Toutes les infos du Jeudi 20 Oct. 2018

Cm n 2820 du jeu 18 oct 2018

PROCES DU SIECLE, THEODORE JOUSSO CONTRE J. BELA ET C. M. : LE PROCES DE LA HONTE, DE LA MAFIA, VOL ET DETOURNEMENTS DES DENIERS PUBLICS

 

Le ministre Théodore Jousso est un danger public pour la sureté aéroportuaire de Bangui M’poko, sur fond de la mafia financière avérée et à la limite criminelle. Certains journaux de la place se complaisent à parler de « détracteurs du ministre Jousso ». Nous les connaissons et l’histoire de la sureté aéroportuaire, des Articles 2 et 10, de Sodiac, d’AHS-RCA et tant d’autres malversations financières, pourra les édifier un jour. Centrafric Matin a fait, quant à lui, un travail de journaliste d’investigation pour démanteler un réseau obscur qui fait perdre à l’Etat des sommes astronomiques.

Que deviendra notre pays, si les journaux s’alignent sur la mafia qui saigne les deniers publics. Le personnel de l’Aviation civile et des Transports en sait quelque chose, c’est pourquoi il exige le départ du ministre Théodore Jousso. Centrafric Matin n’a pas peur de se sacrifier pour son pays. Théodore Jousso est de la catégorie de ces ministres qui font la honte nationale et internationale. La communauté internationale a pleinement raison de gérer les Centrafricains comme des gamins, des ados. Comment un ministre peut-il sans scrupule, sans vergogne, assassiner une structure sensible qu’est l’Aéroport International Bangui M’poko ? Tout est vétuste à tel point que la RCA court le risque de voir son unique aéroport déclassé.

Comment le ministre des Finances peut-il ignorer l’immense trésor qui couve à l’Aéroport Bangui M’poko ? Le mal centrafricain, ce sont les Centrafricains eux-mêmes. L’Inspection Générale d’Etat, la Cour des Comptes, l’Inspection générale des finances, le contrôle financier, peuvent-ils ignorer l’existence de cette manne financière, sacrifiée au ministre Jousso qui s’y délecte royalement ? Théodore Jousso est un distributeur agréé d’argent liquide, un guichet automatique de Bangui. Le premier ministre et le chef de l’Etat laissent libre cours à la série noire au ministère des Transports et de l’Aviation Civile. Centrafric Matin peut se permettre de dire « A DIEU » à la rupture, à la bonne gouvernance, à l’intégrité, à l’honnêteté, à la conscience professionnelle. C’est normal que le ministre Jousso nargue le premier ministre, la presse et la société civile qui hument l’odeur de ce scandale financier retentissant, unique dans l’histoire de la RCA. Il n’y a pas de fumée sans feu, dit un adage populaire.

Les députés sont parfaitement édifiés sur le cas pathologique Jousso en matière de finances. Une Commission d’Enquête parlementaire de la commission finance de l’Assemblée Nationale a fait un travail plus fouillé, plus détaillé, plus précis. Le ministre Théodore Jousso a été auditionné par cette commission, mais il est malheureusement toujours là, incroyable, mais pourtant vrai. Des milliards s’envolent comme un jeu d’enfant, au vu et au su de l’Etat, alors qu’on nous parle de tension de trésorerie. Sans inquiétude, le ministre Jousso se remplit les poches et gâte ses proches collaborateurs, un véritable « Papa Noël ». Les caisses des structures aéroportuaires supportent certaines charges de son épouse. On est où là ? On est en RCA où un ministre foule aux pieds, les lois et règlements de la République.

La raison du plus fort étant la meilleure, nous croyons que le ministre Jousso sera superman dans l’espace et le temps en RCA, intouchable.

C’est triste, ce qui se passe en RCA en termes de gouvernance, en termes de gestion de la chose publique. Qui peut dire mieux que le rapport d’enquêtes parlementaires ? Avec le ministre Jousso, le tibia passe, mais l’argent ne passe pas. Le ministère des Transports et de l’Aviation civile et toutes ses structures sont asphyxiés. La Haute Autorité chargée de la bonne gouvernance a du pain sur la planche au ministère des Transports. Le ministère des Finances et du Budget ne contrôle rien dans le pays, car des recettes de l’Etat s’évaporent sans que personne ne lève le petit doigt. Des centaines de millions, des milliards et le ministère des Finances et du Budget n’est pas au courant, c’est impensable. Dans quel pays vivons-nous ? La fin du calvaire des Centrafricains n’est pas pour demain.

Le syndicat et les 3/4 du personnel des Transports et de l’Aviation Civile ont vomi leur ministre et l’obligent à démissionner. Incroyable mais pourtant vrai, le premier ministre et le Chef de l’Etat traînent encore les pas. Faut-il évoquer une certaine complicité ? Jousso est-il aussi puissant qu’il est intouchable ? La bonne gouvernance et bonne gestion des affaires publiques exigent des réactions immédiates et sans délai. L’Etat centrafricain sait-il combien coûte l’hémorragie financière au ministère des Transports et de l’Aviation Civile ? Les Centrafricains attendent de voir le départ de Jousso.

 

Julien BELA

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LA SOCIETE DAMS SERVICE EXIGE DE LA MAIRIE DE BANGUI LE REGLEMENT DE SES CREANCES

 

La Société Dams Service exige de la Mairie de Bangui le règlement de ses créances qui s’élèvent à 12 millions de FCFA. L’appel est lancé lors d’un point de presse vendredi à Bangui.

La société Dams Service, spécialisée dans la collecte primaire des ordures a contracté avec la Mairie de Bangui en 2012, après avoir travaillé dans le cadre du Projet d’Urgence de Réhabilitation d’Infrastructure et Services Urbains (PURISU) dans le 3e arrondissement de Bangui. Le contrat établi vise l’enlèvement des ordures dans les dépôts sauvages de la commune de Bangui.

Selon les termes de ce contrat du 8 avril 2012, « le coût de la prestation est estimé à 1.200.000 FCFA pour la collecte primaire, 2.300.000 FCFA pour l’enlèvement des dépôts sauvages dans le 3e arrondissement soit un total de 3.500.000 FCFA par mois ».

« Au moment où je vous parle, la Mairie de Bangui doit à la société Dams Service 12.000.000 de FCFA d’arriérés », a déclaré Eric Damango, Directeur Gérant de Dams Service.

Eric Damango dénonce la « mauvaise foi » du président actuel de la Délégation Spéciale de la Ville de Bangui, Emile Gros Raymond Nakombo qui, après l’instruction de l’Inspection d’Etat pour le règlement, aurait refusé de payer ces dettes sans motif.  « Après vérification par l’Inspection Générale d’Etat en mars 2018, le receveur municipal a reçu l’instruction d’appuyer les valeurs de caisse concernant la Société Dams Service. Le maire a bien commencé le règlement et l’a suspendu sans aucune raison », a regretté le Directeur Gérant de Dams Service.

Pour lui, toutes les voies légales sont en train d’être épuisées. « Il ne reste qu’à saisir l’Assemblée Nationale, le président de la République et enfin la justice », a-t-il confié au RJDH.

Le personnel de cette société en chômage technique, environ 32 dont  4 sont décédés, tous habitant le 3e arrondissement menace de manifester devant la marie de Bangui les jours qui viennent si rien n’est fait. « Nous sommes en chômage suite à cette affaire où la Mairie de Bangui n’a pas honoré ses engagements. C’est une amertume que nous exprimons », déclare Freddy Ngouveda, représentant des agents en chômage

A la Mairie de Bangui, c’est encore le silence après les tentatives du RJDH. Le président de la Délégation Spéciale de la Ville de Bangui, Emile Gros Raymond Nakombo, n’étant pas encore disponible, une source de la Mairie parle de la mauvaise compréhension des démarches du paiement. « La Mairie n’a pas refusé de payer. Sauf qu’elle ne dispose pas actuellement des ressources nécessaires, c’est pourquoi nous avions démarré le paiement échelonné allant de 200 à 300.000 FCFA », a confié cette source sous couvert d’anonymat.

La Primature a été saisie le 8 octobre sur cette affaire.

 

RJDH

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BANGUI : RAS-LE-BOL DE PLUS DE 70 EX-COMBATTANTS DEMOBILISES A LA MAMICA

 

La concession de la Manufacture Militaire Centrafricaine (MAMICA), sise au PK 4 sur l’avenue Barthélemy Boganda à Bangui, a été prise d’assaut par plus de soixante-dix (70) ex-combattants (factions Séléka et Anti-Balaka) démobilisés. C’était le mardi 16 octobre 2018.

Selon l’un des manifestants, « nous avons été démobilisés dans le cadre du projet-pilote DDRR, il y a de cela huit (08) mois. Aussi, nous avons été formés pendant trois (03) mois dans le domaine des Activités Génératrices de Revenus (AGR) et avons effectué un mois de stage pratique sur le terrain. Malheureusement, jusqu’à ce jour, nous ne sommes pas opérationnels et sommes abandonnés à notre triste sort par les autorités en charge du programme DDRR. Alors que nos compagnons d’armes qui ont été enrôlés dans les Forces Armées Centrafricaines (FACA) travaillent et perçoivent déjà leurs soldes. N’est-ce pas là de la discrimination sociale ?

Motif pour lequel nous manifestons aujourd’hui notre ras-le-bol pour nous faire entendre et avoir gain de cause. Nous exigeons qu’on applique seulement les mesures d’accompagnement contenues dans le document du programme DDRR, dans notre cas d’espèce et c’est tout ».

Pourquoi le Centrafricain, responsabilisé par les hautes autorités du pays, ne veut pas accomplir sa tâche avec honnêteté professionnelle et bonne foi ? C’est la question fondamentale de l’heure qui se pose avec plus d’acuité, et nous fait réfléchir.

Et pourtant, nul n’ignore que le DDRR des groupes armés est un programme délicat et surtout très sensible pour le retour de la paix en RCA. A ce titre, il doit être bien mené, conduit, pour avoir des résultats palpables et positifs. Malheureusement en RCA, tel ne semble pas être le cas. Et les « mêmes faits produisent les mêmes effets ». A qui la faute ?

Avec ce faux et mauvais départ constaté dans le projet-pilote DDRR, quel sort sera réservé au grand DDRR des groupes armés ? « Qui vivra, verra » !

 

Le Petit YEKOA

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FOOT : LES QUATRE PREMIERS QUALIFIES A LA CAN 2019 SONT CONNUS

 

Les équipes d’Egypte, de Madagascar, du Sénégal et de Tunisie se sont qualifiées pour la phase finale de la Coupe d’Afrique des nations 2019 de football (15 juin-13 juillet au Cameroun), ce 16 octobre 2018. A noter que le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, la Guinée, le Mali, le Maroc et la RD Congo ont fait match nul, durant cette 4e journée des éliminatoires de la CAN 2019.

On connaît les quatre premiers qualifiés sur le terrain pour la Coupe d’Afrique des nations 2019 (15 juin-13 juillet au Cameroun). L’équipe de Madagascar a ouvert le bal, ce 16 octobre 2018. C’est d’ailleurs un jour historique pour le football malgache. Les « Barea » n’avaient jamais disputé de CAN avant cette édition 2019. Les insulaires ont validé leur billet pour la phase finale en battant la Guinée équatoriale 1-0 à Vontovorona (groupe A).

Pour les Tunisiens, en revanche, c’est tout sauf une nouveauté. Ce sera leur quatorzième Coupe d’Afrique de suite, un record qu’ils partagent désormais avec les Egyptiens. L’équipe de Tunisie a gagné 2-1 au Niger, éliminant au passage les Nigériens et qualifiant aussi indirectement les Egyptiens. Les « Pharaons », vainqueurs un peu plus tôt en eSwatini (0-2), sont en effet assurés de finir premiers ou deuxièmes du groupe J.

En fin de soirée, les Sénégalais ont fait l’essentiel avec un 1-0 au Soudan (groupe A). Un succès qui envoie les « Lions de la Téranga » à la CAN 2019.

Beaucoup d’équipes frustrées

Si les Egyptiens, les Malgaches, les Sénégalais et les Tunisiens sont à la fête, d’autres équipes sont forcément frustrées ce soir. A commencer par celle du Maroc qui évolue dans le groupe B du pays-hôte de la CAN 2019, un Cameroun tenu en échec 0-0 au Malawi. Les Marocains, eux, ont fait match nul 2-2 aux Comores.

Dans le groupe C, les Maliens ont concédé le nul 1-1 au Burundi. Un score qui leur permet de rester premiers au classement. Les Gabonais, qui se sont imposés 1-0 au Soudan du Sud, reviennent par ailleurs dans la course à la qualification.

Dans le groupe G, le futur derby entre la RD Congo et le Congo-Brazzaville, prévu entre le 16 et le 18 novembre (5e journée des éliminatoires) s’annonce bouillant. Les deux voisins ont besoin de prendre des points. Les « Léopards » de RDC ont dû se contenter du nul 1-1 au Zimbabwe, tandis que les « Diables rouges » ont perdu 2-1 au Liberia, ce mardi.

La déception semblait toutefois plus grande à Kigali où les Guinéens ont laissé filer la qualification, au moins temporairement. Le « Sily » se serait assuré un retour en Coupe d’Afrique après avoir loupé la CAN 2017 s’il avait battu le Rwanda. Mais les deux sélections se sont séparées sur un score de 1-1. Et dans l’autre rencontre du H, Centrafricains et Ivoiriens se sont neutralisés 0-0.

Le Bénin et le Togo ne capitulent pas

Mauvaise soirée également pour les « Etalons » du Burkina Faso qui ont été contraints au nul 0-0 au Botswana. Un résultat qui fait en revanche les affaires des Mauritaniens, à nouveau premiers du groupe I après avoir pris le meilleur sur l’Angola (1-0).

Dans le groupe E, ce sont les Nigérians qui avaient le sourire après avoir difficilement écarté les Libyens 3-2. Les voilà en tête suite au match nul 0-0 des Sud-Africains aux Seychelles (0-0).

Rien de comparable toutefois avec la satisfaction des Béninois qui se sont offert les Algériens 1-0 et avec le soulagement des Togolais, repartis de Gambie avec une victoire 1-0 (groupe D). « Ecureuils » et « Eperviers » joueront crânement leur chance lors de la 5e et de la dernière journée (22-24 mars 2019) de ces éliminatoires.

Les prochains qualifiés seront connus en novembre

A noter enfin que la Namibie a battu le Mozambique 1-0 (groupe K), que la Tanzanie a bousculé le Cap-Vert 2-0 et que les Ougandais se sont rapprochés de la CAN 2019 en disposant 2-0 du Lesotho (groupe L).

Rendez-vous désormais en novembre où l’on connaîtra davantage de qualifiés que durant ce 16 octobre. Pour rappel, les deux premiers de chacun des douze groupes disputeront la 32e Coupe d’Afrique des nations. Sauf dans la poule B où, le Cameroun étant qualifié d'office, un seul autre pays aura le privilège de prendre part à la plus grande manifestation sportive du continent.

 

 

RFI

 

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PENDANT QUE THEODORE JOUSSO TRAINE LA PRESSE EN JUSTICE POUR DIFFAMATION, LE SYNDICAT DU PERSONNEL DU MINISTERE DES TRANSPORTS LE POUSSE A LA DEMISSION

Rien ne va plus au ministère des Transports et de l’Aviation Civile dont le ministre Théodore Jousso est aujourd’hui à la commande. Après la révélation de détournement de deniers publics faite par la presse dont le membre du gouvernement, Théodore Jousso serait présumé coupable, le personnel dudit département ministériel est entré en grève depuis quelques semaines pour réclamer son départ. Son syndicat persiste et signe.

Dans la journée du mardi 16 octobre 2018, au cours d’une conférence de presse, le syndicat hausse le ton et monte au créneau. Selon Denis Narcisse Bazanguélé, syndicaliste, délégué du personnel du ministère des Transports et de l’Aviation Civile, sur Radio Ndéké Luka, dans le journal parlé du mercredi 17 octobre, à 6 heures du matin,  « Théodore Jousso doit démissionner pour népotisme, clientélisme, etc., qu’il entretient au sein de ce ministère ». Il entend même passer à la vitesse supérieure si le gouvernement ne prend pas ses responsabilités. « Nous allons paralyser le ministère des Transports et de l’Aviation Civile en demandant aux conducteurs de bus, taxis, taxis-motos ainsi qu’aux transporteurs fluviaux et au personnel de l’ASECNA d’observer des grèves pour contraindre Jousso à partir ».

Face à la situation qui prévaut au ministère des Transports, les carottes sont-elles définitivement cuites pour Théodore Jousso ? Difficile de le dire. En attendant, le  syndicat du personnel de ce département ministériel ne baisse pas les bras. Il dit poursuivre leur mouvement de mécontentement jusqu’à obtenir la démission de Jousso. Le bras de fer est déjà engagé entre Jousso et le syndicat dudit département. Qui de Jousso ou du syndicat sortira vainqueur dans ce bras de fer ? Un avenir proche nous le dira.

Mais ce qui nous parait obscur dans ce dossier de détournement de deniers publics dont Jousso serait le présumé coupable, le gouvernement n’a pas encore réagi. Alors que les résultats des enquêtes parlementaires remis au gouvernement sont en défaveur du ministre Jousso. Qu’attend l’Exécutif pour prendre une décision courageuse ?  Si le torchon brûle entre Jousso et le personnel du département dont il a la charge, cela ne prouve-t-il pas à suffisance qu’il y a anguille sous roche ? Pourquoi les ministres centrafricains ne veulent-ils pas démissionner quand ils sont embourbés dans des scandales financiers ou pris la main dans le sac ?

Malgré tout, le ministre Théodore Jousso traine la presse à la justice pendant que sa maison brûle. La presse n’a fait que son travail, celui de chien de garde. Elle a mis au grand jour et relayé au grand public ce qui se passait au sein du ministère des Transports et de l’Aviation Civile. Où est le mal ? Si Théodore Jousso n’avait pas plongé sa main dans la caisse de l’Etat et n’avait pas pratiqué le népotisme, le clientélisme, comme le souligne le syndicat du personnel de son département, ce dernier ne pourrait demander sa démission. Un adage dit, « Il n’y a pas de fumée sans feu ». Si la fumée s’élève au-dessus dudit ministère, c’est dire qu’il y a feu et que cet incendie n’est pas involontaire mais il est provoqué par un individu. A quoi sert de trainer la presse dont le quotidien Centrafric Matin devant la justice, sachant d’avance que les faits sont là ?

Le gouvernement que dirige Simplice Mathieu Sarandji, sous la très haute impulsion du président de la République, chef de l’Etat, Professeur Faustin Archange Touadéra, doit intervenir le plus rapidement possible pour régler les litiges qui opposent le ministre Jousso au personnel du département des Transports. Le peuple centrafricain attend la concrétisation de la « Rupture » avec les vielles pratiques du passé, prônée par Touadéra. Force est malheureusement de constater que les jours passent et se ressemblent. Les malversations financières sont observées çà et là. Personne au sein de l’Exécutif ne tousse. C’est un statu quo. Où va la RCA de feu président fondateur Barthelemy Boganda ?

Mais quand il s’agit de trainer la presse qui ne fait que son travail, devant la barre, les personnalités sont les premières, oubliant qu’elles sont pleinement impliquées dans ces scandales financiers. En outre, les menaces pleuvent de part et d’autre. Quel péché mortel Centrafric Matin a commis dans les scandales financiers qui éclaboussent Théodore Jousso ? Qu’on le dise pour que cette rédaction ait un cœur net.

Seule l’issue des grèves enclenchées au ministère des Transports et de l’Aviation Civile par le syndicat pour obtenir la démission ou la destitution de Jousso nous dira la vérité sur ce que cette personnalité a fait. Car, le syndicat campe toujours sur sa position. La rédaction de Centrafric Matin suit de près l’évolution de cette grogne du personnel au ministère des Transports.

Quand sa maison brûle, il ne faut jamais accuser ses voisins d’être à l’origine de cet incendie. Les soupçons de malversations financières de Jousso ne sont pas dans la presse mais plutôt au ministère dont il a la commande.

Qui vivra, verra, dit un sage dicton populaire.

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

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Armand pris en flagrant dElit d’adultEre A la plage

Mireille connait bien son époux. Elle sait parfaitement que c’est un bon viveur. Mais de là à l’imaginer dans une action dont elle a été le témoin oculaire, et de surcroît avec la partenaire pas du tout recommandée, elle ne s’en revient pas. Récit…

En ce dimanche14 octobre dernier, Armand, jeune centrafricain ayant trouvé refuge à Pointe-Noire au Congo, était loin de s’imaginer qu’une telle chose allait lui arriver. Comme à ses habitudes, il s’est retrouvé à la Côte Sauvage de Pointe-Noire, non loin de cette plage pleine d’ambiance. Un petit moment de détente en cet endroit bien coté par les jeunes. Pour informations, ce lieu est très prisé par les jeunes qui y viennent pour affirmer leur libido. Pendant que les bambins ou disons-le, fils à papa (c’est leur refuge récréatif de prédilection), sans aucun camouflage, s’adonnent à cœur joie à des petites gâteries au bord de la mer, sous les regards envieux des autochtones. En outre, cette plage est connue pour offrir un moment de détente à certains nantis de la ville qui se retrouvent sous les arbres fruitiers protégés par des petites murailles savourant à leur manière leur fortune.

Ici, on est sur la planète des grillades à la congolaise, des bonnes saveurs et des bonnes choses bénites par les vents doux et frais chargés par l’oxygène pur de l’Océan. Ici, c’est un vrai paradis sur terre. Ce paradis terrestre, Armand y est tellement habitué que pour tout l’or du monde, il ne veut le quitter pour regagner son pays d’origine la RCA, à travers le rapatriement volontaire organisé par le HCR. Aussi, sa compagne Mireille, une Congolaise de la RDC, a-t-elle remué ciel et terre pour faire comprendre à son homme qu’après avoir dépassé l’adolescence, certains temps sont révolus et qu’il doit mettre la clé sous le paillasson, autrement dit, Armand doit stopper certains reflexes de coureur de jupon propre aux Centrafricains.

Toutes ses tentatives pour dissuader son compagnon sont demeurées vaines. Malgré les protestations d’Armand qui a toujours juré par tous les saints avoir laissé tomber pour toujours l’épisode de coureur de jupon. Mireille sait par le canal de la « bouche à oreille » que son homme passe beaucoup de temps derrière les jupons. Ce qu’elle ne sait pas, c’est-à-dire la catégorie de son Armand, elle va le découvrir le dimanche14 octobre dernier. Aux environs de 17 heures, elle a décidé de rejoindre son mari à la plage, un endroit qu’elle connait bien pour s’être aventurée avec son mec. Mais, c’était au moment où le Congo n’avait pas encore connu la pire crise pétrolière qu’il connait en ce moment. Malgré la métamorphose de l’endroit, elle s’est facilement retrouvée.

A peine s’est-elle introduite sous les rôniers qui bordent la plage qu’elle trouva Armand les jambes écartées entrain de se faire « dévorer » les parties intimes par une jeune demoiselle. Ce fut le coup de tonnerre et le scandale. Les cris, les injures et les insultes de Mireille, ces cris et insultes ont fini par ameuter les environs. Coincée derrière un bloc de pierre comme une chèvre en pâturage surprise par une tornade, la jeune proie d’Armand a pu à peine se frayer un chemin pour échapper aux railleries de la foule des témoins de la scène. La suite de l’histoire, chers lecteurs, vous pouvez l’imaginer. C’est la scène de ménage en famille, c’est la conciliation sous les auspices des sages, c’est le serment d’Armand à ne plus offrir un tel spectacle…

Une chose est sûre, au regard du scandale d’Armand, ce dernier réfléchira à deux fois avant de pointer le bout de son nez à la Côte Sauvage.

 

Sinclair ARIES

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LA MALNUTRITION ET LE PALUDISME, DEUX PROBLEMES DE SANTE CHEZ LES ENFANTS DE BOSSANGOA

 

La malnutrition et le paludisme affectent les enfants à Bossangoa, dans la préfecture de l’Ouham au nord pays. Plusieurs patients ont été traités par les équipes médicales de MSF.

L’insécurité qui perdure en RCA a entrainé le déplacement massif des communautés et a eu pour conséquence le manque d’accès à la nourriture et aux structures de santé. Cela a conduit à l’émergence de la malnutrition sévère dans cette région.

Selon MSF,  on a enregistré une courbe exponentielle de cas compliqués à l’hôpital de Bossangoa, à laquelle « Médecins Sans Frontières (MSF)» apporte son appui.  Au cours des huit premiers mois de 2018, MSF a déjà traité plus de 721 cas de malnutrition sévère ce qui est inférieure aux cas enregistrés durant toute l’année 2017, cas qui s’élevaient à 671. »

«  Cette augmentation du nombre de patients signifie que les personnes ont un meilleur accès aux structures de santé et que les activités de promotion de la santé de MSF ont été efficaces : elles ont permis l’identification et le référencement de ces patients à l’hôpital », explique Hilaire Doutoumbay, l’un des médecins de MSF en service à Bossangoa.

En Septembre 2018, le service de nutrition de 45 lits a accueilli plus de 80 patients souffrant de malnutrition. «Nous avons dû installer des tentes et engager davantage du personnel de santé, pour répondre à cette situation. Je travaille dans cet hôpital depuis 2013 et je n’avais jamais vu un nombre aussi élevé de patients jusqu’à présent», ajoute Doutoumbay.

Tout comme le service de nutrition, celui de pédiatrie ainsi que l’unité de soins intensifs ne désemplissent pas d’enfants souffrant de paludisme. «Au cours des huit premiers mois de 2018, le service de pédiatrie a traité 49% de cas de malaria de plus que ceux traités, sur la même période, en 2017. 78% des patients examinés souffraient de paludisme, soit un total de 138 675 patients traités sur cette période », révèle MSF dans un article y relatif.

Alors que le monde entier célèbre la journée mondiale de l’alimentation, ce 16 octobre 2018, l’UNICEF relève qu’environ 110 000 enfants de 0 à 5 ans sont atteints de malnutrition à travers le pays.

 

RJDH

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MOURIR AVANT 15 ANS, UNE TRAGEDIE TRES AFRICAINE

 

En 2017, près d’un million d’enfants et d’adolescents de 5 à 15 ans sont morts. Dans 55 % des cas, ces jeunes vivaient en Afrique subsaharienne

Ce n’est pas un âge pour mourir. Pourtant en 2017, près d’un million d’enfants et d’adolescents de 5 à 15 ans sont morts dans le monde. Dans 55 % des cas, ces jeunes vivaient en Afrique subsaharienne, « la zone qui concentre la plus grande surmortalité pour cette classe d’âge puisque plus de la moitié des décès y ont lieu, alors que seuls 21 % de la jeunesse du monde y grandit aujourd’hui », rappelle le démographe Bruno Masquelier, auteur d’une étude publiée par l’Institut national d’études démographiques (INED), mercredi 17 octobre.

En ce début de XXIe siècle, il ne fait toujours pas bon naître en Afrique subsaharienne, où, à 5 ans, lorsqu’il a traversé avec succès les premières années de sa vie et évité toutes les causes de mortalité infantile, un enfant a encore 20 fois plus de risques de mourir avant ses 15 ans que s’il vivait en Europe. Sur le « vieux continent » comme en Amérique du Nord, cette mortalité précoce est devenue très résiduelle. Au fil du XXe siècle, les adolescents européens ont vu décroître ce risque de ne pas arriver à l’âge adulte. Entre 1850 et 1950, il est tombé de 2,3 % par an, puis de 3,1 % entre 1950 et 2015.

Globalement, cette mortalité a diminué partout dans le monde. Elle est passée de 1,7 million par an en 1990 à 900 000 en 2017, mais le travail publié aujourd’hui dans le numéro 559 de Population et sociétés, la revue de l’INED, met en exergue qu’elle n’a pas diminué de façon uniforme. L’étude pointe surtout que le continent africain a été le grand oublié de cette amélioration globale, puisque sur les sept pays qui concentrent 98 % de cette mortalité, quatre sont africains – le Nigeria, la République démocratique du Congo (RDC), l’Ethiopie et le Niger – et que l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale concentrent un tiers du total des jeunes décédés avant leur seizième année.

Des décès qui pourraient être évités

Réalisé avec l’Unicef, le travail sur cette tranche d’âge – une première mondiale – vient éclairer dix années d’enfance et d’adolescence sur laquelle les démographes faisaient jusqu’alors l’impasse. « La mortalité infantile avant 5 ans a été largement étudiée car sa diminution fait partie des objectifs du millénaire », rappelle Bruno Masquelier. Les plus petits partaient de plus loin et ont encore du chemin à faire, puisque 2,9 millions d’enfants de moins de 5 ans sont encore décédés en 2017. Pour les plus grands, la réduction des disparitions dans les pays dits développés a peut-être masqué une part du problème.

Ainsi, « aujourd’hui en France, mais aussi plus largement en Europe de l’Ouest, le taux de mortalité des 5-15 ans est tombé à 1 pour 1 000. Des décès dus, par ordre décroissant, à des accidents de la route, des noyades, des chutes et parfois aussi des cancers, notamment des leucémies », rappelle Bruno Masquelier. En Afrique subsaharienne, en revanche, un enfant de 5 ans a 5,5 % de risque de mourir avant de fêter ses 16 ans et les causes accidentelles ne figurent plus dans la liste. Sur ces terres, « les diarrhées, les infections respiratoires, la rougeole et la méningite sont responsables de 28 % des décès à ces âges, le paludisme et les autres maladies tropicales de 11 %, la tuberculose et le sida de 9 % », insiste le chercheur.

Le travail de Bruno Masquelier rappelle qu’une bonne partie de ces décès prématurés pourrait être d’autant plus aisément évitée que la plupart de ces jeunes passent par un même lieu, idéal pour la prévention : l’école. « La lutte contre les vers parasites intestinaux, la promotion des moustiquaires imprégnées d’insecticide, l’éducation à un mode de vie sain ou encore les programmes de vaccination et de nutrition sont quelques exemples des interventions sanitaires à mener en milieu scolaire », plaide la revue de l’INED.

Plus de la moitié des plus pauvres dans le monde vivent en Afrique

L’extrême pauvreté recule à l’échelle mondiale, mais la trajectoire est très inégale selon les régions. L’Afrique subsaharienne concentre désormais à elle seule plus de la moitié des personnes vivant avec moins de 1,90 dollar par jour. Soit 413,3 millions d’individus sur un total de 736 millions de pauvres dans le monde, en 2015, selon un rapport de la Banque mondiale (BM) publié mercredi 19 septembre.

CRÉDIT : INFOGRAPHIE LE MONDE

Comme le souligne l’institution phare du développement économique, « le combat mené pour éradiquer la pauvreté (…) sera gagné ou perdu en Afrique subsaharienne ». L’échéance pour remporter cette lutte a été fixée à 2030. Le premier des dix-sept objectifs de développement durable (ODD), adoptés par les Nations Unies en 2015, prévoit de faire passer le nombre de personnes vivant sous le seuil de pauvreté à moins de 3 % de la population mondiale.

Un dessein voué à l’échec ? « Il est encore possible d’y arriver mais ce sera difficile », estime Carolina Sánchez-Páramo, directrice de l’unité pauvreté de la Banque mondiale. Les données de l’institution révèlent pourtant quelques bonnes nouvelles. En 2015, dernière année pour laquelle des statistiques vérifiées sont disponibles, le taux de pauvreté est tombé à 10 % de la population mondiale, un plus bas historique. Selon des chiffres préliminaires, il aurait continué à diminuer, depuis, pour s’établir à 8,6 % cette année.

CRÉDIT : INFOGRAPHIE LE MONDE

En 1990, ce taux était encore de 36 %. Dans l’intervalle, plus de 1,1 milliard d’individus sont sortis de la grande misère grâce à l’amélioration de leurs conditions de vie. Malgré ces progrès incontestables, les experts de la BM notent avec inquiétude que le mouvement a ralenti ces dernières années. Et, surtout, qu’il masque de profondes disparités géographiques.

Développement spectaculaire de la Chine

Il y a un quart de siècle, la pauvreté extrême affectait majoritairement l’Asie orientale et le Pacifique. Le développement spectaculaire de la Chine a radicalement changé la donne. En 2015, ils n’étaient plus que 2,3 % parmi les habitants de cette région à vivre sous le seuil de 1,90 dollar par jour. Dans l’intervalle, le phénomène s’est de plus en plus concentré en Asie du Sud, et surtout, depuis 2010, en Afrique subsaharienne.

Certes, en pourcentage, le taux de pauvreté y a diminué depuis 1990. Il y était alors de 54,3 % contre 41,1 % en 2015. Mais le nombre de déshérités n’a cessé d’augmenter, en même temps que la croissance démographique. Et si l’Inde était encore en 2015 le pays abritant le plus de pauvres dans le monde (170 millions de personnes), le gigantesque Nigeria, avec ses 190 millions d’habitants, est en passe de lui ravir cette triste place. Sur les 27 pays affichant les taux de pauvreté les plus élevés à travers le monde, 26 se trouvent sur le continent africain.

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Sans surprise, les pauvres sont plus nombreux dans les Etats en proie à des crises politiques ou des conflits armés. Beaucoup se situent en Afrique mais pas uniquement. Ainsi, les guerres en Syrie et au Yémen ont entraîné un doublement de la masse d’individus pauvres dans la région Proche-Orient et Afrique du Nord, entre 2013 et 2015, pour atteindre 5 % de la population.

Croissance inégalitaire et peu créatrice d’emplois

L’augmentation des chiffres du dénuement en Afrique tient aussi largement à des causes économiques, à la fois conjoncturelles et structurelles. « La croissance dans la région a été plus faible ces dernières années, rappelle Mme Sánchez-Páramo. A cela s’ajoute la nature de cette croissance. »

De nombreux pays africains sont des producteurs de matières premières dont les phases d’expansion économique profitent peu aux ménages situés tout en bas de l’échelle des revenus. La croissance y est inégalitaire et peu créatrice d’emplois. Résultat, selon les experts, « le taux de pauvreté devrait se maintenir à deux chiffres d’ici à 2030, faute de véritable changement de politique ».

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Ce constat, insiste Mme Sánchez-Páramo, doit être interprété au sens large : « Etre pauvre, cela ne concerne pas seulement le niveau de revenu et de consommation. C’est aussi faire face à toutes sortes de privations touchant l’accès à l’éducation, aux services de santé ou à l’eau potable, et être davantage exposé aux fragilités climatiques. »

 

Lemonde.fr

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Echos des provinces : deux fiancEs pour une femme

Coïncidence pour coïncidence, les habitants des localités de Sipo et Scad-Centre ont vécu des fiançailles pas comme les autres. Chose inédite dans l’histoire de la préfecture de la Lobaye.

Comme si la nature avait voulu donner une bonne leçon à Inès. L’histoire qui va suivre s’est passée le samedi 13 octobre dernier à Sipo et à la SCAD Centre, localités faisant partie intégrante de la Préfecture de la Lobaye.

En effet, dans la matinée du samedi 13 octobre dernier, des parents, amis et connaissances se sont réunis devant la devanture de la concession de la famille de Inès, sis au village Sipo, pour sceller les fiançailles entre elle et Kotta, la consécration d’un an de vie de concubinage. Les convives avaient bu le « Kangoya  », mangé le « ngounza » et n’attendaient plus que le soir pour accompagner la jeune mariée à son domicile. Entretemps, le même jour dans l’après-midi, une autre assemblée s’était réunie au domicile de la veuve Henriette, sis à la Scad-Centre, avec également parents, amis et connaissances pour d’autres fiançailles : celui du couple Esther et David.

Jusque-là, rien d’anormal dans le récit. Seulement, Inès et Esther ne font qu’une seule personne. Si vous nous suivez, c’est la même jeune fille qui s’est retrouvée le même jour avec deux époux. Comment en est-on arrivé à cette situation ?  Esther, de son nom de baptême Inès, orpheline de père et de mère dès sa tendre enfance, a été adoptée par sa tante paternelle. Les années se suivent et se succèdent sans que l’enfant ne soit éloignée de ses parents maternels. Elle partageait donc sa vie entre le domicile de sa tutrice Henriette et celui de son oncle Bonaventure, sans que les deux parents n’en soient offusqués. Les choses vont se gâter avec l’apparition de Kotta et de David dans la vie d’Inès. Pour Henriette, sa tante, le jeune affairiste Kotta, constitue pour sa nièce la bonne partie.

Certes, David le jeune conducteur de taxi-moto n’a pas encore un emploi fixe mais il est du genre débrouillard, et c’est sur ce dernier que penche le cœur d’Inès, alias « Esther ». Alors, faisant fi du choix de sa tante Henriette qui préfère Kotta, l’affairiste au détriment de David, le conducteur de taxi-moto, Inès (Esther) qui a porté son choix sur le conducteur de taxi-moto, a préféré fugué de la maison de sa tante Henriette pour élire domicile chez son oncle Bonaventure qui a accepté de fiancer les deux tourtereaux, c’est-à-dire Inès et David, à son domicile au village Sipo. Le même jour, samedi 13 octobre, Henriette, sans doute au parfum du scénario, avait décidé de mettre Inès, alias « Esther », et son oncle devant les faits en organisant les fiançailles de nièce avec l’affairiste Kotta à la Scad-Centre...

Au moment où nous mettons cet article sous presse, la jeune mariée n’a pas encore regagné ses domiciles conjugaux. Malgré le choix d’Inès, portant sur le conducteur de taxi-moto, sa tante Henriette continue de dire que ces fiançailles avec David, sont nulles.

Qui dit que le mariage forcé est révolu ? Peut-on faire le bonheur de quelqu’un malgré lui ?

 

Sinclair ARIES

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M. SAVOI, SAVEZ-VOUS QUE LES MATCHS A DOMICILE SE GAGNENT ?

Comme dans un rêve, les Fauves ont été tenus en échec à domicile par les éléphants de la Côte d’Ivoire, zéro but partout. Ce mardi 16 octobre 2018, tous attendaient voir les Eléphants tombés sous les griffes des Fauves de Bas-Oubangui. Mais dommage, cela n’a pas été le cas. Le début du match a été favorable à la Côte d’Ivoire qui a su se créer de franches occasions. Mais le portier centrafricain Geffroy Lengbé n’a pas été écrasé par les lourdes pattes des Eléphants. Ce dernier n’a en aucun cas plier l’échine face à l’attaque ivoirienne. Battus 4 buts à 0 par les Eléphants de la Côte d’Ivoire à Bouaké, le vendredi 12 octobre, les Fauves sont rentrés au pays le dimanche sous un tonnerre d’applaudissements de leurs fans.

Le 16 octobre, le Complexe Sportif Barthélemy Boganda (Stade 20.000 places) s’est rempli pour prouver leur soutien aux Fauves. Mais à la surprise générale, les Ivoiriens ont tenu le coup durant les 90 minutes sans encaisser un but. Or, les Fauves n’ont pas du tout démérité. Ils ont montré aux Eléphants leur talent lors de la 2ème mi-temps. Avec un certain Vianney Mabidé, l’homme du match, la défense ivoirienne a eu chaud dans le dernier quart d’heure du match.

Ces Fauves ont fait ce qu’ils ont pu, ils se sont pleinement donnés pour sortir la tête du pays de l’eau, mais en vain. A qui la faute ?

Depuis quelques années, la RCA se fait disqualifier lors des tournois de la CAN. Et malgré l’arrivée d’un nouveau sélectionneur qui a remplacé Jules Acorsy, à savoir Raoul Savoi, la situation du football centrafricain ne s’améliore guère. Depuis le début des éliminatoires de la CAN 2019, la RCA a de la peine à se faire une bonne place dans sa poule.

En effet, la victoire à domicile contre le Rwanda en Juin 2017 a été difficilement acquise. Puis s’en sont suivies deux défaites d’affilée contre la Guinée Conakry et la Côte d’Ivoire. Enfin, un match nul à domicile qui témoigne à suffisance que le football centrafricain connaît un grave problème.

Cependant, en football, tout dépend du coaching. L’on peut disposer d’une bonne formation de football mais si sur le terrain chacun n’est pas à sa place ou si ceux qui devaient être sur le terrain sont absents, cela ne marchera pas. Tous sont étonnés de ce que la RCA qui créait même de surprises à l’extérieur n’arrive pas à retrouver son rang d’autrefois. Mais cependant, Raoul Savoi doit savoir que, par le passé, les matchs à domicile en RCA sont synonymes de victoires.

A l’époque, les Fauves créaient même des surprises comme en Egypte en 2012 et au Burkina Faso en 2014 où la RCA était à deux doigts de la CAN 2015.

C’était un impératif de gagner à domicile contre la Côte d’Ivoire. Hélas, voilà la RCA à la 3ème place, derrière la Guinée-Conakry et la Côte d’Ivoire qui sont en bonne position pour la CAN 2019.

Toutefois, 2 matchs restent à jouer au mois de novembre contre le Rwanda et la Guinée. Il suffit de remporter ses deux derniers matchs pour espérer décrocher le premier billet historique pour la coupe d’Afrique des Nations (CAN).

Après la défaite des Fauves à Bouaké en Côte d’Ivoire, la tension a monté d’un cran. Raoul Savoi devait faire de son mieux pour que les Fauves remportent le match retour contre les Eléphants. Dans les rues, l’on ne cesse de pointer du doigt Raoul Savoi, le sectionneur des Fauves.

Il faut maintenant penser à améliorer la sélection de football centrafricain en  élaguant les branches qui ne portent pas de fruits et les jeter au feu. Celles-ci empêchent les autres de se fructifier. En tout cas, chaque jour compte pour les préparatifs des matchs retour contre le Rwanda et la Guinée.

Vaut mieux tard que jamais !

 

Jean Max DELOUGA

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