Toutes les infos du Jeudi 13 Septembre 2018

Cm n 2795 du jeu 13 sept 2018

SORTIE DE CRISE EN RCA : DIALOGUE OU L’USAGE DE LA FORCE, TOUT CHEMIN MENE A ROME

Deux solutions sont possibles pour une  sortie définitive de la crise en République Centrafricaine. Soit les groupes armés optent pour   le programme Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Rapatriement (DDRR), à travers les  dialogues initiés  par l’Union Africaine et la Russie, soit ils choisissent la mort par l’usage de la force. C’est la sonnerie d’alerte maximale que nous lançons  à la Communauté internationale si elle veut réellement aider le peuple centrafricain à retrouver définitivement la paix et la stabilité.

Revendications sur revendications, dialogues sur dialogues, accords sur accords, mais aucune lueur d’espoir ne se pointe à l’horizon. La crise centrafricaine est devenue  un vrai pigeon voyageur. De Libreville à Brazzaville,  en passant par  Ndjamena, Sant'Egidio, récemment Bouar et Khartoum, les groupes armés traînent tout le monde dans la boue. Et il est très difficile aujourd’hui de connaitre  réellement ce que veulent  ces rebelles.

La population civile  de la ville de Bria vient encore une fois de plus de payer  un lourd tribut, suite aux affrontements meurtriers qui ont opposé les factions rebelles de la Séléka aux milices Anti-Balaka, la semaine passée. On dénombre une vingtaine de civils tués, de nombreux blessés, ainsi que des maisons incendiées. Et ce,  dans un contexte où le panel des facilitateurs de l’initiative africaine et la Russie  multiplient des rencontres avec les groupes armés, afin de trouver un terrain d’entente pour la sortie définitive de la crise en RCA.

C’est la preuve que même pendant 100 ans, ces va-t-en guerre, ces criminels de la pire espèce pour tout dire, n’entendent nullement la voie du dialogue pour déposer  définitivement les armes et faire la paix. Il est donc inutile que le panel des facilitateurs de l’initiative africaine puisse continuer de récolter les fameuses revendications tordues des groupes armés. D’ailleurs, aucune de ces revendications ne sera prise en compte.

Le dialogue doit être focalisé uniquement  sur le programme Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Rapatriement (DDRR), passage obligé pour tous les groupes armés, un point un trait. La phase pré-DDRR qui vient de s’achever il y a de cela quelques mois, a connu des avancées significatives. Certains groupes armés qui ont été démobilisés, bénéficient aujourd’hui  du soutien du gouvernement et de la Minusca qui ne cessent de voler à leur secours, à travers des formations, ainsi que des Activités Génératrices de Revenus (AGR) qu’ils exercent.

Qu’à cela ne tienne, certains groupes armés qui ont accepté de déposer volontairement leurs armes, sont formés par l’EUTM et les instructeurs militaires russes. Ils font maintenant partie du  corps des hommes en uniforme. Pourquoi un groupuscule de personnes malintentionnées qui ne sont  pas d’ailleurs  des Centrafricains puissent continuer de rouler la Communauté nationale et internationale dans la boue ?

Le dernier R du DDRR concerne les mercenaires  étrangers, à l’exemple de Nourredine Adam, Abdoulaye Hissène, Mahamat Alkhatim, Ali Darassa, Bahr, Sidiki et bien d’autres qui formulent des revendications sur revendications, sans savoir ce qu’ils demandent réellement. C’est inadmissible que des étrangers puissent continuer d’imposer leur volonté et de gouverner le peuple centrafricain.

Idriss Deby Itno peut-il accepter de dialoguer avec des sanguinaires sans âme ni conscience ? Nous pensons que non. Il en de même des autorités centrafricaines qui ne peuvent continuer de dialoguer avec des rebelles. C’est pour ramener les groupes armés à la raison que les autorités centrafricaines ont décidé d’entamer ces pourparlers. Hélas, des ignares qui n’ont aucun sens de discernement, pensent que le dialogue est une faiblesse des autorités centrafricaines. Et finalement, tout le monde ne sait plus ce que veulent réellement ces groupes armés.

La dernière chose qui reste à faire est d’utiliser la force sur ces criminels récalcitrants, afin de les contraindre à  déposer définitivement leurs armes pour faire la paix. Les éléments des Forces Armées Centrafricaines (FACA) qui sont formés et déployés dans certaines villes de l’arrière-pays, pourraient être soutenus par les instructeurs russes pour neutraliser ces charcutiers humains qui n’ont que la gâchette facile: tuer, massacrer, violer, piller et incendier à n’en point finir.

Ou bien, qu’on les rapatrie chez Deby au Tchad, en attendant l’opérationnalisation de la Cour Pénale Spéciale. Aucun pays de la sous-région ne peut accepter des criminels de la pire espèce sur son territoire. Excepté Idriss Deby Itno qui soutient depuis toujours des terroristes déguisés aux rebelles sur le territoire centrafricain.

Un jour, le Tchad subira le pire que la République Centrafricaine. L’exemple frappant est celui de l’envahissement du Nord du Tchad par des mouvements rebelles. Ça ne fait que commencer. «Ne faites plus aux autres ce que vous ne voulez pas qu’on vous le fasse », déclarent les Saintes écritures. A bon entendeur salut !

 

Amedé NGUETE

 

QUAND LA CPS EPINGLERA LES GROS POISSONS ?

 

Depuis quelques années, des criminels commettent des exactions sur le sol centrafricain. En province, c’est le comble de tout. La crise a  profité à certains criminels qui se sont infiltrés en RCA. Leur objectif était de déstabiliser le pays de Zo Kwè Zo. Cette crise sans précédent a profité aux ennemis de la nation pour piller, tuer, massacrer, pour ne citer que ces dégâts. Puis à un certain moment, les pleurs du peuple sont parvenus aux cieux comme ceux des hébreux en Egypte. Dieu a décidé d’agir d’une manière miraculeuse pour sauver son peuple.

La session criminelle ne siège que sur les petites affaires. Mais les seigneurs de guerre seront épinglés un à un. Ceux-ci n’échapperont pas à la justice. Or, entre temps, il s’agit de passer au dialogue. Ce dialogue, renvoyé aux calendes grecques, permettra de connaitre comme toujours, les attentes de chaque partie. A la fin, on assiste à la signature d’accord, du noir sur blanc, de l’encre sur du papier. Et quand la Cour Pénale Spéciale  (CPS) se mettra sur pied, aucun gros poisson n’échappera à son hameçon.

De 2003 à 2015, les auteurs de crimes de guerre, crimes contre l’humanité seront poursuivis jusque dans leur dernier retranchement. La CPS se fera l’honneur de traquer les principaux acteurs. Cependant le redéploiement des FACA va bon train. A Bouar, l’armée de garnison déployée sur place a été accueillie en héros. Les femmes, les enfants voire les personnes de troisième âge étaient massés aux abords de la route pour les applaudir. Les seigneurs de guerre, de leur côté, ne veulent lâcher prise. Nourredine Adam, Mahamat Alkathim, Ali NDarassa, Abdoulaye Hissène, pour ne citer que ceux-ci, passeront devant les barreaux.

Mais avant tout, comment s’y prendre pour empêcher ceux-ci de trouver exil au Tchad ou au Soudan voisins ? En effet, tous savent que le Tchad s’est fortement impliqué dans la crise en RCA. Ce pays a toujours joué un rôle dans les renversements de pourvoir en RCA. Le Tchad, véritable marionnette de la France, constitue le pilier des ex-combattants Séléka. Parmi lesquels figurent des éléments tchadiens, voire soudanais. A la mi-août, les FACA ont pu arrêter certains de ces rebelles, un véritable acte de bravoure et de patriotisme. Le Tchad n’a pas eu de quoi se défendre car il s’immisce dans les affaires intérieures de la RCA, aux exigences de la France. Mais dommage, il oublie que « l’ami d’aujourd’hui sera l’ennemi de demain », dit  un adage.

La France utilise Deby pour ses propres fins. Et à la fin, elle le lâchera en instrumentalisant le peuple tchadien contre lui. Sarkozy l’a fait à Kadhafi. Malgré le financement de sa campagne, Nicolas Sarkozy a  participé activement à la destitution du régime Kadhafi, à sa mort et à la déstabilisation de la Lybie. En RCA, Valery Giscard D’estain, l’ami de Bokassa, l’a destitué par le truchement de l’opération Barracuda. Les Saintes Ecritures le disent « celui avec qui je partageais mon pain, a levé son talent contre moi ». Tel sera le sort qui attendra Idriss Deby s’il ne cesse de détruire la République Centrafricaine.

Les groupes rebelles s’acharnent contre la population, s’en prennent aux humanitaires qui les secourent, leur viennent en aide gratuitement en cas de blessures. Mais dommage, les rebelles ne comprennent rien des missions médicales. Ils font mouche sur les humanitaires, sur leurs véhicules, ainsi que sur les victimes de guerre, alors que ces derniers sont tout à fait  neutres dans les conflits. Mais une chose est sûre,  quand la CPS sera opérationnelle, elle se penchera sur ces cas.

Déjà, certaines organisations œuvrent dans ce sens, à l’exemple de l’observatoire Pharos qui recensent les victimes de la crise en RCA. Cette ONG se bat corps et âme pour sillonner les provinces et recenser les victimes.

Mais quand la CPS épinglera les gros poissons, la justice sera dite et les ennemis de la nation seront confus !

 

Jean-Max DELOUGA

           

 

 

« ALMADINA » ET LES TITRES SECURISES : TOUADERA ET SARANDJI RISQUENT UNE SECONDE FOIS DE SE FAIRE FLOUES PAR JOUSSO

Le ministre Théodore Jousso est dans une logique de forcing, pour imposer la société « Almadina » dont le supérieur serait un Libanais basé à Omane. Or, le marché des titres sécurisés fait l’objet d’un contentieux en justice. Notre compatriote Yandoka continue de pousser le dossier judiciaire. Une décision de justice est attendue. Et si la justice donnait raison à la société ivoirienne, représentée en RCA par Yandoka ? Le ministre Théodore Jousso n’en est pas à sa première bavure. Les bus Benafrique dont il a vanté les mérites avec le maire de Bangui à grand coup de publicité ont mis combien de temps ? A une semaine d’utilisation en RCA, beaucoup sont tombés en panne, un autre a pris feu devant l’Enerca.

Théodore Jousso a traîné le Chef de l’Etat dans la boue. Touadéra s’est déplacé pour inaugurer des carcasses de brouettes, nettoyées et propres. Alors que tout ce qui brille n’est pas de l’or. Les coques propres ne veulent pas dire que ce sont des bus en bon état. Jousso et Nakombo ont été très vite rattrapés par leurs propres turpitudes. Jousso veut encore entraîner le Chef de l’Etat et le Premier ministre dans cette mésaventure des titres sécurisés. Nous craignons que les plus hautes autorités puissent y laisser des plumes.

44.276.500 francs CFA pour le lancement des titres sécurisés, cérémonie qui prend quelques minutes seulement et non toute la journée. Toute la ville de Bangui est invitée à boire et à manger. Dans l’Etat actuel des choses, les titres sécurisés constituent un manque à gagner pour l’Etat centrafricain. Il était question d’un appel d’offre, pour qu’il y ait des soumissionnaires. Ce qui permet de choisir la meilleure entreprise. Comment Almadina a été retenue ? N’est-elle pas coptée ? La procédure de passation des marchés de l’Etat a-t-elle été respectée ? Autant d’interrogations qui nous laissent perplexes. D’où viendront les 44.276.500 FCFA, pour financer la cérémonie du lancement des titres sécurisés prévus le 15 septembre 2018 ? Les multiples facettes du ministre Jousso nous font craindre un vilain tour, comme celui de Benafrique, une farce de très mauvais pour la population banguissoise, restée sur sa soif. AHS-RCA, Article 2, Article 10, les 4C chinois et maintenant Almadina, attention ! Ce n’est pas le Premier ministre Sarandji qui nous démentira, car on ne croit plus à un menteur, même quand il dit la vérité.

Si tous les ministres ne pensent qu’à leur ventre, à leurs poches, à leur enrichissement personnel comme Théodore Jousso, qu’en sera-t-il de la population ? Touadéra a été ovationné par les Chinois comme président du peuple. Cette appréhension ne semble pas cadrer avec la gloutonnerie de certains ministres. Il y a des gens qui n’arrivent pas à trouver 50 francs CFA, toute la journée. Or, les ministres ont un salaire conséquent, des avantages (bonne vendredi), des frais de mission et tant d’autres privilèges. Comment comprendre une rapacité financière aussi féroce ? Combien de ministres font comme Jousso, « Tè biani » ? La Haute Autorité Chargée de la Bonne Gouvernance (HACBG) doit se saisir du dossier et l’étaler sur la place publique.

La « Rupture » prônée par le chef de l’Etat interpelle Sarandji qui a laissé la récréation se poursuivre et le désordre s’amplifier depuis deux (02) ans et quelques mois. « La confiance n’exclut pas le contrôle », « Qui aime bien, châtie bien également », dit-on. Si la Rupture à partir du cas endémique Jousso doit se traduire dans les faits et les gestes de tous les responsables, à tous les niveaux, les plus hautes autorités de l’Exécutif doivent passer à la vitesse supérieure, en termes de gouvernance, d’intégrité, d’honnêteté, de transparence, et de conscience professionnelle.

Julien BELA

 

 

 

 

 

CRISES MILITARO-POLITIQUES : AUTEURS ET COMMANDITAIRES (FRANCE ET TCHAD) DOIVENT ETRE SANCTIONNES...

La RCA est victime d’une série de crises militaro-politiques depuis plus de trois (03) décennies. Mais la plus grave, dévastatrice et meurtrière qu’a connue le pays, est celle à mettre au passif de la nébuleuse coalition Séléka de Michel Djotodja, qui perdure depuis plus de six (06) ans. Or, les facteurs déclencheurs de toutes ces crises en RCA, ainsi que leurs auteurs sont bien identifiés et connus de tous sur le plan national et international. Et malgré l’organisation des dialogues et des fora inter centrafricains tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays, sous les auspices de la communauté internationale, pour la résolution pacifique de toutes ces crises, c’est une peine perdue. Que dire aussi des multiples accords de paix et de cessation des hostilités signés par les parties prenantes mais qui ne sont pas respectés par leurs signataires ? Il n’est donc pas étonnant que « les mêmes faits produisant les mêmes effets ». Et pour cause ?

Il y a un déficit cruel d’un mécanisme efficace de suivi et d’évaluation de tous ces pourparlers inter centrafricains, et surtout d’un dispositif dynamique de sanction contre leurs auteurs pour ne pas avoir respecté leurs engagements pris volontairement. En plus de cela, au lieu de ne s’en prendre qu’aux auteurs des crises en RCA, il faut aussi s’occuper de leurs commanditaires, la France, le Tchad… car, « il n’y a pas de fumée sans feu », dit-on.

A ce sujet, nous disons que la RCA, à l’instar des autres pays du monde, est aussi un Etat souverain, indépendant, démocratique et de droit. Elle est également membre de l’Organisation des Nations Unies (ONU), de l’Union Africaine (UA) et des organisations internationales, régionales et sous-régionales comme les autres pays. A ce titre, en conformité avec la Charte des Nations Unies de 1945, son Conseil de Sécurité a l’obligation de rappeler à l’ordre la France et son fidèle « doungourou », le Tchad, qui sont les deux (02) principaux commanditaires des crises militaro-politiques à répétition en RCA. Ne nous voilons pas la face, de tout temps, la France et le Tchad du dictateur Idriss Déby Itno sont et demeurent les déstabilisateurs de la RCA à travers des coups d’Etat. Et ceci par le biais de certains de nos hommes politiques, assoiffés de pouvoir et valets de la France. Il est question pour la France et le Tchad de respecter l’intangibilité du territoire de la RCA et de ne pas s’ingérer dans la gestion des affaires purement centrafricaines. Car, la RCA est un pays qui fait partie intégrante des Nations Unies.

A cet effet, le Conseil de Sécurité doit prendre en main ses responsabilités, et engager des sanctions politico-diplomatiques, économiques et commerciales à l’encontre de la France et du Tchad, pour avoir déstabilisé le pays du regretté président Bonganda, paix à son âme. Car trop, c’est trop ! Et le peuple centrafricain en a marre de tous ces coups bas dont il est victime de la part de la France et du Tchad. Ces deux (02) pays n’ont cessé de soutenir les groupes armés en RCA et de manipuler certains hommes politiques centrafricains contre leur propre patrie. Incroyable, mais pourtant vrai.

Il faut donc mettre les auteurs et commanditaires des crises en RCA dans un même sac et les traiter de la même manière. « Pour tuer un serpent, il faut d’abord couper sa tête », n’est-ce pas ? Sinon, à quoi sert l’existence des Nations Unies censées maintenir la sécurité et la paix dans le monde ?

 

Le Petit YEKOA

 

 

 

 

LES MANŒUVRES MILITAIRES RUSSO-CHINOISES FONT TREMBLER L’OTAN

Près de 300.000 militaires, 36.000 véhicules blindés, 80 bâtiments, plus d’un millier d’avions et de drones, ainsi   que le soutien de soldats chinois… la Russie a lancé le mardi 11 septembre 2018 les plus vastes manœuvres militaires de son histoire, «Vostok-2018» (Est-2018).

Les plus grandes manœuvres de l'histoire russe, Vostok-2018 (ou Est-2018) ont débuté en Extrême-Orient. Ce déploiement massif auquel participent les armées chinoise et mongole continuera jusqu'au 17 septembre sous la direction du ministre russe de la Défense.

Les exercices impliqueront près de 300.000 militaires, les forces de la Flotte du Nord, des troupes aéroportées et des avions de transport longue distance, ainsi que plus d'un millier d'avions, d'hélicoptères et de drones, jusqu'à 36.000 véhicules blindés et 80 bâtiments et navires de ravitaillement.

Par ailleurs, tout le répertoire moderne de l'armée russe sera de la partie: des missiles Iskander, capables de transporter des ogives nucléaires, des tanks T-80 et T-90 ou les récents avions de combats Su-34 et Su-35. En mer, la flotte russe déploiera plusieurs frégates équipées de missiles Kalibr, qui ont fait leurs preuves en Syrie.

L'aviation chinoise enverra également six avions et 24 hélicoptères à se joindre à ces manœuvres militaires.

Rappelons que « la Russie a également invité la Turquie aux manœuvres militaires russo-chinoises Vostok-2018 », a annoncé le président Turc, Recep Tayyip Erdogan, tandis que le ministre turc de la Défense Hulusi Akar a souligné qu’elles «étaient très importantes car les Etats-Unis les surveillaient de près ».

Nonobstant, l’Otan a dénoncé ces manœuvres militaires comme étant la répétition d’un « conflit de grande ampleur ». Et le fait que la Russie augmente significativement son budget de défense et sa présence militaire dans le monde, notamment en Afrique, est une véritable menace dans l’équilibre mondiale.

Sinclair ARIES

 

 

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 La surpopulation perdure dans les maisons carcErales de Bangui et Bimbo

 

A ce jour, les maisons carcérales de la capitale sont surpeuplées . C’est le constat fait par le RJDH dans les prisons de Ngaragba, du Camp de Roux et celle pour les femmes de Bimbo.

Une enquête réalisée par le RJDH indique que la prison centrale de Ngaragba, construite pour accueillir 350 prisonniers en compte actuellement environ 1.400 personnes. Une cellule spéciale est aménagée à l’intérieur de cette prison pour les enfants.

La prison pour femme de Bimbo avec sa capacité d’accueil de 50 prisonnières arrive de fois à au moins 80 femmes. Selon les informations du RJDH.  Pour le moment, cette prison abrite au moins 30 prisonnières.

Le camp de Roux, un centre de correction pour les militaires, accueil parfois les prisonniers de renom. Sa capacité d’accueil reste inédite pour des rigueurs militaires. Selon les informations du RJDH, ce centre se serait vidé de ses occupants à cause de la dégradation avancée des bâtiments. « Les prisonniers se seraient orientés à Ngaragba, raison pour laquelle cette maison carcérale connait un surnombre », a indiqué une source proche de Ngaragba.

« Dans la prison centrale de Ngaragba la surpopulation est estimée à environ 388%.  Celle de Bimbo est à 189% et le centre de détention du Camp de Roux est à 102 % », cette statistique est confirmée par Gérard-Valery Gonda, directeur des services pénitentiaires, ce lundi 10 septembre à Bangui.

Le centre de détention du Camp de Roux est en état d’affaissement avancé. « C’est dans ce contexte que la promiscuité à la maison centrale est constatée. Nous déplorons également  la situation non élucidée et obscure des personnes qui sont à la maison d’arrêt de Ngaragba et sans jugement », poursuit le directeur des services pénitentiaires, qui a ajouté que « la Cour des femmes de Bimbo est la seule qui accueille les femmes la ville de Bangui, Bimbo et certaines femmes en conflits avec la loi des provinces».

Pour Gérard-Valery Gonda la prise en charge des prisonniers reste un devoir régalien du gouvernement, « sur ses propres fonds, le gouvernement nourrit toutes ses personnes privées de leur liberté. Elles ont droit à un traitement équitable. Mais un mécontentement se lit au niveau de la prise en charge sanitaire et nous avons déjà lancé un SOS aux partenaires qui interviennent dans ce cadre, afin de répondre à ce besoin », ajoute-t-il.

Si les prisons sont aujourd’hui surpeuplées, la nécessité d’augmentation des capacités d’accueil ou de la construction d’autres centres de détention se présente dans un contexte où dans peu de temps, la Cour Pénal Spéciale démarrera effectivement ses activités.

« Il est urgent d’augmenter la capacité d’accueil dans les prisons de Bangui mais aussi penser aux prisons de l’intérieur du pays. Car la plus part de prisonniers viennent de l’intérieur du pays puisque la sécurité ne permet pas de maintenir les prisonniers dans certaines zones », a fait observer un magistrat centrafricain.

Plusieurs programmes visant la réhabilitation et la construction des maisons carcérales sont en cours avec l’appui de plusieurs partenaires du gouvernement dont le PNUD, la Minusca et l’Union Européenne.

 

RJDH

 

 

LE REDEPLOIEMENT DES FACA S’AVERE INDISPENSABLE POUR CONTRAINDRE LES GROUPES ARMES A DEPOSER LES ARMES : LA CRISE A TROP DURE

Lors des Consultations Populaires à la Base (CPB) et du Forum National de Bangui (FNB), le peuple centrafricain avait recommandé le redéploiement des Forces Armées Centrafricaines (FACA) à l’intérieur du pays. Cette recommandation est toujours d’actualité. Mais dans plusieurs villes du pays, les Centrafricains sont et demeurent sur leur soif. Seules les populations de Paoua, Bangassou, Dékoa, Baboua, Bouar où sont déployées les FACA, respirent un nouvel air. Dans les localités occupées par les groupes armés (Séléka et Anti-Balaka), nos compatriotes soufflent le chaud et le froid. De Zangba à Birao en passant par Alindao, Kémbé, Bambari, Ippy, Bria, Kaga-Bandoro, Mbrés, Batangafo, Kabo, Ndélé, pour ne citer que ces quelques villes, nos compatriotes broient du noir. L’autorité de l’Etat n’existe pas ou n’existe que de nom. Les groupes rebelles dictent leur loi à qui veut les entendre. Ils travaillent en lieu et place des autorités déconcentrées de l’Etat. Ces dernières qui sont affectées dans les villes citées ci-haut n’ont pratiquement pas un brin de pouvoir. Les rebelles contrôlent tout et sont maîtres des lieux.

Les populations civiles ne broient que du noir. Elles sont soumises à leurs décisions. La liberté d’expression, d’aller et venir est enfreinte par ces hommes en armes. Chaque jour, on ne fait que parler des tueries, des incendies de maisons, des tortures, des disparitions forcées, des braquages commis par ces groupes armés. Nos compatriotes dans l’arrière-pays sont considérés comme des esclaves par ces seigneurs de guerre . Ils ne mangent, ne boivent et ne respirent que des détonations d’armes de tout calibre. Ils errent d’un lieu à un autre à la recherche d’un abri sûr. Malgré tout, ils sont poursuivis par ces criminels jusque dans leur dernier retranchement. Sur les sites des déplacés, ils s’entassent comme des sardines dans les boîtes de conserve. Là aussi, ils sont attaqués par ces va-t-en guerre. Ce ne sont pas les déplacés de Bria sur le site du Pk 3, non loin de la base de la Minusca, qui nous démentiront. Au regard de cette situation sécuritaire chaotique, alarmante, très tendue dans certaines villes de nos provinces sous contrôle de ces bandits de grand chemin, que doit faire le gouvernement ?

Il s’avère indispensable que l’Exécutif déploie les éléments des FACA déjà formés par l’EUTM-RCA et entraînés au maniement des armes russes dans les zones en proie à l’insécurité généralisée. La montée en puissance des FACA ne doit pas être un vain mot car on reconnaît un maçon au pied du mur. La présence de nos soldats sur le terrain va certainement contraindre les rebelles à déposer les armes pour faire la paix. Le gouvernement ne doit plus tergiverser. Nous pensons pour notre part que seul l’usage de la force fera plier les groupes armés. Car il nous semble que le dialogue prôné par le chef de l’Etat n’a pas donné un résultat attendu par le peuple centrafricain. Le désarmement, même forcé, des groupes armés pourra ramener la paix en Centrafrique. Dialogues par-ci, par-là, les Centrafricains ne s’y reconnaissent pas. Tout se passe comme si on caresse les rebelles dans le sens du poil. Et c’est ce qui fait que ces derniers continuent de faire des revendications qui dépassent l’entendement humain.

Dans quel pays au monde les groupes armés dictent leurs lois aux autorités élues démocratiquement par le peuple ? N’est-ce pas seulement en République Centrafricaine, pays de tous les paradoxes ? En Syrie, au Yémen, en Afghanistan et partout ailleurs, les rebelles sont bombardés. Mais en RCA, la France et la Minusca exigent au gouvernement de dialoguer avec les rebelles. On ne dialogue pas avec un rebelle, surtout les mercenaires qui ont pris d’assaut les zones diamantifères et aurifères  de notre pays et qui les exploitent comme bon leur semble. N’est-ce pas l’argent de nos richesses qui nous tue ? C’est bien vrai. Car vous êtes sans ignorer que les armes sophistiquées achetées par les groupes armés découlent de la vente de ces pierres précieuses.

Pour tout dire, la crise a trop duré. Le sang des innocents a trop coulé sous le pont. Les actes barbares de ces criminels patentés sur les civils ont débordé le vase. Les Centrafricains sont pris en otage sur leur propre sol par les mercenaires tchadiens, nigériens et autres, alors que notre armée renait de ses cendres. Le peuple centrafricain ne peut continuer à être massacrée par ces hors-la-loi, sans âme ni conscience. Le gouvernement a l’obligation d’arrêter cette hémorragie. On nous laisse entendre que trois mille (3.000) FACA ont déjà été formées. Qu’attend le gouvernement pour les redéployer dans l’arrière-pays ? Ne sait-on pas que nos compatriotes se trouvant dans les zones sous contrôle de ces malfrats souffrent atrocement ?

Si le dialogue du panel de facilitation de l’Union Africaine avec les groupes armés et le gouvernement ne donne pas un résultat escompté, il faut passer à la vitesse supérieure. Celle-ci ne pourra que passer par le redéploiement des FACA car la force onusienne, la Minusca, n’est pas à la hauteur de sa tâche. Sous la barbe des Casques Bleus, les populations civiles, les humanitaires et les serviteurs de Dieu sont tués, massacrés, égorgés comme des bœufs à l’abattoir. Où est le sérieux ? Après tout, on nous laisse entendre que la Minusca protège la population.

Avec le redéploiement des FACA, ça doit casser ou ça doit passer. C’est le vœu des Centrafricains du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest.

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

ce 13 septembre,  DEbut des audiences de la cour criminelle A Berberati

 

Les juges de la Cour d’Appel de Bouar sont à Berberati depuis le 4 septembre pour la session criminelle de l’année. Les audiences débuteront ce 13 septembre 2018 dans cette ville de l’Ouest du pays.

Après la mise en place du bureau des membres du jury ce 5 septembre au palais de justice  de Berberati, les choses se précisent pour la tenue de cette session, quelques jours après la clôture de celle de Bangui.

« Assoir l’autorité de l’Etat, assoir l’autorité judiciaire et faire appliquer la Loi, c’est la mission de cette audience criminelle. Ceux qui ont commis des crimes et on détenu illégalement d’armes sont les concernés par cette session », a déclaré au RJDH, le président de la cour Pascal Delimo.

33 accusés se présenteront devant la barre. Ils viennent des préfectures de la Mambéré Kadéi et de la Sangha-Mbaéré. « Nous avons 25 détenus et 8 autres seront jugés par contumace », a précisé Pascal Delimo.

C’est pour la première fois depuis plus de dix ans que la Cour criminelle siège à Berberati, en dehors du siège de la Cour d’Appel qui se trouve à Bouar. Elle est organisée grâce à l’appui du PNUD-RCA dans le cadre de la lutte contre l’impunité en Centrafrique.

RJDH

 

 

 

LA COUR PENALE SPECIALE LANCERA SES ENQUETES EN OCTOBRE  PROCHAIN : çA NE FAIT QUE  COMMENCER

La Cour Pénale Spéciale (CPS) lancera ses enquêtes en octobre prochain. Les crimes les plus graves commis depuis la date du 10 décembre 2012 à ce jour seront documentés. Les plus gros poissons passeront devant  la barre de la Cour Pénale Internationale (CPI) et les petits tomberont dans le filet de la CPS. Les choses sérieuses peuvent enfin commencer.

Les jours des groupes armés en République Centrafricaine sont désormais comptés. La justice marche lentement, mais très sûrement. Les Nations Unies  à travers la Minusca, disposent d’un satellite qui surveille l’ensemble du territoire. C’est pour autant dire que les groupes armés sont suivis de près, de jour comme de nuit. Il est donc très facile pour la CPS de se rapprocher de la Minusca, afin  d’identifier les auteurs des actes criminels et la nature des actes qu’ils ont commis et continuent même de commettre.

Le rapport «Mapping », rendu public en 2017 par les Nations Unies, a documenté des crimes graves commis par les groupes armés en République Centrafricaine. Et ce, pendant la période de 2003 à 2015. C’est un document qui peut servir à la CPS, voire la CPI. Il pourra leur permettre de connaître déjà qui est qui et qui a fait quoi, quant aux crimes de guerre et crimes contre l’humanité commis sur le territoire centrafricain.

En outre, des drones stratégiques russes survolent jour et nuit les régions sous contrôle des groupes armés. Ces drones identifient les groupes rebelles, leur effectif par localité, la quantité de leurs munitions. Qu’à cela ne tienne, leurs sources de ravitaillement sont connues et leurs communications sont enregistrées. Et tout porte à faire croire qu’aucun acte criminel commis en RCA ne peut être échappé aux enquêtes de la CPS et de la CPI. Tout sera documenté et les auteurs passeront un à un devant la barre de la justice.

Les organisations de défense des Droits de l’Homme, la société civile centrafricaine, ainsi que les victimes, doivent soutenir la CPS dans ses enquêtes qui seront bientôt lancées. En justice, l’enquête est la phase la plus saillante car, visant à établir les preuves et donc  la responsabilité d’un présumé auteur de crime ou de délit.

Jean Pierre Bemba Gombo, poursuivi devant la barre de la Cour Pénale Internationale et  condamné à dix huit ans de prison par la chambre de première instance III, a été libéré pour absence de preuves. Il en est de même de certains éléments de l’ex-coalition Séléka et des miliciens Anti-Balka qui ont été libérés pendant la session criminelle faute de preuves.

Le peuple centrafricain en général, et particulièrement les victimes et les ONG de défense des Droits de l’Homme, doivent utiliser tous les moyens possibles pour aider la CPS à documenter les crimes dans l’ensemble du pays et à établir les responsabilités de leurs auteurs. La société civile existe en République Centrafricaine. Elle (société civile) s’est implantée dans les seize (16) préfectures du pays. Ceci étant, la société civile peut valablement contribuer dans les enquêtes de la CPS qui seront lancées très bientôt.

Les éléments des Forces Armées Centrafricaines commencent à être redéployés dans les régions du pays. Ils travaillent en étroite collaboration avec les forces des Nations Unies et l’armée russe. Nous osons croire que la CPS sera soutenue dans toute sa procédure par ces forces. Les magistrats, les avocats, les huissiers de justice, les victimes, voire les témoins, doivent être protégés et sécurisés durant cette  longue procédure. Ceci, pour une bonne administration de la justice.

Cette fois-ci, il n’y aura plus de prime à l’impunité comme dans le passé. Tous ceux qui ont fait couler le sang des innocents vont tôt ou tard passer devant la barre pour expliquer au peuple centrafricain pourquoi tant de morts, de viols, de destructions, de pillages, de braquages à main armée et d’incendies de villages entiers depuis plus de cinq (5) ans.

 

Bénistant MBALLA

 

 

 

 

 LA DEUXIEME JOURNEE DES QUALIFICATIONS POUR LA CAN MARQUAIT

LE RETOUR AUX AFFAIRES DES 05 MONDIALISTES AFRICAINS

CAN 2019 : les mondialistes assurent, le Ghana s’embourbe, le Gabon déçoit…

 

Si aucun d’entre eux n’a perdu lors des matches des 8 et 9 septembre, le Sénégal s’est fait peur à Madagascar. Et parmi les principales sélections du contient, certaines, telles l’Afrique du Sud, le Ghana, le Gabon et le Togo, n’ont guère avancé. Analyse des prestations des uns et des autres…

Les mondialistes invaincus

Si le Sénégal ne s’était pas fait rattraper deux fois à Antananarivo – et sur une pelouse en très mauvais état – par des Malgaches qui croient de plus en plus à une première qualification pour une phase finale de CAN (2-2), les cinq sélections africaines auraient fait un carton plein le week-end dernier. La Tunisie, victorieuse au Swaziland (2-0) pour la première sortie officielle de Faouzi Benzarti, son nouveau sélectionneur, est aussi la seule à avoir pris six points en deux journées, puisqu’elle avait battu l’Égypte (1-0) en juin 2017. Les Pharaons, après une Coupe du monde désastreuse (trois défaites), un conflit musclé entre Mohamed Salah et la fédération égyptienne et la nomination du mexicain Javier Aguirre en remplacement d’Hector Cuper, ont balayé le Niger à Alexandrie (6-0), avec un doublé de la star de Liverpool.

La Maroc, quant à lui, a facilement battu le Malawi (3-0), dans un groupe où figurent les Comores et dont une seule équipe se qualifiera. Les Lions de l’Atlas, sans Mehdi Benatia, ont été privés au dernier moment d’Amine Harit, objet d’une sanction disciplinaire décidée par Hervé Renard. Battu lors de la première journée à domicile par l’Afrique du Sud (0-2), le Nigeria s’est bien repris en s’imposant aux Seychelles (3-0), malgré les absences de plusieurs joueurs, dont John Obi Mikel.

Le Ghana déçoit, le Gabon tenu en échec

Habitué aux phases finales (2006, 2010, 2014), le Ghana, qui avait séché la session russe, n’a pas vraiment brillé pour sa rentrée. Les Black Stars, sans les frères Ayew, Mensah, Mubarak ou Gyan, ont échoué à Nairobi face aux kényans du français Sébastien Migné (0-1). Et comme l’Éthiopie s’est imposée chez elle face à la Sierra Leone (1-0), les quatre équipes comptent le même nombre de points (trois) et sont seulement départagées par la différence de buts.

L’autre déception du week-end est venue de Libreville, où le Gabon s’en est remis comme souvent à Pierre-Emerick Aubameyang, auteur d’une égalisation tardive, pour se sortir du piège tendu par les Hirondelles du Burundi (1-1). Le Mali s’étant imposé au Sud-Soudan (3-0), les Panthères comptent désormais cinq points de retard sur les Aigles et trois sur le Burundi. Le Burkina Faso s’est quant à lui sèchement incliné en Mauritanie (0-2), dans un groupe qui voit les Mourabitounes prendre leurs aises avec six points. Le Togo, tenu en échec par le Bénin à Lomé (0-0), ne compte qu’un seul point après deux journées, avant de se mesurer à la coriace Gambie lors des 3e et 4 journées. Enfin, l’Afrique du Sud a été freinée à Durban (0-0) par la Libye, désormais entraînée par l’Algérien Adel Amrouche, et prochain adversaire du Nigeria en octobre, lors d’une double confrontation de la plus haute importance.

La Côte d’Ivoire se rassure, la RDC résiste

Battue lors de la première journée à Bouaké par la Guinée (2-3), la Côte d’Ivoire s’est rattrapée en s’imposant au Rwanda (2-1), sans Gervinho, Zaha, Bony ou Sio. Ni Yaya Touré, qui vient de retrouver un club (Olympiakos Le Pirée) dont le retour parmi les Éléphants, annoncé en mars dernier, pourrait prendre forme à l’occasion des deux matches face à la Centrafrique en octobre prochain. La RD Congo, dans le contexte toujours particulier de Monrovia, a obtenu un bon point (1-1), d’autant plus qu’elle était privée de Bakambu, Kebano ou Kakuta. Même constat pour l’Algérie de Djamel Belmadi en Gambie (1-1), à l’occasion d’un match disputé dans des conditions sécuritaires inacceptables.

 

Jeune Afrique

 

 

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LITTERATURE – GAUZ : « JE VOULAIS ETRE LE COLON BLANC QUI DEBARQUE SUR UNE PLAGE IVOIRIENNE »

Dans un second roman inventif et provocateur, « Camarade Papa », l’auteur raconte la progression des explorateurs français sur le continent et l’histoire récente de l’immigration africaine.

Il faut croire qu’il aime être précisément là où on ne l’attend pas. En 2014, Armand Patrick Gbaka-Brédé, alias Gauz, promenait sa carrure d’armoire à glace sur les plateaux de télévision pour assurer la promotion d’un premier ouvrage tout en humour et en finesse. Avec Debout-payé, gros succès de librairie (plus de 50 000 exemplaires vendus), il portait un regard acide sur la société de consommation en s’appuyant sur ses expériences de vigile... Jeune Afrique

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FRANCE: QUI EST CHARGE DE TRAQUER LES GENOCIDAIRES?

L’interpellation en France d’un ressortissant libérien naturalisé néerlandais soupçonné de crimes contre l’humanité, vendredi 7 septembre, a mis en lumière l’Office central de lutte contre les crimes contre l'humanité, les génocides et les crimes de guerre (OCLCH). Ce service à l’acronyme imprononçable est chargé d’enquêter sur les crimes en question, principalement sur le territoire français.

Créé le 5 novembre 2013 et rattaché à la gendarmerie nationale française, l’OCLCH est un « service de police judiciaire à vocation interministérielle placé au niveau central ». Concrètement, cela signifie qu’il est directement rattaché à l’Etat et surtout qu’il est compétent sur l’ensemble du territoire français.

Une large aire d’action qui permet à cet office d’enquêter sur les crimes internationaux les plus graves. Les gendarmes et policiers qui composent cet office sont chargés d’identifier et de retrouver les auteurs de génocides, de crimes contre l’humanité, de crimes de guerre, mais aussi les tortionnaires et les responsables de disparitions forcées. L’OCLCH travaille également sur les crimes racistes, sexistes ou liés à « l’orientation ou l’identité sexuelle de la victime », si le crime a été commis en France ou qu’auteur ou victime sont français… RFI

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RDC-BELGIQUE : L’AFFAIRE DU PASSEPORT « FALSIFIE » DE MOÏSE KATUMBI CLASSEE SANS SUITE

Le Parquet de Halle-Vilvoorde a classé sans suite l'information judiciaire ouverte fin août pour « faux en écriture publique » contre Moïse Katumbi.

L’information judiciaire contre Moïse Katumbi ne débouchera pas sur des poursuites. Le substitut du procureur du Roi au Parquet de Halle-Vilvoorde a confirmé à JA le classement sans suite de l’enquête visant l’opposant congolais. « Il n’y avait pas assez d’indices de culpabilité concernant Moïse Katumbi, commente le substitut du procureur du Roi. Raison pour laquelle le dossier a été classé sans suite.»

Moïse Katumbi avait été brièvement arrêté, le 14 juin dernier, par la police de l’aéroport de Bruxelles-Zaventem. Laquelle avait considéré qu’une partie de son passeport n’était pas authentique. « L’originale a été changée et remplacée par une autre », avait alors expliqué à JA Dominique Ernould, porte-parole de l’Office des étrangers – une administration rattachée au ministère belge de l’Intérieur. Son passeport lui avait alors été confisqué par les autorités. Mais cela n’avait pas empêché l’intéressé de se déplacer à plusieurs reprises à l’étranger ces derniers mois…. Jeune Afrique

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JUNCKER PROPOSE « UNE NOUVELLE ALLIANCE » ENTRE L’UE ET L'AFRIQUE

Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, a proposé mercredi de bâtir "une nouvelle alliance", "un nouveau partenariat" entre l'UE et le continent africain, qui viserait à y créer jusqu'à 10 millions d'emplois dans les cinq prochaines années.

"La Commission propose aujourd'hui une nouvelle alliance (...) pour des investissements et des emplois durables", a-t-il déclaré devant le Parlement européen à Strasbourg.

Un nouveau partenariat économique entre les deux continents "permettrait de créer jusqu'à 10 millions d'emplois en Afrique dans les cinq prochaines années", a-t-il souligné.

Il a relevé que l'Afrique, dont de nombreux ressortissants fuient vers l'Europe en quête d'une vie meilleure, via la Méditerranée, compterait "2,5 milliards d'habitants d'ici à 2050".

"36% du commerce de l'Afrique se fait d'ores et déjà avec l'UE, mais les échanges commerciaux entre nous ne sont pas suffisants", a estimé M. Juncker.

"Je suis convaincu que nous devons faire évoluer les nombreux accords commerciaux entre les pays africains et l'UE vers un accord de libre échange de continent à continent, un partenariat économique entre partenaires égaux", a ajouté le chef de l'exécutif européen…Voaafrique

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LA DEUXIEME EDITION DE LA SEMAINE AFRICAINE DES SCIENCES DU NEXT EINSTEIN FORUM COMMENCE DANS 35 PAYS

 KIGALI, Rwanda, le 10 Septembre 2018,-/African Media Agency (AMA)/- Le Next Einstein Forum (NEF), une initiative de l'Institut Africain des Sciences Mathématiques (AIMS) en partenariat avec la Fondation Robert Bosch, annonce aujourd'hui le début de la Semaine Africaine des Sciences dans 35 pays africains durant les mois de septembre, octobre, et décembre 2018.  Les Semaines Africaines des Sciences du NEF sont dirigées par les Ambassadeurs du NEF, les champions locaux de la Science et de la Technologie, avec le soutien des acteurs locaux académiques, publics et privés et des partenaires, qui organisent trois à sept jours d'événements dans leurs pays pour promouvoir la science, la technologie, l'ingénierie et les mathématiques (STIM)… African Media Agency

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