Tous les infos du Vendredi 26 Oct. 2018

Cm n 2826 du ve 26 oct 2018

BANGASSOU : LA PRESENCE DES ELEMENTS DES FACA RASSURE PLUS QUE CELLE DES CASQUES BLEUS DE LA MINUSCA

Selon des  informations concordantes et fiables en provenance de Bangassou, chef-lieu de la préfecture du Mbomou, il est fait état de ce que « la présence des éléments des Forces Armées Centrafricaines ( FACA) dans cette ville rassure de plus en plus la population, les autorités politico-administratives et les humanitaires ». Une manière de dire que la vie se normalise peu à peu à Bangassou et que toutes les activités confondues ont bel et bien repris leurs cours normaux. Et cela après plus de cinq (05) ans où cette ville avait été le théâtre d’affrontements récurrents et très meurtriers entre les factions Séléka (UPC-FPRC) et les Anti-Balaka (Autodéfenses).

Pour preuves, tous les services déconcentrés de l’Etat et toutes les ONG humanitaires nationales et internationales sont en place et fonctionnent normalement. Aussi, ne perdons pas de vue que les déplacés internes et les refugiés centrafricains en République Démocratique du Congo (RDC) ont regagné leurs domiciles et villages respectifs.

Seulement, il y a lieu de préciser que les bâtiments et logements administratifs font défaut, ce qui handicape l’Administration Publique de bien fonctionner. Car, nul n’ignore que la ville de Bangassou a été complètement saccagée et détruite par la Séléka et les Autodéfenses. Donc les bâtiments et logements administratifs n’ont pas été épargnés.

A ce sujet, le gouvernement et ses partenaires au développement ont l’obligation d’envisager de grands travaux, pour la reconstruction de la ville de Bangassou en général, et la réhabilitation des bâtiments et logements administratifs en particulier. Les FACA sont là pour protéger toute la population, les structures et infrastructures administratives et socio-économiques.

Et pourtant, les Casques Bleus sont déployés à Bangassou, il y a de cela quatre (04) ans, mais n’arrivent pas à protéger la population face aux exactions de tout genre des groupes armés, bien qu’étant hyper armés et équipés. Quel paradoxe ! Or, aujourd’hui, la présence des éléments des FACA à Bangassou rassure la population, les autorités politico-administratives et les humanitaires, en si peu de temps.

Vive la renaissance des FACA !

 

Le Petit YEKOA

 

 

 

LA BONNE GOUVERNANCE DOIT S’INSTALLER DEFINITIVEMENT

EN REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

Chaque jour qui passe en République centrafricaine amène son lot de malheurs. Si ce ne sont pas les cas de tueries, de braquages, de viols et d’abus sexuels, d’incendies de maisons, de pillages de ressources naturelles… par les groupes armés, ce sont les détournements de deniers publics, les malversations financières, les fraudes, les corruptions, les hautes mafias, érigés en mode de gouvernance, depuis l’indépendance à ce jour. A cause de ces pratiques, la RCA fait un pas en avant, cent (100) pas en arrière. Les fonds détournés par les anciens et certains nouveaux dirigeants du pays, qui devaient être investis dans des secteurs productifs afin de résorber le chômage, inverser la courbe de la pauvreté et favoriser le développement, profitent à un groupuscule d’individus. Pendant que la majorité des Centrafricains broient du noir, ceux-là se régalent dans des hôtels luxueux et dorment dans les villas à vous couper le souffle. Est-ce normal ? Qui est Centrafricain et qui ne l’est pas ? Qui a le monopole du pays ? Qui détient le titre foncier de la RCA ?

Nous sommes tous filles et fils de ce pays. Nous devons équitablement bénéficier des richesses de notre pays au même titre que les autres. C’est à cause de la mauvaise répartition des retombées de nos richesses que la RCA est devenue ce qu’elle est aujourd’hui. Pour ce faire, les autorités actuelles du pays doivent s’atteler à la bonne gouvernance, condition sine qua non pour le relèvement du pays. A la Présidence, à l’Assemblée Nationale, à la Primature, dans les différents départements ministériels, pour ne citer que ceux-là, la bonne gouvernance doit s’installer, s’enraciner définitivement. Les cas de détournements, de malversations financières, de fraudes doivent être sanctionnés avec la dernière rigueur. Les auteurs, coauteurs et complices doivent être traduits en justice pour répondre de leurs actes. Les vieilles pratiques du passé, l’impunité doivent disparaître à jamais. C’est ça ce qu’on appelle la bonne gouvernance.

Mais si le parent de X ou Y qui occupe une haute fonction fait obstacle à la justice et refuse que son ami, son oncle, son cousin, son collègue ne soit traduit devant la barre à cause de détournement et autres dont il serait coupable, alors nous assisterons inlassablement à des perpétuelles crises en RCA. C’est ce que disent les jeunes dans les quartiers de Bangui et dans les villes de nos provinces. Donc les autorités du pays ont l’obligation d’asseoir la bonne gouvernance le plus rapidement possible. Tous ceux qui ont détourné des fonds publics doivent être démis de leur fonction et traduits en justice. S’ils sont reconnus coupables des faits qui leur sont reprochés, leur place est à la maison carcérale de Ngaragba. C’est de cette manière que la « RUPTURE » prônée par le chef de l’Etat aura un effet car il n’y a pas de sentiment en politique.

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

 

 

LA MAJORITE DES PRESIDENTS DES COMMISSIONS PARLEMENTAIRES

EST POUR LA DESTITUTION DU PAN MECKASSOUA

Sans surprise, la majorité des présidents des commissions parlementaires, lors de la réunion du mercredi 24 octobre 2018, est pour la destitution du Président de l’Assemblée Nationale (PAN) Abdou Karim Méckassoua. Cela veut dire que les carottes sont déjà cuites pour le PAN et ses députés du « Chemin de l’Espérance ». Qu’on le veuille ou non et quoi qu’on fasse, la destitution du PAN Méckassoua est évidente. C’est donc une réalité.

La session plénière de ce vendredi 26 octobre 2018 est une pure confirmation de la décision prise par la majorité des présidents des Commissions parlementaires et par certains élus de la Nation : la destitution du PAN Méckassoua et l’élection d’un nouveau PAN. Y a pas match à ce niveau, étant donné que, sur les cent quarante (140) députés que compte l’Assemblée Nationale, quatre-vingt dix-sept (97) sont pour la destitution. Mais qui va succéder au PAN Méckassoua au perchoir de cette deuxième institution de la République ? Seuls les résultats de l’élection de ce vendredi 26 octobre nous en diront plus.

Toutefois, nous saisissons cette opportunité pour dire à nos élus de la Nation, de faire un choix objectif et utile dans l’intérêt de tout le peuple centrafricain et non le contraire. Il n’est nullement question de faire un choix subjectif, partisan et pour des intérêts égoïstes, comme c’était le cas du PAN Méckassoua.

A cet effet, nous disons haut et fort que nos députés ont une lourde part de responsabilité dans la crise institutionnelle qui a secoué et secoue l’Assemblée Nationale. Ils ne privilégient et ne voient partout que leurs propres intérêts au grand dam de l’intérêt supérieur de la Nation. Dans ce cas de piètre figure, comment voulez-vous que l’Assemblée Nationale soit épargnée de la mauvaise gestion et des malversations financières ? A vous de déviner.

D’ailleurs, les élus de la Nation doivent comprendre et savoir dès à présent que tous les Centrafricains ne sont pas dupes : Rendez-vous donc aux élections législatives de 2021.

A bon entendeur, salut !

 

Le Petit YEKOA

 

 

 

 

 

 

RCA : QUAND UNE COMMUNAUTE SE MELE DE LA POLITIQUE

La crise centrafricaine a ouvert largement des portes à toutes sortes de phénomènes. On se demande d’ailleurs où va le pays avec cette situation, quand une communauté se mêle de la politique. Les procédures de destitution du PAN  font l’objet de mécontentements, de troubles, de pagailles, d’affrontements meurtriers.

Le mardi 24 octobre, les habitants du Km 5, quartier où crèche le PAN Méckassoua, ont marché le long de l’avenue Barthelemy Boganda afin de protester contre la destitution du PAN. Dans l’après-midi, des crépitements d’armes lourdes et légères se sont faits entendre. Il semblerait, d’après un habitant du Km 5, que certains sont pour et d’autres contre la destitution du PAN : une vraie controverse. Pour ou contre, il faut savoir que ces controverses n’auront pas à peser dans le dernier mot des députés.

Certains habitants du Km 5 ont battu campagne le lundi 22 octobre dernier afin de sensibiliser leurs pairs en prélude de la marche du mardi 23. Le mardi, durant toute la journée et jusque dans la soirée, les commerces ont fermé leurs portes. Beaucoup sont restés terrer chez eux. Et dans l’après-midi, les crépitements ont démarré. Les pros et les anti-Méckassoua se sont affrontés. Le bilan n’est pas encore connu jusqu’alors. Cette marche ainsi que ces affrontements témoignent à suffisance que la religion continue de se mêler de la politique. Du moment où des gens se sont entretués, cela est claire et limpide comme l’eau de roche. La religion se mêle de la politique. Or Méckassoua a été élu par les députés de la nation, lesquels sont la voix du peuple. Cela signifie clairement que c’est le peuple centrafricain qui a élu Méckassoua au perchoir de l’Assemblée Nationale. Et ce peuple, par le truchement des députés, peut toutefois le destituer selon l’article 70 de la constitution centrafricaine du 30 mars 2016.

Nul n’est besoin de marcher pour protester contre cette procédure. C’est une facette de la réalité : à dire vrai, il s’agit simplement de défendre un homme parce que nous avons quelque chose en commun, notamment la religion. Or, les élus de la nation n’avaient en aucun cas tenu compte de l’appartenance religieuse de Méckasoua pour l’élire à la tête de l’Assemblée Nationale. Alors, rien ne sert de se cacher derrière l’identité partisane pour agir au nom de la religion.

A cause du tribalisme, de la religion, etc. chaque nation a connu dans son histoire des moments de calvaire. Hitler, dans les années 1940, avait infligé des pertes humaines et matérielles aux juifs qu’il considérait comme une sous-race. Le Nigéria et ses voisins souffrent à cause de Boko-Haram qui prône un islam radical. La RCA souffre parce que la crise centrafricaine a pris une autre tournure, celle que nous connaissons aujourd’hui. Alors, il faut pour cette procédure de destitution du PAN voir les choses sous un angle politique. Il faut bannir de la tête la  question d’appartenance religieuse.

Si le PAN remplissait bien ses devoirs, il ne ferait jamais l’objet d’une quelconque procédure de destitution.

La loi, c’est la loi ! Elle s’applique à tout le monde sans distinction.

Jean-Max DELOUGA

 

 

 

CENTRAFRIQUE : COOPERATION MILITAIRE, POLITIQUE ET ECONOMIQUE AVEC LA RUSSIE. LE SECRETAIRE GENERAL DE L’ONG « LUTTE CONTRE LA DESTABILISATION DE L’AFRIQUE » FELICITE LE PR TOUADERA

Pays francophone, la Centrafrique engluée dans une guerre à n’en pas fini a décidé de s’ouvrir à d’autres partenaires. En témoigne le récent tête à tête entre le Président russe Vladimir Poutine et son homologue centrafricain, Faustin-Archange Touadéra, en marge du forum économique de St Petersburg, le 23 mai dernier.
L’offensive diplomatique entreprise par l’actuel locataire du palais de la République Centrafricaine répond selon toute vraisemblance à un détachement vis-à-vis de la puissance colonisatrice. Si le Président Faustin-Archange Touadéra ne s’en cache plus, les résultats de se rapprochement ont abouti à la signature de plusieurs conventions depuis 8 mois aujourd’hui, portant d’abord sur une coopération militaire puis politique et désormais économique. La Centrafrique dont l’ADN a fini par se confondre avec celle de putschistes récidivistes depuis la chute du Président Bozizé est dans la tourmente. Car, prise en otage par des politiciens carriéristes qui n’ont d’intérêt que de voir ce si beau pays sombrer dans la violence et le chaos. Face aux atermoiements de certains pays avec lesquels elle a des accords militaires, le Président Faustin-Archange Touadéra a donc décidé de confier le sort des centrafricains aux Russes. Diversement interprété, ce rapprochement est salué par le secrétaire général de l’ONG Lutte contre la déstabilisation de l’Afrique, Ibn Marwan. Pour le leader panafricaniste libyen, le Président Faustin-Archange Touadéra a pris la bonne décision. «Les pouvoirs successifs avant lui ont tous dîné à la table du diable. Ils ont foutu le pays en l’air et n’ont pas intérêt que celui-ci renaisse de ses cendres. Alors, il faut empêcher les autres de travailler par une soldatesque mal formée et dont les revendications frisent le dilatoire. La Centrafrique est le seul pays au monde où les opposants n’ont aucune proposition politique à faire à part la guerre. Même les pays autrefois enclin à la guerre ont tourné la page de la violence pour aller résolution à la reconstruction, la paix et la stabilité», s’est il vexé à travers une déclaration dont nous avons reçu copie. Ibn Marwan s’est insurgé devant l’indifférence et l’immobiliste des ONGs de défense des droits de l’homme en Afrique. Il a dénoncé le fait que ce laxisme a emporté le Guide libyen tout en rappelant qu’il ne permettrait pas que cela arrive à un autre Président. «Qu’est-ce que nous attendons pour réagir ? Nous voulons qu’ils viennent dans nos maisons, tuer femmes et enfants avant d’agir ? La Centrafrique ne mérite pas ce sort. Pensons à l’avenir des enfants que la Séléka brade en foulant au pied les accords. Si elle ne veut pas aller à la paix, il faut l’en contraindre par la force et la signature de l’accord militaire avec la Russie qui est une puissance militaire à l’échelle mondiale, vient à point nommer», s’est-il réjoui. Puis d’en appeler au président Harouna Douamba, président de la Coalition Afrique Engagée (C.A.E) une ONG de défense et droit des Africains, de prendre les choses en mains. «Je demande au président Douamba d’autoriser qu’une grande campagne de dénonciation ciblée et d’offensive médiatique soit entreprise contre les ennemis de la Centrafrique. Il est temps, grand temps d’expliquer à la face de l’Afrique et du monde entier, qui sont ceux qui tirent les ficelles en RCA et qui sont les pantins de Séléka, une horde de tueurs et de seigneurs de guerre, prête aux pires choses mêmes les plus inimaginables», avertit-il.

 

Dezonné Jarek

ONG Lutte Contre la Déstabilisation en Afrique

 

 

NOUVELLE FORME D’ESCLAVAGE EN LYBIE

Ibn Marwan sans détour : « Je demande aux Africains d’assiéger les ambassades libyennes dans nos Etats respectifs » Le secrétaire général de l’ONG Lutte contre la Déstabilisation de l’Afrique continue de multiplier les prises de position sur la situation des migrants en Lybie. Ibn Marwan s’est à nouveau offusqué des horreurs que ses compatriotes font subir à leurs frères Africains.

Le jeune leader libyen pense qu’il faut prendre le taureau par les cornes. Car il trouve inadmissible et impensable que des Africains soient capables de vendre leurs propres frères comme esclaves à de vils prix. Pour cela, à travers la conférence de presse qu’il a animé ce vendredi 17 novembre 2017, il a demandé aux populations Africaines de faire des settings devant les ambassades libyennes dans les différents pays Africains. «Je demande aux Africains d’assiéger les ambassades libyennes dans nos Etats respectifs. Nous devons faire des settings devant les ambassades libyennes pour exiger que cesse ce mercantilisme honteux. Les pays Africains avec à leur tête, les différents chefs d’Etat, doivent pouvoir taper du poing de la table pour que prenne fin cette nouvelle forme d’esclavage. L’Union Africaine doit faire pression sur les autorités libyennes pour qu’elles usent de tous leurs pouvoirs afin de traquer tous ceux qui sont impliqués dans cette vente d’homme», a fait savoir le secrétaire général de l’ONG Lutte contre la Déstabilisation de l’Afrique. Qui s’est dit désabusé, abasourdi et outré par le silence complice des autorités libyennes. A l’en croire, les Africains doivent manifester bruyamment leur mécontentement en prenant d’assaut les différentes représentations diplomatiques de la Lybie sur le continent. «Je signe et je persiste, il faut un état de siège devant les ambassades libyennes de nos pays respectifs jusqu’à ce que la situation se normalise en Lybie», a-t-il insisté.

 

Ahmed Faouzi

 

 

 

MATHIEU SIMPLICE SARANDJI UNE FORCE TRANQUILLE : LA SERENITE,

LA CONFIANCE EN SOI ET LA SAGESSE DU PREMIER MINISTRE CENTRAFRICAIN FONT TREMBLER TOUS LES ENNEMIS DU PRESIDENT TOUADERA

Tous les coups sont permis pour nuire à la réputation du Premier ministre, Mathieu Simplice SARANDJI. Des accusations bien planifiées et parfois des insultes venant de personnes connues, tapies derrière des pseudo. Le Premier ministre Centrafricain est victime de toutes sortes d'accusation de la part de certains de ses adversaires, qui ont peu ou prou une mauvaise compréhension de la politique car le traitant comme leur ennemi. Mais l'homme reste serein, imperturbable et de plus en plus concentré sur sa mission qui est de travailler pour améliorer le quotidien des Centrafricains. Mathieu Simplice Sarandji est à la vérité, la force tranquille qui permet au Président Touadéra de demeurer imperturbable. La complicité et la confiance entre les deux hommes ne font que se renforcer. Les attaques de déstabilisation menées contre le Premier ministre pour pouvoir atteindre le Président Touadéra ont fait que ces deux personnalités sont devenues de plus en plus inséparables. Le Président Touadéra à fini par comprendre que son homme le plus fidèle et le plus engagé dans le soutien de ses actions pour la réussite de son mandat est le Premier ministre Simplice Mathieu SARANDJI. D'ailleurs, il le fait savoir à ceux qui s'acharnent à vouloir salir l'image du Premier ministre, qu'il fait du bon travail. Aujourd'hui en Centrafrique, pour arriver à déstabiliser le Président Touadéra, il faudra d'abord passer par le Premier ministre qui est un dur à cuire. Le PM a toutes les informations, ils connaît tous les commanditaires y compris les stratégies car son service de renseignement privé qui est composé en majorité de femmes et de jeunes issus de plusieurs milieu, lui donne des informations fiables avec preuves à l'appui. Malgré toutes les preuves à sa disposition pouvant lui permettre de mettre plusieurs individus aux arrêts, le PM sait garder raison. Car son but ultime est la préservation de la concorde. Toutefois, aux va-t-en-guerre, il fait savoir que nul n'a le monopole de la violence.

 

Brahim Khalil Bah.

ONG Lutte Contre la Déstabilisation en Afrique

 

 

 

PREAMBULE DE L’ORGANISATION DES NATIONS UNIES

Préambule : Nous, peuples des Nations Unies,

RÉSOLUS

· à préserver les générations futures du fléau de la guerre qui deux fois en l'espace d'une vie humaine a infligé à l'humanité d'indicibles souffrances,

· à proclamer à nouveau notre foi dans les droits fondamentaux de l'homme, dans la dignité et la valeur de la personne humaine, dans l'égalité de droits des hommes et des femmes, ainsi que des nations, grandes et petites,

· à créer les conditions nécessaires au maintien de la justice et du respect des obligations nées des traités et autres sources du droit international,

· à favoriser le progrès social et instaurer de meilleures conditions de vie dans une liberté plus grande, ET À CES FINS

· à pratiquer la tolérance, à vivre en paix l'un avec l'autre dans un esprit de bon voisinage,

· à unir nos forces pour maintenir la paix et la sécurité internationales,

· à accepter des principes et instituer des méthodes garantissant qu'il ne sera pas fait usage de la force des armes, sauf dans l'intérêt commun,

· à recourir aux institutions internationales pour favoriser le progrès économique et social de tous les peuples, AVONS DÉCIDÉ D'ASSOCIER NOS EFFORTS POUR RÉALISER CES DESSEINS

en conséquence, nos gouvernements respectifs, par l'intermédiaire de leurs représentants, réunis en la ville de San Francisco, et munis de pleins pouvoirs reconnus en bonne et due forme, ont adopté la présente Charte des Nations Unies et établissent par les présentes une organisation internationale qui prendra le nom de Nations Unies.

http://www.un.org/fr/sections/un-charter/preamble/index.html

 

 

 

MESSAGE VIDÉo DIFFUSÉ À L’OCCASION DE LA JOURNÉE DES NATIONS UNIES

 

24 octobre 2018 (pour enregistrement le 17 octobre)

 La Journée des Nations Unies marque l’anniversaire de notre Charte fondatrice, texte historique qui incarne les espoirs, les rêves et les aspirations des « peuples des Nations Unies ».

 Chaque jour, les femmes et les hommes qui servent l’Organisation s’attachent à donner à la Charte un sens concret.

 Malgré les difficultés et les obstacles, jamais nous ne baissons les bras.  

L’extrême pauvreté recule, mais nous voyons croître les inégalités.

 Pourtant, nous ne baissons pas les bras car nous savons qu’en réduisant les inégalités, nous redonnons espoir, nous ouvrons de nouvelles perspectives et nous renforçons la paix partout dans le monde.

 Les changements climatiques vont plus vite que nous, mais nous ne baissons pas les bras, car nous savons que l’action climatique est la seule voie possible. 

Les droits de l’homme sont bafoués en bien des lieux. Mais nous ne baissons pas les bras, car nous savons que le respect des droits fondamentaux et de la dignité humaine est une condition indispensable à la paix.

 Les conflits se multiplient ; les gens souffrent. Mais nous ne baissons pas les bras car, nous savons que chaque homme, chaque femme, chaque enfant mérite de vivre en paix.

 En cette Journée des Nations Unies, réaffirmons notre engagement.

 - A rétablir la confiance.

 - A sauver notre planète.

 - A ne laisser personne de côté.

 - A défendre la dignité de chacun et de tous, en tant que nations unies.

 

[FIN]

 

 

 

ET SI L’ON PENSAIT DIFFEREMMENT L’INDUSTRIALISATION DE L’AFRIQUE ?

La promotion de l’industrialisation du continent repose sur des schémas datés et des solutions obsolètes à l'heure des nouvelles technologies.

L’explosion démographique du continent oppose deux visions : le dividende démographique et le piège démographique. La première voit dans la démographique du continent passant de 1,2 milliard d’individus à 2 milliards de personnes dans les vingt-cinq prochaines années une source de vitalité et de jeunesse offrant au monde la première source de main d’œuvre. Cette vitalité a expliqué une partie de la croissance du continent début le début du siècle.

La deuxième estime à l’inverse que l’exploitation démographique représente la plus grande menace pour le continent dans la mesure où il s’agit d’une démographie non maîtrisée (des études estiment à 4 milliards d’Africains en 2100) rendant impossible son absorption économique. À cet égard, les taux de croissance souvent mis en avant par différents responsables politiques ou économiques montrant le dynamisme de l’Afrique avec un taux moyen de 5 % par an reste très insuffisant pour permettre un croissance par tête suffisante pour permettre un décollage des économies.

L’industrialisation de l’Afrique constituerait dès lors la solution permettant au continent employer ses millions de jeunes et assurer sa croissance sur le long terme. Elle constitue ainsi un pilier fondamental du continent que la Banque africaine de développement a érigé comme l’une de ses priorités.

l’Afrique n’est pas la Chine. La Chine est un pays et non un continent de 54 nations

Cette approche, aussi louable soit-elle, semble passer à côté de l’essentiel. L’industrialisation ne constitue pas une fin et encore moins une politique, que ce soit en Afrique ou ailleurs, elle est un moyen pour atteindre un objectif : fournir des bassins d’emplois, créer des filières, développer des compétences, assurer un développement équitable des territoires, etc.

Il est frappant de constater que la promotion de l’industrialisation du continent repose sur des schémas datés et des solutions obsolètes : puisque l’Afrique est et sera dotée d’une main d’œuvre nombreuse et peu chère, elle deviendrait le nouvel atelier du monde dans les prochaines années. En somme, l’Afrique de demain n’a qu’à calquer le modèle chinois d’hier et son salut reposera sur l’absorption de dizaines de millions de jeunes sous-payés. Cette approche est une triple erreur.

D’abord, l’Afrique n’est pas la Chine. La Chine est un pays et non un continent de 54 nations. Elle a pu développer un système qui lui a réussi, fruit de ses structures économiques et sociales et de la taille immense de son marché domestique. Les grandes entreprises internationales ont accepté de se soumettre aux transferts technologiques uniquement parce qu’elles avaient la conviction que la Chine leur offrirait un nouveau marché quatre fois supérieur à celui des États-Unis. Ce n’est pas le cas de l’Afrique qui compte une kyrielle de micro-États côtoyant quelques futurs puissants (Nigeria, Éthiopie, Égypte, RDC).

Ensuite, le temps où la main d’œuvre à bas coûts était la solution pour compenser des systèmes de production trop onéreux dans les économies matures est en grande partie révolu. La forte automatisation des tâches, le besoin de proximité et de limiter les empreintes carbone, les limites du moindre coût n’offrent pas les mêmes perspectives que celles des années 1990.

Surtout, l’extraordinaire accélération des mutations technologiques – le développement des imprimantes 3D permettant de produire tout n’importe où -, le développement de l’intelligence artificielle, rendra l’avantage comparatif d’une main d’œuvre à bas coûts largement obsolète. Plus que jamais, le capital humain sera indispensable pour permettre aux économies de disposer de main d’œuvre qualifiée.

Dès lors, les millions de bras des jeunes Africains non formés, seront inutiles. Quelles sont alors les solutions ?

L’industrie doit suivre le même modèle que les services : le saut technologique – appelé leapfrog – doit aussi et surtout être développé dans l’industrie.

Ce saut passe par le développement de centres d’intelligence artificielle sur le continent et par le développement des industries du futur reposant sur les avantages comparatifs de chaque pays ou sous-région. Mais il faut être réaliste : il est illusoire de penser que les 54 pays du continent pourront appliquer cette solution avec succès. Elle passera par des avantages comparatifs ciblés.

Une solution consisterait à inventer le modèle d’une nouvelle société plutôt que de vouloir simplement calquer un modèle ancien inadapté aux réalités

Un pays comme le Rwanda l’a parfaitement compris. Petit pays, son modèle de croissance ne peut être le même que son voisin géant (la RDC) ou de ce que sera le Nigeria de demain (une petite Chine avec plus de 300 millions d’habitants). Des solutions innovantes doivent être mises en œuvre pour lier les opportunités offertes par le continent et les offres technologiques pour créer des chaînes de valeur intégrées. La formation et l’éducation doivent être la priorité absolue pour ces toutes prochaines années car l’essentiel de la stabilité et de la prospérité du continent se jouera en une génération.

Une autre solution – plus radicale – est de penser que l’explosion démographique dans un laps de temps si court ne pourra pas être absorbée ni industriellement ni économiquement. Il serait donc illusoire de penser que les économies du continent pourront créer des dizaines et des dizaines de millions d’emplois au regard des carences des systèmes éducatifs et des divergences économiques et sociales.

Une solution pourrait donc être disruptive et radicale : elle reposerait sur la mise en œuvre d’un système d’allocation de ressources universelles (testées dans des communautés du Kenya, de Namibie et en Ouganda) assurant un minimum pour vivre et inventer le modèle d’une nouvelle société plutôt que de vouloir simplement calquer un modèle ancien inadapté aux réalités, défis et opportunités africaines.

 

Par Benoit Chervalier

Président et cofondateur de One2five Advisory, banque d’affaires spécialisée sur le continent africain, et enseignant à Sciences Po Paris et l’ESSEC business school « Doing Business in Africa »

 

 

 

En l’absence de l'ensemble des représentants de l’opposition, les députés de l'Assemblée populaire nationale (APN) ont élu, mercredi 24 octobre en fin de matinée, le remplaçant du président Saïd Bouhadja, destitué après plusieurs semaines d'imbroglio politique.

Mouad Bouchareb, député du Front de libération nationale (FLN) de 47 ans, a été choisi d’abord pour son jeune âge, affirment les députés de son parti. « Nous œuvrons pour le rajeunissement de l’élite politique », explique ainsi Saïd Lakhdari. « Nous avons pris en compte aussi son expérience parlementaire. Il en est à son troisième mandat », poursuit-il.

Le successeur de Saïd Bouhadja – 80 ans, destitué par un coup de force de la majorité parlementaire (FLN, RND du Premier ministre Ahmed Ouyahia, MPA de l’ancien ministre de l’Industrie Amara Benyounes, et TAJ de l’ancien ministre des Travaux publics Amar Ghoul) – est élu à la Chambre basse depuis 2007. Licencié en littérature arabe, il était employé au ministère des Moudjahidine, avant de remporter les élections législatives dans la circonscription électorale de Sétif (est du pays).

Un parlementaire peu connu

À l’Assemblée, Bouchareb a été nommé rapporteur d’une commission permanente, puis désigné vice-président par ses pairs. En juin dernier, il est également devenu le chef du groupe parlementaire de sa formation. 

 

Discret et pondéré, Bouchareb n’avait pas vraiment émergé comme figure de proue de l’institution

 

Discret et pondéré, Bouchareb n’avait pas vraiment émergé comme figure de proue de l’institution dont il est membre depuis presque onze ans. Aujourd’hui, il est propulsé sous le feu des projecteurs, accédant au statut de troisième personnage de l’État, à la faveur d’un concours de circonstances qui n’a pas encore livré tous ses secrets.

Candidat unique

Mercredi, 320 députés sur 462 l’ont plébiscité à cette haute fonction. Avant l’entame de l’opération de vote, les présidents des groupes de la majorité parlementaire ont pris la parole, à tour de rôle, pour soutenir l’unique candidature au perchoir de la première chambre du Parlement.

Tous les élus de l’opposition (RCD, FFS, MSP, Parti des travailleurs, Front al-Moustakbal et l’alliance islamiste Nahda-Adala-Bina) ont boycotté les deux séances plénières, consacrées à la constatation de la vacance de la présidence de l’APN, puis à l’élection d’un nouveau président. Ils ne voulaient pas cautionner de leur présence ce qu’ils qualifient de dérive.

Cette position politique n’a pas gêné outre mesure leurs collègues de la majorité parlementaire. « Nous respectons la décision de l’opposition, mais son absence n’influe nullement sur le cours de la procédure », souligne Cheikh Berbara, élu MPA.

« Toutes les options sont envisageables »

Saïd Lakhdari pronostique un retour au fonctionnement normal de l’institution dans les jours à venir. Rien n’indique toutefois que l’opposition se pliera devant le fait accompli. « Nous nous concertons en vue d’adopter une position commune. Toutes les options sont envisageables, du gel de nos activités à la démission collective », prévient Lakhdar Benkhellaf, chef du groupe parlementaire de l’Alliance Nahda-Adala-Bina.

 

Nous attendons la réaction du président, seul compétent pour redonner au Parlement sa crédibilité

 

« Nous attendons la réaction du président de la République, seul compétent pour redonner au Parlement sa crédibilité par la dissolution de l’Assemblée nationale », ajoute-t-il. Peine perdue, selon les députés FLN, qui assurent que le chef de l’État, en sa qualité de président du parti, a été consulté sur le choix du successeur de Saïd Bouhadja, approuvant de fait sa destitution et la candidature de Mouad Bouchareb.

Ce dernier a d’ailleurs entamé son premier discours dans le costume de président de l’APN par des remerciements appuyés au président Bouteflika, « pour la confiance qu’il a placé en [lui] en donnant un avis favorable à [son] élection à ce poste ».

 

Jeune Afrique

 

 

Regroupement signalE des Ex-SElEka A Kabo

Un rassemblement des ex-Séléka est signalé à Kabo, une ville du nord de la République Centrafricaine. Une information confirmée au RJDH par plusieurs sources indépendantes.  

Ce regroupement est signalé depuis la semaine dernière. De sources locales, de nombreux éléments armés sont entrés dans la ville à partir du Tchad voisin. « Ils entrent dans la ville depuis la semaine dernière. Tous ces ex-Séléka sont bien armés et ils viennent pour l’essentiel du Tchad voisin », explique une autorité locale qui, par mesure de sécurité, a préféré l’anonymat.

Des habitants du Pk 7, axe Kaga-Bandoro - Kabo et ceux de Behili à 45 km de Kabo, axe Kabo - Moïssala, affirment être chassés de leurs villages par ces hommes armés. Une information pour l’instant difficile à vérifier.

Le rassemblement des ex-Séléka est signalé dans plusieurs autres villes depuis que les forces de défense de la RCA se déploient sur le terrain. Ces rassemblements de rebelles, sont considérés par des observateurs comme des retraits à intension malsaine. « Ils se regroupent certainement pour des fins diaboliques comme ils en ont l’habitude », nous fait savoir un cadre militaire très branché sur le processus de sécurisation amorcé par le gouvernement.

Les autorités centrafricaines et la Minusca contactées par le RJDH n’ont pas souhaité réagir à cela pour, ne serait-ce que, confirmer ou infirmer cette information.

La ville de Kabo, située à 61 km de la frontière centrafricano-tchadienne, est le fief du MPC, l’une des quatre branches de la Séléka dirigée par Alkhatim. C’est aussi dans cette ville que  trois leaders de l’ex-Séléka (Alkhatime du MPC, Ali Daras de l’UPC et Abdoulaye Hissene du FPRC) se sont retrouvés, il y a quelques mois, pour réunifier leur chaine de commandement.

Le regroupement des ex-Séléka à Kabo est signalé quelques jours après l’annonce du retrait des mouvement UPC, MPC et FPRC de l’initiative de Khartoum portée par la Russie.

 

RJDH

 

 

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