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Cm n 2383 du merd 11 jan 2017

MOINS D’UNE DIZAINE DE MINISTRES BOSSENT REELLEMENT : LA MAJORITE DORT COPIEUSEMENT, IL FAUT UNE EVALUATION SYSTEMATIQUE

 

Pour la première fois dans l’histoire gouvernementale de la RCA, un Conseil des ministres n’a siégé que sur des réalisations concrètes. Le dernier Conseil des ministres s’est appesanti sur la cimenterie de Nzila, l’Avenue de la CEMAC bitumée à 60 %, les rues et ruelles dans la ville de Bangui. C’est une grande première qui incruste la rupture. Les Centrafricains attendent effectivement des réalisations concrètes, visibles à l’œil nu, que les aveugles peuvent toucher de leurs mains. Les Conseils des ministres, véritables océans de verbiage, n’ont plus droit de cité sous les cieux de la RCA. Ce premier Conseil des ministres de 2017, nous l’espérons, annonce la couleur, donne le ton et imprime la marque. Malheureusement, certains départements ministériels sont des trous noirs où y règne un silence de cimetière et un immobilisme ahurissant.

Félix Moloua, Joseph Yakété, Léopold Mbolifatrane, Théodore Jousso, Moukadas Noure, Jean Christophe Nguinza, Abdoulaye Moussa, sont les rares ministres qui ont pris la mesure de la déconfiture du pays, sa profondeur et qui se battent pour faire bouger les lignes. Le reste n’est que la « ministrocratie bureaucratique », aucun plan d’action, aucune vision, aucune initiative audacieuse. C’est le genre de ministres que nous avons connu depuis trente (30) ans. Tous les problèmes remontent au Chef de l’Etat, alors qu’il y a des ministres, des chargés de mission, des Directeurs de cabinets, des Directeurs généraux, des Inspecteurs, des Directeurs, mais personne ne veut prendre ses responsabilités républicaines. La rupture prônée par Touadéra a du mal à pénétrer les us et les coutumes de l’Administration. Or, la RCA doit se transformer en un vaste chantier multiculturel et multidisciplinaire.

Le ministère des Affaires sociales et de la Réconciliation nationale, en cette période de crise larvée, de misère absolue, devient le cœur du gouvernement. Dieu seul sait ce que vivent les ¾  des enfants centrafricains. Ils paient un très lourd tribut à la crise, à la violence, à la misère. Combien sont en mesure de suivre une scolarité régulière sur toute l’étendue du territoire national, tant les parents sont aussi démunis qu’un rat de Mosquée ? Très peu parviennent à manger chaque jour ; c’est une catastrophe humanitaire silencieuse qui compromet l’avenir du pays. Faut-il encore voir ce que certains mangent dans les quartiers de Bangui. La malnutrition, la sous-alimentation, le déficit nutritionnel rongent des familles entières. Dans les hôpitaux, il arrive qu’un père de famille assiste sans réagir, la douleur dans l’âme, la mort dans le cœur, à la peine de son enfant malade et en posture d’urgence, parce que sa poche est vide, pas un rond. La misère, la pauvreté, ont atteint un seuil hyper critique au point de devenir une épidémie.

Les Affaires Sociales devaient en principe être omniprésentes dans toutes les écoles de la RCA pour les humaniser, les socialiser. Les Affaires sociales jouent un rôle transversal. Un bon ministre doit être entre deux avions, avec mille et un dossiers sous les bras, pour ameuter, mobiliser, conscientiser la communauté internationale sur cette catastrophe humanitaire qui guette les enfants scolarisés et les familles démunies dans les communes, les sous-préfectures, les préfectures, les quartiers et Arrondissements de Bangui. Il suffit d’une petite enquête auprès des ménages pour s’en rendre compte. Dans certains pays avancés, même les chiens ont un budget alimentaire et vivent mieux que des êtres humains en Centrafrique. Dans certaines localités, on lave encore les habits avec les feuilles de papayer, comme au 14ème siècle avant Jésus-Christ. Les Affaires sociales constituent le socle humain du gouvernement, malheureusement, il n’y a que du brouillard et du brouillon au singulier. Le Programme Alimentaire Mondiale (PAM) devait être un partenaire indissociable des Affaires sociales. C’est de la présidence que sort un projet d’urgence pour soulager nutritionnellement les enfants dans les écoles. Où allons-nous ? Si à Bangui, l’impact des Affaires sociales ne se fait nullement sentir, qu’en sera-t-il du monde rural où la misère court les villages ?

Bien des ministres ne sont que des aventuriers. Dans l’état de détresse généralisée du pays, un ministre ne peut se complaire  dans l’immobilisme absolu alors que les mois s’égrainent. Il faut secouer le cocotier et les fruits pourris tomberont d’eux-mêmes, c’est la sélection naturelle. Ceux qui ont le culot résistent, mais les inaptes décrochent. La rupture oblige. Il y a une obligation et un impératif de résultats. Le gouvernement est-il borgne ? Il faut soigner l’autre œil qui ne fonctionne pas. Beaucoup de Centrafricains voient en l’année 2017 une année de bonheur, de développement. Comment traduire ce vœu en réalité concrète si certains ministres jouent aux bras cassés ? I

l faut bosser comme les Allemands, les Chinois, les Américains, les Coréens, de nuit comme de jour. « Parlons peu, mais travaillons beaucoup ».

 

Julien BELA

 

 

 

DE LA PROBLEMATIQUE DES RESPONSABILITES DES CITOYENS EN RCA POUR LE RESPECT DES LOIS ET PRINCIPES DE L’ETAT

 

« Tout ce que vous faites peut sembler insignifiant, mais l’important  est que vous le réalisiez », dixit Gandhi, philosophe et ancien premier ministre indien. C’est pour autant dire que l’une des conditions essentielles pour la réussite de l’édification d’une société, est fondée sur le respect des lois et principes de l’Etat, qui demeure le rôle que l’on confie à chaque citoyen (homme, femme et jeune), dans une entité bien déterminée. En effet, l’exercice de cette tâche peut se heurter à certains problèmes provenant des citoyens eux-mêmes. Pour surmonter ce phénomène social, les citoyens, à tous les niveaux, doivent s’investir dans la mise en œuvre des missions qui leur sont assignées.

Une responsabilité est un devoir ou une obligation de faire ou de ne pas faire quelque chose (cas des interdictions) dans le processus de développement d’un pays, d’une région, d’une collectivité ou d’une société.

Tous les individus sont égaux devant la loi. Elle est instituée par les citoyens. En conséquence, elle doit être respectée et appliquée partout où cela est nécessaire. A titre d’exemple, la loi interdit aux citoyens de s’attaquer et de détruire les biens publics et privés.

Chaque citoyen a des droits qui sont garantis par la constitution. Exemple, le droit à l’instruction, à l’information, à l’expression des opinions, à la santé, à la sécurité, au mariage etc.

Chaque structure, qu’elle soit publique ou privée, est dirigée par une autorité. Par conséquent, cette autorité mérite d’être respectée par tout un chacun : les citoyens d’un quartier doivent respecter le chef et les décisions du conseil de quartier.

Un bon citoyen doit avoir une parfaite connaissance des institutions républicaines, de leur fonctionnement et de la constitution de son pays. Exemple, le pouvoir exécutif, le pouvoir législatif, le pouvoir judiciaire, les lois.

Les citoyens doivent être associés à la gestion des affaires publiques, en participant effectivement à la vie de leurs collectivités : signer une pétition, s’adresser par écrit à son élu à propos d’un problème de la collectivité, assister aux réunions (locales et communautaires).

La participation des citoyens aux élections est régie par une loi électorale (le Code Electorale). Exemple, devoir de vote, être éligible, contribution financière ou matérielle à un candidat ou à un parti politique, surveiller le déroulement des élections.

La participation des citoyens aux débats politiques doit être constructive. A ce niveau, le citoyen lui-même doit faire des recherches pour participer aux débats, et pour ne pas prendre des rumeurs pour la vérité. Exemple, impliquer toutes les sensibilités politiques dans les débats. (Suite au prochain n°).

 

Le Petit YEKOA

 

 

TANT QUE SIDIKI, NOURREDINE, ALKHATIM, ALI DARAS… NE VONT PAS INTEGRER LE DDRR, LE PEUPLE CENTRAFRICAIN SERA CONDAMNE A VIVRE LA MISERE, LA SOUFFRANCE, LA PAUVRETE ET LES MALADIES. N’EST-CE PAS UN PEU TROP ? 

 

A l’allure où vont actuellement les choses, la souffrance du peuple centrafricain est encore loin de voir le bout du tunnel. Les actes de violences qui se poursuivent dans certaines régions du pays avec des tueries, des viols, des pillages, des incendies de villages et maisons, des destructions massives des ONG nationales et internationales, des biens de l’Etat ainsi que des particuliers en sont les exemples palpables. Les cris de détresse, les pleurs, les lamentations sont le lot au quotidien des Centrafricains qui vivent dans l’arrière-pays et notamment dans les régions de Koui, Kaga-Bandoro, Bouca, Batangafo, Bria, Bambari et bien d’autres villes. Qu’à cela ne tienne, l’Armée de Résistance du Seigneur (LRA), de joseph Kony, prend en otage toute la population des régions du Sud-est du pays, en déportant des femmes et mineurs, en incendiant de villages et maisons, des champs et greniers agricoles. C’est la véritable traite humaine que les Centrafricains vivent en ce moment dans l’ arrière-pays à cause des sanguinaires tels Sidiki, Nourredine, Alkhatim, Ali Daras, Zoundéko et certaines branches des Anti-Balaka qui demeurent toujours réfractaires au programme Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Rapatriement (DDRR) dont les chantiers sont en exécution.

Nous osons croire que ces leaders des groupes armés que nous avons cités avec leurs éléments, tant qu’ ils ne vont pas intégrer le programme DDRR pour déposer les armes, le peuple centrafricain sera condamné à vivre toujours la misère, la souffrance, la pauvreté et les maladies. C’est le cas patent des réfugiés et déplacés internes qui, jusqu’ à la date d’aujourd’hui, continuent de mener une vie difficile sur des territoires étrangers et dans les sites des déplacés. Les actes de violences que les groupes armés réfractaires au programme DDRR continuent de poser en RCA  empêchent les refugiés de retourner sur leur territoire et de vaquer librement à leurs occupations quotidiennes. Pourtant, ces réfugiés se sont massivement mobilisés le jour des élections pour aller choisir leurs futurs dirigeants. Ils espéraient qu’après le retour du pays à l’ordre constitutionnel, leur calvaire va prendre fin et qu’ils peuvent retourner dans leur pays d’origine. Malheureusement, les réalités du terrain démontrent une autre chose. Il en un de même des déplacés internes qui continuent encore aujourd’hui d’errer dans la brousse ou dans les sites des déplacés à la recherche d’un endroit sûr pour se mettre à l’ abri des exactions et violences de ces va-t-en-guerre , ces hors-la-loi qui écument la population civile. Leurs conditions de vie deviennent de plus en plus alarmantes, du fait qu’ils sont exposés à tout : famine, maladies, misère, bref la souffrance la plus ordurière. N’est-ce pas un peu trop ?

Depuis bientôt quatre(04) ans, le sang a déjà trop coulé, et les larmes ont aussi beaucoup coulé. Tous les tissus socio-économiques du pays sont à terre à cause des pillages et des destructions des biens de l’Etat et des particuliers. Faut-il continuer dans ce cas d’espèce à enfoncer le clou et plonger le pays au fond du gouffre ? Non, non, et non. Depuis  les consultations populaires à la base, le Forum National de Bangui, le vote référendaire puis la tenue des élections couplées de 2015  - 2016, le peuple  centrafricain veut tourner la page sombre de son histoire et n’aspirer qu’à la paix, rien que la paix. Aujourd’hui, le pays s’est doté de nouvelles institutions démocratiquement élues et reconnues dans le monde entier. Pourquoi  le FPRC, le MPC, l’UPC, le RPRC, les 3R, et certaines branches  des Anti-Balaka continuent de prendre tout un peuple en otage ? Nous leur disons que c’est inutile de poursuivre le vent. La guerre a déjà pris fin. Le temps est à la reconstruction et au développement. Tous les groupes armés doivent déposer les armes et intégrer sans condition les vastes chantiers du pré-DDRR pour que la paix revienne sur l’ensemble du territoire, permettant à tout un chacun d’apporter sa modeste contribution dans la reconstruction du pays.

On ne construit jamais un pays avec les armes. C’est lorsqu’il y a la paix, la sécurité, la cohésion sociale, le vivre ensemble, et la réconciliation nationale qu’on peut parler du développement. C’est dans cette optique que les nouvelles autorités du pays ont toujours choisi la voie du dialogue pour discuter avec les groupes armés afin de résoudre la crise. Onze (11) groupes ont profité de l’occasion pour renoncer à la violence et faire la paix en intégrant sans condition le pré-DDRR. Malheureusement, un petit groupe  constitué des mercenaires étrangers s’entête et bloque inutilement le processus DDRR. Pour quelle raison ? Dieu seul le sait.

Nous exhortons les autorités camerounaises, tchadiennes, soudanaises et nigériennes de prendre leurs responsabilités vis-à-vis des crimes que ces mercenaires étrangers commettent sur les plus pauvres populations civiles centrafricaines en détresse. Les bonnes relations que nous entretenons ne doivent pas être boycottées par les va-t-en- guerre. Il y a urgence d’intensifier les contrôles au niveau de nos frontières.

 

Bénistant MBALLA

 

 

 

BIMBO ET L’INSOLITE : UNE FILLE DE 15 ANS ACCOUCHE UNE SOURIS ET UN ŒUF 

 

Incroyable, mais pourtant vrai. Vous n’allez pas dire que c’est le poisson d’avril puisque nous ne sommes pas au mois d’avril mais plutôt au mois de janvier 2017. Une fille âgée de 15 ans a bel et bien accouché une souris et un œuf. Le phénomène s’est produit le lundi 09 janvier dans la ville de Bimbo, à la sortie sud de Bangui.

D’après les témoignages du père de l’enfant, « ma fille s’est rendue à une cellule de prière non loin de chez moi. Je suis parti au travail. Quelques heures après, ma voisine m’a appelé au téléphone en me disant qu’il y a quelque chose de mystique qui s’est produit dans ma famille. Je lui ai demandé d’expliquer ce qui s’est passé. Elle n’a fait que me répéter qu’il y a quelque chose de mystique qui est survenu dans ma famille. Quand je suis arrivé, elle m’a laissé entendre qu’après la prière, ma fille a senti des douleurs au niveau de son ventre. Elle est partie à la toilette et a accouché une souris. Ensuite, on l’a ramenée à la maison. Quelques temps après, les mêmes malaises ont repris. Ma fille a voulu une fois de plus aller à la douche. Nous avons refusé et l’avons donné un pot. A ce moment précis, elle a, pour la seconde fois, accouché un œuf ». Et d’ajouter, « je ne comprends pas ce qui est arrivé à ma fille. Et pourtant, elle est vierge ».

Alors, une fille de 15 ans qui est encore vierge, c’est-à-dire qui n’a pas encore eu de rapport sexuel, peut-elle accoucher une souris et un œuf ? C’est vraiment inadmissible et incroyable. Mais c’est déjà un fait réel puisque le père de la fille l’a témoigné dans le journal parlé de la Radio Ndéké Luka le lundi 09 janvier à 19 heures. Pour de pareils phénomènes, il ne fait aucun ombre de doute que la main invisible, occulte des sorciers et sorcières y plane. Car, comment comprendre qu’une fille qui n’a pas eu de grossesse peut accoucher une souris et un œuf ? Ce phénomène dépasse l’entendement humain. Ce qui arrive habituellement, c’est quand la femme est enceinte que les sorcières et sorciers, par leurs pratiques occultes, transforment le bébé dans le ventre de sa mère en un animal ou quelque chose bizarre. Et au moment de l’accouchement, la mère donne naissance à ces créatures. Ce qui est arrivé à cette jeune fille doit interpeller la conscience de tout un chacun de nous. Ce n’est pas un fait du hasard. Ce sont certainement les sorciers et sorcières qui ont introduit la souris et l’œuf dans son ventre.

Et grâce à la prière, la fille est délivrée par Dieu Tout-Puissant. Sa foi l’a sauvée et elle doit toujours persévérer dans la prière pour vaincre les forces du mal qui la hantent depuis longtemps. Si par la prière, Dieu a opéré un miracle par la délivrance de cette fille, nous devons tous nous confier à lui seul. Car il a le pouvoir de tout faire pour nous, même si nous sommes envoutés, pris en otage, maltraités.

Il en sera de même pour la crise militaro-politique enclenchée par la coalition Séléka et qui se poursuit aujourd’hui, à la seule condition que les Centrafricains croient à Dieu. Car, de la Micopax à la Minusca, en passant par la Misca, la Sangaris, l’Eufor-RCA, toutes ces forces internationales déployées en RCA n’ont pas pu mettre fin aux tueries, aux massacres, aux incendies de maisons et villages, aux destructions systématiques des biens de l’Etat et des particuliers. Nous pensons  pour notre part que c’est Dieu qui délivrera la RCA et son peuple comme il l’a fait pour cette jeune fille de 15 ans. Ayons confiance en Dieu et tout rentrera dans l’ordre.

Par la prière cette fille a été délivrée. De même par la prière, la RCA sera libérée sous le joug des seigneurs de guerre, des criminels, des hors-la-loi, des malfrats.

 

 Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

LE BRAQUAGE REFAIT SURFACE AU KM5 : UN TAXIMAN EN  A FAIT LES FRAIS

 

 

Le Km5 sera-t-il vraiment en paix ? Après la mort de principaux chefs des bandes armées qui sévissaient dans cette enclave musulmane de Bangui, tels Capi, alias « 50-50 », Abdoul Danda et tant d’autres, le Km5 semble retrouver son calme d’antan. Les gens vont et viennent. Les non musulmans qui ont déserté ce grand marché du Km5, considéré comme le poumon de l’économie de la mairie de Bangui, ont fait leur retour. Aujourd’hui, le Km5 est plein à craquer. On y trouve de diverses marchandises étalées ça et là par les musulmans commerçants, et ce, à de bons prix. Les éléments des Forces Armées Centrafricaines (FACA) dudit lieu et les autodéfenses veillent au grain sur les commerçants et tous ceux qui s’y rendent.

Malgré les efforts déployés par ces derniers, certains compatriotes malintentionnés persistent et signent dans des actes barbares. Dans un passé récent, un chauffeur de taxi avait été enlevé au niveau du bar dancing ABC par des criminels et son corps sans vie avait été retrouvé sous le pont Jackson. Nous ne savons pas si jusqu’au jour d’aujourd’hui les auteurs de cet assassinat ont été arrêtés et remis à la justice pour répondre de leurs actes indignes, inhumains et bestiaux.

Dans la nuit du dimanche 08 au lundi 09 janvier 2017 aux environs de 03 heures du matin, un taximan a été une fois de plus braqué par des hommes armés. D’après ce dernier, il a été pris en course par deux (2) jeunes malfrats. La destination que les malfrats ont indiqué au conducteur du taxi, était le bar Rex. Malheureusement pour lui, arrivés au niveau du pont Jackson, ces deux (2) individus ont sorti leurs pistolets automatiques et les ont brandis sur le taximan tout en lui demandant de changer de direction et de les conduire au quartier Bibalé. Or, dans ce quartier, un troisième malfrat se trouvait avec son kalachnikov. Quand ils sont parvenus à ce lieu, ce dernier a intimé l’ordre au taximan de descendre de la voiture. Il s’est exécuté. Ils lui ont demandé de leur donner la clé du taxi et les recettes de la journée et de la nuit. C’est ainsi qu’il leur a remis une somme de plus de cinquante-deux mille francs (52.  000 F) CFA. Ils  ont empoché la somme, sont montés dans la voiture et sont partis, laissant le pauvre taximan à son triste sort.

Ne sachant quoi faire, il s’est dirigé vers la base des éléments d’autodéfense du Km5. Ces derniers l’ont gardé jusqu’aux environs de 09 heures. Dieu merci, ils ont retrouvé le taxi et l’ont remis aux éléments des FACA, basés au Km5. Ont-ils  réussi aussi à mettre la main sur les braqueurs ? Difficile de le dire puisqu’aucune information n’est filtrée à ce sujet. Les auteurs de ce braquage sont-ils des drogués du Km5 ou des individus spécialisés dans ce genre d’actes ? Où se trouve leur base ? Pourquoi celle-ci n’est pas démantelée ? Qu’attendent les autodéfenses et les FACA dudit secteur pour les mettre hors d’état de nuire afin de permettre à leurs concitoyens de circuler et de vaquer librement à leurs occupations habituelles ? Autant d’interrogations qui nous laissent perplexes.

Mais un des éléments des FACA du Km5 a déclaré qu’ils n’ont pas des moyens roulants pour faire des patrouilles dans les différents quartiers afin de barrer la route à ces malfrats, pour ne pas dire les mettre hors d’état de nuire. Il a, par la même occasion, lancé un appel au gouvernement pour les soutenir. La balle est désormais dans le camp de nos gouvernants. Une chose est sûre, les autodéfenses et les FACA du Km5 se sont battus comme des hommes au masculin pour que la paix, la cohésion sociale et le vivre ensemble reviennent au Km5. N’eût été leur détermination, leur volonté à mettre fin aux agissements des drogués du Km5, la ville de Bangui ne pourra si vite retrouver une paix, du moins précaire, puisque les armes circulent encore en grande quantité. Et cet acte de bravoure est à mettre à l’actif d’Ali Fadoul, président des autodéfenses de ce secteur. C’est un homme de paix, du vivre ensemble, de la cohésion sociale et de la réconciliation nationale. Il faut l’aider à pacifier le  Km5 et ses environs, en d’autres termes les 3ème et 5ème  arrondissements de la ville de Bangui.

Les braquages commis par ces malfrats sur les conducteurs de taxi ont débordé le vase. Ces taximen sont des pères de famille qui cherchent leur pain quotidien et se battent pour nourrir leurs enfants et épouses. Grâce à eux, les Centrafricains vont au travail. Mais quand ils sont constamment braqués, auront-ils le courage de vaquer, normalement à leurs occupations habituelles ? Le ministre de la Sécurité Publique doit trouver des voies et moyens pour éradiquer ce phénomène qui prend encore de l’ampleur. Trop, c’est absolument trop. Mettre un terme aux braquages ne demande pas beaucoup de moyens.

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

 

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