Tous les Info duMercredi 04/01/2017

Cm n 2378 du mardi 04 jan 2017

NOUVELLE ANNEE, NOUVELLE METHODE D’AGIR : NOURREDINE ADAM, JOSEPH ZOUNDEKO, ALI DARAS CONTINUERONT-ILS A MASSACRER

LES CENTRAFRICAINS ?

 

2016 s’en va avec son corolaire des actes barbares de tout genre sur les populations civiles, 2017 arrive. Pour cette année 2017, les Centrafricains veulent vivre en paix sur la terre de leurs ancêtres. Ils n’aspirent qu’à la paix, rien que la paix. Pour cela, les armes doivent se taire afin que les larmes sèchent  pour toujours. Raison pour laquelle, nous avons dit : nouvelle année, nouvelle méthode d’agir.

Nourredine Adam, Joseph Zoundéko, Ali Daras, Abdoulaye Hissein et tant  d’autres ont l’obligation de s’aligner sur le processus Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Rapatriement (DDRR), condition sine qua non pour le retour définitif de la paix et de la sécurité en Centrafrique. Le dialogue prôné par le président de la République, chef de l’Etat, professeur Faustin-Archange Touadéra pour faire sortir la RCA du fond de l’abîme, doit être compris par les uns et les autres. Nous voulons parler ici des groupes armés récalcitrants, réfractaires au programme DDRR. Il est hors de question qu’après plus de trois (3) ans, les Centrafricains continuent d’être massacrés comme des bœufs à l’abattoir ou écrasés comme des mouches sans aucune forme de procès.

De Kaga-Bandoro à Bambari, en passant par Koui, Paoua, Bocaranga, Batangafo, Bria, pour ne citer que ces quelques villes de nos provinces, nos  compatriotes ont besoin de vivre dignement comme des êtres humains, crées à l’image de Dieu. Nous en avons marre d’entendre des coups de feu par-ci par-là. Le sang des Centrafricains a trop coulé sous le pont. Les lamentations, les cris de détresse, les errements d’un lieu à un autre, à la recherche d’un abri sûr, ont franchi monts et océans et débordé le vase. Les affrontements intercommunautaires entre l’UPC d’Ali Daras et le FPRC de Nourredine Adam, débutés le mois d’Août dernier et qui se sont poursuivis jusqu’au mois de décembre 2016, ont fait plus de victimes, de déplacés, de blessés et de handicapés. Des maisons d’habitation ont été incendiées. Des déplacés s’entassent dans des sites comme si c’étaient des bœufs qui sont parqués dans un enclos. Leurs conditions de vie se dégradent chaque jour.

Avec cette nouvelle année qui commence, tout ceci doit disparaître. Nourredine Adam, Ali Daras, Sidiki, Zoundéko et consorts, ne peuvent continuer inlassablement à rouler le peuple centrafricain dans la boue. Ils  doivent saisir la main tendue du chef de l’Etat et agir comme de bons citoyens et non comme des criminels, des malfrats, des sanguinaires patentés car, nous avons toujours dit qu’il y a un temps pour faire la guerre et un autre pour la paix. Et nous devons tourner la page sombre de l’histoire de la RCA avec cette nouvelle année 2017. Donc, il est temps que les groupes armés qui considèrent toujours leurs armes comme le bout du monde, les déposent et enterrent définitivement la hache de guerre. Car, à quoi ont servi les tueries, les incendies des maisons et villages, les destructions à grande échelle ? Depuis décembre 2012 jusqu’à décembre 2016, qui de Nourredine Adam, Zoundéko, Ali Daras, Abdoulaye Hissein, Sidiki et autres, peut lever le petit doigt pour nous dire qu’il a construit un gratte-ciel en Europe, en Amérique, en Asie, avec le sang des Centrafricains qu’il a versé ? Personne à ce que nous croyons. Ils habitent aujourd’hui dans des maisons qui ont été construites à l’époque coloniale. D’autres passent la nuit à la belle étoile, dans la brousse, craignant aussi pour leur peau. Ils n’ont pas de liberté car ils pensent aussi pour leur part qu’ils sont traqués, exactement comme ils agissent sur les pauvres citoyens civils.

Alors, dans ce cas précis, faut-il qu’ils persistent dans la violence qui ne leur apportera rien ? De grâce, nous demandons à nos compatriotes centrafricains qui ont pris les armes de revenir à de bons sentiments. Les Centrafricain veulent que cette année 2017, soit une année  de bonheur, de prospérité, de paix. Pour que le vœu des Centrafricains se concrétise, il faut que les combattants des groupes armés agissent comme de bons citoyens et non comme des bourreaux. La RCA est vaste, une et indivisible et appartient à tout un chacun de nous. Abandonnons nos vielles pratiques, nos vieilles habitudes, nos vieux comportements pour que la paix et la sécurité reviennent en Centrafrique.

Centrafricains du Nord au Sud, d’Est en Ouest, la rédaction de « Centrafric Matin » vous souhaite bonne et heureuse année 2017.

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

 

 

 

LES NOUVELLES PERSPECTIVES ET ACTIONS DE L’ONG

FIMER-FEDAPCA PASSEES AU PEIGNE FIN

PAR MADAME AGBO LUCIE

 

La coordonnatrice de l’ONG FIMER-FEDAPCA, entendue Fille-Mère et Femme Développement pour l’Avenir et le Progrès en Centrafrique, madame Agbo Lucie, a animé une conférence de presse, ce lundi 02  janvier 2017 à 09 heures à son domicile, sis aux 14 villas. Le but de cette conférence de presse était d’exposer les nouvelles perspectives, de ses actions pour l’année 2017.

Dans son propos liminaire, madame Agbo Lucie a fait l’historique de l’ONG FIMER-FEDAPCA. Selon elle, cette ONG a vu le jour en 1996 comme Association. Elle a été reconnue en 2009 comme ONG. Mais quelques temps après, elle a du abandonner car elle avait été poursuivie. Mais un monsieur l’a priée de lui fournir les dossiers. En 2004, elle est revenue au ministère de l’Intérieur. Et c’était finalement en 2009 qu’on lui a ramené le journal officiel reconnaissant son ONG.

Abordant les questions des journalistes, la coordonnatrice a clairement  fait savoir que les actions de son ONG se concentrent beaucoup plus sur la lutte contre l’analphabétisme des filles. Pour elle, les filles doivent comprendre que l’avenir du pays repose sur elles et qu’elles savent aussi qu’elles ont de la valeur. Leur vie sur terre, c’est elles-mêmes et qu’elles ne sont pas là que pour faire le ménage. Elle poursuit en disant, «  J’ai l’habitude de leur dire qu’elles  doivent exploiter leur tête que leurs fesses. Et si on arrive à mettre dans la tête de nos mères et nos filles cette  culture, je crois que les choses changeront et qu’on ne peut pas traiter nos mères et nos filles comme des analphabètes ».

S’agissant des ressources, madame Agbo Lucie a indiqué, « positivement, j’ai des ressources humaines parce que les gens qui travaillent avec moi, ont la foi. Et financièrement, je sais qu’il y a des organismes qui m’avaient beaucoup soutenue à l’époque. Là aujourd’hui, il y a FNUAP qui m’a aidé à faire l’Assemblée Générale du 14 décembre dernier. Ils ont demandé le plan d’actions qu’on leur a remis. Et on va leur donner toutes nos perspectives d’avenir avec le budget financier. J’ai la foi. Je sais que les gens qui travaillent avec moi, ont aussi la foi. Nous allons réussir même si  aujourd’hui nous n’avons pas les gros moyens financiers qu’il nous faut ».

Quand aux perspectives d’avenir, la coordonnatrice de dire, «  Nous allons faire des compagnes de sensibilisation dans les lycées pour que les filles comprennent que leur place est au lycée. Je dois préparer leur cœur pour qu’elles m’écoutent car les chauffeurs de grande ligne doivent être les femmes pour la simple raison qu’elles sont sociales. Mon souci majeur, c’est de travailler en symbiose avec les médias pour la sensibilisation des filles. L’avenir de notre pays est entre nos mains. Regardons droit devant nous car chacun a un chemin tracé par Dieu ».

Il convient tout de même de signaler que les objectifs poursuivis par cette ONG sont divers :

Education /formation : accompagner les jeunes filles à rependre leur scolarisation tant au milieu rural qu’urbain ; informer, sensibiliser et former les femmes sur différentes problématiques, comme  l’environnement, les nouvelles technologies, le ramassage des déchets plastiques et au recyclage pour confectionner les objets utiles et pratiques ; informer, former, promouvoir les filles/femmes pour qu’elles participent à la vie civique, économique, sociale, politique, culturelle, rurale ou religieuse.

Santé/Maternité : sensibiliser, expliquer et prévenir la population sur le syndrome du VIH ; fournir la layette à moindre coût dans les maternités des villes et villages.

AGR/Microcrédit : promouvoir la vulgarisation des tantines et microcrédit ; créer des Activités Génératrices de Revenu (AGR) ; promouvoir les objets d’art (poterie, sacs, tableaux).

Citoyenneté : offrir un cadre pour la liberté d’expression et de solidarité ; partager les expériences et connaissances requises dans tous les domaines ; emmener les femmes à connaître leurs devoirs et défendre leurs droits.

Notons que le siège de cette ONG se trouve en France, 10 rue de Varatre 77127 Lieu saint Tél : 0782612874 et en Centrafrique, quartier Foûh BP 1121 Bangui.

 

 Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

 

 

 

LES BRAQUEURS REFONT SURFACE,LES FSD RANCONNENT ET RACKETTENT LA POPULATION, LES TAXIS-MOTOS MULTIPLIENT LES ACCIDENTS : JEAN SERGE BOKASSA  PARVIENDRA T-IL A RETABLIR LA SECURITE EN RCA ?

 Nous pensons que ce sont les ex-Séléka et Anti-Balaka qui constituent le goulot d’étranglement pour le peuple centrafricain. Or, ce n’est pas le cas. Le mal centrafricain, c’est le centrafricain lui-même. Les ex-Séléka, après avoir conquis le pouvoir de Bangui le 24 mars 2013, ont su maitriser certaines situations. Lors des opérations de contrôles de routines sur les barrières, les Séléka demandaient aux passagers les pièces d’identité. Une fois le contrôle terminé, ils rendaient simplement  les pièces. Ils n’imposaient pas qu’on leur verse une somme quelconque comme le faisaient les Forces de Défense et de Sécurité à l’époque de Bozizé. Même les Anti-Balaka au début de la crise du 05 décembre 2013 n’ont jamais agi de la sorte .Ce n’est que quelques temps après qu’ils sont devenus insupportables avec des pillages, des destructions des biens de l’Etat, des particuliers ainsi que des ONG nationales et internationales.

Apres le retour du pays à l’ordre constitutionnel le 30 mars 2016, la paix, la sécurité, la cohésion sociale et le vivre ensemble commencent à renaître peu à peu au sein de la population, quand brusquement resurgissent certaines pratiques barbares et néfastes qui risqueraient de mettre à rude épreuve tous les efforts consentis par les autorités centrafricaines allant dans le sens de la paix. C’est le cas des phénomènes de braquage qui refait surface dans la capitale centrafricaine ces derniers temps. Depuis le pont Jackson, en passant par le rond point du 5e arrondissement, le quartier Ngou-Ciment pour arriver à Damala et précisément au quartier Ngola, le phénomène de braquage est récurent dans ces secteurs. Et ce sont les conducteurs de taxis motos qui sont les plus visés par ces malfrats. Les braqueurs attendent les heures tardives, entre 21 heures et 22 heures, où les conducteurs de taxis motos cherchent à rentrer à la maison, pour commettre leur forfait. Soit ils dépouillent les conducteurs et prennent la recette de la journée, soit ils les abattent et prennent la moto. C’est de cette manière que des corps sans vie sont retrouvés dès le petit matin dans certains arrondissements de la ville de Bangui. Et ce sont les conducteurs des taxis motos qui sont les principales victimes.

Les Forces de Défense et de Sécurité intérieures et notamment les éléments de la police de la gendarmerie, ainsi que ceux des Forces Armées Centrafricaines (FACA), ne font pas leur travail de sécurisation du pays et de la protection des populations civiles. Ils se font l’argent du beurre sur les pauvres populations civiles. Les FDS rançonnent et rackettent la population civile comme bon leur semble. Ils font semblant  de faire des contrôles pendant la nuit alors que ce n’est pas le cas. Quand un taxi arrive, c’est  l’argent, rien que l’argent qu’ils sollicitent du conducteur et non autre chose. Le véritable travail des FSD est relégué au second rang. Au niveau des barrières de contrôles, c’est le pire qui se produit. Les rackets deviennent insurmontables à telle enseigne que les conducteurs et les usagers ne savent plus à quel saint se vouer pour se protéger. Or ce sont ces maux qui ont conduit le pays  dans la profonde crise qui n’a pas encore pris fin. De tout temps, nous nous sommes posé la question de savoir : que font les FSD pour éduquer, conscientiser et moraliser la population centrafricaine à adopter un comportement digne, si ce sont les mêmes FDS qui donnent déjà le très mauvais exemple ?

Les Nations Unies ne cessent d’organiser des séminaires de formation pour laver les esprits et changer la mentalité des FSD. Mais hélas, peine perdue car les FSD ne donnent aucun exemple digne de ce qu’elles ont appris. Est-ce un fait exprès ? Les policiers, les gendarmes ainsi que les éléments des FACA ont la lourde mission de protéger les institutions de la république et la population civile. A cet effet, c’est à eux de donner le bon exemple. Le pays est complètement par terre et nécessite des actions concrètes allant dans le sens de l’honnêteté, de l’intégrité pour asseoir les bases d’un développement durable. Et les FSD doivent jouer sincèrement leur rôle.

Quand aux conducteurs de taxis motos, n’en parlons pas. Malgré l’interdiction du ministre de la sécurité publique et de l’administration du territoire, les conducteurs des taxis motos agissent de leur propre gré. Ils continuent de transporter cinq (5) à six (6) personnes sur une seule moto. Et ce, en présence des éléments de la police, de la gendarmerie et des Forces Armées Centrafricaines. Incroyable mais pourtant bien vrai. Pendant les fêtes de noël et du nouvel an, les taxis motos ont multiplié les accidents sur plusieurs avenues de la capitale. Des personnes ont perdu leurs bras et leurs jambes à cause des surcharges. Il suffit de faire un petit tour aux Médecins Sans Frontière (MSF) pour savoir combien de personnes ont été victimes des cas d’accidents de circulation routière causés par les conducteurs de taxis motos.

Nous continuons d’interpeller le ministre de la sécurité publique, de l’administration du territoire sur ces actes barbares qui se développent sans cesse au quotidien. Il faut contraindre les FSD à jouer pleinement leur rôle, celui d’éduquer, de conscientiser, de moraliser et de protéger la population civile. Il y a feu en la demeure. C’est un grand danger qui guette à nouveau la République Centrafricaine.

Benistant MBALLA

 

 

 

LA SIXIEME ET MEILLEURE LEGISLATURE DE LA RCA CONVOQUEE

EN SESSION ORDINAIRE DU 03 AU 17 JANVIER 2017

 

La sixième et meilleure législature de la RCA est convoquée en session ordinaire du mardi 03 au mardi 17 janvier 2017. Et c’est toute sa première session ordinaire de l’année 2017 qui vient de commencer. Cela fait suite à sa dernière session ordinaire de 2016,  au cours de laquelle les élus de la nation avaient approuvé le projet de loi des finances 2017, après d’intenses débats, que nous qualifions de très objectifs, allant dans l’intérêt général de la nation.

Pour cette première session ordinaire de l’année 2017, les députés vont examiner et adopter les projets de textes de lois organiques des autres institutions de la République. Il s’agit entre autres, de la Haute Cour de Justice ; de la Cour Constitutionnelle ; de la Cour des Comptes ; du Haut Conseil de la Communication ; du Conseil Economique et Social ; du Conseil National de la Médiation ; et autres textes juridiques (Code de Commerce…) et nous en passons.

C’est pour autant dire que les élus de la nation ont un agenda très chargé pour le début de cette année 2017. Mais fort de leurs sessions extraordinaires et ordinaires de 2016, ainsi que la qualité des débats à l’Assemblée Nationale, nous sommes convaincus que les députés de la sixième législature de la RCA, sont à la hauteur de leur tâche.

C’est donc la meilleure législature de la RCA depuis son indépendance politique jusqu’à ce jour. Bon vent à nos élus de la nation pour cette année 2017 !

 

Le Petit YEKOA

 

 

« LA REUSSITE DE NOTRE OBJECTIF DE DEVELOPPEMENT

SOCIO-ECONOMIQUE PASSE PAR LES INFRASTRUCTURES DE BASE », DIXIT LE MINISTRE THEODORE JOUSSO

 

 C’est le maître mot que nous avions retenu du discours prononcé par Théodore Jousso, ministre de l’Equipement, des Travaux Publics, des Transports et de l’Aviation Civile. C’était le mercredi 28 décembre 2016, à l’occasion du lancement officiel des bus de transport urbain de la société « Benafrique » dans la ville de Bangui.

Selon le ministre Théodore Jousso, « le Programme d’Amélioration de la Mobilité Urbaine dans la ville de Bangui (PAMUVB), initié par son ministère, est une déclinaison de la vision globale du président de la République, Faustin-Archange Touadéra, en matière de développement des infrastructures et de désenclavement intérieur et extérieur de la RCA.

La réussite de notre objectif de développement socio-économique passe par les infrastructures de base. Comme vous le savez, il ne peut y avoir développement sans un réseau routier permettant de relier nos villes et villages, ainsi que notre pays à d’autres régions du monde par la desserte aérienne.

C’est ainsi que des opérations d’urgence ont été réalisées pour améliorer nos infrastructures routières prioritaires et sauvegarder le réseau routier. J’ai instruit le gouvernement de saisir l’entreprise chinoise pour le démarrage dans les meilleurs délais de la construction du pont Sapéké dont le coût des travaux s’élève à cinq milliards cinq cent millions (5.500.000.000) de francs CFA. Le PAMUVB envisagé, à la fois comme nécessité pour la capitale de la RCA de renouer avec la tradition urbaine aux normes, et comme creuset d’un réapprentissage de vivre ensemble et de la cohésion sociale, devient un levier incontesté de la reconstruction nationale. Mon ministère a axé ce programme sur trois (3) composantes à savoir : composantes infrastructures routières ; composante services de transports urbains collectifs ; et composante sécurité routière.

A cet effet, le projet de loi portant sécurité routière en RCA est présentement sur la table du Conseil des Ministres et sera très bientôt transmis à l’Assemblée Nationale pour adoption », a-t-il conclu.

Pourvu que le PAMUVB se concrétise effectivement dans le vécu quotidien des Centrafricains et pour leur bien-être et bonheur. Et cela, après 56 ans d’accession à l’indépendance politique de la RCA.

 

Le Petit YEKOA

 

 

 

 

 

Les vœux de la  Redaction de Centrafric Matin

 

La Rédaction de Centrafric Matin souhaite ses vœux les meilleurs de paix, de santé, de progrès et de prospérité, de plein succès à tous ses fidèles lecteurs, au président de la République, au président de l’Assemblée Nationale, au Premier ministre, à tous les ambassadeurs accrédités en Centrafrique, au Représentant du Secrétaire Général des Nations Unies, aux Organismes internationaux, à tous les membres du gouvernement, à tous le peuple centrafricain.

 

Que 2017 soit une année d’unité, de bonheur et de réussite dans toutes nos entreprises. Bonne et heureuse année 2017.

La Rédaction

 

 

DDRR : LE PRESIDENT TOUDERA TEND LA DERNIERE PERCHE AUX  GROUPES ARMES RECALCITRANTS

 

 

« La violence ne se résout jamais avec la violence », dit un adage populaire. C’est dans cette optique que les nouvelles autorités centrafricaines ont toujours choisi la voie du dialogue  pour résoudre la crise. Et les Nations Unies, les Etats-Unis, la France, voire la Communauté Internationale ont apprécié cette voie choisie par les autorités centrafricaines. C’est ainsi que les Nations Unies se sont impliquées elles-mêmes à fond dans la résolution de la crise centrafricaine à travers le dialogue.

Depuis que le programme Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Rapatriement (DDRR) est enclenché, la paix, la sécurité, la cohésion sociale, le vivre ensemble et la réconciliation nationale commencent à devenir une réalité en RCA à cause de la volonté de certains groupes armés qui ont renoncé à la violence en intégrant sans condition les vastes chantiers du pré-DDRR. C’est le cas patent des onze (11) groupes armés sur les quatorze (14) qui ont décidé d’enterrer la hache de guerre et de tourner la page sombre de l’histoire du peuple centrafricain.

Seulement, quelques groupes à savoir, le FPRC, l’UPC, le MPC, le RPRC et les 3 R jouent au récalcitrant et bloquent tous les efforts consentis par les autorités centrafricaines, le peuple centrafricain et la communauté internationale, allant dans le sens de la sécurité et de la paix. Le président de la république, le professeur Faustin Archange Touadéra était allé à Bandoro, puis Bria où il a rencontré les leaders des groupes armés et discuté avec eux. Malgré cette bonne volonté du chef de l’Etat de rassembler tout le peuple centrafricain pour faire la paix, c’est le contraire de cette logique que nous continuons d’observer à Kaga-Bandoro, Bria, Bambari, Koui et bien d’autres régions où les groupes armés réfractaires au programme DDRR tuent, pillent, violent, incendient des villages et maisons.

Le président de la République, dans son discours adressé à la nation à l’occasion de la fête du nouvel an 2017, vient de tendre la dernière perche aux groupes armés récalcitrants. Selon le chef de l’Etat Faustin Archange Touadéra, « Je demande aux groupes armés qui n’ont pas encore intégré le processus DDRR de le faire sans délais … ». Et nous osons croire que c’est un message que les groupes armés récalcitrants doivent saisir avant qu’il ne soit trop tard. Depuis bientôt quatre (4) ans, le sang a déjà trop coulé. Tous les tissus socio-économiques du pays sont par terre. Il n’y a aucune raison de maintenir tout un peuple en otage. Les élections se sont déroulées sur l’ensemble du territoire, y compris les régions où les groupes armés continuent de rendre la vie difficile à la population civile. Or, nous avons choisi la voie des élections pour aspirer à la paix, rien que la paix. C’est pourquoi nous profitons cette occasion pour dire à ces groupes armés qui ne veulent plus de la paix en RCA de mettre un terme dès aujourd’hui à la souffrance du peuple centrafricain, en adhérant au processus DDRR.

Il y a toujours un début et une fin à toute chose. Et dans une guerre, il n’y a ni vainqueur, ni vaincu. Hitler dans son projet machiavélique n’a pas réussi à conquérir le monde, ni à étendre la domination de la race « nazie ». Les combattants des mouvements FPRC, UPC, MPC, RPRC et les 3 R ne sont pas des extraterrestres. Ce sont des êtres humains créés à l’image de Dieu et qui réfléchissent. Ils sont témoins de la souffrance qu’ils ont causé à la population centrafricaine. Faut-il continuer  dans ce sens ? Non, non et non. Les exilés et les déplacés internes ont aussi leur part de contributions dans la reconstruction du pays. A cet effet, ils doivent cesser d’errer d’un lieu à un autre, en menant une vie précaire comme des animaux sauvages. Qu’ils reviennent sur le territoire et vaquent à leurs occupations quotidiennes. Les enfants doivent aller à l’école et bénéficier d’une meilleure éducation au même titre que les enfants d’autres pays. La jeunesse doit sortir de la misère et du chômage à travers l’agriculture, le petit commerce, et  autres activités génératrices de revenus. Le monde rural attend d’un pied ferme le retour à la stabilité pour la relance des activités agropastorales. Tout cela ne peut se concrétiser que lorsqu’il y a la sécurité et la paix. Nouvelle année, nouvelle manière de faire, d’agir et de penser. La crise centrafricaine a pris une autre tournure avec les brillantes élections couplées de 2015-2016, véritablement démocratiques et reconnues dans le monde entier. Les armes ne sont pas des passeports planétaires. L’UPC, le FPRC, le RPRC, les 3R doivent intégrer le DDRR dès le début de cette année 2017 pour donner une chance à la paix en RCA.

Bénistant MBALLA

 

 

 

PLACE ET ROLE DE LA COUR DES COMPTES AU  SEIN DES INSTITUTIONS

DE LA REPUBLIQUE

 

Parmi les institutions prévues dans la Constitution du 30 mars 2016, figure en bonne place, la Cour des Comptes (CC). Et son existence ne date pas d’aujourd’hui, car étant fonctionnelle dans les différents régimes en RCA, depuis les années 1986.

Dans son titre 7, intitulé « du Pouvoir Judiciaire » et son chapitre 3, titré « de la Cour des Comptes », il est clairement mis en exergue le rôle combien important que joue la CC parmi les autres institutions de la République.

Dans les articles 118 à 119, il est stipulé que : « La CC est la juridiction compétente pour juger les comptes des comptables publics, ceux des collectivités territoriales, ainsi que ceux des entreprises et offices publics.

Les juges de la CC sont régis par leur statut et les textes relatifs à la Conférence des Présidents et du Procureur Général de la CC.

Les décisions de la CC peuvent être déférées par voie de cassation devant le Conseil d’Etat. Une loi organique fixe l’organisation et le fonctionnement de la CC ».

Il y a lieu de préciser ici que le projet de loi organique sur la CC est déjà déposé par le gouvernement sur la table de l’Assemblée Nationale, pour adoption après débats. Mais fort d’expériences du passé, et par rapport à son rôle très important en matière de régulation des finances publiques, est-ce que la CC a convenablement rempli ce rôle qui est le sien ? C’est la problématique de l’heure qui se pose avec plus d’acuité, pour rendre plus visibles et concrètes les actions que mène la CC, auprès des Comptables Publics, des collectivités territoriales ainsi que des entreprises et offices publics.

Or, malheureusement, dans la réalité des faits, bon nombre de Centrafricains ne savent pas ou ignorent tout du rôle que joue la CC dans la vie politique nationale. Pour preuve, la mauvaise gestion financière, les détournements des deniers publics et autres malversations financières sont les goulots d’étranglements des régies financières, des collectivités territoriales ainsi que des entreprises et offices publics en RCA. Et ce, au vu et au su de la CC. Incroyable mais pourtant vrai.

En fin de compte, mettre en place des institutions de la République  est une chose, mais les doter de moyens adéquats pour leur permettre de jouer pleinement leurs rôles en est une autre. Sinon à quoi sert de créer et de mettre en place des institutions de la République, qui ne sont que figuratives ? Cela devrait donner matière à réflexion à nos gouvernants.

Le Petit YEKOA

 

 

 

 

 

 

 

DEPECHE RJDH-RADIO COMMUNAUTAIRES

 

TIMIDE REPRISE DES ACTIVITES APRES LA FETE DU NOUVEL AN

 

Après la célébration de la fête du nouvel an, les activités ont timidement repris ce lundi 02 janvier 2017 dans les administrations publiques et privées de la ville de Bangui. Certains commerçants sont présents mais la circulation n’est pas fluide comme dans les deux derniers jours. Beaucoup de personnes ont cru que ce jour est férié.

D’après le constat fait par le RJDH ce matin, la ville est calme et la circulation n’est pas fluide comme d’habitude au niveau de centre-ville. Certains commerçants ont ouvert leurs boutiques, le marché central n’est pas mouvementé comme au quotidien.

Certains bureaux admiratifs sont ouverts et avec une faible présence de personnels.

Gérard Parry Ngouamatou, directeur des ressources humaines au ministère de l’environnement et du développement durable, des Eaux et forêts, chasses et pêches a expliqué que la journée du 2 janvier n’est pas décrété jour férié. « Le ministre de la fonction publique avait publié un communiqué dans les médias, appelant les fonctionnaires à se rendre au travail le 26 décembre et le 02 janvier », a-t-il rappelé.

Il a aussi noté que dans son Département, le personnel a répondu à l’appel. Jospin Mbongo-Ngougnon, secrétaire chef du parquet de Bangui, a profité de notre micro pour exhorter les centrafricains à la prise de conscience. Pour lui, « l’heure n’est pas à la fainéantise, mettons-nous travail afin de bâtir un Centrafrique nouveau. La fête c’est samedi et dimanche et habituellement à ces jours, nous sommes à la maison et le lundi on reprend le travail. C’est exactement le même cas, nous devons prendre conscience car la destinée de notre pays est entre nos mains », a-t-il dit.

Les Centrafricains ont accueilli l’année 2017 dans une ambiance festive, contrairement aux quatre dernières années de troubles qui ont secoué le pays. Beaucoup des centrafricains souhaitent que l’année 2017 apporte la paix au pays.

Timide reprise aussi dans les provinces

A Bozoum dans la préfecture de l’Ouham-Pende, on note une timide reprise des activités, les forces de maintien de l’ordre et les commerces sont opérationnels. L’administration est fermée, les débits de boissons aussi. Sinon, on a constaté une rareté de ses produits, a rapporté le correspondant, du RJDH dans la région.

La ville de Nzako a été quant à elle endeuillée. On a enregistré trois cas de mortalité suite à des tirs d’armes lourdes et légères par des inconnus armés, le 31 décembre dernier. Une timide reprise des activités a été constatée ce matin du 02 janvier, a fait savoir notre correspondant dans la localité.

A Kaga-Bandoro, un incident a aussi fait 1 mort plus 4 blessés selon la Minusca. Deux hommes  armés sur une moto ont tiré sur les jeunes du Scoutisme.

A Bambari, c’est aussi un calme relatif ce lundi 02 janvier. Tous les services administratifs et les commerces fonctionnent. Aucun incident n’a été déploré parmi la population.

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1ER JANVIER 2017 PLACE SOUS LE SIGNE DE PARDON A BABOUA

 

La fête du 1er janvier 2017 est marquée par des signes de pardon et de réconciliation dans la ville de Baboua.

Le maire de la ville de Baboua, David Ngoko, a lancé un message de pardon à ses ravisseurs le 1er janvier 2017, en présence de la population de Baboua. La reprise des activités dans l’arrière pays est relative à ce geste.

La fête de nouvel an a été placée sous le signe de la réconciliation à Baboua.  Le maire de cette localité, a lancé un message de pardon à ses ravisseurs le 1er janvier 2017 et a remercié le gouvernement et toute personne qui ont contribué à sa libération après son kidnapping. A cette même occasion, le Front Démocratique du Peuple Centrafricain  (FDPC) a aussi demandé pardon à la population de la ville de Baboua et aux autorités locales.

Ce message de pardon lancé par cette autorité communale, entre dans le cadre de la cohésion sociale et la culture de paix. « La page de la haine est tournée, faisons place à la cohésion et à la paix, pour une relance des activités socioéconomiques »,  a déclaré le président de la délégation spéciale de la ville de Baboua, David Ngoko. Fait relaté par Job Mohouna depuis Baboua.

A cette même occasion de la fête du 1er janvier 2017, dans la même localité, le représentant du FDPC d’Abdoulaye Hissene a demandé également pardon à la population de la sous-préfecture de Baboua en général et aux autorités administratives en particulier.

Le Sous-préfet de Baboua, le maire de la ville et le pasteur de l’église Apostolique ont été pris en otage le 15 juillet 2015, par des inconnus armés. Ils ont été libérés en juillet 2016.

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DES ONG DES DROITS DE L’HOMME PLAIDENT POUR LES VICTIMES DE LA CRISE

 

Des organisations de défense des droits de l’Homme se sont mobilisées pour mener des actions en faveur des victimes des événements de 2012-2014 et d’octobre 2015. Une rencontre de plaidoyer s’est déroulée le vendredi 30 décembre 2016 au Stade 20.000 Places à Bangui grâce au financement de l’ONG Cordaid.

Les victimes des événements de 2012-2014 et celles d’octobre 2015 ont été conviées le weekend dernier au stade 20.000 Places à Bangui à une assise dont le but était de proposer des actions concrètes dans le cadre du programme de plaidoyer et leur prise en charge psychosociale.

Apollinaire Mokotemapa, président de l’Association des Victimes d’événements d’octobre 2015 et sa suite (ASVI), a justifié que leur action consiste à prioriser la justice et la réconciliation. « L’identification des victimes, la formation sur la notion des Droits de l’Homme et la sensibilisation de ces dernières dans des quartiers sera notre priorité des priorités », a souligné le président de l’ASVI.

Les Violences Basées sur le Genre (VBG) sont l’une des exactions la plus rependue dans le pays, selon les investigations de l’Association des Femmes Juristes de Centrafrique(AFJC).

Des ONG de droits de l’Homme notamment, la Ligue Centrafricaine des Droits de l’Homme, le Réseau des Journalistes pour les Droits de l’Homme (RJDH) et l’Association des Victimes d’Evènements de 2012 ainsi que celles de 2015 vont développer des stratégies pour permettre de mener des activités auprès des victimes.

Cette rencontre est un projet de l’ONG internationale Cordaid en Centrafrique sur financement du gouvernement Néerlandais qui durera cinq ans. L’Objectif selon le Directeur de programme assurant l’intérim du Directeur-Pays, Joseph Mosheka, «est de mettre au centre des préoccupations, la lutte contre l’impunité dans le pays ».

La journée de plaidoyer en faveur des victimes, dénommée « les victimes d’abord », organisée dans le cadre du projet de partenariat stratégique en faveur des victimes et développé par les organisations des droits de l’homme, LCDH, RJDH, AFJC, Cercle Théologique pour la Paix et les associations des victimes AVED et ASVI.

 

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OCHA EXHORTE LES BAILLEURS A SOUTENIR LES ACTIVITES DE PAM

Le chef de Bureau de la Coordination  des Affaires Humanitaires en Centrafrique, Joseph Inganji, dans une interview avec le RJDH exhorte les bailleurs de fonds à soutenir le Programme Alimentaire Mondial (PAM) qui manque de financement. Pour lui, si la situation actuelle de cette agence onusienne persiste, l’aide accordée par PAM aux personnes vulnérables risque de s’épuiser en fin janvier 2017.

Selon Joseph Inganji, chef de Bureau de la Coordination des Affaires Humanitaires en Centrafrique, le manque de financement pour la Centrafrique pourrait contraindre le Programme Alimentaire Mondial(PAM) a cessé ses activités dans le pays. Il a relevé que « la situation de financement pour la RCA est grave, le PAM ne pourra plus appuyer la population à partir du 31 janvier 2017 par manque de financement ».

Joseph Inganji a déploré que face à cette situation, « nous ne savons pas comment répondre aux besoins des personnes vulnérables. Sans une assistance en vivres, comment des personnes qui n’ont pas cultivé leurs champs survivrons ?» s’est-il-plaint.

Joseph Inganji a exhorté les médias et  la communauté internationale à avoir un autre regard sur la crise Centrafricaine « pour nous aider à ce que la Centrafrique ne tombe pas dans l’oubliette, car la RCA connait une crise humanitaire prolongée ». Il a annoncé que « nous sommes en train de travailler avec les acteurs de développement  pour résoudre les problèmes réels et pour être capable de voir où il faut faire le développement et où il faut faire l’action humanitaire en attendant que la situation se stabilise dans le pays».

Le Programme Alimentaire Mondial (PAM) a besoin de 21,5 millions de dollars américains pour maintenir l’assistance à 150.000 personnes déplacées et réfugiés jusqu’en juin 2017, selon le rapport  publié le 22 décembre 2016.

En 2016, seule la moitié des populations a été assisté par le PAM. Environ 400.000 individus sur prêt d’un demi-million de personnes sont démunis. Le PAM est la plus grande agence humanitaire qui lutte contre la faim dans le monde.

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LES POINTS FORTS D’ACTUALITES HUMANITAIRES DE L’ANNEE 2016

Les 365 jours qui se sont écoulés ont vu beaucoup d’évènements malheureux ou heureux se déroulés. RJDH vous fait redécouvrir les personnages, évènements et dates-clés qui ont fait l’actualité humanitaire 2016 en Centrafrique.

La Centrafrique, plongée dans une crise sécuritaire et humanitaire depuis trois ans a renoué à l’ordre constitutionnel le 30 mars 2016, qui a ouvert un nouveau chapitre dans son histoire. L’avènement d’autorités et d’institutions démocratiquement élues a suscité un immense espoir.

A la tribune du 1e Sommet humanitaire d’Istanbul tenue du 23 au 24 mai, le Chef d’Etat F. A. Touadera avait lancé un appel à la communauté internationale pour renforcer l’appui à la Centrafrique  afin de permettre le développement et de mettre en œuvre une stratégie appropriée au retour des déplacés comprenant un Projet de reconstruction de logements pour les déplacés et celui de réinsertion socio-économique pour les retournés.

Depuis le début de l’année,  au moins 199.599 déplacés sont  retournés dans leur lieu de résidence  habituelle. 12 rapatriements volontaires des réfugiés vers la Centrafrique et 26.792 réfugiés centrafricains sont rentrés d’une manière spontanée, selon les données du HCR d’octobre 2016.

Jeudi 15 décembre, l’opération « Noël à la Maison » pour le retour des déplacés est lancé par le Président F.A. Touadera sur le site de l’Aéroport Bangui M’Poko. Programme réalisé avec l’appui des partenaires humanitaires. Ce grand site comptait au 15 décembre 2016, 28.000 déplacés pour 8.378 ménages.

La même année, les 2.000 déplacés de la Paroisse Saint Sauveur ont quitté le site sur appui de la Caritas. Pareillement de ceux du Site du Grand Séminaire Saint Marc de Bimbo, ainsi que celui de Saint Bernard et le Monastère Marie Mère du Verbe de Boy-Rabe.

Bien que l’insécurité alimentaire touche encore plus de 1.879.827 personnes, au moins 385.750 déplacés ont bénéficié d’assistance humanitaire et 1.5 millions ont été soignés, selon OCHA.

Les gouvernements Centrafricain, Tchadien et le Haut-commissariat des Nations-Unies pour les Réfugiés se sont mis d’accord sur le processus de rapatriement volontaire des Centrafricains réfugiés au Tchad. Une réunion tenue le 02 août dernier à Bangui, a permis aux trois parties de définir les préalables à cette opération.

Aussi, une réunion tripartite a eu lieu du 3 au 4 novembre entre la Centrafrique, le  Cameroun et le HCR pour le retour des réfugiés.

En faveur du retour au calme à Bangui et dans certains coins de la RCA, les réfugiés Centrafricains au Mali ont manifesté pour leur retour depuis le 08 septembre devant la base de l’UNHCR à Bamako. Manifestation violement réprimée par la police malienne.

Mais ceux du Tchad de retour à Bangui ont été empêchés de franchir la frontière camerounaise et sont réinstallés sur un site au Cameroun.

Des épidémies et catastrophes naturelles s’invitent dans la crise

Depuis fin juillet 2016, la Centrafrique fait face à trois épidémies qui se sont déclarées dans trois différentes régions.

Le choléra, déclaré le 10 août par le ministère de la santé.  Des cas suspects de grippe touchent la commune de Niem-Yelewa vers Bouar et la sous-préfecture de Kaga-Bandoro est frappée par une épidémie de peste porcine.

Les pluies diluviennes des 02 au 07 octobre qui se sont abattues sur Kaga-Bandoro ont causé de nombreux dégâts. 3.000 sans-abris.

Deux semaines après, les quartiers sud de Bangui ont été aussi touchés par l’inondation suite aux pluies des 26 et 26 octobre, faisant 876 personnes sans-abris.

La réévaluation des besoins a permis de relever que 2.700.000 de personnes ont besoin d’assistance et 70.000 nouveaux déplacés ont été enregistrés suite des regains des tensions dans plusieurs provinces du pays.

Situation des humanitaires

Le Bureau de la Coordination des Affaires humanitaires en République Centrafricaine (OCHA) a répertorié en 2016, 336 attaques contre les humanitaires dont 56,8% sont des braquages et des cambriolages. En outre, cinq humanitaires ont trouvé la mort dans l’exercice de leurs fonctions.

Pour cette année qui s’achève, deux grandes journées ont été organisées à Bangui pour informer le public sur la mission des ONG. La journée de l’aide humanitaire le 19 août 2016 et celle des ONG célébrée le 13 décembre 2016 autour du thème : « ONG, avec vous, pour le relèvement de la RCA ». Ces deux manifestations ont été organisées par le CCO à travers l’ouverture des stands aux organisations.

Aussi, selon OCHA,  le financement des actions humanitaires a été faible. 36.2% des 531.5 millions de Dollar requis en 2016 a été reçus pour le plan de réponse humanitaire

Même si en 2016 la situation humanitaire s’est stabilisée, nombreux défis restent à relever pour appuyer les 2.7 millions de personnes qui sont dans le besoin. 402.2 millions de dollars sont attendus pour le financement de trois objectifs stratégiques du plan de réponse humanitaire 2017.

 

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CENTRAFRIQUE : FORT TAUX DE VIOLATIONS DES DROITS DE L’HOMME EN 2016

L’année 2016 restera pour les centrafricains, surtout de l’arrière-pays un mauvais souvenir pour les droits humains. Elle a été emaillée par de nombreuses crises qui ont porté atteinte à la dignité humaine. Cela est confirmé par le rapport de la Minusca publié le 15 décembre 2016. Ainsi pour juger les criminels de guerre, la RCA a créé une instance judiciaire spéciale, la  CPI.

Le mardi 15 mars 2016, Abdoulaye Hisseine, un leader de la Séléka sous mandat d’arrêt international a été libéré de force par un commando. Extrait de sa cellule de la SRI.

Les victimes des exactions de Jean Pierre Bemba sont réconfortées et crient victoire. Le 21 juin 2016, Jean-Pierre Bemba a été condamné à 18 ans de prison par la Cour Pénale Internationale. Il a été reconnu coupable de trois chefs d’accusation, entre autres, crimes de guerre (meurtre, viol et pillage), commis en Centrafrique entre octobre 2002 et mars 2003.

La multiplication des grands crimes et l’impunité dont bénéficient leurs auteurs sont dénoncées par les défenseurs des droits de l’homme. Face à cette situation, le ministre de la justice, Flavien Mbata lors de son interpellation devant le parlement le jeudi 30 juin a regretté la non-exécution de centaine de mandats d’arrêts délivrés contre certains criminels.

Le 26 juillet de la même année lors d’un point de presse, le Ministre de la Justice a annoncé la mise en place de la Cour Pénale Spéciale et la nomination du procureur de la Cour au mois de décembre et celui des juges d’instructions et la formation des policiers et gendarmes.

Le fugitif Abdoulaye Hisseine, sous mandat d’arrêt international et un commando ont réussi à s’évader de la capitale dans la nuit du 12 au 13 août 2016 au vu et au su de tous.

Un mois après, un accord relatif à l’opérationnalisation de la Cour Pénale Spéciale a été signé le 26 août 2016, pour un coût global d’environ 7 millions de dollars américains afin de couvrir les 14 premiers mois. Et le bâtiment du tribunal de grande instance de Bangui est choisi pour abriter cette cour hybride.

Après trois ans d’inactivité, la Session criminelle  a été rétablie en Centrafrique. 59 dossiers ont été enrôlés entre le 26 août et le 26 septembre 2016. 62% des dossiers ont été traités et plusieurs affaires, ont été renvoyées à la prochaine session pour manque d’investigation.

Impossible aussi pour les centrafricains de tourner la page de 2016 sans évoquer la hausse du taux de violation des Droits de l’Homme. Le 1e décembre, la Division des Droits de l’Homme   (DDH) a publié son rapport. « Le nombre de violations, d’abus et de victimes a augmenté de plus de 70 % » contrairement au premier rapport, de septembre 2014 au 31 mai 2015 », a indiqué le document. Les auteurs de ces violations sont les anti-Balaka, les ex-Séléka, la LRA, les 3R, le RJ ainsi que les forces de défense et de sécurité gouvernementales.

Exacerbée par « les multiples violations des droits de l’homme commis par les groupes armés », la société civile a organisé une journée ville-morte le 24 octobre pour réclamer le départ des casques bleus accusés de « passivité ». Gervais Lakosso et Marcel Mokwapi, deux leaders de la société civile sont déférés le 07 novembre à l’annexe de la Maison d’Arrêt de Ngaragba au camp de Roux pour atteinte à la sureté intérieure de l’Etat, trouble à l’ordre public et destruction de biens et de violence.  Ils recouvreront la liberté provisoire le 15 novembre de la même année.

L’Assemblée Nationale a adopté le 09 novembre la loi de parité  Homme et Femme. Cette Loi a été promulguée 24 novembre par le Chef de l’Etat Faustin Archange Touadera exigeant 35% de femmes dans les sphères de prise de décision en Centrafrique. Ce quota s’impose tant au secteur public que privé.

Le 6 décembre 2016 Dominique Ongwen de la LRA est jugé devant la CPI pour 70 crimes commis en Ouganda. Les victimes centrafricaines exigent qu’il soit aussi jugé pour ses crimes en Centrafrique.

Les attaques contre les civiles, celles sur les camps des déplacés et contre les humanitaires, ont marqué le tableau sombre des violations des droits humaines en 2016./Judicaël Yongo et Auguste Bati-Kalamet

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CENTRAFRIQUE : PERSISTANCE DES VIOLENCES BASEES SUR LE GENRE

Viol et abus sexuel sur mineures par les forces internationales et violences domestiques sur des femmes et des mineures en passant par les nombreux cas d’assassinat des personnes âgées accusées de sorcellerie ont emaillé 2016.

La Mission des Nations-Unies en Centrafrique continue d’être ébranlée par des accusations d’abus sexuels.

1e  avril 2016, les Nations-Unies viennent d’annoncer 108 nouvelles affaires d’abus sexuels prétendument commis par des casques bleus internationaux en République Centrafricaine (RCA). Les victimes sont majoritairement des enfants. Elles disent avoir été attachées et forcées à avoir des relations sexuelles avec un chien par un commandant militaire français en 2014.

Quatre jours après, c’est-à-dire, le 5 février 2016, 120 casques bleus ont été expulsés de la RCA après la révélation de nouvelles accusations d’abus sexuels. Les troupes impliquées dans ces affaires sont originaires de la République du Congo et de la République Démocratique du Congo.

A Bangassou, le Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de la localité, Nestor Mameneyaki, a rapporté que « les viols sur mineures sont monnaies courantes. La fréquence hebdomadaire de viol sur mineure a atteint jusqu’à 15 cas, avant de préciser que ce sont des mineures âgées de 4 à 5 ans qui sont souvent victimes».

A Dékoa au centre du pays, 41 casques bleus de la Minusca, dont 16 gabonais et 25 burundais sont soupçonnés d’abus sexuels sur mineures entre 2014-2015 lorsqu’ils étaient en détachement dans la localité, selon le rapport d’une enquête interne

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