Tous les Info du Vendredi13/01/2017

LA DIRECTION GENERALE DE LA DOUANE SUR LA SELLETTE DES ENNEMIS DE LA REPUBLIQUE : S’AGIT-IL DE PROPAGANDE MENSONGERE ET POURTANT…

  Cm n 2385 du vend 13 jan 2017

Depuis quelques temps, la directrice générale de la douane et des droits indirects fait face à des critiques acerbes venant de la part des ennemis de la République  et du développement. Ces critiques sont-elles fondées ? L’actuel Directeur Général (DG) de la douane et des droits indirects et toute son équipe ne sont-ils pas à la hauteur de leur tâche par rapport à l’ancienne équipe conduite par Madame Rachel Yangakola ? Les recettes générées par cette institution étatique sont-elles en dessous des prévisions ?

En effet, la direction générale de la douane et des droits indirects est l’un des piliers pourvoyeurs ou générateurs des recettes publiques. De ce fait, elle occupe une place prépondérante dans l’exécution du budget de l’Etat centrafricain. Son rôle traditionnel est celui de la perception des recettes douanières. Et sa mission classique et traditionnelle est celle de renflouer la caisse de l’Etat qui est le Trésor Public. La douane est donc l’un des fournisseurs des ressources financières à l’Etat centrafricain afin que celui-ci fasse face à ses dépenses régaliennes, à savoir le versement des salaires aux fonctionnaires et des soldes aux militaires, policiers et gendarmes, la création d’emplois, la construction des écoles, des hôpitaux, des routes etc.

Après la crise déclenchée par la coalition Séléka et l’avènement des Anti-Balaka le 05 décembre 2013, la plupart de nos villes de provinces qui devraient en principe participer activement en termes de réalisation des recettes dans le budget de l’Etat à concurrence d’un pourcentage assigné par rapport à ses potentialités, sont occupées par des combattants des groupes armés. Les recettes que la douane doit  percevoir, vont directement dans les poches de ces derniers. Donc, ces recettes échappent totalement au contrôle de l’Etat. Seuls le corridor Bangui-Béloko et l’aéroport Bangui-M’poko, si nous pouvons le dire, restent et demeurent les principaux canaux de collecte des recettes douanières.

Même après le retour à l’ordre constitutionnel le 30 mars 2016 jusqu’à ce jour, et la mise en place de nouvelles autorités issues des urnes, bon nombre de nos villes de l’arrière-pays restent encore sous les bottes de ces seigneurs de guerre. Malgré tout, l’actuel DG de la douane et des droits indirects s’attèle activement à la mobilisation des recettes douanières et à la mise en place des réformes voulues par le gouvernement qui doivent permettre la sécurisation desdites recettes. Son objectif est de parvenir à la modernisation de la douane centrafricaine, ainsi qu’à la bancarisation de toutes les recettes provenant de cette institution.

S’agissant des recettes douanières que certains pensent qu’elles sont en dessous des prévisions, une investigation que nous avons menée auprès de la direction générale de la douane et des droits indirects, nous a permis d’entrer en possession des chiffres pour les années 2015 et 2016. Et l’évolution comparative des recettes douanières de ces deux (2) années se présentent ainsi : en 2015 les prévisions du FMI des recettes en cash étaient de 28.300.000F CFA ; celles de 2016 se chiffraient à 41.500.000.000F CFA. Les réalisations de la douane étaient respectivement de 35.503.755.592 FCFA pour 2015 et 46.929.768.695 FCFA en 2016. Les écarts s’élèvent à 13.200.000.000 FCFA (2015), soit un pourcentage de 146, 64% et 11.426.013.103 (2016), pour un pourcentage de 132,18%.

En ce sui concerne les recettes d’ordre, les prévisions étaient de 11.265.299.000 FCFA  en 2015, et 17.226.250.000F CFA en 2016. Les réalisations de la douane pour l’année 2015 et l’année 2016 sont respectivement de 70.237.257.505 FCFA et de 39.117.366.723 FCFA, soit des écarts de 5.960.951.000F CFA (2015) et -31.119.890.782 FCFA. Les pourcentages respectifs sont de 152,91% pour 2015 et 55,69% pour 2016.

A la lumière des prévisions, nous pouvons affirmer sans nous tromper que les recettes douanières sont nettement supérieures à celles-ci. Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Alors, pourquoi s’acharner sur le DG de la douane, Frédéric Théodore Inamo, en dépit des efforts consentis avec comme corollaire la réalisation des prévisions en matière des recettes ? Malgré cela et d’après nos  investigations, des hiboux, des vautours des rapaces, des bras cassés, des inaptes, des hyènes, se permettent le luxe de parcourir les ambassades et les sièges de certains partenaires financiers pour propager des mensonges concernant cette administration financière qui continue de subir le choc de cette crise comme toutes les autres administrations publiques. Partout où ils passent, ces démons et sorciers de l’enfer affirment haut et fort que le nouveau DG de la douane ne parvient pas à atteindre ses objectifs en matière de prévision des recettes. Et les chiffres énumérés ci-dessus ?  Nous disons purement et simplement à ces ennemis de la République et du développement qui propagent des allégations mensongères dans le seul but d’empêcher le décaissement des fonds arrachés à la table ronde de Bruxelles, que l’époque où les recettes de la douane étaient transportées dans les sacs communément appelés « Banco » est révolue. La République centrafricaine est passée de la « bancorisation » à la bancarisation des recettes douanières. Il suffit pour ces personnes de se rendre à la direction générale de la douane pour se rendre à l’évidence. Les statistiques sont là. Pour notre part, nous constatons avec amertume que la RCA est  et continue d’être victime de la méchanceté humaine, de la haine de l’autre. Les résultats probants enregistrés par le gouvernement au plan financiers, couronnés par le succès de la conférence des donateurs à Bruxelles, suscitent la  jalousie des ennemis de la République.

Mais un proverbe algérien dit, « dans une contestation, ne te laisse pas gagner par la colère, elle t’enlève une  partie de la force et te livre désarmé à ton ennemi ». Bonne continuation de mobilisation des recettes douanières au DG. « Les chiens aboient, la caravane passe », dit-on.

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

 

DE LA PROBLEMATIQUE DES RESPONSABILITES DES

CITOYENS EN RCA POUR LE RESPECT DES LOIS ET PRINCIPES DE L’ETAT (SUITE ET FIN)

 

Tout citoyen doit s’informer sur les problèmes de la localité, sa nation et du monde. Il doit aussi respecter les opinions d’autrui. Exemple, dans les débats politiques, les citoyens doivent s’accepter mutuellement et procéder à des échanges de vues sur la construction du pays. A ce niveau, les citoyens doivent respecter les valeurs socioculturelles, c’est-à-dire de bonnes conduites dans la société : chaque personne doit traiter les autres avec respect et tolérance.

Les citoyens doivent connaître et respecter les symboles de la nation qui montrent qu’un pays est indépendant et souverain, donc responsables de leur destin. Ainsi, tout citoyen doit les connaître, savoir les interpréter et les traduire dans son comportement quotidien. Ce sont le drapeau, la devise, l’hymne national, la monnaie, l’effigie du Chef de l’Etat, etc.

Dans toutes les sociétés démocratiques, chaque citoyen est responsable de ses actes et doit par conséquent être récompensé ou sanctionné en fonction de ceux-ci. Tout citoyen doit montrer le bon exemple : chacun doit servir la collectivité et son pays, protéger l’environnement et payer ses impôts.

La responsabilité se situe à tous les niveaux et toutes les composantes de la société sont concernées. Son service demande que chacun soit informé de ce qu’il doit faire ou assumer. Aussi, faudrait-il que chaque citoyen prenne conscience de ses responsabilités et qu’il ait la volonté de les assumer. Car l’exercice et l’application efficaces sont des formes de responsabilité qui favorisent la formation d’une société dynamique et suscitent un épanouissement humain durable.

A cet effet, les autorités en charge de l’Education Nationale, les enseignants, les élèves et leurs parents, ont des rôles très importants à remplir, en matière de changement de comportements positifs de leurs concitoyens. Et ce, dans l’intérêt supérieur de la nation.

 

Le Petit YEKOA

 

 

LES ELEMENTS DE MAHAMAT ALKHATIM DEFIENT

L’AUTORITE DE L’ETAT A KAGA-BANRORO :

RACKETS ET RANCONNEMENTS DE LA POPULATON CIVILE

 

 

L’autorité de l’Etat ne s’exerce nulle part dans la ville de Kaga-Bandoro. La justice ne jouit pas de la protection souhaitée pour dire le droit. Qu’il pleuve, qu’il vente ou qu’il neige, la justice et l’Exécutif ne doivent pas être fondus comme du beurre au soleil. Mais à Kaga-Bandoro, c’est un autre son de cloche. Tuer est devenu un simple jeu, d’où la gâchette facile sur les populations civiles. A titre de rappel, la région de Kaga-Bandoro a été depuis lors le fief du mouvement MPC, l’une des branches de la dissidente coalition Séléka, dirigé par le sanguinaire Mahamat Alkhatim et ses éléments. Ils y règnent en maitre absolu et dictent leur propre loi à qui veut l’entendre.

Depuis lors, la région de Kaga-Bandoro est devenue une République des hors-la-loi qui foulent aux pieds les droits et valeurs de la personne humaine. Déjà à trois (03) reprises, la population civile de la Nana-Gribizi a vécu les plus graves violations des droits humains. La première est celle commise dans le village Ndomété, situé à dix (10) kilomètres de la ville de Kaga-Bandoro. La seconde et la dernière sont celles qui ont débuté au mois de septembre 2016 avec des carnages, des massacres, des pillages et des incendies à grande échelle. La  préfecture de la Nana-Gribizi est en ce moment vidée de la majorité de sa population suite aux violences survenues. Il n’y a que quelques rescapés qui vivent sur le site des déplacés.

Selon certains habitants de la Nana-Gribizi qui ont témoigné, « l’autorité de l’Etat ne s’exerce nulle part à Kaga-Bandoro. Les éléments de Mahamat Alkhatim dirigent et contrôlent tout. Ils rackettent et rançonnent la population, imposent aux commerçants de leur verser des taxes, impôts et autres droits de l’Etat en lieu et place des autorités légitimes. A la moindre chose, ils ont la gâchette facile sur tout ce qui bouge ». Ce témoignage recueilli auprès des habitants de Kaga-Bandoro est accablant et alarmant. Et nous osons croire que la RCA a encore du chemin à parcourir pour restaurer la paix et la sécurité permettant le rétablissement de l’autorité de l’Etat sur l’ensemble du territoire.

C’est le même son de cloche dans les régions de Koui, Bria, Bakala, Ngakobo, Bambari pour ne citer que celles-ci où l’autorité de l’Etat n’existe que de nom. Les groupes armés agissent comme bon leur semble et n’hésite pas à tirer sur les pauvres populations civiles. Les derniers affrontements très meurtriers entre les éléments de l’UPC d’Ali Daras et ceux du FPRC de Nourredine Adam ont obligé les populations civiles à fuir pour se réfugier dans d’autres localités afin de se mettre à l’abri des violences. Et les groupes armés en ont profité pour piller et saccager les biens de l’Etat et des particuliers. Bien des bâtiments réhabilités par la Minusca pour permettre le rétablissement de l’autorité de l’Etat dans l’arrière-pays n’ont pas été épargnés lors de ces violences. C’est l’eternel retour à la case départ car la moindre erreur est synonyme de pillages et de destructions.

Que cherchent et que veulent réellement Alkhatim, Nourredine, Ali Daras, Sidiki…et leurs éléments sur le territoire centrafricain ? C’est toujours eux qui maintiennent le peuple en otage et bloquent tous les efforts entrepris par les autorités du pays, ainsi que la Communauté internationale pour restaurer la sécurité et la paix sur le territoire. Ils ne jurent que pour la guerre, rien que la guerre. C’est vraiment pénible pour la population dans l’arrière-pays de respirer un nouvel air. Du jour au jour, elle est appelée à vivre l’enfer des groupes armés qui ravagent tout sur leur passage.

Nous exhortons le gouvernement et la Minusca à déployer tous les efforts afin de rétablir effectivement l’autorité de l’Etat dans ces régions pour permettre à ces citoyens lambda de retrouver la quiétude et de vaquer librement à leurs occupations quotidiennes.

Bénistant MBALLA

 

 

 

 

 

HAUT CONSEIL DE LA COMMUNICATION : RUEE VERS LE SALAIRE

ALLECHANT OU SOUCI AIGU DE PROMOUVOIR LES MEDIAS ?

 

 

Le Haut Conseil de la Communication est un organe de régulation et de promotion de la presse privée. Cette institution se renouvelle, mais ne laisse aucune trace. Seul le salaire et les avantages personnels sont très attractifs. La bataille est féroce pour être un Haut Conseiller de la Communication. Il faut se battre aussi de la même manière pour promouvoir le professionnalisme et l’excellence au sein des médias. Tous les griefs de la planète pleuvent sur les médias, mais les instances de régulation et d’autorégulation sont irresponsables, médiocres, parasitaires. Il serait souhaitable de diversifier le salaire, ou le réduire de manière drastique pour obliger à travailler au lieu de glaner exclusivement les salaires mirobolants.

Le développement de la RCA passe par les Centrafricains eux-mêmes et personne d’autre. De même, celui des médias responsables et professionnels relève des journalistes eux-mêmes. A ce propos, les journalistes centrafricains sont inconscients, irresponsables et coupables. Dès qu’il est question de renouveler les instances du HCC, le monde des médias fait preuve d’une légèreté suicidaire pour la profession. On rase les murs du ministère de la Communication, on tient des messes de minuit, on corrompt, on organise des galas de buvaille et mangeaille à gogo. Qui peut réellement tenir cette institution de main de fer pour mettre les brebis galeuses aux pas, redorer le blason des médias centrafricains, inciter à plus de professionnalisme, personne n’ose s’interroger de cette manière. Certains se sont spécialisés dans la désignation de leurs amis ou copains, soit les journalistes cèdent à la corruption, aux intimidations, oubliant que sa carrière professionnelle est entre les mains de cette institutions en question.

Après les élections, le bureau est en place, les choses sérieuses doivent commencer. C’est la désillusion, ni monitoring, ni quoi que ce soit, c’est le néant. Mais le salaire est toujours présent, la lune de miel, mais les médias s’enlisent dans leur médiocrité. Les anciens, feus Sammy Mack Foy et Joseph Vermand Tchendo, ont nettement mieux fait que les jeunes. Ils ont présenté plusieurs rapports de monitoring, un vrai stimulant pour plus de professionnalisme, de responsabilité de la part des journalistes. Cette culture s’est éteinte avec la disparition de nos aînés cités ci-haut, à qui la faute ? Les instances de régulation et d’autorégulation sont responsables des dérapages qui sont reprochés aux médias. « Qui aime bien, châtie bien », dit un adage. Le HCC ne doit plus être perçu comme l’El-Dorado, la zone d’abondance ou la ruée vers l’or, le lait et le miel. Le HCC fait partie des grandes institutions de la République. Malheureusement, les journalistes le trainent dans la poubelle, alors que ces animateurs sont royalement payés à ne rien faire, attendant la fin de leur mandat dans l’opulence, avec les médias au fond du gouffre. Les HCC se suivent et se ressemblent comme deux gouttes d’eau boueuse.

Le HCC doit avoir un œil critique sur la formation au département des sciences de la communication et de l’information pour qu’il en sorte de vrais professionnels. Il en est de même de l’activation du Comité en charge de la délivrance de la carte de presse qui a du plomb dans l’aile depuis sa mise en place. Les journalistes pensent détenir le monopole de la critique, alors qu’ils sont incapables de mettre de l’ordre dans leurs propres affaires et ne voient que la poutre dans l’œil des autres. Rien ne changera au sein des médias si les journalistes ne s’avisent à prendre le taureau par les cornes. Les médias Centrafricains sont responsables de leur propre malheur, de leur misère. Ils sont fourbes, hypocrites, louches, des qualités ultra nocives à l’émergence d’une presse responsable et professionnelle.

Vingt (20) ans, la presse a dépassé l’âge de la majorité légale. Elle est restée naine comme un enfant de cinq (5) ans et agit comme un bébé. Les réactions sont souvent épidémiologiques, irréfléchies, infantiles. Les pouvoirs publics sont obligés de nous donner des leçons : « Organisez-vous pour être crédibles ». Si le GEPPIC a deux têtes, l’UJCA a une présidence à vie, est-ce sérieux pour des organisations professionnelles de journalistes ? Quand est-ce que nous allons mûrir ? Pouvons-nous être crédibles devant les partenaires avec tableau apocalyptique que nous entretenons nous-mêmes au mépris de nos propres intérêts ? Changeons de comportement en 2017 pour privilégier nos intérêts. Que cette « guerre froide » qui plombe notre émergence, prenne fin.

 

Julien BELA

 

Julien BELA  

 

 

CONFERENCE DE PRESSE DE LA « FEDERATION ISAAC ZOKOUE » ANNONÇANT LA REPRISE DES ACTIVITES

SOCIOCULTURELLES ET SPORTIVES A BANGUI

 

Le coordonnateur de la « Fédération Isaac Zokoué », Jonathan Zokoué, a animé une conférence de presse, le jeudi 12 janvier 2017, de 10 heures 30 minutes à 11 heures 30 minutes. C’était dans la salle de conférence du Centre Catholique Monseigneur Joseph Cucherousset à Bangui. Et en présence des membres de ladite fédération, sans oublier les huit (8) jeunes responsables des équipes de football. A cette circonstance, Jonathan Zokoué a annoncé, « la reprise des activités socioculturelles et sportives dans les sept (7) arrondissements de Bangui, après avoir observé une trêve depuis le 21 décembre 2016 (festivités de la fin d’année).

 A cet effet, il y a eu modification du calendrier due à des difficultés rencontrées sur le terrain. Désormais, tous les matchs de football se dérouleront sur les terrains des sept (7) arrondissements concernés. Et les huit (8) équipes en compétition sont reparties en deux (2) pouls. Il y aura aussi, l’organisation d’une journée d’exposition des œuvres du feu pasteur Isaac Zokoué, d’une marche pacifique pour la paix et l’unité en RCA et d’un grand culte d’action de grâce. Le but de toutes ces activités est de rassembler tous les centrafricains, sans exception autour des idéaux de la paix, de l’unité, de la cohésion sociale et du vivre ensemble. Et surtout, de mettre en œuvre un plan de sensibilisation de nos compatriotes à travers tout le pays. C’est ici également le lieu pour moi, de dénoncer les manœuvres dilatoires de certaines tierces personnes, qui avaient organisé une série de manifestations à la Faculté de Théologie Evangélique de Bangui (FATEB) et à l’église Ngoubagara,  au nom de la  Fédération Isaac Zokoué ».

Ce sont les jeux des questions et réponses entre les journalistes et le conférencier  qui ont bouclé la boucle.

Le Petit YEKOA

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  UNE BRASSERIE EN SOUFFRANCE A DOUALA AU CAMEROUN :

ŒUVRE DE BENJAMIN GREKOÏ

 

Les autorités feraient mieux de soutenir ce vaillant fils du pays qui veut contribuer efficacement au renforcement du tissu économique, à la création d’emplois pour résorber le chômage.

Mieux encore, cette brasserie va créer la concurrence et les Centrafricains auront droit à une bière de qualité bien fermentée. Le plus vite serait le mieux pour que cette brasserie s’implante .

 

Julien BELA

 

 

ALI DARAS, NOURREDINE ADAM, SIDIKI : PERSONA NON GRATA EN RCA

 

Notre pays, la République Centrafricaine continue de traverser les moments les plus sombres de son histoire. Déclenchée au mois de décembre 2012 par la coalition Séléka, la crise centrafricaine fait toujours des vagues parmi la population civile, surtout nos compatriotes qui sont dans l’arrière-pays. Ils sont souvent victimes des actes barbares commis par les combattants des groupes armés, surtout ceux des 3R de Sidiki, du FPRC de Nourredine Adam, de l’UPC d’Ali Daras, du MPC de Mahamat Alkhatime qui serait emprisonné au Tchad.

C’est dans ce contexte que Nourredine Adam, Ali Daras, Sidiki et autres doivent être considérés comme persona non grata en République Centrafricaine. Ils doivent être boutés hors du territoire national pour permettre à nos concitoyens de vivre en paix sur la terre de leurs ancêtres. Car, depuis que la crise est née, ces sanguinaires, ces va-t-en-guerre, ces hors-la-loi, ces malfrats, ne cessent de mettre la vie des Centrafricains à rudes épreuves. De jour en jour, les habitants des préfectures qui sont sous leurs bottes, errent d’un lieu à un autre à la recherche d’un abri sûr, comme s’ils étaient, des écureuils qui sont constamment traqués par des chiens. Les conditions de vie déplorables que mènent leurs compatriotes ne les émeuvent nullement. Ils n’ont que la gâchette facile. Ils tirent sur tout ce qui bouge, même sur les criquets et les lombrics. Faut-il que ce genre de personnes vivent parmi les Centrafricains qui aspirent à la paix, rien que la paix ?

Nous ne le pensons pas. Car Sidiki, Nourredine Adam, Ali Daras… ne sont pas des êtres humains, créés à l’image de Dieu. S’ils étaient vraiment les créatures divines, ils ne pouvaient agir de la sorte à l’égard de leurs semblables. Les Centrafricains gémissent, pleurent, se lamentent, poussent des cris de détresse, cette situation ne leur fait ni chaud, ni froid. C’est quand ils tuent massivement, incendient des villages et maisons entiers, qu’ils sont à l’aise. Des hommes doués de bon sens et de raison, peuvent-ils se comporter de la sorte? Ne sont-ils pas des croque-morts ? Il ne fait aucun doute.

Alors, pourquoi garder les mauvaises graines parmi les bonnes ? C’est pour cela que nous demandons à la Minusca de mettre en exécution les différents mandats d’arrêt lancés à l’encontre de ces criminels par la justice centrafricaine. Si la Minusca affirme haut et fort qu’elle est en RCA pour protéger les populations civiles et soutenir les autorités, l’heure est venue de traduire leur parole en actes. Les soldats onusiens doivent traquer Sidiki, Nourredine Adam, Ali Daras et tant d’autres qui hantent les populations de l’arrière-pays, jusque dans leur dernier retranchement. Et quand ces derniers seront arrêtés et traduits en justice, c’est à ce moment-là que les Centrafricains auront la paix. Mais s’ils sont toujours caressés dans le sens du poils comme nous observons aujourd’hui, la crise centrafricaine perdurera sans pour autant voir le bout du tunnel.

Le président de la République, Chef de l’Etat, professeur Faustin Archange Touadéra prône le dialogue. Sa porte est grandement ouverte à tous ceux qui veulent le rencontrer. Il a même discuté avec certains chefs rebelles afin que ces derniers et leurs hommes déposent les armes pour faire la paix. Certains ont accepté de s’aligner sur le processus Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Rapatriement (DDRR). D’autres sont encore réticents, réfractaires à ce processus. Et ceux-là, si nos mémoires sont bonnes, sont des étrangers qui sont parachutés en Centrafrique par certaines puissances de ce monde. Ce sont eux qui sont à la base des tueries, des incendies des maisons et villages à grande échelle. D’où nécessité de les rapatrier ou de les arrêter, puis les extrader à la Cour Pénale Internationale (CPI). Car les crimes, les exactions commises par Ali Daras, Sidiki, Nourredine Adam en Centrafrique, ont débordé le vase.

C’est pourquoi, nous demandons aux Centrafricains, d’où ils se trouvent de fournir des informations fiables sur ces malfrats, ces sanguinaires aux Casques Bleus de la Minusca, afin qu’ils soient arrêtés. Il n’y a plus de raison que Sidiki, Ali Daras, Nourredine Adam sévissent encore en RCA car ils sont considérés aujourd’hui par des Centrafricains comme persona non grata.

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

 

LA SAISON SECHE, UNE PERIODE DE CALVAIRE POUR LE PEUPLE CENTRAFRICAIN : TONNAGE DE POUSSIERE, PENURIE D’EAU…

 

L’arrivée de la saison sèche est synonyme des malheurs pour le peuple centrafricain. A Bangui par exemple, la population est souvent confrontée aux multiples problèmes, entre autres nous pouvons  citer, la pénurie d’eau dans les quartiers et arrondissements de Bangui, le tonnage de poussière causé par les véhicules et autres engins à deux (02) roues sur certaines avenues et les ruelles de la capitale.

Pour ce qui concerne la pénurie d’eau dans la ville de Bangui, dans certains ménages, les femmes et les enfants se lèvent parfois à trois (03) heures du matin et parcourent des centaines de kilomètres pour se procurer d’eau potable. Ils peuvent parfois mettre quatre (04) à cinq (05) heures de temps car la queue est parfois longue. D’autres Banguisois préfèrent boire l’eau des puits ou des sources qui sont insalubres. Et les conséquences sont les maladies que la population attrape souvent par manque des règles d’hygiène. Sur cent (100) ménages à Bangui, au moins trente (30) bénéficient de l’eau potable distribuée par la SODECA. Les soixante-dix (70) utilisent l’eau des sources ou des puits. C’est le véritable calvaire que les centrafricains et notamment les Banguisois traversent depuis l’indépendance à ce jour, car la SODECA ne fait aucun effort pour adoucir la souffrance du peuple centrafricain.

Le phénomène de la poussière pendant la saison sèche à Bangui est encore plus pire. Dans les quartiers et arrondissements de Bangui, les habitants se plaignent du fait qu’ils sont envahis par la poussière du matin au soir. La principale cause demeure le non bitumage de certaines avenues et ruelles de la capitale, entrainant de tonne de poussières soulevées par les véhicules et autres engins à deux (02) roues. Pour chercher à empêcher ce phénomène de poussière, certaines populations se sont vues obliger d’entasser de gros cailloux ou des branches d’arbres dans les rues pour obliger les conducteurs de limiter leurs vitesses. Et cela cause souvent de multiples cas d’accidents de circulation.

Or normalement, il est du devoir de la municipalité de Bangui d’arroser matins et soirs les avenues non bitumées afin d’éviter ce phénomène de poussière. A l’époque de Bokassa, paix à son âme, la mairie de Bangui arrosait les avenues non bitumées et certaines ruelles. Depuis lors, c’est un silence de cimetière qui ne dit pas son nom. Les maires se succèdent à la tête de la mairie de Bangui. Mais c’est toujours le statu quo. La ville de Bangui reste toujours envahie par la poussière au su et au vu de tout le monde, y compris le maire de Bangui. Incroyable, mais pourtant bien vrai. Ainsi va la RCA de feu Barthélémy Boganda. C’est bien triste et regrettable.

 

Bénistant MBALLA

 

 

DEPECHE RJDH-RADIO COMMUNAUTAIRES

 

LE PRESIDENT TOUADERA INVITE EN ANGOLA APRES LE PASSAGE DES LEADERS DE GROUPES ARMES HOSTILES AU DDRR

Le président centrafricain s’est rendu ce matin à Luanda, capitale de l’Angola pour s’imprégner des résultats des discussions que le gouvernement angolais a engagées avec les groupes armés sur le DDRR. L’information a été confiée au RJDH par des sources concordantes. 

Faustin Archange Touadera s’est rendu en Angola, selon des sources diplomatiques, à l’invitation de son homologue Edouardo Dos Santos. Ce déplacement, selon les mêmes sources, s’inscrit dans le cadre des discussions avec les groupes armés hostiles au DDRR, discussions chapotées par le président angolais.

Un membre du gouvernement qui a requis l’anonymat a confié que le chef de l’Etat a fait le déplacement pour s’imprégner des résultats des discussions que l’Angola a eues avec les groupes armés « vous êtes sans savoir que depuis quelques semaines, certains leaders de groupes armés sont reçus dans la capitale angolaise pour parler du DDRR sinon du format. Il est normal que le président de la République aille voir son homologue pour avoir une idée sur les résultats » nous laisse savoir ce ministre.

Le président de la République, selon de sources proches du protocole d’Etat, doit faire un aller-retour. De manières officielle, la présidence de la République n’a pas communiqué sur ce déplacement ni les rencontres que les groupes armés ont eues entre le 23 au 29 décembre 2016 avec le président angolais sur le DDRR.

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PRESENCE D’ELEMENTS DE L’UPC SIGNALEE DANS LA SOUS-PREFECTURE DE BAKOUMA

La présence des hommes armés identifiés comme combattants de l’UPC est signalée dans la préfecture de Bakouma dans l’Est du pays. L’information est confirmée par plusieurs sources indépendantes jointes dans la région par le RJDH.

Ces combattants se seraient installés dans le village Ngolo, situé à quelques kilomètres de Bakouma. Une source jointe à Bakouma a indiqué que plusieurs groupes de ces hommes armés ont traversé la ville depuis quelques temps pour des raisons inconnues « plusieurs hommes armés en provenance de Kembé, de la commune d’élevage de  Pombolo, de la sous-préfecture et de Ouango-Bangassou ont créé une base à Ngolo. Nous ne savons pas pourquoi ils se sont rendus dans ce village » fait-elle savoir.

Cette présence, selon les informations du RJDH, perturbe la population qui craint des exactions « la population du village et de toute la sous préfecture de Bakouma est paniquée depuis que la présence de ces hommes est signalée. Les gens craignent qu’ils commettent des exactions sur les civils » a expliqué une autorité locale contactée par le RJDH.

Le commandant de l’UPC n’a pas été joignable pour se prononcer sur cette information. Toutefois, la région de la Ouaka, de la basse Kotto et une partie du Mbomou sont sous contrôle de l’UPC depuis deux ans aujourd’hui.

Bakouma est la ville de la République Centrafricaine où d’importants gisements d’uranium sont confirmés.

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LE MINISTERE DES AFFAIRES SOCIALES FAIT LE BILAN A MI-PARCOURS DU RETOUR DES DEPLACES DU SITE DE L’AEROPORT

Le ministère des Affaires Sociales a fait le bilan à mi-parcours du des opérations du retour des déplacés de l’aéroport Bangui Mpoko. Un rapport publié à cet effet indique que la moitié d’occupant du plus important camp de déplacés de la RCA, est rentrée après trois semaines d’opération.

8 zones sur les 13 que compte le site de l’aéroport ont été vidées, selon le rapport des Affaires Sociales dont le RJDH a eu copie. Ces 8 zones correspondent à 14.189 personnes soit 4173 ménages qui, d’après le texte, ont  quitté le site.

Le rapport fait état de quelques irrégularités dans les opérations. Les litiges dont fait état le rapport, concerne les zones 7, 4, 5 et 6 tandis qu’elles se sont déroulées sans incident dans les zones 1, 2, 10 et 11. Le ministère des Affaires Sociales annonce que ces litiges sont en cours de traitement sans donner plus de détails.

De sources autorisées, ces irrégularités sont liées aux mesures d’accompagnement que doivent bénéficier les ménages avant de quitter le site. Certains déplacés affirment n’avoir pas reçu la totalité des sommes fixées et d’autres auraient vu leur nom ôté de la liste.

Un cadre du ministère des Affaires Sociales a confié au RJDH que les opérations avancent à grand pas « en moyenne 174  ménages soit 591 personnes quittent le site chaque jours. En 24 jours, nous avons fait beaucoup de succès. Les opérations avancent à merveilles et d’ici là, on va libérer le site » a-t-il expliqué.

Les opérations de retour des déplacés à domicile des déplacés de l’aéroport, initiées par le gouvernement, sont engagées depuis le 16 décembre 2016. Au lancement de ces opérations, le site comptait environ 28.710 personnes pour 8501 ménages. Environ 10 milliards de F CFA sont alloués par le Fond Monétaire International pour accompagner le programme du retour des déplacés à travers le pays.

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LA JEUNESSE DE KAGA-BANDORO POSE LA PRESENCE DES AUTORITES COMME PREALABLE A LA RESTAURATION DE L’AUTORITE DE L’ETAT

Le président de la jeunesse de Kaga Bandoro Wilfried  Zoumalet considère l’absence des autorités comme un obstacle à la restauration de l’autorité de l’Etat. Il appelle le gouvernement à mettre l’accent sur le redéploiement de ses agents afin de poser les bases de l’autorité de l’Etat.

Le  représentant des jeunes de Kaga Bandoro dit regretter l’absence des autorités « nous comprenons que nos autorités sont absentes de la région à cause de l’insécurité. Je regrette cela malgré tout » a déclaré Wilfried  Zoumalet.

L’absence des autorités, selon le président des jeunes de Kaga Bandoro ne joue pas en faveur de la restauration de l’autorité de l’Etat « l’absence des autorités dans la région ne peut favoriser la restauration de l’Etat. Si les autorités sont dans la ville, l’Etat aura son mot à dire sur ce qui se passe mais, nous sommes abandonnés aux groupes armés » déplore t-il.

Wilfried  Zoumalet a confié que plusieurs actions en faveur de la stabilité sont fragilisées par les groupes armés qui continuent de commettre des exactions «  la jeunesse de Kaga-Bandoro avait initié en partenariat avec le bureau de la Minusca et l’UNFPA, des activités allant dans le cadre de la cohésion sociale et du vivre ensemble. Mais nous avons des groupes armés qui souvent, fragilisent ces actions par leurs exactions dans certaines zones, ce qui  freine la bonne marche de toutes ces activités de cohésion. Notre souci c’est que le gouvernement renforce davantage les mesures sécuritaires dans la Nana-Gribizi » lance ce leader.

La Nana Gribizi est contrôlée des années par le MPC et le FPRC deux tendances de l’ex-Séléka accusées d’exactions graves dans la région. Plusieurs autorités administratives et politiques ont dû quitter la ville à cause de l’insécurité. Plusieurs tentatives de redéploiement n’ont pas marché depuis la transition de Catherine Samba-Panza.

 

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« IL N’YA RIEN DE CONCRET EN CENTRAFRIQUE PARCE QUE RIEN N’EXISTAIT AVANT », AFFIRME CHRISTIAN TOUABOY DU MLPC

Christian Touaboy, militant du MLPC et ancien Directeur National de campagne du candidat Martin Ziguélé, dit comprendre le difficile retour à la normale de la République Centrafricaine. Pour lui, la situation est tellement complexe qu’attendre aujourd’hui un bilan de nouvelles autorités, relève de l’utopie. Christian Touaboy l’a dit dans une interview exclusive accordée le mardi dernier au RJDH.

RJDH : Christian Touaboy, bonjour. Vous êtes militant du MLPC et ancien Directeur de Campagne de Martin Ziguélé qui, ayant perdu la présidentielle au premier tour a fait le choix politique de soutenir Faustin Archange Touadera qui passe aujourd’hui neuf mois au pouvoir. Quel bilan faites-vous de la période que l’allié de votre mentor a passé au pouvoir ?

CT : Bonjour, Monsieur le journaliste et merci pour l’occasion que vous m’offrez. Je trouve quand même politiquement et  intellectuellement abdique de chercher à faire le bilan de 9 mois de la présidence de Touadéra. Ce n’est pas possible à l’heure actuelle. Dans un pays qui n’a pas d’infrastructures ou les gens n’ont pas d’eau potable, pas d’électricité.

Je pense que le véritable problème qui se pose avec le gouvernement Sarandji, est celui  des perspectives. Il aurait dû avoir une communication pour expliquer aux Centrafricains l’état de délabrement avancé du pays et cela n’a pas été fait sinon fait de manière convenable.

RJDH : Vous soutenez le fait que le gouvernement puisse demander aux Centrafricains de continuer à attendre.

CT : Les choses sont difficiles et tout le monde le sait. Ce qu’il faut savoir, c’est que la réalité du terrain est totalement différente de la vision que les uns et les autres ont. J’étais à l’intérieur du pays dans l’Ouham, Ouham-Pende dans la Lobaye, il n’existe absolument rien. Que peut alors faire ce gouvernement en 9 mois ? Il faut du temps pour que les choses se mettent en place après les trois ans de la guerre civile qui a fait plus de 10.000 morts. Les choses sont difficiles sauf que le gouvernement ne le reconnaisse pas.

RJDH : C’est une manière de rejoindre Dologuleé qui pense qu’en Centrafrique, rien ne passe de concret depuis 9 mois. C’est cela ?

CT : Non ! Non ! Je suis à l’opposé. C’est vrai qu’il n’a rien de concret mais j’explique pourquoi les choses prennent du temps. Il n’y a rien de concret en Centrafrique parce que rien n’existait avant. Donc on ne peut pas faire le bilan pour l’instant. Je crois qu’il faut avoir de la patience et laisser le gouvernement travailler et mettre la politique de politicien de côté pour tenir un langage de vérité, expliquer aux centrafricains les difficultés en commençant par l’électricité, l’eau et ainsi de suite. Mais dire que demain serait mieux, n’est pas correcte. Dans ces conditions, il faut tenir un langage de vérité.

RJDH : La sécurité, c’est le point sur lequel Touadera était le plus attendu. Avez-vous l’impression que sur cette question là aussi rien de concret n’est fait ?

CT : Absolument pas. Vous savez comme moi que nous n’avons pas de système pénitentiaire c’est-à-dire que même si on arrête quelqu’un on n’a pas la capacité réelle d’imposer la peine qu’il se doit. Les choses sont confuses. Et le président veut une solution négociée cela est difficile. Je crois qu’il faut tenir un langage de fermeté et laisser la CEEAC qui propose un désarmement forcé, travailler sur le terrain. La CEEAC a les raisons et les moyens.

RJDH : Pour vous, le DDRR négocié voulu par Faustin Archange Touadera n’est pas adapté à la situation de la RCA.

CT : Écoutez ! Je vis dans le contexte qui veut que face à un homme diabolique qui a une arme, on ne peut opposer qu’un homme juste avec une arme. C’est-à-dire que seul un homme avec une arme peut arrêter un homme diabolique avec une arme. Je ne sais pas quel langage vous pouvez tenir aujourd’hui à Monsieur comme Ali Darass. Il faut utiliser les deux options à mon avis. Si aujourd’hui dans certaines régions, nous avons des rebelles et des entités qui rejoignent le DDRR, ok. Et dans les autres régions où les gens ne veulent pas rejoindre le processus, il faut laisser la CEEAC agir.

RJDH : François Bozizé propose lui un dialogue politique inclusif comme porte de sortie de crise. Partagez vous son avis ?

CT : On ne peut pas refuser le  dialoguer. Celui proposé par l’ancien Président de la République n’est pas une mauvaise chose en soit. Dialogue politique inclusif et justice ne s’excluent pas mutuellement. Lorsque j’ai lu le mémorandum de François Bozizé, à aucun moment François n’a rejeté quoi que ce soit, ni la légitimité des autorités de la place ni de la justice. Ce qu’il propose,  c’est ce que les Centrafricains entre eux se retrouvent et discutent.

Cela fait trois ans maintenant, nous entrons dans la quatrième année que plus rien n’existe. Le pays est sans force de défense et de sécurité, la moitié de la population vit grâce à une aide humanitaire. Il faut trouver une solution soit on continue de rêver en disant « zéro impunité » et on laisse nos frères et sœurs mourir soit on s’assoit et on discute pour trouver une solution. Si cette solution n’est pas bonne, il y a celle proposée par la CEEAC !

RJDH : 1130 milliards de Fcfa, ce sont les résultats des fonds décrochés par la RCA lors de la table ronde des bailleurs du 17 novembre. Cela semble rassurant non ?

CT : C’est une promesse et cela est une bonne chose. En tant que patriote on ne peut pas refuser que son pays reçoive de l’argent. Mais le véritable problème, ce n’est pas l’argent en tant que tel mais le leadership économique, politique, militaire qui va se mettre à travailler avec cet argent.

Il faudrait que cet argent qui est un outil, serve effectivement afin de sortir le pays de la crise. Mais si c’est pour alimenter la crise ou d’autre scandale ce ne sera pas bien. Mais dans le fond, nous sommes d’accord, nous sommes heureux d’où l’importance maintenant d’avoir le dialogue ou bien de trouver une solution pour apaiser le pays afin que ces fonds puissent rentrer dans la caisse de l’Etat.

RJDH : Vous avez dirigé la campagne de Martin Ziguélé qui a perdu l’élection présidentielle. Après recul, avez-vous l’impression d’avoir fat des erreurs qui ont conduit à cet échec ?

CT : Si j’ai fait des erreurs, je les assume entièrement. Il y avait trente candidats donc probablement, il y a 29 directeurs de campagnes qui ont du faire des erreurs, n’est-ce pas ! Je pense que je ne vais pas m’étaler sur ce point ni dans la presse ou dans les journaux. Si j’ai des choses à dire, je sais où trouver le président Ziguélé ou le bureau du parti mais pas dans les journaux pour nourrir des divergences.

RJDH : Comment envisagez votre avenir. Dans ou hors du MLPC ?

CT : il y a des millions de Centrafricains qui meurent de faim, des millions qui n’arrivent pas à trouver l’eau potable. Je crois que c’est le plus important. Le plus important ce n’est pas de savoir où sera Christian Touaboy ou qu’est-ce qu’il fera demain. L’importance, c’est de savoir ce que fera la RCA demain.

RJDH : Une nomination au gouvernement vous tenterait ?

CT : Martin Lutter King a été quelqu’un d’extrêmement influent aux Etats-Unis mais il n’a jamais été Ministre, il n’a jamais eu un poste. On peut changer la vie de ses compatriotes sans nécessairement être ministre ou un officiel. Le travail pour la liberté, la légalité nécessite la force de tous.

RJDH : Christian Touaboye je vous remercie !

CT : Je vous en prie !

 

****  RJDH ****

 

 

 

 

 

   

 

RCA : AMNESTY DENONCE L’IMPUNITE

 

Image caption Jeunes membres d'un groupe d'auto-défense prêt à en découdre avec d'autres groupes à Bangui

Dans un rapport rendu public mercredi matin Amnesty international plaide pour une reconstruction du système judiciaire centrafricain.

Selon le rapport des personnes soupçonnées d'avoir commis des crimes de guerre, notamment des homicides et des viols, pendant le conflit en République centrafricaine, échappent aux enquêtes et aux arrestations.

Dans certains cas, ils côtoient leurs victimes au quotidien.

Ilaria Allegrozzi, l'une des responsables du rapport affirme que "dans la plupart des cas, les autorités n'ont pas réussi à mener des enquêtes efficaces sur des personnes responsables de crimes de guerre au regard du droit international humanitaire".

En 2014, Amnesty international avait déjà publié la liste de 21 personnes de toutes les parties issues de différents groupes armés impliquées dans des affrontements en République centrafricaine. Pour l'organisation internationale de défense des droits de l'homme, "ces personnes devaient faire l'objet des enquêtes pour des crimes au niveau du droit international".

L'organisation déplore que la plupart de ces personnes vivent en toute liberté sans être inquiétées. En plus, aucune enquête n'a été ouverte sur ces personnes.

Pour Ilaria Allegrozzi, "l'impunité est l'un des principaux problèmes du système judiciaire en RCA en ce moment. C'est un facteur qui favorise l'instabilité du pays, son insécurité chronique, ainsi que des nouvelles violations des droits de l'homme".

Pour reconstruire le système judiciaire centrafricain, Amnesty International estime que "des investissements significatifs et durables et sur le long terme sont nécessaires".

Afin d'atteindre cet objectif, les autorités devraient "rétablir les infrastructures publiques, rendre opérationnel les tribunaux, en particulier les tribunaux à l'extérieur de Bangui la capitale", exhorte Amnesty international.

BBC

 

 

  LOUISA LOMBARD : «LES CENTRAFRICAINS ONT DROIT AUX RICHESSES

 DU PAYS»

 

La Centrafrique est souvent présentée comme un « Etat failli » («failed state» en anglais) qu'il faut reconstruire et consolider. Mais est-ce vraiment la bonne approche? Louisa Lombard prône une nouvelle manière d'appréhender les problèmes du pays et appelle à la mise en place de politiques plus innovantes. Elle propose notamment une « politique de distribution ». L'universitaire, professeur à Yale, publie State of rebellion , aux éditions Zed Books. En ligne de New Haven, aux Etats-Unis, elle est l'invitée de RFI.

Vous voudriez, je pense, qu’on se débarrasse de certains stéréotypes ou d’idées reçues concernant ce pays et notamment l’idée que la Centrafrique est un Etat failli. Vous dites que cette analyse de l’Etat failli n’est pas bonne. Pourtant elle structure l’approche de beaucoup d’organisations extérieures intervenant en Centrafrique ?

Louisa Lombard : C’est bien cela le problème, c’est-à-dire que l’on ne peut pas penser à une manière d’organiser la politique qui soit différente de celle des Etats que l’on voit en Europe, par exemple. Le fait que la Centrafrique ne ressemble pas à cet Etat-là, cela apparaît comme un problème pour différents organismes internationaux.

Et cela pose un problème pour régler les problèmes des Centrafricains ?

A mon avis oui, parce que toutes ces interventions internationales qui existent coûtent très cher. Tous ces efforts pour faire construire et faire consolider l’Etat centrafricain sont là, mais cela ne change pas le fait que pour construire et consolider un Etat, en Centrafrique, il faut des quantités et des sommes énormes d’argent ! On fait donc des petites choses et à la fin du projet, il n’y a pas eu un grand changement et on continue à œuvrer toujours de cette manière. Or, à mon avis, il y a d’autres façons d’intervenir.

Une chose que l’on pourrait faire, par exemple, c’est mettre en place une politique de distribution où tous les Centrafricains recevraient une certaine quantité d’argent. Ce n’est pas un salaire, mais c’est juste une manière de dire aux Centrafricains : « Vous êtes des personnes dignes, vous avez droit à une partie juste des richesses de ce pays ». Ainsi, de l’argent serait donné aux Centrafricains qui le dépenseraient dans leur communauté et qui ferait évoluer un tout petit peu l’économie et peut-être aussi les autres services.

RFI

 

            RFI

 

 

 

  DE LA DUREE DES AVENUES DE BANGUI REHABILITEES PAR LEUR BITUMAGE

 

Nul n’ignore que vu la situation géographique de la RCA, c’est un pays enclavé, donc qui n’a pas d’ouverture directe sur la mer. A cet effet, les infrastructures routières jouent un rôle très important dans les domaines de sécurité et de l’économie nationale.

Dans le domaine de la sécurité, les infrastructures routières en bon état et bien entretenues, permettent la mobilité rapide de nos Forces de Défense et de Sécurité (FDS) à l’intérieur du pays. Et ce, pour protéger des populations civiles en danger ou menacées par des groupes armés non conventionnels et autres bandits de grand chemin. Et surtout, de défendre l’intégrité du territoire contre d’éventuelles attaques armées d’où qu’elles viennent. Car, « gouverner, c’est prévoir », dit-on.

Quant à l’économie nationale, les infrastructures routières facilitent et rendent très fluides les échanges commerciaux entre Bangui, la capitale et l’arrière-pays, et vice-versa, d’une part, et entre les villes provinciales, d’autre part. Les routes garantissent aussi la libre circulation des personnes et des biens à l’intérieur du pays, par la réduction au maximum d’accidents mortels de circulation routière.

De ce fait, les infrastructures routières devaient en principe être bien réhabilitées, bitumées et entretenues, pour  mettre long feu. Malheureusement, tel ne semble pas être le cas actuellement, avec les travaux de réhabilitation et de bitumage des avenues de Bangui, la capitale. Et ceci par des entreprises nationales et étrangères, spécialisées dans les Bâtiments et Travaux Publics (BTP). Pour preuve, la qualité du goudron et sa couche laissent à désirer. Si bien que sous l’effet de la chaleur ardente et des inondations, ces avenues réhabilitées se détériorent, se dégradent plus vite et ne durent pas plus de trois (3) ans. C’est le cas patent des avenues des Martyrs, de l’Indépendance et de France. Incroyable, mais pourtant vrai. Et vous osez dire, « réhabilitation des avenues de Bangui, la capitale » ? Diantre !

 

Le Petit YEKOA

 

 

 

 

 

 

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