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Cm n 2395 du ven 27 jan 2017

LA MINUSCA MET EN GARDE LES GROUPES ARMES REFRACTAIRES AU PROCESSUS DDRR CAR LA « LIGNE ROUGE » EST TRACEE A BAMBARI

Le pays de feu président-fondateur Barthelemy Boganda redeviendra-t-il la République Centrafricaine d’antan considérée comme le « Havre de paix », la « Suisse africaine », et que savons-nous encore ? C’est faisable. Car ce qui est impossible à l’homme, est possible à Dieu. Ce que le peuple centrafricain attendait de la Minusca depuis plus de deux (2) ans, semble se concrétiser aujourd’hui. Et avec l’aide de Dieu, il deviendra réalité.

Au cours de la conférence de presse hebdomadaire de la Minusca, tenue ce mercredi 25 janvier 2017, à Bangui, à en croire le porte-parole de cette mission onusienne, Vladimir Monteiro, les groupes armés sont sommés d’intégrer ce processus DDRR. Cette sommation s’apparente à une mise en garde sévère contre les combattants des groupes armés qui continuent de donner du fil à retordre à leurs compatriotes dans l’arrière-pays. Si la ville de Bangui et ses environs connaissent une accalmie réelle, disons-le, certaines régions ou préfectures de notre pays sont constamment menacées par les branches dissidentes de la Séléka, telles le FPRC de Nourredine Adam, l’UPC d’Ali Daras, le MPC de Mahamat Alkhatim, les 3R de Sidiki et tant d’autres car la liste n’est pas exhaustive. A cela s’ajoute la LRA (Armée de Résistance du Seigneur) du tristement célèbre sanguinaire ougandais, Joseph Kony, très active dans les préfectures du Mbomou et du Haut-Mbomou.

S’agissant des groupes armés centrafricains, nés après le Tsunami Séléka et qui n’ont pas adhéré au programme DDRR, Vladimir Monteiro a clairement signifié que la porte du DDRR leur est grandement ouverte. C’est une façon de leur demander, de les exhorter à rejoindre les autres qui ont pris l’initiative depuis fort longtemps. En outre la Minusca est montée au créneau en intimant l’ordre à ces va-t-en-guerre, ces hors-la-loi, ces criminels, ces bandits de grand chemin, de ne pas s’en prendre aux populations civiles, aux humanitaires qui apportent secours et aide aux personnes vulnérables, aux déplacés, sous peine d’être frappés sévèrement, durement par les soldats onusiens. La Minusca sera-t-elle entendue ? Cette énième mise en garde de la Minusca sera-t-elle exécutée ? Il le faut.

Les Centrafricains ont trop souffert dans leur chair pendant les durs moments de la crise. Et la Directrice Générale du FMI Christine Lagarde l’a souligné et reconnu dans ses propos liminaires lors de la conférence de presse, tenue le mardi 25 janvier au Palais de la Renaissance. Donc, il est temps de mettre fin aux agissements de ces groupes armés qui refusent toujours d’opter  pour le DDRR. Les Centrafricains veulent respirer un nouvel air. Il est inadmissible que dix (10) mois après le retour du pays à l’ordre constitutionnel, ces malfrats ne baissent pas les bras. On signale des affrontements par-ci, par-là. De pauvres civils sont tués, massacrés, égorgés comme des bœufs à l’abattoir sans aucune forme de procès. Alors que les Casques Bleus de la Minusca qui prétendent assurer la protection de ces populations civiles sont omniprésents en Centrafrique. Nous osons espérer que cette fois-ci les mesures prises par les soldats onusiens seront mises en pratique pour qu’un jour la RCA soit pacifiée et sécurisée.

En outre, la représentante adjointe du Secrétaire Général des Nations-Unies, Diane Corner, lors de sa visite à Bambari, ville meurtrie par des atrocités des groupes armés, a déclarée qu’une « ligne rouge » est tracée dans cette localité. Cette mesure draconienne est intervenue, au moment où les combattants du FPRC et du MPC se regroupent à Kaga-Bandoro pour s’en prendre à ceux de l’UPC. Cette « ligne rouge » est la bienvenue. Elle permettra d’épargner des vies humaines, car vous êtes sans ignorer que la ville de Bambari est devenue le refuge des déplacés venus de Bakala, Ippy, Alindao, pour ne citer que ces villes. C’est un ouf de soulagement pour les personnes vivant dans cette localité. Les vœux des centrafricains et leurs attentes se mettent doucement mais sûrement en place à travers les Casques Bleus de la Minusca. Nous leur jetons d’avance des fleurs en attendant que ces mesures annoncées soient traduites sur le terrain.

La balle est désormais dans le camp des groupes armés. Ils n’ont que deux (2) options. La première, c’est de s’aligner sur le processus DDRR, surtout les réticents. La seconde, c’est de ne pas franchir la « ligne rouge » ou la « zone rouge », instaurée à Bambari et de ne pas s’attaquer aux populations civiles. Le refus d’observer ces instructions, entrainera sans doute des conséquences drastiques. L’épée de Damoclès de la Minusca s’abattra sur leur tête, l’étau se resserrera autour d’eux et le rouleau compresseur de la Minusca se mettra en marche. Mais il convient de souligner à la Minusca que, une chose est d’inventer des formules magiques, telles, « mise en garde », « ville sans armes », « ligne rouge », une autre est de les mettre en œuvre pour redonner confiance aux Centrafricains.

Nous espérons pour notre part que cette fois-ci les Casques Bleus de la Minusca vont monter en puissance, mettront à exécution leur mandat robuste et protégerons les populations civiles comme il se doit. Les groupes armés qui n’ont pas adhéré au processus DDRR et qui commettent des exactions de tout genre, ont l’obligation de faire marche arrière pour que la foudre de la Minusca ne s’abatte sur eux.

« Un homme averti en vaut 1000 », dit un adage populaire.

Chers compatriotes, combattants des groupes armés, déposez les armes pour faire la paix. Le pays a besoin de vous pour sa reconstruction. Les Banguissois ont retrouvé la paix, la quiétude, la stabilité, la réconciliation banguissoise et la cohésion sociale dans la capitale. L’heure n’est plus aux armes, mais à la reconstruction nationale et au développement. Nous avons perdu du temps inutilement, en nous entretuant et en détruisant systématiquement notre propre pays. Il nous revient maintenant de le reconstruire sur des fondements républicains solides, dans la cohésion sociale et la réconciliation nationale. Personne ne viendra se substituer aux Centrafricains pour redresser et relever le pays. Et c’est dans la paix, la stabilité que nous pouvons reconstruire notre beau et cher pays, la RCA.

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

  

 

 

ABDOUL KARIM MECKASSOUA, PRESIDENT DE L’ASSEMBLEE NATIONALE, A CHRISTINE LAGARDE, DG DU FMI : « C’EST UN VERITABLE PLAN MARSHALL QU’IL FAUT POUR LA RCA »

 

«    C’est une grande première qu’un haut responsable du FMI (la DG) foule le sol centrafricain », a déclaré Anicet Georges Dologuélé, député de la nation. L’Honorable Karim Meckassoua, Président de l’Assemblée Nationale (PAN), va plus loin et perce l’abcès : « C’est un véritable plan Marshall qu’il faut pour la RCA ». C’est une fierté nationale de voir les grosses pointures de la vie politique nationale se mettre en exergue pour plaider le sort de leur pays. La RCA est un navire sur lequel nous sommes tous embarqués. S’il y a naufrage, nous périssons tous. Si le bateau arrive à bon port, tout le monde y trouve son compte. Le passage de la Directrice générale du FMI a mis en exergue des faiblesses dans le recouvrement des recettes de l’Etat. Et cela transparaît également dans les propos de l’Honorable Anicet Georges Dologuélé. Il ne faut pas se voiler la face, beaucoup d’efforts restent à faire pour porter le manteau de bon élève du FMI, à l’exemple du Rwanda qui a connu comme la RCA, la pire des crises de son histoire, le génocide.

Les doses de rigueur, de la transparence, de l’intégrité et de la compétence, ne sont pas encore à la hauteur des défis que la RCA doit relever. Il faut plus de bâton que de carotte. Paul Kagamé, pour mettre le Rwanda en orbite, ne lésine pas sur les moyens de redresser les arbres tordus. Il faut sévir pour mettre hors d’état de nuire les brebis galeuses qui mettent en avant leur ventre. Ce temps est définitivement révolu. Bien des cadres centrafricains n’ont pas encore compris que ce sont les Centrafricains eux-mêmes qui doivent soulever ce pays pour le mettre débout. C’est nous qui avons détruit le peu qui existait, il nous revient de le reconstruire. Les 100 logements de Sakaï-Boeing constituent un don humanitaire, une œuvre de charité de sa Majesté Mohammed VI, Roi du Maroc, aux populations déplacées. Le gouvernement ne peut prendre prétexte d’une action humanitaire pour faire de grands discours. Nous voulons voir les 10.000 logements inscrits dans le programme gouvernemental être lancés, et c’est là que nous apprécierons à sa juste valeur, la volonté et la détermination du gouvernement à conjuguer le verbe LOGER. Un don humanitaire n’a rien à voir avec un plan national de logement, de l’habitat et de l’urbanisme. Il ne faut pas se cacher derrière le doigt de la main.

Il faut concevoir, ensuite avoir les reins solides pour défendre le projet et convaincre les partenaires. C’est le rôle et la responsabilité des ministres, comme agents de développement. C’est celui qui est dans le besoin qui cherche, fouille, bèche pour avoir gain de cause. Il faut agir sur son destin, être maître des circonstances pour transformer son environnement. Les projets ne tomberont pas du ciel. Les Honorables président de l’Assemblée Nationale Abdoul Karim Meckassoua et Anicet Georges Dologuélé sont des personnes ressources de premier rang, sur lesquelles le gouvernement peut s’appuyer pour avoir des avis contraires, fondés et objectifs. C’est de la dialectique que naît la vérité. Autant il faut soutenir les nouvelles autorités face à des institutions de la dimension du FMI, autant, il faut relever les failles de la gouvernance. La vérité blesse mais ne tue pas.

Selon le ministre de l’Urbanisme lors du lancement des travaux de construction des 100 logements le 20 janvier 2017, « l’heure n’est plus à la parole, mais aux actes ». Centrafric Matin n’a pas encore vu un acte concret et convaincant du gouvernement. Bruxelles relève encore de la théorie de l’espérance. Au moins en ce qui concerne les routes, nous voyons quelques réalisations (bitumage), seulement à l’échelle urbaine. Nous avons comme impression que les ministres ont peur de voir très gros, de voir plus grand et se contentent des miettes humanitaires pour faire du tapage. Bientôt un an et les Centrafricains n’en sont qu’à des intentions, des catalogues ou des chapelets d’intentions : 20 logements, 25.000 logements avec une société chinoise, pour ne citer que ces cas, mais pour quand, c’est le sexe des anges. Franchement, la RCA frôle la misère en terme de cadres. Comment font les pays qui nous entourent pour décrocher des financements de centaines de milliers de milliards ? La RCA est pourtant plus vaste et plus peuplée que certains pays de la sous région qui avalent de très gros financements. Ne sommes-nous pas capables de faire appel à des compétences extérieures dans le cadre des projets ?

Les cadres centrafricains veulent tout de leur pays, mais ils ne font rien pour leur pays. Les pillages, les détournements, les très mauvaises manières de servir, se poursuivent malgré la litanie de la rupture. Un slogan creux qui ne veut rien dire, car les réflexes n’ont pas encore épousé le concept de progrès. Nous avons observé beaucoup de chose lors des préparatifs des festivités du 1er décembre 2016. Les programmes emplois au départ sont différents en terme de résultat final. On propose un costume pour le défilé, mais à la fin et à la surprise des travailleurs, l’ensemble proposé est une tenue « directeur ». Est-ce que les instances de contrôle suivent l’exécution des programmes emplois des sociétés d’Etat et Offices publics ? Non. Qui est donc le véritable assassin du pays, ce sont les institutions de contrôle inefficaces, incompétentes, irresponsables, voire complices. Personne n’ose veiller sur les finances publiques, les recettes et menues recettes de l’Etat.

Julien BELA

 

 

 

 

QUAND TOUADERA ET LAGARDE CO-ANIMENT UNE CONFERENCE

DE PRESSE : « LE FMI EST AUX COTES DE LA RCA »

 

La salle de cinéma du Palais de la Renaissance a servi de cadre, ce mardi 25 janvier 2017, à 20 heures 15 minutes, à une conférence de presse. Arrivée à Bangui à bord du Boeing 777 de la compagnie Air France, la Directrice Générale (DG) du FMI, Christine Lagarde, a eu un tête-à-tête avec le président de la République, Chef de l’Etat, professeur Faustin Archange Touadéra au Palais de la Renaissance. Ensuite, le président de la République, accompagné de son hôte, se sont rendus dans la salle du cinéma où se trouvaient des journalistes nationaux et internationaux pour la conférence de presse qu’ils ont co-animée.

Dans son propos liminaire, le président Faustin Archange Touadéra a tout d’abord souhaité la bienvenue en terre centrafricaine à la DG du Fonds Monétaire International (FMI), ainsi que sa délégation, avant de signifier que, « le FMI a toujours été à nos côtés. Mon pays a connu une longue crise dramatique. Mais grâce au soutien de la Communauté internationale, des élections démocratiques ont été organisées… Aujourd’hui, un accent particulier est mis sur la gestion publique des fonds accordés par les institutions internationales. Nous avons toujours privilégié notre coopération avec le FMI. La conclusion de ce programme a permis la mise en chantier de plusieurs reformes dans le secteur agricole pour la croissance de l’économie, ainsi que pour faciliter la cohésion sociale, à travers la Facilité Elargie de Crédits (FEC) accordés à la RCA par le (FMI).

Touadéra n’a pas manqué d’évoquer les séries de reformes. « Le gouvernement s’est engagé à rétablir la crédibilité de l’Etat, à estimer le niveau des pertes des opérateurs économiques pour les soulager, à renforcer les capacités des cours de compte… ».

Il a aussi indiqué à la DG du FMI que, « la RCA et le FMI ont toujours eu une coopération fructueuse. Je tiens à rappeler l’engagement du gouvernement à mettre en œuvre les recommandations de la CEMAC, du Comité de Stabilisation en Afrique Centrale ». Touadéra a reconnu que beaucoup d’efforts restent à faire et a sollicité l’appui du FMI. « Beaucoup restent à faire. Le pays à besoin d’un appui. Je sollicite l’appui du FMI pour le programme Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Rapatriement (DDRR), le retour des déplacés et des réfugiés, la renégociation de nos dettes… », a-t-il affirmé. Il a terminé ses propos en ces termes, « je vous remercie pour l’accompagnement que le FMI ne cesse de nous apporter ».

Intervenant à son tour la Directrice Générale du FMI, Christine Lagarde, en réponse aux propos liminaires du président de la République, a signifié, « c’est pour moi un plaisir de venir à Bangui. C’est la 1ère fois qu’un Directeur Général du FMI se rend à Bangui. Votre pays a souffert et les populations ont vécu dans leur chair les pires moments de la crise. C’est pourquoi nous avons souhaité être aux côtés de la RCA. Je suis impressionnée de votre vision. Sans sécurité, il n’y a pas de développement. Le développement ne peut s’opérer sans la sécurité.

Le FMI n’est pas seulement une institution austère et rigoureuse. Il nous appartient de veiller à ce que ces programmes bénéficient aux populations centrafricaines. Il faut que les dépenses publiques soient affectées aux projets de développement. Nous fournissons de l’assistance technique. Nous souhaitons développer ce partenariat. Il est le garant d’une politique macroéconomique. Le FMI soutient les autorités du pays dans le domaine financier ».

En réponse aux questions des journalistes, Christine Lagarde a bien signifié que les engagements ont été tenus par le gouvernement centrafricain. Car, si le Conseil d’Administration du FMI déclare une revue réussie, donc il n’y a pas de manquement.

S’agissant du mobile de son déplacement en Afrique subsaharienne, Lagarde a clairement indiqué, « C’est une zone fondamentale en terme de développement, d’assistance économique, de centre de formation. Mon déplacement, c’est pour écouter, mieux comprendre, apprécier les réalisations sur le terrain et rendre compte de l’efficacité de nos programmes sur le terrain. Je suis venue en RCA pour témoigner et rendre compte ».

En ce qui concerne la table ronde de Bruxelles qui s’est tenue du 17 au 18 novembre dernier, Lagarde de dire que « les engagements du FMI en faveur de la RCA se sont concrétisés bien avant avec le décaissement des fonds, à travers la FEC ».

Quant au sommet des chefs d’Etat de la CEMAC tenu à Yaoundé que d’aucuns pensaient que celui-ci était dans le but de dévaluer le franc CFA, le président de la République Faustin Archange Touadéra est intervenu pour apporter des éclaircissements. Pour le chef de l’Etat, ce sommet de Yaoundé auquel le FMI a été invité, était consacré à la recherche de solutions pour faire face aux problèmes auxquelles sont confrontés les pays de la CEMAC, à savoir la baisse de prix du pétrole, l’insécurité grandissante qui touche l’économie de la sous-région.

C’était à 21 heures 05 minutes que la conférence de presse co-animée par le président de la République, professeur Faustin Archange Touadéra et la Directrice du FMI, Christine Lagarde, à pris fin dans une ambiance  de satisfaction mutuelle.

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

INSTAURER UN TEST DE RECRUTEMENT POUR L’ACCES AUX POSTES DE RESPONSABILITE SUPERIEURE DE L’ETAT ?

 

 

C’est le déficit en leadership et en charisme constaté dans le savoir faire de nombreuses personnalités occupant les postes de responsabilité supérieurs de l’Etat qui incite à cette question.

La philosophie selon laquelle « l’homme qu’il faut à la place qu’il faut » en vue du développement d’une entreprise donnée, est encore loin d’avoir une lettre de noblesse en Centrafrique. Le principe de responsabilisation professionnelle reste encore fondé sur la philosophie de « Ti mo si » : un frère du village, une sœur du village, un ami de classe, une amie, un beau frère, une belle sœur du village, un copain,  une amie, un beau frère, une belle sœur. « La famille de manche longue » : le voisin, le voisin du beau-père, le voisin de la belle-mère, le fils du voisin ou de la voisine, les amis de la dispora. C’est ainsi que certains hauts cadres de l’Etat, depuis qu’ils ont pris fonction après avoir accédé au poste sur la base affinitaire, ne s’affirment pas. Simplement parce qu’ils n’ont pas reçu une formation dans le domaine qui leur est confié par complaisance ou encore, expriment des difficultés d’adaptation aux rouages de la carrière. En effet, arrêtons d’insulter l’intelligence du Président de la Délégation Spéciale de la ville de Bangui pour le retard qu’il est entrain d’accuser pour une décision vibrante au volet de l’assainissement de l’espace urbain.

C’est depuis plus d’un (1) an que les dépotoirs d’ordures des points suivants: entrée du collège Préparatoire International, sortie de l’Ecole Inter-Etats des douanes, entrée de l’école maternelle des 92 logements, marché Sica II, pour ne citer que ceux-ci, ne sont pas enlevés.

Mais cela ne veut pas dire que le Président de la Délégation Spéciale de la ville de Bangui ne fait rien, non ! Si vous constatez bien, un peu partout à travers la ville de Bangui, des banderoles, portant la photo du Président Touadéra et surtout marquées du logos de la Mairie de Bangui, sont affichées, contribuant ainsi au décor du paysage urbain de Bangui. A cet effet, la question que chaque banguissois doit rechercher à y répondre, est celle de savoir : épargner la population (plusieurs personnes) d’un danger sanitaire susceptible d’occasionner de lourdes pertes en vie humaine et faire l’éloge d’une seule personne dont sa valeur actuelle lui a été conférée par les mêmes personnes dont leur santé est exposée au paludisme, choléra, parasite…, laquelle des deux tâches est importante. Nakombo aurait valablement joué son rôle de Maire d’une ville-capitale, le rôle pour lequel Touadéra lui a fait confiance au lieu de faire le culte de personnalité.

Sur ce constat, ont peut maintenant dire que c’est vrai, lorsque tu aides un chien à franchir les rives d’un cours d’eau et si tu ne te méfie pas de lui, il est capable de te mordre.

Mais si Touadéra doit à tout instant se rappeler que « la confiance n’exclut pas le contrôle » et « qui aime bien châtie bien », la conscience professionnelle dominerait dans les esprits et tout devrait bien marcher à tous les niveaux.

Au moment de la cérémonie de leur prise de service, c’est le même slogan : « La confiance que le chef de l’Etat vient de placer à mon endroit n’est pas le fait du hasard… », mais pour défendre son honneur et en même temps celui de la personne qui lui a fait confiance, c’est la désolation. Alors, faille-t-il désormais procéder à un test écrit et oral pour le recrutement à des postes de responsabilité supérieurs de l’Etat : Ministre, Directeur de cabinet, chargé de mission, Directeur général, Inspecteur central, Maire ?

Il y a des Centrafricains qui peuvent bien faire « des hommes qu’il faut » pour ce pays, ces « vauriens » les connaissent, mais pour des raisons claniques, ethniques, tribales, régionales et sociales, ils sont condamnés à la subordination. Cette réalité socioprofessionnelle est la principale cause du sous-développement de la République Centrafricaine.

L’histoire de la République Centrafricaine est marquée par des noms tels que Jean Bedel Bokassa, Grélombé, Barkès Ngombékété, que les Centrafricains ne pourront oublier par rapport au service qu’ils ont rendu à ce pays. Mais comme les Centrafricains ne sont jamais reconnaissants aux trois (3) illustres personnalités, la seule qui survit encore, Barkès Ngombékété, le Maire qui a marqué son passage à la Mairie de Bangui, devrait reconquérir sa place à la tête de la Délégation Spéciale de la Ville Bangui. Les monuments, les tables bancs à l’ombre des arbres, le Parc du Cinquantenaire, tout tombe en ruine et c’est triste.  

Frumence Kakpékala

 

Frumence KAKPEKALA

 

 

 

 

 

 

LE ROYAUME DU MAROC LANCE LES TRAVAUX DE CONSTRUCTION

DE 100 LOGEMENTS, CE 20 JANVIER 2017 A BANGUI : SAKAÏ-BOEING

 

La cérémonie de lancement des travaux de construction de 100 logements, don du Royaume du Maroc, a eu lieu le vendredi 20 janvier 2017 à Bangui. Le coût de ce projet s’élève à 10.000.000 de dirhams (monnaie marocaine), soit environ 1.150.000 US environ ou 500.000.000F CFA. Etaient présents, outre l’Ambassadeur du Royaume du Maroc, le premier ministre, chef du gouvernement, Représentant Personnel du président de la République, Chef de l’Etat, les membres du gouvernement, la communauté diplomatique, ainsi que certaines personnalités civiles et militaires, ainsi que les représentants des populations concernées.

« Le choix du site de Sakaï-Boeing pour l’exécution de ce projet n’est pas le fait du hasard. C’est  la conséquence directe des orientations issues du projet du Grand Bangui, objet du grand Maillage urbain, destiné à créer à la périphérie de la Capitale un tissu urbain moderne combinant zones résidentielles et zones d’activités tertiaires autour de la grande Rocade, voie de contournement reliant le PK9, Bimbo (route de Mbaïki) au PK16 (route de Boali) […] Il convient de rappeler que ce site comprend, certes, les 100 logements, mais également des équipements collectifs de proximité.

   […] Quand à vous, population de Sakaï-Boeing et en particulier nos compatriotes en quête de logement, voire de terrains à bâtir, cette opération constitue une opportunité formidable susceptible de créer de la valeur ajoutée foncière qui sera source d’attraction pour habiter dans votre secteur … » telle est la substance de l’intervention du ministre de l’Habitat, des Logements et de l’Urbanisme en cette circonstance.

" L’Ambassadeur du Royaume du Maroc a, pour sa part, situé l’assistance sur l’historique des 100 logements qui se concrétisent : « Le projet de construction de 100 logements est le résultat d’une convention de financement signée à Bangui le 19 juillet 2016 entre les deux parties marocaine et centrafricaine. Il est aussi, le fruit de contacts menés entre les ministères marocain et centrafricain de l’Habitat, en marge des travaux du Forum Ministériel Africain sur l’Habitat et le Développement Urbain, organisé à Rabat les 11 et 12 mai 2016, en prélude à la 3ème Conférence des N.U sur le logement et le développement urbain durable (Habitat III), qui s’est tenue à Quito, en Equateur, du 17 au 21 octobre 2016. […] Ce projet constitue également une contribution du Royaume du Maroc au grand projet du gouvernement centrafricain visant, dans un de ses programmes de développement, la construction de 10.000 Logements en RCA en vue de faire face à une profonde mutation urbaine que connaît le pays. […] Enfin, c’est aussi un projet dont la réalisation permettra de reloger 100 ménages des déplacés internes, soit en moyenne 550 personnes. Les études et les plans sont déjà finalisés […] Je souhaite vous réaffirmer la volonté du Royaume du Maroc et sa disponibilité à accompagner la RCA dans tous ses efforts pour un développement durable, dans l’intérêt bien compris des deux pays et peuples frères ».

C’est un premier pas, mais la question du logement reste cruciale. Ce sont les logements qui vont transformer le visage de la RCA. Nous espérons que le Royaume du Maroc prendra une part importante dans la projection gouvernementale des 10.000 Logements.

 

Julien BELA

 

 

 

 

L’EGLISE : TABERNACLE DE DIEU OU CASERNE DE SATAN ?

 

La  Bible par définition est la parole de Dieu donnée à l’Homme en vue de l’accomplissement du salut en Jésus Christ. Pour atteindre un tel objectif, Dieu choisit certaines personnes qu’Il utilise pour enseigner la bonne nouvelle du royaume. Ces personnes choisies par Dieu avant d’accomplir une telle mission suivent des cours dans des écoles de formations. C’est le cas patent de la Faculté de Théologie Evangélique de Bangui (FATEB) qui dispense des cours  aux élèves pasteurs qui par la suite deviennent des pasteurs proprement dits. Ces différentes formations se font selon les dénominations. C’est de cette manière qu’il y’a des pasteurs, des abbés, des évêques…considérés comme des serviteurs de Dieu pour guider son peuple.

L’église est considérée souvent comme un lieu sacré où la présence de Dieu se manifeste parmi son peuple. Pour ce faire, c’est un endroit qui doit être privé de toutes pratiques ténébreuses. Les pasteurs, les évêques et les adeptes doivent n’être guidés rien que par les enseignements des saintes écritures. Malheureusement, ce n’est pas le cas de la situation que nous vivons aujourd’hui avec des églises et des chapelles qui poussent comme des champignons sur l’ensemble du territoire. Aujourd’hui dans plusieurs églises, le véritable enseignement biblique est relégué au second rang. Certaines églises sont créées juste pour s’enrichir sur le dos des croyants. Les pasteurs sont là et ne déploient aucun effort pour trouver leur pain quotidien. Ils attendent que les adeptes fassent tout à leur place. Nous connaissons certains pasteurs qui ne travaillent pas, mais qui roulent des voitures de luxe et qui construisent des villas. Savez-vous comment ils ont fait pour arriver là ? Sans pour autant nous voiler la face, nous vous répondons à cette question en disant que c’est après avoir exploité les croyants à travers les dîmes et les offrandes qu’ils apportent lors de la célébration des cultes. N’est pas là du vol ?

Une exploitation de l’homme par l’homme qui se développe aujourd’hui au sein des églises. Et les pasteurs, les diacres les anciens sont les principaux auteurs. Or, Dieu a lui-même souligné dans les Saintes Ecritures que, « celui qui ne veut pas travailler, ne doit pas manger ». A travers cette parole, Dieu déteste la paresse et encourage le travail. Pour aller encore plus loin, il ajoute que, « tu mangeras à la sueur de ton front ». Mais ce que font aujourd’hui les responsables religieux dépassent tout entendement humain. Des cas de viols, de sorcelleries sont constatés dans les églises. Et se sont les responsables qui sont souvent accusés à tort ou à raison. Personne ne peut nous dire le contraire car nous connaissons certains leaders religieux qui font des pratiques ténébreuses soit pour devenir riche, soit pour maintenir leur poste juteux et continuer de racketter les adeptes. Au regard de tout ce que nous venons de dire, l’église est-elle un tabernacle de Dieu ou la caserne du diable ?

Les Centrafricains doivent se méfier de certaines pratiques qui ne cessent de se développer au sein des églises. La Bible n’a pas menti pour dire, « dans les derniers jours, ils s’élèveront des faux prophètes qui se disent serviteurs de Dieu. Ils feront de grands prodiges pour tromper le peuple et s’il était possible, même les élus ». Et nous osons croire que c’est ce qui se passe en ce moment. Comment comprendre que le pêché peut dominer un pays comme la RCA ou la majorité de la population connaît les Saintes Ecritures ? Le ministre de l’Intérieur, de la Sécurité Publique et de l’Administration du Territoire doit prendre ses responsabilités face à la multiplication des églises en RCA. Certaines de ces églises n’ont pas d’agréments et donc ne sont pas reconnues par l’Etat. Malgré tout, elles fonctionnent. Il suffit que les responsables utilisent les salons de leurs maisons pour  servir de lieux de cultes. Et se sont ces genres d’églises qui nous perturbent avec des tapages nocturnes pendant toute une nuit lors de soi disant veillées de prières souvent transformées en lieux de rencontres et d’amours. C’est bien dommage de constater que certains leaders religieux se déguisent en loups pour détruire le temple du Tout puissant et dévorer ses brebis.

 

Bénistant MBALLA

 

 

2ème VISITE DU MAIRE NAKOMBO AU MARCHE DU KM 5 DE BANGUI : SENSIBILISATION DES COMMERCANTS ET COMMERCANTES A REGAGNER LEURS MARCHES

 

Le Président de la Délégation Spéciale de la ville de Bangui (PDSVB), Emile – Gros Raymond Nakombo, a effectué sa deuxième visite officielle, au marché du Km 5 dans le 3ème arrondissement de la ville de Bangui, le jeudi 26 janvier 2016. Durant trois (3) heures de temps, c’est-à-dire de 7 heures à 10 heures, le PDSVB Nakombo, accompagné du Maire du 3ème arrondissement, des notables et des responsables de la fédération et des associations des Koli et Ouali-Gala du marché du Km 5, ont parcouru les marchés Kokoro, Mamadou Mbaïki et Sambo, pour palper du doigt les réalités qui s’y trouvent. Et durant le trajet, sensibiliser les commerçantes et commerçants, ainsi que les bouchers et vendeurs de pain, sur la propreté, l’hygiène alimentaire, l’assainissement de leurs milieux, et surtout les exhorter à regagner leurs marchés et à s’acquitter de leurs divers droits et taxes de marché.

Cette deuxième visite officielle du PDSVB Nakombo, a été appréciée à sa juste valeur par tous les commerçantes et commerçants confondus du Km 5.

Au niveau de la Mairie du 3ème arrondissement, où il y a du monde, trois (3) allocutions ont été prononcées par le président de l’une des associations, le 2ème Vice-président de la fédération des Koli et Ouali-Gala du Km 5, Haroun Sakis alias « Tokis » et le PDSVB Nakombo. Des trois allocutions, il est fait constat de l’état dégradant des lieux, et à cet effet, une liste des doléances a été remise officiellement au PDSVB, par les responsables des Koli et Ouali-Gala.

Quant à Nakombo, « en ma qualité de PDSVB, mon travail ne consiste pas à rester au bureau, motif pour lequel je suis venu aujourd’hui vers vous. Et c’est ma deuxième visite officielle. Que chaque habitant du 3ème arrondissement en général, et du Km5 en particulier, cultive l’esprit de paix, de tolérance et du vivre ensemble. Car, la sécurité et la paix à Bangui, doivent commencer au Km5. J’ai vu les conditions déplorables dans lesquelles vous exercez vos activités commerciales. Mais regagnez les marchés et payez vos droits et taxes de marché. Et ceci pour nous permettre d’investir pour votre bien, car vous aurez aussi des ristournes. Beaucoup de projets à réaliser sont en cours, et nos bailleurs sont prêts à les financer. Mais à conditions que vous intégriez et regagniez vos marchés respectifs. Car nul n’ignore que le Km5 est le principal pourvoyeur de la municipalité de Bangui en terme de recettes ».

A vrai dire, le Km5 est entrain de renouer avec la belle vie d’antan. Car il y a la circulation, l’ambiance, l’animation et la joie, que nous avions vécues lors de cette deuxième visite officielle du PDSVB Nakombo.

Le Petit YEKOA

 

 

 

DEPECHE RJDH-RADIO COMMUNAUTAIRES

 

CAMEROUN : LA COMMISSION DE LA CEMAC REÇOIT LE SYSTEME DE GESTION DES CONNAISSANCES

La Coopération allemande, Deutsche Gesellschaftfür Internationale Zusammenarbeit (GIZ) a remis ce jour à la Commission de la CEMAC,  le système de gestion des connaissances. Cette remise est faite à Yaoundé.

La remise officielle de ce serveur intervient alors que la Centrafrique éprouve des difficultés pour maitriser les informations sur les Industries Extractives et collecter les données pour le 4e rapport de l’Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives (ITIE) suite à la crise de 2013.

Ce dispositif informatique facilite un accès rapide aux informations traitées dans les pays membres de la CEMAC, en particulier dans le domaine des Industries Extractives, lesquelles informations seront gérées à l’interne.

Selon Uwe Michel Neumann, conseiller technique Principal du projet REMAP/CEMAC, les avantages que la CEMAC peut tirer d’un tel système, en plus d’un archivage efficace et intelligent de l’information, sont, « la transparence, une vue globale des affaires, une prise de décisions faciles et pertinentes, un accès facile aux informations pratiques et une meilleure efficience des processus administratifs ». Ce système, selon lui permet un changement dans la manière de gérer les flux d’informations au sein de la Commission de la CEMAC.

Ce serveur, conçu par la CEMAC et pour la CEMAC, représente une valeur totale de l’ordre de 17 millions de FCFA, « depuis le lancement du projet, le montant cumulé des formations organisées à l’endroit du personnel de la CEMAC s’élève à environ 189 millions de FCFA », a présenté Uwe Michel Neumann.

Plusieurs participants de la CEMAC, du projet REMAP et des journalistes venus de tous les Etats membres de cette Communauté ont pris part à cette cérémonie. Le Projet REMAP/CEMAC est à sa 4e phase après une période pilote en 2007. Ce projet est entré dans une nouvelle phase après le retour de la RCA dans le processus de Kimberley

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CENTRAFRIQUE : UN HOMME ACCUSE D’AVOIR TUE LE DEPUTE DE DAMARA, ECHAPPE A UN LYNCHAGE POPULAIRE

Un homme d’une cinquantaine, accusé d’avoir été à l’origine de la mort du député de Damara a failli être lynché mardi dernier dans cette localité du centre de la RCA. Le présumé sorcier a été retiré de la ville par la gendarmerie, selon les informations du RJDH.

Une autorité locale jointe par le RJDH a confirmé l’information. Cette source accuse un groupe de jeunes assimilés aux Anti-Balaka. L’accusé, d’après la même source, a été sauvé par une équipe de la gendarmerie. « Gustave Nguerrele, c’est l’homme qui est accusé  par ces jeunes comme étant auteur de la mort du député Etienne Selekon. Je ne sais pas s’ils ont des preuves mais, ils ont tenté d’incendier son domicile. En plus il a échappé à un véritable lynchage. C’est grâce à la gendarmerie qu’il a eu la vie sauve »,  a-t-elle expliqué.

De sources concordantes, une enquête a été ouverte sur ces allégations :  « la gendarmerie de Damara a ouvert une enquête judiciaire sur ce problème et pour le moment, l’accusé est transféré à Bangui afin d’éviter tout désagrément », confie une source indépendante. Le Directeur Général de la gendarmerie, contacté par le RJDH dit n’avoir pas des éléments sur ce dossier.

Etienne Selekon, député suppléant, passé député titulaire en faveur de l’élection de Touadéra comme président de la République, est mort samedi 21 janvier dernier au Cameroun où il était évacué sanitairement.

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CENTRAFRIQUE : L’ONG MSF ANNONCE DES MODIFICATIONS DANS SES ACTIVITES DE 2017

L’ONG internationale Médecin Sans Frontière compte apporter quelques modifications dans ses activités en Centrafrique pour l’année 2017. L’annonce a été faite lors d’une conférence de presse tenue ce jour à Bangui par les responsables des cinq sections de cette ONG.

Ces modifications concernent le retrait de l’ONG dans certaines zones et son renforcement dans d’autres. MSF compte se retirer de Ndélé où elle passera la main à d’autres acteurs médicaux sans pourtant les citer. A Kabo et à Batangafo, deux villes du nord sous contrôle des ex-Séléka, l’ONG se retirera d’ici la fin du premier trimestre 2017. Dans ces deux villes, l’ONG  va créer une dynamique communautaire afin de permettre aux agents formés dans ces localités « d’assurer les soins primaires », explique Maria Simon, cheffe de mission MSF.

A Zémio dans l’Est du pays, MSF va aussi se retirer d’ici fin mai au profit de l’Etat et d’autres acteurs, d’après un rapport synthèse présenté par l’ONG lors de la conférence de presse.

MSF annonce s’être désengagé à l’hôpital général de Bangui sur demande du gouvernement centrafricain. Selon le document rendu public par l’ONG, les services tenus par MSF au sein de cet hôpital seront transférés à l’hôpital de Sica. Ces opérations seront bouclées d’ici juin prochain. Le désengagement de l’hôpital communautaire de Bangui et la fermeture, il y a deux jours de l’hôpital de MSF du site des déplacés de l’aéroport Mpoko, ont aussi été signalés.

D’après le rapport, l’ONG va au cours de l’année 2017, augmenter et élargir ses activités à Bambari au centre du pays où les violences sont récurrentes. Maria Simon, cheffe de mission MSF se dit confiante pour cette année « nous allons continuer à travailler pour la population vulnérable, les gens qui sont dans le besoin d’assistance d’urgence » fait-elle savoir.

Le budget prévisionnel de MSF pour l’année 2017 s’élève à 58 millions d’euro contre 61 millions pour l’année dernière. L’ONG, selon ses propres données, a fourni courant 2016, des soins de santé gratuits à près de 950.000 personnes à travers 17 projets mis en œuvre.

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CENTRAFRIQUE : LE PRESIDENT TOUADERA SOLLICITE L’AIDE DU FMI POUR RELEVER LES GRANDS DEFIS

Le président centrafricain, Faustin Archange Touadera a sollicité l’appui du Fonds Monétaire International (FMI) pour la mobilisation des ressources extérieures nécessaires pour relever les défis actuels. Le numéro 1 centrafricain l’a dit lundi dernier, lors de la conférence de presse conjointe avec Christine Lagarde, Directrice Générale du FMI en visite de travail en Centrafrique.  

Faustin Archange Touadéra dit solliciter l’aide du FMI pour financer les chantiers relatifs au DDRR, à la réconciliation nationale et à la situation des déplacés, « nous avons engagé de nombreuses reformes mais beaucoup reste à faire. Je sollicite  à nouveau, l’appui du Fonds Monétaire International pour la mobilisation des ressources extérieures afin d’appuyer le processus du DDRR, la réconciliation nationale, le retour des refugiés et déplacées, le développement économique de la RCA, et l’appui dans la mise en place du financement innovant tel le partenariat public et privé » a lancé le président centrafricain.

Le chef de l’Etat dit compter sur l’accompagnement du FMI pour renégocier les dettes surtout celles des créanciers hors club de Paris.

Christine Lagarde, en réponse a annoncé la volonté de son institution d’accompagner la République Centrafricaine, « nous sommes au côté de la République Centrafricaine », la Directrice Générale du FMI. Elle indique que l’institution veillera à ce que l’appui soit bénéfique à la population, « le FMI n’est pas seulement une institution austère et rigoureuse. Bien sûr que les grands équilibres macroéconomiques doivent être rétablis en matière fiscale et budgétaire, mais il nous appartient de veiller à ce que le programme bénéficie à la population de la RCA » explique Christine Lagarde.

La visite de la Directrice Générale du FMI en Centrafrique, du 24 au 25 janvier intervient deux mois après la table ronde de Bruxelles pendant laquelle cette institution a annoncé une aide de plusieurs millions d’euro à la RCA.

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CENTRAFRIQUE : L’UNIVERSITE RENOUE AVEC LES ACTIVITES CULTURELLES

L’université de Bangui a lancé les activités culturelles placée sous le thème suivant: « Le rôle des étudiants et la place de l’université dans les grands défis de la paix, de la réconciliation et de la reconstruction de la RCA » après quatre ans d’inactivité culturelle.

 La semaine culturelle appelée Festi’Univ est lancée par les étudiants au moment où le rectorat reporte la rentrée académique 2015-2016. Les étudiants participants à cette semaine culturelle poursuivent encore dans certaines facultés les évaluations.

Les conférences-débats, des activités socio-culturelles et les rencontres sportives constituent le menu de cette semaine culturelle qui associe les élèves de certains lycées de Bangui à la manifestation.

La semaine culturelle lancée le 23 janvier, prendra fin le 28 de ce mois.

 

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Amina Mohamed, candidate A la prEsidente de l’UA :

« JE RECHERCHE LE CONSENSUS »

 

Amina Mohamed : « Je recherche le consensus »

« Je suis une négociatrice coriace, mais juste. J’aime particulièrement établir un consensus, constituer une équipe et mettre l’accent sur l’objectif commun pour parvenir au meilleur résultat. » - Ambassadrice Amina Mohamed, candidate à la présidence de l’UA.

Dans des entretiens publiés dans les magazines New African et African BusinessAmbassadrice Dr Amina Mohamed explique pourquoi elle est une bonne candidate au poste de présidente de l’Union africaine, en vue des élections qui se tiendront au sommet de l’UA à la fin du mois de janvier.

Ambassadrice Mohamed, ministre des Affaires étrangères du Kenya, estime que son parcours la met en bonne position pour exercer la fonction de présidente de l’Union africaine. Son expérience en tant que négociatrice en chef au plus haut niveau, que ce soit à l’OMC, où elle a négocié des accords douaniers et de commerce, ainsi qu’au Programme des Nations unies pour l’environnement, a montré qu’elle pouvait parvenir à une position mutuellement bénéfique à partir d’intérêts différents, et créer un consensus profitant à la majorité.

Elle se considère comme « une panafricaniste enthousiaste » défendant toujours les intérêts de l’Afrique sur la scène internationale, parfois seule. En plus d’établir un consensus – la première étape de toute discussion – elle estime que sa force réside dans sa capacité à mettre les plans en œuvre. Elle va se concentrer sur l’action, insiste-t-elle, afin que l’UA réponde aux attentes des peuples africains. « Nous avons besoin de mettre en œuvre des initiatives plutôt que de nous contenter de faire des déclarations. Ma devise sera : agir, agir, agir ». Elle s’efforcera de faire mieux avec les ressources actuelles. Pour que les réformes de l’UA donnent des résultats positifs, « il faut faire participer tout le monde. C’est pourquoi il est essentiel à ce poste de savoir parvenir au consensus ».

En forgeant des partenariats équitables pour la réalisation de l’Agenda 2063 – la feuille de route ambitieuse de l’Afrique pour un développement socio-économique durable – Amina Mohamed explique qu’il est nécessaire de changer de stratégie afin de surmonter quelques-uns des défis les plus complexes auxquels est confrontée l’Afrique.

Amb. Mohamed a reçu l’appui de plusieurs dirigeants du secteur privé, notamment James Mwangi, PDG d’Equity Bank, et Josphat Mwaura, PDG et associé de KPMG au Kenya. Ils demandent que l’UA adopte une approche plus orientée vers le secteur privé – une idée qu’a défendue Amina Mohamed dans son manifeste et ses déclarations. Elle est également soutenue par de jeunes leaders, comme Mariéme Jamme, chef d'entreprise technologique, militante et Young Global Leader du Forum économique mondial, pour sa lutte en faveur des jeunes filles et des femmes.

Les autres candidats à la présidence de la Commission de l’Union africaine sont :  Pelonomi Venson-Moitoi du Botswana, Moussa Faki Mahamat du Tchad, Agapito Mba Mokuy de Guinée équatoriale et Abdoulaye Bathily du Sénégal.

Vous pouvez lire le communiqué ainsi que l’entretien dans les derniers numéros de New African et African Business, disponibles ici, en kiosque, et via les appli Apple et Android.

 

CONTACT:

Edwin Limo, limoed@mfa.go.ke 

 

 

LA MINUSCA REITERE SON SOUTIEN AU DIALOGUE DES AUTORITES

AVEC LES GROUPES ARMES

 Bangui, 25 janvier 2017 -

La MINUSCA réaffirme son soutien aux autorités de la République centrafricaine dans leur dialogue avec les groupes armés et appelle les groupes qui n’ont pas encore adhéré aux discussions sur le DDRR à s’inscrire dans cette démarche. Au cours de la conférence de presse hebdomadaire de la MINUSCA, mercredi à Bangui, le porte-parole Vladimir Monteiro a ajouté que la Mission continue à travailler avec d’autres partenaires internationaux en vue d’une paix durable dans le pays.

 En même temps, la MINUSCA met en garde les groupes armés qui cherchent à attiser la violence pour imposer un quelconque agenda et leur demande de cesser leurs affrontements dans le pays, surtout dans la région Bambari. « Bambari est le noyau logistique des opérations humanitaires dans la partie orientale de la Centrafrique et des combats dans la ville auraient des conséquences majeures, non seulement pour la population locale mais aussi pour les habitants de la région de l'Est dont des milliers dépendent de l’aide alimentaire », a expliqué Monteiro.  A cet effet, il rappelle que dans le cadre de la protection des civils,  les Casques bleus feront usage de tous les moyens y compris la force pour éviter des combats dans la ville.

 Le porte-parole a par ailleurs annoncé un développement important dans le secteur de la justice, notamment l’accès des groupes vulnérables à la justice, avec la tenue de la première réunion du comité de relecture de l’avant-projet de loi sur l’assistance juridique et juridictionnelle. Mis en place par le Ministre de la Justice, des Droits de l’homme, Garde des sceaux, le comité est notamment appuyé par la MINUSCA et le PNUD. Dans le chapitre des droits de l’homme, Monteiro a fait part du séjour, à partir de mercredi, de l’Experte indépendante sur la situation des droits de l’homme en RCA. D’ici au 3 février, Marie-Thérèse Keita Bocoum s’entretiendra avec les autorités, la société civile, le corps diplomatique et les Nations Unies pour faire le point sur la situation actuelle et évaluer la mise en œuvre des recommandations contenues dans le rapport soumis au Conseil des droits de l’homme des Nations Unies après sa visite en RCA en juin 2016 . D’autre part, le porte-parole a indiqué que la MINUSCA a documenté 52 incidents de violations et abus des droits de l’homme en RCA entre le 15 et 21 janvier.

De son côté, le porte-parole de la Force, le Lieutenant-colonel Clément Cimana, a noté que la situation sécuritaire dans le pays est caractérisée par différents types de menaces telles que les activités criminelles à Bangui ou les activités liées à la transhumance, dans le secteur Ouest. Selon le Lieutenant-colonel, la Force adapte sa réponse à ces différentes menaces et reste déterminée dans la protection des civils et l’application du mandat de la MINUSCA. « La réponse de la Force est dans la mobilité pour réagir, surprendre et contenir ces groupes. C’est là, le sens du redéploiement : plus de mobilité pour plus de présence et d’efficacité », a souligné le porte-parole. Dans le cadre de la sécurisation des axes et des activités économiques, la Force a escorté la semaine dernière environ 1.000 véhicules commerciaux et particuliers sur les trois principaux axes routiers du pays.

 Pour sa part, la porte-parole de la police de la MINUSCA, le Lieutenant Oana Andreea Popescu, est revenue sur les actions de renforcement des capacités des Forces de sécurité intérieures centrafricaines par la police de la Mission, notamment en prélude à «la formation des 500 Policiers et Gendarmes qui seront recrutés cette année ». Elle a souligné que deux sessions de formation des formateurs des Forces de sécurité intérieures se déroulent actuellement à Bangui, pour doter les écoles de formation de la gendarmerie et de la police en personnel d’encadrement de qua

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