Tous les Info du Vendredi 26/12/2016

Cm n 2371 du ven 23 decembre 2016

LA GLOUTONNERIE FINANCIERE SUICIDAIRE DES DEPUTES ET LEUR PRESIDENT : REDUCTION DU TRAIN DE VIE DE L’ETAT, NECESSITE ABSOLUE    Karim Meckassoua, président de l’Assemblée Nationale, nourrit l’avidité et la gloutonnerie financière suicidaire des députés. L’Assemblée Nationale devient un vrai triangle des Bermudes pour le peuple centrafricain. Touadéra prône la rupture. C’est dire qu’il faut mettre fin définitivement à la gabegie. L’heure est venue de repenser la RCA, après ce Tsunami qui l’a balayée. La crise n’est pas encore terminée. La reconstruction du pays au plan matériel, politique, économique passe par la promotion de la très bonne gouvernance financière et économique. La misère, la mauvaise gestion de la chose publique, sont les principale cause de cette crise dévastatrice. Le bon exemple doit venir d’en haut de sorte que la population sente réellement la rupture, car les plus hautes autorités du pays, auront fait de la réduction du train de vie de l’Etat, leur cheval de bataille. Il est tout à fait impérieux et obligatoire au regard d’un contexte très difficile que traverse le pays, que des mesures drastiques soient prises. Qu’est-ce qui fait courir les Honorables députés ? Ces mesures vigoureuses et rigoureuses doivent attirer les bailleurs de fonds, les investisseurs dans le pays. Comment des députés peuvent demander la lune de miel à un pays dans le coma ? C’est irresponsable et antipatriotique. Bruxelles n’est pas de l’argent liquide à se partager. Les députés veulent se tailler la part du lion dans cet océan de misère, de chômage, de galère ? Qui peut comprendre une telle logique où des députés baigneraient dans le luxe, l’opulence, avec des salaires et des indemnités faramineux ? C’est une véritable insulte pour la jeunesse et le monde rural. Les députés veulent écraser leurs électeurs qui ploient sous le poids de la misère ? Selon nos investigations, les députés passeraient de un million quatre cent cinquante mille (1.450.000)  à deux millions à (2.000.000) FCFA. Les députés savent-ils ce qu’une telle augmentation peut engendrer dans le pays ? Veut-on piéger Touadéra avec les remous sociaux en chaîne ? Il y a anguille sous roche. L’économie du pays est très en difficulté et l’Etat peine à assurer ses charges régaliennes. Comment la RCA sera-t-elle perçue par les partenaires au développement ? Sommes-nous sérieux ? Les députés oublient-ils les intérêts du peuple qu’ils sont censés défendre ? Les députés auraient dû veiller au grain sur la gouvernance, voir un début d’amélioration des conditions de vie du peuple avant de penser à eux-mêmes. Les primes et indemnités des députés avoisinerait les 72%, d’où « un combat sans merci » entre le président de l’A.N qui prend fait et cause pour ce suicide parlementaire, avec cette avidité financière baleinière alors que le pays n’est pas sorti de l’ornière. C’est non seulement honteux, mais révoltant pour de hauts cadres mieux placés pour mesure la profondeur de la déconfiture du pays. Et oui, pour « tuer son chien, il faut l’accuser de rage ». Un ministre ne peut plus assurer les missions d’Etat parce que les députés l’attendent ? Les députés se volatilisent-ils ? Un ministre en mission peut-il être interprété comme un affront ? Thomas Sankara, pour faire du Burkina-Faso ce qu’il est aujourd’hui, a réduit de 22 % tous les salaires. Ces économies ainsi réalisées, ont été transférées dans des secteurs vitaux (construction des infrastructures routières, sanitaires modernes, des salles de classes, la sécurité alimentaire et des habitants etc.) Il a imposé la consommation locale aux Burkinabé. Avec une mentalité aussi exécrable des Centrafricains, même des hauts cadres, comment pousseront-ils le gouvernement vers le progrès ? La priorité à Bruxelles était-elle les primes et indemnités des députés ? Les députés pensent d’abord à eux-mêmes avant le peuple. Quelle bizarrerie ! Les députés creusent très tôt la tombe du peuple qui a pris tous les risques, notamment sous les balles nourries. Nous pensions qu’Henri Marie Dondra faisait du tourisme, alors qu’il est à Yaoundé pour préparer une importante rencontre de la directrice générale du FMI et les Chefs d’ Etat de la CEMAC. Les députés doivent revenir à la raison, revenir sur terre que de rêver. Nous estimons que le président de la commission finance Martin Ziguélé, réussira à dégonfler les députés, à leur faire prendre conscience de la réalité du pays. La crise est encore là. La RCA sera ridicule, si un tel projet venait à passer. Les salaires ont été payés pendant plusieurs années par la communauté internationale. A peine quelques mois seulement et ce sont les députés qui veulent mettre le feu au pays, décourager la communauté internationale, sabrer tous les efforts de sortie de crise. Il n’y a qu’en RCA qu’une telle aberration n’émeut personne. De plus le budget 2017 est très déséquilibré et pose un problème de balance. Il y a urgence en la demeure pour que la Loi des Finances soit votée dans le temps imparti. La Communauté internationale a l’œil rivé sur le patriotisme des Centrafricains à travers cette Loi des Finances 2017. Julien BELA        L’Editorial de Julien BELA   UN CHEF D’ETAT PINGRE, CHICHE, RADIN   A peine quelques mois que certains centrafricains qualifient Touadéra de pingre, de chiche et de radin. Lors de la campagne électorale, Touadéra a été sincère et clair. « Je n’ai pas d’argent ». Ceux qui l’ont soutenu, se sont jetés à l’eau avec les moyens de bord. Quelques mois seulement après son investiture, les Centrafricains qu’il a reçus disent qu’il ne donne pas l’argent. Est-ce qu’il y a un puits financier spécial au palais de la Renaissance où les chefs d’Etat puisent pour distribuer au premier venu ? Le pays est par terre, et avec lui, les institutions de la République. L’argent est rare, difficile comme la pluie dans le désert du Sahara. Où peut-il prendre pour donner ? Certains partis politiques reçus en audience, ont dû se plaindre de la même manière. Autant à Bangui, à Mbaïki, à Kaga-Bandoro, Bria et autres localités qu’il a pues visiter. Admettons qu’il se permet le luxe de distribuer des millions à tous ceux qui viennent le voir. Les mêmes Centrafricains diront que le pays est en difficulté, où trouve-t-il cet argent pour donner aux gens ? Les suspicions vont commencer à pleuvoir : « Il commence déjà à voler ». Les Centrafricains n’ont pas le sens d’analyse aussi simple que celle-ci. Autant les Centrafricains demandent, autant ils sont prêts à vous cribler d’accusations gratuites sans fondement. On invente des rumeurs folles avec des montants imaginaires, juste pour nuire. Soit, ce sont les vieux crocos du cirque politique qui sèment à tout vent des insanités. Certains Centrafricains n’hésitent pas à comparer Touadéra à Denis Sassou Nguésso, alors qu’ils n’ont pas la même durée d’exercice présidentiel. De plus, le Congo Brazzaville produit du pétrole, ce qui n’est pas le cas pour la RCA, où la misère est sur tous les visages, du sommet au bas de la pyramide de la société centrafricaine. Les Centrafricains sont misérables. Il faut maintenant creuser, fouiller, bêcher, pour faire de la RCA un pays riche où l’argent coule, circule. Touadéra est resté constant avec lui-même depuis la campagne électorale à ce jour. Il n’y a que ce que l’Etat met à sa disposition pour sa famille. Ne poussons pas nos dirigeants au vol, au détournement. La plus belle femme au monde ne donne que ce qu’elle a. Elle ne peut faire de miracles. Pour une audience avec le chef de l’Etat, les gens rêvent d’en sortir plus riche que feu Colonel Kadhafi, non, non.   Julien BELA        LE MINISTRE DE LA DEFENSE, JOSEPH YAKITE  DANS LA DROITE LIGNE : BIENTÔT UNE COMPAGNIE DES FACA SERA OPERATIONNELLE    Ce que le peuple centrafricain attend et réclame à cor et à cri, pointe à l’horizon. L’opérationnalisation de la 1ère compagnie des éléments des Forces Armées Centrafricaines (FACA) qui suivent un entraînement depuis plusieurs mois, n’est qu’une question de jour. Formés depuis quelque temps par la Mission Européenne de Training (EUTM), ces quelques six cents (600) militaires centrafricains vont bientôt être opérationnels. Tenez-vous bien, ce sera au courant du mois de janvier 2017. Privés de leur exercice militaire depuis la période Bozizé et le 24 mars 2013, date de la prise de pouvoir de la coalition Séléka menée par Michel Djotodia Am Non Droko, ces éléments des FACA vont bientôt être réhabilités dans leur mission. La cérémonie de fin d’entraînement de la 1ère compagnie des FACA se déroule ce vendredi 23 décembre 2016 au camp Kassaï. C’est un ouf de soulagement pour le peuple centrafricain, surtout les populations de l’arrière-pays qui continuent d’être massacrées par les combattants du FPRC, de l’UPC, du RPRC, du MPC et des 3 R. Avec cette opérationnalisation, nous osons espérer que la fin du calvaire des Centrafricains a sonné. Car il est inadmissible qu’après le retour à l’ordre constitutionnel intervenu le 30 mars 2015 et malgré la main tendue du Chef de l’Etat et le dialogue qu’il prône, certains groupes armés ne l’entendent pas de cette oreille. Il ne se passe pas un jour sans que les Centrafricains ne tombent sous les balles de ces seigneurs de guerre. De Kaga-Bandoro à Alindao, en passant par Koui, Bria, Bakala, Ippy, Ndassima, nos compatriotes de l’arrière-pays meurent comme des mouches, car ne bénéficiant d’aucune protection. En l’absence de nos FACA dans les villes de provinces, ces criminels, assassins, hors-la-loi, en profitent pour tuer les civils innocents, incendier leurs maisons et villages. Toutes ces exactions inqualifiables des combattants des groupes armés sur les populations civiles s’estomperont un jour. Nos concitoyens respireront un nouvel air, circuleront librement et vaqueront avec quiétude à leurs occupations habituelles, grâce à la mise sur pied de l’armée nationale.  Et ce, à cause de la détermination, de la clairvoyance, de la compétence, du courage du ministre de la Défense Nationale, Joseph Yakité qui ne ménage aucun effort pour l’opérationnalisation des FACA. Ce travail abattu par ce digne fils du pays, bien que candidat malheureux à l’élection présidentielle de 2015 – 2016, est louable, et mérite d’être salué et encouragé par tous. Car, qui a cru un jour que les FACA seront opérationnelles ? Ce sera chose faite d’ici quelques jours. Les Centrafricains de l’intérieur du pays doivent prendre un peu leur mal en patience en attendant que le ciel s’éclaircisse. Et il s’éclaircira dans peu de jours. Certains compatriotes malintentionnés ont taxé Joseph Yakité de tous les maux du monde : incompétence notoire, passivité, immobilisme. Même les élus de la nation, lors de son interpellation à l’Assemblée Nationale, ont clairement demandé qu’il soit démis de sa fonction par le président de la République, Chef de l’Etat, professeur Faustin Archange Touadéra. Que diront-ils encore avec cette opérationnalisation de la 1ère compagnie des FACA qui a suivi un entraînement accru, parrainé par l’EUTM ? Qui lèvera le petit doigt pour affirmer que Joseph Yakité ne fait absolument rien ou ne déploie aucun effort pour remettre sur scelle les FACA ? Personne à ce que nous croyons. Il est certes vrai que certains ministres sont des bureaucrates et non des technocrates. Mais d’autres tels que Félix Moloa, ministre du Plan, de l’Economie et de la Coopération, Henri-Marie Dondra, ministre des Finances et du Budget, ainsi que Joseph Yakité, ministre de la Défense Nationale font correctement leur travail à la tête de leur département respectif. Nous avons aussi oublié de citer Aboubakar Moukadas Noure, ministre de l’Education Nationale. Quant aux autres, Dieu seul sait ce qu’ils font pour relever la RCA tombée au fin fond du gouffre. Il convient tout de même de signaler que l’armée centrafricaine se met doucement mais sûrement en marche avec l’opérationnalisation de la 1ère compagnie des FACA formée par l’EUTM. Il n’y a plus de souci à se faire. Une autre compagnie entrera en formation et entraînement dans les jours à venir. Le cycle suivra son cours. Bravo, EUTM !   Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA      RECEPTION DES 12 BUS SUR LE TERRAIN DE FOOTBALL DU PK 12 A BANGUI, PAR LE MAIRE DE BANGUI  Le président de la Délégation Spéciale de la Ville de Bangui (PDSVB), Emile Gros-Raymond Nakombo, a réceptionné les douze (12) bus de la société de transport urbain « Benafrique », sur le terrain de football du PK 12 à Bangui (axe Boali), le jeudi 22 décembre 2016. Après la réception officielle de ces bus, le cap est mis sur le Bureau d’Affrètement Routier Centrafricain (BARC), pour les formalités d’usage, puis au ministère des Travaux Publics, sis sur l’avenue David Dacko où se trouve le siège de la société « Benafrique ». Et c’est là que les douze (12) bus ont été parqués en fin de compte. Il est à préciser que durant les trajets parcourus, des voix se sont élevées pour apprécier à sa juste valeur l’arrivée de ces bus à Bangui, pour résoudre en partie le problème de transport urbain, qui s’y pose. Alors que d’autres voix, par contre, ont dit que ces bus vont durer combien de temps, pour ne pas être mis sur calle. Selon Eduardo Philémon-Bernard, directeur des opérations à la société « Benafrique », « je suis content, car le problème de transport urbain se pose avec plus d’acuité à Bangui. Et ces bus sont arrivés à point nommé pour y faire face. Ils vont desservir les axes Bimbo, PK 12, Combattant, Boy-Rabe et Centre ville de Bangui. Ces douze (12) bus sont en bon état et peuvent durer cinq (5) ans », a-t-il affirmé.  Notons que le siège de la société « Benafrique » comprend une administration, un service de trafic-magassin, un garage et deux (2) aires dont celle de stationnement et une de lavage de ces bus. La cérémonie officielle du lancement de la mise en circulation desdits bus aura lieu le mercredi 28 décembre 2016, sous le haut patronage du président de la République, Chef de l’Etat, Professeur Faustin-Archange Touadéra. Pour plus de précisions, c’est en août 2016, qu’a eu lieu la signature de  la convention d’exploitation de ces bus entre la DSVB et la société « Benafrique ». Et ce, pour développer le transport urbain dans la communauté urbaine de Bangui. Vive la Coopération Sud-sud ! Pourvu que cela perdure et ne connaisse pas le sort  de SONATU.   Le Petit YEKOA                   ECOBANK, LA BANQUE PANCAFARDEUSE, AVEC UN DG CHASSEUR DE CRANE AU LIEU DE METTRE AU POINT LE SYSTEME INFORMATIQUE     « Pas de connexion », c’est le refrain à Ecobank depuis plusieurs années. Ces trois (3) dernières semaines, la situation s’est empirée, au point de donner l’insomnie, le cauchemar, le cafard, la pire des frustrations. Les caissières ne sont que des ornements parce que la nature à horreur du vide. Les clients viennent pour les contempler et non faire des opérations. Personne ne parle, encore moins la Cheffe d’agence, aucune communication, le silence est de cimetière. Une drôle de banque dont on ne trouve pas les mots pour la qualifier. « Pas de connexion » est la marque déposée d’Ecobank, la banque pan-médiocrité. Les opérateurs économiques sont paralysés, frustrés, furieux, mais hélas, la triste réalité est là et implacable. Si on pouvait fouetter une banque, ce serait déjà chose faite. La surprise désagréable de Centrafric Matin est de constater que le nouveau directeur général, Sylvain Pendi, au lieu de s’occuper de la situation dramatique et catastrophique du réseau informatique, s’est affiché en chasseur d’homme au sein du personnel. Ajoutant ainsi, malheur au malheur, alors que la banque amorce une descente vertigineuse en enfer. Les clients risquent de déserter Ecobank. La RCA renferme quatre (4) banques : BPMC, BSIC, CBCA, et Ecobank. Les trois (3) premières banques fonctionnement comme l’aiguille d’une montre, tic-tac. Pour les fêtes de fin d’année, beaucoup de gens qui travaillent au sein des institutions internationales, ont raté leur voyage, soit reporté autant de fois, sans pour autant avoir l’argent pour aller faire une fête en famille, les jouets des enfants et les grands rassemblements familiaux pour franchir le nouvel an.  La question fondamentale est de savoir s’il y a un ministère qui coiffe les banques. Est-ce que ce ministre exerce son droit de regard pour la qualité du service public à Ecobank ? La RCA n’a pas beaucoup de banques certes, mais Ecobank mérite d’être fermée, soit temporairement pour que son système informatique soit réajusté, soit fermée définitivement. Une fois la paix retrouvée sur l’ensemble du territoire, des banques viendront s’implanter en RCA. C’est une certitude absolue. Les canards boiteux comme Ecobank peuvent aller ailleurs. Ecobank ne peut éternellement plonger sa clientèle dans la masturbation financière. Sylvain Pendi ne semble pas à la hauteur d’une telle mission, de redresser le conglomérat informatique qui donne le stress au personnel tous les jours. Sur quarante (40) clients qui se présentent pour des opérations, peut-être deux ou trois sont servis chaque jour depuis trois semaines et le rite reprend son cycle, « la connexion est partie ». D’où sort une telle banque à l’ère moderne où le temps c’est de l’argent ? Les opérations bancaires ne sont qu’une question de fractions de seconde.  Tous les travailleurs du secteur public, privé que des professions libérales, doivent  passer toute la journée et ils ne peuvent repartir à leur lieu de travail. Un seul client prend plus d’une heure pour se faire servir. Si BSIC, BPMC ou CBCA font mille clients en quelques heures, Ecobank n’en fait que deux ou trois pour six (6) heures. Le constat est consternant, mais cette situation dure et perdure parce que les autorités passent par le haut et se font servir. Ils ne savent pas le calvaire que vit la clientèle d’Ecobank. Avec les fêtes de fin d’année, il y a une affluence de clientèle qui vient moisir toute la journée et repartir totalement abattue. Des factures à régler deviennent impossibles. Des créances à solder, deviennent impossibles. Un client a osé dire, « Je ne prendrais plus les chèques Ecobank … ». Sylvain Pendi préfère le grand big-bang au sein des ressources humaines, alors que le navire Ecobank prend l’eau sous ses pieds. Où est-ce que Sylvain Pendi a appris une telle alchimie de management ? Le ciel à Ecobank est très sombre et n’augure pas de lendemain meilleur en 2017. La clientèle n’entend plus supporter les carcasses informatiques à Ecobank. Nos vœux les meilleurs au DG Sylvain Pendi et à Ecobank, pourvu que ça change. Julien BELA      FRANCIS BOZIZE EST-IL REELLEMENT REINTEGRE AU SIEN DES FORCES ARMEES  CENTRAFRICAINES (FACA) ?   Des rumeurs circulent partout ces derniers temps faisant état de la réhabilitation de Jean Francis Bozizé, ancien ministre de la défense nationale au sein des Forces Armées Centrafricaines. Francis Bozizé était arrivé à Bangui le 04 août 2016 à bord du vol Kenya Air Ways. Le 06 août, il s’est rendu lui-même à la Minusca, réveillant le mandat d’arrêt international qui l’a conduit d’abord à la Section des Recherches et d’Investigations (SRI) ou il a passé trois (3) nuit, avant d’être conduit devant le parquet du Tribunal de Bangui, puis auditionné et placé en liberté provisoire sous contrôle judiciaire. Quelques temps après, nous avons appris que Francis Bozizé a été réintégré au sein des Forces Armées Centrafricaines, par décret du chef de l’Etat, le professeur Faustin Archange Touadéra. La défense de Jean Francis Bozizé, constituée de maîtres Jean Louis Opalagna et Henri Pouzère avait animé une conférence de presse le vendredi 16 décembre 2016 aux environs de 10 heures à l’hôtel Somba à Bangui. Durant cette conférence de presse, ils ont affirmé haut et fort devant les professionnels des médias que Francis Bozizé a été bel et bien réintégré au sein des FACA sur  ordre du président de la république. Ce qui est bizarre lors de cette conférence, c’est que la défense n’a pas produit de preuve, ne serait-ce que la copie du décret pris par le chef de l’Etat, autorisant la réintégration de leur client parmi les FACA. Deux (2) jours après la conférence de presse c'est-à-dire le lundi 19 décembre, le gouvernement a réagi sur les ondes de la station nationale en faisant le démenti que Francis Bozizé n’est pas réintégré au sein des FACA car il est sous poursuite judiciaire. Et la défense de Francis Bozizé n’a pas encore réagi jusque là, à ce démentit du gouvernement pour éclairer la lanterne du public centrafricain. C’est pourquoi, nous nous interrogeons de la sorte : Francis Bozizé est-il réellement réintégré ou non au sein des FACA ? Qu’on nous le dise clairement. Mais pour notre part, il revient à la défense de Jean Francis Bozizé d’apporter la preuve de la réintégration de leur client dans le rang des FACA. C’est de là que le centrafricain lambda peut connaître la réalité des faits et avoir le cœur net. Certes, Francis Bozizé est un officier supérieur. Rien n’empêche les autorités centrafricaines de le réintégrer dans l’armée nationale. Mais le problème est que Francis Bozizé est visé par le mandat d’arrêt international. C’est pourquoi, il est impensable, qu’on puisse le réintégrer parmi les FACA. La procédure judiciaire est déclenchée, et cela doit prendre du temps. Ce n’est qu’après un véritable procès qu’on peut connaître si le présumé auteur est coupable ou non. Or, Francis Bozizé est encore en phase d’interrogatoire que brusquement sa défense s’agite et demande coute que coute la libération de son client. Les cas des Bemba, Hissen Harbré et bien d’autres sont encore là pour nous édifier. Pour rassembler toutes les preuves et déclencher le procès, cela a mis beaucoup de temps. Mais au finish, la justice a fini par triompher. C’est autant dire que les Bozizés, Séléka et Anti-Balaka doivent tôt ou tard expliquer au peuple centrafricain la raison de sa souffrance. Et la Cour Pénale Spéciale va  prendre tout son temps à fouiller, sarcler, bêcher du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest pour traquer tous les auteurs, coauteurs et complices des plus graves violations des droits de l’homme en RCA.   La tolérance zéro et l’impunité zéro. C’est ce qu’attendent de voir le peuple centrafricain, les Nations-Unies, les Etats-Unis, la Communauté Internationale.   Amedé NGUETE    BRIA, BAKALA, KAGA-BANDORO, KOUI … OU EN SOMMES-NOUS AVEC LA RENTREE SCOLAIRE 2016 – 2017     L’un des Objectifs de Développement Durable (ODD) est : l’« Education Pour Tous d’ici 2030 ». Pour atteindre un tel objectif, il faut une meilleure éducation à la base qui touche la jeunesse, principale actrice du développement dans tous les pays du monde. La Constitution de la République Centrafricaine reconnaît le droit des enfants à l’éducation. Force est malheureusement de constater que depuis bientôt quatre (4) ans, le droit à l’éducation des enfants est bafoué, foulé aux pieds par les groupes armés qui dictent leur propre loi comme bon leur semble. C’est le cas dans l’arrière-pays et particulièrement dans les régions de Kaga-Bandoro, Ndomété, Kouango, Koui et récemment à Bria, Bakala, Ndassima pour ne citer que ces villes où les groupes armés défient sans cesse l’autorité de l’Etat en tuant, pillant, saccageant, incendiant, obligeant des milliers de personnes parmi lesquels des enfants qui étudient à fuir pour se réfugier quelque part afin de se mettre à l’abri des violences. Dans la ville de Koui par exemple, l’autorité de l’Etat n’existe que de nom, suite à l’attaque meurtrière menée par Sidiki et ses éléments sur les populations civiles, il y a de cela quelques mois. Bon nombre d’enfants qui pourtant ont déjà démarré les cours mais qui par la suite se sont réfugiés avec leurs parents dans d’autres localités de la ville de Koui n’y vont pas en ce moment. C’est le cas des déplacés internes de Koui que nous avions rencontré à Bouar et qui nous ont témoigné : « Nous regrettons amèrement ce qui nous est arrivé car nos enfants ont perdu leur éducation. Nous n’avons pas les moyens de les inscrire ici à Bouar car Sidiki et ses hommes ont détruit tous nos biens ». Ce témoignage est vraiment triste puisque c’est l’avenir de toute la République Centrafricaine qui est en danger. Tels sont les cas à Bria, Bakala, Ndassima et bien d’autres localités du Sud-est avec les affrontements meurtriers entre les deux (2) branches de l’ex-coalition Séléka à savoir : l’UPC d’Ali Daras et le FPRC de Nourredine Adam qui ont fait de nombreuses victimes, obligeant plusieurs personnes à se réfugier dans d’autres endroits. Aujourd’hui dans ces villes, les établissements primaires et secondaires ne fonctionnement pas normalement. Certains parents ont peur même de lâcher leurs enfants pour aller étudier au risque de voir leur sang coulé en cas d’affrontement. Aujourd’hui à Bangui, les élèves sont sur le point de boucler le 1er trimestre de l’année académique 2016 – 2017 en cours. Qu’en est-il dans nos villes provinciales et surtout dans les régions où les groupes armés continuent de commettre les exactions ? Selon le calendrier établi par les autorités en charge de l’éducation nationale, les élèves doivent étudier pendant neuf (9) mois et ce, pour terminer le programme. Voilà que depuis trois (3) années, les enseignants et les élèves n’ont pu terminer ces neuf (9) mois de cours. Ce ne sont ni Djotodia, ni Catherine Samba-Panza qui nous démentiront. Après la prise du pouvoir des ex-Séléka le 24 mars 2013, plusieurs bâtiments scolaires ont été occupés par ces derniers, empêchant les élèves d’aller étudier. Avec les exactions qu’ils commettaient, certains élèves ont terminé l’année en queue-de-poisson. C’est le même son de cloche au moment de la transition où nous avons assisté à un bouleversement total du système éducatif centrafricain, à cause des exactions que commettaient les ex-Séléka et Anti-Balaka. On peut parler de baisse de niveau puisque les enfants ne bénéficient pas d’une meilleure éducation. C’est la seule problématique que chacun doit resoudre. Mais à l’allure où vont actuellement les choses, l’avenir de la jeunesse centrafricaine est entre le marteau et l’enclume. Et si l’on ne fait pas attentions, la RCA sera d’un moment à l’autre envahie que par des illettrés et analphabètes. Comment peut-on parler de développement, si l’éducation de la jeunesse ne fait que s’enfoncer au fond du gouffre ? Protéger la population, c’est garantir certains droits de la personne, à l’exemple du droit des enfants à l’éducation, reconnu par l’Etat centrafricain, l’UNICEF et bien d’autres structures internationales œuvrant dans ce domaine. Et la Minusca qui joue ce rôle de protection de la population civile doit au moins veiller sur le droit des Centrafricains à l’éducation. Où en sommes-nous avec cette mise en garde de la Minusca aux groupes armés de libérer les bâtiments scolaires dans l’arrière-pays ? Méditons en ensemble. Bénistant MBALLA          AUX GROUPES ARMES NON CONVENTIONNELS : QUE DEVIENT L’ACCORD D’ENGAGEMENT SUR LE PRINCIPE DDRR DU FNB     A la veille de la clôture officielle des travaux du Forum National de Bangui (FNB), le 10 mai 2015, il y a eu la signature de l’Accord d’Engagement de Principe sur le DDRR entre les groupes armés non conventionnels et l’Exécutif de la transition. A cet effet, dans cet accord, il y a des clauses contraignantes à respecter mises à la charge de ces groupes armés ainsi que de l’Exécutif de transition. Depuis le retour de la RCA à l’ordre Constitutionnel, le 30 mars 2016, les nouveaux dirigeants légitimes ont fait sien l’Accord d’Engagement de Principe sur le DDRR, héritage important du FNB. D’où ils se battent sans relâche pour mobiliser les ressources financières, à mettre à la disposition de la Coordination Nationale de Pilotage de ce processus DDRR. Et cela en privilégiant le dialogue ouvert et franc avec tous les groupes armés non conventionnels, tout en les impliquant effectivement tous à chaque étape d’évolution de ce processus DDRR. Car il faut rectifier les tirs et corriger les erreurs du passé, ayant conduit la RCA et son peuple, dans une grave crise politico-militaire sans précédent, depuis plus de trois (3) ans. N’oublions surtout pas que de la réussite du processus DDRR en RCA, va dépendre en grande partie, le retour définitif de la sécurité et de la paix. Force est malheureusement de constater qu’à ce jour, les groupes armés non conventionnels, particulièrement les factions de la nébuleuse ex-coalition Séléka, continuent toujours de tuer des civils, d’incendier des maisons et villages, de commettre d’autres exactions dans l’arrière-pays. Au lieu de stocker leurs armes de guerre, leurs minutions et autres effets militaires dans leurs bases de cantonnement identifiées à travers le pays ; les combattants de ces groupes armés, préfèrent plutôt les porter devers eux, au vu et au su de tous, y compris des Casques Bleus de la Minusca. Incroyable, mais pourtant vrai. Jusqu’à quand les groupes armés vont-ils continuer à prendre en otage tout un peuple ? Et pour gagner quoi par la suite ? Alors que nous nous approchons sûrement et doucement de la fin de cette année 2016, nous lançons ici un appel patriotique à tous les groupes armés sans exception, de déposer et de faire taire les armes en RCA. Et ceci, au nom de la sécurité, de la paix et dans l’intérêt général de la nation. Car, il y a « un temps pour faire la guerre, et un temps pour faire la paix », dit-on.   Le Petit YEKOA      DEPECHE RJDH-RADIO COMMUNAUTAIRES     LE GOUVERNEMENT POSE DES CONDITIONNALITES PAR RAPPORT AU DIALOGUE POLITIQUE INCLUSIF Trois semaines après le mémorandum de François Bozizé souhaitant un dialogue inclusif, le pouvoir s’accorde sur le principe mais pose des conditions sur l’identité des parties prenantes à cette rencontre. Le 24 novembre 2016, l’ancien Président centrafricain en exil a demandé au pouvoir de Bangui d’organiser un dialogue politique inclusif pour le retour de la cohésion en RCA. Il a été soutenu dans sa demande par son parti le Kwa Na Kwa. Interrogé sur la proposition de François Bozizé lors de la conférence conjointe Minusca-Gouvernement tenue hier, 20 décembre, le Ministre Théodore Jousso, porte-parole du Gouvernement a donné le point de vu du pouvoir actuel en déclarant que le dialogue ne doit pas servir de tremplin. Il a souligné que le dialogue politique inclusif permet aux centrafricains de tous bords de diagnostiquer les maux qui minent le pays « mais cela se fait avec un certain nombre de conditions que lorsque les parties prenantes ne sont pas entachées de problèmes d’ordre judiciaire et les participants ne sont pas inscrits sur la liste de sanction de l’ONU», a-t-il dit. La position du gouvernement ne décourage pas le KNK qui croit à une issue favorable de sa proposition, selon son SG par intérim, Bertin Béa. Sur ce dialogue, « nous avons dit de notre côté au KNK que, ce qui a été lancé comme offre politique ce n’est que cela et dont il revient aux uns et aux autres d’apprécier. En tout état de cause nous sommes dans un pays  où sur 16 préfectures, qui constituent notre pays, dix sont occupées par des forces non conventionnelles », a-t-il précisé. Le dernier dialogue inter-centrafricain est le forum de Bangui organisé du 4 au 11 mai 2015 par la Transition et boycotté par le KNK de François Bozizé. ****************** LE PERSONNEL DE LA SONATU REVENDIQUE 17 MOIS D’ARRIERES DE SALAIRE Grogne du personnel de la Société Nationale de Transport Urbain (SONATU) ce matin du 21 décembre devant le ministère des Transports. Ces derniers ont manifesté pour revendiquer le paiement de leurs 17 mois d’arriérés de salaire. La Sonatu avait fait faillite et cédera la place à une autre société de transport qui commencera ses activités dans les prochains jours. Les travailleurs de cette ancienne entreprise ont manifesté pour réclamer le paiement de leurs arriérés de salaire qui s’élèvent à 17 mois. Sur la banderole tenue par les grévistes, il est écrit « 17 mois d’arriérés de salaire, trop c’est trop ! » Sur les raisons de leur sit-in, Jean-Louis Litte, délégué du personnel de la Sonatu a expliqué que leur Ministre de tutelle ne les a pas rencontrés pour trouver un compromis aux revendications. Il nous a juste dit qu’« il ne peut rien car la Sonatu n’est pas tombée en faillite sous son pouvoir », et « c’est cette réponse qui nous a motivé la manifestation afin qu’on réponde à nos préoccupations», s’est-t-il justifié. Cette version est soutenue à moitié par Léopold Bangassou, chargé de mission en matière des transports de surface, qui a qualifié de « sauvage » cette grève.  Il a déclaré que ces grévistes avaient déposé un préavis. « Le ministre m’avait instruit de leur demander de patienter en attendant la liquidation de la Sonatu. Il a promis de les embaucher progressivement dans la nouvelle société ». Pour Léopold Bangassou, « les employés de la Sonatu devront être  reçus par le Ministre le  jeudi, mais on est surpris aujourd’hui de leur sit-in. Pour moi, c’est une grève sauvage », a qualifié Léopold Bangassou. Léopold Bangassou a précisé que, « sur les 47 receveurs de la Sonatu, 10 ont déjà été retenus pour aller récupérer les nouveaux bus de transport qui sont stationnés à Douala et que le reste des employés est prioritaire dans le recrutement de la nouvelle société ». Cette déclaration de Léopold Bangassou est rejetée énergiquement par l’ensemble du personnel de la Sonatu qui soutient que ces 10 receveurs ont fait leurs efforts personnels et individuels pour être retenus. La Sonatu est une société d’Etat affiliée à l’ACFPE. Le personnel de cette société promet de continuer la grève pendant trois jours au cas où il ne trouve pas satisfaction. ********* GREVE DU PERSONNEL DE LA SOCATEL POUR RECLAMER 05 MOIS DE SALAIRES Les travailleurs de la Société Centrafricaine des Télécommunications (SOCATEL) ont manifesté ce mercredi 21 décembre devant leur Direction Générale de Bangui-Sica pour réclamer le payement de 5 mois de salaire sur les 32.   Pour obliger la Direction Générale à payer leurs arriérés de salaires, les travailleurs de la SOCATEL sont en grève de huit jours. Devant le siège de la société à Bangui-Sica, les travailleurs de la SOCATEL brandissent des feuilles d’arbre prononçant des slogans que « nous mourons de faim, c’est la faute de notre DG ». Le coordonnateur des délégués du personnel de la SOCATEL, Théophile Yangakola a indiqué que la décision du DG les a motivés à intensifier leur mouvement de grève. Selon lui, après la grève de trois (3) jours pour réclamer le versement de 5 mois de salaire sur 32, « la réponse du DG n’était que des menaces, des insultes et des questionnaires distribués à certains travailleurs. C’est pourquoi nous avons décidé en assemblée générale hier de poursuivre le mouvement de 8 jours », s’est-il justifié. Mis à part ce comportement qu’il a dénoncé, il a ajouté d’autres raisons qui ont amplifié leurs réclamations. « Pour cette année 2016, l’Etat a remis une enveloppe de 156 millions pour les investissements à la SOCATEL et il a supporté le salaire du personnel de Janvier à Septembre. La SOCATEL n’a pas pu payer un mois de salaire après l’Etat », a-t-il précisé. Pour le délégué du personnel de la SOCATEL, Jospin Blaise Konze, le mouvement de grève continuera s’il n’y a pas gain de cause. « Le DG a fait la discrimination en payant deux mois de salaire aux autres directeurs, c’est de l’injustice. Nous poursuivrons le mouvement jusqu’à obtenir notre droit », a-t-il ajouté. Le gouvernement n’a pas encore réagi sur les propos avancés par les grévistes. Le DG de la SOCATEL n’était pas disponible pour sa version des faits. Le Chef de l’Etat Faustin Archange Touadera qui présidait une cérémonie à l’Omnisport a promis aux grévistes qu’il s’entretiendra avec leurs responsables. ******************* VILLAGE BONDIBA PRES DE BABOUA ATTAQUE PAR UN GROUPE ARME Le village Bondiba situé à 80 kilomètres de la ville de Baboua, a été attaqué hier mardi 20 décembre par un groupe armé. Le bilan provisoire de cette attaque fait état d’un mort et de plusieurs blessés.  Un habitant du village Bondiba qui a réussi à gagner la ville de Baboua a témoigné que « les assaillants étaient en quête des bœufs qui ont été emportés par les éléments d’Abdoulaye Miskine ». Il a indiqué que « c’était aux environs de 16 heures sur l’axe Ndja-Bouar qu’ils ont tiré sur tous les passants et après ils se sont rendus dans le village Bondiba. Pour se protéger, la population est dans la brousse par peur d’être attaquée par ces hommes ». La même source a souligné que les forces internationales ne sont pas intervenues pour dissuader ces bandits, « le village est toujours sous contrôle de ces hommes ». Sur le bilan, « une personne a perdu la vie au cours de cette attaque et plusieurs autres ont été blessés et sont à Baboua pour des soins », a-t-il relevé. Le sous-préfet de Baboua, Robert Tora a expliqué que c’est depuis plusieurs années que les éléments de FPRC d’Abdoulaye Miskine ne cessent de causer des dégâts dans ces zones. « Nous avons parlé plusieurs fois de cette situation mais aucune solution. Et maintenant les éléments de Sidiki aussi se sont installés dans la zone, donc la population est prise en otage par ces divers groupes armés », a-t-il déploré. Depuis presque deux semaines, les éléments de Sidiki ont pris quartier dans la commune de Besson à 90 kilomètres de Baboua. Selon d’autres informations, un gendarme de cette localité serait kidnappé par ces hommes. ************ DES PRODUITS AVARIES DU CICR          RETROUVES SUR DES MARCHES Des produits incinérés par le CICR sur autorisation du Ministère du commerce se sont retrouvés sur plusieurs marchés des localités proches de Bangui où sa destruction a eu lieu. De sources concordantes, ce sont 200 tonnes de haricots et de riz qui sont destinés à la destruction. Leur incinération a débuté depuis la semaine dernière sur l’axe Bangui-Boali où environ 70 tonnes de ces vivres, selon nos sources, ont été détruites après PK26. Ces produits se sont retrouvés sur les marchés des localités situés sur cet axe le week-end dernier. Dans les investigations du RJDH, un notable interrogé a confirmé les faits que nous avons relevés. Il a déclaré que « toute la quantité du haricot n’a pas été détruite. La population a réussi à éteindre le feu et a récupéré une bonne partie que les gens consomment ou vendent comme vous le voyez sur les tables au bord de la route ». Selon la cheffe de délégation adjointe de la représentation du Comité International de la Croix Rouge (CICR) en Centrafrique, Mme Marie Dubeau, la population a déjoué la vigilance de l’équipe. Elle  regrette cette situation et appelle la population à ne pas les consommer. « La population a réussi à déjouer notre vigilance, c’est pourquoi certains produits sont en circulation. Mais nous appelons tous ceux qui les détiennent à se signaler ou à ne pas les consommer parce que ce sont des produits dangereux pour la santé », a-elle indiqué. Pour éviter que cette situation se répète, la cheffe de délégation adjointe a précisé que « des mesures nécessaires sont prises avec les autorités centrafricaines pour garantir la destruction sans risque du reste des produits ». Elle a ajouté qu’« il y a d’ailleurs eu changement de site à cet effet, et les équipes de sécurité seront renforcées ». Quelle est la réaction des autorités de Bangui et les Consommateurs ? Les produits récupérés par les habitants de l’axe Bangui-Boali sont déjà vendus sur certains marchés de Bangui. Aucune mesure n’est encore prise par les Ministères de la Santé et celui du Commerce pour protéger la population contre toutes formes d’intoxication alimentaire. L’Association des Consommateurs Centrafricains dit n’avoir pas été informée de la destruction de ces vivres. Et, selon nos investigations, le CICR verse une importante somme d’argent au Département du commerce pour de telles opérations. La cheffe de délégation adjointe n’a pas démenti cela. Elle ne nous a pas indiqué le montant réel que sa structure donne au Ministère du Commerce. « Je confirme que le CICR paye quelque chose pour ces opérations. Nous payons les droits légaux notamment les impôts et autres, comme l’exigent les lois en la matière, assurons aussi les frais de mission des membres du comité que le ministère du commerce a dépêché pour ces opérations ainsi que ceux des agents de sécurité », a déclaré Marie Dubeau au RJDH. Sur le montant, des sources avancent un chiffre de 3 millions de CFA. Les cadres du département du commerce contactés sur le sujet ne se sont pas prononcés. Depuis lundi, c’est sur l’axe  Bangui-Mbaïki que le CICR et le ministère du commerce incinèrent ces produits avariés. ****************    BIRAO SANS CHAINE PENALE Dans un entretien avec Ramadan Abdelkader, Sous-préfet de Birao dans la Vakaga, cette autorité administrative a noté que les questions de sécurité et de chaine pénale sont deux choses à deux visages différents dans sa zone. RJDH : Bonjour monsieur le Sous-préfet Ramadan Abdelkader. Ramadan Abdelkader(RA) : Bonjour. RJDH : Comment se porte Birao à l’heure où nous parlons ? RA : Mr le journaliste, en 2014 il y avait eu une grande turbulence dans la localité. Maintenant avec l’arrivée de la Minusca, nous ne sommes plus inquiétées, il y a la quiétude parce que les forces onusiennes  multiplient  les patrouilles et leur présence dissuade les malfrats. A l’heure actuelle, je dirai que la sécurité est revenue dans la ville. RJDH : Nous avons remarqué que la police et la gendarmerie sont absentes de la ville. Est-ce qu’il y’a une prison ici pour écrouer des  personnes qui ont enfreint la loi? RA : (rire), vous allez devoir m’excuser si je souris, mais c’est un rire jaune. En ce qui concerne la chaine judiciaire, il n’y a absolument rien. Il n’y a que le tribunal qui est opérationnel mais le Procureur est absent. En ce qui concerne la police, il n’y a qu’un seul commissaire, en la personne de monsieur Sada. A la gendarmerie, il n’y a que deux adjudants qui gèrent la brigade. Ils n’ont pas d’éléments sous leur ordre pour que la gendarmerie remplisse correctement sa mission dans la localité. Cela handicape aussi les activités de l’administration. Nous souhaitons que le gouvernement puisse penser à ces institutions. RJDH : Vous déplorez une absence de personnels au commissariat de police et à la brigade de gendarmerie. Comment les responsables de ces deux entités de sécurité remplissent-t-ils leurs missions régaliennes ? RA : A défaut de gendarmes et policiers professionnels, ils ont des auxiliaires qu’ils utilisent. Et ils sont appuyés par la Minusca. RJDH : Birao est excentrique et loin de Bangui, avez-vous accès aux produits de première nécessité ? RA : En ce qui concerne les produits de première nécessité, ce n’est pas assez grave, les commerçants se ravitaillent à  Amdafok, à 60 Km d’ici. De fois, ils achètent certaines marchandises à Bria ou à Bambari. RJDH : Le prix des produits de premières nécessités est-il accessible à tout le monde? RA : Le prix dépend des villages puisque, cela dépend aussi de personnel. Vous savez sur le marché pour avoir un morceau de savon, il faut 200 à 250 Frs, c’est quand même abordable pour le dernier des paysans. RJDH : Semble-t-il qu’à Birao il y a beaucoup de problèmes. Nous avons appris que pour se soigner, il faut se rendre au Soudan, c’est-à-dire à 65 Km d’ici. RA : Effectivement certains malades sont évacués au Soudan, à Nyala pour être soignés dans les grands hôpitaux là-bas. Dieu merci, que nous avons toujours l’appui de l’ONG International Médical Corps (IMC), en ce qui concerne le personnel. N’eut été l’IMC, la population de Birao serait abandonnée à son triste sort. Je vous invite à visiter l’hôpital, vous ne trouvez pas de personnel qualifié que le ministère de la Santé a affecté là-bas, mis à part un médecin et un infirmier diplômé d’Etat. Le reste, ce ne sont que les agents de santé appuyés par l’IMC. RJDH : Au niveau du commissariat, il n’y a pas de policier, au niveau de l’hôpital, il n’y a pas de personnel qualifié et à l’enseignement ? RA : Pire encore dans l’enseignement. Les instituteurs et professeurs sont tous partis en vacances à Bangui et ne sont pas encore rentrés. Jusqu’à présent, les portes du lycée de Birao sont toujours fermées. On plaide jusqu’à présent, ils ne sont pas encore revenus. Je demande au département de l’éducation de nous affecter vite des enseignants. Pour le moment, il n’y a que l’école préfectorale qui a ouvert ses portes et l’enseignement est dispensé par les maitres-parents. RJDH : Comment faites-vous pour avoir accès à l’eau potable ou à l’électricité ? Etant centrafricain et ne bénéficiant pas de la présence de l’Etat, est ce que vous-vous sentez humilié ? RA : Nous ne nous sentons pas humiliés. L’Etat a des charges, nous pensons qu’un jour l’Etat va pouvoir se tourner vers la Vakaga pour investir comme il se doit. Vous avez parlé d’eau potable, il y a le Comité International de la Croix Rouge (CICR) qui est ici. Il essaie de creuser des puits, de réaménager certains puits et quelques rares fontaines qui sont encore fonctionnelles. RJDH : Par le passé, Birao est réputée être une ville de braconnage. Les réserves fauniques étaient vandalisées par les braconniers, cette destruction se poursuit toujours ? RA : Ce n’est pas fini. Le braconnage aujourd’hui prend de l’ampleur parce que ce ne sont pas  les braconniers locaux mais ce sont des étrangers qui pratiquent le braconnage. RJDH : Vous qui êtes Sous-préfet de Birao, comment se portent les deux groupes armés ici ? Ont-t-ils adhéré au programme DDRR ? RA : A Birao dans la Vakaga, il y a deux mouvements politico-militaires : le Mouvement des Libérateurs Centrafricains pour la Justice (MLJC) et le Front Patriotique pour la Renaissance de la Centrafrique (FPRC). Pour l’heure, seul le MLJC a adhéré au processus du DDRR, tandis que le FPRC n’a pas encore signé. Je pense qu’il s’adhérera parce que la population a besoin de la sécurité et de la paix pour vaquer  normalement à ses occupations. RJDH : Monsieur Ramadan Abdelkader, merci.   *****RJDH*****      FAUT-IL ETRE MINISTRE OU DG POUR DEVELOPPER SON PROPRE PAYS ? QUE FONT LES OPERATEURS ECONOMIQUES ET HOMMES D’AFFAIRES ?     L’Etat, pour bien fonctionner doit être structuré. D’où la mise en place des institutions républicaines composées du Chef de l’Etat, du président de l’Assemblée Nationale et des députés de la nation ainsi que du premier ministre, chef du gouvernement et des ministres. C’est la logique de la hiérarchisation de l’Etat dans tout pays au monde. Un ministre est avant tout un agent de l’Etat, nommé par décret du président de la République sur proposition du premier ministre chef du gouvernement. A ce titre, le ministre est appelé à assumer la politique du gouvernement dans le département qu’il dirige. Et ce, dans l’intérêt général de la nation. C’est dans ce contexte que les départements ministériels travaillent en collaboration avec les structures tant nationales qu’internationales à l’exemple des groupement d’ONG nationales et internationales voire le secteur paraétatique. Cela témoigne qu’il faut une relation entre gouvernants et gouvernés allant dans le sens de la créativité et de la productivité pour asseoir la base d’un développement véritable. Malheureusement, le patriotisme n’est pas centrafricain. Pour beaucoup de personnes, il faut être soit fonctionnaire ou agent de l’Etat, soit ministre ou Directeur général d’une société d’Etat afin de travailler et développer son propre pays. Mais les réalités sur le terrain démontrent autres choses. Chaque année, de futurs cadres sortent avec des diplômes d’études universitaires ou des écoles de formations professionnelles et n’arrivent plus à trouver du travail à faire car l’Etat n’a pas les moyens de les prendre en charge et donc de les intégrer si vite dans la fonction publique. C’est de cette manière que le chômage est toujours à la hausse en RCA. Or, nous avons aussi en RCA des hommes de valeurs à l’exemple des Opérateurs économiques et hommes d’affaires qui peuvent bien aider ces jeunes diplômés sans emploi à sortir de la souffrance et de la misère. Un opérateur économique à lui seul peut créer une entreprise, recruter les jeunes et les initier par la suite dans divers domaines : la maçonnerie, l’élevage de petits bétails (cabris, porcs, …), la menuiserie, le petit commerce, les activités génératrices de revenus. Ce faisant ainsi, il pousse les jeunes et notamment son pays à aller de l’avant. Mais c’est la volonté qui manque à nos opérateurs économiques et hommes d’affaires. Certains hommes d’affaires et opérateurs économiques centrafricains préfèrent aller créer et investir dans d’autres pays, au détriment de leur propre pays. Nous connaissons des bailleurs centrafricains qui ont de grandes entreprises à l’étranger. Rien ne semble les émouvoir par rapport à la situation de leurs compatriotes ainsi que de leur pays. Or, ce ne sont pas les cadres qui manquent en RCA. Nous avons de futurs cadres, ressortissants des écoles de formations professionnelles à l’exemple de ceux de l’ISDR de Mbaïki et ceux de l’école des mines et de la géologie. Un collecteur de diamant, peut solliciter du gouvernement avec son appui la création d’une société d’Etat des mines pouvant permettre à ces jeunes de mettre en valeur ce qu’ils ont appris pour faire évoluer le pays. Est-ce le cas de la situation que nous vivons en RCA ? Combien d’opérateurs économiques ou hommes d’affaires ont au moins créer une entreprise en RCA ? Si nous avons des hommes d’affaires et opérateurs économiques qui œuvrent comme le groupe KAMACH et l’ONG « ALIMA », la RCA pourrait déjà être largement en avance en terme de développement. Pour preuve, plusieurs ressortissants de la Faculté des Sciences et de la Santé (FACSS) sont recrutés par l’ONG « ALIMA » et mettent en valeur ce qu’ils ont appris à l’Université. Non seulement ils travaillent pour gagner leur pain quotidien, mais aussi pour réduire le taux de chômage endémique des jeunes. S’il faut penser toujours être ministre ou directeur général pour agir en faveur de son propre pays, comment sera la situation ? Pourtant, nous connaissons des hommes d’affaires et opérateurs économiques qui gagnent mieux même que les ministres et directeurs généraux. Pourquoi alors ne songer que de devenir toujours ministre ou DG ? Est-ce pour l’honneur ? D’ailleurs pour être ministres ou DG, il faut de la compétence. A quoi bon nommé même un illettré ? Parce qu’il est riche ? La vie, c’est la complémentarité. C’est pourquoi, il y a toujours des hauts et des bas. Mais cela n’empêche personne de mettre en valeur ses connaissances et son savoir-faire au service de son pays. il est impensable de voir le peuple centrafricain mourir et souffrir de la famine, de la pauvreté, de la maladie, de la misère alors qu’il a tout. Retroussons les manches, travaillons durement pour le développement de notre pays comme l’a dit Barthélemy Boganda : « Le travail, unique voie de développement ». Hommes d’affaires, opérateurs économiques, bref peuple centrafricain, mettons la main à la pâte et nous progresserons.   Bénistant MBALLA        PENURIE D’EAU POTABLE A BANGUI    A Bangui, tous les ans au plus fort de la saison sèc

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