Tous les Info du Vendredi 20/01/2017

Cm n 2340 du ven 20 jan 2017

BOZIZE ET DJOTODIA N’ONT PAS FINI DE TORTURER PHYSIQUEMENT, MORALEMENT ET ECONOMIQUEMENT LE PEUPLE :

LE QUART DU PAYS PARALYSE

 

Bozizé et Djotodia, deux anciens chefs d’Etat et deux anciens chefs de guerre, continuent de torturer le peuple centrafricain physiquement, moralement et économiquement. Anti-Balaka pro-Bozizé et Séléka de Djotodia paralysent un quart du pays. Les Séléka creusent encore et davantage la marginalisation du Nord, argument ayant servi de prétexte au déclenchement de la crise. Malgré le sacrifice consenti par le peuple centrafricain lors des élections pour le retour à l’ordre constitutionnel, ces deux chefs de guerre continuent de tirer les ficelles de l’instabilité. Et pourtant, la page est définitivement tournée pour ces deux chefs de guerre. A un moment donné, les Séléka ont fait croire aux Centrafricains que leur mouvement devient un parti politique, seule voie pour eux de reconquérir le pouvoir par les urnes. Malheureusement, les armes continuent de tonner. Les Anti-Balaka pro-Bozizé tiennent toujours les armes. Aucune occasion n’est laissée aux Centrafricains pour respirer un temps soit peu.

 Le KNK de Bozizé est moulé dans un culte de personnalité, et a du mal à se régénérer politiquement. Le KNK s’apparente à une propriété privée et non un parti politique. Après feu président Barthelemy Boganda, le MESAN a survécu jusqu’à ce jour. Le KNK a pourtant un groupe parlementaire. C’est donc une entité politique qui vit. Le MLPC a perdu le pouvoir, mais se réorganise de nouveau pour repartir à l’assaut du pouvoir. Bozizé, général de son état, Chef Suprême des Armées et Chef de l’Etat, a trahi la nation, humilié le peuple centrafricain, détruit l’Armée Nationale, est chassé par une vulgaire rébellion ultra-sanguinaire qui a pulvérisé les fondements de la République. Un tel chef, mérite-t-il un milligramme d’égard ? Ben Ali en Tunisie, Moubarak en Egypte, Abdoulaye Wade au Sénégal et tant d’autres, n’ont pas rendu la vie infernale à leur peuple après avoir perdu le pouvoir. Ils ont laissé la latitude aux nouvelles autorités de conduire la destinée du pays.

Font-ils mal à Touadéra ou au peuple centrafricain, otage depuis bientôt quatre ans ? Aucune revendication politique n’est possible. Le processus Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Rapatriement ( DDRR ) est déjà en marche. Différentes formations sont dispensées aux combattants, pour qu’ils deviennent des acteurs de développement du pays. Il n’y a que le FPRC de Djotodia et les Anti-Balaka de Bozizé qui sont les récalcitrants et qui prolongent la souffrance ordurière du peuple centrafricain. Le DDRR est le seul passage obligé pour tous les groupes armés en activité sur le territoire national. La LRA, une rébellion étrangère, continue de semer la mort et la désolation au sein des populations du Sud-est de la RCA. Les Anti-Balaka de Bozizé et les Séléka de Djotodia, prennent toujours une partie de la population en otage dans les préfectures de l’Ouham-Péndé, Nana-Gribizi, Bamingui-Bangoran, Vakaga, Haute-Kotto, Basse-Kotto et la Ouaka. Les exactions sur les populations civiles pleuvent à longueur des jours, des semaines et des mois.

Le peuple centrafricain est-il responsable des turbulences politiques qui ont secoué le pays ? Non, c’est un peuple qui n’a fait que subir les atrocités, les crudités, les tueries, les tortures, les incendies de maisons et des villages entiers. Bozizé a perdu le pouvoir, il doit se ranger et donner une chance aux Centrafricains de savourer la paix, la sécurité et le développement. Djotodia aussi a perdu le pouvoir, il doit se caser. Tous les deux sont en exil, c’est pour eux l’occasion de décrisper l’atmosphère politique dans le pays. Les Centrafricains n’aspirent qu’à la paix, rien que la paix. C’est pourquoi, Bozizé et Djotodia qui portent la responsabilité de leurs hommes sur le terrain, peuvent donner la chance aux Centrafricains de respirer à plein poumon, de vaquer librement à leurs occupations quotidiennes, d’aller et venir, sans s’inquiéter. Bozizé et Djotodia font mal aux Centrafricains et non aux nouvelles autorités.

La non violence et le dialogue fondent la stratégie de Touadéra pour la résolution pacifique de la crise. Il n’a de problème avec personne, ni les Anti-Balaka de Bozizé, ni les Séléka de Djotodia. Pourquoi doit-on prolonger inutilement une crise qui n’a plus de sens ? Le peuple centrafricain n’est pas acteur de la chute de Bozizé, encore moins, de celle de Djotodia. Des projets de la Communauté Internationale en direction des régions dites marginalisées, dorment dans les tiroirs. Les partenaires, les investisseurs, les bailleurs de fonds frappent à la porte de la RCA, mais ne peuvent se déployer sur le terrain pour raison d’insécurité chronique. Le gouvernement a promis 400.000 mille emplois à la jeunesse centrafricaine, faut-il que les groupes armés imposent un temps additionnel stérile, inutile et suicidaire pour un peuple à bout de souffle ? Trop, c’est trop ! C’est un temps de rafraichissement et de paix.

 

Julien BELA  

 

 

TRIBUNE-SANTE :

INTERDIT DE GUERIR AVEC LA MEDECINE HORMONALE !


Chère lectrice, cher lecteur,

Imaginez des substances naturelles plus efficaces que les médicaments pour soigner les maladies du vieillissement, mais également capables de :

· faire perdre de la graisse et gagner du muscle (y compris au ventre, aux cuisses) ;

· résorber la chair qui pend sous les bras ;

· éliminer les rides, notamment autour des yeux et de la bouche ;

· solidifier les os ;

· faire repousser des cheveux épais et de votre couleur naturelle ;

· lubrifier les articulations ;

· réguler le taux de sucre sanguin ;

· rétablir le sommeil naturel ;

· augmenter la mémoire ;

reconstituer les tissus vivants (rétine, artères, matière grise).

Et ce n’est pas tout !

Ces substances seraient aussi capables d’influer favorablement sur votre personnalité, en accroissant votre confiance en vous, en espaçant les baisses de moral, en vous rendant plus à l’aise en société, en développant votre pouvoir de séduction, en vous donnant plus de force et de paix intérieures pour surmonter toutes les difficultés de la vie.

Enfin, ces substances augmenteraient le désir, la force et le plaisir amoureux.

J’ai bien conscience que cela paraît trop beau pour être vrai. Mais lisez la suite.

Des substances plus indispensables que le cerveau

Ces substances naturelles existent, et elles se présentent sous plus de cent formes, toutes produites naturellement par votre corps.

Ce sont vos hormones.

Les hormones sont des produits naturels que vous fabriquez dans vos glandes endocrines (hypophyse, glande pinéale, glande thyroïde, thymus, pancréas, glandes surrénales, testicules ou ovaires).

Elles vous permettent de développer vos organes et d’assurer des centaines de fonctions vitales comme la respiration, la circulation sanguine, la digestion, l’immunité, la reproduction, les émotions et le fonctionnement du cerveau.

Les hormones ne sont pas seulement naturelles. Elles sont aussi indispensables à la vie : si un bébé naît sans cerveau mais avec du cortisol (une hormone produite par les glandes surrénales), il peut non seulement vivre pendant une courte période, mais aussi manifester des émotions.

En revanche, s’il naît avec un cerveau mais sans cortisol, il ne pourra pas vivre du tout. Ses fonctions vitales (battements cardiaques, respiration) n’auront aucun moyen de s’activer.

Sans hormone thyroïdienne par exemple, une personne peut vivre quelques semaines, mais sans émotions, sans bouger, comme une plante.

C’est pourquoi il n’est pas exagéré de dire que les hormones sont plus indispensables à la vie encore que le cerveau.

Le dieu Hermès dans votre corps

Le mot « hormone » vient du grec « impulsion ».

Mais la racine rappelle aussi celle du dieu Hermès, qui signifie « messager ». Hermès est d’ailleurs ce dieu jeune et beau, doté d’ailes aux chevilles qui lui permettent de porter les messages à la vitesse du vent.

Car, en effet, vos organes se servent des hormones pour communiquer entre eux.

Produites par vos glandes endocrines, les hormones sont transportées par le sang, et permettent de réguler à distance toutes vos fonctions vitales.

Le cas le plus connu est celui des hormones produites par les glandes sexuelles, comme la testostérone et les œstrogènes.

Elles sont produites à l’adolescence et modifient l’apparence des organes sexuels, développent les muscles, font pousser des poils sous les aisselles, sur le pubis, etc.

Mais, en réalité, toutes les hormones ont des effets aussi spectaculaires, si vous pouviez voir ce qui se passe dans votre corps.

Ainsi la DHEA est-elle une de ces hormones capables de réduire la graisse et d’augmenter le muscle, en plus petite mesure toutefois que la testostérone, l’hormone mâle. La DHEA accroît la densité minérale des os, et donne souplesse et brillant à la peau. Elle semble avoir aussi un impact important sur le cerveau : si vous manquiez de DHEA, votre risque de maladie d’Alzheimer pourrait être plus élevé.

Vous ne serez donc pas surpris d’apprendre que, à 80 ans, le taux de DHEA est en moyenne dix fois plus bas qu’à 20 ans, ce qui explique en partie les différences physiques.

Le cortisol, lui, élève le niveau d’énergie : il accélère le flux sanguin, et donc améliore l’oxygénation des cellules et leurs apports en nutriments. Cela vous fait maigrir tout en vous procurant une sensation de plus grande fraîcheur et d’énergie. C’est le cortisol qui vous donne cette sensation d’être d’attaque pour affronter les événements stressants. Il peut même vous donner de l’enthousiasme et de l’impatience à vous lancer dans l’épreuve !

On pense que les grands guerriers, comme Du Guesclin, le chevalier Bayard, Attila ou encore Gengis Khan, avaient des taux très élevés de cortisol.

(suite au prochain numéro)

 

A votre santé !

Jean-Marc DUPUIS

 

 

DE LA COMPOSITION ET DES ATTRIBUTIONS DE LA HAUTE COUR DE JUSTICE (HCJ) DEFINIES DANS LA CONSTITUTION DU 30 MARS 2016

 

 

Le titre 8 et les articles 122 à 127 définissent la composition et les attributions de la Haute Cour de Justice (HCJ), dans la constitution du 30 mars 2016. De l’article 122 à 127, il est stipulé qu’« il est institué une juridiction non permanente dénommée la Haute Cour  de Justice (HCJ). Elle se compose de six (6) magistrats, trois (3) députés et trois (3) sénateurs élus au scrutin secret par leurs pairs. Le président de la HCJ es élu parmi les magistrats, le vice-président parmi les parlements, dans les mêmes conditions que ci-dessus spécifiées. A la demande du Procureur Général, de l’Assemblée Nationale ou du Sénat à la moitié (1/2) des membres qui les composent, le Président de la République défère devant la HCJ, les ministres, les députés, les sénateurs, susceptibles d’être poursuivis pour haute trahison. La décision de mise en accusation, dûment motivée, est prise par le Président de la République qui la transmet au Procureur Général près la HCJ.

Le Président de la République n’est responsable que des actes accomplis dans l’exercice de ses fonctions qu’en cas de la haute trahison. Sont notamment considérés comme crimes de haute trahison : la violation du serment, les homicides politiques , l’affairisme , la constitution ou l’entretien de milice,  le refus de doter les Forces de Défense et de Sécurité de moyens nécessaires à l’accomplissement de leur mission, la violation de l’article 23 (toute personne habitant le territoire national a le devoir de respecter, en toutes circonstances, les lois et règlements de la République) ; la non mise en place des institutions de la République dans le délai constitutionnel, et toutes actions contraires aux intérêts supérieurs de la Nation.

La demande de mise en accusation n’est recevable que si elle recueille la signature de cinquante pour cent (50%) des députés qui composent l’Assemblée Nationale. Le Président de la République ne peut être mis en accusation que par l’Assemblée Nationale si le vote ou scrutin secret recueille les deux tiers (2/3) des députés. La résolution de mise en accusation, dûment motivée, est transmise par le Président de l’Assemblée Nationale au Procureur Général près la HCJ. Toutefois, pour les infractions de droit commun commises avant son élection ou en dehors de l’exercice de ses fonctions, le Président de la République ne fera l’Objet de poursuite que devant les juridictions compétentes, qu’à la fin de son mandat. Dans ce cas, le délai de prescription de l’action publique est suspendu. Lors des prises de décisions de la HCJ, et en cas de partage de voix, celle du président est prépondérante ».

Il convient de souligner que les décisions rendues par la HCJ ne sont susceptibles d’aucun recours. Une loi organique détermine les règles d’organisation et de fonctionnement de la HCJ. Et c’est ce qui vient d’être approuvée par les élus de la Nation, le 16 janvier 2017. C’est pour autant dire qu’une fois que cette loi organique sera promulguée par décret du Président de la République, la HCJ sera mise en place pour être effectivement opérationnelle en RCA. Et ça sera une grande première depuis l’avènement de la démocratie et du multipartisme en RCA dans les années 1990. Bon vent à la HCJ pour que vive la démocratie et la bonne gouvernance.

 

Le Petit YEKOA

 

 

 

 

SITUATION CRITIQUE DES ELEVES A KAGA-BANDORO :

LE GOUVERNEMENT ET LA MINUSCA DOIVENT AGIR

 

 

Selon les témoignages de certains habitants de la Nana-Gribizi, les conditions d’études des élèves dans cette région du pays sont très déplorables. Et ce, après les douloureux  événements survenus, il y a de cela quelques mois. Toutes les portes des établissements primaires et secondaires demeurent hermétiquement fermées. Certains élèves et leurs parents se sont réfugiés sur le site des déplacés pour se mettre à l’abri des exactions et violences commises par les éléments du tristement et sanguinaire Mahamat Alkhatim. Quelques ONG internationales seulement volent au secours de ces enfants en dressant des huttes qui leur permettent d’étudier. Mais les conditions d’études des enfants ne sont pas réunies puisqu’ils sont parfois assis à même le sol pour suivre les cours. Qu’à cela ne tienne, ce sont seulement certains élèves des établissements primaires qui bénéficient de ce soutien qu’offrent ces ONG internationales. C’est vraiment triste ce qui se passe en ce moment dans la préfecture de la Nana-Gribizi.

La RCA ne se limite pas seulement à Bangui. C’est l’ensemble des régions qui constituent et fondent la République. Or, depuis que la capitale centrafricaine Bangui connaît un calme précaire, certaines régions du pays semblent être abandonnées à la merci des seigneurs de guerre sans âme, ni conscience qui déciment les populations civiles comme bon leur semble. C’est le cas des régions de la Nana-Gribizi, des villes comme Bria, Bambari, Ngakobo, Koui, où les groupes armés réfractaires au processus Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Rapatriement (DDRR), défient l’autorité de l’Etat et rendent la vie difficile à la population qui ne peut  vaquer librement à ses occupations quotidiennes. Aujourd’hui dans ces régions que nous avons citées ci-haut, le droit des enfants à l’éducation sont bafoués par les hommes armés. A La moindre chose, ces seigneurs de guerre pillent, violent, tuent, incendient non seulement des villages et maisons, mais aussi les bâtiments scolaires, obligeant les enfants à abandonner les études et à se réfugier avec leurs parents dans les sites des déplacés ou dans d’autres localités du pays.

Est-ce dire que ces élèves vont finalement terminer l’année scolaire 2016-2017 à queue de poisson ? Une interrogation qui dépasse tout entendement humain. Mais à l’allure où vont actuellement les choses, nous osons croire que l’avenir des élèves dans ces localités du pays sous contrôle des bandes armées, est en danger. D’où l’obligation pour le gouvernement centrafricain et la Minusca d’agir si vite afin de remédier à ce problème. Les élections se sont déroulées sur l’ensemble du territoire. Cela signifie que c’est toute la population centrafricaine qui n’aspire qu’à la paix, rien que la paix. Et les élèves sont les futurs cadres de demain. A ce titre, ils doivent aller à l’école et bénéficier d’une éducation meilleure. Cela fait aujourd’hui quatre(04) ans que les élèves et étudiants centrafricains sont confrontés à un réel problème d’éducation suite à la crise militaro-politique qui a secoué et continue de secouer le pays.

Les hommes du MPC viennent de poser un acte patriotique en chassant les semeurs de troubles, Idriss Al-Bachar et Mahamat Alkhatim. Nous les encourageons à continuer dans ce sens. Les ex-combattants ont aussi des enfants qui ont besoin d’aller à l’école, d’étudier comme les autres enfants. Il faut définitivement mettre un terme à la destruction des tissus socio-économiques du pays. Ces mercenaires étrangers qui continuent de mettre le pays à feu et à sang ne sont pas des Centrafricains. Ils vont peut être retournés demain sur leur territoire. Qui sera finalement le perdant ? Nous appelons les ex-combattants des mouvements FPRC, MPC, UPC, RPRC, 3R et les Anti-Balaka de Mokom de sauver leur patrie en danger. Après avoir fait tant de mal au pays, l’heure est à la réconciliation, à la cohésion sociale, au vivre ensemble et au développement. Les détonations d’armes doivent cesser sur l’ensemble du territoire pour permettre non seulement aux enfants d’aller étudier, mais aussi à la population de vaquer à ses occupations quotidiennes pour apporter sa modeste contribution au relèvement du pays.

 

Bénistant MBALLA

 

 

MICHEL DJOTODIA, « LA SELEKA EST LA FIN DE LA REBELLION EN RCA » : QUE CHERCHAIT-IL AVEC BOZIZE A TRAVERS L’ACCORD DE NAIROBI ?

 

 

Michel Djotodja s’est autoproclamé président de la République après la conquête du pouvoir de Bangui le 24 mars 2013. Dans sa déclaration à la nation, Michel Djotodia a affirmé haut et fort sur les ondes de la radio nationale que, « la Séléka est la fin de la rébellion en RCA ». Malheureusement, Djotodia n’a pas mis du temps au pouvoir puisqu’il était incapable de contrôler tous les éléments de l’ex-coalition Séléka qui se livraient non seulement à la destruction des tissus socio-économiques du pays, mais aussi aux actes barbares de tout genre : tueries à grande échelle, massacres, viols, pillages, incendies de villages et maisons, de champs et greniers agricoles, et que savons-nous encore ? Les Anti-Balaka à leur tour ont décidé d’agir pour soi-disant libérer le peuple centrafricain sous l’hégémonie des Séléka. Hélas, ce n’était pas le cas. Ils étaient devenus en un laps de temps, les véritables charcutiers humains avec des massacres et des destructions, du jamais vus et connus dans l’histoire de la RCA.

Les chefs d’Etat de la CEEAC se sont vus obligés de contraindre Djotodia à la démission à Ndjamena au Tchad, le 10 janvier 2014. Ferdinand Alexandre Nguéndé a pris le relais pour diriger le pays pendant deux (02) semaines. Vient ensuite Catherine Samba-Panza élue par les Conseillers nationaux pour diriger la transition et conduire le peuple centrafricain aux élections pour sortir le pays de la crise. Les ex-séléka ne juraient que par Michel Djotodia pour revenir au pouvoir et gérer la RCA. C’était dans ce sens qu’ils persistent et signent dans les tueries et les massacres après la démission de leur chef charismatique. Il en est de même des Anti-Balaka, fruits de l’ex-président déchu François Bozizé qui ne rêvent que du retour de ce dernier au pouvoir.

Depuis leurs pays d’exil, Bozizé et Djotodia ne cessent de manipuler leurs éléments à rendre la vie difficile au peuple centrafricain tout en détruisant le pays. A Nairobi, Bozizé et Djotodia ont scellé une alliance contre nature dans le but de revenir au pouvoir. Malheureusement, l’accord a été balayé d’un revers de la main par la présidente de transition, Catherine Samba-Panza. Immédiatement après le rejet de l’accord de Nairobi par le pouvoir de Bangui, les deux guerriers ont organisé et planifié la somatisation du pays à travers le coup d’Etat manqué du 26 Septembre 2015, soldé par plus de deux cent (200) morts, ainsi que des blessés. Que cherchaient Bozizé et Djotodia à travers l’accord de Nairobi ? Et s’ils arrivaient à revenir au pouvoir, qui cédera le pouvoir à l’autre ? Où est le sérieux dans la déclaration de Michel Djotodia quant à la fin de la rébellion en RCA, du moment où c’est lui-même qui tire les ficelles dans l’ombre et pousse certaines branches de la Séléka à continuer de tuer et de détruire le pays ?

Bozizé et Djotodia sont à l’origine de la crise qui continue de perdurer en RCA. Ce sont eux qui attisent la flamme de la violence dans les régions où les groupes armés dictent leur loi aux populations civiles. Pourtant, Bozizé et sa famille ont géré la RCA comme leur propre patrimoine avant de trahir toute la République, en abandonnant des tonnes d’armes et de munitions à la Séléka, pour prendre la tangente par la suite. Est-ce aujourd’hui que Bozizé et ses parents peuvent faire mieux ? C’est le même cas de figure avec le régime de Djotodia qui était totalement plongé dans la barbarie. Djotodia lui-même était conscient de sa défaite à cause des exactions des combattants Seléka sur les populations civiles. Comment peut-on expliquer l’attitude de ces deux (02) personnes qui ont lamentablement échoué dans le passé et qui  préfèrent encore revenir au pouvoir ?

Au lieu de chercher à empirer la situation, ils doivent revenir et se faire juger sur leur propre territoire par la Cour Pénale Spéciale (CPS) qui est entrain de se concrétiser lentement mais sûrement. Sans pour autant nous tromper, Bozizé et Djotodia seront les premiers clients de la CPS. Ils doivent expliquer au peuple centrafricain la raison de sa souffrance. Depuis 2002 à ce jour, les souffrances des Centrafricains ont dépassé le seuil de l’intolérable à cause d’un groupuscule de personnes qui pensent détenir le titre foncier de la RCA. La CPS a l’obligation de fouiller, bêcher, sarcler sur l’ensemble du territoire, les auteurs, coauteurs et complices des plus graves violations des Droits de l’Homme pour donner le véritable sens à « l’impunité zéro » prônée par les autorités centrafricaines, les Nations-Unies, les Etats-Unis, la France…

 

Bénistant MBALLA

 

 

 

LES CASQUES BLEUS DE LA MINUSCA ONT L’OBLIGATION DE REDONNER CONFIANCE AU PEUPLE CENTRAFRICAIN EN MATIERE DE SECURITE EN CETTE ANNEE 2017

 

Déployés effectivement en RCA en septembre 2014, suite à un vote de l’Assemblée Générale du Conseil de Sécurité des Nations-Unies, les Casques Bleus de la Minusca ont l’obligation de redonner confiance au peuple centrafricain en matière de sécurité en cette année 2017. Accusés à tort ou à raison par bon nombre d’entités des Forces Vives de la Nation (FVN), de ne pas avoir exécuté dans leur esprit et lettre les différentes résolutions du Conseil de Sécurité des Nations Unies, contenues dans leur mandat, ces soldats onusiens doivent rectifier leurs tirs et corriger leurs erreurs du passé.

A cet effet, ils ont l’obligation et la lourde responsabilité de protéger effectivement les populations civiles centrafricaines, face aux tueries, aux violences, aux viols et autres actes criminels et barbares dont elles sont victimes de la part des groupes armés non conventionnels. Et ce, pour garantir la libre circulation des personnes et des biens à l’intérieur du pays, gage de sécurité sur toute l’étendue du territoire nationale, et la relance de l’économe de la RCA.

Aussi, les Casques Bleus de la Minusca, n’ont pas droit de caresser dans le sens du poils les mercenaires et leaders des mouvements politico-militaires, réticents au Rapatriement et récalcitrants au DDR ou de conjuguer avec eux. Car depuis le retour du pays à l’ordre Constitutionnel, le 30 mars 2016, jusqu’à ce jour, les nouvelles autorités démocratiquement élues, n’ont managé aucun effort pour le retour définitif et effectif de la sécurité et de la paix en RCA. Mais ne disposant pas sous leur main l’armée nationale, pour remplir les fonctions régaliennes traditionnelles de l’Etat, il n’y a que les Casques Bleus de la Minusca qui sont les mieux indiqués pour les accomplir et les assumer. N’oublions surtout pas que les Forces Armées Centrafricaines (FACA), sont actuellement en pleine phase de leur refondation et restructuration, avant d’être redéployées sur l’ensemble du territoire national. Et ceci pour protéger les populations civiles et défendre l’intégrité du territoire national. Mais, dès à présent, la balle est dans le camp des Casques Bleus de la Minusca, pour agir en lieu et place de nos FACA.

 

Le Petit YEKOA 

 

 

DEPECHE RJDH-RADIO COMMUNAUTAIRES

 

LES DEPUTES APPROUVENT L’ACCORD CADRE REVISE DE COOPERATION AVEC L’ANGOLA ET LE BURKINA FASO

 

Les députés centrafricains ont adopté l’accord cadre révisé de coopération entre la RCA, l’Angola et le Burkina-Faso lors de la session extraordinaire à Bangui. Cet accord cadre vise les questions de l’armée, l’économie, la justice, l’éducation et la formation des jeunes.

L’adoption de l’accord-cadre entre la RCA et l’Angola se présente dans un contexte d’implication de l’Angola dans la résolution de la crise centrafricaine à travers une diplomatie agissante entre les deux pays. La commission affaires étrangères dans sa conclusion a rejeté l’accord soutenu par le ministre. Mais la plénière a décidé de son adoption après débat contradictoire.

Devant ce camouflet, Bernard Dillah, rapporteur de la commission Affaires étrangères loue la victoire de la démocratie « quand bien même les rapports entre la RCA et ces deux pays vont nous aider énormément, cela ne doit pas nous donner des raisons pour fouler aux pieds notre constitution. La plénière a décidé de rejeter notre proposition, nous sommes en démocratie. Mais je suis très fier, parce que nous avons fait un travail de fonds dans le respect de la Constitution » a-t-il déclaré.

Le ministre des Affaires Etrangères, Charles  Armel Doubane auditionné par la commission a reconnu les erreurs qui lui sont reprochées et s’est félicité de la compréhension des élus de la nation. « L’Angola et le Burkina Faso sont des pays qui ont des expériences  à apporter à la RCA dans tous les domaines de coopération pour développer notre pays et aussi mutualiser nos efforts. C’est une grande joie et la manifestation de la volonté aussi bien de l’exécutif que de législatif de donner une chance à la RCA de se reconstruire» a-t-il affirmé

Le vote en plénière de ces accords-cadres de coopération a mis fin hier à la session extraordinaire de l’Assemblée Nationale convoquée du 03 au 17 janvier 2017.

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DES DOCUMENTS DE RECHERCHE DU SITE SECONDAIRE DES AIRES PROTEGEES DE DZANGA SANGHA PARTIS EN FUMEE

 

Le bâtiment qui abrite les documentations de recherche de 2006 à 2017 du site secondaire de Dzanga Sangha à 18 kilomètres de la ville de Bayanga est parti en fumé la semaine dernière. Une enquête est ouverte selon les autorités pour déterminer les causes réelles.

Aire protégée de Dzanga Sangha est un levier de croissance de la RCA de par son intérêt dans l’économie centrafricaine. Ce cas d’incendie est d’autant préoccupant à l’heure de météorologie défavorable.  Le bureau de recherche des Aires protégées et du programme d’habituation des primates est incendié la semaine dernière. L’absence d’une banque des données du centre de recherche secondaire est la conséquence qui découle de ce drame.

Uranie Mboutou, l’un des échos gardes a relevé que le reste des équipements de communication du site secondaire de Dzanga Sangha est touché par les flammes, « les panneaux solaires, les câbles de transmission et d’alimentation électrique sont endommagés » a déploré le gardien et écho garde de Dzanga Sangha.

En outre « bien que quelques effets du site soient sauvés, la communication est impossible. Le reste des bâtiments manquent d’électricité, la surveillance nocturne des primates pose un réel problème après l’incendie», a ajouté le gardien.

Cet incendie est la première enregistré dans ce site depuis sa mise ne vert.

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L’APPAREIL JUDICIAIRE A KAGA-BANDORO PEINE A SE CONCRETISER

Depuis 2013, la chaine pénale de Kaga-Bandoro chef-lieu de la Nana-Gribizi peine à se concrétiser à cause de la présence des groupes armés. Toutes les infrastructures judiciaires ont été détruites jusqu’à présent. Selon le procureur de la république près le tribunal de Kaga-Bandoro, Jean Vidal Damas, « il ne passe pas un jour sans qu’il ait crime dans la ville ».

La chaine pénale est encore fragile à Kaga-Bandoro au centre nord de la République Centrafricaine encore sous contrôle des groupes armés de la Séléka. Les services de police et de la gendarmerie se sont retirés de la ville de Kaga-Bandoro depuis l’occupation de cette ville par la coalition Séléka en 2012. Le constat du procureur près le tribunal de grande instance de Kaga-Bandoro montre la faiblesse de cette chaine pénale pour la documentation des faits et actes criminels et le redéploiement de l’autorité de l’Etat.

Dans un entretien accordé au RJDH, le Procureur de la République près le tribunal de grande instance de Kaga-Bandoro Jean Vidal Damas est optimiste et a indiqué que des efforts sont en train d’être faits en dépit des difficultés « chaque jour, la ville de Kaga-Bandoro ne cesse de recenser des cas d’exactions commises par des groupes armés qui refusent le redéploiement des forces de l’ordre»  a-t-il dit.

La ville de Kaga-Bandoro est contrôlée par les éléments de MPC et FPRC qui commettent des exactions. Ces groupes sont visés dans les événements de Ndometé et de Kaga-Bandoro en septembre et octobre 2016

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APOTRE CHARLES KETAFIO MIS AUX ARRETS A LA DSPJ POUR COMPLICITE D’AVORTEMENT

L’Apôtre Charles Ketafio de l’église Jéhovah Sabahot est aux arrêts depuis le 17 janvier 2017 à la Direction de Service des Polices Judiciaires. Il est soupçonné par la police dans une affaire d’avortement d’une fille de 16 ans. Accusation qu’il a rejetée dans un entretien qu’il a eu avec le RJDH.

Ce service de police judiciaire n’est pas nouveau pour Charles Kétafio qui a passé 03 jours en juin 2016 pour séquestration d’une de ces paroissiennes. Placé sous mandat de dépôt, il a été libéré dans les conditions extrajudiciaires.

Des sources policières, la nommée Souraya, âgée de 16 ans, est membre de l’église Jéhovah Sabahot que dirige le « général » Charles Ketafio. « Il a donné de l’argent à la fille pour se faire avorter», a expliqué cette source.

Rencontré à la DSPJ, l’apôtre Charles Ketafio rejette les accusations portées contre lui, « je n’ai pas violé ni contribué à faire avorter la fille. C’est vrai qu’elle est dans mon église, mais elle est la petite amie d’un jeune qui est proche de moi à l’église. Tout ce qui se dit c’est juste pour salir ma réputation », a-t-il expliqué.

Saint Héritier Inza-Ouani, qui se dit petit ami de la fille est aussi aux arrêts au commissariat du Port-Amont à Bangui, ce dernier reconnait avoir donné de l’argent pour faire avorter la fille, « c’est vrai je sors avec elle mais je ne maitrise pas exactement la durée. C’est moi qui lui ai remis de l’argent pour faire un avortement mais je ne sais pas pourquoi elle a accusé l’apôtre », a-t-il clarifié.

La fille Souraya est toujours à l’hôpital pour des soins intensifs. L’accusation de viol a été plusieurs fois portée contre l’apôtre  Charles Ketafio mais il n’a jamais épuisé les peines qui lui sont attribuées.

La dernière en date est celle de juin 2016 où il a été cité dans une affaire de séquestration d’une fille de son église il y a 7 mois.

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LA JEUNESSE DE CENTRAFRIQUE COMMEMORE LA JOURNEE DES MARTYRS

 

18 Janvier 1979-18 Janvier 2017, la jeunesse de Centrafrique commémore la 38e journée des Martyrs placée sous le thème: « Une éducation plus saine en vue d’un développement durable ». Cette journée de deux jours est organisée par le Conseil National de la Jeunesse.

18 janvier marque la date historique du massacre des élèves qui protestaient contre la décision politique de l’empire Bokassa 1er . 38 ans jour pour jour, la jeunesse centrafricaine essaie de donner un sens à cet événement tragique qui a changé le cours de l’histoire. Des diverses manifestations à travers le pays sont organisées pour célébrer cette journée. La journée est célébrée autour de l’éducation alors que Faustin Archange Touadera projette  augmenter le budget de l’éducation nationale qui passe de 4% à 24%.

Huguet Francise Mongombé, président du Conseil National de la Jeunesse justifie le choix de ce thème en ces termes : « Nous avons choisi ce thème afin de ramener la lumière sur l’éducation, la question de l’éducation de la jeunesse Centrafricaine qui semble aujourd’hui une préoccupation. On ne peut pas bâtir l’avenir si la jeunesse reste dans sa grande majorité analphabète et sans instruction ».

Selon Huguet Francis Mongombé 18 Janvier doit être un sujet d’unité. « Le 18 janvier de chaque année, renouvelle notre esprit de jeune Centrafricain, l’esprit de la jeunesse qui avait porté les manifestations de 1979, qui était un esprit de liberté, de solidarité, d’unité, de tolérance, mais aussi un esprit de chalenge face aux grands défis. Aujourd’hui, nous devons être fier et libre d’appartenir à ce pays et conscient que tout changement qui doit passer dans pays peut passer par nous», a-t-il concédé.

Les cérémonies commémoratives de cette journée étaient célébrées à la place des Martyrs et chapotées par le premier ministre Mathieu Simplice Sarandji.

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INQUIETUDE DE LA POPULATION DE BOZOUM SUITE AU DEPART DU CONTINGENT CAMEROUNAIS DE LA MINUSCA

Le départ surpris des éléments camerounais de la Minusca de Bozoum, ce 14 janvier inquiète la population. Elle appelle à une relève urgente afin d’éviter un vide qui profiterait aux groupes armés.

Ce retrait intervient alors que la préfecture de l’Ouham Pendé dont Bozoum est le chef-lieu fait face aux violences perpétrées par des groupes armés, notamment des miliciens Anti-Balaka, la Révolution Justice (RJ) et le groupe 3R.

C’est le samedi 14 janvier que la population était surprise que le contingent camerounais de la Minusca était absent de sa base. Même réaction de la part des autorités, « lorsque nous étions dans la base, nous nous sommes rendus compte que les installations, les portes et autres ont été enlevées », a témoigné une autorité locale de la ville

Selon les informations du RJDH, pour éviter que la base ne soit vandalisée, la municipalité de la ville et l’organisation de la jeunesse ont mis en place un système de sécurité avant l’arrivée d’un autre contingent.

Ce départ « inattendu, brusque et sans relève inquiète la population et nous demandons un envoie rapide d’autre contingent. Car, ici, il n’y a pas des forces conventionnelles », a regretté une source humanitaire dans la ville.

Selon le porte-parole de la Minusca Vladimir Monteiro, ce retrait avait eu lieu depuis longtemps, « il ne restait surplace  que quelques éléments qui  gardaient l’endroit où se trouvaient quelques équipements liés aux élections. Ces éléments sont partis, c’est la fin de cette base opérationnelle temporaire. Ni Bozoum, ni les autres bases de l’Ouham Pendé ou d’ailleurs où les bases temporaires sont supprimées, ne sont à abandonner », a-t-il dit.

Pour lui, la Minusca maintient sa présence par des patrouilles, « le nouveau concept de la force, c’est une meilleure capacité d’anticipation et une meilleure réactivité ».

En décembre 2016, ce contingent a été accusé de se verser dans le commerce des bières dans la région.

 

***** RJDH******

 

 

 

 

VASTE CAMPAGNE DE CHIRURGIE CRANIO-FACIALE A BANGUI

Cette vaste campagne de chirurgie faciale cible principalement les nourrissons de 6 mois qui sont nées avec des malformations au niveau de la tête et du visage. Elle se déroule depuis lundi dernier au centre national hospitalier universitaire de Bangui. C'est grâce au ministère de la Santé publique et la fondation WECARE sur financement de l'ONG américaine Smile Train que les interventions chirurgicales sont possibles.

Selon Dr Oben Sammy Orock, chirurgien plasticien venu de Yaoundé, « seules les personnes nées avec des bouches fendues seront soignées. » Il explique que la chirurgie cranio-faciale concerne la crâne et la face ou encore le visage. Toux ceux qui ont un traumatisme de visage qu'il faut réparer.

Après l'intervention des médecins, le patient retrouve une bouche normale voire son visage. Si ce n'est pas un malade né avec une telle malformation, le patient ne peut pas être opéré .

Au total 20 malades par jour sont traités après consultation.

Ngaïfï se réjouit du fait que son fils déformé au visage depuis 17 ans soit opéré et qu'il ait un beau visage : « vraiment , mon fils est redevenu beau après cette opération , je remercie Dieu. »

La ministre de la Santé publique Fernande Ndjengbo a pour sa part indiqué que l'État mettra tout en œuvre pour former les chirurgiens centrafricains afin qu'ils soient en mesure de faire des interventions cranio-faciales dans le pays .

La campagne est la première du genre en RCA. Elle prendra fin dimanche 15 janvier. De manière générale, 140 personnes malformées en face et à la tête doivent être soignées.

Afrique Actualité

 

 

 

ACTUALITE BREVE

Etats Unis, Donald Trump est investi 45è Président des Etats-Unis ce jour 20 janvier 2017. Il est l’un des chefs de l’Exécutif Américain, le plus controversé et le plus versatile. Le monde est dans l’incertitude quant à l’avenir de la Première Puissance Mondiale.

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 HCC

Les anciens membres du Haut Conseil de Communication de Transition (HCCT) sont dans la course pour le nouveau HCC. Ne rééditeront-ils pas les querelles intestines d’antan ? Nous attendons de voir.

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GAMBIE

La CEDEAO monte en puissance et bombe le torse face à Yahya Jammeh, l’obligeant à céder le pouvoir. La démocratie n’est pas un jeu de chat et de la souris. Le peuple gambien doit-être respecté, notamment dans son choix aux urnes.   

 

 

POUR 03 PAYS SUR 06 DE LA CEMAC, LA BANQUE MONDIALE PREVOIT UNE EMBELLIE DE LA CROISSANCE DE 2017 A 2019

 

 

La croissance économique de la majorité des pays de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac) devrait s’accélérer modestement de 2017 à 2019, selon les perspectives économiques publiées ce mois de janvier par la Banque mondiale (BM).

Le leader de la zone, le Cameroun, part de 5,6% en 2016 à 5,7% en cette année 2017.

Ce scénario, explique le BM, est dû au fait que les pays en développement comme ceux de la Cemac s'adaptent progressivement à la baisse des prix des produits de base.

Le Tchad part de -3.5 en 2016 à -0.3% en 2017. Mais en 2018, ce taux va se situer à 4.7% et à 6.3% en 2019.

La BM prévoit pour le Gabon des taux de croissance crescendo sur les même périodes : 3.2%, 3.8%, et 4% en 2018 et 2019.

En revanche, le Congo va connaître plutôt une décélération de sa croissance au cours de ces quatre années-là avec respectivement 4.6%, 4.3%, 3.7%, 3.7%.

La Guinée équatoriale va continuer à faire face à sa crise économique (-5.7% en 2016, -5.7%, cette année, -6.6%, l’année suivante et -6.6% en 2019).

La République centrafricaine n’a pas été prise en compte dans la base des calculs de la BM, comme c’est le cas depuis plusieurs années maintenant, depuis que ce pays est en proie à des troubles sociopolitiques quasi-permanentes.

Agence Ecofin

 

 

 

LA CEMAC ARRETE 05 MESURES POUR ATTENUER LA CHUTE DU TAUX DE CROISSANCE DE SES ECONOMIES

Le comité de pilotage du programme des réformes économiques et financières de la Communauté économique et monétaire des Etats de l’Afrique Centrale(PREF-CEMAC), a arrêté cinq mesures, en vue de permettre à ses Etats membres de mettre en œuvre des ‘’actions rapides, vigoureuses, et coordonnées’’, devant mettre fin à la situation critique de leurs économies, occasionnée par la chute drastique des cours du baril de pétrole.

Ces décisions ont été prises à l’issue de la session inaugurale du PREF-CEMAC tenue du 16 au 17 janvier à Brazzaville.

Le comité de pilotage du PREF-CEMAC est constitué des ministres de l’économie et des finances des six pays membres de la CEMAC, des experts des structures bancaires de la sous –région.

Le communiqué final sanctionnant la fin des travaux liste les cinq mesures articlées autours des axes suivants : politiques budgétaires ; politique monétaire et système financier ; réformes structurelles ; intégration régionale et coopération internationale.’’

« Ces cinq piliers constitueront un cadre de référence pour les Etats membres de la CEMAC ,afin qu’ils élaborent des programmes-pays qui permettront à chaque Etat de négocier avec les Institutions de Bretton-Woods en vue de sortir de la situation de crise que traverse les économies de la zone CEMAC au lendemain de la chute drastique des cours du baril de pétrole »,souligne ce communiqué.

« Une situation de crise des économies de la zone CEMAC qui est caractérisée en outre par la dégradation des principaux indicateurs macroéconomiques, avec une chute de leur taux de croissance et une augmentation globale du taux d’endettement »,précise le communiqué final.

« Les Etats de la CEMAC devraient mettre en œuvre ces cinq piliers de manière modulaire en fonction des spécificité de chaque Etat membre »ajoute le texte

Le comité de pilotage du PREF-CEMAC exhorte les Etats membres de la CEMAC à adopter pour ce faire des directives communautaires.

Par ailleurs le comité du pilotage à au cours de cette session inaugurale adopté le projet de budget du PREF-CEMAC pour l’exercice 2017 dont le montant n’a pas été révélé.

Le Programme des réformes économiques et financières de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique Centrale (PREF-CEMAC) est une initiative de la Conférence des Chefs d’Etat de la zone CEMAC tenue le 30 juillet 2016 à Malabo(Guinée Equatoriale (…), afin d’apporter une réponse appropriée au choc subi par les Etats de la zone CEMAC suite à l’effondrement des prix des matières premières singulièrement le pétrole.

APA-Brazzaville (Congo)

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   CENTRAFRIQUE : HERMAN RUYS PRESENTE LES PERSPECTIVES DE L’EUTM-RCA

 

Six mois après la mission européenne de reconstruction des forces armées centrafricaines, l’heure est de faire le bilan à mi-parcours et les perspectives des deux années à venir de l’EUTM-RCA. L’analyse du bilan et perspectives a été faite lors du passage à témoin entre le général sortant Eric Hautecloque Raïsz et le commandant en chef de l’EUTM Herman Ruys le 14 Janvier dernier au camp MOANA/UCATEX à Bangui.

Depuis le 20 Septembre 2016, 170 Formateurs issus des 9 nations au sein de l’EUTM-RCA sont venus renforcer les mécanismes de fonctionnement du Ministère de la Défense de la République Centrafricaine permettant aux Forces Armées Centrafricaines (FACA) de redevenir opérationnelles.

Selon le général Eric Hautecloque Raïsz, « un travail remarquable a été fait en période du 1er mandat sous son commandement. Les Instructeurs et des Conseillers français ont procédé à la réhabilitation du camp d’entrainement de Kassaï, aussi de la formation des 160 soldats de la 1ère compagnie du 3ème Bataillon d’Infanterie (BIT) », a-t-il précisé.

Il a en outre présenté un bilan allant dans le sens du DDRR, « Le 1er mandat s’est achevé par l’inauguration d’une menuiserie du Bataillon de Soutien et des Services dans le cadre du DDRR » a-t-il dit avant d’ajouter que « cette menuiserie permet d’offrir aux ex-Séléka une formation et de débouchés pour mieux se réintégrer dans la société civile ».

Cette tâche va se poursuivre. Le second mandat de l’EUTM-RCA reste désormais sous l’autorité du Général de Brigade Herman Ruyset et va s’étaler jusqu’en 2018. Ce qui était approuvé par les pays membres de l’Union Européenne.

Pour le nouveau Responsable de l’EUTM-RCA, « Une cinquantaine de formateurs et des conseillers français poursuivent la mission de rendre les Forces Armées Centrafricaines efficaces dans les domaines du « Conseil stratégique au Ministère de la Défense et à l’état-major général de la République Centrafricaine, ainsi que des cours aux Officiers et Sous-Officiers », a-t-il projeté.

Le général Herman Ruys entre en fonction alors que deux compagnies des FACA sont repositionnées pour la formations de 3 mois avant leur opérationnalisation.

Africatime

 

 

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