Tous les info du Vendredi 10 Fév .2017

Cmn 2405 du vendredi 10 02 2017

 

QUE VEUT LA FRANCE EN CENTRAFRIQUE : LE GENOCIDE,

L’APOCALYPSE, LA DISPARITION DE LA RCA DE LA CARTE DU MONDE ?

 

 

La France était parmi les pays qui, au plus profond de la crise, ont exigé des élections démocratiques, crédibles et transparentes, ouvrant la voie à un retour à l’ordre constitutionnel. Personne n’y croyait, car cela relevait à la limite de la folie, de l’impossible, au regard de la montée en puissance des différents groupes armés. Mais le peuple centrafricain a consenti ce sacrifice pour relever le défi. Des urnes ont été incendiées, d’autres emportées, les Centrafricains ont répondu à l’appel, sous les balles, ils ont voté. Les Nations ne cessaient de claironner, il faut les élections pour travailler  avec des dirigeants légitimes. L’Autorité Nationale des Elections (ANE) a vu certains de ses membres pris en otage. Le Km5 est allé aux urnes sous un déluge de feu et a voté. Les Centrafricains ont tenu le pari électoral et s’attendent à un bonus de la part de la communauté internationale, qui devait se traduire en paix, en sécurité et en cohésion sociale, sur fond de réconciliation nationale.

Contrairement à tous les pays de la sous région Afrique Centrale, la RCA a reçu un satisfécit électoral qui lui permet d’entrer dans la grande famille des pays démocratiques. Malheureusement, la France choisit cette période idéale et sensible où la RCA retrouve sa place au sein du concert des Nations, pour se désengager, abandonnant la RCA à son triste sort, une décision somme toute cruelle et criminelle. Les autorités légitimes sont là, mais rien ne bouge, la communauté internationale et notamment le G8, tous ont tourné le dos à la crise centrafricaine. Chaque jour qui passe, apporte son lot de massacres, de carnages, de tueries, de destructions et de mouvements massifs des populations, dans la quasi indifférence de la France, des Nations Unies, de l’Union Européenne, de l’Union Africaine, de la CEEAC, de la CEMAC, de la Chine et des Etats Unis.

La CEMAC est secouée de fond en comble par des crises postélectorales monstrueuses. Elle est totalement paralysée. A cela ajoute la chute vertigineuse du prix du baril de pétrole sur le marché mondial. La CEMAC broie du noir, alors qui peut soutenir qui ? C’est dans ce contexte que la CEEAC à travers l’Angola, pays neutre dans la crise centrafricaine, a tenté et tente de chercher les voies et moyens pour résoudre la crise centrafricaine. C’est alors que la France veut mettre son nez dans une initiative salutaire purement angolaise. C’est dans cette lancée que nous nous posons la question de savoir que veut la France en RCA ? N’est-elle pas présente en RCA avec un Ambassadeur et un contingent militaire au sein de la Minusca ? Le Pape François, non seulement est venu à Bangui, mais reste fortement impliqué dans la résolution de cette crise centrafricaine, suivant de près l’évolution des choses. D’où la dernière rencontre à Rome il y a quelques semaines avec les leaders des groupes armés récalcitrants.

     La démocratie en Centrafrique irrite-t-elle la France ? Faut-il demander à la RCA un miracle surhumain ? La France s’oppose farouchement à la levée de l’Embargo. La France freine systématiquement la réhabilitation des Forces Armées Centrafricaines, ainsi que celle des forces de sécurité et de maintien de l’ordre. C’est la suprématie des groupes armés sur les institutions républicaines, du jamais vu dans un quelconque pays au monde. Que la France fasse un Coup d’Etat, renverse la démocratie et l’ordre constitutionnel, comme elle en a l’habitude et instaure l’anarchie qui fera sa volonté au détriment des attentes des Centrafricains. Le poids de la France étouffe la RCA depuis les explorations, la colonisation jusqu’à nos jours. Les Centrafricains ne sont-ils pas réduits en esclavage ? Examinons ce qui se passe au Tchad, au Gabon, au Congo-Brazza, au Congo Démocratique, c’est une honte pour la France, une lèpre qui colle à sa peau alors que les pays anglophones savourent la liberté, la démocratie et le développement, à l’exemple du Ghana, du Kenya, de l’Ouganda.

Les Centrafricaines ont-ils droit à la vie, à la dignité humaine au même titre que les Français, les américains, les marocains, les Ghanéens, non ? Les Nations Unies sont-elles sous les bottes de la France ? L’attitude de la France ne constitue-t-elle pas un crime de guerre, un crime contre l’humanité et un crime de génocide ? Les dossiers de viols des Sangaris sur des mineurs, ont été purement et simplement étouffés dans l’œuf, car la raison du plus fort est toujours la meilleure. Cinquante ans de pillage d’un pays extrêmement pauvre comme la RCA ne suffisent pas, il faut organiser un génocide. La RCA a déjà dépassé la barre du génocide Rwandais, en termes de victimes durant la crise qui s’enlise. La même France prend des lois contre les migrants alors qu’elle empêche les Centrafricains de s’auto-suffire. Que tous les Centrafricains aillent vivre en France ? Déjà les policiers sodomisent les migrants avec un « gourdin ». Les Centrafricains sont rares parmi les candidats pour l’Europe. Les Centrafricains ne demandent que la paix, rien que la paix. La France a toujours pillé à grande échelle et pillera toujours, mais de grâce la paix, rien que la paix.  Les français courent et continuent courir après les allemands. Le couple Franco allemand porte l’Europe des 27. Et pourtant les allemands ont humilié les français. Le complexe de supériorité des allemands demeure à ce jour. Le couple franco allemand vit aujourd’hui en harmonie. La France veut la partition de la RCA ? A quel dessein ? Le Soudan du Sud est aujourd’hui à feu et à sang. A cause du pétrole ? A cause des richesses du pays ? Malheureusement, les africains laissent faire, alors que la CEDEAO vient de faire une démonstration de Force prouvant que les africains sont capables de résoudre leurs propres problèmes. L’Union Européenne et le Gabon sont à couteau tiré à cause de la démocratie, des élections. L’Union Européenne est silencieuse sur les crimes odieux en RCA. Il y a deux poids deux mesures, ce qui n’honore cette  institution, championne des droits de l’homme, de la démocratie et de la bonne gouvernance, ô temps ! ô mœurs !

L’axe Angola-Vatican ouvre de nouvelles perspectives dans les négociations avec les groupes armés récalcitrants, principalement le FPRC. Les Centrafricains ont bon espoir que cette tentative de dialogue permettra de renouer avec la paix, la sécurité, la cohésion sociale et la réconciliation nationale. Nous encourageons l’Angola et le Vatican à aller de l’avant.

 

Julien BELA

 

 

 

L’UPC CHASSEE DE NDASSIMA, LA VILLE

DE BAMBARI MENACEE PAR LA COALITION FPRC – MPC. QUE FERA LA MINUSCA ?

 

La préfecture de la Ouaka est depuis plusieurs mois sous haute tension. Les affrontements intercommunautaires ne baissent pas d’intensité. La coalition FPRC – MPC dirigée par Nourredine Adam et Mahamat Alkhatim contre les positions de l’UPC d’Ali Daras ne faiblit pas. Nourredine Adam et Mahamat Alkhatim veulent coûte que coûte mettre fin à l’UPC. Leur objectif d’après le porte parole de l’UPC, Souleymane Daouda, est de mettre à exécution leur projet machiavélique de partition du pays, une fois qu’ils s’empareront de la ville de Bambari.

Pour parvenir à leurs fins, la coalition FPRC – MPC a pris le contrôle du village Ndassima, une zone diamantifère et aurifère, située à cinquante-deux (52) kilomètres  de la ville de Bambari, chef-lieu de la préfecture de la Ouaka. D’après les habitants de ce village, des combats d’une rare intensité ont opposé les combattants du FPRC à ceux de l’UPC qui se regardent depuis un certain temps en chien de faïence. Ces affrontements ont fait des victimes dans les deux (2) camps. L’accès à cette localité étant, impossible à l’heure actuelle, il est difficile pour le moment d’établir un bilan exact. Mais on parle déjà de vingt (20) combattants tués. Pris de peur, les habitants dudit village ont dû fuir dans la brousse pour se mettre à l’abri du danger. D’autres convergent vers la ville de Bambari ou d’autres localités les plus proches. Leurs conditions de vie sont critiques, alarmantes. Ils appellent le gouvernement et la Minusca à voler à leur secours.

Quant aux combattants de l’UPC, ils ont été chassés du village Ndassima et se sont retranchés à quarante (40) kilomètres de Bambari, juste sur la ligne rouge tracée et tenue par les Casques Bleus de la Minusca. C’est dans ce contexte que nous avons dit que la ville de Bambari risque de sombrer dans une situation d’insécurité qui ne dira pas son nom, dans la mesure où rien n’est fait pour arrêter la progression du FPRC – MPC. Car nous savons que ces criminels, ces hors-la-loi, ces seigneurs de guerre peuvent contourner la « ligne rouge » et s’en prendre aux positions de l’UPC dans la ville de Bambari et aux populations civiles. C’est une hypothèse que nous avons émise et qui peut se concrétiser sur le terrain. Celle-ci n’est pas gratuite mais se justifie. Car vous êtes sans ignorer que la coalition Séléka qui à pris le pouvoir le 24 mars 2013, a utilisé cette stratégie pour renverser le régime de François Bozizé Yangouvonda. Donc, les combattants du FPRC, du MPC, les deux (2) branches dissidentes de la Séléka et réfractaires au processus Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Rapatriement (DDRR), ont les atouts nécessaires pour agir de la sorte. D’ailleurs, ils connaissent le terrain mieux que les Casques Bleus de la Minusca. Ensuite, ils peuvent parcourir des kilomètres à pied dans la brousse afin de s’attaquer aux positions de l’UPC, qu’ils connaissent bien. Enfin, ils bénéficient certainement de l’appui et des renseignements qui leur sont fournis par les ennemis de l’UPC. N’oublions pas que l’UPC a fait plus de mal que de bien aux populations de la Ouaka. Dans ce cas d’espèce, ces détracteurs sont capables de tout.

Alors, à l’approche de la coalition FPRC – MPC de la localité de Bambari, que fera la Minusca dans les jours à venir ? Les Casques Bleus seront-ils piégés par ces va-t-en-guerre ? Vont-ils franchir la « ligne rouge » ? Quelles stratégies adopteront-ils à l’avancée des combattants FPRC – MPC ? Autant d’interrogations qui nous laissent perplexes. Il s’avère indispensable que les Casques Bleus de la Minusca ne se laissent pas faire. Les propos tenus par les responsables de cette institution onusienne doivent se concrétiser maintenant pour que les Centrafricains aient un coeur net. « Villes sans armes » par-ci, « mise en garde » par-là, et « ligne rouge » de l’autre côté, le peuple centrafricain ne se reconnaît pas dans ces formules idiomatiques. La Minusca doit passer à l’acte.

Il est inadmissible et impensable que ces criminels continuent de mettre à rudes épreuves la vie de leurs compatriotes alors que le président de la République, chef de l’Etat, professeur Faustin Archange Touadéra est ouvert au dialogue. De l’autre côté, la porte du processus DDRR reste ouverte aux groupes armés réfractaires. Faille-t-il qu’ils persistent dans les violences inouïes, bestiales, inhumaines ?

Les Casques Bleus de la Minusca doivent prouver aux yeux du monde et des Centrafricains qu’ils ont un mandat robuste. Même s’il s’agit d’opter pour la frappe aérienne, qu’ils n’hésitent pas à le faire. Les Centrafricains ont trop souffert. Ils sont fatigués. Le sang a trop coulé. L’heure est venue de mettre fin à cette hémorragie. Et ceux qui sont bien indiqués pour ramener la paix en Centrafrique, en l’absence de nos Forces de Défense et de Sécurité (FDS), sont les soldats onusiens déployés sur l’ensemble du territoire national.

La Minusca doit redoubler de vigilance sur la « ligne rouge » tracée à 40 kilomètres de Bambari sur l’axe Bambari – Ippy pour qu’elle ne soit plus franchie comme celle de Damara à l’époque. Car la probable prorogation du mandat de la Minusca dépend de cette ligne rouge. Une fois qu’elle sera contournée par la coalition FPRC – MPC, la Minusca n’aura plus sa raison d’être. Ne jamais laisser aucune chance à ces malfrats de s’en prendre à la ville de Bambari, sinon...

Aux dernières nouvelles, on nous apprend que l’UPC a encore repris le contrôle du village Ndassima. Tellement que la situation qui prévaut dans ce village est très confuse, il nous est très difficile de savoir exactement ce qui s’y passe. En attendant, nous suivons de près l’évolution de la situation sécuritaire à Ndassima en particulier, et dans la Ouaka en général, pour vous informer à temps. Tantôt on dit que c’est la coalition FPRC – MPC qui a pris le dessus, tantôt, c’est l’UPC. C’est absolument dangereux et grave.

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

LE REEL DECOLLAGE ECONOMIQUE DE LA RCA N’EST POSSIBLE QUE PAR LA

MECANISATION ET LA MODERNISATION DE SON SECTEUR AGROPASTORAL

 

Nul n’ignore que l’agriculture et l’élevage sont et demeurent les poumons de l’économie nationale. Ce sont aussi les deux (2) principales activités qui occupent les 95 % de la population centrafricaine. C’est pour autant dire que le secteur agropastoral est le fondement et le porteur de l’économie de notre pays. Raison pour laquelle, la politique de l’ « Opération Bokassa » et de la fête des « moissons », mise en œuvre par les feus présidents Bokassa et Kolingba, dans les années 1970 et 1982, avait boosté l’économie nationale. Car les agriculteurs et paysans étaient incités et motivés par cette politique agropastorale, et se sont donnés le meilleur d’eux-mêmes. A cette époque, le coût de la vie était moins cher, car il y a eu de la surproduction disponible de produits agropastoraux sur les marchés de la place et dans les greniers des agriculteurs. Et la RCA exportait même le surplus de ses denrées alimentaires vers certains pays africains. C’est dire que le peuple centrafricain mangeait à sa faim, trois (3) fois par jour. Donc il y avait bel et bien de l’autosuffisance alimentaire. Mais plus de vingt-cinq (25) ans après, c’est la descente vertigineuse en enfer du secteur agropastoral en RCA.

Et les causes sont entre autres, manque de véritables politiques de promotion et de développement du secteur agropastoral ; inexistence quasi-totale des structures de formation, d’encadrement et d’accompagnement des agriculteurs et éleveurs ; utilisation des moyens rudimentaires et archaïques ; crises militaro-politiques récurrentes, pour ne citer que ces quelques causes. Ce qui a fait que la RCA aujourd’hui est malheureusement dépendante de l’extérieur dans tous les domaines de la vie active, y compris l’agropastoral.

Pourtant, le pays a un sol très fertile à toutes sortes de cultures, dispose d’un climat équilibré, même s’il y a des interférences entre les deux (2) saisons, dues au changement climatique, et d’un régime hydrographique abondant. Donc toutes les potentialités naturelles sont réunies pour faire de la RCA, le « Jardin d’Eden » de la planète terre. Malheureusement, tel ne semble pas être le cas. Et les « mêmes faits produisent les mêmes effets ». Quel paradoxe !

C’est pourquoi nous disons que le réel décollage économique de la RCA n’est possible que par la mécanisation et la modernisation de son secteur agropastoral, en cette époque de mondialisation et de rudes compétions entre les nations dans tous les domaines.

Le Petit YEKOA

 

 

« IL Y A ENVIRON 200 A 300 PERSONNES QUI ONT REGAGNE LE SITE DE M’POKO SUITE AUX RECENTS ACTES DE VIOLENCE DU KM5 A BANGUI », D’APRES RFI

 

Dans le journal parlé de la Radio France Internationale (RFI), du mercredi 08 février 2017, à 19 heures 30 minutes, son correspondant à Bangui en RCA, a fait état de ce qu’ « il y a environ deux cents (200) à trois cents (300) personnes qui ont regagné le site de M’Poko suite aux récents actes de violence du Km5 à Bangui, le mardi 07 février dernier ».

Interrogé sur les ondes de cette même radio internationale, un déplacé habitant le quartier Fondo au Km5 dans le 3ème arrondissement de la ville de Bangui, sous l’anonymat, de dire, « nous, les déplacés du site de M’Poko, avions regagné nos quartiers et domiciles respectifs à peine deux (2) semaines. Mais avec le regain de violences de ce mercredi 07 février 2017 au KM5, ma famille et moi, tout comme d’autres personnes, nous sommes obligés de regagner à nouveau le site de M’Poko. Et je vous assure tant qu’il n’y a pas le désarmement de ces milices et combattants des groupes armés non conventionnels, je vais m’éterniser et peut-être mourir ici dans ce site ».

Selon des informations en notre possession, il s’est avéré que « la ministre des Affaires Sociales, Virginie Baïkoua, accompagnée des forces de sécurité intérieures (Police et Gendarmerie), s’est rendue au site de M’Poko, le mercredi 08 février, pour faire déguerpir manu militari ces déplacés. Malheureusement, elle s’est buttée à une farouche résistance, pour ne pas dire opposition de la part de ces personnes déplacées. Confuse, sa suite et elle ont du rebrousser chemin ». C’est bien ridicule de la part d’un membre du gouvernement. Certes, nous n’encourageons jamais les déplacés à ne pas quitter leurs sites. Car ils y vivent dans des conditions indécentes et inhumaines, donc exposés à toutes sortes de pandémies et autres maladies. Mais ne perdons pas de vue l’aspect sécuritaire, condition sine qua non du retour définitif des déplacés  dans leurs arrondissements et quartiers respectifs.

Or, au jour d’aujourd’hui, nul n’ignore que les combattants des groupes armés détiennent toujours par devers eux, leurs armes de guerre. Car n’étant pas encore désarmés. Dans ce cas d’espèce précis, comment les déplacés peuvent-ils regagner leurs domiciles habituels ? C’est le comble du paradoxe !

Face à ce défi sécuritaire urgent à relever en RCA, nous exhortons très humblement l’ensemble de la Communauté internationale à soutenir financièrement les nouvelles autorités du pays. Et ceci pour accélérer et parfaire le processus DDRR des groupes armés. Et c’est en agissant de la sorte qu’il y aura le retour effectif de la sécurité et de la paix sur toute l’étendue du territoire centrafricain.

Le Petit YEKOA

 

 

 

LA SEMAINE DE L’ENSEIGNEMENT :

UN REGARD TOURNE VERS LA SCOLARISATION DES FILLES

 

 

Consacrée aux différentes manifestations culturelles et sportives, la semaine de l’enseignement a pour thème : « la scolarisation des filles et la cohésion sociale ». Pourquoi le choix d’un tel thème ? Suivez de près notre analyse de cette situation.

Au temps jadis, la femme est considérée comme domestique et donc n’a pas le droit de participer à certaines activités tant éducatives, culturelles et sportives. Bon nombre de jeunes filles n’étaient pas scolarisées. Elles avaient pour tâches d’aider leurs parents dans les travaux champêtres et de s’occuper du ménage. Les jeunes filles étaient soumises trop tôt aux mariages forcés par leurs parents. Seuls les garçons pouvaient être inscrits à l’école pour aller étudier. C’est de cette manière que beaucoup de nos veilles mamans sont des analphabètes. Et cela constitue un réel danger pour la société compte tenu du rôle indispensable que les femmes y jouent.

« Eduquer une fille, c’est éduqué toute une nation », dit un adage populaire connu de tous. Une femme instruite qui travaille, peut contribuer valablement aux charges du ménage (la santé, l’éducation, le loyer, la nourriture…) pour ne citer que ces quelques exemple. L’éducation des enfants à la maison repose souvent sur la femme. C’est elle qui en tout temps prend soin et veille à l’épanouissement d’un enfant. La toute première éducation que l’enfant reçoit vient de sa maman. C’est pourquoi, il est capital que les jeunes filles soient scolarisées pour aider la société à aller de l’avant.

En République centrafricaine, la scolarisation des filles continue de poser un sérieux problème. Ce phénomène est récurent dans l’arrière-pays où la majorité des filles ne sont pas scolarisées. Les vielles pratiques continuent d’avoir des impacts sur la mentalité de certains centrafricains qui pensent que la place de la femme  est toujours dans le foyer. Ils ignorent que le monde évolue et que la situation de la femme change aussi. Un peu partout dans le monde, les femmes occupent de hautes fonctions dans les administrations publiques et privées ainsi que les sociétés d’Etat. Les femmes participent aujourd’hui dans les grands débats publics et prennent des décisions qui engagent la vie politique de la nation. L’exemple de Catherine Samba-Panza, élue par les conseillers nationaux pour diriger la transition en RCA en est une parfaite illustration.

Les lois nationales et internationales consacrent le principe d’égalité de tous les citoyens devant la loi. Les femmes peuvent exercer les mêmes activités que les hommes exercent. Et c’est là même le sens de « l’émancipation de la femme ». Les statistiques montrent que les femmes sont plus nombreuses que les hommes. Cela nous amène à poser certaines questions : combien sont-elles scolarisées ? Et combien travaillent pour développer leur pays ? C’est la triste réalité que nous vivons au quotidien. La majorité des filles qui ne sont pas instruites utilisent souvent la voie de la prostitution afin de gagner leur pain quotidien. Conséquence, elles sont victimes des IST/MST et  du VIH/SIDA. Pour donner un sens à la loi de parité votée par les élus de la nation, un accent particulier doit être mis sur l’éducation des jeunes filles sur le plan socioculturel  et sportif. Les associations féminines doivent s’impliquer très tôt à la base.

Bénistant MBALLA

 

 

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

MSF SUSPEND SES ACTIVITES AU PK5 SUITE A DEUX INTRUSIONS

 D’HOMMES ARMES DANS UNE MATERNITE

 

 

L’organisation médicale humanitaire internationale Médecins Sans Frontières (MSF) suspendra toutes ses activités médicales dans le quartier de PK5 à partir de mercredi 08 février suite à deux intrusions d’hommes armés au sein de la maternité de Gbaya Dombia en 04 jours. Ces actes font peser une menace inacceptable sur la sécurité de nos équipes et de nos patients et font douloureusement écho à l’attaque de l’ambulance MSF par un groupe armé en septembre 2016.

« Nous ne pouvons pas accepter que des hommes armés entrent de force dans une maternité et terrorisent le personnel dans l’intention d’agresser un patient qui se trouve sous notre responsabilité », déplore Sandra Lamarque, coordinatrice des activités de santé maternelle pour MSF à Bangui. De tels agissements compromettent le fonctionnement de la structure de santé et donc, l’accès aux soins pour les femmes et les nouveau-nés, auxquels cette maternité est destinée. Ce sont les sœurs, mères, frères de la communauté qui paient le prix de ce comportement irresponsable. »

Pour protester contre ces agissements, MSF suspend ses activités dans l’ensemble du quartier à partir du mercredi 8 février. Cette suspension concerne l’appui aux soins pédiatriques au centre de santé de Mamadou Mbaiki, où les activités MSF reprendront le 15 février, et les services de la maternité de Gbaya Dombia, qui seront suspendus jusqu’à nouvel ordre. Les femmes enceintes qui ont besoin de soins sont invitées à se rendre à la maternité MSF des Castors, et les patients nécessitant des soins d’urgence au centre Henri Dunant à PK5 ou aux hôpitaux de la ville.

« Nous venons de célébrer l’an un de fonctionnement de la maternité et en 2016, 566 bébés sont nés chez nous, et 7,200 personnes s’y sont faits soigner, poursuit Sandra Lamarque. Notre maternité est la seule structure de santé ouverte 24 heures sur 24 dans le PK5 et nous sommes les seuls à prendre en charge les urgences la nuit. Notre vœu le plus cher est de maintenir un accès aux soins pour tous les patients, mais cela ne peut se faire au détriment de la sécurité des mamans qui viennent accoucher dans notre structure. Nous regrettons amèrement cette nouvelle période de suspension des activités mais espérons que les discussions et réflexions qui en découleront permettront de garantir de nouveau le respect des structures de santé. »

***** FIN ******

RESUME DES FAITS

· Le vendredi 03 février, à 22h, trois blessés arrivent successivement à la maternité de Gbaya Dombia suite à l’explosion d’une grenade.

· Un attroupement se forme rapidement devant la maternité. Les hommes menacent les gardiens et entrent de force dans la structure avec des armes afin de récupérer l’un des blessés et d’attaquer un autre patient. Ce dernier parvient à s’enfermer et reste sain et sauf.

· Les hommes en armes empêchent ensuite la circulation des ambulances devant la maternité pendant plus d’une heure.

· Aucun dégât humain ou matériel n’est à déplorer.

· Ensuite, l’après-midi du mardi 07 février vers 16h, une deuxième intrusion armée est survenue dans la maternité alors que l’équipe médicale gérait un afflux de 21 blessés, dont 03 morts.

· Au cours de cette dernière intrusion, les envahisseurs ont terrorisé les staffs MSF et ont tenté de tuer l’un des blessés alors à leur charge.

 

QUI EST MSF ?

 

MSF est une organisation médicale humanitaire d’urgence qui travaille en République Centrafricaine depuis 1996 à Bangui et en région. Indépendante de tous pouvoirs politiques, militaires ou religieux, MSF gère une quinzaine de projets à travers le pays en toute impartialité et en revendiquant le respect de ses équipes et de ses biens en accord avec ses principes. Les équipes portent secours à toute personne sans aucune discrimination de religion, de philosophie.

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DEPECHE RJDH-RADIO COMMUNAUTAIRES

 

REPRISE DES ACTIVITES AU KM5 APRES LE MEURTRE DE « BIG-MAN »

L’ambiance est revenue au Km5 après le meurtre d’un jeune homme dans une opération conjointe de police menée par la Gendarmerie, la Minusca et les autodéfenses dans la localité.

Accusé de malfrat, alias Big-Man auteur de nombreux braquages au KM5 est décédé hier dans une opération de police devant la Mosquée Centrale de Bangui menée conjointement par les forces de sécurité nationales et internationales appuyées par les autodéfenses du secteur. Cela a perturbé les activités au Km5, en particulier la périphérie de la  Mosquée Centrale.

Ce matin, le RJDH était sur les lieux du drame et a constaté la reprise de l’activité sur une partie du marché où les commerçants et les transporteurs exercent librement  leurs activités et nombreux étaient les clients devant les étalages. Monsieur Bolere Bouchia, conducteur de taxi-moto a témoigné que « cet événement ne vise seulement que le secteur où la tuerie s’est déroulée, mais ici au marché chacun fait ses activités».

Cet événement  a été aussi largement commenté par les centrafricains.

Fadi Raham, commerçant  au Km5 a déploré la méthode utilisée dans « cette opération qui a tourné au drame ». Pour lui, « la paix est encore fragile ».

Interrogés, les leaders religieux  et les autorités locales du Km5 se sont réservés de tout commentaire par crainte de représailles des partisans de Big-Man.

Après la mort de 50/50 et d’Abdoul Danda, le Km 5 avait repris son ambiance d’avant la crise. Les forces de police et de gendarmerie effectuent des patrouilles dans la localité pour rassurer la quiétude de la population.

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120 ENSEIGNANTS DU PRIMAIRE ET SECONDAIRE EN FORMATION SUR LA PRATIQUE DU METIER

120 instituteurs et professeurs renforcent actuellement leurs capacités sur la pratique de leurs métiers. Une formation organisée du 7 au 13 février à Bangui par le gouvernement centrafricain avec l’appui technique de la Banque Africaine de Développement (BAD) pour améliorer la qualité de la prestation des enseignants.

Après avoir constaté que la baisse de niveau des élèves  relatives à la prestation des enseignants, le gouvernement centrafricain à travers l’INRAP sur appui technique de la BAD, organise durant une semaine un atelier de renforcement de capacités des enseignants du fondamental 1 et 2 de l’Inspection Académique de Bangui.

Sur cette formation, Mr Robert Ngoré chef de service planification de gestion de recyclage et documentation à l’INRAP a jugé d’«utile » ce renforcement de capacité  pour les enseignants. Pour lui, il permettra « de rehausser le niveau de l’enseignement » a-t-il précisé.

Il a aussi indiqué que cette formation a un impact positif  sur le système éducatif. «La redynamisation du corps enseignant permettra d’éradiquer la baisse de niveau en Centrafrique. Les modules dispensés aux enseignants  vont les aider à parfaire la qualité de leur prestation, », a-t-il relevé.

Depuis les récentes crises militaro-politiques vécues en RCA, l’UNESCO a déploré une baisse du niveau scolaire évalué à environ 80% en Centrafrique et cela est dû à la mauvaise prestation des enseignants, a rapporté Mr Robert Ngoré.

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UNE DIZAINE DE CAS DE VIOLS SUR MINEURE ENREGISTRES DANS LE SUD-OUEST

A la fin ou au début de chaque année, l’heure est au bilan et aux perspectives d’avenir. Au cours d’une interview accordée au RJDH, le défenseur des Droits de l’Homme et de l’Environnement, Jean Bruno Ngougnogbia chef du « projet Verdir-RCA » a rapporté qu’une dizaine de cas de viol sur mineure a été recensée dans les préfectures de la Sangha-Mbaéré, de la Mambere-Kadeï et de la Lobaye en 2016. Face à cette situation déplorée par l’ONG, le programme «Verdir-RCA » promet un plaidoyer contre ces pratiques en 2017 pour interpeller les autorités nationales et la communauté internationale.

RJDH : Jean Bruno Ngougnogbia bonjour !

JBN : Bonjour monsieur le Journaliste !

RJDH : Vous êtes le chef du projet « Verdir », Respect pour les Droits de l’Homme, quel bilan faites-vous de l’année 2016 sur les questions des Droits de l’Homme et de l’environnement dans les préfectures du sud-ouest de la République Centrafricaine?

JBN : Mieux vaut tard que jamais, je présente mes vœux de réussite pour l’année 2017. Dans le cadre de notre attribution, nous avons constaté des cas de violations dans le cadre de la mise en œuvre du projet, particulièrement dans les préfectures du sud-ouest du pays : la Sangha-Mbaéré, la Mambéré-Kadeï, la Lobaye et plus précisément auprès des communautés, des exploitants miniers et forestiers.

Pour cette année 2016, nous avons reçu des cas de viols qui ont été commis par la communauté Bantous sur le peuple pygmée. Et nous avons alerté les autorités locales sur ces affaires. Aussi, il faut citer la violation des Droits des communautés en ce qui concerne la consultation. Parce que certaines communautés ont désapprouvé l’occupation des zones par des exploitants miniers et forestiers qui limitent le champ d’activité des peuples vulnérables. Ces cas sont nombreux, mais nous essayons au fur et à mesure de les gérer afin de lutter contre la pratique dans les zones d’interventions de nos programmes.

RJDH : Avez-vous les statistiques des cas de violations et de viols sur mineure enregistrés en 2016 ?

JBN : Dans nos zones  d’intervention, nous avons recensé plus d’une dizaine de cas de violations que nous qualifions de très fragrante et qui méritent que l’opinion nationale lui accorde une attention particulière.

En exemple, un citoyen lambda qui viole une fille parfois âgée de neuf ans, cela est vraiment déplorable. L’autre cas est celui de déguerpissement des communautés autochtones dans certaines zones par des exploitants miniers ou forestiers. A Mokotobilo, une entreprise a promis de dédommager des occupants d’un site d’exploitation. Au finish, cette société n’a pas honoré son engagement. Ces cas sont similaires je peux le dire pour les communautés de Binawoyo et d’autres localités couvertes par notre  organisation.

RJDH : Alors Mr, quelle assistance apportez-vous aux victimes de viols et des violations des droits humains ?

JBN : Premièrement, si nous avons des cas de viol, nous apportons une assistance psychosociale et sanitaire à la victime. Et pour les auteurs, nous déposons une plainte afin qu’il soit poursuivi par la justice. Présentement, trois dossiers sont devant les autorités pour des cas de viol sur mineure que nous avons enregistrés dernièrement et l’affaire suit son cours.

RJDH : Bilan 2016 fait, alors quels sont vos projets ou perspectives pour 2017 dans le cadre de la défense des droits humains et de l’environnement ?

JBN : Comme nous l’avons souligné au début de notre entretien, nous avons beaucoup d’activités en 2016. Pour cette année, nous mettrons un accent particulier sur la communication pour faire la lumière sur les faits recensés dans les zones d’intervention. Le but est de rendre publiques les exactions commises par certaines communautés au bénéfice des peuples vulnérables, de recenser tout ce qui se passe autour de nos ressources minières et forestières afin que leurs auteurs soient punis et que les détenteurs de permis respectent également au moins les droits coutumiers des peuples autochtones.

RJDH : Justement, à propos des exploitants miniers et forestiers, quels types de relations existent entre vous et ces sociétés forestières en Centrafrique?

JBN : Dans certains endroits où nous travaillons, certains exploitants établis, portent des regards très critiques et cherchent à nous mettre en conflit avec les autorités locales. Alors que notre mission est de mettre à la disposition de la population, des messages et de faire un plaidoyer en matière de gestion rationnelle de nos ressources. Car dans certaines zones que nous avons fréquentées, il y a des superpositions entre les permis miniers et forestiers, et donc nous avons inscrit dans le programme de l’année 2017, de nous rapprocher auprès des exploitants pour respecter au moins des clauses de manières à ce que l’environnement de la République Centrafricaine puisse rester sain au bénéfice de la génération future.

RJDH : Monsieur Jean Bruno Ngougnogbia, merci.

JBN : Je vous en prie Monsieur le Journaliste.

******** RJDH ********

 

ANJFAS LANCE SON BULLETIN D’OBSERVATOIRE DES SOINS DE SANTE

 

L’Association Nationale des Jeunes Femmes Actives pour la Solidarité (ANJFAS) a lancé son bulletin d’observation de la prise en charge du VIH/Sida, Tuberculose et Paludisme en Centrafrique, dans le cadre du projet TAW-RCA qui est le dispositif mis en place par l’ANJFAS avec Positive Generation  pour améliorer à travers des actions d’éducation, de sensibilisation des patients et du personnel soignant la qualité de la prise en charge et contribuer à réduire les dysfonctionnements des formations sanitaires couvertes par le dispositif de veille.

La Prise en Charge du VIH/Sida prend en compte la disponibilité des ARV, accès des patients aux ARV, accès au test de dépistage et programme d’accompagnement psychosocial. Celle du paludisme s’intéresse à la disponibilité des médicaments, accès des patients aux médicaments et accès aux tests de diagnostic et la prise en charge de la Tuberculose prend en compte la disponibilité des médicaments, accès des patients aux médicaments, accès au test de crachat.

Bulletin d’observation de Septembre 2016.

Buletin Taw-RCA septembre 2016

Bulletin d’observation d’Octobre 2016.

Buletin Taw-RCA septembre 2016

Bulletin d’observation de Novembre 2016.

Buletin Taw-RCA septembre 2016

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RJDH RECHERCHE UN CHARGE DE MARKETING ET COMMERCIAL ET UN ADMINISTRATEUR FINANCIER

 

Le Réseau des Journalistes pour les Droits de l’Homme –RJDH), recherche pour son poste à Bangui, un administrateur financier et un chargé de Marketing et commercial. Fin de dépôt vendredi 10 février 2017.

APPEL D’Offre Marketeur_RJDH_03022017

APPEL D’Offre Admin RJDH_03022017

 

 

*** RJDH ***

 

 

 

BIENTOT LE NOM DU PROCUREUR SPECIAL AUPRES DE LA COUR PENALE SPECIALE SERA CONNU

 

 

C’est le maître mot lors d’une séance d’information des étudiantes et étudiants de l’Université de Bangui, sur l’organisation et le fonctionnement de la Cour Pénale Spéciale (CPS) en RCA, le mardi 07  février 2017. Cette séance d’information a été organisée par le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) en partenariat avec le service de la communication de la Minusca.

A cet effet, les étudiantes et étudiants de l’Université de Bangui, ont été édifiés sur l’organisation, le fonctionnement et la compétence de la CPS en RCA. Il y a lieu de préciser ici que la CPS est une juridiction mixte, c’est-à-dire composée des magistrats centrafricains et des magistrats étrangers. Elle a pour compétence de traquer et de poursuivre tous les auteurs, les coauteurs et complices des crimes de guerre et crimes contre l’humanité, perpétrés en RCA, du 15 mars 2003 jusqu’à ce jour.

A en croire l’un des responsables du PNUD, « nous avions déjà choisi le Procureur Spécial auprès de la CPS. Et son nom sera bientôt connu par décret du président de la République Faustin Archange Touadéra. Car c’est le Procureur Spécial qui est le cerveau du déclenchement de toutes les procédures judiciaires. Et le président de la CPS est un magistrat centrafricain, selon les dispositions de sa loi organique ». C’est pour autant dire que nous sommes  dans la dernière ligne droite de la mise en place effective de la CPS en RCA. Une bonne nouvelle pour le peule Centrafricain en général, et des victimes et leurs ayants-droits en particulier. L’impunité est en sursis de quelques jours en RCA. Que ceux qui ont des oreilles pour entendre, entendent.

Le Petit YEKOA

 

 

CONFERENCE DEBAT SUR LE THEME :

« EXHORTATION DES CENTRAFRICAINS AU TRAVAIL »

 

La salle de conférence de l’Agence Centrafricaine pour la Formation Professionnelle et l’Emploi (ACFPE) a servi de cadre dans la matinée du jeudi, 09 février 2017, à une conférence – débat sur le thème « l’exhortation des centrafricains au travail », animée par monsieur Abel Komengue – Malenzapa. Le but recherché par le conférencier est de présenter à ses invités la grande déception qu’il ressent présentement par rapport à la vision que les Centrafricains d’aujourd’hui ont de la notion du travail. La valeur que les Centrafricains d’aujourd’hui accordent au travail par rapport à d’autres possibilités qui leurs permettent de gagner leur pain quotidien ou des moyens qui peuvent les aider à répondre à leurs besoins vitaux urgents.

Certes, les Centrafricains d’aujourd’hui se sont laissés dominer par la paresse, la mendicité, l’escroquerie , le braquage, le vol, la solution de facilité. Bref, les Centrafricains d’aujourd’hui n’aiment pas le travail. Mais en entendant que les concernés disent pourquoi, le conférencier ne souhaitent pas que la tendance persiste. A cet effet, il exhorte les Centrafricains au travail en les incitant de même à se rappeler des passages bibliques qui disent « aide-toi et le ciel t’aidera », « tu mangeras ton pain à la sueur de ton front ». Il revient sur terre pour réitérer les propos de Barthélemy Boganda : « Je souhaite beaucoup de travail et surtout plus de travail », puis « parlons peu mais travaillons beaucoup » et de Abel Goumba, « au contraire du travail forcé, aimer le travail libre, productif, rentable et viser le dépassement de l’autosuffisance alimentaire ».

Pour répondre à la question que nombreux Centrafricains se posent, à savoir, « pourquoi la Centrafrique à de la peine à se développer ? » Il a mis en exergue les propos de Laurent Gomina-Pompali qui pense que « le travail est source de progrès ». C’est clair, si la RCA ne progresse pas, c’est parce que les Centrafricains ne travaillent pas. Apparemment oui, car chaque matin, le fonctionnaire de l’Etat abandonne son foyer, dit qu’il va au travail. Le cultivateur sa houe sur l’épaule, sa machette en main, dit qu’il va au champ. Et c’est le soir que le fonctionnaire ou l’agent de l’Etat rentre dans son foyer, de même que le cultivateur avec l’air fatigué entrain de regagner son foyer. Mais réellement, combien de temps ont-ils consacré à leurs occupations au bureau ou au champ ? Dieu seul le sait. Les prétextes ne manquent pas pour justifier le moindre temps consacré à la tâche journalière lorsqu’ une bonne partie est utilisée pour des occupations non rentables.

Le conférencier est allé loin pour signaler que les Centrafricains n’aiment pas travailler parce qu’ils ne maîtrisent pas leur rôle ou ne savent pas ce qu’ils doivent réellement faire en tant que titulaire du poste qui leur est confié. Il s’agit à ce niveau du mépris du principe de « l’homme qu’il faut à la place qu’il faut ». Pour ce fait, le conférencier a été intransigeant par rapport à l’attitude des hommes politiques centrafricains qui, une fois nommé à un poste de responsabilité supérieure de l’Etat, n’hésitent pas de tendre la perche à leurs proches parents sans songer à mesurer la « sagacité intellectuelle » du parent que l’on veut aider. Alors que sur le terrain c’est la catastrophe. Personne ne peut oser le dénoncer. Car c’est le frère ou la soeur de son excellence, le neveu ou le cousin de l’honorable, le domestique du DG et on en passe.

Comment  peut-on aimer son travail lorsque son chef hiérarchique est un parvenu qui n’est pas prêt à reconnaître ses faiblesse, ses limites intellectuelles ? Comment peut-on aimer son travail lorsque le traitement financier ne reflète pas les efforts déployés ? Il s’agit là des questions que le conférencier a reçu et en réponse, il n’a pas manqué de dévoiler la grosse part de responsabilité des responsables hiérarchiques à ce sujet.

Le conférencier à mis en exergue les points suivants :

-   Appel aux dirigeants tant du secteur public que du secteur privé ;

-   Appel aux enseignants et autres formateurs ;

-   Cessons toutes et tous de biaiser ;

-   Beaucoup de diplômés, mais peu de compétents; il faut rechercher et poursuivre l’excellence en tout temps ;

-   Promotion de la parité ou du concept genre.

Condition :

-   Construire suffisamment les infrastructures et développer la culture de la paix ;

-   Placer l’homme et la femme qu’il faut à la place qu’il faut. Le travail libère l’homme.

Frumence KAKPEKALA

 

 

 

 

DISCOURS  

DE L’HONORABLE Abdou Karim MECKASSOUA, PRESIDENT DE L’ASSEMBLEE NATIONALE,

 A L’OCCASION DE LA CEREMONIE DE CLÔTURE DE LA DEUXIEME SESSION EXTRAORDINAIRE 2017

 

 

Le choix d’être présents ici, dans ce lieu et en ce moment précis est, j’en suis convaincu, la preuve de votre volonté d’accompagner l’Assemblée nationale dans sa quête du renouveau centrafricain, l’expression de votre solidarité agissante qui ne nous a jamais fait défaut chaque fois que nous en avons eu besoin et, surtout, en ce moment précis du relèvement de la République centrafricaine.

Je m’en réjouis et vous remercie chaleureusement pour le grand intérêt que vous manifestez ainsi à l’égard du travail parlementaire dans notre pays. 

Je saisis cette occasion ultime pour constater avec vous que cette session qui se voulait extraordinaire n’a jamais pu le devenir en définitive. De report en report, non pas de notre fait mais à cause d’impondérables dont nous n’avons pas la maîtrise, cette session extraordinaire a perdu toute sa pertinence. Il est apparu qu’il n’y avait pas forcément urgence pour certains projets de loi. Pire, la session a abouti avec des résultats bien en-deçà des objectifs fixés et n’a jamais été, par conséquent, et je le dis franchement, à la hauteur de notre espérance.

Dire cela, c’est dire notre frustration. En effet, si au plan qualitatif le travail accompli par les élus de la nation ne souffre d’aucune réserve sérieuse, il reste que sur le plan quantitatif des points de faiblesse sont apparus qu’il conviendrait de corriger ensemble et très rapidement.

Sept projets de lois étaient inscrits à l’ordre du jour de la présente session extraordinaire, à savoir :

- Le projet de loi portant réglementation des activités postales en République Centrafricaine ;

- Le projet de loi sur les communications électroniques et la Poste en République Centrafricaine ;

- Le projet de loi portant Code de Justice Militaire Centrafricain ;

- Le projet de loi portant création de la Commission Nationale des Droits de l’Homme et des Libertés Fondamentales ;

- Le projet de loi autorisant la ratification de l’Accord de Bangui révisé ;

- Le projet de loi autorisant la ratification du protocole additionnel de NAGOYA-KUALA LUMPUR sur la responsabilité et la réparation complétant le protocole de Cartagena sur la prévention des risques biotechnologiques ;

- Le projet de loi autorisant la ratification de l’Accord de Paris sur le changement climatique.     

- Sur ces sept projets de lois, seulement deux ont pu être votés, à savoir :

- Le projet de loi portant réglementation des activités postales en République Centrafricaine.

- Le projet de loi autorisant la ratification de l’Accord de Bangui révisé ;

Conformément à la procédure parlementaire, un projet de loi, celui sur les communications électroniques et la Poste en République Centrafricaine, a été renvoyé en commission pour complément d’information ;

Trois projets n’ont pu être ni délibérés ni votés à cause de carences manifestes.

Le renvoi en commission vise à s’assurer d’abord que la loi portant règlementation des activités postales en République Centrafricaine, dans laquelle il est aussi fait mention de l’autorité de régulation, ne pose aucun problème au regard de la loi 08.011 du 13 février 2008 portant organisation institutionnelle et juridique applicable aux Entreprises et Offices Publics.

Un autre projet de loi a retenu l’attention particulière de la Représentation nationale, il s’agit de celui portant Code de Justice Militaire Centrafricain. A ce sujet, Monsieur le Premier Ministre, nous sommes d’avis que l’on ne reconstruit pas le passé, on en tire des leçons pour le présent et pour l’avenir.

C’est pourquoi se projeter vers l’avenir est pour nous un impératif catégorique.

C’est la première fois que le pouvoir exécutif, le Président de la République et le chef du gouvernement, propose un code de justice militaire. C’est la première fois que le parlement aurait pu avoir la tâche de répondre à cette volonté populaire d’une justice et d’une armée qui ensemble travaillent pour le bien commun.

Mais, empêché, le Ministre de la Défense a demandé le report de l’examen de ce projet. Par ailleurs, les propos du même ministre ont été relayés par les média pour ce qui concerne le maintien de l’embargo par le Conseil de sécurité. Des accusations graves qui portent atteinte à l'éthique, aux fondements existentiels du parlement ont été proférées. Elles sont inadmissibles.

A ce propos, je voudrais préciser à Monsieur le Ministre de la Défense Nationale que les plénières donnent lieu à des débats libres et démocratiques, et les avis émis par certains députés ne sauraient exprimer la position officielle de la deuxième Institution de la République Centrafricaine.

Cette observation vaut aussi et surtout pour la question de l’éthique et de la responsabilité qui doit guider nos actions et nos discours.

Je veux être très clair sur cette question. En effet, que ce soit sur ce sujet ou sur d’autres qui défraient la chronique, notamment celle des réseaux sociaux, il est de notre devoir, en tant qu’autorités politiques, de veiller à ce que les pratiques du pouvoir et le comportement de celles et ceux à qui nos compatriotes ont fait l’honneur de confier leur destin soient à tout instant empreints de dignité, et animés d’un sens aigu de l’éthique et de la responsabilité. Nous avons à montrer la voie, et donc à donner l’exemple positivement à notre peuple et à notre jeunesse.

Cette situation est regrettable et, faute d’y remédier, nous courons le risque de pervertir le travail parlementaire, de nuire à l’image de nos institutions et, par conséquent de nuire à la bonne collaboration que vous, Monsieur le Premier Ministre, avez mis un point d&rsquo

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