Tous les Info du Vendredi 09/12/2016

Cm n 2361 du vendredi 09 decembre 2016

BOSSANGOA EL DORADO DE LA RCA : EXPLOSION DE MINE D’OR EN PAGAILLE ET LES ANTI-BALAKA LACHENT LES ARMES 

 

Depuis un certain temps, c’est la ruée vers Bossangoa et pour cause une explosion de mine d’or en pagaille et à la portée de  tous. Bossangoa devient l’Eldorado de la République Centrafricaine. Ndolobo ne vaut pas grand-chose auprès de Boston City. Il suffit de creuser environ cinquante centimètres et vous êtes au royaume de l’or pur. Tout Bangui se déporte à Bossangoa pour se faire riche. C’est une manne tombée du ciel, un cadeau de la nature aux Anti-Balaka désormais gâtés. C’est la nature qui désarme les Anti-Balaka qui troquent les armes contre les pelles et les pioches. L’or coule comme l’Ouham qui coule.

La RCA toute entière est une mine de richesses de tous ordres : or, diamant, pétrole, calcaire, fer, sel, et la liste est longue. Le pays a besoin d’un régime démocratique, avec toutes les institutions de la République. Il peut rouler dans l’opulence, pourvu que l’administration soit bien structurée, capable d’offrir un service public de qualité et la RCA décolle en trombe. Les conditions sont évidemment réunies aujourd’hui pour que la RCA se mette sur les rails. Les groupes armés n’ont aucun intérêt à persévérer dans la crise. Il faut déposer volontairement les armes et se battre à la sueur de son front pour se faire une place au soleil. Les richesses sont immenses et ont besoin des bras pour leur mise en valeur. En plus des mines, nous avons l’agriculture et l’élevage qui sont aussi des secteurs porteurs. Les Centrafricains ont tout pour être dans le vent de la modernité, du progrès, de la croissance à deux chiffres. La guerre actuelle est absurde, inutile, un véritable gaspillage des ressources humaines et d’énergies très importantes pour le développement du pays.

Bossangoa est un cas parmi tant d’autres : Ndolobo, Bagandou, Yaloké, Carnot, Berbérati, Bria, Ndassima, Kembé pour ne citer que ces quelques sites miniers. La RCA n’a vraiment pas besoin de guerre. Il est certes vrai que les régimes précédents ont lamentablement failli dans la gouvernance, le constat est alarmant. Il n’est pas trop tard pour parfaire la gouvernance, corriger les erreurs du passé et remettre le pays sur les rails. Le nouveau départ amorcé par la RCA avec Touadéra interpelle tout le monde. Le moment est tout à fait opportun pour remettre la pendule à l’heure. La RCA a accusé beaucoup de retard dans son développement et nous sommes la lanterne rouge de la planète. Les Centrafricains dorment sur un matelas en or, en diamant, en fer, en pétrole, en ciment, mais ils sont aussi pauvres que la cigale. Ils doivent se métamorphoser en fourmis pour amasser leurs richesses. Nous avons tout en terme de richesses, mais nous n’avons l’intelligence, la sagesse, la clairvoyance, la dynamique du groupe, l’esprit d’entreprise pour faire éclore le génie centrafricain à l’instar du Sénégal, du Ghana, du Kenya, de l’Angola et de l’Afrique du Sud.

Sur le plan diplomatique, Touadéra a fait presque carton plein. C’est au plan national qu’il faut assurer la connexion avec cette diplomatie agressive afin d’asseoir une République digne de ce nom dans le concert des nations. La question fondamentale est de remettre les ressources humaines au cœur de la République, au cœur du système, au cœur du développement, dans le sillage du Développement Durable d’ici 2030, pour assurer au pays une cohésion sociale dynamique, source du progrès et de la prospérité. Si l’or explose à Bossangoa, il y a le pétrole à Boromata. Le FPRC, le RPRC, le MPC doivent volontairement déposer les armes au profit du Travail productif. Les querelles retardent notre émancipation et notre affirmation sur la scène internationale. Au lieu de nous entretuer, de détruire le peu qui existe, tournons nous vers les richesses naturelles et mettons-y nos forces, nos énergies, nos intelligences et notre savoir-faire. Nos pires ennemis sont la pauvreté, la misère, le dénuement total, le sous-développement et le chômage à très grande échelle de la jeunesse centrafricaine.

Le Rwanda, après le génocide, est cité en exemple de bonne gouvernance et de développement en Afrique et dans le monde entier. Cependant, le Rwanda n’est pas un exemple de démocratie. La RCA quant à elle, a déjà la démocratie et elle est crédible. Il faut seulement mettre la main à la pâte, à l’exemple du Rwanda, l’un des meilleurs élèves des bailleurs de fonds. La RCA n’a que quatre (4) banques, alors que le Rwanda a plus de cent cinquante (150) banques à travers tout le pays. Le Rwanda est très loin en terme d’infrastructures, en terme de logements, en terme de Nouvelles technologies et surtout, des innovations. Ce sont des noirs et des Africains comme nous en RCA. Ils n’ont pas de baguette magique, mais des cerveaux, des bras qu’ils ont su mettre au service de leur pays.

Julien BELA

 

 

 

 

L’Editorial de Julien BELA

 

LA VRAIE RUPTURE

 

En politique, il n’y a pas d’amis, pas de sentiment, pas de cœur ; Touadéra a hérité de la braise de la transition, dans un contexte politique extrêmement délicat et sensible. Il n’a pas droit à l’erreur. Les vieilles pratiques rétrogrades comme les nominations de complaisance, le tribalisme, le népotisme, n’ont plus droit de cité en RCA. Ce sont les maux qui ont plongé le pays dans le gouffre. Que l’on soit partisan ou non, ce qui compte aujourd’hui, c’est le destin de plus de cinq (5) millions de centrafricains. Malheureusement, bien des gens profitent de la confiance de Touadéra pour injecter le venin du tribalisme, du népotisme et des nominations de complaisance, une logique somme toute contraire à l’esprit et à la lettre de la  rupture.

Chaque jour que Dieu fait, un ministre doit être acteur d’un scénario. Beaucoup de ministres ont été candidats à l’élection présidentielle de 2015. Touadéra a commis la grave maladresse de les nommer à tous les postes, même les postes de souveraineté. C’est un suicide politique qui ne dit pas son nom. Ils passent le clair de leur temps à faire leur propre campagne que de travailler pour le pays. La rivalité avec Touadéra revient en surface et personne ne voit le pays et l’intérêt national. Ils profitent du régime pour le noyer. Ils se comportent en égal de Touadéra et non en ministres. Le gouvernement est un sac à crabes où la solidarité n’est que de façade. Il faut recomposer, recadrer un vrai gouvernement de technocrates, des compétences, pour arracher les retombées de Bruxelles. Il faut redresser la barque avant qu’il ne soit trop tard.

Touadéra sera seul devant la barre du peuple centrafricain pour lui rendre compte de son mandat de cinq (5) ans à la tête du pays. L’hypocrisie n’a que trop duré. Un candidat au présidentiel doit resté chez lui pour se préparer et vanter ses mérites. Quand il accepte de rentrer dans un gouvernement, il est ministre, un point, un trait. Une telle anarchie est préjudiciable au locataire du Palais de la Renaissance. L’heure est donc venue de remettre la pendule à l’heure.

Les mentalités sont ordurières et tournées vers le mal, vers la négation du pays. Faut-il voir Touadéra ou le pays et ses habitants ? Beaucoup d’orgueil sans fondement, alors qu’il faut retrousser les manches. Les mauvaises pratiques, les mauvaises manières de servir sont si  ancrées que l’intérêt national passe au second plan. C’est aux investisseurs de courir après les autorités centrafricaines ou le contraire ? Qui est dans le besoin ? Touadéra doit sévir. Beaucoup d’organes restent à mettre en place. Au gouvernement, il faut des gens engagés et déterminés qui ont la ferveur patriotique à fleur de peau. Un homme averti en vaut deux …

 

Julien BELA

 

 

DE QUEL DIALOGUE POLITIQUE FRANÇOIS BOZIZE-YANGOUVONDA RECLAME-T-IL AUX NOUVELLES

AUTORITES ?

 

François Bozizé-Yangouvonda, ancien président de la République Centrafricaine, déchu par l’ex-coalition Séléka de Michel Djotodia Am Non Droko, le 24 mars 2013, depuis son exil doré à Kampala, en Ouganda, dans un mémorandum où il a apposé son auguste signature, au nom du KNK, réclame la tenue d’un « Dialogue Politique Inclusif » comme une issue de sortie de crise en Centrafrique et le retour de la paix. Et la rédaction de « Centrafric-Matin » s’interroge ainsi : de quel Dialogue Politique Inclusif (DPI) François Bozizé réclame-t-il des nouvelles autorités du pays et qu’il considère comme la condition sine qua non pour le retour définitif de la paix en Centrafrique ? François Bozizé peut-il se permettre le luxe de faire une telle proposition ?

Vraiment, c’est lorsqu’un ancien président centrafricain n’est plus à la commande de l’Etat qu’il reconnait sa faute ou regrette amèrement les actes qu’il avait  posés. Si nos mémoires sont bonnes, sous le régime de François Bozizé, un Dialogue Politique Inclusif s’est déroulé à Bangui en 2008. Feu Président Ange-Félix Patassé qui avait été renversé par Bozizé en 2003, avait toutes les peines du  monde pour venir à Bangui prendre part à ce dialogue. Tout simplement parce que Bozizé ne voulait pas le sentir. C’était grâce à  d’intenses médiations menées auprès de Bozizé que ce dernier a fini par accepter la venue du feu président Patassé qui était en exil à Lomé, au Togo. Le DPI  a eu lieu. Les participants à cette assise nationale ont fait des recommandations, écrites noir sur blanc. Bozizé a eu le document dans lequel les recommandations figuraient en  bonne place. Et celles-ci devaient être exécutées à la lettre par le régime Bozizé. A-t-il vraiment appliqué les recommandations du DPI de 2008 ? Car le déclenchement de la crise centrafricaine par la nébuleuse coalition Séléka le 10 décembre 2012 à Ndélé et la prise du pouvoir le 24 mars 2013, est la conséquence directe du non application des recommandations du DPI. Bozizé, ses parents, ses amis et les partisans du KNK qui étaient proches de lui, ne peuvent nous démentir à ce sujet. Nous osons croire aujourd’hui que ces recommandations restent et demeurent dans les placards au Palais de la Renaissance, à moins que dans la furie des combattants de la Séléka, ils les ont détruites.

Aujourd’hui encore, ce même Bozizé qui a foulé aux pieds les résolutions du DPI, revient au galop pour demander la tenue d’un nouveau DPI. N’a-t-il pas honte de faire une telle réclamation, alors que de 2008 à 2013, il avait toute la possibilité de mettre à exécution toutes ces recommandations ? Qu’est ce qui l’avait empêché de les mettre à exécution ? Aucunement rien. C’était tout juste sa mauvaise volonté et il a tiré les conséquences. Tout se passe comme si les gens, quand ils sont au pouvoir, ils ne voient plus, n’entendent plus les cris de détresse de la population. Mais lorsqu’ils sont détrônés, c’est en ce moment  précis qu’ils reconnaissent leurs fautes, alors qu’il est déjà trop tard. Ceux qui disent au président, « Tout va bien » disparaissent comme une traînée de poudre pendant que ce dernier est chassé du fauteuil présidentiel. Et ces mêmes personnes se rangent encore derrière le nouveau président. Si François Bozizé  avait écouté les uns et les  autres et s’il avait mis en pratique les recommandations du DPI, devrions-nous être dans l’état où nous sommes ? Doit-il être en exil chez Yoweri Museveni en Ouganda ? Si Bozizé veut rentrer en Centrafrique, qu’il ne cherche pas des boucs émissaires.

Trop de DPI, tuent les DPI. La RCA est par terre, il faut la relever. Mais si  nous prenons tous nos temps à organiser que des DPI qui accouchent souvent d’une souris, quel sera l’avenir de la jeunesse centrafricaine ? Car n’oubliez pas que ce genre de rencontre demande beaucoup d’argent. Les 1.130 milliards de francs CFA, promis à Bruxelles par les bailleurs de fonds, doivent servir à reconstruire le pays et non à  être bouffés par des dinosaures, des vieux crocos qui ont des dents rouges et qui veulent toujours s’enrichir sur le dos des jeunes. Ce temps est révolu.

Du 04 au 11 mai 2015, sous le régime transitionnel de Catherine Samba-Panza, le Forum National de Bangui (FNB) s’est tenu. Il a drainé beaucoup de Centrafricains, venus des quatre (4) coins du pays et de l’extérieur. Les participants à ce FNB ont débattu de tous les maux qui gangrènent notre pays. Toutes les recommandations du DPI de 2008 figuraient en bonne place dans celles de FNB. Alors, pourquoi Bozizé réclame encore un nouveau DPI qui sera une perte de temps ? Ne faille-t-il pas mettre en œuvre celles du FNB pour que les Centrafricains aient le cœur net ? Ce n’est pas le DPI qui intéresse les Centrafricains de nos jours. Ils réclament pour leur part, l’application stricte de ces différentes recommandations issues des DPI, du FNB et que savons-nous encore ? Le magistrat Joseph Bindoumi est bien placé pour nous dire exactement là où nous en sommes avec l’application des résolutions du FNB , puisqu’il est le président du Comité de Suivi du Forum National de Bangui (CSFNB).

Ne nous voilons pas la face. François  Bozizé ne doit pas tergiverser aujourd’hui. Ce que nous lui demandons de faire, c’est de dire aux groupes armés de cesser les exactions, les affrontements quasi-quotidiens qui ne permettent pas aux nouvelles autorités  de mettre en œuvre leur politique de développement du pays. Car, depuis Kampala, François Bozizé avait été accusé de manipuler les groupes armés pour que cette crise ne s’arrête pas. Aujourd’hui, les Anti-Balaka se sont alignés sur le processus Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Rapatriement (DDRR). Seule la branche Anti-Balaka de Mokom, proche de Bozizé, s’agite aujourd’hui. Ils ne représentent rien, ne pèsent même pas un gramme dans la balance. Donc, les amis de Bozizé l’ont relâché parce qu’ils  comptaient sur eux pour revenir à Bangui. Ne sachant quoi faire, il réclame la tenue du DPI pour lui permettre de fouler le sol centrafricain, car s’il a lieu, il doit absolument être un participant. Bozizé doit demander pardon aux Centrafricains au lieu de les rouler dans la boue pour un soi-disant Dialogue Politique Inclusif.

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

       

 

 

 

 

 

 

 

10 DECEMBRE 2012 – 10 DECEMBRE 2016 : VOILA EXACTEMENT 04 ANS QUE LA SELEKA A DECLENCHE LA CRISE CENTRAFRICAINE

 

 

 

Il y a exactement quatre (4) ans, jour pour jour, mois pour mois, année pour année, que la nébuleuse coalition Séléka a déclenché la crise centrafricaine dans la ville de Ndélé, située au nord de la RCA. Trois (3) mois après, la nébuleuse coalition de Michel Djotodia Am Non Droko est arrivée à Bangui en conquérant les villes de nos provinces les unes après les autres. Finalement, le 24 mars 2013, la ville de Bangui est tombée. Le régime Bozizé est renversé et Michel Djotodia, chef charismatique de la coalition Séléka, s’est autoproclamé président de la République centrafricaine, mettant définitivement fin aux dix (10) ans de règne sans partage de François Bozizé-Yangouvonda et les siens. Le déchu général président a pris ses jambes au cou dans un hélicoptère qui a atterri dans le pays de Paul Biya. Aussi, la page de François Bozizé est définitivement tournée.

Mais après, que s’est-il passé ? Sans passer par quatre chemins ou chercher de midi à quatorze heures, les Centrafricains ont soufflé le chaud et le froid. Depuis la ville de Ndélé, jusqu’à Bangui et dans d’autres villes de nos provinces, c’était la désolation. Les combattants de la Séléka tuaient, massacraient les populations civiles, incendiaient des maisons et villages entiers, des édifices publics et privés. On assistait à une « politique de terre brûlée », instaurée par ces seigneurs de guerre. Le nouveau locataire du Palais de la Renaissance, Michel Djotodia, n’était pas sur la même longueur d’onde avec ceux qui l’ont hissé au pouvoir. Personne ne l’écoutait. Les généraux Séléka qui se comptaient par millier, agissaient comme bon leur semble. Les décisions venant de la présidence ne les concernaient pas. Des actes barbares, inhumains, bestiaux, indignes, inouïs sont commis chaque jour sur les populations civiles et autres. Les morgues dans les hôpitaux de Bangui étaient débordées. En province, les morts ne se comptaient aussi plus. Débordés par les atrocités de la Séléka sur les innocents centrafricains, les milices Anti-Balaka, en majorité chrétienne, se sont organisées et ont attaqué les positions de la Séléka le 05 décembre 2016 à Bangui. Ce fut un véritable bain de sang tant à Bangui que dans l’arrière-pays. Les cadavres jonchaient les grandes avenues de Bangui. On avait dénombré plus de trois cent mille (300.000) morts. Dès ce 05 décembre 2013, les populations chrétiennes banguissoises avaient pris d’assaut les enceintes des églises catholiques et Protestantes pour se mettre à l’abri de la foudre des combattants Séléka. Les musulmans de leur côté ont pris d’assaut la mosquée centrale pour échapper aussi à la furie des Anti-Balaka. Heureusement, c’était l’opération militaire française, dénommée Sangaris, déployée le même jour à Bangui, qui a permis de calmer la tension et d’éviter un véritable génocide. Mais les exactions commises, et par la Séléka, et par les Anti-Balaka se poursuivaient allègrement.

Dépassés par les évènements, les Chefs d’Etat de la CEEAC, réunis en sommet extraordinaire, consacré exclusivement à la crise centrafricaine, ont poussé Djotodia et le gouvernement de Tiangaye à la démission le 10 janvier 2014. Le 23 du même mois, Catherine Samba Panza fut élue par les Conseillers Nationaux, siégeant au Conseil National de Transition (CNT), présidente de la Transition. Elle succédait ainsi à Djotodia démissionnaire. Entre temps, c’était Alexandre Ferdinand Nguendet, président du CNT qui a assuré l’intérim. Du 23 janvier 2014 au 30 mars 2016, sous le règne de maman Cathy, Séléka comme Anti-Balaka ont semé la désolation sur toute l’étendue du territoire national. Nul n’a besoin de revenir sur ces exactions barbares.

Le 30 mars 2016, le nouveau locataire du Palais de la Renaissance, Faustin-Archange Touadéra, élu démocratiquement par le peuple centrafricain, fut investi. Les Centrafricains ont cru dès cet instant qu’ils vont respirer un nouvel air et que les exactions de tout genre allaient cesser. Mais tel n’est pas le cas. Si les Anti-Balaka ont baissé leurs bras, les combattants Séléka, par contre, persistent et signent dans des actes barbares. Ce ne sont pas les  populations de Bambari, Kouango, Ndomété, Kaga-Bandoro, et récemment Bria, Bakala et Ippy qui nous démentiront. Et jusqu’au moment où nous mettons cet article sous presse, les combattants Séléka continuent de tuer, de braquer, d’incendier des maisons et villages dans certaines régions du pays. Les deux (2) factions rebelles dissidentes de la Séléka à savoir le FPRC de Nourredine Adam et l’UPC d’Ali Daras, s’entretuent à Bakala, Ippy, Ndassima et ailleurs. Que veulent-ils ? Que cherchent-ils ? Difficile de le savoir.

Bien que la RCA soit revenue à l’ordre constitutionnel, les Centrafricains continuent à broyer du noir sous les bottes de ces seigneurs de guerre. C’est vraiment grave. Donc, du 10 décembre 2012 au 10 décembre 2016, la situation sécuritaire du pays reste préoccupante. L’insécurité grandissante gagne encore du terrain depuis le mois de septembre jusqu’à ce jour. Et ce, à cause des combattants des groupes armés, notamment le FPRC, l’UPC, le RPRC, le MPC et les Anti-Balaka version Mokome, encore réfractaires au processus DDRR. La crise centrafricaine qui se poursuit et qui a été déclenchée par la coalition Séléka, est plus dévastatrice, car elle a engendré trop de pertes en vies humaines et trop de destructions après quatre (4) ans. D’où nécessité d’y mettre un terme afin que les Centrafricains vaquent librement à leurs occupations habituelles et que la RCA se développe. Dans le cas contraire, cette crise va creuser la tombe de notre cher et beau pays, la Centrafrique.

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

LE PASTEUR NICOLAS GUERRET-KOYAMET GBANGOU SUCCEDE A L’IMAM KOBINE

LAYAMA A LA TETE DE LA PLATEFORME DES CONFESSIONS RELIGIEUSES

 

 

Il y a de cela trois (3) jours, la plateforme des confessions religieuses de la RCA, avait tenu son Assemblée Générale Elective (AGE), à Bangui. Et c’était en présence d’autres responsables religieux venus des quatre (4) coins du pays.

A cet effet, à l’issue des travaux de l’AG élective démocratique, le pasteur Nicolas Guerret-Koyamet Gbangbou a été élu président du Bureau Exécutif (BE) de la plateforme des confessions religieuses, pour un mandat de cinq (5) ans. Ils succède ainsi à l’imam Kobine Layama à la tête de cette plateforme des confessions religieuses (Catholique, Protestant et Islam) de la RCA.

Il est à signaler également qu’au cours de cette AGE, un Conseil d’Administration a été mis en place. Il a pour mission principale, de suivre l’exécution des feuilles de route définies lors de cette AGE, par le Bureau Exécutif.

Pour votre gouverne, c’est au lendemain du coup d’Etat du 24 mars 2013, de l’ex-coalition Séléka de Michel Djiotodia, et suite aux tueries intercommunautaires, aux incendies des maisons, des églises, des mosquées, des villages entiers et autres exactions de tout genre, que les trois (3) principaux leaders religieux ont eu l’idée de se mettre ensemble. Et dans le but de parler le même langage sur l’amour de son prochain, le pardon, la tolérance à tout le peuple centrafricain, à travers tout le pays. Car ce sont des facteurs déterminants pour la paix, la cohésion sociale, la réconciliation nationale et le vivre ensemble entre tous les fils et filles de la RCA. Et leurs actions ont porté de bons fruits dans la résolution de la crise centrafricaine.

A titre d’illustration, l’archevêque de Bangui, Monseigneur Dieudonné Nzapalainga, élevé actuellement Cardinal par le Pape François, le pasteur et président de l’AEC, Nicolas Guerret-Koyamet Gbongou et l’imam, président de la CICA, Kobine Layama, ont été primés et récompensés tant au plan national, qu’international. C’est pour autant dire qu’être partisans et œuvrer pour la paix, est la meilleure des choses au monde. Car, la « paix n’a pas de prix », dit-on. Donc la paix nous concerne tous, et c’est l’affaire de tous. Et si chaque Centrafricain suivait les traces de nos trois (3) principaux leaders religieux ?

 

Le Petit YEKOA

 

 

« LA FEDERATION ISAAC ZOKOUE » COMPTE ORGANISER UNE SERIE D’ACTIVITES SOCIO-CULTURELLES ET SPORTIVES A BANGUI, CE MOIS DE DECEMBRE 2016

 

« Mbélé Gaston, diacre à l’église UFEB de Kina et Ibrahim Bala, Chef de quartier Dombia 2 dans le 3ème arrondissement de la ville de Bangui, tous responsables de la « Fédération Isaac Zokoué », ont animé une conférence de presse à Bangui. C’était dans la salle de conférence du Centre Catholique « Monseigneur Joseph Cucherousset », sis à l’arrière-plan entre la FATEB et l’ENAM, le jeudi 08 décembre 2016. Et sous la modération de Jonathan Zokoué.

Le but de cette conférence de presse, est de mettre au parfum les journalistes sur l’ouverture et le déroulement des activités commémoratives en faveur de la consolidation de la paix et de l’unité en RCA, que cette fédération compte organiser.

Selon les conférenciers, « C’est en 2015 que l’initiative de la création de « Fédération Isaac Zokoué » a été prise par sa famille. Le défunt Isaac Zokoué a beaucoup œuvré pour la paix et l’alphabétisation en RCA. Il était l’un des initiateurs de la plateforme religieuse en RCA, professeur en théologie, responsable du programme de doctorat à la Faculté de théologie Evangélique de Bangui (FATEB), avant de décéder en septembre 2014. Donc il faut pérenniser et immortaliser ses œuvres. Pour ce faire, il y aura l’organisation des tournois de football dans les sept (7) arrondissements de Bangui (excepté le 1er arrondissement) ; des journées d’exposition ; une grande marche pacifique pour la paix ;  et un culte d’actions de grâce. Le démarrage de ces activités précitées est prévu pour ce samedi 10 décembre 2016, avec les tournois de football sur le terrain de sport du ministère des Affaires Etrangères et sur les terrains de football des sept (7) arrondissements concernés », ont-il conclu, après avoir répondu à quelques préoccupations des journalistes. Nous précisons que toutes ces activités seront financées par les cotisations des membres de cette Fédération, les aides financières et matérielles des personnes de bonne foi. Cette conférence de presse a duré de 10 heures 37 minutes à 11 heures 22 minutes. »

Le Petit YEKOA

 

Termes de référence

Tout a commencé par l'organisation d'un culte familial pour ensuite s'élargir sur un projet. Comme nous le savons maintenant, le Professeur Isaac ZOKOUE a beaucoup œuvré pour la médiation, la réconciliation et l'éducation dans notre pays. Voilà des œuvres justement qui ne doivent pas périr avec leur auteur. En posant ces actes, il a mis en évidence une méthode de travail susceptible d'être reprise. Fort inspiré de ses idéaux, l'un des objectifs que nous souhaitons valoriser à travers ces activités consistera à mettre sur pied une dynamique qui pourra s'inscrire dans la durée.

Lors des premiers contacts, nous nous sommes rassemblés autour d'un projet qui, dorénavant, est devenu notre but commun. Regrouper dans une structure des personnes aspirantes de paix, de cohésion sociale et de développement ou des groupes déjà constitués, est la définition parfaite du mot FEDERER. En d'autres termes, c'est unir. Unir comme union et union comme fédération. Le nom du Professeur Isaac ZOKOUE est régulièrement cité pour mettre en valeur une méthode, un style, une formule, une technique ou si vous voulez bien une approche.

La synthèse de toutes ces définitions donne FEDERATION pour refléter la pluralité de notre union et surtout, ISAAC ZOKOUE pour nommer cette approche éprouvée mais malheureusement, oubliée et pratiquement méconnu. Il s'agit de ré expérimenter cette manière d'aborder un dialogue en vue d'obtenir des solutions qui devront être préservées par l'éducation. En effet, l'objectif recherché est de mettre en réseaux toutes les bonnes volontés disponibles pour contribuer au processus de paix déjà enclenché dans notre pays.

Pour être crédible,  l'initiative de  la  FEDERATION ISAAC ZOKOUE se résumera par l'engagement citoyen de centrafricains, préoccupés par la forme cyclique de l'instabilité qui règne en République Centrafricaine.

Les premiers pas d'une telle initiative ne peuvent pas se limiter qu'aux activités prévues pour le mois de décembre 2016. Car, citoyens d'un pays en crise, nous avons tous la responsabilité de contribuer au retour de la stabilité. En poursuivant cette aventure, nous intégrons la vision d'une Centrafrique meilleure.

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DISCOURS DE PRESENTATION SANS DEBAT DU PROJET DE LOI DE FINANCES

 POUR L’ANNEE 2017

Par Monsieur Félix MOLOUA, Ministre de l’Economie, du Plan et de la

Cooperation, Ministre intérimaire des Finances et du Budget

 

Bangui, le 07 décembre 2016

Hémicycle de l’Assemblée Nationale

 

C’est pour moi un insigne honneur de prendre la parole en lieu et place de mon collègue, le Ministre des Finances et du Budget en mission, pour présenter devant votre Auguste Assemblée, le Projet de la loi de Finances pour l’exercice 2017 au nom du Gouvernement que dirige le Premier Ministre Simplice Matthieu SARANDJI, sous la très haute impulsion de son Excellence le Professeur Faustin Archange TOUADERA, Président de la République, Chef de l’Etat.

 

Le Présent projet de budget soumis au vote de l’Auguste Assemblée que vous représentez a été élaboré dans un contexte caractérisé par :

 

i) Au plan international, selon les prévisions du Fonds Monétaire International (FMI), la croissance mondiale devrait être modérée en 2016, à 3,1%, avant de rebondir à 3,4% en 2017.

Aux États-Unis, la croissance ralentirait, passant de 2,4% en 2015 à 1,6% en 2016- 2017. En dépit de ce ralentissement, les indicateurs du marché du travail ont continué de s’améliorer.

Dans la zone euro, la croissance s’établira à 1,7 % en 2016 et à 1,5 % l’an prochain, contre 2,0 % en 2015.

En Chine, deuxième économie du monde, devrait s’afficher une croissance de 6,6 % cette année et 6,2 % en 2017, contre 6,9 % en 2015.

En Afrique subsaharienne, le taux de croissance passerait de 3,4% en 2015 à 1,4% cette année avant de rebondir à 2,9% en 2017. Les plus grands pays de cette sous région continuent de faire face à la baisse des recettes tirées des produits de base, qui pèse sur la croissance régionale.

Dans la zone CEMAC, les activités économiques ont ralenti en 2016 et le taux de croissance devrait se situer autour de 2%, voire même inférieur contre 3,3% en 2015.

 

ii) Au plan national, le taux de croissance du PIB serait de 5,0% en 2017 contre 4,5% en 2016.

Quant à l’inflation, elle se situerait à 4,5%. Un taux qui demeure supérieur à la  norme communautaire qui est de 3%. Les recettes en cash rapportées au PIB serait d’environ 8,8% en 2017.

La croissance en 2017 s’expliquerait entre autres, par une hausse des investissements publics et privés, liée à la poursuite du programme « THIMO » et aux activités du projet « LONDÖ » à travers le financement de l’AFD, de la Banque Mondiale, de l’Union Européenne et de la BAD ainsi que de multiples chantiers dans le secteur privé.

Par ailleurs, la conclusion d’un nouveau programme avec le FMI, appuyé par la Facilité Elargie de Crédit (FEC) pour un montant total de 83,55 millions de DTS sur trois ans, est l’un des éléments importants qui a encadré l’élaboration de ce projet de loi de finances à travers les critères tels que le solde budgétaire primaire ainsi que le niveau du déficit global qu’il faut respecter.

Sur la base des éléments du contexte ci-haut cités, le projet de budget pour l’exercice 2017 met l’accent sur les grandes priorités suivantes contenues dans la Lettre Circulaire du Premier Ministre, Chef du Gouvernement en date du 24 août 2016. Il s’agit :

- du renforcement de la paix et la sécurité ;

- de l’assainissement des finances publiques, la relance et le soutien à l’activité économique ;

- de la politique et bonne gouvernance ; et

- des affaires sociales et les actions humanitaires.

Avec le retour à la légalité constitutionnelle, les défis du Gouvernement en vue d’assurer la relance économique et réduire la pauvreté demeurent la consolidation de la sécurité, la promotion de la réconciliation nationale et la paix sociale, le renforcement des capacités humaines et administratives et la poursuite des réformes économiques.

Au regard de l’ampleur de tous ces défis, le Gouvernement coopère étroitement avec les Partenaires Techniques et Financiers pour les relever, et surtout œuvrer dans le sens de la mise en œuvre des actions contenues dans le Projet de Société du Chef de l’Etat, ainsi que dans la Déclaration de Politique Générale du Premier Ministre, Chef du Gouvernement.

L’ambition du Gouvernement demeure de renforcer d’année en année, la part des dépenses financées sur les recettes domestiques; ce qui constitue la seule voie de financement pérenne du développement. C’est pourquoi, la mobilisation des ressources intérieures demeure le facteur clé du budget de l’année 2017 tout comme la maîtrise des dépenses publiques.

 

S’agissant de la situation de nos finances publiques à septembre 2016, l’exécution budgétaire au cours des neuf premiers mois s’est soldée par une mobilisation des ressources à hauteur de 97,5 milliards dont 58,1 milliards de FCFA des recettes recouvrées par les régies que sont la Douane, les impôts et le Trésor. Les dépenses payées se chiffrent à 98,6 milliards de FCFA.

La situation par source de recouvrement se présente de la manière suivante :

 

La mobilisation des recettes au niveau de la Direction Générale des Impôts et des Domaines (DGID) au cours de la période sous revue, a atteint 24,4 milliards de FCFA, soit un taux de réalisation de 51,4% des prévisions annuelles.

Pour ce qui concerne la Direction Générale des Douanes et Droits Indirects (DGDDI), à fin septembre 2016, les réalisations ont atteint 30,6 milliards de FCFA, soit un taux de réalisation de 56,0% des prévisions de l’année.

Concernant la Direction Générale du Trésor et de la Comptabilité Publique, elle a recouvré plus 3,1 milliards de FCFA, correspondant à un taux de réalisation de 99,8% de ses prévisions. Cette performance s’explique par le dividende reçu de la BEAC d’un montant de 2 milliards de FCFA au mois de mars 2016.

S’agissant des Financements reçus au cours des neuf premiers trimestres de l’année 2016 ils se chiffrent à 39,4 milliards de FCFA. Ces appuis proviennent :

 

i) de l’Union Européenne (5,2 milliards de FCFA) ;

ii) du Fonds Monétaire International (10,6 milliards de FCFA) ;

 

iii) des Bons du Trésor (13,1 milliards de FCFA) ;

iv) de la France (8,5 milliards de FCFA) ;

 

v) du Cameroun (1 milliard de FCFA) et

 

vi) du Congo (1 milliard de FCFA).

 

Pour ce qui concerne les dépenses, elles ont été payées pour un montant de 98,6 milliards de francs CFA.

L’exécution par principale rubrique se présente de la manière suivante :

- Les salaires payés sur la période s’élèvent à 37,0 milliards de FCFA, ce qui correspond à un taux d’exécution de 45,8% des prévisions annuelles ;

- Les dépenses des biens et services ont été exécutées pour un montant de 12,3 milliards de FCFA, soit 45,2% des prévisions ;

- Pour les transferts et subventions, le paiement a atteint presque 10,7 milliards de FCFA, correspondant à un taux d’exécution de 35,4% ;

- Les dépenses en frais financiers ont été payées à hauteur de 1,6 milliard de FCFA ;

- Quant aux investissements sur ressources propres, l’Etat a décaissé 1,7 milliard de FCFA pour des travaux de réfection, réhabilitation et l’acquisition de certains biens durables ;

- Concernant les dépenses de remboursement de la dette, 28,2 milliards de FCFA ont été décaissés au profit des créanciers de l’Etat conformément aux échéanciers.

Les orientations du Gouvernement sont fondées sur la mise en oeuvre des actions urgentes des priorités contenues dans la déclaration de politique générale du Gouvernement, notamment dans le domaine suivants : i) Paix, sécurité et cohésion sociale; ii) Relance économique; et iii) Politique et bonne gouvernance.

Avec le concours des partenaires Techniques et Financiers, le Gouvernement attend mobiliser des financements extérieurs à travers le programme appuyé par la Facilité Elargie de Crédit (FEC) afin de garantir les objectifs budgétaires et la viabilité de la dette.

Sur la base des informations disponibles et consolidées, les chiffres caractéristiques du projet de budget de l’Etat pour l’exercice 2017 se présentent comme suit :

Les ressources totales du budget de l’Etat pour l’exercice 2017 sont estimées à 191,5 milliards de francs CFA contre 164,2 milliards de francs CFA en 2016, soit une hausse de 15,4%. Elles sont réparties de la manière suivante :

 

- Ressources propres : 134,5 milliards de francs CFA et la répartition par régie est déclinée de la manière suivante :

 

- Direction Générale des Douanes et Droits Indirects ……. : 75,50 milliards

 

- Direction Générales des Impôts et des Domaines ………. : 53,0 milliards

 

- Direction Générale du trésor et de la Comptabilité Publique : 6,0 milliards

 

- Ressources extérieures : 57,0 milliards.

Dont – Emprunts projets: 22,6 milliards

 

- Dons projets : 34,4 milliards

 

Le montant prévisionnel des charges se chiffrerait à 241,9 milliards de francs CFA en 2017 contre 209,4 milliards de francs CFA en 2016, soit une hausse de 14,1%. Ces charges se décomposent de la manière suivante :

Dépenses primaires… : 145,74 milliards

Dépenses d’investissement : 76,98 milliards

Dont Budget de l’Etat …: 21,98 milliards

Financement extérieur …..: 55,0 milliards

Dépenses de remboursement de la dette ..: 19,36 milliards

Dont remboursement dette intérieure…: 5,0 milliards

 

Par rubrique, les prévisions des dépenses se présentent comme suit :

·   Les dépenses de personnel ont subi une augmentation de 4,3% pour tenir compte du montant réel liquidé par la Direction de la Solde. Ce montant tient également compte des incidences financières de l’harmonisation des nouvelles échelles indiciaires et autres avantages accordés aux magistrats et juges, de certains corps de métiers ayant des statuts particuliers ainsi que les effets financiers des avancements en grade et échelon des fonctionnaires et agents de l’Etat, et l’intégration des jeunes dans les secteurs prioritaires en remplacement des fonctionnaires décédés ou admis à faire valoir leurs droits à la retraite.

·  Les dépenses de biens et services ont été revus légèrement à la hausse pour accorder des ressources aux services de l’Etat leur permettant de fonctionner. Cette hausse tient compte du cadrage arrêté de commun accord avec les

Partenaires Techniques et Financiers. Tenant compte de ce qui précède, les dépenses de biens et services passeraient de 27,3 milliards en 2016 à 27,9 milliards de FCFA en 2017, soit une progression de 2,2%.

·  Les dépenses des transferts et subventions, passeraient de 30,2 milliards en 2016 à 56 milliards en 2017 pour tenir compte des dépenses fiscales en contrepartie des recettes d’ordre liées aux exonérations accordées aux forces des Nations unies et des ONG humanitaires ainsi que les 2 milliards de F CFA de don de certains pays de la CEMAC pour appuyer le processus de DDRR.

·  Les dépenses d’investissement connaîtraient une hausse de 19,0%, passant de 64,6 milliards en 2016 à 76,98 milliards de FCFA en 2017.

Dans le cadre des projets et programmes arrêtés par les partenaires au développement, les investissements sur ressources extérieures passeraient de 51,2 milliards en 2016 à 55 milliards de F.CFA en 2017.

S’agissant des investissements financés sur ressources propres et les contreparties des projets sur financement extérieur sous forme d’exonération, le montant prévu passerait de 13,4 milliards en 2016 à 21,97 milliards de FCFA en 2017.

·  Quant aux dépenses de remboursement de la dette et des frais financiers, elles passeraient respectivement de 26,3 milliards en 2016 à 19,4 milliards en 2017, et 5,4 milliards en 2016 à 3,7 milliards en 2017 conformément aux échéanciers de remboursement.

Le solde provisoire du projet du budget 2017 est déficitaire de 50,5 milliards de FCFA et représente 4,33% du Produit Intérieur Brut, au dessus de la norme communautaire qui est de 3%. Ce besoin de financement est en phase avec le cadrage contenu dans le mémorandum de politique économique et financière du gouvernement. A l’état actuel des choses, il n’y a pas d’autre possibilité de creuser davantage le déficit budgétaire au risque de le rendre insoutenable.

Le projet de budget soumis pour adoption reste caler sur la stratégie macroéconomique et de réforme structurelle appuyée par la communauté internationale avec un gap de plus de 50 milliards de FCFA.

Le financement du gap proviendra essentiellement de sources externes, notamment sous forme d’appuis budgétaires de nos partenaires techniques et financiers traditionnels entre autres : l’Union Européenne, la Banque Mondiale, la Banque Africaine de Développement et la France.

Pour terminer mon propos, permettez-moi de remercier encore une fois de plus au nom du Président de la République, Chef de l’Etat et de celui du Premier Ministre, Chef du Gouvernement la Représentation Nationale qui a été à notre côté lors de la Table-Ronde sur la République Centrafricaine à Bruxelles. Je demeure convaincu que cette mobilisation au côté du Gouvernement va se poursuivre pour la concrétisation des promesses faites lors de ces assises par nos partenaires au Développement pour aider notre pays. Dès que les documents pour  la mobilisation des ressources annoncées seront ficelles et signés avec ces partenaires, le Gouvernement reviendra une nouvelle fois vers l’Assemblée Nationale dans le cadre d’un collectif budgétaire.

Pour l’instant, je sollicite l’adoption massive par Votre Auguste Assemblée le projet du budget que je viens de vous présenter.

 

Je vous remercie.

 

 

SOLDATS DE LA MINUSCA EN RCA : L’ONU MET LA PRESSION

 SUR LIBREVILLE ET BUJUMBURA

 

Le Burundi et le Gabon promettent de faire la lumière sur les soupçons de crimes sexuels qui auraient été commis par leurs soldats en Centrafrique. L'ONU a dévoilé un rapport dans lequel 16 militaires gabonais et 25 Burundais sont accusés d'agressions sexuelles, parfois contre des mineurs. Les faits datent de 2014-2015, dans la préfecture de Kemo. Les Nations unies ont recensé 140 victimes et elles ont demandé aux deux gouvernements de prendre des sanctions pénales.

L'ONU a donné six mois à Libreville et Bujumbura pour rendre compte des mesures prises suite à ce rapport accablant. Les deux gouvernements mettent en avant leur bonne volonté.

Le porte-parole adjoint du ministère burundais de la Défense explique qu'une commission a été créée pour mener des investigations complémentaires. Ce que les Nations unies avaient d’ailleurs demandé.

Le major Côme Ndayiragije affirme qu'il n'y aura aucune impunité si les faits sont avérés. « La justice est là si les enquêtes trouvent qu’il y a des déficiences de ces délégations. La justice doit les sanctionner. Pour un militaire qui est déployé dans la mission de maintien de la paix, il y a un code de conduite qu’il doit suivre, c’est pourquoi le gouvernement prend cela au sérieux. C’est grave, cela ternit l’image du pays et l’image de la mission. »

Côté gabonais, le ministre de la Défense Etienne Massard explique que les autorités suivent ce dossier et que si des mesures disciplinaires doivent être prises, elles le seront. Le porte-parole du gouvernement précise que le Gabon n'encourage pas ces pratiques et que les militaires engagés ont un devoir d'exemplarité.

Selon le ministre gabonais de la Communication et porte-parole du gouvernement, Alain-Claude Bilie Bi Nzé, des sanctions sont prévues si les enquêtes démontrent que des crimes ont été commis. Il y aura un principe de fermeté, dit-il.

Depuis les faits, les 41 casques bleus accusés dans le rapport ont tous quitté la Centrafrique. L'ONU a fourni leurs identités aux deux pays concernés.

 

RFI

 

JOSEPH BENDOUGA, « FRANçois bozize doit passer devant la

justice apres le dialogue inclusif qu’il souhaite aujourd’hui »

 

Joseph Bendouga, président du Mouvement Démocratique pour la Révolution et l’Evolution de Centrafrique (MDREC), s’est félicité de l’idée de dialogue proposée par l’ancien chef d’Etat François Bozizé. Pour lui, l’ancien président doit passer devant la justice après le dialogue inclusif qu’il souhaite aujourd’hui.

Le dialogue inclusif, selon Bendouga est la voie qu’il faut aujourd’hui aux Centrafricains pour mettre un terme à la crise qui secoue le pays. Le leader du MDREC dit l’avoir déjà proposée au chef de l’Etat « toutes les forces vives de la nation sont aujourd’hui conscientes du fait que seul le dialogue entre Centrafricains pourra faciliter le retour à la normale. Je me félicite du fait que François Bozizé se soit inscrit dans la dynamique que le MDREC a proposée depuis plusieurs semaines au président de la République » avance t-il.

Joseph Bendouga souhaite que l’ancien président de la République comparaisse malgré la tenue de ce dialogue « nous voulons tous de ce dialogue mais, François Bozizé doit savoir que cela ne saurait se solder par une amnistie sur laquelle il compte aujourd’hui. L’ancien président doit passer devant le tribunal, il doit être jugé avec ou sans dialogue », exige le président du MDREC.

Joint au téléphone, Bertin Bea Secrétaire Général par intérim du KNK, parti de l’ancien président de la République, dit n’avoir pas la possibilité de se prononcer sur ce dossier. L’ancien président François Bozizé, a dans un mémorandum appelé à l’organisation d’un dialogue politique inclusif entre les vrais Centrafricains pour apporter des solutions idéales à la crise qu’il qualifie de multidimensionnelle.

François Bozizé en exil à Nairobi depuis a chute en 2013, est sous le coup d’un mandat d’arrêt émis par l’Etat centrafricain et sous sanction des Nations-Unies. Depuis que son ancien premier ministre Faustin Archange Touadéra a remporté la présidentielle, son parti le KNK qui avait soutenu, Anicet Georges Dologuelé au second tour de la présidentielle contre Touadéra, multiplie les avances pour rentrer dans les grâces du président.

 

Africatime

 

 

 

ELECTION : GHISLAIN SAMBA MOKAMANEDE ELU DEPUTE DE BIMBO 1

Selon les résultats provisoires publiés ce jour par l’Autorité Nationale des Elections (ANE), Gislain Samba Mokamanédé, candidat indépendant aux législatives est élu député de Bimbo. Ces résultats doivent encore être validés par la cour constitutionnelle de transition.

Les résultats provisoires de ce second tour des législatives donnent Ghislain Samba Mokamanédé élu avec 5002 voix soit 58,8% devant Brice Rufin Léon Molomadon, candidat du Mouvement Démocratique pour le Développement (MDD) qui a recueilli 3494 voix soit 41,13%.

Marie Madeleine Hornaer Kouet, présidente de l’ANE a félicité les électeurs de Bimbo1 pour leur engouement, leur patience et leur détermination. « Au premier tour, nous avons enregistré 21% de participation. Cette fois-ci, le constat révèle un engouement considérable et déterminant puisque nous sommes à 26% de participation », précise-t-elle.

Si ces résultats sont confirmés, Ghislain Samba Mokamanédé sera le 140ème et dernier député à prendre son fauteuil  à l’Assemblée Nationale. Les législatives dans la circonscription de Bimbo 1, ont été annulées cinq fois par la cour constitutionnelle de transition qui dispose aujourd’hui de 14 jours pour se prononcer sur ces résultats provisoires.

Africatime 

 

 

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