Tous les Info du Vendredi 06/01/2017

Cm n 2380 du vendredi 06 jan 2017

LES REVENANTS DE L’ENFER DE L’UPC D’ALI DARAS ONT FRAPPE DUR A  YAMBELE : DES MORTS, DES BLESSES, DES MAISONS INCENDIEES

 

La commune de Yambélé, située dans la sous-préfecture d’Alindao, était à feu et à sang, les 24 et 25 décembre 2016. Et n’allez pas nous demander qui sont à l’origine de ces actes barbares ? Nous les connaissons tous. Il s’agit des peulhs de l’UPC dont Ali Daras s’autoproclame le défenseur. D’après Joseph Toïkina, porte-parole du député de la 1ère circonscription d’Alindao, « les peulhs ont encerclé cette circonscription qui compte plus de dix mille (10.000) habitants. Ils ont pillé et incendié les villages Boyketté et Béréngo. L’on dénombre plus de cinquante (50) morts. Les blessés ne se comptent plus. Ceux qui ont pu échapper à ces criminels, se trouvent présentement dans la brousse à la recherche d’un abri sûr. D’autres ont parcouru des dizaines de kilomètres à pied et sont arrivés dans la ville de Bambari. Il est difficile pour le moment de connaître le nombre exact de blessés. Les conditions des enfants, des femmes et des vieillards sont alarmantes. Ils n’ont rien à mettre sous les dents et ne bénéficient d’aucun soin de santé ».

Quant au porte-parole de l’UPC, Souleymane Daouda, il nie en bloc l’implication de son mouvement dans les violences à Yambélé. Selon lui, il s’agirait des individus qui n’aiment pas la cohésion sociale car dans cette commune, chrétiens et musulmans vivent en symbiose. Mais qui sont réellement à l’origine de ces tueries et de ces incendies de maisons à grande échelle ?

Ne cherchons pas de midi à 14 heures les vrais auteurs de ces crimes odieux. Ce sont bel et bien les peulhs d’Ali Daras. Après qu’ils aient mis en déroute les combattants de l’ethnie Goula du FPRC de Nourredine Adam dans leurs affrontements intercommunautaires, ils se sont implantés solidement dans la ville d’Alindao. C’est ainsi qu’Ali Daras s’y est retranché, et cette ville est devenue son Quartier Général (QG). Lui et ses hommes y règnent en maître absolu. Et Souleymane Daouda qui n’a pas sa langue dans la poche, ne peut nous dire le contraire. A l’heure actuelle, il n’y a ni élément du FPRC, ni les Anti-Balaka à Alindao. Comment Souleymane Daouda peut affirmer que ce sont des individus mal intentionnés qui s’en sont pris aux populations de Yambélé ? C’est un mensonge monté de toutes pièces.

Souleymane Daouda n’a jamais reconnu les dérives de l’UPC et ne les reconnaîtra jamais, même devant Dieu, Tout-Puissant. Dans les sous-préfectures de Zangba, Kouango, Bambari, Bakala, Ippy, pour ne citer que celles-ci, l’UPC d’Ali Daras a commis les pires atrocités sur les populations civiles. Souleymane Daouda est passé outre et a blanchi ses hommes. Il pense pour sa part qu’il sait parler plus que les autres centrafricains. Mais tôt ou tard, il endossera les pêchés de ses hommes sur le terrain. Qu’il ne pense pas que la crise centrafricaine s’étendra jusqu’au retour de Jésus-Christ. Dans toute chose il y a un début et une fin. Et la fin de cette crise s’annonce doucement, mais sûrement. Tous ceux qui ont péri sous les balles des hommes de l’UPC, c’est Souleymane Daouda qui sera le responsable n° 1, quand le rouleau compresseur de la Cour Pénale Spéciale (CPS) se mettra en marche.

En attendant que tout cela arrive, il est impératif et urgent de trouver des voies et moyens pour stopper les tueries et incendies des maisons dont l’UPC détient le titre foncier. Le dialogue, c’est bien, mais agir autrement c’est encore mieux. Car à l’allure où vont les choses, il n’y aura plus un Centrafricain dans les régions sous contrôle de l’UPC. La situation sécuritaire qui prévaut aujourd’hui dans la ville d’Alindao, principalement dans la commune de Yambélé est grave et très alarmante. Elle doit interpeller la conscience du gouvernement et de la Minusca. Croiser les bras devant les tueries en cascade, c’est sacrifier le peuple centrafricain sur l’autel du diable. Le dialogue prôné par le président de la République, Professeur Faustin Archange Touadéra, est passé dans les oreilles des sourds. Que faut-il faire concrètement maintenant pour que les violences sur les populations cessent pour toujours ? La réponse à cette question revient de droit à la Minusca et à nos gouvernants qui sont censés protéger les populations. Car trop, c’est trop !

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

 

DEUX CASQUES BLEUS MAROCAINS TUES DANS

L’ATTAQUE D’UN CONVOI (ONU)

 

Deux Casques bleus marocains de la force de l'ONU en Centrafrique ont été tués dans le sud-est du pays par des hommes armés qui ont attaqué leur convoi, a annoncé mercredi la Minusca dans un communiqué.

Le convoi a été attaqué mardi à une soixantaine de kilomètres de la localité d'Obo. "Deux soldats de la paix y ont perdu la vie tandis que deux autres ont été blessés et reçoivent les soins appropriés", selon la Minusca qui ajoute que "les auteurs de l’attaque se sot enfuis dans la brousse".

"L’incident est survenu alors que les Casques bleus assuraient l’escorte d’un convoi de camions transportant du fuel de la localité de Zemio à destination d’Obo", précise le communiqué.

"Aucune revendication ne saurait justifier que des individus dirigent leurs griefs contre des Casques bleus dont la présence sur le sol centrafricain n’a d’autre objectif que d’aider le pays à sortir de l’engrenage de la violence", a averti le représentant spécial du secrétaire général et chef de la Minusca, Parfait Onanga-Anyanga, cité dans le texte.

Forte de plus de 10.000 soldats et policiers, la Minusca tente de maintenir l'ordre en Centrafrique, où des tueries intercommunautaires à grande échelle avaient provoqué le chaos et une crise humanitaire sans précédent fin 2013, entraînant une intervention miliaire de la France, l'ex-puissance coloniale.

Les tueries de masse ont cessé et l'opération française Sangaris s'est achevée fin octobre 2016 mais de multiples bandes armées continuent de terroriser la population dans de vastes zones du pays.

Ces groupes sont essentiellement issus de factions parfois rivales de l'ex-rébellion de la Séléka à dominante musulmane, chassée du pouvoir après l'intervention française, de miliciens anti-balaka, se revendiquant chrétiens, mais aussi de groupes d'"auto-défense" d'éleveurs nomades peuls, de bandes spécialisées dans le racket routier et d'éléments "incontrôlés".

Dans la région d'Obo, la sinistre rébellion ougandaise de l'Armée de résistance du seigneur (LRA) sévit également depuis plusieurs années.

 

RFI

 

 

LES HERITIERS PATASSE RENIENT ET

CRACHENT SUR LA MÉMOIRE DE L’ILLUSTRE PERSONNAGE DE ANGE-FELIX PATASSE,

LEGATAIRE DE LA MAISON DE LA PRESSE

 

La Maison de la Presse et des Journalistes (MPJ) a une longue histoire. Ce bâtiment   appartenait au ministère des Transports et donc à l’Etat Centrafricain. Ce fut le site d’un ancien aéroport. Le bâtiment a ensuite été transformé en siège du quotidien national d’Etat, « ELE-SONGO », sous le régime de feu président André Kolingba, jusqu’à sa chute en 1993. Feu président Ange-Félix Patassé est alors démocratiquement élu cette même année et succède à André Kolingba à la tête du pays. Il vous souviendra qu’à la fin du régime Kolingba, il y a eu la plus longue grève des travailleurs, fonctionnaires et agents de l’Etat, ainsi que du secteur privé qui a duré plus d’un an, jusqu’à la chute du régime Kolingba. Et pour cause, le Cumul des arriérés de salaires, la précarité, la misère et la vie chère.

« ELE-Songo », le quotidien de l’Etat, n’est pas épargné par le tonnage des arriérés de salaires. Il était question de vendre ce bâtiment et d’utiliser l’argent pour payer les arriérés de salaires du personnel du Journal « ELE– Songo ». Grands patriotes et rompus de civisme, le personnel a refusé que le siège du journal soit vendu. C’est un patrimoine de la presse nationale. Il faut noter que les relations entre la presse et le régime Patassé était tumultueuse, parfois très tendues. Mais une chose est sûre, Patassé avait beaucoup d’égard  pour la Presse privée en particulier, malgré les caricatures à la UNE des journaux. Patassé avait dans un premier temps cédé à la presse privée un bâtiment au bord du fleuve, un entrepôt de stockage, qui appartenait à la SODECA, mais abandonné. Il fallait plusieurs dizaines de millions pour le réhabiliter. Mais cette maison avait une position géographique fort intéressante.

Il s’est trouvé par la force des choses que Patassé a pu acheter l’actuelle Maison de la Presse à concurrence de Huit millions (8.000.000) de francs CFA. Patassé, l’un des plus grands hommes politiques de notre histoire, intellectuel, très cultivé, chercheur-agronome, aime les débats. Patassé a, de tout cœur, légué son patrimoine immobilier à la presse privée pour la postérité, devenant ainsi  un légataire universel. C’est un formidable soutien à la liberté de la presse, une contribution inestimable à l’œuvre de l’esprit, un support aux débats démocratiques. Les héritiers de Patassé ne pouvaient souiller sa mémoire en si peu de temps après son décès. Même de retour d’exil où il pouvait récupérer ce bâtiment, il ne l’a pas fait. Il a changé autant de fois de maison d’habitation, sans faire allusion à sa propriété, « La Maison de la Presse et des Journalistes ».

Les héritiers Patassé sont-ils aux abois, confrontés à la misère, à la pauvreté, ou à bout de souffle ? La MPJ symbolise la mémoire de leur père, légataire universel à la nation centrafricaine, à travers la Presse Privée. C’est dans cette disposition d’esprit que la presse. C’est dans cette disposition d’esprit que la presse privée à solliciter des partenaires pour réhabiliter le bâtiment, ce qui a été fait par l’Ambassade de France. Quel que soit le degré de pauvreté, de dénuement, des héritiers conscients et responsables ne pouvaient ainsi violer le Testament de leur père, fut-il verbal, c'est-à-dire aucun document à l’appui. L’Afrique est de tradition orale et les paroles verbales d’un sage, d’un baobab du village sont tenues pour sacrées et inviolables après sa disparition. L’écriture des temps modernes, n’annihile pas nos sources ancestrales millénaires. Malheureusement, le vin est versé par les héritiers Patassé et il faut le boire.

Ce bâtiment ne vaut pas huit million de francs CFA. Selon nos investigations, l’Etat centrafricain a deux flèches à son arc. Dans un premier temps, il propose aux héritiers Patassé de rembourser la valeur de la maison et il la récupère. Soit, l’Etat centrafricain dénonce une vente, mieux encore, ce bradage de bien immobilier de l’Etat et rentre en possession de la Maison. Dans les deux cas de figure, les héritiers Patassé partent perdants. L’Etat peut ainsi entrer en possession de ce bâtiment et le remettre à la Presse et aux journalistes, respectant la légation de feu Ange-Félix Patassé. La question de la régularité de la vente se pose maintenant avec acuité. La question des bradages des édifices publics revient sur la table de l’Etat centrafricain, que des lots de parcelles qui sont vendus à tour de bras, comme si l’Etat n’existait plus. Le ministère en charge des édifices publics doit en profiter pour passer à la vitesse supérieure, revoir les ventes des immeubles, récupérer les biens immobilisers de l’Etat. La Maison de la Presse et des Journalistes n’est qu’un exemple parmi tant d’autres, où les gens profitent de leur position dans l’appareil de l’Etat pour acheter à vil prix des immeubles, propriétés de l’Etat, depuis Kolingba, Patassé, Bozizé, Djotodia, Samba-Panza. C’est au pouvoir qu’on s’achète tout, des parcelles, les biens mal acquis, car les fonds proviennent de la sueur du Centrafricain lambda. On arrive pauvre au pouvoir, on en sort plus riche que le trésor américain, chinois et japonais.

Julien BELA

 

 

VIOLS ET ABUS SEXUELS COMMIS PAR L’OPERATION SANGARIS :

LA JUSTICE FRANCAISE DESHUMANISE LES DROITS HUMAINS EN RCA

 

 

Dans un document publié par la Radio France Internationale (RFI), la justice française ne trouve pas de preuves. Du Tribunal de Grande Instance (TGI) de paris, la justice française peine à trouver des preuves des viols dont sont suspectés des militaires français de l’Opération Sangaris déployées fin 2013 au moment fort de la crise en RCA. Sur les trois (03) enquêtes ouvertes devant la justice française , une (01) seule est toujours en cours. L’ex force sangaris fait face à trois(03) dossiers distincts ouverts par la justice française concernant des affaires d’agressions sexuelles. Le premier est celui révélé par l’ONU portant sur des soupçons de viols d’enfants sur le site de M’poko tout près de la base francaise. Le deuxième est celui des accusations contre les militaires français à Dékoa. Et la troisième concerne le viol d’une jeune femme à Boda. Le document pour finir a précisé que les accusations de viols sur les enfants de M’poko ont été closes le mardi 20 décembre, faute d’éléments probants , et que personne ne devrait être mis en examen. Une des deux (02) autres enquêtes a été classée sans suite fin novembre. La troisième est toujours en cours.

La justice française foule aux pieds et déshumanise en même temps les droits humains en république centrafricaine. La France de tous les temps prétend enseigner le respect des droits de la personne humaine, or ce n’est pas le cas. Comment expliquer l’attitude des autorités françaises et notamment celle de la justice qui ont pu étouffer un tel dossier sensible dans un contexte de crise où ces violations des Droits de l’Homme ont eu lieu ?  C’est le crime contre l’humanité que les militaires français ont commis sur les mineurs et les femmes en RCA .Et cela ne peut demeurer impuni.L  ‘ex ambassadeur français a Bangui, Charles Malinas était lui-même témoin de ces crimes commis par les soldats de l’Opération Sangaris. Le ministre de la défense français, Jean Yves Ledrian était venu lui-même à Bangui et s’est informé de cette situation. Le président français Froncois Hollande ne peut nous dire le contraire car il était lui-même au courant de la situation. Dans ce cas de figure, de quelle absence de preuves la justice française parle t- elle ?

Les Nations Unies doivent prendre leurs responsabilités pour que toute la lumière soit faite sur ces cas de violations des droits de l’ Homme en RCA .André Compas , un haut responsable de l’ ONU a démissionné à cause de ces cas de viols commis sur les mineurs et qui demeurent  impunis. L’ONU a elle-même publié dans son rapport ces cas de viols commis par les soldats français. La France ne peut nous dire le contraire. Ce n’est pas parce que la RCA est en crise qu’on peut tout déverser sur elle et par la suite, la rouler dans la farine. Quel africain peut-il aller en France commettre ce genre de crimes et revenir par la suite rester tranquillement  dans son pays ? En agissant de la sorte , c’est le complexe de supériorité que la France développe vis-à-vis des pays Africains et particulièrement du peuple centrafricain.

Les autorités congolaises et gabonaises se sont impliquées à fond dans les dossiers des viols commis par leurs contingents en RCA. Le procès a été déclenché l’autre jour au Congo pour juger les auteurs. Les autorités gabonaises ont emboité le pas aux autorités congolaises pour faire la lumière sur ces cas de viols commis par leur contingent. Ce qui n’est pas le cas de la France au regard de la situation que nous sommes entrain de vivre. Quel genre de démocratie la France peut-elle enseigner dorénavant aux pays Africains ? Nos parents ont eu tort de défendre la France de la main des « Nazis ». Les français ne sont pas sérieux. L’Opération Sangaris a commencé par manipuler, humilier et déshumaniser les droits et valeurs de la personne humaine en RCA. Nous avons encore en mémoire les événements du 29 octobre2015 survenus dans le 6eme arrondissement de Bangui où l’Opération sangaris, après avoir  manipulé les extrémistes du km5 assistait sans pour autant réagir aux massacres qui se commettaient sous ses yeux. Le dernier crime commis fut celui de l’officier de la sangaris qui a utilisé son chien pour servir d’époux aux jeunes filles centrafricaines dans la ville de Sibut.

Quel sens donner à «  l’impunité zéro » en RCA face à cette attitude affichée par les autorités judiciaires françaises ? Pourtant, c’est la France qui crie haut et fort « tolérance zéro, impunité zéro ». Nous prenons a témoin les Nations-Unies, les Etats-Unis voire la Communautés Internationale de tous les cas de viols commis en RCA. Nous sommes des êtres humains sacrés et créés à l’image de Dieu et qui doivent bénéficier d’un minimum de respect au même titre que les autres pays de la planète. La raison du plus puissant est la meilleure.              

Benistant MBALLA

 

 

BRAS DE FER ENTRE LES CONDUCTEURS DES TAXIS MOTOS ET LES ELEMENTS DE LA POLICE NATIONALE ET MUNICIPALE AU CENTRE-VILLE DE BANGUI

 

 

Vu les désagréments à la libre circulation urbaine dont les conducteurs des taxis motos sont à l’origine, la municipalité de la ville de Bangui, pour cette année 2017,  a jugé opportun de leur trouver un lieu sûr de stationnement, au Centre-ville de Bangui. Ce lieu se situe aux abords du Stade Municipal, juste à l’entrée des gargotes communément appelées en sango « Da ti omba » . Et des panneaux de stationnement visibles à l’œil nu y sont implantés.

Malheureusement, comme d’habitude, ces conducteurs des taxis-motos, s’entêtent et continuent toujours de transporter leurs clients jusqu’au niveau de l’ancienne tête de stationnement, sise devant la clôture de l’ENERCA (rue allant au domicile du député Anicet-Georges Dologuélé).

C’est ainsi que le mercredi 04 janvier 2017, des éléments de la Police nationale et municipale, sont intervenus pour les rappeler à l’ordre. Mais ce n’était pas facile, car il y a eu un véritable bras de fer entre eux et ces conducteurs des taxis-motos sans foi, ni conscience. Jusqu'à quand ces conducteurs des taxis-motos vont-ils défier les instructions gouvernementales et municipales ?

Aux conducteurs des taxis-motos véreux et sans scrupule, nous disons que nous vivons dans un pays civilisé et de droit. Donc, quoi que vous disiez, quoi que vous fassiez, la « force de droit doit primer sur le droit de la force ». En un mot, la force doit rester à la loi », et non le contraire. Et les conducteurs des taxis-motos doivent l’apprendre à leurs dépens.

 

Le Petit YEKOA

 

LES PROCHES DE BOZIZE REVIENNENT A LA CHARGE

Selon les informations en notre possession, les proches parents de Bozizé projettent de faire de l’agitation armée, barrer les routes, car selon eux, Touadéra serait ingrat. Les dossiers de la sécurité, des populations déplacées et celles en exil, ne les préoccupent guère. Il n’y a que leur propre ventre qui est plus important que la vie du pays. Touadéra doit exclusivement s’occuper d’eux et d’eux seuls. Le reste de la population passe au second plan, même les dossiers brûlants de la sécurité. Tous ceux qui l’ont soutenu, ne sont pas encore casés. Si en leur temps, ils avaient créé des emplois, le problème ne se poserait pas. Mais hélas … !

Julien BELA

 

 

LES CASQUES BLEUS DE LA MINUSCA SONT-ILS DEVENUS LA CIBLE DES

GROUPES ARMES ?

 

 

Les Casques Bleus de la Mission Multidimensionnelle Intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation en République Centrafricaine ont été déployés pour le maintien de la paix. Leur principale mission reste et demeure la protection des civils contre les attaques des groupes armés et celle des institutions de la République.

Après avoir officiellement pris leur fonction le 15 septembre 2014, force est malheureusement de constater qu’ils sont devenus la cible des groupes armés au même titre que les populations civiles. De Koui à Bambari, en passant par Paoua, Bocaranga, Kaga-Bandoro, Bria, Ippy…, ces soldats onusiens sont constamment menacés tant par les Séléka que les Anti-Balaka. Même à Bangui, la capitale, ils ne sont pas épargnés. A chaque marche pacifique ou quelques mouvements sociaux, ils sont pris à partie par ces seigneurs de guerre, ces hors-la-loi, ces malfrats qui n’ont ni foi, ni conscience.

La dernière attaque en date est celle qui s’est produite entre Zémio et Mboki où deux (2) Casques Bleus du  contingent marocain ont trouvé la mort et un autre grièvement blessé. Jusqu’au jour d’aujourd’hui, on ne connaît pas les auteurs de ces crimes. S’agit-il des éléments de l’Armée de Résistance du Seigneur (LRA) de Joseph Kony ou des bandits de grand chemin, communément appelés en Centrafrique, « Zaranguina », c’est-à-dire coupeurs de route ? Difficile de le dire.

Mais au vu et au su des attaques contre les Casques Bleus de la Minusca, ne peut-on pas affirmer qu’ils sont aujourd’hui la cible des groupes armés qui sévissent en RCA ? Il ne fait aucun doute. Cette montée en puissance des attaques contre les soldats onusiens en Centrafrique doit interpeller la conscience des responsables de l’ONU, principalement son nouveau Secrétaire Général. Pour notre part, il s’avère indispensable que la résolution 2301 du Conseil de Sécurité de l’ONU soit revue et adaptée à la nouvelle donne. Car, si les Casques Bleus sont tués par les criminels de tout bord au même titre que les populations civiles, c’est pour autant dire que la crise centrafricaine a pris une autre tournure. Et c’est grave, très grave pour la suite des opérations des Casques Bleus.

Au lieu que les Casques Bleus de la Minusca ne se contentent que de la légitime défense, il serait souhaitable qu’ils soient offensifs et non défensifs. « Aux grands maux, de grands remèdes », dit-on. Car, si au jour d’aujourd’hui les groupes armés n’ont pas compris que les Casques Bleus sont en Centrafrique pour le maintien de la paix, il vaut mieux trouver des voies et moyens pour mettre définitivement un terme à leurs agissements. La crise a trop duré. Il est inadmissible que ces hors-la-loi persistent et signent dans leurs actes barbares contre leurs compatriotes et les soldats onusiens. Les Centrafricains aspirent à la paix et à la sécurité sur toute l’étendue du territoire national pour vaquer librement à leurs occupations habituelles. Si on assiste du jour au jour au regain de violence par-ci, par-là, c’est qu’il y a quelque chose qui ne va pas. Et c’est cette chose que nous voulons qu’elle soit réglée pour toujours.

Il faut absolument changer le mandat des Casques Bleus de la Minusca afin que la crise centrafricaine prenne définitivement fin. Dans le cas contraire, nous tournerons en rond sans pour autant voir le bout du tunnel. Aujourd’hui, ce sont les soldats marocains de la Minusca qui sont visés. Et nous condamnons vigoureusement ces actes barbares. Et demain, quel contingent sera la cible de ces seigneurs de guerre ?

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

 DEPUIS SON INVESTITURE JUSQU’A CE JOUR, LE PRESIDENT FAT A RENCONTRE TOUTES LES FORCES VIVES DE LA NATION, MAIS PAS LA PRESSE

 

 

Depuis le retour du pays à l’ordre constitutionnel, le 30 mars 2016, jusqu’à ce jour, le président Faustin Archange Touadéra, a rencontré à maintes reprises toutes les entités des Forces Vives de la Nation (FVN), mais pas une seule fois la presse, au Palais de la Renaissance. Et ce, pour échanger et débattre des questions vitales touchant l’intérêt général de la nation. Est-ce faisable dans un régime démocratique sous d’autres cieux ? Et surtout dans un pays post-conflictuel comme le nôtre ? Autant d’interrogations qui dépassent l’entendement des journalistes.

Deux (2) preuves parmi tant d’autres, qui corroborent notre article sont les suivantes :

-  Dans son tout premier discours officiel à la nation, lors de son investiture, le président Touadéra avait parlé de tous les domaines de la vie active nationale, et des réformes qu’il compte apporter, mais sans évoquer le cas de la presse.

-  Pour la présentation des vœux du nouvel an, du mercredi 04 au vendredi 06 janvier 2017, le couple présidentiel a reçu au Palais de la Renaissance, tout le corps constitué de l’Etat, le corps diplomatique,  les agences des Nations Unies et les Organismes internationaux accrédités en RCA, la classe politique, les Forces de Défense et de Sécurité (FDS), la société civile, mais pas la presse. Incroyable mais pourtant vrai. Mais où est la « Rupture » ?

Pourtant, nul n’ignore le rôle combien très important qu’avait joué la presse, au temps fort de la récente et grave crise militaro-politique sans précédent qu’a connue le pays. Rôle qui a impacté positivement sur l’organisation des élections couplées de 2015 - 2016, la réussite de la table ronde de Bruxelles en Belgique du 17         au 18 novembre dernier, le retour progressif de la sécurité, de la paix, de la réconciliation nationale, de la cohésion sociale et du vivre ensemble sur toute l’étendue du territoire national. Même si la presse a pêché quelque part, allez-y comprendre que « l’erreur est humaine », déclare la Bible. Et quelle personne peut nous affirmer qu’il n’a jamais pêché dans sa vie ?

De grâce, la presse fait aussi partie des Forces Vives de la Nation. D’ailleurs, c’est le quatrième pouvoir dans tout Etat démocratique au monde. Et sans la presse, on ne peut pas bien gouverner. Donc, ayez un peu d’égard et de la considération pour la presse. Car elle a aussi droit de cité en RCA.

Le Petit YEKOA

 

 

DE QUEL BILAN POSITIF PARLE LA MINUSCA PENDANT QUE LES EXACTIONS SE POURSUIVENT ALLEGREMENT DANS CERTAINES

REGIONS DU PAYS ?

 

Quand on parle d’un bilan positif, cela suppose que le principal objectif poursuivi est atteint. La mission principale des Casques Bleus de la mission onusienne en RCA est de pacifier le pays et ramener la paix sur l’ensemble du territoire. Ce n’ est qu’après avoir accompli une telle mission que la Minusca peut parler d’ un bilan positif. Malheureusement, ce n’ est pas le cas que nous continuons de vivre tous les jours au regard des actes de violences qui continuent d’être enregistrés sur une bonne partie du territoire de la RCA en présence de ces soldats onusiens.

Il est certes vrai que les forces onusiennes ont déployé beaucoup d’efforts pour ramener la paix en RCA. Mais elles n’ont pas abouti à leurs objectifs. Les violences qui se poursuivent allégrement dans certaines régions du pays à l’exemple des villes comme KagaBandoro, Bria, Bambari, Alindao, Ngakobo, Ndassima, koui pour ne citer que celles-ci, démontrent bel et bien que le chemin de la paix est encore loin du compte en République Centrafricaine. Les lamentations, les cris de détresse sont le lot au quotidien des Centrafricains qui habitent dans ces régions que nous avons citées ci-haut. Il ne se passe pas un seul jour sans que les Centrafricains dans l’arrière-pays subissent les actes barbares de ces hors-la-loi, ces va-t-en-guerre qui tuent, pillent, violent, massacrent et incendient de villages et maisons. Et ce sont les mercenaires étrangers qui empêchent la stabilité du pays.

A Koui, Ndomété, Kaga-Bandoro, Bria, Bambari… la Minusca n’a pas encore prouvé sa montée en puissance, ni son mandat robuste conformément à la résolution 2301 du conseil de sécurité des Nations Unies. La montée en puissance signifie la démonstration de la force. A cet effet, la Minusca avec tous ces moyens nécessaires doit au moins réduire la capacité de nuisance des groupes armés récalcitrants sur les plus pauvres populations civiles dans l’ arrière-pays. Il faut à chaque fois changer de stratégies en fonction des caprices des rebelles. La crise centrafricaine a trop duré et nécessite des actions rigoureuses pour mettre hors d’état de nuire tous les ennemis de la paix et  de la République. Nous avons toujours dit qu’on ne s’amuse pas avec un rebelle. Un rebelle est un hors-la-loi et donc toujours prêt à faire le mal. C’est pour cette raison qu’il faut le traiter selon ses caprices. Ainsi, on n’entendra plus parler de lui et la paix peut revenir définitivement au sein de la population civile. Il n’y a que ça qui reste à faire pour mettre définitivement un terme aux souffrances du peuple centrafricain. La Minusca est en ce moment la seule maitresse du terrain. D’où l’obligation pour elle de tout faire pour alléger la peine, la misère ordurière des Centrafricains qui n’aspirent qu’à la paix, rien que la paix.

 

Bénistant MBALLA

 

 

 

UN BILAN GLOBALEMENT SATISFAISANT POUR LA MINUSCA EN 2016

 

Le bilan de la MINUSCA en 2016 est globalement satisfaisant, a affirmé, mercredi, la Porte-parole par intérim de la Mission, Uwolowulakana Ikavi-Gbétanou, au cours de la conférence de presse hebdomadaire à Bangui.  Passant en revue quelques grandes actions de la Mission durant l'année écoulée,  Mme Ikavi-Gbétanou a fait valoir que les scènes de réjouissances populaires constatées lors des fêtes de fin d'année illustrent  à suffisance que le pays avance résolument sur la voie de la normalité, malgré des défis persistants.

A cette occasion, Mme Ikavi-Gbétanou a rappelé que la priorité de la Minusca en 2016 reste la protection des civils, conformément aux Résolutions 2217 (2015) et 2301 (2016) du Conseil de Sécurité. Elle a aussi rappelé que cette action se fait en coordination avec les autorités centrafricaines, qui sont les premiers responsables de la protection de leurs concitoyens.

Sur ce volet, la Porte-parole a mentionné l'approche intégrée de protection des civils de la Mission, matérialisée en 2016 par la révision de la stratégie intégrée de la Mission en tenant compte du nouvel objectif stratégique : contenir et, à terme, neutraliser la menace que constitue la présence de groupes armés ou de criminels notoires, tout en tenant compte du dialogue et des actions politiques. A cela s'ajoute l'amélioration de la coordination et de la planification entre entités civiles, militaires, policière et avec les humanitaires.

Toujours dans le cadre de la protection des civiles, elle a mis en relief le déploiement régulier sur le terrain d’équipes conjointes pour dissuader, le travail des Assistants de Liaison Communautaire et du réseau d'alerte précoce mis sur pied par la Mission afin d'optimiser la prévention et la réaction dans la réponse en faveur des populations. Et pour cela, ces Assistants servent d'interface entre la Mission et les communautés.

Les actions de la Mission sur le respect des droits de l'homme et de la lutte contre l'impunité ne sont pas des moindres. Comme le rappelle Mme Ikavi-Gbetanou, des équipes mobiles bureaux de terrain continuent leur te il de surveillance et documentation de tous les cas de violation pour service de preuve u service de la justice. Et cela, outre des séances de sensibilisation et de renforcement de capacités au profit de fonctionnaires de l'Etat ou du simple citoyen.

Et de faire valoir que la mission a aussi contribué au renforcement des capacités des responsables judiciaires et carcéraux du pays.

En ce qui concerne la restauration de l’autorité de l’Etat, la MINUSCA « a continué à soutenir le gouvernement dans l'élaboration et la mise en œuvre de sa stratégie intégrée.  Le travail a essentiellement porté sur le renforcement de l'Etat déconcentré et décentralisé par un redéploiement des fonctionnaires et des fonctionnaires, la formation, la réhabilitation et la construction d'infrastructures publiques », dit-elle, rappelant le bon déroulement du processus électoral, grâce auquel le psys a renoué avec l légitimité constitutionnelle.

Autre action, les Projets à impact rapide (QIPs). Selon la Porte-parole, pour l’exercice 2015-2016 qui s’est achevée au 30 Juin, la MINUSCA a réalisé 106 projets à impact rapide pour un montant de 3 millions de dollars ».

Pour ce qui est de la réforme du Secteur de la Sécurité, Ikavi-Gbétanou a noté que la Minusca contribue  à la finalisation du document de stratégie nationale. La Mission a en outre renforcé la capacité technique à travers des séries de formations non opérationnelles à 84 officiers et 108 sous-officiers.

En ce qui concerne le programme de désarmement, démobilisation, réintégration et rapatriement (DDRR), la Porte-parole de la Minusca a fait savoir que la RCA est le premier pays à bénéficier du pré-DDR de l’ONU, une alternative à la violence après l’accord sur le DDRR signé lors du Forum de Bangui, tenu du 4 au 11 mai 2015. Ce programme consiste à sensibiliser les combattants sur l’Accord de DDR, la citoyenneté et la cohésion sociale ; le désarmement et la sécurisation des armes ; l’identification et l’enregistrement ; la prise en charge des combattants dans des projets de « Cash for work ».

Depuis son lancement en 2015, ledit programme a couvert les villes de Bouar, Kaga-Bandoro, Bria et Bambari, Bossangoa, Ndele et Birao offrant aux jeunes des emplois, des formations en agriculture, élevage, mécanique et autres activités. Au total 4,277 combattants ont été enregistrés, dont 3,544 hommes et 733 femmes.

A l'intention de la presse, Mme Ikavi-Gbétanou a aussi rappelé la prise de fonction, depuis le 03 janvier à New York, du nouveau Secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guteres, qui invite le monde à  faire de 2017 une année pour la paix. Le Secrétaire général rappelle en effet que dans une guerre, il n’y a aucun gagnant. Tout le monde est perdant. Et son message pour tous est : Engageons-nous à faire de la paix notre priorité absolue ! », a-t-elle mentionné.

 

La Porte-parole a également évoqué la visite, du 31 décembre 2016 au 1er janvier 2017, du Représentant spécial et chef de la MINUSCA, Parfait Onanga-Anyanga, accompagné d’une forte délégation, dont le commandant de la Force et le Commissaire de l'UNPol, à Bria et Birao, soulignant que sur place, il a rencontré des représentants des groupes armés, de la communauté peuhle, ainsi que des déplacés et des membres de la société civile. A ses différents interlocuteurs, le chef de la MINUSCA a réitéré le soutien de la Mission. Il a également annoncé l’arrivée d’une police opérationnelle de la MINUSCA à Bria et appelé les différents groupes armés à rejoindre la table du comité consultatif dans le cadre du processus DDR qui est le passage obligé pour aller à la paix.

 

Minusca

 

 

 

 

DEPECHE RJDH-RADIO COMMUNAUTAIRES

 

TOUADERA ET TOUTES LES INSTITUTIONS DE LA REPUBLIQUE ATTENDUS A BOSSANGOA

Le chef de l’Etat, le gouvernement, le cabinet de l’Assemblée nationale et les Ambassadeurs accrédités en Centrafrique sont attendus d’ici le 02 février  2017 à Bossangoa, Chef-lieu de l’Ouham, selon des sources concordantes. Ce séjour sera l’occasion pour le Président F.A. Touadera de relancer les activités cotonnières et l’usine d’égrenage.

La ville de Bossangoa sera la capitale de la République Centrafricaine d’ici le 02 Février 2017. Cette nouvelle a été confirmée par plusieurs sources à la Présidence de la République et à Bossangoa où les autorités administratives et locales de la ville s’activent pour accueillir le Chef de l’Etat et sa délégation.

L’objectif de cette visite n’est pas encore connu,  mais dans les coulisses, on évoque « le lancement de la campagne cotonnière dans l’Ouham et l’Ouham-Pendé et un conseil des ministres qui se tiendra dans cette localité ».

Une source administrative contactée depuis la ville de Bossangoa, a confirmé des mouvements dans cette ville tout en rapportant que « toute la ville se mobilise pour accueillir le chef de l’Etat, car les réunions se tiennent partout. Les habitants nettoient la ville, des organisations, associations et groupements embellissent Boston City ».

Cette nouvelle de la relance des activités cotonnières et de la société d’égrenage est un baume pour les habitants des Préfectures de l’Ouham et celle de l’Ouham-Péndé.

 

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LES PROFESSIONNELS DES MEDIAS EXPULSES DE LA MAISON DE PRESSE ET DES JOURNALISTES

 

Le feuilleton Maison de la Presse et des Journalistes (MPJ) et la famille Patassé continue. Le 03 janvier, les journalistes ont été délogés des locaux de la MPJ par la police.

La tension a été très vive au moment où les Journalistes déguerpissaient la MPJ. Tous leurs effets étaient jetés dehors après avoir forcé les portes.

Selon Macka-Gbossokoto, Président de l’Union des Journalistes de Centrafrique (UJCA), « le Conseil des Ministres a été clair. Nous avons interpelé le Gouvernement et les procédures sont en cours. Voilà que la famille Patassé se réveille le matin pour agir comme des sauvages. La maison qui était sous scellée a été cassée devant 4 gendarmes et des policiers armés des machettes « Balaka (en Sango)». Est-ce des Policiers conventionnés ? », s’est-il-interrogé.

Pour Macka-Gbossokoto, « il fallait attendre la décision de la justice, mais cependant la famille Patassé a fait sa loi ». « Les Journalistes sont menacés et ils n’ont pas réagi », a-t-il ajouté.

La famille Patassé n’a pas voulu ce jour se prononcer sur cette affaire. Dans une précédente déclaration au RJDH, sur cette démarche, Gossy Pierre Noël, porte-parole de la famille Patassé, a rapporté que l’huissier avait juste exécuté la  jurisprudence faite par la justice. « La famille sait très bien que la concession lui revient de droit. C’est pourquoi, elle s’est déportée pour l’occuper. Ce n’est pas la famille qui a empêché les journalistes, mais la justice », a-t-il précisé.

Les Journalistes ne sont pas visibles à la Maison de la Presse et des Journalistes ce Mercredi 4 Janvier. Sinon, quelques policiers gardent l’entrée du bâtiment. La famille Patassé est dans la concession et est entrain de la réhabiliter.

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LE MINISTERE DES MINES OUTILLE SES TECHNICIENS SUR LA GESTION DE LA BASE DES DONNEES

 

Le projet Droits de Propriété et de Développement du Diamant Artisanal (DPDDA 2) a appuyé le ministère des Mines en formant 24 techniciens dans la gestion des bases des données. Cette initiative vient pallier les lacunes que rencontre ce département en ce qui concerne les compétences et l’établissement d’un système de contrôle des diamants nationaux.

Pour la mise en place d’un système de suivi de la production de diamants conformes au système de certification du processus de Kimberly, les acteurs du secteur et le Département de tutelle ont organisé cette formation. Les 24 lauréats ont reçu leurs parchemins après la formation.

Le Ministre des mines, Léopold Mboli-Fatrane, dans son allocution, a souligné que l’initiative de la formation des techniciens pour renforcer le système de contrôle de l’exploitation des minerais constitue un palliatif aux problèmes que rencontre son département. Sur les enjeux, il a encouragé les participants de «produire des données fiables, précises, proposées dans un format de proportion adapté aux besoins des utilisateurs finaux ».

Il a  aussi interpellé les participants à mettre les acquisitions au profit de l’institution et « de faire preuve de professionnalisme », avant d’exhorter les lauréats « à veiller à ce que les données collectées ne soient détournées de leurs objectifs ».

Pour Saint-Cyr Nganadora, l’un des participants, cette formation permettra de combler des lacunes du passé. « Nous avons des outils qui nous permettrons de redynamiser les services. Des logiciels adéquats nous aideront  à faciliter aux demandeurs l’exploitation des minerais dans des conditions éligibles. La numérisation des données historiques de la commercialisation du diamant et la géo-révérencielle des chantiers miniers dans les zones conformes, font partie de nos attentes  », a commenté Saint-Cyr Nganadora.

Un  comité sous-préfectoral pour le suivi du  processus de Kimberly a été mis en place le mardi 10 novembre à Berberati, sur initiative des opérateurs économiques de la région. C’est aux termes d’une rencontre convoquée par le directeur régional des mines et de la géologie, Alain Zoumiwa.

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LES ELEVES DU LYCEE DES MARTYRS ONT PARTICIPE A UNE CAMPAGNE DE SENSIBILISATION SUR L’EDUCATION CIVIQUE

 

Les élèves du lycée des Martyrs de Bangui sont sensibilisés sur les notions  de civisme et de  citoyenneté ce 21 décembre à Bangui. Une activité de Generation Democracy (GENDEM) sur financement de l’Institut Républicain International.

Le manque de citoyenneté est un phénomène qui mine le fonctionnement des établissements scolaires en République Centrafricaine. L’activité des jeunes leaders axée sur le civisme et la cohésion sociale s’est faite dans un contexte de constat lié au  recul du civisme dans le milieu scolaire après la crise que le pays a traversée.

Stéphane Youféïna, chargé de Programme à l’Institut Républicain International, justifie l’action de cette campagne des jeunes leaders en ces termes : « nous avons constaté que les élèves ont transformé les établissements scolaires en un endroit où les enfants pratiquent le suivisme, le comportement allant à l’encontre du civisme. Et nous nous sommes dits qu’il faut remédier à cela, car l’avenir de ce pays et de la jeunesse en dépend ».

Martin Pounouwaka, proviseur du lycée des Martyrs, salue l’initiative et la considère comme une pierre à l’édifice. « Nous pensons que la jeunesse qui est généralement embrigadée dans cette situation (d’incivisme) et qui n’arrive pas à comprendre le sens de nationalisme et du patriotisme, il faut trouver des voies et moyens pour les encadrer », a-t-il indiqué ; avant d’ajouter que « vous avez constaté que certains prennent à la légère les questions de leur avenir ».

Pamela, une élève de la classe de 4éme présente ce qu’elle a retenu de cette campagne. « J’ai beaucoup aimé la présentation des artistes, mais le  message que j’ai surtout retenu, c’est le développement sur les droits et obligations du citoyen ainsi que les cadeaux remis » a-t-elle déclaré.

Pacôme a des propos nuancés. « Les thématiques abordées sont bonnes, mais il faut que cela se fasse plusieurs fois pour faire comprendre aux camarades la nécessité du civisme. C’est vrai qu’ils ont compris que ce n’est pas bien de griffonner sur le mur et les tables bancs, mais ceux qui vont venir après cette campagne vont continuer à le faire », a-t-il déploré.

Cette campagne est la première organisée à l’endroit des élèves en Centrafrique.

 

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