Tous les info du Vendredi 03 Fév .2017

 

VIVE TENSION DANS LA PREFECTURE DE LA OUAKA : ACCROCHAGE ENTRE ANTI-BALAKA ET PEULHS A NGAKOBO,  AFFRONTEMENTS MEURTRIERS OPPOSANT FPRC-MPC A L’UPC      

Après une accalmie précaire observée dans la préfecture de la Ouaka ces derniers temps, le regain de violence refait surface. De Bakala à Ngakobo en passant par Ippy, c’est le chaos indescriptible. Cette préfecture est aujourd’hui sous haute tension. Tout porte à croire que les démons de l’enfer, les damnés de la terre, les hors-la-loi, les va-t-en-guerre y ont élu domicile. Il ne passe pas un jour sans que des affrontements soient signalés entre les seigneurs de guerre qui hantent et écument les habitants de la préfecture de la Ouaka. Ces heurts sont quasi-quotidiens à telle enseigne que l’on se demande, que cherchent réellement ces malfrats, ces bandits de grand chemin. A en croire un habitant de Ngakobo, ville sucrière, située au centre de la RCA, « un accrochage entre Anti-Balaka et peulhs de l’UPC d’Ali Daras a fait un mort côté Anti-Balaka et des blessés. L’homme qui aurait été tué est un chef Anti-Balaka. Cet incident malheureux s’est produit après que les Anti-Balaka ont tué un peulh le dimanche 29 Janvier. En représailles à la mort d’un des leurs, les peulhs ont attaqué la position des Anti-Balaka dans cette ville. Pris de peur, les habitants de ladite ville se sont réfugiés dans l’usine de la SUCAF. Du coup, les activités dans l’usine de fabrication du sucre ont cessé. Aujourd’hui, Ngakobo vit au ralenti. Toutes les activités commerciales sont interrompues car la tension est encore palpable et tout peut se dégénérer d’un moment à l’autre. Mais le contingent de la Minusca déployé dans cette ville a mis un dispositif en place pour que cet accrochage ne se reproduise plus ». Cette mesure sera-t-elle respectée par les Anti-Balaka, et surtout les peulhs qui sont déterminés à en découdre avec les Anti-Balaka et s’en prendre aux populations civiles ? Attendons de voir ce qui adviendra dans les jours à venir pour en dire plus. Toujours dans ladite préfecture, des affrontements très meurtriers sont signalés dans les villes de Bakala et Ippy. Ils opposent l’UPC d’Ali Daras à la coalition FPRC-MPC de Nourredine Adam et Mahamat Alkhatim. A la mi-décembre 2016, ces groupes armés réfractaires au processus Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Rapatriement (DDRR), se sont violemment affrontés dans les deux (2) villes. Le bilan varie d’une source à une autre. Certains parlent de cent (100) morts, d’autres deux cents (200). Mais ni la Minusca, ni le gouvernement ne se sont prononcés sur ces pertes en vies humaines considérables. S’agit-il d’un bilan exact fourni par les habitants de ces villes qui ont affirmé avoir compté les cadavres ? Si non, que les autorités en charge de la sécurité publique nous disent la vérité sur ce qui s’est passé exactement.  Comme cela ne suffit pas, ces mêmes groupes rebelles continuent encore à s’affronter. D’après un habitant de la ville d’Ippy qui a trouvé refuge dans la localité de Bambari, « les combats entre ces groupes rivaux font rage. Les morts ne se comptent plus, encore moins les blessés. Certains cadavres sont jetés dans les puits ou dans le cours d’eau Ouaka. La plupart d’autochtones ont trouvé refuge à Bambari. D’autres errent dans la brousse à la recherche d’un abri sûr et sont à la merci des reptiles, des bêtes sauvages et de la famine. Ils ne savent plus à quel saint se vouer pour se protéger. Et pourtant, les Casques Bleus de la Minusca se sont dirigés dans ces villes, et  nous ne savons pas ce qu’ils font exactement. Nous appelons le gouvernement à l’aide et la Minusca à une réelle protection de la population civile ». Ce témoignage est triste, accablant, douloureux et inquiétant pour les populations de Bakala et Ippy en particulier et la population de la préfecture de la Ouaka en général. Dans nos précédentes parutions, nous avions attiré l’attention du gouvernement et de la Minusca sur le regroupement des combattants FPRC et MPC à Kaga-Bandoro. L’objectif visé par cette coalition était de s’en prendre aux combattants de l’UPC, majoritairement peulhs. Personne n’a daigné prêter attention à nos propos. Et ce qui devrait arriver, est arrivé. A qui la faute ? En outre, la représentante adjointe du Secrétaire général de l’ONU en Centrafrique, Diane Corner, lors de son déplacement à Bambari, a décrété cette ville « zone rouge ». C’est autant dire que celle-ci ne peut en aucun cas être attaquée par les groupes armés, principalement le FPRC et le MPC. Mais les Casques Bleus de la Minusca étaient-ils déployés en RCA pour protéger uniquement la ville de Bambari ? Ils ont la lourde mission de protéger toutes les villes de nos provinces, ainsi que la capitale Bangui. Force est malheureusement de constater que certains compatriotes sont abandonnés dans la gueule des lions par nos protecteurs. Comment expliquer une telle situation ? La RCA ne se limite pas seulement à Bambari et à Bangui. En principe, toutes nos villes de l’arrière-pays devraient être déclarées « zones rouges » à l’exemple de Bambari. De ce fait, les va-t-en-guerre ne pourront s’en prendre aux populations civiles, ainsi qu’à leurs ennemis jurés qui sont les combattants de l’UPC. Ce qui se passe aujourd’hui dans les villes de Bakala, Ippy et Ngakobo, doit interpeller la conscience de nos gouvernants et des responsables de la Minusca. La préfecture de la Ouaka risque de sombrer dans un chaos indescriptible dont les conséquences seront incommensurables pour le devenir de la RCA. De plus, ces affrontements entre l’UPC et la coalition FPRC-MPC peuvent s’étendre dans d’autres préfectures. Car, n’oubliez pas que les combattants de l’UPC se trouvent présentement dans les préfectures de la Basse-Kotto, de la Haute-Kotto et une partie du Mbomou. Au vu et au su de tout ce qui se passe dans la préfecture de la Ouaka, le peuple centrafricain demande aujourd’hui à la Minusca après la prorogation de l’embargo, de prendre ses responsabilités avant qu’il ne soit trop tard. Des mesures draconiennes doivent être prises à l’encontre de l’UPC, du FPRC et du MPC qui persistent et signent dans les violences de tout genre. Dans le cas contraire, la préfecture de la Ouaka sera à feu et à sang, ce que nous ne voulons pas, car la situation sécuritaire qui y prévaut est alarmante. D’un côté les Anti-Balaka, version Mokom, contre les peuhls, de l’autre les combattants Séléka du FPRC-MPC s’affrontent à ceux de l’UPC, cette tension est extrêmement grave et exige de grands remèdes de la part de nos gouvernants et de la Minusca.    Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA     

UN CAS D’INCENDIE SIGNALE ENCORE SUR LE SITE DES DEPLACES DE KAGA-BANDORO

     Le mercredi 01 février 2017, un cas d’incendie a été signalé dans le site des déplacés de la ville de Kaga-Bandoro, située au Centre Nord de la République Centrafricaine. D’après un chauffeur d’un organisme international joint au téléphone et qui était témoin oculaire de l’incendie, « l’origine de cet incendie serait due à l’inattention d’un ménage qui réside sur ce site des déplacés. Notons que ce n’est pas pour la première fois qu’un tel incident s’est produit sur ce site. Au mois de novembre dernier, l’ancien site où se trouvaient les déplacés de Kaga-Bandoro était attaqué et incendié par des combattants du MPC. La situation était alarmante. Des maisons construites en bâches par les organismes internationaux qui s’occupent des déplacés sur le site étaient parties en fumée. Des pertes en vies humaines et matérielles étaient enregistrées, des personnes étaient asphyxiées sous des bâches comme des rats. La situation était catastrophique. Mais pour ce cas d’incendie du 1er février 2017, grâce au secours de certains humanitaires œuvrant dans cette ville, les victimes de cet incident ont été transportées en urgence à l’hôpital préfectoral de Kaga-Bandoro où ils subissent en ce moment des soins intenses. Le sort des victimes de cet incendie est triste et lamentable. Certains ne savent quoi faire ».  Notons que les déplacés du site de Kaga-Bandoro sont majoritairement des personnes qui résident dans cette ville et ceux des villages environnants. Ils ne vivent que de l’agriculture. Or, depuis quelques années, ils ne peuvent vaquer à leurs occupations quotidiennes et sont cantonnés dans le site à cause de l’insécurité grandissante perpétrée par les mercenaires qui contrôlent cette ville. Ils ont de sérieuses difficultés. D’autres n’ont qu’un seul habit pour cacher leur sexe. Leur mode de vie ressemble a celui des premiers hommes qui vivaient dans des cavernes et grottes. Ils lancent un appel à l’endroit du gouvernement, des organismes internationaux et les ONGs œuvrant en RCA pour leur porter main forte. Nous sommes en période de saison sèche. Les feux de brousses sont fréquents dans l’arrière pays. En cas d’incendie, c’est le pire, comme si l’on a mis de l’huile sur le feu. Un  proverbe dit «  la prudence préserve la vie ». Les déplacés du site de Kaga-Bandoro ont l’obligation d’être désormais prudents, afin d’éviter qu’un tel cas de catastroph

e se répète..   Delsya NZAPAGAZA     

Y A-T-IL DE L’AMOUR SANS ARGENT ?  

Ce lundi 30 janvier 2017, nous avons assisté à une bagarre opposant Konga Alex à sa belle famille et sa femme Bassodila Djimitrie, au carrefour « mini prix ». A l’origine de cette querelle une question de jalousie de la part de Alex par rapport au comportement que sa femme affiche ces derniers temps. Alex et Djimitrie habitent à Ngaragba. Djimitrie est mère de quatre (4) enfants dont un (1) avec son premier amour et trois (3) avec Alex. Le dernier né du couple a aujourd’hui 01 an et 04 mois. Le couple est déjà à sa 17ème année de vie ensemble. Djimitrie vend de la soupe au carrefour « mini prix ».  Pour les besoins de son service, elle est obligée de s’absenter de la maison, pendant les jours ouvrables, à 9 heures. Déjà à partir de 15 heures 30 minutes, son lieu de service est désert et même déjà à 16 heures, madame Alex devrait être à la maison pour s’occuper de son foyer. D’après Alex, depuis le début du nouvel an, si sa femme rentre tôt à la maison, c’est à partir de 19 heures. Le sort des enfants qui sont abandonnés à eux-mêmes toute la journée n’inquiète pas Djimitrie : « Parfois, je fais la curiosité de passer au lieu de service de ma femme aux environs de 15 heures, elle n’est pas présente. Où est-elle allée ? », témoigne Alex. Et, après réflexion, la réponse que je peux donner à cette question, est que certainement, madame a trouvé un « nouveau chaud ». Que faire ? Je ne travaille pas. C’est madame qui se bat pour me nourrir et nourrir mes enfants. Et si j’interdis à Djimitrie de ne plus vendre et qu’elle s’oppose à ma décision en décidant de me quitter, quel sera mon sort ? Si c’est vrai que « qui paie, commande », ma femme à raison de faire tout ce qu’elle pense, comme financièrement je dépends d’elle.  Il n’y pas d’amour sans argent, c’est vrai. Mais en attendant, je suis obligé d’opter pour le célibat jusqu’à preuve du contraire », conclu Alex.  Pour notre part, nous vous conseillons de croire à cette adage qui dit « avant d’acheter une paire de soulier, il faut penser au cirage ». Frumence KAKPEKALA       

LE PRESIDENT TOUADERA A BOSSANGOA POUR LA RELANCE  DES ACTIVITES COTONNIERES : BRUXELLES SE CONCRETISE PEU A PEU  

Du jeudi 02 au vendredi 03 février 2017, les populations des villes de Bouar et Bossangoa sont à l’honneur. Et pour cause, le président de la République, le professeur Faustin Archange Touadéra a effectué une visite éclaire dans cette région du pays pour relancer les activités cotonnières et vivrières et procéder au paiement de cinq (5) ans d’arriérés de dette de coton aux ayants droits. C’est un ouf de soulagement pour la population de Bossangoa qui peut désormais renouer avec les  cultures rentables abandonnées depuis un certain temps. Les choses sérieuses se concrétisent peu à peu après le succès éclatant des autorités centrafricaines à la conférence des donateurs tenue à Bruxelles du 17 au 18 novembre 2016. Le monde rural joue un rôle non négligeable dans la relance de l’économie et le développement du pays. A l’époque des feus présidents Bokassa, Kolingba et Patassé, la population paysanne constituait le poumon du développement économique de la RCA. Un accent particulier a été mis sur les activités agropastorales à telle enseigne que toutes les cultures sont pratiquées sur l’ensemble du territoire. La culture de coton a permis par exemple la création des usines d’égrainage et de transformation à Bangui et à l’intérieure du pays. C’est le cas patent de la SOCADETEX, une usine destinée à l’exploitation cotonnière et implantée dans certaines régions du pays. Ces usines étaient chargées de payer le coton entre les mains des cultivateurs à la fin des récoltes. A travers l’argent obtenu, les cultivateurs s’occupaient normalement de leurs familles, créaient leurs propres coopératives et développaient en même temps les activités génératrices de revenus. Il en est de même de l’UCATEX, une usine créée pour la fabrication des pagnes  à base de notre propre coton. De telles initiatives ont permis au gouvernement et à la population de rester sur place et développer leur pays. Malheureusement, les bonnes initiatives ne durent jamais. Les mutineries de 1996 à 2000, voir  2003, suivi du coup d’Etat manqué du 28 mai 2001, orchestré par l’ex président André Kolinga, et la rébellion déclenchée par François Bozizé en 2002, aboutissant à la prise du pouvoir le 15 mars 2003 ont complètement mis le pays par terre. La rébellion de Bozizé constitue le point de départ de la destruction et de la chute du pays. La population paysanne a payé le lourd tribut face aux comportements rétrogrades et inhumains affichés par les ex-combattants de Bozizé. Ils pillaient les usines, incendiaient des greniers agricoles. Malgré les dix (10) ans de pouvoir, Bozizé ne s’est  pas préoccupé de reconstruire ce qu’il a lui-même détruit jusqu’à son retrait devant la nébuleuse coalition séléka le 24 mars 2013. La séléka à son tour est une rébellion de la pire espèce. Les ex-séléka n’ont fait que piller, incendier et ravager tout sur leur passage et sans pitié. Sans se soucier de la préservation du patrimoine du pays. Le président Touadéra a accédé au pouvoir dans un contexte extrêmement difficile où tout a été détruit. Tout est à reprendre à zéro : les infrastructures routières, sanitaires et scolaires. Qu’à cela ne tienne, il faut donner un coup de main à la population rurale pour s’intéresser à nouveau à certaines cultures abandonnées depuis des années, question d’insécurité, à l’exemple du coton qui a contribué efficacement à l’essor  de l’économie nationale. Nous osons croire que la RCA se relève peu à peu à travers les multiples efforts déployés par les autorités centrafricaines avec le concours de la communauté internationale. Nous profitons de cette occasion pour lancer un vibrant appel à tous les groupes armés qui tarde à intégrer au programme du pré-DDRR de le faire dès maintenant. On ne construit jamais un pays avec les armes. Après plus de trois (03) années de souffrance, de la misère, des maladies et du chômage, l’heure n’est plus aux armes, mais à des actions concrètes pour le relèvement du pays. Mais pour en arriver là, il faut la paix, la sécurité, le vivre ensemble et la cohésion sociale. Chaque citoyen centrafricain doit apporter sa modeste contribution dans le développement de la RCA à travers l’agriculture, la chasse, la pêche, l’élevage… il faut donner une chance à cette jeunesse de rompre avec le chômage.   

Bénistant MBALLA       

LES DIFFERENTES FORMES DE LA DEMOCRATIE

Du point de vue de la structure, on distingue deux (2) sortes de démocratie : la démocratie directe et la démocratie représentative. Dans la  démocratie directe, ce sont les citoyens eux-mêmes qui font les lois et exercent la politique. Ils sont impliqués à chaque étape du processus. Cette forme de démocratie fonctionne bien pour les petites collectivités, mais n’est pas très pratique pour les grands ensembles où son application est difficile pour ne pas dire impossible. L’avantage de la démocratie directe est que les membres de la communauté se rencontrent pour discuter des problèmes face à face. Dans la démocratie représentative, c’est le peuple qui gouverne par le truchement de ses représentants élus ou désignés de façon démocratique. Ces représentants  agissent au niveau gouvernemental ou à d’autres niveaux (parlement, sénat, par exemple) pour le compte du peuple et au nom du peuple. Par conséquent, les citoyens ont le choix dans le processus électoral, mais pas nécessairement dans la prise de décisions. Les citoyens votent pour celui ou celle qui peut défendre leurs intérêts, mais sans avoir la certitude que leurs représentants, agiront dans le sens qu’ils souhaitent. Mais pourquoi la démocratie ? Parmi toutes les formes de gouvernements, les gouvernements autoritaires, le communisme ou les dictateurs militaires, la démocratie est la meilleure option. Elle n’est pas parfaite, mais il n’y a pas de meilleure solution que la démocratie. Car elle garantit les droits qui sont souvent absents dans les autres formes de gouvernement. Ces droits sont entre autres, la liberté d’expression et de parole, la liberté de réunion, et la protection égale devant la loi, etc.  Le gouvernement démocratique présente quelques avantages : il encourage la participation, l’épanouissement humain et l’égalité politique. La paix et l’économie prospèrent le plus souvent dans les pays démocratiques. En général, la démocratie favorise davantage la croissance économique et amène une prospérité relative. Par exemple, deux (2) pays démocratiques ne résolvent jamais leurs problèmes par la guerre. Ils trouvent souvent des solutions ou des compromis à leurs différends par la négociation. Ainsi dit, et fort de tout ce qui précède, notre pays, la RCA, pratique la démocratie représentative, depuis les années 1990, à l’instar de nombreux pays africains.   Le Petit YEKOA      RECRUTEMENT DES ELEVES POLICIERS ET GENDARMES :  LE CHEMIN DE L’ESPERANCE   Les candidats au concours de recrutement des policiers et gendarmes peuvent maintenant déposer leurs dossiers en toute quiétude. La date d’ouverture de dépôt des candidatures pour soit la police, soit la gendarmerie a été officiellement déclarée par le ministre en charge de la sécurité publique, Jean-Serge Bokassa. L’autorité a profité de l’occasion pour mettre en garde, les corrupteurs et les corrompus du risque de poursuite judiciaire qu’ils courront en s’hasardant dans la pratique habituelle consistant à la facilité dans les compétitions. Si de nombreux fonctionnaires de la police ou de la gendarmerie que nous honorons aujourd’hui, le sont par la voie de la corruption, ça ne va être le cas cette fois-ci. Les candidats à ce concours de recrutement des élèves policiers et gendarmes n’ont pas droit à l’erreur. Que personne ne vous trompe. Même le fils de Jean-Serge Bokassa, s’il ne réunit pas les conditions prévues par cette échéance dans son entier, ne pourra être déclaré admis à ces tests. Ont 80 % de chance de réussite aux concours de recrutement des élèves policiers et gendarmes qui pointent à l’horizon, les candidats remplissant les conditions suivantes : -  Etre de nationalité centrafricaine. Ce qui signifie que les étrangers ne sont pas concernés par cette offre d’emploi. Inutile de falsifier un acte de naissance en vue d’obtenir un certificat de nationalité centrafricaine. De la manière que le centrafricain parle sa langue nationale le Sango, la physionomie du Centrafricain, sont les deux principaux traits caractéristiques le différenciant du Tchadien, du Congolais RD, du Congolais et du Camerounais. Les corrupteurs n’ont aucune chance.  -  Etre âgés de 18 ans à 25 ans, c’est-à-dire né (e) entre le 1er février 1992 et 1999 inclus. On peut réduire son âge pour sa candidature au baccalauréat, pour son intégration dans la fonction publique, pour le concours d’entrée à l’ENI de Bambari..., parce que vous n’aurez personne devant vous pour se rendre compte de la réalité des faits. Mais dans le cas présent, une analyse systématique sera faite pour comparer la date de naissance sur papier et l’âge apparent. C’est facile de soupçonner un  âge faux. Méfiance à ce propos, chers candidats. Alors, le bon sens exige que si vous n’avez pas encore 18 ans, attendez. Le cas contraire, lorsque vous avez 25 ans et un jour, laissez passer cette occasion, Dieu vous proposera autre chose un de ces quatre matins. -  Etre titulaire du Brevet des lycées et collèges. Ce diplôme n’est donné qu’à très peu de personnes candidates au concours des élèves policiers et gendarmes. Vous qui n’avez pas obtenu ce diplôme, ne donnez pas du travail à ceux qui seront chargés d’étudier les dossiers de candidature à ces tests. Ceux qui seront chargés d’étudier vos dossiers savent comme vous que, avec son argent, on peut obtenir n’importe quel diplôme qu’on veut. Mais vous, porteurs de faux diplômes, vous oubliez que la liste de tous les diplômés centrafricains est informatisée, stockée dans des boîtes électroniques, gardée à des endroits précis où en cas de nécessité de vérification de l’authenticité d’un diplôme, on y recourt. A cet effet, est-ce possible d’échapper à l’attention de la commission d’étude de dossier avec un faux diplôme ? Ceux qui vous aident à posséder ces faux papiers se moquent de vous lorsque vous leur remettez de l’argent en échange d’une pièce qu’ils savent qu’en cas de vérification, ça ne vous servira pas et pourra même vous porter préjudice.  « Centrafric Matin » exhorte les Centrafricains à grandir dans leur esprit, à avoir un comportement responsable, à avoir la mentalité des hommes intègres, afin de prouver aux yeux du monde que le Centrafricain d’aujourd’hui n’a pas la même philosophie que celui d’hier, la même conscience que celui d’hier, mais plus dominé par l’esprit de Fair-play, réaction que tous attendent de la jeunesse centrafricaine au lendemain de la publication des résultats du concours d’entrée à l’école de police et de la gendarmerie promotion 2017 qui sera organisée dans les mois à venir. En rappel, nous sommes sans ignorer qu’à une période de l’histoire de la République Centrafricaine, le recrutement des sous-officiers et des FACA par voie de concours, avait donné l’occasion à certains dignitaires du régime au pouvoir en ce temps là, de marchander la chance d’admission. En fin de compte, à la grande surprise des corrupteurs et des corrompus, les résultats n’étaient pas ce que les candidats attendaient. Et comme l’argent investi dans une telle entreprise n’est jamais remboursable, les victimes se sont révoltés    et ont pris d’assaut les différentes rebellions qui germaient dans le pays comme des champignons, dans l’intention de trouver la voie appropriée pour se venger. Nous prions les candidats aux tests de recrutements de policiers et gendarmes de ne pas se prêter à la duperie des corrompus (Hauts cadres de la police et de la gendarmerie) qui sont déjà à votre trousse. Ils ne pourront rien faire si vous comptez seulement sur eux. Vous allez jeter votre argent dans l’eau. L’argent brûlé est irrécupérable. L’argent jeté dans la boue, on peut le chercher, le retrouver, l’utiliser. Fondez-vous sur cette projection pour une meilleure disposition d’esprit à cette compétition qui s’annonce très difficile pour les tricheurs : -  500 places, peut-être que 250 pour les policiers, 250 pour les gendarmes -  250 policiers, peut-être que 11 par préfecture, soit 224 et 26 pour Bangui = 250 -  250 gendarmes, peut-être  que 14 par préfecture, soit 224 et 26 pour Bangui = 250 Comment faire pour figurer parmi les 26 policiers ou les 26 gendarmes ? Avoir un dossier consistant, répondre favorablement aux conditions de candidature, prouver le mérite d’un élève de la classe de 3ème et être fort en éducation physique et sportive, discipline la plus négligée dans les lycées et collèges et voilà qu’elle apparaît aujourd’hui comme le passage obligé de l’admission aux tests de recrutement des policiers et gendarmes.  

Frumence KAKPEKALA   

LA MINUSCA REITERE SON ENGAGEMENT POUR RESTAURER LA SECURITE, LA PAIX ET LA COHESION SOCIALE EN RCA   

  Au cours de la conférence de presse hebdomadaire de ce mercredi 01 février 2017 co-animée par Gen Balla Kéita, commandant de la force de la Minusca et Laurent Guepin, chef de section des affaires civiles, la Minusca réitère son engagement à restaurer la sécurité, la paix et la cohésion sociale en République Centrafricaine. En prenant la parole, le commandant de la force de la Minusca, Gen Balla Kéita demandait aux hommes des médias qui sont le relais de la société d’être plus professionnels dans leur métier en ce qui concerne le traitement et la diffusion de l’information. Toutefois, celui-ci a expliqué que le nouveau mandat de la Minusca adopté par la résolution 2301 du conseil de sécurité des Nations-Unies a apporté quelques modifications dans la mission des casques-bleus concernant la protection des populations civiles (mission fondamentale des troupes onusiennes), la protection de tous les éléments des Nations-Unies et  du personnel des ONGs internationales œuvrant en RCA, ainsi que la protection du mandat proprement dit. En poursuivant son propos, le commandant de la force a précisé que les missions de la paix sont gérées par deux (02) mandats « cf. chapitre 6 et 7 de la résolution 2301 du conseil de sécurité des Nations-Unies ». Avec le changement de mandat, il faut réduire la présence et les menaces des groupes armés qui selon le commandant, « ne signifie pas d’organiser une action offensive contre les groupes armés, mais de dialoguer plutôt avec ces derniers ». Il ajoute par ailleurs que la Minusca met de nouvelles stratégies en place pour protéger et sécuriser les populations civiles. C’est le cas de la ville de Bambari où la Minusca a mis en place des dispositifs pour empêcher les affrontements entre l’UPC et le FPRC. Pour Laurent Guepen, chef de section des affaires civiles de la Minusca, « nous travaillons en étroite collaboration avec la force sur le terrain et conformément à la résolution 2301 du conseil de sécurité pour protéger la population civile. A travers des liaisons communautaires, nous essayons de rétablir la confiance entre les communautés pour la cohésion sociale. Les principaux bénéficiaires de ces soutiens sont des Centrafricains d’origines. Recrutés sur le plan national, les assistants de liaison communautaire sont déployés au côté du personnel en uniforme pour appuyer les stratégies des missions en matière de mobilisation communautaire ». Pour terminer, Laurent Guepen a souligné que trente cinq (35) réseaux d’alerte communautaire sont implantés dans les seize (16) préfectures de la RCA pour protéger les minorités, les femmes etc. Après avoir répondu aux quelques préoccupations des journalistes, que la conférence de presse a pris fin aux environs de 12 heures.   Bénistant MBALLA      

LES BRAQUAGES ET VOLS A MAIN ARMEE REFONT SURFACE  AU QUARTIER DAMALA  

  Après une période de répit au quartier Damala (Bimbo 4) dans la commune de Bégoua, les braquages et vols à main armée y ont refait surface de plus de belle ces derniers temps. C’est ainsi que du lundi 30 au mardi 31 janvier 2017, une femme vendeuse de légumes et un conducteur de taxi-moto ont fait les frais de ces braqueurs et autres malfrats de tout poils, sans foi ni loi. Pour cette femme vendeuse de légumes, elle avait quitté son domicile dès 04 heures du matin, pour se rendre au marché du « Tournant » afin de payer ses denrées commerciales. Chemin faisant, elle a été interpellée par deux (2) jeunes malfrats, qui ont voulu coûte que coûte la déposséder de force de sa somme d’argent. Fort heureusement pour cette dernière et grâce à l’apparition inopinée de trois (3) aides-bouchers sur le lieu du forfait, elle avait été épargnée et a eu la vie sauve. Car ses deux (2) agresseurs sont contraints d’abandonner leur projet barbare, et ont du prendre leurs jambes au cou, pour disparaître dans la nature. Quant au conducteur de taxi-moto, il était allé déposer l’un des usagers de ce moyen de transport en commun urbain chez lui à l’abattoir de Ngola, aux environs de 20 heures. C’est à son retour qu’il a été braqué par trois (3) malfrats dont l’un l’avait pointé avec une arme de marque « carabine ». En fin de compte, il a été victime d’un vol à main armée de sa moto, emportée par ces malfrats. Fort de tout ce qui précède, nous sommes en mesure de vous affirmer que ce regain d’actes criminels et barbares de ces derniers temps, est dû au retrait des éléments des FACA basés à l’annexe de l’Office Centrafricain de Répression du Banditisme (OCRB) de Damala. En plus de cela, il y a un sous-effectif des policiers titulaires et un manque de moyens de travail à l’OCRB de Damala. Or, le quartier Damala est plus vaste et très peuplé. C’est aussi le repère des délinquants, des bandits de grand chemin et autres malfrats don les « faux » Anti-Balaka. De ce fait, les ministères de la Sécurité Publique et de la Défense Nationale, ont la lourde responsabilité de conjuguer leurs efforts, pour sécuriser et protéger la population de Damala. Et ce, au même titre que tous les autres centrafricains. Et pourquoi ne pas doter l’OCRB de Damala d’un véhicule de patrouilles et d’interventions rapides ? A l’opposée, ne nous étonnons pas que, les « mêmes faits vont produire les mêmes effets ». A qui la faute ?

Le Petit YEKOA.     

   DEPECHE RJDH-RADIO COMMUNAUTAIRES    LE GOUVERNEMENT LANCE LE RECRUTEMENT DE 500 GENDARMES ET POLICIERS

Le dépôt de candidature pour le recrutement de nouveaux gendarmes et policiers sera effectif mercredi 1er février 2017. L’annonce a été faite ce 31 janvier par Jean Serge Bokassa, ministre de la Sécurité Publique et de l’Administration du territoire. Le lancement de ce recrutement est fait dans un contexte sécuritaire marqué par des affrontements entre différents groupes armés. Le dépôt de candidat, selon le ministre Jean Serge Bokassa est gratuit et étendu sur tout le territoire centrafricain. Le ministre de la Sécurité Publique et de l’Administration du Territoire a rassuré quant au caractère inclusif et transparent de ce recrutement « qu’il ne faudrait pas non plus que les administrateurs au plan local refusent de prendre les dossiers sous quelconque prétexte, il faudrait que cela nous soit signalé. Il faut que la répartition de quota soit juste et j’encourage nos concitoyennes que le comité doit tenir  compte de la législation pour qu’il y ait un peu d’équilibre », explique t-il. Un comité mixte composé de représentant de l’Etat et de la Minusca sera chargé de gérer les opérations. Ce recrutement est, selon le gouvernement ouvert à tous les Centrafricains y compris les groupes armés « la candidature est ouverte à tout le monde, y compris les groupes armés mais après une enquête de moralité sera faite pour déterminer qui dot être soumis au test », précise le ministre. Le dépôt de candidature démarre au 1er et ce jusqu’au au 28 février 2017. Les candidats retenus après traitement de dossiers, seront soumis à un test avant une formation de sept mois et demi. En Centrafrique, selon les données du département de la sécurité publique, il ya un policier et gendarme pour mille. La pyramide de grade indique qu’il y a plus d’officiers que d’hommes de rang au sein de la police et de la gendarmerie                    

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DES FRUSTRATIONS SUITE A LA PROROGATION DE L’EMBARGO SUR LES ARMES

La décision du comité de sanction des Nations-Unies de proroger l’embargo sur les armes en direction de la  RCA, a surpris plus d’un en  Centrafrique. Les leaders tant politique qu’indépendants, sont unanimes sur la condamnation de cette prorogation qui, selon eux est plus justifiée. Frustrations généralisées, c’est que la prorogation de l’embargo le 27 janvier dernier, aura créé en Centrafrique, pays encore en proie à des violences. Cette décision semble surprendre les Centrafricains qui, se fondant sur les négociations annoncées en juillet dernier par le gouvernement sur ce dossier, espéraient la levée totale sinon partielle de cette sanction. Les membres du comité de sanction des Nations-Unies sont allés contre le souhait des Centrafricains et contre la volonté du chef de l’Etat Faustin Archange Touadéra qui, lors de l’Assemblée Générale de l’ONU en septembre dernier, avait appelé à la levée totale de cet embargo. Echec ou  non du gouvernement ! Une chose est certaine, la République Centrafricaine, ne peut pas acheter ni recevoir directement ou indirectement des armes. La pilule semble difficile à avaler pour le ministre de la défense, qui peut-être voulant prendre sa revanche accuse des députés d’avoir favorisé la reconduction de cet embargo par des propos déplacés qu’ils ont tenus en présence des partenaires. La colère est à son comble au sein de la société civile qui appelle à la vigilance populaire. C’est ce qu’a souhaité Joseph Bindoumi, président de la ligue centrafricaine des droits de l’homme. Au sein de l’opposition, la déception est aussi palpable même si sans surprise André Nalké Dorogo, 1er vice président de l’URCA, principal parti de l’opposition, accuse le gouvernement de nonchalance ayant conduit à cette prorogation. Au-delà des accusations que les uns et les autres ont formulées, il faut dire que la décision de la prorogation de cet embargo est ultra impopulaire en Centrafrique mais la communauté internationale a son propre langage qui, depuis le début de la crise semble être différent de celui qu’utilisent les Centrafricains. L’embargo sur les armes en Centrafrique a été consacré par la résolution 2127 en décembre 2013 soit neuf mois après le coup d’Etat de la Séléka. A l’époque, Charles Armel Doubane, actuel ministre centrafricain des Affaires Etrangères était représentant de la RCA à l’ONU. La résolution avait été initiée par la France et soutenue par l’ensemble des quinze membre du conseil de sécurité   *********************** L’ASSEMBLEE NATIONALE COMPLICE DE LA PROROGATION DE L’EMBARGO, SELON LE MINISTRE DE LA DEFENSE La prorogation de l’embargo sur les armes en Centrafrique, est facilitée par des députés, selon le ministre de la Défense Joseph Yakete. Ces élus sont qualifiés de personnalités peu éclairées. Il l’a dit dans une interview accordée au RJDH le mardi dernier. Pour le ministre de la défense, le fait que l’Assemblée Nationale lui ait demandé de contourner l’embargo et d’installer les check points, a joué en faveur de cette prorogation, « l’existence des check points par le passé a contribué à la prorogation de l’embargo. Ce qui est grave, c’est que devant nos partenaires à l’Assemblée Nationale, il y a des députés mal éclairés qui m’ont demandé de contourner l’embargo pour aller acheter des armes chez les voisins. Cela a joué en faveur de cette nouvelle prorogation parce que nos partenaires étaient dans la salle lors que cela était évoqué » affirme Joseph  Yakité qui dit regretter que des élus puissent se comporter de la sorte « les faiseurs de loi tiennent un tel raisonnement cela n’est pas rassurant » a-t-il précisé. La prorogation de l’embargo par le comité de sanction du conseil de sécurité est une douche froide pour le gouvernement qui table sur le redéploiement des forces armées après la certification par l’EUTM d’une première compagnie. Le ministre de la Défense Joseph Yakete rejette les accusations portées contre le gouvernement et attaque l’Assemblée Nationale. LA PROROGATION DE L’EMBARGO, UN ECHEC POUR LE GOUVERNEMENT, SELON LE PRINCIPAL PARTI DE L’OPPOSITION La prorogation de l’embargo sur les armes, est selon, l’Union pour le Renouveau Centrafricain (URCA), la suite logique de la nonchalance du gouvernement. C’est le premier vice-président de cette formation politique André Nalké Dorogo qui l’a affirmé dans un entretien accordé, ce jour au RJDH. La prorogation de l’embargo sur les armes qui intervient un mois après l’opérationnalisation d’une compagnie des Faca, sonne comme un échec du gouvernement d’après l’URCA, le principal parti d’opposition, « le fait que le comité de sanction ait à nouveau, reconduit l’embargo jusqu’en 2018, constitue à n’en point douter, un échec pour le gouvernement. Vous savez, l’embargo était assorti de conditions. Si l’embargo a été reconduit, cela veut dire que les conditions n’ont pas été satisfaites par le gouvernement et c’est un échec » a expliqué André Nalké Dorogo. Le 1er vice président de l’URCA demande au gouvernement de se donner les moyens nécessaires pour arriver à la levée de cet embargo, « c’est au gouvernement de créer les conditions pour que les soldats qui sont formés puissent user de leurs capacités sur le terrain pour ramener la sécurité, l’ordre, la paix. Dans ce cas il faut qu’il se mette au travail qu’il trouve les moyens nécessaires pour convaincre les uns et les autres afin que cet embargo soit levé », souhaite cet honorable. L’embargo sur les armes qui frappe la République Centrafricaine courre depuis décembre 2013.        ***********************

LA SOCIETE CIVILE APPELLE A LA VIGILANCE POPULAIRE APRES LA PROROGATION DE L’EMBARGO

Des leaders de la société, indignés de la prorogation de l’embargo sur les armes, ont appelé à la vigilance populaire. Ces derniers l’ont fait savoir dans une série d’entretien accordée au RJDH. Joseph Bindoumi, président de la Ligue Centrafricaine des Droits de l’Homme, regrette cette décision et appelle à la vigilance, « le comité de sanction des Nations Unies a ajouté d’autres conditionnalités pour justifier la prorogation de l’embargo. Nous appelons le peuple centrafricain à être vigilant. Notre crainte, c’est que d’ici janvier 2018, nous allons avoir des morts » a-t-il martelé. Solange Chantale Touabena, cadre de la société civile se dit déçue. Elle réclame des explications, « des exactions continuent d’être commises dans certaines régions du pays. Alors nous de la société civile, nous demandons des éclaircissements sur la prorogation de l’embargo jusqu’en 2018. C’est au peuple centrafricain de prendre ses responsabilités après cette nouvelle sanction » Cette prorogation doit être la dernière, souhaite Viviane Gokouzou, présidente de l’organisation des Jeunes et Femmes pour le Développement des Droits de l’Homme, « le pays existe grâce à son armée. Il est important de revoir cette mesure. Nous voulons que ce soit la dernière prolongation puisse que nous ne pouvons pas aller de prorogation en prorogation » fait-elle savoir. La décision du comité de sanction des Nations Unies sur la RCA intervient dans un contexte sécuritaire préoccupant dans plusieurs villes du centre et du nord.               

RJDH

         LES BIENFAITS DU SOUFRE CONTRE LES RIDES, LA FATIGUE,  LE STRESS, LES DOULEURS    

Chère lectrice, cher lecteur,  Le soufre est le troisième élément le plus abondant dans votre corps, après le calcium et le phosphore.  Vous l’obtenez presque uniquement via les protéines de votre alimentation.  Or une étude sur les éléments nutritifs essentiels pour le corps indique que l’importance du soufre aurait été sous-estimée. Il est possible que vous en manquiez… cruellement.  L’importance du soufre Près de la moitié de votre soufre se trouve dans vos muscles, votre peau et vos os, mais le soufre joue un rôle important dans des centaines de processus physiologiques. Des liaisons soufrées sont nécessaires, au niveau moléculaire, pour maintenir la forme des protéines et déterminer leur activité biologique.  Par exemple, les cheveux et les ongles sont constitués de protéines dures formant ce qu’on appelle la « kératine », laquelle est riche en soufre. Le cartilage et les tissus conjonctifs le sont eux aussi, mais cette fois avec des molécules souples et élastiques.  Avec l’âge, les tissus flexibles du corps (comme le cartilage, la peau, les cheveux…) perdent de leur élasticité. Cela explique les raideurs, les rides, la peau qui pend, les ongles qui se cassent.  Le déficit en soufre contribue à ces problèmes liés au vieillissement.  En plus de servir à relier les protéines, le soufre est également nécessaire à la structure et à l’activité biologique des enzymes. Si vous n’avez pas assez de soufre dans le corps, vos enzymes ne peuvent fonctionner correctement, ce qui peut déclencher un grand nombre de problèmes métaboliques en cascade.  Le soufre joue un rôle important dans :  • le système de transport des électrons dans le corps, notamment dans les protéines qui contiennent du soufre et du fer dans les mitochondries, les usines électriques qui produisent l’énergie des cellules ; • le cycle de la vitamine B1 (thiamine) et de la vitamine B8 (biotine), qui sont essentielles pour transformer les glucides en énergie ; • la synthèse de substances métaboliques importantes comme le glutathion ; • la fonction de l’insuline. La molécule d’insuline est constituée de deux chaînes d’acides aminés connectées l’une à l’autre par des ponts de soufre, sans lesquels l’insuline ne pourrait avoir d’activité biologique ; la détoxification du foie Cette étude examine un grand nombre de voies métaboliques pour déterminer celles qui pourraient être affectées par un déficit en soufre. Elle a aussi évalué les modes d’action d’une large gamme de compléments alimentaires contenant du soufre, dont les suppléments de chondroïtine/glucosamine (riches en soufre) fréquemment utilisés pour les articulations.  Selon les auteurs de l’étude :  « Les acides aminés soufrés contribuent significativement au maintien et à l’intégrité des systèmes cellulaires en influant sur l’état d’oxydoréduction cellulaire et par leur capacité à détoxifier les composants toxiques, radicaux libres et espèces réactives à l’oxygène.  Les métabolites contenant du soufre, parmi lesquels le glutathion, interagissent dans leur fonctionnement avec de nombreux composés jouant un rôle important dans les mécanismes impliqués dans les soins médicaux alternatifs et complémentaires. Cela inclut les acides gras polyinsaturés oméga-3 et oméga-6, les minéraux comme le sélénium, le zinc, le cuivre et le magnésium, les vitamines C et E, les antioxydants comme les proanthocyanidines et l’acide lipoïque, dont beaucoup sont impliqués dans la synthèse des prostaglandines et la cascade antioxydante. »  Avez-vous assez de soufre dans votre régime alimentaire ? La première source de soufre dans notre alimentation provient des œufs puis de la volaille, de la viande bovine et du poisson. C’est là que se trouvent en plus grande quantité les protéines « complètes », c’est-à-dire qui contiennent en quantité significative tous les acides aminés et, en particulier, les deux acides aminés essentiels contenant du soufre : la méthionine et la cystéine.  Grâce à eux, vous pouvez à votre tour fabriquer les nouvelles protéines soufrées dont vous avez besoin.  Ni l’un ni l’autre de ces acides aminés ne peut être stocké tel quel dans le corps. Ils sont oxydés et évacués dans les urines, ou stockés sous la forme de glutathion.  Il est donc important d’apporter en permanence, par l’alimentation, ces acides aminés soufrés.  On trouve également de petites quantités de soufre dans les légumineuses, l’ail, l’oignon, les asperges, le fenouil et, surtout, les choux de toutes sortes : choux de Bruxelles, chou kale, etc.  Vous en trouvez aussi dans les noix, amandes et noix de cajou.  Les vertus du MSM, une forme de soufre organique Il existe aussi une forme organique de soufre qui agit comme un puissant antioxydant : c’est le méthyl-sulfonyl-méthane, plus connu sous le sigle de MSM.  Le MSM est une source nutritionnelle importante de soufre, mais il possède également des propriétés spécifiques pour la santé.  Les personnes qui ont un faible taux de MSM dans leur corps souffrent plus souvent de :  • fatigue ; • dépression ; • hypersensibilité au stress physique et psychique ; • maladies dégénératives. La capacité du MSM à neutraliser l’inflammation est une des découvertes les plus importantes, et les moins coûteuses, dans le domaine de la santé.  Le MSM semble, en effet, particulièrement efficace pour prévenir les maladies cardiaques. Il a été montré que le MSM détruisait la plaque artérielle, liée à l’inflammation chronique.  La complémentation en MSM contribue à :  • une baisse des douleurs chroniques ; • une meilleure assimilation des nutriments essentiels (vitamines A, B, C, D et E, acides aminés, sélénium, calcium, magnésium, coQ10) ; • une atténuation ou une disparition des crampes et douleurs musculaires ; • un meilleur fonctionnement des poumons et une meilleure oxygénation ; • la prévention du diabète par une plus grande sensibilité à l’insuline ; • plus de force et d’endurance ; • la prévention des maladies neurologiques par la protection des membranes cellulaires contre le stress oxydatif ; • la prévention et la réduction des symptômes de maladies auto-immunes.  Vous pouvez trouver le MSM sous forme de complément alimentaire, à prendre en doses de 2 500 mg par jour en début de traitement, et jusqu’à 7.500 mg par jour en augmentant progressivement les doses si vous le supportez.  Dans l’alimentation, vous en trouvez dans le lait cru biologique, les œufs, les légumes frais et les fruits.  Attention : la cuisson (ou même le simple chauffage) détruit rapidement le MSM. Il est important de consommer vos aliments riches en MSM crus.  Le MSM n’est pas toxique, mais il ne conviendra pas aux personnes faisant une allergie au soufre.  Alternativement, vous pouvez prendre du sulfate de glucosamine, moins cher que le MSM. Car, en réalité, il est fort possible que ce soit le simple fait de contenir du soufre qui explique les vertus de ces nutriments. C’est pourquoi les associations MSM + sulfate de glucosamine (et/ou sulfate de chondroïtine) sont les plus efficaces : il y a globalement plus de soufre.   À votre santé !  Jean-Marc Dupuis     

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