Tous les Info du Mercredi 25/01/2017

Cm n 2393 du merc 25 jan 2017

 

L’OPERATION « TOUMBA-ZENDE » ET « L’HOMME QU’IL FAUT A LA PLACE QU’IL FAUT », DES INVENTIONS QUI ENCHANTENT, MAIS ONT FONDU COMME DU BEURRE

 

Les Centrafricains sont champions, toutes catégories confondues, dans les bonnes initiatives. Il ne se passe pas un jour sans que l’on invente des slogans, qui devraient vraisemblablement aider la Centrafrique à être sur le même diapason des autres pays africains. A l’époque du régime transitionnel de Catherine Samba-Panza, le slogan, «  plus jamais ça », avait fait couler beaucoup d’encre et de salive. Le peuple centrafricain, dans ce slogan ou cette formule magique, s’attendait à un retour, définitif de la paix et de la sécurité sur toute l’étendue du territoire national. Mais hélas, tel ne semble pas être le cas. Les tueries, les massacres, les incendies de maisons et villages ont redoublé d’intensité après les accords de Brazzaville d’où ce slogan est sorti. Du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest, les pleurs, les lamentations, les cris de détresse, les errements d’un lieu, à un autre, fusaient de partout. Les Centrafricains étaient les assassinats, les tortures, les disparitions, les prisés d’otage étaient devenus monnaie courante. « Plus jamais ça » ,  s’est volatilisé dans la nature comme une traînée de poudre. Ceux qui ont mis en place ce slogan, n’ont daigné un jour le respecter ou le mettre en pratique.

Après le retour à l’ordre constitutionnel du 30 mars 2016, avec l’investiture du président démocratiquement élu, Faustin-Archange Touadéra et la mise en place du gouvernement de Sarandji, d’autres slogans ont vu le jour. Il s’agit de l’opération, « Toumba-Zéndé » et de « l’homme qu’il faut à la place qu’il faut ». Mais les jours s’égrainent et se ressemblent. L’Opération « Toumba-Zéndé » qui avait démarré en trombe avec certains ministres qui sont impliqués à fond, a fendu comme du beurre au soleil. Prévue théoriquement pour la fin de chaque mois, cette opération n’est plus d’actualité aujourd’hui. L’insalubrité gagne la capitale centrafricaine, Bangui et les villes de nos provinces. Les ministres résidents qui devaient donner les coups d’envoi de l’opération, « Toumba-Zéndé dans les seize (16) préfectures de la RCA, sont cloués dans leurs bureaux ministériels climatisés pendant que les tas d’immondices jonchent les grands artères et engendrent la multiplication des moustiques, surtout les anophèles qui provoquent le paludisme. Ces ministres se soucient-ils réellement de leurs compatriotes qui attrapent de diverses maladies, tels que le paludisme, le choléra et tant d’autres ? Où en sommes-nous avec l’opération « Toumba Zéndé » à Bangui  et dans nos villes de province ? Ces deux (2) questions reviennent de droit au Premier ministre et aux membres du gouvernement.

De l’autre, le Premier ministre, chef du gouvernement, Mathieu Simplice Sarandji, dans l’une de ses déclarations, a souligné qu’il appliquera désormais le slogan, « l’homme qu’il faut à la place qu’il faut », dans les nominations à des postes. Mais, force est malheureusement de constater que ce slogan n’est pas mis en pratique. La preuve en est qu’au sein même de son gouvernement, certains ministres voguent au gré du vent, sans savoir exactement ce qu’ils font. Les dossiers essentiels, importants qui devraient propulser la RCA après cette crise larvée, dorment dans les tiroirs. Personne daigne y jeter un coup d’œil. Certains ministres et directeurs généraux font à leur tête. D’autres estiment pour leur part que ce n’est pas leur régime, mais c’est celui de Touadéra. Même si le régime ne leur appartient pas, la RCA du feu Boganda leur revient de droit. Pour ce faire, ils doivent travailler jour et nuit pour son relèvement. Car Touadéra partira un jour et un autre Centrafricain lui succèdera. Pourquoi sommes-nous ingrats, fourbes, hypocrites, au point de laisser tomber notre pays, plus riche aux mains des étrangers qui exploitent nos richesses naturelles et écument nos compatriotes à longueur de journée ?

La mauvaise foi, la haine, le rancœur des Centrafricains et surtout de certains dirigeants ont franchi le seuil de l’intolérable. D’où nécessité de faire un remaniement ministériel ou de changer le gouvernement pour donner un nouveau souffle à l’Exécutif. L’opération « Toumba Zéndé » du gouvernement Sarandji a lamentablement échoué. Le slogan, « l’homme qu’il faut à la place qu’il faut », a laissé la place aux bras cassés, aux fainéants aux paresseux. Il est urgent et capital, pour l’homme et la sauvegarde de la nation centrafricaine, de trouver d’autres voies et moyens pour pallier  à ces carences constatées ça et là. Le  gouvernement Sarandji doit être reconstruit, redynamisé, recadré, pour que la RCA et son peuple aspirent à une nouvelle vie plus décente. Et cette responsabilité incombe au président de la République, Chef de l’Etat, professeur Faustin Archange Touadéra. « A bon entendeur, salut », dit-on.

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

QUID DU PARCOURS POLITIQUE DU FEU

PRESIDENT BARTHELEMY BOGANDA

DE 1946 AU 29 MARS 1959

Né le 10 avril 1910 (même avant cette date pour absence d’Etat– civil) au village Bobangui dans la Lobaye, fils d’un père paysan, feu président Barthélemy Boganda est très vite devenu orphelin de père et de mère dès son bas âge. Il était ordonné premier prêtre oubanguien par Monseigneur Grandin, le 27 mars 1938.

Après l’éclatement de la vie politique en Oubangui – Chari, après la promesse du général Degaulle, Grandin choisit Barthélemy Boganda pour se présenter aux élections législatives de 1946. Arrivé en France, il se rend compte que c’est le multipartisme qui prévaut, il va s’adhérer au Mouvement de Révolution Populaire (MPR). Là, il va dénoncer les abus de l’église catholique et les traitements inhumains qu’infligent les prêtres sur les populations. Sa première carrière politique avait débuté en 1946, quand il est élu le premier député de l’Oubangui – Chari. D’où la création de son propre parti politique, le Mouvement de l’Evolution Sociale de l’Afrique Noire (MESAN), en 1949, pour lui permettre de bien mener son combat politique de libéralisation de l’Afrique noire du joug de la colonisation occidentale.

Mais très vite, Barthélemy Boganda avait été condamné à deux (2) mois de prison ferme, ainsi que son épouse à quinze (15) jours, pour cause de leur inculpation dans le mouvement de la marche pacifique à Mbaïki.

Il devient le premier maire de la ville de Bangui, le 24 décembre 1956. Elu président du Grand Conseil de l’Afrique Equatoriale Française (AEF) en 1957, il va former son premier gouvernement avec Goumba, Dacko, Guériot… et va demander l’autonomie de l’Oubangui – Chari.

En 1958, Barthélemy Boganda va amener tous les Présidents Directeurs Généraux (PDG) concessionnaires à serrer les mains aux africains au cinéma le « REX » à Bangui.

Après la rencontre de Brazzaville avec Degaulle, pour le référendum en 1958, il a demandé l’unification de l’AEF par la formation de la grande RCA, qui ne devait pas s’étendre seulement sur l’Afrique Centrale. Mais il a eu discorde entre les dirigeants de l’époque et chacun doit retrouver son pays et proclamé sa propre indépendance, sa propre République. Trois (3) jours après, Barthélemy Boganda va proclamer la RCA, le 1er décembre 1958.

Le 29 mars 1959, il s’est rendu à Berbérati pour planter le mat du drapeau de la RCA et le présenter officiellement à ses compatriotes, mais c’est à son retour qu’il trouvera la mort dans un crash d’avion, qui le transportait avec quelques membres de son gouvernement. Et le flou demeure aujourd’hui sur les causes de ce crash d’avion, non loin de la sous-préfecture de Boda, dans le village Boganda, ainsi que les circonstances de sa disparition tragique.

Barthélemy Boganda de son vivant et à son époque, militait toujours pour l’intégration des pays africains, à travers leur unification dans de grandes communautés régionales et sous régionales. Politiques, économiques et monétaires. Et ceci pour faire leur force et leur donner du poids face aux comportements rétrogrades et ignobles des puissances colonisatrices. C’est pourquoi  il disait, « l’union fait la force », et « malheur à l’homme seul ». Mais hélas, il n’a pas été compris par ses contemporains et a été combattu. Car l’intérêt nationale a prévalu sur l’intérêt supranational de l’Afrique. C’est bien triste comme réalité. A plus de cinquante sept (57) ans après la disparition tragique du père de la nation centrafricaine, quelle est la situation politico-sécuritaire, humain, sociale, économique, monétaire… de l’Afrique en général, et de la RCA en particulier ? Méditons-en ensemble, car « l’Afrique est mal partie » depuis les indépendances jusqu’à nos jours.

Le Petit YEKOA

 

 

 

Une presse privEe gamine

 

Le journalisme est un métier noble, respecté et respectable. Il ne peut avoir de bras de fer entre la presse privée et un particulier, dès l’instant qu’une décision de justice a tranché net. La Maison de la Presse et des Journalistes (MPJ) ne peut être une boîte d’allumette. Bozizé a profité de l’absence de la famille Patassé pour faire un usage non autorisé de leur bien immobilier. Sylvain Patassé est passé par la justice de notre pays pour récupérer un bien. La procédure judiciaire a suivi son cours jusqu’au sommet de la pyramide. La décision de justice est devenue exécutoire. Faut-il remuer ciel et terre devant une décision de justice? N’est-ce pas les journalistes qui s’érigent en donneurs de leçon? Rebelle à la loi de son pays, c’est en Centrafrique qu’on peut voir une telle catégorie de journalistes.

Sylvain Patassé a été candidat à la dernière présidentielle. De l’attitude de la  presse dépend son comportement. D’aucuns se plaisent à parler d’un bras de fer, lequel et pourquoi? Pire encore, la Maison de la Presse et des Journalistes ne saurait s’assimiler à une rédaction ou des rédactions de certains journaux. Le désagrément est monstrueux, honteux et humiliant. Le rouleau compresseur de la justice est en marche et rien ne saurait l’arrêter, ni Touadéra, ni Meckassoua, ni Sarandji. Le jour où la presse privée sera intelligente, sage, capable  de discerner entre l’épidermique et le bon sens, les choses iront pour le mieux dans le meilleur des mondes.

Depuis l’affaire des ordinateurs de la synergie électorale à celle de la Maison de la  MPJ, la presse privée a étalé la sauvagerie, la barbarie et  la rébellion. De même que les partenaires ont mis la main à la poche pour réfectionner ladite maison, de même nous pouvons les convaincre de construire une vraie Maison de la Presse et des Journalistes, comme nous voyons ailleurs, sous d’autres cieux. La Maison de la Presse n’est pas une boîte d’allumette. C’est un immeuble qui remplit les normes: bibliothèque, cyber café, salles de réunion, un café des journalistes, un restaurant de la presse. Elle compte aussi des bureaux pouvant contenir les Associations professionnelles, UJCA, OMCA et GEPPIC, notamment des salles de formation.

La presse privée centrafricaine ne voit pas plus loin que le bout de son nez. Elle excelle dans les solutions de facilité, les solutions  « prêt-à-porter ». Et pourtant, la RCA n’a pas encore une loi nationale sur la Communication, depuis les collectivités locales jusqu’au sommet de l’Etat, la publicité, les insertions, l’obligation de communiquer tant de l’Etat, des organisations internationales que des ONG nationales et internationales. Il faut une assise nationale pour élaborer une telle loi qui encadre la communication et les médias en RCA. Les radios privées, les radios locales, les télévisions privées, trouveront un cadre idéal. La Décentralisation et la Régionalisation seront prises en compte. C’est le plus grand défi de l’ère Touadéra que de pleurnicher comme des veuves abandonnées de tous sur un bien appartenant à autrui. Bonne et heureuse année aux « Sans Rédaction Fixe» (SRF).

 

Julien BELA

 

 

 

 

POURQUOI DES PROJETS FICELES TRAINENT EN LONGUEUR QUANT A LEUR REALISATION CONCRETE SUR LE TERRAIN ?

  

La RCA est le pays par excellence des paradoxes. Les négociations certes, il y a de rares initiatives ça et là. Dès qu’un projet est ficelé, il a du plomb dans l’aile quant à sa phase exécutoire sur le terrain. Dans nos précédentes éditions, nous avons cité les précédentes éditions, nous avons cité le cas de la Radio-télévision centrafricaine. La télévision centrafricaine a déménage pour se loger dans les locaux de Radio Centrafrique. la communication est essentielle et fondamentale dans tous les pays démocratiques à l’instar de la RCA. Un tel projet revêt un caractère d’extrême urgence, car une bonne partie de la population n’accède pas à l’information à temps réel. L’enclave en terme d’information est plus cruel dans notre monde. Après plus de cinquante d’indépendance, il est inconcevable et inadmissible que la Radio et la télévision ne puissent pas couvrir l’ensemble du territoire national. L’ex-empereur Bokassa, dans le domaine de la communication, était en avance sur son temps et sur la génération des dirigeants qui ont suivi jusqu’à nos jours.  La RCA est le premier pays à avoir la télévision en Afrique Centrale grâce à Papa Bok. Trente sept ans plus tard après le régime Bokassa, la Télévision, la Radio, l’Université de Bangui, sont restées ce qu’elles étaient depuis la date originelle de leur création. Les régimes politiques se suivent, se succèdent, avec une marge de manœuvre aux jeunes, mais hélas, rien ne bouge. La jeunesse est plus vorace, plus gloutonne, plus rapace que les vieux crocos de la vieille garde politique.

Les jeunes contrairement aux autres, pays qui nous entourent, sont les vrais fossoyeurs de leur propre pays. Les programmes emplois ne reflètent en rien ce que l’on veut, faire. Soit, les factures sont gonflées, soit le contenu du programme – emploi, est détourné de son objectif. La RCA est un pays où les instances de contrôle sont toutes mortes et il y a aucun suivi des dépenses dans les différentes entités de l’Etat. Ce qui laisse les mains libres aux directeurs généraux, de piller financièrement leur propre pays sans scrupule. Même quand les instances de contrôle sont au courant d’une malversation financière, elles ferment les yeux. C’est ainsi que beaucoup de société d’Etat et offices publics ont fait naufrage : Centrapalm en est une parfaite illustration. Des sociétés d’Etat et offices publics véritables piliers des caisses de l’Etat, sont dans le coma, soit pour s’en débarrasser, on brade un patrimoine national au premier venant. C’est le cas de SUCAF qui privilégie le sucre importé du Brésil au détriment du Complexe sucrier de Ngakobo, avec en plus, monopole absolu.

D’autres projets portent sur les logements sociaux, avec le Maroc et le Nigeria, mais à ce jour, rien ne pointe à l’horizon. Les secteurs  de l’agriculture depuis un an, pas un projets de grande dimension alors que, dans ce domaine, la RCA peut se targuer d’avoir beaucoup d’agronomes, des nutritionnistes, pour se préoccuper en urgence du ventre des Centrafricains, car ventre plein, nègre content. Le café, le coton, le cacao, la cola, les cultures vivrières, sur fond de mécanisation, mais l’horizon demeure sombre, obscur, bouché totalement. Aucun ministre ne rêve de porter son pays au firmament dans son département, aucune vision, aucune ambition, aucune détermination, aucune révolution qui colle à la rupture prônée par le Chef de l’Etat. Qui fait quoi, comment il est difficile de le dire, tant la communication est morte en RCA. Où va le gouvernement ? Quelques ministres qui se comptent sur les doigts d’une seule main, animent la galerie gouvernementale. Le gros lot du gouvernement n’a pas encore décidé de prendre la couleur locale. Où en sommes-nous avec les logements sociaux, seul le ministre de l’habitat et des Edifices publics peut balbutier quelques mots.

A l’allure où vont les choses, Touadéra s’achemine vers un échec cuisant. D’où la nécessité de rechercher les oiseaux rares de vrais patriotes qui peuvent se sacrifier pour leur pays. Les mentalités sont non seulement obsolètes, mais tordues et difficiles à redresser. Un ministre attend que le pays lui donne tout, malgré son état déconfiture très avancée. « Les Etats-Unis d’abord et avant tout », a déclaré Donald Trump, chef de l’exécutif américain. C’est cette vision qui va présider à la destinée des Etats-Unis durant son mandat. Il a imprimé la marque, l’Administration doit exécuter. En RCA, Touadéra a dit la rupture, mais dix mois plus tard, la rupture ne transparaît nulle part. Or, la rupture est un vaste programme, l’axe central du mandat Touadéra. Le gouvernement demeure étranger à la rupture. Dès qu’un projet est en vie on bloque l’avancement du dossier pour attendre un copieux dessous de table. Dommage pour un pays qui veut se reconstruire, se développer.

Julien BELA

 

 

 

CEDEAO TOTALEMENT DIFFERENTE DE LA CEMAC, EN EFFICACITE DANS LE

TRAITEMENT DE CHOC D’UNE CRISE POLITIQUE : CAS YAHYA JAMMEH

 

La CEDEAO n’est pas passé par quatre chemins pour barrer la route à la dictature ronflante. Tous les cas de figure ont été envisagés en un temps record pour arrêter le volcan gambien. Elle n’a pas lésiné sur les moyens, quand bien même les partisans du dialogue ont d’assaut Banjul jusqu’à la dernière heure fatidique pour le tortionnaire Yahya Jammeh. Les Forces de la CEDEAO étaient déjà pré positionnées, prêtes à en découdre avec un dictateur toxique pour la consommation démocratique des gambiens. C’est une épine extraite des pieds du peuple gambien dont beaucoup vivaient en exil au Sénégal, au Burkina Faso, voire au Mali. Une ère nouvelle de liberté s’ouvre en Gambie où le peuple peut de son ombre.

Le succès éclatant de la CEDEAO doit inspirer les chefs d’Etat de la CEMAC, avec une crise larvée en Centrafrique, que la communauté internationale semble oublier pratiquement. La CEDEAO n’a pas eu recours à la France pour résoudre la crise en Gambie. La CEMAC joue avec le feu en RCA bientôt quatre ans. Alors qu’en deux mois, la CEDEAO a résolu l’une de plus grave crise électorale en gestation dans la sous-région ouest africaine. En Centrafrique, chaque pays veut jouer sa propre carte, imposer son leadership et tirer un profit conséquent de la crise centrafricaine. La CEDEAO a fait preuve d’une solidarité sincère, affirmée et sans hypocrisie, ni fourberie, sans virgule dans le dos des autres. Aucun pays n’a voulu s’ériger en donneur de leçon, il fallait tout simplement arrêter par tous les moyens, ce virus de la dictature, qui devait ternir dangereusement l’image de la CEDEAO. L’Union faisant la force le cordon sanitaire très efficace à arrêter net ce saut dans l’abîme de la Gambie. Il n’en demeure pas moins qu’il y a encore en embuscade des partisans du dictateur en exil en Guinée-Équatoriale, d’où la prudence d’un serpent affichée par la CEDEAO quant au retour du démocratiquement élu Adam Barrow.

Il y a donc une nette différence tant qualitative que stratégique entre la CEDEAO et la CEMAC qui semble se complaire dans la crise centrafricaine, alors que le terrorisme apporte son lot de malheur sur une partie de l’Afrique Centrale (Tchad et Cameroun). Des bandits prennent en otage toujours une frange de la population centrafricaine, sous l’œil complaisant de la CEMAC. Et la crise centrafricaine dure et perdure, devient larvée, au point d’être pratiquement oubliée. Touadéra seul est au four et au moulin, face à un groupuscule de récalcitrants téléguidés depuis le Bénin et l’Ouganda. Les Humanitaires soufflent le chaud et le froid, sont tués, braqués et pillés au vu et au su de la CEMAC qui n’ignore pas du tout que la RCA n’a pas d’armée. L’Armée Nationale est en phase de reconstruction, de restructuration, de formation, de moralisation et de conscientisation. La Minusca n’est que l’ombre d’elle-même et personne n’est en mesure de dire à quand, la fin de la crise en Centrafrique.

Il n’y a que la CEMAC pour mettre un terme à la crise centrafricaine, si la volonté politique de ses dirigeants est franche, comme au sein de la CEDEAO qui vient de réussir avec brio la résolution de la crise électorale gambienne. Les Centrafricains ont souffert atrocement durant quatre ans, n’est-il pas temps d’abréger cette souffrance ? Le pays est totalement détruit par ceux-là mêmes qui jouent aux récalcitrants irréductibles est-ce normal ? La CEMAC peut-elle fonctionner avec un pays membre paralysé, réduit à l’extrême précarité, dont la population dépend aux trois quarts de l’Aide Humanitaire ? La CEMAC accorde-t-elle une grâce impériale à ces bandits de grand chemin, sans foi ni loi, sans âme ni conscience ? Le coup d’éclat de la CEDEAO doit inspirer les dirigeants de la CEMAC afin de dire « Trop, c’est trop ».

La Colombie et les FARC, la Syrie et ses multiples rebelles, entrent en négociation pour tenter de faire la paix. Or, en RCA, malgré la volonté opiniâtre affichée par Touadéra depuis son investiture, plus de treize groupes armés ont répondu à son appel. Touadéra a imprimé la non violence, et incrusté le dialogue en lettre d’or vis-à-vis des groupes armés. Il n’a pas de miracle à opérer pour restaurer la paix. Malgré l’assaut de Bruxelles pour soutenir financièrement le programme Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Rapatriement (DDRR), deux groupes armés proches de Djotodia et Bozizé ne veulent nullement entendre raison, que faire ? La balle est dans le camp de la CEMAC et de la Minusca.

 

Julien BELA

 

 

LES CAUSES DE LA CRISE MILITARO-POLITIQUE EN CENTRAFRIQUE

 

 Nous constatons que l’origine de la crise est lointaine. Si la Centrafrique a vécu des années de turbulence sur l’ensemble du territoire national, c’est à cause de la mauvaise gouvernance des fils du pays. La Centrafrique qui, autrefois, était considérée comme un havre de paix où vivaient paisiblement nos grands parents, est devenue un pays de la guerre aux yeux des Centrafricains et des étrangers. Qu’à l’époque, les étrangers souhaitaient passer leur congé sur ce territoire.

Cependant, qu’est ce qu’une crise militaro-politique ? Le vocable n’a pas une définition universelle mais, nous retiendront que c’est un bouleversement touchant le domaine militaire et politique centrafricain. S’agissant du domaine militaire, on note la parution des armes de guerre et au plan politique, le tribalisme, le régionalisme et la corruption. Le tribalisme est une doctrine qui consiste à recruter dans les forces de défense nationale que ceux de son ethnie en surnombre. Cette attitude des détenteurs du pouvoir crée souvent la haine, la jalousie des autres ethnies, composantes de la population nationale. Ils doivent bannir cette idée car l’intérêt de la nation prime. Souvent pour des raisons égoïstes, certains militaires gradés ou non-gradés désobéissent à la discipline militaire. Ceux-ci deviennent rebelles pour déstabiliser le pouvoir de l’Etat. Ils provoquent les mutineries, les coups d’état ou les rebellions. Si les Centrafricains souhaitent un changement, chacun à l’obligation de changer sa mentalité pour ne plus primer l’intérêt privé mais plutôt l’intérêt de la nation. Le pays a beaucoup souffert. Tout le monde doit mettre la main à la pâte afin d’avancer le pays vers un développement meilleur. La discipline doit régner dans l’armée et chaque soldat doit connaître ses droits et obligations afin que la Centrafrique ait une armée dynamique capable de lutter contre l’insécurité qui continue de sévir dans le pays.

Le régionalisme et la corruption dans l’armée Centrafricaine est une évidence quotidienne. L’armée Centrafricaine est fractionnée aujourd’hui à cause du régionalisme militaire. Certains militaires disent qu’ils sont des nordistes ou sudistes. Tout simplement pour bénéficier de certains avantages licites ou illicites provenant soit de la part des détenteurs du pouvoir politique, soit des responsables militaires. Nous remarquons que la récente crise fut le résultat  des agissements des leaders politiques de ce pays qui l’ont soutenue.

L’heure n’est plus au bavardage. Il faut remettre la pendule à l’heure, afin que les Centrafricains puissent sortir de la caverne.

Delsya Sipaina NZAPAGAZA

 

 

 

 

LES ENJEUX DE L’INSERTION DES TAXI-MOTO  DANS  LE TRANSPORT

EN COMMUN DANS LA VILLE DE BANGUI

 

 

L’insertion des taxi-moto dans le transport en commun par le gouvernement a apporté un soulagement aux habitants de la capitale. Ce moyen à permis aux travailleurs d’arriver à l’heure sur les lieux de travail. Notons également que ce moyen a aidé bon nombre de personnes habitant le fin fond du quartier de rattraper le plus vite que possible la grande route. Avant l’avènement de ce système de transport, les Banguissois se confrontaient au sérieux problème pour rejoindre le lieu de travail. C’est grâce à ce moyen que l’on ne perd plus le temps pour attendre un bus on un taxi.

Cependant, toue situation a des avantages et des inconvénients. C’est ainsi qu’aujourd’hui en dépit des avantages que présentent la présence des taxi-moto dans le transport en commun, on note de nombreux cas d’accidents causés par les conducteurs des taxi-moto. Ces nombreux cas d’accident des taxi-moto résultent de la consommation des stupéfiants à laquelle s’ajoute, le non respect de la code de la route. Nombreux de ces conducteurs de taxi-moto manquent de notion d’hygiène, sordides.

Les cas d’accident causés par les taxi-moto évoqués ci-haut ont pénalisé plus d’un monde à Bangui, Bimbo et un peu partout où l’usage de ses moyens de déplacement est important. (fractures de pieds, des bras, de la tête…)

A supposer que l’accidenté est un chef de famille, alors imaginons la portée. Nous souhaitons que l’Etat intervienne afin de réglementer cette branche d’activité afin d’atténuer l’importance des cas d’accident causés par les taxi-motos.

Certes, l’avènement des taxi-motos a permis d’éradiquer les difficultés de transport que connaissaient les Banguissois, mais a tout de même causé du tord à bon nombre de personnes qui adorent ce moyen de déplacement.

 

 Delsya Sipaina NZAPAGAZA

 

 

 

QU’EN N’EST-IL DU CAS DES ACCORDS ET TRAITES INTERNATIONAUX

PRÉVUS DANS LA CONSTITUTION DE LA RCA DU 30 MARS 2016 ?

 

Le titre 5 dans ses articles 91 à 94 de la Constitution de la RCA du 30 mars 2016, a prévu le cas des accords et traités internationaux, liant l’Etat Centrafricain à d’autres Etats et autres institutions financières internationales.

A cet effet, « le président de la République négocie, signe, ratifie et dénonce les accords et traités internationaux. La ratification ou la dénonciation ne peut intervenir qu’après autorisation du Parlement, notamment en ce qui concerne les traités de paix, de défense, de commerce, les accords et traités relatifs à l’environnement et aux ressources naturelles ou accords relatifs à l’organisation internationale, ceux qui engagent les finances de l’Etat, ceux qui modifient les dispositions de nature législative, ceux qui sont relatifs à l’état des personnes et aux droits de l’homme, ceux qui comportent cessation, échange ou adjonction de territoire.

Nulle cession, nul échange, nulle adjonction de territoire n’est valable sans le consentement du Peuple Centrafricain, appelé à se prononcer par voie de référendum. La loi détermine les accords internationaux dispensés de la procédure de la ratification. Le président de la République et le parlement sont informés de toute négociation tendant à la conclusion d’un accord international non soumis à la ratification.

Le président de la République peut, après référendum, conclure avec tout Etat africain des accords d’association ou de fusion comprenant abandon partiel ou total de la souveraineté en vue de réaliser l’unité africaine. Il peut avec tous les Etats des organismes intergouvernementaux de gestion commune, de coordination et de libre coopération.

Si la Cour Constitutionnelle, saisie par le président de la République, par le président de l’Assemblée Nationale, par le président du Sénat ou par un tiers (1/3) des députés, a déclaré qu’un engagement international comporte une clause contraire à la Constitution, l’autorisation de ratifier ou d’approuver l’engagement international en cause ne peut intervenir qu’après la révision de la Constitution.

Les accords ou traités régulièrement ratifiés ou approuvés, ont, dès leur publication, une autorité supérieure à celle des lois, sous réserve, pour chaque accord ou traité, de son application par l’autre partie ».

C’est pour autant dire que la Constitution de la septième République, largement voté par le peuple centrafricain en décembre 2015, et promulguée par décret de la présidente de transition, Catherine Samba-Panza, le 30 mars 2016, donne la possibilité légale aux nouveaux dirigeants du pays, de revoir tous les accords et traités internationaux antérieurs, qui ne cadrent pas avec l’intérêt supérieur de la Nation.

 

Le Petit YEKOA

 

 

DEPECHE RJDH-RADIO COMMUNAUTAIRES

 

LE SITE DES DEPLACES DE M’POKO SE VIDE UN MOIS APRES L’OPERATION NOËL A LA MAISON

Le gouvernement a annoncé le déguerpissement total du site des déplacés de M’poko pour la semaine prochaine. Ce retard, selon les responsables est justifié par le traitement des contentieux enregistrés parmi les 5000 déplacés restants sur le site.

Le médecin sans frontière (MSF) a démantelé son service du site des  déplacés de M’poko, un mois après le lancement de l’opération Noël à la Maison, lancée par le gouvernement. L’appel du gouvernement de libérer le site vise à favoriser les travaux de construction de l’aéroport Bangui M’poko. Certains déplacés n’ont pas encore eu gain de cause et attendent du gouvernement des réponses.

Ces travaux vont se poursuivre selon Maximien Mbaga, Directeur de Cabinet au Ministère des Affaires Sociales, « le démentiellement des huttes de fortune se poursuit jusqu’à la semaine prochaine », a-t-il indiqué.

Ferdinand Passikané, un des déplacés et membre d’une chapelle, présente les raisons de son retour « nous avons décidé de quitter parce que les adeptes quittent progressivement le site. Nous n’avons pas notre raison d’être encore ici, c’est pourquoi nous démantelons la tente sous laquelle nous prions » a-t-il précisé.

Les déplacés internes du site M’poko quittent alors que la communauté humanitaire lance le plan de réponse d’urgence en Centrafrique.

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LA SOUS-PREFETE DE MONGOUMBA S’INQUIETE DU SOUS-EFFECTIF DES FACA A LA FRONTIERE

Les autorités s’inquiètent de l’absence des forces de sécurité dans la ville. Inquiétude exprimée par la sous-préfète Isabelle Mapako après le retrait des éléments de la Minusca de la ville de Mongoumba. Elle appelle le gouvernement à renforcer l’effectif des forces de défense et de sécurité.

Située au Sud de la République Centrafricaine, la ville de Mongoumba constitue une zone frontalière entre la RCA et les deux Congo. L’absence des forces de défense et de sécurité est pour les autorités administratives une préoccupation majeure. L’appel des autorités administratives de Mongoumba devient pressant alors que l’EUTM a certifié une compagnie de BIT3 pour être opérationnelle. Isabelle Mapako, sous-préfète de Moungoumba est en négociation avec les autorités du pays pour renforcer la sécurité dans cette ville. « J’ignore les raisons du retrait des éléments de la Minusca qui étaient à Mongoumba, alors qu’ils prêtaient main forte aux FACA. Mais pour le moment, je suis en train de voir avec les autorités et l’état-major, afin qu’ils puissent augmenter leur nombre et les doter en matériels car Mongoumba est une ville frontalière » a-t-elle ajouté.

Outre cette inquiétude, Isabelle Mapako, a souligné que dans l’ensemble, les activités bougent à Mongoumba, « la ville de Mongoumba a repris son ambiance depuis le début de cette nouvelle année. Sur tout le plan, tout se passe bien. La nuit, les gens peuvent circuler jusqu’au-delà de 22 heures. La ministre du tourisme était passée dans la ville et a promis nous envoyer une antenne  parabolique pour permettre à la population et à la jeunesse de suivre en directe la Can 2017», a-t-elle souligné.

Mongoumba, ville riveraine, située à 161 kilomètres de Bangui et frontalière avec les deux Congo, dispose des ressources naturelles telles que  le bois.

DES LEADERS D’ONG NATIONALES APPELENT A SENSIBILISER DAVANTAGE SUR LE RESPECT DES DROITS DE L’HOMME

Le réseau des ONG de Promotion et de Défense des Droits de l’Homme en partenariat avec l’Institut Républicain International (IRI) a organisé du 21 au 22 Janvier la deuxième vague de formation des formateurs sur la notion de l’Education civique. Une manière selon Me Mathias Mourouba de vulgariser la question des droits de l’Homme sur l’ensemble du territoire national.

L’organisation de cette formation à l’endroit des leaders de défense et de promotion des droits de l’homme se présente dans un contexte de la montée des sentences extrajudiciaires à l’intérieur du pays. Ces leaders des organisations nationales des Droits de l’Homme venus de l’arrière-pays de la RCA ont pour rôle de sensibiliser les victimes sur les droits et les devoir du citoyen vis-à-vis de son pays, son gouvernement, et de ses représentants à l’Assemblée Nationale.

Me Mathias Mourouba, Président de l’Observatoire Centrafricain des Droits de l’Homme (OCDH) a mis en exergue qu’en dépit des activités de pacification dans certaines localités du pays, des efforts restent à faire.  « Dans certaines zones, des centrafricains vivent dans la nature et nous déplorons ces cas. Parce que quand nous avons des personnes massivement déplacées, il y a la question qui touche aux droits humains. Il  y a  beaucoup de victimes qui vivent dans ce pays, notre travail permet aux victimes de connaitre leurs droits et d’attirer l’attention de tous ceux qui continuent de commettre de crimes, que nous devons respecter les droits  de l’Homme » a-t-il ajouté.

Le but selon l’Institut Républicain  International (IRI), c’est de former les formateurs dans les 16 préfectures. Pour atteindre ces objectifs, 14 préfectures sont déjà couvertes par ces formations organisées en deux vagues le 6 Janvier et 22 janvier par le consortium.

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LA VILLE DE BOSSANGOA EN CHANTIER POUR ACCUEILLIR TOUADERA

Faustin Archange Touadera et son gouvernement sont attendus dans deux semaines à Bossangoa, chef-lieu de la préfecture de l’Ouham. Les autorités administratives et locales se mobilisent à cet effet. L’information confirmée au RJDH par le secrétaire général de la préfecture,  Ferdinand Moussa Kongaté, ce 23 janvier au sortir de la 6e réunion y relative.

Le déplacement du chef de l’Etat et de son gouvernement dans la préfecture de l’Ouham  productrice de coton s’inscrit dans le cadre de relance des activités agricoles après la crise qui a affecté ce secteur. Cette visite est perçue comme une marque de reconnaissance à cette population qui a massivement voté pour le président Touadera lors du second tour des élections. Le secrétaire général de la préfecture de l’Ouham, Moussa Ferdinand Kongaté présente les avancées dans les préparatifs de la réception « pendant les réunions organisées par la préfète de l’Ouham, neuf commissions sont mises en place. Nous avons la commission sécurité, santé, hébergement, restauration,  finance, pavoisement, pour ne mentionner que ceux-ci », a-t-il énuméré avant d’ajouter que la SODECA et l’Enerca sont aussi à pied d’œuvre pour la  réussite cette visite.

La visite de Touadéra et sa suite à Bossangoa est prévue pour le début du mois de février, où le gouvernement projette relancer la campagne cotonnière en payant les arriérés des producteurs de coton.

Elle permettra aussi de lancer les activités de la reprise de la société cotonnière dans la ville. Plusieurs autres activités seront aussi menées durant ce séjour, qui fera de Bossangoa la brève capitale de la République.

Le 15 octobre 2016, le chef de l’Etat avait fait un déplacement à Mbaïki lors de la journée mondiale de l’alimentation pour encourager la relance des activités agricoles.

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L’APOTRE CHARLES KETAFIO TOUJOURS AUX ARRETS ET LE DELAI DE SA GARDE A VUE EXPIRE

L’autoproclamé, Apôtre Charles Ketafio de l’église Jehova Sabaoth  est toujours aux arrêts à la brigade criminelle de Bangui. L’homme de Dieu est soupçonné de complicité d’avortement sur une fille de 16 ans  adepte de son église. Arrêté le 17 janvier dans une affaire d’avortement, Charles Kétafio est toujours maintenu à la direction des services de police judiciaire (DSPJ) à Bangui. Selon les procédures judiciaires, le délai de garde à vue est déjà expiré. L’enquêteur qui s’en charge du dossier dit avoir accusé un peu de retard à cause des passations de service au niveau du tribunal de grande instance de Bangui, a indiqué une source policière. Charles Kétafio compte plaider non coupable dans cette affaire.

Interrogé, certains centrafricains souhaitent que la justice soit faite pour faire la lumière sur cette affaire. D’autres déplorent la lenteur dans le traitement des affaires au niveau de la justice. La fille victime d’avortement selon les sources sanitaires est toujours sous traitement à Bangui.

Charles Kétafio a été condamné en 2012 par le tribunal de grande instance de Bangui dans une affaire de faux et usage de faux et a bénéficié de la liberté suite au coup d’Etat de 24 mars 2013.

APRES UNE LONGUE CRISE, LE PARC DZANGA-SANGHA SE RELEVE

Perturbées par la crise politique depuis 2013, les activités touristiques dans les Aires Protégées de Dzanga Sangha (APDS) reprennent peu à peu en République Centrafricaine. Confrontée à des difficultés d’ordre sécuritaire et infrastructurelle, cette reprise connait un nouvel élan que compte bien tirer partie tout le pays.                      ******RJDH******

 

 

LA DIRECTRICE GENERALE DU FMI, CHRISTINE LAGARDE, DESORMAIS A BANGUI

 

Christine Lagarde, la Directrice générale du Fonds Monétaire International (FMI), dont le siège est à Washington, aux Etats-Unis d’Amérique, est arrivée ce mardi 24 janvier 2017 à Bangui. Le Boing 777 de la compagnie Air France dont elle se trouvait à bord, est atterri à l’aéroport Bangui – M’Poko aux environs de 15 heures 45 minutes.

Elles était accueillie à sa descente d’avion par le Premier ministre, chef du gouvernement, Mathieu – Simplice Sarandji, à la tête d’une forte délégation gouvernementale dont le ministre des Finances et du Budget Henri-Marie Dondra. Elle fut conduite automatiquement au salon d’honneur. De là, elle a fait une brève allocution dont laquelle elle s’est dit heureuse de fouler le sol centrafricain et de toucher du doigt les réalités. Elle a affirmé aussi qu’elle était prête à soutenir les efforts du gouvernement allant dans le sens de la cohésion sociale et de contribuer à la reconstruction de la RCA.

Notant en passant que son agenda pour cette journée du mardi 24 janvier prévoit une réunion avec les membres du FMI à l’hôtel Ledger Plaza de Bangui, un tête à tête avec le président de la République, chef de l’Etat, professeur Faustin Archange Touadéra, au Palais de la Renaissance, suivi d’une conférence de presse et d’un dîner offert par la Présidence.

Son séjour de 48 heures à  Bangui se poursuivra demain mercredi 25 janvier avec un discours à l’Assemblée Nationale, une table-ronde à l’Université de Bangui… et s’achevera dans l’après-midi.

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA 

 

 

A QUAND LA REFORME  FONCIERE EN RCA ?

 

A quand la reforme foncière en Centrafrique ? Tous les pays de la zone CEMAC sont aujourd’hui au stade 3, la République Centrafricaine est encore au stade 1 dominé par l’ordre juridique foncier colonial. En effet, pendant la période coloniale, la première intervention de la puissance publique sur le domaine foncier remonte à mars 1899 par le décret portant réglementation du domaine public, du régime des terres domaniales, du régime forestier et du régime de la propriété foncière. Le décret institue malheureusement un régime discriminatoire en observant d’une part, les colons et les assimilés, et d’autre part, les populations africaines, autochtones appelés indigènes.

Au Congo par exemple, soucieux de réduire les inégalités et les discriminations qu’entretenait le régime foncier colonial, le pays s’est engagé dans la première reforme foncière (1983) d’essence révolutionnaire et censée rompre avec le passé colonial. Malheureusement à défaut d’application véritable, cette reforme avait plongé le pays dans un imbroglio juridique foncier, point de départ d’une anarchie indescriptible constatée dans la gestion foncière, cas de la République centrafricaine présentement. Par rapport à cette tentative échouée, une autre reforme était réalisée portant sur les principes généraux applicables régimes domanial et foncier, le domaine de l’Etat et la procédure d’expropriation pour cause d’utilité publique. L’ordre juridique congolais sera renforcé en 2008 avec la promulgation de deux nouvelles lois foncières relatives au régime foncier en milieu urbain et au régime agro-foncier. Cette reforme foncière a permis une bonne gouvernance foncière sous tendue par une politique foncière réaliste, adaptée et appropriée au contexte socio-économique du pays.

Disposant des textes juridiques dans tous les collets du foncier national, un accent particulier sera mis sur leur application pratique par l’appropriation des outils de sa gestion et de sa maîtrise. Ainsi fut crée trois (3) établissements publics fonciers : l’agence foncière pour l’aménagement des terrains, le bureau d’études et de contrôle des travaux cadastraux, le fonds national du cadastre. Mais des trois (3) établissements, l’aménagement foncier se trouve en bonne place. L’aménagement foncier préalable à toute acquisition est un impératif. Au Cameroun, un terrain non aménagé et non équipé ne peut faire l’objet de vente. En Centrafrique, ces principes sont encore loin de devenir une réalité. Les raisons, seul l’Etat les connait.

Au Congo et au Cameroun l’Etat achète des espaces de terre auprès des propriétaires terriens ou détenteurs des droits fonciers coutumiers, les transforme après leur aménagement, en terres prêtes à l’emploi ou bonnes pour l’usage, c'est-à-dire des terres identifiées, loties, stabilisées pour être cédées à toute personne physique ou morale. En Centrafrique, l’Etat n’achète pas, mais oblige le premier occupant (cultivateur) à libérer le lieu sans condition, ce qui apparaît comme de la spoliation. Partout où l’Etat projette mener des opérations de lotissement en vue de répondre au besoin de la population en terrain constructible, il est toujours à couteau tiré avec les premiers occupant qui exploitent ces terres depuis de dix (10) ans pour la plupart des cas.

En dépit des cas de perte de vue ou de paralysie dont nombreux agents du service de cadastre ont été et continuent d’être victimes, la tendance persiste toujours. Ses intellectuels qui acceptent volontiers de sacrifier leur propre vie et surtout cette de leur famille à cause de 219.000 francs CFA ou 419.000 francs CFA  pour le cas de nos jours. Quelles indigences ! Quand les intellectuels centrafricains grandiront ou auront le sens de responsabilité. Ils se mêlent à des situations vaines, humiliantes, sans hésitation, sans pour autant imaginer la portée des actes qu’ils posent. Ce centrafricain musulman qui, pendant les temps forts de la dernière crise sociale en Centrafrique se demandais-je cille « où sont les intellectuels ? » avait raison de rechercher les intellectuels centrafricains qui d’après lui, pense qu’il est vrai que ceux qui sont instruits ont la facilité de trouver des solutions appropriées à tout problème social qui se pose dans une société. Au fond, les intellectuels centrafricains sont plus, sensibles qu’à des situations derrières lesquelles ils voient un intérêt.

 

Frumence KAKPEKALA

 

 

 

YAHYA JAMMEH  EN GAMBIE : LA CEDEAO A TRANCHE NET. QUAND LA CEMAC

OPTERA-T-ELLE POUR UNE TELLE SOLUTION ?

 

 

Ce qui devra arriver en Gambie est finalement arrivé. L’ex-président gambien, Yahya Jahmé, battu aux urnes par l’opposant Adama Barrow, le 1er décembre dernier,  a quitté Banjoul destination Guinée Equatoriale, dans la nuit du samedi 21 au dimanche 22 janvier 2017. Ce départ du pouvoir de Yahya Jahmé était bel et bien prévisible, pour la simple raison qu’il a été lâché par ses pairs à l’issue de l’élection présidentielle très démocratique et transparente qui a vu la victoire d’Adama Barrow. En outre, il a téléphoné à son challenger et a reconnu sa défaite. Mais quelques jours après, il a retrouvé sa veste. Dans ce cas de figure, il était impossible qu’il soit soutenu par qui que ce soit.

C’est dans cet ordre d’idée que les chefs d’Etat de la l’Afriqe de l’Ouest (CEDEAO) ont pris leur responsabilité et ont tranché net : Jamais Jahmé en Gambie. Malgré son entêtement, il a fini par se plier aux décisions de ses pairs. Dans quelques jours, le nouveau président gambien, élu démocratiquement par son peuple, et qui a prêté serment le 20 janvier dernier au Sénégal, doit revenir dans son pays pour présider à la destinée de la Gambie, après 22 ans de règne sans partage de Yahya Jahmé. Aujourd’hui, la situation sécuritaire qui prévaut en Gambie, ne permet pas à Adama Barrow d’y revenir. C’est dans ce contexte très tendu que les troupes de la CEDEAO sont rentrés à Banjoul et ont pris position autour de la Présidence. Leur objectif, ramener la sécurité dans la capitale gambienne avant le retour d’Adama Barrow.

Et la rédaction de « Centrafric Matin » s’interroge en ces termes : Quand la CEMAC prendra une telle initiative ? A notre humble connaissance, le chemin est encore long à parcourir pour la communauté Economique et Monétaire d’Afrique Centrale (CEMAC) dans ce genre de décision. Si nos mémoires sont bonnes, la CEDEAO n’est pas à sa première initiative. Elle avait laissé tomber Blaise Compaoré au Burkina Faso et l’ex-président libérien qui croupit aujourd’hui en prison à la CPI (Cour Pénale Internationale). Quant à la CEMAC, elle est et demeure l’ombre d’elle-même. Aucune initiative n’est prise par les chefs d’Etat pour résoudre une crise pacifiquement comme en Gambie.

Les jours passent et se ressemblent dans la CEMAC. Les dirigeants, c’est-à-dire les chefs d’Etat ne sont toujours pas sur la même longueur d’onde, concernant une crise qui surgit. Chacun voit son intérêt et non l’intérêt du pays dans lequel la crise est enclenchée. Le peuple de cette nation souffre, cela ne leur fait ni chaud, ni froid dans le dos. C’est le cas de notre pays qui est convoité par les ressortissants de certains pays limitrophes. Les chefs d’Etat de ces pays sont bel et bien au courant des agissements, des actes barbares de leurs compatriotes sur les populations centrafricaines, mais ils font fi de cette situation. Alors, dans ce cas de piètre figure, que fera la CEMAC pour résoudre d’une manière apaisé les crise militaro-politiques qui surgissent dans les pays membres ? C’est toute la question qui se pose.

La balle est désormais dans le camp des chefs d’Etat de cette communauté. Attendons de voir ce qui adviendra pour en dire plus.

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

 

 

 

REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE : LA SITUATION DES ENFANTS

SE DEGRADE LARGEMENT, SELON UN RAPPORT

 

Le Comité des droits de l’enfant a examiné le rapport périodique présenté par la République centrafricaine sur les mesures prises par le pays pour donner effet aux dispositions de la Convention relative aux droits de l’enfant.

Présentant ce rapport, Mme Virginie Mbaikoua, Ministre des affaires sociales et de la réconciliation nationale de la République centrafricaine, a expliqué que malheureusement, avec la crise de 2012 à 2016, les enfants ont vu leurs droits se dégrader considérablement et leur état de vulnérabilité s’aggraver. Néanmoins, après le retour à l’ordre et les élections de 2016, la promotion des droits humains des personnes vulnérables – et plus particulièrement des enfants – a reçu un rang de priorité, a-t-elle ajouté.

Mme Mbaikoua a en outre souligné qu’une série de mesures avaient été prises au niveau politique pour assurer la paix et la réconciliation dans le pays. Elle a ensuite souligné que les efforts du Gouvernement en matière de santé ont en particulier porté sur la lutte co

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