Tous les Info du Mercredi 23 Novembre 2016

Cmn 2351 du mer 23 nov 2016

LES VRAIS ASSASSINS DE LA RCA, CE SONT SES CADRES, SES INTELLECTUELS. TOUADERA S’EST FOURRE LE DOIGT DANS L’ŒIL EN NOMMANT DES MINISTRES QUI CREUSENT LA TOMBE DE SON REGIME

 

L’ « Union Sacrée » s’est créée autour de Bruxelles, parce que les Centrafricains d’abord, la RCA avant tout. Tous les observateurs se sont réjouis de voir les présidents, Honorables députés, Anicet Georges Dologuélé, Martin Ziguélé et le président de l’Assemblée Nationale Abdou Karim Meckassoua ensemble dans cette phase cruciale qui engage la vie et la destinée de la RCA. C’est ce que nous demandons à nos hommes politiques, à savoir faire la différence entre les intérêts vitaux des Centrafricains et du pays, de leurs intérêts personnels et partisans. Touadéra aujourd’hui, demain ce sera peut-être Anicet Georges Dologuélé, Martin Ziguélé ou Karim Meckassoua. A chaque dirigeant, puisque le niveau intellectuel des présidentiables est alléchant, il faut que le pays puisse faire un pas de géant. Chaque président doit avoir le soutien de tous les autres pour pousser la barque. C’est une question de mobilisation générale au chevet de la RCA. Si tous les cadres doivent agir comme l’actuel ministre des finances qui bloque tous les projets, où allons-nous ? Même Anicet Georges Dologuélé, le challenger de Touadéra, ne peut s’ériger en goulot d’étranglement de son propre pays, dans les circonstances actuelles. Raison de plus, il est dans la délégation de Bruxelles et il est content du résultat. C’est un acte hautement patriotique que nous devons saluer et encourager. Nous n’avons qu’un seul pays, la RCA, une seule nation, un seul ancêtre Boganda. Les ministres nommés par décret signé de Touadéra qui osent lui faire la virgule dans le dos, sont absurdes, nains d’esprit et rétrogrades. Ce n’est pas à Touadéra qu’ils font mal, mais à leur propre pays, leurs compatriotes, à la jeunesse Centrafricaine qui aspire à l’emploi. Au 21ème siècle, il y a encore des cadres, des intellectuels qui pensent, réfléchissent et agissent totalement à contre courant du développement de leur propre pays. Incroyable mais pourtant vrai, à l’ère de la mondialisation où la concurrence est rude. Certains tournent le dos aux partenaires, dès qu’ils font leurs valises et partent, on envoie des émissaires pour récupérer le projet en privé, à son propre compte. Touadéra est sournoisement et ingénieusement canalisé vers un échec retentissant. Ce qui leur permet de rebondir et de crier haut et fort en 2021 qu’il a lamentablement échoué. Les partenaires qui viennent et qui passent pour Touadéra sont humiliés, ridiculisés, poussés au découragement pour qu’ils quittent le pays. Les centrafricains vont souffrir et se révolter contre Touadéra parce que rien ne pointe à l’horizon. C’est triste, puisqu’ils sont nombreux et se cachent sous la peau de l’agneau, hypocrites.

Face à Touadéra, ils ne disent jamais la vérité. Ils le trompent, l’endorment, et aux partenaires, c’est un autre son de cloche. Faut-il s’étonner que la RCA reste le pays le plus arriéré de toute la planète ? Faut-il s’étonner que les investisseurs survolent la RCA et vont ailleurs ? Beaucoup de Centrafricains sont mauvais, sombres de cœur, méchants, haineux, et s’emploient à creuser le retard du pays davantage, et la tombe de leur propre pays. Ils ont la conscience tranquille en voyant la population dans la misère, dans la souffrance, dans le dénuement total. Des feus présidents Kolingba, Patassé, à nos jours, cette culture d’autodestruction s’est fortement ancrée : « ce n’est pas mon régime, je dois le saboter ; soit les partenaires qui viennent, doivent acheter à prix fort dans les poches d’un individu, le droit d’investir en RCA, pour une signature, pour un cachet, pour une audience, pour une salutation » et à tour de bras. Dans un tel pays, véritable grenier à crabes, qui va oser s’aventurer dans un tel climat politique, dans un tel climat des affaires ? Les mentalités sont durablement tordues, tournées vers la négation de tout progrès.

Sous feu président Kolingba, sous Bozizé, Catherine Samba-Panza, les aides, les dons, les financements pleuvaient, mais ils n’ont laissé aucune trace dans le pays. Les gros serpents de mer ont tout avalé au détriment de la majorité et du pays. En RCA, personne ne contrôle personne, chacun fait ce qu’il veut et ce qui lui plait, avec un club de parents, de partisans, de fidèles « doungourous », des charlatans, des profito-situationnistes. L’intérêt national est enterré depuis trente (30) ans. L’impunité est une couronne impériale, alors, c’est le carré d’As des pilleurs, des détourneurs, des saccageurs, des bourreaux économiques et financiers. Un pays fermé où règne la jungle, certains en ont, d’autres n’en ont pas. Le tribalisme, l’injustice, la discrimination, l’esprit nain, la courte vue, l’égocentrisme, ont conduit le pays où il se trouve aujourd’hui. Malheureusement la prise de conscience n’est toujours pas au rendez-vous. Touadéra a du pain sur la planche pour affronter les mentalités hyper tordues, déformées et déformantes. Les comportements collent difficilement aux références des cadres, des intellectuels que nous observons.

Les Centrafricains sont toujours à genou, malgré les efforts de la Communauté internationale pour les soutenir. Dans les pays voisins, ce sont les mêmes cadres, les mêmes intellectuels, sortis des mêmes écoles, qui se battent pour faire de leur pays, «  un pays émergent », alors que ceux de la RCA luttent pour enterrer leur propre pays, ternir son image devant les partenaires au développement, noyer tout effort de développement. Il n’y a que le cadre et l’intellectuel centrafricains, pour en être capables, fiers de voir son pays tourner en rond, criblé de tous les maux de la planète. Un pays qui a tous les atouts pour son développement, ne fait que sombrer dans la pauvreté absolue d’année en année. Touadéra parviendra-t-il à rompre la chaîne ? Wait and see.

 

Julien BELA

 

 

AFFRONTEMENTS INTERCOMMUNAUTAIRES TRES MEURTRIERS ENTRE GOULA ET PEUHLS A BRIA : LE COMPTE A REBOURS

A COMMENCE

 

 

La crise centrafricaine enclenchée par la nébuleuse coalition Séléka le 10 décembre 2012, dans la ville de Ndélé, jusqu’à la prise de pouvoir le 24 mars 2013 a pris une autre tournure. Les affrontements quasi quotidiens entre les différentes factions de la Séléka sont devenus monnaie courante. Le Centre, le Nord, le Nord-ouest de la RCA où sont concentrés ces groupes armés dissidents de la Séléka, sont aujourd’hui le théâtre des heurts très meurtriers. Il ne se passe pas un jour sans que l’on parle de ces incidents malheureux dont les conséquences sont souvent désastreuses. Dieu a-t-il jeté un mauvais sort parmi ces seigneurs de guerre, ces hors-la-loi ? Il ne fait aucun doute.

La ville de Bria, située dans la préfecture de la Haute-Kotto, au Centre-est de la RCA, vient une fois de plus d’être secouée par des tirs d’armes lourde et légère, ce matin du lundi 21 novembre 2016. Et ce ne sont pas les moindres groupes armés qui livrent cette bataille. Il s’agit bel et bien des peuhls de l’UPC d’Ali Daras et les Goula de l’ethnie du chef charismatique de la Séléka, Michel Djotodia Am Non Droko et combattants du FPRC du soi-disant général Nourredine Adam. Débutés, il y a quelques semaines dans le village Kolaga, situé à 45 Kilomètres de la ville de Bria, ces affrontements intercommunautaires se sont transposés en un laps de temps dans la ville de Bria où sont massés ces criminels, ces va-t-en-guerre qui n’ont ni foi, ni conscience.

D’après un habitant de Bria, joint au téléphone et qui a requis l’anonymat, « les combats ont été violents entre les Goula du FPRC et les peulhs de l’UPC. Il y a eu plusieurs morts et blessés de part et d’autre. Je ne suis pas en mesure de vous communiquer un bilan exact. La ville de Bria s’est vidée presque de ses habitants. Les uns ont pris le chemin de la brousse. D’autres ont pris d’assaut la base de la Minusca, située dans la ville. Ces affrontements se déroulent au quartier Bornou et au centre administratif. Jusqu’à présent, les populations de Bria ne connaissent pas exactement l’origine de cette dégradation sécuritaire occasionnée par l’UPC d’Ali Daras et le FPRC de Nourredine Adam. Nous vivons aujourd’hui dans la peur et l’angoisse car ces damnés de la terre peuvent à tout moment s’en prendre aux populations civiles ».

C’est une triste réalité que vit la population de la Haute-Kotto en général, et la population de Bria en particulier. Car ces affrontements intercommunautaires peuvent se dégénérer dans d’autres villes du pays tenues par l’UPC et le FPRC, ce que nous ne le souhaitons pas. Pour la simple raison que, si deux (2) éléphants se battent, ce sont les herbes qui sont écrasées ou les arbres qui se cassent ou ploient sous leur fardeau. A la lumière de ce qui se déroule dans la  Haute-Kotto, un observateur de la vie nationale, serait tenté de dire que le compte à rebours a commencé pour les groupes dissidents de la Séléka qui sont pour le moment basés dans la ville de Bria. Et nous osons croire qu’il ne s’est pas trompé. C’est un signe précurseur de la fin de la Séléka. Quand ils auront épuisé toutes les tonnes de munitions abandonnées par le général déchu, François Bozizé-Yangouvonda, dans sa fuite le 24 mars 2013, ces criminels disparaîtront à jamais sur le territoire national et laisseront la population centrafricaine toute entière vaquer à ses occupations habituelles et circuler librement sur l’ensemble du territoire. Car, qui a cru un jour que les combattants Séléka allaient s’entretuer pour des intérêts que nous ne connaissons pas ? C’est maintenant chose faite. Et ce n’est un secret pour les Centrafricains du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest.

Les affrontements entre ces deux (2) groupes armés ne sont pas le produit du hasard. Dieu a exaucé la prière des Centrafricains qui souffrent aujourd’hui à cause de ces hors-la-loi qui ne faiblissent pas dans leurs actes barbares, inhumains, indignes, bestiaux, et qu’allons-nous dire encore ? L’UPC d’Ali Daras et le FPRC de Nourredine Adam vont-ils nous laisser en paix ? S’ils se battent aujourd’hui, peut-on affirmer que les réclamations de l’Assemblée Générale de Bria ont-elles volé en éclat ? Certainement. Car qui prendra en charge les orphelins, les veuves des combattants qui ont perdu leur vie dans ces affrontements intercommunautaires ? Est-ce le gouvernement de Sarandji ? Nous disons non et non. L’UPC et le FPRC doivent laisser les Centrafricains en paix. Que leurs armes cessent de tonner, de vibrer les tympans du peuple centrafricain pour rien au monde.

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

 

 

 

 

 

QUARTIER GUITANGOLA : JULIETTE, PRISE EN FLAGRANT DELIT D’ADULTERE QUITTE LE DOMICILE CONJUGAL

 

 

Il y a des choses qui se passent en ce moment en RCA, principalement dans les villes de Bangui et Bimbo, après cette crise larvée qui a secoué ces deux villes précitées. Les couples ne s’entendent plus dans leur foyer. Tout se passe comme si les démons sont tombés sur la tête des  Centrafricains. L’infidélité, l’adultère, la débauche, bref les pratiques interdites par la bible se développent à un rythme effréné, exponentiel, à telle enseigne que les divorces ne se comptent plus.

En effet, Baudouin et Juliette vivent maritalement depuis bientôt quinze (15) ans. De leur union, ils ont eu six (6) enfants dont quatre (4) filles et deux (2) garçons. Après l’attaque des quartiers Fatima, Kina, Cattin et autres par les drogués du Km 5, le 29 octobre 2015, ce couple craignant pour sa vie, s’est refugié dans le site des déplacés de Padré Pio, situé dans la ville de Bimbo. Or, pendant qu’ils étaient encore dans ce site, Juliette sortait avec un autre homme, prénommé Odilon. Et ce dernier a un pseudonyme, « A lingbi ndo ». Le matin, quand Baudouin se rend au travail, Juliette et son amant Odilon se défoulent dans des gargotes et des buvettes à Pétévo.

Un jour, le frère de Baudouin les a croisés. Et Juliette de dire, « c’est mon cousin. Il est venu me payer une bouteille de bière, c’est la raison pour laquelle je suis là ». Comme ce frère de Baudouin ne connaît pas tous les cousins de Juliette, il s’est tu et s’est réservé de tout commentaire. Pourtant ceux qui sont dans le site de Padré Pio soupçonnent toujours Odilon d’être le copain de Juliette. Mais celui-ci se défend bec et ongles. A l’absence de Baudouin, Odilon est servi copieusement avec le reste de la nourriture alors que les enfants de ce couple ne mangent pas à leur faim. Quand leur papa revient du travail et constate que ses enfants ne sont pas rassasiés, Juliette se met à vociférer, soi-disant que leurs enfants mangent comme des chenilles. Ne pouvant dire la vérité à leur père, sous peine d’être tabassés par leur mère, les enfants se taisent toujours.

Finalement, durant ces derniers temps, il a été décidé de fermer ce site, ce qui fut fait. Le couple et leurs enfants ont regagné leur domicile conjugal au quartier Guitangola. Quelques jours après, Bandouin est parti en mission de trois (3) jours dans l’arrière pays. Profitant de l’absence de ce dernier, Odilon s’est permis le luxe de venir passer la nuit au domicile de Baudouin. Comme dans toute chose, il y a un début et une fin, Baudouin a écourté sa mission de trois (3) jours. Il est revenu à Bangui après deux (2) jours, ce dimanche 20 novembre 2016, aux environs de 21 heures. Il s’est pointé devant la fenêtre de sa chambre et a commencé à appeler sa femme. En ce moment précis, Odilon et Juliette faisaient l’amour. Ne pouvant attendre très longtemps car sa femme ne faisait pas signe de vie, il a défoncé la porte de sa maison et est entré précipitamment.

C’était en ce moment-là que les deux (2) amoureux, à savoir Odilon et Juliette sont sortis nus en courant dans la nuit sombre. Baudouin n’a pas eu la chance de mettre la main ni sur sa femme, ni sur son rival, car fatigué du long voyage qu’il a effectué. Donc il les a poursuivis en vain. Alertés par les bruits de leur fuite, les voisins et voisines se sont réveillés. Et  Baudouin les a invités à entrer dans sa chambre pour constater de leurs propres yeux ce que sa femme a fait. C’est ainsi que ces derniers ont découvert les habits et la paire de chaussures de cet homme. Et grâce aux effets laissés par ce dernier, les voisins, ont conclu que c’est Odilon, surnommé « A lingbi ndo », car il se présente parfois avec cet accoutrement chez Juliette. Le lendemain matin, Baudouin s’est rendu chez ses beaux-parents et leur a fait part de l’adultère de sa femme. Ils sont venus aussi voir les habits et la paire de chaussure abandonnés par Odilon. Mais depuis lors, Juliette et Odilon sont invisibles. Des recherches sont entreprises par les parents de Juliette et son mari pour tenter de mettre la main sur elle. Aujourd’hui, c’est Baudouin qui s’occupe seul de ses six (6) enfants.

Est-il possible qu’une mère de six enfants agisse ainsi ? C’est vraiment une honte. C’est pour cela que nous demandons à toutes les femmes centrafricaines en particulier, et les autres femmes en général de se comporter comme de bonnes femmes et non des femmes adultérines. Et les Centrafricains s’interrogent aujourd’hui de la sorte : « Est-ce de cette manière que les femmes centrafricaines comptent mettre en œuvre l’égalité de sexe » ? A vous d’y réfléchir et de nous donner des réponses.  

 

 Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

 

LE REGIME DEMOCRATIQUE, MEME S’IL A DES TARES, EST LE MEILLEUR AU

MONDE, CAR ASSOCIANT LE PEUPLE A LA GESTION DES AFFAIRES PUBLIQUES

 

La démocratie est un phénomène planétaire. Cette affirmation est essentielle parce qu’on constate aujourd’hui que beaucoup de pays réclament plus de liberté et de démocratie. Cela démontre l’importance qui est accordée à ce système politique, qui se concrétise également par le nombre sans cesse croissant de régimes démocratiques à travers le monde. Et ce, depuis l’effondrement des régimes totalitaires en Europe de l’Est, en Asie et en Afrique, et depuis l’apparition de courageux mouvements en faveur de la liberté dans certains pays où la dictature semblait aller de soi.

Tout cela nous montre qu’il y a chez tous les peuples une aspiration à la liberté politique en particulier. D’ailleurs, la volonté de liberté étant primordiale chez les peuples, on a constaté qu’en 1974 par exemple, il y avait une quarantaine de pays démocratiques dans le monde. Toutefois, les régimes démocratiques continuent de naître et d’évoluer. Les statistiques peuvent confirmer ce fait. Selon « Data From Freedom House », en 1974, on pouvait compter sur 150 pays dans le monde, 41 régimes démocratiques, soit 27, 3 % ; en 1995 sur 191 pays, on dénombrait 117, soit 61,3 % ; et en 2002, on avait 120 régimes démocratiques, soit 62,7 %. Mais que signifie démocratie ?

A cette question, nous retenons ici deux définitions les plus répandues à travers le monde. La première, la « démocratie est le gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple », selon Abraham Lincon, ancien président américain. La deuxième, est un « système de gouvernement dans lequel le peuple choisit ses dirigeants à intervalles réguliers lors d’élections libres, transparentes et pluripartites », d’après Larry Dimond, co-directeur de l’International Forum for Democratic Studies.

Pour votre gouverne, le concept d’un « Etat démocratique » est né à Athènes (Grèce) au 5ème siècle avant notre ère. Le terme « démocratie » a ses origines dans le mot grec « demokratia », et en le décomposant, nous obtenons : « Demos » qui veut dire peuple ; « Kratos » qui signifie pouvoir. Etymologiquement parlant, la démocratie est donc « le pouvoir du peuple ». Mais quelle est l’importance de la démocratie ?

Parmi tous les types de gouvernements, qu’ils soient autoritaires, communistes, dictatoriaux ou militaires… la démocratie est la meilleure option bien qu’elle ne soit pas parfaite. Mais il n’y a pas de meilleures solutions que le régime démocratique. La démocratie garantit les droits et libertés qui sont souvent absents dans les autres formes de gouvernements. Il s’agit notamment des droits fondamentaux humains (liberté d’expression et de parole, liberté de réunion et la protection égale devant la loi …).

Le gouvernement démocratique présente aussi quelques avantages : il encourage la participation, l’épanouissement humain et l’égalité politique. Si bien que la paix et l’économie prospèrent plus souvent dans les pays démocratiques. En général, les démocraties favorisent davantage la croissance économique et conduisent à une prospérité relative.

Chers lecteurs et lectrices, vous êtes déjà situés sur l’importance des régimes démocratiques et leurs avantages. Et c’est à vous de les choisir ou non, à votre âme et conscience. A bon entendeur, salut !

 

Le Petit YEKOA

 

 

BRUXELLES A ANNONCE LA FIN DE L’IMPUNITE EN RCA : LA RESTAURATION DE LA CHAINE PENALE ET LA MISE SUR PIED EFFECTIVE DE LA CPS

 

Depuis que la crise a éclaté en République Centrafricaine en décembre 2012, la justice s’est fondue comme du beurre au soleil. Tuer est devenu un simple jeu, d’où la gâchette très facile sur l’ensemble du territoire avec des crimes les plus graves commis par les groupes armés sur les populations civiles : tueries, massacres, pillages, viols, incendies, déportations des hommes, femmes et mineurs, tant à Bangui que dans l’arrière-pays.

Malgré les efforts entrepris par les autorités de la transition pour restaurer la justice, l’impunité ne faisait qu’aggraver. Plusieurs cas d’évasions à la prison centrale de Ngarangba ont été signalés. Certains chefs de l’ex-coalition Séléka, arrêtés à la Section de Recherches et d’investigations (SRI), ont été libérés de force par leurs éléments. C’était le cas d’Abdoulaye Hissen, un chef des rebelles de la Séléka qui fut libéré manu militari par ses éléments à la SRI. L’indépendance de la Justice était totalement bafouée.

Aujourd’hui, avec le retour du pays à l’ordre constitutionnel le 30 mars 2016, la justice centrafricaine commence peu à peu à renaître de ses cendres. Les nouvelles autorités du pays, dès leur prise de fonction, ont fait de l’impunité leur cheval de bataille pour asseoir les véritables bases du développement de la RCA. C’est ainsi que ce 17 novembre 2016 à Bruxelles, la Communauté internationale à travers les bailleurs de fonds, a mobilisé deux milliards deux cent soixante huit millions (2.268.000.000) de dollars US pour financer les plans d’urgence de relèvement du pays. Parmi ces plans d’urgence de relèvement, se trouvent la Réforme du Secteur de Sécurité (RSS), le programme Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Rapatriement (DDRR), la restructuration de la peine pénale, la mise sur pied effective de la Cour Pénale Spéciale (CPS), la Réconciliation Nationale (RN) … Ce soutien financier des partenaires internationaux dans le système judiciaire est nécessaire pour aider les autorités centrafricaines à faire cesser les violences qui continuent de déchirer le pays.

Créée en juin 2015 lors de la transition, la CPS devrait être dotée des instances judiciaires nationales et internationales, pour enquêter sur les crimes les plus graves commis en RCA depuis 2003, y compris, les crimes de guerre et crimes contre l’humanité déclenchés en décembre 2012 par l’ex-coalition Séléka. Malheureusement, un manque de financement et des obstacles administratifs empêchent la CPS d’être opérationnelle. Nous osons croire qu’avec cette mobilisation des fonds des donateurs en faveur de la RCA, la fin de l’impunité est enfin annoncée. Nous avions toujours dit que tout fondement de développement repose sur la sécurité et la paix. Et cela doit commencer par la lutte contre l’impunité sous toutes ses formes. Le Rwanda s’est rebâti uniquement sur le fondement de la justice. Après avoir poursuivi et arrêté les auteurs, co-auteurs et complices du génocide de 1994, le peuple rwandais s’est véritablement réconcilié. C’est ainsi que la sécurité et la paix sont revenues définitivement au Rwanda, ouvrant la voie à la paix et au développement.

C’est le même cas de figure en RCA où des crimes de guerre et crimes contre l’humanité ont été commis et continuent même d’être commis. Mais pour mettre un terme à tous ces actes barbares, il faut une justice équitable, impartiale, neutre à l’exemple du Tribunal Pénal pour le Rwanda (TPR) afin de dire le droit, rien que le droit. Et c’est de cette manière qu’on peut aspirer à une véritable paix. Du Km 5 à Kaga-Bandoro, en passant par Bambari, Bria, Kouango, Koui, Ngaoundaye … la CPS doit fouiller, sarcler, bêcher, les hors-la-loi, les va-t-en guerre, bref les ennemis du développement de la RCA. La RCA doit reconquérir sa souveraineté pour un développement durable.

 

Bénistant MBALLA

 

 

LE PRESERVATIF AU CŒUR DE LA DOUBLE PROTECTION CONTRE

LE VIH-SIDA/ MST ET LES GROSSESSES NON DESIREES

 

Le préservatif ou condom est un étui mince et souple, imperméable au sang ainsi qu’aux secrétions vaginales et péniennes. Fabriqué en latex ou en polyuréthane, il existe deux (2) types : le préservatif masculin et le préservatif féminin, d’introduction plus récente. 3.000 ans déjà avant Jésus Christ, les soldats Egyptiens utilisaient le préservatif pour se protéger des maladies vénériennes (Infections Sexuellement Transmissibles) telles que la syphilis, la gonococcie etc. Par la suite, le préservatif deviendra aussi un moyen de contraception, qu’il soit en papier de soie ou en tissu huilé, en velours, fait sur mesure. A cette époque, le préservatif était considéré comme un remède posé après la relation sexuelle. Le premier préservatif en latex a été fabriqué vers 1880, mais ce nouveau modèle, jusque dans les années 1930, s’est démocratisé peu à peu. La dernière invention en la matière au Québec (Canada), pour l’instant testée uniquement sur des souris, est le « préservatif invisible ». C’est un gel contraceptif inodore, incolore et imperceptible qui s’applique sur la verge (sur mesure) et protège contre les Maladies Sexuellement Transmissibles (MST) et VIH-SIDA. Le préservatif, correctement utilisé lors d’une relation sexuelle, est la seule méthode qui protège des MST/VIH-SIDA et des grossesses non désirées (double protection).

De nos jours, c’est le préservatif masculin qui est le plus utilisé dans le monde. La question d’égalité des sexes et d’autonomie de la femme s’impose avec le temps. D’où nécessité de créer un préservatif adapté à l’organe génital féminin. C’est ainsi que le préservatif féminin a été conçu au début de ce siècle. C’est une sorte de second protecteur, qui va prendre la forme d’un dispositif intra-utérin en 1985. Appelé fémidom (son nom commercial), il permet également à la femme de se prévenir des MST/VIH-SIDA et des grossesses non désirées. Aujourd’hui, si un homme ne peut pas porter son préservatif, la femme peut mettre le sien. A partir de cet instant, l’utilisation du préservatif est une question de choix entre les couples.

(suite au prochain numéro)

 

Le Petiti YEKOA

 

 

LA PAIX, LA COHESION SOCIALE, LE VIVRE ENSEMBLE … SONT DEJA AU RENDEZ-VOUS. QU’ATTEND LE FPRC, MPC, RPRC, L’UPC ET RRR POUR

DEPOSER LES ARMES ?

 

 

« L’union sacrée » est devenue une réalité ce jeudi 17 novembre 2016 à Bruxelles. La délégation centrafricaine a prouvé devant l’opinion internationale que les Centrafricains veulent désormais respirer la paix, rien que la paix, et sortir définitivement de la misère la plus ordurière qu’ils traversent depuis bientôt quatre (4) ans. L’une des priorités à réaliser pour ramener la paix et relancer le développement économique du pays, est le programme Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Rapatriement (DDRR) dont les chantiers s’exécutent lentement mais sûrement. Les onze (11) groupes armés qui se sont déjà engagés dans ce vaste chantier (DDRR) pour faire la paix vont bientôt bénéficier du soutien des autorités centrafricaines et de la communauté internationale. C’est autant dire que la paix, la sécurité, la cohésion sociale, le vivre ensemble et la réconciliation nationale sont déjà au rendez-vous.

« L’union fait la force », dit-on. C’est le constat fait lors de la table ronde de Bruxelles ce 17 novembre 2016. Les Centrafricains, unanimes et solidaires, ont fini par convaincre les donateurs à aider la RCA à sortir définitivement de la crise. Nous osons croire que cette union ne doit pas se terminer à Bruxelles. Cela doit être enraciné  dans la tête de la population centrafricaine du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest. La société civile et la classe politique ont dorénavant compris qu’il faut nous unir pour sauver notre patrie en danger. Il faut moraliser, conscientiser non seulement les groupes armés, mais aussi les populations civiles à rompre avec la haine, la méchanceté, les clivages et les violences. Et cela doit se passer nécessairement par des campagnes de sensibilisation à travers le dialogue. La Séléka et les Anti-Balaka sont tous des compatriotes centrafricains. C’est pourquoi, il faut toujours dialoguer avec eux pour les ramener à la raison.

Les combattants des mouvements FPRC, MPC, RPRC, UPC et RRR ne sont pas des extraterrestres. Ce sont des êtres humains créés à l’image de Dieu et dotés de raison et de bon sens. C’est pourquoi, nous continuons de leur lancer un appel vibrant d’intégrer le programme DDRR pour qu’ensemble, nous fassions la paix. La paix est déjà là. Il suffit que ces groupes que nous venons de citer ci haut déposent les armes pour que chacun vaque librement à ses occupations quotidiennes. L’agriculture, l’élevage, la chasse, la pêche, le petit commerce, la maçonnerie, la menuiserie … constituent des atouts indispensables pour la relance économique et le développement. Pourquoi le FPRC, MPC, RPRC, UPC et RRR veulent-ils rester dans la misère ? A Bouar par exemple, la cohésion sociale, le vivre ensemble, la paix et la réconciliation règnent à 100 % parmi les populations. Sur les différents chantiers que nous avions visités à Bouar, les deux (2) communautés sont réunies et travaillent ensemble. Les ex-combattants de Bouar ont saisi l’opportunité qui leur est offerte pour réintégrer la vie sociale. Pourquoi pas le RPRC, l’UPC, le MPC, le FPRC et le RRR ?

Si chaque Centrafricain prend son temps de réfléchir au moins tous les jours sur les graves évènements que nous avons traversés, personne n’osera se retourner dans la violence. Même au Rwanda où la crise était pire, nous n’avions jamais vu un tel degré de destruction. Or, le Centrafricain, manipulable à souhait, pour un rien, a ravagé tous les tissus socioéconomiques de son propre pays. Ce ne sont pas les ex-Séléka et Anti-Balaka qui nous démentiront. Ils ont mis aujourd’hui le pays à plat. Conséquence : souffrance, misère, chômage et que savons-nous encore ? Qui paie actuellement le pot cassé ? N’est-ce pas ces mêmes jeunes ? Il est encore temps que ces groupes armés récalcitrants prennent conscience et cessent immédiatement avec les violences pour donner une chance à la paix et au développement du pays.

 

Bénistant MBALLA

 

 

 

AFFRONTEMENTS ENTRE GROUPES ARMES DANS LE CENTRE (ONU)

 

Des affrontements ont opposé deux factions rivales de l'ex-rébellion Séléka lundi en Centrafrique dans la ville de Bria (400 km au nord-est de Bangui), amenant les Casques bleus présents sur place à "riposter", a indiqué la force de l'ONU (Minusca) dans un communiqué.

La Minusca "appelle à la fin immédiate des affrontements qui ont éclaté lundi à Bria, entre les éléments armés du FPRC (faction dirigée par Noureddine Adam) et de l’UPC (faction dirigée par Ali Ndarass), soulignant que les deux groupes seront tenus pour responsables des violences, en particulier sur les populations civiles", indique le communiqué, sans fournir de bilan de ces violences.

"La base de la Minusca a été la cible de tirs de la part d’éléments du FPRC avant que les Casques bleus ne ripostent et ne les expulsent de la zone. Par ailleurs, un Casque bleu a été légèrement blessé sur un autre terrain", ajoute le texte sans autre précision.

La Centrafrique peine à se relever du chaos de la guerre civile provoquée en 2013 par le renversement de l'ex-président François Bozizé par des rebelles séléka ("coalition" en sango) majoritairement musulmans, qui avait entraîné une contre-offensive des milices anti-balaka majoritairement chrétiennes.

L'intervention de la force française Sangaris, qui a pris fin le 31 octobre, et le déploiement de la Minusca ont mis fin aux massacres mais n'ont pas réussi à stabiliser la situation sécuritaire dans ce pays classé parmi les plus pauvres au monde.

******AFP*****

 

 

 

 

DEPECHE RJDH-RADIO COMMUNAUTAIRES

 

TENSION A BRIA, LE FPRC A BAMBARI DEMANDE LA PROTECTION DES ANTI-BALAKA

L’affrontement entre FPRC et UPC à Bria, a créé une tension entre les éléments de RPRC et ceux de l’UPC à Bambari. Ceux du FPRC demandent la protection des Anti-Balaka de cette préfecture. La nouvelle de l’affrontement entre ces deux factions à Bria a créé une panique au sein de la population ce matin à Bambari. 

L’affrontement entre les factions UPC et FPRC a créé une alliance de fait entre le FRPC et les Anti-Balaka, pour combattre l’UPC de Ali Daras à Bambari. Cette scission entre deux tendances alliées de la Séléka se radicalise depuis la signature de l’accord sur le principe du DDRR le 10 mai 2015 lors du forum de Bangui.

Les éléments du FPRC constitués des Goulas et des Roungas sont en désaccord avec ceux de l’UPC constitués des peulhs. De sources proches des Anti-Balaka ont confirmé la présence des éléments FPRC  « 75 éléments FPRC ont traversé le pont avec armes et bagages pour demander la protection des Anti-Balaka » a rapporté Bertrand Goudé, commandant des Anti-Balaka de Bambari qui a indiqué que ces armes sont enregistrées et gardées.

Cette coalition a créé la psychose et paralysée les activités scolaires dans la ville de Bambari.

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LE RETRAIT DU CONTINGENT CAMEROUNAIS DE BOZOUM AU CENTRE D’UNE REUNION AVEC LES AUTORITES LOCALES

La Minusca a tenu le samedi 19 Novembre 2016, une réunion avec les autorités administratives, et locales et la population de la ville de Bozoum. Le but de cette rencontre est de les informer sur le retrait du contingent camerounais de la ville.

Le retrait du contingent Camerounais de la Minusca a été mal interprété par la population de Bozoum ayant manifesté ouvertement leur mécontentement pour réclamer la présence d’un autre contingent où des Forces Armées Centrafricaines pour assurer leur sécurité. Ce contingent se retire alors que les notables projettent de discuter avec les groupes armés à l’approche de la période de transhumance.

Selon le général Bring Guen Kamoul de la Minusca, ce retrait est compatible à une nouvelle mission confiée au contingent camerounais, celle de la protection de la population civile menacée par les groupes armés, « ce contingent a une nouvelle mission de sécuriser les frontières Bocaranga, Koui, Paoua, Markounda qui sont de plus en plus menacées par les hommes en armes », a-t-il  expliqué.

La préfecture de l’Ouham-Pendé au Nord-Ouest de la RCA est  de plus en plus menacée par la présence des hommes en armes qui sévissent dans ces régions. La population de ces localités craignent du jour au lendemain des attaques de ces derniers elle se voit obliger d’être tout proche de la Minusca pour être en sécurité./

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REPRISE DES ACTIVITES SCOLAIRES DANS LA SOUS PREFECTURE DES MBRES

La rentrée scolaire 2016-2017 est effective depuis ce lundi 21 novembre aux Mbrès deux mois après la rentrée officielle le 19 septembre sur toute l’étendue du territoire national. La cérémonie de lancement des activités a été présidée par le maire de cette localité en présence des autorités locales, du corps enseignant et des Associations des parents d’élèves.

Les élèves des Mbrès ont fait leur rentrée de classe en différée par rapport au calendrier scolaire fixé par le gouvernement. L’insécurité dans la Nana Gribizi et aux Mbrès a impacté sur l’agenda scolaire initial prévu le 19 septembre 2016. Cette rentrée officielle est faite aux Mbrès quelque semaine après les événements de Kaga-Bandoro où on déplore la tuerie d’un enseignant par les groupes armés.

Joint par le RJDH, le maire de la ville des Mbrès, présente cette rentrée comme l’aboutissement de plusieurs campagnes de sensibilisation «  vu la situation de la ville certains parents n’ont pas voulu à ce que leurs enfants puissent se rendre à l’école. Nous avons réussi avec l’appui de certaines ONG à sensibiliser ces derniers pour qu’ils puissent laisser leurs enfants reprendre le chemin de classe. Aujourd’hui, c’est juste la cérémonie du lancement officiel et c’est demain que les cours vont démarrer» a-t-il expliqué.

Cette rentrée vise pour le moment le fondamental 1, faute de disponibilité des ressources humaines disponibles  « la rentrée concerne pour le moment les élèves du fondamental 1, mais au niveau du lycée, les portes sont encore fermées car ni les professeurs et le proviseur ne sont surplace. Nous cherchons des voies et moyens pour que ceux du lycée puissent commencer les cours, car ils sont vraiment en retard » a-t-il ajouté

Les activités scolaires ont été perturbées depuis trois ans dans la localité des Mbrès à cause de l’insécurité qui a poussé plusieurs élèves et parents d’élèves à trouver refuge à Kaga-Bandoro.

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UN COMBAT SIGNALE ENTRE L’UPC ET LE FPRC A BRIA

Un affrontement  est signalé depuis le matin du lundi 21 Novembre 2016, à Bria entre les combattants du Front Populaire pour la Renaissance de Centrafrique (FPRC) et les autres fractions de l’ex-Séléka contre les éléments de l’Union du Paix en Centrafrique (UPC). La base Marocaine de la Minusca a été aussi prise à partie. Les raisons de cet affrontement ne sont pas encore connues.

Les deux parties en présence à savoir le  Front Populaire pour la Renaissance de Centrafrique et l’Union de la  Paix en Centrafrique ont signé un accord dit de « Fin de crise dans la Haute-Kotto» le 29 Juin 2016. Ce combat intervient trois jours après la table ronde de Bruxelles où le gouvernement a mobilisé des fonds pour financer le DDRR, deuxième pilier du document présenté à Bruxelles.  De sources bien informées, la tension a commencé depuis hier soir entre les deux fractions et la situation s’est dégénérée ce matin à 7heures.

Le maire de la ville de Bria contacté sur la question a confirmé les faits sans pour autant donner plus d’éclaircissement sur l’affrontement et son bilan, « la situation sécuritaire actuelle de la ville de Bria est inquiétante. Tous les humanitaires ont trouvé refuge à la base de la Minusca. Les gens n’ont pas un autre endroit pour se réfugier donc tout le monde se dirige actuellement vers la base onusienne de la localité », explique-t-il.

Le contingent marocain a été pris à partie par le FPRC qui l’accuse de complicité, l’une des raisons qui aurait occasionné l’attaque de la base marocaine de la Minusca, « les Marocains favorisent l’entrée des peulhs venus de Bambari et Ippy et les ravitaillent même en armes, on ne peut pas rester les bras croisés pour les laisser faire leur loi », a indiqué une source proche du FPRC.

Accusation qu’une source proche de la Minusca à Bria a rejeté tout en confirmant que la base des forces onusiennes a essuyé des tirs.

Pour le moment, le bilan de l’affrontement n’est pas encore connu. Des sources humanitaires jointes par le RJDH ont mentionné le transfert du personnel soignant de l’ONG International Médical Corps (IMC) à l’hôpital préfectoral de Bria par la Minusca afin d’apporter des soins d’urgence aux blessés.

Les éléments de l’UPC et du FPRC se sont affrontés à Bria un mois après l’assemblée générale des Ex Séléka dans la même localité. Ce combat crée actuellement un climat de psychose au sein de la population de Bambari fief des éléments de l’UPC là où la débandade de la population a été enregistrée ce matin dans la ville.

 

*******RJDH*******

 

 

  

 

LE PRESIDENT TOUADERA EN DANGER !

 

Alors qu’il vient de réussir l’une de plus importantes levées de fonds que la Centrafrique ait jamais connue de son histoire, plus de 2,2 milliards de dollars de promesses de dons, le Président Touadéra se retrouve paradoxalement dans une situation plus qu’inquiétante : les événements successifs de ces derniers mois dégradent le climat centrafricain et des nuages se forment de nouveau sur l’avenir.

Depuis l’élection du Président Touadéra, on avait observé une accalmie voire le retour de la paix et de la sécurité dans la majeure partie du pays. La population reprenait le cours de sa vie et les activités économiques retrouvaient leur élan un peu partout. Mais depuis septembre 2016, des épisodes violents se succèdent et se ressemblent, un peu partout dans le pays, particulièrement dans les zones sous contrôle des fractions rebelles, Bangui n’étant pas pour autant épargnée. Ce qui pourrait, aux dires des experts militaires, maquiller un plan de déstabilisation du Président Touadéra.

En cause, le refus d’amnistier les criminels

Tout aurait commencé en septembre dernier lors de l’Assemblée générale des Nations Unies à New York. Selon certaines indiscrétions, le Président Touadéra aurait reçu un accueil froid de la part de certains de ses pairs mais également de certains représentants d’organisations internationales œuvrant en Centrafrique. En cause, son refus d’amnistier les criminels notoires recherchés ayant causé la mort de plusieurs milliers de centrafricains. En effet, certains criminels recherchés, pour certains d’entre eux bénéficiant de la bienveillance de certaines autorités sous régionales, mais également des têtes couronnées dans les pays du Golfe, tentent tant bien que mal d’échapper à la justice par tous les moyens y compris par les armes, quitte à semer le chaos partout dans le pays si cette amnistie ne leur était pas accordée.

Pour rappel, les forums de Brazzaville et de Bangui en 2015, avaient, dans leur conclusion, souligné que désormais il n’était plus question de prime à l’impunité, c’était clair et net. "Tous les criminels devront répondre de leurs crimes devant la Cour pénale spéciale pour la Centrafrique qui verra le jour dans quelques mois". Dans le projet d’amnistie, que certains pensaient imposer, on retrouve un activisme inquiétant de la part de certains hommes politiques y compris dans les organes de décision eux-mêmes.

Sinon comment comprendre que certains hommes politiques et non des moindres, dont certains ont participé aux forums de Brazzaville et de Bangui, puissent revenir à la charge et chercher à tout prix à imposer voire forcer le nouveau Président élu à revenir sur ce que toute la population ne veut plus entendre, « l’impunité ». Par un lobbying intense dans la sous-région, mais également à l’international, ils ont induit en erreur certains dirigeants, en parlant d’un projet d’amnistie qui serait sur le point d’aboutir alors qu’au même moment, le pouvoir en place, faisait tout son possible pour mettre en place la Cour pénale spéciale, dont le financement est presque bouclé.

Selon une source onusienne, la fermeté et le refus du Président Touadéra face aux pressions en vue d’une amnistie générale pour les criminels, en a surpris plus d’un et surtout refroidi les ardeurs de ceux qui pensaient pouvoir lui forcer la main. Pour ces derniers, la paix était à ce prix, et malheureusement les événements observés ces derniers mois dans le pays ne font que confirmer cette thèse.

Bien que le Président Touadéra ait pu s’expliquer avec ses pairs afin d’apporter les éclaircissements sur la situation et dissiper le malentendu entretenu par certaines autorités, la menace n’est pas pour autant écartée. Pour preuve, curieusement, la situation a commencé à s’envenimer juste après New York. Les hostilités ont commencé dans certaines zones à l’intérieur du pays, notamment à Kaga Bandoro en octobre dernier, où les violences ont fait plusieurs morts et blessés, causant un déplacement massif de population vers d’autres zones.

Ensuite, on a observé une journée ville morte à Bangui. Un événement qui était censé se dérouler selon ses organisateurs de façon pacifique, mais qui s’est soldé par quatre morts et quelques blessés. Les manifestants auront été tout sauf pacifistes, selon les sources policières. Certains individus ont été appréhendés munis de fusils d’assaut et de lance-roquettes, selon une source policière ayant participé à leur arrestation. Devant les policiers, les individus appréhendés n’ont pas hésité à indiquer la provenance de leurs fusils.

Selon une source policière ayant requis l’anonymat, cette ville morte serait une tentative orchestrée par une frange des radicaux Selaka et Anti-balaka, en complicité avec certaines personnalités politiques y compris au sein du gouvernement, dans le but de replonger Bangui dans ses vieux démons. La question que l’on est en droit de se poser est de savoir si le Président Touadéra connait véritablement les hommes et les femmes avec qui il travaille. Cela rappelle cette phrase d’un diplomate européen à Bruxelles lors de la table ronde, « quel lendemain attend-on pour la Centrafrique si même en aparté, certains dirigeants ne jouent pas collectifs, même pour les enjeux nationaux ? »

Manque de patriotisme

Malheureusement, dans le pays de Barthélemy Boganda, considéré comme le père fondateur du Centrafrique, la classe politique est souvent critiquée pour son appât du gain, souvent privilégié sur l’intérêt national. Ainsi, le commentaire de ce diplomate est d’autant plus vrai qu’à Bruxelles, les agissements de certains laissaient penser que chacun était venu défendre son petit territoire au lieu d’un projet commun pour l’avenir de tout un peuple. Il est temps que l’intérêt national soit remis au cœur de l’action politique toute catégories confondues, mais plus particulièrement au gouvernement, où l’affairisme de certains responsables n’est pas compatible avec l’exercice du pouvoir.

Les Centrafricains ont payé un très lourd tribut depuis bientôt quatre ans. Ce peuple mérite la paix et la sécurité, condition sine qua non pour un développement harmonieux. Que certains criminels veuillent prendre tout un peuple en otage est inacceptable. Le temps de l’amnistie générale, suivi d’un maroquin ministériel est révolu. C’est l’impunité qui a amené ce pays dans la situation dans laquelle il se trouve actuellement. Ne pas en tenir compte et répéter la même erreur serait fatal.


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Par Olivier SANTHO

 

 

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