Tous les INFO du Mercredi 19/10/2016

Cmn 2328 du mer 19 oct 2016 

QUE PEUT LA MINUSCA FACE AU VERROUILLAGE DE LA FRANCE ? C’EST UN GENOCIDE PLANIFIE PAR LE PAYS DE FRANCOIS HOLLANDE

 

La France a repris de la main droite, ce qu’elle a perdu de la main gauche. Tous les postes stratégiques de la Minusca sont occupés par des mercenaires français afin de réaliser le génocide en RCA comme au Rwanda. L’EUTM est dirigée aussi par un Français, mercenaire ou officier français, il est difficile de le dire. Les gens se font massacrer sous les regards de la France qui verse des larmes de crocodile sur les Syriens pulvérisés par la Russie. Les Nations Unies et la Cour Pénale Internationale sont muettes sur les crimes massifs en Syrie. Mais Hollande ferme les yeux sur le génocide qui se profile en Centrafrique depuis bientôt quatre (4) ans. A l’exemple de la Guinée Equatoriale, la RCA doit déposer plainte contre la France à la Cour Pénale Internationale.

La France maintient l’embargo et bloque toutes les initiatives de la Minusca. Il ne faut pas oublier que c’est un Français qui décide du déploiement ou non de la Minusca. Les Français ont verrouillé la Minusca dans tous ses compartiments. Les Centrafricains n’ont que les yeux pour pleurer leurs morts au jour le jour. Ce qui permet à ceux qui sont les cache-sexes de la France de se frotter les mains en agitant des pétitions. Nul n’est dupe en Centrafrique. La Sangaris était régulière au Km 5, on en a vu de toutes les couleurs. Les groupes armés sont confortés dans leurs agissements par la France. Au Conseil de Sécurité, la France est là en amont, sur le terrain avec la Minusca, elle est partout. Nous avions dit dans une de nos précédentes éditions que le Nouvel Ambassadeur de France en Centrafrique est un hypocrite, un fourbe qui tient des propos mielleux, mais en réalité, il projette le génocide en Centrafrique. C’est la France qui a piègé tout le processus de paix en Centrafrique. La population civile est massacrée, les autorités du pays sont paralysées, l’armée nationale sous embargo, c’est donc un troupeau humain sacrifié qu’est le peuple centrafricain.

Hervé Ladsous, comme Parfait Onanga Anyanga ne sont que des marionnettes à la solde de la France. Ils préservent leur poste en sacrifiant tout un peuple. Que peuvent le Chef de l’Etat et le gouvernement devant l’agenda caché de la France ? Les cache-sexes de la France peuvent-ils ressusciter tous ces morts par centaine et par millier depuis le 12 novembre 2012 ? Les malheurs du peuple centrafricain profitent donc aux assoiffés du pouvoir, d’où ce silence de mort au sein de la classe politique. Vont-ils gouverner des tombeaux, des fantômes ou des extraterrestres ? Il n’y a qu’en Centrafrique qu’on peut voir une telle désinvolture nationale. La classe politique  est muette comme une carpe pendant que le peuple est massacré.

Le bourreau des centrafricains, c’est bel et bien la France et François Hollande qui entretiennent les tueries en Centrafrique. Sous Samba-Panza, c’était la même chose. La France attise le feu mais mène une campagne de charme vis-à-vis des autorités. N’est-il pas temps de chasser les Français de notre pays ? Feu président Patassé l’a fait. Les centrafricains doivent savoir que l’ennemi national numéro un, c’est la France. La CEEAC, la CEMAC et l’Union Africaine sont-elles complices du génocide en Centrafrique ? De quelle démocratie parle-t-on en Centrafrique puisque la France mène une campagne de sabotage de la démocratie centrafricaine, au vu et au su du G 8. Ce que la communauté internationale réclame à un peuple, c’est la démocratie, les droits humains, la bonne gouvernance, l’intégrité. La RCA a rempli toutes ces conditions. Que veut la France ?

La France et ses agents sataniques sont sur tous les fronts : la manipulation, l’attisement de flamme de la haine communautaire, elle pousse les quelques armés récalcitrants à durcir leur position, on ne sait pourquoi. Les Forces Armées Centrafricaines (FACA) sont paralysées en tout point de vie. Les  moyens roulants, les armes qu’il faut, l’équipement adéquat de combat, tout fait défaut. Faut-il envoyer les FACA à l’abattoir dès lors qu’elles n’ont pas tous les équipements nécessaires ? Une chose est de parler, une autre est de prendre la mesure de la réalité de nos Forces de Défense et de Sécurité. L’attaque des sites des déplacés constitue une violation de la convention de Vienne et se range dans la catégorie des crimes de guerre et crimes contre l’humanité. Les commandants de ces groupes armés et leurs auteurs seront traduits devant la Cour Pénale Internationale (CPI) pour répondre de leurs actes, tôt ou tard. Koui, Kaga-Bandoro, Kouango, Ngakobo, quelle localité au prochain tour ?

LA Minusca a les moyens de réaction aplombée par les planificateurs français du génocide. La France nie sa participation au génocide Rwandais, mais les pratiques en Centrafrique démontrent à suffisance le mode opératoire. La France est tapie dans l’ombre et actionne indirectement les lèvres du génocide et demain, elle va renier son plan génocidaire comme au Rwanda. Les centrafricains ne méritent pas tant de souffrances et de bain de sang, voire de destructions. N’est-il pas normal, voire humain pour les Centrafricains de goûter à la paix, à la sécurité, après un processus électoral parfaitement réussi, applaudi par la communauté internationale ? Les français sont les causes des malheurs des centrafricains et curieusement, certains milieux français n’apprécient pas les tueries, les massacres, les carnages qu’ils imputent, honnêteté oblige, à leur pays la France. Le député français, André Chassaigne a prêché dans le désert quant à la misère que la France fait subir à ce pays depuis les explorateurs, la colonisation et maintenant l’impérialisme français ultra sanguinaire. Paul Kagamé, le président Rwandais en sait un peu trop sur la France. Les propos le traduisent si bien quand l’occasion se présente. L’ennemi, c’est la France et non la Minusca.

Sur la pancarte d’une manifestation au Tchad, on pouvait lire : « La France tue plus que le Sida en Afrique ». Qu’à cela ne tienne, la Sangaris avait facilité la partition du pays en transportant les ex-Séléka de Bangui vers le Nord du pays avec toute leur armada de guerre. La Sangaris veut maintenant vider la population civile des provinces du Nord vers Bangui. Les autorités ont-elles perçu ce grand Big-bang que la France prépare ? La France met maintenant la pression sur l’EUTM pour arrêter la formation des FACA ou la bâcler. Des rumeurs font état de ce que le commandant de l’EUTM voudrait démissionner pour ne pas être coresponsable du génocide français en RCA. Où est la CPI en RCA et en Syrie, voire au Yémen ? Les puissances ont le droit absolu d’écraser dans le sang, les plus faibles, dommage. Lakosso ne peut plus se tromper de cible.

 

 

Julien BELA

 

 

LA SITUATION ACTUELLE DE L’ARMEE CENTRAFRICAINE PASSEE AU PEIGNE FIN  PAR LE CHEF D’ETAT-MAJOR

DES ARMEES

 

Le Chef d’Etat-major des Armées, le Général de Brigade Ludovic Ngaïfeï a animé une conférence de presse, ce mardi 18 octobre 2016, aux environs de 09 heures 30 minutes, dans la salle de conférence du camp de Roux, siège de l’Etat-major des Armées. Il était assisté de ses proches collaborateurs, à savoir le sous-chef d’état-major en charge des Opérations, Colonel Isidore Ngreppé et le sous-chef d’état-major en matière de Planification, colonel Ismaël Kouagou.

Lors de cette conférence de presse, le Chef d’Etat-major s’est appesanti sur trois (3) points, en l’occurrence la situation générale de la sécurité dans le pays, l’historique de l’armée et ce qui est fait au sein du ministère depuis un certain temps. Abordant le premier point, le Général de Brigade, Ludovic Ngaïfeï a signifié, « c’est à plusieurs reprises que la population centrafricaine sollicite la grande muette. C’est pour cette raison que le ministre de la Défense m’a donné l’autorisation de sortir de ce mutisme pour dire quelque chose à la population. Face aux menaces actuelles, nous avons fait une situation générale de la sécurité dans le pays. Les menaces sont multiformes depuis une vingtaine d’années. Après la prise du pouvoir par la Séléka, dans un esprit de sursaut patriotique, les Anti-Balaka se sont retrouvés dans les mêmes exactions que les combattants Séléka. Ce qui a poussé la Sangaris à intervenir le 05 décembre 2013.

Face à ces menaces, l’attente de la population est grande : redéployer les Forces Armées Centrafricaines (FACA) sur toute l’étendue du territoire national dans un délai raisonnable. Nous prenons en cœur ce qui se passe chez-nous ».

Abordant l’histoire de l’armée centrafricaine, le conférencier de dire, « Créée en 1961 dont Bokassa fut le premier chef d’Etat-major, l’armée centrafricaine a opté pour la défensive et non l’offensive. Les matériels employés par les militaires sont à la limite. Depuis sa création, on n’a formé que quatre (4) générations des officiers. C’est juste à partir de 1979 que l’armée centrafricaine est montée en puissance. Mais, c’est en 1996 qu’elle a connu tout son déclin : division ethnique, mutineries, rebellions. A partir de ce moment, notre armée n’avait pas un chef d’Etat-major digne de ce nom car cette fonction était assurée par le Chef de l’Etat lui-même. Ensuite, on n’a jamais dissocié le politique de l’armée. Avec toutes ces approches, l’armée ne se retrouvait pas ».

Quant aux réalisations déjà faites par le ministère de la Défense Nationale, celui-ci a indiqué, « Le ministère de la Défense s’est attelé à mettre des étapes pour sortir une armée qui répond aux normes, aux menaces qui pèsent aujourd’hui sur la République Centrafricaine. Nous avons déjà une feuille de route. Aujourd’hui, nous nous focalisons sur la maîtrise du personnel, le contrôle physique. S’agissant du niveau opératif, nous sommes prêts pour Bruxelles sur le dossier de formations, d’infrastructures. C’est un chiffre qui dépasse les ressources de l’Etat. Mais il le faut car depuis fort longtemps, l’Etat n’a pas inscrit dans son budget, les équipements et les infrastructures de l’armée.

Pour répondre aux besoins de garnison, nous avons quatre (4) zones de défense, y compris la zone autonome de Bangui. Il nous faut aussi des unités spécialisées : commando, parachutisme, infanterie mécanisée. Dans le domaine pratique, nous avons mis en place quatre (4) zones de regroupement (ENAM, Camp Kassaï, Kolongo et l’ancienne base du RDOT à la sortie nord de Bangui) qui permettent de récupérer ceux qui ne sont pas revenus . Un tiers (1/3) des militaires parmi ceux qui n’avaient pas répondu à l’appel est de retour. Aujourd’hui, nous avons une armée pluriethnique à dominance car d’autres ethnies ne s’y intéressent pas ».

Répondant aux questions des journalistes, Ludovic Ngaïféi a reconnu que notre pays est menacé, mais que l’armée est consciente de la situation. Il a ajouté que « la formation qui se déroule actuellement et qui est faite par l’EUTM, c’est pour chercher la bonne graine. C’est pourquoi, il ne faut pas se précipiter. Il nous faut partir sur de bonne base. D’ici peu, il y aura la présence pour la sécurisation de la ville de Bangui d’abord. Ces militaires ont déjà été au front. En ce moment, l’EUTM forme un bataillon de plus de 600 militaires.

Le Comité de Sanction nous dit d’utiliser ce que nous avons pour protéger alors que nous n’avons rien. Les voyages de certaines hautes personnalités du pays s’inscrivent dans ce sens. Les gens disent que ce sont les hommes politiques qui s’initient dans l’affaire militaire. Il y a aussi des hommes d’affaires, des commerçants, des opérateurs économiques.

Pour lever l’embargo, il faut remplir les conditions suivantes : avoir de magasin d’armes ; il faut que l’armée soit organisée avec l’emploi de force. Nous ne sommes pas les seuls à être frappés par l’embargo. Avec l’engouement des jeunes, même avec les bâtons, nous sortirons de ce bourbier. Pour libérer notre pays, ce sera une longue lutte. Les tueries, les massacres, les incendies des maisons, cela nous fait aussi mal. Il faut patienter et démarrer sur un bon pied. Nous avons des contraintes, des limites ».

La population centrafricaine, au regard de ce qui est dit par cet officier supérieur de l’armée, doit prendre son  mal en patience. Mais nous osons croire que l’opérationnalisation des FACA  n’est qu’une question de jours. Nous devons tout simplement continuer à placer notre confiance aux Forces Armées Centrafricaines, car le ministère de la  Défense Nationale fait un travail remarquable mais ce sont les moyens qui lui manquent. Notre armée nous libérera un jour et nous devons nous mobiliser autour d’elle.

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

   

 

DES CENTAINES DE PERSONNES FUYANT LES EXACTIONS DU FPRC

ET DU MPC A KAGA-BANDORO, SONT ARRIVEES A BANGUI

 

Une semaine après l’attaque très meurtrière du site des déplacés de Kaga-Bandoro dans la Nana-Gribizi, des centaines de personnes (hommes, femmes, enfants et personnes de troisième âge), à bord de deux (2) véhicules semi-remorques , sont arrivées à Bangui, ce lundi 17 octobre 2016. Et ce, pour fuir les exactions des combattants du FPRC et du MPC, ces deux (2) factions de la nébuleuse coalition Séléka, qui règnent en maître absolu dans cette région du centre du pays pour se mettre à l’abri du danger.

Dès l’arrivée de ces déplacés internes à Bangui, certains ont été hébergés à l’église ANEB de Gobongo, d’autres, à la paroisse Notre Dame d’Afrique, d’autres encore, chez les chefs de quartiers Nord de Bangui ou chez leurs parents, amis et connaissances.

C’est vraiment horrible, aberrant et choquant de voir des êtres humains, s’entasser dans ces deux (2) véhicules comme des marchandises, des bœufs et dépossédés de tout, nus comme les vers de terre. Il convient de signaler que la majorité de ces déplacés internes sont des femmes, des enfants et des personnes de troisième âge, donc des personnes les plus vulnérables.

 Ô Dieu ! Jusqu’à quand vont prendre fin le calvaire, la prise en otage, les massacres et les souffrances de ton peuple de Centrafrique ? A quand les larmes de ce peuple cesseront de couler ? Mais la parole de Dieu des armées, le Très Puissant, nous rassure et nous console en ces termes : « Les yeux de ceux qui sont tournés vers Lui n’auront jamais honte » ; « en toute chose, il y a un début et une fin » ; « Tout se paie ici-bas ». Peuple centrafricain, confesses tes péchés à Dieu, et sa parole divine va te libérer du joug et de la domination de tes ennemis. Et ce,  rien que par la prière élevée à Dieu. Car, la prière est l’arme la plus redoutable des véritables enfants de Dieu. Croyons tous sincèrement à Dieu, et à Lui d’opérer des miracles dans la vie de chacun de nous, et pour la fin définitive de cette crise dans notre cher et beau pays, la RCA. Croyons tous à Dieu et faisons Lui uniquement et entièrement confiance. Nous allons voir et goûter aux merveilles divines sur cette terre de nos aïeux où nous vivons.

 

Le Petit YEKOA

 

 

DES VOIX EMANANT DE TOUTES LES COUCHES SOCIALES ACCUSENT DIRECTEMENT LA MINUSCA D’ETRE DE CONNIVENCE AVEC LES FACTIONS DE LA SELEKA

 

Le récent regain de violences et autres exactions de tout genre, tant à Bangui, la capitale (Km 5) que dans l’arrière pays (Kaga-Bandoro, Ndomété, Kouango, Ngakobo, Bocaranga, Kouï …) n’ont pas laissé indifférent le peuple centrafricain. Toutes les couches socioprofessionnelles du pays ne sont pas passées par quatre (4) chemins et ont accordé leur violon pour pointer du doigt accusateur la « Minusca d’être de connivence avec les factions de la nébuleuse Séléka. Et ce, face aux massacres et aux tueries des civils que les Casques Bleus ont reçu mandat de l’Assemblée Générale du Conseil de Sécurité des Nations Unies de les protéger. Or, en réalité sur le terrain, tel ne semble pas malheureusement être le cas avec ces soldats onusiens, qui assistent passivement à toutes ces exactions et n’interviennent qu’après que les forfaits aient été déjà commis ».

Ces voix et pas les moindres se sont faites entendues du côté de l’Exécutif, du Parlement, de la Classe politique, des groupes armés et mouvements politico-militaires, des religieux, du chef traditionnel des peulhs de la RCA, de la société civiles et voire même des populations. Et ce, pour rappeler à la Minusca de respecter, de se conformer et de mettre concrètement en application son mandat. Les voix de toutes ces forces vives de la nation, actrices et partisanes de la sécurité et de la paix en RCA, seront-elles entendues par Parfait Onanga-Anyanga, patron de la Minusca ? Seuls les jours à venir nous en diront davantage sur la passivité, l’immobilisme des soldats onusiens en RCA.

 

Le Petit YEKOA

 

 

ABUS SEXUELS EN CENTRAFRIQUE : UNE ENQUETE DE L’ONU NUANCE LES ACCUSATIONS

 

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Selon une note interne, seul un cas sur cinq serait « incontestable ».

Après la consternation et le dégoût devant la multiplication des cas d’abus sexuels commis en Centrafrique par des casques bleus de la mission de l’ONU – la Minusca – et des soldats français de la force Sangaris, voilà maintenant le temps du doute et de la suspicion. C’est un nouveau rebondissement dans une affaire qui empoisonne depuis près de deux ans les plus hautes autorités de l’ONU et le ministère de la défense français.

Un rapport confidentiel de Mercedes Gervilla, qui dirige le groupe de la déontologie et de la discipline de l’ONU, auquel Le Monde a pu avoir accès, met en doute la réalité d’un grand nombre d’abus sexuels qui auraient été commis entre 2013 et 2015 par des casques bleus burundais et gabonais et des soldats français déployés à Dékoa. Selon ce document, des victimes auraient été incitées à produire de faux témoignages à charge contre les soldats, en échange, dans ce pays rongé par une misère extrême, d’une compensation financière.Témoignages « pauvres en détails »

Datée du 24 août, cette note, adressée au secrétaire général adjoint de l’ONU chargé de l’appui aux missions de maintien de la paix, se base sur un rapport intermédiaire du bureau des services de contrôle interne de l’organisation (OIOS). Ce bureau est chargé d’enquêter sur 150 accusations d’abus sexuels et d’exploitation sexuelle par des casques bleus et des soldats français, lancées entre mars et juin 2016. Sur la base des informations divulguées, le parquet de Paris avait ouvert une enquête. Le secrétaire général Ban Ki-moon avait dénoncé devant le Conseil de sécurité un « cancer de l’organisation ».

La réalité pourrait s’avérer plus nuancée. L’OIOS juge que « 50 % des cas ne sont pas étayés par des preuves et seuls 20 % présentent des preuves incontestables », selon le document, et « les 30 % restant présentent des éléments de preuve ne pouvant être corroborés ». Les cas d’abus sexuels n’ont pas pu être étayés ; les « preuves incontestables » concernent des cas d’exploitation sexuelle, en échange notamment de nourriture.

Le document met en doute la véracité des témoignages recueillis sur le terrain par les enquêteurs, qui ont passé environ quatre mois dans la région de Kémo à interroger 435 témoins et plaignants. Le rapport insiste sur la répétition de « témoignages parfaitement identiques »« pauvres en détail », et assure que certaines victimes semblent réciter un « script mémorisé ».

Porter plainte pour extorquer de l’argent

L’OIOS dénonce aussi le rôle d’une ONG locale, mandatée par l’Unicef, qui aurait entretenu un système de pots-de-vin encourageant des victimes àporter plainte pour obtenir de l’argent. Ces sommes étaient ensuite extorquées par un travailleur humanitaire de cette ONG. Une porte-parole de l’Unicef, Marixie Mercado, souligne que le versement d’argent à de présumées victimes d’abus sexuels est un mécanisme de « routine ».« L’Unicef n’a pas pour rôle de déterminer si une personne qui se présente comme victime a effectivement été maltraitée ou exploitée sexuellement »,ajoute-t-elle.

« Ce rapport est symbolique des failles de l’ONU », assure Peter Gallo, un ancien enquêteur de l’OIOS, et « il ne va servir qu’à discréditer les victimes qui ont reçu de l’argent et à minimiser les cas d’abus sexuels ». Il dénonce par ailleurs les méthodes « inadaptées » de l’OIOS, qui se contente d’une liste de questions « prédéterminées » alors qu’il est toujours très difficile detrouver des preuves dans les cas d’abus sexuels.

En France, trois enquêtes judiciaires sont en cours sur ces cas d’abus sexuels, mais pour l’heure aucun soldat entendu n’a été mis en examen. Si les conclusions de l’ONU « sont avérées, c’est extrêmement grave et des poursuites pourraient être envisagées », souligne-t-on au ministère de la défense. Par ailleurs, on dénonce « la légèreté de l’Unicef, qui n’a pas vérifié les accusations ». L’OIOS devrait rendre la version finalisée de son rapport dans les prochaines semaines.

 

Par Marie Bourreau (New York, Nations unies, correspondante)

 

 

DEPECHE RJDH-RADIOS COMMUNAUTAIRES

 CENTRAFRIQUE : LA POPULATION DE NGAKOBO VIT DANS LA PSYCHOSE

Après l’attaque du site des déplacés de Ngakobo, la population vit dans la peur en dépit du calme précaire qui règne dans la ville.

Le site des déplacés de Ngakobo dans la Ouaka a été la cible d’une attaque attribué par les combattant de l’UPC. Après cette agression de personnes vulnérables, les résidents de la localité sont traumatisés et les activités peine à reprendre leur monotonie.

Selon une source de la gendarmerie de Ngakobo, les mouvements sont encore timides après l’attaque du samedi 15 octobre dernier. Le Commandant de la Brigade de Ngakobo joint au téléphone par le RJDH souhaite un renforcement  rapide des forces de sécurité intérieure dans la ville. « Nous ne disposons que de deux éléments au niveau de la gendarmerie, c’est vraiment déplorable. Nous demandons une augmentation des effectifs de la gendarmerie et de la police, voire des FACA afin de sécuriser la ville » a-t-il lancé.

Une demande saluée par un habitant de Ngakobo qui  déplore que «  nous sommes abandonnés à nous même. Donc le souci, c’est de redéployer nos forces à Ngakobo » a-t-il souhaité.

L’onde de choc de Ngakobo touche aussi la ville de Bambari dont la population est dans la psychose, a rapporté une autorité de Bambari. Cette peur a pour origine la rumeur d’une éventuelle attaque des groupes armés.

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CENTRAFRIQUE : LES PROFESSIONNELS DE MEDIAS OUTILLES SUR LE JOURNALISME PARLEMENTAIRE

Dix professionnels de médias de la presse écrite et électronique suivent la formation sur le journalisme parlementaire. Ce renforcement de capacité des journalistes est organisé par l’ONG Internationale INTERNEWS à son siège.

Après leurs collègues de la radio, c’est au tour des journalistes de la presse écrite et électronique de bénéficier des connaissances sur le journalisme parlementaire offertes par INTERNEWS. Cette formation qui s’étale sur cinq (05) jours a débuté aujourd’hui, le 17 octobre 2016.

Selon les responsables de cette formation, la compréhension du parlement et une facilité dans le traitement des informations relatives à cette institution sont les objectifs poursuivis. Jérémie Soupou, Directeur par intérim d’Internews, a indiqué que plusieurs thèmes seront débattus, notamment, « la connaissance de la Constitution, la place d’un Député, son rôle et sa mission selon la Loi. Comment faire pour être journaliste parlementaire…. ».

Sur les attentes des participants à cet atelier, Cédrick Suzon Daworo reporter à Corbeau News a salué cette initiative et voudrai saisir cette occasion pour connaitre les notions fondamentales du journalisme parlementaire. Et Edwige Sedo, rédactrice du site d’information vision, trouve intéressant le thème de la formation et souhaite sortir de cette formation nantie de techniques de reportage sur un parlement.

Le consortium IRI, Internews, Mercy Corps, RJDH et RONDGH comptent poursuivre cette formation au profit des journalistes de l’arrière pays.

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CENTRAFRIQUE : RETRAIT DE LA SOCIETE CIVILE DU COMITE CONSULTATIF ET DE SUIVI DU DDRR

Le Groupe de Travail de la Société Civile (GTSC) a suspendu sa participation au Comité Consultatif et de Suivi du DDRR. Une manière de dénoncer la violation de l’Accord de principe du DDRR par les groupes armés.

Dimanche 16 octobre 2016, le Groupe de Travail de la Société Civile (GTSC)  a annoncé son retrait du Comité Consultatif et de Suivi du DDRR, lit-on dans le communiqué publié par cette plateforme. Les raisons de ce retrait est la violation constante de l’accord de principe du DDRR par les groupes armés bénéficiaires de ce programme et au retard constaté dans le lancement de ce comité.

Dans ce document, le GTSC a recommandé aux mouvements armés signataires ou non de l’accord de principe du DDRR de « cesser toutes les exactions sur la population et de se conformer aux termes de cet accord ». Il a martelé que « la souffrance du peuple centrafricain perdure et doit cesser maintenant et sans conditions. Nous souhaitons qu’une rencontre préalable avec toutes les Forces Vives de la Nation avec la présence effective de tous les groupes armés se tiennent avant la reprise des activités dudit comité ».

RJDH

 

 

 

DEPECHE RJDH-RADIOS COMMUNAUTAIRES

 

JOURNEE MONDIALE DE L’ALIMENTATION 2016 POUR LA RELANCE AGRICOLE

 « Le climat change, l’alimentation et l’agriculture aussi », c’est le thème de la Journée Mondiale de l’Alimentation  célébrée dimanche 16 octobre à Mbaïki, chef-lieu de la préfecture de la Lobaye.

La République Centrafricaine à l’instar des autres pays du monde a célébré la Journée Mondiale de l’Alimentation le 16 octobre 2016. Cette célébration a connu la participation  des agents agropastoraux venus de onze (11) préfectures de la RCA.

Symphorien Redikouzou, chef de secteur de l’Agence Centrafricaine de Développement Agricole de Bouar s’est réjoui de cette journée, surtout son thème qui porte sur le changement climatique. « Depuis quelques années, nous avons constaté un net changement climatique dans notre pays et cela a une répercussion sur les activités agropastorales. Le calendrier agricole est perturbé»,  a-t-il noté.

Cette célébration qui pourrait être une opportunité pour booster l’agriculture centrafricaine a été présidée par le Chef de l’Etat. Dans son discours, F.A Touadera  a mis un accent particulier sur le secteur agropastoral et remercié les partenaires, tels que la FAO et le PAM pour leurs appuis multiformes. Cet appui s’est traduit par le choix de la ville de Mbaïki où se trouve l’Institut Scientifique de Développement Rural (ISDR) et le Centre de Recherche Agro-technique de Boukoko situés à 10 kilomètres de cette  ville.

Il a aussi rappelé à la population son engagement dans la relance agricole. « L’agriculture fait aussi partie de mes priorités, car pour moi, cela permettra de  relever le niveau de vie des Centrafricains devenus vulnérables par les derniers évènements regrettables. Nous devons relancer notre agriculture, notre économie en vue d’assurer la sécurité alimentaire et nutritionnelle à la population. Par-là,  nous contribuons à la croissance de notre produit intérieur brut », a déclaré le Professeur F.A Touadéra.

Cette année, le monde célèbre la 71e célébration de la Journée Mondiale de l’Alimentation et c’est pour la deuxième fois que la ville de Mbaiki l’organise.

 

OUVERTURE D’UNE ENQUETE APRES LE DECES D’UN NOURRISSON A LA CLINIQUE EMERGENCY

 

Depuis le décès d’un nourrisson, les activités de la Clinique Emergency sont paralysées. Les parents des malades admis dans cet hospice accusent le personnel soignant de trafic d’organes, une mise en cause rejetée par le chirurgien de la clinique et le Procureur de la République, Ghislain Grézenguet qui a annoncé l’ouverture d’une enquête.

Le personnel soignant de la clinique Emergency a été pris à partie par les parents des malades hospitalisés dans cette clinique dans la soirée du 16 octobre après le décès d’un nourrisson dont le corps se trouve à la morgue de l’hôpital communautaire.

Pour faire la lumière sur cette affaire qui perturbe la bonne marche de la clinique, le Directeur Général de l’Hôpital Communautaire, le Dr Joachim Tembeti a souhaité l’arbitrage de la justice. « Nous gérons le dépôt et dans le cas d’espèce, il faut une réquisition du procureur pour faire l’expertise du corps afin de confirmer ou infirmer s’il y a prélèvement d’organe ou pas et le processus est en cours », a indiqué au RJDH, le Dr Joachim Tembeti.

Concernant la saisine de la justice, le Procureur de la République, Ghislain Grézenguet a confirmé au RJDH l’ouverture d’une enquête. «  La brigade criminelle que j’ai instruit est sur le point de délivrer la réquisition aux trois (3) médecins légistes qui feront l’autopsie du corps de l’enfant. Nous voudrons vérifier si l’acte posé est conforme au principe de la science médicale », a précisé le Procureur de la République.

Sur cette accusation, les responsables de la clinique Emergency ne se sont pas prononcés, car ils sont encore sous le choc et refusent de se prononcer, a constaté le RJDH. Ils ont seulement annoncé la fermeture de la formation sanitaire sans donner plus de détails sur la date de reprise de leurs activités.

La clinique Emergency est opérationnelle en République Centrafricaine depuis 2009 et dispose de deux centres : un à la direction générale et un autre au Complexe Pédiatrique de Bangui.

 

CONDITION DEPLORABLE DES DEPLACES DE KAGA-BANDORO A BANGUI

 

Environ deux cents (200) déplacés en provenance de Kaga-Bandoro sont arrivés ce 17 octobre à Bangui. Ces sinistrés dépourvus de tout vivent dans une précarité déplorable.

Après l’attaque des ex-Séléka sur les civils à Kaga-Bandoro, certains rescapés de cette incursion armée ont décidé de trouver refuge à Bangui. Ceux-ci sont arrivés aujourd’hui, 17 octobre 2016 à bord de quatre véhicules et recueillis par leurs parents ou personnes de bonne foi.

Selon Etienne Oumba, notable du quartier Gobongo 2 qui a accueilli certains de ces déplacés a déploré le sort de ces personnes qui ont besoin d’une assistance.

Sur le déroulement de l’attaque du site à Kaga-Bandoro, Patrick Moussa, l’une des victimes  du site  des déplacés qui a perdu toute sa famille dans les violences a rapporté que « les éléments de la Séléka  ont commencé par  lancer des roquettes et des grenades  avant de faire leur entrée dans  le site pour faire du porte-à-porte et enfermés certaines personnes dans la maison avant de les bruler vifs ».

Le rescapé du drame a aussi accusé le contingent pakistanais de la Minusca pour sa passivité en faveur des bandits. « Le contingent Pakistanais était resté impassible devant les exactions des ex-Séléka. Quand ceux-ci avaient épuisé leurs munitions, ils ont été ravitaillés par les casques bleus pour continuer le massacre », a-t-il dénoncé.

Devant la précarité de ces victimes, certaines voix s’élèvent pour interpeller le pouvoir à venir en aide à ces sinistrés. « Nous avons des personnes de troisième âge,  des enfants et des femmes qui n’ont ni famille ici et ils  sont fatigués. Depuis ce matin, j’ai appelé toutes les autorités compétentes pour secourir ces personnes, malheureusement, la réponse tarde à venir », a-t-il déploré.

A Kaga-Bandoro, les déplacés sont dans la précarité, seule la Caritas leur apporte une assistance. Le Gouvernement sera-t-il en mesure d’assister ces déplacés du moment qu’il tarde à porter secours aux refugiés centrafricains au Mali ?

 

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FIBROMYALGIE : NOUVELLE VICTOIRE POUR LA MEDECINE NATURELLE

 

Chère lectrice, cher lecteur, 


Une nouvelle étude publiée dans la revue Mayo Clinic Proceedings confirme la supériorité de cinq approches alternatives, non médicamenteuses, contre la fibromyalgie.

La fibromyalgie est une grave maladie provoquant douleurs dans les muscles, les nerfs et le squelette, une grande fatigue et une hypersensibilité psychologique. Les personnes se bourrent en général d’antidouleurs, paracétamol, mais aussi de morphine et autres médicaments à base d’opium. 

Ça ne leur fait pas de bien, vous vous en doutez. Mais elles n’ont pas le choix : les douleurs sont insupportables. 
Et de toute façon, la majorité des médecins ne leur proposent rien : la fibromyalgie est très mal soignée par la médecine conventionnelle. Il n’existe aucun traitement standard. 

Grande nouvelle positive !

Or, il est désormais prouvé que les approches alternatives, elles, sont efficaces. Bien au-delà de l’effet placebo. 
Cette étude de la Mayo Clinic vient de paraître, le 16 septembre 2016. Uniquement basée sur des essais randomisés contrôlés (études très rigoureuses), elle a conclu que : 

L’acupuncture apporte une amélioration significative sur les scores de fatigue et d’anxiétsé liées à la fibromyalgie. Aucun effet secondaire indésirable n’a été constaté, contrairement aux médicaments habituellement utilisés pour ces indications (antidépresseurs, somnifères, anxiolytiques…) ; 
la méditation en pleine conscience entraîne une réduction du stress et des troubles du sommeil ainsi qu’une réduction de la sévérité des symptômes ; 

la conscience de soi, une technique qui donne une importance à la prise de conscience et l’expression des émotions, entraîne une réduction significative de la douleur et une amélioration du fonctionnement physique ; 
la visualisation mentale guidée semble apporter une diminution significative de l’intensité des douleurs, de la fatigue et de la dépression ; il s'agit d’imaginer que la source de la douleur a une forme, de la visualiser mentalement, et de visualiser sa disparition. Prenons le cas d'une brûlure sur un bras : la personne peut visualiser un animal imaginaire et bienfaisant en train de lécher la plaie pour la faire disparaître ; 
Eenfin, le tai-chi-chuan permet une diminution des symptômes. Il s’agit d’un art martial chinois, souvent pratiqué comme une gymnastique favorisant la relaxation, la santé, le bien-être [1]. 

Les maladies mystérieuses, compliquées, mieux soignées par les médecines naturelles

La médecine scientifique occidentale s’est attaquée en priorité aux maladies simples. 
Les maladies provoquées par un microbe, une bactérie, un virus. 
-  identifier le microbe 
-  identifier le produit poison pour le microbe 
donner au malade le produit 
Cette stratégie a permis de gagner des batailles vitales contre la tuberculose, la rage, la polio et mille et une maladies infectieuses. Des millions de vies ont été sauvées. 
En revanche, face aux maladies compliquées, systémiques, la médecine scientifique occidentale est empêtrée. 
Des chercheurs (trop) optimistes ont promis, dans les années 1970, la fin du cancer et de toutes les autres maladies. 
Dans les années 1990, ce sont les généticiens qui ont fait les mêmes promesses. Actuellement, ce sont les « transhumanistes » [2]. 
Mais si vous allez dans les hôpitaux, les maisons de retraite, ou si vous interrogez les gens dans les familles, vous vous apercevrez d’une masse inouïe de maladies, de souffrances, non soulagées. 
Maladies auto-immunes, maladies neuro-dégénératives (Alzheimer, Parkinson, sclérose en plaques), maladies psychiques (autisme, dépression, instabilité), maladies articulaires et métaboliques (hypertension, diabète, obésité…) sont présentes comme pratiquement jamais auparavant. 
Et parmi les malades, ceux qui s’en sortent le mieux sont ceux qui se tournent vers les approches… naturelles ! 
Traiter le patient dans sa globalité

Face à ces maladies, ceux qui se contentent de se bourrer de médicaments vont de mal en pis jusqu’à la chaise roulante, puis le cercueil. 
Ceux qui se lancent au contraire dans une recherche sur le régime qu’il leur faut, les aliments à éviter, les exercices qui vont les aider, les activités (méditation, tai-chi, massages, cures thermales…), les vitamines, les compléments alimentaires, les plantes, constatent au contraire : 
une amélioration de leurs symptômes ; 
un intérêt renouvelé dans leur existence, qui reprend du sens, grâce à leur quête et toutes les découvertes et rencontres passionnantes qu’ils font en se soignant. 
C’est pourquoi j’ai la conviction que la médecine naturelle est la médecine de demain. 

C’est la porte de sortie pour échapper aux impasses médicales actuelles. 

Cela prend certes un peu de temps, de concentration, de travail même, pour s’initier, et comprendre. 

Mais c’est la voie vers une vie heureuse et longue. 

Suivez le guide ! 

À votre santé !


Jean-Marc Dupuis

 

 

 

 

 

 

 

 

LA COUR DES COMPTES RELANCE SAMBA-PANZA SUR SA GESTION DU DON ANGOLAIS

 

L'ancienne présidente de la transition centrafricaine a jusqu'au 18 octobre pour donner à la Cour des comptes plus d'éclaircissements "sur la gestion de la deuxième tranche du don angolais" de 10 millions de dollars octroyé à Bangui en mars 2014 – somme dont un quart n’est pas rentré dans les caisses de l’État.

Pas vraiment satisfait des éléments de réponse fournis par l’ancienne présidente de la transition, le greffier en chef de la Cour lui a envoyé, le 4 octobre, un courrier de relance lui donnant un délai de quinze jours pour se montrer plus loquace. Il pourrait également envisager d’appeler à s’expliquer la fille de CSP, Christelle Sappot, aujourd’hui ambassadrice à Malabo. Cette dernière fut sa secrétaire particulière. 

Selon nos informations, Catherine Samba-Panza devrait une nouvelle fois répondre à la Cour des comptes, sans toutefois apporter plus de précisions.

Par Jeune Afrique

 

 

LES PARTISANS DE BOZIZE VEULENT ENCORE METTRE LA RCA A FEU ET A SANG : QUE VEULENT ET CHERCHENT-ILS ?

 

La recrudescence des violences dans certaines villes de nos provinces principalement Kaga-Bandoro, Kouango, Koui, Ngakobo et au KM5, dernier bastion des musulmans dans la capitale, n’est pas un fruit du hasard. Cela  s’explique. Et nous n’avons pas besoin d’aller de midi à quatorze (14) heures pour connaître les manipulateurs de ces violences. Il s’agit bel et bien des partisans du général déchu par la coalition Séléka, François Bozizé-Yangouvonda.

Depuis son exil doré en Ouganda chez Yoweri Mussévéni, François Bozizé a digéré et digère mal son échec  cuisant, face à l’avancée des combattants Séléka jusqu’à leur prise de pouvoir le 24 mars 2013, avant que Djotodia ne démissionne de son poste  à Ndjaména. Depuis lors et jusqu’au jour d’aujourd’hui, les pro-Bozizé ne cessent de remettre à plat tous les efforts consentis par les Centrafricains, pour la recherche de la paix et de la sécurité sur toute l’étendue du territoire national. La paix ne peut revenir en Centrafrique à cause de ce groupuscule d’individus qui ne cherchent qu’à mettre les bâtons dans les roues du gouvernement afin de rendre le pays ingouvernable.

François Bozizé est arrivé au pouvoir  le 15 mars 2003, par un coup d’Etat contre le régime démocratiquement élu du feu président Ange-Félix Patassé, paix à son âme. Il a été renversé par la coalition Séléka le 24 mars 2013. Donc, il a passé dix (10) ans au pouvoir. Qu’est-ce qu’il a réellement fait pour son peuple ? Si ce n’est que des détournements de denier public mis en œuvre par son clan, sa famille, et  nous en passons. Pour la corruption, la haute mafia, n’en parlons pas.

En outre, François Bozizé disposait des poudrières à Bossembélé et à Benzambé. Au lieu de mettre ces engins de guerre à la disposition de l’armée centrafricaine, il a préféré les thésauriser ou équiper les militaires de son clan. Les conséquences de ces actes irréfléchis de Bozizé, c’est ce que nous vivons aujourd’hui. Trop malins, les combattants Séléka qui ont aidé Bozizé à renverser feu Patassé et qui étaient marginalisés, sont revenus  de force et ont récupéré toutes les armes qui se trouvent dans les poudrières. Les militaires de Bozizé qui étaient choyés et se croyaient au-dessus des autres, ont pris leurs jambes au coup à l’avancée de la Séléka. Bozizé abandonné aussi seul, a dû prendre l’hélicoptère pour échapper à la foudre de la Séléka.

Dès cet instant, les populations centrafricaines étaient à la merci des Séléka. Il a fallu l’entrée des Anti-Balaka dans la danse pour libérer partiellement le peuple centrafricain sous le joug de la Séléka. Sous la pluie des balles, les Centrafricains sont allés massivement aux urnes pour élire leurs futurs dirigeants. Ils sont en place aujourd’hui et ne peuvent gouverner à cause de la  main invisible de Bozizé. Les Centrafricains doivent comprendre aujourd’hui que c’est Bozizé et sa clique qui cherchent à tout prix à mettre le pays à feu et à sang. De kampala en Ouganda, Bozizé entretient la haine, la vengeance, la rancœur, la jalousie. Mais il doit comprendre que la RCA n’est pas sa propriété privée et il ne détient pas le titre foncier de ce pays du feu président fondateur Barthélemy Boganda.

Après son éviction du pouvoir par la coalition Séléka, Djotodia a pris le pouvoir, puis Catherine Samba-Panza et maintenant Faustin Archange Touadéra. L’actuel président a été élu démocratiquement par le peuple centrafricain. Ce n’est ni ce dernier qui l’a chassé du pouvoir. Mais que cherchent Bozizé et sa horde ? Que veulent-ils ? Est-ce les souffrances des centrafricains, les tueries, les massacres qui les intéressent ? Pensent-ils qu’avec cette manipulation, ils vont revenir au pouvoir ? Nous ne le pensons pas. Aujourd’hui, le peuple centrafricain n’est plus dupe mais plutôt mûr.

Nous osons croire que ce sont les partisans de Bozizé qui ont monté de toutes pièces le mensonge selon lequel Moussa Dhaffane a été assassiné, tout juste pour pousser les musulmans drogués du Km 5 à commettre des exactions  sur ceux qui s’y rendent pour embraser le pays. Heureusement, les banguissois et nos compatriotes musulmans ont compris les manœuvres dilatoires de Bozizé et de ses partisans.

A partir d’aujourd’hui, nous demandons au peuple centrafricain d’être vigilant et de dénoncer tous ces manipulateurs. En agissant ainsi, nous sortirons tête haute de cette crise. Mais si nous suivons bêtement  ces assoiffés de pouvoir, nous récolterons le fruit de nos ignorances. Vigilance ! Vigilance ! Vigilance !

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

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