Tous les info du Mercredi 15 Fév .2017

 

Cmn 2408 du mercredi 15 02 2017

La « ligne rouge », vEritable mur de Berlin : la Minusca passE A la vitesse supErieure et

la sElEka s’est cassEe le nez

 

La Minusca s’est déployée en République Centrafricaine pour protéger la population civile et aider les autorités du pays à ramener la paix sur toute l’étendue du territoire national et à restaurer l’autorité de l’Etat. Depuis lors, les actions qu’elle mène sur le terrain sont critiquées par les Centrafricains du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest. D’autres vont même plus loin pour dire que certains contingents de la Minusca sont de connivence avec les groupes armés, surtout les combattants de la Séléka. Tout simplement parce que ces soldats onusiens dédallaient comme des lapins à l’avancée de la Séléka et abandonnaient les populations civiles dans la gueule de ces seigneurs de guerre, ces criminels, sans foi, ni loi.

Aujourd’hui, les Casques Bleus de la Minusca se sont ressaisis. Ils ont décidé unanimement de faire leur travail comme il se doit, c’est-à-dire de respecter à la lettre leur mandat. C’est ainsi qu’une « ligne rouge » est tracée à soixante (60) Kilomètres de la ville de Bambari pour prévenir toutes attaques contre les innocents à Bambari, venant de la part des groupes dissidents de la Séléka, tels le FPRC, le MPC et le RPRC, réfractaires au processus Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Rapatriement (DDRR). Malgré cette « ligne rouge » qui s’apparente à un véritable « mur de Berlin », le RPRC du soi-disant général Joseph Zoundéko s’est permis le luxe de la franchir. Ce général et ses quelques éléments y ont laissé leur peau. Leur sort est définitivement scellé et ils ne reviendront plus sur  cette terre pour rendre la vie difficile à leurs concitoyens. L’adage qui dit « à chacun son tour chez le coiffeur », s’est concrétisé. Joseph Zoundéko, se croyant plus fort que l’ONU, une organisation planétaire, a fini par être abattu par ceux qu’il traitait de tout. Une grenouille peut-elle se faire aussi grosse qu’un bœuf ?

En abattant Joseph Zoundéko et ses éléments, nous osons croire que la Minusca est passée à la vitesse supérieure et plus rien ne peut l’arrêter. Les exactions des groupes armés sur les populations dans la préfecture de la Ouaka, ont débordé le vase. La piste empruntée par la Minusca à l’heure actuelle semble être la bonne. Car, on ne peut continuer inlassablement à caresser ces hors-la-loi dans le sens du poils. Le sang a trop coulé sous le pont et il faut arrêter cette hémorragie pour permettre aux Centrafricains de vivre en paix sur la terre de leurs aïeux.

A l’heure actuelle, tout le peuple centrafricain exhorte la Minusca à persévérer dans cette voie. Isaac, un ressortissant de Bambari, n’est pas passé par quatre chemins pour demander à la Minusca d’intensifier ses actions sur le terrain. « Je souhaite que les Casques Bleus de la Minusca aillent jusqu’au bout en mettant hors d’état de nuire tous les groupes armés réticents au processus DDRR. Tous ceux qui tenteront de s’attaquer aux populations civiles doivent être traités comme tels », a-t-il martelé. Un déplacé de la ville de Bakala qui se trouve présentement à Bangui, n’a pas caché sa joie. « Je suis fier de ce que la Minusca a fait. Mon souci, c’est qu’elle pacifie la région dans un bref délai pour nous permettre de retourner là où nous étions. C’est notre attente », a-t-il souhaité.

La balle est désormais dans le camp de la Minusca. Si elle fait marche arrière, alors la population civile est sacrifiée sur l’autel du diable. Par contre, si la Minusca maintient, sa position, la population est sauvée. Pour ce faire, les soldats onusiens doivent être vigilants sur tous les fronts. Car au moment où nous mettons cet article sous presse, ces criminels tentent par tous les moyens à contourner la ligne rouge. Nous ne leur demandons pas de déclarer une guerre aux groupes armés mais d’agir à temps quand ces malfrats veulent s’en prendre aux populations civiles. Car la coalition MPC-FPRC-RPRC, après avoir fracassé son nez contre le mur de Berlin, cette fameuse ligne rouge, va revenir en force. Des mesures draconiennes doivent être prises pour parer à toutes éventualités. Nourredine Adam, Mahamat Alkhatim, Abdoulaye Issein, ces criminels étant encore en vie, peuvent venger les leurs d’une manière ou d’une autre. D’ailleurs, à entendre un autre soi-disant général du RPRC, sur les ondes de RFI, il a clairement fait savoir que leurs éléments ont décidé coûte que coûte de prendre la ville de Bambari après la mort de leur chef d’état major, Joseph Zoundéko. La Minusca a l’obligation de prendre toutes les dispositions nécessaires pour que la préfecture de la Ouaka ne sombre pas dans un chaos indescriptible.

Aux combattants du FPRC, MPC, RPRC, nous les exhortons à abandonner leur projet, à s’aligner sur le programme DDRR et à dialoguer pour enterrer définitivement cette hache de guerre. Ali Daras n’est pas le seul étranger dans la Séléka. Même dans les rangs du MPC, RPRC, FPRC, il y a aussi des étrangers qui doivent partir. Mobilisons-nous autour de notre président Faustin-Archange Touadéra pour sortir de cette crise par le dialogue, rien que le dialogue.

Bon vent à la montée en puissance de la Minusca ! Adieu à Zoundéko. Gare à Nourredine et Alkhatim !

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA  

 

DES CENTAINES DE PERSONNES ONT FUI

LES LOCALITES D’IPPY ET DE BAKALA

POUR SE METTRE A L’ABRI DES AFFRONTEMENTS

INTER-SELEKA A BAMBARI

 

Des centaines de personnes ont fui les localités d’Ippy et de Bakala pour se mettre à l’abri des affrontements inter-Séléka à Bambari, information diffusée ce mardi 14 février 2017, à 06 heures 30 minutes sur les ondes de la Radio France Internationale (RFI). D’après nos confrères, « Malgré la frappe aérienne des éléments du FPRC à Ippy, le samedi 11 février 2017, par les Casques Bleus de la Minusca, certains éléments de ce groupe politico-militaire ont progressé à pied par des sentiers, pour atteindre un village situé après la fameuse ligne rouge. D’autres combattants du MPC-FPRC, sur une trentaine de motos, en provenance du Nord de la RCA, se sont regroupés dans la ville de Mbrès, pour soi-disant franchir la ligne rouge installée à Bakala, et atteindre la ville de Bambari. Prises de panique par rapport à l’avancée des éléments du FPRC-MPC, des centaines de populations des localités d’Ippy et de Bakala, ont fui les affrontements inter-Séléka (FPRC-MPC contre UPC), pour se mettre à l’abri du danger à Bambari, chef lieu de la préfecture de la Ouaka. Et leur recensement est entrain d’être fait par les autorités politico-administratives de Bambari. Et ce, pour connaitre leur nombre exact », a indiqué RFI.

C’est pour dire qu’à l’allure où vont actuellement les choses dans la Ouaka en général, et à  Bambari en particulier, la tension est vive et prête à exploser d’un moment à l’autre. Car le FPRC-MPC va désormais ouvrir deux (2) fronts de guerre contre l’UPC d’Ali Daras et les Casques Bleus de la Minusca, basés à Bria, Ippy, Bakala, Grimari, Bambari, Ngakobo et bien d’autres localités de la Ouaka et de la Haute-kotto.

Face à la détérioration de la situation sécuritaire dans ces régions, comment vont réagir les Casques Bleus de la Minusca pour protéger comme il se doit les populations civiles ? La réponse à cette question revient à qui de droit.

Le Petit YEKOA

 

LES NON-DITS DE LA CRISE CENTRAFRICAINE : L’AMNISTIE GENERALE EST AUSSI

UNE EVENTUALITE DE SORTIE DE CRISE

 

La RCA n’a pas de choix quant aux hypothèses de sortie de crise. Luanda, Vatican et Union Africaine, un regain d’intérêt pour une résolution définitive de la crise. Toutes les options sont possibles, si l’on veut une paix totale et définitive. Les FARC en Colombie ont fait la guerre pendant plus de cinquante ans. Les victimes sont nombreuses, dont des députés exécutés. Il en est de même pour l’Angola, l’Afrique du Sud et l’apartheid, le Soudan, le Tchad, le Libéria, la Sierra Léone et tant d’autres pays. La RCA n’est pas le seul pays à avoir connu une crise aussi sanguinaire que destructrice. L’impunité est une chose certes, mais la paix en est une autre. Pour avoir la paix, il faut des concessions parfois difficiles à avaler. C’est un passage obligé pour obtenir cette paix si nécessaire, si vitale, si délicieuse.

Sans la paix, il ne peut y avoir de développement dans le pays. Les ONG internationales des Droits de l’Homme s’accrochent à l’impunité. Mais elles ne proposent jamais d’alternatives. Le cas de la RCA est d’autant plus singulier, car elle a perdu tous ses instruments de souveraineté, à savoir l’Armée, la Gendarmerie et la Police. A l’allure où va la réhabilitation des FACA, il faut environ dix (10) ans pour reconstituer une armée républicaine digne de ce nom. Cependant, la misère, la pauvreté sont au-dessous du seuil humain. La RCA est au fond du gouffre, au plus profond, au point d’apparaître comme un trou noir. Il faut mettre en place une structure à l’exemple de l’Afrique du Sud, « Vérité et Réconciliation », pour que chaque acteur exorcise les démons du mal en lui et que le peuple réconcilié avec lui-même, reparte sur un bon pied, sur de nouvelles bases. Combien de croque-morts, de criminels patentés, d’assassins sont sous les verrous depuis que les ONG internationales des Droits de l’Homme récitent la litanie de l’impunité ? Il ne faut pas se faire d’illusion, la paix est plus précieuse que tout dans le monde.

Depuis novembre 2012, date d’entrée en éruption de l’ex-coalition Séléka jusqu’à ce jour, qui peut donner un chiffre exact des victimes ? Tous les groupes armés ont battu tous les records de cruauté, d’horreur, de négation totale de la personne humaine. La dernière session de la Cour Criminelle a libéré tous les criminels qui sont pourtant les pires excréments de l’enfer, de l’horreur, mais hélas, leurs dossiers étaient vides. Il n’y a pas eu une documentation sérieuse de la part des officiers de Police Judiciaire. La Justice, vue sous cette angle, peut accoucher d’une souris au grand dam des victimes. Tous les criminels sont aujourd’hui à l’air libre. Même les fugitifs n’ont jamais été traqués. Mieux vaut une Amnistie générale qu’une parodie de justice. Beaucoup de nos magistrats privilégient la corde ethnique pour protéger leur clan. Et les magistrats de ce genre, issus des régimes précédents, sont encore nombreux dans l’appareil judicaire de la RCA.

Les négociations avec les groupes armés, c’est pour aboutir à un compromis, à une entente, à un Accord acceptable par tous. Le programme Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Rapatriement (DDRR) n’est que la phase finale. Les nouvelles autorités (Exécutif et législatif) doivent mûrir la réflexion, l’approfondir, peser le pour  et le contre. Il est question de la survie d’un peuple et de la paix. Tous les criminels, à tous les niveaux de la hiérarchie des groupes armés, ne seront jamais atteints. Les juges, autrement dit les magistrats du siège, sont des Centrafricains. C’est un saut dans l’inconnu avec la CPS, si l’on s’en tient à la prestation des magistrats centrafricains. Et donc, la crise centrafricaine ayant traîné, l’Union Africaine, Luanda et Vatican doivent nécessairement arracher la paix. Pour cela, chaque camp doit se faire violence, faire des concessions, afin d’aboutir. Car la paix, dit-on, n’a pas de prix.

Toutes les voies sont à explorer, afin de parer à toutes éventualités. Avec les groupes armés, il ne faut pas négocier pour négocier, il faut négocier pour parvenir à quelque chose. Ce n’est pas de gaieté de cœur, mais hélas, il faut avaler la couleuvre. Aucun camp ne doit être figé, si l’on veut donner une chance à la paix. La RCA n’est ni le premier, ni le dernier pays de la planète dans ce cas de figure. Nelson Mandela est l’exemple type à suivre, tant en Afrique que dans le monde entier. Prisonnier pendant plus de vingt six ans sous l’apartheid, Nelson Mandela libéré devient président démocratiquement élu de l’Afrique du Sud. Les blancs sont toujours là et cohabitent avec les noirs plus nombreux, y compris les vestiges de l’apartheid qui surviennent encore. Le fossé entre blanc et noir n’est pas totalement comblé. Une seule chose compte, Mandela s’est placé au-dessus de la mêlée, pour diriger un pays sous la toute puissance de la race blanche. Mandela a vieilli en prison. Peter Botha, son pire ennemi, est toujours en vie, y compris les idéologues de l’apartheid. Mandela a tout simplement effacé le tableau pour réécrire une nouvelle histoire de l’Afrique du Sud, dite « LA NATION ARC-EN-CIEL ». La RCA gagnera encore en crédibilité.

 

Julien BELA

 

 

DE LA DEMONSTRATION AERIENNE A DAMARA A LA MONTEE EN

PUISSANCE A BAMBARI : LA MINUSCA PASSE A LA VITESSE SUPERIEURE

 

 

La ville de Damara avait servi à une démonstration aérienne entre les forces françaises de l’opération Sangaris et les Casques-bleus de la mission onusienne. L’objectif visé à travers cet exercice était de doter les Casques Bleus de la Minusca en techniques de combat aérien. Nous attendons depuis lors de voir la concrétisation de cette démonstration par des actions concrètes sur le terrain pour réduire la présence et les menaces des groupes armés récalcitrants au DDRR sur les populations civiles. C’est ce qui s’est effectivement passé ce samedi 11 février 2017 dans la préfecture de la Ouaka.

Selon certaines informations en notre possession, Ali Daras, le commandant en force du mouvement UPC a décidé de faire la paix comme les autres combattants, en adhérant au processus Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Rapatriement (DDRR). C’est la raison pour laquelle les trois (03)seigneurs de guerre, Nourredine Adam, Mahamat Alkhatim et Joseph Zoundéko dans leur projet machiavélique de la partition du pays, ont décidé de finir avec Ali Daras et conquérir la ville de Bambari. Depuis plus de deux (02) mois, les villes de Bria, Bambari et leurs environs sont le théâtre des affrontements meurtriers entre la coalition FPRC-MPC et le mouvement UPC  d’Ali Daras. Le bilan des combats est très lourd. On compte des morts, des blessés, des maisons incendiées ainsi que des milliers de déplacés.

Malgré les multiples mises en garde de la Minusca, ces va-t-en guerre persistent et signent dans la violence pour conquérir coûte que coûte la ville de Bambari. La dernière mise en garde  est la « ligne rouge » tracée par la Minusca à 40 kilomètres de Bambari. Malgré tout, ce samedi 11 février, les éléments de Nourredine Adam, Mahamat Alkhatim et Zoundéko ont décidé de la franchir. Et la Minusca a profité de la situation pour passer à la vitesse supérieure en utilisant son hélicoptère de combat pour stopper l’avancée de ces hors la loi sur la ville de Bambari. Le général Zoundéko du mouvement RPRC était tombé sous le coup des tirs nourris d’armes lourdes en provenance de l’hélicoptère, laissant derrière lui quelques trois cent (300) éléments en débandade. La fin de Zoundéko a sonné comme un glas, ce samedi 11 février 2017.

« Tout homme est mortel », disait l’autre. N’est-ce pas ?

 

Bénistant MBALLA

 

 

LA CAMPAGNE CAFEIERE 2016-2017 LANCEE EN RCA

 

 

Le ministère du Développement rural a lancé, samedi à Bimbo, une banlieue de Bangui, la campagne caféière 2016-2017, caractérisée par la hausse des prix en faveur des planteurs de café.

Ainsi le kilo de café cerise est vendu à 375 FCFA tandis que les cafés marchands se vendent pour la première qualité à 800 FCFA le kilo et le second à 900 FCFA.

Les exportateurs ont demandé au gouvernement d’intervenir pour éviter le désordre noté dans le circuit.

Pendant ces dernières années, les groupes armés qui sévissent dans certaines zones caféières ont empêché les exportateurs de s’adonner librement au commerce du café.

Les groupes confisquent les sacs de café ou se permettent de fixer eux-mêmes les prix aux paysans.

Cette année, le gouvernement a recommandé aux négociants de n’acheter le café que dans les zones où il y a la sécurité, histoire d’éviter les désagréments des campagnes antérieures.

Le café est produit en RCA dans au moins 4 préfectures et constitue une devise pour les habitants, même s’il est en perte de vitesse à cause de l’insécurité et des maladies qui affectent les plantes.

 

APA-Bangui

 

RCA: malgré l'intervention de la Minusca, les ex-Seleka

progressent vers Bambari

 

Des soldats de l'ex-Séléka en patrouille près de Bambari en mai 2015. Malgré l'opération de la Minusca, le Front Populaire pour la Renaissance de la Centrafrique (FPRC) poursuit lentement sa progression vers Bambari. Le FPRC et le Mouvement Patriotique Centrafricain (MPC) ont promis de prendre Bambari pour en déloger Ali Darass, le chef de l'Union pour la Paix en Centrafrique (UPC) qui y a établi son quartier général, il y a quelques années. La guerre entre la coalition et l'UPC fait rage depuis plusieurs mois dans cette province de la Ouaka.

L'opération de la Minusca samedi 11 février ne semble pas avoir complètement stoppé l'avancée des troupes de la coalition FPRC-MPC vers le sud, en direction de Bambari.

Si plusieurs pickups ont été détruits à Ngawa 1 par l'hélicoptère des Nations unies, les éléments de la coalition ont, semble-t-il, poursuivi à pied, empruntant les sentiers pour entrer discrètement dans Ippy, à une douzaine de kilomètres plus au sud. En douceur, sans combattre, les hommes du FPRC ont donc franchi la fameuse ligne rouge établie par l'ONU.

A Ippy se trouve une base temporaire de la Minusca et des casques bleus mauritaniens et bangladais. De nombreux déplacés y avaient trouvé refuge, mais certains ont repris la route. Plusieurs centaines de familles seraient arrivées à Bambari, selon une source humanitaire qui explique que leur décompte est toujours en cours.

Par ailleurs le FPRC serait en train de renforcer ses positions à l'autre bout de la ligne de front. « [Dimanche] soir, nous avons vu une trentaine de motos sur lesquelles il y avait des combattants armés arriver du Nord », confie une source à Kaga-Bandoro.

Des combattants rejoints par d'autres dans la nuit et qui seraient tous partis au petit matin vers Mbrès en contournant le check-point de la Minusca censé empêcher la traversée de Kaga-Bandoro. Une fois à Mbrès, les combattants sont à peine à une journée de Bakala où commence la ligne de front.

Ville stratégique

Pour un groupe armé, Bambari constitue un carrefour stratégique à plusieurs égards. L'homme fort de la ville, Ali Darass, y a mis en place un système de prélèvement de taxes sur les commerçants qui y vivent ou qui y transitent. Moyennant finance, l'UPC accorde sa protection aux transhumants qui convoient les troupeaux de bovins.

Par ailleurs, en 2015, un rapport de l'ONG Global Witness démontrait que les compagnies internationales qui exploitent le bois dans la région payaient une redevance aux groupes armés et notamment à l'UPC.

Mais surtout, Ali Darass tire d'importants profits du commerce du café dans la Ouaka, et des mines d'or de Ndassima à une soixantaine de kilomètres au nord de Bambari.

Enfin, la ville a un intérêt opérationnel majeur. Le FPRC qui, avec son allié le MPC, a promis de prendre la ville, rappelle régulièrement ses velléités de partition de l'est de la Centrafrique. Partition à laquelle Ali Darass s'est toujours dit opposé.

En prenant Bambari, la coalition s'octroierait des revenus conséquents, se débarrasserait d'un ennemi encombrant, et s'assurerait une liberté de mouvement pour ses troupes dans la moitié est du pays.

Mais Bambari est coupée en deux. La partie occidentale de la ville est contrôlée par les Anti-Balaka de Gaëtan Boade qui verraient d'un bon œil qu'Ali Darass soit poussé dehors mais qui craignent cette partition. Des Anti-Balaka qui pour le moment restent l'arme au pied.

RFI

 

 

UNE VIEILLE SORCIERCE S’EST DEVOILEE APRES AVOIR TUE UN GARCON AU QUARTIER PLATEAU

 

 

La sorcellerie, cette pratique occulte, est devenue monnaie courante en RCA et plus particulièrement à Bangui. Sa montée en puissance est inquiétante. Les groupes armés tuent. Les sorciers et sorcières en font autant. La population centrafricaine est confrontée à toute sorte de maux. Dans les quartiers, les groupes de prière, dans les villages, partout ailleurs, l’on ne fait que parler de la sorcellerie. Des femmes, des hommes, des jeunes filles et garçons, des enfants paient le plus lourd tribut de cette pratique mystérieuse.

Au quartier Plateau, situé dans la ville de Bimbo, un enfant, âgé de douze (12) ans a été tué par une vieille sorcière. Que s’est-il réellement passé ? En effet, Jeanne et André vivent maritalement depuis plusieurs années. Ils ont fait des enfants et le benjamin de la famille est un garçon qui a 12 ans. Ce couple s’occupe normalement de leurs enfants. Ces derniers sont bien élevés par leurs parents, ce qui a suscité la jalousie de cette sorcière.

D’après un habitant de quartier, cet enfant a fait un rêve la nuit. Le lendemain matin, il s’est réveillé et s’est approché de sa mère tout en lui disant : maman, cette nuit, j’ai fait un rêve. Une vieille dame m’a dit en songe, « ton père et ta mère vous élèvent comme les fils des blancs. Ils pensent qu’ils ont tout. Si tu ne meurs pas, ce serait ton père ou ta mère qui mourra ». Sa maman l’a écouté et a appelé  son père pour lui raconter ce que leur enfant a dit. Tous deux ne savaient quoi faire, quoi dire, mais ont confié leur enfant entre les mains de Dieu car ils n’ont eu de problème avec aucun habitant du quartier.

La nuit suivante, cette sorcière est revenue en force. Dans son sommeil, l’enfant a commencé à crier, « mama, mbi Koui, lo fa mbi awé », ce qui veut dire « maman, je suis mort, elle m’a tué ». En ce moment précis, les parents ont écouté un bruit étrange sur le toit de leur maison et se sont précités dans la chambre des enfants. A leur entrée, ils ont constaté que la langue de l’enfant est sortie de sa bouche. Il ne bougeait plus. C’était aux environs de 02 heures du matin. Ils ont fait de leur mieux pour amener l’enfant à l’hôpital. Après avoir consulté ce garçon, l’infirmier de garde a tout simplement dit à ses parents que l’enfant est déjà mort.

Le père et la mère ont ramené le corps inerte de l’enfant à leur domicile. Après la cérémonie funéraire, le garçon fut enterré. Mais il semblerait qu’avant d’ensevelir cet enfant, ses parents ont acheté une lampe-torche, l’ont allumée et l’ont remise dans sa main droite. Quelques jours après l’enterrement, une vieille maman qui se trouve non loin de leur maison, ne cesse de crier la nuit en disant «  pourquoi tu allumes une lampe torche dans mes yeux » ? Chaque nuit, elle ne fait que répéter cette phrase jusqu’au matin, et ce, pendant plusieurs nuits.

Dépassée par l’évènement, la vieille dame a pris son courage en main et s’est rendue au domicile de Jeanne et André très tôt le matin. En la voyant, ils étaient tous étonnés car elle n’a jamais mis pied dans leur concession. Ils l’ont donnée un fauteuil et celle-ci s’est assise. Immédiatement elle a commencé à leur dire ceci, «  votre fils qui est mort ne cesse de me déranger la nuit et m’a demandé de venir dire à  sa maman la vérité afin qu’il m’abandonne. C’est la raison pour laquelle je suis ici ce matin ». Et la mère de l’enfant de lui poser cette questions, « est-ce toi qui as tué mon fils » ? Elle s’est tue. C’est à ce moment précis que les frères et sœurs du garçon décédé, se sont soulevés contre cette sorcière et ont voulu la tabasser à mort. Leurs parents sont intervenus et leur ont demandé de ne pas porter main sur cette femme. Et ils l’ont conduite à son domicile sans la violenter.

Nous ne savons si elle est encore en vie aujourd’hui, parce que dans la plupart de cas, ces sorcières et sorciers, après avoir avoué ouvertement sans pression quelconque, sans violence, meurent dans les jours à venir. Et surtout si la personne qu’elle ou qu’il a tuée est enterrée avec une lampe-torche ou une feuille mortelle.

Alors, qu’est-ce que cet enfant a fait de mal à cette sorcière ? Dieu seul le sait. Mais s’il avait commis du tort à cette sorcière, il ne pouvait la déranger la nuit. Donc, elle a agit sciemment. Finalement, elle s’est dévoilée et a dévoilé sa sorcellerie au grand jour. L’adage qui dit, «  il n’y a pas de secret dans ce monde », s’est concrétisé. Tous ceux qui pratiquent la sorcellerie finiront tôt ou tard par être connus et payeront le pot cassé de leurs actes nuisibles avant de passer de ce monde à un autre, car un autre adage dit, «  tout se paie ici bas ». Cette sorcière est entrain de payer et elle souffrira aussi longtemps avant de mourir. Jésus-Christ, le Fils de Dieu-Tout Puissant a dit «  laissez les enfants venir à moi » et non les tuer. 

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

 

 

NOURREDINE ADAM DU FPRC PERSISTE ET SIGNE : « NOUS ALLONS

ATTAQUER LES POSITIONS DES CASQUES BLEUS DE LA MIUNSCA … », TANDIS QUE LE CHEF DES ANTI-BALAKA DE LA OUAKA : « EXIGE

L’ARRESTATION D’ALI DARAS … »

 

Après le bombardement des combattants du RPRC et la mort de son chef d’Etat-major, le soi-disant général Joseph Zoundéko, par les Casques Bleus de la Minusca, à Ippy, localité située à 60 km de la ville de Bambari, le samedi 11 février 2017, des réactions et des voix se sont faites entendre sur les ondes des Radios tant au niveau national qu’international. Parmi ces réactions, il y a celles de Nourredine Adam, le numéro 3 du FPRC et du chef des Anti-Balaka de la Ouaka.

Pour Nourredine Adam de la coalition FPRC-MPC, «  en bombardant les éléments du RPRC et en tuant son chef d’Etat-major Joseph Zoundéko, les Casques Bleus de la Minusca ont déclaré la guerre à la coalition. Pour ce faire, nous allons attaquer les positions des Casques Bleus de la Minusca  dans toutes les villes du pays sous notre contrôle. Et au besoin marcher sur Bangui ».

Quant au chef des Anti-Balaka de la Ouaka, «  nous exigeons de notre côté  l’arrestation d’Ali Daras de l’UPC par les Casques Bleus de la Minusca. Car Ali Daras et ses éléments peulhs n’ont cessé de  tuer et de commettre des exactions sur la population civile de Bambari et de ses environs. Autrement dit, les Casques Bleus de la Minusca sont entrain d’appliquer la politique de deux poids deux mesures, face aux groupes armés qui sévissent dans cette partie de la RCA ».

Eu égard à ces deux (2) réactions émanant des principaux protagonistes (ex-coalition Séléka et Anti-Balaka) de la crise centrafricaine, nous déduisons que les Casques Bleus de la Minusca sont accusés à tort ou à raison de jouer à la partialité en faveur d’Ali Daras et ses peulhs en les protégeant contre les autres groupes armés (FPRC-MPC, Anti-Balaka …). Alors qu’en principe, les Casques Bleus de la Minusca devaient se comporter et traiter tous les groupes armés non conventionnels sur un même pied d’égalité, c’est-à-dire de la même manière. C’est pour autant dire qu’aujourd’hui, les Casques Bleus de la Minusca sont mis entre le marteau et l’enclume. Et le dilemme à  résoudre par la Minusca est le suivant : Protéger les populations civiles contre les exactions des groupes armés ou protéger un groupe armé contre les autres. Il est de la responsabilité de la hiérarchie du commandement de la Minusca de faire le diagnostic de ses interventions dans le cadre de son mandat en RCA. Et au besoin, corriger ses erreurs en rectifiant les tirs pour ne protéger que les civils, rien que les civils.

 

  Le Petit YEKOA

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

LA MINUSCA RESTE ENGAGEE DANS SA MISSION DE PROTECTION

DES CVILS ET RESTAURATION DE L’AUTORITE DE LETAT

 

Bangui, le 13 février 2017 – Avec le consentement express et à la demande du Gouvernement centrafricain et conformément à son mandat énoncé dans les résolutions du Conseil de sécurité, la MINUSCA reste déterminée à accomplir sa mission de protection des populations civiles et de renforcement de l’autorité de l’Etat sur toute l’étendue du territoire national, et en particulier dans la Ouaka où la situation reste tendue à cause du conflit entre la coalition dirigée par le Front Populaire pour la Renaissance de Centrafrique (FPRC) et le Mouvement pour l’Unité et la Paix en Centrafrique (UPC).

 

La MINUSCA continuera à assumer ses responsabilités en toute impartialité, en vue de réduire la présence et la menace des groupes armés en République centrafricaine (RCA). La Mission utilisera tous les moyens à sa disposition et ne ménagera, par ailleurs,  aucun effort pour contribuer à une résolution pacifique des différends qui opposent les belligérants. Elle a, à cet effet, amplifié ses contacts avec les responsables des deux factions. Le Représentant spécial du Secrétaire général et Chef de la MINUSCA tient à souligner qu’il n’est jamais trop tard pour donner une chance à la paix par la voie du dialogue, en précisant qu’aucune cause aujourd’hui en Centrafrique ne saurait justifier de verser le sang des innocents. 

 

La MINUSCA rappelle également aux groupes armés que toute attaque contre les forces internationales, le personnel des Nations Unies et les acteurs humanitaires pourrait constituer un crime de guerre passible de poursuite par les tribunaux nationaux et internationaux.

La MINUSCA souligne aussi la nécessité de ne pas entraver l’action des travailleurs humanitaires dans la zone entre Bria et Bambari, pour un accès sans entraves aux populations vulnérables. Les affrontements entre la coalition dirigée par le FPRC et l’UPC dans la région a entrainé environ 20.000 déplacés et de nombreuses victimes.

 

Vladimir Monteiro

 

 

DEPECHE RJDH-RADIO COMMUNAUTAIRES

 

« LE FPRC VEUT ENTRER A BAMBARI POUR PILLER, TUER ET VOLER », AFFIRME LE PORTE-PAROLE DE L’UPC

Le mouvement armé dénommé Union pour la Paix en Centrafrique (UPC) rejette les accusations de crime formulé contre leur mouvement par le FPRC et celle de leur principal soutien Meckassoua. Pour l’UPC, l’exécution du plan de Nairobi pour la partition de la RCA reste le seul objectif du FPRC. Une déclaration faite ce vendredi 10 février au RJDH par son porte-parole Daouda.

RJDH : Daouda bonjour !

Daouda (D): Bonjour madame la journaliste !

RJDH : Pourquoi la coalition FPRC-MPC vous attaque depuis trois mois aujourd’hui ?

: Nous ne savons pas pourquoi ces gens-là nous attaquent. C’est à eux que vous devez poser cette question.

RJDH : Cette coalition affirme vouloir libérer Bambari et les zones que vous tenez à cause des exactions que vous commettez dans ces villes. Que répondez vous ?

: Ceux qui parlent de cette manière, sont des irresponsables. Ce sont ces mêmes personnes qui étaient à Bangui, qui ont pillé tous les quartiers de la capitale et qui par la suite ont pris la fuite et sont rentrés dans leur pays soit le Tchad, Soudan et autres. A l’heure où je vous parle, ce n’est qu’à Bangui et Bambari où on retrouve un peu de sécurité. Dans toutes les zones contrôlées par les autres groupes armés, c’est une désolation totale. Ces gens sont jaloux de la position tenue par l’UPC. Le FPRC veut entrer à Bambari pour piller, tuer et voler.

RJDH : Quel bilan faites-vous de trois mois de combat entre l’UPC et la coalition FPRC-MPC ?

: Le bilan est très lourd surtout dans l’autre camp. Je vous précise qu’il y a les mouvements FPRC, RPRC, MPC et les Anti-Balaka qui se sont constitués en coalition pour s’attaquer à notre position.  On leur a infligé de lourdes pertes depuis le début de cette crise. Il y a plus de 1000 morts dans leur rang. A elle seule cela ne suffit pas, elle a amené des mercenaires soudanais tels que les Diadjiawides, des mercenaires tchadiens tels que les Toroboro pour les soutenir dans leur plan machiavélique. Leur objectif n’est pas seulement de prendre Bambari mais plutôt de diviser la République Centrafricaine en deux et créer une autre République prônée par Abakar Sabone.

RJDH :Quelles sont les zones qui sont sous contrôle de l’UPC ?

: L’UPC contrôle une partie de la Ouaka, la Basse-Kotto, une partie de Mbomou et de la Haute-Kotto.

RJDH : Le général Zoundéko, mort dans un raid de la Minusca, a accusé le président de l’Assemblée Nationale de vous soutenir. Comment réagissez-vous ?

D : On ne reconnaît pas avoir l’aide de qui que ce soit, ni d’un homme politique centrafricain, ni de l’extérieur. Par contre eux, ils ont fait appel à des mercenaires, il y a des fonds qui viennent partout pour alimenter leur caisse afin de s’attaquer à notre position.

RJDH : Quel est votre objectif final dans ces combats ?

D : Ce combat nous est imposé. On est obligé de se battre pour se défendre et pour défendre la population centrafricaine qui se trouve dans les zones sous notre contrôle. Nous nous battons aussi pour protéger notre communauté. On protège aussi l’intégrité du territoire centrafricain car on ne va pas laisser ces bandits venir déstabiliser la République Centrafricaine comme ils avaient fait le 24 Mars 2013.

RJDH : Daouda porte-parole de l’UPC, je vous remercie !

: C’est moi qui vous remercie.

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LE TRAVAIL DES JOURNALISTES PARLEMENTAIRES EVALUES LORS D’UN ATELIER A BANGUI

Les journalistes parlementaires formés par Internews ont été évalués le 09 février lors d’une séance de travail dans l’auditorium de l’Alliance Française de Bangui. Quatre élus de la Nation ont participé à cette évaluation.

Les 17 journalistes parlementaires sont évalués après une série de formations organisée par les ONG Internews et l’Institut  Républicain International (IRI). L’objectif au départ, était de faire en sorte que les professionnels des médias maitrisent le rôle du député afin de le transmettre.

Lors de l’atelier, les journalistes ont fait le bilan du travail abattu depuis la formation sur le journalisme parlementaire, formation subie depuis le mois d’octobre 2016.

Davy Yama, 3e vice-président de l’Assemblée Nationale, salue cette initiative qui, selon lui permet une meilleure connaissance de la communication au niveau du pouvoir législatif.

A l’issue de cet atelier d’évaluation, les journalistes ont recommandé la tenue par l’Assemblée Nationale d’une conférence hebdomadaire ou mensuelle et des journées porte-ouverte pour permettre au public de mieux connaitre cette institution.

Le journalisme parlementaire fait l’objet depuis la fin de l’année 2016 d’un projet piloté conjointement par Internews et IRI. Plusieurs journalistes centrafricains sont impliqués dans ce projet.

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L’ATTAQUE D’UN VILLAGE A L’OUEST FAIT UN MORT ET D’IMPORTANTS DEGATS MATERIELS

Un homme d’une quarantaine  d’années a été tué lors de l’attaque, la semaine dernière du village Bera, localité située à 25 km de Baboua.

Selon les sources locales contactées par le RJDH, l’attaque qui a fait un mort, aurait été perpétrée par des hommes assimilés aux peulhs armés. « Le village a été attaqué par des peulhs armés. Il y a eu un mort et d’importants dégâts matériels puisque des maisons ont été incendiées », a témoigné un habitant.

Le Maire de Baboua, David Kpokoqui a confirmé ces informations tout en dressant un bilan.  « Le village que vous citez a été attaqué. Plusieurs maisons ont été pillées et des motos emportées par les assaillants. Des éléments du FDPC ont poursuivi les bandits et par coup de chance, ils ont réussi à récupérer certaines choses », confie le Maire.

De sources concordantes, les habitants de Bera par peur, se sont massivement réfugiés dans la brousse depuis l’attaque du village. C’est la deuxième attaque d’hommes armés contre ce village en l’espace d’un mois. La première remonte au mois de janvier 2017.

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UNE TRENTAINE DE MINEURS DETENUS SANS JUGEMENT A LA MAISON D’ARRET DE BANGUI

Une trentaine de mineurs est détenue à la maison d’arrêt de Ngaragba. Plusieurs de ces enfants sont, selon nos informations, en attente depuis des mois de leur jugement.

L’âge des enfants détenus à la prison centrale de Bangui, varie entre 12 et 16 ans, selon un cadre de la maison d’arrêt qui, sous couvert de l’anonymat dit ignorer tout de leur situation. Certains enfants ont affirmé être en prison depuis des mois sans aucun jugement. « Nous sommes presque trente enfants ici en prison. Nous attendons nos procès depuis des mois. Moi par exemple, je suis là depuis plus d’une année sans que je ne sois jugé », a confié au RJDH un de ces enfants visiblement abattu.

Quelques uns de ces enfants ont été arrêtés dans l’arrière-pays et transférés à la prison de Bangui. « Je suis de Kaga-Bandoro ainsi que deux de mes amis avec qui je suis ici. On nous a toujours promis un procès mais cela n’arrive pas. Nous n’avons pas de nouvelles depuis quelques temps », raconte un autre enfant.

Lors d’une visite à la maison d’arrêt, le vendredi 10 février, le ministre de la Justice, Flavien Mbata, a reconnu cette situation qu’il a qualifiée de dramatique. Le membre du gouvernement s’est engagé à faire juger ces enfants dans un bref délai. « Nous connaissons votre situation. Nous savons que plusieurs parmi vous attendent leur procès depuis des mois mais, je m’engage à faire en sorte que vous soyez vite jugés pour que celui qui n’est pas reconnu coupable soit relaxé », a expliqué Flavien Mbata devant le groupe de ces enfants.

Une femme, cadre de l’Unicef présente à la prison lors de la visite du ministre de la justice s’est indigné de cette situation. « La présence des enfants dans cette prison n’est pas normale. La place des enfants n’est pas dans une prison mais ailleurs », a-t-elle exprimé. La directrice de la  Caritas Bangui, Flora Guerekopialo a elle aussi dénoncé cette situation dans un discours prononcé devant le ministre et le représentant de la Minusca, lors de la remise officielle de la salle polyvalente réhabilitée dans cette prison sur financement de la mission onusienne. Cette salle devrait aider à la rééducation des enfants détenus.

La détention sans jugement à la maison centrale de Bangui n’est pas spécifique aux enfants. Plusieurs prisonniers connaissent aussi depuis des mois ce triste sort.

 

***  RJDH ***

 

 

ANALYSE : LA FORCE DES MEDIAS SOCIAUX EN AFRIQUE

 

Les médias sociaux occupent, depuis quelques années, une place de choix en Afrique. Dans chaque pays du continent, on dénombre de plus en plus de web activistes. Les médias sociaux constituent désormais des espaces d’échanges constructifs et incitateurs d’idées et de valeurs nouvelles. Ils donnent des milliers d’opportunités aux jeunes. Aussi, ces réseaux bouleversent-ils le fonctionnement de tous les milieux et de tous les secteurs - politique, communication, vie sociale, économie et même développement.

La révolution technologique a propulsé de nouvelles plateformes de communication. Celles-ci sont aujourd’hui incontournables en Afrique comme dans le reste du monde. L’avènement de ces médias en Afrique a apporté un réel changement à plusieurs niveaux de la vie du continent. L’internet est avant tout une plateforme qui brise toutes barrières, et malgré son faible taux de pénétration dans plusieurs pays, il touche partout les catégories les plus actives de la population : les jeunes africains sont partout connectés.

En plus de donner la parole, les médias sociaux constituent une force de transformation pour les entreprises africaines qui n’hésitent plus à mettre toutes les stratégies en œuvre pour convertir les internautes en clients fidèles. C’est le cas pour les sites de vente en ligne qui sont finalement incontournables.

Facebook, la grande plateforme d’échange d’idées

Selon un article publiés récemment par notre confrère Jeune Afrique, plus de 100 millions d’africains se connectent sur Facebook, dont 80% sur le mobile. Ce réseau semble, de toute évidence, le plus populaire et le plus influent. Les acteurs du monde politique africain prennent de plus en plus conscience de la force de Facebook. Et les populations n’hésitent pas à utiliser cette plateforme pour inciter au changement de la vie sociétale, politique et économique de leur pays.
Grâce à Facebook, les populations reçoivent des informations en temps réel pendant des élections dans les pays africains. À travers des groupes de discussion, les Africains s’expriment librement et propulsent des prises de décisions par les autorités compétentes. Facebook est aussi une forme d’agora permanente, qui se joue des frontières, il maintient des liens familiaux par delà les exils et les voyages, il devient un prolongement permanent de la vie quotidienne des jeunes Africains.
C’est aussi le réseau des grands « buzz », bons ou mauvais. Les activistes africains connaissent désormais leurs positions et la puissance de cet outil de communication qui leur ouvre les portes du monde entier. Certains en font très bon usage, pendant que d’autres les utilisent à des fins moins estimables. Pour les entreprises, c’est un marché à conquérir chaque jour à travers divers modes de communication. Pour faire du chiffre, il faut désormais penser une bonne stratégie marketing aussi ambitieuse qu’efficace en ligne. Et Facebook occupe une place de choix dans ce dispositif.

Instagram, l’outil de promotion de la destination Afrique

Sur Instagram, les Africains dévoilent de plus en plus les sites touristiques méconnus du continent. Sur ce réseau social, les populations ne boudent pas le plaisir à parler de la beauté de l’Afrique à travers des images. C’est le cas sur les comptes des plateformes de promotion du tourisme africain telles que Jumia Travel, Visiter L’Afrique, Traveltoivorycoast et bien d’autres.
Des mets originaux aux destinations phares, en passant par les richesses culturelles et artistiques du continent, toute l’Afrique se retrouve en images sur Instagram. Plusieurs autres réseaux sociaux sont utilisés en masse par les Africains qui en font de plus en plus un usage aussi professionnel que personnel.

Tout comme Instagram et Facebook, bien d’autres réseaux tels que Twitter et LinkedIN sont aussi utilisés par les Africains. Il est clair que ces réseaux ont une influence assez particulière sur le développement socio-économique et politique de l’Afrique nouvelle. L’un pour propager des informations et constituer une sorte de forum virtuel accompagnant tous les actes politiques et sociaux importants, l’autre pour nouer des relations et faire entrer l’Afrique dans l’ère des recrutements internationaux.
Ainsi est-il possible d’affirmer aujourd’hui que l’Afrique numérique existe, quelle se développe très rapidement, et que l’économie africaine, en pleine croissance, tire le plus grand parti de l’essor des réseaux sociaux.

 

Presse-francophone  (DOMINIQUE ELIANE YAO. AFRIK.COM)

 

 

 

 

 

 

 

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