Tous les Info du Mardi 24/01/2017

Cm n 2392 du lun 24 jan 2017

DEVIENT-ON MINISTRE DE LA REPUBLIQUE POUR ENRICHIR LE PAYS OU S’ENRICHIR SOI-MEME SUR LE DOS D’UN PAYS SOUS PERFUSION ?

A peine dix mois, la RCA tourne en rond, comme s’il n’y avait pas encore de gouvernement où les ministres rivaliseraient d’ardeur, de compétence, d’imagination et de créativité pour sortir leur pays de la misère, de la pauvreté, de malnutrition et la sous alimentation, dans un contexte d’extrême urgence. C’est une course contre la montre pour effacer les stigmates de la crise et de la misère absolue. Mais hélas, il n’en est rien. Les vieilles courbatures du passé sont restées cramponnées au gouvernement Sarandji. Les nominations de complaisance ont accouché d’un gouvernement moribond. Les gens se sont bousculés aux portes de Touadéra pour être ministres à ne rien faire. Ils sont juste aux aguets à tous les robinets financiers relevant de leur tutelle. Ils ne sont nullement au service d’un pays.

Les ministres attendent entre les quatre murs de leur cabinet, la fin du mois et les fins de semaines. La richesse va-t-elle tomber du ciel ? Qui va créer la richesse pour répondre aux attentes de la population ? Est-il au chef de l’Etat de tout faire en lieu et place d’un gouvernement de 23 membres ? Les départements qui bougent, ne représentent même pas le tiers. Il faut avoir une vision, de la clairvoyance, de l’imagination et de la créativité pour accepter un poste ministériel. Une fois nommé, votre vision s’est traduit en réalisation concrète, à travers un plan d’action et les objectifs à atteindre. Le cas du ministère de la Communication interpelle, quant à « l’avenant technique de la convention pluriannuelle 2013/2016 pour la réalisation d’un réseau satellitaire de diffusion terrienne des ondes radio et télévision  en République Centrafricaine ». Cet avenant n’est pas encore dans sa phase exécutoire et les travaux sont suspendus, pour, dit-on, reprendre en mars 2017. Il a été signé par trois (3) ministres : Le ministre de la Communication et de l’information ; le ministre de l’Economie du Plan et de la Coopération et le ministre des Finances.

La communication est transversale et permet de mettre en exergue les actions, les réalisations du gouvernement, notamment la communication tout court. Depuis l’investiture de Touadéra, la communication n’existe que de nom. Même avant, pendant et après Bruxelles, la communication est déficitaire, pour ne pas dire inexistante. « TELECONSUL TSRL  » repousse les échéances comme bon lui semble. Et pourtant, il y a un ministre en charge de la Communication et de l’information, qui doit offrir aux Centrafricains, une radio et une télévision de qualité, en un temps record. Dans le cas contraire, il faut débouter « TELECONSUT SRL », au profit d’une autre entreprise plus dynamique. Cet avenant a été signé entre «TELECONSUT SRL » et la partie centrafricaine, depuis le 29 août 2016.

Il y a également les logements sociaux avec le Maroc et le Nigéria et bien d’autres. Pourquoi de tels projets qui sont vitaux pour l’amélioration des conditions de vie des Centrafricains, doivent trainer dans les tiroirs ? Alors que ce sont des projets immédiatement exécutoires qui symbolisent les réalisations concrètes du gouvernement. L’ex-empereur Bokassa 1er reste inégal à cause de ses réalisations concrètes : Immeubles, routes, Université, Mamica pour la couture des tenues militaires, les logements sociaux (200 villas), les 14 villas, les 36 villas, une briqueterie, etc. Si les ministres de l’époque étaient des dormeurs, des assoiffés d’argent, Bokassa ne pouvait avoir à son actif autant de réalisations. Les ministres étaient des agents de développement, d’où «  Opération Bokassa » qui a propulsé un temps soit peu l’agriculture en RCA. Beaucoup de ministres sont jeunes, mais plus voraces, plus cupides que les cieux et la terre réunis. Sous d’autres cieux et dans les pays qui nous entourent, les jeunes veulent laisser des traces, des empreintes de leur passage à la tête de tel ou tel département. Le Sénégal, la Côte d’Ivoire, ce sont des ministres très jeunes qui ont des rêves de propulser leur pays au niveau des Etats-Unis, de la Chine, du Japon. On entend partout « Sénégal émergent », « Gabon émergent », « Congo-Brazzaville émergent  », « Cameroun émergent », mais la RCA est un trou noir. Les Centrafricains ont les mêmes diplômes, les mêmes références, les mêmes compétences, pourquoi sommes-nous ainsi nés, tares, cupides, méchants ? Personne ne veut mettre tout son savoir au service de son pays. La haine, la méchanceté, la cupidité, nous empêchent d’éclater comme le Royaume du Maroc, le Sénégal, le Kenya, le Cameroun, le Gabon. Qui va construire la RCA à l’allure où vont les choses ? Faut-il importer des cadres du Sénégal, de la Côte d’Ivoire, du Kenya, du Royaume du Maroc, du Cameroun pour suppléer à nos carences ? Quelle honte !

 

Julien BELA

   

 

 

 

 

  REPONSES AUX QUESTIONS DU TEST : POSSEDEZ-VOUS LES QUALITES D’UN LEADER ?

 

1.a                  2.Vrai                  3. Vrai                     4. Faux

5. Faux            6. Faux              7. Faux              8. Faux            9. Vrai

10. Faux            11. Faux          12. Faux         13. Faux

Rappel :  Si vous obtenez 11, 12, 13, sur 13, vous êtes un vrai leader.

                Si vous obtenez 10, 09, 08, 07, 06, 05, sur 13, vous n’êtes pas un vrai leader.

                Si vous obtenez 04, 03, 02, 01, 00, sur 13, vous ne pouvez pas prétendre être à la tête d’une hiérarchie.

Ce qui constitue le pouvoir personnel d’un vrai leader :

1. Un vrai leader ne rencontre aucun problème pour avoir le soutien de ses sympathisants.

Une personne qui possède des qualités réelles de chef, n’a pas de problème pour obtenir un soutien efficace. Certaines personnes acceptent volontiers de se plier sous les ordres par égard pour leur chef, sans se poser des questions. Ceci est l’une des caractéristiques d’un vrai pouvoir personnel.

2. Un vrai leader influence les autres.

A mesure que votre pouvoir personnel se développe, vous influencerez les autres plus facilement. Sans faire d’efforts particuliers, vous arriverez à les convaincre. Les gens vous écouteront, suivront vos conseils et essaieront de vous imiter.

3. Un vrai leader sait comment gérer son temps

Utiliser son pouvoir personnel signifie savoir comment convaincre les gens. Par conséquent un bon leader est aussi un bon vendeur, capable de faire de bonnes propositions et de rallier les gens à sa cause. Un leader sait comment se vendre lui-même et ses idées.

Mais avant de développer votre pouvoir personnel, vous devez adopter une attitude qui automatiquement vous séparera de la masse des suiveurs anonymes :

Etape 1 : commencer à refuser d’être anonyme en vous émergeant de la masse anonyme de vos amis, en vous imposant à travers vos qualités dans votre mode de vie et le genre de travail que vous faites (ayez des talents spéciaux, soyez toujours impeccablement poli, respectueux envers les autres, apprenez comment séduire les gens).

 

 

 

Etape 2 :

Trouvez un soutien efficace par la collaboration avec vos collègues (par la force, par la ruse, ou en incitant intentionnellement les gens à travailler avec vous). 

Conseils pratiques pour être un meilleur leader

1. Ne formulez pas des ordres avec un ton de commandement (remplacer « vous » par « nous » quand vous donnez un ordre).

2. Apprenez à déléguer

3. Apprenez comment louer les autres

4. Résolvez les problèmes rapidement

5. N’hésitez pas à flatter les gens sur leur apparence

6. Apprenez à écouter les autres (une arme puissante)

7. Savoir recevoir les critiques

8. Apprendre à oublier votre vengeance personnelle

9. Evitez la familiarité déplacée

10. Combattez toute tendance à remettre les choses au lendemain

11. Apprendre à savoir les priorités dans vos problèmes

12. Evitez de vous apparaître surchargé

Frumence KAKPEKALA

 

 

RECRUTEMENT DES JEUNES DANS LA

GENDARMERIE ET LA POLICE : LE GOUVERNEMENT LEVE PEU A PEU LE DEFI SECURITAIRE

 

Les choses sérieuses commencent déjà à se pointer à l’horizon. La présidence de la République vient d’annoncer le recrutement de cinq cents (500) jeunes centrafricains, âgés de 18 à 25 ans dans la gendarmerie et la police. Cet enrôlement se fera à Bangui et dans les seize (16) préfectures du pays. Il débutera au mois de février prochain. Nous pouvons affirmer sans nous tromper que c’est un ouf de soulagement pour les jeunes diplômés sans emploi qui moisissent dans les quartiers et villages.

C’est aussi un pas franchi par le gouvernement pour relever le défi sécuritaire dans lequel le pays se trouve. Car, vous êtes sans ignorer que le grand banditisme bat son plein dans la capitale Bangui, ainsi que dans nos villes de province. Pour ce faire, il fallait absolument recruter des jeunes valides, déterminés, dynamiques, les former et les déployer sur le terrain. En outre, l’effectif des gendarmes et des policiers laisse à désirer. Dans un commissariat de police, les éléments des forces intérieures se comptent au bout des doigts. Pour la gendarmerie, n’en parlons pas. Les brigades territoriales sont pratiquement vides et les populations civiles sont à la merci des seigneurs de guerre qui poussent comme des champignons dans la forêt de la Lobaye. Donc ce recrutement s’avère indispensable, pour la simple raison que certains de nos gendarmes et policiers sont complètement amortis et doivent faire valoir leur droit à la retraite. Ce n’est un secret pour personne. Il suffit de jeter un coup d’œil dans leurs véhicules de patrouille pour s’en rendre compte.

D’où nécessité de rajeunir la gendarmerie et la police centrafricaines pour répondre aux besoins des Centrafricains, surtout en ce qui concerne la sécurité, la lutte contre le grand banditisme et la consommation des stupéfiants qui sont devenus inquiétants. Et ce rajeunissement de la police et de la gendarmerie, doit reposer sur des critères bien définis par le gouvernement de Sarandji, sous la très haute impulsion de son Excellence, le président de la République, chef de l’Etat, professeur Faustin-Archange Touadéra. Les recruteurs n’ont plus droit à l’erreur. Car, dans le passé, les recrutements se faisaient sur la base clanique, tribaliste, régionaliste, ethnique. Et ce sont les conséquences que nous vivons aujourd’hui avec cette crise larvée déclenchée par la coalition Séléka de Michel Djotodia Am Non Droko, le 12 décembre 2012, dans la ville de Ndélé. Si nos mémoires sont encore bonnes, tous les jeunes qui ont pris les armes et qui ont combattu le régime de François Bozizé-Yangouvonda, ne sont autres que  ceux qui ont été désavoués par les hommes du général lors de l’enrôlement de 2012 des jeunes recrus dans l’armée centrafricaine. Et n’oubliez pas que ces recrus de 2012 sont appelés aujourd’hui, « promotion 5000 ». 

Ceux qui seront chargés de faire ce recrutement doivent adopter la « rupture », prônée par Touadéra, pour que les erreurs du passé ne se répètent pas, ne se reproduisent plus. Le slogan, «  l’homme qu’il faut à la place qu’il faut », doit primer. Le recrutement familial et par complaisance, doit disparaître à jamais pour laisser la place au vrai recrutement souhaité par le peuple centrafricain tout entier. Il convient de souligner aux recruteurs que les jeunes recrus doivent être instruits, disciplinés et avoir le sens du patriotisme, de la défense et de la sauvegarde de leur patrie en danger. Ceux qui dédallent comme des lapins à la moindre détonation d’armes de tout calibre, comme nous l’avons observé, sous le régime de François Bozizé, n’ont plus droit de cité. Ces peureux doivent être mis à l’écart.

Il convient aussi de souligner que la corruption doit être bannie sous toutes ses formes dans ce recrutement. Une sanction de dernière rigueur doit être prévue pour les agents de recrutement qui se permettront le luxe d’emprunter cette voie qui n’honore personne. Le recrutement  doit se faire dans la transparence la plus absolue. La main invisible de certains dirigeants ne sera tolérée par les jeunes. Car, de tout temps, on n’entend que les noms des fils et filles d’anciens ou de nouveaux dirigeants dans de pareilles circonstances. Il ne faut aussi jamais oublier les jeunes filles dégourdies.

Nous osons espérer que certaines pistes ont été explorées et qu’il revient au gouvernement de les mettre en pratique pour éviter tous dérapages qui porteront préjudice à ce recrutement des jeunes dans la police et la gendarmerie nationales. « Qui vivra, verra », dit-on.

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

 

FONDS TIMOR LESTE : RADIO, TELE, EDITION …

 

D’après nos « champignonnades » à la Radio Nationale et à la Télévision Centrafricaine, nos confrères ignorent tout du fonds Timor Leste, au montant de vingt millions de francs (20.000.000F) CFA, affectés au Titre IV d’intervention, sous le chapitre 52 au ministère de la Communication et la mission 52 communication, radio, TV, Edition, P. C’est assez surprenant. C’est pourquoi nous nous tournons vers le contrôle financier, l’inspection Générale des Finances et l’Inspection Générale d’Etat pour nous éclairer sur ce mystère ? Nous cherchons à comprendre et à en savoir un peu plus sur ce dossier. Est-ce la rupture, la bonne gouvernance, la transparence ? L’avenir nous le dira.

(Affaire à suivre)

 

Julien BELA

 

 

RECRUTEMENT DES JEUNES DANS LA

GENDARMERIE ET LA POLICE : LE GOUVERNEMENT LEVE PEU A PEU LE DEFI SECURITAIRE

 

Les choses sérieuses commencent déjà à se pointer à l’horizon. La présidence de la République vient d’annoncer le recrutement de cinq cents (500) jeunes centrafricains, âgés de 18 à 25 ans dans la gendarmerie et la police. Cet enrôlement se fera à Bangui et dans les seize (16) préfectures du pays. Il débutera au mois de février prochain. Nous pouvons affirmer sans nous tromper que c’est un ouf de soulagement pour les jeunes diplômés sans emploi qui moisissent dans les quartiers et villages.

C’est aussi un pas franchi par le gouvernement pour relever le défi sécuritaire dans lequel le pays se trouve. Car, vous êtes sans ignorer que le grand banditisme bat son plein dans la capitale Bangui, ainsi que dans nos villes de province. Pour ce faire, il fallait absolument recruter des jeunes valides, déterminés, dynamiques, les former et les déployer sur le terrain. En outre, l’effectif des gendarmes et des policiers laisse à désirer. Dans un commissariat de police, les éléments des forces intérieures se comptent au bout des doigts. Pour la gendarmerie, n’en parlons pas. Les brigades territoriales sont pratiquement vides et les populations civiles sont à la merci des seigneurs de guerre qui poussent comme des champignons dans la forêt de la Lobaye. Donc ce recrutement s’avère indispensable, pour la simple raison que certains de nos gendarmes et policiers sont complètement amortis et doivent faire valoir leur droit à la retraite. Ce n’est un secret pour personne. Il suffit de jeter un coup d’œil dans leurs véhicules de patrouille pour s’en rendre compte.

D’où nécessité de rajeunir la gendarmerie et la police centrafricaines pour répondre aux besoins des Centrafricains, surtout en ce qui concerne la sécurité, la lutte contre le grand banditisme et la consommation des stupéfiants qui sont devenus inquiétants. Et ce rajeunissement de la police et de la gendarmerie, doit reposer sur des critères bien définis par le gouvernement de Sarandji, sous la très haute impulsion de son Excellence, le président de la République, chef de l’Etat, professeur Faustin-Archange Touadéra. Les recruteurs n’ont plus droit à l’erreur. Car, dans le passé, les recrutements se faisaient sur la base clanique, tribaliste, régionaliste, ethnique. Et ce sont les conséquences que nous vivons aujourd’hui avec cette crise larvée déclenchée par la coalition Séléka de Michel Djotodia Am Non Droko, le 12 décembre 2012, dans la ville de Ndélé. Si nos mémoires sont encore bonnes, tous les jeunes qui ont pris les armes et qui ont combattu le régime de François Bozizé-Yangouvonda, ne sont autres que  ceux qui ont été désavoués par les hommes du général lors de l’enrôlement de 2012 des jeunes recrus dans l’armée centrafricaine. Et n’oubliez pas que ces recrus de 2012 sont appelés aujourd’hui, « promotion 5000 ». 

Ceux qui seront chargés de faire ce recrutement doivent adopter la « rupture », prônée par Touadéra, pour que les erreurs du passé ne se répètent pas, ne se reproduisent plus. Le slogan, «  l’homme qu’il faut à la place qu’il faut », doit primer. Le recrutement familial et par complaisance, doit disparaître à jamais pour laisser la place au vrai recrutement souhaité par le peuple centrafricain tout entier. Il convient de souligner aux recruteurs que les jeunes recrus doivent être instruits, disciplinés et avoir le sens du patriotisme, de la défense et de la sauvegarde de leur patrie en danger. Ceux qui dédallent comme des lapins à la moindre détonation d’armes de tout calibre, comme nous l’avons observé, sous le régime de François Bozizé, n’ont plus droit de cité. Ces peureux doivent être mis à l’écart.

Il convient aussi de souligner que la corruption doit être bannie sous toutes ses formes dans ce recrutement. Une sanction de dernière rigueur doit être prévue pour les agents de recrutement qui se permettront le luxe d’emprunter cette voie qui n’honore personne. Le recrutement  doit se faire dans la transparence la plus absolue. La main invisible de certains dirigeants ne sera tolérée par les jeunes. Car, de tout temps, on n’entend que les noms des fils et filles d’anciens ou de nouveaux dirigeants dans de pareilles circonstances. Il ne faut aussi jamais oublier les jeunes filles dégourdies.

Nous osons espérer que certaines pistes ont été explorées et qu’il revient au gouvernement de les mettre en pratique pour éviter tous dérapages qui porteront préjudice à ce recrutement des jeunes dans la police et la gendarmerie nationales. « Qui vivra, verra », dit-on.

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

 

DE LA PROCLAMATION DE LA RCA A CE JOUR, IL Y A EU 11 PRESIDENTS DONT 05 SONT ENCORE EN VIE (CHRONOLOGIE)

 

 

De la proclamation de la République Centrafricaine, le 1er décembre 1958, jusqu’à ce jour, il y a eu onze (11) présidents qui se sont succédés au pouvoir, soit par voie démocratique, soit par voie anti-démocratique. Il s’agit entre autres, de Barthélemy Bongada, président fondateur de la RCA (1957 – 29 mars 1959) ; Abel Goumba, président par intérim (29 mars – 1er mai 1959) ; David Dacko, président de la République (02 mai 1959 – 1er janvier 1956 et 21 septembre 1979 - 31 Août 1981) ; Jean Bedel Bokassa, président et empereur (1er janvier 1966 – 21 septembre 1979) ; André Kolingba, président (01 septembre 1981 – 21 août 1993) ; Ange-Félix Patassé, président élu (22 août 1993 – 15 mars 2003) ; François Bozizé, président (15 mars 2003 – 24 mars 2013) ; Michel Djotodia, président de la transition (24 mars 2013 – 10 janvier 2014) ; Alexandre Ferdinand Nguédet, président par intérim (10 janvier – 20 janvier 2014) ; Catherine Samba-Panza, présidente de la transition (20 janvier 2014 – 30 mars 2016) ; et Faustin Archange Touadéra, président démocratiquement élu (30 mars 2016 à ce jour).

C’est pour autant dire qu’après 58 ans de la proclamation de la RCA, il y a eu onze (11) présidents dont cinq (05) sont encore en vie de nos jours. Il s’agit de François Bozizé, Michel Djotodia, Alexandre – Ferdinand Nguéndet et l’actuel président de la République, Chef de l’Etat, Faustin Archange Touadéra, qui gère la septième République. Et ce, depuis l’histoire politique de la RCA indépendante, le 13 août 1960.

Chers lecteurs et lectrices, voici brossée succinctement la chronologie des présidents centrafricains, de 1957 à 2017, pour vos informations et votre culture politique. Car Dieu a déclaré, « par manque de connaissance, mon peuple périt ». Et surtout, « une nation sans histoire, est une nation morte », disent les historiens et politologues.

Le Petit YEKOA

 

 

LES ETUDIANTS DE L’UNIVERSITE DE BANGUI SE PLAIGNENT DU

NON RESPECT DU CALENDRIER ACADEMIQUE

 

 

On ne comprend plus ce qui se passe à l’Université de Bangui. Depuis plusieurs années, l’on s’interroge et continue de s’interroger sur l’élasticité de l’année académique qui paralyse toujours le bon fonctionnement de l’université et joue énormément sur la formation des étudiants.

A qui la faute ? A qui la raison ? La question n’est jamais débattue jusqu’alors. Chaque année les perpétuelles grèves à l’Université de Bangui ont des conséquences néfastes sur la formation des jeunes cadres du pays. Mais pourquoi ces récurrentes revendications de frais de vacation et des heures supplémentaires des enseignants, ces barricades de l’avenue des Martyrs par les étudiants à cause de leur bourse ?

Ces grèves peuvent durer plusieurs semaines, voire plusieurs mois. Durant ces périodes, toutes les activités sont bloquées sur le campus universitaire. En interrogeant quelques étudiants de certaines Facultés, ceux-ci expriment que la responsabilité est partagée, mais différenciée.

Au début de l’année, les heures de travail sont reparties à chaque professeur selon le volume de son cours. Quitte à lui d’assumer ses responsabilités. Or, après la répartition de ces heures, certains professeurs ne viennent pas à temps pour dispenser les cours et n’attendent venir qu’en période des examens pour prendre le train qui est déjà à une vitesse extraordinaire. D’autres viennent au début de l’année, dispensant la moitié des cours et s’éclipsent au milieu de l’année, pour réapparaître à l’aube des examens.

Ce système ne permet pas aux étudiants d’assimiler normalement les cours. Conséquences, les résultats sont médiocres ou beaucoup de redoublements à la fin de l’année. Le nouveau système Licence, Master, Doctorat (LMD), calqué sur le modèle Anglo-saxon vient d’être instauré dans presque toutes les Facultés. Alors on constate un déficit criant des professeurs dans certaines Facultés. Pour ce faire, l’Administration est obligée de solliciter des professeurs expatriés. Souvent, le coût du déplacement revient très cher pour le Gouvernement.

C’est pourquoi, l’Administration universitaire est obligée souvent de prolonger les mois impartis aux cours pour que le programme soit terminé, afin que les étudiants assimilent bien leurs cours.

Le gouvernement a la lourde responsabilité de mettre tous les moyens en œuvre afin de former de nouveaux enseignants du supérieur, régulariser les frais de vacation et heures supplémentaires, verser la bourse régulièrement aux étudiants. Nous espérons que si toutes ces conditions sont respectées, il n’y aura plus de crises qui vont perturber le calendrier académique. L’Université de Bangui retrouvera sa place, en tant que centre de formation de l’élite de demain.

 

Delsya-Sipaïna NZAPAGAZA

 

 

 

 

 

 

LES LEADERS ET MOBILISATEURS DES ASSOCIATIONS AFFILIEES A LA FECADOBS SONT DESORMAIS OUTILLES SUR LES TECHNIQUES DE COMMUNICATION ET DE SENSIBILISATION

 

La salle de réunion baptisée « Conviviale du Centre Nationale de Transfusion Sanguine (CNTS) », a abrité un atelier de formation des leaders et mobilisateurs des associations affiliées à la Fédération Centrafricaine des Donneurs Bénévoles de Sang (FECADOBS). Celui-ci s’était déroulé à Bangui du 21 au 22 janvier 2017, en partenariat avec l’entreprise Atlas Décor, dans le cadre du projet PARCB/BAD/CAF. Et sans oublier la présence de la représentante de l’ONG italienne Emergency.

Dans ses mots de circonstance, le pasteur Dieudonné Yafara, président de la FECADOBS a signifié, « il s’agit de renforcer les capacités de présidents des associations et mobilisateurs de la FECADOBS sur les techniques de communication et de sensibilisation de leurs communautés respectives. Et ceci sur le bien fondé de donner leur sang pour sauver la vie de leurs compatriotes en danger. Soyez donc ponctuels et attentifs durant ces deux (2) jours de formation, pour mieux s’approprier des techniques de communication et de sensibilisation, bénéfiques pour vous-mêmes et vos communautés. J’adresse mes vifs remerciements à tous les partenaires de la FECADOBS pour leurs appuis multiples, plus particulièrement l’entreprise Atlas Décor, l’ONG Emergency et le projet PARCB/BAD/CAF ».

Quant au docteur Hyacinthe Nguinda, représentant personnel 0de la ministre de la Santé Publique, « cette formation qui s’ouvre aujourd’hui va vous aider à booster vos connaissances, en matière des techniques de communication et de sensibilisation. C’est dans le cadre de ce nouveau projet PARCB/BAD/CAF, qui a pour but d’atteindre dix-huit mille (18.000) poches de sang en 2017, selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). Mais par rapport au nombre croissant de la population de Bangui, estimé à un million (1.000.000) d’habitants, il nous faut en avoir plus de trente mille (30.000) poches de sang. Je déclare ouverte officiellement cette séance de formation ».

Pour plus de précisions, ils sont au nombre de cinquante (50) participants dont neuf (09) femmes à avoir bénéficié de cette formation de deux (02) jours.

Le Petit YEKOA

 

 

 

DE L’EFFECTIVITE DE L’OPERATIONALISATION DES FACA : LA RCA EST SUR LE POINT DE RETROUVER SON INSTRUMENT DE SOUVERAINETE

 

 

Depuis la date du 24 mars 2013 à ce jour, la RCA a perdu son instrument de souveraineté et notamment son armée nationale. La police, la gendarmerie ainsi que les Forces Armées Centrafricaines (FACA) étaient dysfonctionnelles. Les ex-Séléka et Anti-Balaka régnaient en maître absolu sur l’ensemble du territoire et commettaient les plus graves exactions sur les populations civiles. Qu’à cela ne tienne, les frontières de la RCA avec  les pays voisins demeurent poreuses, permettant ainsi à certaines bandes armées de rentrer sur le territoire et de dicter leur loi aux Centrafricains dans l’arrière-pays. Cette situation est la conséquence logique de la non restauration de l’autorité de l’Etat sur l’ensemble du territoire.

Nul n’ignore qu’on ne peut parler d’un Etat souverain sans les Forces de Défense et de Sécurité. C’est ainsi que des voix se lèvent au sein des leaders des  partis politiques, de la société civile, mais aussi des Centrafricains vivant aux quatre coins du territoire de la RCA, exigeant au Conseil de sécurité des Nations-Unies de lever sans condition l’embargo sur les armes à destination de la RCA et de rendre opérationnelles les Forces Armées Centrafricaines (FACA) afin qu’elles soient redéployées sur l’ensemble du territoire pour protéger les populations civiles contre les exactions des groupes armés et autres bandits de grand chemin.

Avec le retour du pays à l’ordre constitutionnel depuis la date du 30 mars 2016 par la prestation du serment du chef de l’Etat, le professeur Faustin Archange Touadéra, plusieurs efforts sont entrepris non seulement par les autorités du pays, mais aussi par la communauté internationale et particulièrement les Nations-Unies pour permettre à la RCA et au peuple centrafricain de retrouver sa souveraineté à travers l’opérationnalisation des FACA. C’est dans ce sens qu’une première compagnie des FACA vient d’être formée par la Mission Européenne de Training (EUTM). Et cette première compagnie des FACA formées est déjà opérationnelle. C’est pour autant dire que la RCA est sur le point de retrouver lentement mais sûrement son instrument de souveraineté. Les choses sérieuses peuvent enfin commencer.

La question de la sécurité nécessite du temps car la crise qu’a connue le pays est très profonde. Aujourd’hui, nous assistons à une division au sein des FACA du fait que certains éléments se sont rangés du côté des ex-combattants Séléka et d’autres du côté des Anti-Balaka. D’où la formation de l’armée nationale pour laver les esprits de division, de la haine, du régionalisme…afin de donner le sens à une véritable armée nationale digne de ce nom, une et indivisible pour protéger l’intégrité du territoire et défendre la population. Une armée doit être apolitique et a pour mission principale la défense du peuple et du territoire. Malheureusement, l’armée centrafricaine est politisée, tribalisée par les différents régimes qui se sont succédés à la tête de l’Etat. Conséquence, les éléments des FACA divisés sont inefficaces et ne peuvent résister devant une rébellion ou une bande armée.

C’est ce que nous avions vécu lors du déclenchement de la crise le 10 décembre 2013 dans la ville de Ndélé par la nébuleuse coalition Séléka. Certains éléments des ex-Séléka disaient clairement qu’ils n’étaient pas en mesure de conquérir plusieurs régions du pays en un laps de temps et de renverser le régime de François Bozizé. Et ce sont les éléments des FACA, pris de peur et de panique, qui leur ont ouvert la voie libre pour venir conquérir le pouvoir de Bangui le 24 mars 2013. Nous osons croire que ces éléments des Séléka n’ont pas menti. Le peuple centrafricain était témoin de la débâcle des FACA avant même l’entrée de la nébuleuse coalition Séléka à Bangui. Pourvu que les FACA prennent conscience de la situation du pays et changent leur mentalité.  

Bénistant MBALLA

 

 

 

LES 07 REGLES D’OR DE LA REUSSITE A UN ENTRETIEN D’EMBAUCHE

 

1-Prenez toutes les précautions nécessaires pour être à l’aise : arrivez en avance, soyez habillé de façon confortable, sachez bien qui vous reçoit, etc.

2-Munissez-vous de tout ce qui peut vous être utile : bloc-notes, stylo, agenda (pour fixer un autre rendez-vous), CV, copies de diplômes, certificats, lettres de recommandation, photographie récente, carte de téléphone (ou téléphone portable à éteindre dès votre arrivée), plan du quartier.

3-Venez en entretien en sachant bien pour quelles raisons le poste ou l’entreprise vous intéresse.

4-Soyez calme et détendu quoi qu’il arrive : pensez que cet entretien sert à mieux vous connaitre, pas à vous piéger.

5-Soyez ponctuel et disponible pour rester dans le temps qu’il faudra (renseignez-vous à l’avance sur la durée du ou des entretien (s)).

6-Préparez avant l’entretien un argumentaire adapté à l’emploi que vous visez.

7-Laissez votre interlocuteur prendre l’initiative, mais soyez prêt à prendre votre part dans le déroulement de l’entretien (en posant des questions), en vous informant des délais de décision suite à l’entretien …).

 

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LA CAUSE DE LA CRISE SOCIALE EN

REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE :

LA CORRUPTION

 

Qu’est-ce que la crise sociale ? La notion peut être définie comme un bouleversement qui freine le bon fonctionnement de la société. Mais, qu’est-ce qui provoque ce bouleversement ? Il n’y a pas de fumée sans feu. L’on ne peut donc pas méditer du matin au soir pour démontrer le vecteur de la crise sociale centrafricaine qu’est la corruption.

Cependant, qu’est-ce que la corruption ? Ce vocable se définit de plusieurs façons, mais nous retiendrons ici la définition générale, à savoir, la corruption est un abus de pouvoir aux fins de profits illicites. Aujourd’hui, l’on constate que la corruption a gagné presque tous les domaines de la vie sociale et touche les différentes couches sociales : corruptions sur les lieux de travail, dans les lycées et écoles, dans les hôpitaux et centres de santé, dans la famille, dans les associations…

Dans certains lieux de travail, le principe de la méritocratie n’est plus respecté : l’homme qu’il faut à la place qu’il faut. Or, on constate avec amertume aujourd’hui que certains responsables et certaines autorités publiques ou privées abusent souvent de leur pouvoir dans l’intégration des agents à une fonction ou recrutement des personnes à un travail. Ceux-ci sollicitent aux mains des intéressés une contrepartie en argent ou tout autre bien meuble ou immeuble, alors qu’en pratique, la personne est incapable d’assurer normalement la tâche qui lui sera confiée une fois qu’elle sera embauchée. La corruption de ce type se manifeste également à travers les liens d’affinité, de connaissance. Actuellement, ce comportement véreux de certains responsables gagne de plus en plus le terrain. Il est récurrent dans les sociétés et organisations non gouvernementales (ONG) de la place. Dans ce contexte susmentionné, l’initiative de la corruption émane de l’agent du service, qui lui-même manifeste une certaine solitude à l’égard de l’usager.

Exemple : un agent des ressources humaines s’occupe avec beaucoup de diligence d’un dossier d’intégration ou de recrutement en exigeant une contre partie de la part du justiciable.

Dans les lycées et écoles, la corruption se manifeste soit de la part des enseignants, soit des élèves : un enseignant s’occupe de copies de devoirs ou des examens d’un élève en exigeant une contre partie en numéraire ou tout autre bien. Toutefois, l’initiative peut émaner des usagers qui sont les élèves. Un élève corrompt son enseignant en vue de lui attribuer une meilleure note. Ces différentes attitudes ne grandissent jamais une personne. Notons que la vie est faite du haut et de bas. Ainsi, quel sera le sort de ceux qui sont dépourvus de moyens financiers ou de relations, mais qui comptent sur leur savoir faire ?

L’Etat doit prendre sa responsabilité afin d’atténuer ce fléau qui bouleverse le bien-être social de son peuple. Des mesures coercitives doivent être prises contre les protagonistes de ce système. Toutefois, il lui revient de revoir la condition salariale de ses fonctionnaires et agents. Car le salaire des Centrafricains actuellement n’est qu’une goutte d’eau dans la mer par rapport au coût de vie. C’est pour cette raison qu’ils sont obligés de rentrer dans ce système aux fins de pourvoir aux besoins de leur famille.

 

Delsya Sipaïna NZAPANGA

 

 

LE CINEMA ALIMENTE LA VIOLENCE CHEZ LES JEUNES ET LES ENFANTS

 

 

Le cinéma occupe une place capitale dans la société, un instrument indispensable à travers lequel l’homme exprime ses sentiments : faits réels ou fictions. Autrefois, le cinéma était considéré comme un ultime moyen de former, informer, enseigner, éduquer ou distraire un ou plusieurs personnes sur le modèle de savoir vivre en société. Le cinéma permet à la communauté entière et aussi aux jeunes de connaître le milieu dans lequel ils vivent et le monde qui les entoure.

De nos jours, avec le développement des nouvelles technologies, le cinéma tend de plus en plus à perdre sa valeur intrinsèque. Alors, on voit apparaître des films dits immoraux dépourvus de bon sens. Ces films incitent souvent les jeunes à la violence au sein de la communauté. Enumérant quelques exemples : films pornographiques, de terrorismes, d’espionnages, de vols et de guerres. Or, actuellement la quasi-totalité des films projetés dans les salles de vidéo ne sont que des films immoraux qui ne reflètent aucune réalité sociale. La majorité des jeunes mettent en pratique les images fictives qu’ils ont vues sur l’écran de la télévision. Or, les images incitent les jeunes à la violence qui le pousse à devenir irrespectueux face aux bonnes mœurs. Maintenant, certains jeunes ne veulent pas qu’on leur prodigue des conseils. Mais ceux-là reflétent la réalité du film et proclament qu’ils ne sont plus à l’ère antique. Conséquences, instabilité sociale, actes de délinquance, braquages, vols et viols.

Les salles de cinéma poussent aujourd’hui comme des champignons. Chaque jour, des séries de films immoraux se projettent. Plusieurs jeunes désœuvrés préfèrent écouler leur temps dans les salles de spectacle afin d’oublier certains problèmes qui les préoccupent. Cette attitude constitue un danger imminent qui guette la société.

Devant cette situation, que faut-il faire ? Interdire radicalement la projection des films ou au contraire réglementer certaines projections ? La deuxième hypothèse correspond à la situation. Il est impossible et selon la conscience universelle de priver la société des libertés fondamentales. Des mesures coercitives doivent être prises afin de réglementer les films qui alimentent la violence. Toutefois, le cinéma en soit n’est pas un danger ; il existe un côté positif qu’est la formation de la société sur les droits et obligations de chaque citoyen.

La médaille a ses revers, le cinéma inculque aux jeunes une culture antisociale. Actuellement, la violence gagne toutes les couches sociales. Les acteurs principaux sont les jeunes. Or, si un pays prétend promouvoir ses valeurs, l’on doit tenir compte de l’énergie intellectuelle et physique des jeunes sur le territoire national. Le développement d’un pays va de paire avec le degré de la formation des jeunes.

Le constat de l’analyse démontre que les films antisociaux doivent être réglementés et que seuls les films moraux sont autorisés afin de former les jeunes à devenir de dignes citoyens de demain, notamment l’interdiction aux moins de 18 ans qui doit être stricte.

Delsya Sipaïna NZAPAGAZA  

 

 

DEPECHE RJDH-RADIO COMMUNAUTAIRES

 

HUMAN RIGHT WATCH REGRETTE L’ABSENCE A LA BARRE DES LEADERS ANTI-BALAKA ET SELEKA LORS DES SESSIONS CRIMINELLES

Lewis Mudge, Chercheur à Human Right Watch (HRW) a déploré l’absence à la barre des leaders de la Séléka et des Anti-Balaka lors des deux sessions criminelles tenues à Bangui. Position exprimée à Bangui lors d’une interview accordée au RJDH ce 17 janvier après publication d’un rapport sur les violences en  Centrafrique en 2016.

RJDH: Lewis Mudge bonjour !  Lewis Mudge: bonjour RJDH!

RJDH : Vous êtes chercheur à Human Right Watch pour l’Afrique,  et votre organisation vient de publier son rapport mondial et de la situation de la RCA entre 2015 et 2016. Quelle est la substance de ce rapport ? Lewis Mudge : Le rapport que Human Right Watch a publié, ce sont donc tous les évènements de fin de 2015 jusqu’en fin 2016 sur la situation des Droits de l’Homme en République Centrafricaine. C’est une synthèse de toutes les préoccupations en termes de Droits de l’Homme.

RJDH : Comment évaluez-vous le niveau des violations des Droits de l’Homme en RCA après le retour à l’ordre constitutionnel ?

Lewis Mudge : Effectivement, c’est le grand souci actuellement. Human Right Watch a constaté après le retour à l’ordre constitutionnel, qu’il y a en même temps les violations de Droits de l’Homme qui continuent dans le pays. Nous avons noté plusieurs violations dans le centre du pays, à Bambari, à Kaga-Bandoro, à Batangafo, et surtout dans les zones contrôlées par la Séléka. Nous avons documenté un nouveau groupe armé dans le nord-ouest dirigé par le général Sidiki, qui est en train de continuer des violations des Droits de l’Homme. Nous sommes toujours préoccupés par rapport au Sud-est du pays, notamment Zemio, Rafaï, Obo disant qu’il y’a une augmentation des activités faites par la LRA. Malgré qu’il y ait un changement de pouvoir légitime, c’est ce qu’il faut encourager mais des  graves violations des Droits de l’Homme continuent.

RJDH : La mise en place de la Cour Pénale Spéciale tarde encore et les auteurs des violations des droits humains ne sont pas inquiétés.  Cela ne justifie-t-il pas le niveau élevé des crimes ces derniers temps ? Lewis Mudge : Effectivement, Human Right Watch reste toujours convaincu que les violences dirigent l’impunité en Centrafrique. Depuis la fin de la crise, il y a deux sessions criminelles et pendant ces sessions, il n’y a pas des dirigeants de la Séléka ni des Anti-Balaka devant la barre. Donc on reste convaincu que la Cour Pénale Spéciale (CPS), est le meilleur moyen de rendre justice aux victimes en RCA. Comme vous avez dit, la CPS c’est toujours en retard, mais il faut avouer que la RCA sort d’une crise et c’est quelque chose qu’on ne va pas faire dans une semaine, ni un mois. C’est nécessaire de chercher les bailleurs de fonds pour financer cette cour. En dépit de nombreuses violations ces derniers temps, je reste optimiste de voir fonctionnelle, la cour pénale spéciale à la fin de 2017.

RJDH : Quelles sont alors vos recommandations à l’endroit des autorités centrafricaines, y compris les groupes armés à la lumière de ce rapport ? Lewis Mudge : Pour les autorités centrafricaines, Human Right Watch continue de faire les recommandations. Mais les principales recommandations est de faire en sorte que la CPS soit mise en place. Je suis ici en RCA depuis 2013, et j’ai parlé avec les Séléka, les Anti-Balaka, le groupe 3R et le jour viendra j’espère qu’en 2017, ils seront jugés. Donc  pour les groupes armés, Human Right Watch, on ne voit pas leur légitimité, nous poursuivons les documentations sur les abus commis dans le pays.

RJDH : La traduction des forces internationales qui auraient commis des viols en RCA tarde. Quelle est la position de HRW par rapport à ces dossiers ? Lewis Mudge : Ecoutez, c’est Human Right Watch qui a crié, et publié des rapports en ce qui concerne les actes de viol commis par des soldats de la Minusca à Bambari après nos investigations. Nous avons déjà souligné ;il y’avait très peu des étapes judiciaires contre eux, selon nos informations. On va continuer d’enquêter sur les viols et les tueries commis par des casques bleus et les forces de l’Union Africaine donc nous allons pousser les Nations-Unies au niveau de New-York de poursuivre les auteurs des actes commis en Centrafrique.

RJDH : monsieur Lewis Mudge je vous remercie.      Lewis Mudge : merci

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ONG NATIONALE LA CONCORDE APPELLE A UN SOUTIEN AUX INITIATIVES DES JEUNES DU 5E ARR DE BANGUI

L’ONG nationale la Concorde, située dans le 5e arrondissement de Bangui en face de la base de l’EUTM-RCA, appelle à un soutien aux initiatives en faveur des jeunes de ce secteur. L’objectif est de lutter contre le chômage, la pauvreté, le traumatisme post-conflit et la délinquance et de s’attaquer à l’analphabétisme. Un appel lancé ce 18 janvier par  Evariste Yambada, président de cette organisation lors d’une interview avec le RJDH.

Le 5e arrondissement a été l’un des arrondissements les plus touchés par les violences ayant secoué le pays et la capitale centrafricaine. Plusieurs personnes se sont déplacées, des maisons détruites et la situation des jeunes demeurent une préoccupation majeure pour l’ONG nationale la Concorde.

Evariste Yambada, estime qu’il faut un soutien en faveur des jeunes « pendant les campagnes électorales, des promesses ont été faites. Mais après, aucune réaction. Il y a des jeunes sans emploi, des femmes qui ont besoin de formation et des activités génératrices de revenu. Malheureusement, nous n’avons reçu aucun financement pour un début de solution, depuis le commencement de la crise  », a-t-il plaidé.

Pour Evariste Yambada, son organisation envisage une grande campagne de nettoyage des quartiers, « nous avons constaté qu’il y a des retournés dans les quartiers. Mais aussi l’insalubrité qui crée des moustiques avec des conséquences sanitaires. Nous avons cette projection d’assainir le quartier et notre environnement mais les moyens nous manquent », a-t-il lancé.

En outre,  le président de la Concorde a ajouté que son ONG est sur le point de lancer une formation d’alphabétisation, « nous avons plus de 600 livres dans notre bureau et nous allons faire des cours d’alphabétisation et appuyer aussi la scolarisation des enfants », a-t-il projeté.

La Concorde mène deux grandes activités à savoir : la fourniture d’eau à travers une fontaine et le centre de lecture et d’animation culturelle. Elle compte élargir ses activités à d’autres arrondissements  et dans d’autres domaines.

L’ONG la Concorde a été créée  à l’initiative des élèves et étudiants avant d’être reconnue le 23  février 1996 par le ministère de l’administration du territoire. Son siège et le point d’eau ont été construits avec l’appui de l’opération française Barracuda qui a aussi doté cette organisation des livres.

LES SIGNATAIRES DU PACTE DE NON-AGRESSION AU KM5 SALUENT LES AVANCEES DE L’ACCORD

Des habitants de Boeing et Km5 signataires de pacte de non-agression entre les deux communautés le 11 Février 2016 ont salué le respect de pacte par les deux parties. Ils l’ont dit dans un entretien avec le RJDH ce vendredi 20 Janvier 2017.

La cohésion se consolide de plus en plus entre les communautés de Boeing et de Km5 après la signature de pacte de non-agression le 11 Février 2016. Cette volonté de briser les lignes  existait entre ces communautés déchirées par la crise qui a frappé Bangui en 2013. La signature du pacte de non-agression du 11 Février 2016 entre les deux communautés visait à mettre un terme aux exactions et permettre aux musulmans d’accéder aux cimetières de Boeing.

Jean Eudes Yandia, habitant de Boeing et l’un de signataire se félicite du respect de pacte de non-agression par les parties signataires.  « Après cette signature, nous n’avons pas enregistré un cas de violation car nos frères musulmans continuent d’inhumer les corps à leur cimetière à Boeing sans aucune difficulté », a-t-il expliqué.

Pour lui, les travaux THIMO et autres ont contribué énormément à la consolidation de ce pacte. « Nous sommes devenus de plus en plus proches après cette signature à cause des travaux qui nous réunissent. Les gens de Boeing et ceux du Km5 sont ensemble à cause de la dotation d’une nouvelle mairie où les travaux nous ont réuni et aussi du marché », a-t-il témoigné. Moussa Ibrahim, habitant de Km5, a témoigné les avancées concrètes de ce pacte de non-agression. « Malgré l’assassinat lâche du commandant Marcel Mombeka au Km5, cela n’a pas fragilisé ce pacte. S’il y a des soucis, les représentants se rapprochent et discutent pour garder le calme. Nous enterrons librement nos morts à Boeing après la signature de ce pacte de non-agression. C’est vraiment un succès », a-t-il souligné. Cette signature est un pas qui a préparé le terrain au retour des déplacés.

*****  RJDH  *****

 

 

 

 

RCA : APRES 03 ANS D’ACTIVITES MEDICALES D’URGENCE, L’HOPITAL MSF DANS LE CAMP DE DEPLACES DE M’POKO FERME SES PORTES

 

 

Bangui, 23 janvier 2017 – Alors que le camp de déplacés de M’Poko, près de l’aéroport International de M’Poko-Bangui, prépare sa fermeture et ses habitants retournent dans leurs quartiers d’origine, l’hôpital mis en place par Médecins Sans Frontières (MSF) ferme ses portes, mettant fin à 3 ans d’activités médicales d’urgence sur ce site. Depuis son ouverture, les équipes d’urgence de MSF ont soigné plus de 400 000 personnes, dont plus de 45 000 pour des soins urgents, et ont accompagné plus de 5 800 femmes lors de leur accouchement.

 

MSF a établi une présence médicale permanente à M’Poko dès le jour suivant l’arrivée des premiers déplacés en décembre 2013. Environ 100000 personnes s’étaient installées sur le site, dans l’enceinte de l’aéroport. Au mois de janvier2014, MSF a monté la structure de 2000 mètres carrés. Le nombre de personnes déplacées s’est par la suite stabilisé, avec quelques variations autour de 20 000. Ces personnes, ainsi que les Banguissois résidant en dehors du site et dans les quartiers environnants, ont pu bénéficier des services d’hospitalisation, soins en ambulatoire, soins maternels, et urgences. Les équipes mobiles de MSF ont également proposé des consultations ambulatoires et vaccination dans les quartiers environnants entre octobre 2015 et avril 2016. Au total, ces dernières ont effectué 25 000 consultations et vacciné 13 000 enfants.

 

« Chassés de leur maison par la violence et par la peur, les déplacés de M’Poko ont vécu des difficultés inimaginables et constituaient une catégorie très vulnérable de la population » déclare Emmanuel Lampaert, représentant de MSF en RCA. « Grâce aux efforts des personnels de l’hôpital et postes de santé, qui ont travaillé infatigablement pendant 3 ans, la communauté déplacée et locale a pu accéder à des soins gratuits. Si aujourd’hui les déplacés de M’Poko quittent les lieux pour s’installer dans d’autres secteurs, nous restons attentifs aux besoins des plus vulnérables et gardons une large présence médicale à Bangui. »

 

Bien que le retour des habitants du camp de M’Poko dans leurs quartiers d’origine représente un développement positif, MSF souligne que les autorités centrafricaines et les acteurs humanitaires doivent continuer à aider les nombreuses populations vulnérables, à Bangui comme en province. Suite à des annonces récentes par rapport au sous-financement d’activités humanitaires en RCA, MSF s’inquièt

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