Tous les Info du Mardi 20/12/2016

Cm n 2368 du mar 20 decembre 2016

LE KNK S’AGITE : LA DEFENSE DE JEAN FRANCIS BOZIZE MONTE AU CRENEAU ; L’HEURE DE LA VERITABLE JUSTICE A ENFIN ANNONCE

 

« Nul n’est au-dessus de la loi », dit-on. C’est ce que nous sommes entrain de vivre pour le moment. Tous ceux qui dans le passé foulaient, bafouaient les valeurs et les droits de la personne humaine en République Centrafricaine vont bientôt affronter le droit, rien que le droit qu’ils ont négligé. C’est le cas de l’ex-président centrafricain, François Bozizé, président fondateur du parti KNK, ses fils et bien d’autres.

Durant dix (10) ans de règne, Bozizé et ses fils ont géré la RCA comme leurs patrimoines personnels. Les crimes odieux et crapuleux qui se commettaient sous la barbe même de Bozizé et ses fils ne les préoccupaient nullement. Des prisons à ciel ouvert sur presque toute l’étendue du territoire national avec des traitements inhumains de tout genre. Voilà comment le régime de Bozizé a géré le pays pendant dix (10) ans. Depuis Boganda, Bokassa, Dacko 1 et 2, Kolingba et Patassé, nous n’avions jamais connu de tels actes barbares. Un régime totalement livré à la haine, à la division, au tribalisme … est toujours synonyme de la dictature. C’est le cas du régime Bozizé où à un moment donné, la dictature imposée au peuple centrafricain a atteint un seuil suicidaire. Personne ne pouvait respirer car, tous les boutons tournaient au rouge.

Certains compatriotes qui tentaient d’éclairer Bozizé et ses fils sur la gestion archaïque du pays, ont été humiliés, mis de côté, voire menacés de mort parce qu’ils constituaient un danger pour le régime. Ce n’était qu’aux derniers jours que Bozizé et ses fils se sont finalement rendus compte qu’ils étaient entourés des hypocrites, des fourbes, des profito situationnistes qui ont plongé leur régime dans un sac à crabes. Malheureusement, ils ne pouvaient rien faire car la Séléka était venue les balayer d’un revers de la main lors du coup d’Etat du 24 mars 2013.

Depuis le départ de Bozizé du pouvoir le 24 mars 2013 jusqu’à ce jour, le KNK n’arrive pas à fermer les yeux pendant la nuit. Connaissant bien la situation dans laquelle se trouve Bozizé, son parti le KNK a fini par le présenter à l’élection présidentielle du 30 décembre 2015. Hélas, la Cour Constitutionnelle de Transition (CCT) a dit niet puisque Bozizé ne s’était pas inscrit sur la liste électorale, mais aussi se trouve sous sanction du Conseil de Sécurité des Nations Unies qui lui interdit de voyager. Immédiatement après les élections, ce même KNK, a fait un revirement spectaculaire en disant qu’il soutient les nouvelles autorités du pays. Quelque temps après, le KNK change de fusil d’épaule et demande un dialogue politique inclusif. Quel genre de soutien le KNK compte apporter aux nouvelles autorités du pays, s’il faut organiser un dialogue inclusif afin d’amnistier Bozizé ? C’est là toute la problématique qui se pose avec tant d’acuité.

D’ailleurs Bozizé a lui-même organisé des dialogues quand il était encore au pouvoir. Quels ont été les résultats de ces pourparlers ? C’est autant dire que le KNK cherche en ce moment des solutions pouvant effacer les plus graves violations des Droits de l’Homme en République Centrafricaine commises par Bozizé. Ce qui est totalement contraire à la réalité de la situation que nous vivons aujourd’hui. Bozizé, s’il revient, doit être arrêté, jugé par la justice centrafricaine. Le KNK a t-il compris pourquoi la Cour Pénale Spéciale (CPS) doit enquêter sur les crimes commis depuis 2003 jusqu’à 2013 ? C’est simplement parce qu’il y a eu des crimes de guerre et crimes contre l’humanité commis sous le régime de Bozizé jusqu’au déclenchement des hostilités du 10 décembre 2012. Francis Bozizé était lui-même ministre de la Défense. Comment expliquer l’attitude d’un ministre de la Défense qui assistait sans pour autant réagir aux crimes et aux massacres qui se commettaient sous ses yeux ?

La justice marche lentement mais sûrement. La configuration de la Cour Pénale Spéciale (CPS) en est une parfaite illustration. Pourquoi le KNK et la défense de Jean Francis Bozizé s’agitent dans les derniers jours ? Parce qu’ils savent que l’heure de la véritable justice a enfin sonné à travers la CPS. Pour donner le véritable sens à « l’impunité zéro », la CPS a cette lourde responsabilité de fouiller, sarcler, bêcher sur l’ensemble du territoire, les auteurs, coauteurs et complices des crimes commis en RCA.

En outre, François et Francis Bozizé sont des officiers supérieurs. Après le procès à la CPS, un second procès est celui du Tribunal Militaire Permanent (TMP) ou de la Cour Martiale pour haute trahison et désertion en temps de guerre. Le TMP doit sévir contre les déserteurs qui ont abandonné les troupes et sacrifié l’armée sur l’autel  de la haine, de la rancœur, du tribalisme et de la mutilation de l’Armée Nationale, humiliée, massacrée et réduite en lambeaux. Drôles d’officiers supérieurs !  

Amédé NGUETE  

 

 

AFFRONTEMENTS  MEURTRIERS ENTRE L’UPC ET LE FPRC : LA PEUR S’EMPARE DES HABITANTS

DE NGAKOBO ET KOUANGO

 

Les affrontements intercommunautaires entre l’ethnie Goula du FPRC de Nourredine Adam et les peuhls de l’UPC d’Ali Daras, les conséquences commencent déjà à tomber. Débutés dans la ville de Bria  avec plus de quatre-vingts morts et de nombreux blessés, ces affrontements ont gagné respectivement les villes de Bakala, Ippy, Alindao et le village Ndassima, zone aurifère et diamantifère de Bambari. Le tchadien Nourredine Adam et ses acolytes ont pris contrôle des villes de Bakala et Ippy. Par contre, le Nigérien Ali Daras est maître incontesté et incontestable de la ville d’Alindao qui est devenue aujourd’hui son Quartier Général (Q.G). Même si ce dernier ne se trouve pas présentement à Bambari, ses hommes contrôlent toujours cette ville.

Par rapport à cette tension très tendue et le risque d’un énième affrontement entre l’UPC et le FPRC, la peur, l’angoisse, la tristesse commencent à gagner les populations de Ngakobo, ville sucrière de la RCA et la ville de Kouango située sur le bord du fleuve Oubangui. D’après un habitant de Ngakabo que nous avons rencontré dans la rue à Bangui, ce matin du lundi 19 décembre 2016, « je suis venu à Bangui pour me protéger. La ville de Ngakobo est le plus souvent le théâtre des affrontements entre les groupes armés. C’est dans ce contexte et à l’approche des combats entre l’UPC et le FPRC, que j’ai décidé de quitter la ville. Là-bas, il n’y a aucune autorité de l’Etat. Nous sommes abandonnés à notre triste sort. Beaucoup d’habitants de cette localité ont dû partir. D’autres se sont refugiés dans la brousse. Leur situation humanitaire est très alarmante : les soins de santé n’existent pratiquement pas. Les enfants ne vont même plus à l’école. Du matin au soir, quand j’étais encore dans la ville, la peur se lisait sur le visage des autochtones. Cette situation perdure encore. Je demande au gouvernement et à la Minusca de tout mettre en œuvre pour envoyer des Casques Bleus supplémentaires afin de protéger les populations ».

Même son de cloche de la part des habitants de Kouango qui disent craindre des probables affrontements entre l’UPC et le FPRC. A en croire ces habitants, les hommes de l’UPC d’Ali Daras continuent d’affluer vers ladite ville. Ils renforcent leur position et sont sur le pied de guerre.

Ces témoignages sont tristes et doivent interpeller la conscience du gouvernement et de la Minusca. Car les habitants des villes de Kouango et Ngakobo ont souffert et continuent de souffrir sous les bottes de ces malfrats, ces criminels, ces seigneurs de guerre. Vous êtes sans ignorer qu’au mois d’août ou septembre dernier, pendant que Mahamat Alkatime faisait son carnage à Kaga-Bandoro, les hommes d’Ali Daras massacraient les pauvres citoyens civils de Kouango. Plus de cinq cents (500) maisons ont été incendiées, par ces hors-la-loi. Les morts et les blessés ne se comptaient pas, car certains habitants qui tentaient de traverser la rivière Oubangui en nage pour se réfugier au Congo-Démocratique, sont  morts noyés. A Ngakobo, des tueries en masse ont en lieu et se poursuivent peut-être aujourd’hui à l’absence des caméras.

Pour éviter que les mêmes actes barbares des groupes armés ne se reproduisent dans ces villes et aussi dissiper l’inquiétude des uns et des autres,  la Minusca qui dispose d’un mandat robuste, musclé, doit monter en puissance pour barrer la route à ces seigneurs de guerre afin qu’ils ne s’affrontent pas à Ngakobo et à Kouagno. Le sang des Centrafricains a trop coulé sous le pont. Les incendies, des maisons et villages ont  trop duré. Les veufs, veuves et orphelins sont aussi nombreux que les sables au bord de l’Oubangui pendant la saison sèche. Les Centrafricains en ont assez marre de pleurer leurs morts. Tout ceci, à cause de Nourredine Adam, Mahamat Alkhatime, Ali Daras, Jeseph Zoundéko et autres. Il est temps d’arrêter cette hémorragie, cette escalade des violences qui sont quasi-quotidiennes dans la préfecture de la Ouaka.

Les combattants du FPRC, UPC, RPRC, MPC et autres qui prennent leurs armes, pour le bout du monde, doivent les déposer et s’adhérer au processus Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Rapatriement (DDRR), pour faire la paix. Ils n’ont pas d’autres choix que de saisir la main tendue du chef de l’Etat, professeur Faustin-Archange Touadéra. Les affrontements détruisent le tissu-socio-économique et ne peuvent résoudre un différend. Tout doit passer désormais par le dialogue prôné par Touadéra, et rien d’autre.

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

 

LA MINUSCA MET EN GARDE LE FPRC, UPC, RPRC, MPC DE TOUTES ATTAQUES CONTRE BANDORO, BAMBARI ET AUTRES : POURVU QUE CELA TIENNE

 

Un calme précaire ou peut-être définitif règne aujourd’hui à Bangui, la capitale. Les détonations d’armes lourdes, les tintamarres des kalachnikovs ont cessé. Les braquages, les viols, les kidnappings, bref les exactions de tout genre ont baissé d’intensité. Partout dans les arrondissements de la ville de Bangui et dans les communes de Bimbo et Bégoua, les gens vaquent à leurs occupations habituelles. Les noctambules se promènent tard dans la nuit. Aux environs de minuit, on peut encore entendre de la musique venant des bars dancing. Les enfants vont à l’école, nos parents vont aux champs, et au travail sans s’inquiéter. C’est pour autant dire que la vie reprend son cours normal à Bangui et ses environs. Cette normalisation de la situation sécuritaire est à mettre à l’actif des Casques Bleus de la Minusca, des forces de sécurité intérieures (gendarmes et policiers), sans oublier les auto-défenses du Km5 qui ont mis hors d’état de nuire les drogués qui semaient la désolation, la tristesse dans les 3ème et 5ème arrondissements de la ville de Bangui.

Pendant que la situation sécuritaire se normalise à Bangui, certaines villes de nos provinces sont en feu et en sang. Les crépitements d’armes se font entendre à longueur de journée. Nous citons entre autres les villes de Kaga-Bangoro, M’brès, Bria, Bakala, Ippy, Alindao et nous en passons. Les habitants desdites localités ne mangent, ne boivent et ne respirent que les balles qui sifflent de partout. Du matin au soir, ils errent d’un lieu à un autre à la recherche d’un abri sûr. Les uns sont tués, les autres blessés et certains kidnappés ou disparus. Et ce, à cause des affrontements très meurtriers entre Ali Daras de l’UPC et Nourredine Adam du FPRC et leurs alliés, y compris les attaques contre les sites des déplacés dont Mahamat Alkhatim du MPC est plein dedans à Kaga-Bandoro.

C’est dans cette situation confuse et alarmante que le porte-parole de la Minusca, Vladimir Monteiro est monté au créneau, ce mercredi 14 décembre 2016, au cours de la conférence hebdomadaire de la Minusca, pour mettre en garde tous les groupes armés qui tenteraient de s’en prendre aux villes de Bambari, Kaga-Bandoro et autres. Cette mise en garde est salutaire et louable par le peuple centrafricain en général et les habitants des villes secouées par les affrontements entre l’UPC et le FPRC, en particulier. Car depuis la fin de l’Opération Sangaris en octobre dernier, c’est pour la première fois qu’une telle déclaration est venue d’un responsable de la Minusca. Et les Centrafricains s’interrogent aujourd’hui en ces termes : « la Minusca veut-elle maintenant mettre en application son mandat robuste » ? Il ne fait aucun doute. Car, depuis que cette mission onusienne a pris fonction le 15 septembre 2014, elle a été accusée à tort ou peut-être à raison d’être passive, immobile, attentiste, impuissante face aux exactions des groupes armés sur les populations civiles tant à Bangui qu’à l’intérieur du pays. Il était temps qu’après le retrait des soldats français, les Casques Bleus de la Minusca fassent preuve de leur détermination à protéger les populations civiles contre toutes attaques venant des criminels, des assassins, des hors-la-loi.

La cloche de la Minusca a sonné pour la fin des attaques contre les populations car elles constituent des atteintes aux droits humains. Désormais les populations de Kaga-Bandoro sous la domination de Mahamat Alkatim et celles de Bambari, sous les bottes de Zoundéko et Ali Daras peuvent pousser un ouf de soulagement. La Minusca a juré de tout mettre en œuvre pour barrer la route aux éléments du FPRC et UPC de ne pas s’affronter dans lesdites villes. Mais certains Centrafricains que nous avons croisés dans les rues de Bangui, surtout les ressortissants de ces villes, ont unanimement dit, « nous prenons acte de cette déclaration, pourvu que cela tienne ». Nous osons croire qu’ils ont raison d’avancer de tels propos. Car si nos mémoires sont bonnes, le sous-secrétaire des Nations Unies pour le maintien de la paix, Hervé Ladsous avait déclaré les villes de Bambari et Kaga-Bandoro, « villes sans armes ». Mais force est malheureusement de constater que dans ces deux villes, les armes sont à ciel ouvert. Peut-être que cette énième déclaration faite par Vladimir Monteiro va se concrétiser sur le terrain. Attendons de voir les tenants et les aboutissants pour en dire plus.

En attendant, les groupes armés, tels l’UPC, le FPRC, le MPC et le RPRC doivent faire attention car il leur est formellement interdit par la Minusca de s’affronter dans ces villes et d’attaquer les populations civiles. En faisant sourde oreille, la foudre des Casques Bleus s’abattra sur eux. Donc, l’étau se resserre doucement mais sûrement autour de Nourredine, Daras, Alkatim et Zoundéko.

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

 

 

DE L’EFFECTIVITE DE L’ARRETE PRIS PAR LE MINISTRE JEAN-SERGE BOKASSA INTERDISANT LA CIRCULATION DES TAXIS-MOTOS A BANGUI ET SES ENVIRONS

 DU 31/12/2016 AU 1ER/01/2017

 

Jean-Serge Bokassa, ministre de la Sécurité Publique et de l’Administration du Territoire, avait pris un arrêté portant interdiction formelle aux taxis-motos de circuler à Bangui, Bimbo et Bégoua, du samedi 31 décembre 2016 au dimanche 1er janvier 2017. Et pour tout motif, c’est pour éviter les multiples cas d’accidents de circulation routière dont sont victimes les usagers des taxis-motos.

Cette décision prise par le ministre Jean-Serge Bokassa a été diversement appréciée par le grand public banguissois. Pour les uns, c’est une bonne décision qu’il faut apprécier à sa juste valeur, car les taxis-motos en RCA sont des tombeaux ouverts roulants. Leurs conducteurs sont tellement pressés que la diarrhée, et n’ont aucun respect de la valeur des vies humaines, ni du Code de la Route en RCA. Et ce qui les préoccupe plus, c’est l’argent rapide, sous la prise à outrance du « tramole », du chanvre indien et autres stupéfiants. D’où les multiples cas d’accidents de circulations routières, ayant conduit à de nombreux cas de pertes en vies humaines, et des personnes handicapées au grand jour.

Selon les autres, par contre, une telle décision constitue une entrave majeure à la libre circulation des personnes à Bangui, Bimbo et Bégoua, qui seront privées de ces moyens de transport urbain. Et ce, pour parcourir de longues distances, afin de formuler des souhaits du nouvel an à leurs familles, parents, belles familles, amis, collaborateurs, collègues et connaissances. Et dans la mesure où le problème de transport urbain se pose actuellement avec plus d’acuité en RCA.

Eu égard à l’expérience du passé, ce qui nous intéresse le plus, c’est la mise en application effective de cet arrêté par les Forces de Sécurité Intérieur (Gendarmes et policiers), très enclines dans la rackette et la corruption active. Une chose est de prendre un arrêté, une autre est de l’appliquer effectivement. C’est le vœu cher de tout le peuple centrafricain. Toutefois, attendons de voir ce que va accoucher cet arrêté ministériel pour avoir le cœur net. Car n’oublions pas que nous sommes en RCA, le pays de tous les paradoxes.

 

Le Petit YEKOA

 

 

« PROTEGEONS LES INSTALLATIONS DE L’ENERCA CONTRE LA FRAUDE ET LE VANDALISME », PEUT-ON VOIR SUR LES BANDEROLES

 

 

La RCA appartient à tous les Centrafricains, qu’ils soient au Nord, au Sud, à l’Est et à l’Ouest. De même, l’ENERCA qui est une société d’Etat revient aussi de droit au peuple centrafricain. C’est notre patrimoine. Pour cela, nous devons protéger ses installations contre le vandalisme et la fraude.

Force est malheureusement de constater que ce sont les Centrafricains en général, et les Banguissois en particulier, qui sabotent, vandalisent ces installations. Pour preuve, les poteaux en bois qui servent à soutenir les fils électriques sont emportés par les malfrats. Certaines femmes et filles centrafricaines les utilisent comme bois de chauffe ou de feu. Pire encore, les fils qui conduisent le courant dans les différents quartiers de Bangui, Bimbo et Bégoua, sont coupés et vendus sur les marchés de Bangui, privant ainsi les utilisateurs de l’électricité. Et ceci au vu et au su de tout le monde.

En outre, les fraudes sont devenues monnaie courante. Certains compatriotes malintentionnés connectent leurs fils électriques sur les câbles provoquant ainsi l’endommagement des transformateurs. Et quand ceux-ci sont hors d’usage, ce sont les mêmes personnes qui ont provoqué ces pannes, qui reviennent en charge contre l’ENERCA. Ils barricadent les grands artères de la ville de Bangui pour exiger le rétablissement de l’électricité dans leurs zones. On entend dans leur bouche : « c’est depuis deux (2), trois (3), voire quatre (4) mois que notre quartier est dans le noir », « les malfrats profitent de l’obscurité pour nous braquer », le gouvernement nous a oubliés car nous sommes abandonnés à notre triste sort ». Mais qui sont les auteurs, coauteurs et complices ? Si le transformateur dans tel ou tel quartier a lâché à cause des branchements illicites, la faute incombe-t-elle à l’ENERCA ou aux auteurs ? Qui doit-on accuser ?

Nous n’allons pas dire aujourd’hui que c’est à cause de la crise qui perdure que les bandits de grand chemin vandalisent et font des fraudes sur les installations de l’ENERCA. C’est faux et archi-faux. Ce vandalisme et cette fraude ne datent pas d’aujourd’hui. C’est le propre du Centrafricain lambda, ainsi que certains cadres du pays. C’est avec douleur au cœur que nous voyons certains cadres de ce pays pirater le courant. C’est vraiment honteux et lamentable. C’est pour dire que ce sont les Centrafricains eux-mêmes qui détruisent leur pays. Car personne ne peut lever le petit doigt pour dire le contraire. Pire encore, les ouvriers de l’ENERCA qui vont sur le terrain sont pleins aussi dans la fraude. Pour une modique somme d’argent, ils n’hésitent un seul instant à faire des branchements illicites à des tierces personnes. Ceux qui se sont rendus à l’ENERCA et qui ont payé normalement le devis d’électricité, établi en bonne et due forme, ne sont pas pris en compte. Ils peuvent moisir pendant des mois pour prétendre avoir un jour l’électricité. Mais pour en recevoir, il faut graisser les pattes de ces agents de terrain. D’où viennent ces pratiques qui constituent pour nous une forme de fraude ?

Face à ce tableau sombre dressé ci-haut, comment l’ENERCA peut-elle s’épanouir et satisfaire les besoins de sa clientèle ? C’est un peu difficile. Pour ce faire, mobilisons-nous tous autour du personnel de l’ENERCA pour barrer la route à ceux qui pratiquent le vandalisme et la fraude. Et si l’occasion se présente, il faut les dénoncer, même les arrêter et les mettre à la disposition de la justice centrafricaine pour qu’ils répondent de leurs actes. Ne disons pas que le vandalisme et la fraude sur les installations de l’ENERCA, c’est l’affaire du DG et de son personnel. Cette affaire concerne chacun de nous et doit interpeller aussi la conscience de tous. Car si l’ENERCA ne produit pas l’électricité, ce sont toutes les activités socio-économiques qui seront paralysées. Et c’est un manque à gagner pour nous tous. Levons-nous tous comme un seul homme pour dire, « Non au vandalisme et à la fraude des installations de l’ENERCA ». Soutenons le Directeur Général par intérim et le personnel de l’ENERCA pour que cette société d’Etat se relève pour toujours.

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

 

 

 

 

  DES DEPUTES PATRIOTES AU SERVICE DE LA NATION : ASSISTANCE A LA POPULATION DEPLACEE, DISCUSSION AVEC DES GROUPES ARMES : BRAVO POUR LA PAIX EN RCA

 

 

«  La qualité fait souvent défaut ». C’est ce que nous avons observé dans le passé avec les députés de la nation siégeant à l’Assemblée Nationale. Un député  qui ne savait ni lire, ni écrire, encore moins parler le français, cela n’est faisable qu’en RCA. Il suffit seulement d’avoir quelques billets de banque pour tromper la vigilance des électeurs et vous êtes élu député de la nation. La conséquence en est que durant les cinq (5) ans, certains députés n’arrivaient pas  à réaliser leurs projets de société. Or, un député est celui qui est élu pour défendre la cause de sa population. A ce titre, il est appelé tous les temps à mener des actions bienveillantes en faveur de ses électeurs tout en leur rendant compte. Mais pour en arriver là, il faut une compétence fondée sur la base de la détermination et du courage.

C’est le modèle de l’Assemblée Nationale actuelle avec des députés compétents, de véritables compatriotes totalement au service de la nation. Des députés qui ne dorment pas mais réfléchissent tous les temps sur la situation du pays, c’est ce que nous attendons depuis lors : après la présidence, vient automatiquement l’Assemblée Nationale. Cela signifie que les députés ont aussi le rôle catalyseur, celui d’orienter et de diriger non seulement le gouvernement, mais aussi la population en général à travers des actions soutenues. A l’exemple de la crise que nous venons de traverser, les députés ont cette lourde responsabilité d’apporter leurs soutiens multiformes à la population pour laver les esprits et remettre le pays sur la voie du développement. Nous voulons par là saluer le courage des élus de la nation qui ne baissent pas les bras en multipliant des efforts allant dans le sens de la paix et de la cohésion sociale.

L’assistance à la population déplacée de Kaga-Bandoro sur le site des déplacés de Benz-vi, par certains députés de la nation, témoigne la volonté de faire la paix. C’est ce que chaque député doit au moins faire dans sa circonscription pour relever les défis monumentaux de l’heure. Nous sommes ému d’entendre un déplacé de Kaga-Bandoro qui nous a témoigné : « ce geste offert par nos députés nous a montré que les Centrafricains sont toujours unis et que nous, les déplacés de Kaga-Bandoro, ne sommes pas abandonnées ». Cela met sans doute en évidence le rôle joué par l’Assemblée Nationale auprès de la population. C’est le même son de cloche du côté des députés de Bocaranga  quand ces derniers ont brisé la peur pour aller discuter avec des chefs rebelles ainsi que les groupes armés qui continuent de prendre leur population en otage. C’est là le point saillant des difficultés qu’il faut absolument relever pour faire la paix. Nous exhortons le reste des députés, surtout ceux où les groupes armés continuent de servir dans leurs circonscriptions d’emboîter le pas à leurs collègues de Bocaranga et  Kaga-Bandoro.

Les groupes armés ne sont pas des extraterrestres. Ce sont des êtres humains créés à l’image de Dieu. Il faut les sensibiliser et les encourager à renoncer avec les violences. Et cela doit passer uniquement par la voie du dialogue. Les députés, avec le concours des autorités locales et de la population, peuvent tourner définitivement la page sombre de l’histoire de la RCA. Unissons-nous toujours pour la prospérité, la paix et le développement. Bravo aux élus de la nation.

Bénistant MBALLA

 

 

DEPECHE RJDH-RADIO COMMUNAUTAIRES

 

CENTRAFRIQUE : 2E EDITION DU SEMI-MARATHON DE BANGUI DEDIEE A LA PAIX ET A LA COHESION SOCIALE

La stratégique PK 12 sera le point de départ de cette 2e édition du semi-marathon de Bangui prévue le samedi 17 décembre. Encore pour cette année, la compétition sera dédiée à la paix et à la cohésion sociale entre les communautés centrafricaines. Les coureurs feront le tour des quartiers sur 22 Km et passeront par le PK5. Crépin Ngoko-Nzenguet, organisateur de cette activité répond au RJDH.

RJDH : Bonjour Monsieur Crépin Ngoko-Nzenguet. Vous êtes l’organisateur de cette 2e édition du semi-marathon de Bangui prévue pour dimanche 18 décembre. Dites-nous, sous quel signe le placez-vous ?

Crépin Ngoko Nzenguet : Bonjour et merci. Cette 2e édition comme la première est placée sous le signe de la paix et la cohésion sociale. Paix et cohésion sociale parce que tout ce que nous avons obtenu jusque là reste fragile. Pour moi, il faut encore marteler dessus pour que cela entre dans nos manières de penser et de considérer nos frères.

RJDH : Entre la 2e édition du semi-marathon et la 1e en 2014, quelle sera la différence ?

Crépin Ngoko Nzenguet : La seule différence est que nous n’avons pas pu passer en 2014 dans des zones en insécurité, notamment le km5, et cela nous a beaucoup frustrés car, il y a nos frères qui sont là-bas. Cette fois-ci, nous allons démarrer la course au PK12, nous passerons par le Km5 et Fatima pour montrer aux yeux du monde qu’il ya des gens qui vivent là-bas, qu’il y a aussi des gens qui ont envie d’autre chose et qui aspirent à autre chose. Cette différence, nous voulons que cela soit visible, pour motiver les centrafricains à se fréquenter entre eux partout dans la capitale et plus tard sur tout le territoire national.

RJDH : Quelle est la dimension que vous donnerez à cette compétition dans les prochaines années ?

Crépin Ngoko Nzenguet : Nous visons la dimension internationale par ce que cela ne vient pas du jour au lendemain, il faut beaucoup de travail, d’organisation, de partenaires pour pouvoir internationaliser cet événement. Je pense que nous sommes sur la bonne voix, je crois que la 1e Edition a été un succès, la 2e sera encore plus. Je crois que la 3e sera pratiquement internationale.

RJDH : Quelles sont les conditions de participation à cette compétition de 22 Km?

Crépin Ngoko Nzenguet : Alors, il faut d’abord avoir un certificat médicale, venir s’inscrire ou le faire par sms en nous envoyant leur nom pour pouvoir le répertorier. Une fois que cette étape est traitée par le service technique, nous allons  publier la liste définitive. La seule condition, c’est d’être en bonne forme. Après cela, on peut faire la distance qu’on peut, même si l’on n’arrive pas à faire les 22,5 Km, on peut faire 2 km, 5km… à son

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L’EX PRESIDENTE CENTRAFRICAINE C. SAMBA-PANZA SUPERVISE LES ELECTIONS LEGISLATIVES POUR LE COMPTE DE L’UA EN COTE D’IVOIRE

Après avoir dirigé la Transition en Centrafrique, l’ancienne Présidente Catherine Samba-Panza met son expérience au service de l’Union Africaine. L’institution régionale l’a mandatée pour présider sa mission d’observations des élections législatives de dimanche 18 décembre 2016 en Côte d’Ivoire.

Les ivoiriens seront le 18 décembre aux urnes pour élire leurs Députés. Pour la crédibilité de ce suffrage, des organisations régionales envoient des missions pour le superviser. C’est dans ce cadre que l’Union Africaine a mandaté l’ancienne Présidente de la Transition Centrafricaine, Catherine SAMBA- PANZA à Abidjan pour superviser ces élections à leur compte.

Arrivée à Abidjan hier, 15 décembre au titre de présidente de la mission d’observations de l’Union Africaine pour les élections législatives, grande était la joie de Mme Catherine Samba-Panza qui effectue pour la première foire cette fonction. Elle a salué la confiance que l’Union Africaine placée en elle en déclarant que « c’est une marque de solidarité dans le cadre du soutien au processus démocratique dans les Etats membres de l’union Africaine », a indiqué www.abidjan.net.

Dans la même journée, l’ancien N°1 c entrafricain a été reçu par le Président de la Commission Electorale Indépendante, Youssouf Bakayoko au siège de la CEI à Abidjan. Youssouf Bakayoko a souligné que «  tout est mis en œuvre pour que ce scrutin soit un succès à l’image de l’élection présidentielle et du Référendum », lit-on sur le même site.

Cette déclaration du président de la CEI ivoirienne a « rassuré » Mme Catherine SAMBA- PANZA, chef de la délégation de l’UA. Pour elle, « au regard des informations que nous avons reçues depuis notre arrivée, nous pensons que le travail effectué par la CEI est apprécié des partis. Nous connaissons vos défis, nous connaissons vos challenges et nous connaissons surtout la volonté de uns et des autres de faire avancer le processus », a-t-elle souhaité.

Plus de 1300 candidats sont en lice pour briguer les 255 sièges de l’Assemblée Nationale ivoirienne. Selon le Code électoral, le scrutin est à tour unique : le candidat qui a plus de voix est déclaré élu. Les enjeux du suffrage est grand pour les partis politiques. La majorité présidentielle regroupée dans le Rassemblement des houphouëtistes pour la Démocratie et la Paix (RHDP) est divisée tout comme le FPI de l’ancien Président Laurent Gbagbo.

Catherine Samba-Panza a dirigé la Transition en République Centrafricaine du 23 janvier 2014 au 30 Mars 2016. Elle s’inscrit dans la droite ligne des anciens Chefs d’Etat africains qui après la fin de leur mandat sont au service de l’UA, notamment, l’ancien Président malien, Alpha Omar Konaré, le guinéen, Sékouba Konaté, Pierre Buyoya du Burundi,

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LE PNUD RENFORCE LE SYSTEME DE LUTTE CONTRE LES VIOLATIONS DES DROITS HUMAINS

Le Programme des Nations-Unies pour le Développement (PNUD) à travers ses partenaires renforce le système de lutte contre les violations des droits de l’Homme en Centrafrique. L’Association de Femmes Juristes de Centrafrique (AFJC) a reçu le jeudi 15 décembre de cette structure des matériels de bureau afin de mener des activités judiciaires.

Malgré la présence des structures nationales et internationales en Centrafrique, le taux de violation des Droits de l’Homme (DH) a augmenté de 70%, selon le dernier rapport de la Minusca publié mercredi 14 décembre.

Pour réduire cette recrudescence des violations des DH, le PNUD et l’Ambassade des USA en Centrafrique se sont convenus d’appuyer l’AFJC à étendre ses activités et celles des chefs coutumiers afin de les rendre efficaces dans leurs campagnes de sensibilisation.

Lydie Eloge Mbélékoundja, coordonnatrice adjointe de l’AFJC, a souligné que l’ONG totalise aujourd’hui 15 branches. « Il aura une extension dans nos activités afin de mieux lutter contre les violations des Droits de l’Homme perpétrées en Centrafrique » a-t-elle confirmé. Elle a précisé que « les objectifs sont d’atteindre les victimes des violences et de les appuyer dans le processus juridique ».

Le secrétaire général du quartier Cité de la Paix à Boïng dans la commune de Bimbo, Daniel Donassi, a apprécié l’initiative du PNUD menée en collaboration avec l’Ambassade des USA, dans le processus de la lutte contre les violations des droits de l’Homme. Il a indiqué que « plusieurs cas de violation ont été enregistrés dans la localité. Des femmes ont été violées par des groupes armés, des maisons ont été détruites également, tout cela constitue une violation des droits qu’il faut réprimer », a-t-il souhaité.

Selon lui, ce projet permettra d’organiser plusieurs campagnes de sensibilisation auprès de la population pour qu’elle connaisse ses droits et dénonce les auteurs  des crimes qui doivent être traduits en justice. Il a encore souhaité que ce projet soit réalisé à court terme.

Cette activité organisée par le PNUD en collaboration avec l’Ambassade des USA s’étendra à Bria dans la préfecture de la Haute Kotto.

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ETUDIANTS ET EXPERTS ECHANGENT SUR LA DIPLOMATIE ET DU DEVELOPPEMENT

 

En faveur des étudiants de l’université de Bangui, le Centre pour le Dialogue Humanitaire (CHD) a organisé hier 15 Décembre une conférence-débat autour du thème : « Diplomatie et développement : Réfléchissons sur une nouvelle approche pour le relèvement de la RCA ».

Cette conférence-débat a été animée tour  à tour par le Dr. Richard Ouanga, Politologue et Enseignant des Relations Internationales à l’Université de Bangui et le Dr. Bernard Bonda,  ancien Ministre et Diplomate chevronné.

Pour l’Intervenant Bernard Bonda, « la République Centrafricaine peut aspirer à un développement grâce à la diplomatie à condition qu’on lui donne des moyens », a-t-il indiqué.

Il a par ailleurs précisé que le pays dispose de beaucoup d’atouts pour son relèvement. Sur ce point, il a fait référence au « consensus sur le programme politique du gouvernement. Nous avons la volonté du Président de la République qui, sans cesse est le 1e Diplomate qui nous donne l’orientation à suivre ».

Il s’agit de la cinquième conférence-débat que le Dialogue Humanitaire (CHD) organise en faveur des étudiants centrafricains.

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CENTRAFRIQUE: LES FRONTIERES AVEC LES VOISINS SONT DES ZONES DE NON LOI, SELON L’OIM

 

L’Organisation Internationale des Migrations (OIM) a qualifié les frontières entre la RCA et certains pays voisins comme des zones de non loi. Il s’agit de la conclusion d’une enquête menée par cette institution internationale et qui l’a publiée, mercredi dernier.

La situation frontalière de la RCA, selon l’Organisation Internationale des Migrations, traduit le degré de la crise que le pays subit depuis 2013. Dans son rapport, l’OIM parle de frontières « complexes et dangereuses ». Selon lui, la complexité des frontières centrafricaines est due à l’identité des populations de part et d’autres des frontières et au degré d’échanges commerciaux. La dangerosité des frontières de la RCA, d’après la structure onusienne  est liée à la contrebande et au banditisme.

Le rapport de l’OIM cible les frontières entre la République Centrafricaine avec le Soudan, le Cameroun et le Tchad. L’Organisation Internationale des Migrations utilise le terme militarisation pour évoquer les frontières entre la RCA, le Cameroun et le Tchad. « La frontière avec le Tchad est encore fermée et militarisée par les autorités tchadiennes. La frontière avec le Cameroun est ouverte mais militarisée par les autorités camerounaises » lit-on dans le rapport de l’OIM.

Malgré la fermeture de la frontière entre la RCA et le Tchad, les violences selon l’OIM sont régulières « en raison des vols de bétail et des représailles qu’ils suscitent », précise le rapport.

L’OIM ajoute que le trafic d’armes et de munitions se fait entre la RCA et la quasi-totalité de ses voisins. Entre le Soudan, le Cameroun et la RCA, le rapport évoque « le trafic d’espèces menacées et d’ivoires ». A la frontière entre le Cameroun et la RCA,  l’OIM parle de « trafic de diamants et d’or ».

La frontière nord-ouest du pays est « caractérisée par un banditisme historique sous forme de zaraguinas (coupeurs de routes) », avance le rapport.

Face à cette situation, l’Organisation Internationale des Migrations a recommandé la réactivation de la Commission Nationale Chargée de la Gestion des Frontières. La remise sur pied de cette structure, permettra « d’harmoniser les points de vue sur la question et de définir la position gouvernementale avant de réunir les commissions mixtes » peut-on lire dans le rapport. L’organisation souhaite aussi la réactivation des commissions mixtes qui n’ont pas fonctionner depuis le début de la crise.

Les autorités centrafricaines n’ont pas encore officiellement réagi au rapport de l’Organisation Internationale des Migrations. Un cadre du département de l’administration du territoire a confié au RJDH que le rapport de l’OIM rend compte d’une certaine réalité. « Nous avons pu lire le document qui, d’ailleurs rend compte de la réalité qui prévaut à nos frontières où le trafic illicite d’armes, de minutions et des ressources sont fréquents. Mais c’est un dossier à traiter avec toute la sous-région et c’est ce que l’Etat centrafricain s’est engagé à faire », a expliqué ce cadre.

La République Centrafricaine partage plus de 5.600 kilomètres de frontières avec ses six voisins. La plupart de ces frontières du coté centrafricain sont aujourd’hui contrôlées par des groupes armés.

 

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LES CHANGEMENTS CLIMATIQUES :

DE LA GUERRE DE L’EAU A LA GUERRE DE LA TERRE, UNE PERSPECTIVE APOCALYPTIQUE POUR L’HUMANITE

 

Le dérèglement climatique bouleverse la vie des êtres humains. La guerre de l’eau n’est que pendante que déjà, une perspective apocalyptique se profile à l’horizon. Le niveau des mers et des océans augmente dangereusement, mettant en péril l’espèce humaine. Les pays riverains des océans et des mers, perdent environ six (6) mètres de leur territoire, à l’exemple du Sénégal. Des îlots ont presque été avalés par les océans et les mers. Certaines îles sont menacées de disparition sous l’eau. La perspective est terrifiante à plus ou moins long terme. Les continents sont donc sous la menace de la montée des eaux des mers et des océans. Les populations des pays côtiers s’orienteront vers l’intérieur des continents, provoquant une promiscuité indescriptible. Les frontières deviendront illusoires. Il va falloir construire des maisons bateaux pour contenir l’espèce humaine. Les surfaces cultivables, l’élevage, toutes les activités liées à la terre vont disparaître.

Les changements climatiques ont donc un effet pervers. L’humanité a raison de s’alarmer et de prendre les dispositions qui s’imposent pour éviter cette perspective apocalyptique. D’un côté, les rayons solaires sont caniculaires, de l’autre, les pluies sont de véritables déluges, provoquant des inondations monstres, des éboulements, des glissements de terrains avec pour conséquence des milliers de victimes et des tonnes de dégâts matériels. La pollution atmosphérique devient un vrai problème de santé publique, obligeant certains pays comme la France, la République Populaire de Chine à réguler la circulation des véhicules. Ces fumées issues de la pollution contiennent des particules toxiques pour les poumons et la santé des êtres humains. A notre entendement, la COP 21 et la COP 22 à Paris et à Marrakech, n’ont pas réellement percé l’abcès, ni mis en exergue les perspectives apocalyptiques pour l’espèce humaine, soit des morts en masse par pollution, soit les eaux engloutissent les continents, soit la canicule grille toute vie sur terre.

Les climato-sceptiques, à l’exemple du nouveau Chef de l’Exécutif américain, Donald Trump, n’ont pas encore compris les menaces du dérèglement climatique qui pèse sur l’humanité entière. L’homme est désormais l’alpha et l’oméga de sa propre destruction. Sous l’effet de la canicule, les glaciers fondent et provoquent l’augmentation du niveau des océans et des mers. Ce processus semble irréversible puisque rien ne peut arrêter la fonte des glaciers. Et le continent africain va subir atrocement les conséquences de la pollution, œuvre des pays industrialisés, la Chine, les Etats Unis, l’Europe et le Canada. Il leur revient de droit de restaurer l’ordre climatique dans le monde entier. Malheureusement, Donald Trump ne semble pas s’inscrire dans cette logique et tient à relancer la production du charbon dans les industries américaines. Les raisons économiques avancées ne suffisent pas pour pousser l’humanité au suicide collectif.

Les Centrafricains quant à eux ne comprennent rien aux débats du changement climatique. Ils continuent de jouer avec le feu, en détruisant abusivement l’un des derniers remparts à la canicule. La RCA devait en principe supprimer l’exploitation forestière. Elle abrite une importante portion du deuxième massif forestier de la planète. Pire encore, le bois centrafricain est exporté sous forme de grume, plus insultant, c’est par surface, un mépris pour une richesse nationale qui ne profitera jamais au pays. La RCA saigne depuis des années du bois sans aucun impact sur la vie des Centrafricains. Les autorités centrafricaines sont-elles conscientes des dérèglements climatiques ? Le Gabon a supprimé l’exploitation du bois sous forme de grume, au profit de la transformation locale. C’est un grand pas positif vers une gestion rationnelle de cette ressource naturelle. De l’autre, les pays pollueurs ont mis en place le « Fonds vert » pour la conservation des massifs forestiers en tant que poumons de la planète. Mieux vaut se battre pour le Fonds vert, de l’argent frais, immédiatement injectable dans l’aménagement forestier et le développement, que de détruire inutilement le massif forestier centrafricain. La chaleur est infernale en Centrafrique à telle enseigne que, même les climatiseurs ne répondent plus aux besoins de fraîcheur. Nous interpelons les autorités centrafricaines d’arrêter les massacres inutiles du bois. C’est à la limite un crime contre l’humanité, car les changements climatiques n’épargnent personne, ni hommes, ni femmes, encore moins des enfants. Nous devons préserver la biodiversité pour les générations futures. « Gouverner, c’est prévoir », dit-on. Que sera la RCA en 2050 si la forêt continue d’être torturée à la vitesse que l’on sait. Il n’y a aucune politique de reboisement en RCA. Les contrôles se limitent aux bureaux des sociétés forestières, avec séjour, frais de mission, copieusement pris en charge par les bourreaux de la forêt. La recherche scientifique au sein du massif forestier procure plus d’argent que ce que donnent les bouchers du bois Centrafricain…

(Suite au prochaine numéro).

 

Julien BELA

 

 

 

L’ONG ECHELLE COLLECTE DES DONNEES PRIMAIRES ET DE LA SECURITE ALIMENTAIRE A KAGA-BANDORO

 

L’ONG Nationale Echelle en partenariat avec le Fonds des Nations Unies pour l’Alimentation (FAO) a lancé la collecte des données primaires et de la sécurité alimentaire dans le cadre de la mission d’évaluation des réponses. Les villages de la Commune de Ndénga sur l’axe Kaga-Bandoro sont la cible de cette collecte.

Pour apporter une riposte à l’insécurité alimentaire dans les zones en crise, l’ONG Nationale Echelle a organisé cette enquête. Elle porte sur l’agriculture, l’élevage, la chasse, la pêche et la malnutrition dans les villages ciblés.

Selon Honoré Dossimona, Coordonnateur de l’ONG Echelle de Kaga-Bandoro, « la stratégie adoptée pour réaliser les opérations de collectes des données était des focus groupes. Le FAO a mobilisé des fonds qui sont à hauteur de 3.430 millions de francs CFA ».

La crise militaro-politique qui a secoué le pays a des conséquences néfastes non seulement sur l’économie, mais aussi sur la santé des populations. 1.787.760 de centrafricains sont touchés par l’insécurité alimentaire.

 

*** RJDH ***

 

 

LA PERSONNE LA PLUS VIEILLE DU MONDE NE MANGE NI LEGUMES NI FRUITS !

 

 

Chère lectrice, cher lecteur,

La personne la plus vieille du monde, Emma Morano, a fêté ses 117 ans le 29 novembre 2016. C’est la dernière personne encore vivante à être née au 19e siècle.

Son régime alimentaire : elle ne mange que… deux œufs crus par jour.

Jamais elle ne mange de légumes ni de fruits, ce qui paraît en contradiction avec les conseils que je répète en boucle dans cette lettre.

On peut dire : « C’est l’exception qui confirme la règle » (facile !).

On peut dire aussi : « Le corps humain est drôlement compliqué… et drôlement résistant ! »

Mais on peut aussi se souvenir que les œufs sont un des aliments les plus complets et les plus équilibrés qui soient.

Injustement accusés de donner du cholestérol (en fait, le cholestérol alimentaire présent dans le jaune d’œuf a très peu d’influence sur le cholestérol sanguin), les œufs sont un des aliments à privilégier si vous les supportez (car les allergies sont fréquentes).

Emma Morano n’a pas été épargnée par l’existence

On imagine souvent également que les personnes « épargnées par la vie » vivront plus longtemps.

Ce n’est manifestement pas le cas d’Emma Morano : « Ma vie n’a pas été belle », a-t-elle déclaré aux journalistes de l’agence Reuters venus l’interroger le jour de son anniversaire. « J’ai travaillé dans une usine de sacs en toile de jute jusqu’à 75 ans, et c’est tout. »

 

« Soit tu m’épouses, soit je te tue ! »

Dans une interview publiée il y a cinq ans, elle avait raconté que son fiancé était mort pendant la Première Guerre mondiale et qu’elle avait été obligée de se marier à un homme qu’elle n’aimait pas.

« Soit tu m’épouses, soit je te tue ! », lui avait-il déclaré. « J’avais 26 ans. J’ai accepté. »

Le mariage fut malheureux. Ils eurent un garçon en 1937, mais il mourut à l’âge de 6 mois. L’année suivante, ce fut le divorce.

« Nous avons divorcé en 1938. Je pense que j’ai été la première femme en Italie à faire ça. »

Emma Morano vit seule. Elle a survécu à ses huit frères et sœurs, dont l’un est mort à 102 ans.

Le témoignage de son médecin

« Quand je l’ai connue, elle mangeait trois œufs par jour », raconte son médecin, le Dr Carlo Bava. « Deux crus et un sur le plat. »

« Aujourd’hui, elle n’en mange plus que deux par jour, parce qu’elle dit que trois font trop pour elle. »

« Elle n’a jamais mangé beaucoup de fruits et de légumes. Sa particularité est de toujours manger la même chose, chaque semaine, chaque mois, chaque année. »

Cela rappelle évidemment notre championne de la longévité, Jeanne Calment, décédée à l’âge de 122 ans.

Du tabac et du whisky pour vivre longtemps

Jeanne Calment affirmait en plaisantant devoir sa longévité à l’alcool (un verre de porto par jour) et au tabac : elle a fumé des cigarillos toute sa vie et n’a arrêté qu’à l’âge de 117 ans.

C’était comme Buster Martin, « le plus vieux travailleur anglais ».

Décédé en 2011 à l’âge de 104 ans, il attribuait sa longévité à une combinaison d’alcool, de tabac et de « bonne viande rouge ».
On se souvient aussi de Dorothy Howe, qui a fêté son centième anniversaire en 2013 et qui se vantait de boire du whisky et de fumer quotidiennement une quinzaine de cigarettes.

Qu’est-ce que cela veut dire ?

Je n’en sais rien ! C’est un mystère, comme il y en a tant en médecine…

Concernant Jeanne Calment, on peut quand même se rassurer : elle avait d’excellentes habitudes alimentaires : huile d’olive (autant pour l’alimentation que pour s’en enduire la peau), ail (qu’elle mettait toujours dans les viandes et les poissons), un kilogramme de chocolat par semaine [4].

Tous ces produits sont riches en antioxydants, anti-inflammatoires et protecteurs, même le chocolat (à condition qu’il soit noir, à plus de 70 % de cacao).

Quant aux cigarillos, on notera que leur fumée ne s’avale pas. Cela les rend bien moins nocifs que la cigarette.

La moralité de tout cela, malgré tout, c’est qu’en matière de médecine, mieux vaut toujours rester prudent, éviter tout dogmatisme. L’important est de faire les choix raisonnables qui vous permettent d’être en bonne santé sans sacrifier votre existence. Si vous agissez intelligemment, vous pouvez même combiner plaisir et vie saine. C’est tout l’art de la chose, comme le disait déjà Épicure trois siècles avant Jésus-Christ.

 

A votre santé !

Jean-Marc Dupuis 

 

 

« Il NOUS FAUT EXECUTER LES PAS DE NOTRE DANSE ET RECOURIR A NOS SOURCES ET SAGESSES TRADITIONNELLES POUR REGLER NOS DIFFERENDS »,

DIXIT LE PREMIER MINISTRE SARANDJI

 

Ce sont les mots forts adressés en Sango par le premier ministre, Mathieu Simplice Sarandji, aux Chefs traditionnels, à la fin des travaux de leur première Concertation Nationale, sur la « paix et la cohési

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