Tous les INFO du Mardi 18/10/2016

Cmn 2327 du mar 18 oct 2016

LA SELEKA MONTE EN PUISSANCE :

DANGER DE MORT !

 

Depuis un certain temps, l’ex-coalition Séléka de Michel Djotodia monte en puissance. Du Km5 à Ndélé, en passant par Bambari, Kaga-Bandoro, Ippy, pour ne citer que ces quelques villes, c’est la désolation et la terreur semées par ces hommes sans foi, ni loi. Les exactions des combattants Séléka sur les populations civiles dans l’arrière pays sont devenues monnaie courante. Ce ne sont pas les habitants de Kaga-Bandoro, de Ngaboko et autres qui nous démentiront. C’est une véritable boucherie humaine qui  se déroule et est pratiquée par l’UPC d’Ali Daras, le MPC de Mahamat Alkhatim, le FPRC de Nourredine Adam.

Ce qui se passe aujourd’hui, doit interpeller la conscience des uns et des autres, surtout les nouvelles autorités issues des urnes. Cette escalade de la violence perpétrée par ces malfrats, ces criminels, ces hors-la-loi, ces bandits de grand chemin est très inquiétante. La situation sécuritaire du pays va du mal au pire. A cela s’ajoutent les coéditions humanitaires très alarmantes des populations dans les villes citées ci-haut. La vie est devenue dure pour nos compatriotes qui ont subi les pires atrocités des combattants de la Séléka. A Kaga-Bandoro, Ippy, Ngakobo, plusieurs milliers de personnes, hommes, femmes et enfants, errent dans la nature à la recherche d’un abri sûr. Elles manquent de tout et n’ont pratiquement rien à mettre sous la dent. Les balles, les obus, les grenades de la Séléka sont leur pain quotidien. Ces compatriotes-là souffrent atrocement sous la montée en puissance de la Séléka.

La Minusca et le gouvernement centrafricain sont au courant du réarmement de la Séléka. Mais aucune mesure n’est prise pour mettre fin à ce réarmement. Et ceux qui perdent leur vie, ne sont-ils pas des Centrafricains ? On tue, on massacre, on viole, ce ne sont que des condamnations qui pleuvent à longueur de journée sur les ondes des radios de la place et dans la presse écrite. Pendant ce temps, les combattants Séléka continuent à démontrer leur suprématie, leur hégémonie sur les régions conquises. Ils ne sont nullement inquiétés, ni arrêtés, voire menacés. Et pourtant les Centrafricains avaient élu leurs dirigeants pour les protéger contre les actes barbares des groupes armés. Mais les jours passent et se ressemblent en RCA depuis la transition de Catherine Samba-Panza jusqu’à ce jour. A quel saint les Centrafricains vont-ils se vouer ? Saint Thomas ou Saint Pierre ? Nous osons croire que désormais le peuple centrafricain va placer sa confiance aux anges du ciel. Ce sont certainement ces créatures divines, venues du Dieu Tout-puissant qui libéreront les Centrafricains sous le joug de ces êtres sanguinaires et qui mettront justement fin à leur montée en puissance.

La Séléka avait pris les armes pour dénoncer la marginalisation des préfectures de la Bamingui-Bangoran, de la Vakaga et de la Haute-Kotto par les précédents régimes. Le gouvernement actuel a pris en compte leur revendication et travaille actuellement sur ça. Mais pourquoi ces combattants de la Séléka se réarment du jour au lendemain ? De plus, le président de la République, professeur Faustin-Archange Touadéra prône et continue de prôner le dialogue avec les groupes armés. Ce dialogue ne semble-t-il pas être balayé du revers de la main par ces seigneurs de guerre ? Il ne fait aucun doute. Car leurs agissements aujourd’hui, montrent bien qu’ils ont une vision.

Aujourd’hui, les Anti-Balaka ne font presque rien. Ils n’attendent seulement que leur Désarmement, Démobilisation, Réinsertion (DDR). Mais les combattants de l’ex-coalition Séléka ne l’entendent pas de leurs oreilles. Ils poursuivent allégrement leurs actes barbares, indignes, inhumains sur les pauvres citoyens centrafricains et défient aussi bien l’autorité de l’Etat et les forces onusiennes dans les régions où ils règnent en maître absolu. Mais si c’étaient les Anti-Balaka qui persistaient et signaient dans des exactions, nous osons penser qu’à cette heure-ci, ils n’existaient que leurs squelettes dans les tombes. Quand il s’agit des combattants Séléka, on les laisse faire, on les dorlote comme un bébé qui vient de naître. En caressant ces genres d’espèces qui ne font que tuer, massacrer, incendier des greniers, maisons et villages, pensez-vous qu’ils vont abandonner leurs pratiques nuisibles, néfastes ? A vous de deviner le reste.

Pour notre part, il convient de souligner que la montée en puissance des combattants Séléka dans certaines villes de nos provinces, principalement le Nord, le Centre, le Nord-est, est un danger permanent, non seulement pour les populations civiles mais  aussi pour les autorités du pays. Il faut agir vite pour l’étouffer ou éteindre le feu allumé par la Séléka dans certaines villes du pays. Sinon, le feu risquerait fort de consumer le pays. Un danger guette la RCA.

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

 

FAUSTIN-ARCHANGE TOUADERA ET PARFAIT ONANGA-ANYANGA SUR LES CENDRES DE KAGA-BANDORO, CE LUNDI 17 OCTOBRE

 

 Le président de la République, chef de l’Etat, professeur Faustin-Archange Touadéra et le représentant spécial du secrétaire général de l’ONU, patron de la Minusca, Parfait Onanga-Anyanga ont effectué une visite officielle de quelques heures à Kaga-Bandoro, chef-lieu de la préfecture de la Nana-Gribizi, ce jour 17 octobre 2016. Pour votre gouverne, la ville de Kaga-Bandoro a été le théâtre d’une boucherie humaine et d’incendie de maisons et villages, planifiés et exécutés par les hommes de Mahamat Alkhatim, les 15, 16, et 17 septembre, puis le 12 octobre dernier. Plus d’une centaine d’individus ont péri dans ces actes bestiaux, indignes et inhumains. Ne pouvant supporter de tels actes, et puisque leurs locaux ont été pillés et vandalisés, les humanitaires ont dû plier bagages et se sont retirés dans la capitale Bangui.

C’est certainement dans ce contexte sécuritaire très tendu que ces deux (2) personnalités ont décidé de se déplacer dans cette ville sinistrée pour constater les dégâts et peut-être y apporter des solutions idoines, adéquates, durables. Mais que diront ces deux (2) personnalités aux habitants de la ville de Kaga-Bandoro, du village Ndomété et de leurs environs ? C’est la question qui est sur le bout des lèvres des Centrafricains.

Car ne perdons pas de vue que les Casque Bleus du contingent pakistanais qui sont basés dans cette partie du pays, ont été sévèrement critiqués, non seulement par les ressortissants de la ville de Kaga-Bandoro mais aussi par le peuple centrafricain. Et ce, à cause de leur connivence, passivité, immobilisme, attentisme face aux exactions, à la foudre des hommes de Mahamat Alkhatim sur les populations civiles. Ils  ont exigé leur départ de cette localité. Parfait Onanga-Anyanga va-t-il obtempérer aux  exigences de la population ? Il le faut. C’est le souhait de tous les habitants de Kaga-Bandoro et ses environs. Car, on ne peut prétendre protéger les populations civiles, et ensuite les laisser, les abandonner dans la gueule du lion. C’est intolérable et inadmissible. Si Parfait Onanga-Anyanga n’agit pas ainsi, il doit démissionner de son poste et laisser la place à un autre. Car, depuis qu’il est arrivé en Centrafrique, les tueries et les massacres orchestrés par les combattants Séléka ont débordé le vase. Et les Casques Bleus ne font absolument rien pour arrêter cette hémorragie. Le moment est venu. Et cette occasion doit lui permettre de mettre de l’ordre dans le rang des Casques Bleus à Bandoro et ailleurs. Cette politique de deux (2) poids, deux (2) mesures, pratiquée par les Casques Bleus de la Minusca, doit disparaître à jamais.

Le président Touadéra, de son côté, a l’obligation d’hausser le ton devant ces criminels patentés qui agissent comme bon leur semble. Car, pendant que les autres attendent le Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Rapatriement (DDRR), nous ne voyons pas pourquoi les hommes de MPC, du tristement célèbre Alkhatim, continuent d’exceller dans les massacres, les boucheries humaines. Tout le monde sait aujourd’hui que le président Touadéra prône le dialogue. C’est une bonne chose et une issue favorable à la sortie de la crise. Mais ce dialogue, cette main tendue du chef de l’Etat aux groupes armés, ne doivent pas être considérés par ces derniers comme une faiblesse. Condamner des exactions des groupes armés et adresser des condoléances aux familles endeuillées, c’est bien. Mais tenir des propos durs à l’encontre de ces hors-la-loi, serait la meilleure.

Les populations de Kaga-Bandoro en particulier, et ceux de la Nana-Gribizi en général, ont trop souffert sous les griffes de ces Nazis qui sont les combattants du FPRC et du MPC. Il est temps que le chef de l’Etat mette fin à ces violences inouïes dont ils  sont victimes. Si Mahamat Alkhatim pense que les habitants de cette ville sont ses bœufs qu’il peut traîner à l’abattoir, le président de la République doit lui dire le contraire. Ce n’est pas par la force, car nous savons d’avance qu’il est partisan de la non violence, et  de surcroît un rassembleur. Il n’a pas aussi son armée. Mais le peuple centrafricain attend d’un pied ferme, un discours robuste de la part du chef de l’Etat afin qu’il soit rassuré. C’est dans cet ordre d’idée que le Secrétaire général de la Commission Episcopale Justice et Paix, l’abbé Frédéric Nakombo a signifié lors d’une déclaration, nous citons, « pour l’heure, la population centrafricaine, d’une manière générale, attend beaucoup des autorités du pays à prendre des mesures nécessaires afin de prévenir et d’arrêter les violences susceptibles d’être infligées aux populations civiles ».

Si le président Touadéra doit avoir un tête-à-tête avec les leaders de la Séléka qui sont basés à Kaga-Bandoro, il doit leur dire la vérité, rien que la vérité. Car le peuple centrafricain ne retient plus son souffle aujourd’hui à cause de ce qui se passe dans les provinces. S’il appelle toujours les autorités à voler à leur secours, c’est qu’il est dépassé. Et les autorités doivent leur prouver qu’elles sont à leurs côtés. Elles doivent les rassurer. C’est tout ce qu’il leur demande.

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

 

LE COMITE CONSULTATIF ET DE SUIVI DU DDRR, DE LA RSS ET DE LA RN : LES DEBATS N’ONT PAS ETE A LA HAUTEUR DES ATTENTES

 

La première réunion du Comité Consultatif et de Suivi des processus DDRR, RSS et RN s’est tenue le 12 octobre 2016, dans la salle de cinéma du Palais de la Renaissance. Tous les leaders et représentants des groupes armés engagés dans le processus DDRR, RSS et RN étaient présents. Elle était présidée par le Chef de l’Etat en personne, en sa qualité de président du Comité Stratégique. Notons au passage que moult problèmes protocolaires ont été réglés en amont. Pour certains, c’est la coordination mise en place par les groupes armés qui devait prononcer un seul discours. Cependant, d’autres voies discordantes se sont faites entendre. Au finish, il était retenu deux (2) interventions, dont l’une des Anti-Balaka par la voie de Patrice-Edouard Ngaïssona et la seconde par le Général Dhaffane, qui s’est affiché en observateur. Entre temps, la Coordination des groupes armés avait souhaité un face-à-face avec le Chef de l’Etat, ce qui a été fait.

L’occasion était toute offerte aux groupes armés partisans de la paix et du DDRR de parler à cœur ouvert. Et le Chef de l’Etat devait leur apporter les éclaircissements nécessaires, leur permettant de se faire une idée réelle de ce qu’ils seront à la sortie du processus DDRR, RSS et RN. Faut-il attendre les récalcitrants ou faut-il mettre le wagon sur les rails et les retardataires prendront le train en marche ? C’est une préoccupation nationale, vitale et primordiale pour tous les Centrafricains du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest, et singulièrement des populations déplacées et celles exilées. Ces populations aspirent à regagner leurs domiciles afin de mener une vie de famille normale. Les groupes armés ne doivent pas se cramponner à leurs propres intérêts, mais également prendre en compte, le sort de toute la nation. Aucune région Centrafricaine n’est plus développée, plus avancée qu’une autre. C’est maintenant que nous avons des dirigeants qui tiennent le langage du développement, pour mettre en valeur le génie centrafricain, la valeur intrinsèque de l’homme centrafricain.

Devant le Chef de l’Etat, les groupes armés n’ont pu se défouler, s’exprimer, dire haut et fort ce qu’ils pensent tout bas. Cependant, quand ils sont à l’extérieur, ils retrouvent la voix et commencent à vociférer. Il faut cesser avec l’hypocrisie, pour être franc, direct et se faire comprendre pour que les choses avancent dans l’intérêt de tous. Nous espérons que la seconde réunion sera plus détendue, plus décontractée, plus houleuse, dans l’intérêt bien compris des groupes armés, car il est question de leur avenir et de leur devenir.

Le processus DDRR, RSS et RN actuel n’a rien de commun avec celui du passé. Il est sous le parapluie direct de la Communauté Internationale qui siège au sein du Comité Stratégique. Le Comité Consultatif et de Suivi sera l’organe orchestre sur le terrain, autrement dit, l’alpha et l’oméga de tout le processus. Il doit poser toutes les questions qui l’embarrassent, afin de comprendre et de maîtriser toute la procédure. Tous les groupes armés se valent au sein du Comité Consultatif et de Suivi, mais la parole est libre individuellement, comme à travers la coordination, si certaines personnes ont des difficultés à exprimer leur pensée. Les groupes armés sont au cœur du processus, n’en déplaise aux agitateurs et aux acrobates des labyrinthes obscurs. « Les chiens aboient, mais la caravane passe » et le processus DDRR suivra son cours. Des individus malintentionnés non membres des groupes armés, veulent se faire plus indispensables qu’ils ne le sont, cela n’engage qu’eux.

Suspendre sa participation n’empêche pas les groupes armés d’avancer, de progresser, de dessiner le contour de leur avenir. Le soleil ne s’arrêtera pas parce que quelques mécréants veulent se faire très importants. Ce qui compte, ce sont les groupes armés. D’ailleurs ces groupes armés sont gentils pour accepter certaines présences qui les frustrent. La paix ne se construit pas avec du spectacle et des acrobaties insipides. Les amuseurs de la galerie sont à l’Alliance Française pour se produire, car il y a une galerie de spectacle. La vie d’une nation ne se conçoit  pas en salto avant et arrière. Quand on met la main à la charrue, c’est pour aller de l’avant, labourer et semer, sarcler, entretenir pour avoir le rendement escompté. Laissons de tels réflexes aux groupes armés et non à des aventuriers en quête du sensationnel. Les Centrafricains n’en veulent pas.

Des rumeurs folles font état de ce que le général Dhaffane aurait été assassiné. Ce qui n’est pas vrai. Il est vivant, il n’est inquiété par personne. Mais il y a lieu d’être vigilant car cette rumeur peut bien sortir de quelque part. Ceux-là qui ne rêvent qu’à tuer, n’ont rien d’autre à faire. Nous avons besoin des bras pour reconstruire notre pays. Il y a beaucoup à faire. Une fois la paix instaurée, il sera difficile de penser aux fonctions de ministre, car les opportunités sont immenses pour devenir un personnage incontournable du paysage économique. La misère est telle que les Centrafricains ne pensent qu’à la fonction publique, alors que le secteur privé est encore vierge, inexploré. Chaque Centrafricain a la chance de devenir grand commerçant, homme d’affaires, grand planteur, grand industriel, bref toutes les initiatives sont porteuses d’espoir et la rage de se faire une place dans le concert économique : les arts, la culture, l’Agriculture, l’élevage, le tourisme, les mines, l’eau minérale, l’Energie, les Nouvelles Technologies.

Julien BELA

 

 

MARCHES PACIFIQUES DES POPULATIONS DE KAGA-BANDORO, KOUANGO, BOCARANGA ET BELOKO POUR PROTESTER CONTRE LES EXACTIONS DE LA SELEKA ET LA PASSIVITE DES CASQUES BLEUS DE LA MINUSCA

 

Les populations de Kaga-Bandoro, Kouango, Bocaranga et Béloko, exacerbées par les tueries, les violences et autres exactions de tout genre, de la part des combattants criminels patentés des factions Séléka, avaient organisé des marches pacifiques, le samedi 15 octobre 2016. Ces marches pacifiques ont un double objectif, à savoir, protester contre les exactions de la Séléka dont elles sont victimes, d’une part, et la passivité des Casques Bleus de la Minusca, d’autre part, qui interviennent toujours tardivement, alors que les crimes ont été déjà commis. Aussi, les populations de ces localités précitées, se sont interrogées sur l’effectivité du mandat que devrait accomplir la Minusca, en conformité avec les diverses Résolutions votées par l’Assemblée Générale du Conseil de Sécurité des Nations Unies relatives à leur mandat.

Face à la passivité et à la nonchalance des soldats onusiens de protéger les civils par rapport aux multiples actes criminels et barbares des groupes armés, celles-ci ont exigé le départ des contingents pakistanais (Kaga-Bandoro) et camerounais (Bocaranga et Béloko) de leurs localités, et leur remplacement par d’autres contingents des Casques Bleus de la Minusca. Ou bien, il serait judicieux de réhabiliter et de redéployer urgemment les FACA, pour qu’elles puissent protéger les populations civiles en proie à l’insécurité et aux exactions.

Mais pour nous, nous osons dire que le départ et le remplacement des contingents des Casques Bleus de la Minusca, les uns par les autres, ne peuvent en aucun cas changer les données sécuritaires du pays en général, et celles des régions sous la coupe réglée des va-t-en-guerre et criminels de la Séléka en particulier. Car, les « oiseaux de même plumage volent toujours ensemble », dit-on. Il appartient donc à tout le peuple centrafricain sans exception, de se mobiliser comme un seul homme derrière leurs dirigeants légitimes et de dire niet à ces ennemis de la sécurité et de la paix dans leur pays, ainsi que leurs complices. Car, la « voix du peuple, c’est la voix de Dieu », dit un adage populaire.

A cet effet, l’exemple des marches pacifiques et de protestations des populations du Km 5 dans le 3ème arrondissement de la ville de Bangui, de Kaga-Bandoro, de Kouango, de Bocaranga et de Béloko, devrait inspirer et motiver davantage les populations d’autres régions du pays à faire autant, car trop, c’est trop ! Le peuple n’aspire qu’à la sécurité et à la paix sur toute l’étendue du territoire national, pour vaquer comme il se doit à leurs occupations quotidiennes et circuler librement avec leurs biens à l’intérieur du pays.

 

Le Petit YEKOA

 

 

LE CHANTEUR AKON, MECENE DE L’ENERGIE SOLAIRE EN AFRIQUE

 

 

Akon, la star sénégalo-américaine de R’nB a terminé, à la mi-août 2015 au Bénin, une tournée dans huit pays africains afin de promouvoir son projet pour l’électrification du continent. A Cotonou, le rappeur aux quarante millions d’albums vendus, a rencontré le président Boni Yayi et son nouveau premier ministre, Lionel Zinsou. Il a présenté aux deux dirigeants béninois, comme il l’a fait au Mali, Kenya ou en Côte d’Ivoire, les grandes lignes du projet Akon Lighting Africa.

Cette initiative, lancée en 2014, avec un financement d’un milliard de dollars, prévoit d’électrifier plusieurs millions de foyers dans 40 pays d’ici 2020. Déjà 100.000 lampadaires et 102.000 kits solaires domestiques installés dans 480 localités et 14 pays du continent et une académie de formation d’ingénieurs à partir du mois de  septembre à Bamako. L’objectif est d’accueillir à terme un demi-millier d’ingénieurs africains spécialisés dans le développement des technologies liées à l’énergie solaire.

Alioune Badara Thiam (le véritable nom d’Akon) croit, en effet, au potentiel de production d’énergie solaire en Afrique, qui compte 320 jours d’ensoleillement annuel. « Cette idée m’est venue au Sénégal en revenant dans des quartiers où j’avais grandi et qui, quinze (15) ans après, étaient toujours privés d’électricité. Les infrastructures n’avaient pas bougé. Des anciens sont venus nous voir et nous ont demandé de trouver des solutions à la crise énergétique », souligne Akon.

622 millions de personnes, soit plus de la moitié de la population du continent, sont toujours privées d’électricité. Or celle-ci constitue l’une des clés du développement du continent. Akon veut contribuer à inverser cette tendance en valorisant le potentiel naturel de l’Afrique et ses 320 jours d’ensoleillement annuel.

Au Bénin, à travers un de ses partenaires privés spécialisés dans la fourniture de solutions d’énergie solaire et d’assainissement de l’eau, l’initiative a permis l’installation d’équipements dans la région de Pahou, près de Cotonou. D’autres villages et axes routiers ont également été équipés, comme Zounto, au Nord de Bohicon. « C’est notre député Jean-Eudes Okunde, de la mouvance présidentielle, qui nous a offert ce lampadaire au printemps, juste avant les élections législatives. Il a d’ailleurs été élu ».

Interrogé sur une éventuelle récupération politique du projet par les élus locaux, Thione Niang, un des conseillers d’Akon, rétorque : « Nous apportons des solutions aux problèmes d’énergie et d’emploi. Le reste, nous ne nous en occupons pas. Dans chaque pays, nous finançons un projet-pilote. Ce sont ensuite les gouvernements qui choisissent les villages ciblés par les campagnes d’électrification. » Les promoteurs d’Akon Lighting Africa revendiquent avoir créé 5.500 emplois indirects.

Akon et son équipe étaient déjà début juillet à Abidjan, en Côte d’Ivoire, au moment même où était lancé le Groupe des leaders africains pour l’Energie en Afrique de l’Ouest (AELG), qui rassemble nombre de personnalités politiques et économiques du continent. A cette occasion, Akon a fait un don de 200.000 dollars (180 000 euros) afin d’aider la toute nouvelle organisation de démarrer ses projets d’électrification.

Nous encourageons le Président TOUADERA à inviter le chanteur AKON pour qu'il puisse ouvrir une Solar Academy à Bangui et en province, former des ingénieurs en énergie solaire, et nous aider à financer des centrales solaires. A bon entendeur !

 

Jonas DEMBA

 

 

LES ENNEMIS DE LA PAIX EN RCA ONT UN AGENDA CACHE QU’IL FAUT SCRUTER A LA LOUPE ET REAGIR EFFICACEMENT

 

Ce qui se passe actuellement à Ngakobo et Kouango dans la Ouaka, à Ndomété et à Kaga-Bandoro dans la Nana-Gribizi, à Kouï et à Bocaranga dans l’Ouham-Péndé, dépasse tout entendement humain. Comment digérer et comprendre que des civils sont tués et massacrés, des maisons et villages entiers incendiés, des sièges des ONG humanitaires nationales et internationales pillés et saccagés, sous la barbe même des Casques Bleus de la Minusca ? Et ce, par les ennemis de la paix et du peuple centrafricains ? C’est pour autant dire que les criminels, les sanguinaires et les va-t-en-guerre de la nébuleuse ex-coalition Séléka, ont bel et bien un agenda machiavélique caché, fort longtemps derrière leur tête. Et sans nous voiler la face, chaque fils et fille de la RCA en savent quelque chose. C’est la « partition de la RCA ». Motif pour lequel, pour réaliser leur projet machiavélique, ces damnés de la terre et barbares, ont coûte que coûte décidé de rendre la RCA ingouvernable, en commettant des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité à grande échelle dans la quasi totalité des régions du pays. L’insécurité et l’impunité aidant, car les Forces Armées Centrafricaines (FACA) ne sont pas opérationnelles, depuis plus de trois (3) ans, pour protéger les populations civiles et défendre l’intégrité du territoire national. Un pays privé de sa propre armée nationale, n’est pas du tout un Etat souverain. Malheureusement, aujourd’hui, c’est la situation catastrophique et alarmante dans laquelle se trouve la RCA, malgré son retour à la légalité constitutionnelle, depuis le 30 mars 2016, qui l’empêche de prendre des décisions allant dans le sens de la sécurité. Incroyable, mais pourtant vrai.

D’où il est impératif, pour l’Exécutif, le Parlement et les Forces Vives de la Nation, vu la situation sécuritaire qui se dégrade de plus en plus, de s’asseoir autour d’une même table pour scruter à la loupe cet agenda caché des ennemis de la paix en RCA. Et pourquoi pas définir d’une manière consensuelle de grandes stratégies et actions citoyennes à mettre en œuvre, pour défendre efficacement la patrie en danger.

 

Le Petit YEKOA

 

 

 

 

 

DEPECHE RJDH-RADIOS COMMUNAUTAIRES

 

 

LE GOUVERNEMENT ACCUSE LA MINUSCA DE CONNIVENCE AVEC LES SELEKA DE KAGA-BANDORO

 

Le gouvernement centrafricain, par la voix de son ministre de la Sécurité Publique, Jean-Serges Bokassa n’est pas passé par quatre chemins pour accuser les troupes pakistanaises de la Minusca, de connivence avec les Séléka de Kaga-Bandoro. De son côté, la Minusca se dédouane et brandit ses actions militaires sur le terrain.

La nouvelle montée de violences à Kaga-Bandoro, avec un bilan d’une trentaine de morts et la dégradation de la situation humanitaire, a suscité plusieurs réactions, entre autres celles du gouvernement centrafricain et de la Minusca.

« Quel est le rôle du contingent pakistanais à Kaga-Bandoro ? La connivence de ce contingent avec les groupes armés n’a que trop duré », a dit le Ministre Jean-Serges Bokassa sur un ton remonté. Le membre du gouvernement a encore enfoncé le clou en revenant sur le projet du gouvernement d’envoyer les gendarmes à Kaga-Bandoro, que, selon lui, la Minusca s’y est opposée.

En réaction, dans un communiqué rendu public par la Minusca, la mission onusienne a déclaré ne pas rester passive face à la violence en s’opposant aux ex-Séléka pour en tuer 12 de leurs éléments sur les trente victimes. «  Les Casques bleus ont immédiatement réagi pour repousser les assaillants, entrainant la mort de 12 d’entre eux, et ainsi protéger et rassurer la population civile, les autorités préfectorales et les humanitaires qui ont tous trouvé refuge dans les enceintes des Nations Unies », précise le même communiqué.

La situation reste tendue et confuse à Kaga-Bandoro. Selon nos informations, les patrouilles des Casques Bleus se poursuivent d’une part et celles des ex-Séléka d’autre part. Les personnes déplacées affirment vivre une indescriptible situation de terreur. Cette situation vient refroidir les relations entre le gouvernement centrafricain, la Minusca et la société civile.

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« LE GOUVERNEMENT ET LA MINUSCA SONT COMPLICES DANS L’ASSASSINAT DU PEUPLE », SELON GERVAIS LAKOSSO COORDONNATEUR DU GTSC

 

Dans une interview accordée au RJDH ce vendredi 14 octobre, Gervais Lakosso, Coordonnateur du Groupe de Travail de la Société Civile, accuse le gouvernement et la Minusca d’être à l’origine des événements qui continuent de secouer le pays. Selon lui, le gouvernement et la Minusca sont complices dans l’assassinat continuel du peuple. Ces propos sont tenus en rapport aux violences de Kaga-Bandoro.

Gervais Lakosso intervient trois (3) jours après les violences qui ont fait une trentaine de morts à Kaga-Bandoro, alors que les ex-Séléka ont attaqué un site des déplacés sensé être protégé par les forces internationales.

Pour Gervais Lakosso, l’accusation de Jean Serge Bokassa, ministre de la Sécurité est une comédie de mauvais goût. « Pourquoi le gouvernement avait accepté à se mettre sous les ordres de la Minusca ? Aujourd’hui un membre du gouvernement se permet d’avouer la faiblesse du gouvernement. Il est marqué nulle part dans le mandat de la Minusca qu’il est ici pour empêcher le gouvernement de se redéployer. Au contraire, c’est la Minusca qui devait favoriser le redéploiement du gouvernement dans l’arrière-pays. Si cela est arrivé, c’est uniquement par la faiblesse des autorités Centrafricaines », a-t-il dit.

Pour Gervais Lakosso, le gouvernement et la Minusca, c’est blanc bonnet, bonnet blanc. « Ils sont tous complices face à l’assassinat continuel du peuple. Ils regardent, ils applaudissent, et c’est très irresponsable. Je pense que cela ne va pas durer très longtemps. Le peuple ne manquera pas de prendre sa responsabilité. Et j’espère qu’ils ne vont pas se mettre à chanter leur chanson habituelle », a-t-il poursuivi.

Pour la société civile, les violences perpétrées par les groupes armés à Kaga-Bandoro démontre la mauvaise foi de ces groupes armés qui ne veulent pas se mettre dans la logique de la paix et le vivre ensemble en RCA.

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217 MORTS : LES DEPUTES DE KAGA-BANDORO DENONCENT LE LAXISME DE LA MINUSCA

 

Le drame de Kaga-Bandoro continue d’indigner l’opinion nationale. Les Députés des trois circonscriptions de la ville ont dénoncé la complicité des Casques Bleus pakistanais et revu en hausse le nombre de morts.

Devant la tragédie dans le chef-lieu de la Nana-Gribizi, les trois (3) députés de ces circonscriptions ont dénoncé le laxisme de la Minusca et interpellé le Gouvernement pour que des mesures fortes soient prises.

Face à ce drame, Gallo Christ Eric, député de la Circonscription N°1 de Kaga-Bandoro a déclaré « que la population est dans une situation catastrophique. Nous avons interpellé la Minusca pour sécuriser les civils, elle a promis de réagir, mais n’est pas intervenue. La population est sans protection, pourtant, il y a un fort effectif des Casques Bleus à Kaga-Bandoro ». Il a ajouté que « la situation se dégrade du jour en jour. Même les données publiées par la presse sont fausses. Aujourd’hui nous sommes entre 200 à 300 morts, hier soir, c’était 217 et il y a eu encore des tueries toute la nuit ».

Pour Gallo Christ-Eric, « les pakistanais sont complices des Séléka, parce qu’ils les approvisionnaient en munitions et continuent de le faire. Et je confirme les accusations du ministre de la Sécurité Publique à l’encontre des pakistanais. Aujourd’hui à Kaga-Bandoro, les éléments pakistanais de la Minusca favorisent l’entrée des ex-Séléka dans le milieu où se trouvent les déplacés ».

Le député déplore que la Division Protection Civile de la Minusca qui, pourtant s’était engagée à remplir sa mission « ne décroche pas leurs appels téléphoniques lorsqu’elle est interpelée. Il y a des vagues d’ex-Séléka venues de Kabo et Moyenne-Sido et basées à l’école Sainte-Thérése et Préfectorales qui préparent des attaques ».

Pour le député Jean-Louis Ndama de la 3e Circonscription, « la tragédie que vit Kaga-Bandoro aujourd’hui est révélatrice d’un complot international de déstabilisation de la RCA. Et dans un tel contexte, normalement, les premières autorités de la République devaient faire un discours fort pour frapper sur la table et demander le départ de la Minusca ». Pour lui, « ces autorités devaient aussi mettre les drapeaux en berne dans toute la République, car le bilan que donne la Minusca est faux : Il y a depuis hier 217 morts ». Il conclut que « la tragédie de Kaga-Bandoro est celle de la RCA et il faut une mobilisation générale ».

Les trois (3) députés de Kaga-Bandoro dans une déclaration commune« Demandent à la Minusca de retirer purement et simplement les pakistanais à Kaga-Bandoro et le redéploiement des Forces de Défense et de Sécurité sur tout le territoire».

Depuis quarante-huit (48) heures, Kaga-Bandoro est secouée par les représailles des ex-Séléka sur la population civile après le meurtre de leur compagnon qui voulait dérober le groupe électrogène d’une radio locale.

 

RJDH

 

 

 

RCA : DES VIOLENCES A KAGA BANDORO FONT 50 MORTS

 

 La ville de Kaga-Bandoro a renoué avec les violences meurtrières. Tout a commencé, il y a près d'une semaine, dans la nuit de dimanche à lundi dernier. Des ex-combattants Séléka ont tenté de voler un groupe électrogène de la radio Kaga. Ils sont pris à partie. L'un des voleurs est tué.

C'est ainsi que le lundi suivant, vers 05 heures du matin, les ex Seleka, lourdement armés, s'en prennent, en représailles, à la population, en faisant du porte-à-porte. Selon les témoignages recueillis auprès des habitants de la ville, ces ex combattants ont incendié plusieurs dizaines de maisons, obligeant la population à chercher refuge vers l'aérodrome.

Suite à ces violences, le contingent sénégalais de la MINUSCA est déployé dans la ville.

Des réactions

Selon le ministre de la Sécurité Publique, Jean-Serge Bokassa, « le gouvernement ne peut plus continuer de dialoguer avec ces groupes armés qui sont à l'origine de cette insécurité ». Il déplore par ailleurs l'inefficacité de la MINUSCA déployée dans la ville.

Le cardinal centrafricain, Dieudonné Nzapalainga s'est entretenu jeudi dernier avec le président de la République ,Faustin-Archange Touadéra par rapport à cette crise. L'entretien a principalement porté sur l'attaque de l'évêché de Kaga-Bandoro par des groupés armés.

Pour le cardinal, il faut agir pour arrêter ces violences, s'est-il exprimé au micro de nos confrères de Radio Notre-Dame.

Samedi, au cours d'une assemblée générale tenue à Bangui, les ressortissants de la Nana-Gribizi dénoncent ces événements meurtriers survenus à Kaga-Bandoro et dans des villages environnants. Selon eux, au moins une centaine de personnes ont été tuées dans des violences de trois (3) jours. Un bilan qui contredit la trentaine de morts avancée par la Minusca. Les ressortissants de Nana-Gribizi demandent par ailleurs le déploiement des FACA (Forces Armées Centrafricaines, NDLR) dans la région.

Efforts

« Aujourd'hui, toute la population est bloquée, pas d'activités, ni au marché, ni au champ », explique Jean-Louis Ndama, l'un des députés de Kaga-Bandoro.

Face au regain de violences, la journée de samedi a été décrétée journée de deuil et de prière en mémoire des victimes de Kaga -Bandoro.

La ministre des Affaires Sociales, Virginie Mbaïkoa a effectué une mission à Kaga – Bandoro le même jour, pour s'enquérir de la situation sécuritaire dans la ville. Le président de la République Faustin-Archange Touadéra et le représentant du secrétaire général des Nations-Unies, Parfait Onanga-Anyanga se rendront eux aussi le lundi 17 octobre sur les lieux.

Cette nouvelle crise sécuritaire à Kaga -Bandoro se déroule au moment où, des efforts sont faits pour le désarmement des ex-combattants sur l'ensemble du territoire national.

Afrique Actualité

 

 

Le Congo et la Centrafrique s'allient autour de la régulation des médias

 

Un protocole d'accord qui a pour but de régir les modalités de partenariat entre le Conseil supérieur de la liberté de communication du Congo et le Haut Conseil de communication de transition de la République centrafricaine, a été signé vendredi à Brazzaville.

Selon un communiqué rendu public à cet effet, ce protocole qui a été paraphé par les dirigeant congolais (Philippe Mvouo) et centrafricain (José Richard Mpouabi) des deux institutions, s'appliquera à l'ensemble des matières liées au partenariat entre les deux organes de régulation de la communication et à la mise en place de l'observatoire d'éveil électoral et de gestion de monitoring des médias.

A travers ce protocole, les deux parties sont tenues au respect de leurs obligations communes à l'organisation des campagnes conjointes d'information, d'éducation et de formation ainsi qu'au changement de comportement en matière d'appui au processus électoral et démocratique dans leurs pays respectifs.

Elles doivent également œuvrer au sein de chaque Etat pour le succès du passage de la diffusion analogique à la diffusion numérique en respectant les normes de l'Union Internationale des Télécommunications (UIT).

Selon ce protocole d'accord pour une durée de deux ans renouvelables, les deux institutions doivent par ailleurs s'investir davantage pour la consolidation du climat de paix dans leur pays respectif.

 

Xinhua

 

 

 

RCA : 13 PERSONNES ONT ETE TUEES DANS DES VIOLENCES DANS UN CAMP DE DEPLACES

 

Treize personnes ont été tuées samedi 15 octobre en Centrafrique au cours de violences dans un camp de déplacés dans le centre du pays, selon des sources humanitaires.

Des hommes armés non identifiés ont abattu 13 personnes, ce samedi 15 octobre, dans un camp de déplacés en République centrafricaine. L’attaque a eu lieu en pleine nuit dans la localité de Ngakobo, près de Bambari, dans le centre du pays. Sept blessés par balles ont été amenés à l’hôpital régional de Bambari.

La Minusca, forte de 12 000 Casques bleus et policiers « a immédiatement pris des mesures pour renforcer sa position aux abords du camp de déplacés et intensifier ses patrouilles », selon son communiqué. « Pendant que la Minusca intervient sur tous les fronts pour s'interposer, mettre hors d'état de nuire des assaillants et s'assurer de l'intégrité de la vie des populations civiles, il est intolérable que des agitateurs puissent tenter, une nouvelle fois, de (...) semer la désolation au sein des populations civiles", a déploré le chef de la mission onusienne, Parfait Onanga-Anyanga, cité dans le communiqué.

« Un contingent mauritanien de la Minusca était sur place à Ngakobo et, selon certains blessés, ils ne seraient pas intervenus », rapporte le docteur Joseph Chamberlain Bama, à la sortie du bloc opératoire de l'hôpital de Bambari où sont soignés les blessés.

Mercredi 12 octobre, des violences similaires ont fait au moins 37 morts et de nombreux blessés, dans une autre localité du centre du pays, Kaga-BandoroCes violences avaient commencé après la mort d'un milicien ex-Seleka qui tentait avec trois autres de voler le groupe électrogène d'une radio locale. « Il s'en est suivi une réaction disproportionnée d'éléments ex-Seleka. Ces derniers s'en sont pris aux populations civiles, y compris les déplacés retranchés à l'évêché. Les violences ont également visé les autorités préfectorales, et donné lieu à des pillages contre des ONG et des agents des Nations unies », avaitdénoncé la force de l'ONU.

RFI

 

 

 

NOS ENFANTS PLUS MALTRAITES QUE LES PRISONNIERS

 

La lessive Skip a créé un inquiétant spot publicitaire.

On voit des prisonniers derrière des barbelés. Puis on les entend témoigner de la souffrance d’être enfermés ; comment, sans sortie quotidienne au grand air, ils deviendraient fous, déprimés. 

A la fin du spot, coup de tonnerre : ce n’est pas pour dénoncer les conditions de vie des prisonniers que Skip prend la parole mais pour montrer à quel point nos enfants restent enfermés. Par comparaison, ils passent aujourd’hui en moyenne moins de temps à l’extérieur que les prisonniers (deux heures par jour). 

Les « bonnes intentions » de la lessive Skip

Pourquoi la lessive Skip fait-elle campagne sur ce sujet ?

Les actionnaires s’inquiètent-ils de la santé de nos enfants ? 

Non bien sûr.

Mais ils sont inquiets que les mamans ne fassent plus autant de lessives.

Les enfants actuels ne jouent plus assez dans les ruisseaux, les sous-bois. Ils ne tombent plus dans les flaques boueuses, les bouses de vaches. Ils ne reviennent plus, le soir, « tout crottés » et bons à passer à la machine à laver.

« Dirt is good » est le nouveau slogan de Skip (la saleté est bonne).

Et en effet : j’ai parlé récemment des conséquences désastreuses, pour le système immunitaire, du manque de contact des jeunes enfants avec les animaux, la saleté. Ils ne bâtissent plus assez de défenses naturelles avec les bactéries et microbes en tout genre, ce qui pourrait expliquer la hausse des allergies, de l’asthme et des maladies auto-immunes.

Mais il est vrai qu’on peut aussi s’inquiéter de leur équilibre psychologique et affectif.

Aires de jeu sinistrées

À force de paniquer pour la sécurité de nos enfants, nous sommes en train de fabriquer des générations d'éclopés. 

Tapis de gomme dans les aires de jeu, casques et protections en tout genre, tourniquets, toboggans et balançoires de nouvelle génération d’où il est devenu impossible de tomber, se faire mal, mais aussi… d’éprouver des sensations fortes, de l’excitation, du plaisir ! Et d’acquérir de l’expérience, le sens du danger, la sanction de la douleur quand on ne fait pas attention. 

Les nouveaux toboggans sont trop larges, trop courts, ne glissent plus assez pour être vraiment amusants. Les nouvelles balançoires accrochées par des chaînes métalliques, certes plus solides, sont aussi moins rapides. Les nouveaux tourniquets ne tournent plus assez vite pour s’étourdir. Les enfants s’y ennuient, parce que ces « jeux » ne leur procurent plus assez d’adrénaline. 

Ils trouvent finalement plus de stimulation dans le monde virtuel des jeux vidéo : toujours selon Skip, 78 % des parents admettent que leurs enfants refusent de jouer autrement que sur leur smartphone ou leur console. 

Les jeux de société, où participaient éventuellement les parents ou même les grands-parents, ont été remplacés par la télévision, qui fait office de baby-sitter gratuite. 

Conséquence dramatique de l’insécurité pour les enfants

Dans beaucoup de villes, les parcs sont en outre squattés par une faune plus ou moins menaçante. Les mamans n’osent plus y laisser leurs enfants seuls.

Dans les rues, on craint les pédophiles, les enlèvements. Même les familles qui ont la chance d’avoir un jardin redoutent d’y laisser leurs enfants jouer sans surveillance : « Ils pourraient se faire kidnapper dans le jardin ; ça s’est déjà vu. » Les mamans ne sont plus jamais tranquilles si elles n’ont pas leurs enfants à proximité, dans leur champ de vision, ou en lieu sûr, c’est-à-dire généralement enfermés

La plupart des enfants ne sortent donc plus sans être accompagnés. Si bien qu’ils n’apprennent plus l’autonomie, ils ne vivent plus d’aventures avec leurs camarades, ils ne passent plus assez de temps à l’extérieur et ne développent plus assez de résistance. 

La triste fin de la « maison d’enfants » de ma grand-mère

Une anecdote personnelle.

Ma grand-mère créa en 1950 une maison d’enfants dans les Hautes-Alpes où elle accueillait des enfants convalescents venus des villes. L’idée était d’accélérer leur guérison en les envoyant gambader dans les prés, dans l’air sec et le soleil de ces montagnes déjà méditerranéennes. 

Au début, ce fut le paradis. 

Les enfants arrivaient pâles, chétifs, souffreteux, tuberculeux. En quelques semaines à jouer dans les foins, construire des barrages dans les torrents, cueillir mûres et framboises le long des chemins, respirer l’air chargé d’essences de pin, de thym et de lavande, boire l’eau pure des ruisseaux, dévaler les sentiers pierreux, construire des cabanes, prendre le soleil, ils retrouvaient couleurs, muscles, joie de vivre et santé. 

La montagne résonnait d’éclats de rire de ces joyeuses bandes qui découvraient la liberté et l’aventure. 

Y avait-il parfois des coudes écorchés, des genoux couronnés, des épines enfoncées ? Certainement. 

Peut-être même y eut-il quelques fois un bras ou une jambe cassés, une arcade sourcilière fendue. Mais jamais ma grand-mère ne fut inquiétée par la justice, poursuivie par les parents, condamnée à des dommages et intérêts par un juge vindicatif. 

La suite, vous la connaissez. Avec les années, des normes sont apparues. Une à une, les activités furent encadrées, restreintes, interdites. 

La maison de la santé et de la liberté fut sournoisement bureaucratisée. Étouffée par les règlements, les obligations, les interdictions. 

A votre santé !                   

(Suite au prochain numéro)

Jean-Marc Dupuis

 

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