Tous les Info du Mardi 17/01/2017

Cm n 2387 du mar 17 jan 2017

LE PREMIER QUINQUENNAT DU PRESIDENT TOUADERA EST L’EMERGENCE DU PEUPLE CENTRAFRICAIN

 

 

Depuis le 1er décembre 1958, date marquant officiellement la proclamation de la RCA, jusqu’à ce jour, les oubanguiens ont eu à faire la pluie et le beau temps, le chaud et le froid. Et ce, dans tous les domaines de la vie active nationale, mais plus particulièrement, la politique, l’administration, l’économie et nous en passons.

Plus de cinquante huit (58) ans de gouvernance sans partage des oubanguiens en RCA, quel bilan ont-ils laissé aux générations émergentes, c'est-à-dire les Centrafricains qui sont nés après l’indépendance ? C’est là le nœud du problème.

Après cinquante neuf (59) ans de passage de l’Oubangui Chari à la RCA, il n’y a ni progrès, ni évolution, ni amélioration des conditions de vie du peuple centrafricain, ni développement socio-économique durable, etc. En un mot, c’est un véritable statu quo qu’on observe partout, et qui bat son plein au sein de la nation centrafricaine. Que dire aussi des crises militaro-politiques récurrentes qui ont plongé le pays dans une posture de dépendance totale vis-à-vis de l’extérieur pour ne pas dire de la Communauté internationale ? Incroyable mais pourtant vrai. C’est pour autant dire que les hommes politiques oubanguiens ont lamentablement échoué dans leur gestion des affaires publiques, durant plus d’un demi siècle.

C’est pourquoi nous osons dire que le premier quinquennat (2016 – 2021) du président Touadéra sera celui de l’émergence du peuple centrafricain. D’ici 2021, Touadéra ne doit s’entourer que des « hommes qu’il faut à la place qu’il faut », qui vont prendre en main la destinée de leur pays, et partant, l’avenir, c’est-à-dire les générations futures et non les vieux crocos et les profito-situationnistes. Car, sous d’autres cieux, le monde a évolué et les mentalités ont changé. Mais pourquoi pas chez nous en RCA ? D’ailleurs, les résultats officiels et définitifs des élections couplées (présidentielle et législatives) de 2015 – 2016 sont révélateurs à plus d’un titre. Ils sont à la fois un avertissement et un message fort adressés par le peuple centrafricain à la classe politique (vieux crocos ou caciques) d’aujourd’hui.

Toutefois, nous ne rejetons pas ces compatriotes de la société centrafricaine. Ils y ont aussi droit de vie, droit de cité.

Donc la politique de « Rupture », si chère au président Touadéra, doit effectivement être appliquée dans toute sa plénitude, et non être un vain mot, dénué de tout sens. Avec la prolifération des nouvelles technologies de la communication, marquée par la mondialisation, le monde d’aujourd’hui est devenu un gros village planétaire. Et la RCA ne saurait rester en marge de ces révolutions et mutations qui s’opèrent à travers le monde.

Car le pays dispose d’une nouvelle génération d’élites et d’intellectuels, à la renommée internationale, disponibles, intègres, capables et prêts à servir loyalement leur pays. Et ceci pour relever les immenses défis dont la RCA fait face et la mettre résolument sur la voie de son décollage socio-économique durable. Plus question de voir les mêmes figures refaire surface sur les scènes politique, administrative, économique en RCA.

Il s’agit d’un changement de mentalité qui s’articule autour de l’obligation de résultat. Il faut de vrais agents de développement, capables de privilégier l’intérêt national au détriment de leurs poches. C’est l’enrichissement illicite qui a miné ce pays. Et les réflexes demeurent. C’est ce à quoi Touadéra doit s’attaquer avec vigueur, sans complaisance. Le choix des membres du gouvernement, des Conseillers, des Chargés de mission, doit se faire sur la base de la compétence, de l’intégrité, de l’innovation et du génie créateur pour révolutionner les vieilles habitudes qui rongent le pays. Le succès et le développement sont à ce prix.

Le Petit YEKOA

 

 

 

TRIBUNE - SANTE : LE VENIN D’ABEILLE CONTRE

LES RHUMATISMES

Le venin d’abeille est une substance extraordinaire.

Il est impossible de le reproduire en laboratoire.

Il contient 700 à 800 molécules différentes, dont certaines n’ont pas encore été identifiées.

C’est probablement l’interaction complexe de ces molécules qui explique les étonnantes vertus médicinales du venin d’abeille.

Très peu connu et utilisé en France, le venin d’abeille est :

· d’usage courant en Asie, en association avec l’acupuncture pour prévenir les rhumatismes ;

· aux États-Unis, les médecins en injectent de très hautes doses pour freiner la progression des maladies auto-immunes, notamment la sclérose en plaques ;

en Russie un service de psychiatrie s’en sert pour diminuer l’addiction aux drogues et autres dépendances.

Et ce n’est pas tout !

Le venin d’abeille facilite le processus de cicatrisation : il aide à la revascularisation des plaies mortifiées (où le sang ne circule plus) et soulage les douleurs provoquées par les chéloïdes (des excroissances fibreuses) sur les cicatrices importantes.

Il est également très efficace dans les problèmes de canal carpien.

Des micro-injections dans les yeux peuvent aider les personnes atteintes de « vision tunnel », une maladie auto-immune qui rétrécit le champ de vision.

Enfin, de manière générale, le venin d’abeille renforce le système immunitaire et a des propriétés anti-inflammatoires, ce qui en fait un outil efficace contre les maladies chroniques.

De telles vertus sont pas seulement remarquables. Elles sont exceptionnelles. Elles peuvent représenter la clé pour sortir de la souffrance et de la maladie des millions de personnes. 

Si vous ou un proche êtes concerné par un seul de ces problèmes de santé, c’est un enjeu de première importance pour vous d’avoir accès à l’information.

Et pourtant, il faut bien reconnaître la triste réalité : les vertus pharmacologiques du venin d’abeille sont ignorées – volontairement ou involontairement – du monde médical conventionnel. Elles font partie de ces thérapies « clandestines » qui ne se pratiquent que dans des réseaux informels de praticiens qui osent quitter les sentiers battus de la médecine.

Un flou entretenu, une obscurité ténébreuse, sinon complice, contribuent à maintenir à l’écart cette solution naturelle pourtant simple et bon marché, comme tant d’autres quand vous abordez les médecines alternatives et parallèles. 

Et dans ce domaine, il n’y a pas de domaine plus révélateur que le cancer, une maladie dont il est pratiquement interdit de parler !!

Cancer : personne ne croit plus à ceci

Permettez-moi de vous raconter une histoire remontant au Moyen-Âge.

Nous sommes à Forli, petite ville du nord de l’Italie, au XIIIe siècle.

Un jeune prêtre, Pérégrin Laziosi, a le tibia rongé par un cancer des os.

La plaie s’ouvre, s’infecte. Une affreuse puanteur s’en dégage. L’amputation devient urgente.

Mais lorsque le médecin arrive avec ses outils pour couper la jambe, il constate que le cancer a régressé.

Il décide de repousser l’opération. La lésion continue à guérir. Elle finit par disparaître d’elle-même.

Le prêtre Pérégrin Laziosi vivra jusqu’à l’âge de 80 ans sans connaître de récidive.

Canonisé en 1726, il est devenu le saint patron des malades du cancer.

Saint Pérégrin Laziosi est un des cas documentés les plus anciens de régression spontanée du cancer, au 13e siècle !

Cette histoire est l’un des plus anciens cas connus de régression spontanée d’un cancer.

De la superstition ?

Aujourd’hui, il existe un sanctuaire Saint-Pérégrin à Montréal, au Canada. Les personnes malades du cancer s’y rendent en pèlerinage. Les croyants ont une prière spécifique (la neuvaine à Saint Pérégrin[1]) qu’ils font neuf jours de suite « pour la guérison de personnes atteintes du cancer ».

Beaucoup invoqueront la superstition.

C’est compréhensible.

Mais il n’y a pas que ça.

Le cas de Pérégrin Laziosi n’est pas isolé. L’histoire de la médecine est jalonnée de récits de ce type.

A tel point que les revues médicales de référence publient chaque année plusieurs articles évoquant des guérisons de cancer, parfois

à des stades très avancés où la maladie s’est disséminée dans l’organisme.

Comprenez-moi bien : il s’agit de guérisons de cancers en phase terminale, alors que tout espoir était perdu, et ce sans ra­diothérapie ni chimiothérapie.

Un cancer du poumon qui s’envole 

C’est ainsi par exemple que le Journal of Medical cases reports a rapporté en 2015 l’histoire d’un homme de 76 ans qui se présente à l’hôpital pour des difficultés respiratoires, apparues progressivement depuis deux mois.

Un scanner de son torse révèle une tumeur ovale dans le poumon droit de la taille d’une grosse orange.

Le diagnostic tombe : l’homme, fumeur, est atteint d’un cancer du poumon à grandes cellules, caractérisé par sa croissance rapide.

Et le cancer a déjà commencé à se propager dans les ganglions alentour. Normalement, c’est la mort à court terme.

L’équipe médicale décide d’entreprendre un traitement de choc : chimiothérapie plus radiothérapie.

Mais le traitement ne commencera jamais : deux mois plus tard, lors d’un nouveau scanner, la tumeur s’est rétractée. La biopsie révèle

que les cellules cancéreuses sont en train de mourir en masse !

L’examen de contrôle mené l’année suivante confirme sa disparition totale, et le retour à la normale des ganglions lymphatiques.

Sept ans plus tard, le patient était toujours en parfaite santé, sans la moindre rechute de son cancer.

Que s’est-il passé ?

(suite au prochain numéro)

A votre santé.

Jean-Marc DUPUIS

 

 

 

MAHAMAT ALKHATIM ET AL-BACHAR, PERSONA NON GRATA AU SEIN DU MOUVEMENT MPC :

QU’EN SERA-T-IL DE NOURREDINE, DARAS, ZOUNDEKO, SIDIKI ET MOKOM ?

 

 

Dans une guerre, il n’y a ni vainqueur, ni vaincu. Les éléments de l’ex-coalition Séléka des mouvements MPC, UPC, RPRC, FPRC, 3R, et les Anti-Balaka de Mokom se laissent  téléguider et manipuler par des mercenaires étrangers, des véritables ennemis du peuple centrafricain sans foi, ni loi. L’ex-coalition Séléka, après avoir conquis le pouvoir de Bangui le 24 mars 2013, était plongée dans les tueries et les massacres. Ce qui a obligé les Anti-Balaka d’entrer dans la danse le 05 décembre 2013. Les chefs d’Etat de la CEEAC, ne pouvant supporter le degré des atrocités, se sont vus obliger de contraindre Michel Djotodia à la démission, à Ndjamena au Tchad. Ferdinand Alexandre Nguende a pris le relais pour diriger le pays pendant deux (02) semaines. Catherine Samba-panza fut élue à son tour les Conseillers Nationaux pour diriger la transition.

Depuis Ndjamena, Libreville, Brazzaville pour arriver à Bangui, les ex-combattants Séléka et Anti-Balaka ont signé plusieurs accords de cessation des hostilités dans le but de faire la paix. Durant les Consultations Populaires à la Base, puis le Forum National de Bangui, le peuple centrafricain du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest, a décidé unanimement de tourner la page sombre de son histoire par la voie des urnes pour aspirer à la paix, rien que la paix. Et cette paix devrait se concrétiser à travers le programme Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Rapatriement (DDRR). Les élections se sont effectivement déroulées sur l’ensemble du territoire ouvrant ainsi la voie au retour du pays à l’ordre constitutionnel par la prestation de serment du Chef de l’Etat, le 30 mars 2016.

Les nouvelles autorités du pays, après avoir pris fonction, ont choisi la voie du dialogue pour palier aux multiples problèmes et défis du peuple centrafricain. C’était dans cette optique que le chef de l’Etat avait rencontré les leaders des groupes armés au Palais de la Renaissance pour discuter du processus DDRR. Onze (11) groupes armés sur les quatorze (14) ont saisi l’opportunité offerte par le chef de l’Etat pour intégrer sans condition les vastes chantiers du pré-DDRR dans les travaux sont en cours. Quelques groupes à savoir, le FPRC, l’UPC, le RPRC, le MPC, les 3R, constitués pour la plupart des mercenaires étrangers et les Anti-Balaka version Mokom qui jouent au récalcitrant et bloquent les efforts entrepris par les autorités du pays et la Communauté internationale dans la recherche de la paix en RCA.

Le chef de l’Etat a effectué des visites à Kaga-Bandoro et Bria où il a rencontré les leaders de ces groupes armés récalcitrants pour qu’ils renoncent aux violences et intègrent le programme DDRR. Mais depuis lors, c’est un silence de cimetière du côté de ces groupes armés. Ils persistent et signent dans les tueries, les viols, les pillages, les incendies de villages et maisons, de champs et greniers agricoles. Le dernier crime commis fut celui de Kaga-Bandoro où Mahamat Alkhatim et ses éléments ont brûlé et calciné des personnes avec leurs maisons et leurs biens. Malgré cela, ils n’ont pas toujours baissé les bras dans leurs actes horribles. Les lamentations, les pleurs, sont le lot au quotidien de la population de la Nana-Gribizi. Les hommes d’Alkhatim continuent de racketter et rançonner la population de Kaga-Bandoro comme bon leur semble.

Suite à une Assemblée Générale (AG) tenue par le mouvement MPC, Mahamat Alkatim et Al-Bachar étaient déclarés persona non grata au sein de ce groupe. Les éléments du MPC viennent de poser un acte formidable, prouvant à l’opinion nationale et internationale que les véritables centrafricains veulent désormais la paix. Et nous osons croire que demain, ce sera peut-être le tour des sanguinaires tels, Nourredine Adam, Ali Daras, joseph Zoundeko, Sidiki et Mokom qui continuent de pousser leurs éléments à tuer, massacrer, incendier sans âme, ni conscience. Ce faisant, la paix peut revenir définitivement sur l’ensemble du territoire permettant aux citoyens de vaquer en toute quiétude à leurs occupations quotidiennes. Le km5 qui était considéré comme le « couloir de la mort » a retrouvé la stabilité grâce à la détermination du groupe d’auto-défense dudit secteur qui a mis fin aux actes barbares de 50 /50, Abdoul Danda et bien d’autres malfaiteurs qui terrorisaient la population musulmane et non musulmane. Heureusement, Dieu a exaucé la prière des Centrafricains en général et ceux de la préfecture de la Nana-Gribizi en particulier qui continuent d’errer d’un endroit à un autre à la recherche de la paix. Pourvu que ces va-t-en-guerre quittent définitivement le territoire centrafricain.

 

Bénistant MBALLA

 

 

LE GRENIER DU PAM EST VIDE EN RCA :

120.000 PERSONNES SONT MENACEES DE FAMINE DANS LE NORD

 

 

Le Programme Alimentaire Mondial (PAM) est l’un des organismes des Nations-Unies qui fournit plus de l’aide alimentaire aux personnes vulnérables, démunies. Avant la crise qui frappe de plein fouet la République centrafricaines, le PAM était présent. Il fournissait des produits alimentaires dans plusieurs établissements scolaires publics pour permettre aux élèves dont leurs parents ne sont pas à mesure de leur donner suffisamment des vivres, de poursuivre leurs études. Les réfugiés qui vivent en RCA bénéficient aussi de ces aliments.

Pendant la crise, le PAM n’a pas baissé les bras. Bien au contraire, il a accentué la distribution des aliments à tous ceux qui en ont besoin. Ce ne sont pas les déplacés internes qui ont pris d’assaut les sites et qui ont tout perdu lors de cette crise, qui nous démentiront, encore moins les réfugiés centrafricains au Cameroun, Tchad, Congo-Démocratique, Congo-Brazzaville. N’eût été l’aide alimentaire fournie par cet organisme onusien, les Centrafricains allaient mourir de faim. Car, dans les villages et villes du pays, les combattants des groupes armés ont mis feu à tous les greniers. Et cette situation perdure encore aujourd’hui avec les hommes de la LRA de Joseph Kony, ceux du FPRC de Nourredine Adam, du MPC de Mahamat Alkhatim et de l’UPC d’Ali Daras. La population centrafricaine, plus de 80%, spécialisée dans la culture des produits vivriers, ne peut plus faire de l’agriculture. Aller au champ, est une victoire de la volonté car les peuhls qui sont lourdement armés n’hésitent un seul instant à tirer sur ces cultivateurs. Malgré l’appel lancé par les autorités, la Communauté Internationale et les Centrafricains de bonne foi, pour la cessation des hostilités, les rebelles persistent et signent dans des actes barbares, contraignant leurs compatriotes à ne plus vaquer à leurs occupations habituelles, notamment, l’agriculture.

Les conséquences de ces actes irréfléchis commencent maintenant à se faire sentir. Le PAM a annoncé depuis quelques semaines qu’il n’a plus de stocks de produits alimentaires suffisants pour venir en aide aux populations du Nord qui sont durement frappées par cette crise, en l’occurrence celles de la préfecture de la Nana-Gribizi. C’est pour autant dire que le grenier du PAM en RCA est pratiquement vide. Et plus de 120.000 personnes sont menacées de famine. A entendre les responsables de cet organisme, d’ici la fin du mois de janvier 2017, le stock des produits alimentaires sera épuisé. C’est un grand danger pour la population centrafricaine qui a besoin de cette aide. La RCA risque fort bien de connaître une situation de famine comme ce qui s’était passé en Ethiopie.

C’est dans ce contexte que le chef de l’Etat centrafricain, professeur Faustin-Archange Touadéra et la Communauté Internationale ont lancé un appel aux donateurs du PAM. Seront-ils entendus ? Dieu seul le sait. Mais nous osons espérer que leurs cris seront entendus et le grenier du PAM en Centrafrique sera garni de produits alimentaires avant la  fin de ce mois. Les organismes onusiens et les ONG tant nationales qu’interactionnelles qui œuvrent dans ce domaine, connaissent bien la situation alimentaire dans laquelle se trouve la RCA. Ils vont plaider nécessairement auprès des donateurs pour qu’un geste soit fait dans quelques jours. Car, il est inconcevable que les donateurs du PAM ferment les yeux sur la famine qui guette plusieurs milliers d’individus en RCA. Ils savent aussi que les Centrafricains qui vivent dans la région Nord du pays sont de grands cultivateurs. Les préfectures de la Nana-Gribizi, de l’Ouham et de l’Ouham-Péndé étaient le grenier de la RCA. Si aujourd’hui, les habitants de ces préfectures sont frappés par une crise alimentaire, ce n’est pas leur faute. Cette insécurité alimentaire incombe aux groupes armés.

C’est pourquoi, nous demandons à ces seigneurs de guerre de déposer leurs armes pour faire la paix. Une fois les armes déposées, leurs compatriotes retrouveront le chemin des cultures vivrières d’ici les mois d’avril et de mai, période de la saison pluvieuse. En agissant ainsi, nous pensons qu’ils vont épargner la vie de leurs concitoyens et la  famine ne sévira pas en RCA. Dans le cas contraire, les habitants du Nord, en particulier, et ceux de la RCA en général, se trouveront confrontés à la famine qui ne dira pas son nom. Les Centrafricains meurent sous les balles des groupes armés. Et d’ici quelques jours, si rien n’est fait pour alimenter le stock du PAM, c’est la famine qui les exterminera.

De grâce, nous prions tous les donateurs du PAM, d’où ils se trouvent, de voler aux secours des Centrafricains pour sauver des vies humaines confrontées à la famine.

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

 

 

LES EVEQUES DE CENTRAFRIQUE LANCENT UN APPEL POUR LE DIALOGUE ET LA RECONCILIATION NATIONALE

 

 

Débutée le 05 janvier 2017, c’est finalement le dimanche 15 de ce même mois que la conférence épiscopale des évêques de Centrafrique a pris fin avec la célébration eucharistique à la Cathédrale Immaculée Conception de Bangui. Au cours de cette Assemblée des évêques qui a duré une dizaine de jours, ces serviteurs de Dieu ont lancé aux Centrafricains un appel pour le dialogue et la réconciliation nationale. Nous pensons pour notre part que  ce sont les deux (2) voies qui permettront à la RCA de sortir de cette crise larvée. Si les évêques de Centrafrique ont choisi ces chemins, ils sont certainement inspirés par Dieu Tout-Puissant. Et la rédaction de « Centrafric Matin » s’interroge en ces termes : les groupes armés et les partis politiques vont-ils entendre la voix de ces élus de Dieu ?

Il le faut car le dialogue et la réconciliation nationale sont des conditions sine qua non pour le retour de la paix et de la sécurité en Centrafrique. Et ce n’est pas pour rien que le président de la République, Chef de l’Etat, professeur Faustin Archange Touadéra prône le dialogue, rien que le dialogue. Et vous êtes sans ignorer que c’est aussi un homme de Dieu qui a été inspiré par Dieu. Tout comme les évêques ont prôné le dialogue et, la réconciliation nationale, Touadéra a opté depuis fort longtemps pour cette issue favorable. Il revient aujourd’hui aux combattants rebelles des groupes armés tels le FPRC, le MPC, les 3R, l’UPC, réfractaires, réticents au processus Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Rapatriement (DDRR), d’emboîter le pas aux autres, aux évêques et au président de la République, pour que la paix et la sécurité reviennent en RCA. Un adage populaire dit, « vox populi, vox Dei », en d’autres termes, « la voix du peuple, c’est la voix de Dieu ». C’est pour autant dire que Dieu agit à travers ses serviteurs. Et la voix de ceux-ci, c’est la voix même de Dieu. Il est urgent et capital que les rebelles qui continuent de commettre des actes barbares sur les populations civiles abandonnent cette voie, et s’orientent vers le dialogue et la réconciliation nationale.

Certains leaders des partis politiques qui continuent toujours de tirer la ficelle vers eux, doivent cesser leurs vieilles habitudes qui ne les honorent pas. Car la crise qui sévit en RCA, n’a épargné et n’épargnera personne. Tous les Centrafricains ont subi ces effets pervers. Un leader des partis politiques ne peut lever le petit doigt pour dire qu’aucun des membres de sa famille n’a été frappé par cette crise. Du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest, tout centrafricain a payé et paie le plus lourd tribut de cette crise. Alors, pourquoi persévérer dans la violence, inciter et manipuler la jeunesse à poursuivre les actes de désobéissance civile, à pousser les combattants des groupes armés à opter rien que pour la guerre ? Qu’est-ce que ces leaders politiques ont reçu dans cette crise ? Depuis que le monde existe, quel individu a reçu le prix Nobel de la violence ? Aucun individu. D’ailleurs, nous avons toujours entendu parler du Prix Nobel de la paix décerné aux gens qui œuvrent pour la paix dans le monde.

Il s’avère indispensable à l’heure actuelle que tous les Centrafricains épousent la voie du dialogue et de la réconciliation nationale. Tout doit d’abord passer par le dialogue. Nous devons parler entre nous, nous entendre. Ensuite, viendra le pardon, et enfin la réconciliation nationale. Mais si certains ont des idées derrière leur tête, il est clair et précis que nous voguerons au gré du vent, sans voir le bout du tunnel. La crise centrafricaine a trop duré. Les Centrafricains ont trop souffert dans leur peau et dans leur chair. Les tissus socio-économiques ont été tous détruits. La RCA est par terre. La famine guette nos compatriotes dans l’arrière-pays surtout le Nord, parce qu’ils n’arrivent pas à vaquer à leurs occupations habituelles (l’agriculture), à cause des actes barbares des groupes armés. Toutes ces exactions doivent disparaître à jamais.

Pour ce faire, nous avons l’obligation de nous mobiliser derrière l’Exécutif, les évêques et les Centrafricains de bonne foi qui prônent le dialogue et la réconciliation nationale. C’est par cette voie que la RCA sortira du fond du gouffre. Que personne ne nous trompe ou nous induise en erreur. La paix et la sécurité en RCA dépendent de ces deux (2) concepts. Le pays est vaste et appartient à tout un chacun de nous. Donc, nous devons la préserver, la protéger, l’entretenir non pas par la guerre mais par de bonnes œuvres posées ça et là.

Peuple centrafricain, écoutons la voix des serviteurs de Dieu et optons tous pour le dialogue et la réconciliation nationale, gages du développement durable de notre cher et beau pays, la RCA.

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

 

REMISE DE QUATRE BATIMENTS POUR SOUTENIR LA JUSTICE ET LA

RESTAURATION DE L’AUTORITE DE L’ETAT A PAOUA

 

 

La ville de Paoua, située dans l’Ouham-Pendé (nord-ouest de la Centrafrique), recevra lundi quatre bâtiments réhabilités par le MINUSCA, dont deux neufs   dans le cadre de l’appui à la restauration de l’autorité de l’Etat, la protection des civils et la cohésion sociale dans la localité. La remise de ces bâtiments aura lieu lors d’une cérémonie en présence des Ministres des Affaires sociales et de la réconciliation nationale, Virginie Mbaïkoua, de la justice Flavien Mbata, de l’intérieur Jean Serge Bokassa, du ministre  des transports et Théodore Jousso, de six Honorable Députes de la sous-préfecture de Paoua et de la Représentante spéciale adjointe du Secrétaire général, Diane Corner.

Les quatre bâtiments réhabilités et équipés sont la Gendarmerie, le Palais de  justice, la Sous-préfecture et la Case du chef. Les travaux ont coûté 76.700.000 francs CFA, financés par la MINUSCA dans le cadre des projets à impact rapide, et ont permis la création d’une centaine d’emplois temporaires à Paoua.

La Construction de la nouvelle  Gendarmerie, la réhabilitation du Palais de la justice et de la Sous-préfecture visent à renforcer la protection de la population et la présence de l’État, en particulier la lutte contre l’impunité et la reprise des activités administratives et des fonctions régaliennes de l’Etat. Par ailleurs, la construction du bâtiment de la gendarmerie, dont l’ancien date de l’époque coloniale, contribuera à améliorer les conditions de travail des gendarmes. Quant à la Case du chef, elle contribuera à renforcer l’autorité des chefs, notamment dans la résolution des conflits intercommunautaires, en vue de la cohésion sociale.

“Ces infrastructures bénéficieront non seulement à l’autorité de l’Etat dans l’exercice de ses pouvoirs régaliens, mais aussi et surtout à la population civile qui aspire profondément à la paix et à la justice”, indique le Chef du Bureau de la MINUSCA à Paoua, Amadou Diong, précisant que la Mission va continuer ses efforts d’appui à l’extension de l’autorité de l’Etat, la Cohésion Sociale et la Protection des Civils dans toutes les Sous-préfectures  et la préfecture de l’Ouham-Pendé ainsi que dans le reste de la Centrafrique.

 Les projets à impact rapide sont mis en œuvre par la MINUSCA conformément au volet multidimensionnel de son mandat et constituent une solution d’urgence aux besoins essentiels des populations dans le contexte post-conflit du pays. Les projets à impact rapide ont également pour objectif principal d’accompagner le gouvernement dans ses chantiers prioritaires. La MINUSCA va consacrer 1.700.000.000 de francs pour la réalisation de 100 projets à impact rapide dans le pays, dans le cadre de l’exercice 2016-2017. 

 

**********Minusca***********

 

 

 

DEPECHE RJDH-RADIO COMMUNAUTAIRES

 

LE GOUVERNEMENT ET LES AGENCES DES NATIONS-UNIS LANCENT LA MISE EN ŒUVRE DU PLAN TRIENNAL DE REPONSE HUMANITAIRE

 

La mise en œuvre du plan de réponse humanitaire 2017-2019 a été lancée ce jour par le gouvernement et les agences des Nations-Unies. Ce plan permettra d’apporter de l’aide à plus d’un million de Centrafricains en trois ans.

Ce plan triennal est financé à hauteur de 399,5 millions de dollars soit environs 219 725 000 FCFA. Il permettra d’atteindre 1.6 millions de personnes qui, selon les statistiques des agences du système des Nations-Unies,  sont dans le besoin.

Ce plan triennal, selon  Michel Yao représentant du Coordonnateur Humanitaire en Centrafrique, est basé sur trois piliers, « le premier pilier est de sauver des vies, le second  respecter les droits fondamentaux et le troisième  objectifs préserver la dignité humaine, ce dernier est un  complément du plan de Relèvement du gouvernement Centrafricain » présente –t il avant de permettre la réévaluation semestrielle du plan.

La sécurité alimentaire est le gros lot du plan triennal de réponse humanitaire, « dans ce plan de réponse 2017, la sécurité alimentaire occupe le premier poste des dépenses avec 128.5 millions de dollars compte tenu de l’insécurité récurrente dans les zones agricoles qui ont sans nul doute affecté les récoltes et maintenir un niveau alarmant d’insécurité alimentaire » a expliqué le coordonnateur humanitaire.

Virginie Mbaikoua, ministre des Affaires Sociales et de la Réconciliation Nationale se félicite de ce plan Humanitaire qu’elle pense être proche de la réalité « ce travail d’équipe qui a permis la production d’un  plan humanitaire proche de la réalité, pose un diagnostic objectif sur la situation humanitaire en Centrafrique », déclare-t-elle avant d’engager les deux parties dans la mobilisation des ressources, «  nous devons sans relâche mobiliser les bailleurs afin que le plan de réponse soit financé dans des proportions qui nous permettent de continuer à sauver des vies ».

L’évaluation des besoins humanitaires est basée sur des évaluations menées entre Janvier 2015 et Aout 2016./

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L’ONG PNRM FAIT LE BILAN DES FONDS ENGAGES DANS L’ACTION HUMANITAIRE DANS LE CENTRE ET LE NORD DU PAYS

 

Le bilan de  l’action humanitaire réalisé par l’ONG PNRM en 2016 dans certaines villes a été présenté le jeudi 12 janvier 2017. Le point a été fait lors de la revue annuelle de cette organisation tenue à Bangui.

1.176 000 dollar soit 570. 360 000F cfa, c’est le montant de l’argent injecté dans l’action humanitaire dans le nord et centre du pays par l’ONG PNRM. Cet argent qui représente  47% du budget annuel de l’ONG PNRM, a permis d’apporter de l’assistance aux populations de Kouango, Grimari, Nana Gribizi et Kabo, touchées par de graves crises humanitaires, selon cette ONG.

Selon Thierry Ezéchiel Yongo chargé de mission de PNRM, ces fonds ont permis d’apporter diverses aides à plus  de 47 000 personnes dans les zones ciblées, chiffre qui représente 50% de la prévision.

La revue de l’ONG qui prendra fin ce jour permettra de faires les perspectives 2O17 en matière humanitaire./

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LE COORDONNATEUR DE L’ITIE FAIT LE POINT DE LA MISE EN ŒUVRE ACTUELLE DE L’INITIATIVE

 

Le Ministre, secrétaire technique de l’Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives en Centrafrique (ITIE-Centrafrique), Robert Moïdokana  a présenté ce 13 janvier 2017 la mise en œuvre actuelle de l’initiative. Selon lui, l’insécurité et l’indisponibilité des données dans années 2013 à 2015 ne favorisent pas l’établissement du 4e Rapport et la demande de la levée de la suspension du pays.

La République Centrafricaine, a été suspendue le 10 avril 2013 de l’ITIE pour cause d’instabilité politique et de l’insécurité qui ne favorisent pas la mise en œuvre rigoureuse de l’initiative. C’est après le retour à l’ordre constitutionnel le 30 mars 2016 que les activités ont été relancées.

Selon Robert Moïdokana, dès la mise en place du nouveau Gouvernement, le Premier Ministre a aussitôt convoqué la session ordinaire du Conseil National de l’ITIE-RCA en vue d’examiner les modalités de la mise en œuvre des  recommandations de l’Administrateur Indépendant, « c’est ainsi que fut organisé le 27 juillet 2016, la session ordinaire qui a permis d’adopter le plan de travail 2016-2017 et la restructuration des organes de la mise en œuvre par la mise en place du Comité National de Pilotage de l’ITIE-RCA présidé par le Premier Ministre », a-t-il présenté.

Dans le cadre de la préparation de la relance des activités nationales de l’ITIE, plusieurs textes officiels ont été signés, « le Décret portant réorganisation du dispositif institutionnel et fonctionnel de l’ITIE-RCA et les Décrets entérinant la désignation des membres du Comité National de Pilotage et du Secrétariat Technique pour une période de cinq (05) ans. Le nouveau Comité National de Pilotage a tenu sa première session ordinaire le 23 décembre 2016.Au-delà d’une session de prise de contact, elle a permis de relancer les activités nationales de l’ITIE et d’actualiser le Plan d’Action ITIE-RCA de 2017 », a expliqué Robert Moïdokana.

L’insécurité et l’indisponibilité des données empêchent encore l’élaboration du 4e rapport ITIE-RCA, « nous ne pouvons demander la lavée de la suspension cette année. Nous devons d’abord procéder à l’évaluation du secteur et au renforcement de la capacité du Comité National de Pilotage. Après l’instabilité politique qui dont le problème a été réglé, il y a encore l’insécurité qui ne favorise pas le bon fonctionnement de l’initiative », a soutenu Robert Moïdokana.

Selon les informations du RJDH, le Gouvernement Centrafricain a augmenté en 2017 le budget de la mise en œuvre de l’ITIE-Centrafrique. De 29 millions pendant la transition, ITIE-Centrafrique aura 87 millions pour son fonctionnement.

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MENACES D’AFFRONTEMENT ENTRE ANTI-BALAKA ET LE MOUVEMENT 3R DANS LE NORD

 

Des regroupements de mouvements Anti-Balaka et 3R sont signalés ces derniers temps dans le Nord de la RCA. De sources concordantes les menaces d’affrontement entre ces deux groupes armés sont plus en plus réelles. 

Le commandant des Anti-Balaka de la région reconnait avoir procédé au regroupement des éléments. Pour lui, cette décision est prise suite aux informations qui font état d’éventuelle attaque de 3R « nous avons des informations qui indiquent que le mouvement 3R se prépare pour attaquer notre position. Nous savons que le mouvement a reçu des renforts. C’est pour cela que nous avons ordonné le regroupement des éléments pour que nous soyons prêt afin de faire face à toute éventualité » confie –il au RJDH.

Le porte-parole du mouvement 3R accuse les Anti-Balaka de préparer une attaque. Selon lui, la ville de Koui où se trouve 3R est entourée par les éléments Anti-Balaka, « nous avons reçu des informations sur le regroupement des Anti-Balaka de la région du Nord. Ils ont encerclé la ville de Koui. Il ya de réelles menaces d’affrontement au moment où je vous parle. Nous, c’est le DDRR que nous attendons mais s’ils nous attaquent, on sera obligé de nous défendre », explique ce dernier.

En visite dans la région, mi-décembre, les députés de la région du Nord avaient exigé le retrait du groupe armé 3R  de la ville de Koui. Un proche du général Sidiki a confié au RJDH qu’il est impossible que leur mouvement quitte la localité comme prévue, « si nous partons de Koui, c’est la catastrophe assurée. Dans ces conditions, le retrait n’est pas envisageable », précise cette source.

Malgré les rencontres que les députés du nord ont eues avec ces deux groupes armés, les menaces d’affrontement sont restées réelles. Le 05 janvier, soit trois semaines après le départ des élus de la nation, des combats ont opposé les deux mouvements à 20 Km de Bocaranga.

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UN DES BUS DE LA SOCIETE BENAFRIQUE PART EN FUMEE PRET DU CENTRE-VILLE DE BANGUI

 

Un des gros bus de la société BENAFRIQUE a pris feu ce matin devant l’ENERCA à quelques mètres du centre-ville. Les causes réelles de cet incident ne sont pas encore établies.

Seuls le chauffeur et son receveur étaient à bord du véhicule quand il a pris feu. Le bus avait quitté le PK0 pour se rendre au PK12, sortie nord de Bangui. Le chauffeur interrogé par le RJDH dit n’avoir pas une idée précise sur l’origine de l’incendie. Il confie toutefois que le feu est parti du derrière « le receveur et moi étions seuls à bord du bus pour aller au PK 12. Arrivés  devant de l’ENERCA, un autre chauffeur de BENAFRIQUE m’a signalé que le véhicule est en train de prendre feu. C’est ainsi que nous sommes sortis pour essayer d’étreindre le feu, mais en vain. Pour le moment, je ne sais pas ce qui a provoqué l’incendie », fait-il savoir.

La direction de la société contactée n’a pas souhaité réagir à chaud. Elle promet donner sa position dans un communiqué de presse qui, selon un cadre de la direction de BENAFRIQUE, sera publié dans les prochains jours. La direction dit être concentrée sur l’évacuation de l’épave qui se trouve encore sur l’avenue de l’Indépendance où le bus a pris feu.

Une douzaine de bus BENAFRIQUE est mis en circulation depuis le 29 décembre 2016. Cette société est tenue par un sujet béninois.

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UNE FEMME PRESUMEE SORCIERE ECHAPPE A LA JUSTICE POPULAIRE A BERBERATI

 

Une femme d’une trentaine d’année présumée sorcière a échappé à la justice populaire le 11 janvier dernier au quartier Lomie à Berberati. Elle a été accusée d’être à l’origine de la mort d’un jeune décédé dans un accident de chasse. L’accusée a eu la vie sauve grâce à l’intervention de la Minusca.

Pour établir la culpabilité de cette femme présumée sorcière et passer à la justice populaire, les jeunes se sont fondés sur la conclusion des marabouts consultés. La monté de la justice populaire est préoccupante à l’intérieur du pays en dépit de la session criminelle de la Cour d’Appel.

Selon les informations proches de jeunes contactés par le RJDH, les preuves sont irréfutables  «nous avons cotisé de l’argent au total 60.000 pour consulter les différents marabouts. Après vérification, Yvette Yagbané a été déclarée coupable par les quatre féticheurs d’être à l’origine du décès de notre compagnon qui est père de 4 enfants », a expliqué l’un des jeunes.

Les activistes des droits de l’homme condamnent cette pratique Minusca « nous condamnons cette pratique de justice populaire après plusieurs campagnes et exhortons les gens à opter pour la vraie justice au lieu de se venger eux-mêmes » a indiqué une source proche des ONG de Droits de l’Homme.

La nommée Yvette Yagbané a eu la vie sauve grâce à l’intervention de la Minusca. Ce phénomène devient fréquent dans la ville de Berberati à chaque début de la saison sèche.

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LA MINUSCA CONFIRME LA BASTONNADE COLLECTIVE DES FEMMES A KAGA BANDORO

 

Les femmes dont leurs maris et fils font partie des ex-Séléka, sont passées à tabac par le général Alkatim Mahamat, le 9 janvier 2017 à Kaga Bandoro. La Minusca dit avoir reçu des informations des violences perpétrées contre les femmes et des hommes dans cette ville et annonce mener des investigations.

Beaucoup des femmes dont les maris et enfants sont enrôlés dans la Coalition Séléka à Kaga Bandoro sont inquiètes et exigent de Alkatim du MPC des informations sur leurs proches envoyés au combat. Ces cris de détresse des femmes interviennent quelque mois après les violentes attaques de Ndometé et de Kaga Bandoro en 2016 des Séléka contre la population civile.

Des sources proches des victimes, le bastonnade est intervenu après l’audience qu’a accordée le général Alkhatim à ces femmes « le général Alkathim a accepté la demande d’audience des femmes, mais il n’a pas supporté le ton avec lequel ces femmes ont exprimé leur désarroi. C’est ainsi qu’il a ordonné à ses éléments de passer ces femmes aux fouets » a indiqué ces sources.

Le MPC du général Alkathim est cité dans plusieurs cas de violations des droits humains. Le RJDH a tenté sans succès de joindre ce dernier pour sa version des faits.

 

***** RJDH *****

 

 

 

 

TOURNOI INTERCONFESSIONNEL DE FOOTBALL « ISAAC ZOKOUE » SUR LE TERRAIN DE MAYA-MAYA DANS LE 6ÈME ARRONDISSEMENT DE LA VILLE DE BANGUI

 

 

Chose promise, le jeudi 12 janvier 2017, lors d’une conférence de presse animée par le coordonnateur de la « Fédération Isaac Zokoué », Jonathan Zokoué, la  reprise des activités socioculturelles et sportives a bien été effective, le samedi 14 janvier dernier.

En effet, le terrain de football de la sous-ligue de Maya-Maya dans le 6ème arrondissement de la ville de Bangui, avait vibré au rythme de deux rencontres de football.

La première rencontre mettait aux prises Elé-Songo (3ème arrondissement) et l’Ecole de Football Jimmy Yanibada (2ème arrondissement), qui s’est soldée sur le score de trois (3) buts à un (1), en faveur de l’équipe Elé-Songo.

Quant à la seconde rencontre, elle avait vu la victoire de l’ASEC de Kina (6ème arrondissement) sur le 5ème Sport (5ème arrondissement) par le score de deux (2) buts à un (1).

Entretemps, à la pause et à la fin de la première rencontre, il y a eu entre autres, des jeux-concours sur la Fédération Isaac Zokoué et la cohésion sociale ; le discours d’un membre de la Fédération Isaac Zokoué (en français et sango) ; les allocutions des autorités du 6ème arrondissement (député, maire et chef de quartier) ; et celles des organisations religieuses. Il y a eu aussi à cette occasion, des messages de paix, adressés au grand public présent lors de ces deux rencontres de football.

Des interventions des uns et des autres, il est ressorti que feu pasteur Issac Zokoué est un partisan de la paix, de l’unité en RCA (il avait eu à réconcilier Abel Goumba et David Dacko lors du Dialogue National de 2003). C’est aussi l’un des premiers initiateurs de la plateforme religieuse en RCA. Donc pour ce samedi 14 janvier 2017, il y a de la joie, de la paix, de la cohésion sociale et du vivre ensemble dans le 6ème arrondissement de la ville de Bangui. Ce qui a fait que trois (3) équipes de football d’autres arrondissements s’étaient déplacées sans incident, pour jouer dans le 6ème arrondissement, sur le terrain de football Maya-Maya.

Il est à préciser que tout avait débuté par des prières élevées à Dieu par un chrétien et un musulman. C’est pour autant dire que le « sport unit les peuples », et c’est bien vrai.

 

Le Petit YEKOA

 

 

CENTRAFRIQUE: LE PRESIDENT TOUADERA RECLAME DE L’AIDE POUR "PREVENIR LE PIRE"

 

 

Le président de la Centrafrique Faustin-Archange Touadéra s'est alarmé de la situation humanitaire dans son pays ravagé par la guerre, demandant 21,5 millions de dollars pour aider le programme alimentaire mondial (PAM) "à prévenir le pire".

"Le PAM a besoin de 21,5 millions de dollars pour être en mesure de prévenir le pire. Je joins ma voix à la sienne pour appeler les bailleurs ainsi que toutes les bonnes volontés à nous aider à mobiliser cette somme qui permettra de sauver des milliers de vies centrafricaines", écrit le président Touadéra dans un communiqué daté de jeudi.

"Le PAM a récemment annoncé qu'à partir de la fin du mois de janvier, si rien n'est fait, il cessera d'apporter une assistance à des milliers de personnes qui ne doivent leur survie qu'à cette aide. L'heure est donc grave car plus de 400.000 personnes dont 140.000 déplacés et 9.900 réfugiés risquent d'en pâtir", a ajouté le président Touadéra dans son communiqué relayé vendredi par le bureau des Nations unies pour les affaires humanitaires (Ocha).

"Une flambée des prix des denrées alimentaires de première nécessité pourrait entrainer un embrasement dont la Centrafrique n'a pas besoin", a-t-il souligné, rappelant que "la recrudescence de la violence exacerbée par les groupes armés, depuis septembre 2016" a provoqué 70 000 nouveaux déplacés.

La communauté internationale a promis plus de deux milliards d'euros pour aider la Centrafrique lors d'une conférence des donateurs à Bruxelles en novembre 2016.

Le pays, qui compte 4,5 millions d'habitants, a basculé dans le chaos en 2013 avec le renversement du président François Bozizé par la rebellion Séléka défendant la minorité musulmane, entraînant une contre-offensive des groupes anti-Balakas majoritairement chrétiens.

L'opération militaire française Sangaris (décembre 2013-octobre 2016) puis la Mission des Nations unies (Minusca, quelque 12.500 hommes) ont permis l'élection début 2016 du président Touadéra.

L'autorité de l'Etat peine cependant à s'exercer au-delà de la capitale Bangui. Dans l'intérieur du pays, des groupes armés continuent de se battre ou de menacer les civils pour le contrôle du bétail ou des diamants.

Trois Casques bleus ont été tués début janvier 2013.

AFP

 

 

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