Tous les Info du Mardi 15 Novembre 2016

Cmn 2345 du mard 15 nov 2016

LA JUSTICE POPULAIRE, MODE OPERATOIRE DES JEUNES : JULIENNE, UNE PRESUMEE SORCIERE BLESSEE GRIEVEMENT AU VILLAGE KAPOU

 

 Après l’accalmie de ces derniers temps, la justice populaire, refait surface dans la préfecture de la Lobaye. Tout se passe comme si c’est le sport préféré ou le mode opératoire des jeunes pour mettre un terme à la vie des gens qu’ils soupçonnent de pratiquer la sorcellerie.

En effet dans la nuit du vendredi 11 au samedi 12 novembre 2016, une mère  prénommée Julienne a été grièvement blessée par des jeunes au village Kapou, situé à 38 km5 sur l’axe Bangui-Mbaïki. Tout est parti du décès d’un enfant aux environs de 15 heures. D’après les témoignages d’une habitante de Kapou, «  un  enfant est tombé malade. Son père l’a amené chez un guérisseur traditionnel  dans un autre village et il l’a soigné. Il l’a ramené au village Kapou. Quelques jours après, durant une nuit, l’enfant s’est mis à crier en disant que trois (3) femmes sont venues le chercher. Il les connait mais il lui impossible de prononcer leurs noms. Après cette révélation qui s’apparente à un rêve, la santé de l’enfant n’était plus aux beaux fixes.

Voyant cela, son père l’a reconduit chez le même guérisseur. Et ce dernier de lui dire  qu’il ne peut rien faire pour l’enfant. S’il désire que son fils reste en vie, il faut qu’il le ramène à Kapou et le confie aux trois (3) femmes afin qu’elles guérissent son enfant. Entre temps, le guérisseur a fait le portrait de ces femmes présumées sorcières au père de cet enfant.

De retour au village Kapou, ce père a préféré admettre son fils au centre de  santé de Kapou. La santé de l’enfant se dégradait du jour en jour. On lui a posé un sérum. Et finalement aux environs de 15 heures de ce vendredi 11 novembre 2016, l’enfant a rendu l’âme et son corps est ramené au domicile des parents. Mais le père de l’enfant a interdit systématiquement aux habitants de Kapou de venir à la place mortuaire.  Il a pris des bâtons entre ses mains. Et personne n’a osé entrer dans sa concession parce qu’il les menaçait de mort. Il n’y avait que lui et ses fils qui ont lavé le corps, creusé une tombe. C’était finalement à 19 heures que l’enfant a été enterré sans la présence des habitants du village Kapou ».

Et d’ajouter, « chose curieuse, aux environs de 23 heures, des jeunes non identifiés ont fait irruption au domicile de Julienne. Ils l’ont extirpée de sa maison, ont bandé sa bouche tout en menaçant ses petits fils de ne pas crier. Ils l’ont trainée par terre jusqu’à sous les palmeraies qui se trouvent derrière l’église catholique. C’était au petit matin que ses petits fils se sont lancés à sa recherche et l’ont trouvée au lieu indiqué ci-dessus. Ces jeunes, à coups de machette, ont blessé grièvement Julienne au niveau de son nez et de son front. On voyait même l’un des os de son crâne. Ne pouvant pas la soigner au centre de santé de Kapou, elle a été évacuée dans un hôpital à Bangui.

 Le lendemain matin, les gendarmes de Bossongo sont venus faire le constat et ils étaient repartis sans pour autant mettre la main sur l’un des criminels ».

 Cette même habitante a conclu en ces termes : « les jeunes du quartier Lamonzo ne sont pas à leur premier forfait. Dans un passé, ils ont failli enterrer vivantes trois femmes qu’ils ont considérées comme les grandes sorcières du quartier. C’était grâce à l’intervention d’un chef que ces femmes ont eu la vie sauve ».

Cette montée en puissance de la justice populaire dans la préfecture de la Lobaye en général et le village Kapou en particulier, doit interpeller la conscience de nos gouvernants et principalement les ministres des Affaires Sociale, de la Sécurité Publique et  de la Justice. Car, il est inadmissible que des individus malintentionnés se permettent le luxe de faire la justice eux-mêmes. Si la présumée sorcière, Julienne fait partie intégrante des trois (3) femmes qui auraient mis fin à la vie de cet enfant, il était judicieux que le père de l’enfant dépose une plainte. Mais ce qui est bizarre dans cette affaire, il est difficile de connaître les auteurs de ces crimes crapuleux, odieux. Sont-ils-les parents de l’enfant ou certains jeunes qui ont agi de la sorte ? Difficile de le dire. Comme une enquête est déjà ouverte par les gendarmes de Bossongo, dans les jours à venir, les auteurs seront probablement arrêtés et traduits devant la justice pour répondre de leurs actes. Car, il est inconcevable qu’après le retour à l’ordre constitutionnel, certains compatriotes continuent de nuire à leurs concitoyens de la sorte. Il convient aussi de souligner à ceux qui sont censés dire le droit, rien que le droit, de faire leur travail comme il se droit. La sorcellerie existe bel et bien en Centrafrique et une loi doit aussi être votée par les députés, car ce sont des pratiques occultes qu’il est difficile d’apporter des preuves. Mais certaines personnes sont capables de dire que telle ou telle personne est sorcier ou sorcière. Malheureusement, pour faute de preuve, ils sont toujours acquittés par la justice. Raison pour laquelle, les jeunes s’adonnent à la justice populaire.

 

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

LA RESOLUTION D’UNE CRISE EN AFRIQUE, PASSE TOUJOURS PAR LA FRANCE :

LES CHEFS D’ETATS AFRICAINS N’ONT-ILS PAS LA CAPACITE ?

 

Partout en Afrique, la France est toujours en première ligne dans la résolution du conflit. Aujourd’hui les militaires français sont présents en Centrafrique, notre pays, au Mali, en Lybie et nous en passons. Tout se passe comme si les autres pays occidentaux qui ont colonisé l’Afrique n’existent que de nom à l’heure actuelle, ou n’ont pas de soldats aguerris pour intervenir dans un conflit en Afrique. Et pourtant le Portugal, la Belgique, l’Espagne, l’Angleterre, pour ne citer que ces pays, ont activement participé à la colonisation de l’Afrique, tout comme la France. Mais force est de constater que ces pays n’interviennent pratiquement pas militairement pour tenter de mettre fin aux différents conflits qui ensanglantent l’Afrique. Chaque jour, on nous dit que la France est intervenue dans tel ou tel conflit qui a surgi quelque part en Afrique.

Mais pourquoi toujours la France ? Les chefs d’Etats africains n’ont-ils pas la capacité de résoudre leurs différends ? A quoi sert l’Union Africaine ? Faut-il absolument faire recours à la France ? Autant de questions qui dépassent l’entendement humain. Et pourtant, certains présidents africains ont  fait plus de vingt (20) ou trente (30) ans au pouvoir. Et nous avons pensé pour notre part qu’ils sont mûrs, tellement mûrs pour aider les autres, surtout ceux dans leurs pays sont en crise, à y mettre fin. Mais plus de cinquante (50) ans après l’indépendance, aucune initiative n’est prise à cet effet.

L’Union Africaine (U A) vogue au gré du vent. A chaque crise en Afrique, on fait toujours appel à la France. Et pourtant certains pays africains sont  militairement forts. Nous citons entre autres l’Afrique du Sud, l’Egypte, la Lybie au temps de Mouammar Khadafi, et récemment le Tchad, le Soudan du Nord et tant d’autres. Ces pays précités sont capables d’intervenir pour étouffer dans l’œil les différentes rebellions qui germent en Afrique. Mais hélas, tel ne semble pas être le cas. Notre pays la RCA, est déchiré depuis plus de trois (3) ans par une crise larvée, engendrée par la coalition Séléka. Certains pays africains ont déployé leurs soldats en Centrafrique. Au lieu que ces derniers se comportent comme de vrais soldats africains, ils se sont encore déguisés en bourreaux de leurs frères africains, c’est-à-dire les Centrafricains. Mêmes certains contingents africains de la Minusca sont encore devenus des complices, et par leur truchement, favorisent le grignotement du territoire centrafricain par leur pays respectif. Ce ne sont pas les populations de la Nana-Mambéré, de l’Ouham, de l’Ouham-Péndé et consorts qui nous démentiront. Et ce n’est un secret pour personne.

A vrai dire, ce sont les Africains eux-mêmes qui tuent leur continent. Si les Chefs d’Etats parlent le même langage, adoptent une position commune face à une crise qui est survenue dans un pays africain, nous osons croire que les rebellions, les coups d’Etat ne pourront plus se perpétuer en Afrique. Mais, chacun ne voit que son intérêt et non l’intérêt du peuple africain. Quand les criminels, les hors-la-loi, les va-t-en-guerre, tuent, violent, massacrent, font des carnages, incendient des maisons, cette situation alarmante, déplorable, ne leur fait ni chaud, ni froid. Ils se cramponnent toujours derrière leur pouvoir. Venir en aide à leurs compatriotes africains, n’est pas leur affaire. Il faut toujours faire appel aux puissances occidentales, dont la France, pendant que leurs administrés broient du noir. Les chefs d’Etats européens réfléchissent-ils mieux que ceux de l’Afrique qui ne peuvent pas concevoir un plan de sortie d’une crise honorable ? Faut-il toujours recourir à ceux-là ?

Non, non et non. Essayons dès à présent de mettre en place un mécanisme de résolution d’une crise en Afrique et de mettre sur pied un bataillon africain d’intervention rapide pour palier à toutes éventualités. Ce faisant, les présidents africains ne tendront pas constamment la main à ces puissances occidentales pour venir éteindre le feu qui brûle leur pays. C’est l’incompétence et la non clairvoyance de nos dirigeants qui nous ont amenés à ce stade : recourir inéluctablement à la France et autres pays occidentaux pour un petit problème, c’est vraiment dommage pour l’Afrique, son peuple et ses dirigeants.

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

 

 

 

ECOBANK : BRICE MARTIAL BAIDOU, HUISSIER DE JUSTICE, LIBRE ; LA VICTOIRE DU DROIT SUR LES FORCES OBSCURES ET DEMONIAQUES

 

 

Depuis le samedi 12 novembre 2016, Brice Martial Baïdou, Huissier de Justice, arbitrairement retenu à la SRI, suite à la vente aux enchères publiques régulière, du véhicule de commandement de marque   VX Prado, du Directeur général d’Ecobank Centrafrique, est libéré. Pour un petit problème de management, qui ne pouvait nullement faire des vagues jusque sur la place publique, le directeur général d’Ecobank, Sylvain Pendi a mis en avant un orgueil mal placé. Entre un DG et un collaborateur, pouvait-on en arriver là ? Didace Sabone, rétrogradé de manière humiliante, sans motif raisonnable, a fait valoir ses droits au Tribunal du Travail qui a exigé du DG son rétablissement dans son statut de Directeur, le paiement de ses indemnités suspendues. Entre temps, deux (2) directeurs ont déjà fait les frais de la stratégie sournoise du DG, Sylvain Pendi, qui consiste à les pousser à la démission. Le DG récupère alors les postes pour y nommer ses propres compatriotes ou ses amis, car les Centrafricains ne sont pas des êtres humains. Le pays étant en crise, les Centrafricains ne valent rien, ils sont pourris, ils ne méritent pas des postes dans la hiérarchie supérieure d’Ecobank. Sylvain Pendi doit alors purger la banque, en plaçant les Centrafricains au bas de l’échelle.

L’orgueil aidant, Sylvain Pendi n’a voulu entendre raison. Ecobank a un Directeur juridique et des Conseils, mais ils n’ont pu peser dans la balance. Du Tribunal de Travail, l’affaire arrive au Tribunal de Grande Instance de Bangui (TGIB) qui rend une décision exécutoire. Un Huissier de Justice, Maître Martial Baïdou, est saisi pour une exécution immédiate de cette décision. Pour environ deux (2) millions de F CFA seulement, le DG, au lieu de s’exécuter, laisse passer les jours. Cependant, la procédure de la saisie-vente est enclenchée au su et au vu du DG, du Directeur juridique et des avocats. Ecobank a été déboutée à deux reprises par le TGIB, avant et après la vente du véhicule. Voyant la situation perdue, Sylvain Pendi pense qu’en politisant le dossier, il s’en tirerait à bon compte. Mais hélas, peine perdue. L’Agent d’exécution Brice Martial Baïdou a été arrêté. Mais son professionnalisme dans la procédure d’exécution s’est imposé comme un bloc de pierres face au torrent. Que Sylvain Pendi aille voir le soleil, la lune, il doit se résoudre à se plier devant le DROIT.

Le dossier continue de gravir les échelles en appel pour ce mardi 15 novembre 2016. Le Conseil d’Administration est totalement démissionnaire, alors qu’il s’agit d’un simple problème de management des ressources humaines. Des problèmes qui se traitent en interne, avec recours devant le Conseil d’Administration, en cas de non conciliation. Le DG Sylvain Pendi mépriserait-il aussi le Conseil d’Administration ? Ces derniers temps, le DG se livre à du chantage auprès de certaines personnalités, évoquant la fermeture de la banque, comme on fermerait une boutique libanaise. La fermeture d’une banque obéit à des procédures complexes, dont celle de la commission des banques ; soit, le DG agite l’épouvante d’une faillite d’Ecobank, pour faire entendre sa voix. Le DG prend-il les Centrafricains pour des naïfs qui vont le prendre pour le père Noël financier de la RCA ? La RCA est certes structurellement en retard par rapport aux pays voisins, mais elle n’est pas dépourvue du DROIT. Le pouvoir judiciaire est libre, indépendant et n’a de leçon à recevoir de personne, encore moins d’un DG, fut-il d’Ecobank. Depuis l’implantation d’Ecobank, la Banque Panafricaine, c’est la première fois qu’en moins d’un an après sa nomination, un DG est aussi impopulaire, aussi tonitruant à la tête de cette institution financière. C’est l’unique académicien financier que l’Afrique dispose et que toute la planète doit se soumettre à sa volonté. Sylvain Pendi n’a pas sa place à Ecobank Centrafrique.

(Affaire à suivre).

 

Julien BELA

 

 

 

 

 

 

 

 

YAOUNDE : POUR 400.000F CFA, ELLE TROUVE LA MORT APRES AVOIR ALLAITE UN CHAT

 

 

 

Pendant longtemps, des bruits ont circulé à Yaoundé à propos du sein d’une femme qui se suce à 50 Fcfa. Cette fois, c’est une affaire d’un sein qui s’est sucé à 400 000 Fcfa, avec à la clé, une mort mystique.

 

Pendant longtemps, des bruits ont circulé à Yaoundé à propos du sein d’une femme qui se suce à 50 Fcfa. Cette fois, c’est une affaire d’un sein qui s’est sucé à 400 000 Fcfa, avec à la clé, une mort mystique. Selon cette histoire relayée par certains confrères, la jeune Ada, âgée de 15 ans, trouve mystérieusement la mort samedi 24 novembre 2012, après avoir allaité un chat. Vendredi la veille, alors qu’elle se rend à l’école, elle est approchée par un monsieur, à bord d’une « grosse cylindrée » de marque Toyota VX, qui l’invite gentiment à la déposer à son établissement. Tentée, l’adolescente cède. C’est ainsi que, chemin faisant, le chat du monsieur, transporté à bord du même véhicule, se met à miauler. Sans embarras, ce dernier demande à la jeune fille d’allaiter son chat, afin de le calmer. Seul argument développée par la gamine, « mon sein ne coule pas encore », rapporte des proches de la famille plus tard. A cours d’arguments, l’ignoble monsieur propose à l’adolescente, la somme de 800 000 Fcfa pour l’y encourager. Soit 400 000 Fcfa pour chaque sein. Jamais, de toute sa vie, elle n’avait entendue parlée d’autant d’argent. Raison pour laquelle, elle accepte et reçoit en retour, la somme promise. Seulement, une fois parvenue à l’école, elle est victime de démangeaison au bout de chaque sein. De retour chez elle, les démangeaisons ne cesseront pas. Effrayée, elle décide d’en parler à sa mère qui la conduit à l’hôpital. Les médecins ne décèlent aucune anomalie, pourtant, les démangeaisons continuent et les seins de la jeune fille commencent à enfler et deviennent de plus en plus douloureux. Sentant sa fin proche, la demoiselle s’est mise à raconter son histoire à qui voulait bien l’entendre. Plus tard dans la soirée, elle a rendu l’âme sous les regards impuissants du corps médical, se plaignant d’atroces douleurs. L’homme au chat est demeuré introuvable…du moins jusque-là ! 

 

Cameroun.info

 

 

EN SE FAISANT SUCER LES SEINS PAR UN CHAT, UNE FILLE MEURT À POINTE-NOIRE

 

C’est l’histoire de Nanou, une jeune fille de 24 ans, qui habitait le quartier DIBODO, à Pointe-Noire, cette sorte de township à la congolaise, où la misère côtoie la maladie et où aucune perspective d’avenir ne s'offre à ses habitants.

Le quartier DIBOKO donne l’image d’un environnement fermé, où la vie s’est longtemps arrêtée. Les filles n’ont généralement de job que la prostitution, et les hommes, petits caïds, se cherchent dans la contrebande et le crime.

Tel est le monde dans lequel, Nanou a passé ses 24 ans de vie sur terre, avant de croiser le chemin de Georges, un jeune entrepreneur de Pointe-Noire, le 24 décembre 2011.

Dans la ville océane, les filles de joie, déambulent le long des trottoirs du centre-ville, de jour comme de nuit, pour rechercher les hommes qui peuvent payer « une passe ». Comprenez une relation sexuelle tarifée.

Dans le langage qui est le leur, c’est pointer sa journée. Sortir pour se chercher et donc remplir une forme de travail qui leur permettra, de faire face aux besoins de la vie.

C’est en remplissant cette tâche ingrate, dont le tort revient en premier aux gouvernants, qui n’arrivent pas à créer les conditions du progrès au Congo, que Nanou s’est fait aborder, par Georges qui était à bord d’une voiture rutilante.

Il était 14H00. Pour la journée, la jeune fille ne pouvait rêver mieux. En effet, les hommes aux grosses cylindrées aux vitres tintées, sont réputés être de bons payeurs.

 C’est donc avec un enthousiasme certain, que Nanou s’est précipitée dans la voiture de Georges, avant de se mettre entièrement et totalement, à sa disposition.

Georges a dit vouloir faire « la revue des troupes », avant de voir comment organiser la journée avec Nanou. Vous avez dit « revue des troupes ? » demanda Nanou à Georges. Oui répondit-il, c’est pour moi une façon d’éviter la mécanique.

 Georges a poursuivi en expliquant à Nanou, qu’il n’aime pas une fois capturée, que la proie soit aussitôt mangée. C’est pourquoi, il opte habituellement, à faire un tour de ville avec la fille, pour mieux la connaître, échanger avec elle sur tous les sujets et comme le boa, une fois la proie devenue humide et préparée, l’avaler sans trop de difficultés.

 C’est ce tour, qu’il appelle «  revue des troupes » qui se prolonge généralement par des attouchements, dit-il, pour jauger le niveau d’huile de sa partenaire.

 Sacré Georges, il avait sorti toute sa drague en peu de temps, pour rassurer sa proie. Les épicuriens de Pointe-Noire, traitent de proie en effet les femmes de joie de leur ville.

 Petite ville, Pointe-Noire qui compte près d’un million d’habitants, se parcourt en moins de deux heures en voiture. Deux heures après l’avoir pris dans son véhicule, Georges a proposé une pause alcools à Nanou à la sortie nord de la ville, au quartier NGOYO.

 Là-bas, ils ont trouvé un NGANDA, qui est comparable à ce qu’on appelle en occident café. A deux, ils ont pris pas moins de trois bières de 65 cl chacun.

 Et au bout de quatre heures de temps, Georges a proposé à Nanou, de continuer la journée du côté de la côte sauvage, à 30 minutes du quartier NGOYO.

 L’ambiance était bonne dans la voiture, avec en fond musical, le célèbre Sens-Inverse du musicien franco-congolais, Koffi Ollomide.

 Survoltée, Nanou avec l’effet des alcools, croyait avoir touchée le toit du ciel. Elle rêvait déjà d’une relation suivie, avec un « client » qui finira par devenir fidèle. Elle se laissait « jauger » par cet homme d’affaires vicieux.

 Trente minutes après, Georges et Nanou arrivent à la côte sauvage. Il était 20H3O, et le vent marin qui balaie la côte, a fait monter d’un cran, l’adrénaline dans cette grosse cylindrée.

Nanou était à la manœuvre pour justifier son gagne-pain. En caressant la poitrine velue de Georges, elle entend des miaulements dans la voiture et se retourne et voit un chat tout blanc, allongé sur la banquette arrière.

D’où sors ce félin ? Questionna Nanou. Georges ne comprit pas cette question et lâcha : ne l’avais-tu pas vu ? Non répondit Nanou. Georges de poursuivre qu’il miaule parce qu’il a faim.

Et de demander à Nanou de lui donner ses seins, afin qu’il les suce, le temps de trouver après les ébats, une boutique proche, pour lui acheter un vrai repas.

Refus catégorique de Nanou, qui a vu son offre de prix de la journée être réévaluée par Georges, passant de 30.000 FCFA comme initialement convenu à 100.000 FCFA, l’équivalent de 152 euros.

A ce prix, elle a cédé, tout en se laissant rassurer par Georges, qu’elle aura désormais le même traitement chaque semaine, en plus de ce qu’il s’engageait de lui trouver une maison décente, dans un quartier huppé et qu’il ferait d’elle sa maîtresse.

La misère fait accepter l’inacceptable. Nanou qui de sa vie, n’avait certainement jamais eu en une fois autant d’argent, sous l’effet des alcools, a accepté une folie.

Georges a disposé le chat au niveau des seins de Nanou, qui l’allaita sans trop de difficultés. L’argent roi ayant préparé son corps. Après la séance du chat, arrive celle de Georges. Là aussi, tout s’est bien passé dans la voiture.

Vers minuit, Nanou reçoit son enveloppe, et le gentil Georges se propose de l’accompagner à son domicile. Ce que Nanou accepte avec plaisir. Au rythme de « chéri, je t’aime », la voiture arrive sur l’avenue bord-bord et Nanou doit descendre, car sa rue n’est pas accessible aux voitures.

Baisers à Georges et une petite caresse au chat, elle traverse l’avenue et disparaît dans la nuit, à travers les marécages de DIBODO, son quartier.

Le lendemain matin, Georges passe un coup de fil à Nanou, pour lui informer de son déplacement à l’étranger, le jour même. Il ne sera de retour que dans 10 jours prévient-il, et ne pourra pas la joindre de l’étranger. Il demande à sa dulcinée d’être sage pendant son absence.

Nanou s’est sentie comblée, et a commencé à rêver d’une autre vie. Le lendemain au réveil, elle ressent des petites douleurs au niveau des seins. Sans s’inquiéter, elle s’occupe des tâches ménagères comme d'ordinaire.

Vers 17H00, les douleurs se font de plus en plus intenses, et la fièvre finit par gagner son corps. Alertés, ses parents l’emmènent à l’hôpital A.Cissé où avant d’entrer dans un coma profond, Nanou explique sa mésaventure à ses géniteurs, et trouve la mort peu avant minuit, avec une poitrine bien gonflée.

http://aujourdhui.cg/masolo-ya-kati/item

Par Elvis NGATSE

 

 

 

 

LA PROBLEMATIQUE DE LA RESTRUCTURATION DES ENTREPRISES ET

SOCIETES PUBLIQUES ET PARAPUBLIQUES EN CESSATION D’ACTIVITES

 

 

Depuis un certain temps, l’humanité dans son évolution, a traversé de nombreux problèmes débouchant sur différentes crises socio-politico-économiques. La RCA n’a pas été épargnée par ces crises à travers des évènements militaro-politiques ayant comme conséquences, la perte de milliers de vies humaines ; la fermeture de plusieurs entreprises et sociétés publiques et parapubliques ; la perte d’emplois entraînant la mise en chômage de milliers d’employés sans rémunération, ni dédommagement, laissant tout de même un peuple dans la souffrance et la misère.

Le phénomène de la dévaluation du franc cfa du 12 janvier 1994, décidé par les autorités monétaires de Breton-Wood, précisément la Banque Mondiale et le Fonds Monétaire International, n’a fait qu’accentuer et aggraver le sort de la population, de l’économie si fragilisée, presque inexistante sur le marché mondial, pendant quelques décennies.

En effet, la restructuration de ces entreprises et sociétés est une opération qui a pour but la réorganisation de leurs structures financières et patrimoniales, en situation difficile à travers la privation, la fusion et la réhabilitation des secteurs productifs rentables, pouvant promouvoir et redynamiser les bases d’une économie en déconfiture totale et les rendre prospères, diversifiées et compétitives tant au niveau sous-régional, régional, qu’international. Un processus complexe qui exige à la fois les compétences administratives en matière de gestion publique, des capacités juridiques, financières, approfondies et une expertise en management public et privé.

L’objectif étant d’élaborer un plan de sauvetage et de restructuration des entreprises et sociétés publiques et parapubliques aux fins de mener des négociations avec les bailleurs de fonds internationaux dans le but de pallier aux graves manquements et carences des projets d’intérêt général, nécessaires à un développement socio-économique soutenu et durable permettant de répondre aux besoins de l’humanité et d’en assurer le bien-être de la population à l’ère de la globalisation.

Malheureusement, en RCA, les régimes se succèdent et passent au pouvoir, mais se ressemblent dans leur gestion des affaires publiques. D’où les « mêmes faits produisent les mêmes conséquences ». Et ce, à cause des nominations sur des critères subjectifs (liens familiaux et parentaux, affinités politiques, amicales, religieuses…) et non sur des critères objectifs (compétence, intégrité…) des Directeurs Généraux et Présidents des Conseils d’Administration des entreprises et sociétés publiques et parapubliques en RCA. Conséquences immédiates, nous citons entre autres, le pilotage à vue ; le manque de visibilité dans la gestion financière et comptable … ayant de facto conduit bon nombre de ces entreprises et sociétés publiques et parapubliques à la banqueroute, à la faillite. Incroyable, mais pourtant vrai.

Un autre aspect non négligeable, c’est l’esprit des destructions, d’actes de vandalisme … des édifices publics que privés confondus, par les Centrafricains, qui avait pris naissance en 1979 avec l’« Opération Barracuda », ayant entrainé le renversement du régime de l’Empereur Bokassa 1er, paix à son âme, et ramené une seconde fois, feu président Dacko au pouvoir. A cette époque, les Centrafricains ( banguissois ) avaient inventé un slogan magique « Grâce à Dacko », pour se livrer à cœur joyeux, aux pillages et aux destructions systématiques des biens publics et privés. Le cas de l’UCATEX est très patent et regrettable. C’est pour autant dire que « le mal centrafricain, c’est le Centrafricain lui-même ». Alors pourquoi pleurer aujourd’hui, pour manque d’emplois et autres débouchés dans le pays ? Réfléchissons-en ensemble.                              Le Petit YEKOA

 

 

 

 

 

 

 

 

 

CENTRAFRIQUE : AU "PK5" MUSULMAN DE BANGUI, ENTRE LES ARMES ET LE COMMERCE

 « On n’est pas jihadistes, on n’est pas des bandits, on défend notre communauté », proclame un chef milicien entouré d'hommes en armes dans le quartier musulman de Bangui, l'une des poudrières de la Centrafrique et sa plaque-tournante commerciale.

A quelques encablures des mosquées et des commerces, un jeune homme surveille l'accès au QG du "groupe d'auto-défense +50/50+", la crosse d'un fusil d'assaut M-16 en évidence. Un homme cache discrètement une autre arme sous une couverture rouge.

Dans la cour d'une maison, l'"état-major" d'une demi-douzaine d'hommes est assis sur un tapis. Il a dû se réorganiser après la mort de leur chef dans un règlement de compte qui a fait une dizaine de morts au total fin octobre.

Cette épisode représente un énième regain de violences dans un pays qui peine à sortir du chaos de la guerre civile entre rebelles de la Séléka majoritairement musulmans et milices anti-balaka pro-chrétiennes - même si les massacres de masse appartiennent à la période 2013-2014.

Les exactions à grande échelle perpétrées par les Séléka après leur prise du pouvoir début 2013 suite au renversement du président François Bozizé avaient entraîné la formation de milices d'"auto-défense" anti-balaka, plongeant le pays dans une spirale de tueries intercommunautaires.

Comme son nom l'indique, "50/50" revendique la parité des droits pour la minorité musulmane (15 à 20% des Centrafricains) avant d'accepter le programme de désarmement voulu par le gouvernement et les Nations unies.

"On n'est pas les jihadistes. On n'est pas Boko Haram. Nous ne sommes pas des bandits. Nous demandons la liberté de circulation pour tous les musulmans dans toute la Centrafrique", proclame Abdoulaye Mabo Koudoukou, qui se présente comme le "sous-chef d'état-major".

Au mur, à côté du drapeau de la Centrafrique, la devise du "groupe d'auto-défense": "Egalité, justice, liberté" et..."Non à la violence".

Ces factions armées héritières de la Séléka, qui affirment agir en "légitime défense" contre les anti-balaka, représentent un "mal nécessaire", estime le secrétaire général de l'Association des commerçants du PK5, Hassan Ben Seid.

"Nous (les musulmans), nous sommes abandonnés à nous-mêmes. L'Etat n'existe pas. Vous ne voyez pas la police, ni la gendarmerie", expose d'une voix posée le propriétaire d'une quincaillerie située à la sortie du quartier, sur l'axe qui mène vers les autres arrondissements de la capitale.

- 'On est bloqués' -

De son nom usuel, le quartier s'appelle le "Kilomètre 5" ou encore "PK5" parce qu'il se trouve à cinq kilomètre du centre-ville. Une petite distance que les musulmans ne parcourent plus par peur d'être la cible d'attaques s'ils sortent de leur enclave - sans parler de ceux qui se sont réfugiés au PK5 après avoir fui d'autres quartiers.

"On est bloqués. La Minusca (Mission des Nations unie) nous encercle mais ne nous protège pas. Depuis un mois, nous n'avons plus accès au cimetière musulman de l'autre côté de l'aéroport. Les étudiants ne vont plus à l'université", détaille M. Ben Seid.

En revanche, ses clients chrétiens peuvent venir au PK5, assure-t-il. C'est aussi vrai pour le plus connu des chrétiens à Bangui, l'archevêque et futur cardinal Dieudonné Nzapanainga, qui organise régulièrement des marches pour la paix avec l'imam vers le PK5.

A part les patrouilles des Casques bleus, et des rues qui se vident à la tombée de la nuit, le PK5 ressemble à un quartier ordinaire avec ses boutiques qui débordent sur le trottoir (matelas, prêt-à-porter, pièces mécaniques...) ses vastes avenues où se mêlent voitures, camions de marchandises, motos-taxis et piétons, ses petits étals de légumes sur le trottoir à même la terre battue.

Une agitation qui cesse quand la violence revient par intermittence.

"Auparavant, il suffisait d'un coup de feu pour que le marché se vide en une seule seconde. Il fallait attendre des semaines pour que cela reprenne. Quand il y a eu des morts (fin octobre), 48 heures après le marché a rouvert", avance Lazare Ndjadder.

"Honorable! Honorable!" chrétien du PK5, Lazare Ndjadder est interpellé avec respect partout et par tous... Au besoin, cet officier des douanes stoppe sa voiture de fonction pour se faire agent de la circulation contre les taxis jaunes qui roulent à contre-sens, pestant lui aussi contre l'absence des forces de police d'un Etat fantôme.

"Le kilomètre 5 est une petite République centrafricaine, avec des musulmans, des chrétiens, des athées", analyse l'ancien candidat malheureux aux élections législatives.

"Ce n'est pas difficile d'être un chrétien au PK5", assure-t-il. "Quand on a rien à se reprocher, comme moi".

AFP

 

 

RCA : un plan prochainement mis en place pour securiser

le betail des eleveurs

 

« Le bétail représente de l’argent», rappelle Bakary Cissé, coordonnateur Transhumance à la FAO. Photo d'illustration. © RFI/Agnès Rougier

En Centrafrique, du 10 au 11 novembre 2016, la Plateforme centrafricaine de pastoralisme et de transhumance organise sa troisième réunion à Bangui. Cette réunion, organisée par le Fonds des Nations unies pour l’Agriculture (FAO) et la Mission multidimensionnelle intégrée de stabilisation des Nations unies en République centrafricaine (Minusca) a une priorité : permettre la sécurisation de la transhumance et la protection des civils.

« Le problème de la transhumance, c’est, au-delà des violences qu’on voit, c’est vraiment économique parce que le bétail représente de l’argent. Et les groupes armés, aujourd’hui, vivent de taxes illégales prises sur les éleveurs. » Le docteur Bakary Cissé est coordonnateur Transhumance à la FAO. Il fait partie de l’équipe qui, pendant plus d’un an, a identifié les points chauds et localisé les groupes armés qui s’attaquent aux éleveurs.

Résultat : un plan pour sécuriser les corridors de transhumance devrait être mis en place très prochainement par la Minusca : « Sur les axes qui sont problématiques, il y aura des patrouilles fréquentes. Il y aura des contingents qui seront positionnés aux alentours des bases de groupes armés pour les empêcher de mouvoir et de suivre un peu les mouvements. »

Des dizaines de morts et des milliers de déplacés chaque année

Lamido Issa Bi Amadou, le porte-parole des chefs traditionnels peuls de Centrafrique, doute de l’efficacité de ce plan. Il propose une autre stratégie : « Moi, je pense qu’il faudrait, au niveau du pays, créer des brigades nomades, des brigades mobiles chargées uniquement de protéger les éleveurs pendant la période de transhumance. »

Protéger les éleveurs et les populations civiles car chaque année, les incidents liés à la transhumance font des dizaines de morts et des milliers de déplacés.                                          RFI

 

 

BRUXELLES : LE DESTIN DE LA RCA SE JOUE A GUICHET OUVERT AVEC UNE OFFRE A LA DIMENSION DE LA CRISE ET SES CONSEQUENCES

 

CEEAC, CEMAC, Nairobi (Japon), Union Africaine, Francophonie et enfin Bruxelles, la RCA reprend sa place au soleil, au sein de la Communauté internationale, en tant qu’Etat souverain et indépendant. La RCA est un pays respecté et respectable, avec des institutions républicaines propres. La séparation des pouvoirs fait partie du vécu des Centrafricains. La RCA renaît peu à peu de ses cendres.

Bruxelles constitue le levier économique pour le relèvement du pays. Trois mille milliards de dollars représentent les attentes du peuple centrafricain pour la relance des activités socio-économiques. Trois ans de crises militaro-politiques excessivement destructrices, semblables à un Tsunami qui a ravage le pays. Les préfectures, sous-préfectures, communes et villages, notamment l’Administration Centrale à Bangui, rien n’a échappé, y compris les incendies des maisons et des villages entiers.

Comme un seul homme, tous les Centrafricains sont mobilisés derrière leur président, Faustin-Archange Touadéra, pour convaincre la Communauté internationale. Les populations en exil, celles vivant sur les sites des déplacés, le tableau est apocalyptique, sombre et interpelle des actions d’urgence de la part de la communauté internationale. La dignité humaine, la survie du peuple centrafricain, la paix, la sécurité sont suspendues à Bruxelles. Touadéra sera face à un parterre de bailleurs de fonds, d’investisseurs, les grands groupes, les Etats amis de la RCA comme les Etats-Unis, la Chine, le Japon, le Canada, l’Union Européenne, l’Union Africaine, les Nations Unies, la CEMAC, la CEEAC, le groupe de soutien à la RCA, la Grande-Bretagne, le Chypre, bref la liste est longue. La RCA est encore un pays vierge.

L’Assemblée Nationale est dynamique. Elle contrôle l’exécution du budget. C’est un atout majeur contrairement aux autres législatures que la RCA a connues. A l’époque, il faut que les enveloppes circulent pour que les députés votent à l’aveuglette les lois de la République, correctes, tordues, bancales, ce sont les enveloppes qui priment. Le contrôle parlementaire n’existe que de nom. Les députés se comportent en nécessiteux, en marchands d’illusions, en chasseurs de primes. Le pays et l’intérêt national passent au second plan. Chacun travaille pour lui-même et non pour le pays. Il en est de même de certains ministres du gouvernement Sarandji qui bloquent tous les projets susceptibles de donner du travail à la jeunesse centrafricaine. Membres du gouvernement, ils travaillent à l’échec de Touadéra, creusent la tombe du régime en place. Peut-on s’opposer à tous les intérêts de son propre pays ? Quel est ce genre de ministres ? L’opposition politique, l’adversité politique, n’ont rien de commun avec le blocage systématique des projets porteurs d’emplois, d’urbanisation, d’amélioration des conditions de vie de la population. Touadéra n’a même pas de vie de famille, entre deux avions pour porter les voix de ses compatriotes au-delà des monts et océans. Il n’y a rien de plus méchant, de plus hypocrite, de plus fourbe que d’entrer dans un gouvernement pour détruire tous les efforts de ce même gouvernement. C’est une grande première de voir des ministres se comporter de la sorte, véritable anti-chambre de la nuisance et de la négation de tous les efforts de progrès. Regardez-les, honteux et confus, fourbes et hypocrites, avec des calculs machiavéliques, des virgules dans le dos de Touadéra. L’honnêteté intellectuelle aurait voulu qu’on démissionne. Or, ils ont rasé les murs de Touadéra, jouant aux agneaux pour injecter leur venin mortel. Et ce sont de hauts cadres. Quelle culture, quelle éducation, quel patriotisme !

Des intellectuels, pires ennemis du progrès de leur propre pays, destructeurs de tout effort de développement, cela ne peut se voir qu’en Centrafrique. la reconstruction d’un pays en lambeaux comme la RCA est-il une affaire d’individus ? Ô temps ! Ô mœurs ! Pauvre président Denis Sassou Nguesso qui s’évertuait à exhorter les cadres centrafricains à sauver leur pays. Il a prêché dans le désert. Les cadres centrafricains sont atteints de nanisme intellectuel, aveuglés par la haine et la jalousie, prédateurs à l’exponentiel, irresponsables, incompétents, ingrats, profiteurs, industriels de rumeurs les plus négatives et les plus troublantes à longueur de journée. Ailleurs, sous d’autres cieux, c’est la compétition de talent, le génie du savoir-faire, les débats constructifs, les innovations, les nouvelles technologies, les inventions, les initiatives privées, la création d’entreprises, la confection de grands projets bancables, en RCA, la médisance, les coups bas, le colportage des mauvaises nouvelles, les ragots de mauvais augure, infestent le pays. Les Centrafricains sont plus tournés vers le passé que vers l’avenir, vers l’espoir, vers des horizons enchanteurs. La jeunesse centrafricaine est le reflet grandeur nature des cadres, inconsciente de son devenir. Quel pays !

 

Julien BELA

 

 

 

 

LA DESTRUCTION DES ARBRES DECRIEE PAR LE SERVICE DE PROTECTION DE L’ENVIRONNEMENT DE LA NANA-MAMBERE

 

La destruction abusive des arbres est devenue courante dans la préfecture de la Nana-Mambéré ces derniers temps. Cette situation est décriée par le service des eaux, forets, chasses, pêches et de l’environnement qui craint les conséquences de cette mauvaise pratique sur la population.

Sur ces coupes abusives d’arbres, Appolinaire Yakoumbala, Inspecteur préfectorale des  services des eaux, forets, chasses et pèches de la Nana-Mambéré a déploré cette pratique, avant de relever ses conséquence sur l’humanité. « La destruction des arbres facilite un climat de chaleur, l’avancée du désert, le manque de l’air-pure, la rareté de la pluie, la tarification des cours d’eau et biens d’autre », a-t-il déclaré.

Il a ensuite rappelé à leurs auteurs les dispositions juridiques prévues à cet effet. «  Conformément au code forestier, l’Article 217 stipule que tous les auteurs peuvent être emprisonnés de 20 jours à 5 ans et d’une amande de 100.000 à 1.000.000 de francs CFA », a-t-précisé. Il a sollicité fortement l’implication des chefs de groupes et quartiers pour dénoncer tout cas de déboisement dans leurs localités.

Face à ce déboisement, le président de la délégation spécial de Bouar, Lazard Nambéna a proposé l’organisation, « d’une campagne de sensibilisation à l’endroit de la population avant de sanctionner leurs auteurs ».

Le manguier est le plus touché  par cette pratique néfaste dans la préfecture de Nana-Mambéré à cause de la fabrication des briques cuites.

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RJDH

 

 

DESARMER ET JUGER, DEUX ECUEILS SUR LE CHEMIN DE LA PAIX EN CENTRAFRIQUE

Le désarmement des groupes armés et le procès des auteurs de crimes de guerre devant une Cour pénale spéciale (CPS) représentent deux écueils sur le chemin de la paix en Centrafrique, pays exsangue au centre d'une conférence de donateurs internationaux cette semaine à Bruxelles.

"La paix", "la réconciliation", "la cohésion sociale", ces mots reviennent comme autant de voeux pieux dans les propos des Centrafricains, épuisés par quatre ans de massacres entre rebelles de la Séléka disant défendre la minorité musulmane et miliciens anti-balaka s'affirmant protecteurs des chrétiens.

Les tueries massives ont fait place aux affrontements ponctuels après l'intervention française Sangaris achevée fin octobre et relayée par la Mission des Nations unies (Minusca, 12.000 Casques bleus). La Centrafrique a même pu élire dans la paix en début d'année son président, l'universitaire Faustin-Archange Touadéra.

Mais les armes circulent et servent encore, alors que le gouvernement et la Minusca affirment avoir rallié 11 groupes armés sur 14 identifiés à un programme de pré-désarmement.

"Nous continuons de discuter avec les trois autres", déclare à l'AFP le président Touadéra. "Ce sont des Centrafricains, je pense qu'ils aiment leur pays et ce n'est pas avec les armes que l'on va construire le pays".

A Kaga Bandoro (centre), Idriss Al Bachar est le jeune chef politique d'une faction d'ex-Sélékas qui refuse ce programme.

"Nous, musulmans, nous détenons les armes parce que notre sécurité n'est pas encore garantie. Si nous avions cette garantie et celle de notre inclusion dans le champ politique et de non-discrimination dans la promotion sociale, les armes seraient inutiles", énumère le chef politique du groupe MPC d'Al Khatim.

"Nous avons demandé un accord politique au gouvernement actuel", ajoute Lambert, "chef de cabinet" d'une autre faction, le FPRC dirigé par Nourredine Adam, sous le coup de sanctions internationales. "Le président Touadéra vient de tendre la main. Mais dans son entourage, il y a des +virus+...".

- 'Grand banditisme' -

"Leurs revendications sont légitimes mais ils n'ont aucune légitimité", réplique le représentant spécial des Nations unies en Centrafrique, Parfait Onanga.

A côté de ces groupes identifiés, au discours structuré, existe une nébuleuse d'hommes armés surtout intéressés par le contrôle des ressources (bétail, or, diamant....) de ce pays de près de cinq millions d'habitants grand comme la France et la Belgique réunis.

"On a compris qu'il fallait intégrer les 15 à 20% de musulmans. Le reste, c'est du grand banditisme", résume le chef de l'opposition Anicet Dologuélé, candidat battu par M. Touadéra à la présidentielle de 2016.

"La moitié du pays est occupée. Toute la partie Est n'est pas sous contrôle de l'Etat, avec des zones riches en or et en diamants. Qui contrôle la frontière avec le Soudan?", ajoute M. Dologuélé, qui avait publiquement estimé fin octobre que la France repliait trop tôt le parapluie de Sangaris.

Si le désarmement n'est pas encore à l'ordre du jour, la lutte contre l'impunité risque de prendre encore plus de temps.

La Centrafrique a voté une loi instituant une Cour pénale spéciale (CPS) hybride avec 12 juges centrafricains et 11 magistrats étrangers. Leur recrutement devrait intervenir en décembre-janvier, de même que ceux du procureur spécial et des juges d'instruction.

La CPS aura pour mandat de juger les auteurs de crimes de guerre et contre l'humanité commis en Centrafrique depuis le 1er janvier 2003.

Les enquêtes porteront donc aussi sur le régime de l'ex-président François Bozizé, renversé plus tard en 2013 par les Sélékas, et dont l'actuel président Touadéra a été le Premier ministre.

En exil, l'ex-président Bozizé fait d'ailleurs l'objet d'un mandat d'arrêt international, tout comme son fils et ex-ministre Jean-Francis, en liberté provisoire depuis son retour à Bangui et son arrestation en août dernier.

Quand vont commencer les instructions et les procès? "Bientôt", répond-on à Bangui.

Le bâtiment de la future CPS est encore en travaux. L'Etat dépend de la bonne volonté des Casques bleus de la Minusca pour mettre à exécution les mandats d'arrêts. "C'est lent mais nous espérons que cela se fera", selon M. Touadéra.

Prévue jeudi à Bruxelles, la conférence des donateurs de la Centrafrique (ONU, UE, Banque mondiale, Etats...) doit se pencher sur le financement de la CPS estimé à 37 millions sur cinq ans.

AFP

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