Tous les Info du Mardi 08/02/2017

Cm n 2403 du mer 08 fev 2017

 

DES AFFRONTEMENTS TRES MEURTRIERS ENTRE L’UPC ET LA COALITION FPRC-MPC A BAMBARI :

LA « LIGNE ROUGE » DE LA MINUSCA NE SERAIT ELLE PAS FRANCHIE ?

 

La préfecture de la Ouaka, située au centre du pays est-elle condamnée à vivre les actes barbares des groupes armés, UPC, FPRC et MPC ? Quand les populations de cette ville seront-elles en paix ? Il est difficile de le savoir. Hier, des affrontements intercommunautaires ont opposé les combattants de l’UPC et ceux de la coalition FPRC-MPC dans les villes de Bakala et Ippy. Aujourd’hui, ces mêmes groupes armés dissidents de la coalition Séléka seraient entrain de se livrer des combats acharnés à Bambari. D’après RFI, « ce matin du mardi 07 février 2017, dans le journal de 06 heures, des affrontements sont signalés dans la ville de Bambari ». Le bilan serait lourd à en croire cette station internationale, mais sans pour autant donner un chiffre exact. Si cette information s’avère vraie, la fameuse « ligne rouge » de la Minusca a-t-elle encore un sens ? Difficile de le dire à l’heure actuelle.

Si cette « Ligne rouge » est franchie aujourd’hui, ce n’est pas étonnant. Le peuple centrafricain en général et la population de la Ouaka en particulier, s’attendait à un tel évènement. Car de tout temps, la Minusca a inventé des formules mathématiques à plusieurs variables dont elle est incapable de les résoudre. Nous citons entre autre, « Pleine capacité opérationnelle », « Villes sans arme », « Mise en garde » et enfin « Ligne rouge ». Malheureusement, toutes ces formules idiomatiques n’ont jamais trouvé de solutions. Les inconnues ne sont pas connues, pour la simple raison que la pleine capacité opérationnelle n’a servi à rien ; les localités de Kaga-Bandoro et Bambari qui ont été déclarées « sans armes » sont loin de voir le bout du tunnel. Les détonations d’armes lourdes et légères sont quasi quotidiennes. Si cette formule magique était vraiment prise en compte par la Minusca, devrions-nous assister aux affrontements entre l’UPC et la coalition FPRC-MPC ? Quant à la mise en garde, n’en parlons pas. De jour en jour, on entend par-ci, par-là, « Mise en garde », mais en réalité celle-ci est annoncée tambour battant pour faire endormir les Centrafricains. C’est un véritable opium pour le peuple centrafricain.

La Minusca prétend avancer de tels propos pour prouver aux yeux du monde qu’elle fait bien son travail de protection de la population civile. Mais concrètement, c’est un coup d’épée dans l’eau. S’agissant de la « Ligne rouge », nous savions d’avance qu’elle sera franchie par ces va-t-en-guerre, ces hors la loi, qui ne cessent d’être caressés dans le sens du poils. Nous savions toujours, « aux grands maux, les grands remèdes ».  Personne n’a daigné nous écouter. Et les mêmes faits produisent les mêmes effets. Tout semble que la RCA et son peuple ne tournent qu’en rond. Il en est de même pour les Casques Bleus. On ne s’attaque pas aux vrais maux qui minent la RCA. Les troupes de la MINUSCA  sont championnes toutes catégories confondues dans les bonnes initiatives, mais leur concrétisation pose toujours problème. Aussi, la Minusca bat le record des formules, mais n’arrive pas à résoudre l’une d’entre elles. Quel paradoxe !

A la lumière de ce que nous observons à l’heure actuelle dans nos villes de province, nous exhortons les Centrafricains à être vigilants, afin qu’ils ne tombent dans un trou très profond. Car les gens ont tout dit mais rien n’a bougé d’un iota. Toutes les formules de la Minusca ont échoué sur tous les fronts. Les Centrafricains ne savent plus à quel saint se vouer pour se protéger. Il vaut mieux que les Casques de la Bleus de la Minusca change de stratégies pour espérer un jour être rachetés par le peuple centrafricain. Il y a certes des efforts qui se font par certains contingents pour ramener la paix et la sécurité en RCA. D’autres sont le ventre mou de la mission. Ils voguent au gré du vent ou rament à contre courant. D’où nécessité de revoir leur mandat afin qu’ils soient performants, efficaces et redoutables, face aux attaques des groupes armés. Dans le cas contraire, ce serait le chaos.

Une autre option est de passer à la vitesse supérieure. Le temps de dorloter Nourredime Adam, Mahamat Alkhatin, Ali Daras, Abdoulaye Issein et tant d’autres est révolu. Si réellement les combattants de l’UPC et ceux du FPRC-MPC, ont contourné la ligne rouge et se sont affrontés à Bambari, il est urgent que le gouvernement et la Minusca haussent le ton, tant devant ces criminels, ces bandits de grand chemin, ces malfrats. Les regarder agir de la sorte, c’est sacrifier les populations de la Ouaka et de ses environs sur l’autel du diable.

L’heure n’est plus aux discours stériles tels, « Villes sans armes », « Ligne rouge », mais plutôt à des actes concrets posés par la Minusca et bénéfiques pour les populations de l’arrière pays qui souffrent atrocement des coups de gueule du FPRC, du MPC et de l’UPC. Nourredine Adam, Mahamat Alkhatim, Ali Daras doivent être arrêtés pour que cessent les affrontements intercommunautaires très meurtriers dans la préfecture de la Ouaka. C’est désormais réel et vérifier que les Nations Unies n’ont jamais résolu une crise nulle part au monde.

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA   

  

 

 

SEMAINE DE L’ENSEIGNEMENT GENERAL EN RCA DU 06

AU 11 FEVRIER 2017, FOCALISEE SUR LA « SCOLARISATION DES FILLES ET LA COHESION SOCIALE »

 

Interrompue il y a de cela trois (3) ans, suite à la grave crise militaro-politique sans précèdent qu’a connue le pays, la semaine de l’enseignement général, instituée dans les années 1990, à l’époque de feu président André Kolingba, a bel et bien été reprise dans les établissements scolaires du Fondamental 1 et 2 de la RCA.

Durant six (6) jours, c’est-à-dire du lundi 06 au samedi 11 février 2017, les élèves et lycéens, sous le contrôle de leurs encadreurs, les enseignants, vont démontrer publiquement, à travers des compétitions inter établissements scolaires, leur savoir-faire dans les domaines de la culture, des arts et des sports. Et à la fin de toutes ces compétitions, les meilleurs élèves et lycéens seront récompensés et primés. Eu égard à la crise que traverse le pays, pour cette année 2017, un accent particulier a été mis sur la « scolarisation des filles et la cohésion sociale ». Et ceci pour sensibiliser plus les parents d’envoyer leurs filles à l’école que de les maintenir inutilement à la maison. Mais aussi et surtout sensibiliser les élèves et lycéens sur la cohésion sociale, gage incontournable de la paix, de l’unité, de la réconciliation nationale et le vivre ensemble. D’ailleurs, c’est l’objectif global que vise à atteindre la semaine d’enseignement général en RCA.

Fort malheureusement, nos élèves et lycéens de l’arrière-pays n’ont pu vivre cette  semaine d’enseignement général 2017, à l’instar de leurs collègues de Bangui et de certaines préfectures. Et pour cause, l’insécurité entretenue sur une bonne partie du territoire national par les groupes armés non conventionnels. On ne sait pour gagner quoi par la suite ? C’est bien dommage ! Toutefois, sachez que « tout se paie ici-bas ». Car, « qui sème le vent, moissonne la tempête », dit un adage populaire.

 

Le Petit YEKOA

 

 

EMBARGO SUR EMBARGO, NON OPERATIONNALISATION DES FDS, EMPECHENT LE REDEPLOIEMENT DE L’AUTORITE DE L’ETAT ET FAVORISENT L’INSECURITE

 

 

La RCA fait face aujourd’hui à de nombreux défis, entre autres économique, sécuritaire, social. Mais le défi qui préoccupe le peuple centrafricain et qu’il faut absolument relever, est le défi sécuritaire. Force est malheureusement de constater que les jours passent et se ressemblent depuis la transition jusqu’au retour à l’ordre constitutionnel. Les exactions des groupes armés sur les populations civiles ne baissent pas d’intensité. Bien au contraire, elles s’accentuent et risquent d’atteindre son apogée dans les jours à venir si rien n’est fait. Des tueries, des incendies de maisons, des pillages, des destructions massives …, se poursuivent allègrement.

Et pour cause, la prorogation sur prorogation de l’embargo, la non opérationnalisation des Force de Défense et de Sécurité (FDS) qui bloquent systématiquement le redéploiement de l’autorité de l’Etat sur toute l’étendue du territoire national. L’embargo sur les armes à destination de la RCA, imposé par le Comité de Sanction des Nations Unies en 2014 et qui ne cesse d’être prorogé par le Conseil de Sécurité de l’ONU, dont la dernière en date remonte au 27 janvier 2017, est un frein au développement du pays et un instrument pour les groupes armés de mâter les populations civiles. Observez ce qui se passe aujourd’hui dans les préfectures de l’Ouham-Péndé et de la Ouaka. Nous pouvons valablement affirmer sans nous tromper que, dès l’écoute de la prorogation de l’embargo, les groupes armés réfractaires au processus Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Rapatriement (DDRR) sont sortis de leur tanière. D’un côte Sidiki et ses hommes tuent, violent, pillent, saccagent et incendient les maisons et les sites des déplacés. De l’autre, Nourredine Adam, Mahamat Alkhatim et leurs combattants affrontent Ali Daras et ses peuhls. Et ceux qui paient le plus lourd tribut de ces affrontements intercommunautaires, sont les habitants des localités, telles que Bakala, Ippy, Bria, Bambari, et nous en passons. Ces personnes qui meurent sous les balles ou qui croupissent sous les bottes de ces seigneurs de guerre, ne sont-elles pas des humains comme d’autres. Pourquoi les condamner à souffrir à cause de la prorogation de l’embargo ? [Les quinze (15) membres du Conseil de Sécurité qui ont adopté la résolution 2339 ont-ils mesuré sa portée ? Vu le regain de violence qui surgit de partout, la prorogation de l’embargo est un feu vert accordé aux groupes armés, car celle-ci ne les concerne nullement. Ils peuvent acheter leurs armes comme bon leur semble, puisque l’embargo est imposé à l’Etat centrafricain et à ses FDS.] Les armes sont achetées en RDC et aux Soudans. 

En outre, l’embargo a entraîné dans son sillage la non opérationnalisation des Forces Armées Centrafricaines (FACA) depuis presque quatre (4) ans. Même les gendarmes et les policiers qui sont déployés dans certaines villes de nos provinces ne sont pas vraiment opérationnels. Les travaux qui leur reviennent de droit, sont exécutés par les combattants non conventionnels car parmi eux, on y trouve des gendarmes, des policiers, des militaires, des douaniers, des agents des eaux et forêts… Ces gens-là opèrent au su et au vu de la Minusca. Ils ne sont nullement inquiétés.

Dans ce cas de piètre figure, comment l’Exécutif peut redéployer l’autorité de l’Etat sur toute l’étendue du territoire national, du moment où l’embargo sur les armes à destination de la RCA court toujours ? Malgré tout cela, des pressions sont exercées sur le gouvernement afin de déployer les forces de sécurité intérieures dans l’arrière-pays. Vont-elles exercer leur fonction de protection des populations civiles avec  des bâtons ou des chicottes ? C’est vraiment ridicule. Nos partenaires doivent comprendre une fois pour toute que c’est  à cause de l’embargo et de la non opérationnalisation des FDS que l’autorité de l’Etat ne peut être déployée dans les villes de nos provinces, encore entre les griffes des rebelles.

Partout où nous passons, certains fonctionnaires disent haut et fort qu’ils ne peuvent regagner leur poste tant que les FDS ne sont pas encore redéployées dans l’arrière-pays. Ils ont raison parce que ce sont ces forces qui doivent les protéger dans l’exercice de leur fonction. En l’absence de ces dernières que peuvent-ils faire quand ils sont attaqués par ces malfrats ? La réponse à cette question revient à qui de droit.

Si nous assistons indéfiniment aux exactions des groupes armés, à l’insécurité grandissante dans l’arrière-pays, cette situation est la résultante de la prorogation sur prorogation de l’embargo, de la non opérationnalisation des FDS. Si, dès le retour à l’ordre constitutionnel, l’embargo était levé et les FDS opérationnelles pensez-vous que les Centrafricains allaient continuer à mourir comme des mouches ou à être abattus comme des bœufs à l’abattoir ? Non. Donc ce sont  ces deux points évoqués qui  ne permettent pas le redéploiement de l’autorité de l’Etat sur l’ensemble du territoire. Par contre, c’est une opportunité, une occasion en or offerte aux groupes armés pour marcher sur les orteils des Centrafricains. Incroyable, mais plutôt vrai.

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

MARIE THERESE KEITA BOCOUM, « JE NOTE PEU DE PROGRES

DANS LE PROGRAMME DDRR » : CAUSES

 

L’experte indépendante des Nations-Unies, Marie Thérèse Keita Bocoum a pour la première fois présentée un bilan presque sombre, après avoir évalué la situation à Bangui et à l’intérieur du pays. Devant les professionnels des medias, l’experte n’est pas passée par quatre (04) chemins pour dire : « je note peu de progrès dans le programme du DDRR ».Un tel propos mérite une analyse profonde des causes de la crise centrafricaine qui continue de perdurer à travers l’insécurité grandissante sur une bonne partie du territoire.

Le programme de Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Rapatriement (DDRR) est lancé presque sur l’ensemble du territoire. Malheureusement, ce programme s’exécute à pas de caméléon à cause de certains leaders des groupes armés qui s’entêtent et poussent leurs éléments à continuer de tuer et détruire sans foi, ni loi dans l’arrière-pays. C’est le cas de Nourredine Adam, Ali Daras, Mahamat Alkhatim, Zoundéko du côté des ex-séléka et les Anti-Balaka version Mokom. Ces leaders des groupes armés maintiennent inutilement  tout un peuple en otage et bloquent le processus du pré-DDRR  alors que la crise n’a plus encore sa raison d’être. Les factions rebelles de la séléka voguent au gré du vent en posant des revendications qui ne cadrent pas avec la réalité de l’heure comme condition d’adhérer au DDRR. Juste une occasion qui leur permet de continuer à  racketter et rançonner les populations civiles. C’est le constat fait par l’experte indépendante des Nations-Unies, Marie Thérèse Kéita Bocoum au cours de sa visite dans les préfectures de la Ouaka et de la Haute-kotto. Il en est de même des Anti-Balaka de Mokom qui ayant trouvé leur part de gâteau dans la crise cherchent par tous les moyens à attiser la flamme de la violence.

D’après les informations en notre possession, certains leaders des groupes armés qui se sont intégrés au programme de DDRR jouent au volte-face. C’est quand ils sont devant le président Touadéra qu’ils font semblant de prendre les choses au sérieux. Alors que ce sont eux-mêmes qui entêtent et poussent leurs éléments sur le terrain à ne pas adhérer au DDRR et continuent de tuer et massacrer. C’est le témoignage recueilli auprès d’un coordonateur des milices Anti-Balaka de la ville de Bouar. Celui-ci nous a expliqué clairement qu’ils voulaient intégrer le processus du pré-DDRR lancé à Bouar. Malheureusement, ils étaient bloqués par leur coordonateur national qui pourtant fait partie du comité de pilotage du DDRR. Nous connaissons celui-là, mais nous nous réservons le droit de le citer nommément. Ce sont ceux-là qui tirent les ficelles dans l’ombre et bloquent les chantiers du DDRR pour maintenir le peuple en otage.

A cela, il faut souligner la lenteur dans le rétablissement de la chaine pénale sur l’ensemble du territoire et la mise sur pied effective de la Cour Pénale Spéciale (CPS) pour lutter contre l’impunité. Plusieurs responsables des groupes armés sont visés par des mandats d’arrêt délivrés par les autorités judiciaires centrafricaines. Mais depuis lors, ils demeurent toujours libres et continuent d’agir comme bon leur semble. C’est le cas des ex-présidents centrafricains Bozizé et Djotodia, les deux commanditaires de la crise centrafricaine. Depuis leur pays d’asile, ces deux (02) chefs rebelles demeurent toujours libres et effectuent des voyages. Une occasion qui leur permet d’alimenter la crise en RCA, malgré la sanction du conseil de sécurité des Nations-Unies qui leur fait interdiction de voyager. Or si la machine judiciaire était mise en marche, nous osons croire que les violences qui persistent dans le pays vont cesser définitivement permettant ainsi au programme de DDRR de poursuivre son chemin sans pour autant rencontrer de difficultés. Il n’y aura jamais la paix sans la justice. C’est pourquoi, il est du devoir des autorités centrafricaines avec le concours de la Minusca de tout mettre en œuvre afin de rétablir la chaine pénale sur l’ensemble du territoire pour réduire la gâchette des groupes armés et des bandits de grand chemin qui empestent l’espace vital des centrafricains depuis bientôt quatre (04)ans. Sans pour autant nous tromper nous pouvons affirmer que la non adhésion de certains groupes armés au processus de DDRR et la lenteur dans l’exécution des décisions judiciaires sont les principales causes qui bloquent les chantiers du DDRR.

 

Bénistant MBALLA

 

 

COMMENT INVESTIR ET FAIRE DEVELOPPER LA RCA, SI LES ENNEMIS

DE LA PAIX ET DU PEUPLE CONTINUENT DE TUER ET DE COMMETTRE

DES EXACTIONS

 

Les retombées des engagements financiers de la table ronde de Bruxelles en Belgique, du 17 au 18 novembre 2016, commencent à se concrétiser, à se matérialiser doucement mais sûrement dans le vécu quotidien du peuple centrafricain.

Un cas palpant parmi tant d’autres, c’est le lancement officiel de la campagne cotonnière 2017-2018 par le président de la République, chef de l’Etat, professeur Faustin Archange Touadéra, à Bossangoa, chef lieu de la préfecture de l’Ouham, le jeudi 02 février 2017. Aussi, ne perdons pas de vue l’apurement de cinq (5) ans d’arriérés de frais aux cotonculteurs de l’Ouham, et la mise en chantier de la réhabilitation de l’usine de transformation sur place du coton. Ce qui va offrir des emplois aux jeunes qualifiés et désœuvrés de l’Ouham et ses environs. C’est une manière de relancer l’économie nationale victime des crises militaro-politiques à répétition.

En cette circonstance exceptionnelle, et bien avant l’arrivée du président Touadéra à Bossangoa, l’ENERCA avait procédé aux travaux de réhabilitation de la centrale thermique de cette ville, qui fonctionne à base d’un groupe électrogène. Et ce, après trois (3) ans de non fonctionnement dus à l’insécurité.

Que dire aussi avec le rétablissement de la sécurité et la restauration de l’autorité de l’Etat, par le lancement officiel par le gouvernement du test de recrutement de 250 élèves policiers et 250 élèves gendarmes, à travers tout le pays, la semaine passée ? C’est autant d’efforts déployés qui mériteraient d’être appréciés positivement. Mais comment investir et faire développer la RCA, si les ennemis de la paix et du peuple continuent-ils de tuer et de commettre des exactions sur les paisibles populations civiles ? bien que le pays ait un régime démocratique et légitime, depuis le 30 mars 2016 ? Ces questions doivent interpeller la conscience de nous tous et nous donner matière à réflexion sur le devenir de notre cher et beau pays. Car c’est  notre destin commun. « Il y a un temps pour faire la guerre et un temps pour faire la paix », dit-on.

 

Le Petit YeKOA

 

 

 

LES CENTRAFRICAINS DOIVENT SE FOCALISER SUR LE PARDON,

LA TOLERANCE, L’ACCEPTATION DE L’AUTRE, LA RECONCILIATION,

LE VIVRE ENSEMBLE

 

 

La paix revient progressivement dans le pays, même si certaines régions du pays connaissent un regain de violence. C’est une occasion en or pour les Centrafricains de se focaliser sur le pardon, la tolérance, l’acceptation de l’autre, la réconciliation, le vivre ensemble, et nous en passons. Malheureusement, tel ne semble pas être le cas. Aujourd’hui, les Centrafricains  baignent dans des critiques inutiles, stériles qui ne permettent ni le retour définitif de la paix et de la sécurité, ni la sortie de crise. Il est encore temps que nous nous jetons à l’eau pour aider nos compatriotes qui souffrent atrocement dans leur chair.

Le pardon

Le pardon est le fait de pardonner. Le verbe pardonner signifie renoncer à punir, à se venger. Or, ce n’est pas ce que nous constatons aujourd’hui en RCA. Les Centrafricains ne sont pas prêts à pardonner leurs ennemis d’hier. Se venger est devenu courant. Si les Anti-Balaka tuent un combattant Séléka ce sont des représailles qui tombent et vice-versa. Pensez-vous qu’en adoptant une telle stratégie, la paix reviendra définitivement en Centrafrique ?

Le fils de Dieu, Jésus-Christ, après avoir été crucifié sur la croix et avant de rendre l’âme, a demandé à son père de pardonner ceux qui l’ont crucifié. Pourquoi nous n’agissons pas ainsi ? Chaque dimanche, les chrétiens vont à l’église et chaque vendredi, les musulmans à la mosquée. Mais pardonner leurs semblables est  devenu un serpent de mer. Nous demandons chaque jour à Dieu de pardonner nos péchés. Qu’est ce qui nous empêche de pardonner aussi les péchés ou les fautes des autres ? Car nous récitons la prière que le fils de l’homme nous a légué : « pardonne nos offenses, comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés … ». Si nous ne pardonnons pas ceux qui nous ont fait du mal, à quoi  sert-il de réciter cette prière ?

De grâce, nous exhortons les Centrafricains à pardonner leurs ennemis et ce pardon servira de leçon à leurs oppresseurs. S’ils n’acceptent pas le pardon, c’est Dieu qui les vengera.

La Tolérance

La tolérance est définie comme le fait de supporter les attitudes différentes des siennes. Par contre tolérer quelqu’un, c’est le supporter sans réaction de vengeance . Est-ce que nous supportons  les attitudes des uns et des autres sans réaction hostile ? A notre humble connaissance, c’est le contraire, alors que les Centrafricains étaient tolérants. Dans certaines régions du pays, les musulmans et les non musulmans se regardent en chien de faïence, tout juste parce que les uns et les autres ne supportent pas les attitudes des autres. Alors que, avant la crise déclenchée par la Séléka, les musulmans et les chrétiens vivaient ensemble. Nous pensons que chaque communauté se respectait et supportait les attitudes sans réaction.

C’est pourquoi nous demandons aux deux (2) communautés de s’orienter vers la tolérance. L’intolérance que nous observons dans d’autres villes du pays, ne favorise guère la paix, cette pierre précieuse que nous cherchons depuis belle lurette. Nous-sommes tous des Centrafricains. A ce titre, nous devons avoir de la tolérance vis-à-vis de nos compatriotes. C’est seulement en supportant l’autre ou en respectant ses attitudes que nous parviendrons à sortir définitivement de la crise.

L’Acceptation de l’autre

Accepter quelqu’un, c’est l’admettre c’est-à-dire accepter de le recevoir chez soi. Combien de musulmans ont accepté les non musulmans ? Et combien de non musulmans ont admis chez eux des musulmans à l’heure où nous mettons sous presse cet article. Difficile de le chiffrer. Mais des efforts sont entrepris par certains Centrafricains de bonne foi dans ce sens. Ce n’est pas suffisant. C’est insignifiant. Nous aimerions que les musulmans ou les non musulmans regagnent leur quartier respectif. Car, pourquoi rejeter quelqu’un avec qui on a entretenu de bonne relation ? Certes, la crise nous a divisés à un moment. Mais nous ne voyons pas pourquoi à l’heure actuelle nous continuons à dire que, « celui-ci est un musulmans, je ne peux pas l’accepter parce qu’il a incendié ma maison ». Ou bien, « c’est un Anti-Balaka qui a pillé tous mes biens. Il est hors de question  que je l’accepte ».

Ces propos sont caducs et dénués de tout fondement. Désormais ne disons pas que « celui-ci est un musulman ou un chrétien, je ne peux pas l’accepter ». C’est faux et archi-faux.

Vivre ensemble

Le vivre ensemble est capital et urgent après le retour à l’ordre constitutionnel le 30 mars 2016. C’est un tournant définitif pour le peuple centrafricain. Musulmans et non musulmans, en vivant ensemble, cela permettra aux uns et aux autres de se connaître, se partager les idées pour relever la RCA tombée plus bas que terre. Les musulmans et non musulmans on tous participé au développement de notre pays, d’une manière ou d’une autre. La RCA ne peut se développer sans le concours des musulmans et vice versa. De ce fait, le vivre ensemble doit primer.

La réconciliation nationale

Sans la réconciliation, rien ne peut se faire. Comme l’a dit le Cardinal Nzapalaïnga, nous devons d’abord désarmer notre cœur. Et c’est le moment. Car aujourd’hui, le gouvernement que dirige Simplice Mathieu Sarandji, sous la très haute impulsion du président de la République, Faustin Archange Touadéra, se bat jour et nuit pour la réussite de cette réconciliation. Nous devons de notre part aider l’Exécutif dans ce sens, car c’est l’affaire de tout le monde. C’est une issue favorable qui doit permettre aux Centrafricains de renoncer à la haine, à la jalousie, aux rancœurs…

La langue et les dents sont ensemble dans la bouche. Parfois, les dents font mal à la langue. Elles ne se séparent jamais, mais se réconcilient dans la seconde qui suit. Il doit en être ainsi pour nous les centrafricains, si nous voulons aller de l’avant. Se réconcilier avec quelqu’un, c’est se remettre en accord, en harmonie. Pour ce faire, il est important pour nous de tourner le dos à ce que les autres nous ont fait et de regarder vers notre avenir et l’avenir du pays.

Nous osons espérer que les Centrafricains sont bien outillés sur ces concepts et qu’ils les mettront en pratique pour le retour de la paix en Centrafrique.

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

CAN-2017: L'Egypte applaudit son équipe malheureuse en finale

 

Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi et la presse égyptienne ont applaudi l'équipe nationale qualifiée d'"honorable" lundi, au lendemain de sa défaite contre le Cameroun en finale de la coupe d'Afrique des nations.

L'Egypte a perdu dimanche soir 2-1 face aux Lions indomptables du Cameroun, qui remporte sa cinquième Coupe d'Afrique des nations et se rapproche du palmarès des Pharaons qui ont obtenu sept fois le trophée depuis 1957.

Les Pharaons effectuaient leur retour dans cette compétition après sept années d'absence dans la foulée de la révolte de 2011.

"Nous avons perdu avec dignité", a titré lundi le journal privé Al-Shorouk.

"Les Pharaons ont perdu 2-1 en finale après une performance honorable dans le tournoi au Gabon", a estimé pour sa part le quotidien étatique Al-Akhbar.

"La coupe a été perdue tandis que nous avons gagné une équipe", s'est consolé Al-Watan, un autre quotidien privé.

De son côté, Al-Masry Al-Youm, également privé a écrit: "Vous nous avez honoré, champions... On se reverra à la Coupe du monde".

Les supporteurs égyptiens espèrent que l'équipe va se qualifier pour la Coupe du monde, qui aura lieu en Russie en 2018.

L'Egypte est actuellement en tête de son groupe dans les match qualificatifs à la Coupe du monde devant le Ghana, l'Ouganda et le Congo.

Le président Abdel Fattah Al-Sissi a fait part lundi dans un communiqué de sa "grande reconnaissance" envers les joueurs pour leur "performance digne" à la finale.

"Malgré le résultat du match, l'équipe nationale a gagné la reconnaissance du peuple égyptien tout entier et le respect de tous les fans de football dans le monde entier", poursuit le communiqué du président.

Un peu plus tard dans l'après-midi, le président Sissi a reçu et salué un à un les joueurs à leur arrivée à l'aéroport du Caire, selon des images diffusées à la télévision nationale.

Dimanche soir, des milliers d'Egyptiens s'étaient rassemblés devant des écrans géants en plein air dans les rues du Caire.

Aussitôt le match terminé, le silence s'est abattu sur la foule qui a rapidement évacué les rues.

"Je suis choqué" a dit à l'AFP Ayman Abou el-Nour, ingénieur de 30 ans qui était venu voir le match avec sa femme et ses deux enfants.

"On avait besoin de quelque chose pour nous procurer de la joie. Notre problème est maintenant que nous n'avons plus rien pour nous rendre heureux", a-t-il dit pour exprimer sa frustration.

L'Egypte fait face à l'une des pires crises économiques de son histoire avec une inflation record, des pénuries de produits divers et un chômage élevé.

 

AFP

 

 

 

 

LA RADIO AU SECOURS DES VICTIMES

DE LA LRA

 

Deux décennies après le début des exactions commises par l'Armée de résistance du Seigneur dans le nord de l'Ouganda, la LRA ne possède plus qu’une fraction de son ancienne force, environ 100 combattants actifs dans certaines parties de l'Afrique centrale. Mais les communautés les plus exposées aux attaques, dans les régions reculées de la République centrafricaine et le Congo, ont peu de moyens de se défendre.

Dans le village de Fenzane, il n'y a pas de police, pas d'armée, ni de soldats de l’ONU. La région fait régulièrement l’objet d’attaques de bandits et de groupes armés tels que l'Armée de résistance du Seigneur.

"Nous nous sentons abandonnés par le gouvernement, même si nous sommes à seulement 10 kilomètres du centre-ville. Le gouvernement ne pense pas à nous", estime Jeanne Nakanda.

Ici, il n’y a pas de réseau de téléphone cellulaire. Mais un projet financé par l'USAID a trouvé un autre moyen pour les collectivités de communiquer et de se préparer aux attaques.

Les villageois gardent un œil sur les mouvements des groupes armés. Ils apportent l'information au chef du village, qui la passe alors sur l'opérateur radio, Judicial Mgbatissoungue. Il envoie et reçoit des informations de sécurité grâce à une radio haute fréquence, alimentée à l’énergie solaire, connectée aux opérateurs de radio dans les communautés environnantes.

«Avant le projet, les communautés étaient très isolées. Dans le passé, l'ennemi nous prenait par surprise. C’est désormais plus difficile pour eux. Nous pouvons nous préparer."

Le réseau d'alerte précoce relie 32 collectivités dans la RCA et 62 autres en République démocratique du Congo.

"Lorsque l'information arrive dans le village, la communauté a déjà identifié les endroits où les femmes et les enfants vont se cacher. Les hommes surveillent pour s’assurer que tout est OK. Après vérification, ils rentrent", explique Jean Oumboyo Modeste.

Les résidents mettent de côté leurs effets personnels et de la nourriture afin de ne pas tout perdre au cours d’un raid.

Ce réseau d'alerte précoce a déjà a atteint près de 300.000 personnes.

Il n’empêche, les troupes ougandaises et américaines stationnées dans la région, n’ont toujours pas réussi à capturer le leader de la LRA, Joseph Kony recherché depuis 2005 par la Cour spéciale internationale pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité.

 

La Voix de l'Amérique

 

 

DEPECHE RJDH-RADIO COMMUNAUTAIRES

 

LES REFUGIES DE PLADAMAOUAKA AU CENTRE-EST ENREGISTRES A LA BIOMETRIE

La Commission Nationale des Réfugiés (CNR) a lancé du 03 au 18 février l’enregistrement à la biométrie des réfugiés soudanais, congolais et tchadiens vivant sur le site de Pladamaouaka au centre-est du pays. Une initiative conjointe du HCR et de la CNR. 

Ils sont estimés au nombre de 13.000 qui ont fui le conflit soudanais pour trouver refuge à Pladamaouaka au centre-est de la République Centrafricaine. L’enrôlement biométrique selon les structures en charge des questions des réfugiés est de faciliter le travail par les organes et maitriser l’information individuelle sur chaque réfugié.

Selon le CNR « ces enregistrements précèdent ceux effectués par la Commission Nationale pour les Réfugiés à Bangui, Obo et Zemio. Ils ont l’avantage de remplacer la carte jaune qui était facile à falsifier. La CNR avec l’appui du Haut-Commissariat aux Nations-Unies pour les Réfugiés entendent faciliter le travail d’assistance des réfugiés avec cette nouvelle méthode » a indiqué une source proche du dossier.

Selon Stéphane Engoubé, Directeur des affaires juridiques et sociales à la CNR, l’opération doit permettre la compatibilité aux normes internationales, «  les opérations visent l’enrôlement biométrique des réfugiés afin de les mettre dans le standard international», a-t-il précisé.

L’enrôlement biométrique des réfugiés est lancé au moment où la Minusca retire sa base temporairement de la localité.

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LES DEPUTES DE LA KEMO ACCUSENT LE PREFET DE DETOURNEMENT DE FONDS ALLOUES AUX CHEFS DE QUARTIERS

Les députés de la Kémo ont accusé le préfet Lazare Morales Ngaya d’avoir détourné les fonds destinés aux chefs de quartiers et villages de la région. L’accusation a été faite lors d’un point de presse tenu ce jour à Bangui par les quatre élus de la région.

Ce sont les députés de Sibut, Ndjoukou , Mala et Dékoa qui ont porté l’accusation contre le préfet de la Kémo. Selon Gina Sanzé, député de Dékoa, plus de 700.000 Fcfa se seraient volatilisés, « selon des informations officielles, 1.660.000 Fcfa avaient été remis au préfet de la Kémo qui compte 473 chefs de village. Selon le compte, chaque notable devrait percevoir 3500 Fcfa. Selon nos informations, 178.000 Fcfa ont été remis pour les 52 chefs de la commune de Sibut, 150.000 Fcfa pour les 65 chefs de Goumbélé, 320.000 Fcfa pour les 139 notables de Dékoa et Mala, 300.000 Fcfa pour les 200 chefs de Ndjoukou. Ces sommes font 948.000 Fcfa. Dans ce cas, il y a un gap de 712.000 Fcfa qui s’est volatilisé » a expliqué le député de Dékoa.

Les députés de la région ont annoncé avoir demandé aux sous-préfets de suspendre le paiement de ces indemnités, « nous n’avons pas compris que c’est seulement dans la Kémo que les chefs soient traités de cette manière. Alors qu’à Bangui, les notables ont reçu 40.000 Fcfa, 10.000 Fcfa dans certaines villes et 5000 Fcfa dans d’autres. A Sibut, on va jusqu’à donner 1500 Fcfa à ces derniers. Nous avons demandé aux sous-préfets d’arrêter de payer les chefs pour que le gouvernement prenne ses responsabilités. Dans le cas contraire, nous allons restituer l’argent au gouvernement », a confié  Gina Sanzé, visiblement remontée.

Joint au téléphone, le préfet de la Kémo a rejeté les accusations qui, selon lui n’ont aucun fondement. Lazare Morales Ngaya a reconnu avoir reçu du Directeur Général de l’administration du territoire, la somme de 1.660.000 Fcfa qu’il a utilisée pour payer les chefs de quartiers et villages à travers les sous-préfets. Selon le préfet de la Kémo, le paiement des indemnités des notables de Sibut s’est déjà fait, « nous avons le même jour fait payer les chefs de quartiers du centre. L’argent a été remis aux quatre sous-préfets pour que les notables des autres zones soient payés. J’attends encore le rapport de ces sous-préfets pour savoir combien les notables ont reçu » a-t-il expliqué.

Alors que le préfet dit avoir remis 3500 Fcfa aux notables de Sibut centre, le président de la délégation spéciale qui est lui-même chef de groupe avance la somme de 3350 Fcfa soit une différence de 150 Fcfa.

L’argent qui fait polémique à Sibut a été octroyé aux notables par le chef de l’Etat Faustin Archange Touadera. Les notables de Bangui ont reçu 40.000 Fcfa sur les 60.000.000 Fcfa remis par le président de la République.

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LA VILLE DE BOCARANGA VIDEE DE SA POPULATION APRES UNE ATTAQUE D’HOMMES ARMES

 

La ville de Bocaranga s’est vidée de sa population après l’attaque perpétrée par un groupe d’hommes armés assimilés aux rebelles de 3R. Une source jointe dans la localité parle de ville déserte.

Selon un habitant que le RJDH a pu joindre dans la journée, plusieurs personnes ont quitté la ville par peur, « vu le degré de perte en vie humaine, les chocs, les blessures graves, les habitants sont obligés de se réfugier pour certains dans la brousse et pour d’autres près de la base de la Minusca. Ici tout le monde craint de nouvelles attaques de ces hommes armés qui ont pillé et réduit la ville à néant » explique t-il.

Dans un communiqué publié le weekend dernier, la Minusca tout en condamnant l’attaque de Bocaranga a mis en garde les groupes opérationnels dans cette région du nord. La mission onusienne a, dans le même document reconnu qu’une certaine partie de la population a trouvé refuge prêt de sa base.

Selon le Bureau de la Coordination des Affaires Humanitaires en Centrafrique (OCHA), au début de la matinée du 2 février 2017, « un groupe armé a attaqué la ville de Bocaranga commettant des exactions à l’encontre de la population. Au moins 9 personnes auraient été tuées et 7 autres blessées par balle. 9 000 personnes nouvellement déplacées de Bocaranga vers les villages environnants ont été rapportées. Le personnel de santé et plusieurs patients ont été contraints de fuir temporairement l’hôpital ». OCHA a aussi ajouté dans un aperçu de la situation que deux bases humanitaires ont été pillées.

L’attaque de Bocaranga fragilise l’élan que les députés ont pris en matière de cohésion sociale et de paix lors de la mission qu’ils ont effectuée dans la région entre le 14 et le 15 décembre 2016.

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UNE FEMME TUEE PAR SA RIVALE A SIBUT

Une femme a été tuée le 04 février 2017 par sa rivale après une altercation à Sibut, au centre du pays. La présumée coupable de meurtre a été arrêtée par la gendarmerie pour nécessité d’enquête.  

Le drame est lié à une affaire de rivalité entre les deux antagonistes selon des sources proches du dossier « c’est après une bagarre entre les deux au quartier, puis à 15 heures, l’autre a suivi sa rivale alors qu’elle allait éplucher le manioc pour lui donner un coup de bâton mortel».

La présumée coupable est arrêtée « la femme à l’origine de la mort de sa rivale est arrêtée par la gendarmerie pour nécessité d’enquête ouverte par l’unité de la gendarmerie de la localité. Les obsèques de la défunte ont eu lieu ce 6 février 2017», a indiqué le correspondant du RJDH de la localité.

Plusieurs cas de meurtre ont été enregistrés dans la ville de Sibut. Un autre cas est celui d’une femme accusée de pratique de sorcellerie l’année dernière.

 

*******RJDH*******

 

 

 

L’EGYPTE APPROUVE LES CRITIQUES DE TRUMP SUR LES MEDIAS

ET LE TERRORISME

 

 

L'Egypte a approuvé mardi les déclarations du président américain Donald Trump, qui a accusé les médias "malhonnêtes" de "ne pas couvrir" certains attentats à travers le monde.

La Maison Blanche a fourni lundi une liste de 78 attaques "mises en oeuvre ou inspirées" par le groupe Etat islamique (EI), qui selon elle n'ont pas été couvertes de manière appropriée par les médias.

"Les critiques de la Maison blanche visant les médias occidentaux pour avoir ignoré 78 attaques terroristes au niveau mondial méritent des louanges", assure dans un communiqué le ministère des Affaires étrangères égyptien, qui précise que neuf de ces attentats ont eu lieu en Egypte.

"Alors que certains pays visés par des attaques terroristes reçoivent une compassion et un soutien international, d'autres, comme l'Egypte, sont pointés du doigt pour les manquements" des autorités, souligne le texte. Il évoque notamment la couverture négative de certains médias occidentaux après l'attentat d'octobre 2015 contre un avion de touristes russes dans le Sinaï (224 morts).

"La position américaine s'accorde avec les appels répétés de l'Egypte soulignant la nécessité pour la communauté internationale d'adopter une stratégie globale pour lutter contre le terrorisme et qui ne soit pas sélective", poursuit le communiqué.

Les relations entre Washington et Le Caire, un allié clé de longue date au Moyen-Orient, s'étaient refroidies en 2013 sous Barack Obama avec la destitution par l'armée du président islamiste Mohamed Morsi.

Mais après l'élection de M. Trump, son homologue égyptien Abdel Fattah al-Sissi a dit s'attendre à "un nouveau souffle" pour les relations des deux alliés, estimant que le chef de l'Etat américain avait "une compréhension profonde de ce qui se passe dans la région et en Egypte en particulier".

 

AFP

 

 

CAN-2017 - YAOUNDE EN LIESSE POUR LE RETOUR

DES LIONS INDOMPTABLES

 

Des milliers de Camerounais enthousiastes, massés à l'aéroport de Yaoundé et dans les rues de la capitale, ont acclamé lundi les joueurs de l'équipe nationale de football du Cameroun, de retour au lendemain de leur sacre à la Coupe d'Afrique des Nations (CAN-2017) disputée au Gabon, a constaté un journaliste de l'AFP.

A l'aéroport international de Yaoundé, le capitaine des Lions indomptables, Benjamin Moukandjo, encadré par de nombreux policiers et gendarmes, a fait une brève apparition, en compagnie de certains de ses coéquipiers, à l'esplanade de l'aéroport où des milliers de supporters étaient massés.

L'équipe a ensuite pris place dans un car pour rallier son hôtel, avançant très lentement dans les rues au milieu de milliers de supporters en liesse et dans un concert de klaxons et de casseroles.

"Les Égyptiens, dans la sauce, les Ghanéens, dans la sauce, les Sénégalais, dans la sauce", scandaient certains fans des Lions, paraphrasant une chanson populaire locale dont le refrain "dans la sauce" est désormais largement repris au Cameroun.

"Nous sommes naturellement si heureux, nous avons fait une très bonne performance, une très bonne CAN. L'équipe méritait de gagner cette compétition", a affirmé à l'AFP le sélectionneur du Cameroun, Hugo Broos.

Dimanche, le Cameroun a remporté sa 5e CAN en battant l'Egypte (2-1) en finale de la CAN-2017 disputée au Gabon.

 

AFP

 

 

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