Tous les Info du Mardi 07/02/2017

 

Cm n 2402 du mar 07 fev 2017

GOUVERNEMENT SARANDJI, UNE MESAVENTURE POUR LE MANDAT TOUADERA : JAMAIS CERTAINS MEMBRES N’ONT ETE AUSSI MEDIOCRES

 

Les ministres ont toujours une feuille de route qui suit le discours programme du Premier ministre après le vote de confiance des députés de la nation. Ce qui a été déjà fait. Force est de constater que bon nombre de ministres ne savent que faire du département qui leur est confié au nom de la République. La feuille de route de chaque ministre est une balise. Un canevas. Il faut lui donner un contenu, c'est-à-dire des projets à réaliser. Le peuple centrafricain juge un régime par ses réalisations concrètes, visibles à l’œil nu, palpables. Le verbiage ne passe pas. Les candidats à l’élection présidentielle ont pris d’assaut le gouvernement Sarandji. Malheureusement, très peu sont à la hauteur de la mission. C’est un silence de cimetière qui règne depuis la Primature, en passant par la majorité des membres du gouvernement.

Le ministère du Plan, de l’Economie et de la Coopération, le ministère de l’Equipement et des Travaux Publics, le ministère de la Défense, sont parmi les rares qui bougent. Le reste est un trou noir. La Primature au même titre que la Présidence, n’ont aucune structure de «  Suivi-Evaluation » des feuilles de route des ministres selon un chronogramme hebdomadaire, mensuel ou trimestriel. Personne n’est en mesure de donner une appréciation de la prestation de chaque ministre. C’est le flou total qui entoure le gouvernement Sarandji. Mouiller le maillot durant la campagne est une chose, la gouvernance d’un pays en est une autre. Il faut veiller sur le fonctionnement du gouvernement pour que le pays bouge. Celui qui n’est pas à la hauteur, doit être systématiquement remplacé. Un ministre a été humilié par les députés de la nation, car non seulement il ne maitrise pas les dossiers de son département, les projets en cours, mais il est incapable de fournir les éléments nécessaires à l’éclairage des députés : « d’où sort celui-là ? », c’est la question que se sont posés moult députés. Peut-il rester ministre ?

Les PME-PMI et l’entreprenariat constituent le cœur du programme de relèvement du pays. Il faut initier des actions pour susciter les opérateurs économiques qui doivent créer des emplois pour résorber le chômage. Qui va créer les corps de métier en lieu et place des Centrafricains ? Le fonds de création d’entreprises en faveur de la jeunesse, notamment la reconversion des chômeurs diplômés vers le secteur productif. Tout se passe comme si les départements ministériels n’ont pas de cadres, ni d’experts pour réfléchir, concevoir et mettre en œuvre des projets. Les travailleurs sont souvent sous les manguiers pour discuter de tout et de rien, parce que les ministres ne leur donnent pas du travail. Du temps précieux est perdu à ne  rien faire. On attend que son salaire et les « bonnes vendredis », cependant, le temps passe, la population souffre, la jeunesse centrafricaine tire le diable par la queue. Il faut que le gouvernement  face vite et surtout bien.

Ceux qui ont constitué la direction de campagne veulent tout avoir à eux seuls. C’est une grave erreur stratégique et une courte vue. Maintenant que tout le monde s’accorde pour reconnaitre l’incompétence du gouvernement, que faire ? Faut-il se résigner au naufrage politique ? La critique lance une contre attaque, et il n’y a aucun défenseur, c’est la défaite. La rupture prônée par Touadéra n’est perceptible nulle part, même ceux qui l’ont aidé dans la campagne, creuse la tombe pour enterrer leur régime. Or, lorsqu’on a le pouvoir, il faut le conserver aussi longtemps que possible. Dans le cas d’espèce, il n’y a pas de remplaçants sur le banc de touche. Qu’en sera-t-il de la seconde partie du match ? Touadéra doit changer et le plutôt sera le mieux. Bientôt un an, la besace est vide. Il y a des cadres pour relever ce pays, mais il faut un effort d’objectivité, de recherche pour trouver les oiseaux rares. Il n’y a pas de sentiment dans la gouvernance d’un pays, car il faut répondre impérativement aux attentes de 05 millions d’âmes qui croupissent dans la pauvreté absolue.

Les routes à Bangui s’améliore, point n’est besoin d’une loupe pour s’en rendre compte. Dans les provinces, les routes se construisent, notamment le pont Sapéké dont la construction avance. Où sont les autres ministres : Tourisme, Affaires Sociales, Habitat, Entreprenariat et PME-PMI, l’Administration du Territoire et tant d’autres. C’est la RCA qui est dans le besoin pour se relever. Si un ministre ne sait pas à quoi s’en tenir, faut-il le maintenir ? Il faut changer, prendre un autre fils du pays plus nanti, plus patriote et plus compétent. Les pays développés, malgré leur avance, organisent des séminaires gouvernementaux. Dans le cas de la RCA, il faut à la Présidence et à la Primature, deux cellules de suivi-Evaluation de chaque département ministériel. Il y a une obligation absolue de résultat pour chaque ministre. Mieux encore, les références académiques du Premier ministre et du Chef d’Etat ne permettent pas de descendre aussi bas que terre pour prendre des ministres. L’écart est trop grand entre le sommet et la base du gouvernement. Comment en est-on arrivé là ? La fonction de ministre ne peut être dévalorisé jusqu’à ce point. Entre un professeur (grade universitaire) et un titulaire de Certificat d’Etude Primaire Elémentaire, c’est bel et bien le jour et la nuit. Il faut relever le niveau de certains ministres.

Julien BELA

 

 

 

LA SOCIETE DEMOCRATIQUE ET SES CARTERISTIQUES

 

On ne doit pas considérer la démocratie comme un jeu de règles et de procédures constitutionnelles qui détermine la façon dont un gouvernement fonctionne. Dans une démocratie, le gouvernement n’est qu’un élément à l’intérieur d’un tissu social composé d’institutions, de partis politiques, d’organisations et de nombreuses et diverses associations. C’est dire qu’une société démocratique est aussi caractérisée par la présence de nombreuses organisations privées jouant un rôle de médiation entre les personnes et les institutions sociales et gouvernementales. La démocratie est en outre caractérisée par des échanges d’idées, des débats sur les questions d’intérêt public et la libre participation des citoyens aux élections et à la vie de leur collectivité.

Les indicateurs d’un système démocratique sont entre autres, la souveraineté populaire (le pouvoir est détenu par le peuple et le gouvernement est responsabilisé devant le peuple) ; la constitutionnalité (les pouvoirs et les limitations du pouvoir du gouvernement sont énoncés dans la Constitution et protègent les droits de tous les citoyens) ; l’égalité (toutes les personnes sont égales dans la société et devant la loi) ; la règle de la majorité et les droits des minorités (le pouvoir est exercé par la majorité, mais les droits des minorités doivent être protégés) ; la justice et l’impartialité (les décisions gouvernementales doivent être justes et impartiales) ; un système judiciaire indépendant (le système judiciaire doit être impartial et séparé des autres institutions gouvernementales) ; les échanges d’idées libres et ouverts (le droit à la liberté de la parole, la liberté d’expression, la liberté de la presse, la liberté d’association) ; le contrôle administratif civil de l’armée (les Officiers militaires n’étant pas élus, c’est donc l’administration civile qui doit gérer les militaires) ; les élections libres et justes (les élections pluralistes, sont libres, ouvertes, régulières et transparentes) ; les valeurs (l’apprentissage des valeurs comme la tolérance, le respect, la coopération, le pluralisme et le compromis social, l’acceptation de la différence) ; le bien commun (la promotion de ce qui est bien pour toute la société) ; la participation (les citoyens participent librement à la vie civique).

Malgré les difficultés de la conquête démocratique, il y a dans le monde aujourd’hui un grand nombre de régimes démocratiques, différents d’un pays à l’autre. Notre rôle à tous est de préserver cet acquis. L’enracinement et la défense de la démocratie ne sont pas l’affaire des seuls gouvernements. Tous les citoyens doivent être impliqués dans la recherche d’une société démocratique. Ils doivent comprendre ce que signifie la démocratie et la vie dans une société libre, et œuvrer pour l’épanouissement de cette démocratie. Les citoyens doivent avoir eux-mêmes un comportement démocratique en s’engageant dans la vie de leur pays et en respectant les droits et les libertés civiles et politiques. C’est alors qu’on peut certainement parler de la démocratie.

Le Petit YEKOA

 

 

 

 

 

LES ENNEMIS DE LA PAIX ET DE LA REPUBLIQUE, SIDIKI, MAHAMAT ALKHATIM, NOURREDINE ADAM, ABDOULAYE HISSEN RENDENT LA VIE DIFFICILE

 

 

La paix est loin de revenir en RCA. Les ennemis de la République et de la paix ne laissent aucune chance aux Centrafricains de vivre décemment sur la terre de leurs aïeux. Après le déclenchement de la crise par la nébuleuse coalition Séléka et l’avènement des Anti-Balaka le 05 décembre 2013 jusqu’à ce jour, le peuple centrafricain soufflent le chaud et le froid. Si la paix revient progressivement à Bangui, la capitale, l’arrière pays est constamment secoué par des attaques des camps des déplacés, des affrontements intercommunautaires opposant l’UPC à la coalition FPRC-MPC. Chaque jour qui passe amène son lot de malheur. Nos compatriotes dans les villes de province ne savent plus à quel saint se vouer pour se protéger.

Les combattants des 3R du tristement célèbre camerounais Sidiki, majoritairement peuhls qui ont élu domicile dans la ville de Koui, située dans la préfecture de l’Ouham-Péndé, viennent encore une fois de plus d’attaquer Bocaranga. Venus sur des motos et lourdement armés, ils s’en sont pris au site des déplacés. Des maisons des particuliers ont été incendiées, des boutiques pillées, des locaux des humanitaires saccagés, vandalisés. Des affrontements très meurtriers ont opposé ces derniers aux Anti-Balaka. Les Casques Bleus de la Minusca ont dû intervenir pour ramener l’ordre dans la localité. Quinze (15) civiles ont été tués. Dans les camps des deux protagonistes, on parle de dix (10) morts. Des blessés se comptent par dizaine. Pris de panique, les habitants de Bocaranga se sont refugiés près de la base de la Minusca. D’autres errent aujourd’hui dans la brousse à la recherche d’un abri sûr. Leurs conditions de vie se sont détériorées davantage.

Du côté de la préfecture de la Ouaka, précisément dans les villes de Bakala et Ippy, les affrontements intercommunautaires sont quasi-quotidiens. La coalition FPRC-MPC se bat contre l’UPC d’Ali Daras, donnant du fil à retordre aux populations desdites villes. D’après un habitant de Bambari, joint ce jour au téléphone, « les déplacés venus de Bakala et Ippy continuent d’affluer à Bambari. Il ne se passe pas un jour, sans que des personnes soient enregistrées par des humanitaires. Si rien n’est fait par le gouvernement contre les agissements de ces groupes armés, les villes de Bakala et Ippy  se videront de leurs habitants ».

C’est pour cette raison que nous demandons au gouvernement et à la Minusca de prendre leur responsabilité. Car, à l’allure où vont les choses, les préfectures de la Ouaka et de l’Ouham-Péndé vont certainement sombrer dans un chaos indescriptible. S’agissant de la ville de Bocaranga, dans notre précédente parution, nous avons attiré l’attention du gouvernement et de la Minusca sur les exactions des combattants des 3R. Dans un passé récent, des affrontements les ont opposés aux Anti-Balaka. Un (1) Casque Bleu Bengladesh avait trouvé la mort. Ces criminels, ces malfrats, ces bandits de grand chemin avaient été mis hors d’état de nuire. Les rescapés avaient promis de revenir s’attaquer à la ville de Bocaranga. Si nos mémoires sont bonnes,  nous avons demandé à la Minusca de renforcer son dispositif militaire pour parer à toutes éventualités ou attaques qui seront menées par les combattants des 3 R.

Force est malheureusement de constater que nous avions prêché dans le désert du Sahara ou de San Pédro. Et ce qui devrait arriver est arrivé. La Minusca a-t-elle pris des mesures sécuritaires pour faire face à ces attaques ? Nous ne le pensons pas. Ou bien, a-t-elle minimisé les menaces des 3 R ? Si tel en est le cas, les conséquences sont visibles et palpables. Il y a eu des pertes en vies humaines et des dégâts considérables. A qui la faute ?

A Bakala et Ippy, c’est le même son de cloche. De la « ligne rouge » tracée par la Minusca, les habitants de ces localités disent ne pas s’y reconnaitre. Car, les exactions sur les populations civiles sont monnaie courante et sont loin de voir le bout du tunnel. D’où nécessité de passer à la vitesse supérieure. On ne peut continuer inlassablement à caresser dans le sens du poils Mahamat Alkhatim, Nourredine Adam, Sidiki, Abdoulaye Hissein et tant d’autres qui attisent la flamme de la haine, de la guerre, de l’autre et hantent les populations de l’arrière-pays. Trop, c’est trop.

Les Centrafricains s’aperçoivent aujourd’hui que la Minusca tourne en rond sans s’attaquer aux réels problèmes qui les gangrènent. Il s’agit tout simplement de mettre à exécution les différents mandats d’arrêt émis à l’encontre de ces criminels. Une fois  que ces ennemis de la paix seront traqués, arrêtés et traduits en justice pour répondre de leurs actes, les autres abandonneront et suivront le processus Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Rapatriement (DDRR). Mais comme rien n’est fait dans ce sens, les Centrafricains vont continuer à souffrir sous les bottes de ces ennemis de la paix et de la République qui leur rendent  la vie difficile. La prorogation de l’embargo est venue encore enfoncer le clou aux Centrafricains. C’est vraiment dommage !

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

 

 

« MALGRE LA PRESENCE DE LA MINUSCA, LA POPULATION EST

TOUJOURS EN QUETE DE SECURITE », DIXIT MARIE-THERESE KEITA

BOCOUM : LA CRISE CENTRAFRICAINE EST OUBLIEE

 

« Ces développements positifs contrastent avec la situation sur le terrain qui a connu une augmentation des violations des Droits de l’Homme depuis septembre 2016, dont des exécutions extrajudiciaires, des cas de tortures, des violences sexuelles, des enlèvements y compris d’enfants et de femmes, et des destructions de biens. Entre septembre et décembre 2016, la division des Droits de l’Homme de la Minusca a documenté 573 cas de violations et abus des Droits de l’Homme à l’encontre de 894 victimes », tel est le tableau macabre décrit par l’experte indépendante Marie-Thérèse Kéita-Bocoum quant à la sécurité en RCA, ce 03 février 2017.

La RCA est toujours en crise et elle est très loin de sortir de l’auberge. Cependant, un constat s’impose, la Communauté internationale semble avoir tourné le dos à la crise centrafricaine. Bangui connait une accalmie, certes, mais ce n’est pas la RCA. Le G8 a fondu comme du beurre au soleil, le médiateur dans la crise centrafricaine a disparu, et ce sont les groupes armés, le FPRC et le MPC qui mènent le bal. Touadéra n’a pas une armée à sa disposition, mais en plus l’embargo a été reconduit pour un an. La RCA est abandonnée à son triste sort, à telle enseigne que la population ne sait plus à quel saint se vouer. Faut-il qu’elle se résigne à mourir au vu et au su de la Communauté internationale ? « Malgré la présence de la Minusca, la population est toujours en quête de sécurité », a affirmé Marie-Thérèse Kéita-Bocom. Et il ne se passe pas un seul jour sans qu’on ne parle d’affrontements à Bocaranga, à Bakala, Ippy, à Ngakobo, où la population civile que la Minusca prétend protéger, se fait massacrer. Touadéra peut-il opérer un miracle ? Faut-il faire appel à d’autres forces militaires étrangères pour venir éteindre le feu ?

M-T. Kéita-Bocom s’est contentée de dresser un tableau sinistre de la sécurité en RCA. Nous nous attendions à ce qu’elle fasse des suggestions, des propositions de solutions à la situation qui prévaut en RCA.

La crise est banalisée par le G8 qui, par son silence, devient complice des massacres. Les affrontements entre le FRPC, le MPC et l’UPC ont fait plusieurs morts, plusieurs blessés, dans la quasi indifférence de ce même G8, où allons-nous ? Il est de plus en plus question de l’axe angolais pour tenter de résoudre la crise, signe que la CEMAC, la CEEAC et le G8 ont lamentablement échoué. Et pourtant la démonstration de force de la CEDEAO dans la crise électorale gambienne, aurait pu galvaniser le règlement de la crise centrafricaine, l’unique fleuron de la démocratie en Afrique centrale. Le peuple centrafricain qui a consenti un énorme sacrifice pour le retour à l’ordre constitutionnel, n’a pu bénéficier d’un bonus. Tous ceux qui ont entonné l’hymne du retour à l’ordre constitutionnel se sont éclipsés. Alors qu’ils n’ignorent pas la marge de manœuvre des nouvelles autorités. La RCA est devenue la vache à lait de la Minusca qui n’a de prouesse que d’amonceler des statistiques macabres, remplir du papier. La Minusca ne fait que documenter sans traiter le mal à la racine. Le malheur des Centrafricains fait le bonheur des autres et la crise centrafricaine est désormais un fonds de commerce extrêmement juteux, véritable restaurant de Ali Baba.

« Ligne rouge », « ville sans armes de Bambari », « mise en garde », « montée en puissance », autant de slogans minuscalisés pendant que les massacres, les destructions, les violences sexuelles, les enlèvements d’enfants et de femmes vont bon train. L’autorité de l’Etat est totalement absente dans certaines localités, alors que la Minusca est présente. La Minusca est experte en documentations macabres mais pauvre en action incisive pour arrêter les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité. Il revient donc aux Africains de se réveiller pour arrêter ce bain de sang qui n’a que trop duré, à l’exemple de l’acte de bravoure de la CEDEAO en Gambie. La CEMAC est engluée dans des crises économiques dues à la chute du prix du pétrole, aggravées par des acrobaties électorales apocalyptiques. La RCA est désormais reléguée aux oubliettes. Même la réhabilitation des Forces Armées Centrafricaines (FACA) a du plomb dans l’aile. Et pourtant, l’Angola, le Soudan du Nord se sont proposés d’apporter leur concours à la formation des FACA. L’immobilisme semble avoir pris le dessus, alors que les tueries se poursuivent.   

Comment les nouvelles autorités vont mettre en branle le « plan de relèvement du pays » ? Les deux-tiers (2/3) du pays sont à la limite libres. Cependant, le tiers (1/3) est sous le feu des bombardements du FPRC et du MPC, sous le regard complaisant de la Minusca, du G8, de la CEMAC, de la CEEAC, de l’Union Africaine, de l’Union Européenne, des Etats-Unis, de la Chine, et bien d’autres partenaires. Les Centrafricains ne méritent-ils pas d’être soutenus et libérés du joug des groupes armés ? Faut-il relever une partie du pays et abandonner une autre partie sous la coupe des bandes armées ? La géométrie de la crise centrafricaine est si variable, si  complexe, si obscure, qu’on se perd en conjecture, pendant que la Communauté internationale bénit la rage de tuer et de détruire des bandits armés en RCA.

 

Julien BELA

 

 

 

LES CONSEQUENCES DE LA DELINQUENCE JUVENILE EN REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

 

Bon nombre de Centrafricains emploient le terme délinquance, mais ne cherchent nullement à comprendre ce que signifie exactement cette notion. Sur le plan juridique, quand on évoque l’expression délinquance, on fait allusion à « tous les actes, agissements, comportements prévus et punis par la loi pénale ». Dans le domaine générale, autrement dit littéraire, la notion de délinquance désigne « l’ensemble des infractions commises, considérées sur le plan social ». En définitif, on déduit de ces définitions que la délinquance est : « l’ensemble des infractions prévues et réprimées par la loi pénale ».

Cependant qu’est-ce qu’un délinquant ? Le délinquant est l’auteur, le co-auteur ou le complice d’une infraction qui porte atteinte à l’ordre social. Nul n’ignore que le phénomène de la délinquance est répandu sur l’ensemble du territoire de la République Centrafricaine. Il est difficile, même impossible qu’une journée passe sans que la société ne soit victime des actes barbares, inhumains et antisociaux des délinquants. Malgré les efforts consentis par le gouvernement centrafricain, certains organismes internationaux, certaines (ONG) et Associations pour atténuer la flambée de la délinquance en République Centrafricaine, le nombre ne cesse de croître. Ce qui est inquiétant pour un pays comme la RCA qui vient de sortir d’une grave crise de son histoire et qui cherche à pas de caméléon à relancer ses activités dans tous les domaines socio-économique, politique et culturel. Comment reconnaît-on les actes de délinquance ?

Les voleurs, les bandits de grand chemin, les escrocs de grande et moyenne envergure, les enfants de la rue par leurs comportements dangereux, les coupeurs de route et les braqueurs... sont les différents actes de délinquance. Ces malfrats sont nombreux dans les marchés de Bangui. On les rencontre dans les rues, dans certains coins, dans les quartiers. Ils sont toujours en quête et utilisent des manœuvres frauduleuses pour soustraire des biens soit à l’insu du propriétaire, soit au su du propriétaire pour s’en approprier par la force ou la ruse.

Nous constatons aujourd’hui que le phénomène de la délinquance est rependu surtout chez les jeunes en République Centrafricaine. Mais les mobiles qui les ont poussés à être rebelle contre les exigences sociales varient d’une catégorie de délinquants à l’autre. La sorcellerie, la situation familiale précaire de certains jeunes centrafricains peuvent être les vecteurs principaux de ce phénomène de la délinquance.

Les conséquences provenant de la délinquance juvénile en République Centrafricaine sont souvent déplorable. Ces conséquences se résument en trois (3) chapitres : la prison, l’infirmité partielle ou totale et la mort.

La prison

Si l’on parcourt actuellement les différents Commissariats, les prisons, les Brigades de la Gendarmerie du territoire national à l’exception des zones gouvernées par les seigneurs de guerres. On se rendra compte que, ces Commissariats, prisons, Brigades de la Gendarmerie sont pleins, remplis  de jeunes délinquants ; alors que la RCA a besoin des jeunes dignes afin de conjuguer leurs efforts pour sortir le pays dans du gouffre où il se trouve.

L’infirmité

L’infirmité fait partie des conséquences que peut subir un jeune délinquant. Si un voleur est rattrapé par la population, c’est la torture populaire qu’il va encaisser. Si la population qui l’a rattrapé est gentille, ce voleur va se retrouver avec les jambes cassées, les bras coupés. La personne devient handicapé durant toute sa vie.

La mort

La conséquence de la délinquance juvénile est parfois la mort, souvent les auteurs des actes de délinquance meurent précocement.

Malheureusement, sous le régime de l’ancien président centrafricain François Bozizé, ces délinquants étaient reçus au niveau de la présidence. On les payait, ils sont considérés comme des B2 pour leur apporter des informations. Mais, où sont-ils les agents des renseignements dignes de ce nom.

Le régime de Faustin Archange Touadéra doit avoir horreur de ces jeunes délinquants. L’accent doit être mis sur les agents de renseignements formés et qualifiés. Afin que les Centrafricains vivent paisiblement sans inquiétude.

 

Delsya Sipaïna NZAPAGAZA

 

 

LE RELEVEMENT ECONOMIQUE DE LA RCA :

LA BALLE EST DANS LE CAMP DE TOUADERA

 

 

Tous les partenaires tant nationaux qu’internationaux de la Centrafrique sont sensibles aux plaintes du peuple centrafricain. Ils n’hésitent pas à intervenir matériellement comme financièrement. Mais si l’équipage du régime en place peut se retenir une seconde, le temps de chercher à savoir comment faire pour rendre ces matériels productifs ou ces sommes d’argent productives, ces assistances (matérielles et financières) auraient permis à la RCA de se mettre debout le plus tôt possible à chaque fois qu’elle tombe et peut poursuivre sa course.

Force est malheureusement de constater que ça n’a pas été souvent le cas. Bien au contraire, c’est souvent le moment propice des hommes politiques de se servir chacun à sa guise, profitant de l’inattention du peuple sur la gestion de la chose publique, préoccupé plus à la question de la sécurité dans les milieux sociaux. C’est ainsi que ces dons d’outils de travail (ordinateur, imprimante, photocopieuse, moyens roulant) ont souvent fait l’objet de détournement par ceux-là même à qui sont destinés ces biens de service : la plaque administrative enlevée, remplacée par la plaque particulière et du coup le véhicule de service devient un véhicule personnel. Il en est de même pour les aides financières qui une fois l’argent décaissé, le projet pour lequel l’argent a fait l’objet, est révisé en vue de dégager une « plus value » qui va directement dans la poche de la plus haute autorité de l’instance. Nombreux projets initiés dans ce pays de « Boganda » ne satisfont jamais l’entendement des bénéficiaires pour une question de qualité du service rendu. Souvent, c’est le maître d’œuvre qui est critiqué ou intrigué à tort, alors que le malfaiteur est entrain de passer des moments de délassement sur face book dans son bureau climatisé.

Le maître d’oeuvre a fait ce qu’il pouvait faire avec le peu qu’il a reçu, contrairement au montant que son devis estimatif a prévu, obligé de « faire avec, pourvu que... ». Les exemples sont nombreux : GER dans les travaux de bitumage de l’avenue CEMAC, ONM dans les travaux de bitumage de l’avenue des martyrs.

Alors pour tourner définitivement la page avec cette mauvaise foi dans l’exercice d’une fonction que l’on confie à quelqu’un à qui l’on a confiance, disons à bas le remord, à bas la familiarité. Ainsi donc, toutes les petites erreurs du passé commises dans la foulée, dans l’état d’émotion provoqué par un succès inattendu, inespéré, doivent obligatoirement être corrigées. Des personnalités nommées à des postes de responsabilités supérieures de l’Etat qui n’ont pas été sacrée détenteur du bâton magique politique, des personnalités dont leur nom n’a pu être gravé dans l’esprit du peuple centrafricain par rapport au sacrifice qu’elles ont consenti pour la RCA et dont il ne sera pas inutile de citer nommément quelques unes ici telle que Jean Bedel Bokassa, Grélombé, Jean Barkès Ngombékété, Mazangué.

Ces « vauriens » qui n’ont aucune initiative, aucun mérite et qui n’ont pas honte d’accepter les postes de responsabilités supérieures de l’Etat sont à remercier avant qu’il ne soit tard, conformément à la philosophie de « l’homme qu’il faut à la place qu’il faut », principe que tous les Centrafricains souhaitent que ça soit désormais adopté. Nous insistons sur la notion de temps à consacrer à cette opération.

Si les élus du peuple ont accepté la loi de parité entre les hommes et les femmes, alors pourquoi ne pas faire du principe de « l’homme qu’il faut à la place qu’il faut » une loi de même nature ?

Il faut qu’un service spécial soit mis en place ayant pour mission de revoir le dossier de chaque fonctionnaire de l’Etat pour s’assurer si la formation suivie est compatible au poste qu’il occupe. Le cas contraire, entreprendre un reversement à son poste de prédilection. Inutile de donner des illustrations à ce niveau du fait que les cas importent peu. Le régime défunt a une grande part de responsabilité dans ce désordre professionnel.

Les élus du peuple doivent prendre au sérieux l’aspect que nous sommes entrain de critiquer. C’est vrai que la charité bien ordonnée commence par soi-même et que ce sera bien sûr nos honorables qui seront les premiers à payer le sacrifice de ladite loi. Nous sommes sans ignorer que nombreux élus du peuple n’ont pas un niveau d’instruction poussé, nombreux n’ont même pas le brevet des lycée et collège, dans un tel cas, quel rôle ceux-ci peuvent jouer à l’assemblée nationale du moment où toutes les lois sont rédigées en français ? Comment pourront-ils initier des projets au profit de la population de leur zone de juridiction respective en guise de reconnaissance ? Initier ces projets consiste à philosopher, les monter en français et au cas  où le projet « prend feu », échanger avec les bailleurs de fonds ou les donateurs en français ?

Il faut que la RCA arrive également à ce niveau où pour candidater au poste de député, le candidat doit être titulaire d’un brevet des lycées et collèges.

Dans les pays des autres, il existe au niveau de la primature, un service spécialisé qui est uniquement chargé d’enregistrer tous les nationaux qui rentrent au pays après avoir terminé leurs études. L’enregistrement est fait selon le diplôme obtenu et selon la formation subie. Cette initiative permet de savoir quels sont les locaux qui ont tel diplôme dans telle spécialité, combien ne sont pas encore intégrés ou occupés.

Lorsqu’il n’existe pas de poste pour le diplôme obtenu, l’Etat le crée. L’unique gestionnaire foncier urbain (DEA en gestion foncière urbaine) est rentré au pays depuis l’année 2010, jusqu’à ce jour, il erre au quartier. N’est-ce pas celui là qui devrait occuper le poste de ministre chargé de la gestion foncière ? N’est-ce pas là une négligence de ce cerveau de la part des dirigeants politiques centrafricains ? N’est-ce pas à un aménagiste urbain que devrait revenir le poste de président de la délégation spéciale de la ville de Bangui ? A un docteur vétérinaire le poste de ministre de l’élevage ? A un médecin le poste de ministre de la santé ? Cessons avec ce comportement de haine et de jalousie à l’égard des hommes qu’il faut pour le développement de ce pays. La RCA ne pourra jamais se développer si nous ne mettons pas de point sur la troisième voyelle de l’alphabet français pour qu’elle se lise « i ». En Centrafrique, c’est plutôt « u » qui porte les points « ü » et devient du coup vide de sens.

Que l’Etat se ressaisisse, change de vision, de la politique dans ce pays afin d’imprimer le changement qu’il espère apporter, pointer à l’horizon pour qu’il en fasse du choux bombé au profit de tous les Centrafricains pendant son second mandat et avoir la chance de rester aussi plus longtemps au pouvoir car ce que les Centrafricains attendent des hommes politiques dans ce pays, c’est un chef d’Etat qui aime son pays, qui aime son peuple sans esprit de discrimination. La familiarité tue. L’histoire de la politique en Centrafrique est édifiante.

 Frumence KAKPEKALA

 

 

UNE FEMME DE 66 ANS MORTE DANS UN FEU DE BROUSSE A 12 KM DE SIBUT AU CENTRE DU PAYS

Imoudou Yvonne une femme de 66 ans est retrouvée morte au village Ngadi, situé à 12 km de Sibut après un feu de brousse qui a aussi détruit des champs. Information confirmée par plusieurs sources dans la localité.

Selon les autorités locales, le feu de brousse a commencé aux environs de 15h, et a dévasté les champs et a fait des pertes en vies humaines. Cette calamité en cette période de saison sèche est la troisième enregistrée après l’incendie du site des déplacés de Kaga Bandoro le 1er février et le décès de l’ancien maire de Baboua pris dans un feu de brousse ce 02 février.

Joint par le RJDH, le chef de village Ngadi décrit les faits de cette manière « C’était vers 15 heures  que cette femme est partie arroser son jardin.  Se rendant compte du feu, elle voulait sauver sa peau, mais malheureusement elle n’a pu et la mort l’a surprise », a-t-il témoigné.

10 champs et quelques greniers sont aussi partis en fumée lors du passage de ce feu de brousse. Yvonne Yodomo une habitante du dit village affirme avoir perdu son champs « nous ne connaissons pas encore l’origine du feu, mais il a fait beaucoup de dégâts, y compris mon champ. Je ne sais pas ce que je vais faire » a-t-elle regretté.

Ce feu de brousse intervient après l’incendie de plusieurs maisons au village Kpabé localité située à 10km de Sibut.

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19 GROUPEMENTS DES ASSOCIATIONS VILLAGEOISES D’EPARGNE ET DE CREDIT LANCES POUR LES ACTIVITES ECONOMIQUES.

19 groupements des Associations Villageoises d’Epargne et de Crédit sont lancés après une formation sur le leadership, la bonne gouvernance, l’élevage, la pisciculture à l’occasion de la porte ouverte de  l’ONG APSUD ce 3 février à l’Alliance Française de Bangui.

L’initiative selon les organisateurs vise à impliquer les membres des 19 groupements dans la reconstruction du tissu économique ébranlé par la crise. Elle intervient dans un contexte d’amélioration de la production agricole, de l’élevage, de la pisciculture. Les membres du groupement ont mobilisé en 2016, 11.364.000FCfa dont une partie est redistribuée en terme de crédit pour un montant de 9.218.000FCfa aux 19 groupements formés dans le but d’accroitre leur production.

Samuel Goniwa-Ilonga coordonnateur de l’APSUD a présenté les missions et les productions en ces termes « au niveau de la pisciculture, une superficie de 18 aires pour 12 étangs a servi de support pour cette activité. De l’élevage, 996 Kg de poisson de variété Tilapia Nilota ont été produits. Pour l’élevage des porcs, 112 porcelets dont 28 verrats et 84 truies ont été livrés aux groupements. Le cheptel total des porcs à la fin au niveau des groupements est de 362 porcs.

Il a indiqué que l’action de l’ONG est une réponse nutritionnelle, « Ceci pour leur permettre de diversifier, protéger et accumuler des biens, du capital et des connaissances afin de mieux gérer les risques liés à l’insécurité alimentaire et nutritionnelle ». Une action saluée par Berthe  présidente du groupement maraicher Ngbo-le-Té-Naze, « je suis très fière de l’ONG APSUD qui nous a appris à faire les tontines améliorées. Qu’ils continuent de nous appuyer car nous manquons encore d’autres connaissances ».

APSUD est une organisation non gouvernementale nationale de Développement et de Protection des personnes et écosystèmes vulnérables, fortement impliquée dans l’action humanitaire. Elle œuvre depuis plus de cinq ans auprès des personnes vulnérables. La formation qu’elle a organisée a duré 7 mois.

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LES BASES DE DEUX ONG PILLEES LORS DE L’ATTAQUE DE BOCARANGA, AU NORD DU PAYS

Les bases du Conseil Danois pour les Réfugiés (DRC) et de IRC, auraient été attaquées et pillées lors de l’attaque de Bocaranga, jeudi dernier. L’information est confirmée par plusieurs sources humanitaires qui parlent de la présence des Antibalaka dans la localité.

La base de IRC, selon les informations du RJDH, a été pillée puis incendiée par les hommes armés qui ont attaqué la ville de Bocaranga. L’information est confirmée par un cadre de cette ONG à Bangui. Un humanitaire qui a pu sortir de Bocaranga après l’attaque, parle de « pillage systématique de DRC avant l’incendie qui semble être volontaire » confie-t-il.

La base de DRC, selon les mêmes sources, a été aussi pillée, « le siège de IRC a été attaqué dans la même journée par les assaillants qui ont tout pillé » a expliqué un autre humanitaire. Les informations en provenance de Bocaranga, font état de pillage de plusieurs boutiques dans la ville par le groupe armé qui est entré depuis jeudi dans la ville.

Plusieurs habitants ont été contraints de se réfugier prêt de la base de la Minusca qui, selon nos informations n’a ouvert sa base qu’aux humanitaires expatriés, information non encore confirmée par la mission onusienne. La présence des Antibalaka est signalée dans la ville de Bocaranga malgré les patrouilles des soldats de la paix.

Difficile d’entrer en contact avec cette ville du nord de la République Centrafricaine à cause des problèmes de réseaux téléphoniques qui persistent depuis le jeudi 02 févier, date de l’attaque de cette ville par un groupes armé que la Minusca dit avoir repoussé alors que les témoignages indiquent que les assaillants sont toujours dans la ville.

Le premier bilan non officiel de l’attaque de Bocaranga, fait état d’une dizaine de morts et de plusieurs boutiques pillées.

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DES DEPLACES ENCORE SUR LE SITE DE L’AEROPORT APRES LA FIN DE L’OPERATION « NOEL A LA MAISON »

Plus de 1000 déplacés continuent de vivre sur le site des déplacés de l’aéroport Bangui M’poko après la fin officielle de l’opération Noel à la maison, conduite par le gouvernement. Ces déplacés disent attendre les mesures d’accompagnement promises par la ministre des affaires sociales.

Alors que le département des Affaires Sociale annonce la fin de l’opération « Noël à la maison », plus de 1000 déplacés de l’aéroport continuent de vivre sur le site. Tous ceux qui sont restés sur le site, disent attendre l’argent qui a été remis aux autres, « nous sommes tous restés parce que nous n’avons pas eu les fonds qui nous sont destinés. C’est ainsi que nous sommes restés » a expliqué un d’eux.

Certains déplacés présents sur le site accusent le comité de gestion de mauvaise organisation, « c’est une désorganisation de la part des responsables du site. Beaucoup  d’intrus venus des quartiers ont bénéficié de l’argent alors qu’ils ne sont pas les vraies cibles. Nous demandons au gouvernement de se pencher sur notre cas, les ayant-droit. Nous attendons cela pour rentrer » a indiqué  Jordanne Mongana.

Le ministère des Affaires Sociales rejette ces accusations qui, selon le Directeur de Cabinet du ministre ne sont pas fondées, «  aujourd’hui, il ne reste que des cas litigieux qui ne dépassent pas 50. Alors le chiffre de 1000 avancé, relève de la machination. C’est une histoire montée de toutes pièces, car beaucoup ont quitté le site avant le profilage, c’est lorsqu’ils ont appris qu’on va intéresser les gens qu’ils sont revenus sur le site après le profilage. Le ministère de la Sécurité publique doit avoir l’œil sur la situation » a confié Antoine Maximilien Mbaga, Directeur de cabinet au ministère des Affaires Sociales.

L’opération « Noël à la maison », lancée en décembre 2016 par le chef de l’Etat, visait à libérer le site de l’aéroport qui est le plus grand site des déplacés de la  République Centrafricaine. Malgré la fin officielle de cette opération, plusieurs déplacés sont encore sur place. Notons que la communauté internationale a décaissé 10 milliards de fonds pour cette opération qui doit être étendue sur l’ensemble du territoire.

 

RJDH

 

 

 

 

 

SEANCE D’INFORMATION DES ELUS DE LA NATON, SUR LE PROCESSUS DE RELECTURE DU CADRE JURIDIQUE DE L’ANE

 

Une journée d’information des députés sur la relecture du cadre juridique de l’ANE et des élections s’est déroulée ce lundi 06 févier 2017 à l’hémicycle de l’Assemblée Nationale. La cérémonie d’ouverture a été présidée par le premier vice président de l’Assemblée Nationale, Aurélien Simplice Zingas. On notait à ses cotés la présence de l’ambassadeur de France en RCA, Christian Bader et la présidente de l’ANE, Marie Madeleine Hoornaer N’Kouet.

Dans son allocution pour la circonstance, l’ambassadeur de France en RCA, Christian Bader a témoigné sa reconnaissance envers les autorités centrafricaines, le peuple centrafricain, l’Autorité Nationale des Elections ainsi qu’aux forces internationales  pour les efforts déployés depuis les consultations populaires à la base, le forum national de Bangui, le vote référendaire puis la tenue des élections couplées de 2015-2016, conduisant le pays à un retour à l’ordre constitutionnel par la mise en place des institutions républicaines. Celui-ci a également félicité l’apport du gouvernement français au peuple centrafricain à travers le financement des élections. Toutefois, il a précisé que l’organisation de cette journée d’information par l’ANE à l’endroit des députés permettra de tirer les leçons juridiques apprises des élections pour donner confiance à la population centrafricaine à travers l’organisation des élections régionales et sénatoriales. Pour finir, Christian Bader a réaffirmé l’engagement de la France d’être toujours aux côtés des centrafricains.

La présidente de l’ANE, Marie Madeleine Hoornaer N’Kouet, en prenant la parole a remercié toutes les personnalités qui ont honoré de leur présence l’organisation de cette journée. Elle a déclaré plein succès à l’ANE dans sa mission pour le peuple centrafricain à travers l’organisation et la réussite des élections. Profitant cette occasion, la présidente de l’ANE a félicité les élus de la nation pour les efforts déployés en peu de temps pour réaliser certaines de leurs tâches à l’exemple de la loi de parité qui est une initiative des députés adoptée et votée par l’Assemblée Nationale. Selon Marie Madeleine Hoornaer N’Kouet, l’organisation de cette journée était une opportunité offerte pour comprendre les difficultés rencontrées dans le code électoral. Il s’agit là du point de départ de la collaboration entre l’Autorité Nationale des Elections et l’Assemblée Nationale pour conjuguer leurs efforts pour la tenue des élections régionales et sénatoriales.

Pour le premier vice-président de l’Assemblée Nationale Aurélien Simplice Zingas, il s’agit d’un pari gagnant pour l’ANE d’organiser les élections dans un contexte sécuritaire difficile sur l’ensemble du territoire. Après avoir évalué le processus électoral et procédé au  toilettage des cades juridiques, l’organisation de cette journée permettra de garantir un cadre juridique institutionnel pour la tenue des prochaines élections sénatoriales et régionales. C’était sur le discours du premier vice président de l’Assemblée Nationale que la cérémonie d’ouverture est close, ouvrant ainsi la voie aux députés d’entrer dans le vif du sujet et les débats qui suivront. La séance est présidée par Aurélien Simplice Zingas.

Les différentes observations faites par les élus de la nation concernaient entre autres : le mauvais découpage électoral ayant entrainé des conséquences néfastes sur certains candidats ; le problème des démembrements ; la problématique des propriétés bâties ; le disfonctionnement dans les opérations de l’enrôlement compte tenu de l’insuffisance des cartes d’électeurs ; le retard dans la confection et la distribution des cartes d’électeurs…Ces observations selon le vice président de l’ANE, Bernard Kpongaba vont permettre d’améliorer la qualité du travail non seulement lors des élections régionales et sénatoriales ; mais aussi des prochaines échéances électorales d’ici 2021.

                                                                                             Bénistant MBALLA

 

 

MINUSCA : POURQUOI DEFENDRE MORDICUS LA VILLE DE BAMBARI ALORS QUE LES POPULATIONS DE BOCARANGA ET KOUI SONT

ABANDONNEES DANS LA GUEULE DU LION ?

 

 

Dès le début des affrontements entre l’UPC d’Ali Daras et le FPRC de Nourredine Adam, la Minusca a affirmé avoir pris des dispositions en renforçant ses troupes à Bria pour empêcher les combats d’atteindre d’autres localités. Malheureusement, les affrontements se sont propagés dans plusieurs villes et villages des préfectures de la Haute Kotto et de la Ouaka, occasionnant de nombreux dégâts matériels et des pertes en vies humaines. Et ce, en présence même de ces forces onusiennes. Ce qui est difficile à comprendre et à expliquer, c’est que la Minusca n’a pas pris des mesures rigoureuses pour empêcher les va-t-en-guerre de commettre les crimes et les exactions sur les populations civiles de Ndomété, Kaga-Bandoro, Bria, Ippy, Bakala, Ngakobo, Koui et nous en passons, comme elle est entrain de faire pour la ville de Bamabri.

Il y a de cela quelque semaine, la Minusca par la voix de son porte parole avait demandé aux groupes armés récalcitrants  qui continuent de commettre les exactions sur les populations civiles d’intégrer sans condition le processus du pré-DDRR. Et pour mettre en garde ces groupes armés, une ligne rouge a été tracée à Bambari en guise de limite infranchissable. Le commandant en force de la Minusca, Gen Balla Keïta a affirmé tambour battant au cours de la conférence de presse hebdomadaire de ce mercredi 01 février 2017 nous citons : « le groupe armé qui veut s’attaquer à  la ville de Bambari doit d’abord combattre la Minusca … ». Pourquoi ne pas prendre de telles dispositions dans les zones rouges à l’exemple des régions de Koui, Bocaranga, Kaga-Bandoro pour ne citer que celles-ci ou les populations civiles sont abandonnées à elles-mêmes et massacrées par les éléments de 3R de Sidiki et ceux du MPC de Mahamat Alkhatim ? Ceux qui ont perdu leur vie ne sont-ils pas des êtres humains qui ont besoin d’être protégés ? Pourquoi la Minusca défend mordicus la ville de Bambari et abandonne les autres régions dans la gueule du lion ? Autant d’interrogations qui dépassent l’entendement humain. Mais certainement, il y a anguille sous roche. Car, la préfecture de la Ouaka dispose d’importantes ressources naturelles à l’exemple du diamant et de l’or. Or, depuis que Ali Daras et ses éléments sont transférés dans cette région du pays, ils règnent en maître absolu en exploitant les zones diamantifères, en érigeant des barrières illégales qui leur permettent de racketter et rançonner les populations civiles parfois sous la barbe des Casques Bleus. Incroyable, mais pourtant vrai. Est-ce d’une manière désintéressée que la Minusca défend la ville de Bambari ? Selon les témoignages de certains compatriotes de la préfecture de la Ouaka, « La Minusca à travers ces dispositions cherche à protéger la vie de Daras pour l’encourager à continuer de tuer la population ». Pour d’autres, « c’est avec la complicités des Casques Bleus que Daras exploite et pille le sous sol centrafricain. Or si les éléments du FPRC arrivaient à attaquer la ville de Bambari, Daras et la Minusca vont tout perdre concernant l’exploitation des richesses ».

L’experte indépendante des Nations-Unies pour les droits de l’homme, Marie Thérèse Keïta Bocoum, après avoir évalué la situation des droits de l’homme à Bangui et à l’intérieur du pays et notamment dans la Haute Kotto et la Ouaka, a déploré les conditions intolérables dans les quelles vivent les populations civiles. Selon cette dernière, « la libre circulation des personnes et des biens est conditionnées par les groupes armés qui contrôlent et dirigent tout ». Alors qu’il y a la présence de la Minusca avec toute une armada impressionnante de guerre. Difficile de dire qui est qui et qui fait réellement quoi à Bria et Bambari entre les rebelles et les forces onusiennes. A quoi serviront les chapitres six (6) et sept (7) du nouveau mandat de la Minusca, autorisant les Casques Bleus à réduire la présence et les menaces des groupes armés ?

Il y a aussi urgence vers le nord-ouest du pays. Les régions de Bocaranga, Koui et leurs environs sont devenues le théâtre des affrontements entre les éléments du mouvement 3R de Sidiki et les Anti-Balaka. Et ce sont les civiles qui paient le lourd tribut. Ces villes sont aujourd’hui presque désertes à cause des affrontements répétitifs entre ces deux (2) factions rebelles. Les femmes et les enfants qui ont fui dans d’autres localités pour se mettre à l’abri des violences sont abandonnés à eux-mêmes et mènent une vie difficile dans la brousse ou chez certains de leurs parents. Ceux-là n’ont-ils pas besoin de la protection ? Kaga-Bandoro, Ndomété, Ippy, Bria, Bakala, Ndassima, Kouango… quelle population protège la Minusca ? Il est certes vrai que les forces de l’ONU  n’ont jamais ramené la paix dans un pays quelconque. C’est bien dommage.

Bénistant MBALLA

 

 

AU PRESIDENT TOUADERA : EVALUER LES EMBUCHES QUI VOUS ATTENDENT

 

Nous savons que « la mission que le peuple centrafricain a confiée au président de la République n’est pas alléchante. Il lui faudra évaluer les embûches, les obstacles auxquels il fera face », de par sa brillante et écrasante élection au second tour de la présidentielle de 2015. Car avec le coup d’Etat de la nébuleuse ex-coalition Séléka, le 24 mars 2013, la RCA est tombée plus bas que terre. Donc tout est à rebâtir et à reconstruire. Mais un succès n’est pas un leurre. Honnêtement, il faudra au professeur président plus d’abnégation et de courage politique pour y parvenir.

Accrochez-vous donc à vos convictions, si vous les jugez salutaires pour le peuple. Au début, les gens parleront certainement mal de vous, ils vous haïront même pour les difficultés qu’engendreront vos reformes durant votre mandat de cinq (5) ans. Mais à la fin, quand vos initiatives engagées porteront leurs fruits, ils seront les premiers au contraire à vanter votre réussite. Le peuple, c’est cela partout.

Monsi

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