Tous les Info du Lundi 23/01/2017

Cm n 2391 du ven 23 jan 2017

TOUADERA N’A AUCUNE AUTORITE SUR LES MINISTRES QUI EN FONT A LEUR ORGUEIL, LEUR CAPRICE SUR FOND DE TRES MAUVAISE FOI

Les instructions d’un Chef d’Etat à un ministre, sont immédiatement exécutoires, car sacrées. Même des projets en instance de réalisation, traînent dans les tiroirs. Tout porte à croire que beaucoup de ministres sont entrés dans le gouvernement avec la mission de devenir un goulot d’étranglement de tous les efforts entrepris par Touadéra. Les paroles de Touadéra ne font ni chaud, ni froid, à telle enseigne que les ministres sont plus puissants que le Chef de l’Etat. L’orgueil pour certains, l’incompétence notoire et avérée pour d’autres, le manque d’ingéniosité, d’initiatives, c’est à peine qu’on peut admettre que ce gouvernement est issu d’une élection démocratique. La culture politique d’homme d’Etat ne transparaît nulle part.

 

De la Rupture

 

La rupture prônée par le Chef de l’Etat n’est qu’un effet d’annonce. Faut-il que le Chef de l’Etat mène une pédagogie au sein du gouvernement, avec un dictionnaire (Le Robert ou Larousse) pour faire comprendre ce que c’est que la rupture. Un gouvernement silencieux, inactif, incompétent, voire irresponsable dans un pays en déconfiture où tout est à reconstruire et à peine un an, aucun résultat alors que la RCA doit être transformée en un vaste chantier multiforme. Certains ministres sont incapables de s’exprimer devant les députés. D’où sortent ceux-là ? Les nominations de complaisance, de remerciement, de cadeau de campagne, ont pris le dessus sur la rupture, la compétence, la rigueur, la transparence. Beaucoup de candidats à la dernière présidentielle font partie de ce gouvernement, mais hélas, la médiocrité bat son plein. Comment croire que ce sont des Centrafricains au service de leur pays ?

 

Obligation de résultats

Le peuple veut des résultats concrets, insipides. « On ne nourrit pas un peuple avec la politique », clamait l’ex-empereur Bokassa 1er. Où en sommes-nous avec les cinq (5) verbes de Boganda (Loger, Instruire, Soigner, Vêtir  et Nourrir ) ? Tout ministre, quel qu’il soit, doit avoir présent à l’esprit la conjugaison de ces cinq (5) verbes pour le bonheur de ses compatriotes, qu’il soit de quelque bord que ce soit, « les Centrafricains d’abord » et « la RCA, avant tout ». Ce n’est pas mon régime, alors il faut mettre les bâtons dans les roues de tous les efforts de progrès. C’est non seulement inhumain, mais aussi criminel, d’accepter d’être ministre pour torpiller de l’intérieur. Il n’y a qu’en RCA qu’une telle conception est en vogue. Sous d’autres cieux, de l’opposition ou du pouvoir, ce qui compte, c’est la population et le pays. Les clivages politiques n’ont plus droit de cité, dès lors qu’un individu accepte d’être un ministre de la République. L’actuel gouvernement dort depuis la Primature, c’est-à-dire la coordination gouvernementale, jusqu’au bon nombre de ministres qui ne savent pas ce qu’ils doivent faire. Or, Touadéra a des comptes à rendre au peuple centrafricain. Un Chef d’Etat ne gouverne pas avec des sentiments, avec un ventre mou, et ne remet pas à demain la décision de frapper. Les erreurs des précédents régimes, sont suffisamment monumentales, titanesques, océaniques pour les commettre encore. C’est dommage qu’en RCA, les mêmes erreurs reviennent comme les vagues de la mer.

 

De la compétence

 

Un ministre compétent ne peut tout attendre du Chef de l’Etat qui doit tout mâcher. Comment des projets comme les logements sociaux peuvent traîner, venant du Maroc et du Nigéria. C’est sur ces cas que nous comprenons que bien des ministres sont méchants, haineux, saboteurs et de très mauvaise foi. La jeunesse attend du travail et le gouvernement avait promis quatre cent mille (400.000) emplois. A l’allure où vont les choses, si Touadéra ne se réveille pas pour donner le coup de pied salutaire dans la fourmilière, son échec est programmé. Ces ministres hypocrites, fourbes, disent oui à Touadéra, mais dès que Touadéra tourne les talons, ils en font à leur tête, se moquent de lui, et mettent les coudes sur les dossiers. Histoire d’exposer Touadéra à la vindicte populaire et de tirer les ficelles. 

 

Des Résultats Concrets, Palpables

 

« Un ventre affamé n’a point d’oreilles » pour attendre les beaux discours, les justifications, les excuses d’où qu’elles viennent. Bokassa est toujours présent dans l’esprit des Centrafricains, à cause de ses réalisations. C’est un bâtisseur, un homme pragmatique, du tic au tac. Les réalisations témoignent du savoir faire, de la vision, de la compétence et de la rigueur d’un Chef d’Etat. Touadéra manque cruellement d’autorité affirmée, tranchante. Le gouvernement reflète le manque de rigueur de Touadéra. Dans un pays post-conflit où le gouvernement dort copieusement, attendant les « bonnes vendredi », c’est incroyable mais pourtant vrai. Touadéra ne prend-il pas le temps durant les voyages, pour prospecter au sein de la diaspora à travers le monde ? La RCA a besoin du sang neuf à la Primature pour un marketing de classe internationale. Tous les jours, ce sont les mêmes, les vieux crocos, sans vision, sans imagination, sans créativité, stériles, incapables de créer la richesse. S’il y a lieu, mieux vaut nommer des étrangers au gouvernement, puisque les Centrafricains ne sont pas en mesure de porter leur pays sur leurs épaules. Le pays est pauvre, mais le Centrafricain veut toujours piller le peu qui est dans la caisse. Même quand le pays est sous perfusion, il n’est donc pas exclu de nommer un Américain, un Japonais, un Britannique, un Chinois, comme ministre des Finances, comme Directeur Général du Trésor, pour remettre de l’ordre dans nos affaires. Touadéra peut encore redresser la barre avant qu’il ne soit trot tard. On ne gouverne pas un pays avec les sentiments, pendant que certains font du chantage à un Chef d’Etat. Ali Bongo, Paul Biya envoient leurs proches collaborateurs en prison en cascade. C’est un suicide de jouer les enfants du cœur, car « les chiens aboient, la caravane passe ».

 

Julien BELA

 

MAHAMAT ALKHATIM ET AL-BACHAR DU MPC REJETTENT EN BLOC LEUR IMPLICATION DANS LE CARNAGE DE KAGA-BANDORO ET S’INSURGENT CONTRE LEUR DESTITUTION

 

Rien ne va plus au sein du Mouvement Patriotique pour le Centrafrique (MPC), l’une des branches dissidentes de la coalition Séléka, réfractaire au processus Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Rapatriement (DDRR). Son président Al-Bachar et son chef d’Etat-major, le soi-disant général Mahamat Alkhatim, ne sont pas sur la même longueur d’onde avec les autres membres du bureau. Tout porte à croire aujourd’hui qu’ils se regardent en chien de faïence.

 En effet, lors de la conférence de presse et dans un communiqué de presse, certains membres de ce mouvement politico-militaire ont accusé ouvertement Mahamat Alkhatim et Al-Bachar d’être responsables des carnages de Ndomété et de Kaga-Bandoro. Pour votre gouverne, à la mi-septembre 2016, les combattants du MPC se sont rendus dans le village Ndomété, situé à 10 Km de la ville de Kaga-Bandoro. Ils avaient incendié des maisons et villages entiers sous les yeux des Casques Bleus Bangladeshi. Des dizaines de morts et des blessés étaient enregistrés. En outre, au début du mois d’octobre 2016, ces mêmes sanguinaires s’en sont pris aux populations civiles et aux humanitaires. Ils avaient mis en place, une véritable politique de terre brûlée. Dans leur furie, leur rage destructive, ils avaient incendié des maisons où se trouvaient des individus, pillé les locaux des ONG Humanitaires. L’évêché de Kaga-Bandoro n’était pas épargné. Le bilan était lourd : les Nations-Unies ont annoncé 50 morts, tandis qu’un député de la région a parlé de plus de 200 cadavres. Et même certains habitants de Kaga-Bandoro que nous avons joints au téléphone, ont affirmé qu’il y a eu plusieurs décès et des individus carbonisés dans les sites des déplacés.

C’est dans cette optique que, dans un communiqué de presse rendu public le 09 janvier 2017, certains membres du bureau du MPC ont destitué Mahamat Alkhatim et Al-Bachar. Ils les ont rendus responsables des tueries en grande échelle qui ont lieu à Kaga-Bandoro et Ndomété aux mois de septembre-octobre derniers. Mais dans le journal parlé sur la Radio Ndèkè-Luka, le samedi 21 janvier 2017, aux environs de 13 heures, Mahamat Alkhatim et Al-Bachar ont rejeté en bloc leur implication dans ce carnage et se sont insurgés contre leur destitution. Alors, Mahamat Alkhatim et AL-Bachar peuvent-ils nier leur implication dans les massacres de Kaga-Bandoro et Ndomété ? C’est vraiment impensable. Nous demandons à ces deux bourreaux de la population de Kaga-Bandoro de ne pas nous faire rouler dans la poussière. Ils n’ont pas été impliqués dans ces tueries par des Centrafricains lambda, mais plutôt par leurs collaborateurs directs. Avons-nous besoin de chercher de midi à 14 heures pour connaitre les auteurs de ces crimes odieux, barbares, inhumains, indignes, bestiaux ? Non. Ils sont maintenant connus car leurs noms sont révélés par leurs pairs. 

D’ailleurs, Alkhatim est le chef d’Etat-major du MPC et Al-Bachar en est le président. Qui des deux peut donner l’ordre aux combattants de ce groupe armé de massacrer les civiles ? A notre humble connaissance, c’est le président qui instruit son chef d’Etat-major. Et ce dernier met en exécution cette instruction. Si Mahamat Alkhatim a reçu l’ordre de Al-Bachar pour attaquer les pauvres citoyens civils de Kaga-Bandoro et Ndomété, qui peut-on accuser ? N’est-ce pas Al-Bachar et Mahamat Alkhatim ? Si ces deux responsables influents du MPC ont perdu leur latin, nous leur rappelons qu’ils sont bel et bien responsables numéro un (N°1) de ces massacres. Annoncer tambour battant sur les ondes de la Radio Ndèké-Luka qu’ils ne sont pas impliqués  dans ce carnage, dépasse l’entendement humain. Le moment n’est pas encore venu et il viendra avec la mise en place effective de la Cour Pénale Spéciale (CPS). C’est quand ils seront devant la barre qu’ils comprendront le sens de leurs actes barbares.

 Mais en attendant, les Centrafricains du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest, savent déjà que ce sont eux qui ont organisé, planifié et exécuté ce carnage. Qu’il pleuve, qu’il neige, qu’il vente, ils ne seront pas blanchis. Donc, rien ne sert de se dresser sur ses ergots pour clamer haut et fort qu’on n’est pas responsable des tueries. S’agissant de leur probable destitution du MPC, cela ne fait ni chaud, ni froid au peuple centrafricain. Ce qui l’intéresse à l’heure actuelle, c’est l’arrestation de ces deux présumés auteurs des tueries de Ndomété et Kaga-Bandoro. S’ils étaient traqués, arrêtés et traduits en justice par leurs pairs qui les ont détrônés, ce serait un ouf de soulagement pour la population de la Nana-Gribizi en particulier, et celle de la RCA en général. Mais dommage !

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

 

QUARTIER GUITANGOLA : DES CAS DE VOLS NOCTURNES

QUASI-QUOTIDIENS ENREGISTRES

 

 

Le quartier Guitangola, situé dans la ville de Bimbo, est depuis quelques temps convoité par les voleurs. De jour en jour, on signale des cas de vols nocturnes, sans que les auteurs ne soient identifiés.

Dans un passé récent, un voleur a été appréhendé par des jeunes aux alentours de la communauté Saint-Padré Pio, à partir de 05 heures du matin. Il a grimpé sur un poteau électrique pour couper les fils. Il  a été attrapé et conduit à l’OCRB. Dans son sac, les jeunes ont pu mettre la main sur des téléphones portables. Or, durant la nuit, il a ouvert la fenêtre d’un habitant du quartier Guitangola, et par un bâton magique, a soutiré quelques téléphones portables qui étaient en charge. Ayant eu écho de cela, les propriétaires sont allés sur le lieu de l’arrestation. Les jeunes qui l’ont arrêté, ont exigé de leur verser une somme avant que les téléphones ne soient rendus. Ils leur ont remis la somme de cinq mille francs (5.000 F) CFA et les téléphones leur ont été rétrocédés. Le présumé voleur avait été mis en geôle et nous ne savons pas s’il a été incarcéré à la prison centrale de Ngaragba ou libéré purement et simplement. Il convient de souligner que les vols nocturnes avaient cessé dans ce quartier durant presque deux (2) mois, après que ce voleur fut arrêté.

Mais durant ces dernières semaines, les cas de vols sont signalés un peu partout. Dès les premières lueurs de la matinée, on entend des cris par-ci, par-là, « la fenêtre de ma chambre a été défoncée cette nuit et les voleurs ou le voleur ont emporté mes téléphones portables, mes habits, une certaine somme d’argent ». Le dernier cas de vol remonte à la nuit du mercredi 18 au vendredi 19 janvier 2017. Cette fois-ci, les voleurs n’ont pas défoncé les fenêtres, mais plutôt la porte d’un prénommé Darios. Ils ont emporté des habits et une somme de trente-cinq mille francs (35.000 F) CFA. C’était aux environs de 04 heures du matin que sa femme, de retour d’une veillée de prière, s’est mise à crier et a réveillé tout le quartier. Les gens accourraient de partout. Mais les voleurs étaient déjà partis.

Notons en passant que les cas de vols nocturnes enregistrés dans le quartier Guitangola sont nombreux et variés. Nous avons cité quelques uns pour attirer l’attention des forces de sécurité intérieure. Des mesures doivent être prises pour éradiquer ce phénomène inquiétant qui prend de l’ampleur. Auparavant, ces malfrats utilisaient des lampes-torches pour dépouiller les passants et les habitants dudit quartier de leurs biens. Aujourd’hui, ce sont les portes et les fenêtres qui sont défoncées. Nous ne savons pas ce qui pourra arriver demain. Vont-ils utiliser des armes à feu pour braquer les paisibles habitants de ce quartier, meurtries par la crise larvée qui perdure encore ? Difficile de le dire.

C’est pourquoi, nous demandons au ministre de la Sécurité Publique de déployer les Forces de Défense et de Sécurité dans ce quartier pour faire des patrouilles nocturnes, afin de démanteler cette bande de malfrats, de voleurs qui écument, hantent et dépouillent les habitants dudit quartier. Ils sont débordés. Mais, à notre humble connaissance, ces voleurs qui agissent nuitamment, seraient dans ce quartier, ou non loin. Ils n’interviennent qu’aux environs de 23 heures en allant. Le gouvernement doit prendre au sérieux ces cas de vols. Tant que cette bande n’est pas démantelée par nos FDS, les habitants du quartier Guitangola n’auront que les yeux pour pleurer.

En outre, ces derniers doivent s’organiser pour mettre la main sur ces bandits de grand chemin, avant qu’il ne soit trop tard. Si nos compatriotes musulmans avaient croisé les bras, aujourd’hui le Km 5, poumon économique de la Mairie de Bangui, n’allait pas être calme. Donc, il s’avère indispensable que nos compatriotes qui habitent ce quartier, puissent envisager quelques pistes de solutions pour faire sortir leur secteur dans la gueule de ces lions. La situation qui prévaut actuellement dans le quartier Guitangola, due aux vols nocturnes à grande échelle, doit interpeller la conscience du gouvernement en particulier, et des habitants dudit secteur, en général. « Un homme averti en vaut mille », dit-on.

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

 

 

QUAND UN CONDUCTEUR DE TAXI-MOTO TRANSPORTE UN FANTOME ET LE DEPOSE AU CIMETIERE GBABIRI...

 

 

L’apparition des fantômes dans les lieux publics à Bangui prend de l’ampleur aujourd’hui. Dans les bars dancings, les boîtes de nuit très fréquentés, ils apparaissent régulièrement. Parfois, les noctambules les croisent sur leurs chemins, quand ils reviennent tardivement à la maison. Mais il n’y a pas que dans les bars dancing, les boîtes de nuit, sur les marchés que, les gens les croisent. Les conducteurs de taxis et taxis-motos les transportent aussi dans leurs voitures ou sur leurs motos.

En effet, Gilbert, un jeune conducteur de taxi-moto qui habite le quartier Gbatouri, dans le 6ème arrondissement de la ville de Bangui, en a fait les frais. D’après les témoignages de ce dernier, « je suis le conducteur de taxi-moto. J’exerce ce métier depuis bientôt quatre ans. Ma famille et moi, ne vivons que du fruit de ce travail. Je n’ai jamais eu un incident grave. Mais ce qui m’est arrivé au mois de décembre dernier, dépasse mon entendement. Aux environs de 18 heures, alors que je m’apprêtais à garer mon taxi-moto, deux (2) femmes m’ont demandé d’aller les déposer au quartier Plateau, sis dans la Commune de Bimbo. Je les ai remorquées sur ma moto. Arrivés au niveau de l’OCRB (Office Centrafricain pour la Répression du Banditisme) du quartier Plateau, l’une des deux est descendue. L’autre m’a prié de rentrer en profondeur dudit quartier car sa maison s’y trouve. Je n’ai pas refusé. J’ai continué le chemin. Mais à un moment donné, je ne me sentais pas à l’aise. Et je lui ai dit que je ne pouvais plus continuer. Mais elle m’a répondu en ces termes, « ma maison n’est qu’à deux cents mètres (200) mètres d’ici ». J’ai accepté de faire les quelques mètres qui nous restaient. Chose promise, chose due. Arrivés à un endroit, elle m’a demandé de m’arrêter. Je suis descendu tout comme elle. J’ai fait descendre ses bagages qui contenaient des ustensiles de cuisine et des bois de feu. Je les ai mis sur sa tête, et elle est partie.

Quelques secondes après, j’ai démarré ma moto mais les phares ne s’allumaient pas. Au bout de quelques minutes, ils ont fonctionné normalement. C’est à ce moment-là que j’ai pu constater que je me trouvais dans un cimetière. Entre temps, cette femme qui était avec moi, a disparu. Subitement, je me trouve dans un cimetière. J’ai appuyé sur l’accélérateur de ma moto et j’ai commencé à circuler entre les tombes. Finalement, je suis sorti et tombé sur deux hommes qui prenaient le vin de palme. Je leur ai raconté ce qui m’est arrivé. C’est à cet instant qu’ils m’ont fait savoir que j’ai transporté un fantôme au cimetière Gbabiri. Et ce sont ces deux (2) hommes qui m’ont indiqué le chemin du retour car je les ai remorqués sur la moto. Ce fantôme ne m’a fait aucun mal. Il m’avait remis un billet de cinq cents francs (500 F) CFA, en guise de frais de transport », a-t-il conclu.

Suite à ce qui est arrivé à ce jeune homme, nous demandons aux conducteurs de taxis et taxis-motos de redoubler de vigilance la nuit quand ils transportent les usagers. Il en est de même pour les amoureux et amoureuses qui vont dans les bars dancing et les boîtes de nuit pour chercher des copains et copines. Car au moment où nous mettons cet article sous presse, on nous a fait savoir qu’une jeune femme fantôme est apparue au bar dancing dénommé « T–H », au quartier Fatima. Nul n’ignore aujourd’hui que les lieux publics sont plus fréquentés par ces fantômes. A bon entendeur, salut ! « Que celui qui a des oreilles pour entendre, entende », disait Jésus-Christ à son auditoire.

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

 

 

 

REVELATION DE DIEU A L’ARCHEVEQUE Achille HonorE BAKOSSA SUR, « LA SORCELLERIE, LE PLUS GRAND DANGER QUI BLOQUE  L’AFRIQUE »

 

 

L’église du « Palais de la Grâce », rebaptisé « Palais du Roi des Rois », a servi de cadre à une conférence de presse animée ce vendredi 20 janvier 2017 de 10 heures à 11heures par l’archevêque Achille Honoré Bakossa.L’objectif de cette conférence de presse était d’annoncer au peuple centrafricain le message de Dieu révélé à l’archevêque sur, « la sorcellerie, le plus grand danger qui bloque l’Afrique ».

Tout était parti en effet d’une prière élevée à Dieu par l’un des adeptes de ladite église, faisant partie du comité d’organisation de cette conférence de presse.

En prenant la parole, l’archevêque a expliqué que la sorcellerie a causé beaucoup de désastres dans la vie des hommes, femmes et  enfants dans nos familles, nos quartiers, nos lieux de travail et dans nos églises. Beaucoup de diplômés n’arrivent pas à décrocher un emploi rentable et fixe à cause de blocages chroniques causés par la sorcellerie. Plusieurs foyers qui vivaient dans la paix et l’harmonie absolue sont aujourd’hui brisés à cause de la sorcellerie. Beaucoup d’hommes et de femmes qui s’aimaient fortement et qui désiraient finir le reste de leur vie ensemble, ont vu leur couple se disloquer à cause de la sorcellerie. Beaucoup de familles qui jouissaient d’une vie heureuse ont perdu le bras droit de cette famille : le père, la mère ou un des enfants sont réduits à néant à cause de la sorcellerie.

Toutefois, celui-ci a précisé que des milliers d’hommes et de femmes ont abandonné leur foyer conjugal, pas parce qu’ils l’ont voulu, mais à cause de la sorcellerie. Des milliers d’hommes et de femmes qui jouissaient d’une vie stable, ont vu brusquement leurs vies basculées dans l’instabilité totale à cause de la sorcellerie. Plusieurs personnes sont devenues du jour au lendemain esclaves de l’alcool, de la drogue, du sexe, des boîtes de nuit et gaspillent inutilement leur argent à cause de la sorcellerie. Des milliers de vie qui devraient jouir d’une parfaite santé sont terrassées par les maladies dites incurables à cause de la sorcellerie. Plusieurs femmes et épouses n’ont pas pu faire d’enfants et pour cela, leurs maris ont préféré une autre femme, tout cela à cause de la sorcellerie.

Des enfants innocents sont morts accidentellement, d’autres sont tombés dans des puits et dans le feu à cause de la sorcellerie. Chose grave, des églises qui devraient, selon la promesse du seigneur Jésus Christ, marcher sur toutes les puissances de l’ennemi, sont anéanties, affaiblies à cause de la sorcellerie. Des ministres de Dieu qui devraient secouer le monde, déraciner les mauvaises semences de l’ennemi par la puissance de Dieu, sont terrassés par la sorcellerie. Des milliers de chrétiens n’avancent pas dans la foi, ne mènent pas une vie chrétienne victorieuse et ne prospèrent pas dans la vie sociale, conjugale et professionnelle à cause de la sorcellerie.

Il faut signaler que l’archevêque Achille Honoré Bakossa est le président fondateur du ministère de la réconciliation, l’un des ministres que le seigneur a utilisé pour apporter un grand réveil en RCA. Il est le berger de l’église « Palais de la Grâce » basée à Bangui. Evangéliste international, il a sillonné le monde depuis seize (16) ans pour prêcher la bonne nouvelle du royaume de Dieu. Conférencier, écrivain et chantre, il compte déjà à son actif plusieurs ouvrages qui demeurent incontestablement de véritables livres de chevet pour les lecteurs dont « les 05 causes de la pauvreté ».

Après avoir répondu à quelques préoccupations des journalistes, une prière a été une fois de plus élevée au Tout-Puissant par  un serviteur de Dieu venu de la Côte d’Ivoire.

Du 26 au 28 Janvier dans hémicycle des Affaires Etrangères, l’église « Palais du Roi des Rois » organisera une grande campagne de sensibilisation et de délivrance sur le thème intitulé, « COMMENT SE PROTEGER, SE DELIVRER ET VAINCRE LA SORCELLERIE ». Le peuple centrafricain est appelé à se rendre massivement à ce grand rendez-vous pour voir le miracle opéré par Dieu.

 

 Bénistant MBALLA

 

 

 

QUE SAVEZ-VOUS DE LA HAUTE AUTORITE CHARGEE DE LA BONNE

GOUVERNANCE EN RCA ?

 

 

Le titre 09 de la Constitution du 30 mars 2016, dans ses articles 146 à 150, met en exergue la mission assignée à la Haute Autorité chargée de Bonne Gouvernance (HABG).

« Il est institué une Haute Autorité chargée de la Bonne Gouvernance. La HABG est une institution indépendante de tout pouvoir politique, de toute association, de tout parti politique et de tout groupe de pression.

Elle veille à la représentation équitable de toutes les régions de la RCA dans les institutions publiques et parapubliques. Elle veille à proscrire toute gestion familiale, clanique, patrimoniale et partisane de la chose publique. Elle veille également à la protection des droits des minorités, des peuples autochtones, de personnes handicapées, ainsi que du principe de l’égalité entre homme et femme.

La HABG assure la protection du patrimoine  national et la transparence dans l’exploitation et la gestion des ressources naturelles. Elle veille à la redistribution équitable des profits générés par les ressources naturelles. Elle peut appeler l’attention des pouvoirs publics dans les domaines relevant de sa compétence et faire des propositions appropriées.

Avant leur entrée en fonction, les membres de la HABG font, chacun en ce qui le concerne, une déclaration écrite de patrimoine, déposée au greffe de la Cour Constitutionnelle qui la rend publique dans les huit (8) jours francs. Dans les trente (30) jours qui précèdent la cessation de leurs fonctions, les membres de la HABG renouvellement, chacun en ce qui le concerne, la déclaration écrite de leur patrimoine dans les conditions prévues à l’alinéa ci-dessus. Une loi organique détermine la composition, l’organisation et le fonctionnement de la HABG ».

Fidèles lecteurs et lectrices du journal « Centrafric Matin », vous êtes déjà situés sur la mission de la HABG. Car la septième République actuelle a besoin des « Institutions fortes et non des hommes forts », pour consolider davantage la paix et la démocratie, gages incontournables de développement socioéconomique durable.

 

Le Petit YEKOA

 

 

 

 

 

DEPECHE RJDH-RADIO COMMUNAUTAIRES

 

GREVE CHRONIQUE DU PERSONNEL DE LA SOCATEL

Le personnel de la Société Centrafricaine des Télécommunications ( SOCATEL ) entre dans sa deuxième phase de grève après 08 jours observés sans succès. La décision a été prise par la base hier 18 janvier pour exiger de leur staff le paiement de 05 mois d’arriérés de salaires sur les 37.

La SOCATEL traverse une crise depuis 2003. Les installations de cette société sont saccagées. A cela s’ajoute le manque de paiement des factures d’abonnement par l’Etat et les privés. Ces dysfonctionnements ont des conséquences sur la charge sociale de l’entreprise et beaucoup de gouvernements n’ont pas trouvé de solution structurelle aux problèmes de la Socatel qui fait face à une série de tension sociale. C’est dans ce contexte que le personnel réuni en Assemblée générale a décidé de poursuivre leur grève.

Selon Théophile Yangakola, délégué du personnel, l’Etat centrafricain, au courant de l’année 2016, avait mis une enveloppe de 150.000.000 Fcfa à la disposition de la SOCATEL pour les besoins d’investissement. « L’Etat avait payé sept mois de salaire à la SOCATEL qui, de janvier à décembre a réalisé plus de 300.000.000F CFA de recettes », a-t-il présenté.

Il a en outre accusé le directeur de mauvaise volonté. « Le directeur général de la SOCATEL s’est illégalement fait payer 10.000.000 de francs cfa de frais d’installation et cette somme représente le quart de la masse salariale du personnel. Ensuite, il s’est octroyé plus de 8.400.000F CFA d’avance sur salaire qui représente pour lui quatre mois de salaires. Et, il a aussi payé deux mois de salaires à ses trois directeurs. Tout calcul fait, pour l’année 2016, il a perçu douze mois de salaire, ses trois directeurs neuf et le reste du personnel sept », a-t-il décrié.

Rencontré, le directeur général de la SOCATEL, Bruno Gréla-Mpoko mis en cause n’a pas souhaité se prononcer. Il s’est contenté de mettre à dispositions des documents contenant les détails des fonds alloués par l’Etat ainsi que les dates d’exécutions des dépenses en termes de salaires et avance entre 2015-2017. Lesquelles dépenses sont estimées à 161 289 690 FCfa sur 150 000 000 F CFA du fonds alloué par l’Etat.

 

SOCATEL de mal en mal

Cette société d’Etat compte à ce jour au moins 150 personnels parmi lesquels une dizaine de retraités qui ont aussi droit à leur salaire des années précédentes.

La SOCATEL est l’une des premières sociétés des Télécommunications en Afrique, qui a commencé à fournir l’Internet depuis 1996, six (6) ans après sa création.  La SOCATEL compte 2.400 abonnés de téléphones en 2016, alors qu’ils étaient 11.000 avant 2012.

La descente aux enfers de cette société d’Etat est amorcée au moment où les sociétés de téléphonie mobile ont commencé à s’installer en Centrafrique. A l’heure actuelle, le pays compte 4 opérateurs de téléphonies mobiles à savoir Télécel, Azur, Moov et Orange, qui offrent les services concurrents à la SOCATEL.

La poursuite de ce mouvement de grève est la conséquence de l’échec des pourparlers avec le département des postes et télécommunications. Ce mouvement de grève de 21 jours, fait suite à celui de 08 jours, observé le 21 décembre 2016

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LES ELEVES DE L’ENSEIGNEMENT CATHOLIQUE ASSOCIE EN JUBILE D’OR

Plusieurs écoles membres de l’Enseignement Catholique Associé de Centrafrique (ECAC) ont fait le déplacement de ce 19 Janvier à Bangui où s’est tenu au Complexe 20000 places un défilé marquant le jubilé d’or de cette association. Une activité de l’ECAC qui coïncide avec le congrès national  de l’enseignement catholique en Centrafrique autour du thème « Une école de tous les talents ».

Le faible taux d’investissement de l’Etat dans l’éducation est l’un des maux qui minent l’éducation en Centrafrique. Cette  célébration du jubilé  d’or consacrant le 50e anniversaire de l’Ecole Catholique Associée de Centrafrique se fait dans un contexte où l’enseignement catholique associé se présente comme l’école de référence dans le pays, à un moment où Faustin Archange Touadera a annoncé l’augmentation du budget de l’éducation nationale.

Devant ce bilan de l’ECAC, l’archevêque de Bangui, Dieudonné Cardinal Nzapalainga a annoncé à l’ouverture de la conférence épiscopale la construction de 50 écoles catholiques à travers le pays.

Justin Baouya, l’un des Formateurs aux  Ecoles Catholiques Associées de Centrafrique revient sur la mission sociale de l’église « l’église veut aller là où l’état n’a pas pu aller par manque de possibilité pour toucher les enfants dans les régions du pays pour qu’ils puissent avoir accès à l’éducation », a-t-il relevé.

Un défilé qui a réuni  plus d’une cinquantaine des écoles catholiques venues des neuf diocèses de Centrafrique pour célébrer les 50 ans de la promulgation des documents conciliés qui ont fondé l’école catholique dans le monde.

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PENURIE D’EAU POTABLE A BOZOUM, LA POPULATION APPELLE A L’ACTION

La ville de Bozoum manque de l’eau potable. Cette pénurie inquiète la population qui s’approvisionne en eau de puits et qui redoute des maladies diarrhéiques. La population de Bozoum appelle à la fourniture d’eau potable.

L’accès à l’eau potable fait partie intégrante des objectifs du millénaire pour le développement. Cet accès à l’eau potable est loin d’être une réalité  pour la population de Bozoum qui appelle les ONG et le gouvernement à s’investir dans ce sens. Cet appel de la population intervient après 5 ans d’inactivité de la Société Centrafricaine de Distribution d’Eau en Centrafrique (SODECA) de Bozoum.

Pour une population de 27.763 habitants, 10 forages ont été construits à Bozoum dont la majorité est hors d’usage depuis plusieurs années.

Annick, une mère d’enfant  se plaint de la qualité d’eau, « mon enfant fait de la diarrhée, la qualité d’eau que nous consommons n’est pas bonne puisque la SODECA de la ville ne fonctionne plus. Je redoute la monté des maladies diarrhéiques pendant cette saison sèche » a-t-elle déploré.

Joint par le RJDH, un responsable de la SODECA a justifié cette pénurie d’eau en ces termes « la SODECA devrait approvisionner la ville, mais les difficultés sécuritaires récurrentes ont eu des conséquences majeures sur la production » a-t-il indiqué.

L’eau et l’électricité ont constitué les priorités de Faustin Archange Touadéra dans son discours du 30 mars 2016.

 

****RJDH ***

 

HUMAN RIGHT WATCH REGRETTE L’ABSENCE A LA BARRE DES LEADERS ANTI-BALAKA ET SELEKA LORS DES SESSIONS CRIMINELLES

 

Lewis Mudge Chercheur à Human Right Watch (HRW) a déploré l’absence à la barre des leaders de la Séléka et des Anti-Balaka lors des deux sessions criminelles tenues à Bangui. Position exprimée à Bangui lors d’une interview accordée au RJDH ce 17 janvier après publication d’un rapport sur les violences en  Centrafrique en 2016.

RJDH: Lewis Mudge bonjour!

Lewis Mudge: bonjour RJDH!

RJDH : Vous êtes chercheur à Human Right Watch pour l’Afrique,  et votre organisation vient de publier son rapport mondial et de la situation de la RCA entre 2015 et 2016. Quelle est la substance de ce rapport ?

Lewis Mudge : Le rapport que Human Right Watch a publié, ce sont donc tous les évènements de fin de 2015 jusqu’en fin 2016 sur la situation des Droits de l’Homme en République Centrafricaine. C’est une synthèse de toutes les préoccupations en termes de Droits de l’Homme.

RJDH : Comment évaluez-vous le niveau des violations des Droits de l’Homme en RCA après le retour à l’ordre constitutionnel ?

Lewis Mudge : Effectivement, c’est le grand souci actuellement. Human Right Watch a constaté après le retour à l’ordre constitutionnel, il y a en même temps les violations de Droits de l’Homme qui continuent dans le pays. Nous avons noté plusieurs violations dans le centre du pays, à Bambari, à Kaga-Bandoro, à Batangafo, et surtout dans les zones contrôlées par la Séléka. Nous avons documenté un nouveau groupe armé dans le nord-ouest dirigé par le général Sidiki, qui est en train de continuer des violations des Droits de l’Homme. Nous sommes toujours préoccupés par rapport au Sud-est du pays, notamment Zemio, Rafaï, Obo disant qu’il y’a une augmentation des activités faites par la LRA. Malgré qu’il y ait un changement de pouvoir légitime, c’est ce qu’il faut encourager mais des  graves violations des droits de l’Homme continuent.

RJDH : La mise en place de la Cour Pénale Spéciale tarde encore et les auteurs des violations des droits humains ne sont pas inquiétés.  Cela ne justifie-t-il pas le niveau élevé des crimes ces derniers temps ?

Lewis Mudge : Effectivement, Human Right Watch reste toujours convaincu que les violences dirigent l’impunité en Centrafrique. Depuis la fin de la crise, il y a deux sessions criminelles et pendant ces sessions, il n’y a pas des dirigeants de la Séléka ni des Anti-Balaka devant la barre. Donc on reste convaincu que la Cour Pénale Spéciale (CPS), est le meilleur moyen de rendre justice aux victimes en RCA. Comme vous avez dit, la CPS c’est toujours en retard, mais il faut avouer que la RCA sort d’une crise et c’est quelque chose qu’on ne va pas faire dans une semaine, ni un mois. C’est nécessaire de chercher les bailleurs de fonds pour financer cette cour. En dépit de nombreuses violations ces derniers temps, je reste optimiste de voir fonctionnelle, la cour pénale spéciale à la fin de 2017.

RJDH : Quelles sont alors vos recommandations à l’endroit des autorités centrafricaines y compris les groupes armés à la lumière de ce rapport ?

Lewis Mudge : Pour les autorités centrafricaines, Human Right Watch continue de faire les recommandations. Mais les principales recommandations est de faire en sorte que la CPS soit mise en place. Je suis ici en RCA depuis 2013, et j’ai parlé avec les Séléka, les Anti-Balaka, le groupe 3R et le jour viendra j’espère qu’en 2017, ils seront jugés. Donc  pour les groupes armés, Human Right Watch, on ne voit pas leur légitimité, nous poursuivons les documentations sur les abus commis dans le pays.

RJDH : La traduction des forces internationales qui auraient commis des viols en RCA tarde. Quelle est la position de HRW par rapport à ces dossiers ?

Lewis Mudge : Ecoutez, c’est Human Right Watch qui a crié, et publié des rapports en ce qui concerne les actes de viol commis par des soldats de la Minusca à Bambari après nos investigations. Nous avons déjà souligné ;il y’avait très peu des étapes judiciaires contre eux, selon nos informations. On va continuer d’enquêter sur les viols et les tueries commis par des casques bleus et les forces de l’Union Africaine donc nous allons pousser les Nations-Unies au niveau de New-York de poursuivre les auteurs des actes commis en Centrafrique.

RJDH : monsieur Lewis Mudge je vous remercie.

Lewis Mudge : merci

 

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ONG NATIONALE LA CONCORDE APPELLE A UN SOUTIEN AUX INITIATIVES DES JEUNES DU 5E ARR DE BANGUI

 

L’ONG nationale la Concorde, située dans le 5e arrondissement de Bangui en face de la base de l’EUTM-RCA, appelle à un soutien aux initiatives en faveur des jeunes de ce secteur. L’objectif est de lutter contre le chômage, la pauvreté, le traumatisme post-conflit et la délinquance et de s’attaquer à l’analphabétisme. Un appel lancé ce 18 janvier par  Evariste Yambada, président de cette organisation lors d’une interview avec le RJDH.

Le 5e arrondissement a été l’un des arrondissements les plus touchés par les violences ayant secoué le pays et la capitale centrafricaine. Plusieurs personnes se sont déplacées, des maisons détruites et la situation des jeunes demeurent une préoccupation majeure pour l’ONG nationale la Concorde.

Evariste Yambada, estime qu’il faut un soutien en faveur des jeunes « pendant les campagnes électorales, des promesses ont été faites. Mais après, aucune réaction. Il y a des jeunes sans emploi, des femmes qui ont besoin de formation et des activités génératrices de revenu. Malheureusement, nous n’avons reçu aucun financement pour un début de solution, depuis le commencement de la crise  », a-t-il plaidé.

Pour Evariste Yambada, son organisation envisage une grande campagne de nettoyage des quartiers, « nous avons constaté qu’il y a des retournés dans les quartiers. Mais aussi l’insalubrité qui crée des moustiques avec des conséquences sanitaires. Nous avons cette projection d’assainir le quartier et notre environnement mais les moyens nous manquent », a-t-il lancé.

En outre,  le président de la Concorde a ajouté que son ONG est sur le point de lancer une formation d’alphabétisation, « nous avons plus de 600 livres dans notre bureau et nous allons faire des cours d’alphabétisation et appuyer aussi la scolarisation des enfants », a-t-il projeté.

La Concorde mène deux grandes activités à savoir : la fourniture d’eau à travers une fontaine et le centre de lecture et d’animation culturelle. Elle compte élargir ses activités à d’autres arrondissements  et dans d’autres domaines.

L’ONG la Concorde a été créée  à l’initiative des élèves et étudiants avant d’être reconnue le 23  février 1996 par le ministère de l’administration du territoire. Son siège et le point d’eau ont été construits avec l’appui de l’opération française Barracuda qui a aussi doté cette organisation des livres.

 

******  RJDH  *****

 

 

 

 

POURQUOI LES ECHECS AUX ENTRETIENS D’UNE EMBAUCHE ?

 

 

L’échec à répétition aux entretiens d’une embauche, résulte d’un manque de préparation.

De quoi avez-vous besoin pour vous préparer ?

D’information sur la nature de l’entretien et sur vos interlocuteurs : fonction de la personne que vous reçoit, durée de l’entretien ou des entretiens successifs …

Préparation matérielle

La ponctualité est évidemment essentielle :

- veillez à tout prévoir pour être bien à l’heure. La présentation est déterminante ;

- soignez votre apparence. C’est indispensable. Certains documents seront nécessaires.

Rassemblez-les à l’avance.

Préparation psychologique

Anticipez sur ce qui va se passer :

Imaginez à l’avance le déroulement de l’entretien, les réponses que vous allez donner, les questions que vous allez poser, les attitudes que vous allez adopter … Soyez détendu pour être plus efficace, plus ouvert ;

- cherchez les conditions qui vous rendront le plus à l’aise possible (à vous de voir : faites un jogging le matin, dormez tôt la veille, prenez un café juste avant …).

Disposez-vous mentalement à être positif ;

Dites-vous que vous n’allez pas à un examen de passage mais que l’entretien est pour vous, comme pour le recruteur, un moyen d’obtenir des informations pour prendre la bonne décision.

Préparation technique

Sachez réagir à toute situation :

- réfléchissez à des « situations pièges » pour y faire face correctement ;

- entraînez-vous à répondre si l’entretien démarre par une question inattendue du type « parlez-moi de vous » ou « pourquoi postulez-vous chez nous ? » …

Préparation de fond

Soyez actif en entretien :

- informez-vous avant sur l’entreprise, pour poser des questions judicieuses ;

- notez votre argumentaire pour l’avoir à l’esprit au moment de répondre aux questions ou d’exposer vos motivations. Soyez prêt à tout, pour bien réagir.

- renseignez-vous à l’avance sur les salaires et les conditions de travail habituellement proposées et décidez ce que vous voulez demander, accepter.

Les erreurs à éviter

- vous présenter dans une tenue négligée ou excentrique, ou dans laquelle vous n’êtes pas à votre aise ;

- vous préparer au dernier moment et chercher fébrilement comment vous habiller, un certificat de travail, ou le nom de la personne à voir…

- aller en rendez-vous sans rien savoir sur l’entreprise ;

- paraître agressif : vous offusquer des questions posées, parler du salaire avant la fin de l’entretien ;

- n’avoir aucune question à poser ;

- donner les réponses floues ou bien parler de façon mystérieuse ou avec méfiance ;

- raconter sa vie, et répondre trop longuement aux questions sur vos emplois antérieurs ou vos contraintes familiales ;

- être négatif à propos d’autres employeurs ou d’autres entreprises (évoquer des conflits, des déceptions, des reproches) ;

- refuser de répondre à une question, sans expliquer vos raisons ;

- partir sans avoir évoqué la suite qui sera donnée à l’entretien (autre rendez-vous, délais pour la décision…).

Les sept règles d’or.

 

(Suite au prochain numéro)

 

Frumence KAKPEKALA

 

 

 

POURQUOI DE NOMBREUX LEADERS NE SONT PAS A LA HAUTEUR DE LA MISSION

QUI LEUR EST CONFIEE ?

De nombreux leaders ne sont jamais à la hauteur de la mission qui leur est confiée, pour une seule cause : le manque de qualité de vrai leader. Alors, comment devenir un vrai leader ? Le test ci-dessous nous permet de savoir si nous sommes un vrai leader ou pas.

Test : Possédez-vous les qualités d’un vrai leader ?

1. Observez les trois rangées de chiffres ci – dessous. Si vous les additionnez entre eux pour avoir trois sommes, laquelle de ces trois sommes est la plus grande ? (vous avez dix secondes pour répondre. Ne trichez pas)

a)     08360157

b) 5190035140

c)     41905014

2. En général, les gens ont besoin de savoir pourquoi on leur a donné l’ordre de faire quelque chose.          Vrai………     Faux……….

3. Vous croyez qu’il y a  des moments où vos décisions ne devraient pas être mises en cause.  Vrai……..  Faux…….

4. Les chefs doivent établir une relation personnelle avec les gens qu’ils dirigent.       Vrai……..  Faux……

5. Pour donner une impression d’objectivité,  le patron devrait refuser d’écouter les problèmes de ses collègues.  Vrai…..  Faux…….

6. Dans tout groupe représentatif d’une population, certaines personnes sont si faibles ou si stupides qu’elles ne sont jamais bonnes pour faire quelque chose.  Vrai……  Faux…...

7. Un bon leader doit être craint par-dessus tout.  Vrai…..   Faux…….

8. Demander un conseil auprès des collègues ou d’un membre de la famille est un signe de faiblesse.  Vrai…..  Faux…..

9. Les éloges sont plus productifs que les critiques.  Vrai……  Faux……

10. Il est mieux de travailler au jour le jour que de faire des tas de projets.  Vrai……  Faux……

11. Les élocutions d’un chef ont très peu d’influence sur la productivité de ses subordonnés.  Vrai…….  Faux….

12. Si vous êtes en colère contre quelqu’un, vous devriez le montrer au lieu de vous retenir.  Vrai…….  Faux……

13. Un patron devrait faire lui-même la plus grosse partie du travail.  Vrai…….  Faux……..

Les réponses aux questions ; vous les trouverez au numéro suivant.

Si votre score est entre 10 et 13 (les maximums) points :

Vous avez l’étoffe d’un leader. A condition que vous ayez répondu honnêtement  aux questions.

Si vous n’occupez pas un poste de responsabilité en ce moment, c’est parce que probablement vous ne  vous en êtes jamais soucié, ou tout simplement parce que cela ne vous intéresse pas. Ce qui est dommage car vous auriez pu être un excellent Directeur.

Vous avez le talent et l’instinct pour acquérir un pouvoir personnel, et le bon sens de ne pas en abuser.

Si votre score est entre 5 et 10 points.

Vous n’êtes sûrement pas un leader né, mais vous pouvez sûrement en devenir un en apprenant les techniques adéquates.

Si votre score est de 4 points ou moins.

Vous êtes sans aucun doute une personne timide et introvertie. Vous vous sentez à l’aise avec vos livres pour étudier que d’être à la tête d’une hiérarchie. Mais vous pouvez vaincre votre timidité en apprenant les techniques adéquates. Il est toujours utile de savoir comment gouverner le bateau. Vous ne saurez jamais quelles situations la vie vous réserve.

Frumence Kakpékala

 

 

 

DE L’AVIS DES EVEQUES, « LA RCA EST UNE ET INDIVISIBLE… »

De cette logique, les responsables religieux ont estimé lors de leur récente conférence épiscopale tenue à Bangui que, « pour que la paix et la sécurité reviennent en RCA, il faudrait penser à réconcilier et à rendre justice aux victimes de différentes crises sociopolitiques ». De ce fait, c’est pour autant dire que l’église Catholique est la « voix des sans voix », et donc a le droit et le devoir de rappeler au gouvernement qu’il faudrait garantir la sécurité des civils et l’intégrité du pays. Mais comment en arriver là ? C’est la problématique du moment qui se pose avec plus d’acuité.

Et les évêques centrafricains ont la réponse à cette problématique cruciale que nous avons citée ci-haut.

Nous estimons pour notre part que ces évêques ont tout à fait raison. Car il ne peut y avoir de la réconciliation sans la justice et vice-versa. Donc, la réconciliation et la justice vont du pair et sont indissociables. Elles sont et demeurent le socle de la paix et de la sécurité dans tous les Etats au monde.

Or, dans le cas d’espèce de la RCA, en proie à de crises militaro-politiques à répétition, un accent particulier devrait être mis sur la justice, pour réconcilier les bourreaux avec leurs victimes et ayants-droits. Malheureusement, tel ne semble pas être le cas. Les victimes sont abandonnées à leur triste sort et ne savent pas à quel saint se vouer pour avoir gain de cause. Si bien que les « mêmes faits produisent les mêmes conséquences ». Et c’est le cas typique dans lequel est engluée la RCA, avec des crises militaro-politiques récurrentes. Mais celle déclenchée par la nébuleuse ex-coalition Séléka, le 12 décembre 2012, a été la plus meurtrière, dévastatrice pour le peuple centrafricain, durant plus de quatre (4) ans.

A cet effet, les auteurs, les co-auteurs et complices de ces crimes de guerre et crimes contre l’humanité perpétrés en RCA, ne doivent pas échapper à la justice nationale (CPS) et internationale (CPI), pour répondre de leurs actes ignobles et barbares. Et alors, « viendront la paix et la sécurité en RCA, qui est Une et Indivisible », d’après les évêques.

Une manière de dire que sans la justice, il ne peut y avoir de la réconciliation, de la paix et de la sécurité dans un pays même exempt des conflits armés et autres crises.

Le Petit YEKOA

 

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