Tous les Info du Lundi 19/12/2016

Cm n 2367 du lun 19 decembre 2016

ENCORE LA LRA DE JOSEPH KONY ET TOUJOURS ELLE :

01 PEUHL KIDNAPPE PUIS EVADE, UN AUTRE TUE 

 

L’armée de Résistance du Seigneur (LRA) de Joseph Kony se fait encore entendre dans un petit village, non loin de la ville d’Obo. Après un répit, la LRA renoue avec son cycle de violences sur les populations centrafricaines du Sud-est de la RCA.

En effet, d’après un habitant de cette localité, « dans la matinée du vendredi 16 décembre 2016, un peuhl qui se rendait dans un village, situé dans la localité d’Obo à l’Est de la RCA, a été pris en otage par ces seigneurs de guerre, qui n’ont ni foi, ni conscience. Il a été conduit par les criminels dans leur base. Par un miracle, on ne le sait, ce peuhl s’est évadé entre les mains de ses ravisseurs et a pu gagner un autre village. Ayant été alerté, les habitants dudit village, ont fait sortir leurs armes artisanales et se sont mis à tirer dans tous les sens. Malheureusement pour eux, une balle perdue a atteint, l’un des habitants et il a succombé. C’est à ce moment-là que la force ougandaise déployée dans cette ville s’est réveillée de son sommeil profond pour faire des patrouilles, conjointement avec les Forces Armées Centrafricaines (FACA) et le contingent marocain de la Minusca. L’esprit surchauffé des habitants a baissé d’un cran et la vie a repris son cours normal ».

Dans cette situation sécuritaire très alarmante qu’on observe depuis plusieurs années au Sud-est de la RCA, principalement dans les préfectures du Mbomou et du Haut-Mbomou, quelles actions la force ougandaise doit-elle mener pour mettre hors d’état de nuire Kony et ses éléments ? C’est toute la question qui se pose avec tant d’acuité. Il s’avère indispensable que les militaires ougandais qui bénéficient de l’expertise américaine dans la traque de Joseph Kony et ses hommes puissent se mettre résolument au travail après la prolongation de leur mandat. Car, le peuple centrafricain ne peut être massacré, déporté indéfiniment par la rébellion ougandaise sous l’œil des soldats ougandais. Est-ce un complice qui ne dit pas son nom ? Difficile de le dire.

Si nos mémoires sont bonnes, c’est depuis 2008 ou 2009 que l’armée ougandaise est déployée dans le Sud-est du pays, principalement à Obo. Force est malheureusement de constater qu’après plusieurs années d’opération militaire dans la traque de Kony dont sa tête a été mise à prix, c’est le statu quo. Aucun élément de la LRA, encore moins joseph Kony n’a été capturé à ce jour par l’armée ougandaise. Dominic Ongwen qui comparait à la Cour Pénale Internationale (CPI), a été appréhendé par les combattants Séléka, puis remis aux Conseillers militaires américains basés dans la région. Mais que fait concrètement l’armée ougandaise ? A quoi sert leur présence à Obo ? Si depuis plusieurs années, les militaires ougandais n’ont pu mettre la main sur un ver de terre ou un hanneton au sein de la LRA, il ne fait aucun doute, qu’ils ne valent absolument rien. Nous pouvons affirmer sans nous tromper qu’ils sont incapables de traquer Kony. Ils voguent au gré du vent. Leur principale mission qui est et demeure la traque de Kony est vouée à l’échec. Il vaut mieux qu’ils partent car ils prennent tout leur temps à baiser des mineures tout en grossissant quelques unes.

C’est trop et absolument trop. L’urgence de l’heure est de remplacer l’armée ougandaise par une autre armée pour que la traque de Kony et sa probable arrestation puissent aboutir. Car si nous mettons notre confiance dans cette armée, les populations des préfectures citées ci-haut continueront toujours à grincer des dents à longueur de journée. Les incendies des maisons, les déportations, les tueries, bref, des crimes contre l’humanité se poursuivront allègrement au vu et au su des soldats ougandais. Et ils agiront toujours comme les sapeurs-pompiers après l’incendie. Une équipe qui ne gagne pas, qui va de défaite en défaite, doit être remplacée. Si tel n’est pas le cas, les cris de détresse, les lamentations, les pleurs, les gémissements des populations du Sud-est nous parviendront chaque jour qui passe. Et leurs souffrances seront loin de voir le bout du tunnel.

Pendant que les combattants du FPRC , du MPC, du RPRC et de l’UPC, tuent, massacrent des populations, incendient des maisons et villages, ceux de la RCA de Joseph Kony déportent les Centrafricains dans la brousse, une véritable traite négrière. Ne sommes-nous pas des êtres humains comme les autres vivant sur d’autres cieux ? Les souffrances des Centrafricains, engendrées par les quatre (4) branches dissidentes de la Séléka et la triste et sanguinaire Armée de Résistance du Seigneur, ont débordé le vase et franchi le seuil de l’intolérable. D’où nécessité de les bouter hors du territoire national pour permettre au peuple centrafricain d’être en paix sur la terre de leurs aïeux.

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA        

 

 

 

 

L’Editorial de Julien BELA

 

 

ENFIN, UN CLIN D’ŒIL A LA PRESSE

 

Monsieur Vladimir Monteiro, porte-parole de la MINUSCA, a bien voulu rendre une visite de courtoisie dans les rédactions de la presse privée centrafricaine. Du moins, les rédactions crédibles, qui paraissent régulièrement et qui ont un minimum de respect pour l’éthique et la déontologie de leur noble mission. La mission principale de la Minusca s’articule autour de la sécurité et la recherche de la paix. C’est une mission qui a aussi un caractère multidimensionnel.

Il faut admettre que les forces internationales en Centrafrique ne datent pas d’aujourd’hui. Elles ont subi plusieurs mutations, passant de la CEEAC à l’Union Africaine et aujourd’hui, sous la coupe des Nations Unies sous le sigle MINUSCA (Mission Multidimensionnelle Intégrée des Nations-Unies pour la Stabilisation en République Centrafricaine). Tous ces efforts consentis par la Communauté internationale sont orientés vers la sécurité, la paix, la réconciliation nationale et la cohésion sociale.

Le parent pauvre de cette croisade internationale a toujours été la presse privée de Centrafrique. Plusieurs journalistes de la presse privée sont morts assassinés dans le conflit. Les matériels de travail ont été arrachés par les ex-combattants Séléka : ordinateurs portables, cameras, appareils photos, enregistreurs, téléphones portables... La presse privée a été réduite à sa plus simple expression, elle est obligée de faire recours à de vieux ordinateurs abandonnés pour tenter de maintenir en vie, le droit du public à l’information. Les rédactions sont réduites au strict minimum en terme de ressources humaines. Il fallait faire la politique de ses moyens pour éviter de mettre la clé sous la porte.

Le passage de monsieur Vladimir Monteiro dans les rédactions reste énigmatique. Est-ce une lueur d’espoir ? Il y a quelques années, une mission des Nations-Unies, composée exclusivement des journalistes venus de New-York, a séjourné à Bangui pour faire l’état des lieux des médias nationaux. Nous nous attendions à un geste substantiel des Nations-Unies à la presse privée. Malheureusement, il n’y a eu aucune suite à cette mission. Comment parvenir à une presse responsable, crédible, si la Communauté internationale ne met pas la main à la pâte ?

Nous avons un département des Sciences de la Communication à l’Université de Bangui qui est l’ombre d’elle-même, faute d’enseignants qualifiés. C’est un problème. Le HCC et l’OMCA ont du plomb dans les ailes. Et pourtant, le travail reste entier pour faire éclore une presse responsable, crédible, respectueuse de l’éthique, de la déontologie et de la charte du journaliste. L’après Bruxelles interpelle la presse. Comment être efficace devant ce dénuement total ? Comment suivre les comités techniques sectoriels mis en place par le gouvernement ? Un partenariat direct doit s’établir entre les différents comités sectoriels et la presse, afin d’avancer la main dans la main. Nous attendons un coup de pousse des différents partenaires œuvrant dans le secteur médiatique.     

Julien BELA

 

 

SODECA, SERVICE PUBLIC OU PRIVE : TRES MAUVAISE MANIERE DE SERVIR

 

L’Etat a l’obligation de fournir l’eau et l’électricité à la population. C’est ce qui explique la création des Sociétés d’Etat, SODECA et ENERCA. Ce sont des entreprises qui doivent fournir un service public de qualité. A l’observation, la SODECA principalement est gérée comme une entreprise privée. La clientèle est méprisée. Le service commercial ne s’embarrasse pas pour ménager sa clientèle. Dans ce genre de société d’Etat de service public, il y a un délai de 48 heures donné au client, en guise de relance ou d’avertissement, avant tout avis de coupure. La SODECA foule allègrement au pied ces principes sacrés qui fondent la bienséance. Un client X est coupé à son domicile. La maison appelle le chef de famille qui est à son lieu de travail. Il se dépêche à la SODECA, règle sa facture et les pénalités, mais en retour, la SODECA ne s’exécute pas et se cache derrière des subterfuges. « Les agents ne connaissent pas la maison, c’est pourquoi ils ne sont pas venus rétablir la conduite d’eau... ». Et pourtant, les agents de la SODECA sont venus couper. Comment ils ont fait pour retrouver la maison afin d’exécuter l’avis de coupure ? La SODECA sait-elle ce que représentent 24 heures de coupure d’eau dans une famille nombreuse ?

La SODECA applique une gestion de la jungle qui n’honore pas une société d’Etat, astreinte à l’obligation d’un service public de qualité. C’est une très mauvaise manière de servir. Pire encore, les agents chargés de ces coupures trainent les pieds quant au rétablissement du compteur. C’est le client qui doit leur courir après, moyennant quelque chose, pour qu’ils reviennent vers lui. La RCA fera face aussi longtemps que possible à cette mentalité exécrable dans les services publics. Force est de constater que les sociétés d’Etat sont éternellement naines, véritables vaches à lait des dirigeants qui ne se contentent uniquement que de leur salaire et les grosses voitures qui coûtent très chères. Et pourtant, la SODECA reçoit beaucoup d’aides en produits de traitement des eaux, ce qui la dispense de certaines dépenses. Des pans importants de la ville de Bangui, à l’exemple de Fatima, sont privés d’eau depuis plus de quatre (4) ans, sans que cela ne puisse émouvoir outre mesure. Cela n’empêche le Directeur général et son équipe d’empocher royalement leur salaire. Quand les salaires sont incertains, ce sont des campagnes de coupure sauvage, histoire de renflouer la caisse pour se servir. L’unique effort visible est de traquer les clients comme dans une jungle pour arracher de l’argent.

En 2013, une enquête a révélé que la SODECA totalise plus de 12 milliards de perte, suite aux canaux troués à travers toute la ville de Bangui. Beaucoup de ces canalisations sont vétustes, rouillées, impropres pour une eau véritablement potable. Dans les maisons des hauts responsables du pays, c’est l’eau minérale que les gens boivent, et ceux qui n’ont pas les moyens de s’en approprier ? Ceux-là sont abandonnés à leur triste sort, au gré des caprices de la SODECA. Certaines canalisations ont été remplacées, mais pas la totalité, encore moins une hypothétique extension. La qualité de l’eau laisse à désirer, car non seulement l’eau n’est pas claire, limpide, cristalline, mais comporte des dépôts sédimentaires plus ou moins jaunâtres. Il faut attendre le ciel pour venir améliorer la qualité de l’eau pour les Centrafricains ? Les Directeurs généraux se succèdent à la tête de la SODECA, mais elle est éternellement naine, médiocre. De quelle école sortent-ils pour qu’ils soient aussi incompétents, aussi incapables de booster une entreprise ? SODECA est une entreprise et non une ONG humanitaire. Elle est soumise aux règles de management en vigueur sur la planète et en tout lieu. Le chef de l’Etat doit-il se substituer à tous les Directeurs généraux ? Et pourtant, quelques rares DG parviennent à remettre leurs entreprises debout et à progresser ; c’est le cas de l’ONI, de la SOCATEL, de la CNSS, des entreprises jadis creusets des remous sociaux à intervalle régulier. La SOCATEL a été reconstituée par un Centrafricain ; l’ONI fonctionne, il n’y a plus de grève ; la CNSS, les papas ne barricadent plus l’avenue Boganda. C’est autant dire qu’il y a un léger mieux malgré un contexte difficile. La SODECA, malgré ses piètres prestations, doit civiliser ses relations avec la clientèle, si réellement l’«Eau, c’est la vie ».

 

Julien BELA 

 

 

LA DEFENSE DE JEAN FRANCIS BOZIZE DENONCE L’ABSENCE DE PREUVES ETABLISSANT SA CULPABILITE ET EXIGE LA LEVEE DE LA DECISION LE PLACANT SOUS CONTROLE JUDICIAIRE

 

C’est l’essentiel de la conférence de presse co-animée ce vendredi 16 décembre 2016 aux environs de 10 heures à l’hôtel Somba par maîtres Jean-Louis Opalagna et Henri Pouzère, avocats au barreau de la République Centrafricaine constituant la défense de Jean Francis Bozizé dans l’affaire l’opposant au ministère public après son arrestation le 06 août dernier à Bangui et placé sous contrôle judiciaire.

A en croire maître Jean Louis Opalagna,  qui s’est focalisé sur l’article 4 de la Constitution du 30 mars 2016, et qui stipule, « tout prévenu est présumé innocent jusqu’à ce que sa culpabilité soit établie à la suite d’une procédure judiciaire lui offrant les garanties indispensables à sa défense. Les droits de la défense s’exercent librement devant toutes les juridictions et administrations de la République Centrafricaine ». L’article 4 de la Constitution Centrafricaine a été lu pour éclairer la situation de la réintégration de Jean Francis Bozizé dans le corps des Forces Armées Centrafricaines (FACA) sur ordre du Chef de l’Etat, le professeur Faustin Archange Touadéra qui a fait la une des quotidiens Adreline Info et Le Démocrate, dénonçant des irrégularités dans cette décision qui selon maître Jean Louis Opalagna, « a soulevé de mécontentement contre la décision de mise en liberté provisoire de notre client commun, prise par le magistrat instructeur. Les dites publications emboîtent le pas à une manipulation destinée à faire inculpé Jean Francis Bozizé dans une affaire récente, histoire d’achat d’armes et de munitions dans la ville de Bangui », et que, « la réintégration de Jean Francis Bozizé au sein des FACA est la conséquence logique de son retour sur sa terre natale après avoir été contraint à l’exil par le coup d’Etat du 24 mars 2013 et la profonde crise qui s’en est suivie ».

Concernant la procédure de l’arrestation de Jean Francis Bozizé, maître Opalagna a précisé, « embarqué à Orly (France) à bord du vol de la Compagnie Royal Air Maroc, Jean Francis Bozizé a débarqué à l’aéroport Bangui M’Poko le 04 août 2016 par le vol Kenya Air Ways en passant par Rabbat puis Brazzaville où il y a eu correspondance. C’est le 06 août 2016, s’étant rendu à la Minusca pour y tenir informer les responsables de sa présence sur le territoire national, qu’il fut arrêté par deux (2) autres compatriotes, en exécution d’un mandat d’arrêt international. Ils ont été déportés à la Section des Recherches et d’Investigations (SRI) trois (3) jours, sans que ledit mandat ait été notifié à ce dernier et qu’aucun acte de procédure ait été posé ». Ce n’est que le 09 août 2016 que le magistrat instructeur a reçu ce dernier et lui a notifié le procès-verbal de mise en liberté sous contrôle judiciaire ».

La défense de Jean Francis Bozizé constituée de maîtres Jean Louis Opalagna et Henri Pouzère ont déploré l’absence de toutes preuves pouvant établir la culpabilité de leur client. « Nous n’avons jamais vu, ne serait-ce que la couleur du mandat d’arrêt international en vertu duquel la Minusca se substituant aux forces de défense intérieures en activité dans la capitale, a procédé à l’arrestation de l’intéressé. Et pourtant, il est de principe connu que toute personne accusée d’une infraction pénale a droit aux garanties telles que : interroger ou faire interroger les témoins à charge et obtenir la comparution et l’interrogatoire des témoins, informer dans le plus court délais et de façon détaillée de la nature et des motifs de l’accusation portée contre elle … ».

Somme toute, la défense de Jean Francis Bozizé qualifie l’arrestation de leur client comme arbitraire et donc non fondée et exige de la justice centrafricaine la levée de la décision le plaçant sous contrôle judiciaire.

 

Bénistant MBALLA

 

 

 

 

CENTRE VILLE DE BANGUI : QUAND DES PERSONNES MAJEURES FONT USAGE DES JOUETS « FLUTES » POUR INDISPOSER LES AUTRES DE BIEN REFLÉCHIR ET TRAVAILLER

 

A quelques jours de la fête de Noël 2016, célébré le 25 décembre de chaque année, et marquant la date de la nativité de notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ, appelé aussi «  Fils de l’Homme », il se passe un fait anodin en plein Centre ville de Bangui, la capitale. C’est qu’en pleine journée, des jeunes vendeurs ambulants des jouets et autres personnes majeures, malintentionnées, font usage des « flûtes », pour indisposer les autres de bien réfléchir et de travailler comme il se doit. La chaleur de cette période de saison sèche aidant, les vacarmes et les bruits émanant de ces « flûtes », peuvent parcourir trois (3) à quatre (4) Kilomètres, perturbant ainsi bon nombre de personnes de bien réfléchir, de concevoir, de travailler et de vaquer comme il se doit à leurs diverses occupations quotidiennes. Et ce, même au vu et au su de la Délégation Spéciale de la Ville de Bangui (DSVB) et le ministère de la Sécurité Publique et de l’Administration du Territoire, sans aucune réaction de leur part pour stopper net ce fait anodin. Incroyable, mais pourtant vrai. Sommes-nous dans quel pays au monde ? Un pays anarchique ou de droit ? Un pays sauvage ou civilisé ? Il nous est difficile de répondre à ces interrogations, car bon nombre de nos compatriotes sont rétrogrades, insaisissables et incompréhensibles à l’évolution actuelle de l’histoire des nations dans le monde. Or, à « chaque époque, chaque chose », disait un grand philosophe. Malheureusement, c’est tout à fait le contraire que nous vivions en RCA.

Face à ce fait anodin qui persiste encore, sans nous voiler la face, nous disons qu’il y a partage de responsabilité entre la DSVB et le ministère de la Sécurité Publique et de l’Administration du Territoire. Car il est de la responsabilité légale de ces deux (2) institutions de l’Etat, d’assurer à tout lieu public et à toute place publique, la sécurité et la quiétude à leurs concitoyens, voire même aux étrangers qui sont chez nous en RCA. Malheureusement, tel ne semble pas être le cas. C’est bien dommage ! A quand les Centrafricains vont-ils changer leurs façons de faire et de se comporter dignement dans la société ? Peut-être au retour de Jésus-Christ, « Fils de l’Homme » ?

Le Petit YEKOA

 

 

ARRIVEE A ABIDJAN DE L’EX-CHEF DE L'ETAT DE LA TRANSITION CENTRAFRICAINE CATHERINE SAMBA-PANZA

 

Arrivée à Abidjan de l'ex-chef de l'Etat de la transition centrafricaine Catherine Samba-Panza

L’ex-chef de l'Etat de la transition centrafricaine, Catherine Samba-Panza est arrivée dans la nuit de mercredi à jeudi à Abidjan où elle a été accueillie par la Ministre ivoirienne de la solidarité, de la cohésion sociale et de l’indemnisation des victimes, Mariatou Koné.

Catherine Samba-Panza conduit une délégation de l’Union africaine (UA) pour l’observation des élections législatives ivoiriennes prévues dimanche, annonce le service de communication du ministère de la solidarité, de la cohésion sociale et de l’indemnisation des victimes.

La campagne électorale pour ce scrutin ouverte le samedi 10 décembre dernier s’achève ce vendredi 16 décembre à minuit.

 

APA

 

 

Comment la Centrafrique est devenue le théâtre des ambitions gabonaises

 Malgré son armée réduite, le Gabon mise sur sa diplomatie de défense pour s’imposer dans le jeu d’influence régionale.

puis 2003, la troupe gabonaise a constamment été déployée en République centrafricaine pour contribuer au retour à la paix dans ce pays en proie à une crise politique et militaire. En dépit de la taille réduite de son armée, de son territoire et de sa population, le Gabon mise sur sa diplomatie de défense pour s’imposer dans le jeu d’influence régionale. Si ses interventions militaires permettent au pays d’exercer un poids sur l’échiquier géopolitique, ses officiers en retirent aussi un bénéfice au plan individuel étant donné la possibilité de convertir ce capital guerrier en carrière politique.

Contribuer aux opérations de maintien de la paix permet en effet d’atteindre des positions élevées dans la hiérarchie du système politique national. L’histoire de l’engagement militaire du Gabon en République centrafricaine (RCA) fait ainsi ressortir l’usage politique de cette implication aussi bien sur le théâtre des opérations qu’à l’échelle des acteurs militaires. Les missions de paix confiées aux soldats gabonais placent en effet leurs cadres au cœur de la négociation diplomatique, faisant des officiers supérieurs de véritables «diplomates militaires» aguerris aux tractations politiques et à la diplomatie de défense.

L’influence du Gabon dans la région dépend de l’implication de ses soldats de la paix: seul, le Gabon ne peut rien; s’il est absent, il n’est plus rien.

Une succession d’opérations en RCA

En République centrafricaine, en 2016, le Gabon compte environ 450 soldats déployés à Bangui dans le cadre de la Mission multidimensionnelle intégrée de stabilisation des Nations unies pour la Centrafrique (MINUSCA), dont l’objectif est de contribuer à la stabilisation du pays suite à la crise de 2013. Malgré la taille réduite de son armée (6 700 hommes) et sa faible population (1,7 million d’habitants), le Gabon mise sur sa diplomatie de défense pour maintenir sa présence dans le jeu d’influence géopolitique régionale, hormis dans la lutte contre l’organisation Boko Haram à laquelle il ne prend pas part directement, contrairement au Congo-Brazzaville et au Tchad.

Le Gabon est un pays engagé de longue date dans les opérations de maintien de la paix qui se sont succédées en Centrafrique. Dès 1997, la troupe gabonaise est déployée en RCA dans la Mission interafricaine de surveillance des accords de Bangui (MISAB). En novembre 2002, il s’implique avec d’autres pays de la région (Congo-Brazzaville, Guinée Équatoriale et Tchad) dans la Force multinationale en Centrafrique (FOMUC), déployée par la Communauté économique et monétaire des États de l’Afrique Centrale (CEMAC). Six ans plus tard, en juillet 2008, cette opération est remplacée par la Mission de consolidation de la paix en Centrafrique (MICOPAX), cette fois-ci sous le mandat de la Communauté économique des Etats d’Afrique centrale (CEEAC). 500 militaires gabonais y participent.

Enfin, à partir de décembre 2013, le pays contribue à la Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine (MISCA), dont le colonel gabonais Patrice Ostangue Bengone assure le commandement de la composante police. L’implication du pays sous la bannière onusienne s’inscrit bien dans le prolongement de cette action militaire menée de longue date: la mission du bataillon gabonais est d’aider à la sortie de crise politico-militaire en RCA.

Le Gabon s’implique aussi dans le champ diplomatique, par exemple au sein de la mission des Nations unies en RCA et au Tchad, la Minurcat, créée en septembre 2007. Plusieurs officiers gabonais de haut rang assument des responsabilités politiques au sein de cette force (notamment le commandant-major Jean Bernard Nguema Bilong et le lieutenant-colonel Guy Claude Ndong Edou).

Aujourd’hui, quelque 500 militaires du contingent gabonais participent à la force de l’ONU en RCA, la MINUSCA, appuyée par la force française de l’opération Sangaris (2013-2016). Mais au-delà, les soldats gabonais engagés ces dix dernières années en Centrafrique endossent un rôle politique qui dépasse nettement leur savoir-faire militaire.

 

Slate Afrique

 

 

CONCERTATION NATIONALE DES CHEFS TRADITIONNELS, « JE SUIS CHEF, LEADER ET ACTEUR DE PAIX ET DE COHESION SOCIALE »

 

La salle de conférence de l’Hôtel Ledger-Plaza  de Bangui, a servi de cadre aux travaux de la Concertation Nationale des Chefs Traditionnels dont le thème principal est : « je suis chef, leader et acteur de paix et de cohésion sociale ». C’était le vendredi 16 décembre 2016, de 09 heures 30 minutes à 17 heures.

Après la mise en place par voie démocratique du bureau de présidium des travaux de cette concertation nationale des chefs traditionnels par les participants, son président Rigobert Vondo, a pris la parole pour éclairer la lanterne de l’assistance sur les enjeux de cette première concertation nationale des chefs traditionnels. Et s’en est suivie de la répartition des participants et selon leur choix des thèmes à débattre dans les huit (8) commissions. Il s’agit de, la chefferie traditionnelle, existe-t-elle en RCA ? Comment le Centrafricain perçoit la notion de la chefferie traditionnelle ? La chefferie traditionnelle a-t-elle contribué à la gestion de la société en crise en RCA ? Quel cadre juridique pour la chefferie traditionnelle en RCA ? Quel instrument pour l’intégration de la chefferie traditionnelle dans la chaîne de l’autorité de l’Etat en RCA ? Quels engagements pris par la concertation nationale pour une chefferie traditionnelle constructive en RCA ? Et enfin, quelles recommandations formulées par la concertation nationale en faveur d’une chefferie traditionnelle constructive et une société résiliente en RCA ? Après les travaux en commissions, place est faite à la restitution de leurs résultats en plénière, suivi de leur adoption avec des amendements.

La cérémonie officielle de clôture a été présidée par le Premier ministre, chef du gouvernement, Mathieu Simplice Sarandji, représentant personnel du président de la République, chef de l’Etat, professeur Faustin-Archange Touadéra. Tout a commencé par la mise au point faite par Arnaud Sakada, inspecteur central au ministère de la Sécurité Publique et de l’Administration du territoire sur le déroulement des travaux de cette concertation nationale des chefs traditionnels. Et le temps est donné aux trois (3) discours de circonstance, prononcés successivement en français par la coordonnatrice de l’ONG Afrique Secours Assistance (ASA), Eveline Adom, du représentant du Haut Commissariat pour les Réfugiés (HCR) et en sango par le Premier ministre, Sanradji.

Il y a lieu de retenir que cet évènement rentre dans le cadre de la « promotion de cohésion et de la culture de paix basée sur la redynamisation de l’Etat par la base ». Il survient après deux années de travail au sein des communautés et avec les autorités politiques. L’objectif prioritaire visé est de contribuer au renforcement de l’autorité de l’Etat par l’intégration du pouvoir traditionnel. Pour ASA, il s’agit d’accompagner le gouvernement centrafricain et de permettre de repanser la chefferie traditionnelle, en lui redonnant une carte d’identité, la vigueur et le dynamiste d’antan après 122 ans dans l’ombre.

Les travaux de cette concertation sont basés sur ceux menés par des experts, en collaboration avec les ministères de la Sécurité Publique et de l’Administration du Territoire, des Affaires Sociales et de la Réconciliation Nationale, de la Communication et de la Culture. Et ce, avec le soutien du HCR et du PNUD. C’est une grande première en RCA, pays dont le patrimoine traditionnel a été détruit par la colonisation et de nombreux conflits armés.

Au total 150 participants (préfets, présidents des délégations spéciales, sultans, chefs traditionnels, chefs de groupe et de quartier) y ont pris part activement. Une bonne initiative de l’ONG ASA qui mérite d’être encouragée et soutenue par tous. Car, la « paix nous concerne tous et n’a pas de prix », dit-on.

 

Le Petit YEKOA  

 

 

INTEGRATION DES MIGRANTS SUR LES TRES HAUTES INSTRUCTIONS ROYALES,

EN PARALLELE AVEC LES DONS HUMANITAIRES AUX EXPULSES D’ALGERIE

 

 

Sa Majesté Mohammed VI, Roi du Maroc, reste fidèle à son leadership de la coopération Sud-Sud, plus solidaire, plus humaine, sur l’ensemble du continent africain. C’est sur cette lancée que Sa Majesté le Roi Mohammed VI a donné Ses hautes instructions quant à l’intégration des migrants, vivant sur le territoire marocain. La précarité, les conflits armés ont poussé bien des gens à risquer leur vie et à quitter leurs foyers et leur pays. Des milliers de migrants subsahariens ont péri en mer Méditerranée pour tenter de gagner l’Europe. La Méditerranée est devenue un vaste tombeau à ciel ouvert où des hommes, des femmes, des enfants paient un lourd tribut à des passeurs sans âme ni conscience, c’est un véritable cycle de la traite des êtres humains. Et  la haine des migrants frontalement affichée par l’Algérie vient compléter ce macabre et sinistre tableau. Les Hautes instructions de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, quant à la politique migratoire du Royaume, sont humanistes et  préservent à l’être humain, son honneur et sa dignité. Parallèlement à la régularisation de la situation des migrants au Maroc, le Royaume vient d’octroyer, sur Hautes instructions royales une aide humanitaire d’urgence d’un volume de 116 tonnes, composée de produits alimentaires, de couvertures et des tentes en faveur des personnes expulsées récemment d’Algérie. Ci-après le texte des Très Hautes instructions royales pour le lancement de la seconde phase d’intégration des migrants au sein du royaume.

 

 

Rabat, 12/12/2016 (MAP)-SM le Roi Mohammed VI, que Dieu l’assiste, a donné Ses Très Hantes Instructions pour le lancement, dans l’immédiat, de la deuxième phase d’intégration des personnes en situation irrégulière, tel que cela était déjà prévu pour fin 2016, annonce lundi la commission nationale chargée de la régularisation et l’intégration des migrants au Maroc dans un communiqué, dont voici le texte intégral. Au cours de Sa tournée dans des pays d’Afrique subsaharienne, plusieurs Chefs  d’Etat ont tenu à féliciter Sa Majesté le Roi et le Royaume du Maroc pour sa politique migratoire, qui vise l’intégration économique et sociale de personnes en situation irrégulière issues principalement des pays d’Afrique subsaharienne.

Compte tenu du succès de la première phase de régularisation qui a eu lieu durant l'année 2014, Sa Majesté le Roi, que Dieu l’assiste, a donné Ses Très Hautes Instructions pour le lancement de la deuxième phase d’intégration des personnes en situation irrégulière, tel que cela était déjà prévu pour fin 2016.

Cette deuxième phase, qui sera lancée dans l’immédiat, se déroulera selon les mêmes conditions que la première phase, qui avait concerne environ vingt-cinq mille personnes.

Sa Majesté le Roi, que Dieu L’assiste, avait affirmé clans Son Discours du 20 août 2016, à l’occasion de la Fête de la Révolution du Roi et du Peuple que : " le Maroc compte parmi les premiers pays du Sud à avoir adopté une politique solidaire authentique pour accueillir les migrants subsahariens, selon une approche humaine intégrée, qui protège leurs droits et préserve leurs dignité".

" Pour mettre en œuvre celte politique, notre pays, sans condescendance, ni arrogance, ni dénigrement ni discrimination, a procédé à la régularisation des migrants, conformément à des critères raisonnables et équitables, en créant pour eux les conditions appropriées pour s’établir, travailler et vivre dignement au sein de la société ".

" Ceci n’a rien d’étonnant quand on commit l’accueil réservé par les Marocains à leurs hôtes. On effet, les qualités d’hospitalité, de bienveillance et de cordialité, sont ancrées dans notre culture et nos traditions séculaires".

" Nous notons avec beaucoup de considération et de satisfaction ce qui fait la particularité de ces immigrés, à savoir une bonne moralité et une bonne conduite à l’égard d’autrui, l’ardeur à l’ouvrage, le respect de la loi, des valeurs et des constantes sacrées des Marocains ".

"Je tiens à réaffirmer que nous ne faisons que remplir le devoir qui nous incombe vis-à-vis de cette catégorie, étant donné qu’il s’agit de personnes que la précarité a poussées à risquer leurs vies et à quitter leurs familles et leur pays ".

" Le Maroc a longtemps récusé les méthodes suivies par certains pour traiter les questions de la migration, méthodes qui, se sont, d’ailleurs, révélées inopérantes. Par contre, il est lier de l’action qu’il mène dans te domaine de l’accueil et de l’intégration des immigrés. Et il ne reviendra pas sur cette approche pratique et humanitaire".

 

 

Le Roi du Maroc, de par son leadership dans la coopération Sud-sud, est profondément solidaire du continent africain. Il joint l’acte à la parole en déployant l’expertise, le savoir-faire et la longue expérience du Royaume au profit du continent. D’où ses multiples périples à travers les pays africains, à l’Ouest, au Centre et maintenant à l’Est. La solidarité marocaine intègre dans sa politique, la dimension migratoire, car pour de multiples raisons telles que la précarité, les crises économies et les conflits de tout genre, ainsi que la mauvaise gouvernance, les ressortissants des pays subsahariens prennent le chemin de l’exil  et de l’émigration à leur risque et péril. L’Humanité bouge, les hommes bougent, l’histoire est ainsi faite depuis la nuit des temps. La pensée humaine, le désire de liberté, d’affirmation de soi, une vie de famille heureuse, n’ont pas de frontières.

Julien BELA

 

 

 

 

 

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