Tous les Info du Lundi 17/02/2016

 

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ALI DARASSA, L’ARBRE QUI CACHE  LA PARTITION DU PAYS :

LE FPRC, LE MPC ET LE RPRC PLUS QUE DETERMINES A ATTEINDRE CET OBJECTIF

 

Ali Darassa avait refusé de prendre part à l’Assemblée Générale de l’ex-coalition Séléka, tenue à Bria. Ses combattants ont attaqué Bria, afin que Ali Darassa étende son hégémonie sur l’ensemble des zones minières, dont il contrôle une grande partie en monopole exclusif. Il vend du diamant et de l’or, récolte les droits et taxes, bref, il est le maître absolu des zones sous son contrôle. Le FPRC, l’UPC, le MPC et le RPRC sont toutes des forces négatives, des rebellions qui se sont émiettées. En attaquant Bria pour imposer son influence, Ali Darassa et ses hommes ont échoué. C’est le déclenchement de la contre-offensive du FPRC, du MPC et du RPRC qui veulent récupérer à leur tour toutes les zones minières très juteuses sous l’autorité de Ali Darassa, afin d’avoir les moyens d’acheter les armes et imposer la partition du pays. Le défi est de taille pour la République Centrafricaine. Ali Darassa n’est qu’un prétexte pour la coalition FPRC, MPC et RPRC qui recrute des combattants au Tchad pour les besoins de la cause.

Les Centrafricains doivent sortir de la naïveté qui les caractérise. Si Bambari tombe, c’est le K.O. Ali Darassa n’est que l’arbre qui cache la forêt. Le pire nous guette. A Bambari, la coalition belliqueuse contrôlera tout le Nord-est du pays et toutes les zones minières de cette partie du pays. Les Centrafricains manquent cruellement d’information pour les uns, pour d’autres, un déficit cruel de capacité d’analyses des faits et des évènements. Alors la majorité ne mesure pas la portée du danger imminent qui guette la RCA. La RCA est au bord de l’apocalypse. Ali Darassa a essuyé le revers de la médaille, car en voulant tout posséder, il s’est mis la corde au cou et sert de prétexte pour la partition du pays.

La démocratie comme système politique n’a aucun sens en RCA, puisque toutes les grandes puissances de ce monde, ont pris une part active aux financements des élections en RCA. L’évolution de la crise sur le terrain est diamétralement opposée à l’ordre constitutionnel tant vanté par les Nations Unies, l’Union Africaine, l’Union Européenne, les Etats Unis, la Chine, la CEEAC, la CEMAC. C’est le monde à l’envers. La démocratie centrafricaine est en péril devant des malfrats, des bandits de grand chemin, des rebelles sans foi, ni loi. Que peuvent faire les nouvelles autorités du pays qui n’ont aucune force sous la main, ni les Forces Armées Centrafricaines, ni les Forces de Sécurité intérieure ? C’est la loi et les intérêts des grandes puissances qui priment. Pourquoi parle-t-on des Droits de l’Homme, dans la mesure où le peuple centrafricain n’a aucun droit à disposer de lui-même ? Et la crise prend de plus en plus une proportion inquiétante dans le Nord-est du pays, sans oublier que la LRA de Joseph Kony est toujours aussi active dans le Sud-est du pays. La CEEAC doit voler au secours de la RCA à l’exemple de la CEDEAO en Gambie. Les Gambiens sont aujourd’hui libres et peuvent s’occuper du développement de leur pays.

Cinq (5) ans de crise, n’est-ce pas un peu trop pour un pays très pauvre comme la RCA ? Un pays qui manque de tout, eau, nourriture, électricité, routes, logements décents, un système éducatif en déconfiture, les hôpitaux détruits, une économie sous perfusion, peut-on faire des calculs politiques sur le dos d’un peuple à moitié mort ? La politique à géométrie variable des grandes puissances n’a aucun visage humain, ni conscience, ni foi. Les intérêts priment sur les âmes humaines. Que les Centrafricains s’entretuent, détruisent le peu qui existe, cela ne fait ni chaud, ni froid, à ceux-là mêmes qui tiennent les grands discours sur la bonne gouvernance, la démocratie, les Droits de l’Homme et autres tralala. « Lhomme est véritablement un loup pour l’homme » dans ce monde égoïste et de plus en plus cruel.

Le FPRC a fait encore appel au fameux général soudanais qui avait pillé toute l’administration centrafricaine et que les Banguissois connaissent bien. Il occupait le camp des Sapeurs-Pompiers ici à Bangui, à l’âge d’or de la coalition Séléka et sous le régime de Djotodia. Tous les mercenaires qui se sont retirés au Tchad, au Soudan, au Darfour avec d’énormes butins de guerre, sont de retour, car Nourredine Adam leur a fait appel pour la partition du pays. Ces mercenaires sont plus puissants que les combattants du FPRC, ils s’imposent et arrachent tout entre les mains du FPRC qui n’a que les yeux pour pleurer. Djotodia, chef de l’Etat, n’a jamais eu une quelconque autorité sur ces mercenaires. Ils tuent, pillent, amassent le trésor, leur butin de guerre et disparaissent au Soudan, au Darfour, au Tchad. Nourredine Adam à l’époque ministre d’Etat à la Sécurité publique, a dû démissionner volontairement, puisque personne n’obéissait à personne, chacun faisait sa loi. Les généraux, les colonels de fortune n’avaient d’ordre à recevoir de personne. C’était une course effrénée, sans foi, ni loi, à l’enrichissement. Ils visaient les maisons des particuliers, prenaient tout ce qui s’y trouve. Tout partait immédiatement en direction du Tchad, du Soudan, du Darfour. Le même Nourredine réédite.

 

Julien BELA

 

 

UN PEUPLE FORT, DES DIRIGEANTS FORTS 

 

Un peuple instruit, éclairé, clairvoyant à 85% est une force. Il sait ce qu’il veut et où il va. Un peuple accouche des dirigeants forts, avertis qui savent à quoi s’attendre avec le peuple. La RCA est unique en son genre. Le peuple a été maintenu dans l’ignorance afin qu’il soit malléable, corvéable à souhait par les dirigeants véreux, eux-mêmes avec un petit bout de certificat d’études indigène. Le poids de l’ignorance est aujourd’hui pire que la mort. C’est un peuple aveugle qui regarde sans voir, qui écoute sans entendre, qui réagit à contre-courant de l’évolution du monde. La réaction des populations de Birao est épidermique. Tout porte à croire qu’elles sont dépourvues de raison et de bon sens.

Admettons que ce soit Ali Darassa qui veut attaquer Birao et que la Minusca s’interpose, que dira la population de cette ville ? La Minusca doit-elle laisser massacrer les populations civiles ? Pire encore, le général Zoundéko a joué au justicier tout puissant, défiant l’interdiction formelle de la Minusca. Ce qui est valable pour les populations de Bambari, est valable pour les populations de Birao, Ndélé, Kaga-Bandoro, Bocaranga, Batangafo et autres. Fallait-il laisser Zoundéko et ses bandits semer la mort à Bambari ? Quand la Minusca croise les bras, elle est crucifiée par tout le monde. Que veulent les Centrafricains ?

En RCA, tout est sur le dos du Chef de l’Etat : « c’est difficile, ça ne va pas », c’est le chef de l’Etat. Que font les députés, les ministres, toute l’administration centrafricaine ? Le chef de l’Etat doit-il fabriquer la monnaie ? Pour que l’argent circule, il faut la paix et que les investisseurs injectent de l’argent frais dans le pays, tant à travers l’agriculture, l’élevage, les routes, l’énergie, les logements sociaux, la construction des hôpitaux, les barrages dont celui de la Lobaye qui sera d’un moment à l’autre en construction, etc. Les maigres salaires des fonctionnaires et agents de l’Etat, le maigre personnel du privé, ne tiennent pas la route. Malgré tout, cela n’empêche pas la route ou certains cadres véreux de se faire du beurre sur le dos de l’Etat, à travers les « Programmes-Emplois ». Nos investigations se poursuivent dans ce domaine.

Les Centrafricains, instruits ou non se confondent dans un même panier. Est-ce qu’ils ont fait les mêmes études que nos voisins immédiats du Tchad, Cameroun, Congo-Brazza, RD-Congo ? Le mal centrafricain, ce sont les cadres du pays, personne n’aime son pays, personne ne raisonne en terme de développement de son pays. Tout ce que l’intellectuel peut dire tous les jours, c’est « ça ne va pas ». Le Centrafricain ne dira jamais « qu’est ce que je peux faire pour mon pays » ? Alors que le pays s’est saigné pour l’élever, l’éduquer, l’instruire et le voila cadre. Mais, c’est un long bras de mendiant qu’il continue de tendre au pays. C’est triste !               Julien BELA

 

 

 

  LE VOILE SE LEVE PEU A PEU SUR LA CRISE CENTRAFRICAINE : MECKASSOUA ET MINUSCA ACCUSES. MYTHE OU REALITE ?

 

Lors d’une conférence de presse, un expatrié avait dit, «  il y a exactement dix (10) ans que je travaille dans l’ONG humanitaire. Je n’ai jamais vu une crise comme celle de la RCA. Elle est très complexe ». Il a raison de dire que cette crise centrafricaine est très complexe. Mais au jour d’aujourd’hui, la vérité se manifeste. Elle est palpable et plus rien ne peut l’arrêter. Cette complexité de la crise se dénoue doucement mais sûrement. Les Centrafricains connaîtront les auteurs, coauteurs et complices de cette crise.

Déjà, avant d’être abattu, Joseph Zoundéko n’est pas passé par quatre chemins pour pointer du doigt accusateur le président de l’Assemblée Nationale, l’honorable député, Abdou Karim Meckassoua, en affirmant, nous citons, « dans le plan de l’UPC, ils ont prévu attaquer en premier lieu la ville de Sam-Ouandja et son aérodrome pour faciliter la prise de Ouadda-Djallé et celle de Birao. Dans leur stratégie, la prise de l’aérodrome de  Birao est stratégique, car ils se serviront de l’aérodrome de cette ville  pour se ravitailler en armes afin de marcher sur Bangui en connivence avec le président de l’Assemblée Nationale, Abdou Karim Meckassoua et des rebelles tchadiens… On ne l’accuse pas puisque nous avons des preuves … ». Le feu Joseph Zoundéko a tranché net. Il dit n’avoir pas accusé cet honorable député. Il a les preuves à sa disposition. Mais si cette affirmation du regretté Zoundéko s’avère vraie, alors les bourreaux du peuple centrafricain sont aussi nombreux que les sables au bord du fleuve Oubangui pendant la saison sèche.

En outre, lors du Forum National de Bangui (FNB), un élément des Forces Armées Centrafricaines (FACA), très impliqué dans la crise, avait affirmé dans la commission Vérité et Réconciliation dans la salle de conférence de la CEMAC que, « beaucoup de ceux qui sont dans cette salle nous rejoindront à la maison carcérale de Ngaragba. Je demande au gouvernement d’agrandir celle-ci pour accueillir tout ce monde ». N’est-ce pas une manière de trahir certaines personnalités qui sont impliquées dans la crise centrafricaine ? Il ne fait aucun doute. Sans nous tromper et nous voiler la face, ce sont les Centrafricains eux-mêmes qui tuent leur pays et leurs compatriotes. C’est le cas d’Ali Daras qui est entré dans la rébellion par le canal des combattants Séléka d’origine centrafricaine. Il en serait de même pour le député Abdou Karim Meckasoua qui soutiendrait Ali Daras pour la conquête du pouvoir, à en croire feu Zoundéko.

De l’autre, la Minusca de Parfait Onanga-Anyanga, n’est pas blanchie dans la situation sécuritaire qui prévaut à Bambari et ses environs. Feu Joseph Zoundéko est allé loin en révélant le soutien qu’apporte la Minusca à l’UPC d’Ali Daras en ces termes, « en réalité, c’est la Minusca qui soutient Ali Daras en lui donnant des munitions ». Mensonge ou pure  vérité ? C’est aux responsables de la Minusca de démontrer que cette mission onusienne n’a pas soutenu Ali Daras. Dans le cas contraire, la Minusca n’échappera pas à la  justice, surtout les contingents qui ont été basés dans cette région du pays depuis que cette mission onusienne est déployée en Centrafrique. Ce n’est pas aujourd’hui que la Minusca est pointée du doigt accusateur par les Centrafricains. Certains leaders des partis politiques en ont fait avant. Cette fois-ci, ce sont les branches dissidentes de la Séléka  qui seraient lésées qui ont révélé au grand jour la main invisible de la Minusca dans la crise centrafricaine.

Nous osons croire que la révélation, la vérité sur la crise qui perdure en RCA ne s’arrêteront pas là. D’autres individus y apporteront des éclaircissements pour éclairer la lanterne des Centrafricains. La crise a trop duré. Des milliers de Centrafricains y ont perdu leur vie. D’où nécessité de lever le voile sur ceux qui agissent en catimini. Ce faisant, ils abandonneront leur projet machiavélique. Car le peuple centrafricain veut la paix et aspire à la paix sur toute l’étendue du territoire national. Il a soif de connaître ses bourreaux afin de les traduire à la Cour Pénale Spéciale (CPS) de Bangui dont sa mise en place effective n’est qu’une question de jour.

L’adage qui dit, «  quelle que soit la durée de la nuit, le soleil apparaitra », se concrétise en Centrafrique. Les gros bourreaux des centrafricains commencent à être dévoilés un à un. Ils répondront de leurs actes devant la justice. Le sang des innocents qui a coulé et coule aujourd’hui ne restera pas impuni. Tous ceux qui ont participé de loin ou de près dans la crise, seront découverts. Les Centrafricains ne leur accorderont aucune chance. Ils seront purement et simplement mis à l’écart. Car leur complicité dans la crise a débordé le vase et franchi le seuil de l’intolérable.

Attendons la réaction des uns et des autres pour en dire plus. Alors, l’accusation portée contre Meckassoua et la Minusca est-elle un mythe ou une réalité ? La question revient à qui de droit. Si le soi-disant général Zoundéko était encore en vie, il nous apportait les preuves du soutien de Meckassoua à l’UPC et celles de fourniture des munitions par la Minusca à Ali Daras. Mais hélas !

 

 Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

 

LE PROCUREUR DE LA REPUBLIQUE REQUIERT 05 ANS

D’EMPRISONNEMENT FERME ET UNE AMENDE DE 300.000 FCFA CONTRE L’APOTRE CHARLES KETAFIO

 

 

Dans son audience solennelle du mercredi 15 février 2017, du Tribunal de Grande Instance (TGI) de Bangui dans l’une des affaires concernant Ministère Public et la plaignante contre l’apôtre Charles Kétafio, le Procureur de la République Léngandé, a requis dans son plaidoyer aux juges du TGI, de le condamner à cinq (5) ans d’emprisonnement ferme et à une amende de trois cent mille francs (300.000F) CFA à titre de dommages et intérêts à la plaignante. Pour votre gouverne, l’apôtre Charles Kétafio est poursuivi pour deux (2) chefs d’accusions à savoir attentat à la pudeur et complicité d’avortement.

Selon le Procureur de la République près le TGI de Bangui, «  l’accusé, l’apôtre Charles Kétafio n’est pas à son premier forfait en matière d’attentat à la pudeur. C’est donc un récidiviste. D’où, j’ai requis la peine maximale prévue par le Code Pénale de la RCA pour ce genre d’infraction contre lui ».

Notons que, présentement l’apôtre Charles Kétafio est en détention préventive à la Maison d’Arrêt Centrale de Ngaragba, et le délibéré dans cette affaire aura lieu le mercredi 22 février 2017 au même lieu. Donc la balle est désormais dans le camp des juges du TGI de Bangui, pour dire le droit, rien que le droit. Attendons ce 22 février pour avoir le cœur net.

Nous saisissons cette opportunité pour interpeller le ministère de l’Administration du Territoire et de la Sécurité Publique de jouer pleinement sa mission, pour réglementer la création des confessions religieuses en RCA. Et surtout de procéder en amont à des enquêtes de moralité de leurs responsables, avant de leur donner les agréments. Car depuis vingt (20) ans, il y a prolifération des confessions religieuses en RCA. Et on ne sait pas qui prêche quoi ou enseigne quoi à ses adeptes, pour ne pas dire ses fidèles. De ce fait, les églises en RCA sont devenues « l’opium du peuple » comme disait un illustre philosophe contemporain Karl Marx. C’est la véritable exploitation de l’homme par l’homme. Et c’est le cas d’espèce de l’apôtre Charles Kétafio, un cas isolé parmi tant d’autres pratiques sataniques dont les adeptes sont victimes de la part de leurs responsables religieux. Que de telles pratiques ne se reproduisent plus en RCA.

 

Le Petit YEKOA

 

 

 

 

ALI DARAS EST VENU EN CENTRAFRIQUE PAR LE BIAIS DE LA SELEKA : PEUT-ELLE REJETER CELUI QU’ELLE A MIS AU MONDE ?

 

 

Incroyable, mais pourtant vrai. Le ciel commence à s’éclaircir sur les étrangers qui sont au sein de la Séléka. « C’est par notre biais qu’Ali Daras est venu faire la rébellion en République Centrafricaine », disait le feu Joseph Zoundéko, chef d’Etat-major du RPRC dans une interview accordée au RJDH, le 08 février 2017, trois (3) jours avant d’être abattu dans un raid aérien mené par la Minusca. Mythe ou réalité ? C’est une réalité. Ali Daras est bel et bien parachuté en République Centrafricaine par la coalition Séléka de Michel Djotodia. Alors, dans ce cas précis, les branches dissidentes de l’ex-Séléka, telles le FPRC, le MPC, le RPRC peuvent-elles rejeter Ali Daras qu’elles ont fait venir dans la rébellion en Centrafrique ?

C’est absurde et c’est vraiment de l’utopie. Le feu Joseph Zoundéko avait affirmé haut et fort que son objectif final est de marcher sur la ville de Bambari pour déloger Ali Daras et ses éléments de Centrafrique car ils ont incendié 400 villages, assassiné 20.000 personnes et ont fait déplacer plus de 63.000 personnes. A qui la faute ? S’interroge la rédaction de Centrafric Matin. Nous pensons pour notre part que ce sont les combattants de l’ex-Séléka qui sont toujours actifs sur le terrain qui ont contribué d’une manière ou d’une autre à la souffrance des Centrafricains. Ils sont coauteurs, complices des actes barbares commis par Ali Daras et ses éléments sur les paisibles citoyens centrafricains en général, et plus particulièrement ceux des préfectures de la Haute-Kotto, de la Ouaka, de la Basse-Kotto et une partie du Mbomou. Est-ce possible qu’un éleveur de moutons fasse venir un lion dans sa bergerie ? Et si cette situation est arrivée, qui accusera-t-il quand le lion se mettra à dévorer ses moutons ? Personne à ce que nous croyons. Il doit tout simplement endosser la responsabilité de ses actes irréfléchis.

Les combattants du FPRC, MPC, RPRC n’ont rien à reprocher à Ali Daras car c’est par leur canal que ce dernier est installé en RCA. De surcroit, c’est leur chef charismatique, Michel Djotodia, qui l’a nommé Com-Zone de cette région par leur consentement. Pourquoi ne s’étaient-ils pas opposés à cette nomination dès au départ ? C’est déjà tard. Ali Daras a profité de l’ignorance des combattants Séléka d’origine centrafricaine pour exploiter le pays et mâter son peuple. Nos compatriotes se sont contentés seulement du pouvoir de Bangui. Mais les étrangers, après la prise du pouvoir, ont pensé à autre chose : exploitation abusive ou à outrance de nos richesses naturelles et du sous-sol. Ce ne sont pas les mercenaires soudanais et tchadiens qui ont aidé Djotodia à prendre le pouvoir le 24 mars 2013, qui nous démentiront. Et c’est sous les yeux des Séléka centrafricains que les véhicules de luxe, les congélateurs, les climatiseurs, bref des objets de valeur, prenaient la direction du Tchad et du Soudan. Qu’est-ce que la coalition FRPC-MPC-RPRC peut-elle reprocher à Ali Daras ? Tout comme ce dernier, les combattants des groupes cités ci-haut ont incendié des maisons et villages, massacré des populations civiles et ont participé aussi au déplacement massif de leurs concitoyens Nourredine Adam et Mahamat Alkhatim ne se rappellent-ils  pas du carnage de Kaga-Bandoro, Batanagafo et autres ? Vraiment le ridicule ne tue pas en RCA.

Le déchu général président François Bozizé Yangouvonda avait clamé haut et fort qu’au sein de la Séléka, il y avait beaucoup de mercenaires étrangers. La Séléka avait nié en bloc cette accusation. Mais que se passe-t-il aujourd’hui après plus de quatre (4) ans ? Est-ce Bozizé qui a dit au RJDH que c’est par le canal de la Séléka qu’Ali Daras est venu faire la rébellion en RCA ? Cette affirmation n’est pas de Bozizé mais plutôt d’un soi-disant général qui a dirigé le combat pour la prise de pouvoir à Bangui. Il s’agit bel et bien du feu Joseph Zoundéko qui a éclairé la lanterne des Centrafricains.

Donc la manière dont la coalition FPRC-MPC-RPRC procède pour déloger Ali Daras de Bambari, n’est pas la bonne et peut conduire à des pertes en vies humaines considérables. Cette coalition qui mène une bataille acharnée contre l’UPC et son leader aurait dû mettre la main sur Ali Daras et l’a renvoyé dans  son pays natal, puisque c’est elle qui l’a fait venir en RCA. Si les combattants de l’ex-coalition Séléka pensent pour leur part qu’Ali Daras est un étranger et qu’il faut qu’il parte, il y a un volet Rapatriement. Qu’ils se tiennent à ce volet. Et tous les étrangers qui pullulent dans le FPRC, MPC, RPRC doivent partir aussi. Car la RCA appartient aux Centrafricains.

Aujourd’hui, grâce à feu Zoundéko, les centrafricains savent qu’Ali Daras, leur bourreau est venu en Centrafrique par le truchement de la Séléka. Donc, tous les actes barbares, indignes, bestiaux qu’il a commis en RCA, reposent entièrement sur ceux qui l’ont fait venir. Demander à Ali Daras de quitter la RCA, ce n’est pas mauvais en soi. Rejeter celui qu’on a engendré, c’est vraiment bizarre. La coalition FPRC-MPC et RPRC a reconnu leurs erreurs. Désormais, cette coalition ne fera plus appel aux étrangers pour combattre à leurs côtés car tout peut arriver. Ali Daras en est une parfaite illustration.

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

 

 

20.000 PERSONNES DEPLACEES, DES MORTS, DES MAISONS INCENDIEES : BILAN MITIGE DES AFFRONTEMENTS MEURTRIERS A BRIA ET NDASSIMA

 

La première conférence de presse conjointe Gouvernement- Minusca pour l’année 2017 avait eu lieu ce mercredi 16 février dans la salle de conférence du ministère de l’Equipement, du Transport, de l’Aviation Civile et du Désenclavement aux environs de 14 heures. Co-animée par Théodore Jousso, ministre porte-parole du gouvernement et Vladimir Montério, porte-parole de la Minusca, cette conférence de presse s’est focalisée sur les affrontements meurtriers entre les factions rebelles de la Séléka dans les préfectures de la Ouaka et de la Haute-Kotto.

Devant une vingtaine de professionnels des medias, le porte-parole de la Minusca, Vladimir Monteiro a expliqué que cette première conférence de presse conjointe a lieu à un moment particulièrement délicat en République Centrafricaine, en raison de la guerre ouverte entre la coalition dirigée par le Front Patriotique pour la Renaissance de Centrafrique (FPRC) et l’Union pour la Paix en Centrafrique (UPC). Ces affrontements ont commencé en novembre dernier à Bria dans la préfecture de la Haute-Kotto, faisant peser une vraie menace sur la ville de Bambari. Ces affrontements affectent surtout les populations civiles innocentes avec environ vingt mille (20.000) personnes déplacées. Sans  pour autant donner des chiffres exacts, il a mentionné également le cas de lourdes pertes en vies humaines ainsi que de nombreux dégâts matériels. La coalition menée par le FPRC et l’UPC a choisi plutôt la guerre que de répondre aux appels du dialogue du gouvernement, de la Minusca et de la communauté internationale.

Celui-ci a ajouté par ailleurs qu’une guerre à Bambari augmenterait la souffrance des populations civiles innocentes, entraverait le travail des humanitaires et constituerait un obstacle à la restauration de l’autorité de l’Etat. Dans le cadre de son mandat pour protéger les populations civiles, la Minusca utilisera tous les moyens, y compris la force pour éviter le pire à Bambari. A cet effet, des opérations de repérages auront lieu bientôt dans la zone. Pour finir, Vladimir Monteiro a salué les appels lancés aux deux(02) groupes par le gouvernement centrafricain, la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC), l’Union Africaine (UA) et la France pour que cessent les affrontements. Il a demandé aux groupes armés de cesser avec les combats et les exactions contre la population civile et de choisir la voie du dialogue.

Le ministre porte-parole du gouvernement, Théodore  Jousso a, quant-à lui, souligné que le peuple centrafricain a choisi la voie des élections pour aspirer à la paix, rien que la paix. L’élection du professeur Faustin Archange Touadéra à la magistrature suprême de l’Etat est véritablement démocratique et c’est le vœu de tous les centrafricains. Celui qui veut prendre le pouvoir doit attendre les prochaines élections. La guerre déclenchée dans la Haute-Kotto et la Ouaka entre le FPRC et l’UPC a occasionné de nombreux dégâts matériels et de lourdes pertes en vies humaines. Il a précisé que le gouvernement condamne avec la dernière rigueur ces affrontements qui n’ont fait qu’augmenter la souffrance des populations. Selon lui, il faut toujours opter pour le dialogue afin de résoudre nos différends. Cinq (05) ans de souffrance, c’est déjà trop. Nous avons choisi la voie des élections pour la paix. Pourquoi encore la guerre ? S’est-il interrogé.

En répondant à quelques préoccupations des journalistes, le ministre Théodore Jousso a relevé certains défis majeurs auxquels le gouvernement ne peut faire autrement. Il s’agit notamment du problème de la réhabilitation des Forces Armées Centrafricaines (FACA) pour sécuriser l’ensemble du territoire, de l’embargo sur les armes à destination de la RCA qui vient d’être prorogé par le conseil de sécurité des Nations-Unies. Pour ce dernier, le chemin de la paix est la seule voie autorisée au gouvernement. Toutes autres solutions ne pourraient être réalisables. Il a conclu que Bambari est en quelque sorte « le cœur de l’homme » qui alimente l’ensemble de son corps. C’est la raison pour laquelle la Minusca dans sa mission de protection des populations civiles empêche les affrontements d’atteindre cette ville pour éviter le pire.

Il faut rappeler que samedi dernier, la coalition FPRC-MPC-RPRC ont décidé de franchir « la ligne rouge » tracée par la Minusca en guise de la limite infranchissable. Cela a amené la Minusca d’utiliser son hélicoptère de combat pour stopper l’avancée de ces groupes armés sur la ville de Bambari. Le général Zoundéko, un des généraux influent de la coalition  que nous avons cité ci-haut a trouvé la mort suite à la puissante frappe de la Minusca. Malgré tout, le général Nourredine et les autres éléments tiennent coute que coute à marcher sur Bambari. Selon certaines informations qui nous sont parvenues, la population de la Ouaka vit en ce moment dans la psychose généralisée.

Bénistant MBALLA

 

 

DE L’OBLIGATION DU MINISTERE DES TRANSPORTS DE RAPPELER A L’ORDRE LES PROPRIETAIRES DES VEHICULES AVEC DES PLAQUES D’IMMATRICULATIONS ETRANGERES

 

La RCA est un pays de tous les paradoxes, malgré son retour à la légalité Constitutionnelle, depuis le 30  mars 2016. Une preuve palpable parmi tant d’autres, c’est la circulation en RCA en général, et à Bangui en particulier, des véhicules avec des plaques d’immatriculations étrangères ou sans plaques d’immatriculations. Et ce, au vu et au su du ministère des Transports, de l’Aviation Civile et du Désenclavement. Est-ce faisable sous d’autres cieux ? Cela dépasse tout entendement humain. Mais on est où là ? Certainement en RCA, le pays de tous les paradoxes. Si les véhicules du Corps diplomatique et des organismes internationaux accrédités en RCA portent les plaques d’immatriculations de la sous-région CEMAC, alors tous les autres véhicules doivent en avoir. Malheureusement, jusqu’aujourd’hui, tel ne se semble pas être le cas en RCA. Or, au Cameroun, au Congo-Brazzaville, au Gabon, en Guinée Equatoriale et au Tchad, autres pays de la CEMAC, une telle règlementation est appliquée dans toute sa plénitude, avec rigueur et sans exception. Mais pourquoi pas chez nous en RCA ? C’est le comble du paradoxe.

D’où l’obligation du ministère des Transports, de l’Aviation Civile et du Désenclavement de rappeler à l’ordre les propriétaires des véhicules, qui circulent au niveau national, avec des plaques d’immatriculation étrangères ou sans plaques d’immatriculations. Car il y va de la sûreté de l’Etat en matière de circulation routière. A cet effet, les ministères des Transports, de l’Aviation Civile et du Désenclavement, ainsi que de la Sécurité Publique, ont intérêt de travailler en synergie et de conjuguer leurs efforts pour mettre fin à ce désordre qui bat son plein dans le domaine de circulation routière en RCA. Car « la loi est faite pour le monde et personne n’est au-dessus de la loi », dit un jargon juridique. Et n’oubliez surtout pas que la RCA est un Etat souverain et de droit, à l’instar des autres Etats du monde. Donc, de grâce, respectez les lois et règlements en vigueur en République centrafricaine.

Selon des informations qui nous sont parvenues auprès des chauffeurs de taxis, le service d’immatriculation n’est pas opérationnel depuis six (6). Mais pour quelle cause ?  

Le Petit YEKOA

 

 

 

DEPECHE RJDH-RADIO COMMUNAUTAIRES

 

LE FPRC DETERMINE A CHASSER ALI DARASS DE BAMBARI

 

Le Front Populaire pour la Renaissance de Centrafrique (FPRC), a réaffirmé sa détermination à déloger l’UPC et son chef, Ali Darass, de Bambari. L’annonce a été faite hier mardi 14 février par son sous-chef d’Etat-major, Azor Khalit.

Après la mort du chef d’état-major du FPRC, le général Joseph Zoundéko dans un raid de la Minusca dimanche dernier, ce mouvement armé est toujours déterminé à bouter l’UPC qui a fait de Bambari sa forteresse.

Interviewé par le RJDH, Azor Khalit a déclaré que le FPRC a dépassé la ville de 10 Km. Et le décès de leur commandant militaire ne change pas leur objectif qui est toujours la prise de Bambari. « Si la Minusca n’était pas intervenue, nous aurions déjà conquis Bambari. Notre ennemi n’est pas la Minusca mais Ali Darass afin qu’il puisse regagner son pays, le Niger et arrête de manipuler la ville de Bambari ». D’une voix ferme, il a martelé, « nous ne nous battons pas contre la Minusca, mais notre seul objectif est de déloger Ali Darass de Bambari. Que la Minusca arrête avec son double jeu ».

Sur les circonstances de la mort de son compagnon d’armes  Zoundeko, le N° 2 de l’aile militaire du FPRC a rapporté que « le général Zoundeko a été atteint par la balle de la Minusca au moment où il alertait les femmes et les enfants à se cacher ».

Depuis trois mois, les anciens alliés de la Séléka se livrent un combat fratricide au centre de la RCA. Le FPRC a franchi dimanche dernier la ligne rouge tracée par la Minusca, ce qui a couté la vie au général Joseph Zoundéko, l’un des leaders de ce mouvement. Sur cette recrudescence de la violence, 10 partis politiques ont réagi pour condamner le regain des hostilités qui portent atteinte à la vie des populations civiles.

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NOMINATION DU PROCUREUR DE LA COUR PENALE SPECIALE

 

Le Président de la République Centrafricaine, Faustin Archange Touadéra a nommé ce mercredi 15 février, Toussaint Muntazini-Mukimapa, Procureur de la Cour Pénale Spéciale.

Le Colonel Toussaint Muntazini –Mukimapa de la République Démocratique du Congo (RDC), est nommé ce mercredi 15 février par le Président de la République Centrafricaine, Faustin Archange Touadéra, Procureur de la Cour Pénale Spéciale pour la Centrafrique.

Le colonel Toussaint Muntazini –Mukimapa fut premier avocat général des Forces armées de la République Démocratique du Congo (RDC), point focal de la coopération entre la Cour Pénale Internationale et le système de justice militaire de la RDC.

La Cour Pénale Spéciale pour la Centrafrique est une institution judiciaire qui a été créée pour juger les auteurs de graves violations des droits internationaux et des droits humains perpétrés en Centrafrique de 2003 à 2015. Elle sera composée de 13 juges nationaux et de 14 magistrats étrangers.

La nomination du procureur de la CPS intervient avec la recrudescence des violences au centre de la RCA et au lendemain de la publication du rapport d’Amnesty international sur la justice centrafricaine.

La Fédération Internationale des Droits de l’Homme (FIDH) Afrique, qualifie déjà cette nomination « d’une avancée concrète et positive de l’opérationnalisation de la Cour Pénale Spéciale en Centrafrique ».

Plusieurs organisations des droits de l’homme, nationales et internationales ont réclamé la mise en route  rapide de cette cour pour combattre l’impunité.

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DES ORGANISATIONS DU KM5 FORMEES SUR LA PAIX, LE CIVISME ET LA RELANCE ECONOMIQUE

 

La Plateforme Interconfessionnelle de la Jeunesse Centrafricaine (PIJCA) organise du 15 au 17 février 2017 la formation des organisations du  Km5 sur la paix, la cohésion sociale, le bien être, le civisme et la relance économique.

Pour sensibiliser au retour de la paix en Centrafrique et la relance des activités socioéconomiques, la Plateforme Interconfessionnelle de la Jeunesse Centrafricaine (PIJCA) a initié une formation à l’endroit des structures du Km5, l’un des points névralgiques de la capitale centrafricaine et considéré comme poumon économique de Bangui.

Dans son mot d’ouverture, Mamadou Aroufay, représentant du Maire du 3e  arrondissement de Bangui a déclaré qu’« il y a un temps pour la  guerre et un temps pour la paix » et d’ajouter que « le temps est maintenant pour l’instruction et le travail ».

Ousman Djida, vice-président de la Plateforme Interconfessionnelle a souligné que  « la paix et l’enseignement sur la religion et le développement constituent les principaux buts de cette formation des jeunes autodéfenses ».

Pour Mahamat Ali Fadoul, président de l’autodéfense du km5, « il est temps de former les jeunes pour un avenir meilleur de notre pays. A la sortie de cette formation, l’autodéfense sera capable d’assurer la sécurité en veillant au respect des droits de l’Homme», espère-t-il.

Cette rencontre, regroupant tous les groupes d’autodéfense, les leaders religieux et communautaires revêt beaucoup d’enjeux, notamment la libre circulation des personnes et des biens au KM5 et la relance des activités économiques dans le secteur.

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FRONT COMMUN DES POLITIQUES FACE A LA RECRUDESCENCE DES VIOLENCES

 

Dix partis politiques ont dénoncé la recrudescence des violences occasionnées par les combats fratricides qui opposent l’UPC et la coalition FPRC-MPC, trois groupes armés issus de l’ex-Séléka.  Ils l’ont fait savoir dans une déclaration commune publiée le mardi 14 février dernier.

Tous les grands partis politiques sont signataires de cette déclaration dans laquelle ils font état de leur inquiétude suite à la flambée de violences dans plusieurs villes de l’arrière-pays. Ces formations politiques expliquent que « des foyers de violences d’une extrême gravité provoqués (…) se sont allumés presque sur toute l’étendue du territoire centrafricain ».

Dans leur communication, les leaders politiques craignent un embrasement généralisé qui, pourrait conduire à une possible déstabilisation de nouvelles institutions issues des élections de janvier-février 2016.

Le bloc de ces dix partis politiques engage le nouveau pouvoir et la Minusca à déployer les efforts nécessaires pour éviter ce qu’il appelle « la bataille de Bambari » dont les conséquences, selon la déclaration, pourraient être désastreuses.

Alexandre Ferdinand Nguéndet, président du Rassemblement Pour la République (RPR), un des partis signataires pose la neutralisation de Ali Daras comme solution à ce regain de violence. Il souhaite l’usage de la force pour arrêter le leader de l’UPC. « Le problème de Bambari et de toute la région, c’est Ali Daras qui n’est pas Centrafricain mais qui, fort des 2000 hommes à sa disposition, crée le désordre. La solution aujourd’hui, c’est la neutralisation de ce Nigérien. Qu’il pleuve qu’il neige, Ali Daras doit être neutralisé par la force sinon, l’insécurité va continuer », a-t-il expliqué dans une interview au RJDH.

Les régions de la Haute-Kotto et de la Ouaka sont en proie depuis trois mois à des violences liées aux combats qui opposent la coalition MPC-FPRC à l’UPC. Il y a cinq jours, le général Joseph Zoundeko, ancien chef d’Etat-major de la Séléka, est tué dans un raid de la Minusca à l’entrée de la localité d’Ippy, à moins de 80 Km de Bambari où sont retranchés Ali Daras et ses combattants. La situation est confuse pour l’heure à Ippy et très précaire à Bambari où aucun combat n’est encore signalé même si les informations font état de tirs sporadiques.

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DES JEUNES SENSIBILISES SUR LA SEXUALITE RESPONSABLE

 

Pour la Saint-valentin, 26 responsables des organisations des jeunes de Bangui ont participé hier après-midi à l’Alliance Française de Bangui, à une conférence-débat sur « le droit de santé sexuelle et reproduction des adolescents et des jeunes ». Elle a été organisée par CISJEU en partenariat avec Cordaid dans le cadre du Projet J3S (Jeunesse, Santé, Sexualité et Sécurité).

Préoccupée par la santé en milieu jeune et la prévention de maladies sexuellement transmissibles, l’ONG locale CISJEU appuyé par Cordaid a profité de la journée de la Saint-Valentin le 14 février pour échanger avec les jeunes sur les enjeux du « droit de santé sexuelle et reproduction des adolescents et des jeunes ».

Pour justifier le thème de cette conférence-débat qui coïncide avec la Saint-Valentin, le Docteur Aboubacar Backo, Coordonnateur du Projet Js3 à Cordaid a déclaré que « pendant la Saint-Valentin, les Jeunes prennent beaucoup de risques. C’est pourquoi ce thème  a été choisi pour conscientiser ses jeunes sur leur droit et leur devoir afin qu’ils évitent les comportements à risque, sources de contamination aux Infections Sexuellement Transmissibles (IST) et le VIH/SIDA et les grossesses non désirées ».

L’objectif visé, a-t-il ajouté, est de « réduire au maximum les risques encourues par les jeunes, les informer sur leur droit et les risques auxquels ils sont exposés ».

Abraham Delimo, Vice-président du Club RFI Fononon, élève au lycée du Centre Protestant pour la Jeunesse, s’est réjoui de cet échange. « Cette conférence-débat m’a permis de connaitre mon statut de jeune et savoir me protéger contre les infections sexuellement transmissibles et le VIH/SIDA ». Sorti nanti de connaissance, il a promis, en tant que Vice-président d’une organisation de la Jeunesse de  mettre tout en œuvre pour sensibiliser les jeunes sur des comportements à risque en milieu jeune.

Le Docteur Aboubacar  Backo, Coordonnateur du Projet Js3 a rappelé que la jeunesse Centrafricaine,  particulièrement les filles sont exposées au VIH/SIDA. Sur 100 filles, au moins 04 sont infectées. Les taux de grossesse non désirée, le mariage précoce et l’analphabétisme restent élevés au sein de cette catégorie de la population.

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VERS LA REPRISE DES ACTIVITES DU HANDBALL APRES SIX MOIS DE CESSATION

Après un semestre d’inactivité relative à la crise née de l’Assemblée Générale Elective du 14 mai 2016, le handball centrafricain tente de reprendre ses activités.

La contestation de l’élection de Tahir Zenou Zed, lors des assises du 14 mai 2016 par le camp du président sortant de la Fédération Centrafricaine de Handball (FCH), le Docteur Patrick Ningata Djita  pour « irrégularités » a été le point de discorde qui a plombé les activités de cette fédération. Après avoir dépêché une mission à Bangui en juillet 2016, la Confédération Africaine de Handball (CAHB) a invalidé cette élection.

Cette crise a bloqué le déroulement du championnat depuis la fin de la saison 2015-2016 et le Festihand joué en mars 2016. La pratique du handball se limite alors qu’aux retrouvailles de week-end entre les anciens joueurs. Certains joueurs sont obligés de s’exiler, d’autres se sont reconvertis en basketteurs par manque de compétition.

Soucieux de la reprise du championnat national et pour l’avenir du handball centrafricain, des cadres de ce sport et les parties en conflit se sont convenus de relancer les compétitions nationales.

Thierry Clothaire Gabato, que la Confédération Africaine de Handball a accrédité pour gérer le vide partage aussi cette démarche. Il a déclaré que « nous sommes prêts pour que les activités reprennent en attendant la décision de la CAHB. La ligue de Bangui qui est la patronne des clubs de Bangui, peut par exemple organiser le championnat ».

Ce point de vue est aussi partagé par le camp de Tahir Zenou Zed qui souhaite que le championnat reprenne le plus vite possible.

Le ministère chargé de la Promotion du Sport avait sanctionné les deux camps et a par la même occasion accusé le Comité National Olympique et Sportif Centrafricain de partialité.

Cette reprise du championnat est conditionnée d’abord par la levée de la sanction au niveau national en attendant la décision tant attendue de la CAHB.

 

 ****** RJDH*****

 

 

CENTRAFRIQUE : HRW DENONCE DES « CRIMES DE GUERRE »

D’UN GROUPE ARME

 

 

Un groupe armé centrafricain, issu de l'ex-rébellion séléka, a assassiné en décembre 32 civils dans une localité du centre du pays, a dénoncé jeudi l'organisation de défense des droits de l'homme HRW, qualifiant ces exécutions de "crimes de guerre".

"Dans la ville de Bakala, le 12 décembre (2016 ndlr), des rebelles de l'Union pour la Paix en Centrafrique (UPC) ont exécuté 25 personnes qui avaient été convoquées dans une école pour ce qu’elles croyaient être une réunion", indique un communiqué de Human Rights Watch (HRW).

"Plus tôt ce jour-là, un groupe de combattants de l’UPC avait également détenu et exécuté sept hommes qui revenaient d’une mine d’or à proximité", ajoute l'organisation.

"Ces exécutions sont des crimes de guerre flagrants commis par des combattants de l’UPC qui se sentent libres de tuer à volonté", accuse HRW. "Ce groupe commet des meurtres sans crainte de punition malgré la présence de forces de maintien de la paix des Nations unies" (Minusca), ajoute l'organisation.

Bakala est située dans la préfecture de la Ouaka (centre), où des affrontements meurtriers opposent régulièrement des factions rivales de l'ex-séléka, près de la ville de Bambari.

La Centrafrique, un des pays les plus pauvres au monde, peine à se relever du conflit provoqué en 2013 par le renversement de l'ex-président François Bozizé par la rébellion Séléka, à dominante musulmane. La contre-offensive des anti-balaka, majoritairement chrétiens, a provoqué des milliers de morts et des centaines de milliers de déplacés.

L'intervention de la France et des Nations unies a ensuite permis la fin des massacres de masse, l'élection d'un nouveau président et le retour d'un calme relatif dans la capitale Bangui. Mais des groupes armés maintiennent une insécurité permanente dans plusieurs régions du pays.

Selon les circonstances et leurs intérêts locaux (contrôle de mines, racket routier, vol de bétail,...), les groupes issus de l'ex-séléka peuvent s'allier, se combattre, voire nouer des alliances provisoires avec des groupes anti-balaka.

Début février, l'experte indépendante des Nations unies sur la situation des droits de l’homme en Centrafrique, Marie-Thérèse Keita-Bocoum, avait déploré que "les groupes armés règnent en maître sur plus de 60% du territoire, bénéficiant d’une totale impunité. Ils se substituent à l’appareil judiciaire, et terrifient la population".

Mercredi, le président centrafricain Faustin Archange Touadéra a nommé le procureur de la cour pénale spéciale de Centrafrique, a indiqué la Minusca dans un communiqué.

Une fois opérationnelle, cette cour, créée en 2015, sera chargée de traduire en justice les responsables des multiples exactions perpétrées depuis des années en Centrafrique.

 

AFP

 

 

MISE EN GARDE DU GOUVERNEMENT :

« CELUI QUI VEUT PRENDRE LE POUVOIR DOIT ATTENDRE LES PROCHAINES ELECTIONS… », DES MAINS INVISIBLES QUI ALIMENTENT LA CRISE CENTRAFRICAINE ?

 

 

Le gouvernement par la voix de son porte-parole, Théodore Jousso a annoncé, « Nous avons choisi la voie des élections pour aspirer à la paix, rien que la paix. L’élection du professeur Faustin Archange Touadéra à la magistrature suprême de l’Etat est véritablement démocratique et donc le vœu du peuple centrafricain. Celui qui veut prendre le pouvoir doit attendre les prochaines élections… ». Propos tenu au cours de la deuxième conférence de presse conjointe Gouvernement-Minusca pour cette année qui avait eu lieu ce mercredi 16 février 2017 au ministère de l’Equipement, des Transports, de l’Aviation Civile et du Désenclavement. Et cela sonne comme la mise en garde du gouvernement contre les sous marins qui tirent les ficelles dans l’ombre et continuent d’alimenter la crise en République Centrafricaine.

« Tôt ou tard, le soleil apparaîtra ». Les masques vont définitivement tomber et les véritables ennemis du peuple et de la république seront bientôt connus. Nous avons toujours souligné qu’il y’a des mains invisibles de certains leaders politiques qui alimentent la crise centrafricaine afin de maintenir le peuple en otage. Et la situation qui prévaut en ce moment dans les villes de Bria et Bambari en est une parfaite illustration. Le général Zoundéko, bien avant de trouver la mort a dit clairement dans une interview accordée au RJDH que Ali Daras bénéficie du soutien du président de l’Assemblée Nationale, Abdou Karim Meckassoua. Zoundéko a affirmé détenir les preuves. Est-ce la raison de sa mort ? Il ne fait aucun doute. Car si Zoundéko restait en vie, tous les secrets pourraient éventuellement être dévoilés.

A l’allure où vont actuellement les choses, la souffrance du peuple centrafricain est encore loin de voir le bout du tunnel. Car comment comprendre que ce sont des centrafricains eux-mêmes qui creusent la tombe de leur propre pays ? Faut-il continuer avec les rebellions et les coups d’Etat après plus de trente (30) ans de souffrance, de misère et des maladies ? Où va finalement la RCA avec un tel rythme. C’est triste et regrettable ce qui se passe en ce moment concernant l’insécurité grandissante dans le pays. Bozizé et Djotodia depuis leur pays d’exil continuent de pousser sans cesse leurs éléments à tuer et à détruire le pays. Les Anti-Balaka pro-Bozizé d’un côté, les ex-Séléka de Djotodia de l’autre, prennent la moitié du pays en otage et empêchent la population déjà victime de nombreuses exactions de vaquer librement à leurs occupations quotidiennes. Les incendies, les pillages, les viols, les massacres sont les actes enregistrés à longueur de journée sur les populations civiles. Si ce n’est pas à Bocaranga et Koui, c’est plutôt à Bria ou Bambari. C’est la désolation au sein des populations civiles dans l’arrière-pays qui ne savent plus exactement à quel saint se vouer pour se protéger.

« Nous nous employons à protéger la population civile », « ville sans armes », « mise en garde », « montée en puissance », « mandat robuste » et que savons-nous encore ? Alors que ces formules ne transparaissent nulle part dans le vécu des Centrafricains du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest. Des têtes tombent et vont continuer de tomber jusqu’au dernier coup de sifflet en présence des Casques Bleus de la Minusca toujours présents en Centrafrique avec toute une armada impressionnante de guerre. Incroyable, mais pourtant bien vrai. L’Armée de Résistance du Seigneur (LRA) de Joseph Kony déporte, tue, incendie, pille et ravage tout sur son passage malgré la présence de l’armée Ougandaise qui sécurise ces zones géographiques de la RCA tout en le traquant. Tout porte à croire que la RCA est désormais un repère protégé des drogués, des hors la loi, bref des bandits de grand chemin sans âme, ni conscience qui dictent leurs propres lois comme bon leur semble.

Tous les efforts consentis par la communauté internationale et la population centrafricaine semblent être une peine perdue à cause de l’instabilité qui persiste dans le pays. Aucune chance n’est donnée à la population et aux nouvelles autorités de reconstruire le pays. Certains hommes politiques véreux qui pensent détenir le titre foncier de la RCA, attisent la flamme de la violence pour maintenir le peuple dans la souffrance. Pour quelle raison ? Dieu seul le sait. En attendant la réhabilitation et le redéploiement de toutes les forces de défense et de sécurité intérieure, la Minusca doit prendre ses responsabilités vis à vis des massacres perpétrés sur les populations civiles. Prolonger l’embargo est une autre chose, défendre les populations civiles en est une autre. La Minusca doit cesser de jouer avec la vie de toute une population qui n’aspire qu’à la paix, rien que la paix.

 

Bénistant MBALLA

 

 

AVIS A MANIFESTATION D’INTERET

(SERVICES DE CONSULTANTS)

 

[REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE]

PROJET D’APPUI A LA REINSERTION SOCIO-ECONOMIQUE DES JEUNES ET DES

FEMMES (PARSEJF)

 

Secteur : Développement Social

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