Tous les Info du Lundi 16/01/2017

Cm n 2386 du lun 16 jan 2017

LE FPRC ET LE MPC SE REGROUPENT POUR AFFRONTER L’UPC :

LE DIALOGUE PRONE PAR TOUADERA EST-IL TOMBE DANS LES OREILLES DES SOURDS ?

 

Un différend, un conflit, une crise ne peuvent être résolus au bout des canons, par des flèches, des machettes. Même si deux (2) pays sont en guerre, il n’y aura ni vainqueur, ni vaincu, quel que soit la puissance de frappe de l’un ou l’autre. Ils peuvent s’affronter pendant un siècle, on enregistrera toujours des morts et des blessés dans les deux (2) camps. L’exemple, le plus frappant est la guerre qui avait opposé la Lybie et le Tchad. Militairement, la puissance de frappe de la Lybie était supérieure à celle du Tchad. Mais en aucun cas, la Lybie n’a vaincu le Tchad. Et dans ce genre de guerre, d’autres pays qui ont signé des conventions militaires avec l’un ou l’autre, y font aussi leur entrée. Celle-ci se généralise et aucun des pays ne peut prendre le dessus.

Donc, c’est toujours par le dialogue, la négociation que l’on peut trouver une issue favorable à la sortie de la crise. Mais, ce qui se passe en RCA dépasse tout entendement humain. Les combattants Séléka qui étaient unis au départ pour renverser le régime du général président, François Bozizé Yangouvonda, se regardent aujourd’hui en chien de faïence. Depuis le mois d’août à ce jour, le MPC de Mahamat Alkhatim et le FPRC  de Nourredine Adam, réfractaires au processus Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Rapatriement (DDRR), ont fait front commun pour combattre l’UPC d’Ali Daras. Dans ces derniers temps, des hommes lourdement armés, venus des villes de Kabo, Batangafo, Moyen-Sido et même du Tchad, ont envahi la ville de Kaga-Bandoro. Ils n’ont qu’un seul objectif : prêter main forte aux combattants du FPRC et du MPC afin de combattre ceux de l’UPC. Au lieu d’en rester là, ils se lancent dans des rackets, des rançonnements. La population de Kaga-Bandoro ne peut dormir tranquillement ou vaquer à leurs  occupations quotidiennes.

Mais pourquoi tout cela ? Si les combattants du MPC, FPRC sont vraiment des Centrafricains, il est hors de question qu’ils se regroupent à Kaga-Bandoro pour s’en prendre à ceux de l’UPC. Au jour d’aujourd’hui, les Centrafricains aspirent à la paix, à la sécurité sur l’ensemble du territoire national. Ils sont fatigués de cette guerre qui ne dit pas son nom. Hier, on a signalé des affrontements meurtriers entre telle ou telle branche dissidente de la coalition Séléka. Demain, on nous dira que tel ou tel groupe s’affronte avec un autre dans une ville de nos provinces. Que cherchent et que veulent les combattants du FPRC, du MPC et de l’UPC ? La misère ordurière, la souffrance, les errements de leurs compatriotes d’un lieu à un autre ne les émeuvent-ils nullement ?

Quand le sang des innocents coule à flot, leur conscience ne leur reproche-t-elle pas quelque chose ? Ceux qui meurent sous leurs balles sont-ils des animaux ou leurs semblables, en d’autres termes des Centrafricains ?

Et pourtant, le président de la République, chef de l’Etat, professeur Faustin-Archange Touadéra prône toujours le dialogue pour résoudre la crise centrafricaine. Tout porte à croire que la main tendue du chef est balayée du revers de la main par ces criminels, ces malfrats, ces va-t-en-guerre qui n’ont ni foi, ni âme. Le dialogue qui doit être l’arme de ces seigneurs de guerre, n’est plus à l’ordre du jour. Il est tombé dans les oreilles des sourds. Touadéra a-t-il pêché dans le désert du Sahara ? Nous ne le pensons pas. Car d’autres groupes armés ont entendu son appel et se sont abstenus de toutes violences. Nous citons entre autres le MLCJ, le FDPC, les Anti-Balaka (pas ceux de Mokom), la Séléka rénovée de Moussa Dhaffane… La liste est longue. Qu’attendent les autres pour emboiter le pas à ceux-là ?

Se regrouper aujourd’hui dans une ville pour élaborer un plan de guerre afin de s’en prendre à ces compatriotes, est dépassé. Cette époque est révolue. Les combattants du FPRC et du MPC, avec leurs acolytes, les mercenaires tchadiens, auraient dû se regrouper à Kaga-Bandoro pour trouver des voies et moyens pacifiques afin de résoudre le différend qui les oppose à l’UPC. Opter pour la guerre, les affrontements meurtriers dont les conséquences seront incalculables, est inadmissible, intolérable. C’est pourquoi, nous les exhortons à utiliser l’arme de la paix, c’est-à-dire le dialogue pour régler ce conflit intercommunautaire. Car les affrontements entraînent des pertes en vies humaines très considérables et détruisent les tissus socio-économiques du pays. D’où nécessité pour nous d’épouser l’idée du président de la République qui est le dialogue, rien que le dialogue pour sortir la RCA de la crise.

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

SUR 12 BUS DE LA SOCIETE « BENAFRIQUE »,

02 TOMBES EN PANNE A L’UCATEX ET 01 AUTRE A PRIS FEU FACE A L’ENERCA…

 

Mis en circulation urbaine dans la ville de Bangui, le 29 décembre 2016, après la cérémonie officielle de leur lancement par le président de la République, Faustin Archange Touadéra, le 28 décembre dernier, il se pose un réel problème de la durée de vie de ces douze (12) bus de la société béninoise de transport urbain « Benafrique » en RCA. Ce sont des cercueils roulants, voire des carcasses.

A cet effet, même pas un mois après leur mise en circulation que deux (2) faits palpables sont là pour étayer et soutenir nos propos. Le premier est qu’en pleine circulation, deux (2) bus de cette société étaient tombés en panne, l’un après l’autre, au niveau de l’UCATEX, au quartier Combattant dans le 8ème arrondissement de Bangui, le jeudi 12 janvier 2017. Après ces pannes, ils ont été tractés et conduits à leur siège sis au ministère des Travaux Publics. Et probablement pour être réparés. Quant au second fait, un autre bus « Benafrique », en partant du PK0 au PK12, avait pris feu au niveau de la Direction Générale de l’ENERCA, le vendredi 13 janvier de cette année 2017, aux environs de 06 heures du matin. Pour le moment, nous ne disposons pas d’informations sur les causes et les circonstances dans lesquelles ce bus a pris feu et totalement calciné, ni sur les sources de  l’incendie. Emile Gros-Raymond Nakombo s’est-il moqué des Centrafricains ?

Mais une chose sûre, il y a lieu de préciser que ce sont des bus qui ont été mis en circulation pendant des années ailleurs, avant d’être exportés en RCA par la société « Benafrique ». Et suite à une convention d’exploitation de bus urbain, intervenant entre la Municipalité de Bangui et ladite société, en août 2016.

Or, en réalité, ces bus sont des épaves qui ont subi de la chirurgie réparatrice au Bénin à Cotonou, avant de fouler le sol centrafricain en passant par le Cameroun. Et au vu de ces deux (2) faits qui s’étaient produits pendant deux (2) jours successifs, personne n’osera nous démentir, ni nous apporter les preuves du contraire. C’est bien dommage pour l’avenir du transport en RCA. Toutefois, nous disons que la RCA n’est pas le dépotoir des épaves et autres déchets de ferraille en provenance de l’extérieur. Plus jamais ça au pays du regretté président Barthélemy Boganda, après 56 ans d’indépendance. Et dire que le Chef d’Etat a inauguré un tel fiasco. C’est une bavure retentissante pour le maire de Bangui qui doit démissionner.

Le Petit YEKOA

 

 

 

LES BTP DANS LE SILLAGE DES APPELS D’OFFRES EN RCA : LE CAP MEA DOIT RENAITRE DE SES CENDRES POUR RELANCER UN SECTEUR PRIVE CREDIBLE

ET COMPETITIF

 

Un milliard six cent millions (1.600.000.000) ont été balancés à tour de bras par le gouvernement de la transition du Premier ministre, Mahamat Kamoun. Selon un ministre de ce même gouvernement, les résultats étaient mitigés. Les instances de contrôle, notamment l’Inspection Générale d’Etat et l’Inspection Générale des Finances, ont-elles évalué les travaux réalisés quant à la réhabilitation des édifices publics par certains BTP, heureux bénéficiaires ? Depuis le retour à l’ordre constitutionnel, il y a eu plus d’appels d’offres à caractère international. Les BTP centrafricains s’en plaignent, accusant le ministère du Plan, de l’Economie et de la Coopération, de faire la part belle aux entreprises étrangères, surtout congolaises.

Les BTP centrafricains qui ont postulé, ont tous échoué. Il y a des critères de sélection qu’il faut remplir pour être éligibles. Les BTP qui se battent à la sueur de leur front pour sauver l’honneur du pays sont deux (2) : « Diversité Services » et « La Semence ». Dans les appels d’offres, nous ne voyons pas leur signature ; et nous nous posons bien des questions. « Diversité Services », est entrain de réaliser une œuvre titanesque à savoir, le nouveau Palais de Justice de Bangui, dont les travaux tendent vers le Terminus. C’est le genre de cachet que les BTP doivent imprimer au pays pour avoir la cote. Malheureusement, ils ne sont que deux à avoir les reins solides. D’où la nécessité impérieuse de ressuscité le CAP-MEA  qui a joué un rôle très important par le passé, servant d’interface entre l’Etat, les partenaires et le secteur privé centrafricain très embryonnaires. Le secteur privé centrafricain ne peut soutenir la compétitivité sur le marché des appels d’offres internationaux.

Faut-il encore que l’Etat paie ses dettes intérieures, ce qui relancera les activités économiques. Après la grave crise en Côte d’Ivoire, la première dette payée par le régime Ouattara, est la dette intérieure. Les fournisseurs de l’Etat centrafricain sont tous à genou, ruinés, réduits au chômage ou au service minimum par le non paiement de leur dette intérieure. La presse privée fait partie du lot avec les élections de 2010-2011. La presse privée broie du noir depuis plus de six  (6) ans. Le gouvernement doit faire l’état des lieux des réalisations suite à ces 1.600.000.000F CFA décaissés par le gouvernement Kamoun, rupture oblige. Le secteur privé centrafricain n’existe que de nom. Les Centrafricains n’ont pas la culture de l’entreprenariat, de l’initiative privée et des inventions. Tout le monde veut être députés, maires, ministres avec des indemnités et des salaires suivis d’avantages. C’est la solution de facilité sans efforts notables. La RCA n’a pas d’hommes d’affaires au sens propre du terme. Nous entendons parler d’un patronat depuis des années, mais qui n’a que des pieds de brindilles ou d’argile.

Dans certains pays africains, le patronat est actif et au front économique. Il est à la page de l’actualité économique dans le monde. Il revient pratiquement à l’Etat de créer des conditions d’émergence d’un secteur privé dynamique avec les générations montantes des commerçants et Boubanguéré. Le moteur du développement demeure le secteur privé qui fait cruellement défaut en RCA. Les Etats-Unis sont puissants parce qu’ils soutiennent toutes les initiatives, toutes les idées novatrices, les innovations, les inventions, même quand les initiateurs échouent pour la énième fois. Il faut réussir à construire ce qu’il y a dans la tête. La RCA a beaucoup de potentialités, notamment agricoles, pastorales, minières, forestières et surtout touristiques. Il faut un plan national de développement du tourisme, car les sites touristiques constituent un trésor. Les ministres n’ont aucune ambition, aucune vision, alors qu’il y a des experts en matière de tourisme, capables de propulser ce département. Les parcs, les réserves, la forêt dense. Beaucoup de pays ne vivent que du tourisme qui rapporte les 3/4 des projets de l’Etat : l’Egypte, le Maroc, la Tunisie, le Kenya, l’Afrique du Sud et bien d’autres.

Le ministère du Tourisme est silencieux comme un cimetière, alors qu’il peut beaucoup apporter au pays. En terme des Travaux à Haute Intensité de Main d’Œuvre (THIMO), il n’y a pas que « AGETIF-CAF », il y a aussi les BTP, le ministère du Tourisme, avec la construction des sites touristiques, des hôtels, les transports, l’accueil les guides touristiques. On ne devient pas ministre pour dormir sur ses lauriers, car un ministre est un agent de développement, s’il est politique en idées, en initiatives en créativités. L’Etat centrafricain a cet impératif de combler le déficit du secteur privé. C’est une question de vie ou de mort pour avoir une place dans le village planétaire.

Julien BELA

 

 

  MINISTERE DE LA SECURITE PUBLIQUE :

A QUAND LA DELIVRANCE DE LA CARTE DE SEJOUR ?

 

Le Forum National de Bangui (FNB) s’est tenu, il y a de cela vingt (20) mois. Au cours de cette assise nationale qui a regroupé plus de cinq cents (500) participants, des recommandations ont été adoptées, parmi lesquelles nous citons, « la délivrance de la carte de séjour ». Et ces cartes de séjour devraient être délivrées aux étrangers qui pullulent en Centrafrique, sans pour autant avoir un papier sur eux. Force est malheureusement de constater que  rien n’a été fait jusqu’à ce jour. Et la rédaction de Centrafric Matin s’interroge en ces termes : « à quand la délivrance de la carte de séjour » ?

Cette interrogation, pour nous, tombe à point nommé. Car vous êtes sans ignorer que la crise qui perdure encore, est entretenue par des étrangers qui ont séjourné en Centrafrique en situation irrégulière. Aujourd’hui, ce sont  eux qui tirent la ficelle vers eux. Les vrais centrafricains de souche qui sont entrés dans la rébellion déclenchée par la coalition Séléka, ont pratiquement tous abandonné l’usage des armes. Ils n’attendent que le DDRR pour entrer dans la communauté afin de refaire leur vie comme de bons citoyens. Ils sont prêts pour le moment. Dès que le top sera donné, ils vont déposer leurs armes. Mais ceux qui persistent et signent dans des actes barbares sur les populations civiles, ne sont autres que des étrangers qui prennent les armes pour le bout de leur nombril. Et ces personnes n’ont pas droit de cité en RCA. Ceux qui seront désarmés ou qui déposeront volontairement leurs armes, s’ils désirent rester en Centrafrique, doivent avoir leur carte de séjour. Pour cela, ils doivent être de bonne moralité.

En outre, durant ces derniers jours, des tensions sont montées entre les ressortissants de la République Démocratique du Congo et certains habitants des villages. Les sujets congolais, communément appelés « Monan » ne se comptent plus en République Centrafricaine. A Bangui et dans les préfectures de l’Ombella-Mpoko, Lobaye, Basse-Kotte, Ouaka, Mbomou, pour ne citer que celles-ci, ces ressortissants congolais n’hésitent un seul instant à vendre des parcelles aux Centrafricains. D’autres s’en prennent violement à certains fils du pays. Vous vous souvenez qu’au village Maka3, situé dans la ville de Bimbo, un incident grave s’y est produit. D’après les témoignages qui nous sont parvenus, c’est un sujet congolais qui a attaqué un centrafricain, tout juste parce que ce dernier a refusé de lui donner le vin de palme. La tension entre ces deux (2) communautés a monté d’un cran et les répercussions de cet acte irréfléchi se sont fait sentir à Bangui.

Alors, tous ces ressortissants congolais et autres qui séjournent en Centrafrique, ont-ils leur carte de séjour ?

Nous ne le pensons pas. Respectent-ils les lois centrafricaines ? Aucunement pas. C’est pour cette raison que nous demandons au ministre de la Sécurité Publique, de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation d’instituer la carte de séjour en Centrafrique. Car tous les pays qui nous entourent délivrent des cartes de séjour à tous les étrangers vivant sur leur territoire. Et ceux-ci sont contrôlés à la loupe. Quand leur carte de séjour arrive à expiration, ils sont conduits automatiquement aux frontières. S’ils dépassent quelques jours, ils sont taxés d’amende et même tabassés par les gardes-frontières. Ce ne sont pas les Congolais qui nous démentirent à ce sujet. Si nos mémoires sont bonnes, c’est la RCA qui est le seul pays au monde à ne pas introduire la carte de séjour dans son administration. C’est grave car nous vivons aujourd’hui les conséquences de nos actes. Les étrangers vont, viennent et séjournent en Centrafrique comme bon leur semble. Ils construisent des maisons en désordre dans nos villes de provinces. Certains sont même des chefs de villages. Toute porte à croire que les étrangers en RCA sont des Centrafricains. Quel désordre ?

Il est temps que les cadres du ministère de la Sécurité Publique s’investissent à fond pour que les cartes de séjour soient délivrés aux étrangers qui sont en Centrafrique. Pour ce faire les chefs des quartiers et villages doivent recenser tous les étrangers qui sont dans leur zone de juridiction. En agissant ainsi, nous aurons un regard sur ces ressortissants des pays et aucun d’eux ne se permettra le luxe de fouler aux pieds les lois et règlements de la RCA. En outre, cette délivrance de la carte de séjour renflouera la caisse de l’Etat. Si rien n’est fait dans ce sens, alors tous les étrangers se considéreront comme des Centrafricains et nous gouverneront sur la terre de nos aïeux. A bon entendeur, salut !

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

 

DIAGNOSTIC DES RECETTES PUBLIQUES, DES EXONERATIONS,

DES AIDES BUDGETAIRES, DES FONDS PROMIS A BRUXELLES…

PAR HENRI-MARIE DONDRA

 

Le ministre des Finances et du Budget, Henri-Marie Dondra, au cours de la conférence de presse tenue le samedi 14 janvier 2017 à 11H20 minutes, dans la salle de conférence dudit ministère, a dressé la situation des recettes publiques (douane, impôts et trésor), les exonérations, les aides  budgétaires, la mobilisation des fonds promis à Bruxelles, la visite de la Directrice Générale du FMI à Bangui et les perspectives.

Dans ses propos liminaires, le ministre Henri-Marie Dondra s’est appesanti sur la crise que traverse la zone CEMAC,  crise due à une chute drastique du baril de pétrole dont les conséquences se répercutent sur la RCA. D’après ce dernier, des mesures ont été prises par les Chefs d’Etat à Malabo. N’eut été ces mesures, cette crise financière allait devenir une crise monétaire. En dépit de tout cela, toutes les réformes n’ont pas abouti à des résultats probants. Mais malgré la crise, la République Centrafricaine est un bon élève du Fonds Monétaire International (FMI). C’est dans ce contexte que la Directrice Générale (DG) du FMI, Christine Lagarde effectuera une visite à Bangui.

Abordant les questions des professionnels des médias, le ministre des Finances a annoncée une série des réformes, en quelque sorte des perspectives. Pour lui, le lancement de l’ouverture du PK26, constitue l’une des premières réformes que son département compte mener à la douane. Et la liquidation des marchandises se fera au PK26 car beaucoup de marchandises échappent au contrôle de la douane ; ensuite, il faut avoir un compte unique du Trésor. Ceci permettra d’améliorer les recettes publiques pour bien gérer les fonds et faire des dépenses ; il faut faire en sorte que le CAP-MEA ouvre ses portes.

Il a par ailleurs affirmé que toutes les informations sur le budget de l’Etat, les accords signés, sont publiées. Dans les jours à venir, son ministère mettra à la disposition du grand public, les salaires des hautes personnalités de l’Etat pour rendre transparente la gestion de la chose publique.

S’agissant du budget 2017 qui se chiffre à 134 milliards de francs CFA, le ministre a indiqué qu’il y a une augmentation de 24% par rapport à l’année précédente.

Quant aux exonérations qui sont la contrepartie de l’Etat à ceux qui viennent chez nous pour nous aider, en 2015, elles étaient de 70 milliards de francs CFA, et aujourd’hui elles ont régressé à 36 milliards. Donc, l’Etat a fait des efforts pour réduire ces exonérations. En ce qui concerne les fonds promis à Bruxelles par les bailleurs, le ministre a signifié qu’un secrétariat permanent a été mis en place pour recruter les experts nationaux et internationaux afin que ces deniers puissent travailler main dans la main pour mobiliser les fonds. Aujourd’hui, certains compatriotes pensent qu’il y a eu augmentation des fonds spéciaux destinés aux hautes personnalités de l’Etat. Mais Henri-Marie Dondra de signifier, « les fonds spéciaux constituent 0,34% du budget. Cela ne représente rien du tout par rapport à ce qui se passe dans d’autres pays où les fonds spéciaux sont la moitié du budget centrafricain ».

En ce qui concerne la visite de la DG du FMI à Bangui, le ministre a noté que « la mission première du FMI est de conduire des réformes. Donc, si vous n’avez pas FMI avec vous, vous ne pouvez bénéficier des aides de la Banque Mondiale, de la BAD, bref des grandes institutions financières internationales. Cette visite est la grande marque de gestion des choses publiques (deniers publics) et nous permettra de discuter avec elle pour voir comment nous pouvons accéder à d’autres ressources. Si aujourd’hui la RCA est un bon élève du FMI, cette situation est due à la maîtrise de la dette, de la masse salariale, de l’augmentation des ressources propres afin d’éviter de contracter des dettes ». Et d’après le ministre des Finances, les dettes extérieurs s’élèvent à 313 milliards, les dettes nationales se montrent à 259 milliards. Pour la collecte des taxes dans les zones occupées par les rebelles, Dondra d’indiquer, « nous nous attelons à couvrir ces zones ».

Notons qu’avant de boucler cette conférence de presse, le ministre des Finances a prodigué des conseils aux journalistes. Il leur a demandé de ne publier que des informations  vérifiées à la source pour éviter tout débordement. Mais avant tout, il leur a souhaité ses vœux les meilleurs.

C’était dans une ambiance très détendue que cette conférence a pris fin aux environs de 12H45 mn.

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

RCA : L’OPERATION SANGARIS AVAIT-ELLE VRAIMENT REUSSI ?

 

L’opération Sangaris était déployée en RCA en décembre 2013 au moment où le peuple centrafricain traversait une période sombre de son histoire avec des tueries et des massacres intercommunautaires. Pendant la période de la transition, la situation du pays s’est encore empirée par la plus grave violation des droits de l’Homme : pillages, incendies à grande échelle dans l’arrière-pays, destructions des édifices publics et privés, des ONG nationales et internationales, parfois en présence des troupes françaises et onusiennes déployées en RCA pour protéger et sécuriser la population civile.

La RCA fait face aujourd’hui aux multiples défis : la sécurité, la paix, la cohésion sociale, le vivre ensemble, la réconciliation nationale, la relance de l’économie, le retour des réfugiés et déplacés internes…quand le président français François Hollande avait annoncé le retrait de ces troupes de la RCA. Ce qui fut fait car les militaires français se sont finalement retirés sur le sol centrafricain, fin octobre 2016. Or selon les commentaires de la Radio France Internationale (RFI), l’Opération Sangaris semble bien réussi dans sa mission en RCA. C’est dans cette optique qu’après le retour du pays à l’ordre constitutionnel, la France a décidé de retirer ces troupes du territoire centrafricain.

Même si les militaires français ont abandonné la RCA dans une situation sécuritaire très instable, nous osons croire que ce n’est pas la fin du monde. Il suffit que le peuple centrafricain prenne conscience et change sa mentalité pour que la sécurité, la paix, la cohésion sociale, le vivre ensemble et la réconciliation nationale puissent revenir en RCA. D’ailleurs, l’Opération Sangaris a fait trop de mal au peuple centrafricain au moment où elle était encore en RCA. Ce qui est passé est déjà passé. RFI doit cesser de nous casser les oreilles avec l’histoire de l’Opération Sangaris.

La Minusca est encore présente en RCA et peut nous aider à sortir du chaos. Sur les quatorze (14) groupes armés, onze (11) ont déjà décidé de mettre un terme à la souffrance du peuple centrafricain en adhérant sans condition aux vastes chantiers du pré-DDRR dont les chantiers sont en exécution. Il n’y a que quatre (04) groupes minoritaires constitués des mercenaires étrangers qui continuent de prendre tout un peuple en otage et bloquent tous les efforts déployés par les autorités centrafricaines et la communauté internationale allant dans le sens de la paix.

La France doit désormais s’occuper de ses propres affaires que de chanter continuellement au nom de la Sangaris qui d’ailleurs n’existe plus. Il y a autant de sujets en RCA que RFI peut en parler. En cette nouvelle année 2017, la France doit donner son soutien au peuple centrafricain pour relever les défis immenses.

Bénistant MBALLA

 

 

 

 

 

 

DEPECHE RJDH-RADIO COMMUNAUTAIRES

 

MARTIN ZIGUELE APPELLE A LA RESTRUCTURATION DE L’UNION SACREE PROPOSEE PAR SON ALLIE TOUADERA

Le président du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), Martin Ziguélé dans une interview accordée au RJDH a appelé à la restructuration de l’union sacrée proposée par Faustin Archange Touadera. Il a évoqué l’accord politique avec Touadera et promet donner la réponse de son parti à la demande de François Bozizé d’obtenir un dialogue politique inclusif. Position exprimée ce 10 janvier 2017 à Bangui.

 

Monsieur Martin Ziguélé bonjour !

MZ : bonjour !

 

RJDH : Comment vous appréciez aujourd’hui les neuf premiers mois au pouvoir de votre allié Touadera ?

MZ : Je vous remercie, je voudrais d’abord souhaiter une excellente année 2017 à tous nos compatriotes et ceux qui nous écoutent. Entre les deux tours de l’élection présidentielle qui a eu lieu en 2016, le MLPC sur décision unanime de son bureau politique a décidé de soutenir le candidat Faustin Archange Touadera. Nous avons signé l’accord politique le 6 mars pour le soutenir. Jusqu’à preuve du contraire, nous restons dans l’esprit et dans la lettre de l’accord politique. Nous avons tenu notre conclave le 17 et le 18 décembre 2016 et le MLPC a décidé de continuer dans cet accord politique.

Vous me demandez comment j’apprécie les performances du président Faustin Archange Touadera ces dix derniers mois. Je dois dire que personne n’ignorait les défis et l’immensité des problèmes auxquels notre pays faisait face après ces élections. Nous pensons que beaucoup de chose ont été faites dans le cadre de la normalisation politique, parce que nous pensons que des institutions ont été mises en place, le processus d’élection des représentants du peuple est allé jusqu’à son terme. Nous avons une Assemblée Nationale élue, un président de l’Assemblée, nous sommes en train de voter à l’Assemblée les textes pour mettre en place les institutions prévues par la constitution, parce que vous savez qu’un pays repose sur des institutions.

Sur le plan économique, il y a eu le sommet de Bruxelles qui a permis à notre pays de présenter et de défendre devant la communauté financière internationale un plan de consolidation et de relèvement de la paix en République Centrafricaine. Il y a eu succès sur le plan des annonces. Le plus important aujourd’hui, c’est  la sécurité qui comporte deux volets : la RSS et la Sécurité. On aurait souhaité que les avancées soient rapides en matière de sécurité, mais la paix c’est comme la santé, lorsque vous l’avez perdue, le retour à la normale prend un certain temps. Mais nous au MLPC, nous pensons qu’aucune économie ne sera faite sur le plan de notre engagement pour que notre pays retrouve la paix.

Je le dis parce que sans la paix et la sécurité, tous les défis, toutes les promesses, tout ce que les hommes de bonne volonté peuvent vouloir faire pour ce pays ne pourra pas aboutir, c’est pourquoi notre contribution à la paix est essentielle et c’est pour cela que nous poussons la roue pour que la cause de la paix avance.

 

RJDH : Votre parti avait signé un accord politique avec Faustin Archange Touadera, comment le MLPC apprécie aujourd’hui la mise en œuvre de cet accord ?

MZ :  Vous savez que dans un mariage, il y a toujours à un moment donné des ajustements à faire, pour se mettre d’accord sur la manière d’appréhender tel ou tel problème, soit telle ou telle solution. Mais nous sommes un parti mature, le MLPC existe depuis 1979, nous avons 37 ans d’existence et d’expérience de la vie et nous savons que ce n’est pas parce que quelqu’un est à la tête de l’Exécutif qu’il peut tout faire et nous avons pris tout à fait librement en âme et conscience de soutenir le candidat Faustin Archange Touadera qui est devenu le président de la République. Mais, nous savons que dans un accord politique tout ne peut  pas être parfait, mais nous faisons de sorte que chaque fois que nous pensons qu’il y a des choses à discuter, à partager et à redresser, nous ne faisons pas l’économie de la démarche pour faire discuter et avancer les choses. La base du parti est fidèle à la direction du parti, puisque ce conclave-là m’a renouvelé sa confiance à l’unanimité, c’est-à-dire que les engagements et la prise de position du parti ne sont pas faits par Martin Ziguélé en tant qu’individu, mais c’est une démarche du MLPC.

La vie d’un pays c’est un long fleuve, il y a des moments où le pays est dans une situation tellement critique que vous devez faire abstraction d’un certain nombre de principe classique pour pousser à arriver à la paix. Le sacrifice que le MLPC fait, c’est de faire que cette alliance constitue peut-être un socle de stabilité, un point d’appui pour avancer sur le fond de la sécurité, sur le fond de la bonne gouvernance, de l’amélioration des conditions des Centrafricains et sur le fond de l’intérêt général parce que nous agissons en politique pour l’intérêt général.

 

RJDH : Vous semblez demander l’ajustement de l’accord politique que vous avez signé avec Touadéra ?

MZ : Ce n’est pas ce que j’ai dit. Je dis que la vie est un ajustement continu. Si hier vous avez fait beaucoup de dépense aujourd’hui vous tentez d’en faire moins, si aujourd’hui vous ne faites pas beaucoup de dépense, demain vous allez dire comment hier je n’ai pas fait beaucoup de dépense aujourd’hui je peux faire plus. Donc le MLPC est dans une alliance politique, elle est quelque chose de dynamique et il y a tous les jours de sujets de discussion et de débat. Mais en général, la direction politique du MLPC, le bureau politique, l’ensemble des structures de direction du parti ont répété le 17 et 18 décembre que nous restons dans l’alliance politique. Si nous avons de débat à faire, nous le ferons avec nos partenaires, il ne s’agit pas de discordance.

 

RJDH : Faustin Archange Touadera a demandé l’union sacrée et le désarmement négocié avec les groupes armés. Quelle lecture faites-vous au MLPC de cette vision ?

MZ : Le MLPC a toujours dit qu’une maison divisée coure à sa propre perte. Nous avons connu beaucoup de problèmes dans notre pays, nous avons connu une longue crise dont nous ne sommes pas d’ailleurs encore sortis et je pense que c’est une option de sagesse que de créer l’union la plus large possible des sensibilités politiques, des acteurs politiques, des forces vives de la nation pour que des sujets essentiels comme tenant à la sécurité du pays comme je disais tout à l’heure tant qu’il n’y a pas de sécurité il n’y a pas de pays, tel que le sujet sur le DDRR, la RSS, les sujets économiques parce que l’une des causes de l’instabilité politique c’est la misère grandissante et toujours grandissante de notre pays, de l’amélioration qualitative de la gouvernance dans notre pays là pour que chaque centrafricain voit l’amélioration de cette gouvernance dans son quotidien pour croire aux institutions et à l’Etat.

Donc ces différents chantiers sont des chantiers évident j’allais dire, cela tombe sous le bon sens. Je pense qu’autour de ces grands principes et chantiers, il doit y avoir un grand partage favorable d’opinion, c’est ce que j’appelle l’union sacrée. Mais il faut restructurer, il faut déterminer les objectifs, déterminer les mécanismes de fonctionnement et de prise de décision parce qu’en politique il faut toujours décider. Il faut le parfaire !

 

RJDH : Donc selon vous cette détermination manque dans l’union sacrée ?

MZ : Je n’ai pas dit que cette détermination manque, mais je dis qu’il faut restructurer davantage cette idée à l’exemple de la périodicité des réunions, des infrastructures qu’il faut mettre en place pour que la superstructure puisse fonctionner.  C’est de cela qu’il s’agit mais je n’ai pas dit qu’il manque de détermination, je n’ai pas fait d’appréciation mais je parle d’organisation. Il faut restructurer cette union sacrée en respectant l’esprit et les volontés qui ont décidé de mettre en place cette union sacrée-là.

 

RJDH : Cette union sacrée doit naturellement partir de la majorité présidentielle à laquelle vous appartenez. Or la majorité présidentielle peine à s’organiser et à s’affirmer. Ne voyez-vous pas de l’incohérence dans l’union sacrée proposée par Faustin Archange Touadera ?

MZ : Je ne pense pas que je suis le mieux placé pour répondre à cette question. Nous, nous avons signé un accord politique avec le candidat Faustin Archange Touadera, nous avons confirmé notre volonté de rester dans le cadre de cette alliance-là. Nous attendons que nos amis nous invitent à discuter du cadre, de la structure de l’organisation pour que nous puissions avancer.

 

RJDH : L’ancien président François Bozizé a demandé un dialogue politique inclusif dans un mémorandum le 24 novembre dernier. Le pouvoir de Bangui n’a pas clairement affiché sa position. Etes-vous pour ou contre le dialogue souhaité par François Bozizé?

MZ : J’ai reçu une correspondance du secrétaire général du KNK juste avant la fin de l’année constituée par déclaration sur le dialogue politique inclusif. J’ai saisi l’ensemble des membres du bureau politique avec ce document et nous avons programmé avec la réunion politique hebdomadaire pour en discuter. Parce que nous sommes un parti structuré, nous avons été saisis par un autre parti politique d’une question politique, il ne s’agit pas de donner une opinion personnelle en tant que Martin Ziguélé mais ce sera une opinion du MLPC et elle sera rendue publique et en ce moment-là vous serez informé.

 

RJDH : Monsieur Martin Ziguélé je vous remercie.

MZ. C’est Moi qui vous remercie!

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LE MOUVEMENT ARME 3R ACCUSE DE RENFORCER SES DISPOSITIFS DANS LE NORD

Le mouvement armé dirigé par le général Sidiki aurait reçu des renforts venus de certains pays limitrophes de la Centrafrique. L’accusation est portée par des sources proches des Anti-Balaka basés dans le Nord du pays.

Des sources non officielles contactées dans la région Nord de la République Centrafricaine, parlent d’arrivée massive de combattants armés dans la ville de Koui sous contrôle du général Sidiki. Il s’agirait selon les mêmes sources des renforts reçus par ce groupe armé accusé de commettre de graves exactions contre les civils dans la région.

Contacté par RJDH, le commandant des Anti-Balaka de la région du Nord confirme l’information, « nous avons appris que 3R a reçu des renforts venus de N’Gaoundéré et autres et qu’il se prépare à attaquer notre position pour contrôler l’Ouham-Pendé », confie-t-il. Les Anti-Balaka du nord disent se préparer pour faire face à toute éventualité « nous nous sommes préparés pour contrecarrer toute attaque venant des élément de 3R », fait-il savoir.

Bachir, porte-parole de 3R a rejeté ces accusations qui, selon lui relève de l’imaginaire « tout ce qui se dit contre nous est faux ». Il accuse plutôt les Anti-Balaka de préparer une attaque contre le mouvement 3R, « les différents groupes Anti-Balaka sont en train de se rassembler autour de Koui. Ils veulent nous attaquer c’est pour cela qu’ils cherchent des alibis » avance Bachir de 3R.

L’information sur d’éventuels renforts reçus par le mouvement armé 3R circule 6 jours après un affrontement entre ce mouvement et les Anti-Balaka du nord. Le 14 décembre dernier, les députés de la région, ont engagé des discussions avec ces deux groupes armés.

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LE DIRECTEUR GENERAL DE L’HOPITAL COMMUNAUTAIRE PROMET DE SANCTIONNER TOUT DETOURNEMENT DE MATERIEL

Le Directeur Général de l’hôpital communautaire Joachim-Paterne Tembéti a attiré l’attention du personnel sur l’utilisation des matériels reçus de l’Association des Ressortissants Centrafricains en France. Il a menacé de sanction tous ceux qui tenteront de détourner ce don.

L’Hôpital Communautaire de Bangui a reçu un don en matériels d’une valeur estimative de 15 000 000 FCFA, lundi 9 janvier 2017. Ce don est composé de lits électriques, de fauteuils roulants, des béquilles, des matelas. C’est une aide de l’Association des Ressortissants Centrafricains en France.

Le Directeur Général dit avoir déjà mis en place un comité de surveillance de ces matériels afin de les sécuriser, « il existe depuis un comité de surveillance pour s’assurer de l’existence de ces nouveaux matériels qui viennent nous donner une bouffée d’oxygène ici à l’hôpital » a-t-il expliqué.

Docteur Joachim-Paterne Tembéti a confié avoir attiré l’attention du personnel sur l’utilisation de ce don. Il a envisagé des sanctions en cas de détournement « nous avons tenu une réunion avec le personnel à propos de l’utilisation des matériels de travail au sein du centre hospitalier. Nous leur avons rappelé les textes et des sanctions qui peuvent aboutir à des licenciements, tout ceci prévu par les textes en cas de détournement des matériels, des produits pharmaceutiques », précise ce dernier.

De sources bien informées, les détournements des biens de cet hôpital est récurent. L’hôpital communautaire, créé depuis 1991 est l’un des deux grands hôpitaux de la République Centrafricaine.

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UNE AIDE D’URGENCE D’UN MILLION DE DOLLARS OCTROYEE AU PAM

Un million de dollars américain soit 550 millions de Fcfa, est retiré de la réserve des fonds humanitaires pour soutenir le Programme Alimentaire Mondial en Centrafrique qui a annoncé fin décembre son incapacité de continuer la fourniture de vivres. L’annonce de l’octroi de ces fonds au  PAM a été faite dans l’aperçu humanitaire publié le 04 janvier dernier par la coordination humanitaire.  

La procédure du retrait de cet argent des fonds humanitaires, selon le document de Ocha est déclenchée par  Fabrizio Holschilds, coordonnateur Humanitaire en Centrafrique. Cette décision, selon des sources humanitaires bien informées, est prise en réponse à l’alerte lancée par le PAM en décembre dernier « nous savons que le PAM a des difficultés pour continuer à soutenir les vulnérables dans le pays. Cet appui est une réponse à l’alerte du PAM », confie une de ces sources.

L’aperçu humanitaire de Ocha dont le RJDH a eu copie, indique que l’aide attribuée au PAM ne couvre que 10% des besoins actuels du PAM qui, selon des données officielles, a besoin de 21,5 millions de dollars pour faire face à la crise conjoncturelle actuelle.

En 2016 le PAM projetait d’apporter son aide à 700 000 personnes. Ce chiffre a dû être réduit à 400 000 par manque de ressources financière.

****  RJDH ***

 

 

 

 

 

 

 

OU EN EST-ON AVEC LE PROJET DE COUR PENALE SPECIALE EN RCA ?

 

 

Dans son dernier rapport, Amnesty International déplore que l'impunité soit toujours de mise en Centrafrique. Des dizaines de personnes suspectées de crimes ces dernières années sont toujours libres, sans risque d'être inquiétées par la justice. Certains occupent même des postes officiels. Le système judiciaire centrafricain a été mis à terre il y a quatre ans et peine à se relever. Et en parallèle à ce grand chantier, il y a celui de la mise sur pied de la Cour pénale spéciale, tribunal mixte (national et international) chargé de juger les crimes les plus graves.

Le budget est bouclé pour les quatorze premiers mois de fonctionnement. Sept millions de dollars financés par les Etats-Unis, l'ONU, la France ou l'Union européenne notamment, quatorze premiers mois au cours desquels n'auront lieu que les enquêtes criminelles. Des enquêtes conduites par des juges d'instruction et des officiers de police judiciaire.

Le processus de recrutement des magistrats centrafricains est en cours. Le dépôt des candidatures est clos depuis lundi 9 janvier et le ministère de la justice a 45 jours pour choisir parmi les dizaines reçues. Ce qui nous amène fin février.

Pour ce qui est des magistrats étrangers, c'est à New York que cela se décide.

De bonne source par ailleurs, deux candidats ont été retenus pour le poste de procureur spécial : un magistrat sénégalais et un autre originaire de RDC.

Concernant le processus de recrutement des officiers de police judiciaires, il devrait commencer prochainement.

Une « première étape »

La Cour Pénale spéciale sera installée dans l'actuel tribunal de grande instance de Bangui. Du coup, un nouveau bâtiment est actuellement en construction pour accueillir le futur TGI. Pour Erica Bussey, conseillère juridique à Amnesty International, la mise sur pied de la CPS est un préalable crucial au redémarrage de la justice en Centrafrique : « C’est un début. C’est la première étape pour vraiment rétablir les tribunaux en RCA. On va voir ce qui se passe. C’est aussi peut-être important de regarder en RDC où ils ont des audiences foraines dans les régions éloignées. »

Compte-tenu de l'avancement du projet, un début des travaux de la cour est envisageable cette année, soit deux ans après sa création sur le papier. Normalement la mise en place d'un Tribunal spécial prend des années, celle du Tribunal spécial pour la Sierra Leone a pris 8 ans. « La Centrafrique, c'est la Cour pénale spéciale qui va le plus vite », commente une source proche du dossier à Bangui.

 

RFI

 

 

 

 

LA POLICE CENTRAFRICAINE DEMANTELE UN RESEAU DE PASSEURS EN EUROPE

 

L’Office Centrafricain de Répression du Banditisme (OCRB) vient de démanteler ce jeudi à Bangui un réseau de passeurs en Europe.

Selon le commandant de l’OCRB Bienvenue Zokoué, il s’agit de 07 Congolais de Brazzaville parmi lesquels un enfant de deux ans qui ont été arrêtés.

Leur chef de file, Valery Yéngo, qui organise le transit des migrants clandestins à partir de la Centrafrique pour rejoindre l’Europe, est un ex policier congolais en séjour dans le pays.

Des faux documents tels que des passeports, des certificats d’accueil ou d’hébergement, des préinscriptions entre autres ont été saisis lors de leurs interpellations par l’OCRB. Cette opération a pu réussir grâce l’implication de l’Ambassade du Congo en Centrafrique qui a aidé la police centrafricaine à mettre hors d’état de nuire ces faussaires.

Pour le moment, ces derniers ont été remis à la direction générale de l’Emigration et Immigration pour la poursuite des investigations

APA-Bangui

 

 

UNE JEUNE FEMME DECEDEE SUITE A UN AVORTEMENT, SUR L’INITIATIVE DE SON AMANT ET CHEF INTERIMAIRE DU QUARTIER  WALINGBA 1

 

Le quartier Walingba 1, sis dans le 5ème arrondissement de la ville de Bangui, était en ébullition, le vendredi 13 janvier 2017, dans la matinée. Et pour cause, l’exposition du corps d’une jeune femme au domicile familial, avant son inhumation.

Selon les témoignages d’un habitant qui a vécu le fait et qui a requis l’anonymat, « c’est depuis fort longtemps que le chef par intérim dudit quartier sortait avec cette jeune femme. Et pourtant, elle vit maritalement avec son époux depuis des années. De leur union conjugale, ils ont eu trois (3) enfants. Mais ce chef, profitant des privilèges de sa fonction, et malgré qu’il a été surpris en flagrant délit d’adultère, avec cette même jeune femme, dans une auberge à Taratara (Miskine), continue toujours de sortir avec cette dernière. C’est ainsi qu’elle est tombée enceinte. Et le chef en question, l’avait accompagnée personnellement au centre de Santé Urbain des Castors, pour se faire avorter, le mardi 10 janvier 2017. Malheureusement, pour cette fois-ci, Dieu n’est pas avec eux, car la jeune femme a fini par rendre son âme. D’où sa famille a juré de se faire justice elle-même, tout en promettant de lyncher le chef par intérim, pour avoir occasionner le décès précoce de leur fille, sœur et nièce. Aussi, ce chef marchandait le recrutement des jeunes de son quartier, dans le cadre des activités de l’ONG internationale ACTED. Ce qui lui donne l’opportunité de faire la cour aux femmes d’autrui ».

Est-ce la mission assignée à un chef de quartier, qui pourtant, est le premier représentant de l’Etat, auprès de ses administrés ? Et selon quels critères, ce monsieur a pu être désigné chef par intérim du quartier Walingba 1 ? Autant d’interrogations qui dépassent tout entendement humain. Et la justice doit se saisir d’office de ce dossier et faire son travail comme il se dit. Car c’est un crime prévu et puni dans le Code Pénal de la RCA. Et c’est ça le sens de l’« impunité zéro ».

 

Le Petit YEKOA

 

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