Tous les Info du Lundi 14 Novembre 2016

Cmn 2344 du lun 14 nov 2016

« GERVAIS LAKOSSO ET MARCEL MOKWAPI SONT ARRETES POUR DES FAITS GRAVES PREVUS ET PUNIS PAR LA LEGISLATION PENALE DE LA RCA », DIXIT LE PROCUREUR DE LA REPUBLIQUE, GHISLAIN GRESENGUET

 

C’est ce qui est ressorti d’une interview qu’a accordée le procureur de la République, près le Tribunal de Grande Instance de Bangui (TGI), Ghislain Grésenguet, à certains organes de la presse privée (audio et écrite) de la place, le jeudi 10 novembre 2016, dans son bureau, aux environs de 16 heures.

Selon le procureur de la République, dans ses réponses aux questions posées par les journalistes,« le lundi 24 octobre 2016, il y avait eu l’organisation de la Ville morte à Bangui, sur l’initiative de Gervais Lakosso, Coordonnateur du Groupe de Travail de la Société Civile (GTSC), et consorts. Et le sang a coulé si bien que le peuple centrafricain a regretté amèrement cette journée Ville Morte. Il est donc question pour la justice d’établir les responsabilités des uns (les organisateurs) et des autres (les Casques Bleus de la Minusca), dans ce qui est arrivé ce lundi 24 octobre. Sur ce, des enquêtes conjointes ont été menées par le Parquet et un juge d’instruction, aboutissant à la délivrance de mandats d’arrêt contre les organisateurs de cette journée Ville Morte. Et ce, pour atteinte à la sûreté intérieure de l’Etat et trouble à l’ordre public. Les mandats d’arrêt contre eux ont été émis bien avant que Lakosso et Mokwapi se sont présentés au commissariat de police du port amont, pour être auditionnés par un Officier de Police Judiciaire (OPJ). Alerté, deux (2) jours après, le Parquet a jugé opportun de les mettre sous les verrous au Camp de Roux, pour plus de questions de leur sécurité. Donc il n’y a pas d’arrestations arbitraires, ni de déportation, comme disent d’aucuns. Et la procédure suit son cours normal, en conformité avec le Code Pénal de la RCA. Quant à la responsabilité des Casques Bleus de la Minusca dans les tueries des manifestants civils, une commission d’enquête mixte justice centrafricaine – Minusca, est déjà à pied d’œuvre pour faire toute la lumière sur ce cas de tueries dont ils sont impliqués ».

« Concernant les enquêtes ouvertes dans les cas de tueries, d’incendies des maisons et villages et autres exactions, il faut nuancer les choses. De 2014 à 2016, seulement deux (2) sessions criminelles ont été tenues. Donc la justice fait son travail, malgré la situation sécuritaire difficile que traverse le pays. Allez à la maison d’arrêt centrale de Ngaragba pour palper du doigt la réalité du terrain. C’est plein de prisonniers de toutes les infractions prévues et punies par les législations pénales en RCA. Malgré les difficultés, la Justice fait son travail et les choses évoluent doucement et sûrement », a-t-il conclu.

 

Le Petit YEKOA 

 

 

 

Centrafrique : la justice ouvre une enquête

visant entre autres la force de l'ONU

Le ministre centrafricain de la Justice a annoncé vendredi l'ouverture d'une enquête visant entre autres la force des Nations unies dans le pays après la mort de quatre civils à Bangui lors d'une manifestation le 24 octobre dernier.

"Nous allons établir la vérité en ouvrant une enquête contre les éléments de la Minusca (Mission des Nations unies en Centrafrique) car ces forces étaient sur place au moment des tirs", a déclaré à l'AFP le le ministre, Flavien Mbata.

"Il y a des procédures qui ont prévues (pour) engager la responsabilité pénale des auteurs de ces tirs, s'il est établi que ce sont les forces onusiennes", a-t-il dit.

Les deux autres volets de l'enquête visent les organisateurs de la manifestations et "les éléments centrafricains qui ont été vus sur les lieux", a précisé le ministre.

Le coordonnateur de la Société civile, Gervais Lakosso, organisateur de la journée "ville morte", est en garde à vue depuis plusieurs jours.

Quatre civils avaient été tués et 14 personnes blessées le 24 octobre à Bangui lors de cette journée "ville morte" pendant laquelle un collectif de la société civile avait demandé le retrait de la Minusca, accusée de "passivité" face aux groupes armés.

A la mi-journée, des Casques bleus avaient bloqué des manifestants qui se dirigeaient vers le quartier général de la Minusca pour faire un sit-in devant le bâtiment, selon des témoins. Les Casques bleus avaient effectué des tirs de sommation pour disperser les manifestants.

La Minusca, qui compte plus de 12.000 soldats et policiers, se trouve en première ligne dans ce pays sans Etat ni armée, face aux attaques de groupes armés qui ont fait plusieurs dizaines de morts en octobre.

La Centrafrique peine à se relever du chaos de la guerre civile provoquée en 2013 par le renversement de l'ex-président François Bozizé par des rebelles séléka ("coalition" en langue sango) majoritairement musulmans, qui avait entraîné une contre-offensive des milices antibalaka majoritairement chrétiennes.L'intervention de la force française Sangaris et de la Minusca a certes réduit l'intensité des massacres mais n'a pas réussi à stabiliser la situation sécuritaire dans ce pays classé parmi les 

 

AFP

 

 

 

VILLES DE PAOUA, KABO, BATANGAFO, MOYEN SIDO, CONSTAMMENT SOUS LES MENACES DES GROUPES ARMES

 

Ô Centrafrique, pays du feu président Barthélemy Boganda, qu’est-ce qui t’arrive aujourd’hui ? Voilà plus de trois (3) ans que tes fils et filles se lamentent, gémissent comme des bœufs qu’on égorge à l’abattoir. Ils ne respirent, mangent et ne boivent que des détonations d’armes de tout calibre. Ils n’ont plus la liberté d’expression, d’aller et venir. Les combattants des groupes armés ne leur laissent aucune chance. Ceux qui résistent à leurs exactions ou n’obéissent pas aux lois dictées par ces derniers, sont systématiquement écrasés comme des mouches. D’autres subissent des sévices qu’on ne peut qualifier. C’est vraiment inimaginable. Même les hommes primitifs ne traitaient pas leurs semblables de la sorte.

Aujourd’hui, la ville de Paoua se trouve dans une situation sécuritaire très alarmante. Les groupes armés qui agissent dans cette localité sont nombreux et variés. Tantôt on nous fait dire que ce sont les hommes du mouvement Révolution-Justice (R-J) qui ont attaqué tel ou tel village, tuant des personnes et incendiant des maisons. Tantôt, ce sont les combattants Séléka qui s’en sont pris aux pauvres civils en représailles de leur position attaquée par les Anti-Balaka. D’autre part, on nous annonce que ce sont des bandits de grand chemin, des hommes en armes, des délinquants qui mettent en péril la vie des habitants de Paoua. Mais tous ces beaux monde que nous avons énuméré sont des forces non conventionnelles qui n’hésitent un seul instant à tuer, braquer, racketter leurs concitoyens. Ils n’ont que la gâchette facile. Et cette situation sécuritaire alarmante et le regain de violences très galopant dans la ville de Paoua, doivent interpeller la conscience des uns et des autres. Des remèdes immédiats doivent être pris pour stopper ces exactions à grande échelle.

En outre, ce qui prévaut en ce moment à Kabo, Batangafo, Moyen Sido et autres, est similaire. Dans ces villes précitées, les habitants ne doivent leur salut qu’à Dieu Tout-Puissant. D’après un habitant de Kabo que nous avons rencontré ce vendredi 11 novembre 2016, il n’est pas passé par quatre chemins pour pointer du doigt accusateur les hommes du MPC de Mahamat Alkhatime d’être à l’origine des actes de barbarie, perpétrés à Kabo, Batangafo, Moyen Sido. « Vraiment, nous souffrons atrocement sous les menaces de ces hommes en armes. Moi qui vous parle, j’ai été à maintes reprises arrêté et torturé par ces criminels. Si je suis vivant aujourd’hui, c’est Dieu qui en a voulu. A Kabo, nous n’avons pas de liberté. Nous sommes les valets des hommes du MPC. En l’absence de nos Forces de Défense et de Sécurité (FDS), tous les litiges sont traités par ces hommes. Leurs amendes sont toujours pharaoniques. Elles varient entre cinquante (50) à cent mille francs (100.000 F) CFA. Pour les taxes sur les produits, n’en parlons pas. A l’allure où vont les choses, ces villes se videront de leurs habitants », a-t-il indiqué. Et d’ajouter, « je demande au gouvernement et à la Minusca de prendre leur responsabilité. Le gouvernement, quant à lui, doit déployer nos FDS pour nous protéger et défendre l’intégrité de notre territoire ».

Vous avez sans doute constaté avec nous que les habitants de Paoua, Batangafo, Kabo, Moyen Sido et autres, vivent sous la terreur des groupes armés, assimilés aux combattants de l’ex-coalition Séléka. C’est depuis des mois et des mois qu’ils lancent des S.O.S. Mais tout porte à croire que leur cri de détresse, de lamentation, de gémissement, est loin de trouver un écho favorable. Et pourtant, ce sont des Centrafricains comme les autres. Ils ont besoin d’une protection, de la libre circulation. Ce qui est pire encore, il leur est difficile de sortir de ces zones sous peine d’être tués par ces malfrats, ces hors-la-loi, ces criminels. L’accès des enfants à l’éducation est compromis.

Nous ne savons pas, si au moment où nous mettons cet article sous presse, les établissements scolaires ont été libérés par les groupes armés. Accéder aussi aux soins est très difficile pour ces habitants, puisque les ONG humanitaires œuvrant dans le domaine sanitaire sont l’objet d’attaques récurrentes. De ce fait, les humanitaires ne peuvent exercer leur profession convenablement.

Face aux menaces des groupes armés, il serait judicieux que les Casques Bleus de la Minusca et les forces de sécurité intérieures (gendarmes et policiers), fassent des patrouilles conjointes dans ces villes pour débusquer ces malfrats afin de les mettre hors d’état de nuire. Ces menaces des groupes armés doivent être pris au sérieux. A l’heure actuelle, le peuple centrafricain veut vivre en paix et en sécurité sur la terre de ses ancêtres.

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

APRES LA DISPARITION DES CRIMINELS 50/50, ABDOUL DANDA

ET AUTRES, LA VIE REPREND DE PLUS BELLE AU KM5 :

 

Le dernier secteur de Bangui où la paix était constamment menacée fut le 3e arrondissement. Les bandits de grand chemin, les hors la loi, les va-t-en-guerre régnaient en maître absolu et dictaient leur propre loi comme bon leur semble. Il ne se  poussait pas un seul jour sans que les habitants du 3e arrondissement et ses environs  ne tombent dans le piège de ces malins qui rançonnaient les commerçants du Km5 tout en leur exigeant de verser certaine somme d’argent. C’était avec la peur au ventre que certains compatriotes centrafricains partaient au Km5 pour faire leurs achats car, à la moindre chose, ces drogués ont la gâchette facile. Par rapport à ces actes de terreur qui se développaient dans le 3e arrondissement, le Km5 était considéré comme le « couloir de la mort ».

Depuis le départ de certains chefs de bande du Km5, Abdoulaye Hissen, Aroun Gaya, Tidiani Mahamat, Faraz et autres, la paix commençait à revenir peu à peu dans le 3e arrondissement de Bangui. Et Dieu vient de libérer définitivement la population du 3e arrondissement après les violents combats qui se sont déroulés entre les criminels et le groupe d’autodéfense, soldés par la mort de Issa Kapi, alias 50/50, Abdoul Danda et autres, la vie reprend de plus belle au Km5. L’ambiance est déjà presqu’à 100% au Km5. D’après le président d’auto-défense du Km5, Ali Fadoul, « Il fait bon vivre en ce moment au Km5. Il y a la libre circulation permettant à chacun de vaquer librement à ses occupations quotidiennes. Chrétiens et musulmans se côtoient … ». Et nous osons croire que les choses sérieuses peuvent désormais commencer pour la sécurité, la paix, la cohésion sociale et la réconciliation nationale. La paix est déjà à sa juste valeur au Km5. Et la population centrafricaine en général et celle de Bangui en particulier doivent saisir cette opportunité pour enterrer définitivement la culture de la violence, de la haine, de la méchanceté pour faire la paix. La population du 3e arrondissement a posé un acte patriotique et formidable, prouvant à l’opinion nationale et internationale, qu’il veut la paix, rien que la paix. Le gouvernement et la Minusca doivent prendre leurs responsabilités afin que l’autorité de l’Etat soit rétablie dans le 3e arrondissement.

Depuis bientôt quatre (4) ans, l’Etat a beaucoup perdu concernant les impôts, les taxes et autres droits qui étaient versés aux bandits armés en lieu et place des autorités légitimes qui sont censées les percevoir. Le commerce fait partie intégrante des activités économiques pour la relance de l’économie nationale. L’argent n’aime pas les bruits de bottes. C’est dans un climat sécuritaire stable que chaque citoyen peut apporter sa modeste contribution dans la reconstruction du pays. C’est à nous de commencer à poser les premiers fondements du développement, avant que les partenaires internationaux viennent compléter. Et cela doit nécessairement passer par le travail, considéré comme l’unique voie du développement. La jeunesse doit surtout oublier ces vieilles pratiques du Moyen âge qui consistaient à croiser les bras et attendre des moments opportuns pour prendre les armes leur permettant de tuer, piller, braquer, violer, sans âme, ni conscience.

« Après la pluie, c’est le beau temps », dit-on. Mais nous disons aussi qu’ « après la guerre, c’est le développement ». Le Rwanda a connu le pire de ce que nous avons vécu. Aujourd’hui, le Rwanda est largement en avance en termes de développement. Cette avancée significative du Rwanda se traduit par la volonté de son peuple à tourner définitivement la page sombre de l’histoire de son pays. C’est l’exemple que les Centrafricains du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest doivent suivre, s’ils veulent réellement la paix. Nous demandons aux hommes de rang des mouvements FPRC, MPC, RPRC, UPC et certaines branches des combattants Anti-Balaka de suivre l’exemple des compatriotes du Km5 qui viennent de se libérer des seigneurs de guerre qui n’ont que pour boulot : tuer, tuer et tuer. La balle est désormais dans le camp de tout le monde pour la sécurité, la paix, le vivre ensemble et l’unité nationale.

Bon vent aux populations du 3e arrondissement et de ses environs qui peuvent dorénavant vaquer librement à leurs occupations quotidiennes en toute quiétude.

 

Bénistant MBALLA

 

 

Le president Deby annonce l’organisation d’un sommet

regional sur la RCA

 

 

Un sommet des chefs d'Etat de la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale (CEEAC) et de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (CEMAC) se tiendra d'ici le 30 novembre en vue d'aider la République Centrafricaine à sortir de la crise actuelle, a déclaré jeudi le président tchadien, Idriss Déby Itno.

"Nous n'avons pas le droit d'abandonner la République Centrafricaine, mais nous devons tout faire, malgré les contrevérités qui se disent sur le Tchad, pour aider la RCA à renouer avec le dialogue et la paix car l'instabilité en RCA touche directement le Tchad", a déclaré le président Déby.

"Il appartient aux frères centrafricains d'être conscients, d'abandonner la voie de la violence pour une vraie réconciliation de cœur", a ajouté le président Déby Itno, par ailleurs président en exercice de l'Union Africaine, après un entretien avec son homologue centrafricain, Faustin Archange Touadera en visite à N'Djamena.

Le président Touadéra, quant à lui, a exprimé sa "profonde gratitude" à son homologue tchadien "qui a une riche expérience" en vue de permettre à son pays d'aller vers la consolidation de vivre ensemble.

"Le président Idriss Déby Itno nous a toujours prêté une oreille attentive et il a été toujours au chevet de la RCA", a-t-il rappelé, et d'ajouter qu'il est venu demander l'appui de l'Union Africaine pour permettre à la RCA de sortir de la situation de crise actuelle.

La Centrafrique peine à se relever du chaos de la guerre civile provoquée en 2013 par le renversement de l'ex-président François Bozizé par des rebelles Séléka, majoritairement musulmans, qui avait entraîné une contre-offensive des milices anti-balaka, majoritairement chrétiens.

L'intervention de la force française Sangaris (dont la mission a pris fin octobre) et de la Minusma, la mission onusienne, a mis fin aux massacres, mais n'a pas réussi à stabiliser la situation sécuritaire dans ce pays voisin du Tchad.

Des attaques de groupes armés dans plusieurs localités de province, ont ainsi fait plusieurs dizaines de morts ces dernières années.

Xinhua

 

 

   QUI DETIENT UN BATON MAGIQUE COMME MOÏSE POUR RETOURNER

LA SITUATION DE LA RCA ?

 

Après les violences de ces derniers temps à Ndomété, Kaga-Bandoro, Kouango, Koui, Ngakobo et nous en passons, les Centrafricains ne savent plus ce qu’ils disent. Ils ne contrôlent plus leur langage. Or, nous savons tous qu’un rebelle est un rebelle. Il n’hésite pas à tuer, même pour rien au monde. Et pire encore, quand il se sent en danger de mort, il devient un taureau blessé. L’être humain, devant lui, est semblable à un animal.

Pour ces races de vipères, de rapaces, il faut adopter une diplomatie convaincante pour les ramener à la raison. Les faire changer d’avis en un  laps de temps, n’est pas chose aisée. Et ça, les Centrafricains doivent le comprendre une fois pour toute. Les vrais ennemis du peuple et de la République ne sont autres que les groupes armés réfractaires au processus Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Rapatriement (DDRR). Ce sont ceux-là qui donnent du fil à retordre à leurs compatriotes.

Mais qui peut lever le petit doigt pour nous dire qu’il a un bâton magique et qu’il peut retourner la situation sécuritaire de la RCA en un temps record ? Aucun individu, même s’il est un extraterrestre. Le président démissionnaire, Michel Djotodia qui avait accédé à la magistrature suprême grâce à l’appui de la coalition Séléka, n’a pu faire grand-chose pour arrêter les exactions de ces barbares. Et pourtant, il était avec eux dans le maquis jusqu’à la prise de pouvoir le 24 mars 2013. Aucun des chefs rebelles de la Séléka n’a obéi à ses ordres, excepté ceux qui sont dans son propre groupe armé. Les autres agissaient comme bon leur semble. Après dix (10) mois passés à la tête de la RCA, Djotodia, chef charismatique de la Séléka n’avait rien fait pour mettre un terme aux violences aveugles, inouïes de ses hommes de troupe.

Catherine Samba-Panza a succédé à Djotodia. En tant que maman de tous les Centrafricains, Samba-Panza a tenté en vain de réconcilier les Centrafricains du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest. Sous son règne, les morts ne se comptaient plus. Les attaques de la paroisse Notre Dame de Fatima à Bangui, de l’évêché de Bambari, du site des déplacés de Batangafo et tant d’autres encore, sont présentes à l’esprit. Nous citons aussi les évènements douloureux et très meurtriers du 26 septembre 2015 dans les 3e et 5e arrondissements, ainsi que du 29 octobre 2015 dans les 3e et 6e arrondissements de la ville de Bangui. Les dégâts matériels et les pertes en vies humaines, causés par les drogués du Km5, étaient incommensurables.

Enfin, Faustin-Archange Touadéra a été élu démocratiquement et a été investi le 30 mars 2016 comme président de la République. Malgré qu’il a battu vingt-neuf (29) candidats à la présidentielle, élu à une majorité écrasante tant par les civils que les hommes en armes, la situation sécuritaire est toujours alarmante. Des gens sont tués et continuent d’être massacrés par ces hommes qui n’ont ni foi, ni âme. Ce ne sont pas les populations de Kaga-Bandoro, Kouango, Bangui, pour ne citer que celles-ci qui nous démentiront.

Face à la réticence de ces groupes armés à déposer les armes, il serait judicieux de former une « Union Sacrée », prônée par le président de la République, professeur Faustin-Archange Touadéra. Car, sans nous voiler la face, un individu, qu’il soit des partis politiques, de la société civile ou d’outres associations et organisations, ne peut à lui seul ramener la paix et la sécurité en RCA. Les Casques Bleus de la Minusca qui sont déployés pour protéger les populations civiles et maintenir la paix en Centrafrique, ne sont pas parvenus. L’Eufor-RCA a tenté en vain, il est parti. L’Opération militaire française dénommée Sangaris, après presque trois (3) ans d’exercice en RCA, est rentrée en France sans pour autant satisfaire les attentes du peuple centrafricain. Une telle puissance militaire comme la France, si elle n’est pas arrivée à mettre hors d’état de nuire ces criminels, c’est pour dire aux Centrafricains que personne ne détient un bâton magique comme Moïse pour mettre un terme aux agissements des groupes armés. Seules notre bonne volonté et notre détermination 0nous libéreront des griffes de ces criminels.

Que personne ne nous induise en erreur. Même si c’est X ou Y qui était élu président de la République, face à la complexité de la crise centrafricaine, il ne ferait rien, absolument rien. Ne portons pas de jugement sans fondement sur nos compatriotes. Unissons-nous seulement pour vaincre les forces du mal au lieu de dire des racontars qui n’aboutissent à rien et ne grandissent personne.

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

 

 

SA MAJESTE MOHAMMED VI, ROI DU MAROC, A PRONONCE DEPUIS DAKAR SON DISCOURS HISTORIQUE A L’OCCASION DE L’ANNIVERSAIRE DE LA MARCHE VERTE

 

« A tous égards, le fait de prononcer le discours anniversaire de la Marche Verte à partir d’un pays Africain, démontre l’ancrage exceptionnel du Maroc sur le continent, notamment dans le contexte d’un retour du Royaume au sein de l’Union Africaine où une large majorité d’Etats soutient désormais la position du Maroc contre le séparatisme », a déclaré Charles Saint-Prot, de l’Observatoire d’Etudes Géologiques (OEG) à Paris. « Le discours Royal est fort, clair et historique, de part son contenu et du lieu où il a été prononcé », a déclaré le Secrétaire général de l’Union Constitutionnelle, Mohamed Sajid, ajoutant qu’il s’agit d’« un signal fort de l’attachement du pays au continent Africain et à ses difficultés. Le choix de Dakar est une tonalité très forte au-delà de la célébration traditionnelle du 41e Anniversaire de la Marche Verte. « Du Mali en Guinée, du Gabon au Rwanda, de la Tanzanie en Ethiopie, aucun effort n’est de trop pour Sa Majesté pour sortir le continent du bourbier », précisant que « le bâton de pèlerin que tient Sa Majesté le Roi, est bien celui de l’Union, de la fraternité et du développement socio-économique », a affirmé un chercheur malien. « Le Maroc a besoin d’un gouvernement sérieux et responsable. Toutefois, la formation du prochain gouvernement ne doit pas être une affaire d’arithmétique, où il s’agit de satisfaire les désidératas de partis politiques et de constituer une majorité numérique, comme s’il était question de partager un butin électoral », a déclaré le Secrétaire Général de l’UC.

Sa Majesté Mohammed VI, Roi du Maroc a mis à profit son séjour dakarois les 06, 07, 08 novembre 2016, pour remettre la pendule à l’heure dans le Royaume, mais également lancer des signaux forts au continent africain, réaffirmant son leadership dans la coopération Sud-Sud, plus solidaire, plus unie pour le développement de l’Afrique. Car «  une Afrique unie et solidaire peut porter sa voix sur la sphère internationale », a fait remarquer M. Mouline. En choisissant Dakar, le pays de Léopold-Sédar Senghor, fervent défenseur de l’Africanité, Sa Majesté le Roi prouve une fois de plus que l’Afrique est seule et unique pour le Maroc », a noté l’expert belgo-malien. Sa Majesté le Roi a défini la politique africaine du Maroc, sa vision, sa grandeur et ses perspectives. Il n’en demeure pas moins que la coopération bilatérale maroco-sénégalaise, s’en trouve renforcée et approfondie pour le bonheur des deux peuples, des deux pays et du continent. C’est un tournant décisif dans les relations entre le Maroc et l’Afrique.

Joignant l’acte à la parole, Sa Majesté Mohammed VI, Roi du Maroc et le Président sénégalais Macky Sall, ont présidé lundi au Palais présidentiel de Dakar, la cérémonie de lancement d’un partenariat pour l’accompagnement de la petite agriculture et du milieu rural au Sénégal. Le ministre marocain de l’agriculture et de la pêche maritime, Aziz Akhanouch, a présenté devant les deux Chefs d’Etat, les grandes lignes de ce programme de partenariat élaboré conformément aux hautes instructions royales pour faire bénéficier l’Etat sénégalais de l’expertise acquise par le Maroc, en matière de développement de la petite agriculture, notamment dans le cadre du Plan Maroc Vert. Sa Majesté le Roi et le Président Macky Sall, ont ensuite lancé le plan d’aménagement du poulpe au profit du Sénégal. Il sera réalisé en cinq étapes et vise pour l’essentiel la préservation et la valorisation du poulpe, la reconstitution du Stock de cette ressource, ainsi que la sauvegarde des impacts socio-économiques de cette espèce. Ainsi des conventions ont été signées dont la première porte sur la mise en œuvre d’un programme de partenariat entre le Maroc et le Sénégal, dans les domaines agricoles et des pêches maritimes ; la seconde est un mémorandum d’entente en matière de définition et de mise en œuvre d’un plan d’aménagement du poulpe, entre le gouvernement du Royaume du Maroc et le gouvernement sénégalais. Il était également question de favoriser des partenariats stratégiques sectoriels entre opérateurs économiques marocains et sénégalais, de poursuivre les discussions en vue d’un partenariat entre Royal-Air Maroc et Air-Sénégal S.A. Cette visite de SM le Roi au Sénégal, a précédé la COP 22 dont les assises ont lieu aujourd’hui à Marrakech au Maroc.

La conférence de Marrakech et celle de Paris, constituent des « Conférences fondatrices du futur que nous avons le devoir de léguer à nos enfants », a déclaré SM le Roi dans son message à la COP 21 à Paris. La conscience universelle est interpelée. Paris a donné au monde une opportunité : Marrakech mobilise la collectivité mondiale à l’action salutaire et salvatrice pour les générations futures. Les travaux de la COP 22 se tiennent en ce moment à Marrakech. La RCA est représentée par une forte délégation qui séjourne déjà dans le Royaume. Pays post-conflit, dévasté par plusieurs années de crises militaro-politiques, la RCA avec le retour à l’ordre constitutionnel, a repris sa place au sein du concert des nations. « Le soleil n’ignore pas un village parce qu’il est petit », dit un proverbe africain. La Communauté internationale ne peut ignorer la RCA parce qu’elle est totalement dévastée et perdue dans la grande forêt équatoriale. Les Centrafricains espèrent un jour accueillir Sa Majesté Mohammed VI, Roi du Maroc à Bangui en Centrafrique. Il est certes vrai que le Royaume du Maroc et la RCA, entretiennent des relations traditionnelles fructueuses, mais dans le contexte actuel, le pays a grandement besoin de l’expertise marocaine dans tous les domaines d’activités : banque, énergie, agriculture, élevage, logements sociaux, santé, éducation, formation et surtout le domaine des innovations technologiques et de l’environnement (Maroc Vert). Les enjeux sont multiples, car en plus du changement climatique, il y a le développement économique et en filigrane, un enjeu civilisationnel. Le Maroc est une véritable plate forme pour l’Afrique et la RCA en particulier. Les nouvelles autorités centrafricaines ne doivent pas perdre de vue cet axe vital avec le Royaume du Maroc.                            

Julien BELA

 

 

RIGOBERT VONDO PRESIDENT DU PARTI DE L’UNITE ET DU PEUPLE : 

« IL FAUT TOUJOURS CHOISIR DU COTE DU PEUPLE, ET LE PRESIDENT TOUADERA EST L’EMANATION DU PEUPLE »

 

 

Rigobert Vondo, en sa qualité du président du Parti de l’Unité et du Peuple (PUP), a animé une conférence de presse, dans l’une des salles de conférence de presse du stade 20 000 places, le vendredi 11 novembre 2016, de 11 heures à 12 heures 45 minutes. Il est question au cours de cette conférence de presse, de rendre publique la position  du PUP et du Collectif des Partis Politiques pour le Soutien des Actions (CPPSA) du président de la République, Faustin Archange Touadéra, selon le modérateur Jésus Tarcille Bomongo.

Pour Rigobert Vondo, « durant trois (3) décennies, la mauvaise gestion et la mal gouvernance des affaires publiques, sont à l’origine des crises militaro-politiques en RCA. Et ce sont les modes de gouvernance des régimes qui se sont succédés au pouvoir. D’où le GPPSA avait décidé à son temps de soutenir la candidature de Faustin Archange Touadéra, à l’élection présidentielle de 2015-2016. Et le peuple centrafricain a majoritairement élu Touadéra, président de la République, Chef de l’Etat. Car il nous faut de véritables hommes d’Etat, de dirigeants capables et qui maîtrisent très bien les rouages politiques. Et le président Touadéra, a toutes les qualités requises. Motif pour lequel le PUP et le GPPSA s’alignent et soutiennent les actions du président Touadéra dans ses recherches pour ramener la sécurité, la paix, la cohésion sociale en RCA. Et le tout, dans l’intérêt du peuple centrafricain et pour le développement de notre cher et beau pays, la RCA. Seul le peuple souverain peut apprécier les actions du président Touadéra et non le contraire.

Le rôle d’une société civile digne de ce nom, est de jouer la médiation et la conciliation entre l’Exécutif et les autres Forces Vives de la Nation (FVN), et non de prendre de positions politiques. Cela relève du domaine d’actions des partis politiques, que nous sommes.

Nous disons non aux manipulateurs, aux pêcheurs en eau trouble, aux ennemis du peuple et de la République. Que vous vouliez ou non, quoique vous fassiez, d’un moment à l’autre, le peuple qui a élu le président Touadéra, va utiliser tous les moyens de bord pour résister à vos basses manœuvres et à vos projets machiavéliques. Mon  parti le PUP et moi, avons choisi le côté du peuple, et le président Touadéra, est l’émanation de tout le peuple centrafricain sans exclusion ».

C’est après avoir répondu à certaines préoccupations des journalistes, que cette conférence de presse a pris fin.

 

Le Petit YEKOA

 

 

 

 

CENTRAFRIQUE : UNE CRISE SANS FIN ? LES RACINES DU MAL,

LA « FRANCENTRAFRIQUE »

 

 

Pour comprendre la descente aux enfers de la République Centrafricaine, il faut évoquer, succinctement, l’histoire de l’Oubangui-Chari.

Car, si, de nos jours la Centrafrique est un pays lourdement handicapé en matière de développement, c’est à cause de l’administration coloniale, confiée, le plus souvent, à des colons arrogants et paternalistes. On n’envoyait pas en Oubangui-Chari l’élite, le gratin. On y envoyait le lumpenprolétariat, celui qui, sur place se considérait comme supérieur aux Noirs. Avec des droits de cuissage, de vie et de mort sur les Oubanguiens. Ceux-ci furent alors infantilisés et déresponsabilisés. « Ce sont de grands enfants, n’est-ce pas ? » répétaient certains colons du haut de leur paternalisme.

La France, puissance coloniale, divisa le pays en parcelles, qu’elle attribua à des sociétés concessionnaires qui eurent le droit d’y faire ce qu’elles voulaient. Elles devinrent, par la suite, adeptes de « la chicotte » et du travail forcé. Rappelons, par exemple, que pendant la construction du chemin de fer Congo-Océan, on compta 2 morts oubanguiens par traverse...

La culture du coton, du café, du sisal fut décrétée obligatoire, au détriment de l’agriculture vivrière, donc biologique.

Il faut rappeler que beaucoup d’Oubanguiens donnèrent leur vie pour défendre la France en danger. Georges Koudoukou, Jean-Bedel Bokassa, pour ne citer que ceux-là, étaient des officiers oubanguiens, qui gagnèrent leurs galons sous le drapeau français et au front.

Administré comme un comptoir colonial, l’Oubangui-Chari était donc devenu un pays de cocagne pour les aventuriers européens de tout poil. Les Français qui tenaient l’administration s’étaient désintéressés de l’économie formelle et informelle comme du développement industriel. C’était les Portugais et les Grecs qui avaient la main haute sur le tissu économique de la colonie. Ajoutons que les établissements scolaires et d’études supérieures étaient rarissimes, ce qui empêchait les jeunes générations d’accéder aux connaissances nécessaires pour trouver leur place dans la société.

Ce sont tous ces éléments qui ont entraîné le surgissement d’une République Centrafricaine chaotique.

DE L’OUBANGUI-CHARI A LA REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

Après l’indépendance, la France a gardé une main haute sur la nouvelle République Centrafricaine. Le pays est passé du statut colonial à la mise sous tutelle.

L’économie, l’administration et le développement sont contrôlés par l’ancienne puissance coloniale. La France installe au pouvoir des roitelets à la fois soumis et prédateurs. Elle aide Jean-Bedel Bokassa à chasser du pouvoir son cousin David Dacko. Mais, après les turpitudes sanguinaires du premier, devenu Bokassa 1er, Empereur de Centrafrique, elle réinstalle Dacko dans ses prérogatives. Par la suite, la France a toléré et peut-être favorisé les coups d’état anti-démocratiques qui se sont succédé, fomentés par des membres de l’élite civile ou militaire. Il s’agissait le plus souvent d’individus dépourvus de tout sens patriotique, développant une appétence féroce à l’argent et manifestant un égo surdimensionné, au détriment du peuple qui sombrait inexorablement dans une misère sans fond.

Les mauvaises graines étaient donc semées. Il suffisait d’attendre leur germination pour obtenir le Centrafrique d’aujourd’hui : un arbre aux fruits empoisonnés…

L’ESPOIR: LA JEUNESSE ET LA GENERATION A VENIR

Malgré le chemin boursouflé d’enfers, malgré le chaos et les menaces des mercenaires qui convoitent leur territoire, la jeunesse centrafricaine est là, prête au combat pour relever le pays et laver l’honneur de la Nation. Le pouvoir actuel doit absolument l’associer à la nouvelle gouvernance. Car l’Union sacrée ne doit exclure personne et surtout pas les jeunes. Ce sont eux qui feront la nouvelle Centrafrique. De toutes les façons, un pouvoir qui n’associe pas sa jeunesse à la gestion du pays et qui ne lui donne pas de perspectives est un pouvoir en sursis.

La jeunesse centrafricaine d’aujourd’hui ne connaît ni le passé sombre de la colonisation, ni l’indépendance fictive avec ses dirigeants prédateurs, incompétents et corrompus. Prenant conscience de la nouvelle Afrique, elle luttera farouchement contre tous ceux qui veulent perpétuer l’asservissement du peuple et le pillage de son continent.

A l’instar des jeunes de toute l’Afrique, elle semble prête à initier son « printemps arabe » pour instaurer la démocratie et une bonne gouvernance, seules capables de garantir la véritable indépendance de son pays.

Médiapart (A.DE Kitiki)

 

 

 

 

DEPECHE RJDH-RADIO COMMUNAUTAIRES

 

 DES DEPUTES CENTRAFRICAINS ECHANGENT AVEC L’INSTITUT REPUBLICAIN INTERNATIONAL SUR LA METHODOLOGIE DE LA RESTITUTION

Dans la salle de la commission défense de l’Assemblée Nationale 23 députés centrafricains ont bénéficié d’un renforcement de capacité organisé par l’ONG américaine Institut Républicain International (IRI).

La question de la  restitution parlementaire  se fait de plus en plus pressante alors que dans le contexte d’insécurité et de carence budgétaire peut empêcher les députés de faire la restitution de leurs activités  parlementaires dans leur circonscription. Cet atelier sur la méthodologie est une réponse sur la stratégie simple d’aller à la rencontre des électeurs et de leur faire le compte rendu des activités menées lors des sessions. Une initiative de l’Institution Républicain International en commun accord avec le parlement.

Thierry Georges Vackat président de la Commission Défense à l’Assemblée Nationale plaide pour que l’Institut Républicain International appuie les députés à faire plus de restitutions dans leur circonscription, position exprimée lors de cette rencontre organisée par IRI et facilitée par l’expert béninois  Gilles Badet, invité par IRI en Centrafrique.

Thierry Georges Vackat présente les difficultés que les députés rencontrent en ces termes: « on réclame à un député de construire les routes, les écoles, des hôpitaux etc., ce qui relève de l’exécutif, mais nous le faisons. C’est ce que nous sommes en train d’échanger avec IRI parce que non seulement intervient en RCA mais aussi dans d’autres pays par des appuis et nous attendons que nous soyons appuyés » a-t-il souhaité.

Selon l’expert Giles Badet, le député doit faire la restitution la plus simple possible « il faut choisir un endroit public et organiser des manifestations publiques pouvant rassembler beaucoup de monde pour permettre une bonne restitution parlementaire ; le lien avec vos populations est indispensable » a-t-il affirmé. Mais cette approche est d’autant plus redoutée par certains élus qui sont perçus comme une réponse aux besoins sociaux que plutôt le devoir de restitution. Ils ont également fait part de contraintes logistiques et sécuritaires pouvant limiter le lien avec les populations.

L’atelier sur la méthodologie de la restitution parlementaire avec les députés intervient quatre jours après celui organisé par IRI à l’attention des cadres de l’administration de l’Assemblée nationale.

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LE GROUPE PARLEMENTAIRE URCA ACCUSE LE POUVOIR DE CREER UN CLIMAT DELETERE

Le groupe parlementaire du premier parti d’opposition, l’URCA a accusé le gouvernement qui soupçonne leur président, Anicet Georges Dologuelé d’intelligence avec le Chef d’Etat d’un pays voisin dans le but de renverser le régime de Bangui. Position exprimée par André Nalké Dorogo, vice-président de l’URCA ce 11 novembre.

Dans sa mission de contrôle de l’exécutif, le Parlement a interpellé ce 11 novembre, le Ministre de la Sécurité publique et celui de la Justice suite à la ville morte qui a endeuillé des familles et paralysé la capitale centrafricaine le 24 octobre dernier.

Profitant de la présence des deux ministres, le groupe parlementaire de l’Union pour le Renouveau Centrafricain (URCA) a dénoncé l’attitude du gouvernement qui l’accuse d’intelligence avec les groupes armés.

En réponse à ces accusations de complicité formulé par le pouvoir, André Nalké Dorogo, vice-président de l’URCA a déclaré que « les ennemis de la Nation sont connus, ils ne se cachent pas et se réunissent au vu et au su du gouvernement. Ils annoncent ce qu’ils vont faire, ils font ce qu’ils ont annoncé. Certains sont en relation avec le Chef de l’Etat qui les reçoit et dit-on qui leur remettra de l’argent » avant de qualifier l’arrestation de Gervais Lakosso et Marcel Mokwapi d’ « inopportune ». Il s’est interrogé « si l’arrestation des leaders de la société civile permettra au gouvernement d’identifier ceux qui ont tiré sur la population ?»

Face aux critiques, le ministre de la Sécurité publique a encouragé le Parlement à l’action efficace « à procéder à des investigations au-delà d’une interpellation, pourquoi  pas la mise en place d’une commission parlementaire » a-t-il suggéré.

La prise de position du groupe parlementaire URCA intervient après l’annonce d’une tentative du coup d’Etat par le Chef de l’Etat lors de sa rencontre avec les forces vives de la nation au lendemain de la ville morte du 24 Octobre 2016. Rencontre à l’issue de laquelle Faustin Archange Touadera a sollicité l’union sacrée. C’est la deuxième en l’espace de 7 mois d’exercice.

*****  RJDH *****

 

 

 

RESUME DES FAITS : L’EVENEMENT A L’AEROPORT DE MPOKO DU 11 NOVEMBRE 2016

 

 Suite à l’arrestation de l’un de ses patients hier matin à Bangui, MSF donne ce compte rendu des faits :

- Une voiture MSF s’est rendue à l’aéroport de Mpoko à 07h le matin du 11 novembre 2016. Un chauffeur accompagnait 02 patients et ses 02 accompagnants, qui allaient prendre un vol MSF pour Paoua dont le décollage était programmé pour 08h.

- Les 04 personnes avaient été transportées à Bangui de l’hôpital de Paoua, soutenu par MSF, en début novembre, pour que les patients reçoivent une prise en charge médicale d’urgence à l’Hôpital Général de Bangui (CNHUB).

- Pour la durée de leur traitement, ces derniers étaient hospitalisés à l’Hôpital Général de Bangui.

- Une fois arrivées à l’aéroport, 02 des 4 personnes ont été appréhendées et interrogées par les autorités. A ce moment-là tout le contact entre ces deux personnes et MSF a été coupé. Jusque-là, la contra-référence vers Paoua n’a pas pu être faite.

- La contra-référence en question a été faite dans le cadre de l’action médicale de MSF. L’objectif du système de référence et de contra-référence de MSF est d’assurer une prise en charge chirurgicale d’urgence pour les populations en dehors de Bangui. 

En moyenne, plus d’une vingtaine de patients sont référées par MSF chaque mois de ses projets médicaux vers l’Hôpital Général de Bangui ou le Complexe Pédiatrique.

QUI EST MSF ?

MSF est une organisation médicale humanitaire d’urgence qui travaille en République Centrafricaine depuis 1996 à Bangui et en région. Indépendante de tous pouvoirs politiques, militaires ou religieux, MSF gère dix-sept projets dans 9 des 17 préfectures de la RCA en toute impartialité et en revendiquant le respect de ses équipes et de ses biens en accord avec ses principes. Les équipes portent secours à toute personne sans aucune discrimination de religion, de philosophie ou de politique.

En 2015, MSF a fourni plus de 1,0 million de consultations ambulatoires gratuites et a soigné plus de 500,000 patients pour le paludisme sur tout le territoire centrafricain. 

 

MSF-RCA

 

 

CENTRAFRIQUE : LA HAINE NE DESARME PAS A KAGA BANDORO

 

 

« C'est là que j'ai vécu pendant trois ans ». Sylvie montre les ruines d'une toute petite maison qu'elle avait construite dans l'ex-camp des déplacés de Kaga Bandoro, au coeur d'une Centrafrique où la moindre étincelle rallume les feux du conflit intercommunautaire.

Derrière le bâtiment de l'évêché catholique, au milieu d'un champ de terre brûlée, entre les murets d'un mètre de haut désormais à ciel ouvert, la jeune femme retrouve un peigne sur la terre battue à côté d'un panier en osier éventré.

C'est la première fois qu'elle revient sur les lieux. Le 12 octobre, au moins 37 personnes ont été massacrées dans ce camp majoritairement chrétien, qui abritait plusieurs milliers de déplacés.

Les rescapés parlent d'un bilan plus lourd que celui de la Mission des Nations unies (Minusca). "Des gens ont été brûlés sur place, comme là bas, deux petits et une grand-mère", raconte le gardien du site, Michel Kenzé, autour d'une pompe où des enfants tirent de l'eau. Des cadavres ont été abandonnés aux porcs et aux sangliers, d'après Sylvie et Michel.

Les responsables ? Des miliciens séléka musulmans, qui ont lancé une opération de représailles après la mort d'un des leurs.

Comme Sylvie, les 8.000 déplacés ont fui pour improviser un autre camp entre la base de la Minusca et la piste de l'aéroport, un kilomètre plus loin.

Face à la Minusca, Sylvie vend des fritures et des arachides sous plastique sur deux petites tables, au milieu d'un marché reconstitué depuis un mois autour d'une pure économie de subsistance.

Des fillettes improvisent des rondes et des chants au bord de la piste d'atterrissage. Elles ne vont plus à l'école. "On venait de lancer la rentrée scolaire le 19 septembre. Le 12 octobre, un inspecteur de l'éducation a été tué. Du coup l'inspection a fermé", se désole un responsable humanitaire de la Minusca.

"Il y avait eu un retour des fonctionnaires mais ils sont rentrés sur Bangui après ce qui s'est passé", ajoute le sous-préfet Paul Fradjala, qui ne s'aventure lui-même plus guère hors la base de la Minusca. Au-delà de la capitale, l'Etat (armée, police, administration) est quasi-absent sur tout le territoire d'un pays grand comme la France et la Belgique.

-L'enjeu du bétail-

"On veut la paix, on veut le désarmement des groupes armés", s'énerve Sylvie sous sa nouvelle cabane en plastique où elle a rangé le peu d'affaires qu'il lui reste, un cahier, un bidon, une vieille moustiquaire.

Ce n'est pas gagné. Sylvie elle-même n'ose pas s'aventurer chez les commerçants du quartier musulman, de l'autre côté de la ville et d'un pont gardé par quelques Casques bleus pakistanais - ce même contingent accusé de passivité lors des événements du 12 octobre.

Commerces de vivres et de vêtements, motel "Nuit blanche", garage de réparation pour moto-taxi, la vie bat son plein dans ce quartier musulman. Des "séléka", voire des combattants soudanais ou tchadiens se glissent tranquillement parmi les civils, de l'avis général.

"Dans le camps de déplacés, il y a aussi des hommes en armes parmi les civils, au su et au vu de la Minusca", rétorque Idriss Al Bachar. Ce jeune chef politique d'une faction séléka (MPC) condamne les tueries du 12 mais refuse encore le désarmement, estimant que les droits et la sécurité de la minorité musulmane (15 à 20% des 4,5 millions de Centrafricains) ne sont pas encore garantis.

Derrière ce discours se cache aussi l'enjeu du contrôle du bétail. "Je verse une taxe à la séléka, 11.000 francs CFA par bête" (16,50 euros), reconnaît Azrak Mahmat, le délégué du marché au bétail. Et il ajoute : "Quand je charge mon véhicule pour aller à Bangui, les anti-balaka (ndr: milices anti-séléka majoritairement chrétiennes) me menacent" aussi.

Au quartier musulman, le soir venu, deux voisins, Abdelkarim musulman de 56 ans, et Isakho Ndenga, chrétien de 71 ans, célèbrent des décennies d'une amitié qui a résisté à quatre ans de guerre civile. Un exemple pour la Centrafrique? "Inch allah", répond le musulman. Le chrétien: "Il y a un proverbe français qui dit: +patience et longueur de temps+".                     

AFP

 

 

 

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