Tous les info du Lundi 13 Fév .2017

 

 

LA CEDEAO, UNE DEMONSTRATION DE FORCE ET DE SOLIDARITE POUR LA DEMOCRATIE SOURCE D’INSPIRATION POUR LA CEEAC : LUANDA-VATICAN AXE DE LA DERNIERE CHANCE

 

La CEDEAO a mobilisé ses troupes pour résoudre la crise gambienne en un quart de tour. Ce qui témoigne la force de la solidarité de cette communauté économique. La démocratie à un sens dans les pays qui la composent. Le suffrage du peuple doit être respecté. Yayha Jammet l’a appris à ses dépens. C’est un vent de liberté qui souffle sur le peuple gambien, débarrassé d’un dictateur sans scrupule. Le paradoxe est ahurissant au sein de la CEEAC qui a toutes les ressources militaires pour sortir la RCA de cette crise larvée. Un embargo sur les armes pour les forces de défense et de sécurité intérieures qui se prolonge indéfiniment. Cependant, les rebelles du FPRC sont hyper équipés, Gilets pare-balle, armement sophistiqué, alors ils tuent, pillent, détruisent en toute liberté. Les crimes contre l’humanité et les crimes de guerre, les viols en masse, ne se comptent plus. Nourredine Adam à sa base arrière au Tchad. Il va et revient comme bon lui semble, avec la bénédiction du pouvoir de Ndjamena. Le Tchad est sur le front Boko Haram au Nigéria et sur le front Daesh au Mali, mais attise le feu en RCA, le ventre mou de la zone Afrique centrale.

Depuis les régimes de Patassé, Bozizé et l’éruption des Séléka, le Tchad est l’alpha et l’oméga de toutes les crises centrafricaines. C’est le pion de la France, l’axe des sales besognes. La frontière tchado-centrafricaine est une jungle depuis plus de vingt (20) ans à ce jour. Le malheur de la RCA est-il d’avoir bon gré malgré réussi sa transition démocratique ? Soit la France se sert de Idriss Déby-Itno pour faire aboutir la partition du pays ? La démocratie en Centrafrique accouche l’enfer ? Le déplacement du leader du FPRC à Luanda, Nourredine Adam, a provoqué la réaction des Nations Unies, prétextant qu’il est sous sanction. Quand il est au Tchad, c’est un silence absolu des Nation-Unies. Nourredine Adam doit se contenter de tuer, de massacrer et de détruire afin de prolonger le mandat des Nations Unies. La RCA étant devenue un fonds de commerce extrêmement juteux. Et dire que la Minusca est composée aux trois quart (3/4) d’Africains comme les Centrafricains, cela dépasse l’entendement humain.

Obéir à un pays que nos grands parents ont versé leur sang pour le soustraire des griffes des Nazis, c’est impensable. Silence de la France au Gabon , au Tchad, en RD-Congo ou RFI est fermée depuis plusieurs semaines. Ce sont les Centrafricains qu’on pousse à s’entretuer comme des animaux. Le monde est une jungle où les plus forts imposent leur diktat. Le même schéma ivoirien apparaît en Centrafrique, entretenir les rebelles contre le pouvoir en place. La France est une peste pour l’Afrique francophone qui ne sera jamais maîtresse de son destin. L’Angola tente de sauver l’honneur de la CEEAC dans la crise centrafricaine. Vatican se joint à cet effort pour tenter de ramener la paix. Il faut que la CEEAC mobilise ses énergies à l’instar de la CEDEAO, pour éteindre le feu en RCA. Crise sur crise depuis 1996 jusqu’en 2017, c’est trop. Les Centrafricains n’en peuvent plus. Ils aspirent à la paix, rien que la paix et c’est tout. La France a pillé, pille et pillera toujours les richesses de la RCA, d’une manière ou d’une autre, mais de grâce, la paix pour ce peuple très meurtri et mort plus qu’à moitié et qui dit : « pitié, pitié, pitié ! » Le peuple Centrafricain a le même sang que le peuple gambien et tous ont le sang africain. Pourquoi ce que font les européens à nos compatriotes migrants, ne révolte pas les dirigeants africains ? Que la France permette aux centrafricains de vivre en paix chez eux, dans leur pays que d’être traités de migrants bastonnés et violés ou sodomisés, comme c’est le cas.

Si la démocratie, les élections, les libertés, n’ont plus de sens, que la France nous le dise. Dans le cas de la RCA, la démocratie rime avec les armes, les tueries, les destructions sous l’œil des grandes puissances qui sèment à tout vent le concept de démocratie. Les intérêts ont-ils plus de vertu que la démocratie ? Les situations au Gabon, au Congo Brazza, en RD-Congo, au Tchad, font-elles la gloire de la France ? Tout porte à y croire, puisque la France ferme royalement les yeux pour ses intérêts et préfère torpiller la RCA qui a osé se distinguer, devenant un îlot de démocratie au milieu d’un océan de dictateurs sanguinaires. Et pourtant, c’est bien la France, les Etats Unis, l’Union Européenne, la Chine, l’Union Africaine, la CEEAC et la CEMAC qui ont exigé des institutions légitimes issues des élections crédibles, transparentes, justes. Les Centrafricains ont-ils péché en se soumettant au jeu démocratique au péril de leur vie ? La Démocratie est paralysée par les groupes armés, soutenus et entretenus par la France à travers le Tchad, où allons-nous ? Les Centrafricains ne savent plus sur quel pied danser. Que veut réellement la France en Centrafrique, c’est la question que se posent tous les Centrafricains du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest.

Sur environ seize (16) groupes armés sur le territoire centrafricain, seul le FPRC de Nourredine Adam, joue les justiciers. Son déplacement à Luanda fait mal aux Nations Unies, mais les carnages permettent à la Minusca d’avoir les arguments pour s’éterniser, s’enrichir sur le sang et les crânes des Centrafricains. Documenter les atteintes aux Droits de l’Homme, sans une action pour les réduire, relève du crime et les Nations Unies sont complices des bandits armés. Ce qui est valable pour la Gambie, est valable pour la RCA et nous pensons que la CEEAC a véritablement tous les moyens diplomatiques, politiques et militaires pour mettre un terme définitif à cette crise qui n’a que trop duré. De l’esclavage à la colonisation, la France pèse de tout son poids sur la RCA, malgré une coquille vide d’indépendance. Il faut une révolte populaire comme en Algérie pour réduire la forte et étouffante pression qu’exerce la France sur la RCA.

 

Julien BELA

 

 

 

LA CAUSE FONDAMENTALE DU RETARD ACTUEL DE LA RCA : L’INSTABILITE DE SES INSTITUTIONS

Par devoir de mémoire, depuis l’indépendance de la RCA, le 13 août 1960, jusqu’en cette année 2017, il y a eu dans son histoire politique, cinq (5) Coups d’Etat réussis, trois (3) tentatives de Coups d’Etat manquées et sept (7) mutineries. S’agissant des Coups d’Etat, il s’agit  du 1er janvier 1966 (renversement du pouvoir de David Dacko par Jean-Bedel Bokassa), du 21 septembre 1979 (renversement de l’empereur Jean-Bedel Bokassa par David Dacko), du 22 septembre 1981 (prise du pouvoir de David Dacko par André Kolingba), du 15 mars 2003 (renversement du pouvoir du président Ange-Félix Patassé par François Bozizé) et du 24 mars 2013 (renversement du pouvoir de François Bozizé par Michel Djotodia). A tout cela, il faut ajouter les tentatives de Coups d’Etat du 03 mars 1982 par Ange-Félix Patassé, du 28 mai 2001 par André Kolingba et du 25 octobre 2002 par François Bozizé, du 26 septembre 2015 sous Samba-Panza ; les sept (7)mutineries 1996 à 2000 dont celle d’André Kolingba par sa Garde Présidentielle.

Imaginez-vous pour un pays comme la RCA qui a une superficie de 623.000 km², une population estimée à 4.000.000 habitants, il y a plus de cent cinquante (150) partis et associations politiques. Incroyable, mais pourtant vrai.

L’instabilité des institutions républicaines ? C’est le seul handicap majeur à surmonter, si la RCA veut prospérer sur la bonne voie et prétendre au développement. Vouloir une RCA démocratique passera nécessairement, obligatoirement par le respect et la pérennisation surtout des textes fondamentaux adoptés à l’unanimité. Autrement, notre jeune démocratie à peine née ne grandira jamais et restera un objet de manipulation aux mains d’hommes politiques véreux, à la nuisance fertile. Comment un pays peut-il se développer quand chaque régime qui accède au pouvoir vient toujours avec «  sa constitution » taillée sur mesure ? Cela ne justifie-t-il pas une propension à s’éterniser au pouvoir, contre la volonté du peuple, même si la gestion du  mandat présidentiel doit s’avérer bonne ou catastrophique ? Nos hommes et dirigeants politiques sont pires que les colons par leur cupidité et leur mauvaise foi. Durant leur mandat, ils entretiennent l’Etat à profit, mais surtout quand leur règne tend à finir,  ils organisent toujours à dessein des troubles,  afin de rendre le pays ingouvernable à leur successeur. D’où les Coups d’Etat, les rébellions, les Mutineries… fomentés et orchestrés çà et là en RCA. C’est bien triste comme réalité, après 57 ans d’indépendance. Donc il nous faut des « institutions fortes et non des hommes forts ». Car les hommes arrivent au pouvoir et partent, mais les institutions demeurent toujours.

 

Le Petit YEKOA

 

 

 

 

REPAS DE CORPS 2017 : FAUSTIN ARCHANGE TOUADERA MONTE AU CRENEAU ET PROMET DES SANCTIONS CONTRE LES PRATIQUES QUI TERNISSENT

LA REPUTATION DE L’ARMEE NATIONALE

 

Devant les ambassadeurs accrédités en RCA, des corps constitués de l’Etat, des représentants des organisations internationales et de la Minusca, le président de la république, le professeur Faustin Archange Touadéra  a témoigné sa reconnaissance envers l’armée nationale au cours d’un repas de corps organisé ce samedi 11 février 2017 au camp militaire des sapeurs pompiers à Bangui. L’occasion a permis aux officiers, sous-officiers, gradés et hommes de rang de déjeuner  ensemble avec le chef de l’Etat. L’objectif de cette manifestation est de restaurer la confiance, la fraternité, la cohésion et l’unité au sein des Forces de Défense et de Sécurité après la grave crise militaro politique qui a secoué le pays et détruit l’armée nationale.

En prenant la parole, le chef de l’Etat a expliqué, « en présidant personnellement ce repas de corps, j’ai voulu marquer ma volonté de demeurer fidele à la tradition de ce moment de fraternité et de retrouvaille entre tous les compagnons d’arme. Cette occasion m’offre l’opportunité d’adresser mes vœux de nouvel an à vous tous. Que le tout puissant puisse durant l’année nouvelle accompagner la RCA dans sa quête patiente de retour de la stabilité, de la paix et surtout de la restructuration de l’armée nationale. Dans tous les milieux et dans toutes les cultures, une fraternité multiforme joue un rôle important dans le maintien de l’esprit de famille, de groupe et de l’unité. La vie en communauté de destin, que ce soit dans l’exercice de combat ou au cours de la pratique du sport ou de rencontre informelle, permet de privilégier l’entente, l’harmonie et l’esprit de camaraderie. Le repas de corps auquel nous prenons part aujourd’hui nous permet de rétablir et respecter la tradition de la puissante fraternité d’arme qui doit exister entre tous les éléments d’une armée que nous voulons véritablement républicaine. Les forces de défense et de sécurité avec la discipline raffermissent la confiance impérieuse entre elles. Ces forces comporteront alors l’esprit qui renaît de notre nation. Cependant, les bonnes manières d’agir comme le respect et la déférence envers les supérieurs doivent demeurer tout à fait de rigueur ».

Toutefois, celui-ci a précisé que, « la construction de l’unité nationale, le rétablissement de l’autorité de l’Etat et l’exercice de la souveraineté nationale passe par la construction d’une armée homogène, capable d’accomplir en tout temps et avec succès ces missions régaliennes de protection de la population et de l’intégrité du territoire national. Aujourd’hui et concomitamment à l’effort de redressement économique, des reformes de grandes ampleurs sont engagées pour rehausser le niveau de nos forces de défense et de sécurité et le renforcement de leurs capacités opérationnelles. Pendant que nous cherchons des voies et moyens pour rehausser sans cesse l’effort de défense, le pays doit faire face aujourd’hui  aux nombreux défis de la désorganisation des circuits économiques, de déplacement de la population, de la destruction des infrastructures qui sont sources d’appauvrissement de nos populations. Le renforcement de capacité de nos forces exige un accroissement des ressources allouées à la défense et un budget conséquent. Dans ce contexte, le budget alloué à la défense nationale pour l’exercice 2017 connaît une augmentation de 11%  contrairement à l’année dernière … ».

Pour finir, le professeur Faustin Archange Touadéra est monté au créneau et a promis des sanctions contre les pratiques indignes de certains éléments des forces de défense et de sécurité qui ternissent la réputation de l’armée nationale. Selon lui, « le bon soldat se distingue par une discipline permanente et par un engagement décisif c'est-à-dire de la défense de la patrie. Il doit observer une bonne conduite dans l’accomplissement de sa mission. Car, comment comprendre que des soldats qui ont pour mission d’assurer la protection des personnes et des biens puissent ériger des barrières illégales, racketter la population déjà victimes de nombreuses exactions. Le peuple réclame son armée. Mais il s’agit d’une armée professionnelle, disciplinée et qui doit le servir et non le desservir. Tous les officiers doivent faire preuve d’une gestion orthodoxe dans les fonds et les Primes Globales d’Alimentations (PGA) qui leurs sont alloués. Tout comportement tendant à ternir la réputation de notre armée nationale, toute indélicatesse ou encore les actes d’insubordinations et d’indiscipline seront sévèrement punis. Dans cet ordre d’idée, le ministre de la Défense Nationale et celui de la Justice ont fait élaborer et proposer un projet de loi portant code de justice militaire déjà adopté en Conseil des ministres et soumis à l’Assemblée Nationale pour y être débattu. Ce code permettra de poursuivre les délits et crimes commis par les militaires dans leur métier afin de restaurer la discipline et l’autorité au sein de l’armée nationale… ». La cérémonie a pris fin dans une ambiance de fraternité, de cohésion, de paix et de retrouvaille dans la fraternité d’arme.

 

Bénistant MBALLA

 

 

 

LES DENREES ALIMENTAIRES PERIMEES INONDENT LES MARCHES DE BANGUI :

UN GRAND DANGER POUR LA SANTE

 

La vente des denrées alimentaires de première nécessité périmées refont surface sur les marchés de Bangui. Du marché Pétévo au marché Combattant, en passant par le Centre-ville, Miskine, Gobongo, pour ne citer que ceux-là, les produits avariés sont étalés ça et là. Entre les mains des vendeurs ambulants, ces denrées ne se comptent plus.

L’exemple palpable, c’est le lait concentré. Notre curiosité nous a amenés aujourd’hui à nous approcher de ce produit. Mais grande fut notre surprise de constater que ce lait concentré est périmé depuis le mois de janvier 2017. Malheureusement, les commerçants continuent à les écouler sur les marchés de Bangui sans être inquiétés. Et il faut voir des Banguissoises et Banguissois qui se bousculent pour les acheter, tout simplement, parce qu’ils se vendent très moins chers. Et nous sommes dans l’obligation de nous interroger en ces termes. Ces boîtes de lait concentré dont le délai de consommation est expiré en janvier 2017, peuvent-elles être consommées par les Centrafricains sans danger ? N’y a-t-il pas un risque d’intoxication alimentaire ? Les consommateurs ne sont-ils pas exposés aux diverses maladies telles que la diarrhée, le choléra et autres ? Pourquoi les grossistes ont-ils attendu longtemps pour écouler ces produits alors qu’ils savent qu’ils sont arrivés à expiration ? Autant d’interrogations qui nous laissent perplexes.

Les ministères du Commerce, de la Santé Publique et la Mairie de Bangui doivent éclairer la lanterne des Centrafricains pour ce cas précis. Nous osons croire que les responsables de ces institutions étatiques sont bel et bien au courant de la vente de ce produit car leurs agents sont sur le terrain. Mais s’ils ne sont pas informés, nous leur demandons de faire des descentes dans les marchés pour être convaincus. Les armes des rebelles nous tuent, les produits avariés en font autant. Où va réellement la RCA ? Ailleurs, l’Association des consommateurs fait un travail remarquable pour protéger ses compatriotes. Que fait concrètement cette Association en RCA ? Existe-t-elle ? Le gouvernement de son côté, à travers les ministères du Commerce, de la Santé Publique et la municipalité  doivent aussi veiller sur les produits qui se vendent sur les marchés afin de ne pas faire le lit aux commerçants qui vendent la mort. Tous voguent au gré du vent ou rament à contre courant. Où sommes-nous ? En RCA ou dans un autre monde ?

Il n’y a pas aussi que le lait concentré. D’autres produits de première nécessité tels la mayonnaise, le spaghetti, le macaroni viennent s’y greffer. C’est un grand danger pour la santé publique. C’est pourquoi, nous demandons aux Centrafricains qui s’approvisionnement en ces produits de bon prix, de bien s’assurer qu’ils ne sont pas périmés avant tout achat, puisque les agents de l’Etat chargés de leur contrôle ont fondu comme du beurre au soleil. La vigilance doit être de mise car durant ces derniers temps, les Banguissoises et Banguissois ont fait trop de diarrhées ? N’est-elle pas la conséquence directe de la consommation de ces denrées alimentaires hors d’usage ?

C’est bien d’acheter des produits moins chers pour la consommation, mais faut-il que ceux-ci ne nuisent pas à la santé. Vigilance ! Vigilance ! Vigilance !

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

CIPP : RESTITUTION D’UNE ETUDE SUR L’EMPLOI ET L’INSERTION DES JEUNES DESCOLARISES A BANGUI

 

 

L’une des salles de la Faculté de Théologie Evangélique de Bangui (FATEB) a servi de cadre ce vendredi 10 février 2017 aux travaux de restitution d’une étude sur l’emploi et l’insertion des jeunes vulnérables à Bangui. Cette étude est initiée par le Partenariat Interreligieux d’Edification de la Paix en République Centrafricaine, en abrégé en anglais (CIPP).

Ce projet a pour objet de poser les bases d’une cohésion sociale durable en RCA grâce au renforcement des institutions centrafricaines. Financé majoritairement par l’USAID, mais aussi par des acteurs internationaux du secteur privé, ce projet est basé sur un consortium interreligieux formé par la plate forme des confessions religieuses de Centrafrique (PCRC) et trois (3) organisations non gouvernementales représentatives des trois (3) religions composantes de la PCRC à savoir : Catholic Relief Service, Islamic Relief Worldwide et Word Vision. Aegis Trust a rejoint le consortium récemment pour son expertise en termes d’éducation à la paix.

L’un des sous-objectifs du projet est de renforcer les moyens de subsistance de la population en République Centrafricaine. Car si les individus et les Communautés réalisent leurs intérêts économiques, ces intérêts communs construiront les bases de la cohésion sociale, de la stabilité socioéconomique et de la paix. Afin de réaliser ce renforcement de moyens de subsistance, le projet CIPP a lancé fin 2016 une étude sur l’emploi et l’insertion des jeunes vulnérables de Bangui. Cette étude avait pour objectif l’identification des problèmes d’emploi des jeunes Banguissois, la cartographie des acteurs publics et privés liée à l’insertion des jeunes ainsi que l’identification des filières porteuses d’emplois. Cet évènement a permis de partager les résultats et recommandations de l’étude avec les acteurs importants du secteur de l’emploi Banguissois mais aussi d’encourager ces derniers vers des possibilités d’amélioration de l’insertion des Jeunes Vulnérables.

L’organisation en groupe de travail a permis aux participants de partager leurs expériences en termes de challenge mais aussi de solutions d’amélioration de l’insertion des jeunes. La restitution de cette étude s’est déroulée en présence du représentant du ministre de la Fonction Publique ainsi que de plusieurs représentants des ONGS humanitaires œuvrant en RCA.

Bénistant MBALLA

 

 

 

 

LA CEDEAO, UNE DEMONSTRATION DE FORCE ET DE SOLIDARITE POUR LA DEMOCRATIE SOURCE D’INSPIRATION POUR LA CEEAC : LUANDA-VATICAN AXE DE LA DERNIERE CHANCE

 

La CEDEAO a mobilisé ses troupes pour résoudre la crise gambienne en un quart de tour. Ce qui témoigne la force de la solidarité de cette communauté économique. La démocratie à un sens dans les pays qui la composent. Le suffrage du peuple doit être respecté. Yayha Jammet l’a appris à ses dépens. C’est un vent de liberté qui souffle sur le peuple gambien, débarrassé d’un dictateur sans scrupule. Le paradoxe est ahurissant au sein de la CEEAC qui a toutes les ressources militaires pour sortir la RCA de cette crise larvée. Un embargo sur les armes pour les forces de défense et de sécurité intérieures qui se prolonge indéfiniment. Cependant, les rebelles du FPRC sont hyper équipés, Gilets pare-balle, armement sophistiqué, alors ils tuent, pillent, détruisent en toute liberté. Les crimes contre l’humanité et les crimes de guerre, les viols en masse, ne se comptent plus. Nourredine Adam à sa base arrière au Tchad. Il va et revient comme bon lui semble, avec la bénédiction du pouvoir de Ndjamena. Le Tchad est sur le front Boko Haram au Nigéria et sur le front Daesh au Mali, mais attise le feu en RCA, le ventre mou de la zone Afrique centrale.

Depuis les régimes de Patassé, Bozizé et l’éruption des Séléka, le Tchad est l’alpha et l’oméga de toutes les crises centrafricaines. C’est le pion de la France, l’axe des sales besognes. La frontière tchado-centrafricaine est une jungle depuis plus de vingt (20) ans à ce jour. Le malheur de la RCA est-il d’avoir bon gré malgré réussi sa transition démocratique ? Soit la France se sert de Idriss Déby-Itno pour faire aboutir la partition du pays ? La démocratie en Centrafrique accouche l’enfer ? Le déplacement du leader du FPRC à Luanda, Nourredine Adam, a provoqué la réaction des Nations Unies, prétextant qu’il est sous sanction. Quand il est au Tchad, c’est un silence absolu des Nation-Unies. Nourredine Adam doit se contenter de tuer, de massacrer et de détruire afin de prolonger le mandat des Nations Unies. La RCA étant devenue un fonds de commerce extrêmement juteux. Et dire que la Minusca est composée aux trois quart (3/4) d’Africains comme les Centrafricains, cela dépasse l’entendement humain.

Obéir à un pays que nos grands parents ont versé leur sang pour le soustraire des griffes des Nazis, c’est impensable. Silence de la France au Gabon , au Tchad, en RD-Congo ou RFI est fermée depuis plusieurs semaines. Ce sont les Centrafricains qu’on pousse à s’entretuer comme des animaux. Le monde est une jungle où les plus forts imposent leur diktat. Le même schéma ivoirien apparaît en Centrafrique, entretenir les rebelles contre le pouvoir en place. La France est une peste pour l’Afrique francophone qui ne sera jamais maîtresse de son destin. L’Angola tente de sauver l’honneur de la CEEAC dans la crise centrafricaine. Vatican se joint à cet effort pour tenter de ramener la paix. Il faut que la CEEAC mobilise ses énergies à l’instar de la CEDEAO, pour éteindre le feu en RCA. Crise sur crise depuis 1996 jusqu’en 2017, c’est trop. Les Centrafricains n’en peuvent plus. Ils aspirent à la paix, rien que la paix et c’est tout. La France a pillé, pille et pillera toujours les richesses de la RCA, d’une manière ou d’une autre, mais de grâce, la paix pour ce peuple très meurtri et mort plus qu’à moitié et qui dit : « pitié, pitié, pitié ! » Le peuple Centrafricain a le même sang que le peuple gambien et tous ont le sang africain. Pourquoi ce que font les européens à nos compatriotes migrants, ne révolte pas les dirigeants africains ? Que la France permette aux centrafricains de vivre en paix chez eux, dans leur pays que d’être traités de migrants bastonnés et violés ou sodomisés, comme c’est le cas.

Si la démocratie, les élections, les libertés, n’ont plus de sens, que la France nous le dise. Dans le cas de la RCA, la démocratie rime avec les armes, les tueries, les destructions sous l’œil des grandes puissances qui sèment à tout vent le concept de démocratie. Les intérêts ont-ils plus de vertu que la démocratie ? Les situations au Gabon, au Congo Brazza, en RD-Congo, au Tchad, font-elles la gloire de la France ? Tout porte à y croire, puisque la France ferme royalement les yeux pour ses intérêts et préfère torpiller la RCA qui a osé se distinguer, devenant un îlot de démocratie au milieu d’un océan de dictateurs sanguinaires. Et pourtant, c’est bien la France, les Etats Unis, l’Union Européenne, la Chine, l’Union Africaine, la CEEAC et la CEMAC qui ont exigé des institutions légitimes issues des élections crédibles, transparentes, justes. Les Centrafricains ont-ils péché en se soumettant au jeu démocratique au péril de leur vie ? La Démocratie est paralysée par les groupes armés, soutenus et entretenus par la France à travers le Tchad, où allons-nous ? Les Centrafricains ne savent plus sur quel pied danser. Que veut réellement la France en Centrafrique, c’est la question que se posent tous les Centrafricains du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest.

Sur environ seize (16) groupes armés sur le territoire centrafricain, seul le FPRC de Nourredine Adam, joue les justiciers. Son déplacement à Luanda fait mal aux Nations Unies, mais les carnages permettent à la Minusca d’avoir les arguments pour s’éterniser, s’enrichir sur le sang et les crânes des Centrafricains. Documenter les atteintes aux Droits de l’Homme, sans une action pour les réduire, relève du crime et les Nations Unies sont complices des bandits armés. Ce qui est valable pour la Gambie, est valable pour la RCA et nous pensons que la CEEAC a véritablement tous les moyens diplomatiques, politiques et militaires pour mettre un terme définitif à cette crise qui n’a que trop duré. De l’esclavage à la colonisation, la France pèse de tout son poids sur la RCA, malgré une coquille vide d’indépendance. Il faut une révolte populaire comme en Algérie pour réduire la forte et étouffante pression qu’exerce la France sur la RCA.

 

Julien BELA

 

 

 

LA CAUSE FONDAMENTALE DU RETARD ACTUEL DE LA RCA : L’INSTABILITE DE SES INSTITUTIONS

Par devoir de mémoire, depuis l’indépendance de la RCA, le 13 août 1960, jusqu’en cette année 2017, il y a eu dans son histoire politique, cinq (5) Coups d’Etat réussis, trois (3) tentatives de Coups d’Etat manquées et sept (7) mutineries. S’agissant des Coups d’Etat, il s’agit  du 1er janvier 1966 (renversement du pouvoir de David Dacko par Jean-Bedel Bokassa), du 21 septembre 1979 (renversement de l’empereur Jean-Bedel Bokassa par David Dacko), du 22 septembre 1981 (prise du pouvoir de David Dacko par André Kolingba), du 15 mars 2003 (renversement du pouvoir du président Ange-Félix Patassé par François Bozizé) et du 24 mars 2013 (renversement du pouvoir de François Bozizé par Michel Djotodia). A tout cela, il faut ajouter les tentatives de Coups d’Etat du 03 mars 1982 par Ange-Félix Patassé, du 28 mai 2001 par André Kolingba et du 25 octobre 2002 par François Bozizé, du 26 septembre 2015 sous Samba-Panza ; les sept (7)mutineries 1996 à 2000 dont celle d’André Kolingba par sa Garde Présidentielle.

Imaginez-vous pour un pays comme la RCA qui a une superficie de 623.000 km², une population estimée à 4.000.000 habitants, il y a plus de cent cinquante (150) partis et associations politiques. Incroyable, mais pourtant vrai.

L’instabilité des institutions républicaines ? C’est le seul handicap majeur à surmonter, si la RCA veut prospérer sur la bonne voie et prétendre au développement. Vouloir une RCA démocratique passera nécessairement, obligatoirement par le respect et la pérennisation surtout des textes fondamentaux adoptés à l’unanimité. Autrement, notre jeune démocratie à peine née ne grandira jamais et restera un objet de manipulation aux mains d’hommes politiques véreux, à la nuisance fertile. Comment un pays peut-il se développer quand chaque régime qui accède au pouvoir vient toujours avec «  sa constitution » taillée sur mesure ? Cela ne justifie-t-il pas une propension à s’éterniser au pouvoir, contre la volonté du peuple, même si la gestion du  mandat présidentiel doit s’avérer bonne ou catastrophique ? Nos hommes et dirigeants politiques sont pires que les colons par leur cupidité et leur mauvaise foi. Durant leur mandat, ils entretiennent l’Etat à profit, mais surtout quand leur règne tend à finir,  ils organisent toujours à dessein des troubles,  afin de rendre le pays ingouvernable à leur successeur. D’où les Coups d’Etat, les rébellions, les Mutineries… fomentés et orchestrés çà et là en RCA. C’est bien triste comme réalité, après 57 ans d’indépendance. Donc il nous faut des « institutions fortes et non des hommes forts ». Car les hommes arrivent au pouvoir et partent, mais les institutions demeurent toujours.

 

Le Petit YEKOA

 

 

 

 

REPAS DE CORPS 2017 : FAUSTIN ARCHANGE TOUADERA MONTE AU CRENEAU ET PROMET DES SANCTIONS CONTRE LES PRATIQUES QUI TERNISSENT

LA REPUTATION DE L’ARMEE NATIONALE

 

Devant les ambassadeurs accrédités en RCA, des corps constitués de l’Etat, des représentants des organisations internationales et de la Minusca, le président de la république, le professeur Faustin Archange Touadéra  a témoigné sa reconnaissance envers l’armée nationale au cours d’un repas de corps organisé ce samedi 11 février 2017 au camp militaire des sapeurs pompiers à Bangui. L’occasion a permis aux officiers, sous-officiers, gradés et hommes de rang de déjeuner  ensemble avec le chef de l’Etat. L’objectif de cette manifestation est de restaurer la confiance, la fraternité, la cohésion et l’unité au sein des Forces de Défense et de Sécurité après la grave crise militaro politique qui a secoué le pays et détruit l’armée nationale.

En prenant la parole, le chef de l’Etat a expliqué, « en présidant personnellement ce repas de corps, j’ai voulu marquer ma volonté de demeurer fidele à la tradition de ce moment de fraternité et de retrouvaille entre tous les compagnons d’arme. Cette occasion m’offre l’opportunité d’adresser mes vœux de nouvel an à vous tous. Que le tout puissant puisse durant l’année nouvelle accompagner la RCA dans sa quête patiente de retour de la stabilité, de la paix et surtout de la restructuration de l’armée nationale. Dans tous les milieux et dans toutes les cultures, une fraternité multiforme joue un rôle important dans le maintien de l’esprit de famille, de groupe et de l’unité. La vie en communauté de destin, que ce soit dans l’exercice de combat ou au cours de la pratique du sport ou de rencontre informelle, permet de privilégier l’entente, l’harmonie et l’esprit de camaraderie. Le repas de corps auquel nous prenons part aujourd’hui nous permet de rétablir et respecter la tradition de la puissante fraternité d’arme qui doit exister entre tous les éléments d’une armée que nous voulons véritablement républicaine. Les forces de défense et de sécurité avec la discipline raffermissent la confiance impérieuse entre elles. Ces forces comporteront alors l’esprit qui renaît de notre nation. Cependant, les bonnes manières d’agir comme le respect et la déférence envers les supérieurs doivent demeurer tout à fait de rigueur ».

Toutefois, celui-ci a précisé que, « la construction de l’unité nationale, le rétablissement de l’autorité de l’Etat et l’exercice de la souveraineté nationale passe par la construction d’une armée homogène, capable d’accomplir en tout temps et avec succès ces missions régaliennes de protection de la population et de l’intégrité du territoire national. Aujourd’hui et concomitamment à l’effort de redressement économique, des reformes de grandes ampleurs sont engagées pour rehausser le niveau de nos forces de défense et de sécurité et le renforcement de leurs capacités opérationnelles. Pendant que nous cherchons des voies et moyens pour rehausser sans cesse l’effort de défense, le pays doit faire face aujourd’hui  aux nombreux défis de la désorganisation des circuits économiques, de déplacement de la population, de la destruction des infrastructures qui sont sources d’appauvrissement de nos populations. Le renforcement de capacité de nos forces exige un accroissement des ressources allouées à la défense et un budget conséquent. Dans ce contexte, le budget alloué à la défense nationale pour l’exercice 2017 connaît une augmentation de 11%  contrairement à l’année dernière … ».

Pour finir, le professeur Faustin Archange Touadéra est monté au créneau et a promis des sanctions contre les pratiques indignes de certains éléments des forces de défense et de sécurité qui ternissent la réputation de l’armée nationale. Selon lui, « le bon soldat se distingue par une discipline permanente et par un engagement décisif c'est-à-dire de la défense de la patrie. Il doit observer une bonne conduite dans l’accomplissement de sa mission. Car, comment comprendre que des soldats qui ont pour mission d’assurer la protection des personnes et des biens puissent ériger des barrières illégales, racketter la population déjà victimes de nombreuses exactions. Le peuple réclame son armée. Mais il s’agit d’une armée professionnelle, disciplinée et qui doit le servir et non le desservir. Tous les officiers doivent faire preuve d’une gestion orthodoxe dans les fonds et les Primes Globales d’Alimentations (PGA) qui leurs sont alloués. Tout comportement tendant à ternir la réputation de notre armée nationale, toute indélicatesse ou encore les actes d’insubordinations et d’indiscipline seront sévèrement punis. Dans cet ordre d’idée, le ministre de la Défense Nationale et celui de la Justice ont fait élaborer et proposer un projet de loi portant code de justice militaire déjà adopté en Conseil des ministres et soumis à l’Assemblée Nationale pour y être débattu. Ce code permettra de poursuivre les délits et crimes commis par les militaires dans leur métier afin de restaurer la discipline et l’autorité au sein de l’armée nationale… ». La cérémonie a pris fin dans une ambiance de fraternité, de cohésion, de paix et de retrouvaille dans la fraternité d’arme.

 

Bénistant MBALLA

 

 

 

LES DENREES ALIMENTAIRES PERIMEES INONDENT LES MARCHES DE BANGUI :

UN GRAND DANGER POUR LA SANTE

 

La vente des denrées alimentaires de première nécessité périmées refont surface sur les marchés de Bangui. Du marché Pétévo au marché Combattant, en passant par le Centre-ville, Miskine, Gobongo, pour ne citer que ceux-là, les produits avariés sont étalés ça et là. Entre les mains des vendeurs ambulants, ces denrées ne se comptent plus.

L’exemple palpable, c’est le lait concentré. Notre curiosité nous a amenés aujourd’hui à nous approcher de ce produit. Mais grande fut notre surprise de constater que ce lait concentré est périmé depuis le mois de janvier 2017. Malheureusement, les commerçants continuent à les écouler sur les marchés de Bangui sans être inquiétés. Et il faut voir des Banguissoises et Banguissois qui se bousculent pour les acheter, tout simplement, parce qu’ils se vendent très moins chers. Et nous sommes dans l’obligation de nous interroger en ces termes. Ces boîtes de lait concentré dont le délai de consommation est expiré en janvier 2017, peuvent-elles être consommées par les Centrafricains sans danger ? N’y a-t-il pas un risque d’intoxication alimentaire ? Les consommateurs ne sont-ils pas exposés aux diverses maladies telles que la diarrhée, le choléra et autres ? Pourquoi les grossistes ont-ils attendu longtemps pour écouler ces produits alors qu’ils savent qu’ils sont arrivés à expiration ? Autant d’interrogations qui nous laissent perplexes.

Les ministères du Commerce, de la Santé Publique et la Mairie de Bangui doivent éclairer la lanterne des Centrafricains pour ce cas précis. Nous osons croire que les responsables de ces institutions étatiques sont bel et bien au courant de la vente de ce produit car leurs agents sont sur le terrain. Mais s’ils ne sont pas informés, nous leur demandons de faire des descentes dans les marchés pour être convaincus. Les armes des rebelles nous tuent, les produits avariés en font autant. Où va réellement la RCA ? Ailleurs, l’Association des consommateurs fait un travail remarquable pour protéger ses compatriotes. Que fait concrètement cette Association en RCA ? Existe-t-elle ? Le gouvernement de son côté, à travers les ministères du Commerce, de la Santé Publique et la municipalité  doivent aussi veiller sur les produits qui se vendent sur les marchés afin de ne pas faire le lit aux commerçants qui vendent la mort. Tous voguent au gré du vent ou rament à contre courant. Où sommes-nous ? En RCA ou dans un autre monde ?

Il n’y a pas aussi que le lait concentré. D’autres produits de première nécessité tels la mayonnaise, le spaghetti, le macaroni viennent s’y greffer. C’est un grand danger pour la santé publique. C’est pourquoi, nous demandons aux Centrafricains qui s’approvisionnement en ces produits de bon prix, de bien s’assurer qu’ils ne sont pas périmés avant tout achat, puisque les agents de l’Etat chargés de leur contrôle ont fondu comme du beurre au soleil. La vigilance doit être de mise car durant ces derniers temps, les Banguissoises et Banguissois ont fait trop de diarrhées ? N’est-elle pas la conséquence directe de la consommation de ces denrées alimentaires hors d’usage ?

C’est bien d’acheter des produits moins chers pour la consommation, mais faut-il que ceux-ci ne nuisent pas à la santé. Vigilance ! Vigilance ! Vigilance !

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

CIPP : RESTITUTION D’UNE ETUDE SUR L’EMPLOI ET L’INSERTION DES JEUNES DESCOLARISES A BANGUI

 

 

L’une des salles de la Faculté de Théologie Evangélique de Bangui (FATEB) a servi de cadre ce vendredi 10 février 2017 aux travaux de restitution d’une étude sur l’emploi et l’insertion des jeunes vulnérables à Bangui. Cette étude est initiée par le Partenariat Interreligieux d’Edification de la Paix en République Centrafricaine, en abrégé en anglais (CIPP).

Ce projet a pour objet de poser les bases d’une cohésion sociale durable en RCA grâce au renforcement des institutions centrafricaines. Financé majoritairement par l’USAID, mais aussi par des acteurs internationaux du secteur privé, ce projet est basé sur un consortium interreligieux formé par la plate forme des confessions religieuses de Centrafrique (PCRC) et trois (3) organisations non gouvernementales représentatives des trois (3) religions composantes de la PCRC à savoir : Catholic Relief Service, Islamic Relief Worldwide et Word Vision. Aegis Trust a rejoint le consortium récemment pour son expertise en termes d’éducation à la paix.

L’un des sous-objectifs du projet est de renforcer les moyens de subsistance de la population en République Centrafricaine. Car si les individus et les Communautés réalisent leurs intérêts économiques, ces intérêts communs construiront les bases de la cohésion sociale, de la stabilité socioéconomique et de la paix. Afin de réaliser ce renforcement de moyens de subsistance, le projet CIPP a lancé fin 2016 une étude sur l’emploi et l’insertion des jeunes vulnérables de Bangui. Cette étude avait pour objectif l’identification des problèmes d’emploi des jeunes Banguissois, la cartographie des acteurs publics et privés liée à l’insertion des jeunes ainsi que l’identification des filières porteuses d’emplois. Cet évènement a permis de partager les résultats et recommandations de l’étude avec les acteurs importants du secteur de l’emploi Banguissois mais aussi d’encourager ces derniers vers des possibilités d’amélioration de l’insertion des Jeunes Vulnérables.

L’organisation en groupe de travail a permis aux participants de partager leurs expériences en termes de challenge mais aussi de solutions d’amélioration de l’insertion des jeunes. La restitution de cette étude s’est déroulée en présence du représentant du ministre de la Fonction Publique ainsi que de plusieurs représentants des ONGS humanitaires œuvrant en RCA.

Bénistant MBALLA

 

 

 

 

 

Aucune note. Soyez le premier à attribuer une note !

×