Tous les Info du Lundi 12/12/2016

Cm n 2362 du lundi 12 decembre 2016

 

LE CLAN BOZIZE PROLIFERE EN INTOXICATION, DESINFORMATION, RUMEURS FOLLES, NUISANCE : « FRANCIS BOZIZE REHABILITE » 

 

Le clan Bozizé est un véritable centre industriel d’intoxication, de désinformation de nuisance à l’exponentiel. Des documents absolument faux circulent sur la toile, faisant état de la réhabilitation de Francis Bozizé. Et pourtant, nul n’ignore que Francis Bozizé est sous contrôle judiciaire. Il a fait l’objet d’un mandat d’arrêt qui a été exécuté en bonne et due forme par la justice centrafricaine. Il est dans l’attente d’un procès tôt ou tard. Certains organes de presse ont servi de relais dans cette campagne d’intoxication et de désinformation, sans remettre en cause un seul instant, la validité et la crédibilité d’un tel document. Et pourtant, la presse a l’opportunité de mener des investigations pour s’assurer de la véracité d’un tel document et les allégations qu’il insinue.

Après le retour de Francis Bozizé à Bangui, ce même cercle toxique faisait circuler dans la ville que c’est Touadéra qui lui a fait appel. Il sera nommé d’un moment à l’autre. C’est totalement le contraire qui s’est produit, à savoir, son arrestation suite au mandat d’arrêt émis par la justice centrafricaine. Qu’à cela ne tienne, Francis Bozizé n’a pas encore fini ses démêlées avec la Justice de son pays, qu’on invente d’autres insanités, sa réhabilitation, soi-disant officier supérieur. Tous les Centrafricains les ont vus fuir, ces fameux officiers supérieurs, abandonnant des tonnes et des tonnes d’armes de tous calibres et munitions à l’ennemi. A sa place, il serait préférable de se dévêtir des tenues militaires et les galons pour la vie civile véritablement cachée. Comme le ridicule ne tue jamais en RCA, le clan nous brandit des individus de ce genre.

La réhabilitation de Francis Bozizé n’est qu’un jeu de l’esprit du clan, nostalgique du passé. Ceux qui ont relayé une telle information ne peuvent en apporter la preuve. Le prétendu décret pour les uns, instruction présidentielle pour les autres, n’existe que dans la pensée centrale industrielle des rumeurs à propager l’information sur le retour de Bozizé. L’ex-empereur Bokassa n’est-il pas revenu dans son pays pour se faire juger ? Bozizé aussi peut revenir dans son pays en tant que Centrafricain, mais il sera accueilli par la Justice de son pays, comme l’ex-empereur Bokassa 1er, pour répondre de la « somalisation » du pays. La Cour Pénale Internationale a aussi enquêté sur la rébellion de Bozizé dans l’Ouham et l’Ouham-Pendé, la disparition de Massi et bien d’autres dossiers connexes.

Les Centrafricains n’ont-ils rien d’autre à faire que de s’occuper et de ne parler que du clan Bozizé ? Après Djotodia, Samba-Panza, peut-on parler de Bozizé ? La page est définitivement tournée. Le clan Bozizé ferait mieux de se tourner vers l’avenir, vers le futur que de ruminer éternellement le passé. Les enfants Bokassa, Dacko, Patassé, Djotodia, Samba-Panza sont là. Après le pouvoir, il faut retrousser les manches et se jeter à l’eau comme tout autre citoyen lambda. La vie continue. Tout le monde n’a pas un cœur noir, dur comme les Bozizé. Tous ceux qui écrivent sur le NET pour intoxiquer la population, sont bien connus et bien identifiés. Faut-il perdre le temps précieux pour rechercher des solutions aux conditions de vie des Centrafricains, à s’occuper des parasites intestinaux ? Si cette intelligence nuisible, nocive, était mise au service du développement, la RCA ne sera pas là aujourd’hui.

Le rassemblement prôné par Touadéra n’est pas un vœu pieux, c’est une vocation. Il n’y a plus ni Grec, ni Juif, ni tête de Turc, il n’y a que des Centrafricains. Et pour cause, tous ses rivaux sont au gouvernement, même si certains font leur propre promotion au détriment de celle du pays. C’est une question de culture et de ferveur patriotiques. Un ministre, qu’il soit de Gauche, du Centre, de Droite, une seule chose prime, le pays d’abord. La disparition de Charles Massi, colonel de son état, est liée au pouvoir de Bozizé. Faut-il faire aux autres, ce que vous ne voulez pas qu’on vous le fasse ? C’est une question de bon sens et de raison. Les Centrafricains aspirent à la paix, à la stabilité, à la sécurité et au vivre ensemble. Le KNK est encore sur pied. La compétition électorale est pour 2021, mieux vaut se préparer que de passer le clair de son temps à injecter du venin mortel, intoxiquer, désinformer, manipuler, faire la virgule dans le dos des autres.

La famille Bozizé a laissé de très sombre souvenir dans l’esprit des Centrafricains. Un fils à Bozizé avait braqué au Km5, il avait été sommé par le ministre Binoua de restituer ces biens et il s’est exécuté. Un autre a voulu enterrer vivant un rival pour une histoire de femme. Dans quel pays a-t-on vu des fils de chef d’Etat agir ainsi ? D’ailleurs la liste est longue, s’il faut citer tous les écarts du régime Bozizé. La page étant tournée, les Centrafricains pensent à leur propre devenir et que les prophètes de malheur n’ont qu’à les laisser tranquilles. Les Centrafricains sont entrain, petit à petit, de relever la tête pour voir autre chose et plus loin. La RCA a été humiliée dans les instances internationale sous Bozizé. La crise est encore là et il faut se battre pour ramener définitivement la paix, rassembler tous les Centrafricains afin de constituer la force productive, la force du développement, la force du progrès dans l’Unité, la Dignité et le Travail.

Julien BELA

 

 

 

CELEBRATION EUCHARISTIQUE D’ACTION DE GRACE EN GRANDE POMPE DE SON EMINENCE DIEUDONNE CARDINAL NZAPALAINGA

 

Les bonnes graines semées par Monseigneur Augouard en 1880 continuent à porter ses fruits dans l’église catholique en particulier, et en RCA en général.

Ordonné prêtre spiritain le 09 août 1998, Dieudonné Nzapalainga, titulaire d’une licence en Théologie au Centre Sèvres de Paris, fut nommé par le pape François administrateur apostolique le 26 mai 2009, puis 4ème archevêque de Bangui le 14 mai 2012. Finalement, c’était le 12 juillet de la même année qu’il a été sacré. Sa sainteté le pape François n’est pas resté là. Il a encore une fois de plus élevé Nzapalainga cardinal le 09 octobre 2016. C’était au cours du consistoire à la Basilique Saint-Pierre de Rome qu’il fut sacré cardinal le 19 novembre dernier en présence du chef de l’Etat, professeur Faustin-Archange Touadéra et de plusieurs centrafricains.

Dans la journée dominicale de ce dimanche 11 décembre 2016, son Eminence Dieudonné Cardinal Nzapalainga, a célébré une messe d’action de grâce au Complexe Sportif Barthélémy Boganda (Stade 20.000 Places) de 09 heures 10 minutes à 13 heures 50 minutes. Le président de la République, chef de l’Etat, professeur Faustin-Archange Touadéra et son épouse, le président de l’Assemblée Nationale, Abdoul-Karim Meckassoua, les membres du gouvernement, du Parlement, quelques leaders politiques, de la société civile, sans oublier les leaders de la plate-forme religieuse, imam Kobine Layame, pasteur Guérékoyamé, ont pris part à cet évènement religieux. De nombreux croyants catholiques, protestants, musulmans et autres, ont honoré de leur présence à cette   cérémonie. Nous avons aussi noté aux côtés du cardinal de Centrafrique, treize (13) évêques et archevêques venus de l’intérieur du pays et des pays tels que le Cameroun, le Congo-Brazzaville, le Gabon et nous en passons. Les prêtres, les frères, les sœurs ne se comptaient plus. Le nouveau évêque coadjuteur de Bambari, Richard Apora, nommé toujours par le souverain Pontife dont l’annonce a été faite au cours de la célébration eucharistique qui a eu lieu le samedi 10 décembre au Centre Marial de Ngoukomba, était aussi de la partie.

Dans son homélie, tirée du livre d’Isaïe, au chapitre 35, versets 1 - 6 à 10, puis du livre de Jacques 5-,7-10 et enfin de l’Evangile de Matthieu 11, 2-11, Son Eminence Dieudonné Cardinal Nzapalainga a signifié, « Dieu va venir nous sauver et nous donner la paix, surtout ceux qui souffrent. Dites aux gens qui s’affolent, d’être tranquilles. Dieu va lui-même nous sauver. Les aveugles verront la lumière du jour ; les sourds entendront ; les muets parleront et les handicapés marcheront ». C’est une manière de dire que la crise centrafricaine est terminée. Et d’ajouter, « soyons forts, ayons la foi jusqu’au retour de Jésus-Christ. Comme le cultivateur attend la pluie pour semer les grains, attendons aussi le retour de Jésus-Christ dans l’allégresse. Souffrons dans la joie ».

Le 1er cardinal de Centrafrique a déploré la souffrance des Centrafricains et a appelé les uns et les autres à la réconciliation, au pardon pour que la RCA retrouve son appellation d’antan qui est « Bangui la coquette » et non Bangui la roquette, « Suisse de l’Afrique, pays hospitalier ». « Le peuple centrafricain a beaucoup souffert. Le sang continue de couler à Kaga-Bandoro, Kouango, Bria, Bakala … Il est temps que la RCA redevient Suisse de l’Afrique, pays hospitalier », a-t-il martelé. Il n’est pas passé par quatre chemins pour dénoncer les mauvaises pratiques des Centrafricains qui ont permis aux uns et autres d’exploiter nos richesses. « La RCA regorge d’énormes ressources qui sont l’objet de convoitise à cause de la mauvaise gouvernance, du népotisme, de la corruption, de détournement des deniers publics. Pendant que nous nous entretuons, les gens ont pillé et pillent nos ressources. La RCA était le premier pays d’Afrique centrale à avoir la télévision, l’université. Maintenant, c’est la roquette. Il est inadmissible qu’après 58 ans d’indépendance, les préfets habitent toujours dans des maisons coloniales. Nous n’accusons personne. Adoptons une bonne politique pour le développement de Centrafrique. Si nous ne faisons pas attention, nos enfants seront des cireurs. C’est Dieu qui sauvera la RCA car tous ont échoué. Revenons vers lui et demandons pardon. Dites que je ne volerai plus l’argent de l’Etat, des projets … Au nom du peuple centrafricain, je demande pardon à Dieu. Pardon pour les jeunes, les adultes qui ont pris des armes, les femmes. Dieu nous aime et aime notre pays. En ce troisième dimanche de l’Avent, soyez dans la joie du Seigneur. Il est proche », a-t-il fait savoir.

S’agissant de la mission qui lui a été confiée, cardinal Nzapalainga de dire, « ma tâche est lourde. Je me confie à votre humble prière. Enterrons nos haches de guerre. Promulguons le dialogue, le pardon. La division est une œuvre du diable ».

A la fin de la célébration eucharistique, l’archevêque de Douala et président de l’Association de la Conférence Episcopale de l’Afrique Centrale (ACERAC), a fait savoir, « cette honneur n’est pas fait à un homme, mais à tout le peuple centrafricain et les églises de la sous-région. Ce sacre, c’est pour les efforts déployés par Dieudonné Nzapalainga pour la paix, la réconciliation ». Quant à Matthieu Mondéka, évêque de Monila au Gabon  et Vice-président du Symposium des Conférences Episcopales de l’Afrique et de Madagascar (SCEAM) qui a tenu en haleine les croyants par des chants, a demandé au peuple centrafricain de se lever et d’aller à la rencontre de notre seigneur.

Pour boucler cette célébration eucharistique, Son Eminence Dieudonné cardinal Nzapalainga, a remercié tous ceux qui ont participé au bon déroulement de cet évènement religieux. « Dieu a semé un bon grain dans notre cœur. Ouvrons notre cœur et partageons le avec les autres. Conseillons nos frères afin qu’ils abandonnent les mauvaises pratiques. Dieu nous aime beaucoup, raison pour laquelle il nous a donné un nouvel évêque, monseigneur coadjuteur de Bambari, Richard  Apora, prêtre dominicain », a-t-il terminé.

Notons que plus de trente mille (30.000) personnes ont pris part à cet évènement. C’était dans la joie immense, avec des danses, des accolades que la cérémonie a pris fin.

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

 

DANS PEU DE JOURS LES BANGUISSOIS SERONT GATES D’ELECTRICITE

 

 

L’Energie Centrafricaine (ENERCA), a fait des efforts et continue d’en faire pour satisfaire les besoins des Centrafricains  en électricité, en général, et des Banguissois et Banguissoises en particulier. Confrontée à d’énormes difficultés d’ordre financier, matériel, cette société d’Etat n’est pas restée bras croisés pour que la manne lui tombe du ciel. Le personnel en général et précisément le staff technique  se bat jour et nuit. Pour que la population de Bangui ait accès au courant, même si cela n’est que pour quelques heures dans une journée.

Mais tenez-vous bien, population Banguissoise, « dans moins de deux (2) semaines, la ville de Bangui sera éclairée au maximum », a déclaré un personnel de l’Enerca sous couvert de l’anonymat. Nous ne disons pas que tous les problèmes de courant et de délestage auxquels les Centrafricains sont confrontés, sont définitivement résolus par l’ENERCA. Car tant qu’un être vivant ou une société est en vie, il y a toujours des problèmes. Le plus important dans ce genre de chose, c’est de chercher à pallier à quelques uns de ces problèmes. Et c’est justement ce que l’ENERCA est entrain de faire pour sa clientèle. Il y a des failles certes, mais des efforts surhumains se déploient, se font tous les jours. Même dans les pays africains qui sont en avance sur nous, sur le plan énergétique, le problème de délestage, en d’autre terme, de coupure de courant, reste et demeure. Alors, pour un pays comme le nôtre, rongé par des coups d’état, des mutineries, des rebellions, des crises militaro-politiques qui ne permettent pas de développer ce secteur, que peuvent faire les autorités dans ce domaine ? Aujourd’hui, quand ces autorités décident de créer une centrale thermique, pour alimenter telle ou telle ville en électricité, ce sont les Centrafricains eux-mêmes qui détruisent les machines. Dans ce cas de piètre figure, qu’est-ce qu’elles peuvent faire pour améliorer les conditions de vie de leurs concitoyens ?

Malgré tout, l’ENERCA déploie des efforts pour satisfaire sa clientèle. Malheureusement, ce sont les Centrafricains eux-mêmes qui sabotent les installations de ladite société. Les branchements illicites sont devenus monnaie courante et endommagent les transformateurs. Et lorsqu’un ou des quartiers sont privés d’électricité, des injures, des insultes, des conneries s’abattent à longueur de journée sur l’ENERCA et son personnel. Qui ont occasionné ces pannes qui coûtent énormément chères à l’ENERCA ? Répondez-nous. Ne sont-ils pas des Centrafricains de mauvaise foi ? Pourquoi s’en prendre aux autres alors que c’est nous-mêmes qui sommes à l’origine de nos malheurs ? C’est toute la question qui se pose avec acuité. Et nous devons y réfléchir et en apporter des solutions.

L’ENERCA seule ne peut tout faire. Elle n’est pas obligée d’être des gendarmes derrière des milliers de Banguissois qui mettent des bâtons dans ses roues. Les Chinois viennent d’installer des lampadaires solaires pour électrifier une partie des avenues de la  ville de Bangui. Mais chose bizarre, ce sont ceux qui réclament l’électrification de Bangui qui volent encore ces lampadaires. Où allons-nous ? Que voulons-nous ? Il est temps que nous abandonnions nos vieilles pratiques pour participer au développement de notre cher et beau pays, la RCA. Continuer inlassablement à saboter, et les installations de l’ENERCA, et celles de SODECA, SOCATEL et autres, c’est participer activement à la mort subite de ces sociétés d’Etat qui œuvrent pour le bien-être du peuple centrafricain. Ce n’est pas ce qu’un bon citoyen centrafricain doit en principe faire. Nous devons tous nous lever comme un seul homme pour dire non aux saboteurs, aux destructeurs des installations de l’ENERCA et autres. Ces sociétés nous appartiennent et il est de notre devoir de les protéger.

Le monde évolue aujourd’hui grâce à la production de l’électricité. Car vous êtes sans ignorer que tout se fait maintenant à base de l’énergie. Sans le courant, rien ne peut se faire. Et  c’est pour cette raison que nous reculons pendant que les autres avancent. Notre retard dans le domaine énergétique par rapport aux autres pays africains est très énorme. C’est, pour cette raison que l’ENERCA ne ménage aucun effort dans ce sens. Alors, d’ici le 23 ou 24 décembre 2016, la ville de Bangui sera électrifiée, pas à 100% mais vous le verrez. Désormais, soutenons l’ENERCA et le Directeur Général par intérim, monsieur Bendima, pour un avenir radieux sur le plan énergétique.

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA 

 

 

 

LES CHOSES SERIEUSES SE PRECISENT SUR LA COUR PENALE SPECIALE EN RCA : LE GOUVERNEMENT VIENT DE LANCER L’AVIS DE RECRUTEMENT DE 11 JUGES NATIONAUX

 

Les choses sérieuses se précisent déjà sur la Cour Pénale Spéciale (CPS) en RCA. Et pour preuve tangible, le gouvernement, via le ministère de la Justice et de la Réforme du Droit, avait lancé officiellement par un communiqué radio diffusée, l’avis de recrutement de onze (11) magistrats nationaux. C’était le jeudi 08 décembre 2016.

A cet effet, les magistrats nationaux postulants, devraient avoir dix (10) ans d’expériences professionnelles, avoir de bonnes connaissances en matière de la pratique du droit international, jouir de bonne moralité et nous en passons. La date butoir de dépôt des dossiers est prévue pour le 09 janvier 2017.

Pour la petite histoire, les Conseillers Nationaux avaient approuvé le projet de loi organique, créant la CPS en RCA, en mars 2015. La CPS est une juridiction hybride, c’est-à-dire composée des magistrats nationaux et internationaux. Et ceci, pour la rendre plus équitable et crédible, eu égard à son rôle de poursuivre et de juger les auteurs, co-auteurs et complices des crimes de guerre et crimes contre l’humanité, perpétrés en RCA, du 15 mars 2003 jusqu’à ce jour.

C’est pour autant dire qu’on va doucement mais sûrement vers le fonctionnement effectif de la CPS, d’ici cette année 2017. Une bonne nouvelle pour les Centrafricains en général, des victimes et leurs ayants-droits en particulier, de la crise Centrafricaine. Et une mauvaise nouvelle pour les criminels et bourreaux du peuple centrafricain. A qui la faute ? Car nul n’ignore que « tout se paie ici-bas », n’est-ce pas ?

Le Petit YEKOA

 

 

8ÈME GREVE DE L’ANNEE 2016 DU PERSONNEL SOIGNANT CONTRACTUEL DE L’HOPITAL DE L’AMITIE DE BANGUI

 

 

Rien va plus à l’hôpital de l’Amitié de Bangui, situé au quartier Foûh dans le 4ème arrondissement de la ville de Bangui. En fait, son personnel soignant contractuel, vient d’observer une grève d’avertissement de trois (3) jours, à compter du jeudi 08 décembre 2016. Avec pour revendication unique, auprès des autorités politiques concernées, le versement immédiat de sept (7) mois d’arriérés de salaire. Et c’est la huitième (8ème ) grève du genre pour cette même année 2016. Incroyable, mais pourtant vrai. Et quel sera le sort des patients internés à l’hôpital de l’Amitié ? Dans quel pays au monde sommes-nous ? Autant d’interrogations qui dépassent tout entendement humain. Pour l’un des délégués du personnel soignant contractuel de l’hôpital de l’Amitié, qui a requis l’anonymat, « le Premier ministre est bien informé de notre situation et a instruit notre ministre de tutelle, de prendre en main, notre dossier et de le traiter rapidement. Malheureusement, jusqu’aujourd’hui, du côté de notre ministère de tutelle, les choses piétinent et n’avancent pas. D’où l’observation encore de cette grève d’avertissement de sept (7) jours. Car trop, c’est trop ! », s’est-il exclamé.

Quant au Directeur Général de l’Hôpital de l’Amitié, il s’est contenté seulement de reconnaître la « légitimité de cette grève du personnel soignant contractuel dudit hôpital ».

A notre humble connaissance, en matière de législation du travail, le contrat est un « acte juridique consenti librement et en toute conscience, entre un employeur et un ou plusieurs employés et qui les lie dans ses clauses d’exécution ». De ce fait, les employés sont tenus de fournir les prestations de service auxquelles ils se sont engagés, et l’employeur est aussi tenu de les rémunérer à terme échu, une fois le travail fait. Donc la non exécution des clauses d’un contrat par les deux (2) parties peut entraîner soit sa résiliation, soit son retrait, avec des conséquences judiciaires imputables à l’une ou l’autre partie. Dans le cas d’espèce précis, c’est la responsabilité du ministère de la Santé Publique et de la Population, en tant qu’employeur qui est mise en cause. Toutefois, nous disons qu’« on ne joue pas avec la santé de toute une population ».

(Affaire à suivre).

 

Le Petit YEKOA

 

 

 

CATASTROPHE HUMANITAIRE : L’ALGERIE ET LA HAINE DES MIGRANTS SUBSAHARIENS

 

 

A un moment où les Etats africains cherchent des solutions aux problèmes de développement, à travers des politiques volontaristes visant à améliorer la situation sociale et économique de leur population ; à un moment où la croissance économique constitue la principale préoccupation des Etats africains pour assurer à leurs peuples quiétude et prospérité, certains pays comme l’Algérie par contre naviguent à contre-courant de la démocratie, du développement et du respect des droits humains. Pour preuve, récemment, un évènement des plus douloureux s’est produit en Algérie et a défrayé la chronique contre les migrants subsahariens. Des êtres humains ont été ramassés dans la rue, entassés dans des véhicules sans ménagement, déportés à Tamanrasset et au Niger, sans autre forme de procès.

Personne n’a eu le temps d’aller faire sa valise, prendre ses biens. Les forces de l’ordre étaient rudes, intraitables, inhumaines, sans foi ni loi : « l’opération d’expulsion massive a commencé la nuit du jeudi 1er décembre dans la capitale algérienne. Sa brutalité est telle que France 24 l’a qualifiée de « Chasse à l’homme noir ». « Outre les migrants en situation irrégulière, la vague d’arrestations systématiques n’a pas épargné ni les migrants en situation régulière, ni les femmes enceintes, les enfants et les nouveau-nés. Même les détenteurs de cartes de refugiés (HCR) ont été arrêtés dans les rues, dans leurs appartements, ainsi que sur les chantiers de construction (parfois commandés par l’Etat) où ils travaillent ». Jeune Afrique va plus loin et parle d’une « traque de gibier africain ». Un représentant des Droits de l’Homme, rattaché à la Présidence algérienne, M. Farouk KSENTINI, a déclaré que «  la présence des migrants et des réfugiés africains dans plusieurs régions du pays peut causer plusieurs problèmes aux algériens », précisant que « nous (algériens) sommes exposés au risque de propagation du SIDA ainsi que d’autres maladies sexuellement transmissibles à cause de la présence de ces migrants… Ces maladies sont considérées comme quelque chose d’habituel et de normal par cette communauté ». Les médias tant africains qu’européens «  ont condamnés unanimement un coup de filet arbitraire, raciste et violent. »

Quelle tête auront les autorités algériennes en Afrique subsaharienne, dans les instances régionales, sous régionales, à l’Union Africaine et aux Nations Unies ? Il faut saluer les actions des pays où il n’y a pas de politique de migration comme les deux Congo, le Cameroun, la RCA (à prendre comme modèle), le Royaume du Maroc, la Tunisie, Sénégal, des pays ouverts à l’acceptation de l’autre. Les propos des autorités algériennes sont racistes foncièrement et constituent une négation totale des Droits de l’Homme et des droits de la personne humaine pour tout dire. Comment pourra-t-on construire les « Etats Unis » d’Afrique, si l’Afrique rejette l’Afrique ? l’Union Africaine (UA) a du pain sur la planche.

Julien BELA

 

 

 

L’INCIVISME D’UN DEPUTE DE LA NATION FACE A LA POLICE ET A LA GENDARMERIE

 

Décidément, la RCA est mal partie. Le vendredi 09 décembre 2016, au carrefour BSIC au point zéro, un député de la nation a eu maille à partir avec une policière et un gendarme de la circulation routière. Injures et insultes ont fusé de toute part : « Tu n’es qu’un petit soldat », a lancé le député. D’autres insanités ont suivi. Un député, portant son macaron sur la poitrine, manque de culture civique, de savoir être et de savoir vivre. Comment peut-il éduquer ses électeurs en particulier et le peuple en général ? Ce député roulait un gros cylindré, symbole d’un certain niveau de vie, mais hélas, rien dans la tête.

La police et la gendarmerie routières jouent un rôle régulateur très important dans la circulation routière. Un député n’est pas au-dessus de la loi. Il doit s’exécuter aux coups de sifflet des gendarmes et policiers. Mais ce député a affiché un mépris vis-à-vis de ces agents. Des échanges de propos indignes devant le public, qui a hué le député. Un magistrat de passage, voyant la policière faire de grands gestes, s’est arrêté pour s’enquérir de la situation. Il a ensuite interpelé le député qui se rendait au guichet automatique : « Si vous, député, êtes incapables de répondre à un agent, qu’en sera-t-il des autres ? C’est à vous d’éduquer. C’est ce comportement qui fait que le pays se trouve dans cette situation ». Ensuite, il s’est tourné vers le gendarme pour le conscientiser, le rappeler à l’ordre et au respect des personnalités.

La culture civique, du bon sens et de la raison, du savoir-être et du savoir-vivre, fait cruellement défaut chez certaines personnalités. Centrafric Matin remercie ce magistrat qui a vertement mis les points sur les « i ». Nous avons les images, mais nous n’avons pas voulu éclabousser le fameux député, qui doit s’inscrire à l’école du civisme, « avoir un comportement exemplaire », comme a dit le magistrat.

Julien BELA

 

 

 

 

 

 

 

 

 

DEPECHE RJDH-RADIO COMMUNAUTAIRES

 

 

 

CENTRAFRIQUE : LE CONTINGENT CAMEROUNAIS DE LA MINUSCA SE LIVRE AU COMMERCE DE BIERE A BOZOUM

 

Les casques bleus camerounais déployés à Bozoum se détournent de leur mission en vendant de la bière à la population. Cela mécontente la population qui demande leur relève.

Le malheur des uns fait le bonheur des autres, estime la population de Bozoum.

Cette ville est devenue un marché pour les éléments camerounais de la Minusca qui se livrent au commerce illicite de bière. Par cette pratique, ils échappent au contrôle des autorités du pays. Sans payer de taxe, ces soldats-commerçants vendent une bouteille entre 1250Frs à 1500 Frs CFA.

Courroucée, la population souhaite leur relève.

Selon elle, ce contingent ne remplit pas sa mission de sécurisation de la population civile. A peine quelques jours, le véhicule  transportant le préfet de l’Ouham Pendé a été attaqué par les hommes armés. Selon une source contactée par le RJDH à Bozoum, la présence de ces hommes armés a été signalée depuis plusieurs jours  dans la localité au contingent camerounais qui n’a pas été réactif.

Sur le comportement du contingent de la Minusca à Bozum, le porte-parole de la mission onusienne Vladimir Monteiro demeure injoignable pour des clarifications.

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CENTRAFRIQUE : LA CCCPI S’OPPOSE AU RETRAIT DES PAYS AFRICAINS DE LA CPI

 

La Coalition Centrafricaine pour Cour Pénale Internationale (CCCPI) a organisé un moment d’échange ce vendredi 9 décembre à la FATEB pour s’opposer au retrait des pays africains de la Cour Pénale Internationale (CPI). Son attachement à cette juridiction internationale s’explique par son activisme contre l’impunité.

Face aux prises de position de certains pays africains qui ont affiché leur volonté de se retirer de la Cour Pénale Internationale (CPI), l’ONG, Coalition Centrafricaine pour la Cour Pénale Internationale (CCCPI) a organisé une conférence de presse pour condamner le retrait de certains pays de la CPI et marquer son soutien à la justice internationale.

Pour la Coalition Centrafricaine pour la Cour Pénale Internationale, ce retrait est « une garantie à l’impunité. Des poursuites ont été acheminées à la CPI afin de sanctionner les auteurs des exactions commises en Centrafrique. Nous ne pouvons pas nous retirer de la CPI », souligne Bruno Hyacinthe Gbiégba, coordonateur adjoint de la CCCPI.   

Avis partagé par Bernadette Sayo, coordonatrice de l’Organisation pour la Compassion et le Développement de Familles en Détresse (OCODEFAD). Elle a profité de cette rencontre pour déplorer que Dominique Ogwen comparait actuellement à la CPI rien que pour ses crimes perpétrés en Ouganda « alors qu’il a aussi commis des hostilités en Centrafrique ». Bernadette Sayo a aussi souhaité que « ce procès soit suspendu afin d’inclure les dossiers centrafricains dans l’affaire Ogwen ».

La Cour Pénale Internationale (CPI) a été institué par le Statut de Rome pour juger les auteurs de crime de guerre, de crime contre l’impunité et de génocide.

La Cour Pénale Internationale avait condamné Jean-Pierre Bemba Gombo à 18 ans pour ses crimes en Centrafrique. Elle a ouvert une enquête internationale sur Dominic Ogwen uniquement sur les crimes qu’il aurait commis en RCA. L’Afrique du Sud, la Gambie, l’Ouganda, …désirent quitter la CPI.

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CENTRAFRIQUE : LES SOLDATS ENGAGES DANS LA FORCE TRIPARTITE EN COLERE

 

Les militaires centrafricains déployés à Nyala depuis quelques mois dans la force tripartite sont mécontents. Ces derniers appellent le gouvernement à traiter d’urgence la question de leur relève et le paiement de leurs Prime Globale d’Alimentation (PGA).

 Ces militaires ne sont plus du coté centrafricains. Ils se trouvent, selon de sources bien informées, du coté soudanais. « Nous ne tenons plus nos positions parce que nous avons été amenés du coté soudanais. Mais, on n’a pas de Primes Globale d’Alimentation depuis des mois. Aussi, nos parents ne peuvent plus avoir accès à nos salaires parce que les procurations de quatre mois que nous avions délivrées, ne sont plus valables » explique l’un de ces militaires joint au téléphone par le RJDH.

Ils appellent l’Etat centrafricain à dépêcher leur relève « aujourd’hui, nous demandons au ministre d’envoyer la relève et de penser à nos PGA. Si rien n’est fait d’ici quarante huit heures », lance la même source.

Le ministre centrafricain de la défense, Joseph Yakité contacté par le RJDH, affirme avoir réglé la question de Primes Globales d’Alimentation depuis 72 heures. «  J’ai été en contact téléphonique toute la nuit d’hier avec ces éléments que je félicite. Ce qu’il faut savoir sur cette question, c’est ce que le problème n’est pas la disponibilité des fonds mais l’accessibilité de la zone. Mais nous sommes en train de prendre des mesures pour que les PGA soient payées par trimestre », a confié le membre du gouvernement.

Le membre du gouvernement  promet d’envoyer la relève de ces soldats d’ici la semaine prochaine.  « Le ministère sous l’impulsion du chef de l’Etat a déjà pris les mesures nécessaires. Je pense que d’ici la semaine prochaine, ces éléments seront ramenés à Bangui et leur relève dépêchée sur le terrain pour continuer la mission », promet Joseph Yakité.

La République Centrafricaine, le Tchad et le Soudan ont créé en 2008 la force tripartite pour sécuriser les frontières communes entre les trois pays. La dernière réunion entre les trois chefs d’Etat sur la force tripartite remonte à lors de l’investiture du président soudanais Béchir. C’était la première participation de Faustin Archange Touadéra entant que président centrafricain à cette réunion tripartite. Les soldats centrafricains engagés dans cette force ne sont pas relevés depuis dix mois.

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CENTRAFRIQUE : UN COMITE DE TROIS ORGANES POUR ABSORBER LES FONDS PROMIS A BRUXELLES

 

Trois semaines après la table ronde de Bruxelles, le Ministre du Plan Félix Moloua a présenté la structure d’absorption de fonds à savoir : Un organe politique dirigé par Touadera, un organe de décision où siègent les partenaires et un secrétariat technique permanent pour faire le rapport et mesurer le niveau de décaissement des fonds. Précision apportée dans une interview que le Ministre du Plan a accordée au RJDH hier,07 décembre à Bangui.

 

RJDH : Monsieur Félix Moloua Bonjour !

Felix Moloua :Bonjour monsieur le journaliste.

 

RJDH : Vous venez de présenter devant la représentation nationale les grands axes du projet de Loi de finances 2017. Pouvez-vous nous dire quels sont les grands axes de document ?

FM : Le projet de Loi que je viens de présenter en lieu et place de mon collègue des Finances présente en termes de besoins et de dépenses, je crois que pour la Loi de finance, le montant qui a été estimé par le Ministère des finances prend en compte toutes les préoccupations et s’élève autour de 191 milliards et c’est un montant qui a été revu à la hausse compte tenu de tous les défis que nous avons. Maintenant les dépenses, vous savez que nous sommes en période de crise et les défis sont énormes et je sais que par rapport à 2016, ce niveau est élevé et passe de 174 milliards à 191 milliards de Francs CFA.

Ce projet de Loi de finances présente toutes les opportunités pour mobiliser les ressources du point interne et externe, notamment en termes de don sur les projets, ainsi que de l’aide budgétaire avec l’appui de nos partenaires traditionnels aussi tous les efforts qui doivent être consentis pour mobiliser les ressources domestiques, c’est-à-dire internes.

Voilà donc la grande structuration de la Loi de finances de 2017. Mais ce qu’il faut donc avouer, c’est que le ministère des Finances a fait un travail exceptionnel pour qu’à ce jour, le projet de Loi soit sur la table de l’Assemblée Nationale. C’est un effort par rapport aux nouvelles dispositions au niveau de la communauté économique régionale, c’est-à-dire au niveau de la CEMAC. Il y a des réformes et le Ministère des Finances a tenu compte pour respecter cela  et respecter les engagements du Fonds Monétaire International (FMI). Ce document est donc soumis à examen et j’espère que mon collègue sera là, pour rentrer dans les détails afin de répondre aux préoccupations que pourraient soulever les Députés.

 

RJDH : Monsieur le Ministre, vous avez évoqué la mobilisation interne qui nous fait penser à la fiscalité et à l’impôt. Pouvez-vous nous dire si l’impôt de capitation est aussi consigné dans le budget ?

FM : A ma connaissance pour le moment, il n’en est pas question. Il y a d’autres opportunités pour agrandir l’assiette fiscale, il faut d’abord commencer à couvrir toutes les zones. Vous savez que nous pouvons faire plus si la sécurité revient sur toute l’étendue du territoire. Je crois que cela permettra au Ministère des Finances et aux régis financières de pouvoir mobiliser assez de ressources domestiques. En tout cas, si on arrive à augmenter le niveau de ces ressources domestiques, je crois que nous pourrions réduire le gap. C’est vrai que nous comptons sur l’appui extérieur, mais il faudrait, pour des efforts durables compter sur nos ressources propres. Nous avons des possibilités pourvu que nous fassions tous des efforts en faveur de la paix et de la sécurité sur tout le territoire.

 

RJDH : le Président Faustin Archange Touadera a annoncé la mise en place d’un comité d’absorption de fonds sans proposer un contenu réel de ce comité. Comment allez-vous faire pour mobiliser les ressources annoncées par les partenaires au développement de la RCA ?

FM : le Président de la République a répondu aux préoccupations de la communauté internationale qui n’a sans cesse manqué de lui poser la question sur notre capacité d’absorption de ces ressources. Effectivement, ce n’était pas au lendemain, mais c’est une première réponse. Donc un signal fort qui prouve toute la volonté du Chef de l’Etat pour être à la hauteur de l’utilisation des ressources qui pourraient provenir des annonces de Bruxelles.

Le problème n’est pas au niveau du contenu, c’est un dispositif qui est structuré qui a donc trois organes. Premier organe sera piloté par le Chef de l’Etat et qui va traiter les questions purement politiques.

Le second panier, c’est un organe de décision, donc un comité directoire conjoint qui réunira tous les partenaires qui ont fait des annonces et le troisième organe c’est le secrétariat politique permanent. C’est ce secrétariat qui aura le devoir de donner la visibilité sur ces ressources et comment rendre compte et se passer des annonces au décaissement pour nous permettre d’avoir des rapports sur l’exécution des actions contenues dans le plan.

Maintenant c’est de rendre opérationnel ce secrétariat politique permanent et c’est dans ce sens-là qu’automatiquement après Bruxelles, il faut relever que la communauté internationale a décidé de nous accompagner et continue de faire preuve de cet accompagnement. Car aussitôt après Bruxelles la Banque Mondiale a accepté de mobiliser les ressources pour recruter un consultant international devant nous aider à mettre en place ce secrétariat technique permanent.

Une fois que le travail en train d’être fait, une fois que les termes de références sont clairement définis pour le suivi des annonces de Bruxelles et la mise en œuvre du Plan de Relèvement et de Consolidation de la Paix, pour la coordination il faut communiquer autour de ces actions. Nous pourrons avoir le profil des compétences devant travailler dans ce secrétariat politique permanent. Et c’est ce travail que nous sommes en train de faire parce que ce secrétariat technique va pouvoir nous alerter et nous mettre à dispositions des éléments de décision ou s’il y a des blocus quelque part, nous seront avec tous les partenaires au niveau du comité directoire technique pour nous pencher sur les obstacles et pour les lever d’une manière rapide les ressources. Donc ce n’est pas question de contenu. Nous savons ce qu’il faut faire, il faudrait donner la forme et recruter les compétences dans ce secrétariat technique permanent et c’est ce travail qui a déjà commencé. D’ici peu, le consultant international sera en place, nous allons travailler et il y aura un premier draft d’ici la fin de la semaine.

 

RJDH : Lors de la table ronde de Bruxelles, certains partenaires n’ont pas répondu à l’appel ou fait des annonces. Nous voulons citer la CEEAC, l’Union Africaine qui comptent organiser sa table ronde en faveur de la RCA, alors quel est le niveau d’engagement et de collaboration entre vous et ces institutions ?

Il ne faut pas dire cela. Dès le début de l’élaboration de ce Plan de Consolidation et de Relèvement de la Paix, toutes ces institutions étaient impliquées. Elles font bien partie du comité directeur conjoint dont j’avais la présidence et c’est avec tous ces représentants que nous avons travaillé. Et à Bruxelles, l’Union Africaine et la CEEAC ont pris la parole. Au niveau africain, la CEEAC fait partie de notre communauté économique régionale avec qui nous sentons la solidarité africaine déjà. Donc on ne va pas dire qu’ils vont faire leur chose à part. Maintenant, pour démontrer cette solidarité, l’Union Africaine a souhaité et envisagé organiser son prochain Sommet, une réunion avec tous les pays africains, pour apporter un appui à la République Centrafricaine et cela est un plus qui témoigne à suffisance que nous ne sommes pas seuls. Car, non seulement les pays africains sont derrière nous mais toute la communauté internationale est avec nous.

 

RJDH :Joseph Bendounga, président du MDREC dans une interview accordée au RJDH a affirmé que vous avez balbutié devant les partenaires lors de cette table ronde Bruxelles. Qu’en dites-vous ?

FM :Ah je l’ai pas vu à Bruxelles, je ne sais pas de qui il tire cette information, cela n’engage que lui. Je ne crois pas qu’on est au niveau de ce genre d’analyse. Je crois qu’il a lui-même lu ce document et ce qu’il contient. Ce n’est pas qu’à Bruxelles que j’ai présenté ce document, je l’ai présenté à New-York, à Washington, à Yaoundé et un peu partout. Depuis les présentations que j’ai faites, c’est la première fois que et cela ne vient pas de l’extérieur mais c’est des gens qui parfois ne sont pas au niveau de l’information qui racontent cela. Aujourd’hui, nous savons qu’il y a eu des annonces et la communauté internationale est mobilisée pour nous appuyer autant qu’on se mette ensemble. Moi je voudrai bien le rencontrer pour qu’on en discute, j’ai besoin des idées.

 

RJDH : Il a demandé un large consensus autour des retombés de Bruxelles que répondez-vous ?

FM :Quelle rencontre consensuelle ? Pour parler de quoi exactement ? Il faut qu’on se le dise, on a toutes les informations qui sont là. Après Bruxelles nous avons tenu une conférence de presse avec tous les partenaires, il faut écouter ce qu’ils disent. La population a besoin des réponses urgentes et d’abord nous avons commencé à travailler avant même d’aller à Bruxelles. Je crois qu’après l’investiture du Président, à mon premier déplacement à Bruxelles au mois d’avril, la communauté internationale a commencé à se mobiliser pour dire que la population centrafricaine doit bénéficier de la dividende de démocratie. Et c’est ainsi qu’avant Bruxelles, des actions sont déjà menées sur le terrain. J’ai été sur le terrain et lancé plusieurs projets de réhabilitation des infrastructures scolaires et routières. Et on a bien d’autres choses à faire et nous nous sommes  convenus avec les partenaires pour aller de l’avant. L’heure n’est pas à la théorie pour se lancer des flèches et si ce monsieur veut contribuer, qu’il apporte des éléments. La preuve : si cela ne n’était pas bien perçu, on n’allait pas avoir ce niveau d’engagement et de promesses.

 

RJDH : M le ministre je vous remercie !

FM : c’est à moi de vous remercier.

 

***** RJDH *****

 

 

INTERNEWS : LES JOURNALISTES CENTRAFRICAINS DESORMAIS OUTILLES SUR, « LE TRAITEMENT MEDIATIQUE DES VIOLENCES BASEES

SUR LE GENRE »

 

« Du 05 au 09 décembre 2016, les journalistes centrafricains ont renforcé leurs capacités sur le thème intitulé : « le traitement médiatique des violences basées sur le genre ». Organisé par l’ONG Internews en partenariat avec USAID, cet atelier qui a regroupé une dizaine de journalistes vise à développer les connaissances et les compétences des participants en matière de plaidoyer sur le genre, afin de leur permettre  d’œuvrer dans le sens de la création d’un  environnement favorable à la mise en œuvre de l’équité entre l’homme et la femme et d’une prévention et réponse appropriées aux Violences Basées sur le Genre (VBG). A la suite des connaissances théoriques apprises, les participants ont effectué des visites sur le terrain pour palper du doigt les réalités de la situation de certains survivants des VBG. C’était dans ce sens que le groupe de journalistes de la presse écrite a réalisé un sujet de reportage sur « les difficultés de la prise en charge psychosociale d’une survivante des VBG ». Voici l’intégralité de l’article réalisé. »

 

Bénistant MBALLA

 

 

 

La République centrafricaine a traversé des crises récurrentes ces deux dernières décennies avec des conséquences extrêmement graves pour le pays et sur les populations dont certaines ont été victimes de cas de viol. Malheureusement, ces personnes sont confrontées à de nombreux problèmes d’ordre sanitaire, moral et de prise en charge psychosociale.

Dans le cadre d’une formation des journalistes sur les violences basées sur le genre, notre groupe constitué de NDAGIYE Nicolas, SALAMATOU Alfred, NZINGAZO Guy Marcelin, KOULAKA Odilon et MBALLA Bénistant a réalisé une enquête auprès d’une survivante et d’autres acteurs qui œuvrent dans le domaine des Violences Basées sur le Genre (VBG). Il s’agit notamment des spécialistes psychosociaux, des médecins, des responsables des structures de prise en charge psychosociale et juridique.

Ces enquêtes ont permis au groupe de réaliser ce travail qui doit interpeller la conscience des uns et des autres afin d’agir pour soulager la souffrance des survivants.

De tous les cas de viols enregistrés pendant ces moments de crises, il y a l’une des survivantes rencontrée qui a bien voulu témoigner. Cette dernière habitait chez son frère à Garoua-Boulaï où elle faisait ses commerces et c’est quand son frère était décédé qu’elle est rentrée à Bangui pour résider au Pk 13. La survivante a parlé de  la réaction des éléments de la coalition Séléka en guise de représailles contre les anti-balaka par rapport aux attaques du 5 décembre 2013. «Nous avons tenté de fuir, a-t-elle dit, pour nous mettre à l’abri des exactions des éléments de Séléka qui pourchassaient les Anti-Balaka avec risque de tout confondre, qu’on allait tomber dans la main des Séléka pour être violées, certaines ont été tuées et ils ont amené d’autres jeunes filles avec eux.

Apres, j’étais obligée de revenir et passer trois jours ensemble avec d’autres personnes dans la maison d’une compatriote. Mais, j’ai été contactée par le téléphone que les forces françaises de la Sangaris étaient en train de faire des patrouilles. C’est ainsi que j’ai pris le courage pour sortir et tenter de regagner le site de Saint-Jean de Galabadjia. De là, Dieu a fait de sorte que je me suis retrouvée avec mes enfants. Puis, l’un de mes enfants a eu à louer une maison qu’on a regagnée. Quelques mois après, faute de moyens, on était obligé de déménager où j’ai gagné une fois de plus le site et mon enfant a rejoint sa belle-famille.

Mais la vie sur le site n’était pas facile. J’ai été identifiée par les responsables du site de Saint Jean et par rapport à mon cas, ils m’ont transférée sur le site de Benz-vi. C’est de là que j’ai reçu la visite de l’ONG les Flamboyants qui par la suite m’a orientée vers le Centre pour la prise en charge psychosociale».

Il est à noter que l’ONG les Flamboyants travaille en partenariat avec Médecins Sans Frontières (MSF), DRC et IRC.

Mme Yakola Naomi, agente psychosociale de l’ONG les Flamboyants, a précisé les conditions dans lesquelles les survivantes sont prises en charge. La toute première chose à faire au niveau du Centre consiste à conseiller les survivants à se dépasser ou à surmonter les faits. « En cas d’agression physique où les survivants arrivent au niveau de notre Centre, nous allons d’abord les introduire dans un hôpital où ils bénéficient d’une prise en charge médicale. Après, ils vont revenir au niveau du Centre pour être accompagnés. Pour les cas de viols, certaines survivantes partaient directement à l’hôpital où elles ont bénéficié de la prise en charge médicale avant d’être renvoyées au niveau du Centre pour être accompagnées.

Dans le cas où les survivantes arrivent directement chez nous, on va les référencier à Médecins Sans Frontières (MSF) France pour la prise en charge médicale. Concernant la prise en charge proprement dite, Yakola Naomi a souligné : « Quand les victimes arrivent, nous leur fournissons des fiches de références qui vont leur permettre d’être prises en charge par MSF France qui travaille en collaboration avec notre Centre dans le cas des agressions et des viols. On va faire leurs examens et les soumettre aux traitements médicaux. Le délai d’accompagnement est relatif selon les cas, c’est-à-dire d’une semaine à un mois.

En sus de cela, nous organisons des Activités génératrices de revenus (AGR) pour soutenir financièrement les survivants ou les survivantes.

Sur le plan juridique, il y a des actions qui sont menées dans ce sens en vue de rendre justice aux survivants ou aux survivantes.

Gondjé Eloi, Administrateur financier de l’ONG les Flamboyants, intérimaire de la coordonnatrice Goumba Anne-Marie, a quant à lui présenté le Centre en soulignant qu’il dispose de deux agents psychosociaux qui travaillent pour le compte de ladite structure. Et nous travaillons sur la base de la confidentialité, a-t-il précisé.

En définitive, les survivants connaissent souvent des traumatismes graves qu’ils arrivent péniblement à surmonter. A cet effet, ils ont besoin d’être assistés à travers la prise en charge psychosociale pour les aider à sortir de leur situation.Pour cela, le gouvernement et les organisations œuvrant dans le domaine des violences basées sur le genre, chacun en ce qui le concerne, doit tout mettre en œuvre pour soulager la souffrance des survivants.

 

Le groupe Presse Ecrite constitué de :

 

- NDAGIYE Nicolas

- SALAMATOU Alfred

- NZINGAZO Guy Marcelin

- KOULAKA Odilon

- MBALLA Bénistant

 

 

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