Tous les Info du Lundi 09/01/2017

Cm n 2381 du lundi 09 jan 2017

GIOVANNI, PRETRE COMBONIEN ET CURE, REND LA VIE INFERNALE AUX DEPLACES DE

NOTRE DAME DE FATIMA : EGLISE OU TRIBUNE D’INJURES

 

Le curé Gabriel, devenu par la force des choses, gestionnaire des Comboniens, a été un bon prêtre, un vrai serviteur de Dieu, un humaniste. Il avait de très bonnes relations avec les déplacés du site de la Paroisse Notre Dame de Fatima (NDF). Il les entretenait comme des êtres humains, comme des semblables, comme des créatures de Dieu, à l’image de Dieu. Depuis que le Père Gabriel a été muté, c’est l’enfer, un vrai calvaire que vivent les déplacés de NDF. En pleine messe, Gustave Dallé, président du Conseil Paroissial s’en prend ouvertement aux déplacés du site, hommes et femmes confondus. Et pourtant, c’est l’UNICEF qui paie l’électricité sur le site de NDF au profit des déplacés. Cela profite aussi aux prêtres sans scrupule, sans âme, ni conscience. OXFAM, ONG humanitaire internationale entretient la douche et le forage qui fournit de l’eau aux déplacés. Curieusement et contre toute attente, les prêtres monopolisent le forage, s’en servent et privent les déplacés d’eau. Ces prêtres vivent royalement avec les bienfaits des ONG sur le dos des déplacés. Une vraie traite des êtres humains.

Un écran ou poste téléviseur, don de l’ONG humanitaire internationale OIM aux déplacés du site de NDF, a été confisqué. Seuls les prêtres ont le droit de regarder la télévision et non les déplacés qui sont des sous-hommes, des mécréants. Il en est de même d’un groupe électrogène, don de l’OIM qui accompagnait le poste téléviseur. Ces dernières semaines, les prêtres refoulent les ONG humanitaires, repoussant toute assistance aux déplacés, histoire de les obliger à quitter le site de NDF. Les déplacés sont traités pires que des animaux. Pourquoi les prêtres ne sont pas restés à Saint-Michel (5ème Arrondissement), à Saint-Mathias (3ème Arr.) ? Au curé Giovanni de nous répondre. Notre Dame de Fatima est sécurisé grâce aux forces internationales omniprésentes sur le site.

Lors du carnage qui a eu lieu à NDF, ce sont les déplacés qui ont transporté les cadavres de leurs compatriotes tombés sous les balles des malfrats, y compris les blessés et autres victimes dont un abbé. OXFAM s’occupe de tout sur le site de NDF. D’où et de quoi peut provenir une telle animosité de la part surtout des prêtres ? Le contingent camerounais présent sur le site, a suivi de ses propres oreilles les injures, les insultes qui fusaient, des soi-disant serviteurs de Dieu. Peut-on humilier des êtres humains à ce point ? N’est-ce pas des actes inhumains et dégradants ?

Dieu merci, le HCR, l’OIM et les affaires sociales ont fait un tour sur le site de NDF pour s’entretenir avec les déplacés, afin de les aider à libérer les lieux. Les déplacés du site de NDF sont tous les voisins immédiats de la paroisse NDF. Ce sont en majorité des chrétiens de cette paroisse. Ceux-là ne savent où aller car leurs maisons ont été incendiées, détruites totalement et se situent entre le Km5 et la paroisse NDF, depuis le pont Fodé jusqu’aux Plateaux, et les prêtres le savent bien. Ce ne sont pas les prêtres qui prennent en charge les déplacés. C’est tout juste le local, un abri pour se loger.  Gustave Dallé, président du Conseil Paroissial était au départ parmi les déplacés. Il change de costume comme le caméléon, se place du côté des prêtres et devient le bourreau de ses propres frères en détresse, traumatisés par la crise.

Pour les jours qui suivent, en attendant que les ONG et les affaires sociales leur trouvent un peu de moyens pour déguerpir, que les prêtres arrêtent les harcèlements qui ajoutent un traumatisme au traumatisme. Ils en appellent au Cardinal Nzapalainga d’atténuer la rage de Giovanni à NDF.  L’église s’occupe des âmes humaines mais ce qui se passe à NDF, dépasse toutes les équations papales. Si l’église se transforme en enfer pour les mêmes âmes humaines en détresse, nous osons croire que de tels prêtres ne sont pas là par vocation. Ce sont des loups ravisseurs qui se cachent sous la peau de l’agneau.

 

Julien BELA

 

 

 

 

 

 

 

DECRET PRESIDENTIEL PORTANT OUVERTURE DE

DEPOT DE DOSSIERS DE CANDIDATURE AU HAUT CONSEIL DE LA COMMUNICATION (HCC)

 

L’Assemblée Nationale a adopté, le Conseil des Ministres entendu, le président de la République, chef de l’Etat, professeur Faustin-Archange Touadéra, a pris un décret portant ouverture de dossiers de candidature au Haut Conseil de la Communication (HCC), le jeudi 05 janvier 2017.

Dans ledit décret, il est fait mention que : « le délai de dépôt de dossiers de candidature court du 09 au 20 janvier 2017. A cet effet, un comité est mis en place pour la réception, l’examen et la validation de dossiers de candidature. Mais les anciens Hauts  Conseillers au HCCT ne peuvent faire acte de candidature pour ce HCC ».

Aussi, le même décret a défini certains critères devant permettre de postuler au HCC. Il s’agit entre autres, d’avoir passé dix (10) ans d’expérience dans la profession du journaliste ; être intègre ; jouir de bonne moralité, pour ce citer que ces quelques critères. C’est pour autant dire que les choses sérieuses ont commencé dès le début de cette année 2017. Et surtout après le retour du pays à l’ordre constitutionnel, le 30 mars 2016. Donc, la «  Rupture » avec les vieilles pratiques politiques du passé, commence à être effective dans les vécus quotidiens du peuple centrafricain. La balle est désormais dans le camp de la presse publique et privée de la RCA. Et c’est jamais l’occasion en or pour les médias de choisir des Hauts Conseillers expérimentés, sages, initiateurs de bons projets et capables de défendre les droits et de valoriser la profession du journaliste, tant sur le plan national, qu’international. Mais à quelle institution de la République, sera le prochain tour ? Attendons les jours à venir pour avoir le cœur net.

 

Le Petit YEKOA

 

 

 

« TOUADERA NEGOCIE AVEC LES GROUPES, ALORS IL DOIT NEGOCIER AVEC BOZIZE QUI EST LE CHEF… », DIXIT BERTIN BEA

 

 

Bozizé a toujours nié être le chef des Anti-Balaka. Ce qui est caché, finira par faillir au grand jour. Béa Bertin, eternel Secrétaire Général par intérim, l’a formellement avoué sur les ondes de RFI, ce vendredi 06 janvier 2017. C’est Bozizé qui tire les ficelles d’un côté, de l’autre, Djotodia en fait autant. Du coup, Bozizé devient pénalement responsable des atrocités, des crimes contre l’humanité, des crimes de guerre, des atteintes  aux droits de la personne humaine, commis par les Anti-Balaka durant la crise. De plus, Bozizé est sous sanctions des Nations-Unies et des Etats-Unis, et il est bardé d’un mandat d’arrêt de la justice Centrafricaine. N’oublions pas que la Cour Pénale Internationale (CPI) avait ouvert une enquête sur les « boucheries de Paoua », durant la rébellion de Bozizé qui l’a porté au pouvoir en 2003. Il doit également clarifier la mystérieuse disparition du Colonel Charles Massi depuis belle lurette.

Francis Bozizé est rentré dans son pays, il est à la disposition de la justice. Il en sera de même pour François Bozizé. La justice centrafricaine l’attend les bras ouverts. « Quelle que soit la durée de la nuit, le jour apparaîtra », dit-on. La Cour Pénale Spéciale (CPS) se met peu à peu en place, se frotte les mains et s’échauffe pour la grande empoignade juridico-juridique. L’ex-empereur Bokassa a eu le courage de rentrer dans son pays et de se mettre à la disposition de la justice de son pays. Personne n’empêche Bozizé de rentrer chez lui, de même au temps de Kolingba, personne n’a poussé Bokassa à revenir au Bercail. Au moins Bozizé sait ce qui l’attend dans son pays, au même que Bokassa à l’époque. A la seule différence que Bokassa était un patriote convaincu. Il n’a pas « somalisé » son pays pour le mettre à feu et à sang, le détruire jusqu’au fondement. Bokassa a au moins construit son pays, contrairement au tristement célèbre tribaliste Bozizé. Bokassa a laissé une armée forte, redoutable et redoutée. Bozizé l’a tribalisée, politisée, détruite. Les FACA ont été humiliées.

Un intérim qui dure et perdure, c’est le cas de Béa Bertin, une pure caisse de résonnance, dépourvu de toute culture politique. Il a enfoncé le clou à Bozizé, le proclamant officiellement chef de la milice Anti-Balaka, donc chef de guerre. Dès lors, les Centrafricains comprennent pourquoi les Anti-Balaka proches de Bozizé sont récalcitrants et prennent leurs compatriotes en otage, prolongent leur calvaire. Ils vont gagner quoi, personne ne le sait. Le culte à Bozizé, c’est leurs affaires internes, cela ne doit pas pénaliser l’ensemble du peuple centrafricain. Chaque famille centrafricaine souffre des séquelles de la crise, les plaies sont encore béantes. Béa Bertin remue le couteau dans la plaie. Beaucoup de rats ont quitté le navire à cause du culte de personnalité qui est aux antipodes du bon sens et de la raison. Les Centrafricains rêvent et espèrent voir leur condition de vie s’améliorer que de se tourner l’archéologie politique.

Durant les dix (10) ans de règne de Bozizé, les Béa Bertin étaient relégués au dernier rang. Il en était de même de l’opposition politique. Bozizé a mis l’opposition en quarantaine jusqu’à sa chute vertigineuse le 24 mars 2013. Tout le monde a pris la tangente, il n’y avait aucun homme fort pour tenir tête. Aujourd’hui, la différence est nette. Il n’y a ni Grec, ni Juif, ni païens, mais des Centrafricains qui travaillent pour leur pays, opposants, rivaux, challengers, tous sont au chevet de leur pays, la RCA, qui doit sortir du gouffre dans lequel l’ont plongée François Bozizé et son clan. La RCA est aujourd’hui Arc-en-ciel. Il n’y a plus d’ethnie supérieure aux autres, plus privilégiée que d’autres, mieux servie que d’autres, les gens entrent et sortent du gouvernement comme bon leur semble. C’est lugubre et sinistre d’entendre encore ce genre de sons de cloche retentir. C’est tirer la RCA vers le bas pour la maintenir dans une misère ordurière. La page est définitivement tournée quant à la pensée unique prônée par Boazizé.

Les retraités, les vacataires, les contractuels manifestent leur mécontentement, il n’y a plus de « bourdou », autrement dit la charge policière violente avec des grenades lacrymogènes, des tirs à balle réelle, des gourdins, des matraques. Contrairement à la barbarie politique de l’époque de Bozizé où l’opposition ne pouvait tenir un meeting. Les jets de pierres, les grenades lacrymogènes, les coups de cross pleuvaient de partout par distribution agréée. Les Centrafricains savourent aujourd’hui les délices de la liberté, de la démocratie, de la liberté d’expression et de manifestations. Bozizé a passé le clair de son temps à vilipender la presse privée et les magistrats, les traitant de tout et de rien. Les enfants Bozizé n’avaient d’égard pour personne, braquaient, boxaient, avec leur prison privée, allant jusqu’à oser enterrer vivant un rival pour une histoire de femme. Béa Bertin n’a qu’à s’enfermer dans la chapelle de Bozizé au lieu d’intoxiquer.

Si Béa Bertin, Bozizé et son clan avaient créé des emplois, le pays n’en serait pas là. La RCA fait cinq (5) millions d’habitants avec des déplacés, des exilés, des pauvres à l’extrême. Le tissu économique complètement détruit. Faut-il perdre du temps à s’occuper de Bozizé, un fardeau encombrant, inutile et déphasé ? Les Centrafricains souffrent au sein du monde rural, sur les sites et  en exil. L’insécurité entretenue par Bozizé, son clan et sa milice, empêche tout ce monde de regagner leur domicile et de vaquer à leurs occupations quotidiennes, afin de participer au relèvement du pays. Si Patassé et ses partisans avaient agi de la sorte, le pays aurait été ingouvernable. Bozizé ne pouvait faire les dix (10) ans au pouvoir. Patassé avait plus de partisans que Bozizé, mais par patriotisme, il a reconnu le pouvoir de Bozizé. Pourquoi après Djotodia, Samba-Panza, Bozizé continue de mettre à rude épreuve le destin de son pays ? En quoi est-il aussi indispensable que cela ? Son ethnie avait le feu vert, c’est normal que les nostalgiques ruminent encore le bon vieux temps du tribalisme exacerbé qui leur faisait la part belle. La RCA est une nation Arc-en-ciel maintenant, malheureusement les emplois font défaut. Il faut la paix, la stabilité et la cohésion sociale pour créer des emplois et reconstruire le pays. Le KNK doit se restructurer, tourner la page sanguinaire, voir l’avenir, pour rebondir en 2021. La RCA ne peut plus marcher à reculons. Bonne année 2017.

Julien BELA    

 

 

PIERRE MOUSSA, PRESIDENT DE LA COMMISSION DE CEMAC, EN VISITE A BANGUI, A ETE REÇU EN AUDIENCE PAR LE MINISTRE DES FINANCES

 

A la fin de la matinée du jeudi 05 janvier 2017, le ministre des Finances et du Budget, Henri-Marie Dondra, a reçu en audience dans son cabinet, le président de la Commission de CEMAC (Communauté Economique et Monétaire d’Afrique Centrale), Pierre Moussa. Les deux (2) personnalités ont passé en revue l’état des infrastructures du siège de la CEMAC à Bangui, les engagements pris par les Etats membres en faveur de la RCA. Au sortir de cette audience, le président de la Commission de CEMAC a accordé une interview aux journalistes dont voici l’intégralité.

 

Journalistes (J) : Bonjour monsieur le président !

Pierre Moussa (PM) : Bonjour !

 

J. : Vous résidez dans la zone CEMAC. Et ce matin, vous avez été reçu en audience par le ministre des Finances, peut-on avoir l’objet de votre visite ?

PM : On ne devait pas être étonné de me voir à Bangui, puisque c’est notre siège. C’est le siège statutaire de notre Communauté. Donc, c’est normal que je sois permanent à Bangui.

J’ai voulu réserver à notre siège statutaire ma visite. C’est la 1ère visite de l’année, parce que c’est important que je visite un peu toutes les infrastructures de la CEMAC qui sont ici à Bangui. Il y en a un certain nombre : le siège de la commission elle-même. Et ce siège que vous avez-là, il y a quelques dégradations. Vous avez aussi l’école inter-états des douanes qui est en pleine rénovation grâce au partenariat de l’Union Européenne. Il y a la cité de la CEMAC qui abrite ses pairs et qui est en dégradation.

Et donc, on devait faire un plan de rénovation de tous ces patrimoines et cela dans la perspective du retour à Bangui. Ensuite, je devais faire avec les autorités une revue des principaux engagements qui ont été pris par les autres pays de la CEMAC lors du sommet de Malabo, le 30 juillet. Les autres pays avaient pris un certain nombre d’engagements en faveur de la République Centrafricaine dans le cadre de l’assistance qu’ils se doivent toujours d’accorder à la RCA. Donc, nous avons fait les points avec les autorités ici, de ce qui avait été déjà fait au titre de ces engagements, et de ce qui est entrain de se faire. Je crois que ces perspectives semblent bonnes.

 

J. : Monsieur le président, vous avez parlé de multiples sommets de Malabo, du Tchad, de Yaoundé. Il s’agit des engagements des Etats de la CEMAC en faveur de la RCA, où en sommes-nous avec le niveau de contribution de tous ces engagements ?

PM : Non, c’est-à-dire qu’il faut bien me comprendre. J’ai parlé par rapport à ce que vous dites, du sommet de Malabo. C’était un sommet des chefs d’Etats de la CEMAC à Malabo. Et au cours de ce sommet, les chefs d’Etat avaient pris un certain nombre d’engagements en faveur de la RCA. Par exemple, rétrocession de la vente due par les divers pays à la commission de la CEMAC, contribution à l’opération DDR (Désarmement, Démobilisation, Réinsertion) qui devrait avoir lieu d’ici peu, l’engagement pour la formation de certains contingents des FACA, la facilité de la banque centrale au profit de la RCA. Je ne peux pas tout vous énumérer. Au moment où nous parlons, certains pays se sont acquittés largement de leurs engagements, d’autres partiellement. Et donc, les autres engagements sont en cours. Donc, c’est une opération qui se déroule.

Mais n’oublions pas non plus que les autres pays eux-mêmes sont en crise économique et financière. D’où d’ailleurs le sommet de Malabo et le sommet de Yaoundé sont consacrés en large partie, pour ne pas dire l’essentiel de ces discussions des chefs d’Etat aux voies et moyens pour la sortie de cette crise au sein de la CEMAC, l’Afrique Centrale, crise due au choc exogène en rapport avec la baisse de prix des matières premières et surtout dans ces zones. Donc, il faut constater que notre sous-région est en crise. Mais la volonté des chefs d’Etats, c’est de sortir rapidement de cette crise, d’où le sommet de Malabo et le sommet de Yaoundé.

 

CM : Dans votre propos, vous avez parlé de la recherche du renouvellement des infrastructures du siège statutaire de la CEMAC et de la TCI. De quoi avez-vous discuté avec le ministre

PM : Avec le ministre, nous avons discuté des infrastructures communautaires qui existent ici à Bangui et qui sont les patrimoines de la CEMAC. Le siège de la CEMAC qui est situé sur le boulevard des Martyrs que vous connaissez, et il y a une cité qui héberge les cadres de la CEMAC. Toutes ces infrastructures aujourd’hui sont quand même en dégradation. C’est dans la perspective du retour de la commission à Bangui, qu’il faut réhabiliter ces infrastructures. Nous en avons parlé avec l’Union Européenne pour qu’elle contribue significativement à la rénovation des ces infrastructures, et éventuellement à leur extension. Donc, j’ai rendu compte de ces perspectives de partenariat avec l’Union Européenne.

Quant à la TCI (Taxe Communautaire d’Intégration), c’est la contribution que chaque Etat doit apporter au budget de la communauté pour le fonctionnement des structures de la communauté. Vous savez que la communauté a des organes et commissions. Vous avez la commission elle-même, les institutions spécialisées inter-états. Vous avez des organes comme le Parlement communautaire , la Cour communautaire de justice qui est à Ndjaména, au Tchad etc. Donc, tous ces institutions et organes, pour fonctionner, ont besoin d’un budget. Et ce budget est alimenté par les Taxes Communautaires d’Intégration, les recettes d’Importation de la CEMAC.

Donc, nous avons fait le point avec le ministre sur la contribution de la RCA par le biais de cette Taxe Communautaire d’Intégration.

 

J. : Je vous remercie !

PM : C’est moi qui vous remercie. Et bonne année à vous tous !

Propos recueillis par

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

DEPECHE RJDH-RADIOS COMMUNAUTAIRES

 

BIENTOT LA MISE EN VALEUR DU CIMENT ET DU FER PAR LA CHINE

Le Gouvernement centrafricain à travers le Ministre du Commerce Hassan Come et Wing wen Hao, responsable de la société China Geo Energering Coopration ont signé mardi 03 Janvier 2017 à Bangui deux projets de conventions relatives à l’exploitation du ciment et d’une fonderie de fer en Centrafrique.

Selon les conventions, une étude de faisabilité pour l’exploitation des gisements va se faire au préalable pendant six mois pour en arriver au démarrage de l’exploitation.

Le gisement de calcaire dans les villages Bombassa et Ndimba, installés au bord de l’Oubangui, proche de Bangui, serviront à la production du ciment. Tandis que la fonderie dans le village Bogouin au nord-ouest de la capitale servira à la production du fer.

L’exploitation du gisement permettra à la RCA d’avoir des ressources et de réduire le taux de chômage  des jeunes.

En 2010, une cimenterie a été installée à Nzilla au sud de la capitale par une société indienne. Elle n’a pas été fonctionnelle à cause de la crise militaro-politique qui a prévalu dans le pays et tous les matériels ont été pillés.

Les deux conventions signées entre la Chine et la RCA marquent un départ de l’exploitation des richesses du sous-sol de ce pays.

Le 07 aout 2010, la première pierre de la construction de cette cimenterie moderne d’une capacité de production de 400 tonnes  par jour a été posée.

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FIN DES EPIDEMIES DE CHOLERA ET MONKEY POX EN CENTRAFRIQUE

 

La Ministre de la Santé Publique et de la Population, Fernande Ndjengbot a annoncé ce 04 janvier 2017 la fin des épidémies de Choléra et Monkey Pox en Centrafrique.

Selon la ministre de la Santé, ces deux épidémies ont été maitrisées à temps après la notification des derniers cas enregistrés en septembre 2016, « grâce aux actions concertées des  partenaires du département de la santé publique et de la population ».

Selon elle, compte tenu du non enregistrement des nouveaux cas, ceci prouve la maitrise de la maladie. « Conformément aux règlements sanitaires internationaux qui recommandent l’observance d’une période de 21 jours sans enregistrement de nouveau cas », a-t-elle précisé avant de déclarer, « la fin de l’épidémie de cholera dans la région sanitaire N°1, 4 et 7, et aussi la fin de Monkey-pox  dans la Préfecture de la Basse-Kotto ».

Fernande Ndjengbot a exhorté la population Centrafricaine à observer toujours les mesures préventives de ces deux maladies. « La fin de l’épidémie ne signifie pas pour autant l’abandon et l’observance des mesures d’hygiène élémentaire, alimentaire, environnemental, vestimentaire et corporel ainsi que la veille sanitaire vis-à-vis de ces maladies », prévient-elle.

L’épidémie de cholera est déclarée le 10 Aout 2016 dans la contrée de Djoukou, Zawara et dans la ville de Bangui dont 266 cas ont été enregistrés et 21 décès. Celle de la variole du singe « Monkey-pox » a été déclarée le 22 septembre 2016 au village Dalakere, Téou 04 et 05 dans la Sous-préfecture de Mingala dans la Basse-Kotto dont 19 cas ont  été enregistrés.

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 LE PRESIDENT DE LA LCDH DEMANDE LE RENFORCEMENT DE LA CHAINE PENALE

 

Le président de la Ligue Centrafricaine des Droits de l’Homme (LCDH), Joseph Bindoumi a demandé la relance de la chaîne pénale dans sa totalité afin de lutter contre l’impunité. Car, dans certaines régions du pays, il n’y a pas de tribunaux.

Dans plusieurs provinces du pays, il n’existe aucun tribunal pour juger les auteurs de délits. Malgré le dysfonctionnement de ces tribunaux dans les provinces, dans la capitale, une cinquantaine de dossiers ont été délibérés au Tribunal de Grande Instance de Bangui.

Le président de la Ligue Centrafricaine pour les Droits de l’Homme (LCDH), Joseph Bindoumi, a dressé l’état des lieux des tribunaux dans le pays. Selon lui, « la Centrafrique compte environ 200 magistrats. La majorité des tribunaux à l’intérieur du pays n’est pas opérationnelle. La lutte contre l’impunité ne s’effectue pas sur toute l’étendue du territoire », a-t-il relevé avant d’ajouter qu’« une cinquantaine des dossiers ont été délibérés en 2016 dans la capitale».

Les conséquences de le l’absence de tribunaux dans certaines régions de la RCA se traduisent par la persistance des violations des Droits de l’Homme perpétrées par des groupes armés. « Des crimes de sang, des viols, des tortures, des meurtres, entre autres, se poursuivent encore sur le territoire centrafricain. Des dossiers continuent d’être enregistrés par la LCDH et les autres associations de défense des Droits humains », a-t-il déploré.

Joseph Bindoumi est optimiste pour la restauration des tribunaux qui seront un appui pour  la Cour Pénale Spéciale (CPS), « à punir les présumés auteurs des crimes de guerre, des crimes contre l’humanité, pillages, violations en Centrafrique ».

Le Centrafrique compte plus d’une vingtaine de tribunaux. Cette chaîne pénale est fragilisée en partie par la crise militaro-politique de 2013. La Ligue Centrafricaine des Droits de l’Homme demande la restauration de cet instrument juridique afin d’appuyer la CPS dans ses actions.

*****  RJDH ****

 

 

 

 

   CENTRAFRIQUE : UN TROISIEME CASQUE BLEU TUE MARDI (ONU)

Un Casque bleu bangladais a été tué par des hommes armés dans le nord-ouest de la Centrafrique mardi, le jour même où deux soldats de la paix marocains ont trouvé la mort dans l'attaque de leur convoi dans le sud-est du pays, a annoncé vendredi la force de l'ONU à Bangui (Minusca).

"Un Casque bleu bangladais a été tué mardi à Bokayai, à 25 km au sud-ouest de Bocaranga (nord-ouest), alors que le convoi dont il faisait partie rentrait d’une patrouille dans la région", indique un communiqué de la Minusca: "Le convoi de casques bleus bangladais (...) a essuyé des tirs d’environ 50 assaillants. Le chauffeur du véhicule a été mortellement touché à la tête. Les soldats bangladais ont riposté à cette attaque".

La même journée, deux Casques bleus marocains ont été tués dans le sud-est du pays par des hommes armés qui ont attaqué leur convoi, avait annoncé mercredi l'ONU, précisant que "les auteurs de l’attaque s'étaient enfuis dans la brousse".

Forte de plus de 10.000 soldats et policiers, la Minusca tente de maintenir l'ordre en Centrafrique, où des tueries intercommunautaires à grande échelle avaient provoqué le chaos et une crise humanitaire sans précédent fin 2013, entraînant une intervention militaire de la France, l'ancienne puissance coloniale.

Les tueries de masse ont cessé et l'opération française Sangaris s'est achevée fin octobre 2016 mais de multiples bandes armées continuent de terroriser la population dans de vastes zones du pays.

Ces groupes sont essentiellement issus de factions parfois rivales de l'ex-rébellion de la Séléka à dominante musulmane, chassée du pouvoir après l'intervention française, de miliciens anti-balaka, se revendiquant chrétiens, mais aussi de groupes d'"auto-défense" d'éleveurs nomades peuls, de bandes spécialisées dans le racket routier et d'éléments "incontrôlés".

Dans la région d'Obo (sud-est), la rébellion ougandaise de l'Armée de résistance du seigneur (LRA) sévit également depuis plusieurs années.

 

AFP

 

 

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