Tous les Info du Lundi 06/02/2017

 

Cmn 2401 du lundi 06 02 2017

            LE FPRC ET LE MPC S’ACHARNENT CONTRE L’UPC, UN PRETEXTE POUR MAINTENIR LES HOSTILITES, ALORS QUE LES CENTRAFRICAINS ASPIRENT A LA PAIX, RIEN QUE LA PAIX

 

Tous les prétextes sont  bons pour le FPRC et le MPC de maintenir la tension dans le pays. L’ex-coalition Séléka a explosé en plusieurs groupes armés, histoire pour les chefs de guerre de se tailler la part du lion, sur le dos des combattants. Les leaders de l’ex-coalition Séléka ne savent plus à quoi s’en tenir. Certains font un (1) pas au Comité Consultatif et de Suivi et deux (2) pas en arrière. Partis de Bangui en catastrophe, les terroristes du Km5 à l’époque, sont allés grossir les rangs du FPRC. Sur environ 15 groupes armés, il ne reste que le FPRC et le MPC qui donnent l’insomnie aux populations civiles des zones occupées. L’UPC, alliée d’hier, est devenue l’ennemie à abattre. Une question de zone d’influence et de régions juteuses ?

Le FPRC et le MPC veulent-ils rayer l’UPC de la liste des rebellions pour s’imposer ? Veulent-ils remettre sur la table la question de la partition du pays ?  Quels sont les objectifs recherchés par le FPRC et le MPC ? Le MPC s’est rendu coupable de crimes contre l’humanité à Kaga-Bandoro, sur le site des déplacés. L’étau se resserre peu à peu autour des grands criminels qui hantent le pays et leurs jours sont désormais comptés. Personne ne prendra éternellement en otage tout un peuple, toute une nation. Les élections du 30 décembre 2015, ont coupé l’herbe sous les pieds des groupes armés. Aucune revendication politique n’est possible, encore moins, l’illusion d’une amnistie générale. Il faut cueillir ce que l’on a semé. Le programme Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Rapatriement (DDRR) est un passage obligé pour tous les groupes armés sur le sol centrafricain.

Bakala et Ippy sont des localités érigées en lignes rouges. Mythe ou réalité, les Centrafricains attendent de voir la Minusca à l’œuvre. Les Centrafricains se sont habitués aux expressions fracassantes de la Minusca : « Montée en puissance, « Mise en garde », « telle ville sans armes », « ligne rouge », mais de purs slogans stériles de style de la Minusca.

Les groupes armés ont toujours foulé aux pieds, les prétentions de la force onusienne en Centrafrique. Des contingents ont été agressés, parfois désarmés, déshabillés, sans aucune réaction. Les groupes armés en font à leur tête, car ils n’ont de leçons à recevoir de personne. Ils ont toujours minimisé la force de frappe de la Minusca. Ils tuent, pillent, dépouillent, incendient des villages entiers, sans être inquiétés outre mesure. Après les élections reconnues comme démocratiques, transparentes et crédibles, suite aux sacrifices du peuple centrafricain, la paix n’est pas encore pour demain. Le pays serait déjà en pleine phase de reconstruction pour entamer un réel développement économique et social, afin de redonner le goût à la vie à tous les Centrafricains, mais hélas !

Les régions de Vakaga, Bamingui-Bangoran, Nana-Gribizi, Haute-Kotto, Ouaka, Ouham-Pendé, doivent-elles demeurer en marge de l’élan du relèvement du pays ? N’est-ce pas la revendication essentielle et originelle à l’entrée en éruption de l’ex-coalition Séléka ? Cette revendication a été entièrement prise en compte dans le plan du relèvement du pays. Pourquoi le FPRC et le MPC doivent empêcher les populations de ces régions, de se connecter au réseau du relèvement du pays ? Et pourtant, le Pré-DDRR fonctionne à merveille dans la Vakaga avec le MLCJ. Les Travaux à Haute Intensité de Main d’Œuvre (THIMO) ou (Pré-DDRR), permettent aux combattants de subvenir à leurs besoins et à ceux de leurs familles. Et la Vakaga profite largement des retombées du Pré-DDRR. Des projets d’urgence initiées par la Communauté internationale en faveur des populations des régions jadis défavorisées, sont en veilleuse dans les placards, attendant la paix réelle et totale sur l’ensemble du territoire national.

Le FPRC et le MPC ont perdu le pouvoir. Faut-il empêcher les Centrafricains de vaquer à leurs occupations quotidiennes  ? Djotodia et Nourredine ont lamentablement échoué. Ils doivent avoir le courage de l’avouer haut et fort et de faire leur mea culpa que d’aggraver leur sort. C’est le FPRC qui reste hostile à la paix. Veut-il faire échec aux Centrafricains que Nourredine et Djotodia rendent la vie difficile et surtout à leurs propres frères des zones sous leur contrôle ? Toutefois, est-il que la fin est proche ? Et les Djotodia, Nourredine et Bozizé ne seront qu’un horrible souvenir du passé. Il n’était ainsi de Adolph Hitler en Allemagne, Jonas Savimbi en Angola, les FARC en Colombie, les Séléka et les Anti-Balaka en RCA. Nul n’est plus fort pour demeurer toujours le plus fort. Toute chose a un début et une fin et vaut mieux abandonner la guerre à temps avant que le pouvoir des armes vous quitte pour toujours. Aucune raison ne justifie la persistance de la violence aujourd’hui en Centrafrique. L’heure est à la Réconciliation Nationale, à la cohésion sociale, à la reconstruction et au développement du pays.

Julien BELA

 

 

CENTRAFRIQUE : TENSION A LA GENDARMERIE SUITE A DES MOUVEMENTS DU DIRECTEUR GENERAL

 

Les mouvements des gendarmes faits ces derniers jours par le directeur général Thierry-Marie Metinkoe, sont bloqués. Plusieurs commandants de brigade et des hommes de rang, ont refusé de céder leurs postes.

De sources concordantes, les mouvements faits par le directeur général de la gendarmerie, seraient dictés par des proches du chef de l’Etat. Selon un document dont le RJDH a eu copie, le ministre conseiller au DDRR, Séléson a saisi le directeur général par un courrier confidentiel à la date du 19 janvier pour lui faire part des doléances des proches du chef de l’Etat qui souhaiteraient que des gendarmes dont la liste est jointe au document, soient nommés à des postes de responsabilité.  Le bras de fer entre Jean Serge Bokassa, ministre de la Sécurité Publique et le directeur général de la gendarmerie, Thierry-Marie Metinkoe serait lié à cette affaire. Le directeur général, d’après nos sources, aurait rejeté plusieurs instructions du ministre qui, à son tour aurait fait bloquer les mouvements opérés par le général Metinkoe.

De sources bien informées, le ministre Jean Serge Bokassa aurait demandé sans succès au directeur général de la gendarmerie d’arrêter les mouvements du personnel, « par message porté, le ministre a demandé la suspension des mouvements mais le directeur n’a pas voulu. Il y a des collaborateurs du ministre qui n’ont pas été reçus par le DG sur cette affaire », a expliqué une autre source.

Le 31 janvier 2017, le général Metinkoe a pris une note de service pour interdire l’accès des casernes de la gendarmerie au lieutenant-colonel Roger Koi-Kouassi, chargé de mission défense globale au ministère de l’Intérieur et au chef d’escadron Roger Toukia, inspecteur central. Ce sont ces deux personnalités que le ministre avait envoyées au directeur général pour traiter de la question des mouvements.

Dans l’entourage du directeur général de la gendarmerie, on évoque la tentative du ministre de manipuler la gendarmerie à des fins politiques. « La réalité est là. Le ministre veut tout contrôler et utiliser son influence pour des fins politiques », a confié un proche de Thierry-Marie Metinkoe.

Le ministre de la Sécurité Publique n’a pas été joignable. Le directeur général de la gendarmerie, contacté n’a pas souhaité faire des commentaires. La gendarmerie est aujourd’hui divisée à cause de cette tension.

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L’Editorial de Julien BELA

 

LE HCC N’EST PAS UN

GARAGE

 

C’est une véritable consternation au sein des médias qu’a suscitée la loi organique sur le Haut Conseil de la Communication, sortie des entrailles de la Commission des textes de l’Assemblée Nationale. Le HCC est une institution technique des médias et nul n’y entre s’il n’est journaliste. Certains aspects de son fonctionnement, méritent des recours aux experts. C’est ainsi qu’un magistrat pour la forme et le fond juridique des textes, a été accepté au HCC. Les fréquences sont des aspects scientifiques qui font recours à un expert en la matière. Un magistrat (et/ou avocat) suffit, autant pour l’expert en télécommunication chargé des fréquences et sept (7) journalistes.

Ces derniers temps, le HCC est entrain de perdre son caractère technique et sa valeur comme régulateur des médias. La Commission texte de l’Assemblée Nationale a accepté les hommes des arts et de la culture, pourquoi faire ? Nous assistons de plus en plus à un assaut des magistrats, des avocats, sans objectif réel de la noble mission du HCC. Un journaliste peut-il demander à rentrer dans le Conseil Supérieur de la Magistrature ? Le HCC est l’instance suprême des médias. Les fréquences concernent la Radio et la Télévision et les autorisations de Publication pour la Presse Privée, ainsi que sa promotion. Les journalistes n’ont jamais investi le Bucada, instance propre aux Arts et à la Culture.

Les médias sont sujets à beaucoup de critiques. Si le HCC doit être envahi par des corps étrangers, c’est la ruine des médias. Nous espérons que la Cour Constitutionnelle tiendra compte du caractère journalistique exclusif du HCC, pour le développement des médias en Centrafrique. Le HCC n’est pas une vache à lait, encore moins un Eldorado pour engraisser des aventuriers au détriment du professionnalisme journalistique. Le HCC accepte un seul professionnel du droit et un expert des télécommunications en matière des fréquences. Les autres membres doivent être tous des journalistes (hommes ou femmes), et c’est tout. Les arts et la culture n’ont pas leur place au sein du HCC. C’est une instance de régulation des médias et de promotion de la presse privée. Le zèbre se reconnait par sa zébrure. Ne mélangeons pas les pédales pour faire du HCC une coquille vide. A chacun sa tanière.

Julien BELA

 

 

  LE COMITE DE SANCTION DE L’ONU, A TRAVERS LA PROROGATION DE L’EMBARGO, CRUCIFIE LA RCA

ET SON PEUPLE

 

L’embargo sur les armes et autres effets militaires à destination de la RCA et même sur les Forces Armées Centrafricaines (FACA), qui devrait théoriquement prendre fin ce mois de février 2017, a été une fois de plus prorogé pour un an par le conseil de sécurité de l’ONU, aux termes de la résolution 2339. Les raisons évoquées pour cette prorogation qui court jusqu’au 28 février 2018, sont et demeurent floues. Les Centrafricains ne s’y reconnaissent pas et la considèrent comme une punition ou une façon pour l’ONU de maintenir sa présence aussi longtemps en Centrafrique.

Car, comment comprendre que les combattants des groupes armés, tels que l’UPC, le FPRC, le MPC et les 3 R, sont très actifs et tuent à volonté leurs compatriotes dans certaines régions du pays, pendant que l’embargo est prorogé ? L’ONU a-t-il mesuré les conséquences qui pourront découler de la résolution 2339 ? C’est vraiment impensable et inadmissible que les quinze (15) membres du Conseil de Sécurité puissent adopter à l’unanimité cette résolution. Au lieu de chercher à lever ou à alléger cet embargo pour permettre aux éléments des FACA qui, sont déjà formés par l’EUTM d’être déployés sur le terrain, le Conseil de Sécurité se contente ou se permet le luxe d’enfoncer le clou à la RCA et son peuple. N’est-ce pas une manière de laisser libre cours aux groupes armés non conventionnels de massacrer le peuple centrafricain en l’absence de ses Forces de Défense et de Sécurité (FDS) ? Il ne fait aucun doute. C’est le cas d’exactions qui ont été perpétrées le jeudi dernier, par les éléments des 3R de Sidiki à Bocaranga. On a dénombré plus de vingt (20) morts tant du côté des déplacés que des combattants Séléka et Anti-Balaka.

La prorogation de l’embargo, décidée par le Conseil de Sécurité de l’ONU est considérée aujourd’hui comme l’épée de Damoclès suspendu sur la tête des Centrafricains et de leur pays. C’est dire que celle-ci a définitivement crucifié une nation toute entière. Les FACA seront-elles opérationnelles ? Dieu seul le sait. Si les combattants non conventionnels ne désarment pas, cela est dû à la non levée de l’embargo. Même si les avoirs de certains chefs rebelles ou de ceux qui les soutiennent sont gelés, cette sanction imposée par ce Conseil de Sécurité n’a aucun effet. Car, pensez-vous que Ali Daras, MahamatAlkhatim, Sidiki, Abdoulaye Hissein, ont des comptes dans les banques européennes, américaines, africaines, et nous en passons ? Nous ne le pensons pas. Le plus souvent, ces criminels, ces malfrats préfèrent thésauriser leur argent que de le loger dans les banques à l’étranger. Pour nous, cette sanction est nulle et non avenue.

Il s’avère indispensable que les 15 membres du Conseil de Sécurité de l’ONU trouvent des voies et moyens pour traquer, arrêter et traduire en justice les responsables des actes barbares sur les populations civiles, les humanitaires et les forces internationales. C’est de cette façon que la paix et la sécurité pourront revenir en Centrafrique. La deuxième option est de doter les Casques Bleus de la Minusca d’un mandat robuste, c’est-à-dire que cette force de maintien de la paix devient la force offensive et non défensive comme nous constatons aujourd’hui. Une fois que cela est adopté par le conseil de sécurité, alors les Centrafricains respireront un nouvel air. Les criminels de tout bord qui poussent comme des champignons dans la forêt de l’Amazonie déposeront les armes d’eux-mêmes et adhéreront au processus Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Rapatriement (DDRR). Continuer inlassablement à proroger l’embargo, alors que les principaux chefs rebelles se promènent librement et ne sont nullement inquiétés, c’est sacrifier les Centrafricains du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest sur l’autel du diable.

Tous ceux qui ont été à l’origine de cette prorogation, nous pensons qu’ils ne s’inquiètent de rien, vivent paisiblement dans le pays de Donald Trump alors que le peuple centrafricain est massacré à longueur de journée par les criminels. Cette situation ne les émeut nullement. Les richesses du sol et du sous-sol de la RCA partent en fumée ou sous d’autres cieux, en l’absence de ses FDS, cela ne fait ni chaud, ni froid dans le dos des auteurs de la prorogation. Où le Conseil de Sécurité de l’ONU veut mener la RCA et  son peuple ? A l’enfer ou dans la jungle ? Trop, c’est absolument trop.

Maintenir une armée nationale dans cette situation ou l’immobiliser pendant plus de quatre (4) ans, c’est tuer un pays et tout son peuple. Le Conseil de Sécurité de l’ONU doit revoir sa copie. La RCA est un pays souverain, indépendant. La priver de son armée nationale, c’est condamner son peuple à être massacré par les seigneurs de guerre, sans foi, ni loi.

Que les 15 membres du Conseil de Sécurité de l’ONU cessent de crucifier la RCA et son peuple au poteau de supplice  à travers leur fameuse prorogation de l’embargo, adoptée le 27 janvier dernier.

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

 

Suspendus par décision de l’Exécutif de transition, sous Catherine Samba-Panza, les frais d’avancement et d’allocation familiale des fonctionnaires et agents de l’Etat, ne leur sont pas versés sur leurs salaires, jusqu’à ce jour. Si bien que bon nombre de ces fonctionnaires et agents de l’Etat se plaignent de la suspension de ces frais précités. Et pour motif, « ces derniers se disent qu’ils n’arrivent pas à joindre les deux bouts avec les maigres salaires qu’ils perçoivent mensuellement. Et surtout à la cherté du coût de vie dont ils sont victimes ».

Selon nos investigations auprès des services concernés de l’Etat, « cette décision avait été prise suite à la grave crise militaro-politique sans précédent qu’à connue la RCA. Crise qui a tout ravagé et détruit le pays, avec son corollaire d’insécurité criarde sur la quasi-totalité du territoire national. De ce fait, les caisses de l’Etat étaient vides, pour lui permettre de faire face à ses tâches régaliennes traditionnelles. D’où nécessité oblige de suspendre pour quelques temps le versement des frais d’avancement et d’allocation familiale au personnel de l’Etat ».

Mais nous faisons signaler que depuis plus de trente (30) ans, il n’y a jamais eu augmentation de salaire des fonctionnaires et agents de l’Etat en RCA. Alors que le coût de vie n’a cessé de grimper, d’être de plus en plus cher au fil des années. Quel paradoxe ! Pire encore, que dire des arriérés de salaire laissés par les régimes des feus présidents Kolingba et Patassé, sans oublier celui du démissionnaire président Djotodia ? Incroyable, mais pourtant vrai. Dans ce cas de piètre figure, comment les fonctionnaires et agents de l’Etat centrafricain peuvent-ils vivre et travailler dans des conditions décentes comme sous d’autres cieux ? Surtout qu’ils sont les mal payés en terme de salaire dans la sous-région CEMAC ?

De grâce, avec le retour du pays à l’ordre constitutionnel, depuis le 30 mars 2016, nous estimons que la sécurité et la paix se rétablissent doucement mais sûrement sur l’ensemble du territoire. Et toutes les activités administratives, socioéconomiques, financières, commerciales ont repris, malgré la persistance de certaines zones d’insécurité. Donc la RCA a renoué avec la confiance de ses bailleurs de fonds et de la Communauté internationale. Donc, il n’y a aucune raison valable qu’on continue de suspendre le versement des frais d’avancement et d’allocation familiale aux fonctionnaires et agents de l’Etat. Surtout que jusqu’à présent, leurs salaires sont pris en charge par la Communauté internationale.

Le Petit YEKOA

 

 

 

 

 

LA PROSTITUTION PREND DE L’AMPLEUR DANS LES  ARRONDISSEMENTS DE LA VILLE DE BANGUI

 

 

La prostitution est un phénomène évident, une maladie chronique qui ronge surtout certaines filles de Bangui. Une attitude qu’on observe aussi chez certains garçons et adultes. Mais qu’est-ce que la prostitution ? Selon le dictionnaire français, " Le Petit Robert ", la prostitution est définie comme « fait de laisser son corps aux plaisirs sexuels d’autrui pour de l’argent ».

En effet, pratiquer la prostitution est-elle dangereuse ? A-t-elle un avantage ? N’y a-t-elle pas des conséquences ? On ne comprend vraiment ce que veulent exactement certaines filles et garçons, même les adultes de Bangui. Ces filles déshonorent les Centrafricains par leur mauvais comportement. Une attitude inqualifiable aux yeux de la nation, tout simplement pour procurer de l’argent afin de subvenir à leur besoin. D’autres ne veulent pas exercer des petites activités génératrices de revenus pour se prendre en charge elles-mêmes.

La prostitution est un acte antisocial qui froisse la conscience commune des Centrafricains. Celui ou celle qui opte pour cette pratique doit en principe être conduit en justice. La majorité de filles centrafricaines ne veulent pas travailler pour avoir leur pain quotidien à la sueur de leur front. Un adage n’a-t-il pas dit « le travail libère » ? Donc l’homme est respecté dans son milieu par la force de travail qu’il accomplit, une contribution de sa part qu’il apporte à la communauté. La personne qui ne travaille pas, n’a pas droit à la nourriture. Les parasites n’ont pas  de place au sein d’une société. La valeur sociale d’une personne, encore moins d’une fille, est mesurée à travers sa capacité contributive, de ce qu’elle apporte dans la société, pour lui, pour sa famille et pour le pays. Les filles, garçons et adultes qui vivent grâce à leurs propres efforts sont-ils des extraterrestre ? Ce genre d’individus doivent cesser leur pratique honteuse qui ne correspond pas aux mœurs des Centrafricains.

Partout, dans chaque arrondissement de Bangui, le phénomène de la prostitution gagne du terrain. Le soir, chaque avenue de Bangui est saturée par ces prostituées. Elles ne s’habillent pas comme il se doit : elles portent des mini-jupes, de mini-culottes, des dos nus…, tout juste pour exposer leur corps à un partenaire afin de trouver de l’argent. Elles sont nombreuses dans les Bars dancing, les Caves. Elles dérangent les clients qui viennent se désaltérer. C’est malheureux, le corps humain est sacré, il n’a pas de prix, donc il ne doit pas être livré à qui ce soit.

Les conséquences de la prostitution sont nombreuses. Une fille peut être exposée à toute sorte de danger lorsqu’elle pratique la prostitution. Si aujourd’hui, les cas de grossesse non désirée sont fréquents dans notre pays la RCA, c’est parce que les filles centrafricaines ont soif de l’argent facile. Et souvent quand la fille tombe enceinte, son partenaire décline sa responsabilité car ce dernier n’est pas seul. Face à cette situation, elle est obligée de pratiquer l’avortement qui souvent la conduit au cimetière. Parfois, elles sont exposées à toutes sortes de maladies contagieuses : VIH/SIDA, Gonococcie, Syphilis … En outre, hommes et garçons prostitués courent le même danger qui peut résulter de la pratique de la prostitution. En effet,  pratiquer la prostitution, c’est creuser sa propre tombe. Toute personne qui emprunte cette voie doit l’abandonner. Il est dit dans la Bible que, « tu gagneras ton pain à la sueur de ton franc ». Alors le travail, rien que le travail peut apporter la solution à tout problème.

Nous demandons au gouvernement de prévoir des sanctions exemplaires à l’égard de toute personne qui pratique la prostitution, pour donner de la valeur au deuxième mot d’ordre de notre devise qui est la Dignité.

DelsyaSipaïna NZAPAGAZA

 

 

 

NECROLOGIE

 

LE DEPUTE DE DAMARA SELEKON N’EST PLUS

Le député de Damara est décédé le 20 janvier 2017 à Douala au Cameroun. La dépouille est arrivée à Bangui ce samedi 04 février 2017 à 16 heures 30. Les obsèques auront lieu le lundi 06 février 2017 à l’hémicycle de l’Assemblée Nationale où le corps sera exposé. Le mardi 07 février 2017, le corps sera transféré à Damara, exposé à la population avant d’être inhumé.

La Rédaction de Centrafric Matin adresse ses condoléances les plus attristées, à la famille de l’honorable disparu, au Chef de l’Etat, à l’Assemblée Nationale et à la population de Damara en général.

 La Rédaction.

 

LORD-ISAÏE NGANAMOKOY, N’EST PLUS

Nous venons d’apprendre la nouvelle de la disparition de notre confrère, Conseiller en Communication à la Primature, Lord-Isaïe NGANAMOKOY, des suites d’une courte maladie.

La Rédaction de Centrafric Matin adresse ses condoléances à la famille du disparu et à la Primature.

La Rédaction 

 

 

 

JUSTIN CROISE SON EPOUSE FIDELIA AVEC SON AMANT

DANS UNE AUBERGE A BIMBO

 

 

Quoi que l’homme fasse, même s’il tue un éléphant à sa femme, cette dernière finira toujours par commettre la plus grosse faute du monde conjugal, l’adultère. Ce cas est pareil pour l’homme. L’infidélité est vice-versa. Mais dans le cas précis, c’est une femme qui a trompé son mari.  Il s’agit de Fidélia qui s’est montrée infidèle vis-à-vis de son époux à ce moment-là.

En effet, d’après un habitant de Bimbo que nous avons croisé la semaine dernière, Justin et Fidélia vivent maritalement depuis huit (8) ans. De leur union, ils ont mis au monde deux (2) enfants dont un garçon et une fille. Ils habitent le quartier Nzangognan, dans le 6ème arrondissement de la ville de Bangui. Fidélia a une grande sœur qui réside au quartier Sica. Chaque samedi, sur l’autorisation de Justin, Fidélia va à sica chez sa grande sœur pour l’aider  dans les travaux domestiques. Mais à la fin de cette tâche hebdomadaire, à chaque fois, elle dit à sa grand sœur qu’elle rentre à la maison pour s’occuper aussi de ses enfants. Mais en réalité, c’est un moyen d’aller ailleurs, pour aider également son deuxième amour à satisfaire son besoin phallique.

C’est ainsi qu’un samedi, Justin, après le départ de sa femme, a décidé de rendre visite à son ami Alban qui se trouve à Bimbo, car depuis plusieurs mois, voire une année, ils ne se sont pas vus. Alban a une auberge dans laquelle il vend des boissons. Arrivé au domicile d’Alban, Justin fut conduit par un enfant à la cave de son compagnon qui l’a reçu à bras ouverts et lui a offert de quoi boire. Les deux (2) amis, tout en savourant leurs bières, se sont lancés dans des causeries interminables jusqu’aux environs de 14 heures. Justin ne savait pas que sa femme Fidélia se trouvait également dans la cave mais plus précisément dans l’auberge.

Soudain, Fidélia ouvre l’une des portes de l’auberge et se dirige vers la sortie. A sa grande surprise, elle voit son mari Justin  avec le propriétaire de l’auberge qu’elle connaissait bien. Subitement, elle s’est arrêtée. Quand son « chaud copain » l’a rejoint, il lui a dit, « pourquoi tu t’es arrêtée ? Continuons notre chemin ». Fidélia ne  bougeait plus, ne parlait plus. Elle avait la tête baissée et n’a daigné la relever. Pendant ce temps, sa « roue de secours », c’est-à-dire son soi-disant deuxième mari ne cessait de l’harceler pour qu’ils partent. Alban, l’ami de Justin est aussi intervenu pour demander à Fidélia d’obéir à son amant.

Et Justin de dire à son ami Alban, « c’est ma femme. J’ai fait deux (2) enfants avec elle. Fidélia est avec moi depuis huit (8) ans et nous sommes toujours ensemble. Chaque samedi, elle se rend chez sa grande sœur pour l’aider ». Et Alban de dire à Justin, « mon ami, je ne savais pas que c’était ta femme. Chaque samedi, elle vient ici avec cet homme. Ce sont mes fidèles clients ». Abattu par la déclaration de Justin, l’amant de Fidélia a rétorqué, « c’est depuis trois ans que je vis avec Fidélia. Elle m’a toujours dit qu’elle était encore célibataire et qu’elle réside au quartier Sica chez  sa grande sœur. Je suis désolé d’apprendre aujourd’hui une réalité pareille sur la vie de Fidélia. Je vous demande de me pardonner car c’est votre femme qui nous a induits en erreur. Je ne savais pas qu’elle était occupée ».

Sans s’énerver, Justin a demandé à son rival de rentrer chez lui et à sa femme de regagner leur maison conjugale. C’est ainsi que les deux amoureux étaient partis. Justin est resté quelques heures avec son ami avant de rentrer. Dès son retour à la maison, il a demandé à Fidélia qui pensait que Justin pouvait la pardonner de préparer ses effets et de regagner sa grande sœur à Sica. Sachant qu’elle a commis une faute grave qui ne peut-être pardonnée, Fidélia n’a pas hésité un seul instant à faire sa valise et était partie, laissant Justin avec les deux (2) enfants qu’ils ont eu durant les huit (8) ans de vie ensemble.

L’adage qui dit, « 99 jours pour le voleur et un pour Dieu », c’est la réalité. Fidélia et son amant ont été pris la main dans le sac au centième jour. Alors, chers lecteurs, si vous étiez le mari de Fidélia, qu’est-ce que vous auriez dû décider quand vous retrouvez votre femme avec votre rival dans une auberge ? Et vous, chères lectrices, quelle serait votre réaction vis-à-vis de votre mari quand il vous retrouve avec votre « petit copain » entrain de sortir dans une auberge ?

Nous attendons vos suggestions pour vous conter la suite de l’évènement.

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

 

 

ESPACE ENTREPRISE : UN PROJET DE L’ACFPE EN FAVEUR DU

DEVELOPPEMENT DE LA LIBRE ENTREPRISE EN RCA

 

ACFPE signifie Agence Centrafricaine pour la Formation Professionnelle et l’Emploi. La crise militaro politique récurrente que traverse le pays depuis 2012 a mis le secteur privé centrafricain dans un état de précarité suite aux nombreux cas de pillages et de destruction des unités économiques et surtout la fuite des capitaux étrangers occasionnant ainsi de nombreux pertes d’emploi et l’émergence de la pauvreté.

Face à cette dégénérescence socio-économique, le projet Espace Entreprise intervient dans la continuité du programme Auto Emploi et constitue une réponse de l’ACFPE pour parer à l’urgence de la reconstruction du pays après la dernière crise militaro-politique qui a détruit le tissu économique et fait fuir les capitaux étrangers. Il vise à promouvoir l’auto emploi et réduire le chômage des jeunes diplômés centrafricains par la mise en place d’un dispositif d’accompagnement des promoteurs de projet de création d’entreprise et par le renforcement des capacités opérationnelles des TPE/PME existantes.

L’Espace Entreprise est un lieu de rencontre, d’échange et de partage d’expérience entre les demandeurs d’emploi, les promoteurs d’entreprise, et les responsables des TPE/PME existantes. Dans le souci de promouvoir l’esprit d’entreprenariat à la base, l’ACFPE organise des rencontres avec des jeunes dans des établissements scolaires et universitaires en vue de les sensibiliser et de développer en eux le goût de l’entreprenariat. Les séances de sensibilisation dans les établissements scolaires sont renforcées par des ateliers de recherche d’idées de projet et des séances d’informations sur l’environnement des affaires organisés au sein de l’Agence. En vue de concrétiser les idées de projet, les jeunes promoteurs bénéficient de divers appuis techniques allant des sessions de formation en technique de montage de projet au coaching personnalisé pour l’élaboration des business plan, à l’élaboration et la soumission des dossiers aux organismes de financement.

Avant qu’ils ne soient opérationnels sur le terrain, les jeunes  promoteurs bénéficient des stages pratiquent d’immersion dans des entreprises organisées en réseau des parrains. Quant aux TPE/PME existantes aux entreprises nouvellement créées, le projet les accompagne dans leur processus de développement à travers des visites de suivi et d’assistance technique ainsi que diverses formations à la carte.

En outre, le Projet Espace Entreprises met gracieusement à la disposition de ses usagers une équipe de personnel qualifié, une bibliothèque spécialisée et un espace internet pour des recherches et éventualités.

Les activités techniques du projet ont été officiellement lancées le 06 juillet 2015 par son Excellence Gaston Mackouzangba, ministre du Travail, de la Sécurité Sociale, de l’Emploi et de la Formation Professionnelle, assisté de son Excellence Florence Limbio, ministre de l’économie, du plan et de la coopération internationale, Yves Laplanche, conseiller économique de l’Ambassade de France à Bangui, des opérateurs économiques.

Demandeurs d’emploi, porteurs d’idée de projet, promoteurs et chefs d’entreprise, voici encore une opportunité qui vous est offerte par l’ACFPE. Saisissez-la pour développer vos affaires et faire grandir vos entreprises. En rappel, plus de 306 demandeurs d’emploi ont déjà bénéficié de ce programme pour un coût total de plus de 22.000.000 FCFA. Peut être que c’est votre tour maintenant.

 

Frumence KAKPEKALA

 

 

MME MARIE-THERESE KEITA-BOCOUM REND PUBLIC SES OBSERVATIONS A

L’ISSUE DE SA 8EME VISITE EN REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE DANS UNE CONFERENCE DE PRESSE CE 03 FEVRIER 2017

 

« La sécurité, les violations des Droits de l’Homme et du droit humanitaire, la situation à Bambari, la mise en œuvre du plan national de relèvement, le DDRR et la RSS, l’autorité de l’Etat, lutte contre l’impunité et  le renforcement du système judiciaire, la réconciliation nationale et la justice transitionnelle, ont constitué la trame des observations de Mme Marie-Thérèse Kéita-Bocoum, experte indépendante des Nations Unies en matière des Droits de l’Homme. Suivons ses propos liminaires »

Julien BELA

 

 

Mesdames, messieurs, bonjour et merci d'assister à cette conférence de presse.

A l'issue de cette visite de 10 jours, permettez-moi de vous présenter mes observations et les défis de la protection des droits de l'homme. Au cours de ma mission, j'ai rencontré des représentants du gouvernement, du corps diplomatique, de la société civile, des organisations non gouvernementales et des Nations Unies à Bangui, Birao et Bambari.

Je remercie le Gouvernement pour l'accueil et la coopération, les Nations Unies pour le soutien et toutes les personnes et associations qui ont bien voulu partager avec moi leur évaluation de la situation des droits de l'homme.

 

SITUATION SÉCURITAIRE ET DES DROITS DE L'HOMME

Situation sécuritaire

Je constate que, depuis ma dernière visite en juin, la situation sécuritaire s'est fortement détériorée dans les préfectures de la Ouaka, Haute Kotto, Nana Gribizi, Ouham et Ouham Pendé. Des tensions et violences persistent dans le quartier PK5 de Bangui. Le conflit centrafricain a mué et nous sommes maintenant face à une multiplication de conflits locaux et de groupes armés avec des alliances surprenantes. Les conflits qui semblaient opposer les communautés chrétiennes et musulmanes auparavant ont évolué vers des conflits entre nationalistes et prétendus étrangers, avec parfois une connotation ethnique dangereuse.

La préoccupation principale des centrafricains que j'ai rencontrés reste toujours l'insécurité liée à la présence et aux actions des groupes armés. Force est de constater que peu de progrès ont été enregistrés en matière de restauration effective de l'autorité de l'Etat en dehors de Bangui, notamment en ce qui concerne les forces de sécurité et le personnel judiciaire et administratif en général. Les groupes armés règnent en maître sur plus de 60% du territoire et bénéficient d'une totale impunité.

Dans ce contexte, malgré la présence de la minusca, la population est toujours en quête de sécurité.

Violations des droits de l'homme et du droit humanitaire

Le Gouvernement, avec l'appui de ses partenaires, a fait des avancées significatives dans l'élaboration d'un cadre législatif et institutionnel.

Je félicite les autorités d'avoir accédé à sept conventions internationales des droits de l'homme. Je les encourage maintenant à harmoniser la législation nationale avec les dispositions contenues dans ces conventions, ainsi qu'à respecter l'obligation de rapporter aux organes des traités sur l'état de leur mise en œuvre. A cet égard, un soutien technique et financier devra être apporté au Comité national de rédaction des rapports.

L'Assemblée nationale a, en outre, adopté de nombreuses lois organiques, une loi sur la parité homme-femme et devrait adopter sous peu un Code de justice militaire ainsi qu'une loi portant création de la Commission nationale des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

Ces développements positifs contrastent avec !a situation sur le terrain qui a connu une augmentation des violations des droits de l'homme depuis septembre 2016, dont des exécutions extrajudiciaires, des arrestations et détentions arbitraires, des cas de tortures, des violences sexuelles, des enlèvements - y compris d'enfants et de femmes - et des destructions de biens. Entre septembre et décembre 2016, la Division des droits de l'homme de la minusca a documenté 573 cas de violations et abus des droits de l'homme à l’encontre de 894 victimes.

La situation humanitaire aussi reste très préoccupante et a d'ailleurs connu un recul dans les zones touchées par la recrudescence de la violence. Près de la moitié de la population aurait besoin d'assistance humanitaire. Fin novembre 2016, plus de 452,000 centrafricains avaient trouvé refuge dans les pays voisins et 434,000 étaient déplacés à l'intérieur du pays. L'insécurité et l'infrastructure routière défectueuse ne permettent pas l'accès des organisations humanitaires à toutes les populations dans le besoin. Le 5 décembre 2016, un Plan de réponse humanitaire pour 2017-2019 a été présenté à Genève. Au vu de la recrudescence des violences, j'appelle les donateurs de la Centrafrique à financer ce plan.

Le retour des centrafricains réfugiés actuellement au Cameroun, en République Démocratique du Congo, au Tchad et en République du Congo est un défi majeur et une composante essentielle de la réconciliation nationale. Ce retour doit se faire dans la dignité, la sécurité des biens et des personnes, et sur la base du volontariat. Des solutions durables devront être identifiées pour les déplacés et réfugiées de long-terme, qui ne peuvent ou ne veulent retourner dans leurs localités d'origine.

Situation à Bambari

J'ai visité Bambari pour me rendre compte de la situation des droits de l'homme depuis la reprise des affrontements. Dans la Ouaka et la Haute-Kotto, les combats et cycles de représailles entre la coalition ex-Séléka/anti-Balaka, d'un côté, et l'UPC, de l'autre, ont engendré de nombreuses violations des droits de l'homme, dont des exécutions extrajudiciaires et des déplacements forcés. Des communautés civiles ont été attaquées parce qu'assimilées à des groupes armés, en raison de leur appartenance ethnique.

A Bambari, la liberté de mouvement est limitée par l'insécurité. Les populations se plaignent des nombreuses barrières érigées par les groupes armés, des extorsions de fonds et de l'imposition d'un couvre-feu par les groupes armés. J'ai aussi été informée d'exactions contre des musulmans arabes et goulas, les forçant à trouver refuge du côté de la ville assimilé aux chrétiens. Par ailleurs, plus de 3000 peuls se sont réfugiés dans la ville, fuyant les combats et les exactions des groupes armés sur l'axe Bambari-Ippy-Bria. A Bakala, au nord de Bambari, des dizaines de personnes auraient été exécutées et jetées dans des puits ou enterrées dans des fosses communes. J'appelle le Gouvernement et la minusca à désarmer et sécuriser la ville, assurer la liberté de mouvement et enquêter sur les violations graves des droits de l'homme, y compris en dehors de la ville.

Situation à Birao

Je me suis aussi rendue à Birao. La visite m'a renforcée dans ma conviction qu'une vision à court terme ne permettrait pas d'endiguer les cycles de violence qui minent la Centrafrique depuis l'indépendance. Il semblerait que Birao ne connaît pas actuellement de conflits intercommunautaires, grâce en grande partie, à l’action des autorités traditionnelles et de la population qui prônent le dialogue intercommunautaire et le vivre ensemble. Malgré ces initiatives locales de paix, la population souffre de fréquentes incursions de bandits, la plupart venant des pays limitrophes, qui menacent la stabilité et la sécurité de la région.

Birao est enclavée, coupée du reste du pays et de la capitale. Les services de base y sont quasi inexistants : pas d'électricité, d'eau, de médecins, d'instituteurs, de routes périphériques praticables (notamment pendant la saison des pluies), d'accès à la radio ou à d'autres médias. Le Soudan voisin est la source d'approvisionnement la plus proche et la plus accessible. La population se sent abandonnée, ce qui créé des frustrations et soumet à rude épreuve leur sentiment d'appartenir à la nation centrafricaine. Seule une réponse constructive et des signaux forts de développement en faveur des populations du nord et de l'est pourraient endiguer les ressentiments et l'attrait des armes.

 

MISE EN ŒUVRE DU PLAN NATIONAL DE RELEVEMENT ET DE CONSOLIDATION DE LA PAIX ET LA CONFERENCE DES BAILLEURS DE FONDS DE BRUXELLES

La Conférence des bailleurs de fonds à Bruxelles, en novembre 2016, a généré de très fortes attentes de la population pour une mise en œuvre effective et rapide du Plan national de relèvement et de consolidation de la paix. Je regrette les retards constatés dans la concrétisation des activités liées au DDR, à la restauration de la paix, la sécurité et la réconciliation. Les bailleurs de fonds et le Gouvernement doivent travailler de concert pour s'assurer que les travers du passé en matière de corruption et détournements de fonds par une minorité n'entravent pas l'opportunité historique du pays de se relever de plusieurs décennies de crises et de sous-développement.

Le désarmement, la démobilisation, la réinsertion, le rapatriement et la réforme du secteur de sécurité

Je constate que peu de progrès ont été réalisés dans les domaines du désarmement, de la démobilisation, de la réinsertion et du rapatriement (DDRR) mais aussi de la réforme du secteur de sécurité.

Pour ce qui est du secteur de sécurité, j'ai pris note de l'adoption d'une politique nationale de sécurité et de la formation, en cours, d'un premier groupe de soldats des Forces armées centrafricaines (FACA) par la mission de formation militaire de l'Union européenne (EUTM). Le déploiement des forces de sécurité est un préalable essentiel pour sécuriser la population, restaurer l'autorité de l'Etat et permettre ainsi à l'administration et à la justice de se déployer sur tout le territoire.

Le DDRR, pour sa part, a suscité un engouement des groupes armés, excepté des deux groupes qui n'ont pas encore accepté de participer au pré-DDR. Le Comité de consultation et de suivi, sous l'égide du Ministre conseiller en charge du DDRR, s'est réuni à trois occasions.

Si le cadre de dialogue avec bon nombre de groupes armés est établi, les moyens promis lors de la conférence des bailleurs de fonds de Bruxelles pour mettre en œuvre les activités prioritaires du DDRR tardent à être décaissés.

Le rétablissement de l'autorité de l'Etat

Le rétablissement de l'autorité de l'Etat en dehors de Bangui demeure un défi majeur. Les préfets, sous-préfets, procureurs, magistrats, gendarmes, policiers et autres fonctionnaires ont fui leurs zones d'affectation ou ne s'y sont jamais rendus, pour des raisons sécuritaires. De fait, les groupes armés dans les zones sous leur contrôle ont usurpé les fonctions régaliennes pour leur profit et au détriment de la population, y compris l'exercice illégal de la justice, où ils sont souvent désignés comme responsable d'exactions contre des personnes accusées de sorcellerie.

La lutte contre l'impunité et le renforcement du système judiciaire

Je suis encouragée par les messages que j'ai reçus relayant la détermination des autorités politiques de lutter contre l'impunité, une détermination partagée par la population centrafricaine et en accord avec les recommandations du Forum de Bangui et la Constitution. Ces messages confortent les efforts et investissements des partenaires, voisins et pays amis de la Centrafrique pour mettre en place des institutions et mécanismes de justice formelle et transitionnelle d'envergure. L'impunité est une des causes structurelles de la violence dans le pays et la Centrafrique doit saisir cette opportunité historique pour tourner la page et entrer dans l'ère de l'Etat de droit, de la paix et du développement.

Je note les développements dans la mise en place de la Cour Pénale Spéciale, notamment le processus de recrutement du Procureur, des magistrats et des officiers de police judiciaire. Je salue aussi la finalisation du projet « Mapping » de la minusca, qui répertorie les violations des droits de l'homme et du droit international humanitaire commises entre 2012 et 2015. Cet inventaire devrait aider le Procureur dans la définition de sa stratégie de poursuites et l'identification des axes prioritaires d'enquête. Il serait souhaitable d'appliquer la parité dans la nomination du personnel de justice, en .particulier les officiers de police judiciaire, qui pourrait être favorable à une approche genre des questions de justice. La mise en place de la CPS est attendue impatiemment car elle donnera un signal fort de la lutte contre l'impunité, surtout que cette Cour doit être complémentaire des juridictions nationales. Ces juridictions doivent, elles aussi, être soutenues. L'administration de la justice ne pourra être effective sans moyens. Il est aussi important que les tribunaux, les juges, les témoins et les victimes de ces juridictions formelles soient sécurisés, au même titre que la CPS.

La réconciliation nationale et la justice transitionnelle

J'ai été informée des efforts de mise en place progressive de comités locaux de paix et réconciliation à Bangui. Il est impératif que ces efforts soient étendus à l'intérieur pour favoriser la réconciliation de la population et permettre des initiatives de pardon et de paix. La nécessité d'une stratégie de justice transitionnelle pour adresser l'impunité et la quête de justice et donner des chances à la réconciliation se fait toujours sentir, mais rien n'a encore été fait en ce sens.

 

Conclusion

En conclusion, les efforts institutionnels constatés ne seront productifs que s'ils sont accompagnés d'une réelle stratégie de communication de tous les acteurs et une implication de tous, y compris les partis politiques et la société civile, les femmes et les jeunes, à la prise de décision et aux efforts de redressement. La pauvreté sévit en Centrafrique et l'accompagnement et le soutien des partenaires, y compris les pays de la sous-région pour aider le pays à aller vers la réconciliation, la justice et le développement, est plus que nécessaire pour préserver les acquis et éviter que le pays ne s'enflamme à nouveau.

Je vous remercie de votre attention.

 

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CLOTURE DES TRAVAUX DE L’ATELIER DE VALIDATION DU RAPPORT DE

RELECTURE DES TEXTES ORGANIQUES DE L’UNIVERSITE DE BANGUI

 

 

Après trois jours des travaux sur la validation du rapport de relecture des textes organiques de l’Université de Bangui, dans la salle polyvalente de la Faculté de Théologie Evangélique de Bangui (FATEB), c’était finalement le vendredi 03 février 2017 aux environs de 16 heures que le rideau est définitivement tombé. Durant ces trois jours, les participants venus de toutes les facultés et instituts de l’Université de Bangui, de certains départements ministériels, de l’UNESCO, y compris des experts, se sont penchés sur le système LMD (Licence-Master-Doctorat). Après d’âpres discussions constructives, les participants ont présenté et validé le rapport de relecture des textes organiques de l’Université de Bangui. L’objectif visé par cet atelier est de permettre à l’Université de Bangui d’exceller dans le système LMD.

La lecture du rapport des travaux de cet atelier a été faite par madame Makatia, née Wango Solange. Celle des recommandations est dite par Marcel Kémbé. Les motions de remerciements au chef de l’Etat, au gouvernement et à l’UNESCO, ont été lues respectivement par Marcel Ounda, Lucie Aba Toumnou et Jean Bruno Tozaï. Comme à l’ouverture de cet atelier, c’est toujours le chargé de mission en matière de l’enseignement supérieur, Salomon Malénguinza qui a présidé à la cérémonie de clôture en lieu et place du ministre de l’Education Nationale en déplacement. Dans son discours de circonstance, il s’est réjoui et a exprimé sa satisfaction devant la qualité du travail réalisé par les participants durant ces trois jours. Il a rappelé l’impérieuse nécessité de doter l’enseignement supérieur de notre pays de textes organiques adaptés et actualisés, aux fins de permettre à celui-ci de répondre aux exigences du nouveau système LMD. En dernier ressort, il a adressé les sincères remerciements du gouvernement à la Directrice Générale de l’UNESCO, madame Irina Bokova pour son appui financier.

Voici le discours du ministre de l’Education Nationale, lu par le chargé de mission en matière de l’enseignement supérieur :

« C’est avec beaucoup de plaisir que je prends à nouveau la parole pour procéder à la clôture des travaux de l’atelier de validation du rapport de relecture des textes organiques de l’Université de Bangui.

La lecture du rapport final fait ressortir l’impérieuse nécessité de doter l’enseignement supérieur de notre pays de textes organiques adaptés et actualisés comme je l’ai évoqué dans mon discours d’ouverture, aux fins de permettre à celui-ci de répondre aux exigences du nouveau système LMD. C’est à cette condition que l’Université de Bangui sera compétitive, au même diapason que les autres universités du monde et performante comme véritable outil au service de la recherche scientifique pour le développement de notre pays.

Je voudrais ici exprimer toute ma satisfaction devant la qualité du travail réalisé. Aussi, j’adresse mes chaleureuses salutations aux membres du Bureau de l’Atelier.

Mesdames et messieurs, comme vous le savez, le système éducatif et l’enseignement supérieur de notre pays sont confrontés à de nombreux défis et c’est en recherchant ensemble les voies et moyens de sortie que nous pourrons les relever.

Le gouvernement que dirige monsieur Simplice Mathieu Sarandji, Premier Ministre, Chef du gouvernement, sous la très haute impulsion de Son Excellence Professeur Faustin-Archange Touadéra, Président de la République, Chef de l’Etat, reste très attentif à toutes les opportunités qui s’offrent pour la redynamisation du système éducatif et de l’enseignement supérieur aux fins d’une éducation et formation de qualité en RCA.

Mesdames et messieurs, chers participants, je voudrais avant de terminer mon propos, adresser au nom du gouvernement, mes sincères remerciements à la directrice générale, madame Irina Bokova, pour son appui financier ayant permis l’organisation du présent Atelier.

En souhaitant bon retour à vous dans vos foyers respectifs, je déclare clos les travaux de l’Atelier de validation du rapport de relecture des textes organiques de l’Université de Bangui. Je vous remercie ».

Tout est bien qui finit bien. Nous osons espérer que les directeurs, les doyens, les vices-doyens feront très prochainement bon usage de ces textes organiques de l’Université de Bangui dans les facultés et instituts respectifs. L’UNESCO de son coté ne cessera pas d’apporter son soutien multiforme au système éducatif centrafricain.

 

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