Tous les Info du Jeudi 29/12/2016

Cm n 2375 du jeu 29 decembre 2016

LA POPULATION DE BANG SOUS LES BOTTES DU MOUVEMENT R-J ET DE LA SELEKA ; LES ONG, PERSONA NON GRATA A BAMBARI :

QUE VEULENT CES GROUPES ARMES ?

 

 

A l’approche des fêtes de fin d’année, la situation sécuritaire dans l’arrière-pays n’est plus aux beaux fixes. Si un calme précaire, pour ne pas dire  définitif, règne à Bangui, la capitale, par contre dans certaines villes de nos provinces, le regain de violence prend de l’ampleur. Il est inquiétant. De la  ville de Bang dans la préfecture de l’Ouham-Péndé, à Bambari dans la Ouaka, en passant par Batangafo (Ouham) et Kaga-Bandoro (Nana-Gribizi), pour ne citer que celles-ci, les populations civiles sont entre l’enclume et le marteau de ces seigneurs de guerre, ces criminels patentés. Les exactions de toute nature perpétrées par ces ennemis de la paix et de la République ne sont plus à démontrer.

C’est le cas de la ville de Bang à la frontière centrafricano-tchado-camerounaise qui est assiégée par les combattants du mouvement Révolution-Justice (R-J) et ceux de la Séléka. Ces  sanguinaires, sans âme, ni conscience, ne laissent aucune chance à leurs concitoyens de vivre dignement comme un être humain sur la terre de leurs ancêtres. Contraints par des actes barbares qui se font sur eux, les habitants de Bang ont dû se réfugier dans la brousse pour échapper à la  furie de ces hors-la-loi. Leurs conditions de vie deviennent de plus en plus alarmantes. Ils ne bénéficient d’aucun soin de santé. Les femmes enceintes accouchent à la belle étoile. Les enfants ne vont plus à l’école. Hommes, femmes et enfants sont mordus à longueur de journée par les serpents, sans que cette situation n’émeuve la Séléka et la R-J.  Regardez comment les Centrafricains dans l’arrière-pays vivent. Faut-il croiser les bras et laisser ces malfrats exterminer le peuple centrafricain ? La réponse à cette question revient de droit et de justesse à la Minusca et au gouvernement.

A Bambari, ce sont les ONG humanitaires qui sont le cible des combattants de la Séléka, principalement ceux de l’UPC d’Ali Daras et du RPRC de Joseph Zoundéko. Il ne se passe pas un jour sans que ces humanitaires ne soient attaqués. La dernière attaque de leurs bases remonte au début de cette semaine. Un humanitaire travaillant à l’ONG Médecins Sans Frontière (MSF) en a fait le frais. Il a été grièvement blessé et suit des soins intensifs. Et pourtant, si nos mémoires sont bonnes, ces humanitaires sont neutres et impartiaux. Ils n’ont qu’un seul objectif : apporter du secours à ceux qui en ont besoin. Ils volent au chevet, non seulement des populations civiles, mais aussi des combattants des groupes armés quand ils sont blessés dans les combats. Pourquoi s’en prendre à ces gens qui nous viennent en aide. Nous pensons que, n’eût été leur apport, nos concitoyens allaient mourir de faim, de maladie, des blessures comme des mouches ou des vers de terre.

Trop, c’est trop. Leurs exactions sur les civils et les humanitaires ont débordé le vase et franchi le seuil de l’intolérable. Prôner le dialogue comme solution à la crise, c’est mieux. Mais il faut que ces criminels comprennent le sens de ce dialogue. Dans le cas contraire, il s’avère indispensable qu’une piste de solution soit trouvée pour que les actes barbares de ces ennemis de la paix sur leurs compatriotes cessent pour toujours. On ne peut continuer inlassablement dans le désordre, le chaos indescriptible. Quatre (4) ans de souffrance et d’errements d’un lieu à un autre, c’est déjà trop. Même si on abat les animaux en grand nombre comme les combattants des groupes armés massacrent les Centrafricains sans cesse, pensez-vous qu’on trouvera encore des bêtes en RCA ? Nous ne le pensons pas.

« Aux grands maux, des grands remèdes », dit-on. L’année 2017 qui s’annonce à grands pas, doit être nécessairement une année de paix, de bonheur, de prospérité pour le peuple centrafricain et non une année de souffrance, de tueries, de massacres, d’incendies de maisons et villages à n’en point finir. Ces combattants des groupes armés doivent comprendre que, dans toute chose, il y a un début et une fin. S’ils pensent qu’on leur a accordé la liberté de commettre des exactions sur les populations et les ONG humanitaires, nous disons pour notre part qu’ils se trompent largement. Ils n’ont pas le titre foncier de ces actes indignes, bestiaux, inhumains qui ne les honorent nullement. Tôt ou tard, ils seront arrêtés et traduits en justice pour répondre de leurs actes.

De grâce, nous demandons aux combattants  des  groupes armés tels que le FPRC, l’UPC, le RPRC, le MPC, la R-J, les 3R de ne pas s’attaquer aux ONG qui œuvrent pour notre bien-être et de ne pas aussi s’en prendre à leurs compatriotes qui ne sont pas leurs ennemis mais plutôt leurs frères et sœurs.

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

L’Editorial de Julien BELA

 

MAISON DE LA PRESSE ET DES JOURNALISTES, FERMEE ET SCELLEE SUR DECISION DE JUSTICE : A AUTRUI CE QUI EST A AUTRUI

Du Tribunal de Grande Instance de Bangui à la Cour d’Appel, Sylvain Patassé gagne tous les procès. La justice lui restitue ses biens, ce n’est pas la fin du monde. « Journée Sans Presse », pourquoi faire dès que la décision de justice a acquis l’autorité de la chose jugée et est exécutoire ? Le journalisme est un métier noble et légaliste par excellence. Il faut se résoudre à changer de fusil d’épaule. Centrafric Matin est parmi les journaux qui n’ont jamais accepté l’acquisition de cette maison. Non seulement elle est très exiguë mais également  sa posture géographique ne convient pas à une Maison de la Presse et des Journalistes (MPJ).

La RCA est vaste, il y a encore suffisamment de place. Mais le centrafricain aime la facilité tout de suite, à l’instant même. La courte vue où nous ne voyons pas plus loin que le bout du nez. Une rédaction d’un journal ne peut jouer les parasites dans une Maison de la Presse et des Journalistes. Chaque rédaction doit se replier où il peut exercer librement. C’est la première fois de voir des journalistes contester une décision de justice et c’est en  RCA qu’on peut voir. Le gouvernement, l’Assemblée Nationale, encore moins la présidence ne peuvent s’ingérer dans une décision de justice, qu’elle plaise ou non, elle reste  une décision de justice. Sylvain Patassé est un citoyen centrafricain, un particulier qui a réclamé ses droits avec les documents à l’appui. La justice lui a donné raison, c’est pour cela qu’un huissier de justice s’est déporté sur les lieux.

Avec les ordinateurs du PNUD, c’est la rébellion. Maintenant avec la maison de Sylvain Patassé, c’est encore une autre rébellion. Où allons-nous ? Quelle image affichons-nous ? C’est de la piraterie immobilière et donc indigne  de la part des journalistes. Il y a un gouvernement en place, il faut repartir à la table des négociations pour trouver autre chose, et cette fois-ci correcte et digne des journalistes centrafricains. La farce journalistique n’a que trop duré et ne nous honore. Nouveau régime, égale nouvelle manière de faire et d’agir, changement de comportement et d’approche. Par ce canal, les journalistes se feront respecter.

Le gouvernement à l’époque, il y a quelques années, avait cédé un immeuble à la presse à  l’ex-SOCADA. Les journalistes sont allés le visiter et après ? Personne n’a osé y penser, ni y retourner. Alors qu’il suffisait de faire un devis et soumettre aux partenaires pour qu’il soit réhabilité. La facilité a pris le dessus, il faut en assumer les conséquences.

 

 

Julien BELA

 

 

 

TOUS LES BRAQUEURS SE DEGUISENT EN  FACA POUR DEPOUILLER TAXIS ET TAXIS-MOTO :  SAGBADO, CATTIN ET SICA 3

  

Un taximan a été dépouillé de ses recettes de la journée et de son téléphone durant le week-end, au stade Sagbado, sur la route de Cattin, à quelques 500 mètres du marché Km 5. Selon les témoignages de la victime, ce sont les résidus des malfrats du Km 5 qui opèrent. Ils se sont déguisés en éléments des Forces Armées Centrafricaines (FACA), avec une torche en main, comme font exactement les Forces de Défense et de Sécurité, durant les contrôles nocturnes. Dès que le taxi s’arrête, le chauffeur est pointé à bout portant, pendant que les autres le dépouillent. Ils font semblant de rechercher les armes dans les véhicules, mais en réalité, c’est pour prendre tout ce qui est précieux. Et ils se retirent sommant le chauffeur de disparaître.

Alertées, les vraies FACA du Km 5 qui font régulièrement des patrouilles nocturnes et qui passent au peigne fin les coins et recoins du Km 5, se sont mises à leur recherche pour les neutraliser. C’est un feuilleton à suivre pour pacifier définitivement le Km 5, désormais un point d’honneur en terme de paix. Les ennemis de la paix ne démordent jamais. Les Forces de Défense et de Sécurité doivent se méfier de leurs propres ombres pour éviter la confusion et l’infiltration des malfrats qui se métamorphosent au gré des circonstances. Des scènes semblables sont signalées au niveau de Sica 3 et selon les informations en notre possession, il s’agirait des Anti-Balaka qui se déguisent aussi en FACA et font semblant de faire un contrôle. Les taxis et taxis-motos en ont vu de toutes les couleurs. Comme la nuit, tous les chats sont gris, les patrouilles de la Minusca, de la Gendarmerie et de la Police pensent que ce sont des forces régulières qui travaillent et elles passent leur chemin sans se douter de quoi que ce soit . Et ces malfrats opèrent en toute liberté, au vu et au su de tous. Ce qui jette le discrédit sur les FACA. De l’autre, les taxis et taxis-motos ne savent à quel saint se vouer, car il est difficile de distinguer les faux, les malfrats, les braqueurs des véritables FACA. Faut-il s’arrêter aux contrôles nocturnes ou non, autant d’interrogations qui laissent les usagers de la route perplexes. Cela, d’autant plus que ces braquages se déroulent à des heures de grandes circulations, entre 18 heures et 21 heures. Le ministère de la Sécurité, de l’Ordre public et de l’Administration du territoire doit changer de stratégie pour contrer ces malfrats, afin d’identifier les vraies des fausses FACA qui veulent vivre avec des biens mal acquis. Les taxis-motos ont joué un grand rôle dans la résorption du chômage. Ce sont des jeunes au même titre que les braqueurs qui se battent à la sueur de leur front afin de subvenir à leurs besoins. Ce qui est sûr, entre 18 heures et 21 heures, les taxis et taxis-motos ont encore sur eux les recettes de la journée. Les malfrats choisissent ces heures-là, car ils sont convaincus d’avoir gain de cause, en soustrayant le fruit de la sueur des autres qui, dans la fraîcheur, dans la poussière, dans les risques de la circulation, assurent leur pitance journalière. Au moment de regagner le foyer, voilà que des malfrats emportent tout ce que vous avez eu durant toute une journée, sans âme, ni conscience, sans foi, ni loi. C’est terrible. Et le lendemain, comment faire pour avoir du carburant afin de démarrer la journée ? Il faut s’endetter, soit avoir recours à la petite réserve familiale. Parfois, la famille est contrainte à un jeûne forcé, histoire de ne pas perdre une journée. Il y a 99 jours pour les braqueurs, mais un seul jour suffit pour que tout cela s’arrête et parfois les malfrats y laissent leur vie. Alors que la paix revient peu à peu, donnant la chance à chaque Centrafricain de se faire valoir. Beaucoup de jeunes sont dans le petit commerce, c’est un pas significatif. Pourvu qu’ils apprennent à bien gérer leurs affaires. Certains et en grand nombre, sont dans la vente des friperies, d’autres dans les téléphones portables, des marchandises diverses. Il faut bien commencer quelque chose et persévérer. Personne ne viendra vous chercher pour vous mettre les menottes aux poignets. La vie appartient aux débrouillards qui se lèvent tôt pour vaquer à leurs occupations quotidiennes. C’est de l’argent honnêtement gagné et qui a un goût délicieux. Battons-nous à la sueur de notre front pour subvenir aux besoins de la famille que de braquer et se faire traquer en tout bout de champs.

 

Julien BELA

 

 

 

LES ENFANTS DE LA RUE, UNE EPINE DANS LES PIEDS DE LA MUNICIPALITE DE BANGUI ET DU MINISTERE DE LA SECURITE PUBLIQUE : INCOMPETENCE OU DEMISSION ?

 

 Ces derniers temps, les enfants de la rue sont devenus extrêmement nuisibles et dangereux pour tout le monde : les véhicules des Nations Unies sont les plus ciblés. Il suffit d’une petite inattention du conducteur, que les enfants de la rue emportent les téléphones et autres objets précieux. Il en est de même de tous les véhicules particuliers, des véhicules à usage commercial, que des piétons qui sont dépouillés de leurs biens, téléphones,  argent, tout ce que vous avez dans votre poche, dans votre sac à main. Ils viennent en groupe faire obstruction sur votre passage et en profitent pour plonger leur main dans votre poche, soit ouvrir votre sac, sans que vous vous en rendiez compte. Le phénomène s’est amplifié avec les fêtes de fin d’année, à telle enseigne que les acheteurs, les commerçants, les conducteurs de véhicules ne savent à quel saint se vouer.

En RCA, les bonnes pratiques ne durent jamais et le pays retombe dans les travers des mauvaises mœurs. L’ancien président de la Délégation Spéciale de la Ville de Bangui, Barkès Ngombé-Ketté, avait réussi à purger la ville de Bangui de ces pic-pokets. Même sur des véhicules qui roulent, ils s’y accrochent et arrachent les biens d’autrui. La consommation du chanvre indien est à ciel ouvert, au vu et au su de la Police et de la Gendarmerie. La Police Municipale est championne toute catégorie de traque exclusive de taxis-motos, pour soustraire à ces jeunes qui se battent, le minimum vital. Racketter, racketter, racketter à longueur de journée jusqu’à la fin de l’heure, au marché central : et pourtant, ils sont payés à la fin du mois. Le phénomène taxis-motos à réduit considérablement les braquages dans la ville de Bangui. Il faut user de tact dans la réglementation de la circulation des taxis-motos, à la fois une solution au chômage. Nous attirons l’attention du Maire de Bangui sur les tracasseries quotidiennes que font vivre les policiers municipaux à ces jeunes. Certains sont au carrefour BSIC et Ecobank, sur la route qui descend à la Radio Centrafrique, exclusivement pour ne traquer que les taxis-motos, juste pour soustraire le conducteur des regards du public et lui demander quelque chose. Chaque jour, ils se font de l’argent sur le dos de ces pauvres jeunes.

Soit, la Mairie leur coupe leur salaire et qu’ils vivent des rackettes, soit ils font leur travail correctement et ils sont payés. Souvent, les taximen et les conducteurs des taxis-motos se sont mis en grève à cause de ces tracasseries intestines. Certains éléments des Forces de Défense et de Sécurité ne vivent exclusivement que de rackettes, des contrôles, comme s’ils ne perçoivent jamais leur salaire. Les taximen et les taxis-motos ne travaillent que pour eux, pour les nourrir, les engraisser, afin qu’ils boivent, mangent. Tous les prétextes sont bons pour extorquer de l’argent et les véhicules de transports urbains sont prisés parce que l’argent est permanent, un robinet financier toujours disponible. C’est trop !

La Police, la Gendarmerie et la Police Municipale ont un rôle éducatif, avant de réprimer. A l’allure où vont les choses, la répression est systématique, et faut-il encore s’interroger, où va tout cet argent collecté ? Le Centrafricain est lui-même l’ennemi de tout progrès, de tout effort. Le Centrafricain veut l’argent facile, sans effort et en permanence, mais sur le dos de ses propres compatriotes, et la pression des contrôles est très forte, étouffante, asphyxiante, sur les épaules des taximen, des conducteurs de taxis-motos et de bus. Le véritable travail de la Police, de la Gendarmerie et de la Police municipale, ne se fait pas. Cependant, c’est au niveau de la Gendarmerie que nous constatons quelques exceptions dans les contrôles nocturnes. Ils font les contrôles de sécurité, vérifient l’intérieur et l’arrière du véhicule, quelque fois, ils demandent les papiers des passagers et ils s’arrêtent là. Le véhicule est libéré. Entre 15 heures et 20 heures, les travailleurs sont fatigués et rentrent à la maison. C’est en ce moment-là qu’on déclenche un contrôle monstre. Cela met très mal à l’aise ceux qui ont hâte de se reposer à la maison pour reprendre le lendemain. Ainsi se porte la RCA avec sa Police, sa Gendarmerie et sa Police municipale. Bonne Année 2017 à tous, pourvu que les comportements changent, s’humanisent et se perfectionnent.

Julien BELA

 

 

QU’ATTENDENT SARANDJI ET LES MEMBRES DU GOUVERNEMENT POUR FAIRE LE BILAN D’ACTIVITES DE 08 MOIS DE L’ANNEE 2016 ?

 

 

L’un des principes fondamentaux de la démocratie, fait obligation formelle aux gouvernants de rendre compte de la gestion de leurs affaires publiques aux gouvernés. Et c’est un principe universel, applicable dans les pays véritablement enracinés dans la démocratie. C’est pour asseoir la confiance entre les gouvernants et les gouvernés, en matière de « Bonne Gouvernance ».

A cet effet, n’oublions pas que la démocratie étant définie de la manière suivante : « C’est le pouvoir du peuple, par le peuple et pour le peuple ». Et c’est la définition la plus répandue dans le monde. Donc, par déduction, les gouvernants tirent leur légitimité du peuple, à travers des élections générales, libres, transparentes et crédibles. En un mot, c’est le « peuple qui incarne la souveraineté nationale ». Par conséquent, les gouvernants sont astreints de rendre compte de la gestion de leurs affaires publiques aux gouvernés. C’est une obligation pour les gouvernants et un droit pour les gouvernés.

Malheureusement, à huit (8) mois de la mise en place effective du gouvernement postélectoral, il est triste de constater que, même le Premier ministre Simplice Mathieu Sarandji, ainsi que bon nombre de ses membres du gouvernement, ne communiquent pas assez ou presque pas sur leur gestion des affaires publiques. Or, le peuple a besoin et est dans le droit de connaître ce qu’ avait fait concrètement, en huit (8) mois, le gouvernement de Sarandji. Et bien avant qu’on arrive à cette année 2017, dans trois (3) jours. Sinon, le Premier ministre Sarandji doit démissionner !

Le Petit YEKOA

 

 

 

SITUATION HUMANITAIRE CATASTROPHIQUE A BATANGAFO,  KAGA-BANDORO, BRIA, KOUI … DE VRAIS REPAIRES DES DEMONS DE L’ENFER

 

 

La situation des humanitaires en république centrafricaine ne fait que s’aggraver du jour au lendemain. Il ne se passe pas un seul jour sans que des actes barbares, indignes et inhumains soient enregistrés à l’endroit des ONG tant nationales qu’internationales œuvrant pour le bien-être de la population civile en détresse. Les régions de Batangafo, Kaga-Bandoro, Bria, Bambari, Bakala, Koui, pour ne citer que celles-ci, constituent de vrais repères des démons de l’enfer où l’être humain créé à l’image de Dieu n’a aucune valeur.

A la mi-septembre 2016, la population civile de la Nana-GrIbizi a subi un véritable crime contre l’humanité de la part des éléments de Mahamat  Alkhatim, le commandant en force du mouvement MPC. Des huttes dressées par les humanitaires et qui servaient d’habitations aux populations déplacées, ont été brûlées. A cela s’ajoutaient les pillages des enceintes des ONG nationales et internationales. Certains  personnels qui travaillaient pour apporter secours à la population civile ont été systématiquement abattus. A la suite des violences enregistrées, les ONG ont décidé de plier bagages en attendant que la situation sécuritaire se normalise. Et la population de Kaga-Bandoro est abandonnée à son triste sort du fait qu’elle est privée de soin, de l’aide alimentaire, d’eau potable … qu’offrent ces ONG.

C’est le même son de cloche à Bria, Bakala, Bambari, Ngakobo, Koui et récemment à Batangafo. Suite aux affrontements meurtriers qui se sont déroulés dans la ville de Bria et qui ont duré presque deux (2) mois, les activités des ONG ont été suspendues car les groupes armés s’en prennent non seulement aux civils mais pillent également leurs sièges, en emportant leurs biens. Les conséquences des actes que les groupes armés posent sur les humanitaires en RCA demeurent la misère, la famine que les populations civiles sont  entrain de subir dans les sites des déplacés.

Il est certes vrai qu’un rebelle est une personne dépourvue de raison et de bon sens. Car comment expliquer l’attitude d’une personne blessée dans un affrontement et prise en charge par les humanitaires qui par la suite détruit ceux qui l’ont sauvée ? Depuis que la crise a éclaté en RCA, les humanitaires ne cessent d’apporter leurs secours non seulement à la population civile mais aussi aux ex-combattants. Durant toute la crise, les ex-combattants ont bénéficié des soins médicaux, de l’aide alimentaire qu’apportent ces humanitaires. Ceux qui travaillent dans les humanitaires sont des êtres humains comme nous. Ils  ont sacrifié leur vie sous la pluie des balles perdues, de la chaleur et de la fraîcheur pour sauver la vie de leurs compatriotes. Malheureusement, les groupes armés ne comprennent pas le sens de leurs sacrifices.

Certains pays ont connu le pire de ce que nous avons vécu. Mais jamais, on a connu un tel degré de destruction comme les groupes armés font en RCA. Depuis la date du 24 mars 2013 à ce jour, la RCA  peine à se relever à cause du FPRC, de l’UPC, du RPRC, du MPC et des 3R. Ils ne  jurent que pour la guerre malgré la main tendue des autorités du pays qui ont choisi la voie du dialogue. Des hommes sans foi, ni loi peuvent-ils comprendre un jour la souffrance du peuple centrafricain ? La RCA est à reconstruire à partir de zéro : les routes, les ponts, les hôpitaux, les écoles. La jeunesse et le monde rural attendent de pied ferme la consolidation de la sécurité et de la paix pour sortir de la misère et du chômage. L’agriculture, la chasse, la pêche, les activités génératrices de revenus … constituent des atouts indispensables pour la relance de l’économie nationale. Malheureusement, le FPRC, l’UPC, le RPRC, le MPC et les 3R prennent en otage tout un peuple en tuant, pillant, saccageant les biens de l’Etat et des humanitaires. On ne s’attaque pas aux humanitaires même dans un affrontement. Que les groupes armés cessent au moins d’empirer la situation des plus pauvres populations civiles en détresse.

Bénistant MBALLA

 

 

 

 

CEREMONIE OFFICIELLE DE LANCEMENT DU TRANSPORT URBAIN DANS LA VILLE DE BANGUI PAR LE PRESIDENT TOUADERA

 

Le siège de la société de transport urbain « Benafrique », sis au ministère de l’Equipement, des Transports, de l’Aviation Civile et du Désencravement, a abrité la cérémonie officielle de lancement des activités du service collectif des transports urbains « Benafrique », le mercredi 28 décembre 2016, à 10 heures. Et ce, sous le haut patronage du président de la République, Chef de l’Etat, professeur Faustin Archange Touadéra.

Tout a commencé par la lecture du décret présidentiel par le grand Chancelier, portant remise de décoration à titre exceptionnel d’officier de l’ordre national de la reconnaissance centrafricaine, au Président Directeur Général (PDG) de la société « Benafrique », Thiburce Montcho, par le président Touadéra.

Après, il y a eu à tour de rôle le mot de bienvenue du Président de la Délégation Spéciale de la ville de Bangui (PDSVB), Emile-Gros Raymond Nakombo, les discours du PDG de la société « Benafrique » et du ministre de l’Equipement, des Transports, de l’Aviation Civile et du Désenclavement, Théodore Jousso.

La coupure du ruban symbolique et la visite de quatre (4) bus sur les douze (12) par le président de la République, ont mis fin à cette cérémonie.

Il y a lieu de préciser que c’était le 05 août 2016, qu’est intervenue la signature d’une convention de partenariat dans le domaine de transport urbain entre la municipalité de Bangui et la société béninoise « Benafrique ». Le lancement officiel de ses travaux ce jour, marque une étape décisive pour le développement du transport urbain en RCA. Car c’est en partie, la résolution de problème de la mobilité des personnes en RCA, par le transport routier, qui occupe une place importante dans l’économie nationale. Et ceci, pour rendre plus sûr et fluide le transport urbain et pour alléger la souffrance des travailleurs, des commerçants et autres couches socioprofessionnelles de la RCA.

 

Le Petit YEKOA

 

 

 

LE Ministre DE LA DEFENSE, Joseph YAKETE a reçu une importante dElEgation Gabonaise

 

Le mercredi 28 décembre 2016, le Ministre Joseph YAKETE du Département de la Défense Nationale a reçu une importante délégation Gabonaise conduite par le Ministre, Chargé de la Défense M. Etienne Massard KABINDA MAKADA à Bangui. Cette visite de courtoisie et de travail a permis aux autorités centrafricaines, de discuter sur des allégations d’abus sexuels portés sur certains éléments du contingent gabonais dans la Mission Multidimensionnelle Intégrée des Nations Unies pour la stabilité en République centrafricaine. Cette visite s’est déroulée en présence du Colonel, Directeur de Cabinet du ministre de la défense, du Général de Division Jean Pierre DOLLE WAYA, Inspecteur de l’armée nationale, du Général de Brigade Ludovic Ngaifei, Chef d’Etat-major des armées, du Commissaire Général, Guy Rufin KOLINGBA, de Mme Solange MARADAS de la RSS et certains Officiers des FACA.

Tout s’est déroulé dans une ambiance de fraternité qui a toujours existé entre le Centrafrique et le Gabon et une photo de famille a clôturé cette visite gabonaise à Bangui.

 

Augustin NDANGO-KPAKO

 

 

 

 

 

 

 

L’ARTICLE 155 DE LA CONSTITUTION DU 30 MARS 2016 ET LA PROBLEMATIQUE DE LA MISE EN PLACE DES AUTRES INSTITUTIONS REPUBLICAINES DANS LE DELAIS PREVU PAR LA LOI

 L’article 155 de la Constitution du 30 mars 2016 stipule, « Les institutions prévues par la présente Constitution seront mises en place dans les douze (12) mois qui suivent la date de l’investiture du président de la République élu, à l’exception du Sénat qui sera mis en place après les élections municipales et régionales ». Il s’agit là du respect de la légalité constitutionnelle prévue par la loi. Depuis la prestation de serment du Chef de l’Etat, le professeur Faustin Archange Touadéra le 30 mars 2016, jusqu’à ce jour, certaines institutions de la République à l’exemple de la présidence, de la primature et de l’Assemblée Nationale ont été déjà mises en place et fonctionnent.

Or, vu le délai de douze (12) mois prévu par la nouvelle Constitution pour la mise en place effective de toutes les autres institutions de la République, le scepticisme et le doute planent déjà quant au respect de la légalité constitutionnelle. Déjà dans les neuf (9) mois écoulés, certaines institutions de la transition restent en place. C’est le cas patent de la Cour Constitutionnelle de Transition (CCT), du Haut Conseil de Communication de la Transition (HCCT) et bien d’autres. D’ici trois (3) mois c’est-à-dire jusqu’au mois de mars 2017, le délai de douze (12) mois fixé tire à sa fin, et il y aura un vide juridique au cas où les nouvelles autorités du pays n’arriveraient pas à mettre en place les autres institutions de la République. Cela pourrait entraîner des conséquences graves sur un régime démocratiquement élu par rapport aux rôles importants qu’elles doivent jouer.

De la Haute Cour de Justice (HCJ)

L’article 122 de la nouvelle constitution du 30 mars 2016 institue une juridiction non permanente, dénommée la Haute Cour De Justice (HCJ). Et selon les dispositions de l’article 123, à la demande du procureur général, de l’Assemblée Nationale ou du Sénat, à la moitié des membres qui les composent, le président de la République défère devant la Haute Cour de Justice, les ministres, les députés et les sénateurs susceptibles d’être poursuivis pour haute trahison, entre autres, nous pouvons citer : la violation du serment, les homicides politiques, l’affairisme, la constitution ou l’entretien de milice…

Du Haut Conseil de la communication (HCC)

L’article 136 de la nouvelle Constitution précise que le Haut Conseil de la Communication est indépendant de tout pouvoir politique, de tout parti politique, de toute association ou de tout groupe de pression. Elle est chargée d’assurer l’exercice de la liberté d’expression et l’égal accès pour tous aux médias dans le respect des législations en vigueur. L’article 138 souligne par ailleurs que le HCC est doté de pouvoirs de décision et de régulation.

De la Haute Autorité chargée de la Bonne Gouvernance

L’article 146 institue une Haute autorité chargée de la Bonne Gouvernance. Elle est une institution indépendante de tout pouvoir politique, de tout parti politique, de toutes associations, ou groupe de pression. Elle veille à la représentation équitable de toutes les régions de la République Centrafricaine dans les institutions publiques et parapubliques. Elle veille également à la protection des droits des minorités, des peuples autochtones, de personnes handicapées ainsi que du principe de l’égalité entre l’homme et la femme…

Du Conseil Economique et Social (CES)

Le Conseil Economique et Social est une assemblée consultative en matière économique, sociale, culturelle et environnementale ( cf art. 130). De sa propre initiative, le CES peut formuler des recommandations ou appeler l’intention du gouvernement, de l’Assemblée Nationale ou du Sénat sur les reformes qui lui paraissent opportunes sur les questions relevant de sa compétence. Il peut donner son avis sur toute proposition de loi, d’ordonnance et de décret ainsi que sur toutes mesures nécessaires au développement économique, social, culturel et environnemental de la République qui lui sont soumis, etc.

Du Conseil National de la Médiation (CNM)

Le Conseil National de la Médiation est un organe permanent dirigé par une personnalité indépendante, le Médiateur de la République (cf. art. 134). Il a pour mission l’amélioration des relations entre les citoyens et l’administration en vue de promouvoir et de protéger les droits des citoyens. Il est doté de pouvoirs étendus pour recevoir les réclamations des citoyens et proposer des solutions en matière de prévention et de résolution des conflits.

Vu les différentes tâches que doivent assurer ces institutions de l’Etat, il est impératif  que les nouvelles autorités du pays prennent toutes leurs responsabilités afin que le délai prévu par la Constitution de la République soit respecté pour éviter le vide juridique dans peu de temps.

Bénistant MBALLA

 

 

 

ANICET GEORGES DOLOGUELE: " IL N’Y A PLUS D’ÉTAT. L’ÉTAT NE SE LIMITE QU'A BANGUI."

 

 

Les députés se mobilisent contre l'insécurité dans l'Houam-Péndé et la Nana Mambéré. Certains, comme Anicet Dologuele, se sont rendus dans ces localités.

 

Honorable Anicet Georges Dologuele, vous avez présidé la délégation des députés centrafricains qui étaient en mission de sécurité la semaine dernière dans l'Ouham - Péndé et dans la Nana Mambéré. Quel en était l'objectif ?

J'ai eu cette initiative depuis plus d'un mois. J'ai demandé aux collègues de la région qu'il était important d'aller à la rencontre des populations, des notables et des groupes armés pour trouver une solution à l'insécurité qui prévaut dans les préfectures de l'houam -péndé et de la Nana Mambéré.

C'est ainsi que nous étions partis. Nous avions été accompagnés par les casques bleus pour raison de sécurité et par le commandant Armel Ningatoloum Sayo, chef du mouvement Révolution Justice, un groupe armé présent dans l'Houam.

 

De manière générale, quel constat faites-vous ?

Nous avions rencontré des populations, des notables, les maires, les préfets et les sous-préfets. Leur unique problème demeure l'insécurité. C'est beaucoup de souffrance de la population pour une bagarre d'intérêt autour des troupeaux de bœufs.

Dans l'Houam - péndé, il y a deux types de points d'insécurité. Il y a au niveau de Kouï et de Bocaranga en passant les villages Mokondji Wali, en allant jusqu'à Ngaoundaye, c'est le groupe de Sidiki, du rebelle camerounais, qui sévit dans cette localité appelé les « 3 R ». Ce ne sont pas des Séléka. C'est un groupe né en 2016. Ces hommes armés disent garder les troupeaux des éleveurs pendant cette période de transhumance et protéger ces t                  oupeaux par rapport aux antibalakas alors que c'est faux.

Quand il y a un vol de troupeaux, dès qu'ils sont alertés, ils vont brûler le village. Ils tuent tout le monde et ça fait un exode. Les habitants fuient vers Bocaranga.

Du côté de Paoua, c'est à peu près le même scénario. Le RJ a connu une crise, son chef étant à Bangui, les hommes sont divisés. Le MPC de Alkatim de Séléka a récupéré le groupe. C'est là le désordre. Ils ont pris pratiquement tous les villages. Et ils règnent en maîtres dans plus d'une trentaine de villages.

Qu'en est-il de la Nana Mambéré ?

Dans la Nana Mabéré, Sidiki sévit également dans la commune délavage de Yem - Yelewa. Les antibalakas s'y opposent. De temps en temps, ces groupes armés s'affrontent et c'est la population qui paie les pots cassés.

Vous avez échangé avec les hommes armés. Quelle est leur position ?

Ces hommes armés se disent ouverts au Désarmement, Démobilisation et Réinsertion et Rapatriement ( DDRR). Mais sur le terrain, c'est une autre réalité. Ils constituent un danger pour la population.

Que faut-il faire ?

Nous avons demandé à ces groupes armés de s'organiser. S'en suivront les discutions pour le DDRR, dans le cas contraire, ça ne marchera pas.

Que faut-il faire urgemment pour favoriser la restauration de l'autorité de l'État sur l'ensemble du territoire centrafricain ?

Le DDRR est urgent. La communauté internationale est en Centrafrique pour accompagner le gouvernement. Il faut accélérer ce processus car le peuple souffre beaucoup en province. Que les groupes armés cantonnent leurs éléments pour favoriser le démarrage du pré-DDRR. Pour l'instant, c'est très compliqué. C'est rare qu'il y ait un sous-préfet dans ces villes.

Il n'y a plus d'État. L'État ne se limite qu'à Bangui. Il faut réhabiliter les Forces Armées Centrafricaines pour favoriser le rétablissement de l'autorité de l'État sur toute l'étendue du territoire national. Aujourd'hui, beaucoup d'écoles ne fonctionnent pas à cause de l'insécurité. C'est un grand danger pour l'avenir du pays.

 

Afrique Actualité

 

 

 

LE CHANGEMENT CLIMATIQUE, UN VRAI PROBLEME DE L’HEURE QUI NECESSITE DES MESURES URGENTES POUR LA SAUVEGARDE DE L’ENVIRONNEMENT CENTRAFRICAIN

 

La République Centrafricaine, à l’instar des autres pays africains, subit un changement sur le plan climatique, impactant négativement sur l’environnement. Un tel changement présente déjà des conséquences graves sur la population dans tous les domaines de la vie. D’où l’obligation pour les autorités du pays et la population de prendre certaines mesures urgentes pour sauver l’espace environnemental et garantir des lendemains meilleurs.

Premièrement, il est du devoir des autorités centrafricaines de veiller sur certaines dispositions de la loi interdisant des pratiques telles : la déforestation, la technique de terre brûlée pendant la saison sèche, l’usage des produits chimiques dans les cours d’eaux pour ne citer que ces quelques exemples. Il faut sensibiliser, conscientiser et éduquer la population sur les dangers des actes qu’ils posent et qui entraînent des conséquences graves non seulement sur l’environnement, mais aussi sur la vie de la population. L’homme vit grâce à un environnement sain. C’est pourquoi, il est capital de protéger tous nos patrimoines. La forêt contribue au développement de l’homme en ce sens qu’elle fournit d’oxygènes qui protègent la nature contre certaines catastrophes naturelles, à l’exemple de la chaleur, de l’ouragan et bien d’autres. Or détruire la forêt, c’est exposé la nature et l’homme à la dégradation de la vie. Et nous osons croire que c’est la raison principale du changement climatique en Afrique et particulièrement en RCA.

Deuxièmement, l’utilisation de certaines machines par les sociétés privées dans les milieux sociaux constitue un réel danger sur l’atmosphère et la population. La fumée et les déchets parfois brûlés polluent l’air et rendent la vie difficile, en développant dans l’avenir des maladies. Or normalement, il faut délimiter un espace géographique à toutes les industries pouvant leur servir d’œuvrer afin de réduire le minimum des risques qui pourraient découler de leurs exploitations. Il est certes bien vrai que c’est l’homme qui transforme la nature. Et les conséquences demeurent ce que nous subissons pour le moment à travers ce changement climatique. Mais rien n’est encore tard. Il suffit que les populations prennent conscience des actes qu’elles posent du jour au lendemain sur l’environnement, occasionnant déjà des conséquences néfastes sur leur avenir. Cessons de brûler la forêt, de couper les arbres en désordre. Il n’y a qu’un changement de mentalité pour un développement durable. L’influence des climats des pays frontaliers avec la RCA est si grande, à telle enseigne que si nous ne faisons pas attention, nous allons nous retrouver un de ces quatre matins à la croisée des chemins. A bon entendeur salut.

 

Bénistant MBALLA

 

 

 

 

 

 

 

LES 21 BONNES RESOLUTIONS DES CHEFS D’ETAT DE LA CEMAC POUR SORTIR LA SOUS-REGION DU MARASME ECONOMIQUE

 

 

Le sommet extraordinaire des chefs d’Etat de la Cémac qui s’est tenu ce 23 décembre 2016, à l'invitation du chef de l’Etat camerounais Paul Biya, visait à adopter des mesures appropriées pour juguler les effets néfastes du double choc pétrolier et sécuritaire, sur les économies de la sous-région.

Ce Sommet a débouché sur l’adoption 21 résolutions destinées sortir la sous-région du marasme économique actuel. Au terme des échanges et ces différentes interventions dont celle de Christine Lagarde, DG du Fonds monétaire International (FMI) et de Michel Sapin, ministre de l'Economie et des Finances de la République française, les Chefs d'Etat ont donc décidé de :

1. relever d'emblée que le renforcement de la stabilité macroéconomique ne nécessite pas un réajustement de la parité monétaire actuelle, mais plutôt des efforts d'ajustement sur les plans intérieur et extérieur, assortis de réformes structurelles adéquates

2. adopter des mesures pertinentes destinées à inverser durablement les tendances négatives de l'économie de la sous-région, combinant une politique budgétaire adéquate, une politique monétaire appropriée et une coopération internationale renforcée

3. réaffirmer leur vision commune de faire de la zone CEMAC un espace émergent dans un avenir proche, par la réalisation judicieuse des infrastructures nécessaires à la promotion d'un développement durable et inclusif au bénéfice de leurs populations

4. réitérer leur attachement indéfectible à la solidarité communautaire face aux chocs économiques et sécuritaires actuels et futurs.

5. geler les plafonds des avances statutaires de la BEAC au niveau fixé sur la base des recettes budgétaires de l'exercice 2014 en matière de politique monétaire

6. prescrire le renforcement de la stabilité financière de la zone CEMAC par une surveillance accrue du système bancaire et une utilisation optimale des instruments de politique monétaire.

7. engager la BEAC à proposer à brève échéance, en faveur des Etats, des mesures visant à promouvoir la migration progressive vers le financement par les Marchés de capitaux, en substitution des financements directs de la Banque Centrale.

8. renouveler leur engagement à poursuivre vigoureusement, au niveau de chaque pays, les ajustements budgétaires nécessaires à un rééquilibrage maitrisé, judicieux et progressif de leurs finances publiques.

9. conduire des politiques budgétaires ciblées en matière de dépenses publiques afin de préserver les acquis sociaux dans un contexte d'extrême fragilité économique et financière

10. s'engager à un redressement graduel du solde budgétaire des Etats et le ramener dans un délai de moins de 5 ans en dessous de 3%

11. maintenir un endettement viable et soutenable, en privilégiant les financements concessionnels et en favorisant les partenariats public-privé pour la réalisation des programmes d'infrastructures

12. saluer les conseils avisés et l'assistance technique des partenaires au développement

13. d'ouvrir et de conclure à brève échéance, des négociations bilatérales avec le FMI, pour mieux structurer les efforts d'ajustement de leurs Etats, les accompagner vers une sortie de crise et les aider à mettre en place les conditions d'une relance vertueuse et durable de leurs économies

14. solliciter en faveur de chaque pays, des mesures de renforcement d'une coopération internationale plus souple et flexible

15. recourir, en raison du caractère exogène des chocs économiques subis, à tous les partenaires multilatéraux en vue d’obtenir un large accès aux financements concessionnels nécessaires au renforcement de la balance des paiements et à la poursuite des projets de développement prioritaires

16. accélérer résolument la finalisation de la libre circulation des personnes et des biens, et la réalisation rapide des projets intégrateurs en préservant la sécurité

17. renouveler leur engagement commun, ainsi que leur détermination à améliorer substantiellement le climat des affaires en zone CEMAC, afin de promouvoir de manière vigoureuse l'activité économique créatrice de richesses, et mobiliser de façon optimale les recettes fiscales internes

18. engager leurs pays respectifs à renforcer la coopération fiscale internationale, afin de lutter contre la fraude, l'évasion et l'optimisation fiscales qui les privent d'importantes ressources

19. prescrire l'intensification des mesures et des actions en faveur de la diversification de leurs économies pour les rendre moins vulnérables aux 4 chocs exogènes, et plus compétitives face à la libéralisation des échanges commerciaux dans un monde de plus en plus ouvert

20. confier au Programme des réformes économiques et financières de la CEMAC la charge d'assurer le suivi des mesures prises et de rendre compte régulièrement de leur exécution

21. prescrire la tenue régulière à l'échelle ministérielle des rencontres de suivi-évaluation des mesures de redressement et de leurs effets sur la situation économique, financière et monétaire des pays de la CEMAC.

Agence Ecofin

Synclair Owona

 

 

 

TRAITEMENT DES DECHETS: UN ACCORD ENTRE RABAT ET BANGUI

 

La ministre déléguée à l'Environnement et Championne climat du Maroc, Hakima El Haite

APA-Rabat (Maroc) - Le Maroc et la République centrafricaine signeront, demain lundi à Bangui, un important accord de coopération en matière de traitement des déchets portant la mise en place d'une stratégie d'adaptation aux changements climatiques, rapportent dimanche les sites électroniques marocains.

L'accord sera signé à Bangui par la ministre déléguée à l'Environnement et Championne climat du Maroc, Hakima El Haite, et par son homologue de Centrafricain.

Le Maroc va offrir à ce pays son expertise et une assistance technique dans le cadre d'une stratégie nationale qu'il compte mettre en œuvre prochainement dans les domaines des énergies renouvelables, de l'irrigation, de la fertilité des terres ainsi que dans celui du traitement des déchets.

Depuis la COP22 de Marrakech, le Maroc s'est engagé à développer un partenariat similaire avec une douzaine de pays africains dont le Sénégal, le Cameroun et la Côte d'ivoire.

Lors du premier sommet africain consacré au climat du 16 novembre dernier, le Roi Mohammed VI a appelé le continent à l'harmonisation de la lutte contre les changements climatiques et à « l'action en faveur du développement durable ».

« Je vous propose », a déclaré le Souverain dans son discours, "de dessiner une Afrique résiliente aux changements climatiques (...) une Afrique, qui utilisera ses ressources de manière optimale, en respectant les équilibres environnementaux et sociaux".

 

APA

 

 

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