Tous les Info du Jeudi 26/01/2017

Cm n 2394 du jeu 26 jan 2017

 

AUX COTES DE LA REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE, CHRISTINE LAGARDE, DIRECTRICE GENERALE DU FMI, A UNE APPRECIATION POSITIVE DE LA GOUVERNANCE, MAIS BEAUCOUP D’EFFORTS RESTENT A FAIRE.

 

Bonjour !

Je vous remercie, Monsieur Meckassoua, de vos aimables paroles de présentation.

C’est un honneur pour moi de me trouver en République centrafricaine et de m’adresser à l’Assemblée des représentants du peuple centrafricain.

Je suis venue exprimer le soutien du Fonds monétaire international à votre pays qui sort tout juste d’une période particulièrement éprouvante. Vous avez connu un conflit interne qui a emporté des êtres chers, qui a détruit des communautés et qui a paralysé votre économie.

Pourtant, vous êtes ici aujourd’hui, fiers et déterminés à reconstruire votre nation.

Ata so Bi ayomingui, la ayèkèsigui

Ce proverbe centrafricain reflète bien la situation. « Quelque soit la durée de la nuit, le soleil apparaitra ».

Je peux constater par moi-même les progrès que vous avez accomplis depuis les jours difficiles de 2013. La transition politique est achevée, les services de base ont été rétablis à Bangui et la réconciliation est en bonne voie. Je vous félicite de vos efforts et je salue votre esprit de coopération.

 

Cet esprit est d’autant plus précieux que la République centrafricaine doit surmonter sa fragilité historique, relancer son économie et répondre aux besoins de la population. 

Dans cet esprit, je suis venue à Bangui pour prendre un engagement envers votre pays, à un moment où celui-ci aspire à se développer davantage. Je viens vous offrir le soutien total du FMI, sous la forme d’aides financières, des conseils d’assistance technique et de renforcement de vos capacités.

À vous, les membres de l’Assemblée nationale, j’adresse un message d’encouragement : vous avez un rôle crucial à jouer en cette période où votre pays aborde un tournant historique.

Les mots du Président Touadéra, que j’ai eu l’honneur de rencontrer hier, sont une source d’inspiration. 

« Je veux rassembler tout le monde pour construire notre pays dans le dialogue. C’est le désarmement des cœurs et ce n’est pas facile », a-t ’il déclaré il y a quelques semaines.

Dans cet esprit de réconciliation, j’aimerais examiner aujourd’hui les enjeux économiques de votre pays en abordant trois thèmes :

D’abord, les problématiques propres à tous les pays fragiles qui sortent d’un conflit ;

Ensuite, les problématiques particulières auxquelles votre pays est confronté à l’heure de sa reconstruction ;

Enfin, l’engagement du FMI à l’égard de la population centrafricaine.

1.Sortie du conflit

Commençons par la notion de fragilité qui impacte les pays se relevant d’un conflit. Les États-nations devraient être capables de résister à des tensions majeures. C’est normalement le cas.

Mais lorsqu’un conflit civil bouleverse et détruit des institutions essentielles, il peut être extrêmement difficile de reconstruire la société.

Le FMI travaille depuis longtemps avec des pays qui se trouvent dans cette situation. Je suis heureuse que la communauté internationale ait démontré qu’elle intégrait la prise en compte de ces difficultés lors de l’établissement des objectifs de développement durable des Nations Unies en 2015.

Les gouvernements et les organisations qui ont formulé ces objectifs ont reconnu la spécificité des défis auxquels font face les États fragiles, et ils se sont engagés à les aider à relever ces défis. Il est clair que, face à la fragilité, les seules ressources financières ne suffisent pas. Il faut concrètement construire la paix, rétablir la cohésion sociale et mettre en place et faire fonctionner les institutions. Il est essentiel aussi d’assurer une coordination étroite entre les bailleurs de fonds.

Ce type de démarche globale est nécessaire pour établir les bases de la stabilité économique et de la croissance. Le Fonds

Monétaire International s’est résolument engagé à fournir des ressources, à prodiguer des conseils, et à collaborer avec les pays fragiles pour qu’ils développent leur capacité à résoudre leurs propres problèmes. Nous pouvons venir ainsi en aide à la République centrafricaine et d’autres pays dans le cadre d’un effort coordonné. 

2.Rétablir la cohésion sociale et relancer l’économie  

En quoi le rétablissement de la cohésion sociale et la relance de l’économie sont-ils indissociables des autres défis auxquels fait face la République centrafricaine ? Vous le savez, il ne sera possible d’assurer la réconciliation nationale et de consolider la paix qu’en reconstruisant vos institutions et vos infrastructures. Ces défis sont étroitement liés les uns aux autres.

Encore une fois, je suis profondément impressionnée par les progrès que vous avez accomplis jusqu’à présent. Certains de ces progrès relèvent des activités quotidiennes de l’État.

Ainsi, la gestion de la trésorerie s’améliore progressivement, la réforme de la fonction publique est en cours et la mobilisation des recettes progresse.

Après son entrée en fonction l’an dernier, le Président Touadéra a lancé le Plan national de relèvement et de consolidation de la paix, qui repose sur trois éléments :

sécurité, gouvernance et croissance. Les objectifs du plan en matière de désarmement, de démobilisation, de réintégration et de rapatriement sont cruciaux pour la paix. Et la construction de centres sanitaires, d’écoles et d’infrastructures de base, qui occupe une place de choix dans le plan, aidera une population dont les réseaux de solidarité ont été anéantis.

Ce plan met aussi l’accent sur un autre objectif important, celui de renouveler le contrat social qui renforcera la légitimité de l’État. La relation entre les citoyens et l’État doit reposer sur la confiance. Pour établir cette confiance, l’État doit être en mesure de fournir des services sociaux de base et d’assurer la sécurité dans l’ensemble du pays, tout en maintenant une bonne gouvernance et en encourageant la transparence.

Tout cela est essentiel, mais ne représente qu’une partie de la tâche à accomplir.

Après s’être contractée de près de 40 % en 2013, il reste à l’économie centrafricaine un long chemin à parcourir. Les infrastructures ont été ruinées. Les secteurs de l’agriculture, des forêts et des mines n’ont pas retrouvé leur niveau de production antérieur à la crise. Les capacités institutionnelles demeurent faibles. La situation sécuritaire reste fragile dans certaines parties du pays.

Pour compliquer les choses, la reconstruction a lieu à un moment où l’économie mondiale et l’économie de l’Afrique subsaharienne connaissent toutes deux une croissance modérée. Les prix des matières premières ont chuté, et l’accès au financement extérieur est plus limité.

Ces questions sont particulièrement importantes pour la région de la CEMAC, où le bas niveau des prix du pétrole et la fragilité de la sécurité régionale ont un impact considérable.

Lors du sommet de la CEMAC en décembre dernier, j’ai été marquée par la volonté des présidents de coopérer les uns avec les autres dans le but de préserver la stabilité et le développement social, et de rétablir la croissance.

Il est clair que les gouvernements devront agir de manière résolue notamment face aux tensions économiques qui résultent du repli persistant des prix du pétrole. Lors de notre réunion au Cameroun le mois dernier, j’ai assuré aux Présidents des pays de la CEMAC que le FMI était prêt à fournir une aide financière conséquente pour aider la région à affronter cette situation. Dans le même esprit, nous pourrions encore, au besoin, accroître notre aide financière à la République centrafricaine.

Si ces questions nationales et régionales peuvent constituer des obstacles au redressement, je pense qu’il y a aussi des raisons d’être optimiste pour la République centrafricaine. Avec la bonne exécution du Plan national de relèvement et de consolidation de la paix, le FMI prévoit une augmentation annuelle du PIB d’environ 5 % à moyen terme.

La mobilisation des promesses d’aide de vos partenaires, à hauteur de 2 milliards de dollars faciliterait l’exécution du plan et la réalisation de ce résultat. 

Pour autant, le gouvernement peut également faire davantage pour accroître le financement disponible en renforçant la mobilisation des ressources intérieures. C’est une question cruciale pour de nombreux pays en développement, particulièrement pour les États fragiles.

Cela est d’autant plus vrai en République centrafricaine, où le taux de recouvrement des recettes fiscales est parmi les plus faibles d’Afrique subsaharienne. Il est insuffisant pour couvrir les dépenses courantes de l’État ou pour financer les programmes sociaux essentiels.

Étant donné l’ampleur du conflit de 2013, cela n’a rien d’étonnant. Mais il y a d’autres dossiers — dont la contrebande généralisée en provenance des pays voisins et les nombreuses exonérations fiscales — sur lesquels il est possible d’agir pour améliorer la situation.

La révision de la législation fiscale dont celle de la TVA constituera un élément important de ce travail. Par ailleurs, le renforcement de l’administration des impôts améliorera le climat des affaires en garantissant une concurrence loyale, tout en permettant d’accroître les recettes.

Nous notons avec satisfaction les efforts déployés actuellement dans ce domaine et nous sommes prêts à partager notre savoir-faire avec les experts centrafricains.

3.Comment le FMI peut-il aider la République centrafricaine ?

J’en arrive à mon dernier thème, à savoir comment le FMI peut aider davantage votre pays à avancer sur la voie de la stabilité et de la croissance.

Comme je l’ai indiqué, l’aide au renforcement du recouvrement des impôts constitue un élément clé de notre partenariat. D’une manière générale, la gestion des finances publiques constitue une partie essentielle de notre contribution au renforcement des capacités en gestion macroéconomique en République centrafricaine.

Nous aidons également votre pays sur le plan financier. Après 2013, nous avons soutenu le processus de transition à l’aide de prêts d’urgence, dont le total a avoisiné les 28 millions de dollars. En parallèle, nous avons coopéré étroitement avec les autorités pour concevoir un plan global de rétablissement de la stabilité économique.

Ensuite, en juillet dernier, à la demande du gouvernement, le Conseil d’administration du FMI a approuvé un accord triennal d’un montant de 120 millions de dollars au titre de notre facilité élargie de crédit. Ce programme a plusieurs objectifs : renforcer le recouvrement des recettes, rendre les dépenses plus efficaces, accroître les dépenses sociales et l’investissement dans les infrastructures, opérer des réformes, et intensifier la mobilisation de l’aide des partenaires au développement. C’est une longue liste d’objectifs, et ils sont tous essentiels pour rétablir la stabilité et la croissance.

Nous lions les objectifs de ce programme à notre assistance technique et au renforcement des capacités. En effet, depuis que nous avons renoué notre partenariat avec la République centrafricaine, nous avons mis l’accent sur le rétablissement d’une gestion efficace des finances publiques et d’une bonne mobilisation des recettes. Notre assistance technique et nos activités de renforcement des capacités répondent à des objectifs précis de manière à suivre les résultats.

Conclusion

J’aimerais conclure mon propos en réaffirmant que le FMI vous accordera son soutien total dans votre quête de stabilité politique, de meilleure gouvernance et de redressement économique.

En préparant cette visite, j’ai été touchée par les paroles prononcées par le Pape François lors de sa visite en République centrafricaine en 2015 :

« La paix n’est pas un document qu’on signe et qui reste là. La paix se fait tous les jours ! La paix est un travail artisanal, elle se fait avec les mains, elle se fait avec sa vie ».

Ce qui vaut pour la paix, vaut pour le développement. Je vous assure que le FMI est à vos côtés dans cette voie.

 

Je vous remercie de votre attention.

 

 

 

 

L’AFRIQUE CENTRALE ENGLUEE DANS DES CRISES  MULTIFORMES, EST EMBOURBEE : TCHAD, CONGO-BRAZZA, RDC, GABON,

CAMEROUN, RCA

 

 

Qui peut faire quoi pour son voisin dans la zone CEMAC ? Il est difficile de le dire. Chaque pays dans la région CEMAC est confronté à une crise aiguë, d’autres à une double crises. Sur six (6) pays de la zone CEMAC, cinq (5) sont empêtrés : le Tchad et le Cameroun doivent faire face au terrorisme avec le phénomène Boko Haram. Mais, dit-on, le malheur ne vient jamais seul. La chute du prix du baril de pétrole a engendré une crise  économique sans précédent au Tchad et au Cameroun, notamment au Congo-Brazza, au Gabon et en RDC. Le Gabon, le Congo- Brazza doivent gérer une crise poste-électorale ayant entrainé la violence. La RDC quant elle, cherche encore sur quel pied, danser le tango électoral, une crise pré-électorale qui a failli de peu embraser l’ensemble du pays. La RCA n’est pas du reste avec une crise militaro-politique qui dure et perdure, depuis 2012, à ce jour.

A l’exception de la Guinée Equatoriale, les cinq (5) autres membres de la CEMAC sont en ébullition. Le Cameroun fait face à des manifestations de la partie anglophone. L’Afrique Centrale, le cœur du continent africain, est dans l’instabilité totale. La CEDEAO est plus tranchante et ne lésine pas sur les moyens d’éteindre le feu en Gambie. Yahya Jammeh a été sans ménagement mis à la porte et doit faire valoir le reste de sa vie en exil. Cependant, le retour d’Adama Barrow devient très délicat du fait du paysage ambigu de l’Armée gambienne. Le chef d’Etat-major de l’armée a réaffirmé sa fidélité et sa loyauté à Yahya Jammeh, suite à son volte-face électoral. L’Armée entière ne peut aller en exil en suivant son chef suprême. La phase la plus délicate de cette crise, concerne la cohabitation entre Adama Barrow, démocratiquement élu et l’armée nationale gambienne. Yahya Jammeh n’a-t-il pas piégé Adama Barrow et la CEDEAO à travers l’armée ? La prudence affichée par la CEDEAO en dit long et les forces déployées en Gambie doivent sécuriser le processus démocratique sur une période bien déterminée, afin de donner une chance à Adama Barrow d’asseoir son système et de prendre cette armée en main. La promptitude de la CEDEAO, sa réaction rapide, sa clairvoyance et son objectivité ont permis d’éviter le pire, le bain de sang inutile et faire l’économie des vies humaines. La Commission de l’Union Africaine elle-même, doit s’inspirer de la réaction de la CEDEAO, sans calcul, sans parti pris, sans bureaucratie suicidaire, mais en toute objectivité. Ce schéma aurait été valable pour le Burundi et il n’y aurait pas autant de morts par règlements de compte. Et le Burundi n’est pas encore sorti de l’auberge. La RDC est un géant aux pieds d’argile qui a frôlé l’apocalypse. Les morts se comptent par dizaines à l’Est du pays. Rebellions d’un côté, crise pré-électorale de l’autre, l’équation comporte plusieurs inconnus, même si des efforts sont déployés par les évêques pour éliminer bon nombre d’inconnus. Il n’en demeure pas moins que le président Kabila reste une véritable calamité en termes de démocratie. Kabila veut absolument sauter son ombre comme au Congo-Brazzaville, au Tchad et au Gabon, malheureusement la traversée vers la rive du hold-up électoral est semée d’embûches et périlleuse. La zone CEMAC et par extension la CEEAC, est assiégée par les mauvais esprits anti-démocratiques. Les Africains du centre de l’Afrique soufflent le chaud et le froid et tirent l’enfer par la queue. Les organisations régionales, sous régionales doivent tirer les leçons de l’exemple de la CEDEAO. C’est une question de conviction et de  volonté politique, de crédibilité de ces différentes organisations. L’Afrique politique doit faire preuve de maturité, de discernement, de clairvoyance et surtout de conviction démocratique sans faille. Le potentiel économique de l’Afrique centrale rend tous les dirigeants aveugles et sourds. L’Afrique Centrale s’apparente à un pandémonium où l’être humain n’est nullement sacré.

La CEDEAO a percé l’abcès gambien et le peuple est dans la joie. Les exilés depuis plusieurs années dans les pays voisins, retrouvent le chemin de leur pays, de leur village, de leur domicile. Une nouvelle ère de liberté, de respect des droits humains, de la liberté d’expression, souffle sur la Gambie, grâce à la solidarité sincère et franche de la CEDEAO. Si la population est partie massivement en exil, peut-on parler des médias, de la liberté de la presse ? La dictature, un mal qui rongera encore très longtemps l’Afrique centrale, car la CEMAC, tout autant que la CEEAC, ont du chemin à parcourir pour atteindre le degré de maturité de la CEDEAO.

 

Julien BELA

 

 

 

OU EN SOMMES-NOUS AVEC L’OBLIGATION DE RESULTATS DONT

SONT TENUS LES MEMBRES DU GOUVERNEMENT SARANDJI ?

 

 

C’est la principale question que se posent bon nombre de Centrafricains. Et ce, après presque neuf (9) mois de la formation effective du gouvernement post électoral et post conflictuel, de Simplice-Mathieu Sarandji, en avril 2016. A vrai dire, sur vingt trois (23) ministres, nous osons dire que seulement cinq (5) dont nous ne voulons pas les citer nommément, font un travail remarquable. Et ceci pour réformer, redynamiser et restructurer leurs départements ministériels, dans le but de produire de bons résultats, d’une part, et de rendre plus visibles les actions qu’ils sont entrain de mener, d’autre part. Mais que font concrètement les autres dix huit (18) membres du gouvernement ? Ne sont-ils nommés que pour effectuer des voyages de mission à l’extérieur, sans de résultats probants et bénéfiques pour tout le peuple centrafricain ? Ou bien, rien que pour remplir leur poche, s’enrichir illicitement et se faire du beurre sur le dos de l’Exécutif ? c’est vraiment décevant de constater que bon nombre de ministres du gouvernement Sarandji, ont lamentablement échoué dans la gestion de leurs départements ministériels, après neuf (9) mois de fonction. Et les causes de leur échec sont entre autres, le pilotage à vue, le manque de lisibilité, de transparence, d’initiatives et de créativité, la gabegie, le tribalisme, le clientélisme, et que savons-nous encore ? De tels ministres sont-ils encore crédibles pour rester dans le gouvernement ? Il n’y a pas d’autres fils et filles du pays, intègres, compétents, bosseurs et capables de les remplacer ?

Eu égard à tout ce qui précède, le premier ministre Sarandji, en sa qualité de chef du gouvernement, doit prendre ses responsabilités, pour procéder le plus vite possible, au réaménagement. Et ce, au nom de l’intérêt supérieur de la Nation et de la « Rupture », prônée par le président Touadéra. Mais qu’est-ce qui se dit réellement lors des Conseils hebdomadaires de Cabinet ? That is the question.

 

Le Petit YEKOA

 

 

 

HISTOIRE DE LA DEMOCRATIE A TRAVERS LE MONDE

 

 

Le concept d’un Etat démocratique est né à Athènes en Grèce au 5ème siècle avant notre ère. Le terme démocratie a ses origines dans le mot grec « dêmokratia ». En décomposant ce mot, nous obtenons :

-  « Demos », qui veut dire peuple ;

-  « Kratos », qui signifie pouvoir.

Etymologiquement, la démocratie est donc le « pouvoir du peuple ».

Après les grecs, les anciens Romains ont aussi mis en œuvre, la démocratie et ont inventé le mot « République (res publica) ». En latin, res signifie « chose » et publica « renvoie à l’idée de « public ».

Les romains donnent à ce mot le sens d’« affaires publiques », c’est-à-dire appartenant au peuple.

Il apparait donc que la démocratie est un type d’organisation politique dans laquelle le peuple, c'est-à-dire la totalité de citoyens sans aucune distinction de naissance, de richesse, de compétence, détient ou contrôle le pouvoir.

Rappelons que si l’idée de la démocratie a été discutée pendant plus de 2500 ans, elle n’a été mise en œuvre qu’à une époque récente. La démocratie n’est pas un système facile, elle a su néanmoins surmonter plusieurs difficultés.

En 1900, seulement six (6) pays sur quarante trois (43) étaient considérés comme démocratiques. Au cours des trente (30) dernières années, nous avons vu quatre-vingts (80) pays s’engager dans la course démocratique, instituer et organiser des élections pluripartites.

Samuel – P Huntington, professeur à Harvard aux Etats-Unis d’Amérique, décrit l’histoire de la démocratie en trois (3) vagues. Dans la dernière partie du XIXème siècle, la première « vague de démocratisation » a commencé quand les Etats-Unis ont étendu le droit de vote à une grande proportion de la population masculine.

La deuxième « vague de démocratisation » a commencé après la seconde Guerre Mondiale avec la victoire des Alliés qui ont restructuré l’Europe. Cela a permis une avancée démocratique.

La troisième « vague de démocratisation » a commencé en 1974. En cette année, il y a eu et on l’a déjà dit, seulement une quarantaine de pays qui étaient démocratiques, pour la plupart, des nations occidentales. 1974 est une année qui marque le renversement, par les militaires, de la dictature portugaise.

Entre 1979 et 1985, la présence militaire en Afrique Latine diminue et des civils sont élus à la tête de plusieurs gouvernements de la région.

1989 est une année mémorable dans l’histoire de la démocratie. Il y a eu deux (2) grands évènements : la chute du Mur de Berlin et les manifestations des étudiants à Tian  Ameen en Chine. L’Union Soviétique s’est effondrée en 1991, suivie par la majorité des pays d’Europe de l’Est. Ensuite, les républiques soviétiques ont commencé le processus de démocratisation.

La tendance mondiale de la démocratisation est arrivée en Afrique en 1990 au Bénin et en Afrique du Sud. Auparavant, il y avait trois (3) pays démocratiques en Afrique : la Gambie, le Botswana et l’Ile-Maurice. En 1997, seulement quatre (4) pays subsahariens n’avaient pas organisé d’élections pluripartites.                                            Le Petit YEKOA

 

 

LES ARTISTES COMPOSITEURS CENTRAFRICAINS CONNAISSENT-ILS LEURS DROITS ?

Nul n’ignore sans doute que le compositeur d’une chanson est généralement « le propriétaire » de son œuvre, d’une manière ou d’une autre. Ce principe n’est pas sans conséquence, car cette chanson ne peut être copiée ou vendue sans l’accord de son auteur.

Ainsi, chaque fois que, quelqu’un se procure de cette chanson, une partie de ce qu’il paie est réservée au propriétaire pour le temps et l’argent qu’il a investi et pour le travail de réflexion et les efforts déployés.

Le droit d’auteur fait partie des droits de la propriété intellectuelle qui concernent la protection de l’œuvre de l’esprit. Le droit d’auteur est donc le droit qui protège les œuvres littéraires et artistiques. Il s’agit notamment des écrits, des œuvres musicales, des œuvres d’art telles que les œuvres de peinture et de sculptures et les œuvres utilisant des techniques, l’informatique comme par exemple les programmes d’ordinateur et les bases de données informatiques.

Il est nécessaire aussi de savoir quel est le recours que les artistes compositeurs centrafricains doivent entreprendre en cas d’atteinte à leurs droits.

Rappelons que les recours sont possibles dans la plupart de pays signataires à l’Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle (OMPI) ou Organisation Africaine de la Propriété Intellectuelle (OAPI).

Cependant, les artistes compositeurs centrafricains doivent comprendre que le vocable œuvre d’esprit est très large. Il est défini par la loi de deux manières : le type de création (musique, texte…) et le mode de conception (un seul auteur, plusieurs…).

La matérialisation d’une chanson seule est protégée. L’idée elle-même n’est pas protégeable, ce ne serait possible, ni souhaitable.

Peu importe la dimension de la chanson. Un poème a droit à la même protection qu’une chanson de grande renommée. En effet, pour l’un et pour l’autre, la notion d’originalité revêt une importance primordiale. En fait, le caractère original d’une chanson reflète la personnalité de son auteur.

Le droit d’auteur protège donc les chansons, c’est-à-dire l’expression d’une conception. Si un compositeur imagine une chanson, celle-ci n’est pas protégée. Par contre, s’il le met en forme dans une nouvelle, celle-ci est protégée. Néanmoins, d’autres compositeurs peuvent créer de nouvelles chansons à partir d’une imagination semblable.

Actuellement, la plupart d’artistes compositeurs centrafricains ne tirent pas profit de la création de leurs œuvres musicales. Nous leur conseillerons dorénavant de s’approcher auprès de la Direction de la propriété intellectuelle de Bangui afin qu’ils aient une protection nationale ou internationale de leurs chansons, pour que chacun bénéficie du fruit de son esprit.

Delsya Sipaïna NZAPAGAZA

 

 

QUEL SORT POUR LES USAGERS DU SITE DE L’EMETTEUR DE BIMBO ?

 

 

La Bonne Action (BA) du gouvernement a amené à relocaliser les maraîchers du site de l’aéroport Bangui Mpoko à Ngoulekpa et Sakaï II. Ce geste salutaire de l’Etat envers les maraîchers de ce site explique la valeur que l’Etat accorde à ses maraîchers qui œuvrent fort pour l’approvisionnement de la capitale en produits maraîchers. Une manière ingénieuse d’éviter la pénurie de ces produits sur les marchés de la capitale. Cependant, le contexte est différent de celui des habitants du site de l’émetteur, qui ne doivent pas espérer bénéficier de cette bonne action.

La République Centrafricaine n’est pas un monde des hors-la-loi où chacun peut décider comme il pense, sans inquiétude. Non ! Le Chef de l’Etat ne cesse de dire chaque instant que « la récréation est terminée », que « le temps de l’impunité est dépassé », et quiconque s’hasardera à se comporter comme dans le passé, parce que son frère est ministre, sa sœur est femme juriste, sera puni sévèrement, traité comme un délinquant malgré son lien avec une autorité de la nation.

A cet effet, ce qui s’est produit à Bimbo, sur le site de l’émetteur, ne doit pas rester impuni. Celui qui a intimé l’ordre pour que cet espace d’une superficie de 05 hectares appartenant au domaine public, soit morcelée et mise en vente, doit être traduit en justice. Ces complices également ne doivent pas échapper à cette poursuite judiciaire, car le détournement de cette propriété de l’Etat, nous le croyons avec certitude, que ce n’est pas l’affaire d’une seule personne ou d’une seule entité : le Préfet de l’Ombella-Mpoko, le sous-préfet , le Maire de Bimbo et le Directeur régional du service du Cadastre de Bimbo ont chacun à justifier sa part de responsabilité dans ce délit aussi flagrant. Ensuite, suivra le tour des occupants du site qui, quant à ce qui les concerne, n’auront comme seule sanction, de libérer, chacun, la parcelle qu’il occupe sans espérer à un dédommagement. Nombreux de ceux qui ont construit sur le site de l’émetteur, savent d’avance qu’ils prenaient un risque incontournable de déguerpissement un jour à l’autre pour avoir accepté de s’établir sur la propriété de l’Etat. Ce qui s’explique même à travers le fait que 80% des maisons présentes sur le site de l’émetteur ne sont que des maisons de fortune. Démolir ce type de maison n’engendre pas assez d’inquiétudes. Les propriétaires n’auront pas trop à regretter du fait que les grosses dépenses ne se sont effectuées que sur le bois et la tôle qu’ils pourront récupérer sans écoper de lourdes pertes.

On note également sur le site de l’émetteur, la présence de maisons de type semi-dur, construites avec des briques en agglo, crépis avec du ciment, et c’est à ce niveau que le propriétaire d’une telle œuvre aura à regretter amèrement les dépenses consenties pour l’édification de sa maison.

Franchement, chers amis, est-ce que ce site de l’émetteur devrait faire l’objet de morcellement ? Non ! Une telle inspiration est inadmissible.

Mais les rumeurs courent déjà que les auteurs de ce drame seront bientôt recherchés, traqués pour être envoyés en enfer, vu la gravité de l’acte qu’ils ont posé.

Quant à tous ceux qui ont acheté des parcelles sur le site de l’émetteur et y ont bâti un logement, il est temps pour eux de commencer déjà à chercher une maison de location et prévoir un pousse-pousse pour qu’au moment où ils verront stationner un porte char dans la concession de l’école préfectorale mixte transportant un bulldozer, que le convoyage des bagages démarre aussitôt. Certains habitants du site de l’émetteur, assimilés à Saint-Thomas, ne croient pas et attendent d’abord voir de leurs propres yeux. D’autres pensent même qu’une faveur leur sera offerte. En réalité, ceux-là se détrompent. Chers frères, le régime Touadéra est un régime de défi, un régime qui n’attend pas commettre la moindre erreur qui pourra influer sur son électorat futur et compromettre son second mandat. A bon entendeur salut !

 

Frumence KAKPEKALA

 

 

LA POPULATION DE LA NANA-GRIBIZI LANCE UN APPEL AU GOUVERNEMENT

ET A LA MINUSCA POUR RESTAURER L’AUTORITE DE L’ETAT

 

 

Les habitants de la Nana-Gribizi, ville située au Centre Nord de la République Centrafricaine, appellent le gouvernement et la Minusca à restaurer l’autorité de l’Etat. C’est depuis quelques années que les habitants de la Nana-Gribizi vivent sans la présence des autorités de l’Etat. Le chef-lieu de cette préfecture est envahi par des hommes armés de l’ex-rébellion Séléka venus de différents horizons. Ces hommes en armes sèment la terreur au sein des habitants de cette ville. Pillages, braquages à main armée … sont le scénario que vit la population au quotidien. Les cultivateurs de cette ville sont réduits au néant. Les champs de manioc sont détruits par le troupeau de bœufs des peuhls qui ont intégré l’ex-rébellion Séléka. Il y a de cela trois (3) ans que les cultivateurs de cette localité n’ont pas cultivé le champ. Ils sont immobilisés sur les sites des déplacés à cause de l’insécurité causée par les hommes armés de l’ex-rébellion Séléka basé dans cette localité. De plus, aucune Administration de l’Etat n’est opérationnelle dans cette préfecture de la Nana-Gribizi. Les bâtiments administratifs sont saccagés, les toitures enlevées. Une tentative de réfection de la résidence du préfet a été entreprise, mais hélas, après le dernier massacre de la population civile par les éléments de l’ex-rébellion Séléka, au mois de novembre dernier, cette résidence fut détruite.

Malgré la présence de la Minusca dans cette préfecture, elle est scindée en deux (2) camps. Les musulmans fusionnés avec les ex-rebelles de la coalition Séléka occupent le centre commercial qui est situé à l’autre côté des cours d’eau Nana et Gribizi qui forment le confluent au centre de la ville. Rappelons que certains bâtiments administratifs tels que : la gendarmerie, les bureaux des eaux et forets … sont occupés par ces hommes armés qui contrôlent le mouvement des véhicules, des taxi-motos, des piétons. Ils se considèrent comme de véritables agents de l’Etat et rendent compte de leur travail à leur chef. Certains compatriotes sont basés au camp des déplacés près de la base de la Minusca. Ils sont logés sous les bâches construites par les humanitaires ou par eux-mêmes. Leur condition de vie est difficile. Leur situation sanitaire  est menacée. Ils sont exposés à toutes maladies.

Ainsi, cette population de la Nana-Gribizi lance un cri d’alarme au gouvernement et à la Minusca de leur porter secours afin qu’ils reprennent leurs activités d’antan. Elle souhaite être libre comme les habitants d’ autres Sous-préfectures.

 

Delsya Sipaïna NZAPAGAZA

 

 

CAFE PRESSE AVEC MSF BELGIQUE

Le siège de la coordination MSF Belgique implanté dans l’enceinte de CIOT, sis au quartier Zébé, a servi de cadre, dans la matinée de ce mercredi 25 janvier 2017, à une rencontre baptisée « Café Presse  avec MSF Belgique » entre les chefs de Mission MSF avec les médias (presse écrite, radio,  télévision centrafricaine). Au menu, la revue des activités médicales de MSF (France, Hollande, Suisse, Belgique, Espagne) au titre de l’année 2016 et les perspectives pour l’année 2017.

Tout a commencé à 10 heures 30 minutes par les motions de salutation, de bienvenue et de meilleurs vœux de l’année 2017, adressées aux médias au nom de MSF, par le Directeur Pays-MSF, Dr Emmanuel Lampaert qui enchaîna par la présentation du bilan des activités réalisées par MSF en 2016. Il ressort de ce bilan, des efforts remarquables déployés par l’organisation ayant abouti à la fourniture des soins de santé gratuits de qualité touchant près de 950.000 personnes à travers une quinzaine de projets en RCA.

Les réussites de l’organisation dans plusieurs domaines : l’accès aux soins pour la population, la formation du personnel, le plaidoyer, l’appui à la reconstruction du système sanitaire ; les difficultés rencontrées par l’organisation, résultant des cas de braquages, d’assassinats de deux de son personnel, du non-respect généralisé de la mission médicale.

Maria Simon, Cheffe de Mission MSF et Evélyne Nguipada, Assistante coordinatrice médicale MSF prendront la parole à leur tour pour présenter les grandes lignes stratégiques de l’organisation pour l’année 2017 qui consisteront au renforcement des opérations de MSF dans d’autres régions, notamment à Bambari en vue de venir en aide aux populations en détresse. Dans ces grandes lignes, figurent également en bonne place, les efforts d’adaptation aux réalités changeantes du pays, dans le souci de porter des secours à ceux qui en ont le plus besoin.

Enfin, l’occasion fut donnée aux médias de poser des questions en vue de bien comprendre certains aspects obscurs, et c’est sur cet échange que la séance était close.

 

Frumence KAKPEKALA

 

Bilan des activités de l’année 2016 en chiffres

Consultations externes

947.200

Cas de paludisme

581.100

Hospitalisation

65.800

Interventions chirurgicales

9.100

Victimes de violences sexuelles prises en charge

1.141

Personnes vivantes avec le VIH sous traitement ARV

5.050

Accouchements

21.400

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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ALLOCUTION DE L’HONORABLE Abdou Karim MECKASSOUA PRESIDENT DE L’ASSEMBLEE NATIONALE A L’OCCASION DE LA VISITE DE Madame

Christine LAGARDE, Directrice Générale du FONDS MONETAIRE

INTERNATIONAL

Bangui, le 25 Janvier 2017

 

 

Ce jour sera marqué d’une pierre blanche dans les annales de notre institution.

Madame la Directrice générale ; je suis particulièrement heureux de vous accueillir avec votre délégation et vous souhaiter une cordiale bienvenue.

Votre présence parmi nous en dépit d’un agenda que je sais très chargé nous honore et nous réjouit à la fois. Elle témoigne de votre volonté d’être à côté du peuple centrafricain pour lui exprimer toute votre solidarité, d’échanger et de partager avec ses représentants élus, de les écouter et de les convaincre.

Voilà, une approche nouvelle qui met en évidence cette empathie que chacun a pu ressentir depuis votre arrivée.

Je voudrais au nom de la Représentation nationale et en mon nom personnel vous exprimer mes sincères remerciements.

Madame la Directrice générale,

Permettez-moi de faire une entorse à la procédure et pour nous faire gagner du temps, je passe la parole à Mr Martin ZIGUELE, Président de la Commission Economie et Finances d’une part et à Monsieur Anicet Georges DOLOGUELE, représentant de l’opposition démocratique pour poser leur question.

Messieurs les Députés, vous avez la parole.

Madame la Directrice générale,

Honorables députés, mes chers collègues ;

Mesdames et Messieurs ;

La République centrafricaine sort d’une crise aux conséquences multiples et dramatiques dont les séquelles pernicieuses continuent hélas de nous impacter. A vrai dire la République centrafricaine, notre pays, est un Etat en situation de fragilité chronique. Si rien n’est fait aujourd’hui, le risque de rechute dans les années à venir demeure grand. C’est ce que d’aucuns appellent « la malédiction des dix ans ».

Il y a de cela trois décennies notre pays disposait de plus de trois cents entreprises employant des milliers de personnes et acquittant régulièrement les impôts. Le tissu économique est réduit à ce jour à seulement une vingtaine d’entreprises confrontées par ailleurs à toutes sortes de difficultés entravant leur bon fonctionnement.

Le Fonds Monétaire International a toujours été au chevet de la République Centrafricaine à travers l’accompagnement et la mise en œuvre des différents programmes économiques et financiers ayant abouti par exemple à l’atteinte du point de décision de l’initiative renforcée en faveur des pays pauvres très endettés (PPTE) en septembre 2007 et à l’atteinte du point d’achèvement de l’initiative PPTE deux ans plus tard c’est-à-dire en 2009.

Tout cela certes est bien loin mais à cause de la crise sans précédent  que le pays a connue, tous les acquis engendrés par l’atteinte du point d’achèvement de l’initiative PPTE en 2009 n’ont pas été conservés.

C’est ce qui a justifié la mise en place d’une nouvelle politique économique et financière couvrant la période 2016-2019 et a permis au Gouvernement  de conclure avec  le Fonds Monétaire International (FMI)  un programme appuyé par un accord au titre de la facilité élargie de crédit (FEC) d’un montant de 83,55 millions de DTS, soit à peu près 68 milliards de francs CFA et qui correspond à 75% de la quote-part de la République Centrafricaine.

Madame la Directrice Générale, c’est pour moi l’occasion, au nom de la Représentation Nationale de vous témoigner et aux services du Fonds Monétaire International ainsi qu’à son Conseil d’Administration, l’expression de ma profonde gratitude pour cet appui non négligeable.

Toutefois, je voudrais signaler  que le succès du programme en cours dépend du retour de la sécurité et de la paix, cela suppose donc la réussite du programme DDRR (Démobilisation, Désarmement,  Réinsertion et  Rapatriement) et de la poursuite des efforts de concertation en vue de la réconciliation nationale.

C’est l’objectif visé par le Plan de Relèvement et de Consolidation de la Paix en Centrafrique (RCPCA) qui nécessite non seulement une gestion économique ferme et transparente mais aussi une assistance financière et technique généreuse de la communauté internationale.

En effet,  nous ne devons pas perdre de vue que le pays reste confronté à des défis énormes sur le plan de la sécurité, de la paix et de la réconciliation nationale.

Oui, la paix est encore fragile à cause de l’occupation d’une bonne partie du territoire national par des bandes armées en dépit de la présence des troupes des Nations Unies.

Pour consolider une paix encore fragile et atteindre les objectifs fixés dans le plan de relèvement et de la consolidation de la paix en Centrafrique (RCPCA), le pays doit bénéficier de dons et de financements concessionnels suffisants et d’un allègement complet de la dette en plus de  la réalisation concrète des promesses et engagements de Bruxelles.

Madame la Directrice Générale, la République Centrafricaine compte sur votre soutien et votre disponibilité à continuer de faire un plaidoyer en sa faveur afin qu’elle ne soit pas oubliée de la solidarité internationale.

Je voudrais par ailleurs exhorter votre institution ainsi que d’autres partenaires techniques et financiers à continuer d’appuyer le Gouvernement dans la conduite des réformes structurelles surtout dans le domaine de la gestion des finances publiques.

Je note avec satisfaction que la conférence internationale de Bruxelles pour la République centrafricaine du 17 Novembre dernier fut un véritable succès sur le plan des annonces. Nous attendons avec beaucoup d’espoir que ces annonces deviennent des engagements puis des décaissements. Il est évident que la République centrafricaine ne pourra rebondir que grâce à un appui financier conséquent assorti d’une gestion rigoureuse et transparente des ressources. Cela pourrait justifier des flux importants d’aide et d’assistance qui prendraient la forme d’un plan Marshall que la communauté financière internationale doit déployer en faveur de notre pays.

C’est sur ces mots que je termine mon propos liminaire.

Madame la Directrice générale,

Je vous donne la parole pour votre intervention.

 

 

 

 

MINISTERE DES ARTS, DU TOURISME, DE LA CULTURE ET DE LA FRANCOPHONIE                                        REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

**************************************                                                                           Unité-Dignité-Travail

DIRECTION DE CABINET

***************************

DIRECTION GENERALE DU TOURISME ET HOTELLERIE

***********************************

DIRECTION DES INVENTAIRES ET L'AMENAGEMENT TOURISTIQUES

              ******************************

SERVICE DES PARTENARIATS TOURISTIQUES

           **************************

053/MATCF/DIRCAB/DGTH/DIAT/SPT

 

LETTRE CIRCULAIRE

Objet : sensibilisation des opérateurs touristiques publics privés, des autorités locales et la population sur le lancement officiel de l'enquête

Dans le cadre de renforcement du cadre de partenariat public-privé, le Ministre des Arts, du Tourisme, de la Culture et de la Francophonie informe les opérateurs économiques du secteur du tourisme à participer à une enquête qui se déroulera du 27 janvier au 04 février 2017 pour la promotion des activités touristiques.

Des dispositions nécessaires doivent être prises pour la réussite de cette activité.

Fait à Bangui, le 18 JAN 2017

MINISTRE DES ARTS, DU TOURISME, DE

LA CULTURE ET DE LA FRANCOPHONIE

 

Aline Gisèle PANA

 

 

DEPECHE RJDH-RADIO COMMUNAUTAIRES

 

LA VILLE DE DAMARA ACCUEILLE A NOUVEAU DES PEUHLS

De nombreux peuhls ont regagné ces derniers temps, la ville de Damara. L’information RJDH est confirmée par Geneviève Gbadin, sous-préfète de Damara qui inscrit ce retour dans le cadre du processus de la Cohésion Sociale.

Il s’agit des peulhs qui ont fui les violences de 2013. C’est par groupe qu’ils ont regagné la ville. De sources jointes dans la localité, parlent de retour massif. Selon la sous préfète Geneviève Gbadin, la population accueille ces retournés avec esprit de pardon, « c’est vrai que ce n’était pas facile au début vu ce que le pays vient de traverser. Mais les gens ont pris conscience de se pardonner et laisser les autres vaquer librement à leur occupation. C’est vraiment un exemple à suivre », témoigne-t-elle.

La sous préfète a indiqué que les retournés ont pu reprendre leurs activités commerciales, « ils ont beaucoup perdu pendant la crise mais puisqu’ils ne peuvent pas croiser les bras certains ont déjà commencé à paitre leurs bœufs et vendre aussi le lait et la viande de bœufs », ajoute-elle.

Damara a été la dernière ville traversée par la rébellion Séléka avant de prendre le pouvoir à Bangui en mars 2013. Elle a été quelques mois plus tard, l’un des fiefs du mouvement armé Antibalaka.

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DES ELECTIONS PARTIELLES EN VUE APRES LA MORT DU DEPUTE DE DAMARA

Le décès, samedi dernier du député de Damara Etienne Selekon ouvre la voie à l’organisation des élections partielles dans cette localité. L’information est confiée au RJDH par une source au sein de l’Autorité Nationale des Elections.

L’Autorité Nationale des Elections est tenue d’organiser des partielles à Damara après le décès de l’honorable Etienne Selekon. Une source au sein de cet organe de gestion des élections en Centrafrique parle d’une exigence de la loi, « le code électoral nous oblige dans ce cas précis d’organiser des partielles afin de doter la circonscription d’un nouveau député puisque celui qui est décédé était suppléant et est passé titulaire » explique cette source.

Le député Etienne Selekon, député suppléant est passé titulaire après la démission de Faustin Archange Touadéra, élu président de la République, fonction qu’il ne peut cumuler avec le celle de député titulaire à l’Assemblée Nationale, conformément au code électoral qui prévoit le remplacement du titulaire se trouvant dans une situation d’empêchement temporaire ou définitif, « le député titulaire dont le poste devient vacant pour cause d’empêchement définitif, est remplacé par son suppléant devenu titulaire », stipule l’article 149 alinéa 2 du code électoral.

La mort du député de Damara qui était au départ suppléant, ouvre la voie à l’organisation des partielles dans la localité, selon les dispositions de l’article 149 alinéa 3 « lorsque le Député titulaire et son suppléant sont placés tous deux dans un cas d’empêchement, soit temporaire de plus de six (6) mois, soit définitif, il est procédé à des élections partielles pour pourvoir au siège vacant  de député de la nation » peut-on lire dans le code électoral.

Le président de la République, sur proposition de l’Autorité Nationale des Elections aura dans un délai de 45 jours à prendre un décret pour convoquer à nouveau le corps électoral de Damara en vue de ces partielles. Les opérations ne seront amorcées qu’après les funérailles du défunt, funérailles qui auront lieu entre le 02 et le 03 février prochain, selon des sources proches de la famille.

Etienne Selekon était suppléant de Faustin Archange Touadéra élu député de la circonscription de Damara dès le 1er tour avec plus de 80% des voix. Le titulaire a démissionn&e

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