Tous les Info du Jeudi 24 Novembre 2016

RETOUR TRIOMPHAL DE TOUADERA AU BERCAIL APRES LA TABLE RONDE DE BRUXELLES

Cmn 2352 du jeu 24 nov 2016

Le président de la République, Chef de l’Etat, professeur Faustin-Archange Touadéra est revenu le mardi 22 novembre 2016 à Bangui, après avoir pris part à la table ronde des donateurs à Bruxelles, en Belgique. Dès son arrivée à l‘aéroport Bangui-M’poko, il a été accueilli par une foule immense qui l’attendait. Mais le plus grand spectacle du jamais vu, s’est produit sur les avenues des Martyrs et Koudoukou jusqu’au rond point du 4e arrondissement en passant par l’avenue de l’Indépendance pour se rendre au centre ville.

Des hommes, des femmes, des enfants se sont massés tout au long de cette avenue pour applaudir le président de la République qui a décroché un financement très important pour le relèvement de l’économie du pays et la consolidation de la paix à travers la mise en place du Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Rapatriement (DDRR), la Réforme du Secteur de Sécurité (RSS) et la Réconciliation Nationale (RN). Après avoir quitté l’aéroport, le cortège présidentiel a été stoppé par une foule en liasse au niveau de l’ex-UCATEX, qui sert aujourd’hui de base aux éléments de l’EUTM et de certains contingents de la Minusca. Le président de la République, Faustin-Archange Touadéra et son Premier ministre, Simplice Sarandji, sont descendus de leurs voitures de commandement et ont marché à pieds jusqu’au rond point du 4e arrondissement de la ville de Bangui. Les femmes ont étendu leurs pagnes sur les avenues et Touadéra marchait dessus. La scène était vraiment comparable à l’entrée du Fils de l’Homme, Jésus-Christ à Jérusalem pendant la fête des rameaux. Des gens chantaient, dansaient à un rythme effréné. Les militaires onusiens et les forces de sécurité intérieures,qui assurent la protection du Chef de l’Etat, ont eu du mal à frayer des passages pour permettre à celui-ci et sa délégation de circuler. Certaines femmes exhibaient des danses qui étaient passionnantes. On pouvait voir toutes les démonstrations des danses allant de Motèngènè au Gbadouma, en passant par Ngargué.

C’est pour autant dire que le peuple centrafricain est satisfait du résultat de la table ronde de Bruxelles. En outre, les Centrafricains sont fiers de leur président et du gouvernement, car ils ont mené des négociations franches avec les bailleurs de fonds, ce qui  permettra à la RCA de bénéficier dans les jours à venir de cette enveloppe d’un montant de 2.268.000.000 de dollars US, promise par les bailleurs de fonds bilatéraux et multilatéraux. Et cette volonté, ce courage, cette détermination, ce bravoure du chef de l’Etat doivent être salués et loués par le peuple centrafricain à son retour de Bruxelles.

Les Centrafricains ont prouvé encore une fois de plus qu’ils sont derrière leur président qu’ils ont élu démocratiquement au mois de février 2015. C’est pour dire que le peuple centrafricain est mûr et veut tourner la page sombre de l’histoire de leur pays, non pas par les armes, mais plutôt par des projets. Donc, il soutient aujourd’hui Touadéra et son gouvernement dans les actions qu’ils mènent pour le bonheur et la survie du pays et de son peuple. Ce soutien ne fait que commencer. Et il était normal que Touadéra soit accueilli en héros après son retour de Bruxelles, car il a négocié et obtenu un financement qu’aucun chef d’Etat centrafricain n’a pu avoir depuis que la RCA est devenue un Etat souverain. 1.130 milliards de francs CFA, c’est une  somme colossale, et les Centrafricains ne pouvaient que se réjouir après un travail de titan mené par Touadéra et son équipe. Ce retour de Touadéra était vraiment un ouf de soulagement pour tout le peuple centrafricain, car si on faisait venir les Centrafricains du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest, tous agiraient ainsi.

C’est pourquoi, nous exhortons les groupes armés réticents au processus DDRR à revenir à de bons sentiments. Les milliards de francs CFA que Touadéra a réussi à mobiliser, ne sont pas pour lui et sa famille. C’est pour le peuple centrafricain et la grosse part ira dans le DDRR, la RSS et la RN pour la paix en Centrafrique. Donc rien ne sert de continuer à commettre des exactions sur ses concitoyens. Les groupes armés, doivent se mobiliser aussi autour du président de la République comme l’ont fait les partis politiques, la société civile et les centrafricains lambda.

Que Dieu bénisse les actions de Touadéra et de son gouvernement en faveur du peuple centrafricain, pour que la RCA soit bénie. Bon vent à l’accueil triomphal réservé à Touadéra dès son retour de Bruxelles. Que celle-ci soit continuelle !

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

LA PROBLEMATIQUE DE LA PENURIE DES MAGISTRATS ET AVOCATS EN RCA : CAS DU TRIBUNAL DE GRANDE INSTANCE DE BOUAR

 

 

La région de Bouar semble être la deuxième ville après Bangui où l’autorité de l’Etat est effective. Du bâtiment de la préfecture, en passant par la Cour d’Appel (CA) de Bouar, puis la mairie, la gendarmerie, le commissariat de police …toutes les institutions sont en place et fonctionnent normalement. Certains bâtiments administratifs détruits lors des conflits ont été réhabilités grâce au soutien de la Minusca. Mais ce que les autorités de la ville de Bouar ont déploré, c’est le manque des cadres et agents de l’Etat dans les différents services. Tel est le cas de la CA, où il y a la pénurie des magistrats et avocats pouvant exercer dans les différents services judiciaires. Acte déploré par le magistrat Marcel Koui, président de la chambre civile et commerciale et en même temps président par intérim de la cour d’Appel de Bouar. Selon ce dernier, « la Cour d’Appel de Bouar est en sous effectif. Un secrétaire en chef fait en même temps le travail des secrétaires et des greffiers. Il prépare les audiences, dactylographie les correspondances et les réquisitoires. Cela constitue un réel problème. Il faut trouver des secrétaires et greffiers ainsi que des magistrats, pour que le travail de la Cour d’Appel soit bien mené afin de donner une belle prestation aux justiciables ». Et comme nous l’avions constaté lors de notre visite au niveau du Tribunal de Bouar, il y a le manque de magistrats, greffiers et secrétaires dans les différents services judiciaires. La preuve en est qu’un magistrat peut à la fois exercer à lui seul, deux (2) ou trois (3) fonctions.

Il en est de même d’un secrétaire qui fait à la fois le travail des secrétaires et des greffiers, ce qui rend la tâche difficile. Malgré les difficultés que le pays a traversées depuis 2013, le magistrat Marcel Koui reste convaincu que la Justice fonctionne toujours bien à Bouar, « Je suis là à Bouar depuis 2013. Je travaille à la Cour d’Appel. La Justice a toujours bien fonctionné malgré les difficultés qu’a connues le pays. La deuxième ville après Bangui où la Justice fonctionne bien est Bouar. Nous travaillons en collaboration avec la Minusca qui aujourd’hui, grâce à elle, certains bâtiments de la Cour d’Appel et du Tribunal de Grande Instance ont été réhabilités, pour permettre à la justice de bien travailler ».

Il faut souligner que ce n’est pas seulement à Bouar qu’on assiste à ce problème de pénurie des magistrats, greffiers et secrétaires de justice. C’est presque dans toutes les préfectures de la RCA que ce problème se pose. Tous les deux (2) ans, le gouvernement recrute vingt (20) à trente (30) élèves magistrats ainsi que des greffiers pour les former afin de combler ce vide. Malgré tout, on assiste toujours à un faible effectif de ces cadres de justice en RCA.

Bénistant MBALLA

 

 

 

CENTRAFRIQUE : EXECUTIF ET OPPOSITION SE SONT RENDUS ENSEMBLE A LA CONFERENCE DES BAILLEURS DE FONDS

 

Faustin Archange Touadera, président de la Centrafrique.

Les membres de la délégation centrafricaine ont voyagé ensemble pour se rendre à la conférence des bailleurs de fonds organisée le 17 novembre à Bruxelles.

Faustin-Archange Touadéra (FAT), le chef de l’État, Karim Meckassoua, le président de l’Assemblée nationale, plusieurs ministres, ainsi que les opposants Martin Ziguélé et Anicet-Georges Dologuélé ont rejoint Nairobi à bord d’un avion de Kenya Airways, puis Paris sur un vol Air France, avant de gagner la capitale belge en train.

Fortement appuyée par le président ivoirien, Alassane Ouattara, lors de la visite de Touadéra à Abidjan, cette démarche avait pour but de « montrer que la RCA fait front commun », explique un proche de FAT. Le voyage aura été convivial, malgré les tensions qui règnent actuellement.

Jeune Afrique

 

 

 

 

DEUX NOUVEAUX CARDINAUX, APOTRES DE LA RECONCILIATION

NATIONALE

 

Le cardinal albanais, Ernest Simoni et le cardinal centrafricain, Dieudonné Nzapalainga, nommés lors du consistoire du 19 novembre 2016, doivent leur nomination au seul pape François.

Le souverain pontife les avait rencontrés en se rendant dans leur pays, le 21 septembre 2014 pour l’Albanie, et les 28 et 29 novembre 2015, pour la Centrafrique. Avec l’ancien jésuite argentin, l’Eglise catholique devient davantage universelle, plus proche des déshérités et moins dépendante d’une Curie romaine qui perd, peu à peu, son omnipotence. Pour le Vatican, la nouvelle frontière est celle qui sépare l’oligarchie mondialisée, de plus en plus riche, à une grande partie de l’humanité, de plus en plus pauvre. Pour l’Afrique, la nomination du cardinal centrafricain constitue un encouragement supplémentaire à la « décolonisation » des Eglises nationales.

Deux prélats près du peuple

L’Albanais Ernest Simoni, âgé de 88 ans, n’était pas évêque, mais simple prêtre diocésain. Le Centrafricain Dieudonné Nzapalainga, âgé de 49 ans, n’est évêque que depuis 4 ans et n’a été ordonné prêtre qu’en 1998. Leur parcours, accompli dans des contextes certes très différents, a néanmoins des similitudes. Tous les deux viennent d’un milieu populaire et provincial où l’âpreté de la vie quotidienne forge un caractère. Leur appartenance à des Ordres religieux voués à la pauvreté et au dialogue interconfessionnel n’est pas anodine. Ernest Simoni a d’abord été membre de l’Ordre des Frères mineurs, appelés franciscains, avant de devenir prêtre diocésain. Dieudonné Nzapalainga est un spiritain, c’est-à-dire membre de la Congrégation du Saint Esprit, très présente en Afrique.

Les deux nouveaux cardinaux viennent de deux pays parmi les plus pauvres de la planète dans lesquels les pires atteintes aux droits de l’homme se produisent encore en toute impunité, hors des écrans médiatiques.

Ernest Simoni, le pacificateur indulgent

Le cardinal Ernest Simoni appartient à la minorité catholique qui représente environ 11 % des Albanais. Comme beaucoup d’Albanais, il a souffert de la dictature d’Enver Hoxha. Deux fois condamné à mort, emprisonné une vingtaine d’années et condamné aux travaux forcés dans une mine de chrome puis comme égoutier, le nouveau cardinal a toujours manifesté de l’empathie pour ses compatriotes et pardonné à ses bourreaux. Aujourd’hui encore, il visite l’importante diaspora en prônant le dialogue interconfessionnel et la cohésion sociale.

Dieudonné Nzapalainga, le bon samaritain

Le natif de Bangassou, région plutôt musulmane encore attachée à ses sultans, a brûlé les étapes pour accéder au Collège cardinalice. Etudiant à Paris (1994-1997), le jeune Centrafricain découvre la pauvreté urbaine occidentale. Une fois ordonné prêtre, il rejoint la Fondation des apprentis d’Auteuil pour devenir vicaire et enseignant dans les quartiers nord de Marseille (1998-2005) où il est confronté aux problèmes d’une jeunesse déjà en révolte contre la société qui ne leur laisse aucune place.

En 2009, de retour en Centrafrique, il doit reconstruire une Eglise décapitée avec la réduction à l’état laïc de nombreux prêtres et de plusieurs évêques, pour infractions aux règles de leur sacerdoce. A peine nommé évêque en mai 2012, il se multiplie pour apporter réconfort et assistance aux innombrables déplacés et victimes de la crise nationale qui touchent aussi bien chrétiens, musulmans et animistes. Dieudonné Nzapalainga a pris une part décisive dans la création de la plateforme des confessions religieuses, constituée avec l’imam Oumar Kobine Layama, président du conseil islamique et le pasteur Nicolas Guerekoyeme, président de l’Alliance des Eglises évangéliques, qui joue un rôle majeur dans la réconciliation nationale.

Les nouvelles priorités du Vatican

L’Afrique et les conflits mondiaux constituent de nouvelles priorités pour le Vatican, comme l’attestent les relations privilégiées avec la Centrafrique. Le Président Faustin-Archange Touadéra n’a-t-il pas accordé sa première visite extérieure au Pape François, qu’il a déjà rencontré trois fois en 8 mois. L’accord-cadre signé, le 6 septembre 2016, entre la Centrafrique et le Saint-Siège pourrait permettre à l’Eglise catholique de retrouver son influence et de développer ses réseaux d’écoles et d’hôpitaux, notamment dans l’arrière-pays. Le cardinal Dieudonné Nzapalainga a pris une telle dimension auprès du peuple centrafricain qu’il devrait désormais jouer un rôle majeur dans la réconciliation nationale et être un porte-parole exigeant des centaines de milliers de Centrafricains qui vivent dans un total dénuement.

 

Jeune Afrique

Par Didier Niewiadowski, universitaire et ancien conseiller de coopération et d’action culturelle à l’ambassade de France à Bangui (Centrafrique) et à celle de Praia (Cap-Vert).

 

 

LES LEADERS RELIGIEUX CELEBRENT A ROME LES VERTUS

DE LEUR DIALOGUE

 

L'archevêque de Bangui, Mgr Dieudonné Nzapalainga devant le Pape François.

Les responsables religieux catholique, musulman et protestant de la République centrafricaine (RCA) ont célébré lundi à Rome les vertus de leur dialogue qui, assurent-ils, commence à porter ses fruits surtout chez les jeunes.

"Plus on parle, plus les masques tombent", a souligné à Rome l'archevêque de Bangui, Mgr Dieudonné Nzapalainga, devenu cardinal samedi, au siège à Rome de la communauté Sant Egidio, très impliquée dans le dialogue interreligieux et qui a souvent joué un rôle de médiateur dans des conflits, en particulier en Afrique, du Mozambique à la Centrafrique.

Ce dialogue a permis "de soustraire tant de jeunes à la propagande manipulatrice visant seulement à l'affrontement", s'est encore félicité Mgr Nzapalainga.

Intervenant aux côtés de l'imam Layama, président de la communauté musulmane de Centrafrique, et du pasteur protestant Philippe Sing-Na, le cardinal a rappelé l'importance de la visite du pape François l'an dernier à Bangui, où il est allé à la rencontre tant des catholiques que des musulmans.

"Le pape a touché les coeurs" lorsqu'il s'est rendu au PK5, quartier commercial de Bangui habité par de nombreux musulmans, devenu leur refuge au plus fort des affrontements entre rébellion Seleka, à majorité musulmane, et milices chrétiennes anti-balaka, a assuré Mgr Nzapalainga.

Les trois responsables religieux sont à l'origine d'une plate-forme interreligieuse qui tente de réconcilier les communautés en Centrafrique.

La flambée de violences n'est "pas une crise religieuse", a assuré le pasteur Sing-Na, pour qui "des gens sont venus pour nous pousser à la violence".

"La mal-gouvernance a joué un grand rôle", a estimé le cardinal. "Le problème du développement reste crucial", a renchéri l'imam Layala.

La Républicaine centrafricaine, classée parmi les pays les plus pauvres du monde, peine à se relever du chaos de la guerre civile provoquée en 2013 par le renversement de l'ex-président François Bozizé par des rebelles séléka, majoritairement musulmans. Cela avait entraîné une contre-offensive des milices anti-balaka, majoritairement chrétiennes.

L'intervention de la force française Sangaris - dont la mission a pris fin en octobre - et de la force de l'ONU (Minusca, environ 12.000 hommes toujours déployés) a mis fin aux grands massacres mais n'a pas réussi à stabiliser la situation sécuritaire.

 

AFP

 

 

 

LE PRESERVATIF AU CŒUR DE LA DOUBLE PROTECTION CONTRE LE

 VIH-SIDA/ MST ET LES GROSSESSES NON DESIREES (SUITE ET FIN)

 

 

La double protection est une protection à la fois contre le VIH-SIDA/ MST et les grossesses désirées. Au cours de leurs premières expériences sexuelles, les jeunes doivent utiliser le préservatif. Il est vrai qu’il existe plusieurs méthodes de contraception pour éviter les MST et les grossesses non désirées, notamment le diaphragme, les pilules, etc. Mais le préservatif est le plus simple et le plus efficace pour les jeunes. Il est le moyen le moins coûteux, accessible à tous. Avec l’usage systématique et correct du préservatif, les jeunes et adultes sont certains d’être à l’abri des dangers sexuels.

Le préservatif est un produit de santé, fabriqué en latex pour éviter le VIH-SIDA/ MST et les grossesses non désirées. Il est donc utilisé dans le cadre de la planification familiale et la prévention du VIH-SIDA/ MST. C’est à ce titre que l’on parle du « préservatif au cœur de la double protection ». Le préservatif peut être utilisé par l’homme ou par la femme pour leur protection sexuelle.

Les préjugés sont si fréquents que nous sommes tentés de dire que les jeunes sont quelquefois ignorants. Pour dépasser ce mystère, les jeunes doivent beaucoup fréquenter les centres d’Ecoute et d’Informations (CEI), les maisons de jeunes, qui sont des endroits qui peuvent les aider à avoir des informations fiables et sûres sur leur santé. Rester dans son coin et porter des jugements négatifs qui découragent les autres à se protéger, est un comportement qui ne contribue pas à la lutte contre le VIH-SIDA/ MST et les grossesses non désirées en milieu jeune.

Selon les constats, le préservatif féminin est moins utilisé que le préservatif masculin. Et d’autres sont allés encore très loin dans les explications. Mais ce qu’il faut retenir et savoir dans cette situation, c’est la protection des deux (2) personnes (homme et femme). Quand l’homme utilise son préservatif, c’est pour se protéger et protéger sa partenaire. La femme également l’utilise pour la même cause.

Les jeunes doivent savoir que l’avenir leur appartient. Pour être efficaces et performants, ils doivent se protéger et prendre les dispositions sanitaires appropriées. Et ce, pour espérer à une vie meilleure. Car, le manque de contrôle, la négligence dans la gestion de sa vie sexuelle, sont des maux qui emportent les jeunes vers le désastre et la désolation. Ceux qui sont encore mineurs, doivent pratiquer l’abstinence. Et ceux qui sont déjà sexuellement actifs, doivent porter le préservatif et n’avoir qu’un seul ou qu’une seule partenaire sexuel.

 

Le Petit YEKOA

 

 

 

LES FONDS PROMIS PAR LES BAILLEURS ET TANT ATTENDUS PAR LE PEUPLE CENTRAFRICAIN, DOIVENT ETRE BIEN GERES PAR LES AUTORITES

 

 

La bonne gestion, c’est aussi « être libre, pas seulement en brisant ses chaînes, mais vivre de manière à respecter et à améliorer la liberté d’autrui », dixit l’ex-président de l’Afrique du Sud, Nelson Mandela. Et c’est ça la signification la plus profonde du terme la « bonne gouvernance » dans la gestion des affaires publiques.

A cet effet, la bonne gouvernance conditionne et détermine l’efficacité de la gestion publique et son impact sur la vie des populations. Elle apparaît comme un ensemble d’efforts visant à renforcer les capacités d’un bon gouvernement dans l’amélioration des conditions de vie de ses populations.

D’où nécessité oblige les actuelles autorités du pays à mettre en place un mécanisme renforcé de gestion et d’utilisation de ces fonds, axé principalement sur les principes de transparence, d’accès à l’information, d’effectivité et d’éthique. Et ce, en y impliquant concrètement la société civile et les médias qui jouent des rôles très importants dans toutes les sociétés véritablement démocratiques et respectueuses des droits humains.

Il serait donc judicieux de faire en sorte que ces fonds soient effectivement investis dans les différents projets ficelés, présentés et défendus par les autorités de la RCA, face aux bailleurs de fonds, lors de la table ronde de Bruxelles en Belgique, du 17 au 18 novembre dernier. Et c’est en agissant de la sorte que la RCA va être relevée du cycle infernal de crises militaro-politiques récurrentes, de la misère ordurière et de la pauvreté absolue, dans lequel elle s’est engluée depuis plus de trois (3) décennies. Car, « gouverner, c’est prévoir », dit-on.

Si tel n’est pas le cas, ces fonds promis par les bailleurs ne vont servir à rien. Et ça sera encore l’éternel retour à la case de départ pour la RCA et tout son peuple. Et surtout, n’oublions pas que les « mêmes faits produisent les mêmes effets ». Tirant les leçons d’expériences du passé, il faille coûte que coûte rectifier les tirs, apporter de nouveaux aménagements stratégiques et techniques, allant dans le sens de l’intérêt général de la nation. Donc pas de droit à l’erreur, ni de faux pas, car le peuple centrafricain et la Communauté internationale vous tiennent à l’œil et vous observent de près. « Un homme averti en vaut deux », n’est-ce pas ?

 

Le Petit YEKOA

 

DEPECHE RJDH-RADIO COMMUNAUTAIRES

DANIEL NDITIFEÏ BOYSSEMBE REPROCHE TOUADERA DE FAIRE TROP DE FIXATION SUR LA TABLE RONDE DE BRUXELLES

Daniel Nditifeï Boyssembé, Secrétaire Général du MDI-PS reproche Faustin Archange Touadera et son gouvernement de faire trop de fixation autour de la table ronde de Bruxelles. Il exhorte à cet effet le régime de Bangui à changer de discours. Position exprimée dans une interview accordée au RJDH ce 22 novembre à Bangui.

RJDH : Daniel Nditifeï Boyssembé(DNB) bonjour : Vous êtes Secrétaire Général du MDI-PS, alors, la communauté internationale vient d’appuyer la République Centrafricaine à travers la table ronde de Bruxelles. Comment réagissez-vous au geste des partenaires techniques et financiers de la RCA ?

DNB : Bonjour monsieur le journaliste. Comme vous le savez aussi bien que moi, notre pays a vécu et malheureusement continue de vivre des moments très difficiles. Une crise particulièrement grave et aiguë, je crois que c’est la crise la plus grave que ce pays ait jamais traversée. Les conséquences sur le plan économique et financier, c’est ce que nous savons tous. C’est que l’Etat est sans moyens, sans ressources financières, pour financer sa politique de sécurité, de relance des activités économiques et ainsi de suite.

Donc, il n’a pas de choix que de compter sur ses partenaires traditionnels et c’est ce qu’il a fait en souhaitant se retrouver avec ses partenaires à Bruxelles autour de cette table ronde là. Le résultat finalement est encourageant dans la mesure où l’Etat a demandé trois milliards de dollars, il est revenu avec 2,200 milliards, donc ce n’est pas négligeable. C’est une somme importante ! Mais ce que je voudrais dire, c’est le reproche que je fais aussi bien au chef de l’Etat qu’à son gouvernement. C’est qu’ils ont fait une fixation sur cette table ronde de Bruxelles à tel point que les Centrafricains à tort ou à raison, mais je crois à tort, se sont dits, bon, mais la fin de la table ronde va coïncider avec la fin de nos difficultés.  Ce n’est pas vrai. Moi, je crois qu’il faut qu’on change de discours, que le gouvernement change de discours. Il doit appeler les centrafricains à se mettre au travail. Nous ne travaillons pas dans ce pays.

RJDH : Donc selon vous, le gouvernement est en train d’ouvrir un front social à travers son discours sur l’issue de la table ronde de Bruxelles ?

DNB : Il n’ouvre forcement pas un front social, mais je dis qu’effectivement des problèmes pourraient se poser demain si d’aventure tous les pays qui ont des engagements, ne les ont pas concrétisés. Parce que vous savez ce qui s’est passé à Bruxelles, c’est quoi ?

Ce sont  des annonces qui ont été faites, mais il faut du temps pour que ces annonces-là se transforment en espèces sonnantes et trébuchantes pour que finalement le centrafricain puisse effectivement ressentir l’impact dans sa vie quotidienne. Mais quelque fois et malheureusement cela prend du temps. Lorsque les projets sont des projets bien ficelés et pour lesquels nos partenaires se sont engagés à financer, là, cela peut aller vite. Mais, je crois savoir que tous les projets qu’on a amenés là-bas n’étaient pas des projets entièrement ficelés.  Donc, il va falloir une fois de retour ici à Bangui que les techniciens se mettent à ficeler le projet avant que ceux qui ont fait des annonces puissent envisager la procédure de financement. Et malheureusement, quelque fois cette procédure-là est longue et cela dépend des pays. Des pays où quelque fois, il faut passer par le parlement, d’autres non, tout cela, vous voyez, ce n’est pas aussi simple que cela. Et je dis, même à supposer que d’ici dans les deux ou trois mois qui viennent, le gouvernement centrafricain arrive à recevoir tout cela, soit à la Banque Centrale soit au Trésor, mais cela ne va pas résoudre tous nos problèmes comme vous le savez, nos problèmes sont immenses. Et nous arriverons à résoudre nos problèmes que lorsque les centrafricains vont se mettre une fois dans la tête que c’est par leur travail qu’ils vont arriver à sortir leur pays de la situation dans laquelle nous nous trouvons depuis de longues années.

Parce que nous, les pays africains, c’est comme cela. Nous croyons que ce sont les autres qui vont nous développer. Non ! Prenons l’exemple des pays asiatiques, ils se sont développés par eux –mêmes. C’est vrai que certains d’entre eux ont bénéficié de l’accompagnement des pays développés et des institutions telles que le FMI et la Banque Mondiale. Mais nous en Afrique ici, nous pensons que c’est le FMI, la Banque Mondiale, la BAD qui doivent tout faire à notre place. Non, ce n’est pas vrai, il faut qu’on change de discours.

RJDH : L’un des aspects après la table ronde, c’est la gestion et la bonne gouvernance et le président de la République a demandé à Bruxelles l’implication de la société civile. Comment analysez-vous l’appel de main du président de la République ?

DNB : Oui c’est une bonne chose si le chef de l’Etat entend associer la société civile à la gestion des fonds qui vont être progressivement décaissés. De toutes les façons, les partenaires au développement auraient imposé cette participation de la société civile.

RJDH : Mais il y a une disposition de la Constitution qui demande la mise en place de la Haute Autorité à la Bonne Gouvernance, ce qui n’est pas encore fait. Est-ce que la société civile fera mieux en lieu et place de cette institution ?

DNB : La mission dévolue à cette autorité de la bonne gouvernance qui est l’une de conquête du Forum de Bangui, je crois que sa mission est plus large que cela. On ne peut pas réduire la mission de ce forum-là à son aspect financier et économique. Donc, je ne pense pas que la société civile puisse se substituer à cette haute autorité prévue par le Forum national. Mais de toute façon, le chef de l’Etat, sauf erreur de ma part, a indiqué que des structures vont être mises en place pour le suivi de Bruxelles. Il a dit effectivement, si j’ai bien compris, que la société civile aura sa place dans cette structure-là. Donc, je pense de mon point de vue, c’est une question qui est plus ou moins réglée, puisque tout le monde s’accorde à ce que la société civile participe au suivi de cette table ronde de Bruxelles.

RJDH : Toujours dans ce registre, au lendemain de la table ronde de Bruxelles, des voix s’élèvent pour demander un consensus le plus large autour de la gestion de ce fonds. Comment réagissez-vous à cette demande d’inclusivité ?   

DNB : Le chef de l’Etat a prévu deux ou trois structures pour le suivi, cela me parait quand même suffisant. On ne peut pas demander à ce qu’on mette en place une super structure en place  qui va regrouper tous les partis politiques et les ONG, parce que plus la machine est lourde, plus elle est inefficace. Moi, je pense qu’une structure à la dimension de ce que le chef de l’Etat a évoqué l’autre jour, me parait suffisant pour en assurer le suivi. Il ne faut pas non plus oublier que l’Assemblée nationale est là, donc c’est aussi sa responsabilité. Ce n’est pas un fait du hasard si le président de l’Assemblée lui-même a fait le déplacement, assisté de quelques députés, et le parlement peut interpeller le gouvernement sur le suivi de cette table ronde de Bruxelles.

Connaissons les habitudes de nos compatriotes, quand ils vont être là-bas, ils vont dire, on a besoin de ceci ou cela et cela va être non seulement une machine lourde, mais elle risque de se révéler couteuse et inutile.

RJDH : Actualité oblige. Les Séléka de l’UPC et du FPRC se sont affrontés à Bria. Conséquence, il y a la psychose à Bambari. Comment analysez-vous la situation sécuritaire dans le pays ?

DNB : Je condamne ce qui s’est passé à Bria de la même manière que nous avons condamné au niveau de notre comité central, ce qui s’est passé à Kaga-Bandoro, Ngakobo et ainsi de suite. C’est le résultat de ce que ceux qui ont réussi le mandat du conseil de sécurité de désarmer les groupes armés n’ont pas rempli cette mission. Les armes circulent dans le pays et aujourd’hui les groupes armés sont plus armés qu’il y a trois ans. Tant que ces groupes ne seront pas désarmés, nos paisibles populations vont continuer à subir les exactions et les agressions de la part de ceux-là.

Ce sont les conséquences directes du non désarmement de ces milices. Aujourd’hui, la Minusca est là et je crois savoir que la Minusca a un contingent à Bria. Nous savons malheureusement que le contingent de la Minusca c’est le médecin après la mort. A défaut d’avoir  désarmé ces groupes armés qui sont là, il y a trois ans de cela, mais au moins que les contingents de la Minusca qui sont là, soient efficaces en matière de la protection de la population civile, car c’est la mission numéro 1 qui leur est dévolue par la dernière résolution du Conseil de Sécurité.

RJDH : Monsieur Daniel Nditifeï Boyssembé, après les dernières élections présidentielle et législatives, quel est l’état de santé de votre formation politique ?

DNB : Vous faites bien de remonter aux dernières élections, effectivement, nous avons  présenté un seul candidat à Mobaye et malheureusement pour nous, cela n’a pas marché pour ce candidat alors qu’en 2011 on a présenté 19 candidats. En 2005, on en a présenté plus et que le résultat nous ait été  favorable. On s’est retrouvé avec trois députés.

Mais à l’issue des législatives de cette année, le MDI n’est pas du tout  représenté à l’Assemblée nationale, ce que nous déplorons énormément et en plus, le parti est affecté par une profonde démobilisation. Je crois que je ne me trompe peut-être pas que cette démobilisation est liée à la situation du pays. Puisque les partis politiques n’ont plus les mêmes mobilités qu’avant.  Ce qui fait que les partis politiques n’ont pas les mêmes  mobilités et la démobilisation est là. C’est la raison pour laquelle nous avons convoqué la 6e session de notre comité central qui s’est réuni du 11 au 12 novembre et nous avons mis en place un certain nombre de mesures pour essayer de mobiliser à nouveau nos militants de manière à réoccuper le terrain. En dépit de la crise qui sévit, il faut apprendre à vivre avec cette crise et essayer de travailler comme par le passé et nous préparer pour les prochaines échéances.

RJDH : Daniel Nditifeï Boyssembé, je vous remercie

DNB : c’est moi qui vous remercie.

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SITUATION ACTUELLE DES REFUGIES ET DEPLACES CENTRAFRICAINS

La Centrafrique compte encore plusieurs déplacés internes, des réfugiés sur son sol et ses populations réfugiées dans les pays limitrophes. Selon les statistiques du UNHCR, plus de 400.000 réfugiés centrafricains vivent hors du pays et presque le même nombre vit dans les sites des déplacés . La situation sécuritaire, moins brulante que les années précédentes ne favorise pas encore le retour des réfugiés et des déplacés dans leur lieu d’habitation habituelle.

Selon les dernières données de l’UNHCR, les personnes déplacées internes sont aujourd’hui estimées à  420.681. Cependant, dans les pays limitrophes, 474.848 centrafricains y résident, notamment 276.224 au Cameroun, 96.472 en RDC,  69.388 au Tchad,  29.304 au Congo Brazzaville, 1.878 au Soudan du Sud et 1.582 au Soudan.

Depuis le début de l’année,  au moins 199.599 déplacés sont  retournés dans leur lieu de résidence  habituelle. 12 rapatriements volontaires des réfugiés vers la Centrafrique et 26.792 réfugiés centrafricains sont rentrés d’une manière spontanée, peut-on noter dans cette donnée statique du mois de septembre 2016.

La Centrafrique accueille aussi 12.473 réfugiés et 424 demandeurs d’asiles en dépit de son instabilité. Le pays a enregistré depuis 2016 au moins 5.125 réfugiés venus principalement du Soudan du Sud, parmi lesquels 86 nouveaux réfugiés en octobre. 8 réfugiés ont été rapatriés volontairement depuis le début de l’année.

Statistiques au 30 septembre : 12.363 Réfugiés en RCA, 384.884 déplacés internes, 467.960 réfugiés centrafricains dans les pays limitrophes. Une situation de légère augmentation suite aux violences de ces derniers temps. L’effectif des réfugiés dans les pays limitrophes pourrait se stabiliser, soit augmenter d’ici janvier 2017, suite aux conflits liés à la transhumance dans le pays.

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BRIA TOUJOURS SOUS TENSION APRES LES COMBATS DE LA VEILLE

La ville de Bria, chef-lieu de la préfecture de la Haute-Kotto, est sous tension depuis lundi 21 novembre à cause d’un combat opposant les éléments de l’Union pour la Paix en Centrafrique (UPC) d’Ali Daras et ceux du Front Populaire pour la Renaissance de  Centrafrique (FPRC). Le bilan de l’affrontement d’hier serait lourd mais il est difficile d’avoir une idée exacte sur la situation.

Les activités administratives, scolaires, et commerciales n’ont pas encore repris dans la ville après l’affrontement du lundi 21 novembre.  Les habitants sont restés terrés chez eux et le bilan de ce combat n’est pas encore officiellement connu.

Des sources humanitaires, au moins 48 personnes sont mortes, une cinquantaine de blessés et près de 5.000 déplacés proche du camp de la Minusca dans la ville.

Certaines autorités locales contactées par le RJDH, ont déploré le comportement du contingent Marocain de la Minusca qui aurait ouvert le feu sur la population civile.  Elles ont regretté la « passivité des forces onusiennes depuis le début de l’évènement ».

Une source locale a souligné l’arrivée de renfort des éléments de l’UPC de Bambari afin d’appuyer ceux de Bria. Mais ils ont été neutralisés par ceux du FPRC. Une information rejetée par l’UPC contactée depuis la ville de Bambari.

De sources bien informées, la ville de Bria serait sous contrôle des éléments du FPRC qui projettent de descendre sur Bambari, fief des éléments de l’UPC.

La Minusca a tenu responsables, les groupes armés, suite à ce regain de violences et a annoncé des mesures de sécurité pour que les combats entre FPRC et UPC ne s’étendent à d’autres localités dans la région.

****RJDH**********

 

 

LES HOMMES INFIDELES ONT PLUS DE CRISES CARDIAQUES EN FAISANT L’AMOUR

 

 

Chère lectrice, cher lecteur,

« Les hommes qui souffrent de problèmes cardiaques coronaires doivent respecter les règles. Lorsqu’un arrêt cardiaque se produit en faisant l’amour, ou juste après l’amour, il s’agit presque toujours d’une affaire impliquant un vieil homme en train de tromper sa femme avec une jeunette. Pour ces hommes, il est recommandé pour leur santé de rester à la maison et de s’activer dans leur jardin ou leur atelier… »

Lorsque j’ai lu ces mots dans un manuel sur la santé du cœur de deux professeurs américains (Marc Gillinov et Steven Nissen, deux cardiologues de haut rang), j’ai été à la fois amusé… et sceptique. 
Mais après une courte recherche, j’ai trouvé en effet une étude très sérieuse qui confirmait cela. Il s’agit d’un rapport scientifique de l’Association américaine de cardiologie (American Heart Association) : 

« Dans les rapports d’autopsie de mort subite impliquant 5 559 décès, 0,6 % se sont produits alors que la personne faisait l’amour. Deux autres études ont constaté des taux similaires (de 0,6 à 1,7 %). Mais parmi les personnes décédées pendant le coït, 82 % à 93 % étaient des hommes, et 75 % d’entre eux étaient en train de tromper leur femme, dans la plupart des cas dans un cadre inhabituel et/ou après surconsommation de nourriture et d’alcool [1]. »

Cette étude m’a paru extrêmement savoureuse. Quel dommage de ne pas lire plus souvent ce genre d’information ! 
Par exemple, je suis certain qu’en cherchant bien, on se rendrait compte que les vieillards coureurs de jupons ont beaucoup plus de risques de : 

provoquer des accidents de voiture lorsque leur jeune conquête est à leur côté, et qu’ils essayent de l’épater par leurs prouesses au volant, malgré la vue qui baisse et l’arthrose du genou ; 

se casser le col du fémur en cherchant à l’impressionner par leur souplesse dans les escaliers ou au tango argentin ; 

être hospitalisés d’urgence pour surdosage de médicaments pour la « virilité », après avoir imprudemment multiplié les prises suite à des effets décevants ; 

se brûler le cuir chevelu avec des produits miracles visant à teindre ou faire repousser les cheveux ; etc. 

Comment éviter cette vexante façon de mourir ?

Alors comment éviter de mourir d’un infarctus en pleine action… et de provoquer ainsi la moquerie de tout le voisinage ?
D’abord, on l’aura compris, mieux vaut éviter les partenaires nouveaux, surtout dans des environnements inhabituels, qui créent une surexcitation incontrôlable. 

De façon générale, il est préférable de mieux connaître et maîtriser sa propre sexualité ainsi que celle de sa partenaire, afin d’éviter le stress et la crainte de ne pas être « à la hauteur ».

Il faut maintenir une activité physique régulière et modérée. L’amour ne demande pas forcément une forme olympique, mais il y a quand même, pour les hommes comme pour les femmes, une hausse du rythme cardiaque et de la pression artérielle comparable à celle occasionnée par la montée de deux étages ou une marche rapide. 
Ensuite, il faut éviter les excès préalables de nourriture et d’alcool, qui favorisent ce type d’accidents.

Il faut, bien entendu, éviter les positions qui gênent la respiration.

Il vaut mieux se reposer avant. 

En cas de doute

Si vous avez un doute, vous pouvez subir chez votre médecin un test d’effort, qui évaluera les capacités de votre cœur au cours d’une activité physique de légère à modérée.

Si vous ne présentez pas de signes ou de symptômes montrant une souffrance cardiaque comme une angine de poitrine, un essoufflement excessif, un rythme cardiaque anormal (arythmie) ou une diminution du rythme cardiaque (hypotension), vous aurez réussi le test. Dans ce cas, et avec l’avis de votre médecin, il peut être raisonnable de reprendre une activité sexuelle.

Si, au contraire, vous montrez des signes de souffrance, vous pouvez commencer un programme de réadaptation cardiaque. C’est ce qu’on fait suivre aux personnes ayant eu un accident cardiaque, et qu’elles commencent généralement une semaine après.

Mais dans tous les cas, il faut avoir conscience que l’infidélité a ses risques, et pas seulement celui de détruire la confiance souvent longuement et durement bâtie avec son conjoint !

À votre santé !

Jean-Marc Dupuis 

 

LA MINUSCA LANCE UN APPEL A L’UPC ET LE FPRC DE CESSER AVEC

LES VIOLENCES SOUS PEINE DE POURSUITE JUDICIAIRE

 

C’est l’essentiel tiré de la conférence de presse de ce mercredi 23 novembre 2016 aux environs de 11 heures. Cet appel a été lancé par Vladimir Monteiro, porte parole de la Minusca, suite aux affrontements meurtriers qui se sont déroulés dans la ville de Bria, le lundi 21 novembre 2016 entre les deux groupes dissidents de l’ex-coalition Séléka, l’UPC et le FPRC.

A en croire Vladimir Monteiro, « des affrontements meurtriers ont éclaté lundi matin entre le FPRC et l’UPC, faisant au moins seize (16) morts et des milliers de déplacés. Et selon les informations recueillies, il s’agit d’assassinats ciblés et d’exactions contre la « foulanie ». Plus de cinq (5.000) personnes déplacées ont trouvé refuge à proximité des installations de la base de la Minusca. Elles se trouvent en ce moment sous la protection des forces, des autorités locales et des représentants d’organisations humanitaires. La force de la Minusca protège également le camp des déplacés, situé près de l’aéroport où vivent quatre mille huit cent (4.800) personnes ».

Concernant des dispositions prises pour sécuriser les populations civiles, celui-ci a expliqué, « la Minusca vient de déployer des renforts à Bria. Un premier groupe des Casques Bleus était déjà arrivé à Bria le mardi 22 novembre 2016. Le second groupe est attendu le mercredi pour renforcer les dispositifs de la protection des populations civiles ». Pour  Vladimir, ces actes fondés sur des considérations ethniques et religieuses, selon les informations parvenues de la ville de Bria, constituent la violation du Droit International humanitaire (DIH), et donc de crimes contre l’humanité. Il a rappelé à l’UPC et le FPRC que : « Les auteurs de tels actes pourront faire l’objet de poursuite judiciaire devant les juridictions nationales ou internationales, au cas où ils ne cesseraient pas avec les violences » et que « la Minusca a déjà déployé un groupe d’enquêteurs à Bria pour faire la lumière sur ces évènements ».

L’UPC, dirigé par Ali Daras et le FPRC, sous contrôle de Nourredine Adam, sont les deux (2) branches issues de l’ex-coalition Séléka qui a renversé le régime de François Bozizé en mars 2013.

Bénistant MBALLA

 

 

 

 

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