Tous les Info du Jeudi 22/12/2016

Cm n 2370 du jeu 22 decembre 2016

REMANIEMENT MINISTERIEL : VIENDRA OU VIENDRA PAS ?

 

Après la nomination de Simplice Sarandji comme Premier ministre, chef du gouvernement par le président de la République, chef de l’Etat, professeur Faustin-Archange Touadéra, au lendemain de son investiture, celui-ci a formé son gouvernement composé de 19 personnalités dont quatre (4) femmes. Certaines sont issues des partis politiques qui ont soutenu Touadéra au second tour de l’élection présidentielle de février 2015. D’autres sont coptés par-ci, par-là. Huit (8) mois après leur prise de fonction à la tête de différents départements ministériels, les Centrafricains ne se retrouvent pas. Les uns sont cloués dans leur bureau climatisé. On ne les entend pas. Les autres voguent au gré du vent. Ils ne savent exactement quoi faire, puisque n’ayant aucune expérience, aucune vision pour hisser leur département au top niveau. Les Centrafricains sont restés sur leur soif depuis le retour à l’ordre constitutionnel, le 30 mars 2016.

Certains ministres sont incompétents, incapables de répondre aux besoins monumentaux des Centrafricains. C’est dans ce contexte que le peuple centrafricain réclame à cor et à cri le remaniement ministériel pour donner un coup de pouce aux actions gouvernementales dans certains départements ministériels. Car, sans se voiler la face, beaucoup de ministres du gouvernement Sarandji sont médiocres, nuls, et que savons-nous encore ?

Et pourtant avant leur nomination à ces différents postes, à en croire leur curriculum vitae, l’on pouvait dire qu’aucun centrafricain ne les égalait. Sur ce, on pouvait lire, « doctorat en sciences politiques, en économie, en informatique, en urbanisme… » ; « ressortissant de l’Université de Sorbonne à Paris… » ; « cinq (5) ans, dix (10) ans, voire quinze (15) ans dans tel ou tel domaine ». Mais sur le terrain, leur expérience,  leur compétence laissent à désirer. Comment comprendre qu’un individu sorti d’une grande université du monde, n’arrive pas à mettre en pratique ce qu’il a appris dans cette grande école ? C’est toute la question qui se pose avec tant d’acuité. Mais, sans vous mentir, ces gens-là qui se font appeler « les Centrafricains de la diaspora », passent tout leur temps à se saouler la gueule quand ils sont en Europe, en Amérique et en Asie. Ont- ils mis pied réellement dans ces universités ? Dieu seul le sait.

Mais à l’approche des élections en RCA, ils se retournent dans leur carapace, montent dans les avions et prennent le chemin du pays de Barthelemy Boganda, paix à son âme. Leur vision première, c’est la recherche d’un poste ministériel. Une fois qu’ils sont nommés, les diplômes obtenus çà et là, les expériences acquises dans tel ou tel domaine, disparaissent comme une traînée de poudre ou se diluent comme du beurre au soleil. Etaler ses compétences au grand jour, est devenu un serpent de mer difficile à avaler. Et c’est ce que nous observons  aujourd’hui avec certains ministres dans le gouvernement Sarandji. La « rupture » prônée par le président de la République tarde à venir, alors que le peuple centrafricain l’attend. Le slogan, « l’homme qu’il faut à la place qu’il faut », ne se fait  pas sentir dans l’actuel gouvernement. D’où nécessité  de le bêcher, sarcler, bref le remanier. Car dans ce gouvernement, rares sont ceux qui sont de vrais maçons au pied du mur.

 L’attente des Centrafricains sont multiformes et variées. Pour ce faire, il nous faut des ministres compétents, travailleurs, capables de relever les défis qui s’offrent à la RCA. Les bras cassés, les profito-situationnistes, les invalides n’ont plus leur place dans le gouvernement. Nous disons pour notre part que « mieux vaut nommer des Centrafricains, des vrais fils de ce pays qui à un moment donné de l’histoire ont prouvé ce dont ils sont capables », au lieu de cueillir les fruits pourris et de les mettre parmi les bons. C’est ce que nous observons aujourd’hui avec les ministres qui sont issus de la diaspora centrafricaine. Les ministres qui ne voient que leurs intérêts personnels et non l’intérêt national, doivent disparaître et laisser leur place à ceux qui veulent faire sortir la RCA du fond du gouffre.

La situation a trop duré. Le chef de l’Etat, professeur Faustin-Archange Touadéra, doit offrir aux Centrafricains en guise de cadeau de Noël, le remaniement ministériel.

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

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SIDIKI ET LE RRR SEMENT LA TERREUR ET LA DESOLATION A KOUI : DES PERSONNES ASSASSINEES, DES MAISONS INCENDIEES …

 

 

Depuis le mois d’août jusqu’au jour d’aujourd’hui, rien ne va plus dans le Nord-ouest de la RCA, principalement dans la ville de Koui, située dans la préfecture de l’Ouham-Péndé. Tout comme Ali Daras, Nourredine Adam, Mahamat Alkhatim qui tuent, pillent, incendient des maisons et villages entiers, les hommes du nouveau groupe armé, dénommé RRR (Retour, Réclamation, Réhabilitation) du camerounais Sidiki, sèment la terreur et la désolation à Koui et ses environs.

Créé par Sidiki, dans le but de défendre et de protéger les peuhls qui seraient constamment menacés par les Anti-Balaka, le RRR s’est transformé en un laps de temps en une machine des exactions de tout genre sur les populations civiles. Des scènes d’horreur inqualifiables, dignes  des hommes du Moyen-âge ont eu lieu dans cette localité, perpétrées par les hommes du RRR. Ceux-là mêmes qui prétendaient assurer la protection des peuhls, se sont lancés dans des tueries, des incendies des maisons, des destructions à grande échelle. Plus de cinquante (50) personnes ont péri dans les exactions inouïes des hommes de Sidiki. Même les peuhls que ces criminels patentés disent vouloir les protéger, ont été aussi assassinés sans aucune forme de procès, parce qu’ils étaient considérés par les hommes du RRR comme des traîtres. Ont-ils trahi qui ? Leurs soi-disant protecteurs ? Difficile de le dire. Mais nous pensons que ce sont les peuhls centrafricains qui ont été abattus par ces malfrats.

Car, vous êtes sans ignorer que Sidiki qui n’est pourtant pas un Centrafricain mais plutôt un camerounais, a fait venir des peuhls camerounais dans cette ville. Ils y font paître leurs bœufs et sont lourdement armés jusqu’aux dents. Ce sont eux qui ont participé activement aux tueries et aux incendies des maisons. Des peuhls qui sont éleveurs de nature, peuvent-ils s’en prendre aux populations qui sont pourtant les consommateurs de la viande de bœufs ? A notre humble connaissance, Sidiki et ses éléments n’ont pas envahi la ville de Koui pour protéger les peuhls. Ils ont une idée derrière leur tête. Et cette idée n’est rien d’autre que le grignotement d’une partie de la RCA par les Camerounais. Et c’est ce qui se fait aujourd’hui par ces derniers dans les préfectures de l’Ouham-Péndé et de la Nana-Mambéré, frontalières avec le Cameroun. Si nos mémoires sont bonnes, dans la préfecture de la Nana-Mambéré, les Camerounais sont rentrés sur le territoire centrafricain, dans un rayon de 15 Kilomètres. Ils y construisent des maisons sans oublier que cette terre annexée appartient aux Centrafricains. Si aujourd’hui, plus de dix-sept mille Centrafricains ont quitté la ville de Koui et ses alentours pour se refugier soit à Bocaranga, soit à Bouar, c’est la preuve tangible de l’annexion d’une région de la RCA par le Cameroun. Et personne ne peut lever le petit doigt pour nous dire le contraire.

Sidiki et ses éléments doivent déguerpir de cette ville pour laisser les Centrafricains en paix. Car, il est inadmissible que les peuhls camerounais qui ont envahi la ville de Koui et le village Dégaulle puissent continuer inlassablement à paître leur troupeau de bœufs sur le sol centrafricain. Le Cameroun est vaste et peut contenir ces peuhls et leurs bœufs. La raison évoquée par Sidiki pour prendre le contrôle de Koui n’est pas tenable, dans la mesure où ces mêmes peuhls sont aussi tués à longueur de journée. On ne peut  prétendre protéger une ethnie et en même temps tuer ces membres. Aucun individu au monde, doué de bon sens et de raison, ne peut agir de la sorte. C’est vraiment impensable.

Ali Daras qui a élu domicile dans la ville d’Alindao, s’est autoproclamé aussi protecteur des peuhls dans la région de la Ouaka et ses environs. Sidiki en a  fait autant. Mais depuis que les peuhls existent en RCA, ne sont-ils pas protégés par leurs concitoyens centrafricains ? Un crapaud qui veut se faire aussi gros  qu’un bœuf, se lève un petit matin et déclare qu’il est le protecteur des peuhls, alors qu’il profite de sa soi-disant protection pour massacrer les populations, semer la terreur et la désolation. Dans les jours à venir, une tortue ou un escargot, venu d’un autre pays dira aussi qu’il est protecteur des peuhls dans la préfecture du Haut-Mbomou. Les autres ethnies de la RCA ne peuvent-elles pas être protégées aussi par ces seigneurs de guerre ? Le peuple centrafricain les connaît et leurs acolytes. Leurs ambitions sont dévoilées. Tôt ou tard, Sidiki et ses hommes quitteront la RCA.

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

 

SELON BERTIN BEA : « C’EST LA FRANCE DE FRANCOIS HOLLANDE QUI

EMPECHE L’EX-PRESIDENT BOZIZE DE REVENIR CHEZ LUI EN RCA »

 

 

Répondant à quelques préoccupations des journalistes, lors de la conférence de presse qu’il avait animée à son domicile aux 36 villas, dans le 1er arrondissement de la ville de Bangui, le mercredi 14 décembre 2016, Bertin Béa, Secrétaire Général du parti Kwa na Kwa (KNK), a fait savoir que « c’est la France de François Hollande qui empêche mordicus par tous les voies et moyens, l’ex-président François Bozizé de revenir chez lui en RCA. Pour preuves parmi tant d’autres, la France avait usé de tout son poids et en faisant pression sur les autorités centrafricaines de la transition, pour interdire formellement à l’ex-président et président du parti KNK, François Bozizé de revenir au bercail, prendre part aux travaux du Forum National de Bangui (FNB), du 04 au 11 mai 2015. Pire encore, lorsqu’un cadre du KNK et moi, étions allés déposer le dossier de candidature du président du KNK Bozizé, pour la présidentielle de 2015 – 2016 à l’Autorité Nationale des Elections (ANE), nous avons pu constater la présence suspecte d’un sujet français au fond de la salle, entrain de manipuler un ordinateur. Après avoir déposé le dossier et rempli toutes les formalités requises, nous avions quitté l’ANE. Quelques heures plus tard, quand j’étais à la maison, j’ai reçu un coup d’appel téléphonique de l’ambassadeur de la France de l’époque en RCA, Charles Malinas ».

Et ce dernier de me dire, « tu as persisté et réussi à déposer le dossier de candidature de l’ex-président Bozizé à l’ANE ? Mais pourquoi pas le tien ? Où va t-il se faire recenser puisqu’il n’est pas à Bangui en RCA » ?

Et moi de lui répliquer, « le congrès du KNK, qui est l’instance suprême et souveraine, avait investi Bozizé, candidat de cette formation politique à la présidentielle de 2015 – 2016 en RCA. Motif pour lequel, j’ai pu déposer son dossier de candidature à l’ANE. Donc je ne fais que respecter et mettre en application la décision prise par le congrès du KNK. Et comme Bozizé vit en exil à Kampala en Ouganda, il est probable qu’il va se faire recenser à Kinshasa en RDC, pays proche de l’Ouganda. Cela est conforme à certaines dispositions du Code Electoral de la RCA. Mais le lendemain, je vous assure que les opérations de recensement des ressortissants en RDC, ont été systématiquement arrêtées sur ordre de l’Exécutif Centrafricain de la transition ».

Entre-temps, Charles Malinas de me dire, « le dossier de candidature de Bozizé était enregistré sous le numéro 21 à l’ANE. Or, c’était normalement le numéro 19 que portait ledit dossier, et nous avons la preuve au KNK et à l’ANE. Allez-y donc comprendre le reste. C’est pourquoi au KNK, nous persistons et signons que c’est la France de François Hollande qui empêche l’ex-président Bozizé de revenir chez lui en RCA ».

Mais Bozizé, Béa et les caciques du parti KNK ont-ils une mémoire courte d’exiger encore la tenue d’un dialogue politique inclusif de plus en RCA ? Que dire de leur farouche et catégorique opposition, quand ils étaient encore au pouvoir, du retour au bercail de l’ex et feu président Ange Félix Patassé, pour prendre part aux assises du dialogue national de 2003 ? Et surtout que c’est grâce à la bénédiction de cette même France et du Tchad que le général et ex-chef d’Etat major des FACA, sous feu président Patassé, avait pris le pouvoir par coup d’Etat, le 15 mars 2003. C’est pour autant dire qu’au KNK, le bossu ne voit pas sa bosse ». Mais Bozizé, Béa et consorts doivent apprendre à leurs dépens, « à chacun son tour chez le coiffeur ». Ainsi va la vie sur cette terre où nous vivons.

Le Petit YEKOA

 

 

 

 

ENERCA, UNE SOCIETE D’ETAT A SOUTENIR POUR SON REEL DEVELOPPEMENT

 

Enerca, entendez Energie Centrafricaine, cette société d’Etat doit se développer, s’étendre dans toute la République Centrafricaine pour répondre aux besoins des Centrafricains dans le domaine énergétique. Pour que l’épanouissement de cette société se concrétise réellement sur le terrain, il faut la soutenir dans tous les domaines : financier, matériel, moral.

Le soutien incombe en premier lieu à l’Etat centrafricain. Car nous observons depuis plusieurs années, voire des décennies, que tous les régimes qui se sont succédés en RCA, ont considéré l’ENERCA comme leur grenier. Du président de la République au Premier ministre, en passant par les ministres et autres, tous y viennent pour piocher de l’argent. Un Directeur Administratif et Financier (DAF) avait perdu à l’époque son poste, simplement parce qu’il avait refusé d’octroyer de l’argent à un président de la République centrafricaine qui n’est plus de ce monde. Le DAF avait été rétrogradé et nommé au poste d’audit. Finalement, il a dû claquer la porte.

Le gouvernement que dirige Simplice Sarandji, sous la très haute impulsion du Président de la République, chef de l’Etat, professeur Faustin-Archange Touadéra, doit déroger à cette règle qui ne permet pas le développement de l’ENERCA, mais plutôt la propulse au fond du gouffre. L’Etat centrafricain doit mobiliser des ressources financières conséquentes pour soutenir les projets de ladite société. Nous pensons que des efforts sont déployés dans ce domaine, mais ils sont insuffisants. Beaucoup reste à faire de la part de l’Etat centrafricain qui est pourtant le 1er actionnaire de l’ENERCA.

Ensuite, nos partenaires au développement, surtout la Chine qui œuvre énormément dans le domaine énergétique en RCA, doit aussi multiplier des efforts pour que l’électricité, produite par l’ENERCA, soit consommée par tous les Centrafricains du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest. La paix et la sécurité reviennent doucement mais sûrement en Centrafrique, après la grave crise qui a frappé de plein fouet la RCA. Il s’avère indispensable que le gouvernement actuel, et surtout le ministre de l’Energie et de l’Hydraulique, mène une diplomatie accrue auprès de la République de Chine afin que les experts qui ont démarré la construction de la turbine de Boali 3, fassent leur retour. Ce dossier doit en principe figurer en bonne place dans la feuille de route ou la politique générale du gouvernement en matière énergétique. C’est ça qu’on appelle soutenir une société. Car si le dossier dort quelque part dans un tiroir hermétiquement fermé, l’ENERCA n’avancera pas et ne fera que tourner en rond.

Les Centrafricains ont aussi l’obligation de soutenir l’ENERCA qui est notre patrimoine, en payant leurs factures d’électricité et en protégeant les installations de celle-ci. Car il y va de la pérennité et de la survie de l’ENERCA. Ensemble, apportons notre soutien à l’ENERCA pour qu’elle nous produise plus d’électricité dont nous en avons besoin pour nos activités socio-économiques de tous les jours.

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

 

« LES RICHESSES NATURELLES DE LA RCA, SOURCE DE CONVOITISE ET DE

 CRIMINALITE » : CAS DE LA LRA DE JOSEPH KONY

 

 

La République Centrafricaine de feu Barthélemy Boganda, paix à son âme, est un pays béni de Dieu qui l’a dotée de toutes les richesses : or, diamant, fer, calcium, calcaire, pétrole, bois et nous en passons. L’alternative entre ses deux (2) saisons avec six (6) mois de saison sèche et six (6) mois de saison pluvieuse, a fait de la RCA le jardin d’Eden avec un sol favorable à toutes sortes de cultures : coton, café, arachide, sucre, courge, tomate, et que savons-nous encore ? Les cours d’eau et les espaces verts favorisent en même temps l’élevage des bovins, chèvres, porcs, poulets … voire la pisciculture. Nous pouvons affirmer sans pour autant nous tromper que la RCA occupe le 1er rang parmi les pays africains et notamment ceux de l’Afrique centrale en termes de ressources naturelles. Et cela ne peut que susciter la convoitise des pays étrangers qui cherchent par tous les moyens à venir s’installer sur notre territoire et exploiter frauduleusement nos richesses. Pour ce faire, il faut créer certaines conditions à l’exemple de la rébellion pour mettre en exécution leurs ambitions. C’est le cas de la rébellion de l’Armée de Résistance du Seigneur (LRA) de Joseph Kony, d’origine ougandaise et qui s’est implantée depuis 2008 dans les régions du Sud-est de la RCA.

Une rébellion comme la LRA de Joseph Kony qui sévit depuis bientôt neuf (9) ans, alors que  l’armée ougandaise a prétendu mener une chasse contre ce dernier. Nous pensons pour notre part que  c’est l’arbre qui cache la forêt pour tout dire. Centrafric Matin se rend finalement compte que c’est un pillage systématique des richesses du pays, masqué par la présence de Joseph Kony avec la complicité de l’armée ougandaise. C’est la haute mafia organisée pour exploiter et piller les richesses du pays. Selon certains otages de la LRA qui ont témoigné, « quand un avion arrive, ils ont les yeux bandés pour ne pas voir ceux qui opèrent ».

C’est l’armée ougandaise qui fait des exactions en lieu et place de la LRA. La LRA n’est qu’un prétexte qui permet d’exploiter frauduleusement les richesses du pays. Presque neuf (9) ans, aucune action rigoureuse n’est menée contre Joseph Kony et ses éléments. Et les populations des préfectures du Mbomou, Haut-Mbomou et de la Haute-Kotto sont abandonnées à elles-mêmes et sacrifiées sur l’autel des seigneurs de guerre qui ravagent tout sur leur passage. Peut-on affirmer réellement que la RCA est un Etat souverain ?

Curieusement, les populations des ces trois (3) préfecture sont allées massivement voter pour faire la paix. Force est malheureusement de constater que la paix est encore loin d’être une réalité dans ces régions, alors qu’on nous disait que c’était des « élections de dernière chance » . C’est triste ce qui se passe au Sud-est de la RCA dans l’indifférence quasi-généralisée des Nations-Unies, de la France... voire de la communauté internationale. Le peuple centrafricain subit à travers la LRA une véritable traite négrière, du jamais vue et connue : déportation de femmes, de jeunes filles, des enfants mineurs. A cela s’ajoutent les incendies des villages et maisons, des champs et greniers agricoles, au su et au vu de tout le monde, y compris la Communauté internationale. Incroyable, mais pourtant bien vrai. Peut-on exploiter un pays de cette manière ?

C’est le même cas de figure avec les mercenaires étrangers et notamment ceux des groupes armés tels le FPRC, l’UPC, le MPC, le RPRC et les 3R, qui massacrent, pillent, tuent, incendient dans l’arrière-pays. Un mercenaire par définition est un soldat à la solde d’un gouvernement étranger. Comment expliquer l’attitude des autorités tchadiennes, soudanaises, camerounaises, voire nigériennes vis-à-vis des massacres et crimes qui se commettent par ces mercenaires étrangers ? Il y a certainement anguille sous roche. Car, selon certaines informations qui nous sont parvenues, ces mercenaires qui font la pluie et le beau temps en RCA, sont des milliardaires. Comment ont-ils fait pour arriver là aujourd’hui ? Dieu seul le sait.

Mais nous savons au moins ce qui se passe depuis lors. C’est à cause de nos richesses naturelles que ces mercenaires sont devenus des milliardaires. Et c’est là, la cause même de la crise profonde qui continue de perdurer en RCA. Sur les quinze (15) groupes armés, onze (11) ont décidé de faire la paix à travers le programme Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Rapatriement (DDRR) dont les chantiers sont en exécution. Il n’y a que quatre (4) groupes constitués des mercenaires étrangers qui demeurent toujours réfractaires au programme DDRR. Comment peut-on expliquer cela ? Il n’y a aucune raison de persister dans la violence. Le FPRC, l’UPC, le MPC, les 3R doivent comprendre que ce n’est pas de cette manière qu’il faut piller et exploiter un pays. C’est trop, et c’est vraiment trop. La population centrafricaine a trop souffert et veut respirer un nouvel air. Les réfugiées et les déplacés internes doivent cesser de mener une vie ultra précaire dans les sites des déplacés. Les enfants dans l’arrière-pays ont besoin d’aller étudier au même titre que les enfants d’autres planètes.

Il faut donner une chance à la table ronde de Bruxelles de se concrétiser. L’agriculture, la chasse, la pêche, la cueillette, l’élevage, la pisciculture, le petit commerce, les activités génératrices des revenus … constituent des atouts indispensables pour la relance de l’économie. Mais pour en  arriver là, il faut la paix et la sécurité. C’est pourquoi, nous exhortons les groupes armés, surtout ceux que nous avons cités ci-haut de mettre un terme aux actes de violence qu’ils continuent de poser sur les plus pauvres populations civiles depuis  bientôt quatre (4) ans.

 

Bénistant MBALLA

 

 

 

LE MLPC RENOUVELLE SA CONFIANCE A MARTIN ZIGUELE

 

Le Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) a renouvelé sa confiance à Martin Ziguélé et au bureau politique du parti. Telles sont les conclusions du  conclave de ce parti tenu à Bangui du 17 au 18 décembre 2016 après les élections présidentielle et législatives.

Après les élections présidentielle et législatives en Centrafrique, l’heure est au bilan et à la mise en place de nouvelles instances dirigeantes.

Le MLPC a organisé son troisième conclave après celui de Damara et Boali. Cette fois-ci,  il est placé sous le signe du bilan et d’évaluation des résultats des élections présidentielle et législatives. Autres objectifs de cette rencontre, la mobilisation des militants après ces consultations dont les résultats n’ont pas été à la hauteur des espérances.

Martin Ziguélé président du MLPC a présenté les enjeux de ce conclave en déclarant qu’il s’agit « de faire le bilan et de voir les possibilités de relancer très rapidement les activités du parti sur toute l’étendue du territoire et à l’extérieur ».

Il a profité de cette réunion pour se prononcer sur les attentes du MLPC sur l’accord politique qui lie le parti  à Faustin Archange Touadera. Pour Ziguélé, « le parti souhaite que l’accord politique signé soit respecté, appliqué et qu’il devienne une réalité politique et juridique pour que nous puissions travailler pour notre pays».

Martin Ziguélé, candidat du MLPC, est arrivé 4e au premier tour de l’élection présidentielle de 2015. Le parti dispose de 10 Députés à l’Assemblée Nationale.

***RJDH ***

 

 

DEPECHE RJDH-RADIO COMMUNAUTAIRES

 

 LE GOUVERNEMENT DEMANDE A LA POPULATION UNE INDULGENCE

Face à la recrudescence de la violence ces derniers temps dans l’arrière-pays, le gouvernement à travers son porte-parole a demandé l’indulgence des centrafricains sur la sécurité. Propos tenus ce matin du 20 décembre lors de la conférence conjointe avec la Minusca.

En Centrafrique, les violences persistent et leurs auteurs ne sont pas inquiétés. Une situation que la population déplore et ne cesse de condamner le gouvernement pour passivité. Ces violences sont perpétrées à Bambari, Bria, Koui, lors des affrontements entre les groupes armés.

La population, victime des exactions ne cesse d’interpeler les autorités centrafricaines pour qu’elles mettent un terme à l’impunité. Profitant de la tribune de la conférence conjointe mensuelle avec la Minusca, le porte-parole du gouvernement, le Ministre des Transports, de l’Aviation Civile et du Désenclavement, Théodore Jousso a demandé à ses compatriotes d’être indulgents et patients.

Il a souligné qu’il y a une planification conjointe qui se fait chaque semaine entre le Com-force de la Minusca et l’Etat-major des Forces Armées Centrafricaines pour prendre des mesures sécuritaires qui s’imposent. Selon lui, « ces réunions permettent de partager un certain nombre d’informations, afin d’envisager des opérations de sécurisation de certaines provinces qui font l’objet de menace sérieuse. Cela n’est peut-être pas visible, mais si vous aller dans l’arrière-pays, vous remarquerez qu’il y a un long début de retour à la stabilité ».

Il a rapporté que beaucoup de choses se font sur le plan opérationnel et politique. Pour rassurer les centrafricains, le porte-parole a indiqué qu’« au niveau sous-régional et régional, ce problème de sécurité est pris en charge par la CEEAC et l’Union Africaine » avant de demander  à ses compatriotes « un peu de patience ».

Il a insisté sur la main tendue du Président de la République aux groupes armés pour un dialogue inclusif afin de résoudre tous les problèmes qui s’opposent à la stabilisation politique du pays.

Cette réaction du gouvernement est faite quelques semaines après les combats fratricides entre la coalition FPRC-MPC et l’UPC dans la Ouaka.

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LES FORCES MAURITANIENNES DE LA MINUSCA ACCUSEES D’ASSASSINATS DE CIVILS A DJOUBISSI

Les habitants du village Djoubissi, localité située à 57Km de Bambari ont pointé du doigt les forces mauritaniennes de la Minusca d’être à l’origine de la mort de plusieurs civils dans la localité. Une accusation faite par un notable après les combats entre le  FPRC et l’UPC.

La rivalité militaire entre l’UPC et le FPRC dans la Ouaka et la Haute-Kotto fait des victimes civiles. Et les casques bleus mauritaniens sont accusés de « passivité » par la population.

Selon un notable, « le premier combat entre le FPRC et l’UPC s’est déroulé le 04 Décembre 2016 au village Djoubissi de 9 heures à 14 heures où le village était sous contrôle du FPRC ». Il a expliqué « qu’à 19 heures, un renfort de trois véhicules de l’UPC, composé des forces mauritaniennes de la Minusca, est arrivé et les combats ont repris de 05 heures du matin jusqu’à 12 heures et l’UPC a récupéré le village », a relaté cette source.

Il a dénoncé que lors de l’arrivée des renforts de l’UPC, ‘’assisté de soldats mauritaniens de la Minusca’’, « les casques bleus mauritaniens de la Minusca ont exécuté des civils qui fuyaient les hostilités, car ce sont eux qui ont prêté main forte aux combattants de l’UPC ».

Le commandant du contingent mauritanien de la Minusca basé à Bambari,  lors d’une rencontre avec la société civile de Bambari sur la question, a confirmé l’envoi des forces Mauritaniennes. Mais selon lui, « ses hommes ne sont pas arrivés à destination, ils étaient restés au niveau du bac du marigot Barigou et se sont repliés à Bambari», a-t-il confié.

Pour lui, ses hommes ne sont impliqués dans les meurtres de la population civile dans ce village.

Les combats entre le  FPRC et l’UPC sont devenus fréquents dans certaines provinces après le détonateur en novembre à Bria qui a causé plus de 80 morts et occasionné le déplacement de 10.000 personnes.

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DES TIRS SPORADIQUES FONT FUIR LA POPULATION DE NZAKO

Des tirs sporadiques sont entendus ce matin du mardi 20 décembre à Nzacko et ont fait fuir les habitants de la ville. Certaines femmes ont abandonné leurs enfants pour se mettre à l’abri du danger.

La présence d’hommes armés au milieu de la population continue de compromettre la quiétude dans plusieurs villes de l’intérieur du pays.

Des détonations d’armes de guerre ont été entendues ce jour dans la Sous-préfecture de Nzacko. Ces tirs ont paralysé les activités commerciales et administratives. L’identité des auteurs n’est pas encore connue.

Dès 06 heures, après les coups de feu, la panique s’est généralisée et « la majorité des habitants de la ville s’est réfugiée dans la brousse, d’autres au champ, pour se mettre à l’abri du danger. Une heure plus tard, des détonations d’armes lourdes ont été entendues », a témoigné une source locale.

Cet incident selon la même source, a fait fuir certains parents qui ont abandonné leurs parents à la merci du danger. Certains habitants ont pu rejoindre la base de la Minusca. Joint par le RJDH, la Minusca se réserve de  commenter l’événement.

Dans la journée du dimanche 18 décembre au village Kono à 15 kilomètres de la ville de Nzako, une quinzaine de personnes se sont évadées des mains des éléments de l’Armée de Résistance du Seigneur (LRA) de Joseph Kony qui sévit dans le secteur.

Aussi, des éléments de l’ex-Séléka font de temps en temps des incursions dans la ville

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UNE PARTIE DES BATIMENTS DE L’ACATBA PARTIE EN FUMEE

Une partie des deux bâtiments qui abritent l’Association Centrafricaine pour la Traduction de la Bible et l’Alphabétisation (ACATBA) est partie en fumée dans la nuit de dimanche 18 décembre à Bangui. Les causes de cet incendie ne sont pas encore connues.

Deux maisons de l’ACATBA ont pris feu au même moment aux environs de 20 heures.

Les témoins ont rapporté que les bâtiments qui abritent l’ACATBA sont construits en bois et une partie des deux maisons est abimée. Ils ont indiqué que «c’est une expatriée voisine de l’ACATBA qui a vu la flamme à partir de sa fenêtre et a alerté les services d’urgence ».

Après le SOS aux services des Sapeurs-Pompiers, l’intervention pour sauvegarder les deux maisons a été rapide. « Les deux camions citernes de la Minusca sont arrivés 10  à 15 minutes après l’appel », a relaté une source. Elle a déploré que «  les actions de sauvetage des deux maisons du Centre Protestant sur la Bible qui ont pris feu, ont été difficiles. La même source a ajouté que, «  l’intervention pour sauvegarder les deux maisons ont été rapides. Les deux camions citernes de la Minusca n’ont pas tardé à venir, 10  à 15 minutes après l’appel ».

Après cet incendie, le voisinage de l’ACTBA est inquiet. Il craint que les fils électriques détériorés par les flammes ne compromettent la distribution du courant dans leurs maisons et provoquent de court-circuit.

Le directeur de cette structure s’est réservé de préciser les causes de l’incident au RJDH qui s’est rendu sur les lieux, afin de constater les faits.

 

*****  RJDH *****

 

LE GOUVERNEMENT ET LA MINUSCA SALUENT LES PROGRES EN 2016  MAIS RAPPELENT LES NOMBREUX DEFIS  

 

Bangui, le 20 décembre 2016

Des avancées importantes ont été enregistrées au cours de l’année 2016 en République centrafricaine mais les défis à relever restent nombreux, ont affirmé les porte-paroles du Gouvernement de la RCA, Théodore Jousso, et celui de la MINUSCA, Vladimir Monteiro, mercredi à Bangui, lors de la conférence de presse conjointe des deux institutions. Les deux parties sont déterminées à poursuivre leurs efforts conjoints et réaffirmé la solidité de leur partenariat.

« Le Gouvernement est en train travailler d’arrache-pied avec les partenaires et les résultats ne peuvent pas être toujours visibles du jour au lendemain », a annoncé Théodore Jousso tandis que Vladimir Monteiro a rappelé la volonté de la MINUSCA « à poursuivre ses efforts en partenariat avec les responsables et le peuple centrafricains, pour la protection des civils, le renforcement de l’autorité de l’Etat, la protection des droits de l’homme et la lutte contre l’impunité». Le porte-parole de la Mission a ainsi rappelé les contacts réguliers entre la MINUSCA et l’État centrafricain sur le plan politique, avec les consultations réunissant ses responsables, le Président de la République et le Premier-ministre, mais aussi sur le plan opérationnel, dans le cadre du comité composé du Commandant de la Force et le Commissaire de Police de la MINUSCA, le Chef d’Etat-major des FACA, les DG de la Police et Gendarmerie et le Chef  de l’EUTM et qui se réunit toutes les semaines pour évaluer la situation sécuritaire dans le pays et coordonner leurs actions.

 Les progrès notés concernent la conclusion des élections et la mise en place des institutions, le début du dialogue sur le DDRR (Démobilisation, Désarmement, Réinsertion, Rapatriement) ainsi que la Conférence de Bruxelles alors que les violences restent un important défi. « Les violences perpétrées par les groupes armés – anti-Balaka, Ex-Séléka et autres groupes criminels, – contre les populations civiles, notamment à Kaga Bandoro, Ndomete, Kouango ou Bria ont causé plusieurs dizaines de victimes et des milliers de déplacés », a regretté Monteiro, pour qui « les groupes armés n’ont aucune raison de continuer à utiliser leurs armes pour faire avancer leurs agendas ». Il a rappelé le rôle de la Force pour mettre fin aux exactions et ajouté que la MINUSCA reste déterminée à protéger les populations civiles et les institutions par tous les moyens dont elle dispose. De son côté, Jousso a indiqué que la collaboration entre la MINUSCA et les autorités centrafricaines en 2016 a déjà commencé à porter des fruits car « le début du retour à la normalité - quelques fois pénible -, commence à s’observer à l’intérieur du pays, même si cela n’est pas visible à Bangui », a-t-il noté.

Les deux porte-paroles ont par ailleurs souligné l’importance du dialogue dans la recherche de solution aux cycles de violence en RCA. « C’est par le dialogue que nous allons résoudre les problèmes de ce pays. C’est un travail complexe, long et qui est en cours », a précisé Jousso, appelant les groupes armés à accepter la main tendue des autorités et à s’engager dans la voix du dialogue et celle du processus de DDRR. Pour sa part, Monteiro a cité la résolution 2301 qui souligne l’importance d’un dialogue inclusif notamment dans le cadre du DDRR.

Interrogés sur les violences contenues dans le dernier rapport de la MINUSCA sur la situation des droits de l’homme en RCA entre le 1er juin 2015 et le 31 mai 2016 ainsi que la présence sur le territoire de leaders de groupes armés sur qui pèsent des mandats d’arrêt, Théodore Jousso et Vladimir Monteiro ont fait savoir que la lutte contre l’impunité est essentielle. « Les violations ne resteront pas impunies. Les crimes feront l’objet de procès », a lancé le porte-parole du Gouvernement tandis que son homologue de la MINUSCA a précisé que l’opérationnalisation prochaine de la Cour pénale spéciale sera un important atout dans cette lutte.

Le porte-parole de la MINUSCA a finalement rappelé que les visites en 2016 de plusieurs hauts responsables des Nations Unies en RCA, dont le Vice-Secrétaire Jan Eliasson, témoignent de l’engagement de l’organisation envers les autorités et le peuple centrafricains.

 

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