Tous les Info du Jeudi 19/01/2017

Cm n 2389 du jeu 19 jan 2017

 

L’AXE ZEMIO – MBOKI, VERITABLE « COULOIR DE LA MORT » POUR LES FORCES ETRANGERES EN RCA : ENCORE 02 OUGANDAIS TUES.

MAIS QUI SONT LES AUTEURS ?

 

 

La crise centrafricaine, déclenchée par l’ex-nébuleuse coalition Séléka se métamorphose. Elle a pris une autre tournure dans la préfecture du Haut-Mbomou où sévit l’Armée de Résistance du Seigneur (LRA) du tristement célèbre sanguinaire ougandais, Joseph Kony. Tout se passe comme si l’axe Zémio – Mboki est devenu un véritable « couloir de la mort » pour les forces étrangères déployées en Centrafrique. De jour en jour, on enregistre des cas d’attaques des véhicules des forces étrangères par des hommes lourdement armés assimilés aux combattants de la LRA.

Le 03 janvier dernier, le contingent marocain de la Minusca est tombé dans une embuscade tendue par des groupes armés non identifiés à ce jour. Deux (02) Casques Bleus marocains avaient trouvé la mort dans ces attaques. Les assaillants s’étaient évadés dans la nature comme une traînée de poudre, sans que l’un d’entre eux ne soit arrêté pour répondre de ses actes devant la justice. C’était un acte odieux, un crime de guerre. Une enquête était ouverte à ce sujet par la Minusca. Jusqu’au jour d’aujourd’hui, aucune information n’est filtrée sur cette ouverture d’enquête. Nous attendons toujours ses résultats pour connaître les auteurs de cet acte barbare, indigne, inhumain qui n’honore personne, même les assaillants.

Comme cela ne leur suffit pas, le dimanche 15 janvier 2017, un convoi de l’armée ougandaise, déployée en RCA dans le but de traquer Kony et ses éléments, fut attaqué  à son tour par des hommes armés. Le bilan est lourd : deux (02) militaires ougandais ont trouvé la mort et une dizaine de blessés est enregistrée. A en croire une source sécuritaire à Zémio, ces hommes armés qui s’en sont pris aux soldats ougandais, seraient des combattants de la LRA. D’après cette même source, « ils ont décidé unanimement de s’attaquer à toutes les forces nationales, internationales, voire les combattants Séléka qui sillonneraient la région ».

Ces menaces doivent être prises au sérieux tant par le gouvernement centrafricain que par les responsables onusiens et les autorités ougandaises. Nous avons toujours dit et redit qu’un rebelle est un rebelle. Quoiqu’on dise, quoiqu’on fasse, il est et demeure toujours rebelle. Il n’a qu’un seul objectif : tuer, tuer, tuer. Même si on lui donne des tonnes de billets de banque, il optera toujours pour la violence, rien que la violence. Pour les combattants de la LRA, on ne peut pas s’étonner, pour la simple raison qu’ils ne vivent que dans la brousse. Nous pouvons affirmer, sans nous tromper qu’on peut les comparer aujourd’hui aux animaux sauvages ou d’autres êtres qui n’ont de pitié pour personne.

Il est temps que les forces étrangères qui sont aujourd’hui en Centrafrique cessent de caresser, dans le sens du poils, ces damnés de terre qui n’hésitent un seul instant à tirer sur leurs semblables. D’ailleurs, ils ont juré sur monts et océans à s’en prendre à toutes les forces étrangères et nationales, même les combattants Séléka. C’est un signal fort lancé au gouvernement et à la Communauté internationale par les rebelles de la LRA. C’est pour autant dire que la crise centrafricaine s’est généralisée, car en aucun cas, la LRA ne s’est pas dressée sur ses ergots pour s’attaquer aux forces, depuis qu’ils ont élu domicile en République Centrafricaine en 2008. « Aux grands maux, de grands remèdes », dit-on. Donc, toutes les forces en RCA doivent prendre des mesures draconiennes face aux menaces de la LRA.

Si nos mémoires sont bonnes, nous osons croire qu’un soldat ougandais n’est jamais tombé sous les balles de la LRA en RCA. C’est désormais chose faite. Ils ont maintenant intérêt à bien faire leur travail, au lieu de voguer au gré du vent. La véritable traque de Joseph Kony et ses hommes doit commencer après la mort des deux (2) soldats ougandais dont leur convoi est tombé dans les embuscades tendues par les combattants de la LRA. Ils n’ont plus droit à l’erreur. Car un de ses quatre (4) matins, ils risquent fort d’être pris en otage par leurs compatriotes ougandais qui se trouvent au sein de la LRA.

Les forces onusiennes, nationales et la force tripartite, doivent prendre toutes les dispositions nécessaires avant de sillonner la région du Haut-Mbomou et du Mbomou. En ce qui concerne exclusivement l’axe Zémio – Mboki, un pont aérien doit être mis en place pour détecter les probables attaques de la LRA contre les forces internationales. Deux (2) Casques Bleus marocains et deux (2) militaires ougandais tués dans ce même mois de janvier par les combattants de la LRA, c’est trop. La LRA n’est pas une rébellion centrafricaine. Les forces déployées en RCA doivent conjuguer leurs efforts pour mettre fin à la rébellion ougandaise.

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

 

LES JEUNES FACE A LA DROGUE

A l’heure actuelle, un constat amer se fait sentir parmi les jeunes. C’est le phénomène de la drogue qui gagne de plus en plus les quartiers de la ville de Bangui. Notant que la plupart de jeunes qui se livrent à la consommation de cette substance nuisible ne sont pas instruits. Chaque jour,  quand on sillonne les marchés et certaines ruelles de la ville, on trouve  une  groupuscule de jeunes sous certains hangars, arbres entrain de prendre les différentes drogues : Tramadol communément appelé Tramol et chanvres indiens. Le degré de cette consommation est actuellement poussé, ce qui engendre un comportement barbare chez les jeunes. Conséquences, des cas de vols dus à la consommation de la drogue et les actes de braquages sont enregistrés au quotidien. Et c’est la population qui en est victime.

Devant cette situation, le gouvernement doit trouver des voies et moyens  pour éradiquer ce phénomène qui ronge certains jeunes centrafricains. Si rien n’est fait dans ce sens, quel sera l’avenir des jeunes centrafricains ? Un adage dit, nous  citons, «  le développement réel d’un pays est mesuré par la force des jeunes ». Ainsi, le gouvernement a le devoir de faire resocialiser ces jeunes  sans métier qui pensent que seule la drogue peut leur donner des idées afin de commettre des actes antisociaux pour se procurer de l’argent. Il convient de souligner qu’après les années de calvaire que notre pays la République Centrafricaine a traversé, les jeunes doivent  conjuguer leurs efforts pour faire avancer le pays. Or, bon nombre de jeunes sont affaiblis par la prise de la drogue et n’ont aucun respect envers la société.

En outre, les jeunes scolarisés consomment certaines boissons qui ne leur sont pas conseillées. Le matin, quand ils quittent la maison avec des sacs sous les bras, les parents pensent qu’ils vont à l’école. Alors, il n’en est rien. A mi-chemin, ils sont  dans les buvettes ou espaces entrain de prendre les boissons alcoolisées. Le soir, ils reviennent tardivement à la maison et n’ont même pas le temps d’étudier les leçons données par le professeur. Cette pratique constitue un danger qui guette la RCA, pays qui cherche à sortir petit à petit du gouffre.

Ainsi, le gouvernement doit créer des centres d’alphabétisations dans les huit (8) arrondissements de Bangui pour instruire ces jeunes. Des moyens logistiques efficaces doivent être mis  à la disposition de la  Brigade Mixte anti-drogue pour traquer les  vendeurs illicites de cette substance nocive. La création des centres de formations multi-métiers est indispensable  pour faciliter l’emploi des jeunes afin que chacun retrouve la raison de son existence.

 

Sipaïna-Delsya NZAPAGAZA

 

 

 

SELEKA, ANTI-BALAKA, HOMMES POLITIQUES,

DIRIGEANTS : QUI D’ENTRE EUX TUE LA RCA D’AUJOURD’HUI ?

 

 

L’Oubangui-Chari est devenu la République Centrafricaine, le 1er décembre 1958 sous le feu président-fondateur, Barthélemy Boganda, paix à son âme. Le 13 août 1960, le feu président David Dacko proclama l’indépendance de la RCA avant d’être destitué par feu empereur Bokassa 1er. D’autres présidents se sont succédés à la magistrature suprême de l’Etat. Les jours passent et se ressemblent. Les coups d’Etat, les mutineries, les rébellions, pour ne citer que ceux-là, s’enchaînent les uns après les autres. A chaque décennie, il faut s’attendre toujours à quelque chose. Les Centrafricains ne sont pas en paix sur la terre de leurs ancêtres. Et l’on s’interroge de la manière suivante : qui des hommes politiques, des dirigeants du pays, de la Séléka et des Anti-Balaka tue la RCA d’aujourd’hui ?

Pour notre part, nous disons tout simplement que le mal centrafricain, ce sont les Centrafricains eux-mêmes. Tout ce qui arrive à la RCA est l’œuvre des hommes politiques d’abord. Car vous êtes sans ignorer que ce sont eux qui manipulent la jeunesse une fois qu’ils ont échoué aux élections ou perdu leurs postes au profit des autres. Ils digèrent toujours mal leur échec. Lorsqu’ils sont relevés de leur fonction, ils deviennent des taureaux blessés. Des réunions nocturnes s’organisent par-ci, par-là, dans le but de destituer le régime au pouvoir. Ils vont des ambassades aux ambassades, d’un pays à un autre pour chercher des voies et moyens afin de mettre les bâtons dans les roues de celui qui est pouvoir. Ailleurs, ces pratiques nuisibles ne sont plus d’actualité. Au contraire, ce sont ceux-là qui drainent des investisseurs dans le pays. En Centrafrique, c’est un autre son de cloche. Les hommes politiques sont les bourreaux de leurs concitoyens. Quand ils parviennent à leur fin, ils sont contents. D’autres leur emboîtent les pas, et c’est un éternel recommencement. Dans ce cas de piètre figure, comment le pays peut se développer ? Qui peut-on accuser ?

En outre, les dirigeants, c’est-à-dire ceux qui sont élus par le peuple pour présider à la destinée du pays pendant une époque bien déterminée, ne font pas leur travail comme il se doit. La gestion de la chose publique se transforme en gestion clanique, ethnique, régionaliste, tribale, familiale. Seuls les parents, amis et connaissances des dirigeants ont droit à des postes juteux dans l’administration centrafricaine. Les autres sont relégués au second rang ou mis dans les couloirs. Les sanctions pleuvent à longueur de journée. Les nominations se font par complaisance. Le slogan, « l’homme qu’il faut à la place qu’il faut », perd son credo. Les dirigeants tournent le dos à leurs gouvernés. Parfois, ces derniers sont martyrisés, traînés à la prison, à l’abattoir comme des bœufs. Les détournements de deniers publics, la corruption, la fraude, la haute mafia, sont érigés en mode de gouvernance. Les Centrafricains lambdas ne se retrouvent pas dans ce qui se passe au sommet de l’Etat. En agissant ainsi, qui tue réellement la RCA ?

Aujourd’hui, on assiste au phénomène de la Séléka et des Anti-Balaka. Tous s’accordent unanimement pour dire que ce sont les combattants de ces groupes armés qui sont à l’origine de la déconfiture généralisée du pays. Nous ne disconvenons pas. D’une manière ou d’une autre, ils ont participé activement à la ruine de la RCA, en détruisant systématiquement tous les tissus socioéconomique du pays. Les tueries à grande échelle sont à leur actif. Personne ne peut nous démentir à ce sujet. Mais ce que nous devons comprendre une fois pour toute, c’est que le mal vient d’en haut. Si les Centrafricains s’entretuent, s’entredéchirent sur toute l’étendue du territoire national, c’est l’œuvre des anciens dirigeants et des hommes politiques, les vieux crocos. Leur ombre, leurs mains invisibles, planent toujours sur cette crise larvée. Beaucoup de Centrafricains accusent certaines puissances de ce monde d’être actives dans cette crise. Mais qui les ont faits venir ? Ce sont ces personnalités, avides, assoiffées de pouvoir. ils sont connus de tous. Le moment viendra où leur identité sera dévoilée.

Bref, pour répondre à la question, qui tue la RCA, nous disons tout simplement que ce sont les fils et les filles du pays qui l’ont mise par terre, qui l’ont enfoncée dans l’abîme. Des anciens dirigeants aux hommes politiques en passant par tous les Centrafricains, chacun a contribué à la descente aux enfers du pays de feu président fondateur Barthélemy Bonganda. Ne nous voilons pas la face, la RCA a été tuée par les Centrafricains eux-mêmes qui agissent de connivence avec les puissances de ce monde, un point, un trait.

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

 

CREATION DES ECOLES TECHNIQUES POUR LES METIERS SPECIALISES EN RCA, UNE ALTERNATIVE POUR PALLIER AU CHOMAGE ET AU MANQUE D’EMPLOI

 

 

Cinquante six (56) ans après la proclamation de l’indépendance de la RCA, les nouveaux dirigeants légitimes du pays, ont l’obligation de tout refondre, revoir le système éducatif dans son ensemble. Car ce système calqué sur celui de l’ancienne puissance colonisatrice, la France, ne cadre plus avec les nouvelles données socioéconomiques et financières de la RCA. Pour  preuve tangible, il y a l’inadéquation criarde entre la formation-emploi, qui a battu son temps durant des décennies. Donc à côté de l’administration publique, qui a prévalu et dominé fort longtemps, il serait judicieux, et dès à présent, d’inciter et de motiver les jeunes (garçons et filles) scolarisés, à opter plus pour le secteur privé. Car le secteur privé est non seulement le garant de l’économie nationale, mais aussi le principal pourvoyeur de l’Etat en termes des finances.

L’expérience a démontré toujours que les pays les plus riches économiquement au monde, sont des pays qui ont plus misé sur le secteur privé qui a beaucoup d’opportunités pour réussir dans la vie. C’est le cas des Etats Unis d’Amérique, de la Chine, de l’Allemagne, du Japon, de l’Inde, de l’Arabie Saoudite, du Koweït, de l’Afrique du Sud, du Nigéria et nous en passons.

Et si la RCA veut connaître son réel  essor socioéconomique et financier, elle est dans l’obligation de créer des écoles techniques pour les métiers spécialisés, à travers tout le pays. Il est donc très important d’orienter nos jeunes vers l’initiative privée, la seule alternative pour pallier au chômage et au manque d’emploi en RCA. «  Vaut mieux apprendre à un enfant à pêcher que de lui donner du poisson à manger chaque jour », dit un sage adage chinois. Allez-y donc  deviner le reste.

 

Le Petit YEKOA

 

 

OUVERTURE DE L’ATELIER DE VALIDATION DU GUIDE DE L’ADMINISTRATION

TERRITORIALE

 

 

Un atelier de trois (03) jours pour la validation du guide de l’administration territoriale s’est déroulé ce mercredi 18 janvier 2017  dans la salle de conférence du ministère de la Jeunesse et des Sports et prendra fin le vendredi prochain. La cérémonie d’ouverture de cet atelier a été présidée par les représentants de la Minusca  et du ministre de l’Intérieur, de la Sécurité Publique et de l’Administration du territoire

Dans son allocution prononcée pour la circonstance, le représentant de la Minusca a déclaré, « il s’agit  d’une étape importante pour le rétablissement de l’autorité de l’Etat sur l’ensemble du territoire. Ce document est essentiellement une initiative nationale et notamment du ministère de l’Intérieur, de la Sécurité publique et de l’Administration du Territoire. Il permettra de doter les représentants de l’Etat à tous les niveaux ( préfets,  sous-préfets, présidents de la délégation,  chefs de villages ou de quartiers…), de disposer d’outils de management d’une administration performante au service de la population. Ce premier pas qui est entrain d’être fait, restera le précurseur de l’élaboration dans toutes ses composantes d’une politique de restauration de l’autorité de l’Etat, ce qui permettra au pays de retrouver sa place dans le concert des nations ». Il a par ailleurs souligné que, « la compagnie de la Minusca reste et restera en lien à la déclaration de Paris sur l’effectivité de l’aide au développement. La Minusca travaille en synergie avec l’ensemble de partenaires techniques financiers pour le développement. ».

Le représentant du ministre de l’intérieur, de la sécurité publique et de l’administration du territoire, en prenant la parole, a d’abord remercié tous les représentants des partenaires financiers qui ont voulu bien assister à cette cérémonie. Toutefois, il a rappelé que, « l’administration centrafricaine connaît aujourd’hui un déficit dans le système de sa gestion. Dans les années 1960, l’administrateur colonial a mis en place un système de gestion directe avec des cadres qualifiés, sortis de grandes écoles de formations, à l’exemple de l’ENA de paris .Aujourd’hui nous connaissons une recrudescence dans la gestion du système de l’administration centrafricaine. Les préfets, les sous préfets etc. ne bénéficient plus  des instruments juridiques souverains. Après la validation de ce document, il serait judicieux de passer à certains processus, à l’exemple de la création des corps au sein du ministère de l’Intérieur et de la sécurité publique pour gérer les ressources de l’Etat. La RCA se propose de créer des régions qui seront gérées par les gouverneurs ». Notons que ce guide de validation sera examiné par une dizaine de participants qui sont tous des experts. Une photo de famille a mis fin à cette cérémonie aux environs de 10 heures.

 

Bénistant MBALLA

 

 

Christine Lagarde attendue A Bangui du 24 au 25 janvier

 

La Directrice Générale du Fonds Monétaire International (FMI) Christine Lagarde effectuera du 24 au 25 janvier prochain une visite de travail à Bangui capitale de la Centrafrique.

L’annonce a été faite dimanche à Bangui par le ministre des finances et du budget Henry Marie Dondra lors d’une rencontre avec la presse.

Selon le ministre Henry Marie Dondra le but de cette visite est d’évaluer les mesures prises par le FMI en vue de relever l’économie centrafricaine.

Il s’agit donc au cours de cette visite d’apprécier les forces et faiblesses de ces mesures.

La crise économique que traverse la sous-région Afrique Centrale sera également abordée par le FMI lors de la visite de sa Directrice Générale.

C’est la première fois qu’une importante délégation du FMI arrive en Centrafrique même si périodiquement des missions de cette institution financière viennent dans le pays pour évaluer sa performance économique.

 

APA

 

 

« ENLEVER VOS VESTES, RETROUSSER VOS MANCHES POUR DEVELOPPER VOTRE PAYS », DIXIT DENIS SASSOU NGUESSO. A-T-IL PRÊCHE DANS LE DESERT DU SAHARA ?

 

 

Lors de sa visite inopinée à la mairie de Bangui, le premier ministre centrafricain, Simplice  Mathieu Sarandji avait déclaré en ces termes, « lors de mon entretien avec le président congolais Denis Sassou Nguesso, celui-ci m’a chargé de demander aux centrafricains d’enlever les vestes et de retrousser les manches pour développer leur pays ». Mais, vu le comportement et la mentalité des centrafricains, nous osons croire que le président Denis Sassou Nguesso a prêché dans le désert du Sahara. Est-il possible que le peuple centrafricain puisse mourir sur d’énormes richesses naturelles ? Que font réellement les centrafricains pour sortir de la misère, du chômage, de la pauvreté, bref de la souffrance ? C’est la seule problématique qui se pose avec tant d’acuité. Les centrafricains sont des paresseux, des véritables fainéants qui aiment la facilité pour gagner leur pain quotidien à longueur de journée.

Depuis le plus haut sommet jusqu’au bas de la pyramide, le peuple centrafricain veut du beurre et l’argent du beurre sans travail minutieux. Les fonctionnaires et agents de l’Etat aiment porter des vestes, un style daté de la période coloniale. Tout ce qu’ils savent faire, c’est d’escroquer les gens qui viennent suivre leurs dossiers. Une fois être enrichis de l’argent sale, ils préfèrent abandonner le travail pour terminer le reste de la journée dans les gargotes, les caves et les bars dancings entrain de manger et boire de la bière avec leurs copines qui sont parfois des mineures qu’elles détournent. Certains ministres ou directeurs généraux sont tous les temps en congé ou en réunions. La porte de leurs bureaux est et demeure  hermétiquement fermée, pendant que des dossiers traînent dans les tiroirs. Or souvent, ils ne sont ni en congé, ni aux réunions mais dans leurs propres business.

Le cas de la jeunesse est encore pire. Les jeunes centrafricains attendent juste des occasions pour prendre les armes afin de tuer, piller, braquer sans foi, ni loi dans les quartiers. Une jeunesse paresseuse et mendiante qui n’a aucun sens d’invention et de créativité. Certains jeunes préfèrent rester le long des artères pour insulter et provoquer les vaillants citoyens centrafricains qui ne baissent pas les bras. D’autres passent tout leur temps dans les salles des ciné-vidéos pour s’inspirer des films de guerre ou pornographiques. C’est de cette manière que des jeunes sont devenus redoutables avec des tueries, des viols, des pillages et des braquages tant à Bangui que dans l’arrière-pays. Les jeunes se laissent entraîner dans la consommation des boissons alcoolisées, des drogues et autres produits nocifs. A la fin, ils deviennent de véritables brigands pour dépouiller  les gens de leurs biens,  le jour comme pendant la nuit. C’est le cas patent des enfants de la rue installés en plein centre ville de Bangui et qui se livrent tous les temps à la consommation des chanvres indiens et braquent en plein jour les paisibles citoyens  qui viennent faire leurs courses.

Les jeunes filles, au lieu de chercher des opportunités pour sortir de la misère à travers les activités génératrices de revenus, préfèrent plutôt se livrer à la prostitution. Elles passent tout leur temps dans les caves et les bars dancings à la recherche de l’argent. Certaines finissent parfois par  attraper le virus du Sida sans pour autant connaître l’origine. Pour tromper les parents, certaines jeunes, filles dès le matin, quittent la maison et font semblant d’aller à l’école. Alors qu’en réalité, ce n’est pas le cas. Elles sont constamment chez leurs petits copains de classe entrain de se promener inutilement dans la ville. Nous risquerons de nous casser la tête s’il faut étaler toutes les bêtises des centrafricains.

Il revient aux autorités centrafricaines de prendre des mesures contraignantes pour amener le peuple centrafricain à un changement de comportement et de mentalité. Les caves et les bars dancings doivent être fermés jusqu’à 15 heures au moment où les fonctionnaires et agents de l’Etat finissent leur travail. Les ciné-vidéos doivent ouvrir leurs portes à partir de 18 heures quand les élèves rentrent à la maison. Seules les personnes âgées de 18ans peuvent entrer dans la salle d’un ciné-vidéo. En agissant ainsi, les paresseux et les fainéants peuvent chercher des occasions pour sortir du chômage, de la misère et de la souffrance.

 

                                       Bénistant MBALLA

 

 

 

 

 

UNE PARTIE DU SECTEUR DAMALA PLONGEE DANS LES TENEBRES DEPUIS 07 JOURS :

UN TRANSFORMATEUR A PETE ET DES CAS DE VOL DE FIL ELECTRIQUE

 

Depuis sept (7) jours, une partie du secteur Damala, se situant dans la commune de Bégoua, est plongée dans les ténèbres, sans électricité. Et pour causes, un transformateur de l’ENERCA a pété et il y a eu cas de vol de fil électrique, dans la partie Sud dudit secteur. Et les habitants en général se plaignent de ce manque du courant électrique, source  d’insécurité et d’autres actes barbares. Les jeunes gens et les femmes en particulier, ne savent comment faire pour  vaquer à leurs diverses activités quotidiennes, sources de leurs revenus. Du coup, bon nombre de personnes ont de la peine à charger les batteries de leurs téléphones portables, alors d’autres sont privées de visionner par leurs postes de télévision, les matchs de football de la CAN 2017 qui se déroulent au Gabon. Quant aux femmes, il leur faut parcourir des kilomètres pour trouver les moulins (broyeurs) électriques à manioc, à arachide, à mil, à maïs… dans les quartiers environnants. C’est vraiment impensable dans ce troisième millénaire où nous vivons.

Fort de tout ce qui précède, nous n’allons cesser de dire que le « mal centrafricain, c’est le Centrafricain lui-même ». Car comment comprendre qu’un groupuscule de personnes mal intentionnées, avides d’argent facile, rendent la vie difficile à tous les habitants d’un quartier ? Et en les privant du courant électrique ? Mais combien va leur rapporter la vente d’un fil électrique en terme d’argent ? A vrai dire, le « ridicule ne tue pas en RCA ».

A ces compatriotes très enclins dans des actes de vandalisme sur les structures et infrastructures publiques, sachez qu’un « bien mal acquis  ne profite jamais » à ses bénéficiaires illégaux et de mauvaise foi. Il est plutôt source de leur malédiction et cause de leur malheur. Et rappelez-vous que « tout se paie ici-bas », dit-on. A bon entendeur salut !

 

Le Petit YEKOA

 

 

DEPECHE RJDH-RADIO COMMUNAUTAIRES

 

DES ARTISTES DENONCENT LA VENTE DU CENTRE CULTUREL CATHERINE SAMBA-PANZA

Les artistes centrafricains ne décolèrent pas suite à la vente par l’ancien ministre de la transition Samedi Nicaise Karnou du centre culturel Catherine Samba Panza à Rayan un opérateur économique libanais. Cette affaire pendante devant le tribunal de Grande Instance est décriée par Vincent Mambachaka et Nina Darnaye tous, artistes centrafricains.

La vente des bâtiments administratifs est monnaie courante en Centrafrique et le plus souvent dans l’opacité selon le constat du RJDH. Le  Centre Culturel Samba Panza qui abrite les services du bureau des droits d’auteurs (BUCADA), un espace artistique, l’Ecole Nationale des Arts et autres services dont le ministère de la Jeunesse et l’ONASPORT veulent déguerpir n’est pas loin de ce phénomène ravageur.

Pour les artistes, l’endroit est une propriété acquise des artistes puisqu’il abrite le ministère des arts, « nous avons demandé à ce que Rayan arrête le chantier. C’est un domaine public, la FAO avait un entrepôt ici, mais ils sont partis parce que le libanais leur demande de partir. Nous avons saisi la justice pour un pourvoit en annulation de l’acte de vente » a indiqué Vincent Mambachaka.

Le bras de fer entre les artistes et l’acquéreur se poursuit alors que ce même espace en principe propriété privée est mise en exploitation par l’ONASPORT.

La société Rayan poursuit les travaux et la tension remonte parmi les artistes qui menacent de descendre dans la rue. Les Ministères concernés ainsi que Rayan ne sont pas disposés à répondre au RJDH.

Pendant la transition, plusieurs bâtiments publics ont été vendus à Bangui, Berberati et Bouar.

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ABSENCE PROLONGEE DES ENSEIGNEMENTS FREINENT LES ACTIVITES SCOLAIRES A BERBERATI

Les activités scolaires ont timidement repris après le congé de noël et de nouvel an à Berberati. La majorité des enseignants du fondamental 1 et 2 est restée à Bangui. Les élèves en classe d’examens s’inquiètent de cette absence prolongée des enseignants.

Les élèves des classes de terminale et de la 3ème s’inquiètent du retard qu’ils accusent suite à l’absence prolongée des enseignants. La reprise des cours est prévue pour le 3 janvier 2017 après le congé de noël et nouvel an.

Selon une source proche de l’administration du lycée de Berberati, « la plupart des enseignants sont des vacataires. Ils sont tous descendus à Bangui. Il leur appartient de justifier leur absence. Cette carence  de professeurs a des répercussions négatives dans l’exécution du programmes pédagogiques», a déploré les parents d’élèves de cet établissement public.

Mahamat Nourh, élève en classe de 1ère au lycée Barthélémy Boganda de Berberati, s’inquiète de cette lenteur dans la reprise des cours, «  les enseignants ont refusé de regagner leur poste. Nous nous en inquiétons parce que d’autres se préparent pour affronter le baccalauréat et le brevet des collèges (BC) », s’est-il indigné.

Cette absence répétée des enseignants soulève la problématique du volume horaire et celle de baisse de niveau des élèves en Centrafrique.

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LE MINISTRE DES FINANCES PROJETTE PUBLIER LE SALAIRE DES HAUTES AUTORITES ET FONCTIONNAIRES

Le Ministre des Finances et du Budget Henri Marie Dondra a annoncé la publication des salaires de tous les fonctionnaires,  agents de l’Etat ainsi que les hautes autorités du pays. Une politique de transparence budgétaire conformément aux exigences des institutions de Breton Woods. Position exprimée au cours d’une conférence de presse le weekend dernier à Bangui.

La transparence budgétaire dans l’exécution de la loi des Finances adoptée par l’Assemblée Nationale ne s’est pas faite attendre. Le ministre des Finances et du budget Henri Marie Dondra a annoncé la publication prochaine des gains des fonctionnaires et agents de l’Etat y compris celui des hautes autorités du pays. Cette annonce est une réponse aux exigences des partenaires financiers de la RCA. Cette annonce est faite alors que Bangui attend l’arrivée prochaine de Christine Lagarde directrice du Fond Monétaire International (FMI).

Cette publication  de salaire  est sans exclusive  et participe à la bonne gouvernance selon le ministre des Finances « J’ai dit lors de mon passage à l’Assemblée Nationale, que nous allons publier le salaire de tout le monde. Celui du président de la République, du Premier Ministre, de tous les Ministres, les directeurs généraux des sociétés et l’Assemblée Nationale ainsi que les fonctionnaires et agents de l’Etat » a-t-il lâché.

Toutefois, le Ministre des finances n’a pas indiqué à quel moment ce document va commencer à être public.

L’annonce du ministère des Finances alors que l’Assemblée nationale a adopté les textes mettant en place la Haute Autorité à la Bonne gouvernance, une institution prévue par la Constitution du 30 mars.

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HERMAN RUYS PRESENTE LES PERSPECTIVES DE L’EUTM-RCA

Six mois après la mission européenne de reconstruction des forces armées centrafricaines, l’heure est de faire le bilan à mi-parcours et les perspectives des deux années à venir  de l’EUTM-RCA.  L’analyse du bilan et perspectives a été faite lors du passage à témoin entre le général sortant Eric Hautecloque Raïsz et le commandant en chef de l’EUTM Herman Ruys le 14 Janvier dernier au camp MOANA/UCATEX à Bangui.

Depuis le 20 Septembre 2016, 170 Formateurs issus des 9 nations au sein de l’EUTM-RCA sont venus renforcer les mécanismes de fonctionnement du Ministère de la Défense de la République Centrafricaine permettant aux Forces Armées Centrafricaines (FACA) de redevenir opérationnelles.

Selon le général Eric Hautecloque Raïsz, « un travail remarquable a été fait en période du 1er mandat sous son commandement. Les Instructeurs et des Conseillers français ont procédé à la réhabilitation du camp d’entrainement de Kassaï, aussi de la formation des 160 soldats de la 1ère compagnie du 3ème Bataillon d’Infanterie (BIT) », a-t-il précisé.

Il a en outre présenté un bilan allant dans le sens du DDRR, « Le 1er mandat s’est achevé par l’inauguration d’une menuiserie du Bataillon de Soutien et des Services dans le cadre du DDRR » a-t-il dit avant d’ajouter que « cette menuiserie permet d’offrir aux ex-Séléka une formation et de débouchés pour mieux se réintégrer dans la société civile ».

Cette tâche va se poursuivre. Le second mandat de l’EUTM-RCA reste désormais sous l’autorité du Général de Brigade Herman Ruyset et va s’étaler jusqu’en 2018. Ce qui était approuvé par les pays membres de l’Union Européenne.

Pour le nouveau Responsable de l’EUTM-RCA, « Une cinquantaine de formateurs et des conseillers français poursuivent la mission de rendre les Forces Armées Centrafricaines efficaces dans les domaines du « Conseil stratégique au Ministère de la Défense et à l’état-major général de la République Centrafricaine, ainsi que des cours aux Officiers et Sous-officiers », a-t-il projeté.

Le général Herman Ruys entre en fonction alors que deux compagnies des FACA sont repositionnées pour la formations de 3 mois avant leur opérationnalisation.

 

 

*****  RJDH  *****

 

 

 

 

 

 

 

REPUBLIQUE  CENTRAFRICAINE

Unité-Dignité-Travail

 

ASSOCIATION  

DES VICTIMES DES EVENEMENTS

   DU 29 OCTOBRE 2015 ET SUIVANT

(AS –VI 2015)              

 

Justice – Paix – Unité  Email : asvi_bureau2015@yahoo.fr. Tél. 70 05 21 63/75 50 50 06/75 50 09 93/75 04 60 04

 

 

 

DECLARATION N°01/2017.AS-VI 2015

 

RELATIVE A LA SITUATION DES VICTIMES DES CONFLITS ARMES

 

Depuis 2012, des crises militaro-politiques sont survenues dans notre pays. Celles – ci ont connu un point culminant  en Octobre 2015 dans les 3ème et 6ème arrondissements de Bangui où des violences dignes d’un terrorisme ont été perpétrées.

Des dizaines de milliers d’habitations et des infrastructures de base ont été littéralement  pillées et incendiées ; plusieurs individus ont été atrocement abattus ; des quartiers entiers ont été vidés de leurs populations.

Les quartiers Kina, Cattin, Makambo, Fatima, Gbawara, Bea – Rex, Bibalé, Gbaya – Dombia, Sara, Yakité, Kpéténé, Boulata, Boeïng, Bazanga… ne sont qu’un champ de ruine et de gravas à perte de vue.

Des voix se sont élevées pour dénoncer ces atrocités et appeler à la solidarité afin que les victimes recouvrent leurs dignité et droits. Dans ce contexte dramatique, les victimes se sont organisées et ont mis en place l’ « Association des victimes des évènements du 29 octobre 2015 et suivant dans les 3ème et 6èmeArrondissements et une partie de BIMBO – OMBELLA M’POKO», dénommée « AS-VI 2015 ».

Aujourd’hui, l’AS-VI 2015 se réjouit du retour progressif et réel au calme dans les 3ème , 5ème et 6ème Arrondissements de Bangui et du vivre ensemble au sein des communautés. Il est observé :

·  La reprise des activités des marchés Magalé, une partie de Mamadou M’baïki  et Sambo ;

·  La reconstruction de la mosquée de Kina ;

Le rétablissement  de la circulation sur les axes de Catin, de Fatima et de Koudoukou.

A cet effet, l’AS-VI 2015 exprime sa sincère gratitude au Gouvernement, à la Plateforme Religieuse, à la Communauté Internationale, aux ONG nationales et internationales et à toutes personnes de bonne volonté dont les actions multiformes contribuent inexorablement à la Paix et à la Cohésion Sociale en République Centrafricaine, en général et à Bangui, en particulier.

Cependant, la situation des victimes reste préoccupante à certains égards :

En ce qui concerne la salubrité et l’urbanisation, les ruines des habitations détruites ont constitué des monticules parsemées et des nids de reptiles (serpents…). Les hautes herbes poussées partout sont le refuge des braqueurs.

En ce qui concerne l’eau et l’électricité, l’eau des puits a été souillée et est impropre à la consommation voire aux usages domestiques. Les réseaux de SODECA et l’ENERCA, et les branchements électriques ont été entièrement vandalisés.

En ce qui concerne le retour des déplacés,  les victimes, candidates au retour, sont condamnées à une vie sans eau potable et sans électricité.

S’agissant des infrastructures de base, l’école de Kina et le lycée de Fatima ne sont pas rouverts obligeant les écoliers et lycéens à squatter les établissements environnants, voire lointains. De même, l’église baptiste de Kina et le marché Kokoro ne sont pas réhabilités.

S’agissant des déplacés de Notre Dame de Fatima et ceux ayant été reçus à Carmel (Cattin) se retrouvent à nouveau dans des situations de précarité dans leurs quartiers sinistrés.

Face à cette situation dramatique, l’AS-VI 2015 demande :

A/ Au Gouvernement de la RCA de :

· Veiller à la sécurité des victimes en ramassant des armes disséminées et en créant des check points à l’intérieur des quartiers pour éradiquer les phénomènes de braquage et d’autres ;

·   Assainir les quartiers par de vastes opérations de nettoyage, de désinfection, de canalisation et d’ouverture des voies de communication ;

·  Viabiliser les lieux en réhabilitant les réseaux d’eau et d’électricité ;

Déclencher impérativement le processus d’évaluation et de reconstruction des habitations ou édifices détruits afin de rassurer les victimes d’un espoir à la Justice Transitionnelle.

B/ Aux Organisations Internationales (PAM, UNICEF, OMS, PNUD, OCHA, OIM…) de :

·  Poursuivre leur plaidoyer en faveur de notre pays et des victimes ;

Mobiliser les ressources supplémentaires en faveur des victimes.

C /A la MINUSCA de :

·  Appuyer le Gouvernement dans la protection des droits des victimes ;

Aider le Gouvernement à trouver des voies et moyens de procéder à des réparations justes et équitables des victimes.

L’AS-VI 2015 réaffirme son engagement à œuvrer pour l’amélioration des conditions de vie des victimes, de la Paix et de la Cohésion Sociale en Centrafrique dans le respect des droits inhérents à la dignité humaine.

                                                                       Fait à Bangui, le 18 Janvier 2017

 

                                                                       Le Président de l’AS-VI 2015

 

                                                                       Apollinaire MOKOTEMAPA

 

                                              

 

 

 

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