Tous les Info du Jeudi 12/01/2017

Cm n 2384 du jeu 12 jan 2017

 

BON NOMBRE DE FONCTIONNAIRES ET AGENTS DE L’ETAT AFFECTES DANS L’ARRIERE-PAYS N’ONT PAS REGAGNE LEUR POSTE : DEMISSION OU ABANDON DE POSTE ?

 

 Avec le déclenchement des hostilités par la nébuleuse coalition séléka le 10 décembre 2012 à Ndélé, plusieurs fonctionnaires et agents de l’Etat ont quitté l’arrière-pays pour se réfugier à Bangui afin de se mettre à l’abri des violences. Ce qui était normal au départ car les séléka non seulement pillaient, mais détruisaient  également les bâtiments de l’Etat en emportant tous les biens. La situation s’est empirée par la suite avec l’entrée des Anti-Balaka dans la crise le 05 décembre 2013 entrainant la destruction systématique de tous les tissus socio-économiques du pays.

Les autorités de la transition ont déployé des efforts pour que les fonctionnaires et agents de l’Etat puissent retourner dans leurs zones d’affectation afin de reprendre le travail. Hélas, peine perdue car la transition s’est achevée sur fond d’exactions de tout bord commises par les groupes armés : tueries, massacres, viols, pillages, destruction des édifices publiques et privés, des ONG nationales et internationales ainsi que des biens des particuliers .Cela a rendu la tâche difficile aux fonctionnaires et agents de l’Etat pour regagner leur poste. Or depuis la date du 30 mars 2016 avec le retour du pays à l’ordre constitutionnel jusqu’ à la date d’aujourd’hui, la situation commence à se normaliser peu à peu.

A l’ exception des zones rouges où les groupes armés continuent sans cesse de défier l’autorité de l’Etat, le calme est relatif dans plusieurs régions du pays. Le gouvernement avec le concours de la Minusca déploie tous les efforts pour réhabiliter certains bâtiments détruits par les ex-combattants permettant ainsi le rétablissement de l’autorité de l’Etat. Le constat est amer car depuis lors, bon nombre de fonctionnaires et agents de l’Etat n’ont pas encore regagné leur poste et continuent de s’éterniser à Bangui sans rien faire à longueur de journée, mais perçoivent tout de même  leur salaire à la fin du mois. S’agit-il d’une démission ou d’un abandon de poste ?

C’est la véritable paresse que les fonctionnaires et agents de l’Etat développent vis à vis de leur propre pays. Rester à la maison depuis bientôt quatre (04) ans et percevoir tranquillement son salaire à la fin du mois est un acte de vol. La Bible elle-même déclare à ce sujet, « celui qui ne travaille pas ne mange pas ».Comment expliquer l’attitude des fonctionnaires et agents de l’Etat centrafricains qui ne veulent pas travailler pour faire avancer leur propre pays ? Les nouvelles autorités du pays ont du pain sur la planche pour traduire la rupture prônée dans les réalités des faits. « Les ennemis de l’Afrique sont les Africains », a dit un philosophe. Mais nous disons pour notre part que les ennemis de la Centrafrique, ce sont les centrafricains eux-mêmes et notamment les fonctionnaires et agents de l’Etat.

Les fonctionnaires et agents de l’Etat veulent du beurre et l’argent du beurre sans pour autant travailler  alors que le pays est complètement par terre et nécessite la contribution de tout un chacun pour relever les défis titanesques et monumentaux. La corruption, le vol, l’escroquerie, la fraude, le détournement des deniers publics, le mensonge…sont le lot au quotidien dans les administrations publiques et privées ainsi que dans les sociétés d’Etat en RCA. Les principaux auteurs sont ceux   qui sont cités ci-haut. L’administration centrafricaine est remplie des fourbes, des hypocrites, des profito-situationnistes qui ne voient que leurs propres intérêts au détriment de l’intérêt de la nation.

La jeunesse est plongée dans la misère et le chômage depuis plusieurs décennies et cherche une occasion pour trouver un petit boulot à faire. Ceux qui ne veulent pas travailler et préfèrent dormir tranquillement  chez eux tout en attendant la fin du mois pour percevoir leur salaire, doivent céder la place à ces jeunes qui cherchent des occasions pour sortir de la pauvreté. C’est la dernière chose qui reste à faire pour bouter hors de l’administration centrafricaine tous les fainéants, les paresseux, les bras cassés. Tout porte à croire que les vieilles habitudes sont encore loin d’être éradiquées dans les administrations publiques et privées, ainsi que les sociétés d’Etat en RCA à l’allure où vont les choses. C’est bien dommage!

Bénistant MBALLA

 

 

 

« CERTAINS ENSEIGNANTS NE SONT PLUS A LA HAUTEUR DE LEUR TACHE » : AUTANT DIRE QUE LE SYSTEME

EDUCATIF CENTRAFRICAIN  N’A PLUS DE REPERE

 

Depuis plus de vingt (20) ans, le système éducatif centrafricain n’a plus de repère. Les enseignants et les élevés naviguent à contre courant du vent. De la maternelle à l’Université, le phénomène de baisse de niveau est constaté non seulement du coté des élèves, mais aussi des enseignants. C’est la descente aux enfers du système éducatif centrafricain, en ce 21ème siècle. D’après le chef de circonscription de Bimbo, dans son interview accordée à la Radio Ndéké Luka, « certains enseignants ne sont pas à la hauteur de leurs tâches ». C’ est le constat le plus amer qui nécessite des mesures urgentes de la part des autorités en charge de l’Education Nationale.

Un enseignant est par excellence un éducateur et un formateur. A ce titre, c’est quelqu’un qui doit être capable de donner une meilleure éducation aux enfants. C’est l’image d’un enseignant que l’enfant reflète souvent dans l’avenir. Cela suppose que si l’enfant  a acquis une meilleure éducation de la part de son enseignant, il est capable de se défendre là où il se trouve. Car, l’enfant peut progresser sans pour autant  connaitre des lacunes et des difficultés. De Boganda à Bokassa, la RCA disposait des enseignants qualifiés qui donnaient la meilleure éducation aux enfants. A l’époque, bien que le cursus scolaire s’arrêtait en classe de cm2, nos vieux parents ont réussi dans tous les domaines. Quand un enseignant s’exprimait en français, l’on croyait qu’il est né en France et on  reconnait automatiquement que c’est vraiment un enseignant qui parle. La règle de grammaire est tellement respectée à telle enseigne qu’on pensait que c’était un petit français qui parlait. Même un enfant en classe de CE1 étonnait tout un monde quand parlai et écrivait la langue de Molière.

Force est malheureusement de constater que les choses vont de mal en pire en République Centrafricaine sur le plan éducationnel, malgré l’évolution du monde. Les élèves et les enseignants deviennent de plus en plus incompétents, paresseux. Un enseignant, bien que ressortissant d’ une école de formation professionnelle, à l’ exemple de l’ Eole Normale des Instituteurs (ENI) ou Ecole Normale Supérieure (ENS), est incapable de vous construire normalement une phrase contenant un sujet,  un verbe et un complément. Pire encore, certains enseignants ne savent même pas écrire normalement. Quand ils écrivent, c’ est comme un milles pattes qui se déplace. C’ est de cette manière que les enfants sont souvent mal formés du fait qu’ ils reçoivent de mauvais enseignements de la part de certains éducateurs. Aujourd’hui même à l’ Université ,les étudiants sont très médiocres. Quand vous écoutez parler un étudiant, c’ est la honte du jamais connue. La grammaire est tordue, déchirée. Et cela n’émeut même pas l’étudiant en question. C’est la triste réalité en RCA.

Nous continuons de lancer un vibrant appel aux autorités centrafricaines et notamment aux autorités en charge de l’éducation nationale de tout faire pour trouver une solution afin de remédier a ces manquements. Il est impensable que le système éducatif centrafricain ne s’enfonce que dans le gouffre pendant que les autres pays avancent. Les centrafricains doivent être sur la même longueur d’onde avec les autres pays de la planète pour atteindre d’ici 2030 « l’Education Pour Tous », un des Objectifs du Développement Durable (ODD).

Bénistant  MBALLA

 

 

 

 

LE MINISTRE DE LA COMMUNICATION

SE DEJUGE, UN MAUVAIS PRESAGE POUR LA

MISE EN PLACE DU HCC, UN DANGER REEL

 

L’appel à candidature lancé par le ministre de la Communication, il y a quelques jours, a été revu, taillé, sculpté sur mesure. La mise en place prochaine du Haut Conseil de la Communication (HCC), se heurte à une tergiversation acrobatique, un pas en avant et un pas en arrière, un passage de l’appel doit disparaître. Qu’à cela ne tienne, le ministre de la Communication ignore royalement la rupture et s’accroche griffes et ongles aux vieilles pratiques antidémocratiques, anachroniques et moyenâgeuses, de coptage d’un soi-disant Comité d’organisation. C’est la démocratie intégrale avec Touadéra et cela doit se refléter dans les us et coutumes de toute la société.

Il y a des organisations professionnelles et elles doivent être consultées pour désigner leur représentant au sein du Comité d’organisation, gage d’une transparence absolue. A l’allure où vont les choses avec un tel ministre, non seulement l’accouchement du HCC sera extrêmement douloureux, mais accouchera d’une fourmi au grand dam de la presse. Le ciel est déjà très sombre pour cette institution de régulation, éternellement bancale, tordue, médiocre, voire nulle, incapable de redresser la barre médiatique. Des griefs sont formulés contre les médias. Ce sont ces griefs qui doivent présider à la mise en place du HCC. Certaines têtes et toujours les mêmes, semblent avoir le titre foncier et le monopole des comités mis en place au ministère de la communication, et pourtant les résultats attendus sont hyper lamentables. Les tractations nébuleuses, les coups bas, le copinage, la complaisance et c’est la presse qui paie les pots cassés. N’y a-t-il pas sujet à interrogation sur les spécialistes de ces redonnées au département, omniprésents dans toutes les sauces, pour propulser des bras cassés ?

Nous avons eu à attirer l’attention du Chef de l’Etat, lors du déjeuner de presse, sur cette pratique qui, souvent occulte les valeurs et fait place aux médiocres. Les mêmes personnes, placées dans les mêmes conditions, produisent toujours les mêmes bêtises. Ce sont ces faiblesses propres à la communication qui fragilisent la communication. Les HCC se suivent et se ressemblent comme deux gouttes d’eau minérale. Après vingt ans, la presse privée est toujours naine, chétive, surtout irresponsable à souhait. Or, de la vigueur, de la rigidité et de la rigueur du HCC, dépend le professionnalisme médiatique. L’Observatoire des Médias Centrafricains (OMCA), le fameux tribunal des pairs, n’est que l’ombre de lui-même. Où est l’UJCA ? Le bossu ne verra jamais sa bosse. La RCA est entrée de plein pied dans l’ère de la démocratie. Les médias doivent entrer dans l’ère de la maturité, de la responsabilité, de la rigueur vis-à-vis d’eux-mêmes. Enlevons la poutre dans notre œil avant de voir celle des autres. « La presse doit s’organiser pour être crédible, pour convaincre les partenaires… », a déclaré Touadéra lors du déjeuner de presse. N’est-ce pas une honte pour des professionnels des médias, que les pouvoirs publics les interpellent ? Où en sommes-nous avec le GEPPIC, si ce n’est le chaos généralisé, véritable serpent de mer. Le ministre de la communication et de l’information, à notre humble avis, n’est pas à la hauteur de sa mission. Il manque de vision et de lisibilité depuis sa nomination. Il a fallu que le Chef de l’Etat s’implique personnellement dans le dossier de la subvention pour un petit espoir. Désormais, « l’homme qu’il faut à la place qu’il faut », au lieu d’un parachutage

Julien BELA

 

 

 

 

 

 

LES FORA N’ONT RIEN APPORTE DU NOUVEAU AUX CENTRAFRICAINS : LES DIRIGEANTS DOIVENT CHANGER LEUR COMPORTEMENT, LEUR FAÇON DE FAIRE ET D’AGIR

 

 

La République Centrafricaine est l’un des rares pays au monde, spécialiste des fora. Nous pouvons citer entre autres, le  Grand Débat National, les Etats Généraux (EG) des ministères, le Dialogue Politique Inclusif, le Forum National de Bangui. Tous ces pourparlers, à notre entendement, étaient de trouver des voies et  moyens pour permettre à la RCA d’émerger, de sortir de la zone de turbulence, des crises militaro-politiques à répétition. Mais force est malheureusement de constater que tous ces fora ont accouché d’une souris.

Pour preuves, le Grand Débat National (GDN), organisé sous le régime du feu président André Kolingba, paix à son âme, n’a guère apporté du nouveau au vécu des Centrafricains. Des dirigeants du pays aux Centrafricains lambda, en passant par les directeurs, les chefs de service …, rien ne semble aller dans le bon sens. Chacun fait à son tête. Les différentes résolutions adoptées lors de cette assise, ont été foulées aux pieds ou bien scellées dans les placards à la Présidence. Personne n’y songe. Tout se passe comme si rien n’a été fait, rien n’a été dit.

Ensuite, viennent les Etats Généraux de la Défense, de l’Education, des Finances, et que savons-nous encore ? C’était sous le régime du feu président démocratiquement élu, Ange-Félix Patassé, paix à son âme. Lors de ces EG, tous les obstacles, les embûches qui empêchent l’administration de fonctionner normalement, ont été  passées en revue, aux rayons laser. Les participants ont pris des séries de mesures pour pallier à ces désordres constatés ça et là. Où en somme-nous aujourd’hui avec les mesures prises ? Les fraudes, la corruption, le détournement des deniers publics, la grande mafia continuent de gangrèner l’administration centrafricaine. Pour que le dossier d’un individu passe d’un service à un autre, il faut que ce dernier y mette la pierre (corruption). Aussi, si vous n’avez pas votre père, frère, tante, cousin dans les différents ministères, vous ne pouvez être intégré dans la fonction publique. Beaucoup de jeunes moisissent dans les quartiers avec leurs diplômes à cause de ces pratiques qui n’honorent personne. Nous ne pouvons pas les énumérer toutes car la liste est longue. Où sont passées les décisions prises lors de ces Etats Généraux ? La réponse revient à qui de droit.

En 2009, sous le régime autoritaire du général d’armée François Bozizé-Yangouvonda, une autre assise s’est tenue. Il s’agit du Dialogue Politique Inclusif (DPI) où des personnalités politiques y ont pris part. Des anciens dirigeants du pays qui se regardaient en chien de faïence, se sont réconciliés. Mais pour combien de temps ? Dieu seul le sait. Des recommandations sur recommandations ont été adoptées. Est-ce que ces recommandations ont été prises en compte ? Nous ne le pensons pas. Car quelques années après, les rebellions ont commencé à pousser comme des champignons dans la forêt de l’Amazonie. Et les conséquences sont ce que  nous vivons aujourd’hui.

La coalition Séléka a déclenché une crise militaro-politique le 10 décembre 2012 dans la ville de Ndélé. Trois (3) mois plus tard, les combattants Séléka renversent Bozizé et Djotodia s’autoproclame président de la transition. Après dix (10) mois de règne, il est éjecté du pouvoir  par les chefs d’Etat de la CEEAC. Dans la foulée, Catherine Samba-Panza est élue présidente de la transition par les Conseillers Nationaux de Transition. Du 04 au 11 mai 2015, elle a organisé le Forum National de Bangui (FNB) où plus de cinq cents (500) participants y ont pris part. Encore une fois de plus, des dizaines et des dizaines de recommandations ont été formulées et adoptées. Au jour d’aujourd’hui, combien de recommandations ont été déjà exécutées ? Seul le Comité de Suivi du Forum National de Bangui (CSFNB) dont le magistrat Joseph Bindoumi est le président,  peut nous apporter des éclaircissements à ce sujet. Mais nous savons d’ores et déjà que le FNB, le GDN, le DPI et les  EG des ministères ont tous échoué car aucun d’eux n’a apporté du nouveau dans le vécu quotidien des Centrafricains. Tout se passe aujourd’hui comme si aucune assise nationale n’a été organisée en Centrafrique. Les gens agissent comme bon leur semble. Même les combattants des groupes armés qui ont signé l’Accord DDRR/RSS en mai 2015 et les Accords de Cessation des hostilités de Brazzaville, continuent toujours de massacrer leurs compatriotes.

Dans une telle situation, les fora sont-ils les voies et moyens pour résoudre les crises en RCA ? Nous ne le pensons pas. Il est urgent et capital que nos dirigeants (  les anciens et les nouveaux) se comportent comme de bons citoyens centrafricains. Car, nous pouvons affirmer sans nous tromper que le mal centrafricain vient d’en haut. Ce sont les dirigeants du pays qui rendent la vie dure à  leurs administrés. Quand ils arrivent au pouvoir, ils veulent s’y accrocher pour toujours. Tout se passe comme s’ils détiennent le titre foncier de la RCA. En outre, quand ils organisent une assise, ils ne prennent pas en considération les différentes résolutions qui en découlent. Ils oublient que ce sont leurs façons de faire, d’agir à l’égard de leurs administrés qui poussent les uns et les autres à se soulever contre leur régime. Quand ils sont renversés, ils accusent X et Y d’être à l’origine de leur échec. C’est faux, archi-faux. La faute leur revient de droit.

Sous d’autres cieux, les gouvernants entretiennent bien leurs gouvernés. Mais en RCA, c’est le contraire. Ce sont les gouvernés qui prennent en charge les gouvernants. Savez-vous ce qui peut advenir quand les gouvernés se fâchent ? Aux gouvernants de deviner. De grâce, nous exhortons nos gouvernants à changer de pratiques, à prendre en considération les vœux, des Centrafricains, les recommandations de différents fora. Car, il est dit, « la démocratie, c’est le pouvoir du peuple, par le peuple et pour le peuple ». Si les différents fora n’ont donné des résultats concrets, c’est à cause de la mauvaise gouvernance, de la mauvaise gestion de la chose publique et  la mauvaise manière des gouvernants de concevoir leurs projets et de négliger les décisions du peuple.

 

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

 

« ORANGE, LE SEUL OPERATEUR A COUVRIR (05) GRANDES VILLES DE LA RCA… » : MAIS LA QUALITE DU RESEAU EST DETESTEE PAR LES CONSOMMATEURS

 

 La société de téléphonie mobile « ORANGE » se vante d’être la seule à couvrir cinq (05) grandes villes de la République Centrafricaine. Or, la qualité de service qu’offre la société ORANGE vis-à-vis de sa clientèle à travers son réseau, ne  correspond pas aux dires de cette Société. Depuis que la société ORANGE s’est implantée en RCA, la qualité de son réseau téléphonique n’est pas toujours fluide. Pour émettre un appel, c’est tirer le diable par la queue. De fois, il faut prendre toute une journée et développer en même temps de multiples stratégies pour arriver à joindre son destinataire. Certaines personnes, pour rentrer en communication avec leurs proches doivent aller d’un endroit à un autre, histoire de chercher le réseau. Même en cas d’une urgence, il est souvent difficile de joindre son interlocuteur.

Tout ce qu’ORANGE sait faire, c’est d’envoyer des messages pour perturber ses clients. Elle peut envoyer des SMS parfois vides de sens. Dans une journée seulement, vous recevez parfois dix (10) à quinze (15) SMS qui ne parlent que de la promotion des téléphones portables. A quoi bon d’acheter les téléphones du moment où le réseau n’est pas fluide ? ORANGE peut bel et bien couvrir l’ensemble du territoire de la RCA. Mais ce que nous réclamons d’elle, c’est la qualité de son réseau,  qui doit permettre aux consommateurs d’émettre des appels sans difficultés.

Cela est également valable pour les autres sociétés de téléphonies mobiles telles : TELECEL, MOOV et AZUR. La communication joue un rôle prépondérant dans les rapports entre les citoyens dans une société. Et cela est valable dans tout Etat au monde. A ce titre, les sociétés de téléphonies mobiles qui jouent ce rôle doivent ménager leur service pour offrir à la clientèle, la qualité d’un  meilleur réseau. Il n’y a qu’en RCA que de tels phénomènes se développer au quotidien sans pour autant éveiller la conscience des uns et des autres. Y a-t-il réellement un ministre en charge de la télécommunication en RCA ? Si oui, quelle SIM de la société de téléphonie mobile utilise t-il ? Que la société ORANGE cesse de nous casser les oreilles pour se vanter alors que la qualité de son réseau fait défaut.

 

Bénistant MBALLA

 

 

 

DE LA NECESSITE DE SECURISER LA TRANSHUMANCE EN RCA POUR CETTE ANNEE 2017

 

Après l’évaluation du niveau d’exécution des recommandations de la deuxième réunion de la plateforme, suivie des présentations et débats sur les sujets à l’ordre du jour, les travaux se sont poursuivis en groupes. Et les recommandations formulées à l’issue de ces travaux, ont porté entre autres, sur la révision de l’Ordonnance de 1986 qui fait de la Fédération Nationale des Eleveurs Centrafricains (FNEC), une institution, d’autorité publique ; sur la question de la remise de la carte de membre à la FNEC et tout éleveur ayant séjourné six (6) mois en RCA, pour des raisons sécuritaires ; à l’endroit de la Minusca, d’assurer la sécurisation de la transhumance et de la campagne de vaccination contre la PPCB de 2016 – 2017 ; à la FAO, de mettre à la disposition des acteurs en charge de la vaccination du bétail, pour la même période, les moyens nécessaires pour la réussite de la campagne en cours.

La Plateforme Nationale de Pastoralisme et de Transhumance (PNPT) est un groupe multidisciplinaire, formé des cadres et acteurs, pour assurer une large participation des parties prenantes dans le processus des politiques en matière d’élevage.

Placée sous la tutelle du ministère de l’Elevage et de la Santé Animale, elle a pour mission, entre autres, d’analyser les problèmes liés au pastoralisme en général et à la transhumance intérieure et transfrontalière en particulier ; de proposer des solutions ou générer des données, dans le but d’améliorer les aspects du pastoralisme et de la transhumance ; de proposer au gouvernement une réforme institutionnelle adaptée pour améliorer la transhumance transfrontalière.

L’objectif de cette rencontre est de réfléchir et proposer des actions pour favoriser le bon déroulement de la transhumance 2016 – 2017, en s’appuyant sur les recommandations des réunions précédentes. Il est donc question, entre autres, de finaliser la révision de l’arrêté du ministère de l’Agriculture et de l’Elevage du 20 octobre 2004, portant réglementation de la transhumance en RCA ; de définir la composition des Comités Locaux de Médiation (CLM) entre éleveurs et agriculteurs ; de finaliser l’élaboration des barèmes de dédommagement entre éleveurs et agriculteurs ; de poursuivre les compagnes de vaccination contre la PPCB et la PPR ; et d’élaborer un plan stratégique de sécurisation de la transhumance 2016 – 2017 en RCA.

Le Petit YEKOA

 

 

 

LA RCA MISE EN DEMEURE DE PAYER UNE FORTE AMENDE

 

Le Secrétaire général de la Fédération centrafricaine de basketball, Narcisse Dékézandji, a annoncé, mardi à Bangui, que la Fédération internationale de basketball amateur, exigeait de la RCA le paiement d’une enveloppe de 12600 dollars (6 millions 300 mille FCFA) pour pouvoir participer à ses compétitions durant cette année.

Dans le détail, les 12.000 dollars sont une amende infligée à la RCA coupable d’avoir déclaré forfait à l’afro basket des moins de 16 ans de 2015 et les 600 dollars représentent les cotisations statutaires du pays, de 2016 et 2017.

La FIBA Afrique conditionne la participation de Centrafrique aux compétitions qu’elle organise cette année au paiement de ces sommes.

La fédération qui manque de finance a, pour sa part, soumis au gouvernement un budget pour l’aider à payer ses dettes selon son secrétaire général.

La RCA qui souhaite organiser le tournoi de la zone 4, qualificatif pour l’Afrobasket 2017, est un peu douchée par les exigences de la Fédération internationale de basketball amateur.

Malgré tout, sa présélection pour les compétitions de FIBA Afrique de cette année a commencé la semaine dernière ses séances d’entrainement.

 

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UN GENERAL BELGE REMPLACE UN FRANÇAIS A LA TETE DE LA MISSION DE L’UE EN CENTRAFRIQUE

 

L'Union européenne a nommé mardi un général de brigade belge en remplacement d'un Français à la tête de sa mission de formation de l'armée centrafricaine (EUTM-RCA), a annoncé le Conseil de l'UE, qui représente les 28 pays membres.

Herman Ruys, 55 ans, qui a servi pour l'Otan en Afghanistan et était depuis juin 2015 en poste au QG de l'Eurocorps à Strasbourg, remplacera à Bangui le général français Eric Hautecloque-Raysz à compter du 16 janvier, précise le Conseil dans un communiqué.

Cette mission de l'UE, censée aider les forces de l'ONU à stabiliser la Centrafrique théâtre d'un conflit intercommunautaire depuis fin 2013, a été lancée en juillet 2016. Elle a succédé à une autre mission -- en place depuis l'année précédente -- de conseil aux forces armées (EUMAM-RCA).

La nouvelle mission a été approuvée par les 28 pays de l'UE pour deux ans, jusqu'en 2018, période au cours de laquelle elle doit "rendre les forces armées centrafricaines (FACA) modernes, efficaces, inclusives et démocratiquement responsables", rappelle le Conseil.

Il s'agit de dispenser "des conseils stratégiques au ministère de la Défense et à l'état-major général de la République centrafricaine, ainsi que des cours aux officiers et sous-officiers et des formations aux FACA".

L'Union européenne mène actuellement 16 missions ou opérations civiles et militaires, principalement en Afrique et au Moyen-Orient, selon le site de l'Action extérieure de l'UE.

Celle de Centrafrique compte parmi les six opérations militaires, avec entre autres des missions similaires de formation des forces armées en Somalie et au Mali.

**** RFI ****

 

 

DEPECHE RJDH-RADIO COMMUNAUTAIRES

 

DES POISSONS BLESSES DECOUVERTS DANS NEUF PREFECTURES DU PAYS

 

Des poissons portant des blessures ont été découverts dans neuf préfectures de la République Centrafricaine. Des recherches sur les causes de ces infections sont en cours, selon des sources proches de la FAO qui ont confirmé cette information.

Les préfectures de l’Ombella Mpoko, Mambéré Kadei, Sangha Mbaéré, Ouaka, Lobaye, Basse Kotto, Kémo, Mbomou et Haut Mbomou sont touchées par ce phénomène de poissons blessés. Ces découvertes ont été confirmées par des sources à la FAO.

Selon Jean-Archange Gondabatty, chef de projet des investigations et riposte sur le syndrome ulcératif des poissons en Centrafrique, les poissons écaillés sont plus résistant à cette infection. Les poissons blessés, d’après le projet des investigations et riposte constituent un danger sanitaire pour les consommateurs, « nous interpellons les pêcheurs de prendre toutes les mesures nécessaires. Il faut incinérer les poissons qui portent des plaies. Les consommateurs doivent cuire à un degré supérieur tout poisson suspect », précise t-il.

Un projet de recherche sur les causes de ces infections est en cours. Les 99.000 dollars américains  consacrés à ce projet vont permettre de préparer la riposte à ces infections. Les premières analyses faites sur les échantillons de ces poissons, sont bouclées sauf que les résultats ne sont pas encore rendus publics par le ministère de la santé publique.

La découverte des poissons blessés est récurrente dans certaines régions de la RCA. Le dernier cas remonte à  janvier 2016 dans le Mbomou alors que deux avant, des poissons portant des blessures ont été recueillis dans la Sangha Mbaéré et Mambéré Kadei.

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DES JEUNES DE BOZOUM S’ENGAGENT A DEFENDRE L’AUTORITE DE L’ETAT

 

Des jeunes de la ville de Bozoum dans l’Ouham Pendé, se sont mobilisés pour défendre l’autorité de l’Etat dans leur région. Ils ont tenu à cet effet, une réunion de sensibilisation le weekend dernier.

L’initiative des jeunes de Bozoum intervient au moment où la FAO pose la restauration de l’autorité  l’Etat comme gage de la  relance agropastorale. Les jeunes pour leur part, considèrent la sécurité comme la résultante de la restauration de l’autorité de l’Etat.

 Le président du Conseil préfectoral de la Jeunesse a engagé ses pairs dans une campagne de sensibilisation sur la question, « nous devons tout faire pour respecter et faire respecter l’autorité des notables et des chefs de quartier. Notre objectif, c’est de sensibiliser les jeunes dans ce sens et de dénoncer tout manquement à l’endroit des autorités locales et administratives » a-t-il déclaré.

L’initiative est saluée par les autorités locales qui parlent d’une prise de conscience patriotique « c’est avec beaucoup d’admiration que nous accueillons cette initiative qui est la preuve d’une prise de conscience patriotique. Nous la saluons et encourageons les jeunes à s’engager dans ce sens pour le bien du pays » a confié Martin Yakendji, 1er adjoint au maire de la ville de Bozoum.

La restauration de l’autorité de l’Etat fait partie des principaux piliers défendus par les autorités centrafricaines lors de la table ronde de Bruxelles financée à hauteur de 1130 milliards de Fcfa.

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04 POSTES DE SANTE CONSTRUITS A L’OUEST DU PAYS

 

Quatre centres de santé communautaires ont été construits au village Bindili, situé à l’Ouest du pays dans la préfecture de l’Ouham Péndé. C’est une œuvre  de l’Eglise luthérienne.

Les bâtiments ont été remis à la population de la commune de Bindili le weekend dernier.  Le coût du projet s’élève  à environ  14.860.000 FCFA.  La remise de ces infrastructures sanitaires a été saluée par la population.

Severin Ngoy, médecin chef de l’hôpital de Boccaranga a salué le geste. Il demande à la population de protéger ces centres qu’il qualifie de don précieux.

Michel Marbé chef de groupe de Kolokobo a salué aussi l’œuvre de l’Eglise. Pour lui, c’est un geste que sa population ne saurait oublier, « la population de Kolokobo depuis l’indépendance ne dispose pas de centre de santé. Pour se soigner, elle parcoure des kilomètres. Ce don est pour nous une bouffée d’oxygène qu’on ne saurait oublier » a-t-il déclaré lors de la cérémonie de remise.

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GUY MAURICE LIMBIO DESIGNE LAUREAT DU « GRAND PRIX DE L’ENGAGEMENT CITOYEN »

Guy Maurice Limbio, président de l’ONG Action pour la Centrafrique (APCA) et du club de basketball Intrépide Zarasclo, est désigné lauréat dans la catégorie » Grand Prix de l’Engagement Citoyen », à l’issue de la 2e édition du prix Diaspora Leadership Awards, organisé par l’association ‘’Génération Diaspora’’ en France. 

Le classement des personnalités de la diaspora Africaine les plus marquantes est basé sur leur engagement à militer pour une Afrique émergente. « Ces personnalités militent pour une Afrique émergente. Par d’infatigables actes de courage, elles ont  donné du  temps,  elles ont pris des risques et elles ont consenti de nombreux efforts pour sortir l’Afrique des sentiers battus » a expliqué Diaspora Leadership Awards.

Guy Maurice Limbio, contacté dit avoir dédié ce prix à toute son équipe et ses partenaires tels que Bangui Sans Frontières, Association Saint Françoise d’Assise de Thonon les bains, ARCO, Collectif Anjour Aide Centrafrique (CAAC) ainsi que tous les bénévoles. Pour lui, « ce prix est aussi pour tous ces travailleurs de l’ombre au profit de Centrafrique », confie t-il au RJDH.

En trois ans, l’APCA, selon son président Guy Maurice Limbio, a distribué « 7 tonnes  de médicaments et consommables médicaux, plus de 10.000 jouets, 2 tonnes de dons dans l’éducation, 2 tonnes d’autres dons constitués d’habits… Elle a effectué en Centrafrique deux missions médicales en 2014 et 2016 ».

Le lauréat centrafricain âgé de 40 ans est Expert en Informatique d’aide à la prise de décision. Il dirige APCA depuis 3 ans. Cette organisation caritative est impulsée par le Cardinal Dieudonné Cardinal Nzapalainga suite à la crise qui a frappé le Centrafrique en décembre 2012.

Guy Maurice Limbio reçoit ce Grand Prix après deux autres dont le Prix de la Solidarité  avec la même organisation Diaspora Leadership Awards  en 2015 et le Prix de l’engagement solidaire – Tournoi de la finance en 2015. La remise officielle de ce Grand Prix aura lieu le 20 janvier 2016 à Paris en France.

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LE PRIX DES BUS DE BENAFRICA DEPLORE PAR DES BANGUISSOIS

 

Des Banguissois interrogés ce matin par RJDH se sont plaint du prix de bus de BENAFRICA dont le montant est fixé à 150 FCFA contre 135 FCFA pour les autres bus. C’était au cours d’un vox-pop réalisé par la rédaction dans la ville de Bangui.

Jean-Pierre rencontré au terminal Nord pense que les 150 F CFA fixé pour les gros bus sont exorbitants, «  on croyait que le prix de ces bus devrait être moins que ceux des bus ordinaires, mais la réalité nous a prouvé le contraire et nous sommes déçus », a-t-il déploré.

Déception partagée par Bertrand Darnaye un autre usager de transport en commun et habitant du 6ème arrondissement, « vu qu’il s’agit de gros bus dont la capacité est supérieure aux minibus, on aurait dû demander 100 F comme le cas de la SONATU à l’époque. Mais, on nous demande 150 F plus que les petits bus, c’est vraiment déplorable », confie- t-il.

Eugénie, commerçante au quartier combattant estime que le prix de nouveau bus n’est pas à la portée de tout le monde. Elle propose l’harmonisation du prix avec ceux des minibus, « nous souhaitons que le gouvernement puisse agir pour que le prix de gros bus soit comme ceux des petits bus afin de nous aider véritablement ».

Patrick, un agent du secteur privé pense que prendre l’argent au client à l’entrée n’est pas adéquat puisque le bus peut tomber en panne en cours de chemin, « dès l’entrée on nous demande de payer, mais au cas où le bus tombe en panne c’est le client qui perd », regrette-t-il.

Le prix de transport en commun en République Centrafricaine est fixé par un arrêté interministériel. La dernière révision a fixé le prix de taxi à 160 FCFA et celui des bus à 135fcfa. Le RJDH n’a pas pu entrer en contact avec les ministères  concernés pour savoir pourquoi le prix des nouveaux bus est fixé à 150 FCFA.

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LE GENIE MILITAIRE REPREND SERVICE APRES 3 ANS D’INACTIVITE

 

Le bataillon du génie militaire est à nouveau opérationnel. Cette reprise d’activité fait suite à la réhabilitation et à l’équipement des bâtiments de ce bataillon.

Le bataillon de soutien a été pillé lors des évènements du coup d’Etat de 2013. Les bâtiments détruits ont été réhabilités et équipés, selon un constat du RJDH. Les différents services composant le génie militaire ont alors repris.

Jean Marc Ndoubabe Maodana, chef de service de casernement du Bataillon du génie militaire confirme la reprise des services au sein de sa structure mais souhaite le renforcement de l’équipe en ressources humaines « le bloc de 300 m2 du génie militaire a été réhabilité et équipé avec de la République Française durant deux mois. Nous avons repris service mais il nous faut des personnes qualifiées. Un seul technicien a été mis à notre disposition pour le recyclage du personnel dudit service. Nous souhaitons plus de cadres » explique t-il.

Le cout de la réhabilitation des bâtiments du génie militaire, selon les informations concordantes, est estimée  à 134.000 Euro soit  environ 87 millions de FCFA. Le bataillon du génie militaire reprend service après le redéploiement d’une première vague de 195 militaires centrafricains et leur Etat-major formés par la mission européenne EUTM.

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LA FEDERATION CENTRAFRICAINE DE BASKETBALL SOMMEE DE VERSER DES AMENDES A LA FIBA

 

La Fédération Centrafricaine de Basket Ball est appelée à payer à la FIBA une amende de 12.000 dollars soit  6 millions de Francs CFA avant  l’organisation des phases finales de l’afro-basket 2017.  L’information a été confirmée par le Secrétaire Générale de ladite fédération que le RJDH a pu contacter sur le dossier.

L’amende de 12.000 dollars est liée à l’absence de la République Centrafricaine lors de l’afro-basket des moins de 16 ans en 2015. En plus de cette somme, la fédération est sommée de verser 600 dollars pour les frais de contribution des pays membres de la FIBA des années 2016 et 2017.

L’organisation par la  RCA des éliminatoires de la zone 4 en vu de l’afro-basket 2017 serait, selon nos informations conditionnée par le versement de ces sommes « le gouvernement préfère que le pays organise les éliminatoires de la zone 4 pour éviter de dépenser de l’argent pour le déplacements des Fauves.  La Fédération Centrafricaine s’est positionnée pour les abriter mais tout doit passer par le payement des 12.600 dollars (6millions 300 mille Frs) qui pèse comme l’épée de Damoclès sur la tête de la Fédération Centrafricaine de Basketball » explique Narcisse Dékézandji, le SG de la FCBB.

De sources concordante, la participation de la RCA aux compétitions organisées par la  FIBA est aussi menacée « sans ce payement, les clubs et/ou l’équipe nationale centrafricaine ne pourront pas prendre part aux compétitions de la FIBA » confie le SG de la fédération qui a expliqué que le dossier a été déjà transmis au gouvernement.

Les éliminatoires de la zone 4 regroupant les pays de l’Afrique Centrale devront être organisées entre février et mars 2017. Le nom du pays organisateur n’est toujours pas connu. La 29ème édition de l’Afro-basket aura lieu en aout prochain. Elle sera organisée par le Congo Brazzaville. Depuis plus de 20 ans, la RCA double championne d’Afrique en 1974 et 1987, n’est pas arrivée dans le dernier carré de cette compétition continentale.

 

********** RJDH ******

 

Le Secrétaire général de la Fédération centrafricaine de basketball, Narcisse Dékézandji, a annoncé, mardi à Bangui, que la Fédération internationale de basketball amateur, exigeait de la RCA le paiement d’une enveloppe de 12600 dollars (6 millions 300 mille FCFA) pour pouvoir participer à ses compétitions durant cette année.

Dans le détail, les 12.000 dollars sont une amende infligée à la RCA coupable d’avoir déclaré forfait à l’afro basket des moins de 16 ans de 2015 et les 600 dollars représentent les cotisations statutaires du pays, de 2016 et 2017.

La FIBA Afrique conditionne la participation de Centrafrique aux compétitions qu’elle organise cette année au paiement de ces sommes.

La fédération qui manque de finance a, pour sa part, soumis au gouvernement un budget pour l’aider à payer ses dettes selon son secrétaire général.

La RCA qui souhaite organiser le tournoi de la zone 4, qualificatif pour l’Afrobasket 2017, est un peu douchée par les exigences de la Fédération internationale de basketball amateur.

Malgré tout, sa présélection pour les compétitions de FIBA Afrique de cette année a commencé la semaine dernière ses séances d’entrainement.

 

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UN GENERAL BELGE REMPLACE UN FRANÇAIS A LA TETE DE LA MISSION DE L’UE EN CENTRAFRIQUE

 

L'Union européenne a nommé mardi un général de brigade belge en remplacement d'un Français à la tête de sa mission de formation de l'armée centrafricaine (EUTM-RCA), a annoncé le Conseil de l'UE, qui représente les 28 pays membres.

Herman Ruys, 55 ans, qui a servi pour l'Otan en Afghanistan et était depuis juin 2015 en poste au QG de l'Eurocorps à Strasbourg, remplacera à Bangui le général français Eric Hautecloque-Raysz à compter du 16 janvier, précise le Conseil dans un communiqué.

Cette mission de l'UE, censée aider les forces de l'ONU à stabiliser la Centrafrique théâtre d'un conflit intercommunautaire depuis fin 2013, a été lancée en juillet 2016. Elle a succédé à une autre mission -- en place depuis l'année précédente -- de conseil aux forces armées (EUMAM-RCA).

La nouvelle mission a été approuvée par les 28 pays de l'UE pour deux ans, jusqu'en 2018, période au cours de laquelle elle doit "rendre les forces armées centrafricaines (FACA) modernes, efficaces, inclusives et démocratiquement responsables", rappelle le Conseil.

Il s'agit de dispenser "des conseils stratégiques au ministère de la Défense et à l'état-major général de la République centrafricaine, ainsi que des cours aux officiers et sous-officiers et des formations aux FACA".

L'Union européenne mène actuellement 16 missions ou opérations civiles et militaires, principalement en Afrique et au Moyen-Orient, selon le site de l'Action extérieure de l'UE.

Celle de Centrafrique compte parmi les six opérations militaires, avec entre autres des missions similaires de formation des forces armées en Somalie et au Mali.

**** RFI ****

 

 

TOUDERA, DANS LE SILLAGE DE BARACK OBAMA, FRANCOIS HOLLANDE, PRESENTE SES VŒUX A LA PRESSE, UNE GRANDE PREMIERE DANS L’HISTOIRE DE LA RCA DEPUIS

L’INDEPENDANCE

Le 10 janvier 2017 sera gravé en lettre d’or dans du marbre dans l’histoire de la presse centrafricaine. La rupture prônée par Touadéra fait des merveilles. Pour la première fois depuis que la RCA existe en tant qu’Etat organisé, depuis l’indépendance, un Chef d’Etat centrafricain accorde à la presse nationale, la place qui lui revient de droit. Les vœux d’un président de la République, Chef de l’Etat, à la presse, sur un socle gastronomique d’un déjeuner abondant, les journalistes n’en croyaient pas leurs yeux et leurs oreilles. Un Chef d’Etat intellectuel, pédagogue, cultivé et surtout démocrate convaincu, est un gage de la liberté d’expression, de presse, d’association, bref du jeu démocratique. Décontracté, Touadéra, après ses propos liminaires, s’est prêté à toutes les questions, à toutes les critiques, à toutes les suggestions et les contributions ayant trait à l’exercice de la profession de journaliste : de la loi nationale sur la communication, en passant par le Haut Conseil de la Communication, la subvention à la presse privée, les conditions de travail des journalistes, la sécurité, la transparence dans l’allocation de la subvention, notamment le contentieux de la Maison de la Presse et des journalistes. Dans ses propos, Touadéra n’a pas manqué de relever la face négative de la presse. Il a mis un accent particulier sur la presse électronique ou en ligne qui déverse des insanités sur le pays. Or, de telles informations sont de nature à discréditer le pays, à ternir son image et à empêcher les investisseurs de fouler le sol centrafricain. Les médias doivent prôner la paix, la Réconciliation Nationale et la cohésion sociale, gages de développement de notre pays. Une bonne partie de la presse privée fait correctement son travail, cependant d’autres versent dans des contrevérités qui n’honorent pas la profession combien noble de journaliste. Il faut une presse de développement. Il a clôturé par ses vœux les meilleurs à la presse pour cette année 2017.

Julien BELA

 

Mesdames et Messieurs les Journalistes et Directeurs de Publication,

Je suis ravi de vous rencontrer ce jour dans le cadre de cette première rencontre convoquée à mon l’initiative. J’ai cru bon de vous recevoir aujourd’hui en raison du rôle combien important que la presse joue dans la stabilité et le développement économique et social de notre pays.

 

Mesdames et Messieurs,

 

Comme vous le savez tous, notre pays a connu des moments les plus sombres de son histoire. 

Il a connu des actes de violence de tout genre, de torture, des pillages, des destructions de biens publics et privés, d’importants mouvements de populations.

 Nous avons reculé au moment où les autres pays de la sous région, de la région d’Afrique et du monde avançaient.

 Mais, le peuple centrafricain dans son ensemble s’est levé pour dire non à l’anarchie et se prononcer en faveur d’un retour à la démocratie et l’État de droit à travers les élections libres, démocratiques et transparentes qui m’ont porté à la magistrature suprême de l’État.

 Depuis lors, je me suis attelé avec le gouvernement à remettre le pays sur la voie de la stabilité et du développement pour le bien de l’ensemble des populations centrafricaines.

Et, je pense que la presse a un rôle important à jouer dans cette étape décisive.

Mesdames et Messieurs,

Je tiens à renouveler, devant vous, mon attachement à la liberté de la presse et aux valeurs démocratiques chères à notre pays.

Pour réussir le défi de reconstruction de la République Centrafricaine nous avons besoin d’une presse objective, capable de véhiculer des messages de paix, de développement et de cohésion sociale.

Je sais qu’une bonne partie d’entre vous accomplit le travail de journaliste avec rigueur et professionnalisme.

Il faut, cependant, faire attention aux dérives qui menacent votre profession et qui peuvent constituer des obstacles non seulement à la liberté de la presse mais aussi au retour à la stabilité du pays et à la cohésion entre les communautés.

La rumeur comme source d’information, la diffamation, les injures, la confusion entre vie privée et affaires publiques, la calomnie, la délation, le mensonge sont autant de maux qui ternissent l’image de presse et qui alimentent la division, la haine et qui incitent à la violence.

Je crois à la divergence des idées et à la liberté d’expression.

 En même temps, je suis opposé aux contre vérités et à tout ce qui ternit l’image du pays.

 J’exhorte notre à projeter une bonne image de notre pays à travers des articles et parutions qui :

 

- consolident la paix et la stabilité ;

- encouragent le développement ;

- respectent la vie privée des citoyens quels qu’ils soient ;

- éduquent et qui instruisent les populations ;

- valorisent l’image de notre pays ;

- préservent la cohésion sociale.

 

• Mesdames et Messieurs,

 

Je suis conscient des difficultés que vous rencontrez dans l’exercice de votre profession :

- Le problème des locaux pouvant abriter votre organisation ;

- Le manque d’aide financière sous forme de subvention ;

- Les questions d’accès aux sources d’informations ;

 

J’ai instruit le gouvernement pour chercher des solutions durables à tous ces problèmes.

 

Je compte sur notre presse pour qu’elle soit un véritable acteur de développement au titre de la nouvelle année qui commence.

 

Pour finir je vous souhaite une bonne et heureuse année 2017.


Je vous remercie.

 

 

 

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