Tous les Info du Jeudi 08/12/2016

Cm n 2360 du jeudi 08 decembre 2016

 

LA VILLE DE BAMBARI DANS L’ŒIL DU CYCLONE : LA  PREFECTURE DE LA OUAKA  EN DANGER

La préfecture de la Ouaka, située au centre de la République Centrafricaine, vit au rythme des affrontements à répétition. Il ne se passe pas un jour sans que l’on signale des combats. Les combattants du FPRC et de l’UPC s’affrontent sans cesse. Depuis le mois de novembre dernier, l’UPC et le FPRC se regardent en chien de faïence. Du village Kolaga à Bria, chef lieu de la préfecture de la Haute-Kotto, des affrontements très meurtriers ont opposé ces deux (2) factions dissidentes de la Séléka. Le bilan était très lourd, plus de quatre vingt (80) morts. Mais en réalité, il est bien plus supérieur au chiffre annoncé.

Au lieu d’en rester là, l’UPC d’Ali Daras et le FPRC de Nourredine Adam ont préféré étendre ces affrontements au-delà de la préfecture de la Haute-Kotto.  C’est ainsi qu’après des combats acharnés et féroces, la ville de Bakala est tombée entre les mains du FPRC, la semaine dernière. Mais des heurts entre l’UPC et le FPRC sont signalés encore dans la ville de Bakala qui pourtant serait sous contrôle du FPRC. L’UPC s’est-il réorganisée pour lancer une contre-offensive afin de déloger les combattants du FPRC de Bakala ? Difficile de le dire, car les humanitaires ne peuvent avoir accès à cette ville. Les seigneurs de guerre ne laissent aucune chance, aucune ouverture aux ONG humanitaires  pour s’occuper de ceux qui ont besoin de leur aide, leur apport multiforme. De ce fait, quel bilan peut-on avoir, du moins que toutes les portes (les entrée et les sorties) de la ville sont hermétiquement fermées ?

Pire encore dans sa folie de reconquête des villes, les unes après les autres, Nourredine Adam et ses hommes ont attaqué les positions de l’UPC dans la ville d’Ippy. Les affrontements se  poursuivent aujourd’hui. Les habitants, pris de peur que de mal, se sont refugiés dans la brousse. Les uns ont pris d’assaut le site des déplacés sous le contrôle des Casques Bleus de la Minusca, basés dans la région. D’autres seraient entrain d’affluer vers la ville de Bambari ou dans d’autres villes du pays. Leurs conditions de vie se dégradent du jour au lendemain car les humanitaires qui leur venaient en aide se comptent aujourd’hui au bout des doigts dans la préfecture de la Ouaka. La plupart  des humanitaires se sont retirés et attendent probablement que la situation se normalise pour reprendre leurs activités. Mais jusqu’à quand ? Dieu seul le sait. Les populations de Bakala, d’Ippy et autres, doivent prendre leur mal en patience.

Au vu et au su de ce qui se passe aujourd’hui dans les villes de Bakala et Ippy, un observateur serait tenté de dire que la préfecture de la Ouaka est en danger et que la ville de Bamabari est dans l’œil du cyclone. Si la ville d’Ippy passe d’une main à une autre, c’est-à-dire de l’UPC au FPRC, comme celle de Bakala, alors Nourredine Adam poursuivra allègrement sa conquête. Mais une fois que les affrontements entre l’UPC et le FPRC atteindront la ville de Bamabri, on assistera sans doute à une véritable boucherie humaine. Pourquoi ? Tout simplement parce que Ali Daras ne pourra pas laisser tomber cette ville le plus rapidement possible, car considérée comme son fief. Il va concentrer toute son énergie pour défendre ladite ville.et si Nourredine Adam tient absolument que la ville de Bambari passe sous son contrôle, c’est de là qu’on assistera au combat des deux (2) éléphants dont les conséquences seront incalculables.

Mais ce qui paraît obscur dans ces affrontements, c’est qu’on ne connaît, ni l’ambition de Nourredine, ni celle de Daras, puisque ces deux (2)  va-t-en-guerre n’ont pas encore fait des déclarations sur les ondes des radios nationales et internationales. C’est vraiment un statu quo ou le silence de cimetière. Que veulent-ils ? Que cherchent-ils ? Pourquoi Nourredine tient coûte que coûte à découdre avec Daras et vice versa ? Nous le saurons dans les jours ou les semaines à venir.

En attendant, le gouvernement et la Minusca doivent conjuguer leurs efforts  pour éviter que ces affrontements entre l’UPC et le FPRC ne se déroulent pas dans la ville de Bambari. C’est un danger tant pour les populations civiles que pour le gouvernement. A l’allure où les affrontements se rapprochent du chef-lieu de la préfecture de la Ouaka, la population centrafricaine en général et les Banguissois et Banguissoises en particulier, sont inquiets. Cette montée en puissance d’insécurité grandissante dans les villes de Bria, Bakala, Ippy et autres, doit interpeller la conscience du gouvernement et de la Minusca. Ils ont aussi intérêt à s’interroger de la manière suivante : « qu’est-ce qui se cache réellement derrière ces affrontements » ?

Si la ville d’Ippy bascule dans le camp du FPRC, alors Bambari serait la prochaine cible de Nourredine et la préfecture de la Ouaka risque de sombrer dans un regain de violence qui ne dira pas son nom.

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

 

2017 ET LA RUPTURE : SARANDJI ET BEAUCOUP DE MINISTRES DOIVENT DEGUERPIR ET LA RCA TIRERA PROFIT DE BRUXELLES

Depuis la nomination du Premier ministre Sarandji, une seule action « TOUMBA ZENDE » qui n’a pas fait long feu, est à son actif. A l’exception de quelques ministres comme ceux du Plan, de l’Economie et de la Coopération Internationale (cheville ouvrière de Bruxelles), de l’Education nationale, de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, de la Défense Nationale, tout le reste du gouvernement est amorphe, signe d’incompétence notoire, de manque d’initiatives, de clairvoyance. La RCA est par terre. Tout est à reconstruire. Les ministres sont les premiers agents de développement. Dans le cas du gouvernement Sarandji, c’est un silence de cimetière, un immobilisme coupable. A l’allure où vont les choses, il n’y a que des points d’interrogations sur les têtes. La Coordination du gouvernement est absente. Faut-il encore se demander si chaque ministre a un petit bout de feuille de route.

Certains ministres dans leur mouvement, s’illustrent dans le coptage d’amis, parents et connaissances, une pure collection dans leur réseau. Est-ce la rupture prônée au premier chant du coq par Touadéra ? La compétence, la rigueur, l’intégrité ne sont encore que des slogans creux. Il est temps de tamiser le gouvernement de remerciement, de reconnaissance, car il fourre tout. Beaucoup de Conseillers budgétivores dont on ne voit nullement les performances. Un régime démocratiquement élu, comme celui de Touadéra, n’a que les deux premières années pour imprimer sa marque et impulser la dynamique du développement. Nous sommes à sept (7) mois et le gouvernement dort toujours, sans mesurer l’ampleur des défis. Beaucoup de nominations de complaisance, de népotisme, une vraie collection de bras cassés. Alors que les Centrafricains s’attendaient à un gouvernement de gladiateurs,  aussi bien dans la tête que dans les muscles.

Avec un tel gouvernement, comment la RCA peut profiter des retombées de Bruxelles ? Félix Moloa doit être au four et au moulin à la place de la majorité des ministres. Cette médiocrité rampante ne peut franchir le seuil de 2017. Il faut un grand coup de balai, un nettoyage à sec, une pulvérisation à l’infra rouge. C’est le choc de cette fin d’année 2016 qui s’en ira, emportant les ministres compléments d’effectif, mais et surtout des mouvements qui mettent en orbite, les cadres compétents pour révolutionner l’Administration centrafricaine. Un gouvernement démocratiquement élu qui a du mal à se départir des réflexes anachroniques de la transition, n’en est pas un. En politique, il n’y a ni parent, ni sentiment, car au bout du rouleau, il y a l’obligation de rendre compte. Le peuple veut du concret et non du verbiage, de la litanie des Saints, des théories pour tout dire. Le Chef de l’Etat est très loin devant, mais derrière, le gouvernement ne suit pas. La diplomatie offensive n’a pas de suivi aux Affaires Etrangères. Touadéra est seul dans le schéma actuel et il n’y a aucun relais dynamique. Quant à la communication, beaucoup de gens se sont simplement casés, sans connaître réellement ce que c’est que la communication. La communication n’est pas encore au rendez-vous de la démocratie depuis l’investiture de Touadéra.

De la Présidence à la Primature et au ministère de la Communication, c’est le  silence radio. Le gouvernement Sarandji, depuis sa mise en place, n’a pas encore décidé de prendre la couleur locale. Le destin de tout le peuple est entre les mains de son gouvernement et non du Chef de l’Etat seul. Soutenir la campagne de quelqu’un est une chose mais donner un contenu conséquent à la gouvernance, en est une autre. Le ministère de Télécommunications donne la chair de poule, quant à la prestation des opérateurs de téléphonie mobile. Les réseaux sont catastrophiques, exécrables, frustrants. Tout le monde subit ce désagrément inadmissible et intolérable. Malgré les efforts de l’Agence de Régulation de Télécommunication (ART) pour essayer de bousculer les opérateurs, c’est à la limite laver la tête d’un singe. Tout se passe comme si les télécommunications n’ont pas un ministre à leur tête. Où allons-nous avec un tel degré de nonchalance, d’irresponsabilité, de démission de fait devant ses responsabilités régaliennes. Touadéra doit prendre son temps pour chercher les oiseaux rares, tant au sein de l’administration que du secteur privé. Le gouvernement Sarandji est mort-né et il faut une thérapie de choc pour relancer la machine gouvernementale à la hauteur des défis.

Nous sommes dans un régime démocratique. Les mollusques cèdent leur place aux plus robustes. C’est la logique de la sélection naturelle qui balaie les inaptes, les inadaptés, les incapables qui fléchissent lamentablement au front. La pression populaire est forte, l’obligation de résultat plus cruciale, plus vitale, plus urgente. Le seul critère de longévité au gouvernement, c’est la compétence, la rigueur, les résultats engrangés. Il y a sept (7) mois passés, le gouvernement Sarandji a montré ses limites. Il y a urgence de changer de fusil d’épaule avant qu’il ne soit trop tard. C’est un impératif catégorique, une exigence vitale.

 

Julien BELA

 

 

 

 

LES DOUANES : LES IMPOTS A LA PORTE ET NON A L’INTERIEUR

DES BOUTIQUES

 

A l’import et à l’export, le dédouanement se fait à la porte (frontières terrestres, ariennes et portuaires). Dès que les marchandises quittent les douanes, elles sont à l’air libre à la disposition de son propriétaire. Soit, si la marchandise est sous évaluée, on confronte les documents. S’il y a une différence à payer, on convoque le concerné qui vient la verser à la caisse. Or, il y a une pratique rétrograde des douaniers centrafricains qui consiste à traquer les importateurs dans leurs boutiques, dans les marchés, comme font exactement les services des impôts, des domaines et des droits indirects.

Dans une boutique, toutes les marchandises ne viennent pas d’arriver. Il y a des marchandises qui trainent cinq, dix et quinze ans. Comment faire la différence avec celles qui viennent d’arriver sans les documents qui retracent des nouvelles marchandises ? Quand les marchandises étaient arrivées, où était la Douane ? Dormait-elle ou faisait-elle semblant de travailler sans travailler ? C’est une pratique qui n’honore pas les services de la douane du pays. Elles doivent faire consciencieusement leur travail, selon l’éthique et la déontologie. De telles pratiques n’existent plus sous d’autres cieux. Les Douanes centrafricaines doivent se civiliser, se moderniser, afin de respecter leurs partenaires.

Cette pratique est obsolète, dépassée,  déphasée et démontre à suffisance que la douane ne joue pas pleinement son rôle. Des douaniers qui traquent les commerçants comme des agents des impôts, cela peut être source de crise, de révolte, de confrontation. Les douaniers doivent être implacables à la porte d’entrée, c'est-à-dire aux différentes frontières où transitent les marchandises et faire correctement et scrupuleusement leur boulot. Les commerçants n’ont pas des ailes pour survoler les postes douaniers, encore qu’il existe une douane mobile pour traquer les fraudeurs, les indélicats, les commerçants véreux qui veulent échapper aux contrôles des douanes. C’est cette catégorie de commerçants qu’il faut rechercher et mettre aux pas. La RCA ne doit pas demeurer archaïque, elle doit devenir moderne, civilisée avec un service public de qualité. La douane aussi doit être le fils de son temps pour le bonheur de tous.

Julien BELA

 

 

EMILE-GROS RAYMOND NAKOMBO, « VOUS AVEZ DIT CHANGEMENT » ?  MAIS IL FAUT QUE CE CHANGEMENT SOIT CONCRETISE …

 

En juin 2016, le Président de la Délégation Spéciale de la Ville de Bangui (PDSVB), Emile-Gros Raymond Nakombo, avait pris un arrêté municipal, interdisant formellement le « transport des cadavres par des véhicules non agréés ». Cela fait suite à une convention signée entre la Délégation Spéciale de la Ville de Bangui (DSVB) et la société « Pofimo Mongando », de nationalité Centrafricaine, pour l’exploitation d’une dizaine de pompes funèbres, mises à la disposition de la population banguissoise, avec des frais à payer pour l’enterrement de leurs parents. Malheureusement, cet arrêté municipal a été foulé au pied par les banguissois. Car les corps (cadavres) des leurs continuent toujours à être transportés par des véhicules administratifs …), au vu et au su de tout le monde. Où est donc le changement tant attendu par le peuple centrafricain ? Et pourquoi cet arrêté municipal n’a pas été respecté ? A ces questions, suivez bien nos regards croisés.

Avant de prendre une telle décision, engageant la vie de toute une population, il faut au préalable analyser tous les contours, tous les paramètres et réunir les moyens nécessaires. Ceci pour éviter de prendre des décisions impopulaires ne cadrant pas avec la réalité du terrain. Et c’est exactement le cas patent de l’arrêté municipal interdisant le « transport des cadavres par des véhicules non agréés ».

Pourtant, la DSVB est la mieux placée pour nous donner les statistiques fiables en termes de décès et d’enterrements des personnes à Bangui, la capitale. Car, c’est elle seule qui est habilitée à délivrer aux parents  des personnes décédées, les actes de décès et les certificats d’inhumation. Une dizaine de pompes funèbres peut-elle servir à tout temps, les huit (8) arrondissements que compte la ville de Bangui ? De grâce, soyons réalistes et concrets dans les actes que nous posons dans la vie. Et c’est ça le réel sens du « Changement ».

Le Petit YEKOA

 

 

 

 

 

FELIX MOLOUA, MINISTRE DU PLAN ET DE LA COOPERATION, A PRESENTE AUX ELUS DE LA NATION, LE PROJET DE LOI DES FINANCES 2017

Le ministre du Plan, de l’Economie et de la Coopération, Félix Moloua, a présenté en lieu et place de son collègue des Finances et du Budget, Henri-Marie Dondra, en mission de travail à l’extérieur, aux élus de la nation, le projet de Loi des Finances 2017. C’était à l’hémicycle de l’Assemblée Nationale, le mercredi 07 décembre 2016, à 13 heures.

En ouvrant la séance, le 1er Vice président de l’Assemblée Nationale, Aurélien-Simplice Zingas, a fait savoir, « l’ordre du jour unique est la présentation du projet de Loi des Finances 2017, pour édifier les députés sur les grandes orientations du gouvernement y relatif. Donc, il n’y a pas de débats à cet effet ».

Pour le ministre Félix Moloua, « ce projet de Loi des Finances 2017, soumis à l’approbation des députés, a été préparé suivant les orientations de la Banque Mondiale (BM), et en tenant compte de la chute des devises étrangères, ainsi que des taux du Produit Intérieur Brut (PIB) de la CEMAC et de la RCA. Ledit projet s’articule autour du projet de société du président de la République, professeur Faustin-Archange Touadéra, et de la déclaration de politique générale du premier ministre, Simplice-Mathieu Sarandji. Le montant global de ce projet de Loi des Finances 2017 est estimé à cent quatre vingt onze milliards cinq cent millions(191.500.000.000) de FCFA. Donc avec une hausse de 4 % par rapport à celui de 2016. Et son gap à combler est de l’ordre cinquante millions cinq cent mille (50.500.000) francs auprès des bailleurs de fonds de la RCA ».

En fin de compte, le 1er Vice-président de l’Assemblée Nationale, a renvoyé les députés dans leurs commissions respectives, pour l’examen de ce projet de Loi des Finances 2017. Plus de détails dans notre prochaine parution.

 

Le Petit YEKOA

 

 

 

LE VIVRE ENSEMBLE DOIT PRIMER SUR NOS INTERETS PERSONNELS

 

 

 

Avec le retour à l’ordre constitutionnel le 30 mars 2015 où le président démocratiquement élu de la RCA, professeur Faustin-Archange Touadéra a été investi dans sa fonction, on s’attendait vraiment à un vivre ensemble entre musulmans et non musulmans. Force est malheureusement de constater que dans certaines régions du pays, chrétiens et musulmans se regardent encore en chien de faïence.

Et pourtant, tous ont participé activement à l’élection de Touadéra. Et comme ce dernier a dit et redit qu’il est rassembleur de tous les Centrafricains, pourquoi nous ne nous rassemblons pas ? Les dents et la langue sont ensemble dans la bouche. Il arrive parfois que les dents font mal à la langue. Mais elles ne se sont jamais séparées. La langue aide les dents à broyer les aliments pour enfin les envoyer dans l’estomac. Cet exemple doit servir de leçon à nous qui sommes des Centrafricains aujourd’hui. Chrétiens et musulmans ont été et ont vécu ensemble sur le sol centrafricain qui nous a été légué par le feu président fondateur, Barthélemy Boganda, paix à son âme. De ce fait, si un musulman fait du mal à un non musulman, et vice versa, nous devons nous pardonner les uns et les autres, et continuer de cohabiter ensemble comme la langue et les dents. mais tel ne semble pas être le cas. Quand un sujet musulman cause du tort à un non musulman, les Anti-Balaka se ruent sur lui. Si c’est un non musulman qui agresse un musulman, les Séléka s’abattent sur ce dernier et les siens comme font les abeilles ou les sauterelles.

Alors, ne sommes-nous pas nés d’un père unique qui est feu Barthélemy Boganda et d’une mère qui est la nation centrafricaine ? La RCA n’appartient-elle pas aux musulmans et non musulmans ? N’est-elle pas une et indivisible ? Où est passée l’Unité qui fait partie de notre devise ? Où en sommes-nous avec la Dignité ? Car, nous constatons que les Centrafricains ne sont plus dignes. On tue, on viole, on braque, on incendie de maisons et villages. Un Centrafricain digne ne peut agir ainsi en commettant des actes indignes, inhumains, bestiaux, odieux qui ne l’honorent pas.

Pire encore, dans certaines régions du pays, les musulmans vivent dans un camp et les non musulmans dans l’autre. C’est ça le vivre ensemble ? Nous ne le pensons pas. Pour des intérêts égoïstes, partisans, on s’entretue, on se divise pour rien au monde. Où allons-nous ? N’est-ce pas vers l’enfer ? La RCA qui était considérée comme la « Suisse africaine », « Havre de la paix », s’est métamorphosée en jungle où la loi du plus fort prime sur le plus faible. Les hommes de l’UPC en majorité des peulhs et ceux du FPRC, issus des ethnies du Nord, s’affrontent à n’en point finir. Les morts et les blessés ne se comptent plus. Veuves, veufs et orphelins, leur effectif a débordé le vase et franchi le seuil de l’intolérable. Qui s’occupera de tout ce monde ?  Les exactions qui se font aujourd’hui ne sont autre chose que la recherche de nos intérêts égoïstes. L’intérêt national est bafoué par les groupes armés .

Désormais, ils doivent opter pour la paix et non pour leurs intérêts personnels. Tous les actes que nous posons doivent dès maintenant aller dans le sens du vivre ensemble. Si un musulman protège un non musulman contre la foudre de la Séléka, de même, un non musulman doit défendre un musulman dans la gueule des Anti-Balaka, voilà un aspect du vivre ensemble. Un autre aspect, c’est quand les non musulmans vont vers les musulmans et aussi l’envers. C’est ça le vivre ensemble. En agissant ainsi, la paix reviendra d’elle-même et les combattants des groupes armés déposeront les armes d’eux-mêmes. « Aimez-vous les uns les autres, comme je vous aime », a déclaré le Fils de l’Homme, Jésus-Christ. Donc si nous nous aimons les uns, les autres comme le Fils de Dieu nous aime, alors nous bénéficierons de la bénédiction divine et les affrontements quasi-quotidiens des groupes armés cesseront pour toujours.

Donc, nous devons privilégier le vivre ensemble et non nos intérêts personnels, égoïstes pour que la paix revienne en Centrafrique, car sans cela, rien ne peut se faire.

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

 

40 BURUNDAIS ET GABONAIS DE LA MINUSCA DEVANT LA BARRE DANS LEUR PAYS : ABUS SEXUELS SUR MINEURES EN RCA, SEXE CONTRE NOURRITURE,

SEXE CONTRE ARGENT

 

 

Un homme doit savoir dompter ces pulsions sensuelles, autoriser son sexe dans les circonstances autorisées par la nature humaine. Abuser des mineures en situation de faiblesse, famine, misère, pauvreté aggravée par la crise, c’est inhumain et criminel pour des soldats de la paix en mission sous la coupe des Nations Unies. Les contingents burundais et gabonais se croyaient tout permis, en territoire conquis, avec droit de sexe sur les mineures. Les Nations Unies ont mené leurs enquêtes et ont pondu un rapport accablant pour les contingents burundais et gabonais qui ont laissé libre cours à leur instinct sexuel. L’Etat gabonais et celui du Burundi doivent traduire dans leur pays respectif, les coupables d’abus sexuels sur les mineures. Les autres contingents pourront ainsi tenir leur sexe au repos et non au garde-à-vous. Les contingents de la RDC ont été rapatriés pur la même cause, la démence sexuelle sur mineures. Aujourd’hui, ce sont les Burundais et les Gabonais. Mais, l’Opération Sangaris est partie et c’est un silence radio sur les soldats français champions des abus sexuels et viols sur mineures. C’est la loi du plus fort qui l’emporte. Les Nations Unies font deux poids, deux mesures, puisque le rapport ne fait pas ressortir le cas le plus scandaleux du camp M’Poko. C’est ce genre de comportement qui amène les Africains à dénoncer la Cour Pénale Internationale (CPI). Les puissances font ce qu’elles veulent, sans être inquiétées (Syrie et Russie). Le véto russe consacre l’impunité dans les massacres des populations civiles, sous prétexte d’acculer l’opposition syrienne. C’est en Afrique qu’il y a des moutons de pâturage, les dindons de la farce. Les responsabilités de la France dans le génocide rwandais, les abus sexuels sur mineures en Centrafrique, sont étouffés dans l’œuf au nom de la loi du plus fort.

Un pays comme la France peut-il donner des leçons des droits de l’Homme aux Africains ? Les mêmes soldats français sont incorporés à la Minusca sans  aucune protestation des Nations Unies. La France n’a que foutre des sales nègres, n’est-ce pas ? Et pourtant, ce sont ces nègres qui ont arraché la France des griffes des Nazis qui les ont humiliés de la manière la plus choquante de l’histoire de l’humanité. La France se croît-elle maintenant une puissance ? Non, c’est dans les pays africains que les soldats français se permettent cette aventure. Ailleurs, la France se cache derrière les Etats  Unis pour faire des sorties furtives, sans impact.

 

Julien BELA

 

 

 

 

DEPECHE RJDH-RADIO COMMUNAUTAIRES

 

 

 LE RETRAIT DES HUMANITAIRES DE BAMBARI, UN COUP DUR POUR LA POPULATION

 

La population commence à ressentir les conséquences du retrait des humanitaires de Bambari. Plusieurs sources jointes dans la localité, parlent de situation de plus en plus préoccupante tant pour les déplacés que pour l’ensemble de la population.

Les humanitaires se sont retirés de Bambari après le récent affrontement entre l’Union pour la Paix en Centrafrique (UPC) et le Front Populaire pour la Renaissance de la Centrafrique à Bakala, ville située à 60 Km du Chef-lieu de la Ouaka. Pour de nombreux habitants contactés par le RJDH, le retrait des acteurs humanitaires a eu d’énormes conséquences sur la population.

Jacob Endjiadji, enseignant à l’Ecole Normale d’Instituteurs (ENI) de Bambari qualifie ce retrait de « coup dur pour les personnes déplacés car ce sont ces humanitaires qui prêtent mains fortes aux déplacés à travers la distribution des vivres et les soins », explique-t-il.

Le retrait massif des acteurs humanitaires, selon la même source, a créé la panique au sein de la population, « avant de quitter, ils ont parqué tous leurs véhicules à la base de la Minusca et cela a créé la psychose au sein de la population. Mais la ville est calme pour le moment », a-t-il précisé.

Maurice père de six enfants vivant sur le site des déplacés a aussi regretté ce retrait avant d’appeler au soutien de l’Etat, « depuis que nous vivons sur le site, seuls les humanitaires nous assistent. Comme ils craignent pour leur sécurité, il est important que le gouvernement prenne ses responsabilités pour nous aider », souhaite t-il.

L’altercation entre l’UPC et le FPRC à Bakala ayant provoqué le retrait des humanitaires de Bambari, intervient après celle de Bria qui avait fait plusieurs morts, des blessés et le déplacement de 10.000 personnes. Le Commandant de la Force de la Minusca, le Général Bala Keita a menacé d’appliquer dorénavant la résolution des Nations Unies si les fractions s’affrontent dans la ville au milieu de la population.

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 L’ANCIEN PRESIDENT FRANÇOIS BOZIZE PROPOSE LA TENUE D’UN DIALOGUE POLITIQUE INCLUSIF

 

L’ancien président, François Bozizé chassé du pouvoir en mars 2013 par la Séléka, a appelé à la tenue d’un dialogue politique inclusif entre Centrafricains. Dans un mémorandum qu’il a lui-même signé au nom de son parti le KNK, François Bozizé pose ce dialogue comme le gage du retour à la normale en Centrafrique.

L’appel au dialogue politique de François Bozizé intervient au moment où plusieurs villes contrôlées par des groupes armés, sont sous tension suite aux rivalités entre des tendances ex-Séléka.

L’ancien président regrette que cette recrudescence de violences se fasse malgré la présence importante dit-il, des casques bleus de la Minusca. François Bozizé dénonce dans ce mémorandum « les tergiversations des mouvements politico-armés au moment d’intégrer résolument le DDRR », précise le document.

Déstabiliser les nouvelles autorités, c’est l’un des objectifs de ces violences, selon le chef de fil du KNK « de même, les actes tendant à empêcher le rétablissement de l’autorité de l’Etat et à déstabiliser les nouvelles autorités afin de replonger la République Centrafricaine dans les affres des heures les plus sombres de notre histoire récente » explique François Bozizé pour qui, les risques d’embrasement et de contagion de toute la sous-région restent réels.

Le dialogue politique, c’est la solution à la crise centrafricaine que le chef du KNK qualifie de « multidimensionnelle ». Ce dialogue François Bozizé le veut, « inclusif » et entre tous les vrais Centrafricains, souhaite-il. C’est ce dialogue qui, selon l’ancien président centrafricain posera « les bases de la réconciliation sincère entre les Centrafricains, gage d’un retour définitif de la paix dans notre pays » peut-on lire dans le mémorandum.

L’ancien président écarte l’idée de l’implication des acteurs étrangers dans sa proposition de sortie de crise sans pourtant se prononcer clairement sur le sort qui doit être réservé aux étrangers impliqués dans la crise actuelle en Centrafrique.

La demande de François Bozizé a-t-elle une chance d’aboutir ? Difficile de le dire avec exactitude mais toujours est-il que de nombreux leaders tant politiques que de la société civile se sont déjà prononcés  en faveur d’un tel dialogue. Faustin Archange Touadéra, depuis sa prestation de serment n’a pas caché son penchant pour le dialogue. La différence aujourd’hui avec l’approche de Bozizé est que le chef de l’Etat veut dialoguer avec les acteurs tant nationaux qu’étrangers.

La proposition de François Bozizé, au-delà de son importance et du consensus qu’elle pourrait créer, apparait comme la recherche d’une porte de sortie à un ancien chef d’Etat sous le coup d’un mandat d’arrêt national, frappé par des sanctions internationales et de plus en plus isolé tant sur le plan national qu’international.

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LE PRESIDENT TOUADERA PLAIDE POUR UNE SYNERGIE GOUVERNEMENT-FORCES VIVES AUTOUR DES PROMESSES DE BRUXELLES

 

Le président Faustin Archange Touadéra a, dans son adresse à la nation du 30 novembre dernier, appelé à une union entre son gouvernement et les forces vives pour décrocher des bailleurs le décaissement des fonds promis faites lors de la table ronde de Bruxelles de novembre dernier. Le chef de l’Etat a promis  concrétiser les reformes nécessaires pour rassurer les partenaires.   

Le rassemblement, c’est ce que Faustin Archange souhaite pour espérer décrocher les 1130 milliards que les bailleurs ont promis à Bruxelles. Le président a lancé un appel à la synergie entre son gouvernement et les forces vives de la nation « c’est le lieu d’inviter les responsables de nos institutions, les honorables députés à l’Assemblée  Nationale, la classe politique, les organisations de la société civile et toutes les composantes de notre nation à jouer en synergie avec mon gouvernement, le rôle qui leur revient dans la mise en œuvre effective des conclusions de cette conférence de donateurs » lance le président centrafricain.

Faustin  Archange Touadéra engage son gouvernement dans les reformes promises lors de la conférence de Bruxelles « je puis vous rassurer que mon gouvernement s’active en vu des dispositions à prendre pour la mobilisation effective et diligente des financements annoncés. A cet égard, la concrétisation de différentes reforme, programme et projet annoncés au cours de ces assises sera réalisée très rapidement avec l’appui de nos partenaires au développement », promet le chef de l’Etat sans donner de précision sur lesdites reformes.

Lors de la conférence des bailleurs organisée à Bruxelles le 17 novembre dernier, les autorités ont obtenu des bailleurs des promesses de fonds à hauteur de

L’appel au rassemblement lancé par le président centrafricain intervient au moment où le pays fait face à des tensions entre les différents groupes armés. La semaine dernière, le FPRC et l’UPC, deux tendances de l’ex-Séléka se sont affrontées à  Bria dans le nord du pays tandis qu’au nord-est, des combats entre deux branches Antibalaka ont été signalés.

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 LE PRESIDENT DU PUR EXIGE LA MISE EN PLACE D’UNE STRUCTURE INDEPENDANTE POUR LE SUIVI DES ANNONCES DE BRUXELLES

 

Eddy-Symphorien Kparékouti, président du Parti de l’Unité et de la Reconstruction (PUR), s’est félicité de la tenue de la table ronde de Bruxelles et des annonces obtenues par la RCA. Les annonces de 1130 milliards de Fcfa sont, selon le président du PUR une première manche qui doit susciter une mobilisation nationale afin d’amener les bailleurs à concrétiser leurs promesses. Eddy-Symphorien Kparékouti appelle alors à la mise en place d’une plate forme indépendante de suivi et de gestion des fonds pour rassurer les partenaires et la population. Il l’a dit dans une interview accordée ce jour au RJDH.  

RJDH : La conférence de Bruxelles tenue le 17 novembre dernier sur la RCA, s’est soldée par l’octroi à la Centrafrique de plus de deux milliards de dollars. Quelle réaction avez-vous après les annonces obtenues des partenaires ?

Eddy-Symphorien Kparékouti (ESK) : Je vous remercie de l’occasion que vous m’offrez après cet important rendez-vous historique pendant lequel, plusieurs volontés à travers le monde se sont mobilisées autour de la République Centrafricaine, mon pays. En effet, la table ronde de Bruxelles s’est soldée par l’octroi à la RCA de 2,2 milliards d’Euro soit 1130 milliards de Fcfa sur trois années.

A ma connaissance, c’est la première fois de l’histoire de ce pays d’avoir un soutien aussi unanime et constant de la part des partenaires tant stratégique, traditionnels qu’occasionnels. Lorsqu’on consulte la liste des partenaires présents, on se rend compte de la présence de tout le monde. Selon les chiffres avancés, sur 93 partenaires invités, au moins 80% ont répondu à l’invitation, ce qui sur le plan des relations internationales, revêt une importance sacrée.

Cette forte mobilisation est surtout liée à la gravité de la crise que la RCA a subie depuis trois années avec toutes les conséquences que nous connaissons. Ceci étant, je prends acte des résultats de la rencontre de Bruxelles mais j’estime que ce n’est qu’une manche qui est remportée, ce qui nous oblige à ne pas déclarer vite victoire. Le peuple a encore en mémoire la table ronde de 2012 qui a débouché sur l’annonce de plus de 300 milliards de Fcfa mais, ces fonds n’ont jamais été injectés dans l’économie centrafricaine par manque de confiance qu’inspirait le régime de l’époque.

Dans ces conditions, vous comprenez que les autorités actuelles doivent prouver le contraire et bien s’organiser pour pouvoir entrer en possession de cet argent. Mais la RCA doit pouvoir se plier à des exigences, respecter des conditionnalités voire sacrifier une partie de sa souveraineté, engager des réformes exigées par les bailleurs de fonds pour voir la couleur de ces fonds. En plus, ce n’est pas de l’argent gratuit, une bonne partie sera remboursée par la génération future, raison de plus d’en faire bon usage.

Il est certain que tous les pays qui ont connu la guerre y compris l’Europe qui avait passé 30 ans de conflits religieux et de guerres civiles, ont été reconstruits à travers  la coopération internationale. C’est d’ailleurs la

raison principale de la création de l’ONU et des institutions de Bretton Wood (FMI et BM) dont l’objectif principal est de maintenir la paix et la sécurité internationales en vue de favoriser le relèvement économique du monde.

RJDH : Les autorités centrafricaines avaient fait un programme quinquennal mais les partenaires n’ont choisi que de boucler le financement de trois années. Cette situation n’a-t-elle pas amoindri le succès que le pouvoir de Bangui croit avoir de Bruxelles ?

ESK : Le plan de relèvement et de consolidation de la paix qui a fait office de document-plaidoyer aux autorités, est étalé sur les cinq prochaines années mais reparti sur deux grands programmes dont l’un triennal et l’autre de deux années. C’est le programme triennal qui a été financé au-delà des attentes puis que le plan prévoyant 1,6 milliards de dollars, est finalement financé à hauteur de 2,2 milliards de dollars soit 41% de surplus. Les raisons que nous pouvons évoquer pour comprendre cette démarche est simple. Le programme triennal en question, comporte tous les principaux projets d’urgence et ceux axés sur l’amorce du développement. La réussite de sa mise en œuvre ouvrirait la voie au pays non seulement de se prendre en charge mais aussi de solliciter et d’avoir avec aisément le reste du financement  car les bailleurs seront mis en confiance par les actes. Il faut dire que les partenaires veulent voir comment vont se comporter nos autorités avant de mettre tous les fonds à leur disposition. C’est le passé de l’Etat qui, quelque peu le rattrape ici.

RJDH : Certains pensent qu’il s’agit encore de simples annonces car le décaissement des fonds de manière générale, pose problème.

ESK : Je partage cet avis puis qu’en rentrant à Bangui, le président de la République n’est rentré avec aucun Franc annoncé à Bruxelles. Ce sont effectivement encore des annonces encadrées par des conditionnalités que le bas peuple ne le saurait peut-être jamais. Même si logiquement, nous pouvons émettre des réserves légitimes en se gardant de crier victoire, il faut dire que le pays a remporté une première manche qui est d’un coté la rédaction du document-plaidoyer et de l’autre de convaincre les partenaires qui ont fait de annonces. Maintenant, tout dépend de la capacité de mobilisation des autorités centrafricaines qui doivent continuer à parler avec les pays et les organisations qui ont fait ces annonces afin de les rassurer que leurs intérêts seront protégés et pour qu’ils puissent concrétiser leurs annonces.

Dans ces conditions, nous proposons la création rapide d’une plateforme représentative de la nation qui implique des représentants de la communauté internationale comme le prévoit l’accord cadre d’engagement mutuel. Mandat devra être donné à cette structure de continuer le plaidoyer de concrétisation des annonces. Si une démarche pareille n’est pas entreprise, nous risquons d’arriver en 2021 avec les annonces de 2016.

RJDH : Le pays décroche d’un coté des fonds pour son relèvement mais de l’autre, l’insécurité continue de prendre de l’ampleur. Dans ces conditions, la mise en œuvre des projets risque d’être problématique. N’est pas une réelle inquiétude dans le cadre de ce pal de relèvement ?

ESK : Il n ya pas de pays au monde qui s’est développé dans la guerre. La République Centrafricaine ne saurait faire exception dans ce domaine. C’est pourquoi, les Centrafricains soucieux de leur pays doivent prendre conscience de la nécessité de faire la paix par soi-même. Ce qu’on ne dit pas assez, c’est que sans la paix, ou un début de paix, on ne saurait mettre en œuvre les projets contenus dans le plan de relèvement qui est financé à Bruxelles. Le retour de la stabilité va certainement être une des conditionnalités que l’un ou l’autre partenaire poserait pour concrétiser ses annonces. C’est pourquoi, les autorités actuelles et la Minusca doivent tout faire pour que les signes du retour à la normale soient aperçus parce que pour l’essentiel, certains décaissements sont conditionnés par ce volet puis qu’il n ya pas de pays ni d’organisation qui accepterait d’injecter des fonds tout en sachant qu’ils n’atteindront pas les objectifs pour lesquels ces fonds ont été remis à cause d’une certaines instabilité.

RJDH : Vous êtes président du PUR, dites-nous à quel niveau votre parti est prêt à contribuer à la mise en œuvre du plan de relèvement de la RCA ?

ESK : L’exercice auquel nous nous livrons en ce moment, est la preuve de la volonté manifeste du Parti de l’Unité et de la Reconstruction de s’impliquer dans le processus de la sortie de crise et surtout du relèvement de la RCA. Au PUR, on n’attend pas qu’on nous implique mais on s’implique par intérêt pour ce pays.

Le PUR comme force d’idées, est prêt à participer à la mise en œuvre correcte et rigoureuse des projets prévus par le plan de relèvement. Mais à quel niveau doit se situer notre implication, cela ne dépend pas de nous. Toutefois, si participation doit exister, ce sera de manière désintéressée et avec la conviction républicaine de travailler pour le peuple. Mais, ce sont les autorités qui sont censées lancer la démarche qui doit être inclusive afin que tout le monde se reconnaisse dans ce programme.

RJDH : Une dernière question, comment se porte la formation politique que vous dirigez?

ESK : Le PUR est en pleine mutation en ce moment. Nous sommes en train de sortir du chantier battu des partis traditionnels qui restent cramponner dans une démarche gouvernante. Nous voulons créer une dynamique de proximité raenforcée avec le peuple de la République Centrafricaine. C’est pourquoi, nous avons engagé des reformes pour que le PUR prenne de la hauteur et se rapproche de la réalité de la vie du peuple pour qu’en fin de compte nous devenions un parti du peuple, un véritable parti de masse populaire.

RJDH : Je vous remercie

 

*****RJDH*******

 

 

L’AMOUR MEDECIN : SADIQUES ET PSYCHOPATHES / CONSERVER NOTRE HUMANITE (SUITE ET FIN)

 

Sadiques et psychopathes

On parle beaucoup des « sadiques » qui prétendument tirent plaisir de la douleur des autres.

En réalité, ce « plaisir » n’a rien à voir avec le plaisir vrai que vous éprouvez, par exemple, blotti(e) dans les bras d’un être aimé devant un beau soleil couchant.

Le plaisir du sadique est un plaisir paradoxal, issu de la douleur qu’il inflige aux autres.

Reste enfin le cas à part des « psychopathes », qui font les serial killers. Ce sont des cas très particuliers de malades mentaux, bien identifiés par les psychiatres, à qui il manque une fonction cérébrale naturelle, exactement de la même façon qu’il peut manquer à quelqu’un la vision, la parole ou la mémoire.

Cette fonction qui leur manque est justement celle de la compassion, c’est-à-dire, étymologiquement, la capacité de souffrir avec les autres. Le psychopathe est capable, comme on le voit dans certains films horribles, de se faire un bon repas et de s’amuser franchement alors qu’il a juste à côté de lui une victime torturée. Mais ce n’est pas normal. C’est parce qu’il est malade.

Il faut se rassurer : le fait qu’existent des psychopathes ne prouve rien quant à ce que sont les autres êtres. La psychopathie est une anomalie mentale. Elle ne touche que moins de 1 % des personnes.

Conserver notre humanité

La vie moderne nous pose de terribles défis. Au volant de notre voiture, dans les transports en commun, la foule des grandes villes, nous croisons chaque jour des masses de personnes que nous ne reverrons jamais.

Il est normal et inévitable, dans ces conditions, de se « blinder », en restant dans le monde intérieur de ses pensées, sans s’intéresser à chaque personne qu’on croise.

Mais l’indifférence peut devenir effrayante.

Vous avez peut-être vu cette vidéo d’un garçon sur le quai du métro à Londres, tandis qu’un landau vient de tomber du quai juste à côté de lui. Les écouteurs enfoncés dans les oreilles, il laisse la maman se jeter sur la voie et essayer d’en retirer le landau. Il ne lui tend même pas la main pour l’aider alors qu’une rame de métro arrive [1] !

Un lecteur me racontait récemment :

« J’allais prendre le métro à Paris avec une amie et nous avions en face de nous sur le quai opposé une personne apparemment allant vraiment mal, qui était prête à se jeter sur les rails. Personne ne réagissait. Mon amie est allée très vite faire arrêter le passage du métro, en face… Comment est-il possible d’être indifférent à ce point pour laisser un homme se tuer sans “prendre le risque” de réagir [2] ? »

Nous avons ce trésor de la compassion dans notre cœur. Mais nous sommes aussi capables d’enfouir ce trésor, tel un pirate sur une île déserte, au point qu’il n’apparaisse plus du tout à la surface de nos vies !

Faisons tout ce que nous pouvons pour ne pas « pirater » notre compassion, et la laisser agir au moins avec les personnes que nous connaissons, que nous avons connues et que nous pourrions connaître.

À votre santé !

Jean-Marc Dupuis

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE  : Les Directeurs des secours d’urgence et le Groupe des Nations Unies pour le développement pour la région de l’Afrique de l’Ouest et du Centre renouvellent leur soutien au peuple et au Gouvernement centrafricains

En visite en République centrafricaine du 4 au 6 décembre 2016, les Directeurs des secours d’urgence du Comité permanent inter-organisations (IASC) et du Groupe des Nations Unies pour le développement pour la région de l’Afrique de l’Ouest et du Centre ont pu se rendre compte, à Kaga Bandoro comme à Bangui, des efforts entrepris en vue de répondre aux besoins humanitaires ainsi que des exigences du redressement de la Centrafrique.

A la faveur de la conférence de presse sanctionnant la fin de la mission, la délégation a exprimé la volonté de faire en sorte que les annonces de contribution de la Conférence de Bruxelles «deviennent une réalité, avec un impact positif sur la vie des Centrafricains les plus vulnérables » comme l’a souligné Fabrizio Hochschild, Coordonnateur humanitaire pour la Centrafrique.

Cette mission conjointe intervient à un moment charnière de la vie de la République Centrafricaine, où il est crucial d’apporter un soutien au Gouvernement avec une aide humanitaire efficace mais aussi d’appuyer le développement à long terme avec le déploiement des services sociaux vers l’intérieur du pays et l’établissement de conditions pour le redémarrage de la vie économique. A cet égard, le Directeur régional de l’UNICEF, Manuel Fontaine, a rappelé «l’importance d’une aide humanitaire qui mène vers le développement ainsi que le renforcement des capacités nationales dans le domaine de la santé ou encore de l’éducation ». En Centrafrique on compte un médecin pour 20 000 personnes. En l’absence de capacité étatique, 50.3% des formations sanitaires fonctionnelles bénéficient d’un appui des acteurs humanitaires.

Dans le même temps, a souligné la délégation, il est crucial que ces efforts s’inscrivent dans un cadre général respectueux des droits de l’Homme et de la justice. Ce cadre doit également prendre en compte la lutte contre l’impunité, la promotion de la justice, y compris la justice sociale, dans l’accès aux services de base, à la formation et à l’emploi.

Suite à la visite du site des déplacés de M’Poko et du quartier de Boeing où s’organise progressivement le retour, la délégation a réitéré son soutien aux autorités centrafricaines «en faveur de la fermeture éventuelle des sites et du retour des populations déplacées dans les meilleures conditions de sécurité et de dignité » selon les termes de la Directrice régionale adjointe du HCR, Millicent Mutuli. Lors de cette visite, les membres de la délégation ont été frappés par les conditions de vie difficiles sur le site, la déficience des infrastructures de santé et le manque de structures scolaires pour les enfants.

La délégation était composée de John Ging, Directeur des opérations du Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA), Bruno Lemarquis, Directeur adjoint de l'Unité de réponse aux crises du PNUD, Manuel Fontaine, Directeur régional de l'UNICEF, Hélder Muteia, Coordonnateur du Bureau sous-régional Afrique Centrale de la FAO, Millicent Mutuli, Directrice régionale adjointe du HCR, Richard Danziger, Directeur régional de l’OIM, Félix Loïteohin Yé, Représentant régional de l’UNESCO, Allegra Baiocchi, Cheffe du Bureau régional d’OCHA pour l'Afrique de l'Ouest et centrale, Bob Kitchen, Directeur de l’unité de préparation et de réponse aux urgences de l’ONG International Rescue Committee (IRC).

Ms. Yaye Nabo SENE

Head, Public Information |United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs (OCHA)

 

 

LES POPULATIONS DE BERBERATI ET DE SIBUT ONT CELEBRE LE 58ÈME ANNIVERSAIRE DE LA PROCLAMATION DE LA RCA, SOUS LE SIGNE DE « PAIX ET DE COHESION SOCIALE », LE MARDI 06/12/2016

 

 

A l’instar de Bangui, la capitale de la RCA, c’est ce mardi 06 décembre 2016, que les populations de Berbérati, Chef-lieu de la préfecture de la Mambéré-Kadéï et de Sibut, chef-lieu de la préfecture de la Kémo, avaient célébré en différé et en grande pompe, les festivités marquant le 58ème anniversaire de la proclamation de la République Centrafricaine. Placées sous le signe de « paix et de cohésion sociale », ces festivités ont été ponctuées de la remise des médailles aux récipiendaires, les discours de circonstance et surtout le traditionnel grand défilé, regroupant toutes les couches sociales.

A Berbérati, selon l’un des députés de cette circonscription, André Dorogo-Nalké, « tout s’est bien passé, car il n’y a  aucun incident à signaler. Toutefois, la population et les récipiendaires se plaignent de l’absence parmi eux de leur ministre résident lors de ces festivités ».

Par contre à Sibut, « tout s’est bien déroulé et couronné par la finale de la coupe de football, baptisée « Coupe du Renouveau », mise en jeu par le député Yoyo ». Précisons que cette coupe a été remportée par les jeunes du quartier Isolé, dans une liesse populaire sans précédent.

Il appartient donc à chaque préfecture, eu égard à sa situation sécuritaire et à la présence de l’autorité de l’Etat, de fixer le jour de la commémoration de ce 58ème anniversaire de la proclamation de la RCA. C’est donc un signal fort pour le renouveau et la renaissance de la RCA, du feu président Barthélemy Boganda, paix à son âme , après plus de trois (3) décennies de crises militaro-politiques récurrentes.

 

Le Petit YEKOA

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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