Tous les info du Mardi 14 Fév .2017

                                 LE GENERAL ZOUNDEKO EST

EN ENFER ALORS QUE ALI DARAS EST EN VIE : « SELEKA CHASSE SELEKA », UNE ABSURDITE

 

Pour les besoins de la cause, l’ex-coalition Séléka avait recruté tous les mercenaires disponibles aux alentours : soudanais, Njanjawide du Darfour, tchadiens. Recruter les mercenaires, c’est facile, mais s’en débarrasser n’est pas chose aisée. Depuis plus d’un an, Ali Daras allié d’hier, est devenu l’ennemi à abattre  d’aujourd’hui. Il est traqué de toute part par le FPRC et le MPC qui jurent vouloir sa peau par tous les moyens. Les mobiles d’un tel revirement de Séléka contre Séléka, demeurent obscures. Pour les uns, le FPRC et le MPC visent Bambari comme capitale pour la partition du pays ; pour d’autres, Ali Daras se serait taillé la part du lion, en occupant les zones géographiques les plus juteuses et se fait du beurre sur le dos du FPRC et le MPC qui broient du noir. Malheureusement, le Général Zoundéko ignore que « la liberté est le produit d’une règlementation », comme disait Durkhein. En société, personne n’a le droit de faire tout ce qu’il veut. La Minusca a érigé la ligne rouge à ne pas franchir. Cela fait partie de l’ensemble des règlementations qui concoure à l’harmonie au sein de la société.

Relevons que les ex-combattants Séléka se sont accoutumés à minimiser la Minusca, à fouler aux pieds ses ordonnances. Chaque jour n’est pas dimanche en fait. Aveuglé par la vanité de sa pensée, de son orgueil, le général Zoundéko a osé braver l’interdit très formel de la Minusca : « La ligne rouge n’est pas le mur de Berlin », une merveilleuse citation qui vibre comme la sonnerie aux morts. Malheureusement, le Général Zoudéko a fini ses jours au pied de la ligne rouge. D’où peut provenir une telle rage, une telle détermination, une telle volonté de rayer de la carte des vivants un allié d’hier ? A cause de Ali Daras, le FPRC et le MPC vont envoyer leurs combattants à l’abattoir à ciel ouvert qu’est le QG de Ali Daras à Bambari. Le FRPC, le MPC ont mobilisé tous leurs combattants pour donner la chasse à Ali Daras. La population civile de Bambari est très dense et à ce titre, la Minusca ne peut tolérer quelques velléités d’affrontement dans le chef-lieu de la Ouaka. La ligne rouge est bel et bien, le mur Berlin puisque le Général Zoundéko n’a pu le franchir.

Que cache le harcellement de Ali Daras ? Combiens de combattants vont être sacrifiés pour obtenir la tête de Ali Daras ? Le pays a plus que besoin aujourd’hui de bras valides pour sa reconstruction, son développement et sa modernisation. Nourredine Adam va-t-il faire décimer toute la jeunesse du Nord-Est du pays pour ses intérêts égoïstes ? Il revient donc à cette jeunesse combattante du FPRC et du MPC, de prendre ses responsabilités, de prendre son destin en main. Le général Zoundéko ne reviendra plus, car on n’est sur cette terre qu’une seule fois. Faut-il avoir combattu pour rien, et après avoir perdu le pouvoir, mourir pour l’orgueil d’un individu, cela dépasse l’entendement humain. Le MLCJ a été très sage dès l’aube du programme DDRR et profite aujourd’hui pleinement du Pré-DDRR où les combattants deviennent utiles à leur pays et à leur société. Une frange des Anti-Balaka a suivi ce choix de la vie. Il ne reste que le FPRC seul contre tous, avec le soutien inconditionnel du MPC. Ces deux groupes armés (FPRC et MPC) courent derrière le vent et l’attraperont-ils, c’est toute la question que se posent les Centrafricains doués de raison et de bon sens.

Zoundéko a aussi fait dans son interview, des révélations troublantes concernant certaines personnalités du pays, qui apporteraient un soutient sans faille à Ali Daras, à quel dessein ? Dans le monde actuel, il n’y a plus de secrets et tout ce qui est caché finit par apparaître au grand jour. Certaines rumeurs finissent par s’avérer vraies, à la grande stupéfaction de tous. Le général Zoundéko dans son assertion qui s’apparente à un testament désormais reconnait détenir des preuves accablants. Malheureusement, la mort a coupé court cet épisode alléchant, cette révélation fracassante. Et pourtant entre la démocratie et la rébellion, le fossé est grand. Mais en RCA, les jongleurs entre le jour et la nuit ne font guère défaut.

Une chose est sûre, tous les groupes armés sont attendus au programme Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Rapatriement (DDRR). Les Centrafricains veulent la paix et rien que la paix. Luanda et Vatican ont pris le relais des négociations avec les groupes armés pour tenter de mettre un terme définitif à cette crise. Les Centrafricains attendent voir le bout du tunnel pour pousser enfin un ouf de soulagement qui libérera les populations déplacées et celles en exil dans les pays voisins. Les nouvelles autorités auront les mains libres pour se consacrer  à la reconstruction du pays.

 

Julien BELA

 

 

LE KM5 A BANGUI : VERITABLE POUDRIERE D’ARMES DE GUERRE DE L’EX-COALITION SELEKA

L’assassinat du tristement célèbre « Big-Man », successeur de « 50-50 », par les forces de sécurité nationale, le mardi 07 févier 2017, et les représailles meurtrières des civils par ses hommes qui s’en étaient survies, au Km5 dans le 3ème arrondissement de la ville de Bangui, sont révélateurs à plus d’un titre. Le Km5 est, reste et restera aussi longtemps que possible, sans le DDRR des groupes armés, la véritable poudrière d’armes de guerres de l’ex-coalition Séléka. Et personne ne pourra nous apporter la preuve du contraire, ni la France, ni les Etats Unis d’Amérique, ni les Nations-Unies et ni les Casques Bleus de la Minusca.

Même pour un petit problème, une petite affaire de moindre importance qui pourraient se régler à l’amiable, les ennemis de la paix, les va-t-en-guerre et les drogués de la nébuleuse ex-coalition Séléka, n’ont pas froid aux yeux pour faire recours à leurs armes de guerre. Une véritable démonstration de force se soldant le plus souvent par des pertes en vie humaine, des blessés, d’incendies des maisons, des églises et des villages entiers, des destructions des édifices publics et privés et que savons-nous encore ? C’est abominable et horrible ce que vit le peuple centrafricain en général, et la population du Km5 en particulier, depuis plus de trois (3) ans. Finalement, que cherchent et que veulent réellement les criminels et sanguinaires de la Séléka de la RCA et de son peuple ?

Mais, quoi que vous fassiez, rappelez-vous que vous n’allez pas exterminer tout le peuple centrafricain, ni prendre en otage son pays, la RCA. Car « chaque chose à son temps » et « tout se paie ici-bas », dit-on. Où sont donc partis Aroun Gaye, « 50-50 », Abdoul Danda, « Big-Man » et consorts ? C’est pour autant dire, «  qui tue par l’épée, périra par l’épée », déclare la Parole de Dieu. Donc, « à chacun son tour chez le coiffeur » que vous le vouliez  ou non. Et c’est ce que ces criminels et va-en-guerre, ennemis de la paix en RCA doivent savoir à leurs dépens. Le regret vient toujours tardivement. A qui la foute ?

 

Le Petit YEKOA

 

 

Le Petit YEKOA

 

 

 

« CELUI QUI VEUT FAIRE SOUFFRIR LA POPULATION DE BAMBARI, VA SOUFFRIR », DIXIT LE GENERAL KEITA DE LA MINUSCA. NOURREDINE ADAM

 ET MAHAMAT ALKHATIM SONT AVERTIS

 

Le général Balla Keïta de la Minusca a tranché net en faveur de la population de Bambari. Ces propres termes lors d’une interview qu’il a accordée aux journalistes de la Radio Guira FM, sonnent comme une mise en garde contre les ennemis de la paix et de la République, les va-t-en-guerre tels Nourredine Adam du FPRC et Mahamat Alkhatim du PMC. Ces criminels, ces hors-la-loi ont formé une coalition FPRC-MPC dont leur objectif est de chasser le leader de l’UPC, Ali Daras, de Bambari afin de mettre à exécution leur projet machiavélique de partition du pays.

En effet, depuis plus de deux (2) mois, la préfecture de la Ouaka est sous haute tension. La coalition FPRC-MPC menée par leurs leaders charismatiques, Nourredine et Alkhatim, s’affronte aux combattants de l’UPC  dans les villes de Bakala, Ippy et Ndassima. Le bilan de ces affrontements intercommunautaires est très lourd dans les deux (2) camps. La population civile n’est pas aussi épargnée. Ces  villes précitées se sont vidées de leurs habitants qui affluent, convergent vers la ville de Bambari. Tantôt on nous dit que c’est la coalition FPRC-MPC qui a pris le dessus, tantôt, c’est l’UPC d’Ali Daras  et ses peuhls. Difficile de savoir exactement ce qui se passe dans cette partie du pays. L’accès à ces villes par les humanitaires et autres n’est pas possible, puisque les entrées et sorties sont strictement verrouillées par ces malfrats, ces bandits de grand chemin. Peu d’informations circulent par rapport à ces affrontements meurtriers car les réseaux des téléphonies mobiles installés dans ces localités, sont coupés. Les témoignages qui nous parviennent à la rédaction et que nous relayons, proviennent des déplacés de Bakala, Ippy et Ndassima.

Au jour d’aujourd’hui, la ville de Bambari est menacée par les combattants du FPRC et du MPC qui veulent coûte que coûte bouter hors de Bambari les éléments de l’UPC. C’est dans ce contexte que, le général Balla Keïta est monté  au créneau pour dire, « celui qui veut faire souffrir la population de Bambari, va souffrir ». C’est un message clair, limpide comme l’eau de roche, adressé à Nourredine Adam, Mahamat Alkhatim et leurs acolytes, tous réfractaires au processus DDRR. Ils n’ont plus droit à l’erreur. S’attaquer à la ville de Bambari, c’est attirer la foudre de la Minusca. Franchir la « ligne rouge » tracée à 40 kilomètres de Bambari sur le tronçon Ippy-Bambari, c’est violer le siège des Nations-Unies à New-York. Nourredine et Alkhatim doivent renoncer à leur projet et s’interdire de s’en prendre aux populations civiles, sous peine de perdre leur vie. Nourredine et Alkhatim, deux (2) petites grenouilles qui veulent se faire aussi grosses qu’un bœuf (ONU), cela dépasse l’entendement humain. A leur place, nous aurions dû abandonner la poursuite des combats pour ne pas être pris au piège tendu par la Minusca.

Les exactions des groupes armés sur la population de Bambari qui les a accueillis à bras ouverts  lorsqu’ils ont été mis en déroute par les Anti-Balaka ne font que s’empirer. Des gens accueillis ne peuvent agir ainsi à l’encontre de leurs hôtes qui sont les habitants de Bambari. Les comportements des combattants du FPRC et MPC vis-à-vis de la population de la Ouaka sont vraiment rétrogrades. Le général Balla Keïta  ne peut rester indifférent face à l’accueil chaleureux réservé aux combattants Séléka et leurs acolytes par la population de Bambari lors de leur repli dans cette ville. Un accueil peut-il devenir un mal, ou se retourner contre celui qui vous a accueilli ? C’est ce que nous voyons aujourd’hui avec Nourredine et Alkhatim. Si Dieu qui est au ciel  écoute la prière des natifs de Bambari, Nourredine Adam et Alkhatim échoueront sur tous les plans qu’ils ont mis en place pour attaquer cette ville. Mais nous savons d’avance que Dieu a déjà exaucée leur prière.

Quiconque se permettra le luxe de faire souffrir la population de Bambari, va y laisser sa peau. Les auteurs, coauteurs et complices passeront par ce même chemin. Car, cette fois-ci, ce n’est pas un civil qui a parlé mais plutôt un militaire. Pas un homme de rang, c’est un officier supérieur, un général de formation. Comme Nourredine Adam et Mahamat Alkhatim se font passer pour des généraux, nous verrons ce qui adviendra dans les jours à venir. La Minusca va-t-elle laisser la population de Bambari souffrir entre les mains de ces criminels ? Ou bien, ces derniers vont-ils souffrir du moment où ils s’attaqueront aux habitants de cette localité ? Attendons de voir pour en dire plus.

Nourredine Adam et Mahamat Alkhatim doivent comprendre que la Minusca est impartiale dans la crise centrafricaine. Et le mandat des Casques Bleus est plus  clair : protéger la population civile. De ce fait, ils ne sont ni pour l’UPC d’Ali Daras, ni contre le FPRC et le MPC. La crise a trop duré et il faut y mettre fin. La porte du DDRR est encore ouverte. Le dialogue est encore possible. Rien ne sert d’aller en guerre contre l’UPC à Bambari pour attirer la foudre de la Minusca. A bon entendeur salut !

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

 

 

« SI TU SORS , JE SORS » , DISENT LES FEMMES. ANNIE A ETE PRISE AU PIEGE

 

 

Le plus souvent, les femmes disent à leur mari que,  « si tu sors, moi aussi, je sors ». Et ce n’est un secret pour personne. Tous les Banguissoises et Banguissois connaissent bien cette citation qui est devenue populaire à Bangui, la capitale. C’est même un refrain répété à longueur de journée par certaines femmes qui ne sont pas fidèles à leur époux, disons-le tout de même. Une jeune femme prénommée Annie a été prise la main dans le sac par son mari Benoit dans une auberge au quartier Guitangola.

En effet Benoit et Annie se sont mariés il y a de cela quinze(15) ans. De leur union, ils ont eu quatre (4) enfants dont un (1) garçon et trois (3) filles. Benoit est un professeur. Il dispense aussi les cours du soir dans un établissement privé à Bangui, mercredi et vendredi de chaque semaine. Mais quand il se rend au lieu de son travail, sa femme Annie pense pour sa part qu’il sort avec une autre femme. Or en réalité, il n’en est rien. Un jour, Annie est partie là où son mari travaille pour savoir si réellement Benoit est au lieu de son travail. Effectivement, elle l’a retrouvé. Deux (2) jours après, elle est revenue encore. Malheureusement pour elle, Benoit était présent et vaquait à son occupation comme d’habitude.

Dépassée par la visite incessante de sa femme, ce dernier s’est adressé à sa femme en ces termes : qu’est-ce que tu viens le plus souvent faire ici ? Penses-tu que j’ai une femme dans cet établissement ? Et Annie de lui répondre, « je suis venue t’annoncer que notre fille Brunelle est tombée malade ». Mais ces propos n’ont pas convaincu son mari car, en venant au travail, sa fille se portait bien. Arrivé à la maison, il a constaté finalement que Brunelle n’était pas malade. Mais Benoit s’est rappelé de ce que sa femme ne cesse de lui dire, « si tu sors, je sors ». Et c’est ce qui va se réaliser dans les jours qui suivent.

Un vendredi soir, Benoit, comme d’habitude, est allé dispenser ses cours. Sa femme Annie qui pense toujours que Benoit sort avec une femme, a appelé son amant au téléphone pour lui dire que son mari est sorti. Ce dernier l’a finalement rejoint dans une auberge ou l’on vend aussi de la bière. En ce temps, Benoît, après avoir fini son boulot, l’un de ses collaborateurs a décidé de lui payer une bouteille de bière. Et savez-vous où ils vont déguster leur bière ? Dans la buvette où se trouve l’auberge et là où Annie et son amant se frottent quelque part dans un coin.

Ayant bien goutté au plaisir de la chair et en sortant de l’auberge, Annie et son « deuxième bureau » se sont retrouvés nez à nez avec Benoit. Ne sachant quoi faire, elle s’est mise à dire des bla-bla. Et tous ceux qui étaient dans la buvette ont immédiatement pensé que cette femme était possédée d’un esprit malin (mamiwata). C’est à ce moment précis que Benoit s’est levé pour annoncer à tout le monde que c’est sa femme Annie et qu’elle se trouvait avec cet homme dans l’auberge. Pris de colère, les gens qui prenaient de bière ont voulu porter main sur Annie, même l’ami de Benoit. Mais celui-ci s’est opposé à toutes violences sur sa femme. Quand l’esprit des uns et des autres qui était surchauffé a baissé, Benoit a clairement signifié à l’assistance, nous citons, « chaque fois que je sors le soir pour aller dispenser mes cours, ma femme que vous voyez devant vous ne cesse de me dire : « si tu sors, je sors ». Je ne comprenais pas ce qu’elle me disait. Aujourd’hui, je l’ai compris. Pour elle, elle pensait que je sors avec une autre femme. Mais la réalité est qu’elle s’est rendue à maintes reprises sur le lieu de mon travail pour espérer me surprendre avec une femme. Malheureusement pour elle, toutes ces tentatives ont échoué. C’est mon tour de la prendre la main dans le sac ». Son refrain, « si tu sors, je sors », a tourné à sa défaveur puisque je ne sors jamais avec une autre femme ».

Benoit et Annie se sont séparés définitivement ce jour à cause de, « si tu sors, je sors », ce refrain entonné chaque jour par certaines femmes. Alors chères lectrices, si votre mari sort, devez-vous en faire autant ? Aux filles et femmes centrafricaines, nous vous exhortons à abandonner ces vieilles pratiques qui ne vous grandissent pas mais plutôt vous enfoncent dans l’abime et sont source de plusieurs divorces en Centrafrique. C’est le cas de Benoit et Annie qui ne seront plus ensemble.

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

 

   LES FONDS ALLOUES A L’ETAT PROFITENT-ILS AU PEUPLE

CENTRAFRICAINS OU A LEURS DIRIGEANTS ?

 

 

La République Centrafricaine fait partie intégrante des pays qui bénéficient de la Facilité Elargie de Crédits (FEC) du Fond Monétaire International (FMI). La Banque Mondiale (BM), la Banque Africaine de Développement (BAD) l’Union Européenne (UE) et d’autres institutions financières régionales accordent aussi des crédits. A cela s’ajoutent les aides bilatérales. Depuis l’indépendance à ce jour des milliards et des milliards de francs CFA ont été décaissés par  ces institutions financières au Trésor Public centrafricain pour le développement du pays et l’épanouissement de son peuple. Chose bizarre, le pays n’avance pas. Le peuple centrafricain est confronté chaque jour qui passe à la misère ordurière, aux souffrances, au chômage endémique des jeunes. Et la rédaction de « Centrafrc Matin » s’interroge ainsi : par fonds alloués à l’Etat centrafricain par les institutions de Bretton Wood et autres profitent-ils réellement  à son peuple ?

Cette question aurait dû être posée à ceux qui ont présidé à la destinée de la RCA à un moment donné de l’histoire. Surtout ceux qui sont encore en vie car d’autres ne sont pas de ce monde. Concrètement et sans se voiler la face, les aides, les crédits, les dons en nature, bref les fonds qui sont destinés à l’Etat centrafricain n’atteignent pas les bénéficiaires, en l’occurrence la population. Ils ont été dilapidés par nos anciens gouvernements à leur profit et au profit de leur clan, ethnie, région, parti politique, amis et connaissances. La population centrafricaine dans son ensemble, potentiel et principal bénéficiaire est reléguée au second rang.

Et nous n’avons pas besoin de passer par quatre (4) chemins pour constater ces faits. Ils sont palpables et visibles à l’œil nu, pas besoin de verres correcteurs ou de loupes pour les scruter. La population centrafricaine manque cruellement de tout : eau courante, électricité, logements décents, infrastructures routières, sanitaires, éducatives. Il suffit pour ceux qui doutent de faire un tour dans les villes de nos provinces pour se rendre à l’évidence. Ces compatriotes dans l’arrière-pays mènent une vie bestiale, comparable à celle des hommes de Cro-Magnon ou de Neandertal, Bref les premiers hommes. Même à Bangui, la capitale,  les Banguissoises et Banguissois sont réduits à néant. L’électricité n’est que visible dans certains arrondissements pour quelques heures (huit (8) heures maximum dans la journée). S’agissant de l’eau courante, n’en parlons pas. En saison sèche, les femmes doivent parcourir des kilomètres pour s’approvisionner en eau. La SODECA, l’unique société d’Etat, fournisseur de l’eau potable, disons-le, n’arrive pas à satisfaire les besoins des centrafricains. L’eau ne coule plus dans ses robinets. A Bangui tout comme en provinces, les élèves s’assoient à même le sol dans les salles de classe. Leur effectif est pléthorique. Les Centres de Santé ne disposent pas de médicaments et du personnel  soignant qualifié. Les établissements scolaires et sanitaires sont tous vétustes.

Et pourtant chaque année, des fonds sont alloués pour la réhabilitation de ces infrastructures et l’achat des matériels. Où vont-ils ? Directement dans les poches des vieux crocos, des dinosaures, des profito-situationnistes bref nos gouvernements. Et la population centrafricaine, n’a que les yeux pour pleurer d’année en année. Leur condition de vie se dégrade de jour en jour pendant que dans les pays voisins, les gens ont le minimum vital. Même s’il y a des carences observées dans la gestion des choses, ils bénéficient quand même de cette manne financière. En RCA, c’est un autre son de cloche. Et la directrice générale du FMI, Christine Lagarde, avait raison de dire à nos gouvernements,  nous citons, « il nous appartient de veiller à ce que ces programmes (fonds) bénéficient aux populations centrafricaines ». Cette déclaration est faite par Lagarde car les gens disent que le FMI est austère et rigoureux. Pour notre part, si cette institution financière  a adopté une telle politique, c’est parce que les fonds sont tous détournés et orientés ailleurs.

Dans le passé, nos dirigeants ont dilapidé des fonds qui sont logés aujourd’hui dans les banques à l’étranger. Le peuple Centrafricain n’en bénéficie pas et continue de mener une vie ordurière. Pour ce faire, le gouvernement Sarandji, sous la très haute impulsion du président de la République Professeur Faustin-Archange Touadéra, doit rompre avec ces vieilles pratiques. Les 1130 milliards de francs CFA promis par les donateurs de Centrafrique lors de la table ronde de Bruxelles doivent bénéficier à la population centrafricaine. De tout temps, c’étaient les gouvernants qui bénéficient de ces fonds au détriment de la population. Cette fois-ci, ce sera le contraire car cette pratique, ce mode de gouvernance ont affaibli, appauvri la RCA et son peuple.

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

 

LE MARIAGE PRECOCE : CAUSES, AVANTAGES, INCONVENIENTS

 

 

Mais ce n’est pas mauvais, lorsque vous constatez l’absence de votre fille de moins de 18 ans à la maison et que en voulant savoir pourquoi, on vous répond qu’elle a ramassé ses effets et est allée  chez son « petit ami ».

De même, ce n’est pas un problème susceptible de provoquer un souci ou une préoccupation, lorsque vous constatez que votre garçon de moins de 18 ans n’est toujours pas à la maison et qu’on vous dise qu’il a élu domicile ailleurs pour une raison conjugal !

C’est ainsi que le mariage précoce « s’allume ». Les partenaires n’ont pas de temps à perdre, sachant que « qui remet à demain trouve malheur en chemin ». A cet effet, tout va vite. Mais il importe de savoir que la décision de vivre ensemble est conditionnée au degré d’amour que chacun des partenaires a l’un de l’autre. Le degré doit être fort et le même chez le mâle que chez la femelle.

Le mariage précoce n’est pas aussi mauvais que l’adultère, l’avortement, la prostitution. Il résulte de l’incapacité de maîtriser sa passion. Lorsqu’on est maître de sa passion, on peut le contrôler, l’influencer, l’orienter à sa guise. On est à mesure de lui demander d’attendre, elle va attendre. Mais il suffit seulement de lui dire que « je n’ai pas encore l’âge de 18 ans, l’âge de la puberté, l’âge de la raison » pour m’accorder à tes exigences, et ainsi, on a plus de chance d’échapper aux actes irraisonnés, précoces dont le mariage avant l’âge de puberté.

Nous n’avons pas tort de signaler ci-haut que le mariage précoce n’est pas mauvais du fait que dans certains pays tel que le Cameroun, cette pratique est au contraire encouragée. C’est dans la fourchette de 12 à 17 ans que les jeunes filles et garçons se choisissent, apprennent l’amour, créent leur modèle de vie conjugale. Le mariage précoce résulte aussi du vivre ensemble forcé engendré par l’acte de diverger ou d’enceinter. Une fille sur laquelle les parents ont suffisamment investi pour ses études est tourmentée par l’amour d’un « petit voyou » qui finalement la diverge ou l’enceinte. Dépassé par le fait, ses parents trouvent comme solution idéale de renvoyer la dernière de la maison pour qu’elle regagne l’auteur de son état.

Plusieurs indices sont à la  base de la décision d’aimer : argent, beauté, intelligence, élégance, charme. Va-t-on condamner hâtivement une fille qui n’a pas pu se contenir, devant la force d’attraction de ces indices pour se laisser diverger ou enceinter par un garçon qui n’a pas les moyens de s’occuper convenablement d’elle ? Non ! Réfléchissons un peu avant de renvoyer le ballon à l’envoyeur.

Mais le mariage précoce a des avantages. Une fille divergée ou enceintée rejetée par ses parents va rejoindre l’auteur de l’acte, peut tomber dans de bonnes mains, dans une famille de bonne éducation, généreuse et voilà que le malheur attendu se transforme en bonheur. Lorsque la fille était dans sa propre famille, elle était plus préoccupée par la vie de la « petite lumière qui brille dans son cœur » et par conséquent, manquait du temps pour ses études. Cette petite lumière maintenant dans sa main gauche, une fois sur le « site des placés », elle a désormais la conscience tranquille pour se confier à bras le corps à ses études, en vue de conquérir la confiance de sa belle famille d’abord et celle de son fiancé par la suite, « nul n’est apôtre chez lui », ailleurs on peut faire mieux que chez-soi.

N’est-ce pas les difficultés qui obligent nombreuses filles qui n’ont pas atteint l’âge mature à s’intéresser à la vie de débauche dans laquelle elles ont la chance d’être recalées comme femme de la maison et leur souffrance est ainsi déchargée.

Aujourd’hui, le mariage précoce donne plus de chance de « vivre longtemps » à une Femme, par rapport au fléau du VIH qui menace gravement la vie des Centrafricains. Une fille se met ainsi à l’abri du risque du Sida lorsqu’elle se confie très tôt à un homme peu importe son âge, mais du fait simplement que « l’amour est aveugle ».

Cependant, le mariage précoce n’est pas compatible à l’espoir de réussite aux études. Très peu d’hommes encouragent leur femme à aller loin dans leurs études. Les raisons sont diversement acceptées. Le comportement des enseignants de nos jours qui n’hésitent pas à faire des avances à leurs élèves (filles) pour améliorer leurs notes.

Le mariage précoce est le principal facteur de la hausse des taux de divorce et de veuvage. Le fait que les filles partent en mariage avant l’âge requis, elles n’ont pas eu le temps d’être formées sur le comportement de la femme dans le foyer conjugal, cause de nombreux cas de divorce.

Naturellement, la femme vit plus longtemps que l’homme. Alors, lorsque une fille de 17 ans accepte être l’épouse d’un homme âgé de 50 ans, ce couple aura combien de temps de vie ensemble ? Supposons si c’est 20 ans, entre temps, la femme n’aura que 37 ans, encore valide, dommage pour le veuvage.

En sus de ce qui précède, il est à retenir que le mariage précoce a des avantages et des inconvénients, mais à chacune de choisir le moment qui lui convient pour adhérer à cette étape de la vie.

 

Frumence KAKPEKALA

 

 

 

DEPECHE RJDH-RADIO COMMUNAUTAIRES

 

LE GENERAL JOSEPH ZOUNDEKO DU FPRC DISAIT:  « LA LIGNE ROUGE DE LA MINUSCA A BAMBARI, N’EST PAS LE MUR DE BERLIN »

 

Dans une interview accordée mercredi  08 Février au RJDH, l’un des responsables militaires du Front Populaire pour la Renaissance de Centrafrique, Joseph Zoundéko a souligné que la ligne rouge tracée par la Minusca à Bambari ne constitue pas un obstacle. Ce dernier accuse par ailleurs le président de l’Assemblée Nationale d’être le principal soutien de l’UPC.

RJDH : Général Zoundéko bonjour !

GZ : Bonjour madame la journaliste !

RJDH : Depuis trois mois des combats opposent la coalition FPRC-RPRC-MPC à ceux de l’UPC. Qu’est ce qui justifie cette guerre fratricide des Séléka ?

GZ : Oui il y a de cela trois mois que les éléments de l’UPC  envoyés par Ali Darassa ont attaqué  notre  camp  à Bria situé au PK 45 de Bambari. Nous pensons que c’est une provocation de leur part c’est pourquoi nous avons répliqué.  C’est un programme bien préparé par Ali Darassa. Ce n’est pas une affaire de FPRC et de l’UPC mais c’est une affaire du gouvernement.

Comme nous constituons une force de résistance face à leur attaque, ils pensaient nous affaiblir avant de passer à leur opération. Dans leur plan, ils ont prévu attaquer en premier lieu  la ville de Sam-Ouandja et son aérodrome pour faciliter la prise de Ouada Djalé et celle de Birao. Dans leur stratégie, la prise de la ville de Birao est stratégique, car ils se serviront de l’aérodrome de la ville de Birao pour se ravitailler en armes afin de marcher sur Bangui en connivence  avec  le président de l’Assemblée Nationale Abdou Karim Mekassoua  et des rebelles Tchadiens. Dès que Bangui sera entre leurs mains, ils repartiront au Tchad pour renverser le régime en place. Nous, en tant que fils du pays, voyons la souffrance de la population de la Ouaka et de la Haute-Kotto, il est de notre devoir de protéger la vie des Centrafricains et nous ne permettrons pas aux éléments de l’UPC de marcher sur Bangui, c’est par notre biais qu’Ali Darassa est venu faire la rébellion en RCA.

RJDH : Vous semblez accuser l’actuel président de l’Assemblée Nationale de soutenir les éléments de l’UPC ?

GZ : On ne l’accuse pas puisque nous avons des preuves. Lors de l’attaque de Bakala, nous avons réussi à mettre la main sur un des généraux  de Ali Darassa qui nous a fourni ces précisions sur leurs actions et leur soutien qui est Meckassoua.

RJDH : Mon général qui contrôle aujourd’hui la ville de Bakala.

GZ : Notre groupe n’a pas seulement le contrôle de la Ville de Bakala mais aussi celle de Ndassima  actuellement où je me trouve pour répondre à vos questions.

RJDH : Aux dernières nouvelles, l’UPC prend le dessus. Comment expliquez-vous cela ?

GZ : C’est purement du mensonge puisque cela fait déjà quelques jours que nous sommes à Bria et que certains de nos éléments se trouvent à Ndassima.

RJDH : Quel est votre objectif final ?

GZ : Mon objectif final, c’est de marcher sur la ville de Bambari pour déloger Ali Darassa et  ses éléments de Centrafrique. Les dégâts causés par les éléments de Ali Darassa sont énormes. En 2014, plus de 63.000 déplacés internes sont  enregistrés dans la Ouaka, 400 villages incendiés, plus de 20.000 personnes assassinées. En 2016, le village Ngolo-Manga situé à 15 km d’IPPY est incendié. Là, des  hommes, des femmes et des enfants ont été   brulés vifs dans les maisons.

RJDH : Votre objectif final c’est de marcher sur Bambari alors que la Minusca a tracé une ligne rouge. Comptez-vous franchir cette ligne rouge ?

GZ : La ligne rouge de la Minusca à Bambari, n’est pas le mur de Berlin. Même si s’en était un, oui nous allons la franchir, cette ligne rouge.  En réalité, c’est la Minusca qui soutient Ali Darassa en lui donnant des munitions, mais nous sommes des Centrafricains et nous allons libérer la ville de Bambari.

RJDH : Est-ce que vous êtes en contact  actuellement avec l’ancien président Michel Dotodja ?

GZ : Non. Ce n’est pas l’affaire de Djotodja ni une question politique mais notre souci principal c’est de libérer le peuple centrafricain et de plus c’est la provocation de Ali Darassa qui nous choque en ce moment. Les Centrafricains pensent aujourd’hui que les combats qui nous opposent est une affaire de partition mais moi en tant que leader, je ne pense pas que la RCA soit divisible.

RJDH : Est-ce que votre groupe est en contact avec le gouvernement ?

GZ : Oui notre groupe est en contact permanent avec le gouvernement puisque moi présentement je me trouve dans la brousse et c’est le général Damane qui s’en charge.

RJDH : Mon général, je vous remercie !

GZ : C’est moi qui vous remercie Mme la journaliste.

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LE DEVELOPPEMENT PARTICIPATIF PAR DES GOUVERNEMENTS SCOLAIRES DANS 60 ETABLISSEMENTS DE BANGUI

L’ONG Plan International a procédé à la mise en place des gouvernements scolaires dans 60 écoles de Bangui ce vendredi 10 février 2017. L’objectif vise à responsabiliser les élèves dans les grandes décisions et la résolution de leurs problèmes au sein desdits établissements.

La cour de l’école Notre D’âme d’Afrique de Bangui était remplie de monde pour la cérémonie de la mise en place du gouvernement scolaire. Financé par l’Union Européenne via Unicef en Centrafricaine, ce projet de gouvernements scolaires vise à responsabiliser les élèves choisis dans chaque école à la résolution de certains problèmes et de participer aux grandes décisions de leurs établissements.

Sur cette initiative, Symphorien Mbaïdou de l’ONG Plan International a souligné que désormais les enfants vont prendre en main la gestion de leur école. « En  exemple, le Ministre de l’environnement que nous avons initié aura comme tâche de veiller sur la question d’hygiène des marchandises étalées au sein de l’établissement. Celui du sport sensibilisera ses paires sur les activités culturelles et sportives,…» a-t-il précisé.

Nicaise Balafago élève en classe de CM2 C à l’école Galabadja Garçon dans le 8ème arrondissement désigné  comme premier ministre est conscient de sa responsabilité et a promis de « travailler en collaboration avec tous ses camarades, pour qu’ensemble nous sensibilisons tous les élèves en cas de problèmes dans notre établissement», a-t-il déclaré au micro du RJDH.

C’est aussi une satisfaction de Kati Baza, élève en classe de CM2 B de Galabadja, qui appelle ses paires au « respect des uns et des autres ».

Dans leurs missions, ces gouvernements scolaires travailleront en commun accord avec les encadreurs formés et seront sous la supervision des Directeurs généraux des 60 écoles ciblées dans le projet.

Dans chaque école, le gouvernement est composé d’un Premier Ministre et des chefs de département, notamment : les Ministres de la Jeunesse et sports, de l’Education Nationale, de la Santé scolaire, des Affaires sociales, de la Sécurité Scolaire, de l’Agriculture, de la Réconciliation, et de la Cultures et des Arts.

Le projet durera trois ans. Plusieurs ONG sont bénéficiaires de ce programme pour le compte des autres préfectures de la République Centrafricaine.

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DERNIER HOMMAGE DU GOUVERNEMENT AU CONSEILLER EN COMMUNICATION DU PM LORD ESAÏE NGANAMOKOI

 

Décédé le 03 Février 2017, le journaliste Lord Esaïe Nganamokoi, Conseiller en matière de communication à la Primature a reçu l’hommage de la Nation lors de ses obsèques aujourd’hui 10 février.

La famille de la communication est consternée par la disparition de leur confrère, le doyen Lord Esaïe Nganamokoi. En présence du Chef de l’Etat, F.A Touadera et du Premier Ministre S.M Sarandji, ce journaliste chevronné a reçu l’hommage des hautes autorités de la République.

Notre confrère, Lord Esaïe Nganamokoi est né le 26 Février 1960 à Batangafo, Marié et père de 5 enfants, Lord Esaïe NGAMOKOI a fait son entrée à la Radio Centrafrique comme stagiaire  en 1990.

Il est titulaire d’un Master 2 en Sociologie, option : Communication pour le développement. Détenteur d’un Certificat en journalisme d’agence et d’investigation et d’un Diplôme de Maitre d’art professionnel en journalisme (Science de l’information et de communication sociale)

Lord Esaïe NGANAMOKOI a occupé plusieurs fonctions à la Radio Nationale Centrafricaine et à la Presse Présidentielle. Notamment, comme Chef de services des reportages et des sports à la radio Centrafrique, puis Rédacteur en chef  à la Direction de l’information à  Radio Centrafrique. De 2004 à 2013, Directeur de la Presse Présidentielle cumulé à ses fonctions de Chef de Service de la réconciliation nationale en 2004. Il a été aussi Correspondant de Canal Afrique. Nommé Conseiller en communication  à la Primature depuis Avril 2016, celui que nous pleurons aujourd’hui a reçu à son actif des distinctions honorifiques notamment :

-Chevalier dans l’ordre national du mérite Centrafricain en 1999

-Chevalier de l’ordre national de la reconnaissance Centrafricaine en 2001

-Officier dans l’ordre national de la reconnaissance Centrafricaine en 2005

-Commandeur dans l’ordre national de la reconnaissance Centrafricaine en 2010

-Officier dans l’ordre national du mérite Centrafricain en 2011.

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L’OMCA PRESENTE LES RESULTATS DU MONITORING DES MEDIAS

 

Le service du monitoring de l’Observatoire des Médias Centrafricains (OMCA) a présenté les résultats du monitoring des médias, ce vendredi 10 février à Bangui. En conclusion, l’OMCA a constaté plusieurs dérapages dans l’écriture journalistique de certains organes de presse.

En janvier 2017, l’OMCA a organisé une descente auprès de 10 organes de presse écrites et 5 d’audio-visuels. Les résultats de ce monitorage selon l’OMCA s’avèrent déplorables, parce que certains organes n’appliquent pas totalement les règles d’éthique et de déontologie journalistique.

Le consultant en monitoring des médias, le magistrat Gervais Francis Voyémacoa, a rappelé pendant la présentation des résultats devant une trentaine de représentants des organes de presse, que « plusieurs organes consacrent des espaces dans les colonnes des journaux à des thèmes axés sur la politique, des annonces, sans pour autant songer à la population qui attend avoir des informations ».

Selon lui, il existe en Centrafrique, un code d’éthique et de la déontologie qui n’est pas respecté par certains organes de presse, « malheureusement certains journalistes ne respectent pas les dispositions de ce texte. Il existe aussi l’ordonnance sur la liberté de la communication et le code pénal qui limite l’exercice du journalisme », a-t-il ajouté.

L’observatoire des Médias en Centrafrique (OMCA), a présenté le jeudi 19 janvier dans un atelier, le rapport du monitoring réalisé de janvier à décembre 2016. Il est ressorti que certains organes de presse ont été sanctionnés pour non application des textes du code d’éthique et de la déontologie du journalisme en Centrafrique.

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TAUX ELEVE DE DESCOLARISATION ET DE CHOMAGE EN MILIEU JEUNE

 

Le projet Partenariat Interreligieux d’Edification de la Paix en République Centrafricaine (CIPP), a présentée l’étude faite sur l’emploi et l’insertion des jeunes vulnérables ce vendredi 10 février  à la Faculté de Théologie de Bangui. Cette enquête a révélé un taux élevé de déscolarisation et de vulnérabilité de la jeunesse.

Selon les résultats de cette enquête, « un nombre très élevé des jeunes  estimé à 67% sont déscolarisés, 56% des jeunes sont vulnérables à Bangui à cela s’ajoute l’indisponibilité du marché de l’emploi»  a rapporté Samuel Bodo, consultant au projet  CIPP.

D’après Valérie Blandine Tanga, directrice pays du projet, cette étude avait pour objectif,  « l’identification des problèmes d’emploi des jeunes banguissois, la cartographie des acteurs publics et privés liés à l’insertion des  jeunes ainsi que l’identification des filières porteuses d’emploi. Elle a été lancée en fin de l’année 2016 par le projet CIPP qui a pour but de poser les bases d’une cohésion sociale durable en RCA ».

Marjot Durin, chargée d’appui opérationnel au projet CIPP a expliqué que ce travail réalisé permettra de « voir dans quelle mesure  nous pouvons mettre en lien les acteurs de formation professionnelle et d’emploi ».

La récente crise militaro-politique a détruit le tissu économique centrafricain. L’occupation des infrastructures scolaires et l’enrôlement des  enfants par les groupes armés ont rendu vulnérable la jeunesse centrafricaine.

 

***** RJDH *****

 

 

 

 

 

 

QUE DEVONS-NOUS FAIRE POUR REDONNER LE SOURIRE A LA RCA PROFONDEMENT MEURTRIE ?

Suite à l’instabilité politico-militaire et sécuritaire chronique dont la RCA est victime durant plus de trois (3) décennies, nous devons tous quitter notre banc des juges ou des plaignants pour celui des accusés, c’est à-dire, nous exprimer comme étant les vrais dirigeants actuels de la RCA, qui tentent de trouver des solutions à cette crise que traverse notre pays.

Ce qui est  primordial, si nous voulons avancer, nous développer, c’est de pratiquer une véritable démocratie et de garantir la liberté de fonctionnement de nos institutions républicaines. Il est indigne de la consacrer simplement au sommet d’un mât alors qu’au pied sont paradoxalement commises toutes sortes d’exactions et de violences.

A l’évidence, aussi longtemps que les gouvernés n’auront pas l’œil sur les gouvernants, et ne s’approprieront pas des moyens coercitifs efficaces pour les contrôler et au besoin les sanctionner, ceux-ci agiront toujours comme bon leur semble, sachant pertinemment qu’ils n’auront de compte à rendre à personne. Surtout que les cartes des partis politiques ou l’appartenance au clan présidentiel sont maintenant une immunité chez nous en RCA pour couvrir n’importe qui de n’importe quoi ou violation des droits humains. Il nous faut donc présenter les choses pas telles qu’elles existent mais telles qu’elles fonctionnent. Si les verdicts des urnes chez nous étaient l’expression réelle du peuple noyé dans cette mer de misère apocalyptique, croiriez-vous que nombreux de nos chefs d’Etat conserveraient-ils leur fauteuil jusqu’à présent ? Le peuple  broie le noir, tire le diable par la queue, mais c’est l’artisan de son calvaire, le parvenu qui se veut désormais président à vie, qui se fait réélire triomphalement avec la complicité de la communauté internationale, toujours prompte à jouer au sapeur pompier. Quand on y réfléchit, on ne peut s’empêcher de dénoncer le caractère purement folklorique ou décoratif des élections chez nous en RCA en particulier, et en Afrique en Général. Ce sont de grands sketchs auxquels on associe le peuple par pur formalisme, mais dont les résultats sont connus à l’avance. A l’exception des élections  démocratiques et crédibles organisées en RCA en 1993 et en 2016.

Devant cette complexité qui dénote notre immaturité à emprunter la voie par excellence de la démocratie, nous  devons baisser  la tête, être remplis de honte, pour ces  agissements pervers, dignes des anti-démocrates  et des ennemis des principes républicains,  que nous exhibons à la face du monde. A l’aube du troisième millénaire,  pendant que les autres pays de l’Afrique se consolident, s’unifient et avancent, la RCA, elle, se divise, se fragmente et se fragilise par des crises militaro-politiques fratricides. Et c’est bien dommage pour l’avenir de la RCA et de son peuple.

Mais le plus avilissant de tout cela, c’est que nos querelles ne sont plus maintenant pour nos propres valeurs, centrafricaines. Par-ci ce sont des musulmans contre les chrétiens, par-là des démocrates contre les ennemis de la démocratie…

      Donc, l’avenir de la RCA dépend de la solidarité entre ses filles et fils pour, ensemble, relever les grands défis qui se profilent déjà à l’horizon ; sécurisation et pacification du pays ; restauration de l’autorité de l’Etat ; relance de l’économie nationale etc. Et c’est en agissant ainsi que le peuple centrafricain uni va construire et développer son pays, tout en tournant le dos aux crises militaro-politiques et autres fléaux.

Le Petit YEKOA

 

 

 

RCA-FRANCE : CHARLES MALINAS EMPETRE DANS UN SCANDALE

DE TRAFIC DE VISAS

 

 

L’ambassadeur plénipotentiaire de la France auprès de la RCA, durant deux ans et demi, le tout-puissant Charles Malinas, l’homme de l’opération Sangaris et qui a un moment donné l’impression de décider du devenir des Centrafricains, est soupçonné de trafic de visas dans une enquête interne minutieusement menée au sein du Quai d’Orsay. Selon plusieurs sources concordantes auxquelles nous avons eu accès au sein du Quai d’Orsay, il est clairement indiqué dans un rapport confidentiel produit cet automne par l’Inspection générale des Affaires étrangères françaises sur le fonctionnement de l’ambassade de France à Bangui, où la France conserve encore une influence géopolitique et géostratégique, que des défaillances et des manquements graves ont été relevés dans la procédure de délivrance des visas d’entrée sur le territoire français et l’espace Schengen.

Les auteurs du rapport ont relevé des dysfonctionnements graves dans la gestion et la délivrance des visas à Bangui. Saisie sur le dossier, une source qui a requis l’anonymat au sein du Quai d’Orsay nous indique que «des mesures devront être prises». Car le dossier ne peut plus être classé sans suite compte tenu de la gravité des faits constatés par les inspecteurs du Quai d’Orsay. Il est clairement établi que l’ambassadeur Charles Malinas, en fonction jusqu’en octobre dernier en Centrafrique, est vivement mis en cause dans ce rapport. Ce dernier a d’ailleurs été rappelé à la fin de l’année dernière de son nouveau poste d’ambassadeur en République tchèque. Selon nos sources, Malinas n’a plus remis les pieds à Prague depuis son rappel en fin décembre dernier. L’ambassade est désormais administrée par un chargé d’affaires, nous indique-t-on du côté de Prague.

Tout démontre pourtant que le dossier est ultra-sensible. La semaine dernière, le directeur Afrique du Quai d’Orsay, Rémi Maréchaux, ancien premier conseiller à l’ambassade de France à Bangui, a récemment effectué le déplacement à Bangui pour vérifier les conclusions du service d’enquête. Les résultats ne font aucun doute : les «dysfonctionnements» constatés sont très graves, «hors normes», nous confie un diplomate, et éclairent de façon peu glorieuse l’action de la France en Centrafrique.

Des visas trafiqués

Il y a quelques mois, des employés locaux de la chancellerie française à Bangui alertaient déjà la hiérarchie sur les pratiques douteuses de délivrance des visas et des injonctions de l’ambassadeur Charles Malinas auprès des services consulaires de l’ambassade de France à Bangui. Les services de police chargés à Paris de la lutte antiterroriste avaient constaté en effet que des musulmans radicalisés avaient débarqué de Centrafrique vers la France. Les visas, apparemment, leur avaient été accordés généreusement, sans les vérifications d’usage. Or, selon un diplomate français, fin connaisseur de la Centrafrique, «ce sont en fait des centaines et des centaines de visas qui ont été en fait distribués à des Centrafricains musulmans par les services de l’ambassade de France».

Au ministère français de la Défense dont les services maintiennent une surveillance sur le pays, ces alertes ont été prises très au sérieux. Il devenait difficile pour le Quai d’Orsay de fermer les yeux. Très rapidement, l’enquête qu’il a diligentée révèle que cette politique laxiste était couverte par l’ambassadeur Charles Malinas lui-même. Dans quel but? À ce stade, les soupçons d’enrichissement personnel ne sont pas écartés par les enquêteurs des Affaires étrangères.

Charles Malinas, l’ambassadeur ami des autocrates de la région

Charles Malinas incarnait cette nouvelle catégorie d’ambassadeurs en Afrique plus préoccupés de leurs bonnes relations privilégiées avec le pouvoir local que de servir les intérêts de leur pays. On les voit devenir peu à peu les porteurs de messages à Paris des régimes africains peu accommodés aux valeurs démocratiques. L’ancien ambassadeur à Bangui avait développé une relation privilégiée avec l’ancienne présidente, Catherine Samba Panza, à tel point que certains Centrafricains le désignaient comme le «gouverneur de Bangui». Désigné à ce poste par Laurent Fabius pour mener, de janvier 2014 à mars 2016, la transition démocratique tout en assurant ses arrières par quelques placements en Côte d’Ivoire, Charles Malinas n’a ménagé aucun effort pour faire admettre à Paris que Martin Ziguélé était l’homme qu’il fallait soutenir. Hélas, le peuple centrafricain en a décidé autrement au grand dam de ce dernier qui a tout fait pour faire battre Anicet Dolonguélé qui n’appréciait pas ses injonctions.

Charles Malinas était si bien avec le pouvoir centrafricain qu’il fut promu, le 29 avril 2014, chevalier des arts et lettres, contrairement aux usages en vigueur qui prévoient que les diplomates ne peuvent accepter de décoration que lors de leur départ. L’ex-ambassadeur en poste à Bangui est aujourd’hui empêtré dans un scandale qui risque de l’éloigner des cercles de la haute sphère diplomatique et politique.

 

Africatime  

 

 

 

 

 

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