Lundi 21 Novembre 2016 : 10h34

Cmn 2349 du lun 21 nov 2016

SI TOUADERA, FLAVIEN MBATA ET GREZENGUET LISAIENT CE « MAIL », SYLVAIN PENDI MERITE-T-IL DE RESTER A LA TETE D’ECOBANK CENTRAFRIQUE ?

 

« En ligne avec vos orientations, après avoir fait partir le CRM et Head Legal, j’ai entrepris le processus de sélection et de remplacement de trois (3) chefs de départements, notamment le Directeur des Opérations et de la Technologie, l’ancien Directeur de la banque domestique (qui assure l’intérim de la banque commerciale) et le Directeur financier. Les supports du groupe sollicités pour la validation des candidats à présenter au plus tard le mois de mars 2016 et/ou les transferts des compétences en RCA sur ces trois postes ». A la lumière de ce mail, quelles fautes ces directeurs ont commises dans l’exercice de leurs professions ? Un Karim Mahamat Ali, Directeur Général d’Ecobank Tchad et de la région CEMAC s’implique dans Ecobank-RCA. Ce même Karim Mahamat Ali a été chassé sans ménagement par le président Idriss Déby Itno, d’Ecobank-Tchad. Il est interdit de séjourner au Tchad et vit en exil. Ce qui témoigne d’une moralité douteuse de ce Karim Mahamat Ali, désormais hors du circuit Ecobank au Tchad et de la zone CEMAC.

C’est ce Karim Mahamat Ali qui a fait des pieds et des mains pour que Sylvain Pendi soit nommé à la tête d’Ecobank Centrafrique. Karim Mahamat Ali a été remplacé à la tête d’Ecobank Tchad par un ressortissant de la Côte d’Ivoire. Ainsi, Karim Mahamat et Sylvain Pendi ont mis en place un réseau propre à eux, indépendant du siège à Lomé, pour évincer tous les hauts cadres centrafricains. C’est une véritable cure d’humiliation que le DG Sylvain Pendi administre aux cadres centrafricains d’Ecobank. Pourquoi se bat-il seul sans l’intervention du siège d’Ecobank à Lomé ? Pourquoi a-t-il fait recours aux politiques dans une affaire véritablement banale de management ? Un Tchadien, un Sénégalais et un Congolais, compatriotes de Sylvain Pendi, devaient venir les remplacer. Qui a tenu Ecobank depuis son implantation jusqu’à ce jour ? Qui s’est battu durant la grave crise militaro-politique que le pays a connue, pour préserver et maintenir Ecobank Centrafrique en l’état ? Il faut des motifs graves pour remplacer les hauts cadres d’une banque, ce qui ne semble pas être le cas. Les cadres centrafricains sont humiliés, ravalés au dernier rang, au plus bas de l’échelle sociale, dans leur pays et devant les autorités du pays.

D’ailleurs, Sylvain Pendi, DG d’Ecobank sollicite l’aide des autorités pour l’aider à soulever le marteau-pilon de la justice pour bien mâter les cadres centrafricains, les réduire à leur plus simple expression. Le recours à l’autorité politique est évocateur de la volonté du DG Sylvain Pendi de réduire au silence toute velléité de ces cadres à défendre leurs intérêts moraux, professionnels et matériels. Malheureusement, Sylvain Pendi s’est donc heurté à un cadre qui n’entend pas se laisser traîner dans la boue, sans motif crédible. Ils sont rétrogradés de Directeurs à presque employés de caisse. Histoire de les frustrer et les pousser à la démission sans que cela puisse faire vague, sur la pointe des pieds à la chinoise. Deux (2) Directeurs ont été ainsi mis à la porte, mais le troisième, Didace Sabone, ne l’entend pas de cette oreille. Il a déjà occupé successivement environ cinq (5) postes de Directions au sein d’Ecobank Centrafrique. Il faut des raisons valables pour rétrograder un tel directeur, le jeter presque à la poubelle. Il a saisi le tribunal du Travail qui lui a donné raison et a exigé qu’il soit rétabli dans son statut de Directeur et le paiement de tous ses indemnités de direction, coupées arbitrairement par le DG Sylvain Pendi. Nous saluons le professionnalisme, la témérité et la résistance de la justice centrafricaine dans ce dossier. Nous espérons que la Cour d’Appel maintiendra la décision rendue en première instance. Le DG Sylvain Pendi, nanti de son orgueil, a refusé de se soumettre à la décision du Tribunal de Grande Instance de Bangui, une décision immédiatement exécutoire. Sylvain Pendi pense qu’étant à la tête d`’une banque, tout le monde doit ramper à ses pieds, même s’il martyrise les Centrafricains. C’est un Congolais orgueilleux qui peut faire des coups d’Etat pour ridiculiser les autorités, qui se seraient prêtées à son jeu, les humilier, les ridiculiser.

Brice Martial Baïdou, l’agent d’exécution, a mis le véhicule de commandement du DG Sylvain Pendi à la vente aux enchères publiques dans les normes, avec professionnalisme, et l’expertise requise en pareille circonstance. Arrêté, intimidé, mais les décisions de justice et le professionnalisme qui entourent la procédure de saisie-vente, l’ont innocenté, il est libéré et vaque à ses occupations.

Ce qui choque, c’est le silence radio du ministère de tutelle. Tout porte à croire que toutes les banques en RCA ne sont pas sous la tutelle d’un département ministériel. « Au Gabon, c’est le Gabonais d’abord ». Un tel dossier qui touche les cadres d’une banque au Gabon, le Directeur général serait rapatrié dans les 48 heures qui suivent. Les autorités gabonaises ne badinent pas avec la vie professionnelle de leurs compatriotes. Comme les banques implantées en RCA n’ont pas un ministre de tutelle, alors, la justice est le dernier rempart pour barrer la route aux esprits négriers, à la traite des cadres centrafricains. La RCA est certes en crise, mais les cadres centrafricains ne sont pas pourris, incompétents, médiocres. La rédaction de « Centrafric Matin » s’interroge s’il y a un seul Centrafricain DG quelque part à Ecobank qui est une banque panafricaine. D’ailleurs, qui va promouvoir les Centrafricains dans les grandes institutions internationales ? C’est la triste réalité centrafricaine depuis ses origines en tant que nation souveraine. Les ressortissants d’Afrique de l’Ouest inondent toutes les institutions internationales, mais les Centrafricains, c’est le néant. Quelques gesticulations à FAGAS, BDEAC, ils sont tous balayés d’un revers de la main. Même au sein de la CEMAC, c’est un constat amer, alors que la RCA abrite son siège. Les deux (2) cadres centrafricains poussés à la démission ont fait leurs valises et sont partis comme de l’amusement. La Directrice juridique a très vite trouvé un poste quelque part, et en peu de temps, elle est montée dans la haute sphère de cette entreprise qui l’a recrutée. Si elle était incompétente, elle ne pourrait être embauchée et avoir en quelques mois, une ascension fulgurante.

Après le TGI de Bangui, Sylvain Pendi, DG d’Ecobank Centrafrique, ne s’avouant pas vaincu, interjette appel. La Cour d’Appel a siégé sur le dossier le mardi dernier et le délibéré est attendu dans les jours ou les semaines qui suivent. Grâce à cette action en justice de Didace Sabone, le cycle infernal de balayage de tous les cadres centrafricains à Ecobank s’est ralenti. Ce n’est pas fini. Il n’y a aujourd’hui que la justice centrafricaine pour protéger nos compatriotes à Ecobank Centrafrique. Aucun pays au monde ne peut tolérer les extravagances d’un tel Directeur général qui se croit tout permis. Le pouvoir financier a ses limites et n’arrive jamais à mettre à genou tout le monde. De quels « sélection et remplacement » par le DG Sylvain Pendi ? Quels sont les motifs valables ? Centrafric Matin félicite le TGIB pour sa diligence, sa fermeté, son professionnalisme, sa rigueur et son intégrité. La balle est désormais dans le camp de la Cour d’Appel. Bravo à la justice centrafricaine.

Julien BELA

 

 

 L’Editorial de Julien BELA

 

 

 

DES REVENDICATIONS DU FPRC, RPRC, UPC ET MPC

 

Les revendications politiques, selon certaines informations en notre possession, sont remises sur la table du gouvernement par le FPRC, le RPRC, l’UPC et le MPC. Sur quinze (15) groupes armés, dix (10) se sont engagés sans condition pour la paix, depuis plusieurs mois. Le RPRC, le FPRC, l’UPC, le MPC et les Anti-Balaka version Mokom jouent les irréductibles, les récalcitrants, les va-t-en-guerre. Les cinq (5) groupes récalcitrants, selon les informations, revendiqueraient la Primature et cinq (5) ministères. Que diront ceux qui se sont engagés volontairement pour le processus Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Rapatriement (DDRR) ? Ils seront dans l’obligation de revendiquer des postes ministériels au même titre que les autres.

Dans les circonstances actuelles de l’après Bruxelles, le gouvernement peut-il être totalement rebelle ? Quelle place sera réservée aux élus, à la démocratie et au développement ? Touadéra pourra-t-il rendre compte d’un tel gouvernement, mi-rebelle, avec leurs niveaux que nous connaissons ? Ceux qui soutiennent de telles revendications sont les pires ennemis de la République. Ceux-là que nous avons déjà connus, étant au pouvoir sous Djotodia, pouvaient-ils concevoir des dossiers et les soutenir à Bruxelles ? Le FPRC, le RPRC, l’UPC, le MPC et Mokom veulent jouer avec la vie d’une nation.

Revendiquer de l’argent, c’est faisable, mais prendre la vie d’une nation avec tant de légèreté et d’irresponsabilité, c’est se moquer du peuple centrafricain qu’ils continuent de martyriser. L’argent des bailleurs de fonds, fait l’objet d’un suivi scrupuleux dans la gestion. Touadéra est élu, l’Assemblée Nationale est élue, ils ont l’obligation de résultats, mais et surtout, l’obligation de rendre compte de leur gestion au peuple souverain qui les a mandatés. Ce n’est plus un gouvernement élu qui dispose d’un mandat de cinq (5) ans. Nulle part, dans les Accords de Brazzaville, et du Forum de Bangui, il n’est question de partager des postes d’un régime légitime avec des rebelles. C’est une fuite en avant, soit une provocation des cinq groupes rebelles qui retardent inutilement la mise en œuvre du processus DDRR.

Les rebelles au gouvernement, c’est le scénario du nègre à Paris, une voiture, les honneurs, mais rien dans la tête. Tous les Centrafricains ne sont pas ministres, mais ils vivent. L’ex-coalition Séléka était au pouvoir, elle a lamentablement échoué, chassé comme des mal propres par la CEEAC, par la voix du président tchadien Idriss Déby Itno et alors ? Aucun talent de manager, ils ont perdu leur temps à tuer leurs compatriotes comme des poulets. Il n’y a pas autre chose à faire que de freiner l’espoir des Centrafricains à la paix, à la sécurité et au minimum vital pour une vie décente. Les affaires et les circuits du diamant et or sont encore là pour devenir collecteurs ou hommes d’affaires.

 

 Julien BELA

 

  LA LRA DE JOSEPH KONY A ENCORE FRAPPE A OBO. A QUAND LA FIN DE LEURS ACTES BARBARES ?

 

Où en sommes-nous aujourd’hui avec les cinq millions (5.000.000) de dollars américains pour la traque de Joseph Kony et de ses hommes ? Quand prendront-ils fin leurs actes barbares, indignes, inhumains, bestiaux sur les populations au Sud-est de la RCA ? Que fait concrètement l’armée ougandaise à Obo ? Autant d’interrogations que les Centrafricains se posent aujourd’hui. Mais celles-ci sont loin de trouver un écho favorable.

L’armée de Résistance du Seigneur (LRA), du tristement célèbre sanguinaire Joseph Kony, ne faiblit pas dans ses exactions sur la population civile dans les préfectures du Haut-Mbomou, Mbomou, Haute-Kotto, pour ne citer que celles-ci. En effet, dans la journée dominicale du 13 novembre dernier, les hommes de la LRA ont attaqué des chasseurs dans la forêt à Obo. Ils ont grièvement blessé l’un des chasseurs, âgé de vingt-quatre (24) ans seulement. Ces compatriotes ont fait des efforts surhumains pour le ramener dans la ville. En ce moment, il suit des soins intensifs à la base militaire ougandaise présente à Obo. D’après un habitant d’Obo qui a requis l’anonymat, « la vie de ce jeune homme n’est pas en danger ». Et la rédaction de « Centrafric Matin » souhaite une bonne guérison à ce jeune chasseur qui ne cherchait que son pain quotidien.

Mais à la lumière de l’attaque par la LRA de cette colonie de chasse, nous pouvons affirmer sans nous tromper que cette rébellion ougandaise qui a élu domicile en RCA depuis 2008, sous le régime du président déchu François Bozizé Yangouvonda, est loin d’être vaincue. Et ce n’est un secret pour personne. Car comment comprendre que depuis 2008 jusqu’à la date d’aujourd’hui, les militaires ougandais qui bénéficient du soutien des conseillers militaires américains, ne parviennent pas à mettre la main sur Kony ou à mettre hors d’état de nuire ces rebelles sanguinaires qui tuent, font des blessés, déportent des hommes, femmes et enfants, incendient des villages et maisons entiers ? C’est quand même curieux et impensable. Et cette situation doit interpeller la conscience de tout un chacun de nous.

La RCA est-elle l’Ouganda, le pays de Yoweri Museveni où les rebelles ougandais peuvent venir sédentariser aussi longtemps que possible sans être inquiétés ? Nous ne le pensons pas. Ces sanguinaires qui n’ont ni âme, ni conscience, n’ont pas leur place ici. Les militaires ougandais qui voguent au gré du vent à Obo, après la prolongation de leur mission en RCA, ont l’obligation de traquer activement et d’arrêter Joseph Kony et ses hommes, pour que les habitants des préfectures citées ci-haut vivent en paix sur la terre de leurs ancêtres. Si depuis huit (8) ans, les soldats ougandais ne sont pas parvenus, ne fut-ce qu’à mettre la main sur l’un des éléments de la LRA, c’est qu’il y a anguille sous roche. Peut-être que Bozizé François, depuis son exil doré en Ouganda, a une main mise sur ces militaires. Car nous ne comprenons pas exactement ce qui se passe sur le terrain à Obo. Une force étrangère soutenue par l’Union Africaine, ne peut aller de défaite en défaite. Est-ce une force d’occupation ou une force pour traquer LRA ? Qu’on nous le dise.

De plus, quand les combattants de l’ex-coalition Séléka observent une accalmie dans leurs actes barbares contre les populations civiles, Joseph Kony et ses hommes en font autant. On n’entend plus parler d’eux. Mais lorsque certains groupes politico-militaires de la Séléka, tels le FPRC, le MPC et l’UPC, commencent à tuer, à massacrer des populations et à pratiquer la politique de la terre brûlée, Kony et ses hommes refont surface. C’est vraiment absurde. Le FPRC, le MPC et l’UPC s’entendent-ils avec la LRA pour mâter les Centrafricains ? Dieu seul le sait, puisque nous n’avons les yeux d’un sorcier ou d’un marabout pour savoir ce qui se passe en coulisse. Mais tôt ou tard, tous les bourreaux du peuple centrafricain répondront de leurs actes devant la justice centrafricaine ou internationale. Ils payeront le mal qu’ils ont fait aux Centrafricains, d’une manière ou d’une autre. Car un adage populaire dit, « tout se paie ici bas ».

Où sont passés tous ceux qui se disaient plus forts ? Nous voulons parler ici de Mobutu Sésé Séko, du guide de la Jamahiriya libyenne, Mouammar Kadhafi, de Sadam Hussein, Samuel Doe et tant d’autres. C’est pour autant dire que les chefs des rebellions, tels que Joseph Kony, Nourredine Adam, Mahamat Alkhatime et Ali Daras, finiront par être arrêtés. Ils subiront ce qu’ils ont fait subir aux pauvres citoyens civils centrafricains. Car Dieu n’a jamais autorisé à un individu de verser le sang d’autrui.

La LRA de Joseph Kony finira tôt ou tard par être vaincu par les Centrafricains avec des mains nues, si l’armée ougandaise ne fait rien.

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

 

 

L’ECOLE FATIMA-GARÇONS ET FILLES DESORMAIS OUVERTE

 

 

Les élèves et les enseignants de l’Ecole Fatima Garçons et filles ont poussé un ouf de soulagement, ce vendredi 11 novembre 2016. Fermée après la crise militaro-politique sans précédent qu’a connue le pays, cet établissement public œuvrant dans le domaine de l’enseignement primaire et qui se trouve dans le 6e arrondissement de la ville de Bangui, non loin du lycée de Fatima, a rouvert ses salles de classe, ce lundi 14 novembre 2016. Cette réouverture s’est faite en présence du ministre de l’Education Nationale, de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, Aboubakar Moukadas Noure, des quatre (4) directeurs de cette école, des parents d’élèves et les élèves eux-mêmes.

Mais qu’est-ce qui est à l’origine de la réouverture précitée de l’Ecole Fatima Garçons et Filles ? Pour votre gouverne, les élèves et les enseignants dudit établissement, suite à l’insécurité grandissante qui régnait dans le secteur avec l’incursion momentanée des criminels du Km5, ont été déportés à l’Ecole Nzangognan, toujours dans le 6e arrondissement. Même ceux de l’Ecole Kina. Dans une salle de classe, il y avait deux (2) enseignants pour deux niveaux différents, soit CI avec CP ou CE1 avec CE2. Les élèves avaient de la peine à assimiler les leçons, mais les enseignants faisaient ce qui était mieux de faire. Au lieu d’en rester là, la collaboration entre les directeurs de l’Ecole Nzangognan et ceux de Fatima, était tendue. Les disputes et les querelles étaient interminables, intermittentes.

C’est ainsi qu’un jour, l’un des directeurs de l’Ecole Nzangognan et un autre de l’Ecole Fatima que nous réservons le droit de les citer nommément, après d’âpres palabres, se sont rentrés dedans, en présence des élèves.

Et ce fut le directeur de l’Ecole Fatima qui a terrassé celui de Nzangognan qui serait l’auteur de ces désordres. La nouvelle s’est répandue comme une traînée de poudre dans les quartiers. Sur le bout des lèvres des élèves, on pouvait entendre, « les directeurs se sont battus à l’Ecole Nzangognan devant leurs élèves. Celui de Fatima a battu l’autre de Nzangognan. C’est une honte ». Et les parents de s’interroger de la sorte, « est-il possible que les deux directeurs se comportent de la sorte ? Ne sont-ils pas ceux-là qui sont censés donner l’éducation à nos enfants ? Et si les élèves se battent entre eux, que leur diront-ils » ? Et savez-vous pourquoi il n’y a pas d’entente entre ces directeurs ? La raison est simple. Selon un instituteur qui a requis l’anonymat, « c’est à cause des fournitures scolaires distribuées aux élèves par l’Unicef que les mésententes sont nées ».

Qui veut tout s’accaparer de ces fournitures scolaires ? Imaginez la suite. Face à ces désagréments qui pourraient à la longue, engendrer un autre conflit dont les conséquences seraient catastrophiques, le ministre de l’Education Nationale, Aboubakar Moukadas Noure, sur l’invitation de l’Association des Parents d’Elèves (APE) de Fatima, a procédé le vendredi 11 novembre 2016 aux environs de 09 heures à la réouverture officielle de cet établissement. Il a été prévu aussi le déploiement des forces internationales (Casques Bleus) et des forces de sécurité intérieures pour sécuriser l’Ecole Fatima-Garçons et Filles. Pour le moment, il n’y a que les élèves et enseignants de l’Ecole Kina qui sont restés à l’Ecole Nzangognan.

Une chose est de rouvrir l’Ecole Fatima pour permettre aux enfants d’étudier dans de bonnes conditions, mais une autre est de les sécuriser. Car dans toutes ces choses, c’est la sécurisation dudit établissement qui préoccupe les parents d’élèves. Mais avant que tout ce dispositif sécuritaire soit mis en place, les élèves et enseignants ont déjà regagné l’Ecole Fatima Garçons et filles et les cours vont bon train. Nous profitons aussi de cette occasion pour attirer l’attention du ministre de l’Education Nationale sur le cas des élèves du Lycée de Fatima qui suivent les cours en ce moment à l’Ecole Saint Jean dans le 2e arrondissement de la ville de Bangui. Ils sont constamment menacés par les habitants des quartiers qu’ils traversent pour s’y rendre, surtout ceux de Langbashi et de Sapéké. De plus, on leur barre la route. Ces derniers temps, des gens appellent les filles du lycée de Fatima, « Babarosa ». D’après certaines indiscrétions, il semblerait que le proviseur du Lycée de Fatima et le directeur de l’Ecole Saint Jean ne sont pas toujours sur la même longueur d’onde.

Donc mieux vaut sécuriser aussi le Lycée de Fatima comme l’Ecole Fatima pour que les lycéens dudit établissement regagnent leurs classes d’antan. Si les directeurs des Ecoles Nzangognan et Saint Jean estiment pour leur part que ces établissements scolaires sont leur patrimoine personnel, ils se trompent largement. C’est à cause de la crise que les élèves y sont déportés. A bon entendeur, salut !

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

 

 

QUI EST SIDIKI ET COMMENT EST-IL PARACHUTE EN RCA ?

 

 

Durant ces derniers temps, une nouvelle rébellion a vu le jour en RCA. Elle s’appelle Retour, Réclamation, Réhabilitation (RRR). Elle s’est implantée dans le Nord-ouest de la République centrafricaine, précisément dans la ville de Koui, située dans la préfecture de l’Ouham-Péndé, non loin de la frontière centrafricano-camerounaise. Les Centrafricains du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest qui s’attendaient au retour de la paix et de la sécurité sur toute l’étendue du territoire national à travers le Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Rapatriement (DDRR), étaient surpris d’entendre parler d’une nouvelle rébellion dont le chef est un certain Sidiki. Mais qui est cet homme ? Et comment est-il arrivé en Centrafrique ?

Nous ne vous disons pas assez mais suivons les témoignages d’un habitant de Koui qui s’est refugié dans la ville de Bouar pour échapper à la foudre de Sidiki et de ses hommes. C’est sous couvert d’anonymat qu’il témoigne. « Je suis né et grandi à Koui. Aujourd’hui, je suis à Bouar parce que Sidiki a occupé la ville de Koui. Tous les habitants de ladite ville, certains se sont déplacés à Bocaranga, d’autres à Bouar dont moi-même », a-t-il martelé.

Mais à la question de savoir qui est Sidiki, il déclare : « Sidiki n’est pas un centrafricain, mais plutôt un Camerounais. Il habite la ville de Maroua, au Cameroun. Son père est Camerounais et sa mère est tchadienne. Donc c’est un tchado-camerounais ». Cet habitant de Koui n’est pas resté là. Il a décrit l’arrivée de Sidiki dans la région comme suit : « Sidiki est parachuté dans ma ville par les forces internationales qui sont déployées en Centrafrique pour protéger les populations civiles et qui en principe ne font rien pour notre protection. C’est le contingent de la Minusca d’un pays limitrophe de la RCA et qui a été remplacé par le contingent congolais qui a amené ce sanguinaire pour nous exterminer tous. Aujourd’hui, dans la ville de Koui, ce sont les Camerounais qui règnent en maître absolu. Ils font du commerce de tramadol, ce médicament qui est très nocif pour la santé et rend parfois fou certains jeunes qui en consomment beaucoup.

Quand les Casques Bleus congolais de la Minusca sont arrivés dans la zone, nous les avons accueillis à bras ouverts et les ont applaudis. Aujourd’hui, ils sont encore plus pires que ceux qui nous ont amenés Sidiki. Au moment où les Anti-Balaka de la localité se sont organisés et se sont rendus dans la ville de Koui pour les bouter hors du territoire national, les Casques Bleus congolais les ont pris à partie, soi-disant que ce sont des voleurs de bétail. Voyez-vous comment ces soldats onusiens agissent ? », s’est-il interrogé.

Il a déploré aussi les conditions de vie des déplacés de Koui à Bouar. « Nous menons une vie dure ici car nous n’avons rien emporté avec nous dans notre fuite. Tous nos biens ont été détruits et saccagés. Nos maisons et villages ont été incendiés par ces criminels étrangers. C’est grâce à l’hospitalité des habitants de Bouar que nous vivons. Une famille peut accueillir dix (10) à quinze (15) personnes sous son toit. Vraiment, nous vivons comme des animaux. Aucune aide alimentaire ne nous a été fournie par le gouvernement. Nous nous débrouillons pour survivre. C’est vraiment grave. Les soldats onusiens ne sont pas des Casques Bleus mais plutôt des Casques Rouges », a-t-il indiqué.

Vous avez suivi de bout en bout le témoignage de cet habitant de Koui. C’est un témoignage accablant. Pour ce faire, il serait mieux que les Casques Bleus qui sont déployés dans cette partie du pays agissent conformément au mandat onusien qui leur est confié. Ils doivent être neutres et impartiaux. Ajouter des malheurs aux malheurs des Centrafricains, serait vraiment absurde. Car les Centrafricains aspirent aujourd’hui à la paix, rien que la paix. Comme la Minusca est une force de maintien de la paix, il serait mieux que certains contingents qui agissent comme bon leur semble, se conforment strictement aux différentes résolutions votées par le conseil de sécurité de l’ONU pour la République centrafricaine. C’est ce que les Centrafricains attendent dès maintenant. Ils sont fatigués de cette crise larvée.

Mieux vaut leur donner la chance de respirer un nouvel air. La crise a trop duré et les exactions des rebelles étrangers sur la population centrafricaine ont dépassé le seuil de l’intolérable. Nous exhortons ces combattants à ne plus s’en prendre aux populations civiles.

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

 

 

 

 

 

 

 

PARI GAGNE POUR LES CENTRAFRICAINS, TOUADERA ET L’ASSEMBLEE NATIONALE : L’UNION SACREE A PULVERISE LE RECORD FINANCIER

 

Les aigris, les Centro-pessimistes ont du mal à avaler leur salive après les résultats de Bruxelles. L’Union sacrée, nous l’avions toujours dit, permet de renverser les montagnes qui se dressent devant nous. Les petites intelligences antipatriotiques ont donné libre cours au Centro-pessimisme. Comme le stigmatise lui-même Touadéra, « un verre à moitié vide est préférable au verre totalement vide ». Or, les résultats de Bruxelles sont largement au-delà d’un verre à moitié plein. Le verre est presque plein. Deux milliards deux cent soixante cinq millions de dollar (2.265.000.000 U$), les Centrafricains pouvaient espérer autant. C’est la victoire du peuple centrafricain sur les forces du mal, les forces maléfiques, les forces rétrogrades. La délégation centrafricaine à Bruxelles revient tête haute, poitrine bombée, mais le plus dur reste la restauration de la paix sur l’ensemble du territoire national et l’enclenchement du relèvement du pays.

En écoutant les Centrafricains, on serait tenté de croire que la RCA est la propriété de Touadéra. Après Touadéra, d’autres centrafricains viendront à la tête du pays. Dans cette perspective, la contribution de tous est fondamentale pour faire bouger les lignes de l’insécurité et de la misère. Ceux qui viendront par la suite, trouveront un pays organisé, stable, facile à gouverner. Malheureusement, au sein du gouvernement Sarandji, il y a des ministres qui mettent systématiquement les bâtons dans les roues de toutes les actions de développement. Ils sont entrés au gouvernement pour combattre Touadéra, l’empêcher d’améliorer les conditions de vie des Centrafricains. Plusieurs projets sont en souffrance dans les tiroirs à cause de ces genres de ministre. Comment un ministre de la République peut-il bloquer tout ce qui va dans l’intérêt du peuple centrafricain ? Et curieusement, ce sont des intellectuels, des cadres à l’esprit tordu, incapables de faire la différence entre Touadéra et l’intérêt national, l’intérêt des Centrafricains, de la nation.

Après Bruxelles, l’heure est venu de nettoyer le fichier du gouvernement et des Conseillers à la Présidence. Il y a des cadres, des patriotes qui rêvent d’imprimer une nouvelle marque du pays, de le propulser au rang des Etats voisins, changer le visage du pays. Certains partis politiques alliés ne jouent pas franc jeu, il est aussi temps de les purger, de les tamiser. Il faut des ministres visionnaires, compétents, capables d’absorber l’argent mis par les bailleurs de fonds à la disposition de la RCA. Il a été souligné à Bruxelles la faible capacité de la RCA à absorber les financements, ce qui constitue un paradoxe, dans la mesure où tout est à reconstruire dans le pays. Soutenir Touadéra, revendiquer des postes au gouvernement, est devenu synonyme de détruire Touadéra, faire traîner les dossiers par méchanceté, par mauvaise fois, par haine, alors qu’ils ont fait des pieds et des mains, rasant les murs de Touadéra à longueur de journée pour ensuite s’ériger en goulot d’étranglement de toutes les actions du régime Touadéra. Et pourtant, ils ont été candidats à la présidentielle. A ce stade, peut-on se comporter en destructeur des acquis de la démocratie, que le peuple centrafricain a conquis à un prix fort, sous les balles ? Il pense que personne n’a vu, ni compris leur sale besogne et qu’ils peuvent canaliser sournoisement Touadéra à l’échec cuisant. Ils auront ainsi les arguments pour rebondir et le clouer au sol. Des arguments fallacieux sont tenus devant des partenaires, ce qui n’honore les auteurs. C’est le comble du ridicule pour de hauts responsables de s’adonner au sabotage de leur propre pays et de maintenir leurs compatriotes dans la misère absolue. Nous espérons qu’ils ne se présenteront pas à la prochaine élection présidentielle car leur disque est rayé.

Le prochain gouvernement est l’affaire des Centrafricains engagés, compétents, intègres, honnêtes, capables de soulever les montages. Le gouvernement Sarandji comporte beaucoup de loups déguisés en agneaux, des sous-marins torpilleurs, des profito-situationnistes, des charlatans, des marchands d’illusion, des anti-progrès, des termites qui rongent le régime Touadéra. Il y a des hypocrites, des traitres, des saboteurs, des destructeurs, des mauvais troglodytes, des jaloux, des aigris, qui ont vite fait de montrer leurs vrais visages au grand jour. Le gouvernement au brouillon de Sarandji a atteint ses limites. Un gouvernement de n’importe qui, n’importe comment, à l’exception du ministre du Plan, de l’Economie et de la Coopération qui a fait un travail de titan, de gladiateur afin que Bruxelles soit aujourd’hui un succès retentissant. Il faut reconnaitre un travail bien fait, par un vrai fils du pays soucieux de son pays, engagé, patriote et prêt-à-tout pour relever son pays. Le ministre du Plan, de l’Economie et de la Coopération mérite un satisfécit national. Si tous les ministres pouvaient s’arracher les cheveux comme FELIX MOLOUA, la RCA aurait fait un pas de géant en quelques mois seulement. Que Dieu vous comble d’intelligence, de sagesse et de clairvoyance pour le bonheur de votre beau et cher pays, la RCA, monsieur le ministre Félix Moloua. Dans le même sillage, c’est le  ministre de l’Education Nationale, Aboubakar Moukadas Noure qui fait aussi un travail remarquable.

Beaucoup de membres du gouvernement sont médiocres, muets, inactifs depuis bientôt un an. Aucune initiative, aucune prospection, un silence de cimetière, de vrais compléments d’effectif. Ils sont ministres et c’est tout, mais jamais acteurs de développement. Ont-ils une feuille de route ? « La nature ayant horreur du vide », ils sont là à titre indicatif. Il y a un gouvernement, mais la réalité démontre qu’il n’y a pas de gouvernement. Certains jouent au chien méchant des rares robinets financiers. Ils tiennent à l’œil chaque goutte qui tombe. Dommage !

 

Julien BELA   

 

 

DIEUDONNE NZAPALAINGA, OFFICIALISE PAR LE PAPE FRANCOIS 1ER CARDINAL DE CENTRAFRIQUE

 

L’église catholique romaine s’est implantée en République centrafricaine, il y a de cela plus d’un siècle. De nombreux croyants centrafricains sont issus de cette religion. Mais depuis lors, un cardinal centrafricain n’a jamais été nommé par un Souverain Pontife, alors que certains pays africains qui nous entourent ont des cardinaux. Pire encore, les évêques centrafricains se comptent au bout des doigts.

Dieu merci, le pape François, inspiré par le Saint-Esprit, a nommé Dieudonné Nzapalainga, archevêque de Bangui, cardinal. C’est finalement le samedi 19 novembre 2016 qu’il a été consacré cardinal avec d’autres par le Saint-Père. L’évènement a eu lieu au Vatican, ce petit Etat au monde qui se trouve en Italie, à Rome, en présence du Président de la République, Chef de l’Etat, professeur Faustin-Archange Touadéra. Et ce dernier, en marge de ce sacre de Nzapalainga, a signé un accord de partenariat avec le pape François dans les domaines éducatif et sanitaire et qui concernent exclusivement l’Université de Bangui et le Complexe Pédiatrique.

Cette consécration de Nzapalainga comme premier cardinal de la RCA a drainé beaucoup de Centrafricains au Vatican. Ils sont venus d’Afrique, d’Europe, d’Amérique et de la République centrafricaine. Donc, c’est désormais une réalité, Nzapalainga est bel et bien cardinal. C’est une grande joie pour tous les Centrafricains qui ont suivi de bout en bout cette cérémonie depuis le Vatican, à travers leurs postes récepteurs. Et un jour après ce sacre, le premier cardinal de Centrafrique a été au côté du Pape François dans la célébration eucharistique de ce dimanche 20 novembre 2016. Cette messe qui a été dite par le Souverain Pontife marque définitivement la fermeture de la Porte-Sainte, ouverte  fin novembre 2015 à la cathédrale Notre Dame Immaculée par le pape, lors de sa visite de deux (2) jours à Bangui.

Le sacre de Dieudonné Nzapalainga restera à jamais gravé dans l’histoire de l’église catholique en RCA et dans le monde car l’archevêque de Bangui est le jeune cardinal dans l’histoire de cette religion, nommé par un Saint-Père. C’est pour autant dire que Dieu Tout-Puissant pense toujours au peuple centrafricain. Une autre preuve, c’était la venue du Saint-Père du 29 au 30 novembre 2015 au moment où la situation sécuritaire était très tendue sur toute l’étendue du territoire national. Les affrontements meurtriers étaient quasi-quotidiens et les deux communautés se regardaient en chien de faïence. Mais le messager de Dieu qui est le Pape François, a foulé le sol centrafricain et a délivré son message de paix aux Centrafricains. Aujourd’hui, nous récoltons le fruit de cette visite papale.

C’est pourquoi, nous exhortons les groupes armés à déposer les armes pour pouvoir bénéficier de la grâce divine. Car, si Dieudonné Nzapalainga est sacré cardinal, ce n’est pas dans son intérêt mais plutôt dans l’intérêt de tous les Centrafricains. Donc nous devons profiter du regard que Dieu a jeté vers nous pour avoir ses bienfaits. Et certains centrafricains souhaitent qu’après le retour du premier cardinal de Centrafrique, qu’il se rend auprès des rebelles centrafricains réfractaires au processus DDRR pour les sensibiliser, les conscientiser à abandonner le chemin qu’ils ont entrepris. Et nous osons croire que le cardinal Nzapalainga, rempli de la puissance du Saint-Esprit, se lancera dans cette voie, comme il l’a fait toujours, pour ramener la paix et la sécurité en RCA. Les combattants des groupes armés doivent saisir cette occasion pour enterrer définitivement la hache de guerre.

Alors, si Dieu est pour nous (centrafricains) qui sera contre nous ? Bon vent aux œuvres du premier cardinal de Centrafrique ! Que Dieu le comble de ses grâces et qu’il soit inspiré de la puissance divine pour achever l’œuvre qui lui a été confiée, à savoir le désarmement du cœur et de l’esprit de tous les Centrafricains, du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest !

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

 

DEPECHE RJDH-RADIOS COMMUNAUTAIRES

 

CENTRAFRIQUE : UN VEHICULE DE LA MINUSCA BRULE PAR LES JEUNES DE LA VILLE DE BOUAR

 

Les jeunes de la ville de Bouar, chef-lieu de la préfecture de Nana-Mambéré, ont brulé hier jeudi  17 novembre un véhicule de la Minusca. L’incident s’est produit juste après un accident de circulation qui a tué une fille de 06 ans.

Plusieurs cas d’accident sont décriés ces derniers temps  dans la localité. Suite à celui qui s’est produit sur cette fillette, les habitants sont montés au créneau et ont attaqué le véhicule des éléments de la Minusca. Les activités étaient bloquées au quartier Mamadou-Sara situé dans le 3ème arrondissement où l’accident a eu lieu à cause des gaz lacrymogènes lancés par les forces onusiennes pour disperser les manifestants.

Le chef dudit quartier Denis Barbou a déploré cet acte, ainsi que l’accident commis par les éléments Bangladeshis de la Minusca.  « Malgré que nous étions descendus sur le terrain afin de calmer les jeunes, les éléments Bangladeshis de la Minusca ont continué à tirer, c’est vraiment déplorable », regrette-il.

Le corps de l’enfant a été enterré le même jour en présence des autorités locales et administratives. Par la même occasion, le maire de la ville de Bouar Lazare Ndamena a appelé les jeunes au calme pour limiter les dégâts.

Les responsables de la Minusca de la ville regrettent aussi cet accident et appellent les habitants « à éviter de réagir sous le coup de la colère ».

Ce cas d’accident est le troisième enregistré depuis le début de cette année 2016 dans la préfecture de la Nana-Mambéré.

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BELGIQUE : LA CENTRAFRIQUE A MOBILISE 2,268 MILLIARDS DE DOLLAR SOIT 1.130 MILLIARDS DE FCFA POUR TROIS ANNEES

La Centrafrique a pu mobiliser 2,268 milliards de dollar, soit 1.130 milliards de F CFA, lors de la table ronde de Bruxelles pour le financement de son Plan de Relèvement et de la Consolidation de la Paix 2017-2021.

Ce montant couvre une période de  trois années. Selon le président de la République Faustin Archange Touadéra, « Ce plan a mobilisé 100% de l’enveloppe attendue pour les trois premières années ».

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BELGIQUE : LA RCA ET LES NATIONS-UNIES SIGNENT UN ACCORD CADRE A L’OUVERTURE DE LA CONFERENCE DE BAILLEURS DE FONDS

 

La cérémonie d’ouverture de la conférence des bailleurs de fonds sur la RCA, est marquée par la signature de l’accord cadre d’engagement mutuel entre la RCA et les Nations-Unies. Le document est signé au nom de la RCA par Faustin Archange Touadéra et Jan Eliasson, secrétaire général adjoint de l’ONU, au nom de la Communauté internationale.

L’accord cadre d’engagement mutuel consacre le principe de suivi du plan de relèvement et de consolidation de la paix par la RCA et la Communauté internationale. Selon un diplomate européen, la signature de ce document permet aux deux parties de faire de manière conjointe le suivi et l’évaluation des projets et des fonds accordés dans le cadre de cette conférence de bailleurs de fonds.

L’accord est signé, d’après un diplomate centrafricain, pour dissiper toute inquiétude sur la gestion des fonds qui pourraient être octroyés dans le cadre de cette conférence. « Le gouvernement veut rassurer les partenaires par rapport à la gestion des fonds qui pourraient être annoncés. Ce document permet d’impliquer la communauté internationale dans le suivi des projets et la gestion des fonds », a-t-il confié sous anonymat au RJDH.

Dans le discours qu’il a prononcé à l’ouverture des travaux, le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra, s’est engagé à impliquer toutes les forces vives de la nation dans le suivi du plan de relèvement de la RCA qu’il qualifie de « plan de sortie de crise » qui pose le cadre de concertation et de dialogue en Centrafrique. Le chef de l’Etat a sollicité l’appui de ceux qu’il appelle les amis de la RCA pour un appui qui fera la différence dans son pays.

Les discours officiels prononcés à l’ouverture des travaux, font état de la volonté des partenaires traditionnels à apporter l’aide nécessaire à la RCA. Mme Mogherini, haute représentante de l’Union Européenne pour les Affaires Etrangères et la politique de sécurité, dans son discours et sans avancer des chiffres, a promis « des millions, beaucoup de millions de dollars » de la part de l’Union Européenne. Elle a appelé les autres partenaires à emboiter le pas à l’Union Européenne. Les représentants des institutions financières comme la Banque Mondiale, le FMI et la Banque Africaine de Développement (BAD), ont déclaré soutenir le plan de relèvement et de consolidation de la paix que les autorités centrafricaines ont élaboré.

80 délégations sur les 93 invitées, sont présentes à la table ronde de Bruxelles sur la RCA. Les annonces d’aide se feront entre 13h et 14 h (Temps universel). La République Centrafricaine attend de cette table ronde 3,161 millions de dollars pour financer le relèvement du pays entre 2017 et 2021.

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LE DEPUTE DE MONGOUMBA EXIGE LE DEPART DE L’IFB POUR LICENCIEMENT ABUSIF

 

L’Industrie Forestière de Batalimo (IFB), une société exerçant dans la Sous-préfecture de Mongoumba, a mis en chômage technique ses 240 agents. Pour l’IFB, les conditions météorologiques justifient cette décision. Mais le Député de la localité, Thierry Georges Vackat a considéré cela comme un licenciement abusif et a demandé la fermeture de l’entreprise.

La mise en chômage de ces 240 personnels de l’Industrie Forestière de Batalimo (IFB) a indigné le Député de cette circonscription qui a estimé que les raisons évoquées par la société ne sont pas fondées.

Il a accusé l’IFB de procéder à une compression masquée. « Nous sommes au mois de novembre et à ce mois, on amorce déjà la saison sèche. Pourquoi n’ont-ils pas pris cette décision au milieu de l’année ? A l’heure où nous parlons, l’IFB coupe des bois et continue de travailler. Donc, nous ne pouvons pas accepter cela, c’est un licenciement déguisé », a-t-il relevé.

Thierry Georges Vackat a aussi dénoncé le non respect des cahiers de charge par la société, en déclarant que « nos taxes d’abattage et de reboisement ne sont pas versées aux communes et à l’Etat, les chefs de villages dorment à même le sol ». Et sur un ton menaçant, il a demandé que l’IFB « laisse notre forêt ! Nous n’avons plus de chenilles, pas de champignons, encore moins de gibiers à cause de la pression des machines qui joue sur l’écosystème. Il n’a qu’à partir ».

L’Industrie Forestière de Batalimo avait été accusée par la population autochtone de Batalimo d’inobservation de son cahier de charge en juin dernier.

http://rjdh.org/centrafrique-reaction-de-lifb-mecontentement-de-population-de-batalimo/

http://rjdh.org/centrafrique-habitants-de-batalimo-sen-prennent-responsable-de-lindustrie-forestiere-de-localite/

 

******* RJDH *******

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L’AMBASSADE DES ETATS-UNIS FAVORISE L’EPANOUISSEMENT DE LA JEUNESSE

L’Ambassade des Etats-Unis en Centrafrique a organisé hier, 16 novembre avec le Conseil National de la Jeunesse Centrafricaine, un échange éducatif et culturel autour du thème « L’adaptation des programmes de formation et d’éducation aux besoins actuels de la jeunesse ». Ceci, afin d’attirer de futurs dirigeants étrangers pour étudier, apprendre et échanger des expériences.

Sur les raisons de cette rencontre, Noël Audhasse Ngaoza,  assistant aux affaires culturelles à l’Ambassade des USA a expliqué qu’elle s’inscrit dans le cadre de la semaine internationale de l’éducation. Pour lui, « la semaine de l’éducation est une période au cours de laquelle les Etats-Unis essayent de valoriser les investissements qu’ils ont fait dans le domaine de l’éducation à travers le programme d’échanges éducatifs et culturels ».

Cette rencontre vise deux objectifs, « d’abord permettre au public de savoir qu’il existe un programme d’échange au département d’Etat des Etats-Unis qui permet à des professionnels, à des leaders des organisations communautaires, à des étudiants et élèves de pouvoir aller aux Etats-Unis apprendre dans le domaine de leur connaissance et de revenir enrichir dans leur pays et aussi donner l’occasion au ministère de l’éducation et les organisations des jeunesses de pouvoir aborder et discuter des problèmes qui gangrènent le secteur de l’éducation ».

Mermoz Mohamed Bomassa, président de la Jeunesse Islamique Centrafricaine qui avait eu l’opportunité de participer aux échanges aux Etats-Unis, a invité tous ses compatriotes de son âge à s’adonner à fond dans leur domaine. « Engagez-vous dans tout ce que vous faites et persévérez. Un jour vous pourrez avoir la chance d’aller étudier la vie américaine et de revenir partager, transmettre les connaissances à notre jeunesse pour le relèvement de notre pays. Donc, étudions, étudions, étudions, cela nous permettra de nous défendre dans la vie ».

L’un des invités à cette rencontre, Martin Pounouwaka, proviseur du Lycée des Martyrs s’est réjoui du thème choisi et a demandé au Conseil National de la Jeunesse et le Ministère de l’éducation de pérenniser cette semaine d’éducation, « le thème choisi nous interpelle et je crois que c’est pour nous exciter à susciter chez les  jeunes les besoins réels pour leur insertion dans la société ». Il a souhaité que « les autorités nationales et le Conseil National de la Jeunesse s’approprient cette initiative pour pérenniser cette semaine de l’éducation comme nous le faisons pour la semaine nationale de la jeunesse ».

Ce temps d’échange a été animé par un panel composé d’anciens du Programme d’échanges, des leaders des différentes organisations scolaires et estudiantines avec la participation des Départements de l’éducation nationale, de la communication, des arts et culture, de la jeunesse et des sports, de la réconciliation nationale, le recteur de l’Université de Bangui et les professionnels de l’enseignement.

 Chaque année du 14 au 17 novembre, les Etats-Unis organisent cette semaine d’éducation. C’est la première fois qu’elle soit organisée ici en Centrafrique.

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LE DEPUTE DE BAMBARI 02 DEPLORE L’ABSENCE DE FORCES DE SECURITE A PLADAMAOUAKA

L’Honorable Aubin Amadou Amasseka, Député de Bambari 2 a déploré l’absence des Forces de Sécurité Intérieure à Pladamaouaka au Centre du pays et a plaidé pour le succès de la table tonde de Bruxelles. Propos tenus dans une interview qu’il a accordée au RJDH le 15 novembre 2016.

La préfecture de la Ouaka connait un regain de violence depuis ces derniers temps, entre les Anti-Balaka et les ex-Séléka. Le parlementaire dans notre entretien a souligné que cette instabilité dans la région est justifiée par l’absence des forces de sécurité.

« Vous savez qu’au niveau de Pladamaouaka, nous n’avons pas de commissariat, ni la gendarmerie, nous vivons dans de sérieux problèmes » a-t-il indiqué avant de déplorer des cas d’assassinats en présence du contingent mauritanien de la Minusca.

Pour la quiétude dans la Ouaka et les autres préfectures de la RCA, il a fondé son espoir dans le financement du deuxième pilier du Plan de Relèvement et de la Consolidation de la Paix en Centrafrique axé sur la sécurité. « Au retour de Bruxelles, nous devons faire un pas au lieu de nous stagner, au moins la confiance peut s’installer avec le retour des bailleurs », a-t-il souhaité.

L’insécurité dans la Ouaka est un frein à la relance économique, notamment l’élevage et l’agriculture, en particulier le café, aussi les mines qui sont des activités potentielles de la localité.

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L’AMBASSADE DE FRANCE APPUIE LE RESEAU DES JOURNALISTES POUR LE DEVELOPPEMENT RURAL

Le Réseau des Journalistes pour le Développement Rural (RJDR) a reçu environ 1.900.000 FCFA de l’Ambassade de France à Bangui. Ce fonds appuiera le premier projet agropastoral à l’intérieur du pays. L’annonce a été faite ce mercredi 16 novembre par le Coordonnateur, Sylvestre Krock.

Le but du premier projet lancé par le RJDR sous financement de l’Ambassade de France est d’organiser des missions de reportage à l’intérieur du pays, afin de recueillir  les problèmes qu’éprouvent le monde rural et les mettre à la portée du public.

Dans les explications du Coordonnateur du RJDR, Sylvestre Krock, il est ressorti que « ce Fonds va permettre le déplacement des journalistes, membres du RJDR, dès le 17 novembre dans la Région N°2. Ce voyage est la première mission. L’objectif des séries de missions de reportage sur l’agropastoral est de faire parler les habitants de l’intérieur du pays afin de recueillir leurs impressions sur les difficultés  qu’ils rencontrent quotidiennement dans leurs activités », a-t-expliqué.

Il a ajouté que ce projet court jusqu’au 23 février 2017. « La première mission démarre demain 17 novembre, pour une durée de quatre jours dans la préfecture de la Nana-Mambéré. Ensuite, nous avons un mois pour le traitement et la publication de tous les reportages réalisés. Une autre mission s’en suivra jusqu’à la fin du projet en 2017», a-t-il annoncé.

Pour Emmanuel Namkoïssé, directeur de cabinet et représentant  des Ministres de l’agriculture, du développement rural et celui de l’élevage, l’initiative du RJDR, est louable et « lève l’équivoque puisque des personnes pensent que ce réseau est acquis à la solde des autorités. C’est un instrument qui met à la disposition de la population  des informations qui nous concernent tous», a-t-il souligné.

Le 23 septembre 2016, l’Ambassade de France et le RJDR ont signé un partenariat. La représentation française acceptait appuyer financièrement et matériellement les projets des journalistes du monde rural.

L’Ambassade de France reste l’un des partenaires privilégiés des médias centrafricains.

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EN FINIR AVEC L’IMPUNITE EN REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

 

Le mois dernier en République centrafricaine (RCA), j'ai rencontré des command

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