Toutes les infos du Jeudi 20 Septembre 2018

Cm n 2800 du jeu 20 sept 2018

 

LA MONTEE EN PUISSANCE DES FACA : IL FAUT MASSACRER LES REBELLES ET LIBERER LES VILLES OCCUPEES

La montée en puissance des Forces Armées Centrafricaines (FACA) n’est plus un mythe mais plutôt une réalité. Nos soldats reprennent petit à petit du poil de la bête. Après leur formation par l’EUTM, ils sont entraînés par les instructeurs russes au maniement de leurs armes. Ce lundi 17 septembre 2018, plus de deux cents (200) éléments des FACA (officiers, sous-officiers et hommes de rang) appartenant au BIT 1 et 2 ont reçu leur attestation de fin de formation à la base russe à Béréngo, sur la route de Mbaïki. La cérémonie s’est déroulée sous la très haute impulsion du président de la République, chef de l’Etat, Professeur Faustin Archange Touadéra. Lors de la démonstration, ces FACA ont prouvé ce dont elles sont capables. Le public venu pour la circonstance était émerveillé. Nos militaires ont bombé leur torse et leur poitrine. Ce qui prouve à suffisance qu’ils sont prêts à protéger leurs concitoyens et à défendre l’intégrité du territoire national. La formation est une bonne chose, redéployer les FACA formées sur le terrain en est une autre. Car, les Centrafricains veulent voir leurs militaires au pied du mur. Donc la montée en puissance des FACA doit s’accompagner de la reconquête des villes sous le contrôle des groupes armés les unes après les autres et la mise hors d’état de nuire de ces bandits de grand chemin, ces criminels patentés qui écument le peuple centrafricain à longueur de journée.

Après plus de cinq (5) ans d’occupation d’une partie du territoire centrafricain par les mercenaires tchadiens et autres, l’heure est venue de reconquérir les villes encore sous leur influence. Les villes de Bambari, Bria, Kaga-Bandoro, Alindao, Ndélé, pour ne citer que celles-ci, où les groupes armés se croient tout permis et au-dessus de la loi, doivent être libérées le plus tôt possible. C’est le vœu de tous les Centrafricains du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest. Et cette reconquête doit passer par la montée en puissance des FACA. Il ne s’agit pas de dire toujours, « montée en puissance ». Ce slogan doit se concrétiser sur le terrain. Les Centrafricains aspirent à la paix, rien que la paix. Dans les zones sous l’hégémonie de ces hors-la-loi, la souffrance de nos compatriotes a débordé le vase.

Les Casques bleus de la Minusca qui sont censés les protéger ne font pas leur travail comme il se doit. Sous leur barbe, les civils sont tués, massacrés, leurs maisons incendiées. Les uns sont torturés, les autres pris en otage. Dans les villes citées ci-haut, c’est le comble du désespoir. Bambari et Kaga-Bandoro qui étaient déclarées « villes sans armes, sans groupes armés » par la Minusca ne sont que l’ombre d’elles-mêmes. Les groupes armés ont pris contrôle d’une partie de ces localités et règnent en maîtres absolus des lieux, malgré la présence des soldats onusiens. Est-ce normal ? Les populations ne sont pas protégées, encore moins les édifices publics et privés, les locaux des ONG nationales et internationales. Où est le sérieux ?

C’est dans ce contexte sécuritaire alarmant que nous appelons les autorités du pays à redéployer les FACA dans ces villes. Elles doivent prendre leurs responsabilités, c’est-à-dire reconquérir toutes les villes. La RCA ne se limite pas seulement à la ville de Bangui et certaines localités aux alentours de la capitale. La RCA couvre une superficie de 622.000 Km2. De Bambouti à Batangafo et de Mobaye à Ndélé en passant par les autres villes, nos FACA doivent les reconquérir. C’est pour la survie de la nation et de son peuple.

En outre, ces mêmes éléments des FACA déjà formés ont intérêt à clouer au sol le bec de ces seigneurs de guerre, ces pilleurs des richesses du sol et du sous-sol de notre pays. Leurs leaders, Nourredine Adam, Abdoulaye Hissène, Mahamat Alkhatim, Ali Daras, Sidiki, Bahr et tant d’autres qui pensent détenir le titre foncier de la RCA, doivent être boutés hors du territoire national. Les Centrafricains en ont marre d’eux. Tant qu’ils résideront sur le territoire national, la paix et la sécurité, tant recherchées par le peuple centrafricain, ne verront pas le bout du tunnel. Il faut les mettre hors d’état de nuire. Nous pensons pour notre part que nos FACA sont bien formées pour mener cette opération. Le gouvernement doit les équiper le plus rapidement possible, car l’heure est grave et la patrie est en danger. Avec peu de choses, on peut réaliser de grandes œuvres. Et nos soldats, tels que nous les voyons, sont courageux, déterminés et ont la volonté de faire ce que les Centrafricains réclament de longue date.

Les revendications sur revendications des groupes armés ne sont que leur manière de faire perdurer la crise pour s’enrichir illicitement sur le dos des Centrafricains. Ailleurs, sous d’autres cieux, de pareilles choses ne se produisent pas. Les rebelles sont traqués jusque dans leur dernier retranchement. Parfois, on utilise des drones pour les pulvériser. A quoi servent les drones des Russes ? Sont-ils de purs décors militaires ? Vraiment, nous ne comprenons pas ce qui se passe en RCA. Chaque jour, on ne fait que caresser les rebelles dans le sens du poil. Profitant de cette situation, ils ne faiblissent pas dans leurs revendications et exactions sur les populations civiles. La RCA est-elle une jungle ?

Les dirigeants du pays doivent savoir qu’on ne discute pas avec les rebelles, surtout les mercenaires étrangers qui pullulent en République centrafricaine. Les rebelles doivent être traités comme des rebelles. Vous êtes sans ignorer qu’ils n’ont pitié de personne. Alors, pourquoi continuer toujours à dialoguer avec eux, alors qu’ils sont entrain de réduire à néant le peuple centrafricain ?

La montée en puissance des FACA ne doit pas être une coquille vide. Le gouvernement a l’obligation de la traduire en acte concret, c’est-à- dire libérer les villes sous les bottes de ces seigneurs de guerre et les chasser de la RCA pour permettre aux Centrafricains de respirer un nouvel air. A bon entendeur, salut !

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

 

Zinga : SuccEs pour les forces armEes centrafricaines (FACA)

du bataillon du gEnie

Dimanche 2 septembre 2018, départ du convoi des FACA du bataillon du génie de Bangui en direction de Zinga, à 170 kilomètres au sud. Après avoir démonté, trois semaines auparavant, le pont de Sapéké, les sapeurs l’ont remonté au-dessus de la rivière la Libo dans le sud du pays.

 

Le projet a débuté au mois de mars, par le Ministère des Travaux Publics, ce dernier a fait la demande auprès de l’EUTM-RCA pour déplacer un des ponts de Bangui à Zinga. Après de multiples échanges sur la faisabilité du projet, l’organisation opérationnelle, technique et logistique, les Ministères des Travaux Publics, de l’Intérieur et de la Défense ont officialisé leur coopération début août.

Après avoir réalisé un exercice grandeur nature au Ministère des Travaux Publics en partenariat avec l’EUTM-RCA, les sapeurs du bataillon du génie ont procédé au démontage du pont de Sapéké. L’opération a été rendue possible grâce à l’appui de partenaires : l’armée française a prêté un camion lourd de dépannage pour démonter le pont et le détachement Egyptien de la MINUSCA a prêté des camions logistiques et a ainsi permis l’évacuation du matériel. Une semaine après le début de l’opération, le pont était démonté.

Trois semaines plus tard, 33 FACA du bataillon du génie se sont rendus à l’EUTM, où la ministre de la défense, son excellence Marie-Noëlle KOYARA, s’est déplacée pour leur souhaiter une excellente mission et les remercier par avance pour leur action, qui allait permettre de développer la région sud du pays.

Après plus de 170 kilomètres de pistes et plus de 5 heures de route, les FACA suivi par les équipes de l’EUTM sont arrivées dans la zone d’implantation du nouveau pont. Il n’aura fallu que 5 jours aux 33 sapeurs pour décharger plus de 35 tonnes d’acier, les ranger et préparer le chantier (préparation de l’implantation, nivelage du terrain).

Cette mission a requis une préparation importante à différents niveaux (logistique, santé, organisation des moyens). Le transport de la structure du pont a été permis grâce à l’appui de la MINUSCA. D’autre part, l’EUTM a renforcé la mission avec la présence d’équipes du génie, de santé et de protection, assurant ainsi la sécurité de tous. Pendant ces deux semaines, pas moins de 4 nationalités de l’EUTM étaient présentes, aidant au développement de la RCA. A l’image du pont de Sapéké, les FACA du bataillon du génie ont mis une semaine pour remonter le pont au-dessus de la Libo.

Cette reconstruction va permettre non seulement à la ville de Zinga de sortir de son isolement mais aussi permettre de rétablir un accès fluvial sur l’Oubangui. Grâce à cela, les échanges commerciaux avec la région de Lobaye, la République Démocratique du Congo et le Congo vont être redynamisés. Cela va également permettre à l’ensemble des ONG de pouvoir entrer en contact avec la population locale.

Ce succès est la résultante d’une excellente collaboration entre l’ensemble des autorités centrafricaines, la MINUSCA les FACA et l’EUTM. Les FACA ont su mettre en œuvre leur savoir-faire, leurs compétences et leurs connaissances pour venir en aide à la population et participer au développement durable du pays.

EUTM-RCA 2018

 

 

COMBATTANT : 01 CONDUCTEUR DE TAXI-MOTO EN PLEINE VITESSE A HEURTE UNE FILLE DE 04 ANS SOUS UN HANGAR

On se croyait dans un film «  Western » américain mais c’est une réalité évidente vécue par la population du quartier combattant dans le 8ème  arrondissement de la ville de Bangui, et quelques passants. En fait, aux environs de 7 heures de ce mercredi 19 septembre 2018, un (01) conducteur de taxi-moto en pleine vitesse, partant de l’ex-marché Combattant vers l’antenne de l’OCRB de Damala, a dérapé et heurté une fille âgée de quatre (04) ans sous un hangar, au vu et au su de ses parents et voisins, ainsi que de quelques passants présents. Incroyable, mais pourtant vrai.

Fort heureusement, et par miracle de Dieu, il y a eu plus de peur que de mal. La fille en question n’a pas été blessée et a eu la vie sauve. Toutefois, la foule sous le coup de la colère a failli en finir avec ce conducteur de taxi-moto, en disant que « trop, c’est trop et on en marre avec les cas fréquents d’accidents de circulation routière occasionnés par les conducteurs des taxis-motos qui enfreignent toujours les règles du Code de la Route ». Et n’eut été l’intervention d’une tierce-personne de bonne foi pour calmer les esprits de la foule, ce conducteur de taxi-moto serait passé à tabac.

Bien évidement, il ne se passe pas une journée sans qu’il y ait des cas d’accidents provoqués par les conducteurs des taxis-motos à Bangui, Bimbo et Bégoua, et parfois mêmes mortels. Et pour causes ? L’excès de vitesse, les surcharges, la conduite sous la prise des drogues et autres stupéfiants et le non respect des règles du Code de la Route.

Fort de ce triste constat, nous disons qu’avec le lancement officiel des titres de transport sécurisés (cartes grises, certificats de capacité, permis de conduire biométriques et plaques d’immatriculation) par le président Touadéra, le vendredi passé, nécessité oblige aussi les propriétaires et conducteurs des motos et taxis-motos de se conformer à ces exigences. Et ceci tout comme les propriétaires et chauffeurs des véhicules de tout type. Dans le cas contraire, les policiers et gendarmes doivent sévir pour les ramener à l’ordre. Car « la force doit rester à la loi et non le contraire. « Un homme averti en vaut deux », dit-on.

 

Le Petit YEKOA

 

 

DAMARA : UNE FEMME A JETE SON BEBE DANS UN PUITS

De nos jours, alors que l’on combat les actes odieux sous toutes leurs formes, certaines femmes continuent de nuire aux fruits de leurs entrailles. Il était environ 8 heures, lorsqu’une femme a jeté son bébé dans un puits à Damara, ville située à 75 Km au Nord de Bangui. La femme en question, d’après une source, entretenait toute seule l’enfant jusqu’à ce jour du lundi 17 septembre où elle a décidé de commettre son forfait. Mais dommage ! Cette dernière a été aperçue par un passant qui l’a poursuivie jusqu’à l’intercepter.

Le bébé en question était âgé de moins de 3 mois. Sa mère, quant à elle, est âgée d’une trentaine d’années. Selon la même source, la femme en question a déjà commis le même forfait à Kaga-Bandoro dans le Nord de la RCA. Elle avait eu la chance de s’échapper lors du premier forfait. Mais cette fois-ci, elle n’a pas pu briser le filet de l’oiseleur.

A Kaga-Bandoro, cette dernière était recherchée par la population. Mais comme dit un adage, « 99 jours pour le voleur, un jour pour le propriétaire », elle a finalement été appréhendée par la gendarmerie de Damara et a été transférée à Bangui. D’après un habitant du quartier Ndéo en déplacement à Bangui, la femme a eu l’enfant avec un homme qui l’a abandonnée. Par la suite, elle a éprouvé de sérieuses difficultés financières pour élever le bébé. Ce qui expliquerait les raisons de ce forfait. Mais en attendant, place est faite à la justice centrafricaine de dire la loi sur cet acte odieux.

Une leçon à tirer !

Cette arrestation faite par la gendarmerie est un acte méritoire. Beaucoup sont celles qui continuent avec aisance de commettre de tels actes, c’est-à-dire jeter; égorger, abandonner les nourrissons. Au mois de mai dernier, une femme qui jusqu’ici n’a pas été retrouvée, avait abandonné un bébé d’un mois dans le canal Ngoubagara. Ces enfants n’ont-ils pas droit à la vie ?

Ce genre de pratiques démontrent à quel point certaines personnes sont irresponsables et sadiques. Comment jeter le fruit de ses entrailles ? Il faut être sans cœur pour agir de la sorte. Tout enfant a droit à la protection et à la vie.

 

Amédé NGUETE

 

 

Les militaires rEcemment admis A la retraite bloquent la circulation sur une avenue de Bangui

 

La circulation sur l’avenue de France est perturbée par les soldats admis à la retraite. Ces derniers réclament le versement des rappels liés à leur admission à la retraite.

Ils sont  plus de deux cent à bloquer la circulation sur cette avenue. Ces soldats admis à la retraite ont érigé des barricades avec des briques sur la voie publique. Séraphin Londo, délégué de ces nouveaux retraités parle d’une situation intenable pour eux. « C’est une décision que nous avons prise avec pincement au cœur. En clair, nous ne pouvons plus contenir la masse de ces anciens éléments Faca qui vivent des situations difficiles », explique-t-il.

Ces retraités visiblement remontés, exigent de l’Etat centrafricain le versement de l’allocation d’invalidité avant la levée de ce mot d’ordre. « Nous allons rester dans la rue durant trois jours pour exiger ce qui nous revient de droit. Nous ne voulons plus de promesses parce qu’elles n’ont jamais été tenues. Tous, nous resterons sur place ici jusqu’à ce que nos droits soient respectés », précise le délégué qui accuse le gouvernement de les tromper sur ce chapitre.

Au ministère de la défense nationale, on n’évite de répondre aux accusations.  Un proche de la ministre a, sous couvert de l’anonymat, indiqué que le dossier est en cours de traitement. « Le gouvernement fait déjà ce qui est nécessaire pour faire face à ce dossier qui est en traitement à l’heure où je vous parle. Ces anciens militaires le savent, la ministre a mis son poids pour que la situation soit décomptée très vite mais il faut qu’ils soient patients, ils seront payés lorsque les formalités d’usage seront terminées », confie cette source au RJDH.

Nous avons tenté en vain d’entrer en contact avec la ministre de la défense nationale sur ce sujet. Dans le cadre de la restructuration de l’armée nationale, le gouvernement centrafricain a admis 850 militaires à la retraite. Depuis trois mois, ces derniers exigent du gouvernement le versement d’invalidité. Interrogée par le RJDH le mois dernier, Marie Noëlle Koyara, ministre de la défense nationale, avait indiqué que le versement de cet argent aux ayants droits se fera lorsque le toilettage du fichier aura pris fin.                    RJDH

 

 

DIEUDONNE CARDINAL NZAPALINGA : « LE DIALOGUE RESTE LA MEILLEURE  VOIE DE SORTIE DE CRISE EN RCA »

Selon son éminence Dieudonné cardinal Nzapalaïnga, « le dialogue reste la meilleure  voie de sortie de crise en République centrafricaine ». Position exprimée ce mercredi  19 septembre 2018, à l’occasion de la conférence de presse qu’il a animée dans la salle du conseil paroissial de la cathédrale Notre Dame Immaculée Conception de Bangui, en prélude à la rentrée paroissiale diocésaine 2018-2019 qui aura lieu du 25 au 30 de ce mois.

« Nous sommes à l’orée d’une nouvelle année pastorale. J’ai proposé le thème œcuménisme et dialogue  interreligieux en pays de conflits : cas de la République Centrafricaine », a expliqué Dieudonné cardinal Nzapalalïnga, tout en précisant qu’il s’agit de réfléchir sur les relations à promouvoir entre l’église, famille de Dieu de l’archidiocèse de Bangui, les différentes confessions  chrétiennes et les autres religions.

Chaque année, la semaine de prière de l’unité  (18-25 janvier), rassemble des chrétiens de toutes confessions. « C’est un moment fort pour témoigner de notre foi car, nous l’exposons. D’autre part, nous rentrons en dialogue avec les autres en les écoutant. C’est un moment d’accueil et de partage, du donner et du recevoir », a soufflé le cardinal.

« L’œcuménisme fait partie de la vie chrétienne, il doit être vécu tous les jours, en toutes circonstances, là où vivent les hommes sous le ciel. L’œcuménisme  promeut  l’unité du genre car nous sommes tous des frères ». Sur ce ton fort, le cardinal veut  bannir l’idée de la religion considérée comme étant le facteur de division des Centrafricains. 

« Notre patrie n’a que trop souffert depuis le dernier coup de force de 2013 à nos jours. Pendant un à deux ans, et voire plus, des chrétiens ont vécu côte à côte dans les camps des déplacés. Durant ces moments, personne ne parlait de la religion. Tous étaient unis pour préserver leur vie et tous collaboraient pour le bien commun. C’était un œcuménisme de vie… », a-t-il ajouté.

Toutefois, le cardinal appelle les fidèles de l’archidiocèse à continuer avec cette expérience dans le but «de combattre les discriminations, les stigmatisations et les barrières qui maintiennent les hommes loin les uns des autres (…). Voilà pourquoi le chrétien est donc appelé à respecter tout homme, baissant ainsi  toute discrimination raciale, ethnique et spirituelle. Il est appelé à collaborer en toute chose, sauver ceux qui lui feraient perdre sa foi, afin de garantir le vivre ensemble. C’est la mission que nous devons entreprendre en emboîtant les pas de notre seigneur Jésus-Christ ».

En citant le verset biblique tiré du livre de Mathieu 13, son éminence Dieudonné cardinal Nzapalaïnga est  persuadé que « l’église, famille de Dieu dont l’archidiocèse de Bangui, peut relever le défi (…). Oui ! Nous sommes capables de dialoguer et de travailler en synergie pour rétablir la paix et la cohésion sociale avec la force de l’Esprit Saint ».

En répondant aux préoccupations des journalistes sur les questions du prochain dialogue sur initiative de l’Union Africaine et l’amnistie souhaitée par les groupes armés, Dieudonné cardinal Nzapalaïnga  était net et clair : « Conformément aux vœux du peuple centrafricain exprimés lors des Consultations Populaires à la Base et le Forum National de Bangui, il n’y aura plus d’amnistie. Mais le dialogue reste la meilleure voie de sortie  de crise en RCA ».

Pourvu que le thème retenu  amène chaque fils  du pays à cultiver la paix, la cohésion sociale, le vivre ensemble, débouchant sur la réconciliation nationale dans l’ensemble du pays. Bonne rentrée pastorale diocésaine 2018-2019 à tous les chrétiens catholiques de Centrafrique.

 

Bénistant MBALLA

 

La chronique de Jean Claude Allanic : Pas de quoi aller en prison

Savez-vous que les gardiens de prison français sont « sous staffés » ? C’est ce que dénonçait, récemment, sur France Info, la représentante d’une association. Je suppose qu’elle se plaignait du manque d’effectifs du personnel pénitentiaire.

Par ailleurs, j’ai été heureux d’apprendre, grâce à Yahoo, que Jazz, enceinte de Laurent (on ne vous cache rien) a dévoilé sur la toile son « joli baby bump ». De mon côté, je suis en mesure de vous dévoiler que cela veut dire que la dame en question – starlette de téléréalité - a un (joli) gros ventre avec un bébé dedans et qu’elle fait partie des cohortes de « it-girls » qui font régulièrement les « unes » de « Elle », de « Closer » et autre « Gala ».

Non, une « it girl » n’est pas une fille en italique ni une italienne d’origine. Wikipedia nous apprend que le terme désigne une femme qui suscite l’attention des médias « de façon souvent subite et parfois temporaire ». Une it-girl possède, paraît-il, « un style (vestimentaire notamment), qui fait que l’attention du plus grand nombre se polarise sur elle. L’origine de cet engouement vient souvent d’un événement dans la vie de cette personne, ou d’une de ses activités. Les magazines féminins apprennent à leurs lectrices à devenir une it-girl en 5 leçons, 10 maximum, l’essentiel étant d’avoir un compte Instagram, des « it-bags » et des « it-shoes ». Pour résumer, une « it-girl » est une « Nana » à la mode, comme dirait Zola, à la tête bien faite mais pas forcément bien pleine et qui doit sa bonne fortune à la presse « people ». « Allo, Nabilla ? ».

Brexit ou pas Brexit, on voit que la perfide Albion continue à saper notre langue, celle de Molière, de Léopold Senghor, d’Aimé Césaire, de Gaël Faye, de Leila Slimani, de Dany Laferrière ou d’Antonine Maillet. Je dois avouer que j’ai moi-même été contaminé par le franglais en écrivant « footballer » sans u dans ma dernière chronique. Mea culpa ! Ce n’était même pas une coquille mais ceci me rappelle comment une simple lettre peut changer le sens d’un mot. Je pense à la mésaventure survenu à ce confrère du défunt journal « Combat ». Excédé par le nombre incalculable de coquilles dans ses papiers, il écrivit un article vengeur titré « Mes coquilles ».Ce qui devait arriver arriva et une nouvelle coquille dans le titre laissa supposer aux lecteurs une confession très intime.

Une seule lettre vous manque et tout est modifié ! Mais, parfois, c’est une lettre en trop qui fait désordre.

 Ainsi, la confusion faite fréquemment par les présentateurs de radio et de télévision – et même par certains journalistes politiques ! – entre « une » élection présidentielle, par définition unique quand elle se déroule et « les » différentes « présidentielles » qui ont déjà eu lieu dans le passé. J’ai ainsi entendu un éminent éditorialiste reprocher à Emmanuel Macron de ne pas tenir les promesses qu’il avait faites « aux présidentielles ». Y aurait-il eu plusieurs élections présidentielles en 2017 en France ? Le seul reproche qu’on pourrait faire au président actuel serait de ne pas tenir les promesses faites lors de « la » campagne présidentielle. Seuls Mitterrand et Chirac qui, eux, ont été élus deux fois chacun, pourraient être accusés de ne pas tenir leurs promesses « des » présidentielles (celles de 1981 et 88 pour l’un, celles de 1995 et 2002 pour l’autre). Certes, il n’y a pas de quoi mettre un journaliste en prison. Contrairement à ce qui se passe, hélas, dans certains pays où les présidents aspirent à se faire élire à vie.

 

 

Presse Francophone

 

 

LA CHRONIQUE DE PIERRE GANZ : DE QUOI FAKE NEWS EST-IL LE NOM ?

Cela fera bientôt deux ans que l’expression est renvoyée aux journalistes et aux médias avec ironie et mépris. Fake news est apparu dans les derniers mois de la campagne qui a conduit Donald Trump à la présidence des Etats-Unis. Un peu partout, politiciens, polémistes, citoyens se sont emparé de la formule comme ultime argument pour dénigrer l’information.

Tâchons d’y voir clair. L’expression est comprise à tort comme signifiant "information erronée". Mais en anglais, plusieurs mots sont utilisés pour dire ce qui est faux. Wrong ou false indiquent l’erreur, l’inexactitude. Fake est plus fort et implique forcément une volonté de tromper, de maquiller, de truquer, indique le Longman Dictionary. "Fausse information" ne rend donc pas le sens exact de fake news. Notre ami Loïc Hervouet a proposé de sortir de l’oubli le mot français "controuvé" que le Larousse définit en effet par "inventé de toutes pièces, mensonger". Mais parler de "nouvelles controuvées" risque de désorienter plus d’un francophone du XXIe siècle. Aussi la meilleure traduction de fake news est "nouvelles falsifiées". Cela indique bien la volonté de tromper.

Ce détour par les dictionnaires permet de préciser les choses. Un journaliste peut faire des erreurs, faute de temps, de moyens, de rigueur. Il peut lui arriver de publier des informations fausses ou erronées. Erreurs regrettables, déontologiquement blâmables, mais non intentionnelles. Un professionnel les traque, les reconnait, et s’impose de les rectifier. Mais il ne publiera jamais de ces informations falsifiées qui retiennent tant l’attention des contempteurs des médias. Ces campagnes ne concernent donc pas les journalistes dignes de ce nom.

Parler de fake news est une diversion

Brandir l’expression fake news sert d’abord à détourner l’attention, à discréditer son interlocuteur. Donald Trump en a fait la démonstration avant même sa prestation de serment. En janvier 2017, alors président élu, il refusait de répondre à un journaliste de CNN en lui assénant "You are fake news". L’expression devient injure et le débat s’arrête.

Plus généralement, elle sert à rassembler un public contre un adversaire, ici la presse qui démonte les erreurs des uns, raconte les turpitudes des autres, préfère décortiquer et expliquer la complexité du monde plutôt que de le réduire à des slogans simplistes. Toutes démarches insupportables pour les démagogues.

Parler d’informations falsifiées tient trop souvent aujourd’hui de discours sur la liberté d’expression. Or les menaces qui pèsent sur celle ci, et sur la liberté de la presse et des journalistes, sont davantage la concentration des médias, le rôle dans la diffusion de l’information des réseaux sociaux et de leurs algorithmes contrôlés par des intérêts particuliers, les mesures liberticides prises dans de nombreux pays où la fermeture d’autorité d’un média, l’emprisonnement voire l’assassinat des journalistes sont des réalités. Certains gouvernements ou institutions internationales seraient bien inspirés de se préoccuper de ces questions plutôt que de se répandre en dénonciation des informations falsifiées.

Mésinformation et désinformation

Celles-ci existent bien sûr. Les gouvernements le savent. Ils ne sont pas les derniers à tenter de s’arranger avec les faits lorsque ceux-ci leurs sont défavorables ou ne servent pas leur dessein. On pourrait multiplier les exemples. Un des plus célèbres concerne les armes de destruction massives irakiennes en 2003. Si l’Irak avait bien détenu des armes interdites, elle n’en avait plus à l’époque. Mais le secrétaire d’Etat américain l’affirmait. Le Premier Ministre britannique en brandissait la menace. Colin Powell a reconnu que les services secrets lui avaient menti. Une commission d’enquête a établi que Tony Blair savait avant l’invasion de l’Irak que ce pays n’avait plus d’armes de destruction massive. Qui sont les falsificateurs ?

Les journalistes ne peuvent bien sûr se désintéresser de la question. Ils doivent éviter la mésinformation, le partage involontaire d’informations erronées, et combattre la désinformation – la création délibérée d’informations que l’on sait fausses*. Ils doivent redoubler de vigilance pour débusquer les informations falsifiées dans la masse de ce qui circule. Plus que jamais, le doute systématique, le recul, le recoupement des faits sont des vertus professionnelles à cultiver.

Pierre Ganz

Le travail de Claire Wardle, chercheuse à Harvard et cheffe de file du site FirstDraftnews.org est ici un guide précieux.

Presse Francophone

 

 

 

LA RENTREE SCOLAIRE S’ANNONCE BIEN POUR CERTAINES ECOLES MAIS DIFFICILES POUR D’AUTRES

17 Septembre 2018, c’était le jour de la rentrée scolaire 2018-2019 en République centrafricaine. Après plusieurs mois de vacances, les élèves des établissements publics et privés sont de retour sur les bancs de l’école. Sillonnant certains établissements d’enseignement publics et privés, il est à remarquer que beaucoup d’élèves n’ont guère répondu à ce rendez-vous capital.

Au lycée de Miskine, il s’agissait d’une rentrée scolaire très timorée avec à son actif des élèves qui se sont retrouvés seulement pour des échanges entre camarades. Le même constat est fait dans plusieurs établissements publics de la capitale centrafricaine. Quant aux enseignants, ils n’étaient pas en salle, ne serait-ce que pour une prise de contact. Les élèves n’ont pas mis assez de temps pour s’éclipser des cours des écoles.

A contrario, dans certaines écoles privées, la rentrée scolaire est déjà effective. Après la levée des couleurs, certaines classes ont pu démarrer avec la prise de contact et de programme des matières. Pour ces écoles, les emplois du temps sont déjà élaborés. Bref, tout est prêt pour que les élèves se sentent dans leur peau. 

Cependant, dans le 3e arrondissement de Bangui, il est à noter que cette année scolaire se révèle très compliquée. En effet, la situation sécuritaire précaire au Km 5 impacte négativement l’éducation dans plusieurs quartiers voisins. Certaines écoles du 3e arrondissement telles que les écoles Yakité et Castors sont toujours en marge comparativement aux autres écoles. Pour cause, les parents d’élèves sont très circonspects à cause de la mentalité des autodéfenses du Km 5 qui ne tardent pas à faire incursion et à faire mouche dans les quartiers environnants. Mais à l’école adventiste, distante de 3 Km du PK 5, les gens affluent néanmoins pour inscrire leurs enfants. Même son de cloche à l’école Noël Ngaiwaka.

A l’heure actuelle où les élèves de Bangui sont prêts pour la reprise des cours, beaucoup de leurs pairs souffrent dans l’arrière-pays. En effet, de nombreuses villes sont assiégées par les groupes rebelles. Dans ces villes, la terreur règne, notamment à Kaga-Bangoro, à Bria (…) où les groupes rebelles ne tardent guère à se rentrer dedans. Pour ces villes assiégées, la présence des Faca s’avère très capitale pour la bonne marche de l’éducation.

Depuis quelques années, la République centrafricaine fait une descente en enfer. L’éducation peine à se relever. Selon le HCR, la RCA est le dernier pays au monde en matière d’éducation. Il s’agit d’un défi que chaque centrafricain doit relever.

 

 

Félicien NZAPAYEKE MAMADOU

 

 

RENTREE DES CLASSES 2018-2019 : LES  ETABLISSEMENTS DU FONDAMENTAL 1 ET 2 TOUJOURS DESERTES

Quatre (04) jours se sont écoulés après le lancement officiel de la rentrée scolaire 2018-2019, placée sous le thème : «  Un table banc et un livre pour chaque élève » par le président de la République, Professeur Faustin Archange Touadéra. C’était à l’école combattant, sise dans le 8ème arrondissement de la ville de Bangui, le lundi 17 septembre 2018. Mais après, que constatons-nous aujourd’hui dans les établissements du fondamental 1 et 2 de Bangui ?

Hormis les établissements du fondamental 1 et 2 du secteur privé qui ont ouvert leurs portes et dont la rentrée des classes est effective, tel ne semble pas être le cas de ceux du secteur public, c’est-à-dire de l’Etat. A part les directeurs d’écoles, les chefs des secteurs scolaires, les surveillants généraux, les intendants, les censeurs, les proviseurs et les inspecteurs d’académies qui sont à leurs postes, les cours des écoles primaires et lycées de Bangui sont désertées par les enseignants et élèves.

Il en est de même pour les secteurs scolaires de Bimbo et Bégoua. Quand à nos villes de provinces, n’en parlons pas car bon nombre d’enseignants qui y sont affectés demeurent toujours à Bangui, la capitale, sous prétexte de diverses raisons d’ordre personnel.

Finalement, quand la rentrée des classes 2018-2019 serait-elle effective dans les établissements du fondamental 1 et 2 en RCA ? Pour répondre à cette question posée, nous faisons remarquer qu’il y a une vilaine habitude chez nous en RCA où les gens foulent aux pieds et ne respectent pas les différents textes de loi pris par nos autorités. Donc ce n’est pas un cas reversé exclusivement au secteur de l’Education Nationale.

D’aucuns disent qu’« il y a la rentrée scolaire administrative et la rentrée scolaire proprement dite qui commence le 1er octobre de chaque année. Ce qui fait neuf (09) mois de cours, car les examens de fin d’année se font aux mois de mai et juin de chaque année ». Vrai ou faux ? La réponse à cette question revient à qui de droit.

 

Le Petit YEKOA

 

INDICE DE DEVELOPPEMENT HUMAIN : LA CENTRAFRIQUE TRES BAS

DANS LE TABLEAU

Le Programme des Nations-Unies pour le Développement (PNUD) a publié le 14 septembre son rapport 2018 sur Indice de Développement Humain (IDH). Sur les 189 pays et territoires étudiés, la République Centrafricaine est avant-dernière (188e) devant le Niger.

Confrontée à une crise multidimensionnelle, la République Centrafricaine est classé 118e dans le rapport 2018 sur l’Indice de Développement Humain (IDH) publié par le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD). Sur les 189 pays et territoires étudiés, la Centrafrique a un IDH de 0.367, elle fait partie de la catégorie « Faible ».

Le document rapporte que « l’espérance de vie à la naissance (années) » d’un centrafricain est « 52,9 ans » et peut en moyenne fréquenter les bancs d’une école pendant « 7,2 ans ». Par ailleurs, ces parents vivent avec moins de 500.00 FCA pas an et le Revenu National Brut (RNB) par habitant ($) est « 663 ». Puis, seul « 4% » de la population (4,7millions) utilisent Internet.

En Afrique et dans le monde ?

Le Top 5 africain de l’Indice de Développement Humain est détenu par le Seychelles, l’Ile Maurice, l’Algérie, la Tunisie et le Botswana qui sont tous de la catégorie « Elevée ».

A l’opposé, le Niger, la Centrafrique, le Sud Soudan, le Tchad et le Burundi sont les cinq derniers pays sont, le Burundi (0,417), le Tchad (0,404), le Soudan du Sud (0,388), la République Centrafricaine (0,367) et (0,354).

Cependant, quatre pays européens sont dans le Top 5 du classement selon l’IDH du PNUD : la Norvège (0,953), la Suisse (0,944), l’Australie (0,939), l’Irlande (0,938), et l’Allemagne (0,936).

L’indice de développement humain (IDH) est un indice statistique composite, créé par le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) en 1990 pour évaluer le niveau de développement humain des pays du monde. Il tient compte de trois aspects essentiels, notamment, la santé et la longévité, l’accès à l’instruction et un niveau de vie décent. Tous les pays du monde ne sont pas forcément pris en compte, doit-on préciser. «La couverture d’un pays, en termes de son IDH, dépend de la disponibilité des données», a souligné le PNUD.

 

RJDH

 

 

Le taux de participation des filles A l’Ecole ne cesse de croItre

 

Le taux de participation des filles à l’école ne cesse de croître, selon le Ministre de l’éducation Nationale dans son allocution aux parents d’élèves lors du lancement officiel de la rentrée académique 2018-2019 le lundi 17 septembre dernier.

La dernière crise qu’a traversée le Centrafrique a affecté profondément le secteur de l’éducation. Et comme ce secteur représente le socle du développement d’un pays, les autorités de la place cherchent lui donner la place qu’il mérite.

Aboubakar Moukadas Noure, ministre de l’Education Nationale, souligne que le taux de fréquentation des filles ne cesse d’augmenter. « Le taux de fréquentation des filles qui était de 33 % l’année dernière est monté à 44% cette année. C’est dans ce contexte que la rentrée académique de cette année est placée sous le mot d’ordre suivant: «équipons nos écoles avec des tables bancs et des manuels scolaires », a-t-il indiqué.

Il poursuit sur une note d’optimisme. « Dans cette même logique la plupart des écoles de notre pays seront dotées des tables bancs et de manuels scolaires afin de garantir une éducation de qualité qui renforcera leur compétence de base et contribuera directement à la stabilité sociale, économique et politique du pays. Car le gouvernement Centrafricain dispose déjà 165000 manuels scolaires  et de quelques 6000 tables bancs», a-t-il surenchéri.

La rentrée scolaire est donc effective pour l’administration des établissements du secteur public, tandis que les apprenants fréquentant les établissements d’enseignement privé ont, dès le jour de ce lancement, repris le chemin de l’école.

 

RJDH

 

 

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PrEsidentielle au Cameroun : la guerre des 03 aura bien lieu

Principaux challengers de Paul Biya à la présidentielle camerounaise du 7 octobre, Akere Muna, Joshua Osih et Maurice Kamto entendent surtout se positionner pour l’avenir.

Le restaurant italien n’est pas plein. En habitué des lieux, Joshua Osih a choisi sa table, dans l’angle de la terrasse. Le temps est clément à Yaoundé. Nous sommes en janvier 2017. L’homme assis face à nous n’est pas encore candidat du Social Democratic Front (SDF) pour la présidentielle d’octobre 2018. Joshua Osih l’assure : il ne sera pas « celui qui plantera un couteau dans le dos de John Fru Ndi », le chairman du parti socialiste camerounais. ..Jeune Afrique.

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Niger : un prEtre italien enlevE dans le sud-ouest du pays, prEs de la frontiEre avec le Burkina

Pier Luigi Maccalli, prêtre missionnaire italien de la Société des Missions Africaines, a été enlevé lundi 17 septembre à son domicile de Bamoanga, dans le sud-ouest du Niger. Selon des témoins, les ravisseurs ont fui vers le Burkina Faso tout proche.

« L’enlèvement a eu lieu vers 21 heures (20H00 GMT). Selon les témoignages des habitants, les assaillants étaient environ huit et sont venus en moto », affirme Thomas Codjovi, chargé de la communication de la mission catholique au Niger.

« Ils ont enlevé le prêtre à son domicile situé en face de son église », a-t-il précisé à l’AFP, citant des sources locales du village de Bamoanga. Ce village de la préfecture de Makalondi, est situé à environ 125 km au sud-ouest de Niamey, dans la région de Tillaberi, à quelques kilomètres seulement de l’est du Burkina Faso.

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Benalla devant les sEnateurs: « Je n'ai jamais EtE le garde du corps de Macron »

Invisible depuis cet été, Alexandre Benalla, 26 ans, est entendu ce mercredi par la commission des Lois du Sénat constituée en commission d'enquête. L'ex-chargé de mission de la présidence de la République, mis en examen pour «violences en réunion» après avoir été filmé en train de frapper des manifestants le 1er mai, va devoir s'expliquer sur son rôle auprès d'Emmanuel Macron et à l'Elysée. La convocation d'Alexandre Benalla a suscité les protestations du gouvernement mais elle est très attendue par les Français. Selon un sondage Ifop, les trois quarts d'entre eux approuvent cette audition.

En préambule à son audition, Alexandre Benalla a déclaré avoir « l'impression » d'être « instrumentalisé à des fins politiques »...RFI

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La lutte contre la drogue en Afrique, un dEfi colossal

Dar es Salaam, la capitale tanzanienne, accueille du 17 au 21 septembre la 28e réunion des chefs de services chargés au plan national de la lutte contre le trafic illicite des drogues en Afrique. Cette rencontre de toutes les délégations africaines de la Commission des stupéfiants (CND), organe directeur de l’office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC) doit faire le point sur la situation dans chaque pays du continent. Une occasion pour élaborer et évaluer l’application des programmes de lutte contre la drogue et la criminalité organisée en Afrique.

Pour le secrétariat de l’ONUDC, le constat pour l’Afrique est le suivant : « Le trafic de drogues et d’autres formes de criminalité organisée continuent d’entraver le développement économique et social de nombreuses régions du continent. Cette situation est aggravée par d’autres facteurs tels que les guerres et les conflits internes, les répercussions des soulèvements en Afrique du Nord, les faiblesses du système social et de justice pénale, la corruption, les perspectives limitées qui s’offrent aux jeunes et la disparité des revenus, qui favorisent tous amplement les activités que les groupes criminels organisés mènent dans la région ».…RFI

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EN ALLEMAGNE, UN ETRANGER SUSPECTE DU MEURTRE DE CHEMNITZ DISCULPE

Deux demandeurs d’asile avaient été arrêtés après la mort d’un Allemand de 35 ans, affaire qui a provoqué d’importantes manifestations d’extrême droite.

L’un des deux demandeurs d’asile arrêtés à Chemnitz (Saxe) au lendemain du meurtre de Daniel Hillig, un Allemand de 35 ans poignardé en pleine rue dans la nuit du 25 au 26 août et dont la mort a provoqué d’importantes manifestations d’extrême droite, a été remis en liberté.

« Le mandat d’arrêt pour homicide volontaire en réunion contre le suspect irakien a été levé aujourd’hui par le tribunal d’instance de Chemnitz sur ordre du parquet », a annoncé la porte-parole du parquet de cette ville de 240 000 habitants, mardi 18 septembre, lors d’une conférence de presse, ajoutant que le second suspect arrêté fin août, un Syrien de 23 ans, restait sous mandat d’arrêt, et qu’un troisième homme, de nationalité irakienne, était toujours recherché par la police...Lemonde.fr

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BOUDEE PAR LES TOURISTES, L’AFRIQUE CHERCHE A LEUR FAIRE LES YEUX DOUX

L’Afrique séduit seulement 5% des touristes du monde entier malgré les pyramides, les chutes Victoria, les safaris ou ses plages désertes. Pour utiliser au mieux son potentiel, elle doit miser sur l’écotourisme et se stabiliser politiquement, estiment les experts.

«Les pays qui ont réussi (dans le tourisme) sont ceux qui ont fait ces choix», explique la directrice générale de l’Association du tourisme en Afrique (ATA), Naledi Khabo, lors d’une conférence du secteur organisée par Airbnb la semaine dernière au Cap.

Elle en veut pour preuve les exemples de la Tanzanie et du Rwanda, «très attractifs pour certains voyageurs».

Le nombre de touristes en Tanzanie, qui propose des safaris respectueux de l’environnement et des lodges neutres en émission de carbone, a plus que doublé depuis 2006 à plus d’un million.

Le secteur contribue à hauteur de 14% au produit intérieur brut de ce pays d’Afrique de l’Est, selon l’agence gouvernementale de promotion de l’investissement Tanzania Invest… Libération

 

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