Du Mardi 22 Novembre 2016

Cmn 2350 du mar 22 nov 2016

CENTRAFRIQUE, LE TEMPS DE LA VERITABLE RUPTURE A SONNE : LES ALLIANCES DE FORTUNE CEDENT LA PLACE A LA RIGUEUR IMPLACABLE,

A L’INTEGRITE ET A LA TRANSPARENCE SANS FAILLE

 

 Le gouvernement de ramassis, d’alliances incongrues, des courbatures, des bosses et des tortionnaires, a fait son temps. Touadéra doit passer à la vitesse supérieure, avec des cadres compétents, patriotes, capables de consentir des sacrifices pour sortir le pays du gouffre. En quelques mois seulement, les Centrafricains et la presse ont tout vu. L’incompétence notoire est à son paroxysme. La haine, la jalousie, la mauvaise foi, l’antipatriotisme, sont à ciel ouvert. Personne ne pense au pays et à ses compatriotes. On ne voit que la tête de Touadéra, « si je fais cela, c’est Touadéra qui gagne et en 2021, nous n’aurons pas d’arguments contre lui … ». Voilà comment raisonnent certains ministres de la République. Et des projets, et des partenaires sont traînés dans la boue, humiliés, ridiculisés, afin qu’ils se découragent et quittent le pays : « Si je leur donne la garantie bancaire, ils vont prendre l’argent et s’enfuir sans qu’on ne soit au courant ». Et les nationaux qui travaillent dans ces banques, ne peuvent-ils pas alerter les autorités de leur pays ? Si tous les ministres s’engageaient avec la même détermination, la fougue de réussir, le patriotisme comme le ministre Félix Moloa, nous serions loin. Or, pendant que d’autres ministres ne dorment de nuit comme de jour, d’autres tirent le pays vers le bas, l’enfoncent davantage.

Depuis leur nomination, certains ministres n’ont jamais toussé pour se faire entendre. Leurs départements se meurent. Tout porte à croire qu’il n’y a pas de ministres à la tête de ces départements. Le temps des ministres bureaucrates est révolu. Comment un ministre peut-il être inactif, reclus au fond de son Cabinet, dans un pays où tout est à reconstruire, à refaire, à revoir ? Chaque ministre doit faire appel à son génie, à sa compétence, à son savoir et son savoir-faire, puis combler un vide, être improductif, stérile, un vrai boulet pour le gouvernement et pire encore pour Touadéra. Pour transformer la RCA en un vaste chantier multiforme et multidisciplinaire, il faut que les départements ministériels bouillonnent en projets. Le ministre de l’éducation a donné un coup de maître dans la fourmilière du service des bourses. Ce qui démontre qu’un tel ministre a un œil d’aigle sur l’ensemble de son département et cette décision a été saluée par toute la population et appréciée à sa juste valeur. Un ministre vient pour révolutionner les services, insuffler une dynamique de progrès et de résultat. Les ministres centrafricains n’attendent que les « bonnes vendredi », le carburant, les honneurs et tout s’arrête là. Quel miracle le ministre du Plan, de l’Economie et de la Coopération internationale a-t-il opéré pour propulser le pays au firmament économique et financier à Bruxelles ? Doit-il remorquer tout le gouvernement, alors que beaucoup ne font absolument aucun effort. Depuis l’investiture, Touadéra s’est engagé à fond dans une diplomatie agressive pour redorer le blason de son pays sur la scène internationale. Malheureusement, le ministère des Affaires Etrangère ne le suit pas, un département morne, dépourvu de vision de soubassement diplomatique pour soutenir les actions du Chef de l’Etat. Dans un pays sinistré comme la RCA, comment un ministre des Affaires Etrangères qui doit être à l’avant garde, est terne, sans ferveur patriotique, c’est grave. Il y a encore quelques rares grands diplomates dans le pays qui peuvent faire bouger les lignes et sauver l’honneur du pays. Il y a des cadres qui aiment leur pays, qui veulent travailler pour leur pays sans voir sans voir la tête de X ou Y. Les Centrafricains d’abord, la RCA avant tout. Les hommes changent, mais la RCA demeure, la nation demeure. Les différents régimes qui se sont succédés n’ont fait aucun effort, sinon la RCA n’en serait pas là aujourd’hui. A partir de Touadéra, il faut laisser des traces, et d’autres viendront compléter pour le bonheur et le bien-être du peuple centrafricain et de la RCA. La RCA n’est qu’un gros village, et pourtant, les ministres vont et viennent en mission à l’extérieur, dans les autres pays. Curieusement, aucun sentiment de révolte intérieur pour se dire, « mon pays doit aussi être comme les autres », comme Brazzaville, Nairobi, Yaoundé, Libreville, Abidjan. Les conditions de vie en RCA ne semblent émouvoir outre mesure. Même les grands banquiers qui ont servi sous d’autres cieux, reviennent au pays comme de rien n’était. Les mentalités sont tournées vers le mal, l’enrichissement illicite malgré le retard ahurissant du pays par rapport à ses voisins avec qui, l’indépendance est arrivée en même temps. Comme disait Touadéra, « les mentalités sont exécrables, il faut du temps pour qu’elles changent … ». Au finish, qui va reconstruire le pays puisque l’intérêt personnel prime sur l’intérêt national : vol, détournement, extorsion de fonds aux partenaires qui veulent investir dans le pays, blocage des dossiers s’il n’y a pas de promesse de pot de vin.

La RCA est par terre. Les investisseurs qui viennent dans le pays pour l’aider à relever la tête, doivent graisser les pattes, avant de mettre leur argent dans le pays, créer des emplois, embaucher les jeunes qui traînent le long des routes le soir. Touadéra doit combattre de toutes ses forces cette culture, véritable goulot d’étranglement de tous les efforts de développement dans le pays. Malgré les salaires, les avantages, payés à terme échu, le Centrafricain ne met en avant que son propre ventre, ses propres poches, au lieu d’enrichir le pays pour que son salaire augmente. La corruption est rampante en RCA et ronge chaque Centrafricain des cheveux aux orteils. Presque pour tout service, il faut glisser quelque chose. Pour les cas de recrutement, c’est la traite des êtres humains. Un chômeur qui ne travaille pas, mais qui postule pour un hypothèque emploi, on le presse comme du citron jusqu’aux os. Certains dossiers qui ne sont pas accompagnés de quelques billets craquants, sont purement et simplement retirés du circuit normal et donc introuvables. Les Centrafricains n’ont plus de cœur, ni d’âme, ni de conscience encore moins, une conscience professionnelle, une déontologie. C’est la rapacité à l’exponentiel. On peut mettre tous les mécanismes, mais si les mentalités demeurent ce que nous observons tous les jours, c’est la catastrophe. Touadéra a vraiment du pain sur la planche. En terme d’argent, les Centrafricains sont plus dangereux, plus incisifs que les pirates de mer. L’administration centrafricaine est une jungle, « qui paie, avance ». Les malheurs de la RCA, ce sont les Centrafricains eux-mêmes. De l’Université à la maternelle, les étudiants, les élèves, les écoliers sont des fonctionnaires qui entretiennent les enseignants. Pour les filles, le droit de cuissage est systématique « note contre sexe » et « note contre argent » pour les garçons. En plus de l’argent contre note, les étudiants en année de soutenance « Licence, Master, Maîtrise) doivent bercer leur directeur de mémoire financièrement, depuis la nourriture au foyer, ses poches, ses mangeailles et ses buvailles, chaque jour jusqu’à la soutenance. La baisse de niveau provient en grande partie des enseignants dépravés. Quoi qu’on fasse, quoi qu’on dise, un bois tordu dès son jeune âge, est difficile à redresser. Ce sont les cadres centrafricains qui tuent leur pays à petit feu, mais quand il s’agit de réclamer quelque chose, ils sont les premiers. La RCA n’est que le royaume des revendications, des grèves, pendant qu’on détruit soi-même d’une manière ou d’une autre le pays.

Les sociétés d’Etat et Offices publics ont du mal à avoir un bilan positif, mais les gros salaires, les missions, les avantages pécuniaires, les véhicules qui coûtent extrêmement chers, ne font guère défaut. Un éternel paradoxe qui caractérise la gestion des sociétés d’Etat et Offices publics. Les directeurs généraux se suivent et se ressemblent, des prédateurs hors hiérarchie, qui s’entourent des cadres de leur ethnie, pour espionner le personnel, des fidèles « doungourous » entièrement à leur solde pour les applaudir, les caresser dans les sens du poils. Ce qu’ils ignorent, c’est l’impérieuse nécessité d’offrir un service public de qualité aux clients. La gestion devient clanique, clientéliste, personne ne peut dénoncer les dérapages, jusqu’à ce que la gestion vire au rouge et qu’on ne peut plus cacher, camoufler. C’est donc la faillite, la clé est jetée sous la porte. Les Centrafricains ont-ils fait les mêmes écoles, instituts ou Universités de gestion que les autres, ou, ont-ils étudié le pillage de la société, l’enrichissement illicite rapide et à outrance, difficile de le dire. La Socatel, l’ONI, et depuis un certain temps, la CNSS, font exception à la règle. La RCA est véritablement malade de ses propres cadres.

 

Julien BELA

 

 

 

 

MOHAMMED ALI FADOUL, LE PACIFICATEUR DU KM5, L’HOMME DE LA PAIX, GRACE A LUI LES ECOLES GBAYA-DOMBIA ET KOUDOUKOU VONT S’OUVRIR

 

La paix et la sécurité, ce n’est pas seulement l’affaire du gouvernement, mais de tous les Centrafricains, natifs du pays, d’où ils se trouvent. Le Km5, dernière enclave musulmane de Bangui, la capitale centrafricaine, a toujours été considéré par tous les Banguissois et Banguissoises comme le « couloir de la mort » ou « Golgotha », ce qui veut dire le lieu des crânes. Se rendre dans ce quartier commercial, poumon de l’économie de la délégation spéciale de la ville de Bangui, était une victoire de la volonté. Car les criminels qui ont élu domicile dans ce quartier, agissaient comme bon leur semble. L’être humain était considéré comme un objet, les prises d’otage étaient devenues monnaies courantes. Même les commerçants musulmans qui exerçaient dans ce secteur étaient les valets de ces drogués.

Aujourd’hui, la situation sécuritaire se normalise doucement mais sûrement dans ce lieu qui semblait être sinistre à cause des exactions de tout genre commisses tant sur ceux qui s’y rendaient que les commerçants musulmans, ainsi que tous les habitants du 3e arrondissement et leurs environs directs. Et ce, par les criminels, les malfrats, les drogués du Km5. Et le retour au calme n’est pas le fruit du hasard. C’est l’œuvre d’un centrafricain, épris de paix et de sécurité. Nous voulons parler ici de notre compatriote Ali Fadhul, commerçant du quartier P.K5 et président d’auto-défense du secteur.

Pour votre gouverne, Ali Fadhul est un musulman centrafricain. Il est né et grandi au Km5. Après la prise  du pouvoir par la Séléka, le 24 mars 2013, il a toujours prôné la paix entre les deux (2) communautés (chrétienne et musulmane), jusqu’à la démission du chef charismatique de la Séléka, Michel Djotodia Am Non Droko. Pendant que les drogués du Km5 tuaient, incendiaient des maisons, détruisaient tout sur leur passage, Ali Fadhul, avec son bâton de pèlerin, circulait dans tous les arrondissements de Bangui pour appeler les chrétiens et les musulmans à vivre ensemble. Il a été et est toujours à côté des Anti-Balaka des quartiers Combattant, Boy-Rabé, Boeing, pour ne citer que ceux là. Il travaille main dans la main avec ces compatriotes, toujours dans l’intérêt de la recherche de la paix, du vivre ensemble et de la cohésion sociale entre tous les Centrafricains. Mais la détermination, la volonté de ce digne fils du pays, ne se sont pas faites sans incident. C’était au risque et péril de sa vie. C’est ainsi qu’il a failli être tué à deux (2) reprises par ces malfrats qui sévissaient au Km5. Comme Dieu Tout-Puissant, « Allah », que nous vénérons, aime l’amour du prochain, la paix, la sécurité, le pardon, le vivre ensemble, c’est pour cette raison que notre compatriote, Ali Fadhul est en vie.

Il a décidé unanimement avec tous les éléments d’auto-défense du Km5, à ramener la paix dans cette enclave musulmane à Bangui. La preuve est là et elle est palpable. Les gens se rendent maintenant sans inquiétude au Km5 pour faire leurs achats et vendre leurs articles. Ils ne sont nullement inquiétés par qui que ce soit. Ils se promènent au Km5 jusqu’au-delà de 21 heures. Les taxis circulent aussi. Nous pensons que dans les jours à venir, si les conducteurs de bus n’ont pas peur, ils peuvent desservir les avenues CEMAC et Koudoukou. En outre, grâce à la bravoure d’Ali Fadhul et de tous ceux qui œuvrent pour la paix et le vivre ensemble au Km5, les Ecoles Gbaya-Dombia et Koudoukou ont ouvert leurs portes. Les directeurs de ces écoles précitées ont répondu présents mais ce sont les enseignants qui sont invisibles. C’est pourquoi, nous exhortons ces instituteurs à regagner leur poste d’affectation pour dispenser les leçons à nos enfants qui sont dans le 3e arrondissement de la ville de Bangui. L’insécurité grandissante dans ce secteur est maîtrisée aujourd’hui par les éléments d’auto-défense du Km5. Donc, il n’y a plus de souci à se faire. Ali Fadhul, le pacificateur du Km5, l’homme de la paix, est disponible et disposé à assurer la sécurité de tous les enseignants et les élèves qui se rendront dans les établissements scolaires de Koudoukou et Gbaya-Dombia, tout comme il l’a fait pour les vendeurs et commerçants dudit marché.

Nous osons espérer que certains compatriotes de bonne foi emboîteront le pas à Ali Fadhul pour la pacification totale de la RCA. Mais nous profitons de cette opportunité pour dire aux centrafricains qu’à l’heure actuelle, il n’y a plus des Séléka, ni des Anti-Balaka car ils travaillent main dans  la main au Km5 pour un retour définitif de la paix et de la sécurité. Ce que, Ali Fadhul est entrain de faire au Km5, n’est pas seulement favorable aux musulmans mais à tous les non musulmans. Nous devons maintenant accepter que tous les musulmans circulent librement à Bangui.

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

 

CRI DE DETRESSE DES HABITANTS DE KOUI, DEPLACES INTERNES A BOUAR ET ABANDONNES A LEUR TRISTE SORT

 

La ville de Koui est en ce moment vidée de sa population, suite aux attaques meurtrières menées par Sidiki et ses éléments, il y a de cela quelques mois. Plusieurs habitants de cette ville se sont réfugiés dans les villes environnantes : Bocaranga, Paoua, Bouar… pour se mettre à l’abri des exactions et violences commises par les rebelles de Sidiki. La rédaction de « Centrafric Matin », durant son séjour de trois (3) jours dans la préfecture de la Nana-Mambéré, dans le cadre d’un voyage de presse organisé par la Minusca, a eu l’opportunité de rencontrer certains habitants de Koui qui se sont réfugiés à Bouar  et mènent une vie difficile. Profitant de cette occasion, ces déplacés de Koui ont réclamé du gouvernement et de la Minusca des actions concrètes pour déloger Sidiki et ses hommes de leur localité, afin qu’ils puissent retourner et vaquer librement à leurs occupations quotidiennes.

C’était le mercredi 16 novembre 2016, aux environs de 07 heures qu’une centaine de déplacés de Koui se sont réunis à la place « Tropicana » dans un quartier de la ville de Bouar pour montrer leurs conditions de vie déplorables. Selon Adamou Sylvain Ndalet, coordonnateur des ex-combattants Anti-Balaka de la préfecture de la Nana-Mambéré, « Depuis que ces habitants de Koui se sont réfugiés dans la ville de Bouar, ils ne bénéficient d’aucun soutien des autorités locales et de la Minusca. Dès leur arrivée à Bouar, ils étaient accueillis au nombre de quinze (15) à vingt (20) personnes par ménage dont leur prise en charge est difficile à assumer. Les enfants en âge scolaire n’ont pas été inscrits pour aller étudier comme les autres car, leurs parents ont perdu leurs biens lors des évènements et n’ont aucun moyen. Sidiki et ses éléments règnent en maître absolu en ce moment dans la ville de Koui. A la moindre chose, ils tuent, pillent, incendient des villages et maisons, des champs et greniers agricoles, au su et vu des Casques Bleus. C’est pourquoi, nous demandons aux autorités centrafricaines et à la Minusca de prendre leurs responsabilités afin que Sidiki et ses hommes soient délogés dans la ville de Koui pour permettre à la population de regagner leur localité ».

Léa Ngarsso, veuve et mère de sept (7) enfants, tous des mineurs, réfugiée à Bouar s’est dit abandonnée à elle-même. « Je n’ai aucune famille à Bouar. C’est grâce à l’hospitalité d’une sœur que je suis accueillie dans sa famille avec tous mes enfants. Je ne fais rien pour le moment à Bouar car, j’ai tout perdu lors des évènements. Mes enfants ne vont pas à l’école parce que je n’ai pas de moyen financier pour les inscrire à l’école, ici à Bouar. Sidiki n’est pas un Centrafricain. C’est un étranger d’origine tchado-camerounaise qui était venu nous chasser de notre propre région. Pourquoi la Minusca n’agit-elle pas concrètement pour mettre Sidiki et ses éléments hors d’état de nuire de la RCA ? », a-t-elle déploré.

Ibrahim, un habitant de Koui, refugié à Bouar, a quant à lui, pointé d’un doigt accusateur la Minusca de maintenir et protéger Sidiki et ses hommes dans la ville de Koui. Voici son témoignage : « nous ne comprenons rien dans ce qui se passe actuellement  dans la ville de Koui. Pourtant, c’est en présence même des Casques Bleus que les rebelles de Sidiki continuent de contrôler la ville de Koui. Qui sont ces populations que la Minusca compte sécuriser du moment où ce sont les Casques Bleus qui protègent des criminels ? Nous demandons au gouvernement et à la Minusca d’agir très vite pour sauver la vie de la population de Koui en détresse ».

Koui est une ville située dans la préfecture de l’Ouham-Péndé au Nord-ouest de la RCA près de la frontière avec le Cameroun. Depuis quelques mois, cette ville était tombée entre les mains de Sidiki qui selon les informations recueillies, est de nationalité camerounaise. Aujourd’hui, ce chef rebelle camerounais (Sidiki) et ses éléments contrôlent la région de Koui et continuent de commettre des exactions sur les populations civiles même proches de ladite région.

      

Bénistant MBALLA

 

 

 

LA PAIX ET LA SECURITE SONT DES LEVIERS POUR UN DEVELOPPEMENT SOCIAL EQUILIBRE, HARMONIEUX ET DURABLE

 

 

Le peuple centrafricain quelque soit sa région, son ethnie, ses affinités politiques et religieuses, son rang socioéconomique, devrait comprendre que la paix et la sécurité sont des leviers pour un développement social équilibré, harmonieux et durable. Car, la paix et la sécurité sont importantes dans la vie des peuples du monde. Surtout que toutes les sociétés d’aujourd’hui, pour vivre, survivre et se développer, en ont nécessairement besoin. Toutefois, la paix et la sécurité se construisent et s’entretiennent constamment avec le concours et la volonté de tout un chacun pour l’épanouissement de tous. A cet effet, elles sont garantes du bonheur et contribuent à la lutte contre la pauvreté.

La paix peut se définir comme une « situation ou un état de coexistence dans l’entente et la concorde entre des individus ou des Etats qui acceptent de vivre ensemble dans l’harmonie. La paix est un état de quiétude important pour le développement des peuples et des nations ».

Le mot paix a plusieurs significations entre autres, l’absence de violences et équivaut à la justice ; elle implique l’idée de travailler ensemble pour le bien commun. Aussi, dans un sens écologique, la « paix représente l’équilibre entre la nature et les habitants de la planète terre ».

C’est pour autant dire que sans la paix et la sécurité dans un pays, aucune action de développement socioéconomique, humanitaire … n’est réalisable. Une gestion transparente des affaires publiques, l’instauration d’une véritable démocratie qui suppose non seulement la présence de plusieurs partis politiques mais aussi l’acceptation de l’idée d’alternance dans l’exercice du pouvoir. Il faut aussi sensibiliser les Forces de Défense et de Sécurité (FDS), ainsi que les groupes armés non conventionnels à la culture de la paix et au respect des droits humains élémentaires au temps de paix ou de conflits armés. Et surtout améliorer l’efficacité de l’appareil judiciaire et renforcer son indépendance en cultivant le respect du principe, « tous les citoyens sont égaux devant la loi ». Aussi, il serait judicieux au niveau économique, de mettre en place des structures fiables et transparentes pour la gestion de l’économie du pays. Et sur le plan éducatif, il faut revaloriser la morale et l’éducation civique dans les programmes scolaires en insistant sur les valeurs de tolérance, de laïcité, d’intégrité, de paix, des Droits de l’Homme, et nous en passons. Car, les « guerres prenant naissance dans les esprits des hommes, c’est dans l’esprit des hommes que doivent être élevées les défenses de la paix », selon le préambule de l’Acte constitutif de l’UNESCO.

De grâce, chers compatriotes, notre pays la RCA est tombé plus bas que terre. Et que chacun et chacune, nous tous, avons besoin de la paix et de la sécurité sur l’ensemble du territoire national. Et ce, pour vaquer en toute quiétude à nos diverses préoccupations, circuler librement et pourquoi pas contribuer positivement à l’œuvre de la reconstruction de notre cher et beau pays, miné depuis plus de trois (3) décennies par des crises militaro-politiques à répétition.

Donc la paix et la sécurité ne sont pas seulement l’affaire des gouvernements mais aussi des gouvernés. Il y a un « temps pour faire la guerre et un autre pour faire la paix », dit un adage sage et populaire. Et l’ « on ne construit pas un pays avec les armes de guerre », n’est-ce pas ?

 

Le Petit YEKOA

 

 

 

 

  L’ARCHEVEQUE DE BANGUI DEVIENT LE PREMIER CARDINAL

DE L’HISTOIRE DE LA RCA

 

Dix-sept (17)nouveaux cardinaux rejoignent le collège des hommes en pourpre. Ils sont 228 au total, mais la moitié d'entre eux âgés de moins de 80 ans ont le droit d'élire un nouveau pape. Parmi ces nouveaux cardinaux, deux Africains et à 49 ans le plus jeune d'entre eux est l'archevêque de Bangui Mgr Dieudonné Nzapalainga.

C’est en latin, comme le veut la tradition que le pape a énuméré le nom de ces 17 nouveaux membres qui ont rejoint le Sacré collège, parmi lesquels 13 électeurs en cas de conclave.

En remettant la pourpre à l’archevêque de Bangui, François en fait le plus jeune des « princes de l’Eglise » à seulement 49 ans. Le pape a voulu remercier cet évêque de terrain, inlassable artisan de paix dans son pays. Un honneur que le nouveau cardinal prend avec humilité :

« Moi, je ne prends pas ça comme du mérite ou autre chose. Je prends ça comme un appel, un don que le Seigneur fait, pas pour moi, mais au peuple centrafricain qui depuis souffre, qui depuis aspire à la paix. Le pape est venu visiter ce pays pauvre et il appelle maintenant un fils pauvre d’un pays pauvre pour l’aider dans sa mission que le Christ a laissée à Pierre. A travers lui, c’est un signal fort pour les pauvres aussi de par le monde. »

Dans son homélie, le pape a déploré que « la polarisation et l’exclusion » soient souvent conçues comme l’unique façon possible de résoudre les conflits. Les différences, a-t-il souligné, sont transformées alors en « symptômes d’hostilité, de menace, et de violence. »

Des mots qui pourraient s’appliquer parfaitement à la Centrafrique. Ce consistoire a provoqué une grande joie chez les 200 Centrafricains qui avaient fait le déplacement au Vatican.

 

RFI

 

 

10.000 logements sociaux et Economiques

La jeunesse centrafricaine veut du travail. Et la construction des 10.000 Logements sociaux constitue un vaste chantier pour résorber une partie du chômage. Les partenaires attendent la garantie bancaire pour être à l’œuvre. De grâce, offrez l’opportunité à cette jeunesse de travailler, que de penser aux armes.

 

La Rédaction

 

 

DEPECHE RJDH-RADIOS COMMUNAUTAIRES

 

LANCEMENT DU PROJET D’AMELIORATION DE LA COHESION SOCIALE ET RESPECT DES DROITS FONDAMENTAUX

 

Le « projet d’amélioration de la cohésion sociale par la promotion des libertés civiles et le respect des droits de l’homme » a été lancé ce samedi 19 novembre 2016 à Rock Hôtel à Bangui par l’ONG Afrique Secoure et Assistance (ASA. Ce projet vise à renforcer la capacité des autorités communales et religieuses sur le respect des droits fondamentaux.

Ce projet sera exécuté dans les huit arrondissements de la ville de Bangui ainsi que dans les communes de Bimbo et Begoua. Elle vient alors que la cohésion sociale entre les communautés est encore à rechercher.

Tia Robert, administrateur de la protection à l’ONG Afrique Secoure et Assistance, revient sur l’objectif visé par ce projet « après les crises qu’a connues le pays, les droits humains, la libre circulation et la liberté de religion ne sont pas respectés. C’est pourquoi, nous voulons à travers ce projet conscientiser les autorités locales qui à leur tour vont véhiculer le message à leurs administrés pour le respect des droits fondamentaux » a-t-il expliqué.

Brigitte Tea, Maire de Bimbo qui a pris part au lancement de ce projet se dit très satisfaite. « Je pense qu’à travers ce projet, nous pouvons conscientiser nos administrés sur le respect des droits humains, la liberté de religion et autres. Je remercie l’ONG ASA pour cette initiative et nous souhaitions à ce que ce projet ne se limite pas seulement à Bangui » a-t-elle souhaité.

Le projet d’amélioration de la cohésion sociale par la promotion des libertés civiles et le respect des droits de l’homme est financé par le fonds d’initiative locale de l’ambassade du Canada. Ce projet va durer deux mois.

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GEN-RCA NETTOIE LE MARCHE DE LAKOUANGA

 

L’ONG Global Eco village Network de Centrafrique a procédé ce samedi 19 novembre au nettoyage du marché Lakouanga dans le 2e arrondissement de Bangui. Ceci à l’occasion de son 3e anniversaire.

Cette activité d’assainissement est menée dans le cadre de l’opération Toumba Zendé (lutte contre l’insalubrité), initiée il y a sept mois par le gouvernement et en prélude à la fête nationale du 1e décembre 2016.

Michel Kaouili-Zando, Secrétaire Exécutif de cette ONG, note qu’à travers cette activité, son organisation veut sensibiliser la population à la lutte contre l’insalubrité, « les conséquences sont énormes, notamment le paludisme, le choléra ainsi que d’autres maladies. Les gens doivent garder propre leur environnement », a-t-il confié.

Pour lui, cette sensibilisation est couplée avec la notion de la paix, « en plus de l’environnement, c’est aussi pour la consolidation de la paix, la solidarité et l’échange culturel », a ajouté Michel Kaouili-Zando.

Le Secrétaire exécutif projette aussi d’autres activités de GEN-RCA « les situations sanitaires et humanitaires restent déplorables, la cohésion sociale est à rechercher sans oublier la vulgarisation des résultats de la COP 22 de Marrakech au Maroc », a-t-il projeté.

GEN-RCA fait partie de GEN international et Afrique et œuvre dans l’éducation et la sensibilisation sur les notions de l’environnement.

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LE PORT DES TENUES SCOLAIRES EXIGE AUX ELEVES DE BERBERATI

 

Le proviseur du lycée de Berberati a exigé aux élèves le port des tenues scolaires. C’est à l’issue d’une décision prise  le 15 novembre 2016. Cette décision a été déplorée par certains parents d’élèves.

La décision du port des tenues scolaires a été au centre d’un débat entre les parents d’élèves et le proviseur du lycée de Berberati, Pascal Nado Tékétéké. Cette reforme a été louée par certains élèves. D’autres par contre se sont opposés en justifiant qu’il leur manque de moyen financier.

Les 3000 élèves du Lycée Barthélémy Boganda de Berberati sont tenus de respecter la décision des responsables scolaires. « Pour l’année scolaire 2016-2017, tous les élèves doivent être en uniforme. Nous interdisons à toutes les filles de tresser les cheveux avec des mèches. L’établissement scolaire n’est pas un lieu de défilé de mode », exige Pascal Nado Tékétéké, proviseur du lycée de Berberati.

Pour Maurice Gbaré, parent d’élève, « cette innovation est appréciable, malheureusement le moyen financier ne permet pas à tous les parents de fournir cette uniforme à leurs enfants ».

La décision de port des tenues scolaires est entrée en vigueur le 15 novembre 2016.

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LA CONSOMMATION DES STUPEFIANTS DECRIEE PAR LE MEDECIN CHEF DE BERBERATI

Le médecin chef de l’hôpital préfectoral de Berberati, Stéphane Aimé Kouzou, s’inquiète de la consommation abusive des Tramadoles (Tramol), qui entraînent des convulsions et des traumatismes.

La consommation des stupéfiants devient de plus en plus excessive dans plusieurs régions, à Bangui et à l’intérieur du pays. Ces produits pharmaceutiques sont nuisibles pour la santé et interdits à la vente au même titre que les boissons frelatées.

Le médecin chef de l’hôpital préfectoral de Berberati Stéphane Aimé Kouzou regrette que malgré l’interdiction par le gouvernement le circuit n’est pas bien contrôlé.   « C’est un danger pour la santé. Les consommateurs de ces produits nuisibles sont victimes du traumatisme, et de la convulsion », déplore-t-il.

Le responsable sanitaire de Berberati appelle le gouvernement à contrôler strictement la circulation de ces produits, qui nuisent à la santé de la population. « La réduction de la vente de ces produits pourrait également réduire le taux de la dégradation physique et morale de la population », a-t-il suggéré.

Des vendeurs contactés par le RJDH soutiennent que le commerce de ces stupéfiants rapporte des ressources financières importantes. « La consommation des tramol n’a pas d’effets secondaires. Ce sont ces produits qui nous renforcent dans l’exercice de nos fonctions quotidiennes. Je vends et je consomme aussi », a affirmé un consommateur, sous couvert de l’anonymat.

Beaucoup de personnes sont mortes sous l’effet de la consommation de Tramadole pourtant interdit dans le circuit commercial.

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DES LEADERS POLITIQUES SALUENT AVEC PRUDENCE L’ISSUE DE LA TABLE RONDE

 

Des partis politiques sont divisés entre l’espoir et le doute suite aux annonces de Bruxelles de donner 1130 milliards de FCFA pour appuyer le Plan de Relèvement et la Consolidation de Paix. D’aucuns se félicitent d’ores et déjà alors que d’autres se disent réservés sur le décaissement et appellent à un large consensus après Bruxelles. Positions exprimées au RJDH ce 18 Novembre à Bangui.

L’appréciation variée des partis politiques se présente dans un contexte où les ONG nationales et internationales se plaignent du fait que 32% seulement des annonces faites pour soutenir les actions humanitaires ont été matérialisés, alors que le besoin humanitaire devient de plus en plus pressant. Cette divergence de point de vue arrive trois semaines après l’Union Sacrée demandée par Faustin-Archange Touadera à la classe politique suite à la ville morte demandée par la société civile pour exiger le départ des forces de la Minusca.

Luc Guella du MLPC salue la mobilisation de la communauté internationale et le travail de Faustin Archange Touadera. « Le Bureau politique du MLPC joint sa voix à celles des compatriotes qui ont l’esprit de solidarité et l’esprit qu’un jour le pays doit sortir de sa souffrance pour féliciter la communauté internationale et surtout le président Faustin Archange Touadera qui a fait de tout son possible pour qu’on puisse avoir le montant qu’on vient d’avoir », a-t-il dit.

Joseph Bendounga du MDREC salue l’aide internationale pour financer le plan et appelle à un consensus sur le document après Bruxelles. « Ma réaction est une réaction de joie et de satisfaction, même si c’est une modeste somme allouée à la RCA. Nous le prenons et nous encourageons les donateurs de vite matérialiser leurs donations pour qu’elles ne soient pas des annonces sur papier », a-t-il souhaité avant d’ajouter qu’« il faut associer tout le monde à l’après Bruxelles ».

Entretemps, Joseph Bendounga estime que l’annonce faite sur trois ans est un test pour le gouvernement.

Un cadre du RDC joint au téléphone par le RJDH se réserve pour l’instant car selon lui, ce ne sont que des annonces et qu’il faut attendre le décaissement.

L’annonce des partenaires techniques et financiers de la RCA s’est faite alors que le gouvernement rassure sur la transparence dans la gestion à travers l’implication de la société civile et la mise en place de la Haute Autorité de la Bonne Gouvernance prévue par la Constitution.

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DES HABITANTS DE BANGUI EXPRIMENT LEURS ATTENTES SUITE AUX FONDS OBTENUS LORS DE LA TABLE RONDE DE BRUXELLES

 

Certains Centrafricains  habitants Bangui souhaitent à ce que le gouvernement applique le plan présenté à la table ronde de Bruxelles et  qu’il veille sur l’utilisation correcte de ces fonds. Ils l’ont dit lors d’un micro balade réalisé ce vendredi 18 novembre  par le RJDH dans certains quartiers de Bangui.

La Table ronde des bailleurs de fonds, organisée à Bruxelles au siège de l’Union Européenne a mobilisé plus que ce que le gouvernement attendait. Cette nouvelle a ravis la population centrafricaine qui souhaite une bonne gestion de ces appuis multiformes des partenaires en faveur de la Centrafrique.

Fleury, habite le quartier Fatima. Il souhaite à ce que ce fonds ne  soit pas  détourné « Nous souhaitons à ce que ce fonds soit mis dans la construction des écoles, des hôpitaux, des routes et surtout que l’argent soit injecté dans l’agriculture ».

Un autre habitant de Bangui souhaite que les annonces soient suivies des décaissements et que le gouvernement mette en application le plan présenté à Bruxelles, « qu’il puisse veiller sur la mise en œuvre de ces plan. Que ce fonds ne soit pas utilisé à d’autres fins » a-t-il souhaité.

« Si l’état Centrafricain ne gère pas bien, il sera responsable devant ces paires et la communauté internationale  va se désintéresser du pays.  Donc, ils ont intérêt à mieux gérer car, tout est possible dans ce pays », a soutenu Saraï, une étudiante qui propose à ce que l’Assemblée Nationale vote une loi pour le suivi de tous les investissements non seulement pour ce Plan mais pour tout autre programme.

Mariette Attanga, étudiante en 2ème année de la sociologie à l’université de Bangui insiste quant à elle sur la bonne gouvernance, « L’histoire ne fait que se répéter en Centrafrique. Depuis 1980, le pays a reçu des pareils dons, mais l’objectif visé n’est jamais réalisé au fond. Alors, cette fois-ci, le gouvernement doit relever ce défi. Le monde entier nous observe», a-t-elle dit.

La Centrafrique, après le retour à l’ordre constitutionnel ce 30 mars 2016, mobilise pour la première fois une somme de plus de 1.130 milliards de FCFA pour son relèvement et la consolidation de paix, après trois ans de violences.

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LA LCDH SOUHAITE LA CONCRETISATION DES PROMESSES DE FONDS A BRUXELLES

 

La Ligue Centrafricaine des Droits de l’Homme s’est réjouie de la bonne tenue de la table ronde de Bruxelles et souhaite une concrétisation des promesses  faites en Belgique en faveur de la RCA pour son relèvement. Un souhait exprimé par le secrétaire général Alain Kizinguéré ce 18 novembre au RJDH.

La réaction de la LCDH est enregistrée un jour après la grande rencontre de Bruxelles, rencontre qu’elle soutient, comme plusieurs autres organisations de la société civile et qui a abouti à une mobilisation des bailleurs à hauteur de 1.130 milliard de FCFA.

Selon la LCDH, la concrétisation de ces promesses, surtout du  fonds alloué au programme de renforcement de la justice centrafricaine et la Cour Pénale Spéciale pourra lutter véritablement contre l’impunité « nous, organisations nationales, sommes prêtes pour apporter notre appui à la lutte contre l’impunité par rapport aux crimes que le pays a connus ».

A l’ouverture de la conférence des bailleurs de fonds à Bruxelles, un accord cadre d’engagement mutuel avait été signé, la LCDH en tant que membre de la société civile promet de veiller à la bonne utilisation des fonds alloués pour le bien de tous, « dans cet accord cadre d’engagement mutuel que la RCA et les Nations-Unies ont signé, il existe le suivi du plan de relèvement et de la consolidation. Et nous allons veiller à l’application et à la mise en œuvre de  ce plan».

La RCA a reçu des bailleurs plus de ce qu’elle avait fixé pour son relèvement socio-économique pour une période de 3 ans.

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BELGIQUE : LA RCA OBTIENT DE LA CONFERENCE DE BRUXELLES AU-DELA DES FONDS DEMANDES

 

2,268 milliards de dollars, soit 1130 milliards de Fcfa, c’est le montant obtenu par la République Centrafricaine à l’issue de la conférence des bailleurs de fonds tenue ce jour à Bruxelles sur la RCA. Ces annonces dépassent la demande exprimée par le pays pour les trois prochaines années.

Alors que la République Centrafricaine attendait 1,684 milliards de dollars sur les trois prochaines années, elle a obtenu à l’issue de la conférence de bailleurs de fonds 2,268 milliards (1130 milliards de Fcfa) soit un surplus de 41%.

La somme de 2,268 milliards (1130 milliards de Fcfa) mobilisée, selon une source proche de l’Union Européenne, tient compte des fonds destinés à l’action humanitaire qui n’est pas inclus dans le plan de relèvement que la République  Centrafricaine a élaboré et présenté ce matin à ses partenaires.

Les fonds obtenus, d’après des officiels centrafricains, permettront de mettre en œuvre des projets développés dans le plan d’urgence « c’est un véritable succès pour le pays et le peuple centrafricain. L’argent mobilisé va aider à mettre en œuvre des projets précis pour le bien du peuple centrafricain qui a été au cœur de tout ce qui s’est fait ce main » a confié un ministre visiblement très ravi à l’annonce de ces fonds.

La somme obtenue pour les trois prochaines années, est au-delà de la demande du pouvoir de Bangui.

 

*** RJDH ***

 

 

 

RCA: LE PRESIDENT TOUADERA PRESENTE SON PLAN DE REDRESSEMENT A BRUXELLES

 

 

Faustin-Archange Touadéra a présenté son plan de redressement pour la Centrafrique de plus de 3 milliards de dollars sur 5 ans. Le président centrafricain appelle les bailleurs à la générosité.

 

En Centrafrique, il faut consolider la paix, reconstruire l'armée, l'administration, relancer l'économie... Vaste chantier, mais tout cela coûte cher, très cher. C'est donc un financement que les autorités centrafricaines espèrent obtenir, ce jeudi. Dans son discours, le chef de l'Etat centrafricain a souligné l'urgence de la situation dans son pays, tout en rassurant les potentiels donateurs.

« Certes, la situation de mon pays est difficile, mais ce n’est pas une cause perdue, a clamé Faustin-Archange Touadéra. Du haut de cette tribune, je lance un vivant appel à vous, chers amis de la République centrafricaine, vous avez tant fait pour éviter l’innommable, aujourd’hui nous vous demandons de nous accorder le soutien qui fera la différence, l’appui qui confortera les efforts passés pour en faire les succès de demain. »

Un plan ambitieux

Le plan de relèvement que Faustin-Archange Touadéra est venu défendre à Bruxelles est très vaste et très ambitieux. Il prévoit le retour de la paix et de la sécurité. « Investir dans la sécurité, c’est paver la voie au développement », a déclaré le président centrafricain.

Mais il y a aussi notamment des volets développement ou gouvernance. Faustin-Archange Touadéra a d’ailleurs donné des gages sur les mécanismes de suivi de l’orientation de ces investissements et leur utilisation. Au total, la Centrafrique demande 3 milliards de dollars pour financer cette stratégie sur la période 2017-2021.

« Le rêve d'un avenir radieux »

Mais Faustin-Archange Touadéra a également expliqué que certaines actions devaient être initiées dès le début de l’année prochaine pour « marquer l’amorce de cette nouvelle ère pour la Centrafrique ». Des actions à impacts rapides pour lesquelles le président demande près d’1,7 milliard de dollars sur trois ans.

« Nous voulons partager avec vous le rêve d’un avenir radieux », a déclaré le président Touadéra à ses partenaires. Des partenaires et des contributeurs qui se sont ensuite succédé pour soutenir ce plan quinquennal.

RFI

 

 

OEUVRONS TOUS POUR LA PAIX AFIN QUE BRUXELLES SE CONCRETISE

 

 

Une conférence internationale des bailleurs de fonds pour la République Centrafricaine s’est tenue le jeudi 17 novembre 2016 à Bruxelles, en Belgique. Plus de quatre vingt (80) délégations venues du monde entier y ont pris part. Le président de la République, chef de l’Etat, professeur Faustin Archange Touadéra a conduit une forte délégation centrafricaine à cette table-ronde des donateurs. A l’issue des travaux qui se sont déroulés, une promesse d’un montant de 2.268.000.000 de dollars américains a été annoncée par les partenaires bilatéraux et internationaux de la RCA. Tous les Centrafricains du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest, ont accueilli avec satisfaction cette promesse de financement des projets présentés par le gouvernement.

Mais faut-il que cette promesse se concrétise sur le terrain. Et sa concrétisation ne peut que passer par la paix et la sécurité sur toute l’étendue du territoire national. Car vous êtes sans ignorer que l’argent n’aime pas le bruit des bottes. Le gouvernement centrafricain a fait un pas de géant pour obtenir ce financement pour le relèvement de l’économie et la consolidation de la paix et de la cohésion sociale. Nous osons croire que bon nombre de financements de ces projets iront dans le sens de la paix. C’est pour cette raison que nous demandons aux uns et aux autres d’œuvrer pour la paix afin que Bruxelles se concrétise. Car sans la paix, il n’y a pas de développement. Les fonds qui seront débloqués dans les jours à venir pour la reconstruction des tissus économique, social cultuel, sportif, éducatif, sanitaire, et nous en passons, sont conditionnés par le retour de cette pierre précieuse qui est la paix et que les centrafricains courent derrière depuis plus de quatre (4)ans.

Pour ce faire, le FPRC, le RPRC, l’UPC, le MPC et Anti-Balaka version Mokom, ces groupes rebelles réfractaires au processus Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Rapatriement (DDRR), doivent œuvrer pour la paix, rien que la paix. Car au début de leur rébellion, ils avaient affirmé haut et fort qu’ils ont pris les armes parce que leurs régions étaient marginalisées. Le moment est venu  pour que ces régions soient dotées des infrastructures dignes de ce nom. Et Bruxelles a ouvert cette voie. La balle est désormais dans le camp du FPRC de Nourredine Adam, du RPRC de Joseph Zoundéko, de l’UPC du tristement célèbre peulh Ali Daras, du MPC piloté par le carnassier de Kaga-Bandoro, Mahamat Alkhatime et la branche Anti-Balaka de Mokom. Si ces groupes armés s’alignent derrière le processus DDRR tout en s’abstenant dès maintenant à faire usage des kalachnikovs, des lance-roquettes, des obus, des grenades, bref des engins militaires sur les civils, la mise sur pied effective de la promesse des donateurs, n’est qu’une question des jours et non des mois.

Les combattants des groupes armés doivent comprendre qu’il y a un temps pour faire la guerre et un temps pour faire la paix et reconstruire tout ce qui a été détruit. Le génocide a eu lieu au Rwanda en 1994. Aujourd’hui, les Rwandais, Hutus et Tutsis, vivent en parfaite harmonie. Or, en Centrafrique, des mauvaises langues disent que c’est une crise confessionnelle. Mais en réalité, il n’en est rien. A Ndélé, Birao, Bangassou, Bouar, pour ne citer que ces quelques villes, musulmans et non musulmans vivent ensemble, se côtoient et se partagent les idées. Pourquoi dans d’autres régions sous les bottes du FPRC, de l’UPC, du RPRC, du MPC, cette cohésion sociale ne peut pas se concrétiser ? C’est tout simplement parce que les seigneurs de guerre tels Nourredine Adam, Ali Daras, Mahamat Alkhatime, Joseph Zoundéko et Mokom ne veulent pas entendre parler de la paix. Et si demain, les régions qu’ils contrôlent ne bénéficient pas des projets de développement, quels arguments vont-ils avancer encore pour justifier leur réticence, la poursuite de la guerre ? C’est toute la question que les Centrafricains se posent aujourd’hui.

De grâce, que nous soyons musulmans, chrétiens, animistes et autres, la RCA nous appartient. C’est le pays que le feu président fondateur Barthélemy Boganda, paix à son âme, nous a légué. Prenons soin de lui. Oeuvrons tous pour la paix afin que les 2.268.000.000 de dollars américains soient débloqués pour la reconstruction de notre beau et cher pays, la RCA. Car un adage populaire dit, « qui veut aller loin, doit ménager sa monture ». Ménageons maintenant notre monture pour le relèvement de notre pays, car aucun étranger ne le fera à notre place. A bon entendeur, salut !

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

 

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