Du Jeudi 17 Novembre 2016

Cmn 2347 du jeu 17 nov 2016

LE FPRC DE NOURREDINE ADAM ET L’UPC D’ALI DARAS S’ENTRETUENT AU VILLAGE KOLAGA : INCROYABLE MAIS VRAI

Le village Kolaga, situé à environ 45 Kilomètres de la ville de Bria, vit au rythme des détonations d’armes. Et ce ne sont pas des petits calibres de la Séléka qui s’affrontent à n’en point finir. Il s’agit bel et bien des ailes dures de l’ex-coalition Séléka, celles qui sont réticentes, réfractaires au processus Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Rapatriement (DDRR). Nous voulons parler ici du Front Populaire pour la Renaissance de Centrafrique (FPRC), du tchadien Nourredine Adam et de l’Unité pour la Paix en Centrafrique (UPC), du tristement célèbre peuhl nigérien, Ali Daras.

 Ces affrontements entre les deux (2) coqs ou les deux (2) poids lourds de l’ex-coalition Séléka font rage. Débutés la semaine dernière, ils se poursuivent aujourd’hui à un rythme exponentiel, si bien que les habitants dudit village ont pris leurs jambes au coup. Le village s’est vidé de sa population, de peur d’être prise en étau par ces hommes qui n’ont ni âme, ni conscience. Beaucoup se sont refugiés dans la brousse pour échapper aux foudres de ces deux groupes armés. Car quand deux (2) éléphants  se battent, ce sont des arbres, des herbes qui  souffrent ou qui ploient sous leur fardeau.

Mais que s’est-il passé pour que l’UPC d’Ali Daras et le FPRC de Nourredine Adam en arrivent là ? Selon des sources, tout est parti d’une attaque des éleveurs peuhls, certainement par les hommes du FPRC, parce que l’UPC est constituée en majorité par des peuhls que, Ali Daras les défend bec et ongles. Il n’a jamais hésité un seul instant à s’en prendre  à tous ceux qui osent s’attaquer à ces  peuhls. Ce ne sont pas les populations de Bambari Ngakobo, Kouango, qui nous démentiront. Ali Daras et ses hommes n’ont qu’un seul objectif, quand quelqu’un agresse l’un des peuhls. Ce sont des représailles sur représailles qui pleuvent, qui s’abattent sur tous ceux qui sont dans le paramètre où s’est déroulé l’acte. C’est leur mode opératoire depuis qu’ils se sont implantés solidement dans les préfectures de la Ouaka, Haute-Kotto, Basse-Kotto…

Et si nos mémoires sont bonnes, depuis quelques temps, les hommes de l’UPC et du FPRC se regardent en chien de faïence. C’est pour cette raison que lors de l’Assemblée Générale (A.G), tenue à Bria, par quelques groupes dissidents de la Séléka, Ali Daras et ses hommes n’y ont pas pris part. Vu sa suprématie et l’armement dont il dispose, Ali Daras ne peut en aucun cas accepter d’être commandé par un certain Nourredine Adam et consorts. Il s’est toujours opposé catégoriquement à ce tchadien qui est Nourredine Adam. Donc les heurts entre l’UPC et le FPRC viennent confirmer la séparation, l’écart entre ces deux hommes qui campent toujours sur leur position. Mais il est difficile de connaitre le bilan de ces affrontements et de savoir exactement, qui de l’UPC ou du FPRC a pris le dessus.    

Dieu n’a-t-il pas jeté un mauvais sort ou un discrédit entre l’UPC et le FPRC ? C’est une réalité et non  une illusion. La colère de Dieu Tout-Puissant se déchaîne en ce moment  sur ces hors-la-loi qui ne songent pas un instant à penser au retour de la paix et de la sécurité en Centrafrique. Et cette colère passe par des affrontements entre eux. Quand ils auront épuisé leurs munitions, en ce moment précis, ils seront livrés à des lions qui les dévoreront tous. Le peuple centrafricain qui se lamente, gémit, souffre atrocement sous leurs bottes de ces seigneurs de guerre, poussera un ouf de soulagement. Les heurts, les querelles, les soubresauts entre les différentes factions de l’ex-Séléka annoncent déjà leur fin. Et elle est proche. Car souvenez-vous, il est dit dans la bible qu’avant la fin du monde proprement dite, il y aura des guerres, des tremblements de terre, des divorces entre épouses et époux, des séparations entre amis… Observons maintenant ce qui se passe entre les branches dissidentes de la Séléka. N’est-il pas leur fin ? Il ne fait aucun doute.

C’est pourquoi, nous exhortons le peuple centrafricain qui aspire à la paix, a se tenir loin de ces affrontements et de continuer à se plaindre auprès de Dieu qui seul, essuiera leurs larmes. Leur prière est déjà exaucée. Après l’UPC et le FPRC, ce sera le tour des autres et ainsi de suite jusqu’à ce que le dernier rebelle disparaisse sur le territoire centrafricain. Car Dieu a envoyé son messager en Centrafrique, le Pape François. Ceux qui ont écouté son message, seront sauvés. Par contre les rebelles qui persistent et signent dans des exactions de tout genre, sauront de quel bois Dieu se chauffe.

Pour éviter que la colère de Dieu continue de se manifester, il serait urgent que les combattants de l’UPC et du FPRC prônent le dialogue pour résoudre leurs différends au lieu de s’entretuer au village Kolaga pour rien au monde.

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

BRUXELLES : CONNEXION DE LA RCA A LA PLATEFORME ECONOMIQUE MONDIALE

 

Après le retour en force de la RCA dans les grandes instances internationales, Bruxelles connecte la RCA à la plateforme économique mondiale. Le retour à l’ordre constitutionnel ouvre toutes les portes à la RCA, pays déchiré, dévasté, ruiné par plusieurs années de crise militaro-politique stérile, inutile. L’espoir renaît, c’est le cas de le dire haut et fort. La sécurité occupe une place prépondérante, car elle englobe plusieurs chapitres dont le programme Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Rapatriement (DDRR), la Réforme du Secteur de Sécurité (RSS) et la Réconciliation Nationale (RN). Sans la paix, aucun développement n’est possible. Les Consultations Populaires à la Base (CPB) ont mis en exergue l’attachement du peuple centrafricain à la paix, à la sécurité, sur l’ensemble du territoire national.

Ce 17 novembre 2016, marque un tournant décisif dans la vie de la RCA. Les efforts de paix et de sécurité doivent être soutenus par la reprise des activités économiques. La nature ayant horreur du vide, les activités génératrices de revenu doivent remplacer les armes au sein des groupes armés et occuper toute la population. Bruxelles constitue un plan Marshall pour la RCA, afin d’éradiquer la pauvreté, la misère, le chômage. La famine, le chômage, la misère, le dénuement total, sont aussi des constituants de l’insécurité. A ce titre, nous saluons l’élan national de la classe politique, des élus de la nation et de la société civile, qui ont pris d’assaut les gradins de Bruxelles, pour soutenir d’une seule voix, cette ordonnance médicale de thérapie de choc à administrer à la RCA pour la sortir du coma. L’Union Sacrée est bien réelle autour du vital que constitue le rendez-vous de Bruxelles. Le patriotisme n’a pas besoin d’un décret pour s’exprimer. L’intérêt national prime sur toutes les autres considérations, la RCA d’abord. C’est une fierté de constater cette ferveur, cette mobilisation générale, de toutes les compétences que regorge le pays.

Les groupes armés doivent s’inspirer de ce front commun de toutes les instances du pays pour Bruxelles. C’est notre pays et personne d’autre ne viendra le reconstruire à notre place. Nous avons détruit et c’est à nous de rebâtir. Dieu a tant aimé la RCA qu’il a choisi un homme neutre, issu d’une minorité ethnique pour rassembler tous les Centrafricains, où qu’ils se trouvent. Le reste est en grande partie une question d’ignorance. Les Centrafricains traversent une crise de maturité. Les autres pays de la planète ont déjà franchi ce seuil. Dans quelques années, la RCA sera plus soudée, plus homogène, plus unie que jamais. C’est une question de temps, d’éducation, de sensibilisation, de conscientisation et de communication. Comme disent les Saintes Ecritures, il n’y aura plus « ni grecs, ni crétois, ni païens », mais un seul peuple, uni et solidaire qui construit un destin commun où il fait bon vivre.

Feu président fondateur Barthélemy Boganda disait, « malheur à l’homme seul. » et les mouvements syndicaux affirment, « unis, nous vaincrons ». Ce qui rejoint les propos du Chef de l’Exécutif américain Barack Obama, « il faut des institutions fortes et non des hommes forts. » La RCA dispose d’un Exécutif fort, d’une Assemblée Nationale forte, d’un pouvoir judiciaire fort, indépendant et libre. La fausse note et la zone d’ombre demeurent la société civile disparate, non structurée, dont un groupuscule est devenu un instrument de manipulation par excellence. La société civile doit réellement se structurer pour devenir une force positive et progressiste au service de la nation, à l’exemple de celles du Burkina faso, du Sénégal, pour inculquer la culture civique et citoyenne à la population. La Société Civile n’a jamais trempé dans des actions subversives, des insurrections populaires armées, des tentatives de coup d’Etat. Le 26 septembre 2015, Catherine Samba-Panza, était obligée d’écourter une mission à  New York pour revenir précipitamment à Bangui. Ensuite,  le 24 octobre 2016, ce groupuscule qui usurpe le nom de la Société Civile, récidive. Aucune société civile au sens propre du terme, ne se comporte de cette manière.

La Communauté internationale apporte un soutien fort dans la rencontre de Bruxelles. Les Centrafricains doivent se montrer à la hauteur des enjeux cruciaux pour l’avenir du pays. Les résultats doivent être au-delà des attentes, car les chiffres affichés sont à titre indicatif. Le gouvernement fait preuve de sobriété. Beaucoup de missions ont sillonné le pays de long en large pour constater le degré de dégradation du pays. Les populations déplacées, celles en exil, les habitations détruites, constituent une véritable catastrophe humanitaire qui exige beaucoup de moyens financiers. Ensuite, la relance des activités économiques, l’agriculture, l’élevage, l’artisanat, les routes, les ponts, l’énergie, les écoles, les hôpitaux, l’eau potable, les PME-PMI, les THIMO, afin de mobiliser les bras valides qui traînent dans les quartiers, villages et villes, du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest. La RCA se transformera en un vaste chantier multisectoriel et multidisciplinaire. Bon vent à tous les ambassadeurs de la RCA à Bruxelles, aux amis de la RCA qui la soutiennent, à toutes les bonnes volontés qui œuvrent dans ce sens: Nations Unies, Union Européenne, les Etats-Unis, l’Union Africaine, la CEEAC, le Groupe de Contact de soutien à la RCA, la Chine, le Japon, le Canada, la CEMAC, le Royaume du Maroc, l’Angola, l’Afrique du Sud, tous …

 

Julien BELA

 

 

 

 

 

R-J BRANCHE RAYMOND BELANGA  REGRETTE D’AVOIR ACCEPTE CERTAINS ELEMENTS DE L’EX-SELEKA A GOUZI (PAOUA)

 

 

Depuis le dimanche 13 novembre 2016, il y a eu des affrontements armés entre Révolution Justice (R-J) – Anti-Balaka et Séléka, au village Gouzi à 20 Km de Paoua, sur l’axe Bozoum dans l’Ouham-Péndé, selon des sources autorisées et concordantes, émanant de cette région Nord-Ouest du pays. Et c’est la psychose, la panique généralisée au sein des populations de Gouzi et Paoua, qui ne savent plus à quel saint se vouer pour être protégées et sécurisées.

A l’heure actuelle, aucune information fiable n’a été donnée sur les circonstances et les motifs de ces affrontements armés, ni sur leur bilan précis, depuis le dimanche 13 Novembre, jusqu’à ce jour.

Mais selon certains habitants de Paoua, joints par téléphone, qui ont requis l’anonymat, et surtout des jeunes commerçants, communément appelés « boubanguéré », « c’est la R-J branche Raymond Bélanga, qui avait accepté, lors d’une réunion tenue à la mairie de Paoua, à certains combattants de la nébuleuse ex-coalition Séléka, de venir s’installer dans cette ville, avec leurs armes de guerre et autres effets militaires. Et ce, dans le but d’attendre le démarrage effectif du programme DDRR. Malheureusement, ces criminels et ces va-t-en-guerre, ces ennemis de la paix et de la démocratie, profitant de l’hospitalité qui leur est offerte, ont commencé à tuer, à massacrer les populations de l’Ouham et à commettre d’autres exactions de tout genre. Et sous la barbe même des Casques Bleus de la Minusca, qui ne s’interposent, ni ne réagissent pour protéger les populations civiles dont leurs vies sont en danger. D’où cette coalition R-J – Anti-Balaka contre les combattants de la Séléka, au village Gouzi, pour les mettre hors d’état de nuire ». « Et actuellement, les éléments de la R-J branche Bélanga, ont pris d’assaut la brigade de gendarmerie de Paoua, qui va leur servir de base militaire, pour riposter contre les éventuelles attaques armées de la part des combattants Séléka », a indiqué la même source.

C’est pour autant dire que la situation sécuritaire reste volatile et très tendue à Gouzi et à Paoua, entre la coalition R-J, Anti-Balaka contre la Séléka. Mais dans tout cela, ce sont les populations civiles qui sont les principales victimes. Car « quand deux éléphants se battent, ce sont les herbes qui souffrent plus », dit un adage populaire. Donc, des dispositions sécuritaires renforcées devraient être mises en place, pour éviter que le pire n’arrive. Car, « prévenir, c’est guérir », dit-on.

 

Le Petit YEKOA

 

 

 

LE DDRR ET LA RSS SUR LA DROITE LIGNE :

09 VEHICULES SERONT REMIS PAR L’UA A LA COORDINATION

 

Après le regain de violence qui a ensanglanté les villes de Bangui, la capitale, de Kouango, Kaga-Bandoro, Ngakobo, Grimari, pour ne citer que celles-ci, les Centrafricains ont cru que le DDRR ne pourra plus se concrétiser. Des voix se sont lancées de partout ailleurs pour condamner la Minusca et le gouvernement centrafricain de ne rien faire pour désarmer les groupes rebelles qui écument les centrafricains du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest. Des marches pacifiques, suivies de la journée Ville Morte, ont été organisées pour demander le départ de la Minusca. Tout ceci, parce que les combattants de différents groupes armés qui opèrent en Centrafrique ne sont pas désarmés et continuent d’endeuiller des familles.

Aujourd’hui le Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Rapatriement (DDRR) et la Réforme du Secteur de Sécurité (RSS), se mettent sûrement mais progressivement en marche. En effet, une signature du mémorandum d’entente a eu lieu entre l’Union Africaine (UA) et le gouvernement centrafricain au Palais de la Renaissance. Ce mémorandum d’entente concerne la remise de neuf (09) véhicules par cette institution panafricaine à la coordination du DDRR/RSS. Ces véhicules seront officiellement remis au gouvernement après le retour du président de la République, professeur Faustin-Archange Touadéra, de la table ronde de Bruxelles consacrée à la RCA. C’est un ouf de soulagement, car depuis la mise sur pied de ces différents comités qui pilotent ce processus, ils souffrent des moyens roulants leur permettant de se déplacer dans les régions de la RCA, pour sensibiliser, conscientiser les combattants des groupes armés sur l’importance du DDRR.

C’est pour autant dire que le gouvernement que dirige Simplice Sarandji, sous la très haute impulsion du Chef de l’Etat, professeur Faustin-Archange Touadéra, ne croise pas les bras. Des efforts sont déployés chaque jour pour que ce processus DDRR / RSS aboutisse à de bons résultats. Car l’Exécutif ne peut rester indifférent aux souffrances des Centrafricains. De surcroît, le DDRR / RSS fait partie intégrante du cheval de bataille du gouvernement. Donc en aucun cas,l’Exécutif Centrafricain ne peut tourner le dos à ce dossier qui est très important et crucial pour le devenir de la RCA. Si ce processus réussit, c’est toute la République Centrafricaine qui est sauvée. La paix tant souhaitée par les Centrafricains reviendra d’elle-même.

Nous profitons de cette annonce de la remise de neuf (09) véhicules à la coordination du DDRR / RSS pour jeter des fleurs à l’UA. C’est un geste louable pour le retour de la paix et de la sécurité. Et nous espérons que d’autres organisations régionale, sous-régionale et peut-être mondiale, emboîteront le pas à l’UA. Car, les rebelles qui agissent aujourd’hui en Centrafrique, s’ils ne sont pas désarmés, peuvent s’étendre dans d’autres pays. C’est le cas de Boko-Haram. Hier, les combattants de cette secte religieuse s’étaient implantés au Nigeria et commettaient leurs exactions sur les civils et les militaires nigérians. Aujourd’hui, on les retrouve au Tchad, au Niger et au Cameroun. Demain, ça pourra être le tour d’un notre pays africain. Donc, mieux vaut que l’UA s’investisse pleinement dans la résolution du conflit en RCA.

En outre, nous exhortons les bénéficiaires de ces véhicules à en faire bon usage car les yeux du peuple centrafricain sont tournés aujourd’hui vers le DDRR et la RSS. Bonne continuation à l’UA ?

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 UNE CENTRALE SOLAIRE POUR RENFORCER L’ELECTRIFICATION DE LA VILLE DE BANGUI

 

L’entreprise Power China a présenté le 10 novembre 2016 aux autorités centrafricaines les résultats de ses études de faisabilité pour la construction d’une centrale solaire d’une puissance de 50 KW pour l’électrification de Bangui et ses banlieues.

La vétusté de l’unique centrale hydroélectrique de Boali compromet la production de l’électricité et sa distribution aux ménages et entreprises de la place. Pour trouver une solution à ces problèmes, l’Energie Centrafricaine (ENERCA), unique société de distribution de l’énergie mise sur l’énergie solaire. Elle avait publié en janvier 2015 son programme d’investissement 2016-2030. Dans ce document, elle prévoit la création d’une centrale solaire pour compenser ses déficits.

D’après ce programme d’investissement 2016-2030, le coût de la centrale solaire est estimé à 90 milliards de FCFA. Sur cette centrale de Bangui, le Ministre de l’Energie, Léopold Mboli Fatrane a précisé qu’elle pourra être construite dans un délai de 20 mois, grâce au financement des partenaires chinois. Il a ajouté que la construction de ce parc solaire représente une avancée significative dans la recherche de solutions au problème d’électrification en RCA.

Depuis avril 2016, l’entreprise chinoise a procédé à l’installation de lampadaires solaires dans tous les commissariats de Bangui, à l’Université de Bangui et certaines rues de la capitale. Cette initiative de la Chine est l’une de ses contributions à la reconstruction de la Centrafrique après le conflit qui a causé la destruction de plusieurs infrastructures dont une partie de son réseau électrique.

L’énergie hydroélectrique est acheminée à Bangui depuis l’usine de Boali I et II par deux lignes de transport qui ont respectivement 17.5 MVA et 35 MVA de capacité de transite. Aujourd’hui, l’offre d’électricité est inférieure à la demande, ce qui     amène l’Enerca à mettre en place un programme de délestage à Bangui tandis que dans les villes de province, il n’y a aucune centrale et les groupes électrogènes de la société ne fonctionnent plus.

 

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CENTRAFRIQUE :

UNE CONFERENCE DES DONATEURS POUR EVITER LE RETOUR DU CHAOS

 

 La communauté internationale se penche de nouveau au chevet de la Centrafrique, jeudi à Bruxelles, pour financer le retour d'une paix fragile dans un pays exsangue qui ne figure plus parmi les priorités diplomatiques malgré sa position stratégique au cœur du continent.

Comme pour l'Afghanistan, la "conférence des donateurs de Bruxelles" doit annoncer des aides financières sur plusieurs années pour ce pays de près de cinq millions d'habitants dont la pauvreté a encore été aggravée par quatre ans de guerre civile.

La conférence se tient après l'intervention militaire de la force française Sangaris (décembre 2013-octobre 2016) et de la Mission des Nations unies pour la Centrafrique (Minusca, 12.000 hommes), qui ont enrayé les tueries communautaires entre rebelles Séléka se disant défenseurs de la minorité musulmane et miliciens anti-balaka se prétendant protecteurs des chrétiens.

La Centrafrique a même pu élire dans un calme relatif en début d'année un nouveau président, Faustin-Archange Touadéra, parti pour Bruxelles dès dimanche.

"Nous revenons de très loin et le pays est à reconstruire. Nous travaillons pour la paix mais nous sommes dans une situation extrêmement fragile", a déclaré à l'AFP M. Touadéra, qui tiendra le même discours aux donateurs (France et Etats-Unis, Union européenne, Banque mondiale, FMI...).

Le président centrafricain se trouve en effet à la tête d'un Etat sans armée ni administration et dont une large partie du territoire se trouve sous le contrôle de groupes armés.

A l'origine de milliers de morts, le conflit a aussi jeté sur les routes des centaines de milliers de réfugiés au Tchad et au Cameroun voisins.

Les besoins de la Centrafrique sautent aux yeux dès l'arrivée à Bangui. Des déplacés de l'intérieur survivent toujours le long des pistes de l'aéroport M'poko dans des conditions déplorables. Ils ont peur de rentrer dans leur quartier, qui se trouve pourtant non loin de l'aéroport.

En raison de la faiblesse des forces de sécurité, ce sont les Casques bleus qui surveillent en partie ce petit aéroport, tout comme le palais présidentiel.

Professeur de mathématiques, le président Touadéra donne toujours des cours à l'université entre deux réunions, par plaisir mais aussi par nécessité, faute d'enseignants qualifiés dans son pays.

A Bruxelles, il va présenter sa stratégie et ses priorités: le désarmement, la restructuration des forces armées, un dispositif de réconciliation nationale, l'installation d'une Cour pénale spéciale (CPS) pour juger les crimes de guerre, les besoins sociaux de base...

- Besoin de 'professionalisme' -

En retour, la Centrafrique espère que la communauté internationale lui promettra "1,6 milliard de dollars sur trois ans, et trois milliards sur cinq ans", avance le président.

"On espère atteindre la barre symbolique du milliard de dollars", tempère un bon connaisseur du dossier. "Les Centrafricains ont d'abord envoyé une liste de voeux au père Noël. La Banque mondiale, le FMI et l'UE ont demandé quelque chose de plus sérieux. Ils ont formulé tardivement une évaluation des besoins".

M. Touadéra devra aussi fournir aux donateurs des gages d'une bonne utilisation des fonds. "La lutte contre la corruption est un élément important", admet-il.

"Nous devons absorber un énorme montant en cinq ans. Il faudra beaucoup de professionnalisme", s'inquiète Anicet Georges Dologuélé, le chef de l'opposition, qui redoute un exercice d'"effets d'annonce" à Bruxelles.

"Nous avons eu du mal à préparer cette conférence", selon une source proche du dossier, rappelant que la communauté internationale a d'autres priorités comme la Syrie, ou Haïti.

En première ligne, la France n'a elle-même prévu d'envoyer à Bruxelles que son ministre du Développement et de la Francophonie, André Vallini, et non le ministre des Affaires étrangères Jean-Marc Ayrault.

La stabilité de la Centrafrique intéresse évidemment la France, ex-puissance coloniale, qui maintient des forces prêtes à intervenir dans ce pays, même après la fin de l'opération Sangaris.

"Il en va de la stabilité régionale", glisse une source française, rappelant la présence dans la région de groupes jihadistes comme Boko Haram au Nigeria et dans le nord du Cameroun.

Pour leur part, les Etats-Unis maintiennent une centaine de soldats des forces spéciales dans l'Est, près de la frontière avec le Soudan du sud, sous le prétexte officiel de lutter contre les incursions des rebelles ougandais de la LRA.

 

AFP

 

 

 

 

DEPECHE RJDH-RADIOS COMMUNAUTAIRES

 

L’ONG OXFAM PLAIDE POUR UN ACCOMPAGNEMENT DE LA RCA LORS DE LA TABLE RONDE DE BRUXELLES

La réussite de la table ronde de Bruxelles est un souhait pour les ONG opérant en Centrafrique. L’une d’elles, Oxfam plaide pour un accompagnement de la RCA à deux jours  de cette rencontre avec les partenaires financiers et techniques du pays à Bruxelles.

Pour relancer son économie après la crise, le gouvernement et l’Union Européenne ont organisé une table ronde au siège de l’UE qui démarrera le 17 novembre. La RCA a besoin de 300 milliards pour sa relance socioéconomique. Plus de 70 bailleurs  sont mobilisés pour   « cette rencontre d’espoir ».

Face à la situation humanitaire et sécuritaire préoccupantes, Oxfam a publié un communiqué de presse pour interpeller les décideurs financiers à accorder des fonds à la RCA.

Dans ce communiqué, l’ONG s’est focalisé sur des statistiques pour demander aux donateurs d’accorder des crédits à ce pays, car la « République Centrafricaine ne peut pas amorcer une nouvelle année dans une situation désespérée avec la moitié de ses 4,8 millions d’habitants qui sont dans le besoin d’aide humanitaire. Alors que l’année tire à son terme, seulement 32% des fonds requis pour financer la réponse humanitaire ont été  déboursés », peut-on lire dans ce communiqué.

Devant des promesses non tenues, l’Oxfam plaide pour que cette fois-ci, le rendez-vous de Bruxelles ne soit pas comme les précédents, car beaucoup de personnes ont besoin d’assistance humanitaire. « Au cours des cinq dernières années, quatre réunions de donateurs tenues à Bruxelles (2) ont simplement donné lieu à des promesses de financements non satisfaites qui ont laissé le pays retomber dans de nouvelles crises ».

Ferran Puig, directeur pays d’Oxfam en République Centrafricaine dans ce communiqué a déclaré que «  la République Centrafricaine est l’un des pays les plus pauvres du monde ». Pour répondre aux besoins de nombreuses personnes, « les donateurs doivent fournir les fonds nécessaires immédiatement », a-t-il souhaité.

L’ONG Oxfam est présente en  République Centrafricaine depuis  2014. Elle estime que la rencontre de Bruxelles pourrait constituer une étape importante dans le rétablissement de la paix et de la sécurité et la relance de l’économie. C’est la première table ronde co-organisés par le gouvernement depuis le retour à l’ordre constitutionnel.

 

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 LA JUSTICE POPULAIRE PREND DE L’AMPLEUR A BATANGAFO

 

Dans la Sous-préfecture de Batangafo, les personnes accusées de sorcellerie sont passées à tabac. Cette pratique extrajudiciaire prend une propension inquiétante.

La justice populaire monte au créneau à Batangafo surtout concernant l’accusation liée à la pratique de la sorcellerie. Une information reçue auprès des sources du RJDH dans la localité.

Le dernier cas de sanction extrajudiciaire remonte à la semaine dernière au village Kandakota, situé à 58km de Batangafo. Dans ce village, deux femmes accusées de sorcellerie sont rossées de coups, a rapporté une source qui a requis l’anonymat. Selon ce témoin, pour se faire justice, « le mercredi passé, deux femmes accusées de sorcellerie sur un enfant de onze (11) ans, ont été ligotées et passées à tabac par des individus » avant qu’elles soient présentées au Sous-préfet.

La source ajoute que ces dames  sont «  admises à l’hôpital sous-préfectoral de Batangafo où elles reçoivent  des soins intenses ».

Pour la population de Batangafo, la présence d’hommes armés qui se sont substitués en juges, favorisent cette manière de rendre justice en violation des Droits de l’Homme. « Ici à Batangafo, il n’y a pas de gendarmerie, ni de police. Ce sont les forces non conventionnelles, notamment les ex-sélékas et les ex-Anti-Balaka qui interviennent dans la plupart des cas en faisant leur loi ». Elle a déploré que « la Minusca est là, mais elle n’intervient que momentanément. Le sous-préfet est la seule autorité qui essaie de gérer de fois les tensions ».

Le Sous-préfet de Batangafo contacté par le RJDH n’étant pas disponible aujourd’hui, a promis réagir ultérieurement.

D’après les informations recoupées dans la ville, de janvier à Novembre, au moins 114 cas d’accusation de sorcellerie sont enregistrés, dont 14 personnes inhumées vivantes. La plupart de ces victimes sont des femmes.

 

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 CARENCE D’ANTIRETROVIRAUX POUR LES PERSONNES VIVANT AVEC LE VIH-SIDA

Les personnes vivant avec le VIH/Sida en Centrafrique ne bénéficient pas toutes à la fois et au même moment des antirétroviraux. Cette situation est liée à l’insuffisance de ces produits. Le Comité National de Lutte contre le Sida réfléchit avec ses partenaires pour palier à cette carence, a déclaré son coordonnateur, le Pr. Mamadou Nestor Nali.

C’est une situation de carence que vivent les malades du VIH/Sida. Cette insuffisance est aussi  provoquée par la technique de distribution due à la prévalence de la maladie, selon le professeur Mamadou Nestor Nali, Coordonnateur du Comité National de Lutte contre le Sida(CNLS) en Centrafrique.

Aujourd’hui, une partie des personnes dépistées positives doit patienter avant de bénéficier d’une prise en charge. Selon une estimation faite par le professeur Mamadou Nestor Nali, sur 120.000 cas dépistés positifs, 8.000 personnes doivent attendre, faute d’insuffisance de ces antirétroviraux.

Selon ce dernier, le CNLS et ses partenaires travaillent dans le cadre d’un plan d’urgence qui couvre les années 2017 à 2019 afin de remédier définitivement à ce problème. Pour le moment, il encourage la population de ne pas avoir peur du dépistage, car dit-il, « il n’y a des personnes qui sont infestées par le VIH mais qui ne le savent pas ».

La RCA fait partie des pays les plus infectés en Afrique avec un taux de prévalence de 4,9%, selon l’enquête Mixte 4 de 2010. Ce taux serait en baisse, d’après une étude préliminaire qui est faite et sera confirmée en 2017. Laquelle enquête nationale a été diligentée par le CNLS, l’OMS et le Ministère de la santé et qui estime à environ 3% le taux de la prévalence du VIH/Sida en Centrafrique.

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 JUSTICE POPULAIRE A BIMBO APRES LE MEURTRE D’UN JEUNE HOMME

Une affaire de cinquante briques cuites tourne au drame à Bimbo, ce lundi 14 novembre à la Cité Mbémbé.  Un jeune homme âgé d’une trentaine d’années est mort poignardé par son ami. La population du quartier a fait des représailles sur la famille du meurtrier qui s’est rendu à la justice.

En Centrafrique, la justice populaire semble devenir une pratique malgré qu’elle est combattue par les organisations de Droits de l’Homme.

Selon les déclarations d’un voisin de la victime, « aux environs de 17 heures, nous étions avec la femme de Joël qui est notre locataire. Un jeune homme est passé deux fois le demander. Quand il est rentré, le jeune est encore revenu ». Le témoin a ajouté qu’ «  ils se sont retirés à quelques mètres du domicile. Des minutes plus tard, Joël appelait au secours, il venait d’être poignardé par son ami. Il a malheureusement succombé de ses blessure», a-t-il relaté.

Contacté sur le sujet pour connaitre  les raisons de cet homicide, Jean-Marie, le chef du quartier Mbémbé a souligné que le détournement d’une cinquantaine de briques cuites par le défunt serait à l’origine de ce drame. « Ce sont des amis inséparables qui se débrouillent, mais paraitrait-il que Joël s’est rendu chez son ami à son absence et a emporté 50 briques cuites. Mécontent, le meurtrier cherchait son ami qu’il a fini par le poignarder ».

Il ajoute qu’en représailles, « les jeunes du quartier et certains parents du défunt ont attaqué le domicile du père du meurtrier. Ils ont incendié deux maisons dans la concession et les autres parents ont pris fuite ».

La gendarmerie s’était rendue sur les lieux du drame pour constater les faits. Selon nos dernières informations, l’auteur de ces actes s’est rendu lui-même à la gendarmerie de Bimbo ce matin et est transféré pour le moment à la Section de Recherche et d’Investigation.

 

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AMNESTY INTERNATIONAL / COMMUNIQUÉ DE PRESSE

 REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE : LES DONATEURS DE L’UE DOIVENT ACCORDER LA PRIORITE A L’OBLIGATION DE RENDRE DES COMPTES

 

 Les États membres de l'Union européenne (UE) et tous les donateurs réunis lors de la Conférence de Bruxelles pour la République centrafricaine le 17 novembre doivent prendre des mesures concrètes en vue de mettre un terme à l'impunité, car la dégradation de la situation en termes de sécurité menace de plonger le pays dans une nouvelle vague de violence encore plus meurtrière, a déclaré Amnesty International.

« Il règne un climat d'impunité en République centrafricaine, où les membres de groupes armés et de milices soupçonnés d'avoir commis de terribles exactions et des crimes relevant du droit international circulent librement dans le pays et entretiennent la violence, a déclaré Ilaria Allegrozzi, chercheuse sur l'Afrique centrale à Amnesty International. 

« Sans obligation de rendre des comptes pour les crimes présents et passés, les lignes de conflit perdureront en République centrafricaine. Les dirigeants des États membres de l'UE doivent apporter un soutien politique et financier à la lutte contre l'impunité ; il faut notamment consolider la Cour pénale spéciale et reconstruire le système judiciaire. » 

Un avocat de la capitale Bangui a déclaré à Amnesty International en octobre que le niveau d'impunité avait « presque atteint un point de non-retour ». 

Après des élections pacifiques en décembre 2015 et février 2016, la situation en termes de sécurité se dégrade fortement depuis septembre 2016. Les groupes armés ont lancé de nombreuses attaques, tuant des dizaines de civils à Bangui et dans toute la République centrafricaine, y compris des personnes déplacées sous protection de l'ONU.  

Ces agissements ont également limité la livraison de services élémentaires – nourriture, logement et santé notamment – que fournissent les organismes humanitaires à des dizaines de milliers de personnes.

L'une des pires attaques s'est déroulée dans la ville de Kagabandoro, dans le nord du pays, le 12 octobre. Des combattants ex-Séléka d'au moins deux factions différentes ont tué au moins 37 civils, en ont blessé 60, et ont incendié un camp pour personnes déplacées. 

Le forum de Bangui en mai 2015 – qui a rassemblé les dirigeants du gouvernement de transition et de divers autres groupes – a formulé de fortes recommandations concernant la nécessité de lutter contre l'impunité, notamment en créant une Cour pénale spéciale.

Les délégués ont rejeté toute requête d'immunité ou d'amnistie pour les responsables présumés de crimes relevant du droit international et ont signé un accord sur le Désarmement, la démobilisation et la réintégration (DDR). Si des mesures ont été prises pour mettre en œuvre ces recommandations, il reste encore beaucoup à faire.

En dehors de Bangui, la justice est largement absente, sept hautes cours sur 24 et une cour d'appel sur trois n'étant pas opérationnelles. Le besoin est criant de reconstruire le système pénal en République centrafricaine, afin de remédier au manque de personnel judiciaire, à la pénurie de matériel et de ressources financières pour la justice, et à l'absence de mesures de protection des victimes et des témoins. 

Ces éléments et d'autres lacunes structurelles du système judiciaire centrafricain sont apparus durant les dernières audiences criminelles tenues à Bangui entre août et septembre 2016. Seule une victime est venue témoigner lors de cette session, conséquence flagrante de l'absence de programme de protection des victimes et des témoins. Plusieurs accusés inculpés dans des affaires liées au conflit ont été acquittés ou reconnus coupables d'infractions mineures et libérés, leur temps passé en détention ayant été pris en compte. 

En attendant que le système judiciaire soit pleinement remis sur pied, Amnesty International estime que le gouvernement centrafricain et les États donateurs, entre autres ceux de l'UE, doivent accorder la priorité au renforcement de la Cour pénale spéciale. 

« L'UE doit saisir cette occasion de s'engager à porter remède aux causes profondes du conflit centrafricain, sanglant et tenace. Certes, des événements positifs ont eu lieu ces derniers mois, notamment la tenue d'élections globalement pacifiques. Toutefois, la République centrafricaine ne pourra pas avancer vers la paix tant que l'obligation de rendre des comptes pour les crimes de droit international ne sera pas mise en œuvre », a déclaré Ilaria Allegrozzi. 

Enfin, Amnesty International demande aux donateurs internationaux d’apporter leur contribution à d'autres initiatives – réforme du secteur de la sécurité, commissions vérité et réconciliation, programmes de désarmement, démobilisation, réintégration et rapatriement des groupes armés et milices, et investissements visant à promouvoir le développement socio-économique.

 

Complément d’information

 

Un conflit armé interne fait rage en République centrafricaine depuis 2012, lorsque la coalition armée de la Séléka, majoritairement musulmane, s'est emparée du pouvoir, a perpétré de graves violations des droits humains et a plongé le pays dans la crise. En réaction, les milices anti-Balaka, majoritairement composées de chrétiens et d'animistes, se sont mobilisées et se sont livrées à de terribles attaques contre la population civile, notamment contre les musulmans.

En juillet 2014, Amnesty International a publié un rapport, intitulé Il est temps de rendre des comptes, dans lequel elle citait les noms de 21 personnes issues de toutes les parties au conflit qui devraient faire l'objet d'une information judiciaire pour des crimes au regard du droit international, notamment des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité, et être arrêtées et poursuivies si les éléments à charge étaient suffisants. Plus de deux ans après, la plupart de ces personnes n’ont pas été inquiétées. 

En juin 2015, le président du gouvernement de transition a promulgué une loi portant création d'une Cour pénale spéciale au sein du système judiciaire centrafricain, composée de magistrats centrafricains et de magistrats internationaux, afin d'enquêter et d'engager des poursuites pour les crimes les plus graves perpétrés dans le pays depuis 2003, notamment les actes de génocide, les crimes de guerre et les crimes contre l'humanité. Le procureur spécial international de la Cour devrait être nommé avant la fin de l'année. 

 

Pour obtenir de plus amples informations ou organiser un entretien, vous pouvez prendre contact avec Sadibou Marong au Service de presse d’Amnesty International pour l'Afrique de l'Ouest et centrale à Dakar, au Sénégal : +221 77 658 62 27 ou sadibou.marong@amnesty.org ; Twitter : @amnestyWaro.

 

 

 

                       

 

 

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