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toutes les Info du Lundi 20 Août 2019

Cm n 3024 du mar 20 aout 2019

KNK ET BOZIZE : HAUTE TRAHISON, DESERTION, TRIBALISME RONFLANT, DISCRIMINATION AU SEIN DES FACA, DESTRUCTION DE L’ARMEE ET DE LA NATION

Il est pénible et difficile de croire qu’au sein du KNK, il y a des gens qui savent lire et écrire, et en mesure de pousser une petite réflexion. Le philosophe René Descartes s’est trompé quand il a affirmé que «  le bon sens est la chose la mieux partagée au monde, ainsi que la raison ». Il y a en RCA, des gens dépourvus de bon sens et de raison. Ils vivent encore dans la caverne de Platon et prennent les ombres des choses pour la réalité. Le KNK veut plaire à Bozizé mais ce dernier est conscient de ce qui l’attend en justice. Centrafric Matin veut les sortir de là, afin qu’ils perçoivent la réalité palpable, la vérité sous les rayons solaires.

Bozizé, général d’armée de son état a été incapable durant dix (10) ans, de se bâtir une armée redoutable et redoutée. Bozizé ne voyait que les coups d’Etat partout. A l’exception de son ethnie, tous les autres sont des « têtes de Turc ». Les recrutements dans l’armée sont payants, à raison de cinq mille francs (5000F) CFA par tête. Francis Bozizé, colonel de son état, était ministre de la Défense nationale. Père et fils ont verrouillé l’armée nationale. Seulement, ils ignoraient que leurs comportements ont miné l’armée de l’intérieur. Le malaise au sein des FACA était très profond, un véritable gouffre sans fin. Ce n’est pas le général Galothi qui nous démentira. A l’époque, colonel, Galothi, c’est l’homme à tout faire, au four et au moulin, sur tous les fronts. Et pourtant, il y a des généraux, des colonels, des commandants, des capitaines proches parents de Bozizé. Epuisé parce que surexploité, le colonel Galothi, à l’époque, claque la porte et obtient une mise en disponibilité. C’est le déclic de la descente aux enfers de Bozizé, chef suprême des Armées, de Francis Bozizé, colonel et ministre de la Défense nationale et de toute l’Armée nationale. Bozizé est responsable de l’humiliation du peuple centrafricain, de la destruction des fondements de la République, de la descente aux enfers des valeurs morales. Tout sauf Bozizé aux élections prochaines de 2021.

Pour envoyer un détachement là où ça chauffe, on choisit exclusivement les « têtes de Turc » pour les envoyer à l’abattoir. Le départ de Galothi a donné à réfléchir aux autres officiers qui ne sont pas de l’ethnie de Bozizé. L’Armée est totalement pourrie de l’intérieur. Dans la foulée, le colonel Charles Massi sort de l’Armée et rejoint la rébellion. Arrêté par les autorités tchadiennes et remis à Bozizé, il a disparu pour l’éternité, sans laisser de trace. La coalition Séléka a commencé à rugir, depuis Birao, Ndélé et Bria. Les informations parviennent régulièrement à Bozizé qui les minimise. Au lieu de compter sur son armée, Bozizé s’est tourné vers l’Afrique du Sud, l’Angola et les pays de la CEMAC, un drôle de chef Suprême des Armées. Bozizé, aussi paradoxalement que cela puisse paraître, a acheté des  tonnes et des tonnes d’armes de tout genre et de munitions, stockées, au Palais, à Bossembélé et à Benzambé, son village natal. La RCA est à feu et à sang depuis Birao, Ndélé, Bria et la menace pèse sur Bambari et la Nana-Gribizi. Bozizé refuse de sortir des armes pour équiper son armée, afin de le défendre, défendre le pays et le peuple centrafricain. Bozizé a juste préparé la SOMALISATION du pays qu’il prophétisait en toute circonstance.

Néanmoins, les soldats sud-africains font le déplacement de Bangui. Entre temps, la coalition Séléka a énormément progressé et se trouve à Sibut, Damara, Bouca. Les Chefs d’Etat de la CEMAC imposent la ligne rouge à ne pas franchir à Damara, même une mouche ne pouvait s’y aventurer. Mais Bozizé balaie du revers de la main, les directives de ses pairs de la CEMAC, se croyant plus malin que Dieu. La ligne rouge devient subitement verte et offre un boulevard à la coalition Séléka. Mais les Sud-Africains (soldats) ont érigé un véritable mur de Berlin, infranchissable pour  atteindre Bangui. La coalition Séléka met le cap sur Bossangoa, Bossembélé, et Boali. Où sont passés les soldats de l’ethnie de Bozizé, regroupés au sein de la Garde Présientielle, bien armés et bien équipés ? Nous nous attendions à une farouche résistance de la Garde présidentielle de Bozizé, mais hélas ! Sur la route de Damara, cette Garde présidentielle est la première à jeter les armes pour prendre ses jambes au cou, abandonnant les soldats sud-africains seuls au front, alors que les affrontements étaient féroces, la braise pour tout dire.

La coalition Séléka entre à Bangui curieusement, par Bossangoa, Benzambé, Bossembélé, les vraies forteresses de Bozizé et son fils. Comment comprendre cela ? La coalition Séléka renforce sa puissance de frappe avec les armes récupérées à Benzambé, à Bossembélé et fonce tombeau ouvert sur Bangui, contournant ainsi le mur de feu des soldats sud-africains, infranchissable. Les Séléka sont au Pk12, puis le 4eme Arrondissement, enfin la cathédrale de l’Immaculée Conception, un dimanche matin à 11heures. La consternation, la débâcle totale d’une armée de huit mille (8000) hommes. A 10 heures de ce dimanche matin, Centrafric Matin regarde pétrifié, l’hélicoptère qui emporte Bozizé pour un horizon inconnu. La coalition Séléka est désormais maitresse absolue de Bangui et de toute la RCA, alors chacun pour soi, l’enfer pour tous, commence. Dans la soirée, vers 18 heures, ils se sont cachés où on ne sait, c’est une colonne de grosses voitures, véritable rally Paris-Dakar, car il fallait franchir la frontière du Congo-Brazzaville avant qu’il ne soit trop tard. Pour cela, gare au dernier, car les Séléka sont gonflés à bloc et rouge comme le fer du forgeron.

« Je vais mourir au Palais », a déclaré Bozizé à ses militants au point zéro de manière solennelle. Voilà Bozizé refugié politique en Ouganda, après des périples où il est jugé indésirable en France, au Cameroun, au Kenya. Un homme instruit, doué de bon sens et de raison, peut-il demander le retour de Bozizé au pouvoir ? Incapable de construire une armée digne de ce nom, alors qu’il est l’image de Bokassa. Trahir son armée, son peuple et son pays, c’est la Cour martiale, le Tribunal Militaire Permanent, la Cour Criminelle, la CPS, la CPI qui doivent le juger, chaque tribunal, chaque cour, à tour de rôle. La boucherie de Paoua, la disparition du colonel Massi, la désertion en temps de guerre, c’est la vraie haute trahison. Même si les Centrafricains sont comparables à des déchets humains, le KNK ne doit remuer le couteau dans la plaie des Centrafricains, encore béante. Le KNK doit se rendre à l’évidence et choisir un nouveau candidat pour les élections de 2021. Beaucoup de partis politiques sont implantés à Bossangoa.

De hauts magistrats ont été abattus par ces malfrats, ainsi que des journalistes, des ministres, des officiers et sous-officiers des FACA, de la Gendarmerie et de la Police. Des Généraux ont été pourchassés comme des criquets dans les champs de riz. Beaucoup doivent la vie à leur propre intelligence pour se préserver. Les rédactions des journaux ont été vandalisées, saccagées, parce que le Général Bozizé a été incapable de bâtir une armée digne de ce nom. Bozizé est un irresponsable, un sinistre personnage, le plus grand tribaliste de l’histoire de la RCA, haineux, méchant, indésirable pour la fonction présidentielle, à moins que le KNK veuille replonger le pays dans les profondeurs de l’Armageddon et donc de l’apocalypse.

De l’Armée de projection, les FACA évoluent vers l’Armée de garnison déjà en construction, à Bouar, au Pk 22, route de Damara (une base logistique et de logements), ensuite Ndélé dans le Bamingui-Bangoran et Bangassou dans le Mbomou. Les FACA retrouvent leur dignité, leur lettre de noblesse, la discipline militaire et la formation de très haut niveau en Russie et avec le temps au Portugal. Entre temps, les Forces spéciales formées au Rwanda avec un complément de formation française. La RCA reconstruit ses anticorps. La RCA n’a pas besoin d’un lugubre personnage dont la page est définitivement tournée.

 

Julien BELA

 

 

Les FACA bombent le torse depuis l’arrivee de la 2de cargaison d’armes russeS et se redeploIent actuellement dans

l’arriere-pays

Lors de son investiture, le 30 mars 2016, le président Faustin Archange Touadéra avait promis au peuple centrafricain qu’il ne ménagerait aucun effort pour ramener la paix. Et que cette paix devrait inexorablement passer par l’opérationnalisation des Forces armées centrafricaines (FACA), qui avaient perdu leurs capacités de projection sous le règne du président déchu, François Bozizé.

Plus de trois (3) ans après cette promesse, les FACA n’ont cessé de monter en puissance, et ce, grâce à l’appui multiforme des partenaires de la République centrafricaine (Union européenne, France, USA, Russie, etc.).

En effet, depuis 2017, les FACA ont été aguerries par des instructeurs russes, après que le Conseil de Sécurité des Nations Unies ait autorisé la Fédération de Russie à livrer des équipements militaires à la RCA.

Nombreux sont les sceptiques et détracteurs du Chef de l’Etat, qui n’ont cessé de dire qu’il n’est pas à la hauteur de la tâche, que lui a assignée le peuple centrafricain, pour assurer leur sécurité. Aujourd’hui, les ennemis du progrès sont devenus nus comme les vers de terre.

Depuis le vendredi 16 août dernier, le locataire du Palais de la Renaissance a posé la première pierre de la construction d’une Base logistique des FACA, à 22 kilomètres de la capitale Bangui, sur la route de Damara. Ce gigantesque projet démontre à suffisance que Faustin Archange Touadéra n’est pas un fanfaron comme ses prédécesseurs qui promettent monts et merveilles au peuple sans pour autant réaliser la moitié de ce qu’ils ont promis.

Toutefois, cette Base logistique aura une superficie de 176 hectares et regroupera en son sein, 5 Entrepôts de 140 m2, deux (2) Bureaux Administratifs, trois (3) Poudrières de stockage des munitions, un Garage d’entretien et de réparation, une Soute à carburant, deux (2) aires de stationnement recouvertes et une Base de vie pour 800 personnes (10 villas des officiers, 10 logements des militaires, etc.).

Durant cette cérémonie de pose de  première pierre, la ministre de la Défense, Marie-Noëlle Koyara, a affirmée : « il s’agit de la construction de la plus grande base logistique militaire, chargée d’apporter un soutien matériel aux forces armées dans les situations de défis sécuritaires qui se posent à nous. Les exemples de projection et des opérations récentes montrent tout l’intérêt, d’avoir une logistique adaptée aux besoins et à laquelle il convient de conférer toute la place que le soutien des forces nécessite. », « Le projet constitue le prélude à un vaste projet d’installation de base logistique dans chacune des trois zones de défense où seront installés les services et équipements nécessaires aux opérations ».

Rappelons que le coût de cette construction s’élève à plus de 5 milliards de francs CFA, pour une main d’œuvre estimée à 300 personnes et 70 autres personnes pour les travaux des fermes agricoles. Et la durée des travaux est de 12 mois. En outre, les exécutions des travaux seront effectuées par les entreprises Shanxi Construction et Ever Tramp Industriel.

Dans son allocution, le président Touadéra a annoncé : « C’est une première dans l’histoire de notre pays. Cette base logistique revient à notre armée nationale qui le mérite. Il est donc du devoir de notre armée de veiller à l’entretien et à la préservation de ce joyau pour des générations à venir »

Dans la même perspective, le président Touadéra a assisté le dimanche 18 août dernier au Camp de Roux, aux redéploiements des FACA dans quelques villes de l’arrière-pays, à savoir Bria et Mongoumba.

Il sied de rappeler que les éléments de FACA stationnés à Obo et Bocaranga depuis plus de six (6) mois connaîtront dans les jours à venir une rotation d’autres éléments de l’armée pour la relève.

Le peuple centrafricain peut désormais être fier de son commandant en chef, Faustin Archange Touadéra qui, malgré la situation apocalyptique que traverse le pays, ne ménage aucun effort pour tenir les engagements faits au peuple centrafricain, dans la défense de sa souveraineté.

Jean-Max Delouga

 

 

 

 

QUE SE PASSE-T-IL ENCORE AU KM5 ?

Depuis le dimanche 19 août 2019, des tirs sporadiques sont entendus au quartier Pk5 de Bangui, notamment au marché du Km5. Et ce, une semaine après la célébration de la fête de tabaski par la communauté musulmane de Centrafrique. Pour le moment, nous ne sommes pas en mesure d’expliquer la raison de ces détonations d’armes lourdes et légères dans cette partie de la capitale. Mais nos investigations se poursuivent pour éclairer la lanterne de l’opinion nationale et internationale.

A titre de rappel, il y a de cela quelques semaines, de violents affrontements ont opposé les commerçants musulmans à un groupe de malfaiteurs au marché du Km5, occasionnant au passage des morts, des blessés, ainsi que des dégâts matériels considérables. Le reste se passe de commentaire car, tout le monde sait ce qui s’est passé. Le Km5 est un véritable « couloir de la mort » où, des « terroristes » installés en pleine capitale dictent leur loi à qui veut les entendre.

Au regard de tout ce qui se passe actuellement dans cette enclave musulmane, nous pouvons affirmer sans pour autant nous tromper que les populations du 3ème arrondissement de la ville de Bangui et ses environs sont assises sur des braises.  Car, il ne se passe pas un seul jour sans qu’on puisse écouter des détonations d’armes lourdes et légères au Km5. Et ceux qui paient le lourd tribut sont les commerçants, les femmes et les enfants. A cause des drogués qui pullulent dans le 3ème arrondissement, la paix et la cohésion sociale reviennent difficilement à Bangui.

C’est depuis fort longtemps que nous attirons l’attention de la communauté internationale, particulièrement des Nations Unies sur les actes inhumains et barbares qui se déroulent dans cet arrondissement de la capitale. Hélas, il semble que nous prêchons dans le désert de Sahara. La Minusca est là, mais se contente simplement d’observer et de documenter les crimes odieux que les groupes armés et certains bandits de grand chemin commettent sur des populations civiles. Les commerçants musulmans à eux seuls ne peuvent pas chasser ces hors la loi armés jusqu’aux dents.

L’accord de paix de Khartoum ne concerne-t-il que les groupes rebelles qui sévissent dans les villes de provinces ? Seuls les garants et facilitateurs peuvent éclairer la lanterne de la population Banguissoise à ce sujet. Mais pour le moment, tout le monde aspire à la paix, rien que la paix, afin de circuler en toute quiétude et vaquer librement à ses diverses occupations. Il est donc inadmissible que la population du 3ème arrondissement soit prise en otage depuis plus de cinq ans par des bandits armés, sans foi ni loi.

L’urgence de l’heure, c’est de désarmer par la force tous ces violeurs de la loi qui empêchent la population Banguissoise de dormir en paix. Tous les prétextes sont bons pour la Minusca de maintenir le peuple centrafricain dans la souffrance. « La Minusca est une force d’interposition », déclarent les responsables des Nations Unies. Mais si les casques bleus sont attaqués par les groupes armés, ils n’hésiteront pas un seul instant à utiliser leur armada de guerre pour se défendre.

Que les drogués cessent de rendre la vie difficile à la population Banguissoise en général, particulièrement les habitants du quartier Pk5 et ses environs.

 

Elkas PATCHANGA 

 

 

 

UNE PANTHERE SEME LA PANIQUE A GALLO, LA POPULATION VIT LA PEUR AU VENTRE, CAR LE SOUS-PREFET DE BABOUA A SUSPENDU TOUTES LES ACTIVITES DU SERVICE DES EAUX ET FORETS

Le chef de service de cantonnement des Eaux et Forêts de Baboua dans la Nana-Mambéré, en congé de travail, en séjour à Bangui, s’est confié à l’un des rédacteurs du quotidien Centrafric Matin. C’était le lundi 19 août 2019 à 10 heures 40 minutes.

Selon ce fonctionnaire, « depuis les jeudi 15 et vendredi 16 de ce mois, et chaque nuit, une panthère sème la panique au village Gallo. Elle a déjà dévoré deux (02) cabris. Ce qui fait que la population vit la peur au ventre et rentre à la maison dès 18 heures. Face à ce phénomène, le service de cantonnement des Eaux et Forêts de Baboua avait fait le constat sur le terrain, tout en filmant les têtes de ces cabris abandonnées par leur prédateur, la panthère. A cet effet, un rapport de circonstance avait été expédié à l’inspecteur régional des Eaux et Forêts à Bouar, pour des dispositions pratiques à prendre. Malheureusement, jusqu’au jour d’aujourd’hui, ce rapport est resté sans suite.

Pire encore, le sous-préfet de Baboua a pris une note de service suspendant toutes les activités de service de cantonnement des Eaux et Forêts dans cette ville. Or, la barrière  de contrôle érigée à 105 Km de Bouar, est légale, car instaurée par un décret sous le régime du déchu président François Bozizé. Le sous-préfet de Baboua est-il habilité à prendre une telle décision qui est exécutée de facto par le commandant de la brigade ? Une note de service peut-elle abroger un décret présidentiel ?

Fort de tout ce qui précède, nous faisons seulement remarquer qu’ « il n’y a pas de fumée sans feu ». Peut-être que ces agents forestiers de Baboua sont très enclins dans les rançonnements de la population au niveau de la barrière de contrôle. Et c’est ce qui a poussé le sous-préfet de prendre cette note de service. Mais toutefois, nous exhortons les uns et les autres à l’observation stricte des lois et règlements de la République. Car, « nul n’est au-dessus de la loi », dit-on. Les autorités de la ville de Baboua doivent prendre leurs responsabilités pour que cette panthère ne s’en prenne pas à la population. Affaire à suivre.  

Le Petit YEKOA

 

 

 

QUI FAIT MIEUX POUR L’ARMEE NATIONALE ? TOUADERA S’INVESTIT

PLEINEMENT POUR REDORER SON BLASON D’ANTAN

En mars 2013, juste après le coup de force de la coalition Séléka qui a porté Michel Djotodia Am Non Droko au pouvoir, l’armée nationale était ébranlée. Les Forces Armées Centrafricaines (FACA) n’existaient que de nom. L’armée nationale, l’une des composantes de la souveraineté de notre pays était en perte de vitesse. Les combattants Séléka ne voulaient en aucun cas entendre parler des militaires centrafricains, pourtant formés par l’Etat pour défendre l’intégrité du territoire et protéger les concitoyens et leurs biens. Ils étaient devenus la cible privilégiée des Séléka sur toute l’étendue du territoire national.

Le 10 janvier 2014, Djotodia, président de la transition et le gouvernement Tiangaye étaient contraints à la démission à Ndjamena, au Tchad, lors d’un sommet extraordinaire consacré à la République Centrafricaine. Le 24 janvier de la même année, Catherine Samba-Panza est élue présidente de la transition par le Conseil National de Transition qui a été mis en place après le coup d’Etat contre le général président François Bozizé Yangouvonda et qui assurait le rôle de l’Assemblée Nationale. Pendant cette période, les FACA n’assumaient même pas leur fonction régalienne. Le ministre de la Défense Nationale à l’époque, le magistrat Joseph Bindoumi a fait de son mieux pour déployer quelques militaires dans les quartiers, sur des check-points afin de protéger les populations civiles. Cette stratégie n’a pas mis long feu à cause de la pression de certaines puissances de ce monde, semble-t-il. Car, vous êtes sans ignorer que l’armée centrafricaine était et est toujours sous l’embargo des Nations Unies, à part l’exemption faite à la Russie et à la Chine de livrer quelques effets militaires à la RCA.

En février 2016, Touadéra est élu président de la République par les Centrafricains devant son challenger Anicet Georges Dologuélé de l’URCA, au second tour de l’élection présidentielle. Un mois après, c’est-à-dire le 30 mars 2016, il  a prêté serment. Dans son discours d’investiture, il a fait de la sécurité son cheval de bataille. Aujourd’hui, au vu et au su de tout le monde, les Forces de Défense et de Sécurité (FACA, gendarmerie, police) reprennent du poil de la bête.

De nombreux policiers et gendarmes sont recrutés, formés et sont à l’heure actuelle, opérationnels. D’autres, les anciens ont bénéficié de plusieurs formations à la Minusca. Certains ont été envoyés dans d’autres pays pour suivre des formations dignes des Forces de Sécurité Intérieures (FSI). A Bangui, ces FSI circulent à travers la ville pour sécuriser les populations civiles. Il en est même dans d’autres localités du pays où elles sont déployées. Même si beaucoup restent à faire, néanmoins elles sont aux côtés de la Minusca pour assurer la sécurité de nos compatriotes vivant dans ces régions.

Du côté des Forces Armées Centrafricaines, n’en parlons pas. Au moins 3.000 militaires centrafricains ont été formés par la Mission Européenne de Training (EUTEM) et entraînés par les instructeurs militaires russes à Béréngo au maniement de leurs armes. Certains d’entre eux ont été dotés d’une arme. D’autres attendent toujours leur équipement militaire. D’ailleurs, au courant de la semaine dernière, la 2ème cargaison de livraison d’armes et munitions de la Russie à la RCA est déjà arrivée. Certainement que dans les jours à venir, nos soldats déjà formés, seront équipés.

Mais, ce n’est pas tout, Touadéra se bat jour et nuit pour redorer le blason de l’armée nationale comme au temps de feu empereur Bokassa 1er, paix à son âme. A titre d’illustration, des casernes militaires, saccagées, pillées détruites par la Séléka refont peau neuve. Le camp Kassaï est réhabilité à 70 %. Les travaux de réhabilitation du camp militaire de Bouar ont déjà été lancés par le président de la République, Chef de l’Etat, Professeur Faustin Archange Touadéra et suivent leur cour normale.

Le 16 août dernier, Touadéra, chef de l’Etat, chef suprême des Armées, a procédé à la pose de 1ère pierre de la base logistique et de construction de logements au profit des FACA, au village Liton, situé à 22 Kilomètres  de la ville de Bangui, sur l’axe Damara. Les  travaux dureront 12 mois et seront exécutés par les entreprises chinoises. Or, depuis l’époque de feu empereur Bokassa 1er à nos jours, aucun président centrafricain n’a daigné jeter un coup d’œil sur l’armée nationale, ne fusse que construire une petite caserne. Touadéra fait aujourd’hui ce que les autres qui ont mis des années  au pouvoir, n’ont pu réaliser. Ce n’est plus un mythe mais plutôt une réalité. Dans un an exactement, la base logistique et les logements au bénéfice des officiers et hommes de rang verront le jour au P.K.22. Qui fait mieux que qui ?

Sans nous voiler la face, en trois ans et quelques mois au pouvoir, Touadéra a réalisé beaucoup de choses au profit des FACA en particulier et de la population centrafricaine en général. D’autres casernes seront construites dans les mois à venir à Bangassou et Ndélé, puis progressivement dans certaines villes du pays. Sur le plan social, les arriérés de salaires, les pensions, les dettes des entreprises sous les régimes précédents, sont versés aux ayant-droits. Sur le plan économique, le taux de croissance de notre pays se situe entre 4 et 5 %, dépassant celui des pays de la CEMAC, alors que notre pays est en crise. Sur le plan militaire, les FACA montent en puissance. Si Touadéra n’avait pas hérité d’un pays en conflit, où sera la RCA aujourd’hui ? Au top niveau.

A quoi sert de déverser des tonnes d’insanités, d’injures sur celui qui fait mieux que ses prédécesseurs ? Les chiens aboient, la caravane de Touadéra passe et l’armée renait peu à peu de ses cendres. Qui vivra, verra !

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

  

  

 

LA RUSSIE, BON PAYS, FRERE ET AMI DE LA RCA : « C’EST DANS LE MALHEUR QU’ON RECONNAIT LES VRAIS AMIS »

Le Conseil de Sécurité des Nations Unies vient de donner son feu vert pour la deuxième fois, à la Fédération de Russie, de livrer des armes aux Forces Armées Centrafricaines (FACA). C’est ainsi que, depuis le 15 août dernier, des avions « antonov » russes transportant ces armes ont commencé à attenir sur le tarmac de l’aéroport international Bangui-Mpoko. C’est donc une bonne nouvelle pour les  FACA en particulier, et pour tout le peuple centrafricain en général. Sachez que tout ne s’arrête pas ici, car à ce sujet, il est prévu sept (7) rotations entre Moscou et Bangui.

En plus de cela, après  avoir subi des formations par l’EUTM-RCA, au camp Kassaï dans le 7ème arrondissement de la ville de Bangui, ces éléments des FACA sont entrainés par les instructeurs militaires russes à Béréngo dans la Lobaye, au maniement de leurs armes et aux techniques de combat. Et bien avant qu’ils soient déployés à l’intérieur du pays, pour protéger leurs compatriotes.

Or, il s’est avéré que bon nombre d’éléments des FACA déjà formés, par manque d’armes et autres effets militaires, ne sont pas déployés dans certaines villes du pays mais errent à Bangui, la capitale dans un quartier à un autre. A cet effet, nous disons que la deuxième livraison d’armes russes aux FACA est venue à point nommé résoudre ce problème. En agissant de la sorte, nous faisons remarquer que la Russie est un bon pays, frère et ami de la RCA. Car, « c’est dans le malheur qu’on connait les vrais amis ». Et la Fédération de Russie l’a démontré dans ses relations de coopération avec la République Centrafricaine, dans divers domaines (militaire, humanitaire, social, culturel), et nous en passons.

Vive la Coopération entre la Russie et la RCA pour que vivent les peuples russe et centrafricain !

 

Le Petit YEKOA

 

 

La corruption, un flEau qui perdure en Centrafrique

Depuis toujours en République centrafricaine, le malheur vient de ses élites, à travers la mauvaise gouvernance et le détournement de deniers publics, et ce, malgré les tambours battants de la démocratie.

En effet, la démocratie appelle la gestion rigoureuse, la transparence et la bonne gouvernance. C’est ce que promettent tous les candidats à la présidence et à la députation depuis des lustres. Mais, à l’arrivée et dans la pratique, tout le système politico-administratif et même parlementaire, est corrompu jusqu’à la moelle épinière. Le cas le plus flagrant est celui de l’honorable, Jean-Michel Mandaba avec ses 40 millions de pots-de-vin perçus des mains des Chinois, dont la société est à l’origine du désastre écologique à Bozoum 

Pour nous, en tant qu’observateurs avertis, nous disons, « Les promesses n’engagent donc que ceux qui y croient ». C’est une évidence. En fait,  il n’y a aucun système anti-corruption fiable qui implique la justice et les institutions dites des bonnes gouvernances dans le monde en général et plus particulièrement en RCA.  

Les gens voudraient souvent qu’on donne les preuves des accusations qui les accablent tout en sachant que ces preuves sont indétectables quand elles sont dans les poches privées, sur les comptes privés à Bangui ou à l’étranger ou tout simplement dans leur ventre qui est un cimetière des fruits de la corruption. Tout le monde fait la fine bouche, cette bouche qui ingurgite des cadeaux en nature ou en espèces sonnantes et trébuchantes.  

Le système des régies financières (Trésor, Impôts, Douanes) est le système le plus corrompu où les fausses factures gonflées sont monnaie courante. Les « gros poissons » comme les « petits poissons » ne sont que des prédateurs qui vivent au-dessus de leurs revenus réels payés par l’Etat.  

On s’achète une voiture et on construit des villas avec l’argent de la rapine tout comme les véhicules rutilants. Certains se font soigner en Europe quand le petit peuple et même des officiers supérieurs meurent de maladie pour une question d’évacuation.

Aujourd’hui, le président Touadéra doit prendre à bras le corps cette question de corruption qui ronge à la vitesse grande « V » sa mandature. Quid de la Haute Autorité de la Bonne Gouvernance, qui se révèle être une « coquille vide », un garage somptueux pour parents, amis et connaissances. Tant le clientélisme politique fait le lit de la corruption dans le pays.

 

Jean-Max DELOUGA

 

 

RCA: la Cour des comptes Epingle la gestion de l’AssemblEe nationale

La Cour des comptes centrafricaine a rendu son rapport concernant la vérification des comptes et de la gestion de l’Assemblée nationale pour la période allant du 1er juin 2016 au 30 septembre 2018. La procédure fait suite à la saisine du président de l’Assemblée nationale, le 10 septembre 2018. Abdou Karim Meckassoua, le président de la chambre des députés qui avait saisi la Cour des Comptes, a été destitué le 26 octobre suivant. Le rapport très détaillé, dont RFI s’est procuré une copie, révèle de nombreux dysfonctionnements.

« La période soumise au contrôle a été opaque », affirme le rapport de la Cour des comptes. Une opacité liée notamment à la faiblesse du règlement financier de l’Assemblée nationale ainsi qu’au non respect des lois et règlements en matière des finances publiques.

Les dysfonctionnements sont nombreux : mauvaise tenue de la comptabilité, recrutement anarchique et pléthorique du personnel, non respect des procédures, discordance dans les comptes, erreurs de calculs, etc.

Par ailleurs le rapport revient sur différentes affaires notamment celle  des travaux de la toiture du Parlement, des véhicules de l’Assemblée ou encore des kits de campagne…

Des dossiers qui avaient valu à Abdou Karim Meckassoua sa procédure de destitution. Plusieurs autres personnalités sont citées dans ces affaires. L’ensemble a été un contrôle « fastidieux », note la cour qui conclut que « les irrégularités décelées suivront la procédure juridictionnelle. »

RFI

 

 

Rwanda : un journaliste et un opposant portEs disparus

depuis un mois

Les familles d’Eugène Ndereyimana et Constantin Tuyishimire sont sans nouvelles depuis un mois.

Eugène Ndereyimana a disparu depuis le 15 juillet. Membre du parti de l’opposante Victoire Ingabire, il était attendu à Nyagatare, dans l’est du pays, où il devait rencontrer d'autres membres des FDU-Inkingi, mais il n’est jamais arrivé à destination.

De son côté, Constantin Tuyishimire, journaliste de la chaîne TV1 Rwanda, est lui porté disparu depuis le 16 juillet. Il était alors censé être en reportage dans le district de Gicumbi, dans le nord du Rwanda.

Selon Human Rights Watch, les autorités n'ont donné aucune information sur les enquêtes liées à cette disparition.

La police rwandaise a annoncé une enquête, mais pour l'instant il n'y a pas de suites. Au Rwanda, travailler comme journaliste ou être un opposant est dangereux. Nous avons déjà documenté depuis plusieurs années des faits dans lesquels les forces sécuritaires de l’État elles-mêmes sont responsables de disparitions.

Rfi

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Rwanda: Deux disparitions appellent à des enquêtes crédibles

Un mois plus tard, un journaliste et un membre de l’opposition toujours portés disparus

Un journaliste et un membre de l’opposition au Rwanda n’ont toujours pas donné signe de vie un mois après leur disparition lors de deux incidents distincts. Leurs proches n’ont aucune nouvelle d’eux et les autorités n’ont donné aucune information sur leurs enquêtes.

Ndereyimana, membre de l’opposition affilié au parti non enregistré Forces démocratiques unifiées (FDU)-Inkingi, a été porté disparu par ses collègues le 15 juillet 2019, quand il a manqué d’arriver à une réunion à Nyagatare, dans la Province de l’Est du Rwanda. Ses collègues, qui étaient en contact avec lui alors qu’il était en route, affirment qu’il n’est jamais arrivé. Dans un autre incident apparemment sans rapport, Constantin Tuyishimire, journaliste de la chaîne TV1 Rwanda qui couvre le nord du pays, a été lui aussi porté disparu, le 16 juillet, alors qu’il était censé être en reportage dans le District de Gicumbi, ont indiqué à Human Rights Watch des personnes proches de ce journaliste.

« Ces incidents sont les derniers en date d’une longue série de disparitions suspectes, d’arrestations pour des motifs politiques et de détentions illégales au Rwanda, en particulier de personnes soupçonnées d’être des opposants ou des détracteurs du gouvernement », a déclaré Lewis Mudge, directeur pour l’Afrique centrale à Human Rights Watch. « Les autorités devraient mener des enquêtes transparentes et crédibles sur ces disparitions et faire rendre des comptes aux personnes qui en sont responsables. »

Il n’est pas possible à ce stade d’établir avec certitude un lien entre la disparition de Tuyishimire et son activité professionnelle ou entre celle de Ndereyimana et son activité politique. Le Bureau d’enquêtes rwandais (Rwanda Investigation Bureau, RIB) a informé TV1 Rwanda le 23 juillet que Tuyishimire s’était probablement enfui en Ouganda à cause de dettes impayées, alors que ses proches n’ont pas été en mesure de confirmer cette hypothèse et sont sans nouvelles de lui.

Les journalistes au Rwanda sont souvent dans l’incapacité ou non désireux de se livrer à du journalisme d’investigation sur des sujets politiquement sensibles, à cause de manœuvres d’intimidation, de menaces et de poursuites en justice. Dans un cas particulier, John Ndabarasa, un journaliste qui avait disparu en août 2016, est réapparu à Kigali le 6 mars 2017, plus de six mois plus tard. Dans un récit qui a suscité bien des doutes, il a affirmé aux médias qu’il s’était enfui du pays mais avait décidé de revenir. Human Rights Watch a documenté de nombreux cas au Rwanda dans lesquels d’anciens détenus avaient été forcés de faire de fausses déclarations au bout de plusieurs mois de détention illégale et secrète, et de tortures.

Les disparitions pour des motifs politiques ne sont pas une nouveauté au Rwanda, et elles font rarement l’objet d’enquêtes crédibles et transparentes. Dans une déclaration, le parti FDU-Inkingi a affirmé que la présidente du parti, Victoire Ingabire, et l’épouse de Ndereyimana avaient informé le RIB de sa disparition 48 heures plus tard, le 17 juillet. Depuis lors, elles n’ont reçu aucune information sur l’enquête.

La disparition de Ndereyimana survient cinq mois seulement après la mort dans des circonstances mystérieuses d’Anselme Mutuyimana, un assistant de Victoire Ingabire. Le parti a affirmé que le cadavre de Mutuyimana avait été découvert dans une forêt dans le nord-ouest du Rwanda et qu’il présentait des marques de strangulation. Le RIB avait déclaré à l’agence Reuters qu’il ouvrait une enquête, mais il n’a rendu public aucun constat et n’a donné aucune information aux collègues de Mutuyimana depuis. Avant sa mort, ce dernier venait d’être libéré de prison, où il avait purgé une peine de six ans avec Sylvain Sibomana, le secrétaire général du parti, pour avoir organisé une réunion en 2013.

Human Rights Watch a écrit le 5 août au porte-parole du RIB, sollicitant des informations au sujet des enquêtes sur les disparitions de Ndereyimana et Tuyishimire et sur la mort de Mutuyimana, mais n’a pas reçu de réponse.

Ingabire a été condamnée à 15 ans de prison pour complot visant à porter atteinte au pouvoir établi ainsi que de négation du génocide après avoir tenté de se présenter à l’élection présidentielle de 2010. Elle a purgé huit ans de cette peine avant d'être liberée en septembre 2018, lorsque le président Paul Kagame a accordé une grâce présidentielle à plus de 2 000 détenus.

En octobre 2018, le numéro deux des FDU-Inkingi, Boniface Twagirimana, a « disparu » de sa cellule de prison à Mpanga, dans le sud du Rwanda. Il avait été inculpé, en compagnie de plusieurs autres membres du parti, d’atteintes à la sécurité de l’État et la dernière fois qu’il a été vu, il était en détention. Les autorités rwandaises sont responsables de sa disparition forcée présumée et de ce qui a pu lui arriver depuis.

En mars 2016, Illuminée Iragena, une activiste politique membre des FDU-Inkingi, a été portée disparue, très probablement victime d’une disparition forcée lors d’une détention inavouée du gouvernement. Des proches d’Iragena ont affirmé qu’après sa disparition, ils avaient reçu des messages, prétendument de sa part, affirmant qu’elle allait se rendre à l’étranger. La famille d’Iragena ne croit pas qu’elle ait quitté le pays et craint qu’elle ne soit morte.

Dans un entretien avec la chaîne France 24 largement diffusé, le président Kagame a récemment rejeté le rapport de 2018 de l’Union européenne faisant état de « graves violations des droits civils et politiques » au Rwanda, le qualifiant de « ridicule », et a balayé d’un revers de main les questions relatives aux allégations selon lesquelles certains de ses détracteurs auraient été tués, agressés physiquement, emprisonnés, réduits au silence ou contraints à s’exiler lors de la période qui a précédé l’élection présidentielle de 2017

À la suite de cette élection, Human Rights Watch a fait état d’une récurrence inquiétante d’abus contre les opposants politiques au Rwanda. Depuis lors, Human Rights Watch a documenté les efforts persistants du gouvernement pour réduire au silence ses détracteurs et les personnes perçues comme étant des opposants politiques, par le biais d’arrestations arbitraires, de menaces et de disparitions forcées.

Il est essentiel pour l’État de droit au Rwanda et pour assurer de manière appropriée la protection des droits à la vie, à la liberté et à la sécurité, que soient menées des enquêtes pouvant permettre d’identifier les auteurs de tout acte répréhensible relatif à tous ces incidents, a déclaré Human Rights Watch. 

« Il n’est ni normal ni acceptable que des journalistes et des opposants politiques puissent disparaître ou être retrouvés morts, comme cela se passe au Rwanda », a affirmé Lewis Mudge. « Le signal délibérément glaçant que cela adresse à quiconque est assez courageux pour contester le statu quo au Rwanda ou pour en parler doit prendre fin, et cela commence par la réalisation par les autorités d’enquêtes crédibles sur ces incidents. »

Human Rights Watch

www.hrw.org/fr/news/2019

 

 

Emmanuel Macron appelle A honorer les hEros africains de la

Seconde Guerre mondiale

Emmanuel Macron a lancé jeudi un appel aux maires de France pour honorer les héros africains de la Libération, qui longtemps « n'ont pas eu la gloire et l'estime que leur bravoure justifiait », lors des célébrations du 75e anniversaire du débarquement de Provence.

« La France a une part d’Afrique en elle. Et sur ce sol de Provence, cette part fut celle du sang versé », a insisté le chef de l’État, à la nécropole nationale de Boulouris, dans le Var, où reposent 464 combattants de la 1ère armée française, en présence des présidents ivoirien Alassane Ouattara et guinéen Alpha Condé et de Nicolas Sarkozy.

à lire Alpha Condé et Alassane Ouattara invités aux commémorations du débarquement de Provence

Et parce que « ces combattants africains, pendant nombre de décennies, n’ont pas eu la gloire et l’estime que leur bravoure justifiait », M. Macron a lancé « un appel aux maires de France pour qu’ils fassent vivre, par le nom de nos rues et de nos places, par nos monuments et nos cérémonies, la mémoire de ces hommes qui rendent fiers toute l’Afrique et disent de la France ce qu’elle est profondément : un engagement, un attachement à la liberté et à la grandeur, un esprit de résistance qui unit dans le courage ».

Traditionnellement, le 75e anniversaire du débarquement de Provence du 15 août 1944 est l’occasion de saluer la contribution des soldats des anciennes colonies françaises à la Libération.

Des 260 000 combattants de la 1ère armée française dirigée par le général de Lattre de Tassigny, la plupart venaient d’Afrique du Nord et subsaharienne.

« Mémoire partagée du peuple français et africain »

« Français d’Afrique du Nord, pieds noirs, tirailleurs algériens, marocains, tunisiens, zouaves, spahis, goumiers, tirailleurs que l’on appelait sénégalais mais qui venaient en fait de toute l’Afrique subsaharienne », a énuméré M. Macron: « ils ont fait l’honneur et la grandeur de la France. Mais qui se souvient aujourd’hui de leur nom, de leur visage ? », a-t-il ajouté, alors qu’Alpha Condé a insisté sur la « mémoire partagée du peuple français et africain ».

Emmanuel Macron a également rendu hommages aux résistants ainsi qu’aux combattants des Outre-mer, dissidents des Antilles, Guyanais, Réunionnais, Tahitiens et Néo-Calédoniens.

Déjeuner avec Alpha Condé et Alassane Ouattara

« La gloire de tous les soldats de la Libération est immense et notre gratitude en retour doit être impérissable. Et nous n’oublierons rien, ni personne », a-t-il promis, invitant la jeunesse à lutter « contre tous les obscurantismes, contre l’ignorance, contre l’oubli aussi ».

Il est « important de réconcilier ces mémoires parce qu’en 1945 (…) on a sorti les combattants africains et, parfois, on a fait une ablation d’une part de notre histoire. Je pense qu’il fallait le redire, et ce sont des moments à la fois de mémoire, de conviction et de réconciliation », a ensuite dit M. Macron à la presse après la cérémonie.

à lire Afrique-France : dîner au sommet entre Emmanuel Macron et Alassane Ouattara

Arrivé en hélicoptère dans la matinée, Emmanuel Macron, qui s’était fait très discret depuis son arrivée le 25 juillet au fort de Brégançon, s’est ensuite fendu d’un long bain de foule à la rencontre de badauds et de vacanciers qui s’étaient inscrits à la mairie, avant un déjeuner avec les présidents ivoirien et guinéen ainsi que Nicolas Sarkozy.

Nicolas Sarkozy

Venu en voisin du Cap-Nègre, M. Sarkozy a souligné qu’il considérait « que c’était (s)on devoir de venir » et qu’il ne se voyait pas « faire du vélo ce matin » alors qu’il avait « une maison sur un des sites du débarquement ». Invité lui aussi, son successeur à l’Elysée, François Hollande, n’était pas présent.

Emmanuel Macron a également salué les anciens combattants. Parmi eux, Richard Imbert, 94 ans, qui a apprécié le discours du président. « On ne parle que des Américains. Les Africains, on les a un peu oubliés. C’est bien qu’on leur donne des noms de rues », a-t-il déclaré.

La commémoration s’inscrivait dans la série de cérémonies liées à la fin des deux conflits mondiaux qu’Emmanuel Macron a multipliées depuis l’automne – centenaire de la fin de la Première Guerre mondiale en novembre, puis 75e anniversaire du débarquement de Normandie en juin.

 

Jeune Afrique

 

 

 

toutes les Info du Lundi 12 Août 2019

Cm n 3020 du lun 12 aout 2019

VLADIMIR POUTINE : « L’AFRIQUE N’EST QU’UN CIMETIERE POUR L’AFRICAIN », UNE TRISTE REALITE

« Quand un Africain ou un entrepreneur africain devient riche, il envoie son argent et son or en Suisse. Il se rend en France pour un traitement médical. Il investit en Allemagne », dixit Vladimir Poutine.

Le président russe, Vladimir Poutine peint de manière verte, le paradoxe africain de tous les temps. Combien de chefs d’Etats ont des fortunes en Europe, en Suisse, en France, en Allemagne, au Canada, aux Etats-Unis ? Combien d’entrepreneurs nantis et fortunés ont leurs trésors logés en Suisse ou ailleurs, sous d’autres cieux ? Des villas et des domaines en Europe, au Canada, aux Etats-Unis ? Combien d’intellectuels, de chercheurs, fuient leur pays pour mettre leur savoir et savoir-faire au service des pays développés ? Combien de dirigeants africains, de chercheurs, d’entrepreneurs africains, sont morts en France et leurs corps ou cadavres ramenés en Afrique ?

Les dirigeants et autres entrepreneurs richissimes ne se soignent qu’en France et jamais dans leur propre pays. Les entrepreneurs africains préfèrent investir en Europe, au Canada ou aux Etats-Unis. Tous les prétextes sont bons pour investir en occident au lieu d’investir en Afrique avec un taux de chômage ahurissant, véritable bombe à retardement. L’Afrique n’est qu’une plaque de transit des capitaux africains, tant en or qu’en argent. L’Afrique s’appauvrit davantage, mais construit l’Europe, le Canada et les Etats-Unis. Les richesses de l’Afrique prennent un avion invisible pour atterrir en Suisse qui a fait fortune sur les dépôts africains dans ses banques.

« Un Africain ou un entrepreneur africain achète à Dubaï ; il consomme des produits chinois; il prie à Rome ou à la Mecque ;  ses enfants étudient en Europe ou au Canada et prennent des nationalités occidentales. Il voyage au Canada, aux Etats-Unis et en Europe pour le tourisme », affirme Poutine.

L’Afrique est pauvre en tout, mais dépense des sommes pharaoniques sous d’autres cieux. La course à la bi-nationalité envahit tous les rêves des jeunes africains. La nationalité africaine est devenue une peste noire. Il n’empêche que certains aventuriers se plaisent à dire que « l’Afrique à toutes les richesses pour son développement ». Comment y croire si les Africains marchent et continuent de marcher la tête en bas et les pieds en l’air ? Les capitaux, l’or et le diamant prennent le chemin de l’Europe, du Canada et des Etats-Unis, mais ce sont des cadres, des dirigeants et des entrepreneurs africains riches, qui quittent l’Europe, le Canada et les Etats-Unis pour être enterrés en Afrique, dans leur pays natal. L’Afrique perd en ressources humaines, en argent, en or et en diamant, tous logés ailleurs, sous d’autres cieux. L’Afrique doit faire face à des questions de rareté des devises et de liquidités. Où sont passés les experts, les économistes africains, les visionnaires, pour ne pas relever ce paradoxe suicidaire ? Le président russe Vladimir Poutine tire la sonnette d’alarme pour que les Africains révisent leur posture, si réellement l’Afrique doit être le wagon du développement de demain. Poutine a raison d’affirmer que, « S’il meurt, c’est en Afrique qu’il sera enterré, dans son pays natal. L’Afrique n’est qu’un cimetière pour les Africains et non un continent où il faut investir, pour enrichir et développer. C’est regrettable de votre part !!! ».

« Mais pour les Africains avertis, aidez vos frères et sœurs à comprendre et préservez leur héritage. On n’est pas comme tout le monde ».

Il est certes vrai que certains africains sont éclairés ; sont-ils nombreux pour faire bouger les lignes de ce paradoxe ? Les pays nantis, développés, forts de l’héritage de l’Afrique bradé, deviennent de plus en plus riches, de plus en plus prospères, de plus en plus forts, alors que l’Afrique est embourbée dans la misère, la pauvreté, la famine, le chômage endémique des jeunes et les graves crises militaro-politiques récurrentes qui déchirent les Etats africains.

Selon Donald Trump, le chef de l’Exécutif américain, « l’Afrique est un pays de merde », ce qui a choqué bien des dirigeants africains, des intellectuels, mais n’a pu faire avancer la réflexion. Pourquoi a-t-il dit cela ? Aujourd’hui, c’est le président russe, Vladimir Poutine qui se fâche contre les Africains. L’Afrique enrichit les pays riches et devient le cimetière des Africains riches. L’or et le diamant sortent du sous-sol  africain et sont remplacés par les cadavres, est-ce productif ? Est-ce bénéfique ? Où va l’Afrique ? Les fonds d’investissement sont détournés et logés dans les banques suisses au profit de qui ? Les trésors logés en Suisse servent-ils les intérêts de l’Afrique ? Bravo Poutine pour ce coup de gueule aux Africains !

Julien BELA

 

 

 

REVELATION : « VOICI LES 22 PRESIDENTS AFRICAINS ASSASSINES PAR LA FRANCE DEPUIS 1963 »

Depuis 1963, plus de 22 présidents Africains, alors au pouvoir, ont été assassinés : beaucoup d’entre eux, gênent les puissances coloniales en place et surtout la France dans notre continent d’Afrique, à l’exemple de Mouammar Kadhafi, guide révolutionnaire libyen . Bien sur, vous connaissez le SDECE, la DGSE et la DST ? Eh bien, ce sont ces trois services de renseignements français qui ont la réputation de faire des coups d’Etat en Afrique.

Depuis de Gaulle, les autorités françaises dénigrent les Africains de cette façon? Comptons le nombre des coups d’État et que la France a préparés, dirigés et soudoyés en Afrique, cela mérite une plainte à la cour pénale internationale contre l’état français. Pourtant les crimes français sont bien connus et les documentaires inondent les télévisions françaises et africaines pour bien se rendre compte qu’effectivement la France tue, empoisonne et pille en Afrique. Le Service de documentation extérieure et de Contre- espionnage (SDECE) a la charge de la «désinformation». Il prépare lui aussi, réussit ou manque des coups. Son territoire privilégié est l’Afrique. La DGSE est le principal service secret vers l’étranger, qui a en charge le contrôle des «gouverneurs à la peau noire». Il y a un autre la DST (Direction de la sécurité du territoire) qui s’occupe de l’intérieur et de l’extérieur de la France pour diverses raisons. D’abord parce qu’il s’agit de protéger la France des dangers de l’immigration. Ensuite, la DST, qui est une police politique, fait la coopération avec l’ensemble des polices politiques de toutes les dictatures du monde. Après la DGSE, la DST et le SDECE, il y a la Direction du renseignement militaire, le poisson- pilote de l’armée qui fait la propagande de la France lors des conflits en Afrique.

DE DE GAULLE A SARKOZY : TEL PÈRE, TEL FILS

De Gaulle a sacrifié les indépendances africaines au profit de celle de la France. Pour quatre (4) raisons : – la première, c’est le rang de la France à l’ONU avec un cortège d’Etat clients qui votent à sa suite ; – la deuxième, c’est l’accès aux matières premières stratégiques (pétrole, uranium) ou encore (l’or, le bois, le cacao…) ; – la troisième, c’est le financement de la vie politique française, à travers des prélèvements sur l’aide publique au développement ou la vente des matières premières ; – et la quatrième raison, c’est le rôle de la France comme sous-traitant des Etats-Unis auprès des pays d’Afrique. Donc, pour ces quatre raisons, la France a mis en place un système qui nie les indépendances. Et, c’est pour ces quatre raisons que le sang coulé sur le continent. Au Cameroun : L’UPC, luttait pour obtenir l’indépendance. Nyobé a été écrasé entre 1957 et 1970 dans un bain de sang qui a fait entre 100.000 et 400.000 morts. Togo Plus d’un quart de siècle de dictature avec la complicité de la France. Trois ans à peine après l’indépendance de la jeune République togolaise, ce fut l’irruption brutale de l’armée dans la vie politique.

Le 13 janvier 1963, Sylvanus Olympio, le premier président démocratiquement élu est assassiné par le sergent Etienne Eyadema à la tête d’une clique d’anciens soldats, après la guerre du Vietnam. Ils ont fait un coup d’Etat avec l’appui de l’officier français qui était soi-disant chargé de la sécurité d’Olympio : ils ont assassiné ce président le 13 janvier 1963. Eyadema Etienne a passé plus de quarante ans au pouvoir. Il a fait un règne digne de Ceausescu et laissa un pays qui a sombré dans le chao et dans la pauvreté. Décédé en 2005, son fils Faure Eyadema le remplace et cela aussi n’a été possible qu’avec l’appui de la France. Centrafrique Il y avait un homme d’Etat prometteur, Barthélemy Boganda, mort dans un accident d’avion extrêmement curieux.

Il ne connaitra pas l’indépendance, la vraie qu’il réclame pour son pays. Barthélemy Boganda trouve la mort le 29 mars 1959, dans une catastrophe aérienne entre Berberati et Bangui, alors qu’il était en campagne à l’intérieur de son pays. Abel Goumba, médecin diplômé d’outre-mer, ministre d’Etat et président du Conseil de gouvernement, est chargé de l’intérim. David Dacko, jeune instituteur et héritier spirituel de Barthélemy Boganda et, avec l’appui des milieux français de Bangui, réussit à écarter Abel Goumba de la succession. En juillet 1959, l’Assemblée lui refuse les pleins pouvoirs. Il fait démissionner Abel Goumba resté au gouvernement.

Celui-ci fonde alors un parti d’opposition le MEDAC (Mouvement d’évolution démocratique de l’Afrique centrale). Le MEDAC n’aura qu’une courte durée. David Dacko dissout le parti et emprisonne ses dirigeants. La République centrafricaine de David Dacko en proie à de graves crises financières (détournements de deniers publics) au lieu de réagir et d’agir vite décide de remettre le pouvoir au chef d’Etat major le colonel Jean-Bedel Bokassa le 1er janvier 1966.

La France érige le pays en Empire et pille les ressources centrafricaines. La suite ? Bokassa tombe et meurt dans la misère. Les Comores, deux chefs d’Etat assassinés et deux autres déposés par le mercenaire Bob Denard. Niger Le jour où le Nigérien Hamani Diori a voulu vendre son uranium à un autre pays, il a été déposé par un coup d’Etat militaire au cours duquel il perdit la vie.

ASSASSINES, PARCE QU’ILS ONT REFUSE D’ETRE DES «MARIONNETTES» DE LA FRANCE

Gabon Léon M’ba meurt d’un cancer à Paris à l’hôpital Claude Bernard le 26 novembre 1967. Germain M’ba parent très éloigné de Léon M’ba, Inspecteur des douanes, licencié en droit et diplômé de sciences politiques, il finit ses études à la fin des années 50, au moment où son pays obtient l’indépendance. Nationaliste comme tous les Africains qui ont usé leurs fonds de pantalons sur les bancs de l’université, il ne supporte pas l’idée que ce soit des «marionnettes» de la France qui dirigent le Gabon. M’ba entre dès 1960 dans la vie politique active et devient aussitôt «dangereux agitateur» pour les agents et politiciens français qui assurent sur place l’ordre et la sécurité.

Eloigné de Libreville par une importante nomination : secrétaire général adjoint à l’Union africaine et Malgache, il fait partie au début des années 60 du petit club des Africains francophones dont la voix compte sur la scène internationale. Le 19 Février 1964 les parachutistes français rétablissent Léon M’ba à la présidence. Le président démissionne de son poste pour marquer sa réprobation. L’affaire fait beaucoup de bruit et amplifie la campagne de presse contre l’attitude néo-colonialiste de Paris.

Germain M’ba apparaît depuis cette affaire comme l’empêcheur de tourner en rond. Rejeté par Paris et par Libreville, il entame alors son errance de paria de la communauté officielle franco- africaine. Il se réfugie d’abord à Brazzaville d’où il est expulsé peu après par les hommes dépendant des services de Jacques Foccart. Il s’installe à Kinshasa, où il est emprisonné pendant un mois. Rejeté d’Afrique, Germain M’ba revient finalement en Europe et collabore au journal Jeune Afrique dont il devient en 1965 le rédacteur en chef adjoint. Affaire Germain M’ba à Libreville 18 Septembre 1971, un diplomate gabonais est abattu. Sa femme et sa fille blessées.

Le cadavre disparaît. Tels sont les éléments d’une affaire ténébreuse qui soulève une vive émotion dans la capitale gabonaise. Dans la nuit de jeudi à vendredi, M. Germain M’ba ancien ambassadeur à Bonn nommé à Tokyo, rentre du cinéma en voiture, accompagné de sa femme et de sa fillette. Mme M’ba et sa fillette descendent de la voiture et entrent dans la maison. Au moment où M’ba ferme sa portière, un homme surgit de l’ombre et tire deux coups de pistolet sur lui.

Germain M’ba s’effondre en poussant un cri. Et depuis, rien sur cette ténébreuse affaire à Libreville qui interpelle le défunt président Albert Bernard Bongo. Rappelons que c’est sur injonction du vieux Houphouët-Boigny que le président gabonais a réintégré Germain M’ba dans le jeu politique.

22 PRESIDENTS AFRICAINS, ONT ETE ASSASSINES DEPUIS 1963

Depuis 1963 : Voici la liste des 22 présidents Africains, alors au pouvoir, ont été assassinés :

–  en 1963 : Sylvanus Olympio, président de la Rép. du Togo

– en 1966 : John-Aguiyi Ironsi, président de la Rép. du Nigeria

– en 1969 : Abdirachid-Ali Shermake, président de la Rép. de Somalie

– en 1972 : Abeid-Amani Karume, président de la Rép. de Zanzibar

–en 1975 : Richard Ratsimandrava, président de la Rép. de Madagascar

–en 1975 : François-Ngarta Tombalbaye, président de la Rép. du Tchad

–en 1976 : Murtala-Ramat Mohammed, président de la Rép. du Nigeria

–en 1977 : Marien Ngouabi, président de la Rép. du Congo-Brazzaville

–en 1977 : Teferi Bante, président de la Rép. d’Ethiopie

–en 1981 : Anouar El-sadate, président de la Rép. d’Egypte

–en 1981 : William-Richard Tolbert, président de la Rép. de Liberia

–en 1987 : Thomas Sankara, président de la Rép. de Burkina-Faso

–en 1989 : Ahmed Abdallah, président de la Rép. des Comores

–en 1989 : Samuel-Kanyon Doe, président de la Rép. de Liberia

–en 1992 : Mohammed Boudiaf, président de la Rép. d’Algérie

–en 1993 : Melchior Ndandayé, président de la Rép. Du Burundi

–en 1994 : Cyprien Ntaryamira, président de la Rép. Du Burundi

–en 1994 : Juvenal Habyarimana, président de la Rép. du Rwanda

–en 1999 : Ibrahim Barre-Maïnassara, président de la Rép. du Niger

–en 2001 : Laurent-Désire Kabila, président de la Rép. du Congo-Kinshasa
–en 2009 João Bernardo Vieira, président de Guinée-Bissau

–en 2011 : Mouammar Kadhafi, président de la Rép du Libye, assassine par le CNT de la France.

 

http://abidjantv.net/afrique-3
source:sanslimitesn

 

 

EMILE GROS RAYMOND NAKOMBO DOIT DEMISSIONNER POUR GESTION OPAQUE, CHAOTIQUE, SUR FOND DE NEPOTISME AVERE

Pour la première fois, un ministre frappe du poing sur la table et dénonce publiquement, le goulot d’étranglement de la Municipalité de Bangui. Ce n’est nullement surprenant avec Emile Gros Raymond Nakombo. La municipalité de Bangui est un Etat dans un Etat, car l’insubordination du Maire de Bangui vis-à-vis de son ministre de tutelle, est exécrable. Nakombo en fait à sa tête et privatise la Mairie de Bangui. Il n’a de compte à rendre à personne. Le ministre de tutelle, monsieur Augustin Yangana Yahoté, n’est pas passé par quatre chemins pour dénoncer la descente aux enfers de la Mairie de Bangui dont l’hémorragie financière est océanique, deux (2) milliards de FCFA partis en fumée.

Le Népotisme occupe une grande place dans les maux qui minent la RCA. C’est  la  « nakombosation » d’un service public, la municipalité de Bangui. Pourquoi les conventions de coopération entre la municipalité et les autres municipalités relèvent de l’alchimie du grand sorcier, dont seuls les initiés en ont le secret ? Sud deux (2) milliards de FCFA, seulement 13 millions ont été investis, où sont passés les autres ? C’est un véritable crime financier dont on ne peut prendre à la légère. Voilà les vrais assassins du pays, ceux-là à qui les hautes autorités du pays ont fait confiance pour bâtir une municipalité saine, propre où il fait bon vivre.

La gestion financière est préoccupante, terrifiante, désastreuse. 750 000F CFA par mois payés par Tradex à concurrence de 18 mois, partis en fumée. 141 %, incroyable mais vrai, des recettes vont aux salaires, d’une certaine canonique, sans aucune base juridique justificative. La Mairie de Bangui traverse une très mauvaise histoire depuis sa création. Nakombo est une calamité partout où il passe. Il ne laisse derrière lui que ruine, consternation et désolation. Le ministre Yangana doit redresser la municipalité de Bangui, la vitrine de la RCA. Très peu de ministres ont un tel courage, à savoir, porter sur la place publique la très mauvaise gouvernance. L’Inspection Générale de l’Etat (IGE), le Contrôle Financier, la Cour des Comptes, la Haute Autorité Chargée de la Bonne Gouvernance, doivent avoir un coup d’œil dans ce magma de boue puant.

Nakombo, ancien candidat à la présidence, peut-il en arriver là ? Il a fait honte à celui qui l’a nommé, alors il doit démissionner de lui-même. Il doit répondre de sa mauvaise gestion devant la Cour Criminelle, car c’est un crime financier retentissant. Voilà le prototype de cadres centrafricains, de véritables rapaces, des gouffres financiers, ceux qui ne cherchent que leurs intérêts personnels. Et pourtant, la presse privée n’arrive pas à rentrer dans ses frais d’abonnement à la Municipalité de Bangui. Nakombo a des relations tumultueuses avec son département de tutelle. Il a des relations orageuses avec certains de ses collaborateurs, notamment les Maires d’Arrondissements. Le népotisme détruit toutes les compétences nécessaires au fonctionnement de la Municipalité. Les espaces verts de détente, créés par Barkès Ngombé-Ketté, tombent en ruine, y compris le Parc du Cinquantenaire. Heureusement, les bars et gargotes permettent de maintenir un minimum de salubrité. Les tôles de la clôture n’existent plus. Les banquettes sous les arbres ne sont nullement entretenues, alors que des milliards tombent à la Municipalité de Bangui.

C’est une douche froide pour Nakombo. Si tous les ministres agissaient avec vigueur et transparence, avec courage et patriotisme comme le ministre Yangana Yahoté, les municipalités seront bien gérées, ainsi que les sociétés d’Etat, d’économie mixte et offices publics. Beaucoup ne veulent pas battre le fer quand il est encore chaud et laissent pourrir la situation sous leur barbe. Félicitation et courage au ministre Yangana Yahoté qui a brisé la glace de l’opacité, du népotisme. Dans l’état actuel de notre pays et singulièrement des communes, il est difficile d’admettre qu’un milliard neuf cent quatre-quatre-vingt-dix millions (1.990.000.000) soient dilapidés comme du jeu. L’impunité zéro concerne aussi les crimes financiers. Nakombo doit rendre compte aux Banguissois et Banguissoises.

Les voleurs des cinq (5) congélateurs à la Mairie de Bimbo, doivent aussi être punis. Ils doivent subir la rigueur de la loi. Le marché de Bimbo est un fleuron pour toute la République Centrafricaine. Les auteurs, co-auteurs et recéleurs sont les pires ennemis du progrès, du développement et du peuple centrafricain. D’autres contrôles à la Municipalité de Bangui, peuvent nous révéler d’autres surprises désagréables. C’est la mentalité rétrograde, anti-progrès, destructrice que nous avons relevée dans un éditorial salué par plusieurs lecteurs de notre organe. Sans le bâton, la RCA ne sortira jamais de l’ornière.

Julien BELA

 

 

BATANGAFO : LES HUMANITAIRES ET LA POPULATION EN PROIE A

L’INSECURITE GRANDISSANTE

La situation humanitaire en République Centrafricaine est loin de revenir à la normale. Quand bien même les groupes armés ont apposé leurs augustes signatures au bas de l’Accord Politique pour la Paix et la Réconciliation (APPR) en RCA, ils ne cessent de le fouler aux pieds. Chaque jour qui passe dans certaines régions du pays se ressemble comme si les groupes armés, notamment le FPRC, l’UPC, les 3R, le MPC et autres n’ont pas signé l’APPR, dit Accord de Khartoum.

C’est le cas de la ville de Batangafo, située dans la préfecture de l’Ouham. Ce qui se passe dans cette localité doit interpeller la conscience des décideurs ainsi que les facilitateurs et garants dudit accord. Depuis quelques temps, la situation sécuritaire n’est pas aux beaux fixes. Les informations qui nous parviennent de cette ville au sujet de l’insécurité sont accablantes. D’après un humanitaire résidant à Bantagafo, « il ne se passe pas un jour sans des cas de braquages, de vols à main armée, de viols et d’abus sexuels ne soient signalés. De nuit comme de jour, les humanitaires sont braqués, menacés, intimidés. Parfois, ces combattants s’en prennent aux locaux de ces humanitaires tout en les pillant et vandalisant.

Pour les populations civiles, n’en parlons pas. Elles sont les cibles privilégiées de ces hommes en armes. Sur les barrières, elles sont rackettées, rançonnées à souhait. Les femmes et les mineurs sont violées, abusées sexuellement. Les braquages et vols armés sont organisés de jour comme de nuit par les combattants Séléka qui ont occupé toute cette région. Les barrières illégales qu’ils ont érigées ça et là, restent et demeurent intactes. Aucune d’entre elles n’a été démantelée conformément aux engagements qu’ils ont pris dans l’Accord Politique pour la Paix et la Réconciliation (APPR) en RCA.

Nous demandons au gouvernement de déployer des Forces de Défense et de Sécurité à Batangafo pour nous protéger. Vraiment, nous souffrons sous les bottes des Séléka ».

Un autre habitant qui a requis l’anonymat, précise que quelques milliers d’habitants qui avaient trouvé refuge dans les sites, ont pu regagner leurs domiciles respectifs. Mais, ils se confrontent aux problèmes de soins appropriés, de nourriture et autres, puisqu’ils ne peuvent vaquer aux travaux champêtres librement et en toute quiétude. Néanmoins, sur le plan de la santé, les humanitaires leur viennent en aide.

Vraiment, sans nous voiler la face, les humanitaires œuvrant à Batangafo et la population de ladite ville sont en proie à l’insécurité grandissante. Les Séléka qui y ont élu domicile depuis plusieurs années leur donnent du fil à retordre. Malgré la signature de l’APPR à Bangui par leurs leaders, ces Séléka s’en foutent. Du coup, l’APPR est piétiné, mis à mal par ces seigneurs de guerre, ces hors-la-loi, ces criminels, malfrats et bandits de grand chemin. Alors, par rapport aux exactions de tout genre perpétrées par les combattants Séléka sur le terrain, le Centrafricain lambda se pose la question suivante : l’APPR, dit accord de Khartoum, signé le 06 février dernier, ne concerne-t-il que le gouvernement centrafricain ?

Cette question est la bienvenue et mérite des réponses claires, précises et nettes de la part des leaders des 14 groupes armés signataires dudit accord. Les Centrafricains attendent de pieds fermes des clarifications pour avoir un cœur net. Car, il est inadmissible qu’après six (6) mois, de nombreux compatriotes continuent à vivre les affres de la Séléka. A quoi a-t-il servi la signature de cet APPR ? On nous laisse entendre que c’est un accord pour la paix et la réconciliation en RCA. Où est la paix ? N’est-ce pas l’insécurité qui bat son plein dans bon nombre de villes de l’arrière-pays ? Lorsque les humanitaires qui apportent de surcroît de l’aide et secours aux combattants Séléka et leurs familles, sont braqués à longueur de journée, peut-on parler de paix ? Quand les populations civiles sont rançonnées, violées, torturées, intimidées, tuées à chaque seconde qui passe, est-ce la paix et la réconciliation ?

Que certains combattants Séléka cessent de nous rouler dans la boue ou de nous malmener. Aujourd’hui, un certain coordonnateur du FPRC nous dit que toutes les barrières sont levées dans les zones que ses éléments contrôlent. Demain, c’est un autre son de cloche. Et après-demain, les populations dans ces régions se confrontent toujours à l’insécurité. Que cherchent et que veulent ces combattants Séléka ?

La Communauté internationale qui soutient cet APPR doit agir le plus rapidement possible pour mettre fin à l’insécurité engendrée par la Séléka à Batangafo en particulier, et dans d’autres villes du pays en général. Le gouvernement, de son côté, doit prendre ses responsabilités car « la force revient à la loi », dit-on.

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

 

EDITORIAL : « La dEmocratie bien ordonnEe… »

Les deux derniers mois, sur l’impulsion du président international Madiambal Diagne, un processus de renouvellement des dirigeants de sections a été lancé. Ainsi, les élections ont eu lieu en Belgique, au Mali, au Gabon, au Bénin, en Guadeloupe, en renouvelant les équipes dirigeantes en place depuis trop longtemps, ou bien en conférant une nouvelle légitimité aux anciens élus. La prochaine étape de ce mouvement – une Assemblée générale en Centrafrique, en septembre prochain, qui va sans doute donner un nouveau souffle à la section locale de l’UPF, tiraillée par des problèmes internes.

En poursuivant sur cette lancée et afin d’éviter toute équivoque, j’ai présenté moi-même ma démission lors de la l’Assemblée générale annuelle de la section arménienne, le 19 juillet dernier. Cela a permis d’éviter le cumul des mandats national/international, et en même temps, de renouveler la section que j’avais créée et dirigée depuis 2014. Cette décision est la résultante logique de cette « discipline de mandats » que défend depuis quelques années déjà l’UPF internationale et qui commence par nous-mêmes, ses élu(e)s. Pour paraphraser l’adage connu, « la démocratie et la transparence bien ordonnées commencent par soi-même » …

Nous nous retrouverons à la rentrée pour la dernière ligne droite dans la préparation des 48èmes Assises, à Yaoundé. N’oubliez pas d’envoyer vos formulaires d’inscription, car la date limite s’approche.

D’ici là, je vous souhaite à toutes et à tous de très belle vacances.

 

Presse francophone

(PZara Nazarian, Secrétaire générale internationale)

 

 

ASSEMBLEE GENERALE CONSTITUTIVE ET ELECTIVE DU « RESEAU CENTRAFRIQUE EMERGENT-2050 » POUR UNE VISION D’EMERGENCE EN RCA 

Le « Réseau Centrafrique Emergent-2050 » (RCE-2050) a tenu son Assemblée Générale Constitutive et Elective, ce samedi 10 août 2019 aux environs de 10 heures, dans la salle de conférence de l’Ecole Nationale d’Administration et de Magistrature (ENAM) à Bangui. Cette assemblée a regroupé les membres de cette association apolitique à but non lucratif et a été présidée par son promoteur Michel Karoua-Yamindji, expert en entrepreneuriat et juriste-publiciste.

D’entrée de jeu, le promoteur a rappelé que cette association est une organisation citoyenne de personnes ressources qui sont disposées à apporter leurs contributions volontaires aux processus d’élaboration et de mise en œuvre d’une vision d’émergence en Centrafrique. Ensuite, il a présenté le RCE-2050 en ces termes : « le RCE-2050 est créé par la volonté manifeste de ses membres de s’investir pour toute initiative internationale ou nationale pouvant mener à l’émergence du Centrafrique d’ici 2050, sur la base des agenda 2030 des Nations Unies et 2063 de l’Union africaine d’une part, et d’autre part de l’étude prospective pour la vision « Centrafrique à l’Horizon 2040 », annoncé par le président de la République Faustin Archange Touadéra, dans son discours devant la 71ème session ordinaire de l’Assemblée Générale des Nations Unies à New-York en septembre 2016.

Les objectifs assignés à cette organisation sont entre autres, la sensibilisation des citoyens sur les enjeux, modalités et perspectives de l’émergence en Centrafrique; le plaidoyer pour la création d’une coordination permanente de la chaîne nationale « Prospective-Planification-Programmation-Budgétisation-Suivi-Evaluation » composée des acteurs étatiques et non étatiques ; la contribution à l’appropriation par les citoyens des programmes et des projets en adéquation avec une vision d’émergence en Centrafrique …

Le RCE-2050 se donne pour moyens d’action afin d’atteindre ses objectifs, des réflexions, des échanges et analyses, des plaidoyers, des études et conseils, coaching, ainsi que les renforcements des capacités. Il dispose de trois types d’organes qui sont l’Assemblée Générale, le Conseil Exécutif et les Groupes Thématiques. Cette association entend œuvrer de concert avec les décideurs, les élus de la nation, les universitaires et les chercheurs, les leaders féminins et des jeunes, les plateformes et réseaux citoyens de développement durable ».

En outre, le RCE-2050 pour une vision d’émergence en Centrafrique a relevé quelques paramètres de la vision d’Emergence du Centrafrique tant dans ses forces et faibles que dans ses opportunités et menaces.

S’agissant de ses forces, la RCA dispose d’une population jeune et croissante, d’une immensité de terres fertiles, d’une disponibilité de ressources naturelles et d’un riche potentiel énergétique et minier (pétrole, uranium, fer, calcaire, cuivre, zinc, étain, etc.).

En ce qui concerne les faiblesses de la RCA, le RCE-2050 a énuméré quelques unes : vision consensuelle d’émergence non disponible ; déficit chronique d’infrastructures modernes de désenclavement ; difficulté d’accès à certains services sociaux de base tels l’éducation, la santé, l’eau potable, l’électricité ; balance commerciale déficitaire ... 

Pour ce faire, les opportunités ne manquent pas en RCA. Nous citons la centralité géographique ou continentale, le recours au partenariat public/privé pour la construction de certaines infrastructures lourdes d’appui à la croissance, la création d’une zone de libre échange économique en Afrique, l’apport de la diaspora.

Cependant, le RCE a relevé certaines menaces à l’émergence de la RCA qui sont la criminalité transfrontalière, la prédation des ressources naturelles du pays, la baisse de l’aide publique au développement, la déforestation, le changement climatique.

Enfin, le promoteur de cette association a exhorté les décideurs à enclencher le processus de cette vision que les membres appellent de tout leur vœu. Et pour être encore plus précis, il souhaite qu’après le plan national de développement en cours, le RCPCA qui est une vision nationale d’émergence, que les décideurs puissent prendre le relai. Autrement dit, il souhaite qu’à l’échéance du RCPCA, le plan qui viendra, prenne le relai, soit un plan national de reconstruction pour l’Emergence du Centrafrique.

Bon vent au Réseau Centrafrique Emergent-2050.

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

 

LES HAUTES PERSONNALITES MILITAIRES PORTUGAISES QUI ONT REçU LE CHEF D’ETAT-MAJOR DES ARMEES CENTRAFRICAINES DU 27 AU 31 JUILLET 2019 A LISBONNE AU PORTUGAL

« Du 27 au 31 juillet 2019, le Général de Brigade, Zéphirin Mamadou a effectué une visite de travail à Lisbonne au Portugal. Il a mis à profit son séjour pour négocier la formation de haut niveau pour les Forces Armées Centrafricaines (FACA). Des promesses lui ont été faites. Les autorités militaires ont été très sensibles à sa demande. Il s’agit de formaliser afin que ce programme soit opérationnel dans un bref délai. Voici les hautes personnalités militaires portugaises qui ont réservé un accueil très chaleureux et digne d’un chef d’Etat-major de la classe de Zéphirin Mamadou ».                           Julien BELA

CHEF D’ETAT-MAJOR DES FORCES ARMEES PORTUGAISES. Amiral Antonio Silva Ribeiro

L'Amiral Antonio Silva Ribeiro a été nommé chef d'état-major des forces armées portugaises le 1er mars 2018. Auparavant, il était chef d'état-major et chef de l'état-major de la marine et de l'autorité maritime nationale, directeur général de l'autorité maritime et commandant de la police maritime. Surintendant des matériaux, . directeur général de l'Institut hydrographique, vice-chef d'état-major de la marine, secrétaire du Conseil de l'Amirauté et membre de la Commission consultative de recherche et de sauvetage.

Complémentaire à sa carrière militaire, l'amiral Antonio Silva Ribeiro est un universitaire spécialisé en stratégie, en sciences politiques et en histoire. Il enseigne et supervise actuellement des travaux de recherche dans certaines des principales universités et centres de recherche du Portugal. Il a publié de nombreux ouvrages et intervient régulièrement lors de conférences sur les affaires militaires et politiques, les affaires internationales et la stratégie.

Carrière militaire

En tant qu'officier supérieur, il a occupé les postes de: chef de la division de la planification à l'état-major de la marine; Coordonnateur du département de stratégie et professeur de stratégie et de planification stratégique au Superior Naval War Institute; Commandant de la flotte de navires hydrographiques; Le commandant du PNRAImeida Carvalho; Directeur de la recherche et des opérations au Service de la défense stratégique et de l'information militaire; Conseiller à l'Institut de la défense nationale; Chef de la section de la planification des forces à la division de la planification de l'Etat-major de la marine; Adjoint du chef du département des études stratégiques et militaires à lu direction générale de la politique de défense nationale; et commandant du PNR Andromeda. En tant qu'officier subalterne, il était chef du service de la navigation du PNRJoôoBelo.

À l'Institut hydrographique, il y avait: adjoint du chef de la Division de la dynamique côtière; Chef de la section des publications nautiques; Adjoint du Directeur technique pour la coopération avec les pays africains lusophones; Chef du centre d'études techniques et navales; Représentant à l'Association portugaise des ressources hydrauliques et hydrauliques. Il a également été directeur du PNR Save et chef adjoint du service de la navigation du PNR Sâo Gabriel.

Carrière académique

Au cours de sa carrière universitaire, il a été professeur ordinaire agrégé d'études stratégiques à l'Institut des sciences sociales et politiques et professeur militaire à l'Académie navale portugaise. Il était professeur coordonnateur à l'Institut des sciences de l'information et de l'administration. Son sujet de recherche principal est la planification stratégique, même s'il s'intéresse à la stratégie maritime, à la stratégie militaire, à la politique internationale, à la sociologie militaire, à l'histoire militaire, à l'histoire maritime et à l'histoire hydrographique. Il a publié seize livres, dont trois à l'étranger. Deux des ouvrages publiés traitent de la théorie stratégique, cinq d'entre eux traitent de planification stratégique appliquée à l'État, à la défense nationale, à la sécurité nationale et à la marine, un (coauteur) débat du terrorisme et huit approches de l'histoire militaire, de l'histoire maritime et de l'histoire hydrographique. Il a donné des conférences dans plus de 130 conférences et a publié plus de 300 articles dans des journaux et magazines nationaux et étrangers.

Adhésions

L'Amiral Antonio Silva Ribeiro est membre et collaborateur actif de nombreux groupes et revues de renom, dont le Groupe d'études stratégiques et de réflexion de la Marine, l'Académie maritime portugaise, le Centre d'études sur la mer, la Ligue des guerriers, l'Observatoire de la sécurité, le crime organisé et le terrorisme, le Centre portugais de géopolitique, le Comité d'histoire militaire du Portugal, le journal «Revista Militar», le journal «Naçào e Defesa», le journal «Segurança e Defesa», le Club militaire naval, les officiers de la marine et Club des cadets, le groupe des amis de Olivença, la revue «Revista de Relaçôes Internacionais» et la revue «Revista de Ciências Militares».

Prix et décorations

Au cours de sa carrière, l'Amiral Antonio Silva Ribeiro a reçu plusieurs décorations, notamment: le grand officier de l'ordre militaire d'Avis; six médailles pour services distingués (argent); Médaille du mérite militaire (Ire et 2e classe); Médaille de croix navale (2e et 3e classe); La médaille navale de Vasco da Gama; Médaille de conduite exemplaire (or et argent); Médaille de prestige et de carrière décernée par la mairie de Pombal (Or); Commandant de l'ordre du mérite naval (Brésil); Médaille du mérite de Tamandaré (Brésil); Officier de l'ordre national du mérite (France); Médaille de la défense nationale française (or); Ordre du Timor oriental (2e classe). Citoyen honoraire de Gulfport (Mississippi, États-Unis), il a reçu la médaille de 199'2 de la revue «Revista Militar» pour sa contribution exceptionnelle au prestige et à la projection de cette institution.

L'Amiral Antonio Silva Ribeiro a également reçu les éloges culturels suivants: amiral Barroso 1995 et 1996 du Naval Military Club; Amiral Pereira Crespo 1999 de la revue «Revista da Armada»; L'amiral Augusto Osôrio 2000 du Naval Military Club; Le commandant Joaquim Costa 2001 de la revue «Revista da Armada»; et Défense nationale 2004 du ministre de la Défense nationale.

Qualifications académiques

L'Amiral Antonio Silva Ribeiro a rejoint l'Académie navale en 1974 et a été promu aspirant marin en octobre 1978, après avoir obtenu son diplôme de l'Académie. Ses réalisations académiques comprennent un diplôme en hydrographie et des études de troisième cycle, y compris une maîtrise en études stratégiques, un doctorat en sciences politiques et une agrégation en études stratégiques. Il a également suivi le cours général de guerre navale, le cours complémentaire de guerre navale et le cours de promotion des officiers généraux.

Informations personnelles

L'amiral Antonio Silva Ribeiro est né le 14 octobre 1957 à Pombal, est marié et a fils adultes. Il habite à Seixal.

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CHEF D’ÉTAT-MAJOR DE LA MARINE PORTUGAISE . Amiral Antonio Maria Mendes Calado  

L’Amiral Antonio Maria Mendes Calado est né le 11 janvier 1957 au Portugal. Il entra à l'Académie navale en 1974, obtenant un diplôme en sciences de la marine militaire et obtenant son diplôme en 1978. Après cela, l'amiral Mendes Calado suivit plusieurs cours spécialisés aux États-Unis, en Angleterre et au Portugal.

En mer, l'Amiral Mendes Calado a effectué environ 20 000 heures de navigation: navigateur et officier des communications à bord du PNR Joâo Coutinho et du PNR Afonso Cerqueira - officier supérieur à bord du NRP Lagoa - officier chargé du blindage à bord du NRP, le commandant commando Joôo Belo et chef du département des opérations à bord PNR Vasco da Gama. Il a également participé en tant que chef d'état-major du groupe de travail portugais et a achevé sa carrière en tant que commandant du NRP Corte Real de juillet 2002 à décembre 2005. Au cours de son commandement, le navire avait sa formation opérationnelle en mer à Flag Officier de formation en mer (FOST) en 2004. Il a également été chef du groupe de travail sur la crise en Guinée en 2004 et a rejoint le premier groupe maritime permanent de l'OTAN d'avril à octobre 2005.

À terre, l'Amiral Mendes Calado était instructeur de formation d'officier d'artillerie - directeur de l'école d'artillerie navale et a également été nommé chef du département ASuW/AAW du centre déformation de la marine portugaise - responsable de la planification des exercices du commandement de la marine - chef de l'équipe formation et évaluation opérationnelles - Portugais Officier de liaison en formation d'officier supérieur en mer (FOST) pour le programme d'entraînement opérationnel pour les navires de la marine portugaise - Officier d'état-major au quartier général de l'état-major de la marine à la Division du personnel et de l'organisation. L'amiral Mendes Calado était également attaché de défense portugais à Varsovie (Pologne). En tant que non-résident, il remplissait les mêmes fonctions dans les ambassades du Portugal à Kiev, Budapest, Bucarest et Bratislava. Après le cours des officiers généraux, l'amiral Mendes Calado est devenu chef de la Division du personnel et de l'organisation.

L'Amiral Mendes Calado était commandant de la zone maritime des Açores et est ensuite devenu coordonnateur de l'état-major de la marine portugaise. Après avoir été promu vice-amiral le 25 septembre 2015, il est devenu chef du matériel de la marine portugaise et, en novembre 2016, est devenu chef adjoint de l'état-major de la marine portugaise.

Le 1er mars 2018, l'amiral Mendes Calado a été nommé chef de l'état-major de la marine portugaise.

Au cours de sa carrière, il a reçu plusieurs éloges et décorations.

L'Amiral Antonio Mendes Calado est marié à Maria da Graça. Ils ont deux fils, Antonio et Nuno, et deux petits-fils, Miguel et André.

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CHEF D’ETAT-MAJOR DE L’ARMEE.

 Général José Nunes da Fonseca

Le général José Nunes da Fonseca est né à Mafra en 1961 et a rejoint l'Académie militaire portugaise en 1979.

Il est titulaire d'un diplôme en sciences militaires (génie) et d'une maîtrise en génie militaire de l'Académie militaire portugaise. Les cours de formation opérationnelle du général Fonseca sont les suivants: cours de défense NBC, cours d'opérations irrégulières, cours d'ingénierie routière de l'Académie espagnole d'ingénierie (Academia de Ingénieras, Espagne, 1990/91), cours d'état-major et d'état-major interarmées, opérations de soutien de la paix Cours, Cours sur les systèmes de commandement et de contrôle SIACCON (Italie, 1997), Cours de planification civile d'urgence et Cours de politique pour officiers supérieurs de l'OTAN (École de l'OTAN, 2012).

Le général Fonseca est membre de l'ordre des ingénieurs depuis 1986. Au cours de sa carrière militaire, le général Fonseca a servi dans diverses unités de l'armée et des forces armées. À la Engineering Training School (ETS) (1986-1987), il étqit instructeur et commandant adjoint de la compagnie. Au 1er régiment d'ingénieur (1987-1992), il était commandant de compagnie. De retour à l'ETS (1992-1993), il a été instructeur, directeur de cours et commandant de compagnie. À l'état-major de l'armée (1994-1995), il était officier d'état-major à la division de la logistique. Au bureau du chef d'état-major de l'armée, il a débuté en tant qu'officier d'état-major aux affaires générales, puis adjoint militaire du chef d'état-major général de l'armée (1999-2002). De retour à l'ETS, il était directeur de la planification et de la formation et commandant adjoint (2002-2004). Publié à nouveau dans le bureau du chef d'état-major de l'armée en tant qu'adjoint militaire du chef d'état-major de l'armée générale (2004-2005). En tant que colonel, il a été commandant de l'ETS (2005-2007) et chef du bureau du commandant de la logistique (2007-2008) et a suivi le cours sur les officiers généraux de l'Institut militaire (2009-2010).

À l'étranger, il a exercé ses fonctions au quartier général de l'EUROFOR (Florence, Italie, 1995-1999), en qualité d'adjoint de la section logistique et planification et chef de la section des procédures opérationnelles à la division Opérations et au quartier général du commandement de la force alliée de l'OTAN (Madrid / Espagne, 2010-2013). en qualité de brigadier général où il était directeur du groupe de soutien logistique conjoint.

Il a siégé à deux commissions sur les opérations de l'OTAN: la première à la SFOR (Force de stabilisation de l'OTAN), en Bosnie-Herzégovine, en 1998-1999 en tant qu'officier des opérations au quartier général de la division multinationale sud-est; et la deuxième commission à la KFOR (Force de l'OTAN au Kosovo), au premier semestre de 2011, en tant que commandant général du Groupe d'appui logistique conjoint.

De janvier 2013 à octobre 2018, il a été nommé à la Guarda Nacional Republicanal où il a été nommé commandant de l'unité de contrôle côtier (2013-2017), inspecteur général (2017-2018) et commandant général en second jusqu'à sa nomination à titre de chef de l'armée du personnel.

Son état de service répertorie vingt-trois éloges nationaux et trois éloges d'entités étrangères, à savoir une donnée par le ministre, deux par le chef de la défense, cinq par le chef d'état-major de l'armée et quinze par d'autres officiers généraux. Il a reçu l'Ordre militaire Avis avec les degrés d'officier supérieur (2014) et d'officier (2002); cinq Médailles d'argent du service distingué (1999, 2001, 2005, 2007 et 2013), une médaille d'or du service distingué pour le service de la sécurité publique (2017), Médailles du service méritoire (Ire, 2e et 3e classes), Médaille D. Afonso Henriques (Ire classe , 2013) et les médailles pour conduite exemplaire (degrés or et argent). Il a également reçu les médailles commémoratives des commissions du service spécial «Italie 1995-1996», «Italie 1996-1999», «Bosnie 1998-1999», «Kosovo 2011» et «Espagne 2010-13».

Il a d'autres décorations étrangères telles que la Croix d'argent du Mérite de la Guardia CiviHEspagne, 2016), la Médaille du maréchal Hermès (Brésil, 2004). EUROFOR (2003), OTAN/SfOR (2000), Médaille commémorative française (Bosnie-Herzégovine, 1998-9'. Opération OTAN / Balkans (2011) et Croix commémorative de la Mission militaire pour la paix au Kosovo (Italie, 2011).

Le général José Nunes da Fonseca est marié et père de deux filles.

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CHEF D’ETAT-MAJOR DE L’ARMEE DE L’AIR PORTUGAISE . Général Joaquim Manuel Nunes Borrego

Le général Joaquim Manuel Nunes Borrego est né le 14 novembre 1960 à Cidadelhe, Pinhel, au Portugal.

Il est entré à l'Académie de l'armée de l'air portugaise en septembre 1979 et a obtenu un diplôme en sciences militaires et aéronautiques en 1983.

Sa formation au pilotage a débuté en 1984 à la base aérienne de Keese, au Texas, aux États-Unis. Il a obtenu sa licence de pilote de l'armée de l'air en mai 1985. La même année, il a été affecté à la base aérienne 102, de la base 1, à Sintra, au Portugal, où il s'est qualifié Pilote instructeur T-37C.

D'avril 1987 à août 1990, le général Borrego a été nommé instructeur de pilotage pour le T-37B, pilote de STANEVAL et pilote de spin-escadron, dans le cadre de la formation de pilote d'avion à réaction EURONATO, à la base aérienne Sheppard, au Texas, aux États-Unis.

En septembre 1990, il a de nouveau été affecté au 102e Escadron, où il a été pilote instructeur T-37C, chef de la section uniformisation et évaluation, ainsi que pilote de l'équipage de vol acrobatique «Asas de Portugal».

Il a suivi le cours de combat aérien général en 1991 et a ensuite été affecté à la base aérienne 5, 304e Escadron, à Leiria, où il a exercé les fonctions de pilote opérationnel pour le A-7P, officier des opérations et commandant d'escadron.

En janvier 1996, il a assumé le poste de commandant de la 11 e Escadron, Montejunto, renommé plus tard Alternative Air Opérations Centre. En 1997, il a été affecté à l'Air Force Academy où il a dirigé le Département de l'instruction militaire, a été professeur invité à l'Institut des hautes études de la Force aérienne et a retrouvé sa qualification d'instructeur de vol sur le Chipmunk.

En juin 2000, il a été affecté à la base 5, où il occupait le poste de commandant adjoint et était qualifié pour les opérations sur le F-16.

Entre septembre 2002 et septembre 2005, le général Borrego a été nommé au quartier général suprême des Puissances alliées en Europe, à Mons, en Belgique. Il était chargé de tâches liées à l'évaluation et à la mise en œuvre du concept de force opérationnelle multinationale, puis de l'exercice même commande.

À son retour aux fonctions de l'armée de l'air portugaise en septembre 2005, il est nommé directeur adjoint de la direction de l'instruction et suit simultanément le cours d'auditeur de la Défense nationale. Un an plus tard, il devient commandant des cadets de l'Air Force Academy, où il enseigne le cours de commandement et de leadership à Centre d'études aéronautiques et instructeur sur le Chipmunk.

Deux ans plus tard, en tant que commandant de la base aérienne 5, alors qu'il dirigeait et gérait celle-ci en même temps, il se requalifiait au sein du F-16 OCU. En 2009/10, il a suivi avec succès le cours des officiers généraux, devenant Commandant adjoint à l'Air Force Academy, et en janvier 2012, il a été chef de cabinet du chef d'état-major de l'armée de l'air pendant deux ans.

Le 5 avril 2012, il a été nommé directeur du programme d'aliénation en Roumanie du F-16 (GT F-16 ALN) et, le 19 septembre 2012, il a été promu commandant de l'Air Force Academy.

En septembre 2016, promu lieutenant général, il a été nommé au poste de Commandant aérien portugais pendant deux ans et demi, où il a dirigé toutes les activités aériennes opérationnelles de l'armée de l'air, y compris la défense aérienne. Le 26 février 2019, il est promu général quatre étoiles et devient chef d'état-major de l'armée de l&#

toutes les Info du Jeudi 08 Août 2019

Cm n 3018 du jeu 08 aout 2019

LES MINISTRES DES FINANCES, DU COMMERCE, DE LA JUSTICE ET DE LA  SECURITE PUBLIQUE SENSIBILISENT LES COMMERÇANTS DU KM5 SUR LE PAIEMENT DES IMPOTS ET AUTRES TAXES

Henri Marie Dondra des Finances et du Budget, Flavien Mbata de la Justice, Henri Wanzet Linguissara de la Sécurité Publique et Mahamat Taïb Yacoub du Commerce et de l’Industrie, ont rehaussé de leur présence à la réunion de sensibilisation des commerçants du Km5 sur la nécessité du paiement des impôts et autres taxes. Cette réunion était présidée par le ministre des Finances et du Budget, ce mercredi 07 août 2019, aux environs de 10h30min dans la salle de conférence dudit ministère. Y ont pris part le Président de la Délégation Spéciale de la ville de Bangui, Emile Gros Raymond Nakombo, premier citoyen de la ville de Bangui, les Directeurs de cabinet des ministres des Finances, de la Défense et de l’Administration du Territoire, les Directeurs Généraux des douanes, du Trésor, des Impôts, le maire et les notables du 3ème arrondissement, les présidents des différents marchés de Bangui et les représentants des commerçants du Km 5.

Au sortir de cette réunion, le ministre Henri Marie Dondra des Finances et du Budget a livré ses impressions aux micros des journalistes en ces termes : « J’ai voulu rencontrer les commerçants du 3ème arrondissement aujourd’hui car vous savez que cet arrondissement fait face au problème de sécurité. Et cela nous pose problème pour faire entrer les agents des impôts, des douanes au niveau du marché Km 5. Il fallait justement faire venir les notables et les commerçants du 3ème arrondissement pour discuter avec eux et voir comment arriver à nous organiser sur la collecte des taxes pour que l’impôt puisse passer normalement.

Nous nous sommes entendus et on a eu à recueillir leurs doléances par rapport à la sécurité. Comme vous avez pu remarquer, le ministre de la Sécurité Publique était là. Il y a aussi les ministres de la Justice et du Commerce.

Donc nous, au niveau du gouvernement, allons essayer de nous organiser pour voir comment les accompagner sur ce point sécuritaire, et comment réorganiser les collectes de la fiscalité au niveau du 3ème arrondissement. Au fait, le but de cette réunion était de sensibiliser les commerçants du 3ème arrondissement pour leur dire que le gouvernement est avec eux et qu’il faudrait que l’autorité de l’Etat puisse vraiment s’établir dans cette zone-là.

Vous avez vu que les commerçants ont été ravis. Car, ils savent aujourd’hui que le gouvernement s’attèle à ce que le calme revient au Km 5 et que le processus relatif à la collecte des taxes et autres puisse se dérouler sans entraves.

J’ai été ravi de leurs réactions. Et je pense que nous allons poursuivre dans ce sens pour aider nos compatriotes qui sont au Km 5 à bien verser leurs taxes ».

Nous reviendrons de long en large sur les propos des différents participants à cette réunion de sensibilisation, riche en causeries-débats pour la sécurité, la restauration de l’autorité de l’Etat et la collecte des taxes et autres dans le 3ème arrondissement de la ville de Bangui. Le rideau était définitivement tombé sur cette réunion par une photo de famille.

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

LA POLICE CENTRAFRICAINE EST-ELLE PRETE POUR SECURISER LA

POPULATION CENTRAFRICAINE ?

Le coup d’Etat de la nébuleuse coalition Séléka de Michel Djotodia, le 24 mars 2013, avait ébranlé les fondements de nos Forces de Sécurité Intérieures (FSI). Nous voulons parler ici de la police centrafricaine et de la gendarmerie nationale. Mais, ce qui nous intéresse aujourd’hui, c’est la police centrafricaine.

Après la démission du président de transition, Michel Djotodia  et du gouvernement Tiangaye, le 10 janvier 2014 à Ndjamena, au Tchad, la police centrafricaine a commencé peu à peu à renaître de ses cendres. Des séminaires, des ateliers ont été organisés à l’intention des policiers. D’autres ont reçu des formations tant à Bangui qu’à l’extérieur du pays. Le lundi 05 août, ces policiers formés ont été honorés par le président de la République, Chef de l’Etat, Professeur Faustin Archange Touadéra.

Mais, ce que nous déplorons, ce sont leurs comportements qui laissent à désirer. Il semble que nos policiers n’ont pas tourné le dos aux vieilles pratiques du passé, malgré les formations qu’ils ont reçues. Ils ne se contentent que d’arrêter les véhicules, les taxis-motos et autres engins pour exiger des propriétaires les pièces inhérentes. Ceux qui ne les détiennent pas, sont condamnés à leur glisser des pots-de-vin, ce qui est contraire à l’éthique et à la déontologie de la police. Nous pensons que ces contrôles de routine ne sont pas mauvais en soi. Ils doivent pousser les propriétaires de ces engins à aller s’acquitter de leur devoir vis-à-vis de l’Etat.

Aussi, au lieu de contrôler tout ce qui se trouve à l’intérieur du véhicule, nos FSI ne se contentent que des papiers, alors que les armes y sont parfois introduites. Pire encore, nos policiers qui se trouvent aux frontières de notre pays, laissent les criminels de tout bord entrer illégalement sur le territoire national. Les Officiers de Police Judiciaire (OPJ), de leur côté, ne montent pas les Procès-verbaux comme il se doit. En agissant ainsi, les Centrafricains pensent pour leur part que les policiers ne les sécurisent pas.

Justement, le président Touadéra, lors de la cérémonie de port de galons, a fait cette remarque aux policiers nouvellement formés. Pour ce faire, nous exhortons ces derniers à ne mettre qu’en pratique ce qu’ils ont appris durant leur formation, pour que les mêmes causes ne produisent pas les mêmes faits. Pour leur gouverne, les Centrafricains les accusent à tort ou à raison d’être à la cause de cette crise qui frappe encore la RCA. Pour la simple raison que ce sont eux qui auraient distribué des passeports, des cartes nationales identité, des cartes de séjour, et que savons-nous encore, aux rebelles qui écument la RCA et déciment son peuple. Vrai ou faux, il leur appartient de prouver maintenant aux yeux du peuple centrafricain qu’ils ne sont ni de près, ni de loin dans cette pratique mafieuse. Ils doivent se mettre résolument au travail pour ne pas que leur image soit ternie. Car, à défaut de l’opérationnalisation et du déploiement effectifs des éléments des Forces Armées Centrafricaines dans l’arrière-pays, ce sont eux qui doivent sécuriser la population centrafricaine. Mais hélas, l’on s’aperçoit qu’ils rament à contre courant de la vérité et qu’ils ne sont pas prêts pour sécuriser efficacement la population centrafricaine.

Alors qu’au temps des feus présidents David Dacko, Jean-Bedel Bokassa, André Kolingba, pour ne citer que ceux-là, la police centrafricaine était disciplinée. Si nos mémoires sont encore bonnes, sous le régime Kolingba, quand feu Christophe Grélombé était ministre de l’intérieur et que le colonel Mantion était à la Présidence de la République, la police centrafricaine intervenait dans tous les arrondissements de Bangui et la commune de Bégoua lorsque des cas de braquages, d’accidents de circulation, de manifestations sociales étaient signalés. Mais au jour d’aujourd’hui, c’est tout le contraire. On braque, on viole, on tue, bref, on commet toutes les exactions du monde sur les civils, la police ne réagit pas en temps réel. Les policiers font-ils la politique comme les politiciens ?

Nous ne mettons pas en cause les efforts déployés par nos FSI avec les moyens de travail dont ils disposent. Mais il serait judicieux qu’ils aillent loin dans la sécurisation du peuple centrafricain afin de redorer leur blason d’antan.

Elkas PATCHANGA

 

 

La Cour PEnale SpEciale (CPS) ouvre une enquEte judiciaire contre les auteurs des crimes graves commis A Paoua

Contre vents et marrées, la Cour Pénale Spéciale (CPS) avance comme une tortue, mais elle avance surement. Le Bureau du Procureur Spécial près la CPS a obtenu du Parquet Général près la Cour d’Appel de Bangui, le dessaisissement du dossier des crimes graves commis dans les localités de Lemouna, Koundjili, Bohong par les éléments des 3R d’Abass Sidiki (voir communiqué ci-dessous).

A l’origine, la Cour Pénale Spéciale (CPS) a été créée pour juger les auteurs, co-auteurs et complices des plus graves violations des Droits de l’Homme et du droit international humanitaire commis sur le territoire centrafricain. Sa naissance fait suite aux différentes plaintes des Centrafricains aux sorties du Forum National de Bangui en mai 2015, où les Centrafricains du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest, désiraient ardemment mettre un terme à l’impunité sous toutes ses formes.

Un petit rétrospectif des évènements : le 21 mai 2019, la préfecture de l’Ouham-Pendé a été le théâtre d’un massacre sanglant perpétré par les éléments des 3R d’Abass Sidiki dans les localités de Koundjili, Djoumjoum, Bohong et Lemouna, causant des dizaines des victimes, dont le suppléant du député de Paoua 1. 

Il s’agit de la tuerie la plus importante enregistrée depuis la signature le 06 février dernier de l’Accord Politique de Paix pour la Réconciliation entre le Gouvernement et les 14 groupes armés. Selon les informations recueillies, l’attaque desdites localités serait en représailles au vol des bœufs appartenant aux éleveurs peuhls proches des éléments des 3R qui aurait mis le feu aux poudres.

Eu égard aux gravités des crimes, le Bureau du Procureur Spécial de la CPS avait sollicité et obtenu le dessaisissement du dossier par le Parquet de la Cour d’Appel de Bangui, car, la CPS est une juridiction spéciale, composée de magistrats nationaux et internationaux. Donc, elle dispose d’une large compétence, celle d’enquêter sur les crimes de guerre et crimes contre l’humanité perpétrés par les groupes armés sur le territoire centrafricain, de 2003 à ce jour.

Aujourd’hui, la CPS n’est plus un rêve, mais plutôt une réalité. Et le rouleau compresseur de la justice vient de se mettre en place. Les bourreaux du peuple ont du pain sur la planche et ne savent où se cacher. La récréation est terminée.

 

Sinclair ARIES

 

 

COMMUNIQUE DU BUREAU DU PROCUREUR PRES LA COUR PENALE SPECIALE

Le Bureau du Procureur Spécial près la Cour Pénale Spéciale de la République Centrafricaine, informe l'opinion publique nationale et internationale que dans le cadre de son mandat, il a sollicité et obtenu du Parquet Général près la Cour d'Appel de Bangui le dessaisissement du dossier des crimes graves commis dans les localités de LEMÔUNA, KOUNDILI et BOHONG -dans la Sous-préfecture de Paoua.

Une information judiciaire est ouverte à cet effet contre tous suspects, auteurs, coauteurs ou complices.

Ce qui allonge ainsi la liste de sa saisine sur les faits qui portent gravement atteinte aux droits humains.

Le Bureau du Procureur rappelle que conformément à son mandat, la Cour pénale Spéciale est compétente pour enquêter, instruire et juger les crimes de guerre, les crimes contre l'humanité et les crimes de génocide commis sur tout le territoire de la République Centrafricaine. Par conséquent, le Bureau du Procureur Spécial attire l'attention de ceux qui ont commis, qui commettent ou qui continuent de commettre de telles infractions graves qu'ils ne resteront pas impunis, que le droit sera appliqué dans toute sa rigueur.

Le Bureau du Procureur, tient en outre, à signaler qu'il suit de très près, les crimes graves perpétrés sur le territoire de la République Centrafricaine, constitutifs des infractions relevant de sa compétence et qui rentrent dans sa stratégie de poursuite et d'instruction.

Fait à Bangui, le 06 Août 2019

 

Le Procureur Spécial Adjoint

 Alain OUABY-BEKAI

 

 

LE DECLIN DU SYSTEME EDUCATIF CENTRAFRICAIN : CAS DU BAC 2019 ET DES GROGNES DES ENSEIGNANTS CONTRACTUELS ET VACATAIRES DU FONDAMENTAL 1 ET 2

Plus de 58 ans après l’indépendance de la RCA, son système éducatif est malade dans tous ses compartiments. Ce qui fait que le niveau d’instruction n’a cessé de baisser de manière vertigineuse. Et pour étayer plus notre thèse, nous faisons ici allusion à deux (2) faits importants : le baccalauréat (BAC) 2019 et les grognes des enseignants contractuels et vacataires du Fondamental 1 et 2.

BAC 2019

Le Bac 2019 est émaillé de nombreux cas de fraudes et tricheries massives dans certains centres d’examen de Bangui, la capitale : lycées Marie Jeanne Caron et des Martyrs. Du coup, l’épreuve des mathématiques du 1er tour a été annulée au centre n°2 (lycée Marie Jeanne Caron), tout comme bon nombre de candidates et candidats du centre n°3 (lycée des Martyrs) qui ont été renvoyés des salles de composition, car étant pris en flagrant délit de tricheries. Incroyable, mais pourtant vrai. Dans ce cas de piètre figure, comment peut-on s’étonner des résultats de taux de réussite (10%) du 1er tour de ce Bac 2019 ? Si tel en est le cas, que pourra-t-on attendre des résultats du 2ème tour ? Autant d’interrogations qui dépassent tout entendement humain et qui nous laissent perplexes. En fin de compte, où va le système éducatif centrafricain actuel ? Méditons-en ensemble pour éviter que le pire n’arrive pas.

Grognes des enseignants contractuels et vacataires du Fondamental 1 et 2

Le Trésor Public n’a cessé d’être pris pour cible par les grognes des enseignants contractuels et vacataires du Fondamental 1 et 2. Et pour cause ? Le non versement (paiement) d’arriérés de leurs frais de contrat et de vacation par les autorités compétentes. Il y a de cela quelques semaines passées, les enseignants contractuels du Fondamental 1 avaient manifesté leur ras-le-bol devant le Trésor Public, pour la même cause. Le mardi 07 août dernier, c’est le tour des enseignants vacataires du Fondamental 2 de monter au créneau, au même lieu, pour exiger du gouvernement, le versement sans condition, de leur reliquat des frais de vacation pour l’année académique 2017-2018, dont le montant s’élève à 298.000.000 de FCFA. La question que nous posons est la suivante : vont-ils avoir gain de cause ? La réponse à cette question posée revient à qui de droit.

Or, nul n’ignore que ce sont ces enseignants contractuels et vacataires du Fondamental 1 et 2 qui consentent d’énormes sacrifices, pour sauver le système éducatif centrafricain. Et les autorités du pays le savent très bien. Malheureusement en retour, ces enseignants non intégrés dans la Fonction Publique, sont toujours payés en monnaie de singe.  « Gouverner, c’est prévoir », dit-on. Malheureusement en RCA, un pays de tous les paradoxes, tel ne semble être le cas. D’où les régimes se succèdent et se ressemblent, mais « les mêmes faits produisent les mêmes conséquences ». A qui donc la faute ?

Le Petit YEKOA

 

 

La chronique de Pierre Ganz : IntErEt public et information

Une notion revient souvent quand il est question de déontologie de l’information : celle d’intérêt public. Elle a été invoquée ces dernières semaines à plusieurs reprises à l’occasion d’enquêtes ou en réaction à des tentatives de différents gouvernements pour limiter le travail des journalistes.

Pour qui travaillent les journalistes ? à cette question, la déontologie répond : pour le public. « La responsabilité du/de la journaliste vis-à-vis du public prime sur toute autre responsabilité, notamment à l’égard de ses employeurs et des pouvoirs publics » écrit la Charte d’éthique mondiale des journalistes. Autrement dit le journaliste n’a de compte à rendre qu’à son public. Il ne sert aucun agenda politique ou privé.

L’idée est difficile à admettre. Dès qu’un article vise quelqu’un ou quelque groupe, le réflexe des mis en cause est d’y voir une arrière pensée partisane. On l’a observé en France quand ceux qui se félicitaient du travail de Médiapart sur leurs adversaires politiques se sont indignés lorsque le journal en ligne a enquêté sur leurs amis. François de Rugy lui-même, récemment conduit à démissionner du gouvernement français à la suite des révélations de ce site, avait pris la défense de Médiapart pour des enquêtes similaires.

Dès qu’une situation se tend, les pouvoirs cherchent à limiter l’information au nom de l’intérêt public qu’ils confondent avec celui de l’état, du gouvernement ou du parti au pouvoir. On le voit au Burkina Faso avec la tentative de criminaliser tout reportage sur des actes terroristes ou toute enquête sur l’action de l’armée contre ces attaques.

On le voit en France avec la convocation par la police des journalistes qui ont publié des documents officiels infirmant la non utilisation d’armes françaises au Yémen.

Le secret ne peut pas être opposé à cet intérêt public à être informé, que ce soit le secret des affaires ou le secret défense. Le rappel en a été fait par exemple par la Cour Suprême des Etats-Unis dans un arrêt autorisant la publication des Pentagon Papers en 1971. Dans ses attendus, elle utilise cet argument imparable : « la presse doit servir les gouvernés non ceux qui gouvernent ». Il était en effet essentiel pour la vie démocratique des Etats-Unis que les citoyens aient connaissance d’un rapport établissant de longue date que la guerre du Vietnam ne pouvait être gagnée et donc que sa poursuite était vaine.

Qui décide de cet intérêt public à publier ou diffuser ? Ce sont finalement les journalistes, plus exactement les rédactions. Cela exige une réflexion collective, en prise avec les réalités de la société. C’est une très lourde responsabilité. Elle impose de mettre en balance cet intérêt public avec le respect d’autrui, de sa vie privée, de sa dignité, de son droit à l’oubli. Parfois même avec la sécurité de personnes : il faut alors taire - ou plutôt retarder - une information dont la publication aurait pour conséquence directe immédiate et visible de mettre en danger des vies.

Rares sont les rédactions qui ont explicité la notion d’intérêt public appliquée à l’information. Yann Philippin, journaliste à Médiapart, la décrit ainsi dans une vidéo récente : « confronter la réalité des actes des gens qui nous dirigent avec leur discours ». Plaidoyer pro domo diront certains. Mais n’est pas un des rôles des journalistes, chiens de garde de la démocratie ?

On reprendra ici l’excellent travail fait par la BBC, pour qui « faire du journalisme dans l’intérêt public signifie rapporter et fournir des informations à propos de questions significatives et pertinentes pour un large public ». Et de préciser en détail qu’il s’agit « de promouvoir la responsabilité et la transparence, en cherchant des informations et en les présentant de façon à ce que le public puisse procéder à un examen minutieux et rigoureux du gouvernement et de celles et ceux qui jouissent d’une certaine autorité ou d’une certaine influence sur la façon dont les gens vivent ; de contribuer au débat public, en cherchant des informations sur des questions clés, en les fournissant et en les testant pour aider le public à comprendre et à débattre des décisions prises en son nom ; de prévenir les duperies, la fraude et la corruption, en donnant au public les moyens de ne pas être induit en erreur par une déclaration ou une action, surtout quand des fonds publics sont en jeu ; de mettre au jour les comportements criminels ou antisociaux, en particulier ceux des personnalités publiques ; de faire des reportages sur les conflits dans le monde, ou sur des questions de grande importance (par exemple, les changements climatiques ou les droits de l’homme) qui doivent être bien comprises » ou encore sur les politiques du Royaume-Uni et de ses alliés qui ont des répercussions importantes ».

En remplaçant « Royaume-Uni » par tout autre nom de pays, quelle rédaction ne voudrait pas mettre cela en pratique ?

Presse francophone

 

 

LES CHIFFRES PROVISOIRES INDIQUENT QUE PLUS DE 14.000 CANDIDATURES ONT ETE DEPOSEES EN VUE DU RECRUTEMENT DES 1000 FSI

Le processus de recrutement des 1000 policiers et gendarmes lancé par le Gouvernement centrafricain le 1er juillet 2019, avec l’appui de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA), indique une participation de candidats de Bangui ainsi que des préfectures. « A la veille de la clôture du dépôt des dossiers de candidatures, prévue le 31 juillet, un total de 14.132 dossiers avait été enregistré. Bangui arrive en tête avec environ 70% des dossiers mais les données montrent que les candidats des régions ouest, centre et est se sont présentés en masse », a indiqué le porte-parole de la MINUSCA, Vladimir Monteiro, lors de la conférence de presse hebdomadaire. Selon le porte-parole, les chiffres provisoires montrent que les candidatures féminines représentent 24,7%.  

Pour sa part,  le porte-parole de la Police, l’Adjudant-chef Alioune Kassé, a précisé que « des mesures avaient été prises par les autorités centrafricaines pour répondre aux principales difficultés liées notamment à l’établissement des dossiers de candidature, ce qui fait qu’une grande affluence des candidats a été observée les derniers jours de cette première étape ». Le porte-parole de la Police s’est félicité que « toutes les préfectures, toutes les communautés participent à ce processus ».  

Au cours de la conférence de presse, le porte-parole de la MINUSCA a  encouragé les groupes armés dans l’ouest de la RCA à poursuivre le désarmement de leurs éléments dans le cadre du processus de Désarmement et Démobilisation, « Le désarmement de 3R a commencé le 29 juillet et à ce jour 24 éléments ont été désarmés. C’est une première étape timide mais qu’il faut encourager », a dit le porte-parole, qui a rappelé que le RJ, l’UFR et les éléments éligibles du FDPC avaient été désarmés dans la région ouest. 

Le porte-parole de la MINUSCA a aussi évoqué la tenue ce 31 juillet de  la quatrième réunion du Comité exécutif de suivi (CES) de l’Accord politique pour la paix et la réconciliation en RCA, souhaitant qu’elle puisse renforcer la prévention des incidents. Il a abordé la situation des droits de l’homme au cours de la semaine écoulée avec 11 incidents et abus des droits de l’homme et du droit international humanitaire ayant affecté 11 victimes. Le porte-parole a par ailleurs annoncé la visite en Allemagne du Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies, à partir de ce mercredi, afin de rencontrer les autorités de ce pays membre du Conseil de sécurité des Nations unies et aborder le travail de la MINUSCA, entre autres points ainsi que de son mandat.  

En faisant le point sur les activités menées par les casques bleus de la MINUSCA, le porte-parole de la Force, le Major Mohamed Ouabed a fait savoir que dans le cadre du renforcement de la sécurité et de la protection des civils, la Force a mené 2723 patrouilles dont 1032 de nuit et 242 escortes dans l’ensemble du territoire centrafricain.

Minusca

 

 

LA DEFENSE ET LA SECURITE AU CENTRE DES PREOCCUPATIONS DE L’APPR EN RCA DU 06 FEVRIER 2019

Les questions de la défense et de la Sécurité en RCA, ont occupé une place importante dans l’Accord Politique de Paix pour la Réconciliation (APPR) en RCA, du 06 février dernier. A cet effet, le gouvernement centrafricain et les leaders des 14 groupes armés se sont engagés à travers des mécanismes à mettre en place, pour qu’il y ait effectivement le retour définitif de la paix, de la sécurité et du vivre ensemble sur toute l’étendue du territoire national.

Il s’agit entre autres, « du respect des critères de représentation dans les recrutements au sein des Forces de Défense et de Sécurité (FDS) conformément à la Constitution de la RCA du 30 mars 2016 ; la mise en œuvre immédiate des modalités de libre circulation et de levée des barrières illégales ; la mise en place de commission sur l’harmonisation des grades, l’intégration et la réintégration des leaders et éléments des groupes armés dans la Fonction Publique ; et la stratégie de communication du Programme National du Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Rapatriement (PN DDRR) ».

Aujourd’hui, plus de six (6) mois passés après la signature de l’APPR en RCA, le gouvernement a déployé beaucoup d’efforts pour la cause de la sécurité, de la paix et du vivre ensemble en RCA. Bon nombre de mécanismes de cet APPR en RCA ont été déjà mis en place de concert avec les 14 groupes armés et ils sont opérationnels sur le terrain. Mais c’est du côté des 14 groupes armés que les choses n’avancent pas du tout, en termes du respect de leurs engagements : cessation immédiate des hostilités et violences de tout genre, levée totale et immédiate des barrières illégales ; libération immédiate des bâtiments publics et privés, des édifices religieux, et nous en passons. Finalement que veulent réellement ces groupes armés de la RCA et de son peuple ? La guerre ou le pouvoir ?

Le Petit YEKOA

 

 

 

lancement prochain des travaux de bitumage du trOnçon pk0-aeroport bangui-m’poko

 

Le feuilleton du lancement des travaux de bitumage du tronçon Aéroport Bangui-M’Poko-Pk0 est-il arrivé enfin à son terme ? C’est la question que se posent les Banguissois, car les travaux de bitumage de ce tronçon auraient pu démarrer il y a de cela deux mois. Mais la lenteur enregistrée par l’entreprise exécutrice TEICHMANN a poussé le gouvernement à suspendre momentanément les travaux de la réhabilitation du Tarmac de l’aéroport Bangui-M’Poko et du bitumage du tronçon Pk0-Aéroport, le 30 avril dernier. Des travaux qui doivent être exécutés par les entreprises DEC et TEICHMANN.

En effet, le mercredi 07 août dernier, lors d’une réunion de mise au point dans son cabinet, le Ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération, Félix Moloua, en commun accord avec les responsables de l’entreprise BTP TEICHMANN, se sont accordés du lancement dans les prochains jours, des travaux de bitumage du tronçon Aéroport Bangui-M’Poko-Pk0.

Il convient de rappeler que la suspension des travaux la fois dernière, était la résultante du manque de sérieux desdites entreprises exécutrices des travaux. Et, c’est ce qui a contraint le gouvernement à taper du poing sur la table, afin que ces projets aboutissent (la réhabilitation du Tarmac de l’aéroport Bangui-M’Poko et le bitumage du tronçon Pk0-Aéroport), avec ou sans les entreprises à la charge des travaux.

Il faut aussi noter que le gouvernement centrafricain se doit de tenir ses engagements, vis-à-vis de ces partenaires bilatéraux. Et dans ce cas de figure, c’est à la délégation du Fonds Saoudien pour le Développement (FSD), pourvoyeur de ce financement, que le gouvernement doit rassurer.

En attendant, la balle est désormais dans le camp de l’entreprise exécutrice TEICHMANN pour que ce projet de bitumage se concrétise enfin.

Sinclair ARIES

 

LE CHANTEUR-COMPOSITEUR OZAGUIN ETAIT L’INVITE DU PROGRAMME

ALIMENTAIRE MONDIAL AU SIEGE DE L’ONU A GENEVE CE MARDI 06 AOUT.

Il a pu rencontrer la presse internationale accréditée a l’ONU et a été l’invite de différentes émissions de radio ou télévision dont France 24 afin de parler de son expérience, de la situation du pays et surtout de la situation d’insécurité alimentaire et du travail du PAM. 

« le mois d’aout et le pire mois de l’année » a dit Ozaguin « 1.8 millions de mes compatriotes ne savent pas de quoi leur prochain repas sera fait » a-t-il ajoute 

« Il faut aider notre Gouvernement et le Programme Alimentaire Mondial. Le PAM aide aujourd’hui 600.000 centrafricains chaque mois. Il est nécessaire de trouver plus de 35 millions de dollars pour permettre au PAM de passer à la vitesse supérieure et aider au minimum 800 000 personnes avec une aide alimentaire », a dit Ozaguin. 

« Les déplaces sont nombreux dans notre pays et sont particulièrement vulnérables, l’accès au champs est difficile et les routes souvent peu sures. La situation économique est mauvaise. Une aide est importante pour le moment mais aussi un investissement sur le long terme pour permettre a notre Gouvernement de relancer le pays ». 

Il a aussi pu parler du travail de sa fondation (Fondation Ozaguin godobe a gazo) qui aide les enfants de la rue en parlant de son expérience personnelle en tant qu’enfant de la rue a Brazzaville lorsqu’il avait moins de 15 ans.

Il a aussi insisté sur l’importance d’aider la jeunesse en investissant sur elle. 

Herve Verhoosel, Porte-parole du Programme Alimentaire Mondial a remercié Ozaguin en disant qu’ « il est important pour des artistes comme Ozaguin de s’impliquer dans la résolution de la crise et de faire un plaidoyer auprès de la population mais aussi, comme c’est le cas aujourd’hui, de la communauté internationale »  

« Nos collègues du PAM en Centrafrique sont très motivés pour aider la population. La situation est difficile avec 40% de la population en insécurité alimentaire pendant ce mois d’aout. Il nous faut donc des supports financiers plus importants » a conclu Herve Verhoosel 

Ozaguin a profité de ce séjour à Genève pour improviser avec deux musiciens, dont un stagiaire du PAM, et a chanté dans la gare principale de Genève pour le plus grand plaisir des passants. Les images sont disponibles sur son facebook …

Minusca

 

 

 

Congo : le fils de Sassou-Nguesso accusE d'avoir dEtournE 50 millions de dollars

 

L’ONG Global Witness accuse, dans un rapport dévoilé ce mardi 6 août, le fils du président congolais Denis Christel Sassou-Nguesso, d'avoir détourné à son profit environ 50 millions de dollars d'argent public.

Selon Global Witness, entre 2013 et 2014, Denis Christel Sassou-Nguesso aurait détourné 50 millions de dollars d'argent public par le biais de sociétés écrans basées à Chypre. D'après l'ONG, Gabox, une société écran aurait bénéficié d'un faux contrat public pour participer à l'élaboration d'une carte géologique de la République du Congo et cette société serait, en fait, la propriété de Denis Christel Sassou-Nguesso.

« Le gouvernement congolais a signé un contrat de 200 millions de dollars avec l'entreprise brésilienne Asperbras et ensuite Asperbras a signé un faux sous-contrat avec l'entreprise chypriote de Denis Christel Sassou-Nguesso qui s'appelle Gabox. Il s'agit en fait d'une société anonyme où le nom de Denis Christel était caché », explique Mariana Abreu qui est chargée de campagne chez Global Witness.

Denis Christel Sassou-Nguesso propriétaire de Gabox

D'après l'ONG, un intermédiaire portugais du nom de José Veiga représentait la société Gabox, elle affirme également avoir eu accès à des documents prouvant qu'elle appartient bien au fils du président congolais. Ces documents enregistrés à Brazzaville font notamment état d'un transfert de propriété de l'entreprise de José Veiga à Denis Christel Sassou-Nguesso.

« Ces fonds transférés à Gabox ont ensuite été transférés dans différents pays européens comme la Suisse, l'Espagne et la France, poursuit Mariana Abreu. Mais après, nous n'avons pas pu déterminer ce qui avait pu être acheté avec cet argent. On pense qu'il est très probable que cet argent visiblement volé au Trésor public congolais a été dépensé de façon extravagante pour des choses luxueuses ».

RFI a tenté de joindre Denis Christel Sassou-Nguesso sans succès. Le fils du président congolais est déjà mis en examen en France dans l'affaire des biens mal acquis.

 RFI

 

 

Gabon : les mystEres de Pascaline,

fille aInEe d’Omar Bongo Ondimba

 

Autrefois toute-puissante, la fille aînée d’Omar Bongo Ondimba est marginalisée depuis l’arrivée de son frère à la présidence. Il y a huit mois, elle a tenté un retour au cœur du pouvoir. Mais rien ne s’est passé comme prévu.

Officiellement, cela fait huit mois que Pascaline Bongo est rentrée de son exil californien. Mais l’aînée de la famille s’est déjà évaporée. À Libreville, on ne la voit nulle part. Alors que la société civile et une partie de l’opposition pressent le président Ali Bongo Ondimba (ABO) de prouver que son accident vasculaire cérébral (AVC) d’octobre 2018 n’a pas altéré ses capacités cognitives, sa sœur garde le silence. Elle vit repliée sur elle-même, au point qu’on se demande si elle réside vraiment au Gabon.

Ce n’est pas ce qu’espérait Brice Laccruche Alihanga (BLA), le directeur de cabinet du président. En janvier dernier, au moment où ABO poursuivait au Maroc une difficile rééducation, Libreville était devenue le théâtre d’une impitoyable guerre de clans. BLA avait cru trouver en elle un soutien susceptible de l’aider à apaiser ses relations dégradées avec certains caciques de la communauté téké, dont est issue la famille Bongo.

à lire Gabon : Pascaline Bongo Ondimba dans le collimateur de la justice française

Il avait passé de la pommade sur les blessures que Maixent Accrombessi, son prédécesseur à la tête du cabinet présidentiel, avait infligées à Pascaline Bongo. On lui a rendu son statut de haute représentante du président de la République, assorti de ces avantages dont elle raffole. Le moindre n’étant pas le passeport diplomatique, que Accrombessi lui avait retiré jadis. Et BLA lui a proposé un bureau tout à côté du sien.

Jeune Afrique

 

 

GuinEe Equatoriale : du pouvoir mal acquis aux biens mal acquis

En 1979, le lieutenant-colonel Teodoro Obiang Nguema promettait un respect « scrupuleux » des droits de l’homme. Quarante ans plus tard, la Guinée équatoriale est, certes, critiquée par les défenseurs des droits de l’homme, mais par bien peu d’autres.

Lors de son investiture, le président Obiang s’est vu remettre une canne en ébène par le plus haut gradé des forces armées, le symbole d’un pouvoir qui allait s’affirmer au fil des décennies, notamment après la découverte d’importants gisements de pétrole dans les eaux équato-guinéennes.

Quarante ans plus tard, force est de constater que le plus ancien président en exercice au monde a pu faire oublier ses origines et amadouer la communauté internationale, à commencer par les États-Unis, dont les entreprises contrôlent la production pétrolière. Résultat : la Guinée équatoriale, longtemps traité en paria – un universitaire américain de grande renommée l’a même déjà décrite comme un « État voyou » – occupe aujourd’hui un siège au Conseil de sécurité des Nations unies.

Le maître de Malabo, qui n’avait que le mot libertad à la bouche en 1979, dirige aujourd’hui un pays qui n’est pas libre, selon l’ONG américaine Freedom House. Dans son classement, seuls trois pays africains font moins bien (Érythrée, Soudan du Sud et Sahara occidental).

La méthode Obiang ? Des forces de sécurité omniprésentes, une fonction publique aussi loyale que pléthorique et un parti au pouvoir qui rappelle à certains égards les partis communistes d’antan. Selon Susana Castillo-Rodriguez, chercheuse de la State University of New York à Geneseo, les « cellules » du Parti démocratique de Guinée équatoriale (PDGE) rendent possibles une surveillance « transversale » de la société. À son sommet, on trouve la famille Obiang, qu’un ex-ambassadeur des États-Unis à Malabo, John Bennett, assimile à une « entreprise familiale » qui aurait fait main basse sur la manne pétrolière   « des centaines de millions de dollars », précise-t-il – avec la complicité des compagnies pétrolières de son pays.

Outre le président Obiang, cette « entreprise familiale » est composée, notamment, de la première dame Constancia Mangue et de deux fils, Gabriel Mbenga Obiang Lima et Teodorin Nguema Obiang Mangue, respectivement ministre des Mines et du Pétrole et vice-président. Ce dernier est, par ailleurs, responsable des forces de sécurité, selon le dernier rapport du département d’État américain sur les droits de l’homme.

Ces relations familiales, loin d’être cachées, sont soulignées par un pouvoir qui joue volontiers la carte du paternalisme. Sous la houlette de Teodorin, les jeunesses du parti au pouvoir s’appellent l’« Association des fils d’Obiang ». Ses membres sont qualifiés de « Frères associés ». Leur groupe Facebook compte près de 3 000 membres.

Malgré ses 40 ans au pouvoir, Obiang père reste populaire, selon un chercheur européen qui s’est rendu sur place à plusieurs reprises. « Le papa est aimé par une partie importante de la population, dit-il. Le fils, lui, est détesté. »

Ses démêlés avec la justice aux États-Unis, au Brésil et en Europe y sont sûrement pour quelque chose. En France, Teodorin Nguema Obiang, souvent appelé TNO, a même déjà été condamné à trois ans de prison et à 30 millions d’euros d’amende (dans les deux cas avec sursis) pour blanchiment d’abus de biens sociaux, détournement de fonds publics, abus de confiance et corruption en 2017. Le sort d’un hôtel particulier, avenue Foch, à Paris, fait l’objet d’un litige entre la France et la Guinée équatoriale à la Cour internationale de justice.

Des droits bafoués

Les contrepouvoirs seraient, à toutes fins utiles, inexistants. La Guinée équatoriale fait figure de cancre lorsqu’il est question de liberté de la presse. Elle arrive au 165e rang (sur 180) dans le classement mondial de la liberté de la presse 2019 de Reporters sans frontières, devançant seulement trois pays africains (L'Érythrée, le Soudan et Djibouti).

L’indépendance du pouvoir judiciaire, quant à elle, serait une vue de l’esprit. Juan E. Mendez, ex-rapporteur spécial des Nations unies sur la torture, a assisté, au printemps 2019, à Malabo, au procès de 112 personnes accusées d’avoir trempé dans une présumée tentative de coup d’État. Le procès a été entaché de « très graves irrégularités procédurales » et d'« une flagrante absence d’impartialité judiciaire », a-t-il soutenu dans un rapport pour le Centre des droits de l’homme de l’Association du barreau américain.

Dans l’ensemble, la situation des droits de l’homme est « très inquiétante », selon Marta Colomer, une chargée de campagne d’Amnesty International, l’ONG qui dénonçait jadis les crimes du président Macas. Dans la Guinée équatoriale de Teodoro Obiang, les défenseurs des droits de l’homme et les opposants sont harcelés, intimidés, voire arrêtés, y compris pour des délits qui, dans d'autres régimes autoritaires en Afrique, seraient considérés comme des peccadilles.

« La police peut débarquer chez vous pour le simple fait d’avoir critiqué le gouvernement sur Facebook en disant que cela donne une mauvaise image du pays, dit Marta Colomer. Il existe un climat, un sentiment de peur collective. Les gens ont peur de parler, de manifester. »

Le président Obiang a pourtant autorisé le multipartisme il y a 28 ans, et des élections ont eu lieu à intervalles presque réguliers. Mais les scrutins n’ont débouché sur aucune alternance politique, même si les scores électoraux du candidat Obiang ont progressivement et modestement chuté depuis les années 1990. À la dernière présidentielle, en 2016, il n’a pas obtenu 99 % des voix comme il avait l’habitude de le faire, mais un peu moins de 94 %. Le multipartisme n’a pas permis non plus une alternance à la Chambre des députés. Aux dernières législatives, en 2017, le PDGE et les autres formations de la coalition au pouvoir ont remporté tous les sièges, sauf un.

Le pétrole de tous les dangers

Depuis qu’elle exporte massivement du pétrole, c’est-à-dire depuis la fin des années 1990, la Guinée équatoriale s’est hissée au rang des grands exportateurs de brut : elle est même le premier exportateur de l’Afrique centrale après l’Angola. Ses réserves, évaluées à plus d’un milliard de barils, devraient assurer une rente pétrolière jusqu’en 2035.

Malgré la chute des cours du brut, le PIB par habitant est resté le plus élevé du continent (10 174 dollars en 2018, selon la Banque mondiale). Cette manne a permis à l’État de financer d’importants projets d’infrastructure dont les retombées bénéficient à quelques privilégiés, selon Human Rights Watch« De hauts responsables du gouvernement engrangent d’énormes profits provenant de marchés (…) publics attribués à des entreprises qu’ils détiennent en totalité ou en partie, dans de nombreux cas, en partenariat avec des entreprises étrangères », explique l'ONG.

En revanche, Human Rights Watch constate que le gouvernement de Malabo ne consacrait pas plus de 3 % de son budget annuel à la santé et à l’éducation en 2008 et 2011 (deux années pour lesquelles des données sont disponibles). Au final, le taux de mortalité des enfants de moins de cinq ans est encore plus élevé qu’au Niger : 90 décès pour 1 000 naissances, selon l’Unicef.

Si la réputation de la Guinée équatoriale n’est pas aussi sulfureuse que des opposants pourraient le croire – Teodoro Obiang s’est fait photographier aux côtés des Obama –, c’est notamment parce que Malabo a recruté quantité de lobbyistes aux États-Unis. À Washington, le pouvoir équato-guinéen peut faire appel à de nombreux porte-voix, dont un ancien conseiller du président Clinton (Lanny Davis), deux filiales du groupe français Publicis (Qorvis Communications, MSL Group Americas), sans oublier Cassidy and Associates.

« On ne peut pas comprendre comment un gouvernement corrompu et criminel a pu se faire accepter à Washington et en Europe sans parler des millions de dollars qu'Obiang verse aux lobbies à Washington », affirme Tutu Alicante de l’ONG américaine EG Justice. « La même chose est vraie en Espagne, où Obiang peut compter sur le soutien de deux ex-ministres, et en France et au Royaume-Uni, où il fait appel à des cabinets d’avocats et de relations publiques. »

En 2007, un plan stratégique issu d’une conférence économique nationale, Guinée équatoriale 2020, s’était fixé comme objectif l’éradication de la pauvreté « d’ici 2012 ». « Dans un continent où plusieurs pays richement dotés ont succombé à la malédiction du pétrole, affirmait le rapport, [la Guinée équatoriale] souhaite montrer que le pétrole peut être une bénédiction. »

Beaucoup d’Équato-Guinéens qui ont fui ce « régime présidentiel fort » – comme disent les analystes de la Banque africaine de développement – n’y croient plus.

 

Chronologie - Guinée équatoriale (1968-2019)
 

1968 : Indépendance

1979 : Le président à vie Francisco Macías Nguema renversé par Teodoro Obiang Nguema Mbasogo

1982 : Teodoro Obiang nommé chef d’État pour sept ans par le Conseil militaire suprême

1987 : Création du Parti démocratique de Guinée équatoriale, parti unique

1989 : Teodoro Obiang élu avec 99,99 % des voix

1991 : Proclamation d’une nouvelle constitution autorisant le multipartisme

1992 : La Guinée équatoriale commence à exporter son pétrole

1996 : Teodoro Obiang réélu avec 97 % des voix

2001 : Plus forte croissance du PIB au monde (63,3 %)

2002 : 68 personnes emprisonnées, dont l’opposant Placido Mico Abogo

2002 : Teodoro Obiang réélu avec 97,1 % des voix

2004 : 15 mercenaires présumés accusés d’avoir voulu renverser le régime

2009 : Teodoro Obiang réélu avec 95,19 % des voix

2011 : Adoption d’une nouvelle constitution limitant le nombre de mandats présidentiels

2012 : Teodoro Obiang réélu avec 93,53 % des voix

2014 : Teodorin Obiang renonce à des biens d’une valeur de 30 millions de dollars qu’il détenait aux États-Unis, les autorités affirmant qu’ils ont été mal acquis

2017 : Le tribunal correctionnel de Paris condamne Teodorin Obiang à trois ans de prison avec sursis dans une affaire de biens mal acquis

2018 : Interdiction du principal parti d’opposition, Citoyens pour l’innovation

Tancrède Chambraud (RFI)

 

 

Massacres dans le centre du Mali : pourquoi l’armEe ne parvient pas A proteger la population

Pas une semaine ne passe sans que le centre du Mali ne soit le théâtre d'un nouveau massacre de civils. À chaque fois, les témoins dressent le même constat : l’armée censée repousser les assaillants n’arrive qu’après le départ de ces derniers.

La litanie des massacres qui endeuillent le centre du Mali semble ne pas vouloir s’arrêter. Dimanche 30 juin, ce sont les villages peuls de Bidi, Sankoro et Saran, situés près de la frontière burkinabè, qui ont été la cible d’une nouvelle attaque, menée par des hommes armés pour le moment non identifiés, qui ont abattu 23 civils et fait de nombreux blessés, selon Cheick Harouna Sankaré, maire de la commune de Ouonkoro, où se trouve les villages attaqués. Et l’édile, interrogé par Jeune Afrique, de marteler : « La situation est grave, j’ai pourtant averti l’armée de la présence de dozos [chasseurs traditionnels dogons, ndlr] autour des villages avant l’attaque. L’armée doit agir pour sécuriser les populations ». Une plainte qui, malgré les promesses des responsables politiques et de la hiérarchie militaire, est devenue récurrente.

 

Douze heures pour arriver sur les lieux

 

Le lendemain matin, le ministère de la Sécurité intérieure n’avait même pas été informé de cette attaque, assure un proche du ministre

Au lendemain de l’attaque du village dogon de Sobane Da, dans la commune de Sangha, le 9 juin dernier, Ali Tolo, le maire de la commune, avait également pointé ce retard de l’armée. Premier à se rendre sur le lieu du massacre, il y a découvert l’horreur d’une tuerie ayant coûté la vie à au moins 35 personnes – le bilan initial faisait état de 95 morts. Des images qui ne le quittent plus.

à lire Mali – Ibrahim Boubacar Keïta : « Nous sommes en guerre »

Un bébé sans vie, toujours attaché par un pagne au dos de sa mère, dont le corps inanimé gît au sol. « Il me semble que la balle a d’abord atteint l’enfant avant de ressortir par la poitrine de sa mère », détaille Ali Tolo. Quelques pas plus loin, dans une autre case du village, des corps calcinés s’entassent. « C’est peut-être …

Jeune Afrique

 

 

 

 

 

 

 

toutes les Info du Mercredi 07 Août 2019

Cm n 3017 du mer 07 aout 2019

Touadera a dejoue touS les pronostics macabreS de ses detracteurs, et conduit la crise centrafricaine vers sa decrispation

Il y a plus de trois (3) ans, jour pour jour, que le professeur Faustin Archange Touadéra accédait à la magistrature suprême. Ce dernier a hérité d’un pays au bord de la « somalisation », où on comptait des meurtres par dizaine (10) dans la capitale Bangui. Aujourd’hui, quel bilan peut-on dresser de ces trois années passées au pouvoir ?

Personne ne pouvait miser sur la ténacité de Touadéra en 2016. Aujourd’hui, nombreux sont les indécis qui ont vu leurs attentes presque comblées, par le locataire du Palais de la Renaissance. Et pour cause ?

 

La politique de proximité à Bangui

La capitale Bangui a retrouvé son calme, grâce à l’appui de la Communauté internationale (USA, France, UE, etc.), la Minusca et surtout la politique de proximité du chef de l’Etat qui fait de la paix, sur toute l’étendue du territoire national, son cheval de bataille.

 

Sur le plan de la justice

L’Union européenne, un partenaire exceptionnel, appuie massivement les autorités du pays à la restauration de l’autorité de l’Etat, à travers plusieurs piliers, à savoir : la Réforme de la Justice, la Réforme du Secteur de la Défense (DSR) par l’EUTM-RCA, le relèvement du secteur économique par le Fonds Fiduciaire Békou et surtout la création d’une Cour Pénale Spéciale (CPS), pour traquer les bourreaux du peuple centrafricain.

 

Sur plan sécuritaire

Le coup de maitre opéré par le président Touadéra mérite le respect. Ce dernier a réussi à obtenir en 2017, du Conseil de Sécurité des Nations Unies, un allègement de l’embargo sur les armes à destination des FACA, acté par la livraison des équipements militaires par la Fédération de Russie et l’envoi de ses instructeurs militaires pour aguerrir les Forces Armées Centrafricaines à l’utilisation de leurs armements.

Un autre coup de génie du locataire du Palais de la Renaissance est celui d’avoir réussi à regrouper les leaders des 14 groupes armés autour de la table de négociation où un Accord Politique de Paix pour la Réconciliation a été arraché, paraphé à Khartoum et signé à Bangui, le 06 février 2019. En outre, la mise en place de cet Accord a permis d’ouvrir la voie à l’accalmie dans certaines régions de la RCA. Il est vrai que certains groupes armés continuent de fouler aux pieds les recommandations dudit Accord, à l’exemple du FDPC d’Abdoulaye Miskine.

Cependant, grâce à cet Accord Politique de Paix, un grand pas a été franchi vers le retour effectif de la paix. Le DDRR est sur la bonne voie avec l’adhésion de bon nombre de groupes armés, UPC, 3R, FPRC et RJ.

 

Sur le plan humanitaire (retour des déplacés internes et externes)

Un pas de géant est réalisé au jour d’aujourd’hui. Les sites des réfugiés communément appelés « Ledger » ne sont plus que l’ombre d’eux-mêmes. La plupart des réfugiés ont été relocalisés, grâce à l’appui multiforme de l’UNHCR et de la CARITAS.

Du côté des réfugiés externes, nombreux sont les retournés volontaires qui ont trouvé refuge dans les pays voisins (Cameroun, Congo-Brazzaville et RDC).  Ces retours volontaires ont été motivés par la signature de l’Accord Politique de Paix pour la Réconciliation.

Une chose est sure et certaine, le président Touadéra a réalisé un véritable travail de titan en moins de quatre (4) ans. Aujourd’hui, les Centrafricains peuvent remercier leur président.

Touadéra peut désormais surfer sur les nuages.

 

Jean-Max DELOUGA

 

 

05 AOUT 2019 : LA SELEKA N’AVAIT-ELLE PAS L’INTENTION DE MARCHER SUR LE CENTRE ADMINISTRATIF DE KAGA-BANDORO ?

La mise en œuvre de l’Accord Politique pour la Paix et la Réconciliation (APPR) en RCA, paraphé à Khartoum, au Soudan et signé à Bangui le 06 février dernier par le président de la République, chef de l’Etat, Professeur Faustin Archange Touadéra et les leaders des 14 groupes armés, n’est pas pour demain à Kaga-Bandoro, chef-lieu de la préfecture de la Nana-Gribizi. Tout porte à croire que les combattants Séléka, basés dans cette ville, ne sont pas pour la paix en RCA.

En effet, dans la journée du lundi 05 août 2019, quelque chose devait se produire dans cette localité. D’après les informations qui nous sont parvenues de cette ville, les Séléka projetaient de marcher sur le centre administratif, lorsque le Comité de Paix pour la préfecture de la Nana-Gribizi leur a demandé de lever les barrières. Cette demande n’a pas rencontré l’agrément des Séléka hostiles au démantèlement des barrières qui leur procurent suffisamment de l’argent.

 Ils voulaient protester contre la levée des barrières érigées à l’entrée et à la sortie de la ville. Car, dans l’APPR, il est dit que toutes les barrières doivent être démantelées pour permettre la libre circulation des personnes et des biens sur toute l’étendue du territoire national. C’est ainsi que les Séléka, mécontents, ont voulu étouffer dans l’œuf cette proposition, pour ne pas dire cette demande. Heureusement qu’ils n’ont pas mis en exécution leur projet macabre, puisque des médiations ont été menées auprès d’eux pour faire baisser la tension. Finalement, la tension a diminué. Des coups de feu n’ont pas été entendus. La journée du lundi a été relativement calme. Les activités commerciales n’ont pas fonctionné. Toutes les boutiques ont baissé leur rideau. La population de Kaga-Bandoro et ses environs est restée terrée chez elle, par peur d’être prise en tenailles par ces malfrats. Les humanitaires, de leur côté, n’ont pas vaqué librement à leurs occupations quotidiennes. Pour tout dire, la ville de Kaga-Bandoro a tourné au ralenti.

Dans ce cas de piètre figure, pensez-vous vraiment que la paix et la sécurité sont pour demain à Kaga-Bandoro en particulier, et dans la Nana-Gribizi en général ? A notre humble connaissance, si certains leaders des groupes armés s’engagent à mettre en application les recommandations de l’APPR, leurs éléments sur le terrain ne l’entendent de leurs oreilles. Ils préfèrent maintenir les barrières pour racketter, rançonner les paisibles citoyens. C’est le cas de Kaga-Bandoro, bien que Mahamat Alkhatim, leader du Mouvement Patriotique Centrafricain (MPC), s’est déplacé dans les zones sous son contrôle pour demander à ses éléments de démanteler toutes les barrières. Qu’est-ce que nous observons aujourd’hui ? Les barrières restent et demeurent intactes à Kaga-Bandoro. Et récemment, le coordonnateur du FPRC et chef de cabinet de Nourredine Adam a annoncé tambour battant que toutes les barrières dans les zones contrôlées par son mouvement politico-militaire sont levées. Cette affirmation a-t-elle été vérifiée ? Qu’on nous le dise pour que nous ayons un cœur net.

Mais, disons-le entre guillemets, il faut que les autorités déconcentrées de l’Etat dans les villes de nos provinces disent au moins la vérité au gouvernement et au peuple centrafricain. Si tout va bien, qu’elles le disent. Lorsque tout va mal, qu’elles n’hésitent pas à le faire savoir à qui de droit. Force est malheureusement de constater que, dans tous les régimes qui se sont succédé à la tête de l’Etat centrafricain, les gens qui sont censés donner des informations fiables au Président de la République, au Premier ministre et à tous les membres de son gouvernement, sont démissionnaires. Est-ce par peur de perdre leurs postes de responsabilités qu’ils agissent de la sorte ? Si nos mentalités ne changent pas, nous allons tourner en rond jusqu’au retour de Jésus-Christ. La situation qui a prévalu à Kaga-Bandoro le lundi dernier nous donne matière à réflexion.

En outre, les combattants Séléka à Kaga-Bandoro ont l’obligation de démanteler toutes les barrières illégales qu’ils ont érigées ça et là. Cette disposition est belle et bien contenue dans l’Accord qu’ils ont signé à Bangui. Pour étayer nos propos, l’article 5 alinéa h, de l’Accord Politique pour la Paix et la Réconciliation stipule que « les groupes armés, pour leur part, s’engagent à ne pas obstruer la libre circulation des personnes et des biens, et ne pas entraver l’acheminement de l’aide humanitaire par des agences et organisations humanitaires sur toute l’étendue du territoire national ». Est-ce le cas à Kaga-Bandoro ? Ce jour-là, les agences et organisations humanitaires ont-elles acheminé de l’aide aux populations qui en ont besoin ? Pour la levée des barrières, faut-il projeter de marcher sur le centre administratif de Kaga-Bandoro ? Autant de questions qui nous laissent perplexes.

Que les combattants Séléka cessent de nous rouler dans la bourrique. Le gouvernement a fait sa part. Les efforts déployés par l’Exécutif pour la mise en application de l’APPR sont appréciés à sa juste valeur par la Communauté internationale. Où en sommes-nous avec les réalisations des groupes armés ? C’est la question qui se pose avec plus d’acuité aujourd’hui.

Aux dernières nouvelles reçues de Kaga-Bangoro, les Séléka envisagent de mettre en déroute les forces conventionnelles et la population

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

 

L’ADMINISTRATION CENTRAFRICAINE EST-ELLE UN LIEU DE RENCONTRE

AMICALE ET DES CAUSERIES INUTILES ?

L’administration centrafricaine semble devenir un lieu de rencontre amicale et des causeries inutiles. C’est le constat fait par le journal Centrafric Matin dans certains départements ministériels, ce lundi 05 août 2019.

Certains services des départements ministériels et sociétés d’Etat sont transformés en véritables lieux de rencontre amicale et des causeries inutiles. Plusieurs fonctionnaires et agents de l’Etat reçoivent des parents, amis et connaissances à des heures de travail. Pendant que des particuliers viennent chercher des papiers et autres documents administratifs, ce sont des causeries inutiles qui se déroulent dans certains services soit entre les administrés eux-mêmes, soit avec leurs parents, amis ou connaissances.

«C’est depuis 07 heures que je suis venu au ministère des Finances et du Budget pour  suivre mon dossier d’intégration dans la Fonction Publique. Mais jusqu’à 10 heures, on ne m’a pas encore reçu, parce que les agents en charge de ce service préfèrent plutôt recevoir leurs parents, amis ou connaissances. C’est le cas de ce monsieur qui est là dans le bureau depuis 08 heures. Je croyais que c’est un personnel de ce ministère. Or, c’est quelqu’un qui est venu seulement rendre visite à son ami », dénonce ce jeune diplômé qui attend son intégration dans la Fonction Publique sous couvert d’anonymat.

Dès que les fonctionnaires et agents de l’Etat arrivent au bureau, la première des choses qu’ils font, est de raconter l’histoire du jour précédent. « Hier, j’ai beaucoup bu, à telle enseigne que je suis fatiguée. Ce qui fait que je suis arrivée aujourd’hui en retard au lieu du travail », « c’est exactement mon cas. J’étais rentré tard à la maison hier, parce que nous avons trop bu dans un maquis vers Gobongo. Ce matin même, j’ai failli fuir le travail mais, rester à la maison encore avec des enfants, c’est pénible. C’est pourquoi, j’ai fini par prendre la décision de venir », racontaient dans un bureau deux cadres du Tribunal de Grande Instance de Bangui, alors que de nombreuses personnes attendaient dehors, afin d’être reçues pour des besoins différents.

Tout porte à faire croire que l’administration centrafricaine est remplie des fonctionnaires et agents de l’Etat qui ne travaillent pas assez, mais qui perçoivent leurs salaires à terme échu. Il suffit de faire un tour au niveau du marché central de Bangui, aux environs de 11 heures à 12 heures, pour voir comment les fonctionnaires et agents de l’Etat abandonnent les bureaux et prennent d’assaut les gargotes « Nganda » pour boire et manger. Et quand ils reviennent au bureau, c’est juste pour prendre leurs effets et repartir à la maison. Cependant, les dossiers traînent dans les tiroirs depuis des mois, voire des années.

Or, selon certaines sources, le gouvernement vient d’ouvrir dans chaque département ministériel une liste de présence pour savoir à quelle heure démarre et finit le travail dans l’administration. Face à ce constat que nous avons fait, nous posons la question de savoir : qui va donc moraliser l’administration centrafricaine, afin d’inculquer aux fonctionnaires et agents de l’Etat la notion de l’heure et du travail ? Le premier ministre Firmin Ngrébada a du pain sur la planche pour traduire la Rupture prônée par le Chef de l’Etat dans la réalité des faits.

Beaucoup de fonctionnaires et agents de l’Etat ne viennent pas au travail, mais perçoivent tranquillement leurs salaires à la fin de chaque mois. Cela fait aujourd’hui plus de cinq ans que certains agents de l’Etat qui sont affectés dans les villes de provinces, refusent d’aller prendre service, abandonnant les populations à leur triste sort. La principale raison souvent évoquée est l’insécurité qui bat son plein dans les villes de l’arrière-pays. Et les préfets, sous-préfets et maires qui travaillent dans les villes sous contrôle des groupes armés, ne sont-ils pas des êtres humains ?

Le travail est l’unique voie du développent, a affirmé feu Barthelemy Boganda, président fondateur de la République Centrafricaine. Le Rwanda a traversé une pire crise comme la RCA. Mais le peuple rwandais a travaillé durement pour que son pays devienne aujourd’hui un modèle pour toute l’Afrique. C’est ce que les centrafricains doivent comprendre une fois pour toute. Personne ne viendra développer la RCA à la place des centrafricains. Unissons-nous et travaillons durement pour porter haut la devise de notre pays : Unité, Dignité, Travail.

 

Elkas PATCHANGA

 

 

ALLOCUTION DE MONSIEUR L’AMBASSADEUR A L’OCCASION

DU 20EME ANNIVERSAIRE DE L’INTRONISATION DE SA MAJESTE LE ROI

Excellences, Mesdames et Messieurs,

II m'est agréable de vous souhaiter la bienvenue en cette heureuse occasion marquant la célébration du 20ème Anniversaire de l'accession de Sa Majesté le Roi Mohammed VI au Trône de Ses Glorieux Ancêtres, pour partager ensemble, ce moment de grande joie que le peuple marocain célèbre aussi bien au Maroc qu'à l'Etranger.

Cette Fête illustre un moment renouvelé de fidélité et d'attachement au Trône Alaouite et à notre Auguste Souverain. Elle est l'occasion de célébrer les valeurs communes de liberté, d'ouverture, de tolérance, du vivre ensemble et de diversité. Ouverte sur le monde, depuis des siècles, la société marocaine a toujours fait de ces valeurs un choix irréversible.

L'avènement du règne de SM le Roi Mohammed VI a inauguré une Vision novatrice, celle de l'unité dans une diversité harmonieuse de cultures d'un Maroc pluriel.

Cette vision Royale trouve aussi sa place dans les axes prioritaires que s'est assignée la politique étrangère du Royaume que sont, entre autres, l'appel au dialogue multilatéral comme moyen approprié pour relever les défis, renforcer la confiance et favoriser la croissance. Dans cet esprit, la politique africaine du Maroc préconise une démarche volontariste d'ouverture pour la prospérité de l'Afrique, centrée sur le co-développement, le partage d'expériences ainsi que la promotion d'un développement durable, solidaire et inclusif. Pour lui donner corps et lui insuffler une dynamique inédite, le Royaume lie les principes de cette politique à une action pragmatique, grâce aux 50 visites Royales effectuées, depuis l'année 2000, dans plus de 30 pays africains et la signature de près de 1000 accords par des opérateurs économiques et des responsables d'établissements publics. De nombreux investissements ont, également, tendu à diversifier cette politique de coopération, notamment dans les secteurs de l'agroalimentaire, de l'industrie pharmaceutique, des engrais, du ciment, des télécoms, des banques et du BTP, qui sont très présents en Afrique. A noter aussi le développement majeur qu'ont connu les secteurs de l'industrie automobile et de l'aéronautique au Maroc ainsi que celui du partenariat public-privé ayant permis la réalisation d'importantes infrastructures en Afrique, et faisant du Maroc un pays phare en termes d'investissement et de développement.

Grâce à ce développement remarquable des partenariats et à l'organisation de l'économie nationale, l'Afrique est devenue le premier bénéficiaire des IDE marocains,

dont la valeur cumulée a atteint 37 milliards de dirhams entre 2013 et 2017, soit près de 3,7 milliards de dollars.

Le Maroc est désormais parmi les premiers investisseurs africains de l'Union Economique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (UEMOA) et de la Communauté des Etats de l'Afrique Centrale (CEMAC).

L'année 2018-2019 a connu d'importantes réformes et réalisations visant la concrétisation d'actions de développement durable et de projets économiques structurants, tant au niveau national qu'à l'échelle du continent.

C'est dans cette perspective que mon pays est décidé à poursuivre son action aux côtés des pays africains frères dans leurs efforts pour contribuer à l'instauration de la paix en Afrique, favoriser le développement et répondre ainsi aux aspirations de leurs peuples.

Fidèle à son engagement, la contribution du Royaume du Maroc aux opérations de maintien de la paix s'est concrétisée par la présence d'un contingent marocain des Forces Armées Royales en Centrafrique, et par sa présidence de la Configuration RCA de la Commission de Consolidation de la Paix des Nations Unies.

Excellences, Mesdames et Messieurs,

Outre les actions précédemment citées de nature politique et économique, le Royaume du Maroc a inscrit les questions environnementales et les défis climatiques parmi les priorités de sa politique nationale.

Depuis la COP 22, le Maroc n'a eu de cesse de renforcer la dynamique amorcée au lendemain de l'Accord de Paris et de s'employer à mettre en œuvre « l'Appel de Marrakech pour le climat et le développement durable » et « le partenariat de Marrakech pour l'Action climatique ».

C'est dans ce cadre que le Royaume continue d'accompagner le processus de mise en œuvre des trois Commissions climat, issues du Sommet des Chefs d'Etat et de Gouvernement africains, tenu en marge de la COP 22 : sur le bassin du Congo, la Région du Sahel et les Etats insulaires .

Dans la droite ligne des efforts consentis par le Royaume en matière environnementale et de développement durable, la 5ème session du Forum régional africain sur le développement durable (FRADD), tenue à Marrakech en avril 2019, a abouti à l'adoption de la Déclaration de Marrakech qui appelle l'ensemble des pays africains à renforcer la coopération Sud-Sud et le partage d'expériences.

Les participants à ce forum ont sollicité du Royaume du Maroc la présentation, au nom du continent, des contributions africaines collectives en matière de lutte contre les changements climatiques lors du Forum politique de haut niveau pour le développement durable, organisé par le Conseil économique et social de l'ONU, du 09 au 18 juillet courant, à New York, et au Sommet mondial sur le développement durable, prévu les 24 et 25 septembre 2019 dans la même ville.

Sur le  plan  commercial,  l'accord  de la zone  de  libre-échange  continentale (ZLEC), signé à Niamey lors du Sommet extraordinaire de TUA, au début de ce mois, a pour vocation de favoriser le relèvement du niveau du commerce intra-africam de 15 à 60% par rapport au commerce du continent avec le reste du monde. Cet accord coïncide avec la vision de S.M le Roi, qui appelle à la densification et à l'élargissement du commerce intra-africain pour une meilleure intégration économique régionale.

C'est dans ce 'contexte et pour assurer un relèvement du niveau des échanges commerciaux entre le Maroc et la Centrafrique, qu'un accord a été conclu entre le Conseil économique, social et environnemental du Royaume et son partenaire économique et social de Centrafrique. De même qu'à l'occasion du forum "Cités et Gouvernements Locaux Unis d'Afrique" récemment tenu à la ville marocaine d'Ifrane, avec la participation de la République Centrafricaine, un appel d'action a été lancé pour sensibiliser l'ensemble des parties prenantes sur le caractère "crucial et urgent" d'une solution pérenne à la problématique de la formation et du renforcement des capacités ciblant le niveau local en matière de coopération décentralisée.

L'ouverture du Maroc sur le continent transparaît, entre autres, dans sa participation aux travaux de la Conférence Internationale sur l'émergence de l'Afrique (CIEA). Ces travaux, auxquels ont pris part des institutions internationales, comme le PNUD, la Banque mondiale, la BAD, des experts de grandes entreprises et des universitaires, se sont focalisés sur l'inclusivité du secteur privé.

Quant à la problématique de la migration, une conférence s'est tenue à Marrakech sur ce sujet en décembre 2018, avec la participation de plus de 150 Etats membres des NU. Son objectif consiste à réduire l'incidence et les répercussions négatives de la migration irrégulière grâce à la coopération internationale et à l'ensemble des mesures proposées dans le Pacte Mondial sur la Migration.

Excellences, Mesdames et Messieurs,

II me plait de saisir cette occasion pour réitérer les félicitations du Gouvernement marocain au Gouvernement centrafricain pour la signature à Bangui, le 6 février dernier, de l'accord politique de paix et de réconciliation en Centrafrique.

Je tiens aussi à saluer les efforts déployés pour le lancement du DDRR, et les avancées réalisées ou en cours de réalisation en rapport avec le plan de Relèvement et de Consolidation de la Paix pour la République Centrafricaine (RCPCA), le Code électoral, la mise en place d'un Tribunal Pénal Spécial chargé de traiter des affaires criminelles, l'adoption d'un Code de justice militaire, et les projets de restructuration du système de justice et de mise en place d'une Commission Vérité, Justice, Réconciliation et Réparation (CVJRR).

L'occasion m'est également offerte pour réitérer les remerciements du Gouvernement marocain au Gouvernement centrafricain, pour sa position constante et sans faille qu'il a toujours exprimée au sujet de la souveraineté du Royaume du Maroc sur ses provinces du sud.

L'élan devant porter les relations économiques et commerciales maroco-centrafricaines au niveau souhaité a été freiné par la crise qu'a connue la RCA. Désormais, il est temps, de les booster pour en faire un instrument plus dense et plus varié, dans l'objectif d'en accélérer le rapprochement humain et financier. Autrement dit, favoriser le climat des affaires entre partenaires marocains et centrafricains dans l'intérêt des deux gouvernements et des deux peuples frères.

Dans cet ordre d'idées, rappelons la mise en œuvre de quelques actions de coopération, dont les plus importantes à signaler sont l'inauguration du projet des 100 logements sociaux, la formation de cadres et le renforcement des capacités des Ministères centrafricains des Affaires Etrangères, de l'Intérieur, de la Défense, de l'Administration du Territoire, des Postes et Télécommunications, du Haut Conseil de la Communication et de l'Administration des Douanes.

Par ailleurs, je voudrais vous informer qu'en matière d'investissement, la société Moov-RCA a investi un montant de 19 milliards de FCFA en 2018 pour améliorer sa capacité technologique, complété de 7 milliards de FCFA au titre de cette année, en vue d'assurer une meilleure couverture réseau. A citer, aussi, le lancement, à Bangui, des activités du Groupe marocain des Laboratoires Pharma 5 qui vise l'élargissement de l'espace santé.

Quant à la Royal Air Maroc et la Banque Populaire Maroco-Centrafricaine, elles participent, respectivement à la politique de désenclavement du pays et à son essor économique et financier.

Parallèlement à ces actions, un important échange de visites de travail de responsables ministériels et d'experts a été enregistré, de part et d'autre, durant l'année 2018-2019. Ces visites étaient, pour l'essentiel, focalisées sur des questions d'intérêt commun dans les domaines de l'environnement, des droits de l'Homme, de la gouvernance, ainsi que des questions du genre. La visite de l'Honorable Président de l'Assemblée Nationale Centrafricaine, effectuée à Dakhla pour y prendre part au Forum Crans Montana, revêt une importance particulière, de par les thématiques aussi actuelles qu'urgentes qui y étaient discutées, telles que la santé, l'agriculture durable et les énergies renouvelables.

Le plaisir est, aussi, pour moi de vous annoncer que, le Ier septembre 2019, des activités de réhabilitation du Centre Hospitalier et Universitaire de Bangui (CNHUB) seront engagées, après l'ouverture des plis de l'avis d'appel d'offre international publié le 05 juillet courant.

Quant au quota des bourses, qui a été auparavant de 70, ce dernier a été révisé à la hausse pour atteindre 100 bouses au titre de l'année académique 2019-2020. Sur ces 100 bourses, 70 seront dédiées à l'enseignement supérieur et 30 à la formation professionnelle.

Ces échanges sont de nature à contribuer au renforcement de l'excellente coopération maroco-centrafricame et des relations fraternelles et amicales qui unissent le Royaume du Maroc et la République Centrafricaine. D'autres initiatives sont en cours de préparation et seront bientôt concrétisées.

Comme par le passé, le Royaume du Maroc est toujours disposé à appuyer la Centrafrique dans ses efforts pour une sortie de crise durable et un retour à la prospérité, à la sécurité et à la stabilité.

Vive l'amitié Maroco-Centrafricaine

Je vous remercie pour votre aimable attention.

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PAS DE DEMOCRATIE SANS PRESSE LIBRE (Suite et fin)

Les 4 critères

1. Chaque électeur doit bénéficier d’un véritable choix entre les candidats et partis politiques. Si un seul parti politique se présente aux élections, cela n’encouragera pas le débat ou l’échange d’idées et les visions pour servir les intérêts du pays. Une fois le parti au pouvoir, il n’est pas obligé d’être à l’écoute du peuple parce qu’il n’y a pas d’autres alternatives disponibles au peuple.

 

2. Il faut que les partis politiques en compétition mènent la campagne électorale en toute liberté, ce qui signifie la liberté d’organiser des assemblées générales et de présenter aux électeurs, que ce soit à travers les meetings, les pamphlets ou la publicité, leurs programmes électoraux. Si les partis et candidats n’arrivent pas à s’exprimer, alors de nouvelles idées et solutions ne seront jamais entendues même si elles sont meilleures que celles du parti actuellement au pouvoir.

 

3. Des lois doivent être mises en place pour régir les élections. Ces lois doivent être connues et respectées par tous les candidats et doivent être aussi mises à la portée de tout le monde. Il est impératif qu’une personne ou une organisation, digne du respect de la part de tous les partis, observe l’application de ces lois. Les lois et l’administration des élections doivent être supervisées par des tribunaux pour garantir que les plaintes soient traitées impartialement. Ces lois doivent garantir des procédures juridiques pour faire face à la corruption et aux actes de violence qui pourraient se manifester lors des inscriptions au vote, lors d’un meeting ou lors du jour du scrutin. Nul n’a le droit de forcer un électeur à voter pour qui que ce soit. Si les citoyens n’ont pas ces garanties, les résultats des élections ne seront pas crédibles et les électeurs auront le sentiment d’avoir été dupés. Le peuple pourrait, dans ce cas-là, manifester son mécontentement ou essayer d’instaurer un autre type de gouvernement. Par contre, si le peuple est convaincu de l’équité de la transparence des élections, il fera confiance à l’Exécutif élu.

 

4. Il est extrêmement important que les électeurs connaissent clairement les choix dont ils disposent, comme, par exemple, pour quel candidat voter, comment voter et pourquoi cela est important. Les électeurs ont le droit d’être informés correctement pour pouvoir s’intéresser aux élections au travers des média objectifs et loyaux, à défaut de quoi, ils pourraient être dupés par des partis politiques aux enjeux importants dans le pays qui, une fois au pouvoir, se permettront d’utiliser les ressources du pays comme ils l’entendent et selon leur propre gré.

 

Si ces quatre (4) critères sont garantis, l’Exécutif élu est considéré comme légitime. Cela veut dire que le peuple a gagné les élections comme l’Exécutif légitime, investi du droit de prendre des décisions pour tout le monde. D’autant plus, cela signifie que d’autres pays accepteront la légitimité de cet Exécutif (ce pouvoir).

 

Le Petit YEKOA

 

 

LES FEMMES DANS LES FORCES ARMEES CENTRAFRICAINES (FACA)

Le mercredi 31 juillet 2019 a célébré la Journée internationale de la femme africaine, journée officialisée par les Nations unies et l’Organisation de l’unité africaine le 31 juillet 1963.

Ce point permet de mettre en lumière les femmes au sein des Forces armées centrafricaine (FACA).

Les FACA sont ouvertes aux hommes comme aux femmes. Sur un effectif de 8286 soldats le taux de féminisation est actuellement de 7,48 %. Il est amené à progresser puisque le plan de recrutement 2018 autorisait un objectif à atteindre de 10%. C’est déjà une réalité au sein de la formation élémentaire toutes armes (FETTA) actuellement en cours qui comprend 101 femmes sur les 1022 soldats présents.

La motivation est semblable à celle des femmes servant dans les autres armées du monde :

défendre leur patrie, montrer qu’elles sont autant capables que les hommes et l’attrait de l’uniforme.

A celles qui ont le niveau bac, la possibilité de devenir sous-officiers s’offrira plus tard.

Dans le cas des 40 recrues féminines présentes au camp de BOUAR, 17 viennent de BANGUI et les autres des différentes provinces de Centrafrique. 36 serviront en unités de combat ou en état-major.et quatre autres sont destinées à travailler sur des emplois techniques comme infirmières ou chauffeurs mécaniciens.

D’une durée de 12 semaines la FETTA a débuté le 26 juin. Elle se déroule à la fois dans les camps d’entrainement de KASSAI et de BOUAR aux ordres des instructeurs des FACA et avec l’appui de l’EUTM pour la partie conseils.

L’entrainement de cette semaine a porté sur les cours au combat, la topographie, les transmissions et l’instruction sur le tir.

La semaine prochaine, place aux séances de tir pratiques.

Lancée le 16 juillet 2016, l’EUTM-RCA a conseillé, formé et entraîné plus de 3 700 soldats, hommes et femmes des Forces Armées Centrafricaines (FACA). L’objectif est de « rendre les forces armées centrafricaines modernes, efficaces, inclusives et démocratiquement responsables en dispensant des conseils stratégiques au ministère de la défense et à l’Etat-major général, ainsi que des enseignements et des formations aux FACA ».

 

EUTM-RCA

 

 

NECESSITE OBLIGE DE DELOCALISER LA TETE DE STATIONNEMENT DES BUS DE L’EX-MARCHE  COMBATTANT AU NIVEAU DE L’OFFICE NATIONAL DU MATERIEL (ONM)

 

Un autre facteur mine la libre circulation des véhicules de toute sorte, des motos et taxis-motos sur l’avenue des Martyrs au niveau de l’ex-marché Combattant dans le 8ème arrondissement de la ville de Bangui. C’est l’emplacement de la tête de stationnement des bus qui desservent Combattant-Centre-ville de Bangui, Combattant-Pétévo et vice-versa.

En fait, les manœuvres que font les chauffeurs de ces bus pour se positionner à l’emplacement de stationnement, sont à l’origine des embouteillages inutiles, occasionnant des cas d’accidents de circulation routière, parfois avec des pertes en vies humaines.

Qu’à cela ne tienne, que peut-on dire des comportements rétrogrades qu’affichent les conducteurs des taxis-motos au même endroit ?  Ces derniers, très avides d’argent, sont toujours pressés plus que leur ombre et n’ont aucun respect du Code de la Route, ni de la dignité des personnes humaines. Incroyable, mais pourtant vrai. Dans ce cas de piètre figure que faire concrètement pour remédier à cette situation ?

Motif pour lequel nous disons que nécessité oblige de délocaliser la tête de stationnement des bus de l’ex-marché Combattant au niveau de l’Office National du Matériel (ONM). Car, ici, il y a plus d’espace permettant aux chauffeurs de ces bus de manœuvrer en toute quiétude et d’éviter d’entraver inutilement la libre circulation des véhicules et autres engins, ainsi que des personnes sur cette avenue très stratégique de Bangui, la Capitale. Mais bien avant cela, ils peuvent déposer leurs clients au niveau de l’ancien endroit (ex-marché Combattant) et poursuivre leur trajectoire à l’ONM, tout en revenant prendre à nouveau leurs clients, pour le Centre-ville et Pétévo. Et c’est la responsabilité de la municipalité de la ville de Bangui qui est mise en jeu dans ce cas d’espèce. Comme les occupants anarchiques des abords de l’avenue des Martyrs jusqu’au niveau du marché Combattant, il faut aussi déguerpir manu-militari les chauffeurs des bus.

Le Petit YEKOA

 

 

 

qui en veut a la tête du maire de bimbo, odon omoko-boumon :

detournement de 07 CONGELATEURs

depuis quelques semaines, l’affaire de la disparition mystérieuse des 5 congélateurs dans la boucherie du Marché de Bimbo fait les choux gras des médias et autres vecteurs de fake news sur les réseaux sociaux, a l’exemple d’un certain Chris CAN et du sulfureux Henri Grothe, qui en profitent pour jeter leurs venins serpentins contre les autorités du pays.

Pour la petite histoire, cette affaire de congélateurs volés est intervenue pendant que le maire adjoint était en déplacement en France. Entretemps, l’ancienne Maire, Mme Jeannette Teya, qui revenait d’un long congé maladie à Paris, a repris les rênes de l’Hôtel de Ville de Bimbo, en récupérant tous les trousseaux de clés de la Mairie, ainsi que du nouveau marché.

Peu de temps après, Mme Jeannette Teya  a finalement rendu le tablier, et c’est exactement là que s’est opéré le micmac ou le flou artistique, car aux dires du chef de bureau du Marché (écroué lui-aussi), on lui a remis les clés de la boucherie, mais chose bizarre, il n’y avait plus de congélateur dans les locaux.

Voilà, la zone d’ombre, selon un enquêteur qui a requis l’anonymat, il semblerait que la mystérieuse disparition soit intervenue sous la reprise de fonction de Mme Jeannette Teya. Car il faut noter que pendant ce temps-là,  Mr Odon Omoko-Boumon était en France pour travail, accompagné du directeur technique, et c’est depuis la capitale parisienne qu’il a appris la nouvelle. 

En tant que chef hiérarchique de la Mairie de Bimbo, il a demandé aux enquêteurs d’interpeller les présumés coupables pour enquêtes, et c’est, ce qui fut fait.

Au total, plus de sept (7) personnes ont été mises en garde à vue. De retour à Bangui, ce dernier a coopéré avec la gendarmerie de Bimbo afin d’aller investiguer sur une possible trace desdits congélateurs dans les locaux du directeur technique, Nganazoui sis à Pissa dans la préfecture de la Lobaye.

Un parfum d’intoxication

Chose bizarre, les congélateurs qui se trouvent dans les locaux de Nganazoui à Pissa sont totalement différents de ceux offerts par l’Union européenne au marché de Bimbo. Ceux du marché de Bimbo avaient pour couvercle un support vitré alors que ceux de Nganazoui sont fermés. Où se situe donc la vérité ?

Aujourd’hui, cette affaire de congélateurs a pris une autre tournure et certains politicards et fins calculateurs profitent de cette histoire pour chercher à évincer le Maire Odon Omoko-Boumon. La question que se posent les Banguissois est celle de savoir qui en veut à la tête du Maire de Bimbo ?

Une chose est sûre et certaine, les enquêtes suivent leurs cours et le moment venu, la justice fera toute la lumière sur cette sombre affaire qui porte atteinte à la personnalité des responsables de cet Hôtel de Ville. Car, en justice toute personne est présumée innocente jusqu’à preuve du contraire. Où sont passés les congélateurs, c’est l’énigme que les OPJ doivent démêler pour que la vérité éclate.   (Affaire à suivre…)

Sinclair ARIES

 

 

 

UNION INTERNATIONALE DE LA PRESSE FRANCOPHONE

   

A Paris, le 06 août 2019

 LETTRE AUX MEMBRES

Madame, Monsieur

L’Union internationale de la presse francophone (UPF) se fait un point d’honneur de veiller à un fonctionnement démocratique et transparent dans toutes ses instances. Ainsi, toutes les sections nationales qui accusaient des carences pour satisfaire à cette exigence avaient été invitées à procéder au renouvellement de leurs organes dirigeants, dans le cadre d’un processus ouvert et transparent, sous le contrôle du Bureau international.

Toutes les sections qui se trouvaient dans cette situation ont fini par obtempérer à cette directive du Bureau international, à l’exception de la section de Centrafrique. Le président de la Section, Christian Noel Panika avait même choisi de répondre par l’insulte à la demande du bureau international. Ses réponses n’avaient pas manqué d’émouvoir les membres du Bureau international, car d’aucuns considéraient que rien ne l’autorisait à avoir une telle attitude. N’empêche, en ma qualité de Président international, j’ai tenu compte du souhait de membres du Bureau international me demandant de prendre de la hauteur pour éviter de se trouver sur le terrain de la confrontation.

C’est ainsi que nous l’avions invité à revenir à la raison et à se conformer aux règles qui gouvernent notre organisation. Monsieur Panika a choisi d’ignorer ce second appel. Des membres de la section de Centrafrique, contrariés par l’attitude du président de leur section, ont tenu par la suite à saisir le Bureau international pour exprimer leur désapprobation du comportement de Monsieur Panika.

Il reste qu’il faudra entendre que tant que la section de Centrafrique sera affiliée à l’UPF, elle sera tenue de se conformer aux règles fixées par notre organisation. En conséquence, le Bureau international a décidé de convoquer une Assemblée générale de renouvellement du Bureau de la section de Centrafrique, à la date du 7 septembre 2019 à Bangui.

Le lieu de la rencontre sera précisé ultérieurement.

Cette assemblée générale sera conduite par le Vice-président international de l’UPF, Monsieur Aimé Robert Bihina.

La présente lettre tient lieu de convocation.

 

Confraternellement.

 

Madiambal Diagne

Président International

 

 

 3 Cité Bergère 75009 PARIS – Téléphone : 33 (0) 1 47 70 02 80

Courriel : union@presse-francophone.org

http://www.presse-francophone.org

 

 

LA ROUTE EX-MARCHE COMBATTANT-OCRB-DAMALA-PK10, IMPRATICABLE

La route reliant l’ex-marché Combattant à l’Office Centrale de Répression du Banditisme (OCRB) de Damala au Pk 10 à la sortie Nord de la capitale est impraticable. La population qui vit dans cette localité du pays appelle le gouvernement à l’aide.

« Il n’y a pas une route qui permet aux populations de Damala et ses environs de circuler librement, afin de vaquer à leurs diverses occupations. Les trous sont visibles un peu partout sur la route reliant l’ex-marché Combattant à l’OCRB Damala jusqu’au Pk 10. Pendant les deux saisons, cette route est toujours impraticable. C’est depuis des années que les populations de Damala dans la commune de Bégoua sont abandonnées à leur triste sort. Nous appelons le gouvernement à venir à notre aide », lâche une autorité locale de ce quartier.

Pour un conducteur de taxi-moto, si rien n’est fait, aucun moyen de transport n’empruntera désormais cet axe routier. « Les seuls moyens de transport qui empruntent ce tronçon pour favoriser la libre circulation des personnes et des biens sont les taxis-motos. Mais avec la dégradation avancée de cette route, aucune moto ne peut continuer d’emprunter la voie si rien n’est fait, de peur que son engin subit des dommages », alerte Brice, un jeune conducteur de taxi-moto ,âgé d’une vingtaine d’année.

Il sied de rappeler qu’à l’approche des élections couplées de 2015-2016, une partie de cette route qui relie l’ancien marché Combattant à l’OCRB de Damala, a été réhabilitée par les honorables députés Abdou Karim Méckassoua et feu Nadia Béa, paix à son âme. Mais quatre ans après, cette route devient de plus en plus impraticable. Lorsqu’il pleut abondamment, toute la route est inondée, faute de canal. Ce qui occasionne de nombreux cas d’accidents de circulation entraînant parfois des morts, des blessés graves ou des cas de fractures.

Face à cette situation, le gouvernement et les partenaires techniques et financiers doivent voler au secours des populations de cette commune de Bégoua.

 

Bénistant MBALLA

toutes les Info du Mardi 06 août 2019

 

Cm n 3016 du mar 06 aout 2019

L’AMBASSADEUR DE FRANCE ERIC GERARD SE PRONONCE SUR L’ACCORD DE PAIX DE KHARTOUM, MAIS L’EMBARGO ?

L’ambassadeur de France en République Centrafricaine, Eric Gérard, s’est enfin prononcé sur l’Accord Politique de Paix et de Réconciliation signé le 06 février dernier par le gouvernement et les leaders des quatorze groupes armés. Selon ce dernier : « c’est un accord irréversible que tout le monde doit soutenir… ». C’est l’essentiel que nous avons tiré de l’interview qu’il a accordée à nos confrères de la Radio Ndeke-Luka dans la matinée de ce lundi 05 août 2019.

Le désarmement des groupes armés et la réhabilitation des Forces Armées Centrafricaines (FACA), sont les deux préoccupations de l’heure qui permettent de rétablir définitivement la paix en République Centrafricaine. « Nous passerons à la vitesse supérieure pour désarmer les groupes armés », a affirmé Florence Parly, ministre de la Défense française, au cours de son dernier passage en RCA. C’est ce que le peuple centrafricain en général attend depuis lors des autorités françaises.

Lorsque l’Opération Sangaris s’est déployée à Bangui au lendemain du déclenchement des hostilités du 05 décembre 2013, les Centrafricains croyaient que les groupes armés allaient être désarmés, afin que la paix et la réconciliation reviennent dans tout le pays. Hélas, les militaires français de l’Opération Sangaris n’ont désarmé aucun groupe armé, mais s’étaient contentés plutôt de piller le sous-sol de la RCA, de violer des femmes et des  mineurs etc. Pire encore, la France a retiré ses troupes de la RCA juste après les élections couplées de 2015-2016, en abandonnant les Centrafricains dans la gueule des seigneurs de guerre sans âme ni conscience.

Voilà pourquoi le peuple centrafricain nourrit aujourd’hui la haine contre la France et ses autorités. Mais cela ne veut pas dire que la France est totalement rejetée par tout le peuple centrafricain. Tout ce que le peuple attend, c’est de voir la France changer sa politique en République Centrafricaine. La France doit se rallier aux autres partenaires pour aider le gouvernement à désarmer les groupes armés, afin que la paix puisse revenir définitivement en RCA. C’est en agissant de la sorte qu’elle (la France) peut redonner confiance à un peuple longtemps meurtri par une crise militaro-politique sans tête ni queue.

La France est l’un des cinq pays qui dispose du droit de veto au Conseil de Sécurité de l’Organisation des Nations Unies (ONU). L’ambassadeur Eric Gérard est parfaitement au courant des efforts que le gouvernement centrafricain déploie sur le plan sécuritaire. Aujourd’hui, les Forces Armées Centrafricaines renaissent peu à peu de leurs cendres. Au total, deux mille sept cent (2700) éléments des FACA sont déjà formés par la mission Européenne de Training (EUTM) et entraînés au maniement d’armes par les instructeurs militaires russes à Béréngo.

Fort malheureusement, certains bataillons des FACA formés ne sont pas jusque-là opérationnels, à cause de l’embargo qui pèse sur les armes à destination de la RCA. Alors que le peuple centrafricain demande la levée totale de cet embargo suspendu comme l’épée de Damoclès sur l’armée, afin que toutes les Forces de Défense et de Sécurité soient équipées et déployées sur l’ensemble du territoire. « La nature a horreur du vide », dit-on. C’est en l’absence des FDS que les groupes armés  se multiplient et occupent les villes de l’arrière-pays.

Chose pire, c’est que les groupes armés continuent de se ravitailler en armes, munitions et autres effets de guerre par la complicité de certains pays limitrophes de la RCA. Et ce, au vu et au su de tout le monde. Ce ne sont pas les responsables des Nations Unies qui nous démentiront. Un rapport a été rendu public en 2017 par un groupe d’experts de l’ONU, dénonçant les sources de ravitaillement des groupes armés. Nous avons cru que l’ONU allait prendre des mesures qui s’imposent pour couper ses sources d’enrichissements illicites des groupes armés. Malheureusement, rien n’a été fait. Et aujourd’hui, les rebelles se dotent en armes et munitions de guerre comme bon leur semble. Face à cette situation, pourquoi continuer de verrouiller les FACA à travers l’embargo ?

 L’accord de Khartoum est la dernière perche tendue aux groupes armés pour une sortie définitive de la crise en RCA. C’est pourquoi, toute la communauté internationale suit de près la mise en œuvre de ce processus de paix. Le gouvernement a fait des avancées significatives dans l’application de l’accord. Mais certaines milices armées continuent de s’entêter, en persistant dans les exactions sur les populations civiles. C’est le cas des éléments des 3R, de l’UPC etc.

La France qui dispose d’une armada impressionnante de guerre, peut valablement aider le gouvernement à mettre hors d’état de nuire tous les rebelles qui persistent et signent dans les tueries et massacres des populations civiles comme au Tchad. Voilà ce que tout le peuple centrafricain attend depuis belle lurette des autorités françaises.

« Il y a de la place pour tout le monde », a déclaré le président Faustin Archange Touadéra. Les Etats-Unis, la France, la Russie, la Chine, l’Afrique du Sud, l’Angola, le Rwanda, la  Guinée Equatoriale, le Cameroun, les deux Congo, les Soudan du Nord et du Sud, bref, tous les partenaires techniques et financiers ont leur place en RCA, après la pacification du pays.

Elkas PATCHANGA

 

 

PARTIS POLITIQUES ET GROUPES ARMES POUSSENT DES CHAMPIGNONS DANS LA FORET DE LA LOBAYE : TOUS POUR LA CONQUETE DU POUVOIR ?

Pour 623.000Km² et 5.000.000 d’habitants, les partis politiques et les groupes armés poussent comme des champignons ou tombent comme des chenilles dans la forêt de la Lobaye, au Sud-ouest de la République Centrafricaine. Nous verrons tout dans ce pays enclavé au cœur du continent africain car, il ne se passe pas un jour sans qu’on nous parle de la naissance d’un nouveau parti politique ou d’un groupe armé.

S’agissant des partis politiques, il nous est difficile de donner leur nombre exact. Ils avoisinent les neuf cents (900). Et à l’allure où vont actuellement les choses, nous pouvons affirmer sans nous tromper que nous atteindrons mille (1.000) partis politiques en Centrafrique. Si nous exagérons un peu, le ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation est mieux placé pour éclairer la lanterne des Centrafricains à ce sujet. Mais ce qui se passe aujourd’hui, dépasse l’entendement humain. Avant-hier, X se trouvait dans tel parti politique qui est au pouvoir. Hier, ce même X, après que son parti ait perdu le pouvoir, s’est retrouvé dans l’autre parti ou mouvement politique qui a brigué la Magistrature Suprême de l’Etat. Quand cette même personnalité, nommée ministre dans le gouvernement et démis de ses fonctions, elle crée son propre mouvement politique et devient par la suite leader. Très souvent, son parti n’a pas de siège, ni d’assise nationale. Ses militants et sympathisants se comptent au bout des doigts. Quand l’élection présidentielle se pointe à l’horizon, X sort de son trou et prétend être candidat pour avoir plus tard un autre portefeuille ministériel. Il faut voir le score qu’il a obtenu au premier tour du scrutin présidentiel. Ça laisse à désirer. Ces personnalités, soi-disant leaders des partis ou mouvements politiques sont nombreuses en RCA comme les sables au bord de l’Oubangui pendant la saison sèche. Nous nous réservons le droit de les citer nommément. Elles se connaissent bien.

Pour la création des groupes armés, n’en parlons pas. Après la crise enclenchée par l’ex-coalition Séléka et l’avènement des Anti-Balaka, il semble que la porte est grandement ouverte à la naissance des groupes armés en RCA. La coalition Séléka s’est subdivisée comme le ténia en plusieurs branches dissidentes après la démission du président de la transition, Michel Djotodia. Le mouvement Révolution-Justice (R-J) s’est fractionné aussi en deux factions (aile Ningatoloum Sayo et aile Raymond Bélanga). Il en est de même pour les Anti-Balaka (aile Ngaïssona et aile Mokom). Mais, ce n’est pas tout. Des 14 groupes armés qui ont pris part au dialogue de Khartoum avec le gouvernement, nous en sommes à 16, aujourd’hui. A notre humble connaissance, la naissance de ces mouvements politico-militaires est loin de voir le bout du tunnel. D’autres groupes armés viendront probablement s’ajouter aux 16 que nous les connaissons déjà.

Et les Centrafricains se posent la question de savoir si tous les partis politiques et les groupes armés qui ont vu le jour se dirigent inéluctablement vers la conquête du pouvoir ? Nous le saurons dans peu de temps, c’est-à-dire moins d’un an. Car, à la fin de l’année 2020, les prétendants candidats à la Magistrature Suprême de l’Etat vont se déclarer auprès de l’Autorité Nationale des Elections (ANE). C’est à ce moment précis que les Centrafricains connaitront les noms de ceux qui vont se mesurer à l’actuel président de la République, professeur Faustin Archange Touadéra, dans les urnes. Ce qui est sûr, de nombreux leaders politiques, ainsi que ceux des groupes armés, formeront une coalition pour soutenir tel ou tel candidat à l’élection présidentielle.

Nous aimerions pour notre part que toutes ces personnalités qui ont créé des partis, mouvements ou associations politiques et les leaders des groupes armés, puissent déposer leurs dossiers de candidatures au scrutin présidentiel auprès de l’Autorité Nationale des Elections ( ANE). Ce faisant, nous osons espérer qu’il n’y aura plus de crise en RCA. D’ailleurs, un parti politique est créé dans le but de conquérir le pouvoir dans les urnes et non par des moyens obscurs. Et c’est ce que nous attendons de nos leaders politiques. Ils ne doivent plus former des alliances politiques occultes pour déstabiliser le pays de feu président fondateur Barthélémy Boganda, paix à son âme.

Les leaders des groupes armés doivent dissoudre purement et simplement leurs mouvements politico-militaires. Si possible, ces leaders des ex-rebelles peuvent intégrer certains partis politiques légalement reconnus par le gouvernement centrafricain et la Communauté internationale. Ils peuvent, de ce fait, chercher à conquérir le pouvoir par la voie démocratique et non au bout des armes. Car, après cette crise qui a tant duré et qui a ébranlé les fondements de la République et les tissus socio-économiques, les Centrafricains veulent respirer un nouvel air et vivre décemment sur la terre de leurs aïeux.

Nous pensons qu’ils sont suffisamment avertis. Plus d’erreur après les élections couplées (présidentielle et législatives) de 2020-2021. Un homme averti en vaut 100.

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

   

 

 

La duplicitE des groupes armEs n’est plus A dEmontrer :

Abdoulaye Miskine, un « CamElEon », DOIT absolument ETRE rEduiT  en silence dans l’interet de l’Accord de paix

Depuis plusieurs mois, les Centrafricains ne dorment plus, ne mangent et ne rêvent plus. Ces derniers font l’objet d’un matraquage médiatique sur les réseaux sociaux venant de Martin Koumtamadji alias Abdoulaye Miskine, dont son but ultime est de faire capoter l’Accord de paix de Khartoum, signé à Bangui, le 06 février 2019.

Excédés par les massacres qui ont suivi la signature dudit accord, dont le plus dramatique a été celui du 21 mai dernier à Paoua, les Centrafricains n’ont plus  d’espoir en la duplicité des groupes armés.

De son côté, Touadéra et son gouvernement tentent par tous les moyens de faire revenir au bon sens les membres signataires dudit accord. Mais hélas ! Rien ne peut garantir la bonne foi de ces derniers qui brillent et brilleront par leur duplicité et fourberie.

Aujourd’hui, tout compte fait, Nourredine Adam, Ali Darass, Abdoulaye Hissène et Abass Sidiki, se disent favorables au respect des termes de l’accord de Khartoum afin de faire revenir la paix en Centrafrique. En outre, ces derniers ont accepté le démantèlement de certaines de leurs barrières illégales.

Toutefois, le sulfureux Martin Koumtamandji alias Abdoulaye Miskine continue de jouer au chat et à la souris avec le gouvernement.

Il convient de rappeler que Martin Koumtamadji alias Abdoulaye Miskine, reste le premier parmi les quatorze groupes armés, à avoir foulé aux pieds les clauses dudit Accord politique de paix qui vise à sortir définitivement la RCA de l’abîme où elle est tapie. Duplicité impose !

Abdoulaye Miskine est le prototype même de ce qu’on pourrait appeler le « Caméléon », car, ce dernier a un double langage. Il dit quelque chose aujourd’hui et  son contraire le lendemain.

Une chose est sûre, les facilitateurs de cet Accord de paix et la Minusca ne devraient pas jouer avec les souffrances des Centrafricains. Il est plus que temps qu’une escouade armée aille débusquer ce fanfaron de Martin Koumtamadji, afin de le livrer à la justice. Car, si rien n’est fait d’ici 1 à 3 mois, ce même mercenaire refera parler de lui à travers les rackets des populations civiles.

Alors, l’on est en droit de se poser la question suivante : jusqu’où ira Martin Koumtamadji alias Abdoulaye Miskine  dans sa duplicité ? Seul l’avenir nous le dira.

En attendant, le Comité technique de suivi de l’Accord Politique de Paix pour la Réconciliation (APPR) en RCA, après la tenue de la 4ème Session du Comité Exécutif de Suivi (CES), le 31 juillet dernier, a tablé sur des recommandations concrètes (Voir documents ci-contre), à l’encontre des leaders des groupes armés récalcitrants.

 

LES RECOMMANDATIONS :

 

Après examen des points inscrits à l'ordre du jour de la session tenue le 31 juillet

2019 notamment l'analyse des violations de l'APPR-RCA et après avoir fait le constat ;

De la sortie de Mr Abdoulaye Miskine de l'APPR-RCA, du fait de ses agissements ;

Que te mandat de la MINUSCA a été rendu robuste pour appuyer la mise en œuvre de l'APPR-RCA;

Que les Individualités ne peuvent défier continuellement toute la communauté internationale ;

Que la présence des étrangers dans les groupes armés constitue un problème dans l'avancement du processus de paix et de réconciliation en RCA ;

Le Comité Exécutif de Suivi de l’APPR-RCA recommande ;

 

1. L’ADOPTION DES RECOMMANDATIONS PROPOSEES PAR LE SECRETARIAT TECHNIQUE A L’ISSUE DE SA PRESENTATION ;

 

2. SUR LA JUSTICE ET SUR LES SANCTIONS PREVUES DANS L’APPR-RCA :

La prise de sanctions conformément aux dispositions de l'article 35 de l'APPR-RCA par l’Union Africaine et la MINUSCA ;

Le point de l'effectivité de la robustesse du mandat de la MINUSCA ;

Sans préjudice du principe de l’opportunité des poursuites l’application de la justice aux auteurs des crimes commis dans le pays.

 

3. SUR LA SITUATION DE Mr KOUNTAMADJI MARTIN ALIAS ABDOULAYE MISKINE, LEADER DU MOUVEMENT FDPC :

 

La prise des sanctions nationales et internationales ;

Au Ministère de la Justice et des Droits de l'Homme de prendre toutes les mesures judiciaires qui s'imposent ;

La prise des mesures conséquentes à rencontre de ses représentants nommés dans les cabinets de la Présidence de la République et de la Primature.

 

Sinclair ARIES

 

 

PAS DE DEMOCRATIE SANS PRESSE LIBRE

Il est difficile de garantir ces quatre (4) critères dans une élection sans l’existence d’une presse libre et professionnelle. Les média sont le moyen le plus efficace pour informer le peuple sur les élections et les choix politiques. Les média ont besoin d’être libres afin de réaliser objectivement des reportages consacrés aux campagnes électorales de chaque parti politique, car ils permettent aux électeurs de discerner les différences entre chaque parti. Les média doivent aussi fournir aux électeurs les mêmes informations sur le processus électoral. Ils doivent par ailleurs s’interroger sur la transparence des élections et informer librement les électeurs des éventuels dysfonctionnements afin d’y remédier rapidement.

Les média ont aussi le droit de demander au gouvernement et à l’opposition de rendre des comptes aux électeurs concernant leurs agissements lors du mandat précèdent. Les citoyens ont le droit de savoir comment le gouvernement a géré depuis les dernières élections le pays et quelles ont été les alternatives proposées par l’opposition pendant cette période. Le gouvernement a-t-il construit des ponts et des écoles qu’il avait promis ? Les zones rurales ont-elles été fournies en eau potable en fonction de leurs besoins ? Le gouvernement était-il à l’écoute des bonnes propositions de l’opposition, des femmes et des minorités ? Tout cela nous amène à conclure qu’il existe une relation étroite entre la démocratie et les médias libres. Une presse libre assurera une élection équitable et démocratique. Un gouvernement élu démocratiquement protégera la liberté des média.

 

Démocratie et média : 4 critères essentiels

 

La démocratie n’est pas un système politique parfait mais, elle représente pour la plupart des gens qui en bénéficient. Elle représente la meilleure alternative du gouvernement. Le système démocratique est préféré parce qu’il donne aux citoyens la possibilité de prendre des décisions capitales à travers des élections libres et équitables, et ainsi de contraindre le gouvernement à respecter ces derniers. Lors d’une élection libre et juste, les citoyens choisissent des représentants politiques qui défendront au mieux leurs intérêts. Grâce aux élections, les citoyens ont la possibilité de choisir le politicien et le parti politique en qui ils ont confiance pour subvenir à leurs besoins, au cas ou ils  gagnent les élections. Dans une élection démocratique, chaque citoyen a le droit de voter pour ou contre le pouvoir en place. Ce droit figure dans l’article 21 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme des Nations Unies. Cet article stipule que : « Chaque individu a le droit à la libre expression, y compris le droit de rechercher, recevoir et transmettre les informations et les idées par le biais de n’importe quel média et sans limites ». La liberté signifie que les citoyens peuvent s’exprimer. Démocratie signifie que le gouvernement soit à l’écoute des citoyens.

 

Les média sont les messagers.

 

Néanmoins, pour que les élections deviennent entièrement démocratiques et représentatives de la volonté des citoyens, elles doivent remplir certaines conditions. D’où les quatre (4) critères les plus importants sont :

(Suite au prochain numéro)

 

Le Petit YEKOA 

 

 

 

L’ONG URU VULGARISE LA RESOLUTION 2250 DES NATIONS UNIES

La Résolution 2250 du Conseil de Sécurité des Nations Unies appelant les gouvernements à impliquer d’avantage les jeunes dans les politiques nationales de développement, demeure jusqu’à ce jour méconnue par le public cible. C’est ainsi que l’ONG Nationale URU a organisé une rencontre ce lundi 29 juillet à Bangui, avec les hommes des médias et les artistes afin de faciliter la vulgarisation de cette Résolution.

La Résolution 2250 du Conseil de sécurité des Nations Unies adoptée le 5 décembre 2015, est encore ignorée par les jeunes de Centrafrique. Son insertion dans les textes de loi du pays pose encore problème, et pourtant elle ouvre la voie au relèvement économique du pays. 

C’est dans ce contexte que l’ONG nationale URU avec l’appui des Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA), a organisé cette rencontre avec les hommes des médias et les artistes pour sa vulgarisation.

Kessy Ekomo, Directrice exécutive de l’ONG URU, y voit un tremplin pour l’émancipation des jeunes en Centrafrique, « ces points sont entre autres, la participation de la jeunesse dans des grandes instances des décisions. L’autre point consiste à la protection de la population civile, renforcer le partenariat entre les Nations Unies, les Etats membres dans le but de réunir des ressources nécessaires pour la mise en place d’un programme au bénéfice des jeunes permettant l’accès à l’emploi », dit-elle.

Tout a été tracé par cette résolution pour favoriser l’éclosion des jeunes dans tous les compartiments de politique en matière de la promotion des jeunes, « cette résolution 2250 concerne la prévention de la jeunesse dans le cadre de la création d’un espace des discussions culturelles et du développement sur tout le plan, le désengagement et la réintégration avec la stratégie du DDR qui doivent passer de la théorie à la pratique au niveau local, national et international », a indiqué Kessy Ekomo.

Le triste constat, selon elle, est qu’« aujourd’hui nous nous rendons compte que ceux qui nous gouvernent ne tiennent pas compte de cette résolution. Les jeunes sont toujours laissés pour compte et les programmes politiques en matière de la jeunesse ne touchent pratiquement pas les jeunes. Nous militons pour que l’esprit de cette résolution soit effectif en Centrafrique », a-t-elle souhaité.

L’ONG URU entend étendre cette campagne de vulgarisation auprès des autorités afin que la résolution 2250 du Conseil de Sécurité des Nations Unies, ait un impact positif pour le développement du pays.

RJDH

 

 

ALBERT YALOKE MOKPEME, PORTE-PAROLE DE LA PRESIDENCE DE LA

REPUBLIQUE ECLAIRE LA LANTERNE DES CENTRAFRICAINS SUR L’EMBARGO, LES FACA, LE DDRR… (SUITE ET FIN)

Concernant les Forces Armées Centrafricaines (FACA), Albert Yaloké Mokpème, en sa qualité de ministre délégué, conseiller en Communication, porte-parole de la Présidence de la République a fait savoir, « le président de la République, Professeur Faustin Archange Tauadéra, dès son accession à la Magistrature Suprême de l’Etat, a opté pour une armée nationale de garnison. C’est pourquoi, à part la plus grande zone de défense de Bangui et ses environs, il est prévu la création de trois (3) zones de défense dans l’arrière-pays. Il s’agit de la zone de défense Nord-est, basée à Bouar dans la Nana-Mambéré, la zone de défense Nord-Ouest, basée, soit à Kaga-Bandoro dans la Nana-Gribizi, soit à Ndélé dans le Bamingui-Bangoran et la zone de défense Sud-est, basée à Bangassou dans le Mbomou. Le déploiement des éléments de nos FACA se fait progressivement dans les villes de provinces. Au jour d’aujourd’hui, 2.500 éléments des FACA sont déjà formés mais n’ont pas d’équipement militaire. Et ceci à cause de l’embargo qui empêche notre armée nationale d’être opérationnelle sur le terrain. 1.000 éléments des FACA sont équipés et déployés dans huit (8) villes du pays : Paoua, Bocaranga, Sibut, Dékoa, Kaga-Bandoro, Bambari, Alindao et Bangassou.

La restauration de l’autorité de l’Etat sur toute l’étendue du territoire national ne peut être possible que par la présence effective des Forces de Sécurité Intérieure (Gendarmerie et Police), pour faciliter le redéploiement de l’administration publique, tout en assurant les populations, fonctionnaires et agents de l’Etat de leur protection. Mais l’insécurité qui bat son record sur une partie de notre pays, a totalement réduit le champ d’actions politiques du président Touadéra ».

Quant au DDRR, à en croire le porte-parole de la présidence de la République, « ce processus, bien que complexe et compliqué, se poursuit doucement et sûrement, pour atteindre son objectif : le désarmement volontaire des 14 groupes armés. Pour preuve, les combattants de deux (2) branches des mouvements Révolution-Justice (R-J), les Anti-Balaka branches Ngaïssona et Mokom, les hommes du FDPC, ont déjà déposé volontairement leurs armes et autres effets militaires. C’est aussi le cas des combattants des 3R qui se fait actuellement sur le terrain et sans aucun incident. Donc, le DDRR est sur la bonne voie, mais il nous faut un désarmement volontaire simultané dans toutes les régions du pays ».

Précisons que c’est la deuxième conférence de presse hebdomadaire du genre qu’a animée Albert Yaloké Mokpème, pour éclairer la lanterne du peuple centrafricain sur les sujets brûlants d’actualités nationales.

 

Le Petit YEKOA

 

 

DU FRANC CFA A L’ECO : L’AVENIR INCERTAIN DE LA FUTURE MONNAIE

OUEST-AFRICAINE

En théorie, la nouvelle monnaie de la Cédéao, baptisée éco, doit entrer en circulation en 2020. Mais c’est sans compter les difficultés inhérentes à sa mise en place, et aussi les réticences de certains pays de l’UEMOA à abandonner le franc CFA. Analyse.

L’avenir de la zone franc n’est plus un sujet tabou en Afrique de l’Ouest, où les opinions et les économistes débattent désormais publiquement de son futur. Ce ne fut pas toujours le cas.

Dans le sillage de l’année 1994 qui a vu Paris imposer de façon unilatérale, et sous la pression conjointe du FMI et de la Banque mondiale, une dévaluation du franc CFA (il a perdu la moitié de sa valeur), le mot dévaluation est longtemps resté tabou. Quant à la question de l’avenir de la zone franc, elle n’était abordée que dans les cercles restreints des économistes africains et des africanistes parisiens. Mais ces dernières années, les opinions ouest-africaines ont changé la donne, en même temps que la Cédéao relançait son vieux projet monétaire datant des années 1980.

Car ce qui n’était qu’une perspective lointaine est devenu une actualité brûlante fin 2017, lors du sommet de la Cédéao à Abuja. Le communiqué final du sommet précise ceci : « Les chefs d’État et de gouvernement ont réitéré leur ferme volonté à œuvrer à l’atteinte des objectifs des Pères fondateurs de la Cédéao de doter la région d’une union monétaire en vue d’accélérer la construction d’un espace de prospérité et de solidarité. À cet égard, ils ont exhorté les États membres à prendre les mesures nécessaires pour le respect des principaux critères de convergence nécessaire à la mise en place d’une union monétaire viable et crédible. » La task force mise en place pour définir les mécanismes et les modalités de cette future monnaie est priée d’accélérer la cadence, ce qu’elle fait depuis lors, jusqu’à l’adoption début juillet, du nom de la monnaie – ce sera l’éco – et de son taux de change, qui sera flexible.

Paris se défend

Parallèlement, en France, un discours apaisant voit le jour. Les officiels et les institutions comme la Banque de France, s’ingénient à répondre aux arguments d’une partie de l’opinion africaine qui taxe le franc CFA « d’impôt colonial ». Ils rappellent que le compte d’opération du Trésor français, où sont logées la moitié des réserves de change des huit pays de l’UEMOA, n’est qu’un pot commun qui sert à garantir la convertibilité du franc, et en aucun cas une ponction faite sur la richesse des pays concernés.

La démonstration a beau être facile – ce compte ne pèse que quelques milliards d’euros, il est rémunéré, et reste à disposition de leurs propriétaires, à savoir les pays de l’UEMOA –, elle n’arrive pas à convaincre tout le monde. Car le CFA est avant tout une affaire politique, notamment pour les nouvelles générations. C’est « une survivance du passé au relent colonialiste », avancent les partisans de la disparition du CFA, survivance qui n’a plus lieu d’être à l’heure où l’Afrique avance à marche forcée vers son intégration économique, plaident-ils.

Les débats sont si passionnés que certains acteurs perdent parfois leur sang-froid et leur retenue diplomatique. Ainsi, en juillet dernier, répondant aux questions des journalistes de Radio Omega à Ouagadougou, l’ambassadeur de France au Burkina Faso, Xavier Lapeyre de Cabanes, s’est emporté : « La France ne gagne pas d’argent avec le CFA. Le jour où il n’y aura plus de CFA, vous arrêterez de raconter n’importe quoi sur le sujet, et de nous accuser de tous les maux ! On arrêtera de fantasmer ! »

Critiquer le franc CFA depuis certains postes administratifs parisiens est parfois risqué. En janvier 2019, un incident a fait couler beaucoup d’encre. L’économiste togolais Kako Nubukpo, dont les positions sont hostiles à la monnaie de l’UEMOA, est suspendu de son poste de Directeur de la francophonie économique et numérique à l’Organisation internationale de la francophonie (OIF), officiellement pour son « incapacité » à n’avoir pas su respecter « son droit de réserve ». Il venait de publier une tribune incendiaire dans Le Monde Afrique. La présidence française, quant à elle, adopte un discours public bien plus conciliant tout en rappelant son attachement à la zone franc. À la mi-juillet, le président français Emmanuel Macron appelait de ses vœux un débat serein sur la question. Pour lui, le franc CFA est « un sujet qu'on doit pouvoir ouvrir et qu'on a décidé d'ouvrir ensemble avec nos partenaires africains, de manière apaisée, sans culte du symbole, sans tabou ni totem ». Il répondait au président ghanéen, Nana Akufo-Ado, qui estimait nécessaires des transformations dans « l’arrangement monétaire de ces pays » (avec la France, NDLR).

(Suite au prochain numéro) RFI

 

Ambiguïtés ivoiriennes

Mais cette position ne reflète pas l’âpreté du débat qui se joue en coulisse. On peut la mesurer à travers les ambiguïtés de certains dirigeants comme l’Ivoirien Alassane Ouattara. Alors que la Cédéao a décidé que l’éco bénéficierait d’un taux de change flexible, par rapport à un panier de devises, le président ivoirien a affirmé le contraire à l’issue du dernier sommet de l’UEMOA, le 12 juillet dernier.

Pour Alassane Ouattara, le taux de change fixe entre le franc CFA et l’euro a « fait ses preuves » pour apporter de la stabilité et réduire l’inflation. « Il faut que cela soit maintenu. » À travers les propos du chef d'État ivoirien transparaît l’idée que la zone CFA pourrait devenir le noyau dur de la future zone monétaire ouest-africaine. Le CFA serait alors rebaptisé éco et conserverait sa parité fixe avec l’euro « dans l’immédiat », c’est-à-dire tant que la zone ne serait pas élargie à d’autres pays.

Alassane Ouattara avance d’autant plus aisément ses arguments que la Cédéao, reconnaissant que la convergence des économies de la région est encore insuffisante, préconise désormais une approche « graduée ». Ce qui revient à démarrer l’éco avec un petit nombre de pays. Sans doute à l’exclusion du Nigeria.

Reste qu’un simple tour de passe-passe consistant à débaptiser le franc CFA ne suffira sans doute pas à une partie des opinions publiques des pays concernés, bien déterminée à voir s’opérer un changement de paradigme. Les arguments techniques et économiques, si valables soient-ils, seront toujours plus faibles, aux yeux d’une frange de l’opinion, que les slogans politiques.

RFI

 

 

L’ITINERAIRE TRAGIQUE DE BLANDIN SONGUEL

Dongagban, le griot, fonça dans la nuit. L'obscurité était profonde, et les coqs n'avaient encore entonné leur hymne à l'éveil, lorsqu'il quitta discrètement son domaine puis s'engagea dans les ténèbres du dehors. Les pieds-nus, le buste drapé d'un léger pagne blanc en signe de deuil, il marcha d'un pas de félin dans le noir, se faufila avec habileté entre une trentaine de cases rondes aux toitures basses et déboucha sur la place sacrée, la place commémorative de toutes les célébrations du Mogban, qu'il longea pour gagner le domicile du chef à l'angle.

Le village en entier était désert et calme, à part le frou-frou d'une myriade de chauves souris naines qui volaient à basse altitude et l'effleuraient parfois au visage. Sans elles, le griot devrait frissonner de peur et s'imaginer en plein cœur d'un cimetière, entouré de sinistres tombes que lui inspirait la présence hideuse des dizaines de cases sombres et sans vie.

Personnellement, Dongagban n'aurait jamais succombé à la tentation d'abandonner son épouse au lit à pareilles heures et de traverser nuitamment le village jusqu'au domicile du chef, sans redouter d'une rencontre terrifiante avec Ngboka, cette créature des ténèbres mi-homme mi-reptile, que quelques téméraires décrivaient avec effroi autour des débits de boisson. Heureusement pour lui cette nuit, la présence familière et presque protectrice des chauves-souris au-dessus de sa tête, qui semblaient s'être données rendez-vous pour encadrer sa marche nocturne, lui confortait le moral et dégourdissait les . jambes. Il traversa d'un pas habile et rassuré le petit village Yéma et atteignit sans peine le domicile du chef.

Après une dizaine de minutes de marche, Dongagban pénétra dans la vaste cour du chef bordée de cases rondes et silencieuses. Puis il se dirigea droit vers le Sa-kabara, qui dominait par sa taille et sa beauté multicolore l'immense domaine. A proximité de la porte il s'arrêta, mais ne s'annonça pas à ses hôtes à l'intérieur comme l'exigeait la tradition. Volontairement, comme s'il venait d'égarer un objet que l'épaisse obscurité l'empêchait de vite retrouver, le griot s'accroupit et se mit à palper le sol de ses doigts transis. Au bout de quelque temps ses mains s'immobilisèrent, puis il s'assit dans la poussière à attendre d'un œil patient la naissance du jour.

La nuit, comme d'habitude à cette période, quand la bienveillante lune sevrait le clan de sa lumière et s'exilait auprès d'autres peuples lointains, était fraîche et calme. Sauf que sa tranquillité était troublée par des incessantes stridulations d'insectes et, rarement, par quelques hululements des chouettes. A cause de l'absence de la lune, l'obscurité était épaisse et noire comme une vieille calebasse jamais récurée. La noirceur presque universelle du paysage, qui maintenait captif le village dans ses serres ténébreuses, réduisait la vue et empêchait le griot de regarder au-delà de son nez.

Dongagban n'avait pas bougé depuis son arrivée. Il restait assis, le dos tourné vers la porte du Sakabara et le regard fasciné plongé dans l'épaisse obscurité devant. Ses yeux suivaient passionnément les milliers de lucioles qui voltigeaient de-ci de-là avec leurs signaux lumineux. Le griot s'émerveillait encore devant ce fascinant spectacle de la nature quand la porte du Sakabara, qui s'ouvrit dans un lourd grincement, l'arracha à ses contemplations. Il retourna la tête et aperçu une silhouette féminine, une bûche ardente et rougeoyante en main, se découper dans l'encadrement de la porte.

C'était Wolombila, la dernière des quarante femmes du chef qui sortait de la case principale. Comme de tradition chez les épouses du clan, après une nuit chaleureuse auréolée de douces étreintes du mari, la jeune femme sortait préparer la soupe du « Nguiriki » avec de la viande boucanée, enroulée dans une patte d'arachide, qui était le plat favori du chef dont elle maîtrisait les secrets culinaires.

Wolombila franchissait le seuil de la porte quand son regard se posa sur la forme humaine assise dans l'obscurité. Elle reconnut sans peine le corps trapu du griot. Et sans adresser de parole, la jeune femme revint sur ses pas annoncer la visite à son mari.

- « Gavo », vous avez un hôte à la porte, lui dit-elle d'une voix soumise, avant de repartir dehors.

- J'arrive, répondit promptement le chef.

Ce disant, Zamakoumba descendit du lit et vint s'accroupir au salon à côté d'un feu allumé là veille. II remua d'une main nerveuse les bouts de bois enfouis sous la cendre et aviva la flamme, qui éclaira la case jusque dans ses moindres recoins. Puis il décrocha du toit un Kangagba qu'il déroula pour son hôte. Et d'une voix fraternelle, il Je convia à l'intérieur:

- Puisse mon Sakabara t'offrir la meilleure hospitalité de toute la terre, dit-il au griot à son entrée.

Mais dès que Dongagban eut pénétré dans la case, il évita la natte étendue pour s'asseoir de nouveau sur le sol, dans la poussière, en gardant obstinément le silence.

- Wolombila, apporte-moi l'outre au pied du lit! cria le chef.

La jeune épouse, qui s'affairait dehors autour d'un foyer allumé, rentra dans la case sur la pointe des pieds; elle contourna à distance le griot assis à côté du feu pour pénétrer dans la chambre, puis revint avec l'outre remplit de vin de palme. Proche des hommes elle s'agenouilla et déposa avec précaution la gourde en peau de panthère au pied du chef, avant de repartir dehors.

Dès que Wolombila eut quitté la case, Zamakounba souleva l'outre d'un mouvement majestueux et la porta à la bouche, bu goulûment quelques gorgées et s'essuya du revers de la main la barbe époustouflante qui inondait ses lèvres. Il refit trois ou quatre fois le même geste et tendit le reste au griot qui, après avoir ingurgité le vin jusqu'à la lie, s'adressa au chef d'une voix modeste :

- Puissant et révéré chef Zamakoumba, je viens t'annoncer une nouvelle terrible, telle que je l'aie moi-même apprise hier nuit de l'émissaire des patriarches actuellement reclus dans leur sanctuaire secret. Selon ses propos, l'assemblée des grands hommes vient de désigner la nouvelle prêtresse qui aura l'insigne honneur de diriger le prochain culte. Mais sais-tu qui ils ont choisi ? Ngouma, l'unique fille de Galèssi, la femme esclave, prononça-t-il cette fois sur un ton d'énervement en grinçant des dents. Puis il se tut et inclina sa tête vers le bas, comme s'il venait de perdre l'usage de sa langue.

Le chef Zamakoumba, visiblement révolté par la teneur du message, ne laissa pas éclater sa colère soudaine, qui lui rougissait les paupières et hérissait en touffes ses cheveux chenus. Le vieil homme, qui effleurait la centaine d'années d'existence, resta silencieux un moment sans s'adresser au griot, assis en face de lui, qui s'impatientait d'écouter sa réponse. Mais puisqu'il ne s'exprima pas vite, le calme s'intensifia et parut interminable entre les deux hommes au point que l'un pouvait écouter sans peine le cœur de l'autre battre. Au bout d'un long silence enfin, après qu'il eut craché de suite dans un recoin une coulée de salive amère qui lui rampait dans la gorge, le chef s'adressa au griot d'une voix chevrotante que la colère faisait vibrer :

- Demande aux notables de venir immédiatement au Sakabara. Chacun doit apporter une poule blanche, car nous devons rechercher la volonté des dieux à travers le Mbènguè pour savoir pourquoi cette descendance d'esclave, esclave elle-même, est désignée prêtresse par les patriarches en violation des principes du grand culte.

- Votre volonté sera exécutée comme un ordre, grand chef Zamakoumba, rassura le griot avant de disparaitre dans les ténèbres de la nuit.

Comme toute célébration rituelle du Mogban l'exige, les Patriarches s'étaient retirés du village et vivaient maintenant reclus dans leur sanctuaire secret, que le peuple ignorait d'année en année l'emplacement. D'habitude
quand cet événement grandiose et sacré approchait avec son cortège d'impératifs et de rites sacrificiels à accomplir, ils quittaient Yéma huit ou dix semaines d'avance à l'insu de leur propre famille et ne regagnaient leur domaine qu'après que le Nganga eut confirmé à travers les signes l'exaucement de tous les sacrifices propitiatoires.

C'est pourquoi lorsqu'ils recommandèrent l'ordination de Ngouma à la prêtrise du Mogban, les notables qui ne pouvaient accéder à leur sanctuaire secret recoururent avec humilité à la pratique ancestrale du Mbènguè.

Des minutes s'étaient écoulées depuis le départ du griot, une trentaine voire plus, quand les notables commencèrent à pénétrer dans le Sakabara les uns derrière les autres, comme s'ils se présentaient à une cérémonie funéraire. Et chaque fois qu'ils entraient dans la case, chacun prenait place sur les nattes étendues et gardait le silence; sans jeter le moindre regard alentour sur ceux assis proche de lui. Les hommes observèrent le calme un long moment, que troublaient à intervalles irréguliers les plaintes de quelques poules incommodées, jusqu'au retour du griot.

Dès que Dongagban eu pénétré dans la case, il évita les nattes étendues pour s'asseoir à l'angle, dans la poussière, en gardant le silence. Son air farouche et son habillement annonciateurs d'événements tragiques suscitèrent une subite inquiétude parmi les notables. Il entendit derrière lui quelqu'un murmurer : « Encore une terrible nouvelle... » Et un autre de renchérir: « Une nouvelle menace de guerre, je pense. »

De mémoire de notables, les grandes palabres du village qui s'organisaient à l'accoutumée dans le Sakabara du chef ne débutaient qu'au crépuscule, quand le soleil n'était plus visible à l'horizon. Jamais elles s'étaient tenues une seule fois à pareilles heures, avant le premier chant du coq comme maintenant. Il était d'ailleurs clair dans l'esprit de tous, d'après la manière du griot de se couvrir le corps d'un léger pagne blanc puis de refuser l'hospitalité du chef en s'asseyant dans la poussière, retiré à l'angle de la case, qu'un événement terrible venait de s'abattre sur le clan.

Après que quand Dongagban se fut installé à son gré à l'angle de la case, Zamakoumba s'empressa d'offrir du vin de palme à ses hôtes en buvant le premier, comme l'exigeait la coutume du clan. L'outre circula entre les hommes et parvint aux mains du griot qui, après l'avoir effleuré des lèvres, s'éclaircit la gorge et dit :

- Je comprends que vous êtes tous peines par mon attitude, de me voir me comporter de la manière devant vous, s'adressa-t-il aux notables d'une voix fraternelle. Mais mon geste et ma manière de m'habiller traduisent mon mécontentement intérieur, un mécontentement engendré par cette nouvelle terrible et inacceptable pour le ngbaka commun que je viens vous rapporter.

Le griot se tut volontiers et laissa le calme se durcir comme la verge d'un chimpanzé amoureux. Puis, ouvrant de nouveau la bouche, il annonça dans un grincement des dents :

-Les Patriarches ont enfin désigné la nouvelle prêtresse, celle qui va bientôt diriger le grand culte. Mais connaissez-vous qui ils ont sacré ? Ngouma, cette fille d'esclave, dit-il en pointant un doigt accusateur en direction de la case qui abritait la fillette et sa mère. C'est cette esclave que vous et moi devons consacrer aujourd'hui prêtresse du Mogban, comme s'il manquait déjeunes filles dans le clan.

Le griot s'interrompait de parler quand un vent de colère souffla sur les notables, qui se mirent à vociférer des jurons comme des possédés, les uns frappant l'extérieur de leur cuisse en geste d'indignation. La clameur confuse des voix et des mains, qui s'éleva très haut et se répandit dehors à l'allure d'une puissante chute, réveilla tout d'un coup le vaste domaine du chef. Les cases jusqu'alors silencieuses s'animèrent de murmures et de voix feutrées des femmes. Alors que dans le Sakabara les notables continuaient de s'exprimer avec excitation, certains hurlant leurs avis sans tenir compte de ceux des autres. Mais lorsque Kpéalamon, qui présidait de notoriété aux grandes réunions du village et quelquefois du clan, abandonna sa natte et se mit en relief au-dessus de l'assistance, le bruit des langues décrut puis se tut. 11 attendit que le calme plat s'installer d'abord parmi les hommes pour dire :

- Les événements qui se produisent de nos jours dans le clan sont imprévisibles et incontrôlables, débuta-t-il. Hier, l'incroyable s'était produit avec le décès en pleine célébration du grand culte de Zani, notre dernière prêtresse. Une mort mystérieuse dont-on ne connait encore l'origine. Aujourd'hui, c'est une autre nouvelle terrible qui vient de s'abattre sur le clan : la consécration d'une fille d'esclave comme prêtresse du Mogban, en violation des principes du grand culte. Alors, si nous; nous opposons à cette décision sans avoir cherché pourquoi les Patriarches, qui sont la tète et les pieds qui conduisent depuis des millénaires notre peuple, ont-ils décidé d'un tel choix, quoi n'arrivera t-il pas demain ? Je vous interdis de vous insurgez contre ce que vous ne savez pas. Nos anciens ne disent-ils pas : « qu'on apprend jamais à un grand-père comment faire des enfants?» C'est dire que nous ne maîtrisons pas mieux que les patriarches les raisons profondes qui ont motivées ce choix. Je vous exhorte donc au calme et vous apprend que si vous êtes conviés à cette assemblée matinale, chacun porteur d'une poule blanche, c'est pour consulter la volonté des dieux et des mânes à travers le Mbènguè. Je suis persuadé que les conclusions de cette pratique ancestrale qui ne trompe jamais nous édifieront, si ce choix de consacrer Ngouma prêtresse émane-t-il des dieux ou des hommes.

Kpéalamon s'interrompit volontiers de parler et laissa un calme réparateur se promener parmi les notables, qui étaient devenus inertes comme des statuettes de pierre. A l'aide de la pointe d'une lance, il traça de ses robustes bras trapus une ligne horizontale d'environ deux mètres entre l'assistance et lui. Il déposa ensuite deux pierres aux extrémités puis cita le nom du chef, qui s'approcha avec sa poule et s'arrêta à l'autre bout du tracé, en posant son pied droit contre l'une des pierres.

Kpéalaraon s'avança vers lui puis administra trois gouttes du Kpérê au volatile, sous le regard scrutateur des notables. Enfin Zamakoumba prononça son serment : -En présence des dieux, des mânes et des notables ici, je jure par ce pied posé contre cette pierre que Maléna, qui est fille du clan, père Ngbaka, mère Ngbaka, devienne la nouvelle prêtresse du Mogban. Que cette poule blanche que je tiens survive à l'épreuve du poison, pour attester devant tous ici présents, visibles et invisibles, ceux qui partagent ou détestent mon choix, qu'il est bel et bien celui des dieux et des mânes que je salue la présence dans cette case. A la fin, il lâcha le volatile.

La porte du Sakabara était grande ouverte lorsque la poule du chef, libérée de toute étreinte, s'efforça vainement de marcher. Son corps était devenu lourd et ses pattes aussi fragiles que celles d'un poussin à peine sorti de. sa coquille. Elle ressemblait à une autruche s'efforçant de courir avec des pattes de perdrix. Finalement, au bout de quelque temps, sans qu'il ait effectué un seul pas vers la porte, le volatile s'écroula sur le sol, se débattit dans la poussière puis se raidit sous le regard inquisiteur des notables.

Quand Zamakoumba retourna s'asseoir sur sa natte, d'autres notables lui succédèrent à l'autre bout du tracé, avec leur poule blanche enveloppée sous l'aisselle. Ils posaient tous leur pied droit contre la pierre, et après qu'ils avaient fini d'administrer le poison au volatile, ils juraient aux noms des Lena, des Zita, des Siana, toutes des prestigieuses danseuses du clan, d'avoir l'honneur d'être consacrées prêtresses du Mogban et de célébrer le prochain culte. Puis ils lâchaient leurs prisonnières.

(Suite au prochain numéro)

Blandin SONGUEL : « L’Itinéraire Tragique »

 

 

toutes les Info du Jeudi 18 juillet 2019

Cm n 3003 du jeu 18 juillet 2019

LE MLCJ LANCE UN ULTIMATUM A TOUS LES GROUPES ARMES NON SIGNATAIRES DE L’ACCORD DE KHARTOUM DE DEGUERPIR SANS DELAIS

Le Chef d’Etat-major du MLCJ lance un ultimatum à tous les groupes armés non signataires de l’Accord de Khartoum de quitter la région de la Vakaga sans délais. Selon lui, la population de Vakaga a trop souffert et aspire aujourd’hui à la paix, la paix définitive. Aucun aventurier ne saurait  venir se cacher dans la Vakaga pour un prétexte quelconque. La population ne peut servir de bouc-émissaire, ni être prise en otage. Rappelons que le MLCJ est le premier groupe armé sur les 14 qui a adhéré à la paix dès l’investiture du président Touadéra à la Magistrature Suprême du pays.

Le MLCJ n’a jamais varié dans ses intimes convictions pour la paix. Il y a 72 heures, un combattant du MLCJ, désarmé et démobilisé, converti dans le commerce, a vu ses marchandises saisies par les combattants du FPRC, ce qui a provoqué la colère du chef d’Etat-major du MLCJ, qui a déclenché un feu d’artifice. Les combattants du FPRC ont été mis en débandade. Le bilan fait état de trois (3) morts et six blessés dans les rangs du MLCJ, une arme lourde récupérée entre les mains du FPRC et remise aux forces tripartites (RCA-Tchad-Soudan), implantées dans le secteur.

Depuis quelques mois, il est question d’un nouveau groupe armé, le PNRC dans la région. C’est ce qui amène le chef d’Etat-major du MLCJ à lancer une sévère mise en garde à ces aventuriers non signataires de l’Accord de Khartoum. La région de la Vakaga ne pourra plus servir de base arrière à n’importe quel mercenaire pour déstabiliser notre pays et faire couler le sang des innocents. Il n’est plus question de tolérer qui que ce soit dans la Vakaga. Le MLCJ a son représentant au sein du gouvernement, dans toutes les structures du DDRR, et se présente comme un partisan convaincu de la paix. C’est pourquoi, le MLCJ s’oppose à tout ce qui peut nuire à la région de la Vakaga et à la paix, sur l’ensemble du territoire national. Ce groupe armé ne badine pas, ne tergiverse pas, mais affirme son engagement total et entier pour la paix. Beaucoup de ses combattants ont déposé les armes et se sont convertis dans la vie normale, menant des activités socio-économiques, notamment le commerce pour approvisionner la Vakaga en denrées de tout genre.

La brigade mixte est urgente dans la Vakaga pour présenter et maintenir la quiétude et la paix, aussi bien pour les combattants démobilisés que pour toute la population civile. L’Union Européenne s’engage à voler au secours des combattants qui déposent les armes pour mener d’autres activités. Ce ne sont pas des paroles en l’air car la paix est vecteur d’abondance au profit des combattants démobilisés. Ils seront les grands commerçants, les grands opérateurs économiques, les grands fermiers du pays dans les années qui suivent. Le MLCJ est un groupe armé exemplaire qui a maintenu la logique de paix depuis 2015 à ce jour, sans varier d’un iota. Il mérite une prime de fidélité à la construction de la paix.

Toumou Deya en est le représentant et ministre délégué à la Primature. Nordine Mahalba est au Comité de Suivi. Le MLCJ est un groupe armé citoyen à féliciter. Alors que d’autres groupes armés sont versatiles, manipulés et manipulables à souhait, hésitants, tergiversants et sans conviction. L’Union Européenne a annoncé de beaux jours pour les combattants désarmés et ce n’est pas l’unique partenaire, il y a les Nations Unies, les Etats-Unis, l’Union Africaine, la CEEAC, la CEMAC, la République Populaire de Chine , la Russie et bien d’autres pays amis, comme le Rwanda, l’Angola, l’Afrique du Sud.

Bravo MLCJ, il faut aller de l’avant !

Julien BELA

 

 

Les attaques terroristes ne feront pas dErailler les efforts de stabilisation en Somalie, selon l'envoyE de l'ONU

 

Un émissaire des Nations Unies en Somalie a déclaré lundi que les attaques terroristes ne feraient pas dérailler les efforts visant à stabiliser la Somalie, et a exprimé sa solidarité à la suite d'un attentat terroriste qui avait fait 26 morts et 56 blessés vendredi.

James Swan, Représentant spécial du secrétaire général des Nations Unies pour la Somalie et Chef de la Mission d'assistance des Nations Unies en Somalie (MANUSOM), s'est rendu lundi dans la ville portuaire de Kismayo, dans la région de Jubaland, à la suite de l'attaque terroriste revendiquée par les militants d'Al-Shebab.

"De tels actes terroristes odieux ne peuvent pas entraver les progrès réalisés par Jubaland en matière de réconciliation et de stabilité politique, en tant qu'Etat membre fédéral de la Somalie", a déclaré M. Swan dans un communiqué publié à l'issue de sa visite d'une journée à Kismayo.

Il a présenté ses condoléances aux familles des victimes de l'attaque et a souhaité un prompt rétablissement aux blessés.

"L'attaque du 12 juillet a tué et blessé des civils innocents, dont deux journalistes somaliens réputés. Il n'y a aucune justification politique ou idéologique pour de telles atrocités. Les Nations Unies se tiennent aux côtés de la population et des autorités du Jubaland pour faire face à cette terrible tragédie", a déclaré M. Swan.

 

Xinhua

 

 

 

AFFRONTEMENTS ENTRE FPRC ET MLCJ A AM DAFOCK, N’EST-CE PAS UNE VIOLATION DE L’ACCORD DE KHARTOUM ?

Dans l’article 5, alinéa b de l’Accord Politique de Paix et de Réconciliation (APPR) en RCA, il stipule, « Les groupes armés, pour leur part, s’engagent à renoncer au recours aux armes et à la violence pour faire valoir toute forme de revendication, quelle soit politique, sociale ou économique et, par conséquent, mettre fin de manière immédiate, complète et irrévocable à toutes les hostilités et formes de violence entre eux, ... ».

Mais qu’est-ce que le peuple centrafricain observe après la signature de l’Accord Politique de Paix pour la Réconciliation en RCA, dit Accord de Khartoum ? C’est un constat amer qui se dégage de cet Accord. Pour étayer cette thèse, dès le mois de mars, c’est-à-dire un mois après la signature dudit accord, les combattants de l’UPC d’Ali Daras qui ont investi toute la Basse-Kotto, s’en sont pris aux populations civiles sur le tronçon Zangba-Alindao, tuant plus d’une centaine de personnes et incendiant des villages entiers. Certains villages ont même disparu de la carte de la Basse-Kotto. Au jour d’aujourd’hui, il n’y a que des murs sans toit qui se dressent dans ces villages abandonnés. Hommes, femmes, enfants et les animaux domestiques se sont évaporés dans la nature comme une traînée de poudre. Ces villages sont devenus les lieux de refuge des animaux sauvages car les arbustes et les herbes y ont poussé.

Dans la préfecture de l’Ouham-Pendé, précisément dans les villages Lémouna, Koundjili, Djondjom, aux environs immédiats de Paoua, les éléments armés des 3R du tristement célèbre camerounais Sidiki Abass ont massacré plus d’une cinquantaine de personnes, essentiellement des hommes, lors d’une réunion qu’ils ont eux-mêmes organisée au mois de mai dernier. Ce massacre a suscité des indignations au sein de la classe politique centrafricaine, parmi les organisations de la société civile et dans le rang de la Communauté internationale. Sous la pression du gouvernement et de la Minusca, Sidiki Abass a livré au moins six (6) présumés auteurs de ce massacre à la Justice centrafricaine. Ils attendent certainement leur comparution devant la Cour Criminelle ou la Cour Pénale Spéciale (CPS).

C’est dans cette situation chaotique que le Front Uni pour la Défense de la Nation, dénommé en sango, « E Zingo Biani », a exigé de l’Exécutif la destitution de tous les membres des groupes armés nommés au gouvernement et dans les institutions de l’Etat. Cette plateforme politique réclame aussi l’arrestation et la traduction devant les juridictions nationale et internationale de Sidiki Abass, leader des 3R et Ali Daras , chef charismatique de l’UPC. Jusqu’à la date d’aujourd’hui, le gouvernement que dirige Firmin Ngrébada, sous l’impulsion du président Touadéra, n’a pas encore réagi aux exigences du mouvement « E Zingo Biani ». Ce bras de fer entre le gouvernement et cette plateforme politique est loin de voir le bout du tunnel.

Revenons à nos moutons. Sans nous voiler la face, l’UPC, les 3R, le FPRC et le MLCJ ont violé les dispositions de l’article 5, alinéa b de cet APPR. Les combattants d’Ali Daras et de Sidiki Abass n’ont pas renoncé au recours aux armes et à la violence pour faire valoir toute forme de revendication. Pour preuves, les éléments de l’UPC ont justifié leurs exactions sur les populations de la Basse-Kotto par le fait que les Anti-Balaka ont volé une arme d’un Séléka. Est-ce par l’attaque meurtrière que les hommes de l’UPC doivent faire leurs revendications ? De même, dans les environs immédiats de Paoua, les combattants des 3R s’en sont pris violemment aux paisibles villageois innocents dans certains villages a cause du vol de leurs bœufs par des individus malintentionnés. S’il est clairement dit que c’est par voie du dialogue qu’on doit régler tout différend, UPC et 3R ont-ils respecté leurs engagements pris dans cet Accord ?

En outre, depuis dimanche 14 juillet 2019, les combattants du FPRC, sous le commandement d’Abdoulaye Hisseine, s’affrontent presque quotidiennement aux éléments du ministre délégué auprès du Premier ministre, Chef du gouvernement chargé des Relations avec les Groupes Armés, Gilbert Toumou Déya. Alors qu’il est écrit noir sur blanc que « les groupes armés, pour leur part, s’engagent à mettre fin de manière immédiate, complète et irrévocable à toutes les hostilités et formes de violence entre eux ». Est-ce le cas aujourd’hui entre le FPRC et le MLCJ ? Ces deux groupes armés dissidents de l’ex-coalition Séléka ont-ils mis fin de manière immédiate, complète et irrévocable à toutes les hostilités et formes de violence entre eux ? Si pour des marchandises, ils s’entretuent comme des mouches (une dizaine de morts dans les deux (2) camps), qu’en sera-t-il pour les choses importantes ?

A vrai dire, et à l’allure où vont actuellement les choses, nous pouvons valablement affirmer que les Séléka nous roulent dans la boue avec ce fameux accord. Car, du côté des Anti-Balaka, nous n’avons, jusqu’à la date d’aujourd’hui, enregistré aucun dérapage, aucune bévue, à moins que nous ne sommes pas au courant de leurs exactions. Mais la violation incessante et flagrante de l’APPR, dit accord de Khartoum, par les combattants Séléka, n’est plus à démontrer. Nous venons à peine d’illustrer cette violation par les exactions des 3R et de l’UPC, ainsi que les affrontements entre le FPRC et le MLCJ.

D’où nécessité pour les garants et facilitateurs dudit Accord d’intervenir le plus rapidement possible pour qu’il ne soit vidé de son contenu. Car ces violations se déroulent au vu et au su de ces derniers. Il s’avère indispensable de mettre fin à ces attaques sur les populations civiles et les affrontements intergroupes armés. Heureusement, l’Ambassadrice de l’Union Européenne en RCA a affirmé que les auteurs des exactions après l’Accord de Khartoum seront jugés.

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

 

LE DESARMENT FORCE DU KM 5 S’IMPOSE, CAR AUTO-DEFENSES,

COMMERÇANTS, FEMMES, ENFANTS SONT TOUS ARMES

Le récent malheureux évènement qui s’est produit la semaine passée au KM 5 dans le 3ème arrondissement de la ville de Bangui, entre un groupe d’Auto-défense des frères Amza et les commerçants, vendeurs de carburant, appuyés par une autre branche d’Auto-défense, nous donne matière à réflexion. Car dans cet affrontement entre les deux (2) parties belligérantes, il y a eu des morts et des blessés, de part et d’autre. Ce qui veut dire que depuis plus de six (6) ans après le coup d’Etat de la nébuleuse coalition Séléka de Michel Djotodia contre le régime du président général François Bozizé du KNK, le KM 5 constitue un véritable danger en termes de sécurité pour les habitants de Bangui, Bimbo et Bégoua. C’est donc une poudrière à ciel ouvert et une potentielle menace pour la restauration de l’autorité de l’Etat.

A cet effet, tout porte à croire que ce secteur est un « Etat » dans Etat, une « capitale » dans une capitale, avec ses propres lois, sa propre administration et sa propre armée. Incroyable, mais pourtant vrai. Dites-nous, vous avez vu et vécu de pareilles situations dans quel pays au monde ? Ce qui se passe au KM 5, depuis plus de six (6) ans, dépasse tout entendement humain.

Comment comprendre qu’au KM 5, des personnes (Auto-défenses et commerçants)  qui n’ont pas droit aux armes et munitions, ainsi que d’autres effets militaires, les détiennent par devers elles ? Imaginez donc ce qui pourrait advenir en cas de moindre problème, mésentente entre deux (2) personnes ou un groupe de personnes. Motif pour lequel, nous disons qu’il faut désarmer par force le KM 5, jadis poumon économique de la municipalité de Bangui. Sans cela, ne nous voilons pas la face, la sécurité, la paix, le vivre ensemble et la libre circulation des personnes et des biens à Bangui, Bimbo et Bégoua, ne seront pas pour demain. Nous disons encore que le désarmement forcé du Km5 s’impose au gouvernement centrafricain et à la Minusca. Car, « la paix n’a pas de prix », dit-on. Car, c’est le poumon économique et commercial de la RCA. Au KM 5, Auto-défenses, commerçants, femmes, enfants et vieillards sont tous armés. Est-ce possible dans un Etat de droit et de la démocratie ? Répondez-nous à cette question posée, pour nous permettre d’avoir le cœur net.

 

Le Petit YEKOA

 

 

RCA : AU MOINS 08 MORTS DANS LES COMBATS ENTRE GROUPES ARMES PRES DE BIRAO

Des combats ont eu lieu ce dimanche 14 juillet dans la ville de Am Dafock, à l’extrême Nord-est du pays, à la frontière avec le Soudan, entre deux groupes armés signataires de l’accord de paix : le FPRC et le MLCJ.

La crise aurait débuté ce dimanche 14 juillet, lorsque des membres du Mouvement des libérateurs centrafricains pour la justice (MLCJ) ont traversé la frontière soudanaise avec des caisses de munitions de chasse. Sur place, le Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC) a saisi les cartouches. « Nous avons interdit la circulation des armes dans notre zone », a affirmé le leader du FPRC, Abdoulaye Hissen. « C’est la troisième fois que nous les arrêtons avec des munitions », a-t-il poursuivi, expliquant qu’il ne pouvait pas accepter cette situation.

Qui a ensuite engagé les tirs en premier ? Rien n’est sûr. Mais les combats auraient finalement conduit à la mort de quatre hommes du FPRC et quatre autres du MLCJ, selon chacun des groupes. Le FPRC revendique six prisonniers, ce que dément le MLCJ.

Le leader du MLCJ, Gilbert Toumou Deya, qui est aussi ministre délégué auprès du Premier ministre chargé des relations avec les groupes armés, considère que le FPRC a dressé des barrières illégales dans cette partie du territoire. Il exhorte le FPRC à se replier et à attendre le programme DDR, « désarmement, démobilisation et réinsertion ».

Cette région, particulièrement isolée mais aussi très stratégique, semble être le théâtre de mouvements ces derniers jours. La Séléka rénovée pour la paix et la justice (SRPJ) a publié un communiqué depuis Am Dafock le 13 juillet dernier pour appeler les déçus de l’accord à la rejoindre. La SRPJ affirme dans son communiqué avoir engagé des discussions avec Abdoulaye Miskine du Front démocratique du peuple centrafricain (FDPC) et la coalition Siriri.

RFI

 

 

 

LA POLITIQUE AUX POLITICIENS, LA RELIGION AUX RELIGIEUX, LA MUSIQUE AUX ARTISTES : CHACUN DOIT RESTER DANS SON CAMP ET JOUER SON ROLE

Le peuple centrafricain en a vu de toutes les couleurs avec cette crise militaro-politique que nous avons traversée et continue de traverser. Les artistes, voire les responsables religieux versent dans la politique, comme s’ils sont devenus également des politiciens. Le mélange des pédales est ahurissant dans un pays où la cohésion sociale est déchirée par des conflits militaro-politiques et qui cherche encore à sortir du bourbier. La politique appartient aux politiciens, la religion aux religieux et la musique aux artistes. Chacun doit rester dans son camp et jouer son rôle pour aider la RCA à retrouver la paix et l’unité nationale, afin de prendre l’élan de son véritable développement économique.

 

La politique appartient aux politiciens

 

Aux Etats-Unis, en France, en Allemagne, en Russie etc., la science politique est enseignée dans les établissements scolaires et universitaires. Ceux qui désirent donc faire la politique, embrassent cette carrière dès leur bas âge. C’est pourquoi, ailleurs, les gens comprennent mieux ce que c’est que la politique, et laissent ceux qui sont formés dans ce domaine débattre les questions y relatives.

Malheureusement, c’est tout à fait le contraire en République Centrafricaine. C’est la politique qui revient en tout temps sur les bouts de lèvres, à telle enseigne qu’il est difficile de savoir qui est réellement politicien. « On ne nourrit pas un peuple avec la politique », a dit un leader politique centrafricain. Les Centrafricains comprennent-ils le sens de ce message ? C’est à cause de la politique politicienne des soi-disant leaders et hommes politiques que le pays de feu Barthelemy Boganda est basculé dans les crises à répétition dont nous continuons de vivre les conséquences dramatiques sur tous les plans.

Presque tous les leaders des partis politiques ont servi dans les différents régimes qui se sont succédé à la tête du pays. Certains étaient des premiers ministres, d’autres des ministres, ministres d’Etat, conseillers à la présidence de la République ou à la primature, directeurs de cabinet, directeurs généraux. Quelle a été la politique qu’ils ont menée pour sortir le peuple centrafricain de la misère ordurière, de la pauvreté absolue et du chômage endémique ? Malgré cela, ce sont ceux-là qui deviennent aujourd’hui des donneurs de leçon. Et le peuple centrafricain continue de les suivre aveuglement dans leurs manœuvres machiavéliques, celles de la recherche de leurs intérêts égoïstes et partisans.

Comment comprendre que ce sont les leaders politiques qui versent dans des propos et discours haineux pour semer le trouble au sein de la population ? Le cas patent est celui des leaders politiques de l’opposition qui ne tiennent jamais de discours pour apaiser les tensions, mais plutôt jettent de l’huile sur le feu. Tout simplement, c’est parce qu’ils cherchent à conquérir le pouvoir. Peut-on soutenir des gens qui ne voient que leurs intérêts égoïstes, au détriment de l’intérêt de cinq millions (5.000.000) de centrafricains qui souffrent ? L’église a aussi un rôle à jouer, celui de conscientiser, sensibiliser et éduquer la population à être responsable afin de prendre sa destinée en main.

 

La religion est le domaine propre aux responsables religieux

 

« Faute de connaissance, mon peuple périt », déclarent les Saintes Ecritures. La religion, en un mot l’église est le lieu par excellence de conscientisation, de sensibilisation et  d’éducation pour la population, et surtout  la jeunesse à cultiver la tolérance, le pardon, le vivre ensemble, afin d’être responsable pour le développement du pays. A ce titre, ce sont les pasteurs, les évêques, les imams, les évangélistes, les missionnaires qui doivent conscientiser, sensibiliser et éduquer la population.

La jeunesse centrafricaine est l’actrice principale de la destruction de son propre pays car, manipulable à souhait par les leaders politiques, avec la complicité des puissances étrangères. Plusieurs jeunes ont pris les armes durant les crises survenues dans le pays. Ils ont tué, massacré, violé, pillé, braqué et incendié les biens de l’Etat et des particuliers. Des actes ignobles que la Bible condamne et qui ne peuvent jamais favoriser la paix, la cohésion sociale et la réconciliation nationale dans le pays.

Cette situation doit interpeller les responsables religieux qui doivent jouer pleinement leur rôle pour aider la jeunesse à prendre conscience du danger des actes qu’elle a posés et continue de poser. Hélas, certains responsables religieux se détournent  de l’évangile qu’ils sont censés prêcher au peuple, et préfèrent se mêler de la politique, comme s’ils sont devenus des leaders ou hommes politiques. Certes, il n’est pas interdit à un leader religieux de faire des analyses sur la situation politique de son pays. Mais cela doit se faire d’une manière objective, c’est-à-dire une analyse qui peut apporter une solution à la crise, dans l’intérêt général de la nation.

Or, nous nous rendons compte que les déclarations de certains responsables religieux ne sont pas de nature à garantir la paix et l’unité nationale en RCA. Un pasteur, un évêque, un imam, un évangéliste ou un missionnaire n’a pas de parti  pris. Chrétiens, musulmans, bouddhistes, animistes…, tous sont  des  êtres humains créés à l’image de Dieu. A cet effet, tout le monde doit être traité sur un même pied d’égalité. L’essentiel, c’est d’enseigner les Saintes Ecritures ou le Coran, afin que chaque citoyen puisse comprendre le sens de son existence sur cette terre, et  prendre sa destinée en main. Donc,  la principale mission des responsables religieux est de prêcher l’évangile au peuple, et non faire la politique. C’est le même cas pour des artistes musiciens centrafricains.

 

La musique, un art réservé aux artistes pour promouvoir la paix et la réconciliation

 

La musique est un  art qui permet aux artistes de promouvoir la paix et la réconciliation. La RCA est vachement riche en termes de ressources. La faune, la flore, l’agriculture, l’élevage, la pisciculture, la chasse, la pêche, la cueillette…, sont autant d’activités qui permettent aux artistes musiciens de vanter nos valeurs. Et ce, pour aider la population à travailler durement pour la relance de l’économie nationale. Quand les gens se mettent à travailler ensemble, c’est dire qu’il y a l’unité au sein de la société.

Mais certains de nos artistes versent dans la politique et font le culte de personnalité. C’est pourquoi, dans une chanson, on ne peut qu’écouter  les noms des hommes ou leaders politiques qui, en réalité, n’ont rien mérité pour être adorés. Certaines chansons que nous écoutions, ne sont que de messages qui incitent à la haine et peuvent diviser les populations. L’exemple frappant est celui de cette chanson dans laquelle l’auteur semble insulter l’ethnie Banda : « Kété Banda a yékè da pè ». Qu’est-ce que la population peut tirer comme message de paix dans une telle chanson ?

Ce que ces artistes ignorent, c’est que les chansons qu’ils composent pourraient un de ces quatre matins les mettre devant leurs responsabilités. Car, n’oublions pas que les artistes musiciens rwandais qui ont chanté pour jeter de l’huile sur le feu lors du génocide qui s’est déroulé au Rwanda en 1994, n’étaient pas restés impunis.

Dans la vie, il y a des hauts et des bas, des pauvres et des riches, c’est ce qui fait l’équilibre dans une société et témoigne que Dieu a fait de bonne chose.

Donc, chacun doit rester dans son domaine et jouer son rôle pour le développement et le bien-être de la nation. A bon entendeur salut !

 

Elkas PATCHANGA

 

 

BANGUI, LE : 13/07/2019

AVIS DE VENTE D’UN

VEHICULE

 

L’AMBASSADE DU ROYAUME DU MAROC PORTE A LA CONNAISSANCE DU PUBLIC LA MISE EN VENTE AUX ENCHERES D’UN VEHICULE 4x4 DIESEL, MARQUE NISSAN X-TRAIL MODELE 2009, LE 20 JUILLET 2019 A 12H.OO AU PARKING DE L’AMBASSADE, N° 723, AVENUE DE L’INDEPENDANCE-BANGUI.

 

TOUTE PERSONNE INTERESSEE PAR L’ACQUISITION DE CE VEHICULE EST PRIEE DE PRENDRE CONTACT AVEC LES SERVICES DE L’AMBASSADE AU           N° 75 16 85 02, ET Y DEPOSER SON DOSSIER A CET EFFET, AVANT LE 19/07/2019 A 14h00, DELAI DE RIGUEUR.

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Fin de la formation Certificat Technique ElEmentaire (CTE) dans le domaine de l’Emploi des REseaux Mobiles.

Du 04 mars au 12 juillet, les Forces Armées Centrafricaines (FACA) ont organisé une formation technique élémentaire dans le domaine de l’Emploi des Réseaux Mobiles au profit du personnel spécialiste des transmissions. Supervisée par les conseillers de l’EUTM, cette formation d’une durée de trois mois avait pour but de délivrer une formation qualifiante ( Certificat Technique Elémentaire) aux militaires des FACA, du grade de 1re classe à celui d’adjudant.

Ce stage de formation qui s’est découlé au camp KASSAI au sud-est de Bangui, était encadré par 09 formateurs issus de différents bataillons des forces armées centrafricaines et de la gendarmerie, eux-mêmes formés par l’EUTM lors du certificat technique du premier degré (CT1) dans la même spécialité.

Cette formation a été autant un défi à relever pour les stagiaires que pour les instructeurs confrontés pour la première fois à la transmission de leur savoir et de leurs connaissances techniques. Mais face à des stagiaires motivés et, forts de leur partenariat au quotidien avec les cadres de l’EUTM, ils ont mené à bien leur mission avec dynamisme et professionnalisme.

Mais comme le dit le Lieutenant Xavier, officier Français de l’EUTM spécialisé dans les systèmes de communication, et responsable d’accompagner et conseiller l’encadrement FACA : « les formateurs FACA m’ont impressionné. Ils ont vraiment été à la hauteur. Ils ont fait preuve durant tout ce stage d’une grande patience et se sont montrés pédagogues expliquant et réexpliquant sans relâche, en prenant en compte les difficultés de chacun des stagiaires. ».

La formation s’est terminée le 12 juillet 2019 par une cérémonie au camp KASSAI où 24 stagiaires se sont vus remettre le  « Certificat technique élémentaire-Emploi des réseaux mobiles ». Grâce à cette formation exigeante, les FACA détenteurs du certificat pourront être employé comme opérateur radiotélégraphistes en bataillon ou en unités spécialisées dans le domaine des systèmes d’information et de communication (SIC).

 

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Cameroun/CAN 2019 de football : l’entraIneur virE aprEs une mauvaise performance des Lions indomptables

 

Clarence Seedorf, entraîneur de l'équipe nationale de football du Cameroun, a été limogé mardi à la suite de la performance non-satisfaisante des Lions indomptables à la Coupe d'Afrique des nations de football (CAN) 2019, a annoncé mardi dans un communiqué le président de la Fédération camerounaise de football (FECAFOOT), Seidou Mbombo Njoya.

L'adjoint de M. Seedorf, Patrick Kluivert, est également viré de son poste. Selon le communiqué, le limogeage des deux Néerlandais est motivé par la sortie prématurée des Lions indomptables en 1/8 de finales de la CAN 2019 en Egypte, et ce, après avis des membres du bureau exécutif de la FECAFOOT et du ministre camerounais des Sports.

Le Cameroun, vainqueur de la dernière CAN en 2017, a été battu en 1/8è de finales par le Nigeria 3 buts à 2.

MM. Seedorf et Kluivert on été nommés à la tête de la sélection nationale du Cameroun en août 2018 avec un contrat de quatre ans. Ils avaient pour mission principale de faire de bons résultats à la CAN 2019 que le Cameroun était censé accueillir.

Xinhua

 

 

LA HAUTE REPRESENTANTE / VICE-PRESIDENTE FEDERICA MOGHERINI EN VISITE EN REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE, DANS LE CADRE DE LA MISE EN OEUVRE DE L’ACCORD POLITIQUE DE PAIX ET DE RECONCILIATION

 

 

Dans le cadre de sa tournée dans la région du Sahel et en République centrafricaine , la Haute Représentante / Vice-présidente Federica Mogherini a effectué une visite en République centrafricaine et a rencontré le Président de la République centrafricaine, Faustin Archange Touadéra.

A un moment important pour le processus de paix et de réconciliation en République centrafricaine (RCA), cette rencontre a permis d'évoquer les derniers développements intervenus depuis la signature, le 6 février 2019 à Bangui, de l'Accord de Paix et de Réconciliation entre les autorités centrafricaines et les 14 principaux groupes armés.

La Haute Représentante et le Président Touadéra ont souligné la chance historique que cet Accord offrait pour une sortie de la crise humanitaire, sécuritaire et politique qui continuait d'affecter durement la population du pays. Ils ont évoqué les progrès déjà réalisés dans la mise en œuvre de cet Accord et exprimé leurs préoccupations face aux défis persistants et violations par certains groupes armés de l'Accord.

Par ailleurs, à l'occasion d'une réunion avec le gouvernement présidée par le Président Touadéra, la Haute Représentante a insisté sur la nécessité pour les parties signataires de faire preuve de responsabilité, d'ouverture et de respecter leurs engagements; elle a particulièrement souligné le besoin d'une accélération des processus de vulgarisation de l'Accord, de démobilisation, désarmement, réintégration ainsi que de justice transitionnelle. La Haute Représentante a également encouragé les garants de l'Accord à user de leur autorité pour une application plus ferme de celui-ci. Dans ce cadre, la région et les partenaires internationaux de la RCA tout comme la société civile, les femmes et la jeunesse devaient pleinement jouer leur rôle. La Haute Représentante a rappelé les attentes très fortes de la population en matière de justice et de lutte contre l'impunité, ainsi qu'en matière de sécurité et de retour de l'autorité de l'Etat et des services de bases sur l'ensemble du territoire.

Au-delà de ces priorités, la Haute Représentante et le Président Touadéra sont convenus de la nécessité de poursuivre les réformes de plus long terme engagées notamment dans les domaines de la sécurité et de la justice, du redressement économique, de la gouvernance ou de la décentralisation.

La Haute Représentante et le Président Touadéra ont par ailleurs évoqué l'organisation à venir des élections locales, législatives et présidentielles, reconnaissant l'importance pour la crédibilité du scrutin que le processus électoral se déroule de manière paisible, transparente et inclusive.

Ils ont enfin souligné l'impératif de la coopération régionale, afin de développer le commerce transfrontalier, régler les différends sécuritaires et permettre aux personnes déplacées un retour et une vie en sécurité et dignité.

La Haute Représentante et le Président Touadéra ont fait un déplacement à Bouar, dans l'ouest du pays, pour inaugurer un camp militaire financé par l’UE au profit des forces armées centrafricaines et visiter la nouvelle antenne de la Mission militaire européenne de formation - EUTM RCA, destinée à accompagner la montée en puissance des Forces armées centrafricaines ainsi que des Unités Spéciales Mixtes de Sécurité prévues par l'Accord de paix.

Une réunion avec des femmes leaders centrafricaines permit enfin de rappeler le rôle essentiel de celles-ci dans le processus de paix, de réconciliation et de redressement de la RCA.

La Haute Représentante et le Président Touadéra ont passé en revue la coopération entre l'Union européenne et la RCA, sous une approche intégrée. Ils ont constaté que l'UE reste le partenaire majeur et fiable pour la République centrafricaine, mobilisant l'ensemble de ses instruments sur les plans politique, sécuritaire, humanitaire et de la coopération au développement. Les priorités de l'UE sont alignées sur celle du gouvernement: répondre aux attentes de la population, notamment en matière de sécurité, justice-réconciliation, développement et gouvernance/état de droit, humanitaire. Ainsi, l'engagement de l'UE dans le pays continue de répondre à plusieurs facteurs: à l'intérêt pour une stabilisation durable dans le pays, dans une région où les moyens de l'UE et de ses Etats membres sont déjà fortement engagés; et à la défense de valeurs partagées face aux violations répétées des droits de l'homme par les groupes armés.

L'engagement de l'UE, tout instrument confondu s'élève actuellement à € 910m. Les secteurs prioritaires ciblés sont l’appui à la gouvernance économique et services sociaux notamment éducation et santé; le soutien à la réforme du secteur de la sécurité et la gouvernance démocratique; ainsi que le support à la résilience rurale et à la création d'emploi. L'appui à la société civile complète ces trois secteurs focaux.

En RCA opère également le Fonds fiduciaire Bêkou, seul outil permettant de combler l'écart entre les besoins humanitaires et de développement du pays. Le Fonds sera prolongé jusqu'en décembre 2020. Le Fonds Bêkou bénéficie actuellement d’un budget de € 243m. Le Fonds réalise des projets visant les populations et intervenant majoritairement dans l'arrière-pays: santé, agriculture et développement rural, résilience, cohésion sociale.

Le budget humanitaire de l'UE s’élève en 2019 à € 18.8m et se focalise sur l'assistance alimentaire, l’agriculture, nutrition, santé, éducation, eau, hygiène et assainissement, abris et protection. L'UE finance aussi la coordination et la sécurité de l’action humanitaire ainsi que les services aériens des Nations Unies (UNHAS). En plus, une assistance aux réfugiés centrafricains au Cameroun et au Tchad est fournie.

Cette visite en RCA fut une nouvelle occasion de réaffirmer la solidité du partenariat exceptionnel entre l'UE et la RCA et, pour la Haute Représentante, d'assurer le Président Touadéra du plein soutien de l'UE pour la stabilisation et un développement durables de la RCA. Elle en a profité pour indiquer le renforcement prévu de l'action de l'UE en RCA, entre autres par une augmentation et un prolongement de son Fond Fiduciaire Bêkou en faveur notamment de la santé, de l'agriculture et du développement rural, et en considérant une éventuelle mission civile de soutien aux forces de sécurité intérieure centrafricaines.

More info:  Factsheet RCA

 

 

 

 

 

 

 

 

Editorial du Représentant de la Cour pénale internationale (CPI) en République centrafricaine (RCA) à l’occasion de la journée internationale de la justice pénale internationale

17.07.2019

 

Un grand sage disait dans ce pays : « pas de paix sans justice, pas de justice sans développement». Bien des années plus tard, cette déclaration a été réitérée à la Conférence diplomatique de Rome en 1998 par un autre Sage, Kofi Annan, l’ancien Secrétaire Général de l’ONU. C’est lors de cette conférence que le Statut de Rome, le document qui a créé la Cour pénale internationale, a été adopté par 120 Etats.

 

La République centrafricaine a ratifié le Statut de Rome le 3 Octobre 2001. En ratifiant le Statut de Rome, nos pays se sont maintenant associés à 121 autres pays du monde, dont 33 sont africains, pour rendre la justice aux victimes de crimes et mettre fin à l’impunité dont jouissent ceux qui commettent ces crimes. Et n’oubliez pas, que nous parlons ici des crimes plus graves connus de l’humanité : crimes de guerre, génocide et crimes contre l’humanité. C’est pourquoi notre pays, ensemble avec 121 autre pays du monde sont la consécration de l’idée « d’Humanité contre les crimes. »

 

Assurer que la justice soit rendue pour les victimes de crimes, et mettre fin à l’impunité dont jouissent ceux qui commettent ces crimes, est un travail difficile, complexe, intimidant.

 

Cela nécessite la collaboration des institutions judiciaires nationales, comme les tribunaux nationaux et la CPS, internationales, comme la CPI, ainsi que les mécanismes de justice transitionnelle, comme la commission vérité et réconciliation mise en place par l’accord pour la Paix et la Réconciliation en RCA, signé le 6 février 2019.

 

Il est de la plus haute importance que les institutions nationales et internationales de la justice pénale reçoivent le soutien nécessaire des partenaires internationaux comme par exemple l’Union européenne et les Nations Unies.

Donc, ce n’est pas une coïncidence que l’objectif de développement durable 16, un objectif pour lequel l’ONU et le CPI travaillent ensemble, maboko na maboko (main dans la main), cette année, vise à promouvoir une paix durable en veillant à ce que chacun puisse accéder à la justice - par le biais des institutions de justice efficaces, responsables et ouvertes à tous, comme notamment la CPS et la CPI. Bien que La CPS et La CPI sont des organisations judiciaires indépendantes, elles partagent le même objectif: d’assurer que justice soit faite aux victimes des pires crimes du monde.

 

Les fondements d'une organisation ce sont les personnes qui y travaillent. Une seule personne peut parfois faire la différence. Mais la réalité est qu’une personne ou organisation à elle seule ne peut espérer remporter seule la lutte contre l’impunité. Ceci dit, il demeure, selon le philosophe Edmond Burke, que “personne ne fait plus grand erreur que celui qui ne fait rien parce qu’il ne peut faire beaucoup.”

 

Mais lorsque des institutions s’unissent pour une cause commune, elles font partie d’une communauté. Une communauté de personnes et d'organisations passionnées par la justice et la lutte contre l'impunité. Cette cause commune est la cause de toute l’humanité. Et les 122 États parties au Statut de Rome sont l’incarnation vivante de l’Humanité contre les crimes.

Et quand l'humanité tout entière décide, la fin de l'impunité des auteurs de crimes graves est réalisable.

Les paroles du sage mentionné au début de cet article sont sur le mur d’une école primaire à Bangui. Ce sont les mots du Papa de cette nation, le président Barthelemy Boganda. Ils sont aussi valables aujourd'hui, et peut être plus encore, que le jour où il les a prononcées.

  

Pour toute information complémentaire, veuillez contacter : Gervais Bodagay au 72303416, Gervais.Bodagay@icc-cpi.int.

toutes les Info du Mercredi 03 Juillet 2019

Cm n 2992 du mer 03 juillet 2019

LE COMITE DES SANCTIONS DES NATIONS UNIES EST DANS NOS MURS POUR LA LEVEE TOTALE DU FAMEUX EMBARGO

Les petites intelligences centrafricaines ont demandé l’embargo, sans maîtriser les contours de ce qu’elles demandent. Aujourd’hui, l’embargo devient un goulot d’étranglement du processus de réhabilitation des Forces de Défense et de Sécurité (FDS) du pays. Ceux qui l’ont demandé, sont incapables d’obtenir la levée totale de l’embargo. Ce qui place l’Etat centrafricain dans une posture de faiblesse vis-à-vis des groupes armés qui ne sont nullement concernés par l’embargo, un véritable paradoxe dans l’équation sécuritaire. L’Etat ne peut s’appuyer sur son instrument de souveraineté qu’est l’armée nationale.

 La présente visite du Comité des Sanctions des Nations Unies, espérons-le, est celle de l’espoir pour une levée totale de l’embargo sur les armes, munitions et autres effets de guerre à destination de la RCA. Il est temps de rétablir l’équilibre des forces afin de soutenir le processus de paix, issu de l’Accord de Khartoum. Le cas Sidiki et les 3R prouvent à suffisance que les groupes armés jouent au chat et à la souris avec le gouvernement, alors qu’il y a des massacres de la population civile. La montée en puissance des FACA, leur supériorité en armement contribueront largement à dissuader les bandes de criminels qui écument le pays. Le processus de paix est irréversible. Il faut le consolider  et pour ce faire, l’Etat doit avoir des dents   longues. L’embargo n’a plus sa raison d’être dans la dernière ligne de la restauration de la paix. Les Centrafricains ont tellement et trop souffert qu’ils n’aspirent qu’à la paix et rien que la paix. Les marchands d’illusions, les fauteurs de troubles, les délinquants politiques ne remettront jamais en cause le processus de paix qui est en marche. Ces damnés de la terre veulent pousser Touadéra à la faute afin d’en jouir, c’est peine perdue !

Le gouvernement vient de consolider ses bases à travers le séminaire gouvernemental de trois jours. Chaque ministre, d’où qu’il vient, est un ministre de la République à part entière, n’en déplaise aux croque-morts de l’opposition (E ZINGO BIANI). La RCA est sur les rails de la paix, plus rien ne saurait arrêter cette marche vers la paix. Les chiens aboient, la caravane de la paix passe. Les Centrafricains ne veulent que la paix, toute la paix, rien que la paix, vecteur de développement. C’est pourquoi, les Centrafricains en appellent au Conseil de Sécurité des Nations Unies, au Comité des sanctions, aux grandes puissances, les Etats-Unis, la Russie, la Chine, l’Union Européenne, l’Union Africaine, les Pays des grands lacs, la CEEAC, la CEMAC, l’Angola, le Rwanda, l’Afrique du Sud, le Royaume du Maroc, le Gabon, à les aider à sortir définitivement du cercle infernal de la violence meurtrière.

Le Comité des Sanctions des Nations Unies doit sauver le processus de paix en cours en Centrafrique. L’Accord de Khartoum est la dernière perche pour sortir la RCA de l’horreur. L’embargo est injuste puisqu’il paralyse l’Etat centrafricain qui ne peut exiler son coefficient musculaire. Les groupes armés se croient tout permis et peuvent remettre en cause selon leurs caprices, tous les efforts de restauration de la paix dans le pays. Abdoulaye Miskine et Abdoulaye Hissène veulent briser l’Accord de Khartoum. De tels actes sont inadmissibles et intolérables, au regard de la souffrance de toute la population centrafricaine depuis bientôt six (6) ans sans trêve. Les brebis galeuses seront-elles éternellement caressées, alors qu’elles mettent la vie de la population civile en danger ? De l’impunité zéro dans le domaine de la justice, les garants et les facilitateurs de l’Accord de Khartoum doivent appliquer la tolérance zéro quant à toute violation d’où qu’elle vienne. La levée totale de l’embargo, quant à Centrafric Matin, ne fait plus l’ombre d’un doute. Les FACA doivent monter en puissance sur tous les plans, tant en effectif qu’en armement digne d’une armée nationale. La RCA a une longue frontière avec le Soudan et le Tchad, des pays régulièrement en convulsion. Il est temps d’arrêter les massacres en Centrafrique de manière définitive. Les Centrafricains ont droit à la vie, à la dignité humaine et à l’intégrité physique. Ils ne peuvent être soumis à des traitements inhumains et dégradants au vu et au su de la Communauté internationale.

 

Julien BELA

  

 

 

« E ZINGO BIANI » PERSISTE ET SIGNE :

ARRESTATION DE SIDIKI ABASS ET ALI DARAS,

LIMOGEAGE DE TOUS LES REPRESENTANTS DES GROUPES ARMES DANS LES INSTITUTIONS

Le bras de fer qui oppose les leaders du mouvement Front Uni pour la Défense de la Nation (FUDN), en sango, « E Zingo Biani » au gouvernement, est loin de voir le bout du tunnel. Après leurs trois (3) meetings avortés ou disons-le, empêchés par le gouvernement, ils ont été reçus le lundi 1er juillet 2019 par le Premier ministre, Chef du gouvernement, Firmin Ngrébada au siège du gouvernement.

A l’ouverture de la rencontre, le Premier ministre a prononcé un discours de 15 minutes au cours duquel il n’a pas remis en cause les manifestations dudit mouvement. Il a par ailleurs attiré l’attention des uns et des autres sur la situation sécuritaire précaire de notre pays qui ne permet pas l’organisation de telles manifestations. Car, les ennemis de la République et du peuple centrafricain peuvent s’y infiltrer en commentant des exactions sur la population civile. Ce qui remettra en cause tous les efforts déployés jusque-là pour le retour de la paix et de la sécurité en République Centrafricaine.

Au cours de la rencontre proprement dite, les journalistes n’étaient pas présents pour la couverture médiatique de l’évènement. Mais les leaders de « E Zingo Biani » persistent et signent dans leurs revendications, a en croire le coordonnateur dudit mouvement, Gervais Lakosso. Ils réclament du gouvernement l’arrestation pure et simple d’Ali Daras, leader de l’UPC et de Sidiki Abass, chef charismatique du mouvement 3R (Retour, Réclamation, Réhabilitation). Pour eux, ils estiment que ces deux leaders des groupes armés ont violé l’Accord Politique de Paix pour la Réconciliation (APPR) en RCA. C’est une réalité. Car, après la signature de cet Accord, les combattants de l’UPC d’Ali Daras ont tué plus d’une centaine de civils et incendié des dizaines de maisons d’habitation sur l’axe Zangba-Alindao. D’autres exactions ont été aussi signalées dans les villes de Zangba, Mobaye et nous en passons. Quant à Sidiki, ses éléments ont massacré plus d’une cinquantaine de personnes dans les villages périphériques de la ville de Paoua. Sous la pression du gouvernement, de la Minusca et des garants dudit accord, Sidiki a remis au moins quatre (4) auteurs présumés de ce massacre à la justice centrafricaine. D’autres seront-ils arrêtés et traduits en justice ? Dieu seul le sait. En ce qui concerne Ali Daras, il n’a nullement été inquiété pour les exactions commises par ses poulains sur les paisibles populations de Zangba.

En outre, les leaders du Front Uni pour la Défense de la Nation, qui regroupe certains leaders des partis et associations politiques, des organisations de la société civile, exigent de l’Exécutif le limogeage de tous les représentants des groupes armés qui siègent au gouvernement et dans les institutions de la république. Pour votre gouverne, après la signature dudit Accord à Bangui, le 06 février 2019, un gouvernement inclusif a été formé par le PM Ngrébada. Plusieurs combattants des groupes armés y ont fait leur entrée. Aussi, le Président de la République, Professeur Faustin Archange Touadéra a pris une série de décrets nommant d’autres rebelles à la Présidence de la République, à la Primature, la liste n’est pas exhaustive. En agissant de la sorte, la plateforme politique « E Zingo Biani » a estimé pour sa part que le président Touadéra a violé certaines dispositions de la Constitution centrafricaine qu’il a lui-même promulguée le 30 mars 2016. Ces leaders pensent aussi qu’il est inadmissible que ceux qui ont tué hier, se font appeler Excellence par leurs victimes. De ce fait, ils doivent être limogés. Ces propos ont été tenus par le coordonateur de « E Zingo Biani », sieur Grevais Lakosso.

Alors, nous nous posons les questions suivantes : si les représentants des groupes armés qui siègent au gouvernement et dans les institutions républicaines sont limogés, qu’adviendra-t-il ? N’assisterons-nous pas au regain de violences sur les populations civiles dans les villes de l’arrière-pays ? Nos compatriotes doivent comprendre que la crise centrafricaine est très compliquée. Justement, le PM l’a si bien signifié à ces leaders lors de leur rencontre. Et il ne s’est pas trompé car un expatrié travaillant dans une ONG internationale, lors d’une conférence de presse a dit, nous citons, « Je n’ai jamais vu une crise comme celle de la RCA, depuis plus de dix (10) ans que je travaille dans l’ONG. Elle est vraiment complexe ». Si un étranger affirme que notre crise est très complexe, allez-y comprendre le reste.

La nomination des leaders des groupes armés à des postes de responsabilité dans les institutions étatiques n’est pas la fin du monde. C’est pour la paix et la sécurité en RCA que l’Exécutif centrafricain a agi de la sorte. Les résultats sont là, palpables, viables. En dépit des carnages de Zangba et de Paoua, nous observons une accalmie précaire sur toute l’étendue du territoire national. La paix revient timidement mais sûrement en RCA. C’est dire qu’il y a une avancée significative dans la mise en œuvre de cet accord, même si des dérapages sont constatés ça et là. Donnons encore un peu de temps au gouvernement et aux groupes armés car la mise en œuvre d’un accord est une négociation constante entre les parties signataires. En cinq (5) mois, groupes armés et gouvernement ne peuvent tout faire. C’est pourquoi nous devons patienter un peu plus. Et ce n’est qu’après cette patience que nous les jugerons.

Si le mouvement « E Zingo Biani » exige du gouvernement l’arrestation d’Ali Daras et de Sidiki Abass, ainsi que le limogeage de tous les représentants des groupes armés nommés aux postes des responsabilités, c’est leur liberté d’expression. Ils ont le droit de réagir à toutes les actualités concernant la vie de la nation. Mais, faut-il que leurs réactions ne mettent pas encore de l’huile sur le feu. C’est ce que nous craignons. Comme le PM a dit qu’il va faire part de leurs revendications au président de la République, attendons de voir ce qui pourra advenir dans les jours à venir.

 

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

WALINGBA 1 : LANCEMENT DES ACTIVITES 2019 DE L’ASSOCIATION DES

JEUNES POUR LA PROTECTION DE L’ENVIRONNEMENT

Le quartier Walingba 1, dans le 5ème arrondissement de la ville de Bangui, a vibré au rythme du lancement officiel  des activités 2019 de l’Association des Jeunes pour la Protection de l’Environnement (AJPE). C’était le mardi 2 juillet dernier, de 09 heures 30 minutes à 09 heures 50 minutes. Y ont pris part le chef dudit quartier et les membres de son conseil, le responsable du service technique du Fonds National de l’Environnement (FNE), sans oublier le grand public.

La présentation des dix (10) membres du bureau de l’AJPE est faite par son Secrétaire général, Jordan Bengay, tandis que celle de l’association a été donnée par son Vice-président, Kévin Guinikoali.

Selon ce dernier, «  l’AJPE a été créée le 26 juin 2018 et elle poursuit un but non lucratif. C’est pour promouvoir la paix et le vivre ensemble, lutter contre l’insalubrité et les effets néfastes de changement climatique. L’AJPE travaille avec plusieurs partenaires mais n’a reçu que les appuis matériel et financier du ministère de l’Environnement. Elle a eu à procéder au nettoyage des canaux d’évacuation des eaux de pluie, au ramassage des ordures de ménages. Au jour d’aujourd’hui, l’AJPE a 70 membres, composés des jeunes de deux (2) sexes ».

Pour Gildas Kékenda, responsable du service technique au FNE, «  c’est un projet porté par le jeune président de l’AJPE, Alain Patrick Thianga, et peaufiné ensemble avec l’équipe de notre service technique. Il vous faut donc persévérer et bien travailler pour bénéficier d’autres financements auprès des partenaires ». Quant au chef René Matchipou, « il faut encourager et soutenir de telles bonnes initiatives émanant des jeunes. C’est l’exemple des jeunes de l’AJPE du quartier Walingba 1 dont je les félicite de tout mon cœur. Ne tournez pas le dos à la jeunesse, car elle est l’avenir du pays ».

Précisons qu’il y a eu exposition des râteaux, des pelles, des bottes, des gants et des brouettes, comme matériels de travail de l’AJPE. C’est une initiative patriotique et salutaire que nous apprécions à sa juste valeur. Un bel exemple à copier par les autres jeunes de la RCA.

 

Le Petit YEKOA

 

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30 Juin, 59e anniversaire de l’indEpendance de la RDC : les autoritEs centrafricaines et les missions diplomatiques ont partage ce moment mEmorable avec l’ambassadeur de la rdc

La République démocratique du Congo commémore son 59e anniversaire de l’accession à l’indépendance, le dimanche 30 juin dernier. C’est dans ce contexte que son ambassadeur plénipotentiaire en Centrafrique, Esdras Kambalé Bahékwa a convié les autorités centrafricaines, les missions diplomatiques présentes à Bangui de prendre part à cette festivité.

En effet, nombreuses étaient les personnalités qui ont fait le déplacement pour féliciter le représentant d’un pays ami. On notait la présence du président de la République centrafricaine, professeur Faustin Archange Touadéra, de son chef du gouvernement, Firmin Ngrébada, de la ministre de la Défense, Marie-Noëlle Koyara, les élus du peuple et des officiels. Il convient de signaler que les représentants de toutes les chancelleries étaient présents (Union européenne, Belgique, Chine, Congo-Brazzaville, France, ONU, USA, UA, etc.) à cette festivité ainsi que la forte présence de la communauté congolaise résidente en Centrafrique.

D’entrée de jeu, deux interventions ont ponctué la cérémonie, celle de l’ambassadeur, Esdras Kambalé Bahékwa et celle du porte-parole du gouvernement, Albert Yaloké Mopkèm.

Dans son allocution, l’ambassadeur a souhaité la bienvenue aux autorités qui ont bien voulu prendre part à cette commémoration. Ce dernier a profité de cette occasion pour rappeler les grandes avancées démocratiques qu’a connues son pays lors de la dernière élection du 30 décembre 2018. « Aujourd’hui, la communauté internationale dans son ensemble, aura été témoin d’une passation pacifique du pouvoir à Kinshasa le 24 janvier 2019, entre Joseph Kabila Kabangué et Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, résultant des élections du 30 décembre 2018, consacrant ainsi la première alternative politique en RDC, depuis l’accession de notre pays à l’indépendance, sans effusion de sang... »,  « A l’issue de ces élections, une femme est élue Présidente de l’Assemblée Nationale, une première dans l’histoire de la RDC. », a indiqué l’ambassadeur, Esdras Kambalé Bahékwa. En outre, ce dernier est revenu sur les exploits diplomatiques qu’a réalisés le président Félix Tshisekedi, à travers la réouverture de la Maison Schengen, la reprise des  relations avec l’UE, les USA, la Belgique, le Royaume-Uni, le FMI, etc.

Par ailleurs, le diplomate est revenu sur les liens forts qui unissent la RCA et la RDC. Il a également rappelé la rencontre qui a eu lieu entre les deux chefs d’Etat, ce qui a contribué à cimenter la coopération bilatérale entre les deux pays. Quelques réalisations depuis l’arrivée au pouvoir du président congolais avec son homologue centrafricain, le 15 mars 2019, à savoir la mise en place du projet d’interconnexion des réseaux électriques entre la RCA et la RDC et bien d’autres en phase de discussion ont été élucidés.

Sur la question sécuritaire de la RCA, le diplomate a réaffirmé le soutien de son pays en faveur de l’accord de paix et de la réconciliation en RCA qui a été paraphé à Khartoum le 05 février et signé à Bangui, le 6 février 2019. Et de rappeler que les relations entre les deux pays se portent à « merveilles ».

A son tour, le porte-parole du gouvernement, Albert Yaloké Mopkèm a félicité l’élection de Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo à la tête de la RDC et de réaffirmer la bonne coopération qui existe entre la RCA et la RD-Congo.

Par la suite, les convives ont partagé un cocktail symbolique avant le retrait des officiels. Et c’est dans une ambiance bon enfant, que les festivités de cette journée mémorable des Congolais a pris fin.

Dans la foulée, l’ambassadeur, Esdras Kambalé Bahékwa a bien voulu répondre à quelques questions du quotidien Centrafric Matin.

A la question de connaitre son opinion sur la situation politique en RDC, l’ambassadeur a signalé : « la situation en RDC a changé, depuis le 24 janvier 2019, date qui marque l’investiture de Son Excellence Félix-Antoine Tshisekedi. Il s’est ouvert au monde et de nouvelles relations avec l’Europe et l’Amérique ont été tissées, sans oublier le ballet diplomatique régional avec le Congo-Brazzaville, l’Ouganda, le Rwanda, le Burundi, la Tanzanie, la Zambie, l’Angola, etc. ».

A la question de savoir si la RDC apporte sa pierre à la restauration de la paix en RCA. Le diplomate de dire, « La RDC avait un contingent au sein des forces des Nations Unies et hormis cela, elle fait partie du panel qui a préparé l’accord politique de paix et de réconciliation qui a été signé ici à Bangui le 06 février dernier. La RDC accompagne aujourd’hui la Centrafrique dans la mise en exécution de l’accord. C’est pour dire que nous sommes les pays voisins de la Centrafrique. Nous faisons un effort pour accompagner la Centrafrique, pour encourager son excellence Faustin Archange Touadéra dans sa vision de restauration de la paix dans ce pays. »

En ce qui concerne la marche de l’opposition, il a indiqué, « Il ne faut pas vouloir une chose et son contraire. Nous avons tous voulu une pluralité, un pluralisme politique. Si nous voulons le pluralisme politique, nous devons accepter qu’il y ait une majorité et une opposition, pas une pensée unique, c’est impossible. Ce qui se passe en RDC actuellement, c’est l’expression démocratique de ce que nous avons voulu. »

 

Sinclair ARIES

 

 

 

« JE PARS POUR UNE NOUVELLE POSITION A L’ETAT-MAJOR DE L’EUTM MAIS JE SERAI TOUJOURS LIE A LA RCA », DIXIT LE GENERAL HERMINIO MAIO DE L’EUTM

Au cours de la cérémonie de remise des médailles aux cinquante (50) soldats de l’EUTM-RCA, qui s’est tenue au ministère de la Défense Nationale et de la Reconstruction de l’Armée, ce samedi 29 juin 2019, le général Herminio Maio, commandant de l’EUTM, a  clairement fait savoir, « je pars pour une nouvelle position à l’Etat-major de l’EUTM à Bruxelles mais je serai toujours lié à la RCA ».

Ces propos prouvent à suffisance son attachement à notre pays. Il veut dire par là qu’il aime notre pays et qu’il ne l’oubliera jamais. Mais, un peu plus loin, à la demande du directeur de cabinet du ministre de la Défense, Herminio Maio  de dire, « Nous sommes désormais des ambassadeurs de Centrafrique ». C’est autant dire que le général et les 50 soldats de l’EUTM qui sont arrivés aux termes de leur mandat, vont certainement plaider la cause de la RCA dans leurs pays respectifs, dans les organisations internationales, bref, partout où ils iront. Ils repartent chez eux tout en gardant les souvenirs de la RCA.

Est-ce le cas pour nous, Centrafricains ? Nous ne le pensons pas. Les Centrafricains sont prêts à ternir l’image de leur pays. Les Centrafricains de la diaspora qui, théoriquement et mathématiquement parlant, devraient vanter les mérites de leur pays, mettre en relief les richesses que regorge la RCA, versent dans des propos diffamatoires qui n’ont ni tête ni queue. Ils parlent du mal de leur pays dans les réunions, dans les ambassades et consulats, partout ailleurs. Les dirigeants du pays ne sont pas épargnés. Sur les réseaux sociaux, ils déversent leur venir sur les autorités. Ce qu’on ne doit pas dire en public, ils les étalent au grand jour. Dans ce cas de piètre figure, comment voulez-vous que les dirigeants des pays étrangers ne donnent pas de crédits à nos dignitaires ?

En Afrique de l’Ouest où les ressortissants de ces pays se comptent par milliers dans les pays occidentaux, ils font toujours l’éloge de leurs nations. Ce qui fait que les investisseurs étrangers se bousculent aux portes de ces pays, en créant des entreprises qui embauchent des jeunes diplômés sans emploi. Cette situation réduit le chômage et booste l’économie de ces pays. Est-ce le cas en RCA ?

Au contraire, nous participons activement à la destruction de notre pays, que ce soit les Centrafricains de l’étranger ou ceux qui vivent sur le territoire national. Depuis la chute de l’empereur Bokassa 1er jusqu’au déclenchement de la crise centrafricaine par la Séléka et l’avènement des Anti-Balaka, les Centrafricains ne font qu’enfoncer leur pays dans la boue. A chaque grogne sociale ou manifestation, nous détruisons tout sur notre passage. Les écoles, les hôpitaux, les bâtiments administratifs, bref les édifices publics et privés sont vandalisés, pillés, saccagés, détruits complètement. Et à chaque fois, le président  qui arrive, doit reconstruire ces édifices. Avec cette allure, la RCA peut-elle vraiment prendre son élan économique ?

De loin, nous ne sommes pas liés à notre pays. De près, c’est la même chose. Mais le général Herminio Maio de l’EUTM, en fin de mission en RCA, a affirmé haut et fort qu’il sera toujours lié à la RCA. Alors que c’est nous, Centrafricains, qui devons tenir  de tel langage. Mais hélas, c’est un autre son de cloche qu’on entend des Centrafricains. Où sont passés le patriotisme et le chauvisme ?

L’heure est venue pour que nous soyons toujours liés à notre cher et beau pays, la RCA. C’est un pays qui regorge des richesses du sous-sol. Demandons aux bailleurs de fonds de venir investir dans notre pays et non participer d’une manière ou d’une autre à sa descente en enfer. Le commandant de l’EUTM nous a tracé une ligne, c’est-à-dire que nous devons être lié à notre pays, de près ou de loin. Car depuis Bruxelles, en Belgique, il sera toujours lié à la RCA, comme il l’a si bien dit.

La rédaction de Centrafric Matin souhaite bon retour au général Herminio Maio et aux cinquante (50)  soldats de l’EUTM dans leurs pays respectifs.

 

 Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

 

APPROCHE SCIENTIFIQUE DE LA PARAPSYCHOLOGIE (suite 4) :

PHENOMENES DE DISPARITION/REAPARITION

PHENOMENES DE DISPARITION/REAPPARITION

 

Il y a des phénomènes de disparition / réapparition (D/R) de petits objets. Des bibelots, des statuettes, des crayons, traversaient les murs ou disparaissaient de la pièce où ils étaient, pour réapparaître dans la pièce voisine. Ces téléportations et apports sans la moindre impulsion, sans la moindre résistance, peuvent se justifier en physique quantique, alors que les objets de notre monde visible situés à l’échelle macroscopique, n’auraient pas ces possibilités. Toutefois, dans le cas des phénomènes D/R, il semblerait que certains objets macroscopiques, se comporteraient comme les particules élémentaires à l’échelle quantique. Ils pourraient relever d’un processus que les physiciens connaissent sous le nom « d’effet tunnel ».

Cela suppose évidemment que les lois de la physique quantique se vérifient parfois dans les systèmes macroscopiques à grande échelle. Le Dr Karlis Osis du laboratoire de parapsychologie de l’Université Duke, a pu le constater auprès du thaumaturge Bagavan Sri Sathya Saï Baba, auquel un Congrès fut consacré les 30 et 31 Octobre 1985 à Rome, en présence des délégués de trente-quatre nations.

 

Un grand chercheur américain, Russel Targ, a obtenu des résultats stupéfiants avec Uri Geller et les bandes vidéo qu’il a montrées à ses confrères sont saisissantes. On y voit entre autres, « l’apport » d’une montre, d’une façon indiscutablement paranormale.

 

On a découvert un sujet PK dont le nom est tenu secret, lequel a obtenu à distance des signaux identiques aux émissions acoustiques que produisent certaines dislocations de structures atomiques. Cette expérience doit être comparée avec l’observation du russe Naounov sur Nina Koulagina, dont les mains « génèrent des pulsions acoustiques ».

 

BIO-INFORMATION CONTINGENTE

 

Au cours d’un Congrès national à Nîmes (France), Georges Clauzure, du Comité Directeur de l’Institut Métapsychique International a parlé de « bio-information contingente » (expression que l’on utilise aujourd’hui pour désigner les phénomènes paranormaux spontanés). « Bio-information » est le terme scientifique imaginé par le Dr Redjak, pour remplacer celui de perception extrasensorielle, utilisé aux Etats-Unis par Rhine. C’est parler tout simplement de télépathie et de clairvoyance.

Par contre « contingente » (lat. contingens = qui peut se produire ou non) est un adjectif que Clauzure a introduit en 1975 lors d’un symposium à Genève.

Est contingent ce qui peut arriver ou ne pas arriver, mais qui existe réellement.

Bio-information contingente » est donc l’étude de la parapsychologie dans la vie de tous les jours que la conscience de notre monde des apparences nous cache.

Souvent, dans les occasions de mort violente ou accident, lorsque nous voulons les observer, ils sont déjà évanouis. Seule la traînée de leur passage reste en mémoire. Ceux qui les subissent les laissent passer sans en tirer profit car ils ne savent pas les observer ; d’autre part, ceux qui ont la formation nécessaire, parfois attendent toute une vie un événement qui ne leur vient jamais.

Observé au moment même de son vécu, un phénomène de « sauvage » qu’il était, devient plus « discipliné ». Les résultats acquis permettent, non de réduire les évènements en esclavage, mais de les avoir sous la main, en collaboration. C’est ainsi que des données purent être récoltées dans le monde des affaires, la police, l’armée, l’alimentation, l’archéologie, la préhistoire. Nous assistons ainsi à l’élaboration d’une méthodologie psilogique nouvelle.

ORIENTATION DE LA PARAPSYCHOLOGIE A TRAVERS LE COLLOQUE DE CORDOUE

 

Un important colloque sur Science et Conscience, organisé à Cordoue du 1er au 5 octobre 1979 par Yves Jaigu, directeur de France-Culture, avait porté sur les conséquences théoriques résultant d’expériences en cours et qui suggèrent l’existence d’interactions plus rapides que la lumière et de phénomènes parapsychologiques irréductibles à l’analyse scientifique.

Des physiciens de renom international, tels Fritjof Capra (professeur à l’Université de Berkeley), Harold Puthoff (de l’Institut International de Recherches de Stanford financé par la NASA), David Bohm (professeur au Birbeck College de Londres), Jean-Pierre Vigier (Laboratoire de gravitation de l’Université Pierre et Marie Curie), Olivier Costa de Beauregard, Franco Selleri (professeur de physique à l’université de Bari), ont participé aux débats.

NON SEPARATIVITE ET VITESSE SUPRALUMINEUSE

Les investigations conduites en France par Aspect, à Orsay et aux Etats-Unis par Clausser et Freedman, ont depuis, démontré l’existence de vitesses supralumineuses, confirmé la mécanique quantique et infirmé la causalité d’Einstein (une cause précède toujours son effet).

On a également introduit le concept général de la non-séparativité (théorème énoncé par Bell en 1964). Une action plus rapide que la lumière permettrait à des paires de photons corrélés, de maintenir leur corrélation à distance. Cette action s’étend instantanément à tout l’espace de l’Univers… (Cf. d’Espagnat : Conception de la Physique Contemporaine. Herman, 1965).

(Suite au prochain numéro)

Dossier complet sur les recherches en

 parapsychologie

par le Pr. Francis Dessart,

président d’honneur d’Alpha International

 

 

toutes les Info du Mercredi 26 Juin 2019

Cm n 2986 du mar 25 juin 2020

 

L’ONU RECONNAIT LES EFFORTS DU GOUVERNEMENT POUR LA MISE EN ŒUVRE DE L’ACCORD DE PAIX : LA PLATEFORME « E ZINGO BIANI » DANS LA HONTE ET LA CONFUSION

La communauté internationale s’est investie à fond pour la réussite du dialogue de Khartoum. Le 06 février 2019, un accord de paix et de réconciliation a été signé entre le gouvernement et les groupes armés. Aujourd’hui, la violence a baissé de manière drastique dans presque tout le pays. Ce qui n’arrange pas les ennemis de la paix, notamment la plateforme de l’opposition démocratique « E Zingo Biani » qui verse dans des manipulations pour ses intérêts politiques égoïstes.

« Le gouvernement avance dans la mise en œuvre de l’accord. Mais les groupes armés continuent de tuer, incendier, rançonner, racketter les populations à travers les barrières illégales… », a fait savoir Antonio Guterres, secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies (ONU). La plateforme de l’opposition démocratique « E Zingo Biani » est désormais dans la honte et la confusion et peut se taire. Le peuple centrafricain du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest aspire à la paix, rien que la paix afin de vaquer librement à ses diverses activités quotidiennes. 

Des étrangers savent mieux  faire la lecture de l’évolution de la crise à la place des centrafricains, particulièrement des soi-disant leaders et hommes politiques. C’est le cas patent de la plateforme de l’opposition démocratique « E Zingo Biani », regroupant certains leaders politiques et représentants des organisations de la société civile. C’est la première fois dans l’histoire de la RCA que certains leaders politiques et représentants des organisations de la société civile étalent leur immaturité au grand jour.

La communauté internationale peut rigoler, en écoutant un leader politique dire qu’il ne comprend pas l’accord de Khartoum. Et il est certes bien vrai que « l’ignorance est pire que la mort ». Et pourtant, le gouvernement avec l’appui de ses partenaires financiers mène  des campagnes de sensibilisation à l’endroit de toutes les couches sociales à Bangui et dans l’arrière-pays pour vulgariser le contenu de l’accord. Le Conseil National de la Médiation doit voler au secours de la plateforme de l’opposition démocratique « E Zingo Biani ». Il faut organiser un séminaire d’une semaine à l’endroit des fondateurs de « E Zingo Biani » pour leur expliquer les enjeux de l’accord.

Tout est prévu dans l’accord de Khartoum. Le gouvernement et les groupes armés ont  des obligations et des devoirs à remplir. Pourquoi c’est le gouvernement seul qui avance ? Que doivent faire les garants et les facilitateurs vis-à-vis des groupes armés qui s’entêtent et persistent dans les exactions sur les populations civiles ? Voilà quelques questions qu’un bon leader peut se poser. Malheureusement, les leaders de la plateforme de l’opposition démocratique « E Zingo Biani », voguent au gré du vent ou rament à contre courant de la réalité politico-sécuritaire de leur propre pays.

« E Zingo Biani » est une association des profitosituationnistes, des pêcheurs en eau trouble, bref, des  ennemis de la République et du peuple, qui versent dans des manipulations pour leurs intérêts politiques. La République Centrafricaine ne se limite pas seulement à Bangui. « E Zingo Biani » peut aller à Bambari, Bria, Alindao, Mobaye, Kembe, Bangassou, Obo, Kaga-Bandoro, Bouca, Batangafo, Kabo, Koui, Bocaranga, Paoua… faire des meetings pour donner son point de vue concernant l’accord de Khartoum.

L’Union Européenne, avec l’appui de plusieurs partenaires, consacre un mois entier à la justice en RCA. « La justice joue un rôle fondamental dans le processus de pacification de la RCA et représente une étape indispensable pour permettre au pays et au peuple centrafricain de tourner la page (…). Ce rôle n’est pas remis en cause par l’accord de paix signé à Bangui le 06 février, qui au contraire reconnaît l’impunité comme l’une des causes profondes de la crise », a déclaré Samuela Isopi, ambassadrice et cheffe de la délégation de l’Union Européenne en RCA, lors du lancement du mois européen de la justice. Toute la communauté internationale se mobilise au chevet du peuple centrafricain dans sa lutte contre l’impunité sous toutes ses formes.

« Aujourd’hui plus que jamais, la politique « d’impunité zéro » se traduit par : l’opérationnalisation de la Cour Pénale Spéciale (CPS) qui bénéficie du soutien des partenaires internationaux, le relèvement progressif des juridictions ordinaires, les consultations nationales pour la mise en place de la Commission Vérité, Justice, Réparation et Réconciliation… », a précisé Samuela Isopi et d’ajouter : « il n’y aura pas de paix durable sans la justice. Il n’y aura pas de réconciliation sans justice ». La plateforme « E Zingo Biani » peut se rendre à l’évidence que le gouvernement est en train de se battre pour répondre aux attentes du peuple centrafricain, concernant la justice et la lutte contre l’impunité.

Les géniteurs de l’ex-coalition Séléka s’érigent aujourd’hui en donneurs de leçon. Incroyable, mais pourtant vrai. Pauvre plateforme de l’opposition démocratique « E Zingo Biani ».

Elkas PATCHANGA

 

 

 

LES ACTIONS 9 ET 10 POUR METTRE FIN A L’APATRIDIE

Il s’agit d’adhérer aux conventions des Nations Unies relatives à l’apatridie (action 9) et d’améliorer les données quantitatives et qualitatives sur les populations apatrides (action 10).

Action 9 : adhérer aux conventions des Nations Unies relatives à l’apatridie

La convention de 1954 relative au statut des apatrides et la convention de 1961 sur la réduction des cas d’apatridie sont les principaux traités internationaux  visant à assurer que toute personne possède une nationalité et que les apatrides jouissent d’un ensemble de droits humains fondamentaux.

Les conventions sur l’apatridie ne sont pas isolées, mais complètent un éventail plus large de normes du droit international, en particulier celles contenues dans les traités relatifs aux Droits de l’Homme. La convention de 1954 définit les normes minimum de traitement des apatrides concernant un certain nombre de droits. Ceux-ci incluent, sans limiter, le droit à l’éducation, à un emploi et à un logement.

Il est important de souligner que la convention de 1954 garantit aussi aux apatrides le droit à des pièces d’identité et à des titres de voyage, ainsi qu’à une aide administrative. La convention de 1961 établit un cadre international visant à garantir le droit de toute personne à une nationalité. Elle demande aux Etats de prévoir dans leur loi sur la nationalité, des garanties destinées à prévenir l’apatridie à la naissance et à un stade ultérieur de la vie etc.

Action 10 : améliorer les données quantitatives et qualitatives sur les populations apatrides

 Il est compliqué de mesurer l’apatridie car, les apatrides vivent souvent dans des situations précaires, en marge de la société. Il est fréquent que les apatrides soient non seulement dépourvus de documents, mais aussi ignorés par les autorités et non pris en compte dans les bases de données et les registres administratifs nationaux.

La plupart n’est même pas comptabilisée dans les recensements des populations. Sur 142 recensements nationaux de la population effectués depuis 2005 pour lesquels les Nations Unies possèdent des questionnaires, seuls 112 comportaient une question sur la nationalité, et parmi eux, moins de 25% prévoyaient une option pré-codée où les agents chargés du recensement pouvaient enregistrer  la réponse des personnes se disant apatrides.

Les données quantitatives et l’analyse qualitative qui comportent une évaluation de l’ampleur de la situation en terme de migration et d’étendue géographique. Une analyse des coûts et des répercussions de l’apatridie (y compris en terme de droits civils, politiques, économiques et sociaux) et un aperçu des obstacles aux solutions et du potentiel de solutions, sont essentielles pour que les Etats puissent répondre de manière satisfaisante aux difficultés rencontrées par les apatrides.

Source (Plan d’action Global 2014-2O24 visant à mettre fin à l’apatridie).

Bénistant MBALLA

 

 

QUELLE EST L’ISSUE DE LA MISSION EFFECTUEE PAR LE GOUVERNEMENT, LES FACILITATEURS ET GARANTS DE L’ACCORD DE PAIX DE KHARTOUM A BAMBARI ET BOKOLOBO ?

Du 10 au 11 juin 2019, une mission du gouvernent, des facilitateurs et garants (Union Africaine, Nations Unies et Communauté des Economiques des Etats d’Afrique Centrale), s’était séjournée à Bambari et Bokolobo dans la Ouaka. Le but de cette mission est de s’imprégner de l’état d’avancement de la mise en œuvre de l’Accord Politique de la Paix et de la Réconciliation (APPR) en RCA, du 06 février dernier.

De retour à Bangui, le chef de la délégation de ladite mission, Henri Wanzet Linguissara, ministre de l’Intérieur, chargé de la Sécurité Publique, a bien voulu faire la restitution de la mission effectuée à Bambari et Bokolobo. C’était sur les ondes de la radio Centrafrique, le lundi 24 juin 2019.

Selon le ministre Henri Wanzet Linguissara, « nous félicitons et encourageons les autorités politico-administratives de la Ouaka, pour avoir effectivement mis en place le Comité de la Mise en Œuvre Préfectoral (CMOP) et le Comité Technique de Sécurité (CTS) de l’APPR en RCA. C’est donc une avancée significative pour le retour de la paix et du vivre ensemble dans la Ouaka en particulier, et en RCA en général.

Toutefois, nous notons avec regret, que l’UPC de Ali Darras continue d’ériger des barrières illicites, de détenir illégalement des personnes, de percevoir illégalement des taxes et de procéder à de nouveaux recrutements des combattants. De tels actes constituent des violations graves de l’APPR en RCA.

Fort de ce triste constat, nous avons sommé Ali Darras au strict respect de ses engagements pris dans le cadre de cet Accord de Paix, et surtout de participer positivement au programme DDRR de ses combattants ainsi que leur intégration dans les Unités Mixtes de Sécurité (UMS) en cours ».

Et pour toute réponse, Ali Darras, « nous a promis et rassuré, qu’il convoquera urgemment une grande réunion de l’Etat-major de son mouvement politico-militaire, l’UPC, dans son Quartier Général (QG) de Bokolobo, pour examiner tous les points énumérés ci-haut. Et les résolutions assorties de cette grande réunion seront immédiatement transmises au gouvernement, à l’Union Africaine, aux Nations Unies et à la CEEAC, pour besoin de service ». Mais pour qui se prend Ali Darras de l’UPC ?

A vrai dire, certains groupes armés signataires de l’APPR en RCA, jouent le jeu du chat et de la souris avec le gouvernement, les facilitateurs et garants de l’APPR en RCA. Et tout ceci pour gagner du temps dans sa mise en œuvre effective. En témoignent les agissements et comportements barbares et ignobles des combattants du FDPC de Martin Komtamadji, des 3R de Sidiki Abass et de l’UPC de Ali Darras dans les zones sous leur contrôle. Or, « la paix n’a pas de prix » et nous concerne tous sans exception. « A quoi sert à un homme de gagner le monde entier s’il perd sa vie ? ». C’est la vanité des vanités !

Le Petit YEKOA

 

 

 QUE S’EST-IL PASSE AU VILLAGE LIOTO ENTRE LES COMBATTANTS DE L’UPC ET LES ANTI-BALAKA ?

Selon une source d’information émanant des humanitaires œuvrant dans la Ouaka, il est fait état de ce que, il y a eu d’accrochages violents entre les combattants de l’UPC et les Anti-Balaka, au village Lioto, situé à 60 Km de Grimari. C’était le 20 juin dernier. Ces accrochages violents ont fait six (6) combattants tués mais sans aucune précision donnée. Ce qui a mis le feu aux poudres, est que pour empêcher préalablement les mouvements du « général » autoproclamé des Anti-Balaka, Michel Mandakara et de ses éléments dans la région, les combattants de l’UPC avaient creusé des trous sur la chaussée. C’est ainsi que Michel Mandakara et ses hommes sont tombés dans le piège que les combattants de l’UPC leurs ont tendus. Et les accrochages entre ces deux (2) groupes armés rivaux, ennemis, ont duré plusieurs heures, avant de prendre fin. Toutefois, les Casques Bleus se disent prêts à intervenir si la sécurité de la population serait menacée et mise en danger par les deux (2) belligérants ».

Une information Confirmée par le « général » autoproclamé des Anti-Balaka de la Ouaka, Michel Mandakara en ces termes, « suite aux accrochages violents au village Lioto, des renforts d’éléments de l’UPC à bord de deux (2) véhicules Pick-up en provenance de la ville de Kouango, sont venus appuyer les leurs. La situation sécuritaire à Lioto demeure encore tendue ».

Eu égard à tout ce qui précède, qu’attendent les soldats onusiens de maintien de la paix, basés à Bambari, d’intervenir à Lioto, pour s’interposer entre les combattants de l’UPC et les Anti-Balaka ? Et ce, pour éviter qu’un drame humanitaire ne se reproduise pas ?

Le Petit YEKOA

 

 

 

CENTRAFRIQUE : DES ÉLÉMENTS DE L’ARMÉE NATIONALE FORMÉS SUR LE PROCESSUS DE COMPTABILITÉ ANALYTIQUE ET GÉNÉRALE DE GESTION DES STOCKS DES ARMES ET MUNITIONS CONFORMÉMENT AUX EXIGENCES DU CONSEIL DE SÉCURITÉ DES NATIONS UNIES.

Le but de cette formation dispensée entièrement par des cadres américains est d’inculquer des savoirs et savoir-faire aux stagiaires des FACA dans le domaine du processus d’acquisition, entreposage, réception et inspection, processus de gestion de stock, inventaire, etc.

L’ambassadrice des Etats-Unis près la République centrafricaine, Lyne Tamlyn, a indiqué que ce programme de formation pratique aidera les FACA à devenir une armée d’excellence.

« Les diplômés FACA de nos programmes ont réhabilité au camp un atelier de réparation d'armement petit calibre ; ceux de la plomberie ont réparé une brèche de flottaison du bataillon des sapeurs-pompiers de Bangui, facilitant ainsi le remplissage d’eau dans les camions citernes etc.», a expliqué la diplomate américaine, pour qui les différentes formations offertes par le département d’Etat américain portent déjà fruit.

Le colonel Arcadius Betibangui, représentant la ministre de la Défense et de la Reconstruction de l’armée a quant à lui remercié le département d’Etat américain pour son appui multiforme au profit des FACA.

« Nous avons maintenant au sein de notre armée des compétences dans le domaine de la logistique, qui désormais seront employées dans les zones de défense », a-t-il précisé.

« C’est un sentiment de satisfaction d’avoir participé avec succès à ce programme de formation en logistique, je suis bien outillé pour servir mon armée dans ce domaine en maîtrisant le flux physique », s’est réjoui l’adjudant-chef Mathurin Toula-Ndoumbe, l’un des récipiendaires.

Notons que ce stage s’inscrit dans un projet biennal de formation des FACA sur financement du département d’Etat-Américain à hauteur de 9 millions de dollars où quelques promotions ont déjà été formées.

 

D.W. (facebook)

 

 

Centrafrique : quand la méritocratie cède la place au

recrutement par affinité

 

Le pays de « Zo Kwé Zo » où la méritocratie était le maître mot sous la gestion de père de la République Barthélemy Boganda et du président-empereur Jean Bedel Bokassa, est tombé bas que terre.

En effet, dans notre monde actuel, il existe deux sortes de concept propre aux Centrafricains. Le concept de piston, l’un bien sûr, d’ordre  mécanique au sens propre du mot, qu’on utilise dans les véhicules et autres machines pour faire fonctionner les mécanismes, tandis que le second, celui qui fait très mal à la société, c’est cet autre mauvais « piston » ou « affinité » au sens figuré du terme, un mot répugnant et acerbe s’interprétant par cette intervention nuisible, audacieuse et osée d’une tierce personne qui n’a pas froid aux yeux pour faire bénéficier quelqu’un, au détriment d’un autre et qu’on peut qualifier hélas de piston ou bien de recrutement par « affinité », par connaissance, par lien familial, par lien amical et par des liens claniques. Bref, tous les qualificatifs possibles ayant leur mauvais effet sur la société concernée.

De tels agissements, dans certaines situations plus ou moins graves de maladie, pourrait nuire à l’ordre social et faire beaucoup de mal à autrui, en d’autres termes aux personnes qui n’ont pas le privilège d’avoir des connaissances (baobab)  pouvant les pistonner, ce qui les prive de cette aide « si précieuse, miraculeuse » au niveau de tous les secteurs ayant une relation directe et permanente avec le public, et très particulièrement en milieu de santé, où en principe, tous les malades et patients devraient être égaux devant la loi et bénéficier d’une même prestation et prise en charge sociale ou médicale, d’un même soutien moral et physique si l’on peut interpréter la chose logique de cette façon.

Malheureusement, une telle situation créée par un mauvais comportement incivique et impopulaire de l’intrus sème souvent le désordre, car, gravir les échelons sociaux par affinité est source de frustrations des uns et des autres dans la société centrafricaine actuellement.

On se souviendra, des revendications de l’ex Coalition Séléka qui avait donné les raisons qui les ont poussés à prendre les armes, étant d’ordre social. En effet, ces derniers estimaient qu’ils avaient été mis en marge de la société, parce que leurs régions sont oubliées. Allez-y comprendre !

Une chose est sûre, tant que les élites continueront d’appliquer le concept « affinité ou piston » au détriment de la « méritocratie », l’homme qu’il faut à la place qu’il faut, on aura toujours les effets boules de neige, qui sont : la désobéissance sociale de certains qui se sentent lésés, frustrés, mêmes bafouillés dans leur droit. Et bien sûr les  contestations et désorganisations sociales soutenues par quelques  esprits mauvais, véreux et égoïstes porteront atteinte à la cohésion nationale.

 

Sinclair ARIES

 

 

RCA : le dEclin des bonnes mœurs devient la regle

Le constat est effrayant, il suffit de circuler dans les 8 arrondissements de Bangui pour se rendre compte de la dégradation du tissu social, d’une déviance des mœurs qui frise l’ironie.

En effet, pour nos parents, autrefois, le civisme était de rigueur et s’observait en tout lieu et en toute circonstance au sein de la capitale « Bangui la Coquette », malheureusement, les temps ont changé.

Le constat est le même partout en République centrafricaine. L’individualisme règne en maître absolu des lieux et l’anarchie semble devenir une règle nécessaire, partout en usage. « Bè ni zolâ, achayéba ti lo gué ? », littéralement (occupez-vous de ce qui vous regarde »est l’unique mot d’ordre, qui reste en usage et demeure le plus pratiqué. Rien n’est plus comme ces jours d’antan où tous les Banguissois étaient presque comme des frères.

Eh oui ! A l’époque, les Centrafricains s’entraidaient pour survivre à la misère de l’époque coloniale, se consolaient les uns les autres en cas de détresse, se partageaient le peu de pain et le plus petit des gîtes lors de les  exactions des colons dans les champs de canne à sucre et de caoutchouc, s’accentuaient.

Il est vrai que ces temps sont révolus, mais il convient de le rappeler qu’en ces temps-là, les Centrafricains se respectaient mutuellement et avaient un amour fou de la patrie !

Voilà, après 60 ans d’indépendance, le Banguissois à l’instar des autres citoyens des villes du pays, a fini par perdre totalement ses bonnes manières « comportementales », et seule l’anarchie semble l’animer de jour en jour. Il se caractérise à présent par des gestes si désolants et de très sales habitudes, dont celle de salir là où il couche et se faire beau là où il exerce.

Un tableau sombre

Partout c’est la désolation à travers les moyens de transport public où les personnes âgées s’effondrent souvent par terre, à force de rester debout sans qu’aucun jeune (garçon ou fille) assis (e) n’ose se lever et céder la place avec un large sourire. Dans les administrations et autres organismes publics (ministères et hôpitaux), c’est la catastrophe !

Les Centrafricains sont traités comme des va-nu-pieds, le pauvre citoyen endure un mal difficilement supportable en face d’un accueil qui n’existe d’ailleurs plus. C’est l’enfer administratif que le malheureux administré rencontre de service en service pour une banale affaire.

Quant aux urgences de l’hôpital, il vaudrait mieux se faire accompagner par un personnel de la santé, sinon c’est la longue attente qui attend le citoyen et sa maladie risque de le faire souffrir davantage en attendant son tour et que les « recommandés », les voisins du personnel exerçant, les amis et les amis des amis finissent par se faire soigner ou se consulter pour accéder à son tour après des heures et des heures ...! C’est l’enfer que vivent les Centrafricains dans leur propre pays.

En attendant, les personnes âgées sont effarées face à cette fracture du tissu social où l’incivisme règne en maître absolu. Ces derniers sages de l’ancienne République essaient par tous les moyens d’éveiller les consciences du peuple centrafricain au civisme d’antan, afin d’éviter que notre chère patrie tombe dans l’anarchie.

Alors, que pouvons-nous vraiment dire de nos jours sur l’éducation des citoyens ? Une question que se posent l’ensemble des Centrafricains qui voient impuissants leurs enfants sombrer dans l’incivisme, pour cause, la mauvaise prise en charge de l’éducation, une discipline en perte de vitesse sous l’effet de la négligence des différents régimes qui se sont succédés à la tête du pays. 

Sinclair ARIES

 

 

 

LES EVEQUES S’INQUIETENT DU CLIMAT POLITIQUE NATIONAL

Réunis à Bossangoa du 17 au 24 Juin 2019, en session plénière de la conférence épiscopale centrafricaine (CECA), les évêques, au regard de l’actualité nationale, dans leur message, se sont prononcés ce dimanche 23 juin sur l’évolution du contexte politique qui, selon eux, est délétère et ne favorise pas la construction d’une véritable paix dans le pays.

Beaucoup de signaux ont interpellé les évêques quant au contexte politique. Pour les pères de l’église, chaque régime semble toujours lié à une milice. Ils s’interrogent sur les agissements d’un nouveau groupe des milices appelé « les Requins » qui profèrent des menaces à l’endroit de certains leaders politiques. A en croire les propos de ces pères de l’Eglise, les vrais débats pouvant aider la RCA dans sa marche vers la paix, la réconciliation sont souvent sacrifiés sur l’autel des intérêts égoïstes.

« En faisant une relecture de l’histoire de notre pays, nous constatons que chaque régime politique semble toujours lié à une milice : « Les Abeilles », « Les Karako », « les Balawa », « les Libérateurs », « la Séléka », « les Antibalaka ». Aujourd’hui, pour qui « les requins » roulent-ils ? Comment peut-on laisser un tel mouvement qui prône la violence s’organiser et planifier ses actions ? Autrement dit, à qui profitent les menaces des Requins ? Nous condamnons les menaces formulées par le Mouvement des Requins de Centrafrique dans son communiqué n°011 du 20 juin 2019 voulant faire du terrain de Saint Jacques de Kpèténè «un théâtre d’opération sanglante», ont-ils condamné.

Si d’un côté, ils saluent les efforts accrus du gouvernement sur le plan sécuritaire allant dans le sens de la protection des populations centrafricaines marquée par le redéploiement progressif des FACA, il n’en demeure pas moins que, « après le redéploiement des FACA, tant attendues et ovationnées par les populations, nous notons les mêmes pratiques, œuvres des groupes armés à travers certains de leurs éléments : rackets, barrières, «formalités» et autres actes indignes des forces armées régulières dont le rôle primordial est d’assurer la défense du territoire et la protection des populations civiles », se sont-ils plaints.

L’occasion a aussi permis aux évêques de revenir sur les questions socio-économiques qui inquiètent déjà avec la délivrance des permis miniers par le gouvernement aux compagnies minières qui détruisent l’environnement. « Les contrats signés avec les compagnies étrangères en vue de booster notre économie sont à apprécier. Mais force est de constater que ces sociétés exploitent de façon anarchique les ressources de notre pays sans aucune retombée positive pour les populations locales. Cette pratique met à mal la vie des populations riveraines, l’écologie et la biodiversité en un mot l’écosystème en Centrafrique. Tels sont les cas des fleuves tels l’Ouham, la Kadeï, la Mambéré, la Sangha et la forêt de la Lobaye ».

Ils n’ont pas aussi manqué de rappeler aux autorités leur devoir de garantir le droit de manifestation à tous comme le prévoit la Constitution du pays, tel fut le cas de l’interdiction de la tenue du meeting de la plateforme E ZINGO BIANI ces derniers temps à Bangui.

« Nous rappelons que la démocratie est effective quand elle est le fruit de la participation de tous par le jeu de la libre manifestation des idées. Nous exhortons donc le Gouvernement à garantir à tous la liberté d’expression et de manifestations pacifiques », ont-ils conclu.

Contacté par RJDH, le ministre de la communication et porte-parole du gouvernement, promet une réponse aux accusations des évêques dans les heures qui suivent.

RJDH

 

CENTRAFRIQUE : DES FORCES SPECIALES DE L’ARMEE NATIONALE DÉSORMAIS PRÊTES À VAINCRE PAR LE COMBAT POUR PROTÉGER DES CIVILS

La volonté politique du Président est en train de répondre effectivement aux attentes de la nation centrafricaine en matière de sécurité.

Dès son accession à la magistrature suprême de l'Etat, le Président Touadera a procédé à l'état des lieux et généraux des forces de défenses et de sécurité.

Cette action lui a permis de faire les états des lieux et généraux des forces de défense et de sécurité nationale par la vérification du fichier, le contrôle physique et des kits (armes, munitions, véhicules et autres…) ayant permis de créer une base des données des forces de défenses et de sécurité, enregistrée dans le document du secret de défense nationale.

Dans le besoin de faire face à des attaques spontanées souvent perpétrées par des hommes armés contre les villages ciblant des civils auxquelles le pays a enregistré de multiples cas, le Président Touadera a procédé d’urgence à la création d’un corps d’élite de l'armée nationale, doté d’équipements idoines, jouissant des conditions aisées et efficaces d’opérationnalités, constitué des argyraspides, recrutés sur la base de bonne moralité (civique et scolaire) au sein de l’armée nationale. Ce seul corps devra être présent partout pour appuyer les bataillons d'infanterie territoriale et autres en groupe de combat de 25 à 30 Hommes armés jusqu'aux dents, aptes, preux, amphibies et capables de manier tout équipement létal.

D.W. (facebook)

 

 

APPROCHE SCIENTIFIQUE DE LA PARAPSYCHOLOGIE : LA RECHERCHES EN LABORATOIRE SUR LA TELEPATHIE ET LA PSYCHOKINESE (suite 2)

 

Télépathie et clairvoyance agissent souvent conjointement et la difficulté de départager leurs zones d’action contraint de les ranger sous le couvert de perception extrasensorielle générale (P.E.S.G.) pour faire prévaloir un signe francophone.

A cet égard il faut citer la longue série d’expériences entre Bordeaux et Paris, dès 1968, par le Dr Barry et le docteur ès sciences René Dufour, ancien vice-président de l’Institut Métapsychique International, avec Madame Mairie demeurant à Maison-Laffitte, un remarquable sujet métagnome (médiumnique ou sensitif) auquel était transmise par la pensée, l’image de différents objets qu’elle reproduisait avec une grande exactitude.

Le Dr Barry a aussi montré avec Douglas Dean, ancien Président de la Société de Parapsychologie des USA, dans le laboratoire de Rhine, ainsi que dans son propre laboratoire de Bordeaux, l’existence d’un lien télépathique entre deux individus, agent et récepteur, séparés par de courtes et de grandes distances en utilisant le pléthysmographe qui permet de noter les variations du volume sanguin du récepteur lorsque l’impact informationnel le frappe.

Il a été démontré ainsi une fois de plus que la distance n’entre pas en jeu et que l’information était transmise, même si l’agent et le récepteur étaient enfermés dans des cages de Faraday.

Des chercheurs de plus en plus nombreux obtiennent des résultats en télékinésie ou mouvement des objets sans contact physique, mais soumis à l’influence de la pensée…

Différentes méthodes et notamment celle du tube scellé, la meilleure de toutes, parce qu’elle donne les résultats les plus indiscutables, ont permis au professeur John Taylor et au physicien Eduardo Ralanovski de contrôler le pliage paranormal des métaux.

Le Pr Hasted a fait part de ses travaux sur la torsion psychique des métaux lors du centenaire de la Société de Recherche Psychique de Londres (S.P.R.) qui s’est déroulé en août 1982, dans le cadre du Trinity College de Cambridge, avec le concours de l’Association Parapsychologique américaine qui a réuni trois cents participants parmi lesquels des chercheurs de notoriété mondiale.

En utilisant le phénomène de piézo-électricité pour la mesure des micro pressions psycho-kinésique, le Pr Hasted a constaté que 5% de sujets adultes possédaient la faculté de pliage des métaux.

 

URI GELLER ET JEAN-PIERRE GIRARD

 

Après la prestation d’Uri Geller à la télévision britannique, il y a quelques années, des centaines d’enfants ont affirmé qu’ils détenaient les mêmes pouvoirs.

Le Pr Hasted travailla avec une douzaine d’enfants (entre huit et quinze ans) qu’il a pu sélectionner en rendant visite aux familles qui l’ont contacté. Il leur proposa de faire un essai avec la jauge de contrainte qui, reliée à un amplificateur, permet de suivre de près l’évolution du métal lors de sa déformation. Même si les signaux sont faibles, cette première tentative est encourageante et certains obtiennent des téléportations d’objets familiers ou des torsions impressionnantes à condition qu’on laisse « caresser » le métal. L’enfant doit être motivé et il ne faut pas hésiter à le complimenter.

Jean-Pierre Girard, directeur commercial d’un département de pharmacie, peut transmettre son aptitude à plier les métaux à d’autres personnes. Il a été découvert par le physicien Wolkowski, cofondateur avec le regretté Pr Delpech,

de l’Institut de Paraphysique ; pour mettre à l’épreuve son pouvoir psychokinétique, on lui a soumis une barre formée d’un alliage aluminium-magnésium-cuivre utilisé pour le Concorde (qu’il est impossible de fléchir par la force musculaire des mains). Jean-Pierre Girard, sans même toucher la barre et sous contrôle d’un collaborateur du Pr Hans Bender et la présence d’un prestidigitateur, infléchit la barre par rapport au tracé d’une ligne droite.

(Suite au prochain numéro)

 Dossier complet sur les recherches en  parapsychologie

par le Pr. Francis Dessart, président d’honneur d’Alpha International

 

 

QUAND LES LIONS INDOMPTABLES du cameroun REFUSAIENT D’EMBARQUER POUR L’ÉGYPTE : une prime de performance de 5 millions fcfa net a percevoir, pour le 1er match qui sera remporte

A moins d'une semaine de son premier match, l'équipe camerounaise et le ministère des Sports ont négocié ferme autour du montant de la prime individuelle de participation à la phase finale de la CAN, repoussant au 21 juin le départ des footballeurs pour l'Égypte, initialement prévu la veille.

Après des stages à Madrid (Espagne) et Doha (Qatar), les Lions indomptables étaient de retour au Cameroun pour saluer leurs supporters. Et pour discuter, menaces de grève à l’appui, du montant de la prime individuelle de participation à la phase finale de la CAN. Une réunion s’est tenue dans la nuit du 20 au 21 juin au cabinet du ministre des Sports, Narcisse Mouelle Kombi. Celui-ci était entouré de plusieurs joueurs dont Carlos Kameni, Eric-Maxim Choupo-Moting et Fabrice Ondoa, du président de la fédération, Seidou Mbombo Njoya ou encore de Clarence Seedorf, le sélectionneur néerlandais.

Le gouvernement proposait 20 millions de FCFA (30 500 euros), les joueurs voulaient le double. Mais les internationaux, qui ont décidé de décliner la dernière proposition qui leur a été faite, (5 millions de francs CFA), ont cependant décidé de mettre fin aux négociations et de monter dans leur avion pour rejoindre l’Égypte.

Crises récurrentes

Mais ceux-ci n’ont pas hésité à adresser une lettre aux médias, où ils ont pris soin de détailler tous les petits (ou gros) soucis rencontrés depuis le début de la préparation. Ils ont ainsi précisé que certains d’entre eux ont payé de leur poche, en totalité ou en partie, les billets d’avion pour rejoindre Madrid, que les primes prévues lors des stages n’avaient pas été payées, où encore que celles de TOP Sponsor tombent de manière très irrégulière.

Ce n’est pas la première crise qui oppose ainsi joueurs et administration camerounaise. À l’issue d’une de ces périodes de tension, un décret du président de la République, daté du 26 septembre 2014, imposait d’arrêter le montant des primes trois mois avant le coup d’envoi d’une CAN. Les Lions, dans leur courrier aux médias, déplorent que ce décret n’ait pas été appliqué pour la CAN 2019.

En revanche, les Camerounais n’encourent aucune sanction de la Confédération africaine de football (CAF) du fait de leur arrivée retardée en Égypte. « Le règlement stipule que les sélections sont tenues d’arriver au plus tôt cinq jours avant leur premier match », a expliqué à Jeune Afrique Constant Omari, le vice-président de l’instance. Or, celui des Lions indomptables contre la Guinée-Bissau est programmé au 25 juin.

 

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CAN 2019: le Camerounais Joël Tagueu forfait en raison d'une anomalie cardiaque

Les Lions indomptables ne seront que 22 à participer à cette Coupe d'Afrique des nations en Égypte. Ce lundi 24 juin, à la veille du premier match du Cameroun face à la Guinée-Bissau (groupe F), la Fédération camerounaise de football (Fecafoot) indique que le médecin de la sélection « a détecté chez l'attaquant Joël Tagueu (...) une anomalie d'implantation d'une artère coronaire, avec un risque avéré de mort subite ». Un problème cardiaque qui pousse le sélectionneur Clarence Seedorf à « ne pas faire prendre de risque au joueur », qui ne jouera donc pas cette CAN. Le Cameroun n’oublie pas le drame qui a emporté Marc-Vivien Foé il y a seize ans, quasiment jour pour jour. Joël Tagueu, joueur du CS Maritimo (Portugal) et âgé de 25 ans, doit quitter le groupe des Lions indomptables. La Fecafoot « s'associe à la vive émotion qui a étreint la tanière au moment de l'annonce de la mauvaise nouvelle », soutient Joël Tagueu et souhaite le voir « très rapidement entamer le processus médical de correction de l'anomalie détectée fort heureusement à temps ».

 

Jeune Afrique

toutes les Info du Lundi 25 Juin 2019

 

Cm n 2986 du mar 25 juin 2019

UNE OPPOSITION LAMENTABLE, EN PERTE DE VITESSE : LA MARCHE DE L’ACCORD DE KHARTOUM EST IRREVERSIBLE, N’EN DEPLAISE AUX BREBIS GALEUSES

Les êtres humains naissent tout mignon, un bébé. Le bébé doit évoluer biologiquement pour  atteindre la station assise. Ensuite, il tente de se mouvoir, chercher à ramper. Puis la station de bout, afin de faire un pas, il tombe, se relève, et ainsi de suite. Enfin, il marche et peut grandir. Nulle personne au monde ne naît champion du monde, c’est un exercice, un effort sur soi de dépassement, pour atteindre le haut niveau. Un processus est évolutif de manière graduelle. C’est le mal centrafricain. Le centrafricain aime se tourner vers le mal, la destruction, le bain de sang. Le centrafricain est prêt à sacrifier son pays, malgré les efforts de la communauté internationale, des partenaires au développement.

« E Zingo Biani » ne comprend pas encore que sa logique est suicidaire. Comment des leaders politiques peuvent-ils soutenir les massacres, les carnages, les destructions des groupes armés ? Et à quel dessein ? Des ignorants, des incultes, des tarés de cet acabit peuvent-ils prétendre gouverner un pays, fut-il la RCA ? Le diable est un esprit maléfique. Il utilise la capacité d’un être humain pour nuire aux êtres humains. C’est pourquoi le mal, la violence s’étendent comme une trainée de poudre en Afrique, RCA, Mali, Burkina Faso, Niger, RD Congo, Nigéria et bien d’autres pays. « E Zingo Biani » mérite une prière de délivrance afin de désatomiser ce groupe. « E Zingo Biani » est possédé par les démons du mal, de l’enfer. Ces prophètes de malheur, ces oiseaux de mauvais augure, tire la RCA vers le bas, en enfer.

A un an et quelques mois des élections, des leaders de partis politiques pêchent en eau trouble. Les marchands d’illusions prennent leur haine personnelle, leur rancœur, leur hypocrisie légendaire pour un projet de société à proposer aux centrafricains lors des échéances électorales ? L’apparence est véritablement trompeuse, car tout ce qui  brille n’est pas de l’or. Les hommes politiques doivent céder la place à une génération consciente, nationaliste, lucide et éclairée. Les opportunistes, les profiteurs, les marchands d’illusions, les déchets politiques ont assez terni l’image de la RCA. Les étrangers se comportent comme de vrais centrafricains et les Centrafricains traitent leur pays comme des étrangers. C’est l’éternel paradoxe qui plombe toute action d’émancipation politique et de développement économique du pays. La politique en RCA n’a pas d’éthique, encore moins, de raison et de bon sens. Les Centrafricains, notamment la classe politique, sont sans scrupule. Le centrafricain est l’alpha et l’oméga de sa propre destruction, de sa misère. S’opposer à un processus de paix si cher à cinq millions de Centrafricains, « E Zingo Biani » seul en est capable, car spécialiste des farces de mauvais goût.

« E Zingo Biani » veut ramener la RCA dans le bain de sang, malgré les efforts du gouvernement, des groupes armés et de la Communauté internationale. Beaucoup de ces leaders politiques  sulfureux, sont ce qu’ils sont grâce à la coalition Séléka. Peut-on détruire ce que la Minusca et le gouvernement sont entrain de construire et en même temps, solliciter le concours de la Minusca pour des actions subversives, des actions de déstabilisation de l’Accord de Khartoum ? « E Zingo Biani », n’a pas le monopole du désordre et de la violence, encore moins de la désobéissance civile. Le respect des principes démocratiques est interprété par l’opposition comme un signe de faiblesse. L’opposition pousse le gouvernement à l’usage de la force. La manifestation des gilets jaunes en France a donné lieu à des casses. Les forces de l’ordre sont allées à la charge. Des journalistes sont brutalisés par les forces de l’ordre que par les gilets jaunes. Les gilets jaunes ont enregistré des victimes qui ont perdu un œil, un bras, des blessures, bref des dégâts corporels. La France n’en demeure pas moins un Etat démocratique. Des gilets jaunes sont traduits en justice pour répondre de leurs actes.

Faut-il laisser libre-cours à des charlatans politiques afin de déstabiliser la démocratie et la paix, chèrement acquises ? Nous avons affaire à des agitateurs, des semeurs de troubles, des brebis galeuses, des marchands d’illusions, qui n’ont rien d’un homme politique réel. Des gens acculés par la famine, endettés jusqu’au cou et qui tirent le diable par la queue. Ils sont dépourvus de tout argument quant aux prochaines échéances électorales. Il faut rembourser les dettes des élections de 2015-2016, avant de contracter d’autres dettes. L’opposition est aux abois et atteinte de rage de destruction, sans en mesurer les conséquences sur le pays. 

Qui peut jeter son argent par la fenêtre, pour soutenir une telle opposition, plus nécessiteuse que des indigents. Des gens qui broient du noir à longueur de journée, de la semaine et des mois ? Une opposition incapable de discerner la souffrance du peuple, n’en est pas une. La haine, la jalousie, les rancœurs, la méchanceté, ne peuvent construire ni la paix, ni la cohésion sociale et nationale, encore moins le vivre ensemble. Les Centrafricains ont trop souffert, de grâce, « E Zingo Biani » doit avoir pitié des hommes et des femmes qui vivent en exil, sont sur les sites des déplacés, soit dans la précarité absolue, dépourvus de tout.

Julien BELA

 

 

02 ans après l’opérationnalisation de la CPS : où en sommes-nous ?

Créée le 03 juin 2015 par la Loi n° 15-003 pour traduire devant la justice spéciale tous les auteurs de crime grave à l’endroit des  populations civiles, la Cour Pénale Spéciale (CPS) est devenue véritablement opérationnelle qu’au  lendemain de l’adoption par l’Assemblée Nationale le 22 mai 2018, du Règlement de la Procédure et de Preuve (RPP) de la Loi n° 18-010 du 2 juillet 2018. En outre, le 22 octobre 2018, date de démarrage des activités à travers le règlement intérieur qui fixe les règles de fonctionnement interne de la Cour (adopté par les magistrats lors de la session inaugurale).

En effet, la CPS est le fruit des différents appels des Centrafricains à une justice capable de juger les auteurs de crimes de Guerre, de Génocide et de crime contre l’humanité. C’est ainsi que les partenaires bilatéraux de la RCA en commun accord avec le gouvernement centrafricain ont pu mettre en place cette Cour, qui a une juridiction territoriale.

Les réalisations de la CPS 

En ce qui concerne les réalisations (administratives, Infrastructures et la Sécurisation) de la Cour.

Administratives (voir tableau ci-dessous) :

Il convient de rappeler que ces effectifs globaux font état du personnel recrutés ou en cours de recrutement pour le bon fonctionnement de la CPS.

 Infrastructures

La CPS à travers ses partenaires s’est engagée à la réhabilitation de différentes infrastructures du pays, tombées en ruines.

Par ailleurs, parmi ces réfections, la CPS a lancé en juillet 2018 la réhabilitation du Tribunal de Grande Instance de Bangui et la construction d’un nouveau bâtiment R+2, qui servira très prochainement de siège.

 La Sécurisation

Aujourd’hui, le défi sécuritaire est réel et la CPS se doit d’assurer la protection de son personnel, de toutes les victimes et témoins. Pour cela, la Minusca va travailler conjointement avec la Cour afin d’assurer la protection de tous les acteurs qui sont au cœur du mécanisme de ladite institution.

Les mécanismes d’enquêtes et activités judiciaires de la CPS

A ce jour, les différentes étapes qui aboutissent à un procès devant la CPS doivent prendre en compte :

- les poursuites (dépôt de plainte directement au  Procureur Spécial)

- l’instruction (la Chambre d’instruction se saisit du dossier par voie de réquisitoire du Procureur Spécial ou bien la constitution en partie civile pour la plainte afin de bénéficier d’une réparation en cas de condamnation de l’accusé)

Les procès en assises (les procès sont soumis aux règles de procédure des cours criminelles centrafricaines, mais telles précisées par le Règlement de Procédure et de Preuve (RPP) relative au règlement intérieur de la CPS.)

Et enfin, les voies de recours (faire appel du jugement).

Rappelons que depuis la création de la CPS, 47 enquêtes ont été ouvertes et enregistrées en tant qu’incidents criminels en République centrafricaine. Parmi ces 47 incidents ; 22 ont été listés comme étant des cas prioritaires par la CPS.

Sur les 22 incidents, 04 enquêtes en préliminaire, 02 sont en cours d’analyse au niveau du Parquet.

40 plaintes pour violences sexuelles liées au conflit sont en auto saisine par la CPS.

 Dessaisissement des juridictions de droit commun :

31 dossiers en droit commun ; 03 en dessaisissement au profit de la CPS. Ces 03 dossiers sont à la saisine par la Chambre d’instruction.

Cependant, à ce jour, 27 plaintes font l’objet d’une analyse préliminaire au niveau du Parquet de la CPS.

Une chose est sûre, la CPS n’est plus une chimère, mais un outil efficace contre les violations graves de droit de l’homme à l’encontre des populations civiles.

(A suivre…)

 

Sinclair ARIES

 

 

MOUSTAPHA DEMBA DENONCE LA MAFIA AU SOMMET D’ECOBANK DE LA LEGION ETRANGERE

Le nouveau directeur général d’Ecobank Centrafrique, le congolais Pendi, avait déclenché une véritable chasse aux sorcières, contre les cadres centrafricains occupant les postes clé. Didace Sabone, ne nous démentira pas ainsi que tant d’autres, sans compter ceux qui sont mis dans les couloirs. En plus du DG, un congolais, par des micmacs, c’est un sénégalais chassé manu-militari d’Ecobank, en Guinée Equatoriale, qui est parachuté en RCA comme Chef des opérations à Ecobank Centrafrique. Ecobank RCA est totalement entre les mains d’une légion étrangère. Les Centrafricains compétents et vigilants, ceux-là qui ont tenu la banque pendant les pires et sombres moments de la crise, sont tous licenciés pour des raisons montées de toutes pièces. Ils ont gagné les procès, des véhicules dont celui du DG et d’autres de la banque, ont été saisis et vendus.

Moustapha Démba n’est pas un cadre d’Ecobank. Le Chef des opérations à Ecobank lui a fait appel, en tant que compatriote sénégalais, pour utiliser son identité afin de couvrir ses transactions mafieuse, contre une modique rétribution. Malheureusement, le chef des opérations à Ecobank n’est pas un homme de parole. Moustapha Démba est trempé dans toutes les sauces mafieuses, sans recevoir la contrepartie. « Pour la Direction générale, il manipule tous les dossiers car c’est lui qui nous a informé à 200 villa chez le consul, du BLAME que la COBAC a infligé au Directeur Général et son adjoint » dixit Moustapha Démba. « BURVAL » est un business du Directeur général sur le dos d’Ecobank Centrafrique, une mafia pure dénoncée par Moustapha Démba.

 « …Vous avez fait perdre à la banque 236.000.000F CFA par votre comportement qui en a parlé ? …Lui, si rien ne marche ici, il va retourner dans sa filiale si on veut fermer Ecobank RCA, ce n’est pas son problème, il est là pour préparer sa retraite et non pour te laisser seul faire ton business avec BURVAL en lui octroyant des marchés sans appels d’Offre, sans concurrence, etc… », dixit Moustapha Démba. Peut-on introduire une secte au sein d’une banque ? De quelle secte s’agit-il ? C’est la secte qui couvre les bavures du DG Pendi par des pratiques mystiques ? Que dit le ministre des Finances de ce grand déballage de Moustapha Démba à Ecobank ? Le ministre des finances est la première autorité monétaire du pays, pourquoi Ecobank RCA est-elle gérée comme l’antichambre d’un sorcier. Cobac a sanctionné le DG d’Ecobank RCA, le ministre des finances a-t-il demandé des comptes ? Le chef des opérations menace de dénoncer l’entreprise BURVAL, un business du DG. Où allons-nous ? Pire encore, le DG abandonne sur le carreau une mission venue du Groupe Ecobank, pour aller chez lui, au Congo. « Il n’y a pas plus grand voleur que GNINGUE dans votre banque », a affirmé Moustapha Démba. Sylvain Pendi envoie une correspondance à Moustapha Démba en date du lundi 17 juin 2019 , l’invitant à le rencontrer dans son bureau le 18/06/2019, à 12 heures.

« Demander à Ecobank Sénégal de mettre à votre disposition son compte du Sénégal (Abdoulaye GNINGUE) pourquoi autant de mouvement dessus en provenance de Bangui ? », s’interroge Moustapha Démba qui est l’homme à tout faire de Abdoulaye GNINGUE, le sulfureux chef des opérations d’Ecobank. Le DG Sylvain Pendi fait son business, moi aussi je fais le mien. Qui pourra  dénoncer qui ? Heureusement que Moustapha Démba n’est pas un personnel de la banque, mais son disque dur cérébral a tout enregistré, tant sur Abdoulaye GNINGUE, son intime, que sur le business du DG Sylvain Pendi. Le ministre des finances doit sévir pour sauver Ecobank RCA du naufrage. Les cadres centrafricains sont traités comme du bétail dans leur propre pays, détrônés de tous les postes sensibles. Le contrôle interne tourne les pouces, marginalisé par la hiérarchie. La légion étrangère a ainsi les mains libres pour faire son business, manipuler les documents, tromper les autorités centrafricaines, trop naïves. Même une secte est introduite au sein de la Banque. Dans quel pays au monde peut-on tolérer cette pratique dans un service public, qui se veut de qualité ? Le premier ministre et le ministre des finances doivent se soucier de la Banque Ecobank RCA. Nous n’avons que quatre banques, si Ecobank s’écroule, que deviendra le pays ? Pourquoi les cadres nationaux sont limogés au vu et au su des autorités du pays sans aucune réaction ? La légion étrangère trouve là une aubaine pour s’enrichir sans scrupule, sans vergogne. Que diront les actionnaires d’Ecobank et de surcroît, l’Etat centrafricain qui est l’actionnaire principal et alors ? Le ministre des finances, première autorité monétaire du pays, doit faire un grand nettoyage à Ecobank RCA.   (Affaire à suivre)

 Julien BELA

 

 

LE NOUVEAU  PATRON DE LA MINUSCA, MANKEUR NDIAYE DRESSE LE BILAN SOMBRE ET MITIGE DE LA MISE EN ŒUVRE DE L’ACCORD PAR LES GROUPES ARMES : SERA-T-IL ENTENDU ?

«C’est seulement le gouvernement qui avance dans l’application de l’accord de Khartoum. Les groupes armés ne respectent pas leurs engagements concernant la mise en œuvre dudit accord… », lit-on sur le site internet de la Radio France Internationale (RFI). Propos tenu par sieur Mankeur Ndiaye, le nouveau patron de la Minusca, dans un rapport qu’il a envoyé au secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies (ONU), Antonio Guterres. 

C’est pour la première fois qu’un patron de la mission onusienne en Centrafrique envoie un rapport fiable au SG de l’ONU pour éclairer la lanterne de la communauté internationale sur la situation sécuritaire de la République Centrafricaine. « Nous travaillons pour que l’accord de Khartoum soit le dernier », a affirmé Mankeur Ndiaye. Et cela se confirme par son message qu’il vient d’envoyer au Secrétaire général de l’ONU.

 Mankeur Ndiaye marque la différence avec son prédécesseur, Parfait Onanga-Anyanga, le documentaliste des crimes et exactions commis par les groupes armés. Pendant que les milices armées tuaient, massacraient, violaient, pillaient et incendiaient, Parfait Onanga-Anyanga n’a jamais envoyé un  rapport fiable au SG de l’ONU sur ces graves violations des Droits de l’Homme et du droit international humanitaire. Si la justice existe dans ce monde, Onanga-Anyanga devrait être poursuivi devant la Cour Pénale Internationale (CPI) pour complicité des crimes contre l’humanité et crimes de guerre commis en RCA.

Revenons à nos moutons, c’est-à-dire aux signataires de l’accord dit de paix et de réconciliation, ainsi qu’aux garants et facilitateurs. Toutes les parties prenantes au dialogue de Khartoum ont des obligations et des devoirs, conformément à ce qui est prévu dans l’accord signé le 06 février dernier à Bangui. Mais nous nous rendons compte que c’est seulement  le gouvernement qui respecte ses engagements, concernant la mise en applications de l’accord.  C’est ce que Mankeur Ndiaye vient de confirmer à Antonio Guterres, secrétaire général de l’ONU.

Pour étayer nos propos, au lendemain de la diffusion de la liste des membres du gouvernement Ngrebada 1, des voix se sont levées au sein des groupes armés qualifiant ce gouvernement « d’exclusif », c’est-à-dire en violation de l’article 21 de l’accord qui exige la mise en place d’un gouvernement « d’Union Nationale » ou « inclusif ». Immédiatement, une réunion d’urgence a été convoquée au siège de l’Union Africaine à Addis-Abeba, capitale Ethiopienne pour trouver un point d’entente à ce compromis.

De retour à Bangui, un gouvernement d’Union Nationale a été mis en place, ouvrant grandement la porte aux groupes armés. Certains leaders ou représentants des milices armées sont nommés aujourd’hui conseillers à la Présidence de la République, à la Primature. D’autres sont nommés au sein des institutions de l’Etat. Les quatorze groupes armés font désormais partis des dirigeants du pays.

Qu’à cela ne tienne, le gouvernement se bat avec l’appui des partenaires pour mettre en place le comité mixte de sécurité qui regroupera les Forces de Sécurité Intérieure, les groupes armés et les forces de la Minusca. En outre, le gouvernement vient de lancer les Consultations Populaires à la Base, dans le but de mettre en  place la Commission Vérité, Justice, Réparation et Réconciliation (CVJRR). Tout ce que les autorités du pays cherchent, c’est de tenir à leurs engagements pour favoriser le retour de la paix, de la cohésion sociale, du vivre ensemble et de la réconciliation dans tout le pays, conformément aux recommandations prévues dans l’accord de Khartoum.

Fort malheureusement, c’est le contraire de la situation du côté  des groupes armés. L’accord prévoit la cessation immédiate des violences et autres exactions des groupes armés sur les populations civiles. L’article 34 de l’accord dispose que « tout différend doit être réglé par la voix du dialogue ». Et l’article 35 d’ajouter : « la violation de l’article 34 entraînera des sanctions à l’endroit des auteurs ». Est-ce réellement ce que nous observons sur le terrain ?

Certes, un calme précaire est observé dans le pays, après la signature de l’accord et la mise en place du gouvernement inclusif. Mais des actes de violences continuent d’être enregistrés dans certaines régions sous contrôle des groupes armés. C’est le cas des régions de la Ouaka, Haute-Kotto, Basse-Kotto, Nana-Grebizi, Ouham et Ouham-pende où les éléments armés de l’UPC, FPRC, MPC, les 3R, FDPC et les Anti-Balaka ou Autodéfenses continuent de tuer, violer, piller et incendier comme bon leur semble.

 Il est recommandé dans l’accord la dissolution des groupes armés dans quatre vingt dix (90) jours, c’est-à-dire dans deux mois. Voilà aujourd’hui cinq (5) mois après la signature de l’accord que rien n’a été fait dans ce sens. Au contraire, le nombre des groupes armés vient de s’accroître avec la naissance d’un nouveau mouvement rebelle dans la Vakaga. Même les barrières illégales qu’on leur demande de démanteler sont restées intactes. Incroyable, mais pourtant vrai. Et tout se passe comme si les groupes armés n’ont pas des devoirs à exécuter vis-à-vis de l’accord.

 La Minusca déclare haut et fort qu’elle est facilitateur, et que les deux principaux garants de l’accord sont l’Union Africaine (UA) et la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC). Tantôt, les responsables de l’UA et la CEEAC disent qu’ils n’ont pas une force armée pour veiller à la mise en œuvre de l’accord, et que c’est la Minusca qui doit le faire. Face à ce jeu de ping-pong, les centrafricains se posent la question de savoir : qui veille donc à l’application de l’accord de paix et de réconciliation ?

Car, vous êtes sans oublier que c’est à défaut d’une force pour veiller à la mise en œuvre de l’accord que les groupes armés s’entêtent et continuent d’exceller dans les crimes et autres exactions sur les populations civiles. Mankeur Ndiaye a parfaitement raison d’alerter le secrétaire général de l’ONU sur l’attitude des groupes armés quant au respect de leurs engagements contenus dans l’accord de paix et de réconciliation.

 

Jean Max Delouga

 

 

L’ACCORD DE PAIX DE KHARTOUM ET LES ENGAGEMENTS DES 14 GROUPES ARMES : QU’EN EST-IL DE LA REALITE SUR LE TERRAIN ?

Les 14 groupes armés, signataires de l’accord politique de paix et de réconciliation en RCA, du 06 février 2019, se sont engagés à s’abstenir de toute opération ou attaque militaire, ainsi que toute tentative d’occuper de nouvelles positions sur le terrain ; de tout mouvement des forces militaires et des équipements militaires d’une localité à une autre sans une autorisation préalable du Comité de mise en œuvre préfectoral, compétent dans la zone en question ; la mobilisation, le déploiement ou l’utilisation de leurs forces militaires de manière à pouvoir répandre la peur et semer la terreur au sein de la population civile ; le recrutement de nouveaux éléments ainsi que l’acquisition de nouveaux équipements militaires ; la participation à des réunions publiques en tenues militaires ou munis d’armes ; tout acte entravant la libre circulation des personnes et des biens, y compris l’érection des barrières illégales et la perception des taxes illicites ; tout acte perturbant ou empêchant l’acheminement de l’assistance humanitaire et de l’aide au développement ; tout acte obstruant le redéploiement des fonctionnaires et responsables publics, des Forces de Défense et de Sécurité, ainsi que la fourniture des services sociaux de base et ; tout acte de nature à paralyser le travail des Nations-Unies, y compris des attaques sur leur personnel et leurs installations, la saisie de leurs biens ou les interférences avec leurs patrouilles et convois. Plus de 04 mois après la signature de cet accord de paix, qu’en est-il de la réalité sur le terrain ?

Bon nombre de ces groupes armés détiennent toujours devers eux leurs armes et autres équipements militaires, continuent de massacrer des civils dans l’arrière pays, d’ériger des barrières illégales et de percevoir des taxes illicites dans les zones sous leur contrôle. Et tout ceci au vu et au su des autorités du pays, de la Minusca, de l’Union Africaine et des Nations Unies. C’est pour dire que malgré la bonne volonté politique du gouvernement affichée à l’endroit des 14 groupes armés, dans le cadre de l’accord de paix de Khartoum, bon nombre d’entre eux ne sont pas prêts pour la cause de la paix et du vivre ensemble en RCA. Finalement que veule réellement ces groupes armés de la RCA et de son peuple ? C’est la question fondamentale que nous nous posons. Il appartient aux garants (Union africaine et Nations Unies) dudit accord de paix, de prendre en main leurs responsabilités. Il est question ici de contraindre par toutes les voies et moyens les 14 groupes armés au strict respect de leurs engagements.

 

Le Petit YEKOA

 

 

LES ACTIONS 7 ET 8 POUR METTRE FIN A L’APATRIDIE

Ces actions concernent l’enregistrement des naissances afin de prévenir l’apatridie (action 7) et de la délivrance de nationalité et autres documents attestant de la nationalité aux personnes qui ont le droit de recevoir de tels documents.

Action 7 : assurer l’enregistrement des naissances afin de prévenir l’apatridie

Les personnes peuvent risquer de devenir apatrides si elles ont du mal à prouver qu’elles ont un lien avec un Etat. L’absence d’enregistrement à la naissance peut créer un tel risque, parce que l’enregistrement à la naissance atteste l’endroit où une personne est née et de l’identité de ses parents. Informations clés, nécessaires pour établir la nationalité à laquelle l’enfant peut prétendre. Par conséquent, l’enregistrement à la naissance est important pour la réalisation des objectifs de l’action 2.

Dans certains pays, les enfants peuvent ne pas être enregistrés parce que les procédures d’enregistrement sont complexes ou fixent des exigences de documents à posséder ou d’autres critères qu’il est difficile de remplir. Des groupes spécifiques peuvent se heurter à des problèmes particuliers, notamment les enfants nés en dehors du mariage, les populations nomades et les enfants de non-nationaux, les refugiés et les migrants.

Les faibles niveaux d’enregistrement des naissances peuvent être difficile à corriger ultérieurement parce que les  procédures d’enregistrement tardif des naissances n’ont pas été établies ou sont longues, coûteuses et complexes, et donc inaccessibles aux personnes dépourvues de documents officiels.

La nationalité étant généralement acquise en fonction des modalités de la loi sur la nationalité de chaque Etat, l’absence d’enregistrement à la naissance ne rend habituellement pas en soi une personne apatride. Le HCR continuera avec l’UNICEF et d’autres partenaires à travailler, afin de recueillir plus de données  sur les lacunes de la législation et de la politique relatives à l’enregistrement des naissances qui créent des risques accrus d’apatridie.

Action 8 : délivrance des certificats de nationalité et autres documents attestant de la nationalité aux personnes qui ont le droit de recevoir de tels documents

Des individus peuvent se trouver apatrides parce qu’ils ne peuvent obtenir des documents prouvant leur nationalité. Cependant, le refus d’accorder des justificatifs de nationalité conduisant à l’apatridie peut se produire en raison d’une discrimination à l’encontre de groupes particuliers, qui ne sont pas reconnus comme des nationaux.

Les informations existantes indiquent que c’est à la cause majeure de l’apatridie. Le point de départ ci-dessus se fonde sur des informations disponibles, mais incomplètes et ne reflète donc pas toute l’ampleur du problème. L’absence de justificatifs de nationalité ne signifie généralement pas à lui seul qu’une personne est apatride.

Il est vital que les personnes qui ont droit à la nationalité reçoivent des titres de nationalité. Les procédures permettant d’obtenir ces documents doivent être accessibles, abordables et mis en œuvre de manière non discriminatoire. Les procédures d’acquisition de justificatifs de nationalité ne doivent pas être compliquées ou contraignantes.

 

Bénistant MBALLA

 

 

COMMENT L’ANE PEUT-ELLE RESPECTER LE CHRONOGRAMME DES ELECTIONS DE 2020-2021, SANS LES MOYENS FINANCIERS ?

Les responsables de l’Autorité Nationale des Elections (ANE), au cours d’une conférence de presse organisée la semaine passée, se plaignait du manque de moyens financiers, leur permettant de mieux préparer et organiser les élections (présidentielles et législatives) de 2020-2021. Or, en principe, le 1er tour de ces échéances électorales en vue, est prévu le 27 décembre 2020, et probablement, en cas de second tour, le 14 février 2021. Mathématiquement, au jour d’aujourd’hui, il nous reste que un (1) an et 06 mois et 01 jour, pour la tenue effective du 1er tour de la présidentielle et des législatives en RCA. D’où nous posons la question suivante : comment l’ANE peut-elle respecter le chronogramme des élections 2020-2021, sans les moyens financiers ?

Nul n’ignore que, « l’argent est le nerf de la guerre », dit-on. A cet effet, il est de la responsabilité première du gouvernement centrafricain, de mettre la main à la poche, pour financer l’ANE dans ses activités de préparation et d’organisation de ces échéances électorales en cours. Et c’est en agissant ainsi que les partenaires et bailleurs bilatéraux et multilatéraux, pourraient aussi financer l’ANE. Et ce, pour que les élections de 2020-2021 aient lieu effectivement aux dates fixées par l’ANE.

Les élections générales relèvent de la question de la « souveraineté » d’un Etat. A ce titre, les autorités du pays ont l’obligation de tout mettre en œuvre, pour que ces scrutins de 2020-2021 se tiennent dans la sécurité, la transparence et la crédibilité sur toute l’étendue du territoire national. Car, « gouverner, c’est prévoir », n’est-ce pas ?

 

Le Petit YEKOA

 

 

OBO DANS LE HAUT-MBOMOU : L’IMPUNITE ZERO A-T-ELLE DES FRONTIERES

 

Obo, chef lieu de la préfecture du Haut-Mbomou, ne dispose pas d’un Palais de Justice. Pire encore, les magistrats (Président du Tribunal, le Procureur) n’ont pas de logements et squattent chez les prêtres catholiques. C’est un petit local affecté par le préfet qui sert de tribunal. C’est à peine que quelques Officiers et agents de Police Judiciaire viennent d’être affectés à Obo. Quand à Zémio, cette localité est envahie par les peulhs venus d’où on ne sait. Mboki est entre les mains des hommes d’Ali Darassa. L’autorité de l’Etat ne s’exerce qu’à Obo. Il y a le préfet, le sous-préfet, les FACA et les gendarmes à peine affectés.

Nous avons pensé que tous les Palais de Justice serait construits au même titre qu’à Bangui, dans les 16 préfectures, dont Obo. Les magistrats sont des patriotes convaincus parce qu’ils ne reculent pas. A Obo, ce sont des Centrafricains qui y vivent comme tous les autres. Les conditions précaires de travail, de sécurité, ne les empêchent pas d’être à leur lieu de travail. Il en est de même de toutes les autorités locales, les gendarmes, les FACA et toute la population. Le Haut-Mbomou est une préfecture au même titre que les autres, mais il n’y a pas de prison. Les cas graves sont transférés à Bangui, via l’unique voie aérienne par la liaison Minusca. Quand certains prétendent que leurs régions sont marginalisées, le Haut-Mbomou l’est davantage. Donnons-nous la main pour restaurer la paix afin de désenclaver plusieurs régions dont le Haut-Mbomou. La RCA est une et indivisible et donc il faut stratégie de développement global de toutes les régions de la RCA. Et pourtant, un grand centre chirurgical vient d’être construit à Obo. Il faut bien un Palais de Justice et une prison. 

Julien BELA

 

 

APPROCHE SCIENTIFIQUE DE LA PARAPSYCHOLOGIE (suite 1)

 

D’innombrables témoignages relatent le retour des morts parmi nous au lendemain de leur décès ou longtemps après, les uns dans le désir de réconforter un être cher, d’autres pour rester fidèles à leur promesse de se manifester, d’autres encore pour achever un acte interrompu ou transmettre une information importante.

On pourrait aborder bien d’autres évènements paranormaux tels que bilocations et décorporations, inédie ou absence totale de nourriture, guérisons et chirurgie paranormale, qui attestent la toute-puissance de l’Esprit et l’omniprésence de l’Energie-Conscience.

Il existe une attitude convictionnelle qui en favorise l’expérience compréhensive :

Je ne suis pas mon corps physique, mais je suis celui qui s’en sert.

Je ne suis pas mes émotions, mais je suis l’entité qui les domine.

Je ne suis pas mes images mentales, mais celui qui les crée.

Mon imagination, mes émotions et mes sensations ne sont que les expressions passagères de mon être, de mon moi permanent, la divine Présence.

Je suis en elles et m’exprime à travers elles, ce sont des phases de mon être, mais j’en demeure séparé, le Maître et le voyant. »

Par ce cheminement on accède à sa nature réelle et on réalise que le matérialisme qui corrompt tout et éloigne l’homme du Réel n’est qu’une fatale illusion.

Ce double aspect dérange et force le rationalisme de tendance matérialiste à repenser certains préalables. Plutôt que de s’ouvrir au problème, il le rejette ou s’obstine à ne vouloir le considérer qu’en mobilisant activement les entraves à sa production.

A partir de différents travaux, des rencontres et des congrès auxquels nous avons participé, nous essayerons de donner un aperçu de la recherche paranormale, pour essayer d’en dégager une synthèse ou découvrir l’unité, afin de concevoir une psychologie capable d’en permettre une approche nouvelle.

 

APPROCHE SCIENTIFIQUE DE LA PARAPSYCHOLOGIE

 -  L’approche scientifique de la parapsychologie utilise trois sources principales :

- La recherche expérimentale quantitative,

- Les phénomènes spontanés,

- Les expériences qualitatives avec le concours de sensitifs ou de médiums (en laboratoire ou non).

 

LA RECHERCHES EN LABORATOIRE SUR LA TELEPATHIE ET LA PSYCHOKINESE

 Grâce à des centaines de milliers d’exemples dans le monde avec les cartes abstraites de Zener utilisées par le regretté Pr Rhine à la Duke Université en Caroline du Nord et celles (plus élaborées) du laboratoire de parapsychologie expérimentale du docteur Barry (Bordeaux), on a pu découvrir en faisant varier les conditions, différents facteurs devenus classiques en télépathie, clairvoyance et même psychokinèse tels que influence de la distance, rôle des stimuli, attitude positive ou négative à l’égard du résultat…

Comme le fit remarquer à juste titre le Pr Rhine lui-même, réaliser des tests dans le seul dessein de démontrer la réalité d’une faculté Psi, est désormais une perte de temps. Il appartient aux chercheurs d’établir les lois d’un phénomène dont l’existence n’est plus à démontrer.

C’est sur l’explication scientifique des phénomènes et leurs implications pratiques que les recherches tendent actuellement.

On a pu ainsi découvrir qu’il n’y a pas d’énergie physique « transmise » dans les phénomènes de télépathie, car l’énergie physique est « corrélée » aux temps, contrairement aux phénomènes Psi. La supraconscience capte l’intention (le signifié) et non l’information (le signifiant) puis le transmet à la conscience. On ne transmet en télépathie que la sphère de l’émotionnel et sur cette onde porteuse en quelque sorte, peut se moduler la transmission de pensée. C’est ainsi que lors du vol d’Apollo 14, en Février 1971, des tests classiques entre l’astronaute Edgard D. Mitchell et des sujets sélectionnés restés sur Terre, ont donné des résultats positifs alors qu’on aurait dû s’attendre à un résultat nul, étant donné que toute émission de nature physique aurait été soumise à la loi du carré inverse de la distance. Il ne s’agit donc pas d’énergie électromagnétique.

C’est par un processus analogue que pourrait s’expliquer le don des langues qui fut accordé aux apôtres lors de la Pentecôte et qui n’est pas que la possibilité inhérente au cerveau de traduire en tant qu’ordinateur l’intention sous-jacente exprimée en quelque langue que ce soit.

Télépathie et clairvoyance agissent souvent conjointement et la difficulté de départager leurs zones d’action contraint de les ranger sous le couvert de perception extrasensorielle générale (P.E.S.G.) pour faire prévaloir un signe francophone.

 

Expérience de télépathie conduite par le Pr. Rhine

 

Comme le fit remarquer à juste titre le Pr Rhine lui-même, réaliser des tests dans le seul dessein de démontrer la réalité d’une faculté Psi, est désormais une perte de temps. Il appartient aux chercheurs d’établir les lois d’un phénomène dont l’existence n’est plus à démontrer.

 

C’est sur l’explication scientifique des phénomènes et leurs implications pratiques que les recherches tendent actuellement.

 

(Suite au prochain numéro)

 

 

Dossier complet sur les recherches en

 parapsychologie

par le Pr. Francis Dessart,

président d’honneur d’Alpha International

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RDC : L’OPPOSANT JEAN-PIERRE BEMBA DE RETOUR A KINSHASA

 

Jean-Pierre Bemba, opposant et ex-chef de guerre, est arrivé, ce dimanche 23 juin, à Kinshasa, pour son deuxième retour en République démocratique du Congo (RDC), en moins d’un an, après avoir été condamné puis acquitté par la Cour pénale internationale (CPI) et avoir fait dix ans de prison.

Jean-Pierre Bemba est arrivé à Kinshasa, en provenance de Bruxelles. C’est la première fois qu’il rentre dans son pays depuis août 2018.

7 heures 30, son avion atterri à l’aéroport de N’djili. À l’aéroport, il a été accueilli par les cadres de son parti, mais aussi par deux leaders de la coalition Lamuka dont Martin Fayulu et Adolphe Muzito, qui s’est confié à RFI. « Avec son arrivée, c’est un des généraux qui arrive et qui vient renforcer le front, véritablement. On se sent beaucoup plus forts encore », a-t-il souligné.

À la question de savoir ce qui va changer avec cette arrivée, Adolphe Muzito est persuadé que « c’est la grande mobilisation pour la vérité des urnes, pour la rupture », a-t-il dit avant d’ajouter que « le peuple a changé, a voté pour les changements et je pense que nous y travaillons et nous y travaillons plus nombreux pour améliorer la stratégie. Absolument.» Et il annonce pour « bientôt, une tournée d’ensemble à travers le pays pour remercier la population pour avoir choisi un des nôtres comme président de la République et nous nous battrons pour qu’il en soit ainsi ».

 

Parcours mouvementé jusqu'à Sainte-Thérèse

Au salon d’honneur de l’aéroport, Jean-Pierre Bemba prend des nouvelles et échange avec ses collaborateurs. Dehors, la mobilisation est d’abord timide. Aux abords des installations aéroportuaires, policiers et militaires se positionnent. C’est également le cas le long du boulevard Lumumba qui relie le centre-ville à l’aéroport. C’est à 12 heures que son cortège se dirige vers le terrain Sainte-Thérèse, lieu du meeting.

Progressivement, des milliers de personnes grossissent les rangs de ses militants pour ce parcours mouvementé et parsemé d’accrochages entre militants et forces de l’ordre. À certains endroits, aux gaz lacrymogènes de la police, les militants répondent par des projectiles. Après environ quatre heures de route, Bemba arrive à Sainte-Thérèse.

 

Rester mobiliser pour « le combat du changement »

Jean-Pierre Bemba remercie ses partisans, rappelle les principaux axes de son engagement politique, condamne le tribalisme, évoque l’insécurité dans l’est du pays, la corruption et demande à ses militants de rester mobilisés pour, dit-il, le « combat du changement ». Il constate que la situation du pays est alarmante. Il cite notamment le cas de l’insécurité. « J’ai consenti des sacrifices pour rétablir la paix en 2001 entre les Hemas et les Lendus. Maintenant, j’apprends que les violences ont repris », déclare-t-il.

L'opposant Jean-Pierre Bemba salue ses partisans, avant la tenue d'une meeting à sainte-Thérèse, le 23 juin 2019. © REUTERS/Kenny Katombe

Dans son discours, il prône également la bonne gouvernance et dénonce la corruption. Il s’attaque aussi aux arrêts de la Cour constitutionnelle qui ont invalidé une vingtaine de députés de Lamuka. « Ce qui se passe à la Cour constitutionnelle, est-ce que c’est normal ? Un député élu avec 47 000 voix est remplacé par quelqu’un qui a obtenu 200 voix aux élections, est-ce que c’est normal ? Insiste-t-il. Voilà ce qui détruit la crédibilité de notre pays. »

Jean-Pierre Bemba annonce également que les leaders de Lamuka se réuniront bientôt et donneront un mot d’ordre le 30 juin.

 

RFI

 

 

 

 

 

 

toutes les Info du Jeudi 20 juin 2019

Cm n 2983 du je 20 juin 2019

L’AUTORITE NATIONALE DES ELECTIONS (ANE) A PIED D’ŒUVRE POUR LES PROCHAINES  ELECTIONS : 1er TOUR PREVU POUR  LE 27 DECEMBRE 2020 ET LE «SECOND TOUR» POUR LE 14 FEVRIER 2021. MAIS…

Julius Rufin Ngouade-Baba, rapporteur général (porte-parole) de l’Autorité Nationale des Elections (ANE), était face aux professionnels des médias, ce mardi 19 juin au siège de ladite institution à Bangui. L’objectif de cette rencontre avec les chevaliers de la plume et du micro est d’informer l’opinion nationale et internationale sur les activités qui sont en train d’être menées par cette institution, à l’approche des futures élections de 2020-2021.

D’entrée de jeu, Julius Rufin Ngouade-Baba, a mis en garde certains médias  et acteurs de la vie politique qui diffusent dans les journaux et sur les réseaux sociaux des informations erronées, concernant le code électoral qui aurait prévu la démission du chef de l’Etat six mois avant la tenue de la nouvelle élection présidentielle. « Aucune disposition du code électoral ne prévoit la démission du chef de l’Etat six mois avant la tenue de l’élection présidentielle de 2021. La constitution de la République interdit d’écourter le mandat du président. Si on agit de la sorte, on est en violation de la constitution », a-t-il justifié.

Un autre point touche à l’inquiétude de l’Observatoire Nationale des Elections (ONE) qui penserait pour sa part à un « glissement » du calendrier  électoral qui pourrait proroger le mandat de l’actuel chef de l’Etat. Inquiétude exprimée au cours d’une conférence de presse qu’elle a organisée. « Je tiens à préciser que l’Observatoire Nationale des Elections (ONE) est une organisation de la société civile qui veille à la démocratie électorale etc. Elle est différente de l’Autorité Nationale des Elections qui est une institution de l’Etat en charge d’organiser les élections. Nous ne sommes pas dans cette logique. L’ANE est en train de travailler pour que les élections aient lieu dans le délai prévu », a rassuré le rapporteur général de l’ANE.

L’ANE est à pied d’œuvre pour les prochaines échéances électorales, à travers plusieurs activités qu’elle mène. Il s’agit entre autres, de  la réforme du code électoral qui se trouve encore sur la table de l’Assemblée Nationale pour son adoption,  de la mise en place du Plan Stratégique quinquennal 2018-2022 pour la  conduite du processus électoral, de la mobilisation des ressources pour le financement des élections, de la sensibilisation des députés et autres acteurs pour expliquer les enjeux des élections, du chronogramme de la tenue des élections…

« Conformément à ce que l’ANE a établi, le premier tour de l’élection présidentielle aura lieu le 27 décembre 2020. Et le 14 février 2021 est la date fixée pour le second tour, si cela aurait lieu », a précisé Julius Rufin Ngouade-Baba. Il convient de signaler que le budget fixé pour financer les opérations  électorales  en cours s’élève à un montant de 24 milliards (24.000.000.000) de FCFA. L’Union Européenne, l’un des partenaires de la RCA, manifeste son engagement à financer  les nouvelles élections.

Mais jusque là, aucun fonds n’est disponible dans la caisse de l’ANE. Ce qui répercute déjà négativement sur le chronogramme prévu. A titre d’illustration, l’opération de la cartographie électorale qui devrait démarrer le 19 avril  pour faire l’état des lieux des villes, villages, communes…, n’a pas eu lieu à cette date prévue, faute d’argent. L’enregistrement des électeurs, la mise en place des démembrements etc., constituent également pour l’ANE des opérations importantes et qui nécessitent de l’argent.

Tous les partenaires techniques et financiers de la République Centrafricaine doivent se mobiliser au chevet de l’Autorité Nationale des Elections, afin que le chronogramme établi par cette institution soit respecté.

 

Bénistant MBALLA

 

 

l’acccord de paix de khartoum et EST une architecture recevabLe pour garantir son respect ET SON EXECUTION

 

A la différence des précédents accords de paix, cet Accord de Khartoum prévoit un mécanisme de sa mise en œuvre avec la participation du gouvernement et des 14 groupes armés, ainsi que de la Société civile, tant au niveau national que local.

La participation de la Société civile, y compris des femmes et jeunes, est particulièrement importante au niveau préfectoral, où son implication sera nécessaire pour faire le suivi de la mise en œuvre des dispositions de cet accord. Les mécanismes de mise en œuvre préfectoraux sont les Comités de Mise en Œuvre Préfectoraux (CMOP) et les Comités Techniques de Sécurité (CTS), qui opèrent sous l’autorité des préfets. Au niveau national, le Comité Exécutif de Suivi (CES) et le Comité de Mises en Œuvre Nationale (CMON) assureront la mise en œuvre rapide des dispositions de l’accord et aideront à résoudre tout différend entre l’Etat et les 14 groupes armés de manière pacifique, à travers le dialogue.

La supervision de la cessation des hostilités est assurée au niveau de chaque préfecture par le CMOP, assisté du CTS. La population est encouragée à communiquer tout souci concernant le respect de la cessation des hostilités à ces structures. Les CMOP recueillent aussi les propositions de tous les Centrafricaines et centrafricains sur la manière de mieux bâtir une paix durable dans le pays. La paix est la responsabilité de tous !

 

Le Petit YEKOA

 

 

DIRIGEANTS DU PAYS, LEADERS DES PARTIS POLITIQUES ET DE LA SOCIETE CIVILE : QUI DOIT BATIR LA RCA ?

« L’union fait la force », disait feu président fondateur Barthélemy Boganda, paix à son âme. A son époque, il a réussi à unir le peuple centrafricain du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest, et bâtir la nation centrafricaine. Malheureusement, quelques années après sa disparition tragique dans un accident d’avion au Sud-ouest de la RCA, précisément dans la préfecture de Lobaye, c’est la descente aux enfers. Les Centrafricaines et Centraficains ne parviennent plus à s’entendre, à être sur la même longueur d’onde sur un point précis. Les autorités qui se sont succédé à la magistrature suprême de l’Etat n’ont privilégié que leurs régions au détriment d’autres. Les nominations aux postes de responsabilité, l’intégration dans la fonction publique se font par le tribalisme, le régionalisme, le clanisme, le copinage, la connaissance, et nous en passons. Certaines régions sont abandonnées, marginalisées au profit d’autres.

Prenant comme prétexte, la coalition Séléka de Michel Djotodia Am Non Droko s’est emparée du pouvoir de Bangui par la force, le 24 mars 2013. A partir de cet instant, les exactions de tout genre ont été perpétrées par les combattants Séléka et se poursuivent allégrement aujourd’hui. Dépassés par les événements, les Anti-Balaka, en majorité des chrétiens, sont entrés dans la danse le 05 décembre 2013. Du coup, la RCA a basculé dans une violence indescriptible, aveugle, inouïe. Les affrontements intergroupes armés sont devenus monnaie courante. Les morts et les blessés ne se comptaient pas, tant du côté des rebelles que du côté des populations civiles.

Sur initiative de l’Exécutif centrafricain, le dialogue entre le gouvernement et les groupes armés s’est tenu à Khartoum, au Soudan et a abouti à la signature de l’Accord Politique de Paix et de Réconciliation (APPR), le 06 février 2019 à Bangui, entre le Président Touadéra et les leaders des 14 groupes armés. L’objectif visé par le gouvernement centrafricain est de ramener la paix et la sécurité en Centrafrique. Au lieu de s’unir autour de cet accord de Khartoum, dit de paix et de réconciliation nationale, de nombreux compatriotes affirment que c’est au gouvernement seul de chercher des voies et moyens pour une sortie définitive de la crise centrafricaine. Et la rédaction de Centrafric Matin s’interroge en ces termes : qui des dirigeants du pays, des leaders des partis politiques et de société civile doivent bâtir la RCA ? La construction d’un pays comme la RCA, meurtrie par des crises militaro-politiques à répétition, relève-t-elle de la seule compétence des autorités actuelles du pays ? Les Centrafricains qui ont créé des partis politiques, des organisations de la société civile, et tant d’autres, ne doivent-ils pas participer à l’œuvre de la reconstruction nationale ? Seules les personnalités au pouvoir, à savoir Touadéra, Ngrébada, Ngon-Baba et les autres ont-ils le pouvoir de reconstruire la RCA tombée plus bas que terre?

Les propos tenus par certains leaders sur les ondes des radios laissent à désirer : « Je ne suis pas au pouvoir. Je n’ai pas le pouvoir de décision. Comment voulez-vous que je fasse ? ». Un compatriote qui aime son pays, peut-il tenir de tels propos ? Même si les leaders des partis politiques et de la société civile ne siègent pas au gouvernement, ils ont le droit de faire des propositions concrètes à l’Exécutif allant dans le sens de la paix, de la sécurité, du vivre ensemble et de la réconciliation nationale. Hélas, les gens préfèrent mener des activités, des manifestations tendant à envenimer la situation sécuritaire. Peut-on ramener la paix dans le pays en agissant de la sorte? Finalement, qui doit bâtir la RCA si des personnalités, futurs prétendants à l’élection présidentielle, se désistent ?

Certains compatriotes ne voient pas plus  loin que le bout de leur nez, n’entendent pas ce qui se dit en coulisse dans certaines organisations internationales. « La crise est centrafricaine. C’est aux Centrafricains de chercher à la résoudre. Qui a fait venir les terroristes dont vous parlez ? N’est-ce pas certaines  personnalités centrafricaines ? », disent certains expatriés. Est-ce que nous, centrafricains, comprenons le sens de ces propos ? Tant que nous ne nous unissons pas pour résoudre cette crise, nous tournerons en rang jusqu’au retour de Jésus-Christ. « Nous accompagnons les efforts des Centrafricains et du gouvernement », lâchent certains étrangers venus à notre rescousse. C’est autant dire que si nous naviguons dans l’ignorance, ils accompagneront notre ignorance. Si nous leur faisons de bonnes propositions, ils nous soutiendront.

Donc, la reconstruction de la RCA n’est pas le seul apanage du gouvernement. Elle concerne tous les Centrafricains, sans exception. Aussi, l’affaire de la paix et de la sécurité incombe à nous tous. Car, vous êtes sans ignorer que, lorsque les armes crépitaient à Bangui au plus fort de la crise, dirigeants, leaders des partis politiques et de la société civile, bref, tout le monde était sous le lit ou dans une cachette. Dire que la reconstruction du pays, la recherche de la paix et de la sécurité, relèvent du gouvernement, c’est faux et archi-faux. Un fils ou fille de la RCA ne peut tenir un tel langage, car chacun de nous a participé d’une manière ou d’une autre à cette crise.

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA 

 

 

LES GRANDES LIGNES DE L’ACCORD POLITIQUE DE PAIX ET DE

RECONCILIATION EN RCA (SUITE ET FIN)

Gouvernance inclusive

 

Un gouvernement inclusif fut mis en place après la signature de l’Accord (22 mars 2019), pour approfondir le caractère inclusif de la gouvernance dans le pays. L’Accord appelle également à l’organisation d’élections présidentielle, législatives, régionales et municipales, libres et transparentes. Une révision des lois et règlements sera effectuée pour permettre à tous les citoyens centrafricains, y compris des ex-combattants n’ayant pas commis de crimes graves, de pouvoir créer des partis ou mouvements politiques. Des mécanismes de recrutement des agents de la Fonction Publique seront mis en place pour assurer la représentation de la diversité du pays à tous les niveaux de l’Etat. Une nouvelle loi sur la décentralisation sera adoptée et mise en œuvre pour assurer que l’Etat et les collectivités territoriales puissent répondre plus efficacement aux besoins des citoyens.

 

Développement et relèvement

 

L’Accord met les besoins du peuple centrafricain au centre des préoccupations et prévoit d’adresser leurs priorités socio-économiques, notamment à travers les projets prioritaires inscrits sur le plan national pour le Relèvement et la Consolidation de la Paix en RCA (RCPCA). Pour cela, des programmes de relèvement communautaire et de développement seront mis en place, tant au niveau national que local, afin de renforcer les infrastructures socio-économiques de base et promouvoir la justice sociale et l’accès aux services sociaux de base.

Il prévoit également de créer les conditions nécessaires au retour volontaire, digne et en sécurité, à la réintégration et à la réinsertion sociale de tous les réfugiés et personnes déplacées. Un système de gestion de la transhumance sera aussi mis en place pour en faire une activité sécurisée et pacifiée contribuant au développement économique du pays. Le renforcement du pouvoir judiciaire sur l’ensemble du territoire national sera également priorisé comme un élément essentiel au développement et au relèvement.

Le Petit YEKOA

 

 

Atelier de renforcement de capacitEs des journalistes de Bangui et ceux des provinces sur la Cour PEnale SpEciale (CPS)

La 2e journée de l’atelier de formation à l’endroit des journalistes initiée par la CPS est entrée dans le vif du sujet le mardi 18 juin dernier.

En effet, cette deuxième journée a été ponctuée par trois interventions, à savoir, celle du Coordonnateur du Collectif des parties civiles FIDH-OCDH-LCDH, Me Olivier Manguereka, du chef de l’unité de protection des témoins et victimes (qui a requis l’anonymat vu le caractère sensible de sa mission) et de l’expert en communication auprès de la CPS, Franck Petit.

Tour à tour, les trois intervenants ont abordé plusieurs modules, à savoir :

« Comment porter plainte et se constituer partie civile ? ». Ce module a été présenté par le Coordonnateur du Collectif des parties civiles FIDH-OCDH-LCDH, Me Olivier Manguereka qui, a donné un petit cours de droit aux professionnels des médias. « La saisine du Parquet spécial par une plainte est la voie légale pour toute ouverture d’une enquête que doit recourir une victime », a expliqué l’avocat.

Ce dernier a relevé le rôle important des défenseurs de droit au sein des officiers de la police judiciaire (OPJ).Ceux-ci exercent un véritable travail de fourmis dans la collecte des données, les recoupements afin de déterminer avec précision, si la plainte de la victime relève d’un cas d’un crime de génocide, d’un crime de guerre ou bien d’un crime contre l’humanité. Car, il convient de rappeler que la CPS couvre uniquement des crimes graves.

Par ailleurs, les victimes ont également la possibilité de se constituer en parties civiles dans le cadre d’une réparation.

A son tour, le chef de l’unité de protection des témoins à la CPS a fait son exposé sur le thème, « La protection des victimes et des témoins devant la CPS ». Il a relevé le caractère confidentiel de leur travail, car généralement, ils œuvrent dans l’ombre afin d’assurer efficacement la protection des témoins clés. En outre, cette unité de protection est définie et mise en place selon l’article 46 du Code pénal centrafricain. Dans ce cas de figure, la recommandation de cette unité regroupe deux types : 1- sécuritaire ; 2-Psychologique.

Toutefois,l’Unité du Soutien et de Protection des Victimes et des Témoins (USPVT) ne fait pas d’investigation et ne rassemble pas de preuves. Elle est appliquée à la loi de la neutralité.

Au finish, l’expert en communication, Franck Petit a démontré aux journalistes les techniques et méthodes du reportage sur les victimes avec pour thème : « Comment réaliser des reportages avec et sur les victimes ? ». Ce dernier a rappelé aux professionnels des médias que le reportage est très différent quand il s’agit d’enquêter sur les victimes de viols, qui sont encore traumatisés. Dans ce cas de figure, ceux-ci doivent (journalistes) éviter des commentaires trop détaillés, utiliser un langage adéquat et savoir gérer les conséquences.

Et c’est sur la projection du procès de l’ancien président tchadien, Hissène Habré que la deuxième journée de cet atelier de formation a pris fin…

(Suite au prochain numéro)

Sinclair ARIES

 

 

INSECURITE, FLAMBEE DE PRIX DES DENREES ALIMENTAIRES, PENURIE DE CARBURANT : LE GOUVERNEMENT DOIT AGIR

« Où en sommes-nous ? N’est-ce pas en RCA ? », s’interroge un centrafricain lambda. Quand nous lui avons posé la question de savoir, pourquoi il s’est interrogé de la manière suivante ? La réponse ne s’est faite pas attendre. « Nous sommes bel et bien en RCA, pays de tous les paradoxes. L’insécurité, la flambée de prix des denrées alimentaires, la pénurie du carburant nous handicapent », dit-il. Et oui, n’a-t-il pas raison ?

Depuis plus de six (6) ans avec cette crise qui perdure, l’insécurité bat son plein en RCA. Les combattants des groupes armés prennent leurs armes pour le bout de leur nombril. Chaque jour qui passe amène son lot de malheurs. Les agriculteurs, les chasseurs, les pêcheurs, les commerçantes et commerçants, bref, toutes les couches sociales du pays, ne peuvent vaquer librement et en toute quiétude à leurs occupations quotidiennes. De jour comme de nuit, on n’entend que des détonations d’armes lourdes et légères, entraînant dans son sillage des morts, des blessés, des déplacés et des exilés. Les Centrafricains ne mangent, ne boivent et ne respirent que les roquettes, les kalachnikovs, les obus… Se rendre dans un autre lieu pour exercer un métier afin de survivre est une victoire de la volonté.

Du coup, les prix des produits de première nécessité ont sensiblement doublé, voire triplé. Une cuvette de manioc (ngaoui) qui se vendait à Bangui à 2.000 ou 2.500F CFA, passe aujourd’hui à 5.000F CFA. Dans certaines villes de la RCA, à l’exemple d’Obo où règne une insécurité grandissante, entretenue par les combattants de l’Armée de Résistance du Seigneur (LRA) de Joseph Kony et certains bandits de grand chemin, c’est le comble du désespoir. C’est pour tout dire que les Centrafricains, sur toute l’étendue du territoire nationale, ne mangent pas à leur faim à cause de cette flambée de prix des denrées alimentaires, provoquée par l’insécurité. Alors que le pouvoir d’achat des Centrafricains reste relativement bas et ne leur permet pas de faire face à cette hausse vertigineuse des produits alimentaires. Car, le salaire des fonctionnaires et agents de l’Etat est resté statique depuis plusieurs décennies. Dans ce cas de piètre figure, comment voulez-vous que les Centrafricains ne meurent de faim et des maladies ?

Pire encore, ces derniers jours, on assiste à la pénurie de carburant. Les stations de pompage sont vides. Les véhicules de transports en commun (bus, taxi, taxi-brousse) et les taxis-motos sont rares sur les voies publiques. Tous ceux qui se rendent aux lieux de leur travail éprouvent d’énormes difficultés à monter dans un taxi, bus ou sur une moto. Voyant que le litre d’essence a sensiblement doublé chez les vendeurs opportunistes, les conducteurs de ces engins ont augmenté aussi leur tarif. Depuis le lundi dernier, les usagers de taxi paient à 200 F au lieu de 150 F CFA comme d’habitude. Pour les conducteurs de taxis-motos, n’en parlons pas. Sur une petite distance (1 à 2 kilomètres), ils vous exigent 300 à 500F CFA. Les chauffeurs de taxis-brousse ne peuvent se rendre en provinces pour alimenter les marchés de Bangui en vivres, c’est-à-dire les produits agricoles. Sur le coup, la pénurie de carburant a entrainé encore davantage la flambée de prix des produits. Où va la RCA ?

Le gouvernement doit agir le plus rapidement possible pour trouver des issues favorables à ces fléaux qui gangrènent l’économie du pays et enfoncent davantage les Centrafricains dans la misère ordurière, la pauvreté absolue et le chômage endémique. Le peuple centrafricain est fatigué de ces maux et ne réclame du gouvernement que des meilleures conditions de vie pour son épanouissement. « Insécurité grandissante, hausse vertigineuse, exponentielle de prix des denrées alimentaires, pénurie inattendue du carburant, c’est trop et c’est déjà trop. Il est temps que le gouvernement fasse quelque chose pour que nous sortions dans ce bourbier. Sinon… », disent certains compatriotes.

La balle est désormais dans le camp de l’Exécutif. Heureusement, le carburant revient petit à petit dans les stations services et le tarif du taxi est désormais à 150F comme auparavant, depuis ce mardi 18 juin. Malheureusement, l’insécurité et la flambée de prix des denrées alimentaires sont loin de voir le bout du tunnel.

Quel pays, la RCA !      

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

LES 10 STARS AFRICAINES A SUIVRE PENDANT LA CAN 2019 EN EGYPTE

 

Alors que la Coupe d’Afrique des nations 2019 débute ce vendredi 21 juin au Caire avec le match d’ouverture opposant l’Égypte au Zimbabwe, RFI fait le tour d’horizon des 10 stars africaines qui vont animer la compétition.

Mohamed Salah (27 ans, Égypte)

L’Égyptien Mohamed Salah sera sans aucun doute l’un des joueurs les plus scrutés tout au long de la compétition qui se déroule à domicile pour les Pharaons. Après une Coupe du monde 2018 décevante qui s’était soldée par une élimination au premier tour, les Égyptiens espèrent bien se racheter devant leur public et la pression sera immense sur les épaules de Mo Salah. Avec 27 buts inscrits cette saison pour Liverpool, contre 44 sur l’exercice 2017-2018, l’attaquant de 27 ans s’est montré, sur le plan individuel, un peu moins convaincant que l’année passée. En revanche, sur le plan collectif, il a remporté cette année la Ligue des champions avec les Reds, en inscrivant notamment un but capital en finale. Décrocher pour l’Égypte une 8e CAN viendrait donc conclure une saison de rêve pour Salah et le ferait définitivement rentrer au panthéon du football égyptien.

Sadio Mané (27 ans, Sénégal)

Avec Salah, Sadio Mané a été l’un des autres grands artisans de la victoire de Liverpool en Ligue des champions face à Tottenham. Le virevoltant ailier sénégalais n’a cessé de progresser depuis son arrivée sur les bords de la Mersey en 2016, à tel point qu’il a probablement était l’un des meilleurs joueurs de l’équipe de Jurgen Klopp tout au long de cette saison où il a inscrit 27 buts. Son explosion au plus haut niveau fait désormais de lui le leader technique incontesté de la sélection sénégalaise dont il est le capitaine. Il sera malheureusement suspendu pour le premier match des Lions de la Teranga face à la Tanzanie le 23 juin après avoir écopé de deux cartons jaunes lors des éliminatoires. L’ancien joueur de Metz ne fera ses débuts dans la compétition que pour le choc du groupe C qui opposera les hommes d’Aliou Cissé à l’Algérie.

 

Riyad Mahrez (28 ans, Algérie)C’est d’ailleurs dans ce match du groupe C que Sadio Mané devrait croiser la route d’une autre grande star de cette CAN 2019 en Égypte. Transféré de Leicester à Manchester City l’été dernier, Riyad Mahrez vient de terminer une première saison concluante avec les Citizens qui s’est soldée par un titre de Champion d’Angleterre. Avec la non-qualification de l’Algérie pour la Coupe du monde 2018, le capitaine des Fennecs aspire sans aucun doute à se rattraper et à faire montre de tout son talent. Le Ballon d’or africain 2016 a déjà donné le ton avant le premier match de son équipe dans la compétition en déclarant : « Face au Kenya, on aura aucune excuse ».

Nicolas Pépé (24 ans, Côte d'Ivoire)

Il a été la révélation du Championnat de France cette saison avec Lille avec 22 buts et 11 passes décisive. Le jeune attaquant de 24 ans, lauréat du Prix Marc-Vivien Foé récompensant le meilleur joueur africain de L1, a été l’un des principaux architectes de la 2e place de Lille et de sa qualification en Ligue des champions. L’ivoirien est désormais l’un des joueurs les plus courtisés d’Europe durant ce mercato. Mais avant de penser à changer de club, l’ailier aux 11 sélections pour 4 buts, qui sera la principale arme offensive des Éléphants, croisera sur sa route l’Afrique du Sud le 24 juin pour le premier match de la compétition des Ivoiriens.

Hakim Ziyech (26 ans, Maroc)

Le milieu offensif marocain a réalisé une saison époustouflante avec l’Ajax d’Amsterdam qui l’a mené jusqu’en demi-finale de la Ligue des champions et l’a fait remporter le championnat néerlandais. A 26 ans, Hakim Ziyech vient de réaliser l’une des meilleures saisons de carrière et tous les grands clubs européens gardent un œil sur lui. Fâché pendant un temps avec le sélectionneur Hervé Renard, il est désormais de retour dans l’équipe et est une pièce maîtresse des Lions de l’Atlas qui défieront la Namibie pour leur premier match dans la compétition le 23 juin.

Kalidou Koulibaly (27 ans, Sénégal). Pour certains, il fait partie des meilleurs défenseurs du monde, il en tout cas sans aucun doute le meilleur défenseur africain en activité. Toujours réguliers avec Naples où il joue depuis 2014, Kalidou Koulibaly s’est imposé comme l’un des arrières centraux les plus solides de Série A. Rapide, puissant et impérial dans le domaine aérien, il est le patron de l’arrière-garde sénégalaise et répond toujours présent dans les gros matches.

 

André Onana (23 ans, Cameroun)

 

Tout comme son coéquipier Hakim Ziyech, le gardien de but camerounais André Onana vient de réaliser la meilleure saison de sa carrière avec l’Ajax d’Amsterdam. A seulement 23 ans, il est l’un des gardiens les plus prometteurs de sa génération. Formé pendant quatre ans à la Masia du FC Barcelone, c’est avec l’Ajax qu’il explose au plus haut niveau. Il fêtera sa dixième sélection avec le Cameroun face à la Guinée-Bissau pour le premier match des Lions indomptables dans cette CAN 2019.

 

Whabi Khazri (28 ans, Tunisie)

A 28 ans, le milieu offensif tunisien a déjà connu beaucoup de clubs de Ligue 1 et il va déjà prendre part à la troisième CAN de sa carrière, mais avec sa dernière saison, il est passé dans une autre dimension avec Saint-Étienne. Auteur de 15 buts et de 10 passes décisif, il a été l’un des grands artisans de la quatrième place des Verts synonyme de qualification pour la Ligue Europa. Il sera le principal atout offensif des Aigles de Carthage qui feront leur entrée dans la compétition le 24 juin face à l’Angola à Suez.

Cédric Bakambu (28 ans, RD Congo). Son transfert au Beijing Guoan, pour environ 72 millions, en a fait le joueur africain le plus cher de l’histoire. Et s’il assume avoir pris la direction de la Chine pour des raisons financières, Cédric Bakambu reste l’arme offensive numéro une des Léopards du Congo. Même si le championnat chinois est nettement moins relevé que la Liga espagnole où il évoluait auparavant avec Villareal, l’attaquant RD Congolais continue de flamber avec 23 buts inscrits pour Beijing Guoan en 28 matches joués en 2018. C’est lui aussi qui a offert la qualification aux siens pour la CAN 2019, en inscrivant le but crucial du 1-0 face au Liberia lors du dernier match des éliminatoires.

 

André Ayew (30 ans, Ghana)

 

A 30 ans, André Ayew est un cadre incontournable de l’équipe du Ghana avec laquelle il a honoré sa première sélection il y a maintenant 12 ans. Le milieu offensif est désormais le capitaine des Black Stars et même s’il sort d’une saison en demi-teinte avec son club de Fenerbahçe, il fera partie des joueurs sur lesquels il faudra compter. S’il est parfois décevant en club, sa longue expérience des compétitions internationale, que ce soit de la CAN ou de la Coupe du monde 2010 où le Ghana a atteint les quarts de finale, lui permet de toujours répondre présent lorsqu’il faut défendre les couleurs de son pays. Il n’y a donc pas de raison que cela change lors du premier match des Black Stars face au Bénin le 24 juin.

 

RFI

 

 

CHERS COMPATRIOTES CENTRAFRICAINS, L’ « ETAT », C’EST NOUS TOUS, Y COMPRIS LES GOUVERNANTS ET LES GOUVERNES

Nous sommes au regret et étonnés d’entendre bon nombre de compatriotes centrafricains tenir des propos suivants : « c’est le patrimoine, le bien de l’Etat. Même si on le vandalise, le saccage ou le détruit, où est le problème ? », « D’ailleurs, qu’est-ce que l’Etat a fait pour moi ? », et nous en passons. C’est ainsi qu’à chaque crise militaro-politique qui frappe le pays, bon nombre de nos compatriotes sont très enclins dans des actes inciviques tels que le vandalisme, le saccage, le pillage et la destruction des patrimoines et biens publics, en un mot de l’Etat. Incroyable, mais pourtant vrai. Mais qu’est-ce que l’Etat ?

Le concept « Etat », d’après le droit constitutionnel, est constitué de trois (3) éléments indissociables et interdépendants qui sont : « un territoire bien limité, un peuple ayant la même culture historique fixé sur ledit territoire et un pouvoir de contrainte (gouvernement), pour réguler l’harmonie de la vie en société ». C’est le cas patent de la RCA, notre pays qui a une superficie de 623.000 km², une population estimée à 5.000.000 d’habitants et un pouvoir de contrainte (gouvernement) dirigé par le premier ministre Firmin Ngrébada, sous la très haute impulsion du Président de la République, Chef de l’Etat, Professeur Faustin Archange Touadéra. Donc, par déduction, nous disons que l’Etat, c’est nous tous, y compris les gouvernants et les gouvernés.

De ce fait, les patrimoines et biens de l’Etat sont du domaine public. Ils sont au service du peuple pour satisfaire et répondre à ses diverses préoccupations et attentes. Et nous citons entre autres, les écoles, les hôpitaux, les infrastructures routières, socio-économiques, sportives et cultures… qui ont pour but d’améliorer les conditions d’existence et de vie de tout le peuple centrafricain sans distinction. Il en est de même pour les installations de l’ENERCA et de la SODECA.

Malheureusement en RCA, l’analphabétisme, le manque de culture et la pauvreté aidant, de nombreux compatriotes ne comprennent rien du tout du concept « Etat », raison pour laquelle ils vandalisent, pillent et détruisent les biens publics. Mais pour gagner quoi par la suite ? D’où il est souvent dit, « un bien mal acquis ne profite jamais à son bénéficiaire ». Et Dieu de déclarer dans les Saintes Ecritures : « Faute de connaissance, mon peuple périt ». C’est exactement ce qui se passe aujourd’hui en RCA avec son peuple. A qui donc la faute ? Et qui allons-nous accuser ? Ces deux (2) questions posées interpellent la prise de conscience de chaque fille et fils de ce pays, pour être de vrais patriotes, de bons citoyens, en préservant et en protégeant nos patrimoines et biens publics ou nationaux.

A bon entendeur salut !

Le Petit YEKOA

 

 

 

LES ACTIONS 3 ET 4 POUR LUTTER ET METTRE FIN A L’APATRIDIE

Il s’agit de supprimer la discrimination basée sur le genre dans la législation sur la nationalité (action 3) et de prévenir le refus, la perte ou la privation de nationalité pour des raisons de discrimination (action 4).

Supprimer la discrimination basée sur le genre dans la législation sur la nationalité

La discrimination basée sur le genre dans la législation sur la nationalité peut avoir des conséquences importantes sur tous les aspects de la vie familiale. Lorsque les femmes ne peuvent transmettre leur nationalité à leurs enfants en raison de lois discriminatoires et que ces enfants ne peuvent acquérir une nationalité de par leur père, ils deviennent souvent apatrides.

Ce cas de figure peut se produire lorsque le père est apatride, inconnu, ou ne peut remplir les exigences administratives nécessaires pour transmettre sa nationalité ou se procurer les documents pouvant prouver la nationalité de l’enfant. De telles lois ne sont pas conformes à l’article 9 (2) de la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discriminations à l’égard des femmes. Les pays qui refusent d’accorder  aux femmes des droits égaux à ceux des hommes en ce qui concerne l’acquisition, le changement et la conservation de la nationalité, agissent en violation de l’article 9 (1) de la Convention.

L’adoption de réformes des lois qui empêchent les femmes de conférer la nationalité à leurs enfants dans les mêmes conditions que les hommes est nécessaire pour prévenir l’apatridie chez les enfants. Ces réformes peuvent être adoptées avec effet rétroactif, afin de  garantir que les personnes ayant été rendues apatrides en vertu d’anciennes lois discriminatoires puissent acquérir une nationalité. La levée des réserves à l’article 9 de la Convention sur l’élimination de toutes les discriminations à l’égard des femmes permettra aussi d’atteindre les objectifs prévus pour cette action.

La suppression de la discrimination basée sur le genre contre les femmes, s’agissant de leur capacité à acquérir, changer et conserver leur nationalité dans les mêmes conditions que les hommes est nécessaire pour protéger les femmes contre l’apatridie et des changements non voulus de leur statut au regard de la nationalité.

Prévenir le refus, la perte ou la privation de nationalité pour des raisons discriminatoires

La discrimination pour des raisons d’appartenance ethnique, raciale, religieuse, de langue ou de handicap est une cause récurrente de l’apatridie. En fait, la majorité des populations apatrides connues dans le monde entier appartiennent à des groupes minoritaires.

Les cas de refus, de perte ou de privation de nationalité pour des raisons discriminatoires conduisant à l’apatridie continuent de se produire dans toute une série de pays. Il s’agit notamment de situations de privation massive de nationalité pour des raisons d’appartenance ethnique ou de race au cours des décennies récentes. Dans certains cas, les individus ou les groupes concernés ont franchi des frontières internationales et sont devenus des refugiés. Compte tenu de ces conséquences particulières, l’apatridie résultant d’une discrimination liée au genre est traitée dans le cadre de l’action 3.

Cette action exige que les autorités nationales s’abstiennent de refuser la nationalité à des personnes ou de les en priver pour des raisons discriminatoires telles que l’appartenance ethnique, la race, la religion, la langue ou le handicap. Pour y parvenir, les Etats peuvent introduire des dispositions non discriminatoires dans leur constitution et leurs lois sur la nationalité. Il convient de mettre en place des procédures adéquates de supervision du respect de ces dispositions, y compris par des mécanismes de plainte, par la possibilité d’un recours judiciaire et d’obtenir la restitution de sa nationalité.

Bénistant MBALLA

 

 

SCIENCES ET TECHNIQUES : LES MATHEMATIQUES

 

A - Le nombre π

Depuis l’Antiquité, les mathématiciens ont remarqué qu’en mesurant la circonférence d’un cercle (c’est-à-dire la longueur de la ligne qui forme ce cercle) et qu’en la divisant par son diamètre, on obtenait toujours le même nombre.

Ils ont décidé d’appeler ce nombre pi et de le noter π.

On peut donc écrire :

  

D’OÙ VIENT LE NOM PI ?

π est la première lettre du mot grec (peripheria) qui signifie la circonférence du cercle. Mais cette notation n’a pas été donnée par les Grecs. Ce symbole n’est apparu que vers 1600 et c’est un mathématicien suisse nommé Leonhard Euler qui a imposé cette écriture au milieu du xviiie siècle.

 

COMBIEN VAUT PI ?

On ne connaît pas exactement la valeur du nombre pi. Ses décimales (c’est-à-dire le nombre de chiffres après la virgule) sont infinies et impossibles à prévoir. Depuis le xviiie siècle, on sait aussi que π ne peut pas être égal à une fraction : on dit que π est irrationnel.

Même si on ne connaît pas sa valeur exacte, on peut utiliser une valeur approchée de pi. Les Babyloniens,