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Toutes les infos du Vendredi 15 Mars 2019

Cm n 2919 du ve 15 mars 2019

 

CORRIDOR BOUAR-BELOKO BARRICADE, ASSASSINAT DU CB D’OBO, AFFRONTEMENT ENTRE SELEKA ET ANTI-BALAKA A MOBAYE… A QUOI A SERVI LE DIALOGUE DE KHARTOUM ?

L’article 34 de l’Accord de paix et de réconciliation de Khartoum, signé le 06 février dernier entre le gouvernement et les 14 groupes armés, n’est-il pas violé par ces derniers ? Au regard de la situation sécuritaire qui prévaut dans certaines villes du pays, un observateur avisé de la vie politique centrafricaine serait tenté de dire que cet Accord est partiellement mis en cause par les groupes armés signataires. Et pour causes ?

Dès la publication de la liste des membres du gouvernement Ngrébada, le 05 de ce mois en cours, les éléments du FDPC avaient barricadé le tronçon Bouar-Béloko pour protester contre la non-nomination de leur leader Koumtamadji alias Abdoulaye Miskine dans le gouvernement, alors qu’il se trouve présentement en exil au Congo-Brazzaville. Des négociations menées par le gouvernement et la Minusca avaient permis de décrisper l’atmosphère qui était tendue. C’est ainsi que les barricades érigées çà et là par les combattants du FDPC, empêchant la libre circulation des personnes et des biens, ont été démantelées. La circulation routière a repris son cours normal mais pas pour longtemps.

En effet, d’après des informations qui nous parviennent de Bouar, les hommes d’Abdoulaye Miskine sont sortis le mercredi 13 mars au village Bogoura et ont une fois de plus barricadé le tronçon Bouar-Béloko. La libre circulation des personnes et des biens est enfreinte par les éléments du FDPC pour la seconde fois sur cet axe routier, principale voie de ravitaillement de la RCA par le Cameroun. Qu’est-ce qui explique ce comportement rétrograde ? N’est-ce pas la violation fragrante de l’Accord de Khartoum, un mois à peine après sa signature ?

A Obo, chef-lieu de la préfecture du Haut-Mbomou, située au Sud-est de la République Centrafricaine, un cas d’assassinat odieux, crapuleux vient de se produire dans la nuit du mardi 12 au mercredi 13 mars. Il s’agit du Commandant de Brigade (CB), l’adjudant Melchisédech Gbosso  de la gendarmerie territoriale de ladite localité. Des hommes encore non identifiés, armés de kalachnikovs, ont fait irruption au domicile du regretté qui se trouve non loin de la brousse. Ils l’ont abattu à bout portant. Une balle est logée dans sa tête et les deux autres au niveau de sa poitrine. Il a succombé sur le champ.

A en croire le porte-parole de la Minusca, Vladimir Monteiro, après avoir écouté les coups de feu, les Casques Bleus basés dans la ville ont fait des patrouilles. La ville est redevenue calme. Malheureusement, les présumés assassins ne sont pas arrêtés car ils se sont fondus dans la brousse, avec l’obscurité aidant. Néanmoins, une enquête est ouverte pour déterminer les circonstances exactes de la mort de ce gendarme, et si possible arrêter les assassins.

Cet acte barbare porte-t-il la marque des groupes armés qui écument la RCA et son peuple ? Difficile de le savoir. Mais, ce que nous savons, de nombreux assassinats ont eu lieu ces derniers temps à la périphérie de la ville d’Obo. Tous ceux qui sortaient en dehors de cinq (5) kilomètres ou qui se rendaient aux champs, à la pêche, à la chasse, ont été systématiquement abattus par ces bandits de grand chemin sans aucune forme de procès. Avec la mort du commandant de brigade de la ville d’Obo, la psychose gagnera davantage les habitants de cette localité qui ne savent plus à quel saint se vouer pour se protéger. Et pourtant, certains éléments des Forces Armées Centrafricaines (FACA) sont déployés à Obo. Malheureusement, ils ne sont pas autorisés à patrouiller au-delà de 05 kilomètres. Seuls les Casques Bleus de la Minusca sont habilités à aller plus loin dans leurs patrouilles. Si l’assassinat du CB est amputé aux groupes armés, alors, nous dirons purement et simplement qu’ils ont franchi le seuil du tolérable et violé l’Accord de Khartoum.

Par contre, à Mobaye, chef-lieu de la préfecture de la Basse-Kotto, des affrontements sont signalés entre les Séléka et les Anti-Balaka. D’après les informations reçues, des affrontements ont éclaté entre ces deux (2) protagonistes de la crise centrafricaine au village Kandja, situé dans la commune de Mbélima. Qu’est-ce qui est à l’origine de ces heurts ? Selon un témoin, tout est parti de la saisie de plus de deux cent cinquante (250) pièces de pagne d’un sujet musulman par les Anti-Balaka dudit village qui sont encore très actifs dans les actes barbares. Informés de la situation, les combattants de l’UPC, basés à Mobaye, se sont déportés dans le village et s’en sont pris aux Anti-Balaka. Des affrontements ont éclaté. Il y aurait cinq (5) à six (6) morts et de nombreux blessés.

De retour dans la ville de Mobaye au début de cette semaine, la psychose a gagné les populations civiles au regard des agissements des combattants de l’UPC. De nombreuses personnes, en majorité des hommes, ont passé la nuit du dimanche 10 au lundi 11 mars dans la brousse, histoire de se mettre à l’abri des représailles qui pourraient survenir. Pour le moment, la ville est calme et les gens vaquent à leurs occupations quotidiennes. Mais la peur se lit sur le visage des populations de Mobaye. L’article 34 de l’Accord de Khartoum qui prévoit le règlement des différends par le dialogue n’a-t-il pas été violé par les Anti-Balaka, les combattants du FDPC et ceux de l’UPC ?

Face à cette situation sécuritaire qui prévaut sur l’axe Bouar-Béloko, à Obo et à Mobaye, nous nous posons la question de savoir, à quoi a servi, sert et servira l’Accord de Khartoum ? La violation à répétition dudit accord n’est pas un bon signe. C’est un danger qui guette la RCA, surtout la barricade du corridor Bouar-Béloko et l’assassinat du CB d’Obo. L’Exécutif doit agir le plus rapidement possible pour arrêter cette hémorragie. La Minusca qui dispose d’un mandat robuste, disons-le entre guillemets, doit aussi s’opposer énergiquement à ces agissements des groupes armés qui risqueraient de remettre en cause l’Accord de Khartoum signé tambour battant. « C’est trop, et c’est déjà trop », disent les Centrafricains.

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

LA FRANCE S’ACCROCHE AUX GROUPES ARMES POUR MAINTENIR LA CRISE, MAIS LA RUSSIE HAUSSE LE TON ET PROMET DE FRAPPER

Le vieux colon, Jean Yves Le Drian dit que la France n’est pas pour le dialogue qui s’est déroulé à Khartoum au Soudan, regroupant la délégation gouvernementale et les leaders des quatorze (14) groupes armés. Il ressort très clairement des propos de Jean Yves Le Drian que c’est toujours la France qui manipule les groupes armés pour maintenir la crise en République Centrafricaine. Mais  la Russie hausse le ton et promet de frapper au cas où un mouvement armé tentera de violer l’accord de paix de Khartoum. Décidément,  la crise centrafricaine est loin de voir le bout du tunnel, à cause de la France qui s’accroche mordicus aux milices armées pour empêcher le retour de la paix dans le pays.

Selon certaines sources, les deux (2) leaders des protagonistes de la crise centrafricaine,  François Bozizé Yangouvonda et Michel Djotodia seraient conviés au dialogue qui aura lieu ce 18 mars à Addis-Abeba en Ethiopie. Leur participation à ce énième dialogue entre le gouvernement et les groupes armés apportera-t-elle de nouveau dans la crise qui perdure depuis six  (6) ans ? La France va-t-elle encore se servir des groupes armés et leurs auteurs intellectuels pour mettre la RCA à feu et à sang comme elle l’a fait en 2013 ? Si non, pourquoi c’est toujours l’ombre de la France qui plane derrière les groupes armés, notamment les factions rebelles de la Séléka ? Autant d’interrogations qui dépassent tout entendement humain.

La visite du président français, Emmanuel Macron à Addis-Abeba en Ethiopie cache bien des choses. La France a déjà mis en marche son agenda caché pour plonger la RCA dans les pires atrocités criminelles comme elle l’a fait au Rwanda en 1994. C’est pourquoi, les autorités centrafricaines doivent être vigilantes pour ne pas tomber le piège de la France. Tout a été déjà ficelé dans l’accord de paix de Khartoum. Dans ce cas d’espèce, aucune revendication ne sera acceptée. Le dialogue de Khartoum a été qualifié par tout le monde comme étant « la dernière perche tendue aux groupes armés pour une sortie définitive de la crise en République Centrafricaine ». Est-ce réellement le cas que nous vivons aujourd’hui ?

Il est recommandé dans l’accord de Khartoum la mise en place d’un gouvernement dit «d’union nationale » ou «inclusif ». Chose qui a été réalisée dans le délai prévu. La nomination de sieur Firmin Ngrébada comme premier ministre n’a pas été contestée par les groupes armés. Mais c’est seulement la formation du gouvernement, puisque certains mouvements armés n’y sont pas représentés. D’où, quelques manifestations par-ci, par-là pour demander son remaniement. Or, il est impossible pour qu’on puisse nommer tous les représentants des groupes armés dans le gouvernement. Il y a des postes qui  seront affectés à certains d’entre eux, à la Présidence de la République, à la Primature et dans bien d’autres départements ministériels. Donc en principe, on ne devrait plus assister à de tels agissements de certains leaders des groupes rebelles.

N’est-ce pas la France qui manipule encore ces milices armées pour  saboter l’accord de Khartoum et occasionner de nouvelles violences dans le pays ? Il ne fait aucun doute. Car, c’est depuis toujours que l’ancienne puissance coloniale attise la flamme de la haine et de la violence dans le pays de feu Barthelemy Boganda, paix à son âme. Mais ce qui est sûr, le peuple centrafricain ne sera plus dupe comme auparavant. Après avoir été longtemps soumis, marginalisé, dominé, réduit en esclavage, il a désormais les yeux ouverts et veut lui-même prendre son destin en main. C’est ce qu’il est entrain de faire, en balayant du revers de la main toutes les manipulations françaises. Et ce, depuis les élections couplées de 2015-2016 à ce jour.

La communauté  internationale est témoin oculaire de la souffrance des Centrafricains qui n’aspirent qu’à la paix, rien que la paix. L’accord de Khartoum doit être le dernier pour permettre aux populations déplacées de regagner leurs domiciles respectifs et aux exilés de retourner au bercail. Tout le monde veut la paix pour circuler en toute quiétude dans l’ensemble du pays et vaquer librement à ses diverses occupations. Les groupes armés, les auteurs intellectuels, ainsi que la France et certaines puissances étrangères ont assez roulé les populations dans la boue. Il faut maintenant passer à la vitesse supérieure pour ramener les uns et les autres à la raison.

Nous voulons par là demander à la Minusca, à la Russie, aux Etats-Unis, à la Chine et tant d’autres pays de voler au secours du peuple centrafricain, au cas où les groupes armés osent commettre des massacres sur les populations civiles. Nous espérons que l’accord militaire de défense qui a été signé en 2018 entre la RCA et la Fédération de la Russie servira à l’armée russe d’intervenir militairement pour protéger le territoire et les populations en cas d’une attaque quelconque. Trop, c’est trop, et c’est vraiment déjà trop avec les dialogues et les accords de cessez-le-feu qui pleuvent, mais sans changer la donne sécuritaire en RCA.

 

Jean Max Delouga

 

 

 

POURPARLERS GOUVERNEMENT-GROUPES ARMES D’ADDIS-ABEBA EN

ETHIOPIE : ULTIME CHANCE OFFERTE POUR DISSIPER LES MALENTENDUS

Le peuple centrafricain et la Communauté internationale maintiennent leur respiration et attendent de pieds fermes l’issue des pourparlers entre le gouvernement et les quatorze (14) groupes armés, prévus pour ce lundi 18 mars 2019, au siège de l’Union Africaine (UA) à Addis-Abeba en Ethiopie. A l’occasion, il est question pour ces deux (2) principales parties signataires de l’Accord de Paix et de Réconciliation Nationale de Khartoum au Soudan de faire le point d’étape sur cet Accord, un (1) mois après sa signature. Et ce, sous les auspices de l’UA et des Nations-Unies, deux (2) partenaires de la RCA fortement impliqués dans l’Accord de Khartoum.

Cette réunion consultative des parties prenantes audit Accord va se tenir sur fond de mésentente entre le gouvernement et les quatorze (14) groupes armés soutenus par certaines entités des Forces Vives de la Nation (FVN) à propos de la formation du Gouvernement « d’Union Nationale » post Accord de Khartoum, du Premier ministre Firmin Ngrébada. C’est donc la première difficulté à surmonter par ces deux (2) principales parties précitées, de concert avec l’UA et les Nations Unies.

Aussi, il est question d’évaluer l’Accord de Khartoum en termes d’engagements pris par les deux (2) parties et qui les lient l’une à l’autre : qu’est-ce qui a été fait ou non ? Qui a respecté et qui n’a pas respecté ses engagements ? Pourquoi ? Où se situent les points de blocage ? Que faire concrètement pour que cet Accord de Paix et de Réconciliation Nationale soit effectivement respecté dans sa globalité par le gouvernement et les quatorze (14) groupes armés ? Autant d’interrogations qui seront passées au peigne fin par l’UA et les Nations-Unies, d’ici ce lundi 18 mars 2019 à Addis-Abeba en Ethiopie.

D’ores et déjà, nous disons que ces pourparlers gouvernement-groupes armés d’Addis-Abeba, sont l’ultime chance offerte aux deux (2) parties concernées afin de dissiper définitivement leurs mésententes. Car, « la paix n’a pas de prix », dit-on. Et au nom de la paix, il vous faut dépasser vos clivages politiques et régionalistes, vos intérêts partisans et égoïstes.

 

Le Petit YEKOA

 

 

COMPLEXE SCOLAIRE DON BOSCO : 01 LYCEEN AGE DE 15 ANS EST PORTE

DISPARU ET RETROUVE MUET SUR L’AXE BANGUI-BOALI

C’est un fait réel à vous couper le souffle. En fait, un (1) lycéen âgé de 15 ans, fréquentant la classe de 4ème au complexe scolaire Don Bosco à Damala (Commune de Bégoua), est porté disparu dans l’après-midi du vendredi 08 mars 2019. Ayant fini les cours dans la matinée, il s’est rendu à la maison pour passer quelques heures avant de revenir au lycée, pour les Epreuves Physique Sportive (EPS). Malheureusement, des heures se sont passées et ses parents se sont rendu compte que leur enfant n’est pas de retour au domicile familial. Sans tarder, ils se sont rendus au niveau du lycée pour se renseigner sur la situation de leur enfant. Mais c’est une peine perdue pour eux, car ce dernier ne s’y trouve pas, donc est porté disparu. Incroyable, mais pourtant vrai.

Le lendemain matin, son père, un (1) gendarme, est reparti au lycée pour la même cause, mais sans succès. C’est le statu quo. Enervé, il a fait intervenir les éléments de l’antenne de l’OCRB de Damala, pour auditionner quelques responsables de ce complexe scolaire Don Bosco ainsi que certains professeurs sur la disparition imaginable de son enfant de quinze (15) ans. Et la nouvelle s’est répandue comme une traînée de poudre dans tout le secteur de Damala. Il a fallu attendre le mardi 12 mars 2019, pour qu’une connaissance, un conducteur de taxi-moto, le retrouve sur l’axe Bangui-Boali.  Mais ce dernier ne parle pas. Donc il est devenu miraculeusement un muet. Et c’est ainsi que ce conducteur de taxi-moto l’a remorqué pour aller le remettre à sa famille, qui lui a témoigné toutes ses reconnaissances.

N’est-ce pas là le phénomène des « lutins » communément appelé « Kolokongba » en RCA dont est victime ce lycéen, âgé de 15 ans ? A vous de deviner le reste.

(Affaire à suivre).

 

Le Petit YEKOA

 

 

Un commandant de Brigade de la Gendarmerie tuE A Obo par des hommes armEs  non identifiEs

 

Le commandant de Brigade de la ville d’Obo tué hier vers 19h30 à son domicile par des hommes armés encore non identifiés.

Selon les informations RJDH, trois hommes armés, soupçonnés d’être des peulhs se sont rendus au domicile de ce commandant de Brigade, l’unique gendarme œuvrant dans la ville d’Obo, et l’ont abattu avec leurs armes.

Des sources locales indiquent que cet officier de la Gendarmerie enquête depuis quelques jours sur des cas de tueries perpétrées dans la périphérie de la ville d’Obo et dont il détient des dossiers sensibles et compromettants pour ces peulhs.

Ayant appris la nouvelle de ce meurtre des éléments des FACA se sont déployés sur le lieu du forfait mais les assaillants avant déjà pris le large.

Des tirs à l’arme légère ont été entendus dans la nuit, donnant à croire aux habitants qu’il s’agissait d’une mutinerie des FACA réclamant depuis quelques jours leur relève après 9 mois en détachement  Obo.

Muté dans la ville d’Obo depuis 2016, l’adjudant Melchisédech Gbosso était à Zemio quand des peulhs armés l’ont attaqué. En légitime défense, il avait réussi à abattre l’un des agresseurs, ce qui lui a valu sa mutation à Obo.

RJDH

 

 

 

10EME EDITION DE LA JOURNEE DE LA COMMUNAUTE ECONOMIQUE MONETAIRE DE L’AFRIQUE CENTRALE (CEMAC) : 16 MARS 2019

Le 16 mars a été consacré JOURNEE DE LA CEMAC par Acte Additionnel N°22/CEMAC-CCE-09, du 25 juin 2008. C’est pour graver et ensuite commémorer la signature, le 16 mars 1994 à Ndjamena, du Traité instituant la CEMAC avec la disparition de l’UDEAC. L’opportunité est donnée aux différentes structures de faire le bilan du chemin parcouru, mais également de s’imprégner des préoccupations des peuples. Le président en exercice met à profit cette journée pour informer la population communautaire sur les principaux axes du moment et les perspectives qu’il entend tracer.

Depuis sa mise en place en 1994, la CEMAC s'est employée avec succès à soutenir le développement d'un véritable marché commun en vue d'une intégration qui soit irréversible, œuvrant à une harmonisation sectorielle progressive des textes de ses Etats membres, à l’unification de leurs marchés intérieurs et à la mise en œuvre de politiques communes dans les secteurs essentiels de leur économie. Elle promeut le commerce, incite l'industrie, encourage l’agriculture, l’élevage, la pêche.

De grands projets de transports et d’infrastructures ainsi que d’aménagement du territoire communautaire se sont tout aussi développés, avec des réalisations aujourd’hui incontestables.

L’enseignement, le dialogue social et l'amélioration de la gouvernance, qui seuls assurent la qualité des hommes et garantissent leur épanouissement, constituent également, depuis 25 ans, une préoccupation de la CEMAC. Les facilitations d'échanges interuniversitaires, aujourd'hui constatées, ainsi que la création de structures communautaires de formation internationalement reconnues, sont les marques éloquentes des efforts déployés en ce domaine.

Au-delà des enjeux sus évoqués, la célébration du 16 mars vise à rappeler la place centrale qu'occupent dans l'action de la CEMAC les citoyens communautaires, bénéficiaires premiers des projets de développement initiés.

Afin d'exhorter ces derniers à mieux s'approprier les projets en œuvre, la Journée de la CEMAC 2019 s'efforcera de susciter des échanges avec différentes catégories sociales, afin de sortir les débats des seuls palais présidentiels et autres espaces ministériels pour les ramener au sein de la société civile, parmi les étudiants, les artisans, les diverses organisations corporatistes. Ceux-ci pourraient de la sorte agir tels de réels citoyens communautaires plutôt que de se croire de simples spectateurs de la Communauté.

C'est là tout le sens du choix des objectifs, du public cible, des manifestations envisagées, des acteurs à impliquer ainsi que de la coordination à mettre sur pied.

La CEMAC reste encore la propriété des Chefs d’Etat, des technocrates et des experts. Cette institution communautaire doit sortir dans la rue, devenir la CEMAC des peuples communautaires. Les populations de la zone n’ont pas encore  intériorisé la CEMAC, comme outil d’intégration et de libre circulation des personnes et des biens. La CEMAC doit aller à la rencontre des peuples, dans la rue, les quartiers et les villages de sa zone.

Bonne fête à la population CEMAC !

 

Julien BELA

 

 

LA RCA, PAYS HOTE DE LA 24ème CONFERENCE DES DIRECTEURS GENERAUX DES DOUANES DE L’OMD-AOC

Mercredi 13 mars 2019, à l’Hôtel Ledger Plaza à Bangui, le ministre des Finances et du Budget Henri-Marie Dondra, entouré de ses homologues de l’Economie, du Plan et de la Coopération, de l’Emploi et de la Formation Professionnelle, Félix Moloua et Jean-Christophe Nguinza, ainsi que du Secrétaire Général de l’OMD et du Vice-président de l’Organisation Mondiale des Douanes de la région de l’Afrique de l’Ouest et du Centre (OMD-AOC), a officiellement lancé l’ouverture de la 24ème conférence des Directeurs Généraux (DG) des douanes des 23 pays, membres de cette organisation.

Dans son allocution de circonstance, le Directeur Général de la douane centrafricaine, Théodore Frédéric Inamo a signifié, « La 24ème conférence des DG des douanes de la région de l’Afrique de l’Ouest et du Centre se tient dans un contexte économique et commercial international marqué par la libération et l’augmentation du volume des échanges. Cet accroissement des échanges entre Etats s’inscrit dans une situation où apparaissent de nouvelles menaces dont le terrorisme et le crime organisé.

Cependant, ceci constitue un défi pour nos administrations douanières qui doivent concilier désormais les impératifs de facilitation des échanges et de sécurité de la chaîne logistique. A cet égard, le recours aux nouvelles technologies apparaît comme des solutions incontournables. C’est d’ailleurs pourquoi, nous comprenons la pertinence du thème de la Journée Internationale de la Douane Edition 2019 dont le slogan est : Des frontières SMART pour des échanges commerciaux fluides et mouvement sans entrave des personnes et marchandises ».

Théodore Frédéric Inamo a énuméré les différents points qui seront débattus au cours de cette 24ème conférence et les défis. « Pendant ces trois jours de travaux, nous aurons à débattre de nombreux points qui préoccupent les douanes depuis quelques années, mais aussi les défis émergents pour envisager, de manière prospective, les stratégies d’actions. En effet, les débats viseront à dégager des stratégies régionales pour faire face à des questions telles que : le guide de l’auditeur d’Opérateur Economique Agréé (OEA) ; le Transit et l’Inter connectivité ; la gestion des Ressources Humaines ; les défis en matière des Sociétés d’Inspection », a-t-il indiqué.

Il n’a pas manqué d’énumérer les questions de sécurité, notamment la radicalisation des actes terroristes qui invite également à réfléchir aux manières dont les douanes peuvent contribuer efficacement à la lutte contre la criminalité transfrontalière. D’autres points plus transversaux concernent la gestion des organisations, le  leadership et le management seront aussi discutés.

Pour tous ces points, les stratégies dégagées nécessiteront des moyens pour leur mise en œuvre. Dans le contexte de budget d’austérité qui caractérise notre région, les DG des douanes débattront aussi des meilleurs moyens de susciter l’intérêt des donateurs », a-t-il insisté.

Quant au général de brigade Toumany Sangaré, Vice-président de la région OMD pour l’Afrique Occidentale et Centrale, il s’est appesanti sur un environnement incertain dû à l’insécurité et aux entraves au commerce licite et a appelé la douane à jouer le rôle de leader. « Dans un environnement aussi incertain et de plus en plus menacé par l’insécurité et les entraves au commerce licite, les administrations douanières doivent impérativement ajuster les priorités pour répondre efficacement à tous les défis : défi de la protection de la société, défi de la mobilisation des ressources, mais aussi défi de la facilitation des échanges commerciaux et du mouvement des personnes.

La douane, de part sa position aux frontières et au regard de ses attributions, doit jouer le rôle de leader ; ce qui doit l’amener à initier des procédures visant non seulement à faciliter et à sécuriser les échanges commerciaux, mais aussi, en collaboration permanente avec les autres services (gouvernementaux, intergouvernementaux et les partenaires privés) présents aux frontières, à assurer la fluidité de la circulation des personnes et de leurs biens ainsi que leur sécurité », a-t-il suggéré.

Pour relever les défis, Toumany Sangaré a énuméré certaines mesures que les administrations douanières doivent de plus en plus s’engager, entre autres dans l’utilisation des nouvelles technologies en vue d’améliorer les procédures opérationnelles existantes et dans le renforcement de la collaboration avec les autres partenaires publics et privés.

Toumany Sangaré a invité les Directions des Douanes des Communautés Economiques Régionales (CER) à harmoniser leur vision des questions techniques avec celle de l’Union Africaine à l’effet de faciliter pour la région l’intégration économique continentale qui semble de plus en plus inéluctable. Il a aussi suggéré que la Région OMD-AOC s’inscrive dans la perspective de prendre en compte les recommandations formulées lors de cette dixième réunion du sous-comité de DG des douanes de l’UA sur la lutte contre la corruption dans les douanes. Car, selon lui, l’un des fléaux majeurs qui sapent les performances socio-économiques et le développement des pays africains est la corruption.

« Pour nous engager dans une telle démarche, nous devons accélérer le processus de modernisation de nos administrations à travers l’appropriation de nombreux outils, instruments et initiatives développés, notamment la Convention de Kyoto Révisée, l’Accord sur la Facilitation des Echanges, le Programme de l’OMD sur la sécurité et bien d’autres », a-t-il annoncé.

Ouverte le mercredi 13 par le ministre des Finances et du Budget Henri-Marie Dondra, cette 24ème conférence des DG des douanes de l’OMD de la région de l’Afrique Occidentale et Centrale (AOC) prendra fin ce vendredi 15 mars 2019.

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

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 MINUSCA :

 

 

DEMANDE D’EXPRESSION D’INTERET (DEI)

 

Le présent avis est publié au nom de la MINISCA. La Section des achats de l’ONU ne peut donner aucune
garantie, explicite ou implicite, quant à l’exactitude, la fiabilité ou l’exhaustivité du contenu de l’information
fournie ; elle n’est pas non plus en mesure de répondre aux questions concernant la présente demande de
manifestation d’intérêt. Vous êtes donc priés d’adresser toutes vos questions à la MINUSCA en utilisant les
adresses e-mail ci-dessous indiquées.

 

 

Titre de la DEI : Fourniture de réparations spécialisées des composants de véhicules pour la MINUSCA

Numéro de la DEI : EOIMINUSCA16133

 

BESOINS / RENSEIGNEMENTS SPECIFIQUES

 

Les entreprises et/ou personnes physiques intéressées par cette Demande d’Expression d’Intérêt doivent soumettre les                informations et documentations suivantes :

 

-     Le "FORMULAIRE DE REPONSE DU FOURNISSEUR" disponible sur le site indiqué ci-dessous.

 

La MINUSCA invite par la présente toute entreprise et/ou personnes physiques intéressées et capable à participer à cet appel d’offre à visiter son site web : (1) https://www.ungm.org/Public/Notice ; (2) Cliquer sur Publication ; (3) Achat ; (4) Imprimer et remplir le formulaire de Déclaration d'Intérêt.

 

1.    La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) recherche les manifestations d’intérêt de sociétés dûment enregistrées et agréées pour Fourniture et livraison de diverses pièces de rechange et consommables pour l'entretien et la maintenance des véhicules de la MINUSCA.

 

2.        La MINUSCA lancera prochainement un appel d'offres concurrentiel et entend par conséquent émettre une demande de proposition (DP) avec les spécifications techniques détaillées à l'intention des entreprises qui souhaitent exprimer leur intérêt et fournir des informations pertinentes initiales (profil de l’entreprise, références, certificats et licences, etc.) démontrant leurs avantages, capacité à répondre aux exigences de la MINUSCA.

 

3.   Veuillez noter que cette demande d'expression d'intérêt n'est pas une invitation à soumettre une offre.

 

4.  La MINUSCA se réserve le droit de sélectionner les invités pour l'appel d'offres concurrentiel sur la base de performances substantiels prouvés dans le domaine d'activité concerné. La simple soumission d'une déclaration d'intérêt ne justifierait pas automatiquement l'invitation a participer a l’appel d’offres.

 

5.  Les manifestations d'intérêt peuvent être envoyées par courrier électronique, par porteur ou par courrier (MINUSCA Logbase, Bangui, République centrafricaine).

 

6.  La MINUSCA se réserve le droit de rejeter les réponses reçues après la date limite indiquée ci-dessus.

 

*** LES SOUMISSIONNAIRES DOIVENT S'ENREGISTRER AU NIVEAU 2 UNGM ****

 

Par service courrier ou en mains propres à l’adresse suivante :

Bureau des achats de la MINUSCA, Desjean, Camp des Castors, Base Logistique, PK 4, Bangui, RCA

Attn. : Chef du Service des achats, Contacter : Mr. Ouattara Sory Tel. +(236) 72 868486

Par e-mail à : ruxandra.radu@un.org ; ouattara4@/un.org ; alsuod@un.org.

 

Pour plus d'informations détaillées sur les annonces, veuillez visiter : https://minusca.unmissions.org/achats

Toutes les infos du Jeudi 14 Mars. 2019

Cm n 2918 du jeu 14 mars 2019

MACRON EST-IL ALLE CONSPIRER  ET COMPLOTER A ADDIS-ABEBA AVANT LE DIALOGUE GOUVERNEMENT-GROUPES ARMES PREVU POUR CE 18 MARS EN ETHIOPIE ?

Le président français, Emmanuel Macron a effectué une visite d’une très courte durée à Addis-Abeba, capitale éthiopienne. Alors que ce pays se prépare à accueillir ce 18 mars un dialogue entre le gouvernement centrafricain et les représentants des 14 groupes armés. D’où, nous posons la question de savoir exactement ce que le président français Emmanuel Macron est allé chercher à Addis-Abeba avant la tenue de cette rencontre.

Nous suivons de près l’évolution de la crise centrafricaine qui tire peu à peu à sa fin. Les sous-marins torpilleurs sont aux aguets et cherchent une petite occasion pour remettre le feu aux poudres. C’est ce qui se passe actuellement avec les agissements de certains leaders des groupes armés, de la classe politique et des organisations de la société civile. Le succès des pourparlers de Khartoum qui a abouti à la signature d’un accord de paix et de réconciliation entre le gouvernement et les 14 groupes armés, n’arrange pas certains compatriotes, voire certaines puissances étrangères qui y ont trouvé leur compte. D’où, des agissements par-ci, par-là pour contredire le nouveau gouvernement qui vient d’être dévoilé le 03 mars dernier.

C’est seulement une occasion que les forces du mal cherchent, afin de replonger le pays dans le bain de sang. Que peut-on dire des réactions de certains leaders des partis politiques géniteurs de la Séléka  qui demandent la mise en place d’un gouvernement inclusif ? Dans l’accord de Khartoum, il n’est nullement fait mention de prendre tout le monde dans le gouvernement. Ce sont les groupes armés qui doivent entrer dans le gouvernement et non les représentants des partis politiques ou de la société civile. La première chose  a été déjà faite par Ngrébada qui a rendu public, le 03 mars 2019, la formation de son gouvernement. Il y a au total quinze (15) représentants des groupes armés nommés dans ce gouvernement. Les autres doivent attendre car, leurs éléments occuperont d’autres fonctions de l’Etat, à la Présidence, à la primature, et dans certains départements ministériels.

D’où sortent ces leaders des partis politiques géniteurs de la Séléka qui s’agitent comme des diablotins ? Veulent-ils encore piéger le président Faustin Archange Touadéra comme ils l’ont fait à l’ancien chef d’Etat centrafricain, François Bozizé Yangouvonda en 2013 ? N’est-ce pas ce qui se dessine à l’horizon ? Mais une chose est sûre, le peuple centrafricain en général ne sera jamais dupe. Tous ceux qui se cachent dans l’ombre et tirent les ficelles des groupes armés pour que la crise perdure, seront automatiquement dénoncés au grand jour. La presse et certains observateurs avisés de la vie politique du pays ont joué, jouent et joueront toujours leur rôle de lanceurs d’alertes pour informer en temps réel l’opinion nationale et internationale sur la situation de la RCA.

Ce 18 mars à Addis-Abeba, l’Union Africaine aura une fois de plus la lourde responsabilité de ramener ces leaders des groupes armés à la raison. Quel serait la taille du gouvernement s’il faudrait prendre tous les représentants des groupes armés ? Il y a des postes qui seront affectés à certains éléments de ces milices  armées. Et tout doit se passer sur la base de certains critères. Ce n’est pas parce qu’on détient une arme qu’on doit imposer n’importe qui pour devenir un membre du gouvernement.

Est-ce encore la France qui manipule ces leaders des ex-Séléka à plonger cette fois-ci  la RCA dans des pires atrocités criminelles comme au Rwanda en 1994 ?

La crise centrafricaine voltige de revendications en revendications, de dialogues en dialogues qui, en fin de compte, n’apportent toujours rien de nouveau dans le vécu du peuple centrafricain. L’accord de paix de Khartoum qui a été signé à Bangui par le chef de l’Etat et les 14 groupes armés, ensuite par les chefs d’Etat de la Communauté Economique des Etats d’Afrique Centrale (CEEAC) à Addis-Abeba en Ethiopie, a été salué par tout le monde. Mais que se passe t-il encore un (1) mois seulement après la signature de cet accord ? Difficile pour nous de répondre à cette interrogation. Mais le scepticisme et le doute aurait été permis quant à la sortie définitive de la crise en RCA à travers la signature cet accord. Les événements qui se déroulent en ce moment dans le pays en sont une parfaite illustration.

Les Etats-Unis, la Russie, la Chine, l’Afrique du Sud, le Royaume du Maroc, l’Angola, le Rwanda, le Soudan et tant d’autres pays amis doivent aider le peuple centrafricain à sortir définitivement du bourbier. Le dialogue de Khartoum doit être le dernier en RCA. Les Centrafricains sont fatigués de cette crise qui est devenue un vrai pigeon voyageur. Libreville, Brazzaville, Forum National de Bangui, Ndjamena, Nairobi, Sant’ Egidio,  Khartoum, les accords de cessez-le-feu pleuvent. Hélas, aucune lueur  d’espoir ne se pointe à l’horizon pour une sortie définitive de la crise centrafricaine.

La Russie doit véritablement monter en puissance en cas de dérapage d’un groupe armé signataire de l’accord de paix de Khartoum.

 

Jean Max Delouga

 

 

 

 

VISITE INOPINEE DU MINISTRE DE LA SANTE A  L’HOPITAL DE L’AMITIE CE MARDI 12 MARS

Mardi 12 mars 2019 aux environs de 19 heures, le ministre de la Santé et de la Population, Pierre Somse a fait une descente à l’Hôpital de l’Amitié pour palper du doigt la réalité du fonctionnement dudit complexe hospitalier. Dès son entrée dans le couloir de l’urgence, il n’a trouvé que deux (2) stagiaires à leur poste.

Selon un parent d’un malade hospitalisé, les rackets sont devenus monnaie courante dans cet hôpital. «Le personnel soignant ne cesse de racketter les malades et leurs parents. De fois, les infirmiers diplômés ou les stagiaires nous prescrivent des ordonnances que nous ne pouvons trouver certains médicaments dans la pharmacie de l’hôpital. Par la suite, ce sont eux qui nous vendent ces médicaments à des prix exorbitants », a-t-il déploré quelques minutes avant la visite inopinée du ministre de la santé dans cette structure sanitaire.

La situation des malades hospitalisés devient complexe pendant la nuit car, il serait difficile de trouver les infirmiers de garde. « Il est parfois difficile de trouver des infirmiers de garde pendant la nuit pour s’occuper de nos malades. Ce qui fait que la situation des malades devient complexe, occasionnant parfois la mort de certains », a confié un parent d’un malade sous couvert d’anonymat. Une femme âgée d’une trentaine d’année et hospitalisée dans cet hôpital a qualifié « d’actes inhumains », le fait de « crier sur les malades » au cours des visites ou des soins.

L’hôpital de l’amitié, situé dans le 4ème arrondissement de la ville de Bangui, notamment au quartier Fouh  est une grande structure sanitaire qui reçoit plus de cinquante (50) patients au cours d’une journée. Plusieurs services, entre autres la neurologie, la gastro-entérologie, la diabétologie, la radiologie, le bloc opératoire examinent ou  administrent des soins aux patients. Mais cet hôpital, semblerait-il, est plongé dans une corruption à ciel ouvert. Acte imputé au personnel soignant, d’après les témoignages de certains malades et leurs parents.

A cela, il faut également ajouter  le problème de la compétence de certains jeunes stagiaires affectés dans les différents services dudit hôpital. «Certains jeunes stagiaires qui sont affectés dans les différents services de santé ne maîtrisent pas leurs domaines. Ils prescrivent  des médicaments. Et une fois qu’ils passent aux soins, cela occasionne parfois la mort de certains malades. Car, les médicaments qu’ils prescrivent  de fois compliquent la situation des malades. Une dame qui souffre du diabète en a fait les frais », a dénoncé un cadre de l’hôpital.

Pourvu que le ministre de la Santé, Pierre Somse persévère dans cette visite inopinée pour connaître exactement ce qui se passe dans les hôpitaux de la place.

Jean Max Delouga

 

 

ADDIS-ABEBA, 18 MARS 2019 : LE GOUVERNEMENT ET LES GROUPES ARMES SEULS DOIVENT RESTAURER LA PAIX DANS LE PAYS

A tout seigneur, tout honneur et les groupes armés seront entendus et leurs  revendications prises en compte. C’est la composition du gouvernement Ngrébada qui devient la pierre d’achoppement. Il y a plus de cent cinquante partis politiques en RCA. Les plus représentatifs sont ceux qui ont des députés à l’Assemblée Nationale. De la majorité ou de l’opposition, pour Touadéra, ce sont des Centrafricains qui doivent contribuer au relèvement de leur pays. Après les élections, c’est le grand rassemblement autour des objectifs de développement, notamment dans la perspective du développement durable d’ici 2030.

Le KNK et son président à l’époque François Bozizé, ont gouverné sans partage. L’opposition démocratique (FARE 2011) était systématiquement exclue de la gestion des affaires de l’Etat. La composante FARE 2011 est encore présente sur la scène politique. Elle ne nous démentira pas. Le Colonel Charles Massi a définitivement disparu, pour avoir osé se rebeller contre le pouvoir du KNK et son président. Et la suite, tout le monde le sait, c’est la conspiration monstrueuse qui a abouti à la chute de Bozizé. Les élections sont une chose, la gestion du pays est une autre. Le président Abdoulaye Wade, farouche opposant, a toujours été ministre d’Etat dans le gouvernement sé%3

Toutes les infos du Mardi 05 Mars. 2019

 

Cm n 2911 du mar 05 mars 2019

LE FDPC D’ABDOULAYE MISKINE SE REBELLE CONTRE LE GOUVERNEMENT NGREBADA : L’AXE BOUAR-BELOKO PARALYSE

Une semaine après la nomination du Premier ministre Firmin Ngrébada par le Président de la République, Chef de l’Etat, Professeur Faustin Archange Touadéra, la 3ème personnalité du pays a rendu public, le dimanche dernier, la composition de son gouvernement. Si certaines personnalités tant de la classe politique, de la société civile que des groupes armés ont fait leur entrée, de nombreux ministres dans le gouvernement Sarandji 2 restent à leurs postes. Il s’agit des ministres de l’Economie, des Finances, de la Défense, de la Justice, de l’Action Humanitaire, des Mines, des Affaires Etrangères, de la Communication, de la Sécurité Publique, de l’Education Nationale, de la Santé, de l’Enseignement Supérieur, pour ne citer que ceux-là. Quinze (15) nouvelles figures font partie du gouvernement qui compte trente-six (36) membres dont deux ministres délégués. Les personnalités issues des deux (2) protagonistes de la crise centrafricaine y sont représentées. A titre d’exemples, le ministère de l’Elevage et de la Santé Animale revient au porte-parole de l’UPC, Souleyman Daouda. Pendant que Maxime Mokom, l’un des leaders le plus influent des Anti-Balaka, occupe le portefeuille du Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Rapatriement.

Malheureusement, la composition de ce gouvernement n’est pas du goût du FDPC de Martin Koumtamadji, alias Abdoulaye Miskine. Ses éléments sur le terrain reprochent à Ngrébada de ne pas avoir nommé dans son gouvernement leur leader Miskine qui se trouve actuellement en exil au Congo-Brazzaville . Du coup, ils sont sortis en surnombre sur l’axe Bouar-Béloko. La circulation routière est paralysée. La libre circulation des personnes et des biens est enfreinte. La tension monte. Prises de peur, les populations de ces deux (2) villes citées ci-haut et leurs environs immédiats ne savent plus quoi faire. Les commerçants et les transporteurs qui empruntent ce tronçon sont bloqués. Ces rebelles commettent-ils des exactions sur les populations civiles ? Pour le moment, il nous est difficile de le savoir. Nous suivons de près l’évolution de la situation sécuritaire qui prévaut sur cet axe routier pour informer au moment opportun le public centrafricain.

Face à cette situation sécuritaire très tendue, les Centrafricains s’interrogent en ces termes : l’accord de Khartoum signé en grande pompe entre le gouvernement et les quatorze (14) groupes armés, le 06 février dernier à Bangui, a-t-il volé en éclat ? Attendons de voir un peu clair pour en dire plus. Sur 14 groupes armés signataires de cet accord, il n’y a que le FDPC qui est monté au créneau pour s’opposer à la formation du gouvernement Ngrébada. Pour la simple raison que son leader n’est pas nommé membre du gouvernement. D’autres voix discordantes se feront entendre dans les jours à venir par rapport à la formation de ce nouveau gouvernement. Car, vous êtes sans ignorer que tous les représentants des 14 groupes armés ne font pas partie du gouvernement. Pour illustrer nos propos, le mouvement 3R de Sidiki et tant d’autres groupes armés, signataires de l’accord de Khartoum, sont absents du gouvernement. Vont-ils réagir d’un moment à l’autre ? Les yeux des Centrafricains sont désormais rivés sur ces groupes armés qui ne font pas partie du gouvernement Ngrébada.

Comme toute œuvre humaine n’est pas parfaite, nous demandons à ces groupes armés la retenue. Car, tout le monde ne pouvait faire partie du gouvernement. Il y a d’autres postes de responsabilité qu’ils peuvent bel et bien y être nommés. A titre d’exemple, Armel Ningatoloum Sayo, leader du mouvement Révolution-Justice (R-J), n’est pas nommé ministre mais plutôt Haut-commissaire à la Jeunesse Pionnière Nationale. C’est une haute fonction. Pourquoi les Centrafricains, notamment les groupes rebelles veulent aller vite en besogne ? Ne pas être nommé ministre est-il la fin du monde ? Beaucoup de personnalités sont passées par là. Il faut les voir aujourd’hui. Certaines sont nues comme le ver de terre, de véritables mendiants. Elles n’ont même pas un toit où elles peuvent se reposer. A les voir déambuler dans les rues de Bangui, un enfant dirait qu’elles n’avaient pas occupé une haute fonction dans l’administration centrafricaine. Or, dans la réalité, il n’en est rien.

Aujourd’hui, le peuple centrafricain aspire à la paix, rien que la paix. L’accord de Khartoum qui est le huitième (8ème) accord signé entre le gouvernement et les groupes armés depuis 2012 à ce jour, doit être respecté à la lettre tant par le gouvernement que les groupes armés. « La population centrafricaine nous regarde et la Communauté internationale nous observe », avait souligné le président Touadéra dans son discours lors de la signature de cet accord à Bangui. Le FDPC d’Abdoulaye Miskine doit revenir à de bons sentiments. Et si possible, engager un dialogue avec le Premier ministre, Chef du gouvernement, Firmin Ngrébada pour un dénouement heureux de la situation sécuritaire qui prévaut actuellement sur le corridor Bouar-Béloko. Nous connaissons ces compatriotes du FDPC qui ont pris les armes. Ils ne sont pas violents comme les autres rebelles qui écument les villes de l’arrière-pays. Tout doit passer par le dialogue et non la violence. C’est le dialogue de Khartoum qui a accouché la formation de ce nouveau gouvernement.

Aux dernières nouvelles, le FPRC de Nourredine Adam ne se reconnait pas dans la formation de ce nouveau gouvernement qu’il qualifie de « gouvernement de mascarade ». Le Bureau Politique du FPRC reproche au président de la République et au Premier ministre de ne pas respecter les clauses de l’accord de Khartoum.

Nous exhortons nos compatriotes qui ont pris les armes à persévérer dans la voie du dialogue et non celle de la violence. Il faut reconstruire le pays tombé plus bas que terre. Les armes tuent, détruisent tout sur leur passage mais ne développent pas notre cher et beau pays, la République Centrafricaine.

Que les armes se taisent en RCA pour donner la chance aux Centrafricains de s’épanouir.

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

LE PERSONNEL DES TRANSPORTS ET DE L’AVIATION CIVILE N’A QUE LES YEUX POUR PLEURER : L’AEROPORT BANGUI M’POKO PRODUIT DES MILLIARDS, MAIS …

Le ministère des Transports et de l’Aviation Civile apparait comme maudit. Le ministre Arnaud Doubay Abazène a déjà occupé ce poste. Il a été remplacé par Théodore Jousso. Il y a donc une logique de blanc bonnet et bonnet blanc. Le personnel de ce département est loin de sortir du cauchemar. Dans le dossier Jousso, transparaît le nom du ministre Doubay. Peut-il faire mieux qu’hier ? Nos ministres sont des chasseurs de primes, ils ne rêvent que de l’enrichissement illicite. En quoi les Centrafricains sont-ils inférieurs aux Congolais de Brazzaville qui disposent d’un aéroport international, véritablement luxueux, digne d’une République moderne ?

Pointe-Noire vient de dépasser Brazzaville avec un aéroport ultramoderne,  hyper-équipé. Avec le genre de ministres que nous avons en RCA, on se pose la question de savoir qui va construire, moderniser et développer la RCA ? Des sommes astronomiques sont générées par la Sureté Aéroportuaire dépassant le milliard de francs CFA. Il y a l’article 2 et l’article 10, Sodiac et AHS. Un compte est ouvert à Genève en Suisse, alimenté par les compagnies aériennes internationales. Personne ne sait où se volatilise cet argent. Le ministère des Finances et du Budget et le ministère du Plan et de la Coopération Internationale, ignorent tout de ce trésor que couve l’aéroport Bangui-M’Poko. C’est un aéroport de commune à Golongosso et aussi d’une capitale comme Bangui après plus de 60 ans d’indépendance. De grâce, que l’argent généré par les structures du pays serve et contribue à son embellissement. Regardons autour de nous, aucun n’aéroport ne ressemble à celui de la RCA.

La RCA est-elle maudite ? Et pourtant, ce sont des cadres formés dans des mêmes écoles que ceux des pays voisins. Comment ont-ils pu accueillir l’esprit de construire, de bâtir leurs pays ? Comment  font-ils pour réussir de grands projets, des barrages, des champs solaires, des aéroports modernes ? En RCA, on ne privilégie que ses proches, que ses intérêts personnels. De 2003 à 2018, les recettes générées par les structures aéroportuaires pouvaient construire un nouvel aéroport. C’est triste le comportement de nos ministres.  Et demain, la RCA est condamnée à rester à la traine des autres pays, lanterne rouge de la planète. Nous espérons que le ministre Arnaud Doubay Abazène sera un bâtisseur, un innovateur, pour que l’aéroport Bangui-M’Poko retrouve ses lettres de noblesse. Notre aéroport court le risque d’être déclassé, au regard des pistes vétustes, de la clôture qui a du plomb dans l’aile. C’est pourquoi nous avons dit que c’est un aéroport de la commune de Golongosso. Pourquoi les cadres centrafricains manquent cruellement d’orgueil pour leur pays ? Pourquoi ce déficit ahurissant d’ambitions pour leur pays ? Tout doit-il venir du Chef de l’Etat ou du Premier ministre ? Pourquoi accepte-t-on d’être nommé ministre ? La fin du cauchemar en RCA n’est pas du tout pour demain.

Les Séléka ont pris pour prétexte que leurs régions sont marginalisées. Mais une fois au gouvernement, les Séléka oublient leurs régions. La logique gastronomique prime sur les projets de reconstruction. Leurs représentants au gouvernement ne poussent jamais la barque régionale, la décentralisation et la régionalisation. Avoir une voiture luxueuse, un bureau climatisé, arrondir ses poches, c’est tout ce qui les préoccupe. La misère morale et intellectuelle est ahurissante en RCA, au comble du désespoir.

Julien BELA

 

 

Décret N°19.064

portant nomination du Haut Commissaire à la Jeunesse Pionnière Nationale

Le Président de la République, Chef de l’Etat

Décrète :

 

Art. 1er : Monsieur Armel NINGATOLOUM SAYO est nommé Haut Commissaire à la Jeunesse Pionnière Nationale avec rang et prérogative des ministres délégués

 

Art. 2. Le présent décret qui abroge toutes dispositions antérieures contraires et qui prend effet à compter de la date de sa signature, sera enregistré et publié au Journal Officiel.

 

Fait à Bangui, le 03 mars 2019

 

Professeur Faustin Archange Touadéra.

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LE GSTC ECRIT AU MINISTRE DES FINANCES ET DU BUDGET RELATIF A

L’APPEL A CANDIDATURE AU POSTE DE L’AGENT COMPTABLE CENTRAL DU TRESOR

Dans une note adressée à l’intention du ministre des Finances et du Budget, par le Groupement Syndical des Travailleurs de Centrafrique (GSTC) du Trésor, datée de Bangui le 25 février 2019 et signée par son Secrétaire Général Firmin Zoh Ponguélé, il est dénoncé ce qui suit : « En effet, la structure de l’Agence Comptable du Trésor (ACT) a été créée en 2015 en vue d’améliorer le système de la comptabilité du Trésor Public qui peine à élaborer un compte de gestion.

Un appel à candidature a été lancé. A cet effet, deux (2) étrangers ont été admis à ce test d’appel à candidature. Suite au renoncement du premier (1er) de la liste, le deuxième (2ème), en la personne de Rémi Kossouho, a occupé le poste de l’Agent Comptable du Trésor durant trois (3) ans. Malgré les difficultés, il a su se donner le meilleur de lui-même pour arriver à un résultat en produisant un compte de gestion fiable. Et ceci, compte tenu de ses expériences professionnelles accumulées pendant trente (30) ans dans les institutions de son pays ainsi que dans les institutions internationales.

Son départ allait laisser un vide mais un centrafricain, pas le moindre, ressortissant de l’Ecole Nationale de Services du Trésor (ENST) de Paris en France qui a occupé successivement des postes de Directeur de la Dette et des Participations, Directeur Général du Trésor et de la Comptabilité Publique, Directeur de Cabinet au ministère des Finances et du Budget puis Premier (1er) Coordonnateur Adjoint de l’Inspection Générale des Finances, lui a  succédé.

Grande fut notre étonnement, quand nous avons appris que Chérubin Marcel Yérada a reçu une notification de fin de contrat, au motif de travail peu satisfaisant, alors que ce dernier a pris service à peine une  année. Il est à noter que ce comptable avait, à un moment donné, pris congé de la Comptabilité Publique pour ne faire que de la gestion globale de l’Administration.

Aussi, le résultat que nous souhaitons tous, obéit à une certaine règle et un ensemble de dynamiques dans le travail. Chérubin Marcel Yérada seul, ne peut parvenir à un résultat, car c’est un travail d’équipe. Son Fondé de Pouvoirs qui a été formé par Rémi Kossouho depuis trois (3) ans, travaille en vase clos, paie des titres, prend des décisions sans rendre compte à son chef hiérarchique. A la fin, c’est à l’Agent Comptable de rendre compte de cette même gestion, pas à son Fondé de Pouvoirs. C’est une situation à éclaircir du point de vue de gestion de la chose publique.  Fort de tout ce qui précède, le GSTC vous prie humblement de reconsidérer votre position en accordant une nouvelle chance à Chérubin Marcel Yérada pour l’honneur de l’institution. Tel est, Monsieur Le Ministre, l’objet de la présente note que nous avons l’honneur de vous soumettre pour appréciation et décision ».

Avec de tels genres de comportements rétrogrades, comment la RCA peut-elle se mettre sur de bons rails, pour son véritable développement socio-économique durable ? Comment ne faire confiance qu’à des élites et cadres étrangers en défaveur des élites et cadres centrafricains, voire même à de hauts postes de responsabilité dans l’Administration Publique ? Aujourd’hui, est-ce faisable  sous d’autres cieux ? Autant d’interrogations qui dépassent tout entendement humain. A vrai dire, « le mal centrafricain, c’est le centrafricain lui-même ».

Précisons que les ampliateurs de cette note sont le Président de la République, Chef de l’Etat et le Premier Ministre, Chef du Gouvernement.

 

 

Le Petit YEKOA 

 

 

Huit femmes soit 22% reprEsentEes dans le gouvernement Ngrebada

Huit (8) femmes au total sont nommées dans le gouvernement Ngrébada, soit environ 22,22%, dans le gouvernement dit « gouvernement inclusif ». Le nombre des femmes dans le gouvernement a augmenté contrairement à l’ancien gouvernement de Sarandji 1 et 2 où le nombre de femmes était entre 3 et 4, une faible représentativité des femmes dans l’exécutif.

Cette augmentation des femmes dans le gouvernement Ngrébada est exigée par la loi de parité adoptée en novembre 2016 par l’Assemblée Nationale. Loi qui exige 35% des femmes dans les instances de prises de décisions en République Centrafricaine.  Depuis l’accession de Faustin Archange Touadéra à la magistrature suprême de l’Etat, c’est pour la première fois que le nombre des femmes dans le gouvernement a connu une augmentation.

Il s’agit de la Ministre de la Défense nationale, Marie Noëlle Koyara, Virginie Baïkoua de l’Action Humanitaire, Sylvie  Baipo Temon des Affaires Etrangères, Aline Gisèle Pana qui garde toujours son portefeuille de la Promotion de la Femme. Eugénie Ngbondo, chargée des Relations avec les Institutions de la République, Ginette Amara de la Recherche Scientifique, Gina Roosalem Ministre des petites et moyennes entreprises et Mireille Sanghami des Petites et Moyennes Entreprises, de I 'Artisanat et du Secteur informel.

Un pourcentage apprécié par une femme leader d’une organisation de la société civile qui voit déjà une volonté du gouvernement d’accorder une place importante aux femmes dans les instances du pays.

Le gouvernement Ngrébada est passé au-delà du quota exigé par la loi de parité même si sa promulgation tarde encore dans le pays. Selon cette loi de 2016, la question de compétence de la femme est aussi exigée.

 

RJDH

 

 

LES LEADERS DES PARTIS POLITIQUES ET LES RESPONSABLES DE LA SOCIETE CIVILE ONT AUSSI LE DEVOIR DE SENSIBILISER LEURS BASES SUR L’ACCORD DE KHARTOUM

La question de la paix en RCA ne concerne pas exclusivement les gouvernants mais aussi les gouvernés, car la paix est l’affaire de tout le monde. A cet effet, les leaders des partis politiques et les responsables des organisations de la société civile ont un rôle important à jouer pour le retour définitif de la sécurité et de la paix en RCA. Etant donné qu’ils sont plus proches de la population et vivent parmi elle, les leaders des partis politiques et les responsables des organisations de la société civile ont aussi le devoir de sensibiliser leurs bases (militants, adhérents et sympathisants) sur le contenu de l’Accord de paix et de réconciliation nationale de Khartoum au Soudan. Et ceci pour permettre au peuple centrafricain du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest de bien s’approprier et s’imprégner du contenu dudit Accord.

Après le dialogue gouvernement-groupes armés de Khartoum, nous estimons pour notre part que l’heure n’est plus aux débats stériles, aux querelles inutiles, à la division… au sein des Centrafricains. Nous devons tous nous mobiliser derrière cet Accord de paix et de réconciliation nationale de Khartoum, gage incontournable de la stabilité politique et sécuritaire de la RCA, facteur de la relance de l’économie nationale.

C’est à ce titre que nous exhortons les leaders des partis politiques et les responsables des organisations de la société civile de prendre le relais au gouvernement en s’investissant à fond dans la sensibilisation de leurs bases sur l’Accord de Khartoum, à travers tout le pays. Car, « la paix n’a pas de prix », n’est-ce pas ?

 

Le Petit YEKOA

 

 

LES DEPUTES CENTRAFRICAINS, INFORMES SUR LA CULTURE DE

CHAMPIGNONS PAR LE PROJET DE TECHNOLOGIES DE JUNCAO (CHINE)

Un atelier d’une demi-journée s’est déroulé ce lundi 04 mars 2019 dans l’hémicycle de l’Assemblée Nationale. Organisé par le projet de technologies de JUNCAO (Chine), l’objectif  de cet atelier est d’informer les députés de la nation sur le bien fondé de la culture des champignons non seulement en Chine, mais également dans d’autres pays du monde.

En marge d’un sommet économique  qui s’est déroulé en Chine en septembre 2018, regroupant les chefs d’Etat de plusieurs pays, le président centrafricain, Professeur Faustin Archange Touadéra  a visité le Centre de technologies de JUNCAO. Celui-ci a voulu que cette technologie soit développée dans son pays.  « Ce projet vise à concrétiser la coopération agricole entre la République Populaire de Chine et la République Centrafricaine », a déclaré Chen Dong, ambassadeur chinois en RCA, au cours du discours qu’il a tenu devant les honorables députés de la nation en deux longues (chinoise et française).

Cette nouvelle technologie qui consiste à faire pousser les champignons en huit (8) jours « contribue à la lutte contre la pauvreté, la famine, le chômage…, mais d’autre part, protège l’environnement », toujours  selon l’ambassadeur chinois en RCA, Chen Dong qui a fait savoir que ce projet est opérationnel dans plusieurs pays, entre autres l’Afrique du Sud, le Rwanda, la Guinée. Ce dernier a conclu que « la Chine est toujours aux côtés de la RCA et mène des actions concrètes pour le développement du peuple centrafricain ».

Il faut retenir que cette technologie chinoise a des impacts sur les plans environnemental et humanitaire : elle protège l’environnement et permet de lutter contre la pauvreté, la famine, le chômage etc. Il était ressorti clairement des exposés qui ont été présentés respectivement par les docteurs Lin Zhanxi et Lin Dongmei que cette culture de champignons en Chine et dans d’autres pays, a permis de développer le secteur de l’agriculture et  l’élevage, et favorise le développement économique d’un Etat.

« Pour nous les députés qui sommes les premiers acteurs du développement du monde rural, nous sommes convaincus que dès l’année prochaine, cette culture deviendra une réalité dans chaque préfecture de la RCA », a souhaité le premier secrétaire parlementaire au nom de ses collègues députés. Laurent Ngon-Baba, président de l’Assemblée Nationale voit la société chinoise véritablement transformée, à travers cette culture : « il y a de cela cinq jours, les députés se sont réunis pour s’informer sur la culture chinoise en faveur des jeunes. Aujourd’hui, nous sommes encore informés sur la culture des champignons. La société chinoise est véritablement transformée. Ce projet a des impacts sur les plans environnemental, humanitaire. C’est quelques chose de très important pour la lutte contre la pauvreté, la famine, le chômage, la misère… »

Le président de l’Assemblée Nationale a, par ailleurs, remercié le gouvernement chinois qui ne cesse de ménager aucun effort pour soutenir les autorités centrafricaines et a souhaité que la relation entre l’Assemblée Nationale centrafricaine et celle de la République Populaire de la Chine soit davantage renforcée.

 C’était conformément aux Objectifs du Développement Durable (ODD), fixés par les Nations Unies  que le projet de technologies de JUNCAO a été créé en Chine en  2006.

Bénistant MBALLA

 

 

Décret N°19.065

Portant nomination d’un Directeur de Cabinet et d’un Directeur de Cabinet Adjoint à la Primature

Sur proposition du Premier ministre, Chef du Gouvernement,

 le Président de la République, Chef de l’Etat

Décrète :

Art. 1er : Sont nommées Directeur de Cabinet et Directeur de Cabinet Adjoint à la Primature, les personnalités dont les noms suivent :

· Ministre Directeur de Cabinet : Monsieur Dominique Désiré HERENON 

 

· Ministre Délégué Directeur de Cabinet Adjoint : Madame Laetitia ANDIWAN GOUKORO

 

Art. 2. Le présent décret qui abroge toutes dispositions antérieures contraires et qui prend effet à compter de la date de sa signature, sera enregistré et publié au Journal Officiel.

 

Fait à Bangui, le 03 mars 2019.

Professeur Faustin Archange Touadéra.

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LA FRANCE REFUSE LE RWANDA A LA TETE DES OPERATIONS DE LA MINUSCA ET VEUT FAIRE INSTALLER UN FRANCO-SENEGALAIS

Le peuple doit être prêt à prendre les rues si le Rwanda ne s’installe pas à la tête des opérations de la Minusca. Cela est une question de vie ou de mort.

Le peuple centrafricain ne doit pas jouer avec le dernier virage. La France ne veut plus du Président Touadéra et de Sarandji. Elle se prépare à mettre en place le scénario Ivoirien, à étouffer au maximum le président Touadéra en mettant des Français en tête des institutions comme le FMI et autres, pour avoir une main mise sur les prochaines élections. Les Centrafricains et les panafricanistes doivent prendre leurs responsabilités, car l’Union Africaine dirigée par le Président Egyptien Al Sissi et la France veulent créer le chaos et ramener les Centrafricains en arrière. "Le peuple doit dire non à la France, c’est pour cela que tous les Centrafricains doivent se retrouver dans les rues, devant la MINUSCA pour empêcher l’arrivée d’une autre personne en dehors du Rwanda", ont indiqué des leaders panafricanistes, qui ont poursuivi, "Le peuple Centrafricain doit réclamer le Rwanda à la tête des opérations de la Minusca. N'ayons pas peur car cela est une question de vie ou de mort. Si nous ne voulons plus avoir des Alindao BIS, il est temps de prendre nos responsabilités. Désormais la rue nous appartient et nous allons nous défendre les mains nues. Le Président Touadéra est notre choix et il est l’espoir de la Jeunesse", explique un leader de la société civile.

Ong LCDA , Wengué Brice Olivier

 

 

QUEL ROLE JOUENT LES USA DANS LA CRISE CENTRAFRICAINE ?

LES ETATS-UNIS NE SONT-ILS PAS DANS UN ROLE DE NON ASSISTANCE

A PERSONNES EN DANGER ?

 

Pourquoi les USA n’interviennent pas militairement pour sauver les Centrafricains contre les terroristes ?

Le rôle que jouent les USA en Centrafrique reste très floue et ambigu. Comment comprendre que les USA qui combattent le terrorisme dans le monde sous toutes ses formes, puissent tomber dans le jeu des terroristes qui massacrent le peuple Centrafricain ? Les attaques du 11 Septembre ne sont-elles pas semblables aux attaques d’Alindao, de Bambari etc... ? N’est-ce pas le même mode de fonctionnement,  surprendre et tuer ? Non, cela n’est pas juste. Les USA, dans leur document publié concernant la nouvelle politique Africaine, sont complètement le contraire de leur fonctionnement en République Centrafricaine. Le peuple Centrafricain a droit à la vie comme le peuple Américain. Les Centrafricains ne demandent pas à être assistés à vie comme s’ils étaient incapables de prendre leur destin en main. La seule chose qu’ils demandent est la libération totale de leur territoire par les groupes terroristes appelés aujourd'hui par la France, groupes armés. Le peuple Centrafricain peut s’investir dans plusieurs domaines comme l’agriculture, l’élevage etc... Car la terre de la RCA est très fertile. Si les USA concentrent les dépenses qu’ils donnent aux ONGs étrangères en RCA, dans l’option de libération du territoire Centrafricain, cela coûtera beaucoup moins et sera mieux apprécié par le peuple Centrafricain.

Coalition Afrique Engagée

Kemonde Guus israël

 

 

LA POLITIQUE AFRICAINE DES USA EST LOIN D’ETRE CELLE APPLIQUEE EN CENTRAFRIQUE

Pourquoi la grande puissance américaine, tête de liste pour combattre le terrorisme dans le monde, assiste depuis des années aux massacres du peuple centrafricain par des terroristes appelés aujourd'hui groupes armés et soutenus par la France ?

Les USA, doivent prendre leurs responsabilités en RCA. Les Américains font beaucoup de dépenses qui, en vérité, devraient être utilisées pour contribuer au développement de la RCA. Le manque d'implication efficace et engagée des Américains fait d'eux, les partenaires méconnus de la crise Centrafricaine. Avec un investissement de plus de 500 millions de dollars en 4 ans, le peuple Centrafricain jusqu'à ce jour, se pose la question de savoir, quel rôle joue les USA dans la crise ? Pourquoi  ne mettent-ils pas fin à cette crise ? Pourquoi investir tant de millions de dollars dans l'humanitaire, alors qu'il est plus simple pour les USA de neutraliser les terroristes et contribuer au développement économique de la RCA ? Pourquoi combattre le terrorisme en Syrie, en Irak, partout dans le monde et vouloir dialoguer avec des terroristes qui massacrent un peuple dont le président est démocratiquement élu ? Pourquoi déployer de gros moyens ailleurs alors que le peuple Centrafricain a juste besoin de sa liberté ? La jeunesse Centrafricaine réclame un avenir meilleur. Comment les USA acceptent d'assister à tous ces crimes sans pouvoir y mettre fin ? Sont-ils complices des terroristes ? Les USA sont-ils les parrains des terroristes sur le continent Africain ? Ou bien, sont-ils tombés dans le piège de la dénomination ?

Ailleurs, ce sont des terroristes et en Afrique des groupes armés, deux poids, deux mesures.

Ong Nouvelle Afrique , Kibinda Giles Geoffroy

 

 

ALGERIE : LA CANDIDATURE DE BOUTEFLIKA DEPOSEE AU CONSEIL

CONSTITUTIONNEL

Malgré les manifestations, Abdelghani Zaalane, le directeur de campagne d'Abdelaziz Bouteflika, a annoncé ce dimanche 3 mars, avoir déposé le dossier du président sortant, hospitalisé en Suisse, au Conseil constitutionnel.

La candidature du président algérien Abdelaziz Bouteflika à un cinquième mandat lors de la présidentielle du 18 avril, dont la perspective a déclenché une contestation massive, a été déposée dimanche au Conseil constitutionnel, a déclaré sur place son directeur de campagne. Peu avant, Bouteflika s’est engagé à ne pas terminer son mandat s’il est réélu le 18 avril en organisant dans un délai qu’il n’a pas fixé une présidentielle anticipée à laquelle il ne se représentera pas.

C’est son directeur de campagne Abdelghani Zaalane qui s’est chargée de déposer le dossier de Bouteflika, hospitalisé il y a exactement une semaine en Suisse et dont le retour n’a toujours pas été annoncé. « Le candidat Abdelaziz Bouteflika m’a mandaté, conformément à (…) la loi électorale pour déposer sa candidature à l’élection présidentielle », a déclaré M. Zaalane devant la presse au Conseil constitutionnel, avant de donner lecture d’une lettre de Bouteflika, dont des extraits avaient été lus auparavant par la présentatrice du journal de la télévision nationale.

« Une élection présidentielle anticipée »

« J’ai écouté et entendu le cri du cœur des manifestants et en particulier des milliers de jeunes qui m’ont interpellé sur l’avenir de notre patrie », y assure le président, élu pour la première fois en 1999 et réélu sans discontinuer depuis.

Ces jeunes « ont exprimé une inquiétude compréhensible (…) J’ai le devoir et la volonté d’apaiser les cœurs et les esprits de mes compatriotes » et de répondre à « leur exigence fondamentale (…) le changement du système », poursuit le président algérien.

« Si le peuple algérien me renouvelle sa confiance » le 18 avril, « je prends solennellement devant Dieu, et devant le peuple algérien » l’engagement d’organiser « une élection présidentielle anticipée » dont la date sera arrêtée par une « conférence nationale » mise en place après le scrutin, annonce-t-il.

« Je m’engage à ne pas être candidat à cette élection qui assurera ma succession dans des conditions incontestables de sérénité, de liberté et de transparence », ajoute Bouteflika. La « conférence nationale » devra « débattre, élaborer et adopter des réformes politiques, institutionnelles, économiques et sociales, devant constituer le socle du nouveau système », précise également Bouteflika.

Il a également annoncé qu’une nouvelle Constitution, consacrant « la naissance d’une nouvelle République » serait soumise à référendum.

Son directeur de campagne a affirmé que la candidature de Bouteflika avait recueilli 19 700 parrainages d’élus nationaux et locaux et plus de 5 millions de parrainages d’électeurs à travers le pays. Les formulaires de ces parrainages, arrivés dans plusieurs fourgons, ont été déposés dimanche soir au Conseil constitutionnel.

Dans la journée, des centaines d’étudiants ont à nouveau protesté, sans incident, dans la rue et sur les campus, à Alger et dans plusieurs villes du pays, contre la perspective d’un cinquième mandat de Bouteflika, 48 heures après des manifestations monstres à travers l’Algérie.

« Bouteflika, dégage! », « Algérie libre et démocratique », ont scandé les manifestants, de nombreux automobilistes klaxonnant au passage en signe de solidarité. Bouteflika est le huitième candidat à déposer son dossier devant le Conseil constitutionnel, qui doit statuer sous dix jours sur la validité de ces candidatures. Aucun des candidats enregistrés jusqu’ici ne semble représenter une menace sérieuse pour sa réélection.

 

Jeune Afrique

 

 

 

DEMOCRATIE ET MEDIAS : PAS DE DEMOCRATIE SANS PRESSE LIBRE

La démocratie n’est pas un système politique parfait mais elle représente la meilleure alternative du gouvernement. Le système démocratique est préféré parce qu’il donne aux citoyens la possibilité de prendre des décisions capitales à travers des élections libres et équitables, pour contraindre le gouvernement à respecter ces dernières. Lors d’une élection libre et juste, les citoyens choisissent des représentants politiques qui défendront au mieux leurs intérêts. Grâce aux élections, les citoyens ont la possibilité de choisir le politicien et le parti politique en qui ils ont confiance pour subvenir à leurs besoins, en cas d’arrivée au pouvoir. Dans une élection démocratique, chaque citoyen en âge de voter (18 ans révolus) a le droit de voter pour ou contre le gouvernement en place. Ce droit figure dans l’article 21 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme des Nations Unies. Cet article stipule que : « chaque individu a le droit à la libre expression, y compris le droit de rechercher, recevoir et transmettre les informations et les idées par le biais de n’importe quel média et sans limites ».

Il est difficile de garantir la démocratie sans l’existence d’une presse libre et professionnelle. A cet effet, les médias sont le moyen le plus efficace pour informer le peuple sur les élections et les choix politiques. Ils ont besoin d’être libres afin de réaliser objectivement des reportages consacrés aux campagnes électorales de chaque parti politique, car les médias permettent aux électeurs de discerner les différences entre chaque parti politique. Ils doivent aussi fournir aux électeurs les mêmes informations sur le processus électoral. Les médias doivent par ailleurs s’interroger sur la transparence des élections et informer librement les électeurs sur l’ensemble du processus électoral et des éventuels dysfonctionnements afin d’y remédier rapidement.

Les médias ont aussi le droit de demander au régime en place et à l’opposition démocratique des comptes concernant leurs agissements lors du mandat précédent. Car, les citoyens ont le droit de savoir comment le gouvernement a géré le pays depuis les dernières élections et quelles ont été les alternatives proposées par l’opposition pendant cette période : Le gouvernement a-t-il construit des ponts et des écoles qu’il avait promis ? Les zones rurales ont-elles été fournies en eau potable en fonction de leurs besoins ? Le gouvernement était-il à l’écoute des bonnes propositions de l’opposition, des femmes et des minorités ?

Tout cela nous amène à conclure qu’il existe une relation étroite entre la démocratie et les média libres. L’une exige l’autre. Une presse libre assurera une élection équitable et démocratique. Un gouvernement élu démocratiquement protégera la liberté des médias.

 

Le Petit YEKOA

Toutes les infos du Lundi 04 Mars. 2019

Cm n 2910 du lun 04 mars 2019

TOUADERA ET NGREBADA ECOUTENT LEUR PEUPLE : UNE VERITABLE CURE DE DESINFECTION DE LA PRIMATURE ET DU SANG TOTALEMENT NEUF

La RCA a désormais un vrai Premier ministre, chef du gouvernement, ouvert, accessible, homme de dialogue et de paix. Le gangstérisme gouvernemental, la férocité verbale, ont cédé la place à la civilisation moderne, humaine et humaniste. Le peuple centrafricain, la Communauté internationale, la presse, se réjouissent de ce que le Président de la République, Chef de l’Etat, a entendu leur gémissement plaintif, et a réagi en conséquence pour débarrasser le plancher politique d’un fardeau encombrant et insupportable. La nomination de Firmin Ngrébada est un véritable soulagement national et international, du sang neuf pour insuffler une nouvelle dynamique, remettre la bonne gouvernance sur les rails et mener une lutte acharnée contre la corruption, les mauvaises pratiques et un accent sur le travail.

Firmin Ngébada n’a pas un chèque à blanc. Il a mis en terre la semence de la paix. Il doit s’armer de courage, de patience et de lucidité, pour arroser jour et nuit, afin que la paix germe, grandisse et produise du fruit. Les fruits de la paix sont juteux, délicieux et nourrissants pour la nation entière. Après trois (3) ans de pilotage à vue, de stagnation, de perte de vitesse, la RCA peut relever la tête. L’arrivée du Vice-président de la Banque Mondiale coïncide avec la nomination de Firmin Ngrébada comme Premier Ministre. Ce n’est pas une coïncidence fortuite, mais tout concourt aux biens de ceux qui aiment Dieu et la paix. Six cents (600) millions de dollars octroyés par la Banque Mondiale, Firmin Ngrébada est un oiseau de bon augure, un porte-bonheur, une galaxie en rose pour les Centrafricains.

Les choses sérieuses, délicates, disons-nous, ne font que commencer. Un décret du Chef de l’Etat vient de rendre public les ingrédients de la paix. Des hommes et des femmes, notamment la jeunesse, qui vont aider Ngrébada dans l’arrosage du jardin de la paix. La guerre est comme une maladie. Elle attaque très vite, mais s’en va très, très lentement. La paix est aussi comme la santé qui revient très lentement, mais sûrement. Il faut une forte dose d’humilité et de patience, de flexibilité et de tolérance, pour reconvertir les cœurs blessés en cœur de tolérance, de douceur, de pardon, de réconciliation et de cohésion sociale. Pour en arriver là, il faut de vrais hommes d’Etat, des diplomates, des hommes dont la langue brise la rigidité, bref des hommes de vertu. Il va sans dire que Ngrébada ne va pas mélanger les habits neufs avec les habits sales et usés.

L’équation est complexe du côté des groupes armés dont les leaders ne comprennent pas grand-chose au fonctionnement d’un Etat. La RCA ne vit pas en autarcie. Elle est soutenue et accompagnée par la Communauté internationale qui a un droit de regard sur le fonctionnement du pays. Il ne suffit pas d’envoyer une liste pour que tous soient au gouvernement. Le savoir a atteint un seuil inqualifiable aujourd’hui. Le monde évolue à une vitesse vertigineuse. Tous ces éléments concourent à la nomination d’un membre du gouvernement. Il faut des cadres compétents, capables d’échanger avec les partenaires au développement. Le chef de l’Etat Faustin Archange Touadéra, est un professeur agrégé, peut-on retrouver dans son gouvernement des gens qui n’ont que Certificat d’Etude Indigène, le CEPE, voire le baccalauréat et la licence ? Le minimum en termes de référence intellectuelle est le doctorat. Et les docteurs sont nombreux en RCA, notamment les ingénieurs. Un gouvernement n’est pas un fourre-tout, un conglomérat de ramassés. Il s’agit de la vie d’un peuple, d’une nation. L’autre défi est la sortie de crise et la restauration définitive de la paix. Le redressement du pays exige des hommes et des femmes compétents pour argumenter.

La misère court la rue. La pauvreté a envahi toutes les habitations. Il y a un impératif de relèvement du pays. Que les déplacés regagnent leurs domiciles, même détruits ! Que les exilés regagnent leur pays et leurs foyers ! C’est la qualité, la compétence, le dévouement d’un gouvernement qui comptent. L’accord de Khartoum ne peut servir de prétexte aux leaders des groupes armés pour imposer des canards boiteux, des bras cassés, des analphabètes dans un gouvernement qui a une lourde mission, celle de restaurer la paix et la sécurité. Un gouvernement des groupes armés donnerait quoi au pays, si ce n’est de prolonger la misère et la pauvreté. De grâce, les leaders des groupes armés doivent être responsables. S’il n’y a pas de cadres, autant se tourner vers le DDRR que de mettre un  courrier encombrant sur les bras de Ngrébada et Touadéra. Un athlète professionnel est nettement supérieur à l’athlète amateur qui lui est supérieur à l’inapte. L’« Homme qu’il faut, à la place qu’il faut », afin de sortir le pays de cet océan de misère. Faut-il voir les postes, alors qu’il faut voir son pays pour aller vite vers les projets de développement qui dorment. Finalement, les groupes armés ne privilégient pas le développement des régions, mais leur propre ventre, leurs intérêts égoïstes. C’est le paradoxe fondamental de cette crise.

 

Julien BELA

 

 

LA RUSSIE A CONTRIBUE ENORMEMENT A LA REUSSITE DU DIALOGUE DE KHARTOUM : MERCI AU PRESIDENT VLADIMIR POUTINE, SAUVEUR DU PEUPLE CENTRAFRICAIN

Nos partenaires russes ont contribué énormément à la réussite du dialogue qui s’est déroulé à Khartoum au Soudan sous l’égide de l’Union Africaine et des Nations Unies, en répondant à certaines charges pour mettre à l’aise les uns et les autres. Aujourd’hui, une accalmie est observée sur toute l’étendue du territoire, grâce à la signature d’un accord de paix et de réconciliation entre le gouvernement et les leaders des quatorze (14) groupes armés. Merci au président russe, Vladimir Poutine, toujours attentif aux cris de détresse du peuple centrafricain !

Grâce aux armes livrées à la RCA par la Russie, les éléments des Forces Armées Centrafricaines (FACA) commencent à être redéployés dans certaines régions du pays. C’est le cas des villes de Bambari, Alindao, Bangassou, Paoua, Bocaranga, Koui  où les populations civiles commencent à respirer un nouvel air, grâce à la présence des éléments des FACA soutenus par les forces des Nations Unies. Les instructeurs militaires russes continuent d’entraîner les bataillons des FACA au maniement et à la maîtrise des armes livrées par la Russie. Plus de deux mille éléments des FACA sont déjà entraînés par les instructeurs militaires russes et déployés dans certaines villes de l’arrière-pays. Petit à petit, l’armée centrafricaine renait de ses cendres.

Récemment, la Russie et la Chine ont obtenu auprès du conseil de sécurité de l’Organisation des Nations Unies (ONU) une exemption, afin de livrer des armes à la République Centrafricaine. Au total, cinq mille armes russes et deux mille armes chinoises seront livrées à l’armée nationale. Tout porte à faire croire que dans peu de temps, toutes les Forces de Défense et de Sécurité seront équipées et redéployées dans toutes les villes du pays. Le peuple centrafricain du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest, attend de voir le président russe, Vladimir Poutine venir en RCA, afin de recevoir la bénédiction que Dieu lui réserve. « C’est dans le malheur qu’on reconnait les vrais amis », enseigne un proverbe. C’est le cas du président russe qui n’hésite pas un seul instant à répondre favorablement aux cris du  peuple centrafricain.

L’Accord de Khartoum est une victoire éclatante du peuple centrafricain sur les forces du mal. Tous les ennemis de la paix qui pensaient que le dialogue de Khartoum serait un échec, ont lamentablement échoué. La signature de l’accord de paix entre le gouvernement et les représentants des groupes armés, change peu à peu la donne sécuritaire. Aujourd’hui, une accalmie est observée dans tout le pays, qui pourra le nier ? La Communauté internationale a qualifié le dialogue de Khartoum comme étant « la dernière perche tendue aux groupes armés pour une sortie définitive de la crise en RCA ». Et cela se confirme, à travers la paix qui se dessine peu à peu à l’horizon. La maladie vient vite, mais elle repart lentement. C’est le cas de la grave crise militaro-politique qui a frappé la RCA qui retrouve doucement et sûrement la paix et la réconciliation.

Si quelqu’un vous cause un préjudice, c’est à lui de le réparer. C’est le cas des groupes armés qui ont causé d’énormes dégâts à la RCA et son peuple. A ce titre, ce sont eux qui doivent réparer les dégâts qu’ils ont causés. C’est pourquoi, on doit les associer à la gestion du pays pour qu’ils comprennent mieux les mauvais actes qu’ils ont posés, et si possible les réparer. Malheureusement, il y a des gens qui ne voient que le bout de leur propre nez et font des critiques qui n’ont aucun sens. Les leaders des groupes armés ont demandé qu’une brigade mixte, composée d’éléments des FACA et des groupes armés soit mise en place après la signature de l’accord de Khartoum. A travers cette demande, les leaders des groupes armés ont mis la corde à leur cou, puisqu’en cas de violation de cet accord, leurs éléments affronteront d’autres qui font partie de cette brigade mixte. C’est également une manière de donner l’opportunité aux leaders des milices armées de désarmer leurs éléments qu’ils connaissent mieux que tout le monde.

Il faut toujours réfléchir mûrement avant de dire quelque chose ou de poser un acte. Ceux qui critiquaient le dialogue de Khartoum auraient dû avoir honte de constater que la paix et l’unité nationale reviennent petit à petit, à travers le calme observé dans tout le pays.

Jean Max Delouga

 

 

 

 

 

QUARTIER FATIMA-SANDOUMBE : REMISE DES KITS AUX FEMMES VENDEUSES PAR L’HONORABLE DENIS MODEMADE

Les œuvres salvatrices du député de la 2ème circonscription électorale du 6ème arrondissement de la ville de Bangui, l’honorable Denis Modémadé se poursuivent allègrement. Après la remise de cinquante (50) tables-bancs aux élèves du Lycée de Fatima au mois d’octobre 2018 et des kits aux femmes vendeuses du quartier Kpétènè 2 en décembre de la même année, l’honneur est revenu ce samedi 02 février 2019, aux environs de 11 heures, aux femmes vendeuses du quartier Fatima-Sandoumbé de recevoir leurs kits. La cérémonie de cette remise des kits s’est déroulée sous le patronage du député Modémadé qui a été assisté de son suppliant, de son épouse, du chef Sandoumbé, du commissaire de l’OCRB des 92 Logements et des représentants du Comité Parlementaire Local (CPL) dudit quartier.

Dans ses mots de bienvenue, le chef Sandoumbé a remercié l’honorable Denis Modémadé, avant de signifier, « Beaucoup de députés sont passés dans cet arrondissement mais je n’ai rien vu de concret. Honorable, je vous demande de faire davantage pour améliorer les conditions de vie de vos concitoyens qui ont tant souffert durant cette crise ».

Intervenant à son tour, Junior Mogosse, président du CPL du quartier Fatima-Sandoumbé, a adressé les sincères salutations de son équipe à l’honorable. Il a poursuivi en disant, « Ce comité a été créé dans un premier temps pour prôner la paix et la cohésion sociale entre les populations de ce secteur électoral. Et dans un second temps de soutenir le siège dans diverses initiatives qui seront prises. Ainsi, sur votre promesse établie lors de votre campagne électorale, un projet a été initié et soumis à votre approbation afin de pouvoir si possible relever le niveau de vie socio-économique de ces populations électorales, longtemps dépourvues de paix et de stabilité, en les appuyant soit financièrement soit matériellement.

Aujourd’hui, chose qui a été faite. A cet effet, tous nos efforts de conjugaison se résument en ce temps précis à vous dire seulement merci, merci, merci. Toute la population du quartier Fatima-Sandoumbé reste et demeure toujours derrière vos idéaux ».

Prenant la parole pour son discours de circonstance, l’honorable Denis Modémadé a indiqué, « Le député n’est pas nommé mais élu par la population. De ce fait, il doit être proche de ses électeurs. Lorsque le foyer ou le ménage est touché positivement, naturellement c’est la nation qui est touchée. En tant que député de la nation, nous avons été élus par la population. Et nous nous sommes dit qu’il faudrait que la population nous sente auprès d’elle. Comme j’ai l’habitude de le dire, « la plus belle femme ne peut que donner ce qu’elle a » et « il faut apprendre à pêcher à quelqu’un que de lui donner du poisson à manger ».

Je m’efforce d’être proche de ma population, d’améliorer ses conditions de vie, de réduire le taux de pauvreté, c’est mieux que ça. C’est une très bonne chose. C’est dans cette optique-là qu’aujourd’hui je suis avec les femmes vendeuses du quartier Fatima-Sandoumbé. J’ai préparé des kits constitués de poissons, de poulets, du manioc, du sucre, de l’huile, du café moulu. En tout cas, toutes les activités que nos femmes exercent ici dans le commerce. Nous sommes ici pour les leur remettre. Notre politique, c’est d’aimer tout le monde. Ceux qui m’aiment ou pas, je penserai à tout le monde. ».

S’agissant de la prochaine étape, l’honorable Denis Modémadé de dire, « Nous avons prévu toucher tous les quartiers de notre circonscription. Nous avons commencé avec les femmes. Certainement que nous allons toucher également les jeunes qui se lancent dans les Activités Génératrices de Revenus (AGR), c’est-à-dire ces jeunes qui se prennent déjà en charge. On va les aider pour qu’ils puissent aller de l’avant. Après avoir fini avec les femmes et éventuellement les jeunes, naturellement nous allons voir les personnes de 3ème âge parce qu’elles ont besoin également d’un soutien. Notre objectif, c’est d’atteindre tout le monde. Déjà en le faisant, on va inciter celles qui n’ont pas encore pris l’initiative, de se prendre en charge. Tout ce que nous faisons, ce n’est pas inutile, puisque nous procédons à l’amélioration de vie de nos concitoyens ».

Aux femmes vendeuses, Denis Modémadé leur a clairement signifié ceci, « Les poissons, le manioc, le sucre, la farine…, c’est pour le commerce. Je suis le serviteur de Dieu. Le peu que j’ai donné, Dieu le multipliera. Vous toutes qui êtes ici, vous croyez à Dieu. Multipliez ces kits pour que ça prospère. Je demanderai à Dieu de vous aider ».

Une femme, bénéficiaire du kit, Rébecca Sylvie Sélémboy, au nom de toutes les femmes, a remercié l’honorable Denis Modémadé pour le don qu’il leur a fait. « Je suis très émue et je ne sais quoi dire. Beaucoup de députés sont passés et aucun n’a pensé à nous. Que Dieu te bénisse ! », s’est-elle exclamée.

Il est à signaler que plus d’une soixantaine (60) de femmes vendeuses ont bénéficié de ces kits qui s’inscrivent dans le cadre des Activités Génératrices de Revenus.

La rédaction de Centrafric Matin souhaite bon vent aux initiatives combien louables et salvatrices du député Denis Modémadé. Que Dieu l’accompagne dans toutes ses activités !

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

ARRIVEE DE MANKEUR NDIAYE, NOUVEAU REPRESENTANT DU SECRETAIRE GENERAL DES NATIONS UNIES EN RCA : DECLARATION (VERBATIM)

Le nouveau Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies en République centrafricaine, Mankeur Ndiaye, est arrivé vendredi après-midi à Bangui. Il a été reçu en audience par le Président centrafricain, Faustin Archange Touadéra, et l’a félicité « pour son leadership, son esprit d’ouverture, son engagement personnel et celui de son gouvernement qui ont permis d’aboutir à la signature de l’Accord de paix le 6 février dernier ». Il lui a réitéré « le soutien du Secrétaire général des Nations Unies, le soutien de tout le système des Nations Unies pour que tout prochainement que l’on puisse voir les résultats concrets de la mise en œuvre de cet accord ».

Le Représentant spécial a également félicité « toutes les parties prenantes, leur engagement à tout faire pour que l’accord se traduise en actes concrets ». A cet égard, le nouveau chef de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en Centrafrique (MINUSCA) a assuré de son engagement personnel en tant que Chef de la MINUSCA et de son équipe « à travailler la main dans la main pour la mise en œuvre de cet accord historique de paix et de réconciliation».

En effet, la mise en œuvre de l’Accord de paix occupera une place de choix dans l’agenda de la Mission conformément à son rôle de garant et en conformité avec son mandat. « Nous sommes là en tant que Nations unies, pour accompagner un gouvernement, travailler avec le gouvernement, travailler avec toutes les parties prenantes intéressées par la sécurité, la stabilité, la paix et le développement de la République centrafricaine » a-t-il rappelé.

Le Représentant spécial et Chef de la MINUSCA s’est également entretenu avec la Ministre des Affaires étrangères et des Centrafricains de l’étranger, Sylvie Baïpo-Temon.

Diplomate de nationalité sénégalaise, Mankeur Ndiaye, succède à Parfait Onanga Anyanga qui a dirigé la MINUSCA d’aout 2015 à février 2019.

 

  Déclaration de Monsieur Mankeur Ndiaye

Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies pour la Centrafrique et Chef de la MINUSCA

Bangui, 1er mars 2019

(Verbatim)

Merci beaucoup. Je viens d’être reçu par son excellence Faustin Archange Touadera, dès mon arrivée dans ce beau pays, sa belle capitale, Bangui en ma qualité de Représentant spécial du Secrétaire générale des Nations unies pour la Centrafrique et chef de la MINUSCA. Donc c’est avec un grand plaisir que j’ai eu ses quelques moments d’échange avec le Président de la République. Naturellement avons parlé de la mission dont je suis chargé par le Secrétaire général des Nations unies. Nous avons parlé également de la situation dans le pays et surtout de notre volonté commune, Nations unies et République centrafricaine de travailler la main dans la main pour la mise en œuvre de cet accord historique de paix et de réconciliation signé le 6 février dernier.

J’ai salué également le leadership du Président de la République, son esprit d’ouverture, son engagement personnel et celui de son gouvernement qui ont permis d’aboutir à cet accord. J’ai salué également toutes les parties prenantes, leur engagement à tout faire pour que l’accord se traduise en actes concrets et je lui ai dit et redit le soutien du Secrétaire général des Nations Unies, le soutien de tout le système des Nations unies pour que tout prochainement que l’on puisse voir les résultats concrets de la mise en œuvre de cet accord.

Et je redis également mon engagement personnel en tant que Chef de la MINUSCA, l’engagement de mon équipe à travailler en étroite collaboration avec le Président de la République à recueillir ses vus, ses analyses et surtout à mieux comprendre ses attentes, pour pouvoir aider. Nous ne sommes pas là pour diriger quoique ce soit. Nous sommes là en tant que Nations unies, pour accompagner un gouvernement, travailler avec le gouvernement, travailler avec toutes les parties prenantes intéressées par la sécurité, la stabilité, la paix et le développement de la République centrafricaine.

Voilà ce que je voulais dire, en remerciant encore Monsieur le Président de la République, en remerciant encore sa Ministre des affaires étrangères qui m’a fait le plaisir de me recevoir également un peu avant le Président de la République. Voilà ce que je voulais dire. Nous aurons l’occasion de nous retrouver plus tard, échanger, sur la mission et sur la feuille de route. Merci

 

Minusca

 

 

AUCUN CENTRAFRICAIN NE PEUT GAGNER UN PROCES CONTRE UN LIBANAIS EN RCA : L’ARGENT FAIT FLECHIR TOUT GENOU

 

 

En cas d’un  procès, les Libanais ne bougent jamais de leurs maisons ou de leurs bureaux. Ils appellent et tout le monde court à se rompre les jambes. Ils ne perdent pas une seconde pour répondre à cet appel. Avec l’argent, les Libanais sont rois, voire des dieux en RCA. Les magistrats, les OPJ, gendarmes, policiers, ministres et directeurs généraux y perdent leur latin. La volonté d’un Libanais vaut de l’or, car les poches vont se remplir. Le Libanais marche sur l’autorité de l’Etat, foule aux pieds l’honneur et la responsabilité des hauts cadres qui assument de lourdes responsabilités. L’argent est nécessaire mais pas indispensable. Mieux vaut préserver son honneur, que de fléchir les genoux pour de l’argent. Vous perdez votre personnalité, car « la main qui donne est au dessus de celle qui reçoit », c’est une évidence évidente.

Ce qui est très gênant, c’est que les Libanais le clament haut et fort à qui veut les entendre : « Vous perdez votre temps, les autorités sont dans ma poche ... ». Avec les Libanais, la corruption coule comme le fleuve Oubangui. Pour un Libanais, Bozizé, Chef de l’Etat, Président de la République, s’est érigé en justicier de Hong-Kong pour pulvériser des familles entières, mettre des gens en prisons sans aucun jugement. D’autres ont pris le chemin de l’exil pour revenir au bercail après la chute de Bozizé. Les enquêtes n’ont jamais abouti à quoi que ce soit. Seulement, ces gens ont été par la suite libérés par la justice pour vice de procédure. Entretemps, ils ont tout perdu et ont dû refaire leur vie à partir de zéro.

Dans le cas d’espèce, il s’agit d’un jeune centrafricain d’une vingtaine d’années, qui a travaillé comme aide-caissier à la caisse N°2. Un bon Libanais aurait dû sanctionner les deux employés de la même manière. Malheureusement, c’est le Centrafricain qui est licencié et non le Libanais. N’y a-t-il pas discrimination ou même des relents racistes ? Pourquoi les OPJ doivent se rendre chez le Libanais, alors que c’est lui qui doit se plier à l’autorité de l’Etat conférée aux OPJ qui convoquent et auditionnent dans le cadre des renseignements judiciaires sur instruction du Procureur de la République. Pauvre Centrafrique de feu président Barthélémy Boganda de « Zo Kwè Zo » ! Les Centrafricains sont humiliés, réduits au silence et à néant dans leur propre pays. Une chose est sûre, la RCA est le dernier cirque des Libanais qui ont encore un temps de gloire, de miel, de suprématie financière absolue, mais un jour viendra où un vrai patriote centrafricain effacera tout ce tableau sombre. Tout autour de nous, il n’y a pas des Libanais dans les Etats voisins. Que les Libanais sachent que leur suprématie financière a des limites et peut prendre fin un jour. Peut-on débourser des millions, des kilogrammes de poisson et poulet congelés et tant d’autres choses, juste pour étouffer un jeune de rien du tout, qui a travaillé ? Surtout que la rupture du contrat vient du patron lui-même. Très jeune, mais dynamique, éveillé, il se bat contre un Goliath financier. C’est le comble du ridicule. La gratification promise par le soi-disant PDG se transforme en enfer. Ce jeune est obligé de prendre un avocat pour se défendre, avec quel moyen ? Pourquoi en arriver là, si le Libanais considérait les Centrafricains comme des êtres humains ? Les Libanais ne doivent pas pousser l’humiliation et la frustration que subissent les Centrafricains à leur paroxysme.

Centrafric Matin est la voix des sans voix, ceux que les Libanais veulent étouffer par la puissance de l’argent, qui sont injuriés, insultés jusqu’à leur mère, comme si c’est la mère qui a travaillé.

Le jeune Bagaza Prudent a un sens élevé de l’honneur. Un Libanais mal éduqué ne peut se permettre d’insulter sa mère. Il doit laver un tel affront. Au Tribunal de Grande Instance de Bangui (TGI), nous assistons à des procès d’injure publique. Une gratification promise en âme et  conscience n’a rien à voir avec les dettes contractées par Bagaza Prudent. Une gratification reste une gratification, malgré la faute, c’est la marque d’un bon patron, un bon père de famille.

Avec l’emprise des Libanais, les entreprises formelles ont quitté la RCA. Les Libanais sont les industries de la corruption dans le monde. La corruption est l’unique arme dont disposent les Libanais dans le monde. L’économie centrafricaine est minée de l’intérieur et a du plomb dans l’aile. Seuls les Libanais veulent tout faire, tout prendre, tout régenter. Combien de nationaux ont tenté de faire la poissonnerie, de vendre des poulets congelés et autres pour concurrencer les Libanais ? Ils ont disparu comme la fumée dans l’air. La RCA ne peut dépendre exclusivement des Libanais, avec la libéralisation des prix et la concurrence en vigueur suite à une loi adoptée par l’assemblée Nationale qui supprime le monopole absolu. La crise, quelle que soit sa durée prendra fin un jour. Nous avons les Camerounais qui s’intéressent à investir en RCA, notamment les Chinois, les Russes, les Américains, les Européens, les Canadiens, les Angolais, les Sud-Africains, les Marocains et la liste est longue. Les Libanais regretteront un jour leur comportement méprisant vis-à-vis des Centrafricains.

 

Jullien BELA

 

 

 

 

Décret N°19.064

portant nomination du Haut Commissaire à la Jeunesse Pionnière Nationale

Le Président de la République, Chef de l’Etat

Décrète :

 

Art. 1er : Monsieur Armel NINGATOLOUM SAYO est nommé Haut Commissaire à la Jeunesse Pionnière Nationale avec rang et prérogative des ministres délégués

 

Art. 2. Le présent décret qui abroge toutes dispositions antérieures contraires et qui prend effet à compter de la date de sa signature, sera enregistré et publié au Journal Officiel.

 

Fait à Bangui, le 03 mars 2019

 

Professeur Faustin Archange Touadéra.

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Décret N°19.065

Portant nomination d’un Directeur de Cabinet et d’un Directeur de Cabinet Adjoint à la Primature

Sur proposition du Premier ministre, Chef du Gouvernement,

 le Président de la République, Chef de l’Etat

Décrète :

Art. 1er : Sont nommées Directeur de Cabinet et Directeur de Cabinet Adjoint à la Primature, les personnalités dont les noms suivent :

 

· Ministre Directeur de Cabinet : Monsieur Dominique Désiré HERENON 

 

· Ministre Délégué Directeur de Cabinet Adjoint : Madame Laetitia ANDIWAN GOUKORO

 

Art. 2. Le présent décret qui abroge toutes dispositions antérieures contraires et qui prend effet à compter de la date de sa signature, sera enregistré et publié au Journal Officiel.

 

Fait à Bangui, le 03 mars 2019

Professeur Faustin Archange Touadéra.

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MINUSCA-EUTM-RCA : A QUAND LA PROCLAMATION DES RESULTATS DES EPREUVES ECRITES DU RECRUTEMENT DANS LES FACA ?

Cette question posée émane des jeunes de deux (2) sexes de Bangui, Bimbo, Bégoua et de quelques villes de l’arrière-pays, candidates et candidats au test de recrutement dans les Forces Armées Centrafricaines (FACA).

A en croire ces derniers, « ça fait plus d’un (1) mois que nous avions passé les épreuves écrites mais jusqu’au jour d’aujourd’hui les résultats ne sont pas encore proclamés. Et nous ne savons pas exactement ce qui se passe au niveau de la Minusca et de l’EUTM-RCA concernant ce concours de recrutement dans les FACA au titre de l’année 2018, car il y a un déficit de communication constaté par nous de la part de ces deux (2) institutions chargées du recrutement dans les FACA par notre gouvernement. D’où notre inquiétude est grande et notre patience a atteint ses limites ».

Pour votre gouverne, le recrutement de 1023 jeunes de deux (2) sexes dans les FACA en 2018, sur toute l’étendue du territoire national, avait été confié par le gouvernement à l’Armée Nationale. Mais elle avait démontré son incapacité notoire et ses limites avérées dans l’organisation du test et la proclamation de ses résultats sur une bonne partie du pays. Et c’est ainsi que le gouvernement a jugé opportun de confier ledit recrutement dans les FACA à la Minusca et à l’EUTM-RCA. Et ceci, fort de leurs expériences réussies dans le recrutement de 250 policiers et 250 gendarmes.

Fort de tout ce qui précède, nous interpellons ici la Minusca et l’EUTM-RCA de pouvoir communiquer régulièrement aux candidates et candidats sur toutes les étapes de l’évolution de ce test de recrutement dans les FACA. Et ceci pour apaiser leurs esprits et éviter les désagréments de dernières minutes. « Mieux vaut prévenir que guérir », dit-on.

 

Le Petit YEKOA

 

 

LANCEMENT OFFICIEL DE LA CARTE D’ADHESION MCU ET LES TRAVAUX DE CURAGE DU CANAL SAPEKE-DEKONGO DANS LE 2ème ARRONDISSEMENT DE BANGUI

Le Cercle de Réflexion pour la Vision Politique de son Excellence Président de la République, Chef de l’Etat, Professeur Faustin Archange Touadéra, a lancé officiellement ce jeudi 28 février 2019, aux environs de 16 heures, au niveau du canal qui passe à côté de l’Ecole Saint Charles, la carte d’adhésion au parti Mouvement Cœurs Unis (MCU) pour les habitants du 2ème arrondissement de la ville de Bangui qui désirent s’y adhérer et les travaux de curage du canal Sapéké-Dékongo. La cérémonie dudit lancement a été présidée par le rapporteur général du parti MCU, aux côtés duquel on notait la présence de madame le maire et la commissaire du 2ème arrondissement, du président du Cercle de Réflexion pour la Vision Politique de Touadéra, Anicet Richard Banouképa, du secrétaire général en matière stratégique et globale, Didacien Kossimatchi, du secrétaire général à la jeunesse, Ngrépayo et de la Trésorière du bureau politique, ainsi qu’un représentant de la Minusca. Quatre chefs de quartiers et de groupe ont aussi pris part à ces deux activités distinctes.

Pour votre gouverne, le Cercle de Réflexion pour la Vision Politique de Touadéra n’est pas à ses premières activités. Dans un passé récent, il a remis des matériels de jardinage aux jeunes désœuvrés du quartier Ouango dans le 7ème arrondissement de la ville de Bangui. Il a également procédé aux travaux de curage de deux (2) ruelles dans le 2ème arrondissement, ce qui a facilité le passage des eaux de pluie qui causaient d’énormes dégâts matériels. Aujourd’hui, ce même Cercle de Réflexion a lancé de grands travaux de désengorgement du canal menant du quartier Sapéké à celui de Dékongo. C’est grâce à l’initiative d’un digne fils du pays pour éviter que les maisons ne s’écroulent au quartier Sapéké comme on le constate à chaque saison des pluies. Toutes ces activités s’inscrivent dans la vision politique du Président de la République, Chef de l’Etat, Professeur Faustin Archange Touadéra qui a placé le bien-être du peuple centrafricain et la création d’emplois pour les jeunes dans ses priorités.

Après la prière élevée à Dieu par madame Langandji, madame le maire du 2ème arrondissement de la ville de Bangui a prononcé son allocution de Bienvenue en ces termes : « le lancement des travaux de curage du canal du 2ème arrondissement est une activité louable et nécessaire dans le cadre du mécanisme communautaire pour le développement de notre localité ainsi que de notre pays en général.

Je saisis cette occasion pour féliciter et encourager le Mouvement Cœurs Unis du 2ème arrondissement à aller de l’avant. Il est temps que chacun de nous prenne conscience de bâtir et construire un avenir meilleur pour notre pays. Je termine mes propos en vous souhaitant bon courage et bonne réussite dans vos activités ».

Didacien Kossimatchi, secrétaire général en matière stratégique et globale, dans son allocution de circonstance, a signifié, « Le 2ème arrondissement a triomphé sur tous les autres arrondissements par le curage du canal Dékongo. Quand il pleuvait, il y avait saturation d’eau. Maintenant, tout est bon. Le canal est propre grâce aux jeunes qui sont les piliers de ces travaux. Nous lançons encore aujourd’hui les travaux du canal Sapéké-Dékongo.

Le 2ème point de notre rencontre aujourd’hui est le lancement de la fiche d’adhésion au parti MCU qui est gratuite et n’est pas forcée. C’est la carte d’adhésion qui s’élève à 500 F CFA. La politique de Touadéra, c’est l’addition et la multiplication et non la soustraction et la division. Que tu viens d’un autre parti, nous t’accueillons à bras ouverts ».

Quant au secrétaire général à la jeunesse, il a indiqué, « La politique du Chef de l’Etat s’oriente vers les jeunes et les femmes. Lors de sa campagne électorale pour la présidentielle de 2015-2016, il a dit : « unissons nos cœurs pour bâtir la République Centrafricaine ». Le numéro de sa candidature à la présidentielle était 2. Nous sommes dans le 2ème arrondissement et la première dame s’y trouve également. Je demande à la population du 2ème d’aider le coordonnateur, madame le maire et tous les chefs du quartier pour cette fiche d’adhésion ».

« Au nom de la présidente Virginie Mbaïkoa qui est en mission, je demande à toutes les femmes de se lever toutes. Ce qui est arrivé en RCA, nous, les femmes, avons trop souffert. Si Dieu nous a envoyé un Messi, Touadéra, nous devons le soutenir. Pour ce faire, nous devons adhérer au MCU. C’est l’adhésion qui nous permettra d’exercer dans ce parti politique », a martelé la trésorière générale du bureau politique.

Intervenant à son tour, le rapporteur général a remercié les autorités locales, la Minusca, Madame le maire, l’orchestre Sapéké maison mère de Losséba Ngoutiwa, avant d’indiquer, « Nous sommes réunis ce jour pour deux choses : action citoyenne (curage du canal) et adhésion au Mouvement Cœurs Unis. Le chef de l’Etat nous avait dit de nous unir pour bâtir la RCA. Ce que le fils de ce pays a fait aujourd’hui s’inscrit dans la logique du chef de l’Etat. J’exhorte les autres à emboîter les pas aux habitants du 2ème arrondissement .

S’agissant de la fiche d’adhésion, il te permet d’appuyer la politique du président. Nous avons commencé à Bimbo, Bégoua et aujourd’hui au 2ème arrondissement. Je suis venu au nom du bureau exécutif encourager tous les habitants du 2ème à persévérer dans les œuvres salvatrices. Que Dieu bénisse les travaux qui démarreront demain et toute la population du 2ème arrondissement ! ».

Après tous ces discours, place était faite à l’adhésion de quatre (4) chefs de quartiers au Mouvement Cœurs Unis devant le public qui est venu massivement pour la circonstance. Enfin, s’en est suivi le lancement du curage de canal par le rapporteur général du bureau exécutif.

« Un père qui donne à manger à ses enfants est un père qui est capable de gérer sa population. Et c’est justement ce qui explique l’engouement de la population du 2ème arrondissement à s’aligner derrière le président Touadéra », a lancé Anicet Richard Banouképa. . Notons en passant que le lancement officiel de la fiche d’adhésion et des travaux de curage du canal a été agrémenté par la danse traditionnelle « Gbako international nettoyage à sec » et l’orchestre Sapéké Maison de Mère de Losséba Ngoutiwa.

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

 

Toutes les infos du Mardi 26 Févier. 2019

Cm n 2905 du lun 25 fev 2019

Cm n 2906 du mar 26 fev 2019

NOURREDINE  RECLAME LA PRIMATURE, ALORS QU’IL ETAIT INCAPABLE DE GERER LE MINISTERE DE L’INTERIEUR SOUS DJOTODIA : « LE RIDICULE NE TUE JAMAIS EN RCA »

Selon certaines sources, Nourredine Adam, le leader du Front Patriotique pour la Renaissance de Centrafrique (FPRC), aurait souhaité qu’il soit nommé futur Premier Ministre au nom des groupes armés. Il est certes bien vrai que « le ridicule ne tue jamais en République Centrafricaine ». Nourredine Adam qui souhaiterait le poste du premier ministre était incapable de gérer le ministère de l’Intérieur, chargé de la Sécurité Publique et de l’Administration du Territoire sous le régime sanguinaire de Michel Djotodia. Peut-il réellement devenir premier ministre ?

La population banguissoise a accueilli à bras ouvert l’ex-coalition Séléka lors de sa prise de pouvoir le 24 mars 2013. Le peuple centrafricain en général croyait que l’ex-coalition Séléka allait faire mieux que le régime de François Bozizé Yangouvonda. Malheureusement, ce n’était pas le cas. Deux semaines après leur prise de pouvoir, la République Centrafricaine a été transformée en une jungle. Les éléments de l’ex-coalition Séléka tuaient, massacraient, violaient, pillaient, braquaient à n’en point finir. Des corps charriaient dans le fleuve Oubangui. A cela, il faudrait ajouter les fausses communes où des  dizaines de corps  sans vies ont été enterrés après des massacres.

Nourredine Adam, à l’époque ministre de l’Intérieur, chargé de la Sécurité Publique et de l’Administration du Territoire, était incapable d’assurer la sécurité du peuple centrafricain non seulement à Bangui, mais aussi sur toute l’étendue du territoire. Tout se passait comme si la RCA était devenue une république des charcutiers humains, des tueurs patentés, des croque-morts, des chanvreurs qui dictaient leur loi à qui voulait les entendre. Et ce, sous la barbe du président autoproclamé de l’ex-coalition Séléka, Michel Djotodia et de ses ministres parmi lesquels Nourredine Adam. Incroyable, mais pourtant bien réel.

Nourredine Adam a démissionné de son poste, à cause de son incompétence et de son incapacité notoire à bien diriger le ministère de l’intérieur. La non clairvoyance et l’incapacité à diriger le pays par Michel Djotodia et ses ministres Séléka a fait basculer le 05 décembre 2013, la République Centrafricaine dans le chaos, à travers l’offensive lancée sur la capitale Bangui par les milices Anti-Balaka contre les éléments de la Séléka. Nous ne pouvons rentrer   en détail dans ces événements car, tout le monde sait au moins ce qui s’était passé.

Heureusement que la réaction des chefs d’Etat de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC) ne s’est pas fait attendre. Michel Djotodia a été déclaré persona non grata à la tête de l’Etat centrafricain, au cours d’une réunion tenue le 10 janvier 2014 à Ndjamena au Tchad par ses pairs de la sous-région. Par la suite, Catherine Samba-panza a été élue présidente de la transition par les Conseillers Nationaux de la Transition (CNT). Mais cela n’a pas pourtant arrêté les massacres, les viols, les pillages, les braquages, les incendies que commettaient les groupes armés (Séléka et Anti-Balaka) sur les paisibles populations civiles à Bangui et dans les villes des provinces.

La page des groupes armés devrait  définitivement tournée le 30 mars 2016, avec le retour du pays à l’ordre constitutionnel, marqué par la prestation de serment du chef de l’Etat, Professeur Faustin Archange Touadéra, démocratiquement élu par le peuple centrafricain. Avant même l’organisation des élections couplées de 2015-2016, le peuple centrafricain a exprimé son vœu cher concernant la lutte contre l’impunité sous toutes ses formes, en mettant un accent particulier sur la justice. C’est dans ce sens que la loi organique n°15.003 du 3 juin 2015 a été promulguée par la cheffe d’Etat de la transition, Catherine Samba-panza, créant la Cour Pénale Spéciale. Et les nouvelles autorités du pays n’ont fait qu’appliquer les recommandations fortes issues du Forum National de Bangui.

En principe, les autorités actuelles ne peuvent dialoguer avec les groupes armés, puisque tout a été déjà ficelé dans les recommandations du Forum National de Bangui. Mais comme le dialogue demeure très souvent comme un moyen pacifique de résolution de conflit, le gouvernement s’est vu obligé de discuter avec ces criminels dans le souci de ramener la paix et la sécurité en RCA, afin de permettre à la population de circuler en toute quiétude et vaquer librement à ses diverses occupations. D’où, la tenue du dialogue à Khartoum au Soudan, regroupant les représentants d’Etat et des groupes armés, de l’Union Africaine, ainsi que des Nations Unies. Dialogue qui a été soldé par la signature d’un accord de paix et de réconciliation entre les parties prenantes pour une sortie définitive de la crise en RCA.

Fort malheureusement, certaines fameuses revendications tordues des groupes armés sont prises en compte. Mais cela ne veut pas dire qu’on doit nommer n’importe qui dans ce gouvernement d’union nationale. Faut-il nommer des illettrés qui ne savent même pas écrire leurs propres noms, parce qu’ils détiennent des armes ? Nourredine Adam qui a fait la triste expérience durant son passage à la tête du ministère de l’Intérieur, pourrait-il prétendre devenir premier ministre ? A y voir de plus près, la fonction ministérielle en RCA devient de plus en plus ridicule puisque,  n’importe qui peut devenir ministre, à cause des armes qu’il détient. C’est le cas du gouvernement d’union nationale qui est entrain d’être mis en place. Il faut faire avec pour donner une chance à nos compatriotes pris en otage de respirer un nouvel air.

Pauvre République Centrafricaine, terre de nos aïeux. Gardons toujours l’espoir car un jour, Dieu nous délivrera définitivement des mains  de nos ennemis.

 

Jean Max Delouga

 

 

 

HOPITAL GENERAL DE BANGUI : SCENE DE

VIOLENCES PHYSIQUES ENTRE UNE ITALIENNE ET LE MAJOR DE L’OPHTALMOLOGIE

Selon une source d’information émanant du personnel soignant de l’ophtalmologie (Ex-Urgence) de l’hôpital général de Bangui, en notre possession, il est fait état de ce que, « un parent d’un patient avait mis du feu sur un petit tas d’ordures, juste à l’entrée de l’ophtalmologie, le mercredi 20 février 2019, aux environs de 16 heures. Ce qui ne va pas plaire à Ambrata, une italienne travaillant pour le compte de l’Emergency et le Saint siège (réhabilitation de l’ex-service de la pneumologie) comme administratrice. Ayant aperçu la fumée noire qui s’en dégageait, elle a crié, « qui a fait cela et où est le major pour ordonner qu’on  éteint rapidement le feu, pour éviter que sa fumée ne salisse pas le bâtiment » ? Sur ce, sans tarder, à la vue du major, Ambrata lui avait pointé du doigt sa tête.

Sous le coup de la colère, le major a administré à cette dernière un coup de gifle. C’est ainsi qu’elle avait fait appel au ministre de la Santé qui, accompagné par des inspecteurs, sont descendus sur les lieux, pour se rendre à l’évidence de cette scène de violences. Après avoir écouté les deux (2) protagonistes et quelques témoins présents qui ont donné leurs versions des faits, le ministre avait instruit sur place les inspecteurs de mener des enquêtes afin de faire toute la lumière sur cette affaire. Et ceci pour lui permettre de prendre des mesures disciplinaires qui s’imposent.

Heureusement pour Ambrata, la majorité du personnel soignant, à cette heure de la journée, était partie à la maison, sinon elle serait prise à partie (tabassée). Et surtout qu’elle n’est pas à son premier forfait. C’est une chanvreuse connue de tout le personnel du Centre National Hospitalier et Universel de Bangui (CNHUB) ».

Incroyable, mais pourtant vrai. N’est-ce pas là un cas de Violences Basées sur le Genre (VBG) ? C’est pour dire qu’il n’y a pas seulement des femmes qui sont victimes de VBG mais aussi des hommes. Et c’est l’exemple patent de cette scène de violences entre Ambrata et le major de l’Ophtalmologie. Est-ce possible sous d’autres cieux ? Toutefois, attendons l’issue des enquêtes diligentées dans ladite affaire, pour avoir le cœur net. Une affaire à suivre.

Le Petit YEKOA

      

 

 

Mise en place de la stratEgique de lutte contre les extrEmismes violents

Le Ministère de l’Intérieur conjointement avec l’appui technique de PNUD a procédé ce 21 Février, à la mise en œuvre de l’installation du comité Stratégique National de Prévention de la Radicalisation et de l’Extrémisme Violent (SNPREV) à Bangui. Tous les membres du comité sont issus des entités différentes. 

L’insécurité persistante, le manque de services sociaux de base, la fragilité individuelle, sont autant les facteurs qui poussent les populations Centrafricaines vers une radicalisation potentielle et des formes des extrémismes violents.  Cette stratégie mise en place permettra de lutter contre les différentes formes de violences et favoriser le retour définitif de la paix en RCA.

Dominique Malo, Chargé de Programme Gouvernement au PNUD souligne que l’objectif recherché à travers cette réunion est de communiquer et sensibiliser sur le rôle et les missions du Comité de Coordination relatif à l’exécution du plan de la Stratégique Nationale de Prévention de la Radicalisation et de l’Extrémisme Violent (SNPREV). « L’esprit du travail de SNPREV est aligné sur les principes de résolution pacifique des conflits dans notre pays et est aligné sur les éléments qui transparaissent à travers l’accord de paix qui vient d’être signé entre le gouvernement centrafricain et les groupes armés à Khartoum », explique-t-il.

Pour Abel Balenguere, conseillé à la Primature et chargé de la réconciliation et de l’affaire humanitaire, la mise en pratique de ces piliers à travers les échanges doit être la priorité des points focaux pour la réussite de cette initiative, « nous allons demander aux points focaux de mettre en pratique les piliers, il s’agit aussi pour nous de faire le suivi de ce travail délicat et de mettre le rapport des travaux au service de nos partenaires », a-t-elle souligné.

Les piliers sur lesquels le comité se basera sont entre autres la lutte contre l’insécurité, la lutte contre l’extrémisme violent, la promotion de l’éducation, de la paix et du développement.

La mise en place de cette stratégie est financée par le gouvernement Japonais avec l’appui technique de PNUD. Le lancement officiel des activités du comité de coordination avec tous les membres concernés est conforme à l’arrêté 030/MISP/DIRCAB/SP.18 du 17 Novembre 2018. Aucun représentant des médias ne fait partie de ce comité.

RJDH

 

 

VILLAGE NYAMANI : DES MAISONS INCENDIEES, DES CHAMPS DETRUITS PAR LES ELEVEURS TRANSHUMANTS TCHADIENS

Le malheur des Centrafricains se poursuit allègrement après l’accord de Khartoum, dit de paix et de réconciliation. Le peuple centrafricain est loin de voir le bout du tunnel. La paix et la sécurité qui préoccupent les Centrafricains ne sont pas pour demain. La mise en œuvre effective de cet accord prendra du temps. Les éleveurs peuhls transhumants, venus du Tchad, par le truchement des combattants des branches dissidentes de l’ex-coalition Séléka, ne baissent pas les bras dans les exactions de tout genre sur les populations civiles.

En effet, au courant de la semaine passée, des éleveurs transhumants tchadiens s’en sont pris aux paisibles habitants du village Nyamani, situé à 120 kilomètres de la ville de Ndélé. D’après les informations qui nous sont parvenues, ces peuhls éleveurs transhumants tchadiens, armés de kalachnikovs, ont incendié plus d’une dizaine de maisons. Leurs bœufs ont détruit de nombreuses parcelles agricoles, plongeant du coup les villageois dans la famine. Les activités agricole, éducative dans ce village qui compte plus de 15.000 habitants sont paralysées. Les enseignants ne peuvent aller à l’école, encore moins les élèves. La vie tourne au ralenti et la peur gagne la population du village Nyamani qui ne sait plus à quel saint se vouer pour se protéger.

Face à ce regain de violences perpétrées par les éleveurs transhumants tchadiens, l’accord de Khartoum n’est-il pas violé par le Tchad ? Il ne fait aucun doute. A y voir de plus près, le Tchad de Deby n’est pas prêt pour lâcher la RCA. L’ombre déstabilisatrice du Tchad plane toujours sur le pays de feu président fondateur Barthelemy Boganda, paix à son âme. Les éleveurs tchadiens peuvent-ils se permettre le luxe d’incendier des maisons et de détruire des champs se trouvant en République Centrafricaine ? La RCA est-elle une préfecture du Tchad ? Autant de questions qui donneront matière à réflexion aux combattants Séléka qui ont fait venir les mercenaires et éleveurs tchadiens en Centrafrique. Nous osons croire qu’ils sont aujourd’hui devant les erreurs qu’ils ont commises en faisant appel aux Tchadiens pour renverser le régime Bozizé. C’est à eux d’éteindre le feu. Où est passé le soi-disant tout puissant Nourredine Adam pour que les éleveurs tchadiens s’en prennent aux populations dans les zones sous son contrôle ? S’il est vraiment Centrafricain comme il le dit, c’est le moment à jamais de bouter ces éleveurs tchadiens hors du territoire national afin que de tels actes barbares ne se reproduisent plus. Les armes de guerre dont il détient peuvent valablement lui permettre de chasser les éleveurs tchadiens qui traumatisent ses compatriotes.

Si Nourredine Adam ne réagit pas aux exactions des éleveurs peuhls tchadiens, alors, nous dirons tout simplement qu’il est de connivence avec eux. Et son seul objectif est de déstabiliser le pouvoir de Bangui par la complicité du Tchad de Deby et de la France de Macron.

Les habitants du village Nyamani doivent prendre leur mal en patience. Et les éleveurs transhumants tchadiens doivent comprendre une fois pour toute qu’ils sont sur un territoire étranger. Ils doivent se comporter conformément aux lois et règlements en vigueur en RCA concernant la transhumance.

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

La corruption et la dépravation des jeunes en milieu scolaire contribuent à la détérioration de la qualité de l’éducation centrafricaine

La corruption constitue un danger permanent à la base de la détérioration de la qualité d’éducation et notamment du niveau de l’enseignement en Centrafrique.

En effet, la baisse de niveau est un réel problème qui gangrène aujourd’hui le système éducatif centrafricain. C’est un mal qui n’est pas installé de manière inopinée. Certes, les causes sont à la fois lointaines et immédiates, diverses et reparties. Mais à qui incombe la responsabilité ? Au gouvernement, Enseignants, parents d’élèves et les apprenants, ou le système éducatif ?

L’éducation qui est un facteur de développement bat de l’aile depuis deux décennies en République centrafricaine par manque de volonté politique. La baisse de niveau bat son plein. Pour se rendre compte de ce fléau, on n’a pas besoin d’aller chercher dans le secret des dieux. Il s’agit d’un simple entretien avec un apprenant du fondamental 1, 2, enseignement supérieur pour déceler d’énormes lacunes. Leurs manières de s’exprimer, de discerner, leur raisonnement laissent à désirer. En outre, « la corruption est une peste pour les établissements scolaires et universitaires », a fait remarquer un professeur de sociologie à l’Université de Bangui que la plupart des élèves et étudiants, bien qu’étant arrivés aux termes de leurs études, ont du mal à défendre leurs diplômes et ont un sérieux problème d’expression orale et écrite, à cause des faveurs qui leur ont été accordées pour le passage facile d’une classe à une autre.

Il a fait remarquer que ces faveurs peuvent se présenter sous forme d’argent ou d’autres biens matériels ou encore des charmes qu’une élève ou étudiante peut offrir à son enseignant. Soulignant que tout le monde à savoir les enseignants, les parents et les apprenants sont complices dans cette entreprise qui avilit les mœurs.

« Favorisée par la pauvreté, la corruption détruit le rôle d’éducateur et de formateur, des parents et des enseignants au point de rendre ceux-ci insouciants de la qualité de l’éducation », a-t-il renchéri, insistant que l’essentiel est de voir les élèves ou les étudiants passer de classe à n’importe quel prix.

Toutefois, les causes de la baisse de niveau en Centrafrique sont profondes et lointaines. On peut parler des multiples crises militaro-politiques que le pays a connues dans les années 1990. Les années blanches, les mutineries…ont aussi impacté négativement l’éducation des jeunes. Il faut noter que depuis plus de 30 ans, le pays est instable. Alors, dans ce cas de piètre figure, comment peut-on parler d’une éducation de bonne qualité ? A qui incombe cette responsabilité? Au gouvernement, Enseignants, parents d’élève et les apprenants, ou c’est le système éducatif ? Un ancien président africain a dit : « l’éducation et l’instruction, c’est l’Etat qui doit ». Donc, il revient au gouvernement de faire de l’éducation une priorité pour le développement du pays. Malheureusement, ce secteur pâtit faute d’épanouissement.

Une chose est sûre, pour mettre fin à cette situation, l’Etat est appelé à assurer le bon fonctionnement des établissements scolaires et universitaires, à bien rémunérer les enseignements et les parents de manière qu’ils ne tombent pas dans cette antivaleur.

Sinclair ARIES

 

 

Verbatim de la confErence de presse conjointe sur l’Accord politique pour la paix et la rEconciliation en REpublique centrafricaine : Porte-paroles du Gouvernement centrafricain et de la MINUSCA (suite)

 

Réponses de Vladimir Monteiro : Par rapport à cette vulgarisation, d’abord il y a les membres du Gouvernement, mais il y a également d’autres acteurs qui seront impliqués, y compris ceux des groupes armés, signataires du document, qui devront expliquer le contenu de ce texte, à leurs membres. Il y aura également d’autres personnalités, notamment les forces vives qui ont participé aux pourparlers de Khartoum et toutes personnes de bonne volonté. Ce matin j’écoutais à la radio, c’est sur Radio Centrafrique, le déplacement du Cardinal à Birao, et qui va justement pour porter ce message de paix et de réconciliation. Donc c’est une vulgarisation qui doit être de la responsabilité de tout le monde et nous évidement à la MINUSCA et l’Union africaine qui a facilité ces pourparlers, assisterons les autorités dans ce sens.

Concernant les questions à la MINUSCA, recrutement des FACA. Il y a une dizaine de jours il y a eu les épreuves écrites pour ce qui est de la ville de Bangui. Les épreuves sont en train d’être corrigées, les résultats seront communiqués, et ça suivra son cours normal.

Concernant le retrait du contingent portugais de Bambari, vous savez, les Portugais, tout comme les Bangladais, une partie en tout cas, constituent ce qu’on appelle les Forces spéciales de la MINUSCA. C’est-à-dire, des structures qui sont appelées à se déplacer sur un terrain opérationnel, faire le travail, et retourner à leur base. C’est ce qui s’est passé, il y a eu une rotation. Il n’y a pas de vide sécuritaire dans la ville et la situation s’améliore. Il y a le travail d’ailleurs avec les contingents qui sont sur place, plusieurs nationalités que je ne citerais pas ici, en collaboration avec les FACA et les Forces de sécurité intérieure.

Pour ce qui est de la question de Bangui FM, des éléments UPC tués, je ne dirais pas des éléments UPC, mais nous savons qu’hier, deux éléments armés non identifiés qui circulaient à moto ont ouvert le feu sur nos hommes, qui ont riposté, il y a eu deux victimes. Ça s’est passé sur l’axe Bambari-Alindao. Pour finir, c’est une question de Radio Ndeke Luka et Le Citoyen concernant le rapport de MSF. Nous avons reçu ce rapport le jour de sa publication. Le rapport dit que la MINUSCA n’aurait pas fait le travail comme il faut. La MINUSCA aurait pu mieux faire concernant certains aspects, en ce qui concerne notamment la prévention de l’incendie du camp. Mais ce rapport oublie de dire ce que la MINUSCA a fait en termes de protection des populations. L’incendie a eu lieu le 31 septembre dans la partie sud de ce camp de déplacés. Il y a eu une panique, il y a eu une tension et la réponse immédiate des casques bleus sur place a été de sécuriser les acteurs humanitaires, l’autorité et les déplacés qui se dirigeaient vers le poste militaire avancé, et c’est ce travail qu’ils ont fait. Par la suite, il y a eu des patrouilles dans la ville. Le rapport d’ailleurs, parle d’une intervention de ses patrouilles contre un groupe armé et face au nombre limité d’hommes au poste militaire avancé qui est à Batangafo depuis quatre ans. Il y a évidemment un remplacement de troupe, il y a eu un renforcement avec des soldats additionnels pour permettre le retour progressif des déplacés. Pour résumer on aurait pu faire mieux concernant cette prévention d’incendie mais la force qui était sur place au moment de ces évènements a apporté la réponse qu’elle devait apporter. Il y a eu deux recommandations dans ce document, je terminerais par là, l’une concernant une éventuelle enquête. Il y a eu une investigation interne, un rapport sera publié et des mesures ont été prises pour que la présence de la MINUSCA sur le plan civil, mais également avec des policiers soit consolidée. Et en plus de la présence nos agents, dans quelque temps, il y aura un peloton de policiers de la MINUSCA qui partira de Bouar pour Batangafo.

Réponses d’Ange-Maxime Kazagui : Merci monsieur porte-parole de la MINUSCA, nous allons continuer l’exercice par une autre série des questions. Mais je veux à la suite de nos premières interventions dire ceci. Le Gouvernement, les groupes armés accompagnés par la communauté internationale ont décidé, c’est ce qu’ils ont démontré à travers négociations, leurs paraphes, signatures donc le Gouvernement et les groupes armés ont décidé de s’accorder pour un retour à la paix durable si ce n’est définitif. Qu’est-ce que ça veut dire, il faut qu’on revienne à cela, ça veut dire que chacune des parties a signifié qu’elle engage tout ce qui est de ses moyens et de ses capacités pour faire respecter cet accord et aller vers la paix durable. Est-ce que ça veut dire qu’il n’y aura pas d’incident non. Je peux même dire qu’il y aura forcément des incidents. Il y aura forcément des difficultés. Il y aura peut-être des tentatives de reculs, mais est-ce que cela voudra dire que l’Accord sera tombé en désuétude ? Non. Je sais bien que d’un point de vue journalistique, il faut chercher du scoop, il faut plutôt chercher ce qui coince, ce qui ne marche pas. Mais pour ce qui concerne le Gouvernement et en tout cas tel que l’ont déclaré les groupes armés, les parties sont engagées à faire tout pour aller vers la paix, mettre cet accord-là en œuvre. Je répète, Dieu nous en garde, mais il est très probable qu’il y ait des incidents, avec des tentatives de recul il y a des dispositions qui sont prises ici. Donc je crois que c’est cela qu’il faut dire aussi, mais nous gèrerons les incidents, qu’ils soient petits, qu’ils soient graves ou moins grave. Et ce n’est pas au premier incident que nous allons dire cet Accord est obsolète, il ne tient pas la route et de le dénoncer. Parce qu’il y aura aussi des gens qui vont nous dire on est plus d’accord. Voilà ce que je voudrais vous dire quand même d’entrée de jeu, pour que vous le sachiez.

Bon vous savez aussi quand je réponds souvent, quand j’interviens c’est avec tout mon engagement. Mais dans mes réponses il y a aucune tentative d’intimidation. Je fais confiance en vos capacités de journalistes que vous êtes. Mais sachez-le je réponds avec mes convictions et avec mon engagement. Je voudrais quand même dire cela.

Questions et réponses

Hugues Namkoisse Vision 4 -RCA : Suite à la manifestation de mécontentement des FACA admis à la retraite, le Gouvernement a mis en place une commission chargée d’analyser les revendications de ses éléments des FACA en vue de trouver une solution à leurs revendications. Est-ce qu’il y a des avancées dans les négociations avec ses éléments des FACA admis à la retraite ?

Samuel Bogoto - Guira FM : Merci monsieur le ministre. Vous avez parlé d’incidents, ce que je ne souhaite pas. Au cas où l’incident se déroulerait, comment entendez-vous gérer cela ?  

Eric Ngaba - Ndjoni Sango : Monsieur le porte-parole de la MINUSCA, je voudrais mettre le cap sur l’engagement de la communauté internationale dont vous faite partie. Les articles 23 et 25 de l’accord évoquent l’appui politique, sécuritaire et financier de la communauté internationale pour la mise en œuvre de cet Accord. Alors pouvez-vous nous situer sur les avancées déjà enregistrées sur ce point ?

Monsieur le ministre porte-parole du Gouvernement, vous avez dit tout à l’heure que l’accord issu des pourparlers de Khartoum répond au respect de la Constitution. Que diriez-vous de l’interdiction de groupes armés, leur intégration, leur nomination dans les institutions de la République, interdit par la Constitution ?

Wantou Carlos – RJDH : Merci monsieur le ministre. En ce qui concerne la mise en place du nouveau Gouvernement, vous avez parlé tantôt de dispositions qu’il faut entreprendre avant la mise place de ce Gouvernement. Est-ce qu’on peut avoir une idée sur ses dispositions ? 

Réponses d’Ange-Maxime Kazagui : Merci pour cette série des questions qui certainement répondent à des préoccupations. Vision 4 vous avez posé une question qui est relative à l’expression des revendications de certains retraités FACA. Et suite à quoi effectivement il a été mis en place une commission, en tout cas un groupe de ministres a été désigné pour entamer des discussions avec les représentants de ses militaires retraités. Je fais partie de ce groupe de ministres qui ont été désignés en effet, et votre question est la bienvenue. Des discussions entre nos techniciens de chacun des ministres désignés et les représentants de ce groupe-là ont eu lieu. Un rapport a été remis hier ou devrait l’être aujourd’hui de manière à ce que nous les politiques, nous les ministres nous puissions nous concerter dessus, si ce n’est aujourd’hui, demain en tout cas dans un bref délai. Nous allons nous retrouver avec les intéressés. Donc tout cela pour vous dire que le travail continu sur cette question et bien sûr cela sera médiatisé, tel que le gouvernement a fait à chaque fois sur cette question-là. 

Guira FM, en cas d’incidents que faire ? Au fait, comme vous je ne souhaite pas l’incident. Je vous appelle à un sens de responsabilité. C’est ça le sens de ce que j’ai dit la, elles n’ont pas un sens du factuel, de l’évènementiel, comme c’est malheureusement trop le cas puisque c’est à la presse que je parle. Mais il n’est pas interdit à la presse aussi d’aller en profondeur des dossiers d’actualité. C’est pourquoi je dis, Dieu nous en garde, c’est le terme que j’ai utilisé, que nous ayons à gérer des incidents. Les incidents, comment faire c’est votre question, c’est dans l’Accord. Que faudra-t-il faire au cas où, ceci ou cela. Je pense que tout est dans l’Accord. Je veux simplement dire que soyons responsables, c’est possible qu’il y en ait mais grâce à Dieu il en aura pas.

Il y a une question qui est prise pour monsieur le porte-parole Monteiro, article 23, 25. Je vais donc faire ma réponse à RJDH. Bon j’ai parlé des dispositions avant la mise place du gouvernement. Je voulais simplement dire que de la même manière que j’ai dit que de l’autre côté, si les groupes armés ne se sont pas auto-dissous immédiatement après l’Accord, comme cela a été dit pour la mise en place immédiatement après l’accord de Gouvernement. C’est simplement qu’eux-mêmes, bon alors il y a eu des groupes armés, ils se sont mis en place est-ce que par un claquement de doigts, ça ne serait pas un responsable ? Il faut bien dire mais nos gens sont où ? Y a qui ? Y a comment ? On le fait comment ? Qui va au DDR ? C’est la même chose pour le Gouvernement, il y a des mécanismes, n’est-ce pas. Pour qu’un Gouvernement soit mis en place tout simplement, et ça je ne peux pas y répondre c’est de la souveraineté de Chef de l’Etat d’enclencher ce mécanisme, qu’il a certainement déjà fait. Ça veut dire qu’il y a de la consultation, il y a ceci qu’il y a cela. Ça ce n’est pas de mon ressort, c’est ce que je voulais dire.

Réponses de Vladimir Monteiro : Merci beaucoup. Nous comprenons le porte-parole du gouvernement et moi-même, ce souci de questionner, de voir la réalité sous différents angles c’était déjà le cas lors les pourparlers. Des questions étaient « et si on ne parvient pas à un accord à Khartoum ? ». On est parvenu à un accord. Il faudra toujours continuer à avoir cet optimisme, cet optimisme auquel ont fait allusion tous les représentants de la communauté internationale qui sont passés par Bangui ces derniers jours. Le ministre porte-parole l’a dit il y aura des incidents. Une certaine presse est entrain de traquer chaque incident pour dire voilà on viole. Et l’incident auquel Bangui FM fait allusion en citant le nom d’un groupe. Nous on n’a pas dit, qu’il s’agit de groupe A, B ou C. il s’agissait de deux individus à moto, armés, qui ont ouvert le feu sur nos hommes et nous avons répondu par le feu. Concernant les incidents comme l’a dit le ministre s’il y a des incidents et ça c’est un exemple, nous avons un mandat, qui est toujours en vigueur jusqu’à novembre 2019 et ce mandat prévoit différentes interventions. Mais ce mandat met également l’accent sur le dialogue.

Tout à l’heure quelqu’un m’a demandé si la MINUSCA compte créer un mécanisme quelconque pour la mise en œuvre de l’Accord. Non il n’y a pas de mécanisme que la MINUSCA va créer. La MINUSCA est citée dont certaines structures, notamment les unités spéciales mixtes de sécurité ou alors dans ce comité d’exécutif de suivi qui fait partie du mécanisme de mise en œuvre de l’Accord. C’est dans ses structures que la MINUSCA travaillera. Evidemment à l’interne, nous avons comme le Gouvernement, comme l’Union africaine, comme tous les partenaires, notre manière de fonctionner. Mais ce sera dans le cadre de cet Accord qui a été signé à Bangui.

La dernière question sur l’engagement de la communauté internationale. Vous avez certainement suivi les déclarations du Sous-secrétaire général pour la consolidation de la paix, Monsieur Fernandez Taranco, qui était là, la semaine dernière, qui a dit entre autres que l’Accord pourrait être financé par le Fonds de consolidation de la paix, le Fonds de consolidation de la paix qui est un mécanisme de l’organisation qui finance des projets en RCA depuis 2008, pour une valeur de 71 millions de dollars. Donc voilà un cas concret. Mais comme je l’ai dit les partenaires se rencontreront vendredi 22 à New York et ils aborderont cette question extrêmement importante. Appui financier, appui politique, appui comme c’est le cas depuis Libreville lorsque cette feuille de route est née. Appui tout au long des consultations avec les groupes armés. Appui comme c’était le cas à Khartoum parce que pour nous et pour les Centrafricains en particulier cet Accord est d’une extrême importance. Et je terminerais en citant le Secrétaire général adjoint aux Opérations de paix, il faudrait faire de 2019 l’année de la paix et de la réconciliation dans le pays.

Réponses d’Ange-Maxime Kazagui : Je veux encore une fois rebondir sur cette année 2019, qui doit être l’année de la paix. Cela en appelle au sens de responsabilité de chacun, en appelle à une volonté qui doit être manifeste, forte, engagée d’aller vers la paix, et par toutes les parties prenantes centrafricaines y compris la presse. Moi mon travail c’est la presse, donc c’est à vous que je parle. C’est aussi vers vous que je m’exprime parfois pour vous parler à vous, parfois pour parler aux populations à travers vous. Le porte-parole de la MINUSCA, Monsieur Monteiro, disait que oui certaine presse traque déjà les incidents. Cela n’est pas fait, ceci n’est pas fait, c’est donc un problème ; ça veut dire que l’Accord ne marche pas, il y a un problème. Je crois qu’il faut cesser de voir les choses de cette manière. Mais bien sur votre travail en tant que presse c’est d’aller voir, mais qu’est ce qui se passe pourquoi ça ne marche pas ? Ça c’est normal, c’est votre travail, il faut le faire. Mais je dis aussi : soulignez aussi ce qui marche, soulignez aussi ce qui avance. Ce n’est pas interdit non plus de parler de ce qui va bien, de ce qui avance, de ce qui se met en place. C’est une question d’option aussi.

Quelques questions encore.

Eric Ngaba – Ndjoni Sango : Une de mes questions n’ont pas encore eu de réponse de votre part.

Réponses d’Ange-Maxime Kazagui : Laquelle ?

Eric Ngaba : Sur le respect de la Constitution par rapport à cet accord.

Réponses d’Ange-Maxime Kazagui : Oui ok, le respect de la Constitution par rapport dites-vous au fait que les groupes armés ne soient nommés au Gouvernement. Moi je ne suis pas juriste, mais je suis politique, et puis je pense avoir un certain bon sens. Aujourd’hui, là où nous sommes maintenant, il y a des représentants n’est-ce pas des groupes armés au Gouvernement oui ou non ? Est-ce que nous sommes dans l’inégalité ? Non. Pourquoi ? Parce ces gens-là ne sont pas des combattants, des gens qui sont allés combattre mais ceux sont pour la plupart des cas, des cadres centrafricains qui pour la plupart ont grandi et vécu ici à Bangui, qui n’ont pas de sang sur les mains et qui ont été désignés pour ce faire. Je ne ferai pas un débat de juriste, ce n’est pas ma vocation ni avec Ndeke Luka qui secoue la tête ni avec qui que ce soit. Je donne mon point de vue et c’est celui-là.

Questions et réponses

Bruno Djoyo – Programme alimentaire mondial : Quels seront les impacts de l’Accord sur le travail des humanitaires. Je voulais aussi souligner l’accès à certaines zones reculées mais aussi la protection des populations civiles.

Pascal Boutene - Presse francophone : Concernant la vulgarisation de l’Accord, il est bon que le ministère de la Communication et la MINUSCA puissent aussi aller sensibiliser la population qui n’est pas informée de ce qui s’est passe comme cela a été fait dans le passé concernant la sensibilisation sur le DDR. La deuxième question, Monsieur le porte-parole du gouvernement, je voudrais rebondir sur le problème des militaires recrutés. Ce problème, en tant que Centrafricain, c’est un constat, à chaque fois qu’il y a des violences, le Gouvernement convoque une réunion d’urgence. Est-ce que c’est une bonne manière ? Je vous remercie.

 

Réponses d’Ange-Maxime Kazagui : Sur la question de la vulgarisation pour aller du plus simple au plus complexe s’il y a une complexité. Vous avez entièrement raison et cela est prévu. Nous allons nous mettre en ordre, non pas de bataille, mais d’action pour commencer à faire la vulgarisation par tous les moyens possibles et utiles. Le Gouvernement a une stratégie de communication qu’elle a aussi discuté avec les partenaires dont la MINUSCA et avec d’autres. Nous avons commencé une vulgarisation et nous allons passer par tous les canaux possibles, dans les quartiers de Bangui, à l’intérieur du pays. Rappelez-vous que dans son discours, le Chef de l’Etat a dit qu’il irait lui-même dans les zones occupées par les groupes armés pour faire de la vulgarisation. Le Cardinal vient de commencer. Vous avez raison, chaque Centrafricain doit savoir le contenu et qu’est-ce que cela veut dire pour sa vie au quotidien. Et justement pour la vie au quotidien, la question du PAM est bienvenue. L’impact sur les humanitaires, tout à l’heure mon collègue Monteiro vous dira quelques mots dessus. Ce que je veux dire aussi, l’impact au-delà d’une cohésion sociale retrouvée est l’impact sur l’activité économique de base des Centrafricains. C’est-à-dire qu’ils puissent aller au champ tout simplement, certains Centrafricains ne peuvent même pas faire 2 km pour aller cultiver. Ils deviennent des mendiants alors que ce sont des populations laborieuses qui cultivent leur mil, leur sorgho, leur manioc ne serait-ce que pour se nourrir elles-mêmes et pour vendre. Ceci doit être parmi les premiers impacts, une activité retrouvée, une circulation qui redevienne fluide, etc. Il y a deux jours, certains membres du gouvernement et les partenaires techniques et financiers ont fait une réunion quant à l’implication plus forte encore du RCPCA par rapport à l’Accord. Nous avons travaillé pour voir de quelles manières, le RCPCA pourrait être non pas réorienté mais puisse être utilisé au mieux pour mettre en œuvre des aspects de l’Accord. Vous avez tout à fait raison, l’Accord de paix ouvre plusieurs fenêtres d’espoir y compris celle de permettre aux populations de reprendre une vie économique soutenable.

La question des retraites. Elle ne porte pas sur les retraites mais sur la non pro-activité du Gouvernement. D’abord, il faut dire que c’est quand il y a un problème qu’il faut le régler premièrement. Je n’ai pas commenté la question des retraités parce que nous sommes en discussion. Dans le cas spécifique des retraités pour nous il n’y avait pas de problème parce que les questions avaient été résolues. C’est donc une surprise de voir qu’il y a un problème. Ce qui devait être payé a été payé et ce dont on parle n’existe pas etc. etc. Donc là, il fallait bien que l’on réagisse à ce qui se passe. Maintenant, est ce que vous dites cela pour dire que cela arrive souvent ? Je ne sais pas mais en ce qui me concerne, le devoir est de réagir et d’éteindre les crises.

Réponses de Vladimir Monteiro : Comme l’a dit le ministre, toutes les couches, tous les acteurs seront touchés. Si vous regardez l’Accord, en ce qui concerne l’engagement des groupes armes à l’article 5, il est demandé aux groupes armés de « garantir aux ONG national et international le respect des principes humanitaires, la protection de leurs bases, la non-agression des convois humanitaires, non extorsion de fonds ». A partir du moment où il est mis en œuvre, à partir du moment où il est respecté, ce travail sera facilité et le mécanisme de suivi qui va être mis en place permettra d’observer le respect de cet Accord. Encore une fois, comme l’on dit les partenaires de la RCA qui sont passés par Bangui ces derniers temps et qui se retrouveront après-demain à New York, il y a besoin de travailler rapidement et cette campagne de vulgarisation permettra à toutes les parties et surtout les éléments des groupes armés qui sont souvent dans des zones où l’accès à la communication est extrêmement difficile de comprendre le contenu et ce qu’ils ont à gagner dans cet accord.

 

Minusca

 

 

 

QUI SUCCEDERA A L’EX-PREMIER MINISTRE SIMPLICE MATHIEU SARANDJI ?

Simplice Mathieu Sarandji, devenu ex-Premier ministre (PM), a remis officiellement sa démission et celle de son gouvernement au Président de la République, Chef de l’Etat, Professeur Faustin Archange Touadéra, le vendredi 22 février 2019 aux environs de 14 heures au Palais de la Renaissance. Cette démission était attendue par le peuple centrafricain conformément à l’accord de Khartoum où un gouvernement d’union nationale devrait être mis en place. Depuis cette date à ce jour, la République Centrafricaine fonctionne sans Premier ministre et sans gouvernement. Les Centrafricains sont restés sur leur soif et ont les yeux rivés sur la Présidence de la République pour connaître le nom du nouveau locataire de la Primature, quatre (4) jours après la démission de Sarandji. Beaucoup se sont interrogés en ces termes : qui succédera à l’ex-Premier ministre Simplice Mathieu Sarandji ?

La nomination d’un nouveau Premier ministre relève du pouvoir discrétionnaire du président Touadéra. C’est à lui seul de choisir un chef du gouvernement qui succédera à Sarandji sans contrainte ni pression. Certainement qu’au moment où nous mettons cet article sous presse les noms des premiers ministrables ont été déjà déposés sur la table de la Présidence. Touadéra sera entrain d’étudier leurs dossiers ou leurs curriculum vitae pour pouvoir nommer celui ou celle qui prendra la place de Sarandji. Il lui faut du temps, de la sagesse, de la clairvoyance pour nommer par décret un PM de consensus. De nombreuses personnalités issues des groupes armés, des partis politiques d’opposition, de la majorité présidentielle et probablement de la société civile, ont certainement déposé leurs dossiers à ce poste. Il faut les examiner minutieusement.

En outre, le président de la République doit mener ses investigations sur la moralité de chaque premier ministrable à briguer ce poste. Un postulant dont le passé est sombre, ne peut en aucun cas être nommé PM. Le peuple centrafricain veut voir une personnalité digne, honnête, éclairée, capable de relever les nombreux et monumentaux défis auxquels est confrontée la République Centrafricaine. Si celle-ci vient des groupes armés, en réalité, elle ne doit en aucun cas avoir du sang des Centrafricains dans la main. Car un bourreau ne peut pas présider à la destinée des victimes. Dès cet instant, il les écrasera davantage. Leurs droits seront constamment bafoués et remis en cause.

Par contre, si le Premier ministre est choisi au sein des partis politiques d’opposition, de la majorité présidentielle ou de la société civile, il doit faire l’unanimité. Il ne doit être ni pour un camp ni contre un autre. Il a l’obligation de travailler en synergie avec toutes les couches sociales du pays, c’est-à-dire ne pas mener la politique d’exclusion ou de marginalisation qui a conduit la RCA dans cet état actuel. Il faut un homme qui a des expériences, des réalisations concrètes, des carnets d’adresse garnis au niveau international à son actif. Un prédateur, un profito-situationniste, un fourbe, un hypocrite, un valet de France, ne peut être nommé PM.

Pour la Rédaction de Centrafric Matin, il serait souhaitable que le nouveau locataire de la Primature soit une personnalité neutre qui ne doit venir ni de la majorité présidentielle ni des groupes armés mais plutôt un rassembleur, un conciliateur. De ce fait, il peut mettre ensemble des personnes qui se sont divisées afin de permettre le vivre ensemble, la cohésion sociale et la réconciliation nationale. Cette personnalité neutre doit œuvrer davantage pour le retour de la paix et de la sécurité en Centrafrique.

Les profils du nouveau Premier ministre étant brièvement brossés, nous osons espérer que dans les heures à venir, le Président de la République, Chef de l’Etat, Professeur Faustin Archange Touadéra désignera par décret le nom de ce chef du gouvernement qui succèdera à Simplice Mathieu Sarandji. Dèjà, des noms de certaines personnalités circulent sur les réseaux sociaux et la presse. Nous souhaiterions que Touadéra nomme Firmin Ngrébada, chef de la délégation gouvernementale au dialogue de Khartoum comme Premier ministre. De ce fait, il mettra en exécution les recommandations de cet accord de Khartoum. Car, il connait les tenants et les aboutissants dudit accord, les en-dessous, c’est-à-dire ce qui a été dit en coulisse, à huit-clos. Aujourd’hui, les Centrafricains ont l’impression que tout n’a pas été écrit noir sur blanc dans ledit accord. Enfin, il peut nommer Sarandji directeur de son cabinet en remplacement de Ngrébada comme il l’a toujours été sous Bozizé quand Touadéra était PM.

En attendant, la question : qui succèdera à Simplice Mathieu Sarandji, demeure encore sur le bout des lèvres des Centrafricains. Ils ont les yeux braqués sur le Palais de la Renaissance pour connaître le nom du nouveau locataire de la Primature.

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

APPRENDRE A LIRE ET A ECRIRE AUX ELEVES EN SANGO POUR LUTTER CONTRE L’ANALPHABETISME

L’ONG tchèque Siriri a initié depuis 2015 un programme d’enseignement en Sango dans l’Ouest de la République Centrafricaine.  Il s’agit de former des enseignants à dispenser les cours dans la langue maternelle, le Sango. L’enjeu est de permettre aux élèves du primaire d’apprendre à lire et à écrire dans leur langue maternelle, et non plus en français.

Langue officielle et nationale de la République Centrafricaine, le Sango est parlée par toute la population, cependant l’enseignement est dispensé en français. « Une situation qui empêche de nombreux jeunes d’aller au bout de leur cursus primaire », a déploré l’ONG tchèque Siriri, qui agit depuis onze ans en République centrafricaine. Pour remédier à cela, elle a décidé d’expérimenter l’enseignement en Sango dans l’ouest du pays à travers le programme « Škola hrou » - « L’école en jouant ».

Ainsi, la cofondatrice de Siriri, Ludmila Böhmová était en mission d’évaluation en Centrafrique au mois de janvier 2019. Elle a salué « le succès du projet » qui a permis à « quelques 35.000 » enfants centrafricains « d’acquérir les bases de l’éducation primaire dans la langue qui leur est la plus familière », lit-on sur le site de la Radio Praha.

Justifiant cette expérience par les études de l’UNESCO qui confirment que « l’enseignement est de meilleure qualité lorsqu’il est dispensé aux enfants dans leur langue maternelle », Ludmila Böhmová a souligné que « si la Centrafrique possède un des pires taux d’alphabétisation au monde, c’est entre autres raisons parce que l’atmosphère dans les écoles n’est pas bonne. Comme dans d’autres pays africains, le problème est que l’enseignement se fait en français, alors que les enfants qui rentrent en primaire et doivent apprendre à lire et à écrire, ne savent parler que leur langue maternelle qui est le Sango ».

Interrogée par la même chaîne sur leur méthodologie, Ludmila Böhmová a indiqué que « nous travaillons avec quelque 500 instituteurs, (…). Cela signifie que ce sont eux qui, à terme, pourraient devenir les porteurs du programme en cours. Ils ont toutefois encore besoin d’être formés pour devenir des lecteurs d’un niveau qui nous permettra de leur transmettre la responsabilité de la gestion du programme ».  

Ce projet intéresse aussi le Ministère de l’Education Nationale, a témoigné l’ancien directeur de Siriri, Fabrice-Marin Plichta : « Les progrès sont tels que le ministère de l’Education centrafricain, auquel nous avons montré des vidéos, a fait part de son intérêt pour notre programme. Des discussions sont désormais en cours de façon à intégrer cette méthode de travail au programme éducatif officiel centrafricain ».

Pendant la colonisation en Oubangui-Chari, l’usage du Sango dans les écoles a été interdit, mais après l’indépendance les autorités de la République Centrafricaine l’ont officialisé comme langue nationale et première langue officielle avant le français. Le code de l'alphabétisation du Sango a été consacré par l'Ordonnance 84.031 de mai 1984 et la Loi 97/014 du 10 décembre 1997 portant orientation de l'éducation.

RJDH

 

 

PRIMATURE : RETROSPECTIVE SUR LA DEMISSION DU PM SARANDJI

Mathieu Simplice Sarandji veut mordicus s’accrocher en tant que premier ministre, chef du gouvernement à la Primature. Et ce, malgré l’accord de paix et de réconciliation nationale de Khartoum au Soudan, paraphé entre le gouvernement et les 14 leaders des groupes armés ainsi que l’Union Africaine et les Nations-Unies, le 05 février 2019. Ledit accord a été signé par les parties à Bangui en RCA, le 06 février de la même année. L’un des engagements de cet accord liant les parties, c’est la mise sur pied d’un gouvernement inclusif, c’est-à-dire « d’union nationale » ou de sortie de la crise militaro-politique en RCA. A ce titre, il faut que le premier ministre Sarandji présente sa lettre de démission et celle de son gouvernement au président de la République, chef de l’Etat, Professeur Faustin Archange Touadéra dans un délai raisonnable. Et il appartient au président Touadéra, en vertu de ses pouvoirs discrétionnaires reconnus par la Constitution du 30 mars 2016, de nommer par un décret, le nouveau premier ministre qui sera chargé de former le « gouvernement d’union nationale ».

Finalement, il a fallu attendre seize (16) jours après la signature de l’accord de Khartoum, pour qu’enfin le premier ministre Sarandji présente sa lettre de démission et celle de son gouvernement au président Touadéra. C’était le vendredi 22 février 2019 dans l’après-midi. Et c’est sous la pression nationale et internationale que le premier ministre Sarandji est contraint de faire ses valises en quittant malgré lui la Primature. Mais que retenir du bilan de deux (2) ans et dix (10) mois de Sarandji à la Primature ?

A cet effet, bon nombre de Centrafricains disent qu’il a un bilan mitigé, car n’ayant pas la carrure d’un homme d’Etat et n’est pas un stratège politique. D’où le pilotage à vue du premier ministre Sarandji, sur fond des malversations financières et du dysfonctionnement de l’administration publique, pour ne citer que ces deux (2) exemples palpables.

Aujourd’hui, Sarandji reconnait que « chaque chose a son temps » et demande « pardon aux Centrafricains, surtout ceux qu’il aurait offensés quand il était encore premier ministre ». N’est-ce pas là un mea-culpa de sa part ? C’est pour tout dire que «  le regret vient toujours tard ». Et Sarandji doit l’apprendre à ses dépens. Donc il n’y a pas de premier ministre à vie sur cette planète terre où nous vivons. Bon départ à l’ex-premier ministre Simplice Mathieu Sarandji !

 

Le Petit YEKOA

Toutes les infos du Vendredi 22 Févier 2019

 

Cm n 2904 du ven 22 fev 2019

ENTRE TOUADERA ET SARANDJI, QUI GOUVERNE LA REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE ?

La crise qui se poursuit au sommet de l’Etat, concernant la démission du premier ministre Simplice Mathieu Sarandji, amène le peuple centrafricain à poser la question suivante : entre le chef de l’Etat, professeur Faustin Archange Touadéra et le PM Sarandji, qui gouverne réellement la République Centrafricaine ? Et pourtant, c’est l’accord de Khartoum qui  prévoit la mise en place d’un gouvernement d’union national dans un bref délai.

« C’est pour  la première fois que nous observons un premier ministre refuser de respecter l’accord qui va dans l’intérêt supérieur de la nation. Touadéra est-il élu par Simplice Mathieu Sarandji ou le peuple centrafricain ? », entend-on parmi la population. Dans cette situation, c’est le chef de l’Etat qui sortira ridicule. La Primature n’est pas un patrimoine privé d’un seul individu. « Si Touadéra reconduit Sarandji comme premier ministre, c’est fini pour lui, il ne sera plus populaire en 2021 », ajoutent certains compatriotes. Professeur Faustin Archange Touadéra est suffisamment averti et doit prendre solennellement ses responsabilités avant qu’il ne soit trop trad.

Nous ne cesserons jamais de répéter qu’on ne gouverne pas un pays avec des sentiments. Les relations, que ça soit amicale, familiale ou fraternelle, ne sont pas mauvaises en soi. Mais la gestion de la chose publique est une autre chose. Ces relations ne doivent pas obligatoirement bloquer l’application de l’Accord de Khartoum qui a été signé dans l’intérêt de 4,5 millions des centrafricains qui souffrent et qui n’aspirent qu’à la paix, rien que la paix. Simplice Mathieu Sarandji a déjà mis du temps à la tête de la primature. Il doit absolument démissionner pour céder son fauteuil à un autre compatriote. L’heure est enfin venue de former un gouvernement des hommes honnêtes, intègres bosseurs, visionnaires, capables de mettre le rouleau compresseur de l’administration en marche.

Les nouvelles élections s’approchent à grand pas. Mais les résultats du travail abattu par le premier ministre et son gouvernement ne sont pas visibles. Or, le président Touadéra  a été élu par le peuple centrafricain du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest, conformément à son projet de société. Le chef de l’Etat est au four et au  moulin pour ramener la paix et la réconciliation dans tout le pays. Et aujourd’hui, la paix et la sécurité se dessinent peu à peu, à travers l’accord de Khartoum qui vient d’être signé à Bangui par le gouvernement et les représentants des 14 groupes armés, ensuite, par les chefs d’Etat de la Communauté Economique des Etats d’Afrique Centrale (CEEAC) à Addis-Abeba en Ethiopie.

A la suite de la signature de cet accord, un calme précaire est observé en ce moment dans tout le pays. Ce qui laisse croire que doucement, mais sûrement, le peuple centrafricain en général est entrain de retrouver la stabilité, afin de circuler dans tout le pays et vaquer à ses diverses occupations. Les Etats-Unis, l’Union Européenne, les Nations Unies, la CEEAC, la Russie, la Chine et tant d’autres pays continuent d’apprécier le chef de l’Etat pour la réussite de ce dialogue qui s’est déroulé à Khartoum au Soudan. Seulement, il faut que toutes les parties prenantes au dialogue respectent leurs engagements. C’est dans ce sens que le président Touadéra a promis de mettre en place sans délais ce gouvernement d’union nationale, conformément à ce qui est prévu dans l’accord de Khartoum.

Fort malheureusement, Simplice Mathieu Sarandji refuse catégoriquement de démissionner. Tout porte à faire croire que le PM Sarandji n’a guère pitié de 4,5 millions de Centrafricains qui veulent sortir de cette crise fabriquée de toutes pièces dont ils continuent de vivre les conséquences dramatiques aux plans sécuritaire, économique, social, éducatif et culturel. Et à l’allure où vont actuellement les choses, Simplice Mathieu Sarandji, semblerait-il, veut être la première personne à violer l’accord de Khartoum pour donner raison aux groupes armés.

En 2013 à Libreville au Gabon, les leaders de l’ex-coalition Séléka et l’opposition démocratique avaient demandé la mise en place d’un gouvernement d’union nationale. De retour à Bangui, Bozizé ne s’est pas heurté à une résistance farouche de l’ancien premier ministre Faustin Archange Touadéra. Il a lui-même remis sa lettre de démission et celle de son gouvernement au président Bozizé. Le reste se passe de commentaire car, tout le monde sait ce qui s’est qui passé par la suite. Pourquoi Sarandji refuse alors de déposer sa lettre de démission ? Il y a peut être anguille sous roche. Mais c’est bien dommage !

 

Jean Max Delouga

 

 

  LE GOUVERNEMENT CENTRAFRICAIN POSE LES JALONS DE LA MISE EN OEUVRE DE L’ACCORD DE PAIX

 

Le gouvernement centrafricain a annoncé mercredi 20 février plusieurs mesures s’inscrivant dans le cadre de la mise en œuvre effective de l’Accord politique pour la paix et la réconciliation en République centrafricaine, signé le 6 février à Bangui entre le gouvernement et les groupes armés. Il a appelé la population à soutenir le processus et de le placer sous le sceau de l’inclusivité. Ces déclarations ont été faites à Bangui au cours d’une conférence de presse conjointe avec la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA).

 

A cette occasion, le ministre de la Communication et des Médias, Porte-parole du gouvernement, Ange-Maxime Kazagui, a indiqué que « trois importants décrets qui ont été pris par le Chef de l’Etat et un arrêté ministériel ». D’autres jalons importants verront le jour sous peu. « Tout va être mis en place, mais avec responsabilité, dans le calme et la sérénité », a déclaré le Ministre tout en réitérant l’importance capitale du caractère inclusif de ce processus. En effet, il a informé de la tenue prochaine de plusieurs activités de vulgarisation du contenu de l’Accord auprès de toutes les couches sociales et dans toutes les préfectures, avec l’appui de partenaires tels que la MINUSCA et l’Union africaine. A cet égard, il a notamment invité les médias à s’impliquer dans la vulgarisation de l’Accord. « Je vous appelle à plus de sérénité pour une mise en œuvre solide et sans précipitation. (…) Le gouvernement et les groupes armés ont décidé de s’accorder pour un retour à la paix durable sinon définitif », a-t-il souligné.

 

Pour sa part, le Porte-parole de la MINUSCA, Vladimir Monteiro, a réitéré l’engagement de la Mission des Nations unies à appuyer la mise en œuvre de l’Accord dans toutes ses dimensions. Cet instrument historique sera évoqué ce jeudi 21 février dans le rapport du Secrétaire général sur la situation en RCA lors de sa présentation devant le Conseil de sécurité de l’ONU. Il sera également au centre d’une réunion du Groupe International de Soutien à la RCA, organisée à New York, le vendredi 22 février, à l’initiative de l’UA et des Nations unies. « Il sera particulièrement question de l’accompagnement et de l’appui que les partenaires sont appelés à apporter à la RCA pour permettre la mise en œuvre de l’Accord », a-t-il indiqué.

 Le Porte-parole de la MINUSCA a également rappelé que la vulgarisation de l’accord doit être l’affaire de tous les signataires mais aussi de la population. Une mise en œuvre rapide de l’accord est nécessaire pour que la paix et la stabilité règnent définitivement en RCA », a-t-il conclu, soulignant la disponibilité de la Mission à soutenir le Gouvernement dans sa vulgarisation.

 

Minusca

 

 

 

 

  LES 800 MILITAIRES MIS A LA RETRAITE DESORMAIS FIXES SUR LEUR SORT

Les huit cents (800) militaires mis à la retraite étaient sortis dans les rues de Bangui, la capitale, à deux (2) reprises. Et ceci pour exiger du gouvernement le versement de leurs frais de mesures d’accompagnement. A travers leurs manifestations, ils avaient troublé l’ordre public, car la circulation routière a été perturbée, paralysée sur une bonne partie de la capitale centrafricaine. C’est ainsi qu’un comité interministériel a été mis en place pour faire toute la lumière sur ce dossier brûlant de l’heure. Ledit comité est composé des ministres de la Justice, des Finances, de la Défense Nationale et du Procureur de la République.

Pour donner plus de la fiabilité dans la mission confiée au comité interministériel, celui-ci a tenu une réunion, le mercredi 20 février 2019, pour éclaircir la lanterne des délégués des huit cents (800) militaires admis à faire valoir leur droit à la retraite, en présence des représentants de l’ambassade des Etats-Unis d’Amérique et de l’Union Européenne en RCA. Réunion au cours de laquelle, le contenu de la convention signée entre le gouvernement de la RCA et les Etats-Unis d’Amérique, a été passé au peigne fin. Il n’a nullement fait mention de mesure d’accompagnement mais plutôt  d’arriérés de salaires à verser à ces huit cents (800) militaires admis à la retraite. Et c’est déjà chose faite.

Eu égard à tout ce qui précède, nous disons que les huit cents %

Toutes les infos du Lundi 18 Février. 2019

SMAIL CHERGUI DE L’UNION AFRICAINE  ET JEAN PIERRE LACROIX DE L’ONU, DIVISES A PROPOS DE « MESURES » POUR LE SUIVI DE L’ACCORD DE KHARTOUM

Cm n 2900 du lun 18 fev 2019Smaïl Chergui, commissaire à la paix et à la sécurité de l’Union Africaine (UA) et Jean Pierre Lacroix, sous-secrétaire des Nations Unies, chargé du département de maintien de la paix, sont divisés à propos de mesures pour le suivi de l’accord de Khartoum. Pour Smaïl Chergui, « un comité robuste sera mis en place pour le suivi de l’accord de Khartoum ». Mais pour Jean Pierre Lacroix,    « il n’y a pas une mesure forte qui est prise pour le suivi de l’accord de Khartoum ». Deux propos diamétralement opposés qui sèment la confusion et le doute dans l’esprit des Centrafricains qui espèrent voir la paix et la réconciliation revenir définitivement en RCA, à travers cet accord qui vient d’être signé à Bangui entre le gouvernement centrafricain et les leaders des 14 groupes armés.

Il est donc très difficile de comprendre réellement ce qui se passe en République Centrafricaine. Et pourtant, tout le monde qualifie le dialogue de Khartoum comme « la dernière perche tendue aux groupes armés pour une sortie définitive de la crise en RCA ». La question qui se pose avec plus d’acuité est celle de savoir : qu’est-ce qui va se passer en cas de la violation flagrante de l’accord de paix et de réconciliation de Khartoum par les groupes rebelles ? Seuls les responsables des Nations Unies et de l’Union Africaine peuvent éclairer la lanterne du peuple centrafricain qui n’aspire qu’à la paix, rien que la paix, afin de circuler en toute quiétude dans l’ensemble du pays et vaquer à ses diverses occupations.

Mais sans pour autant nous voiler la face, l’accord de Khartoum ne peut en aucun cas ramener la paix et la réconciliation en RCA. Les multiples accords de paix qui ont été signés entre l’Etat Centrafricain et les leaders des groupes armés n’ont accouché que d’une souris. En toile de fond, le non respect des engagements pris par les leaders des milices armées et le manque d’un comité de suivi efficace. D’où, le regain de violence à Bangui, notamment au Km5 dans le 3ème arrondissement, ainsi que dans certaines villes de provinces. Voilà pourquoi la crise perdure en RCA avec des conséquences regrettables sur les plans  sécuritaire, social, économique, éducatif et culturel. Faut-il véritablement croire aux Nations Unies et à l’Union Africaine dans leurs démarches visant à ramener la paix et l’unité nationale en RCA ?

A quoi servira le nouveau mandat de la Minusca ? « Si la Minusca n’intervient pas efficacement après la signature de l’accord de Khartoum, elle doit quitter la RCA et laisser les Centrafricains se débrouiller eux-mêmes », entend-on au sein de la population banguissoise. Et c’est bien normal, puisque le peuple centrafricain est fatigué avec des formules fabriquées de toutes pièces par la Minusca qui, en fin de compte, ne sont qu’un opium pour endormir la conscience des gens. «Ville sans armes et sans groupes armés », « mandat robuste », «montée en puissance », « mandat efficace », et que savons-nous encore ? A cela s’ajoutent les mises en garde et les multiples ultimatums lancés à l’endroit des groupes armés. Malheureusement, des têtes ont tombé, tombent et vont continuer de tomber sous la barbe des soldats dits de la paix. Incroyable, mais pourtant vrai.

Dans ce cas de piètre figure, pourquoi continuer de maintenir l’embargo sur les armes à destination de la RCA ? Que les membres permanents du conseil de sécurité des Nations Unies cessent de jouer ainsi avec la vie de toute une population qui veut la paix, la sécurité, le vivre ensemble et la cohésion nationale. Pourquoi les cinq mille (5.000) armes russes et les deux mille (2.000) armes chinoises tardent à être acheminées en RCA ? Il faut que celles-ci arrivent le plus vite possible pour le redéploiement de toutes les Forces de Défense et de Sécurité. Les cinq mille armes russes et les deux milles armes chinoises peuvent valablement équiper toutes les forces  nationales, afin de sécuriser l’ensemble du pays. Les Etats-Unis, la Chine, la Russie, le Royaume du Maroc, l’Angola, l’Afrique du Sud, le Rwanda, le Cameroun, l’Egypte, la Guinée Equatoriale doivent entrer véritablement en action pour enfin sauver la dignité d’un peuple longtemps meurtri par une crise fabriquée de toutes pièces, sans tête ni queue. Aucun acte barbare des groupes armés ne peut être toléré après la signature de l’accord de Khartoum.

Jean Pierre Lacroix est un Français et Smaïl Chergui est un Africain. Il est donc normal que leurs propos soient diamétralement opposés pour permettre aux uns et aux autres de faire la part des choses. Pauvre Centrafrique, qu’as-tu fait pour mériter tout cela ?

 

Bénistant MBALLA

 

 

 

 VISITE DE LA DELEGATION DE HAUT NIVEAU DES NATIONS UNIES EN RCA : VERBATIM DE LA CONFERENCE DE PRESSE

Vendredi, 15 février 2019 

Omar Hilale, Ambassadeur du Maroc auprès des Nations unies et président de la Configuration République centrafricaine de la Commission de la consolidation de la paix des Nations unies (PBC)

Effectivement, c’étaient trois jours intenses de rencontres avec tout le spectre politique et associatif de la République centrafricaine, en commençant par SE le Président de la République, le président de l’Assemblée Nationale, les ministres, la société civile, la police, la gendarmerie, la communauté humanitaire, des contributeurs de fonds. Ça a été une visite très fructueuse, mais surtout - je dirais - une visite très heureuse parce qu’elle survient à quelques jours après la signature de Khartoum, Ça a été l’occasion, dans tous les entretiens, à tous les niveaux, pour dire que nous sommes là pour soutenir cet accord, pour l’appuyer. Pour dire que les Nations Unies dans ses différentes composantes et également les Etats membres des Nations Unies se félicitent tout d’abord de cet accord, l’appuient et sont prêts à l’accompagner par tous les moyens. Car nous y voyons une fenêtre, une opportunité pour sortir le pays de la crise et surtout pour commencer une nouvelle ère de paix, de réconciliation, de reconstruction, de consolidation de l’Etat de droit et des institutions de ce pays.

Pour ce faire, aussi bien les Nations Unies que la communauté des donateurs, les agences onusiennes, les institutions financières, sont toutes disposées, également les pays membres, sur le plan bilatéral, à prendre les décisions nécessaires en termes de flexibilité, rapidité de l’action, mais également en termes de substance pour accompagner cet accord, parce que pour nous, cet accord représente une chance. Pas seulement pour la République centrafricaine, mais également pour l’ensemble de la région, car comme vous le saviez, la stabilité et la paix en République centrafricaine, ont et auront un impact sur l’ensemble de la région, d’où l’importance également du rôle des pays de la région, qui est fondamental, les pays voisins. Le rôle également de l’Union Africaine qui a été l’initiateur de cet accord de paix et les Nations Unies qui ont été là. C’est dire, c’est un accord inclusif dont nous saluons la dimension, l’inclusivité. Vous allez certainement poser la question « quelle est la différence entre cet accord par rapport aux autres accords ? » J’anticiperais votre question en disant, tout d’abord, c’est un accord global, un accord exhaustif dans la mesure où il aborde tous les aspects, les aspects économiques, les aspects de droit de l’homme, les aspects participation au gouvernement, les aspects institutionnels, les aspects d’autorité de l’Etat, les aspects de réconciliation, les jeunes, les femmes également, pratiquement toutes les composantes, toutes les strates de la société centrafricaine c’est la première différence. Deuxième différence, c’est un accord qui bénéficie de l’appui de la communauté internationale, pas seulement quelques pays mais l’Union africaine, bien sûr les états voisins, les Nations Unies. Donc vous avez là, un socle de partenaires, d’institutions, d’organisations internationales qui sont là pour vous appuyer, pour mettre en œuvre l’accord et pour renforcer les chances de paix, de réconciliation et de stabilité.

 C’est également un accord différent, parce que c’est le premier du genre à se projeter sur le court et le long terme. C’est un accord qui vise principalement et stratégiquement à tourner la page de tout ce qui est déstabilisation mais se focaliser sur la stabilité du pays. Et le rôle de toutes ses composantes pour en quelque sorte offrir aux femmes, aux jeunes, à tout l’ensemble de la population, un avenir meilleur basé sur le respect de l’autre, basé sur la coexistence, le vivre en commun. Mais également basé sur les perspectives de prospérité, de développement, de dignité qui reviennent aux citoyens centrafricains à travers l’emploi, la scolarité, la santé, le désenclavement des régions et à travers également l’autorité de l’Etat mais aussi et surtout à travers la justice. La justice à tous les niveaux, pas seulement à Bangui mais sur l’ensemble du territoire.  

Je conclurais cette introduction juste pour vous dire que le message que nous allons transmette au Conseil de sécurité, c’est un message d’optimisme que nous avons recueilli auprès de tous nos interlocuteurs, particulièrement la société civile, les acteurs associatifs, c’est un message également d’engagement et de détermination de la gouvernance des leaders politiques et du gouvernement de SE Monsieur le Président de la République, de les mettre en œuvre, de n’épargner aucun effort pour sa réussite. Et c’est également un engagement de mobilisation de la communauté internationale. C’est ce t

Toutes les infos du Vendredi 15 Févier 2019

Cm n 2899 du ven 15 fev 2019

LA POPULATION ATTEND DE PIEDS  FERMES LA DEMISSION DE SARANDJI : DU SANG NEUF ISSU DU CAMP REBELLE ET LA PAIX SE CONSOLIDE

La population attend de pieds fermes et avec impatience l’annonce de la démission de Sarandji et son gouvernement. Le temps presse pour consolider la paix qui se dessine peu à peu à l’horizon. Selon nos investigations, 100% de Banguissois exigent le départ immédiat et sans condition du premier ministre Sarandji et son gouvernement. C’est une équation vitale qui engage la vie de cinq millions de Centrafricains. Sa résistance ne vaut pas la chandelle. Le poste de premier ministre dans le monde entier est un fusible, soit une solution à l’usure du pouvoir, soit un compromis de paix et c’est le cas d’espèce en RCA. C’est une main tendue du peuple centrafricain, à travers son représentant démocratiquement élu, le président Touadéra, aux frères égarés des Anti-Balaka et Séléka.

Au lendemain de la signature de cet Accord de Khartoum ici à Bangui, Sarandji, au regard des concessions faites, n’a pas besoin de se faire prier. Non seulement son gouvernement est hyper médiocre, avec un déficit maladif de management, d’évaluation des membres du gouvernement, sur fond de déluge de détournements de deniers publics. Touadéra imprime une nouvelle vision, une nouvelle gouvernance sous le sceau de la rupture. Mais la primature est effacée, un déficit éléphantesque de Communication, il faut du sang neuf pour traduire dans les faits la politique pragmatique de Touadéra. Les élections approchent à grands pas et avec Sarandji, Touadéra est assuré de perdre son second mandat. Sarandji est venu s’enrichir et non pour changer la donne politique, économique, sociale, culturelle et sportive. Il n’a aucune vision, aucune stratégie.

Les Centrafricains ne travaillent pas, mais perçoivent les salaires. Est-ce de la responsabilité de Touadéra ? Qui est le numéro un de l’administration ? Un nouveau premier ministre, c’est une attente nationale et internationale au regard de l’Accord de Khartoum. Sarandji veut-il être le premier rebelle à l’Accord de Khartoum ? Au nom de quoi doit-on mettre en danger l’Accord de Khatoum, pour un seul individu ? C’est inadmissible. Touadéra doit prendre souverainement ses responsabilités et faire décamper la primature. L’autre camp, celui des groupes armés, attend la réaction du Chef de L’Etat qui a promis s’exécuter « sans délais ». Les Centrafricains veulent la paix, rien que la paix, mais Sarandji est entrain de pousser Touadéra vers le pire, où les groupes armés évoqueront la mauvaise foi : Sarandji est-il au-dessus de Touadéra ? Si la démission tarde à venir, le décret nommant un nouveau premier ministre doit retentir sur les ondes. La police et la gendarmerie se chargeront d’évacuer la primature manu militari, car la paix n’a pas de prix.

Ce n’est pas Sarandji qui se permettra le luxe d’entraver l’Accord de Khartoum après d’âpres négociations. Devant l’intérêt national, l’individu s’efface, fut-il ami du Chef de l’Etat. « Sans délais », Touadéra l’a dit et il doit s’exécuter immédiatement, car il s’agit de paix et non de calcul alimentaire et politique. Feu ancien premier ministre Timothée Maléndoma était en mission à Ndélé, quand Kolingba l’avait relevé de ses fonctions. C’était un général de l’armée centrafricaine, a-t-il déclaré la guerre à Kolingba ? Les anciens premiers ministres sont aussi nombreux dans le pays, pourquoi Sarandji se permet l’outrecuidance de mettre les bâtons dans les roues de l’Accord de Khartoum que le monde entier suit à la loupe ? Dans cette grimace, c’est Touadéra qui en sortira ridicule puisqu’un premier ministre lui résiste, au nom de quoi ? Leur amitié vaut-il la République ? Il faut effacer le tableau et écrire une nouvelle page de l’histoire sans Sarandji. Pour les Centrafricains, ils y voient une faiblesse très avérée du Chef de l’Etat. L’Accord de Khartoum a mobilisé le monde entier et c’est un premier ministre qui va dire demain que j’ai tenu tête à l’accord de Khartoum. La page est définitivement tournée et les Centrafricains attendent un troisième larron pour prendre le relais. Le temps passe et donne lieu à toutes les supputations. Les groupes armés ont des cadres, certains sont dans le gouvernement. Il faut rendre public le gouvernement dans les heures qui suivent. Et alors...

 

Julien BELA

 

 

LE GOUVERNEMENT MET EN PLACE UN COMITE POUR STATUER SUR LES REVENDICATIONS DES MILITAIRES RETRAITES

Un comité chargé d’étudier les revendications des militaires retraités a été mis en place après le conseil de cabinet de ce 12 février 2019.  L’annonce a été faite dans un communiqué de presse rendu public par le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement.

Ce comité chargé de statuer sur les revendications des militaires retraités est la réponse que le gouvernement a proposée pour tenter de calmer le jeu avec ces anciens porteurs de tenue. Ce comité composé des ministres des finances, de la défense nationale, de la sécurité, de la justice et de la communication avec l’appui du Procureur de la République, va, selon les termes du communiqué du département de la communication, « étudier dans le détail avec les militaires retraités leurs points précis de revendications ».

Ce comité est créé 24 heures après que les militaires retraités ont refusé de discuter avec le  Premier Ministre Mathieu Sarandji qui, la veille à la radio nationale, a indiqué qu’il n’y avait pas de fonds pour les mesures d’accompagnement que réclament ces anciens militaires. Quelques heures avant l’annonce de la création de ce comité, le gouvernement a déployé les forces de défense pour déloger les militaires retraités sur les avenues occupées depuis hier.

Selon des informations RJDH, le gouvernement est décidé à garder la ligne tracée par le Premier Ministre, « mais au moins avec la présence du procureur, ils auront des explications juridiques qu’il faut », nous a confié un proche de Sarandji.

Ce mouvement concerne 800 militaires centrafricains admis à la retraite en 2018.

RJDH

 

 

LA RCA EST-ELLE ENCORE PLACEE SOUS TUTELLE DE L’ONU, DE L’UA, DE LA CEEAC, DE LA FRANCE ?

Depuis que l’ex-coalition Séléka de Michel Djotodia a enclenché la crise centrafricaine dans la ville de Ndélé, au Nord de la République Centrafricaine, les Centrafricains ne se retrouvent plus. Ils ne comprennent plus ce qui se passe dans le pays de feu président fondateur Barthelemy Boganda, paix à son âme. Tout porte à croire que la RCA est placée sous tutelle de l’Organisation des Nations Unies (ONU), de l’Union Africaine (UA), de la Communauté Economique des Etats d’Afrique Centrale (CEEAC), de son ancienne puissance colonisatrice (la France).

A titre d’exemples, pour démettre l’ancien président de la transition, Michel Djotodia Am Non Droko, il a fallu l’intervention des présidents de la CEEAC réunis à Ndjamena, au Tchad, le 10 janvier 2014. Ce sont ces dirigeants africains qui ont scellé le sort de Djotodia et du gouvernement Tiangaye. Ensuite, ils ont tout fait pour placer Catherine Samba-Panza à la magistrature suprême de l’Etat. Cette dernière a organisé des élections présidentielle et législative. Le scrutin présidentiel a vu la victoire de Faustin Archange Touadéra au second tour devant son challenger Anicet Georges Dologuélé. Le 30 mars 2016, la RCA est revenue à l’ordre constitutionnel avec l’investiture de Touadéra comme président démocratiquement élu par le peuple centrafricain. Au jour d’aujourd’hui, toutes les institutions de la République sont mises en place et fonctionnent normalement.

Force est de constater que ce sont les organisations internationales, régionales, sous régionales et certains pays dont la France qui sont à la commande de l’Etat centrafricain. Pour faire quelque chose, il faut l’intervention de ces puissances de ce monde. Les accords de paix qui ont été signés à Brazzaville, Ndjamena, Nairobi, Rome (Sant’ Egidio), l’ombre de ces organisations y plane toujours. Récemment, le dialogue qui s’est tenu à Khartoum entre le gouvernement et les 14 groupes armés, s’est déroulé sous les auspices de l’UA et de l’ONU. L’accord qui en a découlé, dit de « paix et de réconciliation », a été signé par ces deux organisations et les pays membres de la CEEAC au 32ème sommet de l’UA.

La France, de son côté, n’est pas restée en marge. La résolution 2448, adoptée par les quinze (15) membres permanents du Conseil de Sécurité de l’ONU prolongeant l’embargo sur les armes et munitions à destination de la RCA, a été rédigée par la France. La livraison d’armes et autres effets militaires de la Russie et de la Chine à la RCA a été bloquée par la France et certains pays qui disposent du droit de véto aux Nations Unies. Pire encore, le déploiement des instructeurs militaires russes en RCA pour former et entraîner les éléments des Forces Armées Centrafricaines (FACA) est vu de très mauvais œil par la France. Jean Yves Le Drian, Laurent Fabius, Florence Parly et le président français Emmanuel Macron, ne peuvent fermer les yeux la nuit à cause de cette présence russe. Un pays indépendant, souverain, démocratique, ne peut-il pas diversifier sa coopération (bilatérale et multilatérale) avec d’autres pays de la planète ? La RCA est-elle le pré carré de la France ? La Centrafrique est-elle placée sous tutelle de ce pays lors de l’intervention des militaires français de l’Opération Sangaris ? Toutes les décisions engageant la vie de la RCA doivent-elles inéluctablement venir de l&rs

Toutes les infos du Jeudi 14 Févier. 2019

Cm n 2898 du jeu 14 fev 2019

MILITAIRES RETRAITES ET MESURES D’ACCOMPAGNEMENT : UNE REVENDICATION INVENTEE DE TOUTES PIECES, SANS TETE, NI QUEUE

Une revendication s’appuie sur des textes règlementaires. La retraite est reconnue par la législation du travail, donc une loi, valable pour les civils et les militaires. De tout temps, les militaires vont à la retraite normale. Les mesures d’accompagnement n’existent nulle part, dans aucun texte régissant le départ à la retraite des militaires. Les huit cents (800) militaires retraités sont-ils en or, en diamant, en bronze, en argent, et les autres qui sont partis depuis des années en argile ? Tous les droits ont été payés, notamment les arriérés de salaires depuis X temps. Le gouvernement a déployé tous les efforts nécessaires avec les partenaires, les Etats-Unis et l’Union Européenne, pour offrir une retraite dorée à ses militaires. Faut-il inventer une revendication qui n’existe nulle part dans les textes en vigueur ? Pire encore, imposer à un gouvernement légitime, par le moyen des armes, une revendication inventée de toutes pièces ?

Trente cinq millions (35.000.000F CFA) pour les officiers supérieurs et le dernier soldat vingt millions (20.000.000F CFA). Même les Etats-Unis, le Qatar, l’Arabie Saoudite ou le Koweït, peuvent-ils payer une telle somme ? Même les pays ivres de pétrodollars, ne peuvent l’accepter, à plus forte raison, un pays comme la RCA, totalement dévasté, détruit par des crises militaro-politiques à répétition. Le gouvernement parle de programme de «  relèvement ». Que signifie « RELEVEMENT » ? On ne relève que ce qui est tombé, ce qui est à terre. Un pays qui est par terre, avec le chômage sur les bras, l’économie en déconfiture, le social chaotique, doit payer 35 millions de francs CFA à un officier sous la menace des armes. Voilà un prototype de l’effondrement de toute morale, du patriotisme, du civisme. A y voire de plus près, c’est un coup d’Etat déguisé, une mutinerie comme sous le régime Patassé dans les années 1996. Malheureusement, le contexte est totalement différent et la revendication, un rêve chimérique. C’est la même ethnie, spécialiste des mutineries, les mêmes acteurs de la mutinerie de Patassé, bien connus de tous qui s’agitent.

Or, les élections approchent à grands pas. L’Autorité Nationale des Elections (ANE) est à pied d’œuvre. Tout sera programmé au millimètre près, et alors ? La paix, objet de l’Accord de Khartoum, ne préoccupe pas les militaires retraités. Ils s’enfichent. D’où viennent les armes qui sont en leur possession ? Pourquoi n’avoir pas barricadé la route aux Séléka, à Bangui,  Bangassou, Kémbé, Mobaye, Alindao, Rafaï, Bakouma ? Les armes qu’ils détiennent sont-elles exclusivement réservées à terroriser l’Etat afin qu’il cède à des revendications farfelues ? C’est une honte nationale, une blague de très mauvais goût. Les mutineries ont fait leur temps. Si la paix qui préoccupe au plus haut point tous les Centrafricains, n’intéresse pas les militaires retraités, nous nous posons la question de savoir, quel goût aura cet argent sans la paix ? Civils et militaires étaient sous les lits quand les Séléka régnaient en maître absolu. Et pourtant, il y a des armes disséminées entre les mains des militaires, incroyable, mais pourtant vrai, en RCA.

Qui souffre des barricades érigées sur les voies publiques ? Ce sont les Centrafricains en question. Faut-il encore que ces revendications soient fondées, reconnues comme telles par le gouvernement. Le malheur des Centrafricains, c’est le Centrafricain lui-même. C’est normal que l’Armée Centrafricaine descende en enfer. Le cauchemar sous Patassé n’a jamais servi de leçon et c’est bien dommage ! Touadéra est un humaniste, seulement, trop bon, trop…, tout le monde pense lui marcher sur les pieds parce qu’il déteste la violence, pire encore, la guerre. Sous le régime Bozizé, l’Union Européenne a remis de l’argent au ministre de la Défense, Francis Bozizé, pour les militaires retraités. Aucun militaire n’a vu la couleur de cet argent jusqu’à nos jours. Quels militaires ont osé barricader les routes à cette époque ? C’est après la chute du régime Bozizé que ces militaires retraités, des lâches incapables de revendiquer leur droit à la dynastie Bozizé, ont pris d’assaut la Délégation de l’Union Européenne pour y manifester, faire des sit-in, indisposer le personnel, alors que l’argent a été déjà décaissé à qui de droit.

Quand un Chef d’Etat est humain, tolérant, ouvert à tout le monde, on le prend pour un imbécile. Tout le monde veut lui pisser dessus. Quant il est féroce, hargneux, atroce et sans pitié comme Bozizé et Patassé, les chiens mettent leurs queues entre leurs deux jambes, symbole de soumission aveugle. Pauvre Centrafrique ! Rien ne vaut la liberté d’expression et de presse. C’est une denrée précieuse, mais les Centrafricains en abusent. Sous d’autres cieux, les prisonniers d’opinion ne se comptent pas dans les prisons. Pire encore, une mutinerie en pleine capitale avec des barricades entravant la liberté d’aller et venir, c’est un coup d’Etat, c’est la subversion, c’est un attentat, toutes les expressions pleuvent sur le crâne des auteurs. Au Cameroun, au Tchad, au Congo Brazzaville, tout autour de la RCA, le pouvoir est rigide, raide, prêt à bloquer les brebis galeuses, les cafards enragées, qui osent le défier. Les libertés, la démocratie, sont des denrées rares, les Centrafricains doivent protéger précieusement ces acquis, grâce à la haute culture politique, démocratique et de tolérance de Touadéra. Même en France, les gilets jaunes perdent des bras, des yeux, ont le crâne fendillé par des blessures. La France, pays de Démocratie, de Liberté-Egalité-Fraternité, a une dose de violence. Les militaires retraités ne peuvent faire le poids devant la police (OCRB, CNS, FICU), à plus forte raison les FACA formées par les Russes. Entre la vie avec sa pension et la mort, le choix est clair.

 

Julien BELA

 

 

LE DIALOGUE DE KHARTOUM ET LA QUESTION DE LA DECENTRALISATION EFFECTIVE DES REGIONS DE LA RCA

C’est sous le régime de feu président Ange-Félix Patassé, paix à son âme, du Mouvement de la Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), que les élus de la nation avaient voté une loi portant Décentralisation de la RCA. A cet effet, le pays est administrativement divisé en six (6) régions. Et une région est le regroupement de deux (2) ou trois (3) préfectures suivant leurs superficies et leurs nombres d’habitants.

La région N°1 regroupe les préfectures de la Lobaye et de l’Ombella-M’Poko ;

N°2 : préfectures de la Sangha-Mbaéré, la Mambéré-Kadéi et la Nana-Mambéré ;

N°3 : Ouham-Péndé et Ouham ;

N°4 : Kémo, Nana-Gribizi et Bamingui-Bangoran ;

N°5 : Ouaka, Haute-Kotto et Vakaga; et enfin

N°6 : Basse-Kotto, Mbomou et Haut-Mbomou.

Il est donc question de passer de l’Etat unitaire où tous les pouvoirs de prise de décisions sont concentrés à Bangui, la capitale, à un Etat décentralisé où les régions ont du moins une autonomie administrative et financière de gestion de leurs patrimoines. Ce qui va leur permettre de se développer sur le plan socio-économique tout en tenant compte de leurs propres réalités.

Fort malheureusement, depuis plus de quinze (15) ans après la chute du régime de feu Patassé, cette loi de décentralisation de la RCA n’est restée qu’un vain mot, dénué de tout son sens. Incroyable, mais pourtant vrai.

Et le patron de la nébuleuse coalition Séléka, Michel Djotodia, après son coup d’Etat du 24 mars 2013 contre le régime du général président François Bozizé du Kwa Na Kwa (KNK), disait : «  l’une des causes qui nous a poussés à prendre par force le pouvoir de Bangui, c’est la marginalisation des régions Nord du pays ». Allez-y donc deviner le reste.

C’est ainsi que l’Accord de Paix et de Réconciliation Nationale de Khartoum au Soudan entre le Gouvernement et les 14 groupes armés, a mis un accent particulier sur la décentralisation effective de la RCA. Il faut donc accélérer son processus de la mise en application dans le vécu quotidien du peuple centrafricain.

Gageons que pour cette fois-ci, le gouvernement, avec l’aide financière de ses partenaires bilatéraux et multilatéraux, va tout mettre en œuvre pour que la décentralisation du pays soit effective dans un bref délai.

 

Le Petit YEKOA

 

 

LE COMPTE A REBOURS DE LA DISPARITION DE LA FRANCE EN AFRIQUE A COMMENCE : L’ALLEMAGNE EN TETE DU CLASSEMENT DES PAYS AYANT LA MEILLEURE IMAGE EN AFRIQUE, AVANT LA FRANCE

Qui aurait cru que la toute puissante France colonisatrice allait un jour régresser dans les pays francophones ? Le sondage est une commande du conseil français des investisseurs en Afrique, un baromètre des leaders d’opinion dans huit (8) pays d’Afrique francophone. Le produit intérieur brut de l’Afrique a triplé depuis 2000. Le sondage révèle que pour 45% des décideurs politiques, religieux, économistes, représentants des médias et de la société civile dans huit pays (Tunisie, Algérie, Maroc, Sénégal, Côte d’Ivoire, Burkina Faso, Cameroun, la République centrafricaine et la République démocratique du Congo), l’Allemagne est l’Etat  qui a la meilleure image. Elle devance de loin la France qui occupe le 5e rang avec 21% des suffrages.

Sur les mille deux cent quarante-quatre (1244) influenceurs interrogés, 70% placent l’Allemagne au troisi&e

Toutes les infos du Vendredi 08 Févier. 2019

Cm n 2894 du ven 08 fev 2019

APRES KHARTOUM, SIMPLICE MATHIEU SARANDJI DOIT REMETTRE SA DEMISSION ET CELLE DE SON GOUVERNEMENT, SANS TAMBOUR, NI TROMPETTE

Le gouvernement Sarandji 2 arrive à son terme, suite au dialogue de Khartoum. La chute du dialogue touche le gouvernement où il faut introduire toutes les sensibilités parties prenantes au dialogue. Les Anti-Balaka et ex-Séléka doivent avoir leurs représentants au gouvernement. La page Sarandji est définitivement tournée. Un nouveau Premier ministre s’impose, un homme neutre pour fédérer toutes les sensibilités. Les Séléka ont déjà par le passé, occupé la primature, alors que les Anti-Balaka non. La neutralité du Premier ministre s’impose pour éviter la frustration des uns et des autres, source d’autres tensions. Un homme sage, intelligent, posé, capable d’encaisser, de supporter et de réagir en homme d’Etat et non de manière épidermique comme par le passé.

Une coordination intelligente de toutes les sensibilités permettrait de préserver la solidarité gouvernementale et par conséquent une avancée sûre et certaine vers la paix, la sécurité, la cohésion sociale le et la réconciliation nationale. Les différents points de l’Accord seront épluchés avec sagesse et sérénité. Le gouvernement Sarandji 2 est à bout de souffle et le chef du gouvernement atteint par l’usure du pouvoir. C’est le laisser-aller, la monotonie, la routine. L’heure est venue d’avoir du sang neuf pour galvaniser l’administration publique où les gens ne travaillent pratiquement pas. Certains agents et fonctionnaires de l’Etat ont abandonné leurs postes sous divers prétextes, mais touchent leurs salaires à ne rien faire. Un homme qui peut traduire dans les us et pratiques de l’administration, LA RUPTURE prônée par Touadéra et que les Centrafricains ne voient pas venir.

La bonne gouvernance et la lutte féroce contre la corruption rampante en RCA, doivent être le cheval de bataille du nouveau premier ministre, ainsi que la traque sans faille des détournements de deniers publics, aujourd’hui monnaie courante avec une couronne impériale de l’impunité. La caisse suinte un peu partout sur les réseaux de recouvrement sans que cela ne puisse émouvoir outre mesure. C’est pourquoi les Centrafricains attendent la véritable rupture, car les mauvaises pratiques décriées par le passé, se sont empirées, au point qu’on pourrait croire que le chef du gouvernement n’est nullement à la hauteur de sa mission. Les scandales financiers pleuvent au sein du gouvernement. Les membres du gouvernement font ce qu’ils peuvent sans aucune évaluation de leurs feuilles de route. Dans les pays développés, on évalue le gouvernement pour savoir à quel niveau se trouve la feuille de route, à court, moyen et long terme. La RCA est très en retard et un gouvernement doit travailler comme des fous, des forcenés, afin de relever le défi de la reconstruction. Tout est priorité en RCA. Tout est urgent. Mais le gouvernement dort, les projets financés ne sont pas visibles. Est-ce qu’ils avancement ou non, personne ne peut le dire, faute de structure de suivi-évaluation des projets, pour recadrage afin qu’ils atteignent leurs objectifs.

C’est du pilotage à vue à la tête du gouvernement. La cupidité est vorace et gagne chaque jour en intensité. Les membres du gouvernement viennent se servir et non pour servir le peuple centrafricain. Le management gouvernemental ne relève pas du président de la République, Chef de l’Etat, très absorbé par le lourd dossier sécuritaire. On ne gagne pas les élections pour s’enrichir, mais pour bâtir une nation, selon la vision proposée au peuple et qui a suscité son suffrage. Les Centrafricains attendent beaucoup du président Touadéra en qui ils ont placé leur espoir. Mais le gouvernement ne semble pas appréhender les attentes du peuple centrafricain sur toute la ligne. Touadéra seul répondra de cette gestion devant le peuple centrafricain le moment venu. Le gouvernement est terne, médiocre, incompétent et incapable, à l’exception de quelques départements ministériels (Plan et Economie, Finances, Education Nationale, Affaires Sociale) qui sont au four et au moulin, mouillent le maillot. La  majorité est improductive, stérile, jouant les compléments d’effectif. Or, un ministre est un agent de développement, émetteur de projet, négociateur infatigable, pour récolter quelque chose dans sa besace. Il faut imprimer en lettres d’or, son passage au gouvernement et que les gens disent « ce ministre est un patriote, un battant, un accrocheur, un génie de la créativité, des initiatives de développement… ». Ce que nous ne voyons pas encore au sein du gouvernement de la République. Le salaire, les avantages et c’est tout. Tout doit venir de la présidence. Un ministre doit fouiller, bêcher, sarcler, ne laisser nulle place où la main ne passe et repasse, pour créer et générer la richesse. Touadéra est parti de la Primature en 2013 suite au dialogue de Libreville. A chaque dialogue, un nouveau gouvernement. C’est la tradition en RCA. Mais, hélas…

Julien BELA

 

 

LE GOUVERNEMENT ET LES GROUPES REBELLES ONT SIGNE L’ACCORD DE PAIX ET DE RECONCILIATION A BANGUI 

Vingt-quatre heures après avoir été paraphé à Khartoum, l’accord de paix et de réconciliation en République centrafricaine a été signé par le gouvernement centrafricain et les 14 groupes armés reconnus, mercredi au Palais de la Renaissance, à Bangui. Les représentants de 11 groupes ont signé le texte (trois autres dont le FPRC et l’UPC l’avaient déjà fait) suivis du président centrafricain, Faustin Archange Touadéra.

 Le président de la commission de l’Union Africaine (UA), Moussa Faki Mahamat, le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies en RCA, Parfait Onanga-Anyanga, le Représentant spécial du Secrétaire général de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC), Adolphe Nahayo, ainsi que le Tchad et la République du Congo ont également signé le texte en tant que garants ou facilitateurs. D'autres facilitateurs le feront lors du sommet de l'UA prévu dans quelques jours à Addis-Ababa.

 Dans son intervention, le Chef de l’Etat a déclaré vouloir mettre toute son énergie pour que l’accord soit rapidement mis en œuvre et a invité les groupes armés à ne pas perdre du temps dans son application. « Je vous appelle à consolider notre union sacrée pour écrire de nouvelles pages de fraternité et dignité pour la paix », a-t-il dit. A cet effet, il a annoncé une série de mesures pour la concrétisation réelle de l’application du document, notamment la question du DDR, et a appelé à la cessation de toutes violences contre la population civile.

 Le Chef de l’Etat a souligné son engagement à mettre fin à la division : « Certains compatriotes ont pensé que la République les avait abandonnés. A vous tous, je veux dire que je ne ménagerai aucun effort pour faire de la République centrafricaine notre patrimoine commun où tous se sentent en sécurité », a souligné le président.

L’UA et les Nations Unies ont réaffirmé leur appui à la mise en œuvre de l’accord obtenu à Khartoum après deux semaines de discussions. « L’Union africaine est mobilisée », a lancé le président de la commission, appelant les Centrafricains à travailler réellement pour mettre fin à la violence. « La signature d’un accord est nécessaire mais pas suffisante. Sa portée demeure limitée tant que ne s’appliquent pas sur le terrain son respect et son application », a-t-il averti.   

Pour sa part, le Représentant spécial et Chef de la MINUSCA a indiqué que « le Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, s’exprimera bientôt pour vous encourager. Il vous renouvèlera l’appui sans réserve des Nations unies dans cette phase capitale de processus de paix ». Il a ensuite salué cette signature « car des fils et des filles » de la RCA ont décidé de faire la paix et de cesser la guerre. « Partis divisés des quatre horizons de votre beau pays pour Khartoum, vous êtes sans aucun doute rentrés à Bangui comme un seul peuple, plus fort et déterminé à relever ensemble le défi d’un destin commun. Il vous appartient désormais de porter la voix de la paix », a ajouté le Représentant spécial.                      Minusca

 

 

 

A QUAND LA FIN DU MYSTERE SUR LES CONCLUSIONS DU DIALOGUE DE KHARTOUM ?

Le mystère continue de planer sur les conclusions du dialogue de Khartoum entre le Gouvernement et les groupes armés. Ce voile est loin de se dissiper. Après plus de dix (10) jours des pourparlers et la signature des conclusions qui a eu lieu ce mercredi 06 février 2019 au Palais de la Renaissance entre les deux parties, le contenu de ce document n’est pas encore rendu public par le gouvernement. Même certains participants qui ont pris part à ce dialogue de Khartoum ne sont pas en mesure d’éclairer la lanterne des Centrafricains. Et pourtant, le Directeur de cabinet à la Présidence, Firmin Ngrébada qui a conduit la délégation à ce dialogue, avait promis de mettre à la disposition du public centrafricain les conclusions des pourparlers, une fois signées par le gouvernement et les quatorze (14) groupes armés.

Les jours passent et se ressemblent. C’est un statu quo ou un silence de cimetière. Aujourd’hui, les Centrafricains ne se retrouvent plus. Ils ne savent à quel saint se vouer pour obtenir gain de cause. Les victimes de cette crise militaro-politique enclenchée par l’ex-coalition Séléka de Michel Djotodia Am Non Droko sont dans le brouillard. Elles se posent la question suivante : les combattants des 14 groupes armés ont-ils bénéficié de l’amnistie qu’ils réclamaient à Khartoum ? Sur ce, le Secrétaire Général des Nations Unies a clairement fait savoir qu’il n’y a pas d’amnistie. Les propos du N°1 de l’ONU ne rassurent pas le peuple centrafricain qui veut toucher du doigt le document paraphé par les deux (2) parties et connaître son contenu. L’inquiétude gagne de plus en plus les Centrafricains.

Par contre, dans les rangs des groupes rebelles, c’est la joie, la réjouissance populaire. Du Km 5 à Bambari en passant par certaines villes de l’arrière-pays, des informations qui nous parviennent font état de ce que les rebelles de la Séléka manifestent leur joie en tirant en l’air, preuve qu’ils ont gagné la bataille. Si tel en est le cas, le gouvernement a l’obligation de rendre public ce document pour permettre aux Centrafricains d’avoir un cœur net. A force de prolonger, prolonger la publication dudit document, le Centrafricain est pessimiste quant aux conclusions du dialogue de Khartoum. Raison pour laquelle il pose la question suivante au gouvernement : à quand la fin du mystère sur les conclusions du dialogue de Khartoum ?

Cette question mérite bien d’être posée. Comment les conclusions d’un dialogue qui engage la vie de tout un peuple ne sont pas révélées au grand jour ? Est-ce un secret d’Etat ? « Si les forces du mal ont triomphé à Khartoum, qu’on nous le dise. Il est inadmissible que le gouvernement reste insensé à nos attentes qui sont celles d’être au courant de ce qui a été dit entre ce dernier et les 14 groupes armés à Khartoum », ont affirmé certains Banguissoises et Banguissois que nous avons croisés dans les rues de Bangui, ce matin du jeudi 07 février.

Des malaises, des mécontentements, des suspicions sont observés aujourd’hui parmi la population centrafricaine, surtout ceux qui ont perdu des parents, amis et connaissances dans cette crise. Pour eux, ils pensent que le gouvernement a cédé aux revendications des groupes armés, raison pour laquelle la publication du document traîne à longueur. Il revient à l’Exécutif de lever le voile le plus rapidement possible sur les conclusions du dialogue de Khartoum pour être en bon terme avec les populations meurtries par les exactions de tout genre des groupes armés, même s’il a perdu la bataille. Les Centrafricains les attendent de pieds fermes.

Plus de dix (10) jours de pourparlers, et après la signature dudit document, aucune information n’est filtrée, il y a anguille sous roche. Qui vivra, verra !

Aux dernières nouvelles, on nous apprend que ce document signé entre le gouvernement et les 14 groupes armés sera rendu public le 11 février prochain dès lors que les autres émissaires au dialogue de Khartoum auront apposé leurs augustes signatures. Cependant, le Groupe de Travail de la Société Civile (GTSC) monte au créneau et envisage d’organiser une marche pacifique la semaine prochaine au cas où ce document n’est pas rendu public par le gouvernement.

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

 

2012-2019 : 8 ACCORDS DE PAIX SIGNES ENTRE LES GOUVERNEMENTS ET LES GROUPES ARMES. MAIS…

De 2012 à ce jour, au moins huit (8) accords de paix ont été signés entre les gouvernements de la RCA et les leaders des groupes armés. Libreville, Brazzaville à deux reprises, Ndjamena, Nairobi, Forum National de Bangui, Sant’ Egidio et aujourd’hui Khartoum. Les accords de cessez-le-feu pleuvent. Fort malheureusement, aucune lueur d’espoir ne se pointe à l’horizon pour une sortie définitive de la crise en République Centrafricaine. Et pour cause ?

On n’a pas besoin d’aller sur la lune pour connaitre la raison de la persistance des violences en République Centrafricaine. Le non respect des engagements pris par les leaders des milices armées est la seule principale cause du maintien du peuple centrafricain en otage. En tout cas, les groupes armés ne sont pas sincères vis-à-vis des engagements qu’ils prennent souvent pour cesser avec la violence, afin de garantir la paix dans tout  le pays. A telle enseigne que les populations civiles centrafricaines qui sont abandonnées à la merci des seigneurs de guerre, ne veulent plus aujourd’hui du dialogue comme celui qui vient de s’achever à Khartoum au Soudan, avec la signature d’un accord de paix entre les leaders des quatorze groupes armés, les représentants du gouvernement, ainsi que ceux de l’Union Africaine et de l’ONU.

L’amnistie et le gouvernement d’union nationale sont  les deux points saillants des  revendications formulées par les leaders des quatorze groupes armés à l’endroit du gouvernement.  C’est ce que tout le peuple centrafricain attend impatiemment de connaitre ce mercredi 06 février 2019, jour de la signature des conclusions des pourparlers qui se sont déroulés pendant dix jours à Khartoum. Mais la déception du peuple centrafricain sera grande, au cas où le gouvernement centrafricain parviendrait à accepter ces deux revendications qu’il juge de «trop ». Le vœu du peuple centrafricain est la lutte contre l’impunité, à travers la création en juin 2015 de la Cour Pénale Spéciale (CPS) qui devrait poursuivre et juger les auteurs, co-auteurs et complices des crimes de guerre, crimes de génocide et crimes contre l’humanité commis  en RCA depuis le 1er janvier 2003 jusqu’au jour d’aujourd’hui.

Certaines sources parlent de «la suspension des  poursuites pendant dix ans des leaders des groupes armés ». Si cela est réel, n’est-ce pas  là une manière d’accorder l’amnistie générale aux bourreaux du peuple centrafricain ? Il ne fait aucune ombre de doute car, vous êtes sans oublier que  l’amnistie générale  est synonyme de la suspension des poursuites à l’encontre des auteurs, co-auteurs et complices des crimes cités ci-haut commis en RCA. Face à cette situation, nous posons les  questions de savoir : à quoi sert désormais la Cour Pénale Spéciale s’il  ne faut pas poursuivre  les tortionnaires de la loi pendant dix (10) ans ? Et que deviendraient les milliers des victimes qui espèrent à la justice, afin d’être rétablies dans leurs droits ? Ces questions doivent donner matière à réflexion non seulement à nos dirigeants, mais également à la communauté internationale qui soutient le peuple centrafricain dans sa lutte contre l’impunité, à travers le financement de la CPS.

De mémoire de journaliste, certains représentants des groupes armés ont été nommés dans le gouvernement par le chef de l’Etat dans le souci de garantir la paix et la stabilité dans le pays. Et ce, en violation flagrante de la Constitution de la République. Malgré cela, les groupes armés ne faiblissent pas dans les exactions sur les paisibles populations civiles à Bangui, notamment dans le 3ème arrondissement et ses environs, ainsi que dans les villes de provinces. Ce qui fait croire à tout le monde que même si ces leaders des groupes armés sont effectivement nommés dans le gouvernement comme  ils l’ont souhaité au cours du dialogue qui vient de s’achever à Khartoum au Soudan, ils ne peuvent en aucun cas conscientiser leurs éléments à enterrer définitivement la hache de la guerre pour faire la paix. La preuve en est qu’au moment où le dialogue se déroulait à Khartoum, les éléments des 3R de Sidiki ont fait  irruption dans le village Zaoro-Sangou, situé à 45 kilomètres de la ville de Carnot en tuant, pillant et incendiant tout sur leur passage.

On ne négocie jamais avec des rebelles qui, de surcroît, sont des mercenaires étrangers  qui prennent tout un peuple en otage dans son propre pays.

Idriss Deby Itno n’est pas passé par quatre chemins pour bombarder les rebelles qui menacent de renverser son pouvoir. Pourquoi c’est le chef de l’Etat, professeur Faustin Archange Touadéra, démocratiquement élu par le peuple, qui doit obligatoirement négocier avec des terroristes ? Nous espérons que la Russie, la Chine, les Etats-Unis et tant d’autres pays amis de la RCA feront tout pour aider le peuple centrafricain à sortir définitivement du bourbier après ce dialogue de Khartoum. Un seul dérapage des groupes armés est synonyme de la déclaration de guerre à l’endroit du peuple centrafricain en général. Et la Russie doit cette fois-ci entrer en action pour protéger les populations civiles qui sont abandonnées à leur triste sort dans les villes de l’arrière-pays.

Trop, c’est trop, et c’est vraiment déjà trop. Que le dialogue de Khartoum soit le dernier pourparler entre les leaders des groupes armés et le gouvernement centrafricain. Ce qui est important,  c’est de mener des actions concrètes, afin de mettre définitivement un terme à la souffrance des Centrafricains. Les Forces Armées Centrafricaines (FACA) renaissent doucement de leurs cendres. Avec les 5.000 armes russes et celles de la Chine, les Forces de Défense et de Sécurité pourront être déployées dans tout le pays, afin d’assurer la protection du pays et de son peuple. Et la Minusca doit aussi changer sa stratégie conformément à son nouveau mandat pour ramener la paix et la stabilité en République Centrafricaine.

 

Jean Max Délouga

 

 

 

 

GROGNE DU PERSONNEL DES REGIES FINANCIERES POUR EXIGER LE

 PAIEMENT DE LEURS QUOTES-PARTS DE 2014 A 2015

Le  ministère des Finances et du Budget est pris d’assaut par le personnel des régies financières, dans la matinée du jeudi 07 février 2019. Et pour cause ?

C’est la grogne de tout le personnel pour exiger de son ministre de tutelle, le paiement de leurs Quotes-parts (QP) de 2014 à 2015.

Selon l’un des manifestants qui a requis l’anonymat, « Nous travaillons durement pour faire rentrer de l’argent dans la caisse de l’Etat. Aussi, nous sommes exposés dans notre travail à des tentatives de corruption et de détournement des deniers publics. C’est pour nous motiver à bien travailler d’une part, et à nous mettre à l’abri des malversations financières d’autre part, que les QP avaient été instaurés à notre profit. Donc, nous ne faisons que réclamer notre droit, à savoir le payement de nos QP de 2014 à 2015.

Si le gouvernement a commencé à éponger les arriérés de salaires et de pensions à leurs ayants droits, pourquoi pas aussi envisager d’apurer nos QP ? N’est-ce pas là une discrimination qui ne dit pas son nom ? ».

Nous précisons que cette grogne a paralysé le bon fonctionnement de tous les services au niveau des régies financières. ( Affaire à suivre).

Le Petit YEKOA

 

 

A LA UNE : LE HUITIEME ACCORD DE PAIX EN CENTRAFRIQUE

« Après avoir été paraphé la veille à Khartoum, l’accord de paix entre le gouvernement centrafricain et les 14 groupes armés qui sévissent dans le pays a été signé hier à Bangui, relève Ledjely en Guinée. Un document dont tous les signataires  disent qu’il est celui qui ramènera la paix et la quiétude. Une paix que les sept précédents accords du même genre n’avait pas su restaurer dans ce pays depuis ces sept dernières années. Mais à cet espoir, quoi que maigre et hypothétique, les Centrafricains, lassés par toutes les cruautés et la barbarie qu’on leur a fait subir ces dernières années, s’accrochent comme le naufragé à sa bouée. Pourtant, ils ne sont pas à l’abri du désenchantement et de la désillusion, estime Ledjely. Car rien n’indique que les dispositions de l’accord que chacun des protagonistes se refuse à livrer sont de nature à favoriser la réalisation du rêve de tranquillité que caressent les pauvres populations. Tout au contraire, eu égard au mystère dont entoure le contenu de l’accord, nous sommes enclins à penser que certaines dispositions ne sont pas forcément avouables. »

Le site d’information La Nouvelle Centrafrique ne croit pas une seconde à cet accord de paix. La Nouvelle Centrafrique qui dénonce l’un des termes de l’accord selon lui, à savoir une « cohabitation politique forcée avec des groupes rebelles rendus encore plus forts. » Et La Nouvelle Centrafrique de s’interroger : « maintenant, qui va poursuivre qui ? Puisque les criminels sont légitimés sous les vivats de tout ce que compte la communauté internationale présente à Khartoum ? N’est-ce pas là ridiculiser la justice, la rendre inutile, la tourner en dérision, et se moquer totalement du sort des milliers de victimes de ces bandes de criminels ? Des morts passés par pertes et profits ? »

 

Les groupes armés ne parlent que pour eux-mêmes…

Pour sa part, l’ancien diplomate américain Jeffrey Hawkins, dans une tribune publiée par Le Monde Afrique, exprime également des doutes…

« Les faiblesses de l’accord vont bien au-delà des compromis qui auraient été faits à Khartoum, affirme-t-il. Il y a en effet peu de chances que ces négociations mettent définitivement fin à l’instabilité en Centrafrique. D’abord, il y a une asymétrie qui rend la fiabilité de tout accord de cette nature douteuse. Le gouvernement peut parler pour le peuple centrafricain ; les groupes armés ne parlent que pour eux-mêmes. Les milices Anti-Balaka ont beau dire qu’elles défendent les populations chrétiennes ; les soldats de l’Unité pour la paix en Centrafrique (UPC) les populations peules et les guerriers du Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC), les gens du nord-est du pays, la vérité, pointe Jeffrey Hawkins, est que les groupes armés ne représentent aucune idéologie, aucune aspiration régionale ou nationale, aucun projet pour l’avenir. Ce ne sont que des bandits et des coupeurs de route qui ont largement profité de la guerre. Les changements rapides d’alliances observés ces dernières années le montrent bien. Leur objectif était la violence et le butin. Et si eux "font la paix", d’autres viendront certainement après. L’absence de l’Etat à l’intérieur du pays est une invitation permanente au pillage. »

 

Trop de secrets…

Le Pays au Burkina est tout aussi circonspect : « on peut se demander si les groupes armés vont se muer en anges pour accompagner l’Archange Touadéra dans sa difficile tâche de reconstitution d’un tissu social en totale décomposition. Rien n’est moins sûr. D’autant plus que les Centrafricains nous ont souvent habitués à des retournements de situation et autres volte-face dont eux seuls semblent avoir le secret. Et comme jusque-là, l’on ne connaît pas le contenu dudit accord, l’on ne serait pas surpris qu’un jour, il soit encore remis en cause par l’une ou l’autre des parties signataires. En tout cas, bien malin qui saurait dire à qui profite la chienlit en RCA. »

Justement, Aujourd’hui, toujours au Burkina, s’interroge sur le secret qui entoure les clauses de l’accord… « Le mystère qui plane sur cet accord, tel un voile noir sur le canari d’un féticheur de la forêt Oubangui-Chari laisse perplexe quant à ses chances d’être observé à la lettre. Les combattants des 14 groupes armés sont-ils au courant des clauses ? Quand est-ce que celles-ci seront rendues publiques ? Et le jour où elles le seront, quelle sera la réaction des Centrafricains ? Qui pour franchir sincèrement cette porte étroite, c’est-à-dire jouer franc-jeu afin de sauver la RCA, ou ce qu’il en reste ? ».

 

Jeune Afrique

 

 

 

 

MINISTERE DES FINANCES ET DU BUDGET : OUVERTURE DU 3ème COMITE DE PILOTAGE DU PROJET TRESOR, BUDGET ET SYSTEME D’INFORMATION

Le troisième (3ème) comité de pilotage du projet Trésor, Budget et Système d’Information en abrégé TBSI, financé par l’Union Européenne et mis en œuvre par Expertise France auprès du ministère des Finances et du Budget s’est ouvert ce mercredi 06 février 2019 à 09heures 30 minutes dans la salle de conférences dudit ministère. La cérémonie d’ouverture de ce 3ème Comité de pilotage du projet TBSI a été présidée par le directeur de cabinet, représentant personnel du ministre des Finances et du Budget, assisté de Madame Eliza Gereanu, chef de section, économie, intégration régionale et secteur privé de l’Union européenne. Démarré en septembre 2017 pour une durée de deux (2) ans, ce projet soutient le ministère des Finances et du Budget dans ses réformes d’optimisation de son système d’information, de transparence budgétaire et de fiabilité des comptes publics.

Dans son allocution de circonstance, madame Eliza Gereanu a indiqué que l’amélioration de la gestion des finances publiques demeure un volet très important de l’appui budgétaire de l’Union européenne. C’est dans ce cadre qu’une enveloppe de 3 millions d’euros avait été réservée pour une aide complémentaire dans la Convention de Financement d’appui budgétaire général de 2014. Toujours selon Eliza Gereanu, une partie de cette enveloppe a permis de signer cette convention d’un montant de 2,3 millions d’euros pour une période de 24 mois avec trois Assistants techniques permanents auprès de la Direction Générale du Trésor, la Direction Générale du Budget et de la Direction du Système d’Information. Elle a signifié que l’objectif du projet est d’aider la République Centrafricaine dans sa démarche d’assainissement de la gestion des finances publiques en lien avec les objectifs fixés dans son plan d’action consolidé avec l’appui des Partenaires techniques et financiers. Les principales composantes du projet sont l’appui organisationnel et technique à la fonction informatique du ministère des Finances et du Budget ; l’appui à l’élaboration et à l’exécution du budget de l’Etat et enfin l’appui à l’élaboration des comptes de l’Etat et la gestion de la trésorerie.

« Dans la première composante, il a été prévu une enveloppe de 320.000 euros pour l’acquisition des matériels et équipements pour le compte du ministère des Finances et la Commission des Finances de l’Assemblée Nationale. Une première tranche d’équipement a été livrée, aussi bien au ministère qu’à la Commission des finances de l’Assemblée nationale. Les lots de la seconde tranche sont en cours d’adjudication, notamment avec des équipements pour une adhésion à systac-sygma. De nombreux travaux ont été conduits au cours de ce semestre et depuis le début du projet. On peut citer la définition du schéma directeur informatique, les ateliers de renforcement des capacités sur la réforme budgétaire ou l’élaboration d’une méthodologie de contrôle interne comptable. Néanmoins, il reste encore plusieurs chantiers non aboutis, alors qu’il ne reste plus que quelques mois aux assistants pour les mener à bien avec vos services », a-t-elle précisé.

Madame Eliza Gereanu invite l’ensemble des parties à s’impliquer dans la réalisation des activités restantes pour atteindre les objectifs assignés au projet au bénéfice du ministère.

Le Directeur du cabinet du ministre des Finances et du Budget a apprécié à sa juste valeur l’implication quotidienne des trois Experts auprès des services pour faire avancer le ministère, avant d’énumérer les principaux travaux réalisés en ces termes : « Au cours de ce semestre, parmi les principaux travaux réalisés, on peut citer la définition du schéma directeur informatique du ministère, la confection d’une plateforme d’échanges entre sydonia et systemif, l’organisation d’ateliers de renforcement des capacités des cadres en matière de réforme budgétaire, l’élaboration d’un outil de gestion de la trésorerie et la définition d’une méthodologie de contrôle interne comptable. On peut également signaler la confection d’une base de données des investissements publics, au bénéfice du secrétariat général du RCPCA ». Le Directeur de cabinet a reconnu aussi l’acquisition d’équipements par le projet au profit du ministère qui ont permis d’équiper la DGMP pour la gestion électronique des marchés et la salle de saisie des engagements de la Direction générale du Budget, ainsi que les liaisons en fibre optique qui ont également été réparées entre le DGB/CSI et DGT/CSI.

« Le nouveau cadre organique du ministère prévoit la création d’une cellule de suivi des projets, logée au sein de la CS-REF, afin d’assurer le symbiose entre les multiples projets et missions d’assistance dont nous bénéficions. Je souhaiterais  que le projet TBSI se place sous la coupole de cette cellule le moment venu. J’invite le comité chargé d’élaborer les textes y relatifs, à faire la diligence nécessaire », a-t-il suggéré. Le Directeur de Cabinet a bouclé son discours par des remerciements adressés à la délégation de l’Union Européenne pour son soutien continu à l’Expertise France pour l’assistance technique apportée au ministère des Finances et du Budget.

Il est à signaler que ce Comité de pilotage, qui sera co-présidé par le ministre des Finances et du Budget et l’Ambassadrice de l’Union Européenne, sera l’occasion de faire le point sur les travaux menés par les trois (3) experts en poste auprès de la Cellule en charge du Système d’Information (CSI), de la Direction Générale du Budget (DGB) et de la Direction Générale du Trésor et de la Comptabilité Publique (DGTCP).

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

 

NOURREDINE ADAM DEMANDE PARDON AU PEUPLE CENTRAFRICAIN AU NOM DES GROUPES ARMES

L’accord de paix dont le processus a été entamé depuis près de deux ans s’achève à Khartoum par la cérémonie de paraphe de ce document en présence du président de la République soudanaise Omar el-Béchir et du président de la Commission de l’Union africaine Moussa Faki Mahamat. Une occasion pour Nourredine Adam, N°2 du FPRC de demander pardon au peuple.

« Je demande pardon au peuple centrafricain en général et j’appelle au pardon et à la réconciliation », a annoncé Nourredine Adam, le N°2 du FPRC, la plus grande mouvance rebelle issue de la Séléka, dirigé par Michel Djotodia.

Nourredine Adam, souhaite la mise en œuvre rapide de cet accord, « je demande la mise en œuvre de cet accord d’une manière pacifique et transparente pour que le peuple centrafricain puisse quand même avoir l’espoir. Car, le peuple centrafricain a beaucoup souffert. C’est le moment de se rassembler pour construire le pays », a-t-il souhaité.

Nourredine Adam, qui n’a pas parlé à la presse depuis l’ouverture de ces pourparlers le 24 janvier dernier, seconde Michel Djotodia, patron de la Séléka qui s’est morcelé après sa chute en plusieurs factions qui se sont retrouvés dans ces pourparlers pour rechercher la paix et la réconciliation nationale.

« Ce chef des chefs rebelles » issus de la Séléka comme on l’appelle, a par ailleurs saisi cette occasion pour lancer un message d’unité au peuple centrafricain. « Nous devons nous unir aujourd’hui, pour barrer la route aux manipulateurs qui ne recherchent que leurs intérêts égoïstes alors dans le pays, le peuple souffre, nombreux n’ont de l’eau potable, ne bénéficient pas des soins appropriés ni de l’éducation. Unissons-nous après l’engagement du président pour lutter contre les manipulateurs », a-t-il lancé.

Au total 14 groupes armés ont accepté de signer l’accord de paix et de la réconciliation nationale après une dizaine de jours de pourparlers à Khartoum. La signature de cet accord est prévue ce mercredi à Bangui.

African Daily Voice (ADV)

 

 

 

 

 

 

 

 

CONFERENCE DEBAT SUR LE THEME : «LES PREUVES LINGUISTIQUES DE L’EXISTENCE EN AFRIQUE DU 1er EMPIRE DE L’HUMANITE »

L’amphithéâtre docteur Alphonse Blague a servi de cadre ce mercredi 07 février 2019 de 14 heures à 16 heures à une conférence débat sur le thème : « les preuves linguistiques de l’existence en Afrique du premier empire de l’humanité ». Animée par Jean Claude Mboli,  chercheur associé à l’Institut de Linguistique Appliquée de l’université Félix Houphouët Boigny de Cocody (Abidjan)  en partenariat avec la diaspora, cette conférence-débat vise à valoriser les cultures africaines, à travers l’existence en Afrique du 1er empire de l’humanité.

 Docteur Jean Claude Mboli a expliqué que la méthodologie de l’empire Africain universel est quasi-mathématique, basée sur la comparaison de sujet de longs fils, à travers les lois phonétiques. Pour étayer son propos, celui-ci a fait une  démonstration basée sur les lois phonétiques selon lesquelles le Français et l’Anglais ont le même ancêtre. Il en est de même du Sango et de l’Egyptien qui ont également le même ancêtre etc. Ceci étant, les lois phonétiques, basées sur la méthode quasi-mathématique ne sont pas discutables, du fait qu’elles se démontrent.

D’autre part, docteur Jean Claude Mboli a montré les causes (legs) de l’émergence, ainsi que du déclin  de l’empire Africain universel. Il s’agit entre autres des causes de l’invention de la parole, caractérisées par la concentration humaine en Afrique, de la capacité d’abstraction élevée à la période classique due à la pauvreté du vocabulaire. D’où, l’existence d’un grand nombre d’homonymes.

La renaissance de l’empire universel Africain se traduit par le réveil (normalisation). Et ce, à travers la révolution culturelle, c’est-à-dire le retour au concret, selon l’exposant Jean Claude Mboli. Pour ce dernier, le phénomène de la migration des Africains explique la conquête des territoires étrangers. D’où, cette méfiance de certains Etats européens qui s’opposent à ce phénomène, de peur de voir leurs territoires conquis. Pour conclure, docteur Jean Claude Mboli n’était pas passé par le dos de la cuillère pour dire : «tout est parti de l’Afrique ».

(Suite au prochain numéro).

Bénistant MBALLA

 

 

CAMEROUN : LES JOURNALISTES THEODORE TCHOPA ET DAVID EYENGUE LIBERES EN ATTENTE DE JUGEMENT

Il est 13 heures moins 15 minutes, vendredi 1er février 2019, lorsque la nouvelle tombe. D’abord David Eyengue, avant son collègue Theodore Tchopa. Les deux reporters installés à Douala, ont regagné leur rédaction à Yaoundé.

Arrêtés lundi soir à Douala avec Maurice Kamto et d’autres responsables du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc), les deux journalistes, ont été conduit dans la nuit à Yaoundé et détenu. Une situation qui a indigné les professionnels des médias nationaux et internationaux qui se sont mobilisés pour appeler à la libération des journalistes détenus.

Le Syndicat national des journalistes du Cameroun (Snjc) s’est saisi de l’affaire, qu’il a qualifié d’anormale. Pour le SNJC, il s’agissait d’« une tentative d’intimidation ».

Sur les ondes de Radio France internationale, le Ministre de la Communication, René Emmanuel Sadi, répondant aux questions de la journaliste Binta Ndiaye, a affirmé que « les journalistes n’ont certes pas commis de délit de presse, ce sont des citoyens qui ont participé à des manifestations non autorisées… Ils passeront à l’audition devant les juridictions compétentes, ce sont ces juridictions qui vont statuer sur leur sort ».    

 

Presse francophone / Source : 237Online

 

 

 

A « la Une », Gbagbo, le cauchemar de la CPI

C’est aujourd’hui l’audience convoquée sur l’appel de la procureure, Fatou Bensouda, interjeté après l’acquittement, il y a quinze jours, de l’ex-président ivoirien et de son ministre de la jeunesse par la même CPI. Etant en effet rappelé que, tout en ayant été innocentés par la CPI, Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé ont en effet été maintenus en détention du fait de l’appel du bureau du procureur de cette même juridiction, pas étonnant dans ces conditions qu’une certaine fébrilité transpire ce matin à la lecture de Fraternité Matin.

Lequel, sous la plume de son directeur, souligne que « si Laurent Gbagbo est encore en prison à La Haye au moment où nous écrivons ces lignes, son ombre a toujours plané sur la vie politique ivoirienne, et sa libération, tout comme son retour dans l’arène politique ivoirienne, n’est plus à exclure. Bédié et Ouattara se sont brouillés, remarque Frat Mat, et le premier tente de se rapprocher de Laurent Gbagbo ».

« Sa libération », « son retour » évoqués par le journal gouvernemental ivoirien ? N’est-ce pas aller un peu vite en besogne, et le quotidien burkinabè Le Pays ne s’y est pas trompé, qui se garde de placer la charrue devant les bœufs en rappelant que « dans les milieux judiciaires, l’on dit très couramment que « la règle est la liberté, la prison est l’exception » d’abord ; en se demandant si « dame Bensouda n’abuse pas de son droit d’appel » ensuite ; en se demandant encore « si les pressions politiques ne pèsent pas plus qu’il ne le faut dans ce procès » enfin.

Moyennant quoi, Le Pays s’estime « en droit d’espérer (de la CPI) qu’elle trouve un compromis favorable pour Laurent Gbagbo et son compagnon d’infortune. Toute autre attitude reviendrait, pour la Justice internationale, à se mettre au service de l’injustice », énonce ce quotidien ouagalais.

 

Le fiasco de la CPI

Au-delà du seul cas de Laurent Gbagbo, c’est aussi la crédibilité de la CPI qui est en jeu dans cette affaire. Et même dans la presse française pourtant non spécialisée sur l’Afrique, la question interpelle. Témoin le quotidien Le Parisien, qui a manifestement jugé l’affaire suffisamment importante pour en faire part à ses lecteurs, en dénonçant « le fiasco de la justice internationale ». Ce quotidien national, de loin le plus « grand public » de la presse national, souligne que la Cour pénale internationale vient d’acquitter l’ancien président ivoirien Gbagbo et qualifie ce dossier de « mal ficelé, symptomatique de cette juridiction totalement inefficace. C’est le procès qui a fait déborder le vase », lance Le Parisien. Lequel journal remarque qu’il y a quinze jours, les juges ont estimé que « le dossier d’accusation porté par le bureau de la procureur générale Fatou Bensouda était tellement vide qu’il n’était même pas nécessaire d’entendre la défense pour prononcer l’acquittement », bucheronne Le Parisien.

La guerre des sables

Au Burkina Faso, deux attaques djihadistes ont eu lieu en deux jours, en suivant le même mode opératoire, qui pose question. Et le journal ouagalais Wakat Sera y voit une « mini série macabre (qui) intervient, pour mieux situer le contexte, trois jours après la formation d’un nouveau gouvernement qui lui-même fait suite à la nomination d’un nouveau premier ministre. C’est donc comme un pied de nez au nouveau ministre de la défense qui a eu à peine le temps de déposer ses bagages dans le bureau de son prédécesseur qui lui non plus n’a connu aucun répit de la part des terroristes ».

Et Wakat Sera de se demander « pendant combien de temps encore les assauts répétés des djihadistes pleuvront-ils sur le Burkina Faso qui pourtant, jusqu’à une époque pas très lointaine était épargné de cette hargne ignoble de terroristes que rien ne semble arrêter ? ».

La chasse à la djiboutienne

« Djibouti chasse ses opposants jusque dans Paris », dénonce L’Humanité, en évoquant la convocation, le 21 janvier dernier, de Mohamed Kadami, président du FRUD, le Front pour la restauration de l’unité et de la démocratie à Djibouti, entendu à Nanterre, près de Paris, par le Bureau de l’office central pour la répression des violences aux personnes, après que les autorités françaises aient reçu une commission rogatoire émise par des magistrats djiboutiens, « accusant notamment de « complot criminel » l’organisation de l’opposant exilé en France depuis la fin des années 1990. Pour le dire autrement, Djibouti a tenté par la bande d’obtenir l’extradition du leader du Frud, qui finalement repartira libre du commissariat », énonce L’Huma.

 

Jeune Afrique

 

 

QUEL SORT RESERVERA AU PEUPLE CENTRAFRICAIN LE 8E ACCORD DE PAIX ET DE LA RECONCILIATION NATIONALE ?

De 2012 au 6 février 2019, la RCA est à son huitième (8ème) accord de paix signé entre le gouvernement et les groupes armés. A ce titre, le pays est devenu champion en matière de signature d’accords de paix, tous azimuts.

Fort malheureusement, les sept (7) précédents accords signés n’ont jamais été respectés par les  parties signataires, précisément les groupes armés. D’où nous posons la question suivante : quel sort sera réservé au peuple centrafricain par le huitième (8ème) accord de paix et de réconciliation nationale de Khartoum au Soudan, signé entre le gouvernement et les quatorze (14) groupes armés, le 6 février 2019 à Bangui en RCA ?

D’ailleurs, depuis le paraphe de cet accord à Khartoum,  le 5 février dernier et sa signature à Bangui, le jour suivant, son contenu est toujours resté secret, donc non officiel. Mais pour quel motif ? S’interrogent bon nombre de centrafricains qui ont soif de connaître le contenu exact de ce huitième (8ème) accord de paix et de réconciliation nationale inter centrafricain. Et ceci pour avoir le cœur net.

Eu égard à tout ce qui précède, nous disons que le fait de ne pas rendre public ledit accord ouvre grandement la porte aux rumeurs, aux manipulations, aux mensonges et aux anecdotes au sein des populations. IL faut donc communiquer et informer le peuple centrafricain du contenu exact de ce huitième (8ème) accord de paix inter centrafricain, comme c’était le cas des sept (7) précédents. Sinon, nous disons qu’il y a « anguille sous roche ». A bon entendeur salut.

Le Petit YEKOA

 

 

Toutes les infos du Mercredi 06 /02/ 2019

Cm n 2892 du mer 06 fev 2019

LA FRANCE SOUTIENT LE DICTATEUR DEBY EN BOMBARDANT L’OPPOSITION ARMEE, MAIS, MET LA RCA A FEU ET A SANG. TOUADERA AU FOUR ET AU MOULIN

La politique politicienne de Macron en Afrique francophone n’est plus à démontrer. Aucun observateur avéré de la scène politique dans les pays africains colonisés par la France n’a besoin d’une loupe ultramoderne pour scruter ce que Macron fait actuellement. La vision de Macron est claire, précise et nette : déstabiliser les régimes démocratiques en Afrique francophone et soutenir ceux qui sont autocratiques, dictatoriaux et qui préservent les intérêts de la France au détriment des intérêts de leurs peuples. C’est ce que nous voyons aujourd’hui au Tchad avec l’intervention des mirages français qui ont mis hors d’état de nuire une colonne des rebelles tchadiens en provenance de la Lybie dans le but de mettre un terme au régime de Deby.

En effet, dans la journée du dimanche 03 janvier 2019, une colonne de rebelles tchadiens, lourdement armés, à bord de 40 véhicules pick-up en provenance de la Libye, a été stoppée nette dans sa progression par l’aviation militaire française de l’Opération Barkhane. Alors que cette colonne était à 400 kilomètres de la frontière tchado-libyenne à l’intérieur du Tchad, sur demande du gouvernement, les mirages français sont entrés en action. Les 40 véhicules ont été pulvérisés et les rebelles mis en déroute. Le danger qui menaçait le régime de Deby est écarté. C’est la satisfaction, la joie, l’enthousiasme dans le camp de l’Exécutif tchadien. Par contre, dans les rangs des rebelles et opposants au régime de Deby, c’est la consternation, l’angoisse, le sauve-qui-peut.

L’un des représentants de ces rebelles qui réside à l’étranger est monté au créneau pour dénoncer l’intervention militaire de la France. Pour lui, c’est un problème tchado-tchadien, c’est-à-dire interne au Tchad. La France n’a nullement le droit d’intervenir militairement dans un conflit qui oppose les Tchadiens au régime dictatorial, autocratique et sanguinaire de Deby. Ce que la France devait et doit faire, est de chercher des voies et moyens afin de réunir les Tchadiens autour d’une table pour discuter des problèmes qui gangrènent la société. Malheureusement, elle ne l’a pas fait, alors que les rebelles réclament ce dialogue depuis fort longtemps, ce que le régime de Deby ne veut pas.

 Pour votre gouverne, cette opposition armée tchadienne est dirigée par le neveu d’Idriss Deby Itno qui est rentré en maquis depuis plusieurs années. C’est autant dire que le régime du Tchad est mal perçu par le neveu de Deby raison pour laquelle il est entré en rébellion. Alors, pourquoi la France se permet le luxe de bombarder ces rebelles qui ne réclament que la justice, le respect des Droits de l’Homme et la bonne gouvernance ? Pour la France de Macron, le régime de Deby est menacé par les terroristes et les mercenaires venus de la Libye, ce qui a conduit l’Opération Barkhane à intervenir militairement, sur demande du gouvernement tchadien. Or, dans la réalité, il n’en est rien. La France de Macron soutient purement et simplement le régime sanguinaire du Tchad. Cette même France considère le Tchad comme un pays stratégique pour les opérations militaires françaises dans la sous-région. Vous êtes sans ignorer que le mal des régimes démocratiquement élus et qui n’inspire pas la confiance de la France, vient du Tchad.

Regardons ce qui se passe en RCA. Le président Touadéra a été élu démocratiquement par le peuple centrafricain en 2016 durant la crise enclenchée par la coalition Séléka. Le 30 mars 2016, le pays de Boganda est revenu à l’ordre constitutionnel avec la prestation de serment de Touadéra, après trois ans de transition dirigée respectivement par Michel Djotodia et Catherine Samba-Panza. Sept (7) mois après son investiture, la France a retiré l’Opération Sangaris de la RCA au plus fort de la crise, laissant Touadéra et son peuple dévorés par les loups, les lions, les panthères, les tigres de la Séléka. Pourquoi la France de Macron ne bombarde-t-elle pas les mercenaires tchadiens, soudanais, nigériens et autres qui prennent le peuple centrafricain en otage sur son propre territoire ? Ces rebelles étrangers sont-ils des Centrafricains ? La RCA n’est-elle pas agressée et envahie par l’extérieur ? Pourquoi la France n’a-t-elle pas mis en exécution l’accord de défense qui la lie avec la RCA ? Au Tchad, c’est possible mais en RCA, il n’en est rien. Et pourtant, l’Opération française dénommée Barkhane est déployée au Tchad pour former les Forces Armées Tchadiennes (FAT) et non combattre les rebelles tchadiens. La politique que mène Macron au Tchad est dénuée de tout fondement. Peut-elle soutenir un régime dictatorial et armer les rebelles contre un régime démocratique ?

La France doit revoir sa politique en RCA. Nous avons l’impression que Macron s’écarte de plus en plus de son discours à Ouagadougou. Il est temps qu’il revoit sa copie. En France, un président de la République peut briguer deux (2) mandats. Si au terme de son premier mandat il n’est pas réélu, il cède le pouvoir à celui que le peuple français a placé sa confiance. Nicolas Sarkozy et François Hollande n’ont pas brigué deux mandats contrairement à leurs prédécesseurs. Au Tchad, c’est tout le contraire. D’ailleurs, Deby est arrivé au pouvoir après un coup d’Etat militaire qui a renversé Hissein Habré. Ensuite, il a légitimé son putsch par l’élection présidentielle. En outre, il n’a cessé de modifier la Constitution pour se représenter à l’élection présidentielle. Pire encore, Deby opprime ses opposants et tout son peuple contrairement à Touadéra et son peuple qui sont abandonnés à leur triste sort par la France. Les députés français doivent interpeller la ministre des Armées Florence Parly sur cette intervention militaire au Tchad. A Bambari, sur demande de la Minusca, les mirages français n’ont fait que survoler les rebelles de la Séléka sans pour autant larguer des bombes, des missiles sur ces derniers, alors qu’ils tuaient des civils, incendiaient des maisons et détruisaient tout sur leur passage. N’est-ce pas la politique de deux poids, deux mesures ?

Que la France cesse de soutenir les régimes dictatoriaux en Afrique francophone au détriment des régimes démocratiquement élus.

Dommage pour la France, un pays de tous les paradoxes !

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

RD-CONGO, VENEZUELA ET TCHAD : JEAN YVES LE DRIAN MEPRISANT, RACISTE, ESCLAVAGISTE, COLONIALISTE, HORS DU COMMUN

Jean Yves Le Drian, ministre français des Affaires Etrangères et de l’Europe, joue au bossu qui ne voit pas sa bosse. Les Gilets Jaunes manifestent et perdent un œil, le crâne fendu, les bras blessés, n’est-ce pas de la violence ? Et ce, sous la barbe de Macron pris au cou par les Gilets Jaunes qui en sont en leur onzième (11ème) round. Les casseurs, les barbares, les sauvages, cela se voit aujourd’hui en France. Or, Le Drian ne voit que les bosses de la République Démocratique du Congo (RDC) et du Venezuela. Le Drian, s’agissant de la RDC, est raciste, esclavagiste, colonialiste. C’est le dernier rescapé des négriers en vie et dans le gouvernement de Macron. Il n’y a pas d’élection à l’Africaine. Les risques de violences ont fait craindre le pire en RDC. Un arrangement  inter congolais  qui préserve la paix en RDC est préférable.

Le dictateur au Venezuela se dit démocratiquement élu. Le Drian n’a jamais contesté l’élection de Maduro à la tête de ce pays, un dictateur de la pire espèce. Combien de Vénézuéliens sont partis en exil ? Il a fallu que les Etats-Unis d’Amérique disent non à Maduro et soutiennent l’opposition, pour qu’on entende la France crier plus fort, alors que l’ultimatum de l’Europe a été balayé par Nicolas Maduro. La France veut se faire championne de la démocratie. Où était-elle au temps chaud ? La question de l’aide humanitaire pour les nombreux Vénézuéliens qui souffrent, n’a jamais été soulevée par la France. A chaque fois, il faut que les Etats-Unis d’Amérique ouvrent la brèche et la France, profito-situationniste, s’engouffre pour prétendre crier plus fort que tout le monde.

Qu’à cela ne tienne, la France réclame des élections au Venezuela, alors que l’armée française bombarde l’opposition armée au régime d’Idriss Deby Itno, n’y a-t-il pas deux poids, deux mesures ? La France méprise les Congolais de la RDC, mais vole au secours du plus grand sanguinaire du siècle, avec les pleins pouvoirs. Le pouvoir de N’djamena parle de « mercenaires » venus de la Libye pour masquer la honte. Ce qui arrive au bois vert, peut arriver au bois sec, et Laurent Marshal de déclarer, « la France doit des explications aux élus français à l’Assemblée Nationale ». Quelle différence entre Nicolas Maduro et Idriss Deby ? La France peut-elle soutenir l’un et enfoncer l’autre ?

Pour Le Drian, il y a risque de violence au Venezuela, alors que cette violence perdure depuis longtemps. Puisque le Venezuela est un pays d’Amérique du Sud, cela préoccupe au plus haut point Le Drian. La diplomatie française est en berne, terne, ordurière, sans logique. La France naviguera éternellement dans l’ombre des Etats-Unis d’Amérique ? L’Etat policier extrêmement répressif ne date pas d’hier. Il y a plus de quatre millions de refugiés politiques vénézuéliens dans les pays voisins. La France se couvre du ridicule. RDC, Venezuela et Tchad, il est difficile de reconnaitre la diplomatie française. Une politique française à géométrie extrêmement variable, à la tête du client. Entre le Venezuela et le Tchad, qui est plus pire que qui ? L’opposition démocratique est muselée à N’djamena, terrorisée par un pouvoir sanguinaire où des gens disparaissent sans laisser de trace, une opposition armée en gestation bombardée par les Mig 2000 de

Toutes les infos du Mardi 05 Févier. 2019

PAS D’AMNISTIE A KHARTOUM, VICTOIRE DU PEUPLE CENTRAFRICAIN SUR LES FORCES DU MAL, CONSACREE PAR LES REPRESENTANTS D’ETAT

Cm n 2891 du mar 05 fev 2019Le peuple centrafricain est resté fidèle à son vœu exprimé lors des Consultations Populaires à la Base en 2015. Il ne pouvait être autrement dans le dialogue de Khartoum entre le gouvernement et les groupes armés. Les deux (2) points de blocages sont l’amnistie et l’ouverture du gouvernement aux groupes armés. Les représentants du gouvernement devaient mettre de l’eau dans leur vin. Ils ont cédé sur le gouvernement quant à l’entrée des groupes armés. Mais la question de l’amnistie, le gouvernement est resté intransigeant, ferme, pour soutenir l’aspiration du peuple centrafricain. Cet accord sera signé ici à Bangui dans les prochains jours sous l’égide des Chefs d’Etat qui ont parrainé le processus du dialogue entre le gouvernement et les groupes armés. Les quatorze (14) groupes armés apposeront leur signature de manière solennelle au bas de cet accord, à côté de celle du gouvernement. Un Comité de Suivi du respect de cet accord devra voir le jour, afin que la paix soit définitivement restaurée sur l’ensemble du territoire national. Les accords de paix ne se comptent plus en RCA depuis le déclenchement de cette crise en décembre 2012. Aucun n’a été respecté par les groupes armés. Les tueries, les massacres, les carnages se sont poursuivis jusqu’à nos jours. Ali Darassa est le plus cruel des leaders des groupes armés, car ses hommes canardent les populations civiles, sans vergogne et sans défense : les cas du site des déplacés d’Alindao et de la place mortuaire à Ippy où les hommes de Ali Darassa ont ajouté deuils sur deuils. C’est cruel, inhumain et horrible. La question fondamentale est de savoir quelle cour devra juger ces criminels ?

La Cour Pénale Internationale (CPI) n’inspire plus confiance. C’est un sapeur-pompier après l’incendie, qui n’arrive pas à réunir les preuves réelles. Les cas de Jean-Pierre Bémba-Gombo, Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé donnent une douche froide. Trois mille cinq cents (3500) morts et personne n’est responsable, c’est la consternation. Les criminels Anti-Balaka et Séléka doivent être jugés par la Cour Pénale Spéciale (CPS). Le Procureur est à Bangui, ainsi que les juges, ils connaissent le mode opératoire des groupes armés : les attaques systématiques et généralisées contre les populations civiles sans défense, les incendies des maisons et des villages entiers, les vols de bétails des éleveurs, les enlèvements de leurs enfants contre rançons, les braquages de bœufs. La CPS est mieux outillée que la CPI avec des acquittements scandaleux, véritable rêve cauchemardesque pour les victimes par centaines de milliers. La CPI est décevante. Ne pourra-t-elle juger que les petits poissons, les fretins ? Que doit-on faire pour convaincre les juges de la CPI, de la véracité des faits ? La réaction très tardive de la CPI, quant à ses enquêtes sur le terrain, serait-elle à la base de ce manque de consistance des dossiers ficelées ? Autant d’interrogations qui nous laissent perplexes vis-à-vis de la CPI.

Les Cours Criminelles de la RCA doivent seconder la CPS, pour traquer et juger ces criminels. Plusieurs sessions des Cours Criminelles ont donné des résultats probants et satisfaisants, mieux que la CPI. Les procès tant de la CPS que des Cours Criminelles, transmis en direct, ont un effet pédagogique sur la population centrafricaine, afin de prévenir de tels actes à l’avenir. Les gros poissons, François Bozizé Yangouvonda, Michel Djotodia, Nourredine Adam, Abdoulaye Hissène, Mahamat Alkhatim, Ali Darassa, répondront de leurs actes devant la justice et le peuple centrafricain qui saura d’où et comment est venue cette crise si atroce, si cruelle, si horrible. L’heure de la vérité a sonné à Khartoum. On ne peut éternellement prendre en otage tout un peuple. Ismaïl Chergui est un vrai fils d’Afrique sur qui les panafricanistes peuvent compter et espérer. Il ne s’agit pas d’être dans un compte contre un autre, mais de conduire objectivement les débats afin que le consensus se dégage de lui-même. L’Afrique doit développer cette culture de l’objectivité dans toutes les instances africaines, sans aucune influence extérieure. C’est l’Afrique de la maturité qui se met peu à peu en place.

Les valets de la France doivent s’inscrire à l’école de l’objectivité, afin de faire de l’Afrique un continent libre, indépendant et souverain. Quant il y a l’objectivité, il y a toujours une avancée significative et c’est le cas à Khartoum où les débats ont été ouverts et libres. D’autres Chergui, dans d’autres crises à travers les continents, et l’Afrique retrouvera la paix si chère à son peuple.

Julien BELA

 

 

QUI SEME LE VENT RECOLTE LA TEMPETE : LA FRANCE COURT INEXORABLEMENT VERS SA PERTE

Depuis les années 60 pendant lesquelles la plupart des pays africains ont accédé à l’indépendance, le constat est toujours amer. Guerres fratricides par-ci, famines par-là, endémies et pandémies viennent nous ravager. Et tous ces pays où ces fléaux sont perpétuels ont pour dénominateur commun, la France.

Du haut de son premier rang au monde des puissances les plus fiscalisées, les plus grévistes et les plus dépendantes du continent africain, les règles du jeu de l’Union européenne sont-elles les mieux adaptées à une France qui rêve de se faire encore plus puissante ?

En effet, les pays colonisateurs sont jusqu’alors présents dans nos Etats et continuent toujours à exercer leur interventionnisme en dépit de notre indépendance. Nos dirigeants, comme complices, continuent toujours à contracter des dettes qui leur sont imposées par le biais du diktat du FMI et de la Banque Mondiale, pour financer des projets dits de développement. Les médias occidentaux passent la longueur de journée sur le pillage quotidien de l’Afrique en nous collant de mauvaises étiquettes alors qu’ils puisent leurs subsistances dans cette Afrique de misère, selon eux. Quelle honte !

De violences mesurées au terrorisme international en passant par les émeutes des banlieues et les guérillas urbaines, les images de violences et de répressions qui les accompagnent sont-elles dignes d’une France moderne ?

L’adage : « Qui sème le vent récoltera la tempête » prend tout son sens dans le pays de « De Gaulle » ?

De manifestations violentes des salariés de joindre les deux bouts avec leur de catéchiste aux répressions extrêmes de l’ordre public sont-elles les indicateurs d’un modèle social français au bout du souffle ?

Ecraser l’Afrique ne suffit plus pour se faire encore plus puissant dans le concert des nations comme jadis avec l’esclavage, le colonialisme la traite de esclaves et le néocolonialisme. Alors, il faut tout réformer de l’intérieur et rajeunir la classe politique française.

Une chose est sûre, la « Françafrique » est la résultante même du problème français. Ce concept veut dire l’ensemble des relations personnelles et des mécanisme politiques, économiques et militaires qui lie la France à ses anciennes colonies ainsi qu’à un certain nombre d’autres pays africains hérités dans la plupart des cas d’un passé colonial commun. Ces relations s’appuient sur les réseaux officiels mais surtout officieux.

C’est un terme qui semble avoir été employé pour la première fois en 1955 par l’ex-président ivoirien Houphouët Boigny pour définir le souhait d’un certain nombre de dirigeants africains de conserver des relations privilégiées avec la France tout en accédant à l’indépendance.

Cette politique machiavélique vise à défendre les intérêts français sur le plan stratégique (bases militaires) ou économiques (accès des multinationales françaises aux ressources naturelles et stratégiques)  telles le pétrole, l’uranium etc. Ainsi les dictateurs pétroliers que sont par exemple le Cameroun, le Gabon, le Congo Brazza, le Niger  et le Tchad sont des véritables caricatures de la françafrique, tant les liens sont étroits entre leurs dirigeants et les autorités françaises, compte tenu de la place qu’occupent les compagnies Total et Areva dans l’économie de ces pays. Cette mafia concerne l’ensemble des pays de l’Afrique francophone.

Malgré le rajeunissement de la classe politique française avec l’arrivée du plus jeune président de la 5ème  République, n’a fait qu’élargir le gouffre. Emmanuel Macron, pour réformer, s’attaque d’abord à la poche bien maigre des plus vieux (retraités) et des plus jeunes (étudiants) avant de procéder à la mise en œuvre des mesures contre tout le monde, sauf les plus riches : multiplication et addition des taxes, baisse considérable du pouvoir d’achat, etc.

Du coup, les gilets jaunes s’en prennent aux symboles de la paix qui deviennent des symboles de violences et de répressions. Ils s’en prennent au peuple, aux journalistes, aux institutions, aux biens meubles et immeubles, à tout ce qui bouge… à la démocratie.

L’incompréhension de l’élu au sommet de l’Etat, devenu sourd, méprisant et arrogant, est à la hauteur de l’incompréhension du peuple qui l’a élu mais qui est défié.

Une preuve que la solution au chaos français actuel doit être recherchée non plus dans ces petites mesures de hausse des taxes ou de condamnation des violences, mais à la racine du mal. Car le chaos est dû à une politique jamais remise en cause de l’histoire d’un pays qui était adaptée au temps auquel elle a été définie : sortie de guerre, infantilisation de la femme qui n’avait même pas droit au vote, société fragilisée qu’il fallait protéger par des aides multiformes, etc. Une politique définie du haut en bas.

Emmanuel Macron n’est que le fruit d’un arbre planté il y a 60 ans, telle une poire verte qui jaunit et finira par tomber. Le b

Toutes les infos du Vendredi 01 Fév. 2019

Cm n 2889 du ven 01 fev 2019

 LA FRANCE MAINTIENT L’EMBARGO, MAIS LA RUSSIE ET LA CHINE BENEFICIENT D’EXEMPTION ET PEUVENT LIVRER DES ARMES

La France, comme d’habitude, veut un génocide en RCA. Elle s’accroche, contre vents et marrées, à l’embargo sur les armes destinées aux FACA. Le rendez-vous de ce 31 janvier est devenu un cauchemar pour les Centrafricains. Des échéances sur des échéances, allant d’avril à juin 2019. Le comité des sanctions est inhumain et sadique. Les Centrafricains ne baisseront pas les bras, même si les groupes armés doivent tuer tout le monde. La justice ou la guerre, telle est la position du peuple centrafricain, ce que défend le gouvernement à Khartoum. Ce n’est pas la position de Touadéra, mais celle des Centrafricains (5.000.000 d’âmes), exprimée lors des Consultations Populaires à la Base et matérialisée lors du Forum National de Bangui.

La RCA peut compter encore sur ses vrais amis, la Russie et la Chine. Chacune des deux puissances bénéficient d’une exemption et peuvent livrer des armes à la RCA. Pour la Russie, c’est la seconde tranche. Pour la Chine, c’est le premier gros lot qui va arriver. Vaut mieux quelque chose que rien du tout. La France et les groupes armés peuvent aller se faire voir ailleurs, les FACA monteront toujours en puissance pour protéger la population civile. Que viennent faire les barbouzes français en Centrafrique ? Les Centrafricains ne mourront pas tous, il y aura nécessairement des rescapés pour reconstruire le pays. la France est le pire ennemi des Centrafricains, nous ne pouvons être ensemble en 2019, puisque la France maintient l’embargo, sacrifiant la population civile sur l’autel des rebelles. Les Centrafricains comptent sur la Russie et la Chine pour juguler la crise qui n’a que trop duré, avec des pertes en vies humaines énormes.

Le gouvernement centrafricain doit aussi activer l’Accord de défense avec la Russie, pour soutenir davantage les efforts des FACA dans leur déploiements à travers le pays : les véhicules de transports de troupes, de patrouilles, les blindés (les chars) de tout calibre et autres armes redoutables. Pourquoi la France souhaitait que la Russie ou la Chine, mette leur veto  à l’embargo qu’elle reconduit ? Les deux puissances, ayant bénéficié d’exemption, il faut laisser la France avec l’embargo aller au bout de leur logique et l’avenir nous édifiera. La France ne pourra pas changer le cœur des Centrafricains et la perception qu’ils ont de ce pays esclavagiste, négrier, impérialiste, voire la traite des êtres humains. Le maintien de l’embargo est une circonstance aggravante dans le rejet de la France. Le Drian et François Hollande ont semé la haine et le sentiment antifrançais dans le cœur des Centrafricains pour toujours.

La Russie et la Chine sont derrière le peuple centrafricain. Soutenir l’amnistie comme la France et le Tchad, c’est ramer à contre courant des aspirations du peuple centrafricain. Le cœur de l’Afrique palpite en RCA. Les groupes armés se font des illusions à cause de ce que la France et le Tchad leur chuchotent à l’oreille. Malheureusement, c’est peine perdue, car le peuple centrafricain ne tolérera aucune concession faite à ces criminels par le gouvernement. L’amnistie n’est pas la solution, mais un chèque à blanc aux groupes armés. Certains sont déjà à la CPI, pourquoi d’autres échapperaient au rouleau compresseur de la justice ? N’est-ce pas une impunité royale qui sera accordée aux groupes armés ? Ce serait une insulte à la mémoire des victimes. La RCA ne veut entendre parler d’amnistie.

 

Julien BELA

 

 

Des leaders jeunes de Ndele sensibilisés par la

Minusca sur la justice transitionnelle

La section des Droits de l’Homme de la Minusca de Ndélé a lancé une activité ce 29 janvier 2019 de sensibilisation des jeunes leaders de différentes organisations de la jeunesse de la ville sur la justice transitionnelle. Cette activité vise à outiller les membres et les leaders des jeunes sur la recherche de la vérité.

L’objectif est de rechercher la vérité, la justice et mettre en place des fondements de la réforme des institutions, ainsi que la réparation des victimes. Ceci, selon le responsable du service des Droits de l’Homme de la Minusca de Ndélé, permet de rechercher les causes profondes de la crise centrafricaine. « Dans un pays qui sort d’une crise, il est évident de mettre en place des mécanismes de justice transitionnelle et de réparation afin de rechercher les causes profondes de la crise », dit-il.

Un notable souligne l’importance de discuter avec les jeunes, car ajoute-il, la jeunesse centrafricaine est un instrument beaucoup plus utilisé dans les conflits, d’où nécessité de créer un cadre d’échange entre les acteurs de la crise pour trouver une solution.

« Il est important que les acteurs se réunissent autour de table pour discuter de problème qui mine le pays. La jeunesse constitue quelque part une partie de la couche de population beaucoup instrumentalisée dans les conflits. Donc il va falloir les sensibiliser sur les mécanismes de la justice transitionnelle », a souligné cette autorité locale.

Plusieurs cas d’assassinat et la justice populaire sont enregistrés à Ndele, chef-lieu de Bamingui-Bangoran. Le cas remonte en décembre dernier où un jeune a été tué par un autre suite à une histoire de femme malgré l’intervention d’une autorité locale qui a tranché l’affaire.

RJDH 

 

 

PROCES THEODORE JOUSSO CONTRE JULIEN BELA ET CENTRAFRIC MATIN : LE VERDICT EST TOMBE CE JEUDI 31/01/2019

 

Le Tribunal de Grande Instance de Bangui, déclare Julien BELA et le quotidien Centrafric Matin, non coupables de délit de diffamation et des faits qui lui sont reprochés. Prononce sa relaxe au bénéfice du doute. Le Tribunal n’a dit que le droit, rien que le droit, tout le droit. C’est sans commentaires, car il revient à nos lecteurs et au grand public d’en juger. Julien BELA et Centrafric Matin disent merci au Tribunal de Grande Instance de Bangui pour que prospère et s’enracine la liberté de la presse en Centrafrique.

 

La Rédaction

 

 

 

LES EX-SELEKA VEULENT PIEGER TOUADERA A KHARTOUM COMME ILS L’ONT FAIT A BOZIZE

A LIBREVILLE EN 2013 : ATTENTION, LE DANGER EST IMMINENT

 

Libreville, capitale gabonaise a servi de cadre en 2013 à un dialogue inter-centrafricain regroupant Bozizé et sa suite, l’opposition démocratique, la société civile, ainsi que les leaders de l’ex-coalition Séléka. Ce dialogue  qui s’est déroulé sous l’égide de l’Union Africaine s’est soldé par la signature d’un accord de cessez-le-feu et la formation d’un gouvernement d’union nationale. De retour à Bangui, Bozizé a été piégé car, malgré la mise en place du gouvernement d’union nationale, l’ex-coalition Séléka a franchi la «ligne rouge » tracée à Damara et a renversé le régime de Bangui le 24 mars 2013.

Les leaders de l’ex-coalition Séléka veulent une fois de plus piéger le président Touadéra à Khartoum, au Soudan comme ils l’ont fait à l’ancien chef d’Etat centrafricain, François Bozizé Yangouvonda en 2013 à Libreville, au Gabon. Touadéra doit rester sur sa garde car le danger est imminent. L’amnistie et le gouvernement d’union nationale que les groupes armés, notamment les leaders de l’ex-coalition Séléka réclament, sont un véritable piège tendu non seulement aux autorités du pays, mais aussi au peuple centrafricain. Tous ceux qui accepteraient ces fameuses revendications des groupes armés seront les véritables  ennemis du peuple et de la République.

Un gouvernement d’union nationale, pourquoi en faire ? Le président Faustin Archange Touadéra est élu démocratiquement par le peuple. S’il  tend la main aux groupes armés, c’est parce qu’il ne veut pas user de la violence, vu le contexte actuel du  pays. D’où, l’organisation de ce dialogue, afin de ramener les groupes armés à la raison. Malheureusement, ces derniers, téléguidés par des mains occultes, considèrent le dialogue comme une faiblesse des autorités du pays. C’est dans ce sens qu’ils formulent des revendications qui vont à  l’encontre des recommandations du Forum National de Bangui et de la Constitution du 30 mars 2016. Que deviendront  les recommandations fortes issues du Forum National de Bangui s’il faudrait accepter ces  nouvelles revendications des groupes armés ?

L’ex-coalition Séléka a justifié sa rébellion par la marginalisation de la région du nord.  Au lieu que les ex-combattants Séléka, profitant de leur prise de pouvoir, construisent  leur région, ont plutôt opté pour les tueries, massacres, viols, pillages, braquages, incendies, plongeant ainsi  tout le pays  dans le bain de sang. Nourredine Adam, le numéro deux de l’ex-coalition Séléka, était nommé ministre de la Sécurité Publique. Qu’est-ce qu’il a fait concrètement à la tête de ce département ministériel, afin de ramener la sécurité et la paix dans le pays ? Rien du tout. La ville de Bangui en particulier, et les autres localités de la RCA en générale, ont été transformées en une boucherie humaine où les ex-combattants Séléka emprisonnaient des civils et les égorgeaient comme bon leur semble. Nourredine Adam, ministre de la Sécurité Publique, s’est vu obligé de démissionner lui-même pour incapacité et incompétence avérées.

Ne pouvant tolérer les actes barbares des combattants de la Séléka, les chefs d’Etat de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC) ont décidé unanimement de contraindre Michel Djotodia à la démission le 10 janvier 2014 à Ndjamena, au Tchad. Le reste se passe de commentaires car, tout le monde sait dans quelle condition la transition dirigée par Catherine Samba-panza s’est achevée. Est-ce aujourd’hui que ces leaders des ex-Séléka qui ont lamentablement échoué dans la gestion du pays pourraient faire mieux ? Voilà comment les factions rebelles de la Séléka sont entrain de provoquer le peuple centrafricain qui n’aspire qu’à la paix, rien que la paix, afin de circuler en toute quiétude et vaquer librement à ses diverses occupations.

La justice est le vœu cher du peuple centrafricain exprimé lors des Consultations Populaires à la Base et matérialisé durant le Forum National de Bangui. C’est ce qui se réalise aujourd’hui doucement, mais sûrement avec la mise en place de la Cour Pénale Spéciale (CPS) désormais opérationnelle depuis le 22 octobre 2018, date qu’a eu lieu la session inaugurale de ladite Cour.  Les Etats-Unis, l’Union Européenne, les Nations Unies, voire tour la communauté internationale soutiennent le vœu cher des Centrafricains dans sa lutte contre l’impunité sous toutes ses formes à travers la mise en place de la Cour Pénale Spéciale. Dans ce cas d’espèce, peut-on poursuivre deux lièvres à la fois ?

Les organisations de défense des Droits de l’Homme, de la société civile, bref, toute la population centrafricaine doit se mobiliser comme un seul homme pour dire NON à l’amnistie et à l’impunité. La Cour Pénale Spéciale, la Cour Pénale Internationale, les Cours criminelles, la Commission Vérité Justice et  Réparation doivent juger les auteurs, co-auteurs et complices des crimes de guerre, crimes de génocide et crimes contre l’humanité commis dans le pays depuis des décennies.

Bénistant MBALLA

 

 

EMBARGO ASSOUPLI ALORS QUE LE PEUPLE CENTRAFRICAIN RECLAME SA

LEVEE TOTALE : QUELLE POLITIQUE MENE L’ONU EN RCA ?

Le Conseil de Sécurité (CS) des Nations Unies se réunira ce jeudi 31 janvier pour discuter de la levée ou non de l’embargo sur les armes, munitions et autres effets de guerre qui pèse sur la République centrafricaine. Cet embargo, décrété par le Comité de Sanction du CS en 2013, est suspendu sur la tête de nos Forces Armées Centrafricaines comme l’épée de Damoclès. Les nouvelles autorités du pays, élues démocratiquement en 2015-2016, ne peuvent protéger efficacement les populations civiles et défendre l’intégrité du territoire national. Pendant ce temps, les forces non conventionnelles (factions Séléka et Anti-Balaka) se réarment et s’en prennent violemment aux civils. Les maisons et villages entiers, les édifices publics et privés, les lieux saints, les locaux des ONG nationales et internationales sont incendiés par les rebelles au vu et au su de la Communauté internationale. Les déplacés internes s’entassent dans les sites de fortune comme les sardines dans les boîtes de conserve. Ces sites sont parfois incendiés. Certains contingents de la Minusca ne respectent pas la mission qui leur est assignée, celle de protéger les populations civiles. Ils sont accusés d’être de connivence avec les factions Séléka.

C’est dans cette situation confuse que l’Exécutif, le Législatif, la société civile centrafricaine, les partis politiques, les associations de défense des Droits de l’Homme, certaines ONG internationales et nationales ont exigé du Conseil de Sécurité la levée totale de l’embargo. Dans la foulée, des milliers et des milliers de Centrafricains, venus des 8 arrondissements de Bangui, des communes de Bimbo et Bégoua, sont descendus dans les rues pour marcher pacifiquement afin de demander la levée totale et sans condition de l’embargo par le CS. Ces marches pacifiques, pour cette même cause, se sont déroulées dans certaines villes de l’arrière-pays et ont mobilisé aussi des milliers de nos compatriotes qui ploient sous les bottes des groupes armés.

Ces plaintes et toutes ces manifestations réclamant la levée totale de l’embargo semblent ne pas trouver d’échos favorables auprès du Conseil de Sécurité de l’ONU. A en croire la Radio France Internationale (RFI), ce matin du 31 janvier 2019, l’embargo sur les armes à destination de la Centrafrique s’achemine vers un assouplissement. « Le texte rédigé par la France qui devrait être adopté à l’unanimité, reconnait le besoin urgent des autorités centrafricaines à équiper et entraîner ses forces de sécurité dans un contexte où les groupes armés se renforcent et obtiennent des armes de contrebande. C’est fort de ce constat que le Conseil ouvre la voie à un assouplissement de l’embargo sur les armes à condition que Bangui respecte encore quelques exigences », peut-on lire dans la dépêche de RFI. C’est clair, précis et net, l’embargo sur les armes n’est pas levé comme le réclame le peuple centrafricain mais plutôt assoupli « à condition que Bangui respecte encore quelques exigences ». Mais de quelles exigences l’ONU réclame le respect par Bangui ? Difficile pour nous de le savoir. Et pourtant, dans les déclarations de certaines autorités du pays, on nous laisse entendre que toutes les exigences ont été scrupuleusement respectées par le gouvernement. Pourquoi l’embargo n’est pas levé mais assoupli ?

RFI poursuit en disant, « D’ici au 30 avril, le CS transmettra aux autorités centrafricaines une feuille de route opérationnelle sur les mesures à prendre concernant la Réforme du Secteur de la Sécurité (RSS), le programme de désarmement des combattants armés et la gestion des armes et des munitions. Celles-ci feront l’objet d’une double évaluation fin juin par Bangui puis fin juillet par le secrétaire général de l’ONU. Si les conditions sont réunies, le CS s’engage à étudier avant le 30 septembre une levée partielle de l’embargo ». Encore une fois de plus, le CS parle d’une énième feuille de route opérationnelle contenant des mesures à prendre par le gouvernement centrafricain dans la RSS, le désarmement et la gestion des effets militaires. Et ce n’est qu’après le respect de toutes ces conditions que le CS s’engagera à étudier avant le 30 septembre une levée partielle de l’embargo.

Au su de ce qui se passe au Conseil de Sécurité, les Centrafricains n’auront que les yeux pour pleurer à longueur de journée. Ce qui nous amène à poser la question suivante : quelle politique mène l’ONU en RCA ? C’est vraiment avec amertume que les Centrafricains ont appris cette mauvaise nouvelle émanant du CS de l’ONU. Ils ne savent plus sur quel pied danse l’ONU en RCA. N’est-elle pas avec les groupes armés ? Une organisation qui défend les Droits de l’Homme peut-elle se comporter ainsi face aux violations de ces droits par les groupes armés en Centrafrique ? En levant peut-être partiellement l’embargo avant le 30 septembre 2019, l’ONU a donné et donne feu vert aux rebelles de la Séléka et aux Anti-Balaka de continuer à massacrer le peuple centrafricain pendant quelques mois. C’est triste, inhumaine, indigne la décision du CS.

La seule bonne nouvelle pour les Centrafricains est que la Russie et la Chine ont bénéficié de la levée récente d’exemption sur les armes. Elles peuvent livrer à la RCA les armes qui ont été bloquées par le CS. Malheureusement, ces deux pays n’ont pas opposé une forte résistance face au texte rédigé par la France qui prolonge et prolongera l’embargo jusqu’aux calendes grecques. Sans nous voiler la face, la levée totale de l’embargo sur les armes, munitions et autres effets militaires à destination de la RCA n’est pas pour demain ou après-demain. Cet embargo est une arme de certaines puissances de ce monde pour affaiblir le gouvernement centrafricain et favoriser le réarmement des groupes armés. Dommage pour les Centrafricains qui ont marché pacifiquement pour réclamer la levée totale de l’embargo !

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

L’ONG ESPERANCE DE BAMBARI APPUIE DES GROUPEMENTS AGRICOLES EN KITS

MARAICHERS

Dix groupements maraichers de Bambari ont reçu des kits et des semences ce 28 janvier dernier offert par l’ONG Espérance en partenariat avec le Fonds des Nations-Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO). Un don pour appuyer ces groupements à relancer les activités maraichères après les violences dans la Ouaka.

Les activités des groupements maraichers à Bambari peinent à se relever suite aux violences récurrentes perpétrées par des groupes armés dans la Ouaka au centre du pays. Certains groupements éprouvent des difficultés pour avoir accès aux semences et aux outils de travail. C’est dans ce contexte que l’ONG nationale « Espérance de Bambari », avec l’appui de la FAO, a procédé le 28 janvier dernier à la distribution de ces outils constitués entre autres des houes, arrosoirs, pelles pulvérisateurs, râteaux et bottes.

Selon le responsable de cette organisation, « c’est une activité qui s’inscrit dans le cadre de l’appui à la participation des jeunes au processus de la stabilisation et la réconciliation  des communautés et la promotion de la femme ».

Cent(100) jeunes au total déscolarisés sont les principaux bénéficiaires de ce projet.

Mariam Mahamat, une des bénéficiaires a exprimé ses sentiments après avoir reçu ces kits. « Je suis très contente de cet appui qui va nous permettre de relancer les activités. Mais pour les réaliser, il nous faut la paix et la stabilité dans la ville. C’est pourquoi, je souhaite que la paix revienne définitivement pour que nous puissions exercer les petits métiers dans la Bambari », a-t-elle souligné.

La distribution des kits a eu lieu en présence du sous-préfet de Bambari, Jude Doté et les autorités locales qui saluent cette initiative qui contribue à la relance des activités et également de la paix dans la ville de Bambari.

RJDH

 

 

HAROUNA DOUAMBA, LE PELERIN DE LA PAIX EN AFRIQUE

Son nom rime sur les lèvres des diplomates africains de sa combativité et détermination pour le continent africain. Le président de l’ONG ANA (Aimons Notre Afrique), a fait ses premières apparitions publiques dans les années 2010-2011, enjoignant les dirigeants africains à épouser la philosophie du développement de l’Afrique unie. En Cote d’Ivoire, son pays natal, Harouna Douamba ne passe plus inaperçu. Aujourd’hui, avec son idéologie, l’homme conquit l’Afrique tout entière.

Surnommé le pèlerin de la paix en Afrique, Harouna Douamba ne passe plus inaperçu des autorités de l’Afrique. Son amour pour la terre de ses ancêtres l’a poussé à être au devant de la scène, mettant souvent en péril sa propre vie. En Côte d’Ivoire, au Togo, en Guinée Equatoriale, en Centrafrique, au Burkina, pour ne citer que ces quelques pays, Harouna Douamba est intervenu dans les moments de braises pour éteindre les flammes des crises que traversent certains pays africains. Cela lui vaut l’admiration des uns et le mépris des autres. déterminé à défendre les droits de ses frères africains face aux manipulations, il n’hésitera pas à porter sa croix, quoique cela lui coûte. « La vie humaine est sacrée. L’homme noir et l’homme blanc sont tous égaux. Il nous revient, nous, les leaders de la société civile de dénoncer les abus des dirigeants occidentaux, mais aussi, la gabegie et les détournements des dirigeants africains qui font la honte de l’Afrique», a-t-il indiqué.

Son combat qui n’a pas commencé seulement en 2010 est le fruit d’une éducation familiale dont le défunt père, leader charismatique, figure emblématique à Abidjan a été l’inspirateur. Aujourd’hui, Harouna Douamba continue l’œuvre entreprise par Douamba père. Ses référents syndicaux sont entre autres, Marcus Garvey, Luther King, Nelson Mandela et Thomas Sankara.

Pour lui qui se définit comme le nouveau chantre du panafricanisme sur le continent, les Africains doivent se lever pour faire changer la donne. Car personne ne viendra faire notre bonheur à notre place. «Les Africains ont longtemps pleuré sur leur sort. Ça ne sert à rien d’adopter la position d’immobilisme. Il faut se lever et dénoncer farouchement les écarts de la France et notamment la françafrique qui ont fait trop de morts. Nous devons sonner la fin de toutes ces pratiques déshumanisantes afin de restaurer la dignité de l’homme noir», martela-t-il.

 

Djibrile Koubé ,

L’Afrique.info

 

 

 

LE ROLE TROUBLE DE L’UA ET L’ONU AUX POURPARLERS DE PAIX ENTRE LE GOUVERNEMENT ET LES GROUPES ARMES A KHARTOUM

Les pourparlers de paix entre le gouvernement centrafricain et les groupes armés arrivent à un moment décisif. Sauf que selon des informations obtenues par ADV, le rôle de l’Union africaine et de l’ONU risquent de faire échec à ce dialogue.

A une semaine du dialogue qui réunit les 14 groupes armés du pays et le gouvernement centrafricain, sous l’égide de l’Union africaine avec l’appui de l’ONU, les revendications des groupes armés demandant l’amnistie et le gouvernement d’union nationale bloquent encore l’avancement du processus, surtout avec un rôle trouble de ces institutions.

Une source d’un groupe armé regrette l’attitude de ces institutions, « D’abord, c’est elles qui ont proposé le projet d’accord qui ne prend pas en compte nos revendications formulées et harmonisées depuis plusieurs mois. Raison pour laquelle, nous avions suspendu les pourparlers pour compiler nos revendications en six points parmi lesquels l’amnistie, le gouvernement d’union nationale, la primature, le statut des leaders des groupes armés, la redéfinition des comités de coordination du désarmement et la transformation des groupes armés en autodéfense en attendant la démobilisation », a énuméré cette source.

Pour la source, l’Union africaine et l’ONU, au lieu de jouer leur rôle de facilitateur et d’organe de soutien technique, s’impliquent dans les débats au fin de créer la crispation. « Le dialogue, c’est entre les groupes armés et le gouvernement. Nous constatons que l’UA veut prendre la place du gouvernement pour décider. C’est inadmissible ce jeu trouble qui va nous pousser à quitter le processus », a-t-elle souligné.

L’avant-projet d’accord, proposé par l’UA ne touche pas le problème de fond. Pour un observateur, si par hasard les groupes armés signent cet accord, le problème de la RCA ne sera traité que partiellement. « La volonté de tourner la page est visible entre les parties prenantes. Mais nous observons que l’UA et l’ONU ne veulent pas que les problèmes de fond soient traités, ni laisser le gouvernement prendre sa responsabilité pour décider de l’avenir de son peuple », regrette cet observateur.

« A l’allure où vont les choses, les groupes armés risquent de claquer la porte et maintenir leurs positions dans le pays. Et le calvaire du peuple ne finira pas», a ajouté cet observateur bien informé de la situation actuelle des pourparlers.

Des indiscrétions transmises à ADV indiquent que l’UA et l’ONU seraient gagnées par la peur de laisser passer l’amnistie, présentée comme condition principale de la signature de cet accord et du cessez-le-feu dans le pays.

L’amnistie ne sera pas décrétée, comme a souligné un conseiller politique du président de la République, mais selon lui le dossier passera par l’Assemblée et par voie du référendum. Mais l’amnistie n’empêchera pas la Cour pénale internationale (CPI) et la Cour pénale spéciale (CPS) à poursuivre les crimes graves commis dans le pays.

C’est depuis près de deux ans que l’UA prépare ce dialogue dont l’aboutissement doit donner un nouveau souffle au peuple de Centrafrique.

Afrique.info

Source: ADV/Khartoum

 

 

RCA : DES CENTRAFRICAINS DANS LES RUES POUR EXIGER DU CONSEIL DE SECURITE DES NATIONS UNIES LA LEVEE TOTALE DE L’EMBARGO

« Trop c’est trop, l’embargo doit être levé, la RCA est souveraine », sont des slogans chantés par les Centrafricains exaspérés par les tueries dans le pays, et qui se sont levés comme un seul homme pour dire non au maintien de l’embargo sur les armes à destination des Forces Armées Centrafricaines. Un mémorandum est remis au chef du gouvernement centrafricain Simplice Mathieu Sarandji, qui se dit surpris par l’engouement du peuple centrafricain.

En effet, la journée du lundi 28 janvier 2019 était marquée par la manifestation de la population Centrafricaine frustrée par la crise qu’a connue le pays. Adolescents, jeunes, vieillard, chômeurs, commerçants, écoliers, lycéens, étudiants fonctionnaires de l’Etat, etc… , venus de toutes les artères de la capitale Bangui et ses environs pour se regrouper au monument des martyrs pour demander haut et fort au conseil de sécurité des nations unies la levée totale de l’embargo qui pèse sur l’armée.

Sur les banderoles, pancartes, cartons, on laissait lire: « Non ! Au maintien de l’embargo sur les FACA » ; « le peuple centrafricain exige la levée totale de l’embargo sur son Armée » ; ou encore « Trop c’est trop ! Le peuple centrafricain veut aspirer à la paix, la vraie paix pour son développement »

« Nous sommes décidés de se manifester et passer a une vitesse supérieure. Nous avons trop souffert. Nos enfants n’arrivent à étudier sur toute l‘ensemble du territoire national. On continue de tuer. Les femmes violées, les villages incendiés et nous sommes limités dans nos voyages. Nos FACA malgré formé par EUTM et la Russie ne sont pas déployé à cause de l’embargo qui les pays d’acheter des armes, alors les groupes armés ont les mains libres », S’insurge une femme âgée.

Pour le Premier ministre Centrafricain, Simplice Matthieu SARANDJI, qui reçu le mémorandum pour une transmission aux membres du conseil de sécurité des nations unies, a déclaré que : «cette marche pacifique de la population est pour démontrer l’amour de la patrie. On ne peut pas comprendre cette justice de deux fois deux mesures que subissent les centrafricains par de cas des viols sur les femmes, des enfants, des maris sont assassinée, alors que nous avons un gouvernement légitimement élu, mais qui n’a pas une armée, entre temps les groupes armés se réarment allègrement. Alors il faut que cet embargo soit levé pour que ce peuple meurtrie retrouve la paix »
Il continue en ajoutant que la crise centrafricaine n’est pas religieuse. « Si on nous dit que la crise est religieuse, c’est faux. Voilà un jeune musulman qui est avec ses frères, qui marche pour la paix dans son pays ».

Le Premier Ministre n’a pas manqué de rassurer le peuple que ces mémorandums vont être remis le même jour aux concernés. Le gouvernement centrafricain a une conviction qu’il est en compagnie du peuple dans toutes les actions. Cette marche sera reprise si le Conseil de la sécurité des Nations Unies ne donne pas satisfaction au peuple centrafricain le 30 et le 31 janvier 2019.

Le Monde En Vrai,

Soraya Idrissa

 

 

LA MINUSCA ENCOURAGE LES CENTRAFRICAINS A SOUTENIR LE DIALOGUE DE PAIX EN COURS A KHARTOUM

La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) a encouragé, mercredi à Bangui, les Centrafricains à soutenir le dialogue de paix entre le gouvernement et les groupes armés, qui se tient en ce moment à Khartoum au Soudan. Au cours de la conférence de presse hebdomadaire de la Mission, la Porte-parole par intérim de la MINUSCA, Uwolowulakana Ikavi-Gbétanou, a exhorté les Centrafricains en général, les hommes et femmes de media, les utilisateurs des réseaux sociaux et blogueurs, en particulier, à accompagner le processus de paix en évitant de diffuser ou d’entretenir de fausses informations et à ne pas céder à la manipulation pouvant avoir un impact néfaste sur les pourparlers de Khartoum, un processus crucial qui se déroule sous la houlette de l’Union africaine avec l’appui des Nations Unies. 

La Porte-parole par intérim a également condamné fermement des actes d’assassinat par l’UPC qui ont eu lieu dans la nuit du 24 au 25 janvier, au quartier Bornou, à Ippy, lors de funérailles, ainsi que des attaques contre les civils, perpétrées par le même groupe armé, le 25 janvier 2019 au quartier Charles à Bambari. « LA MINUSCA condamne fermement ces attaques récurrentes contre les civils qui pourraient constituer des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité. Les auteurs, les commanditaires et leurs complices seront poursuivis et traduits devant les juridictions nationales et internationales. La MINUSCA rappelle par ailleurs aux groupes armés le respect strict de leurs obligations vis-à-vis du droit international humanitaire », a-t-elle insisté. 

Par ailleurs, la MINUSCA déplore des affrontements entre Anti-Balaka et UPC le 24 janvier, sur l’axe Bambari-Tagbara, causant au moins deux morts, et déploré la tension intercommunautaire qui prévaut à Carnot (Ouest). Les casques bleus sont intervenus pour empêcher une nouvelle tentative de représailles des Anti-Balaka contre la mosquée de la ville.

La Mission salue le rôle actif joué par les autorités locales afin d’apaiser les tensions. 

La Porte-parole par intérim a inscrit au nombre des activités de la Mission, l’appui de la Mission dans la mise sur pied des comité locaux de paix et de réconciliation à Sibut, et prochainement à Bambari, Paoua et Bossangoa, ainsi que dans le processus de recrutement des nouveaux éléments des Forces armées centrafricaines, dont la reprise a eu lieu le 27 janvier, à Bimbo et Bégoua, entre autres via la sécurisation des lieux conjointement avec les forces de défense et de sécurité. 

Pour ce qui est des droits de l’Homme, la Porte-parole a.i. a souligné que la Mission a noté une diminution du nombre des violations et abus de 28,57% et une augmentation de 69,49% de victimes, comparativement à la semaine précédente. En effet, cette semaine, 20 incidents ont été signalés, affectant au moins 100 victimes. Les violations documentées sont des meurtres, des violences sexuelles, des atteintes à l’intégrité physique et mentale, des privations de liberté, des enlèvements, des destructions/pillages de biens, des attaques contre des hôpitaux et des lieux de culte. Les auteurs présumés de cette semaine sont des éléments des groupes armés tels que le FPRC, l’UPC, les Fulani armés, les Anti-Balaka, la LRA et le FPRC/MPC.

 De son côté, le Porte-parole de la Force de la MINUSCA, le Major Soumana Garanke a souligné que les Casques bleus, en collaboration avec les FACA et les forces de sécurité intérieure, poursuivent leurs efforts sur le terrain en multipliant les patrouilles et des postes de contrôle pour renforcer, rassurer la population civile et prévenir toute menace. « Au cours de la semaine dernière, la force a mené 2335 patrouilles motorisées, pédestres et aériennes sur l’ensemble du territoire centrafricain », a-t-il précisé. Il a souligné qu’un calme règne en ce moment dans la ville de Bambari, avec la reprise des activités, après la posture robuste des Casques bleus, face aux groupes armés. 

Pour sa part, le Porte-parole de la Police, Alioune Kasse, a noté une situation sécuritaire calme dans la ville de Bangui. Il a ajouté que la Police, en collaboration avec les forces de sécuritaire intérieures centrafricaines, continuent de mener des actions conjointes à Bangui et à l’intérieur du pays, afin de garantir la sécurité des populations.

Minusca

 

 

LA RUSSIE EST LE PLUS GRAND PAYS DU MONDE : SA SUPERFICIE EST

EQUIVALENTE A PLUS DE 30 FOIS CELLE DE LA FRANCE

La Russie est un pays d’Europe.

LES DONNEES ESSENTIELLES

La Russie est le plus grand pays du monde : sa superficie est équivalente à plus de 30 fois celle de la France ! Il a la particularité de s’étendre sur 2 continents : l’Europe et l’Asie (les monts Oural constituent la frontière naturelle entre les deux continents). Par convention et selon des critères historiques, la Russie est toutefois rattachée à l’Europe.

La population de la Russie est inégalement répartie sur le territoire, puisque plus de 75 % des habitants sont concentrés dans la partie européenne du pays. Le russe est la langue officielle, mais plus de 100 langues et dialectes sont parlés dans l’ensemble de la Russie.

La Russie dispose d’immenses ressources naturelles, minières et minérales, notamment les plus importantes réserves au monde d’or, de charbon, de gaz naturel ou encore de pétrole.

 

Russie

Nom

Fédération de Russie

Population

142 893 540 habitants en 2006

Capitale

Moscou (10 101 500 habitants) ; agglomération (10 666 935 habitants)

Superficie

17 075 200 km2

Découpage administratif

32 subdivisions ethniques (21 républiques, 1 oblast autonome et 10 okroug autonomes) et 55 subdivisions administratives (49 oblast et 6 kraï)

Villes principales

Moscou (10 101 500 habitants)

 

Saint-Pétersbourg (4 669 400 habitants)

 

Novossibirsk (1 425 600 habitants)

 

Nijni-Novgorod (1 311 200 habitants)

 

Iekaterinbourg (1 293 000 habitants)

 

Samara (1 158 100 habitants)

 

Omsk (1 133 900 habitants)

 

Perm (1 000 100 habitants)

Monnaie

rouble

Langue officielle

russe

 

UN APERÇU HISTORIQUE

Les Slaves sont les ancêtres des Russes. Vers 860, Riourik, leur premier chef, fonde le premier État russe ; Kiev (aujourd’hui en Ukraine) est alors la capitale. La ville de Moscou est pour sa part fondée vers 1147. Ivan le Terrible est le premier grand-prince de Moscou à être officiellement couronné tsar de Russie, en 1547. La dynastie des Romanov est créée en 1613 : elle va régner sur la Russie jusqu’en 1917. L’un des souverains Romanov, Pierre le Grand, monte sur le trône en 1682 et crée l’Empire de Russie. Sous son règne, Saint-Pétersbourg devient la nouvelle capitale du pays. Le dernier tsar de Russie est Nicolas II. Son règne, marqué par la Révolution de 1905 (une insurrection populaire), s’achève avec la Révolution de 1917.

La Révolution russe de 1917 aboutit à la création de l’URSS (l’Union des Républiques socialistes soviétiques) en 1922. Lénine est alors l’homme fort du pouvoir ; Joseph Staline lui succède et instaure un régime totalitaire.

À partir de 1985, le président Mikhaïl Gorbatchev lance l’URSS dans une politique d’ouverture et de transparence, la perestroïka. C’est dans ce contexte que de nombreuses républiques soviétiques (des États satellites de l’URSS) revendiquent leur indépendance. En 1991, l’URSS cesse d’exister. Boris Eltsine devient le premier président de la Russie. Le pays s’engage sur la route de la démocratie et de la libéralisation économique.

Moscou est la capitale de la Russie (dans l’est de l’Europe). C’est aussi la ville la plus importante du pays.

Moscou se situe à l’ouest de la Russie, sur les rives de la Moskova. Elle renferme des monuments historiques célèbres de différentes époques. La place la plus connue de la ville, la place Rouge, date du xvie siècle. À une de ses extrémités se trouve l’église Basile-le-Bienheureux, que le tsar Ivan IV le Terrible a fait bâtir au xvie siècle. Le Kremlin borde lui aussi la place Rouge. C’est une enceinte fortifiée à l’intérieur de laquelle s’élèvent plusieurs palais et deux cathédrales.

On ne sait pas à quelle époque Moscou a été fondée, mais elle est évoquée dans des textes à partir du milieu du xiie siècle. Moscou devient la capitale de la Russie au xve siècle. Elle perd ensuite ce titre au début du xviiie siècle. En effet, le tsar Pierre le Grand fait construire la ville de Saint-Pétersbourg et en fait la capitale de l’Empire russe. Mais en 1922, Moscou redevient capitale : celle de l’URSS. Elle le reste jusqu’en 1991, date de la chute de l’URSS. Elle reprend alors le titre de capitale de la Russie.

Saint-Pétersbourg est une ville du nord-ouest de la Russie (vaste pays qui s’étend à la fois sur l’Europe et sur l’Asie). Elle est la capitale historique de la Russie et sa deuxième ville après Moscou (l’actuelle capitale du pays). Elle est parfois surnommée la Venise du Nord car elle est bâtie sur un réseau d’îles et de canaux.

Saint-Pétersbourg se situe sur le golfe de Finlande, à l’embouchure de la Neva. Des canaux maritimes la relient à la mer Blanche (dans le nord de la Russie), à la mer Caspienne (dans le sud du pays) et à la Volga (le principal fleuve du pays). Le port de Saint-Pétersbourg est l’un des principaux ports de Russie.

Malgré les destructions de la Seconde Guerre mondiale, Saint-Pétersbourg conserve beaucoup d’édifices qui racontent son riche passé. Le plus connu est le palais d’Hiver, l’ancienne résidence des tsars, qui abrite aujourd’hui le Musée de l’Ermitage, l’un des plus riches musées du monde. La perspective Nevski, une avenue animée longue de 4,5 kilomètres, est également très connue ; elle a été dépeinte quasiment comme un personnage par l’écrivain Fedor Dostoïevski. La ville peut s’enorgueillir de posséder plus de 1 700 bibliothèques et de nombreux musées. Au mois de juin, le Festival des nuits blanches (le soleil ne se couche que quelques heures à cette période de l’année) présente de nombreuses manifestations artistiques. L’université de Saint-Pétersbourg a été créée en 1819.

Saint-Pétersbourg est fondée en 1703 par le tsar Pierre le Grand, qui veut en faire une « fenêtre sur l’Europe ». Devenue résidence de la cour du tsar en 1712, la ville remplace Moscou comme capitale. Au xviiie siècle, sous le règne de la tsarine Catherine II la Grande, Saint-Pétersbourg devient l’un des grands centres intellectuels d’Europe, et accueille les plus grands penseurs du siècle des Lumières, notamment Diderot et Voltaire.

En 1914, Saint-Pétersbourg prend le nom de Petrograd. La Révolution russe de 1917, qui chasse le tsar du pouvoir, est lancée depuis Petrograd, où les habitants souffrent de la faim et du froid. La ville est rebaptisée Leningrad en 1924, après la mort de Lénine. Elle reprend son nom de Saint-Pétersbourg en 1991, après l’effondrement de l’URSS.

 

Microsoft Encarta Junior 2009

 

 

 

RDC : AVANT DE QUITTER LE POUVOIR, KABILA A « ELEVE »

26 PERSONNALITES AU RANG D’AMBASSADEUR

Peu avant de quitter ses fonctions, l’ancien président Joseph Kabila a élevé vingt-six personnes au rang d’ambassadeur. Par ce geste, qui n’ouvre pas nécessairement droit à rémunération, il a voulu « remercier » certains de ses soutiens.

La décision prise est datée du 27 décembre 2018, soit trois jours avant l’élection présidentielle. Peu avant de quitter ses fonctions, Joseph Kabila a « élevé » par ordonnance vingt-six personnes « à la dignité d’ambassadeur » (voir l’ordonnance intégrale à la fin de cet article).

Parmi ces nouveaux ambassadeurs, on trouve différents profils. Il y a d’abord des diplomates de carrière, tels que Mika Sakombi (fils de feu Dominique Sakombi Inongo, l’ancien ministre de l’Information de Mobutu, conseiller du vice-Premier ministre en charge des Affaires étrangères Léonard She Okitundu), son directeur de cabinet Léonard Ngoy Lulu, le chargé d’affaire à Bruxelles Paul Kakhozi ou encore son homologue de Kampala Jean-Pierre Massala.

Des proches et des soutiens

Il y a ensuite des personnalités, souvent proches du chef de l’État, qui, sans être nécessairement diplomates de carrière, ont joué un rôle de premier plan dans les relations internationales de la RDC sous Kabila. C’est le cas d’Isabelle Tshombe, sa représentante personnelle auprès de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), de Jean-Claude Mokeni, président de la Commission des relations extérieures du Sénat, de Francine Muyumba, présidente de l’Union panafricaine de la jeunesse, ou encore de Tosi Mpanu Mpanu, négociateur de la RDC sur les questions climatiques et candidat député pour la majorité sortante lors des législatives.

Viennent ensuite d’anciens membres du cabinet présidentiel tels Jean-Pierre Kabila (directeur de cabinet adjoint), Marcelin Cishambo (conseiller) ou encore Martin Tchamlesso (intendant).

Enfin, viennent des personnalités connues qui, pour certaines, ont soutenu la coalition de Joseph Kabila ces derniers mois. C’est le cas de l’historien Elikya M’Bokolo ou encore de Roland Lumumba, fils du héros de l’indépendance Patrice Emery Lumumba, élevé au côté de sa sœur Juliana. Leur frère François, opposant notoire à Joseph Kabila, ne figure en revanche pas parmi les nouveaux ambassadeurs.

Ambassadeurs en réserve

Cette distinction honorifique et à vie, n’entraîne toutefois pas automatiquement de rémunération. Elle fait en revanche entrer ses bénéficiaires dans le vivier des ambassadeurs en réserve, à qui peuvent être confiées des missions rémunérées.

Ce vivier s’est d’ailleurs singulièrement élargi : selon une source à la vice-Primature en charge des Affaires étrangères, il y aurait désormais une centaine d’ambassadeurs congolais, pour quelques 64 postes. Par la seule ordonnance du 27 décembre, leur nombre aurait donc cru de près d’un tiers.

Jeune Afrique

 

 

KHARTOUM : QUE VEULENT REELLEMENT LES MERCENAIRES DES FACTIONS SELEKA DE LA RCA ET DE SON PEUPLE ?

Depuis trois (3) jours, le dialogue gouvernement-groupes armés de Khartoum tourne au ralenti. Et pour cause ? Les groupes armés exigent du gouvernement leur amnistie générale, la nomination d’un premier ministre issu de leurs rangs et l’octroi d’un statut particulier aux chefs rebelles sans exception. Incroyable, mais pourtant vrai! Mais pour qui se prennent ces groupes armés, surtout les criminels mercenaires des factions Séléka ? Ont-ils la mémoire courte ?

Bien évidemment, nous voulons ici rappeler à l’ordre ces va-t-en guerre et ennemis de la paix en RCA, des conclusions des Consultations Populaires à la Base (CPB) et des recommandations du Forum National de Bangui (FNB) de 2015. A l’occasion, tous les Centrafricains du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest sont unanimes pour mettre la « croix » sur l’amnistie de leurs bourreaux. C’est l’ « Impunité Zéro » que réclament les Centrafricains. Et les groupes armés dont les factions Séléka qui, agissent aujourd’hui, comme des diablotins, avaient bel et bien pris part activement aux travaux du FNB de 2015. Donc, les recommandations de ce FNB concernent aussi bien le gouvernement que les groupes armés sans distinction.

Avec l’élection du professeur Faustin Archange Touadéra à la Magistrature Suprême de l’Etat, le 30 mars 2016, le pays est revenu à l’ordre constitutionnel et toutes les institutions de la République sont en place. Aussi, le programme Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Rapatriement (DDRR) des groupes armés est déjà mis en chantier et suit doucement mais sûrement son cours. Alors, pourquoi faire des revendications politico-fantaisistes qui ne tiennent pas la route à Khartoum ? A y voir de plus près, il y a « anguille sous roche ».

Toutefois, nous disons à ces ennemis de la paix et seigneurs de  guerre que la RCA est un pays démocratique, de droit et laïc. Donc, sa Constitution du 30 mars 2016 ne peut en aucun cas être reformulée ni retouchée dans son esprit et dans sa lettre  pour des intérêts égoïstes et partisans des groupes armés. Car, trop, c’est trop ! Et la justice doit faire son travail comme il se doit et sévir contre tous les bourreaux des Centrafricains. N’en déplaise aux ennemis de la démocratie et de la paix en RCA. « La voix du peuple, c’est la voix de Dieu », dit-on.

 

Le Petit YEKOA

 

 

 

 

Toutes les infos du Jeudi 31 Jan. 2018

Cm n 2888 du jeu 31 jan 2019

KHARTOUM : LES RUSSES SERONT LES PREMIERES VICTIMES EN CAS D’AMNISTIE, CAR LA FRANCE EST TRES SUBTILE

Si la Russie se trompe à Khartoum pour soutenir l’amnistie, elle sera la première victime. Le centre d’intérêt de cette crise centrafricaine a déjà basculé. Derrière les ex-Séléka, il y a la France et le Tchad qui ne veulent pas de la présence russe en RCA. Ce n’est plus Séléka contre Anti-Balaka, ce n’est plus une crise confessionnelle, mais c’est la présence russe qui hante les Français. C’est une douleur atroce que les Français ne peuvent supporter. La Russie ne doit pas se tromper dans les débats de Khartoum. C’est la justice ou c’est la guerre. Pour les Français, tant que les Russes seront en RCA, le pays ne doit pas connaitre la paix.

Le peuple centrafricain a applaudi la Russie à se rompre les mains à cause de la formation des Forces Armées Centrafricaines (FACA). Il attend d’accueillir un jour, le président Poutine en chair et en os, le sauveur des Centrafricains. Cette Russie que les Centrafricains ont applaudie, doit être derrière le peuple centrafricain qui veut la Justice. La Russie de Poutine ne peut pas soutenir l’amnistie, c’est-à-dire naviguer à contre courant de la volonté du peuple centrafricain. Cette Russie de Poutine doit se préparer à la guerre contre les groupes armés que la France téléguide de loin. La présence des Russes reste une épine dans les pieds de la France et lui fait très mal jusqu’aux entrailles.

Mille (1.000) fois pas jour, dans toutes les interviews, RFI n’a que la présence russe sur les lèvres. Jean Yves Le Drian a l’insomnie à cause de cette présence.  Il peut d’un moment à l’autre craquer de crise cardiaque à cause de la présence russe qui pèse sur sa conscience. C’est Jean Yves Le Drian et François Hollande qui ont décidé du retrait de l’Opération Sangaris en pleins massacres des groupes armés, en plein bain de sang, quelques semaines seulement après l’investiture de Touadéra. Une peau de banane suicidaire jetée à Touadéra, tans pis pour son régime, même démocratiquement élu. Qu’il se débrouille avec ses rebelles.

Touadéra n’ayant pas d’armée, s’est accroché tant bien que mal à la Minusca qui a l’obligation de protéger les institutions de la République, démocratiquement élues. Malgré tout, Touadéra est reparti vers Macron pour solliciter des armes. Macron l’envoie avec toute la dose de mépris, inculquée dans sa tête par Jean Yves Le Drian, braconner sur le pâturage du président russe Vladimir Poutine.

Touadéra est reçu comme chef d’Etat, écouté par Poutine. C’est un être humain comme nous les Russes, il faut l’aider. C’est la renaissance des FACA de leurs cendres, une lueur d’espoir de paix, grâce à Poutine. Les Français s’étant rendu compte de leur stupidité, de leur mépris et de leur haine pour le peuple centrafricain sont stupéfaits de voir la Russie, suite au feu vert du Conseil de Sécurité, s’implanter en RCA. A qui la faute ? A Le Drian et François Hollande qui ont lamentablement échoué ?

L’objectif prioritaire de la France en RCA est de faire déguerpir les Russes comme des mal propres, des malfrats, et Touadéra mort ou en exil. Tant que les Russes seront présents en RCA, la France utilisera toutes les stratégies pour les faire partir comme ce fut le cas en 1965. Les Russes sont en RCA pour le peuple centrafricain exclusivement. Ils ne peuvent ramer à contre courant de la volonté du peuple centrafricain. La France, spécialiste des coups tordus, leur tendra toujours un piège. Le peuple centrafricain est pour la Justice. Dans le cas contraire, c’est la guerre. La Justice est en place et traque les gros poissons pour purger la société centrafricaine des grands criminels, des tueurs et des destructeurs.

La Russie de Poutine doit faire corps avec le peuple centrafricain pour alléger sa souffrance, restaurer la paix, la sécurité et enclencher le développement. Les Centrafricains attendent beaucoup de la Russie pour les sortir militairement du gouffre, comme en Syrie. Ce qui était valable en Syrie, doit aussi l’être en Centrafrique.

Les Centrafricains ne réclament que la paix, rien que la paix, en espérant sur Poutine et la Russie. La Russie ne doit pas décevoir l’espoir que les Centrafricains placent en elle et Poutine.

 

Julien BELA

 

 

QUAND UNE ENTREPRISE BTP DE LA RCA FOURNIT DES MOBILIERS ARCHAÏQUES ET NON ESTHETIQUES A L’AGENCE DE LA COMPTABILITE DU TRESOR PUBLIC

Selon des informations émanant du syndicat de base du Trésor public, affilié au Groupement Syndical des Travailleurs de Centrafrique (GSTC), il est fait état de ce que «  pour la dotation en mobiliers de l’Agence de la Comptabilité du Trésor Public (R+1) nouvellement construite derrière ces bâtiments des Recettes Municipales, le CAONEF (ministère du Plan et de la Coopération Internationale) a passé le marché à une entreprise des Bâtiments et Travaux Publics (BTP) de la RCA. Malheureusement, l’entreprise en question vient de fournir des mobiliers archaïques et non esthétiques à cette Agence de la Comptabilité du Trésor Public. Ce qui va provoquer la colère du syndicat de base du GSTC du Trésor Public qui a écrit à son ministre de tutelle, Henri Marie Dondra, pour dénoncer vivement de telles pratiques mafieuses et honteuses.

Et pourtant, ce nouveau bâtiment flambant neuf sera inauguré officiellement par le président de la République, Professeur Faustin Archange Touadéra, dans les jours à venir. Est-ce sérieux de la part de cette entreprise BTP d’agir de la sorte » ?

Eu égard à tout ce qui précède, nous disons que les entreprises BTP centrafricaines ne sont pas objectives et sérieuses dans leurs diverses prestations de service. Pour ces dernières, c’est l’argent qui les préoccupe plus et non le travail bien fait, pour gagner proprement de l’argent. Et les cas sont légion en RCA que nous ne sommes pas en mesure de les énumérer tous. Allez-y donc comprendre pourquoi les entreprises BTP nationales font du surplace et n’évoluent pas. C’est bien dommage pour la réduction de chômage et la relance de l’économie nationale.

 

Le Petit YEKOA

 

 

LE CONSEIL DE SECURITE DE L’ONU ET L’UNION AFRICAINE DECIDENT DE L’AVENIR DU PEUPLE CENTRAFRICAIN

 

L’embargo sera-t-il levé totalement comme le souhaite le peuple centrafricain ? Les groupes armés entendront-ils la voix de la paix suite aux pourparlers de Khartoum au Soudan, afin de déposer définitivement les armes ? En tout cas, la vérité sera connue ce jeudi 31 janvier 2019, date à laquelle le conseil de sécurité de l’Organisation des Nations Unies (ONU) et l’Union Africaine décident de l’avenir du peuple centrafricain, à travers les questions de l’embargo, ainsi que les conclusions du dialogue de Khartoum pour une sortie définitive de la crise en République centrafricaine.

La levée totale de l’embargo, condition sine qua non pour le retour de la paix en RCA

Les hostilités qui se sont déroulées le 05 décembre 2013, avec l’offensive des milices Anti-Balaka contre l’ex-coalition Séléka, ont permis au conseil de sécurité des Nations Unies de placer la République centrafricaine sous embargo. Cela se justifie par les crimes de masse que les groupes rebelles, voire certaines personnes civiles qui détenaient par devers eux des armes de guerre  commettaient sur des paisibles populations civiles qui se sont vues obligées de fuir sur les sites de fortunes, dans la brousse ou sur les territoires étrangers, afin de se mettre à l’abri des violences.

Avec l’organisation des élections couplées de 2015-2016, la RCA s’est dotée de nouvelles institutions démocratiquement élues. Aujourd’hui, des efforts sont entrain d’être menés par les autorités du pays avec l’appui de la communauté internationale pour rétablir la paix, la sécurité, la cohésion sociale, le vivre ensemble et la réconciliation nationale. Malheureusement, l’embargo qui pèse toujours sur la RCA, empêche la dotation, la réhabilitation et le redéploiement des Forces Armées Centrafricaines (FACA). Alors que les groupes armés non conventionnels se réarment comme bon leur semble. Et ce, au vu et au su de la communauté internationale. Incroyable, mais pourtant bien vrai.

C’est ce qui pousse aujourd’hui le peuple centrafricain en général à réclamer haut et fort la levée totale de l’embargo sur les armes à destination de la RCA, afin que  nos Forces de Défense et de Sécurité soient équipées et redéployées dans les villes de provinces pour protéger leurs compatriotes en situation de détresse. Et le chef de l’Etat, professeur Faustin Archange Touadéra ne cesse de répéter que les FACA ne sont pas déployées dans les villes de l’arrière-pays pour faire la guerre aux milices armées, mais plutôt pour protéger les populations civiles. Donc, il n’y a aucune raison de continuer à maintenir la RCA sous embargo. Le régime actuel est un régime démocratiquement élu. Par conséquent, le pays doit être doté de son instrument de souveraineté, c’est-à-dire son armée, afin de protéger le peuple.

Le paradoxe est que l’ONU qui maintient toujours  la RCA sous embargo est incapable à travers la Minusca de protéger les populations civiles conformément à son mandat. Il y a certains contingents de la Minusca qui assistent sans réagir aux massacres des populations civiles. Le cas des événements survenus dans la ville d’Alindao où les casques bleus qui y sont déployés assistaient sans réagir aux carnages des populations civiles en dit long. Qu’à cela ne tienne, certains contingents de la Minusca sont accusés à tort ou à raison par le peuple centrafricain d’être de connivence avec les groupes armés, notamment les factions rebelles de la Séléka. En outre, la Minusca connait parfaitement les sources de ravitaillements illicites des groupes armés, mais n’a jamais pris une mesure nécessaire, afin de couper ces circuits mafieux d’enrichissement. Par rapport à tout ce que nous venons d’énumérer, l’embargo doit être totalement levé pour que les FACA soient dotées et équipées, afin de ramener la paix et la sécurité dans le pays de feu Barthelemy Boganda, paix à son âme !

Dialogue de Khartoum, dernier pourparler pour sortir définitivement la RCA de la crise

Tout le monde dit clairement  que le dialogue de Khartoum est «la dernière perche tendue aux groupes armés de déposer les armes, afin de faire définitivement la paix ». Cela doit passer obligatoirement par le programme Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Rapatriement (DDRR), passage obligé pour tous les groupes armés. C’est uniquement sur ce point saillant que l’Union Africaine et la communauté internationale doivent tirer leurs dernières conclusions, si elles veulent réellement aider le peuple centrafricain à sortir de cette longue crise qui a ébranlé et continue d’ébranler les fondements de la République.

Que deviendrait la Cour Pénale Spéciale, créée par l’Etat centrafricain avec le soutien de la communauté internationale, s’il faut accorder l’amnistie aux tortionnaires de la loi ? L’impunité zéro dont parle la communauté internationale serait-elle un vain mot ? Que feraient les milliers de victimes qui attendent la mise en place effective de la Cour Pénale Spéciale, afin d’être soulagées ? Ces interrogations doivent donner matière à réflexion aux représentants de l’Union Africaine et de la communauté internationale qui prennent part aux travaux du dialogue de Khartoum. Nous espérons qu’aucune revendication des groupes armés allant dans le sens de l’impunité ne sera prise en compte. La seule chose, c’est de demander purement et simplement aux rebelles de s’aligner derrière le grand programme DDRR qui vient d’être lancé officiellement dans la ville de Paoua et qui se poursuit dans certaines villes du pays.

Les groupes armés ont assez roulé les Centrafricains, voire la communauté internationale dans la boue. La preuve en est que les multiples dialogues, ainsi que les accords de cessation des hostilités signés ça et là entre le gouvernement centrafricain et les leaders des groupes armés n’ont accouché que d’une souris. Et les conséquences sont ce que nous vivons au quotidien : massacres, tueries, vols à main armée, pillages, viols des femmes et mineurs, incendies de villages entiers, tortures, disparitions forcées, et la liste est longue. Faut-il que nous continuions dans ce sens ? Non ! La dernière décision revient cette fois-ci à l’Union Africaine et à la communauté internationale pour décider de l’avenir du peuple centrafricain.

Tous les regards des Centrafricains sont braqués vers New-York et Khartoum quant aux dernières décisions du conseil de sécurité de l’ONU et les organisateurs du dialogue de Khartoum pour une sortie définitive de la crise en RCA, à travers la levée totale de l’embargo et le désarmement effectif de tous les groupes armés.

 

Bénistant MBALLA

 

 

 

 

 

31 JANVIER 2019, DATE CAPITALE ET INOUBLIABLE POUR LES CENTRAFRICAINS : DIALOGUE DE KHARTOUM ET AG

DU CONSEIL DE SECURITE

Ce jeudi 31 janvier 2019 est une date capitale et inoubliable pour le peuple centrafricain. Et ceci après plus de six (6) ans de crise militaro-politique la plus meurtrière et dévastatrice dont est victime la RCA. Et pour cause ? Suivez bien nos regards croisés sur cet aspect précis des choses. Coïncidence de la date ou pas, pour nous, le 31 janvier est la fin du dialogue gouvernement-groupes armés de Khartoum au Soudan, et c’est aussi l’Assemblée Générale (AG) du Conseil de Sécurité (CS) des Nations Unies à New York aux Etats-Unis d’Amérique, pour se pencher sur la levée totale ou non de l’embargo qui frappe les Forces Armées Centrafricaines (FACA) depuis plus de cinq (5) ans.

Du dialogue gouvernement-groupes armés de Khartum

Que va accoucher concrètement ce dialogue pour le retour définitif de la paix et du vivre ensemble en RCA ? C’est la question fondamentale que se posent les Centrafricains du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest. Car, la RCA n’est pas à son premier dialogue avec les groupes armés, mais les accords issus de tous ces dialogues n’ont jamais été respectés par les groupes armés signataires.

Pour ce dialogue de Khartoum, il faut mettre un accent particulier sur le programme Désarmement, Démobilisation, Réintégration et Rapatriement (DDRR) des groupes armés, la cessation immédiate de toutes les hostilités et la justice. Donc, pas d’amnistie pour les bourreaux du peuple centrafricain, un point, un trait. Et c’est ça le sens de l’ « IMPUNITE ZERO » voulu par les Centrafricains et l’ensemble de la Communauté internationale. Dans le cas contraire, il faut opter pour la force contre les ennemis de la démocratie et de la paix en RCA. Car, « il y a un temps pour faire la guerre et un autre pour faire la paix », n’est-ce pas ?

De l’AG du CS sur l’embargo

Le CS des Nations Unies n’a pas cette fois-ci droit à l’erreur lors de son AG, sur la question épineuse de l’embargo sur l’importation des armes et minutions à destination de la RCA. A ce sujet, nous disons que la protection des Centrafricains et la défense de l’intégrité du territoire national ne pourraient être effectives que par le réarmement des Forces de Défense et de Sécurité (FDS) et leur redéploiement sur l’ensemble du territoire national.

Comment un Etat démocratique et de droit, privé de sa propre armée, peut-il protéger sa population et défendre l’intégrité de son territoire ? Telle est la problématique qui doit guider les quinze (15) membres du CS, pour prendre une décision positive et responsable en faveur du peuple centrafricain. Dans le cas contraire, le CS aura une lourde dette morale envers la nation centrafricaine.

Donc, l’avenir radieux ou non de la RCA et de son peuple se joue ce jeudi 31 janvier 2019, au Khartoum au Soudan et à New York aux Etats-Unis d’Amérique.

 

Le Petit YEKOA

 

 

UNE AMNISTIE CONSTITUE UNE INJURE AU PEUPLE CENTRAFRICAIN :

LA JUSTICE, RIEN QUE LA JUSTICE

Les groupes armés ont massacré et détruit volontairement le pays, avec la complicité du Tchad et de la France, parce qu’ils entretenaient l’illusion d’une amnistie. Il est hors de question d’amnistier des brigands, des bandits, des criminels. Le cas de Bambari avec la Journée Mondiale de l’Alimentation (JMA) est très éloquent. Les groupes armés se sont préparés en toute conscience pour faire échec à la JMA en massacrant des civils innocents. Le Chargé d’Affaires à l’époque, David Brown, de l’Ambassade des Etats-Unis, avait demandé l’arrestation de Ali Darass pour sa cruauté inouïe. La Minusca a fait la sourde oreille. La justice, rien que la justice ou la guerre, c’est tout.

La justice est la résultante d’une consultation nationale populaire à la base. Le peuple centrafricain, dans sa totalité, a réclamé la justice. Le Forum National de Bangui a mis la forme et le fond, pour déboucher sur la Cour Pénale Spéciale (CPS), aujourd’hui opérationnelle. Ce n’est pas un décor. La CPS doit sévir. Beaucoup d’argent ont été mis dans la consultation populaire à la base et dans le processus de formation des magistrats et OPJ de la CPS. Toutes les ONG de défense des Droits de l’Homme tiennent à la justice et à la réparation. Toute la communauté internationale a prôné la justice, d’où la justice transitionnelle. La CPI a déjà arrêté des leaders des groupes armés et la Cour Criminelle en a jugé d’autres, faut-il deux poids, deux mesures ? La France et le Tchad ne peuvent imposer aux Centrafricains une amnistie. La justice est la dernière ligne droite.

Les groupes armés doivent saisir la perche du DDRR. Malgré la main tendue de Touadéra, les groupes armés ont continué de tuer. Alors que Touadéra a été élu et n’est ni de près ni de loin concerné par cette crise. Mais les groupes armés ont refusé d’entendre raison. Alindao, Ippy, sont des crimes gratuits et crapuleux qui doivent être sanctionnés par la justice. Le dialogue de Khartoum est au point mort à cause de l’amnistie. Mais Touadéra qui valorise un vœu cher à son peuple, ne reculera jamais. Qu’on lui coupe la tête, qu’on le destitue, il n’osera jamais accorder l’amnistie à cette horde de criminels patentés qui n’ont qu’une seule intention, nuire à son pouvoir jusqu’aux élections. Ce que les groupes armés oublient, Touadéra sera toujours plus populaire que jamais. Et rien d’autre ne lui fera ombrage sous quelque forme que ce soit. Touadéra ne fait que la volonté de son peuple. Tous les partenaires ne doivent pas perdre de vue cet aspect fondamental de la politique intérieure.

La Communauté Internationale ne peut se déculotter au jour J devant les groupes armés ; la justice où la paix, la sécurité et l’autorité de l’Etat sur l’ensemble du territoire national. Les Centrafricains doivent compter sur eux-mêmes et non sur une communauté internationale dont on ne sait sur quel pied elle danse. Elle est hypocrite, versatile. Les Etats-Unis ont mis beaucoup d’argent dans la réhabilitation de la chaîne pénale. Faut-il abandonner tous ces efforts, au nom de quoi ? C’est un mépris qui ne dit pas son nom de la part de la Communauté Internationale qui n’inspire plus confiance aux Centrafricains.

 

Julien BELA

 

 

 

NON A L’AMNISTIE ET A L’EMBARGO, LE DDRR PASSAGE OBLIGE POUR LES GROUPES ARMES : LE CONSEIL DE SECURITE ET LES REBELLES DOIVENT LE COMPRENDRE

Quand la coalition Séléka avait pris les armes pour se rebeller contre le régime de Bozizé, leur principale revendication était la marginalisation de la région du Nord par les différents régimes qui se sont succédé à la magistrature suprême de l’Etat centrafricain. Cette revendication était fondée. Au lieu de demander au pouvoir de Bangui à l’époque de développer cette région (construction des routes, des écoles, des hôpitaux…), la coalition Séléka, menée par Michel Djotodia, s’est contentée de prendre le pouvoir par la force le 24 mars 2013. N’ayant aucune culture de diriger un pays, cette coalition a excellé et excelle dans les exactions de tout genre sur les populations civiles. Dépassés par les événements douloureux, tragiques qui s’abattent sur les innocents centrafricains, les chefs d’Etat de la CEEAC, réunis à Ndjamena au Tchad, ont démis Djotodia et le gouvernement Tiangaye. S’étant retirés dans les villes de l’arrière-pays, les chefs rebelles (Nourredine Adam, Mahamat Alkhatim, Ali Daras, Sidiki Abbas et tant d’autres) des différentes branches dissidentes se sont donnés à cœur joie aux tueries, massacres, incendies des maisons et villages entiers, destructions des biens publics et privés, pillages des ressources naturelles, la liste est non exhaustive.

Pendant qu’ils commettent ces actes barbares, ils avaient à l’esprit l’idée de l’amnistie. Et au grand dam des Centrafricains, Abakar Sabone, l’homme de la partition de la RCA, lors du dialogue de Khartoum qui se poursuit aujourd’hui, s’est permis le luxe de demander l’amnistie pour tous les groupes armés. A-t-il mûri sa réflexion pour parler de l’amnistie ? Quand les rebelles tuent, violent, incendient, détruisent tout sur leur passage, ne savent-ils pas qu’ils devaient être poursuivis pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité ? L’ignorance est pire que la mort. C’est ce que nous voyons avec les groupes armés en RCA. Combien de lois d’amnistie ont été votées par l’Assemblée Nationale au profit des bourreaux du peuple centrafricain ? Certains sont parmi les rebelles qui se trouvent actuellement à Khartoum. Ont-ils changé après ces lois d’amnistie ?  Avant-hier, c’était l’amnistie. Hier, c’était encore l’amnistie. Aujourd’hui, les groupes armés demandent une fois de plus l’amnistie. Les Centrafricains disent que trop, c’est trop. Ils ne veulent pas entendre parler d’une quelconque amnistie. « Non à l’amnistie de tous les rebelles qui ont commis des exactions barbares, indignes, inhumaines, sur nous. Nous voulons qu’ils soient arrêtés, traduits en justice pour répondre de leurs actes devant la barre. Combien de fois le gouvernement centrafricain leur a tendu la main en leur demandant de déposer les armes pour faire la paix ? La Cour Pénale Spéciale (CPS) est déjà en marche. Deux (2) leaders des Anti-Balaka ont déjà été arrêtés et transférés à la Cour Pénale Internationale (CPI) à La Haye, au Pays-Bas. Les leaders des factions Séléka et les autres leaders des Anti-Balaka doivent être arrêtés et traduits soit à la CPS soit à la CPI comme Alfred Yékatom, alias Rambo et Patrice Edouard Ngaïssona. Aucun rebelle ne doit échapper à la justice. Nous voulons que justice soit faite pour nous les victimes », ont affirmé haut et fort de nombreux Banguissoises et Banguissois que nous avons rencontrés dans les rues de Bangui, ce mercredi 30 janvier 2019. Tous les leaders des groupes armés qui ont demandé l’amnistie doivent savoir que les 4.500.000 Centrafricains ne réclament que la justice et non une loi d’amnistie pour les égorgeurs, les charcutiers humains, les tueurs patentés.

Un autre sujet qui fâche est l’embargo sur les armes, munitions et autres effets de guerre à destination de la RCA. Le lundi dernier, des milliers et des milliers de Banguissoises et Banguissois, ainsi que les habitants des communes de Bimbo, Bégoua sont descendus dans les rues (marche pacifique) pour exiger du Comité de Sanction du Conseil de Sécurité la levée totale et sans condition de l’embargo sur les armes qui est suspendu sur la tête de l’armée nationale comme l’épée de Damoclès. Cette marche pacifique est un signal fort lancé au Conseil de Sécurité de l’ONU qui se penchera sur la levée ou non de l’embargo ce jeudi 31 janvier 2019 à New York, aux Etats-Unis. Cet organe des Nations Unies n’a plus droit à l’erreur. L’embargo doit être levé pour permettre au gouvernement d’équiper les Forces de Défense et Sécurité (FDS) afin de protéger les populations civiles aux côtés des Casques Bleus de la Minusca. « Le ou les pays qui s’opposeront à la levée de l’embargo seront considérés comme nos ennemis et les ennemis de la République. Un Etat démocratique, souverain, indépendant ne peut fonctionner sans son armée, alors que les rebelles se réarment au vu et au su des pays membres permanents et non permanents du Conseil de Sécurité. Nous avons pensé que l’embargo qui a été décrété par l’ONU ne concernait pas le gouvernement mais plutôt les groupes armés. Aujourd’hui, c’est tout le contraire. Pour ce faire, cet éternel embargo ne doit plus être maintenu ou prolongé. Nous, populations civiles, avons trop souffert et continuent de souffrir sous les bottes des rebelles malgré la présence des soldats onusiens en Centrafrique dont certains assistent sans réagir à nos massacres. Nous exigeons la levée totale et sans condition de l’embargo sur les armes à destination de la RCA. Les armes russes, chinoises et autres doivent être acheminées le plus rapidement possible dans notre pays afin de doter les FDS pour notre protection efficace. Un soldat équipé en matériels létaux n’est pas déployé sur le terrain pour tuer mais plutôt protéger ses compatriotes. Or les Nations Unies pensent qu’en levant l’embargo, les FDS vont s’en prendre à leurs protégés. C’est une idée erronée, dépourvue de tout fondement. Comité de Sanction du Conseil de Sécurité, levez totalement l’embargo sur les armes, munitions et autres effets militaires à destination du pays de feu président fondateur Barthelemy Boganda », ont indiqué 99% des Centrafricains ».

« Le DDRR est le passage obligé de tous les groupes armés et non l’amnistie et le partage du pouvoir. Les recommandations du Forum National de Bangui et la Constitution du 30 mars ne doivent pas être foulées aux pieds par les représentants des groupes armés présents à Khartoum », ont scandé certains manifestants le lundi dernier.

C’est autant dire que les membres du gouvernement et certaines personnalités qui représentent le peuple centrafricain meurtri par cette crise enclenchée par la coalition Séléka au mois de décembre 2012, au dialogue de Khartoum, n’ont pas droit à l’erreur. Accorder l’amnistie aux rebelles et accepter le partage du pouvoir, c’est tuer les Centrafricains à petit feu. De l’autre, le Conseil de Sécurité doit lever totalement l’embargo sur les FDS. Sur ce, aucun écart ne sera toléré.

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

EMMANUEL MACRON EN EGYPTE : QUELQUES ACCORDS SIGNES ET UN VIF ECHANGE SUR LES DROITS DE L’HOMME

Le président français a quitté mardi soir l'Égypte après une visite de trois jours marquée par un changement de ton de la France sur la question des droits de l'homme, sous pression de l'opinion publique hexagonale et des ONG.

Le président français a terminé mardi une visite entamée dimanche en Égypte par un nouvel entretien avec son homologue égyptien, après avoir s’être rendu en compagnie de son épouse au siège de la papauté copte, ainsi qu’à al-Azhar, pour y rencontrer, le Pape Tawadros II et l’imam Ahmed el-Tayeb avant son départ pour Chypre. Affirmant considérer le pluralisme religieux comme « un élément essentiel à la pacification de la région », Emmanuel Macron a également salué, à l’issue de sa rencontre avec l’imam Ahmed el-Tayeb, son « combat contre une vision dévoyée de la religion ».

 

« Sans leçon et sans raccourci »

La stabilité et la paix durables en Égypte vont de pair avec le respect des droits et des libertés de chacun

La veille, les présidents français et égyptien s’étaient livrés à un échange de vue pour le moins vif sur leur conception respective des droits de l’homme, lors d’une conférence de presse commune. « Les choses ne sont pas allées dans la bonne direction depuis octobre 2017 », a admis Emmanuel Macron.

« On peut se dire les choses de manière très franche (…) sans considérer qu’on vient ni donner des leçons ni déstabiliser », a encore affirmé le président français, avant de revendiquer « un dialogue respectueux mais franc, sans interventionnisme, sans leçon et sans raccourci, à la hauteur de sa considération pour l’Égypte ».

Face à un Abdel Fattah al-Sissi impassible dans un premier temps, Emmanuel Macron a aussi plaidé pour une réforme de la loi qui place les ONG sous le contrôle de l’État, évoqué le blocage de plus de 400 sites Internet et affirmé avoir de nouveau remis aux autorités égyptiennes une liste de « cas individuels » ne présentant pas de « risque d’instabilité pour l’Égypte », soulignant la différence entre « les grands esprits » qu’il convient de laisser s’exprimer et « le terrorisme islamiste » contre lequel il faut lutter.

« La stabilité et la paix durables en Égypte vont de pair avec le respect des droits et des libertés de chacun dans le cadre d’un État de droit », a lancé le président français, dans une adresse visiblement en partie destinée avant tout à l’opinion publique française.

« Ne nous regardez pas qu’avec des yeux d’Européens »

Nous ne sommes pas comme l’Europe ou comme les États-Unis. On ne peut pas imposer à tous la même société et un seul chemin

Mais le président français a aussi fait preuve de frilosité, en ne dirigeant ses commentaires que sur un type de violations bien particulier : celles contre les activistes libéraux, blogueurs et journalistes emprisonnés, sans mentionner les cas de disparitions forcées, la torture endémique ou le niveau alarmant de peines de mort prononcées et exécutées depuis l’arrivée au pouvoir de l’ex-maréchal al-Sissi.

« On n’a pas la même méthodologie et on ne peut pas dire qu’il y a une méthodologie idéale », a rétorqué Abdel Fattah al-Sissi. « Nous ne sommes pas comme l’Europe ou comme les États-Unis. On ne peut pas imposer à tous la même société et un seul chemin », a lancé le président égyptien. « Ne nous regardez pas qu’avec des yeux d’Européens, parce que nous, ne vous regardons pas avec des yeux d’Égyptiens. Regardez-nous aussi avec les yeux des Égyptiens. Nous regarder avec des yeux seulement européens est injuste », a-t-il demandé au président français.

Droit à l’habitat décent, à la santé, à l’éducation, à l’emploi… Le président égyptien a présenté sa vision du respect de la « dignité », évoquant notamment la difficulté de nourrir les habitants d’un pays en pleine explosion démographique, avec pour conséquence l’arrivée sur le marché du travail d’un million de jeunes diplômés : « Comment je leur trouve du travail ? Expliquez-moi, expliquez-moi comment faire ! », s’est soudain emporté le président égyptien. « L’Égypte ne doit pas vivre à travers les blogueurs ! », s’est-il encore énervé, balayant d’un revers de main une possible inflexion de ses mesures répressives.

Les commentateurs égyptiens ont d’ailleurs peu goûté à ce vif échange. Dans les médias locaux, plusieurs médias ont notamment reproché à Emmanuel Macron de venir donner des leçons aux Égyptiens alors qu’il réprime le mouvement des « gilets jaunes » en France. « En France, les manifestations n’ont jamais été interdites, il est permis de s’exprimer librement, c’est la force d’une démocratie », avait d’ailleurs précisé en conférence de presse le président français, interrogé sur le sujet.

 

Un changement de ton sous pression

Des ONG ont demandé la suspension de toute vente française d’armes qui pourraient être utilisées pour commettre des violations graves du droit international

Le changement de ton du président français, illustré par ce vif échange, intervient alors que, depuis plusieurs mois, les organisations de défense des droits de l’homme ont accentué la pression sur le gouvernement français, exigeant des comptes sur la proximité de la France avec l’Égypte en dépit des violations graves qui ont cours dans le pays, évoquant même « la complicité de la France ».

Rappelant que l’Égypte est le « troisième client des ventes d’armes françaises », ces ONG – parmi lesquelles la FIDH, Amnesty international, Human Rights Watch ou encore Reporters sans frontières -, ont exigé de la France « la suspension de toute vente française d’armes qui pourraient être utilisées pour commettre ou faciliter des violations graves du droit international ».

Dans un communiqué commun publié lundi, ces ONG ont en outre enjoint Emmanuel Macron de prononcer « un discours fort sur la situation catastrophique des droits humains dans le pays, en demandant notamment la libération de tous les prisonniers injustement détenus ».

Quelle conséquence sur les contrats ?

Les signature des contrats prévus a-t-elle pâti de ce revirement français ? Difficile à évaluer. La France avait assuré en amont qu’aucun contrat militaire ne serait conclu durant cette visite. Engagement respecté même s’il n’est pas exclu qu’une commande de 12 Rafale supplémentaires soit signée dans les prochaines semaines.

L’Élysée a également confirmé la signature d’une trentaine de protocoles d’accords et de contrats commerciaux pour l’aide au développement, l’entrepreneuriat féminin, la réhabilitation de l’université francophone du Caire ou encore la poursuite de la construction du métro cairote. Des accords qui visent à diversifier l’offre commerciale française jugée « trop faible » par Emmanuel Macron, la France n’étant que le 11e partenaire commercial de l’Égypte.

RATP Dev, filiale du groupe RATP, a par exemple signé un accord précontractuel avec l’Égypte pour l’exploitation et la maintenance de la ligne 3 du métro du Caire d’un montant de 600 millions d’euros. Une déception, pour la France, qui espérait repartir avec une signature effective. Vinci Afrique et les autorités égyptiennes ont également signé un protocole d’accord pour la construction de 5,6 km de tunnel pour le métro du Caire, mais aucun contrat commercial majeur n’a été annoncé.

Très actif pour contribuer à un plus grand rapprochement de la France et de l’Égypte dans le domaine civil, Emmanuel Macron a d’ailleurs modifié son agenda à la dernière minute pour aller visiter le chantier de la nouvelle capitale, située à une quarantaine de kilomètres du Caire. Paris voit en ce projet de nombreuses opportunités commerciales pour les entreprises françaises et l’occasion aussi peut-être d’aller arracher quelques nouveaux contrats moins controversés.

 

Un partenariat à 113 millions d’euros avec l’AFD

110 millions d’euros de prêts et 2 millions d’euros de subventions en faveur de la protection sociale et de entrepreneuriat féminin en Égypte ont été annoncés par l’Agence française de développement (AFD) dans le cadre de la visite au Caire d’Emmanuel Macron.

Il s’agit, selon le communiqué publié par l’institution financière hexagonale, de renforcer « la cohésion sociale, et soutenir l’emploi et l’égalité hommes-femmes ». Un prêt de 60 millions d’euros, assorti d’une subvention de 2 millions d’euros, a ainsi été signé pour accompagner le déploiement d’une couverture universelle de santé, tandis qu’une ligne de crédit de 50 millions d’euros et une subvention de 1 million d’euros doivent permettre le financement et l’appui d’entreprises détenues ou gérées par des femmes.

Depuis 2006, ce sont « près de 2 milliards d’euros » qui ont été amenés en Égypte par l’AFD, dans des domaines allant du transport urbain au système d’assainissement, en passant par la gestion des ressources en eau, signale le communiqué.

 

Jeune Afrique

 

 

LES GRANDES LIGNES D’ACCORD DE PAIX EN DISCUSSION A KHARTOUM

ET LA POSITION DES GROUPES ARMES

L’Union Africaine a proposé l’avant-projet d’accord de paix entre les groupes armés et le gouvernement, un accord qui ne plait pas aux groupes armés car selon eux, plusieurs autres points n’ont été pris en compte.

Les engagements du gouvernement

Dans l’avant-projet d’accord, le gouvernement autorise la transformation des groupes armés aux partis politique si ceux-ci voudraient bien mais en passant par la révision de l’ordonnance N°05.007 du 02 février 2005, relative aux partis politiques en Centrafrique.

Le gouvernement s’engage à accélérer l’adoption de la Loi sur la décentralisation afin de favoriser le développement des régions de la Centrafrique. Cette Loi, serait déjà déposée à l’assemblée nationale et pourra être adoptée d’ici la prochaine session de mars 2019.

L’engagement d’organiser 4 foras économiques pour le Développement  de Birao, Bangassou, Bouar et Mbaïki est aussi pris en compte dans cet avant-projet.

Sur le plan sécuritaire, il sera question d’accélérer le désarmement, démobilisation et Réintégration des ex combattants, d’harmoniser les grades et réintégrer les leaders des groupes armés dans la fonction publique et de faire adopter une loi portant statut des anciens chefs d’Etat.

Le gouvernement s’est engagé aussi à recruter et affecter des agents de l’Etat dans les provinces. Il est aussi question de faire appliquer la justice avant les mesures de grâce, de poursuivre la mise en œuvre de la Commission Vérité, Justice, Réparation et Réconciliation ainsi que de redynamiser la chefferie traditionnelle.

Il sera aussi question d’identifier toutes les victimes de la RCA et de faire profiter à tous les Centrafricains les ressources liées à l’exploitation des ressources naturelles et de mettre un plan de gestion de la transhumance.

Les engagements des groupes armés

L’avant-projet indique que les groupes armés doivent arrêter immédiatement les hostilités et procéder à l’enlèvement des barrières illégales et enfin passer à la dissolution des groupes armés.

Ils doivent mettre fin au recrutement des soldats et des enfants soldats dans leurs rangs et de s’abstenir de tout acte de destruction des sites et lieux de culte. Ils doivent respecter les institutions du pays et restituer sans délai les immeubles et biens de l’Etat ainsi que des particuliers.

Les groupes armés ne doivent pas faire obstacle au redéploiement des Forces Armées Centrafricaines, ils doivent participer pleinement au processus du désarmement.

Ces groupes armés doivent renoncer à l’exploitation illicite des ressources naturelles et garantir aux ONG la libre circulation.
Nouvelles revendications des groupes armés en six points

Les 14 groupes armés suite à leur concertation du 29 janvier ont exprimé leurs revendications en quelques points après avoir constaté que les points forts ne figurent pas parmi les engagements du gouvernement.

« Soucieux d’un retour durable sans heurts de la paix en RCA, nous groupes armés, signataires du présent préalable, réunis en séance extraordinaire, le mardi 29 janvier 2019 de quinze heures à dix-huit heures, et après avoir examiné minutieusement le Draft relatif au projet d’accord de paix et de réconciliation en République Centrafricaine, avons constaté que des points fondamentaux et vitaux de nos revendications ne sont pas pris en compte », ont souligné ces groupes armés.

Pour ces groupes armés, l’accord de paix doit prendre des mesures portant l’amnistie générale et la mise en place d'un Gouvernement de sortie de crise avec un « Premier Ministre choisi parmi les groupes armés afin de rétablir la confiance, la sécurité et la paix,  un Premier Ministre issu des groupes armés, désigné par consensus entre les parties ».
Aussi, tenir compte du statut des leaders des groupes armés et certains de leurs proches collaborateurs, la redéfinition des organes des comités stratégique, technique ainsi que celui de la coordination nationale DDR /RSS/RN pour s’assurer de l’intégration et de la représentativité effective des groupes armés, la transformation des groupes armés en unité mixte de patrouille temporaire pour assurer la quiétude, la sécurité et la libre circulation des personnes et des biens dans les localités dont ils ont le contrôle avec l’appui de la communauté internationale, en attentant l’enrôlement de leurs éléments qualifiés dans les forces de défense et de sécurité.

Ces groupes revendiquent aussi la création des brigades nomades pour la sécurisation des couloirs de transhumance des éleveurs et de leurs bœufs, des agriculteurs, de la lutte contre le banditisme et les vols de bétails.

Les 14 groupes armés soutiennent que ces points, qui n’ont pas été pris en compte dans le draft d’accord de paix remis le samedi 26 Janvier 2019 par l’équipe de facilitateur sont des préalables pour la signature et l’avancement du processus.

 

RJDH

 

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE : LA MINUSCA CONDAMNE FERMEMENT L’ATTAQUE DE L’UPC CONTRE LA POPULATION CIVILE A IPPY

Dans la nuit du 24 au 25 janvier, un élément du mouvement armé Unité pour la Paix en Centrafrique (UPC) a ouvert le feu sur des civils lors d’une cérémonie funéraire dans le quartier Bornou, à Ippy. Le bilan à ce jour fait état de 18 morts, dont cinq femmes, et de 23 blessés. Le bureau régional de la MINUSCA à Bambari a aidé à fournir les premiers secours à des blessés et a facilité leur évacuation dans des hôpitaux en complément des interventions menées par des acteurs humanitaires. 

La MINUSCA condamne fermement ce terrible massacre et exprime ses profondes condoléances aux familles des victimes ainsi qu’à l’ensemble de la population d’Ippy.  

Suite à ce tragique incident, les casques bleus se sont immédiatement rendus sur les lieux pour sécuriser les populations, lancer les recherches afin d’appréhender le suspect en vue de le remettre aux autorités judiciaires compétentes. Cependant, selon les dernières informations, l’auteur des tirs, ainsi qu’un de ses supposés complices auraient été appréhendés et abattus en public sur ordre d’un responsable local de l’UPC.  

La MINUSCA condamne ces actes d’assassinat et rappelle que la fonction judicaire relève de la compétence plénière et exclusive de l’Etat sur toute l’étendue du territoire national. Elle appelle tous les acteurs, notamment les groupes armés, à respecter les procédures judiciaires de la République centrafricaine et à ne pas chercher à instaurer une justice parallèle dans les zones où ils opèrent. Les responsables des exécutions documentés à Ippy répondront de leurs actes devant les tribunaux centrafricains.  

Ces évènements néfastes rappellent l’importance de mettre un terme à la présence des groupes armés dans le pays, et surtout dans des zones habitées où ils constituent une menace constante pour les civiles. Dans cette optique, la MINUSCA continuera d'appuyer le dialogue mené par l'Union Africaine à Khartoum qui vise à faciliter un accord de paix global entre le Gouvernement et les groupes armés. Cet accord vise le retour d’une paix juste et durable en République centrafricaine.

La MINUSCA poursuivra ses efforts pour protéger les civils, notamment en recourant à tous les moyens que lui confère son Mandat.

 

Minusca

 

 

 

TOUT COMME A BANGUI LA POPULATION DE LA LOBAYE EXIGE LA LEVEE

DE L’EMBARGO A MBAIKI

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Toutes les infos du Mardi 29 Janvier. 2019

Cm n 2885 du mar 29 jan 2019

IMPUNITE, JUSTICE ET EMBARGO : SUR QUEL PIED DANSE LA COMMUNAUTE INTERNATIONALE, LA JUSTICE OU L’EMBARGO SYNONYME D’IMPUNITE ?

Les Consultations Populaires à la Base ont mis en exergue, le vœu cher du peuple centrafricain : la justice, donc l’impunité zéro. Ce vœu du peuple centrafricain a été gravé en marbre par le Forum National de Bangui. C’est la recommandation la plus forte qui a accouché la Cour Pénale Spéciale (CPS), aujourd’hui opérationnelle. La Communauté internationale s’est alignée sur le vœu du peuple centrafricain, à savoir, l’impunité zéro. La Cour Pénale Spéciale doit disposer d’un bras armé pour arrêter les criminels et les juger. L’embargo navigue à contre courant de la justice, car les criminels recherchés sont lourdement armés. Que vaut un lion qui n’a pas des dents ni des griffes ? Que vaut la justice sans ses bras armés ?

En vertu de quoi le Comité des sanctions peut-il faire un rapport défavorable sur la RCA ? Ce Comité verserait dans l’hypocrisie, la haine et la méchanceté vis-à-vis du peuple centrafricain. Le Comité des sanctions veut-il un génocide en Centrafrique, comme au Rwanda ? La RCA a respecté et respecte scrupuleusement les règles de l’embargo. Les FACA suivent dans leur formation, le canal tracé par la communauté internationale. De l’EUTM à la Russie pour l’adaptation aux armes russes, neuves et légales. La France, quant à elle, se moque toujours de la RCA, en donnant des armes saisies entre les mains des terroristes Shebab en Somalie : des armes sans chargeurs et sans munitions, au comble du ridicule. La ministre des armées de la France fait le déplacement de Bangui, pour remettre officiellement ces armes sans chargeurs et sans munitions. C’est l’expression du mépris, de la haine et de la rancœur des autorités françaises.

Les Centrafricains doivent se soumettre, subir le mépris et la haine viscérale de la France. Ils n’ont aucune valeur humaine. Ils n’ont aucune intelligence, ne réfléchissent pas. C’est la Franche qui doit s’exprimer en lieu et place des Centrafricains, comme exactement au G-5 Sahel, où la France est l’alpha et l’oméga de la lutte contre le terrorisme. Malheureusement, les casques bleus de la Minusma, soldats du G-5 Sahel et populations sont massacrés au quotidien. Chaque jour, les médias diffusent des informations macabres du Mali, Burkina Faso, Niger et Tchad. L’Afrique francophone est décimée, sous le regard impuissant de l’armée française présente au Sahel. Quand l’armée française arrive péniblement à tuer deux terroristes, c’est un vacarme médiatique assourdissant où RFI, France 24 et AFP s’adonnent à cœur joie. La valeur du don en armes par la France est nulle, humiliante et donne raison aux gilets jaunes. Les Centrafricains d’aujourd’hui ne sont pas ceux d’hier. Ils  veulent vivre en paix, en harmonie, chez eux, au lieu d’aller périr dans l’Atlantique comme des crapauds, histoire de gagner l’Europe.

La France s’accroche au Comité des sanctions pour maintenir l’embargo. Pourquoi avoir arrêté Patrice Edouard Ngaïssona, pour ensuite l’envoyer à la CPI à la veille du dialogue de Khartoum ? Les Centrafricains ne servent plus de faire valoir. Les barbouzes français basés à la base militaire de M’Poko sont suivis et surveillés à la loupe par les Centrafricains, de nuit comme de jour. La RCA n’a plus besoin de l’armée française, ses armes et ses avions. Les Etats-Unis, la Russie, la Chine, l’Angola, l’Afrique du Sud, suffisent pour aider les Centrafricains à sortir du gouffre. La France a lamentablement échoué dans l’arrestation de Patrice Edouard Ngaïssona, pour soulever les Anti-Balaka. Elle a une seconde fois échoué, en envoyant Ngaïssona à la CPI pour que les Anti-Balaka boycottent le dialogue de Khartoum. La France a encore échoué dans le coup d’Etat manqué de Bambari avec les groupes armés FPRC et UPC.

Les forces spéciales du Portugal, un pays voisin immédiat de la France, font un travail remarquable pour sauver la population civile et la protéger, selon le mandat des Nations Unies à la Minusca. La posture du Portugal confirme les attaques et les tirs à boulet rouge de l’Italie contre la France. La France empeste l’Europe avec les migrants fuyant la misère, le chômage dans le soi-disant pré carré français. La France fait pencher la justice d’un seul côté, visant les Anti-Balaka. Centrafric Matin a désormais des alliés déterminés, l’Italie, la Russie, l’Allemagne, le Venezuela, le Portugal, la Chine et les réseaux sociaux, sans oublier les gilets jaunes. Le Comité des sanctions de l’ONU est pourtant venu à Bangui. Les Centrafricains s’attendaient à un rapport favorable. Les échos qui nous parviennent ne sont pas encourageants. Les Centrafricains doivent être vigilants.

 

Julien BELA

 

 

La Minusca reconnait ses limites face aux attaques

des groupes armEs

 

11.000 casques bleus déployés en Centrafrique, dont  un soldat pour 10 kilomètres carrés et un soldat pour 400 habitants. Cet effectif, selon le Chef d’Etat-major de la Minusca, ne peut pas réduire la nuisance globale des groupes armés d’un seul coup.

La traditionnelle conférence de presse de la Minusca s’est tenue dans un contexte où plusieurs leaders des groupes armés, certains membres du gouvernement, des organisations de la société civile, sont à Khartoum pour le dialogue de la restauration de la paix en Centrafrique.

Le rapport de la Minusca présenté ce mercredi 23 janvier s’est déroulé conjointement avec le préfet de La Ouaka, Victor Bycékoin qui a déclaré que la crise en Centrafrique est complexe. « Nous avons constaté avec regret que les multiples attaques des groupes armés proviennent de l’extérieur avec la complicité de certains citoyens centrafricains. Pour pallier ce problème, il s’avère important d’être unis », a indiqué le préfet.

Le Chef d’Etat-major de la Minusca a reconnu la limite des casques bleus, avec seulement 11.000 hommes de troupe. « Nous sommes 11.000 déployés en Centrafrique, dont un soldat pour 400 habitants et un soldat pour 10 kilomètres carrés. Nous sommes limités et ne pouvons pas intervenir sur tout le territoire centrafricain. Mais, je vous rassure que nous pouvons réagir dès que nous sommes informés d’incidents et nous sommes toujours présents pour écarter le danger », a rassuré le Chef d’Etat-major de la Minusca.

La situation sécuritaire de la ville de Carnot n’a pas été évoquée par la Minusca lors de sa traditionnelle conférence de presse, alors qu’environ 16 personnes ont trouvé la mort dans les attaques perpétrées par les éléments de Sidiki. Toutefois, un couvre-feu est instauré dans la ville de 18 à 6 heures du matin.

 

RJDH

 

 

200.000 PERSONNES DANS LES RUES DE BANGUI POUR LA LEVEE TOTALE DE L’EMBARGO ET UN AVERTISSEMENT A LA FRANCE

 

Chose promise, chose mise en exécution ce lundi 28 janvier 2019, dans la matinée. Ils étaient nombreux (plus de 200.000 personnes) à sortir des quatre (4) coins de Bangui, Bimbo et Bégoua, pour marcher pacifiquement et se retrouver ensemble en face du Complexe Sportif Barthélemy Boganda (Stade 20.000 places) sis sur l’avenue des Martyrs. Et pour cause ?

Une seule recommandation est au bout des lèvres des manifestants (hommes, femmes, jeunes des deux sexes et vieillards) : la levée totale de l’Embargo sur l’importation des armes et minutions ainsi que d’autres effets militaires à destination de la RCA, par le Conseil de Sécurité (CS) des Nations Unies.

Selon les organisateurs de cette manifestation de portée nationale, « le Comité de Sanction, coiffé par un français, dans sa récente conclusion de rapport transmis au CS, a recommandé le maintien pour la troisième fois consécutive de cet embargo qui frappe nos FACA mais profite plus aux groupes armés, principalement les mercenaires étrangers des factions Séléka. D’où l’organisation de cette marche pacifique pour exiger du CS la levée totale de l’embargo, à partir du 31 janvier 2019. Car trop, c’est trop ! C’est un avertissement pour la France.

A cet effet, des mémorandums ont été remis au premier ministre pour le compte de l’Union Européenne (UE), l’Union Africaine (UA), de la Minusca, des ambassades de la France, de la Chine et des Etats-Unis, ainsi qu’au gouvernement, à l’Assemblée Nationale et à la Présidence de la République, par les organisateurs de ladite marche pacifique. Même s’il y a eu paralysie de la circulation routière durant cette manifestation, toutefois, il n’y a eu aucun incident majeur à signaler. C’est donc une mobilisation sans faille et un franc succès, un signal très fort lancé au CS des Nations Unies, et particulièrement à la France par le peuple centrafricain.

D’ailleurs, le peuple centrafricain, par le biais des organisateurs de cette marche, n’entend pas baisser les bras. Au cas où l’embargo serait maintenu, des plans B, C, D… ont été prévus, pour faire pression sur le Conseil de Sécurité afin de le contraindre à la levée totale. « Un homme averti en vaut deux » et « la voix du peuple, c’est la voix de Dieu », dit-on. Et la France, chef de fil du maintien de l’embargo est aussi avertie, la patrie ou la mort, elle verra.

 

Le Petit YEKOA

 

 

L’IMPORTANCE DE LA DEMOCRATIE ET DES MEDIAS DANS

 UN PAYS

Toutes les infos du Lundi 28 Janvier. 2019

Cm n 2885 du lun 28 jan 2019

KHARTOUM : PREMIER ECHEC DES GROUPES ARMES (UPC-FPRC), « BAMBARI, VILLE SANS ARMES » N’EST PAS NEGOCIABLE POUR LA MINUSCA

D’entrée de jeu, le FPRC et l’UPC ont posé comme préalable, l’« arrêt du ratissage des bandits armés à Bambari ». La Minusca a répondu sans ambages : « Bambari, ville sans armes » doit être une réalité vécue. Ce n’est pas négociable. Le ratissage doit se poursuivre. Le FPRC et l’UPC ont déjà mordu la poussière au premier round. La Résolution 2448 fait obligation à la Minusca de réagir pour protéger la population civile innocente et sans armes. Analphabètes endurcis qu’ils sont, ils prennent leurs rêves pour la réalité, alors que les résolutions évoluent de manière exponentielle.

La ville de Bambari sera quotidiennement ratissée par les forces spéciales portugaises et népalaises. Le temps de grâce des groupes armés arrive à expiration. L’accord de défense entre la Russie et la RCA, entrera bientôt en vigueur dans quelques jours. Les groupes armés sauront de quel bois se chauffe le gouvernement centrafricain. Ils seront traqués militairement sur le terrain, pendant que la machine judiciaire met en marche le rouleau compresseur. Le gouvernement attend de collecter les gros poissons. Bozizé sort de son côté de sa réserve et émet le vœu de participer au dialogue de Khartoum. Bozizé, confirme-t-il qu’il est chef de guerre des groupes armés, autrement dit des Anti-Balaka ? Une chose est sûre, il n’y aura plus d’autres dialogues. C’est le commencement de la fin d’une crise qui a trop duré. La RCA est dans la désolation, le peuple centrafricain est très meurtri, misérable et très pauvre. Il est temps de passer et de penser à autre chose, à savoir, colmater les fissures sociales, réconcilier les Centrafricains avec eux-mêmes et enclencher le processus de développement du pays.

La RCA a tous les atouts pour son développement. Le pouvoir de l’Etat est démocratique, la liberté d’expression est totale, la liberté de la presse est réelle. Les partis politiques et les organisations de la société civile sont libres, notamment le mouvement syndical. Il n’y a aucun prisonnier politique, ni d’opinion. Les Institutions de la République fonctionnent à merveille, sur la base de la séparation des pouvoirs, Exécutif, Législatif et Judiciaire. Le ciel du climat des affaires va s’éclaircir bientôt avec le processus du dialogue enclenché à Khartoum au Soudan du Nord. Et ce n’est pas étonnant de voir certains compatriotes se mettre à rêver et à projeter la RCA de demain. C’est le cas du « plan BIDA » un véritable plan Marshall pour la RCA, son pays. C’est la première fois qu’un Centrafricain se donne tant de peines pour son pays. Les Centrafricains ont souvent peur des chiffres en centaines de millions, pire encore, en plusieurs milliards de dollars. Centrafric Matin félicite notre compatriote Bida Koyagbélé pour son audace, son patriotisme et sa vision du développement exponentiel de la RCA. Pour Centrafric Matin, il fallait tripler les 48 milliards de dollars.

A notre avis, le plan BIDA doit intégrer ou compléter le plan de relèvement de la RCA, le RCPCA. La RCA a les potentialités économiques nécessaires. D’autre part, elle entretient de très bons rapports avec les grandes puissances économiques du monde, les Etats-Unis, la Chine, la Russie, le Canada, l’Union Européenne, l’Angola, l’Afrique du Sud, le Rwanda, le Royaume du Maroc, pour ne citer que ces quelques pays. Il est certes vrai que la RCA aura besoin au départ d’expertises extérieures afin de lui permettre de consolider et de perfectionner les compétences locales. La justice se remet peu à peu sur les rails afin de garantir un climat des affaires sain, profitable à tous et gagnant-gagnant. Il n’y a plus de monopole en Centrafrique. Une loi votée à l’Assemblée Nationale, supprime le monopole et instaure la concurrence pour le bonheur et le bien être des consommateurs centrafricains. La RCA est au Cœur du continent africain et offre une position géopolitique, géostratégique et géoéconomique aux gros investissements, aux grosses firmes, à l’industrie lourde. La RCA doit s’ouvrir comme une étoile.

Le désenclavement est dans la tête des Centrafricains. Mais en réalité, la RCA a toutes les opportunités pour desservir le monde entier, par air, par fleuve, par la route, par la voie ferrée, par TGV, par métro. C’est du cœur que le sang est purifié et renvoyé pour alimenter tout le reste du corps. C’est le rôle essentiel que la RCA doit jouer sur le continent et dans le monde entier. Le cœur de l’Afrique bat en RCA. Le Chef de l’Etat, Faustin Archange Touadéra n’est pas de la dernière pluie. C’est un homme averti qui a une vision pour son pays, un caractère pour y parvenir malgré les embûches. L’Union Européenne a un Atlas dans ce sens, donc Centrafric Matin n’invente pas la roue. Le plus important est de transformer les rêves en réalité concrète, visible, palpable par le plus grand nombre de Centrafricains. Le seul goulot d’étranglement demeure la crise avec toutes les manipulations dans l’ombre, les mains noires qui s’agitent derrière les groupes armés.

Julien BELA

 

 

PRESENTATION DES VŒUX AU MINISTRE DES FINANCES

ET DU BUDGET, HENRI-MARIE DONDRA

 

L’hôtel Oubangui, à Bangui, a servi de cadre à la cérémonie de présentation des vœux au ministre des Finances et du Budget, Henri-Marie Dondra, par le personnel dudit département et les partenaires, le vendredi 25 janvier 2019 aux environs de 14 heures 30 minutes. Aux côtés du ministre, on notait la présence de son homologue de l’Economie, du Plan et de la Coopération, Félix Moloua. Y ont pris part les directeurs généraux, les directeurs, les chefs de service dudit département, le directeur national de la BEAC, les directeurs des banques de la place, les représentants de certains organismes internationaux accrédités en RCA (FMI, Banque Mondiale...) et de certaines entreprises de la place.

Dans sa présentation de vœux au ministre Henri-Marie Dondra, au nom du personnel des Finances et du Budget, le Directeur du cabinet a terminé ses propos en ces termes, « Mobilisons-nous tous derrière notre chef, et ensemble nous vaincrons les défis qui s’offrent à nous ».

Prenons la parole pour son discours de circonstance, le ministre Henri-Marie Dondra a rappelé les grandes réformes de 2018. « En effet, 2018 a été marquée par des réformes et des avancées historiques pour notre pays. Une fois encore, nous avons réussi à transmettre le Compte de Gestion Administrative et Financière de l’exercice 2017 à la Cour des Comptes. A cela s’ajoute l’adoption par l’Assemblée Nationale du projet de loi de finances 2019 dans le délai légal. Aussi, dans la poursuite de mise en œuvre de la Loi Organique relative aux finances publiques suivie de près tant par la CEMAC que par nos partenaires techniques et financiers, les autres textes de portée règlementaire se trouvent sur le bureau du Gouvernement pour signature, y compris le nouveau texte portant organisation et fonctionnement du ministère des Finances et du Budget et fixant les attributions du ministre.

Enfin, la loi des Finances traduit les ambitions du gouvernement. Le budget 2019 est un bon budget, dit budget social. Il fait plus de place aux secteurs suivants : sécurité, social et agricole. Il est en forte progression et s’inscrit dans une dynamique de retour à la viabilité budgétaire à moyen terme. Il est marqué par une réintégration progressive en son sein de ressources de certaines agences, renforcées par l’affectation d’agents comptables du Trésor dans chacune d’elles. Je veillerai à ce que nous maintenions nos efforts afin que l’Etat centrafricain puisse atteindre les repères que nous nous sommes fixés et ainsi continuer à honorer ses engagements vis-à-vis de ses citoyens et des partenaires techniques et financiers. En effet, nous avons clôturé l’année 2018 avec la 5ème revue qui ne pouvait être obtenue sans vos appuis. Nous attendons et sur instruction du Président de la République, Chef de l’Etat entamer la 6ème revue sur des bonnes bases… La transparence dans la gestion des finances publiques, avec le déploiement à moyen terme de l’applicatif de gestion budgétaire et comptable, Sim_ba, dont nous venons de signer le contrat avec l’AIMF, est l’une de nos priorités. », a indiqué Henri-Marie Dondra.

Il n’a pas aussi manqué de féliciter le personnel de son département dont il a la charge, « Je tiens à remercier sincèrement et à profusion, l’ensemble de mes collaborateurs du ministère des Finances. Je suis conscient que rien de ce que nous avons accompli n’aurait pu se faire sans la contribution de chacun de vous. Vous n’avez pas économisé vos efforts face à l’immensité de la tâche qui nous incombe. Je suis fier de vous et vous encourage à maintenir le cap et à doubler d’ardeur pour la réussite de nos missions qui nous sont assignées.

C’est sur ces mots que je voudrais clore mes propos en confirmant que, forts de nos accomplissements passés et motivés par la perspective de croissance économique et de développement social, je voudrais que nous nous engagions à accueillir avec enthousiasme cette nouvelle année 2019. Je compte sur une collaboration étroite et productive avec chacun de nos partenaires et des collaborateurs pour mener à bien les actions décrites ».

Après ces deux allocutions, collaborateurs et partenaires sont passés à tour de rôle présenter leurs vœux au chef du département des Finances et du Budget, Henri-Marie Dondra.

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

22 BARBOUZES AU CAMP M’POKO POUR LE COUP D’ETAT : LA RUSSIE, L’ITALIE, L’ALLEMAGNE, LE VENEZUELA REMONTENT LES BRETELLES A LA FRANCE

La politique française en Afrique francophone est immorale, horrible, esclavagiste, vé

Toutes les infos du Vendredi 25 Jan. 2019

Cm n 2884 du ven 25 jan 2019

LES INSTRUCTEURS MILITAIRES RUSSES, QUALIFIES DE « MERCENAIRES » PAR JEAN YVES LE DRIAN : POURQUOI UNE TELLE HAINE VISCERALE A L’EGARD DE LA RUSSIE ET DE LA RCA ?

Pourquoi la présence russe en RCA est-elle considérée par la France comme un serpent de mer difficile à avaler ? Pourquoi Jean Yves Le Drian, ministre français des Affaires Etrangères et de l’Europe s’immisce dans les affaires intérieures de la RCA ? Veut-il faire perdurer la crise centrafricaine jusqu’à l’infini ? Est-il vraiment humain et humaniste à l’égard du peuple centrafricain ? Qu’est-ce qui explique la haine viscérale de Jean Yves Le Drian vis-à-vis du peuple centrafricain et des instructeurs militaires russes ? Autant de questions qui dépassent l’entendement humain.

Ce que Jean Yves Le Drian doit comprendre

Le 05 décembre 2013, au plus fort de la crise, le Conseil de Sécurité de l’ONU a autorisé le déploiement des militaires français en RCA, dit « Opération Sangaris ». Ces soldats de l’ancienne puissance colonisatrice de la République Centrafricaine ont été accueillis en grande pompe sur le territoire national par les Centrafricains depuis la frontière centrafricano-camerounaise jusqu’à Bangui. En agissant ainsi, les Centrafricains pensaient que ces militaires allaient les libérer sous le joug de la coalition Séléka. Au départ, ils ont fait un travail remarquable sur le terrain. Quelques semaines après, les militaires français ont commencé à doter et les Séléka, et les Anti-Balaka en armes et munitions pour s’entretuer. Ce ne sont pas les leaders des Séléka et des Anti-Balaka qui nous démentiront. Du coup, la crise qui était politique au départ a été transformée en une crise confessionnelle par la France. Chrétiens et Musulmans s’entretuaient à longueur de journée tant à Bangui qu’à l’intérieur du pays.

Ne pouvant rester insensés aux massacres des populations civiles par les deux protagonistes (Séléka et Anti-Balaka) de la crise, les chefs d’Etat de la CEEAC, réunis à Ndjamena au Tchad, ont décidé de mettre fin au régime sanguinaire de Michel Djotodia et de ses combattants Séléka, le 10 janvier 2014. Malgré tout, les violences contre les communautés chrétienne et musulmane s’intensifiaient à Bangui la capitale et dans d’autres villes. Les militaires français de l’Opération Sangaris, au lieu de désarmer les deux belligérants, se sont contentés de transférer les Séléka dans l’arrière-pays avec toute leur armada de guerre. Une fois dans les villes de provinces, les Séléka armés par les militaires français, se sont reconstitués et ont repris leurs sales besognes sur leurs hôtes à Bambari, Bria, Kaga-Bandoro, pour ne citer que ces quelques villes. Ces exactions barbares se poursuivent allègrement de nos jours au vu et au su de la France, et même sous la barbe de certains contingents de la Minusca qui assistent sans réagir.

Le 30 mars 2016, Touadéra a été investi président de la République Centrafricaine. En cette époque, l’Opération Sangaris était encore sur le terrain en RCA. Sept (7) mois après, le président français François Hollande et son ministre des Armées Jean Yves Le Drian qui s’agite et se dresse sur ses ergots contre la présence militaire russe en RCA, ont décidé unanimement de retirer les troupes françaises, malgré l’opposition du président Touadéra, de l’Assemblée Nationale, de la classe politique centrafricaine et de la société civile. A la fin octobre 2016, la Sangaris a plié bagages laissant Touadéra et son peuple dans la gueule des Séléka et des Anti-Balaka. Touadéra qui espérait toujours à la France, est parti voir les autorités françaises, en particulier le Président Emmanuel Macron pour lui demander de doter les Forces Armées Centrafricaines (FACA) en armes et munitions. Macron s’est opposé à la proposition de Touadéra et l’a envoyé en Russie de Vladimir Poutine. Grâce à la diplomatie agissante de la Russie, le Conseil de Sécurité de l’ONU a levé partiellement l’embargo qui est suspendu sur la tête de l’armée nationale comme l’épée de Damoclès. Ce qui a ouvert la voie à la première livraison d’armes russes en Centrafrique. Comme les éléments des FACA ne savent pas manier ces armes, sur demande du gouvernement centrafricain et de l’accord du Conseil de Sécurité, les instructeurs russes ont été déployés en RCA pour former les FACA au maniement de ces nouvelles armes.

Au vu de tout ce développement, le peuple centrafricain, par notre voix, pose les questions suivantes à Jean Yves Le Drian : quel péché mortel le gouvernement centrafricain et la Russie ont commis à l’égard de la France ? La RCA est-elle la chasse-gardée de la France ? Qui a abandonné la RCA et son peuple dans la gueule des lions ? N’est-ce pas la France ? Qui a commis l’erreur grave de retirer l’Opération Sangaris de la RCA ? N’est-ce pas Le Drian et l’ex-président français François Hollande ? Pourquoi tant d’agissements de la part de Le Drian devant les sénateurs de la France le mercredi 23 janvier dernier ? Le Drian doit s’en prendre à lui-même et non aux Russes, encore moins aux autorités centrafricaines.

La présence russe en RCA

Les instructeurs militaires russes ne sont pas déployés en RCA pour prendre la place des Français. S’ils sont estimés aujourd’hui par les Centrafricains, c’est parce qu’ils cherchent des voies et moyens pour sortir la RCA de cette longue crise militaro-politique, contrairement à la France qui s’aligne derrière les factions Séléka afin de perdurer la crise. « Il y a de la place pour tout le monde », a dit Touadéra. La place des Français est bel et bien en Centrafrique. S’ils veulent être en bons termes avec les Centrafricains, qu’ils optent pour la paix et non le soutien aux factions dissidentes de la Séléka. Le peuple centrafricain aspire à la paix, rien que la paix. Jean Yves Le Drian doit comprendre une fois pour toute, au lieu d’accuser la Russie à pousser les Centrafricains à développer la haine contre la France. C’est faux et archi-faux. C’est plutôt la France qui cherche à discréditer la Russie sur la scène internationale et à entretenir une haine viscérale contre le peuple centrafricain et ses dirigeants à travers des déclarations incendiaires.

Si la France veut coopérer étroitement avec les Centrafricains, il serait judicieux que Macron se débarrasse de Jean Yves Le Drian et de certains vieux crocos à l’Elysée et au Matignon. Tant que ces politicards y resteront, l’image de la France et de Macron sera ternie sur la scène internationale. C’est Le Drian qui est à l’origine de la brouille entre la France et la RCA et non la Russie.

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

JEAN YVES LE DRIAN ET RFI MENTENT COMME ILS

RESPIRENT, AU MOINS LA FRANCE RECONNAIT UN

SENTIMENT ANTI-FRANÇAIS TRES FORT EN RCA ET SUR LES RESEAUX SOCIAUX

Jean Yves Le Drian doit assumer sa politique esclavagiste, coloniale et impérialiste en Centrafrique. Jean Yves Le Drian a retiré l’Opération Sangaris, pourquoi ? Pourquoi la France a-t-elle voulu céder à un régime démocratiquement élu, des armes saisies entre les mains des terroristes Shebab en Somalie ? C’est un mépris que les Centrafricains ne pouvaient apprécier. Pire encore, c’est Emmanuel Macron qui envoie paître Touadéra sur le pâturage du président russe, Vladimir Poutine. De quelle présence russe parle Jean Yves Le Drian devant les députés français, ce mercredi 23 janvier 2019 ? Poutine a sa formule à lui d’opérer qui n’a pas besoin d’une appréciation d’un négrier comme Le Drian. C’est une entreprise légale du gouvernement russe.

Pour les Centrafricains, la qualité de la formation des FACA prime sur toute autre considération. Le Drian a du pain sur la planche au Sahel avec le G-5 où les terroristes tuent les Maliens, les Burkinabé, les Nigériens comme des mouches. La France n’en a pas les capacités militaire et financière. Le G-5  Sahel est attaqué de toute part, des soldats maliens, tchadiens sont massacrés. L’illusion de l’armée la plus puissante du président Idriss Deby Itno a tourné court. Pourquoi le Tchad se tourne vers l’Etat d’Israël, sous prétexte de diversifier sa coopération ? Deby cherche un appui militaire plus fort, plus puissant que les Français. Israël au Tchad, cela ne blesse pas la France, mais la Russie en Centrafrique donne l’insomnie à la France. RFI ne peut poser des questions sur la RCA, sans faire allusion à la présence russe. La Russie hante la France, alors que, c’est une puissance comme les Etats-Unis, la Chine, la Grande Bretagne. Les Français ne font que la gueule pour rien.

La Russie est l’un des membres permanents du Conseil de Sécurité, plus influente que la France qui ne brille que par la manipulation de l’espace francophone qui lui sert de cache-sexe. Le Vice-président italien s’est lancé dans une campagne virulente de dénigrement de Macron et la France, sans que Le Drian ne tousse. Le terrorisme d’Etat de Jean Yves Le Drian ne concerne que les Etats africains francophones, faibles, faciles à dominer, à écraser, à soumettre aux intérêts de la France. Boganda s’est opposé à l’injustice française, il a été éliminé, d’autres Boganda en herbe surgissent pour dire non à l’impérialisme français. Loin de nous la peur de la mort. Martyrs de la liberté, nous voulons l’être. Cette période est totalement révolue en RCA. Mercenaires russes ou pas, ce qui compte pour les Centrafricains, c’est une armée républicaine, multiethnique, redoutable et redoutée, capable de défendre les Centrafricains et l’intégrité du territoire national. Si ce sont des mercenaires, comment le Conseil de Sécurité où siège la France, peut donner le feu vert au gouvernement russe, afin que ces mercenaires apportent des armes et forment les FACA ? Les Etats-Unis, la Chine, les 13 autres membres du Conseil de Sécurité, peuvent-ils cautionner des mercenaires ?

RFI continue d’affirmer que les groupes armés contrôlent 80% du territoire national, est-ce sérieux pour un tel média ? Pour RFI, les groupes armés sont lourdement armés, mais par qui , si ce n’est son propre pays la France. Des commentaires hors normes de ce genre servent exclusivement les intérêts de la France et n’engagent que la France et RFI. La ville de Bambari est aujourd’hui libérée et Ali Darassa a fui comme un lapin débusqué, où est la super puissance que RFI met en exergue ? Les normes du journalisme sont-ils respectées, quant à l’exactitude des informations et leur objectivité ? Nous allons répliquer du tic au tac aux insanités que déverse RFI sur notre pays. Les élucubrations de RFI n’engagent que la France et non la RCA. Le Drian et Madame Parly ont déjà goûté aux sentiments anti-français en RCA. Il ne reste que Macron qui osera se hasarder en RCA et il en verra de toutes les couleurs, pire que les gilets jaunes en France. La Russie est un pays partenaire au même titre que la France, les Etats-Unis, la Chine, le Canada, l’Union Européenne, l’Angola, l’Afrique du Sud, le Maroc, le Rwanda, le Burundi et tant d’autres. La France et RFI ne doivent plus se tromper au sujet de la RCA. La soumission aveugle n’est plus centrafricaine. La France ne peut que caresser des régimes sanguinaires en Afrique francophone, pour se donner une contenance.

Pourquoi RFI ne manipule pas les propos des dirigeants italiens qui fustigent le président français Macron ? Dans la vague des migrations, l’Italie avait traité la France d’hypocrite. Aujourd’hui, les Italiens tirent le boulet rouge sur Macron et la France. C’est un affront. Nous attendions Jean Yves Le Drian au front italien, mais hélas, hideux et confus, personne n’ose lever le petit doigt. La Chine revendique une place de choix bien méritée dans le macrocosme onusien. Des pays farfelus comme la France occupent des postes très importants, alors qu’ils ne pèsent pas lourds, c’est un déséquilibre, une injustice, une magouille, la mafia française avec le concours des valets, des « Doungourous », des pays d’Afrique francophones. Les choses doivent changer. Plus de vingt ans, la France occupe le poste de chargé des opérations de maintien de la paix des Nations Unies, mais tout va mal, voire très mal dans le monde entier. Les coups bas, les manipulations, la mafia ne suffisent pas pour le rayonnement des Nations Unies. La France doit déguerpir de ce poste de la plus haute importance pour l’ONU. La haute sphère des organismes internationaux revient aux pays qui pèsent vraiment lourds aux plans économique et militaire.

Julien BELA

 

 

 

 

KHARTOUM : LA RUSSIE DOIT ENFIN SAUVER L’HONNEUR DU PEUPLE

CENTRAFRICAIN

Aucune revendication des groupes armés ne sera prise en compte. Les débats doivent être focalisés uniquement sur le programme Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Rapatriement (DDRR), passage obligé pour tous les groupes armés. C’est sur ce point saillant, c’est-à-dire le DDRR que la Russie doit se baser pour sauver l’honneur du peuple centrafricain, victime des plus graves violations des Droits de l’Homme et du droit international humanitaire depuis six (6) années consécutives.

Le Rwanda, le Cambodge, le Tchad et tant d’autres pays sont passés par la justice pour rétablir la paix et la réconciliation dans leurs pays. Cette expérience mérite aussi d’être vécue en République Centrafricaine. D’où, la création de la Cour Pénale Spéciale qui n’est que le vœu du peuple centrafricain du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest, exprimé lors des Consultations Populaires à la Base et matérialisé durant le Forum National de Bangui. Ce qui ne rencontre pas l’agrément des leaders des groupes armés et leurs auteurs intellectuels qui cherchent par voies et moyens à échapper à cette nouvelle juridiction nationale qui se met en place doucement, mais très sûrement.

La loi organique n° 15.003 du 3 juin 2015 portant création,  organisation et fonctionnement  de la Cour Pénale Spéciale est claire : il n’y aura ni amnistie ni grâce pour les auteurs, co-auteurs et complices des crimes de guerre, crimes contre l’humanité et crimes de génocide commis en RCA depuis la date du 1er janvier 2003 à ce jour. C’est la loi de la CPS qui a prévu ces dispositions. C’est pour autant dire que les autorités actuelles du pays ne font qu’appliquer ce que dit la loi. Il est donc impossible que les  leaders des groupes armés et leurs auteurs intellectuels réclament une loi d’amnistie qui, d’ailleurs, ne sera en aucun  cas prise en compte. Le fait pour les groupes armés de persister dans les exactions est une circonstance aggravante que la loi réprime très sévèrement.

Autant de lois d’amnistie ont été votées dans ce pays. Mais les résultats sont ce que nous vivons aujourd’hui, à travers cette grave crise militaro-politique qui a ébranlé et continue d’ébranler les fondements de la république. La sagesse aurait voulu que les leaders des milices armées et leurs auteurs intellectuels reconnaissent leurs fautes et demandent pardon au peuple centrafricain. L’ex-empereur Bokassa était revenu en RCA et a été jugé par la justice de son propre pays. Il a été condamné et emprisonné, afin d’être relâché par la suite. C’est une belle leçon que les Bozizé, Djotodia et consorts doivent aussi tirer. Nous avons pris cet exemple pour expliquer clairement aux violeurs de la loi que « nul n’est au dessus de la loi », gage de la justice, de la paix, de la sécurité, du vivre ensemble et de la réconciliation en RCA.

Six (6) ans de massacres, de tueries, de viols, de pilages, de braquages, de vols à main armée, d’incendies, de tortures, de disparitions forcées, c’est vraiment déjà  trop. L’heure a enfin sonné pour que la Russie entre véritablement en action pour sauver la dignité humaine des Centrafricains. Nous ne voulons plus encore écouter parler d’un cas de massacre dans une ville de province après ce dialogue de Khartoum. Tous les groupes armés qui oseront  défier le peuple centrafricain après cette rencontre seront traités comme il se doit. L’époque  de caresser les rebelles dans le sens du poil est révolue. De surcroît, ces chefs rebelles qui persistent et signent dans les actes barbares sur les paisibles populations civiles centrafricaines sont tous des étrangers. Donc, il est inutile de continuer à les dorloter à travers des dialogues.

N’eut été l’intervention musclée des forces spéciales portugaises et népalaises, les populations civiles de la ville de Bambari et ses environs allaient connaitre le pire. Ali Darassa et ses éléments devraient massacrer, piller, violer et incendier comme bon leur semble. Heureusement pour nos compatriotes, ils ont soufflé le chaud et le froid devant la force conjointe FSD-Minusca, ainsi que les forces spéciales portugaises et népalaises. Aujourd’hui, la ville de Bambari commence à retrouver la paix et la quiétude, permettant aux populations de vaquer librement à leurs activités quotidiennes. Nous espérons qu’après cette rencontre de Khartoum, la Russie ne badinera plus avec ces rebelles. Un seul drone russe suffira à neutraliser en un laps de temps  ces va-t-en guerre, ces grands voleurs de diamants, or, ivoires…, qui hantent l’espace vitale des Centrafricains.

Le dialogue de Khartoum doit être le dernier pourparler entre le gouvernement centrafricain et les groupes armés. Le mieux, c’est de prendre des mesures rigoureuses qui s’imposent, afin de contraindre ces mercenaires à déposer les armes et enterrer définitivement la hache de guerre. Sinon, nous allons toujours assister aux mêmes scénarios : deux semaines de violences, une semaine d’accalmie. Et le peuple centrafricain va toujours mourir comme des mouches.

A bon entendeur salut !

Jean Max Délouga

 

 

 

 

 

 

 

CARNOT : 02 FILLETTES, MARIE ET HONORINE, POIGNARDEES PAR UN CAMBRIOLEUR QUI SERA A SON TOUR ABATTU PAR LA POPULATION EN COLERE

A la fin de la semaine dernière, des éléments des 3R du tristement célèbre mercenaire camerounais Sidiki ont attaqué le village Zaoro-Sangou, situé à 45 kilomètres de la ville de Carnot. Ces attaques ont fait plus d’une dizaine de morts dont un gendarme et un auxiliaire de la gendarmerie. Deux (2) jours après cette tuerie, la ville de Carnot a sombré dans une scène de violences. D’après les informations qui nous sont parvenues, des pillages et autres actes barbares ont été perpétrés par des individus malintentionnés, suite à l’attaque du village Zaoro-Sangou par les éléments des 3R. Même si on observe un calme précaire dans la ville pendant la journée, des scènes de violence se poursuivent à la nuit tombée. Et les habitants de Carnot passent la nuit avec la peur au ventre.

En effet, selon un habitant de Carnot, « Dans la nuit du mardi 22 au mercredi 23 janvier 2019, un jeune cambrioleur s’est introduit dans la maison d’un couple. Ayant senti la présence d’un autrui dans leur maison, le couple s’est réveillé. Une bagarre d’une rare intensité a éclaté entre le voleur et le couple en présence de leurs deux fillettes, Marie et Honorine, âgées respectivement de cinq (5) et huit (8) ans. Ne pouvant rester bras croisés aux agressions de leurs parents par ce cambrioleur, elles leur ont porté secours. Automatiquement, le voleur a sorti son couteau et a poignardé les deux fillettes qui succomberont quelques minutes après leurs blessures.

Voyant qu’il a commis un crime, le voleur est sorti de la maison et a tenté de prendre la fuite. Alertés, les voisins du couple ont poursuivi le criminel et l’ont abattu sans aucune forme de procès. Aujourd’hui, la psychose gagne les habitants de Carnot, suite à ces assassinats. Heureusement, les forces de l’ordre patrouillent nuit et jour dans la ville pour rassurer les habitants ».

Face à l’assassinat de ces deux fillettes qui ont voulu porter secours à leurs parents, nous demandons aux jeunes de Carnot de travailler à la sueur de leur front pour gagner leur pain quotidien, que de chercher à voler leurs compatriotes tout en poignardant leurs fillettes innocentes. Ils doivent tourner le dos aux actes d’incivisme pour construire leur avenir. Car, un adage dit, « un bien mal acquis ne profite jamais ». Aux  populations de Carnot, nous les exhortons à ne pas opter pour la justice populaire afin de régler leurs différends. L’esprit du vivre ensemble, de la cohésion sociale qui a prévalu et prévale à Carnot doit continuer à faire son petit bonhomme de chemin pour la paix dans la préfecture de la Mambéré-Kadeï. Il en va de la survie des habitants de cette région.

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

JOSEPH KABILA ET FELIX TSHISEKEDI, PORTRAIT CROISE DES DEUX HOMMES FORTS DE RDC

Joseph Kabila doit céder sa place à Félix Tshisekedi à la présidence de la République démocratique du Congo, ce jeudi 24 janvier. Portrait croisé du désormais ex-président et de son successeur.

Tous deux portent un héritage politique lourd : « Ils sont les fils de leurs pères », commente ironiquement un confrère congolais. Deux pères – Etienne Tshisekedi et Laurent-Désiré Kabila – qui sont dans l'Histoire, avec un grand « H », de la RDC.

L'un était le Sphynx de Limite, l'autre le Mzee, le sage. Joseph Kabila n'a jamais eu de surnom. Quant à Félix Tshisekedi, ses partisans l'ont appelé « Fatshi » lors de la campagne électorale, mais c'est une simple contraction de Félix Antoine Tshilombo Tshisekedi. « C'est comme si Félix et Joseph n'avaient pas encore gagné leurs lettres de noblesse », conclut le journaliste congolais interrogé. Deux pères charismatiques, peut-on dire, qui ont longtemps éclipsé leur progéniture.

Joseph Kabila, taiseux, a le goût du secret. « Insaisissable parfois » pour son entourage, « un homme dangereux » pour ses adversaires, qui apprécie le pouvoir solitaire.

Revanche

A 55 ans, Félix Tshisekedi réussit là où son père Etienne, l'opposant historique, a échoué. On le dit d'ailleurs plus fin diplomate et conciliant, voire courtois, que son père, réputé fier et têtu. Et plus à l'écoute des autres. Une sorte d'anti-Sphynx. Sous ses aspects jovial, rond, le nouveau président est « volontaire et déterminé », affirment ses proches.

Félix Tshisekedi a passé une grande partie de sa carrière politique à Bruxelles, il devient secrétaire national de l'UDPS en charge de l'extérieur. Mais quand la santé de son père décline, poussé par sa mère, Maman Marthe et des cadres du parti, « Fatshi », comme on le surnomme, prend peu à peu les rênes de l'UDPS, véritable machine électorale, non sans contestation.

Surtout qu'à l'époque, en 2015, le parti d'opposition historique entame déjà de discrètes discussions avec Joseph Kabila, qui fait tout pour prolonger son deuxième et dernier mandat. Mais Félix Tshisekedi s'affirme lors des deux dialogues politiques de la fin 2016. Par deux fois, Joseph Kabila parvient à débaucher un cadre de l'UDPS, mais jamais lui.

Qualifié d'influençable par ses détracteurs, encensé par ses partisans pour être à l'écoute de sa base, Félix Tshisekedi claque la porte en novembre dernier quand il n'est pas choisi comme candidat unique de l'opposition. Et quand ses rivaux posent des conditions à leur participation aux scrutins, Fatshi décide d'y aller, coûte que coûte. « C'est parce qu'Etienne préférait être opposant que son fils est prêt à faire des concessions pour gouverner », confie un membre de famille.

Les deux hommes devront désormais cohabiter. D'aucuns parlent d'un tandem.

 

RFI

 

 

 

DIALOGUE GOUVERNEMENT-GROUPES ARMES : « C’EST LA DERNIERE CHANCE DONNEE PAR LE PRESIDENT TOUADERA AUX TERRORISTES DE LA SELEKA », DIXIT LE PATRIOTE PASCAL BIDA KOYAGBELE

Le patriote Pascal Bida Koyagbélé, président de l’Association des Paysans Centrafricains et du mouvement Kitè, a échangé avec les journalistes sur le dialogue gouvernement-groupes armés de Khartoum au Soudan. C’était le mercredi 23 janvier 2019 au bar-restaurant « Carré Gourmand », situé en face du musée Barthélemy Boganda, de 14 heures 16 minutes à 16 heures.

A en croire Pascal Bida Koyagbélé, « c’est un exercice courant pour moi d’échanger avec la presse qui a su surmonter les grands défis du pays que les politiques n’arrivent pas à y faire face. Car, c’est grâce aux journalistes que la RCA est connue sur le plan mondial. Je ne suis pas de ceux qui renient leurs amis qui sont en difficulté et j’assume mes responsabilités envers le président de la République, Professeur Faustin Archange Touadéra toute ma vie. C’est un homme humble, courageux et respectable.

L’année 2019 commence assez bien avec le dialogue gouvernement-groupes armés de Khartoum. Aussi, la semaine passée, il y avait eu la signature d’une convention économique entre le gouvernement de la RCA et le Rwanda. C’est un pays qui avait connu le génocide et qui aujourd’hui, est en paix et s’est développé. C’est donc un partenaire crédible pour la RCA.

Militairement, les factions Séléka n’ont rien, car l’UPC d’Ali Daras n’a que 450 éléments dont la plupart sont des enfants-soldats et Sidiki des 3R n’a que 100 hommes. Mais ces factions Séléka ne font que de la surenchère avec les appuis occultes du Tchad et de la France. Tous les autres pays dont les Etats-Unis d’Amérique, la Chine, la Russie, le Rwanda… sont aux côtés de la RCA et de son peuple. Il n’y aura pas la partition de la RCA, car le président Touadéra est actuellement en position de force, avec la montée en puissance des Forces Armées Centrafricaines (FACA), formées par les instructeurs militaires russes à Béréngo dans la Lobaye. Et c’est dans le désordre que prospèrent les pêcheurs en eau trouble et les ennemis de la République, mais nous leur réservons une résistance farouche. Donc, c’est la dernière chance donnée aux terroristes et mercenaires de la Séléka par le président Touadéra, à travers ce dialogue de Khartoum. Dans le cas contraire, ils seront boutés par force hors de notre territoire par nos FACA, avec les appuis de nos amis, les Russes et autres. Il n’est pas question pour nous de sauver un régime, mais plutôt de sauver notre pays, la RCA,echangee sous la coupe réglée des barbares, criminels et mercenaires des factions Séléka ».

A la fin de cet échange, les journalistes ont eu à donner leurs points de vue et impressions sur la tenue de ce dialogue gouvernement-groupes armés de Khartoum.

 

Le Petit YEKOA

 

 

Avec 94 victimes en 2018,

les meurtres de journalistes repartent A la hausse

Dans sa 29e “liste des tués”, la FIJ indique cette année que le nombre de victimes de violences inclut 84 journalistes, caméramans, fixeurs et techniciens, morts lors d’exécutions ciblées, d’attaques à la bombe ou dans des échanges de tirs en zones de conflit. Dix autres travailleurs des médias, qui exerçaient en tant que conducteurs, agents de protection et pour l’un d’entre eux comme assistant commercial, ont également perdu la vie. On dénombre 6 femmes parmi les 94 victimes. Trois accidents du travail mortels ont également été recensés par la FIJ cette année.

La liste de la FIJ pour l’année 2018 dépeint une situation de crise continue en matière de sécurité pour le journalisme, crise soulignée par le cruel meurtre de Jamal Khashoggi, chroniqueur au Washington Post et citoyen saoudien, tué au consulat saoudien d’Istanbul le 2 octobre. C’était la dernière d’une longue série d’attaques dévastatrices contre les travailleurs des médias, incluant notamment de nombreux attentats à la bombe qui ont transformé l’Afghanistan en zone meurtrière pour les journalistes sans oublier la violence du crime organisé au Mexique, qui vise toujours les journalistes.

“Ces actes de violence et ces meurtres ont brutalement mis fin à la courte diminution des meurtres de journalistes enregistrée ces trois dernières années” a déclaré Philippe Leruth, le président de la FIJ. “Une fois encore, la FIJ demande d’urgence aux Nations Unies d’adopter en assemblée générale la Convention pour la sécurité et la protection des journalistes, que la FIJ a présentée aux missions diplomatiques à New York en octobre dernier. Cette Convention, soutenue par la profession dans son entier, est une réponse concrète aux crimes commis contre les journalistes en toute impunité.”

Parmi les développements inquiétants, la liste compte cette année cinq journalistes et travailleurs des médias de Capital Gazette, un quotidien publié à Annapolis, capitale de l’état du Maryland aux Etats-Unis, tués par balles dans ce que la police appelle une “attaque délibérée”, par un individu mécontent d’avoir perdu dans un procès en diffamation contre le journal.

La liste de la FIJ pour l’année 2018 illustre que les conflits armés et les militants extrémistes sont responsables de la plupart des meurtres de journalistes dans des pays comme l’Afghanistan, la Syrie et le Yémen, tandis que l’on enregistre une forte baisse de la violence contre les journalistes en Irak ces dernières années, depuis que les groupes armés ont perdu du terrain dans le pays. Néanmoins, d’autres facteurs ont joué un rôle, tels que l’augmentation de l’intolérance envers les reportages indépendants, le populisme, la corruption endémique, les crimes ainsi que la détérioration générale de l’ordre public qui a affecté des pays dans une période prétendue de paix comme l’Inde, le Pakistan et les Philippines.

Ces éléments montrent aussi que de plus en plus de journalistes sont tués pour avoir couvert le quotidien de leur communauté, de leur ville ou de leur pays, qui ne sont pas des zones de conflits à proprement parler.

“Ces terribles chiffres en augmentation rappellent aussi que la sécurité des journalistes restera un problème tant que les pays concernés par ces meurtres seront paralysées par la corruption et l’incompétence”, a ajouté Anthony Bellanger, le secrétaire général de la FIJ. “Les statistiques de la FIJ montrent une fois encore l’échec de ces institutions, incapables de faire respecter un des droits humains fondamentaux : la sécurité”.


Selon les chiffres de la FIJ pour l’année 2018, l’Asie-Pacifique recense le plus grand nombre de meurtres avec 32 journalistes et travailleurs des médias tués, suivie par les Amériques avec 27 meurtres, le Moyen-Orient et le Monde Arabe en enregistrant 20. L’Afrique arrive en quatrième position avec onze meurtres, devant l’Europe comptabilisant quatre meurtres de journalistes.

Journalistes et travailleurs des médias tués en 2018 : voici les derniers chiffres de la FIJ :

Au 31 décembre 2018, la FIJ a enregistré les assassinats suivants :

 

• Meurtres ciblés, attaques à la bombe et feux croisés lors de conflits : 94


• Meurtres liés à des accidents et catastrophes naturelles : 3


• Nombre total de morts : 97


Voici les pays où l’on recense le plus grand nombre de meurtres de journalistes et de travailleurs des médias sont :


Afghanistan :         16,

Mexique : 11,

Yémen :                9,

Syrie :                    8,

Inde :                     7,

Pakistan :   5,

États-Unis :            5,

Somalie :   5,

Philippines :          3,

Équateur : 3,

Brésil :                   3,

Colombie :            2,

Palestine : 2,

Guatemala :           2

 

Presse-francophone


Source : FIJ

 

 

 

Avis aux médias : 23.01.2019

 

L’audience de première comparution de Patrice-Edouard Ngaïssona programmée pour le 25 janvier 2019

 

La première comparution de Patrice-Edouard Ngaïssona devant la Chambre préliminaire II de la Cour pénale internationale (« CPI » ou « Cour ») aura lieu le vendredi 25 janvier 2019 à 14h30 (heure locale de La Haye) en salle d’audience I. La Chambre préliminaire II est composée du juge Antoine Kesia‐Mbe Mindua, juge président, de la juge Tomoko Akane et du juge Rosario Salvatore Aitala.

 

M. Ngaïssona a été transféré à la CPI le 23 janvier 2019, à La Haye, aux Pays-Bas, par les autorités de la République française en application d’un mandat d’arrêt de la CPI délivré par la Chambre préliminaire II pour des crimes contre l’humanité et crimes de guerre présumés qui auraient été commis en République centrafricaine (« RCA »). Ce transfert fait suite à l’accomplissement des procédures nationales nécessaires en France, où il avait été arrêté le 12 décembre 2018.

 

Au cours de l’audience de première comparution, la Chambre vérifiera l’identité du suspect et la langue dans laquelle il pourra suivre les procédures. Le suspect sera informé des charges portées à son encontre.

 

Contexte : Le 7 décembre 2018, la Chambre préliminaire II de la CPI a délivré un mandat d’arrêt à l’encontre de Patrice-Edouard Ngaïssona pour des crimes de guerre et de crimes contre l’humanité qui auraient été prétendument commis dans différents endroits en RCA entre le 5 septembre 2013 au moins et au moins décembre 2014 :

 

▪ crimes contre l’humanité : meurtre et tentative de meurtre, extermination, déportation ou transfert forcé de population, emprisonnement ou autre forme de privation grave de liberté physique, torture, persécution, disparition forcée et autres actes inhumains; et

 

crimes de guerre : meurtre et tentative de meurtre, torture, traitement cruel, mutilation, le fait de diriger intentionnellement des attaques contre la population civile, le fait de diriger intentionnellement des attaques contre le personnel, les installations, le matériel, les unités ou les véhicules employés dans le cadre d’une mission d’aide humanitaire, le fait de diriger intentionnellement des attaques contre des bâtiments consacrés à la religion, pillage, le fait de procéder à l’enrôlement d’enfants de moins de 15 ans et de les faire participer activement à des hostilités, déplacement de la population civile et la destruction des biens de l’adversaire. 

 

Retransmission vidéo :

L’audience pourra être suivie en direct sur le site Internet de la CPI au lien suivant: http://player.cdn.tv1.eu/statics/66005/icc.html?lang=FRE

 

Assister à l’audience :

Les membres du corps diplomatique, les ONG et les membres du public sont priés d’envoyer leurs demandes d’assister à l’audience par courriel à : ICCVisits@icc-cpi.int. Les participants devront présenter un passeport ou un titre d’identité valide comportant une photographie à l’entrée principale de la Cour (située à l’adresse : Oude Waalsdorperweg 10, 2597 AK La Haye).

Les journalistes souhaitant couvrir l’audience sont priés d’envoyer leurs demandes d’accréditation par courriel à : PublicAffairs.Unit@icc-cpi.int. Tous les journalistes devront présenter une carte de presse valide, ainsi qu’un passeport/titre d’identité valide comportant une photographie, à l’entrée principale de la Cour (située à l’adresse : Oude Waalsdorperweg 10, 2597 AK La Haye).

Veuillez noter que la Cour ne pourra garantir l’accès à l’audience aux personnes qui n’auraient pas reçu de confirmation à l’avance. Afin d’éviter tout délai pour accéder le bâtiment, les personnes sont priées d’arriver une heure avant le début de l’audience.

 

Centre de presse de la CPI :

Les journalistes souhaitant utiliser le Centre de presse de la Cour pourront y accéder à partir de 8h30. Le Centre de presse de la CPI est situé dans la « Tour de la Cour » du bâtiment. Il est composé d’espaces de travail partagés, pouvant accueillir jusqu’à 104 personnes assises, et de deux salles d’entretien. Le Centre de presse distribue la vidéo et l’audio intégrée de l’audience, via HD-SDI avec un connecteur BNC femelle. Les journalistes souhaitant se connecter devraient apporter un équipement compatible et un câble BNC. L’alimentation est fournie (prise européenne). Le Centre de presse est doté d’un accès Wi-Fi.

 

Documents audiovisuels :&nbs