INFO

Toutes les infos du Mercredi 19 Septembre 2018

Cm n 2799 du mer 19 sept 2018

12 MOIS ACCORDES PAR LA RUSSIE AUX REBELLES POUR DEPOSER LES ARMES : LA DUREE EST TROP LONGUE ET DOIT ETRE REDUITE

Le conseiller politique de la Russie a accordé douze (12) mois aux groupes rebelles récalcitrants afin de déposer les armes. La durée est trop longue et doit être réduite, au risque que le pire pourrait arriver d’un moment à l’autre, dans un contexte où les groupes armés multiplient des revendications pour faire pression sur la communauté nationale et internationale afin que l’amnistie leur soit accordée, lors du prochain dialogue en cours.

Certes, les éléments des Forces Armées Centrafricaines (FACA) commencent à être redéployés dans certaines régions du pays pour protéger les populations et sécuriser les institutions de l’Etat. Mais leur effectif ne suffit pas encore pour sécuriser l’ensemble du pays. Jusque-là, certaines villes du pays sont dépourvues d’éléments des FACA. Et la plupart du temps, ce sont les groupes rebelles (factions Séléka, Anti-Balaka et autodéfenses) qui font leur propre loi sur les civils.

C’est l’exemple de la ville de Bria qui ne dispose pas encore des Forces de Défense et de Sécurité (FDS) pour assurer la protection des personnes, ainsi que de leurs biens. D’où, les mouvements des groupes armés du Front Patriotique pour la Renaissance de Centrafrique (FPRC), de l’Union pour la Paix en Centrafrique (UPC), les milices Anti-Balaka et les autodéfenses qui sont encore très actifs dans cette zone. Ils continuent de commettre les exactions de tout genre sur les populations civiles.

Voilà pourquoi nous disons que cette durée accordée par la Russie est très longue et doit être réduite, au risque que les populations civiles de l’arrière-pays ne soient exterminées par ces milices armées et autres bandits de grand chemin qui pullulent dans presque toutes les régions du pays. Car, vous êtes sans ignorer que la méthode souvent utilisée par ces rebelles est de tuer, massacrer, violer, braquer, piller et incendier pour faire pression sur la communauté nationale et internationale, afin que leurs revendications soient prises en compte.

Dans ce cas de piètre figure, il est indispensable que la Russie vole au secours de la population, surtout celle dans les zones où les éléments des FACA ne sont pas encore déployés tout en prenant des mesures nécessaires et rigoureuses qui s’imposent, dans le but de contrecarrer les actions de ces  milices ou d’empêcher leurs attaques contre des civils. Sinon, les populations civiles des villes en proie aux violences seraient réduites à néant par ces criminels sans âme ni conscience pendant ce délai de 12 mois qui leur est accordé par la Russie.

L’expérience a toujours démontré que les groupes armés signataires de multiples accords n’ont jamais respecté leurs engagements pour faire la paix. L’exemple palpable est celui des affrontements meurtriers qui ont opposé, il y a de cela deux semaines, les éléments du FPRC aux milices Anti-Balaka dans la ville de Bria. Et ce, quelques jours seulement après la rencontre du  panel des facilitateurs de l’initiative africaine pour la paix, voire celle de la Russie avec les leaders des groupes armés à Khartoum, au Soudan.

Aussi, il est prouvé et avéré que les multiples mises en gardes et ultimatums lancés par le gouvernement et la communauté internationale aux groupes rebelles ne sont pas  respectés. D’où, «les mêmes faits produisent les mêmes effets » : tueries, disparitions forcées, tortures, braquages, vols à main armée, viols, et que savons-nous encore. Et tout porte à faire croire que les milices armées n’entendent nullement la voix du dialogue pour déposer les armes et faire la paix.

La rentrée scolaire 2018-2019 est officiellement lancée ce lundi 17 septembre par les autorités du pays. La question fondamentale qui se pose est celle de savoir comment les enfants peuvent aller étudier dans les villes où les rebelles sont toujours armés jusqu’aux dents et continuent de dicter leur propre loi aux populations civiles ?

C’est une question qui devrait donner matière à réflexion à nos dirigeants, ainsi qu’aux partenaires techniques et financiers qui soutiennent le système éducatif de la République Centrafricaine tombé plus bas que terre.  La Russie doit réduire ce temps de grâce pour abréger la souffrance des centrafricains. La crise a trop duré.

 

Amedé NGUETE

 

 

 

DEGRADATION TRES AVANCEE DU PONT PK 9 SITUE A LA SORTIE SUD DE BANGUI

 

Nous en parlons et nous en parlerons toujours. Le pont du PK 9, situé à la sortie Sud de Bangui, connaît une dégradation très avancée. Tout se passe comme s’il n’y a pas un ministre des travaux publics dans ce pays. Réfectionné en 1998 par CFE, une société française, vingt ans, jour pour jour, se sont écoulés que ce pont n’a connu aucun aménagement. On se pose les questions suivantes:  les autorités de ce pays empruntent-elles l’axe Bangui-M’Baïki ? Observent-ils l’état de ce pont ?

En tout cas, les autorités du pays n’observent pas la dégradation avancée des infrastructures et biens de l’état. En ce qui concerne le pont du PK 9, ce n’est pas l’affaire du président de la République. Il y a un ministre des travaux publics qui est en charge de cette infrastructure. Sans vous mentir, si rien n’est fait durant cette saison pluvieuse, le pont peut s’effondrer. Quand le pont Sapéké commençait à s’affaisser, le ministère des travaux publics n’a songé un seul instant à sa réhabilitation. Ce n’est qu’après son écroulement que tout le monde commençait à crier. C’est l’exemple du pont Sica Castor et bien d’autres à l’intérieur du pays. Ne serait-il pas le même cas du pont de PK 9 ? Même quand il pleut, la surface du pont est envahie par les eaux des pluies.

Face à cette situation, les usagers se plaignent et ne savent à qui se vouer pour avoir gain de cause. Même les passages destinés aux piétons sont à haut risque, parce que les garde-fous qui servent de protection sont tous enlevés par des gens de mauvaise foi. Il est à signaler que cet ouvrage est l’œuvre d’une personne humaine et non divine. Donc, il a besoin d’être aménagé tous les temps comme il le faut. Malheureusement, nous constatons que la dégradation avancée de ce pont n’émeut personne, encore moins le ministre en charge des Travaux Public. Si la Chine ne volait pas au secours de la RCA pour la reconstruction du pont Sapéké, l’état centrafricain avait-il les moyens de le faire ? Avant de nommer les ministres au sein du gouvernement, le chef de l’Etat et le premier ministre doivent d'abord tenir compte de la capacité, de la volonté, de la détermination et de la clairvoyance de la  personnalité pour qu’il y ait du sérieux dans leur exercice.

Il y a d’autres qui font bien leur travail, en l’occurrence les ministres  Henri Wanzet Linguissara , Jean Louis Opalayen, Marie Noëlle Koyara et consorts. Bon nombre d’entre eux passe tout leur temps à dormir au bureau.

La rédaction du journal Centrafric Matin souhaite à ce que le ministre des travaux publics aille toucher du bout de doigt la réalité dudit pont. A bon entendeur, salut !

Max Maximin Dijon IGBELENZOGNA

 

 

RDC – CPI : JEAN-PIERRE BEMBA CONDAMNE A 12 MOIS DE PRISON DANS

L’AFFAIRE DE SUBORNATION DE TEMOINS

La Cour pénale internationale a condamné Jean-Pierre Bemba à douze mois de prison ferme dans l’affaire de subornation de témoins, dans une décision rendue publique lundi 17 septembre. Sa défense plaidait la relaxe, en arguant de son acquittement spectaculaire en juin dernier.

En juin dernier, Jean-Pierre Bemba avait été acquitté en appel des charges de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité. Lesquels portaient sur les exactions commises par sa milice, le Mouvement de libération du Congo (MLC), et lui avaient valu une condamnation à 18 ans de prison ferme en première instance. Mais l’opposant avait encore maille à partir avec la CPI dans cette affaire de subornation de témoins.

Quatorze témoins avaient en effet été soudoyés par Jean-Pierre Bemba et ses avocats, afin qu’ils présentent de faux témoignages devant la CPI. Une culpabilité confirmée en mars par la Cour d’appel, qui avait alors renvoyé le prononcé de la peine à une date ultérieure. C’est chose faite, avec sa condamnation à douze mois de prison ferme et à une amende de 300 000 euros. Une peine largement couverte par son temps passé en détention

Une épine dans le pied

Malgré son acquittement et sa sortie de prison, cette affaire connexe représente une sérieuse entrave aux ambitions politiques de l’ancien chef de guerre. La Commission électorale nationale indépendante (Ceni), puis la Cour suprême, l’ont ainsi déclaré inéligible à l’élection présidentielle prévue le 23 décembre prochain. Motif invoqué : l’interdiction dans la loi congolaise de se présenter au scrutin en cas de condamnation pour corruption.

Mais cette interprétation est vivement critiquée dans le camp de l’ancien chef de guerre, au sein duquel on rappelle notamment l’existence de deux délits distincts (corruption et subornation) dans le Code pénal congolais.

La CPI dans le viseur

Deux jours avant la décision des juges de La Haye, les autorités congolaises avaient menacé dans un communiqué de quitter la Cour pénale internationale. « Plusieurs indices concordants (…) indiquent que certains gouvernements exerceraient des pressions sur les juges de la CPI », dénonce ce texte. Des pressions à même d’influer sur « les questions sous examen par devant cette institution en relation avec la situation en RDC, susceptibles d’avoir une incidence sur le processus électoral en cours dans le pays », selon le communiqué du ministère des Affaires étrangères.

Jeune Afrique

 

 

 

 

 

LES FONCTIONNAIRES DES DOUANES SERONT OUTILLES SUR LES REGLES D’ORIGINE DES MARCHANDISES

Après l’atelier de formation des fonctionnaires des douanes sur la gestion des bureaux et brigades des douanes, place est faite cette fois-ci à l’atelier sur les règles d’origine des marchandises. La cérémonie dudit atelier s’est déroulée ce lundi 17 septembre 2018 aux environs de 14 heures, dans la salle de conférences du Complexe Scolaire International Galaxy. Cet atelier est organisé par le cabinet KOWABIS CONSULTING SARL, sur financement IDA-2017-Banque Mondiale, dans le cadre du Projet de Facilitation des Transports et du Transit en zone CEMAC-Composante centrafricaine. Elle était placée sous les auspices du Directeur Général Adjoint chargé des Services Extérieurs, l’inspecteur principal des douanes, Daniel Nguérémi. A ses côtés, on notait la présence du Directeur gérant du cabinet Kowabis Consulting, Homère Kowakoua.

Dans ses mots de bienvenue, Homère Kowakoua a signifié que l’origine des marchandises revêt une importance fondamentale dans la taxation des marchandises par la douane, et de poursuivre, « Au sein de la Communauté CEMAC, voire même CEEAC, l’origine permet d’appliquer ou non aux marchandises importées, le Tarif Extérieur Commun (TEC) dont le taux des droits de douane varie de 5% à 30% selon les catégories des marchandises ; ou alors le Tarif Préférentiel Généralisé (TPG) dont le taux des droits de douane est de 0%. Les règles d’origine qui permettent de déterminer l’origine des marchandises en vue de l’application ou non du TEC ou du TPG, ne sont guère respectées. Elles sont bien souvent négligées et omises. Ce qui occasionne d’importants manques à gagner pour le Trésor Public car des marchandises sur lesquels devraient être assis les droits des douane ne le sont point car considérées comme des marchandises originaires de la CEMAC ».

« Cette formation sur l’origine des marchandises arrive à point nommé et permettra assurément de recadrer les pratiques de l’heure, d’autant plus que le Cameroun a signé un accord de partenariat économique avec l’Union Européenne, en marge de celui que la configuration des Etats d’Afrique centrale dont le Cameroun fait aussi partie », a rassuré le Directeur gérant.

Homère Kowakoua a tenu à signifier aux apprenants qu’il est indispensable de ne pas confondre les marchandises originaires du Cameroun, donc de la CEMAC, qui sont soumises au TPG au taux de 0% de droit de douane, avec celles de l’UE, libéralisées au Cameroun du fait de leur accord, mais qui importées ensuite dans notre pays, devront être assujetties au droit de douane. Il les a prévenus qu’à priori les règles d’origine paraissent fort simples lorsqu’il s’agit de déterminer l’origine des marchandises entièrement obtenues dans un seul pays. Mais en réalité, elles deviennent plus complexes lorsque plusieurs pays ou alors plusieurs éléments de plusieurs pays sont impliqués dans la fabrication des produits.

En bouclant ses propos, il a exhorté les apprenants à plus d’attention et d’application au cours de cet atelier afin de profiter pleinement des enseignements qui seront dispensés durant les dix (10) jours ouvrables à venir.

D’après le DGA/SE, Daniel Nguérémi qui a présidé ladite cérémonie, « L’origine des marchandises fait partie des éléments fondamentaux de la taxation en douane, suivie de l’espèce tarifaire et de la valeur en douane. La non maîtrise de la règle d’origine de la marchandise peut occasionner une perte énorme en recettes pour l’Etat centrafricain du fait que la marchandise d’origine CEMAC bénéficie du TPG, alors que celle qui provient d’un pays hors CEMAC ou tiers est frappée de plein tarif ou le TEC. C’est dire que l’enjeu de cette formation est de taille pour le Gouvernement ».

Aux apprenants, il les a invités à faire sienne cette formation tout en étant assidus, ponctuels et rigoureux. Il a aussi attiré leur attention que la hiérarchie les suit jour en jour.

Quant aux formateurs, il les a exhortés à donner le meilleur d’eux-mêmes pour la réussite de la formation. Il a par ailleurs exprimé sa gratitude à l’endroit de la Banque Mondiale pour le soutien financier nécessaire qu’elle apporte au gouvernement à travers les multiples formations au profit des cadres des douanes centrafricaines.

Le rideau était définitivement tombé sur la cérémonie d’ouverture dudit atelier par une photo de famille. Notons tout de même en passant que vingt (20) douaniers centrafricains prennent part à cet atelier qui prendra fin le 28 septembre prochain.

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

LES GROS MOYENS POUR ABREGER LA GUERRE, COMME LES Etats-Unis L’ONT FAIT A NAGAZAKI : IL FAUT FRAPPER TRES FORT

Les groupes armés laissent libre cours à leurs caprices, alors que cinq millions de Centrafricains souffrent atrocement. De grands projets sont suspendus, alors qu’il est urgent de les mettre en œuvre pour soulager et améliorer les conditions de vie de la population. Les populations déplacées et celles en exil doivent-elles voir le calvaire se prolonger indéfiniment ? A quand le relèvement du pays ? La patience a ses limites et les groupes armés ne peuvent abuser de la patience de la majorité au gré de leurs intérêts égoïstes. L’heure est venue d’abréger la guerre, en utilisant les gros moyens radicaux. Le ping-pong verbal n’a que trop duré, il faut passer à la vitesse nucléaire, c’est-à-dire la bombe atomique et qu’on n’en parle plus.

Les accords, les Centrafricains n’en veulent plus. Ils exigent des solutions radicales. Le Tchad utilise les gros moyens pour combattre la rébellion qui sévit au Nord du pays. Pourquoi la RCA doit continuer de caresser dans le sens du poils, des criminels, des terroristes, des bandits de grand chemin ? La situation a évolué et 2013 n’est pas 2018. Pour couper l’herbe sous les pieds des manipulateurs et manipulés, il faut l’usage de la force. Les résidus s’engageront pour le Programme Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Rapatriement (DDRR). C’est le gouvernement qui a sollicité l’aide de l’Union Africaine. Ce dialogue servira en même temps de ligne rouge à ne pas franchir. C’est la dernière chance offerte aux groupes armés pour une hypothétique survie. La vie des Centrafricains ne peut plus être suspendue à un groupuscule de terroristes criminels.

Le dialogue et la non-violence ont fait leur temps. Les groupes armés n’en ont nullement profité pour jouir de la vie. Il faut changer de fusils d’épaule. Les leaders des groupes armés sont conscients du mal qu’ils ont fait au pays. Ils savent le sort que le peuple centrafricain leur a réservé. Il faut utiliser la carte Joker afin de leur faire entendre raison. « Aux grands maux, les grands remèdes ». Le peuple centrafricain s’est barricadé derrière la justice, son rideau de fer. Les leaders des groupes armés seront récoltés comme les chenilles dans la forêt de la Lobaye, les uns après les autres. Quel que soit le temps que cela peut prendre, la justice est toujours là, patiente, jusqu’à ce que les leaders des groupes armés lâchent prise et tombent sous les pattes de l’oncle Gaïndé le lion qui les écrase. Après plus de 20 ans, les génocidaires au Rwanda sont rattrapés par la justice aux quatre coins du monde. Les Nazis ont beau changé de nom pour bien se cacher, la justice a fini par les dénicher.

Le préalable des groupes armés constitue une nouvelle déclaration de guerre au peuple centrafricain. Le projet LONDO constitue le maillon fort du relèvement de la RCA. Ce projet est à l’œuvre dans plusieurs régions comme le Haut-Mbomou, le Mbomou, avec des Travaux à Haute Intensité de Main d’Œuvre (THIMO), pour soulager la jeunesse et la détourner de la voie de la guerre. Ce projet concerne l’ensemble des 16 préfectures du pays. Les projets avec la Chine doivent-ils moisir dans les tiroirs ? C’est pourquoi, l’heure est aux grandes décisions qui vont libérer définitivement l’ensemble du territoire national. Les Centrafricains pourront respirer à pleins poumons, dormir sur leurs deux oreilles, goutter à la liberté d’aller et venir, vaquer quotidiennement à leurs occupations. La RCA doit se relever de ses cendres, pour se ranger dans la dynamique de l’émergence, comme le Rwanda, l’Angola, l’Afrique du Sud et tant d’autres pays africains. Quand un enfant se fait brûler, il retient une fois pour toute que le feu fait mal, c’est dangereux de jouer avec le feu. Les leaders des groupes armés se croient super stars de la guerre. Et pourtant, il n’a fallu que quelques secondes pour que le téméraire général Zoundéko qui a osé franchir la ligne rouge à Ippy, disparaisse pour toujours.

Or, avec l’arrivée de la Russie et la réhabilitation des FACA, les moyens se sont considérablement accrus, avec les drones, les hélicoptères, les avions de guerre, les missiles, et bien d’autres armes à longue distance. Des abrutis comme on le voit, jouent avec leur vie, alors qu’en un clin d’œil, ils ne seront plus et pour l’éternité. La Russie n’est pas la France. L’enfer n’est qu’à deux doigts des groupes armés. La paix ou la guerre, le peuple centrafricain est assuré de sa victoire éclatante sur les forces du mal, sur ses bourreaux qui sont en instance de transit vers leurs tombes. Les groupes armés sont aujourd’hui seuls comptables de leurs agissements. Ils ont semé le vent, il faut bien qu’ils récoltent la tempête.

 

 

Julien BELA

 

 

 

 

LES PRATIQUES DE LA MAGIE NOIRE EXPLOSENT DANS LA VILLE DE BANGUI

La capitale centrafricaine Bangui connaît depuis quelques temps une recrudescence des actes dits de pratiques de « la magie noire, de Yassine, de maraboutage ou de fétichisme » de grande ampleur.

En effet, le nombre d’établissements commerciaux (boutiques, Bars-dancing) et des véhicules qui ont pris feu ces derniers jours sont très alarmants. Tenez, rien que dans le 8ème arrondissement, précisément au marché Combattant, il y a eu plusieurs cas d’incendie de boutiques ou de buvettes. Pour les initiés (pratiquants), ces incendies sont d’origine mystique et non des incendies d’origine naturelle.

C’est pourquoi, dans le souci d’apporter une lumière sur ces pratiques venues pour la plupart du Nigéria, du Bénin ou du Cameroun voisin, votre quotidien « Centrafric Matin » a investigué auprès des Banguissois pour décrypter l’influence de ses pratiques réputées augmenter la richesse des victimes du sinistre.

Le Marché Combattant a enregistré la semaine dernière un cas d’incendie de la « CAVE VIP », selon les témoignages des badauds qui tentaient de juguler cet incendie. Le propriétaire des lieux, un certain prénommé Roméo, n’a pas voulu que les gens de bonne foi venus à sa rescousse, puissent éteindre le feu qui était entrain de consumer son bar. D’ailleurs, le jeune Urbain est resté perplexe par rapport à la réaction du propriétaire du Bar. « Pour moi, la réaction du grand frère Roméo pendant l’incendie de son Bar-VIP, n’a fait que confirmé ce que tout le monde au Marché Combattant suspectait. Pour nous, il fait partie du cercle fermé des « Millionnaires comme Crésus et mourir jeune », des pratiquants d’une magie importée du Nigéria », a-t-il déclaré et d’ajouter, «ils sont nombreux ici au Marché, reconnaissables par leurs tenues vestimentaire les weekends ou lors des cérémonies. Ils sont pour la plupart habillés avec un chapeau melon et tiennent dans leurs mains une canne de pouvoir ».

Après notre entretien avec Urbain, il est toujours difficile d’attester les dires de ce dernier, car à Bangui, la réussite des uns ne fait pas le bonheur des autres. Et surtout qu’il est facile d’accuser son chien de rage si on veut le tuer. Mais toutefois, la capitale Bangui continue d’enregistrer des cas d’incendies similaires, comme ce fut le cas de l’incendie d’origine inconnue en 2017 au grand magasin « Rayan » situé au centre-ville.

Le dernier incendie en date, est celui d’un véhicule qui a pris feu entre la CBCA et l’Ecobank. C’est le même cas de figure. Le propriétaire dudit véhicule qui, entretemps, était venu faire un retrait  dans une banque de la place, voulait redémarrer sa voiture, mais il s’est vite rendu compte que la voiture a pris feu. C’est ainsi que le brave monsieur a quitté  son véhicule pour assister impuissant comme tous les passants, à l’embrasement total de sa voiture. En outre, ce qui a éveillé le soupçon des badauds qui assistaient à la scène, est que ce dernier n’a pas eu de remords devant la scène infernale de la carbonisation totale de sa voiture encore neuve.

Aujourd’hui, ces pratiques alertent de plus en plus des Banguissois sur l’importation des cas de pratique de la magie noire dans le pays.

En attendant, les forces de l’ordre doivent redoubler de vigilance pour éviter que ces chasseurs de richesse, à n’importe quels prix, n’arrivent pas au sacrifice humain.

 

Sinclair ARIES

 

 

ELECTION DES MEMBRES DU BUREAU DES « KOLI ET OUALI GARA » DU

MARCHE CENTRAL DE BANGUI : IL FAUT FAIRE UN CHOIX UTILE ET OBJECTIF

A l’approche de l’élection des membres du bureau de l’Association des « Koli et Ouali Gara » du marché central de Bangui, sis dans le 1er arrondissement, nous voulons par anticipation attirer l’attention de ces derniers sur un choix utile et objectif. Et ceci pour redorer le blason de leur association pour la défense leur cause. Mais que signifie faire un choix utile et objectif ?

Cela veut dire qu’il faut faire un choix objectif basé sur des critères de bonne moralité, d’intégrité, de niveau d’instruction et de moyens financiers. Il faut donc élire des gens éclairés, incorruptibles, capables de défendre partout les intérêts des « Koli et Ouali Gara » du marché central de Bangui. Il s’agit des gens qui peuvent monter des projets bancables au profit des « Koli et Ouali Gara » afin d’augmenter leurs chiffres d’affaires.

Et sur ce, nous disons que la Nouvelle Génération des Commerçants Centrafricains (NGCC) est la mieux placée, car ayant des objectif ambitieux, à savoir : développer et stimuler des secteurs agro-alimentaires, commerciaux et industriels. En plus, elle entend former ses membres en matière de coopérative, rechercher des financements auprès des associations et organisations à vocation communautaire, susceptibles des réalisations et de leur appuyer financièrement, matériellement et techniquement. Il est question de la création d’une nouvelle classe d’hommes d’affaires centrafricains, participant au développement des Petites et Moyennes Entreprises (PME) et Petites et Moyennes Industries (PMI) de Centrafrique.

Chers «  Koli et Ouali Gara » du marché central de Bangui, vous êtes déjà informés en amont sur les enjeux de cette élection en cours. Donc la balle est désormais dans votre camp, pour faire un choix utile et objectif. Car, il y va de l’avenir radieux ou non de votre association. Dans le cas contraire, « le regret vient toujours tard », dit-on. A qui la faute ? A bon entendeur, salut !

Le Petit YEKOA

 

 

GUINEE EQUATORIALE / UN MENSONGE DE 16 MILLIONS POUR DESTABILISER LE PAYS

Une valise d’un (1) milliards transformée en 16 millions, un gros mensonge orchestré et diffusé par les médias complices pour la déstabilisation des pays qui disent non à l’occident.

L’heure de la manipulation du peuple Africain est terminée, le mensonge et les montages qui visent à déstabiliser nos pays n'aurons plus leur place. Comment un pays comme le Brésil peut se laisser emporter dans un tel mensonge ? Les faits. Le vendredi 14 septembre, lors de l'arrivée du Vice président Teodoro Nguema Obiang Mangue au Brésil, son avion à été filmé, ses valises fouillé, son passeport filmé. Une seule valise contenait la somme d'1 million 400 milles dollars et cela représentait, les frais de mission, comprenant l'avion, l'hôtel, le personnel etc... car la délégation du Vice président partait du Brésil dimanche pour une mission officielle.

Le Mensonge

Le dimanche après le départ du Vice président du Brésil, les réseaux sociaux et les médias occidentaux ont publié des images avec le passeport du Vice-président comme s'il avait été arrêté au Brésil. Les mêmes médias occidentaux ont montré une valise de dollars et deux montres avec comme titre, 16 millions de dollars appartenant au Vice président. La douane à réceptionné 1 million 400 milles dollars. Les deux montres qui portent les initiales du Vice président, donc effet personnel ont été évaluées à 15 millions par les douaniers sur place sans le concours d'un expert. Pourquoi attendre le départ du Vice président le dimanche pour procéder à un tel mensonge ?

Pourquoi vouloir faire croire que le Vice Président a été arrêté?

Le gouvernement Brésilien promet de sanctionner tous ceux qui ont été à l'origine de cette tentative de déstabilisation car cela est une violation de la convention de Vienne sur l'immunité diplomatique.

ONG La Voix de l’Afrique

 

 

CETTE REFLEXION M’A INSPIRE CE SOIR : TOUT CE QUE NOUS TOUCHONS, NOUS Y LAISSONS DES EMPREINTES.

Si nous touchons la vie d’autres personnes, nous laissons notre identité en eux. La vie est bonne quand on est heureux mais elle est encore meilleure quand d’autres sont heureux à cause de nous.

Sois fidèle en touchant le cœur des autres. Sois pour eux une inspiration. Rien dans la nature ne vit pour soi même.

- Les rivières ne boivent pas leurs eaux.

- Les arbres ne mangent pas leurs fruits.

- Le soleil ne brille pas pour lui même.

- Les fleurs ne répandent pas leur odeur sur elles mêmes.

 Vivre pour les autres est une règle de la nature.

Nous sommes tous nés pour nous aider les uns les autres.

Quelle que soit la situation face à laquelle tu te trouves, continue à être une bénédiction pour les autres. Si quelqu’un se moque de ta vie, sache qu’il peut te trahir.

● S’il te vole...il peut te tuer ;

● S’il te ment...il peut t’empoisonner ;

● S’il te conseille...il t’aime ;

● S’il  te raisonne...il te considère ;

● S’il  te réprimande...il veut ton bien ;

● S’il t’enseigne...il veut ton succès ;

● S’il te fait des blagues, c’est que t’es spéciale pour lui ;

● S’il se souci de toi...il t’admire ;

● S’il t’écrit...il pense à toi ;

● S’il te salut...il te respecte ;

Saches désormais comment et avec qui vivre

Penser du jour !!!

Lorsque les frères de Joseph l’ont vendu, ils ont cru que c’était fini pour lui. Mais, ils l’ont retrouvé en habits de gouverneur en Egypte!

Te concernant, tes ennemis pensent t’avoir anéanti. Mais DIEU utilise leurs actions pour t’élever !

Je t’annonce que malgré leurs attaques, tu seras une source de bénédictions. Car tu es né(e) pour être un sujet de gloire amen ONG la délivrance toujours pour la délivrance.

ONG La Délivrance Officielle

 

 

 

 

LE COMITE D’ORGANISTAION DU CONCOURS MISS-CENTRAFIQUE 2018 LANCE LA PHASE DE PRESELECTION EN PROVINCES

Après Bangui la capitale, le comité d’organisation du concours miss-Centrafrique 2018 lance la phase de présélection en provinces. C’est ce qui était ressorti d’une interview accordée par la présidente du comité d’organisation dudit concours, ce lundi 17 septembre dans la martinée.

Ce 15 septembre, le comité d’organisation du concours miss-Centrafrique 2018 a quitté Bangui pour se rendre dans certaines villes de provinces dans le but de lancer la phase de présélection dudit concours. C’est ce qu’avait déclaré la présidente du comité d’organisation aux professionnels des médias. «Les 3 premières villes que nous allons nous rendre pour lancer la présélection du concours sont Bouar, Berberati et Nola. Nous allons ensuite revenir à Bangui. Le prochain voyage est prévu pour le 05 du mois prochain à Bozoum », a-t-elle expliqué.

Selon la présidente du comité d’organisation, les filles qui seront présélectionnées en provinces, vont recevoir des  cadeaux et attendre le mois d’octobre pour descendre à Bangui, afin «de participer à la grande finale prévue pour le mois de décembre prochain ».

Conformément aux critères d’éligibilité établis, les filles qui sont intéressées par ce dossier, doivent être âgées de 18 à 22 ans, être étudiantes, habiter encore chez leurs parents, et n’avoir pas fait d’enfants. Et ceci, dans le but «de défendre valablement les couleurs de la nation », a précisé la présidente du comité d’organisation.

Rappelons toutefois que le concours miss-Centrafrique 2018 a été lancée à Bangui le mois d’août dernier et les inscriptions sont ouvertes au musée Barthelemy Boganda, du lundi au vendredi, de 8 heures 30 minutes à 15 heures 00.

Le thème retenu pour cette année est «la beauté et l’intelligence d’abord ».

Bénistant MBALLA

 

 

 

VOICI  L’IDENTITE COMPLETE DE LA COUR PENALE SPECIALE RESUMEE EN HUIT QUESTIONS

Qu’est ce que la Cour Pénale Spéciale ? Comment est-elle organisée ? Quels crimes poursuit-elle ? Qui peut être poursuivi par la CPS ? Quelle est la garantie pour les victimes et les témoins ? Comment peut-on saisir la CPS ? Quelles peines pourra prononcer  la CPS ? Quel genre de relation la CPS entretient avec les autres instances judiciaires nationales et la CPI ? Ces huit questions résument l’identité complète de la CPS que l’ensemble de la population centrafricaine doit connaitre.

Genèse de la CPS

La Cour Pénale Spéciale est une juridiction de droit centrafricain, créée par la loi du 3 juin 2015 sous le régime transitionnel de Catherine Samba-Panza. Sa principale caractéristique est sa nature mixte. En effet,  elle est composée de juges nationaux et internationaux. Elle siège à Bangui la capitale et est instituée pour une durée de cinq ans renouvelable. Ce quinquennat court à partir du 30 juin 2017, date de la prestation de serment de ses premiers magistrats.

Organisation et fonctionnement de la CPS

La CPS se compose de quatre chambres : un parquet, un greffe et deux autres unités qui lui sont rattachées (une unité spéciale d’officiers de police judiciaires et un corps spéciale d’avocats). Les chambres sont nommées au fur et à mesure de l’avancée des dossiers : la chambre d’instruction et la chambre  d’accusation spéciale (déjà nommées) ; la chambre d’assise et la chambre d’appel. Elles comptent 21 magistrats dont 11 centrafricains et 10 internationaux.

Le parquet comprend un procureur spécial (international) et un procureur spécial adjoint (centrafricain), assistés par au moins deux substituts : 1 international et 1 centrafricain.

Le greffe comprend un greffier en chef (centrafricain) et un adjoint (international), assistés des greffiers en nombre proportionnel au volume des affaires judiciaires.

L’unité spéciale de police judiciaire est constituée d’une vingtaine d’officiers de police judiciaire issus des rangs de la gendarmerie et de la police centrafricaines.

Le corps spécial d’avocats est constitué d’une vingtaine d’avocats centrafricains. Dans le cas où leur sécurité sera menacée, des internationaux pourront être désignés.

Les crimes poursuivis par la CPS

La CPS poursuit les violations graves des Droits humains dont les crimes de génocide, crimes de guerre et crimes contre l’humanité, perpétrés sur le territoire centrafricain depuis la date du 1er janvier 2003. Ces crimes sont imprescriptibles et ne peuvent être graciés ou amnistiés (art 162.2 du code pénal).

La CPS a compétence pour juger les auteurs, co-auteurs et complices des crimes ci-dessus. Elle peut poursuivre les chefs militaires et leurs supérieurs hiérarchiques pour les crimes de leurs subordonnés. Aucune immunité liée à une fonction officielle ne peut  lui être opposée.

La loi sur la CPS garantit la protection des victimes et des témoins par des mesures spécifiques qui sont définies plus précisément dans le  règlement de procédures et  de preuves. Cela comprend la tenue d’audiences à huit clos et la protection d’identité des victimes et des témoins. Les victimes et témoins principaux pourront bénéficier de mesures de protection mises en place à la CPS.

Comment saisir la CPS ?

Par le biais d’un avocat, il est possible de saisir la CPS par plainte ou dénonciation et par plainte avec constitution de partie civile. La procédure est gratuite pour les parties civiles. De même, les personnes poursuivies indigentes peuvent bénéficier d’un avocat commis d’office.

Quelles peines pourra prononcer la CPS ?

La peine maximale selon la loi sur la CPS est la prison à perpétuité. La CPS pourra donc condamner des personnes à la peine de mort. Outre les peines de prison, la CPS pourra aussi prononcer des peines de travaux forcés.

Quelle relation la CPS entretient avec les instances judiciaires nationales et la CPI ?

La CPS a préséance sur les autres instances judiciaires nationales qui doivent se dessaisir à son profit si elle le demande. Similairement, la CPI a primauté sur la CPS. Mais les trois instances judiciaires sont complémentaires et doivent coopérer pour la manifestation de la vérité.

Chers lecteurs, voici résumée  brièvement la Cour Pénale Spéciale en huit questions. Bonne lecture à tous.

 

Bénistant MBALLA

 

 

 

 

DE LA PROBLEMATIQUE DE FAIRE « L’ENQUETE DE LA MORALITE » DES PERSONNALITES NOMMEES A DE HAUTES FONCTIONS DE L’ETAT EN RCA

« C’est à partir du passé qu’on construit le présent, et à partir du présent qu’on construit l’avenir », dit un sage adage populaire. Malheureusement en RCA, tel ne semble pas être le cas. Les régimes se succèdent, passent au pouvoir mais se ressemblent tous dans leur gestion des affaires publiques. Et pour conséquence, « les mêmes faits produisent les mêmes effets ». Et ceci après plus de cinquante-huit (58) ans d’indépendance. Dans ce cas de piètre figure, comment voulez-vous que le pays se développe durablement dans tous les domaines actifs de la vie nationale ? C’est vraiment inconcevable, impensable et cela dépasse tout entendement humain.

Or, nul n’ignore que la RCA est la mère patrie de tous les Centrafricains du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest. A cet effet, elle (RCA) n’est pas la propriété exclusive d’un groupuscule de personnes enclines dans les détournements des biens de l’Etat, des malversations financières… pour s’enrichir illicitement sur le dos du peuple centrafricain. Nous disons non et non, car aucun centrafricain ne détient le titre foncier de la RCA. Ailleurs, le monde a évolué et les mentalités ont changé. Mais pourquoi pas chez nous en RCA ? Méditons-en ensemble, car il y va du devenir de notre cher et beau pays, la RCA.

A ce sujet, nous disons qu’il est obligatoire pour l’Exécutif de faire en amont « l’enquête de la moralité » des personnalités susceptibles d’être nommées à de hautes fonctions de l’Etat. Et c’est très important et nécessaire pour éviter que des repris de justice, des criminels financiers et économiques, des corrompus et fraudeurs… soient nommés à ces postes de responsabilité. Donc à côté des critères d’expériences professionnelles, de compétence et de profil, celui de «  l’enquête de la moralité tient les autres en état ». Car, on ne sait pas qui est qui, et qui a fait quoi dans le passé. Et c’est ça effectivement le sens du principe « l’Homme qu’il faut à la place qu’il faut » prôné par feu président Barthelémy Boganda, paix à son âme. Et c’est ce que devaient apprendre à leurs dépends le président de la République Touadéra et son premier ministre Sarandji. C’est ça aussi le sens de la « rupture » avec les vielles pratiques politiques du passé prônée par le président Touadéra. Sinon… « L’apparence est trompeuse », n’est-ce pas ?

 

Le Petit YEKOA

 

 

** BREVES ** BREVES** BREVES ** BREVES**BREVES ** BREVES**

« LA MIGRATION MAGHREBINE N’EST PAS PLUS IMPORTANTE QUE CELLE DES ITALIENS OU DES ESPAGNOLS »

François Héran, auteur d’une récente étude publiée par l’Institut national d'études démographiques (INED), replace les migrations africaines dans le tableau mondial des diasporas et fait le point sur la situation en Afrique du Nord et au Maghreb. D'après lui, la prophétie selon laquelle « un quart des habitants d'Europe seront africains en 2050 » est scientifiquement fausse.

Non, l’Europe ne comptera pas 200 millions d’Africains dans 30 ans. Le démographe François Héran invalide la thèse d’une invasion imminente, et conteste la théorie de « la ruée vers l’Europe » de Stephen Smith – selon ce professeur à l’Université de Duke aux États-Unis, auteur en 2003 de Négrologie, l’Europe « va bientôt s’africaniser »… Jeune Afrique

*****************

LE MILITANT MAURITANIEN BIRAM DAH ABEID A REUSSI A SE FAIRE ELIRE DEPUTE… DEPUIS SA CELLULE DE LA PRISON DE NOUAKCHOTT.

Emprisonné depuis début août, Biram Dah Abeid est parvenu à se faire élire député le 1er septembre, à l’issue du premier tour du scrutin législatif. Un premier mandat pour le président de l’Initiative pour la résurgence du mouvement abolitionniste (IRA-Mauritanie), devenu l’un des opposants les plus virulents au chef de l’État, Mohamed Ould Abdelaziz, et qui connaît bien l’endroit pour avoir séjourné entre ces murs étroits à deux reprises, en 2012 et en 2014.

Cette fois, « Biram » fait l’objet d’une plainte pour « menaces, appel au meurtre et violation de domicile » déposée par le journaliste Abdallah Deddah – une « cabale judiciaire », selon l’entourage du militant et les associations. Arrêté le 7 août, il n’a pas été jugé en comparution immédiate, mais placé, le 13 août, en détention provisoire, puis préventive un mois plus tard : il est donc demeuré éligible… Jeune Afrique

*******

SYRIE : UNE ZONE DEMILITARISEE SOUS CONTROLE DE LA RUSSIE ET DE LA TURQUIE A IDLEB

C'est peut-être un espoir pour les 3 millions de civils dans la province d'Idleb en Syrie, après des semaines de tergiversation et de désaccord. La Russie et la Turquie se sont entendues hier lundi pour mettre en place une zone démilitarisée. Et ce n'était pas gagné d'avance. La Russie est alliée au régime de Bachar el-Assad qui veut reprendre le contrôle de la province, tandis que la Turquie soutient les rebelles qui y sont retranchés.

Il aura fallu quatre heures d’entretien à huis clos pour aboutir à cet accord et sans doute au préalable bien des discussions entre les deux pays pour y parvenir, rapporte notre correspondant à Moscou, Daniel Vallot. Un accord qui aboutira à la création d’une nouvelle zone démilitarisée, de 15 à 20 kilomètres de large, entre les positions rebelles et celles de l’armée syrienne sur la ligne de contact. De cette zone devront être retirées toutes les armes lourdes et les forces considérées comme étant les plus radicales en seront exclues. Une zone contrôlée par l'armée turque et par la police militaire russe...RFI

**********

L’AFRIQUE SE LANCE DANS L’ENERGIE ATOMIQUE

Dix Etats africains ont annoncé clairement leurs intentions de se doter de centrales nucléaires. A l’horizon 2025, au moins cinq pays africains en seront équipés, en plus de l’Afrique du Sud, seul pays du continent à disposer d’une centrale dotée de deux réacteurs. Pour l’Agence internationale de l’énergie nucléaire (AIEA), aujourd’hui plus du tiers des pays candidats à l’énergie nucléaire sont africains. Pour parvenir à faire face à leurs besoins énergétiques croissants, plusieurs pays souhaitent recourir à l’atome. De plus, le continent dispose d’importantes réserves d’uranium très convoitées et l’Afrique est devenue un nouvel eldorado pour les promoteurs de cette technologie coûteuse. Une ruée vers l’énergie nucléaire encouragée par la Chine, la Russie et la France. ….RFI

**************

GUINEE : INSECURITE ROUTIERE: LES DANGERS ET LES RESPONSABILITES RESTENT A PARTAGER ENTRE LES AUTORITES ROUTIERES, LES CHAUFFEURS ET LES PASSAGERS EUX-MEMES.

Le constat est amer, et très amer. Aujourd’hui, la circulation dans la ville de la Conakry est un casse-tête quotidien pour les usagers de la route. Pis, la vie des citadins est un danger permanent surtout les femmes qui sont toujours matinales.

Ces pauvres femmes empruntent le plus souvent des véhicules fatigués et dépourvus de tous dossiers.   Ces véhicules qui transportent les femmes mareyeuses, d’un point à l’autre des différents débarcadères (Boulbinet, Bonfi, Kaporo,  Dixinn) et le port autonome de Conakry. D’autres, dans les plus grands dépôts de poissons de Kénien. Il en est ainsi aux femmes vendeuses des fruits et légumes quittant souvent les marchés des cinq communes de la capitale et  environnants, pour s’approvisionner dans le marché de Matoto. Conséquence désastreuses, aucune sanctions ni même une verbalisation ou quelconque punition. A-t-on constaté sur le terrain. A Matoto rond point, un jeune policier nous explique : << C’est vrai que les surcharges sont courantes et que nombre de ces véhicules ne sont pas en règle. Mais une fois que tu sévis dans la circulation, se sont ces mêmes femmes qui se trouvent  à  bord qui s’en prennent à nous souvent avec un air arrogant. Certaines d’entre elles nous expliquent l’état actuel piteux de leurs différents foyers, les enfants sans emplois ainsi que les maris chômeurs. Donc, il faut que les femmes attachent les pagnes pour faire bouillir quotidiennement la marmite pour la maisonnée », nous a-t-elles expliquées… Radio Kankan

*********

AFRIQUE DU SUD: INDIGNATION APRES LA LIBERATION D'UN TRAFIQUANT DE RHINOCEROS

Les défenseurs de la faune sauvage ont fait part lundi de leur indignation après la libération en Afrique du Sud d'un trafiquant thaïlandais de cornes de rhinocéros qui n'a purgé que six des quarante ans de sa peine de prison initiale.

Chumlong Lemtongthai, qui a bénéficié d'une mesure de libération conditionnelle à Pretoria la semaine dernière, est rentré immédiatement à Bangkok, a-t-on appris de source gouvernementale sud-africaine.

Au cours de son procès en 2012, il avait reconnu avoir obtenu frauduleusement des permis de chasse. Il avait ensuite rémunéré des complices, dont plusieurs prostituées, afin obtenir le droit d'exporter en tant que "trophées" 26 de ces précieuses cornes.

Elles ont ensuite été vendues au marché noir en Asie, où le kilo se monnaie jusqu'à 55.000 euros.

Les défenseurs des animaux s'étaient félicités de la condamnation de Chumlong Lemtongthai à 40 ans de prison. Sa remise en liberté les a révoltés.

C'est "une honte absolue", a estimé Audrey Delsink, directrice de l'ONG Humane Society International. "Cela envoie le message que les braconniers qui entretiennent des liens avec des réseaux de trafiquants sont traités avec indulgence". Slateafrique.com

*********************

**************************************************

 

 

 

 

 

 

Toutes les infos du Mardi 18 Septembre 2018

Cm n 2798 du mar 18 sept 2018

LE FPRC CONTINUE DE SE MOQUER DU PEUPLE CENTRAFRICAIN, EN FAISANT DE L’AMNISTIE UN PREALABLE

Nourredine Adam et Abdoulaye Hissène n’ont pas encore compris  que le peuple centrafricain a banni l’amnistie de son langage. Les Centrafricains, à l’unanimité, ont réclamé la justice, lors des Consultations Populaires à la Base. Le Forum National de Bangui a gravé ce vœu cher au peuple centrafricain dans du marbre. Les Cours Criminelles ont donné le ton. La machine judiciaire est en marche. Le rouleau compresseur embarquera tous les criminels. L’amnistie n’est plus à l’ordre du jour. Le DDRR demeure l’unique voie de salut et de survie des groupes armés sans distinction. Abdoulaye Hissène  a déjà été jugé, c’est un fugitif en cavale qui sera bientôt aux arrêts et en prison. Les groupes armés n’ont d’illusion à se faire. Le dialogue avec l’Union Africaine n’est qu’une opportunité pour les combattants de sauver leurs vies.

Le DDRR a déjà démarré avec ceux qui veulent vivre. Ceux qui veulent la mort, seront expédiés en enfer sans formalités. Nous ne sommes plus en 2013, les données ont totalement changé. Le FPRC continue de jouer au téméraire, à cause de Touadéra qui a un cœur humain. C’est un humaniste. C’est pourquoi, il tient absolument sauver la vie aux combattants des groupes armés. La RCA a besoin de bras valides pour son relèvement et ensuite son développement, dans le sens des Objectifs du Développement Durable d’ici 2030. Si le FPRC est conscient des crimes contre l’humanité, crimes de guerre, viols et destructions, c’est une bonne chose. Les chefs iront en justice mais les combattants peuvent contribuer au développement de leur pays. Touadéra a toujours déclaré que «  la guerre n’a rien apporté à quiconque que ce soit, mais a détruit totalement le pays ». Si le FPRC persiste à l’obliger à la guerre, il sera bien servi, voire royalement servi. En quelques heures seulement, le FPRC ne sera  qu’un souvenir cauchemardesque lointain. Les groupes armés doivent choisir, durant le dialogue, la vie ou la mort.

Aucune concession ne sera faite, aucun accord ne sera signé. Le DDRR ou la mort, c’est la seule alternative. Nourredine Adam, Abdoulaye Hissène, Ali Daras et Alkhatim, ont assez trainé Touadéra et son peuple dans la boue. La peur ayant changé de camp, Touadéra détient un pouvoir de vie et de mort sur les groupes armés. Depuis son investiture, il a décrété le pouvoir de vie, il tend une main fraternelle à qui veut la saisir. Ce pouvoir de vie sera caduque et au point mort au dialogue. C’est le décret de la mort qui entrera en vigueur après le dialogue, « ça passe ou ça casse ». Que les groupes armés se souviennent du sort des terroristes en Syrie. C’est la Russie qui frappe, qui bombarde, avec le concours de l’armée syrienne. La Russie est impatiente pour chauffer les canons. Il pleut beaucoup et les canons sont humides, il faut les chauffer jusqu’au fer rouge. Les FACA ne seront pas du reste. Il n’y aura pas de prisonniers de guerre, car aux grands maux, les grands remèdes pour une thérapie de choc. C’est une politique de terre brûlée, des combattants des groupes armés rayés de la carte des vivants et de la RCA. Il faut brûler la cervelle et sans pitié.

Depuis novembre 2012 à ce jour, c’est trop, puisque les groupes armés n’ont qu’une seule logique, tuer, tuer et tuer, notamment détruire. Le retour du bâton épousera la même logique, la même horreur poussée à son extrême. Vaut mieux les rayer par les drones, les missiles, les hélicoptères, les avions de guerre, les chars, les tanks. Les FACA ne feront que balayer les miettes des corps déchiquetés pour éviter une épidémie. Le jeu du chat et de la souris auquel s’adonne le FPRC ne sera pas éternel. Le bout du tunnel, c’est pour bientôt, quelques mois seulement et le FPRC ne sera plus.

L’Etat d’Israël a décidé d’envoyer des hélicoptères, des chars pour compléter l’arsenal des FACA. Mieux encore, les FACA disposent de deux (2) avions de guerre en état de fonctionnement. La Chine s’active pour doter les FACA en armes sophistiquées. Le dialogue avec l’Union Africaine ne concerne que les groupes armés et le gouvernement. Le DDRR ou le feu d’artifices de la fin du monde pour les groupes armés. Pourquoi le FPRC, le MPC et l’UPC se sont tassés à la frontière tchadienne, car il y a un droit de poursuite en territoire tchadien, en plus d’une coopération judiciaire. C’est dans ces dispositions judiciaires  que Baba-Laddé a été extradé au Tchad.

Ceux qui courent plus vite qu’un avion de guerre, peuvent se permettre le luxe de narguer le peuple centrafricain ? Dans le cas contraire, la vie est encore possible. L’Afrique est entrain de se globaliser. Aucune puissance n’aura le privilège de peser sur les Etats africains. La RCA vient d’amorcer la reconquête de sa Liberté, de son Indépendance et de Souveraineté. Les Etats-Unis, la Chine, la Russie et l’Union Européenne ont un partenariat gagnant-gagnant avec la RCA. C’est tout ce que les Centrafricains demandent. Le FPRC et ses alliés ont le dos au mur avec un choix unique : la vie ou la mort.

 

Julien BELA

 

 

LE FMI SATISFAIT DES EFFORTS DE REDRESSEMENT ECONOMIQUE ET FISCAL DU PAYS

 

Dans le cadre de la 5e revue de facilité élargie de crédit que le pays est appelé à conclure avec le Fonds Monétaire International en octobre prochain, une mission préparatoire conduite par Norbert Toé s’est félicitée des avancées enregistrées par le gouvernement. Il l’a dit ce matin au sortir d’une réunion au ministère des Finances.

Le gouvernement s’est inscrit dans une logique d’amélioration des performances pour répondre aux exigences des institutions de Breton Woods, et satisfaire les besoins de base de la population notamment l’école, l’accès à l’eau et aux infrastructures sociales de base. Avec une prévision acceptable de la croissance, le gouvernement compte faire mieux davantage, en poursuivant les reformes, créant les poches de recettes tout en améliorant les recettes douanières. C’est dans ce contexte que le gouvernement compte sur cette facilité élargie de crédit pour atteindre ses objectifs.

Selon le chef de mission du Fonds Monétaire International Norbert Toé, les signaux qu’envoie le gouvernement sont appréciables. « Les reformes se poursuivent à une bonne cadence, les repères structurels ont été largement respectés et quant aux objectifs quantitatifs, les critères de fin juin sont respectés », s’est félicité Norbert Toé, chef de mission de FMI avant de recommander au gouvernement plus d’effort dans la mobilisation des ressources intérieures.

Ces réformes ont un impact positif sur le budget de l’année 2019 en élaboration et qui sera soumis à la session budgétaire qui va s’ouvrir début octobre selon Henri Marie Dondra, ministre des finances. « Nous avons beaucoup travaillé sur le volet parafiscalité et je pense qu’en 2019, le chapitre recette connaitra une hausse dans la loi de finances qui sera soumis à l’approbation des élus, mais le plus important c’est la sécurité pour permettre au pays d’accroitre son assiette fiscale. Mais je pense qu’avec la volonté du chef de l’Etat, on fera tout pour le redéploiement de l’Etat, pour permettre à ce que l’Etat puisse recouvrir les recettes », a dit Henri Marie Dondra.

Cette mission fait suite à celle de juin et intervient dans un moment où le gouvernement table sur la réduction des dépenses publiques.

 

RJDH

 

 

LE PRESIDENT TOUADERA A BANGASSOU : LANCEMENT DU 2EME PROJET LONDO, DDRR, RECRUTEMENT DE 1023 JEUNES DANS LES FACA… »

Le président de la République, chef de l’Etat, professeur Faustin Archange Touadéra, en compagnie de quelques responsables de la Minusca et d’une mission de la délégation de la Banque Mondiale (BM) s’est rendu dans la préfecture du Mbomou au Sud-est de la RCA. C’était le samedi 15 septembre 2018.

A  cette occasion, le président Touadéra a procédé officiellement au lancement des activités du deuxième (2ème) projet « Londo ». Faisant d’une pierre deux (02) coups, il a détruit publiquement les armes restituées volontairement par les groupes armés dans le cadre du programme DDRR, en les brûlant.

Dans son adresse à la population de Bangassou à cette circonstance, le  président de la République, a mis un accent particulier sur «  la paix, la cohésion sociale, le programme DDRR et le recrutement de mille vingt trois (1023) jeunes de deux (02) sexes dans les Forces Armées Centrafricaines (FACA)».

A en croire le président Touadéra, « la population de Bangassou doit cesser avec l’esprit de haine, du tribalisme,  de division et de violence intercommunautaire qui n’honore et ne grandit personne, mais ternit davantage l’image de notre cher et beau pays, la RCA ».

A cet effet, il a exhorté ladite population à « s’unir comme un (01) seul homme  pour faire la paix, se réconcilier entre elle-même et se mettre résolument au travail afin de reconstruire et faire développer la ville de Bangassou en particulier, et la RCA en général ».

Aussi, le président Touadéra a informé la population sur «  l’évolution et les avancées du processus DDRR et du recrutement en cours de mille vingt trois (1023) jeunes de deux (02) sexes dans les FACA ».

En fin de compte, il s’est félicité « des efforts déployés par les uns et les autres pour le retour de la paix et de la cohésion sociale à Bangassou. Ce qui a permis le retour des déplacés internes dans leurs quartiers et villages respectifs ».

Nous précisons ici que depuis son élection à la Magistrature Suprême de l’Etat  le 30 mars 2016, c’est la deuxième (2ème) visite de travail qu’a effectuée le président Touadéra à Bangassou. C’est dire que c’est un président de la République, plus proche de ses compatriotes et toujours à leur écoute.

A l’instar des villes de Bambari dans la Ouaka, de Kaga-Bandoro dans la Nana-Gribizi, de Bria dans la Haute-Kotto et de Mobaye dans la Basse-Kotto, celle de Bangassou dans le Mbomou est aussi plus touchée par des violences intercommunautaires à mettre au passif des groupes armés (factions Séléka dont l’UPC en tête et Autodéfenses). Aujourd’hui, la situation sécuritaire se normalise petit à petit et toutes les activités confondues ont bel et bien repris. Et tout cela grâce au déploiement des éléments des FACA à Bangassou. D’où l’importance que revêt cette deuxième visite de travail du président Touadéra, pour palper du doigt les réalités actuelles qui y prévalent.

 

Le Petit YEKOA

 

 

 AU MOINS 12 MILITAIRES DE L’ARMEE NATIONALE FORMES SUR LES STRATEGIES DE COMMUNICATION

 

Au moins 12 militaires des Forces Armées Centrafricaines (FACA) du ministère de la défense (MINDEF) et de l’État-Major des armées (EMA), ont participé à un séminaire de communication organisé par le Ministère de la Défense et l’EUTM-RCA, du 12 au 14 septembre 2018.

A l’ère où la communication est un outil indispensable pour toute institution ou organisation, notamment pour les FACA, avec le redéploiement progressif, le recrutement, l’entrainement opérationnel, et la formation, les 12 militaires de l’armée centrafricaine ont participé durant trois jours à différents cours permettant de consolider leurs connaissances et savoir-faire techniques.

Selon l’EUTM-RCA, son objectif est d’appuyer l’armée centrafricaine dans la gestion de son institution et de construire les capacités nécessaires pour que la Centrafrique bénéficie d’une armée républicaine, moderne, efficace, inclusive et démocratiquement responsable. Pour ce faire, l’EUTM-RCA contribue à la restructuration du secteur de la Défense dans trois domaines : conseil stratégique, entrainement opérationnel et formation.

 « Avant de s’investir pleinement dans les ateliers de communication, le séminaire a débuté par la relecture et l’analyse approfondie des plans de communication du MINDEF et de l’EMA, base indispensable avant tout aspect technique. L’ensemble des stagiaires a ensuite travaillé individuellement et en groupe sur des ateliers tels que : Écrire une brève, gestion des réseaux sociaux, montage de reportages photos et vidéos, etc… Le dernier jour, le porte-parole de la Minusca, Vladimir Monteiro et le journaliste du journal Le Tambourin, Georges Ouapure, ont apporté leurs connaissances avec pragmatisme et qualité pour le plaisir de tous », explique l’EUTM-RCA dans un communiqué de presse y relative..

Les généraux ont souligné l’importance des hommes et des femmes qui constituent le centre de gravité de l’armée centrafricaine, et l’importance d’avoir une réelle stratégie de communication renforcée au niveau de la sécurité et de la défense. Chacun des généraux a remis aux stagiaires les attestations de participation au séminaire de communication.

Une cérémonie de clôture a eu lieu le vendredi 14 septembre en présence du général Maio, commandant l’EUTM-RCA, et le général Dolle-Waya, inspecteur général des FACA.

RJDH

 

 

LA JUSTICE CENTRAFRICAINE DOIT SOIGNER SON IMAGE AUPRES

DES PLAIGNANTS APRES LA GRAVE CRISE

Depuis la nuit des temps jusqu’à ce jour, la justice centrafricaine est mal digérée par les Centrafricains, surtout les pauvres. Cette situation se poursuit de nos jours. La justice en RCA est toujours considérée comme la justice des vainqueurs, des riches. Dans presque tous les procès qui se sont déroulés aux Tribunaux de Grande Instance et autres, ce sont les nantis qui les gagnent. Les pauvres n’ont que les yeux pour pleurer puisqu’ils n’ont pas les moyens financiers. Quand un pauvre a un contentieux judiciaire avec un riche, la justice rendue n’est pas à la hauteur des attentes du pauvre. Le droit, rien que le droit n’est pas dit. On assiste toujours à une parodie de justice. C’est ce qui fait que la justice populaire a pris de l’ascendance sur la vraie justice.

Dans toutes les villes de la RCA et même dans la capitale Bangui, les Centrafricains n’ont pas confiance à la justice. Le prénommé Alban que nous avons croisé dans la rue s’est dit inquiet de ce qui se passe dans les différents Tribunaux et Cours de la République Centrafricaine. « Je suis très inquiet de ce qui se fait dans nos Tribunaux et Cours. J’ai pensé pour ma part que la justice est faite pour tout le monde. Or, il n’en est rien en RCA. Tout se passe comme si tous ceux qui sont censés dire le droit sont corrompus jusqu’aux os. Chacun cherche son intérêt personnel et l’intérêt de celui qui a de l’argent. Dans ce cas de piètre figure, peut-on se plaindre auprès des tribunaux quand on a des problèmes avec quelqu’un ? C’est vraiment difficile », a-t-il martelé.

Un compatriote qui habite le quartier Guitangola dans la commune de Bimbo a expliqué ce qui lui est arrivé quand il s’est plaint à la justice de cette façon : « J’avais eu un problème de terrain avec un dignitaire. Je l’ai porté à la justice. Grande fut ma surprise de constater que ce monsieur est passé outre pour gagner le procès. Je ne sais par quel miracle. Et pourtant, j’avais tous les documents attestant que le terrain me revient de droit ».

Au quartier Nzangognan dans le 6ème arrondissement de Bangui, le prénommé Albert s’est fait agresser dans sa propre concession par son voisin. Il a déposé plainte pour violation de domicile et agression. Le jour du procès, ce dernier a été reconnu non coupable des faits qui lui sont reprochés. Les cas sont nombreux et nous ne sommes pas en mesure de les énumérer sous peine d’écrire un roman.

C’est dans ce contexte que nous appelons ceux qui ont le privilège de dire le droit, rien que le droit de soigner leur image auprès des plaignants après cette crise. Car vous êtes sans ignorer que l’une des causes du déclenchement de la crise centrafricaine par la coalition Séléka réside dans les affaires en justice qui ne sont pas traitées comme il se doit par les magistrats. Comme nous avons dit tout au début, la justice centrafricaine n’est autre chose que la justice des vainqueurs, des nantis. Il est temps que l’appareil judiciaire centrafricain soigne son image auprès des plaignants qui veulent que justice leur soit rendue.

Si nous assistons aujourd’hui à la montée en puissance de la justice populaire à travers tout le pays, cela est dû au fait que la justice est faite pour les riches et ceux qui ont des parents qui travaillent dans les Tribunaux et les Cours. Beaucoup de Centrafricains se sont désintéressés de la justice au profit de la justice populaire car ils ne s’y reconnaissent pas. Et ceux qui sont très enclins dans la justice populaire sont des jeunes et surtout des pauvres qui ne savent plus à qui se vouer pour avoir gain de cause.

Pour ce faire, il faut les sensibiliser sur les mécanismes et le fonctionnement de la justice. C’est de cette manière que la justice populaire baissera d’intensité. En outre, les magistrats doivent changer de comportements. C’est avec amertume que nous constatons qu’après cette crise, rien n’a changé d’un iota. Car, les témoignages de certains compatriotes le prouvent. C’est autant dire que le ministre de la Justice a du pain sur la planche pour soigner l’image de l’appareil judiciaire centrafricain. C’est bien dommage pour le troisième (3ème) pouvoir qui est le pouvoir judiciaire !

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

BOUAR : LES ELEMENTS DES FACA DE RETOUR EN PUISSANCE AU CAMP

MILITAIRE LECLERC

Depuis le vendredi 14 septembre 2018, les éléments des Forces Armées Centrafricaines (FACA) sont de  retour en puissance à Bouar, chef-lieu de la préfecture de la Nana-Mambéré,  au camp militaire Leclerc. Et ceci après plus de six (06) ans, après la plus grave crise militaro-politique déclenchée par la nébuleuse coalition Séléka, le 10 décembre 2012 en RCA.

Ce redéploiement des éléments des FACA à Bouar redonne de la confiance et donne du baume au cœur de ses habitants en matière de leur protection. Il ne faut pas aussi perdre de vue que la présence effective de nos éléments des FACA dans cette ville est un atout majeur pour garantir la libre circulation des personnes et des biens.

Nul n’ignore que le camp militaire Leclerc de Bouar a eu à former bon nombre de soldats de notre armée nationale, qui, aujourd’hui, sont tous devenus des officiers supérieurs, officiers et sous-officiers au service de la nation centrafricaine. C’est donc un centre d’instruction et de formation militaires de référence de la sous-région CEMAC.

Comme on le dit le plus souvent, « c’est petit à petit que l’oiseau fait son nid ». C’est justement ce qui se passe actuellement avec nos FACA qui sont entrain de monter doucement mais sûrement en puissance, avec les appuis multiformes des vrais partenaires et amis de la RCA (Etats Unis, EUTM-RCA, Russie, Chine, Afrique du Sud, Angola) et nous en passons. D’où le redéploiement progressif de nos FACA à l’intérieur du pays.

Au jour d’aujourd’hui, les FACA sont présentes et opèrent aux côtés des Casques Bleus de la Minusca dans sept (07) villes suivantes : Paoua (Ouahm-Péndé), Sibut (Kémo), Obo (Haut Mbomou), Bangassou (Mbomou), Dékoa (Kémo), Bambari (Ouaka) et Bouar (Nana-Mambéré). C’est dire que nos FACA renaissent de leurs cendres, montent en puissance pour protéger leurs compatriotes et défendre l’intégrité du territoire national. Donc il y a de quoi donner de la peur aux groupes armés qui écument la RCA. Car, les rapports de force ont aujourd’hui changé et ne sont pas les mêmes qu’au temps de la transition.

 

Le Petit YEKOA

 

 

PRISON A PERPETUITE, PEINE MAXIMALE DE LA CPS : L’ENFER  QUI ATTEND LES BOURREAUX DU PEUPLE CENTRAFRICAIN

La peine maximale selon la loi sur la Cour Pénale Spéciale (CPS) est la prison à perpétuité. Outre les peines de prison, la CPS pourra également prononcer les peines de travaux forcés. Voilà en quelque sorte l’enfer qui attend les  auteurs intellectuels et complices des massacres, des tueries, des viols, des braquages, des pillages, des incendies, bref, des violations graves des Droits de l’Homme et du droit international humanitaire, commis sur le territoire centrafricain. Et ce, depuis la date du 1er janvier 2003 à ce jour.

Selon l’article 162.2 du code pénal centrafricain, «les crimes de génocide, crimes de guerre et crimes contre l’humanité sont imprescriptibles et ne peuvent être graciés ou amnistiés ». Cet article cité ci-haut est net et clair, quant à la question de l’amnistie tant souhaitée par les bourreaux du peuple centrafricain et certaines puissances de ce monde. Cette fois ci, il n’y aura pas de prime à l’impunité puisque tout a été déjà ficelé par le Forum National de Bangui.

Combien de lois d’amnistie ont été votées dans le passé ? Et quels en sont les résultats aujourd’hui ? Trop c’est trop, et c’est vraiment déjà trop. Le peuple centrafricain en entier a décidé aujourd’hui de retrouver sa dignité humaine et sa valeur perdue à travers la justice, rien que la justice, un point un trait. C’est l’impunité qui est encore à la base de la  grave crise militaro politique enclenchée en décembre 2012 par l’ex-coalition Séléka dont nous continuons de vivre les conséquences dramatiques  sur les plans sécuritaire et humanitaire.

Depuis la date du 10 décembre 2012 jusqu’au moment où nous mettons cet article sous presse, combien de personnes ont trouvé la mort ? Combien de femmes et des mineurs ont été violées ? Combien d’immeubles publics et privés ont été vandalisés, saccagés et détruits ? Combien de maisons et champs des particuliers ont été incendiés ? Combien de véhicules des humanitaires ont été braqués et pillés par les groupes armés ? Faut-il laisser tous ces crimes impunis ? C’est vraiment inadmissible.

La Communauté internationale doit être franche et sincère vis-à-vis des populations centrafricaines qui souffrent comme des animaux sauvages depuis plus de cinq (5) ans. « On ne poursuit pas deux lèvres à la fois », dit un dicton populaire. Comment comprendre que la communauté internationale qui soutient l’Etat de droit, à travers la justice (CPS) puisse croiser les bras et observer les groupes armés et certaines puissances tirer le drap de leur côté ?

L’Union Africaine (UA), dans sa démarche de sortie de crise en République Centrafricaine, se penche beaucoup plus du côté des groupes armés. Le panel des facilitateurs de l’initiative africaine, a rencontré non seulement les leaders des groupes armés, mais également les représentants des ONG de défense des Droits de l’Homme, de la société civile voire de la Plateforme des Confessions Religieuses en Centrafrique.

Curieusement, le panel des facilitateurs se contente de publier les fameuses revendications tordues des groupes armés qui, d’ailleurs ne cadrent pas avec les réalités du terrain. Pourquoi ne pas aussi publier les recommandations des représentants des organisations de  la société civile pour faire la part des choses ? Cela n’étonne personne puisque la France et le Tchad ont toujours la main mise sur l’Union Africaine qu’ils manipulent à volonté.

L’Union Africaine, une grande organisation des Africains, navigue à contre courant des réalités des pays de la sous-région. Presque tous les pays de l’Afrique Centrale traversent des crises militaro politiques voire des mouvements terroristes. Mais l’UA n’a jamais apporté une solution concrète même, ne fusse qu’à un seul pays. L’exemple frappant est celui de la RCA où l’UA vogue au gré du vent ou rame à contre courant sans apporter une solution concrète à la crise que traverse le pays de feu Barthelemy Boganda. Et ceci, depuis plus de cinq années. Incroyable, mais pourtant réel.

Qu’à cela ne tienne, la Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC) et la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC), croisent les bras et observent les crimes et exactions se poursuivre allégrement  sur l’ensemble du pays, sans pour autant prendre de mesures concrètes qui s’imposent. Et tout porte à faire croire que la CEMAC, la CEEAC et l’UA sont des coquilles vides, incapables de trouver des solutions aux multiples crises dans les pays de la sous-région.

Heureusement, le peuple centrafricain n’est plus dupe. Tout ce qui se fait en cachette est désormais  compris par tout le monde. C’est pourquoi, l’idée d’une soi-disant amnistie, est rejetée aujourd’hui en bloque par toute la population. Seule la justice peut nous libérer définitivement de l’emprise des groupes armés.

 

Bénistant MBALLA

 

 

 

LES NATIONS UNIES ONT ACHETE POUR 3,9 MILLIARDS DE FRANCS CFA

AUX ENTREPRISES CENTRAFRICAINES EN 2017

Bangui, 14 septembre 2018 - En 2017, le volume d’achat du Secrétariat des Nations Unies auprès des entreprises centrafricaines a atteint sept millions de dollars (environ 3.9 milliards de francs CFA). Ces achats ont porté sur des biens et des services pour la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA). 

Afin d’encourager les entreprises centrafricaines à faire des affaires avec les Nations Unies, la MINUSCA a organisé un séminaire fin juillet 2018, destiné à développer une plus grande coopération entre le service des achats de la Mission et la communauté des affaires centrafricaine et permettre aux entreprises de mieux s’imprégner de la manière de faire les affaires avec les Nations Unies.

Un total de 178 entreprises nationales y ont participé, en présence de représentants du Gouvernement centrafricain, notamment du Ministère du Commerce et de l’Industrie, du Ministère des Finances ainsi que la Chambre de Commerce. 

La Division des Achats des Nations Unies soutient le siège, les bureaux hors siège, les commissions régionales, les tribunaux internationaux et les missions de maintien de la paix partout dans le monde. Lorsque l’Assemblée Générale des Nations Unies approuve le financement d’une Résolution, il incombe à la Division des Achats de trouver les biens et les services nécessaires à la mise en œuvre du mandat. 

Avec la délégation d’autorité, la MINUSCA achète localement un éventail très large et précis de biens et de services également nécessaires à la mise en œuvre du mandat dans des domaines divers notamment la sécurité, le génie civil, la construction, l’entretien de véhicules, le nettoyage, la maintenance des camps, internet, téléphonie mobile, impression, fournitures, communication, transport, entre autres.

Pour devenir vendeur des Nations Unies, l’entreprise doit d’abord s’inscrire gratuitement sur www.ungm.org le site du Marché Global des Nations Unies.  Le processus d’inscription permet aux vendeurs de choisir l’organisme des Nations Unies avec lequel ils souhaitent faire des affaires, ce qui facilite sa localisation par l’organisation. Ensuite, il faut répondre aux invitations de manifestations d’intérêt publiées sur le site du Marché Global et dans la presse écrite en Centrafrique, puis répondre aux appels d’offres en respectant les instructions.

 

 

MINUSCA

 

Organisation d’un sEminaire de communication PAR le MinistEre de la DEfense et l’EUTM-RCA

  

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

12 militaires des Forces Armées Centrafricaines (FACA), du ministère de la défense (MINDEF) et de l’État-Major des armées (EMA), ont participé à un séminaire de communication organisé par le Ministère de la Défense et l’EUTM-RCA, du 12 au 14 septembre 2018.

A l’ère où la communication est un outil indispensable pour toute institution ou organisation, notamment pour les FACA, avec le redéploiement progressif, le recrutement, l’entrainement opérationnel, et la formation, les 12 militaires de l’armée centrafricaine ont participé durant trois jours à différents cours permettant de consolider leurs connaissances et savoir-faire techniques.

Avant de s’investir pleinement dans les ateliers de communication, le séminaire a débuté par la relecture et l’analyse approfondie des plans de communication du MINDEF et de l’EMA, base indispensable avant tout aspect technique. L’ensemble des stagiaires a ensuite travaillé individuellement et en groupe sur des ateliers tels que : Écrire une brève, gestion des réseaux sociaux, montage de reportages photos et vidéos, etc...Le dernier jour, le porte-parole de la MINUSCA, Vladimir MONTEIRO et le journaliste du journal Le Tambourin, Georges OUAPURE, ont apporté leurs connaissances avec pragmatisme et qualité pour le plaisir de tous.

Une cérémonie de clôture a eu lieu le vendredi 14 septembre en présence du général MAIO, commandant l’EUTM-RCA, et le général DOLLE-WAYA, inspecteur général des FACA. Les généraux ont souligné l’importance des hommes et des femmes qui constituent le centre de gravité de l’armée centrafricaine, et l’importance d’avoir une réelle stratégie de communication renforcée au niveau de la sécurité et de la défense. Chacun des généraux a remis aux stagiaires les attestations de participation au séminaire de communication.

L’objectif de l’EUTM-RCA est d’appuyer l’armée centrafricaine dans la gestion de son institution et de construire les capacités nécessaires pour que la Centrafrique bénéficie d’une armée républicaine, moderne, efficace, inclusive et démocratiquement responsable. Pour ce faire, l’EUTM-RCA contribue à la restructuration du secteur de la Défense dans trois domaines : conseil stratégique, entrainement opérationnel et formation. 

 

****************

Toutes les infos du Lundi 17 Septembre 2018...

Cm n 2797 du lun 17 sept 2018

MESSIEURS LE PRESIDENT ET LE PREMIER MINISTRE, L’HEURE EST VENUE DE FRAPPER DU POING SUR LA TABLE ET DE PRENDRE LES GRANDES DECISIONS

La rupture tarde à se concrétiser. L’heure est enfin venue de frapper du poing sur la table et de prendre les grandes décisions qui s’imposent : bouter les brebis galeuses hors du gouvernement, remettre la pendule à l’heure. Du plan sécuritaire, il faut passer à la vitesse supérieure. Le Tchad, bras complice de la France, ne négocie pas avec ses rebelles, mais les bombarde par hélicoptère, en l’air et par des tanks à terre. La réaction du Tchad face à ses propres rebelles au Nord dans le Tibesti doit vous inspirer. On ne négocie pas avec les terroristes, les criminels, les bandits de grand chemin, les destructeurs. Le Tchad utilise la Force pour se débarrasser de ses rebelles.

Le pouvoir centrafricain ne doit plus lésiner sur les moyens de carboniser des criminels. Le temps passe et le peuple souffre et continue de souffrir. Tout accord avec les groupes armés est un piège pour les autorités centrafricaines. Les manipulateurs sont aux aguets, épicent la moindre brèche pour s’y engouffrer. La crise a trop duré et ne peut plus trainer en longueur. Il faut l’abréger le plus rapidement possible. Le conseiller militaire russe donne 12 mois aux groupes armés, c’est trop long. Il faut réduire à trois mois la durée de l’ultimatum. Les grands projets avec la Chine doivent démarrer sans délai pour résorber le chômage endémique de la jeunesse centrafricaine. Le peuple centrafricain attend avec impatience, une amélioration de ses conditions de vie.

   Le gouvernement est très médiocre comportant des traitres et des gloutons. Il faut le tamiser pour enlever les mauvaises graines. On ne devient pas ministre de la République pour ses intérêts personnels, pour son propre ventre, pour rançonner les investisseurs et les entreprises étrangères qui viennent créer des emplois, résorber le chômage, relancer l’économie. L’heure est aujourd’hui aux grandes décisions pour libérer le peuple centrafricain de la servitude des groupes armés et ceux qui les manipulent. Aucune tergiversation n’est possible, car il faut briser le signe indien.

La Russie doit appliquer la même thérapie qu’en Syrie, car trop, c’est trop. Le président Idriss Deby Itno du Tchad a déployé les gros moyens contre les rebelles tchadiens, pourquoi la RCA n’en ferait pas autant ? Faut-il prolonger indéfiniment la souffrance du peuple ? Il n’y a pas de sentiments en politique, « ça passe ou ça casse ». La versatilité des groupes armés n’est plus à démontrer. Il faut frapper et sans pitié pour sauver le plus grand nombre.

Les ministres de la République versent dans un carnaval d’enrichissement illicite. A quand la rupture ? La Haute Autorité Chargée de la bonne gouvernance, n’est-elle qu’un décor ? L’impunité zéro ne concerne-t-elle que les groupes armés ? Et les criminels économiques et financiers n’ont-ils pas de compte à rendre ? L’Inspection Générale d’Etat, le contrôle financier et la Cour des Comptes doivent sévir. Les ministres, gouffres financiers, n’ont plus leurs places au gouvernement. La moralisation de la vie publique et de l’Administration publique doit être de rigueur. Rigueur et fermeté doivent être des jumeaux inséparables dans la conduite des affaires de l’Etat. En politique, il n’y a ni sentiment ni parents, seul l’intérêt du peuple gouverne toutes les actions. « La RCA d’abord, les Centrafricains avant tout », telle est la logique. Donald Trump, le Chef de l’Exécutif américain, donne la priorité aux Etats-Unis et aux Américains, créant les emplois et dopant la croissance économique. Un ministre doit laisser un bon témoignage de son passage aux affaires et non la malédiction populaire par les vols, les détournements, les rançonnements des investisseurs et entreprises qui viennent soulager le pays de la misère.

Messieurs le président et le premier ministre, réveillez-vous. Les sentiments entretiennent la médiocrité, caressent l’impunité, développent l’irresponsabilité. Il faut plus de rigueur, de fermeté, qui sont source d’intégrité, d’honnêteté, de transparence, de conscience professionnelle, avec un sens aigu de l’intérêt général. Il ne faut surtout pas se voiler la face. Depuis trente (30) ans, les Centrafricains ont développé de vilaines habitudes, devenues une seconde nature : l’intérêt personnel passe avant l’intérêt général. Cette tendance doit être inversée avec un marteau-pilon, s’il le faut. La paix n’est qu’à deux (02) doigts, il faut frapper très, très fort et la piste d’atterrissage sera libre pour la paix en RCA.

 

Julien BELA

 

 

« IMPUNITE ZERO » : CELA NE CONCERNE PAS UNIQUEMENT LES GROUPES ARMES, MAIS EGALEMENT LES AUTEURS DES CRIMES  ECONOMIQUES ET FINANCIERS

Quant on parle d’« impunité zéro », tous les regards sont braqués sur les groupes armés. Or en réalité, la lutte contre l’impunité sous toutes ses formes ne vise pas seulement les groupes rebelles, auteurs des violations graves des Droits de l’Homme et du droit international humanitaire, mais également les assassins économiques et financiers, auteurs des détournements des deniers publics, des vols des biens de l’Etat, de la corruption, voire de l’escroquerie.

«L’impunité zéro » est le vœu du peuple centrafricain, exprimé pendant les Consultations Populaires à la Base sur toute l’étendue du  territoire et matérialisé durant la tenue du Forum National de Bangui. C’est dans ce sens que les nouvelles autorités du pays, dès leur prise de fonction en 2016, ont fait de la lutte contre l’impunité sous toutes ses formes leur cheval de bataille.

 D’où, la mise en place de toutes les institutions républicaines ; nous citons entre autres la Haute Autorité Chargée de la Bonne Gouvernance, la Cour des Comptes, la Haute Cour de Justice, qui sont censées de contrôler toutes les gestions, de révéler au grand jour les cas de la mauvaise gouvernance et de dénoncer les auteurs devant les juridictions compétentes, afin qu’ils répondent de leurs mauvaises pratiques devant la loi.

Malgré les nombreuses difficultés, les autorités du pays se battent jour et nuit pour traduire «l’impunité zéro », le souhait du peuple centrafricain en général, dans la réalité des faits. C’est le cas partent de la Cour Pénale Spéciale (CPS), mise en place par les autorités de la transition et  qui  se concrétise doucement, mais très sûrement, afin de rendre justice aux milliers de victimes de la crise centrafricaine.

Touadéra et Sarandji restent très fermes sur leur ton : « il n’y aura pas de prime à  l’amnistie ». C’est ce qui a suscité et continue de susciter le mécontentement des auteurs intellectuels des massacres et leurs complices qui cherchent par tous les voies et moyens à tirer le drap de leur côté. Voilà la principale raison de la persistance de la violence à Bangui et dans les villes de l’arrière-pays, à travers les multiples revendications faites ça et là  par les groupes armés, afin de faire pression sur la  communauté nationale et internationale à accepter leurs revendications.

Et comme cela ne suffit pas, certaines personnalités du pays se versent dans des pratiques anciennes et honteuses, bloquant ainsi les efforts de relèvement socio-économique du pays. Les détournements de deniers publics, les vols des biens de l’Etat, la corruption, l’escroquerie, les pots de vin et la liste est non exhaustive, sont les actes enregistrés au quotidien dans les départements ministériels, les sociétés d’Etat, voire les entreprises publiques et parapubliques.

Les ministres, les directeurs généraux, les chefs de services, pour ne citer que ceux-là, s’enrichissent illicitement. Tout le monde vise sa poche et son ventre, au détriment des plus pauvres populations, notamment les jeunes qui font face aux chômages endémiques, à la pauvreté absolue et à la misère ordurière. Les bailleurs de fonds qui devraient venir investir dans le pays afin de résorber le taux de chômage des jeunes, sont réticents, à cause de la très mauvaise gouvernance de certaines personnalités centrafricaines qui se versent jour et nuit dans des pratiques anciennes datant d’une autre époque.

Les assassins économiques et financiers au sein du gouvernement Sarandji sont si nombreux comme les sables au bord du fleuve Oubangui pendant la saison sèche. A telle enseigne que le pays  va de mal en pis, à cause des détournements des deniers publiucs, de la corruption, de l’escroquerie, voire de faux et usage de faux. Et ce, malgré la «RUPTURE » prônée par Faustin Archange Touadéra, président de la République, chef de l’Etat, visant à mettre définitivement un terme aux veilles pratiques.

Dans le cas de la RCA qui peine encore à sortir d’une longue et grave crise militaro-politique qui a ébranlé les fondements de la République et détruit les tissus socio-économiques du pays, peut-on réellement se permettre le luxe de toucher même à un seul bien de l’Etat ? Ceux-là qui agissent de la sorte, sont les vrais ennemis du peuple et de la République, des vrais assassins, plus criminels que les groupes armés. Comment comprendre que ce sont des hautes personnalités qui puissent se comporter de la sorte ?

Et pourtant, la mauvaise gouvernance est décriée par tout le monde comme étant l’une des principales causes de la pire crise que nous venons de traverser avec des conséquences dramatiques sur les plans socio-économiques et humanitaires. Pendant les ateliers et les réunions, certaines personnalités du pays, dans leurs discours, prétendent souvent lutter contre l’impunité, afin d’assoir une base saine de la gouvernance dans leurs départements ou sociétés. Mais en réalité, ce sont ces mêmes personnalités qui sont à l’origine des cas de détournements des deniers publics, de v

Toutes les infos du Jeudi 13 Septembre 2018

Cm n 2795 du jeu 13 sept 2018

SORTIE DE CRISE EN RCA : DIALOGUE OU L’USAGE DE LA FORCE, TOUT CHEMIN MENE A ROME

Deux solutions sont possibles pour une  sortie définitive de la crise en République Centrafricaine. Soit les groupes armés optent pour   le programme Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Rapatriement (DDRR), à travers les  dialogues initiés  par l’Union Africaine et la Russie, soit ils choisissent la mort par l’usage de la force. C’est la sonnerie d’alerte maximale que nous lançons  à la Communauté internationale si elle veut réellement aider le peuple centrafricain à retrouver définitivement la paix et la stabilité.

Revendications sur revendications, dialogues sur dialogues, accords sur accords, mais aucune lueur d’espoir ne se pointe à l’horizon. La crise centrafricaine est devenue  un vrai pigeon voyageur. De Libreville à Brazzaville,  en passant par  Ndjamena, Sant'Egidio, récemment Bouar et Khartoum, les groupes armés traînent tout le monde dans la boue. Et il est très difficile aujourd’hui de connaitre  réellement ce que veulent  ces rebelles.

La population civile  de la ville de Bria vient encore une fois de plus de payer  un lourd tribut, suite aux affrontements meurtriers qui ont opposé les factions rebelles de la Séléka aux milices Anti-Balaka, la semaine passée. On dénombre une vingtaine de civils tués, de nombreux blessés, ainsi que des maisons incendiées. Et ce,  dans un contexte où le panel des facilitateurs de l’initiative africaine et la Russie  multiplient des rencontres avec les groupes armés, afin de trouver un terrain d’entente pour la sortie définitive de la crise en RCA.

C’est la preuve que même pendant 100 ans, ces va-t-en guerre, ces criminels de la pire espèce pour tout dire, n’entendent nullement la voie du dialogue pour déposer  définitivement les armes et faire la paix. Il est donc inutile que le panel des facilitateurs de l’initiative africaine puisse continuer de récolter les fameuses revendications tordues des groupes armés. D’ailleurs, aucune de ces revendications ne sera prise en compte.

Le dialogue doit être focalisé uniquement  sur le programme Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Rapatriement (DDRR), passage obligé pour tous les groupes armés, un point un trait. La phase pré-DDRR qui vient de s’achever il y a de cela quelques mois, a connu des avancées significatives. Certains groupes armés qui ont été démobilisés, bénéficient aujourd’hui  du soutien du gouvernement et de la Minusca qui ne cessent de voler à leur secours, à travers des formations, ainsi que des Activités Génératrices de Revenus (AGR) qu’ils exercent.

Qu’à cela ne tienne, certains groupes armés qui ont accepté de déposer volontairement leurs armes, sont formés par l’EUTM et les instructeurs militaires russes. Ils font maintenant partie du  corps des hommes en uniforme. Pourquoi un groupuscule de personnes malintentionnées qui ne sont  pas d’ailleurs  des Centrafricains puissent continuer de rouler la Communauté nationale et internationale dans la boue ?

Le dernier R du DDRR concerne les mercenaires  étrangers, à l’exemple de Nourredine Adam, Abdoulaye Hissène, Mahamat Alkhatim, Ali Darassa, Bahr, Sidiki et bien d’autres qui formulent des revendications sur revendications, sans savoir ce qu’ils demandent réellement. C’est inadmissible que des étrangers puissent continuer d’imposer leur volonté et de gouverner le peuple centrafricain.

Idriss Deby Itno peut-il accepter de dialoguer avec des sanguinaires sans âme ni conscience ? Nous pensons que non. Il en de même des autorités centrafricaines qui ne peuvent continuer de dialoguer avec des rebelles. C’est pour ramener les groupes armés à la raison que les autorités centrafricaines ont décidé d’entamer ces pourparlers. Hélas, des ignares qui n’ont aucun sens de discernement, pensent que le dialogue est une faiblesse des autorités centrafricaines. Et finalement, tout le monde ne sait plus ce que veulent réellement ces groupes armés.

La dernière chose qui reste à faire est d’utiliser la force sur ces criminels récalcitrants, afin de les contraindre à  déposer définitivement leurs armes pour faire la paix. Les éléments des Forces Armées Centrafricaines (FACA) qui sont formés et déployés dans certaines villes de l’arrière-pays, pourraient être soutenus par les instructeurs russes pour neutraliser ces charcutiers humains qui n’ont que la gâchette facile: tuer, massacrer, violer, piller et incendier à n’en point finir.

Ou bien, qu’on les rapatrie chez Deby au Tchad, en attendant l’opérationnalisation de la Cour Pénale Spéciale. Aucun pays de la sous-région ne peut accepter des criminels de la pire espèce sur son territoire. Excepté Idriss Deby Itno qui soutient depuis toujours des terroristes déguisés aux rebelles sur le territoire centrafricain.

Un jour, le Tchad subira le pire que la République Centrafricaine. L’exemple frappant est celui de l’envahissement du Nord du Tchad par des mouvements rebelles. Ça ne fait que commencer. «Ne faites plus aux autres ce que vous ne voulez pas qu’on vous le fasse », déclarent les Saintes écritures. A bon entendeur salut !

 

Amedé NGUETE

 

QUAND LA CPS EPINGLERA LES GROS POISSONS ?

 

Depuis quelques années, des criminels commettent des exactions sur le sol centrafricain. En province, c’est le comble de tout. La crise a  profité à certains criminels qui se sont infiltrés en RCA. Leur objectif était de déstabiliser le pays de Zo Kwè Zo. Cette crise sans précédent a profité aux ennemis de la nation pour piller, tuer, massacrer, pour ne citer que ces dégâts. Puis à un certain moment, les pleurs du peuple sont parvenus aux cieux comme ceux des hébreux en Egypte. Dieu a décidé d’agir d’une manière miraculeuse pour sauver son peuple.

La session criminelle ne siège que sur les petites affaires. Mais les seigneurs de guerre seront épinglés un à un. Ceux-ci n’échapperont pas à la justice. Or, entre temps, il s’agit de passer au dialogue. Ce dialogue, renvoyé aux calendes grecques, permettra de connaitre comme toujours, les attentes de chaque partie. A la fin, on assiste à la signature d’accord, du noir sur blanc, de l’encre sur du papier. Et quand la Cour Pénale Spéciale  (CPS) se mettra sur pied, aucun gros poisson n’échappera à son hameçon.

De 2003 à 2015, les auteurs de crimes de guerre, crimes contre l’humanité seront poursuivis jusque dans leur dernier retranchement. La CPS se fera l’honneur de traquer les principaux acteurs. Cependant le redéploiement des FACA va bon train. A Bouar, l’armée de garnison déployée sur place a été accueillie en héros. Les femmes, les enfants voire les personnes de troisième âge étaient massés aux abords de la route pour les applaudir. Les seigneurs de guerre, de leur côté, ne veulent lâcher prise. Nourredine Adam, Mahamat Alkathim, Ali NDarassa, Abdoulaye Hissène, pour ne citer que ceux-ci, passeront devant les barreaux.

Mais avant tout, comment s’y prendre pour empêcher ceux-ci de trouver exil au Tchad ou au Soudan voisins ? En effet, tous savent que le Tchad s’est fortement impliqué dans la crise en RCA. Ce pays a toujours joué un rôle dans les renversements de pourvoir en RCA. Le Tchad, véritable marionnette de la France, constitue le pilier des ex-combattants Séléka. Parmi lesquels figurent des éléments tchadiens, voire soudanais. A la mi-août, les FACA ont pu arrêter certains de ces rebelles, un véritable acte de bravoure et de patriotisme. Le Tchad n’a pas eu de quoi se défendre car il s’immisce dans les affaires intérieures de la RCA, aux exigences de la France. Mais dommage, il oublie que « l’ami d’aujourd’hui sera l’ennemi de demain », dit  un adage.

La France utilise Deby pour ses propres fins. Et à la fin, elle le lâchera en instrumentalisant le peuple tchadien contre lui. Sarkozy l’a fait à Kadhafi. Malgré le financement de sa campagne, Nicolas Sarkozy a  participé activement à la destitution du régime Kadhafi, à sa mort et à la déstabilisation de la Lybie. En RCA, Valery Giscard D’estain, l’ami de Bokassa, l’a destitué par le truchement de l’opération Barracuda. Les Saintes Ecritures le disent « celui avec qui je partageais mon pain, a levé son talent contre moi ». Tel sera le sort qui attendra Idriss Deby s’il ne cesse de détruire la République Centrafricaine.

Les groupes rebelles s’acharnent contre la population, s’en prennent aux humanitaires qui les secourent, leur viennent en aide gratuitement en cas de blessures. Mais dommage, les rebelles ne comprennent rien des missions médicales. Ils font mouche sur les humanitaires, sur leurs véhicules, ainsi que sur les victimes de guerre, alors que ces derniers sont tout à fait  neutres dans les conflits. Mais une chose est sûre,  quand la CPS sera opérationnelle, elle se penchera sur ces cas.

Déjà, certaines organisations œuvrent dans ce sens, à l’exemple de l’observatoire Pharos qui recensent les victimes de la crise en RCA. Cette ONG se bat corps et âme pour sillonner les provinces et recenser les victimes.

Mais quand la CPS épinglera les gros poissons, la justice sera dite et les ennemis de la nation seront confus !

 

Jean-Max DELOUGA

           

 

 

« ALMADINA » ET LES TITRES SECURISES : TOUADERA ET SARANDJI RISQUENT UNE SECONDE FOIS DE SE FAIRE FLOUES PAR JOUSSO

Le ministre Théodore Jousso est dans une logique de forcing, pour imposer la société « Almadina » dont le supérieur serait un Libanais basé à Omane. Or, le marché des titres sécurisés fait l’objet d’un contentieux en justice. Notre compatriote Yandoka continue de pousser le dossier judiciaire. Une décision de justice est attendue. Et si la justice donnait raison à la société ivoirienne, représentée en RCA par Yandoka ? Le ministre Théodore Jousso n’en est pas à sa première bavure. Les bus Benafrique dont il a vanté les mérites avec le maire de Bangui à grand coup de publicité ont mis combien de temps ? A une semaine d’utilisation en RCA, beaucoup sont tombés en panne, un autre a pris feu devant l’Enerca.

Théodore Jousso a traîné le Chef de l’Etat dans la boue. Touadéra s’est déplacé pour inaugurer des carcasses de brouettes, nettoyées et propres. Alors que tout ce qui brille n’est pas de l’or. Les coques propres ne veulent pas dire que ce sont des bus en bon état. Jousso et Nakombo ont été très vite rattrapés par leurs propres turpitudes. Jousso veut encore entraîner le Chef de l’Etat et le Premier ministre dans cette mésaventure des titres sécurisés. Nous craignons que les plus hautes autorités puissent y laisser des plumes.

44.276.500 francs CFA pour le lancement des titres sécurisés, cérémonie qui prend quelques minutes seulement et non toute la journée. Toute la ville de Bangui est invitée à boire et à manger. Dans l’Etat actuel des choses, les titres sécurisés constituent un manque à gagner pour l’Etat centrafricain. Il était question d’un appel d’offre, pour qu’il y ait des soumissionnaires. Ce qui permet de choisir la meilleure entreprise. Comment Almadina a été retenue ? N’est-elle pas coptée ? La procédure de passation des marchés de l’Etat a-t-elle été respectée ? Autant d’interrogations qui nous laissent perplexes. D’où viendront les 44.276.500 FCFA, pour financer la cérémonie du lancement des titres sécurisés prévus le 15 septembre 2018 ? Les multiples facettes du ministre Jousso nous font craindre un vilain tour, comme celui de Benafrique, une farce de très mauvais pour la population banguissoise, restée sur sa soif. AHS-RCA, Article 2, Article 10, les 4C chinois et maintenant Almadina, attention ! Ce n’est pas le Premier ministre Sarandji qui nous démentira, car on ne croit plus à un menteur, même quand il dit la vérité.

Si tous les ministres ne pensent qu’à leur ventre, à leurs poches, à leur enrichissement personnel comme Théodore Jousso, qu’en sera-t-il de la population ? Touadéra a été ovationné par les Chinois comme président du peuple. Cette appréhension ne semble pas cadrer avec la gloutonnerie de certains ministres. Il y a des gens qui n’arrivent pas à trouver 50 francs CFA, toute la journée. Or, les ministres ont un salaire conséquent, des avantages (bonne vendredi), des frais de mission et tant d’autres privilèges. Comment comprendre une rapacité financière aussi féroce ? Combien de ministres font comme Jousso, « Tè biani » ? La Haute Autorité Chargée de la Bonne Gouvernance (HACBG) doit se saisir du dossier et l’étaler sur la place publique.

La « Rupture » prônée par le chef de l’Etat interpelle Sarandji qui a laissé la récréation se poursuivre et le désordre s’amplifier depuis deux (02) ans et quelques mois. « La confiance n’exclut pas le contrôle », « Qui aime bien, châtie bien également », dit-on. Si la Rupture à partir du cas endémique Jousso doit se traduire dans les faits et les gestes de tous les responsables, à tous les niveaux, les plus hautes autorités de l’Exécutif doivent passer à la vitesse supérieure, en termes de gouvernance, d’intégrité, d’honnêteté, de transparence, et de conscience professionnelle.

Julien BELA

 

 

 

 

 

CRISES MILITARO-POLITIQUES : AUTEURS ET COMMANDITAIRES (FRANCE ET TCHAD) DOIVENT ETRE SANCTIONNES...

La RCA est victime d’une série de crises militaro-politiques depuis plus de trois (03) décennies. Mais la plus grave, dévastatrice et meurtrière qu’a connue le pays, est celle à mettre au passif de la nébuleuse coalition Séléka de Michel Djotodja, qui perdure depuis plus de six (06) ans. Or, les facteurs déclencheurs de toutes ces crises en RCA, ainsi que leurs auteurs sont bien identifiés et connus de tous sur le plan national et international. Et malgré l’organisation des dialogues et des fora inter centrafricains tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays, sous les auspices de la communauté internationale, pour la résolution pacifique de toutes ces crises, c’est une peine perdue. Que dire aussi des multiples accords de paix et de cessation des hostilités signés par les parties prenantes mais qui ne sont pas respectés par leurs signataires ? Il n’est donc pas étonnant que « les mêmes faits produisant les mêmes effets ». Et pour cause ?

Il y a un déficit cruel d’un mécanisme efficace de suivi et d’évaluation de tous ces pourparlers inter centrafricains, et surtout d’un dispositif dynamique de sanction contre leurs auteurs pour ne pas avoir respecté leurs engagements pris volontairement. En plus de cela, au lieu de ne s’en prendre qu’aux auteurs des crises en RCA, il faut aussi s’occuper de leurs commanditaires, la France, le Tchad… car, « il n’y a pas de fumée sans feu », dit-on.

A ce sujet, nous disons que la RCA, à l’instar des autres pays du monde, est aussi un Etat souverain, indépendant, démocratique et de droit. Elle est également membre de l’Organisation des Nations Unies (ONU), de l’Union Africaine (UA) et des organisations internationales, régionales et sous-régionales comme les autres pays. A ce titre, en conformité avec la Charte des Nations Unies de 1945, son Conseil de Sécurité a l’obligation de rappeler à l’ordre la France et son fidèle « doungourou », le Tchad, qui sont les deux (02) principaux commanditaires des crises militaro-politiques à répétition en RCA. Ne nous voilons pas la face, de tout temps, la France et le Tchad du dictateur Idriss Déby Itno sont et demeurent les déstabilisateurs de la RCA à travers des coups d’Etat. Et ceci par le biais de certains de nos hommes politiques, assoiffés de pouvoir et valets de la France. Il est question pour la France et le Tchad de respecter l’intangibilité du territoire de la RCA et de ne pas s’ingérer dans la gestion des affaires purement centrafricaines. Car, la RCA est un pays qui fait partie intégrante des Nations Unies.

A cet effet, le Conseil de Sécurité doit prendre en main ses responsabilités, et engager des sanctions politico-diplomatiques, économiques et commerciales à l’encontre de la France et du Tchad, pour avoir déstabilisé le pays du regretté président Bonganda, paix à son âme. Car trop, c’est trop ! Et le peuple centrafricain en a marre de tous ces coups bas dont il est victime de la part de la France et du Tchad. Ces deux (02) pays n’ont cessé de soutenir les groupes armés en RCA et de manipuler certains hommes politiques centrafricains contre leur propre patrie. Incroyable, mais pourtant vrai.

Il faut donc mettre les auteurs et commanditaires des crises en RCA dans un même sac et les traiter de la même manière. « Pour tuer un serpent, il faut d’abord couper sa tête », n’est-ce pas ? Sinon, à quoi sert l’existence des Nations Unies censées maintenir la sécurité et la paix dans le monde ?

 

Le Petit YEKOA

 

 

 

 

LES MANŒUVRES MILITAIRES RUSSO-CHINOISES FONT TREMBLER L’OTAN

Près de 300.000 militaires, 36.000 véhicules blindés, 80 bâtiments, plus d’un millier d’avions et de drones, ainsi   que le soutien de soldats chinois… la Russie a lancé le mardi 11 septembre 2018 les plus vastes manœuvres militaires de son histoire, «Vostok-2018» (Est-2018).

Les plus grandes manœuvres de l'histoire russe, Vostok-2018 (ou Est-2018) ont débuté en Extrême-Orient. Ce déploiement massif auquel participent les armées chinoise et mongole continuera jusqu'au 17 septembre sous la direction du ministre russe de la Défense.

Les exercices impliqueront près de 300.000 militaires, les forces de la Flotte du Nord, des troupes aéroportées et des avions de transport longue distance, ainsi que plus d'un millier d'avions, d'hélicoptères et de drones, jusqu'à 36.000 véhicules blindés et 80 bâtiments et navires de ravitaillement.

Par ailleurs, tout le répertoire moderne de l'armée russe sera de la partie: des missiles Iskander, capables de transporter des ogives nucléaires, des tanks T-80 et T-90 ou les récents avions de combats Su-34 et Su-35. En mer, la flotte russe déploiera plusieurs frégates équipées de missiles Kalibr, qui ont fait leurs preuves en Syrie.

L'aviation chinoise enverra également six avions et 24 hélicoptères à se joindre à ces manœuvres militaires.

Rappelons que « la Russie a également invité la Turquie aux manœuvres militaires russo-chinoises Vostok-2018 », a annoncé le président Turc, Recep Tayyip Erdogan, tandis que le ministre turc de la Défense Hulusi Akar a souligné qu’elles «étaient très importantes car les Etats-Unis les surveillaient de près ».

Nonobstant, l’Otan a dénoncé ces manœuvres militaires comme étant la répétition d’un « conflit de grande ampleur ». Et le fait que la Russie augmente significativement son budget de défense et sa présence militaire dans le monde, notamment en Afrique, est une véritable menace dans l’équilibre mondiale.

Sinclair ARIES

 

 

 *****************************

 

 La surpopulation perdure dans les maisons carcErales de Bangui et Bimbo

 

A ce jour, les maisons carcérales de la capitale sont surpeuplées . C’est le constat fait par le RJDH dans les prisons de Ngaragba, du Camp de Roux et celle pour les femmes de Bimbo.

Une enquête réalisée par le RJDH indique que la prison centrale de Ngaragba, construite pour accueillir 350 prisonniers en compte actuellement environ 1.400 personnes. Une cellule spéciale est aménagée à l’intérieur de cette prison pour les enfants.

La prison pour femme de Bimbo avec sa capacité d’accueil de 50 prisonnières arrive de fois à au moins 80 femmes. Selon les informations du RJDH.  Pour le moment, cette prison abrite au moins 30 prisonnières.

Le camp de Roux, un centre de correction pour les militaires, accueil parfois les prisonniers de renom. Sa capacité d’accueil reste inédite pour des rigueurs militaires. Selon les informations du RJDH, ce centre se serait vidé de ses occupants à cause de la dégradation avancée des bâtiments. « Les prisonniers se seraient orientés à Ngaragba, raison pour laquelle cette maison carcérale connait un surnombre », a indiqué une source proche de Ngaragba.

« Dans la prison centrale de Ngaragba la surpopulation est estimée à environ 388%.  Celle de Bimbo est à 189% et le centre de détention du Camp de Roux est à 102 % », cette statistique est confirmée par Gérard-Valery Gonda, directeur des services pénitentiaires, ce lundi 10 septembre à Bangui.

Le centre de détention du Camp de Roux est en état d’affaissement avancé. « C’est dans ce contexte que la promiscuité à la maison centrale est constatée. Nous déplorons également  la situation non élucidée et obscure des personnes qui sont à la maison d’arrêt de Ngaragba et sans jugement », poursuit le directeur des services pénitentiaires, qui a ajouté que « la Cour des femmes de Bimbo est la seule qui accueille les femmes la ville de Bangui, Bimbo et certaines femmes en conflits avec la loi des provinces».

Pour Gérard-Valery Gonda la prise en charge des prisonniers reste un devoir régalien du gouvernement, « sur ses propres fonds, le gouvernement nourrit toutes ses personnes privées de leur liberté. Elles ont droit à un traitement équitable. Mais un mécontentement se lit au niveau de la prise en charge sanitaire et nous avons déjà lancé un SOS aux partenaires qui interviennent dans ce cadre, afin de répondre à ce besoin », ajoute-t-il.

Si les prisons sont aujourd’hui surpeuplées, la nécessité d’augmentation des capacités d’accueil ou de la construction d’autres centres de détention se présente dans un contexte où dans peu de temps, la Cour Pénal Spéciale démarrera effectivement ses activités.

« Il est urgent d’augmenter la capacité d’accueil dans les prisons de Bangui mais aussi penser aux prisons de l’intérieur du pays. Car la plus part de prisonniers viennent de l’intérieur du pays puisque la sécurité ne permet pas de maintenir les prisonniers dans certaines zones », a fait observer un magistrat centrafricain.

Plusieurs programmes visant la réhabilitation et la construction des maisons carcérales sont en cours avec l’appui de plusieurs partenaires du gouvernement dont le PNUD, la Minusca et l’Union Européenne.

 

RJDH

 

 

LE REDEPLOIEMENT DES FACA S’AVERE INDISPENSABLE POUR CONTRAINDRE LES GROUPES ARMES A DEPOSER LES ARMES : LA CRISE A TROP DURE

Lors des Consultations Populaires à la Base (CPB) et du Forum National de Bangui (FNB), le peuple centrafricain avait recommandé le redéploiement des Forces Armées Centrafricaines (FACA) à l’intérieur du pays. Cette recommandation est toujours d’actualité. Mais dans plusieurs villes du pays, les Centrafricains sont et demeurent sur leur soif. Seules les populations de Paoua, Bangassou, Dékoa, Baboua, Bouar où sont déployées les FACA, respirent un nouvel air. Dans les localités occupées par les groupes armés (Séléka et Anti-Balaka), nos compatriotes soufflent le chaud et le froid. De Zangba à Birao en passant par Alindao, Kémbé, Bambari, Ippy, Bria, Kaga-Bandoro, Mbrés, Batangafo, Kabo, Ndélé, pour ne citer que ces quelques villes, nos compatriotes broient du noir. L’autorité de l’Etat n’existe pas ou n’existe que de nom. Les groupes rebelles dictent leur loi à qui veut les entendre. Ils travaillent en lieu et place des autorités déconcentrées de l’Etat. Ces dernières qui sont affectées dans les villes citées ci-haut n’ont pratiquement pas un brin de pouvoir. Les rebelles contrôlent tout et sont maîtres des lieux.

Les populations civiles ne broient que du noir. Elles sont soumises à leurs décisions. La liberté d’expression, d’aller et venir est enfreinte par ces hommes en armes. Chaque jour, on ne fait que parler des tueries, des incendies de maisons, des tortures, des disparitions forcées, des braquages commis par ces groupes armés. Nos compatriotes dans l’arrière-pays sont considérés comme des esclaves par ces seigneurs de guerre . Ils ne mangent, ne boivent et ne respirent que des détonations d’armes de tout calibre. Ils errent d’un lieu à un autre à la recherche d’un abri sûr. Malgré tout, ils sont poursuivis par ces criminels jusque dans leur dernier retranchement. Sur les sites des déplacés, ils s’entassent comme des sardines dans les boîtes de conserve. Là aussi, ils sont attaqués par ces va-t-en guerre. Ce ne sont pas les déplacés de Bria sur le site du Pk 3, non loin de la base de la Minusca, qui nous démentiront. Au regard de cette situation sécuritaire chaotique, alarmante, très tendue dans certaines villes de nos provinces sous contrôle de ces bandits de grand chemin, que doit faire le gouvernement ?

Il s’avère indispensable que l’Exécutif déploie les éléments des FACA déjà formés par l’EUTM-RCA et entraînés au maniement des armes russes dans les zones en proie à l’insécurité généralisée. La montée en puissance des FACA ne doit pas être un vain mot car on reconnaît un maçon au pied du mur. La présence de nos soldats sur le terrain va certainement contraindre les rebelles à déposer les armes pour faire la paix. Le gouvernement ne doit plus tergiverser. Nous pensons pour notre part que seul l’usage de la force fera plier les groupes armés. Car il nous semble que le dialogue prôné par le chef de l’Etat n’a pas donné un résultat attendu par le peuple centrafricain. Le désarmement, même forcé, des groupes armés pourra ramener la paix en Centrafrique. Dialogues par-ci, par-là, les Centrafricains ne s’y reconnaissent pas. Tout se passe comme si on caresse les rebelles dans le sens du poil. Et c’est ce qui fait que ces derniers continuent de faire des revendications qui dépassent l’entendement humain.

Dans quel pays au monde les groupes armés dictent leurs lois aux autorités élues démocratiquement par le peuple ? N’est-ce pas seulement en République Centrafricaine, pays de tous les paradoxes ? En Syrie, au Yémen, en Afghanistan et partout ailleurs, les rebelles sont bombardés. Mais en RCA, la France et la Minusca exigent au gouvernement de dialoguer avec les rebelles. On ne dialogue pas avec un rebelle, surtout les mercenaires qui ont pris d’assaut les zones diamantifères et aurifères  de notre pays et qui les exploitent comme bon leur semble. N’est-ce pas l’argent de nos richesses qui nous tue ? C’est bien vrai. Car vous êtes sans ignorer que les armes sophistiquées achetées par les groupes armés découlent de la vente de ces pierres précieuses.

Pour tout dire, la crise a trop duré. Le sang des innocents a trop coulé sous le pont. Les actes barbares de ces criminels patentés sur les civils ont débordé le vase. Les Centrafricains sont pris en otage sur leur propre sol par les mercenaires tchadiens, nigériens et autres, alors que notre armée renait de ses cendres. Le peuple centrafricain ne peut continuer à être massacrée par ces hors-la-loi, sans âme ni conscience. Le gouvernement a l’obligation d’arrêter cette hémorragie. On nous laisse entendre que trois mille (3.000) FACA ont déjà été formées. Qu’attend le gouvernement pour les redéployer dans l’arrière-pays ? Ne sait-on pas que nos compatriotes se trouvant dans les zones sous contrôle de ces malfrats souffrent atrocement ?

Si le dialogue du panel de facilitation de l’Union Africaine avec les groupes armés et le gouvernement ne donne pas un résultat escompté, il faut passer à la vitesse supérieure. Celle-ci ne pourra que passer par le redéploiement des FACA car la force onusienne, la Minusca, n’est pas à la hauteur de sa tâche. Sous la barbe des Casques Bleus, les populations civiles, les humanitaires et les serviteurs de Dieu sont tués, massacrés, égorgés comme des bœufs à l’abattoir. Où est le sérieux ? Après tout, on nous laisse entendre que la Minusca protège la population.

Avec le redéploiement des FACA, ça doit casser ou ça doit passer. C’est le vœu des Centrafricains du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest.

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

ce 13 septembre,  DEbut des audiences de la cour criminelle A Berberati

 

Les juges de la Cour d’Appel de Bouar sont à Berberati depuis le 4 septembre pour la session criminelle de l’année. Les audiences débuteront ce 13 septembre 2018 dans cette ville de l’Ouest du pays.

Après la mise en place du bureau des membres du jury ce 5 septembre au palais de justice  de Berberati, les choses se précisent pour la tenue de cette session, quelques jours après la clôture de celle de Bangui.

« Assoir l’autorité de l’Etat, assoir l’autorité judiciaire et faire appliquer la Loi, c’est la mission de cette audience criminelle. Ceux qui ont commis des crimes et on détenu illégalement d’armes sont les concernés par cette session », a déclaré au RJDH, le président de la cour Pascal Delimo.

33 accusés se présenteront devant la barre. Ils viennent des préfectures de la Mambéré Kadéi et de la Sangha-Mbaéré. « Nous avons 25 détenus et 8 autres seront jugés par contumace », a précisé Pascal Delimo.

C’est pour la première fois depuis plus de dix ans que la Cour criminelle siège à Berberati, en dehors du siège de la Cour d’Appel qui se trouve à Bouar. Elle est organisée grâce à l’appui du PNUD-RCA dans le cadre de la lutte contre l’impunité en Centrafrique.

RJDH

 

 

 

LA COUR PENALE SPECIALE LANCERA SES ENQUETES EN OCTOBRE  PROCHAIN : çA NE FAIT QUE  COMMENCER

La Cour Pénale Spéciale (CPS) lancera ses enquêtes en octobre prochain. Les crimes les plus graves commis depuis la date du 10 décembre 2012 à ce jour seront documentés. Les plus gros poissons passeront devant  la barre de la Cour Pénale Internationale (CPI) et les petits tomberont dans le filet de la CPS. Les choses sérieuses peuvent enfin commencer.

Les jours des groupes armés en République Centrafricaine sont désormais comptés. La justice marche lentement, mais très sûrement. Les Nations Unies  à travers la Minusca, disposent d’un satellite qui surveille l’ensemble du territoire. C’est pour autant dire que les groupes armés sont suivis de près, de jour comme de nuit. Il est donc très facile pour la CPS de se rapprocher de la Minusca, afin  d’identifier les auteurs des actes criminels et la nature des actes qu’ils ont commis et continuent même de commettre.

Le rapport «Mapping », rendu public en 2017 par les Nations Unies, a documenté des crimes graves commis par les groupes armés en République Centrafricaine. Et ce, pendant la période de 2003 à 2015. C’est un document qui peut servir à la CPS, voire la CPI. Il pourra leur permettre de connaître déjà qui est qui et qui a fait quoi, quant aux crimes de guerre et crimes contre l’humanité commis sur le territoire centrafricain.

En outre, des drones stratégiques russes survolent jour et nuit les régions sous contrôle des groupes armés. Ces drones identifient les groupes rebelles, leur effectif par localité, la quantité de leurs munitions. Qu’à cela ne tienne, leurs sources de ravitaillement sont connues et leurs communications sont enregistrées. Et tout porte à faire croire qu’aucun acte criminel commis en RCA ne peut être échappé aux enquêtes de la CPS et de la CPI. Tout sera documenté et les auteurs passeront un à un devant la barre de la justice.

Les organisations de défense des Droits de l’Homme, la société civile centrafricaine, ainsi que les victimes, doivent soutenir la CPS dans ses enquêtes qui seront bientôt lancées. En justice, l’enquête est la phase la plus saillante car, visant à établir les preuves et donc  la responsabilité d’un présumé auteur de crime ou de délit.

Jean Pierre Bemba Gombo, poursuivi devant la barre de la Cour Pénale Internationale et  condamné à dix huit ans de prison par la chambre de première instance III, a été libéré pour absence de preuves. Il en est de même de certains éléments de l’ex-coalition Séléka et des miliciens Anti-Balka qui ont été libérés pendant la session criminelle faute de preuves.

Le peuple centrafricain en général, et particulièrement les victimes et les ONG de défense des Droits de l’Homme, doivent utiliser tous les moyens possibles pour aider la CPS à documenter les crimes dans l’ensemble du pays et à établir les responsabilités de leurs auteurs. La société civile existe en République Centrafricaine. Elle (société civile) s’est implantée dans les seize (16) préfectures du pays. Ceci étant, la société civile peut valablement contribuer dans les enquêtes de la CPS qui seront lancées très bientôt.

Les éléments des Forces Armées Centrafricaines commencent à être redéployés dans les régions du pays. Ils travaillent en étroite collaboration avec les forces des Nations Unies et l’armée russe. Nous osons croire que la CPS sera soutenue dans toute sa procédure par ces forces. Les magistrats, les avocats, les huissiers de justice, les victimes, voire les témoins, doivent être protégés et sécurisés durant cette  longue procédure. Ceci, pour une bonne administration de la justice.

Cette fois-ci, il n’y aura plus de prime à l’impunité comme dans le passé. Tous ceux qui ont fait couler le sang des innocents vont tôt ou tard passer devant la barre pour expliquer au peuple centrafricain pourquoi tant de morts, de viols, de destructions, de pillages, de braquages à main armée et d’incendies de villages entiers depuis plus de cinq (5) ans.

 

Bénistant MBALLA

 

 

 

 

 LA DEUXIEME JOURNEE DES QUALIFICATIONS POUR LA CAN MARQUAIT

LE RETOUR AUX AFFAIRES DES 05 MONDIALISTES AFRICAINS

CAN 2019 : les mondialistes assurent, le Ghana s’embourbe, le Gabon déçoit…

 

Si aucun d’entre eux n’a perdu lors des matches des 8 et 9 septembre, le Sénégal s’est fait peur à Madagascar. Et parmi les principales sélections du contient, certaines, telles l’Afrique du Sud, le Ghana, le Gabon et le Togo, n’ont guère avancé. Analyse des prestations des uns et des autres…

Les mondialistes invaincus

Si le Sénégal ne s’était pas fait rattraper deux fois à Antananarivo – et sur une pelouse en très mauvais état – par des Malgaches qui croient de plus en plus à une première qualification pour une phase finale de CAN (2-2), les cinq sélections africaines auraient fait un carton plein le week-end dernier. La Tunisie, victorieuse au Swaziland (2-0) pour la première sortie officielle de Faouzi Benzarti, son nouveau sélectionneur, est aussi la seule à avoir pris six points en deux journées, puisqu’elle avait battu l’Égypte (1-0) en juin 2017. Les Pharaons, après une Coupe du monde désastreuse (trois défaites), un conflit musclé entre Mohamed Salah et la fédération égyptienne et la nomination du mexicain Javier Aguirre en remplacement d’Hector Cuper, ont balayé le Niger à Alexandrie (6-0), avec un doublé de la star de Liverpool.

La Maroc, quant à lui, a facilement battu le Malawi (3-0), dans un groupe où figurent les Comores et dont une seule équipe se qualifiera. Les Lions de l’Atlas, sans Mehdi Benatia, ont été privés au dernier moment d’Amine Harit, objet d’une sanction disciplinaire décidée par Hervé Renard. Battu lors de la première journée à domicile par l’Afrique du Sud (0-2), le Nigeria s’est bien repris en s’imposant aux Seychelles (3-0), malgré les absences de plusieurs joueurs, dont John Obi Mikel.

Le Ghana déçoit, le Gabon tenu en échec

Habitué aux phases finales (2006, 2010, 2014), le Ghana, qui avait séché la session russe, n’a pas vraiment brillé pour sa rentrée. Les Black Stars, sans les frères Ayew, Mensah, Mubarak ou Gyan, ont échoué à Nairobi face aux kényans du français Sébastien Migné (0-1). Et comme l’Éthiopie s’est imposée chez elle face à la Sierra Leone (1-0), les quatre équipes comptent le même nombre de points (trois) et sont seulement départagées par la différence de buts.

L’autre déception du week-end est venue de Libreville, où le Gabon s’en est remis comme souvent à Pierre-Emerick Aubameyang, auteur d’une égalisation tardive, pour se sortir du piège tendu par les Hirondelles du Burundi (1-1). Le Mali s’étant imposé au Sud-Soudan (3-0), les Panthères comptent désormais cinq points de retard sur les Aigles et trois sur le Burundi. Le Burkina Faso s’est quant à lui sèchement incliné en Mauritanie (0-2), dans un groupe qui voit les Mourabitounes prendre leurs aises avec six points. Le Togo, tenu en échec par le Bénin à Lomé (0-0), ne compte qu’un seul point après deux journées, avant de se mesurer à la coriace Gambie lors des 3e et 4 journées. Enfin, l’Afrique du Sud a été freinée à Durban (0-0) par la Libye, désormais entraînée par l’Algérien Adel Amrouche, et prochain adversaire du Nigeria en octobre, lors d’une double confrontation de la plus haute importance.

La Côte d’Ivoire se rassure, la RDC résiste

Battue lors de la première journée à Bouaké par la Guinée (2-3), la Côte d’Ivoire s’est rattrapée en s’imposant au Rwanda (2-1), sans Gervinho, Zaha, Bony ou Sio. Ni Yaya Touré, qui vient de retrouver un club (Olympiakos Le Pirée) dont le retour parmi les Éléphants, annoncé en mars dernier, pourrait prendre forme à l’occasion des deux matches face à la Centrafrique en octobre prochain. La RD Congo, dans le contexte toujours particulier de Monrovia, a obtenu un bon point (1-1), d’autant plus qu’elle était privée de Bakambu, Kebano ou Kakuta. Même constat pour l’Algérie de Djamel Belmadi en Gambie (1-1), à l’occasion d’un match disputé dans des conditions sécuritaires inacceptables.

 

Jeune Afrique

 

 

BREVES ** BREVES ** BREVES** BREVES ** BREVES**BREVES **

LITTERATURE – GAUZ : « JE VOULAIS ETRE LE COLON BLANC QUI DEBARQUE SUR UNE PLAGE IVOIRIENNE »

Dans un second roman inventif et provocateur, « Camarade Papa », l’auteur raconte la progression des explorateurs français sur le continent et l’histoire récente de l’immigration africaine.

Il faut croire qu’il aime être précisément là où on ne l’attend pas. En 2014, Armand Patrick Gbaka-Brédé, alias Gauz, promenait sa carrure d’armoire à glace sur les plateaux de télévision pour assurer la promotion d’un premier ouvrage tout en humour et en finesse. Avec Debout-payé, gros succès de librairie (plus de 50 000 exemplaires vendus), il portait un regard acide sur la société de consommation en s’appuyant sur ses expériences de vigile... Jeune Afrique

*****************

FRANCE: QUI EST CHARGE DE TRAQUER LES GENOCIDAIRES?

L’interpellation en France d’un ressortissant libérien naturalisé néerlandais soupçonné de crimes contre l’humanité, vendredi 7 septembre, a mis en lumière l’Office central de lutte contre les crimes contre l'humanité, les génocides et les crimes de guerre (OCLCH). Ce service à l’acronyme imprononçable est chargé d’enquêter sur les crimes en question, principalement sur le territoire français.

Créé le 5 novembre 2013 et rattaché à la gendarmerie nationale française, l’OCLCH est un « service de police judiciaire à vocation interministérielle placé au niveau central ». Concrètement, cela signifie qu’il est directement rattaché à l’Etat et surtout qu’il est compétent sur l’ensemble du territoire français.

Une large aire d’action qui permet à cet office d’enquêter sur les crimes internationaux les plus graves. Les gendarmes et policiers qui composent cet office sont chargés d’identifier et de retrouver les auteurs de génocides, de crimes contre l’humanité, de crimes de guerre, mais aussi les tortionnaires et les responsables de disparitions forcées. L’OCLCH travaille également sur les crimes racistes, sexistes ou liés à « l’orientation ou l’identité sexuelle de la victime », si le crime a été commis en France ou qu’auteur ou victime sont français… RFI

*****************

RDC-BELGIQUE : L’AFFAIRE DU PASSEPORT « FALSIFIE » DE MOÏSE KATUMBI CLASSEE SANS SUITE

Le Parquet de Halle-Vilvoorde a classé sans suite l'information judiciaire ouverte fin août pour « faux en écriture publique » contre Moïse Katumbi.

L’information judiciaire contre Moïse Katumbi ne débouchera pas sur des poursuites. Le substitut du procureur du Roi au Parquet de Halle-Vilvoorde a confirmé à JA le classement sans suite de l’enquête visant l’opposant congolais. « Il n’y avait pas assez d’indices de culpabilité concernant Moïse Katumbi, commente le substitut du procureur du Roi. Raison pour laquelle le dossier a été classé sans suite.»

Moïse Katumbi avait été brièvement arrêté, le 14 juin dernier, par la police de l’aéroport de Bruxelles-Zaventem. Laquelle avait considéré qu’une partie de son passeport n’était pas authentique. « L’originale a été changée et remplacée par une autre », avait alors expliqué à JA Dominique Ernould, porte-parole de l’Office des étrangers – une administration rattachée au ministère belge de l’Intérieur. Son passeport lui avait alors été confisqué par les autorités. Mais cela n’avait pas empêché l’intéressé de se déplacer à plusieurs reprises à l’étranger ces derniers mois…. Jeune Afrique

*************

JUNCKER PROPOSE « UNE NOUVELLE ALLIANCE » ENTRE L’UE ET L'AFRIQUE

Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, a proposé mercredi de bâtir "une nouvelle alliance", "un nouveau partenariat" entre l'UE et le continent africain, qui viserait à y créer jusqu'à 10 millions d'emplois dans les cinq prochaines années.

"La Commission propose aujourd'hui une nouvelle alliance (...) pour des investissements et des emplois durables", a-t-il déclaré devant le Parlement européen à Strasbourg.

Un nouveau partenariat économique entre les deux continents "permettrait de créer jusqu'à 10 millions d'emplois en Afrique dans les cinq prochaines années", a-t-il souligné.

Il a relevé que l'Afrique, dont de nombreux ressortissants fuient vers l'Europe en quête d'une vie meilleure, via la Méditerranée, compterait "2,5 milliards d'habitants d'ici à 2050".

"36% du commerce de l'Afrique se fait d'ores et déjà avec l'UE, mais les échanges commerciaux entre nous ne sont pas suffisants", a estimé M. Juncker.

"Je suis convaincu que nous devons faire évoluer les nombreux accords commerciaux entre les pays africains et l'UE vers un accord de libre échange de continent à continent, un partenariat économique entre partenaires égaux", a ajouté le chef de l'exécutif européen…Voaafrique

************

LA DEUXIEME EDITION DE LA SEMAINE AFRICAINE DES SCIENCES DU NEXT EINSTEIN FORUM COMMENCE DANS 35 PAYS

 KIGALI, Rwanda, le 10 Septembre 2018,-/African Media Agency (AMA)/- Le Next Einstein Forum (NEF), une initiative de l'Institut Africain des Sciences Mathématiques (AIMS) en partenariat avec la Fondation Robert Bosch, annonce aujourd'hui le début de la Semaine Africaine des Sciences dans 35 pays africains durant les mois de septembre, octobre, et décembre 2018.  Les Semaines Africaines des Sciences du NEF sont dirigées par les Ambassadeurs du NEF, les champions locaux de la Science et de la Technologie, avec le soutien des acteurs locaux académiques, publics et privés et des partenaires, qui organisent trois à sept jours d'événements dans leurs pays pour promouvoir la science, la technologie, l'ingénierie et les mathématiques (STIM)… African Media Agency

**********

**** 

 

 

Toutes les infos du Mercredi 12 Septembre 2018

Cm n 2794 du mer 12 sept 2018

JOUSSO-GATE : 500 MILLIONS F DE POT DE VIN A REMBOURSER A UNE SOCIETE CHINOISE, UNE HONTE NATIONALE

Combien de ministres se comportent comme Théodore Jousso, au mépris de la rupture prônée par le chef de l’Etat ? Fait-on un minimum d’enquêtes de moralité pour nommer X à une haute fonction de responsabilité ? Le cas de Théodore Jousso est clinique, car la poche du ministre et les caisses de l’Etat sont confondues. Et cela ne date pas d’aujourd’hui. Comment un ministre peut-il développer une rapacité financière aussi féroce au détriment des caisses de l’Etat ? Cela dépasse l’entendement humain. Feu président Dacko qualifiait ce genre de personnage de « ngohongo (épervier) » ; le président Bozizé, à propos de la CEI de Binguimalé de, « glouton ». Quel qualificatif utilisera Touadéra pour qualifier un tel ministre ? Une cupidité aussi vorace que les cieux et la terre, pour s’enrichir alors que le pays traverse une tension de trésorerie.

La Haute Autorité chargée de la Bonne Gouvernance doit également s’intéresser à ce dossier. La moralisation de la vie publique, au regard du dossier Jousso-Gate, revêt une importance capitale pour le pays. L’impunité zéro ne concerne-t-il que les groupes armés, les braqueurs, les bandits de grand chemin ? La rupture prônée par le chef de l’Etat rime avec la bonne gouvernance, l’intégrité, l’honnêteté, la transparence, la conscience professionnelle. Les directeurs généraux ou autres titres assimilés qui sont des patriotes, qui défendent les intérêts de l’Etat ou l’intérêt général, sont des fusibles. Les ministres trouvent l’occasion de les faire sauter, parce qu’ils sont des obstacles à leurs intérêts personnels et égoïstes. Les ministres nomment à la place des directeurs généraux récalcitrants, puisqu’ils appliquent les textes règlementaires et l’orthodoxie financière, les « fidèles serviteurs ou doungourous », ceux-là qui profitent des brèches grandes ouvertes par le ministre pour se servir. La RCA fonctionne sur ce mode de gestion depuis la nuit des temps.

Une confrontation en Chine entre Jousso et la société chinoise fait ressortir 500 millions de pot de vin qu’il doit rembourser. Le chef de l’Etat qui a organisé la confrontation l’exige, car le marché a été attribué par la Banque Mondiale à SATOM. Décidément, le ministre Théodore Jousso doit démissionner de lui-même et se mettre à la disposition du procureur de la République pour conduite à tenir. Le personnel de AHS-RCA entend faire le grand déballage sur la place publique. Quelle gloutonnerie ! Quelle rapacité ! Quelle cupidité ! Quelle avidité ! Tout est tordu avec le ministre Théodore Jousso, gabegie, pot de vin, corruption à l’exponentiel. Ô ! Haute Autorité chargée de la Bonne Gouvernance, au secours ! Le gouvernement compte en son sein un grand voleur, un mafieux colombien, un pirate de terre, du jamais vu de tous les gouvernements qui se sont succédés en RCA.

Théodore Jousso est une pathologie financière, car tout est occasion de se remplir les poches, de s’enrichir de manière illicite. Pour un pot de vin, le ministre Jousso demande un (1) milliard de FCFA à une société chinoise. Cinq cent millions de FCFA lui ont été versés comptant. Mais la société chinoise n’a pas eu le marché de construction de la route Baoro-Bouar. C’est une honte nationale pour un corrompu jusqu’aux os. Qu’attend-il pour démissionner car il fait honte au Chef de l’Etat, au premier ministre, aux députés de la nation et à tout le peuple centrafricain.

Pour le budget de lancement des travaux de titres sécurisés, il faut 44.276.500 FCFA en une seule journée. Sommes-nous dans un pays pétrodollar comme le Qatar, le Koweït ou l’Arabie-Saoudite ? Une entreprise ivoirienne avait postulé. Le contentieux judiciaire est-il résolu ? Les plus hautes autorités ne seront-elles pas éclaboussées après le lancement officiel ? Le jour « J » à lui seul fait 44.276.500 FCFA. Nous sommes en Centrafrique, il faut faire avec.

(Feuilleton à suivre).

 

Julien BELA

 

 

L’Institut Pasteur et l’UniversitE de Bangui prEparent les premiEres journEes scientifiques de Bangui

 

L’Institut Pasteur de Bangui et l’Université de Bangui projettent en novembre prochain les premières journées scientifiques de Bangui autour du thème « Interactions hôte-pathogènes en Afrique tropicale » afin de mettre en avant la santé humaine, animale et végétale.

Cette rencontre scientifique vise à contribuer à une meilleure connaissance, surveillance et prise en charge des pathologies infectieuses et environnementales. Cet événement contribue à l’accroissement de la visibilité des travaux de recherche et à leur diffusion dans le monde en ce qui concerne la lutte contre les maladies infectieuses.

Spécialistes, médecins, chercheurs et étudiants du monde entier se réuniront pour cet événement francophone exceptionnel dont l’objectif est de « stimuler les discussions et de générer de nouvelles perspectives aussi bien pratiques que théoriques dans les défis contre les maladies infectieuses ».

Selon l’institut Pasteur de Bangui, la quasi-totalité des 15 millions de décès annuels dus aux maladies infectieuses dans le monde survient dans les pays à faibles ressources économiques comme la République Centrafricaine. Ainsi, la lutte contre ces maladies est devenue un objectif prioritaire mondial. L’Afrique Sub-saharienne demeure la région du monde la plus touchée  par ces décès d’origine infectieuse dont une large part pourrait être évitée.

Les participants auront à discuter sur les co-infections par le VIH et les autres agents pathogènes, la surveillance épidémiologique et physiopathologique des maladies vectorielles chez les humains, les animaux et les végétaux, l’émergence de la résistance aux anti-infectieux, les maladies émergentes et ré-émergentes humaines, animales et végétales et la prise en charge des maladies transmissibles de la mère à l’enfant.

L’Institut Pasteur est une fondation privée reconnue d’utilité publique en Centrafrique. Il est créé en 1961 et fait partie du Réseau International des Instituts Pasteur. Ses activités sont centrées sur la recherche, la santé publique et l’enseignement et travaillent en étroite collaboration avec l’Université de Bangui.

 

RJDH

 

 

LE KM 5 RENOUE AVEC LE « COULOIR DE LA MORT » : TUERIES, DISPARITIONS FORCEES, TORTURES… IL FAUT LE DESARMER

Le Km 5, poumon économique de la municipalité de Bangui en particulier et de la République Centrafricaine en général, n’est que l’ombre de lui-même. Cette partie de la capitale où régnait l’ambiance jusqu’à des heures tardives s’est transformée en une jungle ou à un « couloir de la mort ». Depuis la prise du pouvoir par l’ex-coalition Séléka, le 24 mars 2013, jusqu’à ce jour, il ne se passe pas un jour sans que l’on enregistre des cas de tueries, de disparitions forcées, de tortures, de braquages, d’intimidations, et que savons-nous encore. La plupart de ceux qui s’y rendent pour faire leurs achats ou écouler leurs produits sont systématiquement pris pour cible par les groupes d’Autodéfenses.

Au courant de la semaine écoulée, de nombreux compatriotes se sont vu agresser par ces malfrats, ces bandits de grand chemin, ces hors-la-loi. Et pour causes ? Un sujet musulman a été retrouvé mort sur le terrain de Sagbado. Les témoins qui ont vu ce corps inerte, racontent, « il a été tué par ses propres frères du Km 5. Son corps a été jeté dans cet endroit pour provoquer des représailles contre les populations non musulmanes. Et c’est ce qu’ils ont fait le vendredi 07 septembre 2018. Ceux qui se sont aventurés ce jour-là au Km 5 ont été attaqués. Ces attaques se sont soldées par des morts, des disparitions forcées, des tortures. De nombreux taxis-motos des particuliers ont été emportés par les malfrats. Les hommes qui sont tombés dans leur filet ont été pris en otage. Ils ont subi des sévices, des traitements cruels, inhumains, dégradants. Beaucoup y ont laissé leur peau. Ceux qui ont été libérés doivent leur salut à Dieu car ces criminels n’ont pitié pour personne ».

Un autre compatriote, habitant le quartier Fatima, a clairement fait savoir que les drogués du Km 5 ont juré sur monts et océans qu’ils vont cueillir un à un tous les jeunes de ce quartier qui ont barricadé l’Avenue CEMAC pendant plusieurs jours, après la deuxième attaque de la paroisse Notre Dame de Fatima, les empêchant de circuler librement. Pour joindre l’acte à la parole, un jeune de Fatima a été kidnappé par ces malfrats au courant de la semaine passée, alors qu’il était parti au Km 5 pour faire ses achats. Il a été ligoté (albatacha) et tabassé sauvagement. N’eut été l’intervention d’un compatriote musulman avec qui il a fréquenté l’Ecole Fatima Garçons, il allait être tué par ces criminels. Dieu merci, cet homme de bonne foi l’a conduit jusque derrière l’église catholique de Fatima avant de rebrousser chemin.

Toujours dans la semaine du 03 au 09 septembre, un conducteur de taxi-moto a été retrouvé mort dans un trou, pour ne pas dire une fosse commune. Car, à en croire les uns et les autres, des cadavres se trouvent encore dans ce trou. C’est pour autant dire que ces drogués tuent des innocents à longueur de journée et jettent leurs corps dans une fosse commune pour effacer leurs traces. Sur ce, les habitants du Km 5 que nous avons eus au téléphone ont confirmé ces pratiques qui sont très récurrentes. N’oublions pas que nos concitoyens qui résident dans la dernière enclave musulmane de la capitale sont aussi braqués, kidnappés, torturés et même tués par ces drogués qui règnent en maîtres absolus des lieux. Ils vivent aussi avec la peur au ventre et sont pris en otage. Ce sont les commerçants musulmans qui paient le plus lourd tribut. Car, chaque jour, ils doivent verser de l’argent à ces derniers. Beaucoup ont dû fermer leurs dépôts ou leurs magasins à cause de ces rackets et sont partis vivre ailleurs en attendant que la situation sécuritaire s’améliore pour y revenir.

Le lundi 10 septembre, un gendarme a été abattu par ces malfrats. Selon les témoins, il serait parti acheter du méchoui quand ces criminels sont sortis pour le tuer. Nous ne pouvons énumérer tous les actes barbares que ces drogués commettent au Km 5, sous peine d’écrire un roman. Ces quelques exemples prouvent à suffisance que le Km 5 a renoué avec le « couloir de la mort ». Dans ce cas de piètre figure, que doit faire le gouvernement ?

Il a l’obligation de relancer l’opération « Soukoula » dans ledit secteur pour démanteler les bases des groupes d’Autodéfenses qui y pullulent. Dans le cas contraire, il faut déployer les éléments des Forces Armées Centrafricaines (FACA) au Km 5 pour ramener l’ordre et protéger les innocents qui tombent chaque jour sous les balles de ces criminels patentés. Ce faisant, le gouvernement épargnera des vies humaines. Car à l’allure où vont actuellement les choses, le Km 5 et les quartiers environnants risqueront un jour de sombrer dans une violence qui ne dira pas son nom. Sans nous voiler la face, les drogués du Km 5 se croient tout permis et au-dessus de la loi. Ils ont transformé ce secteur en une République dans la République Centrafricaine, exactement comme Vatican dans Rome. Le temps passe et le gouvernement doit agir vite au Km 5.

A nos compatriotes qui partent régulièrement là-bas, nous leur demandons de redoubler de vigilance pour ne pas tomber dans le filet de ces malfrats qui n’épargnent ni enfants, ni hommes, encore moins les femmes. « Un homme averti en vaut mille », dit-on.

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

 

LA DG ET LA DRH DE LA SODECA POINTEES DU DOIGT PAR LES AGENTS

Certaines personnalités en République centrafricaine continuent de prendre les choses publiques comme leur patrimoine. Il suffit d’être à la tête d’une entité pour pouvoir s’imposer avec sa strate. Dans les structures tant publiques que privées, voire parapubliques, le constat est alarmant. La société de distribution d’eau en Centrafrique (SODECA) n’en fait pas exception. Cette société paraétatique cache certaines réalités, comme l’arbre qui cache la forêt.

Un agent de ladite société, persécuté par la hiérarchie, témoigne : « La Directrice Générale (DG), Justine Ouakara, fait des dépenses exorbitantes malgré que la Sodéca traverse une crise financière. Au lieu de régulariser la situation des employés, cette dernière se permet le luxe de payer un véhicule BG 80. Lequel est mis au service de la société. Ce véhicule payé à hauteur de 25.000.000 de francs CFA appartenait à sa sœur qui a décidé de s’en débarrasser.

Pire encore, Justine Ouakara autorise la fermeture de la vanne qui alimente le 4ème arrondissement. Laquelle vanne se situe à un jet de pierre du domicile du chef de l’Etat. Conséquence, une partie du 4ème arrondissement est souvent privée d’eau courante pendant la nuit. La vanne s’ouvre à 5 heures pour se fermer à 17 heures, sans aucune raison bien fondée.

La Directrice des Ressources Humaines (DRH), Bouba Victoire, joue le même jeu que la DG. Ces deux dames rendent la vie difficile au personnel de la Sodéca. Le Directeur Administratif et Financier (DAF), le Directeur Commercial et le reste du personnel sont maltraités par la DG et la DRH.

Le Président du Conseil d’Administration, étant corrompu, ne s’est jamais prononcé sur ces problèmes. Car la bouche pleine ne parle pas. A chaque cas de décès d’un membre du personnel, la Sodéca mettait à la disposition de la famille un véhicule pour le transport de la dépouille. Mais dommage, il n’en est plus ainsi. Il y a de cela quelques jour, la DRH s’est enflammée quand un véhicule a été mis à la disposition de la famille de feu Francklin Boulas pour les funérailles. Finalement, qui de la DG et de la DRH, dirige la Sodéca ? En effet, feu Francklin faisait partie du Service Réseaux et canalisation.

Certains membres du personnel ont eu à signer leur contrat en moins d’un an, alors que d’autres ont passé plus de 10 ans sans pour autant signer un contrat. N’est-ce pas de l’injustice ? Au sein de la Sodéca, il existe des Techniciens de surface, mais la DRH préfère faire appel à  des mains d’œuvre extérieures pour la réalisation de certains travaux ».

La DG n’a pu être jointe pour sa version des faits. Certains membres du personnel ont préféré rester silencieux sur cette question. Notre quotidien se réserve de tout commentaire sur cette affaire jusqu’à l’obtention de la version de l’une des personnalités pointées du doigt, notamment Justine Ouakara, la DG et Bouba Victoire la DRH.

 

Jean Max DELOUGA

 

 

Des femmes de Bria rEclament A travers une marche la prEsence des FACA

Les femmes de la ville de Bria à l’Est du pays ont marché pacifiquement ce lundi matin pour protester contre l’assassinat de masse dont elles sont victimes ces derniers jours.  Elles ont remis un mémorandum à la Minusca, et au préfet réclamant la présence des FACA et des Forces de Défense et de Sécurité, le départ du chef de base et de sécurité de la Minusca ainsi que celui de la communication.

La marche pacifique organisée ce jour par les femmes soutenues par les chefs de quartiers intervient trois jours après le découvert de douze(12) corps sans vie dont dix(10) femmes aux alentours du site des déplacés de PK3 proche de la base de la Minusca.

Un habitant de la localité qui a suivi la marche sous couvert de l’anonymat trouve légitime la réaction des femmes. « Les femmes ont parfaitement raison de marcher car trop c’est trop. Les femmes ont été massacrées ces derniers jour, c’est pourquoi elles réclament la présence des Forces Armées Centrafricaines et des Forces de Défense et de Sécurité afin d’assurer la protection des civils à la place des forces de la Minusca», a-t-il regretté.

Le préfet de Haute-Kotto Thierry Patrick Binguinendji qui a aussi reçu le mémorandum pense que certaines revendications sont légitimes alors que d’autres n’ont pas leur raison d’être. « Je pense que la revendication des femmes réclamant la présence des FACA et FDS est légitime car c’est ce que nous réclamons tous depuis. Mais en ce qui concerne le départ du chef de base de la Minusca, du responsable de sécurité et celui de la communication. Ces revendications n’ont pas leur place car c’est la Minusca qui assure depuis 2016 la protection de la population des personnes sur le site de PK3. C’est pourquoi le site a été crée devant la base de la Minusca », a-t-il clarifié.

L’autorité administrative appelle les habitants à une prise de conscience. « Tout le monde doit apporter sa pierre de contribution afin de ramener la paix dans le pays. Ce n’est pas bien de faire le jeu de ping-pong lorsqu’il s’agit d’un incident. Nous allons remonter l’information au niveau de la hiérarchie afin qu’une solution soit trouvée », a ajouté le préfet.

La ville de Bria est déjà fragilisée par les violences alors que la rentrée scolaire sera bientôt effective. Le redéploiement des FACA et FDS serait l’une des solutions pour le retour de la paix et de sécurité à l’exemple de Paoua où la majorité des déplacés sont déjà retournés chez eux grâce à la présence des FACA.

 

RJDH

 

 

RCA / LA COLÈRE DU SECRÉTAIRE GÉNÉRAL DE L’ONG INTERNATIONALE ANA, BEKKI BENAMEUR, DEPUIS ALGER MENACE : « LA FRANCE DOIT QUITTER LA RCA SANS DÉLAI, C’EST UNE HONTE DE PRÔNER LES DROITS DE L'HOMME ET D’ÊTRE À LA BASE DES CRIMES ET DES PILLAGES DANS CE PAYS »

« Au vu des dossiers juridiques qui sont à notre disposition, les preuves matérielles et humaines dont disposent les avocats, nous avons envoyé une mission en RCA et au Tchad pour nous assurer de la véracité des éléments à notre disposition. C'est avec le cœur meurtri que je m'exprime. Comment la France peut-elle en plein 21ème siècle continuer à traiter des humains de la sorte et s'ériger en donneur de leçon dans le monde? Comment l'ONU qui est sensée défendre les droits humains peut assister perplexe, voir se faire complice d'un tel crime en RCA? Pourquoi l'union Africaine qui est au courant des crimes odieux de la France en RCA ne prend pas ses responsabilité?", autant de questionnements que s'est posé le SG de l'ONG ANA. Qui, un peu comme sonné s'est perdu en conjectures. "Comment l'Union Européenne peut cautionner la France dans un tel crime? Pourquoi le Tchad continue d'accepter de dîner à la table du diable en acceptant d'être la main noire qui accomplie des crimes et fait le sale boulot en RCA? J'ai mal et mon coeur saigne", s'est indigné Bekki. puis, il a lancé un appel à tous les panafricanistes. "En tant qu'un panafricaniste, je lance un appel à tous les panafricanistes, tous ceux qui aiment l'Afrique, de se mobiliser pour dénoncer les manigances de la France jusqu'à ce que ce pays et se acolytes quittent définitivement la RCA. Nous devons tous soutenir le peuple centrafricain. Toutes les Ongs françaises en RCA doivent partir car nous-nous posons la question de savoir s'ils ne sont pas des mercenaires au service des forces du mal? Libérez les ressources du peuple qui a droit à la vie", a-t-il asséné.

 

Kabinda Yves-Aymard, ONG ANA

 

 

 

 

IL EST TRES FACILE DE S’EN PRENDRE AUX DIRIGEANTS AFRICAINS QUAND ON IGNORE LA REALITE : RENONCER AUX ACCORDS NEOCOLONIAUX, C’EST ETRE PRET A SUPPORTER LES QUELQUES ANNEES D’INSTABILITES QUE CELA VA ENGENDRER

On leurs dit qu’ils ne sont pas forcés d'accepter les accords qu'on leurs fait signer, mais sommes-nous prêt à les accompagner s'ils décident de défier l'impérialisme ?

Renoncer aux accords néocoloniaux, c’est être prêts à supporter les quelques années d’instabilités que cela va engendrer ; car les pays qui renoncent se verrons couper les aides dont on nous a rendu dépendants : Contrairement à ce que nous pensons, tout les dirigeants africains ne sont pas de mauvaise foi. Ils ne sont pas des anges mais ne sont pas non plus dépourvu d'ambition pour leurs pays. Les dirigeants africains même démocratiquement élus, sont pris dans un dilemme et un cercle vicieux qu'il faut comprendre. Les économies mondiales sont interdépendantes, et donc la situation économique d'un pays ne dépend pas que des facteurs endogènes, dans le cas de l'Afrique l'environnement international est déterminant du devenir des pays africains. Ceux qui décident en Afrique sont principalement les institutions impérialistes comme le FMI, la BM, l'OMC, l'ONU etc..et les politiques et oligarques occidentaux. Chaque dirigeant démocratiquement élu en Afrique suscite un espoir, qui ne leurs permets pas de prendre des mesures sacrificiels qui vont faire souffrir le peuple. Un dirigeants africain qui renonce aux accords de pillage de l'Afrique et aux règles des institutions impérialiste se retrouve isolé , sanctionner par des embargos et de certaines aides qui lui aurait permis de payer les salaires. Dans un contexte de pauvreté, nous savons que des non payement des fonctionnaires peuvent engendrer au sein des pays et la pression qu'elle engendrera sur les gouvernants. L'endettement et l'aide sont un moyen de contrôle des pays africains. Vous refusez de signer des accords néocoloniaux, on vous coupe les aides et on vous sanctionne et par propagande on fait croire à votre population que c'est parce que vous êtes mauvais dirigeants et qu'il faut renverser votre régime. Les africains doivent savoir à travers l'esprit de sacrifice encourager leurs dirigeants qui ont de l'audace et inciter aux Etats-Unis d'Afrique, car nos micro-états sont trop faibles pour défier ceux qui nous imposent les politiques contraires à nos intérêts.

 

ABDOU DIOUF, ancien Président sénégalais

 

 

Les habitants de Baboua rassurés de la présence des FACA

 

Un détachement des FACA arrivé dans la ville de Baboua à l’ouest du pays ce 4 Septembre. Localité menacée par la présence des hommes de la coalition Siriri qui prennent en otage les habitants et font des exactions. L’arrivé du détachement des FACA fait suite à l’appel du sous-préfet Elie Raphaël Béoroféï Dansio dans un contexte d’exaction des éléments armés de la coalition Siriri qui font des rapts et exécution sommaire dans la localité. A peine arrivée, la présence des FACA n’a pas dissuadé pour autant ces hommes qui ont tué à 70km de la ville, au village Ndongori, plus au sud de Baboua sur axe Nguia-Bouar dans la nuit de mardi à mercredi.

Les autorités locales ont salué cette présence et parlent d’une opération de ratissage en cours pour mettre hors d’état de nuire les éléments de la coalition Siriri qui détruisent l’économie de la population et qui tuent  aussi. « Nous saluons à sa juste valeur la promptitude avec laquelle le pouvoir central a réagi suite à l’appel. Je puis vous dire que la population est rassurée de cette présence des forces armées », a lâché le sous-préfet de la ville.

Les éléments de la coalition sont opérationnels dans l’ouest du pays depuis plus d’un an ; ils n’ont aucune revendication politique et n’ont pas signé l’accord de 10 mai, porte d’entrée du processus DDRR. Les habitants de Baboua joints par le RJDH formulent les vœux que le haut commandement de l’armée renforce ce dispositif pour pérenniser la sécurité dans la région.  

 

RJDH

 

 

LES 12 REVENDICATIONS « NON NEGOCIABLES » DES 14 GROUPES ARMES SONT ANTI CONSTITUTIONNELLES ET NE CADRENT PAS AVEC L’ESPRIT DU FORUM NATIONAL DE BANGUI

Les consultations du panel de facilitation de l’Union Africaine (UA) de Bouar avec les 14 groupes armés, en vue du dialogue pour la résolution pacifique de la crise centrafricaine, ont accouché 104 revendications. Et toutes ces revendications ont été formulées par lesdits groupes armés à l’endroit du gouvernement. Parmi celles-ci, 12 sont dites « Non négociables », donc doivent être acceptées d’office par le gouvernement. Il s’agit entre autres, de leur accorder l’amnistie générale ; de mettre en place un gouvernement d’union nationale avec un Premier ministre issu de leur rang ; de reconnaitre leurs galons (grades) ; d’exiger au gouvernement la rupture de ses relations de coopération militaire avec la Russie et l’Afrique du Sud, et nous en passons.

Est-ce possible dans un Etat démocratique et de droit que des groupes armés non conventionnels puissent faire pression sur les autorités légitimes du pays  à prendre en considération et sans condition leurs revendications ? Dites-nous, où avez-vous vu et vécu cela et dans quels pays sur cette planète terre ? Et pourquoi seulement chez nous en RCA ? A y voir de près, il y a anguille sous roche.

Fort de tout ce qui précède, nous disons que les 12 revendications « Non négociables » de ces 14 groupes armés sont anti constitutionnelles et ne cadrent pas avec l’esprit du Forum National de Bangui (FNB) de 2015. D’ailleurs, ces groupes armés avaient pris part activement aux assises du FNB et avaient volontairement signé l’accord d’engagement sur le principe DDRR. Mais pourquoi aujourd’hui ce revirement spectaculaire ? C’est la question fondamentale qui se pose avec plus d’acuité.

Le respect des principes fondamentaux et des symboles de la République s’impose à tous

Quelle que soit son appartenance ethnique, politique, religieuse et sociale, tout le monde sans exception a l’obligation de se soumettre, de se conformer et de respecter les principes fondamentaux et les symboles qui fondent la République. Et ceci en conformité avec les dispositions de la Constitution de la RCA du 30 mars 2016. N’oublions surtout pas que « la RCA est un Etat laïc, un et indivisible ».

L’existence constitutionnelle du pouvoir en place doit être respectée  par tous

Les groupes armés doivent savoir que la RCA s’est dotée d’un pouvoir légitime et démocratique depuis le 30 mars 2016. Et cela fait suite aux élections couplées (présidentielle et législatives) transparentes et crédibles de 2015-2016. Donc il y a incontestablement l’existence constitutionnelle du pouvoir en place qui s’impose à tous, y compris les groupes armés qui écument le pays depuis plus de six (6) ans.

L’impunité zéro s’applique à tous

Le retour de la sécurité, de la paix et de la cohésion sociale en RCA n’est possible que par le truchement de la Vérité, de la Justice, de la Réparation et de la Réconciliation Nationale. De ce fait, c’est la Justice qui constitue le pont reliant la Vérité à la Réparation et à la Réconciliation nationale. D’où le sens de « l’impunité zéro » en RCA tant souhaité vivement par tout le peuple centrafricain lors des Consultations Populaires à la Base et du FNB. Donc « pas d’amnistie générale », pour les bourreaux des Centrafricains, un point, un train. Les groupes armés et l’Union Africaine devaient bien l’apprendre à leurs dépens avant qu’il ne soit trop tard pour eux.

« Un homme averti en vaut deux », dit un sage dicton populaire. A bon entendeur salut !

 

Le Petit YEKOA

  

 

 

Chine-Afrique : l’« Age d’or », dixit Macky Sall

Depuis 04 Septembre, les lampions sont éteints sur le Forum sur la Coopération Sino-africaine (FOCAC) tenu du 03 au 04 septembre 2018 à Beijing par l’adoption d’une déclaration et un plan d’action qui a été salués par les deux partenaires.

Durant deux jours, 53 Chefs d’Etats africains, sauf celui du Swaziland étaient à Beijing. Le couronnent de cette rencontre sino-africaine a été l’adoption de la « Déclaration de Beijing – Construire une communauté de destin Chine-Afrique encore plus solide » et le « Plan d’action de Beijing du FCSA (2019-2021) ».

Ensemble, chinois et africains se sont accordés à développer le FCSA qui sera une marque de la solidarité et de la coopération Chine-Afrique et la feuille de route de la nouvelle coopération internationale avec l’Afrique en vertu du principe de consultation, de coopération et de bénéfices pour tous, a déclaré le Président  Xi Jinping.

Dans sa communication à la presse, le Président Xi Jinping a noté que la Chine et l’Afrique ont unanimement appelé à la coopération gagnant-gagnant et au développement commun. « La Chine et l’Afrique sont déterminées à renforcer leur unité et leur coopération et à avancer côte à côte sur la voie de la coopération gagnant-gagnant et du développement partagé », a-t-il déclaré. Il a ajouté que «  le Sommet de Beijing a été couronné d’un plein succès et a produit des fruits abondants. Il a ouvert un nouveau chapitre dans les annales des relations sino-africaines et posé un nouveau jalon dans la coopération Sud-Sud de notre époque ».

Puis, les Chefs d’Etat du continent ont salué la coopération agissante sino-africaine. Ceux-ci ont été reconnaissants aussi sur l’initiative « la Ceinture et la Route » qui précipitera l’intégration africaine.

A propos, Macky Sall, le Président sénégalais dont le pays sera l’hôte du prochain a noté que la Chine et l’Afrique sont à l’« âge d’or » de leur coopération. « Le partenariat stratégique global de coopération entre la Chine et l’Afrique devra aussi poursuivre et renforcer sa vision à long terme, par une analyse continue et lucide des enjeux mondiaux actuels et futurs. Dans l’esprit de la Déclaration de Beijing, l’Afrique et la Chine doivent toujours se soutenir mutuellement », a encouragé M. Macky Sall.

Les acquis du Forum Chine – Afrique :

Profitant du Forum sur la Coopération Sino-africaine, le Président Xi Jinping a fait des promesses à l’Afrique ce 03 septembre. « 60 milliards de dollars (51,7 milliards d’euros) à l’Afrique en assurant que cet argent serait employé à des projets concrets, viables et durables » reparties de la manière suivante : « 15 milliards d’aides et de prêts sans intérêt ou à conditions préférentielles; une ligne de crédit de 20 milliards; un fonds spécial de développement doté de 10 milliards; un fonds spécial de 5 milliards consacré aux importations de biens africains », a rapporté Reuters.

« Les entreprises chinoises seront enfin incitées à investir au moins 10 milliards de dollars sur le continent au cours des trois prochaines années », a ajouté Xi Jinping.

Demain 6 septembre s’ouvrira à Hangzhou le Sommet de la coopération sino-africaine dans le secteur privé. Concernant la République Centrafricaine, le Président F.Touadéra fera une visite de travail à Pékin du 6 au 7 septembre. « Une rencontre bilatérale entre le Professeur Faustin Archange Touadéra et le Président chinois Xi Jinping, est d’ailleurs prévue le jeudi 6 septembre en début de matinée au Grand Palais du Peuple », a indiqué la Présidence centrafricaine.

 

RJDH

 

 

LA DEPOUILLE DE KOFI ANNAN EST ARRIVEE AU GHANA

La dépouille de Kofi Annan est arrivée lundi au Ghana, son pays natal, où une cérémonie a été organisée en hommage à l'ancien secrétaire général des Nations unies. Le diplomate et prix Nobel de la Paix est mort le 18 août à l'âge de 80 ans.

Son épouse, Nane Maria Annan, ses enfants et de hauts responsables de l’ONU ont accompagné le cercueil venu de Genève, qui était recouvert du drapeau bleu des Nations unies.

Le président du Ghana Nana Akufo-Addo était présent lors de la cérémonie d’arrivée de la dépouille. Des dirigeants traditionnels, des membres éminents du clergé, de hauts dirigeants militaires ainsi que des hommes politiques ont également participé à la cérémonie.

Le cercueil a été porté par six soldats ghanéens. Le drapeau de l’ONU placé sur le cercueil a été remplacé par celui du Ghana – rouge, jaune et vert. Le public sera autorisé à rendre hommage à Kofi Annan à partir de mardi. De nombreuses personnalités du monde entier sont attendues jeudi pour les obsèques nationales

« C’était un grand frère »

Kofi Annan, qui résidait en Suisse, sera enterré dans le nouveau cimetière militaire d’Accra, la capitale du petit pays d’Afrique de l’Ouest, « l’endroit le plus approprié pour accueillir feu Kofi Annan », avait déclaré fin août le président Nana Akufo-Addo, à l’issue d’une rencontre avec la famille du défunt.

« Kofi Annan était l’un des hommes les plus illustres de sa génération« , avait poursuivi le président du Ghana. « C’était un grand frère pour moi. Il m’a donné beaucoup de conseils sur comment gérer des problèmes sensibles, donc c’est un tournant important dans ma vie », avait déclaré, ému, M. Akufo-Addo. « Ce sera un événement majeur pour notre pays », avait-il ajouté.

 

Jeune Afrique

 

 

 

LES QUARTIERS DITS « EVOLUES » DE BANGUI SONT DANS L’INSALUBRITE TOTALE

Les quartiers dits « évolués » de Bangui, la capitale, tels que Sica 1, 2 et 3, Saïdou, Lakouanga, 36 villas et camp Fidèle Obrou sont dans l’insalubrité totale. Et pour causes ?

Dans ces quartiers précités, le manque cruel des canaux d’évacuation des eaux des pluies, leur envahissement par les hautes herbes et les dépôts d’ordures de toutes sortes pêle-mêle sur les chaussés et les voies publiques sont autant des facteurs qui sont à l’origine de l’insalubrité totale qui les gagnent.

Pire encore, bon nombre de ménages de ces quartiers n’ont pas de WC (latrines) pour leur permettre de se soulager dignement comme il se doit. D’où la prolifération des moustiques entraînant des cas de maladies, telles que le paludisme qui bat son plein. Incroyable, mais pourtant vrai !

Chers compatriotes centrafricains en général, et banguissois en particulier, même pour mettre de la propreté et de l’hygiène chez vous et dans vos quartiers respectifs, faut-il toujours attendre tout de nos municipalités ? Cette question posée devait donner matière à réflexion à chaque fille et fils de ce pays.

Pour nous, nous faisons savoir que la responsabilité première incombe à nous. Nous devons rendre salubre, décent et propre notre cadre de vie et notre environnement, car il y va de notre propre santé. Et c’est quand nous avons déjà fait notre part et que nous sommes dépassés, c’est en ce moment précis que nous pouvons faire appel aux municipalités et au gouvernement de voler à notre secours, en réalisant de grands travaux d’urbanisation et d’assainissements de nos quartiers, arrondissements, communes et villes.

Ailleurs, le monde a évolué et les mentalités ont changé. Malheureusement en RCA, tel ne semble pas être le cas. D’où « les mêmes faits produisent les mêmes effets ». A qui donc la faute ? Au lieu de se plaindre, nous disons que les habitants de Sica, 1, 2 et 3, Saîdou, Lakouanga, 36 villas et Camp Fidèle Obrou n’ont qu’à s’en prendre à eux mêmes.

Aussi, nous interpellons la mairie de Bangui et le gouvernement de pouvoir envisager des travaux d’urbanisation et d’assainissement au niveau de ces quartiers qui gardent depuis plus de cinquante sept (57) ans, le décor et l’architecture coloniaux, ne cadrant pas avec les réalités de l’heure.

« Gouverner, c’est prévoir », dit-on.

 

 

Le Petit YEKOA

 

 

La Minusca et le Jeune Agent de DEveloppement lance un programme en faveur des enfants

 

Un programme hip-hop pour la paix et la cohésion sociale est lancé dans tous les arrondissements de Bangui, Bimbo et Bégoua avec l’appui financier de la Minusca sur initiative du Jeune Agent de Développement (JAD). Ce programme commence ce 8 septembre, l’annonce a été faite ce matin par Benjamin Sytis SGA du JAD à Bangui.

Cette campagne qui s’inscrit dans un contexte de rentrée scolaire vise 1500 jeunes par arrondissement et consiste à primer les talents en fourniture scolaire et offrir des opportunités aux jeunes à découvrir leurs talents.

Selon le conférencier Benjamin Sytis, c’est un programme simplifié  avec un jury mis en place pour besoin de la cause. L’idée est de faire du hip-hop un art pour le développement comme cela se fait sous d’autres cieux. Cette campagne de Vacance en Paix et pour la Paix est à sa troisième édition et se poursuit dans les villes à l’intérieure du pays avec les points focaux du JAD, a indiqué au RJDH Benjamin Sytis.

Cette approche est saluée par les jeunes qui disent attendre beaucoup des lauréats dans un engouement de donner et de recevoir, a expliqué Cédric un jeune de Galabadja que le RJDH  a pu avoir après cette conférence de presse.

L’implication de la Minusca et du JAD est un atout majeur pour les élèves et vient à point nommé. Le JAD émet son souhait de voir la rentrée 2018-2019 sans perturbation liée au mouvement armé frein pour l’école et facteur de déperdition scolaire.

RJDH

 

 

BREVES ** BREVES ** BREVES** BREVES ** BREVES**BREVES **

 

« VOSTOK 2018 »: L’ARMEE RUSSE MET CAP A L’EST

Les plus grandes manœuvres militaires organisées en Russie depuis quatre décennies débutent ce 11 septembre 2018. L’armée russe déploie des moyens impressionnants en Sibérie orientale et dans l’Extrême-Orient russe. « Vostok-2018 » inquiète les pays occidentaux par les moyens déployés mais aussi en raison d’une coopération sans précédent avec l’armée chinoise.

Il y a eu « Zapad-2017 », voici « Vostok-2018 ». Vostok signifie « Est » en russe, et c’est donc vers son flanc oriental que l’armée russe déploie cette fois hommes et matériel pour ces « jeux de guerre » annuels qui inquiètent de plus en plus les pays occidentaux.

Des moyens et des effectifs gigantesques, de l’aveu même du ministère russe de la Défense, qui évoque les manœuvres les plus importantes depuis la guerre froide.  « Ces manœuvres mobiliseront au total 297 000 hommes, plus d’un millier d’avions, d’hélicoptères et de drones, détaille Valeri Guerassimov, chef d’état-major de l’armée russe. « Nous allons déployer jusqu’à 36 000 blindés, véhicules d’infanteries et de transports de troupes… et jusqu’à 80 navires.  En amont, les unités seront transportées sur des distances allant jusqu’à 7 000 km, sur terre, et jusqu’à 4 000 milles sur mer »... RFI

********

ELECTIONS LOCALES EN COTE D’IVOIRE : LA CONFUSION REGNE AU PDCI

Divisé entre candidats favorables et hostiles au Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP), le Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI d’Henri Konan Bédié) est secoué jusque dans ses bases, alors que la publication de la liste des candidats aux élections locales est programmée pour mardi 11 septembre.

Ce samedi 8 septembre, quand Alain Adia, nouveau délégué communal du PDCI à Port-Bouët (commune d’Abidjan) se rend à la permanence locale de son parti, il trouve des voyou postés aux entrées, qui lui en interdisent l’accès. Impuissant, il annule sa réunion et « sollicite l’intervention rapide de la direction du parti afin que ce trouble soit rapidement éteint, que l’ordre soit rétabli, afin que justice se fasse pour le PDCI »… Jeune Afrique

************

RCA: A BANGUI, DES ATELIERS POUR SENSIBILISER A LA COUR PENALE SPECIALE

En Centrafrique, le lancement des enquêtes de la Cour pénale spéciale est attendu pour ce mois d'octobre. Un début effectif pour cette Cour au caractère original. Et pour expliquer son fonctionnement, sa mission, les crimes auxquels elle s'intéresse, de nombreux ateliers de sensibilisation sont organisés. Ce lundi, à Bangui, l'atelier était organisé par la jeunesse islamique centrafricaine dans le IIe arrondissement de la capitale.

Au pied de la petite mosquée de quartier de Yapele 3, une quarantaine de personnes se sont rassemblées. Après une heure d'explications en langue locale, les questions ont fusé : qu'en sera-t-il de la protection des témoins ? Est-ce qu'il y aura compensation ou réparation des victimes ? Les juges de différentes nationalités vont-ils réussir à s'entendre ?

Parmi les participants, une femme raconte avoir perdu sa maison pendant la crise. Ses démarches n'ont rien donné jusqu'à maintenant, elle espère beaucoup de la CPS : « Ce que j'ai appris, c'est par exemple si tu n'as rien, tu peux avoir un avocat gratuit. Et si on a tué quelqu'un de ta famille, ou on t'a braqué ou on t'a violenté, comment tu peux faire pour aller à la Cour pénale spéciale »…RFI

*************

COMPTE RENDU DE LA 2EME EDITION DE LA SEMAINE NATIONALE OHADA-CAMEROUN TENUE A DOUALA DU 31 AOUT AU 02 SEPTEMBRE 2018

Du 31 août au 02 septembre dernier s'est tenue au sein de l'Université de Douala et de la Cour d'Appel du Littoral, la deuxième édition de la Semaine Nationale OHADA-Cameroun (la « SNO-CMR »), grand rendez-vous des passionnés du Droit OHADA, et cadre de sélection de l'équipe porte flambeau du Cameroun à la 10ème édition du Concours International Génies en Herbe OHADA qui se tiendra à Abidjan du 1er ou 7 octobre prochain.

Cet événement a regroupé des participants venants des quatre coins du pays, principalement de l'Université Catholique d'Afrique Centrale (l'« UCAC »), de l'Université de Douala (l'« UD »), de l'Université de Yaoundé II (l'« UYII »), de l'Université de Dschang (l'« UDS »), et de l'université de N'Gaoundéré (l'« UNG »).

La SNO-Cameroun s'est articulée autour de trois activités majeures : (I.) la conférence, (II.) la cérémonie officielle, (III.) le concours national Paul Gérard POUGOUE… Ohada.com

************

AFRIQUE DU SUD: 57 MEURTRES PAR JOUR

La criminalité a encore nettement augmenté en 2017 en Afrique du Sud, pour atteindre une moyenne de 57 meurtres par jour, a annoncé mardi le ministre de la Police Bheki Cele, qui a comparé son pays à une « zone de guerre ».

Un total de 20.336 personnes ont été victimes de meurtres lors des douze mois qui se sont achevés en mars dernier, en hausse de 6,19% par rapport à l’année précédente, selon les statistiques. Ce taux est l’un des pires enregistrés depuis la chute du régime raciste blanc de l’apartheid il y a un quart de siècle.

Entre avril 2016 et mars 2017, 19.016 meurtres avaient été recensés sur le territoire sud-africain, soit 52 par jour.

Comme en zone de guerre

« Cinquante-sept par jour, voilà le nombre quotidien de Sud-Africains victimes de meurtres ! », s’est exclamé le ministre Cele devant les députés. « Cela fait ressembler l’Afrique du Sud à une zone de guerre alors que nous vivons en paix ».

« C’est inquiétant et totalement inacceptable », a réagi le chef de la commission parlementaire en charge de la police, François Beukman, élu du Congrès national africain (ANC, au pouvoir). .. afrique.lalibre.be

***************

********************************

Toutes les infos du Mardi 04 Sept. 2018

Cm n 2788 du mar 04 aout 2018

 

LES MECREANTS DOIVENT RECOLTER CE QU’ILS ONT SEME 

Les groupes armés se croyaient tout permis, analphabètes en durcis qu’ils sont, incapables de voir plus loin que le bout de leur nez, ils ont laissé libre cours à leurs inepties. Malheureusement, le compte à rebours ne fait que commencer. Des insanités, des injures, ont été déversées sur le Chef de l’Etat, à travers les ondes internationales. Comme le clamait haut et fort, feu président Patassé, « le mensonge va vite, vite, mais la vérité va doucement, sûrement, rattrape le mensonge, le terrasse, et règle son compte ». La vérité est entrain de rattraper les groupes armés. Les fourberies de l’Union Africaine (UA) n’auront aucun effet sur le verdict populaire. Le peuple centrafricain s’est clairement exprimé, lors des consultations populaires à la base, formalisées par le Forum Nationale de Bangui.

Les groupes armés ont toujours haussé le ton, rejeté la main fraternelle tendue par le Chef de l’Etat. La préférence des groupes armés pour le Panel de l’Union Africaine, suscite la méfiance des centrafricains. C’est encore une carte Joker de la France, car ses valets sont à la manœuvre. Cette période est révolue, car les Centrafricains tiennent contre vents et marées, à affirmer leur liberté d’action, leur indépendance et leur Souveraineté. Les intérêts de la France ne peuvent passer avant ceux de la RCA, en RCA même. Les Centrafricains ont trop moisi durant 58 ans, baignant aujourd’hui dans la misère, la pauvreté, le sous développement. Un peuple misérable, pauvre, sur un sol et un sous sol extrêmement riches, c’est inconcevable, inadmissible et intolérable. Qu’à cela ne tienne, la France a toujours manipulé ce même peuple contre ses dirigeants, tous les dix ans. Cette instabilité a profité à la France qui pille les pauvres sans vergogne et sans scrupule. Mais cela ne suffit toujours pas, il faut plonger le pays dans un bain de sang, un véritable génocide comme au Rwanda.

Le silence de la plateforme religieuse face à la déclaration de Laurent Fabius et Jean Yves Le Drian continue de nous intriguer au plus haut point : «  les intérêts de la France d’abord, celui du peuple centrafricain après », en Centrafrique même. Sankara n’a pas attendu pour lancer la révolution au Burkina Faso. Assassiné, sa pensée gouverne toujours. Le Burkina Faso et la RCA sont sur la même longueur d’ondes, même combat pour la liberté, l’indépendance et la Souveraineté. La plateforme religieuse s’est-elle déculottée de sa mission première, celle de paître les brebis de Dieu, de veiller sur elles et de les conduire vers le bon pâturage ? La plate forme religieuse ne cherche-t-elle que des intérêts matériels ? Qu’est-ce que l’Apôtre Paul n’a pas subi durant sa mission évangélique ? La prison, l’apôtre Paul est passé par là, les brigands l’ont malmené, il a été mordu par un serpent dangereux. Il n’a pu se taire, car Dieu, auquel il croit, est avec lui. Qui ne dit rien, consent, dit un adage. Le silence de la plateforme religieuse peut être interprété comme un feu vert à la France afin de rendre le pays « ingouvernable », tel que l’affirme Jean Yves Le Drian. L’Union Africaine ne doit pas se faire d’illusion, car ce qui arrive au bois sec aujourd’hui, arrivera au bois vert demain. De Sankara à Kadhafi, en passant par Blaise Campaoré et Laurent Gbagbo, les Africains n’auront toujours que les larmes aux yeux. Les larmes de crocodile.

La France n’aime pas les patriotes convaincus et éveillés, clairvoyants et visionnaires, ceux qui privilégient l’intérêt de leurs peuples. Ils constituent des obstacles à la manipulation française, pour maintenir les Etats francophones dans la dépendance et faire passer ses propres intérêts, sous la coupe d’une coopération au masque souriant. Les valets encore nombreux en Afrique, mettent leur survie politique entre les mains de la France. Sans la France, ils n’ont aucune chance de parvenir à leur fin. La déstabilisation de l’Afrique n’est plus à l’ordre du jour. Les assassinats politiques de la France ont assez duré. Centrafrique, Congo-Brazza, Tchad, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Libye, c’est trop ! Les Africains se réveillent aujourd’hui pour dire non à la déstabilisation et aux assassinats politiques de la France en Afrique. Que devient la Libye après la mort atroce du colonel Kadhafi ? L’Union Africaine était complice de la mort du Guide Libyen. Une preuve encore tangible de l’hypocrisie, de la fourberie, des instances de l’Union Africaine.

Selon l’Union Africaine, « il n’y aura plus de coups d’Etat en Centrafrique », autant dire aux Centrafricains que le père Noël politique leur apportera des gâteaux et des jouets, afin qu’ils y croient, comme les petits enfants. La maturité politique des Centrafricains, leur patriotisme, sont entrain d’éclore, alors un menteur n’est jamais cru, même quand il dit la vérité. Les Centrafricains sont sur leur garde vis-à-vis de l’Union Africaine. Les Coups bas, c’est une exclusivité de l’Union Africaine et ce ne sont pas les libyens qui nous démentiront. L’Union Africaine ne peut endormir la vigilance des Centrafricains meurtris par 58 ans de misère, d’esclavage et de la traite des êtres humains. Le Tchad est aujourd’hui sur la braise, à chacun son tour chez le tondeur. A cette allure, la France exterminera les peuples francophones pour leurs absurdités congénitales.

Julien BELA

 

 

BEIJING (CHINE), DES HONNEURS ET DES TITRES HONORIFIQUES A L’ENDROIT DU CHEF DE L’ÉTAT CENTRAFRICAIN.

 

Beijing, 2 septembre 2018,

Tout comme dans son pays la République Centrafricaine, les ovations et les honneurs sont réservés au Chef d'État Centrafricain, celui qu'on appelle l'homme du peuple pendant sa visite en Chine, au Forum de Coopération Chine Afrique.

Ici à sa sortie du temple du ciel, un titre honorifique lui est remis par les autorités de la ville, ainsi que des ovations par la laborieuse population chinoise qui salue les efforts de «l'homme au bâton magique» dans son pays.

***************

**************************

 

 

DECLARATION D’ENTENTE DE KHARTOUM ENTRE 04 GROUPES ARMES :

UNE DECLARATION DES « DUPES » QUI N’ENGAGE QUE CEUX QUI Y CROIENT

Encore et toujours les groupes armés en RCA qui n’ont cessé de distraire la galerie, l’opinion nationale et internationale, à travers divers accords et déclarations d’entente pour le retour de la paix et de la cohésion sociale dans le pays. A titre d’illustration, sous l’égide de la Russie et du Soudan du Nord, quatre (04) groupes armés (FPRC, MPC, UPC et Anti-Balaka branche Maxime Mokome) qui ont signé une déclaration d’entente à Khartoum au Soudan du Nord, le jeudi 30 août dernier.

A cette occasion, les quatre (04) groupes armés précités qui se sont constitués en une plateforme baptisée «  Rassemblement Centrafricain » (RCA), ont décidé de lever toutes les barrières qu’ils avaient érigées dans les zones sous leur contrôle, de ne pas commettre des exactions de tout genre sur les civils, de ne pas se battre entre eux et nous en passons. C’est une bonne initiative que nous apprécions à sa juste valeur, car toutes les initiatives prônant le dialogue pour la résolution de la crise en RCA sera la bienvenue. Mais là où se pose le problème, c’est la mise en application effective sur le terrain de tous ces accords et déclarations d’entente signés par les mêmes groupes armés. C’est pour dire que signer de tels accords et déclarations d’entente de paix est une autre chose, les appliquer comme il se doit est une autre.

D’ailleurs, dites-nous combien d’accords et de déclarations d’entente ont-ils été signés volontairement par les groupes armés (factions Séléka et Anti-Balaka) de la transition au retour du pays à l’ordre Constitutionnel ? Ont-ils été respectés et appliqués sur le  terrain par leurs signataires, les groupes armés ? Les réponses à ces questions reviennent à qui de droit.

Un autre aspect, pendant que les quatre (04) leaders du FPRC, du MPC, de l’UPC et de la branche Anti-Balaka de Maxime Mokome étaient à Khartoum, ils ont eu à déléguer leurs représentants pour prendre part aux consultations du panel de facilitateurs de l’Union Africaine (UA) avec tous les quatorze (14) groupes armés engagés dans le programme DDRR, à Bouar, chef-lieu de la préfecture de la Nana-Mambéré. Et ceci dans le cadre de dialogue pour la résolution de la crise en RCA en vue et prôné par l’UA avec le consentement du gouvernement centrafricain. A l’issue de ces consultations, les quatorze (14) groupes armés ont passé de  soixante dix-sept (77) revendications à cent quatre (104). Est-ce sérieux de la part de ces groupes armés qui écument la RCA, depuis plus de six (06) ans ? Motif pour lequel nous disons, fort de l’expérience du passé, c’est une déclaration d’entente des « dupes » qui a été signée à Khartoum par le FPRC, le MPC, l’UPC et la branche Anti-Balaka Mokome. Donc elle n’engage que ceux qui y croient.

 

Le Petit YEKOA

 

 

 

VILLAGE MAKILA : Le cElebre escroc RICCO appréhendé ET PASSE A TABAC

Le village makila est situé en profondeur dans la brousse de la Lobaye, à environ 4 kilomètres du village Safa.

C’est un village dont la population laborieuse vaque à ses activités quotidiennes et génératrices de revenus, mais aussi un coin où se trouvent retranchés des personnes de moralité douteuse dont le célèbre escroc nommé RICCO. 

Bûcheron et menuisier de son état, et disposant d’une scie à moteur, ce dernier produit des planches, chevrons, lattes, voire du charbon de bois, mais excelle malheureusement dans une pratique d’escroquerie qui compromet son statut évoqué ci-haut.  

Entretemps, il a reçu la commande d’un client qui lui a versé un acompte  de 38.500 F sur le montant total de la commande. Après avoir reçu cet acompte, sieur RICCO s’est tranquillement retiré de son village à Safa pour se rendre introuvable.  

Attendant vainement la livraison de sa marchandise de la part de sieur RICCO et ne l’apercevant pas, le client s’est plaint à qui de droit.  

Avec le concours d’éléments d’autodéfense, le célèbre escroc RICCO a fini par être repéré par les villageois, qui en ont profité pour le passer à tabac. N’eut été l’intervention du chef de ce village, RICCO aurait rendu l’âme.

Sinclair ARIES

 

 

BRIA : LES GROUPES REBELLES SE LIVRENT DES BATAILLES ENTRE EUX : QU’EN EST-T-IL DU DDRR ?

Centrafrique, un pays en quête de la paix et de la cohésion sociale, a de la peine à sortir du gouffre malgré les efforts consentis par l’Etat et ses partenaires.  Les récents affrontements à Bria dans le Centre-est du pays témoignent que beaucoup d’efforts restent à faire afin de ramener la paix. Avec des groupes armés qui s’acharnent sur la population, se battent réciproquement et engagent un bras de fer avec le pouvoir légitime, en tout cas, le processus DDRR semble hypothéqué. Car il suffit d’un petit problème pour voir les rebelles commencer à faire mouche.

Le FPRC et l’UPC, deux groupes rebelles issus de la faction Séleka, s’en sont pris aux autodéfenses dans la ville de Bria. Tout est parti d’une simple histoire de barrière érigée par le FPRC. Laquelle barrière n’a pas rencontré l’assentiment des autodéfenses.  Du coup, les fusillades ont commencé. Plusieurs personnes ont été tuées dans cet affrontement de la semaine dernière.

Comment des groupes rebelles qui prétendent adhérer au processus DDRR continuent encore de faire la guerre ? N’est-ce pas un pied de nez ? Notons par ailleurs que le DDRR va bientôt commencer dans l’ouest de la RCA, avec au total 07 groupes rebelles qui seront bientôt désarmés. Les combattants seront formés à un métier.  Mais dans l’Est du pays, les groupes rebelles compliquent les tâches. Ces derniers continuent de tenir tête au pouvoir légitime. Ce qui laisse croire qu’ils seraient entrain de flatter le peuple. Ils disent oui au DDRR mais au fond, c’est une autre chose, un véritable saupoudrage. Alors que le président Touadéra mise sur le DDRR afin de faire sortir le pays du pétrin, certains pensent que les armes sont la seule issue de sortie de crise, une hérésie parfaite ! Si aujourd’hui le président de la République leur tend la perche, il s’agit d’un geste philanthropique.

Les leaders des groupes rebelles savent pertinemment que la CPS les épinglera un à un. Ces derniers, pris de panique, demandent l’amnistie, malgré leurs multiples forfaits. Leurs 77 revendications, tous le savent, viennent de l’autre côté de la méditerranée. Les groupes rebelles, au travers de ces revendications, veulent faire plier le gouvernement centrafricain. Si les groupes armés disent être pour la paix, il faut nécessairement joindre la parole à l’acte. La RCA aspire à la paix et à la cohésion sociale, mais dommage, certains sont de véritables ennemis de la paix. Où va-t-on avec cela ?

Ces violences ne mènent nulle part. Aucun essor ne peut être possible sans la paix. La paix que désire le peuple centrafricain ne viendra pas d’ailleurs mais plutôt des Centrafricains eux-mêmes. Si la paix est perturbée, cela impactera tous les secteurs d’activité du pays.

 

Jean-Max DELOUGA

 

 

 

La Centrafrique vers la paix, la Russie et le Soudan à la manœuvre

La Centrafrique se dirige vers une solution à la crise qui la frappe. Avec le soutien de la Russie et du Soudan, les principaux groupes armés centrafricains ont en effet signé une déclaration d’entente. Alors que les pays occidentaux n’ont jamais causé que des problèmes, la Russie et ses alliés autres apportent des solutions.

Vers une sortie de crise en Centrafrique? La mission de bons offices de la Russie semble avoir porté ses fruits, malgré les tentatives de la diplomatie française de stopper la montée en puissance des relations russo-centrafricaines.

En effet, les principaux représentants des groupes armés centrafricains viennent de signer à Khartoum, la capitale soudanaise une déclaration d'entente. Parmi les signataires figurent Nourredine Adam (Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique), Ali Darassa (l'Union pour la paix en Centrafrique), Mahamat AlKhatim (Mouvement patriotique pour la Centrafrique) et Maxime Mokome (l'un des représentants du groupe Anti-Balaka). Ils ont apposé leurs signatures respectives en indiquant leur volonté d'une paix durable et d'une réconciliation. Une approche d'ailleurs saluée par les autorités centrafricaines.

Par son rôle dans cette affaire, Moscou a démontré toute sa détermination à non seulement défendre ses propres intérêts, mais également ceux de ses alliés. Finalement, l'efficacité russe en Syrie, aussi bien dans le cadre de la lutte antiterroriste, qu'au niveau politico-diplomatique, s'exporte sur le continent africain.

En effet, la Russie souhaite voir une Afrique stable, prospère, et avec laquelle il sera possible de collaborer dans un cadre gagnant-gagnant, et sans imposer quoi que ce soit. Sinon, comment expliquer que moins de 200 spécialistes russes aient pu, aussi rapidement, faire tellement plus pour la stabilisation de la Centrafrique, que les 15.000 militaires français passés par là depuis de nombreuses années? Le Quai d'Orsay aura très certainement du mal à donner une réponse digne de ce nom.

Ne doutons pourtant pas que Paris, à l'instar d'autres capitales occidentales, tente, comme dans le passé récent, d'entraver ce processus de paix en Centrafrique. Et ce pour plusieurs raisons. Au-delà de perdre définitivement un pays majeur issu de son prétendu «pré-carré», l'élite française comprend parfaitement aussi que ce processus essaimera au-delà de la République centrafricaine.

Pourtant, le peuple centrafricain est plus que jamais mobilisé à faire face à toute tentative néocoloniale de diviser la société centrafricaine sur une base religieuse ou ethnique. De plus, il peut compter sur des alliés sûrs, respectant sa souveraineté et apportant des solutions à des problèmes créés exclusivement par les représentants occidentaux. Des problèmes créés d'ailleurs à tellement d'autres endroits de l'Afrique, avec toujours le même objectif: diviser pour mieux régner. Et… piller.

Mais le monde évolue: le système multipolaire s'impose de jour en jour. Et les nations du monde, notamment africaines, refusent désormais la manipulation. La Russie est un acteur majeur dans ce renouveau mondial, et avec elles ceux ayant décidé de la suivre.

D'ailleurs, le Soudan, l'autre allié africain de Moscou, qui a aussi beaucoup contribué à ce que cette rencontre ait lieu, sort lui aussi gagnant. Et son président Omar el-Béchir, tellement diabolisé par le petit monde occidental, se positionne désormais en médiateur de paix de premier plan. Après avoir grandement contribué à la signature de l'accord de paix au Sud Soudan, qui s'est séparé de Khartoum en 2011, non sans «l'aide» occidentale et est depuis plongé dans le chaos, le leader soudanais a largement contribué à ce processus de stabilisation si nécessaire à la République centrafricaine.

Les solutions aux problèmes africains peuvent et doivent être africaines, avec le soutien d'alliés sincères.

 

Mikhail Gamandiy-Egorov

(Agence Presse Russe TASS)

 

 

 

RCA / LETTRE OUVERTE DU PRESIDENT DE L’ONG INTERNATIONALE ANA,

HAROUNA DOUAMBA AU PRESIDENT DE L'UNION AFRICAINE PAUL KAGAME

« Votre décision de quitter la Francophonie a fait de vous ce que vous êtes aujourd’hui. Le peuple centrafricain en a marre de l’hypocrisie de l’Union Africaine »

Excellence monsieur le président Paul Kagamé, je n'ai pas pour habitude de saluer ou féliciter un président en exercice de l'Union Africaine car cette institution n'en est pas une pour moi. Mais depuis que vous présidez au rênes de cette institution, j'ai du revoir ma copie. Ce qui me motive surtout à vous féliciter c'est que vous êtes un homme de décision et un vrai panafricaniste. Félicitation monsieur le président, j'avoue que j'ai eu mal lorsque vous avez été choisi pour être à la tête de ce "grand machin" pour reprendre les propos du Général De Gaulle. En effet, j'ai eu mal parce que cette institution est aujourd'hui une plaie pour l'Afrique. Elle est à la limite, une honte pour le continent. Car cette institution est à la base de beaucoup de morts sur notre continent. Excellence, en vérité cette institution n'est plus respectée par les Africains eux-mêmes qui n'ont plus confiance à l'Union Africaine. Et voici que vous, un homme de décisions, homme intègre, un panafricaniste inconditionnel et homme d'honneur, qui grâce à votre volonté de travailler pour le bien-être de votre population, faites la fierté de tout le peuple Africain, vous êtes intéressé à l'UA. Excellence monsieur le président Paul Kagamé, cher grand frère, mon idole. Vous avez dit non à la France, pour avoir votre liberté et vous mettre au service de votre population. Vous avez dit non à cette France, qui vous a traité de génocidaire, vous avez dit non à cette France qui avait lancé un mandat d'arrêt international contre vous. Excellence monsieur le président, aujourd'hui, vous le président en exercice de l'Union Africaine, un Instrument pour la Gestion et la Protection des Intérêts Française en Afrique (IGPIFA). Oui, Monsieur le président, auriez-vous le courage, l'honneur et la dignité de dire encore non à la France et permettre à des millions d'Africains de croire à nouveau à l'Union Africaine ? Auriez vous le cran et la dignité qui vous caractérisent pour dire non à la manipulation en RCA ? Auriez vous le courage de dire non qu'un pouvoir élu démocratiquement après des élections souhaitées de tous ne passe pas aux mains ennemies entretenues par des exigences de mercenaires ? En auriez-vous le courage? Seriez-vous capable de dire à L'ONU que la MUNISCA à échoué en RCA ? Excellence, j'ai peur que votre mandat à la tête de l'UA ne soit une vengeance pour la France et ses complices dans le but de ternir votre Image qui est au plus haut niveau. Car vos prédécesseurs ont tous été des courtiers de la France sans exception aucune. Monsieur le président, nous devons dire une bonne fois stop à la crise Centrafricaine. Et que celui qui règne par les armes doit périr par les armes. Les FACA et les partenaires de défense qui sont la Russie, la Chine et les USA peuvent mettre fin immédiatement à cette crise, mais l'Union Européenne refuse de dialoguer avec des terroristes, L'ONU refuse de dialoguer avec des terroristes mais pourquoi l'Union Africaine à tendance à qualifié les terroristes Africains de rebelles ? Pis, elle initie même des dialogues avec des pouvoirs démocratiquement élus et des rebelles. Pourquoi monsieur le président ? Dans le cas de la RCA, je pense qu'en bonne intelligence, les terroristes veulent gagner du temps en faisant des propositions qu'aucun pays démocratique ne pourrait accepter. Je vous donne le schéma classique que vous ne semblez ignorer. Proposition de gouvernement de transition ou un gouvernement d'unité nationale, amnistie générale, programme de désarmement, démobilisation et de resocialisation etc... Excellence voici le scénario qui va être proposé et bien entendu refusé avec la dernière énergie par le gouvernement et le brave peuple Centrafricain. Alors, l'Union Africaine dans son jeu d'hypocrite proposera des sommets à n'en pas finir, UA 1, UA 2 et UA 3...or, nous serons déjà à la fin du mandat du Président Touadéra qui aura passé son mandat de sommet en sommets. Non excellence monsieur le président Paul Kagamé, les panafricanistes disent non, nous-nous sommes fait avoir dans les crises précédentes dans certains pays et maintenant nous disons non et non ça suffit.

Excellence monsieur le président, désolé, je suis Harouna Douamba, Président de l'ong Internationale ANA et président de la coalition Afrique engagée. Le but de cette lettre ouverte excellence, est de vous vous amener à réfléchir sur comment vous l'ennemi d'hier, êtes devenu subitement l'ami de confiance! Monsieur le président, sincèrement, quand je vous ai vu à l'Élysée, j'ai eu les larmes aux yeux et je me suis dit l'heure de la vengeance est arrivée et j'ai peur. Demandez au Président Macron d'inviter le Président Obiang à l'Élysée, car la France refuse sous prétexte que le président Obiang Nguema Mbasogo est un vrai panafricaniste qui refuse de vendre son pays et son continent pour des intérêts personnels. Et nous voyons tous comment le président Teodoro Obiang Nguema Mbasogo de la Guinée Équatoriale est intraitable sur les questions de souveraineté. Pour votre part, ne vous laissez pas distraire. La souveraineté et l'intégralité territoriale de la RCA ne doivent être un sujet de négociation pour personne. Trouvez des logements pour les chefs terroristes au siège de l'AU, mais laissez le président Touadéra travailler pour le bonheur de son peuple. Excellence monsieur le président, cher grand frère, laissez moi vous dire que tous les panafricanistes ont les yeux rivés sur votre institution.

Espérant que ma lettre puisse arriver entre vos mains, veuillez agréer Monsieur le président, mes salutations les plus distinguées.

Ampliations:

- Union Africaine Bangui

- MUNISCA Bangui

- Union Européenne Bangui

- Ambassade Russie Bangui

- Ambassade Chine Bangui

- Ambassade des États-Unis Bangui

- Présidence Centrafricaine Bangui

 Fait à Tunis, le 30 AOÛT 2018

Le Président de L'ONG internationale ANA et président de la Coalition Afrique Engagée

HAROUNA DOUAMBA

 

 

 

RCA / FRED EDGARD GASSIA, UN TRAITRE DE LA REPUBLIQUE PROFITANT DU SYSTEME SOCIAL FRANÇAIS EST CONTRE LA FIN DE LA CRISE

Sous l’emprise de l’alcool, il explique que la fin de la crise ne l’arrange pas car dans le plan de la France, le futur président profitant de la crise est Dologuelé et lui premier ministre.

« Notre campagne vise à instaurer une paix définitive en RCA, tous ceux qui s'opposeront à cette liberté seront dénoncés », a fait savoir un leader de la Coalition Afrique Engagée. Cette coalition d'ONGs panafricanistes qui a pris à bras le corps, la question de la RCA. Qui dénonce aujourd'hui un autre pion de la France. "Il s'agit du fêtard et vendeur d'illusion qui profite du système social français et ennemi de la paix en RCA, le nommé Fred Edgard Gassia et son épouse sont les traîtres de la République. Pour leurs intérêts égoïstes, ils mettent en cause la volonté du Président Touadéra et Son Premier ministre, de mettre fin définitivement à cette crise. Le couple alcoolique, qui ne se retrouve que dans toutes les fêtes Centrafricaines de la France pense que la coopération française est à l'origine du bien-être des populations Centrafricaines", a ironisé le défenseur des droits des Africains. Car à la vérité, le couple vivant en France se moque des populations en parlant de bien-être grâce à la France. "Ce couple de traître ignore que le peuple manque depuis longtemps d'électricité, d'eau potable, de paix, d'infrastructures et du minimum vitale, par la faute de la France dont les intérêts en RCA sont impressionnants. "Pour rien au monde, la France ne voudra laisser ce pré-carré. Mais elle trouvera des Africains debout pour la faire fuir", a menacé le leader panafricain.

Wengué Martial Isidore, La Voix de l’Afrique.

 

 

 

RCA/ Mme FRED EDGARD GASSIA ET SON EPOUX, DES TRAITRES DE HAUT VOL

C’est une honte pour la République Centrafricaine de voir une mère être contre la liberté du peuple centrafricain, pour les intérêts égoïstes de son époux Fred Edgard Gassia, qui se voit premier ministre de Dologuelé, au point de se moquer des enfants orphelins appelés Godobé

« Les traîtres qui s'opposent à la liberté du peuple Centrafricain doivent se taire, faute de quoi ils seront exposés, nous avons déjà répertoriés un bon nombre, nous avons des données les concernant y compris leurs familles et des images comme pièces à conviction", a menacé un leader panafricain. "Nous attendons tout simplement leur réaction. Pour d'autres, nos dénonciations leurs permettront de se faire régulariser en demandant l'asile politique", a fait savoir le membre actif de la Coalition Afrique Engagée. "Mme Fred Edgard Gassia est une traîtresse, une criminelle car le fait de soutenir son époux dans la déstabilisation de son propre pays est considéré comme très grave. Cette traîtresse de la République trouve que les enfants GODOBÉ font de bonnes études en France donc les enfants vivants au pays cela n'engage qu'eux". Dans ses propos, elle trouve que les enfants appelée GODOBÉ doivent être tués et que les Centrafricains doivent soutenir la France et dire non à la Russie, là Chine et les USA. "Ce couple est dangereux pour la paix et la stabilité en RCA. TOUS les Centrafricains doivent s'unir car la solidarité est exigée en ce moment historique pour la RCA. Soyez fiers d'être Centrafricains, soyez fiers d'être des Africains", a conclu le membre de la Coalition Afrique Engagée.

 

Mopoa Amédée,

ONG La Voix de l’Afrique

 

 

RCA /JORDAN EMILE SANDANGA GASSIA, FILS D’UN TRAITRE QUI CAUTIONNE LA MORT DE SON PEUPLE POUR DES INTERETS EGOÏSTES

Nous prenons à témoin la jeunesse centrafricaine vivant en France, le père de ce jeune homme, Fred Edgard Gassia dénonce la libération de son peuple pris en otage depuis plus de 40 ans par la France. Ne tenant pas compte de l’avenir de la jeunesse centrafricaine nous sommes obligés d'exposer cette famille de traîtres qui est un danger pour la paix en RCA.

« L'unité nationale, la solidarité et le soutien, c'est tout ce que nous demandons au peuple Centrafricain surtout de la diaspora", indique un communiqué de la Coalition Afrique Engagée (CAE) dont nous avons reçu copie. Dans cette déclaration de la CAE, ses responsables sont fermes sur le fait que l'heure de la libération du peuple Centrafricain à sonné. "Nous ne ferons pas de cadeau à toute personne voulant nuire ou dénoncer cette cause noble. Cette bataille engagée par le Président de la République Faustin-Archange Touadéra et son Premier ministre Mathieu Simplice Sarandji, la liberté et la souveraineté du peuple ne sont plus qu'une question de temps", relève le communiqué. "La famille de Jordan Émile Sandanga est composée de criminels. Comment des parents peuvent-ils ignorer la souffrance du peuple centrafricain. Ce peuple qui a longtemps souffert. Comment peuvent-ils se permettre de critiquer la démarche des autorités de la RCA soutenue par toute l'Afrique et le monde entier ? Comment ce couple de traîtres peut-il, pour ses intérêts égoïstes cautionner la France, tout simplement parce qu'ils attendent d'être remerciés par l'opposant Dologuelé ?", dénonce le communiqué. Qui estime que le père de ce jeune homme est un traître et un lâche pour son peuple. "L'heure de la délivrance du peuple à sonné, tous les traîtres seront exposés. Notre lutte panafricaniste est noble et nous irons jusqu'au bout. Quand on aime sa famille, l'éducation, le savoir vivre et la chaleur humaine doivent être nos priorités. Vous devez penser aux autres familles innocentes, qui meurent tous les jours par vos choix égoïstes et vos écris criminels qui causent d'énormes pertes en vies humaines. Dit à PAPA que les jeunes Centrafricains restés au pays sont tes frères. Donc STOP et solidarité".

 

Akindéwa Blanche,

ONG La Voix de l’Afrique

 

 

 

BEIJING CHINE, LE PRESIDENT TOUADERA VISITE DANS LA SOIREE DU

DIMANCHE LE TEMPLE DU CIEL ET LE PALAIS IMPERIAL.

 

Beijing dans la soirée du dimanche, 2 septembre 2018, le couple présidentiel, accompagné d'une forte délégation a fait une excursion des monuments historiques emblématiques de la Chine à la demande des organisateurs du Forum Chine Afrique.

Cette visite prévue en marge de la conférence, qui débute ce matin, vient imprégner le Chef Centrafricain, de l'importance du tourisme dans une cité.

Il sied de noter que la République Centrafricaine, dispose d'une grande potentialité touristique favorable à son essor et pourrait attirer de nombreux touristes à visiter, ce pays situé au cœur de l'Afrique, regorgeant tous les mystères du continent dont les grosses pierres de la ville de Bouar, les poissons de l'eau chaude de Bandoro, les parcs Nzanga et d’Avakaba, les chutes de Boali et de Mobaye, la musée Barthélemy Boganda, sans ignorer les icônes impériales des années soixante dont le trône de Bokassa ayant été au centre d'une polémique en 2016.

La découverte de ces endroits emblématiques la Chine datant des décennies va vraiment impulsée celui qu'on qualifie de «déclencheur» de la révolution centrafricaine à passer à la mise en valeur du secteur de tourisme centrafricain qui continue de connaître une stagnation.

**************

*********************

 

 

 

CHINE-AFRIQUE : AFFLUENCE RECORD DE CHEFS D’ETAT ET DE

GOUVERNEMENT AU SOMMET DE PEKIN

Le 7e Forum sur la coopération sino-africaine s’ouvre ce lundi 03 septembre, à Pékin, sur fond de crise de la dette. Pendant deux jours, les dirigeants de 53 pays africains tenteront, entre autres, de renégocier les conditions de financement de leurs projets.

Seul le Swaziland manquera à l’appel. Dernière alliée de Taïwan en Afrique, la petite monarchie sera l’unique État africain à ne pas être représenté à Pékin lors de l’ouverture, le 3 septembre, du 7e Forum sur la coopération sino-africaine (Focac), qui aura, pour la troisième fois de son histoire depuis 2001, valeur de sommet.

En présence du secrétaire général des Nations Unies, Antonio Gutterres, de nombreux chefs d’État et de gouvernement ont fait le déplacement pour ce qui s’annonce comme le plus grand événement diplomatique de l’année dans l’Empire du Milieu. Un millier de participants sont en effet attendus pendant deux jours.

Premier arrivé, dès le 28 août, l’Ivoirien Alassane Dramane Ouattara a, depuis, été rejoint par le Béninois Patrice Talon, le Sénégalais Macky Sall (coprésident du sommet), le Gabonais Ali Bongo, le Congolais Denis Sassou Nguesso, le Rwandais Paul Kagame, le Camerounais Paul Biya, le Guinéen Alpha Condé, le Nigérian Muhammadu Buhari et le Sud-Africain Cyril Ramaphosa. Le Maroc est représenté par son Premier ministre, Saadeddine El Othmani, l’Algérie ayant, elle, délégué son ministre des Affaires étrangères, Abdelkader Messahel.

 

Entretiens avec Xi Jinping

 

La plupart des chefs d’État ont pu s’entretenir ce week-end avec leur homologue Xi Jinping et signer des mémorandums. Neuf accords de coopération ont été ainsi paraphés le 31 août, au Grand palais du peuple, par le président ivoirien pour la création du port sec de Ferkessedougou, l’extension de l’aéroport d’Abidjan ou la conception et la construction de la centrale thermique de San Pedro.

Scellant le rétablissement des liens diplomatiques avec Pékin, le président burkinabè Roch Marc Christian Kaboré a également échangé avec les dirigeants d’entreprises de construction (China Harbour Engineering Company – CHEC -, China Three Gorges Corporation et CGCOC) et d’institutions de financement (China Development Bank et Eximbank), faisant le point sur les projets d’infrastructures comme le chemin de fer vers le Ghana. CHEC négocie actuellement un prêt avec l’Eximbank chinoise pour la construction de l’autoroute Ouagadougou-Bobo Dioulasso (1,3 milliard de dollars). Alpha Barry, le ministre burkinabè des Affaires étrangères, a annoncé que les dons seraient « trois fois supérieurs à ceux qui étaient alloués par Taïwan » d’ici à la fin 2018.

Parmi les contrats signés, on peut aussi mentionner trois projets autoroutiers au Cameroun, un investissement de 180 millions d’euros dans une centrale hydro-électrique de 70 MW au nord du Gabon, des projets d’infrastructures télécom – pour 328 millions de dollars – au Nigeria… D’autres accords pourraient être bouclés d’ici à mardi 4 septembre.

Le Sénégal espère, par exemple, obtenir 500 milliards de francs CFA de financements pour des infrastructures autoroutières et pour le lancement de la deuxième phase du pôle urbain de Diamniadio. La RD Congo souhaite, quant à elle, solliciter Pékin pour le financement du barrage du Grand Inga.

 

Nouvelles routes de la Soie

 

Dans le cadre de l’initiative des nouvelles routes de la Soie, grand dessein du président Xi, entamé en 2013, la Chine a multiplié les investissements sur le continent, dans les infrastructures et les parcs industriels, au cours des dernières années. Selon le Mofcom, le ministère du Commerce chinois, 3 milliards de dollars ont ainsi été investis annuellement en Afrique par Pékin depuis 2015. Une politique destinée à mieux sécuriser son approvisionnement en ressources naturelle et à développer ses échanges, quitte à délocaliser une partie de sa chaîne de production, comme la Chine a commencé à le faire en créant des zones économiques spéciales en Éthiopie, dans le but de mieux servir les consommateurs africains et européens.

Mais au-delà du financement de projets, des questions d’industrialisation et de transferts de compétences, plusieurs chefs d’État du continent sont aussi venus au Focac pour y solliciter de l’aide afin de les aider à maintenir l’équilibre de leurs finances publiques.

Car c’est près de 132 milliards de dollars de dettes que l’Afrique a contractées depuis vingt ans auprès de Pékin, selon les dernières évaluations de l’institut américain The China Africa Research Initiative (CARI), obligeant certains pays comme l’Éthiopie, la Zambie ou le Cameroun à restructurer une partie des créances détenues par la Chine.

Si le président congolais Denis Sassou Nguesso sollicitera la coopération de son plus grand créancier, dans ses négociations pour obtenir des fonds du FMI, son homologue camerounais Paul Biya espère, lui, rééchelonner ses engagements auprès d’un partenaire qui lui a octroyé 3 000 milliards de francs CFA – mobilisés depuis 2007.

 

Critiques occidentales

 

L’hôte du sommet a tenu, cette semaine, à balayer les critiques occidentales. « Les projets de développement chinois ne représentent pas la majorité de la dette des pays africains », a ainsi déclaré mardi le vice-ministre chinois du Commerce, Qian Keming, ajoutant que le fardeau de la dette avait été aggravé par la crise financière mondiale et la chute des prix des matières premières.

Reste que face à l’augmentation de la dette publique des États africains, la Chine a réduit récemment ses investissements sur le continent (si on fait exception des fonds débloqués pour l’Angola) et devrait, en dépit des annonces attendues lors du Focac, continuer à être plus regardante sur les conditions d’attribution de ses financements.

Elle a jusqu’à mardi pour définir avec ses partenaires africains un nouveau cadre de coopération pour les trois ans à venir. En 2021, le Focac se déroulera à Dakar.

 

Jeune Afrique

 

 

BRIA REPLONGE DANS UN REGAIN DE VIOLENCES AVEC DES

BRAQUAGES, VIOLS, INTIMIDATIONS, DISPARITIONS FORCEES…

Depuis la semaine dernière, la ville de Bria, chef-lieu de la préfecture de la Haute-Kotto, est replongée dans un regain de violences. Les affrontements qui ont opposé les combattants Séléka aux Anti-Balaka dits Autodéfenses dans le quartier Bornou continuent de faire des victimes au sein de la population civile. Selon les habitants de cette localité,         « après que les hommes (Anti-Balaka) du soi-disant général Bokassa ont été mis en déroute par la coalition FPRC-UPC, ils ont trouvé refuge dans le site des déplacés du Pk 3 non loin de la base de la Minusca. Ayant été au courant de leur présence dans ce site, les combattants Séléka ont érigé une barrière à proximité du camp des déplacés. De jour comme de nuit, des exactions de tout genre sont perpétrées par les Séléka sur les civils sans défense.

A titre d’exemple, la semaine passée, ils s’en sont pris aux bouchers. Tous les bœufs qu’ils ont achetés, ont été confisqués par ces derniers. En plus de cela, ils leur ont exigé de payer des amendes pour avoir tenté de vendre de la viande de bœuf aux déplacés du Pk 3. Ils ont été roués de coups. Il a fallu le versement des amendes par leurs proches pour qu’ils soient libérés du joug de ces seigneurs de guerre.

Pire encore, ils ont interdit formellement aux humanitaires de porter secours à ces déplacés. Tous les véhicules des ONG tant nationales qu’internationales sont systématiquement fouillés par les Séléka. Ils emportent tout ce qui est destiné à ces compatriotes qui ont besoin de leur aide. Malgré le plaidoyer du préfet de la Haute-Kotto, ces rebelles persistent et signent. Des actes barbares, inhumains, indignes, bestiaux, odieux continuent de voir jour. Dans la journée du dimanche 02 septembre 2018, trois (3) femmes qui sont allées chercher du bois de chauffe dans la brousse, ont été violées, abusées sexuellement par les Séléka, de 08 heures à 13 heures avant d’être libérées. Les braquages des motos des particuliers, les vols à main armée sont devenus monnaie courante. S’agissant des intimidations, des tortures, des disparitions forcées, n’en parlons pas. Chaque jour qui passe, amène son lot de malheurs. La population de Bria est terrorisée, prise pour cible.

Et pourtant, le contingent gabonais de la Minusca est proche du lieu où les Séléka ont érigé leur barrière. Toutes les exactions commises par ces rebelles sur les civils se déroulent sous la barbe de ces soldats onusiens. Ils n’interviennent même pas pour nous protéger. Nous sommes abandonnés à notre triste sort ».

Les Casques bleus de la Minusca qui sont déployés en RCA pour protéger les civils peuvent-ils assister sans réagir aux actes barbares de ces bandits de grand chemin qui écument à petit feu les habitants de Bria ? Cette situation dépasse notre entendement humain. Et si les combattants Séléka ne baissent pas les bras après plusieurs accords de cessez-le-feu, de cessation des hostilités, signés par-ci, par-là, à quoi servira le dialogue initié par le panel de facilitation de l’Union Africaine ? C’est toute la question que les Centrafricains du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest se posent à l’heure actuelle.

A notre humble connaissance et à y voir de plus près, les combattants Séléka roulent le peuple centrafricain en général, et la population de Bria en particulier dans la boue. L’affrontement qui a eu lieu entre les hommes du soi-disant général Bokassa et les Séléka de l’UPC et du FPRC, la population de Bria et les humanitaires n’y sont pas impliqués, ni de loin ni de près. Pourquoi les Séléka s’en prennent à eux ? Priver quelqu’un de la nourriture, de l’eau, du soin, c’est lui administrer la mort lente. Et c’est ce que font les Séléka à Bria. C’est vraiment inadmissible et intolérable. Les déplacés du site de Pk 3 ont besoin d’aide, de secours que les humanitaires leur apportent. Ces Séléka qui font obstacle aux humanitaires sont-ils vraiment des êtres humains créés à l’image de Dieu ? Si nos mémoires sont bonnes, quand ils sont blessés, ce sont ces humanitaires qui les soignent.

Si le dialogue prôné par le chef de l’Etat ne porte pas du fruit, il serait urgent que le gouvernement change de fusil d’épaule. Le rythme de tueries, de massacres, d’intimidations, de tortures, de disparitions forcées, de viols et d’abus sexuels, de braquages qui se poursuit dans les villes de nos provinces, au vu et au su de la Minusca, est très inquiétant. Le gouvernement a l’obligation d’agir vite pour sauver des vies humaines en danger et défendre l’intégrité du territoire national. Car, ce qui se passe à l’heure actuelle à Bria peut se dérouler dans une localité du pays. Il faut prendre le taureau par les cornes avant qu’il ne soit trop tard. Les Centrafricains veulent vivre en paix sur la terre de leurs aïeux. Il est hors de question que les mercenaires étrangers et les militaires tchadiens qui ont élu domicile à Bria prennent la population centrafricaine en otage pendant plus de cinq (5) ans.

La Minusca a intérêt à démanteler la barrière érigée par les Séléka non loin de leur base pour permettre aux humanitaires de venir en aide aux plus démunis qui souffrent dans le site du Pk 3. C’est trop, et c’en est assez. Si c’était les Anti-Balaka, les Casques bleus de la Minusca les auraient déjà mis hors d’état de nuire. Qu’en est-il des Séléka à Bria qui règnent en maîtres absolus des lieux ? L’immobilisme et la passivité de la Minusca à Bria en disent long.

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

 

Tous les infos du Vendredi 23 Février 2018

Cmn 2660 du ven 23 fev 2018

L’OMBRE DE BENJAMIN GREKOÏ PLANE SUR L’HERITIER LEGITIME DE PAPA BOK,

LE PLUS BARDE DE DIPLOMES : JEAN BEDEL BOKASSA NGBOUNDOULOU

A une certaine époque, des informations circulaient sur le décès de l’héritier légitime de l’ex-Empereur Bokassa. Depuis la chute de l’Empire en 1979, aucune information n’a filtré sur sa vie et où il demeure. Des ingrats, des hypocrites, des méchants, des fourbes, des traîtres dont regorge la RCA en ont profité pour diluer au sein du peuple centrafricain, des informations faisant état de la mort de l’héritier légitime. Or, Jean Bedel Bokassa Ngboundoulou se formait et engrangeait des diplômes sur diplômes. Contrairement aux autres enfants Bokassa, bien que le plus diplômé, Jean Bedel Bokassa Ngboundoulou, héritier légitime, est d’un tempérament très civilisé, moderne, humble et d’un patriotisme à fleur de peau. Il aime son pays. Il n’est pas assoiffé de pouvoir. Mais il veut mobiliser des partenaires pour le développement de son pays.

Benjamin Grékoï, selon nos investigations, connaît la famille Bokassa plus que quiconque. Il a milité depuis le régime Kolingba pour que l’ex-Empereur bénéficie de la grâce présidentielle. Comme cela ne suffisait pas, il revient à la charge sous le régime de Bozizé et obtient une amnistie pour l’ex-Empereur Bokassa, notamment, la restitution des biens à l’héritier légitime. Le pouvoir de Touadéra tient du miracle divin. Tous les jours, Touadéra réclame à Dieu comme le roi Salomon, la sagesse, l’équité et l’amour du prochain. Les écarts de langage, les rumeurs de coups d’Etat, les calomnies sur les réseaux sociaux n’engagent que leurs auteurs. Les spécialistes des réseaux sociaux qui déversent des insanités sur le pays sont en France. Ce sont des fils d’anciens dignitaires qui ont la conscience lourde et les mains sales.

Jean-Bedel Bokassa Ngboundoulou est un Centrafricain qui veut vivre dans le pays qui l’a vu naître, comme tous les autres compatriotes. Il est très ému devant l’état de son pays. Son objectif est d’apporter sa petite pierre à l’œuvre de reconstruction nationale. Il est de ceux qui pensent que le pays a beaucoup de potentialités et qu’il faut les mettre en valeur. Il s’agit de drainer des partenaires, des investisseurs, des bailleurs de fonds pour développer le pays. Sans être au pouvoir, un Centrafricain peut contribuer fondamentalement au développement de son pays. C’est une grande première dans l’histoire politico-économique de la RCA, qu’un Centrafricain réfléchisse autrement, pense autrement à la contribution et au développement du pays, renverse en quelque sorte, la pyramide traditionnelle des raisonnements. Aucun Centrafricain n’a pu percevoir le développement du pays sous cet angle. La guerre pour le pouvoir est féroce, inhumaine, anti-démocratique, sauvage, hypocrite, fourbe, lugubre, faute de culture politique, de maturité politique, de fair-play politique. Il faut mettre les bâtons dans les roues de l’autre, car la logique en RCA, est que « c’est moi, sinon le chaos ». Cette conception de la politique a détruit le pays jusque dans ses fondements. La haine, la jalousie, l’hypocrisie, la fourberie, le mensonge, la méchanceté gouvernent les cœurs. Les Centrafricains sont très sombres de cœur, incapables de transcender les clivages politiques. Conséquences logiques, le pays voltige de crise en crise. « L’humilité précède la gloire » et dans notre édition du jeudi 22 février 2018, nous avons publié le règne de gloire de ce que fut l’héritier du trône impérial, avec son père l’Empereur Bokassa et sa mère, l’impératrice Catherine Bokassa. Jean-Bedel Bokassa Ngboundoulou, sait que « l’empire est tombé », mais lui, il vit et ce n’est pas la fin du monde. Il est encore très jeune, tous les espoirs sont permis. Si Dieu le veut, il peut un jour être à la tête de ce pays, pas par la force, mais par les qualités qu’il recèle. Et le plus important, c’est l’humilité dont il fait montre. « Dieu résiste aux orgueilleux, mais il fait grâce aux humbles », déclarent les Saintes Ecritures. C’est pourquoi il ne faut jamais forcer le destin.

Depuis l’arrivée de Jean-Bedel Bokassa Ngboundoulou à Bangui, vivant et en pleine forme, c’est la panique. Le malaise, la démangeaison sont perceptibles en certains endroits, à telle enseigne que certains étalent sans vergogne leurs états d’âme, laissent libre cours à leur instinct et déversent leur venin mortel. Centrafric Matin se rapprochera dans les jours qui suivent de Benjamin Grékoï pour essayer de comprendre davantage, l’affaire de Bérengo.

Benjamin Grékoï était avec Kolingba, et a battu campagne pour Bozizé. Malheureusement, il a été relégué aux oubliettes. Le régime Bozizé était plein de requins et de barracudas qui ne lui ont laissé aucune chance. Il est aujourd’hui avec Touadéra parce qu’il tend la main à tout le monde. Il est humble. Mais l’hypocrisie, la haine, la méchanceté, la fourberie lui mettent le bâton dans les roues. Au lieu d’une guerre de tranchées, l’opportunité était d’or pour que, la main dans la main, Béréngo sorte réhabilitée, devienne un site touristique qui pourrait faire entrer des devises. De même que le mausolée de Boganda à Bobangui doit être rénové et modernisé, de même le mausolée de l’ex-Empereur ne pouvait faire exception. Ce sont des monuments historiques de la RCA. La statue de Boganda au rez-de-chaussée du building administratif est entrain d’être rénové. « Un peuple sans histoire est un peuple sans âme. »

Il se pose , cependant, un problème de droit. Quel est le statut du Prince héritier après la chute de l’empire ? Le Code de la Famille a-t-il des effets rétroactifs sur les dispositions de l’héritage du Prince héritier ? L’Assemblée Générale de la famille Bokassa peut-elle supplanter les dispositions impériales éditées du vivant de l’Empereur ? Nous osons croire que les praticiens du Droit nous aideront à clarifier la position des uns et des autres.

Deux tempéraments diamétralement opposés s’étalent au grand jour. L’un de Jean-Serge Bokassa, impulsif, hargneux, virulent et agressif ; l’autre, de Jean-Bedel Bokassa Ngboundoulou, intelligent, sage, très réservé et patriote convaincu. C’est le tableau que présente l’affaire Béréngo qui a occupé l’actualité depuis quelques semaines.  

 

Julien BELA

 

 

 

DEBY ECHAPPERA-T-IL A LA COUR PENALE INTERNATIONALE ?

 

Le rapport « Mapping » publié en 2017, a fait une révélation sur les exactions commises en 2014 par les troupes Tchadiennes de la Misca sur les populations civiles à la sortie Nord de Bangui. C’est ce qui a été à l’origine du départ précipité  des soldats Tchadiens de la République Centrafricaine. Dans un rapport de 126 pages rendu public par un groupe d’experts de l’ONU, il y a de cela quelques mois, le Tchad est cité parmi les Etats qui financent les rebelles en République Centrafricaine. Ces deux exemples prouvent à suffisance que le Tchad a une lourde responsabilité dans la crise centrafricaine. Dans ce cas de piètre figure, le président Tchadien, Idriss Deby Itno peut-il échapper à la justice, notamment la Cour pénale Internationale ?

L’histoire remonte en 2002 où le Tchad a fortement soutenu la rébellion de Bozizé. C’était grâce aux soutiens matériels et militaires du Tchad que les rebelles de Bozizé étaient devenus puissants et ont commencé à conquérir les régions du Nord et Nord-ouest de la RCA, tout en commettant des pires atrocités sur les populations civiles. Les populations civiles de Kaga-Bandoro, Bouca, Batangafo, Kabo, Sido, pour ne citer que ces villes, en savent quelque chose quant aux massacres, tortures, viols, pillages et incendies de champs et greniers agricoles perpétrés par ces mercenaires Tchadiens (zakawa) ainsi que les « libérateurs » de François Bozizé.

Le 15 mars 2003, date à laquelle Bozizé a conquis le pouvoir de Bangui, a laissé des traces inoubliables au sein de la population civile. Des édifices publics et privés, des sièges des ONG humanitaires nationales et internationales  n’étaient pas épargnés par la rage destructrice des « libérateurs » accompagnés des exactions des mercenaires Tchadiens (zakawa) qui tuaient, violaient et pillaient. Bozizé et Deby devraient en principe être poursuivis devant la Cour Pénale Internationale pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité commis par des militaires centrafricains et tchadiens sur les populations civiles entre la période  2002- 2003. Malheureusement, ce qui n’est pas le cas.

C’est à cause de l’impunité que le pays est basculé  à nouveau dans une rébellion déclenchée en décembre 2012 par l’ex-coalition Séléka. Tout le monde reconnaît aujourd’hui que le Tchad est toujours omniprésent dans la prise du pouvoir par les armes devenue la règle du jeu en RCA. Le cas des mercenaires tchadiens comme Nourredine Adam, mahamat Alkhatim, Abdoulaye Hissène et tant d’autres qui sèment la mort et la désolation au sein de la population centrafricaine suffit à étayer nos propos. Selon le rapport des experts de l’ONU, c’est sur les territoires Tchadien, Soudanais et Congolais que les rebelles se dotent en armes et munitions de guerre. Ce qui leur permet de massacrer la population comme bon leur semble.

Les Nations Unies, les Etats-Unis, la France, la CEMAC, la CEEAC, l’Union Africaine, l’Union Européenne, voire toute la communauté internationale, ont décidé aujourd’hui de lutter contre l’impunité en RCA à travers la mise en place de la Cour Pénale Spéciale. C’est ce qui est entrain d’être fait en ce moment. De l’autre côté, la CPI est aussi saisie par les autorités du pays pour enquêter sur les plus graves violations des Droits de l’Homme et du droit international humanitaire commis sur le territoire de la RCA.

En attendant que la CPS et la CPI bouclent les phases de leurs enquêtes préliminaires, les juridictions nationales s’occupent des dossiers relevant de leurs compétences. C’est le cas de la Cour Criminelle à Bouar, Bambari, Bangui et du Tribunal Militaire Permanent (TMP)  qui jugent ceux qui sont soupçonnés d’être auteurs de violations des Droits de l’Homme.

Ce que nous apprécions beaucoup plus, c’est l’adoption par le conseil de Sécurité de « crime d’agression » qui entrera en vigueur le 17 juillet prochain. Sans cela, certaines violations des Droits de l’Homme et du droit international humanitaire risquent d’échapper à la justice. Le  paragraphe 1er de l’article 8 (bis) du Statut de Rome définit « l’acte d’agression » comme, « l’emploi par un  Etat de la force armée contre la souveraineté, l’intégrité territoriale ou l’indépendance politique d’un autre Etat, ou de toute autre manière incompatible avec la Charte des Nations Unies. Qu’il y ait ou non déclaration de guerre, les actes suivants sont des actes d’agression… ».

Cette nouvelle catégorie de crimes vise les Etats étrangers qui sont impliqués dans les crimes commis par leurs troupes régulières ou irrégulières dans les autres Etats. C’est exactement ce qui se passe en République Centrafricaine où depuis 2012, des mercenaires étrangers et certaines troupes irrégulières venus du Tchad, du Soudan, de l’Ouganda, du Niger, du Cameroun, voire des deux Congo, écument à petit feu le peuple centrafricain.

Si la CPI et la CPS feront leur travail en toute indépendance et avec équité, nous osons croire que certains chefs d’Etat des pays frontaliers avec la RCA,  à l’exemple du président Tchadien Idriss Deby Itno n’échappera pas à la justice. Seule la justice peut arrêter les larmes et calmer les esprits à travers la mise en œuvre effective du droit. C’est ce que les victimes de la crise centrafricaine attendent de voir pour avoir un cœur net.

 

Bénistant MBALLA

 

 

 

 

 

 

« LA MOITIE DE POPULATION DE LA RCA A BESOIN D’AIDE HUMANITAIRE, ET C’EST LE PAYS LE PLUS DANGEREUX POUR LES HUMANITAIRES »

 

C’est en substance l’essentiel de ce que nous avons tiré de la conférence de presse animée par Ursula Mueller, la chef adjointe du Département des Affaires Humanitaires des Nations Unies, en visite de travail en RCA, du 18 au 22 février 2018. C’était dans la salle de conférence de la Coordination des Actions Humanitaires (OCHA) dans les locaux de l’ex-PNUD, le jeudi 22 février 2018, de 08 heures 58 minutes à 09 heures 28 minutes. Et ceci en présence de Joseph Lingandji, chef de bureau OCHA à Bangui et des journalistes.

Le but de la mission de travail en RCA, de cette haute personnalité de l’ONU est d’ appréhender l’ampleur de la crise humanitaire en RCA, faire des plaidoyers pour des réponses appropriées et attirer l’attention de la communauté internationale sur la gravité de cette crise. Elle a aussi effectué des déplacements à Paoua dans l’Ouham-Péndé, à Böeing et Boulata dans le 3ème arrondissement de la ville de Bangui. Elle a  eu à rencontrer les autorités du pays et les travailleurs humanitaires.

« La RCA fait face à une crise humanitaire à grande échelle. La violence se propage rapidement à travers le pays alors que les besoins critiques et urgents augmentent et devraient être couverts. Les civils continuent de subir le poids de la violence et de l’insécurité dans le pays. La protection restera donc au cœur de notre action en 2018 », a indiqué Ursula Mueller.

« Cette situation inquiétante survient à un moment où le financement de la réponse humanitaire en RCA a diminué au cours des trois dernières années. Nous devons agir maintenant pour éviter une nouvelle détérioration qui nécessiterait une réponse beaucoup plus importante et qui pourrait sérieusement affecter la stabilité et la sécurité de toute la région de l’Afrique centrale. Le nombre de personnes déplacées a presque doublé en un an, atteignant 694.000 personnes. Les organisations humanitaires, aux prises avec un manque de ressources, peinent à répondre aux nouveaux besoins », a-t-elle déclaré.

« La coordonnatrice adjointe des secours d’urgence a été témoin de la dégradation de la situation humanitaire lors de sa visite dans la ville de Paoua (Nord de la RCA) où l’afflux soudain de plus de 65.000 personnes déplacées en raison des violences toujours en cours a engendré une pression écrasante sur une communauté déjà vulnérable. Paoua est une preuve de l’imprévisibilité et de la fragilité de la situation sécuritaire en RCA. Les organisations humanitaires devraient disposer de moyens plus importants pour fournir rapidement et efficacement des services d’assistance et de protection. Pour ce faire, les humanitaires doivent être en mesure d’atteindre les personnes touchées là où elles se trouvent et indépendamment de qui contrôle ces régions », a-t-elle souligné.

Elle a insisté sur l’importance du renforcement de la protection des civils et de la sécurité lors de ses réunions avec les autorités nationales et les principales parties prenantes telles que la Minusca et les partenaires au développement. Des telles mesures sont essentielles pour apporter une aide à chaque personne touchée, conformément aux principes humanitaires.

Depuis sa nomination à ce poste de responsabilité par le Secrétaire Général des Nations Unies, le 05 janvier 2017, la RCA est le premier pays du continent africain, à être visitée par Ursula Mueller, de nationalité allemande. Cela témoigne de l’importance qu’elle attache à la crise humanitaire en RCA.

Ce sont les jeux des questions et réponses qui ont mis un terme à cette conférence de presse.

 

Le Petit YEKOA

 

 

 

Bimbo : Le phEnomEne de branchements illicites «Internet»

sur le rEseau Electrique fait des dEgAts

 

Depuis quelques temps, le phénomène de branchement illicite, communément appelé à Bangui  «Internet» sur le réseau électrique, gagne du terrain dans les quartiers de Bangui et la fraude bat son  plein. C’est le cas dans la Commune de Bimbo précisément au quartier M’Poko-Bac.

Après la pluie diluvienne qui s’est abattue sur la ville de Bangui et ses périphériques, c’est seulement au petit matin du jeudi 22 février 2018 que les habitants dudit quartier, ont pu mesurer l’ampleur des dégâts causés par ces fraudeurs. Rappelons que la fraude d’électricité ou les branchements illicites se fait à l’aide de matériels inappropriés. C’est un système de raccordement frauduleux au réseau électrique par un fil en cuivre extrêmement fin, communément appelé «Internet», souvent retiré des bobines de moteurs électriques.

Pour l’incident de la matinée du mercredi 21 février, c’est le nommé Mathurin Ngoto, réputé dans les branchements illicites qui s’est encore illustré. Ce dernier a utilisé la méthode « internet » pour alimenter une salle de cinéma. Malheureusement, la dernière pluie a provoqué un court-circuit sur ce réseau frauduleux et à haut risque. Au niveau du cinéma, des appareils ont été endommagés. 

Les habitants du quartier M’Poko-Bac n’ont fait que constater les dégâts au petit matin du jeudi.

Aux dernières nouvelles, les auteurs de cet acte incivique et criminel auraient pris la poudre d’escampette avec l’annonce de l’arrivée des forces  de l’ordre dans le  secteur.

Il est très regrettable que certains compatriotes malintentionnés continuent de s’adonner à cette mauvaise pratique qui ne fait que compliquer davantage les tâches  de l’Enerca qui, d’ailleurs, a du mal à répondre aux besoins des Centrafricains en fourniture d’électricité.

Sinclair ARIES

 

 

LE CONSEIL DE SECURITE SE PENCHE SUR LA SITUATION EN RCA EN PRESENCE DU CHEF DE LA MINUSCA

 

Bangui, le 21 février 2018 – Les derniers développements en République centrafricaine seront abordés ce jeudi 22 février au Conseil de sécurité de l’ONU, en présence du Représentant spécial du Secrétaire général et Chef de la MINUSCA. « Parfait Onanga-Anyanga informera les 15 membres sur la situation dans le pays et sur l’exécution du mandat de la MINUSCA », a déclaré le porte-parole de la Mission, Vladimir Monteiro, au cours de la conférence de presse hebdomadaire, mercredi à Bangui.  

Le porte-parole a par ailleurs informé les journalistes de la réunion tenue vendredi dernier entre la Ministre de la Défense nationale, Marie Noëlle Koyara, et le Représentant spécial adjoint du Secrétaire général, Kenneth Gluck, sur la « collaboration entre les Forces de Défense et de Sécurité Intérieure de la RCA et la Force et la Police de la MINUSCA, dans le cadre de leurs engagements sur le terrain, dans les opérations, comme cela se passe actuellement à Paoua, Obo et Bambari », a mentionné Monteiro. A propos de l’opération de Paoua, dans le nord-ouest, il a salué le travail conjoint des casques bleus et des militaires centrafricains et rejeté les informations selon lesquelles la MINUSCA empêcherait les éléments des FACA de patrouiller dans certaines zones.

Le porte-parole a également salué l’installation mardi du préfet de la Bamingui-Bangoran et celle – prochaine - du préfet de la Vakaga. « La MINUSCA félicite les autorités et le peuple centrafricains pour ce nouveau pas vers la restauration de l’autorité de l’Etat sur tout le territoire national. La présence des préfets et sous-préfets ouvre la voie au déploiement des forces de sécurité nationale et à un meilleur accès des populations aux services sociaux de base, en même temps qu’elle peut aider dans la marche vers la baisse du niveau de violence, la résolution des conflits et la réconciliation nationale », a-t-il dit, tout en réitérant l’appui de la MINUSCA à la restauration de l’autorité de l’Etat.

S’agissant du PK5, à Bangui, le porte-parole a indiqué que la MINUSCA a rencontré les représentants des commerçants mardi après-midi pour évoquer la  situation sécuritaire. Il a rappelé que « des mesures ont été récemment prises en vue de sécuriser les points de chargement et de déchargement des camions » ainsi que le renforcement du dispositif de sécurité et patrouilles. Il a mis en garde les éléments armés, notamment leurs leaders Force, 50-50 et Apo, contre toute nouvelle exaction et précisé qu’ils répondront de leurs actes criminels.

De son côté, le porte-parole de la Force de la MINUSCA, le major Séraphin Embondza, a indiqué que la situation sécuritaire sur le territoire national est relativement calme malgré un climat de tensions et d’actes criminels dans certaines localités. Pour y répondre, la Force poursuit l’opération militaire conjointement avec une unité des FACA, dans le nord-ouest, ainsi que des patrouilles de jour et de nuit sur les différents axes, comme dans la partie est, entre Bangassou, Bria et d’autres localités.

Pour sa part, le porte-parole de la composante Police de la MINUSCA, le capitaine Léo Franck Gnapié, a déclaré que le fait marquant « est l’interpellation, le 15 février à Bria, du nommé Hervé Wassima qui faisait l’objet d’un mandat d’arrêt pour des faits d’association de malfaiteurs, d’enlèvements, de séquestration et d’actes de torture. Il a été transféré le lendemain à Bangui et remis aux autorités centrafricaines ». Selon le porte-parole de la Police, « ce genre d’intervention ciblée sera conduite autant que possible afin d’instaurer et maintenir un équilibre sécuritaire acceptable permettant la libre circulation des personnes et des biens et la lutte contre l’actuel sentiment d’impunité ».

 

MINUSCA

 

 

BANGUI : UNE PARTIE DES 5E ET 8E ARRONDISSEMENTS PLONGEE DANS

LE NOIR

Bangui, capitale de la République Centrafricaine fait face aux sérieux problèmes d’électricité depuis l’année 2008. Au total, 10 années de délestage chronique. Les 5e et 8e arrondissements de la ville de Bangui sont plongés dans l’obscurité depuis le jeudi 16 février 2018. Il était 13 heures passées de quelques minutes ce jour là, lorsque le courant, revenu à peine 5mn, a connu un court-circuit. Lequel court-circuit a abîmé le transformateur installé en face du commissariat du 8e arrondissement. Ce transformateur alimentait plusieurs quartiers issus des 5e et 8e arrondissements, notamment Garabadja 1 , 3, Banda Gbi, Kaya et une partie de Malimaka, voire Miskine. Les ménages sont sans électricité, les appareils électroménagers ne fonctionnent pas,  les bistros et d’autres commerces tournent au ralenti. La nuit,  tout est noir, la vue se limite au bout du nez. Seuls les phares des véhicules et motos permettent de voir assez loin. C’est l’obscurité totale.

Des jérémiades font échos de partout. Des ménages en passant par les commerces, ils sont nombreux à se dire exaspérés par ce rythme. Prince, pneumaticien à l’atelier « le débrouillard », se dit à bout de souffle : « depuis jeudi, l’atelier tourne au ralenti. Nous avons du mal à faire fonctionner le compresseur à air. Les clients sont déçus de nos prestations. Nous demandons au département de l’Energie de chercher  des voies et moyens à ce problèmes ».

Remédier à ce problème à l’heure où l’Etat a du plomb dans l’aile nécessite de s’arracher les cheveux, un véritable travail d’arrache-pied.  Certains ménages sont équipés de groupes électrogènes permettant ainsi d’absorber une partie du problème. Mais il faut les moyens pour se procurer du carburant afin d’alimenter ces générateurs. Les bistros fonctionnent à peine. Les boissons sont prises à chaud par les clients. D’autres ont ce luxe suprême d’avoir un générateur pour faire fonctionner leurs appareils. C’est le cas de la « Cave de l’Orient » en face de l’Ucatex là où les clients se disent à l’aise parce que la bière y est froide. D’autres bistros ont carrément décidé de raccrocher les crampons en attendant le retour effectif du courant électrique.

Depuis l’année 2008 où l’usine de Boali 2 est tombée en panne, Bangui est alimentée 08 heures par jour. De temps en temps, certains transformateurs qui l’alimentent deviennent désuets et s’abiment naturellement, notamment le cas de Boy-rabe en 2016, de Damala en 2017. Ces quartiers ont connu deux mois et demi de coupure d’électricité. Le quartier Ngola fait aussi face présentement à ce même problème. Pk12, isolé dans un milieu peu développé, est aussi plongé dans le noir depuis trois semaines.

En 2012, le transformateur qui alimente les 8e et 5e arrondissements avait connu le même problème ayant plongé le secteur dans le noir pendant 3 mois. Il a fallu une manifestation des habitants du secteur pour que la situation soit décomptée. Cette manifestation avait été violemment réprimée par les forces de l’ordre qui ont tiré à balles réelles sur les manifestants qui barricadaient la route. Le bilan faisait état d’un mort et aucun blessé.

Félicien NZAPAYEKE MAMADOU

 

 

VISITE DE TRAVAIL DU SG DE L’UIT, OLINE ZAOU EN RCA :

ETAT DES LIEUX DES TELECOMUNICATIONS

A la fin de sa visite de travail à Bangui, du 20 au 22 février 2018, le Secrétaire Général (SG) de l’Union Internationale des Télécommunications (UIT) dont la RCA est membre permanent, a co-animé avec le ministre des Postes et Télécommunication, Justin Gourna-Zacko, une conférence de presse au sein dudit département, ce jeudi 22 février 2018 aux environs de 10 heures.

Dans ses propos liminaires, le ministre Justin Gourna-Zacko, des Postes et Télécommunication, a indiqué que le SG de l’UIT est à Bangui pour faire l’état des lieux du système de Télécommunication en RCA et de faire en sorte que les instances internationales puissent s’intéresser à la RCA. Elu SG de l’UIT depuis 1994,il remettra le poste qu’il occupe en élection en novembre 2018. La Centrafrique l’avait soutenu et continuera de le soutenir pour qu’il soit réélu.

Justin Gourna-Zacko poursuit en disant, « Il est venu nous aider. Il a été agréablement surpris de voir la RCA. S’il écoutait les média, il ne pouvait venir dans ce pays. Il a été touché par la jeunesse de notre pays qui est très dynamique dans les sociétés des téléphonies mobiles. Lors de sa visite à Bangui, il a rencontré le Vice-président de l’Assemblée Nationale, le Premier ministre et le Président de la République, chef de l’Etat, Professeur Faustin Archange Touadéra, qui, dès son investiture le 30 mars 2016, a placé les télécommunications au centre du développement de la RCA.

En réponses aux questions des journalistes, Oline Zaou a signifié, « Le pays est en difficulté certes mais il y a l’espoir. J’ai vu l’espoir du pays. Sa stabilité, sa sécurité sont déjà arrivées. Avec les jeunes centrafricains qui sont très dynamiques, j’ai vu une lueur d’espoir. Le président de la République, Professeur Faustin Archange Touadéra a la vision de changer le pays, de développer les systèmes de télécommunication.

L’Union Internationale des Télécommunications est née en 1965. C’est une agence technique. Si nous travaillons ensemble, nous trouverons des partenaires pour investir dans ce secteur. Les partenaires au développement sont d’accord pour travailler avec l’UIT. Nous avons beaucoup de chance d’avoir des financements. La RCA a aussi la chance. Sa seule chance, c’est l’investissement. Mais avec le concours des partenaires, la RCA bénéficiera des investissements ».

Et d’ajouter, «  Durant mes trois (3) jours à Bangui (RCA), j’ai fait des visites de terrain au Centre de Télécommunication internationale par Satellite (CTS), à l’Ecole des Postes et Télécommunication à Lakouanga et à la Socatel à Bangui-Sica où j’ai discuté avec le personnel de cette société.

Je pense que les téléphonies mobiles donnent beaucoup de travail aux jeunes. L’UIT n’étant pas la Banque Mondiale, le FMI mais elle peut faire recours à ces institutions financières pour aider la RCA dans le domaine de la télécommunication. Je demanderai à mon président chinois pour que l’entreprise Huawei puisse réaliser les travaux de la fibre optique. Mais je reviendrai en RCA pour voir la finalisation des travaux. La RCA sera un grand carrefour pour l’internet. Elle doit aussi suivre ses dossiers pour que cela aboutisse car il y a aussi d’autres pays qui ont les mêmes problèmes que la RCA.

En 1998, j’étais en RCA. Donc ça fait 20 ans que je reviens encore en RCA. En 2010, j’étais Secrétaire Général Adjoint (SGA) de l’UIT et en 2014, je fus élu SG grâce au soutien de la RCA. Dès que je serai élu à la fin de l’année 2018, je reviendra encore en RCA ».

Dans les secondes qui suivent les réponses aux questions des journalistes, le ministres des Postes et Télécommunication a repris la parole pour dire, «  Quelles que soient les conditions, vous serez notre candidat ».

C’était sur cette brève intervention de Justin Gourna-Zacko que la conférence de presse s’est achevée. Mais nous tenons tout de même à signaler aux fonctionnaires qui s’occupent des finances ou de la gestion des différents départements ministériels que les journalistes travaillent. Il faut prendre soin d’eux comme il se doit quand ils sont invités à couvrir une conférence de presse ou une activité quelconque.

Nous souhaitons bon retour au Secrétaire Général de l’UIT dans son pays et espérons que les promesses faites seront tenues.

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

 

 

 

LA SOUS- SECRETAIRE GENERALE DE L’ONU AUX AFFAIRES HUMANITAIRES

EN SEJOUR A BANGUI

La Sous- secrétaire générale aux affaires humanitaires et Coordonnatrice adjointe des secours d’urgences, de l’ONU Mme Ursula Mueller, à échangé ce lundi avec les autorités politiques du pays.

Selon elle, "cette visite lui permet de constater les conséquences humanitaires dévastatrices de la violence et l’émergence de nouveaux foyers de tension à travers le pays de ces derniers temps".

Ursulla Mueller a également indiqué que " sa mission lui donne l’occasion de discuter des questions de protections et d’accès humanitaires avec les acteurs clés et de faire un plaidoyer pour un soutien accru de la communauté internationale à la réponse humanitaire en République Centrafricaine".

Le plan à la réponse humanitaire lancé depuis deux semaines doit être financé à hauteur de 515,6 millions de dollars par la communauté internationale pour aider 1,9 million de Centrafricains en situation difficile.

Après Bangui elle se rendra également à Paoua au nord de la RCA dans la préfecture de l’Ouham-Pendé, afin de toucher du doigt les problèmes humanitaires surgis dans la ville quelques temps déjà suite aux combats entre groupes armés dans les villages environnant Paoua entrainant des milliers de déplacés dans la ville.

Jeudi prochain marquera la fin de cette visite de Mme Mueller qui tiendra une conférence de presse pour terminer sa mission.

 

APA-Bangui

 

 

DEPECHE RJDH-RADIO COMMUNAUTAIRES

LA FAO ENGAGE 2 MILLIONS DE DOLLARS SUR 02 ANS POUR FINANCER UNE ECOLE AGROPASTORALE

 

02 millions de dollars, c’est le montant d’argent alloué par la FAO pour une durée de deux ans afin de financer la création d’un centre pilote de formation et d’insertion des jeunes pour une relance agricole.  C’est la clause d’une lettre d’entente signée ce matin à Bangui entre elle et le père Aurelio du Mont Carmel.

Selon cette lettre, la formation sera assurée par les prêtres qui disposent d’une capacité de production et de terre arable. Doté des atouts en matière agricole, l’appui de la FAO à la congrégation des Carmes ne sera pas superflu. Cet appui de la FAO à une structure privée intervient dans un contexte où le gouvernement peine à atteindre les objectifs de Maputo qui exige que 10% du budget national soient consacrés à l’agriculture.

Ce projet porté par la FAO et l’Alliance des prix Nobel pour la paix  est perçu comme un gage à la sécurité alimentaire avec l’objectif de créer les conditions propices à une volonté politique en vue d’éradiquer la faim et poser les jalons d’une paix durable, peut-on lire dans le document.

Jean-Alexandre Scaglia, Représentant de la FAO, voit en ce projet un pas vers le  raccrochement des jeunes à l’emploi agricole dans ce pays post-conflit. «Je pense qu’il faut raccrocher les jeunes à l’emploi agricole qui est un très gros potentiel dans ce pays », précise-t-il.

Pour le Père Aurelio Gazzera de la Fondation Mont Carmel, l’agriculture est pour la Centrafrique un axe incontournable pour son développement. «C’est un pays qui a un potentiel énorme en agriculture et s’il y avait un engagement politique réel de l’Etat pour appuyer ce secteur, le pays serait un paradis en terme d’agriculture ». a-t-il scandé.

1 500 jeunes seront les bénéficiaires directs de ce projet pilote. La signature de cette lettre a eu l’approbation du gouvernement italien et celle de l’Alliance des prix Nobel pour la paix et la sécurité alimentaire

************

LA LIGUE DE BANGUI LANCE SON CHAMPIONNAT POUR LE COMPTE DE LA SAISON 2017-2018

 

C’est parti pour la saison 2017-2018. Environ 12 clubs sont en lice pour la première division et 12 clubs sont dans le starting bloc de la 2e division.

Ce championnat démarre ce jour après l’élimination de l’Olympique Réal de Bangui de la ligue africaine des champions par l’Entente Sportive de Sétif d’Algérie. Le championnat de la ligue de Bangui dont le champion représente le pays dans les campagnes africaines de la CAF, ouvre les hostilités avec un duel entre Sica-Sport et Ecole Foot Djimy Yanibada. Deux clubs qui partagent le même terrain d’entrainement d’Atemi au quartier Sica 2.

EFDY-Club a le mérite de passer de la 2e en 1ère division après seulement trois années d’existence. Anegré, l’autre promu en division une,  affrontera Asset de Gobongo à la clôture le weekend prochain à 16h00.

Cependant, deux chocs sont à enregistrer pour le compte de cette 1ere journée en D1 : Le Diplomate Football Club du 8e arrondissement (DFC8) affrontera le Réal Comboni le jeudi, et les vices champions, les Anges de Fatima croiseront le fer avec le Stade Centrafricain (SCAF) le samedi.

Comme d’habitude, tous les matchs se jouent sur la pelouse synthétique du stade Barthélémy Boganda. Les rencontres de la division 2 sont programmés à 14H00 et celles de la division d’élite à 16h00.

Par ailleurs, deux clubs de la deuxième division changent de nom cette saison. AS Tongolo devient Fondation Julia Kolingba (FJK) et Athlétique Club Voie Navigable (ACVN) repart à la case départ en reprenant son nom originel de 1949 pour redevenir Club Athlétique de Bangui (CAB).

Selon une source proche de la Fédération Centrafricaine de Football (FCF), les clubs de D1 vont bénéficier 1,5 million de francs et ceux de D2 auront 750.000 F après la première journée, à titre de subvention de cette FCF.

En l’absence de la subvention de l’Etat, l’essor du championnat demeure fragile et les amoureux du football n’ont que les yeux pour constater les défaites successives des compétitions internationales avec des scores-fleuves

 

*************

 

L’ONG GROUFEPA PLAIDE POUR LE SOUTIEN A LA CAMPAGNE DENOMMEE « UN ELEVE, UN TABLE-BANC »

 

Lancé le 13 janvier en faveur de l’éducation, la campagne «un élève, un table-banc» est loin d’atteindre ses objectifs. Tina Marguerite Touadéra a, dans un petit-déjeuner de presse, exhorté les personnes de bonne volonté à s’investir davantage dans ce projet.

La présidente du Groupement des Femmes Agropastorales pour la Lutte contre le VIH/SIDA (GROUPEDA)  entend porter ce problème pour l’éducation des enfants, un des projets de campagne de son mari. Soutenir l’éducation des enfants ne doit pas être le seul pilier de l’action horizontale, mais transversale pour un Centrafrique meilleur. Cela implique la contribution de tous tel est le message qu’entend passer le leader de cette association. Cette campagne est ouverte alors que plusieurs établissements publics du pays manquent cruellement de tables-bancs et cette question génère souvent  des tensions dans plusieurs établissements.

L’objectif poursuivi est d’avoir 20 000 tables bancs en 2018 et Mme Tina Marguerite Touadéra escompte que le système éducatif soit placé au centre de toutes les activités, «nos enfants étudient dans de très mauvaises conditions. Cette situation nous interpelle tous. C’est pourquoi nous voulons porter ce projet qui demande l’implication de tous », plaide-t-elle.

Un idéal autour duquel elle projette voir essaimer la contribution d’un grand nombre de personnes « si chacun commence à se dire : je vais donner du bois, de l’argent des matériaux pour la fabrication des tables-bancs, ce sera déjà un bon début. Nous voulons fournir d’ici-là 20.000 tables-bancs ; cette année a besoin d’une forte mobilisation financière. Je nous invite à redoubler d’effort et à chercher des partenaires pour sauver l’éducation de nos enfants », a lancé la première Dame de Centrafrique.

Le GROUFEPA intervient dans les domaines de la sécurité alimentaire, de la santé, de la lutte contre  VIH/SIDA, de l’Education, de la Protection de l’Enfance et de l’Environnement. En mettant l’accent sur l’éducation à travers l’épineuse question des tables-bancs, dans un pays exportateurs du bois et dans lequel paradoxalement les élèves manquent de tables-bancs, la première dame du pays met le projecteur sur un secteur oublié en dépit de la volonté de son mari d’augmenter le budget de l’éducation nationale.

*****RJDH*****

 

TOUTE L’AFRIQUE :

** BREVES ** BREVES** BREVES ** BREVES**BREVES ** BREVES**

Mali:

02 soldats français tués et un blessé au Mali

 

Deux soldats français ont été tués et un blessé mercredi au Mali dans l'explosion d'une mine artisanale au passage de leur véhicule blindé, a annoncé l'Elysée dans un communiqué, confirmant de précédentes informations de source militaire. "C’est avec une très vive émotion que le président de la...AFP

 

************

RDC:

La RDC présente la "machine à voter" de toutes les polémiques

 

La voilà donc: les autorités congolaises ont présenté mercredi leur "machine à voter" au centre de toutes les polémiques depuis que les États-Unis ont laissé entendre qu'elle pourrait fausser les résultats des élections prévues le 23 décembre. "Ce n'est pas une machine à tricher" mais "une machine...AFP

 

************

Nigeria:

Le spectre d'un "nouveau Chibok" après une attaque de Boko Haram

 

L'attaque d'une école de filles dans le nord-est du Nigeria par des combattants de Boko Haram ravive la menace d'un kidnapping de masse comme celui des lycéennes de Chibok, en 2014, alors que des dizaines d'élèves manquent à l'appel depuis deux jours. Les insurgés du groupe jihadiste nigérian,...AFP

 

************

Congo:

07 magistrats révoqués pour "fautes graves"

 

Le Conseil supérieur de la magistrature, présidé mardi par le chef de l’Etat congolais Denis Sassou Nguesso, a décidé de révoquer sept magistrats pour "fautes graves", selon un compte rendu.
Les noms des sept magistrats révoqués n'ont pas été cités dans le compte rendu de ce conseil fait par Aimé Ange Wilfried Bininga, ministre de la Justice et des droits humains. Il leur est reproché "l'obstruction à l'exécution des décisions de justice; la mise en liberté des personnes détenues à la maison d... AFP

 

***********

Tchad:

Journée sans presse au Tchad contre les "agressions" de journalistes

 

L’Union des journalistes du Tchad (UJT) a décrété mercredi journée sans presse sur l'ensemble du territoire tchadien, en collaboration avec plusieurs organes de presse, pour dénoncer les "agressions que subissent les journalistes au Tchad", selon l'UJT. Les rues de la capitales N'Djamena sont…AFP

 

************

RDC :

Quand Moïse Katumbi défend Paris

 

A la différence d'une partie de l'opposition congolaise, Moïse Katumbi estime que la France « est engagée auprès des Congolais » et « veut l’avènement de la démocratie » en RDC.

Ces dernières semaines, une partie de l’opposition congolaise a accusé l’Hexagone de soutenir Joseph Kabila. Un appel à boycotter les entreprises françaises a même été relayé par le mouvement citoyen Lutte pour le changement (Lucha).

« La France pourrait jouer un rôle déterminant (seule, au niveau européen et au Conseil de Sécurité de l’ONU) pour la paix, la stabilité et la démocratie en RDC. Au lieu de ça, elle négocie des contrats pour Total, Bolloré, etc. avec le régime criminel et illégitime de Kabila », a notamment écrit le mouvement citoyen sur son compte Twitter, le 31 janvier, après l’interpellation du gouvernement français par un député français sur la situation en RDC. Jeune Afrique

***********

Mali :

02 soldats français tués et un blessé dans l’explosion d’une mine près de Gao

 

Les deux soldats français ont été tués dans l'explosion d'une mine artisanale au passage de leur convoi, près d'Indelimane, dans le nord-est du Mali. Cela porte à douze mort le bilan au sein des forces française engagées au Mali dans le cadre de l'opération Barkhane, qui compte quelques 4 000 hommes.

Deux soldats français ont été tués et un autre blessé dans l’explosion d’une mine artisanale au passage de leur véhicule blindé, ce mercredi 21 février. « C’est avec une très vive émotion que le président de la République a appris la mort en opération de deux militaires du 1er régiment de spahis de Valence, tués ce matin au Mali dans l’attaque à l’engin explosif improvisé de leur véhicule blindé », lit-on dans un communiqué de l’Élysée, diffusé en milieu d’après-midi… Jeune Afrique

 

************

 **********************

 

 

Ouverture du site de Benjamin-Hervé

 En plus d'un site Internet de présentation pour la société , nous voulons vous proposer un blog afin de partager l'actualité de l'entreprise. Ce blog, disponible directement sur le site Internet, nous permettra de communiquer avec nos clients et de parler de la société, son actualité, la vie de l'entreprise, présenter nos clients, etc.

×