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Toutes les infos du Vendredi 25 mais 2018

Cm n 2720 du ve 25 mai 2018

 

CPS : LES CHOSES TARDENT PARCE QUE LES DEPUTES TRAINENT LES PIEDS

La loi est le régulateur de la vie en société. En temps de crise aiguë comme c’est le cas en RCA aujourd’hui, la loi, autrement dit la justice, est le dernier rempart pour réhabiliter la société, colmater les brèches et combler le faussé. Il ne peut y avoir de réconciliation sans la justice. C’est la conclusion du Forum National de Bangui, tablant sur les résultats des consultations populaires à la base. Le peuple centrafricain n’est pas passé par quatre chemins pour exiger la réhabilitation des Forces Armées Centrafricaines (FACA) et la justice. Après son investiture, le président Touadéra a pris à bras-le-corps les vœux du peuple et de la communauté internationale. La réhabilitation des FACA est en chantier et avance bien que lentement, mais sûrement. L’autre mamelle, c’est la justice à travers la Cour Pénale Spéciale (CPS). Le Procureur, les magistrats nationaux et internationaux, sont nommés. Ils ont subi la formation adéquate concernant cette juridiction. Les Officiers de Police Judiciaires (OPJ), ont été recrutés, formés et prêt-à-porter. Mais cette juridiction n’a pas encore d’Etat civil.

Tous les regards sont rivés sur l’Assemblée Nationale qui doit adopter les documents fondamentaux qui donnent une existence juridique à la Cour Pénale Spéciale (CP
S). Curieusement, les représentants du peuple traînent les pieds, alors que l’Exécutif a donné toutes les garanties possibles à la CPS. Les députés auraient-ils peur de se faire rattraper par cette juridiction ? Nul n’est au-dessus de la loi, dit-on. La CPS est l’aboutissement des vœux chers au peuple centrafricain. Les représentants du peuple peuvent-ils rouler à contre-courant de leurs électeurs ? A quel jeu jouent les députés dits de la nation ? Les milliers de victimes attendent que justice leur soit rendue. Il n’y a que la justice pour restaurer la concorde et sceller la réconciliation nationale. Le temps presse afin que la CPS se mette résolument au travail. Les Cours Criminelles de la RCA ont donné le ton. Il est temps que la Cour Pénale Spéciale (CPS) entre en action pour traquer les grands criminels, les sanguinaires, les destructeurs, les créatures de l’enfer. C’est la CPS en collaboration avec la Cour Pénale Internationale qui va tamiser la société, extraire les mauvaises graines et celles qui sont pourries. Les sessions des Cours Criminelles, tant à Bangui qu’à Bouar, ont mobilisé tous les Centrafricains, chacun a son petit poste radio collé à l’oreille. L’heure de la justice a véritablement sonné en Centrafrique. Les députés veulent-ils donner un chèque blanc à ces excréments de l’enfer ? Le Procureur, les magistrats et les OPJ veulent travailler mais l’Assemblée Nationale les contraint au chômage technique. Que craignent les députés ? De quoi ont-ils peur ?

Les ONG de défense des Droits de l’Homme s’interrogent au même titre que la presse, sur ce comportement tout singulier de la Représentation nationale. Des têtes tomberont à l’Assemblée Nationale, car il y a des figures sanguinaires en son sein. Il y a les criminels économiques qui seront traqués jusque dans leur dernier retranchement. La RCA est un Etat de droit. La CPS est une situation forte, comme disait l’ancien Chef de l’Exécutif américain Barack Obama : « Un pays n’a pas besoin d’hommes fort, mais des institutions fortes, pour brandir haut l’étendard de la Patrie.

La patrie est en danger. Les députés doivent s’exécuter le plus vite possible pour arrêter la spirale de la violence. Au nom de quoi doit-on courir après les députés, les vénérer, pour qu’ils adoptent les documents créant la CPS ? De l’éternelle manipulation, des peaux de banane, des tacles irréguliers ?

La communauté internationale est témoin oculaire des efforts significatifs déployés par l’Exécutif pour la montée en puissance de la CPS. Faut-il traîner l’Assemblée Nationale devant la Haute Cour de Justice ou la Cour Constitutionnelle ? Il n’y a qu’en Centrafrique que des élus peuvent se comporter de cette manière, à telle enseigne que les ONG de défense des droits humains internationales s’alarment. L’Assemblée Nationale doit s’exécuter sans délai, car la paix n’a pas de prix.

Julien BELA

 

 

LA MINUSCA TENTE DE SURMONTER LES PROBLEMES DE MOBILITE POUR METTRE EN ŒUVRE SON MANDAT

 

Bangui, le 23 mai 2018 – La mobilité de Bangui vers l’intérieur de la Centrafrique constitue l’un des principaux défis auxquels est confrontée la Mission multidimensionnelle intégrée de stabilisation des Nations Unies en Centrafrique (MINUSCA) dans la mise en œuvre de son mandat, à cause de l’état de la plupart des infrastructures routières. Lors de la conférence hebdomadaire de ce mercredi, la MINUSCA a fait le point sur l’impact de l’état des routes, des ponts et des ferryboats sur ses convois logistiques depuis la capitale vers ses 11 bureaux régionaux.

“Sur certains axes, cela ne pose pas de problème. La route nationale 1 permet de circuler sans difficulté. Mais dans ce veste pays qu’est la Centrafrique, ce n’est pas toujours le cas. L’état des routes ou des pistes, le manque de ponts affectent considérablement le travail de la Mission. La mobilité des casques bleus, essentielle pour pouvoir prévenir les attaques contre les civils, devient compliquée”, a indiqué Paulo O. Martins, du centre de soutien de la MINUSCA. La saison des pluies aggrave la situation, particulièrement dans la partie orientale. Selon les chiffres de la Mission, dans l’ouest de la Centrafrique, la différence entre un voyage en saison sèche et un voyage en saison de pluies est d’un voire deux jours. “Par contre, pour Bangassou, ville de l’est située à 700 km de la capitale, le voyage passe de sept jours en saison sèche à 14 jours pendant la saison des pluies. Birao, au nord-est, est tout simplement inaccessible pendant les pluies alors qu’il faut 13 jours pour y accéder en saison sèche”, selon la MINUSCA.

Pour faire face à ces difficultés logistiques, les compagnies de génie de la Force de la MINUSCA “travaillent régulièrement pour réhabiliter les routes et arranger les ponts pour permettre la mobilité” à l’est, au centre et à l’ouest du pays. “C’est un travail pour permettre à la MINUSCA mais aussi aux autorités et à la population centrafricaines de se déplacer”, a souligné ce responsable. Le fonctionnaire de la Mission a par ailleurs indiqué que le recours aux avions pour l’acheminement des équipements ne peut être une alternative vu la taille des pistes des aérodromes. “Dans ce cas, nous ne pouvons transporter que des quantités très limitées”, a-t-il ajouté.

Pour sa part, le porte-parole de la MINUSCA, Vladimir Monteiro, est revenu sur les contacts en cours depuis vendredi, tant à Bangui que dans les préfectures, entre le leadership de la MINUSCA et les acteurs centrafricains pour évoquer la situation actuelle dans le pays. « Le Représentant spécial du Secrétaire général a reçu une délégation du Groupe de travail de la société civile lundi, après la rencontre de vendredi dernier avec des responsables de partis politiques, dans le cadre du G5+ RCA. Le Représentant spécial adjoint s’est rendu ce mercredi à Paoua, après Ndélé la semaine dernière Pour sa part, le Commandant de la Force de la MINUSCA s’est rendu lundi à Bambari où il a transmis un message fort aux différents interlocuteurs sur la détermination de la Mission à ce que Bambari reste une ville sans groupes armés », a rappelé le porte-parole.

La MINUSCA a par ailleurs salué la prestation de serment, le mardi 22 mai, des six officiers de police judiciaire (OPJ), en soulignant que « cette prestation de serment rend désormais opérationnelle l’Unité spéciale de police judiciaire bras opérationnel  de la Cour pénale spéciale en matière d’enquête ». « Le fait que cette prestation de serment coïncide avec l’examen par la Commission des lois de l’Assemblée Nationale, du projet de Règlement de Procédure et de Preuve de la CPS transmis au Parlement par lettre du 15 mai 2018 révèle un progrès dont la MINUSCA se réjouit et voudrait féliciter les plus hautes autorités nationales », a précisé le porte-parole.

Le porte-parole a également présenté les chiffres sur les incidents d’abus et de violations des droits de l’homme et du droit international humanitaire, estimés à 95 et ayant affecté au moins 124 victimes du 16 au 22 mai. «Les auteurs présumés sont les éléments des groupes armés et des agents de l’Etat », a ajouté le porte-parole. Il a également annoncé la tenue d’une formation de deux jours sur le suivi, la vérification et la notification des violations graves des droits de l'enfant, organisée par la MINUSCA, en collaboration avec l'UNICEF, dans le cadre de la mise en œuvre du mécanisme de suivi et d'information.​

 

Minusca

 

 

OUANGO-BANGASSOU ET NGBANDINGA : LES AUTODEFENSES REGNENT EN MAITRES ABSOLUS DES LIEUX ET DICTENT LEUR LOI A LA POPULATION

Depuis plus d’une semaine, la population de Ouango-Bangassou et de Ngbandinga dans le Mbomou est prise en otage par deux (2) groupes d’Auto-défenses rivaux, qui s’affrontent pour des intérêts partisans et égoïstes. De ce fait, ils y règnent en maîtres absolus des lieux en dictant leur propre loi à la population. Les tueries des civils, les viols des filles et des femmes, le rançonnement des commerçants, les incendies des maisons et villages entiers, sont le lot de calvaires au quotidien dont sont victimes les habitants de ces deux (02) localités précitées. Du coup, la liberté d’aller et de venir a pris un grand coup fatal. Toutes les activités sont paralysées et les enfants scolarisés de deux (2) sexes ne peuvent aller à l’école. La psychose et la panique généralisées ont gagné les rangs de la population, car ne sachant à quel saint se vouer pour sa réelle protection.

Une situation sécuritaire et humanitaire qui se dégrade de plus en plus, du fait des actes criminels et barbares dont leurs auteurs sont les Autodéfenses, des hors-la-loi. D’où elle a fait l’objet des préoccupations des membres du Comité Local de la Paix et de la Réconciliation (CLPR) de Bangassou, qui s’étaient rendus dans les deux (2) villages en question. Et ceci pour sensibiliser les deux (02) groupes d’Autodéfenses rivaux sur l’importance de la paix, de la cohésion sociale et du vivre ensemble. Etant donné que l’on ne peut construite un pays avec les armes. Sans la paix, il n’y a pas de développement et sans le développement, il n’y a pas de paix. Alors, pourquoi s’en prendre violemment à ses propres sœurs et frères, tout en les prenant en otage depuis plus de cinq (05) ans ? Et pour gagner quoi par la suite ? C’est pourquoi nous disons qu’ « il y a un temps pour faire la guerre et un temps pour faire la paix ». Car « chaque chose a un début et une fin », dit-on.

 

Le Petit YEKOA

 

 

 

 

DES DOSSIERS D’INSCRIPTION DES ETUDIANTS DE LA FSJP RETROUVES CHEZ UN VENDEUR DE « MECHOUI »

 

Incroyable, mais pourtant vrai. Des actes de naissance, des certificats de nationalité, des relevés de notes, des casiers judiciaires et des certificats médicaux des  étudiantes et étudiants de la Faculté des Sciences Juridique et Politique (FSJP) de l’Université de Bangui (UB), sont retrouvés chez un vendeur de « méchoui » en face de l’Hôpital Communautaire, par un (01) étudiant fréquentant l’Ecole Normale Supérieure (ENS). C’était il y a de cela une semaine.

Alertés automatiquement de cette nouvelle écœurante, les responsables de la FSJP ont promis de tout mettre en œuvre pour que lumière soit faite sur ce trafic illicite de ces documents privés des étudiantes et étudiants. Et au besoin, prendre des sanctions disciplinaires rigoureuses contre leurs auteurs et leurs complices.

A y voir de près, bon nombre de Centrafricains sont très enclins dans des comportements et pratiques rétrogrades qui n’honorent le pays et ne font grandir personne. Ils sont tellement avares et  avides de gagner de l’argent facile, sans la sueur de leur front. Et pourtant, « un bien mal acquis ne profite jamais à son bénéficiaire ». Malheureusement en RCA, c’est tout à fait le contraire, car le « ridicule ne tue pas les Centrafricains » qui sont un  peuple exceptionnel sur cette planète terre où nous vivons.

C’est vraiment impensable et inhumain d’agir de la sorte, pour compromettre l’avenir des élites centrafricains de demain. C’est donc un dossier à suivre pour connaitre ses tenants et aboutissants.

 

Le Petit YEKOA

 

 

VISITE DES INSTALLATIONS, SUIVIE DE L’ASPECT ECONOMIQUE ET SOCIETAL DE SUCAF-CENTRAFRIQUE PASSE AU PEIGNE FIN PAR LA DIRECTION GENERALE

Il était presque 09 heures, ce jeudi 24 mai 2018, quand les professionnels des medias audio-visuels et de la presse écrite sont arrivés sur le lieu des installations de production du sucre de la SUCAF-CENTRAFRIQUE à Bangui. Accompagnés par Mathieu Zachée, responsable d’agglomérerie, les hommes de plume ont pu visiter les différentes machines de production. D’abord, Zachée nous a conduits dans la salle de maturation où une fois le sucre produit à Ngakobo, on le met dans des cartons de 25 kg. Dans cette salle, il n’y a pas assez de stock. Il a indiqué que sa société attend les camions chargés du sucre en poudre qui viendront de Ngakobo. Il a précisé par ailleurs, « comme il y a une forte demande, on fait venir du sucre du Brésil et du Congo-Brazzaville qui représente moins de 10 % de la production de Sucaf-Centrafrique. Le sucre qui arrive de Ngakobo, on l’appelle sucre roux ou blond. D’autres sucres sont produits ici dans les machines que vous voyez devant nous. Comme il n’y a pas une forte demande, les machines sont en stand by. Nous produisons des sucres en sachets (poudre) et des sucres en carreaux. Avec cette machine-là, on peut produire plus de 40 tonnes par mois ».

Quant à Ignace Gongbanga, un machiniste, il a expliqué les différentes étapes suivies par le sucre. « Dans la mouleuse, le sucre arrive en poudre. Puis, on le mélange avec de l’eau. Il sort en carreaux et on le fait sécher dans une machine qui fait 160°. Ensuite, il passe dans l’emboiteuse et enfin dans l’encolleuse. Une fois sorti, il va dans la salle de maturation. C’est là où on élimine au maximum le taux d’humidité », a-t-il indiqué.

Après cette visite qui a émerveillé les journalistes, Martin Aken, Directeur Général Adjoint a présenté un film documentaire qui a retracé l’historique de Sucaf-Centrafrique, et l’aspect économique et sociétal de ladite société.

Dans sa présentation, Martin Aken a signifié, « Sucaf-Centrafrique est une filiale du groupe SOMDIAA, depuis 2003 en RCA. Ce groupe est implanté aussi au Cameroun, Gabon, Tchad, Congo-Brazzaville, Côte d’Ivoire. La superficie du site de Ngakobo est de 1.800 hectares. Il y a deux sites : le site de Ngakobo et le site administratif et commercial de Bangui qui regroupe 4 services. La capacité de production annuelle de Sucaf-Centrafrique est de 10.000 tonnes. En 2020, elle pourra atteindre 16.000 tonnes. Sucaf emploie 1.300, voire 1.500 employés. La population du site de Ngakobo est estimée à 30.000 personnes. Sucaf-Centrafrique est une société centrafricaine, située à Ngakobo dans la sous-préfecture de Kouango (préfecture de la Ouaka). Elle donne de l’eau et l’électricité gratuitement aux populations de Ngakobo. Sucaf-Centrafrique a construit un collège (200 élèves), deux écoles primaires (1.000 élèves/école), une maternelle et un dispensaire où le médecin-chef de l’hôpital préfectoral de Bambari vient une fois par semaine consulter le personnel de Sucaf et les populations du site de Ngakobo. Sucaf loge ses employés, fait des efforts pour réparer les infrastructures routières afin de faciliter l’acheminement de ses produits finis. La qualité, c’est Princesse Tatie qui sucre vos envies. Le site de Ngakobo a un directeur et trois (3) départements (industrie, culture…) ».

Dans la foulée de cette présentation, le Directeur Général (DG) de Sucaf-Centrafrique, monsieur Stéphane Jaffret, a animé une conférence de presse. Dans ses propos liminaires, il a indiqué, « Sucaf-Centrafrique a cent (100) employés à Bangui et tout le reste se trouve sur le site de Ngakobo où il y a plus d’actions sociales. Elle fait vivre 12.000 personnes en moyenne. Pour des raisons de sécurité, on y trouve aujourd’hui des déplacés (12.000 à 13.000 individus), ce qui fait présentement 25.000 personnes sur le site. Sucaf fournit de l’eau et de l’électricité car nous avons une turbine qui fonctionne à base des résidus du sucre. Elle verse également à l’Etat centrafricain la Taxe sur la Valeur Ajoutée (TVA). Des projets sont en cours pour l’élevage des poulets, les cultures vivrières… ».

En réponse aux préoccupations majeures des journalistes, Jaffret de dire, « Sucaf est toujours restée à Ngakobo et SOMDIAA a toujours investi des millions dans cette société malgré qu’elle a été pillée, saccagée. Après cette crise, Sucaf est repartie en 2015-2016 mais connait des difficultés.

Nous avons des problèmes pour amener les pièces de rechange à Ngakobo et les sucres en poudre à Bangui. Nous demandons toujours l’appui de la Minusca pour l’escorte de nos véhicules entre Bangui et Ngakobo car nos camions ont été attaqués. Si le véhicule tombe en panne et que la Minusca part, les populations vident son contenu. Pour les investissements, nous avons donné nos engagements pour continuer à produire et à investir. Sucaf contribue économiquement à l’Etat et à la société ».

S’agissant de la sécurité de l’usine de Ngakobo, Jaffret a souligné que le contingent mauritanien de la Minusca protège la population et l’usine. Il a remercié le gouvernement qui a déployé onze (11) gendarmes sur le site de Ngakobo, ce qui a permis de réduire les tracasseries. Certains bandits sont même arrêtés. La sécurité de la population, du personnel et de l’usine est assurée par la Minusca et la gendarmerie.

Le DG de Sucaf-Centrafrique a reconnu tout de même la faible production du sucre par sa société qui ne répond pas à la demande de la population. « La production réelle de Ngakobo en 1987 était de 6.000 tonnes. Et en 2015-2016, elle se situait entre 10.000 à 12.000 tonnes par an. Cela ne satisfait pas la population. L’idée, c’est d’atteindre 16.000 tonnes, en 2020 », a-t-il poursuivi.

Avant de boucler, le DG Stéphane Jaffret a déploré l’importation frauduleuse du sucre et a besoin du concours de l’Etat pour protéger les frontières.

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

TouadEra invitE spEcial au Forum Economique de St etersburg

 en Russie

La présence importante des pays africains au forum de Saint-Pétersbourg souligne la vitalité croissante des relations russo-africaines. En effet, au-delà des relations politico-diplomatiques, l’heure est de plus en plus au renforcement des liens économiques entre les pays africains et la Russie.

S'il est vrai que les relations russo-africaines se ravivent avec les pays qui étaient déjà des alliés et des partenaires stratégiques du temps de l'URSS, on pense notamment à l'Angola, l'Algérie, le Mozambique ou encore l'Éthiopie, on assiste néanmoins à un véritable élargissement des relations Afrique-Russie. Cet élargissement est d'autant plus important que récemment la Russie était surtout active dans la partie nord et sud du continent. On assiste désormais à un véritable renforcement des relations avec toutes les autres régions du continent africain, notamment en Afrique centrale où la Russie de Poutine intervient par un appui militaro-stratégique en République centrafricaine.

Rappelons que c’est depuis le jeudi 14 décembre 2017 que la RCA a réussi à obtenir de la Russie un don substantiel en armes pour doter les FACA. La Russie fait partie des cinq membres permanents du Conseil de Sécurité des Nations Unies, disposant d’un droit de véto. La diplomatie intelligente, dynamique et persuasive menée par Touadéra, a eu un écho favorable auprès du président russe, Vladimir Poutine qui a décidé d’obtenir un droit d’exemption sur l’embargo imposé à la RCA, afin de fournir des armes aux Forces Armées Centrafricaines (FACA), ce qu’il a obtenu sans grande difficulté. 

Toutefois, l'Afrique est fortement représentée à ce Forum économique international de Saint-Pétersbourg (SPIEF) qui a démarré depuis hier jeudi 24 mai jusqu’au 26 mai prochain. Comme en 2017, plusieurs hauts représentants africains sont présents, notamment ceux d'Angola, du Burundi, du Mozambique, de la Guinée, d'Afrique du Sud, de Namibie, du Gabon.

Il est à noter que l'invité spécial de l'édition de 2018 n’est autre que l’homme de paix et de la concorde, le Président Faustin Archange Touadéra, à l'heure d'un rapprochement sans précédent entre Bangui et Moscou, ce qui déplaît beaucoup à plusieurs capitales occidentales, en premier lieu Paris.

En fait et plus généralement, les gouvernements occidentaux doivent se rendre à l'évidence que le temps où l'Occident était vu par beaucoup de Centrafricains comme un partenaire privilégié, est révolu. Aujourd'hui, la réalité est très différente. La RCA compte désormais miser sur une diversification massive de ses relations extérieures.

Effectivement, c'est peut-être aujourd'hui un choc pour beaucoup de représentants de l'establishment français de devoir à faire face, dans la libre concurrence sur le territoire centrafricain, avec la Russie, dans ce qu'ils considéraient jusqu'à ce jour comme leur «pré carré». Mais il faudra bien s'y faire : chaque nation est libre de choisir les partenaires qui lui conviennent le mieux.

Une chose est pour autant certaine : les entreprises françaises (Bolloré, Mocaf, etc…) travaillant en Centrafrique ne souhaitent certainement pas perdre leur place sur le marché centrafricain. Le Centrafrique, lui-même n'a aucun intérêt à leur créer des obstacles inutiles.

Une chose est sûre, le président Touadéra profitera de ce Forum économique de St Petersburg pour parapher les accords de défense avec le Kremlin, pour que la RCA retrouve la paix et que ses fils embrassent enfin le développement comme les autres pays de la sous-région.

Sinclair ARIES

 

 

LES HOMMES DE MEDIAS OUTILLES PAR LE CICR SUR L’IMPORTANCE

DE LA MISSION MEDICALE

Ils étaient nombreux à prendre part, le mercredi 23 mai 2018, à un atelier de formation sur  « la mission médicale », organisé par le Comité International de la Croix-Rouge (CICR). Organisé à l’endroit des chevaliers de la plume et du micro dans la salle de réunion de la délégation du CICR à Bangui, cet atelier de formation a pour objectifs de promouvoir le respect de la mission médicale à travers les médias, d’outiller les hommes des médias des connaissances sur les missions médicales.

La formation a débuté à 8 heures et demie par les mots introductifs du Président  de la délégation  du CICR en Centrafrique Jean-François Sangsue. Puis s’en est suivie la présentation individuelle des participants à cet atelier. Dans ses mots d’introductifs, Jean-François Sangsue a montré l’importance de la mission médicale qui consiste à sauver des vies en faisant usage du terme flamme de l’humanité. « Quand on ne respecte pas la mission médicale, on prend le risque d’éteindre la flamme de l’humanité », dixit Jean François Sangsue.

« La protection de la Mission Médicale et l’entièreté de la mission médicale » a été le premier point de cette formation. Plusieurs points ont été dégagés par les chevaliers de la plume et du micro sur  l’irrespect des missions  médicales, notamment les attaques contre les infrastructures médicales et le personnel soignant. En Centrafrique plus particulièrement, l’irrespect des missions médicales est un phénomène très fréquent qui gangrène le pays. C’est pourquoi le CICR ne parvient pas parfois à sauver des vies humaines. « Pourquoi les missions ne sont pas respectées » ? A cette problématique soulevée par Jean-François Sangsue, les participants ont donné chacun leur point de vue. Pour d’aucuns, cet irrespect tient au fait que les groupes armés ne sont pas instruits pour la plupart. Pour d’autres, cet irrespect des missions médicales tient au fait que ces groupes rebelles n’ont pas reçu une bonne éducation à la base, sans oublier le manque de sensibilisation par le truchement de la sensibilisation de masse  à travers les médias ou la communication hors médias.

Le dernier point de la formation s’articule autour du thème, « L’apport des médias face à la problématique de la mission médicale ». Les participants ont été soumis à des travaux de groupes. Trois groupes ont été formés par ces derniers qui se sont torturés les méninges pour répondre à une série de questions. Les réponses à ces questions devraient servir de recommandations formulées à l’endroit du CICR.

Différentes propositions sont assorties lors de ces travaux dirigés.

 

 Félicien NZAPAYEKE MAMADOU

 

 

EGALITE DE GENRE AU SEIN DE LA RSS : UNE PREOCCUPATION DE LA MINISTRE DE LA DEFENSE NATIONALE

Un atelier de restitution de la mission effectuée en Suède par la ministre de la Défense Nationale s’est déroulé ce jeudi 24 mai 2018 dans la salle de conférence dudit ministère. L’objectif était d’échanger  sur les acquis de la conférence sur «  l’égalité de  genre» qui s’est déroulée à Stockholm en Suède, afin de réfléchir sur les actions à envisager dans le processus de la Reforme du Secteur de Sécurité (RSS) en République centrafricaine.

Du 15 au 17 avril 2018, s’est déroulée à Stockholm en Suède une conférence  sur « l’égalité de genre », y compris dans le processus de la paix et de la Reforme du Secteur de Sécurité (RSS), à laquelle la ministre centrafricaine de la Défense Nationale, Marie Noëlle Koyara, a pris part. « La première leçon à tirer de l’égalité de  genre en Suède est que plus de 60 % des responsabilités sont occupées par les femmes dans la vie active nationale. Ce qui est contraire en République centrafricaine », a expliqué la ministre de la Défense Nationale dans sa  brève et brillante présentation.

Le constat qui a été fait est qu’en RCA, le genre se résume le plus souvent au concept homme-femme. « On a cette tendance de constater qu’en RCA, le genre se résume souvent à la concurrence homme-femme. Ce n’est pas une femme qui compte, mais plutôt sa capacité et donc le résultat du travail qu’elle accomplit », a lâché Marie Noëlle Koyara.

Signalons au passage que plus de six cents (600) invités, venus de cent (100) pays, ont discuté durant cette conférence tenue en Suède  sur plusieurs thèmes entre autres, l’égalité de genre, la question de la jeunesse et des handicapés, la place des femmes et des jeunes dans la résolution des conflits, la place des femmes dans les missions de paix et de sécurité…

La conseillère politique de l’ambassade de Suède a, quant à elle, expliqué que « la question de l’égalité de  genre est très prise en compte par les autorités suédoises. C’est pourquoi, après une longue période de cent (100) ans, les femmes suédoises occupent aujourd’hui plus de responsabilités. Plus de 50 % de femmes ont des postes de responsabilités et 45 % sont des parlementaires ». Pour en arriver à ce résultat, la Suède s’est focalisée sur certains  points à savoir, l’égalité de tous les citoyens devant la loi, la mise en place du conseil de leadership sur le genre, etc.

Dans le contexte du processus de la Reforme du Secteur de Sécurité (RSS) en République Centrafricaine et sur l’initiative du ministre de la Défense Nationale, avec l’appui du Centre international des Forces Armées Suédoises, et du Centre Nordique pour la question genre dans les opérations militaires, cet atelier de restitution a été organisé au profit des principaux acteurs nationaux et internationaux impliqués dans la reforme. Il avait pour objectifs spécifiques de garantir que les hommes, femmes, filles et garçons bénéficient de la même protection au regard de la loi et fournir des niveaux de sécurité identique à tous les hommes, femmes, filles et garçons, en répondant aux différentes menaces sexo-spécifiques.

Tous les points focaux du ministère de la Défense Nationale et les représentants de la société civile qui ont été conviés ont participé activement aux travaux de l’atelier à travers des présentations, des questions et des suggestions sur la réalité de « l’égalité du genre »  en République centrafricaine.

 

Bénistant MBALLA

 

 

REGAIN DE VIOLENCE : REACTION DE L’AMBASSADE DES ETATS-UNIS A TRAVERS UN POINT DE PRESSE

« La Conseillère des Affaires publiques et culturelles, à l’Ambassade des Etats-Unis à Bangui, madame Michelle Zjhra, a entretenu les journalistes dans un point de presse, hier jeudi à 14 heures à la Résidence, sur le regain de violence de ces derniers jours. Selon elle, les FACA travaillent ensemble avec la Minusca. Nous avons vu les résultats. La réaction est rapide pour arrêter la violence. Les Etats-Unis soutiennent la RCA dans ce processus. D’autres véhicules viendront pour renforcer les capacités opérationnelles des FACA. La population ne doit pas céder à la manipulation et à la désinformation qui sont des intoxications des groupes armés. Il faut des informations justes, correctes et complètes. Il faut arrêter le cycle de violence. Pour cela, il faut des actions rapides. Chaque communauté doit s’employer à travailler ensemble, pour préserver la paix et la cohésion sociale, climat propice pour envoyer les enfants à l’école. Chaque communauté doit  aussi s’efforcer de travailler ensemble pour rejeter systématiquement les incitations à la haine et à la violence. Les Etats-Unis ont investi dans la chaîne pénale, c’est-à-dire la justice, la police, la gendarmerie, les FACA et dans l’humanitaire. Les Etats-Unis condamnent toute forme de violence, comme celle de Fatima et en même temps, les actes de représailles. Les Etats-Unis travaillent étroitement avec le gouvernement pour une solution rapide et durable ». Suivons la diplomate américaine.

Julien BELA

L’ambassade américaine appelle les citoyens centrafricains à rejeter l'incitation à la violence et à la haine.

Rejeter les efforts des bandes armées qui incitent à la violence et manipulent la population afin d'exploiter la situation actuelle pour leur propre bénéfice.

Rejeter les efforts des bandes armées qui incitent à la violence et manipulent la population afin d'exploiter les ressources naturelles du pays pour leur propre bénéfice.

Rejeter les efforts des bandes armées qui incitent à la violence et manipulent la population afin d'exploiter la peur et la douleur des gens pour continuer à souffrir.

Se mettre ensemble pour les enfants. C'est une priorité nationale.

Ne laissez pas les bandes armées et les criminels exploiter les bonnes personnes de la RCA. Se mettre ensemble pour que les enfants puissent aller à l'école. Lorsque les citoyens centrafricains se réunissent, ils peuvent rendre la paix plus profitable que le conflit en refusant d'être manipulés, en refusant de s'engager dans la violence sectaire, en insistant sur l'action de la nation, comme renvoyer les enfants centrafricains à l'école et créer un environnement sûr pour eux de passer leurs examens.  Se mettre ensemble pour vous concentrer sur les intérêts nationaux: les enfants du pays.
L'ambassade des États-Unis soutient le peuple de la République centrafricaine et son gouvernement élu au moment où ils  s'emploient à améliorer la sécurité, la paix et la prospérité.
Les États-Unis sont extrêmement préoccupés par les récentes attaques contre des centres civils, notamment l'attaque contre l'église chrétienne de Fatima, les attaques de représailles contre la mosquée et les membres de la communauté musulmane, les attaques à Bambari et d'autres.
Nous condamnons fermement tout acte de violences quel que soit le groupe qui le commet.  Tous ceux qui posent des actes criminels doivent répondre de leur responsabilité devant la justice.  
Rien ne justifie le fait d’agresser la population civile.
Les forces de sécurité de la RCA doivent faire preuve de professionnalisme face aux défis de sécurité en cours. Les États-Unis appuient la réaction rapide de la MINUSCA pour protéger les civils et remplir leur mandat.

Les États-Unis continuent de soutenir le gouvernement centrafricain en investissant dans les FACA, le secteur de la justice, les programmes de police, l'aide humanitaire et la MINUSCA. Surtout, nous nous engageons avec les citoyens de la RCA dans leur rôle de retour de la paix.

 

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LA "HAINE DU JOURNALISME" MENACE LES DEMOCRATIES, SELON RSF

La liberté de la presse s’est encore dégradée dans le monde l’an dernier, et le climat de haine à l’encontre des journalistes qui se développe notamment en Europe et aux Etats-Unis menace les démocraties, s’inquiète l’ONG Reporters sans frontières dans son rapport annuel publié mercredi.
La carte du monde dressée par RSF à partir de son classement mondial de la liberté de la presse s’est encore assombrie : 21 pays sont désormais placés en situation "très grave", un niveau record, l’Irak ayant rejoint cette année cette catégorie où figurent des régimes autoritaires comme l’Égypte (161e), la Chine (176e) ou la Corée du Nord, toujours en 180e et dernière position.

Cependant, les discours de haine et les attaques contre la presse ne sont plus l’apanage des Etats autoritaires, confirme ce rapport.
Quatre des plus forts reculs enregistrés cette année concernent des pays européens : la République Tchèque dont le président Milos Zeman s’est présenté lors d’une conférence de presse avec une kalachnikov factice portant l’inscription "pour les journalistes", dégringole de 11 places à la 34e ; la Slovaquie où l’ex-Premier ministre Robert Fico a traité les journalistes de "sales prostituées anti-slovaques" et "simples hyènes idiotes" ; Malte où une journaliste anticorruption a été assassinée chute de 18 places au 65e rang, et la Serbie en perd 10 (77e).

Les Etats-Unis de Donald Trump, pays du 1er amendement qui sacralise la liberté d’expression, perdent quant à eux deux places au classement, et tombent au 45e rang.

"Ce classement traduit un phénomène malheureusement manifeste, la croissance dans bon nombre de démocraties de l’expression de la haine contre les journalistes, et la libération de cette haine est vraiment dangereuse", résume Christophe Deloire, secrétaire général de l’organisation, interrogé par l’AFP.

"Un feu politique dangereux" -
Un phénomène qui touche selon lui "des démocraties aussi différentes que les Philippines (133e), avec le président Duterte qui prévient qu’être journaliste +ne préserve pas des assassinats+, qu’en Inde (138e) où des armées de trolls à la solde des partis politiques appellent à la haine des journalistes, ou les Etats-Unis où Donald Trump les qualifie d’+ennemis du peuple+, une formule prisée par Staline".
En outre, RSF s’alarme de la multiplication des violences verbales contre la presse en Europe, où deux journalistes ont été assassinés ces derniers mois (le Tchèque Jan Kuciak et la Maltaise Daphne Caruana Galizia).
Si la Norvège maintient son 1er rang au classement, "il y a une inquiétude très forte pour les démocraties européennes", estime M. Deloire.

"Alors que l’Europe est de loin le continent où la liberté de la presse est la mieux garantie, ce modèle européen s’affaiblit : 4 des 5 plus grandes baisses du classement sont en Europe, la zone dont l’indice global en plus grande dégradation c’est l’Europe, et l’expression de la haine mène in fine à des violences physiques", dénonce-t-il.

La France ne fait pas exception. Bien qu’elle progresse de 6 places, au 33e rang, un mouvement lié principalement au recul de plusieurs pays voisins, RSF y relève que le « mediabashing », ou le dénigrement systématique de la profession par certains leaders politiques, a connu son paroxysme pendant la campagne électorale de 2017", et que "certains responsables continuent d’utiliser cette rhétorique pour attaquer les journalistes quand ils sont mis en difficulté", à l’instar du leader de la gauche radicale Jean-Luc Mélenchon qui a écrit récemment que "la haine des médias et de ceux qui les animent est juste et saine".

Pour RSF, ce climat délétère envers la presse sape l’un des fondements essentiels des démocraties.
"Ceux qui récusent la légitimité des journalistes jouent avec un feu politique extrêmement dangereux. Les démocraties ne meurent pas que par des coups d’Etat mais elles peuvent mourir aussi à petit feu, et l’une des premières bûches c’est généralement la haine envers les journalistes", prévient Christophe Deloire.

Presse-francophone

 

Source : AFP

 

 

HAUTE AUTORITE CHARGEE DE LA BONNE GOUVERNANCE

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

Le Président de la Haute Autorité chargée de la Bonne Gouvernance (HABG) SEM Guy-Eugène OEMBA a ouvert hier dans la salle de conférence du Ministère de l'Habitat et du Logement à Bangui, les travaux de la 15è Assemblée Plénière.

 

L'ordre du jour a beaucoup plus porté sur l'examen et adoption de plusieurs projets de textes dont autres les termes de référence (TDR) relatifs à la pré­validation du plan stratégique national de la Bonne Gouvernance en République Centrafricaine, le projet de décret d'application de la Loi Organique portant création de la Haute Autorité chargée de la Bonne Gouvernance (HABG) et la restitution du rapport d'investigation auprès des sociétés d'Etat tels que : ORGEM et COMIGEM.

 

L'enquête   a   été   dirigée   par  quelques   membres   de   la   Commission Permanente Spécialisée N°4.

 

Ce matin, les travaux ont repris sur l'examen et l'adoption du Code d'éthique, le Manuel de procédure et la recherche d'un cadre permanent d'échanges entre les Institutions.

 

Signalons que les travaux de ladite Assemblée Plénière se tiennent habituellement sous la houlette de son Excellence Monsieur Guy-Eugène DEMBA.

 

Fait à Bangui, le 24 mai 2018

 

Le Chef de Service de la Communication

 

 

                                                                                                                   Saint-Régis ZOUMIRI

 

 

 

 

Affaire Bemba : la Chambre d’appel prononcera ses jugements en appel concernant le verdict et la peine le 8 juin 2018

 

Le 8 juin 2018 à 16 heures (heure locale de La Haye), la Chambre d'appel de la Cour pénale internationale (CPI) tiendra une audience publique dans l'affaire Le Procureur c. Jean-Pierre Bemba Gombo au siège de la Cour à La Haye (Pays-Bas) afin de prononcer ses jugements concernant les appels à l'encontre du verdict et de la peine dans cette affaire.

 

La Chambre d’appel dans cet appel est composée de Mme la juge Christine Van den Wyngaert, Juge présidente, M. le juge Chile Eboe-Osuji, Mme la juge Sanji Monageng, M. le juge Howard Morrison, et M. le juge Piotr Hofmański.

 

 Contexte : Le 21 mars 2016, Jean-Pierre Bemba a été déclaré coupable au-delà de tout doute raisonnable, en tant que chef militaire, de deux chefs de crimes contre l'humanité (meurtre et viol) et de trois chefs de crimes de guerre (meurtre, viol et pillage), commis en République centrafricaine entre octobre 2002 et mars 2003. Le 21 juin 2016, la Chambre de première instance III a condamné M. Bemba à 18 ans d'emprisonnement. Suite à ces décisions, M. Bemba a fait appel du verdict et de la peine et le Procureur a fait appel de la peine.

 

Retransmission vidéo

L'audience pourra être suivie en direct sur le site Internet de la CPI au lien suivant: http://player.cdn.tv1.eu/statics/66005/icc.html?lang=FRE

 

Assister à l’audience

● Les membres du corps diplomatique, les ONG et les membres du public sont priés d'envoyer leurs demandes d'assister à l'audience par courriel à : ICCVisits@icc-cpi.int. Les participants devront présenter un passeport ou un titre d'identité valide comportant une photographie à l'entrée principale de la Cour (située à l'adresse : OudeWaalsdorperweg 10, 2597 AK La Haye).

● Les journalistes souhaitant couvrir l'audience sont priés d'envoyer leurs demandes d'accréditation par courriel à : PublicAffairs.Unit@icc-cpi.int. Tous les journalistes devront présenter une carte de presse valide, ainsi qu'un passeport/titre d'identité valide comportant une photographie, à l'entrée principale de la Cour (située à l'adresse : OudeWaalsdorperweg 10, 2597 AK La Haye).

 

Veuillez noter que la Cour ne pourra garantir l'accès à l'audience aux personnes qui n'auraient pas reçu de confirmation à l'avance. Afin d'éviter tout délai pour accéder le bâtiment, les personnes sont priées d'arriver une heure avant le début de l'audience.

 

 

Centre de presse de la CPI

Les journalistes souhaitant utiliser le Centre de presse de la Cour pourront y accéder à partir de 8h30. Le Centre de presse de la CPI est situé dans la « Tour de la Cour » du bâtiment. Il est composé d'espaces de travail partagés, pouvant accueillir jusqu'à 104 personnes assises, et de deux salles d'entretien. Le Centre de presse distribue la vidéo et l'audio intégrée de l'audience, via HD-SDI avec un connecteur BNC femelle. Les journalistes souhaitant se connecter devraient apporter un équipement compatible et un câble BNC. L'alimentation est fournie (prise européenne). Le Centre de presse est doté d'un accès Wi-Fi.

 

Documents audiovisuels

Filmer ou prendre des photographies est strictement interdit dans l'enceinte de la Cour, hormis dans les salles d'entretiens et  le Centre de presse.

Des images de l'audience seront disponibles pour téléchargement en format vidéo (MPEG-4) et audio (MPEG-3).

 

 

Pour toute information complémentaire, veuillez contacter Gervais Bodagay au 72303416/75523818 ou à l’adresse Gervais.Bodagay@icc-cpi.int ;  Fadi El Abdallah, Porte-parole et Chef de l'Unité des affaires publiques, Cour pénale internationale, au +31 (0)70 515-9152 ou +31 (0)6 46448938 ou à l'adresse fadi.el-abdallah@icc-cpi.int.

 

Les activités de la CPI peuvent également être suivies sur 

TwitterFacebookTumblrYouTube et Flickr

 

 

 

Toutes les info du jeudi 24 mai 2018

Cm n 2719 du jeu 24 mai 2018

TOUADERA CHEZ POUTINE EN RUSSIE : LA CONCRETISATION DE LA COOPERATION CENTRAFRICANO-RUSSE

AU CENTRE DE CETTE VISITE DE TRAVAIL

Sur invitation officielle de son homologue russe, Vladimir Poutine, le président centrafricain, Faustin-Archange Touadéra, à la tête d’une forte délégation, a pris le vol, dans l’après-midi du mardi 22 mai 2018, à destination de Saint Petersburg en Russie, pour une « visite de travail de sept (07) jours », selon une source autorisée émanant de la présidence de la République. Et au cours de cette visite de travail, les deux (02) présidents susnommés vont débattre certainement de la Coopération centrafricano-russe dans tous les domaines (politique, militaire, économique, commercial…). Donc, il est question que cette coopération soit effective à travers des accords, des conventions et des traités formels pour la renforcer davantage et la rendre plus dynamique . Et ceci pour le bonheur des peuples centrafricain et russe. Il y a lieu de préciser ici que c’est la deuxième visite du genre qu’effectue le président Touadéra en Russie, après son élection à la Magistrature Suprême de l’Etat, le 30 mars 2016. Et cela l’avait permis de faire un plaidoyer auprès de son homologue russe Poutine, pour l’adoption par le Conseil de Sécurité (CS) des Nations Unies, d’une résolution allégeant l’embargo sur l’importation d’armes, de minutions de guerre et autres effets militaires à destination de la RCA.

C’est ainsi que le CS des Nations Unies avait donné son « feu vert » à la Russie, pour armer, équiper les Forces Armées Centrafricaines (FACA). D’où la présence actuelle des instructeurs militaires russes, à Béréngo  dans la préfecture de la Lobaye, au Sud-ouest de la RCA, pour former nos FACA au maniement de leurs armes. Et ceci pour les rendre plus performantes, efficaces et dynamiques, une fois redéployées sur le terrain dans l’arrière-pays. N’en déplaisent aux ennemis de la République et de  son peuple. Car, « le chien aboie et la caravane passe toujours », dit-on.

Vive la renaissance de la coopération centrafricano-russe !

 

Le Petit YEKOA

 

 

RCA, PAYS DES BISTROTS ET DES RESTAURATIONS DE FORTUNE, « ZOUGOULOU »

Sillonner la République centrafricaine, on revient déçu, car du Nord au Sud, de l’Ouest à l’Est, on devient vite unanime pour dire que le Centrafricain excelle uniquement dans deux secteurs d’activité, à savoir les débits de boissons et la restauration de fortune communément appelée « zougoulou ». Et pour cause ?

Les bistrots et les zougoulou sont des réalités des lieux de détente parfois improvisés avec terrasses composés de tables et de chaises. Souvent, c’est à l’air libre que les clients se retrouvent. Si ces bistrots attirent assez de clients, c’est parce qu’ils « arrosent les rues de leur « Sound system » à même le trottoir ».

En effet, en RCA, plus particulièrement dans la capitale Bangui, il existe une nouvelle appellation, « Bar Zougoulou » ou « Bar Damba », pour désigner les restaurants de fortune, jugés comme  des exutoires publics et véritables aubaines pour les personnes ayant un faible pouvoir d’achat. Parmi ces clients, se comptent les travailleurs non nantis des entreprises publiques et privées, hommes et femmes mariés ou célibataires, enfants des rues, étudiants, écoliers, bref, toutes personnes cherchant à dépenser moins.

Rappelons que ces bistrots ou zougoulou sont apparus véritablement au lendemain de l’indépendance, animés par les musiciens comme « Canon Star, Tropical fiesta etc… ». Ces musiciens ont fécondé de nouvelles habitudes : admirer des musiciens en plein concert jusqu’à la consommation des boissons alcoolisées dans des lieux de renom à l’exemple de : ABC, Rex, Punch-Coco au Km 5.

Une chose est sûre, le penchant des Centrafricains à la pratique de ces types de commerce s’explique par le fait qu’il y a une énorme demande des populations locales pour ces secteurs en pleine expansion. Et d’une part, cela s’explique aussi par les raretés des salaires qui obligent la population à chercher à compenser leur revenu irrégulier.

Cette situation est la résultante des crises à répétition qui ont poussé les entreprises à mettre les clés sous les paillassons ou tout simplement décamper à cause de l’insécurité grandissante dans le pays. D’où l’émergence des « buvettes » pour permettre aux démunis de s’alimenter à peu de frais. C’est ainsi qu’à proximité des lieux de travail, des hôpitaux, des écoles, des stades, les « buvettes zougoulou » vont essaimer dans les rues des grandes agglomérations de la RCA.

Les « buvettes zougoulou » constituent des lieux de convergence des classes sociales, des représentations identitaires, des parcours individuels et collectifs. Les clients consommateurs viennent tisser tout type de relations allant de l’intime au professionnel, en passant par la création des réseaux de recherche d’emploi.

De Sica I-II-III à Lakouanga, en passant par Miskine, Gobongo et Combattant, on y danse, boit et mange. On converse longuement, on analyse, apprécie ou commente l’actualité.

Toutefois, les buvettes Zougoulou représentent toujours des «lieux de toutes digressions : chacun commente l’actualité à sa manière, donne un point de vue sur l’arbitrage du match qui a fait des victimes. Chacun pronostique sur l’éternité de tel ministre à son poste malgré ses déboires et son irresponsabilité. La bière sert d’excuse ! Boisson euphorisante… Elle contribue enfin, à travers le désordre qu’elle introduit ou qu’elle attise, à révéler le « refoulé social » de ces temps qui déroutent ».

Comment dès lors s’étonner que ces endroits soient des relais, sinon des émetteurs permanents du détournement de la parole et la dérision ? Après l’euphorie de la bière, les clients consommateurs redécouvrent le triste état social et environnemental dans lequel ils tirent leurs origines.

De toute évidence, la jeunesse, « force qui va » à la Victor Hugo, devient « force qui sombre » à la Centrafricaine. L’alcool nuit à la santé. Consommez avec modération !

 

Sinclair ARIES

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

LE PAN ABDOU KARIM MECKASSOUA DANS LE COLLIMATEUR DU DEPUTE DE BOALI ET SECRETAIRE GENERAL DU KNK, BERTIN BEA

Le Président de l’Assemblée Nationale (PAN), Abdou Karim Méckassoua n’est-il plus en bon terme avec les députés de la nation ? Qu’est-ce qui a amené le député de Boali et secrétaire général du KNK, Bertin Béa à demander la destitution d’Abdou Karim Méckassoua ? Autant de questions qui nous laissent perplexes et donnent matière à réflexion.

Dans une conférence de presse animée par Bertin Béa au courant de cette semaine, ce dernier a exigé aux députés la destitution du PAN. Les raisons évoquées sont entre autres, la corruption, les détournements des lignes budgétaires, le non respect des accords internationaux, l’attribution des marchés de gré à gré…énumérés par Bertin Béa. Celui-ci n’est pas resté là. Il a aussi soulevé le non respect de la promesse que Méckassoua a fait aux députés pour qu’il soit élu président de l’Assemblée Nationale. Pour votre gouverne, lors de l’élection du Bureau de l’Assemblée Nationale (AN), Abdou Karim Méckassoua, député du 3ème arrondissement a demandé aux élus du peuple de le voter comme PAN. En compensation, il leur donnera chacun un véhicule de marque Pick up. Deux ans se sont écoulés sans que ces honorables qui l’ont hissé au perchoir de l’AN ne soient dotés de ces véhicules. Jusqu’à la date d’aujourd’hui, ils sont sur leur soif. Leurs attentes sont-elles demeurées stériles ? Auront-ils gain de cause ? Difficile de le dire ce jour-ci.

Par la même occasion, l’honorable Bertin Béa a exigé qu’un audit soit fait par l’Inspection Générale d’Etat (IGE) pour se rendre compte de la réalité. Et les Centrafricains se demandent aujourd’hui si réellement le PAN Méckassoua a détourné les lignes budgétaires de l’AN à ses fins, a été corrompu, a attribué des marchés de gré à gré, n’a pas respecté les accords internationaux. Sur ces différents points, seul le député Bertin Béa peut éclairer la lanterne des Centrafricains. Il a peut-être toutes les preuves, raison pour laquelle il a demandé la procédure de destitution du PAN. Nous attendons de voir dans les prochains jours ce que feront les élus du peuple. Entameront-ils la procédure de destitution ? Si tel n’est pas le cas, nous dirons tout simplement que Bertin Béa aurait un différend avec le PAN. C’est certainement un problème d’homme à homme.

S’agissant de la promesse non tenue par Abdou Karim Méckassoua, cette situation ne concerne pas tous les Centrafricains mais exclusivement les députés qui l’ont hissé à la haute institution de l’Etat. Ils ont récolté ce qu’ils ont semé en voulant gagner plus. Au lieu de chercher l’intérêt général, ils ont préféré leurs propres intérêts. Si le PAN les traîne dans la boue depuis la mise sur pied du bureau de l’AN à ce jour, c’est dire qu’il est plus malin qu’eux. Et désormais, les députés qui seront élus en 2021 ne tomberont plus dans les pièges de ces personnalités avides de pouvoir.

Abdou Karim Méckassoua est-il vraiment dans le collimateur du député de Boali et secrétaire général du KNK, Bertin Béa ? Difficile de le savoir. Mais jusqu’à la date d’aujourd’hui, le PAN n’a pas encore réagi à ces accusations portées contre lui par son homologue Bertin Béa. Donc les jours qui viendront s’annoncent très cruciaux pour les Centrafricains. Entre Méckassoua et Béa, qui sera au dessus de la mêlée ? L’avenir nous le dira.

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

REDD+ ET LA QUESTION DE REDUCTION DES

EMISSIONS LIEES A LA DEFORESTATION

ET A LA DEGRADATION DES FORETS

 

Longtemps, on a estimé que couper les forêts, c’était se développer. L’idée qu’un arbre debout avait plus de valeur que couper est apparu à l’Organisation des Nations Unies (ONU) en 2005. REDD+ promeut des actions pour « déforester moins » et « reboiser davantage » et doit permettre de rémunérer les pays en développement qui y parviennent. Un projet REDD+ demande plusieurs préalables. On doit avant tout définir un « scénario de référence » (évaluation des stocks de carbone  et de couvert forestier actuel, formulation d’hypothèses sur les risques de déforestation futurs, estimation des risques de report en dehors de la zone du projet, etc). Le document de description du projet est alors analysé et, le cas échéant, approuvé au regard de standard du projet carbone volontaire.

La question des scénarios de référence est le principal point d’achoppement : prévenir la déforestation n’est pas évident, protéger les forêts ne consiste pas à en restreindre les droits d’usage, ni à planter des arbres à croissance rapide au détriment de la biodiversité. Les dimensions sociale et environnementale font partie de REDD+.

Si l’on veut limiter le réchauffement climatique à plus de 2° en 2050, il faudra d’ici-là diviser par deux (02) les émissions de gaz à effet de serre. As-tu déjà planté ton arbre 2018 ? Un « arbre est une vie », dit-on.

Le Petit YEKOA

 

 

RESTAURATION DE L’AUTORITE  DE L’ETAT :

VERITABLE PILOTAGE A VUE DE LA COMMUNAUTE INTERNATIONALE

A chaque événement, les bâtiments de l’Etat  réhabilités avec le soutien de la communauté internationale sont saccagés, pillés, vandalisés, incendiés et détruits par les groupes armés. C’est le cas du commissariat de police du 3ème arrondissement de la ville de Bangui qui a été pillé, saccagé et vandalisé par les bandits armés qui sévissent au Km5 lors des derniers événements survenus dans la capitale. Il en est de même à Bambari qui vient de connaître des moments de turbulences. Les éléments de l’UPC ont mis à plat toutes les infrastructures de l’Etat qui ont été réhabilitées. Et tout porte à faire croire que la restauration de l’autorité de l’Etat est un véritable pilotage à vue par la communauté internationale.

Même à Bangui la capitale, les groupes armés du Pk5 qui se sont autoproclamés « autodéfenses » défient de jour en jour l’autorité de l’Etat. Et ce, malgré la présence des forces des Nations Unies basées dans le 3ème arrondissement de la ville de Bangui et ses environs pour empêcher les actes barbares de ces hommes armés.

Suite aux récents événements douloureux survenus dans la capitale, notamment dans le 3ème arrondissement, certains habitants du quartier Pk5 ont profité de l’occasion pour piller, saccager et vandaliser le commissariat de police dudit secteur. Alors que ce bâtiment de l’Etat a été à maintes reprises réhabilité par les autorités du pays avec le soutien de la communauté internationale. D’ailleurs, il est avéré et prouvé que les Forces de Sécurité Intérieure (FSI) qui sont  déployés dans les commissariats du 3ème et 5ème arrondissements sont souvent attaquées, voire tuées par ces criminels drogués.

 Le pouvoir de l’Etat peine à se restaurer en pleine capitale et  particulièrement dans le 3ème arrondissement et ses environs. Profitant de cette faiblesse, les groupes d’autodéfenses du Km5 tuent, rackettent les commerçants et brûlent des  boutiques à longueur de journée. «  Tu tues, je tue », est la logique actuelle au marché du  Km5. « Courte queue se paie avec courte queue », « œil pour œil, dent pour dent », la loi du Talion, sont devenus leurs jeux préférés. D’où la gâchette facile des bandes armées dans tout le 3ème arrondissement de la ville de Bangui.

La situation est encore pire dans les villes de provinces qui sont contrôlées par les factions rebelles de la Séléka, les Anti-Balaka, ainsi que les groupes d’autodéfenses. Récemment dans la ville de Bambari, les hommes de l’Union pour la Paix en Centrafrique (UPC) du soi-disant général Ali Darassa ont remis en cause tous les efforts consentis par les autorités centrafricaines et la communauté internationale pour favoriser le redéploiement de l’autorité de l’Etat dans toute la région de la Ouaka.

Le bilan des dégâts perpétrés par les éléments du mouvement UPC est très considérable. Au moins trente six (36) personnes ont été tués et une quarantaine blessées par balles. A cela s’ajoutent les pillages et les incendies des bâtiments de l’Etat qui ont été réhabilités, ainsi que les sièges des ONG humanitaires nationales et internationales. Plusieurs autorités déconcentrées de l’Etat qui sont affectées à Bambari ont pris leurs jambes au cou pour échapper à la rage destructrice de ces criminels sans âme ni conscience. En ce moment, une partie de  la ville de Bambari est sous le contrôle des éléments de l’UPC et l’autre sous la surveillance des Casques Bleus de la Minusca et des Forces de Sécurité Intérieure.

C’est pour autant dire que l’autorité de l’Etat est partagée dans nos villes de provinces par les forces non conventionnelles et les soldats de l’ONU qui sont censés sécuriser les institutions du pays et protéger la population contre les actes et exactions des groupes armés. Incroyable, mais pourtant bien vrai. Et face à cette situation catastrophique, la question qui se pose est celle-ci : que faire concrètement pour restaurer l’autorité de l’Etat à Bangui et dans les villes de l’arrière-pays occupées par les milices armées ?

A notre humble avis, la solution est simple. Etant donné que ces groupes armés font fi du dialogue entamé depuis fort longtemps par le gouvernement centrafricain et la communauté internationale, il faut les désarmer par la force afin que la sécurité et la paix reviennent définitivement dans tout le pays. Ensuite, les quelques éléments des Forces  Armées Centrafricaines qui ont été déjà formées peuvent être redéployés dans les régions où les besoins sont forts.

 C’est en partant de là que la communauté internationale peut véritablement soutenir les autorités centrafricaines à restaurer le pouvoir de l’Etat dans toutes les villes du pays. Dans le cas contraire, nous assisterons toujours aux mêmes spectacles : pillages et incendies des bâtiments de l’Etat, des entreprises parapubliques, ainsi que les sièges des organismes internationaux et des ONG. Et c’est l’eternel recommencement en République Centrafricaine. A qui donc la faute ?

 

Bénistant MBALLA

 

 

LE GOUVERNEMENT ELABORE UN PLAN STRATEGIQUE AU PROFIT DES

VICTIMES ET TEMOINS

Pour protéger les victimes et les témoins pendant les échéances judiciaires, un plan stratégique au profit des victimes et des témoins a été remis ce mardi 22 mai au ministère de la justice à Bangui.

Pendant les procédures judiciaires, les victimes et les témoins des graves crimes commis en Centrafrique de 2003 à nos jours doivent être protégés. C’est dans cette optique que le gouvernement en collaboration avec la Minusca a mis en place un document dénommé «Plan Stratégique» afin de protéger les personnes vulnérables qui s’exprimeront devant les juridictions.

Le ministre de la justice, garde des Sceaux, Flavien Mbata, dans ses explications au RJDH a indiqué que «lorsque les présumés auteurs de crimes graves commis dans le pays seront jugés, la restauration de la paix sera possible. Pour la manifestation de la vérité, nous aurons besoin de l’audition des victimes et des témoins afin de permettre à la justice de rendre une justice saine », a souligné le ministre.

Plusieurs personnes détiennent encore des armes; cela pourrait empêcher les victimes et les témoins de s’exprimer librement, «il serait très important de les protéger. C’est dans ce contexte que le gouvernement conjointement avec la Minusca, le PNUD, l’ONU FEMME, ont élaboré ce plan stratégique pour la protection des victimes et des témoins. Il faut qu’ils déposent sans crainte », a ajouté le ministre Flavien Mbata.

En mai 2015, un rapport mapping a été dressé par la Minusca limitant le délai des crimes de 2003 à 2015. La société civile avait demandé que l’on prenne en compte les crimes récents.

Dans un récent rapport sur la Cour Pénale Spéciale (CPS) , l’organisation des droits de l’Homme, Human Rights Watch a souligné que cette juridiction hybride a besoin de plus de volonté politique pour décoller. Pour Human Rights Watch, l’impunité encourage toujours les crimes dans le pays et que le gouvernement devrait définir les stratégies pour la protection des victimes.

RJDH

 

 

IL FAUT SAUVER DES ENFANTS DANS LA KEMO

Les crises à répétition en République centrafricaine ont négativement impacté sur l’éducation dans la préfecture de la Kémo. Depuis quelques années, cette préfecture a vu plusieurs de ses habitants se déplacer faute de sécurité. L’année scolaire 2012-2013 était une année de calvaire pour l’éducation. En effet, l’ex-coalition Séléka qui s’est installée dans la préfecture de la Kémo pendant la période de crise et qui a renversé le pouvoir de Bozizé, avait semé la peur et la panique au sein de population pendant plusieurs mois. La peur avait gagné le cœur des élèves et des enseignants qui s’étaient déplacés en brousse. Cette situation a provoqué une baisse de niveau accrue dans cette préfecture.

Beaucoup de femmes ont accouché dans la brousse ou dans des conditions difficiles. Conséquences, plusieurs élèves ont été inscrits sans acte de naissance. Les quelques 60 établissements scolaires de la préfecture de la Kémo sont confrontés à cette difficulté. Ces enfants sans acte de naissance ont bénéficié d’une mesure exceptionnelle à cause de la situation que traverse le pays. Cependant, l’ONG Conseil Norvégien pour les Réfugiés vole au secours de ces enfants. Depuis le lundi 21 mai 2018, cette ONG répertorie les enfants sans acte de naissance afin que ces derniers bénéficient d’un acte de naissance tout comme les autres enfants. Et à l’allure où vont les choses, l’avenir de l’éducation en République centrafricaine est hypothéqué. Sans acte de naissance, il est parfois difficile pour les parents de se souvenir de la date de naissance de leurs enfants. Surtout quand il s’agit des habitants de province, car beaucoup d’entre eux ne sont pas instruits. C’est dans ces régions que le taux d’analphabétisme bat un record accru.

Où va la RCA avec cette situation ? En République centrafricaine, le taux d’analphabétisme a atteint un niveau record au sein de la population. Les services publics tels que la mairie devrait fonctionner sans disfonctionnement permettant ainsi de délivrer des documents d’état civil aux populations locales. Cependant dans l’arrière-pays, les services de l’Etat ont de la peine à faire tourner leur machine faute de crises à répétition.

Les crises à répétition ont négativement impacté sur l’avenir du pays. La politique, l’économie, l’éducation, pour ne citer que ces secteurs-là, ont connu un déclin. Lequel déclin tient au fait que les groupes rebelles ont semé la pagaille en République centrafricaine, détruisant ainsi tous les efforts conjugués par les Centrafricains.

Bien avant 2012, l’arrière-pays peine à voir l’éducation s’émouvoir. Cependant de nombreux défis restent à relever permettant de sauver l’avenir des enfants en République centrafricaine. Un cas à traiter.

 

Félicien NZAPAYEKE MAMADOU

 

 

 

LES NOUVELLES NOMENCLATURES  DES PLAQUES D’IMMATRICULATION DES VEHICULES ET AUTRES ENGINS A 02 ROUES  SONT PRESENTEES A LA PRESSE

Au cours de la conférence de presse qui s’est déroulée ce mercredi 23 mai 2018 à l’hôtel Ledger Plaza à Bangui, Theodore Jousso, ministre centrafricain des Transports et de l’Aviation Civile, a présenté aux professionnels des medias les nouvelles nomenclatures des plaques d’immatriculation qui seront bientôt affectées aux véhicules et autres engins à deux roues qui circulent sur toute l’étendue du territoire de la République Centrafricaine.

Le ministre des Transports et de l’Aviation Civile, Theodore Jousso vient d’engager des reformes dans le secteur des transports en République Centrafricaine. Et ce, après deux (2) ans de suspension des activités d’immatriculation des véhicules et autres engins à deux roues, suite aux récurrentes crises militaro-politiques qu’a connues le pays. « Pour engager de telles  reformes, nous avons pris le temps nécessaire de réfléchir sur ce qui se passe dans d’autres pays, afin de l’adapter aux contextes du pays », a expliqué Theodore Jousso, après avoir souhaité la bienvenue à toute l’assistance.

En date du 26 mai 2016, sur la communication du ministre des Transports et de l’Aviation Civile, le conseil des ministres a notifié au département des Transports la suspension de l’opération de changement des titres sécurisés et les plaques d’immatriculation pour permettre au gouvernement de voir les tenants et les aboutissants de cette opération.

A la suite de cette observation, un avis à manifestation d’intérêt n° 001/17 a été lancé  le 21 avril 2017, fixant les conditions de participation. Vingt deux (22) plis ont été réceptionnés à l’issue de cet appel d’offre dont dix (10) du lot A et douze (12) du lot B. Par la suite, la commission a disqualifié treize (13) candidats dont six (6) du lot A et sept (7) du lot B. « Les raisons de  disqualification de ces candidats sont basées entre autres sur, la faiblesse financière et l’absence d’expérience dans le domaine », peut-on lire dans un mémoire de la synthèse des rapports relatifs à la passation de la convention de  délégation de service public pour le recrutement d’un concessionnaire… dont le journal Centrafric Matin a eu copie.

 « Ce processus du recrutement d’un concessionnaire a été suivi selon la loi en vigueur  et n’a souffert d’aucune contestation. Ce qui explique que les choses ont été faites dans la transparence », a précisé le ministre Théodore Jousso, en répondant aux préoccupations des journalistes qui voulaient savoir pourquoi  le choix de la société AL MADINA.

Par note de service n° 014/MTAC/DIRCAB/SPMP/17 du 08 octobre 2017, un sous-comité technique a été mis en place afin d’analyser les offres pour l’attribution de la passation de la convention de délégation de service public sur la base des tableaux d’évaluation élaborés par le chef de service de passation des marchés. Les candidats soumis à cette procédure sont ceux qui figurent sur la liste restreinte du lot ou ayant satisfait à tous les critères contenus dans le DAO. C’est ainsi que la société AL MADINA, de nationalité Omanaise, Routier  qui, a reçu quatre (4) plis pour le lot A et deux (2) plis pour le lot B, a été retenue.

La première reforme dans le secteur des transports en RCA porte sur le fond de la plaque d’immatriculation pour discerner et identifier  à distance  les véhicules et motos des services de l’Etat de ceux des particuliers et des usages commerciaux. La seconde reforme est de sécuriser tous les documents, afin d’éviter les falsifications. Ces documents sécurisés sont entre autres,  le permis de conduire, la carte grise etc.

Le ministère des Transports et de l’Aviation Civile a reconduit les mêmes prix des permis de conduire, des cartes grises aux propriétaires des véhicules et autres engins à deux roues  afin d’éviter tout désagrément.  A titre d’illustration, le prix d’un permis de conduire est fixé à quatorze mille six cents francs (14.600F) CFA comme auparavant.

Dans peu de temps, le secteur de transports en République Centrafricaine connaîtra de nouvelles reformes. Un ouf de soulagement pour la population Banguissoise, mais également pour les centrafricains de l’arrière-pays.

Bénistant MBALLA

 

 

FRANCE : QUELQUES PISTES POUR UNE REGULATION RAISONNEE DES MEDIAS ET DE L’INFORMATION

Le président de la République a entrepris de légiférer sur plusieurs domaines des médias et de l’information : loi sur la fiabilité de l’information, réforme de l’audiovisuel public, réforme de la loi du 30 septembre 1986, du Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) et adaptation de la directive européenne Service des médias audiovisuels (SMA), réforme de la loi Bichet et de la régulation de la distribution de la presse.
Ce chantier apparaît nécessaire et urgent, non seulement pour lutter contre les fausses nouvelles ou mettre les plateformes devant leurs responsabilités, mais encore parce que les médias et l’information sont réglementés par un empilement de lois, de règles et d’usages qui se sont installés au fil du temps et sont devenus obsolètes, voire contre-productifs.
Comprendre la genèse de la situation actuelle

L’historique de cet empilement permet de comprendre la situation actuelle. L’installation de la République à la fin du XIXe siècle a consacré la liberté de la presse par la loi du 29 juillet 1881. Cette loi n’a pas été votée dans l’urgence, mais après plus de 18 mois de débats au sein du Parlement. La lecture des débats de l’époque éclaire les exigences démocratiques des parlementaires, tout en montrant leur compréhension des enjeux et leur sens des responsabilités. Ils avaient même prévu de sanctionner les délits de fausses nouvelles.

Une société démocratique ne peut en effet prospérer que dans la liberté, dont la liberté d’expression et la liberté d’informer sont les archétypes. Ainsi, Eugène Pelletan, rapporteur de la loi de 1881 soulignait : « La liberté de la presse est une promesse tacite de la République au suffrage universel ». Le droit du public à être informé, qui fonde l’utilité sociale des journalistes et des médias, est au cœur même de la démocratie, comme le disaient les députés de 1881 et comme ne cesse de le rappeler dans ses arrêts la Cour européenne des droits de l’homme.
Ces principes intangibles ont permis l’épanouissement de la presse, mais à partir de la deuxième moitié du XXe siècle, la naissance de la radio puis de la télévision, enfin d’Internet ont conduit à des distorsions. À la Libération, la nationalisation de la radio et de la télévision, le déploiement des aides à la presse et la mise sous tutelle de l’AFP, qui s’est émancipée depuis, ont fait de l’intervention de l’État à la fois une nécessité, une contrainte et un impensé.

Nécessité pour sauvegarder à coup de subventions et de règlements (la loi Bichet et ses déclinaisons) le secteur de la presse d’information, qui ne cesse cependant de décliner depuis les années 1970. Contrainte pour l’audiovisuel qui est ouvert à la concurrence privée à partir des années 1980, mais qui demeure encadré par une instance de régulation aux missions complexes et parfois contradictoires. Un impensé enfin, parce que l’irruption du numérique et de la mobilité n’ont longtemps été lues qu’avec les lunettes des « vieux » médias, sans voir que le développement des réseaux sociaux et des plateformes bouleversaient l’écosystème médiatique et culturel.
Or, l’ensemble des secteurs de l’information, de la culture et du divertissement subissent et en même temps favorisent la convergence numérique. Les règlements conçus pour la presse papier et pour l’audiovisuel sont devenus obsolètes, même si certains sont encore effectifs. Plus encore, d’autres sont contre-productifs. Ainsi, la loi Bichet et la distribution physique de la presse sont à bout de souffle, les aides à la presse maintiennent en survie des titres qui devraient faire leur révolution numérique, tandis que l’audiovisuel est toujours considéré comme le grand influenceur des opinions (le poids des images, le temps de parole) alors qu’il est concurrencé et dépassé par les usages des consommateurs qui passent de plus en plus par les plateformes numériques.
Parce que ces réglementations anciennes engendrent des effets pervers, tant au niveau des marchés qu’au niveau des consommations, des usages et des opinions, il est devenu nécessaire de redéfinir les missions des autorités de régulation, de l’audiovisuel public et de l’ensemble du secteur de l’information, de la culture et du divertissement. Mais en traitant de manière différenciée l’information, essentielle à la vie démocratique.
Des pistes peuvent être envisagées, dont certaines sont déjà en cours de discussion.

Lutter contre les « fake news »

La proposition de loi « relative à la lutte contre les fausses informations », ou « pour la fiabilité et la confiance de l’information », en débat actuellement à l’Assemblée nationale ouvre des pistes intéressantes et suscite des questions. Que le législateur souligne que la nécessité d’une information fiable est au cœur de la démocratie et le fasse savoir avec force est une bonne chose en ces temps de pensées troubles. Que les plateformes et les réseaux sociaux soient placés devant leurs responsabilités et que la loi les incite à prendre des mesures pour lutter contre les discours de haine et les fausses informations est un progrès certain.

Cependant, le risque est que cette loi soit inefficace, tant les rumeurs, bobards et autres intoxications répondent à une demande sociale fort ancienne. Surtout elle place le juge des référés en arbitre du vrai et du faux, au risque de donner un blanc-seing à des manipulateurs par manque de compétence ou de recul. Il serait sans doute plus intéressant de proposer aux lecteurs de fausses nouvelles la source originelle de cette pseudo information : « vous êtes libres de lire ce post, mais sachez d’où il vient ». En effet, pour combattre les « fake news », l’action de la société est plus efficace que la loi.

Définir clairement les missions du service public audiovisuel

Concernant l’audiovisuel public, le regroupement des forces des entreprises dispersées en 1974 lors de l’éclatement de l’ORTF est une nécessité, mais les modalités d’application demeurent complexes. Le risque est alors de perdre un temps précieux à bâtir un groupe cohérent en revenant sur plus de quarante ans de conventions, notamment sociales, et d’accord avec l’ensemble des acteurs de la filière. En revanche, les modalités de nomination des présidents de l’audiovisuel public ne sont pas un véritable enjeu : toutes les procédures sont critiquables (et seront critiquées), mais ce qui importe, c’est la définition claire des missions du service public audiovisuel (primat de l’audience ou des missions culturelles et démocratiques) et des moyens dont il dispose pour les accomplir (redevance et publicité).

Redéfinir les missions des autorités de régulation

En ce qui concerne les autorités de régulation, il faut redéfinir les missions des unes et des autres.
L’Autorité de régulation des communications et des postes (ARCEP) a fait ses preuves techniques et économiques et son périmètre doit être élargi de la régulation de la distribution électronique et de la Poste à celle de la presse et des médias audiovisuels. Il ne s’agit pas de faire intervenir l’ARCEP dans les contenus, elle n’aurait aucune légitimité ni aucun savoir-faire en la matière, mais de regrouper l’ensemble des réseaux de distribution des médias sous la tutelle du même régulateur.

À l’heure de la convergence généralisée, la distribution de la télévision passe par la TNT, sous la tutelle du CSA, et par les box, sous la tutelle de l’ARCEP, mais aussi par les nouveaux distributeurs « Over the top (OTT) », qui ne sont pas régulés ; la distribution de la presse passe par les opérateurs télécoms, sous la tutelle de l’ARCEP, par la distribution physique en kiosque, sous la tutelle de l’Autorité de régulation de la distribution de la presse (ARDP) et par la distribution des abonnements par la Poste, sous la tutelle de l’ARCEP ; en revanche, la distribution par portage n’est pas régulée mais soumise au marchandage permanent des aides à la presse entre le ministère de la Culture et les intérêts corporatistes des groupes de presse. On voit bien que cette situation ne peut durer. Une ARCEP rénovée et au périmètre élargi serait armée pour négocier avec les plateformes aussi bien qu’avec les opérateurs télécoms, les groupes audiovisuels ou les groupes de presse.
Depuis 1989, le CSA est chargé de la régulation du marché et des programmes audiovisuels. Sa légitimité provient de la concession de fréquences appartenant à la Nation et des missions de contrôle des programmes, dont les politiques ont toujours craint les effets néfastes sur l’opinion ou sur les jeunes publics. Graduellement, le CSA s’est emparé à juste titre de la représentation dans les programmes des minorités ou de la lutte contre les discriminations sexistes, sociales, religieuses ou ethniques. Le Parlement et le Conseil constitutionnel lui ont également confié la gestion des temps de parole politique, pendant les périodes électorales et en dehors de ces périodes. Au risque de créer une comptabilité tatillonne, dont les effets pervers nuisent à la vie démocratique.

La question la plus préoccupante reste que le CSA, parce qu’il n’existe pas de conseil de presse en France, s’est progressivement emparé de la déontologie de l’information, sans en avoir les compétences ni les capacités. Il faut donc cantonner la tutelle du CSA aux programmes, hors information, cette dernière devant être régulée par une instance indépendante. Ainsi recentré, le CSA pourrait se consacrer pleinement à ses missions de protection des publics et de régulation du marché de l’audiovisuel.

Plaidoyer pour un Conseil de presse

Un Conseil de presse (CP) ou un Conseil de déontologie journalistique (CDJ), tels qu’il en existe dans dix-huit pays de l’Union européenne, instance d’autorégulation indépendante des pratiques de l’information doit être créé en France. Un CP ou CDJ n’est ni une autorité politique, ni une autorité administrative, ni une structure corporatiste, ni un ordre professionnel. Ce n’est pas un tribunal des journalistes et des médias, mais une instance de médiation tripartite entre les médias et le public sur les questions déontologiques. Ce n’est pas le lieu d’une police de la pensée, puisqu’il ne s’intéresse qu’aux faits, pas aux commentaires, pas aux choix éditoriaux des rédactions, ni aux lignes rédactionnelles des éditeurs.

Un Conseil de ce type ne saurait être piloté par les pouvoirs politiques, même s’ils peuvent en être les instigateurs en créant les conditions de sa mise en place. Un tel Conseil doit regrouper, sur la base du volontariat, les journalistes, à travers leurs syndicats et associations, les entreprises de médias d’information, quel que soit leur support, et des représentants du public. Les pouvoirs publics peuvent donc inciter médias et journalistes à rejoindre une telle instance, notamment en conditionnant certaines aides à l’adhésion au Conseil de déontologie ou en insérant dans les conventions passées avec les entreprises audiovisuelles l’obligation d’adhérer à ce Conseil. Un tel Conseil est compatible avec l’initiative « Journalism Trust Initiative » de Reporters sans frontières (RSF).

Ce temps de réformes, si elles sont bien menées avec une vision globale, doit permettre de retrouver des marges de manœuvre à l’égard des GAFA, de rénover le rapport des Français à l’information en sécurisant la confiance et de renforcer les médias tout en améliorant leur régulation. En bref, de restaurer la fonction des médias comme tiers de confiance dans la société démocratique.

Presse-francophone

 

Patrick Eveno

Professeur émérite en histoire des médias, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

Source : Le Monde

 

N.B : L’UPF internationale, qui soutient la création d’un conseil de presse, participe également à la mise en place de l’Initiative pour la fiabilité de l’information (« Journalism Trust Initiative ») aux côtés de Reporters Sans Frontières

 

 

 

Les ressortissants de la Ouaka appellent A des actions

appropriEes pour mettre fin aux violences dans la prEfecture

 

Dans une déclaration faite ce jour, déclaration relative aux derniers évènements tragiques survenus à Bambari et ses environs, l’association pour la solidarité et le développement de la Ouaka (ASD-Ouakka) appelle à des réflexions et à la prise des actions appropriées pour mettre fin à « une autodestruction préjudiciable » à la cohésion sociale dans la préfecture de Ouaka.

Cet appel intervient après les violences qui ont couté la vie à 32 personnes et à 23 autres blessés ainsi que des dégâts matériels importants, alors que Bambari a été déclarée par les Nations unies « ville sans armes ».

Rachel Ngakola président de cette association dénonce « une reprise fulgurante des violences qui a entraîné une fois de plus une autodestruction ignoble et inouïe. L’association exprime son indignation, sa forte protestation et la condamnation avec la dernière énergie,  l’occupation du cœur de la RCA par des forces incontrôlables et néfastes », a déclaré Rachel Ngakola présidente de l’association.

Les ressortissants de la Ouaka sont appelés à plus de retenue. « Face à cette image mortifère de notre préfecture, nous exhortons les fils et filles de notre préfecture à la retenue et à la cessation des hostilités qui ne profitent à personne, ce, depuis six ans bientôt. Aux belligérants de toutes les ethnies ou tendances auxquelles elles appartiennent, nous en appelons à privilégier la voie de négociation et du dialogue inclusif », a lancé l’association.

L’association rappelle la promesse d’accalmie faite auparavant, « vous conviendrez avec nous qu’il n’y a pas longtemps la ville de Bambari était déclarée sous les auspices des nations Unies « Bambari ville sans armes » et de l’autorité de l’Etat, « Bambari, ville pilote ». Du coup cette ville commençait à renoncer à la violence. « Malheureusement, cette accalmie est rompue et nous nous questionnons sur les raisons », a dénoncé la présidente de l’association.

ASD-Ouaka exerce actuellement ses activités dans les cinq sous-préfectures de la Ouaka qui sont Bambari, Grimari, Ippy, Kouango et Bakala.

 

RJDH

 

 

CLOTURE DE L’ATELIER DE FORMATION DES CADRES DES DOUANES

CENTRAFRICAINES EN TECHNIQUE DE CONTROLE EN ENTREPRISE,

GESTION DES RISQUES

Ouvert le lundi 07 mai 2018, le rideau est définitivement tombé sur l’atelier de formation des cadres des douanes centrafricaines en technique de contrôle en entreprise, gestion des risques, ce mardi 22 mai, dans la salle de conférence du Complexe Scolaire International Galaxy, aux environs de 14 heures. La cérémonie de clôture a été présidée par le Directeur Général (DG) des douanes et droits indirects, aux côtés duquel on notait la présence du coordonnateur du Projet de Facilitation des Transports et du Transit (PFTT) en zone CEMAC-Composante centrafricaine, du Directeur gérant de KOWABIS CONSULTING, Homère Kowakoua qui a organisé ledit atelier et du Directeur général adjoint des Services centraux (DGA/SC). Rappelons en passant, que cet atelier de formation a été financé par IDA-2017-Banque Mondiale dans le cadre du renforcement des capacités des fonctionnaires douaniers centrafricains, à travers le PFTT.

Trois discours ont rythmé cette cérémonie. Dans son allocution de circonstance, le Directeur gérant du cabinet KOWABIS CONSULTING, Homère Kowakoua s’est félicité de la présence du DG des douanes tout en indiquant que cela honore son cabinet, avant de préciser, «  Durant 10 jours, 16 des 17 douaniers ont suivi des enseignements portant sur les techniques de contrôle en entreprise, geste des risques. Comme ces types de contrôle se font en entreprise, le cabinet a fait recours à un expert qui a dispensé un enseignement sur la comptabilité (Plan OHADA) qui pourra aider les douaniers quand ils seront sur le terrain. Après leur évaluation, la moyenne était de 17/20, ce qui prouve qu’ils ont exprimé un engouement pour cette formation ». Au DG des douanes et droits indirects, Homère Kowakoua de dire, « Vous disposez  d’une pépinière rigoureuse. L’attitude de ces douaniers nous réconforte. Je vous remercie pour la confiance que vous placez à notre cabinet ».

Quant aux apprenants, il a signifié,  « Je vous souhaite bon vent. Vous devrez être efficients mais aussi vous devrez transmettre les enseignements reçus à vos collègues pour améliorer leurs connaissances et les recettes de l’Etat ».

Après cette brève allocution du Directeur Gérant, place était faite à la lecture des motions de remerciement à l’endroit de la Banque Mondiale à travers le PFT, du DG des douanes pour sa politique de mise en œuvre du renforcement des capacités des douaniers centrafricains, et du cabinet Kowabis Consulting pour la qualité des enseignements et le thème de l’atelier. Des recommandations ont été faites par les participants. Ensuite, le DG des douanes, le coordonnateur du PFTT, le Directeur gérant, le DGA/SC… ont procédé à la remise des attestations aux apprenants.

Le deuxième intervenant était le coordonnateur du PFTT qui a félicité les cadres et agents supérieurs des douanes pour leur assiduité à l’atelier, avant de signaler, « les audits requièrent des formations minimum en matière de comptabilité. Car entre les marchandises déclarées, les marchandises importées sont souvent en double ou triple volume. Le reste est évacué sur le marché, ce qui constitue une perte pour la douane. Raison pour laquelle il faut faire des audits à priori. Il en est de même pour les ONG qui importent hors taxe et le reste écoulé sur le marché. Ces ONG créent une baisse de nos recettes. Pour 1000 marchandises arrivées ici, il n’y a que 600 qui sont déclarées. Où sont passées les autres ? Il faut exiger aussi des commissaires en avarie ».

Aux apprenants, il leur a dit ceci : « Il faut que cette formation contribue à la hausse des recettes douanières. Vous devez mettre en pratique les notions que vous avez apprises. Je vous exhorte à être honnêtes et disciplinés. Vous constituez la troupe qui va aider le DG des douanes. La Banque Mondiale continuera à vous appuyer ».

Pour le DG des douanes qui a présidé cette cérémonie de clôture, il s’est dit fier de l’esprit interactif qui a salué les 10 jours de formation et s’est réjoui des adaptations constructives. Il n’a pas aussi manqué de remercier le cabinet KOWABIS CONSULTING. Il a aussi énuméré les objectifs de cet atelier qui sont entre autres, former les cadres et les doter de nouveaux outils, amener les cadres à mieux maîtriser les contrôles en entreprise et gestion des risques.

Avant de boucler son discours de circonstance, le DG a prodigué des conseils à ces apprenants en ces termes : « Vous avez tissé les nouveaux toiles. Vous devez vous engager dans ces défis. Notre département déploie des efforts dans le domaine des formations mais les résultats ne sont pas partagés de manière optimale. Vous êtes le gage de recettes, de surveillance, des enquêtes et contrôles. Il faut bien utiliser les techniques. Vos engagements doivent être sans faille. La formation sera élargis dans le domaine du bois, des hydrocarbures… ». « Cet atelier répond à la feuille de route du Premier ministre sous la très haute impulsion du président de la République, chef de l’Etat, Professeur Faustin Archange Touadéra », a-t-il signifié.

C’était une photo de famille et un cocktail qui ont mis fin à cette cérémonie de clôture de l’atelier de formation.

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

KM5 : DEPUIS SAMBA-PANZA, DES QU’UN CHEF D’ETAT SE

DEPLACE, LES MAINS NOIRES S’AGITENT

 

Des crépitements d’armes ont retenti ce mercredi 23 mai 2018, au Km5. Les ennemis de la République et de la paix sont sortis des caveaux pour semer la mort. Durant la transition avec la présidente Catherine Samba-Panza, tous les déplacements à l’extérieur donnent l’occasion d’un festival de violence, principalement au Km5. Le Km5 est devenu le bouton rouge qui déclenche l’enfer. Les versions sont si divergentes qu’il nous est difficile de cerner le mobile de ce regain de tension au Km5, plongé dans la prière en cette période du ramadan. Pour certains, un musulman a été tué au niveau de Fodé. Pour d’autres, « Force » et ses éléments veulent mener des représailles pour se venger. Nous ignorons s’il y a des victimes. Les personnes ressources en matière de sécurité, ont été injoignables. Nous en saurons davantage dans les heures qui suivent.

 

Julien BELA

 

 

 

 

 

Toutes les info du mercredi 23.05.2018

Cm n 2718 du mer 23 mai 2018

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CHRISTOPHE RENAUDOT ALIAS ALPHA MANIPULE LES SELEKA POUR UN GENOCIDE EN RCA : HOMME ORCHESTRE

Christophe Renaudot alias « ALPHA », est la gamme de ces mercenaires français qui hantent l’Afrique et singulièrement l’espace francophone. Les crises sont des terrains fertiles pour ces mercenaires sans foi ni loi, chasseurs de prime. Ce qui nous rappelle l’histoire d’un autre mercenaire, Paul Baril, bête noire des dirigeants africains. Ils sont spécialisés dans les coups d’Etat. Ils sont utilisés parfois indirectement par la mère patrie, c’est-à-dire la France pour les sales boulots d’un pays à l’autre. Ils font et défont les régimes en Afrique. La presse n’a pas failli à sa mission quand elle indexait la France. La DGSE, autrement dit les renseignements ont un œil sur ces pirates de la démocratie africaine.

Abdoulaye Hissène, Nimery Matar alias « FORCE », sont tombés dans le filet de ce mercenaire chasseur de prime. Le drapeau français au Km 5, n’est pas tombé du ciel. Comment ce Christophe Renaudot peut-il influencer le dispositif de la Minusca ? Le Contingent Burundais basé à Kaga-Bandoro devait quitter sa position et se retirer à Bangui. Ce sont les contingents ventres mous qui devaient rester. Fort heureusement, la population de Kaga-Bandoro n’était pas naïve. Elle s’est farouchement opposée au déguerpissement du contingent Burundais, qui est resté jusqu’à ce jour. Nous déduisons clairement que le mercenaire français, Christophe Renaudot, alias « Alpha », a réussi à infiltrer la Minusca et a mis son plan génocidaire en action. Qu’est-ce qu’il aurait promis aux plus hauts responsables de la Minusca ? Il y a aussi un contingent des forces françaises au sein de la Minusca notamment un général français et personne ne sait ce qu’ils font au sein de la Minusca. Ils ne sont pas visibles, ils ne sont pas sur terrain, mais se contentent de leur base à l’aéroport Bangui-Mpoko. La presse ne s’est pas trompée en montrant du doigt l’architecte planificateur du génocide en Centrafrique, la France.

Ce qui permet à la France, comme au Rwandat, de se laver les mains à la Ponce Pilate : « C’est un mercenaire qui a agi seul, la France n’est pas concernée … ». Abdoulaye Hissène, Nourredine Adam, Ali Darassa et Alkhatim ont mordu à l’hameçon  à pleine dent. Ils se sont mobilisés, ils ont fourbi leurs armes et ont pris prétexte de l’opération de police « Soukoula », pour préparer leur assaut sur Bangui. Depuis 2013, RFI a joué également le rôle de la Radio Mille Collines au Rwanda. Quand bien même les autorités politiques et religieuses s’évertuaient à dire que la « crise centrafricaine n’est pas confessionnelle, communautaire, etc… »  RFI s’adonnaient à cœur joie aux statiques macabres des tueries, chrétiens et musulmans. RFI affectionnait les carnages pour s’adonner à sa pratique favorite de chrétiens-musulmans, pour envenimer la crise, pour jeter de l’huile sur le feu. Aujourd’hui, les Centrafricains se ressaisissent et il y a un regain très fort de patriotisme. Edouard Dropsy, correspondant de RFI a essuyé la foudre des Centrafricains, pour avoir tendu son micro à un criminel de la pire espèce, recherché par le gouvernement et la Minusca. Combien d’attentats terroristes ont eu lieu en France depuis Charlie-Hebdo ? Jamais RFI n’a tendu son micro à ces terroristes, même à leurs complices traduits en justice, soit en France ou en Belgique.

Si le contingent Burundais avait quitté Kaga-Bandoro, personne ne pouvait maîtriser la suite. Il y a donc des complicités avérées au sommet de la Minusca. Comment comprendre qu’au moment où Kaga-Bandoro est envahie, « on » demande au plus puissant et plus téméraire contingent, les burundais de quitter Kaga-Bandoro. Les autorités du pays ont-elles réellement prêté attention à cet aspect ? Ont-elles pu remonter à la source d’une telle décision dans la chaîne de commandement de la Minusca ? Il y a bel et bien anguille sous roche. Au Mali où la France a engagé ses forces et son honneur, les terroristes n’ont pas baissé les bras, les cadavres, des africains comme nous, se comptent par dizaine tous les jours dans le Sahel du Mali au Niger, en passant par le Burkina Faso et le Tchad.

La présence russe en RCA est le fruit d’un large consensus au Conseil de Sécurité où la France est un membre permanent avec un droit de véto. Si la Russie peut aider la RCA à sortir de l’enfer, c’est une très bonne chose. Les Centrafricains ne réclament que la paix et rien que la paix. Les barricades sont restées à Fatima et à Kpéténé parce que les populations de ces deux quartiers en ont mare des carnages, des massacres retentissants. Quand la population est dos au mur, le pire est à craindre. C’est un signal fort que tout peut arriver à tout moment notamment le génocide. Abdoulaye Hissène, Nourredine Adam, Alkhatim, Ali Darassa et Nimery Matar sont montés au créneau pour fustiger un régime démocratiquement élu et ce, sous la barbe des grandes puissances représentées en RCA. Cependant, le Togo, la République Démocratique du Congo, et bien d’autres pays, cherchent désespérément le chemin de la démocratie semé d’embûches, couronné de sang, le prix à payer pour accéder à la liberté d’expression et des institutions républicaines démocratiques. La démocratie centrafricaine, obtenue au prix de lourds sacrifices en vies humaines, est sacrifiées aux criminels de tous bords. Les bandits armés empêchent un régime démocratique de se préoccuper de la vie de son peuple.

 Les jours passent et se ressemblent. La population est en colère contre ses dirigeants qui ont les mains liées dans le dos par l’embargo. Le peu de FACA déployé sur le terrain fait la fierté des Centrafricains, par son courage et sa détermination sur le terrain. L’embargo cache-t-il un agenda caché ? Sinon, il ne se justifie plus. Monsieur Christophe Renaudot, alias « ALPHA » et son pays la France, doivent savoir que les Centrafricains ont trop souffert et que leur agenda caché ne doit pas rayer la RCA de la carte du monde. Personne n’a demandé à la France de se retirer de la RCA. La Russie a accepté d’aider les Centrafricains à vivre en paix chez eux, au lieu de prendre le chemin de la méditerranée comme migrants et mourir comment un chien sans cercueil.

Julien BELA

 

 

 

L’EMBARGO EN RCA : UN MOYEN POUR L’ONU DE REARMER LES GROUPES ARMES AU DETRIMENT DES FACA ?

L’embargo sur les armes et munitions à destination de la RCA, principalement sur les Forces Armées Centrafricaines (FACA), continue de faire des vagues ou de faire couler de l’encre et de la salive. Dans la journée du lundi 21 mai 2018, le leader du parti politique MDREC (Mouvement Démocratique pour la Renaissance et l’Evolution de Centrafrique), Joseph Béndounga a organisé une marche pacifique pour exiger de l’ONU la levée de l’embargo. Malheureusement, il a été interpellé par la gendarmerie et déposé au Mont Carmel dans la circonscription de Bimbo 1. Néanmoins, selon ce dernier, il compte organiser une nouvelle marche le lundi prochain.

Du côté de la population centrafricaine du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest, c’est le même son de cloche. Les Centrafricains exigent aussi de l’ONU la levée totale de cet embargo qui empêche les éléments des FACA d’être dotés d’équipements militaires adéquats pour être ensuite redéployés à l’intérieur du pays. N’oublions pas que c’est depuis le 24 mars 2013, date de la prise de pouvoir par l’ex-coalition Séléka de Michel Djotodia que les militaires centrafricains ne sont pas opérationnels du tout. Malgré la formation de deux (2) bataillons par l’EUTM, beaucoup d’éléments des FACA moisissent dans les quartiers. Ils déambulent ou vadrouillent dans les rues de Bangui à longueur de journée sans rien faire. Alors qu’ils sont valides pour défendre l’intégrité du territoire national et protéger leurs concitoyens. Le rythme de leur formation par l’EUTM est vraiment lent. Et à l’allure où vont  actuellement les choses, la formation de nos soldats prendra fin dans dix (10) ans. Pendant ce temps, beaucoup iront en retraite. C’est bien dommage !

C’est autant dire que l’embargo sur les FACA ne favorise guère la République Centrafricaine et son peuple. Au contraire, il ne fait qu’enfoncer la RCA dans l’abîme. C’est la raison pour laquelle les Centrafricains disent clairement aujourd’hui que l’embargo sur les armes, munitions et effets militaires à destination de la RCA, est un moyen pour l’ONU de réarmer les groupes armés au détriment des éléments des FACA. Car, comment comprendre que les rebelles qui pullulent en Centrafrique sont lourdement armés, alors que les forces légales qui doivent protéger les populations civiles sont démunies de tout comme un rat d’église ? N’est-ce pas sous la barbe des Casques bleus de la Minusca que ces combattants rebelles se réarment ? Ne savez-vous pas que ce sont certains contingents de la Minusca qui fournissent des armes et munitions à ces groupes armés, notamment les branches dissidentes de la Séléka ? Pour preuve, l’adjudant-chef Hugues Rolland Mandoukou du contingent gabonais de la Minusca a été pris la main dans le sac avec une quantité industrielle de munitions qu’il partait vendre au Km 5. Dans certaines villes de nos provinces où sont basés les Casques bleus mauritaniens, ce genre de manœuvres machiavéliques est récurrent. Il y a aussi d’autres contingents qui participent activement à la dotation en armes et munitions de ces rebelles. Ils sont connus de tous, raison pour laquelle les Anti-Balaka (Autodéfenses) s’en prennent régulièrement à eux.

Pour tout dire, l’embargo qui est suspendu sur la tête de nos soldats comme l’épée de Damoclès est un fonds de commerce pour les quinze (15) membres permanents du Conseil de Sécurité de l’ONU qui le proroge indéfiniment. Car les tueries en masse, les massacres des populations civiles par ces groupes armés leur font plaisir. Quand les maisons sont incendiées, les édifices publics et privés sont pillés, saccagés, détruits, ils se réjouissent. Les Centrafricains sont considérés aujourd’hui par l’ONU, pour ne pas dire par la Minusca comme des animaux à abattre, à égorger. Parler de la levée de l’embargo, c’est insulter les Nations Unies. Lorsque la Minusca réarme les multiples branches dissidentes de la coalition Séléka, le Conseil de Sécurité est fier.

Qu’a fait le peuple centrafricain pour mériter un tel sort ? quel péché mortel a-t-il commis ? La Minusca était-elle déployée en RCA pour réarmer les groupes armés ou protéger les populations civiles ? Pourquoi tant de massacres, de tueries alors que nos Forces de Défense et de Sécurité sont présentes ? La crise centrafricaine est-elle un canevas pour les Casques bleus de s’enrichir sur le dos du peuple en vendant armes et munitions aux groupes armés ? Autant de questions qui nous laissent perplexes.

Avec cet embargo qui est perçu aujourd’hui comme un moyen pour certains contingents de la Minusca de réarmer les groupes armés, la RCA risque de sombrer dans une autre crise qui sera très dévastatrice. D’où nécessité pour les autorités centrafricaines de prendre leurs responsabilités en dotant les FACA déjà formées par l’EUTM et entraînées au maniement des armes russes. Dans le cas contraire, les groupes armés seront surarmés. Car à y voir de plus près, l’embargo sur les armes, munitions et autres effets militaires à destination de la RCA ne concerne que les FACA et non les combattants non conventionnels. Si cet embargo n’est pas levé, le peuple centrafricain n’aura que les yeux pour pleurer avec la Minusca de Parfait Onanga-Anyanga.

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

 

SELON UN RESPONSABLE DES NATIONS UNIES, « … IL Y A UN AGENDA DE GENOCIDE PLANIFIE EN RCA »

Un responsable des Nations Unies qui s’est confié à Centrafric Matin n’était pas passé par quatre chemins pour dire : « les récents événements survenus à Bangui, notamment à la paroisse Notre Dame de Fatima  et dans la ville de Bambari  témoignent à suffisance qu’il y a un agenda de génocide planifié en République Centrafricaine ». C’était au cours d’un échange sur le regain de violences observé ces derniers temps dans la capitale et certaines régions du pays qu’il a fait cette déclaration. Mais qui sont ceux ou celles qui veulent réellement basculer le pays de feu Barthelemy Boganda dans le bain de sang à travers les violences ethniques et interconfessionnelles ?

En 2017, certains responsables de l’ONU qui ont foulé le sol centrafricain et après avoir palpé du doigt les réalités de la situation sécuritaire à l’intérieur du pays parlaient du « signe avant-coureur d’un génocide en RCA ». Une fois de plus, un responsable des Nations Unies qui vit en ce moment sur le territoire centrafricain vient de parler d’un « agenda de génocide planifié en RCA », suite aux récents événements douloureux survenus à l’église catholique Notre Dame de Fatima et dans la ville de Bambari.

C’est la preuve qu’il y a toujours des manipulateurs, des sous-marins torpilleurs, des pêcheurs en eau trouble qui instrumentalisent dans l’ombre la crise centrafricaine. Et tout compte fait, la sécurité et la paix ne sont pas pour demain en République Centrafricaine. Comment peut-on expliquer la persistance des violences à Bangui et à l’intérieur du pays, malgré les multiples dialogues entamés par les autorités centrafricaines et la communauté internationale avec les leaders des groupes armés ? 

Nimery Matar Alias « Force », Abdoulaye Hissène, Nourredine Adam, Mahamat Alkhatim, Ali Darassa et tant d’autres criminels qui sévissent dans les villes de provinces sont un arbre qui cache la forêt. Ils ont des soutiens politiques tant nationaux qu’internationaux. C’est la raison pour laquelle ils roulent et vont continuer de rouler l’opinion nationale et internationale dans la farine. Ceux qui les manipulent changent de stratégie du jour au jour. Sachant qu’un coup d’Etat n’est pas possible dans le contexte actuel du pays, ces ennemis du peuple et de la République mettent tout en œuvre pour plonger le pays dans le chaos.

Nimery Matar Alias « Force » et ses éléments ont planifié et mis en exécution le  « génocide » à la paroisse Notre Dame de Fatima le 1er mai dernier. A la suite de cette attaque lâche et meurtrière, la ville de Bangui a failli basculer dans un cycle de violences interconfessionnelles. Heureusement que le  Dieu des centrafricains a réagi pour faire baisser les tensions au sein de la population. Et ce, après de violentes manifestations des jeunes et du Groupe de Travail de la Société Civile qui ont paralysé les activités dans la capitale pendant deux (2) semaines.

Les esprits restent encore surchauffés à Bangui quand brusquement, les éléments de Ali Darassa font leur infiltration au centre-ville de Bambari, s’attaquent aux non musulmans, tuent, pillent et incendient les édifices publics et privés ainsi que les sièges des ONG humanitaires nationales et internationales. Une histoire de venger le sang de leurs frères qui ont été tués par les milices Anti-Balaka. Or, selon les dernières informations en notre possession, ces deux peulhs  se sont entretués à cause d’une femme dont l’un serait le titulaire.

C’est toujours le schéma d’un « génocide » planifié et mis en exécution par Ali Darassa et ses hommes dans la ville de Bambari pour soulever les tensions au sein des populations de l’arrière-pays, mais également de celles de  la capitale. Si la population civile de toute la région de la Ouaka  se soulèverait contre Ali Darassa et ses disciples, quelle situation allait se produire par la suite ?

L’immobilisme du contingent mauritanien de la Minusca à Bambari n’étonne personne. « Force » et ses hommes  au Km 5  ont toujours bénéficié du soutien de certains contingents de la Minusca. Le cas de l’adjudant chef Rolland Hugues Mandoukou du contingent gabonais de la Minusca, pris en flagrant délit avec des munitions de guerre qu’il partait vendre aux criminels drogués du Km 5 suffit à étayer nos propos. En outre, il ya des casques bleus qui étaient déployés au Rwanda, mais cela n’avait pas empêché les rwandais de s’entretuer.

Et donc, il revient aux centrafricains de redoubler de vigilance pour contrecarrer tous ces plans machiavéliques mis en chantier par ces forces occultes pour basculer la RCA dans un chaos indescriptible. Il faut dénoncer haut et fort tous ceux qui attisent la flamme de la haine, de la division et de la violence dans tout le pays. D’ailleurs, certains leaders des groupes armés ont dit clairement que le moment venu, ils vont dénoncer tous ceux ou toutes celles qui les ont soutenus  afin de massacrer la population civile.

C’est avec la mise sur pieds effective de la Cour Pénale Spéciale qui travaillera en synergie avec la Cour Pénale Internationale que les Centrafricains, ceux qui œuvrent dans l’ombre et soutiennent les groupes armés pour maintenir la population en otage pendant des années seront démasqués.

 

Bénistant MBALLA

 

 

 

Centrafrique sur le Net : La RCA replonge sous les caméras de la presse en ligne

L’assassinat le 17 mai d’un Casque Bleu du contingent mauritanien de la Minusca dans une embuscade retient l’attention de nombreuses rédactions et la presse en ligne.

news.un.org indique que huit (8) autres soldats ont été blessés dans ce guet-apens. Le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres a condamné cet assassinat. Même son de cloche de son représentant en République Centrafricaine, Parfait Onanga-Anyanga, qui l’a également condamné avec fermeté en le qualifiant d’« acte lâche ».  Le site de l’ONU rappelle que cet assassinat porte à trois (03) le nombre de Casques bleus tués en Centrafrique depuis 2018.

« Parmi les huit blessés, tous évacués par la Minusca, cinq sont dans un état grave », a noté  romandie.com qui commente le communiqué de la Minusca.

Tandis que dans le communiqué de l’Armée Mauritanienne repris par lefigaro.fr, on signale que « 40 assaillants » Anti- Balaka ont été tués. Dans son communiqué, l’Armée mauritanienne a réaffirmé sa « volonté de continuer à œuvrer au sein de la force onusienne pour le maintien de la paix et d’exercer son droit à la légitime défense, conformément aux règles d’engagement en vigueur dans la mission », a rapporté apanews.net

Sur ce crime,  journalmetro.com note que « la mission de l’ONU en Centrafrique est l’une des plus meurtrières dans le monde actuellement, avec 63 soldats tués en quatre ans. Trois Casques bleus y ont perdu la vie depuis le début de l’année et une quarantaine d’autres ont été blessés ».

Et sur cette résurgence de violences, voaafrique.com titre : « Semaine meurtrière en Centrafrique ». Le site souligne que la Centrafrique a vécu une semaine marqué par « un regain de violences meurtrières dans le centre et le sud-est du pays ». Pour lui, ces affrontements ravivent les tensions intercommunautaires et rappellent « le spectre des violences de 2013-2014 qui avaient fait des milliers de morts ».

Concernant ce regain de violences, adiac-congo.com titre que « le spectre des violences plane toujours » sur la Centrafrique.

Après les combats de Bambari, l’heure est au bilan dans la presse en ligne nationale et étrangère. vaticannews.va rapporte le témoignage du père Firmin Gbagoua. Le clergé indique que la ville est désertée par ses habitants dont leurs maisons ont été pillées et saccagées. « ONG et églises ne sont pas épargnées », écrit en sous-titre le journal du Vatican.

Et rfi.fr de noter que la peur est revenue à Bambari après que la ville a été déclarée « sans armes par la Minusca ». Au micro de la chaine française, le maire Abel Matchipata déplore ces agitations criminelles.

 

 RJDH

 

 

 

BAMBARI : 36 MORTS, 45 BLESSES ET DES CREPITEMENTS D’ARMES LOURDES ET LEGERES SONT ENCORE ENTENDUS

Plus d’une semaine passée après les récentes violences intercommunautaires à Bambari, chef-lieu de la préfecture de la Ouaka, la situation sécuritaire et humanitaire ne cesse de se détériorer de plus en plus. Selon des sources humanitaires locales concordantes, il est révélé qu’ « il y a eu trente six (36) morts, quarante cinq (45) blessés, sans oublier les incendies des maisons et les pillages des édifices publics et privés. Du coup, il y a un nombre impressionnant de nouvelles personnes déplacées internes, si bien que toutes les activités confondues sont paralysées ».

Aussi, « des crépitements d’armes lourdes et légères sont encore entendus proches de l’hôpital préfectoral, le samedi 19 mai 2018 à 23 heures. Actuellement, la ville de Bambari est divisée en deux (02) parties : une contrôlée par les Casques Bleus de la Minusca et les Forces de Sécurité Intérieure (Gendarmerie et Police), l’autre par les combattants peulhs de l’UPC », ont indiqué les mêmes sources humanitaires locales.

Et pourtant, Vladimir Monteiro, porte-parole de la Minusca, avait déclaré haut et fort, le mercredi 16 mai dernier que « la ville de Bambari est totalement sous contrôle des soldats onusiens et des FSI ».

Or, en réalité, sur le terrain, c’est tout à fait le contraire : c’est une ville divisée en deux (02) parties où des actes criminels et autres exactions de tout genre se poursuivent allégrement. Et ceci au vu et au su du contingent mauritanien de la Minusca, qui est resté inactif. Incroyable, mais pourtant vrai. D’ailleurs, hormis les contingents rwandais, burundais et portugais (force spéciale) des Casques Bleus de la Minusca qui font un travail remarquable en matière de la protection des Centrafricains, les autres contingents ne font que du tourisme de vision en RCA, face aux actes de violence des groupes armés. Finalement, pour qui Monteiro prend-il le peuple centrafricain et ses autorités ? C’est la question fondamentale que nous nous posons.

 

Le Petit YEKOA

 

 

30 FILLES-MERES VICTIMES DE LA CRISE ONT REÇU LEURS CERTIFICATS

DE FIN DE FORMATION EN COUTURE

L’ONG le « Centre pour la Promotion et la Défense des Droits de l’Enfant » (CPDE), a procédé officiellement à la cérémonie de remise des certificats de fin de formation en couture aux trente (30) filles-mères dont un (01) jeune-homme, victimes de la crise en RCA. C’était le vendredi 18 mai 2018 à l’espace culturel «  Linga-Térè » sis au quartier Galabandjia 2 dans le 8ème arrondissement de la ville de Bangui, de 11 heures 15 minutes à 12 heures 10 minutes. Y ont pris part la ministre de la Promotion de la Femme, de la Famille et de la Promotion de l’Enfant, Annie-Gisèle Pana, les représentantes du Fonds des Nations Unies pour les Activités de la Population (FNUAP) et de madame le maire du 8ème arrondissement de Bangui, les parents, amis et connaissances des lauréates et du lauréat.

Après les mots de souhait de bienvenue de la représentante de madame le maire du 8ème arrondissement, c’est au tour d’une lauréate, aux noms de toutes ses collègues et son collègue de faire la lecture de la lettre de remerciements et de recommandations (leur envoi au stage pratique et leur dotation en kits de couture) à l’endroit de l’ONG le « CPDE » et de tous ses partenaires.

Dans son intervention de circonstance, Rémy Djamouss, président de cette ONG, a signifié que, « c’est depuis trois (03) ans que son ONG œuvre en faveur des filles-mères victimes de la crise en RCA. D’où son engagement pris pour les soutenir et les appuyer, car étant vulnérables. Et c’est leur autonomisation qui préoccupe tant mon ONG. Aujourd’hui, c’est la deuxième (2ème) promotion qui a reçu son certificat de fin de formation en couture, après six (06) mois. Ce qui donne un effectif total de cent soixante quatre (164) filles-mères formées dont soixante neuf (69) en informatique. Il est question de lutter efficacement contre la pauvreté en milieu des femmes centrafricaines. Mais où en sommes-nous avec le Code sur la Protection des Droits de l’Enfants en RCA ? Aux lauréates et au lauréat, je leur demande de faire valoriser concrètement leurs certificats, pour en tirer profit.

Pour la ministre Annie-Gisèle Pana, « vous avez reçu des certificats mérités après d’intenses fruits de travail. Et ceci pour votre autonomisation et votre apport pour le développement de la RCA. J’encourage donc l’ONG le CPDE pour ses multiples actions en faveur des filles-mères victimes de la crise. Aux lauréates et au lauréat, je leur demande d’avoir du courage, de la détermination, pour valoriser leurs certificats dans le domaine de la couture. Car sans diplômes et sans qualifications, ne rêvez  donc pas à la parité homme-femme et au concept 50-50 d’ici 2030 en RCA ».

La démonstration pratique des coupes de pagne et leur assemblage par certaines lauréates, le don de cinq (05) chemises de pagne homme et la remise des certificats par les officiels ont bouclé la boucle, dans une ambiance festive.

 

Le Petit YEKOA

 

 

 

Trois personnes accusées de sorcellerie, tuées à Ndolobo, localité proche de Mbaïki

 

Trois femmes du troisième âge ont été tuées samedi dernier à Ndolobo, une commune proche de la ville de Mbaïki dans la Lobaye au Sud du pays, par un groupe des jeunes qui les accusent de la pratique de charlatanisme.

La justice populaire monte en puissance dans la Lobaye en dépit de la restauration de l’autorité et de l’opérationnalisation de la chaine pénale.  Les accusations liées à la sorcellerie dans cette partie du pays inquiète la population alors qu’il y’a quelques mois, un colloque a été organisé le 6 avril, réunissant les anthropologues et juristes sur la problématique de la sorcellerie.

Selon les informations reçues au RJDH, les victimes tuées étaient accusées d’avoir ensorcelé leur voisine. «D’après les informations que j’ai eues, elles ont été contraintes de rester à côté de la malade. Je suis intervenu pour calmer la tension; hélas, personne ne m’a compris, j’ai juste informé la hiérarchie. Quelques jours après la mort de la malade prétendue ensorcelée, les mises en cause ont été tuées», explique Octave Lemanguema, président de la Délégation spéciale de la Commune de Ndolobo.

Un habitant joint par le RJDH soutient que la justice populaire est un moyen pour eux de se venger, «à chaque fois quand on interpelle des personnes accusées de pratique de sorcellerie, nous ne voyons rien, la justice ne fait rien. C’est pourquoi nous-mêmes, nous faisons notre justice», confie cet habitant de Ndolobo.

Face aux difficultés des juges à prononcer des sentences objectives, la justice populaire prend le dessus. Le législateur a inscrit les pratiques de charlatanisme et de sorcellerie dans les dispositions des articles 149 et 150 du Code pénal. Mais au niveau des différentes juridictions, il y’a des difficultés pour faire appliquer les décisions dans l’examen de ces différentes procédures car les pratiques de sorcellerie échappent aux éléments rationnels.

 

RJDH

 

 

« DEHORS LE CONTINGENT MAURITANIEN DE LA MINUSCA »,

DIXIT LA SOCIETE CIVILE DE BAMBARI

Les responsables de la société civile de la ville de Bambari montent au créneau et hausse le ton. D’après un mémorandum remis à la Minusca et qui parviendra dans les jours à venir sur la table du gouvernement, ces derniers ont exigé de la mission onusienne en Centrafrique le retrait pur et simple du contingent mauritanien de cette localité. L’annonce a été faite le lundi 21 mai sur les ondes de la radio Bangui FM.

En effet, cette prise de position est intervenue après la récente attaque de la ville de Bambari par les éléments de l’UPC d’Ali Darassa. Attaque au cours de laquelle on dénombrait 36 morts et plus d’une quarantaine de blessés. Le bilan peut s’alourdir puisque les informations qui nous parviennent font état de ce que les poulains de Darassa tiennent encore une partie de la ville. Alors que la Minusca annonçait tambour battant que la ville est sous son contrôle. Et les Centrafricains s’interrogent de nos jours de la manière suivante : qu’est-ce qui a poussé la société civile de Bambari à exiger de la Minusca le départ ou le retrait du contingent mauritanien de la localité de Bambari ?

La raison est très simple. Lors de l’attaque du chef-lieu de la préfecture de la Ouaka par les rebelles de l’UPC, les Casques bleus mauritaniens ont été vus aux côtés de ces derniers, selon les témoignages des habitants de Bambari. C’était ce qui avait permis aux hommes de Darassa de prendre le plus rapidement possible le contrôle de cette ville avant d’être chassés par les Forces de Sécurité Intérieures (FSI), appuyées par l’Unité de police du contingent congolais. Et ce qui devrait arriver était arrivé. Bambari décrétée par Hervé Ladsous, « ville sans armes et sans groupes armés » s’était transformée en boucherie humaine. Quant aux incendies de maisons, des pillages, des destructions massives, n’en parlons pas. Malgré tout, le porte-parole de la Minusca, Vladimir Monteiro a affirmé haut et fort que le contingent mauritanien a participé à la libération de la ville. Or, selon les habitants de Bambari, ces Mauritaniens se sont joints aux combattants de l’UPC pour prendre la ville. Mythe ou réalité ? Nous le saurons dans les jours à venir.

En outre, la société civile de Bambari a exigé aussi de la Minusca et du gouvernement l’arrestation d’Ali Darassa dans un bref délai. Dans le cas contraire, elle prendra ses responsabilités avec les moyens de bord. C’est dire que cette société civile est sur ses dents car les dégâts causés par cette énième attaque de la localité de Bambari sont incommensurables et les pertes en vies humaines considérables. Ne pouvant rester silencieuse face à ces massacres, la société civile a demandé le retrait de ce contingent. La balle est désormais dans le camp de la Minusca et du gouvernement.

Pour nous, nous voulons et exigeons que le contingent mauritanien de la Minusca puisse être rapatrié dans son pays d’origine. Car, à leur première mission onusienne dans le monde, ces Mauritaniens ont été accusés partout où ils sont basés d’être de connivence avec les combattants de l’UPC. Le cas de la ville de Mobaye est encore plus grave. Nous ne voulons pas y revenir car c’est à maintes reprises que nous avions évoqué ces bévues, ces connivences des Casques bleus mauritaniens avec l’UPC, sans succès. Ali Darassa doit être arrêté et traduit en justice. Si tel n’est pas le cas, la Minusca qui le considère comme le « mal nécessaire » a l’obligation de le rapatrier pour permettre aux populations de la Ouaka, de la Basse-Kotto et une partie du Mbomou de vivre en paix sur la terre de leurs aïeux. Le porte-parole de la Minusca doit comprendre que sa déclaration sur les ondes par rapport au retrait du contingent mauritanien de la ville de Bambari est très mal gobée par les Centrafricains. « Le peuple est souverain » et « la voix du peuple, c’est la voix de Dieu », dit-on.

A bon entendeur, salut !

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

MARIE NOELLE KOYARA EN VISITE AUX CAMPS KASSAI ET AU BATAILLON DE SOUTIEN ET DES SERVICES (BSS)

Vendredi 18 mai 2018, la ministre de la Défense Nationale, Marie Noëlle koyara était en visite aux camps Kassaï et au Bataillon de Soutien et des Services (BSS). L’objectif de  ce déplacement était de prendre connaissance de l’évolution des travaux de réhabilitation de quelques  bâtiments au camp du Bataillon de Soutien et des Services (BSS) et de la construction du Centre de Formation Professionnelle et de Reconversion (CFPR) au  camp  Kassaï.

Tout a commencé par l’inauguration de la principale voie d’accès du ministère de la Défense Nationale, réhabilitée  par l’Office Nationale du Matériel (ONM), sur financement de la Fondation Suisse et Ménage. « La  voie est désormais opérationnelle », a déclaré la ministre Marie Noëlle Koyara, après avoir baissé la chaîne et la barrière à l’entrée pour laisser passer les premiers véhicules.

Au niveau du camp militaire Kassaï, la ministre a visité le Centre de Formation Professionnelle et de Reconversion (CFPR), construit dans l’objectif «  d’offrir des formations professionnelles dans différents domaines aux militaires centrafricains qui seront admis à la retraite », a-t-elle fait savoir. Il s’agit d’un grand bâtiment comportant des salles de classes, un grand magasin, des toilettes…

La visite du ministre s’est achevée à la caserne militaire du Bataillon de Soutien et des Services (BSS). Marie Noëlle Koyara a palpé du doigt les travaux  de la réhabilitation de quelques anciens bâtiments en état de délabrement avancé. « Nous voulons par là bâtir une armée Républicaine et de garnison », a confié un haut gradé des Forces Armées Centrafricaines (FACA).

Le colonel Thierry René Yarafa, chargé de mission et coordonateur des projets au ministère de la Défense Nationale a expliqué, « ces travaux sont financés par nos partenaires de l’Union Européenne (UE). Et à travers cette visite, nous voulons toucher du doigt les choses qui sont déjà réalisées et ce qui reste à faire ».  Je suis satisfait des travaux qui sont entrain d’être réalisés parce que, la RCA se dote d’une armée de garnison ». Pour conclure, le colonel Thierry René Yarafa a lancé un appel aux autres partenaires de voler au secours de l’armée centrafricaine tombée plus bas que terre.

Il faut signaler que le coût total du financement des travaux de la réhabilitation de ces casernes militaires est de 1 (un) million de dollars.

 

Bénistant MBALLA

 

 

Comité d'Organisation du Concert Religieux à DAMARA Bangui (RCA)

CommuniquE

Après avoir organisé un grand concert religieux à Boali en Mars 2018. Il est demandé à la population de Damara de se mobiliser pour la prochaine manifestation qui sera organisée du 30 juin au 01 juillet 2018 par le frère Crépin DOUMOUS en collaboration avec la Radio Voix de l'Evangile, sous la couverture spirituelle de l'homme de Dieu Pasteur Anicet BISSEBANGUE, ce concert verra la participation des Adorateurs venus de Bangui, les Groupes de louange et les Chorales des différentes dénominations de Damara.

Cette manifestation s'inscrit dans le cadre de la Paix, de la cohésion sociale et du vivre ensemble.

Pour ce, des missions vont être dépêchées pour une meilleure organisation.

Nous vous prions de bien vouloir les recevoir fraternellement.

Le nom de Jésus-Christ Guérît les cœurs brisés ! - Le nom de Jésus-Christ Unit les personnes séparées ! - Le nom de Jésus-Christ Restaure tout ce qui a été détruit !

Le Chargé de Communication

Chantre Larry MALEMBETI

 

 

TRIBUNE : FUCK LA LANGUE FRANÇAISE

Les années passent et les choses changent : un désintérêt flagrant occupe aujourd’hui impérieusement la question de la langue française au Québec. D’une jeunesse née de la mondialisation a surgi une langue folklorique, une langue d’apparat en adéquation avec la douce et si spectaculaire hégémonie anglaise. En ce sens, une mise en garde, pourtant si souvent répétée, s’impose encore. Notre coup de gueule se veut un écho découragé à l’appel lancé par notre ancienne rédactrice en chef, Ikram Mecheri, qui, il y a un an déjà, nous invitait à nous réapproprier une défense historique du fait français.

Le fait français au Québec ne demande qu’une chose : une défense excessive, sans condition. L’heure du dialogue n’est plus la nôtre ; le temps de la plume d’acier doit nous réengager.

Le problème ne tient pas exclusivement en une francophonie abîmée par l’impériosité culturelle de nos voisins ; elle est, de nos jours, essentiellement l’affaire d’une francophonie molle, sans âme, vidée de sa puissance d’esprit. Conséquemment, il n’est pas rare d’entendre parler de promotion de la langue et non pas de la défense de celle-ci. Si la deuxième n’exclut pas la première, elle ne saurait se réduire à celle-ci. Ainsi, la situation linguistique du Québec, plus particulièrement en raison d’un Montréal cosmopolite, commande que nous soyons dignes de cette tension incroyablement mince où la défense s’amarre au vivre ensemble.

Certainement, la situation nous apparaît d’une tristesse affligeante. Contrairement aux musiciens du Titanic qui continuaient à jouer leur musique tragiquement, avisés quant à leur sort, les mollassons francophones de notre époque déambulent sur un bateau qu’ils ne savent même pas à la dérive. Par ailleurs, loin d’être quant à lui un cas perdu, le fait français au Québec ne demande qu’une chose : une défense excessive, sans condition. L’heure du dialogue n’est plus la nôtre ; le temps de la plume d’acier doit nous réengager.
L’important reste à souligner. La langue française est si grande : elle sublime le réel à travers des mots si poétiques que le rapport au monde ne peut en être que magnifié. Peut-être pire que l’anglicisation, il y a l’avènement probable d’une novlangue calquée de l’anglais. Une langue paupérisée devenue, littéralement, une traduction de cette « langue des affaires » dont certaines personnes chérissent l’avènement comme d’autres pouvaient autrefois désirer l’assimilation des francophones au Canada pour d’autres raisons. Alors que ces situations divergent en bien des choses, elles ont en commun le désintérêt pour l’intégrité d’une langue.
La francophonie de cocktail

À McGill, l’Organisation de la francophonie à McGill (OFM) —une belle initiative sur papier— prenait forme il y a quelques mois, née du regroupement de différents acteurs ayant pour souhait « d’instituer une organisation qui aspire à être porte-parole de cette grande communauté » francophone. Ce vœu, pieux s’il en est un, ne peut que le demeurer si l’OFM ne se contente que de la promotion d’une espèce de francophonie de cocktail —soirées culturelles, petites publications sur les réseaux sociaux ici et là. Difficile d’assumer le rôle de « porte-parole » par une parole molasse et convenue. L’incohérence fait grincer l’histoire.

Cette attitude de larbin ne saurait trouver une réponse chaleureuse chez celles et ceux pour qui la survie d’une langue vaut bien quelques affaires manquées

N’oublions pas que le français n’a pas été préservé depuis la Révolution tranquille à coup de beaux discours ou de soirées de réseautage. Ce sont des lois-massues telles que la Loi sur la langue officielle, celle-là même qui reconnaît le français comme seule langue officielle du Québec ou encore la Charte de la langue française qui, en grande partie, ont permis le maintien de l’usage riche et vivant du français dans la sphère publique. Ces mesures ont su affirmer le caractère vital de notre langue en tant que caractéristique distinctive de la société québécoise au sein du monolithe anglophile nord-américain. Ces lois, loin d’être des symboles de fermeture ou d’oppression, sont les porte-étendards de certains gouvernements québécois dans leur lutte contre un mastodonte culturel qui n’a que faire de l’oxygène nécessaire aux autres cultures. Des dirigeants courageux —ces Bourrassa, Lévesque, Laurin et autres— se sont autrefois donné les moyens de préserver un patrimoine culturel et linguistique.

Ici et ailleurs

Toutefois, tout n’est pas noir. Pas plus tard que l’an dernier, le Québec francophone a offert — momentanément certes— un bel exemple de cet esprit combatif à privilégier. Il faut dire que la cible était grande comme le mont Royal : lors de l’ouverture de la nouvelle boutique Adidas au centre-ville en novembre 2017, le gérant a tristement lancé trois lignes de français afin d’« accommoder la Ville de Montréal et les médias francophones » pour par la suite passer à l’anglais. Philippe Couillard, Valérie Plante, Régis Labeaume et plusieurs autres, tous ont vilipendé l’attitude leste qui n’a pas logis qu’en une demeure. Il serait mal avisé de voir dans cet exemple qu’une tentative de généraliser un événement anecdotique : il faut y voir au contraire un pied à terre à poser, un « non » ferme face à une tendance. Hélas, c’est bien de cette fermeté qu’il semble manquer au sein de la francophonie de cocktail.

Mais cette francophonie de tartuffes n’est pas implantée qu’à McGill. Le tartuffe en chef —aussi connu sous le nom d’Emmanuel Macron— repousse les limites de cette logique de beau-discours. M. Macron, qu’il est beau de vous entendre parler de green tech ou de vous entendre prescrire comment l’anglais permettrait de renforcer une francophonie à la botte de plus grand qu’elle. Quoi de plus absurde au sein d’un bassin de 350 millions d’anglophones qui se partagent les plus grandes richesses mondiales et de colossaux empires culturels. Cette attitude de larbin ne saurait trouver une réponse chaleureuse chez celles et ceux pour qui la survie d’une langue vaut bien quelques affaires manquées.

Bien sûr, les francophones peuvent apprendre l’anglais. Il y a également une certaine richesse à cette langue. Mais l’inverse étant trop peu souvent le cas, l’absence d’une concomitance respectueuse à laquelle nous pourrions nous attendre dans une moindre mesure nous enseigne sur l’attitude à notre endroit.
Le silence des Québécoises et Québécois francophones est donc particulièrement désolant, considérant la proximité qu’ils peuvent avoir avec une épopée qui ne s’inscrit pas que dans des livres d’histoire.

Le devoir d’agir

Certains pourraient nous demander pourquoi défendre le français activement et fermement au sein d’une institution anglophone est un devoir si important. Après tout, si les étudiants francophones d’ici et d’ailleurs ont fait le choix d’étudier en anglais, n’est-ce pas de leur droit ? Aussi cosmopolite et anglophone que McGill puisse être, il convient de rappeler que l’université se trouve au sein d’un Québec francophone avant d’appartenir à un Canada bilinguo-anglophone, ne serait-ce qu’en matière de répartition des compétences entre la province et le fédéral. En ce sens, une partie significative du paysage linguistique québécois est toujours en adéquation avec l’attitude des étudiants étrangers au regard de l’emploi de la langue.

Les francophones qui viennent ici, et surtout ceux qui sont nés ici, ont donc une responsabilité. D’une part, ils ont la responsabilité de comprendre le contexte québécois et nord-américain, son histoire, ses enjeux. En plus de cela, il convient également de rappeler que le Québec n’est pas une France en territoire anglo-saxon et que les échanges avec l’anglais sont beaucoup plus prépondérants qu’ils peuvent l’être ailleurs. Au regard de cela, le silence des Québécoises et Québécois francophones est donc particulièrement désolant, considérant la proximité qu’ils peuvent avoir avec une histoire qui ne s’inscrit pas que dans des livres d’histoire. Ces mêmes étudiants seront les acteurs influents de demain. Au demeurant, dans une perspective historique qui gagnerait à être maintenue et partagée, une langue présentement menacée nous demande une mobilisation massive et immédiate.

Francophones, étudiez en anglais, parlez en anglais autant qu’il vous plaise à ne pas être bègue, mais de grâce ne restez pas pantois devant les enjeux de votre patrimoine. Aux larbins, pardonnez-nous de n’avoir pour réponse à la crise que les espoirs lointains d’un respect enfin établi pour notre langue. Peut-être notre parler n’est-il plus de circonstance, mais il est historiquement d’importance.

 

Source : Le Délit

Journal Francophone de l’Université McGill

 

 

JOURNEE INTERNATIONALE DE LA PRESSE 2018 ET FETE DU TRAVAIL : LES CADRES DU QUOTIDIEN CENTRAFRIC MATIN FETENT EN DIFFERE

Les cadres du quotidien indépendant Centrafric Matin se sont retrouvés, le samedi 19 mai 2018 de 10 heures 15 minutes à 17 heures 46 minutes, au bar « Nouvel Horizon » puis au restaurant « Gbita-Dambaski », pour fêter en différé la journée internationale de la presse 2018 et le 1er mai, fête du travail. Ce n’était pas seulement une journée de manger et boire, mais aussi un moment de réflexion, des débats sur l’avenir de leur quotidien. Plusieurs points ont été traités (finances, matériels, local et divers).

La Rédaction

 

 

Toutes les infos du Mardi 22 Mai 2018

Cm n 2717 du mar 22 mai 2018

EMBARGO, DEPLOIEMENT  DES FACA ET RESTAURATION DE  L’AUTORITE DE L’ETAT

L’embargo lie les mains et les pieds du pouvoir en Centrafrique. Or, le retour de la sécurité, de la paix et le déploiement de l’autorité de l’Etat, a pour support le déploiement des Forces Armées Centrafricaines (FACA), armées et équipées. Il se trouve que le rythme de réhabilitation des FACA par l’EUTM est très loin de satisfaire la demande populaire à Kaga-Bandoro, Bria, Bangassou, Mobaye, Alindao, Paoua, Batangafo, Kabo, Bambari, Gamboula et Bangui. Bambari vient de subir des actes sanguinaires de l’UPC, malgré la présence d’un contingent de la Minusca : 36 morts et plus de 40 blessés. Et ce, à quelques jours d’intervalle du carnage de Notre Dame de Fatima à Bangui, le 1er mai 2018.

Les voix les plus autorisées à la tête de la Minusca, affirment haut et fort que les Casques Bleus viennent en appui aux Forces de Défense et de Sécurité Intérieures. Où sont les forces intérieures en question ? La Minusca vient à peine de recruter 250 policiers et 250 gendarmes qui viennent d’entrer en formation. Depuis bientôt deux (2) ans et quelques mois, les FACA en sont à deux bataillons formés par l’EUTM et les Russes. Comment le pouvoir peut disposer en un temps record, d’un effectif suffisant pour répondre aux besoins de sécurité de la population, du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest ? La population de Fatima est toujours en colère suite aux évènements de la Paroisse de Fatima. Tout porte à faire croire que le pouvoir ne fait rien pour protéger sa population. Et pourtant, le pouvoir a pu réunir les conditions pour mettre sur pieds l’instrument de souveraineté. Pourquoi le rythme est si lent, alors que les têtes tombent et continuent de tomber ? Les groupes armés se croient tout permis, parce qu’ils savent que la réhabilitation des FACA traîne en longueur.

L’EUTM et l’Union Européenne, les Etats-Unis, la Chine, la Russie, l’Union Africaine, la CEEAC, la CEMAC, les Grands Lac, veulent-ils un génocide en Centrafrique ? Le cas de la population de Fatima en dit davantage. La population en a marre et risque de se défendre elle-même, avec les moyens de bord. La RCA est au bord du génocide, si la Communauté internationale ne lève pas l’embargo pour faciliter la tâche aux autorités du pays. Le déploiement de l’autorité de l’Etat est un véritable échec lamentable avec la Minusca. Kaga-Bandoro, Bria, Birao, Bangassou, Mobaye, ont connu plusieurs tentatives de restauration de l’Etat. L’instrument de souveraineté de l’Etat, c’est l’armée nationale. Les FACA ont fait leur preuve à Paoua. Pourquoi la RCA doit continuer d’enregistrer des carnages, des tueries, des oppositions et des rejets de l’autorité de l’Etat ? La RCA dispose de plusieurs centres d’instruction pour la formation des soldats de l’armée nationale : Kassaï, Bouar (le plus grand centre d’instruction de réputation internationale), Sibut, Bossembelé, etc. Trop de morts, trop de destructions depuis décembre 2012 à ce jour. Les groupes armés ne démordent pas. Les autorités du pays ont déployé des efforts nécessaires, mais la demande en terme de sécurité, de paix, demeure trop, trop forte. Les FACA sont d’anciens soldats qui ont subi les aléas de la mauvaise gouvernance, du tribalisme et de la politisation outrancière  des régimes précédents. Aujourd’hui, la nation tout entière paie un lourd tribut à la violence aveugle, à l’insécurité galopante. Il est urgent de multiplier les centres de formation des FACA. L’Union Européenne en a les capacités et les moyens d’y parvenir.

L’embargo paralyse les autorités légitimes du pays et non les groupes armés. Le regroupement des groupes armés à Kaga-Bangoro, afin de donner un assaut sur Bangui, a mis en évidence la suprématie de ceux-ci. Ils savent, tout calcul fait, que l’armée nationale est encore en infériorité numérique (effectif) et en infériorité en terme d’équipements militaires et d’armements. L’embargo constitue un goulot d’étranglement de tous les efforts des autorités du pays allant dans le sens de la pacification.

La Cour Pénale Spéciale (CPS) aura grandement besoin des FACA pour traquer les grands criminels. Ici à Bangui déjà, les autorités peinent à pacifier le Km5 et ce, sous la barbe directe de la Communauté internationale. L’Union Européenne peut aussi faire venir des voitures équipées de radars pour détecter les armes où qu’elles se trouvent. C’est un moyen efficace pour récupérer les armes de petits calibres qui circulent sur l’ensemble du pays. Dans le contexte financier actuel, l’Etat centrafricain n’a pas les moyens d’acquérir de tels équipements. Le ramassage des armes suite au DDRR, si l’Etat centrafricain parvenait à conclure un accord définitif dans ce sens avec la totalité des groupes armés, ne suffira pas. Il faut absolument cette logique sophistiquée pour une plus grande efficacité. Le territoire national dans son ensemble est une poudrière à ciel ouvert. Il y a un peu partout des caches d’armes, bien dissimilées, depuis le régime Bozizé jusqu’à la coalition Séléka aujourd’hui. Dans le cas contraire, les autorités doivent s’adresser à la Russie, si elle peut fournir dans la perspective du désarmement ces voitures équipées de radars détecteurs d’armes. C’est un passage obligé pour un véritable désarmement total du Km5 et ses environs. La paix est à ce prix.

Les 3/4 des 12.000 Casques bleus ne servent à rien. C’est à peine qu’on peut croire qu’ils sont des militaires. Monsieur Jean Pierre Lacroix a reconnu cette facette quand il fait allusion aux critères du choix des contingents qui doivent composer les Casques bleus. C’est un handicap très important pour la Minusca. Ces contingents assistent sans réagir aux massacres des populations civiles, cas de Bambari avec la bande à Ali Darassa. En tout état de cause, l’embargo n’a plus sa raison d’être, il doit être levé. Quelques contingents seulement font un travail titanesque à la place des autres. Ils sont très mobiles, à Bangui, à Paoua, à Kaga-Bandoro, à Bambari, et pourtant, il y a sur place un contingent. La presse avait soulevé cet aspect depuis longtemps, mais personne au sein de la Minusca n’a voulu tousser. Mais le responsable onusien des opérations de maintien de la paix a reconnu et déploré cet handicap majeur. Désormais, des critères de performance de la formation militaire entreront en ligne de compte pour l’admission d’un contingent dans les rangs des forces de maintien de la paix.

Il y a donc extrême urgence à accélérer la formation, le réarmement et l’équipement des FACA. Pour la cause de la paix et de la sécurité, la protection des populations civiles sera entendue. 

 

Julien BELA

 

 

LES DEPUTES ONT-ILS PEUR D’ADOPTER LES TEXTES ORGANIQUES DE LA COUR PENALE SPECIALE (CPS) ?

Deux obstacles se dressent encore sur le chemin de la Cour Pénale Spéciale (CPS) : l’adoption des documents organiques par l’Assemblée Nationale et les fonds de fonctionnement durant les 05 ans à venir. L’Assemblée Nationale peut-elle traîner les pieds quant à l’urgence et à l’importance de la CPS ? Les magistrats nationaux et internationaux sont déjà formés et attendent de mettre la main à la pâte. Le Procureur et son substitut à la CPS sont depuis longtemps en poste. D’où peut provenir un tel retard, dès lors que les Officiers de Police Judiciaire (OPJ) ont été recrutés, formés et attendent d’être déployés sur le terrain ? Les députés auraient-ils peur de se mettre la corde au cou ? Il y a des criminels, des manipulateurs, de sous-marais, des requins, des loups à l’Assemblée Nationale. Ils sont effrayés par la perspective de l’opérationnalité de la Cour Pénale Spéciale.

La surprise vient du côté des ONG de défense des Droits de l’Homme qui arborent un mutisme complet, un silence de mort. C’est une ONG internationale de défense des Droits de l’Homme qui lève un coin du voile sur ce dossier. Les partisans de l’« impunité zéro » se sont-ils évaporés dans la nature comme par enchantement ? Les Cours Criminelles de Bouar et de Bangui ont donné un avant-goût. Avec la CPS, il faut maintenant entrer dans le vif du sujet. C’est alors que des nuages obscurcissent le ciel judiciaire. Doit-on vénérer les députés quant à la validation des documents de la CPS, afin qu’elle mette résolument au travail pour traquer les grands criminels qui hantent l’espace vital du peuple centrafricain ? La CPS est un pur produit du Forum National de Bangui, suite à la Consultation Populaire à la Base. Les Centrafricains attendent de pieds fermes cette juridiction spéciale pour se plaindre. Les victimes des violences sont impatientes, notamment les enfants, les femmes, les hommes, les vieillards, les handicapés, les victimes de viol, des maisons incendiées, des vols et pillages, des menaces de mort, bref, la liste est longue, voire très longue.

Les députés de la nation doivent s’exécuter le plus vite possible. Les FACA, bien que très lentement, montent en puissance. A elles, s’ajoutent les forces spéciales portugaises, puis les Russes, pour traquer les criminels jusque dans leur dernier retranchement. Il faut les capturer par tous les moyens. Certains seront la bienvenue à la Cour Pénale Internationale ( CPI), d’autres seront au bon soin de la Cour Pénale Spéciale, soit des Cours Criminelles, soit de la justice transitionnelle. Les victimes pourront revendiquer leurs droits aux différents paliers juridictionnels en place. Le droit est l’unique et l’indispensable régulateur de la Société civile. La réconciliation nationale pourra intervenir dans la sérénité, la paix et la cohésion sociale. Nul n’est au dessus de la loi, et la force reste à la loi.

Tant du point de vue de la sécurité, de la paix de la protection de la population civile que du point de vue du fonctionnement des différentes juridictions, les besoins, les attentes en terme de force de défense et de sécurité sont énormes, colossaux. C’est dans cette perspective que nous espérons qu’il est urgent  pour la Communauté internationale de lever immédiatement l’embargo sur les FACA. C’est une restriction qui est contre-productive et limite sensiblement la marge de manœuvre du pouvoir face aux exigences de la population. C’est sur ce genre de dossier que nous attendions une certaine société civile qui se complait à jouer au groupe de traitres. Les représentants du peuple ne peuvent tergiverser devant l’adoption des documents qui consacrent la naissance de la Cour Pénale Spéciale. Il n’y a pas de réconciliation sans justice. Les milliers de victimes n’attendent que la cloche de la justice. L’impunité zéro doit entrer de plein pied dans sa phase concrète. Le rouleau compresseur de la justice ne doit souffrir de calcul politicien, de tergiversation, car qui se sent morveux, se mouche. Le vin est versé, il faut le boire.

Julien BELA

 

 

 

 

EN PROTEGEANT LES MINORITES, LA MINUSCA A ENGENDRE LES MONSTRES EN RCA

La mission onusienne en République centrafricaine, la Minusca, était déployée pour protéger les populations civiles sans distinction de race, d’ethnie, de religion, de communauté ou d’appartenance politique. C’était le principal mandat que le Conseil de Sécurité de l’ONU lui a assigné. Elle devrait être aussi neutre, impartiale et indépendante. Une fois sur le terrain, les Casques Bleus de la Minusca avaient fait un travail remarquable apprécié par tous. Au fil des temps, les Centrafricains ne se reconnaissaient plus dans les actions menées sur le terrain par ces soldats de maintien de la paix. De Bambari à Bria en passant par Kaga-Bandoro, pour ne citer que ces quelques villes, des voix se sont levées pour dénoncer la connivence de certains contingents de la Minusca avec les groupes armés, principalement les branches dissidentes de l’ex-coalition Séléka.

A Bangassou, Mobaye, Bria, Kaga-Bandoro, la liste est non exhaustive, les populations de ces villes précitées ont dénoncé le soutien occulte de certains Casques Bleus aux combattants Séléka. Ces soldats onusiens avaient été accusés de fournir des armes et munitions à ces derniers. Mais le porte-parole de la Minusca, Vladimir Monteiro, balayait du revers de la main cette accusation portée sur la Minusca. Malheureusement pour lui, un Casque Bleu gabonais avait été pris la main dans le sac avec des munitions qu’il partait vendre à Minery Matar, alias « Force », maitre incontesté et incontestable du Km 5 à l’heure actuelle. Cette main invisible de la Minusca se poursuit allègrement.

Dépassés par les événements et se sentant abandonnés par les Casques Bleus de la Minusca, les jeunes des villes et villages se sont constitués en Autodéfenses (Anti-Balaka) pour se défendre contre les monstres que la Minusca à engendrer. Car, n’oublions pas qu’en protégeant les minorités, elles se croyaient et se croient au dessus de la loi de la République. Les attaques contre les lieux saints, les tueries en masse, les incendies de maisons et villages entiers, les destructions systématiques des édifices publics et privés, y compris les locaux des ONG nationales et internationales, sont devenus leur jeu préféré, puisqu’ils savent qu’ils sont protégés et ceux qui les protègent ne leur feront absolument rien. Ces monstres, découlant de la protection des minorités, se sont répandus sur le territoire centrafricain comme une traînée de poudre. Ils occupent actuellement plus de la moitié du territoire.

Les majorités qui sont abandonnées à leur triste sort par la Minusca sont écrasées comme des mouches par les minorités. De nos jours, ces minorités sont hyper armées. Ce qui fâche, quand ces minorités sont attaquées, les Casques Bleus interviennent dans les secondes qui suivent. L’information est relayée sur toutes les ondes internationales. Lorsqu’il s’agit des majorités, c’est la passivité, l’immobilisme, l’attentisme de la Minusca. C’est le cas de la récente attaque de la paroisse Notre Dame de Fatima par les hommes de Minery Matar. La Minusca n’est pas intervenue. C’était dans l’après-midi que les hélicoptères onusiens ont survolé la zone, alors que l’acte est déjà consommé. On n’en parle pas suffisamment dans les médias internationaux. C’est un statu quo ou un silence de cimetière.

Au jour d’aujourd’hui, les Centrafricains se posent la question suivante : la Minusca est-elle déployée en RCA pour ne protéger que les minorités et en même temps engendrer des monstres pour dévorer les majorités ? Cette question aurait dû être posée au représentant spécial du Secrétaire Général des Nations Unies en Centrafrique et patron de la Minusca, Parfait Onanga-Anyanga. Il est le mieux placé pour donner une réponse claire, nette et précise à cette préoccupation des majorités. Mais sans passer par quatre chemins, ce sont certains contingents de la Minusca proches de ces minorités qui ont donné naissance aux bourreaux du peuple centrafricain. Ils les dotent d’armes et munitions pour s’en prendre aux civils. Ce n’est pas un mythe mais plutôt une réalité : la Minusca a accouché les monstres en RCA.

Que faire dans ce cas de piètre figure ? Les Centrafricains doivent être vigilants sur tous les plans. Ceux qui sont manipulés à longueur de journée doivent revenir à la raison et abandonner leurs pratiques nuisibles, odieuses. Les traîtres doivent comprendre dès aujourd’hui que le pays nous appartient et qu’il est en danger. Appelez X ou Y pour lui dire, « le terrain est libre, vous pouvez venir massacrer ces bœufs », cette époque est révolue. Nous devons nous mobiliser comme un seul homme autour des autorités du pays pour barrer la route à ces fauteurs de trouble, ces hors la loi car la Minusca ne pourra ramener la paix en RCA, puisqu’elle a déjà donné naissance à nos bourreaux au sein des minorités qu’elle protège jour et nuit. Une mission onusienne de maintien de la paix peut-elle se comporter ainsi ? Méditons-en ensemble.

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

CommuniquE de presse – 18 mai 2018, ENAM, Bangui

Le programme ENA-ENAM de formation des cadres de la fonction publique se dEroule avec succEs, avec 80 participants, et l’Elaboration de nombreux projets pilotes de modernisation de l’administration.

Ce projet propose une nouvelle approche du développement conçue par et pour les centrafricains. Il fait suite à la décision conjointe, fin 2017,des deux Présidents, le Professeur Faustin Archange TOUADERA et Emmanuel MACRON, de former les cadres centrafricains pour moderniser et professionnaliser l’administration du pays.

C’est l’École nationale d’administration française, avec l’appui du ministère de l’Europe et des Affaires Étrangères et de l’Ambassade de France, qui a élaboré ce programme en moins de 2 mois, en concertation avec les partenaires centrafricains (dont notamment le Secrétariat Général du Gouvernement et l’ENAM).

80 candidats issus des différents ministères et institutions de la République ont été sélectionnés pour participer à ce projet qui a démarré en mars et se poursuivra jusqu’en Aout 2018.

Il est centré principalement sur le renforcement des compétences managériales des cadres de l’administration, et sur la conception de projets pilotes structurants qui visent à impulser un renouveau des institutions publiques, basé sur la transparence, l’ouverture, et la proximité avec les citoyens.

Ce projet intitulé « Tamboula » inclut différents ateliers et modules concernant l’Etat de Droit, le sens de l’action administrative, et la bonne gestion des ressources humaines et financières, et suscite un vrai enthousiasme des participants qui se veulent acteurs de l’avenir de leur pays. 

Les nombreux projets élaborés vont être soumis à une concertation avec la société civile dans les prochains mois, lors d’un grand ‘forum ouvert’, qui se tiendra à Bangui, en présence du Président de la République centrafricaine, le Professeur Faustin Archange TOUADERA.

En contribuant à renforcer la formation des cadres de la fonction publique, la France marque ainsi son soutien à un secteur essentiel à la reconstruction de l’État centrafricain.

Personne de contact : Gilles THEODORA

Attaché de coopération Gouvernance

Service de Coopération et d’Action culturelle

Ambassade de France en République Centrafricaine

+ 236 72 53 44 69

 

 

 

RETOUR EN FORCE DE DARAS A BAMBARI MIS EN MAL PAR LES FSI ET LE CONTINGENT CONGOLAIS : « BAMBARI, VILLE SANS ARMES, SANS GROUPES ARMES » A FAILLI VOLER EN ECLAT

Délocalisé de Bambari, chef-lieu de la préfecture de la Ouaka à la fin 2016 sous pression de la Minusca, Ali Daras, le leader de l’UPC, branche dissidente de l’ex-coalition, a voulu revenir en force dans cette localité, ce mardi 15 mai 2018. Après l’assassinat d’un sujet peuhl par les soi-disant non musulmans dans la journée du lundi 14 mai de l’année en cours, Ali Daras et ses éléments sont entrés dans la ville. Ils ont pris le contrôle du commissariat, de la mairie et le centre commercial avant d’être chassés des lieux par les Forces de Sécurité Intérieures (FSI), appuyées par l’unité de la police congolaise basée dans la localité. Les locaux des quatre (4) ONG nationales et internationales, les boutiques et certains bâtiments administratifs ont été pillés, vandalisés par les hommes d’Ali Daras.

Paniqués et pris de peur face aux représailles foudroyantes et meurtrières des combattants de l’UPC, de nombreux habitants de la ville de Bambari ont traversé le cours d’eau Ouaka pour se refugier de l’autre côté de la rive. Aujourd’hui, leurs conditions de vie deviennent précaires. Les biens qu’ils ont laissés derrière eux dans leur fuite, ont été emportés, d’autres incendiés par ces malfrats, ces criminels, ces bandits de grand chemin sans foi, ni loi. Beaucoup de maisons sont parties en fumée. Le bilan précis de cette énième attaque de la ville de Bambari par les rebelles de l’UPC est de 36 morts et plus de 40 blessés. La ville est presque déserte. Les activités commerciale, administrative, scolaire, agricole, pour ne citer que celles-ci, ne fonctionnent plus. D’après les informations qui nous sont parvenues d’une source concordante, les commerçants musulmans de Bambari commencent à quitter la ville. Ce départ est intervenu parce que la présence des éléments des Forces Armées Centrafricaines (FACA) serait signalée de l’autre côté de la Ouaka. Mais ils ne sont pas encore arrivés dans la ville même. Est-ce une réalité ? Difficile de le savoir.

Pour l’heure, la ville de Bambari est sous le contrôle de la Minusca et des Forces de Sécurité Intérieures qui patrouillent nuit et jour. Après leurs actes barbares, ils ont

Toutes les infos du Vendredi 18 mai 2018

 Cm n 2716 du ven 18 mai 2018

L’UPC D’ALI DARAS RENOUE AVEC LA VIOLENCE A BAMBARI : A.F. NGUENDET MONTE AU CRENEAU ET DENONCE LA COMPLICITE DU

CONTINGENT MAURITANIEN

Les combattants des branches dissidentes de l’ex-coalition Séléka laisseront-ils les Centrafricains en paix sur la terre de leurs aïeux ? Difficile de le dire. Ils sont loin de renoncer à leurs armes. Le regain de violences ces derniers temps à Bangui et dans certaines villes du pays témoigne à suffisance que ces criminels, ces va-t-en-guerre, ces hors la loi ne sont pas prêts pour une paix en Centrafrique. Tout porte à croire que ces groupes armés roulent la Communauté internationale et les autorités centrafricaines dans la boue durant cette saison des pluies. Ce n’est pas un secret mais plutôt une réalité. Tantôt les combattants Séléka disent qu’ils adhèrent au processus Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Rapatriement (DDRR), tantôt ce sont ces mêmes hommes en armes qui s’en prennent aux populations civiles. C’est le cas des combattants du FPRC, de l’UPC et du MPC, respectivement de Nourredine Adam, Ali Daras et Alkhatim.

Dans la journée du mardi 15 mai 2018, les combattants de l’UPC d’Ali Daras, lourdement armés, en provenance des villages immédiats, ont attaqué la ville de Bambari, chef-lieu de la préfecture de la Ouaka. Cette attaque est intervenue après que trois (3) sujets peulhs aient été assassinés par les soi-disant non musulmans. Les représailles ont été foudroyantes, destructrices, meurtrières. L’hôpital préfectoral a été assiégé ; la mairie et le commissariat de la police de ladite ville sont tombés sous leur contrôle. On dénombre plus de dix (10) morts pour l’instant dont le gendarme, maréchal de logis Bertrand Bloubawane et des dizaines de blessés. Le bilan pourrait s’alourdir au fil des jours puisque ces combattants de l’UPC sont allés porte par porte pour traquer leurs proies, selon une source digne de foi. Terrorisées et prises de peur, les populations ont dû se refugier de l’autre côté du cours d’eau Ouaka, sur le tronçon qui mène à la ville de Grimari. Des maisons d’habitation ont été incendiées ; des édifices publics et privés ont été pillés et vandalisés ; des locaux des ONG nationales et internationales ont été saccagés et des biens emportés. Le gouvernement centrafricain n’a pas encore réagi à l’attaque de Bambari. D’après RFI, la Minusca a annoncé que la ville est sous contrôle des Casques Bleus. Mythe ou réalité ?

Or, selon l’ancien président du Conseil National de la Transition (CNT), Alexandre Ferdinand Nguéndet, originaire de la ville de Bambari, « Les Casques Bleus mauritaniens se sont joints aux combattants de l’UPC pour attaquer Bambari. Ils ont tiré sur les gendarmes et les Casques Bleus congolais qui défendaient la gendarmerie. Les populations civiles étaient en débandade ». Et d’ajouter, « Le contingent mauritanien de la Minusca doit être délocalisé de la ville de Bambari. Car Ali Daras est le beau frère de l’un des commandants de ces Casques Bleus ».

Les Centrafricains ne sont pas étonnés d’entendre que les Casques Bleus mauritaniens ont prêté main forte aux combattants de l’UPC. A Alindao, c’était la même chose. A Mobaye, c’est ce qui se passe aujourd’hui. Et le peuple centrafricain se demande pourquoi le contingent mauritanien se range derrière l’UPC. La raison est simple : les Casques Bleus mauritaniens et les peuhls nigériens d’Ali Daras sont tous des Foulatha. Comment voulez-vous que le contingent mauritanien laisse ses frères nigériens ? C’est cette situation qui pousse toujours les combattants de l’UPC à s’en prendre aux civils car ils savent que ce contingent mauritanien est avec eux. Donc, là où se trouvent le contingent mauritanien et les combattants de l’UPC, il n’y a et il n’y aura pas la paix. Les Centrafricains doivent le comprendre une fois pour toute.

L’UPC d’Ali Daras a renoué avec la violence à Bambari grâce au soutien de son allié historique, le contingent mauritanien de la Minusca. Nous pouvons valablement affirmer qu’Ali Daras a emboîté le pas à Nourredine Adam et Abdoulaye Hissène dans leur projet de marcher sur Bangui. Si  aujourd’hui Bambari tombe sous le contrôle de ces combattants de l’UPC, alors, le boulevard est grandement ouvert. La « ligne rouge » tracée au village Ndomété et dans la ville de Dékoa n’existera que de nom. Les autorités centrafricaines doivent ouvrir les yeux sur ce qui se passe à Kaga-Bandoro, au Km 5 et actuellement à Bambari. Si elles ne font attention, le pire arrivera.

D’où nécessité de barrer la route à ces seigneurs de guerre qui se croient tout permis et au dessus de la loi. Les Centrafricains dans les régions sous contrôle de l’UPC et du contingent mauritanien doivent être vigilants. Lors de la cérémonie de remise des certificats à quelques deux cents éléments des Forces Armées Centrafricaines (FACA) entrainés par les soldats russes au maniement des armes, le président Touadéra avait solennellement annoncé qu’une partie sera déployée à Bambari, et l’autre à Bangassou. Où en sommes-nous aujourd’hui avec ce déploiement ? Si ces militaires centrafricains étaient redéployés à Bambari, devrions-nous être à ce stade ? Le gouvernement a intérêt à prendre le plus rapidement possible ses responsabilités face aux agissements du FPRC à Kaga-Bandoro et de l’UPC à Bambari pour protéger les civils et défendre les villes de l’arrière-pays contre les envahisseurs. La Minusca disait, « Bambari, ville sans armes, sans groupes armés », « ville modèle ». Ces slogans sont-ils encore d’actualité après l’attaque de cette ville le mardi 15 mai par l’UPC ? Que dira encore la Minusca ? Cette mission onusienne a complètement échoué en RCA car ses propos ne sont pas suivis des faits  sur le terrain. Qu’attend-elle pour… ?

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

    

 

 

LES ELEMENTS DE BAHR MENACENT DE REPRENDRE LE CONTROLE DE LA VILLE DE PAOUA

Il y a de cela quelques mois, la Minusca a usé de la force pour chasser Bahr et ses éléments de la ville de Paoua. A la suite de l’action menée par  les casques bleus, les habitants de Paoua ont retrouvé la paix et vaquent librement à leurs diverses occupations quotidiennes. Voilà que des informations qui nous parviennent de cette ville font état de ce que les éléments du soi-disant général Bahr menacent ces derniers temps de reprendre le contrôle de cette localité du pays.

Une force mixte composée d’éléments des casques bleus et des Forces Armées Centrafricaines est basée dans la ville de Paoua. Dans ce cas de figure, Bahr et ses hommes peuvent-ils reconquérir la ville de Paoua ? C’est ce que nous attendons de voir. Mais la réalité a  démontré que les factions rebelles de la Séléka ont toujours défié les forces des Nations Unies déployées dans les villes de nos provinces.

Et c’est exactement ce qui se passe en ce moment à Bambari qui vient  de retomber entre les mains des hommes de l’UPC de Ali Darassa. Pourtant, il y a des contingents de la Minusca basés dans la ville pour protéger la population civile. Donc il est bien possible que ce même scénario de Bambari puisse se produire également dans la ville de Paoua.

Chaque député veut seulement défendre sa circonscription. Lorsque la ville de Paoua était à feu et à sang, les honorables députés Martin Ziguélé et Anicet Georges Dologuélé montaient au créneau et criaient sur tous les toits. Mais le carnage qui avait eu lieu à l’église Notre Dame de Fatima ne les a émus nullement.

 Il en est de même des députés du Mbomou et Haut-Mbomou qui remuaient ciel et terre lorsque leurs circonscriptions étaient plongées dans le bain de sang. Aujourd’hui, c’est le silence de cimetière que nous observons de leur côté. Il n’y a qu’un seul peuple et une seule République. Comment les députés peuvent-ils être divisés de la sorte ? Ne défendent-ils pas l’intérêt général de la nation ? C’est vraiment regrettable.

Le manque de solidarité entre les Centrafricains permet aux  sous-marins torpilleurs de manipuler les groupes armés afin de maintenir la population civile en otage. C’est ce qui se passe en ce moment à  Bangui, notamment dans le 3ème arrondissement et ses environs et également dans les villes de l’arrière-pays.

Le gouvernement et la Minusca sont déjà  suffisamment avertis sur cette nouvelle menace de Bahr et ses éléments qui veulent reprendre le contrôle de la  ville de Paoua. A bon entendeur salut !

Amedé NGUETE

 

 

 

BANGUI : POURQUOI TANT DE FENTES SUR LES CHAUSSEES ?

Depuis près de deux semaines la capitale centrafricaine a tourné la page de la chaleur torride de la saison sèche pour céder la place à la pluie. De février à avril, la capitale centrafricaine était sous le canicule. Le mois de mai a changé la donne. En effet, pendant la période de chaleur, la température atteignait même 40 degré, d’après la météo.

Mais depuis quelques semaines, c’est un  changement de décor. Les pluies diluviennes ont commencé à s’abattre sur la capitale Bangui où il ne se passe pas deux jours sans qu’il y ait des intempéries.

Ces intempéries ont eu des conséquences néfastes sur les chaussées en Centrafrique. En effet, les artères mal goudronnées de Centrafrique ne tardent pas à connaître des fentes dès que la saison pluvieuse fait son apparition. Dès que les premières pluies commencent à s’abattre, on remarque des crevasses sur les chaussées en Centrafrique, surtout dans la capitale. Une partie de l’avenue des Martyrs illustre cet exemple. Cette avenue, véritable vitrine de la capitale, connaît chaque année des crevasses pendant la saison pluvieuse. Lesquelles crevasses sont bouchées en saison sèche alors que la saison des pluies a disparu. Depuis bien des années, l’on ne fait que colmater au lieu de bitumer ces tronçons déjà désuets.

Comment faire pour éviter qu’il y ait crevasse sur les tronçons en Centrafrique ? Le Centrafricain, depuis la nuit des temps, s’interroge sur la dégradation avancée des routes et attend toujours voir ces rues et routes aménagées. Certaines rues et avenues de la capitale ont récemment été bitumées, notamment l’avenue Mbaïkoi et d’autres rues encore.

En 2010, les affiches aux abords des routes avaient donné un augure aux Centrafricains. Ces affiches laissaient croire qu’un projet d’élargissement de l’avenue des Martyrs est sur la table de réflexion. Mais hélas, beaucoup sont ceux qui ont compris qu’il s’agissait simplement de la poudre aux yeux. Le centrafricain a été nourri de désespoir et a connu la déception des démagogues. Il a misé sur du vent, un véritable rêve en couleur utopique. Il ne suffit pas simplement de boucher les fentes.

Le département en charge devait se battre bec et ongle, pour pallier à ce phénomène que connait le Centrafrique depuis des années. Les infrastructures sont les véritables  vitrines d’un pays. Lesquelles démontrent l’essor d’un Etat. Les pays voisins sont entrain de bitumer tous leurs tronçons, voire de construire des échangeurs. Mais dommage, en République Centrafricaine, il s’agit depuis de colmatage des fentes, un état primitif. A quand pourrons-nous construire des échangeurs et voir des immeubles poussés comme des champignons ? Les autorités en charge devraient réaliser des projets au lieu de faire miser le Centrafricain sur du vent. Une affaire de tous !

 

 Félicien NZAPAYEKE MAMADOU

 

 

BAMBARI, « VILLE SANS ARMES ET SANS GROUPES ARMES » : ONANGA N’A QUE SES YEUX POUR PLEURER

Ali Darassa, leader de l’Union pour la Paix en Centrafrique (UPC) avait quitté la ville de Bambari sous pression de la Minusca. Par la suite, Bambari a été déclarée « ville sans armes et sans groupes armés ». Mais en réalité, ce n’est pas le cas. Les éléments de l’UPC rôdent dans les villages environnants du centre-ville de Bambari et commettent des exactions sur la population civile. La Minusca est parfaitement au courant, mais elle n’a jamais réagi.

Depuis le lundi 14 avril 2018 dans l’après midi,  la déclaration de la Minusca au sujet de Bambari, considérée comme « ville sans armes et sans groupes armés » a volé en éclat. Les hommes de l’UPC reprennent leur ancien fief, tuent, braquent et pillent les sièges des ONG humanitaires nationales et internationales. Une histoire de venger le sang de leurs frères qui ont été tués par les milices Anti-Balaka.  Et ce, en présence de l’unité de la police congolaise et du contingent mauritanien basés dans ladite ville. Incroyable, mais pourtant bien vrai !

Selon les informations qui nous sont parvenues, les éléments de l’UPC ont repris leur ancienne base à la brigade de la gendarmerie de Bambari, afin que Ali Darassa, maître incontestable et incontesté de toute la région de la Ouaka, puisse s’installer et contrôler la ville comme auparavant. Les habitants de la ville de Bambari n’en peuvent plus et réclament le départ sans condition du contingent mauritanien de la Minusca et le redéploiement immédiat des Forces Armées Centrafricaines (FACA).

Selon le porte-parole de la mission onusienne, Vladimir Monteiro, « la ville de Bambari est actuellement  sous contrôle de la Minusca ». Mais d’après la population de Bambari, ce sont toujours les éléments de l’UPC qui contrôlent la ville et sèment le désordre un peu partout. Et il nous est difficile de savoir  qui, de la Minusca ou de la population de la ville de Bambari, dit réellement la vérité.

Mais sans pour autant nous voiler la face, nous pouvons affirmer que la principale mission des casques bleus en République centrafricaine qui demeure la protection des personnes civiles, le désarmement de tous les groupes armés et la pacification de l’ensemble du territoire pour rétablir définitivement la paix et la sécurité tant souhaitées par le peuple centrafricain est vidée de sa subsistance.

Depuis 2015, date à laquelle la Minusca est opérationnelle en RCA à ce jour, des têtes tombent et vont continuer de tomber jusqu’au dernier coup de sifflet, malgré le déploiement des soldats dits de la paix dans les zones où les milices armées et certains bandits de grand chemin commettent les exactions de tout genre sur les pauvres populations civiles. De Fatima, Kpéténé Saint-Jacques, Yakité, Castors, Gbakondjia, en passant par les villes de Paoua, Markounda, Bocaranga, Koui, Bouca, Batangafo, Kabo, Kaga-Bandoro, Bria, Ippy, Bambari, Alindao, Mobaye, Kémbé,  Bangassou, Pombolo, Zangba, Zemio, etc. quelle population protège réellement la Minusca ?

A l’exception des contingents burundais, rwandais et portugais qui font un travail remarquable pour protéger effectivement les populations civiles en détresse, le reste des contingents ne joue que le rôle de complément d’effectif au sein de la Minusca. Il y a certains casques bleus qui ne peuvent tuer même une mouche. Ceux-là sont-ils restés pour faire exactement quoi sur le territoire centrafricain ?

L’urgence de l’heure n’est pas d’augmenter le nombre de casques bleus, mais plutôt de doter la Minusca d’un véritable mandat robuste, afin qu’elle puisse imposer la paix dans tout le pays. C’est ce qu’avait réclamé le chef de l’Etat dernièrement aux quinze (15) membres permanents du Conseil de Sécurité de l’ONU. Sans cela, nous assisterons toujours à un statu quo sur le plan sécuritaire. Et ceux qui paient le pot cassé sont  des innocents qui errent d’un endroit à un autre à la recherche d’un endroit sûr pour se mettre à l’abri des violences.

Comme l’a si bien soulignée l’Association des victimes des événements du 29 octobre 2015 et Suivant (AS-VI 2015), le peuple centrafricain est fatigué de cette « tragédie-comédie » qui singularise les conflits armés en Centrafrique. A chaque événement à Bangui et à l’intérieur du pays, la Minusca détale ou bombe ses  muscles, la population s’émeut et descend dans les rues,  le gouvernement crie à la manipulation et accuse, la justice ouvre une enquête, les députés interpellent et vilipendent pour se faire bonne conscience auprès des électeurs de leurs circonscription, les criminels ricanent et reprennent de plus bel, sans que le gouvernement et la Minusca usent des moyens appropriés pour arrêter les massacres des populations.

Ainsi, la pièce est bien jouée par la Minusca et les autorités centrafricaines qui se succèdent à la tête du pays depuis que la crise a été enclenchée en décembre 2012 par l’ex-coalition séléka et continue de faire des victimes au sein des populations civiles qui ne  savent plus à quel saint se vouer pour se protéger. Pauvre peuple centrafricain, quel crime as-tu commis pour mériter ce triste sort ? Et c’est bien dommage !

 

Bénistant MBALLA

 

 

COUPE DE L’UNIFFAC, LES FAUVES DE BAS-OUBANGUI POURSUIVENT LEUR PREPARATION

 

Délocalisé de Bangui pour Malabo à cause de la tension sécuritaire dans le pays, les fauves féminines de Bas-Oubangui ne perdent rien à leur ambition et poursuivent les préparations au stade Barthélémy Boganda à Bangui.

 Léopold Ndowa, l’entraineur principal des Fauves de Bas-Oubangui, version football ne se laisse pas perturber par  la délocalisation et galvanise les joueuses à plus de détermination.  « Nous sommes certes surpris de la délocalisation, mais c’est derrière nous; le plus important pour nous c’est de porter les couleurs de la RCA partout et pourquoi pas ramener le trophée de l’UNIFFAC» a déclaré l’entraineur des fauves.

Confiant dans son choix, l’homme dit respecter l’adversaire mais pas le craindre. «Nous espérons faire un bon résultat, puisque nous nous sommes dits que nous ne partons pas seulement pour participer, mais chercher à remporter la victoire car aujourd’hui les centrafricains ont plus besoin de ça. Nous croyons que Le football féminin en partant de ce noyau va donner du gout aux autres filles», a-t-il ajouté.

La Fauve, Christelle Demba, est déjà dans un état d’esprit à la dimension des ambitions du pays. «Nous nous sommes préparées pour faire vivre ce moment aux centrafricains, mais qu’à cela ne tienne. Nous poursuivrons les préparations et je crois que nous sommes décidées à ramener un bon résultat au pays», a-t-elle souligné.

Classé au bas de l’échelle, le football féminin veut redorer son blason à travers cette compétition.                                                                               

RJDH

 

 

 

Quand les technologies de communication sont dEtournEes

A des FINS malsaines a Bangui

Nous savons tous que l’un des attraits des réseaux sociaux est qu’ils permettent à des amis de rester en contact. Et qu’en créant sa page Web, l’utilisateur peut exprimer sa pensée en diffusant des messages, en l’agrémentant de photos et de vidéos. Grâce aux réseaux sociaux, le monde est réuni et l’on peut diffuser un seul et unique message à plusieurs personnes vivant aux quatre coins du globe.

En effet, ce moyen de communication censé réduire les frontières physiques par le numérique s’est avéré être un couteau à double tranchant, car désormais, les proxénètes et pédophiles l’utilisent à des fins peu orthodoxes pour rentabiliser leur commerce du sexe. Les jeunes, naturellement inexpérimentés, ne sont pas seulement victimes d’une dépendance aux réseaux sociaux en ligne. Un grand nombre d’entre eux tombent dans les pièges qu’offrent ces réseaux de rencontres à caractère sexuel pour des adultes sans scrupules.

Les dangers des réseaux sociaux

De nos jours, si quelques réseaux sociaux paraissent gardés encore des objectifs louables, plusieurs autres présentent un niveau d’intimité sans précédent et facilitent encore plus de rencontres amoureuses. Après quelques investigations menées dans des établissements scolaires publics et privés (Lycée MJ Caron et Lycée des Martyrs), les élèves Banguissois vendent désormais leur corps sur un compte Facebook dénommé « Bangos love » et un numéro « Whatsapp » pour les rendez-vous difficiles d’accès réservés uniquement aux initiés.

Nos enfants sont en danger

Le pire, c’est l’intrusion. Dans les réseaux sociaux, plusieurs internautes pédophiles et pédérastes utilisent ces adresses pour attraper les proies faciles. D’autres usent du travesti pour berner leurs correspondantes ou bien leurs correspondants. Il leur suffirait de pianoter sur le clavier pour persuader et fixer déjà le premier rendez-vous clandestin.

Certains internautes se fabriquent une cyber-personnalité qui reflète ce qu’ils veulent être, et non ce qu’ils sont. Pour s’y faire, ils utilisent la tromperie parce qu’ils savent que sur le Net, l’on peut se faire passer pour quelqu’un d’autre, ou bien écrire des choses qu’on ne dirait jamais à quelqu’un en face. Car personne ne sait qui on est vraiment.

De plus, les amitiés sur Internet ont tendance à être superficielles. Plusieurs Banguissois se laissent séduire le plus souvent par ce qu’ils voient, raison pour laquelle beaucoup utilisent ce qui peut attirer, pour se faire simplement paraître populaires aux visiteurs.

La vigilance est requise

Aujourd’hui, l’anonymat d’Internet en fait un terrain de chasse pour les prédateurs sexuels. Plusieurs jeunes sont tombés et tombent encore dans le piège de la rencontre avec un correspondant ou une correspondante virtuelle. Et sur Internet, souvent la recherche d’un partenaire pour une relation sérieuse ou une aventure sans lendemain a souvent des conséquences néfastes.

L’interpellation des jeunes à une utilisation responsable et modérée des médias électroniques s’avère indispensable. Car, un mauvais usage des technologies de la communication ferait de nous les appâts de ces « nids de guêpes » pour prédateurs sexuels.

 

Sinclair ARIES

 

 

 

 

 

LA PROTECTION DE LA POPULATION CIVILE DOIT ETRE LE CHEVAL

DE BATAILLE DU GOUVERNEMENT ET DE LA MINUSCA

Les attaques répétées des groupes armés contre les populations civiles tant à Bangui la capitale que dans l’arrière-pays constituent une violation grave des Droits de l’Homme. Du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest, les actes barbares des rebelles et mercenaires étrangers sur les civils ont débordé le vase. Il ne se passe pas un jour sans qu’on signale des cas de tueries, de massacres, d’incendies de maisons et villages entiers, de destructions massives des édifices publics et privés. Les Centrafricains meurent comme des animaux sous les tirs des kalachnikovs, des détonations de grenades et autres engins explosifs des combattants non conventionnels. Ce ne sont pas les chrétiens de la paroisse Notre Dame de Fatima, les habitants des quartiers périphériques du Km 5, encore moins nos compatriotes de Kaga-Bandoro, de Bambari et autres villes de la RCA qui nous démentiront. A l’heure actuelle, l’épée de Damoclès des combattants Séléka et Anti-Balaka est suspendue sur leur tête. Ils ne savent plus à qui se confier pour avoir une protection digne de ce nom. Chaque seconde qui passe, ils déambulent dans la brousse à la quête d’un abri adéquat pour fuir les atrocités de leurs bourreaux. Ils n’ont plus d’autres solutions que de se terrer dans les sites ou dans les champs. Mais à notre grand étonnement, ils sont pourchassés au vu et au su du gouvernement et de la Minusca.

Et pourtant, les Casques Bleus de la Minusca étaient déployés en RCA, en septembre 2015 pour soi-disant protéger les civils. A vue d’œil, tel ne semble pas être le cas. Sous leur barbe, les civils innocents sont massacrés, leurs maisons incendiées et leurs biens détruits ou emportés. La récente attaque de la ville de Bambari par les combattants de l’UPC d’Ali Daras prouve à suffisance que les poulains de Parfait Onanga-Anyanga ne sont pas pour la protection des populations civiles en RCA. Ils ont un agenda caché. Car, d’après les informations qui nous parviennent de cette ville meurtrie par plusieurs attaques, nos compatriotes ont été abandonnés par ces derniers dans la gueule des éléments de Daras. Pour avoir la vie sauve, ils ont dû prendre leurs jambes au cou, de véritables marathoniens. N’eut été la résistance farouche des Forces de Sécurité Intérieures et du contingent congolais, Bambari serait comme la ville de Sodome ou Gomorrhe. La passivité, l’immobilisme, l’attentisme de la Minusca ne sont plus à démontrer.

En outre, le gouvernement qui doit aussi assurer la protection de ses administrés n’est pas visible. Dans de nombreuses villes de l’arrière-pays, la gendarmerie et la police ne sont pas déployées. Pour les éléments des Forces Armées Centrafricaines (FACA), n’en parlons pas. Les gens se débrouillent comme ils peuvent pour se protéger ou se mettre à l’abri de la furie meurtrière des groupes armés. Dans ce cas de piètre figure, où est la protection des populations civiles, et par le gouvernement et par la Minusca ?

C’est pourquoi, nous demandons au gouvernement et à la Minusca de conjuguer leurs efforts afin de protéger efficacement les civils. Les compatriotes se plaignent beaucoup. Ils sont dépassés par les événements douloureux qui s’abattent quotidiennement sur eux. Sans nous voiler la face, sur le plan sécuritaire, ça ne va pas.  D’où une prise de conscience collective du gouvernement et de la Minusca pour sauver des vies humaines en danger. A partir de ce jour, la protection des populations civiles doit être leur cheval de bataille. Ils doivent absolument se tourner vers la sécurité, la paix dans le pays. Les groupes armés réfractaires et réticents au processus Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Rapatriement (DDRR) qui ne veulent pas parler de la paix doivent être traités comme tels. Le temps de les caresser dans le sens du poil est révolu. La balle est désormais dans le camp du gouvernement et de la Minusca. Les yeux des Centrafricains sont rivés sur eux. Ils n’ont plus droit à l’erreur car la population de Bangui en particulier, et celle de l’arrière-pays en général, sont sur leurs dents par rapport à la montée en puissance des combattants Séléka dans certaines villes du pays (Kaga-Bandoro, Bambari) et les menaces d’autres factions de prendre le contrôle de certaines localités.

Si rien n’est fait dans les jours à venir, le pire est à craindre. A bon entendeur, salut !

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

LA MINUSCA SOULIGNE QUE BAMBARI DOIT RESTER UNE VILLE

SANS GROUPES ARMES

Après les incidents survenus lundi et mardi à Bambari, dans la préfecture de la Ouaka (centre de la Centrafrique), les casques bleus de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) continuent à assurer la protection des populations, notamment des déplacés, ainsi que des institutions dans la ville. Lors de la conférence de presse hebdomadaire, le porte-parole de la Mission a condamné les violences marquées par des morts et des pillages, et indiqué que les casques bleus avaient le contrôle de Bambari.

« Après des attaques, la MINUSCA a rapidement rétabli le contrôle de la ville », a dit le porte-parole, Vladimir Monteiro, ajoutant que « Bambari n’est pas tombée et nous n’allons pas laisser cette ville symbole du retour de l’autorité de l’Etat, entre les mains de groupes armés ». Interrogé sur la présence de l’UPC dans la ville, le porte-parole a indiqué que la MINUSCA mènera des enquêtes internes sur le mouvement d’éléments de ce groupe armé dans la ville. 

 Répondant aux questions sur une éventuelle inaction de la MINUSCA à Bambari, le porte-parole a énuméré différentes phases de l’intervention des casques bleus avec d’abord la protection immédiate de plusieurs centaines de déplacés, conformément au mandat de protection des civils, la coordination avec les forces de sécurité intérieure et appui aux autorités locales ainsi que des patrouilles nocturnes dans les zones sensibles. “Nous gardons le contrôle de cette partie du pays mais cela montre les défis auxquels nous sommes confrontés en Centrafrique, avec les réponses que la MINUSCA doit apporter sur le terrain et en l’absence de l’autorité de l’Etat », a-t-il indiqué, rappelant que la MINUSCA et les forces de sécurité intérieures travaillent ensemble à Bambari.

 La MINUSCA a indiqué que les incidents au cours desquels des individus armés, présumés affiliés au Mouvement pour l’Unité et la Paix en Centrafrique (UPC) et d’autres individus armés ont attaqué la MINUSCA ainsi que la police et la gendarmerie nationale, faisaient suite à « des rumeurs de meurtres sur fond de division communautaire » dans la ville. A cet effet, la Mission a condamné toute tentative de justice populaire ainsi que les actes de représailles et de pillages qui constituent des crimes.

 Le porte-parole a par ailleurs été interrogé sur le survol de la région de Kaga-Bandoro par deux avions de chasse français, soulignant que « l’appui de la France à la MINUSCA est prévu dans la résolution 2387 ». Le Conseil de sécurité,   dans le paragraphe 65 de ladite résolution, « autorise les forces armées françaises à utiliser (…) tous les moyens pour fournir un appui opérationnel aux éléments de la MINUSCA (…)”. Pour le porte-parole, ce survol est un message important qui réaffirme que “la France soutient les autorités légitimes centrafricaines, que la France travaille en appui à la MINUSCA et que toute menace du FPRC ou d’un autre groupe armé sera contrée ». D’autre part, le porte-parole a déclaré que la Mission a documenté, la semaine écoulée et sur tout le territoire, 44 incidents d’abus et de violations des droits de l’homme et du droit international humanitaire ayant affecté au moins 50 victimes.

 De son côté, le porte-parole de la Force, le Major Séraphin Embondza, a déclaré que les Casques bleus sont en alerte dans toutes leurs zones de déploiement, afin d’apporter assistance à la population. « En collaboration avec les autorités, la MINUSCA continue d’apaiser et de rassurer », a indiqué le porte-parole militaire, annonçant la poursuite de l’opération de sécurisation de l’axe Kaga Bandoro-Dékoa-Sibut, afin d’empêcher tout mouvement du FPRC vers le sud.

Pour sa part, le porte-parole de la Police, Alioune Kassé, est revenu sur la formation, par la MINUSCA, de 16 éléments des forces de sécurité intérieures sur les techniques d’enquêtes sur les scènes de crimes. « Ils pourront ainsi contribuer à la recherche et à l'exploitation des traces et indices nécessaires à l'identification des auteurs d’actes délictuels pour leur traduction devant les juridictions de jugement », a dit le porte-parole.​

MINUSCA

 

 

 

 

 

 

LA MINUSCA DRESSE LE BILAN DE LA SEMAINE ECOULEE

Ils étaient nombreux à assister à la conférence de presse hebdomadaire de la Minusca, ce mercredi 16 mai 2018, de 11 heures à 12 heures. Tenue dans la salle de conférence de ladite institution, cette conférence de presse a été animée par 3 intervenants. D’abord Vladimir Monteiro, porte-parole de la Minusca, ensuite Séraphin Embomdza porte-parole de la force et Alioune Kassé, porte-parole de la Police.

Vladimir Monteiro a commencé par dresser le bilan de la semaine écoulée en entamant les questions de la Réduction des Violences Communautaires (CVR) qui se poursuivent dans certaines localités. D’après le porte-parole de la Minusca, la CVR est en cours à Bouar, Berberati et Kaga-Bandoro. A Bouar, selon Vladimir Monteiro, 900 personnes dont 309 femmes ont adhéré au programme de la CVR. A Berbérati, toujours dans le cadre de la CVR, certaines personnes ont été formées dans les domaines de la couture et de l’informatique. A Kaga-Bandoro, la CVR poursuit aussi son bonhomme de chemin avec un programme de formation en informatique initié par les soldats pakistanais de la Minusca.

Les récents évènements de Bambari dans le centre-Est du pays ont été l’un des points saillants de cette conférence de presse. Le porte-parole de la Minusca Vladimir Monteiro explique la non-intervention de la Minusca à Bambari par le fait que les contingents de la Minusca sur place étaient ce jour engagés sur d’autres terrains, notamment dans les patrouilles afin de sécuriser les civils. « Les autorités locales ont été sécurisées et exfiltrées par la Minusca dans les récentes violences », a-t-il poursuivi. « Une enquête est en cours pour déceler les causes de l’infiltration de Ali Daras à Bambari, car la Minusca, depuis 2016, a fait de Bambari une ville sans armes où la circulation illégale d’armes au su et au vu de la Minusca est prohibée », a-t-il ajouté.

Depuis quelques années, la présence de la Minusca en Centrafrique est perçue par d’aucuns comme de la poudre aux yeux, un semblant de présence. Les Centrafricains attendent de voir du concret de la part des forces dites de la paix.

 

Félicien NZAPAYEKE MAMADOU

 

 

 

 

 

 

 

CONVOCATION ASSEMBLEE GENERALE ORDINAIRE DES ACTIONNAIRES

 

La Banque Populaire Maroco-Centrafricaine (B.P.M.C), société anonyme au capital    social de Francs CFA Quinze Milliards (15.000.000.000 FCFA), immatriculée au registre du commerce et des sociétés de Bangui sous le N° CA/BG/2016 M 64, ayant son siège social à Bangui, rue Guérillot, BP. 844,

 

A le plaisir de convier ses actionnaires à l’Assemblée Générale Ordinaire qui se          tiendra au siège social sis Rue Guérillot, Bangui, République Centrafricaine, le 28 Mai 2018 à 10 h 00, à l’effet de statuer sur l’ordre du jour suivant :

 

1. Présentation du rapport du Conseil d’Administration sur la gestion de la
société pendant l’exercice 2017 ;

2. Présentation du rapport général et du rapport spécial du commissaire
aux comptes sur l’exercice clos au 31/12/2017 ;

3. Approbation des comptes de l’exercice clos le 31/12/2017 et Quitus aux
Administrateurs et aux Commissaires aux Comptes;

4. Affectation des résultats de l’exercice clos le 31 Décembre 2017;

5. Ratification de la Cooptation d’administrateurs;

6. Détermination du montant des indemnités à allouer aux Administrateurs
au titre de l’exercice 2018 ;

7. Détermination de la rémunération des commissaires aux comptes au
titre de l’exercice 2018 ;

8. Pouvoirs pour les formalités légales.

 

Compte tenu de l’importance de l’ordre du jour, la présence de tous les intéressés est  vivement souhaitée.

 

Fait à Casablanca, le 07 mai 2018

 

 

Mohammed Kamal MOKDAD

Le Président du Conseil d’Administration

 

 

 

Toute les info du Jeudi 17 mai 2018

Cm n 2715 du jeu 17 mai 2018

ABDOULAYE HISSENE ET LE FPRC DE NOURREDINE ADAM, TOTALEMENT DEGONFLES ET PERDUS A KAGA-BANDORO

L’opposition démocratique et le GTSC voyaient dans la mobilisation des ex-Séléka à Kaga-Bandoro, la fin du régime Toaudéra. Un régime démocratique, légitime, issu des urnes. « Force » et ses malfrats au Km 5 jubilaient à l’idée d’un débarquement à Bangui en fanfares de Nourredine Adam, Abdoulaye Hissène, Mahamat Alkhatim et Ali Daras, avec leur horde de bouchers humains. C’était la fête au Km 5 et les injures fusaient de toute part contre Touadéra. « Force » monte au créneau sur RFI, un vrai Goliath déchaîné. Abdoulaye Hissène était convaincu de rééditer l’exploit de 2013. Un conclave, puis une coalition de toutes les forces du FPRC, de l’UPC, du MPC, et c’est parti. Le travail judicieux que mène le panel des facilitateurs de l’Union Africaine (UA) est balayé du revers de la main par le FPRC. L’opposition politique n’a nullement défendu la négociation menée par l’Union Africaine. Tout le monde lorgnait le pouvoir.

Pour apporter sa contribution à l’œuvre de déstabilisation du pays par le FPRC et consort, le GTSC entre en action pour perturber, effrayer, faire paniquer le gouvernement afin de précipiter la fin du régime Touadéra. La colère de la population tombe à pic pour déterrer tous les démons de l’enfer. De gigantesques mains noires agissent dans l’ombre. Derrière la « ville morte », se profile la toile des manipulations. L’heure est venue de régler ses comptes avec le pouvoir. L’industrie de la haine, de la rancœur, de la manipulation, de l’hypocrisie, fonctionne à plein régime. Certains membres du gouvernement ont activement contribué à secouer le cocotier. Le Palais de la Renaissance était presque désert, sauf Touadéra et son cabinet restreint. La ville de Bangui s’est vidée, à l’idée de voir les Séléka entrer en trombe et étaler l’étendue de leur cruauté. Mais Dieu, Tout-Puissant et Touadéra étaient sereins et calmes.

Tant la Minusca que le FPRC, le MPC et l’UPC minimisaient à ériger le « mur de Berlin », infranchissable. Les gros moyens sont déployés, les Casques Bleus bombent le torse, difficile de les regarder dans les yeux, la main sur la gâchette. Les Forces Armées Centrafricaines (FACA) se mettent en branle et se déploient. Le contingent russe débarque en toute puissance. C’est le face à face avec Nourredine et Abdoulaye Hissène, avec une puissance de frappe mille fois supérieure à celle de la horde de criminels. Comme une chambre à air, les ex-Séléka se dégonflent et se retirent sur la pointe des pieds. Alkhatim et ses hommes sont les premiers à prendre la tangente. Le monde des ex-Séléka s’effondre. Dans une de nos précédentes éditions, nous avions dit très tôt que « la peur a définitivement changé de camp ». Et cela s’est confirmé sur le terrain et dans le rapport des forces. Entre temps, l’événement de Kaga-Bandoro a mobilisé toutes les forces disponibles. Les pêcheurs en eau trouble sont tous connus et identifiés. L’hypocrisie, la haine, sont les pires maux qui minent la RCA.  

Le Km 5 est désemparé, désaxé parce que le « messie » ne sera jamais à Bangui. Comme disait Moïse dans les Saintes Ecritures, « les Séléka que vous voyez, vous ne les reverrez plus à Bangui ». L’embargo rythme encore certes la réhabilitation des FACA mais la Minusca a la lourde responsabilité de défendre les institutions de la République démocratiquement élues au prix d’un lourd sacrifice par le peuple centrafricain. Par haine et hypocrisie, sur fond de soif du pouvoir, la classe politique et le GTSC ont tourné le dos à la Constitution du 30 mars 2016 : « Aucun mandat présidentiel ne peut être écourté… ». Faut-il encore être un démocrate convaincu pour comprendre la quintessence de la Constitution. Comment prendre au sérieux une telle classe et une telle organisation de la société civile, le GTSC ? Le mal centrafricain, c’est le Centrafricain lui-même.

Maintenant que le spectre de la coalition Séléka s’éloigne, la classe politique et le GTSC doivent avoir honte du silence pour l’une et de la manipulation pour l’autre. Nous osons croire que dès à présent, les Centrafricains vont se ressaisir une fois pour toute pour vaincre le signe indien qu’est la Séléka. La paix est l’affaire de tous les Centrafricains du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest. Il faut faire violence sur soi-même pour vaincre l’hypocrisie, la haine, l’impatience et la soif du pouvoir. Il est temps de préserver les rescapés du corps électoral pour les prochaines élections. La course au pouvoir ne peut faire perdre de vue la paix, cette paix à laquelle tous les Centrafricains aspirent depuis bientôt 6 ans, cette denrée très rare. Nous espérons que l’Union Européenne a entendu les cris des Centrafricains, leurs attentes en terme de paix et de sécurité et pourrait multiplier les centres de formation pour la croissance exponentielle de l’effectif des FACA.

Le Km 5 est dans le collimateur du pouvoir. Les commerçants souffrent, notamment la colonie sénégalaise qui y réside et qui est entre le marteau et l’enclume. Cette colonie est contrainte à payer des cotisations aux éléments de  « Force » pour la soi-disant protection. De l’autre, la population en colère ne fait aucun discernement entre la colonie sénégalaise et les bandits du Km 5. La cotisation est exigée de force, c’est une obligation pour entretenir des drogués, des criminels, ces excréments de l’enfer. Le Km 5, ne pouvant plus espérer sur le soutien du FPRC, vit dans la panique, la peur au ventre, car la fin de la mésaventure est proche. Comme la classe politique centrafricaine, les commerçants du Km 5 sont hypocrites, fourbes. Ce sont les commerçants qui soutiennent la clique des drogués au Km 5, mais en même temps se font passer pour des victimes. Une minorité n’attaque pas. C’est Catherine Samba-Panza qui a mis sur la table cette notion de minorité qui colle à la peau du Km 5. Elle est restée gravée dans l’esprit des Casques Bleus, alors qu’il n’en est rien. Une minorité agressive, atroce et cruelle, n’est pas une minorité, mais beaucoup plus un chèque à blanc.

 

Julien BELA

 

 

 

 

BAMBARI : LES ANTI-BALAKA PROVOQUENT LES  PEULHS ET EXPOSENT LA POPULATION CIVILE  A LA VENGEANCE NOIRE DES ELEMENTS DE DARASSA

Deux (2)  peulhs ont été tués par les milices Anti-Balaka aux alentours de la ville de Bambari, ce lundi 14 avril 2018. La nouvelle s’est vite  répandue comme une trainée de poudres au sein de la population  de la ville de Bambari. En représailles, des  éleveurs peulhs assimilés aux éléments de Ali Darassa et soutenus par les musulmans armés  de couteaux ont commencé à attaquer tous les non musulmans du centre-ville de Bambari, en procédant maison par maison. Le bilan provisoire fait état d’une dizaine de civils tués, ainsi que de nombreux blessés. Certaines personnes se sont réfugiées à la base de la Minusca. D’autres ont pris fuite dans la brousse pour se mettre à l’abri des violences.  A l’heure actuelle, une accalmie précaire règne au centre-ville de Bambari. Mais les activités restent toujours paralysées.

Les Anti-Balaka provoquent les peulhs et veulent pousser les communautés de la ville de Bambari et ses environs à la guerre civile. Depuis que la crise a éclaté en République Centrafricaine, les communautés de la ville de Bambari vivaient en parfaite harmonie. Même avant que Ali Darassa et ses éléments soient délocalisés du centre-ville de Bambari, les musulmans, les peulhs et les non musulmans cohabitaient ensemble et vaquaient librement à leurs diverses occupations. Bambari était une ville où la paix, la cohésion sociale et le vivre ensemble régnaient au sein de la population civile.

Quelle mouche a piqué les milices Anti-Balaka de provoquer les peulhs et d’exposer la population civile de la ville de Bambari aux représailles de ces derniers? Les Anti-Balaka veulent-ils propager les conflits dans toutes les régions de la RCA ? Autant d’interrogations qui dépassent notre entendement. Si nos mémoires sont bonnes, il semblerait que ce sont toujours les milices Anti-Balaka qui allument la flamme de la violence à l’intérieur du pays. Après leurs provocations, ils sont toujours prêts à prendre leurs jambes au cou et à abandonner les civils à la merci des seigneurs de guerre qui ravagent tout sur leur passage.

« Il n’y a pas de fumée sans feu », dit un sage adage populaire. Est-ce pour voler les bœufs de ces peulhs que ces Anti-Balaka ont agi de la sorte ? Il ne fait aucun ombre de doute. Car, vous êtes sans ignorer que le mode opératoire des milices Anti-Balaka pour s’enrichir  est, soit attaquer les éleveurs peuhls afin de voler leurs bœufs, soit piller les sièges des ONG humanitaires nationales et internationales. C’est de cette manière que les éleveurs peulhs préfèrent coopérer avec les factions rebelles de la Séléka pour avoir une arme afin de se défendre face aux attaques des milices Anti-Balaka.

Nous avons toujours dit que ce ne sont pas tous les musulmans et peulhs qui sont des ex-combattants Séléka. Durant la crise, il y a certains musulmans et peulhs qui ont été tués, violés et pillés par les éléments de l’ex-coalition Séléka. Il en est de même des non musulmans. Mais ce que nous déplorons, c’est l’attitude de certains musulmans et peulhs armés qui s’attaquent le plus souvent à la population civile en guise de vengeance. Le mieux serait de poursuivre les auteurs de l’acte criminel jusqu’à leur dernier lieu de retranchement. Mais s’attaquer à tout le monde sans distinction, c’est provoqué la haine et la division dans la société.

Il y a un grand danger à Kaga-Bandoro où les ex-Séléka se sont réunis dans l’objectif de marcher sur la ville de Bangui et reprendre le pouvoir. Ces Anti-Balaka de Bambari qui provoquent les peulhs pour soulever la tension entre la population civile dans toute la région de la Ouaka peuvent descendre à Kaga-Bandoro  pour démontrer leur force face aux hommes de Nourredine, Abdoulaye Hissène et Mahamat Alkhatim.

Nous ne savons pas ce que font exactement certains contingents de la Minusca déployés à l’intérieur du pays. Selon les informations qui nous sont parvenues, les Casques Bleus  mauritaniens basés dans la ville de Bambari n’ont pas réagi face à cette attaque dirigée contre la population civile. Alors que la Minusca a toujours dit qu’elle est une force d’interposition en RCA. Cela signifie clairement que les soldats onusiens doivent s’interposer entre les parties en conflits et prendre des mesures nécessaires qui s’imposent pour empêcher toute attaque contre les personnes civiles.

Fort malheureusement, c’est le contraire des choses que nous vivons au quotidien. A chaque attaque, les casques bleus détalent comme des lapins et abandonnent les populations civiles à la merci des groupes armés qui les déciment comme bon leur semble. Et une fois que l’acte est consommé, c’est à partir de ce moment-là que les pêcheurs en eau trouble sortent de leur tour d’ivoire pour jouer au médecin après la mort, en faisant des condamnations qui, en fin de compte, demeurent toujours une coquille vide.

Mais une chose est sûre et certaine, bientôt le 2ème Bataillon d’Infanterie Territoriale (BIT) des Forces Armées Centrafricaines va boucler leur fin de formation à Béréngo. Autant dire que de jour en  jour, les FACA montent en puissance. Et  dans peu de temps, les données vont définitivement changer. En attendant, le gouvernement et la Minusca ont l’obligation d’agir vite pour décrisper cette situation à Bambari.

 

Bénistant MBALLA

 

 

 

ENVAHISSEMENT DE LA RCA PAR DES CRIMINELS ET MERCENAIRES SELEKA : SI LES CENTRAFRICAINS RECOURAIENT A LEURS PUISSANCES TRADITIONNELLES…

La RCA et son peuple sont envahis, pris en otage par des criminels et mercenaires Séléka, depuis plus de cinq (05) ans. Le peuple centrafricain du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest ne peut vaquer en toute quiétude à ses diverses activités, ni circuler librement à l’intérieur du pays. Les tueries des civils, les viols des filles et des femmes, les incendies des maisons et des villages entiers… sont le lot de malheurs que subissent les Centrafricains au quotidien. Est-ce possible pour la RCA et son peuple de subir une telle humiliation de la part de ces criminels et mercenaires Séléka ?

Et pourtant, du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest du pays, il existe bel et bien des puissances, des pratiques traditionnelles dont les Centrafricains pouvaient y recourir pour se débarrasser de leurs bourreaux et ennemis de la République. A ce titre, nous citons entre autres, les phénomènes de « Ndonga » dans la Lobaye, de « Sèrèzè » dans l’Ouham, d’ « abeilles » dans la Nana-Gribizi, de « Békpa », c’est-à-dire la foudre dans la Ouaka, de « Talimbi », c’est-à-dire « homme-caïman » dans la Basse-Kotto, la Haute-Kotto, le Mbomou, et nous en passons. Fort malheureusement, les Centrafricains sont très enclins à faire recours à toutes ces puissances traditionnelles que pour nuire à la vie de leurs propres sœurs et frères, leurs propres compatriotes dans tous les domaines de la vie active nationale. Mais pour gagner quoi par la suite ? C’est tout le paradoxe du peuple centrafricain que nous déplorons face à ces envahisseurs, ces bourreaux, ces criminels et mercenaires Séléka.

D’où nous disons que « le mal centrafricain, c’est le Centrafricain lui-même ». Alors, à qui donc la faute ?

Le Petit YEKOA

 

 

Les musulmans du Km 5 demarreNT ce jour le jeUne de ramadan sous un blocus populaire : Et pour cause ?

Les musulmans centrafricains, à l’instar des autres de tous les pays du monde, démarrent ce jour, jeudi 17 mai 2018, le jeûne de « Ramadan », un moment de prière qui débute sous haute tension. Car pour le moment, un blocus a été imposé aux habitants du Km 5 pour les empêcher de sortir de cette enclave, suite au carnage qui a eu lieu à l’Eglise Notre Dame de Fatima, ainsi que les différentes incursions à répétition des terroristes dirigés par Minery Matar Djamous alias « FORCE » dans les quartiers circonvoisins comme Béa-Rex, Kpètènè-St-Jacques, Sara et Yakité.

C’est pour cette raison que l’Imam Kobine Layama a profité de ce mois de jeûne et de pardon pour exhorter tous les musulmans de Centrafrique à laver leurs cœurs pleins de rancœurs et de rompre avec la haine et l’esprit revanchard, afin de vivre en communion avec leurs frères chrétiens et  prôner la cohésion sociale.

Rappelons que le Ramadan est le quatrième des cinq piliers de l’islam. Il est défini dans la deuxième sourate du Coran (« La Génisse », II, 183-185 et 187). D’après le texte, le jeûne du ramadan a été instauré afin que les croyants puissent cultiver leur piété ; le choix s’est porté sur ce mois particulier car c’est le mois durant lequel le prophète Mahomet a reçu la première des révélations divines (« L’Appel, al-Qurân, est descendu au mois de Ramadân », II, 185).

Pour les pratiquants, le jeûne commence à la nouvelle lune du mois de ramadan et se termine à la nouvelle lune du mois de chawwal. Et pendant la période du ramadan, le jeûne débute chaque jour à l’aube pour s’achever au crépuscule. Durant ce laps de temps, il est interdit aux musulmans d’ingérer tout aliment, toute boisson, d’avoir des rapports intimes ou mauvais caractère. Si le jeûne diurne est obligatoire, la veillée est pour sa part recommandée.

Une chose est sûre, le magma qu’a déclenché «Force» à Fatima a eu un effet «  BOOMERANG » sur lesdites populations du Km 5 qui, désormais ne savent plus à quel saint se vouer dans ce moment de jeûne et méditation censé les rapprocher d’« Allah ».

En outre, la vie tourne au ralenti au Km 5, car l’effet « BOOMERANG » est durement ressenti par les populations qui n’arrivent plus à obtenir des produits maraîchers, à savoir des carottes, des concombres, des choux, des salades, des bananes, la farine de Manioc, le feuille de coco etc… importants pour la rupture du jeûne.

Toutefois, ce moment de jeûne devra permettre aux croyants musulmans du Km 5 et ceux de l’ex-Séléka de rentrer dans les rangs, d’autant plus que l’Islam n’a jamais prôné la haine mais plutôt la paix. Il est plus que temps, que ceux qui désirent un avenir politique et social dans ce pays, puissent déposer les armes, car on ne construit pas un pays dans la guerre, mais dans la paix.

Ce qui est sûr, malgré plusieurs tentatives menées par le clergé catholique, la Minusca et le gouvernement pour que soient levées ces barricades qui asphyxient les populations du Km 5, la société civile (GSTC) et les associations des jeunes du 6ème arrondissement ont émis plusieurs conditions à savoir, le désarmement du Km 5 et des autres secteurs de la capitale Bangui, une ceinture de sécurité autour des quartiers circonvoisins et la démission du ministre de l’Intérieur, chargé de la Sécurité Publique. Telles sont les conditions sine qua non pour la levée du blocus sur cette enclave.

A l’heure actuelle, le statu quo demeure toujours.

 

Sinclair ARIES

 

 

 

AXE MARABENA-STATION 4ème : DEUX VEHICULES SE SONT VIOLEMMENT HEURTES

Quartier 36 villas, il était environ 17 heures lorsqu’un Caterpillar heurte une voiture de marque Almera de couleur verte foncée. La scène s’est déroulée dans la rue qui longe le rond point de la réconciliation jusqu’à la station Total du 4ème arrondissement de Bangui.

Alors que la voiture Almera roulait à vitesse limitée, le Caterpillar qui venait dans le sens contraire heurte le côté passager du véhicule. Aussitôt, la voiture s’est retrouvée de l’autre côté de la route juste devant la base logistique du Programme Alimentaire Mondial (PAM). Le Caterpillar, quant à lui, est resté en plein cœur de la chaussée, causant des égratignures sur le goudron.

La voiture n’a pas été endommagée totalement, sauf quelques éraflures sur la coque. Le Caterpillar en est sorti indemne. Les deux conducteurs sont aussi sortis sains et saufs. Aussitôt alertée, la gendarmerie n’a pas tardé à arriver sur les lieux pour des constats. Après le constat fait, le Caterpillar a été dégagé de la voie.

Un acte imprévisible

Les accidents de circulation routière sont pour la plupart imprévisibles, des homicides involontaires qui causent des dégâts matériels et coutent parfois la vie aux humains. La prudence dans la conduite s’avère nécessaire du moment où les chaussées à Bangui ne sont pas aussi larges, sauf une partie de l’avenue des Martyrs. Laquelle avenue doit sa grandiose à l’ancienne piste de l’aéroport International Bangui Mpoko.

Beaucoup sont ceux qui ont appris à conduire sur le tas, sans passer par  une auto-école. Ce phénomène explique ce taux accru des accidents de route dans la capitale centrafricaine, voire sur les axes dans les provinces.

Cependant, il s’agit de fixer des mesures permettant de réglementer la conduite sur les routes en Centrafrique. Lesquelles mesures permettront de réduire le taux d’accidents

Félicien NZAPAYEKE MAMADOU

 

 

 

DEPECHE RJDH-RADIO COMMUNAUTAIRES

 

 

La Minusca se dit en alerte contre les groupes armEs A Bambari

Suite à la violence armée à Bambari au centre du pays, la Minusca se dit en alerte contre les groupes armés. Position de Vladimir Monteiro, porte-parole de la mission onusienne dans le pays.

Bambari fait face à un regain de violence sans précédent depuis hier soir. Selon le bilan encore provisoire, la Minusca parle de 3 morts et dit être en alerte contre les groupes armés. « Je puis vous confirmer en ce moment que la flambée de violence à Bambari a fait 3 morts et la Minusca est en alerte en ce moment contre les groupes armés », a indiqué le porte parole de la Minusca, Vladimir Monteiro, sans confirmer ni infirmer si la Minusca vient en appui aux forces de l’ordre harcelées par les groupes armés.

Selon des populations jointes sur place à Bambari, on déplore la passivité de la Minusca « les éléments de la Minusca ont assisté impuissamment à l’attaque des éléments Séléka contre la population civile. Nous regrettons cette  attitude, aujourd’hui toutes les boutiques en face de la gendarmerie ont été incendiées. C’est dramatique et nous sommes tous dans la peur face à cette situation. La Minusca ne nous protège pas. Et pourtant, on nous dit que sa mission est de protéger les civils », a lâché cet habitant de Bambari à la mi-journée.

Selon les dernières informations, le préfet Victor Bissékoin et les troupes de la Minusca présentes dans la ville de Bambari sont dans une réunion de crise où on apprend la mort d’un gendarme et d’un autre blessé. Information encore non confirmée par la direction générale de la gendarmerie.  Aucune décision n’est cependant sortie de cette rencontre au moment où nous mettons sous presse cette information.

Le président du collectif des élus de la Oauka, Davy Yama, a appelé les autorités et la Minusca à une action musclée contre les groupes armés et s’interroge sur l’efficacité du processus DDRR.

Bambari replonge dans la violence alors que le processus selon le panel des experts ayant discuté avec les groupes armés suit son cours.

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Les dispositions sont dEjA prises pour faire face A Ebola selon le gouvernement

Toutes les dispositions sont prises pour faire face à Ebola qui sévit au Congo Démocratique voisin. Position exprimé ce matin à Bangui lors d’un point de presse conjoint, Gouvernement, OMS et Institut Pasteur.

D’entrée de jeu, le gouvernement tient à rassurer la population inquiète de l’épidémie « Il n’y a pas de la maladie Ebola en République Centrafricaine », c’est la teneur du message véhiculé par ces trois institutions dans un contexte où le virus à maladie Ebola déclaré dans la région de l’Equateur en RD Congo.

Le gouvernement dit prendre d’ores et déjà des mesures préventives. «On n’a pas encore enregistré un seul cas selon nos données en République Centrafricaine. Nous avons huit sites qui constituent les grandes portes d’entrée, le long du fleuve Oubangui, et des dispositions sont en train d’etre prises pour renforcer la surveillance et la prévention dans le pays», a déclaré Pierre Somsé, Ministre de la Santé Publique.

Le gouvernement dans son approche n’est pas seul pour autant, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a annoncé de son côté, le renforcement des dispositifs au niveau du pays avec l’arrivée dans les jours à venir à Bangui d’une équipe de l’organisation.

Pour répondre à cette maladie mortelle, le Ministre de la Santé projette une vaste campagne de sensibilisation dans le pays. L’Institut Pasteur renforce les acquis de cette conférence en présentant les signes annonciateurs d‘Ebola.  Le virus Ebola, une maladie mortelle à 95% selon l’Institut Pasteur à ses signes précurseurs comme les vomissements, les diarrhées sanglantes, les saignements, les douleurs de  l’abdomen, les céphalées. L’Institut défend à la population la consommation des viandes contaminées, les animaux morts, ou de ne pas manipuler les cadavres

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Violent combat entre les forces de l’ordre et les groupes armEs A Bambari au centre du pays

Un violent combat oppose depuis ce matin les forces de l’ordre et les groupes armés assimilés aux hommes de l’UPC de Ali Daras. Information confirmée au RJDH par plusieurs sources humanitaires et sécuritaires dans la localité.

Il s’agit d’une première attaque la plus violente depuis la proclamation de cette ville, « ville sans armes » par Hervé Ladsus lors de son passage à Bambari. Tout a commencé par la découverte hier d’un corps sans vie assimilé à celui d’un peuhl dans la soirée. Le site des déplacés de Bambari a été la cible d’attaque en représailles à ce meurtre obligeant ainsi les déplacés à trouver refuge ailleurs et dans les familles d’accueil.

Plusieurs personnes détenues dans les prisons ont profité de cette occasion pour s’évader. Une évasion qui a couté la vie à un détenu peu avant le déclenchement de la recrudescence de la violence qui a secoué cette ville peu avant midi.

Plusieurs habitants de Bambari ont témoigné au RJDH le contrôle de la police et de la gendarmerie de Bambari par les groupes armés. «En ce moment où je vous parle, je suis au bord de la rivière Ouaka pour échapper aux groupes armés qui ont déjà pris le contrôle de la police et le combat s’est intensifié au niveau de la gendarmerie», a indiqué au RJDH un habitant qui a confirmé que la Radio Voix de la Ouaka est aussi sous contrôle de ces hommes en armes.

Plusieurs morts sont enregistrés; difficile pour le moment de donner le bilan de cet affrontement. Cependant le MSF a pris en charge environ six blessés dont l’un d’eux a succombé. Plus de 300 déplacés sont enregistrés à l’hôpital de Bambari selon MSF.

Bambari ville sans arme où une bonne partie de fonds mobilisés dans le cadre du RCPCA est déjà mis en œuvre connait un sursaut de violence alors que Bangui peu avant cela s’est trouvé dans une situation pareille après l’attaque du 1er Mai

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L’ancien prEsident Djotodia approchE par le Panel de l’Union Africaine

 

Une délégation des experts du Panel de l’Union Africaine aurait rencontré, ce jour à Cotonou, l’ancien président Michel Djotodia. L’information  est confirmée au RJDH par plusieurs sources bien informées.

Selon les informations du RJDH, la délégation de l’Union Africaine est arrivée à Cotonou lundi 14 mai. La rencontre avec Michel Djotodia est organisée ce mardi, «l’ancien président était entouré des membres de son actuel Cabinet politique », a confié une source bien informée sur le dossier.

Les discussions avec cet ancien chef d’Etat porteraient sur son apport à la résolution de la crise en cours dans le pays. De sources concordantes, Michel Djotodia aurait posé un certain nombre de conditions notamment sa présence lors du dialogue en cours de préparation à Bangui et son avenir politico-judiciaire.

Les cadres de la représentation de l’Union Africaine à Bangui contactés sur le sujet n’ont pas souhaité se prononcer sur cette rencontre. Mais dans les couloirs de la représentation de cette organisation, on confirme cette rencontre qui, d’après des sources interrogées, s’inscrit dans le cadre des exigences de l’initiative de l’union africaine.

L’Union Africaine aurait selon des informations RJDH, rencontré aussi l’ancien président François Bozizé. L’Union Africaine amorce les rencontres avec ces deux leaders après une mission de terrain effectuée par ses experts dans plusieurs villes sous contrôle rebelle.

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Cri de dEtresse du personnel soignant du centre de santE  du village Salanga

 

Le Centre de Santé de Salanga, village situé à 35 Km à la sortie sud de Bangui sur l’axe Mbaïki éprouve plusieurs difficultés. Un constat du RJDH dans ce village révèle un manque de matériel.

Le droit à la santé reste aujourd’hui un défi en République Centrafricaine avec la réduction au maximum de mortalité surtout chez les femmes enceintes dont les enquêtes de 2003 sur la question ont montré que beaucoup de femmes meurent en donnant la vie. Le service de maternité du centre de santé de Salanga, pour atteindre cet objectif, voire l’optimiser, ne dispose paradoxalement que d’un seul lit d’attente, d’un seul lit d’accouchement, d’une blouse de travail, d’un besoin en matériel insignifiant selon la responsable du service de maternité Marie-Claire Ngoi Kolo.

Situé dans une zone forestière, le centre de santé de Salanga bien que le village soit accessible du fait de la réhabilitation de la route, ne répond pas encore aux besoins de la population. « Effectivement le centre est petit, les bureaux sont étroits, la capacité d’accueil est vraiment  faible pour évacuer les malades sur Bangui le pire des cas, car nous ne disposons pas d’ambulance», regrette Lucien Hervé Gbomagon, Chef de Service de santé de Salanga.

 Pour Lucien Hervé Gbomagon, parfois, si plusieurs femmes arrivent en même temps pour accoucher, il est contraint de procéder à l’accouchement de l’une tandis que l’autre attend à même le sol. « Vaut mieux prévenir que guérir, c’est pourquoi nous lançons un vibrant appel à l’endroit du gouvernement et des partenaires afin d’agrandir davantage le bâtiment abritant le centre de santé de Salanga et aussi pour répondre aux besoins sanitaires d’urgence dans ce village appelé ce jour «village de paix et assaini », a lancé le Chef de Centre.

Le centre de santé de Salanga a été créé grâce à l’appui de l’ONG médicale Alima sur financement du fonds Bekou, fonds judiciaire de l’Union Européenne pour la Centrafrique.

 

RJDH

 

 

FAUT-IL UN « E » A JOURNALISME ? (Suite et fin )

Résistons à la tentation d’étendre ce catalogue aux périodiques et aux pure players (sic), on n’en finirait pas. D’autant qu’au bout du compte, n’émerge de ces façons de faire, rien d’assez explicité et généralisable pour avoir été érigé en un concept journalistique qui dépasse sa rédaction d’origine. Sans même parler de son pays d’origine. Une expérience comme celle de XXI, appuyée par un manifeste – traduit depuis par Harper’s – et suivie par une vague d’autres mooks est peut-être ce qui ressemble le plus à une possible exception. Si ses fondateurs connaissaient fort bien le slow journalism des revues états-uniennes, celle-ci n’en conserve pas moins, ne serait-ce que par son format éditorial et son approche (pour ne pas parler de son refus du web) une identité originale que prolongent leurs autres projets. Mais on ne peut encore spéculer sur les chances que la postérité lui accorde – jusque dans les pages des manuels – le statut de pionnier d’une nouvelle forme de journalisme.
Pourrait-on par ailleurs se réconforter en invoquant l’auto-centrisme états-unien bien connu ? Après tout, que l’on sache, ce pays n’a pas non plus emprunté beaucoup d’idées journalistiques à une quelconque presse étrangère, quelle qu’en soit la langue. L’ennui est que l’on ne trouve pas non plus dans les manuels francophones d’emprunts à ce reste du monde journalistique (sans compter qu’en fait d’auto-centrisme, l’intelligentsia états-unienne a manifesté, notamment dans les années 1960, un appétit dévorant pour le made in France culturel ou intellectuel).

Peut-être, alors, faut-il souligner l’avantage déloyal que confère une langue remarquablement malléable, permettant d’improviser d’un trait de plume (souvent un trait d’union) des désignations ad hoc sans s’embarrasser de la suspicion qu’encourent les néologismes sous d’autres cieux, ni des articles qui y encombrent les locutions. Face, par exemple, au « checkbook journalism », le « journalisme de carnet de chèques » paraîtrait bien lourdaud, même s’il n’était pas handicapé de surcroît par la passion française des anglicismes (rien d’étonnant à ce que la première mention des reporters soit attribuée à Stendhal, orfèvre en la matière). À l’évidence, cette piste est fragile : depuis Sapir et Whorf, les explications fondées sur le déterminisme linguistique ont perdu beaucoup de leur attrait.

Il n’en reste pas moins que la capacité à désigner conditionne ce processus de réification par lequel des idées latentes et des pratiques diffuses deviennent des choses, dotées d’une certaine homogénéité et aptes à être diffusées, débattues ou enseignées. De ce point de vue, la presse francophone ne brille effectivement pas. Moins parce qu’une grande partie de son lexique professionnel vient de l’anglais (même « magazine », introduit dès 1731 par le Gentleman’s Magazine), que parce qu’elle n’a souvent rien su substituer aux termes qu’elle n’adoptait pas directement. Comment, par exemple, évoquer l’opposition – si actuelle ! – entre hard news et feature ? Qui, dans le second cas, a entendu parler du nut graph ? Était-il si difficile, puisque la locution summary lead n’a pas percé, de parler à la place d’« attaque récapitulative » ? Peut-être, au bout du compte, s’agit-il beaucoup moins d’une question de langue que de propension à considérer sérieusement les outils opératoires du journalisme.

En réalité, il existe au moins deux objets francophones, et non des moindres, qui s’avèrent absolument intraduisibles en anglais : le fait divers et le grand reportage. Quoique très différents en dignité dans la hiérarchie symbolique, ils présentent des points communs significatifs. Le premier est de se jouer de toute définition stricte, les tentatives de caractérisation générique n’ayant pu en dégager plus que des traits typiques, transgressés par des hordes de contre-exemples. Le second est d’être tout autant, voire plus, pratiqués dans le monde anglophone, sans que nul n’y songe à les désigner spécifiquement. Ce qui suggère à nouveau qu’ils constituent moins des genres particuliers que des variantes du journalisme de terrain, c’est-à-dire de ce qui est devenu le journalisme « normal ». Enfin, ces appellations sont toutes deux issues de la tumultueuse différentiation du journalisme moderne au XIXe siècle. Même si elles sont attestées par des intitulés de rubriques ou de livres, leur succès langagier est moins technique que rhétorique : celui de l’une était lié à la réprobation du journalisme « à sensation », celui de l’autre répliquait à la dénonciation du « reporterisme » en tentant d’en distinguer la partie la plus éminente. Bref, les deux désignations françaises les plus originales doivent plus à la polémique qu’à la pratique.

C’est peut-être là une clef de l’apparente infécondité du journalisme francophone. Pour qu’une idée prenne corps, il faut qu’on en parle. La critique est évidemment précieuse, mais elle génère plus de contre-critique que d’innovation : des infléchissements, sans doute, et parfois des garde-fous, mais peu d’outils opératoires (pas plus que n’en procurent, du reste, les bavardages de tables rondes). Comparativement, le journalisme états-unien, ayant mené jusqu’au bout son autonomisation symbolique, s’est pris suffisamment au sérieux pour entretenir avec lui-même une conversation attentive qui n’a guère d’équivalent ailleurs. Dès le XIXe siècle, l’hebdomadaire The Journalist, qu’un de ses correspondants salue comme « le medium à travers lequel toutes les propositions pour le progrès du journalisme devraient être discutées », accueille aussi bien les débats déontologiques que l’examen de la moindre innovation éditoriale et l’annonce de chaque initiative professionnelle. Sans oublier des inquiétudes prémonitoires : « Les jeunes d’aujourd’hui réclament une différente sorte de lecture que celle qu’appréciaient leurs parents et grands parents. La majorité de la génération actuelle ne peut pas s’arrêter assez longtemps pour capter plus que l’écume de l’actualité. »

Tout au long du XXe siècle, le développement des médias états-uniens est aussi celui d’un impressionnant appareil de réflexion professionnelle, fort de périodiques comme la Columbia Journalism Review, mais aussi d’instituts, de fondations, d’associations spécialisées, et d’un continuum de positions entre praticiens et universitaires qui favorise le métissage des approches et l’approfondissement des nouvelles idées. En regard, l’argument du dénuement francophone mériterait sans doute d’être à nouveau soulevé, si l’on considère l’impécuniosité de ses rares initiatives dans ce domaine et sa quasi-absence de magazines professionnels indépendants. Mais ce dénuement trahit surtout la faiblesse d’un marché aux idées où les chalands sont rares et pressés. Quant une tradition journalistique place sa confiance dans la supériorité de ses convictions ou de son talent, elle n’a décidément pas besoin de recourir au travail obstiné de construction conceptuelle et instrumentale grâce auquel ces « prosaïques Yankees » ont inventé leur professionnalisme. Et le nôtre.

 

(Presse Francophone)

Bertrand Labasse
Source : Les Cahiers du journalisme

 

 

LA CONFERENCE DES MINISTRES SALUEE POUR SES SOLUTIONS CONCRETES POUR LA ZONE DE LIBRE-ECHANGE CONTINENTALE AFRICAINE (ZLEC)

La Conférence des ministres de la CEA a été félicitée pour avoir abordé de « vraies » questions concernant le continent. La ZLEC était au cœur des débats. Son succès repose désormais sur une approche commune et concertée permettant de faciliter le commerce. Les ministres ont également mis l'accent sur le rôle central que pouvait jouer le secteur privé pour mettre en œuvre le projet de la ZLEC.

Les ministres des Finances et les décideurs politiques du continent ont réaffirmé leur engagement vis-à-vis de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLEC) lors de la clôture de la conférence de haut niveau saluée pour avoir discuté de « vraies » questions concernant le continent. Lors de l'événement, organisé par la Commission économique pour l'Afrique (CEA) de l'ONU à Addis-Abeba (Éthiopie), les intervenants ont exhorté les gouvernements à mettre en place les politiques et investissements nécessaires pour tirer parti des avantages économiques liés à la zone de libre-échange.

Une déclaration ministérielle de la 51e séance du Conseil des ministres a reconnu le potentiel que représentait la ZLEC pour faire progresser l'industrialisation, la diversification économique et le développement, afin de promouvoir la prospérité pour l'ensemble du continent. Toutefois, elle a également reconnu les défis à relever, en particulier les inquiétudes autour des répercussions sur les recettes fiscales liées à la mise en place d'un marché continental unique, précisant : « Les effets à court terme devraient être minimes et seront compensés à moyen et long terme par les effets positifs des recettes issues d'autres sources impôts ». Ces nouvelles sources proviendraient de la croissance économique et de la diversification générée grâce à la zone de libre-échange regroupant 1,2 milliard de consommateurs.

Lors de la clôture de la conférence, les intervenants ont également souligné la nécessité de faire progresser les mesures de facilitation du commerce. Cela comprend les régimes de commerce simplifiés pour les commerçants transfrontaliers informels et la modernisation des infrastructures continentales pour aider les entreprises souhaitant pénétrer sur de nouveaux marchés. Le secteur privé doit jouer un rôle central dans la réalisation de ce projet afin de bâtir un continent plus autonome et plus inclusif. Il est également essentiel que les entreprises s'associent aux gouvernements pour développer des solutions de financement novatrices afin de relever les défis en matière de santé, éducation, infrastructures et environnement qui pourraient empêcher le continent de profiter du plan économique audacieux.

Cette déclaration est venue après quatre jours de dialogue et d'échanges sur le thème 'La Zone de libre-échange continentale africaine : Créer un espace fiscal pour les emplois et la diversification économique' au cours desquels ont été abordées des questions essentielles pour le continent, notamment le rôle de l'agriculture dans la croissance économique, le financement des infrastructures, la lutte contre les flux financiers illicites et l'élaboration d'une stratégie intégrée pour le Sahel.

Les participants ont jugé le thème de la conférence très pertinent et ont félicité les organisateurs d'avoir insisté sur des enjeux « réellement » africains. Dr. Robert Nantchouang, expert dans la gestion des connaissances à la Fondation pour le renforcement des capacités en Afrique, a affirmé que la conférence avait su mettre l'accent sur les questions pressantes liées au programme d'intégration économique.
« C'était le bon moment pour que les pays africains se réunissent afin de discuter d'une question les concernant tous. Personne n'a été laissé pour compte dans cette discussion », a-t-il assuré.

Vera Songwe, secrétaire exécutive de la CEA, a réaffirmé l'engagement de son organisation à accompagner les gouvernements dans le renforcement de l'intégration économique par le biais de l'organisation de réunions, de réflexions et d'initiatives. La conférence a reconnu le rôle prédominant du renforcement des capacités humaines et institutionnelles qui permettrait à la ZLEC de répondre aux besoins du continent en matière de développement. « L'Afrique attend. Nous avons de nombreux défis à relever mais nous sommes sur la bonne voie pour les résoudre grâce à la ZLEC », a-t-elle conclu.

La conférence fait partie d'une série de consultations sur l'accord historique signé par 44 Présidents et chefs de gouvernement à Kigali (Rwanda) en mars 2018. Les pays devront à présent ratifier et mettre en œuvre les instruments juridiques de l'accord qui permettront de créer la zone de libre-échange représentant un PIB total de plus de 3 000 milliards $, ainsi que 300 000 emplois directs et 2 millions d'emplois indirects, selon l'Union africaine. 

 

African Media Agency (AMA)

 

 

CONGO : APRES LE GENERAL MOKOKO, LE GENERAL DABIRA DEVANT LES JUGES

Le procès pour atteinte à la sécurité intérieure de l'État du général Norbert Dabira s'est ouvert mardi devant la Cour criminelle de Brazzaville, quelques jours à peine après la condamnation de Jean-Marie Michel Mokoko, à vingt ans de prison.

Après l’ouverture, le 7 mai, du procès du général Mokoko, condamné le 11 mai à une peine de vingt ans de prison, c’était au tour du général Norbert Dabira de comparaître devant les juges, le 15 mai.

Ancien inspecteur des Forces armées congolaises (FAC) et ancien haut-commissaire à la réinsertion des anciens combattants, le général Dabira, 68 ans, est accusé d’ »atteinte à la sécurité intérieure de l’État » et d’avoir voulu « recruter au moins deux tireurs d’élite pour abattre l’avion du président Denis Sassou Nguesso au décollage ou à l’atterrissage », selon l’acte d’accusation qui évoque des conversations téléphoniques en novembre 2017 entre les généraux Dabira et Nianga Ngatsé Mbouala.

Un « mensonge »

« Je ne reconnais pas les faits qui me sont reprochés (…) Je suis devant la barre à cause d’un mensonge », a déclaré le général Dabira, tandis que sa défense invoquait l’immunité juridictionnelle de son client qui a été élevé au rang de « dignitaire » en 2001. La Cour a rejeté cette demande et s’est déclarée compétente pour juger le général.

Originaire de la région de la Cuvette (nord), comme le président Sassou Nguesso, le général Dabira – par ailleurs patron de la chaîne de télévision DRTV – avait été arrêté en janvier 2018.

Le général Nianga Ngatsé Mbouala, ancien commandant de la garde républicaine limogé le 11 janvier dernier, est cité dans cette affaire en qualité de témoin.

Un autre candidat à la présidentielle de 2016, André Okombi Salissa, arrêté en janvier 2017 également pour « atteinte à la sécurité intérieure de l’État » attend la date de son procès.

 

Jeunes Afrique

 

 

 

LA PAIX EST-ELLE POUR DEMAIN EN CENTRAFRIQUE ?

La montée en puissance des groupes armés, singulièrement les branches dissidentes de l’ex-coalition Séléka, est très dangereuse pour le retour de la paix en République Centrafricaine. Les efforts déployés par la Communauté internationale, le gouvernement, certains organismes et ONG semblent être perdus de vue par les hommes en armes. Les voix qui s’élèvent pour demander la tolérance, le pardon, l’amour, le vivre ensemble sont tombées dans les oreilles des sourds. Chaque jour qui passe amène son lot de malheurs. De Kaga-Bandoro au Km 5 en passant par Bambari, des exactions de tout genre continuent d’être perpétrées sur les populations civiles par les groupes armés. Les Centrafricains sont abattus comme des bœufs ou écrasés comme des mouches. Ils ne savent plus à quel saint se vouer pour avoir gain de cause.

Chaque jour, des plaintes, des cris de détresse, des lamentations des populations parviennent au niveau du gouvernement et de la Minusca. Et jusqu’à ce jour, les Centrafricains ne sont pas satisfaits car les tueries, les massacres, les incendies de maisons et villages entiers se poursuivent allègrement au vu et au su du gouvernement et de la Minusca. Aucun dispositif sécuritaire n’est pris par ces deux (2) institutions pour protéger les civils. Les gens errent d’un lieu à un autre à la recherche d’un abri sûr. De nombreux Centrafricains ont trouvé refuge dans les champs. Malgré tout, ils sont pourchassés par ces rebelles jusque dans leurs derniers retranchements. Les pays limitrophes de la RCA sont pleins à craquer avec les refugiés centrafricains. Dans les villes de nos provinces, l’accès au soin est un véritablement serpent de mer difficile à avaler. A cause de l’insécurité galopante, les enfants ne peuvent plus aller à l’école, alors que les examens de fin d’année approchent à grand pas.

Dans cette situation sécuritaire très tendue qui prévaut presque sur l’ensemble du territoire national après le retour du pays à l’ordre constitutionnel, la paix est-elle pour demain en République Centrafricaine ? C’est toute la question qui se pose avec tant d’acuité aujourd’hui. Mais sans nous voiler la face, la paix est loin de voir le bout du tunnel au pays de feu Barthelemy Boganda. Car les militaires centrafricains formés par l’EUTM-Centrafrique et entraînés au maniement des armes russes n’ont pas encore atteint un effectif considérable pour faire leur travail comme il se doit. La Minusca qui devrait protéger les populations civiles conformément à son mandat, vogue au gré du vent ou rame à contre courant de la vérité. Sous la barbe des Casques Bleus de la Minusca, les groupes armés tuent, violent, incendient, braquent, rackettent, détruisent tout sur leur passage. Avec de tels événements qui se perpétuent, se reproduisent à chaque intervalle, il est difficile de parler de la paix. Nous ne sommes pas optimistes mais les réalités sur le terrain sont là et nous n’avons pas besoin d’un verre correcteur pour les scruter. Même un observateur avéré de la vie politique nationale serait tenté de dire la même chose.

Mais dans la Bible, il est dit, « Tout est possible à celui qui croit ». Si nous croyons que la paix est possible en RCA dans quelques jours, alors, elle reviendra. Pour cela, nous devons avoir la foi. Dans le cas contraire, il faut imposer cette paix par la force. C’est peut-être le dernier recours puisque le dialogue, la main tendue du chef de l’Etat et de la Communauté internationale aux groupes armés qui foulent au pied cette paix, n’a reçu un écho favorable, à ce que nous sachons. Ces groupes armés persistent et signent dans la violence, alors que les Centrafricains du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest n’aspirent qu’à la paix, rien que la paix. Il faut agir vite pour ce retour de la paix en Centrafrique.

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

 

Toutes les infos du Mercredi 16 mais 2018

Cm n 2714 du mer 16 mai 2018

CENTRAFRIQUE : BERCEAU DE L’HYPOCRISIE, DE LA FOURBERIE, DE LA MANIPULATION, DE LA NULLITE DE LA CLASSE POLITIQUE ET D’UNE CERTAINE SOCIETE CIVILE, CANCER DE LA PAIX

La crise centrafricaine a démarré en décembre 2012, pour atteindre son paroxysme de 2013 à 2015 et se poursuit jusqu’à ce jour. De tout ce parcours infernal, la classe politique et une catégorie de la société ne se sont faites entendre que lors du Forum National de Bangui, sous la transition de Catherine Samba-Panza. Et pourtant, il y a plus d’une centaine de partis politiques. La société civile n’existe pas. Il n’y a que des organisations de la Société civile, aussi nombreuses que le sable de l’Oubangui, mais aussi disparates les unes que les autres. Or, la paix, la sécurité, préoccupent tous les Centrafricains du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest, aucune localité n’est épargnée. C’est lorsque la violence frappe à telle porte d’une localité quelconque, qu’un leader de parti politique, un député, la société civile toxique montent au créneau pour se faire entendre. De l’autre, ces mêmes leaders des partis politiques déclarent haut et fort que « la RCA est UNE et INDIVISIBLE ».

Quand la périphérie de Paoua était à feu et à sang, Martin Ziguélé, leader du MLPC, était sur les ondes de toutes les radios, tant nationales qu’internationales. Les FACA, un groupuscule, ont été dépêchées à Paoua et ses environs. Sa préoccupation étant satisfaite, désormais c’est le silence radio. Et le reste de la République ? Un leader politique peut-il être élu à la Magistrature Suprême du pays par sa seule localité natale ? Les députés de Bangassou en ont fait de même, comme ceux de Mobaye, de Kaga-Bandoro et partout ailleurs, notamment Gamboula. Devant la patrie en danger, les localités sont-elles plus importantes que le destin de la nation ? Un sectarisme qui ne dit pas son nom, alors que, pendant les campagnes électorales, les leaders candidats parcourent toute la République. L’ « Union Sacrée » n’a aucune chance de survivre, c’est un bébé mort-né.

Abdoulaye Hisseine, adjoint de Nourredine Adam du FPRC, se sert du Km 5 comme prétexte pour menacer de marcher sur Bangui. C’est la prise du pouvoir par les armes. Devant cette information, la panique a gagné la ville de Bangui. Une bonne partie de Banguissois a pris la tangente. La mobilisation des Séléka à Kaga-Bangoro a fait resurgir le cauchemar, l’enfer grandeur nature dans l’esprit des Centrafricains. Mais la classe politique est demeurée silencieuse, dans l’espoir peut-être que le pouvoir sera remis en chandelle. Ce qui est inadmissible pour un démocrate rompu, qu’il soit au pouvoir ou non. Personne ne peut tolérer la prise du pouvoir par les armes. Une certaine Société civile a joué le jeu des Séléka, perturbant les autorités préoccupées par le pire, à Kanga-Bandoro. Que penseront la Communauté internationale et les observateurs de la vie politique nationale ? Qui n’est pas au courant du niveau et de l’effectif des FACA formées et opérationnelles ? Une classe politique démocrate est responsable ; une société civile patriote aurait dû faire un plaidoyer auprès de l’Union Européenne, de l’Ambassade des Etats-Unis, de la Russie, pour une multiplication des centres d’instruction et de formation des FACA, car la demande de la population est trop, trop forte : Bangassou, Mobaye, Bria, Bambari, Kaga-Bandoro, Paoua, Ndélé, Birao et les frontières. Le rythme de la formation des FACA à l’heure actuelle est très loin de satisfaire la demande de protection de la population civile sur l’ensemble du territoire national.

Une classe politique et une société civile soucieuses de la vie de leurs compatriotes, auraient demandé aux Nations Unies de lever définitivement l’embargo sur les FACA. Le gros de l’effectif des FACA attend le cycle de formation, mais ne peut toucher aux armes, même si le pays doit brûler. N’est-ce pas une préoccupation nationale ? Devant l’opinion nationale et internationale, Touadéra a fait tout ce qui est en son pouvoir pour son peuple : les FACA sont entrain d’être réhabilitées, puis immédiatement prises en charge par les experts russes où les soldats sortent armés et équipés. La Minusca fait ce qu’elle peut pour protéger les institutions  légitimes du pays et la population civile, en attendant la montée en puissance, en effectif et en capacité des FACA. Touadéra a tout mis en place. Que lui reproche-t-on ? Doit-il multiplier les FACA par une baguette magique ? La Communauté internationale qui a imposé l’embargo est là avec nous. La classe politique et cette frange de la Société civile ont-elles peur de discuter avec elle ? Faut-il encore avoir la culture politique requise et les bagages intellectuels suffisants pour argumenter et convaincre. C’est l’information réelle qu’il faut communiquer à la population, que de ramper de nuit comme des diablotins, des fantômes, des charlatans politiques, pour mettre de l’huile sur la colère d’une population donnée, boycotter un deuil national de trois jours. Et pourtant, nous sommes en Afrique, un continent qui respecte les morts.

En suivant sur radio Ndèkè-Luka, une compatriote, madame Solange Pagonendji Ndakala, ce lundi 14 mai 2018 au soir, elle nous a émerveillé par ses propos. Elle dirige une coordination des femmes pour la paix. Elle est très humaine et sensible à la douleur de ses compatriotes. Si tous les Centrafricains, à tous les niveaux, devenaient comme elle, apôtre et chantre de la paix, la RCA serait sortie depuis longtemps de l’auberge. Il suffit de savoir ce que l’on veut et y mettre la volonté, la détermination. Faut-il nécessairement être au pouvoir pour se préoccuper de la paix ? « L’UNITE » dans notre devise n’est que le fruit du hasard, mais un concept très puissant et très dynamique. Chaque Centrafricain doit jouer sa partition dans la recherche de la paix. Des choses ont été faites, mais ne suffisent pas encore à répondre à toutes les attentes de la population. Les ONG des Droits de l’Homme ont réclamé la justice. Touadéra a répondu positivement car, les Cours Criminelles et la CPS sont palpables et opérationnelles. Une certaine Société civile et la classe politique, ont du mal à sortir du carcan de l’hypocrisie, de la méchanceté, de la haine, de la fourberie. Quelle est la contribution réelle de la classe politique au processus de pacification du pays ? Et celle de la Société civile ? La moindre zone de turbulence, les vampires s’y adonnent à cœur joie. Mais après ? Il faut être raisonnable, mesuré, sincère et objectif pour sauver les meubles.

Les Nairobistes, les Séléka, la classe politique et cette frange nuisible de la Société civile, sont pourtant dans le même sac. Où sont les démocrates, où est la véritable société civile digne d’une telle appellation ? Les vrais hommes politiques, les vrais animateurs de la Société civile comme au Burkina-Faso, au Sénégal, ne sont pas encore nés en RCA. « Ne jamais trahir son pays ».

 

Julien BELA  

 

 

BLOCUS OU DESARMEMENT DU KM 5 : LES COMMERCANTS, LES AUTODEFENSES FACE A LEUR DESTIN

Depuis la prise de pouvoir le 24 mars 2013 par l’ex-coalition Séléka de Michel Djotodia Am Non Droko et sa démission le 10 janvier 2014 à Ndjamena au Tchad, le Km 5, dernière enclave musulmane de la capitale Bangui, reste et demeure le « couloir de la mort ». Des tentatives ont été menées par les serviteurs de Dieu, la société civile, les hommes de bonne foi pour ramener à la raison les criminels dudit secteur. Malheureusement, elles sont demeurées lettre morte. Ces drogués persistent et signent dans la violence et les actes barbares de tout genre.

La dernière violence remonte au 1er mai 2018. Ce jour-là, alors que les fidèles catholiques célébraient la messe eucharistique à laquelle prenaient part les chrétiens de la Fraternité Saint Joseph, une bande de criminels, venue du Km 5, a attaqué la paroisse Notre Dame de Fatima. Quelques jours après, ces drogués ont fait incursion dans les quartiers Kpéténé et Camps des Castors. Des maisons ont été incendiées. N’eut été l’intervention des Forces de Sécurité intérieures pour les repousser, nous osons croire que toutes les maisons dans les quartiers cités-ci dessus seraient parties en fumée. Jusque dans la journée du lundi 14 mai, ils se sont encore infiltrés au quartier Kpéténé où des détonations d’armes ont été entendues. Quant aux actes inhumains, indignes qui se déroulent en ce moment au Km 5, n’en parlons pas.

Débordés, dépassés par les évènements douloureux perpétrés par les criminels du Km 5 sur les populations civiles des environs immédiats du Km 5 et la double attaque de l’église catholique de Fatima, y compris les incendies de maisons à répétition, les habitants des quartiers périphériques ont décidé unanimement d’imposer un blocus. Aujourd’hui, les principales artères (Avenues Boganda et CEMAC) qui mènent vers Km 5, ont été barricadées au niveau du pont Jackson et au bar dancing Bercy. L’accès au Km 5 est strictement interdit à ceux ou celles qui veulent se rendre dans ce lieu sinistre appelé de nos jours « Golgotha », pour écouler leurs produits et faire des achats. Malgré tout, certaines femmes empruntent des voies détournées afin de vendre leurs légumes.

D’après les témoignages qui nous parviennent du Km 5, ce blocus imposé par les habitants commence à se faire sentir. Nos compatriotes commerçants musulmans se plaignent de leurs articles qui moisissent dans les dépôts, les magasins et les boutiques, faute d’acheteurs. Ils ne savent plus quoi faire pour trouver une solution à ce blocus. Même la voiture du Cardinal Nzapalainga a été bloquée au niveau de la buvette Chapaga à Fatima, ce dimanche 13 mai 2018. Il a marché à pied pour atteindre la paroisse Notre Dame de Fatima où il devait dire la messe. Or, deux (2) jours avant, la population de Fatima s’est opposée catégoriquement à la venue du président Touadéra à l’église catholique de Fatima. Il a dû rebrousser chemin.

La deuxième revendication faite par les habitants des quartiers immédiats du Km 5, est le désarmement de toutes les bandes armées de cette enclave musulmane. « Tant que ces tueurs, ces assassins, ces criminels patentés ne sont pas désarmés, nous ne lèverons pas le blocus. Chaque fois, on nous demande de faire le dialogue et de les pardonner. Nous acceptons. Et ce sont eux qui sont toujours les premiers à attaquer la paroisse Notre Dame de Fatima, à s’en prendre aux chrétiens, aux prêtres. C’est trop ! Nous demandons au gouvernement et à la Minusca de mettre en pratique l’opération « Soukoula » pour désarmer ces malfrats. Car, la levée du blocus est conditionnée au désarmement de toutes ces bandes armées du Km 5 qui hantent les civils et rackettent les commerçants. Nous en avons marre de perdre nos parents dans les attaques perpétrées par ces ennemis de la paix, de la cohésion sociale, du vivre ensemble et de la réconciliation nationale. Que ces actes barbares sur les populations civiles cessent pour toujours », a lâché une femme en colère.

Après le lancement de l’opération conjointe gouvernement-Minusca le 08 avril dernier pour désarmer les criminels du Km 5, des voix se sont élevées, dont celles des commerçants et des drogués pour condamner. Et pourtant, ce sont ces mêmes commerçants qui avaient demandé à l’Exécutif et à la Minusca de désarmer ces criminels qui les hantent à longueur de journée. Quelques heures après la tentative de désarmement des Autodéfenses et d’arrestation de Minery Matar Djamous, alias « Force », ceux-là même s’y sont opposés. Qu’est-ce qu’ils veulent finalement ?

Sans nous voiler la face, les populations environnantes sont fâchées, énervées contre les actes barbares récurrents des criminels du Km 5 et le double langage tenu par les commerçants musulmans. Aujourd’hui, ils sont face à leur destin. Soit les commerçants acceptent que ces bandes armées soient désarmés, soit ces dernières décident volontairement de déposer les armes. Puisque la levée du blocus est subordonnée à la pacification du Km 5, à en croire les populations environnantes. Si les habitants ont refusé la main tendue du Cardinal et du président de la République pour un énième dialogue avec nos concitoyens du Km 5, c’est autant dire qu’ils sont dépassés. Chaque mois, ils errent d’un lieu à un autre à la recherche d’un abri sûr. Même si on mettait un animal domestique à leur place, il allait aussi s’énerver contre son maître. A plus forte raison une personne créée à l’image de Dieu et douée de bon sens.

La solution aux problèmes du Km 5 ne viendra que du Km 5. Les commerçants et les bandes armées doivent tout faire pour mettre de l’ordre au Km 5. Le jour où ces criminels diront ouvertement, « nous ne voulons plus tuer, incendier des maisons. Nous déposons les armes pour faire la paix ». Alors, le Km 5 sera bandé d’acheteurs et de vendeurs. Dans le cas contraire, c’est ce qui s’est passé avant l’arrivée du pape François qui se concrétisera et elle est déjà en marche.

 

Elkas PATCHIANGA

 

 

 

LE PHENOMENE DES ENFANTS SORCIERS EN REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

La recrudescence du phénomène des enfants accusés de pratiquer la sorcellerie prend des proportions très inquiétantes en République centrafricaine. Ceux-ci font l’objet de la justice populaire sans pour autant que les auteurs de ces crimes horribles soient traduits en justice.

Difficile de sillonner la capitale Bangui et l’arrière-pays sans rencontrer des enfants accusés à tort ou à raison de sorcellerie qui subissent la justice populaire (bras amputés, œil crevé, assassinés ou enterrés vivants). Pour savoir plus sur le comment et le pourquoi de ce phénomène des « enfants sorciers », il faut connaître l’origine de ce mal.

En effet, les origines du phénomène des enfants sorciers sont diverses. Dans un premier temps, ce phénomène est lié à la croyance urbaine et rurale des Centrafricains, quant à la dangerosité que représente la sorcellerie, appelé « likoundou » en langue sango. Et deuxièmement, la poussée vertigineuse des églises de réveil et d’autres cultes qui viennent renforcer la croyance populaire.

En anthropologie, les experts sont unanimes sur la complexité des facteurs qui découlent sur l’accusation contre les populations vulnérables (des enfants et des personnes âgées). Mais, les vecteurs qui facilitent ces accusations sont généralement d’ordre économique, socioculturel et politique, notamment la multiplicité des églises de réveil et  sanctuaires des animistes, qui relaient et renforcent les populations dont la plupart sont des analphabètes.

Cependant, la dangerosité de la sorcellerie est réelle dans bon nombre d’Etats africains, car le mysticisme est omniprésent en Centrafrique, des faits que même la science ne saurait expliquer et qui sont immédiatement catalogués par les Occidentaux dans la liste du « paranormal ». En Afrique, c’est tout simplement de la sorcellerie. Sinon, comment expliquer qu’un être humain puisse vomir un rat vivant par la bouche ? Ou qu’une femme ait accouché d’un serpent ? C’est tout simplement impossible d’un point de vue scientifique et logique.

Il faut noter aussi que les figures de l’invisible (sirènes, sorciers, hommes-léopards, etc.) agissent souvent dans le monde visible (des vivants) et sont les marques d’un danger imminent de la maladie ou de la mort brutale. Mais ces figures agissent aussi comme une solution rapide pour ses adeptes d’acquérir des richesses ou pouvoir dans la vie sociale moyennant des pratiques sataniques. Raison de plus pour que les hommes de Dieu mènent un combat acharné contre ses pratiques. Malheureusement, faute de preuve ou d’explication logique à ces phénomènes mystiques de sorcelleries, les enfants et les personnes âgées continuent, d’être pris pour cibles.

En outre, les séances de délivrances des enfants sorciers par les exorcistes ou pasteurs sont souvent payantes, et les enfants subissent de graves sévices, voire même de viols pour les jeunes filles. Toutefois, malgré la délivrance de ces enfants sorciers, ces derniers ne sont plus acceptés par leurs familles et viennent gonfler le nombre d’enfants de la rue à Bangui.

Après moult investigations auprès des enfants incriminés, il s’avère que ces derniers deviennent « enfants sorciers » qu’après avoir partagé un repas avec une vielle dame ou accepté un cadeau (œuf, arachide, galette « kanda ») d’un pseudo-sorcier. Inimaginable, mais vrai selon les pasteurs !

Suite à ces déclarations, les populations et pasteurs des églises de réveil livrent une guerre sans merci contre les personnes âgées qui sont de fait des « Sorcières », selon eux, car elles pratiqueraient la « manducation des sorciers » (sorciers mangeurs d’âmes de ses victimes).

D’un côté, la Constitution centrafricaine protège bel et bien les enfants, ainsi que l’Unicef qui œuvre activement à faire respecter les droits des Enfants décrétés par l’ONU dans la Déclaration universelle des Droits de l’Homme. Mais dans la pratique, c’est une autre histoire, car les sévices contre les enfants se déroulent bien avant que les autorités ne soient informées.

Une chose est sûre, le gouvernement doit redoubler de vigilance afin de faire barrage à ces pratiques vielles de la préhistoire.

Toutefois, une collaboration entre l’ONG PLAN INTERNATIONAL, les organismes des Nations Unies (Unicef et UNHCR) et l’Etat centrafricain permettrait de mener une campagne de sensibilisation afin de changer les mentalités des Centrafricains.

 

Sinclair ARIES

 

 

 

LA SELECTION DE FOOT AU TOURNOI DE 3 AU NIGER

 

Du 27 mai au 02 juin, les Fauves Centrafricains profiteront de la semaine Fifa pour jauger leur niveau en vue de se préparer aux prochains éliminatoires de la Coupe d’Afrique des Nations 2019. Dans un tournoi à trois (Ouganda, Niger et Centrafrique), la sélection centrafricaine affrontera les Cranes à Niamey.

Les Fauves de Bas-Oubangui, Les Cranes d’Ouganda et Le Mena du Niger seront à Niamey pour disputer un tournoi à trois (03) pendant la semaine Fifa. Une opportunité pour ces équipes de se préparer aux éliminatoires de la Coupe d’Afrique des Nations 2019 au Cameroun.

A Niamey au stade Seyni Kountche, les centrafricains croiseront pour la première fois Le Mena du Niger le 27 mai et les Cranes (Ouganda) le 30 mai 2018. Et, l’Hôte du tournoi sera opposé le 02 juin  aux ougandais.

Pour ces matches amicaux, deux nouveaux feront leur entrée dans la tanière. Il s’agit de Denzel Sebiro (milieu offensif – Niort) et Junior Sambia (Montpellier).

 

RJDH

 

 

AVIS PARTAGES DES ACTEURS DE LA VIE POLITIQUE NATIONALE SUR LA

PROLONGATION DE  L’EMBARGO SUR L’IMPORTATION D’ARMES VERS LA RCA

Depuis le mardi 8 mai 2018, le Conseil de Sécurité (CS) des Nations Unies, avait voté à l’unanimité, la reconduite d’un an de l’embargo sur l’importation d’armes, de munitions de guerre et autres effets militaires à destination de la RCA. Mais qu’est ce qui  a motivé cette décision prise  par les quinze (15) membres permanents du Conseil de Sécurité (CS) de l’ONU ?

D’après le CS des Nations Unies, « l’incitation à la haine et les assassinats des humanitaires sont les deux (02) principaux motifs qui sont à l’origine de sa prise de décision concernant l’embargo sur l’importation d’armes, de munitions de guerre et autres effets militaires vers la RCA ».

A l’annonce officielle de cette décision du CS, les avis des acteurs de la vie politique nationale sont partagés, dans l’émission  « Patara » sur les ondes de la radio Ndèkè-Luka, le samedi 12 mai dernier.

Pour les uns, « les motifs évoqués par le CS pour prendre une telle décision ne sont que pour divertir le peuple centrafricain et ne tiennent pas debout. Etant donné que c’est pour empêcher l’Exécutif centrafricain de restaurer son autorité sur toute l’étendue du territoire national. D’ailleurs, qui sont les incitateurs à la haine et les auteurs d’assassinats des humanitaires en RCA ? Sans se voiler la face, ce sont les groupes armés non conventionnels (factions Séléka et Auto-défenses) ».

Par contre, pour les autres, « cette décision du CS est justifiée, dans la mesure où la RCA en général, et Bangui en particulier, sont de véritables poudrières d’armes de guerre de tout genre. Mais en plus de cela, l’embargo sur l’importation d’armes, de minutions de guerre et autres effets militaires à destination de la RCA, ne peut en aucun cas empêcher les autorités du pays de réarmer et d’équiper ses Forces de Défense et de Sécurité (FDS) dont les Forces Armées Centrafricaines (FACA) : cas de dotation de nos FACA en armes et autres équipements militaires par la Russie de Vladimir Poutine. Donc, à quelque chose, malheur est bon ».

Eu égard à ces deux (02) avis divergents, nous disons que prolongation de l’embargo ou pas, ce qui compte le plus pour le peuple centrafricain, ce sont la sécurité et la paix sur l’ensemble du territoire national, et c’est tout. Et ceci pour lui permettre de vaquer en toute quiétude à ses diverses occupations, ainsi que de circuler librement à l’intérieur du pays sans être inquiété. Mais pour en arriver là, il va falloir « casser les œufs pour faire d’omelette », c’est-à dire désarmer par « force » tous les groupes armés qui écument la RCA. C’est donc la dernière option à envisager, dans le cas précis de la RCA. Car trop, c’est trop ! Et les Centrafricains en ont marre de toutes les exactions dont ils sont victimes de la part de ces seigneurs de guerre sans foi ni loi. D’où nous interpellons ici le gouvernement et la Minusca à prendre en main leurs responsabilités, afin de sauver et de protéger comme il se doit des vies humaines en RCA.

Le Petit YEKOA

 

 

Les journalistes formEs sur l’utilisation des rEseaux sociaux

par l’ONG Internews

L’ONG Internationale Internews à travers le projet Connect a formé une dizaine des journalistes centrafricains sur l’utilisation des réseaux sociaux. Cette formation est axée sur comment utiliser d’une manière professionnelle les réseaux Facebook, Twitter, LinkedIn et alimenter un blog.

Cette formation intervient dans le contexte où la propagation des rumeurs et des discours de haine sont de plus en plus enregistrés surtout avec l’intention des rebelles de la Séléka de marcher sur Bangui et le regain de violences dans le 3ème arrondissement. La publication des messages de haine et de vengeance après l’attaque de l’Eglise de Fatima le 1er Mai pullulent sur la toile.

Selon le Directeur de l’ONG Internews, Pascal Chirhalwirwa Namegabé, la formation est venue à point nommé suite à une situation particulière où les médias et les réseaux sociaux ont été stigmatisés comme étant aujourd’hui des vecteurs des rumeurs et messages de  haine, «vous les participants, je pense que vous allez être des pionniers pour montrer à la face du monde et à la communauté nationale qu’il y a des journalistes conscients qui utilisent correctement et objectivement les réseaux sociaux. Un exercice personnel s’avère très indispensable pour chaque journaliste  afin de dépasser la colère et de bien faire son travail», a indiqué le Directeur de l’ONG Internews.

De son côté, Monsieur Romain Sylvestre Sokambi, Directeur de la Fréquence RJDH et l’un des intervenants, apporte l’éclairage sur le respect des principes de base des journalistes qui sont l’éthique et la déontologie. «La déontologie pousse les journalistes à informer son public tandis que l’éthique engage la conscience de ces derniers à prendre du recul. La déontologie est écrite or l’éthique n’est pas écrite. Ces principes sont l’arme de protection des journalistes qu’ils doivent utiliser à bon escient»,a souligné le Directeur de la Fréquence RJDH.

Par ailleurs, Fridolin Ngoulou, Journaliste Web, Rédacteur en Chef du RJDH et formateur précise qu’au cours de cette formation, les journalistes ont été outillés sur la mission de base des médias sur les réseaux sociaux qui consiste à informer en temps réel, à sensibiliser les internautes et à recouper toutes  les informations avant leur publication.

«Même étant des journalistes, nous devons respecter la déontologie et l’Ethique sur les réseaux afin de contrer les rumeurs qui entraînent des troubles dans le pays. On ne doit pas être journaliste dans sa rédaction et vecteur de discours de haine et de rumeurs sur les réseaux sociaux», a confié le formateur.

François Régis Wolossegalama, Directeur de la publication du journal Top Contact , l’un des participants se dit satisfait de cette formation «elle m’a édifié à respecter la règle de l’art. Avant, j’écoutais parler des réseaux sociaux et je ne savais pas comment ça fonctionne, et donc je suis outillé et je connais maintenant comment utiliser les réseaux sociaux à travers cette formation mais surtout à bien les utiliser », s’est-il réjoui.

Cette formation de cinq jours prend fin ce 14 Mai 2018. Les participants sont certifiés et seront appelés à informer, à sensibiliser et à orienter la bonne conduite des informations sur les réseaux sociaux.

RJDH

 

 

ISRAEL : INAUGURATION A HAUT RISQUE DE L’AMBASSADE DES ETATS-UNIS A JERUSALEM

Les États-Unis s'apprêtent à ouvrir les portes de leur ambassade à Jérusalem, réalisant la promesse controversée du président Donald Trump au risque d'enflammer les passions des Palestiniens qui pourraient protester massivement dans les Territoires, surtout à Gaza.

Ivanka Trump et Jared Kushner, fille et gendre et conseillers du président américain, prendront part avec des centaines de dignitaires des deux pays à la cérémonie prévue à partir de 16H00 (13H00 GMT) et largement perçue comme défiant la réprobation de la communauté internationale dans une période de grande inquiétude pour la stabilité régionale.

Au même moment, à quelques dizaines de kilomètres de là, des milliers de Palestiniens de la bande de Gaza sous blocus pourraient marcher en direction de la frontière israélienne avec, pour certains, l’intention proclamée de tenter de forcer au péril de leur vie la barrière de sécurité.

L’armée israélienne a pratiquement doublé ses effectifs combattants autour de l’enclave et en Cisjordanie, territoire palestinien occupé par Israël où sont annoncés des rassemblements, de moindre ampleur a priori. Un millier de policiers israéliens sont mobilisés à Jérusalem pour sécuriser l’ambassade et ses alentours dans le quartier périphérique et verdoyant d’Arnona.

Concrétisant un engagement de campagne, le transfert de l’ambassade de Tel-Aviv à Jérusalem constitue une rupture de plus avec, en l’occurrence, des décennies de diplomatie américaine et de consensus international. Le statut de Jérusalem est l’une des questions les plus épineuses de l’insoluble conflit israélo-palestinien.

Jérusalem « retirée de la table » 

La décision américaine comble les Israéliens comme la reconnaissance d’une réalité historique de 3000 ans pour le peuple juif. Elle coïncide avec le 70e anniversaire de la création de l’État d’Israël, en pleine effusion nationale et ferveur pro-américaine.

« Jérusalem restera la capitale d’Israël quel que soit l’accord de paix que vous imaginiez », a affirmé dimanche le Premier ministre Benjamin Netanyahu lors d’une réception devant Ivanka Trump et Jared Kushner.

Mais l’initiative unilatérale américaine ulcère les Palestiniens pour lesquels elle représente le summum du parti pris outrancièrement pro-israélien affiché par Donald Trump depuis son intronisation en 2017. Ils y voient la négation de leurs revendications sur Jérusalem.

Israël s’est emparé de Jérusalem-Est en 1967 et l’a annexée. Tout Jérusalem est sa capitale « éternelle » et « indivisible », dit-il. Les Palestiniens veulent faire de Jérusalem-Est la capitale de l’État auquel ils aspirent.

La sensibilité du sujet est exacerbée par la religion. Jérusalem est sainte pour musulmans, juifs et chrétiens.

Donald Trump a fait vœu de présider entre Israéliens et Palestiniens à l’accord diplomatique « ultime ». En annonçant le 6 décembre reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël, il a voulu favoriser la recherche d’une paix élusive en « retirant Jérusalem de la table », dit-il.

Pour la communauté internationale, Jérusalem-Est reste territoire occupé et les ambassades ne doivent pas s’installer dans la ville tant que le statut n’en a pas été réglé par la négociation entre les deux parties.

Le chef d’Al-Qaïda, Ayman al-Zawahiri, a appelé dimanche au jihad contre les États-Unis affirmant que la décision de Washington était la preuve que les négociations et « l’apaisement » n’ont pas servi aux Palestiniens.

« Provocation »

Des 193 pays composant l’Assemblée générale de l’ONU, 128 ont condamné la décision américaine, dont des alliés des Etats-Unis comme la France et le Royaume-Uni. Le vote a provoqué la fureur de Washington et les menaces de rétorsion de son ambassadrice à l’ONU, Nikki Haley.

Le tollé soulevé par l’initiative unilatérale américaine semble être retombé. Jérusalem est pavoisée de drapeaux israéliens et américains et d’affiches proclamant « Trump Make Israel Great Again » ou « Trump is a Friend of Zion ».

Mais l’inauguration de l’ambassade, provisoirement installée dans les locaux de ce qui était le consulat américain en attendant la construction d’une nouvelle représentation, a lieu dans une période éminemment sensible.

Les Palestiniens perçoivent comme une « provocation » la date choisie, précédant de 24 heures les commémorations de la « Nakba », la « catastrophe » qu’a constitué la création d’Israël pour des centaines de milliers d’entre eux chassés ou ayant fui de chez eux en 1948.

Gaza est depuis le 30 mars le théâtre d’une « marche du retour » qui voit des milliers de Palestiniens se rassembler le long de la frontière et qui met l’armée israélienne sur les dents

Depuis le 30 mars, 54 Palestiniens ont été tués par l’armée israélienne. Israël accuse le mouvement islamiste Hamas, qui dirige le territoire et auquel il a livré trois guerres, d’instrumentaliser les protestataires et de chercher à l’attaquer sous couvert de manifestations faussement pacifiques.

L’armée israélienne dit ne tirer à balles réelles qu’en dernier recours.

Le transfert de l’ambassade américaine n’a pas pour l’instant provoqué l’effet d’entraînement espéré par Israël. Seuls deux pays, le Guatemala et le Paraguay, se sont fermement engagés à déménager leur mission.

 

Jeune Afrique

 

 

REMISE DES ATTESTATIONS EN LOGISTIQUE A CERTAINS MILITAIRES ET GENDARMES

 

Le général de Division Jean Pierre DOLLE-WAYA, Inspecteur de l’Armée Nationale a rehaussé de sa présence hier matin une cérémonie de remise d’Attestations à certains militaires et gendarmes qui ont suivi une formation sur la logistique du 17 mars au 15 mai 2018 au ministère de la défense nationale. Cette formation a été organisée par l’EUTM-Centrafrique, commandé par le général de Division MAIO.

Il faut dire que tous les hauts responsables militaires et civils ont pris part à cette cérémonie. Il y avait également une section d’honneur militaire. Tout s’est déroulé à la place d’armes du ministère de la défense nationale. Aujourd’hui, les menaces ne manquent pas, d’où il faut doubler de vigilance en prenant en compte le facteur logistique militaire dans le but de mieux appuyer les forces en opérations. Si les partenaires volent à notre secours, c’est parce que notre armée a besoin d’une assistance technique et matériels pour la sécurisation des personnes et de leurs biens.

Nous remercions d’abord, femmes et hommes, qui sont engagés à accepter les formations multiformes de l’EUTM-Centrafrique qui leur dispense des cours pour un éventuel déploiement solide dans l’arrière-pays pour la sécurisation de nos concitoyens.

Nos coopérations de défense et de sécurité se développent avec dynamisme avec nos partenaires de l’EUTM-Centrafrique, l’Union Européenne et bien d’autres. Pour joindre l’utile à l’agréable, un cocktail a été servi dans la salle de conférence dudit ministère par l’EUTM-Centrafrique et s’en est suivie une photo de famille.

Slt Augustin NDANGO-KPAKO

 

 

CALME PRECAIRE A BANGUI APRES L’ATTAQUE DE L’EGLISE NOTRE DAME DE FATIMA

Une accalmie règne en ce moment à Bangui, capitale de la République Centrafricaine, après l’attaque de l’église catholique Notre Dame de Fatima, le 1er mai dernier par des hommes armés qui sévissent dans le Pk 5, un quartier majoritairement musulman. Hormis les quartiers du 6ème arrondissement où des actes de violences continuent d’être enregistrés, la tension est baissée dans presque toute la capitale.

Au moins vingt deux (22) personnes ont succombé et cent quarante quatre (144) ont été  blessées  par des jets de grenades et des tirs d’armes automatiques perpétrés par des éléments d’un groupe d’autodéfense du quartier Pk 5 dirigé par Minery Matar alias « Force ». La raison de cette attaque lâche n’est pas encore connue. Mais selon les autorités centrafricaines et les responsables des Nations Unies, une enquête est déjà ouverte et suit son cours afin d’identifier les auteurs, les arrêter et de les traduire devant la justice pour qu’ils répondent de leurs actes barbares et criminels.

A la suite de cette attaque meurtrière, la tension était montée d’un cran dans quasiment tous les quartiers  de la ville de Bangui. Des jeunes ont érigé des barricades tout autour du quartier Pk 5 pour empêcher toutes sorties et tous déplacements des musulmans. La population musulmane du 3ème arrondissement de la ville de Bangui est prise en otage non seulement par les drogués qui les terrorisent et les rackettent à longueur de journée, mais également par les jeunes qui érigent des barrières tout autour du Pk 5, empêchant la libre circulation des personnes et des biens.

Des journées villes mortes ont été  organisées par le Groupe de Travail de la Société Civile (GSTC), demandant aux autorités centrafricaines et à la Minusca des mesures fortes pour protéger les populations civiles souvent victimes des massacres des groupes armés à Bangui et à l’intérieur du pays. Même si ces journées villes mortes n’ont pas été suivies à 90 % par la population Banguissoise, mais il faut souligner que cela a énormément joué sur l’économie centrafricaine. Pour preuve, la fermeture de certaines banques de la place a eu des conséquences négatives tant sur le plan social qu’économique. Que faire concrètement pour décrisper la  situation sécuritaire très tendue dans la capitale ?

Le cardinal Dieudonné Nzapalaïnga s’est rendu à la paroisse Notre Dame de Fatima où l’attaque avait eu lieu, le dimanche 13 avril  pour sensibiliser la population banguissoise à cultiver l’amour du prochain, la tolérance et le pardon afin que les jeunes puissent  cesser avec la violence et enlever les barrières qu’ils ont érigées autour du quartier Pk 5, empêchant la libre circulation des compatriotes musulmans du 3ème arrondissement.

C’est ainsi que les barricades érigées par les jeunes, bloquant les avenues  Koudoukou et France, ralliant le 3ème arrondissement aux autres quartiers proches du Pk 5 ont été enlevées. Les activités reprennent timidement sur ces avenues. Mais là où les choses se durcissent, c’est dans les quartiers du 6ème arrondissement. Les jeunes maintiennent toujours leur position et refusent de lever les barrières qu’ils ont érigées jusqu’à ce que le gouvernement et la Minusca trouvent une solution par rapport aux bandits armés qui sévissent dans le 3ème arrondissement et ses environs et qui sèment la mort et la désolation au sein de la population civile.

Il faut rappeler que c’est pour la seconde fois que des hommes armés du Pk 5 ont attaqué la paroisse Notre Dame de Fatima. Au cours de ces deux  attaques, deux (2) prêtres, l’abbé Nzale et Toungoumalé Baba ainsi que de nombreuses personnes civiles ont été froidement abattus. Un acte de trop puisque les auteurs n’ont été jamais arrêtés et traduits en justice après l’enquête ouverte par le gouvernement et la Minusca. C’est ce qui d’ailleurs explique le mécontentement de la population centrafricaine du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest.

Le 08 mai dernier, le gouvernement centrafricain et la Minusca ont lancé une opération dénommée « soukoula », visant à désarmer par la force  les groupes armés du Pk5 se réclamant « autodéfenses »  et qui braquent, terrorisent, violent et incendient des boutiques dans le 3ème arrondissement, notamment au marché du Km 5, considéré comme le poumon du développement de la RCA.

Mais depuis lors, les principaux chefs de ces groupes d’autodéfenses ne sont pas encore arrêtés et mis à la disposition de la justice. D’où les exactions continuent jour et nuit d’être enregistrées sur la population civile du 3ème arrondissement et ses environs.

Bénistant MBALLA

 

 

LE DESARMEMENT FORCE DE TOUS LES GROUPES ARMES EN RCA, UN IMPERATIF QUI S’IMPOSE AU GOUVERNEMENT, A LA MINUSCA ET AUX RUSSES

Le pic de violences intercommunautaires de ces derniers temps à Bangui, la capitale et dans certaines villes provinciales du pays, met en danger la fragile paix et la cohésion sociale sur une bonne partie du territoire national. Or, nul n’ignore que ce sont toujours les mêmes protagonistes (factions Séléka et Auto-défenses) de la crise centrafricaine qui sont les principaux auteurs de ces actes criminels et barbares perpétrés sur les populations civiles. Aussi, il est avéré et prouvé partout ailleurs que sans la paix, il n’y a pas de développement, et sans le développement, il n’y a pas de paix. C’est dire que la paix et le développement vont de paire, donc ils sont indissociables.

Mais lorsque des groupes armés se promènent partout en détenant illicitement par devers eux des armes de guerre, comment peut-on parler de la paix et du développement en RCA ? C’est la question de l’heure qui se pose avec plus d’acuité. D’où nous précisons que le désarmement forcé  de tous les groupes armés, est la condition sine qua non pour rétablir la paix, renforcer davantage la cohésion sociale fissurée entre toutes les communautés en RCA. Et c’est en ce moment précis qu’on mettra en œuvre toutes les activités dans le cadre de développement socio-économique durable du pays. C’est donc un impératif pour le gouvernement et la Minusca. Sans cela, ne rêvons pas à un retour de la paix et du développement en RCA.            

 Le Petit YEKOA

 

 

BAMBARI A FEU ET A SANG

 

Depuis le lundi 14 mai 2018 dans l’après midi, la ville de Bambari est en ébullition. Tout est parti de la mort d’un sujet peulh retrouvée non loin d’un quartier habité par les non musulmans. La découverte de ce corps par les combattants Séléka a mis le feu aux poudres.

Selon les dernières informations, ces combattants auraient pris contrôle de la brigade de gendarmerie territoriale de la localité. On signale un déplacement massif de la population vers les endroits les plus sûrs. Même les patients auraient quitté les lits de l’hôpital préfectoral de Bambari. La Minusca ne serait pas intervenue, prétextant qu’elle n’a pas reçu l’ordre de sa hiérarchie.

Nous reviendrons plus en détail sur cette situation sécuritaire qui prévaut à Bambari dans notre prochaine parution. 

                                                                           

La Rédaction

 

 

 

DEMANDE D’EXPRESSION D’INTERET (DEI) POUR LA FOURNITURE ET LA LIVRAISON DE MATERIELS DE DETECTION DES EXPLOSIVES ET NARCOTIQUES A LA MINUSCA

 

Numéro de la DEI : DEIMINUSCA15106 Date de la DEI : 15 Mai 2018 Date de clôture de la DEI : 23 Mai 2018

 

DESCRIPTION DES BESOINS :

 

La MINUSCA sollicite des manifestations d’intérêt de la part des Entreprises intéressées et spécialisées dans la fourniture et la livraison des matériels de détection des explosives et narcotiques. Lesdits matériels comprennent entre autres :

 

DÉTECTEUR DE TRACES D’EXPLOSIFS ET DE NARCORTIQUES ET CONSOMMABLES :

● Technologie : Spectrométrie de mobilité ionique à deux tubes (IMS) avec ionisation radioactive ;

● Explosifs détectés : Explosifs militaires, commerciaux et artisanaux, y compris EGDN, HMTD, HMX, NG, PETN, RDX, TATP, Tétryl, TNT et autres ;

● Narcotiques détectés : Amphétamine, cocaïne, héroïne, kétamine, MDMA, méthamphétamine, THC et autres ; temps d’analyse : 8 secondes ou moins ;

● Imprimante : Imprimante thermique intégrée ;

 

L’entrepreneur doit fournir la formation complète liée au fonctionnement du détecteur d’explosifs, objet du présent contrat au profit des opérateurs locaux à Bangui, EN FRANÇAIS.

 

BESOINS/RENSEIGNEMENTS SPÉCIFIQUES

 

Les Entreprises intéressées sont priées d’envoyer leurs DEI par e-mail (adresse indiquée ci-dessous), par service courrier ou en mains propres à la MINUSCA (à l’adresse indiquée ici-bas) tout en fournissant, au minimum, les informations/documents ci-après :

 

- Le profil et contacts de la société (adresse, numéros de téléphone & de télécopie et e-mail)

- Preuve de la permission du Gouvernement Centrafricain d’opérer en République Centrafricaine, dans la sous-région ou d’une organisation internationale autorisant à opérer en RCA.

- Au moins 2 ans d’expérience dans des affaires similaires avec présentation de preuves documentaires

- Le numéro d'enregistrement obligatoire, au Niveau 1, sur le portail mondial pour les fournisseurs des organismes des Nations Unies (UNGM). Pour votre enregistrement et informations nécessaires, veuillez consulter le site : www.ungm.org.

 

NOTE IMPORTANTE :

Veuillez noter que cette Demande d’Expression d’Intérêt ne constitue pas un Appel d’Offres. La MINUSCA se réserve le droit de changer ou d’annuler ces exigences à tout moment pendant le processus de la Demande d’Expression d’Intérêt et/ou De l’Appel d'offres. Ainsi, soumettant une réponse à cette demande d'expression d’intérêt ne garantit pas que l’on considérera automatiquement votre société pour recevoir le dossier d’Appel d’Offres.

 

SOUMISSION DE LA DEI :

La DEI, portant clairement la mention "Expression d’intérêt - Fourniture et livraison des matériels de détection des explosives et narcotiques a la MINUSCA", doit être reçue par la MINUSCA au plus tard le mardi 29 Mai 2018, par email à l’adresse yakwa2@un.org ou à main propre à l’adresse suivante :

Attn. : Ms. Lorraine Yakwa, Service des Achats, MINUSCA, Base logistique Avenue Boganda, PK4,

Bangui 3338 République Centrafricaine

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Toutes les infos du Mardi 15 Mai 2018

Cm n 2713 du mar 15 mai 2018

MOBAYE : LES COMBATTANTS DE L’UPC RECLAMENT LEUR DEPART. S’ACHEMINE-T-ON VERS UNE PAIX DEFINITIVE ?

Après l’accord de paix signé entre les combattants de l’UPC du tristement célèbre Ali Daras et les Anti-Balaka (Autodéfenses) de la ville de Mobaye, une accalmie précaire règne dans cette localité, dit-on, abandonnée par les nouvelles autorités du pays. Les activités ont repris. La paix règne dans certains endroits de la ville. L’instauration du nouveau préfet de la Basse-Kotto et du sous-préfet de Mobaye a accéléré le processus du retour de la paix dans cette localité. Les Anti-Balaka et les éléments de l’UPC qui se regardaient en chiens de faïence se sont réconciliés et travaillent main dans la main. Des divergences, des malentendus, des brouilles surgissent de temps en temps. Et à chaque fois, ces deux (2) personnalités interviennent pour régler pacifiquement les différends qui opposent ces deux (2) protagonistes de la crise centrafricaine.

Dans l’une de nos précédentes parutions, nous avons fait état de ce que les combattants Séléka de l’UPC commencent à quitter progressivement la ville de Mobaye. Même certains compatriotes musulmans, commerçants dans ladite ville qui les soutenaient mordicus, n’étaient plus visibles dans la localité. Leurs boutiques sont restées fermées jusqu’à ce jour. Leur destination et celle des éléments de l’UPC demeurent inconnues. D’après certains témoignages qui nous parviennent, ils auraient pris la direction du village Mboma situé dans la sous-préfecture de Zangba. Ce départ progressif n’avait pas plu au Com-zone de Mboma, ce qui aurait été à l’origine d’un affrontement entre les déserteurs de Mobaye et ceux qui sont basés dans ce village.

Curieusement, au courant de la semaine dernière, d’après certains compatriotes de Mobaye, les quelques rares combattants de l’UPC, encore présents dans la ville ont demandé aux Anti-Balaka de les laisser partir. A leur grande surprise, les Anti-Balaka leur ont signifié ceci, « il y a plusieurs années, vous avez occupé la ville de Mobaye. Vous avez annoncé tambour battant que cette ville vous appartient. Vous l’avez exploitée à fond. Aujourd’hui, vous avez vu qu’il n’y a plus rien et vous voulez la quitter. Vous ne sortirez pas de cette localité. S’il s’agit de mourir, nous allons mourir ensemble ».

Et la rédaction de Centrafric Matin s’interroge en ces termes : qu’est-ce qui a poussé les combattants de l’UPC à demander aux Anti-Balaka de Mobaye de les laisser partir dans d’autres régions du pays ? Quelle mouche les a piqués à réclamer leur départ ? S’achemine-t-on vers un retour définitif de la paix à Mobaye ? Est-ce un retrait tactique ? Veulent-ils se rendre à Kaga-Bandoro, pour qu’ensemble avec les combattants du FPRC, ils marchent sur la ville de Bangui ? Autant de questions qui nous laissent perplexes.

A notre humble connaissance, il y a un agenda caché derrière ce départ réclamé. Les combattants de l’UPC qui se croyaient tout permis et au-dessus de la loi, peuvent-ils vraiment agir de la sorte ? C’est possible. Car, n’oublions pas qu’ils bénéficiaient du soutien du contingent mauritanien de la Minusca et de certains commerçants musulmans, sans oublier les natifs de cette ville communément appelés Moudjiadjine. Comme les Anti-Balaka ont investi totalement la localité et les contrôlent jour et nuit, ils ne reçoivent plus ces soutiens multiformes. Se sentant encerclés totalement par les Anti-Balaka, ils ne peuvent que demander leur départ pur et simple. Pourvu qu’ils ne reviennent plus faire des exactions sur les populations civiles qui se sont réfugiées au Congo-Démocratique et qui commercent à regagner leurs domiciles respectifs. Car, elles ne réclament que la paix, rien que la paix pour vaquer à leurs occupations quotidiennes.

Le gouvernement centrafricain doit saisir cette occasion en or pour désarmer ces combattants de l’UPC qui réclament leur départ de la ville de Mobaye. Il n’y a plus de temps à perdre. Ces rebelles doivent sortir de cette localité sans armes, sans munitions et effets de guerre. Et c’est le travail du comité de Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Rapatriement (DDRR) car ils ont demandé volontairement de partir. Après leur désarmement, le gouvernement et la Minusca ont intérêt à les protéger pour ne pas que les gens s’acharnent sur eux. S’ils veulent regagner leur village ou ville d’origine pour être insérés dans la vie active, c’est une bonne chose. Car dans toute chose, il y a un début et une fin. La coalition Séléka a enclenché la crise centrafricaine en décembre 2012, avant de prendre le pouvoir en mars 2013. Les combattants de l’UPC, du FPRC, du MPC, des 3R et consorts qui persistent dans la violence, qu’est-ce qu’ils ont gagné dans la poursuite de ces actes barbares ? Rien, absolument rien. Sinon, ils n’ont fait que tuer des innocents, détruire la RCA. L’exploitation illicite des ressources du sous-sol centrafricain n’a profité qu’aux leaders des branches dissidentes de l’ex-coalition Séléka qui sont en grande majorité des mercenaires tchadiens, soudanais, nigériens et autres.

Alors, pourquoi veulent-ils persévérer dans la violence qui ne leur apporte rien ? Nous encourageons ces combattants de l’UPC à déposer leurs armes pour faire la paix, rien que la paix avec leurs compatriotes. La voie qu’ils ont choisie est la bonne, à condition qu’ils soient désarmés avant leur départ. C’est pour autant dire que, sans les armes sophistiquées, les Centrafricains peuvent mettre en déroute ou bouter hors du territoire national ces rebelles et mercenaires étrangers. Avec les armes blanches, « Banda a gui Koua », « Ga na pointe », les Anti-Balaka ont fait plier les combattants de l’UPC à Mobaye, ce qui les a poussés à réclamer leur départ.

 

Elkas PATCHANGA

 

 

LES CAMPUS UNIVERSITAIRES : UN TAS DE DESORDRES

 

Les campus de l’Université de Bangui et de l’ENS, censés abriter des étudiants, sont pleins d’intrus qui, pour la plupart, ne sont pas des étudiants. Sur le campus de l’ENS, il y a ceux qui se disent étudiants mais qui ne le sont pas. Certains, quoiqu’ils aient déjà fini leurs études, préfèrent s’y éterniser au lieu de céder leurs chambres aux nouveaux étudiants. Ces derniers profitent de la gratuité du loyer et des factures qui s’amoncèlent sur l’Etat. Les frais à payer pour une chambre s’élèvent à 50.000 francs pour tout un cursus universitaire. Cependant, beaucoup sont ceux qui viennent des provinces mais qui n’arrivent pas à profiter de cette condition d’étude à cause de ces éternels étudiants. Certains disent rester à cause de la gratuité de la vie. Parmi ces derniers, on y trouve ceux qui font de petit business pour subvenir à leurs besoins quotidiens. Les uns vendent de l’eau, du yaourt; d’autres font des prestations de services informatiques, notamment des impressions, des scannages, des photocopies et bien d’autres business encore. Ces derniers profitent de la gratuité de l’électricité et de l’eau pour faire leurs business. L’insalubrité sur ces campus bat son plein: les touffes d’herbes jonchent les alentours du campus de l’ENS. Les toilettes sont insalubres, d’autres sont hors d’usage. Ces conditions de vie inhumaines créent chez certains un dégoût d’habiter sur le campus. Ils préfèrent habiter hors du campus. Les campus universitaires à Bangui sont des lieux de brassage d’éducation et de cultures. Sur les campus, le courant électrique est permanent et l’accès est gratuit pour les étudiants.

Cependant, certaines pratiques qui se font sur les campus sont à déplorer. L’occupation des chambres se fait souvent par affinité entre parents, amis ou encore des connaissances, ce qui rend l’accès difficile à certains étudiants. Les bâtiments aussi désuets sont réhabilités par les services en charge.

Sur les campus, il y a ceux qui sont réellement des étudiants. Ceux-ci cohabitent avec les éternels qui ne veulent guère céder leur place aux nouveaux étudiants qui devraient résider sur le campus.

L’année dernière, un constat a été fait. Il s’est révélé que les bâtiments du campus de l’ENS alimentent les ménages voisins. Conséquences, le courant électrique avait été coupé. Le campus en question avait été plongé dans l’obscurité. Il a fallu trois semaines pour que le courant soit rétabli après une série de grèves observées par les étudiants et dispersées par la police.

En principe, l’Association Nationale des Etudiants Centrafricains (ANECA) qui est censée gérer les affaires estudiantines devrait ouvrir l’œil sur l’attribution et la gestion des chambres sur les campus afin d’éradiquer toutes ces pratiques illicites, non conforme aux règles.

Un cas à traiter !

 

Félicien NZAPAYEKE MAMADOU

 

 

 

UN SAC DE FARINE COUTE 30.000F CFA, UN SAC DE SEL 10.000 ET UNE CUVETTE DE MANIOC 5.000 : LA VILLE DE KAGA-BANDORO RISQUE DE PLONGER DANS UNE FAMINE INDESCIPTIBLE

Le prix des produits de première nécessité est en hausse dans la ville de Kaga-Bandoro. Un sac de farine coûte trente  mille francs (30000F)  CFA; un sac de sel se vend à dix mille (10.000) et une cuvette de manioc à cinq mille (5.000). C’est la conséquence logique des actes barbares des ex-Séléka qui se sont regroupés dans la ville de Kaga-Bandoro et empêchent la libre circulation des personnes et des biens.

Les éléments des mouvements du Front Patriotique pour la Renaissance de Centrafrique (FPRC) de Nourredine Adam et Abdoulaye Hissène  et du Mouvement Patriotique de Centrafrique (MPC) de Mahamat Alkhatim imposent leur volonté et dictent leur loi à qui veut les entendre. Les passagers des véhicules qui quittent Bangui pour ravitailler la ville de  Kaga-Bandoro  sont rançonnés  par ces mouvements rebelles qui ont érigé des barrières à trois (3) kilomètres de la ville.

Il en est de même des véhicules qui quittent les villes de Sido, Bouca, Batangafo à destination de Kaga-Bandoro et qui sont rackettés par les hommes de Mahamat Alkhatim très actifs sur cet axe. C’est la raison  pour laquelle certains conducteurs ont cessé leurs activités sur ces axes  qui ravitaillent la ville de Kaga-Bandoro afin de  soulager la population civile en détresse. Du coup, le prix des produits de première nécessité est en hausse sur les marchés de la place.

Qu’à cela ne tienne, les activités agropastorales tournent au ralenti dans ladite ville et ses environs. Des éleveurs peuhls armés à la recherche de pâturage pour leurs troupeaux envahissent la brousse  et empêchent la population d’aller au champ, de faire la chasse, la pêche, ainsi que la cueillette. Et aujourd’hui, nous assistons à une flambée de prix des denrées alimentaires sur les marchés de la ville de Kaga-Bandoro.

A l’allure où vont actuellement les choses, le chef-lieu de la préfecture de la Nana-Gribizi risque de connaitre une grave crise alimentaire puisque la population civile est empêchée par les groupes armés  de vaquer librement à leurs activités quotidiennes. Alors  que le commerce, la chasse, la pêche, la cueillette, les cultures maraîchères…, constituent les principales activités de plus de 70 % de la  population centrafricaine en général, et particulièrement des habitants de la Nana-Gribizi.

Le gouvernement et la Minusca ont l’obligation de tout faire pour réduire la présence et la menace de ces groupes armés dans cette localité du pays. Il faut remplacer le contingent pakistanais par un autre contingent plus dynamique, à l’exemple du contingent burundais basé  dans la ville de Kaga-Bandoro et qui fait un travail remarquable  pour mieux protéger et sécuriser la population face aux exactions de ces groupes rebelles.

Au sein de la Minusca, il y a certains contingents qui ne jouent que le complément d’effectif. C’est le cas des contingents pakistanais, bangladeshi, mauritanien et bien d’autres encore qui croisent souvent les bras et observent les massacres des civiles, les viols des femmes, des mineurs, les pillages des ONG humanitaires nationales et internationales, ainsi que les incendies de villages tout entier. Comment expliquer le fait que ce sont les  groupes armés qui  peuvent percevoir les taxes, les  impôts et autres droits en lieu et place des autorités légitimes du pays, en présence des soldats des Nations Unies déployés dans les villes de l’arrière-pays pour protéger les populations et les autorités déconcentrées de l’Etat ?

La Minusca a toujours dit qu’elle est là en RCA pour soutenir les efforts du gouvernement. Du Km5 à Kaga-Bandoro, Bouca, Batangafo, en passant par  Paoua, Ngaoundaï, Bocaranga, Koui, Bria, Ippy, Alindao, Mobaye, Kémbé, Bangassou, Zangba, Zémio,  la liste est non exhaustive, quel type de soutien apporte réellement la Minusca aux autorités centrafricaines qui peinent toujours à relever le défi sécuritaire et remettre le pays sur la voie du développement ?

La population a toujours un rôle indispensable à jouer dans la relance de l’économie nationale. Les activités commerciales et agropastorales qu’exerce le peuple centrafricain permettent de renflouer la caisse de l’Etat et relancer l’économie du pays. Sans la paix et la sécurité, peut-on réellement parler du développement ? Qu’on nous le dise clairement.

La RCA est un pays béni de Dieu qui l’a dotée de toutes les richesses avec une pluviométrie abondante qui favorise toutes sortes de cultures. L’agriculture, l’élevage, la chasse, la pêche, la pisciculture, la cueillette sont autant d’activités qui permettent à la population non seulement  de gagner leur pain quotidien, mais aussi de participer à la relance de l’économie nationale. Par conséquent, il faut qu’il y ait d’abord la paix et la sécurité pour permettre à chaque citoyen  de circuler librement et de vaquer en toute quiétude à ses occupations afin d’apporter sa modeste contribution au développement du pays.

C’est ce que le peuple centrafricain du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest attend depuis belle lurette pour respirer un nouvel air.

Bénistant MBALLA

 

 

 

FAUT-IL UN « E » A JOURNALISME ? (Suite )

 

Ni l’information continue, pari audacieux lancé par CNN. Ni les médiateurs, dont les journaux américains n’ont pas vraiment inventé le principe, mais qu’ils ont introduit dans le journalisme occidental. Ni le civic journalism, qui s’est de toute façon mal exporté. Ni le computer assisted reporting (aujourd’hui data journalism), dont quelques expériences timides n’ont pu approcher, même de loin, les succès originels du Detroit free press ou du Miami Herald. Ni les weblogs, même hâtivement rebaptisés. Ni le journalisme participatif. Ni la redécouverte actuelle des vertus du fact checking face à la multiplication des fake news.

 

Face à ce bric à brac d’innovations professionnelles, significatives ou anecdotiques, durables ou fugaces, mais invariablement états-uniennes, devoir prodiguer à des étudiants anglophones les trésors conceptuels de l’inventivité francophone était décidément un défi intéressant. Un appel à l’aide auprès d’une demi-douzaine de spécialistes de l’histoire du journalisme m’a valu quelques messages compatissants mais aucune piste concrète.

 

Bien sûr, les grands reporters francophones les plus illustres ont fait preuve, à défaut d’une rigueur exemplaire, de qualités de plume incontestées. Mais avant de se cramponner à la dichotomie auto-protectrice qui réduisait les Yankees aux faits bruts et aux phrases squelettiques, il est bon de penser à la très riche tradition de journalisme « narratif », voire « littéraire », dont le nouveau monde pouvait déjà s’enorgueillir au XIXe siècle et qu’il n’a jamais cessé de poursuivre. Pas seulement dans des périodiques comme McLure’s, Esquire ou le New Yorker, mais aussi dans des quotidiens aussi peu lyriques que le Wall Street Journal.

 

Bien sûr, quelques rares exemples d’exportations sont bien connus. Reuters a été fondée par un transfuge de l’agence Havas, doyenne de toutes les grandes agences de presse (j’ai pu tenir plusieurs minutes sur ce thème). Le Charivari de Charles Philipon a inspiré l’anglais Punch, suivi par bien d’autres dont, d’ailleurs, la première version de Life. Mais ce sont des cas d’espèce, plutôt que des concepts : on chercherait en vain dans les manuels, quelle soit leur langue d’édition, la mention d’une façon spécifique et transposable de pratiquer le journalisme d’agence ou la caricature politique.

La presse féminine a pour sa part connu de beaux succès en version anglaise, mais on renonce à démêler les influences croisées dans un domaine où l’inspiration n’a jamais cessé de traverser la Manche, puis l’Atlantique, dans un sens et dans l’autre. Evelyne Prouvost (Marie-Claire) et Hélène Lazareff (Elle) avaient du reste toutes deux collaboré à des magazines états-uniens, respectivement Cosmopolitain et Harper’s avant de lancer le leur.

Bien sûr, l’historisation techniciste des « inventions » journalistiques méconnaît leurs rapports avec l’évolution générale des idées qu’ont semblablement connu l’Ancien et le Nouveau monde, en particulier l’objectivisme au XIXe siècle (positivisme, méthodologie scientifique, roman naturaliste…) et, dans la seconde moitié du XXe siècle, le rejet des moules dominants (critique épistémologique, nouveau roman, nouvelle vague…). En outre, les évolutions profondes du journalisme ne se réduisent en rien à ses innovations les plus ostensibles.

 

Bien sûr, l’idée même de traits communs aux journalismes francophones est loin d’aller de soi. Il suffit de franchir une frontière, et a fortiori une mer ou un océan, pour constater des différences de postures professionnelles, ainsi que de rapport aux faits, aux opinions et aux sources, qui sont beaucoup plus que des nuances. Pour autant, ces journalismes ont plus en partage qu’une langue et quelques références historiques. En Europe, au Canada, en Afrique, ils ont notamment eu, à des époques et sous des bottes différentes, une expérience de la censure et de la répression dont les anglo-saxons n’ont qu’une idée abstraite. De quoi, a priori, forger un caractère, si ce n’est une identité. Mais qu’il en ait résulté une plus grande résistance aux pouvoirs reste à démontrer. En tout état de cause, la diversité des variantes francophones du journalisme devrait accroître, plutôt que réduire, les chances de voir apparaître dans l’un ou l’autre de ces pays un concept professionnel indiscutablement « nouveau » et diffusable.

 

Bien sûr, la particularité la plus ancienne et la plus notable du journalisme français est censée résider dans sa tendance, non pas générale mais encore assez courante et solidement documentée, à indiquer simultanément à son public ce qui se passe et ce qu’il doit en penser. Selon la typologie – un peu spéculative – développée par Hallin et Mancini, cette tendance serait du reste plus sud-européenne que strictement hexagonale : « Le modèle Méditerranéen, ou Pluraliste polarisé (par ex. France, Grèce, Italie, Portugal et Espagne) est caractérisé par une presse orientée vers l’élite, avec une diffusion relativement faible, et une centralité corrélative des médias audiovisuels. Dans les pays qui tombent dans ce modèle, les médias d’information tendent à avoir une forte inclinaison politique et la professionnalisation du journalisme est assez faible, dans la mesure où le journalisme n’est pas différencié de façon particulièrement forte de l’activisme politique. La presse est marquée par une forte focalisation sur la vie politique, dans laquelle le journalisme orienté ou militant a une présence plus soutenue que dans les autres modèles. »

Mais, caricaturée ou non, cette approche a d’autant moins de chance de passer pour une innovation inspirante que c’était plus ou moins celle de l’ensemble de la presse à l’aube du XIXe siècle. Y compris aux États-Unis où, quelques décennies plus tard, un éditeur appelait aimablement tout ce qui précédait 1827 « la période silurienne du journalisme7 » et un autre décrivait la presse française comme « semblable aux journaux à l’ancienne que l’on trouvait dans notre pays et en Angleterre il y a quarante ou cinquante ans ». Aujourd’hui encore, quand des anglo-saxons se réfèrent au journalisme français, c’est moins pour y chercher un modèle qu’un épouvantail : « À l’époque de Trump, les médias US deviennent comme les français », s’inquiète ainsi une journaliste de Quartz.

 

Que le vieux cliché d’une actualité livrée tout entière à des poètes désinvoltes et des tribuns enflammés soit aussi abusif que celui des « machines à noter » états-uniennes va sans dire. Ça ne change hélas rien à la question posée : pourquoi est-il si difficile de rattacher un concept professionnel au journalisme avec un « e » ? Essayons quelques hypothèses, comme un voleur essaye des clefs.

 

La plus séduisante est que cette interrogation ne reflète que mon ignorance. Très plausible, elle n’attend pour prendre corps que l’éclairage d’un érudit secourable (écrire au journal qui transmettra).

 

Une autre est que la presse francophone, ayant toujours été beaucoup plus pauvre que ses homologues anglo-saxons, n’a pas eu leurs moyens pour défricher de nouvelles idées : on ne pense pas le ventre vide. Passons sur la prospérité enviable des grands quotidiens parisiens de l’avant-guerre pour remarquer que l’innovation est bien souvent (mais pas forcément) le fait d’indépendants affamés. Gordon Bennett, qui en est l’archétype, avait péniblement réunis 500 dollars pour fonder son New York Herald dans une cave misérable.

 

Du reste, qui pourrait croire que le monde francophone, pauvre ou non, s’est borné à l’importation ou l’imitation servile ? Cette hypothèse, au moins, ne tient pas une seconde. La Presse de Girardin n’imitait personne, pas plus que son homonyme canadien, d’ailleurs lancé aujourd’hui dans une mutation numérique audacieuse. Sur les deux continents sont aussi parus des quotidiens francophones semi-populaires ne ressemblant ni aux quotidiens anglo-saxons haut de gamme, ni aux tabloïds. Et, empruntant le format de ces derniers, Libération pourrait bien être, par son ambition d’écriture, sa créativité et son ton, le journal le plus novateur qui ait été imaginé au XXe siècle.

 

(Suite au prochain numéro)

 

(Presse Francophone)

Bertrand Labasse
Source : Les Cahiers du journalisme

 

 

EnquEte au cœur du Km 5 : le blocus asphyxie les

populations de ladite enclave MUSULMANE

Le chaos sécuritaire instauré par les mafieux du Km 5 suite au carnage qui a eu lieu dans l’enceinte de l’Eglise Notre Dame de Fatima, où on a déploré des blessés et la mort de plusieurs personnes dont l’Abbé Albert Tougoumalet Baba. Et dans la foulée, les attaques coordonnées des quartiers Béa-Rex, Kpètènè-St-Jacques,  Sara, Yakité et le Camp des Castors ont créé une véritable psychose parmi les populations qui se sont déplacées massivement dans les endroits les plus sûrs.    Les quartiers abandonnés sont devenus un champ de bataille à ciel ouvert.

Cependant, en réponse, les habitants des quartiers Fatima, Kpètènè, Castors et du 5ème arrondissement ont érigé des barricades sur les principales voies d’accès à l’enclave musulmane du Km 5. Leur seul objectif est d’empêcher les terroristes qui opèrent souvent sur des motos de ne pas commettre d’autres massacres. Ils veulent aussi prendre en main leur sécurité. Car il faut noter que, malgré la présence du contingent égyptien de la Minusca  en faction sur les principales avenues qui mènent au Km 5, ces terroristes ont trouvé le moyen d’aller perpétrer leur massacre sans être arrêtés par ces derniers.

Toutefois, c’est depuis plus de deux semaines que le blocus a été mis en place par les habitants circonvoisins du Km 5. Ce blocus commence à se faire ressentir douloureusement aux sein des populations de ladite enclave. Le quotidien CENTRAFRIC MATIN, après moult enquêtes en bonne intelligence avec notre correspondant « Ibrahim » que nous allons taire le nom de famille pour question de sécurité, vous livre aujourd’hui la première série de notre enquête sur le calvaire que vivent les commerçants et les habitants du Km 5.

Une fois de plus, la vie tourne au ralenti au Km 5. Les habitants ne savent quoi faire car ils sont pris entre le marteau et  l’enclume. D’un côté, le terroriste Nimery Matar Djamous alias « FORCE »,qui a repris le flambeau du tristement célèbre 50/50, et de l’autre les banguissois qui ont mis en place un blocus contre tous les musulmans de cette enclave, qu’ils tiennent pour responsables de tout leur malheur et d’être à la solde de « FORCE ».

Aujourd’hui, le panier de la ménagère a subi un coup car les vendeuses de vivres ne peuvent rentrer au Km 5 pour écouler leurs marchandises, créant ainsi une crise des produits de maraîchage, à savoir des carottes, des concombres, des choux, des salades, des bananes, la farine de Manioc, les feuilles de coco etc…, des mets que raffolent les Centrafricains musulmans et non-musulmans. Pauline, une vendeuse de salade, habitant le quartier Boeing : « cela fait deux semaines que je n’arrive pas écouler mes salades. Comment vais-je m’en sortir avec mes enfants ? Nous voulons que cela cesse… »

D’un autre côté, les commerçants dudit secteur ne savent pas à quel Saint se vouer car leurs marchandises pourrissent dans les boutiques du fait de ce blocus qui empêche les clients d’aller s’approvisionner au Km 5.

« Au départ, nous vivions en harmonie jusqu’à ce que ces voyous viennent tout foutre en l’air. Maintenant comment allons-nous faire ? », se plaint Ahmat, commerçant vers l’ancienne pharmacie Sambo.

Sillonner le Km 5 aujourd’hui, l’on se croirait en Syrie, à Damas où tout le monde détient une arme de guerre, homme, femme, adolescent, sans oublier les enfants de moins de dix (10) ans qui apprennent à ôter la vie à l’aide d’un couteau. Eh oui ! Vous ne rêvez pas,c’est ça l’éducation des enfants au Km 5, jadis havre de paix. A l’arrière des boutiques, des étales et mêmes certaines mosquées sont désormais de véritables poudrières. Alors, parler de paix serait tout simplement d’une naïveté indescriptible.

Nonobstant, le blocus imposé actuellement par les banguissois contre leurs frères du Km 5,   pousse certaines langues à se délier pour réclamer une paix véritable. D’ailleurs des réunions sur réunions ont eu lieu le vendredi 11 mai dernier dans les différentes mosquées où les principaux sujets ont porté sur comment faire pour que les barricades soient enlevées afin de relancer les activités économiques qui restent le seul moyen dont dispose le Km 5 pour son fonctionnement. En outre, le retour de la paix achoppait sur les terroristes qui tiennent en tenaille cette enclave. Comment en finir avec ces ennemis de la paix ?

C’est pourquoi, la société civile doit se lever, ainsi que les associations des victimes pour dire non au diktat du terroriste Nimery Matar Djamous alias «Force».

Aujourd’hui plus que jamais, les Centrafricains veulent la paix, mais pas la paix dans l’humiliation comme le souhaite la Minusca et les entités étrangères. Faut-il encore le rappeler ? Le temps des rebellions est définitivement révolu et les Centrafricains veulent tourner la page pour toujours.

Le blocus mis en place par les banguissois ne facilite pas la paix.C’est pourquoi, il est plus urgent que  la Minusca contrôle la situation sécuritaire.

La vigilance est de mise pour éviter l’éternel recommencement.(Affaire à suivre…)

Sinclair ARIES

 

 

JOURNEE DE REFLEXION DE LA SOCIETE CIVILE : « FEMMES ET JEUNES DE

CENTRAFRIQUE, C’EST A NOUS D’AGIR »

Le Conseil Inter-Organisation Non Gouvernementale de Centrafrique (CIONGCA) de Célestin Yangakola, en partenariat avec les Organisations Non Gouvernementales (ONG) nationales, JUPEDEC de Levis Mbolinani et OCODEFAD de Bernadette Sayo, ont organisé une journée de réflexion dont le thème est : « Femmes et Jeunes de Centrafrique, c’est à nous d’Agir ». C’était à l’hémicycle de l’Assemblée Nationale, le samedi 12 mai 2018, de 09 heures 20 minutes à 15 heures. Y ont pris part plus d’une centaine de participantes et participants, membres des ONG et associations affiliées au CIONGCA, y compris les représentants du ministère de la Sécurité Publique et du Conseil Economique et Social (CES).

Dans ses mots introductifs, Bernadette Sayo a signifié, « je remercie toutes et tous pour avoir répondu massivement à notre invitation. Cela témoignage de l’intérêt que vous portiez au travail fait par les Organisations de la Société Civile (OSC) en RCA en général, et le CIONGCA en particulier. A cet effet, trois (03) panels et des sous-thèmes sont retenus pour être présentés et débattus lors de cette journée de réflexion. Le but pour nous, est qu’ensemble, nous puissions faire des propositions concrètes au gouvernement, pour une sortie heureuse de cette crise qui a trop perduré et qui perdure encore. Etant donné que l’union fait la force et c’est notre exemple à travers le CIONGCA ».

Après, un bureau composé de trois (03) membres et présidé par Albert Sangou-Gbaya, a été mis en place pour diriger les travaux de ladite journée de réflexion de la société civile. Les organisateurs sont passés à tour de rôle à la tribune afin de présenter les trois (03) panels et leurs sous-thèmes suivants : Panel 1 : Rôle de la société civile (cadre institutionnel, rôle de la société civile en période de crise, comment impliquer la société civile dans la résolution de la crise). Panel 2 :

Implication de la crise (contribution de la femme dans la recherche de la paix; la femme et le relèvement économique; les femmes leaders de la société civile et la résolution de la crise). Panel 3 : La contribution de la jeunesse pour la sortie de la crise (situation de la jeunesse, partage d’expériences, d’implication des jeunes pour la sortie de la crise, domaines entrepreneuriaux, éducatifs et environnementaux). Nous précisons que cette journée de la société civile à été sanctionnée par la formulation des recommandations par les participantes et participants à l’endroit du gouvernement en place.

Au final, il faille retenir qu’au cours de la journée de réflexion de la société civile, il est ressorti que ce sont les femmes et les jeunes de deux (02) sexes qui sont les principales victimes des diverses crises militaro-politiques qu’a connues le pays. Mais les jeunes gens sont plus actifs dans lesdites crises, car étant facilement manipulables et très avides de gagner rapidement de l’argent. D’où il nous faut agir sur les populations, pour une réelle prise de consciences de changement de leurs comportements dans l’intérêt supérieur de la nation. Car, nous sommes tous responsables à divers niveaux de toutes ces crises. Et c’est ensemble, la main dans la main que nous allions trouver des solutions à nos différends. La société civile est indépendante et apolitique. A cet effet, elle est la voix des sans voix et joue le rôle d’interface entre les populations et les autorités du pays, pour l’amélioration de leurs conditions de vie. Aussi, la société civile joue le rôle d’arbitre entre le pouvoir en place et l’opposition démocratique, afin de préserver l’intérêt supérieur de la nation centrafricaine. Donc, elle est là pour soutenir les actions gouvernementales et non pour les combattre, comme pensent d’aucuns.

 

Le Petit YEKOA

 

 

SPORT MONDIAL : LA CENTRAFRIQUE MONTE EN ECHELON AU COMITE

EXECUTIF DE L’AIPS-AFRICA

Deux représentants des journalistes centrafricains étaient au 81e Congrès de l’Association International des Journalistes Sportifs (AIPS) qui a clôturé ses assises à Bruxelles le 9 mai 2018. Le retour de la République Centrafricaine dans cette corporation mondiale est marqué par l’élection du président des Journalistes Sportifs de ce pays au Comité Exécutif de l’AIPS-Africa.

C’est depuis quelques mois que l’Association des Journalistes Sportifs Centrafricains a été redynamisée pour défendre leurs intérêts et le développement des services médiatiques. Elle s’est pourvue d’une direction dont la présidence est assurée par Mr Fridolin Wambobo, journaliste à la Radio Guira Fm, la radio des Nations-Unies en Centrafrique et le secrétariat est assurée par Bienvenu Gbelo de la Radio Ndeke Luka.

Après un vide, les journalistes sportifs centrafricains, représentés par Fridolin Wambobo et Bienvenu Gbelo viennent de renouer avec l’Association Internationale de la Presse Sportive qui ont participé à son 81e congrès dans la capitale belge.

Ce retour de la RCA est honoré par l’élection de notre confrère Fridolin Wambobo au comité exécutif de l’AIPS zone Afrique au terme d’un scrutin qui s’est déroulée en marge du 81e congrès de l’AIPS.

Cette élection a été saluée au comité exécutif de l’AIPS zone Afrique, elle est considérée comme «une grande victoire de la corporation des journalistes sportifs centrafricains ».

Sur les enjeux de cette promotion, la République Centrafricaine tirera des profits de sa présence au comité exécutif de l’AIPS –Afrique car, elle aura désormais un accès facile à l’information sportive, ce qui aidera à promouvoir le journalisme sportif dans le pays. Aussi, ceux-ci pourront faire des plaidoyers et bénéficier de plus d’encadrement et de formation.

En Centrafrique, en dépit de leurs conditions de travail déplorable, les journalistes sportifs ne cessent de booster le développement du sport par leurs plumes, cameras et micros.

AIPS – Africa :

L’Association Internationale de la Presse Sportive (AIPS) est née en 1924 à Paris, de l’initiative notamment du grand homme de sport, champion multidisciplinaire, journaliste et dirigeant, le Français Frantz Reichel. L’idée de créer une telle association a commencé à la fin du XXe siècle, quand Pierre de Coubertin a présenté sa volonté de restaurer les Jeux Olympiques, à la Sorbonne, en 1894.

Elle a pour but de représenter les intérêts de la presse à l’international. Son siège se situe à Lausanne (Suisse).

L’AIPS compte plus de 150 National Sports Journalist Associations (NSJA) et près de 10.000 membres de plus de 150 pays, dont 42 en Afrique.

L’AIPS-Afrique compte 6000 membres travaillant comme reporters, auteurs, photographes, commentateurs et éditeurs de presse. Localement, l’équipe AIPS travaille à promouvoir un sport propre, la liberté et l’indépendance des médias sportifs et à soutenir les projets des médias sportifs. Elle apporte aussi un leadership grâce à des partenariats stratégiques et à la mise en œuvre de programmes créatifs pour célébrer et divulguer l’excellence dans les médias sportifs et dans le secteur sportif en général.

RJDH

 

 

AUDIENCE DE LA MINISTRE DE LA DEFENCE A MONSIEUR LOUCENY FALL, REPRESENTANT DE L’ONU EN AFRIQUE CENTRALE

Madame Marie Noëlle KOYARA du Département de la défense nationale et de la Reconstruction de l’Armée a reçu en début d’après-midi d’aujourd’hui, Monsieur François Louceny FALL ;  Représentant Spécial du Secrétaire Général des Nations Unies, Chargé de l’Afrique Centrale. Cette visite de travail a permis aux deux personnalités d’échanger sur les questions de sécurité,  de réconciliation et de la stabilisation de la paix dans le pays.

Monsieur Fall s’est dit très content du travail combien remarquable du Gouvernement face à certains défis sécuritaires et encourage  également la  Ministre Centrafricaine de défense de tout le travail qu’elle est en train de faire  pour la paix et pour que la sécurité revienne dans le pays et qu’il l’a félicitée.

Augustin NDANGO-KPAKO

 

 

SOLLICITATION DE MANIFESTATIONS D’INTERET

SELECTION DE CONSULTANTS PAR LES EMPRUNTEURS DE LA BANQUE MONDIALE

 

REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

PROJET REDD+ RCA

 

ASSISTANT TECHNIQUE (COMMUNICATION) : SPECIALISTE EN PRODUCTION MEDIATIQUE.

No de Prêt/Crédit/Don : P156721-2019

 

No. de référence (selon le Plan de Passation des marchés) : 2001

1.      Le Gouvernement de la République Centrafricaine a reçu un financement de la part du Fonds de    Partenariat    pour   le   Carbone    Forestier   (FCPF)    administré    par   l’Association internationale de développement (IDA) et a l’intention d’utiliser une partie du montant de
ce  don   pour effectuer  les  paiements  au  titre  du  contrat  suivant  :   SPECIALISTE   EN
PRODUCTION MEDIATIQUE.

 

2. Les services de consultant (« Services ») aura pour missions principales, d’assurer la communication institutionnelle de la REDD+, de produire du contenu pour animer les outils web et d’appuyer les activités de sensibilisation dans la mise en œuvre du mécanisme REDD+, de coordonner la production, l'édition et la diffusion des bulletins d'information, de la Coordination Nationale Climat (CN-Climat NEWS, News letters ainsi que d'autres supports de communications pertinents), puis de proposer et de mettre en œuvre les actions et outils de communication qui répondent aux besoins spécifiques de la REDD+ (rendre visibles « ses activités) en vue d'atteindre un public plus large à tous les niveaux : local, régional, national et international, afin de mettre en œuvre la Stratégie Nationale de Communication.

 

3.   La  Coordination   Nationale  Climat  (CN-Climat),   invite   les candidats  («   Consultants  »)
admissibles à manifester leur intérêt à fournir les services décrits ci-dessus. Les Consultants
intéressés doivent fournir les informations démontrant qu'ils possèdent les qualifications
requises et une expérience pertinente pour l'exécution des Services. Les critères pour
l'établissement de la liste restreinte sont :

 

4.    Profil et critères de sélection :

 

Diplômes : Bac+4 au moins en Communication, Journalisme, Lettres, Sciences sociales ou dans tout autre domaine se rapprochant de la communication.

 

Expérience professionnelle : trois (03) ans en production médiatique ; Excellente capacité de communication orale et écrite en Sango, français et en anglais ; Excellente capacité rédactionnelle et orthographique ; Maîtrise des logiciels Adobe master collection, etc. ; Connaissance approfondie des nouvelles technologies de communication et du multimédia et Internet ; Curiosité, rigueur, sens de l'organisation ; Force de proposition et originalité ; Avoir un style rédactionnel propre et authentique ; Capacité d'intégration et travail en équipe ; Aptitude à produire des livrables de qualité, même dans une situation exceptionnelle de délais courts ; Une Bonne connaissance de la REDD+ en RCA ainsi que les négociations internationales sur le climat sont des atouts majeurs.

 

5.     Durée  de  la   mission :   un  (01)  an  renouvelable  si   l'exécution   des  missions  s'avère
satisfaisante.

 

6.    Pièces constitutives des dossiers : Lettre de motivation adressée au Coordonnateur du Projet
REDD+ ; curriculum vitae détaillé comportant les informations démontrant qu'il/elle dispose
des qualifications et expériences pertinentes pour la mission, avec mention de trois (03)
références professionnelles ; copie(s) du (des) diplômes(s) ; copie des certificats de travail ou
attestations de travail ; extrait de casier judiciaire.

 

7. Il est porté à l'attention des Consultants que les dispositions du paragraphe 1.9 des «
Directives :   Sélection et Emploi de Consultants par les Emprunteurs de la Banque mondiale
dans le cadre des Prêts de la BIRD et des Crédits et Dons de l'AID », « Conflits d'Intérêts »
Edition Janvier 2011, Version révisée Juillet 2014 (« Directives de Consultants »), relatives
aux règles de la Banque mondiale en matière de conflit d'intérêts sont applicables.

 

8.   Un Consultant sera sélectionné selon la méthode de Sélection de Consultant Individuel (SCI)
telle que décrite dans les Directives de Consultants.

 

9. Les Consultants intéressés peuvent obtenir des informations supplémentaires à l'adresse ci-
dessous et aux heures suivantes : de 9h à 15h.

 

10. Les manifestations d'intérêt écrites doivent être déposées à  l'adresse ci-dessous en
personne, ou par courrier, au plus tard le 01 juin 2018 à 14h.

 

11.        COORDINATION NATIONALE CLIMAT (CN-C)

 

Sis Avenue Barthélémy BOGANDA, Concession N°2184 B.P: 686 Bangui-RCA Tel: Tel : 75558222 soit 75031906-mail: gildastolakogadou@yahoo.fr ou patrick_maliavo2@yahoo.fr

 

 

Toutes les infos du Lundi 14 Mai 2018

Cm n 2712 du lun 14 mai 2018

LE QUARTIER FATIMA REFUSE CATEGORIQUEMENT ET SECHEMENT LA MAIN TENDUE DU KM5

 

« Pas de négociation, pas de messe, mais une solution définitive. Le Km5 doit se désarmer lui-même, soit se faire désarmer, car nous n’avons plus confiance : les incendies de maisons, les tueries, le double carnage à la Paroisse Notre Dame de Fatima, nous en avons marre, marre et marre. », déclare un manifestant sous l’anonymat. Depuis vendredi 11 mai, passant par Fatima, le chef de l’Etat et le Cardinal n’ont pu atteindre la Paroisse Notre Dame de Fatima, à environ cinq cents (500) mètres. Le cortège a rebroussé chemin. Le samedi 12 mai 2018, le Cardinal Nzapalainga s’est heurté à l’intransigeance de la population de Fatima. Les barricades les plus infranchissables jonchent l’avenue de la CEMAC sur huit cents (800) mètres.

Ce dimanche 13 mai 2018, toute la population, en majorité les jeunes, était en ébullition dans l’intervalle des barricades. La messe ne pouvait être célébrée. Mais le Cardinal Nzapalainga a tenu à célébrer la messe. Dans la nuit du samedi 12 au dimanche 13, les barricades ont été renforcées, de sorte que les patrouilles de la Minusca étaient bloquées, handicapées. Elles se sont concentrées devant les barricades, observant les évènements, la foule en colère. Une chose est sûre, la population maintient sa position, son intransigeance, sa fermeté, sans aucune agressivité. Selon un manifestant toujours sous l’anonymat, « dans l’état actuel des choses, un troisième carnage n’aura-t-il pas lieu à Notre Dame de Fatima ? Que le Cardinal Nzapalainga aille faire la messe au Km5. Nous réclamons tout simplement une solution radicale, définitive, pour que nous vivions en paix ... ». La balle est donc dans le camp du gouvernement, de la Minusca et du Cardinal Nzapalainga, membre de la Plateforme religieuse, apôtre de la paix.

Le vendredi 11 mai 2018, une délégation du Km5 devait prendre part à la cérémonie de réconciliation, entre elle, la Paroisse et la population. La population s’est farouchement opposée à cette initiative qui devait être parrainée par le Chef de l’Etat et le Cardinal Nzapalainga dans l’enceinte même de l’église. Toutes les tentatives de médiation depuis ce vendredi 11 mai à ce jour ont échoué. Selon la population, il est temps d’arrêter la série noire des pires atrocités à Fatima. La route qui mène au quartier Cattin sert de frontière physique entre le quartier Fatima et le Km5. Mais ce secteur n’a jamais été sécurisé. D’où les incursions récurrentes des criminels du Km5, libres comme le vent, de commettre leurs forfaits. « Force » et ses gangs armés sont toujours là. Les quartiers Kina et Fatima sont comme des parcs où les bouchers humains viennent assouvir leur dessein satanique. L’Eglise Catholique elle-même a payé un lourd tribut à ces excréments de l’enfer, plus de quatre (4) à cinq (5) Abbés ont été froidement assassinés dans l’enceinte de la Paroisse Notre Dame de Fatima. L’un des plus populaires, des plus respectés, des plus choyés est l’Abbé Albert Toungoumalé Baba que la communauté catholique vient d’enterrer. A cela s’ajoutent les populations déplacées qui ont été aussi la cible de ces malfrats, les chrétiens de la Paroisse et les membres de la fraternité Saint Joseph venus d’autres paroisses.

C’est au regard de toutes ces atrocités que la population a rejeté le pardon du Km5. Selon certains observateurs, « il était trop tôt d’envisager une réconciliation, un pardon entre le Km5 et le quartier Fatima. Il fallait un travail de terrain en amont, auprès de la population, à travers les représentants, les chefs de quartiers et de groupe. La position du Cardinal s’apparente à un forcing, ce qui jette de l’huile sur le feu... ». Le Km5, par les agissements de « Force » et ses malfrats, est une prison à ciel ouvert où la famine bat son plein. Pire encore, le Ramadan approche à grand pas, d’ici jeudi prochain. Le Km5 aussi est placé devant ses responsabilités. Doit-il être pris en otage par un groupuscule de malfrats ? Le Km5 est quelque part complice de ces criminels de la pire espèce, ces bouchers humains.

La réaction de la population de Fatima relance la question de l’embargo qui continue de peser sur les Forces de Défense et de Sécurité, le rythme de formation des FACA. La Minusca a la lourde responsabilité de porter le fardeau de la sécurité des populations civiles. Les FACA formées sont largement en sous effectif. La formation de nouveaux recrus de la police et de la gendarmerie va prendre du temps, afin qu’ils soient à la hauteur des défis sécuritaires du pays.

La population du Km5 est fortement supérieure à l’effectif de ce groupuscule qui les prend en otage. Le Km5 n’affiche aucune volonté de se débarrasser des criminels. Quand il est question de désarmer le Km5, ce sont les mêmes commerçants qui parlent de guerre religieuse. Personne ne comprend ce que veut le Km5. Pourquoi rechercher une réconciliation, un pardon, s’il n’y a pas une volonté affichée, de part et d’autre, d’arrêter définitivement la série des films d’horreurs grandeur nature ? Que le Km5 propose aux autorités une solution radicale pour sortir définitivement de l’enfer. C’est à nous centrafricains, de construire la paix, cette paix si chère à tous.

 

Julien BELA

 

 

AUDIENCE DE LA MINISTRE DE LA DEFENSE A L’AMBASSADEUR DE CHINE EN CENTRAFRIQUE

 

Madame Marie Noëlle KOYARA, cheffe du département centrafricain de la Défense Nationale et de la Reconstruction de l’Armée a reçu l’Ambassadeur Chinois CHEN Doy qui est arrivé à Bangui, il y a de cela presque trois (3) semaines. Ce dernier a demandé rencontrer la Ministre de la défense. Leur entretien a duré près d’une heure.

Compte tenu de la durée de cet entretien, on peut imaginer que Madame la Ministre avec son staff et la délégation Chinoise ont pénétré  dans les moindres détails, les différents aspects des difficultés que connait l’armée centrafricaine. Le diplomate Chinois, à sa sortie d’audience, a fait savoir à la Cheffe du département que son pays est prêt pour coopérer dans le domaine de défense avec la République Centrafricaine.

                                                                              Augustin NDANGO-KPAKO

 

 

LA PACIFICATION ET LA STABILISATION DE LA RCA : LES FACA, LA MINUSCA OU LA RUSSIE ?

La préoccupation des Centrafricains à l’heure actuelle demeure la paix, la sécurité et la stabilisation du pays de feu Barthelemy Boganda ébranlé par de nombreuses crises militaro-politiques récurrentes dont la plus destructrice est celle déclenchée par l’ex-coalition Séléka. Sur presque toute l’étendue du territoire national, on observe aujourd’hui un regain de violences. Les maisons sont incendiées ; les édifices publics et privés, les locaux des ONG nationales et internationales sont saccagés, pillés, détruits ; les attaques contre les lieux saints sont devenues monnaie courante ; les tueries, massacres des civils ont pris de l’ascendance ; les humanitaires, les religieux sont abattus par les combattants des groupes armés comme des bœufs à l’abattoir. La vie humaine n’a plus de sens aux yeux de ces criminels, ces malfrats, ces hommes sans foi ni loi. Les jours passent et se ressemblent en RCA. Et pourtant, les forces internationales sont déployées pour pacifier et stabiliser ce pays embourbé dans les actes barbares commis par les rebelles et les mercenaires étrangers. Dans ce cas de piètre figure, les Centrafricains s’interrogent ainsi : la pacification et la stabilisation de la RCA proviendront-elles de la France de Macron, de la Minusca d’Onanga-Anyanga ou de la Russie de Vladimir Poutine ?

Cette question est la bienvenue. Mais vous et nous avons assisté au déploiement de l’Opération Sangaris en Centrafrique le 05 décembre 2013. Nous avons été témoins oculaires des actes posés par les militaires français. Avant leur arrivée à Bangui, ils ont été accueillis en grande pompe par la population centrafricaine tout au long de leur parcours à destination de la capitale. Au départ, ces soldats ont prouvé aux Centrafricains ce dont ils sont capables. Ils avaient désarmé les combattants Séléka et Anti-Balaka au temps fort de la crise. Ils se sont affrontés à maintes reprises avec les drogués du Km 5. Beaucoup de vies humaines ont été épargnées par ces derniers. Une lueur d’espoir commençait à se pointer à l’horizon. Les Centrafricains espéraient déjà au retour de la paix et de la sécurité en Centrafrique. Malheureusement, cet espoir a fondu comme du beurre au soleil.

Sur le site de l’aéroport Bangui-Mpoko, ces soldats français déployés en RCA dans le but de protéger les civils se sont retournés contre les mineurs. Des petits enfants de deux (2) sexes ont été violés et abusés sexuellement par ces derniers. A Bangui et dans certaines villes de nos provinces, ces mêmes militaires français ont été accusés à tort ou à raison d’avoir distribué des armes aux groupes armés (Séléka et Anti-Balaka). Et à partir de ce moment-là, la crise avait pris une autre tournure. Les Centrafricains ne savaient plus à quel saint se vouer pour se protéger. Et à la fin octobre 2016, après que Touadéra ait passé huit (8) mois au pouvoir, l’ancien président français, François Hollande a retiré ses troupes en RCA, alors que les tueries, les massacres, les incendies de maisons et villages, les destructions, les pillages… avaient pris une dimension inquiétante. La France a-t-elle pacifié et stabilisé la RCA ? A vous de deviner. Mais, c’était un goût d’inachevé.

Pendant que les militaires français de l’Opération Sangaris étaient encore en Centrafrique, les Casques bleus de la Minusca étaient eux aussi déployés en septembre 2015 pour protéger les populations civiles et stabiliser le pays. Comme les militaires français, les soldats de l’ONU, dits de maintien de la paix, se sont lancés au départ à fond pour sécuriser et protéger les civils. Quelques mois après, les Centrafricains sont déçus. Sous la barbe de ces Casques bleus de la Minusca, les civils avaient été tués, massacrés par les groupes armés. Même à la vue de ces derniers, ils détalaient comme des lapins débusqués.

Dans l’arrière-pays, des informations qui nous parvenaient faisaient aussi état de ce que certains contingents de la Minusca étaient de connivence avec les groupes armés, principalement les branches dissidentes de l’ex-coalition Séléka. Des armes et munitions auraient été remises par les Casques bleus à ces rebelles. Malgré tout, la Minusca se défendait bec et ongles. Comme un adage dit, « quatre vingt dix neuf (99) jours pour le voleur, un jour pour le propriétaire », un Casque bleu gabonais a été pris la main dans le sac avec une quantité industrielle de munitions de guerre qu’il partait vendre aux criminels du Km 5. Ce jour-là, le porte-parole de la Minusca, Vladimir Monteiro n’avait pas de mot à dire pour défendre la Minusca. Néanmoins, l’acte a été consommé. Les mains invisibles de la Minusca ont été révélées au grand jour. L’attentisme, l’immobilisme, la passivité et la non clairvoyance de la Minusca n’étaient plus à démontrer. Mais les contingents burundais, rwandais et portugais font un travail remarquable sur le terrain, ce qui sauve peu à peu la face de la Minusca. Nous leur jetons des fleurs. A la lumière de ce que nous avons brossé brièvement, la Minusca peut-elle ramener la paix et la sécurité en Centrafrique ?

Aujourd’hui, nous assistons à la présence des soldats russes en RCA. Ils sont venus former les éléments des Forces Armées Centrafricaines (FACA) au maniement de leurs armes. Car, n’oublions pas que le Conseil de Sécurité a donné feu vert à la Russie de Poutine de doter les militaires centrafricains en armes et munitions. Mais la présence de ces soldats est mal perçue par certains Centrafricains de mauvaise foi et les branches dissidentes de l’ex-coalition Séléka. Le travail qui est entrain d’être fait par les soldats russes est apprécié par la population centrafricaine. La Russie est-elle le messie du peuple centrafricain ? La pacification et la stabilisation de notre pays viendront-elles de cette puissance du monde ? Assurera-t-elle la sécurité du peuple centrafricain, la libre circulation des personnes et des biens ? Telles sont les questions que les Centrafricains se posent aujourd’hui. Attendons de voir un peu clair pour en dire plus.

Que ce soit la France, si elle veut revenir pour achever l’œuvre qu’elle a commencée au début avant de prendre une autre direction, que ce soit la Minusca ou que ce soit la Russie, les Centrafricains aspirent à la paix, rien que la paix. Ils souhaitent ardemment que leur pays soit pacifié et stabilisé pour toujours, afin qu’ils vaquent librement et en toute quiétude à leurs occupations habituelles. La crise a trop duré. La France, la Minusca ou la Russie, aidez-nous à ramener la paix, la sécurité. Car nous ne savons pas, qui des trois (3) pacifiera et stabilisera la République centrafricaine. Unissez-vous pour le retour définitif de la paix, de la sécurité, du vivre ensemble, de la cohésion sociale et de la réconciliation entre les Centrafricains.

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

 

REGAIN DE VIOLENCES EN RCA : LA MINUSCA A L’OBLIGATION DE SAUVER ET DE PROTEGER DES VIES HUMAINES

Face au regain de violences intercommunautaires dues aux actes criminels et ignobles des combattants, mercenaires et terroristes de la nébuleuse ex-coalitions Séléka, tant à Bangui, la capitale, que dans l’arrière-pays, nous interpellons la Minusca à prendre effectivement en main ses responsabilités. Et ceci conformément au mandat relatif à son déploiement en septembre 2015 en RCA.

A ce sujet bien précis, la Minusca à travers ses Casques Bleus, a l’obligation de sauver et de protéger des vies humaines sans exception face aux violences et autres exactions commises par des groupes armés confondus (factions Séléka et Autodéfenses). Pour ce faire, il est question pour ces soldats onusiens de traiter sur le même pied d’égalité et avec impartialité tous les groupes armés qui écument le pays, afin de protéger comme il se doit le peuple centrafricain du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest.

Etant donné que les Forces Armées Centrafricaines (FACA) sont en pleine phase de leur recyclage, de leur formation, pour être redéployées à l’intérieur du pays, il est donc de la mission des Casques Bleus de la Minusca de protéger les Centrafricains, de sécuriser les institutions de la République et de garantir la libre circulation des personnes et des biens sur l’ensemble du territoire national. Il faut absolument sauver et protéger des vies humaines en Centrafrique.

 

Le Petit YEKOA

 

 

CENTRAFRIQUE : BREVE INTERPELLATION DE JOSEPH BENDOUNGA PAR LA POLICE CE JEUDI 10 MAI SUITE A UNE MARCHE A BANGUI

Le leader du MDREC Joseph Béndounga est brièvement interpellé et relâché suite à une marche interdite par les autorités de Bangui. Un déni de démocratie selon l’opposant, une violation de la loi selon Eric Didier Tambo, procureur général.

Joseph Béndounga a saisi la municipalité de sa marche pour demander la levée des sanctions contre les FACA et la démission du premier ministre Simplice Mathieu Sarandji. La municipalité lui a opposé une fin de non-recevoir. Mais l’ancien allié de Touadéra entend faire entendre sa voix comme celle de la société civile, méconnaissant l’appel du 08 mai fait par le parquet, suspendant toute marche dans le pays. C’est dans ce contexte qu’il a marché devant le siège de la Minusca à Bangui pour le centre-ville où le procureur général près la Cour d’Appel va ordonner son interpellation.

Selon Joseph Béndounga, son meeting est un triomphe de la démocratie et la tentative de son arrestation est un recul de la démocratie. « Pendant que j’échangeais avec le procureur général, près la cour d’appel M. Eric Didier Tambo, il a reçu un appel et a répondu monsieur le ministre et après avoir été longtemps au téléphone, il a ordonné aux policiers et gendarmes de me laisser sortir ; j’ai monté dans leur véhicule pour sortir triomphalement. Cela est pour moi le triomphe de la démocratie qui n’existe pas dans le pays et qui traduit malheureusement que la justice est aux ordres de ceux qui gouvernent pour les retourner contre les démocrates qui demandent la levée de l’embargo et la réhabilitation des FACA », a-t-il déploré.

Mis en cause, le Procureur général a qualifié la marche de Bendounga de la violation de la loi. « Dans la Constitution de la République Centrafricaine, il est clairement dit que les manifestations sont permises. Mais le préalable c’est qu’il faut demander une autorisation au gouvernement par le biais de la Mairie. Il a écrit à la Mairie qui lui a répondu défavorablement. En dépit de cela, nous avons fait une déclaration le 8 mai, le procureur de la République a fait une déclaration pour dire que les marches sont interdites. On leur a signifié cela à la Primature. Malgré tout ça,  il a organisé sa marche, un acte qui est contraire à la loi établie de l’ordre public, c’est pourquoi on lui a interdit de faire la marche et il a outragé la police. J’ai demandé à ce qu’on puisse procéder à son interpellation », a indiqué le procureur général.

« Au niveau du Commissariat de port je lui ai fait savoir que lui aussi, il était membre du gouvernement Séléka jusqu’à ce que les Séléka puissent partir. Donc lui aussi il a contribué. Les gens qui se trouvent de l’autre côté sont ses partenaires, parce qu’il était leur ministre et qu’il ne peut pas venir tromper la population pour dire qu’il est avec elle », a-ajouté le procureur général Eric Didier Tambo.

La marche de Joseph Bendounga fait suite au mot d’ordre de ville morte demandée par le Groupe de Travail de la Société Civile hier alors que l’Eglise catholique demande trois jours de prière en la mémoire des personnes tuées le 1er mai en la paroisse Notre Dame de Fatima.

RJDH

 

 

 

ANNEE ACADEMIQUE RALLONGEE, LENTEUR DANS LES PROGRAMMES…

LE PROPRE DE L’UNIVERSITE DE BANGUI

L’Université de Bangui, une institution d’Etat, destinée à former des cadres pour le développement de la République Centrafricaine, connait de réelles difficultés à concurrencer les autres Universités de l’Afrique, encore moins du monde.

Cette dernière dispose de plusieurs facultés, notamment la Faculté des Sciences Juridiques et Politique, la Faculté des Sciences Economiques et de Gestion, la Faculté des Sciences, la Faculté des Sciences de la Santé, la Faculté des Lettres et Sciences Humaines et bien d’autres instituts de formations professionnelles.

L’unique université publique en Centrafrique, l’université de Bangui est minée de maux qui la gangrènent, terrissant ainsi son image.

Le système Licence-Master-Doctorat (LMD), instauré au sein de l’institution depuis peu, selon les facultés, ne tient pas la route. En effet, ce système qu’ont adopté désormais toutes les universités du monde répond aux besoins croissants de développement dont a besoin le monde. Au travers du système Licence-Master-Doctorat, les études supérieures sont toutes orientées vers les Objectifs du Développement Durable, autrement dit les ODD.

La Faculté des Sciences Juridiques et politiques qui est rentrée dans l’ère du LMD n’arrive plus à suivre le calendrier universitaire normal. Depuis la rentrée universitaire 2015-2016, cette faculté a tourné le dos au système archaïque d’Unité des Valeurs (UV) et est rentrée dans le système LMD. Mais à s’en apercevoir de plus près, il faut un an pour parachever une année universitaire. La rentrée dans cette faculté est souvent effective entre les mois de mars et avril pour le cycle de Licence et mai pour le cycle de Master. Lequel Master ne s’achève pas à Bangui car le niveau Master 2 n’y est pas. Beaucoup sont ceux qui se plaignent de ces années à rallonge dont connait l’université de Bangui, notamment la Faculté des Sciences Juridiques et Politiques et bien d’autres encore. Cette Faculté souffre de nombreux maux.

En effet, ces années sans cesse rallonger poussent certains étudiants à s’inscrire dans les instituts privés ou à sortir pour étudier à l’extérieur du pays. Un grand dommage pour l’Université de Bangui. L’homme de la rue pense pour sa part que cette université forme des étudiants au rabais. Cependant, dans certaines institutions publiques comme privées, plusieurs cadres formés par l’Université de Bangui font figure.

Dans plusieurs facultés de l’Université de Bangui, il est souvent rare de terminer les programmes entièrement. Ce qu’explique ce rabais de niveau selon l’homme de la rue. Pour une université d’Etat, comme l’Université de Bangui, censée former des cadres pour l’essor du pays, il faut nécessairement des formations de qualité qui répondent au besoin actuel de développement. Au lieu de rallonger l’année académique, vaut mieux chercher à être dans la marge des temps avec les autres universités du monde. Cela permettra de concurrencer les autres universités d’Afrique.

 

Jean-Max DELOUGA

 

 

MONGOUMBA : UN INFIRMIER VICTIME DE JUSTICE POPULAIRE

La justice populaire est loin d’être combattue en République Centrafricaine. Après le déclenchement de la crise par l’ex-coalition Séléka le 10 décembre 2012 et l’entrée des Anti-Balaka dans la danse le 05 décembre 2013, les exactions de tout genre sur les populations civiles ont pris une dimension inquiétante. De jour comme de nuit, on enregistre des cas de morts, de blessés, d’incendies de maisons perpétrés par ces hommes sans foi ni loi. Les Centrafricains ne savent plus à qui se vouer pour se protéger. Les groupes armés tuent, violent, braquent, détruisent tout sur leur passage sans être inquiétés par les autorités du pays. Quant à la justice populaire, n’en parlons pas.

La ville de Mongoumba, située dans la préfecture de la Lobaye, a été le théâtre d’une justice populaire, la semaine dernière. Cette fois-ci, c’est un infirmier, accusé des pratiques de la sorcellerie, qui en a fait frais. Il a été assassiné par les jeunes en colère. D’après l’honorable député de cette circonscription, Thierry Vackat, « La femme du collaborateur de cet infirmier est tombée malade. Dans sa maladie, elle ne fait que prononcer le nom de ce dernier. Les jeunes se sont déportés à l’église où se trouvait cet infirmier. Ils se sont saisis de lui. Après quelques heures, lorsqu’ils ont appris que cette dame est décédée, ils ont lynché l’infirmier jusqu’à ce que mort s’en suive ».

Le député Thierry Vackat n’a pas aussi manqué de déplorer la passivité des autorités locales, de la police et de la gendarmerie face à cette justice populaire. « Les autorités administratives, la gendarmerie et la police, le commandant de la zone sont omniprésents à Mongoumba. Ils n’ont rien fait pour arrêter cet assassinat », a-t-il indiqué.

Cette montée en puissance de la justice populaire est très dangereuse pour le devenir du pays et de son peuple. La justice centrafricaine est opérationnelle à ce jour. Un individu ou un groupe d’individus ne peut faire justice soi-même. Nous condamnons cet acte odieux qui n’honore et ne grandit les auteurs. En principe, ces jeunes qui ont perpétré cet assassinat devraient arrêter cet infirmier et le traduire en justice, comme l’a souligné le député Vackat. Car, rien ne prouve aujourd’hui qu’il pratique la sorcellerie et qu’il soit à l’origine du décès de cette femme. Ces jeunes ont-ils fait leurs recherches avant d’abattre sauvagement ce personnel soignant ? Détiennent-ils les preuves ? Même s’il tel en est cas, la procédure qu’ils ont utilisée n’est pas la bonne. Ce n’est pas en agissant de la sorte qu’ils pensent éradiquer la sorcellerie dont bon nombre de compatriotes centrafricains la pratiquent.

Aussi, la non intervention des autorités administratives, de la gendarmerie, de la police de Mongoumba pourrait donner du tonus à ces jeunes pour exceller dans la justice populaire. De l’autre côté, la justice centrafricaine doit faire son travail comme il se doit. Car, certains jeunes que nous avons croisés ce dimanche 13 mai dans les rues de Bangui ont dit, « nous agissons ainsi parce que la justice n’existe pratiquement pas. Aujourd’hui, on arrête un sorcier ou une sorcière. Demain, il ou elle est libéré. Que voulez-vous qu’on fasse » ? Ces propos tenus par les jeunes doivent être pris au sérieux par les autorités judiciaires du pays. Si rien n’est fait concrètement dans le sens de mettre fin à la sorcellerie, alors la justice populaire prendra le dessus sur la justice proprement dite.

D’où nécessité pour les élus de la nation de voter une loi pour ces pratiques occultes. Car le plus souvent, il n’y a pas de preuves pour la sorcellerie en tant que telle. A bon entendeur, salut !

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

L’UNICEF APPELLE A UNE PROTECTION URGENTE DES ENFANTS EN

REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

 

Une recrudescence significative de la violence en République centrafricaine au premier semestre de 2018 a forcé au moins 55.000 personnes supplémentaires, dont 28 600 enfants, à fuir à cause de la brutalité et de la violence dans leurs communautés.

La situation humanitaire et sécuritaire déjà précaire dans le pays s’est détériorée au cours de l’année dernière, s’aggravant encore depuis le début de 2018. On estime actuellement à 687.400 le nombre de personnes déplacées internes, contre 440 000 en 2017, dont plus de 357 400 enfants qui n’ont plus accès à l’éducation et aux services de santé et de protection.

« Les enfants paient le prix le plus élevé pour cette nouvelle vague de violence. Tous les acteurs doivent mettre un terme à la violence contre les enfants maintenant ! », a déclaré Marie-Pierre Poirier, directrice régionale de l’UNICEF pour l’Afrique de l'Ouest et du Centre, lors d’une visite de cinq jours en République centrafricaine. « Le monde ne doit pas oublier les enfants de la République centrafricaine. La protection des enfants devrait venir en premier. »

Au-delà des risques immédiats d'une violence accrue, la situation des enfants dans le pays reste critique. Un tiers des enfants sont actuellement déscolarisés. Près de la moitié des enfants de moins de cinq ans ne sont pas complètement vaccinés et 41 pour cent souffrent de malnutrition chronique.

Au moins 2,5 millions de personnes, dont 1,3 million d'enfants, ont besoin d'une aide humanitaire d'urgence, mais les ressources sont très limitées. Fin avril, à peine 15 pour cent de l'appel humanitaire de l'UNICEF pour 2018 était financé. L'agence a besoin de 48 millions de dollars supplémentaires pour continuer à fournir une aide vitale aux enfants et aux familles dans le pays.

L’UNICEF fournit aux enfants une aide vitale, notamment des soins de santé de base, un soutien spécifique aux victimes de violence et d'abus sexuels et un accès à des espaces temporaires d'apprentissage dans les camps de personnes déplacées.

En 2017, dans le cadre de la riposte à l'épidémie de poliomyélite dans le bassin du lac Tchad, plus de 800 000 enfants de moins de cinq ans ont été vaccinés contre cette maladie, ce qui représente une couverture de 98 pour cent. En outre, plus de 26 000 enfants souffrant de malnutrition aiguë sévère ont été traités, avec un taux de guérison de 90 pour cent.

L’UNICEF a soutenu la libération de 2 969 enfants issus des forces et groupes armés en 2017. Dans le cadre de sa réponse humanitaire d'urgence, l’UNICEF a aidé à mettre en place 315 espaces adaptés aux enfants et des espaces temporaires d’apprentissage dans les camps de personnes déplacées, touchant plus de 56 600 enfants.

« Grâce à des investissements importants dans des interventions ciblées, nous pouvons faire une réelle différence pour les enfants, tant dans les sites de personnes déplacées internes que dans les communautés d’accueil. L’UNICEF et ses partenaires obtiennent des résultats encourageants en se concentrant sur quatre priorités clés : intensifier la vaccination, mettre fin à la malnutrition, assurer l’éducation et la protection, y compris dans les situations d'urgence », a déclaré Mme Poirier. « Nous avons besoin de soutien pour accroître ces interventions avec nos partenaires. »

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CENTRAFRIQUE : DISPARITION DU DOSSIER D’INSTRUCTION DE

CAMILLE LEPAGE A BANGUI

Cela fait quatre ans, jour pour jour que la journaliste française, Camille Lepage trouvait la mort dans une embuscade à Bouar (Ouest Centrafrique) au cours d’un reportage. Ses assassins ne sont pas encore identifiés et son dossier d’instruction a disparu à Bangui.

L’avocat de la famille Lepage, Maître Vincent Fillola était à Bangui il y a quelques semaines. Celui-ci s’est confronté à de nombreuses difficultés dans son travail. « Le dossier d’instruction sur l’affaire Camille Lepage a tout simplement disparu », a indiqué Reporters Sans Frontières.

Les vraies raisons de la disparition du dossier n’ont pas été connues, mais Reporters Sans Frontières a jugé que « l’instabilité politique qui perdure en Centrafrique et qui entraîne de nombreux changements de magistrats pourrait être à l’origine de la perte du dossier ». Du coup, le procès d’assises qui devait être organisé début 2018 a été reporté à une date ultérieure, mais RSF persistent pour que le dossier soit retrouvé. « Nous comptons sur les autorités centrafricaines pour tout mettre en œuvre et retrouver le dossier d’instruction sur le meurtre de Camille Lepage », déclare Christophe Deloire, secrétaire général de RSF.

A propos de la disparition du dossier de l’assassinat de Camille Lepage, cela ne surprend guère Orphée Douaclé Ketté, un observateur de la vie publique du pays. Il a souligné sur son compte Twitter que « Camille Lepage fait partie des milliers de victimes de cette crise que la justice en France comme en Centrafrique ignore ostensiblement ».

Si la situation sécuritaire n’était pas favorable il y a quatre ans, le conseil de la famille Lepage insiste sur la reconstitution des faits et une enquête sur les lieux de l’assassinat comme recommandé en cas d’assassinat. C’est aussi les vœux des  enquêteurs comme les magistrats qui « assurent que les conditions actuelles permettent de se rendre sur les lieux, avec l’appui de la Minusca et des services judiciaires français ».

En dépit de toutes ces difficultés, la mère de la victime, Maryvonne Lepage persiste ne baisse pas les bras et veut aboutir à un procès. « A défaut de pouvoir mettre un nom sur la personne qui avait le doigt sur la gâchette, il est indispensable d’identifier au moins le groupe des assaillants », a-t-elle souhaité. Pour Maryvonne Lepage, l’aboutissement de cette enquête à un procès «  peut aider d’autres familles à persévérer dans leur propre enquête, ou remettre à l’ordre du jour certains dossiers trop tôt oubliés ».

La journaliste Camille Lepage était assassinée le 12 mai 2014 en Centrafrique. D’autres professionnels des médias centrafricains ont été aussi victimes des groupes armés aux pires moments de la crise en RCA.

 

RJDH

 

 

LA MINUSCA A DEKOA, LES FACA ET LES RUSSES A SIBUT :

L’AXE KAGA-BANDORO-BANGUI, UN VERITABLE « COULOIR DE LA MORT » POUR LES EX-SELEKA

 

La « ligne rouge » est tracée à Dékoa. Il y a des contingents de la Minusca qui sont basés dans cette ville. Ils ont tous les moyens nécessaires de combat à leur disposition : hélicoptère, véhicules et chars blindés avec des armes de tout calibre. Qu’à cela ne tienne, les Forces Armées Centrafricaines (FACA) et les russes sont déployés dans la ville de Sibut. Ils disposent également des moyens de combat très  sophistiqués pour renforcer le dispositif sécuritaire. D’où, nous qualifions l’axe Kaga-Bandoro-Bangui de « couloir de la mort » pour les ex-Séléka qui veulent marcher sur la capitale et reprendre le pouvoir.

C’était  avec le soutien de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC), de la Communauté Economique et Monétaire des Etats de l’Afrique Centrale (CEMAC), voire une bonne partie de la Communauté internationale que l’ex-coalition Séléka est rentrée à Bangui le 24 mars 2013 et a chassé François Bozizé du pouvoir. Mais les chefs d’Etat de la CEEAC, ne pouvant  supporter le degré d’atrocités de ces rebelles, étaient obligés de contraindre Michel Djotodia à la démission le 10 janvier 2014 à Ndjamena, au Tchad, date à laquelle la page du régime sanguinaire de l’ex-coalition Séléka est définitivement tournée.

De 2015 à 2016, les Centrafricains ont décidé unanimement de tourner la page sombre de l’histoire de la République Centrafricaine. Sous les détonations nourries de tirs d’armes lourdes et automatiques, le peuple centrafricain du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest s’est fortement mobilisé pour accoucher dans la douleur les nouvelles autorités du pays. Depuis la date du 30 mars 2016, toutes les institutions républicaines sont en place et fonctionnent normalement. Le pays renait peu à peu de ses cendres.

Voilà que ceux qui ont lamentablement échoué hier dans leur gouvernance utilisent tous les moyens possibles pour empêcher  les efforts consentis par les autorités centrafricaines et la communauté internationale. Ils veulent une fois de plus conquérir le pouvoir de Bangui par les armes. Mais la Communauté internationale ne peut cette fois-ci accepter que ces mêmes personnes qui ont plongé le pays dans le chaos reviennent au pouvoir.

 C’est pourquoi, le gouvernement et les Nations Unies ont renforcé des dispositifs sécuritaires dans les villes de Dékoa et Sibut pour stopper l’avancée des rebelles du Front Patriotique pour la Renaissance de Centrafrique (FPRC) et du mouvement Patriotique Centrafricain (MPC) qui se sont regroupés dans la ville de Kaga-Bandoro et menacent toujours de marcher sur la ville de Bangui.

Il y a de cela deux (2) semaines, les ex-Séléka des mouvements FPRC de Nourredine Adam et Abdoulaye Hissène et MPC de Mahamat Alkhatim ont quitté la ville de Kaga-Bandoro pour venir à Bangui. Ils ont été stoppés à dix (10) kilomètres de la ville de Dékoa par la Minusca qui a utilisé son hélicoptère de combat. Ceux qui ont eu la vie sauve, ont rebroussé chemin. Les contingents de la Minusca basés dans la ville de Dékoa surveillent de jour comme de nuit l’axe Kaga-Bandoro-Dékoa et  les sentiers par lesquels ces rebelles veulent contourner les forces des Nations Unies.

Une force mixte, composée d’éléments des Forces Armées Centrafricaines et des militaires russes, est déployée dans la ville de Sibut pour renforcer le dispositif sécuritaire sur l’axe Dékoa-Sibut-Bangui. Les Nourredine Adam, Abdoulaye Hissène et Mahamat Alkhatim qui prétendent marcher sur la ville de Bangui doivent  d’abord affronter les forces de la Minusca basées dans la ville de Dékoa. S’ils réussiront à les vaincre, le second combat très farouche sera celui de la ville de Sibut où ils vont découdre avec les FACA et les militaires russes. C’est ce que le peuple centrafricain attend de voir dans les jours à venir puisque les éléments du FPRC et MPC persistent, signent et maintiennent toujours leur position de conquérir le pouvoir de Bangui par la force.

Mais la grande inquiétude de la population centrafricaine face aux actions des forces internationales pour contrecarrer l’avancée et la prise du pouvoir par les rebelles remonte en 2013. L’année à laquelle les ex-Séléka ont franchi la fameuse « ligne rouge » tracée par les forces internationales de la Misca à Damara, localité située à 75 kilomètres de la capitale. Ils avaient pris le pouvoir le 24 mars, mettant ainsi un terme au régime de François Bozizé.

 

Bénistant MBALLA

 

 

 

 

 

 

LA RCA, UN PAYS SOUVERAIN COMME LES AUTRES, DOIT DIVERSIFIER SA DIPLOMATIE, POUR UNE COOPERATION GAGNANT-GAGNANT

Après plus de cinquante sept (57) ans d’indépendance de la RCA, pays qui regorge d’importantes richesses du sous-sol et du sol, ainsi qu’une gamme variable des produits naturels, vit au-dessus du seuil humain. Incroyable, mais pourtant vrai, car le pays demeure toujours sous-développé dans tous les domaines de la vie active.

Alors que sous d’autres cieux, le monde a évolué et les mentalités ont changé, mais pourquoi pas en RCA ? Motif pour lequel nous exhortons les autorités du pays à prendre en main leurs responsabilités, pour faire développer de manière durable notre cher et beau pays que nous a légué feu président Barthelemy Boganda, paix à son âme.

Et pour faire développer réellement le pays, il va falloir diversifier la diplomatie centrafricaine, par une coopération gagnant-gagnant avec les autres pays du monde : Europe, Amérique, Asie, Afrique (Coopération Sud-sud) et Océanie. Donc la RCA a tout intérêt à gagner plus qu’à travers une diplomatie offensive, pour une coopération fructueuse, équitable, gagnant-gagnant, qui prend en compte effectivement les intérêts de la RCA et de son peuple. Car, « qui ne risque rien, n’a rien » et « il faut parfois oser dans la vie », dit-on.

 

Le Petit YEKOA

 

 

 

 

 

 

LA FONDATION SUCAF CENTRAFRIQUE

 

 

La société SUCAF Centrafrique (Sucrerie Africaine de Centrafrique) commercialise, sous la marque PRINCESSE TATIE, le sucre produit en République Centrafricaine.

 

Créée  en   2003,   elle  est  la  filiale  sucrière  du  Groupe  SOMDIAA  en   République Centrafricaine.

 

Elle possède 2 (deux) sites principaux, le premier, à Ngakobo, pour la production du sucre blond de canne et le deuxième à Bangui, pour le conditionnement et la commercialisation sous la marque Princesse TATIE.

 

Aujourd'hui, la production nationale de sucre est de 12.000  tonnes par année et elle prévoit des investissements pour la faire passer à 18.000 tonnes par année.

 

Dans la zone de Ngakobo, elle emploie 1.300 personnes et permet à environ 30.000 personnes de vivre dignement et en cohésion. Elle soutient les trois écoles, le dispensaire et les Forces de Sécurité Intérieure (FSI).

 

La Fondation SUCAF Centrafrique, œuvre dans les domaines de l’appui sociétal et environnemental à travers :

 

- L’accès à l’Electricité fournis gratuitement et 24h/24 par son usine ;

- L’accès à l’Eau à travers la construction de puits ;

- L’Education par la fourniture de tables bancs aux élèves ;

- La Santé à travers ses animations nutritives en milieu scolaire.

 

Résolument CITOYENNE et CENTRAFRICAINE, engagée pour le développement de   notre pays et de notre jeunesse, en 2018, elle continuera d’apporter PRINCESSE TATIE, à toutes et à tous.

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Tous les infos du Vendredi 11 Mai 2018

Cm n 2711 du ven 11 mai 2018

JOURNEE VILLE MORTE : ONANGA-ANYANGA MET EN GARDE CONTRE LES SYMBOLES DE L’ONU. ET LA PROTECTION DES CIVILS ?

Le Groupe de Travail de la Société Civile (GTSC) de Béninga et Lakosso vient une fois de plus de décréter la journée du mercredi 10 mai « ville morte » sur toute l’étendue du territoire national, après celle du vendredi dernier. Cette journée « ville morte » a été diversement critiquée par le peuple centrafricain, du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest. Pour certains, les Centrafricains doivent l’observer à la lettre pour faire pression sur le gouvernement et la Minusca à désarmer par force tous les groupes armés qui sèment la mort et la désolation au sein des populations civiles tant à Bangui que dans l’arrière-pays. Car, depuis décembre 2012 jusqu’au jour d’aujourd’hui, des milliers de Centrafricains ont perdu leurs vies dans cette crise qui ne dit pas son nom. Le gouvernement et la Minusca qui sont censés protéger les civils contre les actes barbares des rebelles, ne font pas leur travail comme il se doit. Chaque jour qui passe, on n’enregistre que des morts, des blessés, des incendies de maisons et villages entiers. Les déplacés et les exilés ne se comptent plus. Leurs conditions de vie se dégradent de jour en jour. Les enfants ne vont plus à l’école dans certaines villes de nos provinces.

Pour d’autres, l’observation de cette journée « ville morte » ne changera absolument rien dans le vécu des Centrafricains. Au contraire, elle ne fait qu’aggraver la souffrance du peuple et enfoncer l’économie du pays dans l’abîme. En outre, cela permettra aux ennemis de la République et de son peuple de mettre en exécution leur plan machiavélique de déstabilisation des institutions démocratiquement élues. D’où nécessité pour les uns et les autres de vaquer à leurs occupations habituelles ce mercredi 09 mai 2018.

Quant au représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies en Centrafrique et patron de la Minusca, Parfait Onanga-Anyanga, il a mis en garde tous ceux qui oseront s’en prendre aux symboles de l’ONU. Cette mise en garde est intervenue car, lors d’une précédente « ville morte » organisée toujours par cette société civile, certains Casques Bleus de la Minusca, dans leur patrouille, avaient essuyé des tirs venant des manifestants en colère. Il y avait eu des blessés dans le rang des soldats onusiens. On dénombrait aussi des pertes en vies humaines parmi les civils. Pour ne pas que les mêmes faits produisent les mêmes effets, Onanga-Anyanga a pris le devant pour mettre ses poulains et les symboles de l’ONU à l’abri du danger. Ce n’est pas mauvais en soi. Il a parfaitement raison de mettre en garde les fauteurs en eau trouble. Mais qu’en est-il des populations civiles au cas où elles seront prises à partie par les groupes rebelles tant à Bangui qu’à l’intérieur du pays ? C’est toute la question qui se pose aujourd’hui avec plus d’acuité.

A notre humble connaissance, la Minusca est déployée en Centrafrique pour protéger les populations civiles et non les symboles de l’ONU. Les symboles de l’ONU ont existé et existent en RCA depuis fort longtemps. Aucun Centrafricain ne s’en est pris. Si aujourd’hui nous assistons à ce genre d’actes que nous condamnons, c’est pour autant dire que cette force onusienne ne fait pas son travail comme il le faut. Donc, Onanga-Anyanga devait en principe mettre en garde tous les combattants rebelles qui persistent dans les violences à n’en point finir. Et dès que les Casques Bleus de la Minusca commenceront à désarmer ces milices armées jusqu’aux dents, Onanga verra que les Centrafricains ne sont ni contre ses poulains ni contre les symboles de l’ONU. D’ailleurs, qui s’en est pris aux symboles des Nations Unies ? Si cela est arrivé une fois en RCA, il proviendrait des groupes armés et non des civils.

Cette mise en garde de Parfait Onanga-Anyanga est mal perçue par certains Centrafricains. Pour eux, ils savent qu’Onanga-Anyanga est en Centrafrique pour défendre les symboles de l’ONU et non protéger les populations civiles qui ploient sous les bottes des criminels, des malfrats, des bandits de grand chemin... Il doit savoir que le peuple centrafricain ne réclame que sa protection par ces soldats de la paix. Les symboles des Nations Unies en RCA ne lui disent absolument rien. Qu’il dise tout simplement aux Casques Bleus de la Minusca de mettre en application leur principale mission qui est la protection des populations civiles. Dès que les Centrafricains se sentiront en paix, tout rentrera dans l’ordre.

En définitive, cette mise en garde de Parfait Onanga-Anyanga n’a pas sa raison d’être puisque les Centrafricains ne réclament que la paix, rien que la paix pour vaquer en toute quiétude et liberté à leurs activités quotidiennes. Le gouvernement et la Minusca doivent tout faire pour stabiliser le pays de feu président fondateur Barthelemy Boganda embourbé depuis plusieurs années dans des crises militaro-politiques récurrentes. Mais nous disons aussi aux organisateurs de cette journée « ville morte » que la solution à nos problèmes ne viendra pas de telles manifestations qui ne permettent pas aux « cherchés à manger » de trouver de quoi à mettre sous les dents. Ils doivent envisager d’autres pistes.

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

PARFAIT ONANGA-ANYANGA MET EN GARDE LES FAUTEURS DE TROUBLE QUI VEULENT DESTABILISER LES INSTITUTIONS DE LA REPUBLIQUE

 

Le représentant spécial du Secrétaire Général des Nations Unies en RCA et patron de la Minusca Parfait Onanga-Anyanga, met en garde les fauteurs de trouble qui veulent déstabiliser les institutions de la République. C’était lors de sa rencontre avec les notables (maires) de Bangui, Bimbo et Bégoua, les responsables de la société civile et les membres des Comités Locaux de Paix et de Réconciliation (CLPR) au siège de cette institution onusienne, le mardi 08 mai 2018.

Et cela fait suite au regain de violences récentes qu’a connues Bangui, la capitale (attaques de la paroisse Notre Dame de Fatima, des quartiers Kpètènè, Sara, Yakité et du Camp des Castors) par les criminels drogués du Km5, ainsi que le regroupement des factions Séléka (FPRC, UPC et MPC) à Kaga-Bandoro dans la Nana-Gribizi, projetant de marcher sur Bangui. Pour Parfait Onanga-Anyanga, « la Minusca ne peut en aucun cas tolérer les actes de violence contre les civils et la déstabilisation des institutions de la République, émanant de la part des fauteurs de trouble. A cet effet, elle (Minusca) va prendre tous les dispositifs sécuritaires qui s’imposent, afin de protéger les populations civiles et sécuriser les institutions de la République ».

Face à la montée en puissance des violences intercommunautaires à Bangui et dans certaines villes de provinces, ainsi qu’à la détérioration de la situation sécuritaire sur une bonne partie du territoire national, il est de la responsabilité de la Minusca de mettre effectivement en exécution son mandat : protéger les civils ; sécuriser les institutions de la République, garantir la libre circulation des personnes et des biens à l’intérieur du pays ; et au besoin pour la cause de sécurité et de paix en RCA, désarmer par force tous les groupes armés confondus. Etant donné qu’on ne peut éternellement tuer les Centrafricains sur leur sol et défier à tout temps les autorités légitimes du pays. Nous disons que trop, c’est trop ! Et que cela ne se reproduise pas au pays du regretté président Barthelemy Boganda, le père de « ZO KWE ZO ».

Le Petit YEKOA

 

 

 

DEUX (2) AVIONS RUSSES SERONT BIENTOT OPERATIONNELS POUR SOUTENIR LES FACA DEPLOYEES DANS LES ZONES SOUS TENSION

Selon les informations en notre possession, deux (2) hélicoptères russes seront bientôt opérationnels pour soutenir les Forces Armées Centrafricaines (FACA) qui sont déployées dans les zones sous pressions des groupes armés. Ce soutien s’inscrit dans le cadre de la levée partielle de l’embargo sur l’armée centrafricaine, obtenue par la Russie auprès du Conseil de Sécurité de l’ONU afin de doter les Forces Armées Centrafricaines en armes et effets de guerre.

La Russie a suivi la procédure normale auprès du conseil de sécurité de l’ONU pour envoyer son armée en République Centrafricaine afin de soutenir le processus de la réhabilitation et du redéploiement des Forces Armées Centrafricaines. Et nous osons croire que désormais, l’armée russe peut agir militairement en RCA pour aider les Centrafricains à retrouver définitivement la paix et la sécurité.

Les éléments des FACA qui sont déployés dans les villes de provinces ne sont pas seuls sur le terrain. Ils sont appuyés par les forces de la Minusca. C’est pour autant dire que l’armée russe peut également être déployée au côté des FACA et des Casques bleus pour protéger les populations civiles et les autorités déconcentrées de l’Etat qui sont affectées dans l’arrière-pays.

L’expérience du déploiement FACA-Minusca  dans certaines villes de nos provinces montre que la coopération militaire de l’armée centrafricaine avec toutes les forces internationales qui œuvrent sur le territoire centrafricain permet le rétablissement définitif de la sécurité et de l’autorité de l’Etat dans tout le pays.

La capacité de nuisance des groupes armés sur les populations civiles dans certaines régions du pays est réduite grâce au déploiement conjoint des éléments des FACA et des forces internationales (casques bleus) de la Minusca. C’était grâce à l’intervention musclée des éléments des  FACA et de la Minusca  que les éléments du soi-disant « général » Bahr ont été boutés hors de la ville de Paoua et ses environs. Il en est de même à Obo où la force conjointe Minusca-FACA a mis en déroute l’Armée de Résistance du Seigneur (LRA) de Joseph Kon

Toutes les infos du Jeudi 10 mai 2018

 

Cm n 2710 du mer 09 mai 2020

LE GROUPE DE TRAVAIL DE LA SOCIETE CIVILE UN VERITABLE PECHEUR EN EAU TROUBLE ?

Alors que les autorités du pays et l’ensemble de la Communauté internationale sont entrain de déployer tous leurs efforts, pour sécuriser et pacifier tout le pays, les ennemis de la République et de son peuple, n’ont cessé de leur mettre les bâtons dans les roues. Et parmi ces ennemis, il y a une entité de la société civile, dénommée « Groupe de Travail de la Société Civile » (GTSC) de Gervais Lakosso et consorts, qui brille négativement par des actes anti-démocratiques, antisociaux perturbant l’ordre public et paralysant l’économie du pays déjà très fragile du fait des crises militaro-politiques récurrentes.

Du régime transitionnel de la présidente Catherine Samba-Panza au régime démocratique du président de la République, Faustin Archange Touadéra, le GTSC n’a cessé de pêcher en eau trouble, en appelant les centrafricains à l’observation des journées « Bangui ville morte » et aux concerts «  de casseroles », face aux actes criminels des factions Séléka sur les civils tant à Bangui que dans l’arrière-pays. Et c’est aussi l’occasion pour les responsables du GTSC de traiter l’Exécutif d’irresponsable et d’incapable de  protéger son peuple, tout comme la Minusca qui n’applique pas les diverses résolutions de son mandat. Contrairement aux journées « Bangui ville morte » et les concerts « de casseroles, le GTSC n’a-t-il pas d’autres moyens d’expression dans son sac pour se faire entendre auprès de qui de droit ? Mesure-t-il l’impact négatif que pourraient avoir de telles manifestations sur les plans sécuritaire, humain et économique ? Telles  sont les questions que nous nous posons.

D’où nous disons que le GTSC, est un véritable pêcheur en eau trouble, car il ne fait qu’ajouter un trouble à un autre.

Qu’à cela ne tienne, après la journée « Bangui ville morte » et le concert de « casseroles » du vendredi 04 mai 2018, largement suivie, le GTSC appelle encore les Centrafricains à observer de nouvelles journées « Bangui ville morte » à compter du mercredi 09 au vendredi  11 mai. Est-ce normal ? N’est-ce pas là une manière pour le GTSC de bloquer tout le pays, en paralysant son économie ? N’y a-t-il pas d’autres entités de la société civile en RCA que le GTSC qui est plus concerné par cette crise qui a trop duré et qui perdure encore ? Ces questions dépassent tout entendement humain. Aux dernières nouvelles, le Premier ministre est en pourparler avec  les trois représentants de la Société civile pour décrisper la situation. Toutefois, « qui vivra, verra » avec le GTSC.

Le Petit YEKOA

 

 

FAUT-IL UN « E » A JOURNALISME ?

 

La presse francophone en général, et française en particulier, a emprunté plus qu’elle ne pense aux concepts anglo-saxons, mais où se niche donc, en retour, sa contribution aux évolutions du journalisme ?

 

Kent Cooper, directeur général d’Associated Press dans les années 1940, voyait dans l’objectivité de l’information « le concept moral original le plus élevé jamais développé en Amérique et offert au monde ». Il y aurait là matière à discussion, tant la nébulosité de ce « concept moral » pourrait lui valoir de paternités au fil du temps. Mais dès que l’on ramène cette prétention à des objets plus… objectifs, en tout cas plus techniques, la générosité conceptuelle du journalisme anglo-saxon se montre en effet écrasante. Et d’abord celle du journalisme britannique, qui dès la fin du XVIIIe siècle revendiquait la « rigoureuse impartialité » des comptes rendus parlementaires (Morning Chronicle, 17 décembre 1790), et dépêchait des envoyés spéciaux pour couvrir la révolution française.

Si le New York Sun inaugurait en 1833 l’ère des quotidiens de grande diffusion, c’est encore aux journaux anglais, et notamment à leur recours aux revenus publicitaires, qu’Emile de Girardin se référait en lançant La Presse. C’est aussi chez eux qu’il admirait « cette sorte de rédacteurs qui sous le nom de reporters forment en Angleterre une classe à part ayant son esprit de corps et son point d’honneur, lequel consiste à ne jamais manquer à la fidélité la plus scrupuleuse, à ne la sacrifier jamais à aucune passion politique ».

Mais, c’est bien du Nouveau Monde que sont arrivées la forme de l’interview, inspirée des compte rendus d’audience, et la recette mythifiée de l’écriture factuelle : attaque récapitulative (5W+H) et pyramide inversée. Quant aux correspondants de guerre, il est généralement admis que c’est lors du conflit américano-mexicain de 1846-48 qu’ils ont entendu siffler leurs premières balles. Lorsque, vers la fin du XIXe siècle, l’information de terrain achève de culbuter l’éloquence doctrinale, ses promoteurs et ses détracteurs se seront au moins accordés sur un point : le journalisme moderne vient de l’Ouest (comme le rappelle alors chaque jour la mention « ‘‘Morning news’’ français » qu’arbore la une du Matin).

L’idée était assez insupportable (elle l’est encore) pour que des plumes éminentes – Pierre Giffard, Hughes le Roux, Fernand Xau – tentent de se convaincre que cette innovation serait bientôt digérée et dépassée : les simples faits bruts sont bons pour les frustes Yankees, mais une culture journalistique fière de son raffinement multiséculaire ne manquerait pas d’inventer une approche nouvelle et prodigieuse du traitement de l’actualité.

Cette promesse a-t-elle été tenue ? J’aurais aimé pouvoir l’affirmer, le jour où la collègue que je devais remplacer pour un cours anglophone d’histoire du journalisme, m’a demandé de traiter de l’influence des idées francophones dans l’évolution de ce métier. Si le socle du journalisme moderne – voire le journalisme tout court, assène Jean Chalaby – est une invention anglo-saxonne, il ne restait plus qu’à dénicher les nouveautés techniques et conceptuelles que lui avait ultérieurement apportées la sphère francophone.

Voyons voir… Pas les pictures magazines (sic), explicitement inspirés de Life. Ni les news magazines (sic également) s’engouffrant dans la voie tracée par Time et Newsweek. Ni les normes de lisibilité – phrases courtes et mots brefs – formulées par Flesh et Gunning pour les agences AP et UPI. Ni les enquêtes approfondies des mukrachers ou la geste de Woodward et Bernstein, donnant au « journalisme d’investigation » l’éclat qui a stimulé tant de vocations. Ni le « nouveau journalisme », conceptualisé par Tom Wolfe, qui en a en inspiré quelques autres. Ni la vogue éditoriale, vers la même époque, de l’« information service », simple transcription du concept News you can use imaginé par Ruth Clark pour l’American society of newspapers editors.

(Suite au prochain numéro)

 

(Presse Francophone)

Bertrand Labasse
Source : Les Cahiers du journalisme

 

 

TCHAD : « UNE ARMEE, CHAIR A CANON A MOINDRE COUT ; LE MERCENARIAT, UN REGIME TOTALITAIRE PUR ET DUR… », DIXIT SALE KEBZABO

Personne ne peut dire mieux que l’opposant tchadien Salé Kebzabo, sur la nature politique au Tchad. Une armée ventilée à tout vent et à moindre coût, le mercenariat du régime tchadien, la dictature pure et dure, ont été révélés au monde sur RFI, ce mardi 07 mai 2018. Un autre homme politique français disait, « un dictateur mal éclairé, perd la vue », à propos du président Deby. Depuis 72 heures, la quatrième République au Tchad est en marche. Il n’y a plus de Premier ministre. Le nouveau gouvernement issu de la nouvelle Constitution qui consacre la quatrième République au Tchad, compte 29 ministres, dont deux ministres d’Etat. Ce que nous déplorons, c’est l’appel de l’opposition tchadienne à la France.

Emmanuel Macron, le président français est très jeune, 39 ans. Il n’a pas connu la colonisation. Il inaugure une nouvelle race d’hommes politiques, une nouvelle génération et incarne une autre vision du monde. La face de la France est entrain de changer à l’étranger. Macron est plus européen qu’africain, et les Africains doivent se rendre à l’évidence. Seulement, il doit nommer les Ambassadeurs de sa génération, pour que la diplomatie française reflète l’Elysée, partout où besoin sera. Les Ambassadeurs colons, esclavagistes, de vieux crocos, maintiennent le visage de la France-Afrique, une politique en Afrique francophone qui n’est qu’une coquille vide. Sarkozy est traîné en justice dans l’affaire Kadhafi, en plus du dossier de financement de sa campagne en France. La France a orienté la RCA vers la Russie pour la réhabilitation des FACA. La RCA a saisi la perche pour essayer de sortir un peu la tête de l’eau, quand bien même nous sommes encore très loin du compte.

Les Tchadiens doivent régler leur problème eux-mêmes en s’inspirant du modèle Burkinabé, célèbre dans le monde entier. Critiquer, c’est bien, mais agir, c’est mieux si les Tchadiens acceptent le statut de sujets, malléables et corvéables à souhait, cela conforte le régime de Ndjamena dans sa fuite en avant. Blaise Campaoré avait une armée d’élite capable de le maintenir au pouvoir contre vents et marées. Mais hélas, cela n’a pas empêché le Tsunami populaire de l’emporter. Le Tchad passe d’une dictature à la monarchie absolue, sans partage. La majorité parlementaire n’aura aucune incidence au Tchad, car la primature a été supprimée. C’est la main de fer qui gouverne le grand voisin du Nord. Que voulait dire Salé Kebzabo à propos d’une « armée, chair à canon et à moindre coût ? ». Le président Idriss Deby Itno rêve d’une puissance continentale incontournable, plus indispensable que jamais. Comment un régime, un Etat peut-il verser dans le mercenariat dont fait allusion l’opposant tchadien et député à l’Assemblée Nationale ? Est-ce qu’il n’évoque pas le cas centrafricain ? Peut-on être à l’avant-garde de la lutte contre le terrorisme et être soi-même un industriel du mercenariat ? Tout cela rime à quoi, pour gagner quoi et pour devenir quoi ?

Les Etats-Unis viennent d’organiser au Nigeria, une rencontre continentale avec tous les chefs d’Etat-major militaires. Les relations de bon voisinage étaient au cœur de ce sommet militaire. Certains pays attisent la flamme de la crise chez leur voisin, ce qui n’est pas de nature à consolider l’Union Africaine (UA). Les haines, les rancœurs s’amoncèlent à tel point que les intégrations sous-régionale, régionale et continentale (UA) ont du plomb dans l’aile. L’Afrique de l’Ouest s’est mobilisée pour circonscrire très vite la crise gambienne. Le bain de sang a été évité de justesse, contrairement à la RCA, à la RDC, au Congo Brazzaville, au Cameroun où il y a des crises. La RCA peut saluer le Cameroun qui partage avec ces temps très difficiles la souffrance des Centrafricains. Elle peut également saluer la Guinée-Équatoriale qui a donné un grand coup de main en formant un contingent des Forces Armées Centrafricaines. Des aventuriers en quête du gain facile ont terni l’image de la RCA, dans cette coopération si fructueuse et si agissante entre la Guinée Equatoriale et le Centrafrique. La solidarité internationale semble être au point mort en Afrique centrale.

Les Africains doivent désormais compter sur eux-mêmes et non sur la France de Macron : « Cessez de me parler comme à un colonisateur », a-t-il martelé. Faut-il tout mâcher pour cracher dans la gueule des Africains ? La déclaration de La Baule avec François Mitterrand, à propos du vent de la démocratie, a-t-il porté ses fruits ? Les peuples qui aspirent à la liberté se battent et se libèrent, c’est le cas du Burkina Faso. C’est aussi le cas de la RCA qui, sous les balles des ennemis de la République, s’est frayée un chemin vers la démocratie qui est aujourd’hui une réalité, malgré les velléités sanguinaires des groupes armés. La démocratie centrafricaine est en marche et se porte bien. Ce n’est pas un hasard si Macron a préféré s’exprimer aux étudiants de l’Université de Ouagadougou. Le Burkina Faso est et demeure une référence politique en Afrique, un peuple mûr et aguerri, qui n’a pas peur de revendiquer ses droits les plus élémentaires : les libertés individuelle et collective, le bien-être et tant d’autres. Ce peuple a démontré sa maturité à la face du monde. C’est une source intarissable d’inspiration pour tout le continent et le monde entier. Les chiens aboient, la caravane de Deby passe par la force de son poignet.

Julien BELA

 

 

RCA, UNE REPUBLIQUE DES RUMEURS FOLLES QUI SEMENT LA PANIQUE  AU SEIN DE LA POPULATION : CAS DU DECES DU PAN ABDOU KARIM MECKASSOUA ET DU JET D’UNE GRENADE AU SUPER MARCHE GOUMBA

Depuis le dimanche 06 avril 2018, des rumeurs folles circulent dans toute la ville de Bangui, faisant état du décès du président de l’Assemblée Nationale, Abdou Karim Méckassoua. Cette nouvelle continue jusqu’à la date d’aujourd’hui de semer la panique au sein de la population centrafricaine du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest.

Ce mardi 08 avril aux environs de 10 heures, la rédaction du journal Centrafric Matin a été alertée qu’une grenade a été jetée au supermarché « Goumba » au centre-ville de Bangui. Mais à l’arrivée de notre journaliste sur les lieux, l’information a été démentie par les agents de sécurité et certaines personnes qui étaient venues faire leurs achats.

Concernant les rumeurs folles du décès du président de l’Assemblée Nationale, Abdou Karim Méckassoua, le 1er secrétaire parlementaire est monté au créneau pour démentir cette information. Selon lui, « le PAN est évacué en France pour des questions sanitaires. Il vient de sortir de l’hôpital et se trouve présentement à son domicile. Dans peu de temps, il sera de retour à Bangui pour continuer son travail ».

Un député de la nation que nous avions contacté au téléphone n’était pas passé par quatre chemins pour dire : « ce sont les ennemis de la paix qui veulent toujours semer la haine et la division parmi le peuple centrafricain. Même si le président de l’Assemblée Nationale est effectivement décédé, il ne revient pas à un homme de la rue de diffuser partout ce message. Le bureau de l’Assemblée Nationale est là pour informer le public centrafricain sur une situation qui touche à cette grande institution. En outre, il y a également la présidence de la République et la primature qui peuvent informer la population. Mais pourquoi ce genre de comportement pour troubler les centrafricains ? ».

Interrogé sur l’origine de cette information non fondée, une source proche de la présidence de la République a affirmé, « nous ne savons pas aussi d’où vient cette information qui crée l’inquiétude au sein de la population centrafricaine. Et nous ne sommes pas là pour gérer les affaires de l’Assemblée Nationale. Comme vous avez suivi, le 1er secrétaire parlementaire sur les ondes de la radio Ndeke-Luka, c’est une fausse information. Le président de l’Assemblée Nationale est en vie. Et je pense que ce genre de comportements de certains compatriotes centrafricains ne favorisent guère l’unité et la paix dans le pays ».

Ce sont toujours les ennemis de la paix qui agissent de la sorte pour troubler les centrafricains. Que gagnent-ils en faisant tout cela ? Certes, Abdou Karim Méckassoua est député de la nation et la deuxième personnalité du pays. C’est pourquoi il est normal que les gens veulent savoir ce qu’il fait à longueur de journée. Mais, ce n’est pas une occasion pour n’importe qui  de raconter des bêtises sur les personnalités du pays. La question de la santé relève du droit privé. Et l’article 9 du code civil signifie clairement à ce sujet : « chacun a droit au  respect de sa vie privée… ».  Mais le Centrafricain fourbe et hypocrite prend toujours son temps pour rentrer dans la vie privée de l’autre, une histoire de connaître son passé et chercher son point faible pour lui tendre des pièges et ternir son image ou l’éliminer politiquement.

Il suffit de faire un tour dans les quartiers de la ville de Bangui pour voir comment le centrafricain contrôle la vie privée de son prochain. Il y a des gens qui prennent tout leur temps de chercher à connaître ce que font ses voisins dans la journée. Ce pauvre type là a fait comment pour acheter cette nouvelle voiture ? J’ai appris qu’il est dans la franc-maçonnerie, c’est pourquoi il évolue très vite. Sa femme a préparé quoi aujourd’hui, du poulet ou des légumes ? C’est exactement le cas de Bénistant MBALLA. Partout où il passe, les gens veulent connaître ce qu’il fait dans la vie. Que fait ce jeune homme ? C’est un fonctionnaire ou bien un commerçant ? D’autres  l’accusent même d’être un magicien parce qu’il ne collabore pas avec les gens. Tout cela vous apporte réellement quoi dans votre vie quotidienne ?

La République centrafricaine est encore vierge en termes d’exploitation. L’agriculture, l’élevage, la chasse, la pêche, la pisciculture, la cueillette, le petit commerce, la maçonnerie, la plomberie, les cultures maraîchères sont autant d’activités qui permettent aux Centrafricains de travailler durement pour gagner leur pain quotidien. Mais hélas, les Centrafricains aiment seulement contrôler et critiquer pendant toute une journée. Et tant que nous ne changeons pas de mentalité, la RCA demeurera dans cet état pendant 100 ans.

C’est la raison pour laquelle certains diplomates affirment qu’après une analyse menée sur la situation de la RCA, il faut au moins quarante (40) ans pour que nous puissions sortir du chaos et prendre la voie du développement. Mais des ignares qui ne savent analyser à fond la situation dans laquelle se trouve leur pays pensent que c’est une insulte vis-à-vis des Centrafricains. Or, si vous essayez d’étudier le pays sur tous les plans, vous vous rendez effectivement compte qu’il faut encore des années pour parler du développement puisque l’analphabétisme a atteint son paroxysme dans tous les domaines de la vie active nationale. Et il faut dans ce cas un changement de mentalité qui prendra beaucoup de temps pour qu’on puisse embrasser la voie du développement.

Revenons à notre sujet concernant la rumeur du décès du président de l’Assemblée Nationale. Certaines personnes disent clairement que cette information a été publiée sur internet. En RCA, l’internet est devenu un outil qui sert à publier des informations qui frustrent et terrorisent la population. Il suffit de regarder  les images publiées sur les réseaux sociaux pour comprendre que l’internet en RCA permet d’intoxiquer et de créer la zizanie parmi la population.

Le ministre en charge de la télécommunication doit prendre ses responsabilités par rapport à l’utilisation de l’internet en RCA, un outil moderne de l’information qui est entrain d’être utilisé comme un instrument de règlement de compte, de dénigrement, de discrimination, d’insultes. Des actes contraires à l’évolution du monde moderne.

 

Bénistant MBALLA

 

 

 

SAYO-NIAKARI A 15 KM DE BANGASSOU :

UNE FEMME DE 32 ANS A ACCOUCHE 05 ENFANTS MORTS NES

 

Incroyable, mais pourtant vrai. Le fait s’était produit dans la Commune de Sayo-Niakari, située à 15 Km de la sous-préfecture de Bangassou dans le Mbomou.

Selon l’information dont nous disposons, une femme âgée de trente deux (32) ans a accouché dans la nuit du vendredi 4 au samedi 5 mai 2018, cinq (05) enfants morts nés dont trois (03) sont du sexe masculin.

La mère se trouve hospitaliser à la Formation Sanitaire (FOSA) de cette localité, où elle reçoit des soins sanitaires appropriés. Mais qu’est ce qui est à la cause du décès de ces cinq (05) bébés ? S’agit-il d’un problème génétique ou bien d’autres maladies ? Il nous est difficile de répondre à ces deux (02) questions posées. Seuls les gynécologues et les pédiatres sont les mieux indiqués, pour éclairer notre lanterne sur ce qui a été à l’origine de la mort de ces cinq (05) nouveaux nés à Sayo-Niakari.

 

Le Petit YEKOA

 

 

LA SECURITE, UNE AFFAIRE DE TOUS LES CENTRAFRICAINS, DE NUIT COMME DE JOUR : VIGILANCE ABSOLUE

Les Centrafricains doivent se réveiller pour assurer leur propre sécurité, de nuit, comme de jour. L’insécurité gagne du terrain, tout en changeant de forme et de visage. Chaque Centrafricain doit s’y adapter et veiller au grain. Il faut être vigilant. Etre vigilant, c’est veiller à son environnement immédiat, à la maison, dans la rue, dans les lieux de rassemblement, les cérémonies, tout et presque tout, pour s’assurer qui est qui, qui fait quoi. « Force » a pris les habitants du Km 5 en otage. C’est une prison à ciel ouvert, car Force n’est pas prêt pour baisser les bras. Il va multiplier les agressions, puisque les forces de défense et de sécurité lui opposent une farouche résistance. Il se sent dos au mur, car ses jours sont comptés.

Il revient aux Centrafricains, à titre individuel, de veiller sur leur sécurité, afin de ne pas prêter flanc aux terroristes désespérés et prêts à tout pour nuire. Il est difficile d’avoir un policier, un gendarme, un élément de la Minusca partout à la fois et derrière chaque Centrafricain. La sécurité est donc l’affaire de tous, grands et petits, car il est question de survie. Aides-toi d’abord et le ciel t’aidera. La paix vaut plus que tout dans notre pays. Les habitants du Km 5 ont été libérés dans un cas similaire par le passé, grâce à l’arrivée du Pape François. Aujourd’hui encore, « Force » les replonge dans la même situation, entretenant la tension au jour le jour. Pourra-t-il nourrir tous ceux qui vivent au Km 5 ? Heureusement que les autorités du pays n’ont pas les moyens de leur politique.

Les habitants du Km 5 doivent prendre leurs responsabilités et agir pour se libérer. Un individu ne peut les réduire à la mort lente, les maintenir en prison sans une cause valable. « Force » peut-il massacrer tous les habitants du Km 5 ? Il est certes vrai qu’il y aura quelques pertes en vies humaines, mais la population va se libérer pour toujours et jouir de la liberté. Les commerces sont paralysés, les activités tout autant que la vie sont au point mort. Le Km 5 doit opérer une véritable révolution pour se libérer du joug des bandits qui le rançonnent et le prive de rechercher les moyens financiers nécessaires à la survie du commerce et de la famille. Il faut se libérer que de mourir à petit feu et à genou. Toutes les habitations au Km 5 sont hermétiquement fermées, y compris les boutiques, comme un cercueil qui se ferme sur un cadavre. Un cadavre au moins ne vit plus, mais les êtres humains qui respirent et se meuvent doivent vivre. « Force » ne pourra jamais tuer tout le monde. Il faut briser le carcan de la peur pour donner un sens à son destin. Il revient donc au Km 5 de prendre ses responsabilités, d’agir pour se libérer. La nourriture viendra à manquer, et les enfants, et les femmes et les personnes du 3ème âge, supporteront-ils un tel rythme de vie ? L’embargo a lié les mains aux autorités du pays. Le rythme de réhabilitation des FACA ne semble pas tenir compte de l’insécurité sans cesse croissante. Le Panel de l’Union Africaine traîne les pas, pendant que l’atmosphère politique se dégrade. Que veut-on réellement en Centrafrique ? Les Centrafricains ne peuvent plus dormir, ni manger à leur faim, car le cœur bat à se rompre à cause des informations alarmistes. Les rumeurs les plus folles sèment la panique généralisée, alors que tous les espoirs étaient suspendus au Panel de l’Union Africaine. Il y a de quoi s’affoler, à mourir de crise cardiaque. La souffrance du peuple centrafricain n’a-t-elle pas de limite ? Est-ce encore le Tchad à la tête de la commission de l’Union Africaine qui exporte son mercenariat ? De grâce.

 

Julien BELA

 

 

L’attaque des terroristes du km 5  contre l’Eglise de Fatima et le camp des castors, a fait voler en Eclat la fragile cohEsion sociale

L’attaque à l’arme automatique et aux grenades du mercenaire Nimery Matar Djamous alias « Force » et sa bande à l’église Notre Dame de Fatima et les secteurs environnants du Km 5, constituent un crime contre les fondements de la République centrafricaine. Et cela laisse présager le pire, si ces derniers ne sont pas stoppés dans leur folle course pour la conquête du pouvoir.

Voilà depuis plus de cinq (5) ans que le peuple centrafricain vit avec ces vieux démons. Cependant, les filles et fils de ce pays avaient choisi de recoudre le tissu social de la paix et du vivre ensemble dans la RCA, un « Etat laïc ». Mais, pour des raisons voilées, le pays continue de sombrer inexorablement dans les bas-fonds de la barbarie humaine, avec la complicité des ennemis de la République et de son peuple. Dans ce cas de figure, comment peut-on faire plier un bandit armé qui est pouponné par ceux-là même qui disent le combattre devant les caméras  et micros des médias ? La crise existentielle que connaît en ce moment la Centrafrique a été créée de toutes pièces par les puissances étrangères (le Tchad  et les médias français) et mise en place, tel un puzzle, par quelques élites centrafricaines assoiffées de pouvoir.

Une fois de plus, la population reste la seule victime de cette énorme machination, car désormais, avec les attaques qui ont eu lieu à l’église Notre Dame de Fatima, à Yakité, au quartier Sara et au Camp des Castors, ainsi que les représailles qui s’en sont suivies (destruction des Mosquées de Lakouanga et Ngaragba).

Il est plus qu’évident maintenant que les Centrafricains, toutes confessions confondues, se regardent désormais en chiens de faïence. En effet, après le carnage du mardi 1er mai dernier, les populations du 3ème, 5ème et du 6ème arrondissement ont installé des barrières, afin d’isoler leurs frères et sœurs du Km 5.

Rappelons, pour une énième fois, que le conflit en Centrafrique n’est pas un conflit interconfessionnel, mais qu’il a été ourdi de toutes pièces par les ennemis de la paix.

«Törötörö, a fou sin !» «Trop, c’est trop, ça suffit !». Le clergé catholique, la Munisca et le pouvoir en place doivent prendre leurs responsabilités.  Sinon, ils seront accusés ipso facto de complicités du déchirement que connaît la RCA.

Que les Centrafricains ne cèdent pas à la haine. Cultivons la paix pour le devenir de notre nation !

Sinclair ARIES

 

 

VISITE DU CHEF D’ETAT-MAJOR DE L’ARMEE RWANDAISE A LA MINISTRE CENTRAFRICANE DE LA DEFENSE

 

Madame Marie Noëlle KOYARA de la défense nationale a reçu très tôt ce matin 08 mai 2018, le général d’Armée Patrick NYAMVUMBA, Chef d’Etat-major général de l’Armée Rwandaise en visite d’évaluation du contingent rwandais dans la Minusca.

Accueilli à sa descente de voiture par le directeur de protocole militaire du département, il a passé en revue les troupes d’honneurs. Cette visite de travail du général rwandais s’inscrit dans le cadre de la collaboration et la coopération qui existent entre les deux pays amis.

L’entretien de la délégation rwandaise et le staff de la ministre leur a permis de pénétrer dans  les moindres détails, les différents aspects des problèmes que rencontre l’armée centrafricaine en cette période de crise.

Madame Marie Noëlle KOYARA, au cours de la deuxième  réunion tenue dans la salle de conférence du département de la défense, a remercié le général rwandais avec toute sa délégation du travail que son contingent ne cesse de faire pour la paix  et du travail technique que les officiers rwandais dans la Minusca font pour aider le peuple centrafricain à retrouver une paix durable.

 

Slt Augustin NDANGO-KPAKO

 

 

INCURSIONS REPETEES ET INSTANTANEES DES CRIMINELS  DANS

LES QUARTIERS PERIPHERIQUES DU KM5 : A QUAND LA PROTECTION

DES CIVILS PAR LE GOUVERNEMENT ET LA MINUSCA ?

Après l’attaque de la paroisse Notre Dame de Fatima par les éléments de Minery Matar, alias « Force » le mardi 1er mai 2018, alors que les fidèles catholiques de la Fraternité Saint Joseph célébraient leurs promesses, la tension est encore vive et persistante à Bangui. Le calme précaire qui règne dans une partie de la capitale ne doit pas être considéré par le gouvernement et la Minusca comme le retour à la quiétude. C’est un calme apparent puisque tout peut arriver d’un moment à l’autre.   

C’est le cas des incursions répétées et instantanées des criminels du Km 5 dans les quartiers périphériques dudit secteur. A titre d’exemples, dans la journée du samedi 05 mai dernier, une bande de ces malfrats, criminels patentés, a fait irruption dans le quartier Kpétènè, situé dans le 6ème arrondissement de la ville de Bangui. Ils ont dû être repoussés par les Forces de Sécurité Intérieures (FSI). Néanmoins, une personne atteinte de maladie mentale a été tuée par ces hommes en armes. Plusieurs habitants ont pris la fuite pour se réfugier dans les quartiers loin des actes barbares de ces drogués.

Le dimanche 06 mai, ces criminels sont entrés dans le quartier du camp des Castors. Ils ont brûlé des maisons et emporté des biens. Des détonations d’armes lourdes et légères ont retenti pendant plusieurs heures. N’eut été l’intervention des forces régulières pour repousser ces assaillants, nous ne savons pas ce qui devrait arriver ce jour-là. Y-a-t-il eu des pertes en vies humaines et des blessés dans les affrontements qui ont opposé les éléments de « Force » aux FSI ? Difficile de le savoir puisqu’aucun bilan n’a été fourni par les autorités du pays et le personnel soignant. De nombreux compatriotes ont pris leurs jambes au cou pour se mettre à l’abri des balles perdues.

Dans la matinée du lundi 07 mai, sous la pluie battante, d’après les habitants du quartier Boeing non loin de l’aéroport international Bangui Mpoko, « Des hommes armés, venus du Km 5, se sont infiltrés dans notre quartier. Pour eux, ils pensaient que les gens étaient tous à l’intérieur de leurs maisons durant la pluie qui s’abattait sur Bangui et Bimbo. Or, il n’en est rien. Grâce à la vigilance des jeunes qui se sont postés dans tout le quartier, ces criminels ont été repoussés et ont dû rebrousser chemin. Un déplacement massif de la population civile a été enregistré ». Une habitante n’est pas passée par quatre chemins pour demander la protection des habitants dans les environs immédiats du Km 5 par le gouvernement et la Minusca. « Le gouvernement et la Minusca doivent assurer notre protection contre les exactions des criminels du Km 5. Aujourd’hui, nous sommes dans notre maison. Demain, nous sommes dans un autre quartier avec nos enfants. C’est trop et c’en est assez trop. Aucun dispositif sécuritaire n’a été déployé sur le terrain. Mais à chaque fois, le gouvernement et la Minusca disent qu’ils protègent les civils. Où est la protection ? S’ils ne veulent pas désarmer les criminels du Km 5, ils doivent sécuriser les quartiers proches dudit secteur pour nous permettre de vivre en paix et de vaquer librement à nos préoccupations habituelles. Nous n’avons pas de problèmes avec nos compatriotes musulmans du Km 5 avec qui nous avons eu de bonnes relations dans les temps passés. Le gouvernement et la Minusca ont intérêt à agir vite », a-t-elle indiqué.

A notre humble connaissance, cette habitante du quartier Boeing est la porte-parole de tous les compatriotes qui habitent dans les quartiers périphériques du Km 5. Ce qu’elle a dit est la vérité. Raison pour laquelle nous nous sommes posé la question de savoir, à quand la protection des civils par le gouvernement et la Minusca ? Car il ne s’agit pas de dire, « nous protégeons les populations civiles » sans un résultat palpable. Le peuple centrafricain en général, et la population banguissoise en particulier veulent du concret. Depuis que les combattants Séléka, dits Autodéfenses, se sont retranchés au Km 5 et sèment la mort et la désolation au sein de la population civile, ni le gouvernement de Mahamat Kamoun à l’époque ni la Minusca, encore moins le gouvernement de Sarandji, n’ont daigné un jour jeté un coup d’œil sur la souffrance des habitants du Km 5 et ses environs. Qu’est-ce qui explique cette situation ? Combien de fois les drogués du Km 5 ont fait incursion dans ces quartiers ? Combien de fois l’église catholique Notre Dame de Fatima a été attaquée ? Quelle a été la réaction du gouvernement et de la Minusca ? Nous pensons pour notre part que nous n’avons assisté qu’aux condamnations sur condamnations. Ces condamnations qui pleuvaient et qui pleuvent,  ont-elles apporté quoi dans le vécu des Centrafricains ? Le gouvernement et la Minusca continueront-ils à condamner indéfiniment les actes barbares perpétrés par les groupes armés pendant que les Centrafricains meurent à petit feu ? Mettre un dispositif sécuritaire autour du Km 5 coûte quoi au gouvernement et à la Minusca ?

Les Banguissoises et Banguissois, tout comme les Centrafricains en général veulent la paix, rien que la paix. Il faut déployer un dispositif sécuritaire autour du Km 5 pour contrer les incursions de ces drogués dans d’autres quartiers. Sinon…

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

 

 

 

COMMUNIQUE GOUVERNEMENTAL

 

Le lundi 07 mai 2018, le Groupe de Travail de la Société civile Centrafricaine (GTSC) a, une fois de plus, appelé la population l’observation de trois journées « ville morte » suivi d’un concert de casseroles à partir du 09 mai 2018 pour dénoncer les exactions contre la population.

Autant le Gouvernement respecte le droit à la manifestation, autant le Gouvernement rappelle que l’organisation de ces nouvelles journées « ville morte » ne sont pas de nature à régler les problèmes d’insécurité qui sont posés. Ces journées « ville morte » ne font qu’accentuer l’immobilisation des administrations publiques et privées, les commerces, et font le jeu des ennemis de la République qui, aujourd’hui, s’attaquent et aux autorités et à la population. Elles créent un sentiment de désobéissance civile dont nous n'avons pas besoin en cette période où nous devons être vigilants afin de ne céder à aucune manipulation et aux opportunistes qui profitent de la situation pour désorienter les consciences sociales.

Le Gouvernement demande à la population de vaquer à ses occupations habituelles et à ne pas répondre à ce mot d’ordre. Que les fonctionnaires et agents de l’Etat retrouvent leurs bureaux ; que les koli et wali gara prennent le chemin des marchés pour gagner leur vie ; que les taxi-motos, taxis et bus circulent.

Le Gouvernement rappelle que c’est en cette période que l’union de tous les Centrafricains doit se faire face au péril qui nous vient d’ailleurs.

Le Gouvernement appelle à la vigilance de tous et de chacun pour conjurer la violence sous toutes ses formes, et réaffirme qu’il ne se laissera pas intimider par ceux qui n’ont d’autres desseins que de faire éloigner, les perspectives de la paix en RCA.

 

KAZAGUI

 

ANNONCE/SOCASP :

Avis d’Appel d’Offres Ouvert (AAOO)

N°01/18/SOCASP/DG/CG

 

ACQUISITION DE DEUX (02) VEHICULES PICKUP 4x4 DOUBLE CABINES

« Lot Unique »

 

1.    La Société Centrafricaine de Stockage de Produits Pétroliers (SOCASP) dispose du Fonds Propre sur le budget (Exercice 2018), aux fins de ses dépenses d’investissement, et a l’intention d’utiliser une partie de ce fonds pour effectuer des paiements au titre du Marché 01/18/SOCASP/DG/CG pour l’Achat de Véhicules à la Direction Générale de la SOCASP.

 

2.    La Société Centrafricaine de Stockage de Produits Pétroliers (SOCASP), sollicite des offres fermées de la part de candidats éligibles et répondant aux qualifications requises pour la livraison de fournitures suivantes :

 

Fourniture de deux (02) Véhicules Pick-up 4x4 double Cabines et tout terrain.

 

3.   La passation du Marché sera conduite par Appel d’offres ouvert tel que défini dans le Code des Marchés publics aux articles 32 et 33, et ouvert à tous les candidats éligibles.

 

4.    Les  candidats  intéressés  peuvent obtenir des  informations  auprès  de  Monsieur Jean KAMANDA,   Chef de  Service  de  Passation  des  Marchés  Publics  au  Ministère  de l'Equipement, des Transports, de l’Aviation Civile et du Désenclavement B.P. 978 Bangui (RCA). Tel : (00236) 75 05 92 22 / 70 02 06 88 E-mail : ou jeankamanda@gmail.com et prendre connaissance des documents d’Appel d’offres à l’adresse mentionnée ci-après : Service de Passation des Marchés Publics au Ministère des Travaux Publics et de l’Entretien Routier, avenue David Dacko, B.P. 978 Bangui (RCA) de 8 H 30 mn à 15 H 00, heure locale.

 

5.   Les exigences en matière de qualifications sont :

 

a.  avoir réalisé en qualité de prestataire principal, avec succès, au moins trois (03) marchés de nature, de volume et de complexité comparables à celui pour lequel le soumissionnaire remet une offre (joindre les procès-verbaux de réception pour les marchés déjà exécutés et, pour les marchés en cours, joindre les lettres de notification de marchés);

 

 

b.   avoir réalisé au cours des trois (03) dernières années un chiffre d’affaires moyen annuel en matière de fournitures d’un montant au moins égal à cent vingt-cinq millions (125 000 000) francs CFA;

 

c.   être domicilié dans une banque de la place et avoir des facilités d'accès à des lignes de crédits d'un montant minimum de dix-huit millions (18 000 000) de francs CFA ;

 

(Voir le DPAO pour les informations détaillées).

 

6.      Les candidats intéressés peuvent retirer le Dossier d’Appel d’Offres complet à titre onéreux contre paiement d’une somme non remboursable de cent cinquante mille (150 000) Francs CFA à l’adresse mentionnée ci-après : Le Chef de Service de Passation des Marchés Publics au Ministère des Travaux Publics et de l’Entretien Routier. B.P. 978 Bangui (RCA). La méthode de paiement sera par versement en espèce à la caisse contre reçu. Le Dossier d’Appel d’Offres sera adressé par la poste aérienne pour l’étranger et la poste normale ou l’acheminement à domicile localement.

 

7.      Les offres devront être soumises à l'adresse ci-après ; Secrétariat du Service de Passation des Marchés Publics au Ministère des Travaux Public et l’Entretien Routier, avenue David Dacko, B.P : 978 Bangui (RCA) au plus tard le 22 MAI 2018 à 11 H 30 minutes, heure locale. Les offres remises en retard ne seront pas acceptées.

 

8.     Les offres doivent comprendre une garantie de soumission, d’un montant de neuf cent mille (900 000) francs CFA.

 

9. Les candidats resteront engagés par leur offre pendant une période de quatre vingt dix jours (90) à compter de la date limite du dépôt des offres comme spécifié au point 19.1 des IC et au DPAO

 

10. Les offres seront ouvertes en présence des représentants des soumissionnaires qui souhaitent assister à l’ouverture des plis le 22 MAI 2018 à 12 H30 minutes, heure locale, à l’adresse suivante : La salle de réunion de la Direction Générale de la Société Centrafricaine de Stockage de Produits Pétroliers (SOCASP).

 

 

Le Directeur Général

      de la SOCASP

 

 

 

 

 

 

 

Ernest Fortuné BATTA

 

B.P. 1018 BANGUI (Rép. Centraflcaine) - Siège: Kôlongo - BANGUI - RCCM CA/BGl 2007 B567

Tél.: +236 75 26 13 29 - Email: info@socasp.net - Website: www.socasp.net - NIF: M304583W001

 

 

Toutes les infos du Lundi 07 Mai 2018

Cm n 2707 du lun 07 mai 2019

A QUI PROFITE LA JOURNEE VILLE MORTE ? A « FORCE » ET SON MENTOR, ABDOULAYE HISSENE

Les dernières instructions de Abdoulaye Hissène à « Force », étaient que ce dernier sème le désordre, la pagaille, la mort et la désolation à Bangui. L’objectif est de perturber, de troubler, de dérouter la stratégie du gouvernement et de la Minusca, afin de faciliter la progression de Abdoulaye Hissène et sa troupe de Kaga-Bandoro. Le véritable danger, l’apocalypse, c’est ce qui vient de Kaga-Bandoro. Les Centrafricains sont loin d’oublier les affres des Séléka en 2012 jusqu’en 2015. La Société civile a exactement abondé dans le sens de la stratégie de « Force ». Seulement la ville morte a des conséquences.

Les routes sont barricadées, rendant impossible tout déplacement. Or, de source hospitalière, le carnage de Notre Dame de Fatima a fait vingt deux (22) morts et cent quatre-quinze (195) blessés, tout admis aux urgences pour des soins intensifs. Les pharmacies sont hermétiquement fermées. Les médecins mobilisés ne pouvaient pas rejoindre les hôpitaux pour veiller sur les blessés. Si besoins de médicaments il y a, on ne peut s’en procurer, car toutes les pharmacies sont fermées. En cas de décès, la Société civile est responsable. Les Centrafricains, hélas, n’aiment pas leur pays. Les petits calculs politiciens priment sur l’intérêt vital de la nation. Même ceux qui hier, malgré leur rang et grade, ont été malmenés, humiliés par les Séléka, jouent avec le feu. La soif du pouvoir ne peut faire perdre de vue le carnaval d’atrocités des Séléka. La ville morte étant désormais du passé, la Société  civile va-t-elle rejoindre le front Séléka ? La Société civile montera-t-elle en grade ?

« Ne jamais trahir la RCA ». Le Président Fondateur de la RCA, feu Barthélémy Boganda, conscient que la mort le suivait, n’a « jamais trahi la RCA ». Il a accepté le sacrifice suprême pour que nous ayons la liberté, l’indépendance, même apparente. Le président feu David Dacko a refusé de verser le sang des Centrafricains pour le pouvoir. Les Centrafricains l’on traité de faible, de femme. Humaniste convaincu, le président n’a pas vu l’intérêt de verser le sang des Centrafricains pour conserver le pouvoir par tous les moyens. Feu président Kolingba avait tous les moyens, une armée forte pour s’imposer, mais il a opté pour un transfert pacifique du pouvoir. Les chefs forts et rugueux ont commencé à se succéder à la tête du pays. La RCA s’est transformée en une boucherie humaine. Que de sang qui coule à flot en RCA, depuis 1996 à ce jour. Les massacres, les viols industriels, les destructions, les incendies de villages, la prédation minière, sont le lot au quotidien. Plus de 20 ans de deuil, des larmes, de la désolation, de la misère absolue, de la pauvreté océanique, aucun leader politique ne pense à cette population très meurtrie et presque morte à moitié. Seule la course aveugle du pouvoir compte. C’est pour gouverner qui ? Des morts, des fantômes, des tombeaux ? Ou veut-on gouverner un peuple ? Les massacres touchent en grande majorité le corpus électoral.

De 1996 à 2018, qu’est-ce que nous avons gagné dans la guerre ? Absolument rien du tout, mais les pertes en vies humaines, en matériels, sont colossales. Non seulement nous sommes très pauvres, mais nous détruisons le peu qui existe. La Communauté internationale n’a cessé de le dire, « la résolution de la crise incombe aux Centrafricains et à eux seuls ». Voyons la race de nos hommes politiques, examinons notre société civile, c’est la désolation. Personne ne veut voir son pays, personne n’analyse le sort du peuple centrafricain, mais chacun veut cibler un individu. Les élections, le mandat, l’alternance semblent insupportables par la classe politique et la société civile. L’ignorance de la culture démocratique est pire qu’un tsunami dévastateur. C’est la triste réalité en RCA.

La Société civile ignore-t-elle la reconstruction de l’armée ? Tout le monde déplore le rythme du recyclage de nos soldats, alors que la pression des groupes armés se fait plus pressante. Il n’y a pas de miracle à opérer. C’est la logique de la Communauté internationale qui est avec nous, qui connait les problèmes et qui nous accompagne. Elle ne pourra pas laisser la RCA retomber dans la valse des atrocités de 2012 à 2015. Les Centrafricains se complaisent à justifier les crimes, au lieu de les condamner systématiquement, car nul n’a le droit de tuer son prochain. Qui va sortir la RCA de cet enfer ? Touadéra seul ou ce sont tous les Centrafricains unis comme un seul homme, parlant le même langage. Quand les intérêts particuliers priment sur l’intérêt national, c’est le peuple qui paie les pots cassés. Depuis novembre 2012 jusqu’en 2018, tous les jours, nous enregistrons des morts, des blessés, des destructions. Qu’avons-nous gagné ? Tout cela pour le pouvoir, mais qui sera content d’avoir des criminels à la tête du pays ? Pourquoi la Séléka avait été déboutée du pouvoir après dix (10) mois seulement d’exercice ? La Communauté internationale ne pouvait et ne peut tolérer les bouchers humains comme partenaires. C’est ce qui a motivé les élections du 30 décembre 2015. Abdoulaye Hissène a été condamné par la Cour Criminelle de Bangui au mois de février 2018. Quelle sera son attitude vis-à-vis des magistrats centrafricains, principalement ceux qui l’ont jugé ? L’Etat de droit qui est désormais une réalité, subsistera-t-il ? Autant d’interrogations auxquelles la Communauté internationale doit nous donner une réponse. Faut-il massacrer pour massacrer, détruire pour détruire, maintenir la population dans la misère et la pauvreté ? C’est le pouvoir que l’on veut, pour en faire quoi ? En quoi la Séléka a changé, si ce n’est la recherche de la vengeance, des règlements de compte, pour mettre le pays a feu et à sang ? De grâce, le peuple centrafricain a droit à la vie et au bien-être et doit jouir de la démocratie retrouvée.

 

Julien BELA

 

 

DE LA REBELLION AUX ACTES TERRORISTES : LA CRISE CENTRAFRICAINE A PRIS UNE AUTRE TOURNURE

Au regard des actes qui se sont déroulés le mardi 1er mai 2018 à la paroisse Notre Dame de Fatima, un observateur avéré de la vie politique nationale ou internationale serait tenté de dire que la République Centrafricaine est entrain de passer de groupes rebelles aux mouvements terroristes. C’est le plus grand danger qui guette le pays de feu Barthelemy Boganda qui traverse depuis des décennies des crises militaro-politiques dont la plus dévastatrice est celle enclenchée en décembre 2012 par l’ex-coalition Séléka dirigée par Michel Djotodia.

Le chef de l’Etat, professeur Faustin Archange Touadéra et le Premier ministre, Simplice Mathieu Sarandji n’étaient pas passés par quatre chemins pour qualifier de « terroristes » les actes perpétrés sur des personnes civiles pendant la célébration eucharistique à la paroisse Notre Dame de Fatima, le mardi dernier. Cela n’étonne personne puisque c’est depuis cinq (5) ans que les frontières de la RCA avec ses voisins demeurent toujours poreuses. Alors que les Etats de l’Afrique Centrale font face aux mouvements terroristes et aux multiples crises militaro-politiques.

Pour preuve, le groupe terroriste islamique Boko Haram sévit depuis quelques temps sur les territoires Camerounais et Tchadien, deux (2) Etats frontaliers avec la RCA. Et d’ailleurs, c’est le Tchad qui finance et soutient les factions rebelles de la Séléka, le Front Patriotique pour la Renaissance de Centrafrique (FPRC) des mercenaires Nourredine Adam et Abdoulaye Hissène, ainsi que le Mouvement Patriotique Centrafricain (MPC) de Mahamat Alkhatim. Donc, il est bien possible que ces terroristes du groupe islamique Boko Haram puissent s’infiltrer sur le territoire centrafricain au sein de ces groupes rebelles cités ci-haut  et commettre  des exactions sur la population civile centrafricaine.

Pour le besoin de la cause, Michel Djotodia a recruté des mercenaires au Tchad, au Soudan, voire le Niger pour chasser François Bozizé et prendre le pouvoir le 24 mars 2013. Ces mercenaires se transforment aujourd’hui aux terroristes en massacrant, tuant, violant, pillant, braquant et incendiant comme bon leur semble. Et c’est exactement ce que font les terroristes dans d’autres Etats du monde.

Durant les différentes crises militaro politiques qu’a connues le pays, nous n’avions jamais vu de pareils actes barbares et inhumains sur la population civile. C’est pour la première fois que des groupes armés dirigent des attaques ciblées contre une communauté comme ce fut le cas de la paroisse Notre Dame de Fatima planifiée et exécutée par les hommes armés du Km5, dernière enclave musulmane de Bangui. Et il faut le rappeler que pendant la période de la transition, des hommes armés du Km5 ont attaqué cette même paroisse et avaient tué des personnes civiles parmi lesquelles l’Abbé Nzalé.

Que faire face à ce phénomène qui guette la République Centrafricaine qui ne dispose pas encore de toutes ses forces de défense et de sécurité (police, gendarmerie et Forces Armées Centrafricaines) pour sécuriser le pays et protéger la population ?

 

Bénistant MBALLA

 

 

DECLARATION DE L’HONORABLE ABDOU KARIM

MECKASSOUA, PRESIDENT DE L’ASSEMBLEE NATIONALE, DEPUTE DE LA DEUXIEME CIRCONSCRIPTION DU TROISIEME ARRONDISSEMENT DE BANGUI.

La fête du 1er mai, dédiée à une des valeurs essentielles que le Père Fondateur de notre Nation, Barthélémy Boganda, nous a léguée, à savoir le Travail, a été entachée de sang suite à l’attaque perpétrée par des criminels contre l’Eglise Notre Dame de Fatima de Bangui et les fidèles qui y étaient réunis en prière.

 Je condamne avec la plus grande vigueur cet acte ignoble, qui ne peut se réclamer d’aucune valeur ni d’aucune religion, et qui a fauché d’innocents citoyens, filles et fils de Centrafrique.

J’exhorte les autorités compétentes de faire tout ce qui est en leur pouvoir pour identifier ces criminels et pour que justice passe. 

 Aux victimes de cet attentat et à leurs familles, j’exprime toute ma compassion et présente toutes mes condoléances, avec une pensée particulière pour l’Abbé Albert TOUNGOUMALE BABA. 

En lui, je salue et rend hommage, tout à la fois, à l’ancien collègue et à l'ami de tous les instants qu’il est depuis des années, lui qui a été la dernière personne à m’avoir rendu visite avant ma récente évacuation sanitaire en France ; mais je salue et rend hommage aussi et surtout à l’homme de paix, infatigable et humble médiateur, d’une humanité rare, qui a tant fait pour le vivre ensemble dans et entre nos communautés. 

En ces temps où les fossoyeurs de notre Etat, de notre Nation et de notre République redoublent leurs efforts funestes, les institutions de notre pays, toutes les institutions de notre pays doivent unir leurs efforts pour rétablir l’unité et l’autorité de notre Etat, en même temps que la cohésion de notre Nation.

En ces moments douloureux pour notre pays, et pour que ne triomphent plus les sirènes de haine et de division des semeurs de morts, chaque Centrafricain doit, non seulement, se souvenir du message de paix, d’unité et de tolérance de l’Abbé TOUNGOUMALE BABA, mais a le devoir de le mettre en œuvre dans sa vie de tous les jours. 

Ce n’est qu’ainsi que notre Nation pourra sortir de cette épreuve, plus forte.

Pour que vive la République Centrafricaine, unie dans sa diversité !

Paris le 4 mai 2018

Karim MECKASSOUA

Président de l’Assemblée Nationale

 

République Centrafricaine

 

 

 

 

ALKHATIM RALLIE NOURREDINE ET HISSENE DANS LEUR PROJET DE

MARCHER SUR BANGUI ET RECRUTE DES MERCENAIRES AU TCHAD

Au départ, Mahamat Alkhatim avait affiché un comportement que nous avions qualifié de patriote. Il a refusé catégoriquement de se rallier à Nourredine Adam et Abdoulaye Hissène dans leur projet machiavélique de marcher sur la ville de Bangui. Malheureusement, ses bonnes initiatives n’ont duré que peu de temps. Mahamat Alkhatim  vient de rejoindre le camp de Nourredine Adam et Abdoulaye Hissène et recrute en même temps des mercenaires depuis le Tchad. C’est pour autant dire que les ex-Séléka qui se sont regroupés dans la ville de Kaga-Bandoro n’ont pas encore dit leur dernier mot quant à l’idée de marcher sur la capitale et reprendre le pouvoir.

Qu’est-ce qui est à l’origine de ce revirement spectaculaire de Mahamat Alkhatim, leader du Mouvement Patriotique Centrafricain ? Et pourquoi cette motivation de recruter les mercenaires tchadiens malgré la farouche opposition du contingent Burundais de la Minusca à travers la ligne rouge tracée à Ndomété, village situé à dix (10) kilomètres de Kaga-Bandoro dont Alkhatim est parfaitement au courant ? Mahamat Alkhatim est-il manipulé comme Nourredine Adam et Abdoulaye Hissène ? Autant d’interrogations qui dépassent notre entendement.

« La poursuite de l’Opération Soukoula au Km5 nous amènera à marcher sur Bangui », a affirmé haut et fort le porte-parole du Front Patriotique pour la Renaissance de Centrafrique (FPRC).  En faisant une telle déclaration, nous osons croire que le FPRC a déclaré la guerre au gouvernement centrafricain, à la Minusca, à l’Union Africaine, voire toute la Communauté internationale qui tend la dernière perche aux groupes armés à travers le dialogue et la non violence.

Les leaders du FPRC et MPC prennent-ils un peu de temps pour réfléchir sur  leur sort ? Où étaient ceux qui manipulent les groupes armés lors du procès des ex-Séléka et Anti-Balaka devant la session de la Cour Criminelle qui vient de s’achever à Bangui il y a de cela quelques mois ? Nourredine Adam, Abdoulaye Hissène et Mahamat Alkhatim vont-ils continuer d’être manipulés en suivant bêtement la voie de l’enfer ?

La sagesse aurait voulu que Mahamat Alkhatim et ses compagnons d’armes puissent réfléchir mûrement et revenir à de bons sentiments avant qu’il ne soit trop tard. Aucun coup d’Etat n’est possible pour le moment. En plus, la ligne rouge tracée à dix (10) kilomètres de la ville de Kaga-Bandoro ne peut être franchie par un groupe armé.

Ce que nous déplorons, c’est l’attitude des responsables de la Minusca vis-à-vis des leaders des groupes armés qui s’entêtent. Si certains contingents de la Minusca font leur travail de protection de la population civile en toute impartialité, cela ne semble pas rencontrer l’agrément de certains responsables de la mission onusienne. D’après les informations qui nous sont parvenues,  certains responsables de la Minusca souhaitent que le contingent Burundais basé dans la ville de Kaga-Bandoro et qui fait un travail remarquable soit transféré dans la ville de Dékoa.  Est-ce pour laisser la voie libre aux combattants du FPRC et MPC de marcher effectivement sur la ville de Bangui ?

Car, vous êtes sans ignorer qu’à partir de la ville de Dékoa, il y a des voies dans la brousse que les ex-Séléka peuvent facilement emprunter et atteindre la ville de Damara puis Bangui sans passer par Sibut. En plus, le contingent Pakistanais qui ne joue que le rôle de complément d’effectif au sein de la Minusca peut-il faire quoi pour stopper l’avancée de ces rebelles ? C’est un dossier que nous suivons de près pour savoir exactement ce qui se passe dans la ville de Kaga-Bandoro toujours sous la coupe réglée des ex-combattants Séléka des mouvements FPRC et MPC.

 

Bénistant MBALLA

 

 

 

LE KM5 NE PEUT TOUJOURS DEFIER LES AUTORITES DU PAYS

 ET LA MINUSCA

Depuis le coup d’Etat de la nébuleuse ex-coalition Séléka de Michel Djotodia, le 24 mars 2014 et deux (02) ans après le retour du pays à l’ordre constitutionnel, le Km5, jadis, grand centre commercial de Bangui la capitale et poumon de l’économie nationale, est devenu une véritable jungle où sévissent en maîtres absolus les terroristes, criminels, mercenaires et bandits de grand chemin de tout poils.

De ce fait, les habitants du Km5 dans le 3ème arrondissement de la ville de Bangui et ceux des quartiers environnants sont pris e