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toutes les Info du Lundi 17 Juin 2019

Cm n 2980 du lun 17 juin 2019

LA GUERRE DE COMMUNIQUES ENTRE LE MINISTERE DE L’INTERIEUR, CHARGE DE LA SECURITE PUBLIQUE ET LE MOUVEMENT « E ZINGO BIANI » SE TERMINE EN QUEUE DE POISSON

Dans un communiqué de presse N°002, signé du Porte-parole du mouvement « E Zingo Biani » ou Front Uni pour la Défense de la Nation (FUDN), Jean-Serge Bokassa, les membres de cette plate-forme politique prévoyaient d’organiser des meetings à travers la ville de Bangui, ainsi que dans la ville de Bimbo. Dans ce communiqué de presse, ils ont énuméré le chronogramme de ces meetings. Le premier doit avoir lieu le 15 juin 2019 sur le terrain de l’UCATEX, dans le 8ème Arrondissement de la ville de Bangui. Pour ce faire, deux (02) communiqués, diamétralement opposés, l’un émanant du ministère de l’Intérieur, Chargé de la Sécurité Publique, et l’autre, du Mouvement « E Zingo Biani », ont été rendus publics le jeudi 13 juin dernier. C’est autant dire qu’on assiste à une guerre de communiqués entre le ministère de la Sécurité Publique qui s’oppose à ce meeting et le FUDN qui maintienT coûte que coûte cette manifestation.

« E Zingo Biani », le FUDN, informe les militants des organisations membres ainsi que l’opinion nationale et internationale que le meeting du 15 juin 2019 sur le terrain de l’UCATEX est bel et bien maintenu. Non seulement, cette activité est autorisée par la Constitution du 30 mars 2016, elle n’a nullement fait l’objet d’une interdiction, comme le ministre de la Sécurité Publique l’a allégué dans son communiqué.

Au cours de l’entretien que nous avons eu avec lui, il nous a montré en présence de son Directeur de Cabinet et de son Chargé de Mission Juridique, l’avis favorable qu’il a accordé à l’organisation de la manifestation. Selon les renseignements recoupés en sa possession, un groupuscule d’individus opposés à notre démarche se préparait à nous agresser le jour du meetings. Il ne nous demande pas d’annuler la manifestation, mais de différer la date de quelques jours afin de lui laisser le temps de prendre les mesures de sécurité idoine. Ce, à quoi nous avons répondu de faire recours à notre base avant toute décision. Nous leur avons toutefois fait savoir que la solution n’est pas le report, car ces groupes malintentionnés peuvent toujours proférer les menaces les autres jours.

Nous sommeS outrés de découvrir tous le mensonge que le membre du gouvernement s’est permis de proférer sans vergogne dans un communiqué officiel... », peut-on lire dans ce communiqué de presse.

Du côté du ministère de l’intérieur, chargé de la Sécurité Publique, c’est un autre son de cloche. « Le ministre de l’Intérieur, chargé de la Sécurité Publique, constate que malgré l’interdiction formelle de la manifestation prévue pour ce samedi 15 juin 2019 et d’autres jours à venir faite à ces organisateurs, compte tenu de la fragile situation sécuritaire de notre pays, les mêmes qui ont eu à organiser dans un passé récent des manifestations similaires qui ont entraîné la mort d’hommes et dont la procédure est pendante devant les juridictions compétentes, persistent dans leur aventure criminelle.

Le ministère de l’Intérieur, chargé de la Sécurité Publique a pris ce matin la précaution d’inviter le Coordonateur et le Porte-parole de l’association « E Zingo Biani » pour leur notifier de vive voix l’interdiction de cette manifestation dont les conséquences risqueraient d’être incommensurables.

Ceux-ci se sont retirés en promettant de s’en référer à leur base », indique le communiqué officiel.

Finalement, le meeting que doit organiser le mouvement « E Zingo Biani » n’a pu avoir lieu en tant que tel. Il s’est terminé en queue de poisson, tout juste parce que les Forces de Sécurité Intérieure, dépêchées sur les lieux de la manifestation au niveau de la base de l’EUTM, ont dispersé les organisateurs et les manifestants en tirant des coups de feu en l’air. Pris de peur, ces derniers ont pris leurs jambes au cou. L’éternel opposant de Centrafrique, le Démocrate Joseph Bendouga du MDREC, a été arrêté avec quelques manifestants.  Nous ne disposons pas d’un bilan exact de la dispersion des manifestants. Y a-t-il eu des blessés ? Difficile de le dire pour le moment.

Aux dernières nouvelles, ils sont encore détenus dans les locaux de la gendarmerie pour nécessité d’enquête.

Lors de cette dispersion, nos forces de l’ordre ont été huées par certains habitants dudit arrondissement et ceux qui sont venus assister à ce meeting. Ils ne savent pas pourquoi les gendarmes et les policiers les ont empêchés de participer à ce meeting, dit d’éveil de conscience et de sursaut patriotique, organisé par « E Zingo Biani ». Pour eux, ces Forces de Sécurité Intérieure auraient du quadriller le secteur  pour pallier à tout débordement. Tel n’est pas le cas. Mais le prochain meeting qui sera organisé le samedi 22 juin 2019 au quartier Kpètènè dans le 6ème arrondissement de la ville de Bangui, promet des surprises. Car tout comme les organisateurs, les participants sont déterminés. Ils souhaitent ardemment que ce meeting ait lieu à la date prévue et au même lieu.

Au vu et au su de ce qui se passe aujourd’hui en République Centrafricaine, un observateur avéré de la vie politique serait tenté de dire qu’un bras de fer est ouvert entre le gouvernement et le mouvement « E Zingo Biani ». Qui des deux prendra le dessus ? Qui vivra, verra.

 

 

Denis LOUGOUSSOU-GOUVENDA

 

 

L’OPPOSITION AUX ABOIS, S’ARRACHE LES CHEVEUX, AVEC UNE SOCIETE CIVILE PURE MARIONNETTE, N’ONT AUCUNE PROPOSTION CONCRETE

Michel Amine de l’UNDP montait en puissance lors des élections de 2015. Il avait le vent en poupe. Il a semé la panique au sein des prétendants au fauteuil présidentiel. Les coups bas, les Centrafricains en ont l’expertise. La haine est la nature du Centrafricain.  Michel Amine a payé cher et cash sans audace. Il est accusé de tous les noms d’oiseaux, de détention de plusieurs passeports et de passeports non conformes. Rien que cela a suffi pour que Michel Amine perd son éligibilité aux élections de 2015 - 2016. Il est d’autant plus curieux que des leaders politiques qui aspirent au fauteuil présidentiel, puissent prêter le flanc à la Justice aux risques et périls de leur éligibilité, tant comme député, que comme prétendant au fauteuil suprême.

Michel Amine a créé l’UNDP pour conquérir le pouvoir et il s’y est préparé. Mais il a oublié qu’en politique, tous les coups sont permis, même dans la surface de vérité ou de réparation comme en football. Michel Amine, en bonne posture, en témoignent les résultats des législatives de l’UNDP en 2016. C’est un parti fort et puissant, mais hélas, victime d’un coup bas politique, un vrai coup de maître. Alors que le jour « J » était encore loin.

Les élections arrivent à grands pas. Comment comprendre que des leaders politiques qui prétendent au fauteuil présidentiel, peuvent prêter le flanc à la justice de cette manière ? Il faut laisser les marionnettes de la société civile jouer leur partition. Depuis la transition sous Catherine Samba-Panza, la subversion est devenue un nouveau métier en RCA. Le Groupe de Travail de la Société Civile (GTSC) cherche à manger et non à conquérir le pouvoir. Béndounga ne sera ni député ni président de la République. Et les autres leaders politiques ?

En RCA, il y a un déficit criant de culture politique. En face d’un ambassadeur comme celui de la CEEAC, dans une émission animée par Dimitri Yalangba, sur les ondes de la Radio Centrafrique, voyez le niveau du raisonnement. Un autre leader politique dit qu’il ne comprend pas l’Accord de Khartoum. Peut-on s’opposer à quelque chose qu’on ne comprend pas, qu’on ne maîtrise pas ? D’où sort-il pour créer un parti politique, alors qu’il ne comprend rien ? Comment pourra-t-il édifier les militants de son parti ? Comment des leaders politiques de basses classes de ce genre et de bas étage peuvent-ils comprendre les arcanes très complexes des relations internationales ? Tout ce qui brille pour cette catégorie de leaders politiques, c’est de l’or. L’ambassadeur de la CEEAC parle de la crise centrafricaine, comme un Centrafricain. Alors que les Centrafricains parlent de leur propre crise comme des étrangers de passage en RCA. Selon un membre de la Société civile, « les hommes de Sidiki continuent de narguer les victimes ». Faut-il un élément de la Minusca derrière chaque population, chaque individu ? Un processus de paix avec 14 groupes armés, peut-il se faire comme sur des roulettes, sans accrocs ? La Minusca doit organiser des ateliers à l’intention des leaders politiques de l’opposition pour se rapprocher de Touadéra et l’Accord de Khartoum. La barre a été placée très haute pour le GTSC et l’opposition démocratique. C’est difficile de comprendre le grec de l’ambassadeur de la CEEAC. La Société civile prend de petits détails pour en faire une montagne infranchissable.

Les femmes leaders ont parcouru les préfectures de la RCA pour vulgariser l’Accord de Khartoum, parce qu’elles y croient et perçoivent la paix certaine. Mais les (je suis juriste), la soi-disant société civile, qui sèment la confusion, la zizanie, sans savoir de quoi cette société civile parle, sont en tout, partout, dans tout, mais les prestations laissent à désirer. L’opposition démocratique et la société civile sont les oiseaux de même plumage, même médiocrité, même nullité, les mêmes ragots. Au lieu de porter les partenaires qui nous aident, ce sont les partenaires qui les portent, il faut tout mâcher et leur cracher dans la bouche. La RCA est véritablement sur la dernière ligne droite pour la restauration de la paix et du vivre ensemble. La « privatisation de l’Etat centrafricain », est-ce que les Centrafricains y comprennent quelque chose ? Les gens ont rigolé devant cette expression, sans comprendre sa véritable profondeur. L’instrument de souveraineté de l’Etat, c’est l’armée. La RCA est-elle souveraine sans armée ?

Il revient aux Centrafricains de régler leurs problèmes. Les origines de la crise sont lointaines et profondes. Le FARE-2011 était sous le lit durant le régime Bozizé. Il fallait tendre la main à la coalition Séléka pour renverser Bozizé et offrir aux Centrafricains une industrie de cercueils. Nous y sommes par la faute de qui ? De feu président Patassé à Bozizé, le Tchad et le Soudan fournissaient des hommes forts au sein de l’armée centrafricaine, qui a osé protester ? Les Centrafricains récoltent ce qu’ils ont semé. Au lieu de se serrer les coudes pour reconstruire les fondamentaux d’un Etat, on tire le pays vers le bas. Les purs produits « made in Séléka » réclament une virginité douteuse. Ceux-là qui avaient une communion parfaite avec la Séléka, par une acrobatie satanique et obscure, s’érigent en donneurs de leçons. Incroyable mais pourtant vrai, l’ambassadeur de la CEEAC les renvoie à leurs vieilles culottes. La justice centrafricaine doit toiletter le paysage politique et celui de la Société civile. La maturité politique est déficitaire au sein de l’opposition politique et le GTSC. La culture politique n’est pas donnée à tout le monde. Les leaders de la société civile, plus médiocres, ridicules, plus nains politiquement que l’opposition en RCA, cela n’existe nulle part.

Julien BELA

 

BACCALAUREAT SESSION DE JUIN 2019 : CANDIDATS, ATTENTION AUX

VENDEURS D’ILLUSION ET AUX COLPORTEURS DE FAUX SUJETS

D’après le calendrier des examens et concours fixé par ladite direction au ministère de l’Education Nationale, les épreuves écrites du baccalauréat, session de juin 2019, toutes séries confondues, démarrent ce lundi 17 juin, au lycée technique de Bangui. Le mardi 18 juin, c’est le tour des candidats des séries A4, A4’ ; B, C, D… pour le baccalauréat général.

A chaque année, avant et pendant le déroulement de cet examen qui ouvre la porte de l’Université aux candidats admis, des individus malintentionnés font circuler des sujets, soi-disant qu’ils « vont tomber ». D’autres vont même plus loin en escroquant les parents d’élèves. « Donnes-moi 100.000, 200.000, voire 250.000 F CFA pour que ton fils ou ta fille, candidat ou candidate au baccalauréat soit admis (e) », martèlent certains compatriotes. Naïfs qu’ils sont, d’autres parents d’élèves se permettent le luxe de leur donner cet argent. Une fois l’avoir reçu, ils disparaissent ou s’évaporent dans la nature comme une traînée de poudre. A la date de la diffusion des noms de candidats admis sur les ondes de la Radio Centrafrique, grande fut la surprise de ces parents d’élèves de constater que leurs enfants ne sont pas admis. Ils entreprennent des recherches pour tenter de mettre la main sur ces individus. Peine perdue. D’autres parviennent néanmoins à arrêter ces personnes et à les mettre à la disposition de la justice. Malheureusement, quelques jours après leurs arrestations, ils sont libérés et vadrouillent dans les rues de Bangui sans être inquiétées.

En outre, certains parents déboursent de l’argent aux professeurs qui sont chargés de surveiller ou de corriger les épreuves écrites du baccalauréat, dans l’optique de favoriser leurs enfants lors de la surveillance et de la correction. Quand les circonstances ne permettent pas à ces professeurs d’agir selon le vœu des parents d’élèves, les candidates ou candidats échouent lamentablement. Parfois, ces mêmes parents d’élèves vont plus loin. Ils donnent de l’argent au président ou au niveau du secrétariat du centre d’examen pour faire admettre leurs enfants.

Les élèves, de leur côté, ne sont restés en marge de ces pratiques honteuses et mafieuses qui ne les honorent et ne les grandissent. Dans les salles d’examen, ils collectent de l’argent et le remettent aux surveillants dans le but de les laisser tricher. Malheureusement pour eux, dès qu’ils tombent sur un sujet qui, est en rapport avec celui qui est proposé à l’examen, ils se mettent à recopier textuellement ce qu’ils ont fait en classe pendant la correction. Ils oublient qu’il y a parfois des nuances dans tel ou tel sujet. Lors de la correction, les professeurs s’aperçoivent que les candidats ou candidates ont recopié les mêmes phrases. Au finish, on parle de fuite de sujet. La sanction qui tombe au niveau des organisateurs de cet examen est toujours très sévère, par rapport à ce cas de figure. Des candidats et candidates qui espèrent décrocher leur baccalauréat, passent à côté.

C’est dans cette optique que la rédaction de Centrafric Matin exhorte tous les élèves, candidates ou candidats au baccalauréat, toutes séries confondues, à ne pas se fier aux personnes qui véhiculent de faux sujets et les vendeurs d’illusion. Aussi, les élèves et leurs parents doivent s’abstenir de débourser une somme colossale à ces colporteurs de fausses informations, aux professeurs (surveillants et correcteurs), ainsi qu’aux membres du jury. Car, vous êtes sans ignorer que l’examen se prépare en neuf (9) mois, c'est-à-dire du mois d’octobre à juin. Les élèves ont eu tout le temps pour se préparer à ces différents examens. Donc, point n’est besoin de distribuer de l’argent à qui que ce soit pour favoriser l’admission d’un candidat. En agissant de la sorte, nous ne rendons pas service à nos enfants. Et dès qu’ils sont admis, ils ne sont même pas en mesure de défendre leurs diplômes. Tout se passe comme s’ils n’avaient pas étudié depuis la maternelle, le primaire, le secondaire. La grammaire française est torturée, déchirée à l’oral. L’article « le » est mis à la place de « la » et vice versa. A l’écrit, c’est le comble du désespoir.

C’est autant dire que le fait d’acheter les diplômes aux élèves contribue à la baisse de leur niveau. Sachant d’avance que leurs parents vont leur procurer le baccalauréat par tous les moyens, ils ne se contentent que de jouer les musiques, d’aller dans les débits de boisson et de se promener avec des baladeurs aux oreilles. Ils ne daignent étudier leurs leçons, faire des exercices pour bien se préparer aux examens.

C’est pourquoi, nous demandons aux responsables du ministère de l’Enseignement Supérieur de tout mettre en œuvre pour que le baccalauréat, session de juin 2019, se déroule dans de bonnes conditions, comme ce fut pour les deux (2) années précédentes. L’étau doit se resserrer autour des corrupteurs et corrompus afin que les candidates et candidats  qui méritent soient admis.

La rédaction de Centrafric Matin souhaite bonne chance à tous les candidates et candidats au baccalauréat de cette année, toutes séries confondues !

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA  

    

 

 

LES FACA SENSIBILISEES SUR LES VBG PAR L’UMIRR

Les Forces Armées Centrafricaines (FACA) ont été sensibilisées ce vendredi 14 juin lors d’une campagne de formation organisée par de l’Unité Mixte d’Intervention Rapide et Répression des violences faites aux femmes et aux enfants (UMIRR), en vue de les impliquer davantage dans la lutte contre les VBG.

Après la crise aigüe qu’a connue la RCA, un climat de méfiance et de replis sur soi s’était installé entre les corps habillés et la population civile à cause de comportements qu’affichent certains hommes de troupes qui sont beaucoup impliqués dans les cas de VBG. Une situation qui, selon UMIRR, entrave la fluidité de l’information entre ces deux franges de la société.

Joseph Wabangué, Directeur par intérim de l’Unité Mixte d’Intervention Rapide et Répression des violences faites aux femmes et aux enfants (UMIRR), souligne l’importance de l’implication des forces dans la lutte contre les violences faites aux femmes et aux enfants. « Les porteurs de tenue sont beaucoup plus impliqués dans les cas de VBG dans le pays. Et pourtant, ils ont pour mission régalienne de protéger la population civile, mais malheureusement ils se sont impliqués dans cette mauvaise pratique. Selon dernier le rapport de l’UMIRR, on totalise au moins 278 cas de VBG dont la plupart concernent les corps habillés, et nous avons transmis ces dossiers au Tribunal Militaire Permanent. C’est ce qui a attiré notre attention pour qu’on  puisse initier cette campagne de sensibilisation et de formation afin de tirer sur la sonnette d’alarme à l’endroit de nos hommes de forces pour un changement de comportement», a-t-il indiqué.

Serge Bruno Bitouanga, Capitaine des FACA, salue à  sa juste valeur cette initiative portée par l’UMIRR. « Je suis vraiment ravi cette initiative portée par l’UMIRR, car, auparavant, nous agissons dans l’ignorance. Mais à partir de cet atelier de formation et de sensibilisation, nous sommes vraiment édifiés sur beaucoup de choses. J’invite mes frères d’armes de changer de comportements lorsqu’ils sont en mission. Nous devons faire une prise de conscience car nous sommes formés pour protéger et non pour torturer la population civile sans défense qui a besoin de notre secours», a-t-il conseillé.

Cette grande campagne de formation et de sensibilisation organisée à l’endroit des FACA intervient après celle de la gendarmerie. C’est une initiative du personnel de l’UMIRR  en partenariat avec la Minusca pour mettre un terme à la montée vertigineuse de ce fléau.

RJDH

 

 

 

EUTM-RCA : remise officielle des Equipements militaires civils de la REpublique de Chypre aux forces armEes centrafricaines (FACA)

La cérémonie officielle de la remise d’équipements militaires civils (tenue militaire conventionnelle) de la République de Chypre (Etat membre de l’Union européenne), par l’entremise de l’EUTM aux FACA, a eu lieu le jeudi 13 juin dernier au ministère de la Défense et de la Reconstruction des Armées.

On pouvait noter pour la circonstance, la présence de la ministre de la Défense et de la Reconstruction des Armées, Marie-Noëlle Koyara, du général de la mission EUTM, Hermino Maio, des officiers de l’EUTM et des officiers de l’Etat-major centrafricain.

D’entrée de jeu, les deux personnalités ont procédé à la signature d’un Accord de convention d’appui entre la République de Chypre et l’Etat centrafricain. Rappelons que le général commandant l’EUTM, Hermino Maio a représenté l’Etat chypriote.

Après la signature dudit Accord, le général Hermino Maio a procédé à la remise symbolique d’une tenue à la ministre de la Défense, Marie-Noëlle Koyara. En outre, ce dernier est revenu sur l’engagement de l’Union Européenne à travers sa mission EUTM de consolidation de la paix en Centrafrique. Et d’ajouter, « je suis très heureux de pouvoir représenter un des pays membres de l’UE, le Chypre, en remettant ces lots de 2600 tenues militaires offerts comme soutien dans l’équipement des FACA. »

Pour sa part, la ministre de la Défense Marie-Noëlle Koyara a remercié son bienfaiteur en ces termes : « merci aux autorités chypriotes, et encore à vous, général Hermino Maio. Car, cette donation est une coïncidence, une coïncidence car, elle tombe à point nommé, au moment où nous avons une nouvelle vague de 1023 jeunes recrues au sein des FACA. Ces tenues vont être acheminées pour l’habillement de nos jeunes soldats. Je vois bien qu’il y a des culottes de corvées, mais aussi des tenues conventionnelles. Cela leur sera utile pendant toute la durée de leur formation. Encore merci général, pour tout ce que l’EUTM fait pour nos forces armées ».

Par ailleurs, le général de la Mission EUTM-RCA a saisi cette occasion pour annoncer la mise en place prochaine d’un projet de dotation des FACA en tenue militaire de camouflage. Un projet à hauteur de 700 000 euros qui sera financé par l’Union Européenne.

Et c’est dans une ambiance bon enfant que les soldats ont rompu les rangs.

 

Sinclair ARIES

 

 

LE COMITE EXECUTIF DE L’UNION PARLEMENTAIRE AFRICAINE REUNI POUR SA 74EME SESSION A BANGUI

150 Participants venus de 40 pays africains ont pris part ce jeudi 13 Juin 2019 à la cérémonie d’ouverture de la 74ème session du Comité exécutif de l’Union Parlementaire Africaine (UPA). Cette cérémonie s’est déroulée dans l’hémicycle de l’Assemblée Nationale centrafricaine, et présidée par le député Burkinabé, Alassane Bala Sakandé, Président en exercice de l’UPA.

L’objectif de cette session est de revoir les textes statutaires de l’Union Parlementaire Africaine en apportant quelques amendements dans le règlement intérieur de l’UPA. Ces amendements portent sur la participation du genre en respectant la parité des membres de l’UPA.

Alassane Bala Sakandé, Président en exercice de l’UPA, le député Burkinabé, rappelle quelques amendements qu’il a proposés au Secrétaire général dudit Comité au nom de son groupe, « ce projet prend en compte les préoccupations suivantes, le renforcement de la prise en compte du genre et de la problématique de la jeunesse dans les instances de l’UPA. Effectivement lorsque nous regardons, il y’a plus d’hommes que des femmes et ce n’est pas normal ; donc nous devons travailler pour changer ce système », a proposé Alassane Bala Sakandé.

Idigado- Boubakar, Secrétaire général de l’UPA, parlant au nom de ses pairs venus de l’extérieur, il se dit ému d’être à Bangui pour prouver leur solidarité au peuple centrafricain, « nous sommes fiers d’être à Bangui pour montrer que nous sommes solidaires au peuple centrafricain pour l’instauration d’une démocratie véritable et d’un Etat de droit », a exprimé Idigado Boubakar, Secrétaire général de l’UPA.

Cette 74ème Session du Comité exécutif de l’Union Parlementaire Africaine qui s’est ouverte ce 13 juin prendra fin le vendredi 14 Juin 2019.

 

RJDH

 

 

COMMENT LUTTER ET PREVENIR  LES CAS D’ABUS ET EXPLOITATION

SEXUELLE ?

C’est l’essentiel tiré d’une session de formation  sur le thème : « la couverture médiatique des cas d’exploitation et d’abus sexuels », regroupant une trentaine de journalistes le jeudi 14 juin dernier au stade 20.000 places à Bangui.

La couverture et le traitement des cas d’exploitation et d’abus sexuels, constituent l’ultime opportunité d’informer la population centrafricaine sur la lutte contre ce fléau, de sensibiliser et d’informer la population sur les engagements des Nations Unies, les mesures, les sanctions, ainsi que de l’importance du code de conduite que l’ensemble du personnel civil et militaire des Nations Unies est tenu de respecter. C’était dans ce sens que cet atelier a été organisé, afin d’outiller les professionnels des médias pour une meilleure couverture, dans le but de mieux informer le public.

En effet, l’abus et l’exploitation sexuelle sont deux termes différents. On parle d’abus sexuels, lorsqu’il y a abus d’autorité, de pouvoir, de confiance etc.,  dans le but de satisfaire ses désirs sexuels. Par contre, l’exploitation sexuelle est le fait d’utiliser les moyens ou une méthode, à travers une personne pour avoir une relation sexuelle.

Que font les Nations Unies en matière de lutte et de prévention contre l’exploitation et les abus sexuels commis par le personnel civil et militaire de la Minusca déployée en République Centrafricaine ? « Le rôle premier de la Minusca est de protéger les populations civiles, conformément à son mandat », selon les propos d’un responsable de l’Equipe de Conduite et de Discipline de la mission onusienne, au cours de son premier exposé sur le thème : « les engagements des Nations Unies dans la lutte contre l’exploitation et les abus sexuels. Les initiatives de la Minusca ».

D’après l’exposant, pour lutter et prévenir les cas d’abus et exploitation sexuels, les Nations Unies travaillent sur la base des textes et principes qu’elles ont énumérés. Il s’agit entre autres des dix (10) règles de conduites pour les Casques bleus de la Minusca, du code de conduite élaboré en 2001 par l’Organisation des Nations Unies (ONU) etc. Le non respect de ces textes et principes par le personnel civil et militaire du système des Nations Unies pourrait entraîner des sanctions à l’endroit de leurs auteurs.

Concernant la seconde thématique intitulée : « les mécanismes de dénonciation des allégations  d’exploitation et d’abus sexuels : procédure, enquête et sanction », les Nations Unies travaillent en étroite collaboration avec la presse, les ONG humanitaires voire le personnel de la Minusca. Elles (Nations Unies) ont mis en place un système d’alertes précoces à Bangui et dans les villes de l’arrière-pays pour signaler d’éventuels cas d’exploitation ou des abus sexuels.

Nathalie Ben Zakour Man, défenseur des droits des victimes de la Minusca, s’est entretenue avec les professionnels des médias sur « l’assistance aux victimes : leurs droits et les services disponibles ». Elle a attiré l’attention des journalistes  sur le code d’éthique et de déontologie de leur métier.

En traitant les cas d’exploitation ou des abus sexuels, le journaliste est tenu : de ne pas nuire, de traiter les victimes de manière égale (non discrimination), de traiter les victimes comme des personnes ayant des besoins et des exigences différentes, de veiller à ce que les victimes conservent le droit de recevoir une assistance rapide et appropriée, de veiller à ce que les victimes aient le droit de participer et d’être entendues, de veiller à ce que le droit des victimes à la justice, la responsabilité et au recours soit maintenu et enfin veiller à ce que le droit des victimes à l’information et à la confidentialité soit préservé.

(Suite au prochain numéro)

Bénistant MBALLA

 

 

 

LES FACA ASSURENT UNE PRESENCE DISSUASIVE DANS 07 DES 16

PREFECTURES DU pays

Les Forces des Armées Centrafricaines (FACA) sont aujourd’hui présentes dans sept des seize préfectures que compte la République Centrafricaine. Le rythme de ce déploiement, loin de créer un consensus, divise les acteurs politiques qui se rejettent mutuellement cet état de fait.

Le déploiement des FACA est l’une des recommandations phares des consultations populaires à la base et du Forum national de Bangui. Cette recommandation figure en bonne place dans le programme politique du président actuel. Elle est reprise par le Plan de Consolidation de paix défendu par le gouvernement lors de la Table ronde de Bruxelles en novembre 016.

Après trois ans et trois mois, le pouvoir de Bangui n’a réussi qu’à garantir qu’une présence dissuasive des forces de défense. Selon les données officielles dont dispose le RJDH, sept préfectures sur seize soit dix villes sont touchées par le processus de redéploiement des FACA.

Le gouvernement a choisi de déployer les FACA dans deux villes des préfectures de la Kémo (Sibut et Dékoa), du Mbomou (Bangassou et Bakouma) et de l’Ouham-Pendé (Bocaranga et Paoua). Bambari (Ouaka), Kaga-Bandoro (Nana Gribizi), Basse Kotto (Alindao) et Bouar (Nana Mambéré) ont aussi bénéficié de la présence des FACA qui jusque-là demeurent très limitées dans leurs actions.

La cartographie de ce déploiement renvoie d’un côté aux zones dites rouges et de l’autre aux questions minières et / ou stratégiques. Le déploiement à Sibut et Dékoa renvoie à des questions stratégiques car ces deux villes sont considérées comme les principales portes d’entrée à Bangui, ce qui nécessite une présence stratégique des FACA pour faire face à toute velléité. En effet, avant l’Accord de Khartoum, il y avait une volonté manifeste des groupes armés (FPRC) de marcher sur Bangui. Ce sont ces mêmes raisons militaires qui justifient le déploiement des FACA dans le Mbomou, l’Ouham-Pendé, la Basse Kotto et la Ouaka. Le déploiement des FACA dans ces régions est motivé par l’émergence des massacres de populations.

Même si ce n’est pas officiel, il y a des raisons liées à la protection et/ou à l’exploitation des ressources naturelles qui expliquent la présence des FACA dans certaines parties du pays. L’objectif visé est de juguler freiner l’exploitation illicite des ressources du sous-sol par les groupes armés et par conséquent, les priver de la principale source de revenus permettant aux groupes armés de se ravitailler en armes et munitions.

Le gouvernement pour justifier le rythme assez timide de déploiement, utilise l’embargo sur les armes qui frappe la RCA depuis 2013. Mais, l’opposition parle, elle, de l’incompétence de l’exécutif non seulement à obtenir la levée totale de l’embargo mais aussi sa vision inappropriée du déploiement. Il est certes vrai qu’en accédant au pouvoir, Faustin Archange Touadéra a trouvé le système sécuritaire dans une situation de délabrement total. Mais, il n’a pas prouvé en trois ans, sa capacité d’asseoir une politique crédible de restructuration des forces de défense et de sécurité. Il semble tout attendre de l’extérieur et surtout les divisions internes freinent le peu d’élan que le secteur veut prendre.

RJDH

 

 

Les professionnels des medias s’approprient du contenu de

 l’accord de paix de khartoum

Le ministère de la Communication et des Médias, en partenariat avec la Minusca, a organisé un atelier de sensibilisation des éditeurs de la presse sur l’Accord politique de Paix et de Réconciliation en RCA. C’était les 14 et 15 juin 2019, dans la salle 89 du Stade 20.000 Places à Bangui. Le thème central retenu est : « Médias centrafricains, comment communiquer sur l’Accord de Paix ? ».

A l’occasion, deux allocutions sont prononcées par le chef de cabinet de la Minusca, Souleymane Thioune et le ministre de la Communication et des Médias, Porte-parole du gouvernement, Ange Maxime Kazagui. Ces deux hautes personnalités ont mis un accent particulier sur l’importance et les enjeux de l’Accord de Paix de Khartoum, signé par le gouvernement et les 14 groupes armés, le 06 février 2019 à Bangui. Et bien évidemment, elles ont insisté sur le rôle très important que jouent les journalistes en matière d’Information, d’Education et de Communication (IEC) du grand public sur les questions touchant l’intérêt général de la nation.

Les choses sérieuses ont commencé avec les présentations des communications sur l’Accord politique de Paix de Khartoum de A à Z et l’état actuel de sa mise en œuvre (par Arsène Gbaguidji de la Minusca); quelle est la perception de cet  accord de paix ? (par Kevin Dimitri Yalangba, chef de service de communication au ministère de la Communication et des Médias, Martin Ziguélé, député et président du parti MLPC ainsi que Vladimir Monteiro, porte-parole de la Minusca). Toutes ces communications ont fait l’objet d’échange fructueux entre les journalistes et les communicateurs. Le bilan fait de la première journée a permis la suspension des travaux.

Lors de la reprise des travaux le 15 juin dernier, tout a débuté par les présentations des communications sur les stratégies pour la mise en œuvre de l’accord de Paix de Khartoum (par Kevin Dimitri Yalangba) et ; l’engagement des journalistes dans la couverture de sa mise en œuvre (par George Kpizingo, rédacteur en chef de Radio Centrafrique et Albert Mbaya, directeur de publication de l’Agora), suivies des questions et réponses.

Pour les communicateurs, « la crise militaro-politique centrafricaine a des origines lointaines et est très complexe, avec l’implication des combattants étrangers de certains pays voisins dont le Tchad et le Soudan. Or, l’Accord de paix de Khartoum a des particularités par rapport aux précédents accords de paix. Il s’agit entre autres, du régime de sanctions contenues dans ledit accord, du soutien sans faille de la Communauté internationale dont l’Union Africaine et les Nations Unies qui sont ses garants ».

Les considérations finales assorties des mentions de remerciements à l’endroit des organisateurs de cet atelier ainsi que des recommandations pour améliorer les conditions de travail des professionnels des médias, leur permettant de s’investir à fond dans la vulgarisation de l’accord de paix de Khartoum du 06 février dernier, ont mis un terme à cet atelier de deux jours. Et ce, dans un climat de bonne ambiance et sous la modération de Laurent Gomina-Pampali, écrivain et homme politique centrafricain, et Faustin Bambou, Directeur de publication des Collines de l’Oubangui.

Précisons qu’une cinquantaine de journalistes du secteur public et privé y ont pris part activement.

(Suite au prochain numéro)

 

Le Petit YEKOA

 

 

Camp Kassaï : les UnitEs de Forces Speciales des FACA au parcours d’obstacles avec leurs frEres d’armes de l’armEe française

Le Bataillon des Forces Spéciales de l’armée centrafricaine a relevé un challenge sur le parcours d’obstacles, le samedi 15 juin dernier au Camp Kassaï.

En effet, l’objectif de ce travail physique est de mettre les soldats d’élite, dans les conditions du terrain auxquelles ils sont appelés à rencontrer dans leur mission respective.

Rappelons que cette activité physique inaugure le parcours d’obstacle de Camp Kassaï, qui a été rénové par le Détachement d’appui opérationnel (DETAO), dans le cadre de la coopération militaire entre la France et la République centrafricaine.

Ils étaient au nombre de seize (16) soldats à avoir relevé ce défi. Au final, deux (2) meilleurs chronos sont sortis du lot. Il s’agit notamment du Caporal Nestor Bena avec 03 minutes et 06 secondes de chrono, suivi du Caporal Imbona avec 03 minutes et 25 secondes.

Après avoir remis les diplômes aux meilleurs chronos, le chef de bataillon Fabrice Intertaglia, conseiller français à l’Etat-major des armées, a rappelé les soldats à fournir encore plus d’effort, car ils font partie des troupes d’élite, raison de plus d’être au meilleur de leur forme physiquement et moralement afin de servir la RCA.

Il convient de rappeler que cette session de formation complémentaire a démarré il y a plus de deux semaines, et elle va durer 15 jours.

Une chose est sûre, la coopération franco-centrafricaine dans le domaine militaire permettra à court terme aux FACA de monter véritablement en puissance.

 

Sinclair ARIES

 

 

CENTRAFRIQUE : UCATEX, LE MOUVEMENT E ZINGO BIANI EST FINALEMENT DEVORE PAR LES REQUINS EN UNE MINUTE, SES LEADERS ONT PRIS LA POUDRE D’ESCAMPETTE.

Samedi 15 juin 2019, la capitale centrafricaine, Bangui, plus précisément le terrain de l'UCATEX dans le 8e arrondissement, a connu un affrontement entre les requins et la coalition d’une trentaine de partis politiques, mobilisés dans une plateforme dénommée Mouvement E Zingo Biani.

Comme étant convenu, les requins et le Mouvement E Zingo Biani allaient s'affronter le 15 sur le terrain de l'UCATEX suite à une initiative différemment appréciée par les deux camps.

Il s’agit d’un appel à la sédition lancé par le Mouvement E Zingo Biani, constitué d'une trentaine d’organisations politiques dont environ 10 sont formelles et 15 informelles.

A l’opposé, ayant tiré leçons des effets pervers de la création d’une telle coalition en 2011, les victimes de la crise se sont aussi mobilisés pour chasser leurs détracteurs dans une plateforme dénommée les requins.

Sur les médias sociaux ont eu lieu des achoppements verbaux entre les communicateurs de ces deux mouvements, une véritable guerre de communication, malgré les appels à l'alerte de la population locale du 8e dénonçant un risque probable d'embrasement sécuritaire. Les autorités du pays ont interdit les deux organisations de se rendre à l’UCATEX pour leur manifestation mais l’obstination des leaders des organisations qui restent déterminés à s'affronter a été observée à distance par la communauté internationale et l'opinion publique. D’ou seule la mesure du rapport de forces peut déterminer la suite.

A l’UCATEX, les forces de l'ordre ont dressé une ceinture autour des lieux, les requins s’y sont infiltrés et pris position depuis la veille, tous aux aguets en attendant les manifestants de la plateforme E Zingo Biani à venir se jeter dans la trappe.

14h00, informés d’une attaque des requins, des désistements ont commencé dans le camp des leaders du MEZIB. Sur une trentaine de signataires enregistrés, seulement environ 05 ont déferlé dans les rues (Serge Bokassa, Ferdinand-Alexandre Nguendet, Gervais Lakosso, Dominique Yandoka et Guetel Dilamkoro). Derrière eux, il y avait leurs gardes du corps, une dizaine de bambins conduisant des motos. La mini-caravane quitte la résidence de Nguendet à Miskine, passant par l’avenue Mbaikoua pour transcender sur le terrain de l'UCATEX où les requins ont pris positions, interceptés par les forces devant la base de l'EUTM. Et après avoir dégoisé, la mini caravane est obligée à se replier.

Soudain un jet de pétard, assaut des requins avec des bâtons, cailloux pour déglutir les manifestants du Mouvement E zingo Biani qui cherchent à se mettre à l’abri. Craignant un morcellement jusqu’à la mort, les forces de l’ordre se sont interposées à l'affrontement avec des tirs sporadiques à l’air pour dissuader et mettre en débandade les manifestants des deux camps.

Le Mouvement E Zingo Biani est acculé et neutralisé sur les lieux, une véritable abrasion pour ses leaders qui ont trouvé refuges à la MINUSCA. Si tôt à la fin des affrontements, le porte-parole des requins chante leur victoire en remerciant la population du 8ème pour avoir favorablement répondu à leur appel à ne pas rejoindre les semeurs de troubles.

 

D.W (face-book)

 

 

EBOLA EN RDC : POUR L’OMS, LA MALADIE NE CONSTITUE PAS UNE  URGENCE » SANITAIRE MONDIALE

L'organisation mondiale de la santé (OMS) a assuré vendredi que la maladie ne présente pas de menace pour la santé mondiale, alors que l'épidémie d'Ebola en République démocratique du Congo s'est récemment étendue à l'Ouganda voisin.

« L’épidémie actuelle d’Ebola ne constitue pas une urgence de santé publique de portée internationale (…) Elle ne constitue pas une menace pour la santé mondiale », a déclaré le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, lors d’une conférence de presse à Genève.

C’est la troisième fois depuis le début de l’épidémie en août en RDC que l’OMS réunissait son comité d’urgence.

 

Urgence sanitaire pour la région

Le comité d’urgence de l’OMS explique pour sa part, dans une déclaration, que « l’épidémie constitue une urgence sanitaire pour la RDC et la région« , mais qu’elle ne peut être déclarée « urgence de portée internationale », car elle ne remplit pas tous les critères.

« À un moment où l’épidémie est un événement extraordinaire, avec un risque de propagation internationale, la réponse en cours ne serait pas améliorée par des recommandations temporaires comme celles du règlement sanitaire » de l’OMS, a détaillé le président du comité, le Dr Preben Aavitsland, lors de la conférence de presse.

 

De nouveaux cas en Ouganda

En RDC, plus de 2 100 cas d’Ebola ont été enregistrés depuis le début de l’épidémie actuelle. 1 411 de ces malades sont morts.

Cette semaine, des cas ont été enregistrés en Ouganda. Deux personnes de la même famille sont mortes. Ces deux victimes s’étaient rendues en RDC pour assister avec d’autres membres de la famille aux obsèques d’un proche décédé d’Ebola.

 

 Jeune Afrique

 

 

toutes les Info du Jeudi 06 juin 2019

 

Cm n 2978 du je 13 juin 2019

LE GENERAL FRANçAIS CLEMENT BOLLEE DENNONCE LE GENOCIDE REMPANT AU SAHEL ET EN RCA : « ARRETONS LE MASSACRE »

 

« Au Sahel, arrêtons le massacre », écrit le général Clément-Bollée dans sa dernière tribune. L’officier français à la retraite a commandé notamment l’opération Licorne en Côte d’Ivoire. Aujourd'hui, il est consultant international en matière de sécurité. Il porte un diagnostic très sévère sur le dispositif Barkhane et sur le G5 Sahel. « On va dans le mur », dit-il. Bruno Clément-Bollée répond aux questions de Christophe Boisbouvier.

 

RFI : Au Sahel, vous parlez de « descente aux enfers ». Est-ce que vous n’y allez pas un peu fort ?

Bruno Clément-Bollée Je trouve que le bilan est de plus en plus lourd et surtout j’ai le sentiment qu’avec les solutions que nous proposons, tant au niveau de la communauté internationale qu’à celui des acteurs locaux, nous allons dans le mur. Et on peut imaginer d’arriver à des choses qui pourraient être effroyables. Je vois quelque chose qui ressemblerait à une situation à la centrafricaine, avec des seigneurs de guerre locaux qui se sont arrangés des fiefs dans lesquels ils règnent en maîtres. Ou pire, et ce que j’observe de pire, ce sont des affrontements intercommunautaires qui commencent à se multiplier. On a parlé des Dogons contre les Peuls, avec 200 morts au mois de mars…

 

A Ogossagou, au centre du Mali ?

Exactement… On a parlé des Mossis contre les Peuls, un peu plus au sud, au Burkina Faso, on a également entendu parler de la dizaine de morts entre Baoulés et Malinkés en Côte d’Ivoire et on a parlé également du Tchad, avec des confrontations entre ouaddaïens et arabes, à l’est du Tchad, à la frontière soudanaise… Moi, je me dis : mais, où est-ce qu’on va ?

 

La cheffe de la diplomatie européenne, Federica Mogherini, constate que les efforts de l’Europe et des États membres en faveur du G5 Sahel augmentent, mais que le niveau de sécurité se détériore.

C’est exactement ce que je constate, moi aussi. Non seulement cela n’arrange pas la situation, mais même, cela empire. Quand je vois la perception que les populations locales ont maintenant des forces dites étrangères, des acteurs étrangers qui sont venus pour les aider, c’est assez effrayant. Quand on me dit qu’une colonne française qui sort de son cantonnement se fait caillasser, je me dis qu’il y a quelque chose qui se passe qui n’est pas normale.

 

Au nord du Mali ?

Pas seulement. On l’a entendu aussi au Niger, puisque le président Issoufou a même été mis au courant de cette situation. Bien sûr, on se pose des questions, comme tout le monde. Au total, quand j’essaie de prendre un peu de recul, je dis stop. Arrêtons ! Compte tenu du volume d’engagement que nous consentons aujourd’hui dans la région sahélienne, avec les bilans humains, les bilans financiers… On pourrait aussi parler du coût de la Minusma, qui est à un milliard de dollars par an, du coût de la force Barkhane qui est à 700 millions d’euros annuels.

 

Sous l’impulsion de cinq États sahéliens, avec le soutien de François Hollande, puis d’Emmanuel Macron, a été lancé le G5 Sahel. Est-il vraiment opérationnel ?

Le G5 Sahel, une force comme celle-là, de 5 000 hommes – puisque chaque pays a 1 000 hommes à fournir –, j’observe que cette force du G5 Sahel, en fait ce n’est pas une force coordonnée entre cinq pays. Ce sont cinq pays qui se coordonnent de façon bilatérale sur leurs frontières respectives. Et donc il n’y a pas vraiment d’effort commun.

 

Ce sont juste quelques patrouilles mixtes en certains endroits ?

Oui, c’est peut-être un peu plus que cela, mais guère plus.

 

Est-ce qu’il y a des maillons faibles dans le G5 Sahel ?

Dans la liberté d’action qu’ont acquise les mouvements islamistes radicaux, nous voyons bien qu’il y a des pays qui sont plus sensibles que les autres. Le Mali et le Burkina Faso, actuellement, sont vraiment les points faibles. Étonnamment, un pays comme le Niger, qui est placé entre tous les groupes islamistes, semble s’en sortir un peu mieux que les autres.

 

Et comment expliquez-vous cette réussite relative de l’État du Niger ?

Je crois qu’il y a d’abord une motivation, au plan politique, qui est peut-être un peu supérieure au Niger qu’ailleurs. Quand je vois les efforts qu’a déployés le président Issoufou pour dialoguer avec l’extérieur, pour accueillir des bases, pour mettre des bases de drones chez lui, etc. Je pense qu’ils sont plus attentifs et plus motivés. Je connais bien l’armée nigérienne, comme les autres armées dont nous venons de parler. L’armée nigérienne est une armée qui, quand même, avait une certaine cohésion. Une armée qui se tenait. Mais à quel prix ? Quand on voit l’effort de défense nigérien, c’est un peu plus de 15% du PNB du pays, c’est énorme !

 

Selon beaucoup, l’armée malienne est construite autour de gens du sud. Mais ceux-ci ont-ils la capacité d’intervenir au nord du Mali ?

Actuellement, non. Nous voyons bien que les armées, les outils de sécurité et de défense au Mali et au Burkina Faso se font étriller. Donc il y a manifestement un problème de cohésion au sein de l’idée de sécurité et défense malienne, parce qu’il n’y a pas d’unité nationale au Mali et que les revendications autonomistes ou indépendantistes du nord font que ces armées originaires du sud sont mal acceptées.

 

Pour contrer l’influence grandissante des jihadistes, l’Europe mise sur le développement. L’alliance Sahel va financer plus de 600 projets dans la zone pour un montant total de 9 milliards d’euros. Est-ce une réponse ?

Je demande à voir l’exécution sur le terrain. Parce que, au résultat sur le terrain – j’y vais régulièrement –, je ne vois pas grand-chose sortir. Vous savez, la communauté internationale ne fait pas confiance aux acteurs locaux. Mais on aurait peut-être intérêt à changer complètement notre vision des choses et à faire plus confiance aux acteurs locaux. La confiance n’exclut pas le contrôle.

 

Il y a quelques mois, vous avez écrit au directeur de l’Agence française de développement : « Monsieur le directeur, osez le privé en Afrique ». Pourquoi cette lettre ouverte ?

J’ai fait la connaissance, au Mali, du patron des patrons. Mamadou Sinzi Coulibaly, qui, lui, dit exactement ce que je viens de vous dire : « Osez le privé ». Nous sommes des acteurs privés. Au Mali, au Niger, au Burkina Faso, au Tchad, en Mauritanie, nous pouvons faire des tas des choses. Il a lui-même, d’abord, donné l’exemple de l’engagement et du courage, en apostrophant, il y a quelques semaines, les autorités judiciaires de son pays, et en les dénonçant publiquement et nommément à la télévision pour leur corruption au Mali. Cela a fait, bien sûr, une petite bombe ! Et c’est la rue qui le protège.

 

Le partenariat aujourd’hui, au Sahel, entre les militaires français et les développeurs français de l’AFD, est-ce que cela ne risque pas de mettre en danger ces derniers, c’est à dire les développeurs ?

Je pense que, si notre force Barkhane peut être accompagnée par des projets de développement, possiblement d’ailleurs tenus par des privés, eh bien pourquoi pas, cela pourrait être une bonne façon de les aider à s’intégrer. Mais aujourd’hui, nous en sommes loin.

 

Nous sommes loin de l’adhésion des populations locales ?

Oui, nous sommes loin d’une force intégrée. Si notre action a été saluée au Mali en 2013, reposez la même question aujourd’hui dans les rues de Bamako et vous allez voir…

 

Source : RFI

 

Qui peut dire mieux qu’un général français ayant commandé des opérations, aujourd’hui à la retraite, mais consultant international en matière de sécurité, à propos de la boucherie humaine en Afrique francophone ? Selon le général Clément Bollée, « si notre action a été saluée au Mali (en RCA, NDLR) en 2013, reposez la même question aujourd’hui dans les rues de Bamako (Bangui NDLR) et vous allez voir ». Les Français sont traités de criminels, de tueurs, de voleurs, car pendant que les Maliens, les Burkinabé, les Centrafricains s’entretuent, c’est le pillage systématique des richesses du sous sol. Ce sont des experts en extraction des minerais, déguisés en soldats qui sont déployés. Est-il possible que l’Opération Barkhane soit incapable de prévenir les massacres à haute intensité de cruauté ?

La France se dit une puissance militaire. Elle dispose des avions de guerre, des hélicoptères de combat, des drones de surveillance pour scruter tous les mouvements de troupe. Des motos peuvent-elles échapper à l’observation de l’Opération Barkhane ? Selon le général Clément Bollée, « Au Sahel, arrêtons les massacres », a-t-il écrit dans sa tribune. Le quotidien Centrafric Matin, dans sa parution de ce mercredi 12 juin 2019, n°2977, s’interrogeait, « Où va l’Afrique francophone ? ». L’interview du général Clément Bollée tombe à point nommé, une coïncidence parfaite. Il faut bien s’interroger sur la présence d’un détachement français en RCA. A quoi cela rime-t-il ? C’est pour manipuler la classe politique, les généraux sac-au-dos, la société civile, principale marionnette. C’est pour distribuer de petits drapeaux autocollants, comme solution à la paix, aux chômages, à la misère.

Quelle différence entre le Sahel et la RCA ? « Quand je vois la perception que les populations locales ont maintenant des forces dites étrangères, des acteurs étrangers qui sont venus pour les aider, c’est assez effrayant. Que dire du détachement français en RCA ? Que fait-il ? A quoi sert-il ? Est-ce que la tête du général Clément Bollée sera-t-elle mise à prix ? Quand c’est un journaliste centrafricain,  le petit ambassadeur de France et le charcutier de l’Afrique francophone, Jean Yves Le Drian, se mettent en boule, mettent la pression sur le Haut Conseil de la Communication, le ministère des Affaires Etrangères et des Centrafricains de l’Etranger, la Primature et la Présidence de la République, pour étouffer un journaliste. Après le député français André Chassaigne qui n’est jamais écouté, c’est un général français qui monte au créneau et fustige la politique génocidaire de la France en Afrique francophone. La France est un véritable cancer pour la RCA et le Sahel. « Je vois quelque chose qui ressemblerait à une situation à la Centrafricaine, avec des seigneurs de guerre locaux qui se sont arrangés des fiefs dans lesquels ils régent en maîtres... », a ironisé le général Clément Bollée.

L’Union Européenne, par la voix de sa cheffe de la diplomatie, s’interroge car le constat est très amère. Beaucoup de moyens financiers venant de l’Union Européenne, donnent des résultats insignifiants, véritablement décevants. Le général Clément Bollée a percé l’abcès. Ce qui provoque un électro choc au Quai d’Orsay, où se trouve le théoricien du génocide au Sahel et en RCA. Eric Gérard parlera de campagne de la haine contre les Français, mais quand c’est un général français qui fait un diagnostic très sévère contre l’Opération Barkhane, c’est quoi ? Que signifie « on va dans le mur », selon le général français ? Macron disait à l’Université de Ouagadougou au Burkina-Faso, « qu’il était jeune, qu’il n’a pas connu la colonisation ... ». Avoir un colon, un négrier, un esclavagiste, au ministère des Affaires Etrangères et de l’Europe, cela est pire que la peste noire. Le Drian est sur tous les fronts, mais l’image de la France est exécrable en Afrique francophone.

Merci au général Clément Bollée qui a confirmé la thèse que défend Centrafric Matin.

 

Julien BELA 

 

 

LE VOILE SE LEVE PEU A PEU SUR LA CRISE CENTRAFRICAINE : « LES DJIHADISTES SONT DESORMAIS PRESENTS EN RCA, EN RDC, AU TCHAD,

AU SOUDAN… », DIXIT MECKASSOUA

L’ancien président de l’Assemblée Nationale, Abdou Karim Méckassoua, au cours d’une  interview exclusive accordée au magazine « 54 Etats », tire la sonnette d’alarme sur la situation sécuritaire de la République Centrafricaine. Selon lui, : « les djihadistes sont désormais présents en RCA, en RDC, au Tchad, au Soudan… ». C’est le plus grand danger qui guette le peuple centrafricain et qui doit attirer l’attention  des autorités du pays et la communauté internationale.

La vérité marche doucement, mais finira toujours par triompher. Quand  l’ex-coalition Séléka avait conquis le pouvoir de Bangui le 24 mars 2013, des rumeurs circulaient dans toute la capitale, faisant état « des groupes terroristes » qui envahissaient la RCA. Aujourd’hui, le voile se lève peu à peu sur la crise centrafricaine qui perdure. Les Ali Darassa, Abass Sidiki, Nourredine Adam, Mahamat Alkhatim, Abdoulaye Hissène, pour ne citer que ceux-ci, sont des « terroristes » déguisés en mercenaires. Leurs modes opératoires (tueries de masse, tortures, déportations, disparitions forcées, prises d’otage, enlèvements, viols collectifs, incendies des maisons et villages entiers…), témoignent bel et bien les modes d’actes des terroristes.

Les derniers événements survenus dans les préfectures de l’Ouham et l’Ouham-Péndé en sont une parfaite illustration. Les éléments des 3R de Sidiki ont commencé par rassembler les civils dans les villages Koundjili, Djondjom, Lémouna et Bohong. Ensuite, ils les ont ligotés, torturés avant de les exécuter sans aucune forme de procès. Ils ont aussi incendié les maisons d’habitations et pillé les biens des particuliers. Jusqu’au jour d’aujourd’hui, personne n’est en mesure d’expliquer avec exactitude la raison de ces attaques aveugles qui ont coûté  la vie à une cinquantaine de civils sans défense. Mais sans pour autant nous voiler la face, ces crimes odieux perpétrés par les hommes des 3R de Sidiki sont des actes terroristes.

Des rebelles aux mercenaires, nous sommes arrivés aux terroristes.  Y-a-t-il une différence entre l’attaque terroriste qui vient de se dérouler au Mali, occasionnant de nombreuses pertes en vies humaines, ainsi que des dégâts matériels considérables, avec les  attaques  souvent  planifiées,  coordonnées et exécutées par les groupes armés, notamment les factions rebelles de la Séléka (UPC, FPRC, MPC, 3R etc.) sur les paisibles populations civiles dans les villes sous leur contrôle ? Non ! C’est pour signifier très clairement que la crise centrafricaine a pris petit à petit une autre tournure. Et à l’allure où vont actuellement les choses, la République Centrafricaine risquerait de devenir une base arrière des « groupes terroristes ».

La révélation de l’ancien Président de l’Assemblée Nationale, concernant les Djihadistes, aujourd’hui présents en RCA, en RDC, au Soudan et au Tchad, n’étonne personne. Ces derniers temps, l’Afrique Centrale est exposée aux mouvements des groupes terroristes qui brillent dans les massacres et les exactions de tout genre sur les populations civiles. Les groupes terroristes islamistes Boko-Haram sont désormais implantés au Tchad et au Cameroun. Il ne se passe pas un seul jour sans que des morts et des blessés ne soient enregistrés dans ces deux pays, suite aux  attaques planifiées et exécutées  par ces groupes terroristes islamistes Boko-Haram.

 Les frontières de la RCA avec ses voisins restent toujours poreuses. En outre,  les 80% du territoire sont contrôlés par les milices armées et autres bandits de grand chemin. Aussi, l’Etat n’a pas encore les moyens de sa politique, c’est-à-dire toutes  ses Forces de Défense et de Sécurité (FDS) pour assurer le contrôle de l’ensemble du territoire. L’effectif des éléments des Forces Armées Centrafricaines (FACA) qui sont déployés dans certaines régions du pays ne suffit pas encore pour faire face aux menaces ou attaques venues de l’intérieur ou de l’extérieur du pays ou pour défendre l’intégrité du territoire. Donc, il est bien possible que les Djihadistes et autres groupes terroristes puissent venir s’implanter en RCA.

Voilà un  vrai problème qui doit interpeller la conscience de chaque centrafricain, surtout les leaders politiques et les représentants des organisations de la société civile. Le Mali dispose de toutes ses Forces de Défense et de Sécurité (police, gendarmerie, Armée Nationale). Qu’à cela ne tienne, la Minusma et les forces françaises de l’opération « Barkhane » sont bien présentes dans le pays. Mais cela n’a pas pourtant empêché les terroristes de massacrer une centaine d’individus. Or en RCA, toutes les forces ne sont pas encore opérationnelles. Seule la Minusca est sur le terrain pour protéger les civils contre les rebelles hyper-armés.

Et comme l’a si bien  souligné Méckassoua, la RCA est en train de faire face actuellement aux groupes terroristes, notamment les Djihadistes. Dans ce cas de piètre figure, qui des leaders politiques ou des représentants de la société civile a la baguette magique pour résoudre en un laps de temps cette crise ? « Il nous faut nous entendre pour éradiquer cette violence terroriste »,  propose Méckassoua. Voilà ce que nous devons faire pour barrer la route aux manipulations des ennemis de la paix, du vivre ensemble, de la République, afin de mettre fin à cette crise fabriquée de toutes pièces dont nous continuons de subir les conséquences dramatiques à tous les niveaux.

Unissons-nous et nous vaincrons les forces du mal avec le secours de l’Eternel des armées.

 

Jean Max Delouga

 

 

 

 

 

La gestion du budget alloué àu ministere Centrafricain de la defense  au cœur d’une rencontre de haut niveau

Une réunion improvisée de haut niveau a eu lieu entre les ministres des Finances et du Budget, Henri-Marie Dondra, de la Défense Nationale et de la Reconstruction de l’Armée, Marie Noëlle Koyara avec les partenaires techniques (L’Union Européenne « EUTM » et la France), le mardi 11 juin dernier. Le but de cette réunion était de lever le voile sur le flou artistique qui couvre le financement de la formation des FACA, à travers le Fonds alloué par lesdits partenaires au ministère de la Défense et de la Reconstruction de l’Armée.

En effet, les figures étaient graves d’entrée de  jeu, mais en bon communicant, le ministre Dondra a su planter le décor sur les échanges. Ce dernier a reconnu effectivement qu’il y a eu un léger retard en ce qui concerne les financements de la formation de la nouvelle vague de recrues au sein des FACA.

A leur tour, les principaux responsables techniques au ministère des Finances qui couvrent l’exécution et la gestion dudit Budget alloué, ont exposé aux partenaires techniques (UE, EUTM et France), le planning engagé par les cahiers de charge.

Le ministre de renchérir, « le Budget de l’Etat Centrafricain est une loi votée par l’Assemblée Nationale. Concomitant, son exécution doit être respectée par des dispositifs législatifs qui l’encadrent. Par ailleurs, tous les besoins du ministère de la Défense doivent être budgétisés afin d’éviter les dépenses extrabudgétaires ». Il indique par ailleurs que « la planification des formations, sa prise en charge et la gestion de la ligne budgétaire, dédiée à cet effet, doivent faire l’objet d’une entente entre le cabinet du ministre de la Défense, l’Etat-major des FACA et l’EUTM ».

Toutefois, le ministre Dondra a botté en touche les sous-entendus sur le retard dans le calendrier. Ce dernier n’a pas manqué de relever l’origine de ce dysfonctionnement qui, selon lui, vient du côté du ministère de la Défense et son Etat-major des armées, qui peinent à accorder leur violon pour faire évoluer les choses. Il a par ailleurs dénoncé le comportement abject des deux instances: « une armée à deux têtes est une armée vouée à l’échec ».

A son tour, la ministre de la Défense et de la Reconstruction de l’Armée, Marie-Noëlle Koyara n’a pas caché sa gêne, provoquée par le dysfonctionnement de son ministère et l’Etat-major. Elle a annoncé que des efforts seront mis en œuvre pour que son Cabinet et l’Etat-major fonctionnent en parfaite synchronisation pour des résultats satisfaisants, dans les jours à venir.

Comme des marteaux-piqueurs, les experts de l’UE ont fait savoir à la ministre de la Défense et de la Reconstruction de l’Armée, qu’il est de son devoir, en tant qu’autorité politique légale, de prendre des décisions sur les lignes budgétaires, avant de les faire suivre par l’Etat-major.

Et c’est dans cette optique de transparence que le ministre Dondra a proposé la mise en place conjointe d’une collaboration entre l’EUTM, le ministère de la Défense et l’Etat-major. Ce qui a obtenu l’approbation du Commandant de la Mission Militaire de Formation de l’UE en Centrafrique, le général Hermino Mai.

Face à l’ampleur de la tâche de la reconstruction de l’armée nationale, il sied de rappeler que la transparence dans la gestion dudit budget est une nécessité. Car, avec un budget de 19 milliards de FCFA, l’armée centrafricaine a de quoi se ragaillardir.

Sinclair ARIES

 

 

Abdou Karim Meckassoua brise le silence aprEs sa destitution

en octobre dernier

Dans une interview publiée le 10 juin par un media en ligne « 54etats.com », le député de la 2ème circonscription du 3ème arrondissement de Bangui Abdou Karim Méckassoua brise le silence et accuse le Président Touadéra d’avoir trahi le peuple centrafricain en faisant l’alliance avec les groupes armés. Pour lui, « il y a là, des calculs électoraux et qu’en composant avec les groupes armés sa réélection en 2021 serait facile ».

L’ancien président de l’Assemblée nationale, Abdou Karim Méckassoua, sans détours a mis en cause le chef de l’Etat centrafricain, dans cette grande interview, pour sa connivence avec les groupes armés avec en toile de fonds, « des calculs électoralistes sans tenir compte des souffrances du peuple ».

Cette sortie teintée d’un règlement de compte vis-à-vis de celui qui n’a pas pu le soutenir quand il a été destitué par ses pairs en octobre 2018.

Pour lui, le Président de la République Faustin-Archange Touadéra est le responsable numéro 1 de l’imbroglio politique actuel, « il est le Chef de l’Etat. Il ne peut pas ne pas être tenu pour responsable. J’estime même qu’il porte une lourde responsabilité dans ce que nous sommes en train de vivre en Centrafrique. Notamment la responsabilité d’avoir légitimé la violence et le crime en les mettant au Gouvernement, d’avoir fait des centrafricains et des victimes de la crise des sans droits dans leur propre pays. D’avoir fait de nos institutions des coquilles vides et de l’Assemblée nationale en particulier son marchepied. Il faut sortir de cet engrenage, de cet enfer. Il n’y a pas d’autre solution que de restaurer notre ordre constitutionnel ! », a-t-il accusé.

Abdou Karim Méckassoua pense que le président Touadéra a fait un choix, celui de sacrifier le peuple au détriment des groupes armés. « Il a fait le choix des armes ou plus exactement le choix de la soumission aux armes et de l’alliance avec les groupes armés. Il y a là, des calculs électoraux évidents », a-t-il lâché avant de poursuivre en disant qu’« il s'est dit qu’en composant avec les groupes armés, sa réélection en 2021 serait facile. Au prix de combien de destructions, au prix de combien de morts ? On nous dit, du camp Touadéra, que la paix n’aurait pas de prix. Pourquoi le peuple et le pays seraient-ils les seuls à payer le « prix » de la paix ?», a déclaré Méckassoua.

Sur la présence russe en Centrafrique, il dit qu’il ne s’oppose pas à cela mais, que cela soit entre « Etat à Etat ». 

« Non seulement je n’ai rien contre la Russie, je suis un fervent partisan des relations d’Etat à Etat. Or, en Centrafrique aujourd’hui l’essentiel des relations avec la Russie passe par des accords signés entre notre Etat et une société privée qui est aussi une société militaire. Je me dois d’ajouter que ces accords sont soustraits au regard de l’Assemblée Nationale. C’est à l’égard de cette relation-ci que j’émets les plus vives réserves. Je suis contre le fait que des personnes viennent massivement et en catimini, qu’ils pillent nos richesses, et que des individus dont on ne connaît pas les antécédents soient chargés de former nos militaires sans qu’on nous dise en contrepartie de quoi », a précisé Abdou Karim Méckassoua.

En un mot pour Méckassoua, Touadéra a trahi. Voilà ce qui relance le débat politique national déjà délétère avec les naissances des mouvements à caractère politiques. « Dans un premier temps, je vais repartir en République Centrafricaine, siéger comme député du 3ème arrondissement et mener la lutte politique. Aujourd’hui, il y a suffisamment d’éléments pour traduire le Président de la République devant la Haute Cour de Justice pour haute trahison, et notamment pour violation caractérisée du serment qu’il a prêté le 30 mars 2016. Il faut pour cela utiliser la voix politique et judiciaire en respectant notre Constitution ».

La sortie de Méckassoua est intervenue quelques mois après sa destitution au perchoir de l’Assemblée nationale en octobre 2018. 

RJDH

 

 

« AUCUNE DISPOSITION DE LA CONSTITUTION DU 30 MARS 2016 AUTORISE LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE ET LES DEPUTES DE DEMISSIONNER 06 MOIS AVANT LES SCRUTINS DE 2020-2021 »

Après l’adoption du projet de Loi portant le nouveau Code Electoral en RCA, par les élus de la nation, des folles rumeurs circulent à Bangui en particulier, et sur l’ensemble du territoire en général, pour semer la confusion totale parmi les Centrafricains. Ces colporteurs des faux rumeurs et messages du mal ont fait savoir à qui veut bien les entendre, qu’il est prévu dans le nouveau Code Electoral en circulation, ce qui suit, « le président de la République et les députés, fonctionnaires et agents de l’Etat, doivent démissionner six (6) mois bien avant la tenue des scrutins de 2020-2021, pour faire à nouveau leurs actes de candidatures ».

Mais pour le Rapporteur Général et Porte-parole de l’Autorité Nationale des Elections (ANE), Julius Rufin Ngoadébaba, « c’est faux ! Car aucune disposition de la Constitution de la RCA du 30 mars 2016 n’a prévu formellement une telle disposition. Et le Code Electoral ne peut en aucun cas aller à l’encontre de cette Constitution qui est la Loi Fondamentale de la RCA. D’ailleurs, lors de la présidentielle et des législatives de 2015 et 2016, l’actuel président Touadéra et certains députés, fonctionnaires et agents de l’Etat, avaient déposé en bonne et due forme leurs demandes de mise en disponibilité auprès de l’Administration Publique. Etant élus après ces élections, ils ont reçu un mandat du peuple centrafricain, pour cinq (5) ans. Donc ils devaient terminer leur mandat. Ils ne sont considérés comme des fonctionnaires et agents de l’Etat en détachement jusqu’à la fin de leur mandat, donc des fonctionnaires et agents de l’Etat non en activité ».

A-t-on besoin de sortir de l’Université de Sorbonne en France, pour comprendre qu’un Code Electoral ne peut pas contredire une Constitution de la République ? Cela dépasse tout entendement humain. Quelle bassesse de la culture politique dont font montre la classe politique et la société civile centrafricaine ?

 

Le Petit YEKOA

 

 

LES FONCTIONNAIRES DE DIFFERENTS MINITERES A L’ECOLE DE LA REFORME DES FINANCES PUBLIQUES EN RCA

Le séminaire sur la réforme des finances publiques en RCA s’est ouvert ce mercredi 12 juin 2019 dans la salle de conférence du Complexe Scolaire International Galaxy, aux environs de 09 heures. Il a été présidé par le ministre des Finances et du Budget, Henri-Marie Dondra. Le chef du département des Finances et du Budget était assisté pour la circonstance de l’ambassadrice, cheffe de Délégation de l’Union Européenne (UE), madame Samuela Isopi et du chef de mission Expertise France, Gildas Henou. Il est à noter que ce séminaire est organisé par le ministère des Finances et du Budget, financé par l’UE et mis en œuvre par Expertisé France dans le cadre du projet Trésor, Budget, Systèmes d’Information (TBSI) qui vise à apporter un appui institutionnel et technique au ministère des Finances et du Budget dans sa mission d’assainissement de la gestion des finances publiques.

Dans son allocution de circonstance, la cheffe de la Délégation de l’UE a signifié, « cette initiative vise à moderniser et rendre plus transparents les systèmes de gestion des finances publiques et à assurer une plus grande comparabilité des données financières publiques et donc un meilleur suivi des politiques économiques, budgétaires et financières des Etats membres de la CEMAC ».

Madame Samuela Isopi n’est pas restée muette sur les actions menées par son institution pour soutenir les efforts du gouvernement dans la réforme des finances publiques. Selon elle, les réformes soutenues par l’Union Européenne à travers le projet TBSI se situent au niveau de trois (3) composantes principales, à savoir, les Systèmes d’Information ; le Budget de l’Etat, sa préparation, sa programmation et son exécution ; le Trésor, la gestion de trésorerie et le contrôle interne comptable. Elle a aussi énuméré des actions futures qui seront envisagées dans d’autres domaines, notamment la direction des impôts, avec un projet majeur sur la digitalisation des recettes fiscales et la direction du budget, avec un appui à l’élaboration du Cadre des Dépenses à Moyen Terme (CDMT) en relation directe avec le budget programme. En outre, des renforcements  de capacités des services des douanes, de la direction des marchés publics et de la direction du Trésor sont prévus, sans oublier la Cour des Comptes et l’Assemblée Nationale pour assurer l’amélioration du cycle budgétaire complet et la mise en œuvre d’une politique transparente, cohérente et efficace.

« Tous les partenaires de la RCA, que ce soit le FMI, la Banque Mondiale, la Banque Africaine de Développement, l’Agence Française de Développement, soutiennent les efforts et les réformes menées par le Gouvernement et par le ministère des Finances sous l’impulsion du Président de la République et se félicitent des travaux et des progrès déjà réalisés. Néanmoins, le chemin est encore très long. Il reste encore de nombreuses actions à mener. Cela nécessite l’implication et la détermination de tous », a-t-elle indiqué.

« Nous encourageons fortement tous les acteurs et les institutions à rester engagés et déterminés à poursuivre ces réformes de fond qui sont incontournables pour permettre à la RCA de continuer à bénéficier de la crédibilité et de la confiance des bailleurs et enfin du soutien de la population. Ces défis sont à votre portée », a-t-elle signifié.

Le ministre des Finances et du Budget, Henri-Marie Dondra a rappelé le but de ce séminaire en ces termes : « Ce séminaire est l’occasion de faire un point sur les réformes que nous menons dans la gestion des finances publiques. Mais où en sommes exactement ? Quelles sont les prochaines étapes ? Comment parvenir à mener à bien ces différents chantiers ? Et pourquoi vouloir conduire ces réformes ?

Telles sont les questions auxquelles ce séminaire va tenter de répondre. Je tiens à rappeler que nous agissons dans le cadre des directives de la CEMAC, adoptées en 2011 par l’ensemble des pays de la zone d’Afrique Centrale. Ces directives fixent véritablement notre cap à suivre ».

Henri-Marie Dondra n’est pas passé par quatre chemin pour se réjouir de la mise en œuvre des réformes qui ont porté du fruit. « Dans leur mise en œuvre, nous nous conformons également aux bonnes pratiques internationales, sous le regard attentif de nos partenaires, au premier rang desquels se trouvent le FMI, la Banque Mondiale ou l’Union Européenne. C’est ainsi que nous avons pu mener à bien 6 revues avec le FMI, ce qui est un exploit suffisamment rare dans nos pays, pour le souligner. C’est dire que les réformes que nous menons vont dans le bon sens », a-t-il noté.

S’agissant de notre pays, la RCA, Dondra de dire, « Beaucoup de chantiers ont vu le jour. Je citerai entre autres, la mise en place de la plateforme dédiée à la saisie des engagements de dépenses par les sectoriels ; la nomination des contrôleurs financiers auprès de certains ministères sectoriels ; la transposition de certains textes, suivie de la promulgation de la Loi Organique sur le Code de Transparence dans la gestion des finances publiques. Toutefois, malgré ces avancées dans ces réformes que nous avons engagées, ce séminaire est aussi l’occasion pour nos services techniques, de procéder à un partage d’expérience ».

Aux participants, il leur a signifié, « Nous vous avons confiés à cet atelier, afin de vous tenir aussi informés des actions que nous réalisons dans ces cycles de réformes. Les finances publiques, ce n’est pas un sujet dont on parle souvent, bien connu de nos collègues de l’administration ou de la population. Nous ne communiquons peut-être pas assez. Cette journée est donc l’occasion d’y remédier et de vous donner une vision plus globale des chantiers en cours et à venir qui nous impacteront tous ».

Notons en passant que trois (3) thématiques seront débattues au cours de cette unique journée consacrée à ce séminaire, à savoir : quelle est la situation des réformes en cours dans la zone CEMAC et en RCA ? Comment conduire la réforme ? Quels sont les enjeux de la réforme ?

Nous souhaitons bon vent au séminaire sur la réforme des finances publiques en RCA.

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

   

 

 

L’OBSERVATOIRE NATIONAL DES ELECTIONS TRES INQUIET DU RESPECT DE LA TENUE DES ELECTIONS DE 2020-2021 EN RCA

Dans une déclaration faite sur les ondes de la Radio Centrafrique par le Secrétaire Général (SG) de l’Observatoire National des Elections (ONE),  cette Organisation Non Gouvernementale (ONG), en charge d’observer la crédibilité et la transparence dans le déroulement des scrutins en RCA, se dit très inquiète du respect de la tenue des élections couplées (présidentielle et législatives) de 2020-2021 dans le pays. Et pour causes ?

L’ONE à travers son SG, a relevé deux (2) principaux points suivants : le faible décaissement de fonds 500.000.000 F CFA par le gouvernement à l’Autorité Nationale des Elections (ANE), chargée de préparer et d’organiser lesdites élections et le renvoi à nouveau du Code Electoral par la Cour Constitutionnelle (CC) à l’Assemblée Nationale. Et tout ceci pour l’examiner et l’approuver une seconde fois, en tenant bien évidemment compte des amendements et directives pertinents faits par la CC. Ce n’est qu’après son adoption par les élus de la nation, que ledit Code Electoral sera  promulgué par décret présidentiel, pour entrer effectivement en vigueur. Mais à quand aura-t-elle la deuxième session ordinaire parlementaire 2019 ? Et ce, pour ré-approuver le Code Electoral en conformité avec la décision de la CC ?

Or, logiquement, d’après le SG de l’ONE, « le 1er tour de la présidentielle et les législatives de 2020-2021 devait avoir lieu en décembre 2020. Mais à l’allure où vont actuellement les choses, il y a forte probabilité qu’il y aura bel et bien report de ces scrutins de décembre 2020 en RCA ». Eu égard à tout ce qui précède, il est souvent dit, « qui veut aller loin, ménage sa monture » et « gouverner, c’est prévoir ». Donc, le gouvernement a tout intérêt de prendre à son compte et en considération, les observations et remarques objectives faites par l’ONE. Et ceci pour prévenir en amont d’éternels reports des élections en RCA, comme ce fut le cas dans le passé. « Un homme averti en vaut deux », dit-on. Sinon…

 

Le Petit YEKOA

 

 

Armes françaises au YEmen : 17 ONG dEnoncent des « menaces » contre la libertE de la presse

Cette prise de position intervient après la convocation de trois journalistes par les services de renseignement français pour avoir détaillé l’usage d’armes françaises au Yémen.

Dix-sept organisations non gouvernementales (ONG) ont dénoncé, lundi 13 mai, les « menaces pesant sur la liberté de la presse » après la convocation par les services de renseignement français de trois journalistes ayant enquêté sur l’utilisation d’armes françaises au Yémen. Cette convocation « constitue une atteinte inacceptable à la liberté de la presse et la protection des sources journalistiques », soulignent, notamment, Amnesty international, la Fédération internationale des ligues droits de l’Homme (FIDH), Human Right Watch, Médecins du monde, Action contre la faim, le collectif Solidarité Yémen ou encore l’association Sherpa.

L’Assemblée générale de la Fédération européenne des journalistes (FEJ) dénonce, pour sa part, une procédure qui « a pour but implicite de faire taire les journalistes et empêcher une réaction de l’opinion publique sur une potentielle implication de Paris dans des crimes contre les populations du Yémen ». La FEJ appelle le président français, Emmanuel Macron, et son gouvernement à « respecter la liberté de la presse, la protection des sources sans laquelle il n’y a pas de démocratie ».

 

Information d’un « intérêt public essentiel »

 

La justice française a ouvert une enquête fin 2018 pour « compromission du secret de la défense nationale » après la transmission au nouveau média d’investigation français en ligne Disclose d’une note classée « confidentiel défense », évoquant l’utilisation d’armes françaises au Yémen.

Au moins trois journalistes ayant participé à cette enquête, Geoffrey Livolsi et Mathias Destal de Disclose, ainsi que Benoît Collombat, de la cellule investigation de Radio France, ont été convoqués en vue d’une audition libre dans les locaux de la direction générale de la sécurité intérieure (DGSI). Ils doivent être entendus mardi et mercredi, selon les associations.

Les ONG signataires estiment que les informations révélées par Disclose et ses partenaires « sont d’un intérêt public essentiel » et demandent aux ministres français de l’intérieur, des armées et des affaires étrangères de « cesser les intimidations contre la presse et de respecter le secret des sources ».

 

Ventes d’armes

 

La note en question – un rapport d’une quinzaine de pages révélé le 15 avril dernier par Disclose, qui dit l’avoir reçu en octobre 2018 – aurait été rédigée le 25 septembre 2018 par la direction du renseignement militaire. Elle répertorie notamment les armes vendues par la France qui seraient déployées par l’Arabie saoudite et les Emirats arabes unis au Yémen, théâtre d’une guerre qui a tué des dizaines de milliers de personnes, dont de nombreux civils, selon diverses organisations humanitaires.

Paris est régulièrement mis en cause, notamment par la presse et des ONG, pour ses ventes d’armement à destination de Ryad et d’Abou Dhabi. Jusqu’ici, la ligne invariablement avancée par Paris est que ces armements ne sont utilisés que de manière défensive « et pas sur la ligne de front ».
Alors que des recours avaient été déposés la semaine dernière en France pour empêcher le chargement de nouvelles armes à bord d’un cargo saoudien depuis le port du Havre, le président français a déclaré, le 9 mai, « assumer » la vente d’armes françaises à l’Arabie saoudite, assurant avoir la « garantie » qu’elles « n’étaient pas utilisées contre des civils » au Yémen.

 Presse-francophone (Source : Le Monde)

 

France : Un conseil de médiation et de déontologie journalistique sur les rails

 

De très nombreux pays francophones ont mis en place des « conseils de presse ». Québec, Belgique, Suisse, Maroc… pour n’en citer que quelques-uns. D’autres aussi, qui contrairement à ces exemples sont plus ou moins contrôlés par les pouvoirs en place, ce qui obère leur rôle et leur image.
En France, l’idée de créer un « Conseil de médiation et de déontologie journalistique » est ancienne. Une association, l’APCP (Association pour la Préfiguration d’un Conseil de Presse) a beaucoup œuvré en ce sens, et pour mémoire, Yves Agnès, son fondateur, participait aux assises de l’UPF de Yaoundé (Cameroun) en 2009, et en exposait déjà le principe.

 

De quoi s’agit-il ?

 

De mettre en place un organisme tripartite (Citoyens, journalistes, éditeurs) pouvant être saisi par tout citoyen estimant que les règles déontologiques n’ont pas été respectées par un média ou un journaliste dans une information. En défendant les règles professionnelles, ce conseil aurait pour objectif premier de garantir à chaque citoyen l’accès à une information de qualité.

Bien sûr, ce conseil jugerait sans intervenir en aucune façon dans les règles éditoriales du média concerné. Il n’aura par ailleurs aucun pouvoir de sanction, mais rendra simplement un avis sur la base des cas qui lui seraient soumis.
Le 16 mai dernier, de nombreuses organisations de journalistes, d’éditeurs, d’agences de presse et des représentants du public, dont l’UPF Internationale (représentée par le vice-président international Jean Kouchner), ont jeté les bases d’un tel conseil. Trois groupes de travail ont été constitués pour approfondir la réflexion sur le périmètre des compétences, la structure et le fonctionnement de cette instance. L’ambition est de créer cette instance avant la fin de l’année 2019.

 

Presse-francophone

 

 

 

toutes les Info du Mercredi 12 Juin 2019

Cm n 2977 du mer 12 juin 2019

L’ACCORD DE PAIX DE KHARTOUM DE 2019 EST L’EMANATION DU FORUM NATIONAL DE BANGUI DE 2015 : LA JUSTICE DOIT FAIRE SON TRAVAIL ET PAS D’IMPUNITE

Que le peuple centrafricain du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest, ne se laisse pas duper, ni se faire tromper par les ennemis de la paix et de la démocratie en RCA. Et ce, par rapport à l’Accord Politique de la Paix et de la Réconciliation, paraphé par le gouvernement et les 14 groupes armés à Khartoum, puis signé le 06 février 2019 à Bangui. L’Accord de Paix de Khartoum n’est pas une pure invention du président de la République, chef de l’Etat, Professeur Faustin Archange Touadéra, mais plutôt une émanation du Forum National de Bangui (FNB) du 04 au 11 mai 2015, et précédé par les Consultations Populaires à la Base (CPB).

A ce titre, l’Accord de Paix de Khartoum est un Arrangement Politique entre le gouvernement et les 14 groupes armés qui est limité dans un temps bien déterminé. Il a pour but principal de promouvoir le retour définitif de la Paix et du Vivre Ensemble en RCA, en mettant un accent particulier sur l’ « Impunité ». C’est pour autant dire que cet Accord de Paix de Khartoum n’est pas au-dessus de la Constitution de la RCA du 30 mars 2016, selon la nomenclature des actes juridiques.

Mais pour qu’il y ait définitivement la paix et le vivre ensemble en RCA, il faut nécessairement passer par la voie de la justice transitionnelle. D’où l’importance et les enjeux de la Commission Vérité-Justice-Réparation et Réconciliation (CVJRR) en RCA. Une telle CVJRR qui sera mise en place est précédée par les Consultations Populaires Nationales (CPN) dans les sept (7) régions du pays, pour recueillir les avis et les vœux de tout le peuple centrafricain, sur cette grave crise militaro-politique dont est victime son pays, la RCA. Donc la justice transitionnelle ne constitue pas une entrave à la justice légale, ni l’empêche de faire son travail comme il se doit. C’est l’exemple patent de la Cour Pénale Spéciale (CPS) au niveau national et de la Cour Pénale Internationale (CPI) au niveau international, spécialisées de juger tous les auteurs, coauteurs et complices des crimes de guerre, des crimes contre l’humanité et crimes de génocide perpétrés sur le plan national et international. Et l’expérience de la justice transitionnelle à travers la CVJRR au Rwanda, un pays frère et ami de la RCA, après le génocide entre les Touti et les Houtou de 1994, est positive. Aujourd’hui, le peuple rwandais s’est réconcilié entre lui, ouvrant ainsi le chemin à la paix et au vivre ensemble, gages de son développement socio-économique durable. Mais n’oublions pas aussi le rôle très important joué par le Tribunal Pénal International pour le Rwanda (TPIR) dans les traques, les poursuites et les jugements des auteurs, coauteurs et complices de ces crimes de génocide de 1994.

Donc, sans risque de nous tromper, avec la CPS et la CVJRR, nous disons que notre pays, la RCA, est sur le droit chemin, pour le retour définitif de la paix et du vivre ensemble sur toute l’étendue de son territoire national.

Le Petit YEKOA

 

 

Le VILLAGE DOGON (SOBANDA-kou) AU  Mali A été RASE PAR LES FOU-DE-DIEU : quid de la  Minusma

Le village Dogon de Sobane-Kou au Mali a été complètement rayé de la carte dans la nuit du dimanche 9 au lundi 10 juin dernier. Une attaque perpétrée par les fou-de-dieu (terroristes) encore inconnus à l’heure actuelle.

En effet, l’offensive été d’une rare violence que l’on a dénombré une centaine (100) de personnes tuées, ainsi que des cases incendiées.

Rappelons que, les autorités maliennes, ont dépêché une escouade des forces armées, afin de sécuriser les lieux. De son côté,  le président malien,  Boubacar Kéita,  a écourté son voyage en Suisse pour regagner la capitale malienne.

Aujourd’hui, plus que jamais, la question de la présence des forces Onusiennes soulève des questions. Sinon comment comprendre que partout où se trouvent ces casques bleus, les populations civiles continuent d’être massacrées comme du bétail. En Centrafrique,  en RD Congo, en Somalie et  au Sud-Soudan c’est toujours le même scénario qu’on nous sert. Après les crimes, ils réagissent par des déclarations toutes faites. Diantre ! Dieu avait déjà brulé Sodome et Gomorrhe, mais pourquoi la Communauté internationale veut faire régner l’enfer sur terre ?  D’aucuns diront, c’est une affaire de sous-sol. Quand on est riche naturellement, on est maudit obligatoirement.

Il convient de rappeler, qu’Antonio Guterres, Secrétaire Général de l’Onu avait vu dans sa boule de cristal, qu’un danger terroriste guettait le Mali, mais n’avait pas pris des dispositions pour que les forces de Minusma puissent renforcer la sécurité. Mais à quel jeu de dupe joue cette Communauté internationale ? Nul ne le sait, si ce n’est des envoyés du diable qui se complaisent dans le malheur des autres.

Face à l’incapacité des forces Onusiennes de la Minusma à ramener la paix sur tout le territoire malien, le président Boubaccar Keita,  ferait mieux de renforcer les relations militaires avec la Russie. Car,  lors de sa dernière rencontre avec le ministre des affaires étrangères russes, Sergeï Lavrov, la question sécuritaire était à l’ordre du jour.

Sinclair ARIES

 

 

RCA, MALI, BURKINA-FASO, NIGER, DES BOUCHERIES HUMAINES A CIEL OUVERT : OU VA L’AFRIQUE FRANCOPHONE ?

Le Mali, le Burkina-Faso, le Niger, font partie du G-5 Sahel. Chaque pays dispose d’une armée nationale, entraînée et équipée. La gendarmerie et la Police complètent le dispositif sécuritaire. Il y a les forces du G-5 Sahel, la Minusma et les forces françaises. Il ne se passe jamais deux semaines, sans que les carnages ne fassent la soupe préférée de RFI. Une centaine de morts, le village Sobanda totalement rayé de la carte du Mali. L’horreur n’a plus de nom, ni de qualificatif, c’est l’enfer grandeur nature. Le Burkina-Faso enregistre 19 morts, sans compter les blessés. Le centre du Mali est devenu un abattoir humain. Les populations du Sahel ne seront pas exterminées ?

La Minusma et les forces françaises disposent d’une impressionnante armada : hélicoptère de combat, avions de guerre, chars lanceurs d’obus et tant d’autres chars. Que font les forces françaises au Sahel ? Que devient la Minusma au Mali. Les milices, les groupes armés, les terroristes, planifient leurs opérations, les exécutent et se retirent en toute impunité dans leur maquis. Avec autant de forces, les armées nationales, les forces du G-5 Sahel, la Minusma et les forces françaises, le Sahel devient une vaste boucherie humaine. Où est la dignité humaine ? Où sont les Droits de l’Homme ? Le G-5 Sahel est-il inopérant, impuissant ? Les Forces Armées Tchadiennes, que Deby balançait à tour de bras où bon lui semble, ne font plus le poids ? Le Tchad doit aussi faire face à des rebellions à sa frontière avec la Libye. Le sang coule à flot en Afrique francophone, où la population civile est une chair à canon bon marché.

Contrairement à l’Afrique de l’Ouest, la RCA en Afrique Centrale n’a pas d’armée. Elle est en pleine reconstruction. Les experts militaires russes font du bon et très bon boulot. Les FACA sont en gestation. Pire encore, les FACA sont sous embargo et ne peuvent être réarmées. Même les FACA envoyées aux côtés de la Minusca, les  minutions qu’on leur donne sont comptées, c’est-à-dire rationner. Que peuvent faire les FACA dans ces conditions que nous venons de peindre ? La France plombe les FACA au Conseil de Sécurité. La France occupe le poste clé chargé des opérations de maintien de la paix. La France fait semblant ici à Bangui, alors qu’elle est derrière Sidiki des 3R et Ali Darassa de l’UPC, les empereurs des carnages en RCA. Comme cela ne suffisait pas, la France fabrique à travers Le Drian un quinzième groupe armé. Les Russes ne sont pas au Sahel, mais revoyons les films des carnages. La France voulant toujours faire porter le fardeau de la guerre par les autres, les Etats-Unis d’Amérique ont pris leur distance. Que fait la France de sa puissance militaire au Sahel ? Les rebelles tchadiens ont été bombardés pour sauver le fauteuil de Idriss Deby Itno. N’y a-t-il pas deux poids, deux mesures ?

A propos de Sidiki des 3R, l’ambassadeur russe parle de méthode terroriste à propos des massacres à la périphérie de Paoua, qui ont fait 50 morts. Les syndicats estiment que le relèvement de leur salaire est plus important que la sécurité. Et pourtant, le coup d’Etat de feu président Kolingba contre feu président Patassé, paix à leurs âmes, aucun fonctionnaire et agent de l’Etat n’a voulu mourir pour leur salaire. Avec l’invasion Séléka, combien sont partis en exil sans demander leur salaire ? A cela s’ajoutent les problèmes d’eau potable et d’électricité qui sont d’extrême urgence. Les armes lourdes pour les FACA coûtent excessivement chères : les chars, les mortiers, les lance-roquettes, les lance-missiles, les armes anti aériennes, pour ne citer que celles-là. On ne peut perdre de vue les nouveaux recrutements au sein des FACA, de la Gendarmerie et de la Police nationales.

Les querelles politiques iront jusqu’à la fin des temps. Comme au Mali, tout le monde se mobilise pour rechercher la paix. Le village Sobanda au Mali a été totalement rasé, avec 100 morts, y compris tous les animaux domestiques, poules, chiens, chats, moutons, cabris, les vers de terre, les mouches, les cafards, rien n’a été  épargné. C’est un massacre, un carnage d’une cruauté inouïe. Et pourtant, le Sahel a plusieurs forces sur le terrain, mais, hélas, la mort est partout et frappe à l’aveuglette, femmes, enfants, hommes, vieillards, tout trépasse. L’homme est un loup pour l’homme.

 

Julien BELA

 

 

« PAR VOCATION, CELA VEUT DIRE QUE NOUS, DOUANIERES, DEVONS FAIRE QUELQUE CHOSE POUR NOTRE PAYS », INDIQUE LA PRESIDENTE DE L’AFDC

« Une Assemblée Générale Elective (AGE) de l’Association des Femmes Douanières de Centrafrique, en abrégé AFDC, a eu lieu ce samedi 08 juin 2019 dans la salle du restaurant « LA LUNE », à Bangui. Au cours d’une interview exclusive accordée au journal Centrafric Matin, la Chargée de Mission, Banques, Institutions Financières Internationales, Partenaires Techniques, au ministère des Finances et du Budget, madame Loudégué Evelyne a signifié que cette association va mener des activités sociale, professionnelle et économique. Les femmes douanières qui seront, non pas derrière les grands hommes, mais à côté d’eux, doivent faire quelque chose pour le pays qui les attend et occuper aussi des postes de responsabilité. Nous allons nous tenir la main avec les hommes (douaniers) pour avancer ensemble ».

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

Centrafric Matin (CM) : Bonjour, madame !

Madame Loudégué Evelyne (L.E) : Bonjour, monsieur le journaliste.

 

CM : Vous venez de présider une réunion. Quel est votre sentiment ? Quel est le but de cette réunion ?

L.E : Je suis très heureuse car nous les femmes douanières, étions très soudées. C’était plus du social. Ça veut dire que, quand il y a un deuil par exemple dans une famille douanière, tout de suite, on se mobilise. On met les moyens en place. Même avant que les parents n’interviennent, nous sommes déjà là. Même si ce sont des événements de naissance, de mariage et tout, nous étions toujours présentes.

 Vous savez la situation du pays a fait qu’on s’est un peu refroidie. Nous, les douanières, avons estimé qu’il est temps pour que nous puissions ressusciter notre association afin que nous soyons encore plus actives. Voilà le but de cette réunion de ce matin. Je suis très contente.

 

CM : Il y a un adage qui dit, « il faut reculer pour bien sauter ». Quelles seront vos actions de grande envergure ?

L.E : Comme vous avez dit, on avait reculé. Maintenant, nous sommes en train de sauter. Après avoir mis en place notre nouveau bureau, je crois que nous allons faire des activités sociales mais également sur le plan professionnel, et pourquoi pas économique. Nous allons y réfléchir, non pas nous seules douanières.

J’ai insisté pour qu’on mette notre bureau. Car, nous savons déjà qu’au niveau du trésor, des impôts, du budget, nous avons un bureau. Donc, toutes ces femmes, réunies dans ces 4 entités, nous allons être ensemble pour mettre un programme de travail en place. Et comme je l’ai dit « Derrière un grand homme, il y a une femme », nous avons dit, « A côté d’un grand homme, il y aura une femme douanière ».

 

CM : Dans ce cas, lancerez-vous une campagne de sensibilisation pour dire que vous avez développé une philosophie, que le pays a besoin de vos compétences pour la reconstruction nationale ?

L.E : C’est vrai comme vous l’avez dit. Vous savez bien que quelque part, il faut que quelques unes puissent se réunir, se lever. Et ça va stimuler les autres. Je crois que dans nos travaux futurs, nous allons commencer à sensibiliser chacune dans son antenne. C’est pourquoi, j’ai voulu que chacune qui sera là, prenne en compte les autres qui sont avec elle au niveau de son service pour les sensibiliser, et leur dire qu’on n’est pas simplement douanière en tant que douanière. Si on est douanière, c’est d’abord par vocation. Et par vocation, cela veut dire que nous devons faire quelque chose pour notre pays. Le pays nous attend.

Vous savez que la douane est particulièrement la main droite de notre économie. Et si nous, les douanières, on travaille comme il faut, je crois que nous allons relever vraiment l’économie de notre pays, et booster tout ce qui est possible, pour qu’on sache que les douanières font également un plus dans leur administration. Et avec ça, je suis convaincue que la prochaine fois, vous allez voir le ministre qui va faire son mouvement. Vous allez voir qu’il y aura plus de douanières qui vont occuper des postes de responsabilité, parce qu’elles ont pu faire valoir leurs capacités intellectuelles et professionnelles à travers ce qu’elles vont faire.

 

CM : Est-ce pour dire aux hommes que vous avez besoin d’eux pour qu’ils ne vous lâchent pas en cours de chemin ?

L.E : Non, les hommes ne peuvent pas nous lâcher, puisque j’ai dit, « A côté d’un grand homme, il y a une femme. Sans nous, les hommes ne peuvent rien faire. C’est la femme qui est pratiquement tout. Et je sais qu’on va se tenir la main avec eux et marcher avec eux.

Ce matin, c’est vrai qu’ils sont occupés. Mais je crois que, quand ils vont écouter l’écho de tout ce qu’on va mettre en place aujourd’hui, on va se tenir la main et avancer ensemble avec eux.

 

CM : Madame la Présidente, je vous remercie !

L.E : C’est à moi de vous remercier !

 

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« Que justice soit faite pour apaiser les cœurs », selon le Cardinal Dieudonné Nzapalainga

Le Cardinal Dieudonné Nzapalainga s’est prononcé sur l’actualité politique nationale de ces derniers temps qui, selon lui, ne tient pas compte du vécu quotidien des Centrafricains. Les tueries de Paoua, la création d’un nouveau groupe armé à Vakaga et celle des plateformes politiques sont entre autres les sujets abordés avec la presse hier mercredi 5 juin 2019.

Après avoir pris part à Rome à la 21e assemblée générale de Caritas et de retour dans la capitale, l’archevêque de Bangui est revenu sur les sujets brûlants de l’actualité nationale. Toujours conciliant et fidèle à son engagement en faveur de la paix, le Cardinal Nzapalainga appelle chacun à ses responsabilités et demande à la classe politique de placer le « Centrafricain » au cœur de leur combat politique.

D’entrée de jeu, il aborde les tueries de Paoua où il condamne ce qu’il qualifie d’actes barbares et réclame que justice soit faite pour apaiser les cœurs. « Ces actes barbares ne traduisent pas l’expression du peuple centrafricain qui aspire à la paix. Nul n’est au-dessus de la loi et que justice soit rendue à ces victimes-là. Que ceux qui ont posé les actes en répondent. Cela va apaiser. Il faut aider les gens à faire leur deuil sinon on restera avec nos frustrations et on pense que comme la loi, comme le gouvernement et la communauté internationale sont faibles, les gens se lèveront pour se faire justice eux-mêmes », a déclaré le serviteur de Dieu.

Il a ensuite réagi quant à la création d’un nouveau groupe armé dénommé PRNC dans la Vakaga qui, selon lui, ne fait qu’empirer la souffrance du peuple centrafricain. « Comme aujourd’hui 15, demain 16 et 17. Là, on vient de signer l’accord de paix de Khartoum avec 14 groupes armés. Vous voulez qu’on fasse un deuxième Khartoum pour signer encore un accord ? », s’est-il interrogé avant de rappeler ceux-ci à une prise de conscience sur les réelles souffrances du peuple centrafricain, « il est temps pour nous d’enterrer nos haches de guerre. Les vrais problèmes, je peux le dire haut et fort, c’est les routes exécrables, les écoles n’ayant pas d’enseignants qualifiés. Les fondations éducatives du pays sont encore fragiles. Et encore, les problèmes de dispensaire. Il n’y a pas de médecins, au mieux des infirmiers. Ce n’est pas avec les groupes armés qu’on résoudra ces problèmes sociaux », a déploré le Cardinal.

Il n’a pas perdu de vue également le climat délétère envenimé par la naissance des plateformes ou organisations politiques se rangeant dans des combats qui relèguent au second rang le peuple. « Ce groupe qui nait si c’est pour apporter une analyse critique pour aider à ce que l’accord puisse se perfectionner, tant mieux. Ne perdons pas beaucoup de temps vu le contexte national ; tout le monde doit s’unir pour sortir ce pays de la crise. Car il s’agit de la Centrafrique », a exhorté Nzapalainga.

RJDH

 

 

PRESIDENTIELLE DE 2021 : LES PECHEURS EN EAU TROUBLE SORTENT DE LEUR TANIERE

Très bientôt, les centrafricains iront aux urnes pour choisir leur futur dirigeant. C’est dans ce contexte précis que beaucoup de leaders des partis politiques qui, ont pourtant disparu de la scène politique, sortent de leur tanière pour se jeter dans la course à l’élection présidentielle de 2021.

Pendant que les groupes armés tuaient, massacraient, violaient, braquaient, pillaient et incendiaient dans les villes de l’arrière-pays, des soi disant leaders des partis politiques ont fondu dans la nature comme du beurre au soleil. Ils commencent à se réveiller juste à l’approche des futures élections, en faisant des tapages médiatiques pour troubler la conscience du peuple centrafricain.

C’est dans le malheur qu’on doit reconnaître un vrai leader. Et c’est  bien le cas de Martin Ziguele,  député de la nation et leader du parti Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC). Suite aux deniers massacres perpétrés par les éléments des 3R du tristement célèbre peulh Camerounais Abass Sidiki sur les paisibles populations civiles de l’Ouham et l’Ouham-pende, Martin Ziguele a pris son courage d’aller palper du doigt la réalité de ce qui c’était passé. Il s’est entretenu avec les autorités locales de Bocaranga et a écouté de ses propres oreilles les témoignages des rescapés des villages Koundjili, Djondjom, Lémouna et Bohong.

Il en est de même de Anicet Georges Dologuele, également député de la nation et leader du parti Union pour le Renouveau de Centrafrique (URCA). Dologuele ne cesse de condamner les crimes odieux et crapuleux que les groupes armés (Séléka et Anti-Balaka) commettent sur des pauvres populations civiles centrafricaines à l’intérieur du pays. Tout se passe comme s’il n’y a que deux (2) ou trois (3) partis politiques en République Centrafricaine. Incroyable, mais pourtant bien vrai.

De la Ouaka, Haute-Kotto, Basse-Kotto, Mbomou, Haut-Mbomou, en passant par la Nana-Grebizi, l’Ouham et l’Ouham-pende, les victimes de la crise sont nombreuses comme les sables au bord de l’Oubangui pendant la saison sèche et appellent au secours. Mais les  leaders politiques véreux se contentent simplement de faire leurs petits calculs politiques pour les prochaines échéances électorales. Nous les verrons certainement sillonner les régions sous contrôle des groupes armés, afin de battre campagne pour leurs intérêts égoïstes et partisans.

Des grenouilles, des criquets, des caméléons qui n’ont même pas un parti politique digne de ce nom veulent prétendre devenir président de la République. C’est ce que nous sommes entrain de constater avec la naissance de nouveaux partis politiques qui ne pèsent même pas un gramme dans la balance. « C’est en forgeant qu’on devient forgeron », dit-on. Ailleurs, la politique est un art qui s’apprend.  Aux Etats-Unis, en France, au Canada et dans bien d’autres pays, la science politique est enseignée dans les établissements scolaires et universitaires. C’est pourquoi, la politique au sens propre du terme est bien maîtrisée sous d’autres cieux.

Tel n’est pas le cas en République Centrafricaine. Faute d’une école de politique, il n’y a que des aventuriers politiques qui voguent au gré du vent ou naviguent à contre courant de la réalité politique de leur propre pays. Il suffit d’écouter les analyses faites par certains leaders politiques sur la situation politique du pays  pour se rendre compte qu’il n’y a plus de leaders ou hommes politiques dignes de ce nom en RCA. Tout le temps, ils versent uniquement dans les propos et discours haineux qui ne peuvent favoriser la paix, la cohésion sociale, le vivre ensemble et la réconciliation au sein des communautés.

D’ailleurs, ce sont les leaders politiques qui sont à l’origine de cette pire crise que nous continuons de vivre les conséquences dramatiques sur tous les plans. Aujourd’hui, il ressort très clairement des déclarations faites par certains leaders des groupes armés que la crise est instrumentalisée par certains leaders politiques avec la complicité des puissances étrangères bien connues de tout le peuple centrafricain. Ce n’est pas feu Joseph Zoundeko, paix à son âme, qui nous démentira.

Dorénavant, nous osons croire que les yeux des centrafricains sont ouverts. Aucune place ne sera accordée aux profito-situationnistes, aux pécheurs en eau trouble, bref, aux aventuriers politiques qui ne visent que leurs intérêts égoïstes et partisans. Les partis politiques qui n’ont pas de base peuvent se faire, voir ailleurs. Sinon…

 

Jean Max Delouga

 

 

BARRIERES ILLAGELES, CANTONNEMENT DES COMBATTANTS DEMEURENT ENTIERS : LES GROUPES ARMES NOUS ROULENT DANS LA BOUE

Les jours passent et se ressemblent en République Centrafricaine, pays de feu président fondateur Barthelemy Boganda, paix à son âme. Il est difficile de comprendre les attitudes des leaders des groupes armés qui ont apposé leurs augustes signatures au bas de l’accord de paix et de réconciliation nationale. Un observateur avéré de la vie politique centrafricaine serait tenté de dire que les bourreaux du peuple centrafricain ne sont pas prêts pour la paix et la réconciliation au regard de ce qui se passe dans les villes contrôlées par des groupes armés.

En effet, n’était-ils pas écrit noir sur blanc que les combattants des groupes armés doivent être cantonnés et les barrières illégales levées quatre vingt-dix (90) jours après la signature de l’accord ? Si tel en est le cas, où en sommes-nous aujourd’hui avec la levée des barrières et le cantonnement des combattants ? Qui des leaders des groupes armés a respecté ses engagements à propos de ces deux (2) points ? Personne à ce que nous sachons. Leurs hommes sur le terrain campent toujours sur leurs positions. Les barrières érigées ça et là n’ont bougé d’un iota. Sur ces barrières, c’est le comble du désespoir. Les rackettes, les rançonnements sont monnaie courante.  Les  usagers de la route se plaignent des comportements des rebelles. Même certaines personnalités ne sont pas épargnées lorsqu’elles sont en mission dans la ville occupée par ces hommes en armes. La libre  circulation des personnes et des biens est enfreinte.

Aussi, tous les combattants des 14  groupes armés qui ont signé l’Accord Politique de Paix et de Réconciliation (APPR), ne sont pas cantonnés. Ils déambulent dans les villes sous leur prédominance avec des armes par devers eux. De Bangassou à Batangafo, de Ndele à Kaga-Bandoro en passant par Mbrès, Bakala, Bambari, Alindao, Bokolobo, pour ne citer que ces quelques villes, les combattants sont armés jusqu’aux dents et sont visibles un peu partout. Les exactions de tout genre se poursuivent : tueries (cas de Paoua, Zangba, Bohong, Kouango…), viols et abus sexuels (Bria), tortures, intimidations, disparitions forcées, assassinats (Mobaye, Bambari, Kaga-Bandoro), la liste est non exhaustive. Si les combattants étaient cantonnés par leurs chefs comme il est dit dans l’accord de Khartoum, signé le 06 février dernier par le président de la République, chef de l’Etat, professeur Faustin Archange Touadéra et les quatorze leaders des groupes armés, devions-nous assister à ces actes barbares, ignobles, indignes, crapuleux, odieux, inhumains ?

Sans nous voiler la face, les groupes armés et la Minusca nous roulent dans la farine, pour reprendre les propos de Joseph Bindoumi, président de la Ligue Centrafricaine des Droits de l’Homme (LCDH). A proprement parler, quatre vingt-dix (90) jours après la signature de cet accord, les centrafricains ne devraient pas se confronter à des barrières sur leur chemin. Ils doivent circuler  librement et en toute quiétude sur l’ensemble du territoire national. Tel ne semble pas être le cas. C’est autant dire que les leaders des groupes armés foulent aux pieds l’accord de Khartoum. Ayant trouvé leur compte dans cette crise, ils ne daignent même pas lever les barrières ou cantonner leurs hommes, tout juste ne pas perdre leurs avantages. Et qui est le plus grand perdant ? C’est l’exécutif. Ensuite vient le peuple centrafricain qui ne sait plus quoi faire.

La Minusca qui doit veiller sur l’application effective des engagements pris par les deux (2) parties, vogue au gré du vent  et navigue à contre-courant de la réalité. En principe, tous les groupes armés, en l’occurrence le FPRC, l’UPC, le MPC, les 3R, qui n’ont jamais respecté cet accord, devraient voler en éclat. Car, sur ces deux points précis, la Minusca n’a rien à négocier avec ces rebelles. Force est malheureusement de constater que le responsable de la Minusca à Bangui est allé supplier Darassa de lever les barrières et de cantonner  ses éléments. A la surprise générale, Ali Darassa ne s’est pas prononcé clairement sur la levée des barrières et le cantonnement de ces poulains. Face à cette situation, que doit faire la Minusca ? Doit-elle continuer inlassablement à dialoguer avec Darassa ? C’est sûr et certain. Car, pour votre gouverne, ce tristement célèbre nigérien Ali Darassa est appelé « mal nécessaire » par la Minusca. Dans ce cas précis, quel responsable de la Minusca pourra hausser le ton devant Ali Darassa et taper du poing sur la table ?

Et oui, le calvaire des centrafricains est loin de voir le bout du tunnel, malgré l’accalmie précaire qu’on observe à l’heure actuelle. Si Parfait Onanga-Anyanga, l’ex patron de la Minusca avait dit, « dans d’autres pays, la crise peut durer quarante (40) ans », cela ne fait aucun doute en RCA car, toutes les tentatives pour ramener la paix en Centrafrique semblerait-il sont dans une mauvaise posture.

Il serait judicieux que le gouvernement et la Minusca passent à la vitesse supérieure. « Aux grands maux, les grands remèdes », dit-on. Tant qu’une action militaire ne serait pas entreprise, les barrières illégales érigées par les rebelles demeureront jusqu’au retour de Jésus-Christ. Et les combattants ne seront jamais cantonnés. Qui vivra, verra !

 

Denis LOUGOUSSOU NGOUVENDA

 

 

 

VENTE DE LA PIECE DE L’APPAREIL QUI TIRE L’EAU DU FORAGE (SUITE) : LE CHEF DU VILLAGE NDOKPA 2 MIS AUX ARRETS A LA BRIGADE DE LA GENDARMERIE DU PK 12

Il y a de cela un (1) mois, le quotidien « Centrafric Matin » avait publié dans ses colonnes, l’ « affaire de la vente de la pièce de l’appareil qui tire l’eau du forage, par le chef du village Ndokpa 2 sur l’axe routier Bangui-Damara ». Cela fait suite à l’information donnée personnellement par un habitant dudit village qui a vécu le fait et qui a requis l’anonymat, à l’un de nos rédacteurs.

Toujours et selon la même source, qui s’est confiée à nous, le vendredi 07 juin 2019, à 08heures 45minutes, il est fait état de ce que, « finalement après diverses enquêtes menées sur le terrain par les éléments de la brigade de la gendarmerie du PK12, le chef du village Ndokpa 2 est mis aux arrêts la semaine passée. Et ceci pour la nécessité de la poursuite des enquêtes juridico-policières, afin d’établir effectivement la culpabilité de ce chef dans l’affaire qui l’épingle. Etant troublé, le chef du village Ndokpa 2 ne fait qu’induire en erreur les éléments de la brigade de la gendarmerie du PK12, en indexant faussement la direction de l’Hydraulique et un particulier d’être les acquéreurs (acheteurs) de cette pièce d’appareil du forage. Or, les descentes effectuées sur les lieux ont prouvé tout à fait le contraire ».

Un chef du village, représentant direct du gouvernement auprès de sa population, peut-il se comporter et agir de la sorte ? C’est donc un grave acte antisocial qu’il a posé. Car, priver toute une population d’accès à l’eau potable, est un « crime contre l’humanité », donc punissable. « L’eau, c’est la vie », dit-on.

Gageons que la brigade de la gendarmerie du PK12 aille jusqu’au bout de ses enquêtes, et que toute la lumière soit faite définitivement sur cette affaire de la vente de la pièce de l’appareil qui tire l’eau du forage du village Ndokpa 2. Dossier à suivre.

Le Petit YEKOA

 

 

LES GRAVES INCARTADES POLEMIQUES DU GENERAL Ludovic NGAIFEI SUR LES ONDES DE NDEKE-LUKA POUR SON PARADIS PERDU

Selon les règlements liés à la profession, la Grande Muette est généralement assujettie à la stricte observation du droit de réserve et de la discipline exemplaire universelle qui fait la force des armées. D’autant plus qu’il s’agisse d’un Officier Général.

C’est justement en violation de cette règle rigoureuse que l’on reproche aujourd’hui au général Ludovic Ngaïféi, prédécesseur du général Zéphirin MAMADOU, actuel Chef d’Etat-major des armées centrafricaines (FACA) dont le prestigieux poste demeure très convoité.

Dans des déclarations fracassantes radio rediffusées sur Ndéké-luka, le général Ludovic Ngaïféi, toujours en activité et sans affectation, s’est livré à une coupe réglée sur l’état des lieux des armées centrafricaines. Ces propos salés sont considérés comme une atteinte directe à l’intégrité des FACA qu’il a pourtant eu à gérer, en se présentant aujourd’hui en donneur de leçons, lui qui est  à l’origine des départs accélérés et massifs des militaires à la « retraite d’or », selon ses propres termes à l’époque.

L’attitude ambiguë de l’ex-Chef d’Etat-major des FACA pose la vraie question sur ses réelles intentions. Pourtant, l’administration actuelle du nouveau Chef d’Etat-major des armées, général Zéphirin MAMADOU, tranche nettement avec la précédente.

Il a multiplié des visites d’inspection à Kassai, Bangassou, Bambari, Paoua, Bouar, Zoukombo, Sibut et Dékoa en refusant de s’enfermer dans le confort de son cabinet.

Apparemment, le décloisement entre les services et l’Etat-major des armées en prise directe avec les hommes de troupe n’est visiblement pas, en filigrane, du goût de l’ex-chef d’Etat-major Ludovic Ngaïféi. Ses nuits cauchemardesques l’empêchent, en effet, de dormir en paix et le poussent vraisemblablement à rêver à son retour à la tête des armées centrafricaines. Oh jalousie, quand tu nous tiens ! Occupons-nous de ce qui ne nous regarde pas !!!

Le général Ludovic Ngaïféi a-t-il une pleine conscience de ses propos déplacés et publics, leurs portées et impacts sur l’état d’esprit des armées centrafricaines? Il n’y a rien de plus dangereux que les graves dérapages d’un Officier général dont chaque mot, chaque attitude doivent être mesurés et contrôlés. Hélas, parce qu’il est intérieurement dérangé et instable, le général Ludovic dérange…

Mais on devine déjà de quoi il est question pour un tel Officier général de haut niveau qui tombe ainsi dans la dépression, la médisance publique, la jalousie suspicieuse, enfin!

Pour mémoire, le général Ngaïféi, qui se positionne en donneur de leçons, oublie ses déclarations faites au camp Kassaï durant un rassemblement des troupes : «Tout militaire doit observer scrupuleusement le droit de réserve et conserver strictement les secrets défenses.» Où en sommes-nous donc aujourd’hui ?

Qu’est-ce qui lui manque encore pour se livrer ainsi à un tel dénigrement contre son successeur sur la place publique?

La gravité de la situation qu’il a volontairement créée par le manque de crédibilité de ses propos sans preuve sera élucidée par sa propre conscience morale le jour où il reviendra à la raison. Nous essayons ici de psychanalyser ce personnage en suivant son profil humain et son parcours militaire. On a crainte de véritables et dangereux dérapages d’un Officier général qui donne là un signal inquiétant.

Ce qui est encore terrible, c’est qu’il semble prêter le flanc aux influences politiques qui le rongent et l’aveuglent à la fois, éloigné qu’il est du bon sens. En tout cas, cette situation nous parait suffisamment inquiétante pour que le Chef Suprême des armées n’en saisisse pas les effets pervers qui peuvent ternir durablement l’image de la hiérarchie militaire des FACA. Secret  défense dans cette affaire ?

On saura peut-être un jour le caractère insolite, déviant et compromettant de ce genre de dévoiement justement après l’intégration laide et opportuniste des principaux représentants des groupes armés dans la mise en œuvre de l’Accord de paix de Khartoum, toujours sujet à polémiques, en fonction du doute permanent sur leurs signataires douteux.

Et là, cette errance du général Ludovic  sur les ondes doit cesser.

 

Styves VUNDUAWE

 

 

 

 

 

RDC : Anna Mayimona appelle les journalistes a dire non a la

corruption et a revendiquer leur remuneration

En célébration de la journée mondiale de la liberté de la presse, le mois de mai a été déclaré mois de la presse en RDC. C’est dans ce cadre que l’Union Congolaise des Femmes des Médias (UCOFEM) a clôturé un vaste programme d’activités en organisant, samedi 25 mai au stade municipal de Barumbu, un match de football féminin opposant les femmes journalistes de la presse écrite à celles des médias audiovisuels.

Pour Anna Mayimuna, directrice nationale de l’UCOFEM, à travers ce match de football, sa structure veut renforcer la solidarité entre professionnels des médias.

A l’occasion, Anna Mayimuna s’est exprimée au sujet de la presse en RDC en se disant inquiète pour l’avenir des professionnels des médias car, souligne-t-elle, ces derniers travaillent dans des conditions socioprofessionnelles très difficiles. Des fois sans outils de travail adéquats, voire sans salaire ni contrat de travail.

Elle a souligné que cette situation de précarité fait que la plupart soit réduite à « recevoir des enveloppes par-ci et par-là pour faire passer l’information ». Ce qui est déplorable, a estimé Anna Mayimuna.

La directrice nationale de l’UCOFEM invite donc les professionnels des médias à dire non à la corruption et à se battre pour leur rémunération qui est un droit.

A ce sujet, elle a salué les récentes attitudes adoptées par les journalistes de certains médias qui ont brisé la peur et ont osé revendiquer leurs salaires, allusion faite aux journalistes de Télé 50 et Digital Congo.

Pour elle, ces mouvements de prise de conscience doivent être généralisés et organisés afin que cela puisse être bénéfique pour toute la corporation et pour les futurs journalistes.

Ainsi, seulement, conclut la directrice nationale de l’UCOFEM, on pourra espérer un avenir meilleur pour la presse au Congo-Kinshasa.

 

Presse-francophone.

Source : OuraganFM

 

 

toutes les Info du Jeudi 06 juin 2019

Cm n 2974 du jeu 06 juin 2019

ZEPHYRIN MAMADOU, UN CHEF D’ETAT-MAJOR AU CHEVET DE SES TROUPES, AU FOUR ET AU MOULIN POUR SAUVER LA PATRIE EN DANGER

Le général de brigade Ludovic Ngaïféi, ancien Chef d’Etat-major des Armées, s’érige en donneur de leçon. Selon un article paru dans les collines de l’Oubangui, N°385, en date du mardi 14 août 2018, « … le Colonel Ludovic Ngaïféi, désigné devant tous les autres officiers par François Bozizé pour aller combattre les troupes du terroriste et étranger Abdel-Kader Baba-Laddé qui venait de tuer trois généraux tchadiens envoyés à ses trousses, par Idriss Deby Itno, avait royalement refusé d’exécuter l’ordre de son parent Président et Chef Suprême des Armés. »

« Stratégie et tacticien courageux, le colonel Jean Pierre Dolle Waya, conseillé par le général Xavier Sylvestre Yangongo, s’était immédiatement mis au garde à vous pour assurer cette mission.. »

La RCA peut-elle compter sur un tel général, Ludovic Ngaïféi, dans les moments difficiles et critiques ? Ludovic Ngaïféi a été nommé Chef d’Etat-major général des FACA. Il n’a effectué aucun déplacement en provinces pour remonter le moral des troupes, de ses troupes. Il y a général et général, c’est le cas de Bozizé lâché par son parent Ngaïfei qui a pris la tangente devant des malfrats. Les Séléka « ne sont pas structurés », mais ils ont mis en débande Bozizé père, Bozizé fils et toute l’armée nationale, la gendarmerie et la police. Ludovic Ngaïféi peut-il nous dire combien d’officiers ont été abattus par les Séléka ? Où était-il à l’avancée des Séléka depuis Ndélé, Birao, Bria, jusqu’à franchir la ligne rouge à Damara ?

Aujourd’hui, les FACA n’ont que des armes légères. C’est pourquoi, elles ont besoin de la couverture de la Minusca, en chars et hélicoptères de combat, car elles n’en ont pas. Dans les circonstances actuelles, les FACA ne peuvent opérer seules. Elles ont besoin de l’appui de la Minusca. Les armes lourdes coûtent excessivement chères et le budget de l’Etat centrafricain ne peut les supporter. Déjà, il y a les questions brûlantes de l’eau, de l’électricité, mais en plus, les partenaires sociaux revendiquent la revalorisation des salaires. Baba Laddé était seul avec ses hommes, mais un général a fui pour aller le combattre, à plus forte raison 14 groupes armés. Le général de Brigade Ludovic Ngaïféi doit démissionner de l’armée pour aller faire de la politique politicienne.

Dès sa prise de fonction du colonel Zéphirin Mamadou, chef d’Etat-major général des armées entrant, a visité les FACA envoyées à Bangassou, Bambari, Paoua, Bouar, Zoukombo, Sibut, Dékoa, en peu de temps. Pourquoi cela ne s’est pas fait sous son commandement de Ngaïféi ? Exécutait-il les ordres ou les instructions du Chef Suprême des Armées ? Mieux encore, obéissait-il ? Un officier supérieur qui refuse d’exécuter les ordres, n’a pas sa place au sein de l’Armée. Pire encore, sous Bozizé, il avait refusé de débarrasser le pays d’un bandit comme Baba Laddé, quelle leçon stratégique militaire peut-il insuffler aux FACA ? Il n’est jamais allé sur le terrain comme Jean Pierre Dolle Waya, comme Galothy. D’ailleurs Galothy a été tellement utilisé qu’il a fini par dire « non, je n’en peux plus. Je ne suis pas le seul officier des FACA. ». Où était Ngaïféi ? Peut-on tourner le dos à son pays (affaire Baba Laddé) et se faire passer par théorie pour le meilleur Stratégie militaire ? Jean-Pierre Dolle Waya a des exploits militaires à raconter à ses enfants, il en est de même de Galothy, mais pas Ngaïféi, un général des théories parfaites qui ne collent à aucune réalité. Les vrais fantassins sont bien connus.

Le général de Brigade Ludovic Ngaïféi n’a jamais dit ce qu’il fait sur le terrain. Les généraux autorisés à parler par leur hiérarchie, disent ce qu’ils ont fait sur le terrain, les exploits, les prouesses, mais également les faiblesses opérationnelles. La littérature politique n’est pas du ressort d’un officier supérieur. La République Démocratique du Congo (RDC) n’a pas détruit son armée, ni la gendarmerie, ni la police. La Monusco est aussi là depuis plusieurs années, mais les massacres sont aussi pires qu’en RCA, les viols aussi massifs, jusqu’aux bébés de six (6) mois. Après le M 23, d’autres groupes armés ont germé comme des champignons dans l’Est de la RDC, à Béni. Alors qu’en RCA, l’armée s’est effondrée totalement. Si, pour une armée, ce n’est pas le nombre, il faut un armement à la dimension des défis sécuritaires. Deux cents éléments des forces spéciales pour 623.000 Km², pourquoi le général Ngaïféi ne l’a pas fait pendant le temps chaud où il était à la tête des FACA ? C’est véritablement envoyer les FACA à l’abattoir.

L’article 09, des devoirs et responsabilités du Militaire selon le règlement de discipline générale, stipule :

· Obéir aux ordres reçus conformément à la loi ;

· Se comporter avec droiture et dignité ;

· Observer les règlements militaires et en accepter les contraintes ;

·  Respecter les règles de protection du secret et faire preuve de réserve lorsqu’il s’exprime sur les problèmes Militaires,…

Ludovic Ngaïféi fait honte à l’armée. C’est un peureux qui n’osera jamais aller en province. Zéphirin Mamadou va rendre visite à tous ses troupes, à tous ses éléments où qu’ils se trouvent. Voilà un vrai chef d’Etat-major des Armées !

Ngaïfeï a violé de manière flagrante le règlement de discipline militaire générale. Sait-il pourquoi l’armée est appelée la GRANDE MUETTE ? Les officiers supérieurs ne sont pas de leaders politiques, spécialistes des joutes oratoires. Comme Bozizé a humilié l’armée, Ngaïféi veut aussi précipiter les FACA, nouvelle version en enfer. Les FACA n’ont pas encore des armes lourdes qu’il faut pour s’affranchir de la tutelle de la Minusca. Laissons le temps aux FACA de mûrir totalement sans confondre vitesse et précipitation. Ngaïféi n’a fait ses preuves nulle part pour tromper la population et les autorités. Le même Ngaïféi dira demain, « les FACA n’ont pas les armes qu’il faut, pourquoi vous les avez envoyés ? ».

Un tel général ne peut pas défendre la République (le cas Bozizé) avec une garde présidentielle hyper armée mais mise en déroute, on ne sait où est Ngaïféi le parent proche direct de Bozizé. Les tonneaux vides font trop de bruit,, c’est le cas de le dire.

 

Julien BELA

 

 

LES MOUVEMENTS « E ZINGO BIANI » ET « REQUIN » SONT-ILS CREES POUR LA RECHERCHE DE LA PAIX ET DU VIVRE ENSEMBLE EN RCA ?

Les Centrafricains, depuis plusieurs années, courent à la recherche de la paix, de la sécurité, du vivre ensemble, de la cohésion sociale et de la réconciliation nationale. Ils n’aspirent qu’à la paix, rien que la paix. Car, tant qu’il y a cette pierre précieuse (paix) recherchée par ce peuple meurtri par les crises militaro-politiques à répétition, chacun vaquera librement et en toute quiétude à ses occupations quotidiennes. Les cultivateurs s’attèleront à leur agriculture ; les chasseurs s’adonneront à cœur joie à leur métier ; les pêcheurs nous rapporteront des poissons qui sont pratiquement inexistants sur les marchés et de surcroît trop chers. Bref, toutes les activités économiques reprendront leur cours normal. Les écoles, les hôpitaux, les bâtiments administratifs feront peau neuve. Et les Centrafricains, du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest, se sentiront à l’aise sur la terre de leurs aïeux après cette longue crise enclenchée par l’ex-coalition Séléka de Michel Djotodia Am Non Droko.

Mais, depuis quelques semaines, les Centrafricains assistent à la création, pour ne pas dire à la naissance des mouvements en pêle-mêle. Des partis politiques d’opposition à la majorité présidentielle en passant par la société civile, des mouvements ont déjà vu le jour. Nous citons entre autres, « E Zingo Biani » (Réveillons-nous définitivement) et « Requin » (poisson cartilagineux au corps muselé et aux dents tranchantes, pourvu d’un aileron dorsal comestible, constituant un prédateur redoutable y compris pour l’homme). Et les Centrafricains se posent la question suivante : tous ces mouvements ont-ils vu le jour pour la recherche de la paix et de la sécurité sur toute l’étendue du territoire national ?

Selon nos investigations, le but de la création du mouvement Requin est de parer à toutes les éventualités qui se résument ainsi : contrôler toutes les actions subversives de l’opposition ; dénoncer certains opposants nuisibles et venimeux ; lutter contre les actes de terrorisme dans les arrondissements et les quartiers ; identifier certains auteurs et coauteurs des désordres dans le pays ; mettre la main sur certains fauteurs de trouble pour les remettre aux forces de l’ordre…

Les objectifs poursuivis par ce mouvement, à notre humble connaissance, pourraient ramener la paix et la sécurité dans le pays. Mais ce que nous craignons, c’est que ce mouvement ne se transforme pas en règlement de compte. Après la signature de l’accord de Khartoum, dit de paix et de réconciliation nationale, nous devons tous œuvrer pour la paix en Centrafrique. Les Centrafricains qui meurent sous les balles des groupes armés, cette situation n’émeut-elle personne ?

« E Zingo Biani », ce mouvement qui regroupe des partis politiques d’opposition et certains membres du Groupe de Travail de la Société Civile (GTSC), œuvre-t-il pour la paix et la sécurité en RCA ? Si nos mémoires sont bonnes, les leaders de ce mouvement épousent la logique du FARE-2011 (Front d’Annulation et de Reprise des Elections de 2011). Car, vous êtes sans ignorer que certains leaders de ce mouvement faisaient partie du FARE-2011 qui a conduit le pays au fond du gouffre depuis le 24 mars 2013 avec le renversement du président général François Bozizé Yangouvonda. Ces personnalités reviennent encore à la charge. Vraiment, l’adage qui dit, « Le criminel revient toujours au lieu de son crime », se concrétise en RCA. C’est très, très grave pour l’avenir de la RCA et de son peuple.

Le mouvement « Requin », de son côté, ne doit pas aussi être un prédateur pour les Centrafricains. Car le Requin, ce gros poisson de la mer est trop redoutable avec ses dents tranchantes. Nous devons utiliser nos dents, non pas pour écraser ou trancher les autres, mais plutôt pour la recherche de la paix, gage de tout développement d’un pays. Un accord a été signé entre le gouvernement et les leaders des quatorze (14) groupes armés. Le processus de sa mise en place se poursuit allègrement aujourd’hui. Unissons-nous pour que ce énième accord entre le gouvernement et les représentants des rebelles aboutisse à des résultats attendus par le peuple centrafricain. Hier et avant-hier, il y avait eu des massacres dans les préfectures de la Basse-Kotto et de la Ouaka. Aujourd’hui, nous avons assisté au carnage de plus de cinquante-cinq (55) personnes dans l’Ouham et l’Ouham-Péndé. C’était le moment pour que nous aplanissions nos divergences et luttions efficacement contre ces violences cycliques. Force est malheureusement de constater que certaines personnalités, malgré ce qui leur est arrivé, se comportent comme des gamins. Elles ne visent que le pouvoir, rien que le pouvoir, sans pour autant jeter un regard sur leurs compatriotes qui souffrent  dans l’arrière-pays. C’est ridicule le comportement de certains hommes politiques véreux qui ne cherchent que leurs intérêts égoïstes, partisans au détriment de l’intérêt général.

 « E Zingo Biani » par-ci, « Requin » par-là, y compris le nouveau groupe armé qui vient de voir le jour dans le Mbomou, les Centrafricains sont fatigués de tous ces mouvements. Ils demandent à ces initiateurs, prometteurs de tout mettre en œuvre pour que la paix et la sécurité reviennent en Centrafrique. Dans le cas contraire, les Centrafricains vont s’acharner sur eux un de ces quatre matins. Faites un tour en provinces et vous conviendrez avec nous que les conditions de vie de nos compatriotes vont du mal au pire.

Halte à la création des mouvements et groupes armés dans le pays de feu Barthélémy Boganda.

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

 

LES PERSONNES DEPLACEES ET RETOURNEES  DE LA VILLE DE KEMBE APPELLENT AU SECOURS : OU SONT PASSEES LES ONG HUMANITAIRES ?

Les personnes déplacées et retournées de la ville de Kémbé manquent presque de tout : nourriture, eau potable, accès aux  soins et à l’éducation etc. Selon les informations qui nous sont parvenues, aucune ONG humanitaire ne sillonne cette sous-préfecture du pays pour apporter secours aux populations civiles en détresse.

Suite aux affrontements intergroupes armés, plusieurs habitants de la sous-préfecture de Kémbé et ses environs se sont réfugiés sur les sites des déplacés, dans la brousse et parfois en République Démocratique du Congo (RDC). Ils mènent une vie difficile et précaire. Avec le retour progressif de la paix dans le pays, à travers la signature de l’Accord Politique de Paix et de Réconciliation (APPR) entre le gouvernement et les quatorze groupes armés, certaines personnes qui ont fui vers la RDC commencent à regagner le bercail. Il en est de même des déplacés internes qui regagnent peu à peu leurs maisons.

Mais le constat est triste et alarmant, puisque ces personnes déplacées et retournées de la sous-préfecture de Kémbé,  ne bénéficient d’aucun soutien des organisations humanitaires, afin de reconstruire leur vie. « Ça fait presque deux ans que je me suis refugié en République Démocratique du Congo, suite aux exactions des groupes armés (Séléka et Anti-Balaka). Aujourd’hui, je suis de retour dans ma ville natale. Mais j’ai tout perdu. Ma maison est complètement détruite et tous mes biens sont emportés. C’est très difficile pour moi de reconstruire ma maison, puisque je n’ai pas de moyen. Nous sommes obligés de dormir sous une bâche que nous avions construite », raconte sous couvert d’anonymat un natif de la ville de Kémbé.

« Je me suis réfugié avec ma famille dans la brousse au cours d’un affrontement opposant les peulhs de l’Union pour la Paix en Centrafrique (UPC) aux Autodéfenses. Nous sommes sortis aujourd’hui de notre cachette. Mais c’est vraiment difficile pour nous de trouver quelque chose à manger. L’eau potable est rare dans la ville.  Nous sommes obligés de boire l’eau de source avec tous les risques des maladies qu’elle comporte et que nous encourons. Nous entendons que les ONG humanitaires sillonnent dans les villes de provinces pour apporter secours aux populations déplacées et retournées. Mais tel n’est pas le cas dans notre ville. Depuis lors, aucune ONG internationale ne circule dans la ville de Kémbé pour nous venir en aide », regrette ce père de famille.

Selon certaines sources, l’accès aux soins et à l’éducation est difficile pour les populations de la sous-préfecture de Kémbé. Les femmes accouchent dans des conditions difficiles, par manque de structures sanitaires appropriées. Plusieurs établissements scolaires ne fonctionnent pas dans les villages environnants de la sous-préfecture de Kémbé, suite aux récurrentes crises militaro-politiques qui ont secoué la région de la Basse-Kotto en général, et particulièrement la ville de Kémbé. Ce qui empêche toujours les enfants en âge scolaire d’aller étudier au même titre que les autres, à cause de l’insécurité persistante dans cette localité. Alors que le droit des enfants à l’éducation est reconnu et garanti par les lois nationale et internationale.

Depuis la prise du pouvoir par l’ex-coalition Séléka le 24 mars 2013, suivi de l’avènement des milices Anti-Balaka le 05 décembre de cette même année, la République Centrafricaine est devenue une jungle.   De  la Ouaka, Haute-Kotto, Basse-Kotto, Mbomou, Haut-Mbomou, en passant par la Nana-Gribizi, Ouham, Ouham-Péndé, pour ne citer que ces régions, plusieurs civils ont été contraints de fuir les exactions des groupes armés pour se refugier sur les sites de déplacés, dans la brousse ou dans les pays voisins. Ces refugiés et déplacés internes mènent une vie difficile et sont parfois soutenus par les ONG humanitaires. Ce qui n’est pas le cas dans la sous-préfecture de Kémbé où les personnes déplacées et retournées sont démunies de tout et appellent le gouvernement et les ONG humanitaires au secours.

Signalons au passage que la sous-préfecture de Kémbé fait partie intégrante de la préfecture de la Basse-Kotto où l’Union Européenne, par le Fonds Bêkou, envisage un vaste programme de soutien aux populations dans les domaines de la santé, de l’éducation, de l’eau et assainissement etc.

Le 06 février 2019, un accord dit de paix et de réconciliation a été signé par le président Faustin Archange Touadéra et les leaders des quatorze groupes armés. Cet accord vise à mettre fin aux violences des groupes armés sur les populations civiles pour une sortie définitive de la crise en RCA. Depuis la signature de cet accord, une accalmie précaire est observée dans le pays. Mais des actes de violences continuent d’être enregistrés dans les zones sous contrôle des milices armées. Les massacres perpétrés par les éléments des 3R de Sidiki le 21 mai dernier sur les paisibles populations civiles des régions de l’Ouham et l’Ouham-Péndé en sont une parfaite illustration.

 

Bénistant MBALLA

 

 

 

Bertin BEa remporte la guerre des chefs au KNK : Mathurin Dimbelet

radie, Javan Papa Zama suspendu et Guenebem promu SG interimaire

Rien ne va plus au sein du parti Kwa Na Kwa (KNK). Les militants sont depuis quelques semaines abasourdis et partagés entre la guéguerre de ses cadres et l’énorme épée de Damoclès de la justice internationale qui pèse sur son président fondateur et son rejeton. Cette situation fait  couler beaucoup d’encre dans le paysage médiatique centrafricain.

En effet, une fronde peu commune s’est dressée la semaine dernière contre le Secrétaire Général dudit parti, Bertin Béa, qui selon les ouvriers, Javan Papah Zama et Mathurien Dimbelet Nakoé, ce dernier a pris des décisions unilatérales sans consulter les autres cadres du parti.

Pour eux, Bertin Béa se comporte en maître absolu du KNK, décide contre l’avis des autres cadres qui ne veulent pas regagner le camp de l’opposition. Ce qui est contraire à leur engagement pris au sortir de l’élection de 2016.

« C’est inadmissible ! », disait l’ouvrier Mathurin Dimbelet, l’homme qui murmurait à l’oreille de François Bozizé et qui n’a pas gobé de se voir reléguer au rang de coursier du parti. Pour Dimbelet, les problèmes soulevés par le SG contre Touadéra ne sont que des stratagèmes utilisés à des fins politiques. Bertin Béa voudrait se donner la stature d’un homme providentiel du KNK.

Il est vrai que ces derniers temps, le Secrétaire Général porte des accusations contre Touadéra, entre autres, d’être à l’origine du mandat d’arrêt international contre son président, voire même de tout faire pour l’empêcher de rentrer au bercail.

C’est justement sur ces questions qu’apparaissent la manipulation de l’homme fort du KNK. Selon un expert extraverti, « c’est juste une diversion qu’utilise Bertin Béa afin de se positionner, en tant que l’homme qui aura tiré  le diable par la queue pour le retour de son leader. Très bon stratagème ! »

Hélas ! Ce qu’ignore totalement une frange des caciques du KNK, est que Bertin Béa n’est pas un petit joueur. Ce dernier a plus d’un tour dans sa manche. Il dispose d’une ressource financière à faire pâlir de jalousie, et c’est ce qui lui permet de prendre en charge les frais de fonctionnement du parti en l’absence du Président fondateur. Selon certaines indiscrétions, Bertin Béa pourvoirait aussi de l’argent à son leader qui a des soucis financiers, vu que ses avoirs ont été gelés par les banques européennes.

Alors, Mathurin Dimbelet Nakoé et un certain Javan Papa Zama ne pouvaient que mordre la poussière, face à ce mastodonte financier. Le choix a été facile pour l’ancien président centrafricain : Bertin Béa reste le sauveur du KNK !

Finalement, la décision de radiation et de la sanction des deux fauteurs de trouble est tombée raide comme un couperet, le lundi 03 juin dernier depuis Kampala.

Sur DECISION N°002/KNK/PF.19, portant radiation de l’ouvrier Mathurin Dimbelet Nakoé du parti Kwa Na Kwa, accusé de forfaiture et de chercher à nuire au parti, en portant atteinte à l’intégrité morale des militants et des dirigeants du parti. Que du bla-bla !

Quant à l’ouvrier, Javan Papa Zama, la DECISION N°004/KNK/BP/SG/19, portant sa suspension   a pour motif : refus d’obtempérer à la décision émanant du Bureau politique et association avec des groupes pour nuire au parti, en portant atteinte à l’intégrité morale des militants et des dirigeants du parti. Une bonne démonstration de liberté de la parole au sein du KNK.

Toutefois, dans ce lot de cafouillage, un soutien de Bertin Béa a su tirer son épingle du jeu. Le Secrétaire National aux Relations Extérieurs et Porte-parole du parti s’est vu parachuter au poste de Secrétaire Général par intérim du KNK, sur DECISION N°003/KNK/BP/SG/19. Ce qui prouve à suffisance que la machine Béa est au contrôle dudit parti.

Une chose est sûre et certaine, du haut des impalas en Ouganda, François Bozizé ne veut pas se mettre à dos son argentier qui œuvre au bon fonctionnement du parti, quitte à sacrifier les soldats Mathurin Dimbelet Nakoé et Javan Papa Zama.

En attendant, Bertin Béa peut se pavaner sur les Champs-Élysées à Paris, où il se trouverait aux dernières nouvelles.

 

Sinclair ARIES

 

 

LE TRONÇON BAMBARI-BANGASSOU DESORMAIS OPERATIONNEL : L’ACCORD DE KHARTOUM COMMENCE A PORTER DU FRUIT

Qui croyait que le tronçon Bambari-Bangassou allait être opérationnel ? Personne à ce que nous sachons. Ça y est maintenant. C’est devenu une réalité.

Après le passage de la caravane qui a quitté Bangassou pour Bangui le mois dernier, les choses commencent à aller dans le bon sens voulu par le peuple centrafricain en général, et les populations de la Ouaka, de la Basse-Kotto et du Mbomou en particulier. Fermé depuis plusieurs années par les groupes armés (Séléka de l’UPC d’Ali Daras et Anti-Balaka), l’axe routier Bambari-Bangassou est rouvert aux usagers. Des véhicules chargés de marchandises sur lesquelles les passagers sont montés, quittent Bangui et se rendent dans les villes d’Alindao, Kémbé, Gambo, Bangassou, et vice versa. Les Centrafricains, du moins ceux qui n’ont pas été massacrés par les groupes armés, se rendent dans ces villes pour rencontrer leurs compatriotes.

Des retrouvailles qui sont célébrés souvent en grande pompe. C’est le cas d’un jeune habitant le quartier Nzagognan à Bangui et qui s’est rendu récemment à Alindao. De son retour, il n’a pas caché sa joie. « J’étais très heureux quand j’ai vu mon aîné qui a survécu lors de l’attaque et de l’incendie du site des déplacés de l’évêché d’Alindao par les combattants Séléka de l’UPC. Le jour où nous nous sommes vus, nous sommes restés longtemps dans les bras de l’un et de l’autre tout en pleurant à chaudes larmes. Quand j’ai vu mon grand frère, je n’ai pas cru que c’est lui. Il a tellement maigri, faute de n’avoir pas trouvé de quoi à manger. Durant la nuit, toute la famille s’est retrouvée à côté de moi et on a bu le « péké » (boisson identique au vin de palm) à n’en point finir ».

Il n’a pas manqué de dire que c’est grâce à l’accord politique de paix et de réconciliation qu’il a pu effectuer ce voyage. « Je me réjouis de l’accord de Khartoum. Sans cet accord, je ne pouvais me rendre à Alindao. Je remercie le président de la République, chef de l’Etat, Professeur Faustin Archange Touadéra qui avait bien voulu accepter que ce dialogue de Khartoum se tienne », a-t-il indiqué. Et d’ajouter, « J’exhorte les autres groupes armés à ouvrir les tronçons routiers qu’ils bloquent depuis plusieurs années. C’est de cette façon que la libre circulation des personnes et des biens fera son retour en Centrafrique. Je demande par la même occasion aux groupes armés de démanteler les barrières illégales qu’ils ont érigées ça et là ».

Au regard de ce témoignage, qui pourra lever le petit doigt pour dire que l’accord de Khartoum n’a pas porté du fruit ? Si on observe une accalmie précaire sur l’ensemble du territoire national en dépit des tueries perpétrées dans certaines villes du pays, et si la libre circulation des personnes et des biens se fait doucement mais sûrement, cela prouve à suffisance que les engagements pris par les groupes armés se mettent en marche. Mais ce que nous déplorons, est que la réouverture de cet axe routier se confronte davantage au problème de racket des transporteurs et passagers, sur les barrières illégales des groupes armés. Comme un adage dit, «  Petit à Petit, l’oiseau fait son nid », nous osons croire que tout rentrera dans l’ordre dans si peu de temps, avec la Minusca qui fait un travail remarquable dans ce sens.

C’est autant dire que les Centrafricains doivent patienter un tant soit peu pour voir les réalisations concrètes de l’accord de Khartoum. Un pas vient d’être franchi sur l’axe Bambari-Bangassou avec sa réouverture. Demain, ce sera le tour d’autres préfectures, et ainsi de suite. « Qui vivra, verra », dit-on.

 

  Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

 

 

LE DEPUTE DE GAMBO : « LA PAIX ET LE VIVRE ENSEMBLE SE CONSOLIDENT PEU A PEU A GAMBO, MAIS LA SITUATION HUMANITAIRE RESTE CATASTROPHIQUE »

Gambo est l’une des sous-préfectures du Mbomou, qui a été plus victime des affrontements très meurtriers entre les éléments de l’UPC et les Autodéfenses. Et ce sont les communautés musulmane et non musulmane qui ont payé le lourd tribut : des morts, des déplacés internes et des réfugiés.

A cet effet, l’honorable député de Gambo, Michel Kpingo, a bien voulu faire la restitution de sa mission de travail du 09 avril au 24 mai 2019, dans sa circonscription électorale, à certains organes de presse et stations radios de la place. C’était à son domicile sis au quartier 92 Logements dans le 6ème arrondissent de Bangui, le mardi 04 juin dernier, de 15 heures 45 minutes à 16 heures 30 minutes.

Selon le député de Gambo, « je vous remercie pour l’opportunité que vous m’offrez, pour que je puisse m’exprimer sur la situation politico-sécuritaire, humanitaire et économique qui prévaut actuellement dans ma circonscription. Depuis mon élection en 2016, je ne me suis pas rendu à Gambo, pour remercier mes électeurs. Car, Gambo est l’une des sous-préfectures du Mbomou, qui a été la plus touchée par la récente crise militaro-politique sans précèdent que traverse la RCA. Aujourd’hui, Dieu merci, grâce à l’Accord de Paix de Khartoum du 06 février 2019, je suis à même de vous rassurer que la paix et le vivre ensemble se consolident peu à peu à Gambo et à Pombolo. Pour preuve, les réfugiés de Gambo en République Démocratique du Congo (RDC) sont de retour chez eux, tout comme bon nombre de déplacés internes à Bangassou. Mais c’est leur situation humanitaire qui demeure catastrophique : pas de maisons d’habitation, pas de champs, pas d’eau potable. Aujourd’hui, les Communautés musulmane et non musulmane vivent en parfaite symbiose. L’axe routier Pombolo-Gambo et vice-versa qui, autrefois était en insécurité totale, est aujourd’hui sécurisé et fréquentable. Et tout ceci est dû aux actions menées auprès de la population par le préfet du Mbomou, le sous-préfet et le Comité Local de la Paix (CLP) de Gambo, ainsi que le maire de Pombolo.

Seulement, je déplore l’absence des Forces de Sécurité Intérieure (Police et Gendarmerie) dans ma circonscription électorale, pour permettre que l’autorité de l’Etat soit rétablie totalement. Toutefois, je précise qu’il y a la paix et le calme à Gambo, même si beaucoup de choses restent encore à faire dans ce sens. Il faut donc que les éléments des Forces Armées Centrafricaines (FACA) basés à Bangassou, font des descentes régulières à Gambo, pour patrouiller et rassurer la population.

Sur le plan socio-économique, tout est par terre et donc à reconstruire : écoles primaires, collège, formations sanitaires, marché… sont détruits et saccagés par les va-t-en guerre et ennemis de la paix en RCA.

La sous-préfecture de Gambo a trois (3) communes : Gambo, Pombolo (Commune d’élevage) et Ngandou-Ngalakpa. Mais la commune de Ngandou-Ngalakpa et sa population sont abandonnées à leur triste sort et coupées de la ville de Gambo en particulier, et de la RCA en général. D’où je lance un vibrant appel patriotique aux autorités du pays et aux ONG humanitaires nationales et internationales de voler au secours des habitants de cette commune, pour éviter qu’un catastrophe humanitaire ne se produise. Toutefois, je remercie très sincèrement les ONG ACTED, Cordaid, MSF, OIM, PAM, qui apportent leur assistance multiforme à la population de Gambo, et les exhorte à faire davantage, pour atteindre toutes les trois (3) communes de ladite sous-préfecture.

A l’UPC de Ali Darass où son représentant avait pris part à la réunion que j’ai organisée avec toutes les couches sociales, je l’exhorte à respecter strictement ses engagements pris dans le cadre de l’Accord de Paix de Khartoum ».

 

Précisons que le député Michel Kpingo et ses collègues de Bangassou, avaient effectué cette mission de travail à Bangassou, Gambo et Pombolo, pour vulgariser le contenu de l’Accord de Paix de Khartoum, signé par le gouvernement et les 14 groupes armés, le 06 février 2019 à Bangui.

 

Propos recueillis par Le Petit YEKOA

 

 

 

BURKINA : LA COUR DE CASSATION FRANÇAISE VALIDE L’EXTRADITION DE FRANÇOIS COMPAORE

La Cour de cassation française a validé, ce mardi, l'extradition de François Compaoré vers le Burkina Faso. Elle a rejeté le pourvoi déposé par le frère de l'ex-président burkinabè mis en cause dans son pays dans l'enquête sur l'assassinat du journaliste Norbert Zongo, en 1998. Avant que son transfert vers Ouagadougou puisse avoir lieu, il faut encore une autorisation, par décret, du gouvernement français. Un décret lui-même susceptible d'un recours devant le Conseil d'État.

Maintenant, c’est au gouvernement qu’il appartient de prendre ses responsabilités.

 

Un long bras de fer judiciaire

 

Le bras de fer avec la justice française démarre le dimanche 29 octobre 2017. François Compaoré est interpellé par la police à son arrivée à l'aéroport en France. Les autorités françaises se basent sur un mandat d'arrêt émis par la justice burkinabè qui, après la chute de Blaise Compaoré, décide de rouvrir l'affaire de l'assassinat du journaliste Norbert Zongo. Dans ce dossier, qui avait été classé en 2003, François Compaoré est accusé d’« incitation à assassinat ».

Ses avocats parisiens dénoncent « une manœuvre politique » visant, par son biais, à atteindre l'ex-président. Ils tentent alors d'attaquer ce mandat. S'ensuivent de longues procédures judiciaires.

Dans un premier temps, le parquet général se dit favorable à son extradition. Un avis suivi le 5 décembre 2018 par la Chambre d'instruction de la cour d'appel de Paris. Les avocats de François Compaoré se pourvoient en Cassation. Et c'est cette juridiction qui vient ce mardi de rejeter ses recours.

Mais les choses sont loin d'être terminées : pour que l'extradition soit effective, il faut qu'un décret soit rédigé par le gouvernement français. Reste que les conseils de François Compaoré ont l'intention, si ce décret est signé, de l'attaquer devant le Conseil d'État, instance qui aura donc le dernier mot sur cette extradition.

C’est tout d’bord un sentiment de satisfaction que dans ce dossier prenne, au niveau juridique français, un pas puisse être franchi. Et pour nous, c'est un pas dans la manifestation de la vérité dans l'affaire Norbert Zongo...

 

Abdoulaye Diallo: «Un pas dans la manifestation de la vérité dans l'affaire Norbert Zongo»

Abdoulaye Diallo, coordonnateur du Centre national de presse Norbert Zongo.

Pour le ministre de la Justice du Burkina Faso, René Bagoro, le dossier n'a rien de politique.

Le ministre de la Justice du Burkina Faso René Bagoro: «c’est une victoire pour la justice burkinabè...»

Pour moi, d’abord, c’est une victoire pour la justice burkinabè qui a présenté un dossier qui n’a rien de politique. Il y aura maintenant la suite par notamment le décret qui devrait être pris par les autorités françaises, qui peuvent faire l’objet de recours devant le Conseil d’État. Et ce n’est qu’après ça, qu’il pourrait être extradé au Burkina Faso...

 

Pour moi, d’abord, c’est une victoire pour la justice burkinabè qui a présenté un dossier qui n’a rien de politique. Il y aura maintenant la suite par notamment le décret qui devrait être pris par les autorités françaises, qui peuvent faire l’objet de recours devant le Conseil d’Etat. Et ce n’est qu’après ça, qu’il pourrait être extradé au Burkina Faso…

 

RFI

 

 

LES ACTIVITES ONT REPRIS AU KM5 APRES UNE PARALYSIE SUITE AU DECES DE « FORCE », UN LEADER D’AUTODEFENSE

Après trois jours de deuil imposés aux commerçants par le groupe d’autodéfense suite au décès, le samedi 01er juin de Nimery Matar alias Force, un des leaders d’autodéfense du Km5 dans le 3ème arrondissement de Bangui, les activités commerciales reprennent timidement dans ledit quartier. Les boutiques ont été fermées à cause de la décision des éléments du mouvement armé dans cette partie de la capitale d’observer un deuil de trois jours en ma mémoire de leur chef aujourd’hui disparu.

Les boutiques selon le constat du RJDH sont ouvertes, la circulation et  les activités ont repris normalement au Km5. Hamidou Moussa, vendeur de friperies, s’exprime en ces termes : « Depuis qu’on a ouvert nos points de vente ce matin, nous sommes contents de voir des clients venir en masse pour acheter nos marchandises, malgré les rumeurs qui engendrent la crainte et la frayeur chez certaines gens suite au décès de  Force », a-t-il souligné.

A propos du décès du leader d’un des groupes d’autodéfense du Km5, des informations circulent créant la psychose et suspendant tout déplacement dans le 3ème arrondissement de Bangui. Dans le même ordre d’idée, un passant sous l’anonymat souligne que « les choses ont changé ces derniers temps en matière de sécurité et surtout la prise de conscience que nous constatons dans le 3ème arrondissement de Bangui et dans plusieurs régions du pays. Pour le moment, je suis venu acheter des articles pour ma famille mais il n’y a rien d’inquiétant qui puisse semer le doute ou la peur au marché PK5 selon ce que je suis en train de voir », a-t-il déclaré.


Selon les propos du Coordonnateur du Comité Local de Paix et de la Réconciliation dans le 3ème arrondissement de Bangui Moussa Assabarassoul, « c’est depuis fort longtemps que les sages de la communauté à savoir les Imams et les anciens y compris notre organisation ont travaillé sérieusement avec les différents groupes armés de PK5 sur la paix. Et ces derniers optent aujourd’hui pour la paix. Seulement, la plupart d’entre eux manquent d’emploi et ceci est une préoccupation majeure vis-à-vis de leur situation sociale », a indiqué au RJDH Moussa Assabarassoul.

Certains habitants du Km5 déplorent le manque de dispositifs sécuritaires dans le 3ème afin de pérenniser la paix dans cette partie de la capitale.  Ils appellent les autorités et la Minusca à renforcer les dispositifs sécuritaires dans la zone.

RJDH



 

 

 

La Coupe du monde feminine de football debute vendredi 07 juin dans l’Hexagone.

La Coupe du monde féminine de football débute vendredi 07 juin dans l'Hexagone. Parmi les 27 arbitres sélectionnées, trois sont des Africaines [1], dont l’Éthiopienne Lydia Tafesse, âgée de 38 ans. Portrait.

Les gestes sont précis, le corps exprime la fermeté qui sied à la fonction. Sifflet au bout des doigts et sourire au visage, Lydia Tafesse réprimande une joueuse du club de la banque commerciale d’Éthiopie, qui reçoit le club d'Hawassa. Sous la pluie fine de cette fin du mois de mai, dans un quartier excentré d'Addis-Abeba, l'arbitre internationale éthiopienne officie pour une rencontre de première ligue féminine. « Les femmes sont meilleures ! », lâche-t-elle en riant avant d'aller vite se changer pour ne pas attraper froid à quelques jours de son départ pour la France.

Sourire, fermeté, pédagogie et parfaite connaissance des dix-sept lois du jeu. « Quand elle est sur le terrain, elle est très sérieuse, concentrée, et tout le monde la respecte, affirme Solomon Akanaw, supporter d'Hawassa, qui l'a vue arbitrer pour la première fois il y a sept ans. Elle ne fait jamais d'erreur. Elle est différente des autres, y compris les hommes. » Son ancien instructeur, Gizateh Alemu, abonde. Selon lui, Lydia [2] est « charmante », « franche » et « honnête ». Cette dernière qualité, les clubs éthiopiens la lui prête aussi volontiers. « Après quelques années, nous lui avons donné des matches de première ligue masculine et elle a convaincu tout le monde ! Les clubs la choisissaient », se rappelle son ancien mentor.

La trentenaire a pourtant commencé avec un autre ballon, plus lourd et que l'on manie à la main. Dans sa région natale caféière de Jimma, la même que celle de l'actuel Premier ministre Abiy Ahmed, Lydia Tafesse jouait au basketball. « Elle pratiquait au lycée puis au niveau régional », se souvient Mekonnen Kuru, désormais directeur technique de la fédération éthiopienne de football mais à l'époque patron des entraîneurs sportifs de la région Oromiyaa. Puis « soudainement », il l'a vue arbitrer un match de football. « C'est très intéressant, constate Mekonnen. La plupart des arbitres éthiopiennes, contrairement aux hommes, viennent du terrain. » Elles prolongent ainsi une tradition du sifflet chez le géant de la Corne de l'Afrique, qui « avait déjà des arbitres éthiopiens de renom il y a 20, 30 ou 50 ans ».

Lydia Tafesse, artibre internationale Éthiopienne sélectionnée pour le Mondial féminin de football 2019 RFI/Vincent Dublange

Cela fait maintenant 14 ans que Lydia est arbitre au niveau international. Elle a participé à de plusieurs Coupes d'Afrique des nations (CAN) et était présente à la dernière Coupe du monde féminine, en 2015 au Canada. Mais à partir du 07 juin, ce sera sa grande première à ce niveau en tant qu'arbitre centrale, avec une nouveauté : le fameux VAR, l'assistance vidéo à l'arbitrage. L’Éthiopienne a réalisé deux stages pratiques au Qatar pour se familiariser avec la technologie. « Pendant les 90 minutes d'un match, je me souviens que le VAR ne m'a pas appelé mais cela ne m'a pas empêchée de toujours communiquer avec mon assistant vidéo. Il faut toujours communiquer avec lui, notamment en cas de contact dans la surface ou lorsque tu donnes un carton jaune ou rouge. Le VAR est là pour minimiser les erreurs humaines, nous sommes tous humains après tout. »

Les relations humaines sont l'une des facettes qu'elle apprécie le plus. Lors des rassemblements d'arbitres continentaux, au départ, elle se retrouvait un peu seule au milieu des anglophones, francophones et swahilophones. « Mais j'apprends vite et je suis sociable », confie celle qui dit avoir désormais des amies, notamment la Sénégalaise Fadouma Dia. Cela permet aussi d'éviter de ressentir le manque. Sa fille de 5 ans et demi et son mari ne la suivront pas en France, « pas de famille », a prévenu la Fifa. Mais ils « comprennent », assure Lydia Tafesse.

[1] La Zambienne Gladys Lengwe et la Rwandaise Salima Mukansanga.

[2] Lydia est bien son nom. Il n'y a pas de prénom en Éthiopie mais un nom usuel auquel l'état-civil accole celui du père et du grand-père (pour les femmes comme pour les hommes). Tafesse est le nom de son père, Abebe celui de son grand-père paternel.

 

RFI

De notre correspondant à Addis-Abeba,

 

 

toutes les Info du Mercredi 05 juin 2019

Cm n 2973 du mer 05 juin 2019

ABDOULAYE HISSENE PROMET DE S’ATTAQUER AUX FACA BASEES A KAGA-BANDORO APRES LE RAMADAN SI ELLES RESTENT DANS LA VILLE

Selon les informations que nous avions recueillies ce lundi 03 juin, « Abdoulaye Hissène promet de s’attaquer aux Forces Armées Centrafricaines basées dans la ville de Kaga-Bandoro, après la célébration de la fête du ramadan ». C’est une information à prendre au sérieux car, tout est possible actuellement en République Centrafricaine.

La ville de Kaga-Bandoro est le fief des mouvements MPC et FPRC, dirigés respectivement par Mahamat Alkhatim, Nourredine Adam et Abdoulaye Hissene. Nourredine Adam s’est farouchement opposé au déploiement des Forces Armées Centrafricaines à Kaga-Bandoro. Mais contre vents et marrées, les FACA y sont déployées. Aujourd’hui, c’est le tour d’Abdoulaye Hissène qui aurait promis  de s’attaquer aux éléments des FACA qui sont basés actuellement dans cette ville du pays. Pour quel motif Hissène voudrait-il s’en prendre à ces éléments des FACA ? Dieu seul le sait.

Abdoulaye Hissène est un récidiviste car, jugé et condamné en 2017 par la Cour Criminelle de Bangui. Il est toujours dans le collimateur de la justice. Tous les actes qu’il continue de poser, constituent des circonstances aggravantes à son encontre. Ce qui est sûr et certain, Abdoulaye Hissène n’échappera plus à la Cour Pénale Spéciale (CPS) ou la Cour Pénale Internationale (CPI). Ce n’est qu’une question de temps. Les enquêtes lancées par la CPI et la CPS se poursuivent dans l’ensemble du pays. Et une fois ces enquêtes bouclées, des mandats d’arrêt seront délivrés à l’encontre des présumés auteurs, co-auteurs et complices des plus graves violations des Droits de l’Homme et du droit international humanitaire commises dans le pays.

La Cour Pénale Internationale a déjà donné le ton, à travers l’arrestation et le transfert à la Haye de Yekatom Alfred alias Rambo et Patrice Edouard Ngaïssona, coordonateur national des Anti-Balaka, deux présumés auteurs des crimes de guerre et crimes contre l’humanité. Très bientôt, la Cour Pénale Spéciale entrera en action pour juger d’autres criminels de la pire espèce, à l’exemple d’Abdoulaye Hissène, Nouuredine Adam, Mahamat Alkhatim, Ali Darassa, Abass Sidiki etc. La Communauté internationale est là et soutient le peuple centrafricain dans sa lutte contre l’impunité sous toutes ses formes. C’est pourquoi, l’amnistie est exclue dans l’Accord Politique de Paix et de Réconciliation (APPR), paraphé à Soudan et signé le 06 février dernier par le chef de l’Etat et les leaders des quatorze (14) groupes armés.

Toute chose a toujours un début et une fin. Qui croyait que la seconde guerre mondiale allait prendre fin ? Dieu, Tout-Puissant,  n’abandonnera  pas pour toujours  le peuple centrafricain dans la gueule du lion. Les FACA renaissent petit à petit de leurs cendres. Un de ces quatre matins, toutes les régions du pays seront contrôlées par l’armée nationale. De Bambari à Bangassou, en passant par Paoua, Bocaranga, la RCA retrouve peu à peu sa souveraineté, à travers le déploiement de quelques éléments des FACA. Abdoulaye Hissène sait de quoi nos FACA sont capables. N’eut été le soutien occulte des forces de la MISCA et de certaines puissances étrangères, la coalition Séléka ne pourrait en aucun cas renter à Bangui et prendre le pouvoir le 24 mars 2013.

Les contingents Rwandais et Burundais de la Minusca basés dans la ville de Kaga-Bandoro doivent aider ces éléments des FACA à contraindre tous les actes barbares et criminels de ces damnés de la terre sur les paisibles populations civiles de cette ville qui n’aspirent qu’à la paix, rien que la paix, afin de circuler en toute quiétude et vaquer librement à leurs diverses occupations. Le contingent pakistanais est toujours de connivence avec les rebelles du MPC et FPRC. Les Pakistanais doivent être remplacés par un autre contingent qui travaille dans le respect des principes des Nations Unies que sont : la neutralité, l’impartialité…

Le peuple centrafricain du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest, espère au retour de la stabilité et de la réconciliation par la signature de l’accord dit de paix entre le gouvernement et les groupes armés. Mais…

Amedé NGUETE

 

TUERIES A BAMBARI, ZANGBA ET NAISSANCE D’UN 15EME GROUPE REBELLE DANS LE MBOMOU : DANGER !

Des cas de tueries sont signalés dans les villes de Bambari et Zangba. Cependant, un groupe rebelle vient de voir le jour dans la région du Mbomou. Le danger est imminent car, l’accord dit de paix et de réconciliation est en train de voler en éclat.

Les facilitateurs et garants de l’Accord Politique de Paix et de Réconciliation, jusque-là, n’agissent pas véritablement contre les tueries, les tortures, les viols, les pillages et incendies dans certaines régions du pays commis par certains groupes armés. Condamnation sur condamnation, mise en garde sur mise en garde, ultimatum sur ultimatum, mais tout cela n’inquiète pas les groupes armés.

A titre d’illustration, un ultimatum de 72 heures a été lancé par le gouvernement et la Minusca à Abass Sidiki, leader des 3R, d’arrêter les auteurs des massacres perpétrés sur les populations civiles de l’Ouham et l’Ouham-Péndé. A l’expiration de cet ultimatum, Sidiki n’a remis que trois auteurs de ces crimes à la justice. Aussi, le gouvernement et la Minusca lui ont demandé de démanteler les barrières érigées par ses éléments. Mais jusqu’au jour d’aujourd’hui, c’est le statu quo. Tout porte à faire croire que le gouvernement et la Minusca ont prêché dans le désert du Sahara.

Conformément à l’accord signé à Bangui, tous les groupes armés doivent être dissouts dans quatre-vingt-dix (90) jours, c’est-à-dire dans trois mois. Or, ce délai est largement dépassé, mais rien n’est toujours fait dans ce sens. Et les groupes armés profitent de cette situation pour continuer à dicter leur loi à qui veut les entendre. Jusqu’à quand la Communauté internationale continuera à croiser les bras et laisser les Centrafricains mourir comme des mouches ? A quoi sert réellement l’accord dit de paix et de réconciliation si l’autre partie ne respecte pas ses engagements ?

En nommant les représentants des rebelles  au gouvernement et dans les institutions de l’Etat, l’Exécutif a déjà fait sa part. Il revient également aux leaders des ces groupes rebelles de sommer leurs éléments sur le terrain à cesser définitivement avec la violence sur les personnes civiles. Dans le cas contraire, les garants et facilitateurs de l’accord doivent véritablement monter en puissance pour les contraindre à déposer les armes. Fort malheureusement, il est difficile de savoir ce qui se passe réellement entre le gouvernement et tous les partenaires qui ont soutenu le dialogue de Khartoum.

Certaines personnes ont raison d’être pessimistes quant à l’accord de Khartoum pour une sortie définitive de la crise en RCA. Mais avec la naissance d’un 15ème  groupe armé dans le Mbomou, c’est bien dommage pour la RCA et son peuple car un nouvel accord serait signé avec le nouveau venu !

 

Jean Max Delouga

 

 

 

 

 

Les cultures d’exportation face aux dEfis sEcuritaires depuis plusieurs annEes

Les cultures d’exportation tels le coton, le café connaissent depuis plusieurs années des défis sécuritaires. Les zones de production selon le Ministre de l’Agriculture Honoré Feizouré peinent à se relever à cause de la crise récurrente en Centrafrique. Le gouvernement et ses partenaires ont bouclé ce mercredi 22 mai 2019 un colloque sur le secteur agricole en Centrafrique, une rencontre pour la promotion de la culture d’exportation.

Face à ce défi sécuritaire, le gouvernement centrafricain, l’Union Européenne, la France et l’Alliance Française ont organisé un colloque axé sur les « cultures d’exportation, marchés vivriers et résilience face au choc sécuritaire » pour voir comment promouvoir la culture d’exportation fragilisée par la crise en Centrafrique.

Le gouvernement centrafricain à travers le 3ème pilier du RCPCA veut mettre un accent particulier sur ce secteur afin de l’inciter à plus de production, « c’est une occasion de réflexion sur la grande problématique de l’agriculture en Centrafrique. Tous les Centrafricains savent aujourd’hui qu’une culture d’exportation comme le coton traverse des difficultés alors que cela fait vivre beaucoup de Centrafricains. A coté de cette réflexion, le gouvernement a un plan qui s’appelle le RCPCA qui figure sur le troisième pilier ; ça concerne le secteur productif. Des financements sont disponibles pour certains projets en cours », a dit le Ministre de l’Agriculture, Honoré Feizouré.

Catherine Geslain Laneelle, Déléguée ministérielle auprès du ministre de l’agriculture et de l’alimentation, candidate de la France et de l’Union Européenne à la direction générale de la FAO, veut obtenir le soutien de la République Centrafricaine pour l’élection du 23 juin prochain à la tête de la FAO. Elle pense pour sa part que l’agriculture et l’élevage peuvent aider la Centrafrique à annihiler la pauvreté, « je suis ici en République Centrafricaine parce que j’ai voulu rencontrer les autorités centrafricaines et aussi les acteurs du développement de l’agriculture de ce pays. J’ai besoin de soutien pour être élue le 23 juin qui est la date de l’élection. Mais j’ai besoin aussi d’attendre et de me familiariser avec les besoins et avec les différentes attentes de ce pays. La RCA a des potentialités et des acteurs qui veulent se développer dans le cadre de l’accord de paix. Je crois que l’agriculture et l’élevage peuvent aider la Centrafrique à détruire la pauvreté et à développer l’économie de ce pays », a-t-elle indiqué.

Le colloque sur l’agriculture intervient après celui tenu en 2018 à Bangui avec le soutien de l’Union Européenne et des autres partenaires de la RCA. Cette opportunité est de présenter la situation générale de l’agriculture en Centrafrique et de projeter le plan pour le relèvement économique du pays.

 

RJDH

 

 

 

LE LEVIER ENERGETIQUE COMME ARME DE riposte chinoise contre les sanctions americaines

Le géant pétrolier chinois Sinopec aurait suspendu ses achats de pétrole américain pour ses raffineries sur fond de montée des tensions commerciales entre les USA et la Chine, selon des médias. Ce n’est pas l’unique preuve démontrant que Pékin peut miser sur le secteur énergétique comme levier dans ses relations avec Washington.

La compagnie pétrolière Sinopec, principal raffineur de pétrole en Chine, ne prévoit pas d'acheter du pétrole américain au moins avant le mois d'octobre 2019, fait savoir l’agence Reuters en se référant à des sources informées. 

Cette nouvelle est apparue juste après que le ministère chinois du Commerce a proposé le 3 août prochain d'augmenter les droits de douane sur 60 milliards de dollars d'importations américaines, dont le pétrole, si Washington impose de nouveaux tarifs douaniers sur les produits chinois.

Il s'agit donc d'une autre répercussion à la guerre commerciale que se livrent Pékin et Washington, susceptible d'être assez dramatique pour ce dernier, qui entend jouer le rôle de l'un des principaux acteurs du secteur énergétique mondial, en devenant exportateur net de ressources énergétiques d'ici 2022. Selon l'analyse des flux des échanges de Thomson Reuters Eikon, les importations de pétrole américain vers la Chine, qui est le deuxième plus grand importateur de cette ressource après le Canada, peuvent diminuer de 40% en septembre par rapport aux mois précédents.

Levier iranien

Afin de remplacer les livraisons américaines les entreprises chinoises peuvent tourner leurs regards vers d'autres grands producteurs, dont l'Iran. Selon Bloomberg, Pékin n'a pas obéi aux appels de Washington de mettre fin aux achats de pétrole iranien. Le média indique qu'une délégation de responsables américains s'est rendue la semaine dernière en Chine afin de persuader les autorités locales de soutenir les sanctions américaines contre Téhéran, qui doivent entrer en vigueur début novembre 2019.

Même si Pékin se dit prêt à ne pas augmenter ses importations de pétrole iranien, le maintien de ces livraisons peut diminuer l'impact des restrictions américaines sur l'économie du pays. Les exportations vers la Chine représentent environ un quart des exportations pétrolières iraniennes.

Il est à noter que le retrait des États-Unis de l'accord sur le nucléaire iranien a contribué au développement des relations économiques sino-iraniennes. Le chef de la diplomatie iranienne, Javad Zarif, s'est rendu en Chine quelques jours après l'annonce du rétablissement des sanctions américaines contre son pays. Ce déplacement a notamment conduit au lancement du projet d'une voie ferroviaire reliant la Chine à l'Iran dans le cadre de la nouvelle Route de la Soie.

Le Gaz Naturel Liquéfié américain pris en otage

Un autre secteur qui peut être touché par la guerre commerciale est celui du gaz naturel liquéfié, qui figure également sur la liste du 3 août prochain des biens menacés par une augmentation des tarifs douaniers. Étant donné que la Chine est le troisième consommateur de GNL américain, cette mesure peut être néfaste pour les États-Unis.

Par ailleurs, les sociétés chinoises peuvent refuser d'investir dans les projets des États-Unis visant à augmenter leurs capacités d'exportations de GNL. En novembre dernier Sinopec, la Bank of China et China Investment Corporation ont signé un accord non contraignant avec l'Alaska Gasline Development Corporation sur des investissements dans la construction d'Alaska GNL ainsi que sur de futures livraisons du gaz liquéfié produit par cette usine.

Néanmoins, la décision finale sur ce projet n'a pas encore été prise. Selon Hugo Brennan, de la société de conseil britannique VeriskMaplecroft, ce projet peut être victime de «la détérioration des liens bilatéraux ».

En revanche, la Chine, qui a pour but de diminuer son empreinte écologique, pourrait renforcer ses liens avec d'autres producteurs de GNL, comme la Russie. En ce début du mois de juin, le ministre russe de l'Énergie Alexandre Novak a déclaré que Moscou discutait avec ses partenaires chinois dont la CNPC, qui possède une part de 20% dans le projet Yamal LNG lancé en décembre 2017, de leur participation au projet Arctic LNG-2.

 

Sinclair ARIES

 

 

 

Dans un monde multipolaire, le modele occidental n’a point

de suprEmatie

Au niveau individuel, ces dernières décennies, on a passablement discuté la nécessité de se confronter avec ses propres faiblesses. Se voir soi-même comme indestructible n’est pas une attitude saine et solide. Que l’orgueil précède la chute est une vérité ancienne.

Au niveau de la société, cette même discussion est totalement absente. Dans la politique, dans les médias, mais aussi dans les discussions entre les gens « ordinaire », on n’arrête pas de constater la conviction profonde que la Suisse et les autres sociétés occidentales sont de loin supérieures aux autres sociétés. C’est une attitude irrationnelle et maladive. Probablement, elle sera suivie par une panique collective, au moment où le château de cartes de cette idée de suprématie s’effondra. Au moment, où les réalités vont devenir trop importantes pour être ignorées.

Ces jours à Beijing, la « Conférence sur le dialogue des civilisations asiatiques » a eu lieu. Dans son discours, le président chinois Xi Jinping a souligné quatre points : faire preuve de respect mutuel et traiter à égalité chaque civilisation ; apprécier la beauté de toutes les civilisations ; adhérer à l’ouverture, à l’inclusivité et à l’apprentissage mutuel ; évoluer avec son temps.

Dans les pourparlers commerciaux entre la Chine et les États-Unis, le côté chinois insiste pour qu’ils  soient basés sur l’égalité. D’autre part, les États-Unis  et les médias occidentaux en général ne voient ces pourparlers que sous un angle de domination et de soumission.

À l’instar de la Chine, l’Iran reste détendu et confiant face à l’attitude agressive des États-Unis. Répondant aux menaces de ces derniers, Khamenei disait : « Cette confrontation  n’est pas militaire car il n’est pas établi qu’une guerre sera déclenchée. Personne ne cherche la guerre, ni nous, ni eux. Ils savent bien qu’ils n’auraient aucun intérêt à déclencher une guerre. Cette confrontation est celle des volontés, et notre volonté est la plus forte parce que nous nous soumettons au décret de Dieu, ce qui renforce d’ailleurs notre volonté. »… « Regardez bien comme les ennemis se trompent dans leur évaluation de la situation. Leur président dit : il y a une manifestation tous les vendredis à Téhéran contre l’ordre du pouvoir. Alors que premièrement, il ne s’agit pas de vendredis, mais de samedis ; et deuxièmement, c’est à Paris et pas à Téhéran. ».

Face à la dure réalité du monde multipolaire, l’on est en droit de considérer qu’aujourd’hui, des sociétés comme la chinoise et l’iranienne sont plus saines, plus rationnelles et plus solides que les sociétés occidentales.

 

Sinclair ARIES

 

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

 La MINUSCA mene une operation dans l’Ouest pour assurer la

protection des civils suite aux massacres perpEtREs par leS 3R

La Force de la MINUSCA a lancé jeudi la seconde phase de l'opération baptisée « Wegnnyen negoye » (marteau en Sango) dans la région ouest de la République centrafricaine (RCA) pour répondre à la crise déclenchée par les attaques perpétrées par le groupe armé Retour, Réclamation et Réhabilitation (3R), le 21 mai dernier. Ces attaques, notamment dans les villages de Lemouna et Koundjili, à environ 50 km de Paoua, préfecture de l’Ouham-Pendé, ont causé 34 morts, y compris celle d’un enfant, en violation flagrante de l’Accord politique pour la paix et la réconciliation en RCA. Le 25 mai, le Gouvernement centrafricain a exigé du 3R le démantèlement de toutes ses bases et barrières dans la zone des attaques, ainsi que la remise, dans un délai de 72 heures, des présumés auteurs des crimes. 

Le 3R a reconnu sa responsabilité dans les attaques, en présentant des excuses publiques, en remettant à la justice trois de ses éléments présumés coupables des attaques et en réduisant sa présence à Bohong, Bokaya et Létélé. La MINUSCA exige que le 3R rende tous les éléments qui ont joué un rôle dans les attaques du 21 mai et collabore pleinement avec les enquêtes en cours. La Mission attend aussi que le 3R s’engage à se démobiliser et désarmer immédiatement dans le cadre du Programme national de DDRR et à participer dans la formation des unités spéciales mixtes de sécurité prévues par l’Accord. 

Une mission conjointe composée de quatre membres du Gouvernement centrafricain, du Représentant spécial du Président de la commission de l’Union Africaine (UA), du Représentant du Secrétaire général de la Communauté économique des états de l’Afrique centrale (CEEAC) et du Représentant spécial adjoint du Secrétaire général des Nations unies s’est rendue vendredi à Niem-Yéléwa où elle a rencontré Sidiki, le leader de 3R. Ce dernier a dit vouloir collaborer avec la justice dans le cadre de l’enquête sur les violences du 21 mai. 

Le but de l’opération « Wegnnyen negoye » menée par la Force de la MINUSCA est d’assurer la protection des civils dans la zone, prévenir de nouvelles attaques, affrontements ou tentatives de représailles et d’arrêter tout mouvement d’éléments armés dans la zone. L’opération prévoit, entre autres, la mise en place de bases opérationnelles temporaires dans certaines localités. 

La MINUSCA lance un nouvel appel à tous les groupes armés afin qu’ils respectent leurs engagements dans le cadre de l’Accord politique pour la paix et la réconciliation, et dans la cessation de tous les abus et violations. La Mission rappelle sa détermination à exécuter son mandat pour protéger toutes les populations civiles et les institutions et à soutenir la mise en œuvre de l’Accord ensemble avec l’UA et la CEEAC, les garants de l’Accord, ainsi que toutes les parties signataires pour une exécution de bonne foi de leurs obligations.

 

Minusca

 

 

 

BERTIN BEA ET LE KNK DANS UNE IMPASSE TOTALE : DES VOIX ET PAS DES MOINDRES S’ELEVENT POUR DENONCER SES PRISES DE POSITIONS

UNILATERALES

Depuis la semaine passée, le parti Kwa Na Kwa (KNK) du déchu président François Bozizé, est en proie à une dissension interne sans précèdent. Et pour cause ? Des voix et pas des moindres s’élèvent pour dénoncer vivement les prises de positions unilatérales de Bertin Béa, son Secrétaire exécutif, sur les dossiers brûlants de la vie politique nationale actuelle.

Certains cadres du KNK, par la voix de Zama Javon alias « Papa », déclarent : « Bertin Béa prend des décisions unilatérales en violation flagrante des textes fondamentaux (statuts et règlement intérieur) qui régissent le bon fonctionnement de cette formation politique : cas de l’affaire judiciaire de Jean Francis Bozizé, ancien ministre de la Défense Nationale ; du retour au pays et de l’investiture du déchu président François Bozizé Yangouvonda, comme candidat du KNK à la présidentielle de 2021 ; et du retrait du KNK des partis de la majorité présidentielle. Aussi, ces cadres ont clairement fait savoir à Bertin Béa et sa clique que le KNK n’est pas de l’opposition démocratique et soutient pleinement les actions politiques du président de la République, chef de l’Etat, Professeur Faustin Archange Touadéra, relatives à la recherche de la paix et du vivre ensemble en RCA (se référer à l’Accord de Paix de Khartoum, signé par le gouvernement et les 14 groupes armés, le 06 février 2019 à Bangui). D’ailleurs, le président Touadéra reste et demeure toujours le 1er Vice-président du KNK, car il n’a pas encore démissionné officiellement de ladite formation politique. Donc, les décisions prises unilatéralement par Bertin Béa n’engagent que lui et consorts, et non le parti KNK ». Comme nous le constatons aujourd’hui, Bertin Béa et le KNK sont dans une impasse totale. A qui donc la faute ?

Toutefois, nous disons qu’en RCA, ce n’est pas une première expérience politique malheureuse et triste, vécue avec les partis politiques qui avaient gouverné la RCA. Le RDC et le MLPC des feus présidents André Kolingba et Ange Félix Patassé, sont les mieux indiqués pour éclairer la lanterne du peuple centrafricain sur cet aspect précis des choses. C’est bien dommage pour l’alternance en douceur du pouvoir en RCA. Donc, « qui vivra, verra ! ».  

Le Petit YEKOA

 

DEMANTELEMENT DES BARRIERES, CANTONNEMENT DES COMBATTANTS DE L’UPC : ALI DARAS CAMPE SUR SA POSITION

Centrafricaines, centrafricains résidant dans les préfectures de la Lobaye et de l’Ombella-M’poko où les groupes armés sont inexistants, faites un tour dans la Ouaka et la Basse-Kotto. Vous constaterez avec amertume que rien n’a bougé d’un iota après la signature de l’accord de Khartoum. Si on note une accalmie relative dans ces deux (2) préfectures, néanmoins les exactions sur les populations se poursuivent, notamment les rackets.

Quatre (4) mois se sont écoulés depuis que le chef de l’Etat Faustin Archange Touadéra et les leaders des groupes armés ont apposé leurs augustes signatures au bas dudit accord, qualifié de paix et de réconciliation nationale. Malheureusement, les jours passent et se ressemblent avec Ali Daras, leader de l’Union pour la Paix en Centrafrique (UPC). Il campe toujours sur sa position malgré les médiations menées par certains responsables de la Minusca et les autorités du pays. Jusqu’à la date d’aujourd’hui, les barrières illégales érigées ça et là par les combattants de l’UPC ne sont pas encore démantelées. Elles restent et demeurent intactes. Sur ces barrières, les transporteurs et les passagers sont rackettés à outrance. La libre circulation des personnes et des biens est enfreinte quotidiennement. Les commerçantes et commerçants ne peuvent circuler librement pour exercer leurs activités commerciales. Pour un sac de manioc acheté dans ces préfectures citées ci-haut, le commerçant doit dépenser une somme pharaonique. En payant ces taxes tout au long du voyage jusqu’à Bangui, combien gagnera-t-il sur un sac de manioc ? Ne court-t-il pas à sa perte ? Ce ne sont les usagers du tronçon Ippy-Bambari qui nous démentiront.

En outre, les combattants de l’UPC ne sont pas encore cantonnés. Dans les villes qu’ils occupent, ils se promènent avec leurs armes par devers eux sans être inquiétés par qui que ce soit. Certains compatriotes tombent le plus souvent dans leur périmètre et sont assassinés sans aucune forme de procès. La population de la Ouaka en a fait le frais. Dépassée par les meurtres, elle avait exigé du gouvernement l’arrestation d’Ali Daras. Dans le cas contraire, elle va le combattre les mains nues. Cette montée au créneau de la population de cette ville n’a pas fait fléchir Daras, Conseiller militaire en charge des unités spéciales mixtes de sécurité pour la zone Nord-est. Il reste droit dans ses bottes. Ce qui nous fait dire que la levée des barrières illégales et le cantonnement des combattants de l’UPC n’est pas à l’ordre du jour chez Daras. Le constat de la mission effectuée par les députés de la région prouve à suffisance que Daras n’est pas prêt pour l’application effective de l’accord de Khartoum. Au cours de cette mission, un des responsables de la Minusca à Bambari a insisté sur le démantèlement des barrières et le cantonnement des combattants de l’UPC. La réponse d’Ali Daras sur ces deux (2) points précis était très mitigée , « on verra un peu plus tard », à en croire certaines sources. Que prévoit l’accord de Khartoum sur la levée des barrières et le cantonnement des combattants ? Si nos mémoires sont bonnes, il est clairement dit que les barrières doivent être démantelées et les combattants cantonnés. Mais où en sommes-nous avec les engagements des leaders des groupes armés pris dans cet accord ?

A notre humble connaissance, ces leaders rebelles nous roulent dans la boue. Cent vingt (120) jours après la signature de l’accord de Khartoum, les Centrafricains devaient circuler sans entrave sur toutes les routes de la RCA. Mais tel ne semble pas être le cas. A vrai dire et sans nous voiler la face, certains groupes armés sont encore réticents à l’accord de paix. Ils privilégient la violence au détriment de la paix. Alors qu’un accord est signé pour être respecté par les parties signataires. Depuis que l’ex-coalition Séléka a enclenché la crise centrafricaine, nous sommes pratiquement à huit (8) accords. Combien de ces accords ont été respectés par les groupes armés ? Faut-il continuer à signer les accords sur les accords ?

Les initiateurs de ces pourparlers qui aboutissent aux signatures desdits accords, doivent comprendre que les Centrafricains en ont marre. Ils veulent la paix et la sécurité sur toute l’étendue du territoire national pour vaquer à leurs occupations quotidiennes. S’il était prévu dans l’accord de Khartoum, que les combattants des groupes armés soient cantonnés, qu’attendent leurs leaders qui sont nommés à la Présidence de la République, à la Primature et dans certaines institutions de l’Etat ? Qu’est ce qui les empêche de respecter à la lettre les engagements qu’ils ont pris ? Rien et absolument rien. Comme ils ont trouvé leur compte dans cette crise, ils ne veulent pas qu’elle prenne fin.

C’est trop et c’est déjà trop. Les parrains du dialogue de Khartoum n’ont d’autre choix que pour faire pression sur ces leaders des groupes armés afin que l’accord soit respecté. Car, les Centrafricains du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest pensent que les Nations Unies et l’Union Africaine tournent en rond sans pour autant aller directement au fond de l’entêtement de ces leaders rebelles. Si une action militaire d’envergure était menée contre un groupe armé, les autres allaient renoncer à la violation de cet accord. Mais comme ils savent qu’en violant ledit accord, ils ne seront pas inquiétés, raison pour laquelle ils persistent et signent.

Ali Daras peut-il demander au gouvernement de construire des écoles, des hôpitaux avant que les barrières ne soient levées et les combattants démobilisés ? Qui les a détruits ? Le bossu ne voit pas sa bosse.

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

 

QUAND LE RAMADAN EST CELEBRE EN GRANDE POMPE EN RCA PAR DES

DETONATIONS D’ARMES LOURDES ET LEGERES

Jamais dans tous les pays du monde où l’islam est implanté, la fête de la fin du ramadan (Aid Al Fitr) n’a été célébrée en grande pompe par des tirs nourris d’armes lourdes et légères. Mais en République Centrafricaine, pays de tous les paradoxes, c’est chose faite.

Depuis le déclenchement de la crise centrafricaine, en décembre 2012, dans la ville de Ndélé, située au Nord de la RCA, par les combattants de l’ex-nébuleuse coalition Séléka de Michel Djotodia Am Non Droko, toutes les fêtes musulmanes sont célébrées de la même manière : détonations d’armes lourdes et légères. Le mariage, la naissance d’un bébé, le décès d’une personne, la maladie, que devons nous dire encore, sont rythmés par des coups de canon, des tintamarres des Kalachnikovs et d’armes de tout calibre.

En effet, le lundi 03 juin dernier, à l’aube de la fin du ramadan, les Banguissoises et Banguissois ont cru qu’une guerre est déclenchée au Km5, dernière enclave musulmane de la capitale Bangui. A la tombée de la nuit, des détonations d’armes lourdes et légères ont vibré les tympans des habitants du Km5 et ses environs. Pris de peur, nos compatriotes ont dû rentrer à la hâte dans leurs maisons respectives pour ne pas recevoir des balles perdues qui sifflaient dans le ciel de la capitale. Certains ont purement et simplement quitté leurs domiciles pour se mettre à l’abri des balles perdues dans d’autres quartiers de Bangui. Même certains musulmans du Km5 ont eu peur et ne comprennent pas ce qui se passe.

De Bangui à Ndélé, de Koui à Bambari en passant par Batangafo, Kaga-Bandoro, Bria, pour ne citer que ces quelques villes sous les bottes des groupes armés, les armes ont ronronné. A Kaga-Bandoro, les habitants ont pensé que les combattants du FPRC et du MPC allaient attaquer les sites des déplacés. Selon les informations que nous avons reçues de Kaga-Bandoro, ce lundi aux environs de 19 heures, les coups de feu ont été entendus. Ils se sont poursuivis toute la nuit jusqu’à 10 heures de ce mardi, l’heure à laquelle la situation est revenue à la normale. Comme leurs compatriotes de Bangui et d’autres villes de la RCA, ils se sont terrés dans leurs huttes et sites. Personne n’a osé sortir de chez lui pour aller rendre visite à son ami. Même les oiseaux et les animaux domestiques se sont tus, vu l’intensité des détonations d’armes. D’après les informations qui nous sont parvenues, des femmes enceintes ont même accouché. Des gens atteints de maladie pulmonaire ont perdu connaissance. Il a fallu l’intervention de leurs proches pour qu’ils reprennent leur état d’avant. Est-ce vraiment normal cette façon de célébrer la fête de l’Aid Al Fitr ? Seuls les Imams, les Ulémas (Oulémas) de Centrafrique peuvent éclairer la lanterne des Centrafricains.

Au Pakistan, le plus grand pays islamique du monde où sévissent les terroristes d’Etat Liban, la fête de ramadan n’a jamais été célébrée de la sorte. A vrai dire, après la fin du ramadan, tous les musulmans doivent remercier Allah (Dieu). C’est un moment de prière de remerciement. Alors, faut-il remercier Dieu avec des coups de feu ? Et oui, c’est peut-être la « guerre sainte » qui prend racine en Centrafrique. Au regard de tout ce que nous vivons pendant les fêtes de ramadan et tabaski en République Centrafricaine, nous aimerions poser la question suivante : de quel islam pratique-t-on en RCA ? Car, la situation que nous vivons chaque année durant ces fêtes musulmanes dépasse l’entendement humain.

Les Catholiques, les Protestants, bref les religions relevant du christianisme, célèbrent des fêtes religieuses. En aucun cas, nous n’avons assisté aux tirs de kalachnikov, de mitraillette, de roquette, et nous en passons. Pourquoi les fêtes musulmanes en Centrafrique, pendant et après le coup d’Etat de la coalition Séléka, sont toujours célébrées de la sorte ?

Ne le dites à personne ! Pour votre gouverne, avant la Séléka, les jours des fêtes de ramadan et de tabaski n’ont jamais été déclarés jours fériés. Regardez ce qui se passe aujourd’hui. Pour la journée de ce mardi 04 juin, les Centrafricains ne s’attendaient pas à un jour non ouvrable. Voilà qu’à la surprise générale de tous, le gouvernement a décrété un jour férié. Les épreuves écrites du Brevet des Collèges (BC) qui devaient avoir lieu ce mardi ont été reconduites au mercredi 05 juin. Quel paradoxe !

Ensuite, la Séléka a pris le pouvoir de Bangui, le 24 mars 2013, par les armes. Les jours fériés de Ramadan et de Tabaski ont été arrachés par les armes. Comment voulez-vous que ces deux (2) fêtes ne soient pas célébrées chaque année par des détonations d’armes lourdes et légères, d’autant plus que les Séléka sont encore forts, malgré qu’ils aient perdu le pouvoir le 10 janvier 2014 à Ndjamena, au Tchad ? Tant que les combattants Séléka ne seront pas désarmés, nous assisterons indéfiniment aux détonations d’armes lourdes et légères lors de la naissance de leur bébé, du décès d’un des leurs, de la célébration de leur mariage, des fêtes de Ramadan et Tabaski, la liste est non exhaustive.

Quoique les Imams de Centrafrique fassent, les fêtes musulmanes se passeront ainsi avec les combattants Séléka. Pauvre Centrafrique !

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

 

AFFAIRE CHEBEYA : PAUL MWILAMBWE PRET A TEMOIGNER EN RDC CONTRE JOHN NUMBI ET JOSEPH KABILA

Témoin clé et coaccusé dans l’affaire Floribert Chebeya, l’ex-policier Paul Mwilambwe est en attente d’un procès au Sénégal. Condamné à mort par contumace en RDC, il continue d’incriminer Joseph Kabila dans le meurtre du défenseur des droits de l’homme, à Kinshasa, le 1er juin 2010. Jeune Afrique l'a rencontré à Dakar.

Condamné à mort par contumace en République démocratique du Congo, l’ex-commandant chargé de la sécurité à l’inspection générale de la police de Kinshasa est en exil au Sénégal depuis cinq ans.

Avec l’arrivée au pouvoir de Félix Tshisekedi, il appelle aujourd’hui le régime congolais  à demander son extradition, afin de répondre devant la justice de son pays. Neuf ans jour pour jour après l’assassinat de Floribert Chebeya, Jeune Afrique a rencontré Paul Mwilambwe à Dakar.

 

Jeune Afrique : Vous avez été condamné à mort en 2011 par la justice congolaise et vous avez toujours affirmé que le régime de Joseph Kabila cherchait à vous éliminer. Pourquoi souhaitez-vous aujourd’hui être extradé par le Sénégal ?

Paul Mwilambwe : Je veux que la République démocratique du Congo demande mon extradition parce que je vis caché au Sénégal depuis cinq ans et je n’ai toujours pas été jugé. Je veux simplement que la justice fasse son travail.

Le pouvoir vient de changer dans mon pays, et celui que je mettais en cause était Joseph Kabila. Il n’a plus la main mise sur la justice.

 

L’alternance en République démocratique du Congo reste toutefois relative. Et John Numbi, que vous affirmez être le commanditaire de l’assassinat, est toujours un haut gradé de l’armée…

Si le Sénégal est prêt à relancer le dossier, je resterai. L’essentiel pour moi est que la procédure avance et que justice soit faite. J’ai été jugé par contumace en République démocratique du Congo sans pouvoir me présenter à la justice. On a fait croire que j’étais en fuite alors que j’avais été enlevé par les services de renseignement. J’ai été condamné en première instance, pas définitivement. Si je suis extradé, je ferai appel.

 

« Je veux faire confiance au nouveau régime.

 

Je sais que je cours un risque et que Numbi est un haut gradé. Mais le commandant suprême des armées et de la police est Félix Tshisekedi, et il a l’obligation d’assurer ma sécurité comme celle de tous les citoyens congolais. Je veux faire confiance au nouveau régime.

 

Cela fait cinq ans qu’une procédure a été lancée au Sénégal. Comment expliquez-vous n’avoir toujours pas été jugé ?

On m’a plusieurs fois annoncé l’ouverture d’un procès, et puis rien, sans aucune explication. On se contente de me dire d’attendre. J’ai demandé l’asile au Sénégal mais je ne peux pas obtenir le statut de réfugié en étant sous contrôle judiciaire.

La procédure a traîné par peur des répercussions, notamment sur les ressortissants sénégalais en RDC. Je suis coincé ici, autant rentrer chez moi où le nouveau régime me permettra d’être présenté à la justice. J’ai des éléments accablants pour prouver le rôle de Joseph Kabila et de l’ex-chef de la Police John Numbi dans l’assassinat de Chebeya et de son chauffeur. Si le Sénégal ne fait rien, c’est que le dossier est politique.

 

Quels sont ces éléments ?

Je ne peux rien révéler encore. Mais il faut savoir que je n’ai ni assisté directement ni participé à l’assassinat de Floribert Chebeya et de son chauffeur Fidèle Bazana. Étant chargé de la sécurité à l’époque, j’avais accès aux caméras de surveillance. C’est à travers elles que j’ai vu ce qu’il s’est passé.

Ce soir-là, le major Christian Ngoy m’a amené Chebeya, me disant qu’il avait rendez-vous avec John Numbi qui lui n’était pas présent. C’était en dehors des heures de service, mais ça n’avait rien d’inhabituel. Nous avons parlé plus d’une heure, puis le major Ngoy est venu chercher Chebeya en lui expliquant qu’il allait l’accompagner au domicile de John Numbi.

Je suis sorti et j’ai vu Chebeya dans une jeep de la police, sans doute était-il déjà mort.

Là, huit ou neuf policiers en civil l’attendaient à la réception et se sont jetés sur lui. Ils lui ont mis le sac plastique autour de la tête. Je suis sorti et j’ai vu Chebeya dans une jeep de la police, sans doute était-il déjà mort. C’est là que Christian Ngoy m’a dit qu’il valait mieux que je me taise. Il m’a dit que John Numbi ne savait pas que j’étais présent et que si je parlais, ma vie serait en danger, parce que l’ordre d’assassiner Chebeya venait du président Joseph Kabila.

 

Vous prenez alors la fuite…

Je n’ai jamais été en fuite ! J’ai été enlevé et détenu à Kinshasa entre avril et juillet 2011 par les services de renseignements. Ce sont eux qui m’ont empêché de me présenter devant la justice parce qu’ils avaient peur que je parle. Le 8 juillet, j’ai été déplacé en avion cargo de la compagnie Transair jusqu’à Lubumbashi par l’Agence nationale de renseignement (ANR), un service qui dépend directement du président de la République. Je suis parvenu à m’enfuir par la fenêtre des toilettes de la maison où j’étais gardé captif à Lubumbashi.

Je me suis caché pendant presque deux ans dans un pays frontalier d’Afrique de l’Est que je ne peux pas citer. Je suis alors entré en contact avec le réalisateur belge Thierry Michel à qui j’ai livré mon témoignage, ainsi qu’avec des organisations de défense des droits de l’homme.

 

Vous choisissez ensuite de vous exiler au Sénégal, dont la justice peut être saisie de crimes de torture au titre de la compétence universelle. Saviez-vous que vous y seriez poursuivi ?

Je savais qu’une plainte serait déposée contre moi, j’étais d’accord avec ça parce que contrairement à la République démocratique du Congo, le Sénégal m’aurait permis de témoigner et de me défendre.

Mais voilà cinq ans que je suis sous contrôle judiciaire, que je me présente devant le juge tous les derniers vendredis du mois et que j’attends un procès.

 

Craignez-vous toujours pour votre vie ? 

Je sais que je suis toujours recherché par des hommes de main de Joseph Kabila et je suis forcé de déménager tous les trois à six mois, pour ma sécurité et celle de ma famille. Que ce soit en République démocratique du Congo ou au Sénégal, il faut que je puisse me présenter devant la justice pour être entendu. Je ne peux pas vivre éternellement dans la peur.

 

Jeune Afrique

 

 

toutes les Info du Lundi 03 Juin 2019

Cm n 2971 du lun 03 juin 2019

LE KNK CONSIDERE LA RECHERCHE DE LA PAIX POUR 05 MILLIONS DE CENTRAFRICAINS, COMME UNE STRATEGIE ELECTORALE : UNE INSULTE

 La médiation a pris à bras-le-corps la vulgarisation de l’Accord de Khartoum. Le gouvernement a mis en place une Stratégie de communication pour vulgariser l’Accord de Khartoum sur toute l’étendue du territoire national. La Minusca prête main forte dans l’installation des structures d’application systématique de l’Accord de Khartoum. La Communauté internationale s’investit à fond pour la restauration définitive de la paix si chère à cinq millions de centrafricains. Bon nombre de déplacés et des populations exilées ont regagné leurs domiciles et leur terre natale. Est-ce une bonne ou une mauvaise chose ? Le KNK, premier parti politique responsable du désastre et de la descente en enfer des Centrafricains, y voit une posture électoraliste. L’« assassin revient toujours sur le lieu de son crime ».

 Et « les oiseaux de même plumage volent toujours ensemble ». L’URCA, aussi médiocre que le KNK, pense piéger Touadéra à l’intérieur du Code Electoral, la pire des bassesses jamais vue dans le monde. Une opposition qui étale ses inepties avant le coup d’envoi. Le véritable niveau de nos hommes politiques, dits de l’opposition, donne la nausée, heurte la décence, la raison et le bon sens. Les Nations Unies, les Etats-Unis, la Russie, la Chine, l’Union Européenne, l’Union Africaine, la CEEAC, la CEMAC, les pays des Grands lacs, soutiennent l’Accord de Khartoum. Est-ce une dynamique électorale en faveur de Touadéra ? Tous les Centrafricains du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest, n’ont qu’une seule préoccupation : la paix, rien que la paix.

Si le KNK au pouvoir avait pensé que l’armée nationale, les FACA, représentait une force de protection de la nation, nous n’en serons pas là aujourd’hui. Les Centrafricains ont bu le vin de la honte, de la pire des humiliations, à cause du KNK (Kwa Na Kwa), et c’est ce que nous vivons. Le KNK est en train de se moquer des Centrafricains, de leur souffrance, de leur misère. Même ivre de haine, aveugle de méchanceté, un homme politique doit remuer sa langue autant de fois avant de parler. C’est à cause de la paix relative que nous écoutons les prophètes des malheurs prédire l’apocalypse aux Centrafricains. Des gens qui dormaient dans des grottes, sous leur lit, ou en cavale à travers monts, savanes, forêts et vallées, ont pu regagner leurs domiciles. Les exilés sont revenus au bercail. Tous les autres centrafricains doivent aujourd’hui repartir chez eux et regagner leur pays, comme les Centrafricains en exil au Congo Brazzaville. Il reste le Tchad, le Cameroun, les 02 Soudan, la RD-Congo pour leur emboîter le pas. De tels actes sont-ils à but électoraliste ? Touadéra, président de la République, Chef de l’Etat, prend tous les risques du monde pour son peuple afin qu’il recouvre la paix, à Kaga-Bandoro en pleine hostilité en face des Séléka, à Bambari autant de fois avec un coup d’Etat manqué, à Bangassou, à Birao, à Obo autant de fois, Paoua plusieurs fois, Bouar pour ne citer que ces villes. Quels sont les leaders politiques qui ont osé prendre une telle initiative pour aller rencontrer les leaders des groupes armés ?

Certains leaders ont poussé le ridicule à son paroxysme, allant jusqu’à dire que Touadéra déroule le tapis rouge aux rebelles, aux criminels. Or, qui dit dialogue, dit rencontre entre les protagonistes. En Colombie, le Chef de l’Etat a rencontré les FARC pour négocier la paix. La RCA n’est pas l’unique pays dans ce cas de figure. Nelson Mandela, après plus de 25 ans en prison, n’a pas rasé tous les blancs de l’Afrique du Sud. Bien au contraire, Nelson Mandela a composé avec ses ennemis d’hier pour préserver la paix, la quiétude et la stabilité de l’Etat Arc-en-ciel. Ses successeurs ont suivi ses traces, sans dévier à gauche, ni à droite. Des hommes d’expériences, des penseurs, reconnaissent que la construction de la paix est très difficile. Des politiciens véreux, hypocrites, haineux, méchants, des médiocres sans bornes, pensent que la paix est une baguette magique. Aucun n’a posé une alternative contraire à celle du gouvernement. Il est vrai que les tonneaux vides font trop de bruit. Les gens inutiles qui ne font rien, sont nuisibles, encombrants, perturbateurs, et empêchent les autres de travailler honnêtement.

L’URCA dont le président est un candidat à la présidentielle, peut-il soutenir un Code Electoral qui torpille la Constitution de la République du 30 mars 2016 ? Dologuélé peut-il accepter que son mandat de député soit amputé de six (6) mois ? Est-ce la panique, la peur, le désarroi ? La RCA tourne en rond à cause de ces politiciens véreux, qui ne voient que le bout de leur nez. Dépourvus d’arguments, ils versent dans la manipulation, la tricherie (code électoral), le vampirisme politique. Aucun n’arrive à la cheville du pourvoir en termes de culture politique. Au Tchad, au Congo Brazza, au Cameroun, la liberté d’expression et de la presse n’existent pas. En RCA, les partis politiques aussi minables, aussi médiocres, les vampires, les hiboux, les oiseaux de mauvais augure, déversent leur venin mortel en toute liberté. C’est ce qu’on appelle la « culture démocratique » de haut niveau, à l’américaine.

 

Julien BELA

 

 

Bonne fête de Ramadan à tous les musulmans de Centrafrique et du monde entier.

 

 

 

VOLS ORGANISES DES BŒUFS DES PEULHS : SOURCE DES TUERIES, ASSASSINATS DANS L’ARRIERE-PAYS CAR LES PEULHS ARMES JUSQU’AUX DENTS

Depuis le déclenchement de la crise centrafricaine par la nébuleuse ex-coalition Séléka de Djotodia, les quelques rares peulhs centrafricains et des peuhls éleveurs transhumants sont armés jusqu’aux dents. En faisant paître leurs bœufs, ils portent par devers eux, des kalachnikovs et autres effets militaires. De véritables guerriers qui se promènent avec leurs bœufs. Même bien avant cette crise militaro-politique, des peulhs éleveurs transhumants en provenance du Tchad et du Soudan, deux (2) pays limitrophes de la RCA, étaient lourdement armés quand ils se déplaçaient. Beaucoup d’entre eux étaient devenus des Zaraguina (coupeurs de route). Et ce sont ceux-là qui ont constitué la coalition Séléka pour venir renverser le régime du président général François Bozizé Yangouvonda, le 24 mars 2013.

Revenons à nos moutons après cette brève historique. En effet, si les Centrafricains ont de bonnes mémoires, certaines villes de l’arrière-pays font face à des assassinats, des tueries, des massacres, des incendies de maisons et villages entiers. Mais qu’est-ce qui est très souvent à l’origine de ces actes barbares, ignobles, odieux, crapuleux, inhumains, indignes commis par les peulhs ?

D’après les investigations que nous avons menées auprès de certains déplacés qui ont trouvé refuge à Bangui, ce sont les vols organisés des bœufs des peuhls éleveurs, qu’ils soient centrafricains ou étrangers, par les jeunes, qui sont à la source de ces exactions. A titre d’exemple, dans nos précédentes parutions, nous n’avons cessé d’évoquer des cas d’assassinats perpétrés par les peuhls éleveurs transhumants, communément appelés Mbarara qui sèment la terreur et la désolation dans la préfecture de la Nana-Gribizi. Et ce n’est pas le fruit du hasard. Cette situation s’explique. Des jeunes organisés se lancent dans les vols de bétail à Kaga-Bandoro. Tellement que les vols des bœufs de ces peuhls sont devenus monnaie courante, ils s’attaquent, s’en prennent à tous ceux qui sont dans leur périmètre. Que vous soyez cultivateurs, pêcheurs, chasseurs, vous n’êtes pas épargnés par ces peulhs Mbarara. Et ceux qui paient le plus lourd tribut sont les agriculteurs de Kaga-Bandoro et ses environs qui ne veulent pas perdre cette campagne agricole 2018-2019.

Le 28 mai dernier, un jeune en a fait le frais. Il a été enlevé par ces peuhls et égorgé dans les heures qui suivent. Son corps a été retrouvé non loin de sa parcelle agricole, en état de décomposition avancée. A la surprise générale de ses parents, sa langue et son sexe ont été coupés et emportés par ces peuhls. Il a été inhumé sur place.

Récemment, dans les préfectures de l’Ouham et l’Ouham-Péndé, plus de cinquante-cinq (55) personnes ont été massacrées par les combattants des 3R du tristement célèbre rebelle camerounais, Sidiki Abass dans les villages Djoumdjoum, Lémouna, Bohong… Les éléments des 3R, responsables de ce massacre, ont justifié cet acte crapuleux, odieux par les vols de leurs bœufs. Dans les préfectures de la Basse-Kotto, de la Haute-Kotto, de la Ouaka, la liste n’est pas exhaustive, ces cas sont récurrents. Les jeunes, après avoir volé les bœufs, quittent les villages et vont les revendre ailleurs. Les représailles ne se font pas attendre. Les éleveurs s’en prennent aux pauvres populations innocentes. Des gens perdent leur vie sans qu’ils soient les auteurs de ces vols. Est-ce normal ? Ces jeunes, spécialistes de vols des bœufs, n’ont-ils pas quelque chose à faire pour subsister ? Les tueries, les assassinats de leurs compatriotes ne les émeuvent-ils pas ?

Que nos lecteurs ne pensent pas que nous défendons les peuhls éleveurs. Mais nous dénonçons haut et fort cette pratique qui consiste à voler les bœufs des peuhls, ce qui occasionne souvent des pertes en vies humaines considérables. Les Centrafricains aspirent à la paix, rien que la paix, pour vaquer à leurs occupations quotidiennes, comme leurs compatriotes de Kaga-Bandoro qui veulent coûte que coûte cultiver cette année. Ce n’est pas en volant les bœufs que nous allons reconstruire notre pays qui est tombé plus bas que terre. Nous devons travailler main dans la main pour rehausser notre économie, développer notre pays. Dans tous les pays du monde, on trouve des agriculteurs et des éleveurs. Ils sont ensemble pour booster l’économie de leur pays. Pourquoi pas en RCA ? Quel démon nous hante pour nous entre-déchirer, nous entretuer ?

Les éleveurs, de leur côté, doivent aussi savoir que ce n’est pas de cette manière qu’ils pensent résoudre le problème des vols de leur bétail. Les assassinats, les terriers ne peuvent en aucun cas résoudre un différend entre deux (2) individus ou groupe d’individus. C’est par le dialogue ou la justice. Et les autorités actuelles du pays l’ont bien compris, raison pour laquelle elles privilégient le dialogue au détriment de l’usage de la force dont les conséquences seront très catastrophiques. Les peuhls éleveurs ont l’obligation d’épouser cette logique pour que la paix et la sécurité reviennent définitivement en RCA. Dans l’accord de Khartoum, dit de paix et de réconciliation, il est clairement ressorti que tout différend doit être résolu par un mécanisme de dialogue. Les peuhls armés qui sont très enclins dans les assassinats, les tueries à grande échelle vont-ils se conformer à cet accord ? Et certains jeunes dans l’arrière-pays qui sont experts, toute catégorie confondue, dans des vols de bœufs, vont-ils renoncer à cette pratique honteuse qui fait couler le sang des innocents ? Il le faut.

Peuhls et voleurs de bœufs ont intérêt à tourner le dos à leurs actes barbares qui ne les honorent pas.

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

 

A QUAND LA FINITION DU PROJET DE BITUMAGE DES AVENUES ET RUES DU CENTRE-VILLE DE BANGUI ?

Depuis plus de quatre (4) ans et durant la transition de Catherine Samba-Panza, des partenaires au développement de la RCA (Banque Mondiale et Banque Africaine de Développement), avaient financé les travaux du projet de bitumage des avenues et rues du Centre-ville de Bangui. Et ceci pour assainir, rendre agréable le Centre-ville de Bangui, tout en évitant les inondations récurrentes qu’on observe à chaque saison des pluies. Il est aussi question de construire des canaux d’évacuation des eaux des pluies.

A cet effet, après l’appel d’offres de passation des marchés publics, certaines entreprises du secteur Bâtiments-Travaux-Publics (BTP) de la RCA, répondant favorablement aux critères de cet appel d’offres, ont vu ledit projet leur étant attribué. Malheureusement, depuis lors jusqu’à nos jours, nous constatons avec beaucoup de regret que bon nombre d’avenues et rues du Centre-ville de Bangui ne sont pas encore bitumées. Mais pour quels motifs ? Il nous est difficile de répondre à cette question posée.

Seulement, nous soulignons que, quand il pleut à Bangui, la quasi-totalité du Centre-ville est inondée des eaux des pluies et nous assistons à un spectacle à vous couper le souffle. Du coup, il est difficile pour les conducteurs des véhicules de toutes marques, des motos et taxis-motos, ainsi que les piétons de circuler librement et en toute quiétude. Pire encore, des personnes (hommes, femmes et  jeunes de deux sexes), par peur de faire user leurs chaussures, sont obligées par la circonstance des faits, de se déchausser et de marcher les pieds nus. Incroyable, mais pourtant vrai. Sommes-nous dans quel pays au monde ? Bien évidemment en RCA, un pays de tous les paradoxes. Car, comment comprendre que dans ce troisièmes millénaire où nous vivons, le Centre-ville de Bangui ressemble toujours à un grand bourg, pour ne pas dire à un gros village ? Pour nous, c’est vraiment inconcevable ! Et cela ne peut que démotiver et décourager les bailleurs de fonds et partenaires au développement de la RCA.

A vrai dire, «  le mal centrafricain, c’est le Centrafricain lui-même ». A qui incombe donc la faute ? Dans ce cas précis, ne nous voilons pas la face. Il y a donc un partage de responsabilité entre les services d’Etat en charge de passation des marchés publics et de suivi de leurs exécutions, et des entreprises du secteur  BTP chargées de leurs exécutions sur le terrain : passation des marchés publics de la haute mafia, de la duperie, qui ne dit pas son nom. Et c’est bien dommage pour la reconstruction de notre cher et beau pays, la RCA meurtrie par des crises militaro-politiques depuis plus de trois (3) décennies.

 

Le Petit YEKOA

 

 

GERVAIS LAKOSSO ET L’ANGOLA-GATE APRES LE 26 SEPTEMBRE 2015 DANS LE COUP D’ETAT MANQUE CONTRE CATHERINE SAMBA-PANZA : L’ARGENT DU SANG

Le Groupe de Travail  de la Société Civile (GTSC) a trouvé la mine d’or pour s’enrichir sur les cadavres et le sang des Centrafricains. Faut-il reprendre textuellement les propos de la Présidente de la Transition, Catherine Samba-Panza, à son retour précité suite au coup d’Etat manqué du 26 septembre 2015 ? Gervais Lakosso, en poule mouillée, n’a jamais démenti les déclarations de la présidente, véritablement dans une colère noire. Le GTSC est-il réellement de la société civile ? La missive envoyée à Touadéra est spectaculaire, retentissante, fracassante, apocalyptique et pourrait aboutir à un bras de fer. Deux opérations du GTSC ont lamentablement échoué, car les Banguissois savent que le GTSC cherche son intérêt personnel.

Gervais Lakosso a mordu à pleines dents dans l’Angola-Gate. La présidente Catherine Samba-Panza a fait sa déclaration sur les ondes nationales. Dans ce cas de piètre figure, peut-on dire sincèrement que le GTSC fait partie de la société civile ? Une vraie organisation de la société civile milite pour la paix en faveur des cinq millions de Centrafricains et non le contraire. Gervais Lakosso demande au Chef de l’Etat de renvoyer les groupes armés afin qu’ils repartent au maquis pour massacrer davantage. Car, selon Lakosso, les massacres depuis fin 2012 à ce jour ne suffisent pas pour faire partir Touadéra. Avec la paix qui se construit, Gervais Lakosso ne pourra plus monter les enchères pour se remplir les poches comme ce fut le cas avec l’Angola-Gate. Les vampires se servent des malheurs qui frappent les Centrafricains pour se sucrer. C’est inhumain, horrible !

Il faut terroriser les autorités avec des termes barbares, afin de leur tirer le trésor de subsistance. De pires marionnettes au service des forces du mal, des forces obscures, des mains noires, des sous-marins torpilleurs du processus de paix en cours. Gervais Lakosso a craché dans la main de la Présidente Catherine Samba-Panza. Et alors, le GTSC est devenu le restaurant de Ali Baba où il fait bon s’agiter, pêcher en eau trouble, torpiller le processus de paix pour augmenter les enchères. « Sidiki doit répondre de ses actes », a dit le représentant de la Minusca à Paoua. Le Premier ministre Firmin Ngrébada a été ferme devant le Comité de Suivi. Le Programme DDRR est en marche. Et donc à l’impossible, nul n’est tenu. Gervais Lokosso a-t-il levé l’embargo qui pèse sur les armes à destination des FACA ? Gervais Lakosso n’échappera pas à la CPS car cerveau intellectuel des massacres  du 26 septembre 2015, opérés par les Anti-Balaka, alors que la Présidente Catherine Samba-Panza se trouvait au siège des Nations Unies à New-York, aux Etats-Unis.

Gervais Lakosso récidiviste, cela est surprenant puisqu’il a larmoyé pour se faire libérer par Toaudéra. La « Ligue du Nord » a libéré Béninga, en sera-t-il de même pour Gervais Lakosso ? Jouer les stars de Holly Wood en cette période où les Centrafricains aspirent à la paix, rien que la paix, n’engage que son auteur. La justice est là et observe, peut-être que la Ligue du Nord est dans l’ombre, pour lui garantir l’impunité à tous égards.

L’armée nationale se construit. Pour la première fois, la RCA a opéré un recrutement national des FACA sur toute l’étendue du territoire national. Le KNK et Bozizé avaient exigé cinq mille francs (5000F) CFA pour le recrutement dans l’armée. C’est une honte nationale et historique pour le KNK, Bozizé et son fils, ministre de la Défense Nationale. C’est ce qu’on appelle un vrai changement politique. La liste des nouveaux recrus au sein de l’Armée Nationale vient d’être rendue publique ce vendredi 31 mai 2019. Chaque année, il y aura un recrutement national comme celui qui vient de passer, jusqu’en 2022. La gendarmerie et la police montent en puissance avec les concours des Etats-Unis et de l’Union Européenne. Plusieurs formations ont aussi eu lieu à l’extérieur dans divers domaines, les renseignements, la transmission, la mécanique, les maintiens des armes, et bien d’autres, notamment le pilotage des hélicoptères et avions de guerre. La lutte contre le terrorisme n’est pas exclue.

Qui sème le vent, récolte le Tsunami. Naviguer à contre courant de la paix derrière laquelle s’aligne le monde entier, le GTSC ,ne court-t-il pas à sa perte ? N’est-ce pas un acte de sabotage du processus de paix ? Un Centrafricain peut-il trouver du plaisir à envenimer la crise ?

Bendounga a osé sous la barbe de Bozizé, il a eu pour son compte. Aucun membre de l’opposition ne l’a défendu. La responsabilité pénale est individuelle et chaque citoyen est responsable de ses actes devant la justice. Touadéra étant incapable de faire du mal à une mouche, alors les souris dansent et s’adonnent à cœur joie à leurs caprices, alors que l’eau douce est très profonde.

 

Julien BELA

 

 

REVOLUTION TOUADERA : 02 CHAMPS SOLAIRES, BOALI 2 ET 3 ; ET LA SODECA AVEC 15 POMPES. AMELIORATION D’ACCES A L’EAU ET L’ELECTRICITE, MODERNISATION ET INNOVATION

Malgré la guerre, les manipulations, la haine, les rancœurs, la jalousie, la caravane passe. L’amélioration des conditions d’accès à l’eau et à l’électricité n’est pas du reste. Une station de pompage est une machine qui pèse deux (2) tonnes. Ces machines ne sont pas disponibles dans les magasins. Il faut une commande pour que le fabricant puisse les produire en série, selon le nombre demandé. La Sodéca disposera désormais, au terme dudit projet, de deux stations de pompage, l’ancienne et la nouvelle qui seront de gros calibres, derrière l’Oubangui Hôtel. La solution alternative consiste à construire des forage, environ une centaine. Les forages qui ont une bonne nappe d’eau, en quantité suffisante, seront dotés de système électrique qui pompe l’eau dans de grandes bâches avec 06 robinets de chaque côté, afin d’éviter les encombrements et les bousculades. Il s’agit de faciliter l’accès à l’eau et en peu de temps à la population. Tous ces projets sont déjà financés et les machines de la Sodéca sont en cours de fabrication, et d’exécution pour les forages.

Le champ solaire de Danzi, d’une capacité de 40 MW et déjà financé par la Banque Mondiale. L’indemnisation des occupants du site est en cour afin de démarrer les travaux. Un autre champ solaire, d’une capacité de 15 MW, sera réalisé par une entreprise chinoise. Les travaux vont bientôt commencer. Boali 2 a vu sa  capacité multipliée par 02 passant de 10 à 20 MW, grâce à la Banque Africaine de Développement (BAD). La République Populaire de Chine a accepté de reprendre à zéro les travaux de Boali 3 qui était presque à 70 % de sa réalisation. Ce sont les Centrafricains qui ont détruit les pilonnes et tout le matériel stocké à Boali. Ce sont les mêmes Centrafricains qui se plaignent aujourd’hui de l’électricité et du délestage. Dans un pays dont 80% sont occupés par les groupes armés, il est difficile d’améliorer les conditions de vie des populations.

Et pourtant, des routes sont construites, des ponts, des écoles, des canaux de conduite d’eau de pluie, des édifices publics au profit de la justice, des préfets et sous-préfets, des commissariat de police, des brigade de gendarmerie, pour ne citer que ceux-là. Aujourd’hui, le pouvoir met la main à la pâte en ce qui concerne l’eau et l’électricité. C’est un grand chantier qui s’est ouvert à la Sodéca pour moderniser, innover, améliorer techniquement, scientifiquement non seulement la qualité de l’eau, mais faciliter également l’accès à l’eau potable de manière permanente et quelques minutes s’approvisionner en eau quelle que soit la quantité.

Depuis la période de Bokassa à ce jour, aucun régime ne s’est soucié de l’amélioration de l’accès à l’eau et à l’électricité. Les installations de la Sodéca et de l’Enerca répondaient à la démographie de 1960 à 1975, environ 250.000 personnes constituaient les habitants de la ville de Bangui. Aujourd’hui, la population banguissoise culmine à 1.200.000 habitants. Pour une borne fontaine, il y a autant de personnes, d’où les bousculades, les querelles, les bagarres pour accéder à l’eau. Quant à l’ENERCA, ce sont des manifestations de colère, des barricades, pour réclamer l’accès à l’électricité. La production étant insuffisante, c’est l’enfer avec les coupures intempestives, les délestages à n’en point finir. Mais en plus, ces sociétés stratégiques d’Etat n’ont aucun plan de gestion, aucune planification, aucune vision à court, moyen et long terme. C’est le pilotage à vue avec un personnel hyper pléthorique, mais fortement inefficace et budgétivore à outrance. Cette situation n’émeut outre mesure les Directeurs Généraux qui se suivent et se ressemblent comme deux gouttes d’eau.

Enfin, le cas qui est d’actualité, ce sont les édifices publics dont les branchements de l’Enerca sont vétustes, malgré leur rénovation. C’est le cas de l’immeuble de la Cour d’Appel de Bangui, dont les 02 coupures ont interrompu à deux reprises le Chef de l’Etat, lors de la rentrée judiciaire 2019-2020. Cet état de fait peut aussi être à l’origine d’incendies et bien d’autres désagréments. Il faut un vaste chantier de révision de branchement des édifices publics. La presse a failli culpabiliser l’Enerca, alors que l’électricité était disponible. La Cour d’Appel est un haut lieu du pouvoir judiciaire et l’édifice rénové ne pouvait souffrir d’un dysfonctionnement dû à l’électricité en cette circonstance solennelle.

 

Julien BELA   

     

 

 

Centrafrique : être PAUVRE ET malade est synonyme de mort

en sursis

Les médecins privés nous ruinent, et les hôpitaux  manquent de tout. Se soigner en Centrafrique est devenu un véritable calvaire pour une frange de la société vivant dans la précarité la plus totale. Les factures de soins sont devenues très chères, voire inaccessibles, et c’est ce qui n’est pas à la portée de tout le monde et de toutes les bourses. Une réalité que nul n’ignore.

En effet, faire un tour dans certains centres de santé et recevoir un accueil chaleureux revient à jouer avec les moustaches d’un lion en furie, à commencer par les honoraires des consultations décidées par le médecin, des sommes d’argent que doit débourser le pauvre malade et qui, la plupart du temps, ne sont pas en conformité avec les barèmes décrétés par le ministère de la Santé et les Assurances Sociales.

Rares sont les docteurs qui prennent à leur charge les visites des patients les plus démunis. Que Dieu les bénisse et leur rende la pareille. Parmi les raisons qui empêchent le citoyen de se rendre chez le médecin, le dentiste, etc., c’est le défaut de prise en charge du patient par les structures hospitalières qui manquent presque de tout, que ce soit en matière de techniciens hospitaliers spécialisés ou de l’indisponibilité des équipements, des appareils très souvent en panne ainsi que les ruptures incessantes des produits nécessaires aux analyses médicales, à la radiographie. En outre, ce genre de pénuries affecte beaucoup plus les sans emplois dont leur maladie nécessite des examens qu’ils doivent subir dans les cliniques privées. Nous citons entre autres, scanners , IRM , biopsies , analyses sanguines, échographies. Tous ces examens coutent des fortunes et les mettent face à un dilemme, vu qu’ils sont dans l’impossibilité de payer de tels frais et c’est ce qui leur cause énormément de préjudices détériorant ainsi de plus en plus leur santé, parfois jusqu’à leur être fatales. Quelle est la solution ?

A toutes ces contraintes s’ajoute un phénomène plus empoisonnant, celui du rendez-vous chez le médecin. Car, pour se faire examiner par un spécialiste, le pauvre malade doit subir une autre humiliation. Il doit se présenter très tôt à des heures impossibles devant le cabinet médical, exposé à la fraîcheur suffocante.  Il doit attendre parfois dans des conditions très déplorables et inappropriées pendant des heures interminables pour être reçu par le docteur.

Aujourd’hui, l’Etat doit prendre très au sérieux ce problème, car il fait des priorités. Il doit aussi répondre à cette attente du citoyen, trouver une solution idoine tout en combattant ces fléaux qui discréditent la réputation de nos hôpitaux, multiplier les contrôles auprès de toutes les structures hospitalières privées confondues (cliniques, cabinets) et aussi permettre au malade d’avoir accès aux soins à des prix abordables dans le strict respect de la loi.

 

Sinclair ARIES

 

 

 

L’Afrique met en vigueur la Zone de libre-Echange A l’Echelle

continentale

 

Le projet phare de l’organisation panafricaine en vue de l’émancipation économique du continent a pris cours le 30 mai, avec pour but d’augmenter le commerce intra-africain de 60 % d’ici à 2022.

Le commissaire de l’Union africaine (UA) pour le Commerce et l’industrie,  Albert Muchanga, a indiqué que l’entrée en vigueur de la Zone de Libre-échange Continentale (Zlec) de l’UA est « une étape historique ». « L’accord de la Zlec est entré en vigueur aujourd’hui (…). Nous célébrons le triomphe d’un engagement courageux, pragmatique et continental pour l’intégration économique », s’est-il réjoui sur Twitter.

Après l’entrée en vigueur de cet espace, il faut encore attendre la « phase opérationnelle » qui doit être lancée le 7 juillet, lors d’un sommet de l’organisation panafricaine à Niamey. Cela sera après la finalisation d’instruments clés tels que les mécanismes d’arbitrage, la définition des règles d’origine des marchandises ou encore des mécanismes en vue de l’« élimination » d’obstacles tels que la corruption ou les mauvaises infrastructures.

La Zlec a pour but d’éliminer progressivement les droits de douane entre pays membres, afin de favoriser le commerce au sein du continent, mais aussi permettre aux pays africains de s’émanciper d’un système économique trop centré sur l’exploitation des matières premières. L’UA estime que sa mise en œuvre permettra d’augmenter de près de 60 % d’ici à 2022 le niveau de commerce intra-africain. Actuellement, seulement 16 % du commerce des pays africains s’effectue avec d’autres pays du continent.

Le grand projet du continent est entré en vigueur au moment où cinquante-deux membres de l’UA sur cinquante-cinq ont déjà signé l’accord portant création de la Zlec depuis mars 2018, avec l’exception notable de la première économie du continent, le Nigeria. Pour qu’elle devienne effective, il fallait que vingt-deux membres puissent ratifier le texte et le notifier officiellement à l’organisation continentale. Ce seuil a été atteint le 29 avril, ouvrant la voie à une entrée en vigueur trente jours plus tard, comme prévu dans les statuts de la Zlec.

Le Burkina Faso et le Zimbabwe ont déposé leurs instruments de ratification depuis le 29 avril, portant le nombre de pays inclus dans la Zlec à vingt-quatre, avec des poids-lourds du continent comme l’Afrique du Sud, l’Egypte, le Kenya ou l’Ethiopie. D’autres pays ont entrepris une ratification, dont le Maroc.

À partir du moment où tous les pays auront signé le document, la Zlec ouvrira l’accès à un marché de 1,2 milliard de personnes, pour un produit intérieur brut cumulé de plus de deux mille cinq cents milliards de dollars. Ce qui doit permettre, selon ses défenseurs, d’aider à la diversification des économies africaines et à l’industrialisation du continent, tout en lui offrant une plate-forme unique pour négocier de meilleurs accords commerciaux avec l’extérieur.

En attendant de voir comment cela pourra être concrétisé, il sied de noter que tout le monde ne partage pas l’optimisme lié à cette ambition. Pour preuve, plusieurs critiques du projet avancent que la mauvaise qualité des infrastructures de transport et le manque de complémentarité entre les économies africaines constituent un frein au développement du commerce intra-africain.

 

Sinclair ARIES

 

 

 

 

IL FAUT RESTAURER LE « SERVICE MILITAIRE » DES FONCTIONNAIRES ET AGENTS DE L’ETAT, POUR RENDRE DYNAMIQUE ET EFFICACE

L’ADMINISTRATION PUBLIQUE EN RCA

 

Rien ne va plus au sein de l’administration publique centrafricaine, selon nos investigations menées sur le terrain. Et pour causes ? Tenez-vous bien et suivez nos regards croisés sur cet aspect précis des choses. Aujourd’hui, il y a un total dysfonctionnement et une cacophonie sans précèdent qui rongent l’administration publique centrafricaine. A titre d’illustration, les fonctionnaires et agents de l’Etat ne respectent pas le Statut Général de la Fonction Publique (SGFP). D’où le non-respect des ordres et instructions émanant de leurs hiérarchies ; l’indiscipline caractérisée ; les absences chroniques et non justifiées ; l’insubordination outrancière ; les nominations de complaisance ; les pots de vin et autres malversations financières ; la lenteur dans les traitements des dossiers ; les conflits de compétence ; l’impunité… sont autant des maux qui minent le bon fonctionnement et le rendement positif de l’administration publique centrafricaine. Mais que faire concrètement pour rendre plus dynamique, efficace et rentable cette administration bien malade ?

Sur ce, nous disons, nécessité oblige de restaurer le service militaire, communément appelé « sous le drapeau » ou les « appelés » pour les fonctionnaires et agents de l’Etat en RCA. Car, c’est une bonne expérience, une bonne initiative vécue sous le règne de feu Empereur Bokassa 1er dans les années 1970. Chaque année et durant trois (3) mois, des fonctionnaires et agents de l’Etat, par vagues, sont appelés à passer sous le « drapeau » à l’Ecole Nationale d’Administration et de Magistrature (ENAM). A cet effet, on leur inculque les nations du patriotisme, de la discipline, du respect de la hiérarchie, de l’assiduité et de la ponctualité, du travail bien fait, et nous en passons. Et à cette époque, l’administration publique centrafricaine était dynamique, performante et fonctionnait à merveille. C’est pour tout dire que, « c’est à partir du passé qu’on construit le présent, et à partir du présent qu’on bâtit l’avenir ». Il faut donc restaurer le « service militaire » des fonctionnaires et agents de l’Etat en RCA.

Le Petit YEKOA

 

 

 

JOSEPH BENDOUNGA TIRE SUR UN CORBILLARD, ALORS QUE NIMERY MATAR, ALIAS FORCE, N’EST PLUS : UNE HONTE

Nimery Matar alias FORCE est décédé ce samedi 1er juin 2019, presque à la fin du mois de ramadan. Mourir pendant la période de ramadan, est la plus belle mort au monde. « Force » nous a quitté dans cette circonstance. Criminel ou non, Dieu seul  a le dernier mot. On ne crache pas sur le cadavre de son ennemi, car il ne pourra plus constituer un danger. Malheureusement, Joseph Bendounga et le MDREC tirent sur un corbillard. Qu’à cela ne tienne, Bendounga accuse en pêle-mêle variété le Procureur Général, le Procureur de la République pour n’avoir pas exécuté un mandat d’arrêt permettant de juger Nimery Matar alias Force.

La RCA est entrée dans un processus de paix avec les groupes armés dans des circonstances exceptionnelles. La justice aussi adopte le rythme exceptionnel du processus de paix. Bendounga aurait dû traîner le corps au Tribunal pour qu’il soit jugé avant l’enterrement. Bendounga pensait mieux dire, alors qu’il étale ses propres inepties, son nanisme politique de tous les temps. La mort est la voie de tout le monde. Pourquoi un individu comme Nimery Matar alias Force meurt dans le ramadan, un mois hautement spirituel de sainteté ? Le jugement des hommes n’est pas le jugement de Dieu. Depuis ce samedi 1er juin, Force n’a de compte à rendre qu’à son Dieu, s’il a mal ou bien vécu dans le monde des vivants, s’il est un grand criminel ou non.

Le Roi David était un grand guerrier, cela n’a pas empêché Dieu de dire de lui que « C’est l’homme selon mon cœur ». Moïse a tué un Egyptien qui maltraitait son frère en esclavage, cela n’a pas empêché Dieu Tout-Puissant de lui confier une grande mission, de réaliser des miracles, de convaincre Pharaon et de sortir les enfants d’Israël de la servitude en Egypte. Et Jésus-Christ a donné une belle illustration : « que celui qui n’a pas péché, jette la pierre le premier sur cette femme ». Les accusateurs se sont retirés sur la pointe des pieds et ont fondu dans la nature. Ce que les hommes pensent de vous, n’est pas nécessairement ce que Dieu pense de vous.

Force n’a pas été jugé, donc il bénéficie de la présomption d’innocence. C’est dans cette circonstance qu’il a rendu l’âme. Ce qui fait rire, c’est que Bendounga a été ministre des Séléka au pire moment des tueries. Il n’a jamais démissionné et a bien bouffé copieusement entre leurs mains. Cette rage spectaculaire de Bendounga donne la nausée à tout observateur sérieux de la vie politique nationale.

Jésus-Christ a dit, « laissez les morts enterrer leurs morts », car le dernier mot revient à Dieu.

 

Julien BELA  

 

 

Nimery Matar alias « FORCE » S’est ETEINT CE SAMEDI 1ER JUIN 2019

 

La mort a eu raison du sanguinaire NimeryMatar alias « FORCE  ».

Ancien combattant libérateur à l’époque de Bozizé et incorporé dans l’armée nationale, cet homme a défrayé les chroniques depuis la prise de pouvoir des terroristes de la Séléka en 2012. Il a finalement rendu l’âme, suite à une longue maladie , le samedi 1er juin 2019 aux environs de 12 heures, entouré de ses lieutenants malfrats.

En effet, le petit soldat devenu bourreau des populations banguissoises, notamment des commerçants de l’enclave musulmane du Km 5, s’était toujours défendu d’être le protecteur de ladite enclave contre les incursions des ennemis, alors qu’il imposait une loi de terreur dans toute la zone.

« FORCE » a commis en quelques années plus de morts que le SIDA, dont l’assassinat de l’Abbé Albert Toungoumalet Baba le 1er mai 2018. Racket des commerçants, vols, viols assassinats ciblés sont les palmarès de ce boucher humain qui n’a de pitié pour personne.

On se souviendra de la déroute qu’il a infligée aux Casques bleus de la Minusca qui voulaient désarmer cette enclave par la force, à travers une opération dénommée « SOUKOULA ».

Le tristement célèbre n’a finalement pas payé de ces crimes. Oui ! Ce dernier était sous le coup d’un mandat d’arrêt décrété à son endroit par le parquet de Bangui. En tout 11 chefs d’inculpation pesaient sur lui.

Le paradoxe est que Nimery Matar a échappé à la justice centrafricaine, car trop impuissante de mandater la gendarmerie pour aller cueillir ce sanguinaire dans ses retranchements au  Km 5.

Aujourd’hui, c’est ouf de soulagement pour les habitants du Km 5, car leur tortionnaire n’a pu échapper à la loi de la vie qui est : tout homme est mortel.

En attendant, les Banguissois ne devraient pas chanter la victoire aussitôt, car aux dernières nouvelles, FORCE aurait désigné son successeur avant de passer l’arme à gauche. Alors, ne soyons pas surpris de voir dans les prochains jours ou mois une recrudescence des violences dans cette zone, venant du dauphin de FORCE, qui chercherait à imposer son autorité aux commerçants du Km 5.

Toutes nos yeux sont désormais rivés sur le Km 5.

 

Sinclair ARIES

 

 

  UNION INTERNATIONALE DE LA PRESSE FRANCOPHONE

 

  

 Paris, le 29 mai 2019

A MONSIEUR CHRISTIAN NOEL PANIKA

PRESIDENT DE LA SECTION UPF-CENTRAFRIQUE

 

Objet: Renouvellement des instances de la section UPF-CENTRAFRIQUE

 

Monsieur le Président, cher Christian,

Le renouvellement du Bureau de la Section Upf-Centrafrique remonte au 26 juillet 2016. Or, les Statuts, de notre organisation disposent que le mandat des instances de l’UPF est de deux ans, renouvelable deux fois de suite.

Le Bureau international enjoint toutes les sections en délicatesse avec cette question de renouvellement de leurs instances de le faire avant le 30 juin 2019. Je vous invite donc à nous proposer une date pour la tenue d’une Assemblée générale de la section UPF-Centrafrique.

Le Bureau international souhaiterait être représenté à cette assemblée générale. Le Bureau international manifeste un intérêt particulier à la tenue de l’Assemblée générale de votre section car elle reste la section la moins active et la moins réactive aux communications avec le Bureau international de l’UPF.

Recevez, Monsieur le Président, cher Christian, mes amitiés.

 

Madiambal Diagne,

Président international

3 Cité Bergère 75009 PARIS – Téléphone : 33 (0) 1 47 70 02 80 Courriel : union@presse-francophone.org http://www.presse-francophone.org

toutes les Info du Mardi 28 mai 2019

Cm n 2968 du mar 28 mai 2019

INTERPELLATION DU PREMIER MINISTRE : LE FDPC, L’UPC ET LES 3R ONT VIOLE L’ACCORD DE PAIX DE KHARTOUM, LEURS LEADERS DOIVENT ETRE SANCTIONNES

L’Accord de Paix de Khartoum, signé à Bangui, le 06 février 2019, par le gouvernement et les 14 groupes armés, n’a cessé d’être violé par certains groupes armés. Et ce, seulement trois (3) mois après sa signature. Sans nous voiler la face, sur les 14 groupes armés signataires dudit accord, trois d’entre eux excellent négativement dans les massacres et les tueries des civils innocents et autres exactions de tout genre. Et ce, sur des prétextes et motifs erronés et non justifiés. C’est le cas patent du FDPC de Martin Koumtamadji alias Abdoulaye Miskine, avec le blocus du corridor Bouar-Garoua-Mboulaï, principal axe routier de ravitaillement de Bangui via le port de Douala au Cameroun, en produits de première nécessité et autres marchandises, sans oublier les prises d’otages. Ce qui constitue un véritable crime économique pour l’Etat centrafricain. Quant à l’UPC du tristement célèbre nigérien Ali Darass, ce groupe armé sanguinaire, règne en maître absolu des lieux dans la Basse-Kotto, précisément à Zangba et Mobaye en témoignent les massacres d’une centaine d’habitants par les rebelles de ce groupe politico-militaire. A cela s’ajoutent des cas d’incendies des maisons et villages entiers, il y a à peine un  (1) mois. Que dire aussi des carnages d’une cinquantaine de personnes sans défense par les hommes du criminel Foulbé camerounais Sidiki Abass des 3R aux villages Lémouna et Koundjili dans l’Ouham-Pendé, dont le député suppléant de  Paoua 1, le mardi 21 mai dernier. Il faut noter aussi les assassinats odieux de la sœur Inès à Nola et du chef de secteur scolaire de Kabo ? A vrai dire, ces 03 groupes armés précités ont violé l’Accord de Paix de Khartoum qu’ils ont eux-mêmes signé volontairement et en toute connaissance de cause, sous les auspices de l’Union Africaine et des Nations Unies. Donc ils ne sont pas prêts pour la paix et le vivre ensemble en RCA.

Et pourtant, l’Accord de Paix de Khartoum avait fait une belle part aux 14 groupes armés qui l’ont signé. Le gouvernement et ses partenaires techniques et financiers n’ont cessé de ménager aucun effort, pour que cet Accord de Paix de Khartoum se concrétise, se matérialise dans le vécu quotidien du peuple centrafricain du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest. Mais hélas, peine perdue !

Fort de ce triste constat, nous disons que le FDPC, l’UPC et les 3R ont violé l’Accord de Paix de Khartoum. De ce fait, leurs leaders doivent être traqués là ou ils se trouvent, arrêtés et remis aux autorités judiciaires de la RCA, pour qu’ils soient jugés et sanctionnés. D’ailleurs, cet Accord de Paix a prévu un régime de sanctions à l’encontre des parties signataires, surtout les groupes armés qui ne respecteraient pas leurs engagements.

Interpelé par les élus de la nation, le lundi 27 mai 2019, sur les massacres des populations dans l’Ouham-Pendé par les hommes de Sidiki, le Premier ministre, chef du gouvernement, Firmin Ngrébanda, de dire ceci : « … courez, courez et courez, mais sachez que vous seriez rattrapés par la justice centrafricaine et vous allez répondre de vos actes criminels et barbares. Les facilitateurs et garants de l’Accord de Paix de Khartoum doivent s’investir à fond pour que les présumés auteurs et complices des tueries de l’Ouham-Pendé et autres soient traduits devant la justice de notre pays... ».

Mais la traque et la traduction de Sidiki des 3R et ses éléments devant la justice nationale, devaient aussi concerner Abdoulaye Miskine du FDPC et ses hommes tout comme Ali Darass de l’UPC et ses combattants.

Pour le Groupe parlementaire du MLPC à l’Assemblée Nationale, « … l’une des tâches régaliennes traditionnelles de l’Etat est la protection de son peuple et la défense de l’intégrité de son territoire. Face aux actes criminels des groupes armés réfractaires à l’Accord de Paix de Khartoum, le  gouvernement a l’obligation de faire recours aux pays amis avec qui, il a signé des accords militaires... ». Quant au Groupe parlementaire KNK, il exige qu’au sortir de cette interpellation, le Premier ministre Firmin Ngrébada doit limoger Sidiki Abass des 3R de ses fonctions du Conseiller militaire à la Primature. Il a aussi mis en exergue le cas de Jean-Pierre Bemba-Gombo du MLC qui, bien que n’étant pas sur le terrain à Bangui en RCA, a été arrêté par les autorités belges et extradé à la Cour Pénale Internationale, pour les crimes de guerre et crimes contre l’humanité perpétrés par ses hommes, les Banyamuléngués sur le sol centrafricain de 2002 à mars 2003... 

A cet effet, les facilitateurs et garants de l’Accord de Paix de Khartoum ont l’intérêt de prendre en main leurs responsabilités. Car, « pour tuer un serpent, il faut avant tout couper sa tête », dit un sage adage populaire. Et surtout, « il faut battre le fer quand il est encore chaud », dit-on. « La paix n’a pas de prix », et nous concerne tous. Mieux vaut prévenir que guérir.

 

(Suite au prochain numéro)

 

Le Petit YEKOA

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MARTIN ZIGUELE MARQUE LA DIFFERENCE, UNE POLITIQUE OBJECTIVE, VERIDIQUE QUI DOIT DONNER DES AILES AUX AUTORITES DU PAYS

Rien ne vaut la franchise, quand bien même elle blesse, c’est la vérité crue, incontournable. C’est un exemple à suivre par tous les leaders politiques, « Centrafrique d’abord, les Centrafricains avant tout ». Martin Ziguélé, président du MLPC et Honorable député à l’Assemblée Nationale, président de la Commission finances, s’illustre par la clarté de ses propos. C’est avant tout notre pays. La haine, la rancœur, le mépris n’ont résolu aucun problème dans le monde. Mais l’amour bannit la haine. Il n’est point besoin d’être dans les mailles du pouvoir pour soutenir la bonne cause, la cause noble. La RCA est la portion de terre qui revient à cinq millions d’individus. Il s’agit de rechercher la paix pour tout le monde.

Nelson Mandela et bien d’autres grands penseurs, ont reconnu très longtemps avant la crise centrafricaine, pour avoir vécu l’expérience, que le chemin de la paix, la construction de la paix après la guerre est extrêmement difficile. C’est le plus dur, car il faut faire face à toutes les vagues. Nelson Mandela va plus loin et déclare qu’il faut travailler avec son ennemi pour le connaître et le vaincre. Martin Ziguélé s’adresse aux groupes armés, à la population et au gouvernement avec les partenaires de l’Accord de Khartoum. Chacun doit prendre ses responsabilités, respecter ses engagements, dans le cas contraire, la rigueur et la fermeté s’imposent. Mieux vaut un compatriote qui parle cru, direct et dur, qu’un hypocrite, un flatteur, un aigri, un imposteur, un profito-situationniste qui rumine à longueur de journée la haine, la méchanceté, la rancœur et déverse de l’huile sur le feu.

Faut-il perdre l’espoir à la paix ? Avec quatorze groupes armés sur l’ensemble du territoire national, il y aura des brebis galeuses par-ci, par-là. Il faut persévérer, mais également monter en puissance en termes de fermeté et de rigueur. Le Comité de Suivi de l’Accord de Khartoum doit s’activer le plus vite possible. Le chemin de la paix est parsemé d’embûches. Le quotidien Centrafric Matin partage les propos du président Ziguélé. Trois personnes remises à la Minusca ne suffisent pas, il faut la totalité des auteurs du carnage, dans le cas contraire, Sidiki lui-même doit être arrêté et remis à la CPS. Les trois cas des crimes des 3R entrent bien dans les crimes de guerre et crimes contre l’humanité, des crimes de génocide pour la CPI également. La deuxième phase des armes russes et les armes chinoises doivent arriver au plus vite pour permettre le déploiement des FACA sur l’ensemble du territoire national. Comme l’a si bien dit le président Ziguélé, les FACA doivent monter en puissance en termes d’armements. Elles ont des pilotes d’hélicoptères de combat. Il faut une armada puissante pour réduire la capacité de nuisance des groupes armés récalcitrants.

Le Congo-Brazzaville à l’instar du Gabon, de la RDC et de la RCA, vient de faire appel à des conseillers militaires russes pour former ses militaires. Un peu partout, l’histoire donne raison à la RCA dans sa coopération avec la Russie de Poutine. Le Congo-Brazzaville a signé une importante convention pétrolière avec la Russie. Total Congo-Brazzaville n’a plus le monopole exclusif. Les autorités centrafricaines doivent activer l’Accord de défense avec la Russie, afin qu’il roule plein gaz et débarrasse la RCA des vermines. Tout est mis en œuvre pour faire échec à l’Accord de Khartoum alors que la RCA a fait un grand pas dans le sens de la paix. Les sous-marins sont à l’œuvre pour faire capoter l’Accord de Khartoum. Il revient aux Centrafricains d’être vigilants pour démasquer les ennemis de la RCA aux masques souriants. Avait-on besoin de reconstruire une armée après un général d’Armée à la tête du pays ? La pire des insultes au peuple centrafricain, c’est d’entendre le KNK nous parler encore d’un certain Bozizé qui a humilié l’Armée Nationale, la Police, la Gendarmerie et le peuple centrafricain. Depuis décembre 2012 à ce jour, le KNK est comptable de tant de morts, de destructions et tous les malheurs qui se sont abattus sur la RCA. Bozizé a-t-il justifié la disparition du Colonel Charles Massi, introuvable jusqu’à ce jour ? Les Centrafricains vivent la souffrance et la misère de manière atroce dans leur chair et dans leur âme.

Nul n’a besoin de la Sorbonne pour aimer son pays et le défendre jusqu’à la dernière goutte de sang. Les syndicats n’ont-ils pas coutume de dire que « Unis, nous vaincrons » ? Feu président Boganda n’a pas choisi au hasard le terme « UNITE ». Il faut les cinq doigts de la main réunis pour bien travailler et donc l’union fait la force. Tout cela se résume dans cette philosophie de Boganda, « malheur à l’homme seul ». Le KNK peut-il fermer les yeux sur le plus médiocre, le plus nul des officiers généraux centrafricains. Le culte de personnalité a des limites à ne pas franchir. La paix est l’affaire de tous. Mobilisons-nous pour barrer la route aux ennemis de la République et de la paix.

Julien BELA

 

03 AUTEURS DES MASSACRES DE PAOUA, ARRETES ET REMIS AUX AUTORITES CENTRAFRICAINES : ABASS SIDIKI SE MOQUE-T-IL DES CENTRAFRICAINS ?

Conformément à l’ultimatum de 72 heures lancé par le gouvernement et la Mission Multidimensionnelle Intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation en Centrafrique (MINUSCA), à travers la voix d’Ange Maxime Kazagui, ministre de la Communication et des Media, porte-parole du gouvernement, trois (3) auteurs des massacres des villages Koundjili et Lemouna ont été arrêtés par Abass Sidiki, leader du mouvement 3R et remis aux autorités centrafricaines. De qui Abass Sidiki se moque-t-il ?

Selon l’honorable Martin Ziguélé de retour de Bocaranga, les auteurs de ces massacres étaient venus sur quatorze motos. Et une moto transportait trois personnes. Mathématiquement parlant, il s’agit de quarante deux criminels qui ont commis ces massacres. Comment Sidiki peut-il livrer seulement trois de ces bouchers humains à la justice centrafricaine ? C’est une moquerie ou une insulte à l’encontre du peuple centrafricain, notamment des parents des victimes.

Les actes posés par les éléments des 3R de Sidiki Abass constituent un crime contre l’humanité qui relève des  compétences de la Cour Pénale Internationale et de la Cour Pénale Spéciale, deux juridictions qui travaillent en synergie sur le territoire de la République Centrafricaine. Sidiki devrait être le premier client de la CPI ou  la CPS, afin de servir de leçon aux autres leaders des groupes armés, à l’exemple d’Ali Darassa de l’Union pour la Paix en Centrafrique (UPC), de Nourredine Adam du Front Patriotique pour la Renaissance de Centrafrique (FPRC), de Mahamat Alkhatim du Mouvement Patriotique Centrafricain (UPC),  de Martin Koumtamadji alias Abdoulaye Miskine du Front Démocratique du Peuple Centrafricain (FDPC), dont leurs éléments persistent et signent toujours dans les exactions sur les populations civiles.

La Minusca affirme que les attaques de Paoua étaient coordonnées. Ce qui signifie clairement que ces attaques ont été minutieusement préparées avant d’être exécutées. Selon certaines sources, la Minusca serait complice des massacres perpétrées par les éléments des 3R sur les populations civiles de la ville de Paoua, puisqu’elle (Minusca) empêcherait les Forces Armées Centrafricaines (FACA) d’intervenir si vite pour sauver leurs compatriotes en détresse. Une telle information ne peut surprendre personne, puisque certains contingents de la Minusca sont toujours de connivence avec les groupes armés, notamment les factions rebelles de la Séléka. Les cas de l’adjudant chef Rolland Hugues Mandoukou du contingent Gabonais de la Minusca et du contingent pakistanais basé à Kaga-Bandoro qui ont été pris en flagrant délit, suffisent à étayer nos propos.

Au cours de sa première rencontre avec la presse, Mankeur Ndiaye, le nouveau représentant du secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies (ONU) en  RCA et patron de la Minusca, a affirmé : « nous travaillons pour que l’accord de Khartoum soit le dernier ». Est-ce réellement ce que nous constatons au regard de la montée en puissance des violences dans les villes de l’arrière-pays ? Bambari, Mobaye, Alindao, Kaga-Bandoro, Bouca, Batangafo, Kabo, Paoua et la liste est non exhaustive, ont vibré et vibrent au rythme des tueries et massacres perpétrés par certains éléments des  groupes rebelles dont leurs chefs sont nommés au gouvernement et dans les institutions de l’Etat. Et ce, après avoir apposé leurs augustes signatures au bas de l’accord dit de paix et de réconciliation qui vise à mettre un terme aux violences sur les civils. Incroyable, mais pourtant bien vrai.

Et pourtant, l’article 34 de l’accord prévoit que « tout différend doit être réglé par la voie du dialogue ». Même si les bœufs des éleveurs peuhls appartenant au mouvement de Sidiki ont été volés par les Anti-Balaka, disons-le entre guillemet, ont-ils au moins contacté les autorités locales de cette préfecture, afin qu’elles puissent chercher une solution ? Les agissements des éléments des 3R ont cette fois-ci débordé le vase.  Les crimes odieux, causés par les éléments des 3R sur les populations civiles de l’Ouham et l’Ouham-Péndé constituent une violation flagrante de l’article 35 de l’accord de paix et nécessite des poursuites judiciaires à l’encontre de leurs auteurs dont Sidiki Abass, le chef charismatique de ce mouvement rebelle.

La communauté internationale, particulièrement l’Union Africaine (UA) et les Nations Unies, les deux garants de cet accord, doivent désormais prendre leurs responsabilités. « Il n’y aura plus un autre accord. L’accord de Khartoum sera un plus pour les groupes armés qui ne respectent pas leurs engagements », ont déclaré respectivement Smaïl Chergui de l’UA et Jean Pierre Lacroix de l’ONU. Mais qu’est-ce que nous observons aujourd’hui sur le terrain ? Mankeur Ndiaye a affirmé que la Minusca n’est pas garant de l’accord, mais plutôt l’un des facilitateurs. Quelle est donc  la force qui peut  assurer le suivi de l’accord du moment où l’embargo continue jusque-là de bloquer la procédure de réhabilitation et du redéploiement des FACA ?

Le peuple centrafricain doit faire très attention, au risque de connaître le pire un de ces quatre matins. Selon une étude menée, les treize facteurs de risque du génocide sont là. Donc, il suffirait d’une petite étincelle pour mettre le feu aux poudres. « Un homme averti en vaut… » A bon entendeur, salut !

 

Jean Max Delouga

 

 

 

CoopEration : Denis Sassou N’Guesso s’exprime sur les axes

Brazzaville-Moscou et Russie-Afrique

Dans une interview exclusive accordée à l'Agence Itar-Tass News Agency, le  chef de l'Etat congolais a abordé les relations entre Brazzaville et Moscou, le rôle de la Fédération de Russie en Afrique et les défis auxquels le continent africain est confronté.

Itar-Tass News Agency (I.T.N.A.) : Vous avez fait une visite très officielle et importante dans notre pays. De quoi aviez-vous discuté ? Pouvez- vous nous souffler un tout petit le contenu de votre conversation secrète avec notre président ? Et quelles sont les tâches principales que vous avez définies lors de cette visite dans notre capitale, dans notre pays ?

 

Denis Sassou N’Guesso (D.S.N.) : Rencontrer le président Poutine est pour moi un grand honneur et un grand plaisir. Nous nous sommes déjà rencontrés à plusieurs reprises, à l'étranger et ici, à Moscou, en octobre 2012. Le président Poutine m'a chaleureusement accueilli. Nous avons abordé ici les questions de renforcement de la coopération entre nos deux pays et nous les avons portées au niveau de partenariat stratégique mutuellement bénéfique. Nous avons fixé certains objectifs et je suis à nouveau arrivé pour une visite officielle en Russie et je suis très heureux de le revoir. Nous résumerons les résultats de cette coopération, nous déciderons de la renforcer et nous discuterons également des problèmes qui concernent maintenant le monde entier et en particulier l’Afrique. C'est donc un moment très important pour moi.

 

I.T.N.A : La Russie et votre pays sont des partenaires stratégiques. En passant, cette année marque le 55e anniversaire des relations diplomatiques entre nos deux pays. Dans quels domaines, à votre avis, devrions-nous intensifier nos liens ? Où voyez-vous les plus grandes perspectives de développement de contacts entre le Congo et la Russie ?

 

D.S.N. : Oui, la coopération a déjà 55 ans. Vous devez savoir que notre coopération s’est développée dans de nombreux domaines au cours de ces cinquante-cinq années. Et je dois souligner que l'éducation était le plus important. Ici, en Russie, de nombreux cadres, civils et militaires, ont été formés. Nous avons également collaboré dans d'autres domaines, par exemple l'industrie minière et le secteur culturel - il existe aujourd'hui un échange culturel entre nos deux pays. Nous visons à diversifier notre économie, qui ne devrait pas dépendre uniquement du pétrole. Nous pensons qu'avec le potentiel de notre pays, nous pouvons aller plus loin dans cette coopération et couvrir d'autres secteurs d'activité socio-économique dans le cadre de la diversification de notre économie.

 

I.T.N.A. : La Russie n’a jamais été une puissance coloniale, n’a jamais dirigé d’opérations militaires en Afrique, jamais occupé aucun pays africain. Au contraire, la Russie et l'Union soviétique ont toujours aidé l'Afrique, aidé le mouvement de libération nationale en Afrique, y compris dans votre pays. Vous avez dit à juste titre que des milliers de Congolais fréquentaient les universités soviétiques, maintenant russes. A votre avis, quel est le rôle d’aujourd’hui peut-être de la Russie en Afrique  et en République du Congo ?

D.S.N. : En effet, la Russie n’avait pas de colonies en Afrique, mais la Russie participait activement à la lutte pour la libération de l’Afrique. De ce point de vue, nous, le Congo et la Russie, avons travaillé côte à côte dans une lutte commune aux îles du Cap-Vert, au Mozambique, en Angola et dans d'autres pays. Nous pensons que la Russie est un pays important qui pourrait jouer un rôle important au moment où l’Afrique est à la recherche de partenaires pour se reconstruire. Dans le domaine des infrastructures, dans le domaine économique et même dans le domaine de la sécurité dans ce monde difficile. Nous pensons que si les peuples africains veulent développer leur économie, la Russie peut s’implanter dans le monde, qu'elle devrait prendre sa place en Afrique après qu'elle  a participé à la lutte pour sa libération. Le moment est venu de participer à la lutte pour la construction de l'Afrique. Et il y a beaucoup de travail à faire.

 

I.T.N.A. : Vous êtes bien connu en Afrique et dans le monde en tant que pacificateur à succès. Vous avez dû, à plusieurs reprises, participer aux négociations les plus diverses sur le continent africain afin de réconcilier certains pays en conflit militaire. Je sais que vous avez même reçu la branche Olive dorée, qui récompense les chefs d’État pour leur contribution fructueuse au rétablissement de la paix. A votre avis, que faudrait-il faire pour assurer la sécurité collective sur un continent africain aussi difficile  et quel pourrait être le rôle de la Russie dans tout cela ?

 D.S.N. : Eh bien, pacificateur - c'est trop dire ! Le pacificateur est une expression très forte. Mais oui, nous avons essayé de contribuer à la recherche de solutions à la crise en Afrique du mieux de nos forces modestes. Nous avons toujours pensé que nous devions privilégier le dialogue et nous avons pensé que c’est par le dialogue que nous pouvons trouver une solution à ces problèmes. De plus, le dialogue est une tradition africaine. En Afrique, il existe une expression : "l'arbre à palabres" - "Asseyez-vous et parlez sous un arbre" pour trouver une solution au problème. Telle est la tradition africaine - le dialogue. Dans notre pays, nous l'avons restauré et même inscrit dans notre Constitution, qui prévoit la création d'un tel organe constitutionnel chargé de promouvoir le dialogue. Nous pensons que la Russie est un grand pays, membre permanent du Conseil de sécurité des Nations unies, ce qui a contribué à la recherche d'une solution aux problèmes africains, qui sont très nombreux. Et oui, nous pensons que la Russie pourrait se tenir aux côtés de l'Union africaine, qui cherche des solutions aux problèmes de l'Afrique et du reste du monde, en utilisant le dialogue comme outil à la fois parmi la population et au niveau international. Et nous pensons qu'en prenant cette position en Afrique, aux côtés de l'Union africaine, la Russie peut jouer un rôle important dans le monde d'aujourd'hui.

I.T.N.A. : Quelles mesures, selon vous, devraient être prises pour renforcer ces valeurs panafricaines ? Qu'en est-il de cette période pendant laquelle vous êtes au pouvoir, considérez-vous votre exploit ? Et quels sont vos buts et objectifs pour le futur proche ?

D.S.N. : Parlez-vous du futur proche du Congo ou parlez-vous de l'Afrique ?

I.T.N.A. : Au Congo et dans toute l'Afrique.

D.S.N. : D'abord à propos de l'Afrique. Je pense que la première chose à dire à propos de l'Afrique, comme je viens de le dire, l’Afrique est au stade de la construction après la lutte pour sa libération. Aujourd'hui, l'Afrique est confrontée à de nombreux défis. Mais au niveau africain, nous avons réalisé l'intégration au niveau des sous-régions individuelles de l'Afrique. L’Afrique est divisée en plusieurs sous-régions : Union du Maghreb arabe, Communauté économique des États de l’Afrique de l’ouest, Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale, Union des États de l’Afrique de l’est, Communauté de développement d’Afrique australe. Tout cela pour pouvoir progresser vers le développement de l'intégration de l'Afrique à l'horizon 2063. Il existe une stratégie de développement de l'Afrique jusqu'en 2063. Et dans le cadre de cette stratégie, nous avons déjà décidé de créer au niveau africain une zone de libre-échange. Nous allons célébrer cette décision en juillet à Niamey, au Niger, avec la création d’une zone de libre-échange en Afrique. Et nous avons décidé - au niveau africain - de construire des infrastructures de base, y compris l’électricité, car il n’y a pas assez d’électricité en Afrique et, sans électricité, il est impossible de participer au développement. Il est nécessaire de produire de l'électricité en Afrique, de construire des lignes de communication, des chemins de fer, des routes, des lignes de télécommunication.

Et ces programmes ont été adoptés au niveau de tout le continent. Tous ces programmes sont reflétés dans les projets de divers États - réaliser une véritable intégration, construire des infrastructures, promouvoir la diversification des économies et, surtout - éduquer les jeunes, car l’Afrique est un continent très jeune. Il est nécessaire de former une élite, de former des jeunes et d’associer les femmes à ce développement. Ces projets continentaux reflètent en fait les approches que nous avons dans notre pays.

 

I.T.N.A. : Lors de notre visite dans votre pays, dans votre belle capitale, nous avons vu et visité le Centre d'artisanat populaire de Poto-Poto. C'est un lieu unique où sont représentés tous les métiers d'art populaire de votre pays. Que fait-on pour préserver les traditions de ces métiers, les traditions culturelles du Congo ? 

 

D.S.N. : Je pense que vous parlez de l'école de peinture Poto-Poto, où travaillent les peintres les plus en vue de notre pays ... Mais la culture au Congo est très diverse. Au Congo, nous soutenons le développement de la culture, car les personnes qui perdent leur culture perdent ensuite leur âme. Nous soutenons ce secteur avec nos moyens. Au Congo, nous avons un projet de construction d’un grand musée où seraient conservées les œuvres de la culture de notre pays. Un tel projet est à l’étude.

 

I.T.N.A. : Le Congo est encore unique en ce sens que la nature a été préservée dans de nombreux endroits. Les animaux y sont très différents dans leur habitat naturel mais il semble que le gouvernement congolais n'en fait pas encore assez pour développer le tourisme dans votre pays... 

 

D.S.N. : Bien sûr ! J'ai déjà dit à mes amis à la Douma d'Etat que le Congo comptait 22 500 000 hectares de forêts, qu'il y avait des milliers d'espèces animales, des dizaines de milliers de types de végétation, qu'il y avait de grands fleuves, des territoires protégés. Plus de 11% du territoire du pays sont des zones protégées, où se trouvent des singes, des éléphants, des buffles, des chimpanzés, des gorilles des montagnes et des plaines, bref, tout y est. Et vous avez raison de dire que nous n’avons pas assez travaillé pour promouvoir le tourisme et que nous possédions toutes ces richesses, mais nous y travaillons. Nous travaillons dans nos projets, nous supposons que le tourisme seul peut apporter 10% du PIB de notre pays. Et nous essayons maintenant de stimuler le secteur du tourisme pour qu'il devienne un facteur de développement.

 

I.T.N.A. : La plupart des habitants du Congo adhèrent aux cultes traditionnels, à leurs croyances. Les chrétiens et les musulmans y vivent. Ce multiculturalisme, ce Congo multi-religieux, bien sûr, est très intéressant et cela se passe dans une atmosphère assez paisible. Que fait-on pour préserver l'unité du peuple congolais, pour préserver sa nature multiculturelle et multireligieuse?

 

D.S.N. : Tout d'abord, je dois dire que le Congo est un État laïc. La Constitution du Congo déclare clairement la liberté de religion. Et en plus, cela devrait être fait dans un esprit de tolérance, de respect des autres. Nous croyons que dans notre pays, chrétiens, musulmans et même animistes et autres, chacun est libre de pratiquer la religion de son choix, dans le respect des lois d'un État laïc et dans celui des autres. Aujourd'hui, nous pensons que tout cela se passe de manière harmonieuse et nous sommes heureux de le noter.

 

I.T.N.A. : Les Congolais, en général, sont des gens joyeux, sincères et fêtent toutes les vacances. Et chrétien et musulman, et traditionnel, et État. L’impression est que chaque jour des vacances ont lieu au Congo. Vous êtes ici, Monsieur le Président, quelles sont vos vacances préférées ? Et comment les marquez-vous généralement ?

 

D.S.N. : Les Congolais aiment la musique. La musique congolaise est largement connue en Afrique et dans le monde. Les Congolais organisent des vacances, quand ils le peuvent, lors des mariages, il y a aussi des fêtes religieuses,  par exemple le 15 août, le Nouvel An… Tout cela se déroule dans une atmosphère de joie, malgré les difficultés que tout le monde a endurées. Nous sommes heureux de voir que notre peuple a un tel côté de la vie. Et s’il peut vivre heureux, en paix et en sécurité dans cette partie du monde, pourquoi pas ? Nous pensons que c’est ainsi que les gens devraient pouvoir vivre en harmonie, dans une société dans laquelle ils se respecteraient, respecteraient les autres opinions, opteraient pour des choix religieux différents et organiseraient des vacances ensemble, lorsque le bon sens le leur permettait.

 

I.T.N.A. : Comment fêtez-vous les vacances vous-même ? Comment passez-vous votre temps libre, car vos collègues et les assistants que j’ai rencontrés disent tous que vous travaillez beaucoup.

 

D.S.N. : Le temps libre n'est pas si important dans notre cas, mais lorsque nous en avons, nous pouvons le consacrer au sport ...

 

I.T.N.A. : Et quels sports ?  

 

D.S.N. : Maintenant je fais uniquement de la nage. Dans le passé, j'ai été impliqué dans beaucoup d'autres sports. Quand j'ai du temps libre, je le consacre également à la lecture. Il y a aussi la famille. Mais pour les vacances, je n'ai pas beaucoup de temps. 

 

I.T.N.A. : Vous savez, Monsieur le président, notre programme s'appelle « Formula of power ». Et à la fin de ce programme, je pose toujours la même question à mes interlocuteurs : qu'est-ce que le pouvoir pour vous ? Vous êtes au pouvoir depuis de nombreuses années, vous êtes même qualifié de maître du pouvoir en Afrique. Qu'est-ce que le pouvoir signifie pour vous ? Comment comprenez-vous le pouvoir, comment vous sentez-vous le pouvoir ? Et de toute façon, quel goût a-t-il ?

 

D.S.N. : Vous savez, le pouvoir est, si vous y réfléchissez, la confiance que les gens vous accordent. C'est donc la confiance que les gens vous ont témoignée, comme je l'ai dit. C'est ce que le pouvoir est. Les gens ont confiance en vous, alors vous avez le pouvoir et vous devriez en valoir la peine. Il faut tout faire pour être digne de cette confiance. Vous devez vous sentir proche des personnes qui ont confiance en vous, mériter cette confiance et essayer, dans la mesure du possible, de remplir vos obligations officielles afin de satisfaire ceux qui vous ont fait confiance et d'être digne de cette confiance. Et je dirais que je ne perçois pas le pouvoir autrement.

 

Source : ITAR-TASS News Agency

 

 

 

 

29 EMPLOYES AU SERVICE D’ENTRETIEN DU BUILDING ADMINISTRATIF TOTALISENT 09 MOIS D’ARRIERES DE SALAIRE ET MENACENT DE DESCENDRE DANS LA RUE

La rédaction du journal Centrafric Matin a reçu la  visite de deux employés au service d’entretien du Building Administratif, ce lundi 27 mai aux environs de 10 heures. Ils ont expliqué le calvaire qu’ils traversent durant ses neuf (9) mois d’arriérés de salaire sur leur patron Jean Louis Yapakete, président fondateur du complexe la Renaissance.

« Nous étions au nombre de 29 à être embauchés sans contrat au service d’entretien du Building Administratif depuis la date du 10 janvier 2018. Notre salaire de base s’élève à un montant de 33.000 FCFA. Nous sommes pris en charge par sieur Jean Louis Yapakete, président fondateur du complexe scolaire la Renaissance. Au départ, nous étions  payés le 10 de chaque mois. Arrivé à un moment, notre patron a commencé à nous rouler dans la boue, en disant que l’argent ne  rentre pas dans la caisse de son établissement. Ce qui fait qu’aujourd’hui, nous totalisons neuf (9) mois d’arriérés de salaire », a dénoncé un de ces employés sous couvert d’anonymat.

A titre de rappel,  le Building Administratif qui se trouvait dans un état de délabrement avancé, a été réhabilité par les ministères de l’Urbanisme et de l’Habitat, avec le soutien des partenaires financiers de la RCA et  inauguré en 2018. Ce grand bâtiment regroupe au moins sept (7) ministères. «Le Building Administratif qui vient d’être inauguré aujourd’hui doit être entretenu… »,  a déclaré le président Faustin Archange Touadéra, au cours de la cérémonie officielle d’inauguration dudit bâtiment.

Mais les 29 employés au service d’entretien de ce grand bâtiment subissent des traitements désagréables. « Nous sommes des pères et mères d’enfants. Nous sommes embauchés pour travailler et gagner de l’argent, afin de s’occuper de nos familles. Avec les 9 mois d’arriérés de salaires, que deviendront nos enfants ? A cause de ce que nous subissons, les filles qui se trouvent parmi nous sont obligées de se prostituer avec le personnel du Building pour trouver de l’argent. Notre patron nous a expliqué que notre argent se trouve au niveau du Trésor, et que c’est le personnel de cette institution qui veut sa quote-part », a déploré l’un des employés.

Ces 29 employés au service d’entretien du Building Administratif menacent de descendre dans la rue, au cas où les autorités du pays ne réagissent pas vite à leur plainte. « Nous sommes venus ici alerter le gouvernement de notre situation. On a  souvent l’habitude d’accuser les jeunes d’être des braqueurs, des paresseux, des oisifs etc. Mais lorsque les jeunes se battent pour leur avenir, on les maltraite. C’est ce que nous sommes entrain de subir. Ces gens qui agissent de la sorte veulent simplement ternir l’image du chef de l’Etat qui a prôné la rupture avec les vielles habitudes du passé. Si le gouvernement ne réagit pas vite par rapport à notre situation, nous allons descendre dans la rue », ont-ils promis.

Signalons toutefois que nous sommes disponibles à rencontrer sieur Jean Louis Yapakete pour sa version des faits.

 

Bénistant MBALLA

 

 

LA FETE DES MERES : ENTRE LES DROITS ET LE RESPECT DES MAMANS DE CENTRAFRIQUE

De toutes les journées et les fêtes instituées dans le monde, la fête des Mères semble la plus importante. De l’avis de notre rédaction, elle vaut plus que la Saint Valentin. Car il s’agit de rendre hommage aux femmes, pas toutes les femmes, mais celles qui ont donné la vie, celles qui, dans leur sein, ont conçu des enfants et les ont engendrés, celles qui connaissent ce que c’est que les douleurs d’enfantement.

Si aujourd’hui, il y a 7 milliards d’êtres humains sur la terre, c’est parce qu’il y a eu des mères quelque part. De ce point de vue, la fête des Mères devrait être grandiose et solennelle. Elle devrait être une journée chômée et payée avec une date fixe pour tous les pays. Malheureusement, cette fête passe souvent inaperçue en Afrique. En République centrafricaine, n’en parlons même pas. C’est toujours ainsi quand il s’agit de rendre hommage à la femme. On ne le dirait jamais assez: une mère reste toujours une mère. Qu’elle soit femme-mère ou fille-mère, elle a connu les douleurs d’enfantement. Ses seins ont une fois secrété le lait maternel. C’est différent des femmes qui prennent des chats et des chiens et qui en font leurs bébés.

Mais les mères africaines ne méritent pas le sort qui est le leur aujourd’hui. Elles ne méritent même pas la simple parité homme- femme. Dites-le comme ça aux dirigeants africains.

Qu’ils nous expliquent pourquoi de toutes les mères du monde, la mère africaine est la plus malheureuse. Et pourtant, elle a tout porté sur elle dans sa propre vie : honte, bébé, fardeaux, corvées, poids de la famille, insultes de ses rivales, poids de l’économie, discrimination, analphabétisme, etc.

Même dans les rapports sexuels, la position africaine c’est toujours celle que l’on qualifie de missionnaire : la femme en dessous, l’homme au-dessus, même si celui-ci pèse 300 cents kilos.

Si l’Afrique est réellement le berceau de l’humanité, alors la mère africaine a porté tout le monde dans son sein. Que celui qui dans sa vie n’a pas eu une mère lève le doigt afin qu’on puisse le voir ! Chaque chef d’Etat, chaque personnalité faisant partie des grands de ce monde, ont été portés dans son enfance par une mère.

Cependant, la grande majorité des Centrafricains se moque royalement des technologies et des bébés fabriqués dans des éprouvettes. Ce sont des pratiques condamnées par la bible, car elles font une concurrence déloyale à la mère humaine.

Il faut le rappeler, en ce 21ème siècle, les mères africaines sont maltraitées dans la vie, alors que ce sont elles qui ont donné la vie aux hommes, et paradoxalement ce sont les mêmes hommes qui les persécutent. C’est un peu comme un bulldozer qui a travaillé à l’asphaltage d’une rue, mais une fois l’asphaltage terminé, quand le bulldozer passe sur cette rue, on le hue et on dit qu’il abîme la rue. Pauvre bulldozer ! Il n’a plus le droit de rouler sur une rue qu’il avait lui-même asphaltée.

Or, si chaque chef d’Etat se souvenait que c’est une mère qui l’a porté partout, qui lui a appris à faire les premiers pas dans la vie, qui était toujours à son chevet à l’hôpital pendant que le père était en divagation…, un tel chef d’Etat devrait réserver un meilleur traitement à la femme.

Ailleurs, les mères ont reçu des cadeaux à l’occasion de leurs fêtes, mais dans notre cher beau pays la RCA, les viols et les mariages forcés sont les cadeaux quotidiens des mères centrafricaines.

Imaginez-vous qu’un enfant soldat de 15 ans monte sur une femme de l’âge de sa propre mère et lui fait l’amour par force, arme à la main…

Un peu de respect pour les mères de Centrafrique.

 

Sinclair ARIES

 

 

Quand les ONG humanitaires internationales inefficaces pUllulent EN RCA  (suite et fin)

Les procédures habituelles d’évaluation ne fournissent pas ces données. Elles portent sur des processus, c’est-à-dire qu’elles procèdent à la vérification des comptes, s’assurent que les activités prévues ont eu lieu et que les principaux bénéficiaires se disent plus ou moins satisfaits. Ces dispositifs sont donc davantage orientés vers la légitimation du système de l’aide que vers l’analyse des transformations enclenchées.

Parfois, le profil des évaluateurs pose également problème. Ils ont une expertise dans un ou plusieurs secteurs (santé, éducation, nutrition, etc.). En revanche ils méconnaissent souvent le contexte local, les langues vernaculaires ou les caractéristiques socioculturelles. Ces lacunes peuvent être difficilement compensées en à peine quelques jours sur le terrain. Les compétences techniques sont bien entendu nécessaires. Mais les compétences sociales, culturelles et politiques sont aussi vitales pour comprendre les conséquences d’un projet.

Des pays « sous régime d’aide »

L’impact des interventions en général, au-delà de chaque projet, est une autre question qui passe inaperçue dans les procédures habituelles d’évaluation. Si l’aide au développement peut constituer une opportunité pour traiter des secteurs délaissés par l’État, ou pour le transfert de compétences, elle s’accompagne aussi d’effets sociaux, économiques et politiques plus problématiques.

Unité de transformation de céréales qui n’a pas marché à Darsalam en Casamance (Sénégal). Alvar Jones Sanchez, CC BY

En Casamance par exemple, l’aide a considérablement nui à l’engagement citoyen : là ou par le passé les populations se mobilisaient par elles-mêmes pour la construction d’une école ou d’un poste de santé, elles tendraient davantage aujourd’hui à la passivité. L’engagement volontaire très fréquent par le passé (pour le creusement de tranchées par exemple en vue de l’installation de canalisations) est souvent impensable aujourd’hui sans incitation économique.

Cette dépendance vis-à-vis de l’initiative et du financement extérieur est palpable à plus large échelle. De nombreux États africains dépendent financièrement de l’aide des organisations internationales. Celles-ci, en contrepartie, s’invitent dans la définition des politiques publiques. Certains parlent à ce sujet de « pays sous régime d’aide ». Il tient lieu de se questionner si ces procédés, qui affectent la souveraineté nationale, affaiblissent plutôt qu’elles ne renforcent les États récepteurs, et si, au fond, l’aide ne produisait pas les effets qu’elle prétend combattre.

La présence même d’ONG internationales s’accompagne d’effets palpables sur les tissus sociaux et économiques locaux. Dans des contextes souvent dominés par le secteur informel, le travail dans celles-ci est hautement valorisé tant par le salaire que par le statut. L’aide au développement attire logiquement les professionnels les plus qualifiés, souvent au détriment de la fonction publique. Elle fragilise d’autant plus des structures d’État souvent déjà déficitaire.

Quand l’aide creuse les inégalités

L’aide alimente également les inégalités socioéconomiques existantes. L’exemple qu’en donne Christophe Courtin est particulièrement éloquent. Tandis que le revenu d’un responsable expatrié de l’Union européenne sur le sol africain peut atteindre 12 000 euros (avec les avantages en nature et les cotisations), l’agent de sécurité à la porte de la même délégation de l’UE perçoit rarement plus de 120 euros (soit 100 fois moins !).

En conformité avec l’idéal libéral, la réduction de la pauvreté, objectif déclaré de l’aide au développement n’est pas incompatible avec le creusement des inégalités. Ainsi, souvent présentée en termes techniques, comme dénuée de toute idéologie, la conceptualisation du développement est en réalité indissociable d’une vision politique et d’un projet de société.

L’idée selon laquelle l’aide au développement produit du progrès est communément admise. Elle est pourtant subordonnée aux critères éthiques, politiques ou socioéconomiques mobilisés pour l’évaluer. En l’absence de processus d’évaluations fiables, qui puissent prendre une certaine distance vis-à-vis des intérêts des principaux opérateurs de développement (bailleurs bilatéraux et multilatéraux, ONG nationales et internationales), cette équation (aide-progrès), qui constitue la légitimité des institutions de développement, relève davantage de l’idéologie que des réalités empiriques.

 

Source : CC BY ; Analyse d’Alvar Jones Sanchez  sous le titre : « Afrique : l’efficacité et l’évaluation de l’aide au développement en question »

 

 

Les Russes se  lancent  A la conquEte de l’Afrique Centrale :

Vladimir Poutine envoiE des conseillers militaireS au Congo-Brazzaville

Le président congolais Sassou-Nguesso s’est rendu à Moscou  dans le but d’une coopération franche, à l’heure où le monde multipolaire est à la mode. Lors de cette visite, le numéro un congolais en a profité pour sceller dans le marbre ce nouveau réchauffement entre les deux Etats. Ce qui a débouché sur la signature d’un accord le 23 mai dernier sur l’envoi de spécialistes militaires au Congo dans un contexte de renforcement de la présence de Moscou en Afrique. Dmitri Peskov, porte-parole du Président russe, a précisé que cet accord portait avant tout sur la maintenance des matériels de fabrication russe.

Des spécialistes militaires russes se rendront en République du Congo conformément à un accord signé à Moscou. Ils y assureront la maintenance des matériels de guerre de fabrication russe et soviétique, a annoncé le porte-parole du Président russe, Dmitri Peskov, devant les journalistes.

«Il s’agit de spécialistes envoyés pour réviser les matériels et autres équipements précédemment livrés au Congo», a indiqué M.Peskov à propos du document signé jeudi 23 mai en présence des Présidents Vladimir Poutine et Denis Sassou-Nguesso.

L’armée congolaise possède actuellement de nombreux matériels de fabrication russe et soviétique: blindés, lance-roquettes, canons et hélicoptères.

«Ces matériels […] sont fiables et efficaces, leurs caractéristiques techniques sont les meilleures au monde. Les experts russes aideront leurs collègues congolais à les remettre en état», a pour sa part déclaré le vice-ministre russe de la Défense Alexandre Fomine, qui avait signé l’accord au nom de la Russie.

Selon Alexandre Fomine, qui a qualifié ce nouveau contrat de « prolongement » de la coopération militaire entre Moscou et Brazzaville, cet équipement militaire comprend notamment des blindés, de l'artillerie, des hélicoptères et peut « encore servir longtemps ».

Des négociations sur la livraison de nouvelles armes russes au Congo « sont en cours », a-t-il ajouté, indiquant que Moscou attendait tout d'abord une demande en ce sens de la part des autorités de Brazzaville.

Une série d'accords bilatéraux a été signée le même jour, dans le cadre d'une rencontre officielle au Kremlin entre le président russe, Vladimir Poutine, et son homologue congolais, Denis Sassou Nguesso.

Dans un communiqué, le ministère russe de l'Energie a notamment annoncé la signature avec le Congo d'un accord de coopération dans le nucléaire civil.

Il convient de rappeler que la visite officielle du Président Sassou-Nguesso à Moscou a permis la signature d’un accord de coopération dans le nucléaire civil, qui prévoit entre autres l’utilisation des radio-isotopes dans l’industrie, l’agriculture et la médecine, ainsi que la formation de spécialistes du nucléaire congolais. Moscou et Brazzaville entendent en outre étudier la possibilité de construire un centre des technologies nucléaires sur le territoire congolais.

Il est une évidence que ces négociations s'inscrivent dans une stratégie de reconquête géopolitique et économique plus large de Moscou sur le continent africain. Aujourd’hui, l’on se demande si la coopération fera long feu en Afrique Centrale.

 

Sinclair ARIES

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MME PRAMILA PATTEN, CHARGEE DE LA QUESTION DES VIOLENCES SEXUELLES DES NATIONS UNIES SEJOURNE EN RCA

Du 26 au 31 mai 2019, Mme Pramila Patten, Représentante spéciale du Secrétaire général des Nations Unies, chargée de la question des violences sexuelles liées au conflit, séjournera en République Centrafricaine.

C’est sur invitation du gouvernement centrafricain que la Représentante spéciale Patten, accompagnée des membres de son bureau et de l’équipe d’experts des Nations Unies sur l’Etat de droit et les violences sexuelles en période de conflit, se rendra à Bangui et à Bria pour rencontrer des représentants du gouvernement, des Organisations de la société civile et des dirigeants religieux et communautaire.

L’objectif de la visite est de s’entretenir avec toutes les parties prenantes clés, afin de mieux appréhender la situation et les défis auxquels sont confrontées les communautés et les autorités nationales. L’évolution de la situation sécuritaire du pays depuis 2012 offre également au gouvernement l’occasion de réaffirmer son engagement à prévenir et à répondre aux violences sexuelles liées au conflit en adoptant un nouveau communiqué conjoint avec les Nations Unies.

Notons en passant que la Représentante spéciale du Secrétaire général des violences sexuelles liées au conflit (RSSG-SVLC) est la porte-parole des Nations Unies en ce qui concerne la lutte contre les violences sexuelles liées au conflit. Elle préside également le réseau de l’ONU « Action contre la violence sexuelle en temps de conflit ». Les actions de la RSSG-SVLC sont appuyées par l’équipe d’experts des Nations Unies sur l’état de droit et les violences sexuelles dans les conflits, codirigées par le département des Affaires politiques, le Haut Commissariat des Nations Unies aux Droits de l’Homme (HCDH) et le PNUD. Le bureau de la RSSG-SVLC est créé par la résolution 1888 du Conseil de Sécurité.

Nous souhaitons bon séjour en terre Centrafricaine à Madame Pramila Patten, aux membres de son bureau et à l’équipe d’experts des Nations Unies sur l’état de droit et les violences sexuelles dans les conflits.

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

 

 

LES REACTIONS DES HABITANTS DE GBABILI SUITE A LA DESTRUCTION DES 3 MAISONS PAR LA GENDARMERIE DE BIMBO

Dans notre parution du lundi 27 mai 2019, nous avons évoqué la descente musclée de la gendarmerie de Bimbo au quartier Gbabili, suivie de la destruction de trois maisons appartenant à la famille Willidolet. Après cet acte qualifié d’indigne, d’inhumain par les habitants dudit quartier, les réactions ne se sont pas faites attendre.

« Est-ce que la loi existe dans notre pays ? », s’interroge le Secrétaire général sortant du chef du quartier Gbabili, avant d’ajouter, « Si quelqu’un a tort et que la justice s’est saisie de l’affaire, laissez-la faire son travail. Un individu ne peut pas venir sans autorisation de la justice commettre de tels actes barbares, indignes, inhumains. Nous sommes en période pluvieuse. Quand il va pleuvoir, où va dormir cette veuve avec tous ses enfants et ses petits-fils ?

Le gouvernement doit ouvrir les yeux sur ce que font la justice et les Forces de Sécurité Intérieures. Les riches ne peuvent inlassablement corrompre ces dernières pour ajouter des malheurs aux malheurs. Je crois que la justice centrafricaine est faite pour les riches et non les pauvres.

Les tenues et les armes que portent ces gendarmes, est-ce pour nous protéger ou nous maltraiter comme des animaux, et semer la terreur et la désolation au sein des populations ? Où cette pauvre veuve trouvera de l’argent pour reconstruire les maisons détruites ? Nos forces de l’ordre doivent faire très attention dans l’exercice de leurs fonctions ».

Une commerçante a fustigé les autorités du pays en ces termes : « Les autorités ont dit que l’embargo est suspendu comme l’épée du Damoclès sur les armes, munitions et autres effets militaires à destination de la RCA. Mais nous sommes étonnés de voir les forces de l’ordre lourdement armées qui sont venues détruire ces maisons que vous voyez. Pourquoi n’utilisent-elles pas ces armes pour libérer notre pays entre les mains des rebelles qui nous tuent à longueur de journée ».

Elle poursuit en disant, « Nous avons fui le Km 5 pour venir nous installer au fin fond de ce quartier, mais les forces de l’ordre nous ont poursuivis jusqu’ici pour détruire nos maisons ».

Quand aux président des tribunaux, elle a dit ceci : « Les présidents des tribunaux sont complices de ce qui s’est passé hier. Ils ont été

toutes les Info du vendredi 24 mai 2019

Cm n 2966 du ve 24 mai 2019

LE GOUVERNEMENT ET LA MINUSCA LANCENT UN ULTIMATUM DE 72 HEURES A SIDIKI D’ARRETER LES AUTEURS DES MASSACRES SURVENUES  DANS LES PREFECTURES DE L’OUHAM ET L’OUHAM-PENDE. SINON…

« Le gouvernement et la Minusca lancent un ultimatum de 72 heures à Sidiki pour arrêter les auteurs des massacres survenus dans les préfectures de l’Ouham et l’Ouham-Péndé. Sinon, nous allons prendre nos responsabilités », a annoncé Ange Maxime Kazagui, ministre de la Communication et des Media, porte-parole du gouvernement, au cours de la conférence de presse conjointe gouvernement-Minusca qui s’est déroulée ce mercredi 22 mai à Bangui.

 En effet, le mardi dernier, les éléments des 3R de Sidiki ont lancé des attaques dans les villages Koundjili, Lémouna et  Bohong, situés dans les préfectures de l’Ouham et l’Ouham-Péndé. Le bilan de ces attaques fait état de plus de quarante (40) civils tués,  des blessés dont  cinq (5) grièvement. A cela s’ajoutent les incendies des maisons des particuliers, des scènes de pillages. Jusqu’à lors, personne n’est en mesure d’expliquer la raison de ces violences aveugles qui ont  couté la vie à des pauvres populations civiles.

Pendant plus de dix jours, le gouvernement centrafricain et les leaders des quatorze (14) groupes armés se sont retrouvés dans la capitale soudanaise dans le but de trouver  un terrain d’entente pour une sortie définitive de la crise en République Centrafricaine. Le 06 février 2019, le chef de l’Etat et les leaders des quatorze (14) groupes armés ont signé à Bangui un accord dit de paix et de réconciliation. Par la suite, un gouvernement qualifié « d’Union Nationale » ou « inclusif » a été mis en place, ouvrant grandement la porte aux groupes armés. A titre d’illustration, des leaders des rebelles sont  nommés ministres, ministres conseillers à la Présidence de la République et à la Primature. D’autres sont nommés dans les institutions de l’Etat etc.

Tous les partenaires financiers de la RCA ont salué l’accord de Khartoum qu’ils espèrent être le dernier. « Il n’y aura plus un autre accord. L’accord de Khartoum sera un plus pour les groupes armés qui ne respectent pas leurs engagements », ont déclaré respectivement  Smaïl Chergui de l’Union Africaine (UA) et Jean-Pierre Lacroix de l’Organisation des Nations Unies (ONU), au cours de la deuxième réunion du Groupe de Soutien à la République Centrafricaine (GIS-RCA)  qui s’est déroulée au mois d’avril dernier à l’hôtel Ledger Plaza à Bangui. « La réussite de l’accord dépendra du strict respect des engagements pris par les parties signataires », à en croire Samuela Isopi, cheffe de la délégation de l’Union Européenne en RCA.

Malheureusement, ces déclarations semblent tomber dans les oreilles des sourds. Les éléments de certains groupes armés, pourtant signataires de l’accord de paix et de réconciliation, excellent toujours dans les exactions de tout genre sur les populations civiles à l’intérieur du pays. C’est le cas des hommes de l’Union pour la Paix en Centrafrique (UPC) d’Ali Darassa, du Front Démocratique du Peuple Centrafricain (FDPC) de Martin Koumtamadji alias Abdoulaye Miskine, du Mouvement Patriotique Centrafricain (MPC) de Mahamat Alkhatim, des 3R de Sidiki… qui,  tuent, incendient, rackettent et rançonnent les populations civiles dans les zones sous leur contrôle.

Visiblement, l’accord de paix et de réconciliation est entrain de voler en éclat. Si le gouvernement et la Minusca ne prennent pas des mesures rigoureuses, mais se contentent simplement de condamner les massacres et de lancer des ultimatums ou des mises en garde, la RCA risquerait bel et bien fort de connaître le pire un de ces quatre matins. Quoi qu’on dise, quoi qu’on fasse, un rebelle reste toujours un rebelle et ne peut accepter de déposer volontairement l’arme pour faire la paix. Ceci étant, le mieux serait soit d’utiliser la force, soit de traquer les leaders qui s’entêtent, de les arrêter et de remettre à la disposition de la justice pour qu’ils puissent répondre de leurs actes criminels.

N’oublions pas surtout que c’est le non respect des précédents accords qui ont plongé le pays dans ce que nous continuons de vivre les conséquences dramatiques aux plans politico-sécuritaires et socio-économiques. Condamnation sur condamnation, mise en garde sur mise en garde, ultimatum sur ultimatum, c’est déjà trop. Le gouvernement et la Minusca doivent agir le plus tôt possible.

 

Bénistant MBALLA

 

 

LES MILITAIRES RETRAITES VEULENT-ILS INVENTER LA ROUE POUR S’IMPOSER PAR LA FORCE DES ARMES OU Y A-T-IL ANGUILLE SOUS ROCHE ?

La retraite au sein de l’armée ne date pas d’aujourd’hui. Depuis sa création, c’est un processus normal pour les hommes en tenue comme les agents et fonctionnaires de l’Etat, de faire valoir leur droit à la retraite. Aucun texte ou aucune disposition ne fait ressortir les mesures d’accompagnement. Pour revendiquer un droit, il faut qu’il existe et reconnu et codifié par la loi. En quoi les militaires retraités de 2018 sont-ils exceptionnels par rapport aux autres retraités ? On n’invente pas la roue en fin de carrière. Les salaires des exilés qui ont été détournés, ont été répertoriés et le gouvernement accepte de les payer aux ayants droit. Il n’y a plus d’autres revendications qui tiennent la route. On ne réclame pas un plan de carrière à la retraite. C’est totalement bidon.

Firmin Ngrébada, premier ministre, chef du gouvernement, a été interpelé par les élus de la nation à ce sujet. Il a été, on ne peut plus claire, comme l’eau de roche. Il a décortiqué point par point tous les quatre points de revendication des militaires retraités. Les élus du peuple ont été édifiés. Ils n’ont vu aucune zone d’ombre. La clarté se passe de commentaires. Or, des rumeurs font état de ce que les militaires retraités veulent barricader les routes à Bangui. Les revendications ne sont jamais le produit d’une invention. A moins qu’il y ait anguille sous roche pour chercher des poux dans les cheveux du pouvoir. Alors que tous les efforts sont déployés pour la restauration de la paix dans la paix. Les militaires retraités peuvent-ils boycotter les efforts conjugués du gouvernement et de la Communauté internationale en faveur de la paix ? Les huit cents retraités veulent-ils naviguer à contre courant des cinq millions de centrafricains qui aspirent à la paix ? La sagesse et le sens patriotique doivent nous guider dans toutes nos actions. C’est notre pays avant tout. Les sociétés de gardiennage offrent des opportunités d’emplois aux militaires retraités. La retraite n’est pas la fin du monde, mais le commencement d’une nouvelle vie.

Les Etats-Unis ont fait de leur mieux pour favoriser le départ à la retraite des 800 militaires. Tous les textes ont été pris en compte et toutes les conditions étaient réunies à cet effet. Les mesures d’accompagnement n’apparaissent nulle part, sur quelle base le gouvernement va-t-il se fonder ? Il n’y a plus débat quant aux revendications, car le gouvernement a été interpelé à plusieurs reprises sur la question. Le premier ministre Firmin Ngrébada a tranché net. La paix est la préoccupation primordiale du gouvernement et de la Communauté internationale, afin de sortir les Centrafricains de cette grave crise qui a dévasté le pays et détruit son potentiel humain. Les militaires retraités de 2018 ne mesurent pas la portée et les conséquences de ce piège tendu au gouvernement. Les centrafricains ont tellement souffert, en exil et sur les sites de fortunes, donnons-leur une chance de respirer à pleins poumons et d’espérer à une vie meilleure.

Julien BELA

 

 

 

MBAÏKI-MONGOUMBA DESORMAIS ACCESSIBLES PAR LA VOIE TERRESTRE

Dans le cadre du projet de désenclavement des régions en Centrafrique, deux nouveaux ponts ont été installés dans la préfecture de la Lobaye, au sud-ouest de la capitale. Près de 120 personnes ont été mobilisées pour les travaux.

 

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L’ACCORD DE KHARTOUM EST EN MARCHE : KAGA-BANDORO, BAMBARI, ALINDAO, MOBAYE … L’AUTORITE DE L’ETAT SE REDEPLOYE PROGRESSIVEMENT

Les ennemis de la paix peuvent se rendre compte que la crise centrafricaine tire peu à peu à sa fin. Et ce, grâce à l’accord politique de paix et de réconciliation signé le 06 février dernier par le Chef de l’Etat et les leaders des quatorze groupes armés. De Kaga-Badoro à Bambari, en passant par Alindao, Mobaye, Bria, Bangassou …, l’autorité de l’Etat se redéploye progressivement sur toute l’étendue du territoire.

La République centrafricaine retrouve petit à petit sa souveraineté, grâce à la réhabilitation et au redéploiement des Forces Armées Centrafricaines (FACA). Les populations de la ville de Kaga-Bandoro n’avaient pas cru à l’arrivée des FACA dans leur localité. C’est désormais chose faite. Et Mahamat Alkhatim, leader du Mouvement Patriotique Centrafricain (MPC), était allé lui-même rendre visite et offrir des vivres aux éléments des FACA déployés à Kaga-Bandoro. C’est la preuve que l’Accord de paix et de réconciliation est véritablement en marche. Les populations civiles de la ville de Kaga-Bandoro respirent un nouvel air et peuvent désormais vaquer librement à leurs diverses occupations. Nous profitons de cette occasion pour jeter  des fleurs à la Minusca. Car c’est grâce à elle que Mahamat Alkhatim est revenu à la raison et a accepté que les FACA soient déployées à Kaga-Bandoro.

« Il n’y aura plus un autre accord », ont déclaré respectivement Jean-Pierre Lacroix de l’ONU et Smaïl Chergui de l’Union Africaine. Et cela se confirme actuellement par les actes qui sont entrain d’être posés par les parties signataires de l’Accord de Khartoum. Certes, la violence a baissé, mais des exactions continuent d’être enregistrées dans certaines régions du pays. Cela ne veut pas dire que l’accord de Khartoum est déjà un échec.

Signer un accord, est une chose. Le mettre en pratique, cela nécessite des moyens financiers. C’est pourquoi, toute la communauté internationale se mobilise au chevet de la RCA pour  la réussite de cet accord. L’Union Européenne, à travers le Fonds Bêkou, soutient l’accord politique de Paix de Khartoum par le financement de grand projets dans les régions de la Ouaka, Haute-Kotto, Basse-Kotto, Mbomou, Haut-Mbomou etc. L’objectif visé est de faire baisser la violence et offrir le travail aux jeunes désœuvrés et aux ex-combattants démobilisés.

Le début d’une chose n’est pas toujours facile, mais petit à petit, nous y arriverons. Ceux qui se versent dans les manipulations et critiquent l’accord de Khartoum sont les vrais ennemis de la paix. « Faute de connaissance, mon peuple périt », déclarent les Saintes Ecritures. Beaucoup de personnes ne connaissent pas ce qui est dit dans l’Accord de Khartoum. C’est pourquoi, certaines en profitent pour semer le doute et la confusion au sein de la population. Heureusement que le Conseil National de la Médiation vulgarise l’accord pour faire comprendre aux populations les conclusions de ce dialogue.

Sans l’accord de Khartoum, les Centrafricains sont condamnés à vivre le calvaire. « La réussite de l’accord de Khartoum dépendra de son strict respect par les parties signataires », insistent les responsables de l’OINU, de l’UA, de l’UE et de la CEEAC. Cela signifie clairement que la paix ne vient pas de la Communauté internationale, mais plutôt des Centrafricains eux-mêmes. A ce titre, nous devrons nous unir comme un seul homme pour bâtir notre cher et beau pays, la RCA, tombé plus bas que terre.

Halte aux manipulations des groupes armés. La RCA d’abord, le peuple centrafricain avant tout. Unissons-nous et nous vaincrons.

Jean-Max DELOUGA

 

 

LA MINUSCA CONDAMNE TRES FERMEMENT L’ATTAQUE ODIEUSE CONTRE LES POPULATIONS DE KOUNDJILI ET A NDJONDJOM, BOHONG ET LEMOUNA

La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) condamne très fermement l’attaque, le 21 mai, perpétrée par des éléments de Retour, Réclamation et Réhabilitation (3R) contre des populations dans les villages de Koundjili, Ndjondjom et Bohong, à l'ouest de Paoua, dans la préfecture de l'Ouham-Péndé.

Selon les premières informations recueillies auprès des sources locales, les éléments des 3R auraient mené des attaques ciblées contre les populations civiles dans ces villages. Les attaques ont causé la mort d’au moins 34 civils dont 13 à Koundjili, 18 à Ndjondjom et 03 à Bohong. Le député suppléant de Paoua et le directeur de l’école du village de Lemouna et deux enseignants figureraient parmi les victimes. Certaines victimes ont été ligotées avant d'être tuées. Trois personnes auraient également été blessées au cours de ces attaques. Les éléments des 3R ont aussi incendié trois maisons et emporté des bœufs appartenant aux populations.

La MINUSCA est particulièrement indignée par le caractère cruel et délibéré de ces attaques qui, en plus d’être planifiées et coordonnées, témoignent de l’intention des auteurs à infliger des atrocités entrainant la mort d’une large partie de la population présente dans les villages de Koundjili, Ndjondjom et Bohong. Il s’agit-là d’éléments constitutifs de crimes graves impliquant à la fois la responsabilité de leurs auteurs et du commandement des 3Rs sous la direction de « Sidiki ». La MINUSCA a exigé de Sidiki l’arrestation et la remise des auteurs à la justice centrafricaine et le démantèlement de ses bases de Létélé et Boucaya.

Ces attaques surviennent au moment où le Gouvernement, avec l’appui de ses partenaires et l’adhésion progressive des populations, déploie des efforts pour une mise en œuvre effective de l’Accord Politique pour la Paix et la Réconciliation, cadre unique de promotion d’une paix et d’une stabilité durables tant attendues par les filles et les fils de la RCA.  Les 3R, faut-il le rappeler, sont signataires de cet Accord et participent au processus de paix en cours, de même qu’ils disposent d’un ministre au sein du Gouvernement inclusif mis en place le 22 mars 2019.

La MINUSCA tient particulièrement à souligner que rien ne saurait altérer sa détermination à mettre en œuvre son mandat de protection des populations civiles pour faire cesser immédiatement toute menace à leur égard. A ce titre, la MINUSCA a initié des mesures idoines pour la sécurisation des villages affectés et leurs environs, et la facilitation de l’assistance aux blessés.

La Mission interpelle les 3R, en particulier, et tous les Groupes Armés en général sur l’impératif du respect des engagements souscrits en vertu des dispositions de l’APPR-RCA ainsi que leurs obligations au regard du Droit international humanitaire et des droits de l’Homme.

 MINUSCA

 

 

Centrafrique : Le Conseil de Ngaïssona conteste le report par la CPI de l’audience de confirmation des charges de leur client

L’avocat de Patrice-Edouard Ngaïssona a réagi suite au report de l’audience de confirmation des charges de leur client arrêté pour crimes contre l'humanité devant la Cour pénale internationale (CPI). L’audience qui est prévue pour juin a été reportée en septembre prochain. Le Conseil estime «qu’il n'y a pas de raison que son client soit détenu  au quartier pénitentiaire de la CPI. Position exprimée ce 20 Mai par Me Simplice Séri Zokou dans un entretien accordé au confrère de l’AFP.

Cette sortie médiatique du Me Simplice Séri Zokou intervient cinq jours après le renvoi de l’audience de confirmation des charges de Alfred Yekatom et celles de Patrice-Edouard Ngaïssona au 19 septembre 2019.

Selon Me Simplice Séri Zokou l’Avocat belgo-ivoirien, Patrice-Edouard Ngaïssona est victime de la crise centrafricaine et n’a fait que défendre son pays en proie à la guerre en voulant restaurer la paix et non à faire la guerre. «Il n'a fait que défendre l'intégrité de la République Centrafricaine. Il a contribué à l'apaisement des esprits pour un dialogue national entre les différents groupes. Il n'y a pas de raison que Patrice-Edouard Ngaïssona soit détenu », a scandé Maitre Simplice Séri Zokou.

Patrice-Edouard Ngaïssona, 51 ans, président de la Fédération centrafricaine de Football, est soupçonné d'avoir commis ou aidé à commettre des crimes en Centrafrique notamment les crimes de guerre et crimes contre l'humanité dans l'Ouest de la République centrafricaine entre septembre 2013 et décembre 2014. Il est notamment accusé de meurtres et tentatives de meurtres, extermination, déportation ou transfert forcé de populations ainsi que de l'enrôlement d'enfants de moins de 15 ans dans un groupe armé.

La première apparition de Patrice-Edouard Ngaïssona devant les juges de la CPI a eu lieu en janvier après son extradition depuis la France où il avait été arrêté en décembre 2018.

Me Simplice Séri Zokou, Avocat belgo-ivoirien de Patrice-Edouard Ngaïssona était aussi l'Avocat de Charles Blé Goudé, l'ex-chef du Mouvement des Jeunes Patriotes en Côte d'Ivoire, jugé par la CPI avant d'être acquitté par la Cour.

RJDH

 

 

UN DETENU PEUT-IL PASSER DES ANNEES EN PRISON SANS JUGEMENT ?

Cette question soulève la problématique de la détention provisoire qui est une mesure qui ne peut être ordonnée qu’en cas de délit ou de crime.

Quelle est la durée de la détention provisoire ?

Elle est fixée par le juge d’instruction dans le mandat. Elle ne peut excéder six (6) mois. Toutefois, elle peut être prolongée par ordonnance motivée au plus pour douze (12) mois en cas de crime et six (6) mois en cas de délit.

Le détenu peut-il résider hors de la prison ?

Le détenu peut résider hors de la prison s’il bénéficie d’une mise en liberté provisoire.

Dans quelles conditions le détenu  peut-il bénéficier d’une mise en liberté provisoire ?

Toute personne légalement détenue à titre provisoire peut bénéficier de la mise en liberté si et seulement si elle garantit sa représentation devant l’officier de police judiciaire ou l’autorité judiciaire compétente.

Quels sont les types de liberté provisoire ?

Ils sont au nombre de trois : la liberté provisoire sans caution, la liberté provisoire sous caution et la surveillance judiciaire.

Quelles sont les garanties de la liberté provisoire ?

Ne pas sortir des limites territoriales déterminées par le juge d’instruction. Répondre aux convocations de toute autorité chargée de la mission de surveillance et d’assistance et de toute autre personne désignée par le juge d’instruction. S’abstenir de conduire tout ou certains véhicules. S’abstenir de recevoir certaines personnes désignées par le juge. Fournir un cautionnement dont le montant et les modalités de versement sont fixées par le juge d’instruction. Fournir également un ou plusieurs garants conformément aux dispositions de la loi.

Le détenu peut-il être indemnisé en cas de détention abusive ?

L’indemnité lui est accordée s’il établit qu’il a subi pendant sa détention un préjudice actuel d’une gravité particulière. Cette indemnité est à la charge de l’Etat qui peut exercer une action récursoire contre son agent fautif.

Le but du droit est tout d’abord d’établir la justice en rendant à chacun ce qui lui revient et ensuite de faire régner l’ordre et la stabilité dans la société. Ce qui semble être le contraire en République Centrafricaine, par rapport à l’attitude de certains officiers de police judiciaire en charge des brigades et commissariats de police. Dommage !

 

Bénistant MBALLA

 

Une religieuse espagnole assassinee a Nola le dimanche 19 mai dernier

Le Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de Berberati, Alexandre Mathurin Mokpem a donné les premiers éléments sur l’assassinat de la Sœur Inès, de nationalité espagnole. Selon le parquet de Berberati, la religieuse a été assassinée par des braqueurs qui auraient recueilli le sang de la victime, une pratique qui relèverait des crimes rituels réputés dans la région. Une équipe de la Minusca est descendue à Nola pour des investigations. 

Joint par RJDH ce mercredi 22 mai 2019, le Procureur près le Tribunal de Grande Instance de Berberati, Alexandre Maturin Mokpem a confirmé que la religieuse a trouvé la mort à l’âge de 77 ans, le dimanche 19 mai aux environs de 19 heures lors d’un braquage perpétré et bien organisé par des professionnels. « Les assaillants auraient recueilli  le sang de la victime parce qu’il n’y avait pas de trace du sang sur le sol à côté du corps lorsqu’il a été retrouvé aux environs de 19 heures à son domicile. Ce genre de pratique s’apparente à celles employées souvent dans les crimes rituels dans la région», a-t-il noté.

Le magistrat a réaffirmé qu’une équipe de la Minusca dirigée par un commandant français est descendue à Nola pour des instigations, « Une équipe de la Minusca dirigée par un commandant français est à Nola pour des enquêtes. Les faits se sont produits dans la juridiction de Nola. Le tribunal de cette localité dispose d’un Procureur compétent. Les procédures judiciaires relèvent de la compétence de cette juridiction », a ajouté le Procureur de Berberati. La victime répond au nom de Tancho Nicos, connue sous le pseudonyme de « Inès », et est née en 1942, de nationalité espagnole. Elle appartient à la congrégation « Les filles de Jésus Sacré cœur de la mission catholique ». Elle a vécu pendant 17 ans dans la ville de Nola et est responsable de la congrégation des femmes de l’église catholique de cette localité.

L’assassinat de la Sœur Inès de la congrégation des filles de Jésus sacré cœur de la mission catholique vient augmenter le nombre de religieux assassinés en Centrafrique.                                                          RJDH

 

 

LE CONTINGENT PAKISTANAIS A KAGA-BANDORO PRIS LA MAIN DANS LE SAC : DES ARMES ET MUNITIONS DESTINEES AUX PEUHLS, INTERCEPTEES PAR LES DEPLACES DU SITE LAZARE

La crise centrafricaine, enclenchée par la coalition Séléka de Michel Djotodia en décembre 2012, est loin de voir le bout du tunnel. L’accord de Khartoum, dit de paix et de réconciliation nationale, a du plomb dans l’aile. Les comportements de certains groupes armés signataires de cet accord laissent à désirer. A cela s’ajoute la connivence de bon nombre de contingents issus des pays à majorité musulmane avec les groupes armés.

Le mardi dernier, une colonne de combattants du mouvement 3R s’en est prise aux populations des villages proches de Paoua. Plus de quarante (40) personnes ont été assassinées dont le député suppléant de Paoua 1. Ces mêmes éléments de Sidiki ont attaqué la ville de Bohong, toujours dans la préfecture de l’Ouham-Péndé. Il y a eu des pertes en vies humaines mais aucun bilan n’est encore disponible. Dans la préfecture de l’Ouham, c’est un inspecteur du fondamental 1 et son conducteur, tous deux (2) sur une moto, qui ont été abattus, toujours et encore par les rebelles des 3R.

Comme cela ne suffit pas, le contingent pakistanais, basé à Kaga-Bandoro, accusé constamment par les habitants de ladite ville d’être en connivence avec les combattants Séléka, a été pris la main dans le sac. D’après un compatriote que nous avons joint à Kaga-Bandoro et qui a requis l’anonymat, « Le dimanche 19 mai 2019, les Casques Bleus pakistanais, prétendant sensibiliser les peuhls de la région, se sont rendus auprès de ces derniers pendant la journées. Or, lors de cette soi-disant campagne de sensibilisation, ces soldats de la paix ont promis remettre des armes et munitions aux peuhls durant la nuit de cette journée dominicale, afin d’attaquer le site des déplacés de Lazaré.

Comme il n’y a pas de secret dans ce monde, le délégué dudit site, étant informé à l’avance, a mobilisé tout le monde. Les déplacés n’ont pas fermé les yeux cette nuit-là et ont attendu patiemment les Pakistanais avec leurs cargaisons de guerre destinées aux peuhls éleveurs transhumants Mbarara qui sévissent à Kaga-Bandoro. Aux environs de 23 heures, les Pakistanais ont débarqué. La population de ce site qui était informée quelques heures auparavant, a encerclé le véhicule de ces derniers, contenant armes et munitions en grand nombre. Dans les secondes qui suivent, le délégué du site Lazaré a saisi les Casques Bleus burundais qui n’ont pas tardé à arriver sur les lieux. Heureusement, ils ont maintenu la situation jusqu’au petit matin du lundi 20 mai. Alerté, lui aussi, le préfet de la Nana-Gribizi, avec résidence à l’évêché de Kaga-Bandoro, s’est déporté sur le lieu et a constaté de ses propres yeux ce flagrant délit. Il a touché du doigt les armes et munitions, destinées aux peuhls pour attaquer le site Lazaré, et éventuellement l’autre qui est proche de l’aérodrome de la ville. Je ne peux vous donner le nombre de ces armes et les caissettes de munitions. C’est une importante armada de guerre ».

Toujours selon cette même source, « le préfet de la Nana-Gribizi a convoqué une réunion d’urgence, le lundi 20 mai aux environs de 16 heures à sa résidence. Les autorités administratives et locales, les représentants des Organisations Non Gouvernementales (ONG) à Kaga-Bandoro, les Casques Bleus burundais et les donateurs des peuhls en armes et munitions (Pakistanais) y ont pris part. Lors de cette réunion, honteux et confus, les Pakistanais ont baissé les yeux et n’ont toussé un mot sur les faits qui leur sont reprochés. Ils sont restés bouche bée jusqu’à la fin de la réunion ».

A en croire une autre source, les autorités du pays et les responsables de la Minusca de Bangui ont été déjà saisis de cette affaire depuis le début de cette semaine. Force est malheureusement de constater qu’aucune personnalité, tant du gouvernement que de la Minusca n’a communiqué sur cette grave violation du mandat de la Minusca par les Casques Bleus pakistanais. C’est un statu quo ou un silence de cimetière qu’on observe. Alors que l’acte posé par ces soi-disant soldats de la paix est un acte ignoble, odieux, indigne d’une mission onusienne dans le monde. Mankeur Ndjiaye, représentant spécial du Secrétaire Général des Nations Unies en Centrafrique et patron de la Minusca, doit faire toute la lumière sur ce flagrant délit de tentative de dotation des peuhls en armes et munitions par les Casques Bleus pakistanais, basés à Kaga-Bandoro.

Nous osons croire que c’est un acte contraire au mandat qui a été confié aux Casques Bleus de la Minusca dont leur principale mission, convient-il de la rappeler, est la protection de la population civile. Mais peut-on protéger la population tout en livrant des armes et munitions aux groupes armés (peuhls) dans le but d’attaquer les sites des déplacés ? Récemment, avant même que les FACA ne soient déployées à Kaga-Bandoro, ces mêmes Casques Bleus pakistanais se sont rendus auprès des Sékéka au village Yagarandji, qui se sont opposés farouchement au déploiement de ces dernières, et leur auraient remis des armes et munitions.

Vraiment, ce contingent pakistanais, pris la main dans le sac (en flagrant délit), a débordé le seuil du tolérable. Qu’il pleuve, neige, vente, les Casques Bleus pakistanais doivent faire leurs valises et quitter le sol centrafricain le plus rapidement possible. Point n’est besoin de tergiverser sur ce point. Les preuves sont là. Le délégué et les déplacés du site Lazaré ont encerclé bel et bien le véhicule des Pakistanais contenant des armes et minutions destinées aux peuhls. Ce n’est pas un mythe, une fable mais plutôt une réalité. Et le gouvernement centrafricain doit comprendre que ce n’est ni le premier ni le dernier acte odieux, inhumain que les Pakistanais ont posé.

Si nos mémoires sont bonnes, ils auraient ouvert le boulevard aux combattants Séléka de faire le carnage sur le site des déplacés de l’évêché de Kaga-Bandoro. Combien de personnes avaient été tuées ou carbonisées dans cette attaque ? Dieu seul le sait.

Les Pakistanais doivent partir, un  point, un trait. D’ailleurs, nos vaillants soldats sont déjà déployés à Kaga-Bandoro et peuvent valablement prendre la place de ces Pakistanais qui aiment voir le sang des innocents coulé à flot. Trop, c’est trop, et c’est déjà trop ! S’ils ne quittent pas la RCA, la colère de Dieu et de nos ancêtres ne tardera pas à s’abattre sur eux. S’ils veulent la guerre, ils n’ont qu’à rentrer chez eux pour combattre les terroristes d’Etat Liban qui sèment la terreur et la désolation dans leur pays. Les Centrafricains du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest, aspirent à la paix, rien que la paix pour vaquer à leurs occupations quotidiennes.

Que cessent pour toujours les manipulations et la connivence de certains contingents de la Minusca (Mauritaniens, Pakistanais…) avec les groupes armés !

 

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

 

QUELS SONT LES SYMPTÔMES ET COMMENT ATTRAPER, SOIGNER, EVITER D’ATTRAPER LES MALADIES DUES A DES VIRUS ( LA GRIPPE, LE RHUME, LA VARICELLE, LES OREILLONS, LA ROUGEOLE, LE SIDA) ? (SUITE 2)

C- LA VARICELLE

 

La varicelle est une maladie infantile due à un virus.

 

Quels sont les symptômes de la Varicelle ?

 

La varicelle se caractérise par l’apparition sur la peau de nombreuses petites vésicules rouges remplies de liquide, qui provoquent de fortes démangeaisons.

La maladie commence d’abord par de la fièvre et l’apparition de petites taches rouges sur la poitrine. Ces petites taches se transforment rapidement en vésicules remplies de liquide clair, puis très vite, de nombreuses autres vésicules apparaissent sur le visage, les bras et les jambes. Il peut même y en avoir sur le cuir chevelu et à l’intérieur de la bouche.

Dans certains cas, des bactéries peuvent infecter les vésicules de la varicelle. Le liquide devient alors jaune, et les vésicules ressemblent à des boutons. Les boutons de la varicelle peuvent laisser des cicatrices, mais elles sont généralement peu nombreuses.

 

Comment se transmet la varicelle ?

Le virus de la varicelle se transmet par les voies respiratoires, par la salive ou en touchant les vésicules d’une personne malade.

Lorsque l’on contracte le virus de la varicelle, on n’a pas tout de suite la maladie : il y a un temps d’incubation (c’est-à-dire une période pendant laquelle le virus se développe dans le corps sans qu’il y ait de symptômes) de 14 jours. La varicelle est très contagieuse pendant toute la période d’incubation et toute celle où le malade a des vésicules. Le malade cesse d’être contagieux à partir du moment où sa dernière vésicule s’est transformée en croûte.

On ne peut attraper la varicelle qu’une fois dans sa vie. Quand on l’a eue, on est protégé (immunisé) à vie.

 

Comment soigne-t-on la varicelle ?

Il n’existe pas de médicaments contre la varicelle. Les antibiotiques ne servent à rien, car ils ne sont efficaces que contre les bactéries, alors que la varicelle est due à un virus. Il existe cependant des pommades à passer sur les boutons pour les désinfecter. Par contre, si les boutons sont infectés par des bactéries, le médecin donnera des antibiotiques.

Il faut se reposer et si possible rester chez soi pour éviter de contaminer les personnes qui ne l’ont jamais eue.

D- LES OREILLONS

 

Les oreillons sont une maladie infantile due à un virus. Elle se caractérise le plus souvent par un gonflement des glandes salivaires.

 

Les oreillons touchent surtout les enfants entre 5 et 9 ans, mais ils peuvent s’attraper à tout âge.

les oreillons : souvent bénins, parfois graves

Les oreillons peuvent avoir de graves conséquences quand ils sont attrapés par des adolescents ou des adultes :

- chez les hommes, ils peuvent entraîner la stérilité ;

- chez les femmes enceintes, ils peuvent provoquer des malformations du fœtus.

Quels sont les symptômes des oreillons ?

Les oreillons commencent souvent par une légère fièvre, une sensation de faiblesse, une perte d'appétit et une irritation de la gorge. Ensuite, le visage gonfle autour des oreilles, et la fièvre devient plus forte. Chez environ 1 personne sur 3, les symptômes sont beaucoup plus faibles et les oreillons passent inaperçus.

Comment se transmettent les oreillons ?

Le virus des oreillons entre dans le corps par les voies respiratoires : la maladie s’attrape en respirant à côté d’une personne malade.

La maladie n’apparaît pas immédiatement après le moment où on a attrapé le virus : il y a un temps d’incubation (une période pendant laquelle le virus se développe dans le corps sans provoquer de symptômes) d’environ 15 à 21 jours. Les oreillons sont très contagieux pendant toute cette période et, ensuite, pendant une semaine à partir de leur apparition.

Une fois qu’on a eu les oreillons, on ne peut plus les attraper : on est protégé (immunisé) à vie.

Comment soigne-t-on les oreillons ?

Il n’existe pas de médicaments contre le virus des oreillons. Il ne sert à rien de prendre des antibiotiques, car ces médicaments n’agissent que contre les bactéries. Les personnes malades doivent si possible être isolées pendant une quinzaine de jours afin de ne pas propager la maladie. Les oreillons guérissent tout seuls en 12 jours environ.

Peut-on éviter d’attraper les oreillons ?

Il existe un vaccin efficace contre les oreillons. Il est souvent associé à ceux de la rougeole et de la rubéole (c’est le vaccin rougeole-oreillons-rubéole ou vaccin ROR).

E- LA ROUGEOLE

 

La rougeole est une maladie infantile due à un virus.

 

La rougeole peut être une maladie très grave, surtout dans les pays pauvres. Elle touche chaque année environ 30 millions d’enfants, et en tue 800 000. Elle fait partie des 10 premières causes mondiales de mortalité chez les enfants.

 

Quels sont les symptômes de la Rougeole ?

La rougeole se caractérise par l’apparition de très nombreuses petites taches rouges sur le visage, la poitrine, le ventre, les bras et les jambes.

La maladie commence souvent comme un rhume avec de la fièvre, puis le malade se met à tousser. C’est au bout de 4 jours environ que les taches rouges apparaissent.

 

Comment se transmet la Rougeole ?

Le virus de la rougeole se transmet quand on se trouve à côté d’une personne qui a la rougeole et qui tousse ou éternue. Il rentre dans le corps par les voies respiratoires ou par les yeux.

La maladie n’apparaît pas immédiatement après le moment où on a attrapé le virus : il y a un temps d’incubation (une période pendant laquelle le virus se développe dans le corps sans provoquer de symptômes) d’environ 12 jours. La rougeole est très contagieuse pendant cette période d’incubation.

On ne peut attraper la rougeole qu’une fois dans sa vie.

 

Comment se soigne la Rougeole ?

Il n’existe pas de médicaments contre la rougeole. Les antibiotiques ne servent à rien, car ils ne sont efficaces que contre les bactéries, et la rougeole est due à un virus. La rougeole guérit toute seule, mais les malades doivent se reposer, et si possible rester isolés pour ne pas la transmettre à d’autres personnes.

 

Peut-on éviter d’attraper la Rougeole ?

On peut éviter d’attraper la rougeole en se faisant vacciner. Le vaccin contre la rougeole protège pendant toute la vie. Il est souvent fait en même temps que celui des oreillons et de la rubéole (c’est le vaccin rougeole-oreillons-rubéole ou vaccin ROR).

 

 

(Suite au prochain numéro)

 

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DECISION N° 20 / HCC/VP/RGA/19

 

PORTANT SANCTION DU JOURNAL CENTRAFRIC MATIN

************************

 

PRESIDENT DU HAUT CONSEIL DE LA COMMUNICATION

 

Vu  la Constitution de la République Centrafricaine du 30 mars 2016 ;

 

Vu    la Loi N 17.006 du 15 février 2017, portant Composition, Organisation et Fonctionnement du Haut Conseil de la Communication ;

 

Vu    l’Ordonnance N° 05.002 du 22 février 2005, portant Liberté de la Communication en République Centrafricaine ;

 

Vu    le Décret N 16.0218 du 30 mars 2016, portant promulgation de la Constitution de la République Centrafricaine ;

 

Vu  le Décret N° 19.056 du 25 février 2019, portant nomination du Premier Ministre, Chef du Gouvernement ;

 

Vu    le Décret N° 19.063 du 03 mars 2019,. portant nomination des Membres du Gouvernement ;

 

Vu  le Décret N° 17.110 du 22 mars 2017 entérinant la désignation des membres ,du Haut Conseil de la Communication ;

 

Vu  le Décret N°17.188 du 06 mai 2017 complétant les dispositions du Décret N°17.110 du 22 mars 2017, entérinant la désignation des membres du Haut Conseil de la Communication ;

 

Vu    le Décret N° 17.137 du 15 avril 2017 entérinant l’élection des membres du Bureau du Haut Conseil de la Communication ;

 

Vu  le Décret N° 18.207 du 03 août 2018, portant désignation d’un membre du Haut Conseil de la Communication ;

 

Vu  la requête du Ministre des Affaires Etrangères et des Centrafricains de l’étranger en date du 26 avril 2019 ;

 

Vu la requête de l’Ambassade de France, auprès de la République Centrafricaine en date du 13 mai 2019 ;

 

Vu    le compte rendu de l’assemblée plénière des Hauts Conseillers du 22 mai 2019.

 

L’ASSEMBLEE PLENIERE DES HAUTS CONSEILLERS ENTENDUE

 

DECIDE

 

Article 1er: En application des dispositions des articles 22 et 93 de l’Ordonnance N°05.002 du 22 février 2005, portant liberté de la communication en République centrafricaine, un avertissement assorti d’une mise en garde est infligé au Journal « Centrafric Matin ».

 

Motifs :

 

· Publication d’articles diffamatoires sur la personne de l’Ambassadeur de France en République Centrafricaine, Monsieur Eric GERARD ;

 

· Publication d’un article diffamatoire à l’encontre du journaliste Français Gaël GRILHOT ;

 

· Incitation à la haine contre Jean Michel RAUCH, du Consulat de France à Bangui qualifié de « NAZI ».

 

Article 2 : Toute récidive au non-respect des règles d’éthique et de déontologie du journaliste par le Journal Centrafric Matin, exposera celui-ci à une suspension de parution.

 

Article 3 : La présente Décision qui prend effet à compter de la date de sa signature sera enregistrée et publiée au journal officiel

Fait à Bangui, le 23 MAI 2019

 

Jose Richard POUAMBI

Toutes les infos du Vendredi 15 Mars 2019

Cm n 2919 du ve 15 mars 2019

 

CORRIDOR BOUAR-BELOKO BARRICADE, ASSASSINAT DU CB D’OBO, AFFRONTEMENT ENTRE SELEKA ET ANTI-BALAKA A MOBAYE… A QUOI A SERVI LE DIALOGUE DE KHARTOUM ?

L’article 34 de l’Accord de paix et de réconciliation de Khartoum, signé le 06 février dernier entre le gouvernement et les 14 groupes armés, n’est-il pas violé par ces derniers ? Au regard de la situation sécuritaire qui prévaut dans certaines villes du pays, un observateur avisé de la vie politique centrafricaine serait tenté de dire que cet Accord est partiellement mis en cause par les groupes armés signataires. Et pour causes ?

Dès la publication de la liste des membres du gouvernement Ngrébada, le 05 de ce mois en cours, les éléments du FDPC avaient barricadé le tronçon Bouar-Béloko pour protester contre la non-nomination de leur leader Koumtamadji alias Abdoulaye Miskine dans le gouvernement, alors qu’il se trouve présentement en exil au Congo-Brazzaville. Des négociations menées par le gouvernement et la Minusca avaient permis de décrisper l’atmosphère qui était tendue. C’est ainsi que les barricades érigées çà et là par les combattants du FDPC, empêchant la libre circulation des personnes et des biens, ont été démantelées. La circulation routière a repris son cours normal mais pas pour longtemps.

En effet, d’après des informations qui nous parviennent de Bouar, les hommes d’Abdoulaye Miskine sont sortis le mercredi 13 mars au village Bogoura et ont une fois de plus barricadé le tronçon Bouar-Béloko. La libre circulation des personnes et des biens est enfreinte par les éléments du FDPC pour la seconde fois sur cet axe routier, principale voie de ravitaillement de la RCA par le Cameroun. Qu’est-ce qui explique ce comportement rétrograde ? N’est-ce pas la violation fragrante de l’Accord de Khartoum, un mois à peine après sa signature ?

A Obo, chef-lieu de la préfecture du Haut-Mbomou, située au Sud-est de la République Centrafricaine, un cas d’assassinat odieux, crapuleux vient de se produire dans la nuit du mardi 12 au mercredi 13 mars. Il s’agit du Commandant de Brigade (CB), l’adjudant Melchisédech Gbosso  de la gendarmerie territoriale de ladite localité. Des hommes encore non identifiés, armés de kalachnikovs, ont fait irruption au domicile du regretté qui se trouve non loin de la brousse. Ils l’ont abattu à bout portant. Une balle est logée dans sa tête et les deux autres au niveau de sa poitrine. Il a succombé sur le champ.

A en croire le porte-parole de la Minusca, Vladimir Monteiro, après avoir écouté les coups de feu, les Casques Bleus basés dans la ville ont fait des patrouilles. La ville est redevenue calme. Malheureusement, les présumés assassins ne sont pas arrêtés car ils se sont fondus dans la brousse, avec l’obscurité aidant. Néanmoins, une enquête est ouverte pour déterminer les circonstances exactes de la mort de ce gendarme, et si possible arrêter les assassins.

Cet acte barbare porte-t-il la marque des groupes armés qui écument la RCA et son peuple ? Difficile de le savoir. Mais, ce que nous savons, de nombreux assassinats ont eu lieu ces derniers temps à la périphérie de la ville d’Obo. Tous ceux qui sortaient en dehors de cinq (5) kilomètres ou qui se rendaient aux champs, à la pêche, à la chasse, ont été systématiquement abattus par ces bandits de grand chemin sans aucune forme de procès. Avec la mort du commandant de brigade de la ville d’Obo, la psychose gagnera davantage les habitants de cette localité qui ne savent plus à quel saint se vouer pour se protéger. Et pourtant, certains éléments des Forces Armées Centrafricaines (FACA) sont déployés à Obo. Malheureusement, ils ne sont pas autorisés à patrouiller au-delà de 05 kilomètres. Seuls les Casques Bleus de la Minusca sont habilités à aller plus loin dans leurs patrouilles. Si l’assassinat du CB est amputé aux groupes armés, alors, nous dirons purement et simplement qu’ils ont franchi le seuil du tolérable et violé l’Accord de Khartoum.

Par contre, à Mobaye, chef-lieu de la préfecture de la Basse-Kotto, des affrontements sont signalés entre les Séléka et les Anti-Balaka. D’après les informations reçues, des affrontements ont éclaté entre ces deux (2) protagonistes de la crise centrafricaine au village Kandja, situé dans la commune de Mbélima. Qu’est-ce qui est à l’origine de ces heurts ? Selon un témoin, tout est parti de la saisie de plus de deux cent cinquante (250) pièces de pagne d’un sujet musulman par les Anti-Balaka dudit village qui sont encore très actifs dans les actes barbares. Informés de la situation, les combattants de l’UPC, basés à Mobaye, se sont déportés dans le village et s’en sont pris aux Anti-Balaka. Des affrontements ont éclaté. Il y aurait cinq (5) à six (6) morts et de nombreux blessés.

De retour dans la ville de Mobaye au début de cette semaine, la psychose a gagné les populations civiles au regard des agissements des combattants de l’UPC. De nombreuses personnes, en majorité des hommes, ont passé la nuit du dimanche 10 au lundi 11 mars dans la brousse, histoire de se mettre à l’abri des représailles qui pourraient survenir. Pour le moment, la ville est calme et les gens vaquent à leurs occupations quotidiennes. Mais la peur se lit sur le visage des populations de Mobaye. L’article 34 de l’Accord de Khartoum qui prévoit le règlement des différends par le dialogue n’a-t-il pas été violé par les Anti-Balaka, les combattants du FDPC et ceux de l’UPC ?

Face à cette situation sécuritaire qui prévaut sur l’axe Bouar-Béloko, à Obo et à Mobaye, nous nous posons la question de savoir, à quoi a servi, sert et servira l’Accord de Khartoum ? La violation à répétition dudit accord n’est pas un bon signe. C’est un danger qui guette la RCA, surtout la barricade du corridor Bouar-Béloko et l’assassinat du CB d’Obo. L’Exécutif doit agir le plus rapidement possible pour arrêter cette hémorragie. La Minusca qui dispose d’un mandat robuste, disons-le entre guillemets, doit aussi s’opposer énergiquement à ces agissements des groupes armés qui risqueraient de remettre en cause l’Accord de Khartoum signé tambour battant. « C’est trop, et c’est déjà trop », disent les Centrafricains.

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

LA FRANCE S’ACCROCHE AUX GROUPES ARMES POUR MAINTENIR LA CRISE, MAIS LA RUSSIE HAUSSE LE TON ET PROMET DE FRAPPER

Le vieux colon, Jean Yves Le Drian dit que la France n’est pas pour le dialogue qui s’est déroulé à Khartoum au Soudan, regroupant la délégation gouvernementale et les leaders des quatorze (14) groupes armés. Il ressort très clairement des propos de Jean Yves Le Drian que c’est toujours la France qui manipule les groupes armés pour maintenir la crise en République Centrafricaine. Mais  la Russie hausse le ton et promet de frapper au cas où un mouvement armé tentera de violer l’accord de paix de Khartoum. Décidément,  la crise centrafricaine est loin de voir le bout du tunnel, à cause de la France qui s’accroche mordicus aux milices armées pour empêcher le retour de la paix dans le pays.

Selon certaines sources, les deux (2) leaders des protagonistes de la crise centrafricaine,  François Bozizé Yangouvonda et Michel Djotodia seraient conviés au dialogue qui aura lieu ce 18 mars à Addis-Abeba en Ethiopie. Leur participation à ce énième dialogue entre le gouvernement et les groupes armés apportera-t-elle de nouveau dans la crise qui perdure depuis six  (6) ans ? La France va-t-elle encore se servir des groupes armés et leurs auteurs intellectuels pour mettre la RCA à feu et à sang comme elle l’a fait en 2013 ? Si non, pourquoi c’est toujours l’ombre de la France qui plane derrière les groupes armés, notamment les factions rebelles de la Séléka ? Autant d’interrogations qui dépassent tout entendement humain.

La visite du président français, Emmanuel Macron à Addis-Abeba en Ethiopie cache bien des choses. La France a déjà mis en marche son agenda caché pour plonger la RCA dans les pires atrocités criminelles comme elle l’a fait au Rwanda en 1994. C’est pourquoi, les autorités centrafricaines doivent être vigilantes pour ne pas tomber le piège de la France. Tout a été déjà ficelé dans l’accord de paix de Khartoum. Dans ce cas d’espèce, aucune revendication ne sera acceptée. Le dialogue de Khartoum a été qualifié par tout le monde comme étant « la dernière perche tendue aux groupes armés pour une sortie définitive de la crise en République Centrafricaine ». Est-ce réellement le cas que nous vivons aujourd’hui ?

Il est recommandé dans l’accord de Khartoum la mise en place d’un gouvernement dit «d’union nationale » ou «inclusif ». Chose qui a été réalisée dans le délai prévu. La nomination de sieur Firmin Ngrébada comme premier ministre n’a pas été contestée par les groupes armés. Mais c’est seulement la formation du gouvernement, puisque certains mouvements armés n’y sont pas représentés. D’où, quelques manifestations par-ci, par-là pour demander son remaniement. Or, il est impossible pour qu’on puisse nommer tous les représentants des groupes armés dans le gouvernement. Il y a des postes qui  seront affectés à certains d’entre eux, à la Présidence de la République, à la Primature et dans bien d’autres départements ministériels. Donc en principe, on ne devrait plus assister à de tels agissements de certains leaders des groupes rebelles.

N’est-ce pas la France qui manipule encore ces milices armées pour  saboter l’accord de Khartoum et occasionner de nouvelles violences dans le pays ? Il ne fait aucun doute. Car, c’est depuis toujours que l’ancienne puissance coloniale attise la flamme de la haine et de la violence dans le pays de feu Barthelemy Boganda, paix à son âme. Mais ce qui est sûr, le peuple centrafricain ne sera plus dupe comme auparavant. Après avoir été longtemps soumis, marginalisé, dominé, réduit en esclavage, il a désormais les yeux ouverts et veut lui-même prendre son destin en main. C’est ce qu’il est entrain de faire, en balayant du revers de la main toutes les manipulations françaises. Et ce, depuis les élections couplées de 2015-2016 à ce jour.

La communauté  internationale est témoin oculaire de la souffrance des Centrafricains qui n’aspirent qu’à la paix, rien que la paix. L’accord de Khartoum doit être le dernier pour permettre aux populations déplacées de regagner leurs domiciles respectifs et aux exilés de retourner au bercail. Tout le monde veut la paix pour circuler en toute quiétude dans l’ensemble du pays et vaquer librement à ses diverses occupations. Les groupes armés, les auteurs intellectuels, ainsi que la France et certaines puissances étrangères ont assez roulé les populations dans la boue. Il faut maintenant passer à la vitesse supérieure pour ramener les uns et les autres à la raison.

Nous voulons par là demander à la Minusca, à la Russie, aux Etats-Unis, à la Chine et tant d’autres pays de voler au secours du peuple centrafricain, au cas où les groupes armés osent commettre des massacres sur les populations civiles. Nous espérons que l’accord militaire de défense qui a été signé en 2018 entre la RCA et la Fédération de la Russie servira à l’armée russe d’intervenir militairement pour protéger le territoire et les populations en cas d’une attaque quelconque. Trop, c’est trop, et c’est vraiment déjà trop avec les dialogues et les accords de cessez-le-feu qui pleuvent, mais sans changer la donne sécuritaire en RCA.

 

Jean Max Delouga

 

 

 

POURPARLERS GOUVERNEMENT-GROUPES ARMES D’ADDIS-ABEBA EN

ETHIOPIE : ULTIME CHANCE OFFERTE POUR DISSIPER LES MALENTENDUS

Le peuple centrafricain et la Communauté internationale maintiennent leur respiration et attendent de pieds fermes l’issue des pourparlers entre le gouvernement et les quatorze (14) groupes armés, prévus pour ce lundi 18 mars 2019, au siège de l’Union Africaine (UA) à Addis-Abeba en Ethiopie. A l’occasion, il est question pour ces deux (2) principales parties signataires de l’Accord de Paix et de Réconciliation Nationale de Khartoum au Soudan de faire le point d’étape sur cet Accord, un (1) mois après sa signature. Et ce, sous les auspices de l’UA et des Nations-Unies, deux (2) partenaires de la RCA fortement impliqués dans l’Accord de Khartoum.

Cette réunion consultative des parties prenantes audit Accord va se tenir sur fond de mésentente entre le gouvernement et les quatorze (14) groupes armés soutenus par certaines entités des Forces Vives de la Nation (FVN) à propos de la formation du Gouvernement « d’Union Nationale » post Accord de Khartoum, du Premier ministre Firmin Ngrébada. C’est donc la première difficulté à surmonter par ces deux (2) principales parties précitées, de concert avec l’UA et les Nations Unies.

Aussi, il est question d’évaluer l’Accord de Khartoum en termes d’engagements pris par les deux (2) parties et qui les lient l’une à l’autre : qu’est-ce qui a été fait ou non ? Qui a respecté et qui n’a pas respecté ses engagements ? Pourquoi ? Où se situent les points de blocage ? Que faire concrètement pour que cet Accord de Paix et de Réconciliation Nationale soit effectivement respecté dans sa globalité par le gouvernement et les quatorze (14) groupes armés ? Autant d’interrogations qui seront passées au peigne fin par l’UA et les Nations-Unies, d’ici ce lundi 18 mars 2019 à Addis-Abeba en Ethiopie.

D’ores et déjà, nous disons que ces pourparlers gouvernement-groupes armés d’Addis-Abeba, sont l’ultime chance offerte aux deux (2) parties concernées afin de dissiper définitivement leurs mésententes. Car, « la paix n’a pas de prix », dit-on. Et au nom de la paix, il vous faut dépasser vos clivages politiques et régionalistes, vos intérêts partisans et égoïstes.

 

Le Petit YEKOA

 

 

COMPLEXE SCOLAIRE DON BOSCO : 01 LYCEEN AGE DE 15 ANS EST PORTE

DISPARU ET RETROUVE MUET SUR L’AXE BANGUI-BOALI

C’est un fait réel à vous couper le souffle. En fait, un (1) lycéen âgé de 15 ans, fréquentant la classe de 4ème au complexe scolaire Don Bosco à Damala (Commune de Bégoua), est porté disparu dans l’après-midi du vendredi 08 mars 2019. Ayant fini les cours dans la matinée, il s’est rendu à la maison pour passer quelques heures avant de revenir au lycée, pour les Epreuves Physique Sportive (EPS). Malheureusement, des heures se sont passées et ses parents se sont rendu compte que leur enfant n’est pas de retour au domicile familial. Sans tarder, ils se sont rendus au niveau du lycée pour se renseigner sur la situation de leur enfant. Mais c’est une peine perdue pour eux, car ce dernier ne s’y trouve pas, donc est porté disparu. Incroyable, mais pourtant vrai.

Le lendemain matin, son père, un (1) gendarme, est reparti au lycée pour la même cause, mais sans succès. C’est le statu quo. Enervé, il a fait intervenir les éléments de l’antenne de l’OCRB de Damala, pour auditionner quelques responsables de ce complexe scolaire Don Bosco ainsi que certains professeurs sur la disparition imaginable de son enfant de quinze (15) ans. Et la nouvelle s’est répandue comme une traînée de poudre dans tout le secteur de Damala. Il a fallu attendre le mardi 12 mars 2019, pour qu’une connaissance, un conducteur de taxi-moto, le retrouve sur l’axe Bangui-Boali.  Mais ce dernier ne parle pas. Donc il est devenu miraculeusement un muet. Et c’est ainsi que ce conducteur de taxi-moto l’a remorqué pour aller le remettre à sa famille, qui lui a témoigné toutes ses reconnaissances.

N’est-ce pas là le phénomène des « lutins » communément appelé « Kolokongba » en RCA dont est victime ce lycéen, âgé de 15 ans ? A vous de deviner le reste.

(Affaire à suivre).

 

Le Petit YEKOA

 

 

Un commandant de Brigade de la Gendarmerie tuE A Obo par des hommes armEs  non identifiEs

 

Le commandant de Brigade de la ville d’Obo tué hier vers 19h30 à son domicile par des hommes armés encore non identifiés.

Selon les informations RJDH, trois hommes armés, soupçonnés d’être des peulhs se sont rendus au domicile de ce commandant de Brigade, l’unique gendarme œuvrant dans la ville d’Obo, et l’ont abattu avec leurs armes.

Des sources locales indiquent que cet officier de la Gendarmerie enquête depuis quelques jours sur des cas de tueries perpétrées dans la périphérie de la ville d’Obo et dont il détient des dossiers sensibles et compromettants pour ces peulhs.

Ayant appris la nouvelle de ce meurtre des éléments des FACA se sont déployés sur le lieu du forfait mais les assaillants avant déjà pris le large.

Des tirs à l’arme légère ont été entendus dans la nuit, donnant à croire aux habitants qu’il s’agissait d’une mutinerie des FACA réclamant depuis quelques jours leur relève après 9 mois en détachement  Obo.

Muté dans la ville d’Obo depuis 2016, l’adjudant Melchisédech Gbosso était à Zemio quand des peulhs armés l’ont attaqué. En légitime défense, il avait réussi à abattre l’un des agresseurs, ce qui lui a valu sa mutation à Obo.

RJDH

 

 

 

10EME EDITION DE LA JOURNEE DE LA COMMUNAUTE ECONOMIQUE MONETAIRE DE L’AFRIQUE CENTRALE (CEMAC) : 16 MARS 2019

Le 16 mars a été consacré JOURNEE DE LA CEMAC par Acte Additionnel N°22/CEMAC-CCE-09, du 25 juin 2008. C’est pour graver et ensuite commémorer la signature, le 16 mars 1994 à Ndjamena, du Traité instituant la CEMAC avec la disparition de l’UDEAC. L’opportunité est donnée aux différentes structures de faire le bilan du chemin parcouru, mais également de s’imprégner des préoccupations des peuples. Le président en exercice met à profit cette journée pour informer la population communautaire sur les principaux axes du moment et les perspectives qu’il entend tracer.

Depuis sa mise en place en 1994, la CEMAC s'est employée avec succès à soutenir le développement d'un véritable marché commun en vue d'une intégration qui soit irréversible, œuvrant à une harmonisation sectorielle progressive des textes de ses Etats membres, à l’unification de leurs marchés intérieurs et à la mise en œuvre de politiques communes dans les secteurs essentiels de leur économie. Elle promeut le commerce, incite l'industrie, encourage l’agriculture, l’élevage, la pêche.

De grands projets de transports et d’infrastructures ainsi que d’aménagement du territoire communautaire se sont tout aussi développés, avec des réalisations aujourd’hui incontestables.

L’enseignement, le dialogue social et l'amélioration de la gouvernance, qui seuls assurent la qualité des hommes et garantissent leur épanouissement, constituent également, depuis 25 ans, une préoccupation de la CEMAC. Les facilitations d'échanges interuniversitaires, aujourd'hui constatées, ainsi que la création de structures communautaires de formation internationalement reconnues, sont les marques éloquentes des efforts déployés en ce domaine.

Au-delà des enjeux sus évoqués, la célébration du 16 mars vise à rappeler la place centrale qu'occupent dans l'action de la CEMAC les citoyens communautaires, bénéficiaires premiers des projets de développement initiés.

Afin d'exhorter ces derniers à mieux s'approprier les projets en œuvre, la Journée de la CEMAC 2019 s'efforcera de susciter des échanges avec différentes catégories sociales, afin de sortir les débats des seuls palais présidentiels et autres espaces ministériels pour les ramener au sein de la société civile, parmi les étudiants, les artisans, les diverses organisations corporatistes. Ceux-ci pourraient de la sorte agir tels de réels citoyens communautaires plutôt que de se croire de simples spectateurs de la Communauté.

C'est là tout le sens du choix des objectifs, du public cible, des manifestations envisagées, des acteurs à impliquer ainsi que de la coordination à mettre sur pied.

La CEMAC reste encore la propriété des Chefs d’Etat, des technocrates et des experts. Cette institution communautaire doit sortir dans la rue, devenir la CEMAC des peuples communautaires. Les populations de la zone n’ont pas encore  intériorisé la CEMAC, comme outil d’intégration et de libre circulation des personnes et des biens. La CEMAC doit aller à la rencontre des peuples, dans la rue, les quartiers et les villages de sa zone.

Bonne fête à la population CEMAC !

 

Julien BELA

 

 

LA RCA, PAYS HOTE DE LA 24ème CONFERENCE DES DIRECTEURS GENERAUX DES DOUANES DE L’OMD-AOC

Mercredi 13 mars 2019, à l’Hôtel Ledger Plaza à Bangui, le ministre des Finances et du Budget Henri-Marie Dondra, entouré de ses homologues de l’Economie, du Plan et de la Coopération, de l’Emploi et de la Formation Professionnelle, Félix Moloua et Jean-Christophe Nguinza, ainsi que du Secrétaire Général de l’OMD et du Vice-président de l’Organisation Mondiale des Douanes de la région de l’Afrique de l’Ouest et du Centre (OMD-AOC), a officiellement lancé l’ouverture de la 24ème conférence des Directeurs Généraux (DG) des douanes des 23 pays, membres de cette organisation.

Dans son allocution de circonstance, le Directeur Général de la douane centrafricaine, Théodore Frédéric Inamo a signifié, « La 24ème conférence des DG des douanes de la région de l’Afrique de l’Ouest et du Centre se tient dans un contexte économique et commercial international marqué par la libération et l’augmentation du volume des échanges. Cet accroissement des échanges entre Etats s’inscrit dans une situation où apparaissent de nouvelles menaces dont le terrorisme et le crime organisé.

Cependant, ceci constitue un défi pour nos administrations douanières qui doivent concilier désormais les impératifs de facilitation des échanges et de sécurité de la chaîne logistique. A cet égard, le recours aux nouvelles technologies apparaît comme des solutions incontournables. C’est d’ailleurs pourquoi, nous comprenons la pertinence du thème de la Journée Internationale de la Douane Edition 2019 dont le slogan est : Des frontières SMART pour des échanges commerciaux fluides et mouvement sans entrave des personnes et marchandises ».

Théodore Frédéric Inamo a énuméré les différents points qui seront débattus au cours de cette 24ème conférence et les défis. « Pendant ces trois jours de travaux, nous aurons à débattre de nombreux points qui préoccupent les douanes depuis quelques années, mais aussi les défis émergents pour envisager, de manière prospective, les stratégies d’actions. En effet, les débats viseront à dégager des stratégies régionales pour faire face à des questions telles que : le guide de l’auditeur d’Opérateur Economique Agréé (OEA) ; le Transit et l’Inter connectivité ; la gestion des Ressources Humaines ; les défis en matière des Sociétés d’Inspection », a-t-il indiqué.

Il n’a pas manqué d’énumérer les questions de sécurité, notamment la radicalisation des actes terroristes qui invite également à réfléchir aux manières dont les douanes peuvent contribuer efficacement à la lutte contre la criminalité transfrontalière. D’autres points plus transversaux concernent la gestion des organisations, le  leadership et le management seront aussi discutés.

Pour tous ces points, les stratégies dégagées nécessiteront des moyens pour leur mise en œuvre. Dans le contexte de budget d’austérité qui caractérise notre région, les DG des douanes débattront aussi des meilleurs moyens de susciter l’intérêt des donateurs », a-t-il insisté.

Quant au général de brigade Toumany Sangaré, Vice-président de la région OMD pour l’Afrique Occidentale et Centrale, il s’est appesanti sur un environnement incertain dû à l’insécurité et aux entraves au commerce licite et a appelé la douane à jouer le rôle de leader. « Dans un environnement aussi incertain et de plus en plus menacé par l’insécurité et les entraves au commerce licite, les administrations douanières doivent impérativement ajuster les priorités pour répondre efficacement à tous les défis : défi de la protection de la société, défi de la mobilisation des ressources, mais aussi défi de la facilitation des échanges commerciaux et du mouvement des personnes.

La douane, de part sa position aux frontières et au regard de ses attributions, doit jouer le rôle de leader ; ce qui doit l’amener à initier des procédures visant non seulement à faciliter et à sécuriser les échanges commerciaux, mais aussi, en collaboration permanente avec les autres services (gouvernementaux, intergouvernementaux et les partenaires privés) présents aux frontières, à assurer la fluidité de la circulation des personnes et de leurs biens ainsi que leur sécurité », a-t-il suggéré.

Pour relever les défis, Toumany Sangaré a énuméré certaines mesures que les administrations douanières doivent de plus en plus s’engager, entre autres dans l’utilisation des nouvelles technologies en vue d’améliorer les procédures opérationnelles existantes et dans le renforcement de la collaboration avec les autres partenaires publics et privés.

Toumany Sangaré a invité les Directions des Douanes des Communautés Economiques Régionales (CER) à harmoniser leur vision des questions techniques avec celle de l’Union Africaine à l’effet de faciliter pour la région l’intégration économique continentale qui semble de plus en plus inéluctable. Il a aussi suggéré que la Région OMD-AOC s’inscrive dans la perspective de prendre en compte les recommandations formulées lors de cette dixième réunion du sous-comité de DG des douanes de l’UA sur la lutte contre la corruption dans les douanes. Car, selon lui, l’un des fléaux majeurs qui sapent les performances socio-économiques et le développement des pays africains est la corruption.

« Pour nous engager dans une telle démarche, nous devons accélérer le processus de modernisation de nos administrations à travers l’appropriation de nombreux outils, instruments et initiatives développés, notamment la Convention de Kyoto Révisée, l’Accord sur la Facilitation des Echanges, le Programme de l’OMD sur la sécurité et bien d’autres », a-t-il annoncé.

Ouverte le mercredi 13 par le ministre des Finances et du Budget Henri-Marie Dondra, cette 24ème conférence des DG des douanes de l’OMD de la région de l’Afrique Occidentale et Centrale (AOC) prendra fin ce vendredi 15 mars 2019.

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

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 MINUSCA :

 

 

DEMANDE D’EXPRESSION D’INTERET (DEI)

 

Le présent avis est publié au nom de la MINISCA. La Section des achats de l’ONU ne peut donner aucune
garantie, explicite ou implicite, quant à l’exactitude, la fiabilité ou l’exhaustivité du contenu de l’information
fournie ; elle n’est pas non plus en mesure de répondre aux questions concernant la présente demande de
manifestation d’intérêt. Vous êtes donc priés d’adresser toutes vos questions à la MINUSCA en utilisant les
adresses e-mail ci-dessous indiquées.

 

 

Titre de la DEI : Fourniture de réparations spécialisées des composants de véhicules pour la MINUSCA

Numéro de la DEI : EOIMINUSCA16133

 

BESOINS / RENSEIGNEMENTS SPECIFIQUES

 

Les entreprises et/ou personnes physiques intéressées par cette Demande d’Expression d’Intérêt doivent soumettre les                informations et documentations suivantes :

 

-     Le "FORMULAIRE DE REPONSE DU FOURNISSEUR" disponible sur le site indiqué ci-dessous.

 

La MINUSCA invite par la présente toute entreprise et/ou personnes physiques intéressées et capable à participer à cet appel d’offre à visiter son site web : (1) https://www.ungm.org/Public/Notice ; (2) Cliquer sur Publication ; (3) Achat ; (4) Imprimer et remplir le formulaire de Déclaration d'Intérêt.

 

1.    La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) recherche les manifestations d’intérêt de sociétés dûment enregistrées et agréées pour Fourniture et livraison de diverses pièces de rechange et consommables pour l'entretien et la maintenance des véhicules de la MINUSCA.

 

2.        La MINUSCA lancera prochainement un appel d'offres concurrentiel et entend par conséquent émettre une demande de proposition (DP) avec les spécifications techniques détaillées à l'intention des entreprises qui souhaitent exprimer leur intérêt et fournir des informations pertinentes initiales (profil de l’entreprise, références, certificats et licences, etc.) démontrant leurs avantages, capacité à répondre aux exigences de la MINUSCA.

 

3.   Veuillez noter que cette demande d'expression d'intérêt n'est pas une invitation à soumettre une offre.

 

4.  La MINUSCA se réserve le droit de sélectionner les invités pour l'appel d'offres concurrentiel sur la base de performances substantiels prouvés dans le domaine d'activité concerné. La simple soumission d'une déclaration d'intérêt ne justifierait pas automatiquement l'invitation a participer a l’appel d’offres.

 

5.  Les manifestations d'intérêt peuvent être envoyées par courrier électronique, par porteur ou par courrier (MINUSCA Logbase, Bangui, République centrafricaine).

 

6.  La MINUSCA se réserve le droit de rejeter les réponses reçues après la date limite indiquée ci-dessus.

 

*** LES SOUMISSIONNAIRES DOIVENT S'ENREGISTRER AU NIVEAU 2 UNGM ****

 

Par service courrier ou en mains propres à l’adresse suivante :

Bureau des achats de la MINUSCA, Desjean, Camp des Castors, Base Logistique, PK 4, Bangui, RCA

Attn. : Chef du Service des achats, Contacter : Mr. Ouattara Sory Tel. +(236) 72 868486

Par e-mail à : ruxandra.radu@un.org ; ouattara4@/un.org ; alsuod@un.org.

 

Pour plus d'informations détaillées sur les annonces, veuillez visiter : https://minusca.unmissions.org/achats

Toutes les infos du Jeudi 14 Mars. 2019

Cm n 2918 du jeu 14 mars 2019

MACRON EST-IL ALLE CONSPIRER  ET COMPLOTER A ADDIS-ABEBA AVANT LE DIALOGUE GOUVERNEMENT-GROUPES ARMES PREVU POUR CE 18 MARS EN ETHIOPIE ?

Le président français, Emmanuel Macron a effectué une visite d’une très courte durée à Addis-Abeba, capitale éthiopienne. Alors que ce pays se prépare à accueillir ce 18 mars un dialogue entre le gouvernement centrafricain et les représentants des 14 groupes armés. D’où, nous posons la question de savoir exactement ce que le président français Emmanuel Macron est allé chercher à Addis-Abeba avant la tenue de cette rencontre.

Nous suivons de près l’évolution de la crise centrafricaine qui tire peu à peu à sa fin. Les sous-marins torpilleurs sont aux aguets et cherchent une petite occasion pour remettre le feu aux poudres. C’est ce qui se passe actuellement avec les agissements de certains leaders des groupes armés, de la classe politique et des organisations de la société civile. Le succès des pourparlers de Khartoum qui a abouti à la signature d’un accord de paix et de réconciliation entre le gouvernement et les 14 groupes armés, n’arrange pas certains compatriotes, voire certaines puissances étrangères qui y ont trouvé leur compte. D’où, des agissements par-ci, par-là pour contredire le nouveau gouvernement qui vient d’être dévoilé le 03 mars dernier.

C’est seulement une occasion que les forces du mal cherchent, afin de replonger le pays dans le bain de sang. Que peut-on dire des réactions de certains leaders des partis politiques géniteurs de la Séléka  qui demandent la mise en place d’un gouvernement inclusif ? Dans l’accord de Khartoum, il n’est nullement fait mention de prendre tout le monde dans le gouvernement. Ce sont les groupes armés qui doivent entrer dans le gouvernement et non les représentants des partis politiques ou de la société civile. La première chose  a été déjà faite par Ngrébada qui a rendu public, le 03 mars 2019, la formation de son gouvernement. Il y a au total quinze (15) représentants des groupes armés nommés dans ce gouvernement. Les autres doivent attendre car, leurs éléments occuperont d’autres fonctions de l’Etat, à la Présidence, à la primature, et dans certains départements ministériels.

D’où sortent ces leaders des partis politiques géniteurs de la Séléka qui s’agitent comme des diablotins ? Veulent-ils encore piéger le président Faustin Archange Touadéra comme ils l’ont fait à l’ancien chef d’Etat centrafricain, François Bozizé Yangouvonda en 2013 ? N’est-ce pas ce qui se dessine à l’horizon ? Mais une chose est sûre, le peuple centrafricain en général ne sera jamais dupe. Tous ceux qui se cachent dans l’ombre et tirent les ficelles des groupes armés pour que la crise perdure, seront automatiquement dénoncés au grand jour. La presse et certains observateurs avisés de la vie politique du pays ont joué, jouent et joueront toujours leur rôle de lanceurs d’alertes pour informer en temps réel l’opinion nationale et internationale sur la situation de la RCA.

Ce 18 mars à Addis-Abeba, l’Union Africaine aura une fois de plus la lourde responsabilité de ramener ces leaders des groupes armés à la raison. Quel serait la taille du gouvernement s’il faudrait prendre tous les représentants des groupes armés ? Il y a des postes qui seront affectés à certains éléments de ces milices  armées. Et tout doit se passer sur la base de certains critères. Ce n’est pas parce qu’on détient une arme qu’on doit imposer n’importe qui pour devenir un membre du gouvernement.

Est-ce encore la France qui manipule ces leaders des ex-Séléka à plonger cette fois-ci  la RCA dans des pires atrocités criminelles comme au Rwanda en 1994 ?

La crise centrafricaine voltige de revendications en revendications, de dialogues en dialogues qui, en fin de compte, n’apportent toujours rien de nouveau dans le vécu du peuple centrafricain. L’accord de paix de Khartoum qui a été signé à Bangui par le chef de l’Etat et les 14 groupes armés, ensuite par les chefs d’Etat de la Communauté Economique des Etats d’Afrique Centrale (CEEAC) à Addis-Abeba en Ethiopie, a été salué par tout le monde. Mais que se passe t-il encore un (1) mois seulement après la signature de cet accord ? Difficile pour nous de répondre à cette interrogation. Mais le scepticisme et le doute aurait été permis quant à la sortie définitive de la crise en RCA à travers la signature cet accord. Les événements qui se déroulent en ce moment dans le pays en sont une parfaite illustration.

Les Etats-Unis, la Russie, la Chine, l’Afrique du Sud, le Royaume du Maroc, l’Angola, le Rwanda, le Soudan et tant d’autres pays amis doivent aider le peuple centrafricain à sortir définitivement du bourbier. Le dialogue de Khartoum doit être le dernier en RCA. Les Centrafricains sont fatigués de cette crise qui est devenue un vrai pigeon voyageur. Libreville, Brazzaville, Forum National de Bangui, Ndjamena, Nairobi, Sant’ Egidio,  Khartoum, les accords de cessez-le-feu pleuvent. Hélas, aucune lueur  d’espoir ne se pointe à l’horizon pour une sortie définitive de la crise centrafricaine.

La Russie doit véritablement monter en puissance en cas de dérapage d’un groupe armé signataire de l’accord de paix de Khartoum.

 

Jean Max Delouga

 

 

 

 

VISITE INOPINEE DU MINISTRE DE LA SANTE A  L’HOPITAL DE L’AMITIE CE MARDI 12 MARS

Mardi 12 mars 2019 aux environs de 19 heures, le ministre de la Santé et de la Population, Pierre Somse a fait une descente à l’Hôpital de l’Amitié pour palper du doigt la réalité du fonctionnement dudit complexe hospitalier. Dès son entrée dans le couloir de l’urgence, il n’a trouvé que deux (2) stagiaires à leur poste.

Selon un parent d’un malade hospitalisé, les rackets sont devenus monnaie courante dans cet hôpital. «Le personnel soignant ne cesse de racketter les malades et leurs parents. De fois, les infirmiers diplômés ou les stagiaires nous prescrivent des ordonnances que nous ne pouvons trouver certains médicaments dans la pharmacie de l’hôpital. Par la suite, ce sont eux qui nous vendent ces médicaments à des prix exorbitants », a-t-il déploré quelques minutes avant la visite inopinée du ministre de la santé dans cette structure sanitaire.

La situation des malades hospitalisés devient complexe pendant la nuit car, il serait difficile de trouver les infirmiers de garde. « Il est parfois difficile de trouver des infirmiers de garde pendant la nuit pour s’occuper de nos malades. Ce qui fait que la situation des malades devient complexe, occasionnant parfois la mort de certains », a confié un parent d’un malade sous couvert d’anonymat. Une femme âgée d’une trentaine d’année et hospitalisée dans cet hôpital a qualifié « d’actes inhumains », le fait de « crier sur les malades » au cours des visites ou des soins.

L’hôpital de l’amitié, situé dans le 4ème arrondissement de la ville de Bangui, notamment au quartier Fouh  est une grande structure sanitaire qui reçoit plus de cinquante (50) patients au cours d’une journée. Plusieurs services, entre autres la neurologie, la gastro-entérologie, la diabétologie, la radiologie, le bloc opératoire examinent ou  administrent des soins aux patients. Mais cet hôpital, semblerait-il, est plongé dans une corruption à ciel ouvert. Acte imputé au personnel soignant, d’après les témoignages de certains malades et leurs parents.

A cela, il faut également ajouter  le problème de la compétence de certains jeunes stagiaires affectés dans les différents services dudit hôpital. «Certains jeunes stagiaires qui sont affectés dans les différents services de santé ne maîtrisent pas leurs domaines. Ils prescrivent  des médicaments. Et une fois qu’ils passent aux soins, cela occasionne parfois la mort de certains malades. Car, les médicaments qu’ils prescrivent  de fois compliquent la situation des malades. Une dame qui souffre du diabète en a fait les frais », a dénoncé un cadre de l’hôpital.

Pourvu que le ministre de la Santé, Pierre Somse persévère dans cette visite inopinée pour connaître exactement ce qui se passe dans les hôpitaux de la place.

Jean Max Delouga

 

 

ADDIS-ABEBA, 18 MARS 2019 : LE GOUVERNEMENT ET LES GROUPES ARMES SEULS DOIVENT RESTAURER LA PAIX DANS LE PAYS

A tout seigneur, tout honneur et les groupes armés seront entendus et leurs  revendications prises en compte. C’est la composition du gouvernement Ngrébada qui devient la pierre d’achoppement. Il y a plus de cent cinquante partis politiques en RCA. Les plus représentatifs sont ceux qui ont des députés à l’Assemblée Nationale. De la majorité ou de l’opposition, pour Touadéra, ce sont des Centrafricains qui doivent contribuer au relèvement de leur pays. Après les élections, c’est le grand rassemblement autour des objectifs de développement, notamment dans la perspective du développement durable d’ici 2030.

Le KNK et son président à l’époque François Bozizé, ont gouverné sans partage. L’opposition démocratique (FARE 2011) était systématiquement exclue de la gestion des affaires de l’Etat. La composante FARE 2011 est encore présente sur la scène politique. Elle ne nous démentira pas. Le Colonel Charles Massi a définitivement disparu, pour avoir osé se rebeller contre le pouvoir du KNK et son président. Et la suite, tout le monde le sait, c’est la conspiration monstrueuse qui a abouti à la chute de Bozizé. Les élections sont une chose, la gestion du pays est une autre. Le président Abdoulaye Wade, farouche opposant, a toujours été ministre d’Etat dans le gouvernement sé%3

Toutes les infos du Mardi 05 Mars. 2019

 

Cm n 2911 du mar 05 mars 2019

LE FDPC D’ABDOULAYE MISKINE SE REBELLE CONTRE LE GOUVERNEMENT NGREBADA : L’AXE BOUAR-BELOKO PARALYSE

Une semaine après la nomination du Premier ministre Firmin Ngrébada par le Président de la République, Chef de l’Etat, Professeur Faustin Archange Touadéra, la 3ème personnalité du pays a rendu public, le dimanche dernier, la composition de son gouvernement. Si certaines personnalités tant de la classe politique, de la société civile que des groupes armés ont fait leur entrée, de nombreux ministres dans le gouvernement Sarandji 2 restent à leurs postes. Il s’agit des ministres de l’Economie, des Finances, de la Défense, de la Justice, de l’Action Humanitaire, des Mines, des Affaires Etrangères, de la Communication, de la Sécurité Publique, de l’Education Nationale, de la Santé, de l’Enseignement Supérieur, pour ne citer que ceux-là. Quinze (15) nouvelles figures font partie du gouvernement qui compte trente-six (36) membres dont deux ministres délégués. Les personnalités issues des deux (2) protagonistes de la crise centrafricaine y sont représentées. A titre d’exemples, le ministère de l’Elevage et de la Santé Animale revient au porte-parole de l’UPC, Souleyman Daouda. Pendant que Maxime Mokom, l’un des leaders le plus influent des Anti-Balaka, occupe le portefeuille du Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Rapatriement.

Malheureusement, la composition de ce gouvernement n’est pas du goût du FDPC de Martin Koumtamadji, alias Abdoulaye Miskine. Ses éléments sur le terrain reprochent à Ngrébada de ne pas avoir nommé dans son gouvernement leur leader Miskine qui se trouve actuellement en exil au Congo-Brazzaville . Du coup, ils sont sortis en surnombre sur l’axe Bouar-Béloko. La circulation routière est paralysée. La libre circulation des personnes et des biens est enfreinte. La tension monte. Prises de peur, les populations de ces deux (2) villes citées ci-haut et leurs environs immédiats ne savent plus quoi faire. Les commerçants et les transporteurs qui empruntent ce tronçon sont bloqués. Ces rebelles commettent-ils des exactions sur les populations civiles ? Pour le moment, il nous est difficile de le savoir. Nous suivons de près l’évolution de la situation sécuritaire qui prévaut sur cet axe routier pour informer au moment opportun le public centrafricain.

Face à cette situation sécuritaire très tendue, les Centrafricains s’interrogent en ces termes : l’accord de Khartoum signé en grande pompe entre le gouvernement et les quatorze (14) groupes armés, le 06 février dernier à Bangui, a-t-il volé en éclat ? Attendons de voir un peu clair pour en dire plus. Sur 14 groupes armés signataires de cet accord, il n’y a que le FDPC qui est monté au créneau pour s’opposer à la formation du gouvernement Ngrébada. Pour la simple raison que son leader n’est pas nommé membre du gouvernement. D’autres voix discordantes se feront entendre dans les jours à venir par rapport à la formation de ce nouveau gouvernement. Car, vous êtes sans ignorer que tous les représentants des 14 groupes armés ne font pas partie du gouvernement. Pour illustrer nos propos, le mouvement 3R de Sidiki et tant d’autres groupes armés, signataires de l’accord de Khartoum, sont absents du gouvernement. Vont-ils réagir d’un moment à l’autre ? Les yeux des Centrafricains sont désormais rivés sur ces groupes armés qui ne font pas partie du gouvernement Ngrébada.

Comme toute œuvre humaine n’est pas parfaite, nous demandons à ces groupes armés la retenue. Car, tout le monde ne pouvait faire partie du gouvernement. Il y a d’autres postes de responsabilité qu’ils peuvent bel et bien y être nommés. A titre d’exemple, Armel Ningatoloum Sayo, leader du mouvement Révolution-Justice (R-J), n’est pas nommé ministre mais plutôt Haut-commissaire à la Jeunesse Pionnière Nationale. C’est une haute fonction. Pourquoi les Centrafricains, notamment les groupes rebelles veulent aller vite en besogne ? Ne pas être nommé ministre est-il la fin du monde ? Beaucoup de personnalités sont passées par là. Il faut les voir aujourd’hui. Certaines sont nues comme le ver de terre, de véritables mendiants. Elles n’ont même pas un toit où elles peuvent se reposer. A les voir déambuler dans les rues de Bangui, un enfant dirait qu’elles n’avaient pas occupé une haute fonction dans l’administration centrafricaine. Or, dans la réalité, il n’en est rien.

Aujourd’hui, le peuple centrafricain aspire à la paix, rien que la paix. L’accord de Khartoum qui est le huitième (8ème) accord signé entre le gouvernement et les groupes armés depuis 2012 à ce jour, doit être respecté à la lettre tant par le gouvernement que les groupes armés. « La population centrafricaine nous regarde et la Communauté internationale nous observe », avait souligné le président Touadéra dans son discours lors de la signature de cet accord à Bangui. Le FDPC d’Abdoulaye Miskine doit revenir à de bons sentiments. Et si possible, engager un dialogue avec le Premier ministre, Chef du gouvernement, Firmin Ngrébada pour un dénouement heureux de la situation sécuritaire qui prévaut actuellement sur le corridor Bouar-Béloko. Nous connaissons ces compatriotes du FDPC qui ont pris les armes. Ils ne sont pas violents comme les autres rebelles qui écument les villes de l’arrière-pays. Tout doit passer par le dialogue et non la violence. C’est le dialogue de Khartoum qui a accouché la formation de ce nouveau gouvernement.

Aux dernières nouvelles, le FPRC de Nourredine Adam ne se reconnait pas dans la formation de ce nouveau gouvernement qu’il qualifie de « gouvernement de mascarade ». Le Bureau Politique du FPRC reproche au président de la République et au Premier ministre de ne pas respecter les clauses de l’accord de Khartoum.

Nous exhortons nos compatriotes qui ont pris les armes à persévérer dans la voie du dialogue et non celle de la violence. Il faut reconstruire le pays tombé plus bas que terre. Les armes tuent, détruisent tout sur leur passage mais ne développent pas notre cher et beau pays, la République Centrafricaine.

Que les armes se taisent en RCA pour donner la chance aux Centrafricains de s’épanouir.

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

LE PERSONNEL DES TRANSPORTS ET DE L’AVIATION CIVILE N’A QUE LES YEUX POUR PLEURER : L’AEROPORT BANGUI M’POKO PRODUIT DES MILLIARDS, MAIS …

Le ministère des Transports et de l’Aviation Civile apparait comme maudit. Le ministre Arnaud Doubay Abazène a déjà occupé ce poste. Il a été remplacé par Théodore Jousso. Il y a donc une logique de blanc bonnet et bonnet blanc. Le personnel de ce département est loin de sortir du cauchemar. Dans le dossier Jousso, transparaît le nom du ministre Doubay. Peut-il faire mieux qu’hier ? Nos ministres sont des chasseurs de primes, ils ne rêvent que de l’enrichissement illicite. En quoi les Centrafricains sont-ils inférieurs aux Congolais de Brazzaville qui disposent d’un aéroport international, véritablement luxueux, digne d’une République moderne ?

Pointe-Noire vient de dépasser Brazzaville avec un aéroport ultramoderne,  hyper-équipé. Avec le genre de ministres que nous avons en RCA, on se pose la question de savoir qui va construire, moderniser et développer la RCA ? Des sommes astronomiques sont générées par la Sureté Aéroportuaire dépassant le milliard de francs CFA. Il y a l’article 2 et l’article 10, Sodiac et AHS. Un compte est ouvert à Genève en Suisse, alimenté par les compagnies aériennes internationales. Personne ne sait où se volatilise cet argent. Le ministère des Finances et du Budget et le ministère du Plan et de la Coopération Internationale, ignorent tout de ce trésor que couve l’aéroport Bangui-M’Poko. C’est un aéroport de commune à Golongosso et aussi d’une capitale comme Bangui après plus de 60 ans d’indépendance. De grâce, que l’argent généré par les structures du pays serve et contribue à son embellissement. Regardons autour de nous, aucun n’aéroport ne ressemble à celui de la RCA.

La RCA est-elle maudite ? Et pourtant, ce sont des cadres formés dans des mêmes écoles que ceux des pays voisins. Comment ont-ils pu accueillir l’esprit de construire, de bâtir leurs pays ? Comment  font-ils pour réussir de grands projets, des barrages, des champs solaires, des aéroports modernes ? En RCA, on ne privilégie que ses proches, que ses intérêts personnels. De 2003 à 2018, les recettes générées par les structures aéroportuaires pouvaient construire un nouvel aéroport. C’est triste le comportement de nos ministres.  Et demain, la RCA est condamnée à rester à la traine des autres pays, lanterne rouge de la planète. Nous espérons que le ministre Arnaud Doubay Abazène sera un bâtisseur, un innovateur, pour que l’aéroport Bangui-M’Poko retrouve ses lettres de noblesse. Notre aéroport court le risque d’être déclassé, au regard des pistes vétustes, de la clôture qui a du plomb dans l’aile. C’est pourquoi nous avons dit que c’est un aéroport de la commune de Golongosso. Pourquoi les cadres centrafricains manquent cruellement d’orgueil pour leur pays ? Pourquoi ce déficit ahurissant d’ambitions pour leur pays ? Tout doit-il venir du Chef de l’Etat ou du Premier ministre ? Pourquoi accepte-t-on d’être nommé ministre ? La fin du cauchemar en RCA n’est pas du tout pour demain.

Les Séléka ont pris pour prétexte que leurs régions sont marginalisées. Mais une fois au gouvernement, les Séléka oublient leurs régions. La logique gastronomique prime sur les projets de reconstruction. Leurs représentants au gouvernement ne poussent jamais la barque régionale, la décentralisation et la régionalisation. Avoir une voiture luxueuse, un bureau climatisé, arrondir ses poches, c’est tout ce qui les préoccupe. La misère morale et intellectuelle est ahurissante en RCA, au comble du désespoir.

Julien BELA

 

 

Décret N°19.064

portant nomination du Haut Commissaire à la Jeunesse Pionnière Nationale

Le Président de la République, Chef de l’Etat

Décrète :

 

Art. 1er : Monsieur Armel NINGATOLOUM SAYO est nommé Haut Commissaire à la Jeunesse Pionnière Nationale avec rang et prérogative des ministres délégués

 

Art. 2. Le présent décret qui abroge toutes dispositions antérieures contraires et qui prend effet à compter de la date de sa signature, sera enregistré et publié au Journal Officiel.

 

Fait à Bangui, le 03 mars 2019

 

Professeur Faustin Archange Touadéra.

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LE GSTC ECRIT AU MINISTRE DES FINANCES ET DU BUDGET RELATIF A

L’APPEL A CANDIDATURE AU POSTE DE L’AGENT COMPTABLE CENTRAL DU TRESOR

Dans une note adressée à l’intention du ministre des Finances et du Budget, par le Groupement Syndical des Travailleurs de Centrafrique (GSTC) du Trésor, datée de Bangui le 25 février 2019 et signée par son Secrétaire Général Firmin Zoh Ponguélé, il est dénoncé ce qui suit : « En effet, la structure de l’Agence Comptable du Trésor (ACT) a été créée en 2015 en vue d’améliorer le système de la comptabilité du Trésor Public qui peine à élaborer un compte de gestion.

Un appel à candidature a été lancé. A cet effet, deux (2) étrangers ont été admis à ce test d’appel à candidature. Suite au renoncement du premier (1er) de la liste, le deuxième (2ème), en la personne de Rémi Kossouho, a occupé le poste de l’Agent Comptable du Trésor durant trois (3) ans. Malgré les difficultés, il a su se donner le meilleur de lui-même pour arriver à un résultat en produisant un compte de gestion fiable. Et ceci, compte tenu de ses expériences professionnelles accumulées pendant trente (30) ans dans les institutions de son pays ainsi que dans les institutions internationales.

Son départ allait laisser un vide mais un centrafricain, pas le moindre, ressortissant de l’Ecole Nationale de Services du Trésor (ENST) de Paris en France qui a occupé successivement des postes de Directeur de la Dette et des Participations, Directeur Général du Trésor et de la Comptabilité Publique, Directeur de Cabinet au ministère des Finances et du Budget puis Premier (1er) Coordonnateur Adjoint de l’Inspection Générale des Finances, lui a  succédé.

Grande fut notre étonnement, quand nous avons appris que Chérubin Marcel Yérada a reçu une notification de fin de contrat, au motif de travail peu satisfaisant, alors que ce dernier a pris service à peine une  année. Il est à noter que ce comptable avait, à un moment donné, pris congé de la Comptabilité Publique pour ne faire que de la gestion globale de l’Administration.

Aussi, le résultat que nous souhaitons tous, obéit à une certaine règle et un ensemble de dynamiques dans le travail. Chérubin Marcel Yérada seul, ne peut parvenir à un résultat, car c’est un travail d’équipe. Son Fondé de Pouvoirs qui a été formé par Rémi Kossouho depuis trois (3) ans, travaille en vase clos, paie des titres, prend des décisions sans rendre compte à son chef hiérarchique. A la fin, c’est à l’Agent Comptable de rendre compte de cette même gestion, pas à son Fondé de Pouvoirs. C’est une situation à éclaircir du point de vue de gestion de la chose publique.  Fort de tout ce qui précède, le GSTC vous prie humblement de reconsidérer votre position en accordant une nouvelle chance à Chérubin Marcel Yérada pour l’honneur de l’institution. Tel est, Monsieur Le Ministre, l’objet de la présente note que nous avons l’honneur de vous soumettre pour appréciation et décision ».

Avec de tels genres de comportements rétrogrades, comment la RCA peut-elle se mettre sur de bons rails, pour son véritable développement socio-économique durable ? Comment ne faire confiance qu’à des élites et cadres étrangers en défaveur des élites et cadres centrafricains, voire même à de hauts postes de responsabilité dans l’Administration Publique ? Aujourd’hui, est-ce faisable  sous d’autres cieux ? Autant d’interrogations qui dépassent tout entendement humain. A vrai dire, « le mal centrafricain, c’est le centrafricain lui-même ».

Précisons que les ampliateurs de cette note sont le Président de la République, Chef de l’Etat et le Premier Ministre, Chef du Gouvernement.

 

 

Le Petit YEKOA 

 

 

Huit femmes soit 22% reprEsentEes dans le gouvernement Ngrebada

Huit (8) femmes au total sont nommées dans le gouvernement Ngrébada, soit environ 22,22%, dans le gouvernement dit « gouvernement inclusif ». Le nombre des femmes dans le gouvernement a augmenté contrairement à l’ancien gouvernement de Sarandji 1 et 2 où le nombre de femmes était entre 3 et 4, une faible représentativité des femmes dans l’exécutif.

Cette augmentation des femmes dans le gouvernement Ngrébada est exigée par la loi de parité adoptée en novembre 2016 par l’Assemblée Nationale. Loi qui exige 35% des femmes dans les instances de prises de décisions en République Centrafricaine.  Depuis l’accession de Faustin Archange Touadéra à la magistrature suprême de l’Etat, c’est pour la première fois que le nombre des femmes dans le gouvernement a connu une augmentation.

Il s’agit de la Ministre de la Défense nationale, Marie Noëlle Koyara, Virginie Baïkoua de l’Action Humanitaire, Sylvie  Baipo Temon des Affaires Etrangères, Aline Gisèle Pana qui garde toujours son portefeuille de la Promotion de la Femme. Eugénie Ngbondo, chargée des Relations avec les Institutions de la République, Ginette Amara de la Recherche Scientifique, Gina Roosalem Ministre des petites et moyennes entreprises et Mireille Sanghami des Petites et Moyennes Entreprises, de I 'Artisanat et du Secteur informel.

Un pourcentage apprécié par une femme leader d’une organisation de la société civile qui voit déjà une volonté du gouvernement d’accorder une place importante aux femmes dans les instances du pays.

Le gouvernement Ngrébada est passé au-delà du quota exigé par la loi de parité même si sa promulgation tarde encore dans le pays. Selon cette loi de 2016, la question de compétence de la femme est aussi exigée.

 

RJDH

 

 

LES LEADERS DES PARTIS POLITIQUES ET LES RESPONSABLES DE LA SOCIETE CIVILE ONT AUSSI LE DEVOIR DE SENSIBILISER LEURS BASES SUR L’ACCORD DE KHARTOUM

La question de la paix en RCA ne concerne pas exclusivement les gouvernants mais aussi les gouvernés, car la paix est l’affaire de tout le monde. A cet effet, les leaders des partis politiques et les responsables des organisations de la société civile ont un rôle important à jouer pour le retour définitif de la sécurité et de la paix en RCA. Etant donné qu’ils sont plus proches de la population et vivent parmi elle, les leaders des partis politiques et les responsables des organisations de la société civile ont aussi le devoir de sensibiliser leurs bases (militants, adhérents et sympathisants) sur le contenu de l’Accord de paix et de réconciliation nationale de Khartoum au Soudan. Et ceci pour permettre au peuple centrafricain du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest de bien s’approprier et s’imprégner du contenu dudit Accord.

Après le dialogue gouvernement-groupes armés de Khartoum, nous estimons pour notre part que l’heure n’est plus aux débats stériles, aux querelles inutiles, à la division… au sein des Centrafricains. Nous devons tous nous mobiliser derrière cet Accord de paix et de réconciliation nationale de Khartoum, gage incontournable de la stabilité politique et sécuritaire de la RCA, facteur de la relance de l’économie nationale.

C’est à ce titre que nous exhortons les leaders des partis politiques et les responsables des organisations de la société civile de prendre le relais au gouvernement en s’investissant à fond dans la sensibilisation de leurs bases sur l’Accord de Khartoum, à travers tout le pays. Car, « la paix n’a pas de prix », n’est-ce pas ?

 

Le Petit YEKOA

 

 

LES DEPUTES CENTRAFRICAINS, INFORMES SUR LA CULTURE DE

CHAMPIGNONS PAR LE PROJET DE TECHNOLOGIES DE JUNCAO (CHINE)

Un atelier d’une demi-journée s’est déroulé ce lundi 04 mars 2019 dans l’hémicycle de l’Assemblée Nationale. Organisé par le projet de technologies de JUNCAO (Chine), l’objectif  de cet atelier est d’informer les députés de la nation sur le bien fondé de la culture des champignons non seulement en Chine, mais également dans d’autres pays du monde.

En marge d’un sommet économique  qui s’est déroulé en Chine en septembre 2018, regroupant les chefs d’Etat de plusieurs pays, le président centrafricain, Professeur Faustin Archange Touadéra  a visité le Centre de technologies de JUNCAO. Celui-ci a voulu que cette technologie soit développée dans son pays.  « Ce projet vise à concrétiser la coopération agricole entre la République Populaire de Chine et la République Centrafricaine », a déclaré Chen Dong, ambassadeur chinois en RCA, au cours du discours qu’il a tenu devant les honorables députés de la nation en deux longues (chinoise et française).

Cette nouvelle technologie qui consiste à faire pousser les champignons en huit (8) jours « contribue à la lutte contre la pauvreté, la famine, le chômage…, mais d’autre part, protège l’environnement », toujours  selon l’ambassadeur chinois en RCA, Chen Dong qui a fait savoir que ce projet est opérationnel dans plusieurs pays, entre autres l’Afrique du Sud, le Rwanda, la Guinée. Ce dernier a conclu que « la Chine est toujours aux côtés de la RCA et mène des actions concrètes pour le développement du peuple centrafricain ».

Il faut retenir que cette technologie chinoise a des impacts sur les plans environnemental et humanitaire : elle protège l’environnement et permet de lutter contre la pauvreté, la famine, le chômage etc. Il était ressorti clairement des exposés qui ont été présentés respectivement par les docteurs Lin Zhanxi et Lin Dongmei que cette culture de champignons en Chine et dans d’autres pays, a permis de développer le secteur de l’agriculture et  l’élevage, et favorise le développement économique d’un Etat.

« Pour nous les députés qui sommes les premiers acteurs du développement du monde rural, nous sommes convaincus que dès l’année prochaine, cette culture deviendra une réalité dans chaque préfecture de la RCA », a souhaité le premier secrétaire parlementaire au nom de ses collègues députés. Laurent Ngon-Baba, président de l’Assemblée Nationale voit la société chinoise véritablement transformée, à travers cette culture : « il y a de cela cinq jours, les députés se sont réunis pour s’informer sur la culture chinoise en faveur des jeunes. Aujourd’hui, nous sommes encore informés sur la culture des champignons. La société chinoise est véritablement transformée. Ce projet a des impacts sur les plans environnemental, humanitaire. C’est quelques chose de très important pour la lutte contre la pauvreté, la famine, le chômage, la misère… »

Le président de l’Assemblée Nationale a, par ailleurs, remercié le gouvernement chinois qui ne cesse de ménager aucun effort pour soutenir les autorités centrafricaines et a souhaité que la relation entre l’Assemblée Nationale centrafricaine et celle de la République Populaire de la Chine soit davantage renforcée.

 C’était conformément aux Objectifs du Développement Durable (ODD), fixés par les Nations Unies  que le projet de technologies de JUNCAO a été créé en Chine en  2006.

Bénistant MBALLA

 

 

Décret N°19.065

Portant nomination d’un Directeur de Cabinet et d’un Directeur de Cabinet Adjoint à la Primature

Sur proposition du Premier ministre, Chef du Gouvernement,

 le Président de la République, Chef de l’Etat

Décrète :

Art. 1er : Sont nommées Directeur de Cabinet et Directeur de Cabinet Adjoint à la Primature, les personnalités dont les noms suivent :

· Ministre Directeur de Cabinet : Monsieur Dominique Désiré HERENON 

 

· Ministre Délégué Directeur de Cabinet Adjoint : Madame Laetitia ANDIWAN GOUKORO

 

Art. 2. Le présent décret qui abroge toutes dispositions antérieures contraires et qui prend effet à compter de la date de sa signature, sera enregistré et publié au Journal Officiel.

 

Fait à Bangui, le 03 mars 2019.

Professeur Faustin Archange Touadéra.

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LA FRANCE REFUSE LE RWANDA A LA TETE DES OPERATIONS DE LA MINUSCA ET VEUT FAIRE INSTALLER UN FRANCO-SENEGALAIS

Le peuple doit être prêt à prendre les rues si le Rwanda ne s’installe pas à la tête des opérations de la Minusca. Cela est une question de vie ou de mort.

Le peuple centrafricain ne doit pas jouer avec le dernier virage. La France ne veut plus du Président Touadéra et de Sarandji. Elle se prépare à mettre en place le scénario Ivoirien, à étouffer au maximum le président Touadéra en mettant des Français en tête des institutions comme le FMI et autres, pour avoir une main mise sur les prochaines élections. Les Centrafricains et les panafricanistes doivent prendre leurs responsabilités, car l’Union Africaine dirigée par le Président Egyptien Al Sissi et la France veulent créer le chaos et ramener les Centrafricains en arrière. "Le peuple doit dire non à la France, c’est pour cela que tous les Centrafricains doivent se retrouver dans les rues, devant la MINUSCA pour empêcher l’arrivée d’une autre personne en dehors du Rwanda", ont indiqué des leaders panafricanistes, qui ont poursuivi, "Le peuple Centrafricain doit réclamer le Rwanda à la tête des opérations de la Minusca. N'ayons pas peur car cela est une question de vie ou de mort. Si nous ne voulons plus avoir des Alindao BIS, il est temps de prendre nos responsabilités. Désormais la rue nous appartient et nous allons nous défendre les mains nues. Le Président Touadéra est notre choix et il est l’espoir de la Jeunesse", explique un leader de la société civile.

Ong LCDA , Wengué Brice Olivier

 

 

QUEL ROLE JOUENT LES USA DANS LA CRISE CENTRAFRICAINE ?

LES ETATS-UNIS NE SONT-ILS PAS DANS UN ROLE DE NON ASSISTANCE

A PERSONNES EN DANGER ?

 

Pourquoi les USA n’interviennent pas militairement pour sauver les Centrafricains contre les terroristes ?

Le rôle que jouent les USA en Centrafrique reste très floue et ambigu. Comment comprendre que les USA qui combattent le terrorisme dans le monde sous toutes ses formes, puissent tomber dans le jeu des terroristes qui massacrent le peuple Centrafricain ? Les attaques du 11 Septembre ne sont-elles pas semblables aux attaques d’Alindao, de Bambari etc... ? N’est-ce pas le même mode de fonctionnement,  surprendre et tuer ? Non, cela n’est pas juste. Les USA, dans leur document publié concernant la nouvelle politique Africaine, sont complètement le contraire de leur fonctionnement en République Centrafricaine. Le peuple Centrafricain a droit à la vie comme le peuple Américain. Les Centrafricains ne demandent pas à être assistés à vie comme s’ils étaient incapables de prendre leur destin en main. La seule chose qu’ils demandent est la libération totale de leur territoire par les groupes terroristes appelés aujourd'hui par la France, groupes armés. Le peuple Centrafricain peut s’investir dans plusieurs domaines comme l’agriculture, l’élevage etc... Car la terre de la RCA est très fertile. Si les USA concentrent les dépenses qu’ils donnent aux ONGs étrangères en RCA, dans l’option de libération du territoire Centrafricain, cela coûtera beaucoup moins et sera mieux apprécié par le peuple Centrafricain.

Coalition Afrique Engagée

Kemonde Guus israël

 

 

LA POLITIQUE AFRICAINE DES USA EST LOIN D’ETRE CELLE APPLIQUEE EN CENTRAFRIQUE

Pourquoi la grande puissance américaine, tête de liste pour combattre le terrorisme dans le monde, assiste depuis des années aux massacres du peuple centrafricain par des terroristes appelés aujourd'hui groupes armés et soutenus par la France ?

Les USA, doivent prendre leurs responsabilités en RCA. Les Américains font beaucoup de dépenses qui, en vérité, devraient être utilisées pour contribuer au développement de la RCA. Le manque d'implication efficace et engagée des Américains fait d'eux, les partenaires méconnus de la crise Centrafricaine. Avec un investissement de plus de 500 millions de dollars en 4 ans, le peuple Centrafricain jusqu'à ce jour, se pose la question de savoir, quel rôle joue les USA dans la crise ? Pourquoi  ne mettent-ils pas fin à cette crise ? Pourquoi investir tant de millions de dollars dans l'humanitaire, alors qu'il est plus simple pour les USA de neutraliser les terroristes et contribuer au développement économique de la RCA ? Pourquoi combattre le terrorisme en Syrie, en Irak, partout dans le monde et vouloir dialoguer avec des terroristes qui massacrent un peuple dont le président est démocratiquement élu ? Pourquoi déployer de gros moyens ailleurs alors que le peuple Centrafricain a juste besoin de sa liberté ? La jeunesse Centrafricaine réclame un avenir meilleur. Comment les USA acceptent d'assister à tous ces crimes sans pouvoir y mettre fin ? Sont-ils complices des terroristes ? Les USA sont-ils les parrains des terroristes sur le continent Africain ? Ou bien, sont-ils tombés dans le piège de la dénomination ?

Ailleurs, ce sont des terroristes et en Afrique des groupes armés, deux poids, deux mesures.

Ong Nouvelle Afrique , Kibinda Giles Geoffroy

 

 

ALGERIE : LA CANDIDATURE DE BOUTEFLIKA DEPOSEE AU CONSEIL

CONSTITUTIONNEL

Malgré les manifestations, Abdelghani Zaalane, le directeur de campagne d'Abdelaziz Bouteflika, a annoncé ce dimanche 3 mars, avoir déposé le dossier du président sortant, hospitalisé en Suisse, au Conseil constitutionnel.

La candidature du président algérien Abdelaziz Bouteflika à un cinquième mandat lors de la présidentielle du 18 avril, dont la perspective a déclenché une contestation massive, a été déposée dimanche au Conseil constitutionnel, a déclaré sur place son directeur de campagne. Peu avant, Bouteflika s’est engagé à ne pas terminer son mandat s’il est réélu le 18 avril en organisant dans un délai qu’il n’a pas fixé une présidentielle anticipée à laquelle il ne se représentera pas.

C’est son directeur de campagne Abdelghani Zaalane qui s’est chargée de déposer le dossier de Bouteflika, hospitalisé il y a exactement une semaine en Suisse et dont le retour n’a toujours pas été annoncé. « Le candidat Abdelaziz Bouteflika m’a mandaté, conformément à (…) la loi électorale pour déposer sa candidature à l’élection présidentielle », a déclaré M. Zaalane devant la presse au Conseil constitutionnel, avant de donner lecture d’une lettre de Bouteflika, dont des extraits avaient été lus auparavant par la présentatrice du journal de la télévision nationale.

« Une élection présidentielle anticipée »

« J’ai écouté et entendu le cri du cœur des manifestants et en particulier des milliers de jeunes qui m’ont interpellé sur l’avenir de notre patrie », y assure le président, élu pour la première fois en 1999 et réélu sans discontinuer depuis.

Ces jeunes « ont exprimé une inquiétude compréhensible (…) J’ai le devoir et la volonté d’apaiser les cœurs et les esprits de mes compatriotes » et de répondre à « leur exigence fondamentale (…) le changement du système », poursuit le président algérien.

« Si le peuple algérien me renouvelle sa confiance » le 18 avril, « je prends solennellement devant Dieu, et devant le peuple algérien » l’engagement d’organiser « une élection présidentielle anticipée » dont la date sera arrêtée par une « conférence nationale » mise en place après le scrutin, annonce-t-il.

« Je m’engage à ne pas être candidat à cette élection qui assurera ma succession dans des conditions incontestables de sérénité, de liberté et de transparence », ajoute Bouteflika. La « conférence nationale » devra « débattre, élaborer et adopter des réformes politiques, institutionnelles, économiques et sociales, devant constituer le socle du nouveau système », précise également Bouteflika.

Il a également annoncé qu’une nouvelle Constitution, consacrant « la naissance d’une nouvelle République » serait soumise à référendum.

Son directeur de campagne a affirmé que la candidature de Bouteflika avait recueilli 19 700 parrainages d’élus nationaux et locaux et plus de 5 millions de parrainages d’électeurs à travers le pays. Les formulaires de ces parrainages, arrivés dans plusieurs fourgons, ont été déposés dimanche soir au Conseil constitutionnel.

Dans la journée, des centaines d’étudiants ont à nouveau protesté, sans incident, dans la rue et sur les campus, à Alger et dans plusieurs villes du pays, contre la perspective d’un cinquième mandat de Bouteflika, 48 heures après des manifestations monstres à travers l’Algérie.

« Bouteflika, dégage! », « Algérie libre et démocratique », ont scandé les manifestants, de nombreux automobilistes klaxonnant au passage en signe de solidarité. Bouteflika est le huitième candidat à déposer son dossier devant le Conseil constitutionnel, qui doit statuer sous dix jours sur la validité de ces candidatures. Aucun des candidats enregistrés jusqu’ici ne semble représenter une menace sérieuse pour sa réélection.

 

Jeune Afrique

 

 

 

DEMOCRATIE ET MEDIAS : PAS DE DEMOCRATIE SANS PRESSE LIBRE

La démocratie n’est pas un système politique parfait mais elle représente la meilleure alternative du gouvernement. Le système démocratique est préféré parce qu’il donne aux citoyens la possibilité de prendre des décisions capitales à travers des élections libres et équitables, pour contraindre le gouvernement à respecter ces dernières. Lors d’une élection libre et juste, les citoyens choisissent des représentants politiques qui défendront au mieux leurs intérêts. Grâce aux élections, les citoyens ont la possibilité de choisir le politicien et le parti politique en qui ils ont confiance pour subvenir à leurs besoins, en cas d’arrivée au pouvoir. Dans une élection démocratique, chaque citoyen en âge de voter (18 ans révolus) a le droit de voter pour ou contre le gouvernement en place. Ce droit figure dans l’article 21 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme des Nations Unies. Cet article stipule que : « chaque individu a le droit à la libre expression, y compris le droit de rechercher, recevoir et transmettre les informations et les idées par le biais de n’importe quel média et sans limites ».

Il est difficile de garantir la démocratie sans l’existence d’une presse libre et professionnelle. A cet effet, les médias sont le moyen le plus efficace pour informer le peuple sur les élections et les choix politiques. Ils ont besoin d’être libres afin de réaliser objectivement des reportages consacrés aux campagnes électorales de chaque parti politique, car les médias permettent aux électeurs de discerner les différences entre chaque parti politique. Ils doivent aussi fournir aux électeurs les mêmes informations sur le processus électoral. Les médias doivent par ailleurs s’interroger sur la transparence des élections et informer librement les électeurs sur l’ensemble du processus électoral et des éventuels dysfonctionnements afin d’y remédier rapidement.

Les médias ont aussi le droit de demander au régime en place et à l’opposition démocratique des comptes concernant leurs agissements lors du mandat précédent. Car, les citoyens ont le droit de savoir comment le gouvernement a géré le pays depuis les dernières élections et quelles ont été les alternatives proposées par l’opposition pendant cette période : Le gouvernement a-t-il construit des ponts et des écoles qu’il avait promis ? Les zones rurales ont-elles été fournies en eau potable en fonction de leurs besoins ? Le gouvernement était-il à l’écoute des bonnes propositions de l’opposition, des femmes et des minorités ?

Tout cela nous amène à conclure qu’il existe une relation étroite entre la démocratie et les média libres. L’une exige l’autre. Une presse libre assurera une élection équitable et démocratique. Un gouvernement élu démocratiquement protégera la liberté des médias.

 

Le Petit YEKOA

Toutes les infos du Lundi 04 Mars. 2019

Cm n 2910 du lun 04 mars 2019

TOUADERA ET NGREBADA ECOUTENT LEUR PEUPLE : UNE VERITABLE CURE DE DESINFECTION DE LA PRIMATURE ET DU SANG TOTALEMENT NEUF

La RCA a désormais un vrai Premier ministre, chef du gouvernement, ouvert, accessible, homme de dialogue et de paix. Le gangstérisme gouvernemental, la férocité verbale, ont cédé la place à la civilisation moderne, humaine et humaniste. Le peuple centrafricain, la Communauté internationale, la presse, se réjouissent de ce que le Président de la République, Chef de l’Etat, a entendu leur gémissement plaintif, et a réagi en conséquence pour débarrasser le plancher politique d’un fardeau encombrant et insupportable. La nomination de Firmin Ngrébada est un véritable soulagement national et international, du sang neuf pour insuffler une nouvelle dynamique, remettre la bonne gouvernance sur les rails et mener une lutte acharnée contre la corruption, les mauvaises pratiques et un accent sur le travail.

Firmin Ngébada n’a pas un chèque à blanc. Il a mis en terre la semence de la paix. Il doit s’armer de courage, de patience et de lucidité, pour arroser jour et nuit, afin que la paix germe, grandisse et produise du fruit. Les fruits de la paix sont juteux, délicieux et nourrissants pour la nation entière. Après trois (3) ans de pilotage à vue, de stagnation, de perte de vitesse, la RCA peut relever la tête. L’arrivée du Vice-président de la Banque Mondiale coïncide avec la nomination de Firmin Ngrébada comme Premier Ministre. Ce n’est pas une coïncidence fortuite, mais tout concourt aux biens de ceux qui aiment Dieu et la paix. Six cents (600) millions de dollars octroyés par la Banque Mondiale, Firmin Ngrébada est un oiseau de bon augure, un porte-bonheur, une galaxie en rose pour les Centrafricains.

Les choses sérieuses, délicates, disons-nous, ne font que commencer. Un décret du Chef de l’Etat vient de rendre public les ingrédients de la paix. Des hommes et des femmes, notamment la jeunesse, qui vont aider Ngrébada dans l’arrosage du jardin de la paix. La guerre est comme une maladie. Elle attaque très vite, mais s’en va très, très lentement. La paix est aussi comme la santé qui revient très lentement, mais sûrement. Il faut une forte dose d’humilité et de patience, de flexibilité et de tolérance, pour reconvertir les cœurs blessés en cœur de tolérance, de douceur, de pardon, de réconciliation et de cohésion sociale. Pour en arriver là, il faut de vrais hommes d’Etat, des diplomates, des hommes dont la langue brise la rigidité, bref des hommes de vertu. Il va sans dire que Ngrébada ne va pas mélanger les habits neufs avec les habits sales et usés.

L’équation est complexe du côté des groupes armés dont les leaders ne comprennent pas grand-chose au fonctionnement d’un Etat. La RCA ne vit pas en autarcie. Elle est soutenue et accompagnée par la Communauté internationale qui a un droit de regard sur le fonctionnement du pays. Il ne suffit pas d’envoyer une liste pour que tous soient au gouvernement. Le savoir a atteint un seuil inqualifiable aujourd’hui. Le monde évolue à une vitesse vertigineuse. Tous ces éléments concourent à la nomination d’un membre du gouvernement. Il faut des cadres compétents, capables d’échanger avec les partenaires au développement. Le chef de l’Etat Faustin Archange Touadéra, est un professeur agrégé, peut-on retrouver dans son gouvernement des gens qui n’ont que Certificat d’Etude Indigène, le CEPE, voire le baccalauréat et la licence ? Le minimum en termes de référence intellectuelle est le doctorat. Et les docteurs sont