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Toutes les infos du Mercredi 16 Janvier. 2019

Cm n 2877 du mer 16 jan 2019

LA GOUVERNANCE EST EXECRABLE : SIMPLICE MATHIEU SARANDJI DOIT DEMISSIONNER POUR INCOMPETENCE NOTOIRE ET INCAPACITE AVEREE

La question sécuritaire absorbe totalement le chef de l’Etat. Il s’y emploie de nuit et de jour. Les coups de gueule des bandes armées sont au quotidien. De ce point de vue, la gouvernance revient au premier ministre, le manager de l’administration centrafricaine. Malheureusement, la gouvernance est exécrable. Les mauvaises pratiques se sont amplifiées. Les détournements laissent indifférent un premier ministre. Et pourtant, dès son investiture, le chef de l’Etat a lancé un mot d’ordre : LA RUPTURE. Pourquoi la rupture ? Avec qui ? Avec quoi ? Les nominations de complaisance remplacent les nominations de compétence. On ne favorise que ses proches et les gens de sa région. Alors que Touadéra a été élu sur l’ensemble du territoire national. Aucune rigueur, aucune transparence dans la gestion de la chose publique. Selon nos investigations, c’est le premier ministre qui propose les nominations.

La démission du Secrétaire Général du RCPCA est un coup dur pour le régime Touadéra. Démissionner n’est jamais centrafricain. Il faut avoir une haute culture de la probité, le sens de l’honneur, de la crédibilité, pour dire non et démissionner. Le premier ministre Sarandji va faire couler à pic le mandat de Touadéra. On ne gouverne jamais un Etat avec des sentiments, le copinage, l’amitié. Tous les régimes en RCA ont en commun cette déformation congénitale. Or, le cas Kagamé au Rwanda doit inspirer Touadéra et son premier ministre, qu’il faut la carotte et le bâton en même temps. Touadéra va échouer lamentablement à cause d’un premier ministre effacé, inexistant, incompétent, dépourvu de toute vision de la gouvernance. Touadéra le maintient contre vents et marées, à ses risques et péril.

Il suffit de faire un tour au sein des administrations pour se rendre compte que les agents et fonctionnaires de l’Etat ne travaillent pas comme il se doit. A partir de 12 heures, les bureaux se vident au profit des Nganda ou Yabanda, Kpété, brochettes deviennent les claviers du ventre. Les salaires sont payés à terme échu à des gens qui ne font rien, à peine deux (2) heures au bureau et cinq heures dans les lieux de détente. Les détournements sont légion, mais cela ne fait ni chaud, ni froid à un chef de gouvernement, responsable devant le Chef de l’Etat et l’Assemblée Nationale, de toute l’administration centrafricaine. Les ministres, dans la grande majorité, font du pilotage à vue. Si feuille de route il y a, les ministres doivent être évalués, pour plus de résultats, plus de visibilité, plus de concret dans les actions gouvernementales. Personne ne rend compte, personne ne communique, c’est un laisser-aller suicidaire pour Touadéra qui aura des comptes à rendre au peuple centrafricain. Si Touadéra poursuit sur le chemin des sentiments, du copinage, les carottes sont cuites pour toujours.

L’Etat centrafricain fait cinq (5) millions d’individus, d’âmes, parmi lesquels les électeurs. L’individu s’efface devant la gouvernance de l’Etat. C’est ce que fait le président Rwanda Paul Kagamé. Sankara a réduit de manière drastique le train de vie de l’Etat, pour relancer l’économie du Burkina Faso. Il n’y a pas que la guerre à gérer. Beaucoup de projets, déjà financés ne sont nullement mis en œuvre. Personne ne s’interroge, personne ne bouge, alors que c’est le premier ministre et son gouvernement qui doivent rendre compte de l’état d’avancement des projets. Si Touadéra a l’ambition de briguer un second mandat, qu’il se réveille maintenant pour détecter l’oiseau rare, un vrai chef d’orchestre du gouvernement, qui peut harmoniser et donner un son agréable à entendre, c’est-à-dire une bonne musique.

Dès sa nomination, Sarandj faisait des incursions dans les départements ministériels. Nous avions cru que c’était l’homme de la situation, mais hélas, la RCA est très vite retombée dans ses péchés originels. Les instances de contrôle de l’Etat ne sont pas activées et motivées pour assumer la transparence, la gestion saine des affaires publiques. Quelqu’un détourne les deniers publics ici, on le nomme là-bas. Que devient donc la rupture ? Après trois ans de gouvernance, la rupture n’est toujours pas une réalité concrète. Qui doit traduire la rupture en culture, en mode de gestion, dans les faits et gestes des agents et fonctionnaires de l’Etat, depuis le ministre au planton, jusqu’aux cultivateurs, éleveurs et artisans de tous bords ? La rupture est-elle un concept sans contenu ? Touadéra doit expliquer en quoi consiste la rupture, quel est son contenu. Est-ce faire pire que par le passé ? Cultiver la médiocratie à l’exponentiel ?

En termes de gouvernance, les signaux sont au rouge. Il faut un premier ministre capable de révolutionner la gouvernance, de mettre les Centrafricains au travail, de communiquer avec le peuple, de moderniser les esprits et d’imprimer la culture du progrès. Un second mandat est tributaire de la vraie rupture, de la rigueur, de la main de fer, de la transparence. Si sur le plan sécuritaire, il y a un objectif à atteindre, à savoir la paix, sur le plan de la gouvernance interne, il doit y avoir des objectifs fixés à atteindre. Personne ne sait où le gouvernement Sarandji nous entraîne. Tout porte à croire qu’il n’y a dans ce pays que la présidence, l’Assemblée Nationale et les nouvelles institutions. Le gouvernement n’existe pas. Les projets financés fonctionnent selon les caprices des entreprises qui ont gagné le marché. Aucune pression du gouvernement pour faire avancer les choses. Le premier ministre ne sera jamais devant le peuple pour rendre compte d’un mandat de cinq ans. Touadéra seul sera dans la balance et le peuple verra et jugera de quel côté penche la balance. Il y a quelques grammes de vérité dans les propos de l’opposition qui doivent sonner comme un avertissement.

 

Julien BELA

 

 

 

« JE NE SUIS QU’UN BERGER. ON M’A CONFIE UNE MISSION ET JE SUIS ENTRAIN D’EXECUTER », DIXIT SIDIKI

 

La crise centrafricaine est très complexe, disait un humanitaire travaillant en Centrafrique, lors d’une conférence de presse. C’est ce que nous vivons aujourd'hui. Depuis que la coalition Séléka de Djotodia a enclenché la crise centrafricaine en décembre 2012 dans la ville de Ndélé, jusqu’à la prise du pouvoir de Bangui le 24 mars 2013, le territoire centrafricain est envahi par les mercenaires tchadien, soudanais, nigérien, camerounais et autres. Nous citons entre autres Nourredine Adam, Mahamat Alkhatim, Ali Daras, Sidiki. Ces mercenaires étrangers à la solde de certaines puissances de ce monde, dont la France et le Tchad, excellent dans les exactions de tout genre contre les populations centrafricaines. Du Haut-Mbomou à l’Ouham-Péndé en passant par le Mbomou, la Basse-Kotto, la Ouaka, la Nana-Gribizi, la Haute-Kotto, la Bamingui-Bangoran, la Vakaga, pour ne citer que ces préfectures, les combattants Séléka soutenus mordicus par leurs parrains, sèment la terreur et la désolation au sein du peuple centrafricain. Il ne se passe pas un jour sans que des cas de violence ne soient signalés. Ce n’est pas le fruit du hasard.

« Je ne suis qu’un berger. On m’a confié une mission et je suis entrain d’exécuter », avait déclaré Sidiki le leader des 3R (Retour, Réclamation, Réhabilitation) lors de la tournée des députés dans les préfectures de l’Ouham-Péndé, Ouham et Nana-Mambéré, pour une solution à la sortie de crise dans cette région. C’est au cours de leur entretien avec Sidiki que ce dernier, s’exprimant en peuhl car ne parlant ni français ni sango, les langues officielles de la RCA, a avancé de tels propos. Sidiki n’est pas passé par quatre chemins pour dire la vérité en face de ces élus de la nation. C’est autant dire que Sidiki est téléguidé de loin par des mains obscures. Etant un berger comme il l’a si bien dit, il devait s’occuper de son cheptel bovin. Comme on lui a confié une mission, il est obligé de l’assumer contre son propre gré.

C’est clair, précis et net, les leaders des groupes armés qui persistent et signent dans la violence à ce jour, sont téléguidés, soutenus, dotés en armes et munitions par certains pays pour déstabiliser la RCA. N’étant pas parvenus à leurs fins, raison pour laquelle ces leaders Séléka continuent d’occuper les villes de la RCA tout en tuant, massacrant les populations civiles, incendiant des villages entiers et exploitant frauduleusement les richesses du sol et sous-sol de notre pays. Tous les efforts déployés par les autorités du pays et la communauté internationale sont voués à l’échec à cause de ces pays qui tirent la ficelle vers eux, à travers les combattants Séléka.

Sidiki, un berger camerounais, un individu dont le métier est de paître les bœufs, peut-il en un quart de tour devenir un chef rebelle ? Combien gagne-t-il par mois pour pouvoir acheter des armes et munitions en quantité industrielle afin d’équiper ses hommes sur le terrain ? Avec les moyens dont il disposait quand il était berger, il ne pouvait constituer une rébellion. Si Sidiki lui-même a dit qu’il est entrain d’exécuter la mission qui lui est confiée, allez-y comprendre.

Des véhicules 4x4, des armes neuves et sophistiquées, des munitions qu’il a réceptionnés ces derniers temps en provenance du Tchad, sont destinés à finaliser sa mission. Sidiki, ses fournisseurs et ses complices ne parviendront jamais à réaliser leur projet machiavélique en RCA. Dieu est avec le peuple centrafricain. Tous ceux qui, de près ou de loin, manipulent les groupes armés, précisément les factions Séléka, seront anéantis et neutralisés par Dieu Tout-Puissant à cause de la prière que les Centrafricains élèvent vers le Créateur. Sidiki est un berger camerounais. Quoiqu’il fasse, la mission qui lui est confiée sera vouée à l’échec. Comme Dieu a dit, « tu es poussière, tu retourneras à la poussière », Sidiki retournera comme berger et ce sont ses bœufs qui se retourneront contre lui si

Toutes les infos du Mardi 15 Janvier. 2019

Cm n 2876 du mar 15 jan 2019

  FPRC-UPC EN DEBANDADE A BAMBARI : ALI DARASSA DEBUSQUE A BOKOLOBO, DETALE COMME UN LAPIN DEVANT LES FORCES SPECIALES PORTUGAISES

 

La coalition FPRC-UPC s’est heurtée à une farouche détermination de la Police Nationale (OCRB, CNS et FICU) en détachement commando avec le Directeur général de la Police Nationale. Pendant que la Minusca et les FACA traînent les pas, la Police centrafricaine passe à l’offensive et tient tête à la horde des égorgeurs du FPRC et de l’UPC, opposant une farouche résistance et une détermination sans faille, vaincre ou mourir. En face de la Police, les mercenaires tchadiens et soudanais recrutés par l’UPC de Ali Darassa, reconnaissables par leur morphologie. Un combat dur, féroce, à plein gaz, mais la police a maîtrisé ces barbares jusqu’à l’entrée en action des FACA des heures plus tard, puis la Minusca vers 15 heures, alors que les combats font rage depuis 9 heures du matin entre la Police et les rebelles.

La police reçoit ainsi des renforts avec l’entrée des FACA, puis la Minusca dans les combats. La Police est survoltée pendant que la coalition FPRC-UPC commence à battre en retraite. La Police et les FACA marchent sur les cadavres des barbares. C’est la déroute, la débâcle, et la course-poursuite s’engage. Ali Darassa et la coalition FPRC-UPC ne peuvent résister à l’hélicoptère de la Minusca qui crache le feu sur le crâne des croque-morts. L’étau de la coalition FPRC-UPC est desserré. C’est le sauve-qui-peut. Ali Darassa se réfugie à Bokolobo, son fief, son Etat-major. La défaite est cuisante, car Ali Darassa a abandonné ses troupes pour prendre la fuite. Mais et malheureusement, Ali Darassa n’aura pas le temps de s’asseoir que les forces spéciales portugaises débarquent en trombe et le prennent en chasse. Ali Darassa débusqué comme un lapin, prend ses jambes au cou en direction de Ngakobo. Est-il encore dans la localité, nous ne pouvons l’affirmer, mais nos investigations se poursuivent pour le localiser. Ce détachement de la police nationale sous commandement de son Directeur Général mérite un grade de plus, en guise de récompense pour son courage, sa détermination et sa témérité à toute épreuve.

Incroyable, mais pourtant vrai. un laboratoire d’intoxication ici à Bangui, fait office de secrétariat des groupes armés et accouche les communiqués de presse incendiaires avec des menaces, des ultimatums. Dès que le communiqué de presse est publié, ce laboratoire fait endosser le communiqué de presse par soit Ali Darassa, soit Abdoulaye Hissène, soit Nourredine Adam. On leur fait avaler le contenu argent comptant, alors qu’ils n’y sont pour rien. Ce sont des braves illettrés, des analphabètes endurcis qui n’ont de prouesse que la gâchette facile. C’est l’unique effort pour toute leur vie : savoir appuyer sur la gâchette pour tuer, massacrer, détruire. Ce sont des intellectuels aguerris, des universitaires ici à Bangui qui déversent leur venin sur du papier, signent et publient sur Face book aux noms des leaders des groupes armés, exclusivement de la coalition Séléka. Il n’y a pas de secrets dans ce monde et les murs, les arbres, le sol ont des oreilles en temps de crise. Une partie de ces intellectuels est au Km5, d’autres dans les coins de Bangui. C’est le cerveau intellectuel des crimes de la Séléka. C’est triste que ce soit des intellectuels qui se livrent à cette manœuvre criminelle. Le contenu est sans ambages : « Les préfets, sous-préfets et autres agents et fonctionnaires de l’Etat sont terrorisés, sommés de quitter leurs postes, sous peine des représailles ». Ces sorciers balancent des informations sur Face book et c’est la panique généralisée. Ils sont là à verser les larmes de crocodile, alors qu’ils sont les vrais sous-marins de l’horreur à Bambari, Alindao, Batangafo, partout où ils veulent semer la mort. Ils téléguident les groupes armés, leur dictent ce qu’ils doivent faire pour mettre le gouvernement en difficulté.

Leur coup d’Etat a lamentable échoué à Bambari. Le pouvoir de Touadéra est un don de Dieu. Tous ceux qui se liguent contre lui, tomberont sous ses pieds. Et la Cour Pénale Spéciale (CPS) a, dans le dossier des communiqués de presse, plaqué sur le front des groupes armés, une piste pour prendre des baleines, des requins dans son filet. L’épais brouillard qui couvre la crise centrafricaine, commence à se dissiper peu à peu et les manipulations seront à découvert. Les vrais ennemis du peuple centrafricain se croient invisibles, cette illusion tire à sa fin. Les Centrafricains connaîtront ceux qui tirent la souffrance du peuple en longueur, l’attisent en y mettant de l’huile. Leur fin est proche, et ce sera une honte nationale pour leurs enfants, leurs familles biologiques et politiques, de génération en génération, de savoir que leurs pères ont été des Prix Nobel de traîtrise, des criminels manipulateurs, des génocidaires devant leurs compatriotes et l’histoire. Cela colle à la peau pour l’éternité, car vous portez sur vous, tous les innocents massacrés pour rien, les paisibles paysans dont les maisons ont été incendiées.

La prise du pouvoir ne doit pas se faire sur le sang et les cadavres des Centrafricains. On ne gouverne pas des cadavres, des tombeaux, des cimetières, mais des populations vivantes qui travaillent pour leur propre progrès. La Cour Pénale Internationale (CPI), doit aussi s’intéresser à la source de ces communiqués de presse incendiaires qui sèment la terreur au sein de la population et surtout des agents et fonctionnaires de l’Etat au service du pays dans les différentes localités des provinces. C’est horrible, inhumain, diabolique. C’est le pavé dans la marre en ce début d’année 2019. Les industriels du cauchemar des Centrafricains seront bientôt à nu comme des vers de terre, face à leur conscience lourde, souillée de l’océan de sang du peuple centrafricain. « Tout se paie ici bas », dit un adage. La fureur des Centrafricains s’abattra sur ces damnés de la terre, ces excréments de l’enfer. Bravo à la police nationale !          

Julien BELA

 

 

 

 

RCA : LA RENCONTRE DE KHARTOUM FAIT PEUR AUX PRO-Français

«Si le dialogue aura lieu à Khartoum au Soudan, la Russie gagnera le pari », disent les uns et les autres. Malgré les tiraillements, l’Union Africaine et la communauté internationale ont finalement accepté que cette prochaine rencontre prévue pour la date du 24 janvier 2019 ait lieu à Khartoum. Ce qui explique que beaucoup de personnes, ennemis du peuple et de la République ont eu peur de l’implication de la Fédération de Russie dans le processus du rétablissement de la paix et de la réconciliation en République Centrafricaine.

L’Union Africaine a assez traîné la crise centrafricaine à longueur de journée : Libreville, Nairobi, Brazzaville, Ndjamena, Sant ‘Egidio, les accords de cessez-le-feu pleuvent, mais aucune lueur d’espoir ne se pointe à l’horizon. A cause de la non clairvoyance de l’Union Africaine, la crise centrafricaine est devenue un vrai pigeon voyageur et se complexifie du jour au lendemain. Tous les efforts consentis par le gouvernement et la communauté internationale pour ramener la paix en RCA semblent être peine perdue, à cause de l’insécurité qui gagne du terrain dans presque toutes les régions du pays.

C’est la course à l’enrichissement illicite des groupes armés en armes et munitions de guerre, malgré un soi-disant embargo qui pèse sur la RCA. Jour et nuit, les groupes armés, notamment les factions rebelles de la Séléka, se réarment tout en tuant, violant, pillant, braquant et incendiant en toute impunité. Et malgré cela, l’Union Africaine est toujours incapable de prendre une mesure qui s’impose, afin de mettre définitivement un terme à la souffrance du peuple centrafricain. Ce qui fait qu’aujourd’hui, le peuple centrafricains a perdu toute confiance à l’Union Africaine dans ses démarches de recherche de la paix en RCA, à travers ce dialogue en cours.

Pourquoi l’implication de la Fédération de Russie dans le processus du rétablissement de la paix et de la sécurité en RCA inquiète certaines personnes ? Voyons comment la Russie aide le peuple centrafricain à sortir définitivement de ces longues années de crise. Grâce au président russe Vladimir Poutine, l’embargo a été levé partiellement, favorisant ainsi la dotation des Forces Armées Centrafricaines (FACA) en armes et munitions de guerre. C’est à cause de ces armes fournies par la Russie à la RCA que certains éléments des FACA sont équipés et redéployés dans certaines villes du pays pour protéger les populations civiles. Le cas des villes de Bambari, Bangassou, Paoua…, suffit à nous édifier.

« On reconnait un vrai maçon au pied du mur », enseigne un proverbe africain. C’est le cas de la Russie qui, à peine arrivée en RCA, est au four et au moulin pour aider véritablement le peuple centrafricain à respirer un nouvel air. Les médecins russes sillonnent certaines régions du pays et offrent gratuitement des soins et des médicaments aux populations. En outre, la Russie organise des tournois de football dans les arrondissements de la ville de Bangui dans le but de réconcilier les communautés. Les exemples d’aides de la Russie en RCA sont nombreux comme les sables au bord de l’Oubangui pendant la saison sèche.

La Russie, au cours de sa première rencontre avec les groupes armés à Khartoum au Soudan, leur a fixé un délai, afin qu’ils puissent déposer définitivement les armes pour faire la paix. Chose qui n’a pas encore été faite par l’Union Africaine qui ne se contente que de caresser les rebelles dans le sens du poil. Les groupes armés eux-mêmes ont  accepté que la Russie soit désormais partie prenante au processus du dialogue en cours, visant à ramener la paix et la sécurité dans tout le pays. C’est pourquoi, la Russie a proposé que cette rencontre soit tenue à Khartoum. Mais bizarrement, cela n’arrange pas les ennemis de la paix qui veulent coûte que coûte écarter la Russie de ce pourparler. Est-ce à Addis-Abeba en Ethiopie avec l’Union Africaine que la crise sera définitivement résolue ? Nous pensons que non.

De mémoire de journaliste, Addis-Abeba a déjà accueilli un dialogue entre le gouvernement centrafricain et  les groupes armés. Mais cela n’a rien apporté dans le vécu des Centrafricains. C’est pour autant dire que ce n’est pas le lieu de la rencontre qui intéresse le peuple centrafricain, mais plutôt le contenu du dialogue en cours. C’est ce que les ennemis de la paix doivent apprendre à leurs dépens.

Amedé NGUETE

 

DEUX MIRAGES  2000 FRANçAIS ONT SURVOLE A BASSE ALTITUDE LE CIEL A BAMBARI : UN JEU DE CACHE-CACHE ENTRE LE CHAT ET LA SOURIS 

Selon des informations concordantes et fiables émanant de la ville de Bambari, chef-lieu de la préfecture de la Ouaka, « deux avions français de marque Mirage 2000, en provenance de N’Djamena au Tchad, ont survolé à basse altitude le ciel de cette ville. C’était le vendredi 11 janvier 2019. L’objectif de ce survol de l’espace aérien centrafricain par ces deux avions français de combat est de donner de la peur et de faire fuir de la ville de Bambari les combattants criminels de l’UPC d’Ali Darass, le tristement célèbre mercenaire nigérien ». D’où nous posons la question suivante : n’est-ce pas là un jeu de cache-cache entre le chat et la souris ?

Pour approfondir notre analyse au regard des précédentes interventions des troupes françaises en RCA, nous disons haut et fort, « qu’il y a anguille sous roche ». Et pour cause ? De tout temps, la France fait des simulacres d’interventions de ses troupes en RCA contre les groupes armés non conventionnels, en un mot les rébellions qui veulent déstabiliser ce pays. Mais en fin de compte, ces groupes armés parviennent toujours à s’emparer du pouvoir de l’Etat par les armes : les cas des coups d’Etat de Bozizé du 15 mars 2003 et de Djotodia du 24 mars 2013 sont plus révélateurs à ce titre. Car, leurs auteurs intellectuels sont la France et le Tchad d’Idriss Deby Itno.

Aussi, ne perdons pas de vue que la France et le Tchad sont les deux principaux pays qui fournissent des armes et munitions aux groupes armés, principalement les fractions Séléka pour massacrer et tuer les Centrafricains chez eux. Comment comprendre que ces deux mirages français n’ont pu pulvériser, bombarder les positions des éléments de l’UPC à Bambari ? Et pourquoi la France avait retiré ses troupes de l’ « Opération Sangaris » au plus fort de la crise militaro-politique que traverse la RCA, et quelques mois après l’investiture du président Touadéra ?

A y voir de plus près, il n’y a pas de fumée sans feu. Que la France cesse de distraire le peuple centrafricain avec les interventions masquées de ses troupes au pays du regretté président Barthélémy Boganda. Car, trop, c’est trop ! En l’absence des résultats positifs.

 

Le Petit Yékoa

 

 

RDC : LA PAGE KABILA NE SERA-T-ELLE PAS DEFINITIVEMENT TOURNEE AVEC L’ELECTION DE FELIX TSHISEKEDI ?

Après plus de dix-huit (18) années passées à la tête de la République Démocratique du Congo (RDC), le président Joseph Kabila, fils de Laurent Désiré Kabila qui a renversé le régime Mobutu, passera le flambeau à Félix Tshisekedi, fils d’Etienne Tshisekedi Wamulumba, un ancien opposant congolais décédé au mois de février 2017 à Bruxelles dont son corps n’est pas enseveli faute d’accord entre son parti l’UPDS, sa famille et le gouvernement actuel. Si la Cour Constitutionnelle de la RDC valide l’élection de Félix Tshisekedi, la page Kabila ne sera-t-elle pas définitivement tournée ?

Reports sur reports, les élections présidentielle, législatives et provinciales qui devraient en principe se tenir en décembre 2016, à la fin du mandat de Joseph Kabila, ont finalement eu lieu le dimanche 30 décembre 2018. A l’issue du scrutin présidentiel à un seul tour, l’opposant Félix Tshisekedi a été déclaré provisoirement vainqueur par le président de la CENI, Corneille Nangaa, le jeudi 10 janvier, aux alentours de 03 heures du matin, avec 38,57%, soit 7.051.013 voix. Arrive en seconde position l’opposant Martin Fayulu, soutenu par Jean Pierre Bemba Gombo, président du MLC, avec 34,8% (plus de 6.000.000 de voix). Emmanuel Ramazani Shadary, le candidat du Front Commun pour le Congo (FCC), désigné par Kabila pour lui succéder, vient en troisième position. Il obtient 23,8% des suffrages valablement exprimés, avec un peu plus de 4.000.000 de voix. A l’issue de ces résultats électoraux, Félix Tshisekedi devance Martin Fayulu de plus de 600.000 voix.

Au sein du parti UPDS et parmi certains Congolais, c’est la joie de voir pour la première fois l’alternance politique en RDC. Par contre, dans le rang des partis politiques de Fayulu et de Bemba, c’est la consternation, la colère. Après la proclamation des résultats provisoires de l’élection présidentielle par la CENI, Martin Fayulu a immédiatement réagi en parlant d’un putsch électoral. Le ministre des Affaires Etrangères de la France, Jean Yves Le Drian, évoque des « résultats non conformes ». La Conférence Episcopale des Evêques du Congo (CENCO) qui avait déployé plus de 40.000 observateurs sur le terrain dit aussi ne pas se reconnaître dans ces résultats. La Cour Constitutionnelle de la RDC parviendra-t-elle à résoudre correctement les contentieux électoraux pour proclamer définitivement le vainqueur de cette élection présidentielle d’ici la fin du mois de janvier ? Attendons de voir pour en dire plus. Les yeux des Congolais sont désormais rivés sur cette haute juridiction du pays.

A vrai dire, on s’achemine doucement mais sûrement vers la fin du régime Kabila. Dans l’une de nos parutions de l’année 2018, nous avions évoqué cet état des choses. L’ancien ambassadeur du Congo-Démocratique en poste à Bangui à l’époque s’est acharné sur le rédacteur Denis Lougoussou-Ngouvénda, l’auteur de cet article, le qualifiant de journaliste non professionnel. Que s’est-il passé aujourd’hui ? Joseph Kabila dirigera-t-il la RDC dans les prochains jours ? Son dauphin, Emmanuel Ramazani Shadary, a-t-il remporté l’élection présidentielle ? S’il y avait un second tour, devrait-il y figurer ? 

C’était à la lumière des événements politiques et sociaux de la RDC que Denis Lougoussou-Ngouvénda avait fait ses analyses objectives. Les résultats sont ce que nous voyons aujourd’hui, même si le parti au pouvoir et ses alliés ont raflé les sièges dans les deux chambres. Ce ne sera ni le président Kabila ni son dauphin Ramazani qui présidera à la destinée de la RDC. Les journalistes du quotidien Centrafric Matin ne se basent pas sur des rumeurs pour faire leurs analyses mais plutôt sur des faits réels.

Nous jetons tout de même des fleurs au président Kabila qui a organisé une élection sans les apports matériels, financiers des autres pays et qui a vu la victoire d’un opposant. Nous invitons les autres présidents à emboîter le pas à Kabila pour la souveraineté et l’indépendance des pays africains dans l’organisation des élections sur le continent.

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

POURQUOI Jean-Yves Le Drian s’INGERE DANS la proclamation

dES rEsultatS de lA presidentielle en RDC ?

L’acariâtre ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, lance des diatribes à l’annonce du résultat de la présidentielle  en RDC.

Comme le ministre l’a exprimé, « nous saluons l’engagement démocratique des Congolais qui ont voté dans le calme. Nous saluons également le travail effectué par les missions d’observation des organisations régionales, la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL), la Communauté de développement des Etats d’Afrique australe (SADC), par l’Union africaine et par la société civile congolaise », a précisé un communiqué du Quai d’Orsay.

Plus tôt, dans la matinée du jeudi 10 janvier dernier, Jean-Yves Le Drian, ministre français des Affaires étrangères, avait déclaré que les résultats publiés par la CENI, donnant vainqueur Félix Tshisekedi à la présidentielle, n’étaient pas conformes à la vérité des urnes.

« Il semble que les résultats proclamés, déclarant Tshisekedi vainqueur, ne soient pas conformes aux résultats qu’on a pu constater ici ou là. La CENCO a fait des vérifications et a annoncé des résultats qui étaient totalement différents », a déclaré Jean-Yves Le Drian sur le plateau de CNews.

Comme l’Union africaine, la France demande officiellement que les éventuelles contestations se fassent devant la Cour Constitutionnelle.

« Comme la mission d’observation et le président de la Commission de l’Union africaine l’ont dit la semaine dernière, nous attendons que le choix démocratique des Congolais soit respecté. Si les candidats à l’élection présidentielle souhaitent contester les résultats provisoires et obtenir plus de clarté, il convient qu’ils le fassent par les voies légales. Nous appelons toutes les parties à préserver le calme qui prévaut depuis la tenue du scrutin », a ajouté le communiqué.

Dans une interview, Mende avait dénoncé une déclaration « colonialiste » du chef de la diplomatie française.

« En admettant même que cette réaction a été faite en faveur du parti FCC de Kabila, je la condamnerai avec la plus stricte énergie parce que la France n’a rien à voir dans le scrutin électoral de la RDC. Si Jean-Yves Le Drian pense que le Congo est une province ou une possession coloniale de la France, il n’a qu’à prendre un acte pour nommer le président du Congo. C’est vraiment ridicule d’entendre un officiel étranger avoir une telle liberté avec notre processus électoral », avait réagi Lambert Mende Omalanga  le jeudi dernier.

Rappelons que dans la matinée du jeudi 10 janvier, une manifestation a eu lieu devant l’ambassade de France en RDC, où les manifestants scandaient « à bas la France ! ».

Sinclair ARIES

 

 

 

LE PRISIDENT DE L’ONG INTERNATIONALE ANA INVITE TOUTES LES ELITES AFRICAINES EN DROIT, A REJOINDRE LA COALITION AFRIQUE ENGAGEE

Le Président de l’Alliance Africaine des Droits, des Médias et de l’ONG INTERNATIONALE ANA (Aimons Notre Afrique), monsieur Harouna Douamba, invite toutes les élites africaines en Droit, à rejoindre la Coalition Afrique Engagée (CAE).

Les principes de la Coalition sont les suivants :

- Travailler à la création d’une tribune d’information, de défense et de droit au service des peuples africains, basée sur les valeurs de l'Afrique combattante pour la dignité, la souveraineté et la liberté ;

- Œuvrer à la création d'un système de défense des droits de l'homme qui soit un mur impénétrable contre les interventions étrangères coloniales ;

- Aider les gouvernements africains à mettre au point des stratégies de vie meilleures pour les peuples africaines ;

- La Mise en place d'un observatoire africain des droits de l'homme ;

- La Lutte contre les dictatures, la violence, le terrorisme et la violation des droits humains en Afrique.

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laissez vos messages et contacts :

info@ong-ana.org

ONG ANA

 

 

 

 

LE PRESIDENT HAROUNA DOUAMBA FELICITE TOUS LES MEMBRES DU BUREAU DE L'ONG ANA EGYPTE POUR LEURS NOMMINATIONS.
QUE DIEU NOUS PROTÈGE ET QU'IL NOUS AIDE A INSTAURER LA PAIX DANS

NOTRE CONTINENT. AMINE

 

 

BAMBARI REPREND SON SOUFFLE APRES LES AFFRONTEMENTS ENTRE L’UPC ET LES FORCES CONVENTIONNELLES MAIS DES REPRESAILLES SE PREPARENT AU KM 5 ET A BRIA

Du 10 au 11 janvier 2019, des affrontements très meurtriers ont opposé les combattants de l’UPC du tristement célèbre nigérien Ali Daras à la force conjointe Minusca-Forces de Défense et de Sécurité à Bambari, chef-lieu de la préfecture de la Ouaka. Selon les informations dont nous disposons, tout a commencé lorsque les éléments de l’UPC ont attaqué les positions des FDS dans toute la ville et même les civils qui ont fait le déplacement pour les festivités de la Journée Internationale de la Femme Rurale et la Journée Mondiale de l’Alimentation qui devraient être célébrées en différé. Ne pouvant rester bras croisés, les Forces de Sécurité Intérieure (les policiers) sont intervenus pour protéger les populations civiles. Les combats entre les hommes d’Ali Daras et les FSI ont duré plus de trois heures avant que les Casques Bleus (contingent népalais et forces spéciales portugaises) et les éléments des Forces Armées Centrafricaines (FACA) entrent dans la danse. Dans son communiqué de presse, la Minusca a annoncé avoir détruit les matériels létaux de l’UPC et les barrières érigées çà et là ont été démantelées. D’autres sources concordantes parlent de la destruction totale du quartier général de l’UPC à Bokolobo, village situé entre Bambari et Alindao. Il y a eu beaucoup de morts dans le rang de l’UPC et des blessés. Depuis le samedi 12 janvier, Bambari reprend son souffle. Un calme précaire règne dans la ville mais les activités commerciales et autres n’ont pas encore repris leur cours normal.

Et par rapport aux affrontements qui ont eu lieu à Bambari où de nombreux éléments de l’UPC ont trouvé la mort, les combattants Séléka au Km 5 et à Bria se préparent à des représailles contre les populations civiles. Au Km 5, la journée ville morte a été observée depuis le dimanche 13 janvier. Toutes les boutiques et grands magasins sont restés fermés. D’après certains compatriotes qui se rendent dans cette partie de la capitale pour faire leurs achats, toutes les bandes armées du Km 5 sont sur leurs dents. Ils se préparent activement à s’en prendre aux populations civiles et aux lieux saints qui se trouvent dans ce secteur et dans le 6ème arrondissement de la ville de Bangui pour se venger de leurs compagnons d’armes qui sont morts dans les affrontements à Bambari. Si certains pensent que cette journée ville morte au Km 5 est un signe de deuil en mémoire de ceux qui sont tombés sur  les lieux des affrontements, ils se trompent largement. C’est pourquoi, nous demandons à tous les compatriotes qui vont au Km 5 d’être prudents. Pendant les heures de culte dans toutes les églises non loin de cette dernière enclave musulmane de la capitale, le gouvernement et la Minusca doivent déployer des FSI et des Casques Bleus pour protéger les fidèles. Dans le cas contraire, ce qui était arrivé à l’église catholique Notre Dame de Fatima à deux (2) reprises pourrait se reproduire, ce que nous ne souhaitons pas. Nous attirons seulement l’attention des autorités du pays et des responsables de la Minusca sur ce qui se trame contre les innocents.

A Bria, chef-lieu de la préfecture de la Haute-Kotto, la ville est depuis jeudi paralysée. Les activités commerciales, administratives, scolaires, humanitaires et autres ne fonctionnent pas comme il se doit. Il n’y a pas assez de mouvements de personnes. Les habitants sont terrés chez eux. La psychose généralisée les gagne de jour en jour. Selon les informations qui nous parviennent de cette localité, les combattants du FPRC et de l’UPC qui ont occupé la majeure partie de la ville, ont déployé des banderoles dans toute la ville. « Népalais, forces spéciales portugaises et le gouvernement veulent tuer tous les musulmans », peut-on lire sur certaines affiches. Alors, le gouvernement et la Minusca s’en sont-ils pris aux musulmans ou aux combattants de l’UPC à Bambari ? Que les combattants de l’UPC et du FPRC nous disent la vérité au lieu de chercher des prétextes pour attaquer les populations civiles sans défense.

Le président Touadéra, si nos mémoires sont bonnes, a tendu et continue de tendre la main aux groupes armés. Il n’a nullement l’intention de nuire à qui que ce soit. Nous posons la question suivante aux leaders du FPRC et de l’UPC : qui est à l’origine des affrontements à Bambari ? Si c’est l’UPC, pourquoi tant d’agissements au Km 5 et à Bria ? Un adage dit, « Qui cherche trouve ». L’UPC a récolté le fruit de ce qu’elle a semé à Bambari. Personne n’en veut aux musulmans de Centrafrique, ni le gouvernement ni la Minusca, encore moins le Centrafricain lambda. Musulmans et chrétiens sont ensemble depuis des décennies et continueront d’être ensemble tant que la RCA existe et existera. Des témoignages qui nous sont parvenus de Bria ne sont pas bons. Le FPRC et l’UPC qui tiennent la ville envisagent des représailles contre les populations civiles sans défense.

Le gouvernement et la Minusca doivent prendre des mesures sécuritaires draconiennes qui s’imposent pour protéger les civils. La tension sécuritaire qui prévaut actuellement au Km 5 et à Bria est inquiétante. Il faut agir vite pour sauver des vies humaines en danger. « Que celui qui a des oreilles pour entendre, entende », disait Jésus-Christ, le Fils de Dieu.

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

VERBATIM DE LA CONFERENCE DE PRESSE DE LA FIN DE LA VISITE CONJOINTE EN RCA DU COMMISSAIRE PAIX ET SECURITE DE L’UNION AFRICAINE ET DU SECRETAIRE GENERAL ADJOINT CHARGE DES OPERATIONS DE LA PAIX DES NATIONS UNIES

(suite et fin)

Questions des Journalistes (Suite)

 

Smail Chergui : Très bien. Tout d’abord, je voudrais exprimer notre respect pour ce pays de choisir ces partenaires. Je crois que librement ce pays s’est ouvert à un autre partenaire qui est la Fédération de Russie qui d’ailleurs agit en toute transparence à travers le Conseil de sécurité pour aider les forces et la formation de l’armée de ce pays. S’agissant de ce dialogue, c’est vrai qu’il y a eu une première réunion et nous avons clarifié toutes ces questions. Moi-même j’étais à Moscou début décembre pour dire que nous nous félicitons de toute contribution mais la seule initiative sur la table est l’Initiative africaine. Tous les efforts qui peuvent être menés ça ou là, par qui que ce soit, doivent s’inscrire dans cette Initiative. C’est pour cela que quand le Soudan a suggéré une deuxième réunion, nous lui avons dit d’attendre et que cette initiative étant celle de l’Union africaine, c’est nous même qui allons conduire tous les efforts et les initiatives. Si d’aventure nous avions besoin d’un partenaire quelconque, je crois que nous avons de très bonnes relations avec tout le monde, mais nous n’avons pas intérêt à transposer dans un pays où il y a assez de difficultés, assez de défis, d’autres défis.

 Tous ceux qui veulent aider ce pays sont les bienvenus sur la base de la volonté librement exprimée par ce pays et par les autorités librement élues et qui ont toute la latitude de coopérer avec n’importe quel pays, n’importe quel partenaire. S’agissant de l’initiative de rassembler nos sœurs et frères de Centrafrique, à travers notre Initiative, je pense que cela ne souffre d’aucune ambiguïté. C’est moi-même qui conduirai ces négociations à Khartoum. Khartoum qui sera le pays hôte. Nous sommes en train de mettre en place toutes les conditions qui doivent entourer la participation des mouvements, du Gouvernement et de toutes les façons nous serons très transparents par rapport à la conduite de ce processus ; je l’espère très court car les choses sont assez claires. Les échanges qu’a conduit le Panel avec les mouvements et avec le Gouvernement nous permet de dire que la quasi-totalité des questions ont été déjà clarifiées. C’est un travail fait par vos voisins, par l’Union africaine et par les Nations unies. Ce travail a déjà été mâché.

Aujourd’hui, je me félicite de ce que nous avons cette offre de recevoir ces entretiens comme nous faisons ces entretiens sur d’autres questions ailleurs. Il ne faut pas à mon avis, faire de liens non constructifs. Il faudra surtout diriger l’énergie, toute l’énergie de tout le monde vers l’objectif recherché. C’est-à-dire, d’amener des citoyens de ce pays à se retrouver autour d’un projet commun qui est l’avenir de leur pays où chacun et chacune a sa place dans le cadre du respect de l’intégrité territoriale, des institutions de ce pays. Je crois que le renforcement de ces institutions est la responsabilité de tout le monde ne serait-ce qu’à travers le comportement quotidien des uns et des autres.

 Soyons très clairs, nous allons à Khartoum. C’est l’Union africaine qui conduit ces négociations avec le soutien des Nations unies et avec toutes les bonnes volontés qui peuvent continuer à nous aider soit d’ici soit d’ailleurs. Nous prévoyons si ces négociations sont concluantes de revenir ici et de signer l’accord ici dans la capitale de la République centrafricaine. C’est pour souligner comme je le disais tout à l’heure l’appropriation par des citoyens de ce pays et par toutes les autorités de ce pays. 

Je pense que c’est le minimum, parce que cette appropriation aussi viendra avec des obligations plus tard pour la mise en œuvre. Et demain telle partie ou telle autre ne va pas me dire, « écoutez, je me sens moins responsable ». Non! Donc du moment que nous ouvrons ce dialogue, j’espère que nous arriverons à un accord. Le vrai travail commence après la signature de l’accord et en cela, que nous avons besoin non seulement de l’engagement, de la fidélité et de la sincérité des uns et des autres. Mes chers amis, ce pays a trop souffert. On a eu combien de conférences ? Combien de réunions ? Combien de partenaires qui sont venus au chevet de la République centrafricaine ? Il nous semble que votre génération a le devoir réellement de clore ce chapitre et ma foi, c’est un pays riche. On a des cadres magnifiques, on a de bonnes volontés, on a une jeunesse, qui en veut. Mais construisons ce pays. Vous d’abord, c’est votre responsabilité en tant que Centrafricains. Mais vous avez quand-même l’avantage d’avoir cette mobilisation exceptionnelle, des Nations Unies, de vos partenaires, de vos frères des pays de la région. Je pense que c’est une occasion à saisir et en cela encore une fois, nos amis des médias, je compte sur vous pour nous aider à passer de ce message.  

Jean-Pierre Lacroix : Merci à tous. Ce qu’il faut retenir, c’est une page vraiment importante, très importante dans l’histoire de ce pays qui va s’ouvrir avec une perspective réelle, pour faire avancer la paix. Beaucoup de détermination et beaucoup d’unité, de tous les partenaires de la République centrafricaine, pour soutenir cet objectif. On a senti très nettement hier, entre nous ça c’est très évident, l’Union Africaine et les Nations Unies, avec les partenaires de la région, tous unis pour soutenir ce processus, soutenir la manière dont doit se faire à Khartoum. Oui, et à l’invitation et sous la supervision de l’Union africaine avec notre soutien total. Ce matin nous rencontrions les partenaires, les membres du Conseil de sécurité, les membres permanents, les autres partenaires et institutions importantes. Tous soutenaient sans réserve ce processus. Il n’y a aucune réserve, aucune suspicion. Je crois que c’est un moment important, justement sur lequel cette unité, cette détermination.  

Il nous appartient tous, je crois, qu’il appartient en particulier aux Centrafricaines et aux Centrafricains d’en tirer le meilleur profit. C’est une chance, certains ont dit, qu’il était plus que temps, certains ont même parler de dernière chance, je n’aime pas trop utiliser ces expressions mais il est vrai que vraiment on a à l’orées de cette nouvelle année, une possibilité sans précèdent de faire vraiment avancer les choses vers la direction de l’après. Je crois que l’heure est à la mobilisation en faveur de cet objectif la mobilisation de tous. Et c’est avant tout un processus centrafricain, un processus, c’est l’affaire des Centrafricaines et Centrafricains. Voilà merci et encore une fois, bonne année à tous et à la Centrafrique. Merci beaucoup.

Minusca

 

 

 

 

 

GENESE D’ELECTION PRESIDENTIELLE DE 2018 EN REPUBLIQUE

DEMOCRATIQUE DU CONGO

L’élection présidentielle congolaise de 2018 a lieu le 30 décembre 2018 en République démocratique du Congo (RDC) en même temps que des législatives et les provinciales. Reportée à plusieurs reprises depuis 2016, cette élection devrait donner un successeur à Joseph Kabila, qui occupe le poste de président de la République démocratique du Congo depuis 2001.

La campagne est dominée par l’affrontement entre trois candidats : Emmanuel Ramazani Shadary, dauphin désigné de Joseph Kabila, Félix Tshisekedi, fils d’Étienne Tshisekedi, candidat malheureux au second tour de la présidentielle précédente, ainsi que le candidat d’une partie de l’opposition, Martin Fayulu.

Avec un peu plus de 38 % des suffrages selon les résultats provisoires, Félix Tshisekedi devance Martin Fayulu, qui en recueille près de 35 %. Emmanuel Ramazani Shadary, candidat du parti du président sortant termine sur la troisième marche du podium avec 23 %.

Dés l’annonce des résultats, ceux ci sont vivement contestés par Martin Fayulu, la Conférence épiscopale du Congo annonçant par ailleurs que ces derniers ne correspondent pas aux résultats collectés par ses 40.000 observateurs sur le terrain. Le gouvernement est accusé d’avoir, à défaut de pouvoir faire élire son candidat, choisit de faire gagner le candidat de l’opposition « douce ».

Contexte

L’élection a lieu deux ans et dix jours après l’expiration du mandat de Joseph Kabila, nommé au pouvoir après l’assassinat de son père Laurent-Désiré Kabila en 2001 puis élu président en 2006 et réélu en 2011.

Initialement prévue fin 2016, l’élection présidentielle n’a finalement pas lieu suite à l’annonce le 29 septembre 2016 de son report à 2018 par la Commission électorale indépendante (CENI), pour cause de fichier électoral incomplet. Ce report entraîne une profonde crise intérieure causant une quarantaine de morts, et des négociations avec l’opposition amènent par la suite à fixer le report à un maximum d’un an, soit décembre 2017. Le 7 juillet 2017 cependant, le président de la CENI déclare impossible de tenir ce délai. Le 5 novembre 2017, il fixe finalement la date du scrutin, couplé aux législatives, au 23 décembre de l’année suivante, avec publication des résultats de la présidentielle le 9 janvier suivant et une investiture du président élu le 12 janvier.

Des élections législatives doivent se dérouler simultanément afin de renouveler les 500 membres de l’Assemblée nationale, la chambre basse du Parlement de la République démocratique du Congo. De même, des élections provinciales ont lieu pour renouveler les 780 membres des 26 assemblées provinciales du pays.

Mode de scrutin

Le président de la République est élu pour un mandat de cinq ans renouvelable une seule fois au scrutin uninominal majoritaire à un tour depuis l’amendement en janvier 2011 de l’article 71 de la Constitution.

L’article 72 dispose que les candidats doivent posséder la nationalité congolaise et être âgés d’au moins trente ans.

Selon l’article 65 de la Constitution, le président reste en fonction jusqu’à la fin de son mandat qui, sauf cas de force majeure reconnue et déclarée par la Cour constitutionnelle, doit coïncider avec la prise de fonction effective de son successeur élu. Si le mandat présidentiel expire sans qu’un nouveau président soit élu, le président sortant reste ainsi en place jusqu’à l’organisation du scrutin.

Candidats

Joseph Kabila n’est pas autorisé à se présenter, la Constitution limitant à deux le nombre de mandats présidentiels. L’opposition attribue à Kabila la volonté derrière ces reports du scrutin d’organiser un référendum afin de supprimer cette limitation, comme ont pu le faire les dirigeants de pays voisins tels Paul Kagame au Rwanda ou Denis Sassou-Nguesso au Congo-Brazzaville1. Kabila forme quelques mois avant les élections une coalition dite Front commun pour le Congo (FCC) dont la charte appelle les partis membres à s’engager à soutenir une seule candidature à la présidentielle. Le 8 août 2018, jour de limite des dépôts de candidature, il déclare ne pas être candidat et apporte son soutien à Emmanuel Ramazani Shadary, désigné candidat du FCC.

Moïse Katumbi déclare sa candidature le 2 janvier 2018. Ex-gouverneur de la province du Katanga de 2007 à 2015, il est crédité de son important développement économique lors de cette période. Le jour suivant, son domicile à Lubumbashi est encerclé par les forces de l’ordre, dont le ministre l’accuse d’avoir recruté des « mercenaires étrangers », ce qu’il dément avant de réclamer la protection de la Monusco. Bloqué à la frontière zambienne début août, il est empêché de rentrer d’exil et ne peut donc déposer sa candidature.

Liste

Sur 25 candidats enregistrés auprès de la Commission électorale indépendante, 19 sont initialement retenus, parmi lesquels :

• Samy Badibanga, ancien Premier ministre de Joseph Kabila (2016-2017), précédemment membre de l’UPDS, candidat indépendant ;

• Jean-Pierre Bemba, ancien vice-président de la République (2003-2006), candidat du Mouvement de libération du Congo, de retour dans le pays après son acquittement par la Cour pénale internationale10 ;

• Martin Fayulu

• Vital Kamerhe, ancien président de l’Assemblée nationale (2006-2009), candidat de l’Union pour la nation congolaise ;

• Charles Luntadila, candidat indépendant ;

• Pasteur Maluta, candidat indépendant ;

• Freddy Matungulu, candidat du regroupement politique SYENCO; ancien économiste au Fonds monétaire international (1992-2014); ancien Ministre de l’Economie, des Finances et du Budget (2001-2003);

• Adolphe Muzito, ancien Premier ministre de Joseph Kabila (2008-2012), candidat du Parti lumumbiste unifié ;

• Francis Mvemba, candidat du parti Emergence du Congo ;

• Emmanuel Ramazani Shadary, membre du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie et candidat de la coalition dite Front commun pour le Congo ;

• Félix Tshisekedi, candidat de l’Union pour la démocratie et le progrès social11;

• Seth Kikuni, candidat indépendant.

Le 24 août, la CENI invalide les candidature de 6 candidats : Marie-Josée Ifoku et Samy Badibanga pour défaut de nationalité d’origine, ce dernier n’ayant pas recouvré sa nationalité légalement après en avoir changé, Jean-Pierre Bemba pour avoir été condamné par la CPI pour subornation de témoins, Antoine Gizenga pour défaut de signature, Adolphe Muzito pour conflit avec son parti et Jean-Paul Moka-Ngolo pour défaut de paiement de la caution de candidature9. Cette décision est confirmée le 4 septembre. Le 19 septembre, la CENI rend publique la liste définitive des 21 candidats à l’élection présidentielle, parmi lesquels Ifoku et Badibanga ont été rétablis.

Le 11 novembre, 7 leaders de l’opposition, parmi lesquels les candidats retenus Félix Tshisekedi, Vital Kamerhe, et Freddy Matungulu, ainsi qu’Adolphe Muzito, Jean-Pierre Bemba, non retenus par la CENI, et Moïse Katumbi, qui n’a pas pu postuler, désignent Martin Fayulu comme candidat unique. L’accord est cependant en partie mort-né, ses principaux signataires, Tshisekedi et Kamerhe s’en retirant dès le lendemain sous la pression de leurs partis respectifs. Ceux restants réitèrent néanmoins leur soutien. Fayulu devient ainsi candidat de la coalition Réveille-toi (Lamuka en lingala).

Le 23 novembre, Vital Kamerhe retire sa candidature en faveur de Félix Tshisekedi suite à un accord entre les deux hommes où le premier deviendrait Premier Ministre en cas de victoire du second. Leurs partis respectifs, très implantés sur le territoire congolais, s’associent lors de

Toutes les infos du Lundi 14 Janvier. 2019

Cm n 2875 du lun 14 jan 2019

 

LE DRAPEAU Français FLOTTE DANS LE CAMP DES EGORGEURS A BAMBARI, ALORS QU’A BANGUI, « NOUS SOMMES ENSEMBLE EN 2019 » : L’HYPOCRISIE

L’hypocrisie universellement, légendairement génocidaire de la France, est manifeste en République Centrafricaine. Les criminels, les égorgeurs, brandissent et hissent le drapeau de leur parrain la France dans leur camp à Bambari. Cependant, un soi-disant détachement d’appui opérationnel de la France placarde des affiches dans la ville de Bambari, portant la mention, « Ensemble pour 2019 », avec qui ? Et pourquoi ? Qui a sollicité la force française ? Est-ce un décor militaire en RCA ? Les Centrafricains n’en veulent pas. Personne n’a sollicité l’appui opérationnel d’un détachement militaire. La France s’est retirée avec l’Opération Sangaris, personne n’est allée vénérer ou faire la courbette à l’Elysée. C’est le comble du ridicule que la France fait venir un détachement militaire non demandé à Bangui. C’est une honte.

C’est toujours la France qui pousse Ali Darassa à massacrer les Centrafricains, d’où le drapeau qui flotte majestueusement sur son camp. Une chose est sûre, Ali Darassa est un étranger, un Nigérien. Pour de l’argent, il peut massacrer, égorger, mais sa fin est proche. Il en est de même de Sidiki des 3R. Leurs jours sont désormais comptés. La France ne peut pas dire qu’elle est ensemble avec le gouvernement, alors qu’elle pousse les groupes armés au génocide en Centrafrique. L’Italie, la Grèce, Malte, les Etats-Unis et bien d’autres pays ont dénoncé l’« hypocrisie légendaire » de la France dans le monde entier. La réplique de Lambert Mendé, porte-parole du gouvernement du RD-Congo, a été foudroyante pour Jean Yves Le Drian, un ministre hors d’usage qui perd la tête. Le lendemain, Jean Yves Le Drian change de langage à propos de la RDC. Celui-là mérite la retraite d’office, car intellectuellement épuisé et diplomatiquement déphasé, propre à l’archéologie politico-diplomatique. La RDC n’est pas le Tchad, ni la RCA. Lambert Mendé n’est pas du genre à laisser libre cours aux élucubrations d’un ministre français des Affaires Etrangères et de l’Europe.

Le détachement revient piller les richesses du pays pour répondre aux revendications des Gilets Jaunes qui torpillent l’adolescent politique, Emmanuel Macron. Il n’a pas la carrure pour diriger la France. C’est une marionnette entre les mains de vieux crocos, rescapés de la première guerre mondiale. Macron est humilié par les Gilets Jaunes, partout, ils scandent, « Macron démission ».  C’est le président français le plus flottant depuis la révolution française, incompétent, incapable et humiliant pour les Français. Les Gilets Jaunes ont mis Macron à genou, lui collant à la peau.

Les tentatives de coup d’Etat de la France à Bambari ont lamentablement échoué. Depuis trois mois, les Séléka ont reçu des tenues neuves pour infiltrer le milieu des Forces de Défense et de Sécurité (FDS) légale. La France a mis à profit la célébration de la fête de l’alimentation à Bambari pour exécuter le coup d’Etat via le FPRC et l’UPC. Les coups bas de la France s’enchaînent, mais Dieu refuse. La France a un masque souriant avec le couteau dans le dos. Faut-il s’étonner de voir le drapeau français flotter dans le camp Séléka comme au Km5 ? Pourquoi le survol de notre territoire par les avions de chasse français ? Les Centrafricains n’en veulent pas et ne solliciteront jamais le concours de la France. Hideuse et confuse, elle s’en ira d’elle-même. Les pires ennemis de la RCA, ce sont la France et le Tchad.

Le Tchad sera bientôt dans la tourmente pour chasser un dictateur sanguinaire, un despote comme Idriss Deby Itno qui fait la honte de l’Afrique. Macron doit s’occuper de ses Gilets Jaunes en France qui demandent sa démission. Il est indigne de diriger la France. Alors que nous voyions en lui l’incarnation d’une nouvelle génération de dirigeants en France. Peut-on ne pas connaitre la colonisation, faire pire que les colons ? « Derrière chaque coup d’Etat en Centrafrique, il y a la France », avait déclaré le député André Chassaigne à la Tribune de l’Assemblée Nationale Française. Le député Chassaigne a prêché dans le désert. Les colons concessionnaires, négriers et esclavagistes, comme Jean Yves Le Drian, et Laurent Fabius appliquent le code de l’impérialisme. Seulement, l’Afrique libre, indépendante et souveraine se met résolument en place. La Nouvelle Afrique, celle des générations libres, est entrain d’émerger.

La France ayant mordu la poussière, la réplique des Forces de Défense et de Sécurité avec le concours de la Minusca a été foudroyante pour les Séléka, avec des morts par centaines, des blessés et du matériel détruit, sans compter les prisonniers de guerre. Bambari est libérée. La police (OCRB, FICU, CNS) n’est pas restée les bras croisés. L’enfer que le FPRC et l’UPC cherchaient leur est servi sur plateau de la mort. Le crapaud voulant se faire aussi gros que le bœuf, a éclaté. Ali Darassa sait désormais que ses jours sont comptés, malgré la mauvaise foi de certains contingents de la Minusca qui sont pourtant des Africains comme nous. La Mauritanie, un pays esclavagiste, a toutes les raisons de se comporter de cette manière, parce qu’elle a la peau blanche. Les Noirs sont méprisés en Mauritanie, relégués au dernier rang. Un pays raciste, alors pourquoi s’intéresse-t-elle au maintien de la paix ? L’histoire n’a jamais été linéaire.                 

Julien BELA

 

 

LA MINUSCA POURSUIT A BAMBARI L’OPERATION CONTRE DES ELEMENTS ARMES DE L’UPC

Depuis le jeudi 10 janvier, la MINUSCA mène, en étroite coordination avec les forces de défense et de sécurité centrafricaines, une opération destinée à rétablir l’ordre et le calme dans la ville de Bambari (centre de la République centrafricaine) en réponse aux provocations continues du groupe armé Union pour la paix en Centrafrique (UPC), notamment des tirs à l’arme lourde en direction du centre de la ville et contre des casques bleus. L’opération baptisée “Bambari sans groupes armés”, a déjà permis la destruction de moyens létaux et le démantèlement de barricades contrôlées par l’UPC. 

La MINUSCA dénonce toute forme de violence contre les populations civiles et condamne fermement les incidents causés par l’UPC à Bambari. Ces violences surviennent au moment où la République centrafricaine s’engage résolument vers une résolution pacifique de la crise, avec l’annonce par le Chef de l’Etat de l’ouverture officielle des pourparlers de paix, le 24 janvier prochain à Khartoum, sous l’égide de l’Union africaine (UA) et avec l’appui des Nations Unies.

MINUSCA appelle les auteurs des violences à placer l’intérêt de la Nation au-dessus de toute autre considération et à s’inscrire dès à présent dans le processus de dialogue. La MINUSCA précise que la force de la loi sera opposée à tous ceux qui œuvrent contre la paix. La Mission tient à porter à leur connaissance qu’ils répondront tôt ou tard de leurs actes devant les juridictions nationales ou internationales.  

La MINUSCA invite toutes les communautés de Bambari et environs à ne pas céder à la panique et aux manipulations. Elle réaffirme sa détermination à continuer à travailler étroitement avec les forces de défense et de sécurité afin de ramener le calme dans la ville. Elle appelle la population à rallier le processus de dialogue afin de rompre définitivement le cercle vicieux de la violence.

Minusca

 

 

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BAMBARI : ALI DARASS ET L’UPC ONT DECLARE LA GUERRE AU PEUPLE CENTRAFRICAIN ET A LA

COMMUNAUTE INTERNATIONALE

La célébration de la Journée Mondiale de l’Alimentation (JMA) 2018 et de la Journée Internationale de la Femme Rurale (JIFR), reportée à deux (2) reprises et qui devait se tenir ce jeudi 10 et vendredi 11 janvier 2019 à Bambari dans la Ouaka, n’a finalement pas eu lieu. Et pour cause ?

Le tristement célèbre mercenaire nigérien Ali Darass et ses éléments de l’UPC s’y sont farouchement opposés par la voie des armes lourdes et légères. C’était le jeudi 10 janvier dernier. Il y a eu plus de 40 morts et une trentaine de blessés, des incendies et pillages des édifices publics (cas de la mairie de cette ville) par ces criminels et seigneurs de guerre. Incroyable mais pourtant vrai, car le sanguinaire et le hors-la-loi Darass a mis en exécution son plan diabolique de déstabilisation de la RCA à partir de Bambari, chef-lieu de la préfecture de la Ouaka. Et ceci au vu et au su des autorités du pays, de la Minusca et de l’ensemble de la Communauté Internationale.

En agissant de la sorte, l’UPC d’Ali Darass a franchi le seuil de l’intolérable, tout en déclarant ouvertement la guerre au peuple centrafricain. Dans ce cas de piètre figure, que faire concrètement pour protéger et sécuriser nos compatriotes de l’arrière-pays sous le contrôle des groupes armés ?

Et pourtant, d’un côté, le « grand DDRR » est déjà mis en chantier et suit son cours normal ; de l’autre, le dialogue gouvernement-groupes armés de l’Union Africaine (UA) est officiellement prévu pour ce 24 janvier 2019 à Khartoum, au Soudan. Ali Darass et l’UPC sont bel et bien concernés par ces deux (2) processus indispensables pour le retour de la sécurité et de la paix en RCA. Malheureusement, tel ne semble pas être le cas avec le criminel patenté Darras.

« Qui reporte à demain trouvera malheur en chemin », dit un sage adage populaire centrafricain. A cet effet, nous disons que trop, c’est trop ! Le gouvernement et la Minusca doivent prendre en main leurs responsabilités pour protéger les Centrafricains et sécuriser l’ensemble du territoire national. Car, « qui veut la paix, prépare la guerre », disent les Romains.

Le Petit YEKOA

 

 

 

 

REVOLUTION-JUSTICE (R-J) BRANCHE FEU BELANGA :

LE TORCHON BRULE ENTRE MALEKIAN TOUBY ET DJIM-WOEI BEBITI A PROPOS DE LA LEGITIMITE DE SA PRESIDENCE

L’opération du grand Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Rapatriement (DDRR) des groupes armés à Paoua dans l’Ouham-Péndé, commence à faire de vagues et à diviser certains leaders des mouvements politico-militaires : c’est le cas du mouvement Révolution-Justice (R-J) de feu président Raymond Bélanga.

En effet, Esaïe Malékian Touby, déclare, «  c’est moi qui suis le président légitime de ce mouvement R-J après l’assassinat du président Bélanga. Mais Laurent Djim Woei Bébiti s’est autoproclamé aussi président dudit mouvement. Et avec la complicité des membres de la Coordination Nationale du Programme DDRR (CNP DDRR), c’est Djim Woei qui a prononcé au nom de la R-J de feu Bélanga, le discours lors du lancement officiel du grand DDRR par le président de la République, Professeur Faustin Archange Touadéra, le 17 décembre 2018 à Paoua. Ce qui n’est pas du tout normal ».

Mais par une décision émanant de la présidence de la R-J, datée du 31 décembre 2018 et signée par Laurent Djim Woei Bébiti, il ressort, « vu les délibérations du consensus du mouvement R-J/ Bélanaga suite au décès de son leader et portant le colonel Djim Woei Bébiti Laurent comme président ; considérant les résultats du consensus du 26 novembre 2018 avec le Comité Consultatif et de Suivi (CCS) du DDRR et relatif à la cérémonie officielle du lancement du grand DDRR à Paoua le 17 décembre 2018 ; considérant les allégations obscènes et subversives du communiqué de presse du 15 décembre 2018 signé du sieur Malékian Touby Esaïe ; décide :

Article 1er : il est formellement interdit à monsieur Malékian Touby Esaïe de poser des actes ou de signer des documents au nom du mouvement R-J/ Bélanga, car n’ayant pas la qualité.

Article 2 : Tout document signé et tout acte posé par l’intéressé sont considérés comme nuls et sans effet et n’engagent que son auteur.

Article 3 : Le refus de l’intéressé de se soumettre aux dispositions de la présente décision l’exposera à des poursuites judiciaires.

Article 4 : La présente décision qui entre en vigueur à la date de sa signature sera communiquée partout où besoin sera ».

« L’argent est le nerf de la guerre », dit-on. Et c’est exactement ce qui se passe actuellement au sein de la R-J / Bélanga, avec l’opération du « grand DDRR ». C’est bien dommage !

Le Petit YEKOA

 

 

 

RCA : INTERVIEW DU MINISTRE DES FINANCES HENRI MARIE DONDRA

L’AFRIQUE : Bonjour Monsieur le ministre , merci pour les dix minutes accordées de votre temps. L’année 2018 s’est achevée par une croissance en hausse de plus de 4% , dans un pays où l’économie est bloquée par les crises,  mais quel est votre secret ?

M. Dondra : Je vous remercie pour cette interview, avant tout, je vais d’abord féliciter et remercier tous mes collaborateurs,  car ce résultat est le  leur. Je remercie aussi le Président de la République, son excellence, Pr Faustin-Archange Touadéra et le Premier ministre,  chef du gouvernement, son excellence, Pr Simplice Mathieu Sarandji, qui m’ont fait confiance en me confiant ce gros ministère qui est le nerf de la République. J’avoue que les choses n’ont pas été faciles, vu le challenge à relever, mais avec l’aide de Dieu,  mon équipe et moi produisons des résultats qui sont appréciés par toutes les institutions financières internationales. Il est vrai qu’il reste encore beaucoup à faire.

 

Monsieur le ministre ou l’homme des situations compliquées,  pour faire allusion à votre passage en tant que Directeur général du Fond Africain de Garantie et Coopération Économique  (FAGACE ), vous avez en une année redressé cette institution qui était sur le point de fermer et cela a fait de vous le super patron. Quelles sont vos relations avec le Président Touadéra et son Premier ministre ?  Des rumeurs font état de ce que vous êtes le futur adversaire à la prochaine élection présidentielle.

(Rire), alors je vais vous aider à répondre aux rumeurs. Aujourd’hui, j’ai la confiance du Président de la République et le Premier ministre. Ce sont mes employeurs et je suis à leurs dispositions. Mes patrons ont confiance en moi et ils ne font que me confier des responsabilités au sein du gouvernement comme dans le parti Cœur Uni. Les seules ambitions que j’ai, sont de travailler honnêtement avec l’aide de Dieu,  afin de relever les défis des missions qui me sont confiées.  Mes résultats feront partie du bilan présidentiel pour la réélection du Président de la République son excellence Pr Faustin-Archange Touadéra en 2021. Comme on le dit souvent, laissez les parler, nous, on avance.

 

Monsieur le ministre, nous sommes à quelques semaines de la réunion du conseil de sécurité sur la levée de l’embargo dans votre pays , pensez vous que l’embargo sera levé ?

Écoutez, la question ne se pose même pas, il est clair que le conseil de sécurité doit faire la levée totale de l’embargo sur les armes. A notre niveau, nous avons réuni toutes les conditions favorables,  sur quoi le conseil va se baser pour empêcher la levée totale de l’embargo?  Regardez comment nos populations sont massacrées par les groupes armés,  est-ce normal ?  D’où viennent toutes ces armes que possèdent les groupes armés ? Le Président de la République est un homme de paix, un homme du vivre ensemble et de la cohésion sociale.  Il a tendu la main à tout le monde , ça va être injuste de la part du conseil de sécurité de nous priver de quoi protéger nos populations. Espérons que vous les hommes de médias continuerez à nous soutenir. Je ne saurai quoi dire de plus mais merci pour cette interview et que Dieu protège le peuple centrafricain.

 

Graciéla Verenic, Lafrique.info

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE : CONCOURS D’ELOQUENCE SUR LA CPS 2018

ORGANISE PAR LA FACULTE DES SCIENCES JURIDIQUE ET POLITIQUE

La lutte contre l'impunité en République centrafricaine passe aussi par la connaissance et la maitrise de l'environnement juridique du pays. Ainsi, la familiarité avec la Cour Pénale Spéciale (CPS), nouvelle institution judiciaire nationale opérationnelle depuis le 22 octobre 2018, s'inscrit-elle dans cette logique.

Le concours d'éloquence présidé par le Recteur de l'Université de Bangui, le Professeur Jean-Laurent Syssa-Magalé, en présence de Monsieur Michel Landry Louanga, Président de la Cour Pénale Spéciale, de Madame Samuela Isopi, Ambassadrice, Cheffe de Délégation de l'Union européenne, de Monsieur Mathieu Ciowela, Directeur-Pays du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), et du doyen de la Faculté des Sciences juridique et politique, le professeur Augustin Kongatoua-Kossonzo, s'est tenu le vendredi 11 janvier 2019 dans l'amphithéâtre François Bozizé Yangouvonda de l'Université de Bangui.

Cette compétition d'art oratoire, organisée par la Faculté des Sciences Juridique et Politique de l'Université de Bangui dans le cadre du programme de sensibilisation des étudiants sur la CPS, en partenariat avec le Projet-conjoint d'Appui à la CPS, a permis aux étudiants finalistes de démontrer leur qualité de prestation orale dans le domaine du droit pénal, et à l'assistance venue nombreuse pour la circonstance, de découvrir en même temps comment fonctionne cet organe à travers un procès fictif.

Le jury de la phase finale présidé par le doyen de la faculté a été assisté de représentants des différents organes de la CPS de la République centrafricaine à savoir :

Un représentant du Parquet spécial de la CPS, un représentant de la Chambre d'Instruction à la CPS, un représentant de la Chambre d'Accusation Spéciale de la CPS, un représentant de la Greffe du Parquet, un représentant du Projet-conjoint d'Appui à la CPS de la République centrafricaine et un représentant des bailleurs et sponsors.

Les lauréats félicités par le jury pour la qualité de leur prestation sont repartis avec plusieurs lots.

L'Union européenne se félicite des résultats obtenus dans le cadre de ce projet d'Appui à la CPS qui permet à tous centrafricains de se familiariser avec cette Cour et de s'imprégner en même temps des valeurs citoyennes, fondement d'une nouvelle Centrafrique capable de tourner la page sombre de son histoire.

L'Union européenne encourage l'Université de Bangui dans le cadre de cette initiative, et saisit cette occasion pour renouveler son appui à la CPS à travers le lancement très prochain d'un projet européen d'appui qui sera mis en œuvre par le PNUD.

Cette initiative s'inscrit dans le cadre de l'engagement traditionnel de l'UE en matière de justice, qui vise à renforcer le système judiciaire national et à faciliter en même-temps la création et l'opérationnalisation des mécanismes de justice transitionnelle. 

 

Fait à Bangui le 11 janvier 2019

 

 

« L’ONU EST OPPOSEE A TOUT CHANGEMENT DE REGIME PAR LA FORCE », DIXIT ANTONIO GUTERRES. EST-CE VRAI SUR LE TERRAIN ?

Après la seconde guerre mondiale (1939-1945), l’Organisation des Nations Unies a vu le jour sur les cendres de la SDN (Société des Nations). Depuis lors, les organismes du système des Nations Unies sont implantés dans presque tous les pays du monde. Malgré tout, des crises surviennent un peu partout. Les coups d’Etat sont perpétrés. Les rébellions poussent comme des champignons et certaines parviennent même à prendre le pouvoir sous la barbe de l’ONU. « L’ONU est opposée à tout changement de régime par la force », avait déclaré Antonio Guterres, Secrétaire Général des Nations Unies, après le putsch militaire avorté au Gabon. Cette déclaration est-elle vraie au regard de ce qui se passe sur le terrain ?

En avril 1994, le génocide a éclaté au Rwanda après que l’avion du président rwandais Juvénal Habyarimana ait été abattu. A son bord, se trouvait le président burundais à l’époque. Pendant ce temps, les Casques Bleus de l’ONU étaient déployés au Rwanda. Devant eux, les Tutsis et les Hutus modérés étaient massacrés. Ils ne sont pas intervenus pour mettre fin à ce génocide et ramener le pays à l’ordre constitutionnel. Le Front Patriotique Rwandais (FPR), dirigé à l’époque par l’actuel président, Paul Kagamé, s’est emparé du pouvoir. L’ONU s’était-elle opposée à ce changement de régime par la force ?

L’actuel président du Tchad, Idriss Deby Itno, qui soutient mordicus les combattants Séléka afin de déstabiliser le pouvoir de Bangui, a accédé au pouvoir par un coup d’Etat dans les années 90. Il a participé activement au renversement de feu président Ange Félix Patassé par Bozizé qui sera à son tour éjecté de son fauteuil présidentiel par ce même régime Deby. Où était l’ONU à cette période ? Etait-elle opposée à ce changement de régime qui s’est fait par l’effusion de sang ?

Aujourd’hui, le régime Touadéra est menacé par le Tchad et la France. L’ONU, à travers la Minusca, est déployée en Centrafrique depuis le 15 septembre 2014, il y a de cela plus de quatre (4) ans. Qu’a fait concrètement la Minusca ? N’est-ce pas cette mission onusienne qui est de connivence avec les factions dissidentes de l’ex-coalition Séléka ? Qui dote ces branches dissidentes de la Séléka en armes et munitions ? Qui participe à la recrudescence de la violence dans l’arrière-pays ? En agissant ainsi, l’ONU est-elle opposée au changement de régime par la force ?

Sans nous voiler la face, l’ONU ne s’est jamais opposée à un coup d’Etat. Chaque fois qu’il y ait un changement de régime par la force, l’ONU ne fait que condamner, condamner, condamner le putsch. Quelques jours après, ceux qui ont pris le pouvoir par la force sont reconnus par cette organisation planétaire. Où est le sérieux ? Feu président Patassé a été élu démocratiquement par le peuple centrafricain en 1993 et 1999. En 2003, il a été renversé par le général Bozizé. L’ONU a-t-elle mobilisé des Casques bleus pour venir reprendre le pouvoir et le remettre par la suite à Patassé ? Non et absolument non. Et pourtant, l’ONU dispose d’une capacité militaire suffisante pour s’opposer à un coup d’Etat. Malheureusement sur le terrain, elle ne fait rien, sinon que des condamnations, des mises en garde intermittentes et diluviennes, sans lendemain meilleur.

Antonio Guterres, le SG de l’ONU, n’a rien dit. Jusqu’à preuve du contraire, les Nations Unies ne s’opposent et ne s’opposeront jamais au changement de régime par la force. Le SG de l’ONU a parlé parce qu’il devrait s’exprimer sur le coup d’Etat manqué au Gabon. Mais en réalité, l’ONU est incapable de dire non aux putschistes qui ont renversé un régime, fut-il démocratique. Cette situation est connue de tous. Ce ne sont pas les anciens secrétaires généraux des Nations Unies qui nous démentiront.

Nous souhaitons bon vent à Antonio Guterres dans sa tâche au quotidien et espérons que, par son intermédiaire, l’ONU s’opposera réellement au changement de régime par la forme et à la protection des populations civiles (en RCA) par les Casques Bleus, dits soldats de la paix. Qui vivra, verra.

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

 

CENTRAFRIQUE : LE PRESIDENT TOUADERA ET SON PREMIER MINISTRE, FIERS DU TRAVAIL BIEN FAIT DU MINISTRE DES FINANCES, HENRI MARIE DONDRA QUI PLACE LA REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE AVEC PLUS DE 4% DE CROISSANCE DEVANT LES PAYS DE LA CEMAC

Quel chef de gouvernement ou Premier ministre ne serait pas fier d’un tel résultat ?  Quel peuple ne serait pas fier de voir l’image de son pays présenté positivement aux yeux du monde entier ? Le ministre des Finances, Henri Marie Dondra, a offert le plus beau cadeau à ses premiers responsables qui lui ont exprimé leur fierté.

Grâce au travail bien fait, le ministre des finances montre que les autorités Centrafricaines ont juste besoin de la paix pour sortir la population de la misère forcée dont elle est victime.  Ayant respecté tout le programme du FMI  et de la Banque Mondiale, le ministre des Finances fait des jaloux au plan national comme à l’international.

Les ennemis de la République Centrafricaine,  qui ont toujours voulu voir le Président Touadéra sombrer, font de la mauvaise propagande, dans le but de déstabiliser tous ceux qui contribuent à faire avancer la RCA dans le bon sens . Après les attaques dirigées contre le Premier ministre Sarandji,  dans sa prise de position à vouloir libérer le peuple centrafricain, aujourd’hui c’est au tour du ministre des finances qui a fait sa part de contribution en donnant une image positive de la RCA aux yeux des institutions financières, qui contribuent au développement d’une nation.

Les déstabilisateurs de la RCA  ont été mis en mission dans le but de salir l’image d’un homme d’Etat qui ne fait que parler en bien de lui, par les actes, la rigueur et le travail bien fait.

Le Président Touadéra et son chef de gouvernement Sarandji, félicitent le ministre Dondra et l’encouragent à faire plus pour cette année 2019.

 

Loccident.info

 

 

 

VERBATIM DE LA CONFERENCE DE PRESSE DE LA FIN DE LA VISITE CONJOINTE EN RCA DU COMMISSAIRE PAIX ET SECURITE DE L’UNION AFRICAINE ET DU SECRETAIRE GENERAL ADJOINT CHARGE DES OPERATIONS DE LA PAIX DES NATIONS UNIES

Visite conjointe en RCA du Commissaire paix et Sécurité de l’Union Africaine, du secrétaire général adjoint chargé des opérations de la paix des Nations Unies.

CONFERENCE DE PRESSE (VERBATIM)

 Propos introductifs de Smail Chergui, Commissaire Paix et Sécurité de l’Union africaine

Je voudrais vous redire toute notre appréciation pour l’accompagnement que vous faite pour cette œuvre noble au service de la paix et de la sécurité pour nos sœurs et nos frères en République centrafricaine. Je voudrais me réjouir de l’opportunité d’être avec mon ami Jean-Pierre Lacroix, Secrétaire général adjoint des Nations Unies aux opérations de paix, d’être ensemble pour cette mission qui vise essentiellement, comme on vous l’a indiqué avant-hier, à relancer, à donner une impulsion à l’Initiative africaine pour que réellement, pour que la paix soit une réalité dans ce pays.  

Avant même que nous arrivions ici, nous avons entrepris un certain nombre de contacts importants avec des partenaires essentiels de la République centrafricaine, mais également au niveau du Conseil de sécurité, au niveau surtout des pays de la région, les voisins de la République centrafricaine pour que nous puissions vraiment nous assurer du soutien de tous les amis de la République centrafricaine.  

Je dois aussi saisir cette occasion, pour renouveler nos remerciements à son Excellence le Président, le Professeur Touadéra et son gouvernement, pour d’abord leur disponibilité. Mais avant cela, pour les pas très positifs qu’on a enregistré afin de réellement permettre la mise en œuvre de cette feuille de route de l’Initiative africaine pour la paix et la réconciliation dans ce pays. Nous pouvons noter évidement le lancement du DDR, ce geste très important d’inclusivité, quand il s’agit de recruter les nouveaux membres de l’armée, et comme vous le savez, dans un esprit de transparence, le Président a confié cette mission, à la Mission des Nations Unies ici qui en assure le recrutement, en veillant à ce que toutes les couches, toutes les sensibilités de ce pays, toutes les régions soient impliquées, pour que réellement demain, on ait une armée véritablement nationale. Ce sont des gestes que nous apprécions et je voudrais renouveler nos remerciements au Président et au gouvernement pour ce début très prometteur. C’est dans cette atmosphère que nous sommes arrivés ici, Jean-Pierre Lacroix et moi-même. Je dois vous dire qu’hier, nous avons donc eu des entretiens avec une délégation gouvernementale conduite par le Directeur de cabinet de Monsieur le Président de la République, nous avons évidemment été reçus par le Président lui-même, et nous avons été reçus par le bureau du Parlement et nous avons été reçus par le Premier Ministre.

 Ces entretiens nous ont confirmé dans la conviction que nous tous, délégation de haut niveau, le gouvernement, il y a une détermination pour réellement mettre en œuvre et aller de l’avant dans cette initiative. Et c’est dans cet esprit que nous avons décidé que le dialogue pouvait maintenant commencer dès le 24 janvier à Khartoum. Je dois vous clarifier, être très clair que celui qui invite. Celui qui conduit cette négociation, c’est l’Union africaine avec le soutien des Nations unies. Donc, nous serons l’hôte des Soudanais, mais ceux qui auront la haute main sur la négociation c’est l’Union africaine avec le soutien des Nations unies. Donc, soyons très clairs là-dessus.

 Evidemment, je saisis aussi votre présence pour exprimer notre gratitude commune pour cet accueil généreux de la part du gouvernement soudanais. Nous avons à l’occasion de ce séjour et dans nos discussions également abordé les questions clés, parce que nous voulons que la négociation réellement parte sur des bases claires pour tout le monde et que nous puissions conclure cette négociation le plus rapidement possible, parce que nous sommes d’avis que la souffrance des femmes et des hommes de ce pays a été trop longue et que les défis à relever sont énormes. Et donc, en ce début d’année, comme l’a si bien dit mon ami Jean-Pierre, je crois qu’un rendez-vous ferme doit être pris pour la Centrafrique, pour la paix et la fraternité, les retrouvailles entre frères et sœurs autour d’un projet national qui est réellement de faire avancer ce pays, et de lui permettre de retrouver sa place tant au niveau national que dans sa région et donc le continent africain. Je crois que vous avez noté la présence forte des pays de la région à un très haut niveau, au niveau des ministres des Affaires étrangères. 

Nous en avons eu quatre qui étaient présents, et deux qui devaient nous rejoindre, mais pour des évènements de dernière minute nous ne les ont pas eus, mais ils étaient représentés au niveau des ambassadeurs. Je crois que c’est un signal et un symbole extrêmement fort pour dire que la Centrafrique a des amis, a des voisins qui sont impliqués. Et nous avons pu enregistrer au cours de ces échanges, la prochaine convocation des commissions mixtes, Centrafrique-Tchad, Centrafrique-Congo, Centrafrique Cameroun et Centrafrique-Soudan. Je crois que c’est un symbole et à travers la commission mixte, tout peut être mis sur la table et cela va nous aider à avancer et réellement à mettre tout ce qu’on peut réaliser dans ces négociations, lui sécuriser une atmosphère de mise en œuvre sérieuse.  

Chers amis, à l’initiative de mon ami Jean-Pierre, nous avons même décider d’aller au-delà, d’être déjà optimiste par rapport à l’issue de cette négociation et de préparer la communauté internationale à identifier les actions urgentes et prioritaires à engager pour non seulement soutenir l’accord mais également pour la relance économique et sociale de ce pays. Donc aucune question n’a été tabou dans ces échanges. Nous avons réellement abordé toutes les questions, parce que nous sommes encouragés par cette ouverture d’esprit, cette disponibilité, cet engagement renouvelé. Et donc nous avons décidé de convoquer ce dialogue à Khartoum. Encore une fois, le moment est venu aussi de faire appel à vous nos alliés de toujours pour que vraiment, vous puissiez nous aider à passer le message à nos sœurs et frères ici, dans toutes les parties du territoire, quel que soit leur religion, quel que soit leur orientation, que, il est temps que nous puissions tous mettre nos énergies ensemble pour créer des conditions propices à la relance de ce pays frère.  

Il y a quelque fois de fausses rumeurs qui aboutissent à des catastrophes, nous n’avons plus besoin de ça. Et aujourd’hui, au moment où nous nous engageons dans ce processus de paix, il n’y a plus raison pour qui que ce soit, de continuer à prôner la violence. Qu’il soit ici, ou au Nord, ou partout. Donc, ce sont des actes, ce sont des comportements que nous n’accepterons plus. Il n’y a plus de raison aujourd’hui pour que les gens persistent dans la haine et la création de conditions qui divisent ce peuple. Ce sont tous des Centrafricains. Et donc d’ici je lance un appel à travers vous pour que ce message soit bien pris en compte. Qu’aucune explication, qu’aucune raison ne justifie de violence supplémentaire, ni contre les populations, ni contre les Nations Unies, ni contre toutes les bonnes volontés y compris les humanitaires qui sont sur le terrain.  

C’est le moment, c’est un moment historique pour que tous, réellement, se serrent les coudes et regardent vers l’avenir de ce pays. Je disais qu’il n’y avait aucune question taboue. Et donc j’ai tenu à associer tous les pays voisins à cet exercice pour que nous puissions traiter de toutes les questions. Je crois pouvoir compter sur vous, alors que nous abordons cette nouvelle année et donc nous, Jean-Pierre et moi-même, avons décidé de partager ce premier moment de l’année avec vous. Une fois de plus, très bonne année et surtout aidez-nous à aller de l’avant.

Merci beaucoup.  

Propos introductifs de Jean-Pierre Lacroix, Secrétaire général adjoint chargé des Opérations de la paix des Nations Unies

Merci beaucoup mon cher Smaïl. Bonjour à tous, mesdames et messieurs. Moi aussi je vous présente mes meilleurs vœux pour cette année, à vous, à vos proches et évidement aussi meilleurs vœux pour le succès de la République centrafricaine, des Centrafricaines et des Centrafricains. Comme l’a dit mon ami Smaïl, notre venue ici avec les représentants à haut niveau des pays de la sous-région, aussi de l’organisation régionale, la CEEAC, c’est un témoignage d’unité, c’est un témoignage de détermination, c’est un témoignage de notre résolution à faire tout ce qui est possible pour que l’année 2019 soit l’année de la paix en République centrafricaine, l’année où le dialogue va triompher, l’année où la concorde, la quiétude, la réconciliation vont triompher.  

Evidemment, on peut choisir le scepticisme, mais cela nous mènerait nulle part. Ce qu’il faut, c’est la mobilisation de tous, comme l’a dit Smaïl. Maintenant il y a un cap, c’est le cap du dialogue. Il y a une date pour commencer ce dialogue, c’est le 24 janvier. Il y a une organisation qui est à la manœuvre et qui va convoquer et organiser ces discussions, c’est l’Union africaine. Il y a le soutien total des Nations Unies, il y a une référence commune qui est l’initiative africaine, et il y a un principe qui est fondamental, c’est que ce processus, c’est un processus centrafricain. C’est un processus de tous les Centrafricains.  

C’est que ce processus c’est un processus de tous les Centrafricains, tout le monde doit être à bord, tout le monde doit se mobiliser pour que ça réussisse. Et c’est pour ça que moi aussi je me joins à ton appel mon cher Ismail, l’appel à la société civile centrafricaine, à vous amis des médias, aux forces vives de la Nation pour que chacun relaie ce message de l’importance de la page qui va s’ouvrir. Cette étape de dialogue, cette étape d’engagement pour de faire en sorte que le pays puisse tourner la page de ces violences. La région est avec nous, la région représentée par les ministres qui sont venus nombreux, ceux qui ne pouvaient pas des raisons vraiment majeures, mais la plupart des ministres étaient avec nous. Et tous ont exprimé une unité totale d’objectif et de vue avec nous et c’est fondamental parce que la République centrafricaine doit retrouver la paix. Elle doit retrouver son rôle légitime en tant que pays acteur de la région et ce processus doit se faire dans le contexte général d’une atmosphère de confiance et de coopération avec les voisins. Je crois qu’hier il y avait cet esprit autour de la table, de même que du côté des autorités centrafricaines, de la part de son excellence le Président de la République, du gouvernement. Nous avons eu des éléments très clairs, des manifestations très clairs de leur volonté de s’engager pleinement. 

Des éléments très clairs qui ont été fournis sur les initiatives prises et envisagés sur les principales questions qui seront celles du dialogue, les principaux enjeux pour la République centrafricaine. L’inclusivité, la justice, la réconciliation, la réorganisation territoriale, la décentralisation. Sur tous ces points nous avons eu des manifestations très clairs d’engagement de la part de nos interlocuteurs centrafricains.  

Alors dans ce contexte il y a d’abord un impératif. C’est qu’au-delà de la nécessité pour tous, de se rassembler autour de l’objectif du dialogue, de faire passer les messages, de la concorde, de la compréhension mutuelle, c’est comme l’a dit Smail Chergui, le caractère inacceptable des violences, bien attendu elles sont toujours inacceptables les violences. Mais dès lors que le cadre vers le dialogue a été nettement fixé avec une échéance, avec l’engagement de tous et l’unité de tous, ceux qui continueraient à utiliser la violence contre les civils, contre nos collègues des Nations unies, contre les humanitaires, contre les Centrafricains et Centrafricaines et contre ce pays, ceux-là prendraient une lourde responsabilité, et donc je me joins totalement à ce message de condamnation ferme des violences d’affirmation même qu’elles sont bien inacceptables. Parce que la violence aujourd’hui, ça veut dire le refus du dialogue, le refus de cette page qui s’ouvre et qui va déboucher sur la discussion de Khartoum le 24. L’autre chose c’est que dès maintenant comme l’a indiqué mon ami Smail, il faut se préparer à soutenir la mise en œuvre de ce que nous espérons sera un accord et mobilisés tous les partenaires internationaux de la République Centrafricaine. Nous avons commencé à le faire, nous les avons rencontrés ce matin, et nous leurs avons dit voilà ce qu’on a fait hier. Mais nous comptons sur vous pour évidemment soutenir ce processus de dialogue.  

C’est un processus collectif dans lequel tout le monde à son rôle à jouer et aussi nous leurs avons dit il y aura un travail important d’appui à faire pour que cet accord puisse être appliqué. Un soutien pratique et matériel nécessaire et pour que les germes du redressement économique de la Centrafrique soient enfin plantés. Je crois que ce message est bien entendu, mais nous allons continuer et veiller à ce que la communauté internationale et partenaires de la République centrafricaine s’organisent pour que ce soutien soit effectif, concret et pratique. Voilà donc chers amis le message que nous souhaitions passer ici.  

Je pense qu’il faut vraiment que tous nous prenions conscience du fait qu’il y’a un moment important, une chance pour la République centrafricaine, encore une fois nous savons bien que les défis sont immenses, que l’essentiel du travail reste à faire, nous savons bien qu’il y’a dans ce pays encore beaucoup de violences. Encore une fois de plus, nous les condamnons avec fermeté. Je le redis, tous ceux qui prendraient la responsabilité d’essayer de faire dérailler ce processus du dialogue prendraient une très lourde responsabilité, je pense que le moment venu ils rendront des comptes. Mais il ne faut pas que cette chance soit perdue, il faut que nous travaillions ensemble à faire gagner la République centrafricaine. Notre unique objectif, c’est le succès de votre pays que nous aimons, auquel nous sommes très attachés. Je parle pour les Nations Unies au premier rang desquels le Secrétaire général des Nations unies, qui avait rendu visite à la République centrafricaine et peuple centrafricain, il y a quelque mois. Il m’a redit l’attachement très fort qu’il porte à votre pays et au succès de la paix en République Centrafrique. Merci 

Smail Chergui : Donc juste une précision si ce dialogue abouti la signature de l’accord aura lieu à Bangui, en présence des Chefs d’Etats de la région, le président Moussa Faki Mohamed lui-même, qui évidemment nous a chargé de transmettre toute sa bonne volonté de soutenir ce processus. Donc je tenais à vous préciser que l’appropriation de ce processus sera totalement centrafricaine, il est bon que vous le sachez aussi. 

Questions des Journalistes 

Radio Ndeke Luka : Quels seront les parties prenantes à ce dialogue ? Parce qu’il n’y a pas longtemps la société civile et les partis politiques réclament de prendre part à ce dialogue.   

Radio Centrafrique : Monsieur le commissaire vous parler ici, il n’y pas un sujet tabou qui n’a pas été discuté. Je voudrais savoir la question de l’amnistie, parce que le soutien de l’Union Africaine compte beaucoup sur l’amnistie. Est-ce que ce sujet a été débattu et maintenu ?  Parce que pour nous il n’est plus question d’amnistié les bourreaux de la République Centrafricaine, alors que certainement ils des mains invisibles derrières cette situation. Parler nous concrètement comme ce n’est pas sujet tabou de la mission.

 Presse Francophone : Quel est le contenu de ce dialogue qui se pointe à l’horizon à Khartoum sur l’initiative de l’Union Africaine ? Plusieurs fois vous été revenu sur cet appel à l’endroit de la presse pour nous demander de vous soutenir. Mais qu’est-ce que vous proposez à cette presse ?

 Le pays : Vous avez mis un accent sur tous ceux s’abstiendront à user de la violence contre la population civile y compris la partie prenante à la résolution de cette crise. Mais pendant que nous sommes ici, depuis ce matin ça chauffe à Bambari, Bangassou, Bakouma. Alors qu’elles seront les mesures prises pour qu’on puisse mettre fin à cette situation ?

 Smail Chergui : La question relative aux parties prenantes du dialogue, c’est évidemment le Gouvernement et les mouvements armés. Ce sont eux qui sont visés par cette initiative. Si vous vous rappelez bien, l’Initiative africaine visait à promouvoir le dialogue entre le Gouvernement et les 14 groupes armés pour qu’il y ait signature d’un accord et que les armes se taisent une fois pour toute, pour que l’on puisse récupérer ces armes, que l’on puisse pour ceux qui sont valides, pour ceux qui remplissent les conditions conformes aux normes internationales également au droit de ce pays, qu’ils puissent éventuellement soit entrer dans le DDR ou trouver une autre fonction. Je crois que ce qui se fait actuellement n’aura plus de raison d’être. C’est-à-dire que l’on aura des gens soit qui choisiront de servir la sécurité du pays et donc qui doivent s’accommoder de toutes les lois et de toutes les conditions, ceux qui choisiront d’aller vers leurs occupations dans le domaine économique etc. C’est là où dans ce cadre de l’accompagnement des résultats de l’accord, nous voulons explorer toutes les possibilités de faire en sorte que le résultat de cet accord soit consolidé sur le terrain en donnant une chance à chacun. La seule chose que nous n’acceptons plus comme nous venons de le dire Jean-Pierre Lacroix et moi-même, c’est la continuation de ces agissements sur le terrain ou la prise en otage des civils, la prise en otage de l’activité économique du pays, ce genre de chose doit s’arrêter tout en notant que dans le cadre de l’action gouvernementale qu’il y ait cette inclusivité, qu’il y ait une chance qui soit donnée à tout citoyen de ce pays pour apporter sa contribution soit au travail politique soit au développement économique et social.  

Je crois qu’il y a de la place pour tout le monde. C’est un pays qui est riche, qui a une population relative réduite par rapport à ces voisins. Je crois que toutes les conditions sont là pour se débarrasser du cercle vicieux qui a rabaissé ce pays pendant toutes ces années. Ce dialogue doit être, franc, il doit être direct. Nous espérons régler ce problème une fois pour toute. Je voulais vous parler ce langage direct, ce langage du cœur de ce que j’attends moi-même de ce dialogue.  

La question de l’amnistie. Je crois pouvoir parler ici aussi au nom de mon ami Jean Pierre qui représente les Nations unies pour rappeler encore une fois que pour les deux organisations, on ne peut jamais tolérer l’impunité. Soyons très clairs là-dessus une fois pour toute. Mus de ces principes, nous allons voir pour pouvoir bénéficier de l’expérience des pays qui sont passés par ce genre de situations très pénibles. Hier, le ministre angolais a fait un exposé sur l’expérience de son pays. Vous voyez la guerre civile qu’a subie l’Angola. Aujourd’hui, c’est le meilleur pays qui a réussi son intégration au point où le ministre des Affaires étrangères qui vient de quitter, le Chef d’état-major de l’armée étaient de l’Unita. On a eu le Congo et le ministre des Affaires étrangères a eu à expliquer la guerre civile par laquelle ils sont passés. Elle était courte mais très violente. Vous avez l’expérience algérienne de ces mouvements terroristes. Vous avez l’expérience tchadienne avec 40 ans de guerre civile. Donc, toutes ces expériences seront mises à la disposition de nos frères ici pour trouver la meilleure formule de promouvoir le dialogue, la fraternité afin de permettre à toutes ces blessures de se refermer.  

En appui à cette approche, il y a le projet de loi dont on a demandé que la mise en œuvre soit accélérée sur la Commission Vérité et Réconciliation. On a des expériences. Nous ne partons pas de nulle part. Il y en a en Colombie. Partout il y a des expériences. S’il y a des leçons, nous les introduirons dans nos discussions mais encore une fois, les victimes ont droit à leur justice. On est très claire là-dessus mais avec ces principes essayons de voir comment trouver une approche qui puisse nous permettre de hâter le rassemblement de ce peuple. Les Centrafricains et les Centrafricaines ont beaucoup souffert. Je rappelais hier dans ma réunion que lorsque l’on venait au lendemain de l’aggravation de la crise, que l’aéroport était plein de personnes déplacées. On atterrissait la peur au ventre de heurter un enfant. Heureusement aujourd’hui, la situation est beaucoup meilleure. On voit que la population a repris confiance et reconstruit des maisons. Les marchés sont achalandés. Il faut que l’on construise sur cet acquis positif.  

Le contenu du dialogue, je viens de le dire. C’est poser une base solide de ce que doit être le comportement des uns et des autres dans le respect de l’intégrité territoriale de ce pays, dans le respect des institutions légales de ce pays. Ma foi, si tout cela est respecté, le dialogue est ouvert. Je pense qu’il y a assez de richesses, assez de possibilités pour que cette inclusivité et la distribution équitable des ressources parmi tous les citoyens de ce pays soit le ciment qui va réellement renforcer la citoyenneté, le fait de dire « je suis citoyen centrafricain ». 

On fait appel à la presse, on lui demande son soutien mais de tout temps la presse a été notre alliée. Evidemment, si c’est pour nous dire que vous travaillez dans des conditions extrêmement difficiles, nous sommes solidaires, nous sommes conscients. Je suis sûr que le Représentant ici, Jean-Pierre et moi-même, seront prêts à examiner comment sur le plan de l’exercice de vos fonctions, non seulement pour que vous ayez l’information au niveau de nos bureaux ici mais également comment on peut aller plus loin pour que vous ayez les moyens. Parce que justement c’est important, nous voulons faire face à ces fake-news, à toutes ces rumeurs. Si vous êtes bien équipés, vous pouvez contrôler avant de publier. Vous pouvez recouper ces informations et ça c’est très important pour nous. Une chose qui est facile à faire aujourd’hui à travers vous est de nous aider à passer ce message qu’on en a marre de ces violences. Aujourd’hui comme vous dites ça bouge encore, ce n’est pas tolérable. Ceux qui sont derrière ces agissements doivent comprendre qu’ils seront responsables, qu’ils paieront leurs actes. C’est pour cela que je dis que les Nations unies et l’Union africaine ne tolèreront jamais l’impunité. Quel que soit le temps qui est parcouru, justice sera faite un jour. Jean-Pierre va me compléter par rapport à toutes ces questions mais soyons ensembles.

Jean-Pierre Lacroix : Merci mon cher Smail. Je souscris totalement à ce que tu viens de dire sur les différents points. Evidemment, les parties prenantes au dialogue sont celles que tu viens d’indiquer et le soutien des Nations unies sera total et constant. En même temps, si l’on voulait regarder la notion de parties prenantes d’une manière différente moins institutionnelle, il faudrait ajouter que nous sommes tous parties prenantes, toutes les Centrafricaines et tous les Centrafricains sont parties prenantes et doivent être parties prenantes. C’est pour cela que l’effort d’explication, de compréhension de ce qu’est ce dialogue, de l’importance vitale de ce dialogue pour l’avenir du pays, la nécessité d’engager à tous les niveaux, société civile, capitales, régions Nord, Sud, Est, Ouest, formations politiques. Votre rôle chers amis est déterminant dans ce contexte. Vous êtes aussi parties prenantes même si ceux qui directement participent au dialogue sont les représentants du Gouvernement et ceux des groupes armés. Il y a deux niveaux et je crois que la réponse a été totalement donnée.  

Je crois que sur la justice et la réconciliation je n’ai rien de plus à ajouter. Pour les Nations unies comme pour l’Union africaine, c’est inacceptable. Regardez nos textes fondateurs, regardez ce qui guide notre action de tous les jours. Ce qui a été dit par Smail Chergui et qui a beaucoup été discuté hier, est d’une part qu’il y a cette expérience de très nombreux pays et notamment des pays de la région qui ont souvent, à partir de conflits très douloureux et très meurtriers, ont réussi à reconstruire une communauté nationale de manière inclusive. Il y a différents outils qui sont tous outils, qui sont complémentaires les uns des autres et qui permettront d’aboutir à cet objectif de justice et de réconciliation. Hier, on a parlé de tout ce spectre des outils et ce sont ces outils qu’il faut mettre en place et dont la mise en place est déjà engagée. Qu’il s’agisse des institutions judicaires de ce pays, parce que c’est fondamental qu’elles soient renforcées et qu’elles puissent jouer leur rôle. Qu’il s’agisse de la Commission Justice et Réconciliation qui est sur le point d’être mise en place. Qu’il s’agisse des mécanismes traditionnels qui ont aussi leur rôle. Qu’il s’agisse de Cour pénale spéciale. Il y a tout cet ensemble qui jouera un rô

Toutes les infos du Vendredi 11 Janvier. 2018

Cm n 2874 du ven 11 jan 2019

 

SITUATION CONFUSE A BAKOUMA ET BAMBARI : DES AFFRONTEMENTS TRES MEURTRIERS ET DES DETONATIONS D’ARMES LOURDES ET LEGERES

Le 31 décembre 2018, une colonne des combattants du FPRC et de l’UPC en provenance de la ville de Bria, à bord de deux (2) véhicules et sur des motos, lourdement armée, sous les ordres d’Abdoulaye Hissène du FPRC, a attaqué la ville de Bakouma, dans la préfecture du Mbomou. Cette coalition FPRC-UPC a assiégé complètement la localité. Le sultan, Hervé Mada Mbari et quelques habitants ont été abattus par balles. Hommes, femmes et enfants ont dû quitter la ville sous le feu des combattants Séléka. Certains ont trouvé refuge dans la brousse, d’autres ont parcouru des dizaines de kilomètres pour arriver dans la ville de Bangassou. Leurs conditions de vie ne sont guère satisfaisantes. Ils manquent de tout : nourriture, habillement, soins, et nous en passons.

Par rapport à la situation sécuritaire qui prévaut à Bakouma, une marche pacifique a été organisée à Bangassou pour attirer l’attention du gouvernement et de la Minusca. Malheureusement, dans la soirée, un concert de casseroles a tourné au vinaigre. Les manifestants ont lancé des pierres sur les Casques Bleus du contingent marocain, malgré l’interdiction des éléments des Forces Armées Centrafricaines basés à Bangassou. Selon certaines sources émanant de cette ville, les Casques Bleus marocains ont fait usage des balles réelles sur la population qui manifestait. Le bilan fait état de plusieurs blessés qui sont admis à l’hôpital préfectoral pour des soins. Aucun cas de décès n’est enregistré.

Pendant que les populations de Bangassou criaient leur ras-le-bol face à l’immobilisme et à l’attentisme des soldats onusiens basés à Bangassou, par rapport à la situation sécuritaire confuse à Bakouma, des affrontements d’une rare intensité auraient opposé la coalition FPRC-UPC aux Autodéfenses la semaine dernière. D’après certaines informations qui nous parviennent de Bangassou, puisque les réseaux téléphoniques ont été coupés à Bakouma, les Autodéfenses auraient pris le dessus sur les combattants Séléka du FPRC et de l’UPC qui seraient en débandade. Et la ville de Bakouma serait désormais contrôlée par ces Autodéfenses. Cette information est difficile à confirmer ou à infirmer. Mais nous suivons de près l’évolution de la situation sécuritaire qui prévaut actuellement à Bakouma pour informer en temps réel le grand public.

A Bambari, chef-lieu de la préfecture de la Ouaka qui devrait abriter en différé les festivités de la Journée Internationale de la Femme Rurale et de la Journée Mondiale de l’Alimentation, on nous signale des détonations d’armes lourdes et légères. Certaines délégations qui devaient participer à ces deux évènements majeurs ont dû rebrousser chemin. Pour le moment, nous ne disposons pas assez d’information sur ce qui se passe présentement dans cette ville. Ces festivités auront-elles bel et bien lieu ? Difficiles de le dire. Les jours qui viennent nous édifieront davantage.

Le regain de violences qui est observé aujourd’hui à Bakouma et dans certaines villes du pays en ce début de l’année 2019 n’est pas du goût des Centrafricains qui n’aspirent qu’à la paix, rien que la paix. Est-ce par la complicité de certaines puissances de ce monde que les factions Séléka ne faiblissent pas dans les exactions de tout genre sur les populations civiles ? Il ne fait aucun doute. La crise centrafricaine a été enclenchée le 10 décembre 2012 par l’ex-coalition Séléka qui a pris le pouvoir le 24 mars 2013, avant d’être contrainte par les chefs d’Etat de la CEEAC, le 10 janvier 2014 à Ndjamena, au Tchad, à la démission. Depuis lors, la Séléka s’est subdivisée comme le ténia en branches dissidentes. Nous citons entre autres l’UPC d’Ali Daras, le FPRC de Nourredine Adam et Abdoulaye Hissène, le MPC de Mahamat Alkhatim, les 3R de Sidiki et tant d’autres. Le mouvement Anti-Balaka, de son côté, s’est répandue aussi sur l’ensemble du territoire comme une trainée de poudre. La Séléka et les Anti-Balaka, les deux (2) protagonistes de la crise centrafricaine, ont tous semé la mort et la désolation au sein des populations civiles. Leurs actes barbares se poursuivent allègrement sur l’ensemble du territoire national. Si les Autodéfenses ou Anti-Balaka ont faibli dans leurs exactions, les Séléka quant à eux ne baissent pas les bras.

Chaque jour qui passe amène son lot de malheurs. Après les villes de Bambari, Bria, Batangafo, Alindao, Ippy, pour ne citer que celles-ci, c’est le tour de Bakouma d’être à son tour attaquée par les Séléka et serait peut-être reconquise par les Autodéfenses si nous nous en tenons aux informations qui nous parviennent de Bangassou. Pire encore, la Minusca qui est censée protéger les civils aurait empêché les FACA de mettre pieds à Bakouma. Il en serait de même à Bambari, chef-lieu de la préfecture de la Ouaka à la veille de la Journée Mondiale de l’Alimentation. Au jour d’aujourd’hui, les Centrafricains ne savent plus quoi faire pour leur protection. Faille-t-il que le peuple centrafricain demande à l’armée céleste de le protéger ? La Minusca est-elle déployée en Centrafrique pour laisser les Séléka commettre des exactions sur les populations civiles sans défense ? Les Séléka tuent, massacrent des innocents, incendient des villages entiers, les soldats, soi-disant de la paix, se retranchent dans leur tour d’ivoire, laissant les populations à leur triste sort. Quand les Forces de Défense et de Sécurité (FDS) veulent se déployer dans les régions en proie à l’insécurité, ils brandissent leur véto. A quoi sert leur présence en Centrafrique ?

Nos FDS doivent se mettre résolument au travail pour protéger leurs compatriotes contre les exactions des groupes armés. Si nous ne nous tenons qu’à la Minusca pour stabiliser le pays de feu regretté Président fondateur Barthelemy Boganda, la RCA basculera dans une nouvelle violence qui sera trop catastrophique. D’ailleurs, la majorité de contingents de la Minusca sont issus des pays que nous connaissons tous. Nous demandons à la population de Bakouma en particulier de rester soudée, et celle du Mbomou en général d’être vigilante sur ce qui se passe actuellement dans leur préfecture. Nous lançons aussi un appel à toutes les personnes de bonne foi de voler au secours des déplacés de Bakouma dont beaucoup se trouvent actuellement à Bangassou.

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

UN APPEL INCONNU PROFERE DES MENACES A BENISTANT

MBALLA : « VOUS PERSECUTEZ TOUT LE MONDE. MAIS UN JOUR, VOUS PAYEREZ LES CONSEQUENCES DE VOS ACTES »

Mercredi 09 janvier 2019 aux environs de 21 heures 47 minutes, le téléphone de Bénistant MBALLA a commencé à sonner. Quand il a décroché, une voix lui a proféré des menaces en ces termes : «vous persécutez tout le monde. Mais un jour, vous payerez les conséquences de vos actes ». Automatiquement, la personne a éteint son téléphone. Et jusque-là, Bénistant Mballa n’arrive pas à connaître qui est ce détracteur. Mais en agissant de la sorte, la guerre est désormais déclarée entre Bénistant Mballa et tous ceux qui se cachent dans l’ombre et parlent tout bas de la rédaction de Centrafric Matin. 

«Dites-vous la vérité les uns aux autres », déclarent les Saintes Ecritures. Un adage dit aussi : «La vérité blesse, mais ça soigne ». Le fait de dire la vérité est-il synonyme de persécution ? Qui Bénistant Mballa a-t-il persécuté ? Nous continuerons de mener des investigations pour connaitre cette personne hypocrite de nature et qui pense intimider le journaliste Bénistant Mballa, voire la rédaction du quotidien Centrafric Matin. Mais ce qui est très sûr, Bénistant Mballa n’aura peur de personne et ne reculera devant rien. Le journalisme est un métier toujours à risque. Et le journaliste est toujours condamné à porter son cercueil sur sa tête. Quoiqu’on dise, quoiqu’on fasse, la rédaction du quotidien Centrafric Matin continuera de dénoncer haut et fort tous les sous-marins torpilleurs qui agissent dans l’ombre pour détruire la RCA.

Si quelqu’un se sent lésé par la rédaction de Centrafrique Matin, il a tous les droits de saisir les organes en charge de régulation des medias en RCA, à l’exemple du Haut Conseil de Communication (HCC) et de l’Observatoire des Medias en Centrafrique (OMC). Mais le fait de se cacher dans l’ombre, afin de proférer des menaces à un journaliste, s’apparente à une lâcheté, voire une manipulation. D’ailleurs, les propos de cette personne à l’encontre de Bénistant Mballa, constituent une préméditation, un acte réprimé par le Code Pénal Centrafricain. Et la rédaction de Centrafric Matin peut en tout état de cause déposer plainte contre inconnu au Tribunal de Grande Instance de Bangui pour préméditation à l’encontre de la personne de Bénistant Mballa.

En RCA, personne ne veut reconnaitre sa faute. Alors qu’ «une faute avouée, est à moitié pardonnée ». Ceux qui ont plongé la RCA dans cette pire crise sont là, mais ne veulent jamais reconnaitre leurs fautes afin de  demander pardon au peuple centrafricain. Bénistant Mballa, en sa qualité spirituelle de diacre, ne peut en aucun cas camoufler le péché de quelqu’un. Le prophète Nathan n’a pas caché au roi David la faute qu’il a commise envers Uri et sa femme. Et le roi David n’a pas cherché à se défendre, mais a reconnu simplement son péché et s’est repenti devant le Seigneur. Et Dieu lui a fait grâce par la suite. Malheureusement en RCA, mêmes les responsables des églises ne veulent plus qu’on leur fasse des reproches.

Celui-là perd son temps d’appeler le journaliste Bénistant Mballa pour lui proférer des menaces. S’il est vraiment un homme, il devrait lui parler en face, afin qu’on puisse se dire des vérités. Diantre !

Bénistant MBALLA

 

 

 

VISITE CONJOINTE EN RCA DE L’UNION AFRICAINE,

DE L’ONU ET DES MINISTRES DE LA REGION :

DECLARATIONS DE PRESSE DE FAUSTIN ARCHANGE TOUADERA, DE  SMAIL CHERGUI, JEAN-PIERRE LACROIX

AU PALAIS DE LA RENAISSANCE, LE 9/01/19

 

Son Excellence Faustin Archange Touadéra, Président de la République Centrafricaine :

Je voudrais tout d’abord remercier très sincèrement le Commissaire Paix et Sécurité de l’Union africaine, Monsieur Chergui et Monsieur le Secrétaire général adjoint aux opérations de paix des Nations Unies, Messieurs les ministres du Tchad, de l’Angola, du Congo et du Soudan, le Panel, qui sont aujourd’hui dans une mission en République centrafricaine pour parler du dialogue entre les Centrafricains, le Gouvernement et les groupes armés. C’est une réunion qui est attendue et nous leur souhaitons ici au nom du peuple centrafricain la bienvenue et nous leur adressons nos vœux de santé, de prospérité et de réussite dans toutes les actions.  

Aujourd’hui, à l’issue de nos échanges, la date des rencontres entre le Gouvernement et les groupes armés est fixée. Il s’agit du 24 janvier 2019 à Khartoum. Donc nous sommes déjà fixés. Il vous souviendra que le week-end dernier, nous avons eu des échanges avec la société civile, les partis politiques, les confessions religieuses et l’Association des victimes, autour de ces questions. Aujourd’hui, nous sommes encore plus fixés grâce à la visite de ces personnalités en République centrafricaine. Ça nous a permis de relancer ce dispositif que nous attendons depuis très longtemps. Je les remercie pour leur présence, pour leur soutien, toujours à nos côtés, aux côtés de la République centrafricaine qui est en quête de paix. Bien plus encore, les ministres qui sont arrivés ici vont travailler pour que dans les prochains jours, dans les prochaines semaines, nous puissions relancer les commissions mixtes entre les différents Etats de la sous-région, qui vont permettre de renforcer la paix et régler un certain nombre de problèmes au niveau de nos frontières. Voici les grands résultats de cette rencontre.  

Je me permets de remercier tous les membres du Gouvernement qui sont venus, le Commissaire Paix et Sécurité et le Secrétaire général adjoint aux opérations de paix des Nations unies pour cette rencontre de Bangui qui va booster le dialogue dans le cadre de l’Initiative africaine. Evidemment, cette rencontre qui va se dérouler à Khartoum se fera sous l’égide, sous la facilitation de l’Union africaine et des Nations unies. Voilà, ce que je peux vous dire. Je vous remercie. Monsieur le Commissaire si vous avez quelque chose à ajouter…

Smail Chergui, Commissaire à la Paix et à la Sécurité de l’Union Africaine :

Merci infiniment Monsieur le Président. Je crois que vous avez dit l’essentiel des résultats de cette interaction. Je voulais juste dire à nos sœurs et à nos frères de Centrafrique qu’aujourd’hui est un grand jour sur la voie de la construction et de la consolidation de la paix dans ce pays. A travers cette annonce qui vient de vous être faite par le Président, Son Excellence le Professeur Touadéra, l’Initiative africaine arrive maintenant à maturité et devrait donc connaître une mise en œuvre assez rapide dans le cadre de la convocation par l’Union africaine de la réunion à Khartoum à partir du 24 janvier pour que nous puissions rapidement consolider d’abord le travail remarquable qui est fait par Son Excellence le Président et son gouvernement et les nombreuses réalisations qu’ils ont déjà rendues possibles par leur engagement et le fait qu’ils ont cru dans cette initiative. Vous savez tous, le DDR a commencé, le recrutement de l’armée sur une base inclusive, ce sont autant de signaux positifs et encourageants, qui nous permettent aujourd’hui de conclure que nous sommes sur la bonne voie. Je crois qu’aujourd’hui à travers nos échanges, la présentation qui nous été faite par le Gouvernement, nous avons presque la feuille de route de ce que seront ces discussions. 

Nous sommes très confiants que nous pouvons atteindre cet objectif pour le bien de ce peuple, de la région et de tout le continent africain. Je voudrais solennellement ré-exprimer notre gratitude à Monsieur le Président de la République, à son gouvernement, mais également à tous nos partenaires, aux Nations Unies représentées ici par mon ami Jean-Pierre Lacroix, mais aussi à toute la région qui vraiment est venue à l’unisson et sans hésiter au niveau ministériel. Et ceux qui ne sont pas là, c’est parce qu’il y a eu vraiment une situation exceptionnelle, mais je puis vous assurer que non seulement, vos voisins, les pays de la région, mais tous nos états membres du continent sont à vos côtés. 

Je souhaite aussi solliciter le soutien de tout le monde, je dis bien de tout le monde, c’est-à-dire : jeunes hommes, jeunes filles, hommes politiques, responsables, chômeurs. Nous avons besoin de tout le monde, pour que nous puissions mettre nos efforts en commun pour clore ce chapitre douloureux de l’histoire de la Centrafrique et vraiment entamer cette nouvelle année dans la paix, la sécurité et le développement. Je vous remercie.  

Jean Pierre Lacroix, Secrétaire Général Adjoint aux Opérations de la Paix des Nations Unies  :

Merci mesdames et messieurs. Je voudrais d’abord remercier chaleureusement Son Excellence le Président Touadéra pour son accueil exceptionnel, remercier aussi son gouvernement, remercier toutes les Centrafricaines et tous les Centrafricains pour leur accueil et leur dire tous qu’il y a ici tous les amis de la République centrafricaine, tous les amis du peuple centrafricain, réunis, déterminés, unis dans leur détermination à travailler activement aux côtés des autorités centrafricaines sous l’égide de son excellence Monsieur le Président, aux côtés de son Gouvernement, de toutes les Centrafricaines et des Centrafricains pour faire en sorte que l’année 2019 soit l’année de la paix en République centrafricaine. 

Cette année doit être l’année où le dialogue, où l’apaisement, où la quiétude, où la réconciliation doivent prévaloir. Aujourd’hui, nous avons des principes, la solution ne peut être que politique. Nous avons un cap, c’est l’Initiative africaine qui est le fondement de notre action collective. Nous avons un plan d’action avec cette réunion prochaine le 24 janvier à Khartoum, pour engager très activement le dialogue entre les autorités et les groupes armés avec le soutien actif des Nations unies sous l’égide de l’Union africaine. Nous avons l’engagement des pays de la région qui ont exprimé de manière très résolue leur détermination à s’engager de manière encore plus active aux côtés de ces efforts, aussi pour réactiver ces commissions mixtes bilatérales qui peuvent apporter énormément, pour traiter des sujets importants liés à la sécurité notamment et au mouvement de personnes et de biens.

Nous avons une dynamique retrouvée, un état d’esprit déterminé, optimiste et en même temps volontaire. Nous sommes résolus à travailler ensemble. J’ajoute que pour ce qui est des Nations unies, vous pouvez compter sur nous, Monsieur le Président, les Centrafricaines et les Centrafricains pourront compter sur nous. Mais comme l’a dit le commissaire Chergui, c’est un effort collectif et l’engagement de toutes et de tous sera indispensable. Je voudrais donc me joindre à cet appel qui est lancé de manière amicale et chaleureuse dans l’esprit qui caractérise nos relations avec le peuple centrafricain. Je voudrais me joindre à cet appel vers la mobilisation générale pour la paix en Centrafrique pour cette année 2019. Merci.

Questions des journalistes

 

 Esaïe Penderedji, de la Radio Centrafrique :

Merci beaucoup Monsieur le Commissaire. J’ai une préoccupation. Le Président de la République vient donc de publier la date, c’est le 24 janvier. Concrètement et urgemment que compte faire l’Union africaine d’autant plus que maintenant et même à ce jour, les groupes armés continuent à sévir dans l’arrière-pays et il y a la peur ?

 

Réponse de Smaïl Chergui :

Je vous remercie pour votre question et votre préoccupation qui est très légitime. A partir d’aujourd’hui, nous allons maintenant nous atteler à préparer effectivement cette réunion à Khartoum. Nous aurons une interaction directe avec tous les groupes armés. Nous essaierons d’adresser effectivement en priorité le comportement des uns et des autres par rapport justement à la préparation des uns et des autres. Ils doivent montrer maintenant une certaine discipline, une certaine adhésion à l’esprit qui doit réellement être celui des retrouvailles de dialogue pour la paix. Tout le mot doit raisonner dans tous les esprits pour que les uns et les autres soit à la hauteur de la responsabilité. Je pense que l’Union africaine avec les Nations unies et avec la région, nous essayerons tous en commun de passer ce message de manière très forte. Dès la fin de cette réunion, nous commençons ces contacts pour bien préparer cette réunion à la fois par rapport à l’atmosphère qui doit être celle de la paix, mais également pour que le dialogue soit concluant pour que nous puissions rapidement concrétiser cet accord.

Alain Poumangue, de la Télévision Centrafricaine (TVCA) :

La République centrafricaine est fatiguée des différentes rencontres qui font que le peuple continue de souffrir. Pensez-vous que cette rencontre de Khartoum sera la dernière pour permettre au peuple centrafricain de s’épanouir comme les autres parce que le peuple a beaucoup souffert de ça ?

 

Réponse de Jean Pierre Lacroix :

Merci beaucoup pour votre question qui traduit évidemment une préoccupation complètement légitime. Il ne s’agit de se rencontrer pour se rencontrer. Il s’agit de faire en sorte que le dialogue puisse avancer et mener à des progrès concrets pour que la paix puisse revenir le plutôt possible cette année. Encore une fois, ça doit être l’année de la paix en République centrafricaine. Alors pour dialoguer, il faut quand même s’asseoir autour d’une table, donc il faut se rencontrer. Ça c’est la modalité pratique. Mais derrière il y a du travail. Il y a beaucoup de travail qui a été fait par le Gouvernement centrafricain sous l’impulsion de Son Excellence monsieur le Président. Nous avons eu ce matin des éléments très précis qui nous ont été donnés à la fois sur des actions déjà engagées mais également sur des actions qui sont prévues dans les tous prochains jours et des premières semaines. Donc il y une impulsion forte de ce côté.  

Il y a notre travail à nous tous, l’Union africaine, pays membres, pays de la région, Nations Unies. C’est un travail de préparation sur des sujets concrets, sans ménager notre temps et notre énergie. Ce travail qui a déjà commencé, il va s’accélérer avec force dans les prochains jours parce qu’il faudra arriver à Khartoum avec la meilleure préparation possible et aussi l’engagement nécessaire auprès des groupes armés. Alors oui, on se réunit, mais on se réunit avec la détermination, le travail, la conviction, l’unité avec en vue des résultats concrets pour la paix.

 

MINUSCA

 

 

 

 

LE PRESIDENT DE L’ONG INTERNATIONALE ANA, HAROUNA DOUAMBA, SALUE LA DECISION DE L’UNION AFRICAINE DE FAIRE LE DIALOGUE A KHARTOUM

LE 24 JANVIER. C’EST UNE VICTOIRE DU PEUPLE AFRICAIN

Le dialogue qui aura lieu à une semaine de la réunion du conseil de sécurité sur la levée totale de l'embargo, le président Harouna Douamba, demande aux peuples africains de rester mobilisés car pour lui, la France et ses alliés préparent un piège.

Je félicite le Président Paul Kagamé, président de l'Union Africaine et l'ONU, pour avoir pris en compte le cri de cœur du peuple Africain. Finalement le dialogue aura lieu à Khartoum, en présence de l'Union Africaine et L'ONU.

Le Président Harouna Douamba, un visionnaire aguerris, reste cependant méfiant et demande au peuple Africain de rester mobilisé et vigilant. Pour lui, la tenue du dialogue de Khartoum, tant attendu et qui aura finalement lieu le 24 Janvier, c'est à dire à une semaine de la réunion du conseil de sécurité sur la levée totale de l'embargo, risque d'avoir une face cachée.

Le Président Harouna Douamba, appelle le peuple Africain à rester uni derrière le peuple Centrafricain et son Président, car un pays avec un président démocratiquement élu depuis plus de deux ans, qui a reconstitué son armée mais qui ne dispose pas des d'armes et qui fait des mains et des pieds pour lui apporter la paix est à encourager.

Le peuple Centrafricain est victime d'attaques terroristes, des êtres humains sont brûlés dans leur sommeil et cela n'a jamais été condamné par les pays de l'Occident et l'Union Européenne. Pourquoi priver une nation d'une armée forte? Pourquoi combattre le terrorisme ailleurs avec de gros moyens et priver toute une Nation de quoi pouvoir protéger son peuple ?

Le président de l'Ong Internationale ANA, lors de ce point de presse , à exigé la levée totale de l'embargo sur les armes en RCA. Aucun prétexte ne sera valable, la levée de l'embargo n'a absolument rien avoir avec le dialogue de Khartoum. Il s'agit de permettre à l'armée nationale Centrafricaine, d'avoir de quoi protéger sa population contre les attaques terroristes.

Le Président Harouna Douamba, insiste qu'aucun pays des 15 qui siègent au conseil de sécurité n'aura une excuse pour ne pas voter oui. Si cela se produit, je demanderai une campagne internationale de dénonciation contre ce pays qui pour nous les panafricanistes, doit être un acteur principal de la crise Centrafricaine.

Les dialogue de Khartoum est une victoire, mais nous devons rester mobilisés, nous devons restés solidaires et nous devons dénoncer tous les dirigeants corrompus , les dirigeants qui chercheront à faire plaisir à la France et cautionner le massacre de tout un peuple. Nous allons les prendre pour responsables de tous ces massacres en RCA.

Le Président Harouna Douamba, remercie, tous les panafricanistes et le peuple Africain, il remercie aussi nos amis de l'Europe et du monde , qui ont soutenu le dialogue de Khartoum , vos partages et vos commentaires ont pris le déçu. C'est pour cela , le Président Harouna Douamba vous invite, à partager au maximum cette article, qui doit atteindre les 1000 partages en une semaine.

Je vous remercie !

 

ONG Aimons Notre Afrique

 

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RDC : LE MINISTRE FRANÇAIS DES AFFAIRES ETRANGERES ESTIME LES RESULTATS

 « NON CONFORMES »

Jean-Yves Le Drian, ministre français des Affaires étrangères, a déclaré dans la matinée que les résultats des élections en République Démocratique du Congo (RDC) ne semblent pas « conformes aux résultats que l'on a pu constater ici ou là ».

« Les élections se sont déroulées à peu près dans le calme, ce qui est une bonne chose, mais il semble bien que les résultats proclamés (…) ne soient pas conformes aux résultats que l’on a pu constater ici ou là, parce que la conférence épiscopale du Congo a fait des vérifications et annoncé des résultats qui étaient totalement différents », a déclaré Jean-Yves Le Drian sur CNews.

« Monsieur Fayulu était a priori le leader sortant de ces élections », a-t-il ajouté.

La Commission électorale nationale indépendante (Ceni) a annoncé dans la nuit de mercredi à jeudi que Félix Tshisekedi a été élu président de la République démocratique du Congo (RDC), au scrutin présidentiel qui avait lieu le 30 décembre en RDC. Martin Fayulu arrive deuxième, devant Emmanuel Ramazani Shadary.

« Je pense qu’il faut qu’on garde son calme, qu’on évite les affrontements et puis que la clarté soit faite sur ces résultats qui sont inverses à ce que l’on imaginait », a poursuivi Jean-Yves Le Drian.

La France, a-t-il ajouté, a saisi le Conseil de sécurité des Nations unies en fin de semaine dernière « pour que les résultats constatés soient les résultats réels ».

Jeune Afrique

 

 

 

MOHAMED SALAH ENCORE ELU JOUEUR AFRICAIN DE L’ANNEE, POUR 2018

Sans surprise, l’Egyptien Mohamed Salah a été élu Joueur africain de l’année 2018, douze mois après avoir remporté l’édition 2017. L’attaquant a devancé son coéquipier, le Sénégalais Sadio Mané, et le Gabonais Pierre-Emerick Aubameyang, ce 8 janvier 2019 à Dakar.

Quelle journée pour le football égyptien ! Après avoir obtenu l’organisation de la Coupe d’Afrique des nations 2019, l’Egypte a vu son idole sportive être sacrée Joueur africain de l’année pour la deuxième fois de suite. Ce 8 janvier 2019, à l’issue des Trophées de la Confédération africaine de football (CAF), Mohamed Salah a en effet conservé ce titre, décroché douze mois plus tôt.« Je suis évidemment très heureux de l’avoir gagné pour la deuxième fois, a souri l’ailier âgé de 26 ans, lors d’une conférence de presse à Diamniadio. Lorsque j’étais jeune, je rêvais de remporter ce trophée. Et là, je l’ai eu une deuxième fois. Donc, je suis très satisfait. Mais j’aimerais aussi gagner la Coupe d’Afrique des nations en Egypte. On fera en tout cas de notre mieux pour gagner la CAN à domicile ».

Le pensionnaire du Liverpool FC ajoute fièrement : « C’est toujours difficile de confirmer lorsque vous avez gagné un trophée comme celui de meilleur joueur. L’année dernière, il y avait trop de pression après que je l’ai gagné. Tout le monde disait : ‘Il ne le gagnera pas une deuxième fois.’ Mais je me suis mis en tête que je devais être encore là cette année. Je suis très fier d’y être arrivé. Je ne me plains pas. Ça me pousse à travailler encore davantage pour être également présent l’an prochain. »

Une victoire moins écrasante

Le succès de Mohamed Salah semble toutefois moins incontestable que pour 2017, avec une Coupe du monde 2018 en demi-teinte et un début de saison 2018-2019 un peu délicat. Mais l’attaquant a réussi durant l’hiver à redresser la barre et à devancer Sadio Mané et Pierre-Emerick Aubameyang, comme l’an passé. Et il a tout de même disputé la finale de la Ligue des champions ainsi que le Mondial en Russie.

« Il y avait trois grands joueurs nommés, ce soir, rappelle l’ex-défenseur sénégalais et consultant de Radio Foot Internationale, Habib Beye, au micro de rfi.fr. Ce qui a fait la différence, ce sont les 32 buts de Mohamed Salah inscrits dans le Championnat d’Angleterre. A partir du moment où vous êtes le meilleur buteur de Premier League, vous avez forcément un temps d’avance sur les autres »...

 

Trophées de la CAF 2018 :

le palmarès

 

Joueur africain de l’année : Mohamed Salah (Egypte)

Joueuse africaine de l’année : Thembi Kgatlana (Afrique du Sud)

Meilleur jeune de l’année : Achraf Hakimi (Maroc)

Entraîneur d’une équipe masculine : Hervé Renard (Maroc)

Entraîneur d’une équipe féminine : Desiree Ellis (Afrique du Sud)

Equipe masculine de l’année : Mauritanie

Equipe féminine de l’année : Nigeria

Le meilleur onze de l’année : Denis Onyango – Serge Aurier, Mehdi Benatia, Eric Bailly, Kalidou Koulibaly – Thomas Partey, Naby Keita, Riyad Mahrez – Sadio Mané – Pierre-Emerick Aubameyang, Mohamed Salah
Président de Fédération de l'année : Fouzi Lekjaa (Maroc).

 

RFI

 

 

 

 

L’UPF GUYANE REPOND A LA CTG QUI MET EN CAUSE LE TRAVAIL

DES JOURNALISTES

L’Union de la Presse Francophone de Guyane dénonce une attaque inquiétante de la Collectivité Territoriale de Guyane (CTG) au droit d’informer et à la liberté d’expression en Guyane.

Suite à un reportage diffusé le 19 décembre dans le journal télé de 19h30 de Guyane La 1ère, la CTG a diffusé le lendemain un communiqué de presse mettant gravement en cause la probité d’une journaliste de notre chaîne et celle des journalistes du Guyane de manière générale.

Que raconte ce reportage ?

Il évoque l’erreur faite par la société qui a fabriqué un totem de l’écrivain Léon Gontran Damas pour le lycée du même nom, totem sur lequel figure la photo d’un écrivain surinamien, Henri Frans de Ziel. L’erreur a été relevée par la romancière Françoise James Ousénien, qui s’en est inquiétée sur les réseaux sociaux.

La CTG reproche à notre consœur d’avoir donné la parole à Mme. James-Ousénien. Son statut de salariée d’une collectivité dirigée par une opposante du président de la CTG lui retirerait subitement tout droit d’expression. Or, il est de notoriété publique qu’elle est auteure et amatrice de littérature. De plus, elle a découvert une réalité : une erreur sur la photo du plus célèbre des écrivains guyanais.

Dans ce sujet, notre collègue précise bien que le totem a été « commandé par l’établissement » et « financé par la CTG ».

La CTG est propriétaire des murs et finance l’opération : ne peut-on pas s’étonner de l’absence de contrôle sur un ouvrage financé par ses soins ? N’est-ce pas légitime de se poser cette question ? La Guyane est-elle encore un territoire où les journalistes peuvent poser des questions de fond ?

Dans la conclusion de son communiqué, la CTG croit bon d’élargir son propos, en dénonçant des personnes qui « se servent de leur fonction au sein de médias locaux pour se livrer à des campagnes de désinformation et de manipulation de l’opinion publique au profit des personnalités politiques ou issues de la société civile qu’elles soutiennent, et ce au mépris de la déontologie la plus élémentaire ».

Ces propos constituent une insulte pour les équipes de Guyane La 1ère, et ils sont infondés : le président de la CTG et sa majorité s’expriment régulièrement sur les trois médias de notre chaîne, tout comme leurs opposants, dans le cadre du débat démocratique.

L’Union Internationale de la Presse Francophone de Guyane dénonce l’utilisation de moyens publics par la CTG pour stigmatiser nommément une journaliste dans l’exercice de son métier, et nuire à sa réputation.

L’UPF s’interroge sur les motivations réelles de ces attaques, et restera vigilante quant aux atteintes à la liberté d’informer d’où qu’elles viennent.

Presse-francophone

Remire-Montjoly, le 25 décembre 2018

Frantz Montoban

Président UPF Guyane

 

 

L’OPERATION DU « GRAND DDRR » DES GROUPES ARMES SE DEROULE BIEN

ET SANS INCIDENT DANS L’OUHAM-PENDE, ALORS QUE…

Lancée officiellement par le président de la République, Professeur Faustin Archange Touadéra, le 17 décembre 2018, à Paoua dans l’Ouham-Péndé, l’opération du grand Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Rapatriement (DDRR) » des groupes armés se déroule bien et sans incident dans la préfecture de l’Ouham-Péndé. Pour preuve, deux (2) combattants du mouvement Révolution-Justice (RJ) ont témoigné qu’ils ont remis leurs armes à l’équipe en charge de ce programme DDRR. L’un a opté pour son incorporation dans les Forces Armées Centrafricaines (FACA), l’autre pour sa réinsertion sociale. C’est la même réaction de madame le maire de la ville de Paoua qui s’est réjouie du bon déroulement du « grand DDRR » dans sa localité.

Mais à Alindao dans la Basse-Kotto, à Bakouma dans le Mbomou, à Batangafo dans l’Ouham, à Bocaranga dans l’Ouham-Péndé, à Bambari dans la Ouaka et au KM 5 dans le troisième arrondissement de la ville de Bangui, les ennemis de la paix en RCA et les va-t-en guerre continuent de semer la terreur et la désolation au sein des paisibles et inoffensives populations. Ces massacres et autres exactions de tout genre sont à mettre au passif des criminels et mercenaires des factions Séléka (UPC, FPRC et 3R).

Alors que l’opération du « grand DDRR » se fait doucement mais sûrement, pour atteindre l’ensemble du territoire national, une mission de haut niveau des Nations-Unies, de l’Union Africaine et des ministres de la sous-région Afrique Centrale, après d’âpres échanges avec les autorités de la RCA, particulièrement le président Touadéra, a fixé la date du dialogue gouvernement-groupes armés, pour ce 24 janvier 2019 à Khartoum au Soudan. C’est en ce moment précis que les hors-la loi, les seigneurs de guerre et drogués tuent, incendient, pillent, etc., mais que veulent et que cherchent réellement ces damnés de la terre et sanguinaires patentés de la RCA et de son peuple ?

Fort de tout ce qui précède, nous disons que trop, c’est trop ! Donc, « aux grands maux, de grands remèdes » et « il faut battre le fer quand il est encore chaud », dit-on. Sinon…

 

Le Petit YEKOA

 

 

LES ARRIERES DE SALAIRES DE DECEMBRE-NOVEMBRE 2002 ET DU 1ER TRIMESTRE 2003 DES PENSIONS SONT VIRES AUPRES DES BANQUES DE LA PLACE

 

Selon des informations fiables à prendre au sérieux, émanant du ministère des Finances et du Budget, les arriérés de salaires de décembre-novembre 2002 et du 1er trimestre 2003 des pensions sont déjà virés, ce jeudi 10 janvier 2019 auprès des banques de la place. C’est donc une bonne nouvelle pour les fonctionnaires et agents de l’Etat, ainsi que des retraités, en un mot pour les bénéficiaires et leurs ayants-droits. C’est pour autant dire que l’argent est bon à tout moment.

Il est à préciser aussi que l’actuel régime en place a eu à verser aux bénéficiaires et ayants-droit, leurs arriérés de salaires du 1er trimestre 2003. « L’oiseau fait son nid doucement ». Par déduction, le régime du président Touadéra est sur la bonne voie en matière de la gestion des finances publiques. D’où la confiance du Fonds Monétaire International (FMI) au gouvernement de notre pays.

A cet effet, nous exhortons les fonctionnaires et agents de l’Etat, et les retraités de prendre leur mal en patience. Car, au fil des années, ils vont percevoir tous leurs arriérés de salaires et de pensions.

 

Le Petit YEKOA

 

 

Violence A l’Egard des femmes : UPF-Maroc ouvre le dEbat

 

L’Union de la presse francophone – section Maroc a dédié son dernier « Thé-débat » de l’année 2018 à la lutte contre la violence faite aux femmes. Rabéa Naciri, militantes des droits humains et Soumaya Naamane Guessous, sociologue ont croisé leur regard sur la question.

L’Union de la presse francophone (UPF) – section Maroc reprend son cycle de conférences « Thé-débat ». À l’occasion de la journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, célébrée le 25 novembre, l’UPF a tenu une rencontre en présence de la sociologue Soumaya Naamane Guessous et la militante des droits des femmes Rabea Naciri. L’occasion de revenir sur les dispositions de la loi 103-13 sur les violences faites aux femmes et de discuter des différentes formes de violence et se demander pourquoi elle continue à sévir dans notre société. « La violence faite aux femmes révèle tous les dysfonctionnements d’une société, c’est un indicateur qui n’est pourtant pas apprécié à sa juste valeur. La preuve est que cette loi, malgré les mesures qui y ont été introduites, reste très faible. Elle ne définit pas clairement certaines formes de violence, ni les responsabilités des autres intervenants comme la police ou la justice », souligne Rabea Naciri, membre fondatrice de l’Association démocratique des femmes du Maroc (ADFM).

Soumaya Naamane Guessous a également relevé les défaillances de la loi 103-13 tout en indiquant que certaines femmes ne savent pas qu’elles sont violentées et il leur arrive de minimiser la violence dont elles sont victimes. « La violence est acceptée dans la société et on accuse toujours la femme et ce n’est pas cette loi qui changera les choses parce qu’elle ne satisfait pas malgré la mobilisation de la société civile. Peut-être aussi que cette mobilisation n’était pas assez forte pour pouvoir aboutir à une loi plus convaincante et qui protège mieux la femme », note la sociologue. Si elles militent toutes les deux, chacune à sa façon, pour mettre fin à cette violence à l’égard des femmes, Rabea Naciri et Soumaya Naamane Guessous sont conscientes que c’est un phénomène difficile à éradiquer complètement et elles le disent : « Le but est de lutter contre l’impunité des agresseurs ».

 

Presse Francophone

Source : Le Matin

 

 

Toutes les infos du Jeudi 10 Janvier 2019

Cm n 2873 du jeu 10 jan 2019

LES LEADERS POLITIQUES VALETS, POLTRONS ET TRAITRES ONT-ILS LA MEMOIRE COURTE ? LA RCA N’EN EST PAS A LA PREMIERE CRISE AVEC LA France : BOKASSA, PATASSE…

Les leaders politiques valets, poltrons, traîtres à leur patrie et lèche-bottes de la France, Centrafric Matin les mets en garde. S’ils rasent les murs de l’Ambassade de France de nuit comme de jour, qu’ils évitent de parler de Julien BELA et Centrafric Matin. Un leader politique ne perd pas son temps à déverser son venin de traîtrise sur Julien BELA et Centrafric Matin. La RCA n’en est pas à la première crise ouverte avec la France. Il y a eu Bokassa, Patassé, Bozizé et maintenant Touadéra. Si les farfelus de leaders politiques, dépourvus de toute culture politique, médiocres, ont la mémoire courte, Centrafric Matin peut la rafraîchir. C’est un journal libre, indépendant, respectueux de l’éthique et de la déontologie professionnelle, impartial, objectif, et personne ne peut influencer sa ligne éditoriale.

L’ex-empereur Bokassa avait fracassé le crâne d’un haut responsable politique français. Ce fut un scandale retentissant. Mais ce ne fut pas la fin du monde. Un autre épisode de l’ex-empereur dans sa colère contre les Français, c’est qu’il avait demandé aux Centrafricains de lyncher copieusement tout Français qu’ils rencontrent sur leur passage. Certains étrangers et diplomates de peau blanche et non français ont reçu des coups. La population n’avait pas le temps de discerner un français des autres européens, américains et autres. Bokassa n’est pas passé par quatre chemins. Il n’a aucun complexe face aux Français qu’il a défendus durant la guerre d’Indochine et bien d’autres. Les Français sont des êtres humains comme nous. La manipulation française des leaders politiques centrafricains a commencé avec Bokassa, mais il ne s’est pas laissé faire, ni traîner dans la boue, par nos ancêtres, les Gaulois.

Feu président Patassé a hébergé les troupes françaises. Quand la France a commencé à en faire un peu trop à sa tête, le président Patassé a pris une décision ferme et irrévocable. L’armée française a été chassée de la RCA. Dans ces cas d’espèce, la France crée, par la manipulation des Centrafricains, des crises permettant un retour en catastrophe sur le sol national. La France est spécialiste de gestation des crises en Afrique, afin de reprendre la main et être seul maître à bord, dicter sa volonté et injecter le venin mortel aux dirigeants centrafricains qui veulent s’offrir une velléité d’indépendance. Le cycle des coups d’Etat est devenu la marque déposée de la France en Centrafrique. C’est l’éternelle épée de Damoclès suspendue sur la tête des dirigeants centrafricains depuis l’indépendance à ce jour.

Depuis que le président Bozizé a eu le courage de céder le pétrole centrafricain à la République Populaire de Chine, il avait signé son acte de décès politique. C’est aujourd’hui chose faite. La France, le Tchad et la coalition Séléka, dont les leaders politiques centrafricains en sont les géniteurs, ont réglé le compte à Bozizé. Aujourd’hui, le monstre Séléka échappe totalement au contrôle de ses géniteurs, devient un instrument de massacres à grande échelle des Centrafricains, y compris les propres parents des géniteurs à : Bambari, Bangassou, Obo, Batangafo, Paoua, Bocaranga, Bakouma et Bria. Certains leaders politiques ont organisé des marches de soutien aux enfants de cœur, les bébés hollandais de la Séléka. Toute peine méritant un salaire, ils ont eu des postes juteux, mais la suite du cauchemar n’a épargné personne. Même les géniteurs étaient humiliés, insultés, d’où la nécessité d’avoir des aide-de-camp parmi les forces de la Misca. Le monstre Séléka, devenu enragé, ne reconnaît plus ses géniteurs. Ensuite, Samba-Panza et Touadéra qui est démocratiquement élu.

La France roule Touadéra dans la farine à propos des armes destinées aux FACA formées par l’EUTM. Macron l’envoie paître sur le pâturage russe, afin de récupérer des armes saisies entre les mains des terroristes Shébab en Somalie, une vraie humiliation, une moquerie, une négligence, un mépris sans considération aucune. Touadéra doit-il vénérer la France comme Dieu sur terre ? Le président russe Vladimir Poutine a préféré laver l’affront français, l’humiliation, en tendant la main à Touadéra, une main humaine et humaniste, une main fraternelle. Touadéra peut accéder à des armes réglementaires, dignes et légales pour son armée en réhabilitation. Qui peut tourner le dos à son sauveur, alors qu’il est en proie à la mort certaine ? Même si la France détestait le président élu, car non membre de la loge des marionnettes, mais elle pouvait au moins avoir des égards pour le peuple. La France persiste et signe le massacre des Centrafricains. N’est-ce pas de la haine pour tout un peuple ? Centrafric Matin, journal témoin oculaire des faits et des évènements, observateur attentif des élucubrations françaises de l’Opération Sangaris, doit se taire, parce qu’il distille la haine contre les Français.

Un chien des Barracudas a mordu, sur le champ de tirs à Bouar, un Centrafricain. Qu’à cela ne tienne, les éléments français basés à Bouar le traitent de « Macaque ». Le reportage a été fait par un correspondant de la radio rurale sur la Radio Centrafrique. Centrafric Matin a immédiatement riposté de la manière la plus virulente à la dimension de l’insulte. L’Ambassadeur de France de l’époque a cherché Julien BELA jusqu’à la Bourse de Travail, où les syndicalistes l’ont envoyé paître à Ngolongosso. Les accrochages entre Centrafric Matin et la France, par la plume de Julien BELA, ne datent pas d’aujourd’hui. Etait-il parent à Patassé à l’époque ? Centrafric Matin s’est régalé quand feu président Patassé a chassé les forces françaises de la RCA, Julien BELA était-il parent à Patassé ? Les chocs entre Centrafric Matin et l’Ambassade de France sont si nombreux que nous ne pouvons les citer tous. Centrafric Matin frôle vingt cinq ans d’existence, avec un passé hyper glorieux. Le quotidien n’a de dette envers personne.

Les leaders politiques nuls et médiocres, dépourvus de toute culture politique, déphasés, mesquins, ont montré leur limite, il y a seulement quelques jours, lors de la concertation avec le chef de l’Etat à propos du dialogue en vue. Ils rasent les murs de l’Ambassade de France pour aller dire à leur parrain politique que « Julien BELA est parent à Touadéra ». Où est l’intérêt du pays dans de tels propos ? Est-ce Centrafric Matin seul qui critique les agissements de la France ? Centrafric Matin a-t-il vu le jour avec le régime Touadéra ? C’est un journal bien connu à l’Ambassade de France. Julien BELA a eu de bons amis à l’Ambassade de France, des jeunes qui étaient premier Conseiller et tenaient le même langage qu’eux. Les Ambassadeurs sont des esclavagistes, des négriers, des colons concessionnaires avec une vision impérialiste. Etre parent à un Chef d’Etat est-il un crime ? Regardez-les, honteux et confus, traîtres à la patrie, fourbes, valets, « Doungourous », poltrons. L’Ambassadeur de France leur offrira la banque de France pour avoir révélé que Julien BELA est parent à Touadéra ? Patassé, Bozizé, Kolingba, Djotodia, Samba-Panza, Bokassa et Dacko ont eu des parents journalistes.

Quand un ministre centrafricain court à se rompre les jambes, parce que l’Ambassadeur de France lui rend une visite nocturne à domicile, où est la souveraineté du pays ? Un ministre de la République qui tremble devant l’Ambassadeur de France, comme s’il recevait Dieu sur terre, peut-il gouverner la RCA ? Bokassa, Patassé, Bozizé et Touadéra ont posé certains actes qui ne font pas la volonté de la France. Centrafric Matin aime les Chefs d’Etat courageux, capables de dire non, de mettre en exergue l’intérêt de leur peuple et de leur pays. Même si la France parvient à les renverser, les actes sont posés et gravés dans l’histoire de la RCA. Les actes posés par Boganda, s’opposant aux colons concessionnaires, sont connus. Boganda a été mis en prison, mais n’a pas baissé les bras jusqu’au sacrifice suprême.

Centrafric Matin déteste les leaders lèche-bottes de la France, les valets, les poltrons, les traîtres, les vampires, les créatures de l’enfer. Julien BELA a un patriotisme qui coule sur la peau. Il n’a pas peur de mourir pour son pays comme Boganda. Il aura toujours son mot à dire sur la vie de la nation à laquelle il appartient. Centrafric Matin n’a pas besoin de la France pour respirer. Le moment viendra où nous citerons les noms des valets les plus chevronnés. A bon entendeur salut !

 

Julien BELA

 

 

 

 

LES VILLAGES SAKOA ET BOKANA A 45 KILOMETRES DE BOUAR ATTAQUES PAR LES 3R DE SIDIKI : 03 MORTS ET DES BLESSES

Après un temps de répit, le mouvement rebelle dénommé 3R (Retour, Réclamation, Réhabilitation) du tristement célèbre camerounais Sidiki renoue avec la violence. Cette situation n’est pas le fruit du hasard mais s’explique par le fait que le leader des 3R a reçu des dotations en véhicules 4X4 tout terrain, en armes et munitions de guerre en provenance du Tchad. On parlait aussi d’un char de guerre qui se trouverait encore sur le territoire tchadien. Cette armada de guerre réceptionnée par Sidiki est destinée à massacrer les civils sans défense qui se trouvent dans les zones sous son contrôle.

C’est justement dans ce contexte que les éléments de Sidiki ont attaqué le village Sakoa, situé à 45 kilomètres de Bouar, le mardi 08 janvier 2019 au petit matin. Lors de cette attaque, un homme a été tué. On dénombre aussi des blessés dans le rang de la population civile. Ni la Minusca ni les Forces de Défense et de Sécurité ne sont pas intervenues pour barrer la route à cette bande de criminels. Dans la journée du mercredi 09 janvier, ces même combattants de Sidiki s’en sont pris aux paisibles populations du village Bokana. Il y a eu deux morts sans compter les blessés. Des maisons ont été incendiées et pillées.

D’après les témoignages d’un habitant joint au téléphone depuis Bouar et qui a requis l’anonymat, « les habitants des villages Sakoa et Bokana, après ces attaques, continuent  à affluer en grand nombre dans la ville de Bouar. D’autres se sont refugiés dans la brousse et certains se dirigent vers d’autres localités voisines. La psychose a gagné la population de Bouar qui ne sait plus à quel saint se vouer pour se protéger. Les déplacés parlent de pillages systématiques qui sont mis en œuvre par les combattants des 3R. Pour le moment, la situation sécuritaire qui prévaut dans ce village est alarmante. Les conditions de vie des déplacés qui sont arrivés dans la ville de Bouar se dégradent, car ayant tout perdu. Et la population lance un appel au gouvernement et à la Minusca de dépêcher des FACA et des Casques Bleus dans la région ».

Face à cette recrudescence de violences mise en exécution par les 3R et la coalition FPRC-UPC, le DDRR de ces branches dissidentes de l’ex-coalition Séléka et le dialogue initié par l’Union Africaine ont-ils encore un sens ? A l’allure où vont actuellement les choses, un observateur avisé de la vie politique centrafricaine serait tenté de dire que les violences planifiées et exécutées à l’heure actuelle par les factions Séléka prouvent à suffisance qu’elles ne sont pas pour le DDRR et le dialogue de l’Union Africaine. Pour ce faire, le gouvernement a l’obligation de chercher des voies et moyens pour contrecarrer les offensives de ces combattants des groupes armés. Car, ils ne peuvent prendre des engagements pour le programme Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Rapatriement (DDRR) et le dialogue de l’UA, et en même temps fouler aux pieds ces processus qui sont vitaux et capitaux pour le retour de la paix et de la sécurité en Centrafrique. C’est vraiment inadmissible les comportements et les agissements de ces factions Séléka.

Bambari, Batangafo, Alindao, Ippy et récemment Bakouma ont été attaquées par le FPRC d’Abdoulaye Hissène et l’UPC d’Ali Daras. Dans l’intervalle de quelques jours, les 3R ont investi les villages Sakoa et Bokana. C’est autant dire que ces rebelles Séléka privilégient la violence au détriment de la paix. D’où nécessité pour le gouvernement et la Minusca d’embrasser l’option militaire pour les contraindre à déposer les armes. Sinon…

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

UNE MISSION DE HAUT NIVEAU NATIONS-UNIES-UNION AFRICAIN-AFRIQUE CENTRALE A BANGUI, MAIS POUR QUEL RESULTAT ?

Une mission de haut niveau Nations-Unies (NU)-Union Africaine (UA)-Afrique Centrale (AC) est à Bangui, capitale de la RCA, depuis le mardi 8 janvier 2019.

A l’issue d’une conférence de presse animée par cette mission à l’hôtel Ledger Plaza dans la soirée, il est ressorti que « le but principal de ladite mission est d’échanger avec les autorités centrafricaines dont le président de la République, professeur Faustin Archange Touadéra, sur l’initiative du dialogue gouvernement-groupes armés avec l’UA, pour une sortie heureuse de la crise militaro-politique en cette année 2019 en RCA », a déclaré Jean Pierre Lacroix, sous Secrétaire Général en matière de sécurité de l’ONU. C’est pour autant dire qu’avec l’arrivée de cette mission de haut niveau dans la capitale centrafricaine, le dialogue prôné par l’UA est entrain de prendre de la forme et du fond. Mais pour quel résultat concluant et bénéfique pour le peuple centrafricain ? C’est la question fondamentale de l’heure qui se pose avec plus d’acuité.

En paraphrasant le message des vœux du nouvel an 2019 du président Touadéra aux Centrafricains, nous disons que ce dialogue gouvernement-groupes armés ne doit pas sortir de « l’esprit de la Constitution de la RCA du 30 mars 2016 et de la lettre du Forum National de Bangui (FNB) du 04 au 11 mai 2015 ». Et c’est clair pour les uns et les autres.

Par déduction, lors dudit dialogue, il ne faut pas aborder et discuter des questions touchant aux principes fondamentaux de la République et de ses institutions démocratiques, à l’amnistie des bourreaux des Centrafricains, et nous en passons. Et c’est ça le sens de « l’impunité zéro » voulu par tout le peuple centrafricain et la Communauté internationale.

Nul n’ignore que le retour définitif de la paix en RCA passe inéluctablement par la Vérité, la Justice, la Réparation et la Réconciliation. Si tel est le schéma préconisé par l’UA, alors il y a de l’espoir pour la paix qui se pointe à l’horizon en ce qui concerne la RCA et son peuple. Dans le cas contraire, l’UA et ses complices seront responsables des malheurs qui vont s’abattre sur les Centrafricains. Car, « la voix du peuple, c’est la voix de Dieu », dit-on.

Le Petit YEKOA

 

 

JEAN PIERRE LACROIX DE L’ONU ET SMAIL CHERGUI DE L’UA FACE A

LA PRESSE : « L’ANNEE 2019 DOIT ETRE UNE ANNEE DU DIALOGUE,

DE L’APAISEMENT ET DE LA RECONCILIATION »

« L’année 2019 doit être une année du dialogue, de l’apaisement et de la réconciliation en République Centrafricaine », ont déclaré respectivement Jean Pierre Lacroix,  secrétaire général adjoint  des Nations Unies, chargé du département des opérations du maintien de la paix et Smail  Chergui, commissaire pour la paix et la sécurité de l’Union Africaine (UA). C’était à l’occasion d’un point de presse tenu ce mardi 08 janvier 2019 aux environs de 17 heures dans l’une des salles de l’hôtel Ledger Plaza à Bangui.

Les responsables de l’ONU et de l’UA sont arrivés en République Centrafricaine dans un contexte où les autorités centrafricaines, avec le concours de la communauté internationale, s’apprêtent à rencontrer les groupes armés dans le but de dialoguer, afin de trouver un terrain d’entente pour une sortie définitive de la crise en RCA. Dialogue qui s’annonce toujours difficile, à cause du choix du lieu de la rencontre. Selon des sources indépendantes, l’Initiative Africaine propose que ce dialogue en cours ait lieu à Addis-Abeba, en Ethiopie. Cependant, la Russie propose que cette rencontre soit tenue  à Khartoum, au Soudan. Ce qui semble bloquer les choses.

Mais Jean Pierre Lacroix de l’ONU et Smail Chergui de l’UA ont rassuré qu’ils sont venus dans le but «de conjuguer nos efforts pour promouvoir la paix, la stabilité et la sécurité dans ce pays frère. Notre première action pour cette année 2019 serait de nous retrouver ensemble dans cette capitale avec les ministres de la région, les voisins de la RCA pour donner une impulsion décisive à la mise en œuvre de l’initiative africaine ». Les responsables de l’ONU et l’UA ont rencontré  les autorités centrafricaines qui, selon eux, « ont une responsabilité importante dans ce processus du dialogue en cours ».

«Nous ne ménagerons aucun effort pour que cette année 2019 soit une année de succès pour les Centrafricains, une année de dialogue, une année d’apaisement avec un processus inclusif qui ne laissera personne de côté et qui, nous l’espérons, c’est vraiment notre conviction, amènera la paix dans ce pays », a conclu Jean Pierre Lacroix.

 

Bénistant MBALLA

 

 

Lancement à Bangui du plan de réponse humanitaire 2019 en Centrafrique

La coordination des Affaires humanitaires en Centrafrique et le gouvernement ont besoin de 430,7 millions de dollars afin d’apporter assistance à plus de 1,7 millions de personnes vulnérables dans le pays. Ce plan est officiellement lancé lundi 7 janvier à Bangui.

Ce plan de réponse humanitaire est lancé dans un contexte de la montée de violence contre les civils et les travailleurs humanitaires. Face à ces violences, la coordination des affaires humanitaires et le ministère de l’action humanitaire souhaitent que le gouvernement agisse pour mettre fin à la violence sur la population dans les camps des déplacés.

La coordonnatrice humanitaire regrette l’attaque déjà en 2019 contre les travailleurs humanitaires. « Nous avons entamé l’année 2018 par le meurtre de plusieurs Humanitaires qui œuvraient dans le cadre de l’éducation voilà encore la même chose qui se répète cette année. Nous devrons tous collectivement protesté contre toutes ces violations du droit à la vie des civils, des humanitaires et des enfants. Quand on attaque des humanitaires c’est l’humanité toute entière quand attaque», regrette Najat Rochdi, en faisant allusion à l’attaque la semaine passée de la base d’une ONG à Batangafo, faisant un mort.

La ministre de l’action Humanitaire de Centrafrique, Virginie Mbaïkoua, a précisé qu’en 2018, la communauté humanitaire a pu mobiliser 49% de fond pour la réponse humanitaire. « Nous venons de lancer le plan de réponse pour 2019 qui représente 470 million de dollar américains, soit 2.16 milliards de franc CFA par ce qu’il y a au moins plus de 1,7 millions des centrafricains qui ont besoin d’aide Humanitaire. Pour la protection des humanitaires, nos FACA sont en train d’être formées et redéployées sur le terrain car, sans la sécurité et le dialogue, la violence va continuer », a-t-elle relevé.

Les vulnérabilités de la population se sont accrues dans tous les secteurs. 2,9 millions de centrafricains dont plus de la moitié sont des enfants, ont besoin d’une assistance humanitaire et de protection, soit une augmentation de 16% par rapport à l’année précédente. 1,6 million de personnes ont des besoins humanitaires aigus et immédiats.

Malgré une certaine accalmie observée dans quelques localités, qui a facilité le retour de plus de 240 000 personnes dans leurs milieux d’origine, des déplacements forcés et continus ont eu lieu dans plusieurs régions du pays tout au long de l’année 2018 suite à une recrudescence des foyers de tension.

Selon les données de la coordination des affaires humanitaires, au 30 novembre 2018, 648 516 personnes sont déplacées sur l’ensemble du territoire et 576,884 autres sont réfugiés dans les pays voisins.

RJDH

 

 

EN VOIE DE LIQUIDATION, AFRICA N°1 MEURT AVEC SES AGENTS

C’est le constat désormais établi, alors que la radio panafricaine, est en difficultés depuis le départ en 2000 de la France avec ses 40% des capitaux et de l’assassinat en 2011 de Mouammar Kadhafi (52%). L’Etat gabonais ne représentant que 35% des parts d’actions n’a pu faire tourner, à lui seul, ce média qui a pourtant fait sa grandeur, en faisant résonner sa voix au-delà des limites du continent africain. Désormais programmé pour la liquidation, et comme signe d’une intimité profonde dans la misère et l’oubli, le tam-tam africain entraîne dans son extinction, les batteurs qui ont porté loin sa voix, les uns après les autres.

Créée le 7 février 1981 dans le cadre de la coopération radiophonique entre la France et le Gabon, AFRICA N°1 est de loin, la seule radio panafricaine qui a très vite fait connaître le Gabon à travers le continent et au-delà. Avec plus de 30 millions d’auditeurs par semaine à travers l’Afrique, la radio se signale très vite comme le bouclier dont dispose désormais les Africains pour contrebalancer le flux d’informations des médias étrangers en direction du continent noir. Alors qu’elle a à peine 10 ans en 1991, la radio est classée comme la plus écoutée dans sa zone de couverture sur un total de 17 fréquences à travers l’Afrique francophone par le classement Marcomer Gallup.

Dans cette zone de couverture justement, elle devance toutes les autres radios internationales comme RFI et BBC Afrique. Et les Africains au sud du Sahara peuvent en être fiers puisqu’avec son réseau de correspondants repartis dans plusieurs capitales africaines, c’est par cette radio qu’ils apprendront les heures glorieuses et sombres de l’histoire du continent comme l’Assassinat de Thomas Sankara, la libération de Nelson Mandela, l’indépendance de la Namibie, pour ne citer que ces exemples.

Le déclin

Mais le succès ne durera pas longtemps puisqu’après le départ, au début des années 2000 de la France qui détenait 40% des capitaux, à travers la société financière des radios diffusion (SOFIRAD), commence la descente aux enfers de l’entreprise. Si l’arrivée de la Libye avec ses 52% des parts d’actions est vécue comme un début de soulagement, le soulagement ne tardera pas à apporter, lui aussi, des problèmes avec le conflit libyen ayant conduit à l’assassinat de Kadhafi. Le déclin recommence et s’accélère à la vitesse V. Des mois de salaires impayés s’accumulent. Certains agents ne pouvant plus supporter le bénévolat de circonstance, démissionnent. A ce jour, plus de 15 mois d’arriérés de salaires sont dus aux agents qui arrêtent le travail pour entre autres vétusté du matériel.

Dans cette ambiance de mort, l’unique fréquence encore jusque-là fonctionnelle, (94.5 FM) qui desservait la ville de Libreville est retirée, signe de l’extinction totale. Pour l’Etat gabonais, il n’y a plus d’autre solution que la liquidation. Mais alors que la procédure de la liquidation est lancée, les agents, toutes catégories confondues, et comme liés intimement dans le dénuement et l’oubli avec la radio, faute de moyens pour se soigner, se loger, se nourrir et scolariser leurs enfants, eux meurent progressivement avant d’avoir perçu leurs salaires et le règlement de leurs droits légaux, car les choses traînent depuis des années.

Presse francophone

Source : Gabon Eco

 

 

TCHAD : UNE LOI CONTRE L’APOLOGIE DU TERRORISME DANS LES MEDIAS FAIT REAGIR LES PROFESSIONNELS

Au Tchad, la Haute autorité des médias et de l’audiovisuel (Hama), s’appuie sur la nouvelle loi adoptée par le parlement pour réguler la presse écrite et les média en ligne pour mettre en garde les médias qui donnent la parole aux responsables de la rébellion dans le nord du pays.

Dans une mise au point, l’organe de régulation des médias dit avoir constaté des propos déplacés ou des contenus copiés sur des sites à caractère subversif portant sur une possible guerre dans le nord du Tchad sans en apporter des preuves.

Des informations tendant à faire l’apologie du terrorisme ou d’autres groupes qui cherchent à s’attaquer à l’intégrité du territoire ainsi que la cohésion sociale sont punies par l’article 90 de l’ordonnance.

Pour le vice-président de la Hama, Ali Djibrine, "ce ne sont pas seulement les médias en ligne qui sont visés mais tous les média et quand vous parlez d’une information, il faut la vérifier donc c’est une manière de protéger les journalistes par rapport à la loi qui est très dure".

Les journalistes qualifient cette ordonnance de "liberticide" avant même son adoption. Pour Ali Djibrine, cette mesure vise plutôt à assainir le climat médiatique au Tchad.

Oumar Yaya Hissein, ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, explique qu’il n’est pas question de donner la parole aux rebelles.

"Dès lors qu’on est illégal, on ne peut pas être une source fiable", a-t-il déclaré. "S’il y a une opposition qui a son autorisation de fonctionner, c’est une source fiable. Mais quand vous chercher les hors-la-loi pour les opposer à un gouvernement, je crois qu’à ce niveau, il y a quelque chose qui cloche. Un civil qui prend une arme contre le gouvernement, pour nous est un hors-la-loi et il faut le traiter comme tel".

Pour le directeur de publication du journal Le Pays et gestionnaire d’un média en ligne, Madjiasra Nako, la HAMA "aurait pu gagner à exhorter le gouvernement - qui depuis le début dit que rien ne se passe à Miski - à organiser un voyage de presse pour que les journalistes disent ’Je suis allé à Miski, j’ai vu et rien ne se passe’."
"Mais passer son temps à mettre en garde une profession de journaliste ce n’est pas une bonne option", soutient-il.

Le vice-président de l’Odemet, l’Observatoire de la déontologie et de l’éthique des média au Tchad (un tribunal des pairs des journalistes de la presse écrite et de l’audiovisuel), Célestin Topona, estime que l’exécutif doit s’en prendre à lui-même puisqu’il n’a pas assez communiqué sur la situation dans le nord du Tchad.

"La situation sécuritaire dans le nord du pays interpelle tous les Tchadiens et les journalistes sont des acteurs essentiels pour véhiculer l’information globale du pays", rappelle-t-il.

"Mais l’Odemet a constaté qu’il n’y a pas une communication institutionnelle sur cette question-là", explique-t-il. "Je pense que les autorités, en voulant appliquer les textes, puissent donner la vraie information pour que l’opinion tchadienne en soit informée par le canal des différents médias".

Un autre projet de loi sur la régulation de la presse audiovisuelle est en ce moment sur la table de l’Assemblée nationale. Le projet inquiète dans les milieux professionnels des journalistes.

Presse-francophone

Source : VOA Afrique

 

 

2019 : L’ANNEE DE LA LUTTE CONTRE LA POLLUTION DE L’ENVIRONNEMENT A BANGUI

Fin de la pagaille d’immondices à Bangui ? Si nos mémoires sont bonnes, Bangui est devenue une ville dépotoir du fait de l’incivisme des citoyens qui s’illustrent en pollueurs attitrés. Les jets d’ordures çà et là dans la ville connaissent désormais un début de solution grâce à l’implication de la Présidence de la République.

En effet, dans ses vœux de fin d’année 2018, le président Touadéra a annoncé son engagement de faire de la Centrafrique un acteur incontournable dans la protection de l’environnement. L’idéal est de maintenir le cap, pour que la capitale Bangui garde son statut de « Bangui la coquette », ville où la pollution n’aura plus droit de cité.

Interpellation, répression puis sensibilisation, ce sont désormais les moyens mis en œuvre pour arriver à bout des actes de pollution dans la ville de Bangui, devenue ville dépotoir. La pollution a atteint son point culminant dans les 8 arrondissements de la capitale. Les quartiers réputés insalubres répugnent en raison des tas d’immondices qui s’y trouvent. Nous citons les  marchés de Sica 2, Combattant et Pétévo. Mais l’intervention, récemment, des éléments de la police Municipale, accompagnée de la jeunesse pionnière (JPN) sur instruction du maire, Emile Raymond Gros-Nakombo, a eu un impact considérable dans les principales artères de Bangui. Les pollueurs paient désormais pour leur forfait : des condamnations pour certains ou la destruction des installations anarchiques pour d’autres. Et la ville retrouve sa beauté, loin des tas d’ordures qui, autrefois, indisposent les usagers.

Depuis lors, une prise de conscience collective se note au sein des populations de Pétévo, de Sapéké et de Miskine qui savent désormais que les rejets d’eaux usées, de déchets vidés dans les caniveaux, ou tout autre acte de pollution, favorisent les inondations et autres maladies.

Des associations des jeunes défenseuses de l’environnement contribuent désormais aux balayages des rues et aux enlèvements des  tas d’ordures. Ces associations des jeunes nettoient même les quartiers populeux qui battaient, jadis, le record de l’insalubrité.

Changer les mauvaises habitudes, c’est l’idéal à souhaiter pour sortir la ville de Bangui de son état d’insalubrité qui la déclasse des villes modernes. « Les consignes sont données aux éléments des agents municipaux pour veiller au respect des espaces publics jusqu’à ce qu’il y ait un changement significatif dans les habitudes des Centrafricains », martèle Vivien, agent municipal à la mairie de Bangui.

Pour parer aux nuisances environnementales, il est urgent de maintenir le cap, pour le bonheur des populations banguissoises en particulier, et le peuple centrafricain en général.

 

Sinclair ARIES

 

 

DECLARATION A LA PRESSE DE L’AMBASSADEUR SMAIL CHERGUI ET DE L’USG LACROIX

Visite conjointe en RCA du Commissaire Paix et Sécurité de l’Union africaine, du Secrétaire général adjoint de l’ONU en charge du Département des Opérations du maintien de la paix des Nations Unies, et des Ministres de la région, membres du Panel - Bangui, 8 – 10 janvier 2019

 

Déclaration d’arrivée de la délégation (Hôtel Ledger)

 

Smail Chergui : Je suis une nouvelle fois très heureux de me retrouver avec mon ami Jean-Pierre Lacroix, Sous-secrétaire général des Nations unies chargé du Département des opérations de maintien de la paix, dans la capitale centrafricaine pour continuer à conjuguer nos efforts pour promouvoir la paix, la stabilité et la sécurité dans ce pays frère. A ce stade, Jean-Pierre et moi-même avons décidé que notre première action pour cette année 2019 serait de nous retrouver ensemble dans cette capitale avec aussi les ministres de la région, les voisins de la République centrafricaine pour donner une impulsion décisive à la mise en œuvre de l’initiative africaine. A ce stade, je voudrais me limiter à ces propos et Jean Pierre aura certainement un certain nombre de choses à vous dire.  

Jean-Pierre Lacroix : Bonsoir Mesdames et Messieurs. Je voudrais moi aussi dire que c’est un grand plaisir d’être aujourd’hui en ce début d’année à Bangui en République centrafricaine auprès des Centrafricains avec mon ami le Commissaire à la paix et à la sécurité de l’Union africaine, Smail Chergui. C’est une manifestation de notre part et de la part des ministres des pays voisins seront aussi présents à Bangui, de solidarité et de détermination. L’année 2019 doit être l’année du dialogue, de l’apaisement et de la réconciliation. Nous sommes collectivement déterminés à travailler, à ne ménager aucun effort en ce sens. Demain, avec les ministres de la région, nous allons avoir des réunions. Nous allons rencontrer Son Excellence le Président de la République, auquel j’adresse mes respectueuses salutations. Nous allons aussi rencontrer le Premier ministre et les membres du gouvernement et nous allons travailler avec eux. Ils ont une responsabilité essentielle dans ce processus mais nous ne ménagerons aucun effort pour que cette année soit une année de succès pour les Centrafricaines et les Centrafricains, une année de dialogue, une année d’apaisement avec un processus inclusif qui ne laissera personne de côté et qui nous l’espérons, c’est vraiment notre conviction, amènera la paix dans ce pays qui nous est très cher.

Minusca

 

 

 

 

 

UNE LIESSE POPULAIRE SUITE A L’ARRIVEE DES FACA A BOCARANGA AU NORD DU PAYS

La population de Bocaranga au nord du pays a accueilli l’arrivée des Forces Armées Centrafricaines (FACA) ce 7 janvier dans la soirée. De sources locales, cette arrivée est faite pour sécuriser Bocaranga en proie à de violences perpétrées par des éléments de 3R de Sidiki qui ont assiégé la région.

Les Forces Armées Centrafricaines (FACA) déployées à Bocaranga le mardi 04 décembre dernier ont été empêchées par le mouvement Retour Réclamation et Réhabilitation (3R) qui ont opposé une résistance au déploiement des forces nationales. C’est dans ce contexte que le gouvernement a encore redéployé ses forces dans la ville pour assurer la sécurité de la population.

Une source à Bocaranga joint par le RJDH ce 08 janvier a confirmé l’arrivée des FACA dans la ville hier 07 janvier dans la soirée. « L’arrivée des FACA hier soir dans la ville de Bocaranga a rassuré effectivement la population. Et c’est vraiment une liesse populaire. Nous avons attendu des acclamations et des cris de joie pour une première fois dans la ville après la crise qui perdure depuis 2012 », a expliqué cette source.

La Minusca a ouvert un entretien avec les FACA dès leur arrivée dans la ville pour définir une mission conjointe FACA-Minusca. « Les forces nationales sont en réunion depuis hier soir avec la Minusca afin de mettre des dispositifs en place pour voir comment sécuriser Bocaranga. L’opération de reconnaissance du terrain n’est pas encore envisagée, du côté des 3R, Sidiki et ses éléments se sont retirés à Koui à 20 kilomètres de la ville. Aucun incident n’a été enregistré dans la ville », a témoigné la source.

Ce redéploiement à Bocaranga s’ajoute à une liste assez longue des villes reprises par les FACA.

RJDH

 

 

LA MISSION DU 5EME CONTINGENT D’EUTM PLIE BAGAGES ET LE 6EME PREND LA RELEVE

« Une cérémonie de relève de l’EUTM-RCA entre la mission du 5ème contingent et celle du 6ème s’est déroulée ce mercredi 09 janvier 2019 aux environs de 09 heures au camp MOANA-UCATEX, situé dans le 8ème arrondissement de la ville de Bangui. C’était en présence du ministre de l’Intérieur et de la Sécurité Publique, du général, adjoint à l’Inspecteur Général de l’Armée nationale, représentant la ministre de la Défense, de certains ambassadeurs et plusieurs officiers généraux.

Tout a commencé par la levée des couleurs, la remise des médailles à quelques soldats de l’EUTM qui vont bientôt terminer leur mandat et le discours du général, commandant l’EUTM-RCA. Pour votre gouverne, EUTM-RCA a déjà entraîné 3.400 FACA et 1.200 sont déjà déployées sur le terrain. Et dans peu de temps, l’EUTM-RCA accompagnera l’instruction de nouvelles recrues aux côtés des instructeurs FACA. Le quotidien Centrafric Matin souhaite bon vent aux soldats partants et bienvenue aux nouveaux arrivants. Voici l’intégralité du discours du général commandant de l’EUTM-RCA  lors de cette cérémonie ».

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

Je m’adresse à vous aujourd'hui, le cœur empli d'émotions.

D'abord, une certaine amertume de voir partir ces militaires, hommes et femmes qui, pendant ces six mois, sont devenus une seconde famille.

Je ressens surtout une fierté qu'ils peuvent partager à la vue du travail qu'ils ont accompli aux côtés de nos partenaires centrafricains et internationaux.

Depuis le 10 juillet 2018, les militaires des onze contingents qui composent la mission ont poursuivi leur travail au profit des FACA et du ministère de la Défense. Avec l'arrivée de trois camarades brésiliens, ce nombre est passé depuis le début d'année à douze nations, soulignant encore la reconnaissance internationale pour la mission EUTM en qualité de formateur prédominant en RCA.

Avec la fin de la formation du bataillon amphibie le 6 décembre dernier, les FACA comptent désormais plus de de 3.400 hommes et femmes entraînés par EUTM au sein de bataillons opérationnels et d'unités constituées. Ils ont bénéficié des enseignements des instructeurs de l'EUTM en matière de tactique, de secourisme au combat ou de droit international humanitaire. Ils ont bénéficié de stages de leadership, de logistique, de finances, de transmissions, de renseignement ou encore de bureautique. Le mois de novembre a de plus vu l'adoption d'un texte essentiel : la loi de programmation militaire, élaborée avec l'appui d'EUTM-RCA. Elle a été votée par les députés de l'Assemblée nationale puis promulguée par le chef de l'Etat, son Excellence le Professeur Faustin Archange TOUADERA.

La cinquième rotation d'EUTM-RCA a eu la mission de préparer le nouveau mandat qui encadre l'action d'EUTM jusqu'en 2020. Depuis le 20 septembre 2018, la mission a étendu sa zone d'action à BOUAR reconnaissant ainsi l'importance de la dimension nationale des Armées Centrafricaines et les objectifs du Plan national de Défense. Le nouveau mandat prévoit également d'appuyer, au sein d'un quatrième pilier, les forces de sécurité intérieure en matière de conseil stratégique dans le cadre de la restauration de l'autorité de l'Etat. Ce nouveau mandat sera en outre marqué par la montée en puissance des capacités du bataillon du génie en matière de constructions duales pouvant servir au profit de la population.

Face à ce bilan, les militaires de cette sixième rotation d'EUTM-RCA sont amenés à mettre en œuvre ces nouvelles missions tout en poursuivant nos actions traditionnelles. Dans peu de temps, EUTM accompagnera l'instruction des nouvelles recrues aux côtés des instructeurs FACA. Une étape nouvelle sera franchie dans le domaine de la formation des cadres. Socle de toute armée, ce domaine se focalise sur les cours qualifiants qui jalonnent les carrières des officiers et des sous-officiers. Il en est ainsi, par exemple, de l'Application pour les officiers d'infanterie, qui, je l'espère, pourra démarrer dans un proche avenir.

Avec près de 1.200 FACA déployées sur le terrain, la Centrafrique fait face à une situation inédite depuis la crise de 2013. Cette montée en puissance doit s'accompagner d'un renforcement de la capacité, de la chaîne de commandement et des moyens logistiques et, en particulier de la capacité de planification stratégique et opérationnelle.

Afin de faciliter ces déploiements, de s'inscrire dans la réalisation du PND mais aussi de celle de la Loi de programmation militaire récemment promulguée, il devient indispensable de faire monter en puissance les garnisons qui mailleront demain le territoire centrafricain. Pour être efficace, elles inscriront leurs actions dans des zones de défense. Dans ce domaine aussi, EUTM est aux côtés de la Centrafrique pour fournir des formations aux cadres qui armeront demain ces états-majors de zone de défense.

Si notre action est déterminante pour la reconstruction des forces armées centrafricaines, il nous faut toujours garder à l'esprit que nous ne sommes qu'une pièce de la machine.

L'implication de nombreuses Organisations Internationales telles que l'ONU au travers de la MINUSCA, l'Union Africaine, la CEEAC, la Banque Mondiale, le Fond Monétaire International, des pays de la sous-région et des pays tels que la France, les USA, la Chine, la Russie et plus encore que tous les autres amis de la Centrafrique, l'Union Européenne, dépasse de très loin notre mission. Cet engagement international fait partie d'une approche bien plus globale visant le redressement de la Centrafrique tant dans la reconstruction de son armée que dans celle de son développement économique et social.

De plus, comme l'a rappelé la dernière résolution du conseil de sécurité des Nations Unies, le succès de la mission EUTM est facilité par l'action coordonnée, cohérente et transparente de tous les acteurs institutionnels présents dans le pays. En effet, lorsque l'un de ces trois facteurs vient à manquer, les actions isolées de nations, fussent-elles puissantes, sont moins efficaces que si elles s'inscrivent dans un plan commun, dans une dynamique commune.

L'EUTM s'inscrit dans cette vision d'une action coordonnée, cohérente et transparente, parce qu'elle est la voie servant au mieux les intérêts de la République Centrafricaine. L'EUTM est en Centrafrique pour les FACA. Nous sommes surtout là avec les FACA. Mais, si nous participons à la reconstruction des forces armées centrafricaines, leur succès ne peut venir que d'elles-mêmes. Si EUTM restera force de proposition, c'est bien aux Centrafricains de faire leurs choix. Ainsi, c'est par leur volonté, leurs décisions et leurs investissements que leur Armée se reconstruira et que le pays sortira de la crise.

Je sais pouvoir compter sur l'engagement de l'ensemble des vrais partenaires centrafricains et internationaux ainsi que sur les membres de la mission. Votre exigence, votre sens des responsabilités seront des aspects clés pour garantir notre succès et faire ainsi honneur aux mille deux cents soldats issus de quinze nations partenaires engagés depuis mars 2015.

Militaires de l'EUTM, mes frères d'armes, l'année passée à votre tête en tant que commandant de l'EUTM est venue conforter l'idée que j'avais déjà exprimée il y a un an, lors de ma prise de fonction. L'obligation la plus haute qui incombe à mes responsabilités est celle de servir. Servir aux côtés de mes camarades qui ont quitté leur foyer et le confort de leur maison pour venir à Bangui, servir les valeurs communes à tous les membres des Forces Armées Européennes au noble service de la paix en République Centrafricaine.

Bienvenue aux nouveaux arrivants et bon vent aux partants. Bonne Année 2019 et bonne Mission.

 

Merci de votre attention. Singulia Mingui !

 

 

 

Toutes les infos du Mercredi 09 Janvier 2019

Cm n 2872 du mer 09 jan 2019

RFI, FRANCE 24 ET L’AFP DOIVENT ETRE POURSUIVIES DEVANT LA CPI POUR INCITATION A LA HAINE ET NON LE JOURNAL CENTRAFRIC MATIN

La Radio France Internationale (RFI), la chaine de télévision France 24 et l’Agence France Presse (AFP) ont transformé la crise centrafricaine en une crise interconfessionnelle, à travers l’utilisation des termes chrétiens et musulmans. A cause de cela, les Centrafricains sont entrain de s’entretuer à n’en point finir. Ces médias français devraient en principe être poursuivis devant la Cour Pénale Internationale (CPI) pour incitation à la haine,  ayant occasionné des crimes de masse en République centrafricaine.

L’ambassadeur de France en RCA, Eric Gérard, a saisi le Haut Conseil de Communication (HCC), au motif que les médias centrafricains, notamment le quotidien Centrafric Matin, diffusent des messages de haine contre la France et ses autorités. Et pourtant, l’ambassadeur Eric Gérard n’a jamais toussé un seul mot sur des reportages taillés sur-mesure, voire des messages de haine que les journalistes français diffusent en RCA. Les journalistes de RFI et France 24 étaient allés interviewer « Force », le criminel patenté du km5, alors qu’il était recherché par le pouvoir public, notamment les Forces de Défense et de Sécurité soutenues par la Minusca, suite au lancement de l’opération « Soukoula ». Et Force en a profité pour insulter les autorités du pays, voire le peuple centrafricain.

France 24 et RFI ne cessent  de réaliser des interviews avec les chefs rebelles de la Séléka, Abdoulaye Hissène et Nourredine Adam. Tout ce que cherchent les journalistes français, c’est de semer des troubles au sein de la population centrafricaine. Et cela se passe au vu et au su de l’ambassadeur français en RCA, Eric Gérard. Le code d’éthique et de déontologie du journaliste est aussi valable en France, aux Etats-Unis, en Angleterre, en Afrique du Sud et partout ailleurs. Le journal Centrafric Matin n’incite jamais à la haine, mais fait des analyses objectives sur la situation de son propre pays. Ce qui n’arrange pas les petits français qui cherchent par voies et moyens à contrecarrer les médias centrafricains à cesser de  dire la vérité sur la coopération centrafricano-française.

La France est le géniteur de la Séléka. Cette même France a encore créé les milices Anti-Balaka, afin de provoquer le génocide en RCA comme au Rwanda en 1994.

Michel Djotodia, dans son premier discours adressé à la nation après leur prise de pouvoir le 24 mars 2013, a remercié haut et fort la France et certains pays qui les ont soutenus à renverser le régime Bozizé. « C’est la France qui vous a dotés en armes (…). Si nous savions comme ça, nous aurions  laissé les Anti-Balaka vous massacrer… », a déclaré une française à un chef d’une faction rebelle de la Séléka. Et ce, devant un journaliste de Centrafric Matin. Ces deux exemples prouvent à suffisance la main noire de la France derrière les massacres que commettent les groupes armés sur des plus pauvres populations civiles centrafricaines.

Faut-il que nous croisions les bras  en laissant la France détruire la RCA ? Non ! Un cabri mort n’a pas peur de couteau. Et un journaliste a toujours son cercueil sur sa tête. Même si nous mourrons, c’est pour une bonne cause, c’est-à-dire de libérer définitivement la RCA du joug de l’esclavagiste français. « Tu n’es pas Centrafricain, mais tu te mets à la place des Centrafricains pour attaquer les puissances étrangères », a dit un petit français au journaliste Bénistant Mballa. Heureusement pour lui, sinon, Bénistant Mballa aurait dû le traîner devant la justice, afin qu’il lui prouve sa nationalité. Les Français pensent-ils que les Centrafricains sont toujours des moins que rien comme à l’époque coloniale ?

La donne a complètement changé. Le peuple centrafricain d’aujourd’hui n’est pas celui d’hier, manipulable à volonté par les puissances étrangères pour leurs  intérêts égoïstes et personnels. C’est le cas des journalistes centrafricains qui défendent leur pays contre la domination et la servitude des pays dits évolués et démocratiques. Ce sont les journalistes français qui doivent être poursuivis devant la Cour Pénale Internationale pour incitation à la haine, à travers l’utilisation des termes chrétiens et musulmans dont nous continuons de vivre les conséquences par la division au sein des communautés.

C’est ce que l’ambassadeur français en RCA, Eric Gérard doit comprendre une fois pour toute.

 

Amedé NGUETE

 

 

Un criminel hantE par l’esprit de sa victime a avouE son crime

 

Un scénario digne d’un film-fiction mais c’est une réalité qui a eu lieu à Bangui au quartier Cité Jean XXIII dans le 4ème arrondissement de la Capitale Centrafricaine. Il s’agit d’un trio braqueur qui au cours de leur forfait le 31 décembre 2018 dans ce quartier ont assassiné Marius Bissafi mais depuis ce jour l’un des braqueurs est hanté par l’esprit de sa victime au point de venir avouer aux parents du défunt ce 05 janvier 2018.

Les criminologues disent « l’assassin revient toujours sur son lieu de crime ». Alors, c’est le cas de ces trois tristement braqueurs passés à tabac ce samedi 05 janvier 2019 à la Cité Jean XXIII.

C’est ainsi qu’un jeune conducteur de taxi-moto d’au moins 20 ans prénommé Marius habitant le même quartier de ces trois braqueurs a été pris en course par ces derniers le 31 décembre 2018 pour faire aller-retour de PK 45, axe Boali. Malheureusement pour le conducteur, ses clients ont un plan machiavélique derrière la tête contre lui, une fois arrivée sur le lieu de forfait, les braqueurs ont torturé à mort ce jeune jusqu’à lui crevant les deux yeux afin de récupérer sa moto.

Le corps de la victime a été retrouvé dans la brousse non loin de la route, le 02 janvier 2019 et inhumé le même jour vu l’état de décomposition avancée du corps. Deux jours après, l’un des braqueurs qui a orchestré le braquage de ce jeune, hanté par l’esprit de la victime était obligé de se rendre à la place mortuaire au domicile familial de la victime sis au quartier Cité Jean 23 pour avouer son crime aux parents, amis et connaissances comment ils ont assassiné le jeune conducteur de taxi-moto.

Pris par la colère, plusieurs jeunes non identifiés dudit quartier se sont jetés sur ce dernier pour le ruer de coups malgré l’intervention en vain de certaines personnes pour arrêter ce cas de la justice populaire interdite par la loi en République Centrafricaine. Quelques heures plus tard, les forces de la sécurité intérieure sont intervenues pour récupérer le présumé auteur du meurtre qui a finalement succombé dans la nuit du 05 au 06 janvier 2019.

Les Forces de  Sécurité Intérieure (FSI) continuent de traquer les deux autres braqueurs qui sont en cavale après être informés de l’arrestation et de la mort de leur complice.

La République Centrafricaine dans son code pénal dispose aux Articles 167 et 168 : « Tout vol commis à main armée est passible de la peine de mort… Sera puni des travaux forcés à perpétuité, tout individu coupable de vol commis avec trois des circonstances suivantes…S’il a été commis par deux ou plusieurs personnes et si le vol a été commis avec violence… ». Mais c’est la justice populaire qui a pris le dessus.

 

RJDH

 

 

A L’AMBASSADEUR DE FRANCE : L’ESCLAVAGE, LA TRAITE DES ETRES HUMAINS, LA DOMINATION ABSOLUE, C’EST TERMINE EN RCA ! LIBERTE-EGALITE-FRATERNITE

La France doit changer radicalement de politique étrangère. « Liberté-Egalité-Fraternité » sont des mots français qui expriment les aspirations profondes du peuple français, suite à la Révolution de 1789. Tous les peuples du monde aspirent à cette liberté, à cette égalité et à cette fraternité. La France a plongé la RCA dans la misère absolue, dans la pauvreté ordurière. La France a réussi à freiner le développement exponentiel de la RCA, dans les années 1965. Elle a flatté Bokassa dans le sens du poil pour l’amener à rompre les relations diplomatiques si fructueuses, si bénéfiques avec la République Populaire d’e Chine. Ensuite, ce fut le tour de l’ex-Union Soviétique, aujourd’hui, Fédération de Russie. La France n’a jamais comblé le vide de la Chine, ni de la Russie. La RCA est en chute libre depuis 1965. Le chômage des jeunes est à 5 millions de pourcent, avec un cycle infernal de coups d’Etat.

L’avenue de France à Bangui est le reflet de la coopération française. La Socatraf devenue Bolloré exploite gracieusement les équipements, l’immobilier, les installations de l’Etat centrafricain sans scrupule. Le siège de Total Centrafrique est une honte au regard de la dimension de cette multinationale implantée dans le monde entier. Ce sont des milliards de FCFA qui sont systématiquement rapatriés en France. Le monopole absolu des entreprises françaises a pris la RCA en étau, au point de l’asphyxier. Si la France n’a que des intérêts, tous les pays du monde, même les plus pauvres comme la RCA, ont également des intérêts. Et les Centrafricains ne réclament que leur liberté de coopération avec qui ils veulent ; ils ne réclament que leur indépendance en tant qu’Etat membre à part entière des Nations Unies. Enfin, les Centrafricains ne réclament que leur souveraineté pour décider de leur destin. L’Ambassadeur de France doit se rendre à l’évidence et donner des informations justes, claires et objectives à son pays.

Julien BELA et Centrafric Matin font partie des gens libres, indépendants, qui ne tolèrent pas le joug français après l’accession de leur pays à l’indépendance. La France a nié sa participation dans le génocide rwandais depuis plusieurs années. Elle le reconnait aujourd’hui du bout des lèvres. Demain, la France reconnaîtra sa contribution aux massacres en Centrafrique à travers la manipulation des groupes armés, leur armement. Entre temps, la France n’arrive pas à éradiquer le terrorisme dans le Sahel. Le Mali est une boucherie humaine à ciel ouvert. La France n’est pas très loin derrière le coup d’Etat manqué au Gabon. Elle caresse les coups d’Etat, mais jamais le développement des Etats africains francophones, parmi les pays les plus pauvres au monde. L’Ambassadeur de France ne peut en aucun cas intimider la rédaction de Centrafric Matin. C’est un journal libre, indépendant et impartial. L’indépendance de la presse en Afrique a un coût, c’est la pauvreté. Centrrafric Matin l’assume depuis plusieurs années et c’est pourquoi il est le journal le plus pauvre. « Mieux vaut la liberté dans la pauvreté, que l’opulence dans l’esclavage », disait Sékou Touré. Et Centrafric Matin s’est approprié cette déclaration, support de sa ligne éditoriale. Centrafric Matin n’a de dette vis-à-vis de personne.

Des confrères à travers le monde ont appelé la rédaction de Centrafric Matin pour nous informer des propos de l’Ambassadeur de France à Bangui : « Centrafric Matin serait financé par une puissance pour nuire à la France ». C’est une fuite en avant que de tenir de tels propos, des arguments indignes d’un Ambassadeur de France qui vit à Bangui et non sur mars ou la lune. La rédaction est connue de tous, ce n’est pas un secret. Centrafric Matin a des rédacteurs chevronnés qui maîtrisent la situation de leur pays, son histoire et sa descente aux enfers. Ils ont une tête instruite pour réfléchir, écrire comme à RFI, au Journal le Monde sur leur pays. Avons-nous besoin d’argent pour défendre la cause de notre pays ? Quand RFI, France 24, AFP et autres arrivent à Bangui, l’Ambassade de France se décarcasse pour leur faciliter la tâche. La presse centrafricaine se bat par elle-même. Même l’Etat centrafricain n’a pas les moyens de sa propre communication. Il n’y a pas d’entreprises en RCA. Pour être libre et indépendant, il faut savoir les préserver. Centrafric Matin n’a jamais été un chasseur d’argent. La rédaction a sa conviction propre. Un Ambassadeur en déficit d’arguments se tait, car Centrafric Matin n’est jamais manipulé comme RFI et France 24 qui sont les voix de la France. Notre quotidien aura toujours son mot à dire touchant la vie politique, diplomatique, économique, sociale, culturelle et sportive de son pays, n’en déplaise à la France. La liberté de la presse est réelle en RCA et ce n’est pas l’Ambassadeur de France qui va transformer le Haut Conseil de la Communication en boucherie des journaux.

Centrafric Matin est libre, indépendant et égal à lui-même, pauvre, mais riche en écriture, en publication, en édition. Le journalisme n’a pas été un choix au hasard, ni par défaut. C’est une vocation, une passation, c’est notre être. Centrafric Matin n’attend pas les ordres, les directives, les instructions comme un Ambassadeur. C’est un observateur attentif et avisé de la vie nationale et internationale. C’est un œil de journaliste qui observe tout ce qui l’entoure. Le bon sens et la raison sont la chose la mieux partagée au monde ». R.D.

 

Julien BELA

 

 

QUI EST CONTRE LA FRANCE DE MACRON EN CENTRAFRIQUE ? LES MEDIAS, LES AUTORITES, LE CENTRAFRICAIN LAMBDA… ?

Tout le monde sait que la RCA est colonisée par la France. C’est autant dire que la France est le premier pays européen dont ses explorateurs et colons ont mis pieds en Centrafrique. Elle est et demeure l’ancienne puissance colonisatrice du pays de regretté président fondateur Barthelemy Boganda. La RCA coopère étroitement avec la France, il y a belle lurette. Mais, depuis la prise du pouvoir par l’ex-coalition Séléka de Michel Djotodia Am Non Droko, le 24 mars 2013, et le déploiement des instructeurs militaires russes pour former les éléments des Forces Armées Centrafricaines (FACA) au maniement de leurs armes, la relation diplomatique entre la France et la RCA n’est pas aux beaux fixes. Les autorités françaises n’arrivent pas à fermer les yeux la nuit. Ils accusent X, Y ou Z d’être à l’origine de ce refroidissement de coopération. Et les gens se posent la question suivante : qui est contre la France de Macron en Centrafrique, les medias, les autorités, le Centrafricain lambda ?

Sans nous tromper, personne n’est contre la présence de la France en Centrafrique. Un individu, en un laps de temps, peut-il tourner le dos à son ami d’hier avec qui il a entretenu des relations d’amitié et de coopération depuis des dizaines d’années ? Cette situation ne peut survenir si et seulement si l’un d’eux a franchi le seuil de l’intolérable. Justement, c’est ce que la France a fait. Tous les Centrafricains savent que ce pays a volé au secours de la RCA au plus fort de la crise à travers l’Opération Sangaris. Dès que les militaires français avaient foulé le sol centrafricain le 05 décembre 2013, ils avaient été accueillis en grande pompe par la population centrafricaine qui les considérait comme leurs libérateurs. Malheureusement, au fil des jours, les Centrafricains se sont rendu compte que la France soutient mordicus les branches dissidentes de l’ex-coalition Séléka, après la démission de Michel Djotodia et du gouvernement Tiangaye en janvier 2014 à Ndjamena, au Tchad. Pire encore, l’Opération Sangaris a plié bagages au moment où les Centrafricains dans l’arrière-pays étaient massacrés en grand nombre par les factions Séléka, malgré l’opposition des autorités centrafricaines, de la société civile, des partis politiques à ce retrait. C’est le fait d’abandonner le peuple centrafricain dans la gueule des criminels, des charcutiers humains, des bandits de grand chemin qui a provoqué le mécontentement de ce dernier contre la France. Si aujourd’hui la France décide de mettre fin aux tueries, aux massacres, aux carnages, aux incendies de maisons, de sites des déplacés, de locaux des ONG, de lieux saints par les combattants Séléka, elle sera accueillie à bras ouverts par les Centrafricains qui n’aspirent qu’à la paix et la sécurité sur l’ensemble du territoire national.

Les média centrafricains, en particulier le quotidien Centrafric Matin, ne sont jamais contre la France. Le quotidien Centrafric Matin ne fait que relayer ce que disent les Centrafricains tout bas par rapport aux comportements, aux agissements de certaines autorités françaises dont le président Macron, les ministres des Affaires Etrangères et des Armées, Jean Yves Le Drian et Florence Parly, sans oublier Laurent Fabius. Ces personnalités françaises sont considérées par les Centrafricains comme étant à l’origine de la persistance de la crise en Centrafrique. Il en est également du président tchadien Idriss Deby Itno. Tout compte fait, les journalistes centrafricains ne font que leur travail. Ils ne véhiculent pas des messages de haine contre la France. Pourquoi cette ancienne puissance colonisatrice de la RCA s’en prend ouvertement à certains quotidiens de Centrafrique qu’elle accuse de ternir l’image de ce pays ? Si nous posons la question suivante : que pensent les Français des attitudes et comportements de leurs personnalités citées ci-haut dans la crise centrafricaine ? Nous osons croire que plus de 90% de Français critiqueront leurs agissements en RCA. Il ne sert à rien de se dresser contre certains média.

En outre, les autorités centrafricaines, en commençant par le président de la République, le président de l’Assemblée Nationale, le Premier ministre et consorts, ne sont ni de près ni de loin contre la France. C’est plutôt la France qui cherche à nuire au régime en place, ce que les média locaux dénoncent. La présence de la Russie en RCA n’est pas la fin du monde. Cela ne veut en aucun cas dire que les autorités centrafricaines se sont rebellées contre la France. Comme nous avions dit ci-haut, la France est et demeure l’ancienne puissance colonisatrice de la RCA. Elle continuera d’entretenir des relations bilatérales avec la Centrafrique. Les dirigeants centrafricains tendent la main à tous les pays qui veulent aider la RCA à sortir de ce bourbier. La France est aussi sollicitée par nos autorités. Nous ne voyons pas pourquoi la France de Macron lance des anathèmes contre ces personnalités. D’ailleurs, le président Touadéra a dit qu’« il y a de la place pour tout le monde ». Cela signifie que ni le chef de l’Etat, ni les autres autorités du pays ne sont contre la France.

Pour tout dire, les autorités centrafricaines, les média centrafricains, principalement la presse écrite, et le Centrafricain lambda du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest, ne sont pas contre les autorités et le peuple français. Ce sont les agissements, les soutiens multiformes de certaines personnalités françaises aux factions Séléka qui irritent le peuple centrafricain.

En cette année 2019, il est de la responsabilité des autorités de la France de changer de fusil d’épaule pour que les Centrafricains aient confiance à la France. Nous voulons une coopération gagnant-gagnant avec la France et non la déstabilisation de la RCA par son ancienne puissance colonisatrice, via le Tchad. Que la coopération franco-centrafricaine renaisse de nouveau !

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

 

REPORTEE A DEUX REPRISES, LA JOURNEE MONDIALE DE L’ALIMANTATION AURA BEL ET BIEN LIEU CE VENDREDI 11/01/2019 A BAMBARI

Reportée à deux (2) reprises, pour question d’insécurité due aux actes barbares des criminels de l’UPC d’Ali Darass, la célébration de la Journée Mondiale de l’Alimentation (JMA) 2018, aura bel et bien lieu ce vendredi 11 janvier 2019 à Bambari, chef-lieu de la préfecture de la Ouaka. Elle sera précédée de la célébration de la Journée Internationale de la Femme Rurale (JIFR), le 10 janvier de la même année.

L’annonce a été faite officiellement par le ministre de l’Agriculture et du Développement Rural, à Bangui, le 2 janvier dernier, lors d’une conférence de presse où il a dressé le bilan 2018 des activités de son département ministériel et ses perspectives pour cette année 2019.

C’est pour autant dire que toutes les dispositions sécuritaires sont déjà prises par le gouvernement et la Minusca pour la réussite de ces deux (2) grands évènements à Bambari.

D’ores et déjà, nous signalons de passage que l’équipe du protocole d’Etat et des équipes ministérielles ont commencé à faire le déplacement de Bambari, depuis le lundi 7 janvier dernier. Et c’est pour préparer la venue de hautes personnalités du pays et de leurs invités de marque. De ce fait, du 10 au 11 janvier 2019, la ville de Bambari sera la capitale politico-économique de toute la RCA.

N’en déplaise aux fauteurs de trouble, aux ennemis de la paix en RCA en général, et au mercenaire Ali Darass de l’UPC et ses éléments en particulier. « L’Etat a toujours le dernier mot » et « la puissance publique lui appartient », n’est-ce pas ?

 

Le Petit YEKOA 

 

 

POURQUOI IDRISS DEBY ITNO ORDONNE AU MINISTRE DE L’ENERGIE DE SE RENDRE A KAMPALA POUR DEMANDER PARDON A BOZIZE ?

Parti pour une mission officielle, le ministre centrafricain Gontran Djono Ahaba de l’énergie a été conseillé par Idriss Deby de se rendre à Kampala où il devait présenter ses excuses à l’ex-président centrafricain François Bozizé.

Le ministre Centrafricain de l'énergie doit rendre compte au peuple, concernant ses échanges avec le Président Idriss Deby. Nos informations sont fiables et confirmées par notre réseau au sein du dispositif des renseignements du Président Idriss Deby et confirmées par nos contacts au sein des renseignements généraux français.

Le ministre Gontran Djono Ahaba, après de longues échanges avec le Président tchadien Idriss Deby, s'est envolé pour Kampala en Ouganda, pour, dit-on, demander pardon à l'ex-président François Bozizé.

Nous avons pour instruction de ne pas publier pour l'instant le motif du pardon voulu par Idriss Deby. Nous avons adressé une copie de ses informations aux autorités compétentes pour nécessité d'enquêtes.

Un plan de déstabilisation est en cours et très imminent. Une attaque de grande envergure a été fomentée depuis le Palais du Tchad. Cela doit empêcher la levée totale de l'embargo sur les armes en RCA.

 

Paterme Goma,

ONG Nouvelle Afrique

 

 

LA COMPAGNIE ASKY ARNAQUE SES PASSAGERS : LES TARIFS, LES REMBOURSEMENTS, LES CHANGEMENTS DE DATES SONT TOUS SURTAXES

La direction de Bangui de la compagnie ASky, impose des tarifs et des conditions hors normes aux passagers. Un scandale qui ressemble à une escroquerie bien organisée. Des taux de 50% pour les remboursements des billets et des changements de dates allant jusqu'à 300 euros. Les tarifs appliqués pour des destinations comme Lomé, Abidjan, Ouagadougou etc... sont très exagérés. Un billet Bangui-Lomé pour 3 heures de vol coûte environ 900.000 francs cfa en classe économique, c'est-à-dire plus de 1.400 euros. La direction ASky de Bangui refuse, non seulement de remettre un document officiel aux clients qui justifie les 50% de remboursement, mais elle refuse en plus de mettre à la disposition des clients une fiche de condition, justifiant les tarifs et pratiques imposés aux clients. Suite à une enquête, l'attitude du personnel concernant cette affaire confirme la thèse de l'escroquerie. Précisons que le taux de remboursement et d'annulation avant le départ est fixé entre 10 et 15% et le changement de date entre 100 et 120 euros. Mais à Bangui, la compagnie fait passer ces montants du simple au quintuple.

Zibrabi Gbadahi

ONG Coalition Afrique Engagée

 

 

 

« LE POUVOIR EST SI IMPORTANT QUE C’EST EN L’AYANT PERDU QUE L’ON REGRETTE », DIXIT FEU PRESIDENT IVOIRIEN FELIX HOUPHOUET BOIGNY

 

Ce sage conseil d’un grand-homme d’Etat politique ivoirien, voire même africain, nous fait réfléchir sur la situation politique, sécuritaire et humanitaire qui prévaut actuellement en RCA, pays de feu président Barthélémy Boganda. D’où nous posons la série de questions suivantes : que pense le gouvernement de la République des rébellions avec des chefs de nationalités étrangères disposant des moyens logistiques et militaires importants et qui, avec des appareils à tester les minerais sont là et pillent l’or, le diamant, le mercure, le Coltan même dans nos rivières sans oublier le bois à essence rare qu’ils coupent tout en imposant leur loi au pays et narguant notre armée et les Casques Bleus ? Qu’attend le gouvernement de la République pour qualifier la présence massive des mercenaires en armes dans le pays comme étant une agression du point de vue du droit international devant le Conseil de Sécurité aux fins d’obtenir les formes de luttes adaptées aux agressions tant en interne qu’en international ? Et  pourquoi il n’y a pas une mobilisation nationale et un soutien international sans réserve pour cette cause ? La RCA doit-elle rester le Eldorado pour les étrangers et le pays de DOUMBELANE pour les hyènes voraces qui y arrivent en surnombre et qui dévorent les Centrafricains ? Que dit le gouvernement de la République du processus de la disparition des ethnies centrafricaines enclenché par la possession des terres de la RCA par les étrangers et les massacres des Centrafricains ? Que dit encore le gouvernement de la République de ces armes et munitions inépuisables dont disposent les groupes armés (factions Séléka) dans un pays qui ne fabrique pas une boîte d’allumettes ? La RCA est-elle devenue le marché mondial d’armes que l’Etat peine à avoir pour sa propre armée ?

Normalement le chapitre VI de la Charte des Nations-Unies est pour certains qui auraient accepté la main tendue du président Touadéra et de la Communauté internationale à déposer leurs armes pour faire la paix. Par contre, le chapitre VII  serait aussi  réservé aux réfractaires et récidivistes.

C’est pourquoi feu Houphouët Boigny disait : « Le pouvoir est si important que c’est en l’ayant perdu que l’on regrette ». Et les prédécesseurs du président Touadéra l’avaient appris à leurs dépens. A qui la faute ?

 

Le Petit YEKOA

 

 

 

L’AFRIQUE EVOLUERA-T-ELLE A CAUSE DES INTERETS DES OCCIDENTAUX ? CAS DE LA RCA

Si nos mémoires  sont bonnes, l’Afrique est un vieux continent. L’Europe, l’Asie, l’Amérique et l’Océanie viennent après l’Afrique. Ce ne sont pas les historiens, encore moins les archéologues qui nous démentiront. Le fossile du premier homme (homo sapiens) a été découvert en Afrique. L’écriture est née en Afrique, il s’agit de l’hiéroglyphe (en Egypte). L’Afrique est  un continent très riche en ressources naturelles et humaines. La découverte de ce continent par les Européens a attiré la convoitise de ces derniers. La traite négrière a vu le jour. De nombreux Africains valides ont été déportés en Amérique pour travailler dans les plantations de canne à sucre. C’est ce qu’on appelait le commerce triangulaire. Les Européens achetaient les esclaves sur les côtes africaines. De là, ils partaient en Amérique revendre ces derniers. Après cette traite des esclaves, la colonisation des pays africains a débuté. Les explorateurs européens se sont rués sur l’Afrique. Après avoir exploré ce continent, des colons ont commencé petit à petit à grignoter le continent africain. Cette colonisation ne s’était pas fait en douceur. Certains Africains ont été réprimés par les colonisateurs. Ces derniers ont parfois trouvé la mort, dans la résistance des Africains, mais n’ont pas baissé les bras. Ils sont allés jusqu’à conquérir tout le continent africain.

Quelques années plus tard, la traite négrière ou le commerce de la honte a été abolie. Dans les années 60, la plupart de pays africains ont accédé à l’indépendance. C’est le cas de la République Centrafricaine, le 13 août 1960,  sous le régime de feu président David Dacko. Depuis l’indépendance à ce jour, les Africains en général et les Centrafricains en particulier constatent que les intérêts occidentaux priment sur les intérêts africains. L’Afrique qui regorge d’importantes ressources du sol et du sous-sol ne se développe pas. Plus de 90 % d’Africains vivent en dessous du seuil animal (moins d’un dollar par jour). Ne pouvant faire face à la pauvreté et à la misère absolue, beaucoup tentent de traverser la Méditerranée sur des embarcations de fortune afin de rejoindre l’Europe. Les conséquences ne se font pas attendre. En 2018, 2.260 corps inertes des Africains ont été repêchés sur la Méditerranée, sans compter les disparus. A l’heure où nous mettons cet article sous presse, une quarantaine de migrants sauvés par un navire humanitaire voguent sur la mer sans aucune autorisation d’accoster dans un port. Les pays européens ne veulent pas les accueillir sur leurs sols. Ils ne privilégient que leurs intérêts, oubliant qu’ils sont à l’origine de cette migration.

Quant au pays de feu président fondateur Barthélemy Baganda, les intérêts de la France sont au-dessus de ceux des Centrafricains. Le pays ne peut pas se développer comme les autres avec lesquels il a accédé à l’indépendance. La République Centrafricaine fait un pas en avant, cent (100) pas en arrière. Depuis que le président Deby du Tchad est arrivé au pouvoir par un coup d’Etat, il y a de cela plusieurs années, la Centrafrique n’est plus stable. A chaque intervalle de 10 ans, la RCA bascule dans une violence. C’est un putsch militaire ou une rébellion qui renverse un régime démocratiquement élu : cas de feu président Ange Félix Patassé par François Bozizé Yangouvonda qui sera à son tour balayé du Palais de la Renaissance par la coalition Séléka le 24 mars 2013. Tous ces coups d’Etat sont orchestrés, planifiés et exécutés par la France via le Tchad.

Chaque fois que l’ancienne puissance colonisatrice de la RCA se rend compte que ses intérêts sont foulés aux pieds par les présidents centrafricains qui se sont succédé au pouvoir, depuis l’indépendance à nos jours, elle vire ces dirigeants. Aujourd’hui, la France cherche par tous les voies et moyens à mettre fin au régime Touadéra puisqu’elle estime pour sa part que ce dernier nuit à ses intérêts. Or, en principe, il n’en est rien. L’accord militaire signé entre la Russie et la RCA est vu d’un très mauvais œil par la France, alors que le président de la République, Faustin Archange Touadéra ne cherche qu’à sauver des vies humaines que la France a sacrifiées sur l’autel de la Séléka. Où est le mal ? Pourquoi la France de Macron s’agite contre le pouvoir de Bangui ? Comment voulez-vous qu’un pays indépendant, souverain ne préserve-t-il pas ses intérêts et ceux de son peuple ? Faut-il que le gouvernement centrafricain protège les intérêts de la France sur son territoire en lieu et place de ses propres intérêts ? C’est vraiment ridicule l’attitude de la France en RCA.

C’est pourquoi, nous invitons les Africains à prendre conscience de leurs intérêts qui sont relégués au second plan par les Occidentaux. Tant que nos intérêts ne priment pas sur ceux-là, l’Afrique restera indéfiniment le dernier des cinq (5) continents. Elle ne pourra se développer comme les autres. Et les Africains périront dans la Méditerranée à n’en point finir. Les dirigeants africains doivent passer les intérêts de leurs pays et de leurs peuples avant tout autre intérêt, même leur intérêt personnel. Ils ne sont pas élus par leurs administrés pour servir certains pays mais leur propre pays.

L’Afrique doit se développer pour que les Africains ne soient plus engloutis par la Méditerranée et que les occidentaux ne nous prennent pas pour des moins que rien. Préservons nos intérêts et ne nous en prenons pas à ceux des occidentaux. Les dirigeants africains doivent s’orienter désormais vers la coopération gagnant-gagnant, que de s’occuper des intérêts des autres pour garder leurs fauteuils présidentiels.

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

NECESSITE POUR LES CENTRAFRICAINS DE CHANGER

POSITIVEMENT LEURS MENTALITES POUR QUE L’ANNEE 2019 SOIT PORTEUSE D’ESPOIR POUR EUX

A minuit, c’est-à-dire à 0 heure de chaque nouvel an, et comme sous d’autres cieux, les Centrafricains de tout bord, ont l’habitude de crier à gorge déployée dans les quartiers et de souhaiter par des texto à leurs parents, familles, amis, collaborateurs, collègues et connaissances des souhaits de « Bonne et Heureuse Année » ! Il en est de même pour ce nouvel an 2019. C’est tout à fait normal, car faisant partie de l’histoire de la civilisation humaine et du savoir-vivre. Mais l’année en elle-même pourrait-elle être bonne, sans l’apport multiforme des êtres humains ? C’est la question fondamentale qui doit donner matière à réflexion à chaque Centrafricain. Car, ailleurs, le monde a évolué et les mentalités ont changé. Malheureusement en RCA, c’est tout à fait le contraire.

Donc, les Centrafricains du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest, ont l’obligation de changer positivement leurs mentalités, pour que cette année 2019 soit porteuse d’espoir pour eux. Il nous faut davantage cultiver l’esprit du patriotisme, de l’amour d’autrui, du travail bien accompli et de préservation farouche de nos patrimoines nationaux. Car, « l’union fait la force » et « le travail libère l’homme de sa servitude », disait feu président Barthélemy Boganda. Les Centrafricains doivent cesser avec l’esprit de destruction et de pillage des biens publics et privés, de la haine d’autrui, de fainéantise, de division … pour se mettre résolument au travail et faire développer sur tous les plans leur pays.

Fort de tout ce qui précède, gageons que, pour cette année 2019, les Centrafricains vont changer leurs mentalités, leurs savoir-vivre et savoir-être, tout en épousant la logique de la paix et du travail bien fait, gage de bonheur et de  prospérité. Il nous faut donc opérer une véritable révolution mentale et comportementale en RCA, pour être au même diapason de l’évolution industrielle, économique et numérique des autres pays de la planète terre. Ne nous faisons pas d’illusion, l’année en elle-même ne pourrait jamais être bonne et heureuse pour nous. Car, c’est une chose sans conscience et inanimée. C’est donc à nous, Centrafricains, par nos mentalités et nos comportements de tous les jours qui pourront impacter positivement ou négativement sur le cours d’une année. A part ça, il n’y a aucun miracle à faire.

Toutefois, en saisissant cette rare opportunité, la rédaction du quotidien « Centrafric Matin » formule ses souhaits de vœux du nouvel an 2019 à tout le peuple centrafricain sans exception. Que Dieu bénisse ce peuple pour que l’an 2019 soit porteur d’espoir et de bonheur pour lui et son pays !

 

Le Petit YEKOA

 

 

DDRR ET LE DIALOGUE : TOUS LES CLIGNOTANTS SONT AU ROUGE

Bien des observateurs sont pessimistes quant  au dialogue de l’initiative africaine et le véritable programme Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Rapatriement (DDRR), visant à sortir définitivement la RCA de la crise. Tous les clignotants sont au rouge, à cause de l’hypocrisie de l’Union Africaine et des groupes armés qui roulent le peuple centrafricain dans la boue.

 

Dialogue de l’Union Africaine

Il y a de cela quelques mois, le panel des facilitateurs de l’Union Africaine a rencontré tous les leaders des groupes armés. Et ce, dans le but de les préparer pour le prochain dialogue en cours. Plus de 77 revendications ont été émises par les leaders des groupes armés, notamment ceux des combattants de la Séléka à l’endroit du gouvernement centrafricain. Mais petit à petit, le peuple centrafricain du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest se rend finalement compte que ces revendications sont des manipulations de certaines puissances de ce monde avec la complicité de l’Union Africaine.

Selon Jean Yves Le Drian, ministre français des Affaires Etrangères et de l’Europe : « si les autorités centrafricaines n’acceptent pas les propositions de la France, nous allons dire qu’elles ont refusé le dialogue de l’Union Africaine et le DDRR ». Ces propos de Jean Yves Le Drian prouvent à suffisance ce qui se passe en ce moment avec la tenue difficile du dialogue en cours. L’Union Africaine fait feu de tout bois, afin d’écarter la Russie du processus de ce dialogue. C’est ce qui fait que les choses traînent à longueur de journée. Et pourtant à Khartoum,  au Soudan, tous les leaders des groupes armés ont donné leur accord pour que la Russie soit partie prenante au processus de ce dialogue.

Et pendant que l’UA traîne les choses, les groupes armés montent en puissance et déciment le peuple centrafricain au vu et au su de tout le monde. Les derniers évènements survenus dans les villes de Batangafo, Bambari, Alindao et récemment à Bakouma, suffisent à nous édifier. A vrai dire, l’Union Africaine est complice des crimes que les groupes armés, particulièrement les factions rebelles de la Séléka (UPC, FPRC, MPC et les 3R) commettent sur les populations civiles centrafricaines. Mais ce qui est très sûr, le dialogue en cours est la dernière perche tendue aux groupes armés. Ils doivent obligatoirement saisir cette opportunité pour déposer définitivement les armes afin de faire la paix. Dans le cas contraire, ils sauront eux-mêmes ce qui pourrait arriver.

 

Le véritable DDRR

Le vrai programme Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Rapatriement (DDRR) a été lancé officiellement dans la ville de Paoua depuis deux (2) semaines. C’est le passage obligé pour tous les groupes armés. Malheureusement, les combattants de l’ex-coalition Séléka, notamment ceux de l’UPC, du FPRC, du MPC, des 3R et certains milices Anti-Balaka, voire les autodéfenses ne faiblissent pas dans les exactions. A telle enseigne que les Centrafricains se posent la question de savoir si tous les groupes armés vont réellement déposer leurs armes pour faire la paix, à travers le véritable programme DDRR qui vient d’être lancé.

Une autre inquiétude est celle du ravitaillement des groupes armés en armes et munitions de guerre. Les frontières du pays, totalement poreuses, constituent les principales voies de ravitaillement des groupes armés. Ce qui leur permet de continuer à tuer, massacrer, violer, piller, braquer et incendier en toute impunité. C’est depuis fort longtemps que nous attirons l’attention de la communauté internationale sur ce sujet. Hélas, peine perdue. La Minusca a déclaré que son rôle n’est pas de sécuriser les frontières de la RCA. Alors que cette Minusca se dit une force de maintien de la paix. C’est absurde. En l’absence des Forces Armées Centrafricaines (FACA) qui moisissent encore sous l’embargo des Nations Unies, ce sont les forces de la Minusca qui doivent assurer la sécurité de l’ensemble du territoire. Ce qui ne semble pas être le cas. D’où, les groupes armés se dotent tous les jours en armes et munitions de guerre, transformant ainsi les villes de provinces à une véritable poudrière.

Le peuple centrafricain attend d’un pied ferme le dialogue en cours pour savoir réellement ce qui va se passer encore par la suite. Pour le moment, tous les clignotants sont au rouge.

 

Amedé NGUETE

 

 

EntrEe en fonction de Louise Mushikiwabo A la tEte de la Francophonie

Lors d’une cérémonie brève organisée au siège parisien de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), l’ancienne ministre des Affaires étrangères du Rwanda, Louise Mushikiwabo, a officiellement pris ses fonctions de Secrétaire générale du mouvement francophone ce jeudi. Elle succède à ce poste à la sortante Michaëlle Jean, en poste depuis 2015.

La passation de pouvoirs entre l’ancienne Secrétaire générale de l’Organisation internationale de la Francophonie, la Canadienne Michaëlle Jean et sa successeuse la Rwandaise Louise Mushikiwabo a eu lieu ce jeudi 3 janvier 2019, au siège parisien de l’OIF. Désignée par consensus, comme le veut la tradition, par les chefs d’Etat et de gouvernements, lors du XVIIe Sommet de la Francophonie qui s’est tenu à Erevan (Arménie) en octobre dernier, l’ancienne ministre des Affaires étrangères du Rwanda a pris ses nouvelles fonctions dans le cadre d’une cérémonie brève, à laquelle la presse n’avait pas été conviée.

L’OIF est composée de 88 Etats et de gouvernements et représente près de 300 millions de francophones dispersés sur les cinq continents. « Nous travaillerons dans un esprit de dialogue permanent afin de répondre efficacement aux priorités de nos chefs d’Etat et de gouvernement », a déclaré la nouvelle patronne de la Francophonie, nommée pour un mandat de 4 ans. Deuxième femme à occuper ce poste, Louise Mushikiwabo devient la quatrième secrétaire générale à diriger l’OIF, après Michaëlle Jean (2015-2018), le Sénégalais Abdou Diouf (2003-2014) et l’Egyptien Boutros Boutros-Ghali (1998-2002).

Giron africain

Avec l’arrivée de Louise Mushikiwabo à la tête de l’organisation francophone, le poste revient dans son berceau africain. On se souvient que cette institution, créée en 1970 au lendemain de la décolonisation africaine dans le but de promouvoir les relations entre les pays ayant la langue française en partage, avait été portée par des pères fondateurs tels que le Sénégalais Léopold Sédar Senghor, le Tunisien Habib Bourguiba et le Nigérien Hamani Diori. Ce mouvement francophone qui a depuis pris une ampleur exceptionnelle et dont on célébrera dans deux ans le cinquantième anniversaire, a aussi été dirigé par deux secrétaires généraux africains, depuis la création de ce poste il y a 16 ans. Exception à la règle, la Canadienne Michaëlle Jean avait accédé à ce poste faute de consensus parmi les Etats africains sur un candidat commun.

 

UPF

Source : RFI

 

 

Plus de 1.200 dEplacEs de Bakouma sont dans le besoin d’une assistance

humanitaire a Bangassou

 

Les personnes ayant fui les violences de Bakouma au sud-est du pays sont dans le besoin d’une assistance urgente. Plus de 300 ménages soit environ 1200 personnes sont recensées après les opérations d’enregistrement lancées par les ONG à Bangassou. Le Maire de Bakouma Sylvain Ngoualima déplore les conditions dans lesquelles vit sa population.

La situation des déplacés de Bakouma dans le Mbomou est très critique depuis que la ville ait été occupée par les FPRC et l’UPC le 31 décembre dernier. Plusieurs personnes sont mortes dans les violences armées dont le Sultan du Bakouma. La population pour la plus part est terrée dans la brousse d’autres personnes ont pu rejoindre Bangassou à plus 150 Km. La situation humanitaire selon le Maire de Bakouma Sylvain Ngoualima qui a trouvé refuge à Bangassou est déplorable et le bilan s’alourdir de jour en jour.

« Au moment où je vous parle, la situation de la population de Bakouma est déplorable. Les gens meurent et parfois leurs corps sont jetés dans les puits et sont visibles. Les femmes enceintes accouchent dans la brousse puisse que la ville est toujours contrôlée par les Séléka » a confié le Maire au RJDH. Des éléments de FACA, qui normalement devraient être arrivés dans la ville se sont heurté à des difficultés pour prendre le contrôle de Bakouma. Les vraies raisons d’occupation de la ville de Bakouma ne sont pas encore élucidées ni du côté gouvernement ni de la Minusca. Une mission conduite par le Préfet du Mbomou madame Pierrette Benguere s’est rendue à Bakouma pour constater les réalités de la ville. Selon une source à Bangassou, « c’est une mission difficile », car rien n’a été filtré après ce déplacement des autorités politico-administratives.

Ce lundi 7 janvier 2019, les organisations de la société civile de Bangassou se sont manifestées pour protester contre les violences de Bakouma. Sur les cartons tenus par les manifestants auxquels on pouvait lire « la paix rien que la paix. Non à la partition ».C’est depuis le 31 décembre 2018 que la ville de Bakouma est tombée dans les violences. Violences qui ont fait une dizaine de mort dont le sultan de Bakouma.                                 RJDH

 

 

RCA : 430,7 millions de dollars requis pour la reponse humanitaire en 2019

 

La République centrafricaine continue de traverser une crise humanitaire complexe et profonde. Un Centrafricain sur quatre est soit déplacé interne soit réfugié. Le nombre de personnes ayant besoin d’aide et de protection est passé de 2,5 millions à 2,9 millions, dont 1,9 million ont besoin d’une assistance aiguë et immédiate, soit une augmentation de 16% par rapport à l’année 2018. Afin de répondre aux besoins des personnes les plus vulnérables, le Gouvernement centrafricain et l’Equipe humanitaire pays ont procédé, le 7 janvier, au lancement officiel du Plan de réponse humanitaire (PRH) 2019. D’un montant de 430,7 millions de dollars américains, le PRH ambitionne d’attendre 1,7 million de Centrafricains et Centrafricaines en extrême vulnérabilité.

Organisé autour de trois objectifs stratégiques, ce plan vise à sauver de vies, à renforcer la protection des populations affectées et à préserver la dignité humaine tout en favorisant l’accès aux services essentiels.

Le lancement a été marqué par la détérioration de la situation sécuritaire, avec une hausse d’attaques contre les civils et les travailleurs humanitaires. Plus de 1 000 incidents de protection par mois ont été répertoriés en 2018 et le nombre d'incidents contre des acteurs humanitaires a augmenté de manière alarmante de 337 en 2017 à 396 incidents en 2018.

Malgré un tableau inquiétant de besoins croissants dans tous les secteurs, la Coordonnatrice Humanitaire pour la République centrafricaine, Mme. Najat Rochdi, a souligné le dévouement, le courage et la détermination des acteurs humanitaires dans leur mission de redonner espoir aux enfants, aux femmes et aux hommes affectés. « En 2019, nous ne pourrons nous contenter de maintenir nos efforts, nous devrons les intensifier si nous voulons éviter le pire. C’est pour cela que j’appelle les bailleurs à ne pas oublier la Centrafrique et à nous aider à mobiliser les fonds nécessaires pour consolider les acquis des années précédentes et soutenir l’action humanitaire », a déclaré Mme. Najat Rochdi. En 2018, 253,9 millions de dollars américains ont été mobilisés grâce à la générosité des bailleurs, ce qui a permis d’aider plus de 900 000 personnes dans le cadre du Plan de réponse humanitaire.                                            OCHA

 

 

 

 

Toutes les infos du Mardi 08 Janvier 2019

Cm n 2871 du mar 08 jan 2019

ENERCA, UNE ENTREPRISE NAINE, BUDGETIVORE, SURPEUPLEE, STERILE, VERITABLE GOULOT D’ETRANGLEMENT

Toutes les entreprises au monde obéissent à des schémas de fonctionnement. L’Enerca est une entreprise d’Etat spécialisée dans la production de l’électricité. Depuis sa création à ce jour, l’Enerca tourne en rond, ni recul, ni progrès, mais naine, budgétivore, pléthore de personnel inefficace, stérile, un goulot d’étranglement. Cependant, les véhicules neufs pleuvent chaque année. Même sur mille ans, l’Enerca ne fera que du rafistolage, du bricolage, du raccommodage, de la réparation. Elle n’a aucun souci de progrès, d’épargne et d’investissement. Une drôle d’entreprise qui échappe à tous les schémas. La rentabilité est inconnue dans le langage de l’Enerca. Tout doit venir de l’Etat.

La Caisse Nationale de Sécurité Sociale, jadis, Office Centrafricain de Sécurité Sociale (OCSS), a opéré quel miracle pour être performante et investir dans l’immobilier ? Le directeur général de la CNSS est-il un extraterrestre, un surhomme ? Les pensionnaires de la OCSS, dans le passé, étaient régulièrement dans la rue, érigeaient des barricades, faisaient des sit-in sur l’Avenue Boganda, bloquant la circulation. Le nouveau directeur général, après la transformation de l’Office en Caisse de Sécurité Sociale, a opéré quel miracle pour que les pensionnaires ne sortent plus dans la rue pour manifester leur colère ? Le Siège social de la CNSS se construit, se modernise, donc fait des investissements pour rehausser son prestige.

Quelle est cette entreprise qui tourne en boule, sans perspective, sans ambition, sans projet d’avenir ? L’Enerca vit au gré des efforts du gouvernement : Boali 1, 2 et 3. L’Enerca se contente d’entretenir un personnel pléthorique, avoir des véhicules, raccommoder, bricoler, réparer, souder, dessouder, etc. Aucune réforme n’a été entreprise pour l’autofinancement de la fourniture de l’électricité afin de répondre à la demande de plus en plus forte. Chaque année, c’est le même refrain, « l’Enerca ne peut satisfaire tout le monde », délestage sur délestage, l’éternel cycle infernal. Les Banguissois n’ont que les yeux pour pleurer, car l’Enerca n’a que son personnel à payer et des véhicules à acheter. La frustration des consommateurs importe peu pour l’Enerca : Boali 1, 2 et 3, l’Enerca restera l’Enerca, avec son vampirisme administratif. Le gouvernement cherche les investissements, l’Enerca bouffe tranquillement. Les règles et les principes de gestion d’une entreprise ne sont-ils pas applicables à l’Enerca ? Et pourtant, il y a un service financier, une comptabilité, une direction commerciale, une direction du personnel, une direction technique, tout cela est chapeauté par un Directeur général qui a l’obligation de résultat. Malheureusement, les jours passent et se ressemblent, les directeurs généraux se succèdent et se ressemblent. Pourquoi maintenir une telle entreprise, sinon, la privatiser, afin de soulager les consommateurs ? L’Enerca vit au-dessus de ses moyens pour elle-même. Et pourtant, c’est un service public. Est-ce au retour de Jésus-Christ que l’Enerca sera au service du consommateur, dans une logique de l’électricité pour tous et partout ? L’équation dépasse l’entendement humain, depuis les régimes Dacko 1, Bokassa, Dacko 2, Kolingba, Patassé, Bozizé, Djotodia, Samba-Panza et Touadéra.

L’Enerca est un véritable serpent de l’Océan Atlantique.

 

Julien BELA

 

 

 

 

FACE AU CHOMAGE, LES JEUNES CENTRAFRICAINS SE LANCENT DANS LE METIER DE CIREUR

Autant toute personne vaque librement à ses occupations, autant le cireur se réveille pour se diriger vers son centre d’activités. C’est un métier exercé souvent par des sujets de la RDC dont l’âge varie entre 15 et 40 ans. Désormais, ce métier est pratiqué par certains Centrafricains courageux.

Cependant, tous ont presque des ambitions identiques, à savoir gagner leur pain quotidien. Les cireurs envahissent les coins et recoins de la capitale centrafricaine.

« C’est un métier comme les autres. Les revenus ne sont pas du tout consistants, mais la vérité est que nous nous en servons pour subvenir aux frais de scolarité de nos enfants et à la survie de notre famille », a affirmé un jeune cireur Junior, un centrafricain qui a décidé de braver la honte pour faire ce métier. Avant de soutenir : « je suis marié et père de trois enfants et ma tâche primordiale est celle de répondre aux besoins de ma famille grâce à mon métier. Alors, la honte n’est pas ma tasse de thé ».

Ces cireurs se déploient tôt le matin dans les quartiers environnants. « Je quitte le quartier Bimbo tous les jours pour me rendre au Centre-ville afin d’y exercer mon travail quotidien », a affirmé un jeune homme âgé de 30 ans.

Dans nos investigations,  nous avons rencontré un autre cireur, un orphelin âgé de 18 ans. Celui-ci n’a pas hésité à son tour d’affirmer : « j’ai fui Alindao après la mort de mes parents. Et ce gagne-pain m’aide à trouver de quoi me vêtir et me nourrir... Une boite de cirage rapporte 800Fcfa alors qu’une paire de chaussures à cirer revient à 50 Fcfa. Pour celui qui travaille de 7h00 à 18h00, il a la chance de cirer plus ou moins 30 paires de chaussures », a renchéri cet adolescent.

Cette activité n’est pas de tout repos. Presque au quotidien, les policiers ne cessent de les pourchasser au motif qu’ils salissent la ville. Ce qui est vu comme une tracasserie qui froisse les espoirs d’une catégorie de citoyens en quête du pain quotidien. Nombreux jeunes désœuvrés font du métier de cireur un rempart de dernier ressort, faute de mieux.

Sinclair ARIES

 

 

 

DES PROJETS FINANCES MAIS SANS EFFET SUR LE TERRAIN : L’OBLIGATION D’UNE STRUCTURE DE CONCEPTION, DE SUIVI ET EVALUATION DES PROJETS

Beaucoup de projets sont financés, mais tardent à être visibles. Les travaux sont bâclés faute d’une structure technique de suivi et évaluation qualitatif et quantitatif des projets en cours d’exécution, pour en apprécier l’expertise et la technicité des sociétés bénéficiaires. Nous citerons entre autres, la clôture de l’aéroport Bangui-M’Poko, Enerca Boali, la route de Ouango-Bangui mal exécutée, et tant d’autres. Qui bloque la construction de la clôture de l’aéroport Bangui-M’Poko ? La majorité des projets financés par la Banque Mondiale et l’Agence Française de Développement (AFD), sont attribués à des entreprises françaises. Elles ont le financement, mais elles le bloquent, pourquoi ? Pour quelle raison ?

L’Assemblée Nationale doit s’intéresser de très près à tous les projets déjà financés qui n’avancent pas, ne bougent pas, ne s’exécutent pas afin d’être visibles. La route de Ouango-Bangui a été mal construite. Est-ce un boycott, un sabotage ? Il est difficile de le dire. L’Assemblée Nationale doit répertorier tous les projets financés afin de s’enquérir de leur état de santé. Les prétextes sont aussi nombreux que le sable de l’Oubangui. Tantôt les entreprises évoquent une mauvaise analyse technique, tantôt un véritable fourre-tout. Les entreprises sont nombreuses, dont Sogea Satom, Alize-Construction, SNCMBA, qui doivent être dans le collimateur de l’Assemblée Nationale. La RCA doit être un véritable chantier en 2019, afin que les guérilléros cèdent la place aux entrepreneurs, à l’économie et à la construction de la cité.

Le gouvernement doit s’atteler à mettre en place une structure de dimension nationale, rattachée à la présidence, avec une double missions : la première mission est de concevoir des projets bancables clés en main de différentes catégories et de négocier avec les partenaires et bailleurs de fonds ; la seconde mission sera le suivi et l’évaluation techniques des projets en cours d’exécution sur le terrain. Beaucoup de projets sont bâclés, mal exécutés, les fonds détournés, mais les responsables de ces entreprises ne sont nullement inquiétés, pire encore, se foutent éperdument de la gueule des Centrafricains et ne rendent compte à personne. D’où beaucoup de projets  sont financés, mais les résultats sont nuls, néants ; c’est la RCA, c’est-à-dire le pays qui endosse la mauvaise réputation des projets bâclés, mal exécutés, mal gérés. Cette structure de conception et de suivi-évaluation des projets en cours d’exécution doit immédiatement voir le jour, pour le bonheur du pays et du peuple centrafricain.

La RCA ne doit pas éternellement revenir sur un même projet, car beaucoup restent à faire. Chaque projet doit être bien exécuté et atteindre son objectif. C’est une question de durabilité, de consistance, afin de donner une chance à d’autres de voir le jour. La RCA est très en retard dans tous les secteurs. Il s’agit de moderniser l’ensemble des secteurs vitaux du pays, tant économique, social, culturel artisanal que sportif. La RCA doit entrer par la grande porte dans l’économie numérique. Les Centrafricains doivent faire preuve du génie créateur: entreprendre, initier, réaliser, et progresser. Il faut oser. L’échec n’est pas une raison de se décourager. Il faut recommencer autant de fois, et le succès est au rendez-vous. Il ne faut jamais céder au découragement, mais croire, persév&ea

Toutes les infos du Lundi 07 Janvier 2019

Cm n 2870 du lun 07 jan 2019

 

LE DIALOGUE DE SOURDS : LE PANEL DES FACILITATEURS DE L’UNION AFRICAINE DANS UNE FARCE DE TRES MAUVAIS GOUT, AUCUNE CHANCE D’ABOUTIR

Il y a des raisons évidentes d’être sceptique, voire pessimiste quant à la mésaventure du panel des facilitateurs de l’Union Africaine (UA). Le Tchad est le parrain des groupes armés, plus singulièrement la Séléka. Faki Moussa Mahamat était ministre des Affaires Etrangères au moment de la prise de pouvoir par la coalition Séléka. Il a été la cheville ouvrière du renversement de Bozizé et de l’installation de Djotodia. Faki Moussa Mahamat est aujourd’hui président de la Commission de l’Union Africaine. Il a déjà essuyé une cinglante défaite quant à la nomination de son « Doungourou », le Mauritanien. Le refus du gouvernement centrafricain a été catégorique et sans ambages : non au valet franco-tchadien, une marionnette à la solde des ennemis de la RCA.

Le panel des facilitateurs aura du mal à être neutre et impartial. Sa composition ne peut qu’être un goulot d’étranglement de la RCA. Le dialogue qui se profile à l’horizon est un moment déterminant pour la RCA. Il y a des ennemis internes et externes, des pays voisins qui œuvrent à la déstabilisation afin d’incarner la prédation. La Cour Pénale Spéciale (CPS), fruit du Forum National de Bangui, est opérationnelle. Mieux encore, de gros poissons sont déjà tombés dans le filet de la Cour Pénale Internationale (CPI). Idriss Deby Itno, Faki Moussa Mahamat et le panel de l’UA prônent l’amnistie, alors que les Centrafricains ont depuis longtemps tourné cette page. Les Centrafricains tiennent au respect absolu de la Constitution et les recommandations pertinentes du Forum National de Bangui, exécutées à presque 95%.

Le dialogue n’a aucune chance d’aboutir car le Tchad sera juge et partie. La RCA doit beaucoup plus se concentrer sur la levée totale de l’embargo dont les débats auront lieu le 30 janvier 2019 au Conseil de Sécurité à New York. Les Centrafricains doivent s’inspirer des gilets jaunes en France pour exiger la levée totale de l’embargo. Le dialogue est un mort-né qui doit avoir pour dénominateur commun le bâton et la carotte. Les autorités centrafricaines doivent renforcer le bâton et la carotte. Renforcer surtout le bâton représenté par les FACA qui doivent monter en puissance en tout point de vue. Il faut lever le bâton si haut afin qu’il s’écrase sur les grenouilles qui veulent se faire aussi grosses que le bœuf. Les Centrafricains ne veulent plus servir de dindons de la farce. Ils ont une tête pour réfléchir, ils ont leurs mots à dire et des décisions à prendre en toute liberté, indépendance et souveraineté. Aucune influence, aucune pression d’où qu’elles viennent ne sauraient modifier le « mur de Berlin » qu’ils vont couler derrière leurs décisions finales. Les Centrafricains seront bientôt les « Gilets jaunes » de l’embargo qui paralyse exclusivement l’armée nationale, alors que les Centrafricains sont massacrés à Batangafo, Alindao, Ippy et Bakouma.

La seconde tranche des armes russes puis les armes chinoises, ainsi que toutes les armes promises par les vrais pays amis de la RCA, doivent recevoir le feu vert du Conseil de Sécurité. Les Centrafricains ne veulent que la paix, rien que la paix pour vaquer à leurs occupations quotidiennes. La RCA doit renforcer son bâton de manière conséquente, robuste, puissante. La politique de l’autruche de l’Union Africaine et ses complices a trop duré, il faut la paix définitive dans l’immédiat. Le président Deby, un dictateur sanguinaire, ne peut sacrifier la RCA pour préserver son pouvoir ordurier et impopulaire. La RCA est une démocratie intégrale, personne n’est disparue, ni n’est arrêtée pour son opinion. La folie de grandeur du président Deby n’est qu’un feu de pailles, car il est incapable d’éradiquer le terrorisme au Sahel et Boko Haram au Lac Tchad. La manne pétrolière où jubilaient les forces armées tchadiennes a tari, c’est la galère sur fond d’une gouvernance des mains de fer, un géant aux pieds d’argile ou de carton, peut-on dire. Deby n’échappera pas au sort qu’il a réservé à Hissène Habré au Sénégal.

La RCA, Etat démocratique, aspire à la liberté, à l’indépendance et à la souveraineté totales, afin de donner un sens et un contenu à son destin. La RCA est majeure et n’a plus besoin d’un tuteur. « Ensemble avec la France en 2019 », pas dans l’esclavage et la traite des êtres humains, mais dans un rapport égalitaire et gagnant-gagnant. La liberté s’arrache. Les Centrafricains veulent arracher leur liberté, notamment celle de coopérer avec n’importe quel pays de la planète pour son développement et sa prospérité, sources d’emplois massifs pour sa jeunesse déboussolée et misérable…

 

Julien BELA

 

 

LA VILLE DE BAKOUMA ASSIEGEE PAR LA COALITION FPRC-UPC ET LA POPULATION DANS LA TOURMENTE : DES MORTS, DES MAISONS INCENDIEES ET PILLEES…

Les exactions des groupes armés ont repris de plus belle. Les branches dissidentes de l’ex-coalition Séléka qui se sont montrées très agressives durant l’année 2018, continuent de faire des massacres, d’incendier et de piller des maisons d’habitation et de commerce. C’est le cas de la ville de Bakouma située dans la préfecture du Mbomou.

D’après les informations qui nous parviennent de cette ville martyre, la coalition FPRC-UPC dirigée par Abdoulaye Hissène est entrée dans cette localité depuis le lundi 31 décembre 2018 aux environs de 04 heures du matin. Ces Séléka s’en sont pris aux populations civiles sans défense. On dénombre plus d’une dizaine de morts dont le sultan de Bakouma, Hervé Mada Mbari. Les blessés ne se comptent pas. Des maisons ont été incendiées, pillées, détruites par ces hommes sans foi ni conscience. De nombreux compatriotes résidant dans cette ville ont trouvé refuge dans la brousse. La plupart d’entre eux sont des femmes et des enfants. Leurs conditions de vie se dégradent de jour en jour. Ils ne savent plus à quel saint se vouer pour avoir gain de cause. Les combattants Séléka lourdement armés et à bord de deux véhicules 4x4 patrouillent dans la ville nuit et jour. D’autres sont sur des motos. Bakouma ressemble aujourd’hui à une ville fantôme.

A la fin de la semaine dernière, une délégation composée des autorités préfectorales du Mbomou et de la Minusca, en provenance de Bangassou, a été stoppée à cinq (5) kilomètres de Bakouma par la coalition FPRC-UPC, alors qu’elle tentait de mener une médiation. Mécontente, la population de cette localité, en majorité des femmes et des enfants, qui s’est refugiée dans la brousse est sortie pour barrer la route à cette délégation qui cherchait à rentrer sur Bangassou. Ces populations meurtries ont exigé à cette délégation de leur trouver des solutions avant même de quitter la localité. La coalition FPRC-UPC, de son côté, a refusé catégoriquement de recevoir cette délégation. Elle justifie la prise de Bakouma par les promesses non tenues par le pouvoir de Bangui.

Au regard de ce qui se passe précisément dans la ville de Bakouma, ne peut-on pas dire que le FPRC d’Abdoulaye Hissène et l’UPC d’Ali Daras ont déclaré la guerre au gouvernement et au peuple centrafricain tout entier ? Ces deux (2) branches dissidentes de l’ex-coalition Séléka n’ont-elles pas foulé aux pieds l’initiative de l’Union Africaine pour une sortie pacifique de la crise à travers le dialogue ?

La position de la coalition FPRC-UPC est claire : la poursuite des hostilités pour occuper les villes afin de piller les ressources du sous-sol qui leur permettront d’acheter des armes et munitions. Car, comment voulez-vous que, pendant que certains groupes armés cherchent des voies et moyens pour mettre un terme à cette crise, les combattants du FPRC et de l’UPC persistent et signent dans la violence ? N’ont-ils pas opté pour la guerre ? Il ne fait aucun doute. Quoique le gouvernement fasse pour ces deux (2) factions de la Séléka, elles resteront droites dans leurs bottes. Pour ce faire, le gouvernement et la Minusca ont l’obligation de passer à la vitesse supérieure. Et la déclaration faite par la plateforme de la société civile doit être prise en compte, c’est-à-dire que ces deux institutions doivent opter pour la solution militaire.

La population centrafricaine ne peut continuer inlassablement à croupir sous les bottes de ces malfrats, ces bandits de grand chemin, ces va-t-en-guerre qui sont soutenus par la France et certains compatriotes de mauvaise foi, en l’occurrence les valets de l’ancienne puissance coloniale de la République centrafricaine. C’est trop et c’est déjà trop. Les Centrafricains du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest, veulent la paix en cette année 2019. Pour y parvenir, le gouvernement que dirige Simplice Mathieu Sarandji, sous la très haute impulsion du président de la République, chef de l’Etat, Professeur Faustin Archange Touadéra, doit bomber le torse et hausser le ton devant ces assassins patentés, ces charcutiers humains. Il n’est plus question de dorloter ces rebelles et de les caresser dans le sens du poil. Ils ne peuvent adhérer à l’initiative de l’Union Africaine et en même temps poursuivre les hostilités. Veulent-ils le beurre et l’argent du beurre ?

Ce qui se passe à Bakouma à l’heure actuelle doit interpeller la conscience de tout un chacun de nous. Le FPRC et l’UPC veulent mettre en exécution le plan machiavélique de la France en Centrafrique. Ces deux (2) groupes armés veulent déstabiliser le pays de feu président fondateur Barthelemy Boganda. Le gouvernement et la Minusca doivent réagir immédiatement et mettre hors d’état de nuire ces ennemis de la République et du peuple centrafricain, et pourquoi pas les bouter hors du territoire centrafricain ? On ne négocie pas avec les rebelles, comme ce qui se fait en Centrafrique. Un rebelle est un rebelle. Enfants, femmes, vieillards, grands et petits, les rebelles les massacrent car ils n’ont pitié pour personne. Qu’est-ce qu’ils ont fait à Bakou

Toutes les infos du Vendredi 28 Déc. 2018

Cm n 2869 du ve 28 dec 2018

EN PLUS DU GENERAL D’OPERETTE BALLA-KEITA, ENCORE UN SENEGALAIS APRES LAMINE CISSE, BABAKAR GAYE, MANKEUR NDIAYE, LA COLONIE DES VALETS

Enfin, 2018 s’en va.

2018 prête à prendre son vol pour la nuit des temps, avec son cortège de malheurs, d’horreurs : Batangafo, Bambari, Alindao et Ippy. Les sites des déplacés sont devenus une cible privilégiée des combattants de l’UPC. C’est une concentration de population sur des sites de l’église catholique. Notre Dame de Fatima, à deux reprises, a vécu ce cauchemar avec les barbares du Km 5. Saint-Joseph de Bambari, mais également toute la ville de Bambari, a subi autant de fois les assauts de l’UPC. Ali Darassa et l’UPC se sont illustrés dans une cruauté et une atrocité qui dépassent les limites de l’humain. Même les Nazis n’ont pu atteindre le seuil de cruauté de l’UPC, car des êtres humains sont brûlés vifs. Ali Darassa est le plus sanguinaire de tous les leaders des groupes armés. Hitler a été vaincu, à plus forte raison un farfelu comme Ali Darassa dont les jours sont désormais comptés.

Ali Darassa a marqué l’année 2018 par sa cruauté. La population civile innocente, de surcroît sur des sites religieux de l’église catholique, est arrosée de balles, brûlée vive pour quelques uns. La où Ali Darassa met les pieds, c’est pour un bain de sang. Ali Darassa ne laisse derrière lui que l’horreur, la désolation, les cadavres et les ruines de maisons incendiées. C’est l’homme qui a un cœur en acier et insensible à la vie humaine. Dans son sillage, il y a aussi le contingent mauritanien qui symbolise le cauchemar du peuple centrafricain. Pourquoi sont-ils en Centrafrique? C’est la question que nous nous posons. La Minusca, mystérieusement, est à la limite, la chasse gardée des Sénégalais. Lamine Cissé, Babacar Gaye et enfin, Mankeur Ndiaye qui vient encore se moquer du peuple centrafricain: les vrais valets de la France. L’Union Africaine compte plus de 54 pays. Pourquoi tourne-t-on en rond au sein de l’Afrique francophone ? Avec trois (3) Sénégalais qui se sont relayés à la tête de la Minusca, la RCA n’a jamais progressé. Le général Balla-Kéita éternel Com-force, incompétent et incapable de manager les forces de la Minusca, n’est qu’un pion de la France. Les Angolais, les Sud-Africains, les Kenyans, les Ethiopiens, les Namibiens ne sont-ils pas des Africains ? Ne parlent-ils jamais le Français ?  Alors que nous avons déjà sur les bras, le Com-force Balla Kéita, un général d’opérette que l’on croyait dynamique, mais en réalité, c’est un vide qui est comblé, car la nature a horreur du vide. Les généraux en Afrique sont fabriqués par décrets présidentiels, de quoi être un maillon de l’insécurité et du pire comme à Alindao. Est-ce à dire que les Sénégalais sont le peuple le plus malléable, corvéable, manipulable à souhait ? Un vrai général par mérite, des galons acquis sur le terrain, ne tolérerait pas que la boucherie humaine d’Alindao puisse se greffer à son grade.

Un bon général ferait muter le contingent mauritanien à Ecolog ou à la cuisine de la Minusca. Les missions de maintien de la paix des Nations Unies ne doivent plus comporter ce contingent de lombrics, pur complément d’effectif et propre à surveiller et à nettoyer les douches communes. Leurs armes serviront à tuer les cafards dans les toilettes, ou à écraser les asticots. Et pourtant, un général, Balla Kéita, a osé les déployer sans scrupule, ces touristes militaires dans les zones chaudes. Ces bons à rien sont royalement entretenus par les Nations Unies. Bref, les années ne se ressemblent pas. Nous espérons, avec la montée en puissance des FACA, que 2019 fera reculer les lignes de l’insécurité plus sensiblement qu’en 2018. Que Dieu bénisse la RCA davantage en 2019.

 

Julien BELA

 

 

 

 

 

NON, LES CONGOLAIS NE VOTENT PAS QU’EN FONCTION DE LEUR LANGUE 

A la veille de la présidentielle en République démocratique du Congo, des analystes insistent sur le poids de l'appartenance linguistique dans le vote des Congolais. Une thèse à manier avec beaucoup de prudence, préviennent Josaphat Musamba Bussy, ancien employé congolais du Groupe d’experts des Nations unies pour la RDC et Joël Baraka Akilimali, doctorant en Sciences politiques et sociales.

Le professeur Bob Kabamba a proposé une analyse réductrice de la sociologie électorale congolaise. Dans une interview à TV5 Monde, le 5 décembre, il a divisé le pays en trois grandes aires politico-linguistiques : l’Ouest où l’on parle lingala et kikongo, le Centre où l’on parle tshiluba et l’Est où domine le swahili.

Il en ressort que le candidat Martin Fayulu, originaire de l’Ouest et soutenu par Jean-Pierre Bemba et Moïse Katumbi – deux leaders politiques respectivement très bien implantés dans l’Ouest et l’Est -, serait, à ses yeux, le favori.

Mépris des périphéries

Cette analyse, basée sur la dynamique des centres et au mépris des périphéries, ne montre pourtant pas la profondeur véritable des enjeux électoraux. Elle semble sous-estimer la capacité des autres candidats, Félix Tshisekedi et Emmanuel Ramazani Shadary, à amener d’éventuelles surprises.Attribuer l’est du pays aux leaders politiques Mbusa Nyamwisi (soutien de Martin Fayulu) et Vital Kamerhe (allié de Félix Tshisekedi), nous semble ainsi hâtif et non fondé sur des arguments de sociologie électorale profonde.

En réalité, les déterminants du vote sont hétéroclites et multifactoriels. C’est ce qui explique que chacun des trois principaux candidats, Martin Fayulu, Félix Tshisekedi et Emmanuel Ramazani Shadary, aient pu, tous trois, drainer d’importantes foules pendant leur campagne dans la même partie swahiliphone du pays.

De plus, les aires linguistiques congolaises ne sont pas clairement délimitées. À Kisangani, troisième ville du pays, on peut par exemple aussi bien parler le lingala que le swahili.

À cela, il faut ajouter une mosaïque de langues locales, équivalant à autant des sous-dynamiques politiques et communautaires. Dès lors, le seul critère macro-linguistique n’est pas à mesure d’expliquer les dynamiques politiques.

La rupture villes-campagnes

Pour comprendre ces dynamiques sur le terrain, il faut faire appel à une sociologie électorale complexe, comprendre les dynamiques de contestations identitaires et de multiples sous-variables telles que la religion, l’ethnie ou l’histoire. Après les deux expériences électorales de 2006 et 2011, les décisions personnelles des électeurs jouent aussi un rôle croissant.

Un déterminant négligé demeure la faible attention accordée aux milieux ruraux lors des campagnes électorales. Bon nombre de candidats se contentent des chefs-lieux des provinces et des villes moyennes, alors que plus de la moitié des électeurs congolais sont des paysans et n’ont pas toujours l’accès à l’information ni à la diversité des choix.

Dans ce contexte, tout pronostic sur la victoire de tel ou tel camps nous semble hâtif

À cela, il faut ajouter le rôle controversé des chefs coutumiers dans la dynamique du vote rural par leur mobilisation généralement en faveur du pouvoir en place ainsi que le rôle politique des chefs religieux, de plus en plus influents et imprévisibles.

Pronostic risqué

Une prospective du vote présidentiel, limité en surface sur l’appréciation des grands ensembles linguistiques régionaux et partant des seuls critères géopolitiques ou de l’afflux populaire lors des meetings, ne traduit pas fidèlement les réalités locales.

Les incidents enregistrés à Lubumbashi, Beni, Mbuji-Mayi, Kalemie, Tshikapa et Kindu, avec des entraves à la campagne de candidats aussi bien de l’opposition que de la majorité, des violences, et des protestations, laissent imaginer que la contestation pourrait peser sur l’issue finale du processus et amener des surprises.

Dans ce contexte, tout pronostic sur la victoire de tel ou tel camps nous semble hâtif. Le scrutin qui doit se tenir le 23 décembre, avec l’utilisation inédite d’une machine à voter décriée puis finalement acceptée en dernière minute par  candidats de l’opposition, impose prudence et clairvoyance.

Par Josaphat Musamba

 inscrit en spécialisation en Etudes de Développement à l’Université Catholique de Louvain et ancien employé congolais du Groupe d’experts des Nations unies pour la RDC (2016-2017), et Joël Baraka Akilimali, doctorant en Sciences politiques et sociales à l’Université catholique de Louvain au sein du Centre d’études du développement (DVLP).

 

Jeune Afrique  

 

 

 

DES CARNAGES, DES INCENDIES, DES VIOLS, DES BRAQUAGES… ONT RYTHME 2018 : LE GOUVERNEMENT ET LA MINUSCA DOIVENT PRENDRE LEURS RESPONSABITES EN 2019

L’année 2018 qui s’achève dans trois (3) jours a été particulièrement très meurtrière et dévastatrice. Du Haut-Mbomou à l’Ouham-Péndé en passant par la Basse-Kotto, la Ouaka, la Haute-Kotto, la Nana-Gribizi, pour ne citer que ces quelques préfectures, les Centrafricains ont souffert sous les bottes des groupes armés, précisément les factions dissidentes de l’ex-coalition Séléka (FPRC, UPC, MPC…).

Dans les villes des Mbrés, Kaga-Bandoro, Bria, Bambari, Paoua, Batangafo, Alindao, Rafaï, Kémbé, Ippy et consorts, les rebelles de la Séléka ont régné en maître absolu des lieux. La folie meurtrière de l’UPC, du FPRC, du MPC et des 3R, d’une rare cruauté, a eu lieu dans ces localités citées ci-haut, un véritable carnage pour tout dire. Les mercenaires de la Séléka et les militaires tchadiens ont dicté leur loi à qui veut les entendre. A Batangafo, Bria, Alindao, Ippy, des sites de fortune ont été incendiés. Mêmes les lieux saints n’ont pas été épargnés, cas de l’évêché d’Alindao, de la paroisse d’Ippy et récemment celle de l’église catholique Sainte Trinité des Castors à Bangui qui était partie en fumée dans la nuit du lundi 24 au mardi 25 décembre 2018. Des prêtres, des pasteurs, des humanitaires, des Casques Bleus, des populations civiles ont été froidement abattus sans aucune forme de procès. Bref, tout le monde a été pris pour cible par les combattants Séléka. Tout comme les Séléka, les Anti-Balaka ont brillé dans les exactions de tout genre : viols et abus sexuels, intimidations, tortures, disparitions forcées, meurtres, déportations, braquages, et que savons-nous encore. A chaque attaque des sites de déplacés, des villages, des quartiers par les milices armées, les morts se comptent par dizaines et même par centaines. Quant aux blessés et aux maisons incendiées, n’en parlons pas.

Les Centrafricains vivent comme des animaux sur leur propre terre. Ils s’entassent dans les sites de déplacés comme des sardines dans les boîtes de conserve. Les femmes accouchent dans des conditions difficiles ( brousse). Les enfants ne vont plus à l’école dans certaines villes du pays. Ceux qui y vont, ne sont pas formés comme il se doit, faute d’enseignants qualifiés qui se sont repliés sur Bangui à cause de l’insécurité. Les personnes malades éprouvent des difficultés à se faire soigner. Trouver de quoi à mettre sous les dents est un véritable parcours de combattant. N’eut été l’aide et le secours des humanitaires, que vont devenir nos compatriotes dans l’arrière-pays ? Aller au champ, à la pêche, à la chasse, est un calvaire, un serpent de mer difficile à avaler. Les Centrafricains lambdas, les autorités, les serviteurs de Dieu, tous sont braqués à longueur de journée. Les filles et les femmes sont violées et abusées sexuellement par les Séléka, les Anti-Balaka et certains individus malintentionnés. Les locaux des ONG nationale et internationale, les lieux saints, les bâtiments administratifs et autres sont pillés, saccagés, vandalisés, détruits et même incendiés. Tel est le décor apocalyptique de la République Centrafricaine durant l’année 2018 qui tend vers sa fin.

Tous ces actes barbares sont perpétrés par les groupes armés au vu et au su du gouvernement Sarandji et de la Minusca qui doivent protéger les populations civiles. C’est face à l’inaction, à la passivité, à l’attentisme, à la non-clairvoyance du gouvernement et de la Minusca au cours de cette année que le peuple centrafricain leur demande de prendre leurs responsabilités en 2019 qui s’annonce à grand pas. Le sang a trop coulé. Les Centrafricains ont trop souffert dans leur peau et dans leur chair. Il est temps pour le gouvernement et la Minusca d’arrêter ces exactions barbares, criminelles, bestiales, inhumaines des groupes armés contre les civils. Le peuple centrafricain veut vivre en paix, en sécurité et en toute quiétude sur la terre de ses aïeux en cette année 2019.

D’ailleurs, un nouveau représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies en Centrafrique, le Sénégalais Mankeur Ndjiaye a été nommé pour succéder au Gabonais Parfait Onanga-Anyanga. Dès sa prise de fonctions le 05 janvier prochain, il doit se jeter à l’eau pour stabiliser le pays du regretté président fondateur Barthelemy Boganda, car Onanga a lamentablement échoué sur tous les plans. La protection des civils sur toute l’étendue du territoire national par les Casques Bleus de la Minusca doit être son cheval de bataille. Ses poulains n’ont plus droit à l’erreur. Les contingents (mauritanien, pakistanais, bangladeshi…) qui sont le ventre mou de la Minusca feront leurs bagages au cas où ils seront toujours de connivence avec les factions Séléka : plus de dotation en armes et munitions ou autres équipements militaires.

Les ministres qui ne sont pas à la hauteur de leurs tâches doivent déguerpir. Ce ne sont pas des intellectuels, des technocrates qui font défaut en RCA. Il n’est pas exclu aussi de dissoudre le gouvernement et de nommer un nouveau Premier ministre dynamique, capable de redresser la barre. C’est un véritable changement que les Centrafricains réclament, tant dans le gouvernement, à la Minusca que sur le plan sécuritaire. Les éléments des Forces Armées Centrafricaines (FACA) déjà formés doivent être déployés dans les zones en proie à l’insécurité grandissante pour protéger effectivement les populations civiles. « Plus de massacres, de carnages, d’incendies de maisons et sites de déplacés, de viols et abus sexuels, de disparitions, de meurtres… », dixit le peuple centrafricain. Donc, le gouvernement et la Minusca doivent monter en puissance et tout faire pour que les erreurs du passé ne se reproduisent plus. A bon entendeur, salut !

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

«F0RCE » ROULE DES JOURNALISTES DANS LA BOUE ET PARLE DE LA PAIX, ALORS QUE SES ELEMENTS ONT FAILLI METTRE LE KM5 A FEU

 ET A SANG A LA VEILLE DE NOEL

Il y a de cela quelques jours, Niméry Matar Djamous alias Force a rencontré certains journalistes au Km5. Au cours de leur entretien, celui-ci a juré par tous les dieux qu’il a renoncé avec la violence. Selon ces journalistes, Force a promis d’animer une conférence de presse dans les jours à venir pour éclairer la lanterne de la population sur sa position de faire la paix en RCA. Malheureusement, les éléments de Force ont failli mettre le Km5 à feu et à sang à la veille de la célébration de la fête de noël, c’est à dire le lundi 24 décembre dernier.

Force, le tout puissant seigneur de guerre du km5, a roulé, roule et continuera de rouler tout le monde dans la boue. De mémoire de journaliste, Force a demandé l’autre jour aux éléments des Forces Armées Centrafricaines (FACA) de patrouiller dans le 3ème arrondissement de la ville de Bangui et ses environs. Chose qui n’a jamais été faite, puisque les autodéfenses qui pullulent dans le 3ème arrondissement et ses environs font toujours la loi du plus fort et imposent leur volonté à qui veut les entendre. Les commerçants musulmans, ainsi que  les personnes qui partent faire leurs achats au km5 en ont vu de toutes les couleurs. Les rackets, les rançonnements, les braquages, les incendies des kiosques et boutiques sont devenus monnaie courante dans le 3ème arrondissement de la ville de Bangui.

Il ne se passe pas un seul jour sans que des détonations d’armes de tout calibre ne soient entendues au marché du km5. A telle enseigne que le km5 est considéré comme «un Etat dans un Etat » ou encore le «couloir de la mort », à cause des actes barbares des drogués qui n’ont que pour boulot: tuer, racketter, rançonner, braquer et incendier à n’en point finir. Le bâtiment Rex est une véritable prison à ciel ouvert où des civils sont enfermés et traités comme des animaux. A cause des groupes d’autodéfenses du km5, la population banguissoise ne peut circuler en toute quiétude dans tous les arrondissements de la capitale, afin de vaquer librement à ses occupations.

C’est de cette manière que Nourredine Adam, Abdoulaye Hissène, Mahamat Alkhatim et Ali Darassa ont toujours trompé le peuple centrafricain. Aujourd’hui, ils font croire à tout le monde qu’ils ont renoncé avec la violence, à travers les accords de cessez-le-feu signés ça et là. Demain, ce sont eux qui poussent leurs éléments à massacrer les civils, à piller les bâtiments de l’Etat ainsi que les sièges des ONG internationales, à brûler les maisons et champs des particuliers. Et tout porte à faire croire que les leaders des milices armées ne sont pas sérieux vis-à-vis des déclarations qu’ils font.

Ces journalistes ont pris tous les risques d’aller rencontrer un criminel de la pire espèce. Même si Force est malade, ces éléments sont toujours actifs. C’est pour autant dire que le pire peut arriver d’un moment à l’autre. Ce n’est pas au hasard que les journalistes de RFI et France 24 étaient allés interviewer Force. C’est la France qui veut  créer des troubles en RCA, à travers des reportages taillés sur-mesure qui ont été  réalisés par ces deux chaines audio-visuelles de la France avec les chefs de guerre Niméry Matar Djamous alias Force au km5 et Abdoulaye Hissène dans la ville de Ndélé. Depuis que les journalistes français sont en RCA, ils ne sont nullement inquiétés par les groupes armés. Alors que trois (3) journalistes russes qui voudraient effectuer une mission dans l’arrière-pays, ont été abattus froidement par des hommes armés non encore identifiés jusqu’à ce jour.

Le cas des journalistes russes que nous avons cité ci-haut, doit donner matière à réflexion aux journalistes centrafricains. La sécurité des journalistes dépend d’eux-mêmes. Il y a des précautions à prendre, afin de se hasarder sur un terrain dangereux. Nos confrères de  Reporter Sans Frontière (RSF) ne cessent d’énumérer le nombre de journalistes qui sont abattus froidement dans les pays en conflits. La sagesse aurait voulu que les professionnels des média demandent à Force de se déplacer du km5 et de se mettre à un endroit où il y a la sécurité. Et  la Minusca peut être sollicitée pour assurer la sécurité de tout le monde.

A bon entendeur salut !

 

Amedé NGUETE

 

 

LES REBELLIONS TOUT COMME LES GUERRES NE SONT PAS DES CHOSES

NOUVELLES

Elles (rébellions et guerres) sont aussi vieilles comme le monde puisque les Saintes Ecritures en font mention. Elles naissent généralement suite à des frustrations, à des injustices sociales que génèrent la méchanceté et la mauvaise gouvernance des hommes obnubilés par des esprits égoïstes et sectaires. Ce sont des rébellions et des guerres justes qui se fixent des objectifs politiques précis. Mais il y a aussi des rébellions et des guerres injustes qui ont des visées destructives, expansionnistes, impérialistes avec des objectifs purement économiques et industriels. C’est le cas patent de plusieurs rébellions en RCA qui servent de voile pour les pillages des richesses du pays et pour enrichir des va-t-en guerre, des criminels et mercenaires organisés en réseaux.

Les premières cessent lorsqu’il y a des vainqueurs et des vaincus ou lorsque leurs forces s’égalent et décident de tout arrêter. Car, par-dessus tout, les hommes veulent vivre dans la paix. Les deuxièmes par contre, sont tenaces, opiniâtres, récalcitrantes et n’obéissent qu’à la seule volonté de leurs acteurs qui tirent sur les ficelles, et qui les font agir comme des robots. Elles ont une fin suivant des thérapeutes spécifiques et très stratégiques.

A cet effet, nous disons que le pouvoir appartient à Dieu et «  il le donne à qui il veut et au moment opportun » (Daniel 4 : 17). C’est pourquoi, nous sommes tous là. Nous sommes tous là parce que c’est notre pays, le seul que le Créateur nous a donné en partage. Nous  sommes tous là, c’est parce que nous avons le devoir moral de participer à la reconstruction de notre pays que nous avons contribué à  divers degrés et pour des raisons diverses à détruire. Nous  sommes tous là, parce que nous sommes tous condamnés à vivre en semble dans le pire et le meilleur. C’est donc pour nous tous, une question d’intérêt national à défendre.

C’est aussi un devoir national qui interpelle tous les Centrafricains de sang, dissimulés dans les différentes rébellions de déposer leurs armes et de les quitter. Si nous ne le faisons pas, personne d’autre ne le ferait à notre place. A bon entendeur salut !

 

Le Petit YEKOA

 

 

 

ELECTIONS EN RDC : LES CHEFS D’ETAT VOISINS, REUNIS EN SOMMET A

BRAZZAVILLE, EXPRIMENT LEUR « VIVE PREOCCUPATION »

Les chefs d’Etat et ministres des Affaires étrangères de l’Afrique australe (SADC) et de la région des Grands Lacs (CIRGL) étaient réunis à Brazzaville, ce 26 décembre, pour examiner la situation en RDC. Ils devraient dépêcher une délégation à Kinshasa le 27 décembre.

Le communiqué final rédigé au terme de la conférence commune sur la situation en RDC, lu au Palais du peuple de Brazzaville, ce 26 décembre, est relativement sobre. Les chefs d’Etat y expriment leur « vive préoccupations face aux actes de violence qui ont émaillé la campagne électorale dans certaines localités du pays et qui sont de nature à compromettre la sérénité des élections », avant de « prendre acte » du report du scrutin au 30 décembre.

Les termes employés masquent cependant la réalité d’un sommet au format inhabituel, assez hostile vis-à-vis de la RDC. Les représentants des deux entités sous-régionales (SADC et CIRGL) étaient en effet réunis à Brazzaville, pour discuter de la situation à Kinshasa, sans que le gouvernement congolais n’y soit représenté.

Le courant ne passe pas

Invité la veille, en fin d’après-midi, le président congolais Joseph Kabila y a en effet vu une mauvaise manière et n’a pas honoré l’invitation – ni envoyé quiconque pour le représenter. La liste des chefs d’Etat présents a peut-être contribué à l’en dissuader. Tous, en effet, se montrent à des degrés divers critiques envers l’actuel gouvernement congolais.

Outre l’hôte du sommet, Denis Sassou Nguesso, avec qui le courant ne passe pas, étaient présents le Namibien Hage Geingob, président en exercice de la SADC, qui a récemment reçu les opposants Moïse Katumbi et Jean-Pierre Bemba à Windoek ; le Zambien Edgar Lungu, qui a écrit, mi-décembre, à son homologue congolais pour exprimer son « inquiétude » et sa « tristesse » quant aux violences préélectorales ; le Botswanais Mokgweetsi Masisi, dont le prédécesseur, Ian Khama, avait demandé à Joseph Kabila de se retirer ; et l’Angolais João Lourenço, qui ne parle plus à Joseph Kabila depuis deux mois.

Le président sud-africain Cyril Ramaphosa, à peine plus tendre, a fait demi-tour alors qu’il était en vol. Officiellement, il s’agissait d’un problème technique. Mais dans l’assistance, on le soupçonne de complaisances vis-à-vis de Joseph Kabila.  Le Rwanda était représenté par son ministre des Affaires étrangères, Richard Sezibera ; et l’Ouganda par son chargé d’affaire à Kinshasa.

 

Interventions tranchées

La réunion s’est ouverte vers 12h45, soit quelques minutes après l’annonce, par la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) congolaise, d’un nouveau report du scrutin dans trois circonscriptions du pays.

Durant le huis clos, l’ambiance était tranchée, et critique envers Joseph Kabila. Selon un participant, Lungu, Masisi et Geingob – et, dans une moindre mesure, Sassou Nguesso – se sont montrés particulièrement critiques, autour de la grande table ronde. Le président Joseph Kabila s’est notamment vu reprocher son manque de communication, ou encore son « mépris » à l’égard de ses voisins. Lourenço, quant à lui, est resté mutique.

Ambiance glaciale

Les chefs d’Etat présents ont décidé de dépêcher une délégation à Kinshasa, jeudi 27 décembre, pour informer Joseph Kabila de leurs conclusions. Celle-ci doit être composée des ministres des Affaires étrangères du Congo-Brazzaville et de la Zambie.

On imagine que l’ambiance de la rencontre s’annonce glaciale.

 

Jeune Afrique

 

 

 

QUI EST MANKEUR NDIAYE, NOUVEAU PATRON DE LA MINUSCA ?

L’ONU a annoncé dimanche la nomination du nouveau secrétaire général adjoint en Centrafrique, chef de la Minusca. Le sénégalais Mankeur Ndiaye va succéder au gabonais Parfait Onanga Anyanga.

Mankeur Ndiaye, né le 15 mars 1960 à Dagana au Sénégal, est un homme politique et diplomate sénégalais. En mai 2003, il est élevé au rang d’ambassadeur. Il a notamment été ambassadeur du Sénégal en France, avant d’être nommé le 29 octobre 2012 ministre des affaires étrangères et des sénégalais de l’extérieur dans le gouvernement 2 d’Abdoul Mbaye, succédant à Alioune Boudara Cissé.

Mankeur Ndiaye est un diplomate de carrière avec une grande expérience internationale. Après une formation à l’Ecole Normale Supérieure de Dakar, il réussit à intégrer l’Ecole Nationale d’Administration/Section diplomatique. 

Il a la charge de redonner au Sénégal un poids dans la diplomatie  internationale, en particulier en Afrique de l’ouest et dans le domaine économique. Il est démis de ses fonctions de ministre des affaires étrangères le 07 septembre 2017 et sera remplacé par Sidiki Kaba.

L’ancien ministre des affaires étrangères et des sénégalais de l’extérieur pendant 5 ans, Mankeur Ndiaye  est nommé le 23 décembre 2018 représentant du Secrétaire Général de l’ONU en Centrafrique avec rang de secrétaire Général adjoint des Nations Unies.

Il succède le gabonais, Parfait Onanga Anyanga qui était nommé le 14 Août 2015, par l’ancien Secrétaire général des Nations-Unies, Ban-ki-Moon après la démission du Sénégalais, le général Babacar Gaye le 14 Août 2015.

Mankeur Ndiaye sera en charge de 15.000 casques-bleus de l’ONU et vient en Centrafrique au moment où les forces onusiennes sont très critiquées et accusées de connivence avec les groupes armés, notamment la dernière attaque du site des déplacés d’Alindao par les rebelles de l’UPC d’Ali Darras sous les yeux des forces onusiennes de la Minusca, faisant plus de 100 morts.  

Mankeur Ndiaye, actuel président du Comité national de l’Initiative dans la Transparence des Industries Extractives (ITIE), fut conseiller aux Nations unies. Il a travaillé dans la commission des femmes à l’heure où la question du genre est très importante dans les missions onusiennes.  

Le nouveau représentant de la Minusca, comme pensent déjà certains observateurs de la vie politique, devrait tout faire pour soigner l’image de cette institution male vue par des centrafricains mais aussi de son compatriote Babacar Gaye qui aurait favorisé la scission entre les communautés centrafricaines  mais surtout de son prédécesseur Parfait Onanga Anyanga qui n’a pas su maitrisé la sécurité après le départ en 2016 des troupes françaises de la Sangaris.

RJDH

 

 

LES CHOIX D’UN FACILITATEUR ET DU LIEU FREINE LE DIALOGUE DE L’UNION AFRICAINE POUR LA PAIX EN CENTRAFRIQUE

Le dialogue en vue avec l’Union Africaine reste une machine lourde en dépit des contributions des partenaires. Inquiétude pour la classe politique après 16 mois de préparation, c’est ce qui ressort de ce décryptage RJDH.

Après 16 mois de préparation, le dialogue sous l’égide de l’Union Africaine ne semble être à l’ordre du jour. Alors que le gouvernement dit attendre l’Union Africaine pour situer l’opinion cette institution ne répond pas encore aux préoccupations des centrafricains, celle d’aller à ce dialogue.

En réponse à ses multiples interrogations, le gouvernement répond par la voix du chef de gouvernement, Simplice Matthieu Sarandji, qui devant les parlementaires, a déclaré que le retard n’est pas du côté de son gouvernement mais plutôt du côté de l’UA.  « Tout est prêt pour l’Etat Centrafricain d’aller à ce dialogue », avait confirmé, le Premier ministre Simplice Matthieu Sarandji à la tribune de l’Assemblée Nationale le 12 décembre 2018.

Selon les informations RJDH, le gouvernement Centrafricain a déjà versé 50 millions en guise de sa contribution à l’organisation de ce dialogue. Des sources concordantes indiquent aussi que certains partenaires ont déjà contribué. La CEEAC 100 millions de FCFA, l’Union Africaine 200 millions, les Etats-Unis d’Amérique 500 milles dollars, le Soudan 150 millions de FCFA. La Minusca a garanti le transport, l’hébergement, la prise en charge des membres du panel pour les missions en province.

Mais tout porte à croire que la machine africaine reste très lourde en dépit de ces contributions pour acheminer ce processus très capital pour la sortie de la crise en Centrafrique. N’est-ce pas cette lourdeur qui encourage d’autres initiatives à prendre le dessus comme celle de Khartoum, critiquée par l’Union Africaine et ses partenaires principalement la France ?

Qu’est-ce qui bloque ce processus ?

L’idée est que ce dialogue soit tenu avant 2019 mais plusieurs raisons sont à l’origine de blocages de ce dialogue dont d’abord, le choix du facilitateur qui devrait présider cette grande concertation entre le gouvernement et les groupes armés. Le choix du lieu de ces pourparlers n’est pas encore connu. Lors de leur interpellation à l’Assemblée Nationale, le gouvernement a annoncé que 03 pays Africains ont été choisis dont le Soudan, la Guinée Equatoriale et le Gabon. Ces pays sont prêts à abriter ce dialogue. Entre  ses 03 pays, le Soudan serait le choix de plusieurs groupes armés alors que l’Union Africaine reste réticent vue sa proximité avec la Fédération de la Russie.

Pour une source proche du Chef de l’Etat contacté par RJDH, la personne proposée par l’UA pour ce dialogue est de nationalité mauritanienne qui a tendance à discréditer le régime Touadéra « le facilitateur qui a été choisi par l’UA dans un premier temps n’est pas du goût du Chef de l’Etat qui a son tour a proposé à l’Union Africaine de lui proposer trois noms hormis cette personne qu’il pense très proche du chef de rebelle Ali Darass de l’UPC. Le contingent mauritanien au sein de la Minusca est critiqué d’être très proche de l’UPC. C’est à l’issue de ces trois personnes qu’il va désigner une seule personne par un décret présidentiel », a confirmé cette source sous couvert de l’anonymat.

Argument qui va de pair avec celui du Premier ministre lors de l’interpellation du gouvernement par les députés de la nation le 12 décembre. « Je confirme qu’un nom a été proposé  mais nous connaissons sa perception des faits. On a dit non, tout sauf celui-là. Il nous faut proposer d’autres personnes, nous ne pouvons faire que des propositions mais il appartient aux Nations-Unies et à l’Union Africaine d’arrêter un nom, j’ose espérer qu’ils sont en train de travailler et que dans un bref délai nous aurons ces noms. Il appartiendra à notre Président, Chef de l’Etat de pouvoir faire le choix sur la base de ses noms qui lui seront proposés », a déclaré le Premier ministre, Simplice Matthieu Sarandji.

Vu le retard et la lourdeur de ce processus, plusieurs associations et mouvements des jeunes proches du Président Touadéra voient d’un mauvais œil l’initiative Africaine pour la paix définitive en Centrafrique. Ils ont prouvé leur position dans des  différentes manifestations de ces derniers temps où ils ont apporté très favorablement leur soutien au dialogue de Khartoum sur l’invitation de Président El Hadji Omar Béchir et de la Russie. A l’exemple, le 19 décembre 2018 l’Alliance des Partis, Personnalités et Associations politiques qui regroupe les forces vives de la nation (APPAP) a fait  une manifestation devant le ministre des Affaires Etrangères  pour apporter leur soutien au processus de Khartoum initié par la Fédération de la Russie.

A l’allure où vont les choses, plusieurs politiques et les élus de nation pensent que rien n’est prêt pour que  ce dialogue puisse voir le jour, alors que tous les indicateurs sont en rouge dans les zones occupées par les groupes armés qui continuent de semer la désolation au sein de populations. Un proverbe dit  qui remet à demain trouve la mort au chemin donc le gouvernement et l’Union Africaine doivent nécessairement avoir un terrain d’entente pour que ce dialogue puisse avoir lieu dans un bref délai.

RJDH

 

 

CENTENAIRE DE L’ARMISTICE : HOMMAGE AUX AFRICAINS MORTS POUR

L’EUROPE (Suite 3)

Celles-ci commirent la terrible erreur, au lieu de s’allier comme le voulaient chacun à leur manière un Hanotaux ou un Jaurès, de tenter de jouer au plus fin et au plus fort sur le terrain même défini par l’Angleterre. Willy, Nicky, Poincaré et Delcassé, agent principal de cette erreur fondamentale, voulurent faire mieux qu’Edouard VII ou que Chamberlain dans un jeu dont ils n’avaient, eux, pas défini les règles. Le résultat fut que leurs nations, leurs peuples et leurs régimes furent tous ensembles perdants, et que le monde n’est pas encore aujourd’hui sorti, malgré deux guerres mondiales, de cette logique de feu et de sang.

 

1904 : La France tombe dans le piège anglais

 

Ecrire sur cette époque n’a donc de sens que si c’est pour dénouer les fils qui ont alors été noués autour de nous et qui aujourd’hui encore nous paralysent. L’effondrement, dans notre siècle, des monstruosités fasciste et communiste nous ramène à Fachoda. C’est en effet là que s’est tissée la trame sanglante que nous devons reprendre de fond en comble. Si, en effet, les monstres ont pu naître et perpétrer leurs crimes, ce fut après la plus terrible des guerres qui les engendra, et dont l’on ne peut donc les accuser d’être responsables.

Ce que nous devons montrer ici, c’est la responsabilité absolue du libéralisme financier, suivant le système britannique, dans le déclenchement de la Première Guerre mondiale, et le rôle que joua la République française faute d’avoir fait son métier de République, c’est-à-dire de l’avoir combattu. Parallèlement, dans le contexte axiomatique défini par ce système dominant, à partir des manières de voir et de juger qu’il inculque, nous devons comprendre comment ont pu se trouver progressivement perverties l’idée de nation, la conviction républicaine et jusqu’aux doctrines religieuses, transformées en facteurs d’exclusion et de division alors qu’elles étaient toutes, à des degrés divers, initialement porteuses de valeurs universelles.

Car la « machine à exclure » est aussi « machine à pervertir », à dégrader, à vider les mots de tout sens actif. Elle ne cherche pas tant à communiquer un ou des jugements précis sur les êtres ou sur les choses, mais elle crée un environnement mental qui porte à juger l’ensemble des choses d’un même point de vue, celui de la rente financière, définissant un monde d’avoir et non d’être, malthusien, en contraction, considérant le faible, le pauvre ou même l’autre comme un fardeau - « le lourd fardeau de l’ homme blanc » - et non comme une chance d’avenir, une occasion d’éveil.

Ne voyons-nous pas aujourd’hui revenir ce « vieux » monde ? Le système anglo-américain d’aujourd’hui est-il si différent du modèle britannique « d’avant 14 » ? Même machine à exclure, mêmes niveaux de taux d’intérêt favorables à la rente « perpétuelle » et défavorables à l’entreprise industrielle et agricole, même perversion générale des valeurs. Même malthusianisme triomphant partout, même conviction que l’on se trouverait mieux d’être moins pour partager le gâteau existant, au lieu de réaliser que l’humanité n’existe, n’a existé et n’existera que par sa capacité de créer des ressources et de s’accroître.

Communisme et fascisme disparus, l’histoire s’est mise à bégayer, jusqu’à répéter les mêmes noms et les mêmes mots dans les Balkans, porteurs de violences semblables. Déjà, dans les enclaves serbes de Croatie, des rues ont été rebaptisées Gavillo Principe, l’auteur de l’attentat de Sarajevo. « La petite torche à la main » parcourt à nouveau l’Europe.

Seule, cette fois encore, une grande politique européenne, franco-allemande, serait la chance d’une reprise de l’économie continentale et du monde. La différence avec l’Europe « d’avant 14 » ou « d’après 45 », c’est que l’économie américaine, cette fois trop détruite dans ses forces vives, c’est-à-dire dans son équipement de base, est devenue incapable d’être le moteur qu’elle a pu devenir deux fois dans le siècle. La responsabilité de l’Europe est donc aujourd’hui bien plus grande qu’elle ne l’a jamais été entre 1900 et 1980. L’Europe n’est plus ni une région du monde ni un rassemblement d’intérêts, mais l’humanité elle-même.

Sera-t-elle à la hauteur de sa tâche ? Est-elle capable d’assurer la survie du monde ? A voir ses dirigeants, l’on serait tenté de répondre « non ». Ils sont eux-mêmes, autant que leurs peuples, plongés corps et âmes dans le système de penser et de voir « britannique{} », loin, très loin des horizons de la simple survie mutuelle. La Guerre du Golfe a été un terrible exemple de cet aveuglement et de cette médiocrité. François Mitterrand s’est dès le départ soumis à une « logique de guerre », comme si elle était inéluctable, comme si le système anglo-américain était un puits magique dont on ne pourrait jamais sortir. La télévision a asséné son bourrage de crâne mieux que toutes les presses écrites d’hier.

Quant aux pays de l’Est, nos frères européens eux-mêmes, nous ne sommes capables de leur proposer, pour prix de leur liberté, que la fermeture de leurs usines et la baisse de leur niveau de vie. Les économistes néolibéraux y sévissent, transmettant le pouvoir à une nomenklatura « communiste » reconvertie dans des spéculations bien pires que celles des années dix ou trente.

N’ayant rien appris, semble-t-il, ni rien compris, nos dirigeants ont repris leur course à l’abîme, comme après Fachoda.

Si ce que vous allez lire maintenant vous paraît comme un mauvais rêve qui se répète, vous aurez raison. Je transcris celui d’hier en espérant que, lecteurs mesurant la ressemblance, vous ferez quelque chose pour que celui d’aujourd’hui soit interrompu avant son dénouement fatal. Car la mémoire de ces grands événements du passé, et la conscience des efforts qui ont été faits depuis pour effacer toute vérité de leurs traces, constituent des facteurs déterminants, peut-être les facteurs les plus déterminants, permettant de maîtriser l’histoire d’aujourd’hui.

  (Suite au prochain numéro)

 

www.afriquedufutur.com

 

 

 

COUR CRIMINELLE DE BANGUI : LA VERITE SUR L’AFFAIRE JAMES JACKSON SIOLO

Comment un procès juste et équitable peut-il se dérouler sans la présence de toutes les parties en présence? Plus précisément, pourquoi ni les avocats, ni les plaignants n'ont été notifiés?

Si Edouard AYEBIYENA et Wilfried BALANÇA sont condamnés par contumace à 20 ans de prison à travaux forcés alors qu'ils sont sur le territoire national, en service et continuent de percevoir leur solde, cela revient à dire que ces deux policiers, qui ont tué mon fils James Jackson SIOLO le 17 janvier 2016, continuent de jouir d'une protection qui leur a garanti l'impunité jusqu'à ce jour ; pour preuves :

 

1- Après leur évasion du centre de détention où ils étaient placés sous mandat de dépôt, j’ai adressé une lettre au Président de la République le 31 mai 2016 ; suite à quoi le Chef de l'Etat a ordonné au Ministre de la Justice de tout faire pour que les inculpés soient appréhendés et reconduits en prison : rien n'a été fait. Non seulement le Ministre n'a pas fait exécuter les instructions du Chef de l'Etat, mais encore, lors de son interpellation par l'Assemblée Nationale en date du 11 octobre 2016, répondant à la question d 'un Groupe Parlementaire qui s'étonnait que les meurtriers de mon fils soient remis en liberté et vaquent librement à leurs occupations professionnelles, le Ministre a déclaré que ces deux policiers avaient été extraits de la Maison d'arrêt de Ngaragba sur ses propres instructions, et placés dans un commissariat de police où ils sont toujours en détention. Or, suite aux instructions du Président de la République, le Ministre m'avait reçu en son cabinet le 03 juin 2016 et m'avait confirmé que les deux policiers s'étaient effectivement évadés du commissariat avec la complicité de leurs collègues. Il m'avait rassuré qu'il ferait tout pour qu'ils soient appréhendés. Alors, pourquoi le Ministre de la Justice, Monsieur Flavien MBATA, un proche du Chef de l'Etat en qui celui-ci a placé toute sa confiance, s'est abstenu d'exécuter ses instructions ? Pourquoi Monsieur Flavien MBATA, Ministre de la Justice et Magistrat de son état a-t-il menti aux députés de la Nation de manière aussi éhontée ?

 

2- Bien que sous mandat de dépôt et en évasion, les deux policiers ont été affectés officiellement par Notes de Service prises par le Directeur Général de la Police :

● le sous-brigadier AHEMBINA Edouard, au Poste de police de Bayanga par Note de Service n° 062 du 11 janvier 2017.

● le sous-brigadier BALANÇA Wilfried Judicaël, à la Compagnie Nationale de Sécurité (CNS) par  Note de Service n° 004 du 10 janvier 2018.

 

3- La procédure de poursuite lancée contre les deux policiers a purement et simplement occulté le délit d'évasion dont ces derniers se sont rendus coupables. Pourquoi ? Si ce n'est pour voiler la complicité de la police et de sa haute hiérarchie ?

4-Pourquoi le Parquet Général a-t-il manœuvré pour que cette audience du 18 décembre 2018 se tienne sans la présence des plaignants et des avocats ?

5- Le procureur Général, Monsieur Eric TAMBO a déclaré sur les antennes de Ndéké-Luka que ce n'est pas à lui d'arrêter ces deux policiers; comment expliquer que la plus haute Autorité de poursuite judiciaire, qui dispose de la police et de la gendarmerie sous ses ordres, puisse se déclarer incompétente en matière d'arrestation des criminels ? Un tel aveu de carence est assurément à mettre sur le compte personnel et exclusif de Monsieur Eric TAMBO, et non de notre système judiciaire qui, en d'autres circonstances, a fait preuve de compétence, d'indépendance et d'autorité en tant que Troisième Pouvoir. C'est en cela que réside toute ma confiance en la justice de mon pays.

Forts de l'appui moral de tous ceux qui, malgré tout, croient en la Justice, ma famille et moi gardons l'espoir que les meurtriers de James Jackson seront tôt ou tard châtiés.

 

Jacques SIOLO

 

 

 

Toutes les infos du Jeudi 27 Déc. 2018

Cm n 2868 du je 27 dec 2018

MIEUX VAUT L’APPLICATION EFFECTIVE DU MANDAT DE LA MINUSCA QU’UN CHANGEMENT DE PERSONNALITE

 

Depuis le week-end dernier, le Secrétaire Général des Nations Unies, Antonio Guterres, avait nommé son nouveau représentant spécial à la tête de la Minusca, en lieu  et place de l’ancien, le Gabonais Parfait Onanga-Anyanga. Il s’agit du diplomate sénégalais Mankeur Ndiaye qui prendra officiellement ses fonctions d’ici le 5 janvier 2019. Mais de Babacar Gaye, un autre Sénégalais, en passant par Parfait Onanga-Anyanga pour arriver à Mankeur Ndiaye à la tête de la Minusca, qu’est-ce qui a réellement changé en termes de protection des civils en RCA, depuis septembre 2014 où les Casques Bleus sont déployés au pays du regretté président Barthélemy Boganda ? Ces deux (2) questions posées devaient faire réfléchir le Secrétaire Général des Nations Unies et le Conseil de Sécurité (CS).

A cet effet, nous faisons remarquer que ni le changement de personnalité à la tête de la Minusca ni le renforcement de l’effectif des soldats onusiens de maintien de la paix ne peuvent changer positivement les données sécuritaire et humanitaire en RCA. Car, le grand problème ici réside dans l’application effective du mandat de la Minusca sur le terrain. Il s’agit pour elle (Minusca) de respecter et d’appliquer strictement son mandat avec impartialité, vis-à-vis des groupes armés qui tuent des pauvres civils et humanitaires, violent des filles et des femmes, incendient des maisons et villages entiers, rançonnent les commerçants et transporteurs, tout en défiant les autorités légitimes du pays et l’ensemble de la Communauté internationale. Donc, mieux vaut l’application effective du mandat de la Minusca qu’un changement de personnalités à sa tête. Et c’est le vœu le plus cher de tous les Centrafricains du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest. Sinon à quoi sert la présence de la Minusca chez nous en RCA ?

 

Le Petit YEKOA

 

 

 

RENFORCEMENT DU PLAIDOYER AUPRES DES AUTORITES

NATIONALES EN FAVEUR DE LA PROTECTION DES ENFANTS EN RCA

Les organisations de la société civile telles que l’ONG internationale Dan Church Aid (DCA), les ONG nationales, le Centre pour la promotion et la Défense des Droits des Enfants (CPDE), le Réseau des Journalistes des Droits de l’Homme (RJDH) et Women Acting for Living Together (WALT) font un plaidoyer en faveur de la protection des droits des enfants en RCA. Et ceci en collaboration avec les ministères de la Promotion de la Femme, de la Famille et de la Protection de l’Enfant, de la Justice et des Droits de l’Homme, de l’Administration du Territoire et de l’Education Nationale, sur financement de l’UNICEF.

Les résultants attendus de ce plaidoyer sont entre autres, contribuer à l’adoption du projet de loi de code portant protection de l’enfant en RCA à l’horizon 2019 ; former 180 acteurs membres (100 enfants) du RJDH intervenant dans la promotion et la défense des droits de l’enfant ainsi que des droits de l’Homme en RCA ; organiser 6 cafés de presse avec les autorités gouvernementales, les parlementaires sur la protection de l’enfance et l’adoption du code portant protection de l’enfant ; organiser des séances de travail bilatéral entre les enfants et les différentes autorités du pays pour présenter leurs défis, leurs attentes et leurs espoirs ; organiser des campagnes de sensibilisation pour que les acteurs de la société civile, les enfants et les jeunes soient capables d’organiser des activités de plaidoyer en faveur des droits de l’enfant en RCA.

Les cibles attendues sont : les membres de 4 ministères clés du gouvernement ; le cabinet du 1er ministre ; les leaders religieux et communautaires ; au moins 30 députés de tous les bords de l’Assemblée Nationale ; la commission des lois ; la commission socio-cultuelle ; le secrétariat de l’Assemblée Nationale ; 80 membres d’organisations de la société civile ; et 100 enfants (filles et garçons) des différentes préfectures du pays seront des alliés importants.

 

Le Petit YEKOA

 

 

 

 

MACRON, OCCUPES-TOI DES GILETS JAUNES QUE DE CHERCHER A DESTABILISER LA RCA PAR LE TCHAD

Qu’est-ce que le président français Emmanuel Macron est parti chercher au Tchad ? Est-ce pour la lutte contre le terrorisme au Sahel ou la déstabilisation de la RCA par le président Idriss Deby Itno du Tchad ? Ces deux questions doivent interpeller la conscience des Centrafricains sur toute l’étendue du territoire national.

Depuis l’accession du président Touadéra à la magistrature suprême de l’Etat, les autorités françaises notamment Macron, Le Drian, Fabius, Parly et les présidents Deby et Sassou-Nguesso n’arrivent pas à fermer les yeux la nuit. De jour comme de nuit, des plans machiavéliques sont préparés par ces personnalités dans le but de mettre un terme au régime Touadéra. Ces personnalités étrangères sont aidées dans ces projets macabres par certains filles et fils de ce pays. Beaucoup sont connus de tous les Centrafricains. Le moment venu, ils seront dévoilés sur la place publique et répondront devant la justice nationale et internationale.

Revenons à nos moutons. A la fin de la semaine passée, le président de la République française a effectué une visite officielle de deux (2) jours au Tchad. D’après les informations qui nous sont parvenues, Macron est allé au Tchad pour voir avec Deby comment ils peuvent lutter contre les terroristes au Sahel. Pour votre gouverne, une force dénommée G-5 Sahel était mise en place pour lutter contre le terrorisme au Sahel. Elle regroupe Cinq (5) pays, à savoir le Tchad, le Niger, la Mauritanie, le Mali et le Burkina-Faso. Depuis lors, cette force peine à se mettre sur pied, faute de financement. Les Etats-Unis ont catégoriquement refusé de la financer, laissant Macron dans le brouillard. D’autres pays qui se sont manifestés n’ont pas mis la main à la poche. Et le G-5 Sahel est resté ce qu’il est aujourd’hui. Malgré la présence des militaires français de l’Opération Serval au Mali, chaque jour, les Maliens comptent des morts. Pire encore, le quartier général du G-5 Sahel avait été attaqué par les terroristes. Honteux et confus, ces pays ont décidé unilatéralement d’installer l’Etat-major du G-5 Sahel à Bamako, capitale du Mali, alors qu’il était dans le Nord du pays où sévissent ces terroristes. N’est-ce pas un recul devant ces bandits ? Qu’a fait et que fera concrètement la France dans la lutte contre ces terroristes au Sahel ? Rien et absolument rien. Il suffit de suivre les informations sur la fameuse Radio France Internationale (RFI) pour se rendre compte de la triste réalité que vivent les populations des cinq pays cités ci-haut.

La visite de Macron au Tchad ne se limite pas qu’à la lutte contre le terrorisme au Sahel. D’ailleurs, le Tchad est confronté aux grognes sociales depuis plusieurs mois dues aux mesures drastiques prises par le gouvernement. Les caisses de l’Etat sont vides. Où Deby doit-il trouver de l’argent pour financer le G-5 Sahel ? Pour tout dire, Macron s’est rendu chez Deby pour chercher des voies et moyens afin de déstabiliser le pays de feu président fondateur Barthelemy Boganda. Cette visite n’est pas le fruit du hasard. Macron sait pertinemment que le mal des Centrafricains, depuis des décennies, vient du Tchad. Pour preuve, feu président Ange Félix Patassé et le déchu président général François Bozizé Yangouvonda ont été renversés par les militaires et mercenaires tchadiens. C’est la raison pour laquelle Macron a choisi le Tchad de Deby pour mettre à dessein ses projets machiavéliques.

Sans nous voiler la face, Macron n’est pas un démocrate. Pouvait-il vraiment se rendre dans un pays comme le Tchad qui ne respecte pas les valeurs démocratiques ? La vision de Macron en Afrique francophone est claire : déstabiliser tous les régimes qui ont été démocratiquement mis en place, cas de la RCA. Dieu est avec la RCA. Macron ne parviendra pas. A sa place, nous aurions dû nous occuper des « gilets jaunes » qui réclament de meilleures conditions de vie. Que veut et que cherche Macron en Centrafrique ?

Face aux agissements de la France et du Tchad en RCA en cette fin d’année, nous demandons aux Centrafricains en général, et ceux qui sont aux frontières tchado-centrafricaines en particulier, d’être vigilants. Ils doivent contrôler à la loupe tous les mouvements qui se font à nos frontières avec le Tchad. Les habitants du Sud-ouest de la RCA doivent en faire autant car le président congolais Denis Sassou-Nguesso est aussi très impliqué dans la crise centrafricaine. Nous profitons de cette occasion pour dire à ces personnalités de s’occuper de leurs oignons. Le Chef de l’Exécutif américain, Donald Trump a clairement dit, nous citons, « chaque président doit s’occuper de son pays et de son peuple ». Est-ce le cas pour Macron, Deby ?

Que Dieu protège la RCA, son peuple et tous ses dirigeants contre les manœuvres dilatoires de la France et du Tchad ! Les Centrafricains n’aspirent qu’à la paix, la sécurité, le vivre ensemble, la cohésion sociale et la réconciliation nationale. Que Dieu révèle au grand jour les noms de tous les Centrafricains qui sont manipulés par le Tchad, la France et qu’il déjoue tous les plans diaboliques de ceux-ci. Ainsi soit-il !

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

 

LE SENEGALAIS MANKEUR NDIAYE, NOMME A LA TETE DE LA MINUSCA, REUSSIRA-T-IL LA OU LE GABONAIS ONANGA-ANYANGA A LAMENTABLEMENT ECHOUE ?

L’ancien représentant spécial du secrétaire général de l’ONU en Centrafrique et patron de la Minusca, Parfait Onanga-Anyanga, est remplacé par un Sénégalais, sieur Mankeur Ndiaye. Et ce, dans un contexte où les groupes armés massacrent des civils, pillent des biens de l’Etat et des particuliers, violent des femmes et incendient des villages entiers sous la barbe des forces des Nations Unies déployées en RCA pour protéger les populations civiles. C’est pourquoi, nous avons posé la question de savoir si le Sénégalais Mankeur Ndiaye, nommé à la tête de la Minusca réussira-t-il là où le Gabonais Onanga-Anyanga a lamentablement échoué.

Les représentants se succèdent à la tête de la Minusca, mais se ressemblent dans leurs manières de diriger cette mission de l’ONU déployée en République Centrafricaine. Nous avons cru que Parafait Onanga-Anyanga allait faire mieux que son prédécesseur Babacar Gaye. Malheureusement, ce n’est pas le cas. La Minusca va de mal en pis. Parfait Onanga-Anyanga n’a jamais pris des mesures sécuritaires nécessaires pour empêcher les exactions des groupes armés sur les populations civiles. Malgré la présence des casques bleus qui sont déployés dans les villes de l’arrière-pays, le constat est toujours alarmant. Les groupes armés s’en prennent aux civils, aux humanitaires, voire aux forces des Nations Unies. Et tout ce que les représentants de la Minusca savent faire, c’est de condamner seulement les massacres perpétrés par les milices armées.

Bien des experts de l’ONU ont dénoncé les sources de ravitaillements illicites des groupes armés en armes et munitions de guerre. Ce qui fait que la crise devient complexe et perdure à longueur de journée. Hélas, Parfait Onanga-Anyanga et ses collaborateurs n’ont jamais cherché à couper les sources d’enrichissements frauduleux des rebelles. Profitant de cette occasion, les groupes armés se croient toujours être au-dessus de la loi et imposent leur volonté à tout le monde. Malgré les efforts déployés par les dirigeants du pays,  l’autorité de l’Etat peine à être restaurée  dans plusieurs régions, à cause des rebelles qui font la loi du plus fort. Des bandes de criminels, juste à quelques mètres du siège des Nations Unies, sèment la mort et la désolation au sein de la population des 3ème et 5ème arrondissements de la ville de Bangui. Mais cela n’a fait ni chaud ni froid aux responsables de la Minusca.

A cela s’ajoutent les massacres, les viols, les braquages, les pillages, les incendies des maisons qui se poursuivent allègrement dans les villes de provinces au vu et au su des casques bleus. Les villes d’Alindao,  Bambari et Batangafo viennent de sombrer dans des graves violences perpétrées par les hommes de l’UPC et du FPRC sur les populations civiles. Alors que les soldats onusiens étaient bel et bien présents quand ces groupes armés tuaient, incendiaient et ravageaient tout sur leur passage. A telle enseigne que le peuple centrafricain se pose la question de savoir, à quoi sert réellement la présence de la Minusca dans le pays ? Suite aux derniers événements survenus dans le pays, Parfait Onanga-Anyanga a reconnu son incapacité de diriger la Minusca. Est-ce ce qui  serait à l’origine de son départ ? Vaut mieux qu’il parte.

Mais en principe c’est toute la chaîne de commandement qui devrait être remplacée. Balla Keïta, le commandant en force de la Minusca, a été à maintes reprises accusé à tort ou à raison d’être de connivence avec les groupes armés, notamment les factions rebelles de la Séléka. Ce ne sont ni les populations d’Alindao ni celles de Bambari qui nous démentiront. Ne nous voilons pas la face, il y a certains contingents de la Minusca qui sont de connivence avec les éléments de l’UPC d’Ali Darassa, du FPRC d’Abdoulaye Hissène et Nourredine Adam, du MPC de Mahamat Alkhatim, voire des 3R de Sidiki. C’est le cas des contingents mauritanien, pakistanais, bangladeshi pour ne citer que ceux-là. Ces contingents devraient en principe être rapatriés dans leurs pays. C’est le souhait de toute la population centrafricaine du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest. Malheureusement, les responsables des Nations Unies font toujours la sourde oreille et les maintiennent. Pour quel motif ? Dieu seul le sait.

C’est bien de remplacer les hommes à la tête de la Minusca. Mais tout ce que nous réclamons, c’est de voir la donne sécuritaire changée en RCA. Dans ce cas, la Minusca doit être dotée d’un véritable mandat robuste pour agir efficacement face aux exactions des groupes armés. Si ce n’est pas le cas, nous allons toujours vivre les mêmes spectacles : massacres, tueries, viols, pillages, braquages, incendies à n’en point finir. Sieur Mankeur Ndiaye, le nouveau représentant spécial du secrétaire général de l’ONU en RCA et patron de la Minusca est suffisamment averti et doit prendre ses précautions. Sinon…

 

Amedé NGUETE

 

 

 

Le parc de Manovo-Gounda dans le Bamingui-Bangoran toujours menacE par le phEnomEne de braconnage

Le parc national de Manovo Gounda dans le Bamingui-Bangoran  est menacé par le phénomène de braconnage, des hommes lourdement armés en provenance du Soudan et du Tchad. Une situation déplorée par Bertrand Dilla, Colonel des Eaux et Forêts en sa qualité de Conservateur du parc national  qui compte lancer d’ici là, une série de sensibilisation autour de cette question.

Le phénomène de braconnage bat son plein dans la préfecture de Bamingui-Bangoran au nord du pays. Cette situation selon le conservateur du parc, Bertrand Dilla, à des répercussions néfastes sur les espèces protégées de ce parc déclaré patrimoine mondial. Pour barrer la route à ce phénomène, les Conservateurs nationaux font de la pédagogie pour faire la lutte anti-braconnage pacifique améliorée à travers des sensibilisations auprès de bandes armées, comme le souligne Bertrand Dilla, Colonel des Eaux et Forêts à Ndele.

« Il y a 72 heures, j’ai reçu un appel des autorités locales pour une intervention militaire. Mais dans le contexte actuel, nous sommes en train de faire une lutte anti-braconnage améliorée, puisse les éco gardes ne disposent pas de moyens adéquats  pour répondre à cette préoccupation. Il y a d’abord la sensibilisation et nous allons sur le terrain, pour rencontrer pacifiquement ces bandes armées-là », a-t-il souligné.

Le choix est justifiée par la présence des éléments du FPRC, un groupe armé dans la zone qui selon lui, « contrôle la zone de Mbolo-Kpata. Donc, en aucun cas, nous ne pouvons amener des hommes directement pour une lutte armée sauf avec l’autorisation du coordonnateur du FPRC. Vous voyez, c’est un peu difficile ».  

La montée en puissance de braconnage intervient souvent pendant la saison sèche. Le braconnage local se pratique à travers la population locale et celle à travers des bandes armés bien organisées qui proviennent du Soudan et du Tchad.

Lire aussi : http://rjdh.org/centrafrique-le-parc-national-saint-floris-de-ndele-menace-les-deputes-de-la-region-invitent-la-population-a-le-proteger/

Les espèces protégées à savoir les éléphants, les Derbies, les girafes, les Buffon et bien d’autres espèces sont en voie de disparition, selon les informations du RJDH, confirmées par des  conservateurs dudit parc. Les menaces viennent du Tchad et du Soudan.

Le parc national de Manovo-Gounda Saint Floris de Ndélé, classé sur la liste du patrimoine mondial de l’humanité par l’Unesco en 1986, figure malheureusement depuis 1997 sur celle des sites en péril. Le parc, situé à 800 km de Bangui, vit en effet des années délicates en raison du braconnage qui s’est intensifié et les éléphants sont exterminés pour le commerce de l’ivoire.

 

RJDH

 

 

 

FEtes de fin d’annEe A Bangui, les commerçants et les parents dans l’effervescence

A quelques jours des fêtes de Noël et dU nouvel an, une certaine ambiance est observée au centre-ville de Bangui et dans les principaux marchés de la capitale. Bangui est inondée des jouets et habits pour enfants que proposent les commerçants même sur les trottoirs de la ville et plus particulièrement au marché de Noël installé pour  la circonstance au stade Municipal. Certains supermarchés, hôtels et restaurants sont ornés de guirlandes et luminaires pour déjà marquer la venue de cette grande fête qui commémore le 25 décembre de chaque année la naissance de Jésus-Christ.

Ces deux fêtes sont pour les commerçants et certaines entreprises de la place de grandes opportunités pour la promotion de leurs produits. C’est l’occasion de faire des grandes affaires. C’est ainsi que des commerçants qui vendent habituellement de la nourriture et autres se lancent actuellement dans la vente des accessoires pour la décoration made in China (sapin de Noël, guirlandes, luminaires, etc.).

Les firmes de communication et télécommunication, la  brasserie Mocaf, les restaurants et hôtels… proposent leurs produits à des prix promotionnels. Certaines entreprises font même des bonus de vente. Malgré tout, plusieurs vendeurs rencontrés dans les marchés de Bangui se plaignent de ne pas faire de bonnes affaires jusque-là. Certains parents se plaignent quant aux prix exorbitants des jouets. D’autres, par contre, qui ont des moyens, achètent déjà le nécessaire pour leurs enfants.

Il est vrai que cette période est une occasion propice pour de nombreux parents de passer des moments agréables en famille en offrant des cadeaux, des nouveaux habits et en partageant un grand repas.

Cependant, en RCA, les moyens financiers font souvent défaut dans de nombreux ménages, plus particulièrement dans les zones dévastées par les mercenaires Séléka.

Tout ce monde se trouve dans les principaux marchés de la capitale, de Pétévo, Combattant, Km 5, Miskine-Marabéna et maintenant le Stade Municipal qui s’animent comme c’est souvent le cas à cette période de l’année.

Sur les artères de la ville, ce sont aussi les habituels embouteillages auxquels sont soumis les usagers.

Sinclair ARIES

 

 

 

Fin d’annEe 2018, les banguissois sont partagEs enTRE la priEre, la fEte et la vie d’insouciance

Si pour certaines personnes chaque jour est une fête et qu’il n’y a pas de jour spécial pour festoyer, dans la capitale Bangui, les fêtes de fin d’année sont prises au sérieux. La preuve tangible en est que, pendant le mois de décembre, les habitants de Bangui se multiplient, en ce sens que la capitale devient très encombrante. Tous les grands marchés et supermarchés sont inondés de Banguissois et les embouteillages s’observent sur les grandes artères de la ville, parce que tout le monde cherche à bien passer l’un des moments inoubliables de la vie, le réveillon du nouvel an.

Ce que représente le réveillon du nouvel an pour les Banguissois

La capitale Bangui est une ville atmosphérique réputée pour l’ambiance. Cela est plus visible pendant la nuit du 31 décembre au 1er janvier. Lorsqu’on dit l’ambiance, peut être le terme ne correspond pas nettement à ce qui s’y fait. D’un côté, ceux qui croient en Dieu, même si durant toute l’année ne s’étant pas rendus à l’église, profitent de cette nuit blanche du 31 décembre pour se rendre aux veillées de prières, comme ils disent souvent, « pour remercier Dieu et lui demander de nous garder dans la nouvelle année ».

La deuxième catégorie de Banguissois, ce sont ceux qui aiment la vie comme elle est ! Eux aussi, ce 31 décembre, se retrouveront. Car divers concerts publics des artistes profanes sont prévus dans plusieurs kermesses et bars-dancings de « Bangui la coquette ». D’après les Banguissois, « c’est dans ces occasions qu’on reconnaît les véritables amoureux ».

Mais la chose la plus regrettable est que, durant les fêtes de fin d’année, les parents veillent moins sur leurs enfants, et cela a pour conséquence le dérapage de plusieurs jeunes filles et garçons. A en croire le témoignage d’un aubergiste, qui avoue que dans la nuit du 31 décembre au 1er janvier, généralement il reçoit plus de clients dont la moyenne d’âge se situe entre 15 et 25 ans. Certains jeunes garçons et filles profitent des fêtes de fin d’année pour se lancer dans le dévergondage.

Quand le social intervient

Prier, fêter ou se dévergonder, cela exige bel et bien des moyens. Malheureusement, pour la plupart des travailleurs centrafricains, jusqu’à la veille du réveillon du nouvel an, ils n’ont pas encore touché leur prime ou le treizième mois pour les plus méritants. Tandis que les jours approchent, ils se demandent comment vont-ils faire pour s’habiller et manger en famille pendant ces fêtes ?

Malgré les difficultés ou tout autre obstacle, le quotidien « Centrafric Matin » vous souhaite de passer un excellent moment digne en compagnie des personnes qui vous sont chères, et de profiter de ce moment pour louer l’éternel afin qu’Il accorde au peuple Centrafricain la paix, rien que la paix en cette nouvelle année 2019.

 

Sinclair ARIES

 

 

 

CENTENAIRE DE L’ARMISTICE : HOMMAGE AUX AFRICAINS MORTS POUR

L’EUROPE (Suite 2)

Fachoda, quand les nuées portent l’orage

Par Jacques Cheminade

« Je n’ai jamais désespéré de la France » Léon Gambetta

Le 10 juillet 1898, le capitaine Marchand atteint le Nil à Fachoda ; le 20 septembre, après avoir vaincu les « derviches » soudaniens, Kitchener lui fait face. Ils demeurent ainsi plusieurs semaines, l’arme au pied, jusqu’à ce que le gouvernement français cède et que, le 4 novembre 1898, la mission Marchand évacue Fachoda.

Cet affrontement de deux détachements coloniaux français et britannique, autour d’une forteresse délabrée, au cœur d’un continent alors à demi exploré, paraît très loin dans le temps, plus près du rivage des Syrtes, d’un roman de Conrad ou du désert des Tartares que des tragiques soubresauts de notre propre fin de siècle.

Pourtant, c’est autour de cet événement apparemment dérisoire que s’est noué le sort de l’Europe et du monde au XXème siècle, car il a été le marqueur d’une transformation, progressive mais déterminante, de la politique extérieure française, et donc du jeu des grandes puissances en Europe.

Après Fachoda, ces « fantômes de la nuit » dont parlait Jaurès se mettent à hanter l’Europe. Après Fachoda, Delcassé remplace Hanotaux au ministère des Affaires étrangères, pendant près de sept ans, avec pour seule obsession ce qu’il confiait dès le 29 décembre 1898 à Maurice Paléologue : « Ah, mon cher, si la Russie, l’Angleterre et la France pouvaient s’allier contre l’Allemagne ! »

Après Fachoda, la chance d’une alliance continentale européenne, fondée sur cet « édit de Nantes entre travail et industrie » que recherchait Hanotaux, autour de grands projets développant et désenclavant le continent, la faible chance s’évanouit. La politique échappe aux dirigeants, qui alors comme aujourd’hui manquent totalement de vision, et passe aux intérêts financiers qui, par le jeu des emprunts et des remboursements, se rendent maîtres des Assemblées, des Administrations et des peuples. L’idéologie dominante, unanimement acceptée, devient celle du modèle britannique : l’on joue l’un contre l’autre, l’on divise pour régner, l’on se partage l’Asie et l’Afrique, l’on n’est plus guidé que par une volonté de puissance et de possession sans dessein, le droit absolu de faire valoir sa rente, menant tout droit à la guerre. La France, en tant que République, tout comme les Etats-Unis qui entrent alors eux aussi dans le jeu, sous la présidence de Theodore Roosevelt, faillit plus que les autres en se laissant entraîner par la logique des empires, des monarchies et des oligarchies - une « logique de guerre » qui passera dans le siècle par les tranchées du Chemin des Dames, les charniers de Verdun, l’humiliation de mai 1940, l’imbécillité sanglante de nos guerres coloniales jusqu’à la soumission atlantiste d’aujourd’hui.

Après Fachoda, c’est comme une fatalité qui s’abat sur les peuples d’Europe paralysés, comme un engrenage mis en marche que rien ne peut plus arrêter, le gonflement inéluctable de ces nuées qui portent leurs nuages de fer et de feu vers le siècle à venir.

Cette machine infernale qui se met à enflammer le monde, entendons encore Jaurès en démonter le mécanisme le 25 juin 1914 au soir, à Lyon Vaise : « Si l’Autriche envahit le territoire slave, si les Germains, si la race germanique d’Autriche fait violence à ces Serbes qui sont une partie du monde slave, il y a à craindre et à prévoir que la Russie entrera dans le conflit.

« Et si la Russie intervient pour défendre la Serbie contre l’Autriche, l’Autriche invoquera le traité d’alliance qui l’unit à l’Allemagne, et l’Allemagne fait savoir par ses ambassadeurs auprès de toutes les puissances qu’elle se solidariserait avec l’Autriche. Si le conflit ne restait pas entre l’Autriche et la Serbie, si la Russie s’en mêlait, l’Autriche verra l’Allemagne prendre place sur les champs de bataille à ses côtés.

« Mais alors, ce n’est plus seulement le traité d’alliance entre l’Autriche et l’Allemagne qui entre en jeu, c’est le traité secret, dont on connaît les clauses essentielles, qui lie la Russie à la France, et la Russie dira à la France : « J’ai contre moi deux adversaires, l’Allemagne et l’Autriche, j’ai le droit d’invoquer le traité qui nous lie, il faut que la France vienne prendre place à mes côtés. C’est l’Europe en feu, c’est le monde en feu.

« Les responsabilités... Si vous voulez bien songer que c’est la question de la Bosnie-Herzégovine qui est l’occasion de la lutte entre l’Autriche et la Serbie, et que nous, Français, quand l’Autriche annexait la Bosnie-Herzégovine, nous n’avions pas le droit de leur opposer la moindre remontrance, parce que nous étions engagés au Maroc et que nous avions besoin de nous faire pardonner notre propre péché en pardonnant les péchés des autres...

« Alors notre ministre des Affaires étrangères disait à l’Autriche : « Nous vous passons la Bosnie-Herzégovine, à condition que vous nous passiez le Maroc », et nous promenions nos offres de pénitence de puissance à puissance, de nation à nation, et nous disions à l’Italie : « Tu peux aller en Tripolitaine puisque je suis au Maroc, tu peux voler à l’autre bout de la rue, puisque moi j’ai volé à l’extrémité ». Chaque peuple paraît à travers les rues avec sa petite torche à la main et maintenant voilà l’incendie. »

Il ne manque qu’une chose au discours de Jaurès, c’est de définir le rôle de l’Angleterre, que Gabriel Hanotaux lui-même ne comprenait pas beaucoup mieux. L’élément fondamental de la situation mondiale, englobant tous les autres, est que l’oligarchie britannique ne percevait son intérêt que dans une éternelle division de l’Europe, afin que les rênes du pouvoir ne puissent jamais lui échapper. Ayant fait de Londres le centre du pouvoir financier, commercial et maritime du monde, elle espérait conserver sa mainmise par la domination des assurances, de la mer et des colonies. Cette domination était incompatible avec un développement de l’Europe, avec la continuation de l’essor industriel en France, en Allemagne et dans certaines régions de la Russie, et encore davantage avec un accord entre les nations continentales en vue d’un projet de croissance mutuelle. Aussi, l’Angleterre, le système anglais, était par sa nature même le souffle qui poussait les nuages de la guerre au-dessus des nations européennes.

Celles-ci commirent la terrible erreur, au lieu de s’allier comme le voulaient chacun à leur manière un Hanotaux ou un Jaurès, de tenter de jouer au plus fin et au plus fort sur le terrain même défini par l’Angleterre. Willy, Nicky, Poincaré et Delcassé, agent principal de cette erreur fondamentale, voulurent faire mieux qu’Edouard VII ou que Chamberlain dans un jeu dont ils n’avaient, eux, pas défini les règles. Le résultat fut que leurs nations, leurs peuples et leurs régimes furent tous ensembles perdants, et que le monde n’est pas encore aujourd’hui sorti, malgré deux guerres mondiales, de cette logique de feu et de sang.

 

(Suite au prochain numéro)

 

www.afriquedufutur.com

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

AVIS D’APPEL A MANIFESTATION D’INTERET POUR LA

FOURNITURE ET LA LIVRAISON DE MATERIAUX SIDERURGIQUES

DE CONSTRUCTION A LA MINUSCA

 

No. De la D.E.I: EOIMINUSCA/14/12/18

           

Date de la DEI : 14 décembre 2018

 

Date de clôture de la DEI : 14 janvier 2019, avant 17H30, heure locale Bangui, CAR

 

            La Mission multidimensionnelle Intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation en           République Centrafricaine (MINUSCA) sollicite les déclarations d’expression d’intérêt pour la fourniture et la livraison de Matériaux Sidérurgiques de Construction à Bangui, en               République Centrafricaine.

 

            Toutes les Compagnies spécialisées, équipées et en règle sont priées d’envoyer leur                   déclaration d’expression d’intérêt indiquant leur numéro d’enregistrement sur le portail               mondial des fournisseurs des Nations Unies "www.ungm.org"

 

            Les déclarations d’intérêt peuvent être soumises par courriel à nguessan5@un.org,             ningando@un.org ou transmises en mains propres au plus tard le 14 janvier 2019 avant 17           heures 30 (heure locale de Bangui) comme suit :

 

«EOIMINUSCA/14/12/18 »

Pour la Fourniture et la Livraison de Matériaux Sidérurgiques de Construction à la

MINUSCA

Dejean, Camps Castor, Base Logistique

PK 4, Bangui, CAR

 

            Les déclarations d’intérêt doivent être soumises par le biais du formulaire de réponse de fournisseurs faisant partie intégrante de la notice (EOIMINUSCA/14/12/18), à récupérer au bureau des Achats de la MINUSCA, avant la date de clôture du présent avis d’appel à manifestation d’intérêt.

 

Pour plus d’informations détaillées sur les annonces, veuillez

visiter :https://minusca.unmissions.org/achats

 

 

CENTRAFRIQUE-FOOT / BILAN DE LA LIGUE DE BANGUI AVANT LE DEMARRAGE DU CHAMPIONNAT : CLASSEMENT 1ERE  ET 2EME DIVISIONS, MEILLEURE ATTAQUE, MEILLEURE DEFENSE, MEILLEURS BUTEURS...

Le président de la Ligue de Football de Bangui , Igor Tola Kogadou a fait le bilan de la saison 2017-2018 du championnat le 23 décembre 2018.

Dans son inventaire qui intervient trois mois après la fin de la saison et à moins d’un mois de celle 2018-2019, il a annoncé que le championnat démarrera le 15 janvier 2019. Sica Sport et Réal Comboni sont relégués en 2e Division, tandis que le Tout Puissant USCA et Castel Foot retrouvent l’élite en D1.

 

Classement 1ère division :

 1. SCAF, 53 points ;

2. Fatima, 44 points ;

3. AS Tempête, 41 points ;

4. DFC8, 37 points ;

5. Olympique Réal de Bangui, 35 points ;

6. Anégrée, 34 points ;

7. SOS, 33 points ;

8. EFDY, 23 points ;

9. FCFDS, 19 points ;

10. ASSET, 18 points ;

11. SICA SPORT, 17 points ;

12. Réal Comboni, 12 points.

 

Meilleure attaque :

Anges de Fatima, 57 buts marqués.

 

Meilleure défense

SCAF, 16 buts encaissés.

Nombre de buts marqués : 390;

Nombre de buts encaissés : 389

Meilleurs buteurs :

1. Meilleur buteur : Saint Fort Dimokoyen du club Les Anges de Fatima totalisant 23 buts marqués ;

2. Nguitigaza de DFC8, 17 buts.

 

Avertissements : 528

 

Expulsions directes : 18

 

Record d’avertissement : ASSET avec 56

 

Avertissements

Record d’expulsions : Réal Comboni avec 6 expulsions.

 

Relégation en D2 :

Sica Sport et Réal Comboni

 

Classement 2e Division de la Ligue de Bangui

 

1. USCA, 45 points (goal average +28) ;

2. Castel Foot, 45 points (goal average +18) ;

3. Espérance Club 5e, 45 points (goal average + 20) ;

4. AS Kpètène, 43 points ;

5. Gbangré sport, 38 points;

6. SCB, 34 points ;

7. Espoir Club de Bégoua, 29 points ;

8. Université Football Club de Bangui, 28 points ;

9. Red Star, 25 points ;

10. FJK, 18 points ;

11. ASOPT, 18 points ;

12. CAB, 5 points.

USCA et Castel foot accèdent en 1ère division.

 

Classement meilleur buteur D2 :

1. Assouane, USCA avec 17 buts;

2. Dagoulou, Espérance club 5è avec 16 buts;

 

Meilleure attaque :

USCA, 60 buts marqués;

Meilleure défense : Castel foot, 20 buts encaissés

Total des buts marqués : 430

Total des buts encaissés : 434

Avertissements : 516

Expulsions directes : 26

Record d’avertissement : CAB avec 52;

Record d’expulsions : FJK avec 9.

 

Plainte de l’Espérance du 5e Arrondissement:

Le club a menacé de se retirer du championnat D2. Il a protesté contre la monté de Castel Foot en D1, pourtant il a plus de goal average que lui. « Le président de la ligue affirme que c’est le texte qui a été appliqué en son article 36 relatif au classement, alinéa B du code disciplinaire de la ligue de Bangui de football ».

 

RJDH

 

 

« Yembi », un long-mEtrage centrafricain retenu pour le FESPACO en 2019

Le film Yémbi, un long-métrage centrafricain produit par Eric Sabe, présenté officiellement le vendredi 21 décembre 2018 à l’hôtel Ledger Plazza de Bangui, est retenu pour le Festival Panafricain du Cinéma et de la Télévision de Ouagadougou au Burkina-Faso  en février 2019.

Réalisé avec un coût financier de 12 millions de FCFA, sortis des poches des artistes, “Yémbi” ou “Aime-moi” en français est un film tourné et joué par des jeunes acteurs centrafricains qui ont bravé tout ordre de difficultés dans un pays où il n’y a aucune industrie culturelle digne de ce nom.

Yémbi est l’histoire d’un couple heureux qui a enduré des difficultés près de 10 ans. Le couple qui noyait  dans le bonheur va vite  connaître des mésaventures après que Kossi le mari de Yémbi, incarné respectivement par Hippolyte Donossio et Ousna Bee, va connaitre une fulgurante ascension sociale qui va bouleverser l’équilibre de la famille par des scènes hystériques de jalousie de sa femme qui voyait son amour s’éloignait d’elle. Désespéré au milieu de cette incompréhension, ce dernier va tomber dans les bras de sa Secrétaire Ibingui, incarné par Ida Mabaya, les deux tourtereaux vont se lancer dans une relation amoureuse à la « Romeo et Juliette ».

Cette relation amoureuse a plongé Yémbi, l’épouse de Kossi, dans une souffrance émotionnelle. Souffrant aussi du cancer, elle l’a caché à son mari jusqu’au jour où celui-ci a décidé de retourner auprès de sa femme avec une seule ambition : sauver son mariage. Hélas…sa femme décéda de suite de maladie sans qu’il ait eu le temps de s’occuper d’elle.

Une histoire triste mais qui est le parfait reflet des réalités quotidiennes des foyers centrafricains.

Ce film se veut être un reflet d’un autre Centrafrique que les gens ne voient pas en opposition aux autres réalités négatives présentées en raison des violences qui perdurent depuis peu dans le pays.

Il y a du génie en Centrafrique alors il suffit de le reconnaître et élaborer une politique culturelle conséquente pour aider ces jeunes à valoriser la Centrafrique sous d’autres cieux. La Centrafrique n’est pas que la guerre, la violence, la tristesse et ne détient pas que de records négatifs.  

Pour preuve, ces jeunes alliant le courage à la détermination ont su relever le défi. Ce défi c’est la présentation prochaine du film Yémbi au Festival Panafricain du Cinéma et de la Télévision de Ouagadougou (FESPACO) en février 2019.

La Centrafrique a aussi un incroyable talent.

RJDH

 

 

Toutes les infos du Mercredi 26 Décembre 2018

Cm n 2867 du mer 26 dec 2018

KM5 : LES ELEMENTS DE FORCE ONT FAILLI TRANSFORMER NOEL EN HORREUR, MAIS LES COMMERCANTS ONT OPPOSE UNE RESISTANCE FAROUCHE, CE 24/12/2018

« Un seul coup de feu pour chasser les acheteurs, et nous commerçants, allons t’abattre sur le champ », dixit les commerçants du Km5. La veille de Noël, le Km5 a fait le plein comme un œuf. Les véhicules, les taxis-motos ont toutes les peines à avancer. Le marché grouillait d’acheteurs venus de tous les coins de Bangui. C’est à ce moment précis que Force et ses éléments décident de passer à l’acte. Ils veulent chasser tous les acheteurs du marché Km5. Les commerçants seraient les plus gros perdants puisqu’ils ne pourront plus écouler leurs marchandises. Les stocks de jouets pour Noël resteraient intacts et ce serait une monstrueuse perte.

Les commerçants se sont levés comme un seul homme pour dire non. « Un seul coup de feu pour faire fuir les clients et nous allons d’abord t’abattre, avant de prendre en chasse tes hommes. A toi de choisir maintenant, la vie ou la mort, car nous sommes là face à face. Nous ne pouvons plus tolérer de tels agissements car nos intérêts sont bafoués, nos enfants et nos épouses ont souffert, c’est trop et ça suffit ». Force et ses hommes sont contraints à la capitulation. Les commerçants se sont aussi imposés par les armes et sont sortis vainqueurs. Le commerce, l’économie et les coups de feu ne cohabitent jamais. Ils se rejettent. On n’achète pas les marchandises pour les stocker, pour orner les boutiques, mais c’est pour les vendre, c'est-à-dire les écouler. Les commerçants sont désormais les maîtres absolus du Km5. Tous les malfrats sont tenus au respect. Plus de désordre parce que le Km5 est un pool économique, un creuset du commerce centrafricain. Tout part du Km5 vers les 04 coins de la RCA. C’est une nécessité vitale pour les commerçants d’y mettre de l’ordre et que la paix y règne.

Selon nos investigations, Force serait manipulé soit par les Français, soit par les Libanais afin que les acheteurs aillent au Centre Ville et non au Km5 car il y a des coups de feu. Les commerçants veulent vendre, avoir des recettes pour s’approvisionner en marchandises. Ceux qui veulent faire la politique doivent sortir du Km5. Ceux qui veulent faire la guerre, doivent quitter le Km5, ce n’est pas un champ de bataille. Ce sont les commerçants qui assurent la survie des groupes d’autodéfenses, mais il faut vendre, avoir de l’argent pour les aider à survivre. Beaucoup de marchandises ont des périodes de péremption. Au-delà de cette date de validité, il faut les détruire. Cela constitue une lourde perte et peut entrainer la faillite, la misère, la famine.

Et pourtant, ces derniers temps, certains journaux ont publié des déclarations de Force, allant dans le sens de faire une paix définitive. D’autres ont chanté et fait l’éloge de Force. Malheureusement, c’est Force et ses hommes qui veulent rendre la vie très difficile aux commerçants. N’eut été le courage, la fermeté et la décision d’en découdre avec Force et sa bande, le 24 décembre 2018, le Km5 serait à feu et à sang. Il est donc dans l’intérêt des commerçants du Km5 d’imposer la paix définitive par la force des armes.

Bravo aux commerçants du Km5 qui ont arrêté Force et sa bande sec, sans aucune tergiversation. Ça passe ou ça casse et Force s’est mis à genou. Vive le commerce, vive l’économie, vive la paix !

 

Julien BELA

 

 

LA PAROISSE SAINTE TRINITE DES CASTORS EST PARTIE EN

 FUMEE : UN COUP DUR POUR L’EGLISE CATHOLIQUE

La série d’attaques meurtrières et destructrices contre l’église catholique de la République Centrafricaine se poursuit allègrement, au vu et au su des autorités nationales et religieuses. Après les attaques des paroisses de Kaga-Bandoro, Bambari, Fatima (Bangui), Alindao, Mobaye, Ippy, pour ne citer que celles-ci, c’est le tour de la paroisse Sainte Trinité des Castors, située dans le 3ème arrondissement de la ville de Bangui d’être à son tour incendiée par des hommes non-identifiés. L’acte crapuleux, odieux, inhumain s’est produit dans la nuit du lundi 24 à mardi 25 décembre 2018 aux environs d’une heure du matin.

« En effet, après la célébration eucharistique marquant la commémoration de la Nativité de Jésus-Christ, les chrétiens de la paroisse Sainte Trinité des Castors ont regagné leurs domiciles respectifs. Curieusement, à partir d’une heure du matin, un incendie aurait pris naissance derrière le bâtiment de l’église. S’agit-il d’un court-circuit ou un acte criminel ? Les gens sont sortis de partout pour tenter de l’éteindre. Les sapeurs-pompiers sont aussi arrivés sur les lieux du drame sur le coup de 02 heures du matin, alors que le brasier s’était propagé partout à l’intérieur de l’église. Ils ont combattu la flamme pendant des heures mais elle n’a pas été maîtrisée », a indiqué un habitant proche de l’église.

A en croire certains témoins de la scène, peu après le premier culte de 18 heures, trois (3) hommes sur trois (3) motos en provenance du Km 5 auraient été aperçus autour de l’église quelques minutes avant la naissance de l’incendie derrière le bâtiment. D’autres, par contre, parlent d’un court-circuit qui serait à l’origine de cet incendie. Donc, il nous est difficile à l’heure actuelle de savoir avec exactitude l’origine de cet incendie et d’évaluer la valeur des dommages.

Certaines personnalités politiques et leaders des partis politiques dont le Président de la Délégation Spéciale de la Ville de Bangui, Emile Gros-Raymond Nakombo et le leader du Mouvement Démocratique pour la Renaissance et l’Evolution de Centrafrique (MDREC), Joseph Béndounga sont arrivés sur les lieux du sinistre pour réconforter les voisins de cette église encore sous le choc.

Décidément, cette énième exaction barbare, indigne, bestiale contre les paroisses tant à Bangui la capitale que dans l’arrière-pays, porte un coup dur à l’église catholique de Centrafrique. Si aucun individu n’a trouvé la mort ou blessé dans l’incendie de cette église, par contre à Bambari, Kaga-Bandoro, Alindao, Ippy, des dizaines de déplacés avaient été tués ou blessés par les combattants de l’UPC d’Ali Daras. Et depuis le déclenchement de cette crise centrafricaine par l’ex-coalition Séléka, au moins treize (13) prêtres ont été abattus par les combattants des groupes armés et plusieurs paroisses et évêchés ont été pris pour cible par ces malfrats. Ce qui amène de nombreux chrétiens catholiques à s’interroger de la manière suivante : la crise enclenchée par la coalition Séléka en décembre 2012 dans la ville de Ndélé a-t-elle été à l’heure actuelle dirigée contre l’église catholique ? Il ne fait aucun doute. Car, il ne se passe pas une semaine sans qu’on enregistre un cas d’actes odieux perpétrés par les groupes armés sur les chrétiens. C’est trop et c’est déjà trop !

Que cessent les attaques contre les déplacés de l’église catholique et les incendies des locaux des paroisses et évêchés. Si ces gens sont manipulés, nous leur disons que les chrétiens catholiques veulent vivre en paix avec les autres chrétiens et les musulmans. Pourquoi s’en prendre inlassablement à l’église catholique ?

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

SARANDJI A DU PAIN SUR LA PLANCHE : LE GSTC DEPOSE UN PREAVIS DE GREVE DE 08 JOURS SUR LA TABLE DU GOUVERNEMENT

C’est la principale décision prise par la base du Groupement Syndical des Travailleurs de Centrafrique (GSTC), lors de sa grande Assemblée Générale (AG) du samedi 22 décembre 2018. A cette occasion, la Bourse de Travail était pleine à craquer de monde  du travail : fonctionnaires et agent de l’Etat, retraités, demandeurs d’emploi et éternels stagiaires. Tout a commencé par l’observation d’une minute de silence en la mémoire des victimes de la crise militaro-politique en général, et du personnel de l’Etat en particulier, suivie de la prière élevée à Dieu et de l’exécution de l’hymne national par la foule.

Dans ses mots de circonstance, le Secrétaire Général du GSTC, Firmin Zoh Ponguélé, a signifié, « c’est avec joie et pincement au cœur que je prends la parole pour m’adresser aujourd‘hui à vous, chers camarades travailleurs. Car, la vérité et l’amour qui sont des vertus nous font cruellement défaut en RCA. Et ce sont les Caractéristiques du gouvernement de Simplice Mathieu Sarandji. Ce qui fait que le social est actuellement relégué au dernier rang en RCA.

Le GSTC est la première centrale syndicale à se battre et à revendiquer du gouvernement, le paiement d’arriérés de salaires à leurs ayant-droits. Aujourd’hui, c’est une réalité, car le Fonds Monétaire Internationale (FMI) avait décaissé 18.000.000.000 de FCFA pour l’apurement d’arriérés de salaires du 1er trimestre 2003. Mais vous et moi, avons déploré leur paiement en différé, pour soi-disant éviter l’inflation. C’est aussi grâce au GSTC que le personnel d’appui a perçu son 1er trimestre d’arriérés de salaires de 2003.

Les travailleurs ne sont pas considérés et sont négligés en RCA. Pour preuve, il n’y a aucun dialogue entre le gouvernement et ses partenaires sociaux (centrales syndicales) depuis le 18 octobre 2018. Et ce, après l’ouverture du Cadre de Concertation gouvernement-Centrales syndicales par le premier ministre Sarandji. N

Toutes les infos du Mercredi 26 Décembre 2018

Cm n 2867 du mer 26 dec 2018

KM5 : LES ELEMENTS DE FORCE ONT FAILLI TRANSFORMER NOEL EN HORREUR, MAIS LES COMMERCANTS ONT OPPOSE UNE RESISTANCE FAROUCHE, CE 24/12/2018

« Un seul coup de feu pour chasser les acheteurs, et nous commerçants, allons t’abattre sur le champ », dixit les commerçants du Km5. La veille de Noël, le Km5 a fait le plein comme un œuf. Les véhicules, les taxis-motos ont toutes les peines à avancer. Le marché grouillait d’acheteurs venus de tous les coins de Bangui. C’est à ce moment précis que Force et ses éléments décident de passer à l’acte. Ils veulent chasser tous les acheteurs du marché Km5. Les commerçants seraient les plus gros perdants puisqu’ils ne pourront plus écouler leurs marchandises. Les stocks de jouets pour Noël resteraient intacts et ce serait une monstrueuse perte.

Les commerçants se sont levés comme un seul homme pour dire non. « Un seul coup de feu pour faire fuir les clients et nous allons d’abord t’abattre, avant de prendre en chasse tes hommes. A toi de choisir maintenant, la vie ou la mort, car nous sommes là face à face. Nous ne pouvons plus tolérer de tels agissements car nos intérêts sont bafoués, nos enfants et nos épouses ont souffert, c’est trop et ça suffit ». Force et ses hommes sont contraints à la capitulation. Les commerçants se sont aussi imposés par les armes et sont sortis vainqueurs. Le commerce, l’économie et les coups de feu ne cohabitent jamais. Ils se rejettent. On n’achète pas les marchandises pour les stocker, pour orner les boutiques, mais c’est pour les vendre, c'est-à-dire les écouler. Les commerçants sont désormais les maîtres absolus du Km5. Tous les malfrats sont tenus au respect. Plus de désordre parce que le Km5 est un pool économique, un creuset du commerce centrafricain. Tout part du Km5 vers les 04 coins de la RCA. C’est une nécessité vitale pour les commerçants d’y mettre de l’ordre et que la paix y règne.

Selon nos investigations, Force serait manipulé soit par les Français, soit par les Libanais afin que les acheteurs aillent au Centre Ville et non au Km5 car il y a des coups de feu. Les commerçants veulent vendre, avoir des recettes pour s’approvisionner en marchandises. Ceux qui veulent faire la politique doivent sortir du Km5. Ceux qui veulent faire la guerre, doivent quitter le Km5, ce n’est pas un champ de bataille. Ce sont les commerçants qui assurent la survie des groupes d’autodéfenses, mais il faut vendre, avoir de l’argent pour les aider à survivre. Beaucoup de marchandises ont des périodes de péremption. Au-delà de cette date de validité, il faut les détruire. Cela constitue une lourde perte et peut entrainer la faillite, la misère, la famine.

Et pourtant, ces derniers temps, certains journaux ont publié des déclarations de Force, allant dans le sens de faire une paix définitive. D’autres ont chanté et fait l’éloge de Force. Malheureusement, c’est Force et ses hommes qui veulent rendre la vie très difficile aux commerçants. N’eut été le courage, la fermeté et la décision d’en découdre avec Force et sa bande, le 24 décembre 2018, le Km5 serait à feu et à sang. Il est donc dans l’intérêt des commerçants du Km5 d’imposer la paix définitive par la force des armes.

Bravo aux commerçants du Km5 qui ont arrêté Force et sa bande sec, sans aucune tergiversation. Ça passe ou ça casse et Force s’est mis à genou. Vive le commerce, vive l’économie, vive la paix !

 

Julien BELA

 

 

LA PAROISSE SAINTE TRINITE DES CASTORS EST PARTIE EN

 FUMEE : UN COUP DUR POUR L’EGLISE CATHOLIQUE

La série d’attaques meurtrières et destructrices contre l’église catholique de la République Centrafricaine se poursuit allègrement, au vu et au su des autorités nationales et religieuses. Après les attaques des paroisses de Kaga-Bandoro, Bambari, Fatima (Bangui), Alindao, Mobaye, Ippy, pour ne citer que celles-ci, c’est le tour de la paroisse Sainte Trinité des Castors, située dans le 3ème arrondissement de la ville de Bangui d’être à son tour incendiée par des hommes non-identifiés. L’acte crapuleux, odieux, inhumain s’est produit dans la nuit du lundi 24 à mardi 25 décembre 2018 aux environs d’une heure du matin.

« En effet, après la célébration eucharistique marquant la commémoration de la Nativité de Jésus-Christ, les chrétiens de la paroisse Sainte Trinité des Castors ont regagné leurs domiciles respectifs. Curieusement, à partir d’une heure du matin, un incendie aurait pris naissance derrière le bâtiment de l’église. S’agit-il d’un court-circuit ou un acte criminel ? Les gens sont sortis de partout pour tenter de l’éteindre. Les sapeurs-pompiers sont aussi arrivés sur les lieux du drame sur le coup de 02 heures du matin, alors que le brasier s’était propagé partout à l’intérieur de l’église. Ils ont combattu la flamme pendant des heures mais elle n’a pas été maîtrisée », a indiqué un habitant proche de l’église.

A en croire certains témoins de la scène, peu après le premier culte de 18 heures, trois (3) hommes sur trois (3) motos en provenance du Km 5 auraient été aperçus autour de l’église quelques minutes avant la naissance de l’incendie derrière le bâtiment. D’autres, par contre, parlent d’un court-circuit qui serait à l’origine de cet incendie. Donc, il nous est difficile à l’heure actuelle de savoir avec exactitude l’origine de cet incendie et d’évaluer la valeur des dommages.

Certaines personnalités politiques et leaders des partis politiques dont le Président de la Délégation Spéciale de la Ville de Bangui, Emile Gros-Raymond Nakombo et le leader du Mouvement Démocratique pour la Renaissance et l’Evolution de Centrafrique (MDREC), Joseph Béndounga sont arrivés sur les lieux du sinistre pour réconforter les voisins de cette église encore sous le choc.

Décidément, cette énième exaction barbare, indigne, bestiale contre les paroisses tant à Bangui la capitale que dans l’arrière-pays, porte un coup dur à l’église catholique de Centrafrique. Si aucun individu n’a trouvé la mort ou blessé dans l’incendie de cette église, par contre à Bambari, Kaga-Bandoro, Alindao, Ippy, des dizaines de déplacés avaient été tués ou blessés par les combattants de l’UPC d’Ali Daras. Et depuis le déclenchement de cette crise centrafricaine par l’ex-coalition Séléka, au moins treize (13) prêtres ont été abattus par les combattants des groupes armés et plusieurs paroisses et évêchés ont été pris pour cible par ces malfrats. Ce qui amène de nombreux chrétiens catholiques à s’interroger de la manière suivante : la crise enclenchée par la coalition Séléka en décembre 2012 dans la ville de Ndélé a-t-elle été à l’heure actuelle dirigée contre l’église catholique ? Il ne fait aucun doute. Car, il ne se passe pas une semaine sans qu’on enregistre un cas d’actes odieux perpétrés par les groupes armés sur les chrétiens. C’est trop et c’est déjà trop !

Que cessent les attaques contre les déplacés de l’église catholique et les incendies des locaux des paroisses et évêchés. Si ces gens sont manipulés, nous leur disons que les chrétiens catholiques veulent vivre en paix avec les autres chrétiens et les musulmans. Pourquoi s’en prendre inlassablement à l’église catholique ?

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

SARANDJI A DU PAIN SUR LA PLANCHE : LE GSTC DEPOSE UN PREAVIS DE GREVE DE 08 JOURS SUR LA TABLE DU GOUVERNEMENT

C’est la principale décision prise par la base du Groupement Syndical des Travailleurs de Centrafrique (GSTC), lors de sa grande Assemblée Générale (AG) du samedi 22 décembre 2018. A cette occasion, la Bourse de Travail était pleine à craquer de monde  du travail : fonctionnaires et agent de l’Etat, retraités, demandeurs d’emploi et éternels stagiaires. Tout a commencé par l’observation d’une minute de silence en la mémoire des victimes de la crise militaro-politique en général, et du personnel de l’Etat en particulier, suivie de la prière élevée à Dieu et de l’exécution de l’hymne national par la foule.

Dans ses mots de circonstance, le Secrétaire Général du GSTC, Firmin Zoh Ponguélé, a signifié, « c’est avec joie et pincement au cœur que je prends la parole pour m’adresser aujourd‘hui à vous, chers camarades travailleurs. Car, la vérité et l’amour qui sont des vertus nous font cruellement défaut en RCA. Et ce sont les Caractéristiques du gouvernement de Simplice Mathieu Sarandji. Ce qui fait que le social est actuellement relégué au dernier rang en RCA.

Le GSTC est la première centrale syndicale à se battre et à revendiquer du gouvernement, le paiement d’arriérés de salaires à leurs ayant-droits. Aujourd’hui, c’est une réalité, car le Fonds Monétaire Internationale (FMI) avait décaissé 18.000.000.000 de FCFA pour l’apurement d’arriérés de salaires du 1er trimestre 2003. Mais vous et moi, avons déploré leur paiement en différé, pour soi-disant éviter l’inflation. C’est aussi grâce au GSTC que le personnel d’appui a perçu son 1er trimestre d’arriérés de salaires de 2003.

Les travailleurs ne sont pas considérés et sont négligés en RCA. Pour preuve, il n’y a aucun dialogue entre le gouvernement et ses partenaires sociaux (centrales syndicales) depuis le 18 octobre 2018. Et ce, après l’ouverture du Cadre de Concertation gouvernement-Centrales syndicales par le premier ministre Sarandji. Nous ne vivons pas dans une période d’austérité en RCA et il y a de l’argent (car les hautes autorités du pays et les députés perçoivent de colossales indemnités et autres avantages financiers ). Donc, pas de trêve du GSTC envers le gouvernement.

A cet effet, nous exigeons la signature du décret de la loi de 2009 portant Statut Général de la Fonction Publique (augmentation de salaires et revalorisation de pensions à 40 %), bien avant 2019 ; l’apurement (paiement) total d’arriérés de salaires et la suppression des abattements de salaires et autres. J’annonce ici la mise en place d’une coalition de tous les camarades travailleurs et retraités, pour nous permettre d’être unis et solidaires afin de vaincre par la lutte syndicale. Et chacun de nous doit nouer autour de son cou un foulard blanc, pour se rendre à chaque fois à la Bourse de Travail. Et ceci en signe de protestation de la politique sociale du gouvernement ».

Après les interventions des uns et des autres, la base du GSTC a décidé de déposer un préavis de grève de huit (8) jours sur la table du gouvernement, le lundi 24 décembre 2018. Et ceci par rapport aux trois (3) points de revendication cités-ci-haut.

Précisons que cette AG du GSTC s’est déroulée de 09 heures à 11 heures 15 minutes.

Le Petit YEKOA

 

 

POUR FONDER UNE SOCIETE SOLIDE ET DURABLE, IL FAUT LA REUNION DE 4 ELEMENTS INDISPENSABLES », DIXIT FEU PRESIDENT BOGANDA

Feu président fondateur Barthélemy Boganda, dans sa revue « pour sauver un peuple » du 17 juillet 1948, avait mis en exergue le principe « d’une société solide et durable reposant sur 4 éléments indispensables : élément matériel (le travail), élément social (le respect de la personne humaine et de ses biens), élément intellectuel (l’instruction) et élément moral (la religion, la race, l’ethnie et la région). Mais qu’en est-il aujourd’hui de ces 4 éléments indispensables, 58 ans après la proclamation de l’indépendance de la RCA ?

Les travailleurs centrafricains dignes d’hier où les préfectures se concurrençaient en tonnages de coton, de café, du mil, du maïs ou en têtes de bétails, ont perdu toutes ces vertus. C’est la misère qui s’installe partout à cause de la mauvaise gouvernance, de la corruption, du népotisme, de l’enrichissement illicite, du gain par extorsion… sur fond des coups d’Etat et des rébellions. Dans ce cas de piètre figure, comment voulez-vous que le pays se développe ?

Les viols, les vols, les pillages, les crimes crapuleux, les tueries les plus abominables, les incendies… ont phagocyté le sens du sacré et de la dignité humaine qui caractérisait l’homme centrafricain d’hier. Ce qui se passe aujourd’hui, reflète-t-il réellement l’image du peuple centrafricain ?

L’instruction est remplacée aujourd’hui par le retour de l’analphabétisme galopant qui renforce davantage la confiscation du savoir vivre et du savoir faire aux générations montantes et futures. Du coup, les Centrafricains vivent sous l’empire de l’ignorance qui les empêche d’améliorer leurs conditions de vie et qui les pousse à être agressifs envers les autres.

Les valeurs positives qui faisaient l’unité, la dignité et la fierté du peuple centrafricain sont érigées en instruments de lutte pour la conquête du pouvoir où l’on oppose une ethnie à une autre, une région à une autre, une religion contre une autre sur fond des manipulations politiques. Les conflits naissent suite à l’idée de supériorité d’une ethnie sur une autre, car, ce n’est pas la question de la paix qui préoccupe les gens mais c’est la question de leurs intérêts égoïstes.

Ainsi en découle la disparition de ces quatre (4) éléments indispensables qui justifient, à n’en point douter, la décadence de notre pays, un pays de paradoxe où tout semble se faire à l’inverse. « Le vannier ne tisse une nouvelle natte que sur une ancienne », dit-on. Et une sagesse populaire dit ceci : « si vieillesse pouvait, et si jeunesse savait ». Chaque centrafricain devait l’apprendre à ses dépens, alors que nous nous approchons à grands pas des festivités du nouvel an 2019. Car, c’est à nous, Centrafricains, de faire la paix entre nous-mêmes et de nous mettre résolument au travail pour reconstruire notre pays, meurtri par tant de crises militaro-politiques. Sinon, « les mêmes faits vont produire les mêmes conséquences ». Et à qui la faute ?

 

Le Petit YEKOA

   

 

 

LES FEMMES VENDEUSES DU QUARTIER KPETENE 2 DOTEES EN PRODUITS VIVRIERS PAR L’HONORABLE DENIS MODEMADE

L’honorable député de la 2ème circonscription électorale du 6ème arrondissement de la ville de Bangui, Denis Modémadé, a présidé la cérémonie de remise des produits vivriers aux femmes vendeuses du quartier Kpétènè 2, ce vendredi 21 décembre 2018 aux environs de 10 heures 30 minutes, en présence de madame le maire du 6ème arrondissement, du chef de quartier et ses administrés.

Dans ses mots de bienvenue, le chef du quartier Kpétènè 2, au nom de ses administrés, a remercié le député Denis Modémadé pour la réalisation dudit projet, une première dans son quartier. Et d’ajouter, « il faut apprendre à un enfant à pêcher que de lui donner du poisson. Ces femmes vendeuses doivent en faire bon usage. Ce n’est pas pour la consommation. Vous devez vendre ces produits pour augmenter votre capital ».

Quant au responsable du Comité Parlementaire Local (CPL) de Kpétènè 2, il a remercié de fond de son cœur l’honorable Modémadé qui a répondu favorablement à leur projet. « Dans son projet de société, il avait dit qu’il aidera les femmes. C’est chose faite aujourd’hui », a-t-il ajouté.

En prenant la parole, l’honorable Denis Modémadé a signifié, « Quand j’avais demandé être élu député, j’avais fait de petites promesses à la population. Il est de mon devoir de tenir à mes promesses. Entre autres, j’avais dit, une fois élu, j’allais aider les femmes. Aujourd’hui, c’est chose faite. Sur le plan social, ces femmes vendeuses qui se lancent dans les Activités Génératrices de Revenus (AGR) constituent le fondement des foyers. Lorsqu’on aide ces femmes à se rendre plus compétitives, plus utiles, c’est un foyer, un ménage qu’on soutient. En le faisant, je ne fais qu’être fidèle à mon projet de société et aux promesses que j’avais faites à la population qui avait porté son choix sur moi »

Bien avant la remise de ces produits vivriers aux femmes vendeuses, l’honorable a indiqué qu’elles étaient préalablement formées par le CPL pour ne pas qu’il y ait confusion. « Lorsqu’il était question de lancer ce projet, il y a eu un travail préalable de sensibilisation. Les bénéficiaires ont été effectivement formées et suffisamment sensibilisées sur ce que nous avons prévu leur donner pour qu’il n’y ait pas confusion. Aujourd’hui, nous leur avons donné des poissons, des poulets…, c’est-à-dire que des produits vivriers. S’il n’y avait pas de formation, elles vont les prendre pour la consommation. Et donc ce don sera un coup d’épée dans l’eau. Nous les avons bien sensibilisés sur l’utilisation à bon escient des produits que nous avons mis à leur disposition », a-t-il indiqué.

Le député Denis Modémadé a clairement fait savoir que cette aide aux femmes se poursuivra dans tous les quartiers contenus dans sa circonscription électorale, avant de lancer un message aux bénéficiaires en ces termes : « je vous demande de faire un bon usage. De toutes les façons, c’est rien du tout. C’est un peu de choses. Si vous en faites un très bon usage, naturellement, ça pourra vous aider à progresser dans vos activités. Celles qui vendent des poissons, des poulets, des bananes plantains, du manioc et celles qui font des gâteaux, nous leur avons donné des produits. Il faudrait que ces femmes les utilisent pour progresser dans leurs affaires. Je crois qu’elles ont bien écouté ces conseils et qu’elles pourront bien les utiliser pour s’émanciper ».

« Le but recherché ici, c’est de contribuer à l’amélioration des conditions de vie des ménages. D’ailleurs, elles ont déjà commencé à se prendre en charge elles-mêmes. Nous sommes venus les soutenir dans leurs actions, renforcer leurs capacités à être plus compétitives », a conclu l’honorable Denis Modémadé.

Deux bénéficiaires, mesdames Yakpé Laurentine et Mbongonzé Virginie Laure se sont dits fières de recevoir ces aides de la part du député Modémadé et ont promis de tout mettre en œuvre pour augmenter leur capital, faire face aux multiples charges de leur famille et aider leur pays à sortir de cette pauvreté.

Notons en passant que ces dons en produits vivriers remis par l’honorable Denis Modémadé aux femmes vendeuses du quartier Kpétènè 2 sont composés des poissons et poulets congelés, des sacs de manioc, du sucre, de l’huile, de la farine de blé, du café en poudre, des régimes de banane plantain. Au moins une trentaine de femmes vendeuses ont reçu ses aides.

La rédaction du journal Centrafric Matin souhaite bonne chance aux femmes vendeuses de Kpétènè 2 et souhaite ses meilleurs vœux de prospérité et de longévité au projet que mène le député de la 2ème circonscription du 6ème arrondissement, Denis Modémadé.

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

UN RESSORTISSANT FRANÇAIS AFFIRME A CENTRAFRIC MATIN :

« RESTEZ SUR VOTRE GARDE. EVITEZ TOUTES LES MANIPULATIONS.

VOUS SORTIREZ BIENTOT DE CETTE LONGUE CRISE »

Un ressortissant français de séjour en République Centrafricaine n’est pas passé par quatre chemins pour dire : «Restez sur votre garde. Evitez toutes les manipulations. Bientôt, vous sortirez  de cette longue crise ». Laurent Fabius, Jean Yves Le Drian, Florence Parly et Emmanuel Macron, les traitres et manipulateurs de la crise centrafricaine n’ont désormais que les yeux pour pleurer. Le peuple centrafricain n’a pas cédé, ne cède et ne cédera jamais à la manipulation des autorités françaises.

Les mentalités ont  changé en Centrafrique. La fin de la servitude française a enfin sonné. Toute la communauté internationale reconnait aujourd’hui la main noire de la France dans la crise centrafricaine, à travers la manipulation des groupes armés, notamment les factions rebelles de la Séléka. Les groupes armés eux-mêmes commencent à reconnaitre qu’ils sont manipulés par des forces étrangères avec la complicité de certains fils du pays pour leurs intérêts égoïstes et personnels. « Au fur et à mesure, nous nous rendons compte que la crise est instrumentalisée… », a dénoncé haut et fort Nordine Mahalba, coordonateur du Mouvement des Libérateurs Centrafricains pour la Justice (MLCJ), un groupe politico militaire basé dans la ville de Birao.

Il semble que la France fait tout pour plonger la RCA dans le bain de sang. L’arrestation de Patrice Edouard Ngaïssona, le leader des milices Anti-Balaka par la France en est une parfaite illustration. Lorsque Patrice Edouard Ngaïssona a été arrêté, certains individus étaient partis à Boy-Rabé pour demander aux  jeunes de manifester. Mais les jeunes, ayant compris cette manipulation de la France, ont dit niet. Or, d’après certaines informations en notre possession, Patrice Edouard Ngaïssona a été arrêté avec une quantité importante de diamants. Est-ce pour détourner ces diamants que la France l’a arrêté ? Il ne fait aucun doute. Car, la France est toujours un grand voleur et pilleur du sous-sol des pays africains, notamment de la République Centrafricaine.

La France n’a pas de ressources minières, mais se contente de piller et d’exploiter frauduleusement les ressources naturelles des pays africains. Ce sont les Français qui doivent vivre et non les Africains. Regardez l’état actuel dans lequel se trouvent les pays africains colonisés par la France. Est-ce que nous méritons réellement d’être appelés des HOMMES au même titre que les français ? La ville de Bangui, capitale de la République Centrafricaine, ressemble à un gros village. Et ce, en ce 21ème siècle où le monde est en perpétuel mutation. Toutes les infrastructures routières, scolaires et sanitaires sont en état de délabrement avancé. Les Centrafricains vivent dans la misère, le chômage et la pauvreté absolue depuis 60 ans. Et tout ce que la France sait faire, c’est de nous manipuler à nous entretuer. Pendant ce temps, elle pille, vole et exploite nos richesses. C’est vraiment un peu trop.

Il  y a certains français qui sont honnêtes et qui reconnaissent le mal que la France a fait, fait et continue de faire en Afrique Francophone, particulièrement en RCA. C’est l’exemple de ce ressortissant français de séjour en Centrafrique et  qui n’a pas mâché ses mots par rapport à la manipulation de la crise centrafricaine par la France. Autant dire que le député français, André Chassaigne n’a pas menti quand il avait dénoncé son propre pays d’être l’auteur des multiples crises survenues en RCA. Malgré cela, il y a certaines personnalités centrafricaines qui vénèrent toujours  la France. Les Français dépassent les Centrafricains en quoi ? Il y a également des centrafricains qui ont enseigné et enseignent encore dans les grandes universités européennes et américaines. C’est la preuve que les Centrafricains ne sont pas des sous-hommes, des moins que rien comme pensent les uns et les autres.

Aujourd’hui, le peuple centrafricain est entrain de réclamer son indépendance et sa souveraineté bafouées par la France depuis 60 ans. Et quoi que fassent la France et ses valets, le peuple centrafricain finira par remporter la victoire un de ces quatre matins. La liberté ne se donne pas, mais s’arrache par un lourd prix de sacrifice. Bien des pays européens, américains, anglophones et asiatiques ont passé par ce chemin pour obtenir leur indépendance. Dieu nous aidera toujours dans cette lutte, afin que nous sortions de cette servitude française.

 

Amedé NGUETE

 

 

 

Centrafriqu : Des Eruptions de gaz A Obo

 

Des éruptions de gaz découvertes dans le Haut-Mbomou au Sud-ouest de la RCA font peur à la population de ladite préfecture.

Le ministre des Mines et de la Géologie s’y est rendu sur place, histoire de dépêcher et de constater les éruptions. Cette visite a pour but de prendre des mesures adéquates. Jusqu’ici, on ignore encore les raisons de cette éruption. Le ministère des Mines et de la Géologie ne s’est pas encore prononcé sur ce phénomène qui terrorise la préfecture du Haut-Mbomou.

Rappelons que dans les années 2000 s’étaient produites des éruptions du genre dans la même préfecture.

Sage d’Afriq,  Le Monde En Vrai

 

 

 

QUAND LA RCA ENTEND EPATER L’AFRIQUE ET LE MONDE

Des projets pour la RCA ne cessent de voir le jour. Faire de la RCA un paradis sur terre, voilà le leitmotiv d’un projet initié par Pascal Bida Koyagbélé et approuvé par le président Touadéra. Avec 47 milliards de dollars de fonds d’aides chinoise et russe, tous les objectifs du développement de la RCA seront atteints d’ici à 50 ans selon « le rêve centrafricain ». Il s’agira de faire de la RCA, la première puissance économique de la sous-région d’ici à 2035 autrement dit en 15 ans. Ce défi ne se limitera pas seulement à une dimension régionale mais le combat sera d’arracher la première place sur le continent africain. Autrement dit, faire de la RCA la première puissance économique africaine en cinquante (50 ans). Dans le « plan Bida », il faut aussi noter le « rêve » de faire de la RCA le grenier Bio de l’Afrique et devenir l’atelier et l’usine écologique de l’Afrique en 20 ans. Il faut tenir compte la position géographique de la RCA.

En effet, se situant au cœur du continent, ce pays sera à même d’être un hub commercial et aérien. L’éducation et la santé étant très capitales, le document n’a pas du tout omis d’élaborer des projets en vue de leur essor : «  Faire de la RCA, le hub éducatif et sanitaire de l’Afrique. A l’instar de Cuba où l’éducation et la santé sont gratuites, cela nous permettra d’attirer et de fixer le génie d’Afrique et du monde », mention  faite dans le document. Ces ambitions sont trop grandes qu’elles réjouissent déjà le cœur des centrafricains et choquent par ailleurs les ennemis de la nation. Mais il faut cependant tenir compte du cas du Rwanda  qui, une fois après le génocide de 1994, a pris son envol sur tous les plans.

Sans la jeunesse, ces ambitions accoucheront d’une souris. Le «  plan Bida » n’a pas du tout oublié cet aspect. Ce qui donne une augure de bonheur pour la nation centrafricaine. Le Président Touadéra, d’après une source proche du dossier, approuve d’ailleurs le projet. En un rien de temps déjà, plusieurs investisseurs notamment la Chine, la Russie, les Etats Unies etc. sont prêts à soutenir ces projets.

D’après le document, ces projets incluent également bien d’autres domaines. L’auteur souligne en passant que le chef de l’Etat soutient ces projets qui permettront à la RCA de prendre son envol. Aujourd’hui ce projet est encore sur la table de discussion avec les partenaires. Jusqu’ici, c’est la Chine qui s’y est fortement impliquée plus que tous les autres partenaires. Les Etats-Unis d’Amérique n’ont pas voulu être à la marge de ce grand rendez-vous d’investissement. Comme on a l’habitude de le dire souvent : « l’homme prudent voit le mal de loin », ces projets visent à préparer l’après RCPCA qui prendra fin officiellement en 2020, autrement dit dans un an. Jusqu’ici ce document n’a pas encore eu grand écho. Mais déjà, on peut entendre des gens en parler à voix basse. L’essentiel est fait : le professeur Touadéra, le véritable patriote a déjà opiné du bonnet. De tels projets doivent être connus de tous, c’est d’ailleurs méritoire. Mais il faut se méfier des gens à qui les confier. Aujourd’hui, certains partenaires peuvent nous tromper, en nous faisant croire qu’ils sont prêts à nous aider mais il faut rester vigilant si non ces projets pourraient être rangés dans le tiroir et être passés aux oubliettes. Il semblerait d’ailleurs que certains partenaires multiplient des allers et retours entre la RCA et leurs pays. Les Chinois auraient effectué déjà une vingtaine de voyages en RCA seulement dans le cadre de ces projets qui s’établissent sur une durée de cinquante (50) ans.

Toutes ces choses sont la résultante de la franche collaboration entre Touadéra et son peuple. Lequel se révèle depuis toujours patriote et humble. Il faudrait pour ce faire de plus amples communications autour de ce projet afin que le peuple centrafricain soit au parfum de ce qui se trame pour son lendemain meilleur. Ces projets susciteront encore la jalousie des ennemis de la nation qui ont toujours l’intention de destituer Touadéra. Plusieurs fois, on lui met la pression pour reculer sur certains points. Mais ce dernier n’a pas lâché d’une semelle de défendre les intérêts du peuple centrafricain. Il faut simplement savoir que le président soutient objectivement son peuple, alors pas la peine de comploter pour l’éjecter de son fauteuil. Qui dit mieux ? Honte et déshonneur aux ennemis de la nation centrafricaine. La réussite de ces projets dépendra aussi de la volonté du peuple à vouloir soutenir les actions du gouvernement. (suite au prochain numéro)

Jean Max Délouga

 

 

ENTITES NATIONALES ET MINUSCA TRAVAILLENT ETROITEMENT SUR LES QUESTIONS DE GENRE ET PROTECTION DE LA FEMME

La mise en œuvre du mandat de la MINUSCA dans les domaines du genre et de la protection de femme en situation de conflit est faite en collaboration et en partenariat étroits avec les autorités nationales et d’autres acteurs centrafricains. Lors de la conférence de presse hebdomadaire mercredi à Bangui et à laquelle ont participé l’Unité mixte d'intervention rapide et de répressions (UMIRR) et la Coordination des femmes leaders, la Mission a annoncé une série d’activités conjointes prévues en 2019. 

« Comme mesures de suivi d’une récente table ronde, la MINUSCA prévoit de travailler avec les Réseaux des organisations des femmes sur l’élaboration d’un plan de travail, notamment les plaidoyers à différents niveaux pour le renforcement du rôle des femmes dans le processus de paix de l’Union Africaine », a indiqué Gladys Teni Atinga, conseillère en genre. La table ronde avait eu lieu en novembre dernier à l’occasion de la journée sur la résolution 1325 et avait réuni une soixantaine d’organisations féminines autour du Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies en RCA ainsi que le Représentant spécial du Président de la Commission de l'Union africaine. Selon cette responsable, « la sous - représentation des Centrafricaines dans la sphère politique et dans les instances de décision réduit les opportunités d’expression de leur position, leurs préoccupations et leurs suggestions pour la résolution de la crise ».

 Pour sa part, Beatrix Attinger Colijn, conseillère principale sur la violence sexuelle en situation de conflit, a évoqué la résolution 1960 (2016) qui prévoit « d’inclure dans les rapports annuels du Secrétaire général des informations détaillées sur les parties à un conflit armé qui sont crédibles soupçonnés d'avoir commis ou d'être responsables d'actes de viols ou d'autres formes de la violence sexuelle ». A cet effet, elle a présenté une liste d’acteurs non-étatiques présumés auteurs de viols et d’autres formes de violence sexuelles à savoir l’UPC, le FPRC, le MPC, le RPRC, le FDPC, RJ, 3R, LRA et des groupes Anti-Balaka. 

La coordinatrice adjointe du Femmes leaders et membre du Réseau des femmes africaines ministres et parlementaires (REFAMP), Léa Doumta, a souligné la nécessité de faire connaître les droits comme condition première pour ne pas « être violentée ». « Toutes les associations des femmes centrafricaines se sont mises ensemble avec l’appui Gouvernement, de la MINUSCA, ONUFEMME et d’autres agences des Nations Unies pour sensibiliser les femmes sur leurs droits », a-t-elle dit. Cette responsable a également rappelé l’importance de la justice pour la paix, mettant en garde contre des entraves à son fonctionnement. 

De son côté, le chef de Service d’enquête et investigation de l’Unité Mixte d’Intervention Rapide et de Répression des violences sexuelles faites aux femmes et aux enfants (UMIRR), Lieutenant Joseph Ouabangué, a rappelé la mission de cette structure créée en 2015 par l’Etat centrafricain avec l’appui de ses partenaires « pour réprimer toutes violences faites aux femmes, dans le strict respect du genre ». « Cinq personnels de la Police de la MINUSCA sont avec nous en permanence pour nous appuyer », a indiqué le lieutenant, avant d’énumérer les activités de sensibilisation menées à Bangui, Boda, Bossangoa et Sibut pour faire connaître cette structure à la population.

Quant au porte-parole de la MINUSCA, Vladimir Monteiro, il a annoncé la reprise des patrouilles mixtes MINUSCA-Forces de sécurité intérieure (FSI) dans la plupart des arrondissements de Bangui à partir de lundi, 24 décembre. « Pour ce qui est du 3e arrondissement, les patrouilles sont prévues pour janvier 2019 après les séances de sensibilisation actuellement en cours avec les autorités locales et les résidents », a dit le porte-parole.

 

Minusca

 

 

 

LES ANTI-BALAKA SONT DES CHRETIENS PAS DES TERRORISTES, LA SELEKA, DES MUSULMANS PAS DES TERRORISTES

Ceux qui surprennent les populations pour les tuer sont des terroristes, ce ne sont pas des religieux. Celui qui a la crainte de Dieu ne tue pas pour des intérêts politiques. Vous êtes tous coupables, car vous avez dans le passé, cédé à la manipulation. Pour vous faire pardonner par Dieu, dites non à la manipulation.

Le Président de l’Ong Internationale ANA, Harouna Douamba, a animé un point de presse ce jour. Ci-dessous, son discours complet.

Chers frères et sœurs Centrafricains, mon combat est de vous amener dans la bonne compréhension. Vous avez tous, Musulmans comme Chrétiens, fauté. Vous avez tous cédé à la manipulation, ce qui est interdit chez Dieu. Vous avez tous contribué à faire tuer un des vôtres sans le savoir et sans le vouloir. Cela a été fait suite à des propos haineux, tribalistes, xénophobes etc... Vous avez soutenu l'ennemi commun que vous avez sans le savoir. Vous n'êtes pas le seul pays Africain, dans lequel on trouve des Chrétiens et des Musulmans. Regardez les pays qui vous entourent. N' y a t'il pas de religion là bas? Mais la paix n'existe t'elle pas ? Ouvrez vos yeux car vous êtes manipulé et vos frères Centrafricains considérés par nous comme des traîtres, sont utilisés pour animer cette manipulation. Chers frères et sœurs Centrafricains, nul n'est éternel et personne ne sera enterré avec une seule aiguille. Vous savez, l'Occident sait que la RCA est l'un des pays les plus riches au monde. Ils vous inventent des crises, ils vous montrent un autre visage des Musulmans, en vous faisant comprendre que les terroristes qui vous tuent, le font pour défendre les musulmans et par derrière, ils font comprendre aux Musulmans que les terroristes qui les tuent, le font pour protéger les Chrétiens. Cette manipulation donne l'aspect d'une guerre religieuse et pour vous dire en réalité, vous vous êtes fait avoir, vous avez été utilisés comme dans les années 60, juste pour piller vos richesses. Votre envie folle, Musulmans comme Chrétiens Centrafricains, de devenir Français, disons avoir la nationalité française comme, s'il n'y a pas de français blancs qui vivent dans la misère ou même des clochards en France. Cela vous amènent à être comptables des crises précédentes. Voilà que pour un document, c'est à dire la nationalité Française, les intellectuels Centrafricains ne sont pas capables d'ouvrir leurs bouches pour défendre leurs populations, ils ne sont pas capables de dénoncer les pratiques moyenâgeuses de la France, ils ne sont pas capables de sensibiliser les populations à ne pas accepter cette manipulation dont le but est de diviser pour mieux régner et piller. Les intellectuels Centrafricains sont comptables de cette misère que vit le peuple Centrafricain. La RCA est le seul pays en Afrique, qui continue de subir des pratiques moyenâgeuses et que les intellectuels soutiennent pour protéger leurs intérêts de l'autre côté. Vous dites que vous avez la crainte de Dieu, vous dites que vous croyez en Dieu et vous dites que vous priez Dieu tous les jours, sachez que vous pouvez faire tout ça mais ce qui vous manque c'est la foi en Dieu qui est la chose la plus importante. Oui, les intellectuels Centrafricains musulmans comme Chrétiens, dans la plupart n'ont pas encore cette foi en Dieu. Sinon, pourquoi avoir peur de vous exprimer pour sauver des milliers de vies humaines, pourquoi avoir peur de perdre votre nationalité française pour sauver votre pays , pour sortir votre peuple de la misère, pour instaurer définitivement une paix. Le pire c'est que lorsque vous voyez des soit disant intellectuels Centrafricains s'exprimer sur la toile, c'est pour soutenir la déstabilisation de leur pays au profit de la France, parce qu'ils vivent en France, ils ont ou ils sont dans l'attente des documents Français, ils n'ont pas d'emplois donc ils sont assis avec des bacs plus 6 voir 10 et tout est noir à leurs yeux en RCA. Leur seul combat est de soutenir la France pour mettre fin à un régime et pouvoir avoir du travail. Chers frères et sœurs, ni le musulman, ni le chrétien cautionne la déstabilisation de la RCA, ce sont des politiciens déguisés en religieux juste pour manipuler les communautés. Je vous invite à dire officiellement non , nous avons tous compris. Les Occidentaux vous prennent pour des incultes , dans les pays occidentaux il y a des Musulmans et des Chrétiens qui vivent en parfaite harmonie malgré les attaques terroristes. Tout simplement parce qu'il n'y a pas de manipulation. Je vous invite à vous pardonner, à vous fréquenter, à vous unir et à comprendre que vous avez un seul bien commun qui est la République Centrafricaine. N'hésitez pas à dénoncer tous ceux qui contribuent à animer la haine , dénoncez les ennemis de la paix , la cohésion sociale et du vivre ensemble.

Je vous remercie.

ONG Aimons Notre Afrique

 

 

UNE CENTAINE DE CAS D’EXPLOITATION ET ABUS SEXUEL COMMIS PAR DES AGENTS ET SOLDATS DE L’ONU EN 04 ANS

Lors de la conférence de presse hebdomadaire de la Minusca le mercredi 19 décembre dernier, au moins une centaine de cas d’exploitation et abus sexuel ont été présentés par la mission onusienne en Centrafrique. Ces cas ont été documentés en l’espace de quatre ans et sont attribués à certains agents et casques bleus de la mission onusienne en Centrafrique.

La Minusca depuis 2014 à 2018, a documenté une centaine de cas d’exploitation et abus sexuel commis en Centrafrique dans l’espace de quatre ans. Certains agents et soldats de la paix sont accusés après la documentation par la mission de l’ONU en Centrafrique.

Vladimir Monteiro, porte-parole de la Minusca reconnait que des casques bleus et le personnel civil ont commis les actes de viol sexuel dans leur mission du maintien de la paix, « En 2018, il y a eu 10 allégations et le nombre de victimes était de 38, mais après des enquêtes, nous n’avons recensé que 16 cas. Pour toutes ces années 2014-2018, il y a 50 adultes, 149 mineurs et 10 victimes. Les présumés coupables sont 224 militaires, et 8 personnels de la police et 6 civiles. En 2018, il y a eu 24 auteurs présumés », présente le Porte-parole de la Minusca.

Les enquêtes sont menées par des structures des Nations-Unies et également par les pays fournisseurs de troupes ou de personnel de la police à la Minusca, précise Vladimir Monteiro. « Sur tous ces cas, 18 sont des cas avérés tandis que 26 cas sont non avérés et 67 autres cas suivent son cours d’enquête », a indiqué Vladimir Monteiro.

Des mesures selon Vladimir Monteiro, sont prises au niveau des pays contributeurs, « il y a eu 8 cas d’emprisonnement et une rétrogradation et trois radiations. Au niveau de la Minusca, Il y a eu un renvoi, et 19 cas de personnes rapatriées sur des bases disciplinaires. D’autres sont interdites de travailler dans les missions des Nations-Unies ».

Les dispositions de la résolution 2272 des Nations-Unies prescrivent que les pays fournisseurs de troupe ou de personnel de police doivent à chaque fois qu’il y a des cas d’allégations, d’envoyer une équipe pour mener des enquêtes dans le pays.

RJDH

 

 

LE NOMBRE DE JOURNALISTES TUES DANS L’EXERCICE DE LEURS FONCTIONS A AUGMENTE DE 08%

Dans son bilan annuel 2018 publié ce 18 décembre, Reporters Sans Frontières (RSF), l’organisation a rapporté que « 80 journalistes ont été tués, 348 sont actuellement en détention et 60 sont otages ». Ces atteintes ont augmenté et « traduisent une violence inédite contre les journalistes ».

RSF a plaidé pour la nomination d’un Représentant spécial pour la protection des journalistes aux Nations Unies.

A l’heure du bilan, Reporters Sans Frontières ne s’est pas dérogé à la règle. L’organisation a souligné que l’atteinte contre les journalistes est « en nette hausse » en 2018. 80 journalistes ont été tués dans l’exercice de leurs fonctions, soit une hausse de « 8% », comparativement aux trois dernières années. Aussi, « 63 homicides » contre les journalistes, soit une augmentation de « 15% » alors que le chiffre macabre était de 55 en 2017, a déploré RSF. « 348 » sont détenus cette année, une hausse de « 7% » par rapport à 2017. Le record de l’emprisonnement des journalistes est toujours détenu par cinq : la Chine (60), l’Iran, l’Arabie Saoudite, l’Egypte et la Turquie.

Pareillement, « 60 » journalistes sont pris en otage (Syrie, Irak et Yémen), plus que 11% l’année précédente

Commentant ce bilan, Christophe Deloire, secrétaire général de RSF a déclaré que « les violences contre les journalistes atteignent un niveau inédit cette année ; tous les voyants sont au rouge ».

Puis, dénonçant l’aversion et l’hostilité envers les journalistes, Christophe Deloire noté que « la haine contre les journalistes proférée, voire même revendiquée, par des leaders politiques, religieux ou des businessmen sans scrupules a des conséquences dramatiques sur le terrain et se traduit par une hausse inquiétante des violations à l’égard des journalistes ». Aussi, cette agressivité a été « démultipliée par « les réseaux sociaux, qui portent à cet égard une lourde responsabilité, ces sentiments haineux légitiment ces violences et affaiblissent, un peu plus chaque jour, le journalisme et, avec lui, la démocratie ».

Pays dans lequel se déroule une crise militaro-politique, trois journalistes russes ont été assassinés dans l’arrière – pays au début de l’année et cela a défrayé la chronique. Cependant, aucun journaliste n’est en prison, mais difficile pour ces professionnels des médias d’exercer dans les zones sous contrôle des groupes armés. A titre d’exemple, un incendie a dévasté une grande partie de la Radio communautaire Mbari dans la nuit du 30 au 31 juillet 2018. D’origine criminelle selon des sources qui ont indiqué au RJDH que « la porte a été cassée, les ordinateurs emportés, les fournitures entassées et brulées et le feu a pris toute la maison, c’est pour dire que les pistes criminelles ne sont pas à écarter ».

Actuellement les acteurs du secteur médiatique s’emploient à rendre conforme la loi régissant les médias aux normes internationaux.

RJDH

 

 

 

LES BUS DE LA SOCIETE « BENAFRIQUE » NE SONT PLUS OPERATIONNELS A BANGUI

Après leur mise en circulation à Bangui en RCA, il y a de cela un an et demi, les bus de la société « Benafrique », de nationalité béninoise, ne sont plus en circulation. Incroyable, mais pourtant vrai. Ce qui démontre bel et bien que ces bus ont été mis en circulation fort longtemps, avant d’être importés en Centrafrique, par le truchement du Président de la Délégation Spéciale de la ville de Bangui (PDSVB), Emile Gros Raymond Nakombo.

Or, nul n’ignore qu’il se pose de sérieux problèmes en matière de transport urbain à Bangui, la capitale. Pour preuve parmi tant d’autres, les élèves, étudiants, fonctionnaires et agents de l’Etat, travailleurs du secteur privé, commerçants… habitant le secteur nord de Bangui (Bégoua, Damala, Combattant) ont de la peine chaque matin, pour rejoindre le centre-ville. Il faut passer deux, trois, voire quatre heures, pour attraper un bus et dans des conditions difficiles. « Le temps, c’est de l’argent », disent les Américains. Malheureusement en RCA, tel ne semble pas être le cas. D’où « les mêmes faits produisent les mêmes effets ». A qui donc la faute ? Et pourquoi les opérateurs économiques et hommes d’affaires de la RCA n’investissent pas dans le secteur de transport urbain ? Cette question posée devait nous donner matière à réflexion. Car, ce ne sont pas les étrangers qui vont construire et faire développer la RCA notre pays.

Et n’eût été la mise en circulation des bus de la société « Sotuc » de nationalité Camerounaise, que feront les habitants des quartiers nord de Bangui, pour se rendre au centre-ville ? Mais pour combien d’années tiendront ces bus estampillés Sotuc ? Qui vivra, verra !

Le Petit YEKOA

 

 

 

L’INITIATIVE DE L’UNION AFRICAINE POUR LA PAIX EN RCA AU CENTRE DES PREOCCUPATIONS DES FORCES VIVES DE LA NATION

Du côté du panel de facilitation de l’Union Africaine (UA), c’est le silence absolu qu’observent les Centrafricains. L’on ne comprend pas ce qui se passe réellement au niveau de cette organisation continentale concernant le dialogue gouvernement-groupes armés en vue, pour la résolution pacifique de la crise centrafricaine.

Or, du côté des Forces Vives de la Nation (FVN), bon nombre d’entre elles sont pour cette initiative de l’UA et se mobilisent déjà pour sa tenue. Malheureusement, l’UA traîne les pas dans les futilités au lieu d’aller à l’essentiel. Qu’est ce qui bloque donc la tenue de ce dialogue dans un délai raisonnable ? C’est fort de tout cela que les organisations de la société civile ont remis un mémorandum, avec des recommandations précises au président de la République, concernant cette initiative de l’UA de la sortie de la crise en RCA. C’était dans la matinée du jeudi 20 décembre 2018 au Palais de la Renaissance.

« La paix n’a pas de prix », dit-on et la paix nous concerne tous (gouvernants, gouvernés et groupes armés). Donc, unissons-nous et déployons par tous les voies et moyens légaux nos efforts, pour le retour définitif de la paix en RCA.

 

Le Petit YEKOA

 

 

Face au chOmage galopant en RCA, la formation qualifiante reste la solution pour rEsorber le problEme

 

Le sujet devient de plus en plus à l’ordre du jour dans de nombreuses réunions qui traitent des questions de l’emploi des jeunes. Par « formation qualifiante », on peut entendre, plus simplement, celle qui vise, entre autres, le perfectionnement des compétences dans un métier, l’apprentissage d’un métier, l’obtention d’un titre diplômant ou d’une qualification professionnelle. Clin d’œil sur le cas de cette figure : entre un jeune qui termine ses études par l’obtention d’une licence littéraire et un autre qui vient de passer trois ans d’apprentissage dans diverses branches du métier de la plomberie, sanctionnés par un titre de « maître plombier », lequel peut avoir la chance d’un emploi dans ce domaine ?

 

Sinclair ARIES

 

 

 

 

Toutes les infos du Vendredi 21 Déc. 2018

Cm n 2865 du ven 21 dec 2018

L’APOCALYPSE PAR L’ARRESTATION DE NGAISSONA PAR LA FRANCE A LAMENTABLEMNET ECHOUE : LA RCA SUR LE CHEMIN DE LA PAIX

 

La Résolution 2448 du Conseil de Sécurité fait apparaître des avancées significatives, avec une coloration objective. L’ONU n’est pas un cache-sexe français. L’ONU reconnaît à la RCA la qualité de membre à part entière. Elle préserve la liberté, l’indépendance et la souveraineté de la RCA. Enfin, la RCA se fait entendre et son avis pris en compte. Le danger de mort est du côté de l’Union Africaine, une institution continentale aux ordres de l’impérialisme, de l’esclavagisme français. Le président Paul Kagamé du Rwanda peut-il reformer une telle institution truffée de valets, de « doungourous », des lèche-bottes de la France ? L’Union Africaine a encore du chemin à parcourir, avant d’être réellement une institution africaine, avec des Africains pour les Africains et dans l’intérêt des Africains.

Quel vilain tour la France réserve-t-elle aux Centrafricains en cette fin d’année 2018 ? Dans quelle région Ali Darassa va-t-il encore frapper ? Sidiki des 3R, doté en véhicules équipés et en armes, plongera quelle localité dans le bain de sang ? Alindao, Batangafo et Ippy ont enterré leurs morts, une hécatombe, et sont entrain de panser les plaies béantes. Le coup grâce à la RCA devait venir de l’arrestation de Patrice Edouard Ngaïssona à Paris. Ali Darassa à l’Est, Sidiki des 3R à l’Ouest et les Anti-Balaka à Bangui et au centre du pays, c’était le coup de maître de la France pour mettre Touadéra à genou, le contraindre à capituler sans condition. L’homme propose, Dieu dispose. La France a planifié mais Dieu a refusé le génocide. Les cris de détresse des Centrafricains sont montés jusqu’à Dieu, comme ceux des enfants d’Israël en esclavage en Egypte. Dieu a accordé sa miséricorde et sa compassion à son peuple qui gémit depuis plus de six ans. Dieu résiste dès à présent aux orgueilleux, aux esclavagistes, aux négriers, aux puissances de l’enfer qui oppriment son peuple. Pour quelques poignées de fidèles sincères, ayant une croyance agressive, Dieu sauvera la RCA et Il le fait déjà.

La RCA ne veut pas rompre avec la France, mais elle veut être libre, indépendante et souveraine dans ses relations avec le reste du monde ; elle veut une coopération qui profite pleinement à son peuple, dans une sphère Gagnant-Gagnant. Les propos de Touadéra sont d’autant plus explicités : « Il y a de la place pour tout le monde ». La France a plongé la RCA dans la misère, la pauvreté, le chômage absolu pendant 60 ans. C’est pourquoi les Centrafricains disent, « Non, ça suffit. Essayons une coopération diversifiée pour voir ce que cela va donner ». Le monopole du pillage des ressources de la RCA pour enrichir la France doit être brisé par tous les moyens.

C’est une question de vie et de mort. La RCA et ses richesses appartiennent aux Centrafricains et à eux seuls. Ce qui manquait, c’est un chef d’Etat courageux, capable de dire, «  la RCA d’abord, les Centrafricains avant tout », comme le chef de l’Exécutif américain affirme la primauté des Etats-Unis. Chaque président doit défendre les intérêts de son peuple et de son pays. La RCA refuse aujourd’hui catégoriquement d’être la vache à lait des Gaulois. D’ailleurs, pour avoir du lait en quantité suffisante, il faut nourrir la vache. La RCA est une vache très maigre, chétive et elle n’en peut plus de produire du lait avec des mamelles flasques.

La terre centrafricaine est fertile, la pluie est abondante, le soleil permanent. La RCA doit seulement s’organiser et mettre de l’ordre dans ses propres affaires. Elle sera le grenier agropastoral du continent et du monde. L’agriculture et l’élevage sont les chevaux de bataille de Touadéra. La puissance des Etats-Unis, de la Chine et de la Russie, repose sur l’agriculture et l’élevage. Le pétrole n’est qu’un supplément. L’agriculture, l’élevage et le tourisme suffisent pour faire de la RCA un pays émergent en peu de temps, une fois la sécurité rétablie. Si le pétrole pouvait couler, l’agriculture et l’élevage auront une ascension exponentielle pour l’autosuffisance alimentaire. Que la France arrête de torpiller l’élan de développement de la RCA. C’est un pays qui aspire à l’urbanisation et aux logements décents comme en France, des autoroutes, des chemins de fer, des métros et des TGV. L’enclavement de la RCA n’est que dans la tête des Centrafricains, mais en réalité, la RCA n’est nullement enclavée, car au cœur de l’Afrique. Tout chemin devait mener en Centrafrique, que ce soit du Nord, du Sud, de l’Est et de l’Ouest et partir de la RCA dans les quatre points cardinaux. Toutes les puissances de la planète doivent aider la RCA à réaliser ce rêve.

L’Union Européenne détient un Atlas dans ce sens qu’il faut traduire dans les faits sur le terrain. L’Union Européenne, jadis, championne en matière de respect des droits de l’homme, affiche un silence de cimetière devant les massacres des populations civiles en RCA. La délégation de l’UE à Bangui n’est plus ce qu’elle est il y a quatre ou cinq ans. Elle n’est plus le porte-flambeau de la liberté de la presse. C’est un comptoir de gestion du fonds Békou et tout s’arrête là.

Le président russe, Vladimir Poutine a totalement raison de dire que « l’occident entraverait la stabilisation en Centrafrique ». La délégation de l’UE s’apparente à une succursale de l’Ambassade de France. C’est l’occident pour tout dire. Les Centrafricains espèrent sur la Russie pour sortir du gouffre, avec un apport substantiel de la Chine, les vrais amis humains et humanistes de la RCA. L’occident attise le feu, mais en même temps, prétend jouer au sapeur-pompier. Après le dialogue, les récalcitrants auront leurs demeures en enfer.

 

Julien BELA

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GRANDE ASSEMBLEE GENERALE DU GSTC PREVUE POUR CE SAMEDI 22/12/2018 A LA BOURSE DE TRAVAIL

 

Dans un appel lancé par le Secrétaire Général du Groupement Syndical des Travailleurs de Centrafrique (GSTC), Firmin Zoh Ponguélé, à l’endroit des fonctionnaires et agents de l’Etat, il est prévu une grande Assemblée Générale (AG) ce samedi 22 décembre 2018 à la Bourse de Travail. A cet effet, trois (3) points sont inscrits à l’ordre du jour de cette grande AG et seront largement débattus par les travailleurs du secteur public affiliés au GSTC. Il s’agit de la revalorisation des salaires et pensions ; du paiement total des arriérés de salaires ; et de la suppression des abattements de salaires et autres.

Le GSTC mise aussi sur la signature du décret d’application de la loi de 2009 portant Statut Général de la Fonction Publique, par le président de la République, Professeur Faustin Archange Touadéra. Et ce bien avant 2019, sinon cette centrale syndicale va passer à la vitesse supérieure pour se faire entendre et avoir gain de cause.

C’est donc une grande AG à l’issue de laquelle de grandes décisions concernant la situation et les conditions de travail du personnel de l’Etat seront prises. Car, « un esclave qui n’assume pas sa révolte ne mérite pas qu’on s’apitoie sur son sort ». Attendons de voir ce que va accoucher cette grande AG du GSTC de ce samedi 22 décembre 2018, pour avoir le cœur net.

 

Le Petit YEKOA

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LA RUSSIE EST CLAIRE : « ON NE NEGOCIE JAMAIS AVEC DES TERRORISTES… »

 

« On ne négocie jamais avec des terroristes. Donnez-nous tous les bataillons des FACA. Ensemble avec nos troupes d’élites, nous allons neutraliser ces ennemis de la paix », a promis un conseiller militaire russe. Selon certaines informations en notre possession, c’est ce  qui justifie l’adhésion de la fédération de la Russie au conseil de sécurité de la République Centrafricaine.  Autant dire que le dialogue en cours et le programme Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Rapatriement (DDRR) qui vient d’être lancé restent  la dernière perche tendue aux groupes armés récalcitrants.

Le dialogue de la dernière chance

Toute la communauté internationale parle aujourd’hui du « dialogue de la dernière chance ». Cela signifie clairement que les groupes armés doivent cette fois-ci saisir cette dernière occasion pour rompre avec la violence. Dans le cas contraire, c’est la force qu’on doit utiliser pour les contraindre  à renoncer aux exactions sur les populations civiles. L’expérience a démontré que les groupes armés n’ont jamais respecté les multiples accords qu’ils ont signés pour cesser avec les violences. C’est ce qui fait que la crise perdure à longueur de journée. Selon Nordine Mahalba, coordonateur du groupe politico-militaire dénommé Mouvement des Libérateurs Centrafricains pour la Justice (MLCJ), branche pacifiste de l’ex-coalition Séléka basée dans la ville de Birao, les groupes armés doivent être sincères pour ce énième dialogue en cours.

Justement, c’est parce que certains groupes armés et leurs leaders ne sont pas sincères vis-à-vis des accords qu’ils ont signés que la crise perdure. Aujourd’hui, ils parlent de la paix. Demain, ils changent de langage et racontent une autre chose. C’est de cette manière que  Nourredine Adam, Abdoulaye Hissène, Mahamat Alkhatim, Ali Darassa, Sidiki et Bahr roulent et continuent de rouler le peuple centrafricain, voire la communauté internationale dans la boue. Les Centrafricains ont vraiment raison d’être pessimistes pour ce dialogue en cours, car tous les dialogues et foras qui ont été organisés n’ont accouché que d’une souris, y compris des accords de cessez-le-feu signés ça et là entre les groupes armés. A cela s’ajoutent également les multiples accords de paix signés entre le gouvernement, les Nations Unies et les groupes armés sous d’autres cieux. Mais les résultats sont là : massacres, tueries à grande échelle, viols, pillages, vols à main armée, incendies de villages entiers…

L’Union Africaine doit cesser de jouer avec la vie de tout un peuple qui n’aspire qu’à la paix, rien que la paix, afin de circuler en toute quiétude sur l’ensemble du territoire et vaquer librement à ses occupations. Le voile est enfin levé sur la fourberie et l’hypocrisie de l’Union Africaine, quant à ses démarches de recherche de la paix en RCA. C’est encore la France qui manipule les groupes armés, à travers l’Initiative Africaine pour ses intérêts égoïstes et personnels.  Et Moussa Faki Mahamat, le président de la commission de l’UA,  est le valet par excellence des Français qui veulent coûte que coûte empêcher le retour de la paix en RCA. Au cours de la rencontre de Khartoum, les groupes armés ont accepté que la Russie soit désormais partie prenante au processus du dialogue visant à rétablir la paix dans le pays. Ce qui n’arrange pas l’UA et la France qui s’agitent comme un diable par rapport au dialogue entamé par la Russie avec les groupes armés.

La sincérité du dialogue en cours ne vise donc pas uniquement les groupes armés, mais aussi toutes les parties prenantes qui sont impliquées dans ce processus. Parce que souvent, il y a certaines personnes qui vont juste prendre part au dialogue, afin d’en tirer profit. Demain, ces mêmes personnes qui se cachent dans l’ombre, tireront les ficelles des groupes armés pour que la crise perdure parce qu’elles y ont trouvé leur compte. La classe politique et la société civile remuent ciel et terre, afin de prendre part au dialogue en cours. Pour dire exactement quoi ? L’Union Africaine a dit clairement à certains députés que parmi vous, il y a les fondateurs de la Séléka. Par conséquent, ce sont eux qui doivent les ramener à la raison. Est-ce pour aller dire aux ex-Séléka qui sont toujours hostiles à la paix de déposer définitivement leurs armes que la classe politique et certaines organisations de la société civile souhaitent coûte que coûte participer à ce dialogue ? C’est ce que nous attendons de voir.

Le DDRR, passage obligé pour tous les groupes armés de déposer définitivement les armes pour faire la paix

Le vrai programme Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Rapatriement (DDRR) est officiellement lancé à Paoua depuis lundi 17 décembre 2018. C’est le dernier passage obligé pour tous les groupes armés de déposer définitivement leurs armes, afin de cesser avec la violence et faire la paix. Même si le dialogue tarde encore, cela n’empêche nullement les groupes armés de déposer leurs armes. Tous les milices ont été suffisamment sensibilisées à travers la phase pilote du DDRR qui vient de s’achever. Certains ex-combattants ont accepté volontairement de déposer leurs armes durant la phase des opérations du pré-DDRR lancé sur toute l’étendue du territoire. Ceux-là qui ont déposé les armes ont bénéficié de plusieurs formations professionnelles, favorisant ainsi leur réintégration dans la communauté. Aujourd’hui, ils exercent des Activités Génératrices de Revenus (AGR) et s’occupent de leurs familles.

Le MLCJ, basé dans la ville de Birao, est le groupe politico-militaire qui respecte toujours son engagement. Depuis que ce groupe a adhéré au programme DDRR, il mène et continue de mener des activités de sensibilisations pour éduquer ses éléments à rompre avec la violence. Selon Nordine Mahalba, le coordonateur du MLCJ, « la phase pilote du DDRR qui vient de s’achever est un succès dans la ville de Birao. Nous espérons qu’à travers le grand programme DDRR qui est lancé, tous les éléments du MLCJ vont déposer définitivement leurs armes, afin que la paix et la sécurité reviennent dans la ville de Birao, longtemps soumise et marginalisée. Car, on ne construit jamais un pays avec les bruits de bottes ». Le quotidien Centrafric Matin profite de cette occasion pour jeter des fleurs au mouvement armé Révolution Justice (R-J) de Sayo, le 1er à accepter de déposer les armes, suite au lancement du grand DDRR.

La crise a assez duré et le sang a trop coulé. Le temps est enfin venu pour que les ex-combattants qui sont des vrais compatriotes centrafricains puissent déposer définitivement leurs armes, afin de donner l’opportunité aux autorités du pays et à la communauté internationale de construire la RCA tombée plus bas que terre. Les groupes armés qui vont continuer de s’entêter récolteront tôt au tard ce qu’ils ont semé et continuent de semer. « Un homme averti en vaut mille ». A bon entendeur salut !

 

Amedé NGUETE

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LE REDEPLOIEMENT DE L’AUTORITE DE L’ETAT PEINE A SE CONCRETISER :

51 FONCTIONNAIRES SUR 152 AFFECTES DANS LA BASSE-KOTTO SONT A LEURS POSTES

 

Le redéploiement de l’autorité de l’Etat sur toute l’étendue du territoire national peine à se mettre en marche. Depuis l’avènement de la Séléka en décembre 2012 jusqu’au jour d’aujourd’hui, les services déconcentrés de l’Etat dans les différentes villes de nos provinces ne sont pas réellement en place. Les fonctionnaires et agents de l’Etat affectés dans l’arrière-pays qui ont pris leurs fonctions se comptent au bout des doigts. C’est le cas patent de la préfecture de la Basse-Kotto.

En effet, une mission du ministère de l’Administration du Territoire a séjourné pendant deux (2) jours dans cette partie du pays. L’objectif était de recenser tous les fonctionnaires et agents de l’Etat qui y sont affectés et qui sont à leurs postes de responsabilité. Le constat est amer : sur cent cinquante deux (152) fonctionnaires qui doivent travailler dans cette préfecture, 51 seulement sont à leurs postes. Incroyable, mais pourtant vrai ! Si nous les répartissons dans les six (6) sous-préfectures que compte cette préfecture, chaque sous-préfecture dispose d’au moins huit (8) fonctionnaires. Le pourcentage total des fonctionnaires et agents de l’Etat présents à leurs lieux d’affectation est de 34 %, soit un tiers (1/3), ce qui est relativement bas.

Et d’après nos investigations, les fonctionnaires qui n’ont pas encore regagné leurs postes d’affectation sont à Bangui, la capitale. Les raisons évoquées par ces derniers sont entre autres l’insécurité galopante qui règne dans la préfecture de la Basse-Kotto, la non réhabilitation des bâtiments administratifs, l’absence quasi totale des mobiliers, la difficulté d’accéder aux lieux d’affectation… Tous ces fonctionnaires réclament le minimum de sécurité pour reprendre leur travail. C’est une réalité. Car vous êtes sans ignorer que cette région du pays est envahie par les combattants peuhls nigériens d’Ali Daras, le leader de l’Union pour la Paix en Centrafrique (UPC). Ils sèment la terreur et la désolation au sein des populations civiles. L’exemple patent et récent est le carnage perpétré par les éléments de l’UPC dans le site des déplacés de l’évêché d’Alindao. Au moins cent (100) personnes avaient trouvé la mort dont deux prêtres et un personnel soignant, et de nombreux blessés. L’évêché était saccagé, pillé et détruit. Dans leur furie meurtrière, ils n’épargnent personne, fonctionnaires, humanitaires, serviteurs de Dieu, femmes, enfants, vieillards…

Si la sous-préfecture de Mobaye connait une accalmie relative ces derniers temps, les cinq (5) autres sous-préfectures sont par contre en proie à l’insécurité totale. D’un côté les Séléka, de l’autre les Anti-Balaka, la population vit la peur au ventre. Pire encore, une attaque des Autodéfenses (Anti-Balaka) contre les positions de l’UPC se termine toujours par des représailles très meurtrières menées par les combattants d’Ali Daras. Dans ces représailles, fonctionnaires ou pas, tout le monde est considéré comme des Anti-Balaka. C’est ce qui fait peur aux fonctionnaires et agents de l’Etat de regagner leurs postes d’affectation.

Certains bâtiments administratifs sont complètement détruits ou rasés. D’autres sont occupés par ces seigneurs de guerre, ces bandits de grand chemin, ces criminels patentés. Au plus fort de la crise, tous les meubles et les matériels bureautiques ont été emportés par les Séléka et même les Anti-Balaka. Les portes et les fenêtres sont arrachées. Ce qui fait que certains bâtiments administratifs ressemblent aujourd’hui au désert du Sahara ou à la forêt Amazonienne. Dans ce cas de piètre figure, où les fonctionnaires et agents de l’Etat doivent s’installer pour travailler ? Que dire aussi de l’insécurité, de la violence exercée sur certains fonctionnaires par les combattants des groupes armés ? Imaginez-vous, mêmes les enseignants, le personnel soignant et les techniciens d’agriculture ou d’élevage sont aussi pris pour cible.

Pour que l’autorité de l’Etat soit effectivement redéployée dans les villes sous contrôle des groupes armés et que les fonctionnaires et agents de l’Etat regagnent leurs postes de travail, il est de la responsabilité du gouvernement de sécuriser son personnel et consorts. Sans la sécurité, il serait difficile pour ces derniers de reprendre leurs lieux d’affectation. D’ailleurs, ils sont prêts mais à la seule condition que la paix et la sécurité reviennent.

Pour ce faire, le gouvernement doit d’abord déployer les Forces de Défense et de Sécurité dans les villes. Avec la présence de ces forces de l’ordre, les fonctionnaires seront rassurés et regagneront leurs postes. Il convient aussi de souligner que dans certaines villes de nos provinces, la paix et la sécurité règnent. Force est malheureusement de constater que les fonctionnaires et agents de l’Etat n’y sont pas. Ceux-là doivent être sanctionnés avec la dernière rigueur car la population a besoin d’eux. Si les autres sont présents dans la localité, qu’est-ce qui les empêche d’en faire autant ?

Au regard du constat amer de la présence des fonctionnaires et agents de l’Etat dans la Basse-Kotto, nous profitons de cette occasion pour lancer un appel patriotique aux travailleurs de l’Etat de tout mettre en œuvre pour reprendre leurs activités, surtout ceux qui sont affectés dans les préfectures qui sont relativement calmes. Le gouvernement, avec le concours de la Minusca, doit aussi organiser le retour de ceux-ci dans leurs régions respectives, comme ce fut le cas pour les fonctionnaires de Mobaye qui regagnent leurs lieux d’affectation à bord des avions de la Minusca.

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

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Une leçon de patriotisme

 

Il est de coutume de voir une famille se trahir entre elle. Cette trahison s’étend jusque dans la  société. Tous les coup-bas au sein de la société centrafricaine sont l’œuvre parfaite des traitres qui entourent le peuple centrafricain de connivence avec la diaspora centrafricaine. Les attaques contre les sites de déplacés, contre l’église, les viols, les tortures etc. ont toujours été pilotés de loin. Pas étonnant quand Axime Césaire, ce photographe centrafricain qui réside en France, est pointé du doigt dans le carnage d’Alindao.

La révélation a été faite par un élément de l’UPC qui a été arrêté et remis aux autorités centrafricaines. Il faut savoir que le photographe Axime Césaire publiait sur sa page Facebook des messages de haines visant à soulever le peuple contre le président Touadéra et dans le même sillage attise la tension entre chrétiens et musulmans centrafricains. Mais il y a quelques semaines de cela, Axime Césaire s’est retranché dans son cocon, bouche cousue car son vrai visage a été décelé. Or entre temps, il ne se passait pas deux heures (2h) sans qu’Axime Césaire poste des messages de haine sur le réseau social Facebook. Ce dernier, depuis quelques jours, essuie des injures et des critiques les plus acerbes des Centrafricains pour son implication dans la mort des innocents à Alindao. Ce genre de traitres sont nombreux en RCA. Certains entourent d’ailleurs Touadéra car il est dit quelque part dans les Saintes Ecritures que, « Celui avec qui je partageais mon pain a levé son talent contre moi ».

Une haute Trahison

Il suffit d’encaisser une petite somme d’argent pour trahir son pays aux ennemis de la nation, tel est le propre des misanthropes, des gens sadiques. Ces gens, comme Axime Césaire, sont des instruments que la France utilise pour déstabiliser la RCA. Ils sont payés pour éliminer leurs propres frères centrafricains, ce que fit la France au Rwanda entre avril et Juillet 1994. Aujourd’hui, ils utilisent certains politiques pour renverser Touadéra et anéantir les efforts de la paix. Un vrai patriote ne pourra s’en prendre à son frère pour de la pécune. La France a ses marionnettes en RCA. Ces dernières sont entrain d’être démasquées. Elles agissent à visage voilé mais finissent par être démasquées. C’est de la haute Trahison. Il faut noter que certaines ONG africaines ont fortement critiqué le photographe traitre qui a vendu le peuple aux étrangers pour des mets. Ce traitre voulait se faire du pognon sur le dos des innocents, mais peine perdue.

Tout le peuple est derrière Touadéra pour une issue de sortie de crise. L’on a vu le travail méritoire abattu par le Professeur des Mathématiques qui s’y connait dans la résolution des équations. Macron et ses valets ne savent plus sur quel pied danser. Sékou Touré avait raison de dire que : «  Quand la France ne veut pas d’un président, cela veut dire qu’il est bon pour son peuple ». Le peuple centrafricain soutient totalement son président et la France essuie l’opprobre mais ne veut guère s’avouer vaincue.

Pour ceux qui continuent de trahir le peuple centrafricain, il faut se figurer qu’il est l’heure de tourner la page de la guerre. La France ne fait que les utiliser à sa guise et à la fin les jettera à la poubelle quand ces derniers seront hors d’usage.  Alfred Yékatom, un ancien valet de la France, se trouve à la CPI parce qu’il a été instrumentalisé par la Sangaris. Il faut apprendre à être patriote au lieu d’être gourmand à la table des appétits égoïstes. La France n’a pas d’ami, juste des intérêts égoïstes. Il faut être sans cœur ni conscience pour pouvoir concevoir et mettre au point de tels projets macabres qui ont couté la vie aux innocents.

Le patriotisme demande d’avoir de l’amour pour son pays et pour sa nation. Mais c’est ce qui échappe aux marionnettes de la France. Aujourd’hui, certains partis politiques ont oublié leur rôle. Au lieu de chercher à ramener la paix en ce moment crucial, ceux-ci passent leur temps à censurer les efforts du gouvernement. Certains partis politiques, à les entendre parler, sont contre la présence russe. Or, les Russes sont en RCA en vue de soutenir les FACA à ramener la paix sur toute l’étendue du territoire. Dommage, le patriotisme aurait voulu que tous s’alignent derrière la politique du gouvernement.  Quiconque se révèle contre la présence russe est contre les intérêts du peuple et c’est un ennemi de la nation. Au reste, soyons patriotes, animés de la philanthropie.

 

Jean Max Delouga

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QUAND DES QUARTIERS MAL LOTIS DEVIENNENT DE VERITABLES VECTEURS D’EPIDEMIES

 

Aujourd’hui, il n’est pas rare de voir les épidémies de choléra se proliférer dans les quartiers de Bangui pour cause des habitations mal loties. Ces épidémies qui se déclenchent dans nos localités trouvent comme vecteur de leur propagation, les poubelles çà et là occasionnant ainsi leur prolifération.

Le quotidien « Centrafric Matin » dénonce aujourd’hui la passivité des chefs de quartiers qui, au lieu de sensibiliser les populations à assainir devant leurs portes, se tournent vers le gouvernement. Ces chefs de quartiers excellent dans la passivité notoire face à l’insalubrité dans leur environnement immédiat.

Dans nos billets antérieurs, nous sonnions déjà l’alerte sur l’insalubrité dans les quartiers populaires de la capitale Bangui. Nous stigmatisions, à ce moment-là, le laxisme des chefs de quartier qui continuaient à ménager leurs efforts au lieu de mettre leur main à la pâte en mobilisant tous azimuts jeunes et vieux, femmes et hommes dans des campagnes de salubrité etc...

Les quartiers de Bangui  regorgent des parcelles inhabitées, un casse-tête pour l’assainissement des communautés urbaines.

Toutefois, les habitants de la Commune de Bimbo ont aujourd’hui la joie et le sourire depuis la municipalisation accélérée, enclenchée par le président Touadéra, faisant de cette commune longtemps restée rurale, une communauté urbaine et qui est en passe d’être le neuvième (9) arrondissement de Bangui. Mais hélas ! Un gros problème se rencontre au niveau de toutes ces communautés urbaines, celui des parcelles inhabitées sur lesquelles poussent des herbes et des petits arbustes. De véritables îlots de brousses au milieu de nos nouvelles petites villes. Pourtant, ces parcelles appartiennent aux ressortissants des mêmes cités. Ainsi, leur  attitude indifférente rend difficile la question d’assainissement desdites communautés.

Cette réalité,  communément partagée par toutes nos communautés urbaines, est une véritable épine sous les pieds des différentes municipalités de la capitale Bangui et ses environs.

 

Sinclair ARIES

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UNE JEUNE FEMME GRIEVEMENT BLESSEE A L’AIDE D’UNE MACHETTE AU NIVEAU DU CRANE PAR SON MARI A BOSSONGO

 

Une femme d’une trentaine a été grièvement blessée à l’aide d’une machette par son mari à Bossongo, axe Mbaïki. L’acte a eu lieu dans la nuit du dimanche 16 à lundi 17 décembre dernier.

La fille est âgée d’une trentaine d’année et vivait ensemble avec son mari à Bossongo-croisement sur l’axe Mbaïki. Les faits remontent au moment où le jeune homme demandait à la femme de quitter sa maison, et sa décision n’a pas été suivie par la suite.

C’est dans la nuit du dimanche à lundi selon le témoignage du cadet de la victime, l’auteur a pris une machette et a commencé à porter des coups, laissant des plaies sur son corps. « Il a pris la machette et a commencé alors à porter des coups pour la tabasser. Elle a reçu un coup derrière la nuque, ses doigts sont coupés ainsi que des coups à la tête », a témoigné Aubin, le frère cadet de la victime.

« Son index droit a été amputé, avec deux traces de la machette sur sa main. Deux autres plaies do