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Toutes les infos du Mardi 18 Septembre 2018

Cm n 2798 du mar 18 sept 2018

LE FPRC CONTINUE DE SE MOQUER DU PEUPLE CENTRAFRICAIN, EN FAISANT DE L’AMNISTIE UN PREALABLE

Nourredine Adam et Abdoulaye Hissène n’ont pas encore compris  que le peuple centrafricain a banni l’amnistie de son langage. Les Centrafricains, à l’unanimité, ont réclamé la justice, lors des Consultations Populaires à la Base. Le Forum National de Bangui a gravé ce vœu cher au peuple centrafricain dans du marbre. Les Cours Criminelles ont donné le ton. La machine judiciaire est en marche. Le rouleau compresseur embarquera tous les criminels. L’amnistie n’est plus à l’ordre du jour. Le DDRR demeure l’unique voie de salut et de survie des groupes armés sans distinction. Abdoulaye Hissène  a déjà été jugé, c’est un fugitif en cavale qui sera bientôt aux arrêts et en prison. Les groupes armés n’ont d’illusion à se faire. Le dialogue avec l’Union Africaine n’est qu’une opportunité pour les combattants de sauver leurs vies.

Le DDRR a déjà démarré avec ceux qui veulent vivre. Ceux qui veulent la mort, seront expédiés en enfer sans formalités. Nous ne sommes plus en 2013, les données ont totalement changé. Le FPRC continue de jouer au téméraire, à cause de Touadéra qui a un cœur humain. C’est un humaniste. C’est pourquoi, il tient absolument sauver la vie aux combattants des groupes armés. La RCA a besoin de bras valides pour son relèvement et ensuite son développement, dans le sens des Objectifs du Développement Durable d’ici 2030. Si le FPRC est conscient des crimes contre l’humanité, crimes de guerre, viols et destructions, c’est une bonne chose. Les chefs iront en justice mais les combattants peuvent contribuer au développement de leur pays. Touadéra a toujours déclaré que «  la guerre n’a rien apporté à quiconque que ce soit, mais a détruit totalement le pays ». Si le FPRC persiste à l’obliger à la guerre, il sera bien servi, voire royalement servi. En quelques heures seulement, le FPRC ne sera  qu’un souvenir cauchemardesque lointain. Les groupes armés doivent choisir, durant le dialogue, la vie ou la mort.

Aucune concession ne sera faite, aucun accord ne sera signé. Le DDRR ou la mort, c’est la seule alternative. Nourredine Adam, Abdoulaye Hissène, Ali Daras et Alkhatim, ont assez trainé Touadéra et son peuple dans la boue. La peur ayant changé de camp, Touadéra détient un pouvoir de vie et de mort sur les groupes armés. Depuis son investiture, il a décrété le pouvoir de vie, il tend une main fraternelle à qui veut la saisir. Ce pouvoir de vie sera caduque et au point mort au dialogue. C’est le décret de la mort qui entrera en vigueur après le dialogue, « ça passe ou ça casse ». Que les groupes armés se souviennent du sort des terroristes en Syrie. C’est la Russie qui frappe, qui bombarde, avec le concours de l’armée syrienne. La Russie est impatiente pour chauffer les canons. Il pleut beaucoup et les canons sont humides, il faut les chauffer jusqu’au fer rouge. Les FACA ne seront pas du reste. Il n’y aura pas de prisonniers de guerre, car aux grands maux, les grands remèdes pour une thérapie de choc. C’est une politique de terre brûlée, des combattants des groupes armés rayés de la carte des vivants et de la RCA. Il faut brûler la cervelle et sans pitié.

Depuis novembre 2012 à ce jour, c’est trop, puisque les groupes armés n’ont qu’une seule logique, tuer, tuer et tuer, notamment détruire. Le retour du bâton épousera la même logique, la même horreur poussée à son extrême. Vaut mieux les rayer par les drones, les missiles, les hélicoptères, les avions de guerre, les chars, les tanks. Les FACA ne feront que balayer les miettes des corps déchiquetés pour éviter une épidémie. Le jeu du chat et de la souris auquel s’adonne le FPRC ne sera pas éternel. Le bout du tunnel, c’est pour bientôt, quelques mois seulement et le FPRC ne sera plus.

L’Etat d’Israël a décidé d’envoyer des hélicoptères, des chars pour compléter l’arsenal des FACA. Mieux encore, les FACA disposent de deux (2) avions de guerre en état de fonctionnement. La Chine s’active pour doter les FACA en armes sophistiquées. Le dialogue avec l’Union Africaine ne concerne que les groupes armés et le gouvernement. Le DDRR ou le feu d’artifices de la fin du monde pour les groupes armés. Pourquoi le FPRC, le MPC et l’UPC se sont tassés à la frontière tchadienne, car il y a un droit de poursuite en territoire tchadien, en plus d’une coopération judiciaire. C’est dans ces dispositions judiciaires  que Baba-Laddé a été extradé au Tchad.

Ceux qui courent plus vite qu’un avion de guerre, peuvent se permettre le luxe de narguer le peuple centrafricain ? Dans le cas contraire, la vie est encore possible. L’Afrique est entrain de se globaliser. Aucune puissance n’aura le privilège de peser sur les Etats africains. La RCA vient d’amorcer la reconquête de sa Liberté, de son Indépendance et de Souveraineté. Les Etats-Unis, la Chine, la Russie et l’Union Européenne ont un partenariat gagnant-gagnant avec la RCA. C’est tout ce que les Centrafricains demandent. Le FPRC et ses alliés ont le dos au mur avec un choix unique : la vie ou la mort.

 

Julien BELA

 

 

LE FMI SATISFAIT DES EFFORTS DE REDRESSEMENT ECONOMIQUE ET FISCAL DU PAYS

 

Dans le cadre de la 5e revue de facilité élargie de crédit que le pays est appelé à conclure avec le Fonds Monétaire International en octobre prochain, une mission préparatoire conduite par Norbert Toé s’est félicitée des avancées enregistrées par le gouvernement. Il l’a dit ce matin au sortir d’une réunion au ministère des Finances.

Le gouvernement s’est inscrit dans une logique d’amélioration des performances pour répondre aux exigences des institutions de Breton Woods, et satisfaire les besoins de base de la population notamment l’école, l’accès à l’eau et aux infrastructures sociales de base. Avec une prévision acceptable de la croissance, le gouvernement compte faire mieux davantage, en poursuivant les reformes, créant les poches de recettes tout en améliorant les recettes douanières. C’est dans ce contexte que le gouvernement compte sur cette facilité élargie de crédit pour atteindre ses objectifs.

Selon le chef de mission du Fonds Monétaire International Norbert Toé, les signaux qu’envoie le gouvernement sont appréciables. « Les reformes se poursuivent à une bonne cadence, les repères structurels ont été largement respectés et quant aux objectifs quantitatifs, les critères de fin juin sont respectés », s’est félicité Norbert Toé, chef de mission de FMI avant de recommander au gouvernement plus d’effort dans la mobilisation des ressources intérieures.

Ces réformes ont un impact positif sur le budget de l’année 2019 en élaboration et qui sera soumis à la session budgétaire qui va s’ouvrir début octobre selon Henri Marie Dondra, ministre des finances. « Nous avons beaucoup travaillé sur le volet parafiscalité et je pense qu’en 2019, le chapitre recette connaitra une hausse dans la loi de finances qui sera soumis à l’approbation des élus, mais le plus important c’est la sécurité pour permettre au pays d’accroitre son assiette fiscale. Mais je pense qu’avec la volonté du chef de l’Etat, on fera tout pour le redéploiement de l’Etat, pour permettre à ce que l’Etat puisse recouvrir les recettes », a dit Henri Marie Dondra.

Cette mission fait suite à celle de juin et intervient dans un moment où le gouvernement table sur la réduction des dépenses publiques.

 

RJDH

 

 

LE PRESIDENT TOUADERA A BANGASSOU : LANCEMENT DU 2EME PROJET LONDO, DDRR, RECRUTEMENT DE 1023 JEUNES DANS LES FACA… »

Le président de la République, chef de l’Etat, professeur Faustin Archange Touadéra, en compagnie de quelques responsables de la Minusca et d’une mission de la délégation de la Banque Mondiale (BM) s’est rendu dans la préfecture du Mbomou au Sud-est de la RCA. C’était le samedi 15 septembre 2018.

A  cette occasion, le président Touadéra a procédé officiellement au lancement des activités du deuxième (2ème) projet « Londo ». Faisant d’une pierre deux (02) coups, il a détruit publiquement les armes restituées volontairement par les groupes armés dans le cadre du programme DDRR, en les brûlant.

Dans son adresse à la population de Bangassou à cette circonstance, le  président de la République, a mis un accent particulier sur «  la paix, la cohésion sociale, le programme DDRR et le recrutement de mille vingt trois (1023) jeunes de deux (02) sexes dans les Forces Armées Centrafricaines (FACA)».

A en croire le président Touadéra, « la population de Bangassou doit cesser avec l’esprit de haine, du tribalisme,  de division et de violence intercommunautaire qui n’honore et ne grandit personne, mais ternit davantage l’image de notre cher et beau pays, la RCA ».

A cet effet, il a exhorté ladite population à « s’unir comme un (01) seul homme  pour faire la paix, se réconcilier entre elle-même et se mettre résolument au travail afin de reconstruire et faire développer la ville de Bangassou en particulier, et la RCA en général ».

Aussi, le président Touadéra a informé la population sur «  l’évolution et les avancées du processus DDRR et du recrutement en cours de mille vingt trois (1023) jeunes de deux (02) sexes dans les FACA ».

En fin de compte, il s’est félicité « des efforts déployés par les uns et les autres pour le retour de la paix et de la cohésion sociale à Bangassou. Ce qui a permis le retour des déplacés internes dans leurs quartiers et villages respectifs ».

Nous précisons ici que depuis son élection à la Magistrature Suprême de l’Etat  le 30 mars 2016, c’est la deuxième (2ème) visite de travail qu’a effectuée le président Touadéra à Bangassou. C’est dire que c’est un président de la République, plus proche de ses compatriotes et toujours à leur écoute.

A l’instar des villes de Bambari dans la Ouaka, de Kaga-Bandoro dans la Nana-Gribizi, de Bria dans la Haute-Kotto et de Mobaye dans la Basse-Kotto, celle de Bangassou dans le Mbomou est aussi plus touchée par des violences intercommunautaires à mettre au passif des groupes armés (factions Séléka dont l’UPC en tête et Autodéfenses). Aujourd’hui, la situation sécuritaire se normalise petit à petit et toutes les activités confondues ont bel et bien repris. Et tout cela grâce au déploiement des éléments des FACA à Bangassou. D’où l’importance que revêt cette deuxième visite de travail du président Touadéra, pour palper du doigt les réalités actuelles qui y prévalent.

 

Le Petit YEKOA

 

 

 AU MOINS 12 MILITAIRES DE L’ARMEE NATIONALE FORMES SUR LES STRATEGIES DE COMMUNICATION

 

Au moins 12 militaires des Forces Armées Centrafricaines (FACA) du ministère de la défense (MINDEF) et de l’État-Major des armées (EMA), ont participé à un séminaire de communication organisé par le Ministère de la Défense et l’EUTM-RCA, du 12 au 14 septembre 2018.

A l’ère où la communication est un outil indispensable pour toute institution ou organisation, notamment pour les FACA, avec le redéploiement progressif, le recrutement, l’entrainement opérationnel, et la formation, les 12 militaires de l’armée centrafricaine ont participé durant trois jours à différents cours permettant de consolider leurs connaissances et savoir-faire techniques.

Selon l’EUTM-RCA, son objectif est d’appuyer l’armée centrafricaine dans la gestion de son institution et de construire les capacités nécessaires pour que la Centrafrique bénéficie d’une armée républicaine, moderne, efficace, inclusive et démocratiquement responsable. Pour ce faire, l’EUTM-RCA contribue à la restructuration du secteur de la Défense dans trois domaines : conseil stratégique, entrainement opérationnel et formation.

 « Avant de s’investir pleinement dans les ateliers de communication, le séminaire a débuté par la relecture et l’analyse approfondie des plans de communication du MINDEF et de l’EMA, base indispensable avant tout aspect technique. L’ensemble des stagiaires a ensuite travaillé individuellement et en groupe sur des ateliers tels que : Écrire une brève, gestion des réseaux sociaux, montage de reportages photos et vidéos, etc… Le dernier jour, le porte-parole de la Minusca, Vladimir Monteiro et le journaliste du journal Le Tambourin, Georges Ouapure, ont apporté leurs connaissances avec pragmatisme et qualité pour le plaisir de tous », explique l’EUTM-RCA dans un communiqué de presse y relative..

Les généraux ont souligné l’importance des hommes et des femmes qui constituent le centre de gravité de l’armée centrafricaine, et l’importance d’avoir une réelle stratégie de communication renforcée au niveau de la sécurité et de la défense. Chacun des généraux a remis aux stagiaires les attestations de participation au séminaire de communication.

Une cérémonie de clôture a eu lieu le vendredi 14 septembre en présence du général Maio, commandant l’EUTM-RCA, et le général Dolle-Waya, inspecteur général des FACA.

RJDH

 

 

LA JUSTICE CENTRAFRICAINE DOIT SOIGNER SON IMAGE AUPRES

DES PLAIGNANTS APRES LA GRAVE CRISE

Depuis la nuit des temps jusqu’à ce jour, la justice centrafricaine est mal digérée par les Centrafricains, surtout les pauvres. Cette situation se poursuit de nos jours. La justice en RCA est toujours considérée comme la justice des vainqueurs, des riches. Dans presque tous les procès qui se sont déroulés aux Tribunaux de Grande Instance et autres, ce sont les nantis qui les gagnent. Les pauvres n’ont que les yeux pour pleurer puisqu’ils n’ont pas les moyens financiers. Quand un pauvre a un contentieux judiciaire avec un riche, la justice rendue n’est pas à la hauteur des attentes du pauvre. Le droit, rien que le droit n’est pas dit. On assiste toujours à une parodie de justice. C’est ce qui fait que la justice populaire a pris de l’ascendance sur la vraie justice.

Dans toutes les villes de la RCA et même dans la capitale Bangui, les Centrafricains n’ont pas confiance à la justice. Le prénommé Alban que nous avons croisé dans la rue s’est dit inquiet de ce qui se passe dans les différents Tribunaux et Cours de la République Centrafricaine. « Je suis très inquiet de ce qui se fait dans nos Tribunaux et Cours. J’ai pensé pour ma part que la justice est faite pour tout le monde. Or, il n’en est rien en RCA. Tout se passe comme si tous ceux qui sont censés dire le droit sont corrompus jusqu’aux os. Chacun cherche son intérêt personnel et l’intérêt de celui qui a de l’argent. Dans ce cas de piètre figure, peut-on se plaindre auprès des tribunaux quand on a des problèmes avec quelqu’un ? C’est vraiment difficile », a-t-il martelé.

Un compatriote qui habite le quartier Guitangola dans la commune de Bimbo a expliqué ce qui lui est arrivé quand il s’est plaint à la justice de cette façon : « J’avais eu un problème de terrain avec un dignitaire. Je l’ai porté à la justice. Grande fut ma surprise de constater que ce monsieur est passé outre pour gagner le procès. Je ne sais par quel miracle. Et pourtant, j’avais tous les documents attestant que le terrain me revient de droit ».

Au quartier Nzangognan dans le 6ème arrondissement de Bangui, le prénommé Albert s’est fait agresser dans sa propre concession par son voisin. Il a déposé plainte pour violation de domicile et agression. Le jour du procès, ce dernier a été reconnu non coupable des faits qui lui sont reprochés. Les cas sont nombreux et nous ne sommes pas en mesure de les énumérer sous peine d’écrire un roman.

C’est dans ce contexte que nous appelons ceux qui ont le privilège de dire le droit, rien que le droit de soigner leur image auprès des plaignants après cette crise. Car vous êtes sans ignorer que l’une des causes du déclenchement de la crise centrafricaine par la coalition Séléka réside dans les affaires en justice qui ne sont pas traitées comme il se doit par les magistrats. Comme nous avons dit tout au début, la justice centrafricaine n’est autre chose que la justice des vainqueurs, des nantis. Il est temps que l’appareil judiciaire centrafricain soigne son image auprès des plaignants qui veulent que justice leur soit rendue.

Si nous assistons aujourd’hui à la montée en puissance de la justice populaire à travers tout le pays, cela est dû au fait que la justice est faite pour les riches et ceux qui ont des parents qui travaillent dans les Tribunaux et les Cours. Beaucoup de Centrafricains se sont désintéressés de la justice au profit de la justice populaire car ils ne s’y reconnaissent pas. Et ceux qui sont très enclins dans la justice populaire sont des jeunes et surtout des pauvres qui ne savent plus à qui se vouer pour avoir gain de cause.

Pour ce faire, il faut les sensibiliser sur les mécanismes et le fonctionnement de la justice. C’est de cette manière que la justice populaire baissera d’intensité. En outre, les magistrats doivent changer de comportements. C’est avec amertume que nous constatons qu’après cette crise, rien n’a changé d’un iota. Car, les témoignages de certains compatriotes le prouvent. C’est autant dire que le ministre de la Justice a du pain sur la planche pour soigner l’image de l’appareil judiciaire centrafricain. C’est bien dommage pour le troisième (3ème) pouvoir qui est le pouvoir judiciaire !

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

BOUAR : LES ELEMENTS DES FACA DE RETOUR EN PUISSANCE AU CAMP

MILITAIRE LECLERC

Depuis le vendredi 14 septembre 2018, les éléments des Forces Armées Centrafricaines (FACA) sont de  retour en puissance à Bouar, chef-lieu de la préfecture de la Nana-Mambéré,  au camp militaire Leclerc. Et ceci après plus de six (06) ans, après la plus grave crise militaro-politique déclenchée par la nébuleuse coalition Séléka, le 10 décembre 2012 en RCA.

Ce redéploiement des éléments des FACA à Bouar redonne de la confiance et donne du baume au cœur de ses habitants en matière de leur protection. Il ne faut pas aussi perdre de vue que la présence effective de nos éléments des FACA dans cette ville est un atout majeur pour garantir la libre circulation des personnes et des biens.

Nul n’ignore que le camp militaire Leclerc de Bouar a eu à former bon nombre de soldats de notre armée nationale, qui, aujourd’hui, sont tous devenus des officiers supérieurs, officiers et sous-officiers au service de la nation centrafricaine. C’est donc un centre d’instruction et de formation militaires de référence de la sous-région CEMAC.

Comme on le dit le plus souvent, « c’est petit à petit que l’oiseau fait son nid ». C’est justement ce qui se passe actuellement avec nos FACA qui sont entrain de monter doucement mais sûrement en puissance, avec les appuis multiformes des vrais partenaires et amis de la RCA (Etats Unis, EUTM-RCA, Russie, Chine, Afrique du Sud, Angola) et nous en passons. D’où le redéploiement progressif de nos FACA à l’intérieur du pays.

Au jour d’aujourd’hui, les FACA sont présentes et opèrent aux côtés des Casques Bleus de la Minusca dans sept (07) villes suivantes : Paoua (Ouahm-Péndé), Sibut (Kémo), Obo (Haut Mbomou), Bangassou (Mbomou), Dékoa (Kémo), Bambari (Ouaka) et Bouar (Nana-Mambéré). C’est dire que nos FACA renaissent de leurs cendres, montent en puissance pour protéger leurs compatriotes et défendre l’intégrité du territoire national. Donc il y a de quoi donner de la peur aux groupes armés qui écument la RCA. Car, les rapports de force ont aujourd’hui changé et ne sont pas les mêmes qu’au temps de la transition.

 

Le Petit YEKOA

 

 

PRISON A PERPETUITE, PEINE MAXIMALE DE LA CPS : L’ENFER  QUI ATTEND LES BOURREAUX DU PEUPLE CENTRAFRICAIN

La peine maximale selon la loi sur la Cour Pénale Spéciale (CPS) est la prison à perpétuité. Outre les peines de prison, la CPS pourra également prononcer les peines de travaux forcés. Voilà en quelque sorte l’enfer qui attend les  auteurs intellectuels et complices des massacres, des tueries, des viols, des braquages, des pillages, des incendies, bref, des violations graves des Droits de l’Homme et du droit international humanitaire, commis sur le territoire centrafricain. Et ce, depuis la date du 1er janvier 2003 à ce jour.

Selon l’article 162.2 du code pénal centrafricain, «les crimes de génocide, crimes de guerre et crimes contre l’humanité sont imprescriptibles et ne peuvent être graciés ou amnistiés ». Cet article cité ci-haut est net et clair, quant à la question de l’amnistie tant souhaitée par les bourreaux du peuple centrafricain et certaines puissances de ce monde. Cette fois ci, il n’y aura pas de prime à l’impunité puisque tout a été déjà ficelé par le Forum National de Bangui.

Combien de lois d’amnistie ont été votées dans le passé ? Et quels en sont les résultats aujourd’hui ? Trop c’est trop, et c’est vraiment déjà trop. Le peuple centrafricain en entier a décidé aujourd’hui de retrouver sa dignité humaine et sa valeur perdue à travers la justice, rien que la justice, un point un trait. C’est l’impunité qui est encore à la base de la  grave crise militaro politique enclenchée en décembre 2012 par l’ex-coalition Séléka dont nous continuons de vivre les conséquences dramatiques  sur les plans sécuritaire et humanitaire.

Depuis la date du 10 décembre 2012 jusqu’au moment où nous mettons cet article sous presse, combien de personnes ont trouvé la mort ? Combien de femmes et des mineurs ont été violées ? Combien d’immeubles publics et privés ont été vandalisés, saccagés et détruits ? Combien de maisons et champs des particuliers ont été incendiés ? Combien de véhicules des humanitaires ont été braqués et pillés par les groupes armés ? Faut-il laisser tous ces crimes impunis ? C’est vraiment inadmissible.

La Communauté internationale doit être franche et sincère vis-à-vis des populations centrafricaines qui souffrent comme des animaux sauvages depuis plus de cinq (5) ans. « On ne poursuit pas deux lèvres à la fois », dit un dicton populaire. Comment comprendre que la communauté internationale qui soutient l’Etat de droit, à travers la justice (CPS) puisse croiser les bras et observer les groupes armés et certaines puissances tirer le drap de leur côté ?

L’Union Africaine (UA), dans sa démarche de sortie de crise en République Centrafricaine, se penche beaucoup plus du côté des groupes armés. Le panel des facilitateurs de l’initiative africaine, a rencontré non seulement les leaders des groupes armés, mais également les représentants des ONG de défense des Droits de l’Homme, de la société civile voire de la Plateforme des Confessions Religieuses en Centrafrique.

Curieusement, le panel des facilitateurs se contente de publier les fameuses revendications tordues des groupes armés qui, d’ailleurs ne cadrent pas avec les réalités du terrain. Pourquoi ne pas aussi publier les recommandations des représentants des organisations de  la société civile pour faire la part des choses ? Cela n’étonne personne puisque la France et le Tchad ont toujours la main mise sur l’Union Africaine qu’ils manipulent à volonté.

L’Union Africaine, une grande organisation des Africains, navigue à contre courant des réalités des pays de la sous-région. Presque tous les pays de l’Afrique Centrale traversent des crises militaro politiques voire des mouvements terroristes. Mais l’UA n’a jamais apporté une solution concrète même, ne fusse qu’à un seul pays. L’exemple frappant est celui de la RCA où l’UA vogue au gré du vent ou rame à contre courant sans apporter une solution concrète à la crise que traverse le pays de feu Barthelemy Boganda. Et ceci, depuis plus de cinq années. Incroyable, mais pourtant réel.

Qu’à cela ne tienne, la Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC) et la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC), croisent les bras et observent les crimes et exactions se poursuivre allégrement  sur l’ensemble du pays, sans pour autant prendre de mesures concrètes qui s’imposent. Et tout porte à faire croire que la CEMAC, la CEEAC et l’UA sont des coquilles vides, incapables de trouver des solutions aux multiples crises dans les pays de la sous-région.

Heureusement, le peuple centrafricain n’est plus dupe. Tout ce qui se fait en cachette est désormais  compris par tout le monde. C’est pourquoi, l’idée d’une soi-disant amnistie, est rejetée aujourd’hui en bloque par toute la population. Seule la justice peut nous libérer définitivement de l’emprise des groupes armés.

 

Bénistant MBALLA

 

 

 

LES NATIONS UNIES ONT ACHETE POUR 3,9 MILLIARDS DE FRANCS CFA

AUX ENTREPRISES CENTRAFRICAINES EN 2017

Bangui, 14 septembre 2018 - En 2017, le volume d’achat du Secrétariat des Nations Unies auprès des entreprises centrafricaines a atteint sept millions de dollars (environ 3.9 milliards de francs CFA). Ces achats ont porté sur des biens et des services pour la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA). 

Afin d’encourager les entreprises centrafricaines à faire des affaires avec les Nations Unies, la MINUSCA a organisé un séminaire fin juillet 2018, destiné à développer une plus grande coopération entre le service des achats de la Mission et la communauté des affaires centrafricaine et permettre aux entreprises de mieux s’imprégner de la manière de faire les affaires avec les Nations Unies.

Un total de 178 entreprises nationales y ont participé, en présence de représentants du Gouvernement centrafricain, notamment du Ministère du Commerce et de l’Industrie, du Ministère des Finances ainsi que la Chambre de Commerce. 

La Division des Achats des Nations Unies soutient le siège, les bureaux hors siège, les commissions régionales, les tribunaux internationaux et les missions de maintien de la paix partout dans le monde. Lorsque l’Assemblée Générale des Nations Unies approuve le financement d’une Résolution, il incombe à la Division des Achats de trouver les biens et les services nécessaires à la mise en œuvre du mandat. 

Avec la délégation d’autorité, la MINUSCA achète localement un éventail très large et précis de biens et de services également nécessaires à la mise en œuvre du mandat dans des domaines divers notamment la sécurité, le génie civil, la construction, l’entretien de véhicules, le nettoyage, la maintenance des camps, internet, téléphonie mobile, impression, fournitures, communication, transport, entre autres.

Pour devenir vendeur des Nations Unies, l’entreprise doit d’abord s’inscrire gratuitement sur www.ungm.org le site du Marché Global des Nations Unies.  Le processus d’inscription permet aux vendeurs de choisir l’organisme des Nations Unies avec lequel ils souhaitent faire des affaires, ce qui facilite sa localisation par l’organisation. Ensuite, il faut répondre aux invitations de manifestations d’intérêt publiées sur le site du Marché Global et dans la presse écrite en Centrafrique, puis répondre aux appels d’offres en respectant les instructions.

 

 

MINUSCA

 

Organisation d’un sEminaire de communication PAR le MinistEre de la DEfense et l’EUTM-RCA

  

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

12 militaires des Forces Armées Centrafricaines (FACA), du ministère de la défense (MINDEF) et de l’État-Major des armées (EMA), ont participé à un séminaire de communication organisé par le Ministère de la Défense et l’EUTM-RCA, du 12 au 14 septembre 2018.

A l’ère où la communication est un outil indispensable pour toute institution ou organisation, notamment pour les FACA, avec le redéploiement progressif, le recrutement, l’entrainement opérationnel, et la formation, les 12 militaires de l’armée centrafricaine ont participé durant trois jours à différents cours permettant de consolider leurs connaissances et savoir-faire techniques.

Avant de s’investir pleinement dans les ateliers de communication, le séminaire a débuté par la relecture et l’analyse approfondie des plans de communication du MINDEF et de l’EMA, base indispensable avant tout aspect technique. L’ensemble des stagiaires a ensuite travaillé individuellement et en groupe sur des ateliers tels que : Écrire une brève, gestion des réseaux sociaux, montage de reportages photos et vidéos, etc...Le dernier jour, le porte-parole de la MINUSCA, Vladimir MONTEIRO et le journaliste du journal Le Tambourin, Georges OUAPURE, ont apporté leurs connaissances avec pragmatisme et qualité pour le plaisir de tous.

Une cérémonie de clôture a eu lieu le vendredi 14 septembre en présence du général MAIO, commandant l’EUTM-RCA, et le général DOLLE-WAYA, inspecteur général des FACA. Les généraux ont souligné l’importance des hommes et des femmes qui constituent le centre de gravité de l’armée centrafricaine, et l’importance d’avoir une réelle stratégie de communication renforcée au niveau de la sécurité et de la défense. Chacun des généraux a remis aux stagiaires les attestations de participation au séminaire de communication.

L’objectif de l’EUTM-RCA est d’appuyer l’armée centrafricaine dans la gestion de son institution et de construire les capacités nécessaires pour que la Centrafrique bénéficie d’une armée républicaine, moderne, efficace, inclusive et démocratiquement responsable. Pour ce faire, l’EUTM-RCA contribue à la restructuration du secteur de la Défense dans trois domaines : conseil stratégique, entrainement opérationnel et formation. 

 

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Toutes les infos du Lundi 17 Septembre 2018...

Cm n 2797 du lun 17 sept 2018

MESSIEURS LE PRESIDENT ET LE PREMIER MINISTRE, L’HEURE EST VENUE DE FRAPPER DU POING SUR LA TABLE ET DE PRENDRE LES GRANDES DECISIONS

La rupture tarde à se concrétiser. L’heure est enfin venue de frapper du poing sur la table et de prendre les grandes décisions qui s’imposent : bouter les brebis galeuses hors du gouvernement, remettre la pendule à l’heure. Du plan sécuritaire, il faut passer à la vitesse supérieure. Le Tchad, bras complice de la France, ne négocie pas avec ses rebelles, mais les bombarde par hélicoptère, en l’air et par des tanks à terre. La réaction du Tchad face à ses propres rebelles au Nord dans le Tibesti doit vous inspirer. On ne négocie pas avec les terroristes, les criminels, les bandits de grand chemin, les destructeurs. Le Tchad utilise la Force pour se débarrasser de ses rebelles.

Le pouvoir centrafricain ne doit plus lésiner sur les moyens de carboniser des criminels. Le temps passe et le peuple souffre et continue de souffrir. Tout accord avec les groupes armés est un piège pour les autorités centrafricaines. Les manipulateurs sont aux aguets, épicent la moindre brèche pour s’y engouffrer. La crise a trop duré et ne peut plus trainer en longueur. Il faut l’abréger le plus rapidement possible. Le conseiller militaire russe donne 12 mois aux groupes armés, c’est trop long. Il faut réduire à trois mois la durée de l’ultimatum. Les grands projets avec la Chine doivent démarrer sans délai pour résorber le chômage endémique de la jeunesse centrafricaine. Le peuple centrafricain attend avec impatience, une amélioration de ses conditions de vie.

   Le gouvernement est très médiocre comportant des traitres et des gloutons. Il faut le tamiser pour enlever les mauvaises graines. On ne devient pas ministre de la République pour ses intérêts personnels, pour son propre ventre, pour rançonner les investisseurs et les entreprises étrangères qui viennent créer des emplois, résorber le chômage, relancer l’économie. L’heure est aujourd’hui aux grandes décisions pour libérer le peuple centrafricain de la servitude des groupes armés et ceux qui les manipulent. Aucune tergiversation n’est possible, car il faut briser le signe indien.

La Russie doit appliquer la même thérapie qu’en Syrie, car trop, c’est trop. Le président Idriss Deby Itno du Tchad a déployé les gros moyens contre les rebelles tchadiens, pourquoi la RCA n’en ferait pas autant ? Faut-il prolonger indéfiniment la souffrance du peuple ? Il n’y a pas de sentiments en politique, « ça passe ou ça casse ». La versatilité des groupes armés n’est plus à démontrer. Il faut frapper et sans pitié pour sauver le plus grand nombre.

Les ministres de la République versent dans un carnaval d’enrichissement illicite. A quand la rupture ? La Haute Autorité Chargée de la bonne gouvernance, n’est-elle qu’un décor ? L’impunité zéro ne concerne-t-elle que les groupes armés ? Et les criminels économiques et financiers n’ont-ils pas de compte à rendre ? L’Inspection Générale d’Etat, le contrôle financier et la Cour des Comptes doivent sévir. Les ministres, gouffres financiers, n’ont plus leurs places au gouvernement. La moralisation de la vie publique et de l’Administration publique doit être de rigueur. Rigueur et fermeté doivent être des jumeaux inséparables dans la conduite des affaires de l’Etat. En politique, il n’y a ni sentiment ni parents, seul l’intérêt du peuple gouverne toutes les actions. « La RCA d’abord, les Centrafricains avant tout », telle est la logique. Donald Trump, le Chef de l’Exécutif américain, donne la priorité aux Etats-Unis et aux Américains, créant les emplois et dopant la croissance économique. Un ministre doit laisser un bon témoignage de son passage aux affaires et non la malédiction populaire par les vols, les détournements, les rançonnements des investisseurs et entreprises qui viennent soulager le pays de la misère.

Messieurs le président et le premier ministre, réveillez-vous. Les sentiments entretiennent la médiocrité, caressent l’impunité, développent l’irresponsabilité. Il faut plus de rigueur, de fermeté, qui sont source d’intégrité, d’honnêteté, de transparence, de conscience professionnelle, avec un sens aigu de l’intérêt général. Il ne faut surtout pas se voiler la face. Depuis trente (30) ans, les Centrafricains ont développé de vilaines habitudes, devenues une seconde nature : l’intérêt personnel passe avant l’intérêt général. Cette tendance doit être inversée avec un marteau-pilon, s’il le faut. La paix n’est qu’à deux (02) doigts, il faut frapper très, très fort et la piste d’atterrissage sera libre pour la paix en RCA.

 

Julien BELA

 

 

« IMPUNITE ZERO » : CELA NE CONCERNE PAS UNIQUEMENT LES GROUPES ARMES, MAIS EGALEMENT LES AUTEURS DES CRIMES  ECONOMIQUES ET FINANCIERS

Quant on parle d’« impunité zéro », tous les regards sont braqués sur les groupes armés. Or en réalité, la lutte contre l’impunité sous toutes ses formes ne vise pas seulement les groupes rebelles, auteurs des violations graves des Droits de l’Homme et du droit international humanitaire, mais également les assassins économiques et financiers, auteurs des détournements des deniers publics, des vols des biens de l’Etat, de la corruption, voire de l’escroquerie.

«L’impunité zéro » est le vœu du peuple centrafricain, exprimé pendant les Consultations Populaires à la Base sur toute l’étendue du  territoire et matérialisé durant la tenue du Forum National de Bangui. C’est dans ce sens que les nouvelles autorités du pays, dès leur prise de fonction en 2016, ont fait de la lutte contre l’impunité sous toutes ses formes leur cheval de bataille.

 D’où, la mise en place de toutes les institutions républicaines ; nous citons entre autres la Haute Autorité Chargée de la Bonne Gouvernance, la Cour des Comptes, la Haute Cour de Justice, qui sont censées de contrôler toutes les gestions, de révéler au grand jour les cas de la mauvaise gouvernance et de dénoncer les auteurs devant les juridictions compétentes, afin qu’ils répondent de leurs mauvaises pratiques devant la loi.

Malgré les nombreuses difficultés, les autorités du pays se battent jour et nuit pour traduire «l’impunité zéro », le souhait du peuple centrafricain en général, dans la réalité des faits. C’est le cas partent de la Cour Pénale Spéciale (CPS), mise en place par les autorités de la transition et  qui  se concrétise doucement, mais très sûrement, afin de rendre justice aux milliers de victimes de la crise centrafricaine.

Touadéra et Sarandji restent très fermes sur leur ton : « il n’y aura pas de prime à  l’amnistie ». C’est ce qui a suscité et continue de susciter le mécontentement des auteurs intellectuels des massacres et leurs complices qui cherchent par tous les voies et moyens à tirer le drap de leur côté. Voilà la principale raison de la persistance de la violence à Bangui et dans les villes de l’arrière-pays, à travers les multiples revendications faites ça et là  par les groupes armés, afin de faire pression sur la  communauté nationale et internationale à accepter leurs revendications.

Et comme cela ne suffit pas, certaines personnalités du pays se versent dans des pratiques anciennes et honteuses, bloquant ainsi les efforts de relèvement socio-économique du pays. Les détournements de deniers publics, les vols des biens de l’Etat, la corruption, l’escroquerie, les pots de vin et la liste est non exhaustive, sont les actes enregistrés au quotidien dans les départements ministériels, les sociétés d’Etat, voire les entreprises publiques et parapubliques.

Les ministres, les directeurs généraux, les chefs de services, pour ne citer que ceux-là, s’enrichissent illicitement. Tout le monde vise sa poche et son ventre, au détriment des plus pauvres populations, notamment les jeunes qui font face aux chômages endémiques, à la pauvreté absolue et à la misère ordurière. Les bailleurs de fonds qui devraient venir investir dans le pays afin de résorber le taux de chômage des jeunes, sont réticents, à cause de la très mauvaise gouvernance de certaines personnalités centrafricaines qui se versent jour et nuit dans des pratiques anciennes datant d’une autre époque.

Les assassins économiques et financiers au sein du gouvernement Sarandji sont si nombreux comme les sables au bord du fleuve Oubangui pendant la saison sèche. A telle enseigne que le pays  va de mal en pis, à cause des détournements des deniers publiucs, de la corruption, de l’escroquerie, voire de faux et usage de faux. Et ce, malgré la «RUPTURE » prônée par Faustin Archange Touadéra, président de la République, chef de l’Etat, visant à mettre définitivement un terme aux veilles pratiques.

Dans le cas de la RCA qui peine encore à sortir d’une longue et grave crise militaro-politique qui a ébranlé les fondements de la République et détruit les tissus socio-économiques du pays, peut-on réellement se permettre le luxe de toucher même à un seul bien de l’Etat ? Ceux-là qui agissent de la sorte, sont les vrais ennemis du peuple et de la République, des vrais assassins, plus criminels que les groupes armés. Comment comprendre que ce sont des hautes personnalités qui puissent se comporter de la sorte ?

Et pourtant, la mauvaise gouvernance est décriée par tout le monde comme étant l’une des principales causes de la pire crise que nous venons de traverser avec des conséquences dramatiques sur les plans socio-économiques et humanitaires. Pendant les ateliers et les réunions, certaines personnalités du pays, dans leurs discours, prétendent souvent lutter contre l’impunité, afin d’assoir une base saine de la gouvernance dans leurs départements ou sociétés. Mais en réalité, ce sont ces mêmes personnalités qui sont à l’origine des cas de détournements des deniers publics, de v

Toutes les infos du Vendredi 14 Septembre 2018

Cm n 2796 du ven 14 sept 2018

140.000.000 FCFA VERSES  PAR LE  TRESOR PUBLIC A LA SODECA, MAIS LA SOCIETE  MANQUE PRESQUE DE TOUT POUR SATISFAIRE SES CLIENTS ET RESOUDRE SES PROPRES PROBLEMES

Selon les informations recueillies, de juin à août, le trésor public a versé une somme de cent trente millions (130.000.000) de FCFA  à la SODECA. Le vendredi 07 septembre dernier, une somme de dix millions (10.000.000) a été encore  versée à la dite société. Au total, cent quarante millions (140.000.000) de FCFA ont été versés par le trésor public à la SODECA. Curieusement, la société  manque presque de tout pour satisfaire ses clients et résoudre ses propres problèmes.

1er acte : non installation de la SODECA chez les clients qui ont payé leur devis

Certains clients qui ont payé leur devis, attendent vainement l’installation de la SODECA depuis 7 à 8 mois. Motif, la société n’a pas les moyens de sa politique et donc les matériels qui devraient permettre l’installation de la SODECA aux ayants droits font défaut. Selon les informations en notre possession, quelques matériels achetés par la SODECA étaient arrivés à Bangui ce mercredi 12 septembre 2018. Mais la valeur de ces matériels ne correspond pas à la somme décaissée par le trésor public. Où est donc  passée le reste de l’argent ?

2ème acte : les machines tombées en panne et qui ne sont pas réparées, constituent un manque à gagner pour la société et l’Etat

Sur les cinq (5) pompes qui sont installées au bord du fleuve Oubangui pour alimenter la ville de Bangui, deux (2) sont tombées en panne. Jusqu’à lors, elles ne sont pas encore réparées. Qu’à cela ne tienne, la machine installée derrière la radio Ndéké-Luka et qui sert à creuser les conduits d’eaux est aussi en panne. Alors que, si cette machine fonctionne, elle peut rapporter  cinq cent mille (500.000) ou sept cent mille (700.000) par jour, selon les investigations de Centrafric Matin. Cela n’émeut nullement la directrice générale qui se contente  d’effectuer des voyages à l’étranger. S’agit-il des voyages effectués dans le cadre du travail ou des voyages touristiques ?

Nous sommes en saison des pluies. Et normalement, il ne doit pas se poser un problème d’eau. Fort malheureusement, la SODECA se trouve confronter à un problème, celui de produire suffisamment d’eau potable à la population. Et ce, en pleine saison pluvieuse. Qu’adviendra-t-il en saison sèche ?

Pire encore, la vanne qui est installée à quelques cinq cents mètres du domicile du chef de l’Etat est fermée de 5 heures à 17 heures, privant ainsi une partie de la population du 4ème arrondissement de la ville de Bangui de s’approvisionner en eau potable. Chose qui n’a jamais été faite à l’époque de sieur Yves Yalanga Bela, ancien DG de la SODECA.

Selon certaines informations, l’actuelle DG travaille depuis fort longtemps à la SODECA. Mais elle n’arrive pas à gérer la société comme il se doit. Monsieur Benam Betoungou est aussi un ex-DG de la SODECA que le personnel regrette encore son départ, parce qu’il a travaillé en toute intégrité et a bien maîtrisé la société. Il est donc indispensable que l’actuelle DG se rapproche de lui pour des conseils pratiques et techniques, afin de relever les défis auxquels font face la société.

3ème acte : non respect de la décision prise par le ministre et gestion familiale de la SODECA

Le ministre contrôleur, Arthur Piri, a pris une décision interdisant des cas d’embauches au sein de la société. Mais la décision du ministre est prise à la légère. La DG et la DRH embauchent au sein de la société comme bon leur semble. S’il arrive que la DG soit absente, son intérim est assuré par un inconnu, alors qu’il y a des cadres au sein du personnel de la SODECA.

Le directeur technique de la SODECA avait fait un accident avec le véhicule de la société, en dehors des heures de services. C’est avec l’argent pris dans la caisse de la SODECA que le véhicule a été réparé. En principe, on devrait couper petit à petit le salaire du directeur technique pour rembourser la somme qui a été prise dans la caisse de la société, permettant de réparer le véhicule. Malheureusement, ce n’est pas le cas. Tout simplement, c’est parce que le directeur technique serait un parent ou ami  de  la DG. Alors que le salaire des subalternes est systématiquement coupé, en cas de perte d’un badge seulement.

Centrafic matin se réserve de tout commentaire, mais continue de mener des investigations sur ce sujet pour éclairer la lanterne de ses lecteurs.

 

Jean Max DELOUGA

 

 

COMBATTANT : L’IMMEUBLE COMMERCIAL DE ROMEO A PRIS FEU ET TOUT EST PARTI EN FUMEE

 

L’immeuble commercial, Rez-de-chaussée plus un Etage (R+1), de sieur Roméo, situé en face des Caisses Mutuelles de Centrafrique (CMCA) à Combattant dans le 8ème arrondissement de la ville de Bangui, a pris feu et tout est parti en fumée. C’était le jeudi 13 septembre 2018, aux environs de 5 heures du matin.

Alertés, les services de sapeurs-pompiers de la RCA et de l’ASECNA ont fait leur irruption sur les lieux, pour tenter d’éteindre le feu, mais c’est une peine perdue pour eux. Car, bien avant leur arrivée, tout était déjà parti en fumée.

Lorsque nous nous sommes rendu sur les lieux du sinistre aux environs de 8 heures, il y avait encore de la fumée qui se dégageait de ce décombre de l’immeuble commercial où la foule se précipite et se bouscule pour récupérer les bouteilles et cartons des boissons de toutes sortes. Aussi, nous avons remarqué que le lieu est totalement bouclé par les Casques Bleus de la Minusca.

Les premières informations recueillies sur place, révèlent que, «  c’est un court-circuit qui serait à l’origine de cet incendie ». On nous a également fait comprendre que « vu l’ascension et la renommée financières de Roméo, il devrait sans doute pratiquer la magie noire, c’est-à-dire qu’il serait très enclin dans des pratiques mystiques ». Est-ce vrai ou faux ?

A cette question posée, nous ne se sommes pas en mesure de l’affirmer ou de l’infirmer. Il n’y a que Roméo seul qui est le mieux indiqué pour éclairer notre lanterne à ce sujet. Toutefois, nous confirmons que de telles pratiques sataniques existent bel et bien en RCA, comme ailleurs : «  Vivre heureux et Mourir Jeune ».

Nous précisons que cet immeuble commercial comprend une (01) cave, une (01) salle de ciné-vidéo et un (01) plein-air.

 

Le Petit YEKOA

 

 

15 SEPTEMBRE 2018, JOURNEE INTERNATIONALE DE LA DEMOCRATIE : LA RCA MERITE LE « PRIX NOBEL » DE LA DEMOCRATIE

Dans tous les pays qui entourent la RCA, les prisonniers politiques, les prisonniers d’opinion ne se comptent plus. Tous ces pays connaissent des convulsions militaro-politiques, d’autres sont en paix, mais la liberté d’expression, la liberté de presse sont bâillonnées. Il suffit de tousser pour se retrouver en prison. Dans certains, les leaders de l’opposition disparaissent sans laisser de trace. La démocratie est en berne dans la majorité des Etats africains. Le Sénégal fait profil bas, alors que c’est la plus vieille démocratie en Afrique francophone. Malheureusement, tous les coups sont permis pour mettre les bâtons dans les roues des adversaires politiques.

La démocratie est le gouvernement du peuple par le peuple et pour le peuple. La population chinoise a ovationné Touadéra dans toutes les villes qu’il a sillonnées, comme président du peuple avec son peuple et pour son peuple et dans l’intérêt de son peuple. Pouvait-il en être autrement pour le peuple centrafricain, pour qui Touadéra consent d’énormes sacrifices nuit et jour ? L’accueil réservé par la population banguissoise confirme la vision et les appréciations du peuple chinois. Plusieurs projets sont à l’actif du sommet Chine-Afrique qui vient de se tenir du 3 au 4 septembre 2018. Le Chef de la coopération économique et commerciale à l’Ambassade de Chine à Bangui, a témoigné de vive voix, cette évolution exponentielle de la coopération Sino-centrafricaine : l’Energie (le champ solaire), une grande première en Centrafrique ; l’Agriculture pour la relance de l’économique nationale ; la culture des champignons entre un chercheur chinois et l’Université de Bangui, dans la perspective d’une production industrielle ; la construction des écoles, des grands hôpitaux de référence (comme l’hôpital de l’Amitié et Elisabeth Domitien). C’est un véritable chapelet de projets à exécution immédiate. Malheureusement, l’insécurité est l’unique facteur de blocage.

Combien de jeunes seront-ils embauchés ? Tous les projets précités sont suspendus sur nos têtes, alors que c’est l’anti-chômage dégainé par Touadéra pour le sourire et l’espoir de la vaillante jeunesse centrafricaine trop longtemps meurtrie  et désemparée. Un nouveau stade olympique figure parmi les projets ficelés avec la Chine. Les groupes armés doivent déposer les armes dans les trois (3) mois qui suivent. Sinon, il faut les foudroyer. La population centrafricaine ne peut demeurer l’otage d’un groupuscule de tarés.

Revenons à la démocratie centrafricaine. Un de nos confrères a pris part à une rencontre à Ouagadougou, au Burkina, regroupant les ONG de dénonciation : « Tous les pays présents ont dénoncé l’emprisonnement des prisonniers politiques, des prisonniers d’opinion. Mais la RCA a été ovationnée, car aucun prisonnier politique, aucun prisonnier d’opinion ». Pour les organisateurs, un président comme Touadéra doit être porté à bout de bras et adulé. La RCA, un pays en guerre, cauchemardesque, un enfer, mais il n’y a ni prisonnier politique ni prisonnier d’opinion, cela dépasse notre entendement. Les libertés d’expression et de presse sont garanties et totales. Est-ce à dire que tout est parfait ? Non, certains hommes politiques ont fait des déclarations incendiaires ; les journaux ou les médias font des dérapages monstrueux. Touadéra sait qu’un cafard libéré court dans tous les sens et il faut le laisser courir, prendre de l’air, goûter à la liberté et se défouler. Touadéra a une âme au-dessus de la mêlée, car son pouvoir est une bénédiction de Dieu.

La RCA, en fait, mérite le Prix Nobel de la démocratie, des libertés des droits de l’homme et de la dignité humaine. Toutes les institutions de la République sont en place, auxquelles s’ajoutent la médiation, la Haute Autorité Chargée de la Bonne gouvernance, la Haute Cour de Justice qui a vu enfin le jour. Chaque institution joue sa partition. La séparation des pouvoirs Exécutif, législatif et Judiciaire est nette et sans ambages. Tous les pouvoirs, toutes les institutions, sont animés par des Centrafricains nantis. L’essentiel, c’est le pays et son peuple. Les Centrafricains aspirent à la paix, à la sécurité, à la stabilité, à la bonne gouvernance, à la transparence, à l’intégrité, afin d’améliorer leurs conditions d’existence et de vie.

La démocratie centrafricaine a été accouchée dans la pire des douleurs. Sous les feux des bombardements des groupes armés, des membres de l’ANE ont été pris en otage, des urnes ont été détruites, il y a eu des morts au Km 5, mais les Centrafricains ont tenu le cap pour se doter d’institutions légitimes. La Communauté Internationale a été ingrate, hypocrite, face au sacrifice suprême du peuple centrafricain qui a répondu présent à sa sollicitation. La RCA s’attendait à une prime à la démocratie, mais hélas, c’est totalement le contraire. François Hollande, ex-président français, a crié sur tous les toits pour réclamer des élections. Elles ont eu lieu, ont été appréciées par le monde entier, mais c’est encore la France qui tourne le dos à la démocratie, retire ses troupes et jette Touadéra en pâture aux groupes armés, et les injures, les insultes, les humiliations, pleuvent de partout. Touadéra est traité de petit président incapable. Est-il toujours petit président incapable ? Non, car la peur a changé de camp et ceux qui le narguaient hier craignent pour leur sort. Le roseau est faible, se plie, mais ne se rompt pas. Le sort des groupes armés est entre ses mains. En quelques heures, il peut les rayer de la carte de la RCA. L’humilité de Touadéra fait sa gloire et la gloire de son peuple.

 

Julien BELA

 

 

« IL N’Y A QUE KAGA-BANDORO, NDELE ET ALINDAO QUI N’ONT PAS DES FORCES DE SECURITE INTERIEURE (FSI)... », DIXIT WANZET-LINGUISSARA

C’est ce qu’a déclaré le ministre de la Sécurité Publique et de l’Administration du Territoire, Henri Wanzet-Linguissara, le mercredi 12 septembre 2018, lors de l’émission « la parole donnée aux membres du gouvernement », réalisée en direct par la Radio et la Télévision Centrafricaines.

C’est l’occasion offerte à un ministre de présenter son ministère au peuple centrafricain, à travers sa mission, ses réformes enclenchées, ses réalisations, ses difficultés rencontrées et ses perspectives d’avenir.

En ce qui concerne la Sécurité Publique, le ministre Wanzet-Linguissara a signifié que « depuis plus de six (06) ans, la RCA traverse la plus grave crise militaro-politique de son histoire qui n’a épargné aucun secteur de la vie nationale. Avec le retour du pays à l’ordre Constitutionnel le 30 mars 2016, les défis à relever sont immenses,  car tout est à reconstruire, à rebâtir. Donc il faut reconstruire ou réhabiliter les structures et infrastructures de nos FSI (gendarmerie et police), renforcer leurs capacités par des sessions de formations afin de les déployer à l’intérieur du pays. Au jour d’aujourd’hui, les FSI sont déployées et présentes dans toutes les villes du pays, à l’exception des villes de Kaga-Bandoro, Ndélé et Alindao. Et ceci est dû au sous-effectif de nos FSI, car il faut une (01) FSI pour quatre cents (400) Centrafricains. D’où le recrutement récent de cinq cents (500) FSI pour pallier petit à petit à ce problème de sous-effectif de nos FSI.

En ce qui concerne l’Administration du Territoire, c’est le même schéma à peu près que celui de la Sécurité Publique. Je vous assure que les préfets, sous-préfets et maires sont en place et dans leurs zones de juridiction respectives. Il en est de même pour les services déconcentrés de l’Etat qui se redéployent doucement mais sûrement sur l’ensemble du territoire national. Et dans un proche avenir, il y aura la nomination des Secrétaires Généraux des préfectures et sous-préfectures. Tout ceci, c’est pour restaurer l’autorité de l’Etat en RCA et redonner confiance et espoir au peuple centrafricain ».

Décidément, à plus de deux (02) ans de mandat du président Faustin Archange Touadéra aux commandes de la RCA, nous notons des avancées significatives dans les domaines productifs, même si beaucoup restent encore à faire. Mais sans la sécurité, quel miracle peut-on opérer pour faire développer le pays de manière durable ? Cette question posée devait donner matière à réflexion à tous les filles et fils de Centrafrique.

 

Le Petit YEKOA

 

 

SCANDALES FINANCIERS :  EXISTE-T-IL REELLEMENT LA HAUTE AUTORITE CHARGEE DE LA BONNE GOUVERNANCE ET L’INSPECTION GENERALE D’ETAT ?

La République Centrafricaine de feu président fondateur Barthelemy Boganda marche-t-elle en avant ou à reculons ? C’est la question que les Centrafricains se posent à l’heure actuelle aux institutions de la République en charge des scandales financiers. Cette question est loin de trouver une solution. Pour notre part, nous pensons que la RCA marche à reculons. Pourquoi ? La raison est simple : la Rupture avec les vieilles pratiques prônée par le président de la République, chef de l’Etat, Professeur Faustin Archange Touadéra, est tombée dans les oreilles des sourds. La corruption, le détournement des deniers publics continuent de faire son petit bonhomme de chemin et sont érigés en mode de gouvernance. Et cela n’est pas fait par des petits fonctionnaires mais de grosses pointures.

A l’Assemblée Nationale, la 2ème institution du pays, une grosse somme d’argent avait disparu dans la nature. La presse avait relayé cette information. Depuis lors, les Centrafricains sont restés sur leur soif en ce qui concerne ce détournement. Ils ne savent même pas qui est l’auteur de ce scandale financier. Les jours passent et se ressemblent. Les auteurs ou l’auteur de ce crime économique ne sont jamais inquiétés, tout comme les leaders des groupes armés qui écument la population centrafricaine à longueur de journée. Tout se passe comme si rien de grave ne s’est déroulé dans cette institution qui représente le peuple centrafricain.

Au courant de cette semaine, un important scandale financier a été mis à nu au ministère du Transport et de l’Aviation Civile. Ce fonds aurait été empoché par le ministre en charge de ce département, Théodore Jousso. Aujourd’hui, les yeux des Centrafricains sont braqués sur le gouvernement pour connaître la vérité. Mais à leur grande surprise, aucune information n’est filtrée sur ce grand scandale financier de l’ère Touadéra.

Face aux scandales financiers qui prennent de l’ampleur en Centrafrique, l’on se pose la question de savoir si réellement la Haute Autorité Chargée de la Bonne Gouvernance et l’Inspection Générale d’Etat (IGE) existent. Ces deux (2) institutions étatiques existent bel et bien et fonctionnent à l’heure actuelle. Malheureusement, elles ne font pas leur travail comme il se doit. Les fonds qui devaient rentrer dans les caisses de l’Etat sont empochés par des personnalités bien connues. Ces dernières ne sont nullement inquiétées. A quoi servent la Haute Autorité Chargée de la Bonne Gouvernance et l’Inspection Générale d’Etat ? Sont-elles de purs décors ? Qu’attend l’IGE pour faire des audits afin de déterminer les responsabilités des uns et des autres ? Sommes-nous vraiment dans un Etat de droit ? Ces personnalités, pour ne pas dire ces avares qui s’accaparent des deniers publics sont-elles intouchables ? Il ne fait aucun doute.

Selon les informations en notre possession, toutes ces personnalités qui sont très actifs dans les détournements des fonds publics en RCA sont tous des adeptes de la franc-maçonnerie. Elles  sont nombreuses au sein du gouvernement et à la présidence de la République, et ont la main mise sur les plus grandes décisions qui engagent le fonctionnement de l’Etat. De même, durant les régimes qui se sont succédé en RCA, certains proches des dirigeants ne pouvaient être traînés en justice. Ceux-là, on les appelait, « Tu me connais » ? Est-ce le cas aujourd’hui ?

S’agissant de la Haute Autorité Chargée de la Bonne Gouvernance, les Centrafricains ignorent son existence. Tout se passe comme si c’est une institution qui est morte dès sa naissance ou qui n’existe que de nom. Depuis qu’elle est mise sur pied, aucune information n’a été rendue publique à son sujet. En principe, son président devait organiser une conférence de presse pour présenter aux Centrafricains les grands axes de ses activités. Tel n’est pas le cas aujourd’hui. Les Centrafricains savent quand même quelque chose sur toutes les institutions (Conseil Economique et Social, Conseil National de la Médiation, Haut Conseil de la Communication…) prévues dans la Constitution du 30 mars 2016, sauf la Haute Autorité Chargée de la Bonne Gouvernance. C’est vraiment grave. Elle doit se réveiller de son sommeil profond car beaucoup de dossiers qui la concernent, notamment les détournements des deniers publics, sont aujourd’hui en instance.

La Bonne Gouvernance ne rime pas avec les détournements, la corruption, les pots de vin. Nous pensons pour notre part que c’est le travail de la Haute Autorité Chargée de la Bonne Gouvernance de veiller au grain sur ces cas. La RCA appartient à tous les Centrafricains d’où ils se trouvent. Il est inadmissible que les uns s’enrichissent illégalement ou illicitement sur le dos des autres. Ce sont ces pratiques qui ont conduit le pays de feu président fondateur Barthelemy Boganda au fond du gouffre.

Halte aux détournements des deniers publics ! Au travail la Haute Autorité Chargée de la Bonne Gouvernance et l’Inspection Générale d’Etat pour la transparence dans la gestion de la chose publique !

L’heure passe et les Centrafricains attendent de voir ces deux institutions à pied d’œuvre.

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

 

LE KM5 DEMEURERA-T-IL ETERNELLEMENT UNE ZONE A HAUT RISQUE ?

Mercredi 12 septembre 2018 aux environs de 1 heure 15 minutes, des détonations d’armes lourdes et légères ont été entendues dans le 3ème arrondissement, notamment au Km5, dernière enclave musulmane de Bangui la capitale. Jusqu’à lors, nous ne connaissons pas encore la cause de ces détonations.   N’y a-t-il  pas eu de pertes en vies humaines ainsi que des dégâts matériels ? Il nous est difficile de répondre à cette interrogation.

Le Km 5 semble devenir un Etat dans un Etat où les criminels drogués et certains bandits de grand chemin dictent leur loi à qui veut bien les entendre. Les tueries, les braquages à main armée, les viols, les tortures, les disparitions forcées, les incendies des kiosques et boutiques, sont les actes enregistrés jour et nuit dans le 3ème arrondissement de Bangui et ses environs.

L’échec de l’opération « Soukoula », lancée conjointement par le gouvernement et la Minusca, a enfoncé davantage  le clou aux populations Banguissoises en général et particulièrement celles du 3ème arrondissement et ses environs. Niméry Matar Djamous alias Force, le redoutable criminel du Km 5 avec ses éléments,  continuent  de démontrer leur force à communauté nationale et internationale.

Les impôts, les taxes et autres droits de l’Etat sont perçus par les groupes d’autodéfenses qui pullulent dans le 3ème arrondissement de Bangui. Les commerçants musulmans et les personnes qui partent faire leurs achats au marché Km 5 sont rackettés et rançonnés par ces fauteurs de troubles sans âme ni conscience.

A la moindre chose, les armes tonnent à longueur de journée à n’en point finir. Et ce, à quelques mètres du siège de la Minusca dont la mission principale est et demeure la protection des civils et le désarmement des groupes armés. Incroyable, mais pourtant bien vrai ! Et tout se passe comme si le pays de feu Barthelemy Boganda, paix à son âme,  est devenu une jungle où toute chose est permise.

Une chose est sûre, chaque jour, l’armée nationale monte en puissance. 1.000 éléments des FACA sont déjà formés et déployés dans certaines régions du pays. Et très bientôt, le gouvernement avec l’appui de la Minusca et l’EUTM, va procéder aux recrutements de 1.023 jeunes dans le rang des FACA. En outre, la police et la gendarmerie forment de nouveaux recrus. Autant dire que tôt ou tard, toutes les Forces de Défense et de Sécurité seront opérationnelles.

Qu’il pleuve, qu’il vente ou qu’il neige, l’armée nationale reprendra le contrôle de l’ensemble du territoire un de ces quatre matins. Les « Force », Nourredine, Alkhatim, Hissène, Darassa, Sidiki, Bahr et tant d’autres se verront obligés de déposer les armes par la force.

 

Amedé NGUETE

 

 

 

LES SEQUELLES DE LA CRISE IMPACTENT SUR LA RENTREE SCOLAIRE DANS LES ETABLISSEMENTS DU 3E ARRONDISSEMENT

 

La rentrée scolaire tarde à se remettre dans les établissements publics, des Castors et Yakité, situés dans le 3e arrondissement de Bangui. L’inscription  des enfants s’effectue timidement. C’est un constat du RJDH ce mardi 11 septembre dans ces établissements.

En sillonnant établissements scolaires du 3ème arrondissement, les plus actifs aux préparatifs de la rentrée scolaire sont les écoles privés parmi lesquelles le complexe scolaire Adventiste, le complexe scolaire Noël Gaïwaka. Tandis que dans les établissements publics, les écoles de Yakité et de Castors, les préparatifs s’effectuent timidement.

A l’école Yakité, l’inscription des enfants pose problème suite à l’absence des enseignants. Plusieurs  parents se sont présentés, afin d’inscrire leurs enfants, mais aucun enseignant n’est disponible pour accueillir ces parents. Ce fait a été déploré par Léila Oumar, un parent d’élève. « J’ai prévu inscrire mes enfants ici mais je suis désolée de ne pas retrouver les responsables de l’établissement », a-t-elle déploré, avant de souligner l’impact de la crise dans ce secteur. «  Je suis certaine que ce sont les récents événements qui ont joué sur les enseignants».

Au fondamental 1 de l’école du camp des Castors, garçons et filles, la présence des enseignants est observée. Les deux directions sont ouvertes, un registre de présence est également ouvert pour vérifier la régulation des enseignants. Le directeur de l’école des Castors garçon, Darius Bodemeur-Leu-Bégoto, parle alors du manque d’engouement des parents  d’élèves pour l’inscription des enfants. « Dès le 10 septembre, les portes des deux directions sont ouvertes. Depuis ce temps, aucun parent ne s’est présenté pour l’inscription de son enfant. Le cahier est vierge », a déploré le directeur.

Dans la cour de l’école des Castors et de Yakité, une unité de la Minusca s’est engagée pour le désherbage de la cour et l’extérieur des établissements. « Nous effectuons ces travaux de nettoyage des deux établissements afin d’inciter les parents à la reprise des activités scolaires. Nous avons prévu trois jours d’activités de désherbage, ceci dans le cadre des préparatifs de la rentrée scolaire », a témoigné une source proche de la Minusca rencontrée à Yakité.

La rentrée scolaire 2018-2019 est prévue pour le 17 septembre. La peur des habitants du 3e arrondissement reste un défi pour le gouvernement.

 

RJDH

 

 

Quatre femmes soupçonnees de sorcellerie tuees a Bouca

 

Quatre femmes sont accusées de sorcellerie et tuées la semaine passée à Bouca au nord du pays. Une poussée de la justice populaire qui choque les activistes des droits de l’Homme.

La ville de Bouca est en proie à une montée inquiétante de la justice populaire depuis les événements tragiques qu’a connus le pays. Ces actes qui se sont accentués interviennent dans un contexte de l’autorité de l’Etat encore fragile dans une zone où les Anti-Balaka règnent et dictent leur loi.

Un activiste des droits de l’Homme à Bouca parle d’un phénomène dangereux si l’Etat n’agit pas. « Ces personnes qui sont tuées ou qui ont vu leur habitation incendiées sont victimes des préjugés. Elles sont tuées sans aucune forme de procès et c’est bien d’hommage que l’Etat n’ait pas la capacité réelle de protéger, ni de rendre justice aux victimes silencieuse de cette tragédie. Ce sera la cause d’un nouveau problème social si rien n’est fait face à ce phénomène », a indiqué au RJDH un activiste à Bouca qui a requis l’anonymat.

La réaction de la Ligue Centrafricaine des droits de l’Homme LCDH ne s’est pas fait attendre. Elle s’est indignée de la recrudescence de la justice populaire dans cette partie de l’Ouham au nord du pays.

La République Centrafricaine a ratifié la déclaration universelle des droits de l’Homme qui proscrit le jugement extrajudiciaire ainsi que la charte africaine de lutte contre la torture.

 

RJDH

 

 

LA MINUSCA ET LE GOUVERNEMENT SOULIGNENT L’IMPORTANCE

DE LA REFORME DU SECTEUR DE SECURITE POUR LA RCA

Bangui, 12 septembre 2018 – La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) et les autorités centrafricaines ont souligné mercredi à Bangui, l’impact attendu de la Réforme du Secteur de la Sécurité (RSS) actuellement en cours, dans le renforcement de la sécurité et le changement dans le pays. Le responsable du pilier RSS au sein de la coordination DDRR-RSS-Réconciliation nationale à la Présidence de la République, Colonel Ismael Koagou, et Mody Berethe, chef de la section RSS de la MINUSCA, s’exprimaient mercredi lors de la conférence hebdomadaire de la Mission.

 « Avant, nous disposions d’une armée de projection basée à Bangui et loin des menaces. Aujourd’hui, dans le cadre de la réforme, elle devient une armée de garnison qui va être déployée dans les trois zones en plus de la position à Bangui et sera plus à même d’apporter des solutions. Les FACA sont en train de remplir leur mission avec la Force de la MINUSCA. C’est aussi dans le cadre de la réforme », a affirmé le chef du pilier RSS à la Présidence de la République. « La RSS constitue une réponse aux attentes du peuple centrafricaine exprimées lors des assisses nationales tenues en République Centrafricaine tel le Forum de Bangui, pour que revienne la paix, la sécurité et le confort national », a-t-il ajouté. Ce responsable a en outre salué « l’appui inaliénable de la MINUSCA dans cette immense tâche à travers les formations, les ateliers, l’encadrement, le déploiement des FACA et des forces de sécurité intérieure dans les régions, l’élaboration d’un plan de défense nationale, d’un plan de recrutement, entre autres ». 

 Pour sa part, le chef de la section RSS de la MINUSCA a précisé que la réforme en cours en RCA est un processus politique, holistique et technique mené par les autorités nationales, qui vise à améliorer la sécurité de l’État et la sécurité des populations. « Il vise à mettre en place un système de sécurité efficace et responsable, dans le cadre d’un contrôle civil et démocratique, et dans le respect de l’Etat de Droit, des Droits Humains, de la Bonne Gouvernance et la promotion du genre ».

 Ce responsable de la MINUSCA a également souligné l’appropriation nationale de la réforme et qu’il n’y a aucune tentative des partenaires de se substituer aux autorités nationales dans sa mise en œuvre. « La RSS est un processus national et éminemment politique, mené par les autorités nationales avec l’appui des partenaires nationaux et internationaux. Les partenaires externes apportent une expertise technique et/ou un appui financier », a-t-il dit. A cet effet, il a cité le modèle de solidarité internationale concernant les FACA, qui sont formés par l’EUTM (Mission européenne), équipés par différents partenaires tels que France, Etats-Unis, Chine, Russie, etc. et déployés avec les casques bleus. Il a en outre rappelé quelques contributions de la Mission tels que l’élaboration d’une feuille de route sur la réforme, les déploiements ou le projet pilote DDRR avec l’intégration de 232 ex-combattants dans les FACA, entre autres.

 De son côté, le porte-parole de la Mission, Vladimir Monteiro, a annoncé le lancement mercredi de la phase 3 du programme de réduction de la violence communautaire (CVR). « Ce programme vise 1100 jeunes à risque issus des 3e, 4e, 5e et 8e arrondissements de Bangui et Bimbo à travers une réinsertion socio-économique et l’éducation civique et la remise volontaire d’armes », a dit le porte-parole. Il a en outre indiqué qu’au cours de la semaine du 5 au 11 septembre 2018, la MINUSCA a documenté 31 incidents d’abus et de violations des droits de l’homme et du droit international humanitaire ayant affecté au moins 65 victimes. Selon la Mission, les auteurs présumés sont les éléments de groupes armés - les anti-Balaka, la coalition FPRC/MPC/UPC, le FPRC, le groupe Siriri, RPRC, MNLC, UPC et les autres groupes armés non identifiés - tandis que les préfectures les plus affectées sont cinq à savoir Ouaka, Haute-Kotto, Ouham, Ouham-Pendé et Nana-Mambéré.

MINUSCA

 

 

BANGUI : LE PROCHAIN DIALOGUE SUSCITE TOUJOURS DES DEBATS !

Le dialogue politique inclusif en RCA fait toujours l’objet de débats parmi le peuple centrafricain. En effet, la question que se pose le peuple mérite une réponse plus claire. Beaucoup sont ceux qui pensent que ce dialogue organisé par l’Union Africaine (UA) en synergie avec le gouvernement centrafricain ne verra pas la participation de certains Centrafricains. La société civile, la Plateforme des Confessions Religieuses, pour ne citer que ces entités, seront-elles habilitées à participer à ce dialogue ? En effet, la présence de ces entités s’avère très capitale afin de pouvoir défendre la cause des Centrafricains. Mais si nous faisons recours à la Feuille de route pour la paix et la réconciliation en République centrafricaine, nous remarquons qu’au point 4.2 que les parties prenantes à ce dialogue sont le gouvernement et les groupes armés affiliés au DDRR.

Certains Centrafricains se demandent déjà pourquoi ce circuit fermé ? Alors que chaque entité en RCA a néanmoins un mot à dire, un apport à donner vis-à-vis de ce dialogue qui se pointe à l’horizon. 104 revendications à leur actif, les groupes rebelles demandent trop. Certains de ces revendications vont d’ailleurs à l’encontre de la Constitution du 30 mars 2016.

Ces groupes rebelles disent s’affilier au DDRR mais comment revendiquer d’autres choses qui vont à son encontre ? La seule issue de sortie de crise, c’est le DDRR. Un patriote, celui qui aime son pays, ne peut contrecarrer l’action du gouvernement. A s’en apercevoir de plus près, ces 104 revendications  visent à demander l’impossible au gouvernement, afin de trouver des prétextes pour conserver les armes.

Or, lors de ce dialogue, on ne pourra négocier toutes les revendications allant à l’encontre de la Constitution, autrement dit, ce serait vendre le pays aux ennemis de la nation. Pourquoi ne pas se rallier simplement derrière la politique du gouvernement, main dans la main et faire avancer la RCA ?

Le peuple centrafricain se plaint, gémit et pleure en ne demandant que des solutions concrètes. Tous les Centrafricains sont persuadés que les groupes armés veulent tailler la part du lion. Or, la RCA n’est pas un gibier. C’est une nation qui appartient aux Centrafricains. Le Tchad de synergie avec sa marraine la France fomentent des coups bas contre l’Etat centrafricain. Ces mêmes Français qui ont commis des bavures en Côte d’Ivoire, cherchent par tous les voies et moyens à maintenir la RCA dans le gouffre. La présence des Russes gène. Les Français, voyant le salut centrafricain venir, ont décidé, par le truchement du Tchad, de faire ombrage à cela. Les Russes appuient les FACA, soignent gratuitement dans quelques villes des provinces et font rapprocher les enfants musulmans et chrétiens, notamment à Bria.

Ces 104 revendications viennent de l’autre côté de la Méditerranée, de l’Hexagone. Il suffit de se souvenir des mercenaires tels Christopher Renaudot et Bernard Cousin pour comprendre que la France instrumentalise les groupes rebelles et les autodéfenses du Km 5. Tous ces agissements ont pour but de réduire à néant le peuple centrafricain.

Le prochain dialogue se révèle comme un torrent décisif pour certains Centrafricains. Cependant, d’autres pensent que ce sera comme toujours une simple causerie qui n’aboutira à rien, car les groupes armés n’ont jamais respecté les accords qui ont été signés. Or, il faut être positif quelquefois dans la vie. Tous ont les yeux rivés sur le gouvernement qui ne transigera pas sur des options non négociables.

 

Jean Max DELOUGA

 

 

LE RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE AGGRAVE LA FAIM EN AFRIQUE

Un rapport sur la sécurité alimentaire publié par les Nations unies sonne l’alarme.

La faim a grimpé dans le monde en 2017, pour la troisième année consécutive, après avoir longtemps reculé. C'est le principal enseignement du rapport, publié cette semaine, par cinq agences des Nations unies (FAO, OMS, PAM, Unicef, FIDA), "l'Etat de la sécurité et de la malnutrition dans le monde 2018".

En cause, particulièrement, la variabilité du climat et ses phénomènes extrêmes, type inondations et sécheresses, de plus en plus fréquents, intenses et complexes… 821 millions de personnes ont ainsi été victimes de malnutrition l'an passé, un habitant de la planète sur neuf. Et l'Afrique est de loin le continent le plus touché. Surtout dans la partie subsaharienne où près d'un quart de la population est sous-alimenté.

Voici les cinq chiffres à retenir sur la malnutrition croissante dont souffre le continent africain :

 

· 20,4%

C'est le pourcentage de la population du continent qui ne mange pas suffisamment à sa faim. Un chiffre près de deux fois supérieur à la moyenne mondiale. Ce pourcentage cache bien sûr de nombreuses disparités. Il tombe à 5% dans les pays de l'Afrique du Nord (le Soudan excepté, précise le rapport). Mais il grimpe à 31,4% en Afrique de l'Est et à 26,1% en Afrique centrale, les zones les plus touchées. Les chiffres sont encore plus alarmants en ce qui concerne l'insécurité alimentaire grave. Près d'un Africain sur trois en est victime (trois fois plus que la moyenne mondiale) et près d'un sur deux dans la partie centrale du continent.

 

· 256 millions

C'est le nombre de personnes souffrant de malnutrition en Afrique. Elles n'étaient "que" 196 millions en 2010. En sept ans, les Africains sous-alimentés ont progressé de 60 millions, l'équivalent de la population d'un pays comme l'Afrique du Sud, la Tanzanie… ou la France. "Nous avions observé une tendance à la baisse sur le continent au début de la décennie. Mais le mouvement est reparti à la hausse depuis deux ans. La situation de l'Afrique est devenue très préoccupante, indique Abdou Dieng, directeur régional pour l'Afrique de l'Ouest et du Centre au PAM (Programme alimentaire mondial). Chocs climatiques, conflits armés et ralentissement de la croissance se combinent pour expliquer la progression de la malnutrition, Trois zones ont ainsi été durement impactées ces dernières années : le Sahel frappé par la désertification et les attaques djihadistes (Mauritanie, Niger, Burkina Faso, Tchad, Mali), les pays autour du bassin du lac Tchad (Nigéria, Niger, Cameroun, Tchad), la République centrafricaine, ravagée par les conflits, et ses voisins (Tchad, Cameroun, Congo). La situation est en particulier très inquiétante au Tchad qui se situe au cœur de ces trois zones."

 

· 9 sur 10

C'est le nombre d'enfants de moins de cinq ans présentant un retard de croissance dans le monde qui vivent en Afrique. Sur la totalité du continent, ils sont 58,7 millions à avoir une taille inférieure à ce qu'elle devrait être et 13,8 millions à être considérés comme émaciés (un poids trop faible par rapport à leur taille), ce qui est un facteur aggravant de mortalité. "Dans les zones où la conjonction de chocs climatiques et d'un conflit provoque une crise alimentaire, précise le rapport des Nations unies, la prévalence de la malnutrition aiguë chez les enfants de moins de cinq ans est élevée, voire très élevée : il s'agit notamment du Darfour, au Soudan (28%), du Soudan du Sud (23%), de la région du lac Tchad (18%) […] et de la région de Diffa, au Niger (11%)".

 

· 1 degré Celsius

Une telle hausse de température au Malawi, au sud-est du continent, fait reculer la ration calorique par habitant de près de 40%. Voilà comment les Nations unies évaluent l'effet climatique sur la consommation alimentaire en Afrique. Le rapport précise que le continent "est l'une des régions où l'influence du climat sur la production et les moyens d'existence est à la fois la plus marquée et la plus complexe. [...] Une forte dépendance vis-à-vis de l'agriculture pluviale (cultures et parcours) rend les populations rurales plus vulnérables. Par ailleurs, dans les zones arides, semi-arides et subhumides sèches, les activités humaines aggravent les conditions qui aboutissent à la désertification et aux sécheresses".

Les Nations unies ont aussi constaté que plus du tiers des pays ayant connu une hausse de la malnutrition depuis 2005 avaient également subi une grave sécheresse de manière concomitante. La majorité se situe en Afrique.

 

· 500 millions

« L’objectif d'élimination de la faim sera difficile à atteindre »

 

C'est par pays, par an et pendant cinq ans, le montant en dollars de l'investissement nécessaire estimé par le PAM pour améliorer la sécurité alimentaire dans les cinq pays du Sahel.

Selon Abou Dieng :

« On peut prendre le problème à bras-le-corps, les solutions existent, il faut que la communauté mondiale et les états africains en prennent conscience. Souvenez-vous de la situation dramatique en Ethiopie il y a trente ans.

Le pays a pourtant réussi à sortir des cycles infernaux des mauvaises récoltes et des famines, en travaillant sur la dégradation des sols, sur les systèmes de conservation de l'eau pendant la saison des pluies et sur l'éducation de la population, notamment les jeunes. La production céréalière nationale augmente désormais depuis des décennies. Au Niger aussi, la situation est moins catastrophique. On est loin des terribles famines de la décennie précédente. »

Le pays a investi 1,2 milliard de dollars sur trois ans dans le plan 3N ("Les Nigériens nourrissent les Nigériens"). Le PAM a mis également en place, depuis un an, un "Programme de résilience", fondé à la fois sur l'eau, les sols et les activités. Le rapport conclut :

"Ces orientations stratégiques sont essentielles pour répondre à la nécessité d'accélérer les actions et de les porter à plus grande échelle afin de renforcer la résilience et la capacité d'adaptation à la variabilité et aux extrêmes climatiques. Faute de quoi, l'objectif d'élimination de la faim et de la malnutrition sous toutes ses formes à l'horizon 2030 [...] sera difficile à atteindre."

 

Nathalie Funès

(Nouvelobs.com)

 

 

 

 

 

            MINUSCA

 

UNITED NATIONS

Mission multidimensionnelle Intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation en République Centrafricaine

 

 

Le présent avis est public au nom de la MINUSCA. La Section des achats de l’ONU ne peut donner aucune garantie, explicite ou implicite, quant a l’exactitude, la fiabilité ou     l’exhaustivité du contenu de l’information fournie ; elle n’est pas non plus en mesure de          répondre aux questions concernant la présente demande de manifestation d’intérêt. Vous êtes donc priés d’adresser toutes vos questions à la MINUSCA en utilisant les adresses e-mails indiquées ci-dessous.

 

Titre de la DEI : Fourniture a Long Terme de Services de Transport Routier a l’intérieur de           la    République Centrafricaine.

 

Numéro de la DEI: EOIMINUSCA15489

BESOINS / RENSEIGNEMENTS SPECIFIQUES

 

Les entreprises qualifiées et intéressées par la présente Demande d’Expression d’intérêt sont priées de              soumettre les informations et documentations suivantes :

- Le numéro d’enregistrement au Marché Mondial de l’ONU « UNGM » (obligatoire) ;

- Le " FORMULAIRE DE REPONSE DU FOURNISSEUR" disponible sur le site indiqué ci-dessous.

 

La MINUSCA prévoit lancer un appel d’offre pour la Fourniture à Long Terme de Services de Transport           Routier à l’intérieur de la République Centrafricaine et invite par la présente toute entreprise intéressée et            capable d’y participer à : (1) visiter son site web https://www.ungm.org/Public/Notice; (2) Cliquer sur                         Publication ; (3) Achat; (4) Imprimer et remplir le formulaire de Déclaration d’intérêt (Référence :                EOIMINUSCA15489).

.

Les manifestations d’intérêt, contenant le formulaire dument rempli ainsi que toutes les informations et            documents requis et libellées : « Fourniture à Long Terme de Services de Transport Routier à l’intérieur de la République Centrafricaine » doivent être envoyées au plus tard le 21 Septembre 2018 comme suit :

•     Par service courrier ou en mains propres à l’adresse suivante :

Bureau des achats de la MINUSCA

Dejean, Camp des Castors, Base Logistique

PK4, Bangui, RCA

ATT. : Chef du Service des achats

 

•     Par e-mail à : : semboli@un.org , massa@un.org , attiehe@un.org , djeguede@un.org

Pour plus d’informations détaillées sur les annonces, veuillez visiter :

https://minusca.unmisssions.org/achats

 

Date de la DEI : 7 Août 2018/ Date de clôture de la DEI : 21 Septembre 2018

 

 

Toutes les infos du Vendredi 14 Septembre 2018

Cm n 2796 du ven 14 sept 2018

140.000.000 FCFA VERSES  PAR LE  TRESOR PUBLIC A LA SODECA, MAIS LA SOCIETE  MANQUE PRESQUE DE TOUT POUR SATISFAIRE SES CLIENTS ET RESOUDRE SES PROPRES PROBLEMES

Selon les informations recueillies, de juin à août, le trésor public a versé une somme de cent trente millions (130.000.000) de FCFA  à la SODECA. Le vendredi 07 septembre dernier, une somme de dix millions (10.000.000) a été encore  versée à la dite société. Au total, cent quarante millions (140.000.000) de FCFA ont été versés par le trésor public à la SODECA. Curieusement, la société  manque presque de tout pour satisfaire ses clients et résoudre ses propres problèmes.

1er acte : non installation de la SODECA chez les clients qui ont payé leur devis

Certains clients qui ont payé leur devis, attendent vainement l’installation de la SODECA depuis 7 à 8 mois. Motif, la société n’a pas les moyens de sa politique et donc les matériels qui devraient permettre l’installation de la SODECA aux ayants droits font défaut. Selon les informations en notre possession, quelques matériels achetés par la SODECA étaient arrivés à Bangui ce mercredi 12 septembre 2018. Mais la valeur de ces matériels ne correspond pas à la somme décaissée par le trésor public. Où est donc  passée le reste de l’argent ?

2ème acte : les machines tombées en panne et qui ne sont pas réparées, constituent un manque à gagner pour la société et l’Etat

Sur les cinq (5) pompes qui sont installées au bord du fleuve Oubangui pour alimenter la ville de Bangui, deux (2) sont tombées en panne. Jusqu’à lors, elles ne sont pas encore réparées. Qu’à cela ne tienne, la machine installée derrière la radio Ndéké-Luka et qui sert à creuser les conduits d’eaux est aussi en panne. Alors que, si cette machine fonctionne, elle peut rapporter  cinq cent mille (500.000) ou sept cent mille (700.000) par jour, selon les investigations de Centrafric Matin. Cela n’émeut nullement la directrice générale qui se contente  d’effectuer des voyages à l’étranger. S’agit-il des voyages effectués dans le cadre du travail ou des voyages touristiques ?

Nous sommes en saison des pluies. Et normalement, il ne doit pas se poser un problème d’eau. Fort malheureusement, la SODECA se trouve confronter à un problème, celui de produire suffisamment d’eau potable à la population. Et ce, en pleine saison pluvieuse. Qu’adviendra-t-il en saison sèche ?

Pire encore, la vanne qui est installée à quelques cinq cents mètres du domicile du chef de l’Etat est fermée de 5 heures à 17 heures, privant ainsi une partie de la population du 4ème arrondissement de la ville de Bangui de s’approvisionner en eau potable. Chose qui n’a jamais été faite à l’époque de sieur Yves Yalanga Bela, ancien DG de la SODECA.

Selon certaines informations, l’actuelle DG travaille depuis fort longtemps à la SODECA. Mais elle n’arrive pas à gérer la société comme il se doit. Monsieur Benam Betoungou est aussi un ex-DG de la SODECA que le personnel regrette encore son départ, parce qu’il a travaillé en toute intégrité et a bien maîtrisé la société. Il est donc indispensable que l’actuelle DG se rapproche de lui pour des conseils pratiques et techniques, afin de relever les défis auxquels font face la société.

3ème acte : non respect de la décision prise par le ministre et gestion familiale de la SODECA

Le ministre contrôleur, Arthur Piri, a pris une décision interdisant des cas d’embauches au sein de la société. Mais la décision du ministre est prise à la légère. La DG et la DRH embauchent au sein de la société comme bon leur semble. S’il arrive que la DG soit absente, son intérim est assuré par un inconnu, alors qu’il y a des cadres au sein du personnel de la SODECA.

Le directeur technique de la SODECA avait fait un accident avec le véhicule de la société, en dehors des heures de services. C’est avec l’argent pris dans la caisse de la SODECA que le véhicule a été réparé. En principe, on devrait couper petit à petit le salaire du directeur technique pour rembourser la somme qui a été prise dans la caisse de la société, permettant de réparer le véhicule. Malheureusement, ce n’est pas le cas. Tout simplement, c’est parce que le directeur technique serait un parent ou ami  de  la DG. Alors que le salaire des subalternes est systématiquement coupé, en cas de perte d’un badge seulement.

Centrafic matin se réserve de tout commentaire, mais continue de mener des investigations sur ce sujet pour éclairer la lanterne de ses lecteurs.

 

Jean Max DELOUGA

 

 

COMBATTANT : L’IMMEUBLE COMMERCIAL DE ROMEO A PRIS FEU ET TOUT EST PARTI EN FUMEE

 

L’immeuble commercial, Rez-de-chaussée plus un Etage (R+1), de sieur Roméo, situé en face des Caisses Mutuelles de Centrafrique (CMCA) à Combattant dans le 8ème arrondissement de la ville de Bangui, a pris feu et tout est parti en fumée. C’était le jeudi 13 septembre 2018, aux environs de 5 heures du matin.

Alertés, les services de sapeurs-pompiers de la RCA et de l’ASECNA ont fait leur irruption sur les lieux, pour tenter d’éteindre le feu, mais c’est une peine perdue pour eux. Car, bien avant leur arrivée, tout était déjà parti en fumée.

Lorsque nous nous sommes rendu sur les lieux du sinistre aux environs de 8 heures, il y avait encore de la fumée qui se dégageait de ce décombre de l’immeuble commercial où la foule se précipite et se bouscule pour récupérer les bouteilles et cartons des boissons de toutes sortes. Aussi, nous avons remarqué que le lieu est totalement bouclé par les Casques Bleus de la Minusca.

Les premières informations recueillies sur place, révèlent que, «  c’est un court-circuit qui serait à l’origine de cet incendie ». On nous a également fait comprendre que « vu l’ascension et la renommée financières de Roméo, il devrait sans doute pratiquer la magie noire, c’est-à-dire qu’il serait très enclin dans des pratiques mystiques ». Est-ce vrai ou faux ?

A cette question posée, nous ne se sommes pas en mesure de l’affirmer ou de l’infirmer. Il n’y a que Roméo seul qui est le mieux indiqué pour éclairer notre lanterne à ce sujet. Toutefois, nous confirmons que de telles pratiques sataniques existent bel et bien en RCA, comme ailleurs : «  Vivre heureux et Mourir Jeune ».

Nous précisons que cet immeuble commercial comprend une (01) cave, une (01) salle de ciné-vidéo et un (01) plein-air.

 

Le Petit YEKOA

 

 

15 SEPTEMBRE 2018, JOURNEE INTERNATIONALE DE LA DEMOCRATIE : LA RCA MERITE LE « PRIX NOBEL » DE LA DEMOCRATIE

Dans tous les pays qui entourent la RCA, les prisonniers politiques, les prisonniers d’opinion ne se comptent plus. Tous ces pays connaissent des convulsions militaro-politiques, d’autres sont en paix, mais la liberté d’expression, la liberté de presse sont bâillonnées. Il suffit de tousser pour se retrouver en prison. Dans certains, les leaders de l’opposition disparaissent sans laisser de trace. La démocratie est en berne dans la majorité des Etats africains. Le Sénégal fait profil bas, alors que c’est la plus vieille démocratie en Afrique francophone. Malheureusement, tous les coups sont permis pour mettre les bâtons dans les roues des adversaires politiques.

La démocratie est le gouvernement du peuple par le peuple et pour le peuple. La population chinoise a ovationné Touadéra dans toutes les villes qu’il a sillonnées, comme président du peuple avec son peuple et pour son peuple et dans l’intérêt de son peuple. Pouvait-il en être autrement pour le peuple centrafricain, pour qui Touadéra consent d’énormes sacrifices nuit et jour ? L’accueil réservé par la population banguissoise confirme la vision et les appréciations du peuple chinois. Plusieurs projets sont à l’actif du sommet Chine-Afrique qui vient de se tenir du 3 au 4 septembre 2018. Le Chef de la coopération économique et commerciale à l’Ambassade de Chine à Bangui, a témoigné de vive voix, cette évolution exponentielle de la coopération Sino-centrafricaine : l’Energie (le champ solaire), une grande première en Centrafrique ; l’Agriculture pour la relance de l’économique nationale ; la culture des champignons entre un chercheur chinois et l’Université de Bangui, dans la perspective d’une production industrielle ; la construction des écoles, des grands hôpitaux de référence (comme l’hôpital de l’Amitié et Elisabeth Domitien). C’est un véritable chapelet de projets à exécution immédiate. Malheureusement, l’insécurité est l’unique facteur de blocage.

Combien de jeunes seront-ils embauchés ? Tous les projets précités sont suspendus sur nos têtes, alors que c’est l’anti-chômage dégainé par Touadéra pour le sourire et l’espoir de la vaillante jeunesse centrafricaine trop longtemps meurtrie  et désemparée. Un nouveau stade olympique figure parmi les projets ficelés avec la Chine. Les groupes armés doivent déposer les armes dans les trois (3) mois qui suivent. Sinon, il faut les foudroyer. La population centrafricaine ne peut demeurer l’otage d’un groupuscule de tarés.

Revenons à la démocratie centrafricaine. Un de nos confrères a pris part à une rencontre à Ouagadougou, au Burkina, regroupant les ONG de dénonciation : « Tous les pays présents ont dénoncé l’emprisonnement des prisonniers politiques, des prisonniers d’opinion. Mais la RCA a été ovationnée, car aucun prisonnier politique, aucun prisonnier d’opinion ». Pour les organisateurs, un président comme Touadéra doit être porté à bout de bras et adulé. La RCA, un pays en guerre, cauchemardesque, un enfer, mais il n’y a ni prisonnier politique ni prisonnier d’opinion, cela dépasse notre entendement. Les libertés d’expression et de presse sont garanties et totales. Est-ce à dire que tout est parfait ? Non, certains hommes politiques ont fait des déclarations incendiaires ; les journaux ou les médias font des dérapages monstrueux. Touadéra sait qu’un cafard libéré court dans tous les sens et il faut le laisser courir, prendre de l’air, goûter à la liberté et se défouler. Touadéra a une âme au-dessus de la mêlée, car son pouvoir est une bénédiction de Dieu.

La RCA, en fait, mérite le Prix Nobel de la démocratie, des libertés des droits de l’homme et de la dignité humaine. Toutes les institutions de la République sont en place, auxquelles s’ajoutent la médiation, la Haute Autorité Chargée de la Bonne gouvernance, la Haute Cour de Justice qui a vu enfin le jour. Chaque institution joue sa partition. La séparation des pouvoirs Exécutif, législatif et Judiciaire est nette et sans ambages. Tous les pouvoirs, toutes les institutions, sont animés par des Centrafricains nantis. L’essentiel, c’est le pays et son peuple. Les Centrafricains aspirent à la paix, à la sécurité, à la stabilité, à la bonne gouvernance, à la transparence, à l’intégrité, afin d’améliorer leurs conditions d’existence et de vie.

La démocratie centrafricaine a été accouchée dans la pire des douleurs. Sous les feux des bombardements des groupes armés, des membres de l’ANE ont été pris en otage, des urnes ont été détruites, il y a eu des morts au Km 5, mais les Centrafricains ont tenu le cap pour se doter d’institutions légitimes. La Communauté Internationale a été ingrate, hypocrite, face au sacrifice suprême du peuple centrafricain qui a répondu présent à sa sollicitation. La RCA s’attendait à une prime à la démocratie, mais hélas, c’est totalement le contraire. François Hollande, ex-président français, a crié sur tous les toits pour réclamer des élections. Elles ont eu lieu, ont été appréciées par le monde entier, mais c’est encore la France qui tourne le dos à la démocratie, retire ses troupes et jette Touadéra en pâture aux groupes armés, et les injures, les insultes, les humiliations, pleuvent de partout. Touadéra est traité de petit président incapable. Est-il toujours petit président incapable ? Non, car la peur a changé de camp et ceux qui le narguaient hier craignent pour leur sort. Le roseau est faible, se plie, mais ne se rompt pas. Le sort des groupes armés est entre ses mains. En quelques heures, il peut les rayer de la carte de la RCA. L’humilité de Touadéra fait sa gloire et la gloire de son peuple.

 

Julien BELA

 

 

« IL N’Y A QUE KAGA-BANDORO, NDELE ET ALINDAO QUI N’ONT PAS DES FORCES DE SECURITE INTERIEURE (FSI)... », DIXIT WANZET-LINGUISSARA

C’est ce qu’a déclaré le ministre de la Sécurité Publique et de l’Administration du Territoire, Henri Wanzet-Linguissara, le mercredi 12 septembre 2018, lors de l’émission « la parole donnée aux membres du gouvernement », réalisée en direct par la Radio et la Télévision Centrafricaines.

C’est l’occasion offerte à un ministre de présenter son ministère au peuple centrafricain, à travers sa mission, ses réformes enclenchées, ses réalisations, ses difficultés rencontrées et ses perspectives d’avenir.

En ce qui concerne la Sécurité Publique, le ministre Wanzet-Linguissara a signifié que « depuis plus de six (06) ans, la RCA traverse la plus grave crise militaro-politique de son histoire qui n’a épargné aucun secteur de la vie nationale. Avec le retour du pays à l’ordre Constitutionnel le 30 mars 2016, les défis à relever sont immenses,  car tout est à reconstruire, à rebâtir. Donc il faut reconstruire ou réhabiliter les structures et infrastructures de nos FSI (gendarmerie et police), renforcer leurs capacités par des sessions de formations afin de les déployer à l’intérieur du pays. Au jour d’aujourd’hui, les FSI sont déployées et présentes dans toutes les villes du pays, à l’exception des villes de Kaga-Bandoro, Ndélé et Alindao. Et ceci est dû au sous-effectif de nos FSI, car il faut une (01) FSI pour quatre cents (400) Centrafricains. D’où le recrutement récent de cinq cents (500) FSI pour pallier petit à petit à ce problème de sous-effectif de nos FSI.

En ce qui concerne l’Administration du Territoire, c’est le même schéma à peu près que celui de la Sécurité Publique. Je vous assure que les préfets, sous-préfets et maires sont en place et dans leurs zones de juridiction respectives. Il en est de même pour les services déconcentrés de l’Etat qui se redéployent doucement mais sûrement sur l’ensemble du territoire national. Et dans un proche avenir, il y aura la nomination des Secrétaires Généraux des préfectures et sous-préfectures. Tout ceci, c’est pour restaurer l’autorité de l’Etat en RCA et redonner confiance et espoir au peuple centrafricain ».

Décidément, à plus de deux (02) ans de mandat du président Faustin Archange Touadéra aux commandes de la RCA, nous notons des avancées significatives dans les domaines productifs, même si beaucoup restent encore à faire. Mais sans la sécurité, quel miracle peut-on opérer pour faire développer le pays de manière durable ? Cette question posée devait donner matière à réflexion à tous les filles et fils de Centrafrique.

 

Le Petit YEKOA

 

 

SCANDALES FINANCIERS :  EXISTE-T-IL REELLEMENT LA HAUTE AUTORITE CHARGEE DE LA BONNE GOUVERNANCE ET L’INSPECTION GENERALE D’ETAT ?

La République Centrafricaine de feu président fondateur Barthelemy Boganda marche-t-elle en avant ou à reculons ? C’est la question que les Centrafricains se posent à l’heure actuelle aux institutions de la République en charge des scandales financiers. Cette question est loin de trouver une solution. Pour notre part, nous pensons que la RCA marche à reculons. Pourquoi ? La raison est simple : la Rupture avec les vieilles pratiques prônée par le président de la République, chef de l’Etat, Professeur Faustin Archange Touadéra, est tombée dans les oreilles des sourds. La corruption, le détournement des deniers publics continuent de faire son petit bonhomme de chemin et sont érigés en mode de gouvernance. Et cela n’est pas fait par des petits fonctionnaires mais de grosses pointures.

A l’Assemblée Nationale, la 2ème institution du pays, une grosse somme d’argent avait disparu dans la nature. La presse avait relayé cette information. Depuis lors, les Centrafricains sont restés sur leur soif en ce qui concerne ce détournement. Ils ne savent même pas qui est l’auteur de ce scandale financier. Les jours passent et se ressemblent. Les auteurs ou l’auteur de ce crime économique ne sont jamais inquiétés, tout comme les leaders des groupes armés qui écument la population centrafricaine à longueur de journée. Tout se passe comme si rien de grave ne s’est déroulé dans cette institution qui représente le peuple centrafricain.

Au courant de cette semaine, un important scandale financier a été mis à nu au ministère du Transport et de l’Aviation Civile. Ce fonds aurait été empoché par le ministre en charge de ce département, Théodore Jousso. Aujourd’hui, les yeux des Centrafricains sont braqués sur le gouvernement pour connaître la vérité. Mais à leur grande surprise, aucune information n’est filtrée sur ce grand scandale financier de l’ère Touadéra.

Face aux scandales financiers qui prennent de l’ampleur en Centrafrique, l’on se pose la question de savoir si réellement la Haute Autorité Chargée de la Bonne Gouvernance et l’Inspection Générale d’Etat (IGE) existent. Ces deux (2) institutions étatiques existent bel et bien et fonctionnent à l’heure actuelle. Malheureusement, elles ne font pas leur travail comme il se doit. Les fonds qui devaient rentrer dans les caisses de l’Etat sont empochés par des personnalités bien connues. Ces dernières ne sont nullement inquiétées. A quoi servent la Haute Autorité Chargée de la Bonne Gouvernance et l’Inspection Générale d’Etat ? Sont-elles de purs décors ? Qu’attend l’IGE pour faire des audits afin de déterminer les responsabilités des uns et des autres ? Sommes-nous vraiment dans un Etat de droit ? Ces personnalités, pour ne pas dire ces avares qui s’accaparent des deniers publics sont-elles intouchables ? Il ne fait aucun doute.

Selon les informations en notre possession, toutes ces personnalités qui sont très actifs dans les détournements des fonds publics en RCA sont tous des adeptes de la franc-maçonnerie. Elles  sont nombreuses au sein du gouvernement et à la présidence de la République, et ont la main mise sur les plus grandes décisions qui engagent le fonctionnement de l’Etat. De même, durant les régimes qui se sont succédé en RCA, certains proches des dirigeants ne pouvaient être traînés en justice. Ceux-là, on les appelait, « Tu me connais » ? Est-ce le cas aujourd’hui ?

S’agissant de la Haute Autorité Chargée de la Bonne Gouvernance, les Centrafricains ignorent son existence. Tout se passe comme si c’est une institution qui est morte dès sa naissance ou qui n’existe que de nom. Depuis qu’elle est mise sur pied, aucune information n’a été rendue publique à son sujet. En principe, son président devait organiser une conférence de presse pour présenter aux Centrafricains les grands axes de ses activités. Tel n’est pas le cas aujourd’hui. Les Centrafricains savent quand même quelque chose sur toutes les institutions (Conseil Economique et Social, Conseil National de la Médiation, Haut Conseil de la Communication…) prévues dans la Constitution du 30 mars 2016, sauf la Haute Autorité Chargée de la Bonne Gouvernance. C’est vraiment grave. Elle doit se réveiller de son sommeil profond car beaucoup de dossiers qui la concernent, notamment les détournements des deniers publics, sont aujourd’hui en instance.

La Bonne Gouvernance ne rime pas avec les détournements, la corruption, les pots de vin. Nous pensons pour notre part que c’est le travail de la Haute Autorité Chargée de la Bonne Gouvernance de veiller au grain sur ces cas. La RCA appartient à tous les Centrafricains d’où ils se trouvent. Il est inadmissible que les uns s’enrichissent illégalement ou illicitement sur le dos des autres. Ce sont ces pratiques qui ont conduit le pays de feu président fondateur Barthelemy Boganda au fond du gouffre.

Halte aux détournements des deniers publics ! Au travail la Haute Autorité Chargée de la Bonne Gouvernance et l’Inspection Générale d’Etat pour la transparence dans la gestion de la chose publique !

L’heure passe et les Centrafricains attendent de voir ces deux institutions à pied d’œuvre.

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

 

LE KM5 DEMEURERA-T-IL ETERNELLEMENT UNE ZONE A HAUT RISQUE ?

Mercredi 12 septembre 2018 aux environs de 1 heure 15 minutes, des détonations d’armes lourdes et légères ont été entendues dans le 3ème arrondissement, notamment au Km5, dernière enclave musulmane de Bangui la capitale. Jusqu’à lors, nous ne connaissons pas encore la cause de ces détonations.   N’y a-t-il  pas eu de pertes en vies humaines ainsi que des dégâts matériels ? Il nous est difficile de répondre à cette interrogation.

Le Km 5 semble devenir un Etat dans un Etat où les criminels drogués et certains bandits de grand chemin dictent leur loi à qui veut bien les entendre. Les tueries, les braquages à main armée, les viols, les tortures, les disparitions forcées, les incendies des kiosques et boutiques, sont les actes enregistrés jour et nuit dans le 3ème arrondissement de Bangui et ses environs.

L’échec de l’opération « Soukoula », lancée conjointement par le gouvernement et la Minusca, a enfoncé davantage  le clou aux populations Banguissoises en général et particulièrement celles du 3ème arrondissement et ses environs. Niméry Matar Djamous alias Force, le redoutable criminel du Km 5 avec ses éléments,  continuent  de démontrer leur force à communauté nationale et internationale.

Les impôts, les taxes et autres droits de l’Etat sont perçus par les groupes d’autodéfenses qui pullulent dans le 3ème arrondissement de Bangui. Les commerçants musulmans et les personnes qui partent faire leurs achats au marché Km 5 sont rackettés et rançonnés par ces fauteurs de troubles sans âme ni conscience.

A la moindre chose, les armes tonnent à longueur de journée à n’en point finir. Et ce, à quelques mètres du siège de la Minusca dont la mission principale est et demeure la protection des civils et le désarmement des groupes armés. Incroyable, mais pourtant bien vrai ! Et tout se passe comme si le pays de feu Barthelemy Boganda, paix à son âme,  est devenu une jungle où toute chose est permise.

Une chose est sûre, chaque jour, l’armée nationale monte en puissance. 1.000 éléments des FACA sont déjà formés et déployés dans certaines régions du pays. Et très bientôt, le gouvernement avec l’appui de la Minusca et l’EUTM, va procéder aux recrutements de 1.023 jeunes dans le rang des FACA. En outre, la police et la gendarmerie forment de nouveaux recrus. Autant dire que tôt ou tard, toutes les Forces de Défense et de Sécurité seront opérationnelles.

Qu’il pleuve, qu’il vente ou qu’il neige, l’armée nationale reprendra le contrôle de l’ensemble du territoire un de ces quatre matins. Les « Force », Nourredine, Alkhatim, Hissène, Darassa, Sidiki, Bahr et tant d’autres se verront obligés de déposer les armes par la force.

 

Amedé NGUETE

 

 

 

LES SEQUELLES DE LA CRISE IMPACTENT SUR LA RENTREE SCOLAIRE DANS LES ETABLISSEMENTS DU 3E ARRONDISSEMENT

 

La rentrée scolaire tarde à se remettre dans les établissements publics, des Castors et Yakité, situés dans le 3e arrondissement de Bangui. L’inscription  des enfants s’effectue timidement. C’est un constat du RJDH ce mardi 11 septembre dans ces établissements.

En sillonnant établissements scolaires du 3ème arrondissement, les plus actifs aux préparatifs de la rentrée scolaire sont les écoles privés parmi lesquelles le complexe scolaire Adventiste, le complexe scolaire Noël Gaïwaka. Tandis que dans les établissements publics, les écoles de Yakité et de Castors, les préparatifs s’effectuent timidement.

A l’école Yakité, l’inscription des enfants pose problème suite à l’absence des enseignants. Plusieurs  parents se sont présentés, afin d’inscrire leurs enfants, mais aucun enseignant n’est disponible pour accueillir ces parents. Ce fait a été déploré par Léila Oumar, un parent d’élève. « J’ai prévu inscrire mes enfants ici mais je suis désolée de ne pas retrouver les responsables de l’établissement », a-t-elle déploré, avant de souligner l’impact de la crise dans ce secteur. «  Je suis certaine que ce sont les récents événements qui ont joué sur les enseignants».

Au fondamental 1 de l’école du camp des Castors, garçons et filles, la présence des enseignants est observée. Les deux directions sont ouvertes, un registre de présence est également ouvert pour vérifier la régulation des enseignants. Le directeur de l’école des Castors garçon, Darius Bodemeur-Leu-Bégoto, parle alors du manque d’engouement des parents  d’élèves pour l’inscription des enfants. « Dès le 10 septembre, les portes des deux directions sont ouvertes. Depuis ce temps, aucun parent ne s’est présenté pour l’inscription de son enfant. Le cahier est vierge », a déploré le directeur.

Dans la cour de l’école des Castors et de Yakité, une unité de la Minusca s’est engagée pour le désherbage de la cour et l’extérieur des établissements. « Nous effectuons ces travaux de nettoyage des deux établissements afin d’inciter les parents à la reprise des activités scolaires. Nous avons prévu trois jours d’activités de désherbage, ceci dans le cadre des préparatifs de la rentrée scolaire », a témoigné une source proche de la Minusca rencontrée à Yakité.

La rentrée scolaire 2018-2019 est prévue pour le 17 septembre. La peur des habitants du 3e arrondissement reste un défi pour le gouvernement.

 

RJDH

 

 

Quatre femmes soupçonnees de sorcellerie tuees a Bouca

 

Quatre femmes sont accusées de sorcellerie et tuées la semaine passée à Bouca au nord du pays. Une poussée de la justice populaire qui choque les activistes des droits de l’Homme.

La ville de Bouca est en proie à une montée inquiétante de la justice populaire depuis les événements tragiques qu’a connus le pays. Ces actes qui se sont accentués interviennent dans un contexte de l’autorité de l’Etat encore fragile dans une zone où les Anti-Balaka règnent et dictent leur loi.

Un activiste des droits de l’Homme à Bouca parle d’un phénomène dangereux si l’Etat n’agit pas. « Ces personnes qui sont tuées ou qui ont vu leur habitation incendiées sont victimes des préjugés. Elles sont tuées sans aucune forme de procès et c’est bien d’hommage que l’Etat n’ait pas la capacité réelle de protéger, ni de rendre justice aux victimes silencieuse de cette tragédie. Ce sera la cause d’un nouveau problème social si rien n’est fait face à ce phénomène », a indiqué au RJDH un activiste à Bouca qui a requis l’anonymat.

La réaction de la Ligue Centrafricaine des droits de l’Homme LCDH ne s’est pas fait attendre. Elle s’est indignée de la recrudescence de la justice populaire dans cette partie de l’Ouham au nord du pays.

La République Centrafricaine a ratifié la déclaration universelle des droits de l’Homme qui proscrit le jugement extrajudiciaire ainsi que la charte africaine de lutte contre la torture.

 

RJDH

 

 

LA MINUSCA ET LE GOUVERNEMENT SOULIGNENT L’IMPORTANCE

DE LA REFORME DU SECTEUR DE SECURITE POUR LA RCA

Bangui, 12 septembre 2018 – La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) et les autorités centrafricaines ont souligné mercredi à Bangui, l’impact attendu de la Réforme du Secteur de la Sécurité (RSS) actuellement en cours, dans le renforcement de la sécurité et le changement dans le pays. Le responsable du pilier RSS au sein de la coordination DDRR-RSS-Réconciliation nationale à la Présidence de la République, Colonel Ismael Koagou, et Mody Berethe, chef de la section RSS de la MINUSCA, s’exprimaient mercredi lors de la conférence hebdomadaire de la Mission.

 « Avant, nous disposions d’une armée de projection basée à Bangui et loin des menaces. Aujourd’hui, dans le cadre de la réforme, elle devient une armée de garnison qui va être déployée dans les trois zones en plus de la position à Bangui et sera plus à même d’apporter des solutions. Les FACA sont en train de remplir leur mission avec la Force de la MINUSCA. C’est aussi dans le cadre de la réforme », a affirmé le chef du pilier RSS à la Présidence de la République. « La RSS constitue une réponse aux attentes du peuple centrafricaine exprimées lors des assisses nationales tenues en République Centrafricaine tel le Forum de Bangui, pour que revienne la paix, la sécurité et le confort national », a-t-il ajouté. Ce responsable a en outre salué « l’appui inaliénable de la MINUSCA dans cette immense tâche à travers les formations, les ateliers, l’encadrement, le déploiement des FACA et des forces de sécurité intérieure dans les régions, l’élaboration d’un plan de défense nationale, d’un plan de recrutement, entre autres ». 

 Pour sa part, le chef de la section RSS de la MINUSCA a précisé que la réforme en cours en RCA est un processus politique, holistique et technique mené par les autorités nationales, qui vise à améliorer la sécurité de l’État et la sécurité des populations. « Il vise à mettre en place un système de sécurité efficace et responsable, dans le cadre d’un contrôle civil et démocratique, et dans le respect de l’Etat de Droit, des Droits Humains, de la Bonne Gouvernance et la promotion du genre ».

 Ce responsable de la MINUSCA a également souligné l’appropriation nationale de la réforme et qu’il n’y a aucune tentative des partenaires de se substituer aux autorités nationales dans sa mise en œuvre. « La RSS est un processus national et éminemment politique, mené par les autorités nationales avec l’appui des partenaires nationaux et internationaux. Les partenaires externes apportent une expertise technique et/ou un appui financier », a-t-il dit. A cet effet, il a cité le modèle de solidarité internationale concernant les FACA, qui sont formés par l’EUTM (Mission européenne), équipés par différents partenaires tels que France, Etats-Unis, Chine, Russie, etc. et déployés avec les casques bleus. Il a en outre rappelé quelques contributions de la Mission tels que l’élaboration d’une feuille de route sur la réforme, les déploiements ou le projet pilote DDRR avec l’intégration de 232 ex-combattants dans les FACA, entre autres.

 De son côté, le porte-parole de la Mission, Vladimir Monteiro, a annoncé le lancement mercredi de la phase 3 du programme de réduction de la violence communautaire (CVR). « Ce programme vise 1100 jeunes à risque issus des 3e, 4e, 5e et 8e arrondissements de Bangui et Bimbo à travers une réinsertion socio-économique et l’éducation civique et la remise volontaire d’armes », a dit le porte-parole. Il a en outre indiqué qu’au cours de la semaine du 5 au 11 septembre 2018, la MINUSCA a documenté 31 incidents d’abus et de violations des droits de l’homme et du droit international humanitaire ayant affecté au moins 65 victimes. Selon la Mission, les auteurs présumés sont les éléments de groupes armés - les anti-Balaka, la coalition FPRC/MPC/UPC, le FPRC, le groupe Siriri, RPRC, MNLC, UPC et les autres groupes armés non identifiés - tandis que les préfectures les plus affectées sont cinq à savoir Ouaka, Haute-Kotto, Ouham, Ouham-Pendé et Nana-Mambéré.

MINUSCA

 

 

BANGUI : LE PROCHAIN DIALOGUE SUSCITE TOUJOURS DES DEBATS !

Le dialogue politique inclusif en RCA fait toujours l’objet de débats parmi le peuple centrafricain. En effet, la question que se pose le peuple mérite une réponse plus claire. Beaucoup sont ceux qui pensent que ce dialogue organisé par l’Union Africaine (UA) en synergie avec le gouvernement centrafricain ne verra pas la participation de certains Centrafricains. La société civile, la Plateforme des Confessions Religieuses, pour ne citer que ces entités, seront-elles habilitées à participer à ce dialogue ? En effet, la présence de ces entités s’avère très capitale afin de pouvoir défendre la cause des Centrafricains. Mais si nous faisons recours à la Feuille de route pour la paix et la réconciliation en République centrafricaine, nous remarquons qu’au point 4.2 que les parties prenantes à ce dialogue sont le gouvernement et les groupes armés affiliés au DDRR.

Certains Centrafricains se demandent déjà pourquoi ce circuit fermé ? Alors que chaque entité en RCA a néanmoins un mot à dire, un apport à donner vis-à-vis de ce dialogue qui se pointe à l’horizon. 104 revendications à leur actif, les groupes rebelles demandent trop. Certains de ces revendications vont d’ailleurs à l’encontre de la Constitution du 30 mars 2016.

Ces groupes rebelles disent s’affilier au DDRR mais comment revendiquer d’autres choses qui vont à son encontre ? La seule issue de sortie de crise, c’est le DDRR. Un patriote, celui qui aime son pays, ne peut contrecarrer l’action du gouvernement. A s’en apercevoir de plus près, ces 104 revendications  visent à demander l’impossible au gouvernement, afin de trouver des prétextes pour conserver les armes.

Or, lors de ce dialogue, on ne pourra négocier toutes les revendications allant à l’encontre de la Constitution, autrement dit, ce serait vendre le pays aux ennemis de la nation. Pourquoi ne pas se rallier simplement derrière la politique du gouvernement, main dans la main et faire avancer la RCA ?

Le peuple centrafricain se plaint, gémit et pleure en ne demandant que des solutions concrètes. Tous les Centrafricains sont persuadés que les groupes armés veulent tailler la part du lion. Or, la RCA n’est pas un gibier. C’est une nation qui appartient aux Centrafricains. Le Tchad de synergie avec sa marraine la France fomentent des coups bas contre l’Etat centrafricain. Ces mêmes Français qui ont commis des bavures en Côte d’Ivoire, cherchent par tous les voies et moyens à maintenir la RCA dans le gouffre. La présence des Russes gène. Les Français, voyant le salut centrafricain venir, ont décidé, par le truchement du Tchad, de faire ombrage à cela. Les Russes appuient les FACA, soignent gratuitement dans quelques villes des provinces et font rapprocher les enfants musulmans et chrétiens, notamment à Bria.

Ces 104 revendications viennent de l’autre côté de la Méditerranée, de l’Hexagone. Il suffit de se souvenir des mercenaires tels Christopher Renaudot et Bernard Cousin pour comprendre que la France instrumentalise les groupes rebelles et les autodéfenses du Km 5. Tous ces agissements ont pour but de réduire à néant le peuple centrafricain.

Le prochain dialogue se révèle comme un torrent décisif pour certains Centrafricains. Cependant, d’autres pensent que ce sera comme toujours une simple causerie qui n’aboutira à rien, car les groupes armés n’ont jamais respecté les accords qui ont été signés. Or, il faut être positif quelquefois dans la vie. Tous ont les yeux rivés sur le gouvernement qui ne transigera pas sur des options non négociables.

 

Jean Max DELOUGA

 

 

LE RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE AGGRAVE LA FAIM EN AFRIQUE

Un rapport sur la sécurité alimentaire publié par les Nations unies sonne l’alarme.

La faim a grimpé dans le monde en 2017, pour la troisième année consécutive, après avoir longtemps reculé. C'est le principal enseignement du rapport, publié cette semaine, par cinq agences des Nations unies (FAO, OMS, PAM, Unicef, FIDA), "l'Etat de la sécurité et de la malnutrition dans le monde 2018".

En cause, particulièrement, la variabilité du climat et ses phénomènes extrêmes, type inondations et sécheresses, de plus en plus fréquents, intenses et complexes… 821 millions de personnes ont ainsi été victimes de malnutrition l'an passé, un habitant de la planète sur neuf. Et l'Afrique est de loin le continent le plus touché. Surtout dans la partie subsaharienne où près d'un quart de la population est sous-alimenté.

Voici les cinq chiffres à retenir sur la malnutrition croissante dont souffre le continent africain :

 

· 20,4%

C'est le pourcentage de la population du continent qui ne mange pas suffisamment à sa faim. Un chiffre près de deux fois supérieur à la moyenne mondiale. Ce pourcentage cache bien sûr de nombreuses disparités. Il tombe à 5% dans les pays de l'Afrique du Nord (le Soudan excepté, précise le rapport). Mais il grimpe à 31,4% en Afrique de l'Est et à 26,1% en Afrique centrale, les zones les plus touchées. Les chiffres sont encore plus alarmants en ce qui concerne l'insécurité alimentaire grave. Près d'un Africain sur trois en est victime (trois fois plus que la moyenne mondiale) et près d'un sur deux dans la partie centrale du continent.

 

· 256 millions

C'est le nombre de personnes souffrant de malnutrition en Afrique. Elles n'étaient "que" 196 millions en 2010. En sept ans, les Africains sous-alimentés ont progressé de 60 millions, l'équivalent de la population d'un pays comme l'Afrique du Sud, la Tanzanie… ou la France. "Nous avions observé une tendance à la baisse sur le continent au début de la décennie. Mais le mouvement est reparti à la hausse depuis deux ans. La situation de l'Afrique est devenue très préoccupante, indique Abdou Dieng, directeur régional pour l'Afrique de l'Ouest et du Centre au PAM (Programme alimentaire mondial). Chocs climatiques, conflits armés et ralentissement de la croissance se combinent pour expliquer la progression de la malnutrition, Trois zones ont ainsi été durement impactées ces dernières années : le Sahel frappé par la désertification et les attaques djihadistes (Mauritanie, Niger, Burkina Faso, Tchad, Mali), les pays autour du bassin du lac Tchad (Nigéria, Niger, Cameroun, Tchad), la République centrafricaine, ravagée par les conflits, et ses voisins (Tchad, Cameroun, Congo). La situation est en particulier très inquiétante au Tchad qui se situe au cœur de ces trois zones."

 

· 9 sur 10

C'est le nombre d'enfants de moins de cinq ans présentant un retard de croissance dans le monde qui vivent en Afrique. Sur la totalité du continent, ils sont 58,7 millions à avoir une taille inférieure à ce qu'elle devrait être et 13,8 millions à être considérés comme émaciés (un poids trop faible par rapport à leur taille), ce qui est un facteur aggravant de mortalité. "Dans les zones où la conjonction de chocs climatiques et d'un conflit provoque une crise alimentaire, précise le rapport des Nations unies, la prévalence de la malnutrition aiguë chez les enfants de moins de cinq ans est élevée, voire très élevée : il s'agit notamment du Darfour, au Soudan (28%), du Soudan du Sud (23%), de la région du lac Tchad (18%) […] et de la région de Diffa, au Niger (11%)".

 

· 1 degré Celsius

Une telle hausse de température au Malawi, au sud-est du continent, fait reculer la ration calorique par habitant de près de 40%. Voilà comment les Nations unies évaluent l'effet climatique sur la consommation alimentaire en Afrique. Le rapport précise que le continent "est l'une des régions où l'influence du climat sur la production et les moyens d'existence est à la fois la plus marquée et la plus complexe. [...] Une forte dépendance vis-à-vis de l'agriculture pluviale (cultures et parcours) rend les populations rurales plus vulnérables. Par ailleurs, dans les zones arides, semi-arides et subhumides sèches, les activités humaines aggravent les conditions qui aboutissent à la désertification et aux sécheresses".

Les Nations unies ont aussi constaté que plus du tiers des pays ayant connu une hausse de la malnutrition depuis 2005 avaient également subi une grave sécheresse de manière concomitante. La majorité se situe en Afrique.

 

· 500 millions

« L’objectif d'élimination de la faim sera difficile à atteindre »

 

C'est par pays, par an et pendant cinq ans, le montant en dollars de l'investissement nécessaire estimé par le PAM pour améliorer la sécurité alimentaire dans les cinq pays du Sahel.

Selon Abou Dieng :

« On peut prendre le problème à bras-le-corps, les solutions existent, il faut que la communauté mondiale et les états africains en prennent conscience. Souvenez-vous de la situation dramatique en Ethiopie il y a trente ans.

Le pays a pourtant réussi à sortir des cycles infernaux des mauvaises récoltes et des famines, en travaillant sur la dégradation des sols, sur les systèmes de conservation de l'eau pendant la saison des pluies et sur l'éducation de la population, notamment les jeunes. La production céréalière nationale augmente désormais depuis des décennies. Au Niger aussi, la situation est moins catastrophique. On est loin des terribles famines de la décennie précédente. »

Le pays a investi 1,2 milliard de dollars sur trois ans dans le plan 3N ("Les Nigériens nourrissent les Nigériens"). Le PAM a mis également en place, depuis un an, un "Programme de résilience", fondé à la fois sur l'eau, les sols et les activités. Le rapport conclut :

"Ces orientations stratégiques sont essentielles pour répondre à la nécessité d'accélérer les actions et de les porter à plus grande échelle afin de renforcer la résilience et la capacité d'adaptation à la variabilité et aux extrêmes climatiques. Faute de quoi, l'objectif d'élimination de la faim et de la malnutrition sous toutes ses formes à l'horizon 2030 [...] sera difficile à atteindre."

 

Nathalie Funès

(Nouvelobs.com)

 

 

 

 

 

            MINUSCA

 

UNITED NATIONS

Mission multidimensionnelle Intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation en République Centrafricaine

 

 

Le présent avis est public au nom de la MINUSCA. La Section des achats de l’ONU ne peut donner aucune garantie, explicite ou implicite, quant a l’exactitude, la fiabilité ou     l’exhaustivité du contenu de l’information fournie ; elle n’est pas non plus en mesure de          répondre aux questions concernant la présente demande de manifestation d’intérêt. Vous êtes donc priés d’adresser toutes vos questions à la MINUSCA en utilisant les adresses e-mails indiquées ci-dessous.

 

Titre de la DEI : Fourniture a Long Terme de Services de Transport Routier a l’intérieur de           la    République Centrafricaine.

 

Numéro de la DEI: EOIMINUSCA15489

BESOINS / RENSEIGNEMENTS SPECIFIQUES

 

Les entreprises qualifiées et intéressées par la présente Demande d’Expression d’intérêt sont priées de              soumettre les informations et documentations suivantes :

- Le numéro d’enregistrement au Marché Mondial de l’ONU « UNGM » (obligatoire) ;

- Le " FORMULAIRE DE REPONSE DU FOURNISSEUR" disponible sur le site indiqué ci-dessous.

 

La MINUSCA prévoit lancer un appel d’offre pour la Fourniture à Long Terme de Services de Transport           Routier à l’intérieur de la République Centrafricaine et invite par la présente toute entreprise intéressée et            capable d’y participer à : (1) visiter son site web https://www.ungm.org/Public/Notice; (2) Cliquer sur                         Publication ; (3) Achat; (4) Imprimer et remplir le formulaire de Déclaration d’intérêt (Référence :                EOIMINUSCA15489).

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Les manifestations d’intérêt, contenant le formulaire dument rempli ainsi que toutes les informations et            documents requis et libellées : « Fourniture à Long Terme de Services de Transport Routier à l’intérieur de la République Centrafricaine » doivent être envoyées au plus tard le 21 Septembre 2018 comme suit :

•     Par service courrier ou en mains propres à l’adresse suivante :

Bureau des achats de la MINUSCA

Dejean, Camp des Castors, Base Logistique

PK4, Bangui, RCA

ATT. : Chef du Service des achats

 

•     Par e-mail à : : semboli@un.org , massa@un.org , attiehe@un.org , djeguede@un.org

Pour plus d’informations détaillées sur les annonces, veuillez visiter :

https://minusca.unmisssions.org/achats

 

Date de la DEI : 7 Août 2018/ Date de clôture de la DEI : 21 Septembre 2018

 

 

Toutes les infos du Vendredi 14 Septembre 2018

Cm n 2796 du ven 14 sept 2018

140.000.000 FCFA VERSES  PAR LE  TRESOR PUBLIC A LA SODECA, MAIS LA SOCIETE  MANQUE PRESQUE DE TOUT POUR SATISFAIRE SES CLIENTS ET RESOUDRE SES PROPRES PROBLEMES

Selon les informations recueillies, de juin à août, le trésor public a versé une somme de cent trente millions (130.000.000) de FCFA  à la SODECA. Le vendredi 07 septembre dernier, une somme de dix millions (10.000.000) a été encore  versée à la dite société. Au total, cent quarante millions (140.000.000) de FCFA ont été versés par le trésor public à la SODECA. Curieusement, la société  manque presque de tout pour satisfaire ses clients et résoudre ses propres problèmes.

1er acte : non installation de la SODECA chez les clients qui ont payé leur devis

Certains clients qui ont payé leur devis, attendent vainement l’installation de la SODECA depuis 7 à 8 mois. Motif, la société n’a pas les moyens de sa politique et donc les matériels qui devraient permettre l’installation de la SODECA aux ayants droits font défaut. Selon les informations en notre possession, quelques matériels achetés par la SODECA étaient arrivés à Bangui ce mercredi 12 septembre 2018. Mais la valeur de ces matériels ne correspond pas à la somme décaissée par le trésor public. Où est donc  passée le reste de l’argent ?

2ème acte : les machines tombées en panne et qui ne sont pas réparées, constituent un manque à gagner pour la société et l’Etat

Sur les cinq (5) pompes qui sont installées au bord du fleuve Oubangui pour alimenter la ville de Bangui, deux (2) sont tombées en panne. Jusqu’à lors, elles ne sont pas encore réparées. Qu’à cela ne tienne, la machine installée derrière la radio Ndéké-Luka et qui sert à creuser les conduits d’eaux est aussi en panne. Alors que, si cette machine fonctionne, elle peut rapporter  cinq cent mille (500.000) ou sept cent mille (700.000) par jour, selon les investigations de Centrafric Matin. Cela n’émeut nullement la directrice générale qui se contente  d’effectuer des voyages à l’étranger. S’agit-il des voyages effectués dans le cadre du travail ou des voyages touristiques ?

Nous sommes en saison des pluies. Et normalement, il ne doit pas se poser un problème d’eau. Fort malheureusement, la SODECA se trouve confronter à un problème, celui de produire suffisamment d’eau potable à la population. Et ce, en pleine saison pluvieuse. Qu’adviendra-t-il en saison sèche ?

Pire encore, la vanne qui est installée à quelques cinq cents mètres du domicile du chef de l’Etat est fermée de 5 heures à 17 heures, privant ainsi une partie de la population du 4ème arrondissement de la ville de Bangui de s’approvisionner en eau potable. Chose qui n’a jamais été faite à l’époque de sieur Yves Yalanga Bela, ancien DG de la SODECA.

Selon certaines informations, l’actuelle DG travaille depuis fort longtemps à la SODECA. Mais elle n’arrive pas à gérer la société comme il se doit. Monsieur Benam Betoungou est aussi un ex-DG de la SODECA que le personnel regrette encore son départ, parce qu’il a travaillé en toute intégrité et a bien maîtrisé la société. Il est donc indispensable que l’actuelle DG se rapproche de lui pour des conseils pratiques et techniques, afin de relever les défis auxquels font face la société.

3ème acte : non respect de la décision prise par le ministre et gestion familiale de la SODECA

Le ministre contrôleur, Arthur Piri, a pris une décision interdisant des cas d’embauches au sein de la société. Mais la décision du ministre est prise à la légère. La DG et la DRH embauchent au sein de la société comme bon leur semble. S’il arrive que la DG soit absente, son intérim est assuré par un inconnu, alors qu’il y a des cadres au sein du personnel de la SODECA.

Le directeur technique de la SODECA avait fait un accident avec le véhicule de la société, en dehors des heures de services. C’est avec l’argent pris dans la caisse de la SODECA que le véhicule a été réparé. En principe, on devrait couper petit à petit le salaire du directeur technique pour rembourser la somme qui a été prise dans la caisse de la société, permettant de réparer le véhicule. Malheureusement, ce n’est pas le cas. Tout simplement, c’est parce que le directeur technique serait un parent ou ami  de  la DG. Alors que le salaire des subalternes est systématiquement coupé, en cas de perte d’un badge seulement.

Centrafic matin se réserve de tout commentaire, mais continue de mener des investigations sur ce sujet pour éclairer la lanterne de ses lecteurs.

 

Jean Max DELOUGA

 

 

COMBATTANT : L’IMMEUBLE COMMERCIAL DE ROMEO A PRIS FEU ET TOUT EST PARTI EN FUMEE

 

L’immeuble commercial, Rez-de-chaussée plus un Etage (R+1), de sieur Roméo, situé en face des Caisses Mutuelles de Centrafrique (CMCA) à Combattant dans le 8ème arrondissement de la ville de Bangui, a pris feu et tout est parti en fumée. C’était le jeudi 13 septembre 2018, aux environs de 5 heures du matin.

Alertés, les services de sapeurs-pompiers de la RCA et de l’ASECNA ont fait leur irruption sur les lieux, pour tenter d’éteindre le feu, mais c’est une peine perdue pour eux. Car, bien avant leur arrivée, tout était déjà parti en fumée.

Lorsque nous nous sommes rendu sur les lieux du sinistre aux environs de 8 heures, il y avait encore de la fumée qui se dégageait de ce décombre de l’immeuble commercial où la foule se précipite et se bouscule pour récupérer les bouteilles et cartons des boissons de toutes sortes. Aussi, nous avons remarqué que le lieu est totalement bouclé par les Casques Bleus de la Minusca.

Les premières informations recueillies sur place, révèlent que, «  c’est un court-circuit qui serait à l’origine de cet incendie ». On nous a également fait comprendre que « vu l’ascension et la renommée financières de Roméo, il devrait sans doute pratiquer la magie noire, c’est-à-dire qu’il serait très enclin dans des pratiques mystiques ». Est-ce vrai ou faux ?

A cette question posée, nous ne se sommes pas en mesure de l’affirmer ou de l’infirmer. Il n’y a que Roméo seul qui est le mieux indiqué pour éclairer notre lanterne à ce sujet. Toutefois, nous confirmons que de telles pratiques sataniques existent bel et bien en RCA, comme ailleurs : «  Vivre heureux et Mourir Jeune ».

Nous précisons que cet immeuble commercial comprend une (01) cave, une (01) salle de ciné-vidéo et un (01) plein-air.

 

Le Petit YEKOA

 

 

15 SEPTEMBRE 2018, JOURNEE INTERNATIONALE DE LA DEMOCRATIE : LA RCA MERITE LE « PRIX NOBEL » DE LA DEMOCRATIE

Dans tous les pays qui entourent la RCA, les prisonniers politiques, les prisonniers d’opinion ne se comptent plus. Tous ces pays connaissent des convulsions militaro-politiques, d’autres sont en paix, mais la liberté d’expression, la liberté de presse sont bâillonnées. Il suffit de tousser pour se retrouver en prison. Dans certains, les leaders de l’opposition disparaissent sans laisser de trace. La démocratie est en berne dans la majorité des Etats africains. Le Sénégal fait profil bas, alors que c’est la plus vieille démocratie en Afrique francophone. Malheureusement, tous les coups sont permis pour mettre les bâtons dans les roues des adversaires politiques.

La démocratie est le gouvernement du peuple par le peuple et pour le peuple. La population chinoise a ovationné Touadéra dans toutes les villes qu’il a sillonnées, comme président du peuple avec son peuple et pour son peuple et dans l’intérêt de son peuple. Pouvait-il en être autrement pour le peuple centrafricain, pour qui Touadéra consent d’énormes sacrifices nuit et jour ? L’accueil réservé par la population banguissoise confirme la vision et les appréciations du peuple chinois. Plusieurs projets sont à l’actif du sommet Chine-Afrique qui vient de se tenir du 3 au 4 septembre 2018. Le Chef de la coopération économique et commerciale à l’Ambassade de Chine à Bangui, a témoigné de vive voix, cette évolution exponentielle de la coopération Sino-centrafricaine : l’Energie (le champ solaire), une grande première en Centrafrique ; l’Agriculture pour la relance de l’économique nationale ; la culture des champignons entre un chercheur chinois et l’Université de Bangui, dans la perspective d’une production industrielle ; la construction des écoles, des grands hôpitaux de référence (comme l’hôpital de l’Amitié et Elisabeth Domitien). C’est un véritable chapelet de projets à exécution immédiate. Malheureusement, l’insécurité est l’unique facteur de blocage.

Combien de jeunes seront-ils embauchés ? Tous les projets précités sont suspendus sur nos têtes, alors que c’est l’anti-chômage dégainé par Touadéra pour le sourire et l’espoir de la vaillante jeunesse centrafricaine trop longtemps meurtrie  et désemparée. Un nouveau stade olympique figure parmi les projets ficelés avec la Chine. Les groupes armés doivent déposer les armes dans les trois (3) mois qui suivent. Sinon, il faut les foudroyer. La population centrafricaine ne peut demeurer l’otage d’un groupuscule de tarés.

Revenons à la démocratie centrafricaine. Un de nos confrères a pris part à une rencontre à Ouagadougou, au Burkina, regroupant les ONG de dénonciation : « Tous les pays présents ont dénoncé l’emprisonnement des prisonniers politiques, des prisonniers d’opinion. Mais la RCA a été ovationnée, car aucun prisonnier politique, aucun prisonnier d’opinion ». Pour les organisateurs, un président comme Touadéra doit être porté à bout de bras et adulé. La RCA, un pays en guerre, cauchemardesque, un enfer, mais il n’y a ni prisonnier politique ni prisonnier d’opinion, cela dépasse notre entendement. Les libertés d’expression et de presse sont garanties et totales. Est-ce à dire que tout est parfait ? Non, certains hommes politiques ont fait des déclarations incendiaires ; les journaux ou les médias font des dérapages monstrueux. Touadéra sait qu’un cafard libéré court dans tous les sens et il faut le laisser courir, prendre de l’air, goûter à la liberté et se défouler. Touadéra a une âme au-dessus de la mêlée, car son pouvoir est une bénédiction de Dieu.

La RCA, en fait, mérite le Prix Nobel de la démocratie, des libertés des droits de l’homme et de la dignité humaine. Toutes les institutions de la République sont en place, auxquelles s’ajoutent la médiation, la Haute Autorité Chargée de la Bonne gouvernance, la Haute Cour de Justice qui a vu enfin le jour. Chaque institution joue sa partition. La séparation des pouvoirs Exécutif, législatif et Judiciaire est nette et sans ambages. Tous les pouvoirs, toutes les institutions, sont animés par des Centrafricains nantis. L’essentiel, c’est le pays et son peuple. Les Centrafricains aspirent à la paix, à la sécurité, à la stabilité, à la bonne gouvernance, à la transparence, à l’intégrité, afin d’améliorer leurs conditions d’existence et de vie.

La démocratie centrafricaine a été accouchée dans la pire des douleurs. Sous les feux des bombardements des groupes armés, des membres de l’ANE ont été pris en otage, des urnes ont été détruites, il y a eu des morts au Km 5, mais les Centrafricains ont tenu le cap pour se doter d’institutions légitimes. La Communauté Internationale a été ingrate, hypocrite, face au sacrifice suprême du peuple centrafricain qui a répondu présent à sa sollicitation. La RCA s’attendait à une prime à la démocratie, mais hélas, c’est totalement le contraire. François Hollande, ex-président français, a crié sur tous les toits pour réclamer des élections. Elles ont eu lieu, ont été appréciées par le monde entier, mais c’est encore la France qui tourne le dos à la démocratie, retire ses troupes et jette Touadéra en pâture aux groupes armés, et les injures, les insultes, les humiliations, pleuvent de partout. Touadéra est traité de petit président incapable. Est-il toujours petit président incapable ? Non, car la peur a changé de camp et ceux qui le narguaient hier craignent pour leur sort. Le roseau est faible, se plie, mais ne se rompt pas. Le sort des groupes armés est entre ses mains. En quelques heures, il peut les rayer de la carte de la RCA. L’humilité de Touadéra fait sa gloire et la gloire de son peuple.

 

Julien BELA

 

 

« IL N’Y A QUE KAGA-BANDORO, NDELE ET ALINDAO QUI N’ONT PAS DES FORCES DE SECURITE INTERIEURE (FSI)... », DIXIT WANZET-LINGUISSARA

C’est ce qu’a déclaré le ministre de la Sécurité Publique et de l’Administration du Territoire, Henri Wanzet-Linguissara, le mercredi 12 septembre 2018, lors de l’émission « la parole donnée aux membres du gouvernement », réalisée en direct par la Radio et la Télévision Centrafricaines.

C’est l’occasion offerte à un ministre de présenter son ministère au peuple centrafricain, à travers sa mission, ses réformes enclenchées, ses réalisations, ses difficultés rencontrées et ses perspectives d’avenir.

En ce qui concerne la Sécurité Publique, le ministre Wanzet-Linguissara a signifié que « depuis plus de six (06) ans, la RCA traverse la plus grave crise militaro-politique de son histoire qui n’a épargné aucun secteur de la vie nationale. Avec le retour du pays à l’ordre Constitutionnel le 30 mars 2016, les défis à relever sont immenses,  car tout est à reconstruire, à rebâtir. Donc il faut reconstruire ou réhabiliter les structures et infrastructures de nos FSI (gendarmerie et police), renforcer leurs capacités par des sessions de formations afin de les déployer à l’intérieur du pays. Au jour d’aujourd’hui, les FSI sont déployées et présentes dans toutes les villes du pays, à l’exception des villes de Kaga-Bandoro, Ndélé et Alindao. Et ceci est dû au sous-effectif de nos FSI, car il faut une (01) FSI pour quatre cents (400) Centrafricains. D’où le recrutement récent de cinq cents (500) FSI pour pallier petit à petit à ce problème de sous-effectif de nos FSI.

En ce qui concerne l’Administration du Territoire, c’est le même schéma à peu près que celui de la Sécurité Publique. Je vous assure que les préfets, sous-préfets et maires sont en place et dans leurs zones de juridiction respectives. Il en est de même pour les services déconcentrés de l’Etat qui se redéployent doucement mais sûrement sur l’ensemble du territoire national. Et dans un proche avenir, il y aura la nomination des Secrétaires Généraux des préfectures et sous-préfectures. Tout ceci, c’est pour restaurer l’autorité de l’Etat en RCA et redonner confiance et espoir au peuple centrafricain ».

Décidément, à plus de deux (02) ans de mandat du président Faustin Archange Touadéra aux commandes de la RCA, nous notons des avancées significatives dans les domaines productifs, même si beaucoup restent encore à faire. Mais sans la sécurité, quel miracle peut-on opérer pour faire développer le pays de manière durable ? Cette question posée devait donner matière à réflexion à tous les filles et fils de Centrafrique.

 

Le Petit YEKOA

 

 

SCANDALES FINANCIERS :  EXISTE-T-IL REELLEMENT LA HAUTE AUTORITE CHARGEE DE LA BONNE GOUVERNANCE ET L’INSPECTION GENERALE D’ETAT ?

La République Centrafricaine de feu président fondateur Barthelemy Boganda marche-t-elle en avant ou à reculons ? C’est la question que les Centrafricains se posent à l’heure actuelle aux institutions de la République en charge des scandales financiers. Cette question est loin de trouver une solution. Pour notre part, nous pensons que la RCA marche à reculons. Pourquoi ? La raison est simple : la Rupture avec les vieilles pratiques prônée par le président de la République, chef de l’Etat, Professeur Faustin Archange Touadéra, est tombée dans les oreilles des sourds. La corruption, le détournement des deniers publics continuent de faire son petit bonhomme de chemin et sont érigés en mode de gouvernance. Et cela n’est pas fait par des petits fonctionnaires mais de grosses pointures.

A l’Assemblée Nationale, la 2ème institution du pays, une grosse somme d’argent avait disparu dans la nature. La presse avait relayé cette information. Depuis lors, les Centrafricains sont restés sur leur soif en ce qui concerne ce détournement. Ils ne savent même pas qui est l’auteur de ce scandale financier. Les jours passent et se ressemblent. Les auteurs ou l’auteur de ce crime économique ne sont jamais inquiétés, tout comme les leaders des groupes armés qui écument la population centrafricaine à longueur de journée. Tout se passe comme si rien de grave ne s’est déroulé dans cette institution qui représente le peuple centrafricain.

Au courant de cette semaine, un important scandale financier a été mis à nu au ministère du Transport et de l’Aviation Civile. Ce fonds aurait été empoché par le ministre en charge de ce département, Théodore Jousso. Aujourd’hui, les yeux des Centrafricains sont braqués sur le gouvernement pour connaître la vérité. Mais à leur grande surprise, aucune information n’est filtrée sur ce grand scandale financier de l’ère Touadéra.

Face aux scandales financiers qui prennent de l’ampleur en Centrafrique, l’on se pose la question de savoir si réellement la Haute Autorité Chargée de la Bonne Gouvernance et l’Inspection Générale d’Etat (IGE) existent. Ces deux (2) institutions étatiques existent bel et bien et fonctionnent à l’heure actuelle. Malheureusement, elles ne font pas leur travail comme il se doit. Les fonds qui devaient rentrer dans les caisses de l’Etat sont empochés par des personnalités bien connues. Ces dernières ne sont nullement inquiétées. A quoi servent la Haute Autorité Chargée de la Bonne Gouvernance et l’Inspection Générale d’Etat ? Sont-elles de purs décors ? Qu’attend l’IGE pour faire des audits afin de déterminer les responsabilités des uns et des autres ? Sommes-nous vraiment dans un Etat de droit ? Ces personnalités, pour ne pas dire ces avares qui s’accaparent des deniers publics sont-elles intouchables ? Il ne fait aucun doute.

Selon les informations en notre possession, toutes ces personnalités qui sont très actifs dans les détournements des fonds publics en RCA sont tous des adeptes de la franc-maçonnerie. Elles  sont nombreuses au sein du gouvernement et à la présidence de la République, et ont la main mise sur les plus grandes décisions qui engagent le fonctionnement de l’Etat. De même, durant les régimes qui se sont succédé en RCA, certains proches des dirigeants ne pouvaient être traînés en justice. Ceux-là, on les appelait, « Tu me connais » ? Est-ce le cas aujourd’hui ?

S’agissant de la Haute Autorité Chargée de la Bonne Gouvernance, les Centrafricains ignorent son existence. Tout se passe comme si c’est une institution qui est morte dès sa naissance ou qui n’existe que de nom. Depuis qu’elle est mise sur pied, aucune information n’a été rendue publique à son sujet. En principe, son président devait organiser une conférence de presse pour présenter aux Centrafricains les grands axes de ses activités. Tel n’est pas le cas aujourd’hui. Les Centrafricains savent quand même quelque chose sur toutes les institutions (Conseil Economique et Social, Conseil National de la Médiation, Haut Conseil de la Communication…) prévues dans la Constitution du 30 mars 2016, sauf la Haute Autorité Chargée de la Bonne Gouvernance. C’est vraiment grave. Elle doit se réveiller de son sommeil profond car beaucoup de dossiers qui la concernent, notamment les détournements des deniers publics, sont aujourd’hui en instance.

La Bonne Gouvernance ne rime pas avec les détournements, la corruption, les pots de vin. Nous pensons pour notre part que c’est le travail de la Haute Autorité Chargée de la Bonne Gouvernance de veiller au grain sur ces cas. La RCA appartient à tous les Centrafricains d’où ils se trouvent. Il est inadmissible que les uns s’enrichissent illégalement ou illicitement sur le dos des autres. Ce sont ces pratiques qui ont conduit le pays de feu président fondateur Barthelemy Boganda au fond du gouffre.

Halte aux détournements des deniers publics ! Au travail la Haute Autorité Chargée de la Bonne Gouvernance et l’Inspection Générale d’Etat pour la transparence dans la gestion de la chose publique !

L’heure passe et les Centrafricains attendent de voir ces deux institutions à pied d’œuvre.

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

 

LE KM5 DEMEURERA-T-IL ETERNELLEMENT UNE ZONE A HAUT RISQUE ?

Mercredi 12 septembre 2018 aux environs de 1 heure 15 minutes, des détonations d’armes lourdes et légères ont été entendues dans le 3ème arrondissement, notamment au Km5, dernière enclave musulmane de Bangui la capitale. Jusqu’à lors, nous ne connaissons pas encore la cause de ces détonations.   N’y a-t-il  pas eu de pertes en vies humaines ainsi que des dégâts matériels ? Il nous est difficile de répondre à cette interrogation.

Le Km 5 semble devenir un Etat dans un Etat où les criminels drogués et certains bandits de grand chemin dictent leur loi à qui veut bien les entendre. Les tueries, les braquages à main armée, les viols, les tortures, les disparitions forcées, les incendies des kiosques et boutiques, sont les actes enregistrés jour et nuit dans le 3ème arrondissement de Bangui et ses environs.

L’échec de l’opération « Soukoula », lancée conjointement par le gouvernement et la Minusca, a enfoncé davantage  le clou aux populations Banguissoises en général et particulièrement celles du 3ème arrondissement et ses environs. Niméry Matar Djamous alias Force, le redoutable criminel du Km 5 avec ses éléments,  continuent  de démontrer leur force à communauté nationale et internationale.

Les impôts, les taxes et autres droits de l’Etat sont perçus par les groupes d’autodéfenses qui pullulent dans le 3ème arrondissement de Bangui. Les commerçants musulmans et les personnes qui partent faire leurs achats au marché Km 5 sont rackettés et rançonnés par ces fauteurs de troubles sans âme ni conscience.

A la moindre chose, les armes tonnent à longueur de journée à n’en point finir. Et ce, à quelques mètres du siège de la Minusca dont la mission principale est et demeure la protection des civils et le désarmement des groupes armés. Incroyable, mais pourtant bien vrai ! Et tout se passe comme si le pays de feu Barthelemy Boganda, paix à son âme,  est devenu une jungle où toute chose est permise.

Une chose est sûre, chaque jour, l’armée nationale monte en puissance. 1.000 éléments des FACA sont déjà formés et déployés dans certaines régions du pays. Et très bientôt, le gouvernement avec l’appui de la Minusca et l’EUTM, va procéder aux recrutements de 1.023 jeunes dans le rang des FACA. En outre, la police et la gendarmerie forment de nouveaux recrus. Autant dire que tôt ou tard, toutes les Forces de Défense et de Sécurité seront opérationnelles.

Qu’il pleuve, qu’il vente ou qu’il neige, l’armée nationale reprendra le contrôle de l’ensemble du territoire un de ces quatre matins. Les « Force », Nourredine, Alkhatim, Hissène, Darassa, Sidiki, Bahr et tant d’autres se verront obligés de déposer les armes par la force.

 

Amedé NGUETE

 

 

 

LES SEQUELLES DE LA CRISE IMPACTENT SUR LA RENTREE SCOLAIRE DANS LES ETABLISSEMENTS DU 3E ARRONDISSEMENT

 

La rentrée scolaire tarde à se remettre dans les établissements publics, des Castors et Yakité, situés dans le 3e arrondissement de Bangui. L’inscription  des enfants s’effectue timidement. C’est un constat du RJDH ce mardi 11 septembre dans ces établissements.

En sillonnant établissements scolaires du 3ème arrondissement, les plus actifs aux préparatifs de la rentrée scolaire sont les écoles privés parmi lesquelles le complexe scolaire Adventiste, le complexe scolaire Noël Gaïwaka. Tandis que dans les établissements publics, les écoles de Yakité et de Castors, les préparatifs s’effectuent timidement.

A l’école Yakité, l’inscription des enfants pose problème suite à l’absence des enseignants. Plusieurs  parents se sont présentés, afin d’inscrire leurs enfants, mais aucun enseignant n’est disponible pour accueillir ces parents. Ce fait a été déploré par Léila Oumar, un parent d’élève. « J’ai prévu inscrire mes enfants ici mais je suis désolée de ne pas retrouver les responsables de l’établissement », a-t-elle déploré, avant de souligner l’impact de la crise dans ce secteur. «  Je suis certaine que ce sont les récents événements qui ont joué sur les enseignants».

Au fondamental 1 de l’école du camp des Castors, garçons et filles, la présence des enseignants est observée. Les deux directions sont ouvertes, un registre de présence est également ouvert pour vérifier la régulation des enseignants. Le directeur de l’école des Castors garçon, Darius Bodemeur-Leu-Bégoto, parle alors du manque d’engouement des parents  d’élèves pour l’inscription des enfants. « Dès le 10 septembre, les portes des deux directions sont ouvertes. Depuis ce temps, aucun parent ne s’est présenté pour l’inscription de son enfant. Le cahier est vierge », a déploré le directeur.

Dans la cour de l’école des Castors et de Yakité, une unité de la Minusca s’est engagée pour le désherbage de la cour et l’extérieur des établissements. « Nous effectuons ces travaux de nettoyage des deux établissements afin d’inciter les parents à la reprise des activités scolaires. Nous avons prévu trois jours d’activités de désherbage, ceci dans le cadre des préparatifs de la rentrée scolaire », a témoigné une source proche de la Minusca rencontrée à Yakité.

La rentrée scolaire 2018-2019 est prévue pour le 17 septembre. La peur des habitants du 3e arrondissement reste un défi pour le gouvernement.

 

RJDH

 

 

Quatre femmes soupçonnees de sorcellerie tuees a Bouca

 

Quatre femmes sont accusées de sorcellerie et tuées la semaine passée à Bouca au nord du pays. Une poussée de la justice populaire qui choque les activistes des droits de l’Homme.

La ville de Bouca est en proie à une montée inquiétante de la justice populaire depuis les événements tragiques qu’a connus le pays. Ces actes qui se sont accentués interviennent dans un contexte de l’autorité de l’Etat encore fragile dans une zone où les Anti-Balaka règnent et dictent leur loi.

Un activiste des droits de l’Homme à Bouca parle d’un phénomène dangereux si l’Etat n’agit pas. « Ces personnes qui sont tuées ou qui ont vu leur habitation incendiées sont victimes des préjugés. Elles sont tuées sans aucune forme de procès et c’est bien d’hommage que l’Etat n’ait pas la capacité réelle de protéger, ni de rendre justice aux victimes silencieuse de cette tragédie. Ce sera la cause d’un nouveau problème social si rien n’est fait face à ce phénomène », a indiqué au RJDH un activiste à Bouca qui a requis l’anonymat.

La réaction de la Ligue Centrafricaine des droits de l’Homme LCDH ne s’est pas fait attendre. Elle s’est indignée de la recrudescence de la justice populaire dans cette partie de l’Ouham au nord du pays.

La République Centrafricaine a ratifié la déclaration universelle des droits de l’Homme qui proscrit le jugement extrajudiciaire ainsi que la charte africaine de lutte contre la torture.

 

RJDH

 

 

LA MINUSCA ET LE GOUVERNEMENT SOULIGNENT L’IMPORTANCE

DE LA REFORME DU SECTEUR DE SECURITE POUR LA RCA

Bangui, 12 septembre 2018 – La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) et les autorités centrafricaines ont souligné mercredi à Bangui, l’impact attendu de la Réforme du Secteur de la Sécurité (RSS) actuellement en cours, dans le renforcement de la sécurité et le changement dans le pays. Le responsable du pilier RSS au sein de la coordination DDRR-RSS-Réconciliation nationale à la Présidence de la République, Colonel Ismael Koagou, et Mody Berethe, chef de la section RSS de la MINUSCA, s’exprimaient mercredi lors de la conférence hebdomadaire de la Mission.

 « Avant, nous disposions d’une armée de projection basée à Bangui et loin des menaces. Aujourd’hui, dans le cadre de la réforme, elle devient une armée de garnison qui va être déployée dans les trois zones en plus de la position à Bangui et sera plus à même d’apporter des solutions. Les FACA sont en train de remplir leur mission avec la Force de la MINUSCA. C’est aussi dans le cadre de la réforme », a affirmé le chef du pilier RSS à la Présidence de la République. « La RSS constitue une réponse aux attentes du peuple centrafricaine exprimées lors des assisses nationales tenues en République Centrafricaine tel le Forum de Bangui, pour que revienne la paix, la sécurité et le confort national », a-t-il ajouté. Ce responsable a en outre salué « l’appui inaliénable de la MINUSCA dans cette immense tâche à travers les formations, les ateliers, l’encadrement, le déploiement des FACA et des forces de sécurité intérieure dans les régions, l’élaboration d’un plan de défense nationale, d’un plan de recrutement, entre autres ». 

 Pour sa part, le chef de la section RSS de la MINUSCA a précisé que la réforme en cours en RCA est un processus politique, holistique et technique mené par les autorités nationales, qui vise à améliorer la sécurité de l’État et la sécurité des populations. « Il vise à mettre en place un système de sécurité efficace et responsable, dans le cadre d’un contrôle civil et démocratique, et dans le respect de l’Etat de Droit, des Droits Humains, de la Bonne Gouvernance et la promotion du genre ».

 Ce responsable de la MINUSCA a également souligné l’appropriation nationale de la réforme et qu’il n’y a aucune tentative des partenaires de se substituer aux autorités nationales dans sa mise en œuvre. « La RSS est un processus national et éminemment politique, mené par les autorités nationales avec l’appui des partenaires nationaux et internationaux. Les partenaires externes apportent une expertise technique et/ou un appui financier », a-t-il dit. A cet effet, il a cité le modèle de solidarité internationale concernant les FACA, qui sont formés par l’EUTM (Mission européenne), équipés par différents partenaires tels que France, Etats-Unis, Chine, Russie, etc. et déployés avec les casques bleus. Il a en outre rappelé quelques contributions de la Mission tels que l’élaboration d’une feuille de route sur la réforme, les déploiements ou le projet pilote DDRR avec l’intégration de 232 ex-combattants dans les FACA, entre autres.

 De son côté, le porte-parole de la Mission, Vladimir Monteiro, a annoncé le lancement mercredi de la phase 3 du programme de réduction de la violence communautaire (CVR). « Ce programme vise 1100 jeunes à risque issus des 3e, 4e, 5e et 8e arrondissements de Bangui et Bimbo à travers une réinsertion socio-économique et l’éducation civique et la remise volontaire d’armes », a dit le porte-parole. Il a en outre indiqué qu’au cours de la semaine du 5 au 11 septembre 2018, la MINUSCA a documenté 31 incidents d’abus et de violations des droits de l’homme et du droit international humanitaire ayant affecté au moins 65 victimes. Selon la Mission, les auteurs présumés sont les éléments de groupes armés - les anti-Balaka, la coalition FPRC/MPC/UPC, le FPRC, le groupe Siriri, RPRC, MNLC, UPC et les autres groupes armés non identifiés - tandis que les préfectures les plus affectées sont cinq à savoir Ouaka, Haute-Kotto, Ouham, Ouham-Pendé et Nana-Mambéré.

MINUSCA

 

 

BANGUI : LE PROCHAIN DIALOGUE SUSCITE TOUJOURS DES DEBATS !

Le dialogue politique inclusif en RCA fait toujours l’objet de débats parmi le peuple centrafricain. En effet, la question que se pose le peuple mérite une réponse plus claire. Beaucoup sont ceux qui pensent que ce dialogue organisé par l’Union Africaine (UA) en synergie avec le gouvernement centrafricain ne verra pas la participation de certains Centrafricains. La société civile, la Plateforme des Confessions Religieuses, pour ne citer que ces entités, seront-elles habilitées à participer à ce dialogue ? En effet, la présence de ces entités s’avère très capitale afin de pouvoir défendre la cause des Centrafricains. Mais si nous faisons recours à la Feuille de route pour la paix et la réconciliation en République centrafricaine, nous remarquons qu’au point 4.2 que les parties prenantes à ce dialogue sont le gouvernement et les groupes armés affiliés au DDRR.

Certains Centrafricains se demandent déjà pourquoi ce circuit fermé ? Alors que chaque entité en RCA a néanmoins un mot à dire, un apport à donner vis-à-vis de ce dialogue qui se pointe à l’horizon. 104 revendications à leur actif, les groupes rebelles demandent trop. Certains de ces revendications vont d’ailleurs à l’encontre de la Constitution du 30 mars 2016.

Ces groupes rebelles disent s’affilier au DDRR mais comment revendiquer d’autres choses qui vont à son encontre ? La seule issue de sortie de crise, c’est le DDRR. Un patriote, celui qui aime son pays, ne peut contrecarrer l’action du gouvernement. A s’en apercevoir de plus près, ces 104 revendications  visent à demander l’impossible au gouvernement, afin de trouver des prétextes pour conserver les armes.

Or, lors de ce dialogue, on ne pourra négocier toutes les revendications allant à l’encontre de la Constitution, autrement dit, ce serait vendre le pays aux ennemis de la nation. Pourquoi ne pas se rallier simplement derrière la politique du gouvernement, main dans la main et faire avancer la RCA ?

Le peuple centrafricain se plaint, gémit et pleure en ne demandant que des solutions concrètes. Tous les Centrafricains sont persuadés que les groupes armés veulent tailler la part du lion. Or, la RCA n’est pas un gibier. C’est une nation qui appartient aux Centrafricains. Le Tchad de synergie avec sa marraine la France fomentent des coups bas contre l’Etat centrafricain. Ces mêmes Français qui ont commis des bavures en Côte d’Ivoire, cherchent par tous les voies et moyens à maintenir la RCA dans le gouffre. La présence des Russes gène. Les Français, voyant le salut centrafricain venir, ont décidé, par le truchement du Tchad, de faire ombrage à cela. Les Russes appuient les FACA, soignent gratuitement dans quelques villes des provinces et font rapprocher les enfants musulmans et chrétiens, notamment à Bria.

Ces 104 revendications viennent de l’autre côté de la Méditerranée, de l’Hexagone. Il suffit de se souvenir des mercenaires tels Christopher Renaudot et Bernard Cousin pour comprendre que la France instrumentalise les groupes rebelles et les autodéfenses du Km 5. Tous ces agissements ont pour but de réduire à néant le peuple centrafricain.

Le prochain dialogue se révèle comme un torrent décisif pour certains Centrafricains. Cependant, d’autres pensent que ce sera comme toujours une simple causerie qui n’aboutira à rien, car les groupes armés n’ont jamais respecté les accords qui ont été signés. Or, il faut être positif quelquefois dans la vie. Tous ont les yeux rivés sur le gouvernement qui ne transigera pas sur des options non négociables.

 

Jean Max DELOUGA

 

 

LE RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE AGGRAVE LA FAIM EN AFRIQUE

Un rapport sur la sécurité alimentaire publié par les Nations unies sonne l’alarme.

La faim a grimpé dans le monde en 2017, pour la troisième année consécutive, après avoir longtemps reculé. C'est le principal enseignement du rapport, publié cette semaine, par cinq agences des Nations unies (FAO, OMS, PAM, Unicef, FIDA), "l'Etat de la sécurité et de la malnutrition dans le monde 2018".

En cause, particulièrement, la variabilité du climat et ses phénomènes extrêmes, type inondations et sécheresses, de plus en plus fréquents, intenses et complexes… 821 millions de personnes ont ainsi été victimes de malnutrition l'an passé, un habitant de la planète sur neuf. Et l'Afrique est de loin le continent le plus touché. Surtout dans la partie subsaharienne où près d'un quart de la population est sous-alimenté.

Voici les cinq chiffres à retenir sur la malnutrition croissante dont souffre le continent africain :

 

· 20,4%

C'est le pourcentage de la population du continent qui ne mange pas suffisamment à sa faim. Un chiffre près de deux fois supérieur à la moyenne mondiale. Ce pourcentage cache bien sûr de nombreuses disparités. Il tombe à 5% dans les pays de l'Afrique du Nord (le Soudan excepté, précise le rapport). Mais il grimpe à 31,4% en Afrique de l'Est et à 26,1% en Afrique centrale, les zones les plus touchées. Les chiffres sont encore plus alarmants en ce qui concerne l'insécurité alimentaire grave. Près d'un Africain sur trois en est victime (trois fois plus que la moyenne mondiale) et près d'un sur deux dans la partie centrale du continent.

 

· 256 millions

C'est le nombre de personnes souffrant de malnutrition en Afrique. Elles n'étaient "que" 196 millions en 2010. En sept ans, les Africains sous-alimentés ont progressé de 60 millions, l'équivalent de la population d'un pays comme l'Afrique du Sud, la Tanzanie… ou la France. "Nous avions observé une tendance à la baisse sur le continent au début de la décennie. Mais le mouvement est reparti à la hausse depuis deux ans. La situation de l'Afrique est devenue très préoccupante, indique Abdou Dieng, directeur régional pour l'Afrique de l'Ouest et du Centre au PAM (Programme alimentaire mondial). Chocs climatiques, conflits armés et ralentissement de la croissance se combinent pour expliquer la progression de la malnutrition, Trois zones ont ainsi été durement impactées ces dernières années : le Sahel frappé par la désertification et les attaques djihadistes (Mauritanie, Niger, Burkina Faso, Tchad, Mali), les pays autour du bassin du lac Tchad (Nigéria, Niger, Cameroun, Tchad), la République centrafricaine, ravagée par les conflits, et ses voisins (Tchad, Cameroun, Congo). La situation est en particulier très inquiétante au Tchad qui se situe au cœur de ces trois zones."

 

· 9 sur 10

C'est le nombre d'enfants de moins de cinq ans présentant un retard de croissance dans le monde qui vivent en Afrique. Sur la totalité du continent, ils sont 58,7 millions à avoir une taille inférieure à ce qu'elle devrait être et 13,8 millions à être considérés comme émaciés (un poids trop faible par rapport à leur taille), ce qui est un facteur aggravant de mortalité. "Dans les zones où la conjonction de chocs climatiques et d'un conflit provoque une crise alimentaire, précise le rapport des Nations unies, la prévalence de la malnutrition aiguë chez les enfants de moins de cinq ans est élevée, voire très élevée : il s'agit notamment du Darfour, au Soudan (28%), du Soudan du Sud (23%), de la région du lac Tchad (18%) […] et de la région de Diffa, au Niger (11%)".

 

· 1 degré Celsius

Une telle hausse de température au Malawi, au sud-est du continent, fait reculer la ration calorique par habitant de près de 40%. Voilà comment les Nations unies évaluent l'effet climatique sur la consommation alimentaire en Afrique. Le rapport précise que le continent "est l'une des régions où l'influence du climat sur la production et les moyens d'existence est à la fois la plus marquée et la plus complexe. [...] Une forte dépendance vis-à-vis de l'agriculture pluviale (cultures et parcours) rend les populations rurales plus vulnérables. Par ailleurs, dans les zones arides, semi-arides et subhumides sèches, les activités humaines aggravent les conditions qui aboutissent à la désertification et aux sécheresses".

Les Nations unies ont aussi constaté que plus du tiers des pays ayant connu une hausse de la malnutrition depuis 2005 avaient également subi une grave sécheresse de manière concomitante. La majorité se situe en Afrique.

 

· 500 millions

« L’objectif d'élimination de la faim sera difficile à atteindre »

 

C'est par pays, par an et pendant cinq ans, le montant en dollars de l'investissement nécessaire estimé par le PAM pour améliorer la sécurité alimentaire dans les cinq pays du Sahel.

Selon Abou Dieng :

« On peut prendre le problème à bras-le-corps, les solutions existent, il faut que la communauté mondiale et les états africains en prennent conscience. Souvenez-vous de la situation dramatique en Ethiopie il y a trente ans.

Le pays a pourtant réussi à sortir des cycles infernaux des mauvaises récoltes et des famines, en travaillant sur la dégradation des sols, sur les systèmes de conservation de l'eau pendant la saison des pluies et sur l'éducation de la population, notamment les jeunes. La production céréalière nationale augmente désormais depuis des décennies. Au Niger aussi, la situation est moins catastrophique. On est loin des terribles famines de la décennie précédente. »

Le pays a investi 1,2 milliard de dollars sur trois ans dans le plan 3N ("Les Nigériens nourrissent les Nigériens"). Le PAM a mis également en place, depuis un an, un "Programme de résilience", fondé à la fois sur l'eau, les sols et les activités. Le rapport conclut :

"Ces orientations stratégiques sont essentielles pour répondre à la nécessité d'accélérer les actions et de les porter à plus grande échelle afin de renforcer la résilience et la capacité d'adaptation à la variabilité et aux extrêmes climatiques. Faute de quoi, l'objectif d'élimination de la faim et de la malnutrition sous toutes ses formes à l'horizon 2030 [...] sera difficile à atteindre."

 

Nathalie Funès

(Nouvelobs.com)

 

 

 

 

 

            MINUSCA

 

UNITED NATIONS

Mission multidimensionnelle Intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation en République Centrafricaine

 

 

Le présent avis est public au nom de la MINUSCA. La Section des achats de l’ONU ne peut donner aucune garantie, explicite ou implicite, quant a l’exactitude, la fiabilité ou     l’exhaustivité du contenu de l’information fournie ; elle n’est pas non plus en mesure de          répondre aux questions concernant la présente demande de manifestation d’intérêt. Vous êtes donc priés d’adresser toutes vos questions à la MINUSCA en utilisant les adresses e-mails indiquées ci-dessous.

 

Titre de la DEI : Fourniture a Long Terme de Services de Transport Routier a l’intérieur de           la    République Centrafricaine.

 

Numéro de la DEI: EOIMINUSCA15489

BESOINS / RENSEIGNEMENTS SPECIFIQUES

 

Les entreprises qualifiées et intéressées par la présente Demande d’Expression d’intérêt sont priées de              soumettre les informations et documentations suivantes :

- Le numéro d’enregistrement au Marché Mondial de l’ONU « UNGM » (obligatoire) ;

- Le " FORMULAIRE DE REPONSE DU FOURNISSEUR" disponible sur le site indiqué ci-dessous.

 

La MINUSCA prévoit lancer un appel d’offre pour la Fourniture à Long Terme de Services de Transport           Routier à l’intérieur de la République Centrafricaine et invite par la présente toute entreprise intéressée et            capable d’y participer à : (1) visiter son site web https://www.ungm.org/Public/Notice; (2) Cliquer sur                         Publication ; (3) Achat; (4) Imprimer et remplir le formulaire de Déclaration d’intérêt (Référence :                EOIMINUSCA15489).

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Les manifestations d’intérêt, contenant le formulaire dument rempli ainsi que toutes les informations et            documents requis et libellées : « Fourniture à Long Terme de Services de Transport Routier à l’intérieur de la République Centrafricaine » doivent être envoyées au plus tard le 21 Septembre 2018 comme suit :

•     Par service courrier ou en mains propres à l’adresse suivante :

Bureau des achats de la MINUSCA

Dejean, Camp des Castors, Base Logistique

PK4, Bangui, RCA

ATT. : Chef du Service des achats

 

•     Par e-mail à : : semboli@un.org , massa@un.org , attiehe@un.org , djeguede@un.org

Pour plus d’informations détaillées sur les annonces, veuillez visiter :

https://minusca.unmisssions.org/achats

 

Date de la DEI : 7 Août 2018/ Date de clôture de la DEI : 21 Septembre 2018

 

 

Toutes les infos du Jeudi 13 Septembre 2018

Cm n 2795 du jeu 13 sept 2018

SORTIE DE CRISE EN RCA : DIALOGUE OU L’USAGE DE LA FORCE, TOUT CHEMIN MENE A ROME

Deux solutions sont possibles pour une  sortie définitive de la crise en République Centrafricaine. Soit les groupes armés optent pour   le programme Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Rapatriement (DDRR), à travers les  dialogues initiés  par l’Union Africaine et la Russie, soit ils choisissent la mort par l’usage de la force. C’est la sonnerie d’alerte maximale que nous lançons  à la Communauté internationale si elle veut réellement aider le peuple centrafricain à retrouver définitivement la paix et la stabilité.

Revendications sur revendications, dialogues sur dialogues, accords sur accords, mais aucune lueur d’espoir ne se pointe à l’horizon. La crise centrafricaine est devenue  un vrai pigeon voyageur. De Libreville à Brazzaville,  en passant par  Ndjamena, Sant'Egidio, récemment Bouar et Khartoum, les groupes armés traînent tout le monde dans la boue. Et il est très difficile aujourd’hui de connaitre  réellement ce que veulent  ces rebelles.

La population civile  de la ville de Bria vient encore une fois de plus de payer  un lourd tribut, suite aux affrontements meurtriers qui ont opposé les factions rebelles de la Séléka aux milices Anti-Balaka, la semaine passée. On dénombre une vingtaine de civils tués, de nombreux blessés, ainsi que des maisons incendiées. Et ce,  dans un contexte où le panel des facilitateurs de l’initiative africaine et la Russie  multiplient des rencontres avec les groupes armés, afin de trouver un terrain d’entente pour la sortie définitive de la crise en RCA.

C’est la preuve que même pendant 100 ans, ces va-t-en guerre, ces criminels de la pire espèce pour tout dire, n’entendent nullement la voie du dialogue pour déposer  définitivement les armes et faire la paix. Il est donc inutile que le panel des facilitateurs de l’initiative africaine puisse continuer de récolter les fameuses revendications tordues des groupes armés. D’ailleurs, aucune de ces revendications ne sera prise en compte.

Le dialogue doit être focalisé uniquement  sur le programme Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Rapatriement (DDRR), passage obligé pour tous les groupes armés, un point un trait. La phase pré-DDRR qui vient de s’achever il y a de cela quelques mois, a connu des avancées significatives. Certains groupes armés qui ont été démobilisés, bénéficient aujourd’hui  du soutien du gouvernement et de la Minusca qui ne cessent de voler à leur secours, à travers des formations, ainsi que des Activités Génératrices de Revenus (AGR) qu’ils exercent.

Qu’à cela ne tienne, certains groupes armés qui ont accepté de déposer volontairement leurs armes, sont formés par l’EUTM et les instructeurs militaires russes. Ils font maintenant partie du  corps des hommes en uniforme. Pourquoi un groupuscule de personnes malintentionnées qui ne sont  pas d’ailleurs  des Centrafricains puissent continuer de rouler la Communauté nationale et internationale dans la boue ?

Le dernier R du DDRR concerne les mercenaires  étrangers, à l’exemple de Nourredine Adam, Abdoulaye Hissène, Mahamat Alkhatim, Ali Darassa, Bahr, Sidiki et bien d’autres qui formulent des revendications sur revendications, sans savoir ce qu’ils demandent réellement. C’est inadmissible que des étrangers puissent continuer d’imposer leur volonté et de gouverner le peuple centrafricain.

Idriss Deby Itno peut-il accepter de dialoguer avec des sanguinaires sans âme ni conscience ? Nous pensons que non. Il en de même des autorités centrafricaines qui ne peuvent continuer de dialoguer avec des rebelles. C’est pour ramener les groupes armés à la raison que les autorités centrafricaines ont décidé d’entamer ces pourparlers. Hélas, des ignares qui n’ont aucun sens de discernement, pensent que le dialogue est une faiblesse des autorités centrafricaines. Et finalement, tout le monde ne sait plus ce que veulent réellement ces groupes armés.

La dernière chose qui reste à faire est d’utiliser la force sur ces criminels récalcitrants, afin de les contraindre à  déposer définitivement leurs armes pour faire la paix. Les éléments des Forces Armées Centrafricaines (FACA) qui sont formés et déployés dans certaines villes de l’arrière-pays, pourraient être soutenus par les instructeurs russes pour neutraliser ces charcutiers humains qui n’ont que la gâchette facile: tuer, massacrer, violer, piller et incendier à n’en point finir.

Ou bien, qu’on les rapatrie chez Deby au Tchad, en attendant l’opérationnalisation de la Cour Pénale Spéciale. Aucun pays de la sous-région ne peut accepter des criminels de la pire espèce sur son territoire. Excepté Idriss Deby Itno qui soutient depuis toujours des terroristes déguisés aux rebelles sur le territoire centrafricain.

Un jour, le Tchad subira le pire que la République Centrafricaine. L’exemple frappant est celui de l’envahissement du Nord du Tchad par des mouvements rebelles. Ça ne fait que commencer. «Ne faites plus aux autres ce que vous ne voulez pas qu’on vous le fasse », déclarent les Saintes écritures. A bon entendeur salut !

 

Amedé NGUETE

 

QUAND LA CPS EPINGLERA LES GROS POISSONS ?

 

Depuis quelques années, des criminels commettent des exactions sur le sol centrafricain. En province, c’est le comble de tout. La crise a  profité à certains criminels qui se sont infiltrés en RCA. Leur objectif était de déstabiliser le pays de Zo Kwè Zo. Cette crise sans précédent a profité aux ennemis de la nation pour piller, tuer, massacrer, pour ne citer que ces dégâts. Puis à un certain moment, les pleurs du peuple sont parvenus aux cieux comme ceux des hébreux en Egypte. Dieu a décidé d’agir d’une manière miraculeuse pour sauver son peuple.

La session criminelle ne siège que sur les petites affaires. Mais les seigneurs de guerre seront épinglés un à un. Ceux-ci n’échapperont pas à la justice. Or, entre temps, il s’agit de passer au dialogue. Ce dialogue, renvoyé aux calendes grecques, permettra de connaitre comme toujours, les attentes de chaque partie. A la fin, on assiste à la signature d’accord, du noir sur blanc, de l’encre sur du papier. Et quand la Cour Pénale Spéciale  (CPS) se mettra sur pied, aucun gros poisson n’échappera à son hameçon.

De 2003 à 2015, les auteurs de crimes de guerre, crimes contre l’humanité seront poursuivis jusque dans leur dernier retranchement. La CPS se fera l’honneur de traquer les principaux acteurs. Cependant le redéploiement des FACA va bon train. A Bouar, l’armée de garnison déployée sur place a été accueillie en héros. Les femmes, les enfants voire les personnes de troisième âge étaient massés aux abords de la route pour les applaudir. Les seigneurs de guerre, de leur côté, ne veulent lâcher prise. Nourredine Adam, Mahamat Alkathim, Ali NDarassa, Abdoulaye Hissène, pour ne citer que ceux-ci, passeront devant les barreaux.

Mais avant tout, comment s’y prendre pour empêcher ceux-ci de trouver exil au Tchad ou au Soudan voisins ? En effet, tous savent que le Tchad s’est fortement impliqué dans la crise en RCA. Ce pays a toujours joué un rôle dans les renversements de pourvoir en RCA. Le Tchad, véritable marionnette de la France, constitue le pilier des ex-combattants Séléka. Parmi lesquels figurent des éléments tchadiens, voire soudanais. A la mi-août, les FACA ont pu arrêter certains de ces rebelles, un véritable acte de bravoure et de patriotisme. Le Tchad n’a pas eu de quoi se défendre car il s’immisce dans les affaires intérieures de la RCA, aux exigences de la France. Mais dommage, il oublie que « l’ami d’aujourd’hui sera l’ennemi de demain », dit  un adage.

La France utilise Deby pour ses propres fins. Et à la fin, elle le lâchera en instrumentalisant le peuple tchadien contre lui. Sarkozy l’a fait à Kadhafi. Malgré le financement de sa campagne, Nicolas Sarkozy a  participé activement à la destitution du régime Kadhafi, à sa mort et à la déstabilisation de la Lybie. En RCA, Valery Giscard D’estain, l’ami de Bokassa, l’a destitué par le truchement de l’opération Barracuda. Les Saintes Ecritures le disent « celui avec qui je partageais mon pain, a levé son talent contre moi ». Tel sera le sort qui attendra Idriss Deby s’il ne cesse de détruire la République Centrafricaine.

Les groupes rebelles s’acharnent contre la population, s’en prennent aux humanitaires qui les secourent, leur viennent en aide gratuitement en cas de blessures. Mais dommage, les rebelles ne comprennent rien des missions médicales. Ils font mouche sur les humanitaires, sur leurs véhicules, ainsi que sur les victimes de guerre, alors que ces derniers sont tout à fait  neutres dans les conflits. Mais une chose est sûre,  quand la CPS sera opérationnelle, elle se penchera sur ces cas.

Déjà, certaines organisations œuvrent dans ce sens, à l’exemple de l’observatoire Pharos qui recensent les victimes de la crise en RCA. Cette ONG se bat corps et âme pour sillonner les provinces et recenser les victimes.

Mais quand la CPS épinglera les gros poissons, la justice sera dite et les ennemis de la nation seront confus !

 

Jean-Max DELOUGA

           

 

 

« ALMADINA » ET LES TITRES SECURISES : TOUADERA ET SARANDJI RISQUENT UNE SECONDE FOIS DE SE FAIRE FLOUES PAR JOUSSO

Le ministre Théodore Jousso est dans une logique de forcing, pour imposer la société « Almadina » dont le supérieur serait un Libanais basé à Omane. Or, le marché des titres sécurisés fait l’objet d’un contentieux en justice. Notre compatriote Yandoka continue de pousser le dossier judiciaire. Une décision de justice est attendue. Et si la justice donnait raison à la société ivoirienne, représentée en RCA par Yandoka ? Le ministre Théodore Jousso n’en est pas à sa première bavure. Les bus Benafrique dont il a vanté les mérites avec le maire de Bangui à grand coup de publicité ont mis combien de temps ? A une semaine d’utilisation en RCA, beaucoup sont tombés en panne, un autre a pris feu devant l’Enerca.

Théodore Jousso a traîné le Chef de l’Etat dans la boue. Touadéra s’est déplacé pour inaugurer des carcasses de brouettes, nettoyées et propres. Alors que tout ce qui brille n’est pas de l’or. Les coques propres ne veulent pas dire que ce sont des bus en bon état. Jousso et Nakombo ont été très vite rattrapés par leurs propres turpitudes. Jousso veut encore entraîner le Chef de l’Etat et le Premier ministre dans cette mésaventure des titres sécurisés. Nous craignons que les plus hautes autorités puissent y laisser des plumes.

44.276.500 francs CFA pour le lancement des titres sécurisés, cérémonie qui prend quelques minutes seulement et non toute la journée. Toute la ville de Bangui est invitée à boire et à manger. Dans l’Etat actuel des choses, les titres sécurisés constituent un manque à gagner pour l’Etat centrafricain. Il était question d’un appel d’offre, pour qu’il y ait des soumissionnaires. Ce qui permet de choisir la meilleure entreprise. Comment Almadina a été retenue ? N’est-elle pas coptée ? La procédure de passation des marchés de l’Etat a-t-elle été respectée ? Autant d’interrogations qui nous laissent perplexes. D’où viendront les 44.276.500 FCFA, pour financer la cérémonie du lancement des titres sécurisés prévus le 15 septembre 2018 ? Les multiples facettes du ministre Jousso nous font craindre un vilain tour, comme celui de Benafrique, une farce de très mauvais pour la population banguissoise, restée sur sa soif. AHS-RCA, Article 2, Article 10, les 4C chinois et maintenant Almadina, attention ! Ce n’est pas le Premier ministre Sarandji qui nous démentira, car on ne croit plus à un menteur, même quand il dit la vérité.

Si tous les ministres ne pensent qu’à leur ventre, à leurs poches, à leur enrichissement personnel comme Théodore Jousso, qu’en sera-t-il de la population ? Touadéra a été ovationné par les Chinois comme président du peuple. Cette appréhension ne semble pas cadrer avec la gloutonnerie de certains ministres. Il y a des gens qui n’arrivent pas à trouver 50 francs CFA, toute la journée. Or, les ministres ont un salaire conséquent, des avantages (bonne vendredi), des frais de mission et tant d’autres privilèges. Comment comprendre une rapacité financière aussi féroce ? Combien de ministres font comme Jousso, « Tè biani » ? La Haute Autorité Chargée de la Bonne Gouvernance (HACBG) doit se saisir du dossier et l’étaler sur la place publique.

La « Rupture » prônée par le chef de l’Etat interpelle Sarandji qui a laissé la récréation se poursuivre et le désordre s’amplifier depuis deux (02) ans et quelques mois. « La confiance n’exclut pas le contrôle », « Qui aime bien, châtie bien également », dit-on. Si la Rupture à partir du cas endémique Jousso doit se traduire dans les faits et les gestes de tous les responsables, à tous les niveaux, les plus hautes autorités de l’Exécutif doivent passer à la vitesse supérieure, en termes de gouvernance, d’intégrité, d’honnêteté, de transparence, et de conscience professionnelle.

Julien BELA

 

 

 

 

 

CRISES MILITARO-POLITIQUES : AUTEURS ET COMMANDITAIRES (FRANCE ET TCHAD) DOIVENT ETRE SANCTIONNES...

La RCA est victime d’une série de crises militaro-politiques depuis plus de trois (03) décennies. Mais la plus grave, dévastatrice et meurtrière qu’a connue le pays, est celle à mettre au passif de la nébuleuse coalition Séléka de Michel Djotodja, qui perdure depuis plus de six (06) ans. Or, les facteurs déclencheurs de toutes ces crises en RCA, ainsi que leurs auteurs sont bien identifiés et connus de tous sur le plan national et international. Et malgré l’organisation des dialogues et des fora inter centrafricains tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays, sous les auspices de la communauté internationale, pour la résolution pacifique de toutes ces crises, c’est une peine perdue. Que dire aussi des multiples accords de paix et de cessation des hostilités signés par les parties prenantes mais qui ne sont pas respectés par leurs signataires ? Il n’est donc pas étonnant que « les mêmes faits produisant les mêmes effets ». Et pour cause ?

Il y a un déficit cruel d’un mécanisme efficace de suivi et d’évaluation de tous ces pourparlers inter centrafricains, et surtout d’un dispositif dynamique de sanction contre leurs auteurs pour ne pas avoir respecté leurs engagements pris volontairement. En plus de cela, au lieu de ne s’en prendre qu’aux auteurs des crises en RCA, il faut aussi s’occuper de leurs commanditaires, la France, le Tchad… car, « il n’y a pas de fumée sans feu », dit-on.

A ce sujet, nous disons que la RCA, à l’instar des autres pays du monde, est aussi un Etat souverain, indépendant, démocratique et de droit. Elle est également membre de l’Organisation des Nations Unies (ONU), de l’Union Africaine (UA) et des organisations internationales, régionales et sous-régionales comme les autres pays. A ce titre, en conformité avec la Charte des Nations Unies de 1945, son Conseil de Sécurité a l’obligation de rappeler à l’ordre la France et son fidèle « doungourou », le Tchad, qui sont les deux (02) principaux commanditaires des crises militaro-politiques à répétition en RCA. Ne nous voilons pas la face, de tout temps, la France et le Tchad du dictateur Idriss Déby Itno sont et demeurent les déstabilisateurs de la RCA à travers des coups d’Etat. Et ceci par le biais de certains de nos hommes politiques, assoiffés de pouvoir et valets de la France. Il est question pour la France et le Tchad de respecter l’intangibilité du territoire de la RCA et de ne pas s’ingérer dans la gestion des affaires purement centrafricaines. Car, la RCA est un pays qui fait partie intégrante des Nations Unies.

A cet effet, le Conseil de Sécurité doit prendre en main ses responsabilités, et engager des sanctions politico-diplomatiques, économiques et commerciales à l’encontre de la France et du Tchad, pour avoir déstabilisé le pays du regretté président Bonganda, paix à son âme. Car trop, c’est trop ! Et le peuple centrafricain en a marre de tous ces coups bas dont il est victime de la part de la France et du Tchad. Ces deux (02) pays n’ont cessé de soutenir les groupes armés en RCA et de manipuler certains hommes politiques centrafricains contre leur propre patrie. Incroyable, mais pourtant vrai.

Il faut donc mettre les auteurs et commanditaires des crises en RCA dans un même sac et les traiter de la même manière. « Pour tuer un serpent, il faut d’abord couper sa tête », n’est-ce pas ? Sinon, à quoi sert l’existence des Nations Unies censées maintenir la sécurité et la paix dans le monde ?

 

Le Petit YEKOA

 

 

 

 

LES MANŒUVRES MILITAIRES RUSSO-CHINOISES FONT TREMBLER L’OTAN

Près de 300.000 militaires, 36.000 véhicules blindés, 80 bâtiments, plus d’un millier d’avions et de drones, ainsi   que le soutien de soldats chinois… la Russie a lancé le mardi 11 septembre 2018 les plus vastes manœuvres militaires de son histoire, «Vostok-2018» (Est-2018).

Les plus grandes manœuvres de l'histoire russe, Vostok-2018 (ou Est-2018) ont débuté en Extrême-Orient. Ce déploiement massif auquel participent les armées chinoise et mongole continuera jusqu'au 17 septembre sous la direction du ministre russe de la Défense.

Les exercices impliqueront près de 300.000 militaires, les forces de la Flotte du Nord, des troupes aéroportées et des avions de transport longue distance, ainsi que plus d'un millier d'avions, d'hélicoptères et de drones, jusqu'à 36.000 véhicules blindés et 80 bâtiments et navires de ravitaillement.

Par ailleurs, tout le répertoire moderne de l'armée russe sera de la partie: des missiles Iskander, capables de transporter des ogives nucléaires, des tanks T-80 et T-90 ou les récents avions de combats Su-34 et Su-35. En mer, la flotte russe déploiera plusieurs frégates équipées de missiles Kalibr, qui ont fait leurs preuves en Syrie.

L'aviation chinoise enverra également six avions et 24 hélicoptères à se joindre à ces manœuvres militaires.

Rappelons que « la Russie a également invité la Turquie aux manœuvres militaires russo-chinoises Vostok-2018 », a annoncé le président Turc, Recep Tayyip Erdogan, tandis que le ministre turc de la Défense Hulusi Akar a souligné qu’elles «étaient très importantes car les Etats-Unis les surveillaient de près ».

Nonobstant, l’Otan a dénoncé ces manœuvres militaires comme étant la répétition d’un « conflit de grande ampleur ». Et le fait que la Russie augmente significativement son budget de défense et sa présence militaire dans le monde, notamment en Afrique, est une véritable menace dans l’équilibre mondiale.

Sinclair ARIES

 

 

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 La surpopulation perdure dans les maisons carcErales de Bangui et Bimbo

 

A ce jour, les maisons carcérales de la capitale sont surpeuplées . C’est le constat fait par le RJDH dans les prisons de Ngaragba, du Camp de Roux et celle pour les femmes de Bimbo.

Une enquête réalisée par le RJDH indique que la prison centrale de Ngaragba, construite pour accueillir 350 prisonniers en compte actuellement environ 1.400 personnes. Une cellule spéciale est aménagée à l’intérieur de cette prison pour les enfants.

La prison pour femme de Bimbo avec sa capacité d’accueil de 50 prisonnières arrive de fois à au moins 80 femmes. Selon les informations du RJDH.  Pour le moment, cette prison abrite au moins 30 prisonnières.

Le camp de Roux, un centre de correction pour les militaires, accueil parfois les prisonniers de renom. Sa capacité d’accueil reste inédite pour des rigueurs militaires. Selon les informations du RJDH, ce centre se serait vidé de ses occupants à cause de la dégradation avancée des bâtiments. « Les prisonniers se seraient orientés à Ngaragba, raison pour laquelle cette maison carcérale connait un surnombre », a indiqué une source proche de Ngaragba.

« Dans la prison centrale de Ngaragba la surpopulation est estimée à environ 388%.  Celle de Bimbo est à 189% et le centre de détention du Camp de Roux est à 102 % », cette statistique est confirmée par Gérard-Valery Gonda, directeur des services pénitentiaires, ce lundi 10 septembre à Bangui.

Le centre de détention du Camp de Roux est en état d’affaissement avancé. « C’est dans ce contexte que la promiscuité à la maison centrale est constatée. Nous déplorons également  la situation non élucidée et obscure des personnes qui sont à la maison d’arrêt de Ngaragba et sans jugement », poursuit le directeur des services pénitentiaires, qui a ajouté que « la Cour des femmes de Bimbo est la seule qui accueille les femmes la ville de Bangui, Bimbo et certaines femmes en conflits avec la loi des provinces».

Pour Gérard-Valery Gonda la prise en charge des prisonniers reste un devoir régalien du gouvernement, « sur ses propres fonds, le gouvernement nourrit toutes ses personnes privées de leur liberté. Elles ont droit à un traitement équitable. Mais un mécontentement se lit au niveau de la prise en charge sanitaire et nous avons déjà lancé un SOS aux partenaires qui interviennent dans ce cadre, afin de répondre à ce besoin », ajoute-t-il.

Si les prisons sont aujourd’hui surpeuplées, la nécessité d’augmentation des capacités d’accueil ou de la construction d’autres centres de détention se présente dans un contexte où dans peu de temps, la Cour Pénal Spéciale démarrera effectivement ses activités.

« Il est urgent d’augmenter la capacité d’accueil dans les prisons de Bangui mais aussi penser aux prisons de l’intérieur du pays. Car la plus part de prisonniers viennent de l’intérieur du pays puisque la sécurité ne permet pas de maintenir les prisonniers dans certaines zones », a fait observer un magistrat centrafricain.

Plusieurs programmes visant la réhabilitation et la construction des maisons carcérales sont en cours avec l’appui de plusieurs partenaires du gouvernement dont le PNUD, la Minusca et l’Union Européenne.

 

RJDH

 

 

LE REDEPLOIEMENT DES FACA S’AVERE INDISPENSABLE POUR CONTRAINDRE LES GROUPES ARMES A DEPOSER LES ARMES : LA CRISE A TROP DURE

Lors des Consultations Populaires à la Base (CPB) et du Forum National de Bangui (FNB), le peuple centrafricain avait recommandé le redéploiement des Forces Armées Centrafricaines (FACA) à l’intérieur du pays. Cette recommandation est toujours d’actualité. Mais dans plusieurs villes du pays, les Centrafricains sont et demeurent sur leur soif. Seules les populations de Paoua, Bangassou, Dékoa, Baboua, Bouar où sont déployées les FACA, respirent un nouvel air. Dans les localités occupées par les groupes armés (Séléka et Anti-Balaka), nos compatriotes soufflent le chaud et le froid. De Zangba à Birao en passant par Alindao, Kémbé, Bambari, Ippy, Bria, Kaga-Bandoro, Mbrés, Batangafo, Kabo, Ndélé, pour ne citer que ces quelques villes, nos compatriotes broient du noir. L’autorité de l’Etat n’existe pas ou n’existe que de nom. Les groupes rebelles dictent leur loi à qui veut les entendre. Ils travaillent en lieu et place des autorités déconcentrées de l’Etat. Ces dernières qui sont affectées dans les villes citées ci-haut n’ont pratiquement pas un brin de pouvoir. Les rebelles contrôlent tout et sont maîtres des lieux.

Les populations civiles ne broient que du noir. Elles sont soumises à leurs décisions. La liberté d’expression, d’aller et venir est enfreinte par ces hommes en armes. Chaque jour, on ne fait que parler des tueries, des incendies de maisons, des tortures, des disparitions forcées, des braquages commis par ces groupes armés. Nos compatriotes dans l’arrière-pays sont considérés comme des esclaves par ces seigneurs de guerre . Ils ne mangent, ne boivent et ne respirent que des détonations d’armes de tout calibre. Ils errent d’un lieu à un autre à la recherche d’un abri sûr. Malgré tout, ils sont poursuivis par ces criminels jusque dans leur dernier retranchement. Sur les sites des déplacés, ils s’entassent comme des sardines dans les boîtes de conserve. Là aussi, ils sont attaqués par ces va-t-en guerre. Ce ne sont pas les déplacés de Bria sur le site du Pk 3, non loin de la base de la Minusca, qui nous démentiront. Au regard de cette situation sécuritaire chaotique, alarmante, très tendue dans certaines villes de nos provinces sous contrôle de ces bandits de grand chemin, que doit faire le gouvernement ?

Il s’avère indispensable que l’Exécutif déploie les éléments des FACA déjà formés par l’EUTM-RCA et entraînés au maniement des armes russes dans les zones en proie à l’insécurité généralisée. La montée en puissance des FACA ne doit pas être un vain mot car on reconnaît un maçon au pied du mur. La présence de nos soldats sur le terrain va certainement contraindre les rebelles à déposer les armes pour faire la paix. Le gouvernement ne doit plus tergiverser. Nous pensons pour notre part que seul l’usage de la force fera plier les groupes armés. Car il nous semble que le dialogue prôné par le chef de l’Etat n’a pas donné un résultat attendu par le peuple centrafricain. Le désarmement, même forcé, des groupes armés pourra ramener la paix en Centrafrique. Dialogues par-ci, par-là, les Centrafricains ne s’y reconnaissent pas. Tout se passe comme si on caresse les rebelles dans le sens du poil. Et c’est ce qui fait que ces derniers continuent de faire des revendications qui dépassent l’entendement humain.

Dans quel pays au monde les groupes armés dictent leurs lois aux autorités élues démocratiquement par le peuple ? N’est-ce pas seulement en République Centrafricaine, pays de tous les paradoxes ? En Syrie, au Yémen, en Afghanistan et partout ailleurs, les rebelles sont bombardés. Mais en RCA, la France et la Minusca exigent au gouvernement de dialoguer avec les rebelles. On ne dialogue pas avec un rebelle, surtout les mercenaires qui ont pris d’assaut les zones diamantifères et aurifères  de notre pays et qui les exploitent comme bon leur semble. N’est-ce pas l’argent de nos richesses qui nous tue ? C’est bien vrai. Car vous êtes sans ignorer que les armes sophistiquées achetées par les groupes armés découlent de la vente de ces pierres précieuses.

Pour tout dire, la crise a trop duré. Le sang des innocents a trop coulé sous le pont. Les actes barbares de ces criminels patentés sur les civils ont débordé le vase. Les Centrafricains sont pris en otage sur leur propre sol par les mercenaires tchadiens, nigériens et autres, alors que notre armée renait de ses cendres. Le peuple centrafricain ne peut continuer à être massacrée par ces hors-la-loi, sans âme ni conscience. Le gouvernement a l’obligation d’arrêter cette hémorragie. On nous laisse entendre que trois mille (3.000) FACA ont déjà été formées. Qu’attend le gouvernement pour les redéployer dans l’arrière-pays ? Ne sait-on pas que nos compatriotes se trouvant dans les zones sous contrôle de ces malfrats souffrent atrocement ?

Si le dialogue du panel de facilitation de l’Union Africaine avec les groupes armés et le gouvernement ne donne pas un résultat escompté, il faut passer à la vitesse supérieure. Celle-ci ne pourra que passer par le redéploiement des FACA car la force onusienne, la Minusca, n’est pas à la hauteur de sa tâche. Sous la barbe des Casques Bleus, les populations civiles, les humanitaires et les serviteurs de Dieu sont tués, massacrés, égorgés comme des bœufs à l’abattoir. Où est le sérieux ? Après tout, on nous laisse entendre que la Minusca protège la population.

Avec le redéploiement des FACA, ça doit casser ou ça doit passer. C’est le vœu des Centrafricains du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest.

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

ce 13 septembre,  DEbut des audiences de la cour criminelle A Berberati

 

Les juges de la Cour d’Appel de Bouar sont à Berberati depuis le 4 septembre pour la session criminelle de l’année. Les audiences débuteront ce 13 septembre 2018 dans cette ville de l’Ouest du pays.

Après la mise en place du bureau des membres du jury ce 5 septembre au palais de justice  de Berberati, les choses se précisent pour la tenue de cette session, quelques jours après la clôture de celle de Bangui.

« Assoir l’autorité de l’Etat, assoir l’autorité judiciaire et faire appliquer la Loi, c’est la mission de cette audience criminelle. Ceux qui ont commis des crimes et on détenu illégalement d’armes sont les concernés par cette session », a déclaré au RJDH, le président de la cour Pascal Delimo.

33 accusés se présenteront devant la barre. Ils viennent des préfectures de la Mambéré Kadéi et de la Sangha-Mbaéré. « Nous avons 25 détenus et 8 autres seront jugés par contumace », a précisé Pascal Delimo.

C’est pour la première fois depuis plus de dix ans que la Cour criminelle siège à Berberati, en dehors du siège de la Cour d’Appel qui se trouve à Bouar. Elle est organisée grâce à l’appui du PNUD-RCA dans le cadre de la lutte contre l’impunité en Centrafrique.

RJDH

 

 

 

LA COUR PENALE SPECIALE LANCERA SES ENQUETES EN OCTOBRE  PROCHAIN : çA NE FAIT QUE  COMMENCER

La Cour Pénale Spéciale (CPS) lancera ses enquêtes en octobre prochain. Les crimes les plus graves commis depuis la date du 10 décembre 2012 à ce jour seront documentés. Les plus gros poissons passeront devant  la barre de la Cour Pénale Internationale (CPI) et les petits tomberont dans le filet de la CPS. Les choses sérieuses peuvent enfin commencer.

Les jours des groupes armés en République Centrafricaine sont désormais comptés. La justice marche lentement, mais très sûrement. Les Nations Unies  à travers la Minusca, disposent d’un satellite qui surveille l’ensemble du territoire. C’est pour autant dire que les groupes armés sont suivis de près, de jour comme de nuit. Il est donc très facile pour la CPS de se rapprocher de la Minusca, afin  d’identifier les auteurs des actes criminels et la nature des actes qu’ils ont commis et continuent même de commettre.

Le rapport «Mapping », rendu public en 2017 par les Nations Unies, a documenté des crimes graves commis par les groupes armés en République Centrafricaine. Et ce, pendant la période de 2003 à 2015. C’est un document qui peut servir à la CPS, voire la CPI. Il pourra leur permettre de connaître déjà qui est qui et qui a fait quoi, quant aux crimes de guerre et crimes contre l’humanité commis sur le territoire centrafricain.

En outre, des drones stratégiques russes survolent jour et nuit les régions sous contrôle des groupes armés. Ces drones identifient les groupes rebelles, leur effectif par localité, la quantité de leurs munitions. Qu’à cela ne tienne, leurs sources de ravitaillement sont connues et leurs communications sont enregistrées. Et tout porte à faire croire qu’aucun acte criminel commis en RCA ne peut être échappé aux enquêtes de la CPS et de la CPI. Tout sera documenté et les auteurs passeront un à un devant la barre de la justice.

Les organisations de défense des Droits de l’Homme, la société civile centrafricaine, ainsi que les victimes, doivent soutenir la CPS dans ses enquêtes qui seront bientôt lancées. En justice, l’enquête est la phase la plus saillante car, visant à établir les preuves et donc  la responsabilité d’un présumé auteur de crime ou de délit.

Jean Pierre Bemba Gombo, poursuivi devant la barre de la Cour Pénale Internationale et  condamné à dix huit ans de prison par la chambre de première instance III, a été libéré pour absence de preuves. Il en est de même de certains éléments de l’ex-coalition Séléka et des miliciens Anti-Balka qui ont été libérés pendant la session criminelle faute de preuves.

Le peuple centrafricain en général, et particulièrement les victimes et les ONG de défense des Droits de l’Homme, doivent utiliser tous les moyens possibles pour aider la CPS à documenter les crimes dans l’ensemble du pays et à établir les responsabilités de leurs auteurs. La société civile existe en République Centrafricaine. Elle (société civile) s’est implantée dans les seize (16) préfectures du pays. Ceci étant, la société civile peut valablement contribuer dans les enquêtes de la CPS qui seront lancées très bientôt.

Les éléments des Forces Armées Centrafricaines commencent à être redéployés dans les régions du pays. Ils travaillent en étroite collaboration avec les forces des Nations Unies et l’armée russe. Nous osons croire que la CPS sera soutenue dans toute sa procédure par ces forces. Les magistrats, les avocats, les huissiers de justice, les victimes, voire les témoins, doivent être protégés et sécurisés durant cette  longue procédure. Ceci, pour une bonne administration de la justice.

Cette fois-ci, il n’y aura plus de prime à l’impunité comme dans le passé. Tous ceux qui ont fait couler le sang des innocents vont tôt ou tard passer devant la barre pour expliquer au peuple centrafricain pourquoi tant de morts, de viols, de destructions, de pillages, de braquages à main armée et d’incendies de villages entiers depuis plus de cinq (5) ans.

 

Bénistant MBALLA

 

 

 

 

 LA DEUXIEME JOURNEE DES QUALIFICATIONS POUR LA CAN MARQUAIT

LE RETOUR AUX AFFAIRES DES 05 MONDIALISTES AFRICAINS

CAN 2019 : les mondialistes assurent, le Ghana s’embourbe, le Gabon déçoit…

 

Si aucun d’entre eux n’a perdu lors des matches des 8 et 9 septembre, le Sénégal s’est fait peur à Madagascar. Et parmi les principales sélections du contient, certaines, telles l’Afrique du Sud, le Ghana, le Gabon et le Togo, n’ont guère avancé. Analyse des prestations des uns et des autres…

Les mondialistes invaincus

Si le Sénégal ne s’était pas fait rattraper deux fois à Antananarivo – et sur une pelouse en très mauvais état – par des Malgaches qui croient de plus en plus à une première qualification pour une phase finale de CAN (2-2), les cinq sélections africaines auraient fait un carton plein le week-end dernier. La Tunisie, victorieuse au Swaziland (2-0) pour la première sortie officielle de Faouzi Benzarti, son nouveau sélectionneur, est aussi la seule à avoir pris six points en deux journées, puisqu’elle avait battu l’Égypte (1-0) en juin 2017. Les Pharaons, après une Coupe du monde désastreuse (trois défaites), un conflit musclé entre Mohamed Salah et la fédération égyptienne et la nomination du mexicain Javier Aguirre en remplacement d’Hector Cuper, ont balayé le Niger à Alexandrie (6-0), avec un doublé de la star de Liverpool.

La Maroc, quant à lui, a facilement battu le Malawi (3-0), dans un groupe où figurent les Comores et dont une seule équipe se qualifiera. Les Lions de l’Atlas, sans Mehdi Benatia, ont été privés au dernier moment d’Amine Harit, objet d’une sanction disciplinaire décidée par Hervé Renard. Battu lors de la première journée à domicile par l’Afrique du Sud (0-2), le Nigeria s’est bien repris en s’imposant aux Seychelles (3-0), malgré les absences de plusieurs joueurs, dont John Obi Mikel.

Le Ghana déçoit, le Gabon tenu en échec

Habitué aux phases finales (2006, 2010, 2014), le Ghana, qui avait séché la session russe, n’a pas vraiment brillé pour sa rentrée. Les Black Stars, sans les frères Ayew, Mensah, Mubarak ou Gyan, ont échoué à Nairobi face aux kényans du français Sébastien Migné (0-1). Et comme l’Éthiopie s’est imposée chez elle face à la Sierra Leone (1-0), les quatre équipes comptent le même nombre de points (trois) et sont seulement départagées par la différence de buts.

L’autre déception du week-end est venue de Libreville, où le Gabon s’en est remis comme souvent à Pierre-Emerick Aubameyang, auteur d’une égalisation tardive, pour se sortir du piège tendu par les Hirondelles du Burundi (1-1). Le Mali s’étant imposé au Sud-Soudan (3-0), les Panthères comptent désormais cinq points de retard sur les Aigles et trois sur le Burundi. Le Burkina Faso s’est quant à lui sèchement incliné en Mauritanie (0-2), dans un groupe qui voit les Mourabitounes prendre leurs aises avec six points. Le Togo, tenu en échec par le Bénin à Lomé (0-0), ne compte qu’un seul point après deux journées, avant de se mesurer à la coriace Gambie lors des 3e et 4 journées. Enfin, l’Afrique du Sud a été freinée à Durban (0-0) par la Libye, désormais entraînée par l’Algérien Adel Amrouche, et prochain adversaire du Nigeria en octobre, lors d’une double confrontation de la plus haute importance.

La Côte d’Ivoire se rassure, la RDC résiste

Battue lors de la première journée à Bouaké par la Guinée (2-3), la Côte d’Ivoire s’est rattrapée en s’imposant au Rwanda (2-1), sans Gervinho, Zaha, Bony ou Sio. Ni Yaya Touré, qui vient de retrouver un club (Olympiakos Le Pirée) dont le retour parmi les Éléphants, annoncé en mars dernier, pourrait prendre forme à l’occasion des deux matches face à la Centrafrique en octobre prochain. La RD Congo, dans le contexte toujours particulier de Monrovia, a obtenu un bon point (1-1), d’autant plus qu’elle était privée de Bakambu, Kebano ou Kakuta. Même constat pour l’Algérie de Djamel Belmadi en Gambie (1-1), à l’occasion d’un match disputé dans des conditions sécuritaires inacceptables.

 

Jeune Afrique

 

 

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LITTERATURE – GAUZ : « JE VOULAIS ETRE LE COLON BLANC QUI DEBARQUE SUR UNE PLAGE IVOIRIENNE »

Dans un second roman inventif et provocateur, « Camarade Papa », l’auteur raconte la progression des explorateurs français sur le continent et l’histoire récente de l’immigration africaine.

Il faut croire qu’il aime être précisément là où on ne l’attend pas. En 2014, Armand Patrick Gbaka-Brédé, alias Gauz, promenait sa carrure d’armoire à glace sur les plateaux de télévision pour assurer la promotion d’un premier ouvrage tout en humour et en finesse. Avec Debout-payé, gros succès de librairie (plus de 50 000 exemplaires vendus), il portait un regard acide sur la société de consommation en s’appuyant sur ses expériences de vigile... Jeune Afrique

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FRANCE: QUI EST CHARGE DE TRAQUER LES GENOCIDAIRES?

L’interpellation en France d’un ressortissant libérien naturalisé néerlandais soupçonné de crimes contre l’humanité, vendredi 7 septembre, a mis en lumière l’Office central de lutte contre les crimes contre l'humanité, les génocides et les crimes de guerre (OCLCH). Ce service à l’acronyme imprononçable est chargé d’enquêter sur les crimes en question, principalement sur le territoire français.

Créé le 5 novembre 2013 et rattaché à la gendarmerie nationale française, l’OCLCH est un « service de police judiciaire à vocation interministérielle placé au niveau central ». Concrètement, cela signifie qu’il est directement rattaché à l’Etat et surtout qu’il est compétent sur l’ensemble du territoire français.

Une large aire d’action qui permet à cet office d’enquêter sur les crimes internationaux les plus graves. Les gendarmes et policiers qui composent cet office sont chargés d’identifier et de retrouver les auteurs de génocides, de crimes contre l’humanité, de crimes de guerre, mais aussi les tortionnaires et les responsables de disparitions forcées. L’OCLCH travaille également sur les crimes racistes, sexistes ou liés à « l’orientation ou l’identité sexuelle de la victime », si le crime a été commis en France ou qu’auteur ou victime sont français… RFI

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RDC-BELGIQUE : L’AFFAIRE DU PASSEPORT « FALSIFIE » DE MOÏSE KATUMBI CLASSEE SANS SUITE

Le Parquet de Halle-Vilvoorde a classé sans suite l'information judiciaire ouverte fin août pour « faux en écriture publique » contre Moïse Katumbi.

L’information judiciaire contre Moïse Katumbi ne débouchera pas sur des poursuites. Le substitut du procureur du Roi au Parquet de Halle-Vilvoorde a confirmé à JA le classement sans suite de l’enquête visant l’opposant congolais. « Il n’y avait pas assez d’indices de culpabilité concernant Moïse Katumbi, commente le substitut du procureur du Roi. Raison pour laquelle le dossier a été classé sans suite.»

Moïse Katumbi avait été brièvement arrêté, le 14 juin dernier, par la police de l’aéroport de Bruxelles-Zaventem. Laquelle avait considéré qu’une partie de son passeport n’était pas authentique. « L’originale a été changée et remplacée par une autre », avait alors expliqué à JA Dominique Ernould, porte-parole de l’Office des étrangers – une administration rattachée au ministère belge de l’Intérieur. Son passeport lui avait alors été confisqué par les autorités. Mais cela n’avait pas empêché l’intéressé de se déplacer à plusieurs reprises à l’étranger ces derniers mois…. Jeune Afrique

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JUNCKER PROPOSE « UNE NOUVELLE ALLIANCE » ENTRE L’UE ET L'AFRIQUE

Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, a proposé mercredi de bâtir "une nouvelle alliance", "un nouveau partenariat" entre l'UE et le continent africain, qui viserait à y créer jusqu'à 10 millions d'emplois dans les cinq prochaines années.

"La Commission propose aujourd'hui une nouvelle alliance (...) pour des investissements et des emplois durables", a-t-il déclaré devant le Parlement européen à Strasbourg.

Un nouveau partenariat économique entre les deux continents "permettrait de créer jusqu'à 10 millions d'emplois en Afrique dans les cinq prochaines années", a-t-il souligné.

Il a relevé que l'Afrique, dont de nombreux ressortissants fuient vers l'Europe en quête d'une vie meilleure, via la Méditerranée, compterait "2,5 milliards d'habitants d'ici à 2050".

"36% du commerce de l'Afrique se fait d'ores et déjà avec l'UE, mais les échanges commerciaux entre nous ne sont pas suffisants", a estimé M. Juncker.

"Je suis convaincu que nous devons faire évoluer les nombreux accords commerciaux entre les pays africains et l'UE vers un accord de libre échange de continent à continent, un partenariat économique entre partenaires égaux", a ajouté le chef de l'exécutif européen…Voaafrique

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LA DEUXIEME EDITION DE LA SEMAINE AFRICAINE DES SCIENCES DU NEXT EINSTEIN FORUM COMMENCE DANS 35 PAYS

 KIGALI, Rwanda, le 10 Septembre 2018,-/African Media Agency (AMA)/- Le Next Einstein Forum (NEF), une initiative de l'Institut Africain des Sciences Mathématiques (AIMS) en partenariat avec la Fondation Robert Bosch, annonce aujourd'hui le début de la Semaine Africaine des Sciences dans 35 pays africains durant les mois de septembre, octobre, et décembre 2018.  Les Semaines Africaines des Sciences du NEF sont dirigées par les Ambassadeurs du NEF, les champions locaux de la Science et de la Technologie, avec le soutien des acteurs locaux académiques, publics et privés et des partenaires, qui organisent trois à sept jours d'événements dans leurs pays pour promouvoir la science, la technologie, l'ingénierie et les mathématiques (STIM)… African Media Agency

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Toutes les infos du Mercredi 12 Septembre 2018

Cm n 2794 du mer 12 sept 2018

JOUSSO-GATE : 500 MILLIONS F DE POT DE VIN A REMBOURSER A UNE SOCIETE CHINOISE, UNE HONTE NATIONALE

Combien de ministres se comportent comme Théodore Jousso, au mépris de la rupture prônée par le chef de l’Etat ? Fait-on un minimum d’enquêtes de moralité pour nommer X à une haute fonction de responsabilité ? Le cas de Théodore Jousso est clinique, car la poche du ministre et les caisses de l’Etat sont confondues. Et cela ne date pas d’aujourd’hui. Comment un ministre peut-il développer une rapacité financière aussi féroce au détriment des caisses de l’Etat ? Cela dépasse l’entendement humain. Feu président Dacko qualifiait ce genre de personnage de « ngohongo (épervier) » ; le président Bozizé, à propos de la CEI de Binguimalé de, « glouton ». Quel qualificatif utilisera Touadéra pour qualifier un tel ministre ? Une cupidité aussi vorace que les cieux et la terre, pour s’enrichir alors que le pays traverse une tension de trésorerie.

La Haute Autorité chargée de la Bonne Gouvernance doit également s’intéresser à ce dossier. La moralisation de la vie publique, au regard du dossier Jousso-Gate, revêt une importance capitale pour le pays. L’impunité zéro ne concerne-t-il que les groupes armés, les braqueurs, les bandits de grand chemin ? La rupture prônée par le chef de l’Etat rime avec la bonne gouvernance, l’intégrité, l’honnêteté, la transparence, la conscience professionnelle. Les directeurs généraux ou autres titres assimilés qui sont des patriotes, qui défendent les intérêts de l’Etat ou l’intérêt général, sont des fusibles. Les ministres trouvent l’occasion de les faire sauter, parce qu’ils sont des obstacles à leurs intérêts personnels et égoïstes. Les ministres nomment à la place des directeurs généraux récalcitrants, puisqu’ils appliquent les textes règlementaires et l’orthodoxie financière, les « fidèles serviteurs ou doungourous », ceux-là qui profitent des brèches grandes ouvertes par le ministre pour se servir. La RCA fonctionne sur ce mode de gestion depuis la nuit des temps.

Une confrontation en Chine entre Jousso et la société chinoise fait ressortir 500 millions de pot de vin qu’il doit rembourser. Le chef de l’Etat qui a organisé la confrontation l’exige, car le marché a été attribué par la Banque Mondiale à SATOM. Décidément, le ministre Théodore Jousso doit démissionner de lui-même et se mettre à la disposition du procureur de la République pour conduite à tenir. Le personnel de AHS-RCA entend faire le grand déballage sur la place publique. Quelle gloutonnerie ! Quelle rapacité ! Quelle cupidité ! Quelle avidité ! Tout est tordu avec le ministre Théodore Jousso, gabegie, pot de vin, corruption à l’exponentiel. Ô ! Haute Autorité chargée de la Bonne Gouvernance, au secours ! Le gouvernement compte en son sein un grand voleur, un mafieux colombien, un pirate de terre, du jamais vu de tous les gouvernements qui se sont succédés en RCA.

Théodore Jousso est une pathologie financière, car tout est occasion de se remplir les poches, de s’enrichir de manière illicite. Pour un pot de vin, le ministre Jousso demande un (1) milliard de FCFA à une société chinoise. Cinq cent millions de FCFA lui ont été versés comptant. Mais la société chinoise n’a pas eu le marché de construction de la route Baoro-Bouar. C’est une honte nationale pour un corrompu jusqu’aux os. Qu’attend-il pour démissionner car il fait honte au Chef de l’Etat, au premier ministre, aux députés de la nation et à tout le peuple centrafricain.

Pour le budget de lancement des travaux de titres sécurisés, il faut 44.276.500 FCFA en une seule journée. Sommes-nous dans un pays pétrodollar comme le Qatar, le Koweït ou l’Arabie-Saoudite ? Une entreprise ivoirienne avait postulé. Le contentieux judiciaire est-il résolu ? Les plus hautes autorités ne seront-elles pas éclaboussées après le lancement officiel ? Le jour « J » à lui seul fait 44.276.500 FCFA. Nous sommes en Centrafrique, il faut faire avec.

(Feuilleton à suivre).

 

Julien BELA

 

 

L’Institut Pasteur et l’UniversitE de Bangui prEparent les premiEres journEes scientifiques de Bangui

 

L’Institut Pasteur de Bangui et l’Université de Bangui projettent en novembre prochain les premières journées scientifiques de Bangui autour du thème « Interactions hôte-pathogènes en Afrique tropicale » afin de mettre en avant la santé humaine, animale et végétale.

Cette rencontre scientifique vise à contribuer à une meilleure connaissance, surveillance et prise en charge des pathologies infectieuses et environnementales. Cet événement contribue à l’accroissement de la visibilité des travaux de recherche et à leur diffusion dans le monde en ce qui concerne la lutte contre les maladies infectieuses.

Spécialistes, médecins, chercheurs et étudiants du monde entier se réuniront pour cet événement francophone exceptionnel dont l’objectif est de « stimuler les discussions et de générer de nouvelles perspectives aussi bien pratiques que théoriques dans les défis contre les maladies infectieuses ».

Selon l’institut Pasteur de Bangui, la quasi-totalité des 15 millions de décès annuels dus aux maladies infectieuses dans le monde survient dans les pays à faibles ressources économiques comme la République Centrafricaine. Ainsi, la lutte contre ces maladies est devenue un objectif prioritaire mondial. L’Afrique Sub-saharienne demeure la région du monde la plus touchée  par ces décès d’origine infectieuse dont une large part pourrait être évitée.

Les participants auront à discuter sur les co-infections par le VIH et les autres agents pathogènes, la surveillance épidémiologique et physiopathologique des maladies vectorielles chez les humains, les animaux et les végétaux, l’émergence de la résistance aux anti-infectieux, les maladies émergentes et ré-émergentes humaines, animales et végétales et la prise en charge des maladies transmissibles de la mère à l’enfant.

L’Institut Pasteur est une fondation privée reconnue d’utilité publique en Centrafrique. Il est créé en 1961 et fait partie du Réseau International des Instituts Pasteur. Ses activités sont centrées sur la recherche, la santé publique et l’enseignement et travaillent en étroite collaboration avec l’Université de Bangui.

 

RJDH

 

 

LE KM 5 RENOUE AVEC LE « COULOIR DE LA MORT » : TUERIES, DISPARITIONS FORCEES, TORTURES… IL FAUT LE DESARMER

Le Km 5, poumon économique de la municipalité de Bangui en particulier et de la République Centrafricaine en général, n’est que l’ombre de lui-même. Cette partie de la capitale où régnait l’ambiance jusqu’à des heures tardives s’est transformée en une jungle ou à un « couloir de la mort ». Depuis la prise du pouvoir par l’ex-coalition Séléka, le 24 mars 2013, jusqu’à ce jour, il ne se passe pas un jour sans que l’on enregistre des cas de tueries, de disparitions forcées, de tortures, de braquages, d’intimidations, et que savons-nous encore. La plupart de ceux qui s’y rendent pour faire leurs achats ou écouler leurs produits sont systématiquement pris pour cible par les groupes d’Autodéfenses.

Au courant de la semaine écoulée, de nombreux compatriotes se sont vu agresser par ces malfrats, ces bandits de grand chemin, ces hors-la-loi. Et pour causes ? Un sujet musulman a été retrouvé mort sur le terrain de Sagbado. Les témoins qui ont vu ce corps inerte, racontent, « il a été tué par ses propres frères du Km 5. Son corps a été jeté dans cet endroit pour provoquer des représailles contre les populations non musulmanes. Et c’est ce qu’ils ont fait le vendredi 07 septembre 2018. Ceux qui se sont aventurés ce jour-là au Km 5 ont été attaqués. Ces attaques se sont soldées par des morts, des disparitions forcées, des tortures. De nombreux taxis-motos des particuliers ont été emportés par les malfrats. Les hommes qui sont tombés dans leur filet ont été pris en otage. Ils ont subi des sévices, des traitements cruels, inhumains, dégradants. Beaucoup y ont laissé leur peau. Ceux qui ont été libérés doivent leur salut à Dieu car ces criminels n’ont pitié pour personne ».

Un autre compatriote, habitant le quartier Fatima, a clairement fait savoir que les drogués du Km 5 ont juré sur monts et océans qu’ils vont cueillir un à un tous les jeunes de ce quartier qui ont barricadé l’Avenue CEMAC pendant plusieurs jours, après la deuxième attaque de la paroisse Notre Dame de Fatima, les empêchant de circuler librement. Pour joindre l’acte à la parole, un jeune de Fatima a été kidnappé par ces malfrats au courant de la semaine passée, alors qu’il était parti au Km 5 pour faire ses achats. Il a été ligoté (albatacha) et tabassé sauvagement. N’eut été l’intervention d’un compatriote musulman avec qui il a fréquenté l’Ecole Fatima Garçons, il allait être tué par ces criminels. Dieu merci, cet homme de bonne foi l’a conduit jusque derrière l’église catholique de Fatima avant de rebrousser chemin.

Toujours dans la semaine du 03 au 09 septembre, un conducteur de taxi-moto a été retrouvé mort dans un trou, pour ne pas dire une fosse commune. Car, à en croire les uns et les autres, des cadavres se trouvent encore dans ce trou. C’est pour autant dire que ces drogués tuent des innocents à longueur de journée et jettent leurs corps dans une fosse commune pour effacer leurs traces. Sur ce, les habitants du Km 5 que nous avons eus au téléphone ont confirmé ces pratiques qui sont très récurrentes. N’oublions pas que nos concitoyens qui résident dans la dernière enclave musulmane de la capitale sont aussi braqués, kidnappés, torturés et même tués par ces drogués qui règnent en maîtres absolus des lieux. Ils vivent aussi avec la peur au ventre et sont pris en otage. Ce sont les commerçants musulmans qui paient le plus lourd tribut. Car, chaque jour, ils doivent verser de l’argent à ces derniers. Beaucoup ont dû fermer leurs dépôts ou leurs magasins à cause de ces rackets et sont partis vivre ailleurs en attendant que la situation sécuritaire s’améliore pour y revenir.

Le lundi 10 septembre, un gendarme a été abattu par ces malfrats. Selon les témoins, il serait parti acheter du méchoui quand ces criminels sont sortis pour le tuer. Nous ne pouvons énumérer tous les actes barbares que ces drogués commettent au Km 5, sous peine d’écrire un roman. Ces quelques exemples prouvent à suffisance que le Km 5 a renoué avec le « couloir de la mort ». Dans ce cas de piètre figure, que doit faire le gouvernement ?

Il a l’obligation de relancer l’opération « Soukoula » dans ledit secteur pour démanteler les bases des groupes d’Autodéfenses qui y pullulent. Dans le cas contraire, il faut déployer les éléments des Forces Armées Centrafricaines (FACA) au Km 5 pour ramener l’ordre et protéger les innocents qui tombent chaque jour sous les balles de ces criminels patentés. Ce faisant, le gouvernement épargnera des vies humaines. Car à l’allure où vont actuellement les choses, le Km 5 et les quartiers environnants risqueront un jour de sombrer dans une violence qui ne dira pas son nom. Sans nous voiler la face, les drogués du Km 5 se croient tout permis et au-dessus de la loi. Ils ont transformé ce secteur en une République dans la République Centrafricaine, exactement comme Vatican dans Rome. Le temps passe et le gouvernement doit agir vite au Km 5.

A nos compatriotes qui partent régulièrement là-bas, nous leur demandons de redoubler de vigilance pour ne pas tomber dans le filet de ces malfrats qui n’épargnent ni enfants, ni hommes, encore moins les femmes. « Un homme averti en vaut mille », dit-on.

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

 

LA DG ET LA DRH DE LA SODECA POINTEES DU DOIGT PAR LES AGENTS

Certaines personnalités en République centrafricaine continuent de prendre les choses publiques comme leur patrimoine. Il suffit d’être à la tête d’une entité pour pouvoir s’imposer avec sa strate. Dans les structures tant publiques que privées, voire parapubliques, le constat est alarmant. La société de distribution d’eau en Centrafrique (SODECA) n’en fait pas exception. Cette société paraétatique cache certaines réalités, comme l’arbre qui cache la forêt.

Un agent de ladite société, persécuté par la hiérarchie, témoigne : « La Directrice Générale (DG), Justine Ouakara, fait des dépenses exorbitantes malgré que la Sodéca traverse une crise financière. Au lieu de régulariser la situation des employés, cette dernière se permet le luxe de payer un véhicule BG 80. Lequel est mis au service de la société. Ce véhicule payé à hauteur de 25.000.000 de francs CFA appartenait à sa sœur qui a décidé de s’en débarrasser.

Pire encore, Justine Ouakara autorise la fermeture de la vanne qui alimente le 4ème arrondissement. Laquelle vanne se situe à un jet de pierre du domicile du chef de l’Etat. Conséquence, une partie du 4ème arrondissement est souvent privée d’eau courante pendant la nuit. La vanne s’ouvre à 5 heures pour se fermer à 17 heures, sans aucune raison bien fondée.

La Directrice des Ressources Humaines (DRH), Bouba Victoire, joue le même jeu que la DG. Ces deux dames rendent la vie difficile au personnel de la Sodéca. Le Directeur Administratif et Financier (DAF), le Directeur Commercial et le reste du personnel sont maltraités par la DG et la DRH.

Le Président du Conseil d’Administration, étant corrompu, ne s’est jamais prononcé sur ces problèmes. Car la bouche pleine ne parle pas. A chaque cas de décès d’un membre du personnel, la Sodéca mettait à la disposition de la famille un véhicule pour le transport de la dépouille. Mais dommage, il n’en est plus ainsi. Il y a de cela quelques jour, la DRH s’est enflammée quand un véhicule a été mis à la disposition de la famille de feu Francklin Boulas pour les funérailles. Finalement, qui de la DG et de la DRH, dirige la Sodéca ? En effet, feu Francklin faisait partie du Service Réseaux et canalisation.

Certains membres du personnel ont eu à signer leur contrat en moins d’un an, alors que d’autres ont passé plus de 10 ans sans pour autant signer un contrat. N’est-ce pas de l’injustice ? Au sein de la Sodéca, il existe des Techniciens de surface, mais la DRH préfère faire appel à  des mains d’œuvre extérieures pour la réalisation de certains travaux ».

La DG n’a pu être jointe pour sa version des faits. Certains membres du personnel ont préféré rester silencieux sur cette question. Notre quotidien se réserve de tout commentaire sur cette affaire jusqu’à l’obtention de la version de l’une des personnalités pointées du doigt, notamment Justine Ouakara, la DG et Bouba Victoire la DRH.

 

Jean Max DELOUGA

 

 

Des femmes de Bria rEclament A travers une marche la prEsence des FACA

Les femmes de la ville de Bria à l’Est du pays ont marché pacifiquement ce lundi matin pour protester contre l’assassinat de masse dont elles sont victimes ces derniers jours.  Elles ont remis un mémorandum à la Minusca, et au préfet réclamant la présence des FACA et des Forces de Défense et de Sécurité, le départ du chef de base et de sécurité de la Minusca ainsi que celui de la communication.

La marche pacifique organisée ce jour par les femmes soutenues par les chefs de quartiers intervient trois jours après le découvert de douze(12) corps sans vie dont dix(10) femmes aux alentours du site des déplacés de PK3 proche de la base de la Minusca.

Un habitant de la localité qui a suivi la marche sous couvert de l’anonymat trouve légitime la réaction des femmes. « Les femmes ont parfaitement raison de marcher car trop c’est trop. Les femmes ont été massacrées ces derniers jour, c’est pourquoi elles réclament la présence des Forces Armées Centrafricaines et des Forces de Défense et de Sécurité afin d’assurer la protection des civils à la place des forces de la Minusca», a-t-il regretté.

Le préfet de Haute-Kotto Thierry Patrick Binguinendji qui a aussi reçu le mémorandum pense que certaines revendications sont légitimes alors que d’autres n’ont pas leur raison d’être. « Je pense que la revendication des femmes réclamant la présence des FACA et FDS est légitime car c’est ce que nous réclamons tous depuis. Mais en ce qui concerne le départ du chef de base de la Minusca, du responsable de sécurité et celui de la communication. Ces revendications n’ont pas leur place car c’est la Minusca qui assure depuis 2016 la protection de la population des personnes sur le site de PK3. C’est pourquoi le site a été crée devant la base de la Minusca », a-t-il clarifié.

L’autorité administrative appelle les habitants à une prise de conscience. « Tout le monde doit apporter sa pierre de contribution afin de ramener la paix dans le pays. Ce n’est pas bien de faire le jeu de ping-pong lorsqu’il s’agit d’un incident. Nous allons remonter l’information au niveau de la hiérarchie afin qu’une solution soit trouvée », a ajouté le préfet.

La ville de Bria est déjà fragilisée par les violences alors que la rentrée scolaire sera bientôt effective. Le redéploiement des FACA et FDS serait l’une des solutions pour le retour de la paix et de sécurité à l’exemple de Paoua où la majorité des déplacés sont déjà retournés chez eux grâce à la présence des FACA.

 

RJDH

 

 

RCA / LA COLÈRE DU SECRÉTAIRE GÉNÉRAL DE L’ONG INTERNATIONALE ANA, BEKKI BENAMEUR, DEPUIS ALGER MENACE : « LA FRANCE DOIT QUITTER LA RCA SANS DÉLAI, C’EST UNE HONTE DE PRÔNER LES DROITS DE L'HOMME ET D’ÊTRE À LA BASE DES CRIMES ET DES PILLAGES DANS CE PAYS »

« Au vu des dossiers juridiques qui sont à notre disposition, les preuves matérielles et humaines dont disposent les avocats, nous avons envoyé une mission en RCA et au Tchad pour nous assurer de la véracité des éléments à notre disposition. C'est avec le cœur meurtri que je m'exprime. Comment la France peut-elle en plein 21ème siècle continuer à traiter des humains de la sorte et s'ériger en donneur de leçon dans le monde? Comment l'ONU qui est sensée défendre les droits humains peut assister perplexe, voir se faire complice d'un tel crime en RCA? Pourquoi l'union Africaine qui est au courant des crimes odieux de la France en RCA ne prend pas ses responsabilité?", autant de questionnements que s'est posé le SG de l'ONG ANA. Qui, un peu comme sonné s'est perdu en conjectures. "Comment l'Union Européenne peut cautionner la France dans un tel crime? Pourquoi le Tchad continue d'accepter de dîner à la table du diable en acceptant d'être la main noire qui accomplie des crimes et fait le sale boulot en RCA? J'ai mal et mon coeur saigne", s'est indigné Bekki. puis, il a lancé un appel à tous les panafricanistes. "En tant qu'un panafricaniste, je lance un appel à tous les panafricanistes, tous ceux qui aiment l'Afrique, de se mobiliser pour dénoncer les manigances de la France jusqu'à ce que ce pays et se acolytes quittent définitivement la RCA. Nous devons tous soutenir le peuple centrafricain. Toutes les Ongs françaises en RCA doivent partir car nous-nous posons la question de savoir s'ils ne sont pas des mercenaires au service des forces du mal? Libérez les ressources du peuple qui a droit à la vie", a-t-il asséné.

 

Kabinda Yves-Aymard, ONG ANA

 

 

 

 

IL EST TRES FACILE DE S’EN PRENDRE AUX DIRIGEANTS AFRICAINS QUAND ON IGNORE LA REALITE : RENONCER AUX ACCORDS NEOCOLONIAUX, C’EST ETRE PRET A SUPPORTER LES QUELQUES ANNEES D’INSTABILITES QUE CELA VA ENGENDRER

On leurs dit qu’ils ne sont pas forcés d'accepter les accords qu'on leurs fait signer, mais sommes-nous prêt à les accompagner s'ils décident de défier l'impérialisme ?

Renoncer aux accords néocoloniaux, c’est être prêts à supporter les quelques années d’instabilités que cela va engendrer ; car les pays qui renoncent se verrons couper les aides dont on nous a rendu dépendants : Contrairement à ce que nous pensons, tout les dirigeants africains ne sont pas de mauvaise foi. Ils ne sont pas des anges mais ne sont pas non plus dépourvu d'ambition pour leurs pays. Les dirigeants africains même démocratiquement élus, sont pris dans un dilemme et un cercle vicieux qu'il faut comprendre. Les économies mondiales sont interdépendantes, et donc la situation économique d'un pays ne dépend pas que des facteurs endogènes, dans le cas de l'Afrique l'environnement international est déterminant du devenir des pays africains. Ceux qui décident en Afrique sont principalement les institutions impérialistes comme le FMI, la BM, l'OMC, l'ONU etc..et les politiques et oligarques occidentaux. Chaque dirigeant démocratiquement élu en Afrique suscite un espoir, qui ne leurs permets pas de prendre des mesures sacrificiels qui vont faire souffrir le peuple. Un dirigeants africain qui renonce aux accords de pillage de l'Afrique et aux règles des institutions impérialiste se retrouve isolé , sanctionner par des embargos et de certaines aides qui lui aurait permis de payer les salaires. Dans un contexte de pauvreté, nous savons que des non payement des fonctionnaires peuvent engendrer au sein des pays et la pression qu'elle engendrera sur les gouvernants. L'endettement et l'aide sont un moyen de contrôle des pays africains. Vous refusez de signer des accords néocoloniaux, on vous coupe les aides et on vous sanctionne et par propagande on fait croire à votre population que c'est parce que vous êtes mauvais dirigeants et qu'il faut renverser votre régime. Les africains doivent savoir à travers l'esprit de sacrifice encourager leurs dirigeants qui ont de l'audace et inciter aux Etats-Unis d'Afrique, car nos micro-états sont trop faibles pour défier ceux qui nous imposent les politiques contraires à nos intérêts.

 

ABDOU DIOUF, ancien Président sénégalais

 

 

Les habitants de Baboua rassurés de la présence des FACA

 

Un détachement des FACA arrivé dans la ville de Baboua à l’ouest du pays ce 4 Septembre. Localité menacée par la présence des hommes de la coalition Siriri qui prennent en otage les habitants et font des exactions. L’arrivé du détachement des FACA fait suite à l’appel du sous-préfet Elie Raphaël Béoroféï Dansio dans un contexte d’exaction des éléments armés de la coalition Siriri qui font des rapts et exécution sommaire dans la localité. A peine arrivée, la présence des FACA n’a pas dissuadé pour autant ces hommes qui ont tué à 70km de la ville, au village Ndongori, plus au sud de Baboua sur axe Nguia-Bouar dans la nuit de mardi à mercredi.

Les autorités locales ont salué cette présence et parlent d’une opération de ratissage en cours pour mettre hors d’état de nuire les éléments de la coalition Siriri qui détruisent l’économie de la population et qui tuent  aussi. « Nous saluons à sa juste valeur la promptitude avec laquelle le pouvoir central a réagi suite à l’appel. Je puis vous dire que la population est rassurée de cette présence des forces armées », a lâché le sous-préfet de la ville.

Les éléments de la coalition sont opérationnels dans l’ouest du pays depuis plus d’un an ; ils n’ont aucune revendication politique et n’ont pas signé l’accord de 10 mai, porte d’entrée du processus DDRR. Les habitants de Baboua joints par le RJDH formulent les vœux que le haut commandement de l’armée renforce ce dispositif pour pérenniser la sécurité dans la région.  

 

RJDH

 

 

LES 12 REVENDICATIONS « NON NEGOCIABLES » DES 14 GROUPES ARMES SONT ANTI CONSTITUTIONNELLES ET NE CADRENT PAS AVEC L’ESPRIT DU FORUM NATIONAL DE BANGUI

Les consultations du panel de facilitation de l’Union Africaine (UA) de Bouar avec les 14 groupes armés, en vue du dialogue pour la résolution pacifique de la crise centrafricaine, ont accouché 104 revendications. Et toutes ces revendications ont été formulées par lesdits groupes armés à l’endroit du gouvernement. Parmi celles-ci, 12 sont dites « Non négociables », donc doivent être acceptées d’office par le gouvernement. Il s’agit entre autres, de leur accorder l’amnistie générale ; de mettre en place un gouvernement d’union nationale avec un Premier ministre issu de leur rang ; de reconnaitre leurs galons (grades) ; d’exiger au gouvernement la rupture de ses relations de coopération militaire avec la Russie et l’Afrique du Sud, et nous en passons.

Est-ce possible dans un Etat démocratique et de droit que des groupes armés non conventionnels puissent faire pression sur les autorités légitimes du pays  à prendre en considération et sans condition leurs revendications ? Dites-nous, où avez-vous vu et vécu cela et dans quels pays sur cette planète terre ? Et pourquoi seulement chez nous en RCA ? A y voir de près, il y a anguille sous roche.

Fort de tout ce qui précède, nous disons que les 12 revendications « Non négociables » de ces 14 groupes armés sont anti constitutionnelles et ne cadrent pas avec l’esprit du Forum National de Bangui (FNB) de 2015. D’ailleurs, ces groupes armés avaient pris part activement aux assises du FNB et avaient volontairement signé l’accord d’engagement sur le principe DDRR. Mais pourquoi aujourd’hui ce revirement spectaculaire ? C’est la question fondamentale qui se pose avec plus d’acuité.

Le respect des principes fondamentaux et des symboles de la République s’impose à tous

Quelle que soit son appartenance ethnique, politique, religieuse et sociale, tout le monde sans exception a l’obligation de se soumettre, de se conformer et de respecter les principes fondamentaux et les symboles qui fondent la République. Et ceci en conformité avec les dispositions de la Constitution de la RCA du 30 mars 2016. N’oublions surtout pas que « la RCA est un Etat laïc, un et indivisible ».

L’existence constitutionnelle du pouvoir en place doit être respectée  par tous

Les groupes armés doivent savoir que la RCA s’est dotée d’un pouvoir légitime et démocratique depuis le 30 mars 2016. Et cela fait suite aux élections couplées (présidentielle et législatives) transparentes et crédibles de 2015-2016. Donc il y a incontestablement l’existence constitutionnelle du pouvoir en place qui s’impose à tous, y compris les groupes armés qui écument le pays depuis plus de six (6) ans.

L’impunité zéro s’applique à tous

Le retour de la sécurité, de la paix et de la cohésion sociale en RCA n’est possible que par le truchement de la Vérité, de la Justice, de la Réparation et de la Réconciliation Nationale. De ce fait, c’est la Justice qui constitue le pont reliant la Vérité à la Réparation et à la Réconciliation nationale. D’où le sens de « l’impunité zéro » en RCA tant souhaité vivement par tout le peuple centrafricain lors des Consultations Populaires à la Base et du FNB. Donc « pas d’amnistie générale », pour les bourreaux des Centrafricains, un point, un train. Les groupes armés et l’Union Africaine devaient bien l’apprendre à leurs dépens avant qu’il ne soit trop tard pour eux.

« Un homme averti en vaut deux », dit un sage dicton populaire. A bon entendeur salut !

 

Le Petit YEKOA

  

 

 

Chine-Afrique : l’« Age d’or », dixit Macky Sall

Depuis 04 Septembre, les lampions sont éteints sur le Forum sur la Coopération Sino-africaine (FOCAC) tenu du 03 au 04 septembre 2018 à Beijing par l’adoption d’une déclaration et un plan d’action qui a été salués par les deux partenaires.

Durant deux jours, 53 Chefs d’Etats africains, sauf celui du Swaziland étaient à Beijing. Le couronnent de cette rencontre sino-africaine a été l’adoption de la « Déclaration de Beijing – Construire une communauté de destin Chine-Afrique encore plus solide » et le « Plan d’action de Beijing du FCSA (2019-2021) ».

Ensemble, chinois et africains se sont accordés à développer le FCSA qui sera une marque de la solidarité et de la coopération Chine-Afrique et la feuille de route de la nouvelle coopération internationale avec l’Afrique en vertu du principe de consultation, de coopération et de bénéfices pour tous, a déclaré le Président  Xi Jinping.

Dans sa communication à la presse, le Président Xi Jinping a noté que la Chine et l’Afrique ont unanimement appelé à la coopération gagnant-gagnant et au développement commun. « La Chine et l’Afrique sont déterminées à renforcer leur unité et leur coopération et à avancer côte à côte sur la voie de la coopération gagnant-gagnant et du développement partagé », a-t-il déclaré. Il a ajouté que «  le Sommet de Beijing a été couronné d’un plein succès et a produit des fruits abondants. Il a ouvert un nouveau chapitre dans les annales des relations sino-africaines et posé un nouveau jalon dans la coopération Sud-Sud de notre époque ».

Puis, les Chefs d’Etat du continent ont salué la coopération agissante sino-africaine. Ceux-ci ont été reconnaissants aussi sur l’initiative « la Ceinture et la Route » qui précipitera l’intégration africaine.

A propos, Macky Sall, le Président sénégalais dont le pays sera l’hôte du prochain a noté que la Chine et l’Afrique sont à l’« âge d’or » de leur coopération. « Le partenariat stratégique global de coopération entre la Chine et l’Afrique devra aussi poursuivre et renforcer sa vision à long terme, par une analyse continue et lucide des enjeux mondiaux actuels et futurs. Dans l’esprit de la Déclaration de Beijing, l’Afrique et la Chine doivent toujours se soutenir mutuellement », a encouragé M. Macky Sall.

Les acquis du Forum Chine – Afrique :

Profitant du Forum sur la Coopération Sino-africaine, le Président Xi Jinping a fait des promesses à l’Afrique ce 03 septembre. « 60 milliards de dollars (51,7 milliards d’euros) à l’Afrique en assurant que cet argent serait employé à des projets concrets, viables et durables » reparties de la manière suivante : « 15 milliards d’aides et de prêts sans intérêt ou à conditions préférentielles; une ligne de crédit de 20 milliards; un fonds spécial de développement doté de 10 milliards; un fonds spécial de 5 milliards consacré aux importations de biens africains », a rapporté Reuters.

« Les entreprises chinoises seront enfin incitées à investir au moins 10 milliards de dollars sur le continent au cours des trois prochaines années », a ajouté Xi Jinping.

Demain 6 septembre s’ouvrira à Hangzhou le Sommet de la coopération sino-africaine dans le secteur privé. Concernant la République Centrafricaine, le Président F.Touadéra fera une visite de travail à Pékin du 6 au 7 septembre. « Une rencontre bilatérale entre le Professeur Faustin Archange Touadéra et le Président chinois Xi Jinping, est d’ailleurs prévue le jeudi 6 septembre en début de matinée au Grand Palais du Peuple », a indiqué la Présidence centrafricaine.

 

RJDH

 

 

LA DEPOUILLE DE KOFI ANNAN EST ARRIVEE AU GHANA

La dépouille de Kofi Annan est arrivée lundi au Ghana, son pays natal, où une cérémonie a été organisée en hommage à l'ancien secrétaire général des Nations unies. Le diplomate et prix Nobel de la Paix est mort le 18 août à l'âge de 80 ans.

Son épouse, Nane Maria Annan, ses enfants et de hauts responsables de l’ONU ont accompagné le cercueil venu de Genève, qui était recouvert du drapeau bleu des Nations unies.

Le président du Ghana Nana Akufo-Addo était présent lors de la cérémonie d’arrivée de la dépouille. Des dirigeants traditionnels, des membres éminents du clergé, de hauts dirigeants militaires ainsi que des hommes politiques ont également participé à la cérémonie.

Le cercueil a été porté par six soldats ghanéens. Le drapeau de l’ONU placé sur le cercueil a été remplacé par celui du Ghana – rouge, jaune et vert. Le public sera autorisé à rendre hommage à Kofi Annan à partir de mardi. De nombreuses personnalités du monde entier sont attendues jeudi pour les obsèques nationales

« C’était un grand frère »

Kofi Annan, qui résidait en Suisse, sera enterré dans le nouveau cimetière militaire d’Accra, la capitale du petit pays d’Afrique de l’Ouest, « l’endroit le plus approprié pour accueillir feu Kofi Annan », avait déclaré fin août le président Nana Akufo-Addo, à l’issue d’une rencontre avec la famille du défunt.

« Kofi Annan était l’un des hommes les plus illustres de sa génération« , avait poursuivi le président du Ghana. « C’était un grand frère pour moi. Il m’a donné beaucoup de conseils sur comment gérer des problèmes sensibles, donc c’est un tournant important dans ma vie », avait déclaré, ému, M. Akufo-Addo. « Ce sera un événement majeur pour notre pays », avait-il ajouté.

 

Jeune Afrique

 

 

 

LES QUARTIERS DITS « EVOLUES » DE BANGUI SONT DANS L’INSALUBRITE TOTALE

Les quartiers dits « évolués » de Bangui, la capitale, tels que Sica 1, 2 et 3, Saïdou, Lakouanga, 36 villas et camp Fidèle Obrou sont dans l’insalubrité totale. Et pour causes ?

Dans ces quartiers précités, le manque cruel des canaux d’évacuation des eaux des pluies, leur envahissement par les hautes herbes et les dépôts d’ordures de toutes sortes pêle-mêle sur les chaussés et les voies publiques sont autant des facteurs qui sont à l’origine de l’insalubrité totale qui les gagnent.

Pire encore, bon nombre de ménages de ces quartiers n’ont pas de WC (latrines) pour leur permettre de se soulager dignement comme il se doit. D’où la prolifération des moustiques entraînant des cas de maladies, telles que le paludisme qui bat son plein. Incroyable, mais pourtant vrai !

Chers compatriotes centrafricains en général, et banguissois en particulier, même pour mettre de la propreté et de l’hygiène chez vous et dans vos quartiers respectifs, faut-il toujours attendre tout de nos municipalités ? Cette question posée devait donner matière à réflexion à chaque fille et fils de ce pays.

Pour nous, nous faisons savoir que la responsabilité première incombe à nous. Nous devons rendre salubre, décent et propre notre cadre de vie et notre environnement, car il y va de notre propre santé. Et c’est quand nous avons déjà fait notre part et que nous sommes dépassés, c’est en ce moment précis que nous pouvons faire appel aux municipalités et au gouvernement de voler à notre secours, en réalisant de grands travaux d’urbanisation et d’assainissements de nos quartiers, arrondissements, communes et villes.

Ailleurs, le monde a évolué et les mentalités ont changé. Malheureusement en RCA, tel ne semble pas être le cas. D’où « les mêmes faits produisent les mêmes effets ». A qui donc la faute ? Au lieu de se plaindre, nous disons que les habitants de Sica, 1, 2 et 3, Saîdou, Lakouanga, 36 villas et Camp Fidèle Obrou n’ont qu’à s’en prendre à eux mêmes.

Aussi, nous interpellons la mairie de Bangui et le gouvernement de pouvoir envisager des travaux d’urbanisation et d’assainissement au niveau de ces quartiers qui gardent depuis plus de cinquante sept (57) ans, le décor et l’architecture coloniaux, ne cadrant pas avec les réalités de l’heure.

« Gouverner, c’est prévoir », dit-on.

 

 

Le Petit YEKOA

 

 

La Minusca et le Jeune Agent de DEveloppement lance un programme en faveur des enfants

 

Un programme hip-hop pour la paix et la cohésion sociale est lancé dans tous les arrondissements de Bangui, Bimbo et Bégoua avec l’appui financier de la Minusca sur initiative du Jeune Agent de Développement (JAD). Ce programme commence ce 8 septembre, l’annonce a été faite ce matin par Benjamin Sytis SGA du JAD à Bangui.

Cette campagne qui s’inscrit dans un contexte de rentrée scolaire vise 1500 jeunes par arrondissement et consiste à primer les talents en fourniture scolaire et offrir des opportunités aux jeunes à découvrir leurs talents.

Selon le conférencier Benjamin Sytis, c’est un programme simplifié  avec un jury mis en place pour besoin de la cause. L’idée est de faire du hip-hop un art pour le développement comme cela se fait sous d’autres cieux. Cette campagne de Vacance en Paix et pour la Paix est à sa troisième édition et se poursuit dans les villes à l’intérieure du pays avec les points focaux du JAD, a indiqué au RJDH Benjamin Sytis.

Cette approche est saluée par les jeunes qui disent attendre beaucoup des lauréats dans un engouement de donner et de recevoir, a expliqué Cédric un jeune de Galabadja que le RJDH  a pu avoir après cette conférence de presse.

L’implication de la Minusca et du JAD est un atout majeur pour les élèves et vient à point nommé. Le JAD émet son souhait de voir la rentrée 2018-2019 sans perturbation liée au mouvement armé frein pour l’école et facteur de déperdition scolaire.

RJDH

 

 

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« VOSTOK 2018 »: L’ARMEE RUSSE MET CAP A L’EST

Les plus grandes manœuvres militaires organisées en Russie depuis quatre décennies débutent ce 11 septembre 2018. L’armée russe déploie des moyens impressionnants en Sibérie orientale et dans l’Extrême-Orient russe. « Vostok-2018 » inquiète les pays occidentaux par les moyens déployés mais aussi en raison d’une coopération sans précédent avec l’armée chinoise.

Il y a eu « Zapad-2017 », voici « Vostok-2018 ». Vostok signifie « Est » en russe, et c’est donc vers son flanc oriental que l’armée russe déploie cette fois hommes et matériel pour ces « jeux de guerre » annuels qui inquiètent de plus en plus les pays occidentaux.

Des moyens et des effectifs gigantesques, de l’aveu même du ministère russe de la Défense, qui évoque les manœuvres les plus importantes depuis la guerre froide.  « Ces manœuvres mobiliseront au total 297 000 hommes, plus d’un millier d’avions, d’hélicoptères et de drones, détaille Valeri Guerassimov, chef d’état-major de l’armée russe. « Nous allons déployer jusqu’à 36 000 blindés, véhicules d’infanteries et de transports de troupes… et jusqu’à 80 navires.  En amont, les unités seront transportées sur des distances allant jusqu’à 7 000 km, sur terre, et jusqu’à 4 000 milles sur mer »... RFI

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ELECTIONS LOCALES EN COTE D’IVOIRE : LA CONFUSION REGNE AU PDCI

Divisé entre candidats favorables et hostiles au Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP), le Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI d’Henri Konan Bédié) est secoué jusque dans ses bases, alors que la publication de la liste des candidats aux élections locales est programmée pour mardi 11 septembre.

Ce samedi 8 septembre, quand Alain Adia, nouveau délégué communal du PDCI à Port-Bouët (commune d’Abidjan) se rend à la permanence locale de son parti, il trouve des voyou postés aux entrées, qui lui en interdisent l’accès. Impuissant, il annule sa réunion et « sollicite l’intervention rapide de la direction du parti afin que ce trouble soit rapidement éteint, que l’ordre soit rétabli, afin que justice se fasse pour le PDCI »… Jeune Afrique

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RCA: A BANGUI, DES ATELIERS POUR SENSIBILISER A LA COUR PENALE SPECIALE

En Centrafrique, le lancement des enquêtes de la Cour pénale spéciale est attendu pour ce mois d'octobre. Un début effectif pour cette Cour au caractère original. Et pour expliquer son fonctionnement, sa mission, les crimes auxquels elle s'intéresse, de nombreux ateliers de sensibilisation sont organisés. Ce lundi, à Bangui, l'atelier était organisé par la jeunesse islamique centrafricaine dans le IIe arrondissement de la capitale.

Au pied de la petite mosquée de quartier de Yapele 3, une quarantaine de personnes se sont rassemblées. Après une heure d'explications en langue locale, les questions ont fusé : qu'en sera-t-il de la protection des témoins ? Est-ce qu'il y aura compensation ou réparation des victimes ? Les juges de différentes nationalités vont-ils réussir à s'entendre ?

Parmi les participants, une femme raconte avoir perdu sa maison pendant la crise. Ses démarches n'ont rien donné jusqu'à maintenant, elle espère beaucoup de la CPS : « Ce que j'ai appris, c'est par exemple si tu n'as rien, tu peux avoir un avocat gratuit. Et si on a tué quelqu'un de ta famille, ou on t'a braqué ou on t'a violenté, comment tu peux faire pour aller à la Cour pénale spéciale »…RFI

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COMPTE RENDU DE LA 2EME EDITION DE LA SEMAINE NATIONALE OHADA-CAMEROUN TENUE A DOUALA DU 31 AOUT AU 02 SEPTEMBRE 2018

Du 31 août au 02 septembre dernier s'est tenue au sein de l'Université de Douala et de la Cour d'Appel du Littoral, la deuxième édition de la Semaine Nationale OHADA-Cameroun (la « SNO-CMR »), grand rendez-vous des passionnés du Droit OHADA, et cadre de sélection de l'équipe porte flambeau du Cameroun à la 10ème édition du Concours International Génies en Herbe OHADA qui se tiendra à Abidjan du 1er ou 7 octobre prochain.

Cet événement a regroupé des participants venants des quatre coins du pays, principalement de l'Université Catholique d'Afrique Centrale (l'« UCAC »), de l'Université de Douala (l'« UD »), de l'Université de Yaoundé II (l'« UYII »), de l'Université de Dschang (l'« UDS »), et de l'université de N'Gaoundéré (l'« UNG »).

La SNO-Cameroun s'est articulée autour de trois activités majeures : (I.) la conférence, (II.) la cérémonie officielle, (III.) le concours national Paul Gérard POUGOUE… Ohada.com

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AFRIQUE DU SUD: 57 MEURTRES PAR JOUR

La criminalité a encore nettement augmenté en 2017 en Afrique du Sud, pour atteindre une moyenne de 57 meurtres par jour, a annoncé mardi le ministre de la Police Bheki Cele, qui a comparé son pays à une « zone de guerre ».

Un total de 20.336 personnes ont été victimes de meurtres lors des douze mois qui se sont achevés en mars dernier, en hausse de 6,19% par rapport à l’année précédente, selon les statistiques. Ce taux est l’un des pires enregistrés depuis la chute du régime raciste blanc de l’apartheid il y a un quart de siècle.

Entre avril 2016 et mars 2017, 19.016 meurtres avaient été recensés sur le territoire sud-africain, soit 52 par jour.

Comme en zone de guerre

« Cinquante-sept par jour, voilà le nombre quotidien de Sud-Africains victimes de meurtres ! », s’est exclamé le ministre Cele devant les députés. « Cela fait ressembler l’Afrique du Sud à une zone de guerre alors que nous vivons en paix ».

« C’est inquiétant et totalement inacceptable », a réagi le chef de la commission parlementaire en charge de la police, François Beukman, élu du Congrès national africain (ANC, au pouvoir). .. afrique.lalibre.be

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Toutes les infos du Mardi 11 Septembre 2018..

Cm n 2793 du mar 11 sept 2018

AHS-RCA : LE PLUS GRAND SCANDALE FINANCIER DU SIECLE AVEC LE MINISTRE THEODORE JOUSSO; ARTICLE 10 ET ARTICLE 2, OU VONT LES RECETTES ?

 

Les activités de la société AVIATION HANDLING SERVICE CENTRAFRIQUE (AHS-RCA), chargée d’assistance en escale à l’Aéroport International Bangui M’poko, sont suspendues. Et pour cause, une gestion scandaleuse, opaque et nébuleuse du ministre Théodore Jousso. Deux arrêtés du premier ministre, Chef du gouvernement, l’un du 04 septembre 2018, N° 0021, portant suspension de l’Arrêté N° 001/17/MTAC/DIRCAB/DGTAMH du 03/10/2017 ; l’autre N° 022, du 05/09/2018, crée une administration provisoire chargée d’assurer la gestion des activités d’assistance en escale à l’Aéroport International Bangui M’poko. L’Administration provisoire est composée comme suit : Président : Binga Bassoukpalo ; Vice-président : Guy Blaise Ouaby ; Laurent Léngandé, Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de Bangui ; le Cabinet AFRIC AUDITEC, représenté par Eric Sorongopé Zoumandji, Expert comptable.

L’Administration provisoire qui assure la gestion provisoire des activités d’assistance en escale, est chargée de :

- Assurer la bonne gestion des activités d’assistance en escale à l’Aéroport International Bangui M’poko, pendant la période provisoire ;

- Autoriser tous les actes de gestion, en ce qui concerne le recouvrement des droits et taxes et l’exécution des dépenses de fonctionnement ;

- Ouvrir un compte bancaire pour loger les recettes tirées des activités d’assistance en escale ;

- Procéder à un AUDIT financier et comptable de la société AHS-RCA depuis sa création en vue de vérifier la conformité des déclarations des chiffres d’affaires annuels déclarés ;

- Rédiger un Rapport de fin de mission dans la perspective de la signature d’un nouveau contrat de concession de l’activité d’assistance en escale en République Centrafricaine. Le mandat est de trois mois.

Où vont les recettes ?

L’ASECNA verse des sommes au ministre Théodore Jousso. Art 10 verse : 6.450.000 FCFA. Article 2 verse : 4.000.000 FCFA. Et pourtant, un texte interdit aux sociétés de financer les départements ministériels. Les 4.000.000 FCFA sont octroyés par le siège de l’ASECNA à Dakar, pour appui institutionnel, autrement dit, la formation, le renforcement des capacités du personnel. Or, le ministre Jousso a ouvert un compte propre à lui pour gérer à titre personnel et de manière opaque, nébuleuse, mafieuse ce fonds. Article 10 a acheté un véhicule V8 au ministre, mais curieusement à usage domestique . Le Fonds de développement par voie d’eau a également acheté un véhicule au ministre, mais affecté à d’autres fins.

Gestion chaotique des Ressources Humaines

Le Délégué du directeur général, Kossimazouka a été limogé afin que le ministre ait les mains libres et la voie libre pour faire ce que bon lui semble. ATAZI nommé délégué du directeur général par intérim n’est pas encore confirmé. C’est l’homme de main du ministre Jousso, chargé de massacrer les recettes, pour renflouer les poches de celui-ci .

 

AHS-RCA

Les recettes annuelles de cette société avoisinent les deux milliards de francs CFA. Les redevances de concession qui reviennent à l’Etat centrafricain font 08 %, dont 70 % à l’ANAC et 30 % au MTAC. Il se trouve aussi que le contrat de AHS-RCA est arrivé à expiration en 2017. Par contre, la reconduction de l’agrément qui court encore, n’a respecté aucune clause. En 2016, la totalité des 08 % de redevances de concession, a été empochée par le ministre en personne. Son aide de camp est l’argentier de circonstance. C’est lui qui décharge le montant intégral variant entre 20 et 30 millions de FCFA. Un jour, le caporal des FACA, son aide de camp, prend le même montant et s’évanouit dans la nature. Les efforts du ministre Jousso pour récupérer cet argent ont été vains. « Monsieur, si vous voulez cet argent, allons en justice. Vous aussi, vous avalez l’argent de l’Etat. Ce n’est pas normal… », a dit le caporal. Le ministre ne pouvait se permettre d’aller en justice.

L’épouse du ministre Jousso intervient dans les affaires de l’Etat avec AHS-RCA, incroyable, mais pourtant vrai ! Dieu merci, l’Administration provisoire a pris fonction depuis ce jeudi 06 septembre 2018. Un AUDIT a démarré pour faire l’état des lieux de AHS-RCA.

La bonne gouvernance

Toutes les compagnies aériennes et le personnel de AHS-RCA ont sauté du champagne, dansé la Bamboula, pour saluer les deux arrêtés du premier ministre qui sauvent AHS-RCA du naufrage collectif. C’est la panique au sein des Jousso (M. et Mme). Des appels de détresse des Jousso au chef de l’Etat, au ministre de la justice, mais hélas, peine perdue. Le premier ministre a frappé dur, un coup de maître, car un ministre ne peut se permettre de telles extravagances avec les deniers de l’Etat. En principe, le couple Jousso mérite la détention préventive.

Le personnel de AHS-RCA promet de confectionner  une banderole pour soutenir le premier ministre, et faire à cœur ouvert le grand déballage. Il faut préciser que le Procureur de la République est membre de l’Administration Provisoire. Les carottes sont bien cuites pour le ministre Jousso. L’AUDIT promet d’autres révélations scandaleuses, spectaculaires. Il y a une culture que les ministres caressent, « nommer des gens qui font leur volonté et non celle de l’Etat, l’employeur ».

A la Socatel, ce fut le même schéma entre le ministre de tutelle et le directeur général, Gréla-Mpoko. Le même schéma encore entre le ministre des Transports et de l’Aviation Civile et le délégué du directeur général, Kossimazouka. Les DG qui ont la tête sur les épaules, accrochés à l’orthodoxie financière, sont limogés, alors qu’en réalité, ils rendent service aux ministres. Malheureusement, les ministres préfèrent ceux qui agissent à l’aveuglette, font leur volonté, incompétents, médiocres. L’essentiel est d’être au service des caprices d’un ministre, véritable criminel économique. Et patatras, le scandale éclate au grand jour.

L’Audit de AHS-RCA réserve d’autres révélations encore plus scandaleuses et plus désagréables. La RUPTURE prônée par Touadéra ne concerne pas le ministre Théodore Jousso qui se croyait tout permis. Il est au gouvernement pour se servir, se faire servir sur un plateau d’or, car il n’a de compte à rendre à personne. L’impunité Zéro ne concerne que les groupes armés et non la gouvernance, la transparence, l’intégrité, l’honnêteté. Le premier ministre a simplement levé le voile sur un crime financier érigé en mode d’enrichissement rapide. Le dossier est lourd, voire très lourd. (Feuilleton à suivre). Nos investigations se poursuivent.

(Pièce jointe, page 08)

 

Julien BELA

 

 

L’Editorial de Julien BELA

ASSEMBLEE NATIONALE : DELINQUANCE PARLEMENTAIRE AVEREE

 

Jamais dans l’histoire de l’Assemblée Nationale Centrafricaine, une législature n’a été aussi tumultueuse, convulsive, navigant de turbulence en turbulence. Casses, bagarre, injures, sont le lot au quotidien. Tous les coups sont permis, une véritable équipe de football «As Ngbota ». Le ballon passe, mais le tibia ne passe pas. Le parlement centrafricain est tombé plus bas que terre. Même le jeune Alfred Poloko a la tête du Conseil Economique et Social n’a jamais atteint un tel seuil, ne l’atteindra pas. Comment l’Assemblée Nationale peut-elle flotter de cette manière, être ballotée à tout vent, chaude, sèche, humide. L’Assemblée Nationale s’est transformée en cirque des gladiateurs, ou des mauvais troglodytes. La délinquance parlementaire a atteint son paroxysme et a débordé le vase.

Karim Meckassoua, président de l’Assemblée Nationale, est trainé en justice et battu à plat de couture par une dame de fer. Candidat à l’élection présidentielle de 2015, il n’a eu que trois pour cent (3%). Rien d’étonnant s’il est mis K.O par arrêt du Tribunal Administratif. La dame n’a commis aucune faute professionnelle, pour mériter le sort que lui a réservé Karim Méckassoua. L’arbitraire est de mise. La RCA, lentement mais sûrement, s’édifie sur un socle de droit. Le Tribunal Administratif a dit le droit pur, limpide comme l’eau de roche. L’Assemblée Nationale n’est la propriété d’une personne, c’est une institution de l’Etat. La gouvernance ne doit souffrir de l’humeur de personne. Le député de Bambari est entré en éruption, après le spectacle haut de gamme de la casse de madame Béa, en passant madame Dékono, personnel administratif de l’institution, c’est trop !

Haut lieu de la démocratie, l’Assemblée Nationale centrafricaine est devenue le Far-West, une jungle où la délinquance parlementaire est étalée au grand jour sur la place publique. Pour des députés élus de la nation, représentants du peuple, aucune excuse n’est possible. Peut-on diriger un Etat, quand on n’est pas en mesure de conduire de main de maître, la seconde institution du pays ? Quelle surprise désagréable nous réserve encore l’avenir, avec une présidence flottante, chaotique, calamiteuse. Pendant la campagne électorale, que ne disait-on pas, c’est l’homme le plus fortuné, le plus riche, le plus nanti. Malheureusement, la réalité du terrain nous démontre totalement le contraire. Ah, les Centrafricains prennent tout ce qui brille pour de l’or, pauvre Centrafrique ! La majorité des candidats à l’élection présidentielle, a démontré ses limites. Il faut louer la lucidité et la faculté de discernement pour un vote utile du peuple centrafricain lors des scrutins de 2015. Bravo !  

 

Julien BELA

 

 

 

BRIA : 12 CORPS DE DEPLACES INTERNES DECOUVERTS ET LA MINUSCA EST POINTEE DU DOIGT

Depuis deux (02) semaines, la situation sécuritaire reste toujours tendue, précaire et volatile à Bria, chef-lieu de la préfecture de la Haute-Kotto. Cela fait suite aux affrontements meurtriers opposant la coalition FPRC-UPC aux Anti-Balaka, à cause des barrières érigées à Bornou, un quartier populaire de cette ville, drainant encore de déplacés internes qui vivent dans des conditions indécentes dans le site de fortune situé au P.K 3, proche de la base des Casques Bleus de la Minusca.

Qu’à cela ne tienne, la découverte de douze (12) corps de déplacés internes, enlevés, il y a de cela cinq (05) jours, ne fait qu’empirer davantage la situation sécuritaire qui prévaut actuellement à Bria. A cet effet, la situation demeure toujours confuse, car l’on ne sait pas qui des combattants de la coalition FPRC-UPC et des Anti-Balaka, est à l’origine de ces crimes odieux, d’enlèvements et de tueries de douze(12) déplacés internes.

Suite à cette découverte macabre, la population de Bria avait manifesté son ras-le bol devant la base des Casques Bleus de la Minusca, le samedi 08 septembre dernier. Et ceci pour exiger de la Minusca de prendre en main ses responsabilités en matière de protection de la population civile conformément à son mandat, face aux exactions de tout genre des groupes armés. La même population, n’ayant plus confiance aux soldats onusiens, a exigé du gouvernement l’envoi immédiat des éléments des FACA à Bria pour assurer sa protection et garantir la libre circulation des personnes et des biens.

Et pourtant, lors de la conférence de presse hebdomadaire de la Minusca du mercredi 05 septembre, son porte-parole, Vladimir Monteiro, avait clamé haut et fort que, « la ville de Bria est passée sous le contrôle des Casques Bleus et que l’ordre leur a été intimé par le haut commandement à Bangui de veiller sur la protection des civils,  tout en démantelant les barrières illégales érigées çà et là par ces groupes armés belligérants ». Mais où en sommes-nous avec l’exécution de cet ordre ? Et que se passe-t-il actuellement sur le terrain à Bria ? Autant de questions qui mériteraient plus d’éclaircissements de la part du haut commandement de la Minusca. Et ceci pour éclairer la lanterne du peuple centrafricain et de ses dirigeants. Car trop, c’est trop !

 

Le Petit YEKOA

 

 

LES PREOCCUPATIONS COMMUNES DES CENTRAFRICAINS LORS DES CPB ET DU FNB ONT-ELLES ETE MISES EN PRATIQUE PAR LES AUTORITES ?

 

Les Consultations Populaires à la Base (CPB) se sont déroulées fin 2014, début 2015 sur toute l’étendue du territoire national. Les Centrafricains du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest se sont prononcés sur les différents points qui entravent le bon fonctionnement de l’Etat et qui les empêchent de s’épanouir. Lors du Forum National de Bangui (FNB), ces préoccupations ont été consolidées dans les recommandations. Il s’agit notamment du climat d’insécurité généralisée ; de la mauvaise gestion des fonds du programme Désarmement, Démobilisation, Réinsertion (DDR) ; de l’entrave à la libre circulation des personnes et des biens ; de l’insuffisante application des résolutions du Conseil de Sécurité des Nations Unies par la Minusca ;  de la porosité des frontières ; du trafic illicite d’armes par les milices ; du cantonnement et désarmement des Anti-Balaka et des ex-Séléka.

Le climat d’insécurité généralisée

Dans la majorité des villes de nos provinces, l’insécurité est galopante. Les Anti-Balaka et ex-Séléka se croient tout permis dans les zones sous leur contrôle. Les braquages, les viols et abus sexuels, bref des actes barbares sont commis par ces bandits de grand chemin sur les populations civiles. Cette situation est justifiée par la déliquescence de l’armée, la porosité des frontières facilitant la prolifération des armes de guerre.

Aujourd’hui, nous pensons que dans certaines villes telles Paoua, Bangassou, Bambari…, la vie reprend peu à peu son cours avec le redéploiement des Forces Armées Centrafricaines (FACA). Peut-être dans quelques mois, l’insécurité généralisée cédera le pas à la sécurité car les autorités du pays s’attèlent.

La mauvaise gestion des fonds du programme DDR

La population centrafricaine pense que le programme DDR a été mal géré dans le passé, ce qui est à la base des conflits récurrents, des rébellions à répétition dans le pays. Pour elle, le programme DDR ne sera réglé qu’avec la mise en place d’une structure de gestion transparente de celui-ci en vue de permettre à notre pays de sortir définitivement de la spirale de violences.

Justement par rapport à ce DDR, une bonne structure est mise en place aujourd’hui pour gérer ce volet. Ce sont les groupes armés qui donnent du fil à retordre au gouvernement pour le finaliser. Les fonds sont déjà disponibles mais les groupes armés n’ont pas la volonté de déposer les armes. Cette fois-ci, le DDR ne sera pas comme celui sous le régime Bozizé où les fonds ont été dilapidés.

L’entrave à la libre circulation des personnes et des biens

Les populations ont dénoncé et continuent de dénoncer la présence des groupes armés non conventionnels, à savoir les ex-Séléka, les Anti-Balaka et les milices peuhles armées qui érigent des barrières illégales, procèdent aux rackets et à la confiscation de leurs biens. Sur ce point, des efforts ont été faits par les autorités du pays dans certaines localités mais beaucoup restent à faire pour mettre fin à cette entrave à la libre circulation des personnes et des biens. Nous exhortons le gouvernement à redéployer les Forces de Défense et de Sécurité dans l’arrière-pays, surtout dans les zones sous contrôle des groupes armés afin de dégager toutes les barrières illégales érigées ça et là. Car les Centrafricains veulent circuler librement sur la terre de leurs aïeux.

L’insuffisante application des résolutions du Conseil de Sécurité des Nations Unies par la Minusca

 Le peuple centrafricain constate que les Casques bleus de la Minusca n’appliquent pas pleinement les résolutions du Conseil de Sécurité des Nations Unies relatives à la protection des populations civiles. Il estime aussi que ses troupes ne sont pas suffisamment opérationnelles, ce qui l’expose à plus d’insécurité et aux exactions des milices armées et autres bandits de grand chemin. En outre, certains contingents de la Minusca sont de connivence avec les groupes armés.

Ce n’est un secret pour personne. Toutes les résolutions du Conseil de Sécurité de l’ONU votées en faveur de la RCA n’ont jamais été respectées par certains soldats onusiens déployés dans le pays de feu président fondateur Barthelemy Boganda. Les Centrafricains, les humanitaires, les serviteurs de Dieu sont massacrés sous leur barbe sans qu’ils réagissent. Ce ne sont pas les populations de Mobaye, Bria, Kaga-Bandoro, Mbrés, Bambari, pour ne citer que celles-ci qui nous démentiront. Leur immobilisme, passivité face aux groupes rebelles se poursuivent de nos jours.

La porosité des frontières

Pour la porosité des frontières de la RCA avec ses voisins, n’en parlons pas. Cette question a été soulevée par la population centrafricaine comme un facteur favorisant toutes sortes de trafics et l’occupation illégale d’une partie du territoire national par des forces étrangères. Et jusqu’à ce jour, aucune solution n’y est trouvée. Les mercenaires et soldats tchadiens et tant d’autres continuent de s’infiltrer en territoire centrafricain tout en commettant des exactions sur les civils. A quand la protection de nos frontières par nos FDS ?

La déliquescence de l’armée nationale

Ce sont les pratiques politiciennes mises en œuvre par les gouvernements successifs qui ont contribué à la tribalisation de l’armée nationale ; la promotion de la médiocrité au détriment de l’excellence, le clientélisme, l’affairiste outrancier des officiers et le choix inconséquent de privilégier les gardes prétoriennes au détriment de l’armée nationale qui demeure sous équipée. Sur ce, le chef suprême de l’armée centrafricaine, le chef de l’Etat, Professeur Faustin Archange Touadéra fait un travail titanesque pour redorer le blason de notre armée nationale.

Le trafic illicite d’armes de guerre par les milices

De nos jours, la République Centrafricaine est devenue une véritable poudrière à ciel ouvert avec le trafic illicite d’armes de guerre par les milices, en provenance des pays voisins et des régions en conflit en Afrique. Profitant de l’absence de l’autorité de l’Etat dans bon nombre de nos villes, les groupes armés se dotent en armes et munitions au vu et au su de la Minusca. Face à ce phénomène, il est du ressort du gouvernement de surveiller ses frontières, ce qui n’est pas d’actualité pour le moment.

Le cantonnement et le désarmement des Anti-Balaka et des ex-Séléka

Pour favoriser la sécurité sur toute l’étendue du territoire national, le peuple centrafricain exige du gouvernement et de la Minusca, le cantonnement suivi du désarmement des milices Anti-Balaka et ex-Séléka. Mais tout porte à croire que les Centrafricains ont prêché dans le désert de Sahara. Il n’y a ni cantonnement ni désarmement de ces hommes en armes. Viendra ou viendra pas ? Difficile de le savoir.

Au vu de ce tableau que nous avons brièvement brossé par rapport aux préoccupations communes des Centrafricains, nous pensons pour notre part qu’il y a eu des réalisations mais beaucoup restent à faire par le gouvernement pour ramener la paix et la sécurité en Centrafrique.

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

  

 

 

GAMBOULA DANS L’ŒIL DU CYCLONE : 07 PERSONNES KIDNAPPEES PAR LE MOUVEMENT REBELLE « SIRIRI » DONT 03 LIBEREES

 

Le mouvement rebelle « SIRIRI » monte en puissance dans la préfecture de la Mambéré-Kadeï. Depuis un certain temps, les combattants de ce groupe armé sèment la terreur et la désolation au sein des populations civiles. Il ne se passe pas un jour sans que des cas d’actes barbares soient enregistrés. Ces exactions de tout genre se passent le plus souvent dans la ville de Gamboula.

En effet, d’après un habitant de la ville de Gamboula qui a requis l’anonymat, « à la fin du mois d’août dernier, précisément le 28, sept (7) personnes dont cinq (5) hommes et deux (2) femmes ont été kidnappées par les rebelles de SIRIRI. Quelques jours après, les deux (2) femmes et un (1) homme ont été libérés par leurs ravisseurs. Les quatre (4) autres sont encore entre leurs mains. Jusqu’à ce jour, nous ne savons dans quelle condition se trouvent nos compatriotes qui ont été pris en otage. Leurs familles respectives s’inquiètent de leurs conditions de détention ».

Justement par rapport à ce kidnapping, le sous-préfet de Gamboula, sieur Piri exhorte le gouvernement à tout mettre en œuvre pour libérer les quatre (4) otages. « Les rebelles du mouvement SIRIRI sont dans les villages aux environs immédiats de Gamboula. Ils viennent jusque dans la sous-préfecture et même dans ma résidence. Ils sont lourdement armés. J’exhorte le gouvernement à voler au secours de la population de Gamboula qui est prise en otage par ce mouvement rebelle et à tout faire pour libérer ces quatre hommes qui sont entre leurs mains », a-t-il fait savoir.

 Un autre habitant, toujours sous couvert d’anonymat, dit ne pas connaître les motivations de ces combattants rebelles et demande au gouvernement de redéployer les Forces Armées Centrafricaines (FACA) à Gamboula. « Vraiment avec l’arrivée des combattants de SIRIRI dans notre localité en 2016, nous nous confrontons à d’énormes difficultés. Ils sèment la terreur et la désolation parmi la population qui ne peut vaquer normalement à ses occupations habituelles. Aller aux champs, à la pêche, à la chasse, est un véritable calvaire. Les éleveurs sont constamment pris pour cible par ces bandits de grand chemin, ces malfrats, ces hors-la-loi.

Jusqu’au jour d’aujourd’hui, nous ne connaissons pas leurs réelles motivations. Que cherchent et que veulent-ils ? Difficile de le savoir. Même après le rapt de ces 07 personnes dont 03 ont été libérées, ces rebelles ne se sont pas encore prononcés sur le motif de leur kidnapping et les conditions de leur libération. Veulent-ils qu’on leur verse une rançon ? Personne ne le sait. C’est pourquoi, nous demandons au gouvernement de déployer le plus rapidement possible à Gamboula nos Forces de Défense et de Sécurité pour protéger la population contre les actes barbares de ces criminels. Depuis 2016 à ce jour, nos souffrances ont débordé le vase », a-t-il martelé.

Sans nous tromper, le mouvement SIRIRI s’étend progressivement dans la préfecture de la Mambéré-Kadeï. Après Gamboula qui se trouve aujourd’hui dans l’œil du cyclone, si rien n’est fait pour arrêter sa progression, d’autres villes tomberont probablement sous leur contrôle. Si nos mémoires sont bonnes, les combattants de SIRIRI sont aussi présents dans la Nana-Mambéré, préfecture voisine de la Mambéré-Kadeï. C’est autant dire qu’ils grignotent doucement mais sûrement une bonne partie de la région de l’Ouest.

SIRIRI ne signifie pas exactions sur les civils mais plutôt la paix. Si ces rebelles étaient vraiment les combattants de la paix (SIRIRI), ils ne devaient pas s’en prendre aux populations. Malheureusement, tel ne semble pas être le cas. Au vu et au su de ce qui se passe dans la préfecture de la Mambéré-Kadeï en général et la ville de Gamboula en particulier, le gouvernement doit agir vite pour mettre hors d’état de nuire ces malfrats qui vivent sur le dos de nos compatriotes.

La récréation est terminée. Le dialogue prôné par le chef de l’Etat est tombé dans les oreilles des sourds. « Aux grands maux, de grands remèdes », dit-on.

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

 

RECRUDESCENCE DES BRAQUAGES ET DES VOLS A MAINS ARMEES A BANGUI : LE DG DE L’OCRB APPELLE LA POPULATION A LA VIGILANCE ET A L’AIDE

Dans ces derniers temps, nous constatons la recrudescence des braquages et des vols à mains armées; le ministère de l'intérieur chargé de la sécurité publique, en tant que baromètre du Gouvernement, ne peut pas en rester insensé.

C'est pourquoi, l'Office Central de Répression du Banditisme (OCRB) par la voix de son directeur, le colonel Bienvenu Zokoue, a fait un point de presse y relatif afin de rendre compte à la population, de ses actions menées à cet effet.
A l'OCRB, il est question d'une force de police au service de la Nation. D'où cette assurance à cette population de rester tranquille. Ses forces de sécurité intérieure sont à pied d'œuvre pour sa quiétude.

Face à cette situation, l'OCRB, en tant qu’unité d'élite de la police, a fait un véritable travail de titan pour aboutir aux résultats tels que la main mise sur plus d'une dizaine de malfrats dont:

- le démantèlement d'une association de malfaiteurs opérant pour voler et braquer des véhicules, motos et autres biens des ONG, de l'Etat et des particuliers;

- la récupération des armes à feu et minutions, pour ne citer que ceux-là.

Par ailleurs, le colonel Bienvenu Zokoue appelle toute la population à la vigilance et à l'aide dans le cadre d'information des forces de sécurité intérieure, afin de mettre définitivement fin à ces pratiques qui mettent à mal la quiétude et la tranquillité des bons citoyens.

 

Ministère Sécurité Publique

 

 

LES FACA ONT ARRETE DES TRAFIQUANTS D’ARMES A BANGASSOU

 

Résumé : Le mercredi 5 septembre 2018, les soldats des Forces Armées Centrafricaines (FACA) déployés à Bangassou, chef- lieu de la préfecture du Mbomou ont arrêté et détenu une femme nommée BINI et un homme qui ont trafiqué des armes pour le compte des déplacés internes musulmans du Petit Séminaire Saint Louis.                

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LA GUERRE CONTRE LES TERRORISTES EST LANCÉE : Paoua, ouham-pende.

D’aucun pensait hier que c'est une blague, mais la chasse a déjà commencé. L'armée nationale centrafricaine, comme l'a prôné son Chef suprême Faustin Archange Touadéra, fait de la violence légitime pour protéger le peuple et les institutions.

Les FACA fouillent, chassent et neutralisent tous les arsouilles, tous ceux qui porteront leur armes contre le peuple centrafricain.

A suivre, la mission continue...

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L’Interdiction des jeux de hasard chinois « Casino » par le ministre WANZET LINGUISSARA, n’est que de la poudre aux yeux

Décidément, les autorités chargées de la régulation de la vie publique en République centrafricaine marchent la tête en bas. Et pour cause, la souffrance du peuple où elles sont appelées à servir est le cadet de leur souci. En effet, atterries en Centrafrique fin 2017 comme un OVNI (Objets Volants Non Identifiés), les machines à sou chinoises communément appelées « Casino » ont occasionné la raréfaction des pièces de monnaie, plus précisément les jetons de 100 F CFA.

Malgré plusieurs plaintes émises ici et là par des commerçants et vendeuses, en ce qui concerne la rareté des jetons de 100 F CFA dans la ville de Bangui, les autorités municipales et celles chargées de la sécurité publique, ont brillé par un mutisme, et ce, jusqu’au pourrissement de la situation que nous vivons aujourd’hui.

Et c’est maintenant que le ministre de l’Administration du territoire et de la décentralisation, Wanzet Linguissara dans le rôle du médecin après la mort, vient de prendre une mesure d’interdiction temporaire des machines à sou « Casino ». Une mesure jugée tardive par les Banguissois, pour la simple raison que ces machines à sou ont fait disparaitre pratiquement tous les jetons de la capitale, pénalisant par la même occasion les commerçants qui n’arrivent plus à écouler normalement leurs marchandises, faute de monnaies.

Pour Edgar, vendeur ambulant de café au marché central de Bangui, « Les dispositions prises par le ministre Linguissara ne sont que de la poudre aux yeux. Les autorités du pays nous prennent pour des zozos, c’est depuis plus d’une année, que nous, les « chercher à manger », avons décrié le fait que ces jeux de Casino pompent tous les jetons ». Et d’ajouter, « Tenez, monsieur le journaliste, moi par exemple, je vends du café à 100 ou 125 F CFA. Si un client apporte 500 F CFA et que je n’ai pas la monnaie pour le lui rendre, je perds du coup ! Et dans cette situation, les taximen et les mamans-vendeuses de beignets souffrent également de cette disparition inopinée des jetons à Bangui ».

Hormis cette mesure bien tardive, les forces de l’ordre devraient bien scruter le propriétaire de ces machines à sou. Car aux dernières nouvelles, il s’est avéré que la plupart de ces jeux d’argent (machines à sou) sont détenus par la  Société privée ARENA qui a déjà gagné la sous-région de la CEMAC (le Cameroun, le Congo Brazza, le Gabon, la Guinée Equatoriale, le Tchad et désormais la RCA). L’autre facette de cette machine à sou, selon une source qui a requis l’anonymat, « cette société chinoise recycle les nouveaux jetons du franc CFA pour en extraire l’or, l’argent et le nickel qu’ils contiennent après transformations ». Si ces informations venaient à se confirmer, la RCA fait actuellement face à une perte à grande échelle de ses pièces de 100 F CFA.

Rappelons que, depuis l’installation de ces jeux de hasard à Bangui, on a enregistré une montée en flèche des cas de banditisme et de déperdition scolaire sans que les autorités ne réagissent.

En attendant, la mauvaise gestion d’octroi des autorisations aux entrepreneurs douteux qui viennent vendre la mort ou leurs marchandises de contrebande dans notre pays exposera tôt ou tard la RCA en une plaque tournante de la contrebande, où les pédophiles, les seigneurs de guerre et les narcotrafiquants dicteront leurs lois, tout comme en Colombie.

 

Sinclair ARIES

 

 

 

FAUSTIN ARCHANGE TOUADERA DE RETOUR AU BERCAIL

A tout Seigneur, tout honneur. Le Président de la République, Chef de l’Etat, Professeur Faustin Archange Touadéra, regagne Bangui ce mardi 11 septembre 2018 à 15 heures, après avoir pris part au Sommet Chine-Afrique. En marge de ce Sommet, la coopération sino-centrafricaine a été renforcée, des contrats ont été signés. La Chine tire la RCA vers le haut, pour qu’elle sorte de la crise, de la misère et de la pauvreté. La population est tenue d’aller accueillir son président à son retour triomphal.

Julien BELA

 

 

« IL N’YAURA PLUS DE COUP D’ETAT EN RCA », « VILLES SANS ARMES, SANS GROUPES ARMES », « MISES EN GARDE » : DES OPIUMS POUR LE PEUPLE CENTRAFRICAIN

 

Chaque jour qui passe en République Centrafricaine correspond à une nouvelle formule mathématique inventée par les responsables de l’ONU et de l’Union Africaine (UA) pour résoudre la crise. Malheureusement, toutes ces équations à plusieurs variables ne donnent pas un résultat concret. Les Centrafricains restent et demeurent sur leur soif. Hier, c’étaient « ligne rouge », « Bambari et Kaga-Bandoro, villes sans armes et sans groupes armés », « mises en garde contre les groupes armés ». Aujourd’hui, on nous laisse entendre qu’« il n’y aura plus de coup d’Etat en RCA ». Ces slogans ne sont-ils pas des opiums pour le peuple centrafricain ?

Ligne rouge

En 2013, la Micopax, une force sous-régionale avait tracé une ligne qu’elle avait appelée « ligne rouge ». Cette fameuse ligne rouge à Damara avait vu le jour pour empêcher la coalition Séléka de prendre le pouvoir de Bangui. Que s’était-il passé le 24 mars ? Comme tous les Centrafricains le savent, cette ligne rouge s’était métamorphosée en boulevard, pour ne pas dire ligne verte. L’ex-coalition Séléka de Michel Djotodia a chassé le président général François Bozizé Yangouvonda du pouvoir.

A Bambari, chef-lieu de la préfecture de la Ouaka, une telle ligne avait été aussi tracé par la Minusca de Parfait Onanga-Anyanga à 40 kilomètres de cette ville. Aujourd’hui, le constat est amer. Les combattants de l’UPC ont franchi et envahi cette ville. Où est passée la ligne rouge ?

Bambari et Kaga-Bandoro, villes sans armes et sans groupes armés

Les villes de Bambari et de Kaga-Bandoro étaient déclarées, « villes sans armes et sans groupes armés », par un haut responsable des Nations Unies. Nos compatriotes résidant dans ces villes précitées avaient sauté de joie à l’annonce de cette déclaration. Pour eux, c’était la fin des exactions des groupes armés sur les populations de ces localités. Malheureusement, tel ne semble pas être le cas. Les armes circulent à ciel ouvert et les combattants des branches dissidentes de l’ex-coalition Séléka, ainsi que les Anti-Balaka ont élu domicile dans ces villes, sous la barbe des Casques bleus de la Minusca qui assistent sans réagir aux tueries, aux massacres, aux incendies de maisons et villages entiers. Circuler à l’heure actuelle dans ces localités est un serpent de mer difficile à avaler. Les groupes armés les contrôlent et dictent leur loi à qui veut les entendre. Aujourd’hui, cette formule mathématique à plusieurs variables est-elle encore d’actualité ? Non et absolument non. Elle est caduque, sans effet et dénuée de tout fondement.

Mises en garde contre les groupes armés et ultimatums

Les mises en garde lancées par la Minusca contre les groupes armés pleuvent à longueur de journée. Mais sur le terrain, c’est un autre son de cloche. Certains contingents de la Minusca soutiennent les groupes armés, précisément les combattants Séléka dans leur rage destructrice, meurtrière. Quand on est du côté de quelqu’un, peut-on lancer une mise en garde contre lui ? C’est pourquoi, les multiples mises en garde de la mission onusienne en RCA contre les groupes armés n’ont rien donné. En aucun cas, la Minusca n’a appliqué l’une de ses mises en gardes. Ce qui fait que les populations civiles qu’elle est censée protéger broient du noir, croupissent sous les bottes de ces seigneurs de guerre.

Il en est de même des ultimatums de la Minusca. A l’expiration de ceux-ci, les Casques bleus n’agissent pas pour protéger les civils pris entre le marteau et l’enclume de ces rebelles, même si ces derniers campent sur leur position. Après tout, c’est toujours le dialogue que la Minusca engage avec ces groupes armés. L’ultimatum devient de facto une lettre morte. Dans ce cas de piètre figure, comment voulez-vous que les rebelles prennent en considération les mises en garde et les ultimatums de la Minusca ?

Il n’y aura plus de coup d’Etat en RCA

« Il n’y aura plus de coup d’Etat en RCA », cette déclaration est sortie de la bouche du représentant de l’Union Africaine, Moussa Nébié, en mission à Bangui. La réaction à cette déclaration ne s’est pas fait attendre. L’ONG Lutte Contre la Déstabilisation de l’Afrique n’est pas passée par quatre chemins pour dire au peuple centrafricain, « N’ayez pas confiance à cette institution criminelle. Il y a peut-être un coup d’Etat en préparation. Méfiez-vous des déclarations venant de l’UA, c’est pour vous endormir ».

Cette ONG n’a-t-il pas raison de dire qu’il y a peut-être un coup d’Etat en préparation ? Les Centrafricains, d’où ils se trouvent, doivent se méfier des déclarations des responsables de l’ONU et de l’UA car elles sont faites pour nous endormir. Ce qui se passe dans les couloirs de ces institutions est autre que ce qui se dit sur le bout des lèvres. C’est la raison pour laquelle nous avons dit que ces déclarations sont des opiums pour le peuple centrafricain. Car, si nous observons ce qui se passe à Bangui et dans les villes de l’arrière-pays, nous comprenons aisément leurs motivations. « Ligne rouge », « villes sans armes et sans groupes armés », « mises en garde et ultimatums », ont-ils donné quoi dans le vécu quotidien des Centrafricains ? Faut-il croire aussi à la déclaration de Moussa Nébié avec les manipulations des groupes armés par la France et le Tchad ?

Nous devons être vigilants et ne pas céder aux manœuvres machiavéliques d’où elles viennent pour préserver notre cher et beau pays, la RCA que nous a léguée feu président fondateur Barthelemy Boganda. Ces déclarations sont des farces ou des opiums.

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

 

 

 

FAUSTIN ARCHANGE TOUADERA DE RETOUR AU BERCAIL

 

A tout Seigneur, tout honneur. Le Président de la République, Chef de l’Etat, Professeur Faustin Archange Touadéra, regagne Bangui ce mardi 11 septembre 2018 à 15 heures, après avoir pris part au Sommet Chine-Afrique. En marge de ce Sommet, la coopération sino-centrafricaine a été renforcée, des contrats ont été signés. La Chine tire la RCA vers le haut, pour qu’elle sorte de la crise, de la misère et de la pauvreté. La population est tenue d’aller accueillir son président à son retour triomphal.

 

Julien BELA

 

 

 

 

CBCA : OUVERTURE DE L’AGENCE « LI TI NGOU » OU « SOURCE D’EAU » SOUS L’AUTORITE DU MINISTRE DES FINANCES

« L’agence « Li Ti Ngou » est une succursale de la CBCA ( Commercial Bank Of Central African ) qui a ouvert ses portes ce vendredi 07 septembre 2018 à 09 heures. La Cérémonie d’ouverture était placée sous l’autorité du ministre des Finances Henri-Marie Dondra, avec à ses côtés, le directeur national de la BEAC, le député du 1er arrondissement, le représentant du Maire de Bangui, le directeur général de la CBCA, les directeurs généraux et l’ensemble du personnel de ladite banque. Après le représentant de la municipalité de Bangui qui s’est réjoui de cette heureuse opportunité, tout en souhaitant la bienvenue aux personnalités présentes, c’est le directeur général de la CBCA qui a brossé une brève histoire de l’évolution de la CBCA, puis a exhorté le public à ouvrir des comptes dans la nouvelle agence, s’il ne l’a pas encore fait, avant de s’appesantir sur les perspectives d’avenir de la CBCA et les offres à court terme qui placeront la Banque au standard international. Enfin, le ministre, dans une brève improvisation, s’est félicité des efforts déployés par la CBCA, sortant d’une période extrêmement difficile et délicate. Il a remercié le directeur général et l’ensemble du personnel. Il s’est réjoui du Banking qui permet à la CBCA d’être dans les normes internationales. A ce propos, suivons l’intervention du Directeur général de la CBCA. »

Julien BELA

L’histoire retiendra que le bâtiment qui nous abrite ce jour a fait l’objet de deux inaugurations :

La 1ère a eu lieu, jour pour jour, il y a 64 ans et la 2nde se tient aujourd’hui.

N’ayant pas d'autre choix, nous avons décide de nommer cette Agence «LI TI NGOU» car, c’est elle qui a engendre l’Agence Centrale.

La Commercial Bank Centrafrique (CBCA) est une Société Anonyme de droit Centrafricain. Elle offre plusieurs gammes de produits et services.

Les nombreux services implantes au cours du premier trimestre 2018 sont :

- Le SMS BANKING qui permet d'informer nos clients en temps réel de toutes les opérations effectuées sur leurs comptes.

- Les cartes bancaires GIMAC qui servent a faire des retraits d’espèces sur les distributeurs de toutes les banques installées en RCA ainsi que dans la sous région CEMAC.

La CBCA dispose de 4 Agences dont (2) en province. Elle est aujourd’hui la seule banque a entretenir des Agences en province en dehors des structures de micro finance.

- La création de cette nouvelle agence dénommée « LI TI NGOU » a été décidée par le Conseil d'Administration dans  le but de changer les guichets de l’Agence Centrale. Ce, au regard de l’augmentation continuelle du nombre de clients ces dernières années (à cet effet, nous faisons un clin d’œil a la clientèle pour la confiance. Cette nouvelle agence comporte 03 caisses dont une, est dédiée aux transferts Western Union.

Dans sa quête permanente d’offrir un service de qualité (valeurs de la Banque : Humanisme, professionnalisme, Intégrité, Créativité) à la clientèle, la CBCA va bientôt lancer 02 principaux produits à savoir :

- 1. Le E-BANKING qui permettra aux clients de consulter, d'exécuter des virements de compte a compte a tout moment via une connexion internet.

- 2. La carte bancaire visa pour les transactions internationales. II y a lieu de préciser que ces 02 projets seront opérationnels courant 2018.

Nous voudrions saisir cette opportunité pour témoigner notre gratitude aux Autorités politiques pour leur appui au bon fonctionnement du système bancaire en général et à celui de notre établissement la CBCA en particulier.

Nous remercions particulièrement tout le personnel pour son abnégation au travail.

Nous ne saurions terminer nos propos sans un hommage particulier à l’entreprise DDN ainsi qu’à Monsieur Jean Paul MARADAS NADO qui nous ont fait vivre l’assertion suivant laquelle, lorsqu'on n'a pas les moyens de sa politique, on fait la politique de ses moyens. Nous vous disons sincèrement merci pour ce travail remarquable.

- Excellence Monsieur le Ministre des Finances et du Budget,

- Monsieur le Directeur National de la BEAC,

- Honorable Députe du 1er Arrondissement,

- Monsieur le Président de la Délégation Spéciale de la ville de Bangui,

- Monsieur le Maire du 1er Arrondissement,

- Messieurs les Directeurs Généraux des Sociétés,

- Distingues invites, en vos rangs, grades et qualités,

L'occasion faisant le larron, je vous exhorte a rester a la fin de cette cérémonie ouvrir vos comptes au cas ou vous n'en auriez pas encore.

 

Je vous remercie.

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MESSAGE DE SOUTIEN AU PRESIDENT FAUSTIN ARCHANGE TOUADERA

 

Enfin le bout du tunnel avec la politique de coopération du Président Archange Faustin Touadéra. Allons nombreux l’accueillir à l’aéroport Bangui-M’Poko après un séjour fructueux en Chine.

Après l’espoir qu’il a fait renaître en nous,  population centrafricaine, la formation et la restructuration de notre armée nationale, le redéploiement de notre armée nationale dans nos villes de provinces, grâce à la coopération russe. Tout ceci prouve l’envie et l’abnégation de bien faire du Président Archange Faustin Touadéra.  De mon avis personnel, je pense qu’il est sur les traces de nos anciens Chefs de l’Etat, Président Fondateur Barthélémy Boganda de la République Centrafricaine, Président Jean Bedel Bokassa qui a son temps avait fait de la RCA l’un des pays où il faisait bon vivre et envié par beaucoup d’autres pays africains. Le Président André Kolingba qui avait fait de la RCA un pays auto-suffisant alimentaire ainsi nous avait aussi doter d’une armée réellement nationale.

Benjamin GREKOY

 

 

 

 

Toutes les infos du Mardi 11 Septembre 2018

Cm n 2793 du mar 11 sept 2018

AHS-RCA : LE PLUS GRAND SCANDALE FINANCIER DU SIECLE AVEC LE MINISTRE THEODORE JOUSSO; ARTICLE 10 ET ARTICLE 2, OU VONT LES RECETTES ?

 

Les activités de la société AVIATION HANDLING SERVICE CENTRAFRIQUE (AHS-RCA), chargée d’assistance en escale à l’Aéroport International Bangui M’poko, sont suspendues. Et pour cause, une gestion scandaleuse, opaque et nébuleuse du ministre Théodore Jousso. Deux arrêtés du premier ministre, Chef du gouvernement, l’un du 04 septembre 2018, N° 0021, portant suspension de l’Arrêté N° 001/17/MTAC/DIRCAB/DGTAMH du 03/10/2017 ; l’autre N° 022, du 05/09/2018, crée une administration provisoire chargée d’assurer la gestion des activités d’assistance en escale à l’Aéroport International Bangui M’poko. L’Administration provisoire est composée comme suit : Président : Binga Bassoukpalo ; Vice-président : Guy Blaise Ouaby ; Laurent Léngandé, Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de Bangui ; le Cabinet AFRIC AUDITEC, représenté par Eric Sorongopé Zoumandji, Expert comptable.

L’Administration provisoire qui assure la gestion provisoire des activités d’assistance en escale, est chargée de :

- Assurer la bonne gestion des activités d’assistance en escale à l’Aéroport International Bangui M’poko, pendant la période provisoire ;

- Autoriser tous les actes de gestion, en ce qui concerne le recouvrement des droits et taxes et l’exécution des dépenses de fonctionnement ;

- Ouvrir un compte bancaire pour loger les recettes tirées des activités d’assistance en escale ;

- Procéder à un AUDIT financier et comptable de la société AHS-RCA depuis sa création en vue de vérifier la conformité des déclarations des chiffres d’affaires annuels déclarés ;

- Rédiger un Rapport de fin de mission dans la perspective de la signature d’un nouveau contrat de concession de l’activité d’assistance en escale en République Centrafricaine. Le mandat est de trois mois.

Où vont les recettes ?

L’ASECNA verse des sommes au ministre Théodore Jousso. Art 10 verse : 6.450.000 FCFA. Article 2 verse : 4.000.000 FCFA. Et pourtant, un texte interdit aux sociétés de financer les départements ministériels. Les 4.000.000 FCFA sont octroyés par le siège de l’ASECNA à Dakar, pour appui institutionnel, autrement dit, la formation, le renforcement des capacités du personnel. Or, le ministre Jousso a ouvert un compte propre à lui pour gérer à titre personnel et de manière opaque, nébuleuse, mafieuse ce fonds. Article 10 a acheté un véhicule V8 au ministre, mais curieusement à usage domestique . Le Fonds de développement par voie d’eau a également acheté un véhicule au ministre, mais affecté à d’autres fins.

Gestion chaotique des Ressources Humaines

Le Délégué du directeur général, Kossimazouka a été limogé afin que le ministre ait les mains libres et la voie libre pour faire ce que bon lui semble. ATAZI nommé délégué du directeur général par intérim n’est pas encore confirmé. C’est l’homme de main du ministre Jousso, chargé de massacrer les recettes, pour renflouer les poches de celui-ci .

 

AHS-RCA

Les recettes annuelles de cette société avoisinent les deux milliards de francs CFA. Les redevances de concession qui reviennent à l’Etat centrafricain font 08 %, dont 70 % à l’ANAC et 30 % au MTAC. Il se trouve aussi que le contrat de AHS-RCA est arrivé à expiration en 2017. Par contre, la reconduction de l’agrément qui court encore, n’a respecté aucune clause. En 2016, la totalité des 08 % de redevances de concession, a été empochée par le ministre en personne. Son aide de camp est l’argentier de circonstance. C’est lui qui décharge le montant intégral variant entre 20 et 30 millions de FCFA. Un jour, le caporal des FACA, son aide de camp, prend le même montant et s’évanouit dans la nature. Les efforts du ministre Jousso pour récupérer cet argent ont été vains. « Monsieur, si vous voulez cet argent, allons en justice. Vous aussi, vous avalez l’argent de l’Etat. Ce n’est pas normal… », a dit le caporal. Le ministre ne pouvait se permettre d’aller en justice.

L’épouse du ministre Jousso intervient dans les affaires de l’Etat avec AHS-RCA, incroyable, mais pourtant vrai ! Dieu merci, l’Administration provisoire a pris fonction depuis ce jeudi 06 septembre 2018. Un AUDIT a démarré pour faire l’état des lieux de AHS-RCA.

La bonne gouvernance

Toutes les compagnies aériennes et le personnel de AHS-RCA ont sauté du champagne, dansé la Bamboula, pour saluer les deux arrêtés du premier ministre qui sauvent AHS-RCA du naufrage collectif. C’est la panique au sein des Jousso (M. et Mme). Des appels de détresse des Jousso au chef de l’Etat, au ministre de la justice, mais hélas, peine perdue. Le premier ministre a frappé dur, un coup de maître, car un ministre ne peut se permettre de telles extravagances avec les deniers de l’Etat. En principe, le couple Jousso mérite la détention préventive.

Le personnel de AHS-RCA promet de confectionner  une banderole pour soutenir le premier ministre, et faire à cœur ouvert le grand déballage. Il faut préciser que le Procureur de la République est membre de l’Administration Provisoire. Les carottes sont bien cuites pour le ministre Jousso. L’AUDIT promet d’autres révélations scandaleuses, spectaculaires. Il y a une culture que les ministres caressent, « nommer des gens qui font leur volonté et non celle de l’Etat, l’employeur ».

A la Socatel, ce fut le même schéma entre le ministre de tutelle et le directeur général, Gréla-Mpoko. Le même schéma encore entre le ministre des Transports et de l’Aviation Civile et le délégué du directeur général, Kossimazouka. Les DG qui ont la tête sur les épaules, accrochés à l’orthodoxie financière, sont limogés, alors qu’en réalité, ils rendent service aux ministres. Malheureusement, les ministres préfèrent ceux qui agissent à l’aveuglette, font leur volonté, incompétents, médiocres. L’essentiel est d’être au service des caprices d’un ministre, véritable criminel économique. Et patatras, le scandale éclate au grand jour.

L’Audit de AHS-RCA réserve d’autres révélations encore plus scandaleuses et plus désagréables. La RUPTURE prônée par Touadéra ne concerne pas le ministre Théodore Jousso qui se croyait tout permis. Il est au gouvernement pour se servir, se faire servir sur un plateau d’or, car il n’a de compte à rendre à personne. L’impunité Zéro ne concerne que les groupes armés et non la gouvernance, la transparence, l’intégrité, l’honnêteté. Le premier ministre a simplement levé le voile sur un crime financier érigé en mode d’enrichissement rapide. Le dossier est lourd, voire très lourd. (Feuilleton à suivre). Nos investigations se poursuivent.

(Pièce jointe, page 08)

 

Julien BELA

 

 

L’Editorial de Julien BELA

ASSEMBLEE NATIONALE : DELINQUANCE PARLEMENTAIRE AVEREE

 

Jamais dans l’histoire de l’Assemblée Nationale Centrafricaine, une législature n’a été aussi tumultueuse, convulsive, navigant de turbulence en turbulence. Casses, bagarre, injures, sont le lot au quotidien. Tous les coups sont permis, une véritable équipe de football «As Ngbota ». Le ballon passe, mais le tibia ne passe pas. Le parlement centrafricain est tombé plus bas que terre. Même le jeune Alfred Poloko a la tête du Conseil Economique et Social n’a jamais atteint un tel seuil, ne l’atteindra pas. Comment l’Assemblée Nationale peut-elle flotter de cette manière, être ballotée à tout vent, chaude, sèche, humide. L’Assemblée Nationale s’est transformée en cirque des gladiateurs, ou des mauvais troglodytes. La délinquance parlementaire a atteint son paroxysme et a débordé le vase.

Karim Meckassoua, président de l’Assemblée Nationale, est trainé en justice et battu à plat de couture par une dame de fer. Candidat à l’élection présidentielle de 2015, il n’a eu que trois pour cent (3%). Rien d’étonnant s’il est mis K.O par arrêt du Tribunal Administratif. La dame n’a commis aucune faute professionnelle, pour mériter le sort que lui a réservé Karim Méckassoua. L’arbitraire est de mise. La RCA, lentement mais sûrement, s’édifie sur un socle de droit. Le Tribunal Administratif a dit le droit pur, limpide comme l’eau de roche. L’Assemblée Nationale n’est la propriété d’une personne, c’est une institution de l’Etat. La gouvernance ne doit souffrir de l’humeur de personne. Le député de Bambari est entré en éruption, après le spectacle haut de gamme de la casse de madame Béa, en passant madame Dékono, personnel administratif de l’institution, c’est trop !

Haut lieu de la démocratie, l’Assemblée Nationale centrafricaine est devenue le Far-West, une jungle où la délinquance parlementaire est étalée au grand jour sur la place publique. Pour des députés élus de la nation, représentants du peuple, aucune excuse n’est possible. Peut-on diriger un Etat, quand on n’est pas en mesure de conduire de main de maître, la seconde institution du pays ? Quelle surprise désagréable nous réserve encore l’avenir, avec une présidence flottante, chaotique, calamiteuse. Pendant la campagne électorale, que ne disait-on pas, c’est l’homme le plus fortuné, le plus riche, le plus nanti. Malheureusement, la réalité du terrain nous démontre totalement le contraire. Ah, les Centrafricains prennent tout ce qui brille pour de l’or, pauvre Centrafrique ! La majorité des candidats à l’élection présidentielle, a démontré ses limites. Il faut louer la lucidité et la faculté de discernement pour un vote utile du peuple centrafricain lors des scrutins de 2015. Bravo !  

 

Julien BELA

 

 

 

BRIA : 12 CORPS DE DEPLACES INTERNES DECOUVERTS ET LA MINUSCA EST POINTEE DU DOIGT

Depuis deux (02) semaines, la situation sécuritaire reste toujours tendue, précaire et volatile à Bria, chef-lieu de la préfecture de la Haute-Kotto. Cela fait suite aux affrontements meurtriers opposant la coalition FPRC-UPC aux Anti-Balaka, à cause des barrières érigées à Bornou, un quartier populaire de cette ville, drainant encore de déplacés internes qui vivent dans des conditions indécentes dans le site de fortune situé au P.K 3, proche de la base des Casques Bleus de la Minusca.

Qu’à cela ne tienne, la découverte de douze (12) corps de déplacés internes, enlevés, il y a de cela cinq (05) jours, ne fait qu’empirer davantage la situation sécuritaire qui prévaut actuellement à Bria. A cet effet, la situation demeure toujours confuse, car l’on ne sait pas qui des combattants de la coalition FPRC-UPC et des Anti-Balaka, est à l’origine de ces crimes odieux, d’enlèvements et de tueries de douze(12) déplacés internes.

Suite à cette découverte macabre, la population de Bria avait manifesté son ras-le bol devant la base des Casques Bleus de la Minusca, le samedi 08 septembre dernier. Et ceci pour exiger de la Minusca de prendre en main ses responsabilités en matière de protection de la population civile conformément à son mandat, face aux exactions de tout genre des groupes armés. La même population, n’ayant plus confiance aux soldats onusiens, a exigé du gouvernement l’envoi immédiat des éléments des FACA à Bria pour assurer sa protection et garantir la libre circulation des personnes et des biens.

Et pourtant, lors de la conférence de presse hebdomadaire de la Minusca du mercredi 05 septembre, son porte-parole, Vladimir Monteiro, avait clamé haut et fort que, « la ville de Bria est passée sous le contrôle des Casques Bleus et que l’ordre leur a été intimé par le haut commandement à Bangui de veiller sur la protection des civils,  tout en démantelant les barrières illégales érigées çà et là par ces groupes armés belligérants ». Mais où en sommes-nous avec l’exécution de cet ordre ? Et que se passe-t-il actuellement sur le terrain à Bria ? Autant de questions qui mériteraient plus d’éclaircissements de la part du haut commandement de la Minusca. Et ceci pour éclairer la lanterne du peuple centrafricain et de ses dirigeants. Car trop, c’est trop !

 

Le Petit YEKOA

 

 

LES PREOCCUPATIONS COMMUNES DES CENTRAFRICAINS LORS DES CPB ET DU FNB ONT-ELLES ETE MISES EN PRATIQUE PAR LES AUTORITES ?

 

Les Consultations Populaires à la Base (CPB) se sont déroulées fin 2014, début 2015 sur toute l’étendue du territoire national. Les Centrafricains du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest se sont prononcés sur les différents points qui entravent le bon fonctionnement de l’Etat et qui les empêchent de s’épanouir. Lors du Forum National de Bangui (FNB), ces préoccupations ont été consolidées dans les recommandations. Il s’agit notamment du climat d’insécurité généralisée ; de la mauvaise gestion des fonds du programme Désarmement, Démobilisation, Réinsertion (DDR) ; de l’entrave à la libre circulation des personnes et des biens ; de l’insuffisante application des résolutions du Conseil de Sécurité des Nations Unies par la Minusca ;  de la porosité des frontières ; du trafic illicite d’armes par les milices ; du cantonnement et désarmement des Anti-Balaka et des ex-Séléka.

Le climat d’insécurité généralisée

Dans la majorité des villes de nos provinces, l’insécurité est galopante. Les Anti-Balaka et ex-Séléka se croient tout permis dans les zones sous leur contrôle. Les braquages, les viols et abus sexuels, bref des actes barbares sont commis par ces bandits de grand chemin sur les populations civiles. Cette situation est justifiée par la déliquescence de l’armée, la porosité des frontières facilitant la prolifération des armes de guerre.

Aujourd’hui, nous pensons que dans certaines villes telles Paoua, Bangassou, Bambari…, la vie reprend peu à peu son cours avec le redéploiement des Forces Armées Centrafricaines (FACA). Peut-être dans quelques mois, l’insécurité généralisée cédera le pas à la sécurité car les autorités du pays s’attèlent.

La mauvaise gestion des fonds du programme DDR

La population centrafricaine pense que le programme DDR a été mal géré dans le passé, ce qui est à la base des conflits récurrents, des rébellions à répétition dans le pays. Pour elle, le programme DDR ne sera réglé qu’avec la mise en place d’une structure de gestion transparente de celui-ci en vue de permettre à notre pays de sortir définitivement de la spirale de violences.

Justement par rapport à ce DDR, une bonne structure est mise en place aujourd’hui pour gérer ce volet. Ce sont les groupes armés qui donnent du fil à retordre au gouvernement pour le finaliser. Les fonds sont déjà disponibles mais les groupes armés n’ont pas la volonté de déposer les armes. Cette fois-ci, le DDR ne sera pas comme celui sous le régime Bozizé où les fonds ont été dilapidés.

L’entrave à la libre circulation des personnes et des biens

Les populations ont dénoncé et continuent de dénoncer la présence des groupes armés non conventionnels, à savoir les ex-Séléka, les Anti-Balaka et les milices peuhles armées qui érigent des barrières illégales, procèdent aux rackets et à la confiscation de leurs biens. Sur ce point, des efforts ont été faits par les autorités du pays dans certaines localités mais beaucoup restent à faire pour mettre fin à cette entrave à la libre circulation des personnes et des biens. Nous exhortons le gouvernement à redéployer les Forces de Défense et de Sécurité dans l’arrière-pays, surtout dans les zones sous contrôle des groupes armés afin de dégager toutes les barrières illégales érigées ça et là. Car les Centrafricains veulent circuler librement sur la terre de leurs aïeux.

L’insuffisante application des résolutions du Conseil de Sécurité des Nations Unies par la Minusca

 Le peuple centrafricain constate que les Casques bleus de la Minusca n’appliquent pas pleinement les résolutions du Conseil de Sécurité des Nations Unies relatives à la protection des populations civiles. Il estime aussi que ses troupes ne sont pas suffisamment opérationnelles, ce qui l’expose à plus d’insécurité et aux exactions des milices armées et autres bandits de grand chemin. En outre, certains contingents de la Minusca sont de connivence avec les groupes armés.

Ce n’est un secret pour personne. Toutes les résolutions du Conseil de Sécurité de l’ONU votées en faveur de la RCA n’ont jamais été respectées par certains soldats onusiens déployés dans le pays de feu président fondateur Barthelemy Boganda. Les Centrafricains, les humanitaires, les serviteurs de Dieu sont massacrés sous leur barbe sans qu’ils réagissent. Ce ne sont pas les populations de Mobaye, Bria, Kaga-Bandoro, Mbrés, Bambari, pour ne citer que celles-ci qui nous démentiront. Leur immobilisme, passivité face aux groupes rebelles se poursuivent de nos jours.

La porosité des frontières

Pour la porosité des frontières de la RCA avec ses voisins, n’en parlons pas. Cette question a été soulevée par la population centrafricaine comme un facteur favorisant toutes sortes de trafics et l’occupation illégale d’une partie du territoire national par des forces étrangères. Et jusqu’à ce jour, aucune solution n’y est trouvée. Les mercenaires et soldats tchadiens et tant d’autres continuent de s’infiltrer en territoire centrafricain tout en commettant des exactions sur les civils. A quand la protection de nos frontières par nos FDS ?

La déliquescence de l’armée nationale

Ce sont les pratiques politiciennes mises en œuvre par les gouvernements successifs qui ont contribué à la tribalisation de l’armée nationale ; la promotion de la médiocrité au détriment de l’excellence, le clientélisme, l’affairiste outrancier des officiers et le choix inconséquent de privilégier les gardes prétoriennes au détriment de l’armée nationale qui demeure sous équipée. Sur ce, le chef suprême de l’armée centrafricaine, le chef de l’Etat, Professeur Faustin Archange Touadéra fait un travail titanesque pour redorer le blason de notre armée nationale.

Le trafic illicite d’armes de guerre par les milices

De nos jours, la République Centrafricaine est devenue une véritable poudrière à ciel ouvert avec le trafic illicite d’armes de guerre par les milices, en provenance des pays voisins et des régions en conflit en Afrique. Profitant de l’absence de l’autorité de l’Etat dans bon nombre de nos villes, les groupes armés se dotent en armes et munitions au vu et au su de la Minusca. Face à ce phénomène, il est du ressort du gouvernement de surveiller ses frontières, ce qui n’est pas d’actualité pour le moment.

Le cantonnement et le désarmement des Anti-Balaka et des ex-Séléka

Pour favoriser la sécurité sur toute l’étendue du territoire national, le peuple centrafricain exige du gouvernement et de la Minusca, le cantonnement suivi du désarmement des milices Anti-Balaka et ex-Séléka. Mais tout porte à croire que les Centrafricains ont prêché dans le désert de Sahara. Il n’y a ni cantonnement ni désarmement de ces hommes en armes. Viendra ou viendra pas ? Difficile de le savoir.

Au vu de ce tableau que nous avons brièvement brossé par rapport aux préoccupations communes des Centrafricains, nous pensons pour notre part qu’il y a eu des réalisations mais beaucoup restent à faire par le gouvernement pour ramener la paix et la sécurité en Centrafrique.

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

  

 

 

GAMBOULA DANS L’ŒIL DU CYCLONE : 07 PERSONNES KIDNAPPEES PAR LE MOUVEMENT REBELLE « SIRIRI » DONT 03 LIBEREES

 

Le mouvement rebelle « SIRIRI » monte en puissance dans la préfecture de la Mambéré-Kadeï. Depuis un certain temps, les combattants de ce groupe armé sèment la terreur et la désolation au sein des populations civiles. Il ne se passe pas un jour sans que des cas d’actes barbares soient enregistrés. Ces exactions de tout genre se passent le plus souvent dans la ville de Gamboula.

En effet, d’après un habitant de la ville de Gamboula qui a requis l’anonymat, « à la fin du mois d’août dernier, précisément le 28, sept (7) personnes dont cinq (5) hommes et deux (2) femmes ont été kidnappées par les rebelles de SIRIRI. Quelques jours après, les deux (2) femmes et un (1) homme ont été libérés par leurs ravisseurs. Les quatre (4) autres sont encore entre leurs mains. Jusqu’à ce jour, nous ne savons dans quelle condition se trouvent nos compatriotes qui ont été pris en otage. Leurs familles respectives s’inquiètent de leurs conditions de détention ».

Justement par rapport à ce kidnapping, le sous-préfet de Gamboula, sieur Piri exhorte le gouvernement à tout mettre en œuvre pour libérer les quatre (4) otages. « Les rebelles du mouvement SIRIRI sont dans les villages aux environs immédiats de Gamboula. Ils viennent jusque dans la sous-préfecture et même dans ma résidence. Ils sont lourdement armés. J’exhorte le gouvernement à voler au secours de la population de Gamboula qui est prise en otage par ce mouvement rebelle et à tout faire pour libérer ces quatre hommes qui sont entre leurs mains », a-t-il fait savoir.

 Un autre habitant, toujours sous couvert d’anonymat, dit ne pas connaître les motivations de ces combattants rebelles et demande au gouvernement de redéployer les Forces Armées Centrafricaines (FACA) à Gamboula. « Vraiment avec l’arrivée des combattants de SIRIRI dans notre localité en 2016, nous nous confrontons à d’énormes difficultés. Ils sèment la terreur et la désolation parmi la population qui ne peut vaquer normalement à ses occupations habituelles. Aller aux champs, à la pêche, à la chasse, est un véritable calvaire. Les éleveurs sont constamment pris pour cible par ces bandits de grand chemin, ces malfrats, ces hors-la-loi.

Jusqu’au jour d’aujourd’hui, nous ne connaissons pas leurs réelles motivations. Que cherchent et que veulent-ils ? Difficile de le savoir. Même après le rapt de ces 07 personnes dont 03 ont été libérées, ces rebelles ne se sont pas encore prononcés sur le motif de leur kidnapping et les conditions de leur libération. Veulent-ils qu’on leur verse une rançon ? Personne ne le sait. C’est pourquoi, nous demandons au gouvernement de déployer le plus rapidement possible à Gamboula nos Forces de Défense et de Sécurité pour protéger la population contre les actes barbares de ces criminels. Depuis 2016 à ce jour, nos souffrances ont débordé le vase », a-t-il martelé.

Sans nous tromper, le mouvement SIRIRI s’étend progressivement dans la préfecture de la Mambéré-Kadeï. Après Gamboula qui se trouve aujourd’hui dans l’œil du cyclone, si rien n’est fait pour arrêter sa progression, d’autres villes tomberont probablement sous leur contrôle. Si nos mémoires sont bonnes, les combattants de SIRIRI sont aussi présents dans la Nana-Mambéré, préfecture voisine de la Mambéré-Kadeï. C’est autant dire qu’ils grignotent doucement mais sûrement une bonne partie de la région de l’Ouest.

SIRIRI ne signifie pas exactions sur les civils mais plutôt la paix. Si ces rebelles étaient vraiment les combattants de la paix (SIRIRI), ils ne devaient pas s’en prendre aux populations. Malheureusement, tel ne semble pas être le cas. Au vu et au su de ce qui se passe dans la préfecture de la Mambéré-Kadeï en général et la ville de Gamboula en particulier, le gouvernement doit agir vite pour mettre hors d’état de nuire ces malfrats qui vivent sur le dos de nos compatriotes.

La récréation est terminée. Le dialogue prôné par le chef de l’Etat est tombé dans les oreilles des sourds. « Aux grands maux, de grands remèdes », dit-on.

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

 

RECRUDESCENCE DES BRAQUAGES ET DES VOLS A MAINS ARMEES A BANGUI : LE DG DE L’OCRB APPELLE LA POPULATION A LA VIGILANCE ET A L’AIDE

Dans ces derniers temps, nous constatons la recrudescence des braquages et des vols à mains armées; le ministère de l'intérieur chargé de la sécurité publique, en tant que baromètre du Gouvernement, ne peut pas en rester insensé.

C'est pourquoi, l'Office Central de Répression du Banditisme (OCRB) par la voix de son directeur, le colonel Bienvenu Zokoue, a fait un point de presse y relatif afin de rendre compte à la population, de ses actions menées à cet effet.
A l'OCRB, il est question d'une force de police au service de la Nation. D'où cette assurance à cette population de rester tranquille. Ses forces de sécurité intérieure sont à pied d'œuvre pour sa quiétude.

Face à cette situation, l'OCRB, en tant qu’unité d'élite de la police, a fait un véritable travail de titan pour aboutir aux résultats tels que la main mise sur plus d'une dizaine de malfrats dont:

- le démantèlement d'une association de malfaiteurs opérant pour voler et braquer des véhicules, motos et autres biens des ONG, de l'Etat et des particuliers;

- la récupération des armes à feu et minutions, pour ne citer que ceux-là.

Par ailleurs, le colonel Bienvenu Zokoue appelle toute la population à la vigilance et à l'aide dans le cadre d'information des forces de sécurité intérieure, afin de mettre définitivement fin à ces pratiques qui mettent à mal la quiétude et la tranquillité des bons citoyens.

 

Ministère Sécurité Publique

 

 

LES FACA ONT ARRETE DES TRAFIQUANTS D’ARMES A BANGASSOU

 

Résumé : Le mercredi 5 septembre 2018, les soldats des Forces Armées Centrafricaines (FACA) déployés à Bangassou, chef- lieu de la préfecture du Mbomou ont arrêté et détenu une femme nommée BINI et un homme qui ont trafiqué des armes pour le compte des déplacés internes musulmans du Petit Séminaire Saint Louis.                

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LA GUERRE CONTRE LES TERRORISTES EST LANCÉE : Paoua, ouham-pende.

D’aucun pensait hier que c'est une blague, mais la chasse a déjà commencé. L'armée nationale centrafricaine, comme l'a prôné son Chef suprême Faustin Archange Touadéra, fait de la violence légitime pour protéger le peuple et les institutions.

Les FACA fouillent, chassent et neutralisent tous les arsouilles, tous ceux qui porteront leur armes contre le peuple centrafricain.

A suivre, la mission continue...

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L’Interdiction des jeux de hasard chinois « Casino » par le ministre WANZET LINGUISSARA, n’est que de la poudre aux yeux

Décidément, les autorités chargées de la régulation de la vie publique en République centrafricaine marchent la tête en bas. Et pour cause, la souffrance du peuple où elles sont appelées à servir est le cadet de leur souci. En effet, atterries en Centrafrique fin 2017 comme un OVNI (Objets Volants Non Identifiés), les machines à sou chinoises communément appelées « Casino » ont occasionné la raréfaction des pièces de monnaie, plus précisément les jetons de 100 F CFA.

Malgré plusieurs plaintes émises ici et là par des commerçants et vendeuses, en ce qui concerne la rareté des jetons de 100 F CFA dans la ville de Bangui, les autorités municipales et celles chargées de la sécurité publique, ont brillé par un mutisme, et ce, jusqu’au pourrissement de la situation que nous vivons aujourd’hui.

Et c’est maintenant que le ministre de l’Administration du territoire et de la décentralisation, Wanzet Linguissara dans le rôle du médecin après la mort, vient de prendre une mesure d’interdiction temporaire des machines à sou « Casino ». Une mesure jugée tardive par les Banguissois, pour la simple raison que ces machines à sou ont fait disparaitre pratiquement tous les jetons de la capitale, pénalisant par la même occasion les commerçants qui n’arrivent plus à écouler normalement leurs marchandises, faute de monnaies.

Pour Edgar, vendeur ambulant de café au marché central de Bangui, « Les dispositions prises par le ministre Linguissara ne sont que de la poudre aux yeux. Les autorités du pays nous prennent pour des zozos, c’est depuis plus d’une année, que nous, les « chercher à manger », avons décrié le fait que ces jeux de Casino pompent tous les jetons ». Et d’ajouter, « Tenez, monsieur le journaliste, moi par exemple, je vends du café à 100 ou 125 F CFA. Si un client apporte 500 F CFA et que je n’ai pas la monnaie pour le lui rendre, je perds du coup ! Et dans cette situation, les taximen et les mamans-vendeuses de beignets souffrent également de cette disparition inopinée des jetons à Bangui ».

Hormis cette mesure bien tardive, les forces de l’ordre devraient bien scruter le propriétaire de ces machines à sou. Car aux dernières nouvelles, il s’est avéré que la plupart de ces jeux d’argent (machines à sou) sont détenus par la  Société privée ARENA qui a déjà gagné la sous-région de la CEMAC (le Cameroun, le Congo Brazza, le Gabon, la Guinée Equatoriale, le Tchad et désormais la RCA). L’autre facette de cette machine à sou, selon une source qui a requis l’anonymat, « cette société chinoise recycle les nouveaux jetons du franc CFA pour en extraire l’or, l’argent et le nickel qu’ils contiennent après transformations ». Si ces informations venaient à se confirmer, la RCA fait actuellement face à une perte à grande échelle de ses pièces de 100 F CFA.

Rappelons que, depuis l’installation de ces jeux de hasard à Bangui, on a enregistré une montée en flèche des cas de banditisme et de déperdition scolaire sans que les autorités ne réagissent.

En attendant, la mauvaise gestion d’octroi des autorisations aux entrepreneurs douteux qui viennent vendre la mort ou leurs marchandises de contrebande dans notre pays exposera tôt ou tard la RCA en une plaque tournante de la contrebande, où les pédophiles, les seigneurs de guerre et les narcotrafiquants dicteront leurs lois, tout comme en Colombie.

 

Sinclair ARIES

 

 

 

FAUSTIN ARCHANGE TOUADERA DE RETOUR AU BERCAIL

A tout Seigneur, tout honneur. Le Président de la République, Chef de l’Etat, Professeur Faustin Archange Touadéra, regagne Bangui ce mardi 11 septembre 2018 à 15 heures, après avoir pris part au Sommet Chine-Afrique. En marge de ce Sommet, la coopération sino-centrafricaine a été renforcée, des contrats ont été signés. La Chine tire la RCA vers le haut, pour qu’elle sorte de la crise, de la misère et de la pauvreté. La population est tenue d’aller accueillir son président à son retour triomphal.

Julien BELA

 

 

« IL N’YAURA PLUS DE COUP D’ETAT EN RCA », « VILLES SANS ARMES, SANS GROUPES ARMES », « MISES EN GARDE » : DES OPIUMS POUR LE PEUPLE CENTRAFRICAIN

 

Chaque jour qui passe en République Centrafricaine correspond à une nouvelle formule mathématique inventée par les responsables de l’ONU et de l’Union Africaine (UA) pour résoudre la crise. Malheureusement, toutes ces équations à plusieurs variables ne donnent pas un résultat concret. Les Centrafricains restent et demeurent sur leur soif. Hier, c’étaient « ligne rouge », « Bambari et Kaga-Bandoro, villes sans armes et sans groupes armés », « mises en garde contre les groupes armés ». Aujourd’hui, on nous laisse entendre qu’« il n’y aura plus de coup d’Etat en RCA ». Ces slogans ne sont-ils pas des opiums pour le peuple centrafricain ?

Ligne rouge

En 2013, la Micopax, une force sous-régionale avait tracé une ligne qu’elle avait appelée « ligne rouge ». Cette fameuse ligne rouge à Damara avait vu le jour pour empêcher la coalition Séléka de prendre le pouvoir de Bangui. Que s’était-il passé le 24 mars ? Comme tous les Centrafricains le savent, cette ligne rouge s’était métamorphosée en boulevard, pour ne pas dire ligne verte. L’ex-coalition Séléka de Michel Djotodia a chassé le président général François Bozizé Yangouvonda du pouvoir.

A Bambari, chef-lieu de la préfecture de la Ouaka, une telle ligne avait été aussi tracé par la Minusca de Parfait Onanga-Anyanga à 40 kilomètres de cette ville. Aujourd’hui, le constat est amer. Les combattants de l’UPC ont franchi et envahi cette ville. Où est passée la ligne rouge ?

Bambari et Kaga-Bandoro, villes sans armes et sans groupes armés

Les villes de Bambari et de Kaga-Bandoro étaient déclarées, « villes sans armes et sans groupes armés », par un haut responsable des Nations Unies. Nos compatriotes résidant dans ces villes précitées avaient sauté de joie à l’annonce de cette déclaration. Pour eux, c’était la fin des exactions des groupes armés sur les populations de ces localités. Malheureusement, tel ne semble pas être le cas. Les armes circulent à ciel ouvert et les combattants des branches dissidentes de l’ex-coalition Séléka, ainsi que les Anti-Balaka ont élu domicile dans ces villes, sous la barbe des Casques bleus de la Minusca qui assistent sans réagir aux tueries, aux massacres, aux incendies de maisons et villages entiers. Circuler à l’heure actuelle dans ces localités est un serpent de mer difficile à avaler. Les groupes armés les contrôlent et dictent leur loi à qui veut les entendre. Aujourd’hui, cette formule mathématique à plusieurs variables est-elle encore d’actualité ? Non et absolument non. Elle est caduque, sans effet et dénuée de tout fondement.

Mises en garde contre les groupes armés et ultimatums

Les mises en garde lancées par la Minusca contre les groupes armés pleuvent à longueur de journée. Mais sur le terrain, c’est un autre son de cloche. Certains contingents de la Minusca soutiennent les groupes armés, précisément les combattants Séléka dans leur rage destructrice, meurtrière. Quand on est du côté de quelqu’un, peut-on lancer une mise en garde contre lui ? C’est pourquoi, les multiples mises en garde de la mission onusienne en RCA contre les groupes armés n’ont rien donné. En aucun cas, la Minusca n’a appliqué l’une de ses mises en gardes. Ce qui fait que les populations civiles qu’elle est censée protéger broient du noir, croupissent sous les bottes de ces seigneurs de guerre.

Il en est de même des ultimatums de la Minusca. A l’expiration de ceux-ci, les Casques bleus n’agissent pas pour protéger les civils pris entre le marteau et l’enclume de ces rebelles, même si ces derniers campent sur leur position. Après tout, c’est toujours le dialogue que la Minusca engage avec ces groupes armés. L’ultimatum devient de facto une lettre morte. Dans ce cas de piètre figure, comment voulez-vous que les rebelles prennent en considération les mises en garde et les ultimatums de la Minusca ?

Il n’y aura plus de coup d’Etat en RCA

« Il n’y aura plus de coup d’Etat en RCA », cette déclaration est sortie de la bouche du représentant de l’Union Africaine, Moussa Nébié, en mission à Bangui. La réaction à cette déclaration ne s’est pas fait attendre. L’ONG Lutte Contre la Déstabilisation de l’Afrique n’est pas passée par quatre chemins pour dire au peuple centrafricain, « N’ayez pas confiance à cette institution criminelle. Il y a peut-être un coup d’Etat en préparation. Méfiez-vous des déclarations venant de l’UA, c’est pour vous endormir ».

Cette ONG n’a-t-il pas raison de dire qu’il y a peut-être un coup d’Etat en préparation ? Les Centrafricains, d’où ils se trouvent, doivent se méfier des déclarations des responsables de l’ONU et de l’UA car elles sont faites pour nous endormir. Ce qui se passe dans les couloirs de ces institutions est autre que ce qui se dit sur le bout des lèvres. C’est la raison pour laquelle nous avons dit que ces déclarations sont des opiums pour le peuple centrafricain. Car, si nous observons ce qui se passe à Bangui et dans les villes de l’arrière-pays, nous comprenons aisément leurs motivations. « Ligne rouge », « villes sans armes et sans groupes armés », « mises en garde et ultimatums », ont-ils donné quoi dans le vécu quotidien des Centrafricains ? Faut-il croire aussi à la déclaration de Moussa Nébié avec les manipulations des groupes armés par la France et le Tchad ?

Nous devons être vigilants et ne pas céder aux manœuvres machiavéliques d’où elles viennent pour préserver notre cher et beau pays, la RCA que nous a léguée feu président fondateur Barthelemy Boganda. Ces déclarations sont des farces ou des opiums.

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

 

 

 

FAUSTIN ARCHANGE TOUADERA DE RETOUR AU BERCAIL

 

A tout Seigneur, tout honneur. Le Président de la République, Chef de l’Etat, Professeur Faustin Archange Touadéra, regagne Bangui ce mardi 11 septembre 2018 à 15 heures, après avoir pris part au Sommet Chine-Afrique. En marge de ce Sommet, la coopération sino-centrafricaine a été renforcée, des contrats ont été signés. La Chine tire la RCA vers le haut, pour qu’elle sorte de la crise, de la misère et de la pauvreté. La population est tenue d’aller accueillir son président à son retour triomphal.

 

Julien BELA

 

 

 

 

CBCA : OUVERTURE DE L’AGENCE « LI TI NGOU » OU « SOURCE D’EAU » SOUS L’AUTORITE DU MINISTRE DES FINANCES

« L’agence « Li Ti Ngou » est une succursale de la CBCA ( Commercial Bank Of Central African ) qui a ouvert ses portes ce vendredi 07 septembre 2018 à 09 heures. La Cérémonie d’ouverture était placée sous l’autorité du ministre des Finances Henri-Marie Dondra, avec à ses côtés, le directeur national de la BEAC, le député du 1er arrondissement, le représentant du Maire de Bangui, le directeur général de la CBCA, les directeurs généraux et l’ensemble du personnel de ladite banque. Après le représentant de la municipalité de Bangui qui s’est réjoui de cette heureuse opportunité, tout en souhaitant la bienvenue aux personnalités présentes, c’est le directeur général de la CBCA qui a brossé une brève histoire de l’évolution de la CBCA, puis a exhorté le public à ouvrir des comptes dans la nouvelle agence, s’il ne l’a pas encore fait, avant de s’appesantir sur les perspectives d’avenir de la CBCA et les offres à court terme qui placeront la Banque au standard international. Enfin, le ministre, dans une brève improvisation, s’est félicité des efforts déployés par la CBCA, sortant d’une période extrêmement difficile et délicate. Il a remercié le directeur général et l’ensemble du personnel. Il s’est réjoui du Banking qui permet à la CBCA d’être dans les normes internationales. A ce propos, suivons l’intervention du Directeur général de la CBCA. »

Julien BELA

L’histoire retiendra que le bâtiment qui nous abrite ce jour a fait l’objet de deux inaugurations :

La 1ère a eu lieu, jour pour jour, il y a 64 ans et la 2nde se tient aujourd’hui.

N’ayant pas d'autre choix, nous avons décide de nommer cette Agence «LI TI NGOU» car, c’est elle qui a engendre l’Agence Centrale.

La Commercial Bank Centrafrique (CBCA) est une Société Anonyme de droit Centrafricain. Elle offre plusieurs gammes de produits et services.

Les nombreux services implantes au cours du premier trimestre 2018 sont :

- Le SMS BANKING qui permet d'informer nos clients en temps réel de toutes les opérations effectuées sur leurs comptes.

- Les cartes bancaires GIMAC qui servent a faire des retraits d’espèces sur les distributeurs de toutes les banques installées en RCA ainsi que dans la sous région CEMAC.

La CBCA dispose de 4 Agences dont (2) en province. Elle est aujourd’hui la seule banque a entretenir des Agences en province en dehors des structures de micro finance.

- La création de cette nouvelle agence dénommée « LI TI NGOU » a été décidée par le Conseil d'Administration dans  le but de changer les guichets de l’Agence Centrale. Ce, au regard de l’augmentation continuelle du nombre de clients ces dernières années (à cet effet, nous faisons un clin d’œil a la clientèle pour la confiance. Cette nouvelle agence comporte 03 caisses dont une, est dédiée aux transferts Western Union.

Dans sa quête permanente d’offrir un service de qualité (valeurs de la Banque : Humanisme, professionnalisme, Intégrité, Créativité) à la clientèle, la CBCA va bientôt lancer 02 principaux produits à savoir :

- 1. Le E-BANKING qui permettra aux clients de consulter, d'exécuter des virements de compte a compte a tout moment via une connexion internet.

- 2. La carte bancaire visa pour les transactions internationales. II y a lieu de préciser que ces 02 projets seront opérationnels courant 2018.

Nous voudrions saisir cette opportunité pour témoigner notre gratitude aux Autorités politiques pour leur appui au bon fonctionnement du système bancaire en général et à celui de notre établissement la CBCA en particulier.

Nous remercions particulièrement tout le personnel pour son abnégation au travail.

Nous ne saurions terminer nos propos sans un hommage particulier à l’entreprise DDN ainsi qu’à Monsieur Jean Paul MARADAS NADO qui nous ont fait vivre l’assertion suivant laquelle, lorsqu'on n'a pas les moyens de sa politique, on fait la politique de ses moyens. Nous vous disons sincèrement merci pour ce travail remarquable.

- Excellence Monsieur le Ministre des Finances et du Budget,

- Monsieur le Directeur National de la BEAC,

- Honorable Députe du 1er Arrondissement,

- Monsieur le Président de la Délégation Spéciale de la ville de Bangui,

- Monsieur le Maire du 1er Arrondissement,

- Messieurs les Directeurs Généraux des Sociétés,

- Distingues invites, en vos rangs, grades et qualités,

L'occasion faisant le larron, je vous exhorte a rester a la fin de cette cérémonie ouvrir vos comptes au cas ou vous n'en auriez pas encore.

 

Je vous remercie.

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MESSAGE DE SOUTIEN AU PRESIDENT FAUSTIN ARCHANGE TOUADERA

 

Enfin le bout du tunnel avec la politique de coopération du Président Archange Faustin Touadéra. Allons nombreux l’accueillir à l’aéroport Bangui-M’Poko après un séjour fructueux en Chine.

Après l’espoir qu’il a fait renaître en nous,  population centrafricaine, la formation et la restructuration de notre armée nationale, le redéploiement de notre armée nationale dans nos villes de provinces, grâce à la coopération russe. Tout ceci prouve l’envie et l’abnégation de bien faire du Président Archange Faustin Touadéra.  De mon avis personnel, je pense qu’il est sur les traces de nos anciens Chefs de l’Etat, Président Fondateur Barthélémy Boganda de la République Centrafricaine, Président Jean Bedel Bokassa qui a son temps avait fait de la RCA l’un des pays où il faisait bon vivre et envié par beaucoup d’autres pays africains. Le Président André Kolingba qui avait fait de la RCA un pays auto-suffisant alimentaire ainsi nous avait aussi doter d’une armée réellement nationale.

Benjamin GREKOY

 

 

 

 

Toutes les infos du Mardi 11 Septembre 2018

Cm n 2793 du mar 11 sept 2018

AHS-RCA : LE PLUS GRAND SCANDALE FINANCIER DU SIECLE AVEC LE MINISTRE THEODORE JOUSSO; ARTICLE 10 ET ARTICLE 2, OU VONT LES RECETTES ?

 

Les activités de la société AVIATION HANDLING SERVICE CENTRAFRIQUE (AHS-RCA), chargée d’assistance en escale à l’Aéroport International Bangui M’poko, sont suspendues. Et pour cause, une gestion scandaleuse, opaque et nébuleuse du ministre Théodore Jousso. Deux arrêtés du premier ministre, Chef du gouvernement, l’un du 04 septembre 2018, N° 0021, portant suspension de l’Arrêté N° 001/17/MTAC/DIRCAB/DGTAMH du 03/10/2017 ; l’autre N° 022, du 05/09/2018, crée une administration provisoire chargée d’assurer la gestion des activités d’assistance en escale à l’Aéroport International Bangui M’poko. L’Administration provisoire est composée comme suit : Président : Binga Bassoukpalo ; Vice-président : Guy Blaise Ouaby ; Laurent Léngandé, Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de Bangui ; le Cabinet AFRIC AUDITEC, représenté par Eric Sorongopé Zoumandji, Expert comptable.

L’Administration provisoire qui assure la gestion provisoire des activités d’assistance en escale, est chargée de :

- Assurer la bonne gestion des activités d’assistance en escale à l’Aéroport International Bangui M’poko, pendant la période provisoire ;

- Autoriser tous les actes de gestion, en ce qui concerne le recouvrement des droits et taxes et l’exécution des dépenses de fonctionnement ;

- Ouvrir un compte bancaire pour loger les recettes tirées des activités d’assistance en escale ;

- Procéder à un AUDIT financier et comptable de la société AHS-RCA depuis sa création en vue de vérifier la conformité des déclarations des chiffres d’affaires annuels déclarés ;

- Rédiger un Rapport de fin de mission dans la perspective de la signature d’un nouveau contrat de concession de l’activité d’assistance en escale en République Centrafricaine. Le mandat est de trois mois.

Où vont les recettes ?

L’ASECNA verse des sommes au ministre Théodore Jousso. Art 10 verse : 6.450.000 FCFA. Article 2 verse : 4.000.000 FCFA. Et pourtant, un texte interdit aux sociétés de financer les départements ministériels. Les 4.000.000 FCFA sont octroyés par le siège de l’ASECNA à Dakar, pour appui institutionnel, autrement dit, la formation, le renforcement des capacités du personnel. Or, le ministre Jousso a ouvert un compte propre à lui pour gérer à titre personnel et de manière opaque, nébuleuse, mafieuse ce fonds. Article 10 a acheté un véhicule V8 au ministre, mais curieusement à usage domestique . Le Fonds de développement par voie d’eau a également acheté un véhicule au ministre, mais affecté à d’autres fins.

Gestion chaotique des Ressources Humaines

Le Délégué du directeur général, Kossimazouka a été limogé afin que le ministre ait les mains libres et la voie libre pour faire ce que bon lui semble. ATAZI nommé délégué du directeur général par intérim n’est pas encore confirmé. C’est l’homme de main du ministre Jousso, chargé de massacrer les recettes, pour renflouer les poches de celui-ci .

 

AHS-RCA

Les recettes annuelles de cette société avoisinent les deux milliards de francs CFA. Les redevances de concession qui reviennent à l’Etat centrafricain font 08 %, dont 70 % à l’ANAC et 30 % au MTAC. Il se trouve aussi que le contrat de AHS-RCA est arrivé à expiration en 2017. Par contre, la reconduction de l’agrément qui court encore, n’a respecté aucune clause. En 2016, la totalité des 08 % de redevances de concession, a été empochée par le ministre en personne. Son aide de camp est l’argentier de circonstance. C’est lui qui décharge le montant intégral variant entre 20 et 30 millions de FCFA. Un jour, le caporal des FACA, son aide de camp, prend le même montant et s’évanouit dans la nature. Les efforts du ministre Jousso pour récupérer cet argent ont été vains. « Monsieur, si vous voulez cet argent, allons en justice. Vous aussi, vous avalez l’argent de l’Etat. Ce n’est pas normal… », a dit le caporal. Le ministre ne pouvait se permettre d’aller en justice.

L’épouse du ministre Jousso intervient dans les affaires de l’Etat avec AHS-RCA, incroyable, mais pourtant vrai ! Dieu merci, l’Administration provisoire a pris fonction depuis ce jeudi 06 septembre 2018. Un AUDIT a démarré pour faire l’état des lieux de AHS-RCA.

La bonne gouvernance

Toutes les compagnies aériennes et le personnel de AHS-RCA ont sauté du champagne, dansé la Bamboula, pour saluer les deux arrêtés du premier ministre qui sauvent AHS-RCA du naufrage collectif. C’est la panique au sein des Jousso (M. et Mme). Des appels de détresse des Jousso au chef de l’Etat, au ministre de la justice, mais hélas, peine perdue. Le premier ministre a frappé dur, un coup de maître, car un ministre ne peut se permettre de telles extravagances avec les deniers de l’Etat. En principe, le couple Jousso mérite la détention préventive.

Le personnel de AHS-RCA promet de confectionner  une banderole pour soutenir le premier ministre, et faire à cœur ouvert le grand déballage. Il faut préciser que le Procureur de la République est membre de l’Administration Provisoire. Les carottes sont bien cuites pour le ministre Jousso. L’AUDIT promet d’autres révélations scandaleuses, spectaculaires. Il y a une culture que les ministres caressent, « nommer des gens qui font leur volonté et non celle de l’Etat, l’employeur ».

A la Socatel, ce fut le même schéma entre le ministre de tutelle et le directeur général, Gréla-Mpoko. Le même schéma encore entre le ministre des Transports et de l’Aviation Civile et le délégué du directeur général, Kossimazouka. Les DG qui ont la tête sur les épaules, accrochés à l’orthodoxie financière, sont limogés, alors qu’en réalité, ils rendent service aux ministres. Malheureusement, les ministres préfèrent ceux qui agissent à l’aveuglette, font leur volonté, incompétents, médiocres. L’essentiel est d’être au service des caprices d’un ministre, véritable criminel économique. Et patatras, le scandale éclate au grand jour.

L’Audit de AHS-RCA réserve d’autres révélations encore plus scandaleuses et plus désagréables. La RUPTURE prônée par Touadéra ne concerne pas le ministre Théodore Jousso qui se croyait tout permis. Il est au gouvernement pour se servir, se faire servir sur un plateau d’or, car il n’a de compte à rendre à personne. L’impunité Zéro ne concerne que les groupes armés et non la gouvernance, la transparence, l’intégrité, l’honnêteté. Le premier ministre a simplement levé le voile sur un crime financier érigé en mode d’enrichissement rapide. Le dossier est lourd, voire très lourd. (Feuilleton à suivre). Nos investigations se poursuivent.

(Pièce jointe, page 08)

 

Julien BELA

 

 

L’Editorial de Julien BELA

ASSEMBLEE NATIONALE : DELINQUANCE PARLEMENTAIRE AVEREE

 

Jamais dans l’histoire de l’Assemblée Nationale Centrafricaine, une législature n’a été aussi tumultueuse, convulsive, navigant de turbulence en turbulence. Casses, bagarre, injures, sont le lot au quotidien. Tous les coups sont permis, une véritable équipe de football «As Ngbota ». Le ballon passe, mais le tibia ne passe pas. Le parlement centrafricain est tombé plus bas que terre. Même le jeune Alfred Poloko a la tête du Conseil Economique et Social n’a jamais atteint un tel seuil, ne l’atteindra pas. Comment l’Assemblée Nationale peut-elle flotter de cette manière, être ballotée à tout vent, chaude, sèche, humide. L’Assemblée Nationale s’est transformée en cirque des gladiateurs, ou des mauvais troglodytes. La délinquance parlementaire a atteint son paroxysme et a débordé le vase.

Karim Meckassoua, président de l’Assemblée Nationale, est trainé en justice et battu à plat de couture par une dame de fer. Candidat à l’élection présidentielle de 2015, il n’a eu que trois pour cent (3%). Rien d’étonnant s’il est mis K.O par arrêt du Tribunal Administratif. La dame n’a commis aucune faute professionnelle, pour mériter le sort que lui a réservé Karim Méckassoua. L’arbitraire est de mise. La RCA, lentement mais sûrement, s’édifie sur un socle de droit. Le Tribunal Administratif a dit le droit pur, limpide comme l’eau de roche. L’Assemblée Nationale n’est la propriété d’une personne, c’est une institution de l’Etat. La gouvernance ne doit souffrir de l’humeur de personne. Le député de Bambari est entré en éruption, après le spectacle haut de gamme de la casse de madame Béa, en passant madame Dékono, personnel administratif de l’institution, c’est trop !

Haut lieu de la démocratie, l’Assemblée Nationale centrafricaine est devenue le Far-West, une jungle où la délinquance parlementaire est étalée au grand jour sur la place publique. Pour des députés élus de la nation, représentants du peuple, aucune excuse n’est possible. Peut-on diriger un Etat, quand on n’est pas en mesure de conduire de main de maître, la seconde institution du pays ? Quelle surprise désagréable nous réserve encore l’avenir, avec une présidence flottante, chaotique, calamiteuse. Pendant la campagne électorale, que ne disait-on pas, c’est l’homme le plus fortuné, le plus riche, le plus nanti. Malheureusement, la réalité du terrain nous démontre totalement le contraire. Ah, les Centrafricains prennent tout ce qui brille pour de l’or, pauvre Centrafrique ! La majorité des candidats à l’élection présidentielle, a démontré ses limites. Il faut louer la lucidité et la faculté de discernement pour un vote utile du peuple centrafricain lors des scrutins de 2015. Bravo !  

 

Julien BELA

 

 

 

BRIA : 12 CORPS DE DEPLACES INTERNES DECOUVERTS ET LA MINUSCA EST POINTEE DU DOIGT

Depuis deux (02) semaines, la situation sécuritaire reste toujours tendue, précaire et volatile à Bria, chef-lieu de la préfecture de la Haute-Kotto. Cela fait suite aux affrontements meurtriers opposant la coalition FPRC-UPC aux Anti-Balaka, à cause des barrières érigées à Bornou, un quartier populaire de cette ville, drainant encore de déplacés internes qui vivent dans des conditions indécentes dans le site de fortune situé au P.K 3, proche de la base des Casques Bleus de la Minusca.

Qu’à cela ne tienne, la découverte de douze (12) corps de déplacés internes, enlevés, il y a de cela cinq (05) jours, ne fait qu’empirer davantage la situation sécuritaire qui prévaut actuellement à Bria. A cet effet, la situation demeure toujours confuse, car l’on ne sait pas qui des combattants de la coalition FPRC-UPC et des Anti-Balaka, est à l’origine de ces crimes odieux, d’enlèvements et de tueries de douze(12) déplacés internes.

Suite à cette découverte macabre, la population de Bria avait manifesté son ras-le bol devant la base des Casques Bleus de la Minusca, le samedi 08 septembre dernier. Et ceci pour exiger de la Minusca de prendre en main ses responsabilités en matière de protection de la population civile conformément à son mandat, face aux exactions de tout genre des groupes armés. La même population, n’ayant plus confiance aux soldats onusiens, a exigé du gouvernement l’envoi immédiat des éléments des FACA à Bria pour assurer sa protection et garantir la libre circulation des personnes et des biens.

Et pourtant, lors de la conférence de presse hebdomadaire de la Minusca du mercredi 05 septembre, son porte-parole, Vladimir Monteiro, avait clamé haut et fort que, « la ville de Bria est passée sous le contrôle des Casques Bleus et que l’ordre leur a été intimé par le haut commandement à Bangui de veiller sur la protection des civils,  tout en démantelant les barrières illégales érigées çà et là par ces groupes armés belligérants ». Mais où en sommes-nous avec l’exécution de cet ordre ? Et que se passe-t-il actuellement sur le terrain à Bria ? Autant de questions qui mériteraient plus d’éclaircissements de la part du haut commandement de la Minusca. Et ceci pour éclairer la lanterne du peuple centrafricain et de ses dirigeants. Car trop, c’est trop !

 

Le Petit YEKOA

 

 

LES PREOCCUPATIONS COMMUNES DES CENTRAFRICAINS LORS DES CPB ET DU FNB ONT-ELLES ETE MISES EN PRATIQUE PAR LES AUTORITES ?

 

Les Consultations Populaires à la Base (CPB) se sont déroulées fin 2014, début 2015 sur toute l’étendue du territoire national. Les Centrafricains du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest se sont prononcés sur les différents points qui entravent le bon fonctionnement de l’Etat et qui les empêchent de s’épanouir. Lors du Forum National de Bangui (FNB), ces préoccupations ont été consolidées dans les recommandations. Il s’agit notamment du climat d’insécurité généralisée ; de la mauvaise gestion des fonds du programme Désarmement, Démobilisation, Réinsertion (DDR) ; de l’entrave à la libre circulation des personnes et des biens ; de l’insuffisante application des résolutions du Conseil de Sécurité des Nations Unies par la Minusca ;  de la porosité des frontières ; du trafic illicite d’armes par les milices ; du cantonnement et désarmement des Anti-Balaka et des ex-Séléka.

Le climat d’insécurité généralisée

Dans la majorité des villes de nos provinces, l’insécurité est galopante. Les Anti-Balaka et ex-Séléka se croient tout permis dans les zones sous leur contrôle. Les braquages, les viols et abus sexuels, bref des actes barbares sont commis par ces bandits de grand chemin sur les populations civiles. Cette situation est justifiée par la déliquescence de l’armée, la porosité des frontières facilitant la prolifération des armes de guerre.

Aujourd’hui, nous pensons que dans certaines villes telles Paoua, Bangassou, Bambari…, la vie reprend peu à peu son cours avec le redéploiement des Forces Armées Centrafricaines (FACA). Peut-être dans quelques mois, l’insécurité généralisée cédera le pas à la sécurité car les autorités du pays s’attèlent.

La mauvaise gestion des fonds du programme DDR

La population centrafricaine pense que le programme DDR a été mal géré dans le passé, ce qui est à la base des conflits récurrents, des rébellions à répétition dans le pays. Pour elle, le programme DDR ne sera réglé qu’avec la mise en place d’une structure de gestion transparente de celui-ci en vue de permettre à notre pays de sortir définitivement de la spirale de violences.

Justement par rapport à ce DDR, une bonne structure est mise en place aujourd’hui pour gérer ce volet. Ce sont les groupes armés qui donnent du fil à retordre au gouvernement pour le finaliser. Les fonds sont déjà disponibles mais les groupes armés n’ont pas la volonté de déposer les armes. Cette fois-ci, le DDR ne sera pas comme celui sous le régime Bozizé où les fonds ont été dilapidés.

L’entrave à la libre circulation des personnes et des biens

Les populations ont dénoncé et continuent de dénoncer la présence des groupes armés non conventionnels, à savoir les ex-Séléka, les Anti-Balaka et les milices peuhles armées qui érigent des barrières illégales, procèdent aux rackets et à la confiscation de leurs biens. Sur ce point, des efforts ont été faits par les autorités du pays dans certaines localités mais beaucoup restent à faire pour mettre fin à cette entrave à la libre circulation des personnes et des biens. Nous exhortons le gouvernement à redéployer les Forces de Défense et de Sécurité dans l’arrière-pays, surtout dans les zones sous contrôle des groupes armés afin de dégager toutes les barrières illégales érigées ça et là. Car les Centrafricains veulent circuler librement sur la terre de leurs aïeux.

L’insuffisante application des résolutions du Conseil de Sécurité des Nations Unies par la Minusca

 Le peuple centrafricain constate que les Casques bleus de la Minusca n’appliquent pas pleinement les résolutions du Conseil de Sécurité des Nations Unies relatives à la protection des populations civiles. Il estime aussi que ses troupes ne sont pas suffisamment opérationnelles, ce qui l’expose à plus d’insécurité et aux exactions des milices armées et autres bandits de grand chemin. En outre, certains contingents de la Minusca sont de connivence avec les groupes armés.

Ce n’est un secret pour personne. Toutes les résolutions du Conseil de Sécurité de l’ONU votées en faveur de la RCA n’ont jamais été respectées par certains soldats onusiens déployés dans le pays de feu président fondateur Barthelemy Boganda. Les Centrafricains, les humanitaires, les serviteurs de Dieu sont massacrés sous leur barbe sans qu’ils réagissent. Ce ne sont pas les populations de Mobaye, Bria, Kaga-Bandoro, Mbrés, Bambari, pour ne citer que celles-ci qui nous démentiront. Leur immobilisme, passivité face aux groupes rebelles se poursuivent de nos jours.

La porosité des frontières

Pour la porosité des frontières de la RCA avec ses voisins, n’en parlons pas. Cette question a été soulevée par la population centrafricaine comme un facteur favorisant toutes sortes de trafics et l’occupation illégale d’une partie du territoire national par des forces étrangères. Et jusqu’à ce jour, aucune solution n’y est trouvée. Les mercenaires et soldats tchadiens et tant d’autres continuent de s’infiltrer en territoire centrafricain tout en commettant des exactions sur les civils. A quand la protection de nos frontières par nos FDS ?

La déliquescence de l’armée nationale

Ce sont les pratiques politiciennes mises en œuvre par les gouvernements successifs qui ont contribué à la tribalisation de l’armée nationale ; la promotion de la médiocrité au détriment de l’excellence, le clientélisme, l’affairiste outrancier des officiers et le choix inconséquent de privilégier les gardes prétoriennes au détriment de l’armée nationale qui demeure sous équipée. Sur ce, le chef suprême de l’armée centrafricaine, le chef de l’Etat, Professeur Faustin Archange Touadéra fait un travail titanesque pour redorer le blason de notre armée nationale.

Le trafic illicite d’armes de guerre par les milices

De nos jours, la République Centrafricaine est devenue une véritable poudrière à ciel ouvert avec le trafic illicite d’armes de guerre par les milices, en provenance des pays voisins et des régions en conflit en Afrique. Profitant de l’absence de l’autorité de l’Etat dans bon nombre de nos villes, les groupes armés se dotent en armes et munitions au vu et au su de la Minusca. Face à ce phénomène, il est du ressort du gouvernement de surveiller ses frontières, ce qui n’est pas d’actualité pour le moment.

Le cantonnement et le désarmement des Anti-Balaka et des ex-Séléka

Pour favoriser la sécurité sur toute l’étendue du territoire national, le peuple centrafricain exige du gouvernement et de la Minusca, le cantonnement suivi du désarmement des milices Anti-Balaka et ex-Séléka. Mais tout porte à croire que les Centrafricains ont prêché dans le désert de Sahara. Il n’y a ni cantonnement ni désarmement de ces hommes en armes. Viendra ou viendra pas ? Difficile de le savoir.

Au vu de ce tableau que nous avons brièvement brossé par rapport aux préoccupations communes des Centrafricains, nous pensons pour notre part qu’il y a eu des réalisations mais beaucoup restent à faire par le gouvernement pour ramener la paix et la sécurité en Centrafrique.

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

  

 

 

GAMBOULA DANS L’ŒIL DU CYCLONE : 07 PERSONNES KIDNAPPEES PAR LE MOUVEMENT REBELLE « SIRIRI » DONT 03 LIBEREES

 

Le mouvement rebelle « SIRIRI » monte en puissance dans la préfecture de la Mambéré-Kadeï. Depuis un certain temps, les combattants de ce groupe armé sèment la terreur et la désolation au sein des populations civiles. Il ne se passe pas un jour sans que des cas d’actes barbares soient enregistrés. Ces exactions de tout genre se passent le plus souvent dans la ville de Gamboula.

En effet, d’après un habitant de la ville de Gamboula qui a requis l’anonymat, « à la fin du mois d’août dernier, précisément le 28, sept (7) personnes dont cinq (5) hommes et deux (2) femmes ont été kidnappées par les rebelles de SIRIRI. Quelques jours après, les deux (2) femmes et un (1) homme ont été libérés par leurs ravisseurs. Les quatre (4) autres sont encore entre leurs mains. Jusqu’à ce jour, nous ne savons dans quelle condition se trouvent nos compatriotes qui ont été pris en otage. Leurs familles respectives s’inquiètent de leurs conditions de détention ».

Justement par rapport à ce kidnapping, le sous-préfet de Gamboula, sieur Piri exhorte le gouvernement à tout mettre en œuvre pour libérer les quatre (4) otages. « Les rebelles du mouvement SIRIRI sont dans les villages aux environs immédiats de Gamboula. Ils viennent jusque dans la sous-préfecture et même dans ma résidence. Ils sont lourdement armés. J’exhorte le gouvernement à voler au secours de la population de Gamboula qui est prise en otage par ce mouvement rebelle et à tout faire pour libérer ces quatre hommes qui sont entre leurs mains », a-t-il fait savoir.

 Un autre habitant, toujours sous couvert d’anonymat, dit ne pas connaître les motivations de ces combattants rebelles et demande au gouvernement de redéployer les Forces Armées Centrafricaines (FACA) à Gamboula. « Vraiment avec l’arrivée des combattants de SIRIRI dans notre localité en 2016, nous nous confrontons à d’énormes difficultés. Ils sèment la terreur et la désolation parmi la population qui ne peut vaquer normalement à ses occupations habituelles. Aller aux champs, à la pêche, à la chasse, est un véritable calvaire. Les éleveurs sont constamment pris pour cible par ces bandits de grand chemin, ces malfrats, ces hors-la-loi.

Jusqu’au jour d’aujourd’hui, nous ne connaissons pas leurs réelles motivations. Que cherchent et que veulent-ils ? Difficile de le savoir. Même après le rapt de ces 07 personnes dont 03 ont été libérées, ces rebelles ne se sont pas encore prononcés sur le motif de leur kidnapping et les conditions de leur libération. Veulent-ils qu’on leur verse une rançon ? Personne ne le sait. C’est pourquoi, nous demandons au gouvernement de déployer le plus rapidement possible à Gamboula nos Forces de Défense et de Sécurité pour protéger la population contre les actes barbares de ces criminels. Depuis 2016 à ce jour, nos souffrances ont débordé le vase », a-t-il martelé.

Sans nous tromper, le mouvement SIRIRI s’étend progressivement dans la préfecture de la Mambéré-Kadeï. Après Gamboula qui se trouve aujourd’hui dans l’œil du cyclone, si rien n’est fait pour arrêter sa progression, d’autres villes tomberont probablement sous leur contrôle. Si nos mémoires sont bonnes, les combattants de SIRIRI sont aussi présents dans la Nana-Mambéré, préfecture voisine de la Mambéré-Kadeï. C’est autant dire qu’ils grignotent doucement mais sûrement une bonne partie de la région de l’Ouest.

SIRIRI ne signifie pas exactions sur les civils mais plutôt la paix. Si ces rebelles étaient vraiment les combattants de la paix (SIRIRI), ils ne devaient pas s’en prendre aux populations. Malheureusement, tel ne semble pas être le cas. Au vu et au su de ce qui se passe dans la préfecture de la Mambéré-Kadeï en général et la ville de Gamboula en particulier, le gouvernement doit agir vite pour mettre hors d’état de nuire ces malfrats qui vivent sur le dos de nos compatriotes.

La récréation est terminée. Le dialogue prôné par le chef de l’Etat est tombé dans les oreilles des sourds. « Aux grands maux, de grands remèdes », dit-on.

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

 

RECRUDESCENCE DES BRAQUAGES ET DES VOLS A MAINS ARMEES A BANGUI : LE DG DE L’OCRB APPELLE LA POPULATION A LA VIGILANCE ET A L’AIDE

Dans ces derniers temps, nous constatons la recrudescence des braquages et des vols à mains armées; le ministère de l'intérieur chargé de la sécurité publique, en tant que baromètre du Gouvernement, ne peut pas en rester insensé.

C'est pourquoi, l'Office Central de Répression du Banditisme (OCRB) par la voix de son directeur, le colonel Bienvenu Zokoue, a fait un point de presse y relatif afin de rendre compte à la population, de ses actions menées à cet effet.
A l'OCRB, il est question d'une force de police au service de la Nation. D'où cette assurance à cette population de rester tranquille. Ses forces de sécurité intérieure sont à pied d'œuvre pour sa quiétude.

Face à cette situation, l'OCRB, en tant qu’unité d'élite de la police, a fait un véritable travail de titan pour aboutir aux résultats tels que la main mise sur plus d'une dizaine de malfrats dont:

- le démantèlement d'une association de malfaiteurs opérant pour voler et braquer des véhicules, motos et autres biens des ONG, de l'Etat et des particuliers;

- la récupération des armes à feu et minutions, pour ne citer que ceux-là.

Par ailleurs, le colonel Bienvenu Zokoue appelle toute la population à la vigilance et à l'aide dans le cadre d'information des forces de sécurité intérieure, afin de mettre définitivement fin à ces pratiques qui mettent à mal la quiétude et la tranquillité des bons citoyens.

 

Ministère Sécurité Publique

 

 

LES FACA ONT ARRETE DES TRAFIQUANTS D’ARMES A BANGASSOU

 

Résumé : Le mercredi 5 septembre 2018, les soldats des Forces Armées Centrafricaines (FACA) déployés à Bangassou, chef- lieu de la préfecture du Mbomou ont arrêté et détenu une femme nommée BINI et un homme qui ont trafiqué des armes pour le compte des déplacés internes musulmans du Petit Séminaire Saint Louis.                

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LA GUERRE CONTRE LES TERRORISTES EST LANCÉE : Paoua, ouham-pende.

D’aucun pensait hier que c'est une blague, mais la chasse a déjà commencé. L'armée nationale centrafricaine, comme l'a prôné son Chef suprême Faustin Archange Touadéra, fait de la violence légitime pour protéger le peuple et les institutions.

Les FACA fouillent, chassent et neutralisent tous les arsouilles, tous ceux qui porteront leur armes contre le peuple centrafricain.

A suivre, la mission continue...

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L’Interdiction des jeux de hasard chinois « Casino » par le ministre WANZET LINGUISSARA, n’est que de la poudre aux yeux

Décidément, les autorités chargées de la régulation de la vie publique en République centrafricaine marchent la tête en bas. Et pour cause, la souffrance du peuple où elles sont appelées à servir est le cadet de leur souci. En effet, atterries en Centrafrique fin 2017 comme un OVNI (Objets Volants Non Identifiés), les machines à sou chinoises communément appelées « Casino » ont occasionné la raréfaction des pièces de monnaie, plus précisément les jetons de 100 F CFA.

Malgré plusieurs plaintes émises ici et là par des commerçants et vendeuses, en ce qui concerne la rareté des jetons de 100 F CFA dans la ville de Bangui, les autorités municipales et celles chargées de la sécurité publique, ont brillé par un mutisme, et ce, jusqu’au pourrissement de la situation que nous vivons aujourd’hui.

Et c’est maintenant que le ministre de l’Administration du territoire et de la décentralisation, Wanzet Linguissara dans le rôle du médecin après la mort, vient de prendre une mesure d’interdiction temporaire des machines à sou « Casino ». Une mesure jugée tardive par les Banguissois, pour la simple raison que ces machines à sou ont fait disparaitre pratiquement tous les jetons de la capitale, pénalisant par la même occasion les commerçants qui n’arrivent plus à écouler normalement leurs marchandises, faute de monnaies.

Pour Edgar, vendeur ambulant de café au marché central de Bangui, « Les dispositions prises par le ministre Linguissara ne sont que de la poudre aux yeux. Les autorités du pays nous prennent pour des zozos, c’est depuis plus d’une année, que nous, les « chercher à manger », avons décrié le fait que ces jeux de Casino pompent tous les jetons ». Et d’ajouter, « Tenez, monsieur le journaliste, moi par exemple, je vends du café à 100 ou 125 F CFA. Si un client apporte 500 F CFA et que je n’ai pas la monnaie pour le lui rendre, je perds du coup ! Et dans cette situation, les taximen et les mamans-vendeuses de beignets souffrent également de cette disparition inopinée des jetons à Bangui ».

Hormis cette mesure bien tardive, les forces de l’ordre devraient bien scruter le propriétaire de ces machines à sou. Car aux dernières nouvelles, il s’est avéré que la plupart de ces jeux d’argent (machines à sou) sont détenus par la  Société privée ARENA qui a déjà gagné la sous-région de la CEMAC (le Cameroun, le Congo Brazza, le Gabon, la Guinée Equatoriale, le Tchad et désormais la RCA). L’autre facette de cette machine à sou, selon une source qui a requis l’anonymat, « cette société chinoise recycle les nouveaux jetons du franc CFA pour en extraire l’or, l’argent et le nickel qu’ils contiennent après transformations ». Si ces informations venaient à se confirmer, la RCA fait actuellement face à une perte à grande échelle de ses pièces de 100 F CFA.

Rappelons que, depuis l’installation de ces jeux de hasard à Bangui, on a enregistré une montée en flèche des cas de banditisme et de déperdition scolaire sans que les autorités ne réagissent.

En attendant, la mauvaise gestion d’octroi des autorisations aux entrepreneurs douteux qui viennent vendre la mort ou leurs marchandises de contrebande dans notre pays exposera tôt ou tard la RCA en une plaque tournante de la contrebande, où les pédophiles, les seigneurs de guerre et les narcotrafiquants dicteront leurs lois, tout comme en Colombie.

 

Sinclair ARIES

 

 

 

FAUSTIN ARCHANGE TOUADERA DE RETOUR AU BERCAIL

A tout Seigneur, tout honneur. Le Président de la République, Chef de l’Etat, Professeur Faustin Archange Touadéra, regagne Bangui ce mardi 11 septembre 2018 à 15 heures, après avoir pris part au Sommet Chine-Afrique. En marge de ce Sommet, la coopération sino-centrafricaine a été renforcée, des contrats ont été signés. La Chine tire la RCA vers le haut, pour qu’elle sorte de la crise, de la misère et de la pauvreté. La population est tenue d’aller accueillir son président à son retour triomphal.

Julien BELA

 

 

« IL N’YAURA PLUS DE COUP D’ETAT EN RCA », « VILLES SANS ARMES, SANS GROUPES ARMES », « MISES EN GARDE » : DES OPIUMS POUR LE PEUPLE CENTRAFRICAIN

 

Chaque jour qui passe en République Centrafricaine correspond à une nouvelle formule mathématique inventée par les responsables de l’ONU et de l’Union Africaine (UA) pour résoudre la crise. Malheureusement, toutes ces équations à plusieurs variables ne donnent pas un résultat concret. Les Centrafricains restent et demeurent sur leur soif. Hier, c’étaient « ligne rouge », « Bambari et Kaga-Bandoro, villes sans armes et sans groupes armés », « mises en garde contre les groupes armés ». Aujourd’hui, on nous laisse entendre qu’« il n’y aura plus de coup d’Etat en RCA ». Ces slogans ne sont-ils pas des opiums pour le peuple centrafricain ?

Ligne rouge

En 2013, la Micopax, une force sous-régionale avait tracé une ligne qu’elle avait appelée « ligne rouge ». Cette fameuse ligne rouge à Damara avait vu le jour pour empêcher la coalition Séléka de prendre le pouvoir de Bangui. Que s’était-il passé le 24 mars ? Comme tous les Centrafricains le savent, cette ligne rouge s’était métamorphosée en boulevard, pour ne pas dire ligne verte. L’ex-coalition Séléka de Michel Djotodia a chassé le président général François Bozizé Yangouvonda du pouvoir.

A Bambari, chef-lieu de la préfecture de la Ouaka, une telle ligne avait été aussi tracé par la Minusca de Parfait Onanga-Anyanga à 40 kilomètres de cette ville. Aujourd’hui, le constat est amer. Les combattants de l’UPC ont franchi et envahi cette ville. Où est passée la ligne rouge ?

Bambari et Kaga-Bandoro, villes sans armes et sans groupes armés

Les villes de Bambari et de Kaga-Bandoro étaient déclarées, « villes sans armes et sans groupes armés », par un haut responsable des Nations Unies. Nos compatriotes résidant dans ces villes précitées avaient sauté de joie à l’annonce de cette déclaration. Pour eux, c’était la fin des exactions des groupes armés sur les populations de ces localités. Malheureusement, tel ne semble pas être le cas. Les armes circulent à ciel ouvert et les combattants des branches dissidentes de l’ex-coalition Séléka, ainsi que les Anti-Balaka ont élu domicile dans ces villes, sous la barbe des Casques bleus de la Minusca qui assistent sans réagir aux tueries, aux massacres, aux incendies de maisons et villages entiers. Circuler à l’heure actuelle dans ces localités est un serpent de mer difficile à avaler. Les groupes armés les contrôlent et dictent leur loi à qui veut les entendre. Aujourd’hui, cette formule mathématique à plusieurs variables est-elle encore d’actualité ? Non et absolument non. Elle est caduque, sans effet et dénuée de tout fondement.

Mises en garde contre les groupes armés et ultimatums

Les mises en garde lancées par la Minusca contre les groupes armés pleuvent à longueur de journée. Mais sur le terrain, c’est un autre son de cloche. Certains contingents de la Minusca soutiennent les groupes armés, précisément les combattants Séléka dans leur rage destructrice, meurtrière. Quand on est du côté de quelqu’un, peut-on lancer une mise en garde contre lui ? C’est pourquoi, les multiples mises en garde de la mission onusienne en RCA contre les groupes armés n’ont rien donné. En aucun cas, la Minusca n’a appliqué l’une de ses mises en gardes. Ce qui fait que les populations civiles qu’elle est censée protéger broient du noir, croupissent sous les bottes de ces seigneurs de guerre.

Il en est de même des ultimatums de la Minusca. A l’expiration de ceux-ci, les Casques bleus n’agissent pas pour protéger les civils pris entre le marteau et l’enclume de ces rebelles, même si ces derniers campent sur leur position. Après tout, c’est toujours le dialogue que la Minusca engage avec ces groupes armés. L’ultimatum devient de facto une lettre morte. Dans ce cas de piètre figure, comment voulez-vous que les rebelles prennent en considération les mises en garde et les ultimatums de la Minusca ?

Il n’y aura plus de coup d’Etat en RCA

« Il n’y aura plus de coup d’Etat en RCA », cette déclaration est sortie de la bouche du représentant de l’Union Africaine, Moussa Nébié, en mission à Bangui. La réaction à cette déclaration ne s’est pas fait attendre. L’ONG Lutte Contre la Déstabilisation de l’Afrique n’est pas passée par quatre chemins pour dire au peuple centrafricain, « N’ayez pas confiance à cette institution criminelle. Il y a peut-être un coup d’Etat en préparation. Méfiez-vous des déclarations venant de l’UA, c’est pour vous endormir ».

Cette ONG n’a-t-il pas raison de dire qu’il y a peut-être un coup d’Etat en préparation ? Les Centrafricains, d’où ils se trouvent, doivent se méfier des déclarations des responsables de l’ONU et de l’UA car elles sont faites pour nous endormir. Ce qui se passe dans les couloirs de ces institutions est autre que ce qui se dit sur le bout des lèvres. C’est la raison pour laquelle nous avons dit que ces déclarations sont des opiums pour le peuple centrafricain. Car, si nous observons ce qui se passe à Bangui et dans les villes de l’arrière-pays, nous comprenons aisément leurs motivations. « Ligne rouge », « villes sans armes et sans groupes armés », « mises en garde et ultimatums », ont-ils donné quoi dans le vécu quotidien des Centrafricains ? Faut-il croire aussi à la déclaration de Moussa Nébié avec les manipulations des groupes armés par la France et le Tchad ?

Nous devons être vigilants et ne pas céder aux manœuvres machiavéliques d’où elles viennent pour préserver notre cher et beau pays, la RCA que nous a léguée feu président fondateur Barthelemy Boganda. Ces déclarations sont des farces ou des opiums.

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

 

 

 

FAUSTIN ARCHANGE TOUADERA DE RETOUR AU BERCAIL

 

A tout Seigneur, tout honneur. Le Président de la République, Chef de l’Etat, Professeur Faustin Archange Touadéra, regagne Bangui ce mardi 11 septembre 2018 à 15 heures, après avoir pris part au Sommet Chine-Afrique. En marge de ce Sommet, la coopération sino-centrafricaine a été renforcée, des contrats ont été signés. La Chine tire la RCA vers le haut, pour qu’elle sorte de la crise, de la misère et de la pauvreté. La population est tenue d’aller accueillir son président à son retour triomphal.

 

Julien BELA

 

 

 

 

CBCA : OUVERTURE DE L’AGENCE « LI TI NGOU » OU « SOURCE D’EAU » SOUS L’AUTORITE DU MINISTRE DES FINANCES

« L’agence « Li Ti Ngou » est une succursale de la CBCA ( Commercial Bank Of Central African ) qui a ouvert ses portes ce vendredi 07 septembre 2018 à 09 heures. La Cérémonie d’ouverture était placée sous l’autorité du ministre des Finances Henri-Marie Dondra, avec à ses côtés, le directeur national de la BEAC, le député du 1er arrondissement, le représentant du Maire de Bangui, le directeur général de la CBCA, les directeurs généraux et l’ensemble du personnel de ladite banque. Après le représentant de la municipalité de Bangui qui s’est réjoui de cette heureuse opportunité, tout en souhaitant la bienvenue aux personnalités présentes, c’est le directeur général de la CBCA qui a brossé une brève histoire de l’évolution de la CBCA, puis a exhorté le public à ouvrir des comptes dans la nouvelle agence, s’il ne l’a pas encore fait, avant de s’appesantir sur les perspectives d’avenir de la CBCA et les offres à court terme qui placeront la Banque au standard international. Enfin, le ministre, dans une brève improvisation, s’est félicité des efforts déployés par la CBCA, sortant d’une période extrêmement difficile et délicate. Il a remercié le directeur général et l’ensemble du personnel. Il s’est réjoui du Banking qui permet à la CBCA d’être dans les normes internationales. A ce propos, suivons l’intervention du Directeur général de la CBCA. »

Julien BELA

L’histoire retiendra que le bâtiment qui nous abrite ce jour a fait l’objet de deux inaugurations :

La 1ère a eu lieu, jour pour jour, il y a 64 ans et la 2nde se tient aujourd’hui.

N’ayant pas d'autre choix, nous avons décide de nommer cette Agence «LI TI NGOU» car, c’est elle qui a engendre l’Agence Centrale.

La Commercial Bank Centrafrique (CBCA) est une Société Anonyme de droit Centrafricain. Elle offre plusieurs gammes de produits et services.

Les nombreux services implantes au cours du premier trimestre 2018 sont :

- Le SMS BANKING qui permet d'informer nos clients en temps réel de toutes les opérations effectuées sur leurs comptes.

- Les cartes bancaires GIMAC qui servent a faire des retraits d’espèces sur les distributeurs de toutes les banques installées en RCA ainsi que dans la sous région CEMAC.

La CBCA dispose de 4 Agences dont (2) en province. Elle est aujourd’hui la seule banque a entretenir des Agences en province en dehors des structures de micro finance.

- La création de cette nouvelle agence dénommée « LI TI NGOU » a été décidée par le Conseil d'Administration dans  le but de changer les guichets de l’Agence Centrale. Ce, au regard de l’augmentation continuelle du nombre de clients ces dernières années (à cet effet, nous faisons un clin d’œil a la clientèle pour la confiance. Cette nouvelle agence comporte 03 caisses dont une, est dédiée aux transferts Western Union.

Dans sa quête permanente d’offrir un service de qualité (valeurs de la Banque : Humanisme, professionnalisme, Intégrité, Créativité) à la clientèle, la CBCA va bientôt lancer 02 principaux produits à savoir :

- 1. Le E-BANKING qui permettra aux clients de consulter, d'exécuter des virements de compte a compte a tout moment via une connexion internet.

- 2. La carte bancaire visa pour les transactions internationales. II y a lieu de préciser que ces 02 projets seront opérationnels courant 2018.

Nous voudrions saisir cette opportunité pour témoigner notre gratitude aux Autorités politiques pour leur appui au bon fonctionnement du système bancaire en général et à celui de notre établissement la CBCA en particulier.

Nous remercions particulièrement tout le personnel pour son abnégation au travail.

Nous ne saurions terminer nos propos sans un hommage particulier à l’entreprise DDN ainsi qu’à Monsieur Jean Paul MARADAS NADO qui nous ont fait vivre l’assertion suivant laquelle, lorsqu'on n'a pas les moyens de sa politique, on fait la politique de ses moyens. Nous vous disons sincèrement merci pour ce travail remarquable.

- Excellence Monsieur le Ministre des Finances et du Budget,

- Monsieur le Directeur National de la BEAC,

- Honorable Députe du 1er Arrondissement,

- Monsieur le Président de la Délégation Spéciale de la ville de Bangui,

- Monsieur le Maire du 1er Arrondissement,

- Messieurs les Directeurs Généraux des Sociétés,

- Distingues invites, en vos rangs, grades et qualités,

L'occasion faisant le larron, je vous exhorte a rester a la fin de cette cérémonie ouvrir vos comptes au cas ou vous n'en auriez pas encore.

 

Je vous remercie.

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MESSAGE DE SOUTIEN AU PRESIDENT FAUSTIN ARCHANGE TOUADERA

 

Enfin le bout du tunnel avec la politique de coopération du Président Archange Faustin Touadéra. Allons nombreux l’accueillir à l’aéroport Bangui-M’Poko après un séjour fructueux en Chine.

Après l’espoir qu’il a fait renaître en nous,  population centrafricaine, la formation et la restructuration de notre armée nationale, le redéploiement de notre armée nationale dans nos villes de provinces, grâce à la coopération russe. Tout ceci prouve l’envie et l’abnégation de bien faire du Président Archange Faustin Touadéra.  De mon avis personnel, je pense qu’il est sur les traces de nos anciens Chefs de l’Etat, Président Fondateur Barthélémy Boganda de la République Centrafricaine, Président Jean Bedel Bokassa qui a son temps avait fait de la RCA l’un des pays où il faisait bon vivre et envié par beaucoup d’autres pays africains. Le Président André Kolingba qui avait fait de la RCA un pays auto-suffisant alimentaire ainsi nous avait aussi doter d’une armée réellement nationale.

Benjamin GREKOY

 

 

 

 

Toutes les infos du Mardi 11 Septembre 2018

Cm n 2793 du mar 11 sept 2018

AHS-RCA : LE PLUS GRAND SCANDALE FINANCIER DU SIECLE AVEC LE MINISTRE THEODORE JOUSSO; ARTICLE 10 ET ARTICLE 2, OU VONT LES RECETTES ?

 

Les activités de la société AVIATION HANDLING SERVICE CENTRAFRIQUE (AHS-RCA), chargée d’assistance en escale à l’Aéroport International Bangui M’poko, sont suspendues. Et pour cause, une gestion scandaleuse, opaque et nébuleuse du ministre Théodore Jousso. Deux arrêtés du premier ministre, Chef du gouvernement, l’un du 04 septembre 2018, N° 0021, portant suspension de l’Arrêté N° 001/17/MTAC/DIRCAB/DGTAMH du 03/10/2017 ; l’autre N° 022, du 05/09/2018, crée une administration provisoire chargée d’assurer la gestion des activités d’assistance en escale à l’Aéroport International Bangui M’poko. L’Administration provisoire est composée comme suit : Président : Binga Bassoukpalo ; Vice-président : Guy Blaise Ouaby ; Laurent Léngandé, Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de Bangui ; le Cabinet AFRIC AUDITEC, représenté par Eric Sorongopé Zoumandji, Expert comptable.

L’Administration provisoire qui assure la gestion provisoire des activités d’assistance en escale, est chargée de :

- Assurer la bonne gestion des activités d’assistance en escale à l’Aéroport International Bangui M’poko, pendant la période provisoire ;

- Autoriser tous les actes de gestion, en ce qui concerne le recouvrement des droits et taxes et l’exécution des dépenses de fonctionnement ;

- Ouvrir un compte bancaire pour loger les recettes tirées des activités d’assistance en escale ;

- Procéder à un AUDIT financier et comptable de la société AHS-RCA depuis sa création en vue de vérifier la conformité des déclarations des chiffres d’affaires annuels déclarés ;

- Rédiger un Rapport de fin de mission dans la perspective de la signature d’un nouveau contrat de concession de l’activité d’assistance en escale en République Centrafricaine. Le mandat est de trois mois.

Où vont les recettes ?

L’ASECNA verse des sommes au ministre Théodore Jousso. Art 10 verse : 6.450.000 FCFA. Article 2 verse : 4.000.000 FCFA. Et pourtant, un texte interdit aux sociétés de financer les départements ministériels. Les 4.000.000 FCFA sont octroyés par le siège de l’ASECNA à Dakar, pour appui institutionnel, autrement dit, la formation, le renforcement des capacités du personnel. Or, le ministre Jousso a ouvert un compte propre à lui pour gérer à titre personnel et de manière opaque, nébuleuse, mafieuse ce fonds. Article 10 a acheté un véhicule V8 au ministre, mais curieusement à usage domestique . Le Fonds de développement par voie d’eau a également acheté un véhicule au ministre, mais affecté à d’autres fins.

Gestion chaotique des Ressources Humaines

Le Délégué du directeur général, Kossimazouka a été limogé afin que le ministre ait les mains libres et la voie libre pour faire ce que bon lui semble. ATAZI nommé délégué du directeur général par intérim n’est pas encore confirmé. C’est l’homme de main du ministre Jousso, chargé de massacrer les recettes, pour renflouer les poches de celui-ci .

 

AHS-RCA

Les recettes annuelles de cette société avoisinent les deux milliards de francs CFA. Les redevances de concession qui reviennent à l’Etat centrafricain font 08 %, dont 70 % à l’ANAC et 30 % au MTAC. Il se trouve aussi que le contrat de AHS-RCA est arrivé à expiration en 2017. Par contre, la reconduction de l’agrément qui court encore, n’a respecté aucune clause. En 2016, la totalité des 08 % de redevances de concession, a été empochée par le ministre en personne. Son aide de camp est l’argentier de circonstance. C’est lui qui décharge le montant intégral variant entre 20 et 30 millions de FCFA. Un jour, le caporal des FACA, son aide de camp, prend le même montant et s’évanouit dans la nature. Les efforts du ministre Jousso pour récupérer cet argent ont été vains. « Monsieur, si vous voulez cet argent, allons en justice. Vous aussi, vous avalez l’argent de l’Etat. Ce n’est pas normal… », a dit le caporal. Le ministre ne pouvait se permettre d’aller en justice.

L’épouse du ministre Jousso intervient dans les affaires de l’Etat avec AHS-RCA, incroyable, mais pourtant vrai ! Dieu merci, l’Administration provisoire a pris fonction depuis ce jeudi 06 septembre 2018. Un AUDIT a démarré pour faire l’état des lieux de AHS-RCA.

La bonne gouvernance

Toutes les compagnies aériennes et le personnel de AHS-RCA ont sauté du champagne, dansé la Bamboula, pour saluer les deux arrêtés du premier ministre qui sauvent AHS-RCA du naufrage collectif. C’est la panique au sein des Jousso (M. et Mme). Des appels de détresse des Jousso au chef de l’Etat, au ministre de la justice, mais hélas, peine perdue. Le premier ministre a frappé dur, un coup de maître, car un ministre ne peut se permettre de telles extravagances avec les deniers de l’Etat. En principe, le couple Jousso mérite la détention préventive.

Le personnel de AHS-RCA promet de confectionner  une banderole pour soutenir le premier ministre, et faire à cœur ouvert le grand déballage. Il faut préciser que le Procureur de la République est membre de l’Administration Provisoire. Les carottes sont bien cuites pour le ministre Jousso. L’AUDIT promet d’autres révélations scandaleuses, spectaculaires. Il y a une culture que les ministres caressent, « nommer des gens qui font leur volonté et non celle de l’Etat, l’employeur ».

A la Socatel, ce fut le même schéma entre le ministre de tutelle et le directeur général, Gréla-Mpoko. Le même schéma encore entre le ministre des Transports et de l’Aviation Civile et le délégué du directeur général, Kossimazouka. Les DG qui ont la tête sur les épaules, accrochés à l’orthodoxie financière, sont limogés, alors qu’en réalité, ils rendent service aux ministres. Malheureusement, les ministres préfèrent ceux qui agissent à l’aveuglette, font leur volonté, incompétents, médiocres. L’essentiel est d’être au service des caprices d’un ministre, véritable criminel économique. Et patatras, le scandale éclate au grand jour.

L’Audit de AHS-RCA réserve d’autres révélations encore plus scandaleuses et plus désagréables. La RUPTURE prônée par Touadéra ne concerne pas le ministre Théodore Jousso qui se croyait tout permis. Il est au gouvernement pour se servir, se faire servir sur un plateau d’or, car il n’a de compte à rendre à personne. L’impunité Zéro ne concerne que les groupes armés et non la gouvernance, la transparence, l’intégrité, l’honnêteté. Le premier ministre a simplement levé le voile sur un crime financier érigé en mode d’enrichissement rapide. Le dossier est lourd, voire très lourd. (Feuilleton à suivre). Nos investigations se poursuivent.

(Pièce jointe, page 08)

 

Julien BELA

 

 

L’Editorial de Julien BELA

ASSEMBLEE NATIONALE : DELINQUANCE PARLEMENTAIRE AVEREE

 

Jamais dans l’histoire de l’Assemblée Nationale Centrafricaine, une législature n’a été aussi tumultueuse, convulsive, navigant de turbulence en turbulence. Casses, bagarre, injures, sont le lot au quotidien. Tous les coups sont permis, une véritable équipe de football «As Ngbota ». Le ballon passe, mais le tibia ne passe pas. Le parlement centrafricain est tombé plus bas que terre. Même le jeune Alfred Poloko a la tête du Conseil Economique et Social n’a jamais atteint un tel seuil, ne l’atteindra pas. Comment l’Assemblée Nationale peut-elle flotter de cette manière, être ballotée à tout vent, chaude, sèche, humide. L’Assemblée Nationale s’est transformée en cirque des gladiateurs, ou des mauvais troglodytes. La délinquance parlementaire a atteint son paroxysme et a débordé le vase.

Karim Meckassoua, président de l’Assemblée Nationale, est trainé en justice et battu à plat de couture par une dame de fer. Candidat à l’élection présidentielle de 2015, il n’a eu que trois pour cent (3%). Rien d’étonnant s’il est mis K.O par arrêt du Tribunal Administratif. La dame n’a commis aucune faute professionnelle, pour mériter le sort que lui a réservé Karim Méckassoua. L’arbitraire est de mise. La RCA, lentement mais sûrement, s’édifie sur un socle de droit. Le Tribunal Administratif a dit le droit pur, limpide comme l’eau de roche. L’Assemblée Nationale n’est la propriété d’une personne, c’est une institution de l’Etat. La gouvernance ne doit souffrir de l’humeur de personne. Le député de Bambari est entré en éruption, après le spectacle haut de gamme de la casse de madame Béa, en passant madame Dékono, personnel administratif de l’institution, c’est trop !

Haut lieu de la démocratie, l’Assemblée Nationale centrafricaine est devenue le Far-West, une jungle où la délinquance parlementaire est étalée au grand jour sur la place publique. Pour des députés élus de la nation, représentants du peuple, aucune excuse n’est possible. Peut-on diriger un Etat, quand on n’est pas en mesure de conduire de main de maître, la seconde institution du pays ? Quelle surprise désagréable nous réserve encore l’avenir, avec une présidence flottante, chaotique, calamiteuse. Pendant la campagne électorale, que ne disait-on pas, c’est l’homme le plus fortuné, le plus riche, le plus nanti. Malheureusement, la réalité du terrain nous démontre totalement le contraire. Ah, les Centrafricains prennent tout ce qui brille pour de l’or, pauvre Centrafrique ! La majorité des candidats à l’élection présidentielle, a démontré ses limites. Il faut louer la lucidité et la faculté de discernement pour un vote utile du peuple centrafricain lors des scrutins de 2015. Bravo !  

 

Julien BELA

 

 

 

BRIA : 12 CORPS DE DEPLACES INTERNES DECOUVERTS ET LA MINUSCA EST POINTEE DU DOIGT

Depuis deux (02) semaines, la situation sécuritaire reste toujours tendue, précaire et volatile à Bria, chef-lieu de la préfecture de la Haute-Kotto. Cela fait suite aux affrontements meurtriers opposant la coalition FPRC-UPC aux Anti-Balaka, à cause des barrières érigées à Bornou, un quartier populaire de cette ville, drainant encore de déplacés internes qui vivent dans des conditions indécentes dans le site de fortune situé au P.K 3, proche de la base des Casques Bleus de la Minusca.

Qu’à cela ne tienne, la découverte de douze (12) corps de déplacés internes, enlevés, il y a de cela cinq (05) jours, ne fait qu’empirer davantage la situation sécuritaire qui prévaut actuellement à Bria. A cet effet, la situation demeure toujours confuse, car l’on ne sait pas qui des combattants de la coalition FPRC-UPC et des Anti-Balaka, est à l’origine de ces crimes odieux, d’enlèvements et de tueries de douze(12) déplacés internes.

Suite à cette découverte macabre, la population de Bria avait manifesté son ras-le bol devant la base des Casques Bleus de la Minusca, le samedi 08 septembre dernier. Et ceci pour exiger de la Minusca de prendre en main ses responsabilités en matière de protection de la population civile conformément à son mandat, face aux exactions de tout genre des groupes armés. La même population, n’ayant plus confiance aux soldats onusiens, a exigé du gouvernement l’envoi immédiat des éléments des FACA à Bria pour assurer sa protection et garantir la libre circulation des personnes et des biens.

Et pourtant, lors de la conférence de presse hebdomadaire de la Minusca du mercredi 05 septembre, son porte-parole, Vladimir Monteiro, avait clamé haut et fort que, « la ville de Bria est passée sous le contrôle des Casques Bleus et que l’ordre leur a été intimé par le haut commandement à Bangui de veiller sur la protection des civils,  tout en démantelant les barrières illégales érigées çà et là par ces groupes armés belligérants ». Mais où en sommes-nous avec l’exécution de cet ordre ? Et que se passe-t-il actuellement sur le terrain à Bria ? Autant de questions qui mériteraient plus d’éclaircissements de la part du haut commandement de la Minusca. Et ceci pour éclairer la lanterne du peuple centrafricain et de ses dirigeants. Car trop, c’est trop !

 

Le Petit YEKOA

 

 

LES PREOCCUPATIONS COMMUNES DES CENTRAFRICAINS LORS DES CPB ET DU FNB ONT-ELLES ETE MISES EN PRATIQUE PAR LES AUTORITES ?

 

Les Consultations Populaires à la Base (CPB) se sont déroulées fin 2014, début 2015 sur toute l’étendue du territoire national. Les Centrafricains du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest se sont prononcés sur les différents points qui entravent le bon fonctionnement de l’Etat et qui les empêchent de s’épanouir. Lors du Forum National de Bangui (FNB), ces préoccupations ont été consolidées dans les recommandations. Il s’agit notamment du climat d’insécurité généralisée ; de la mauvaise gestion des fonds du programme Désarmement, Démobilisation, Réinsertion (DDR) ; de l’entrave à la libre circulation des personnes et des biens ; de l’insuffisante application des résolutions du Conseil de Sécurité des Nations Unies par la Minusca ;  de la porosité des frontières ; du trafic illicite d’armes par les milices ; du cantonnement et désarmement des Anti-Balaka et des ex-Séléka.

Le climat d’insécurité généralisée

Dans la majorité des villes de nos provinces, l’insécurité est galopante. Les Anti-Balaka et ex-Séléka se croient tout permis dans les zones sous leur contrôle. Les braquages, les viols et abus sexuels, bref des actes barbares sont commis par ces bandits de grand chemin sur les populations civiles. Cette situation est justifiée par la déliquescence de l’armée, la porosité des frontières facilitant la prolifération des armes de guerre.

Aujourd’hui, nous pensons que dans certaines villes telles Paoua, Bangassou, Bambari…, la vie reprend peu à peu son cours avec le redéploiement des Forces Armées Centrafricaines (FACA). Peut-être dans quelques mois, l’insécurité généralisée cédera le pas à la sécurité car les autorités du pays s’attèlent.

La mauvaise gestion des fonds du programme DDR

La population centrafricaine pense que le programme DDR a été mal géré dans le passé, ce qui est à la base des conflits récurrents, des rébellions à répétition dans le pays. Pour elle, le programme DDR ne sera réglé qu’avec la mise en place d’une structure de gestion transparente de celui-ci en vue de permettre à notre pays de sortir définitivement de la spirale de violences.

Justement par rapport à ce DDR, une bonne structure est mise en place aujourd’hui pour gérer ce volet. Ce sont les groupes armés qui donnent du fil à retordre au gouvernement pour le finaliser. Les fonds sont déjà disponibles mais les groupes armés n’ont pas la volonté de déposer les armes. Cette fois-ci, le DDR ne sera pas comme celui sous le régime Bozizé où les fonds ont été dilapidés.

L’entrave à la libre circulation des personnes et des biens

Les populations ont dénoncé et continuent de dénoncer la présence des groupes armés non conventionnels, à savoir les ex-Séléka, les Anti-Balaka et les milices peuhles armées qui érigent des barrières illégales, procèdent aux rackets et à la confiscation de leurs biens. Sur ce point, des efforts ont été faits par les autorités du pays dans certaines localités mais beaucoup restent à faire pour mettre fin à cette entrave à la libre circulation des personnes et des biens. Nous exhortons le gouvernement à redéployer les Forces de Défense et de Sécurité dans l’arrière-pays, surtout dans les zones sous contrôle des groupes armés afin de dégager toutes les barrières illégales érigées ça et là. Car les Centrafricains veulent circuler librement sur la terre de leurs aïeux.

L’insuffisante application des résolutions du Conseil de Sécurité des Nations Unies par la Minusca

 Le peuple centrafricain constate que les Casques bleus de la Minusca n’appliquent pas pleinement les résolutions du Conseil de Sécurité des Nations Unies relatives à la protection des populations civiles. Il estime aussi que ses troupes ne sont pas suffisamment opérationnelles, ce qui l’expose à plus d’insécurité et aux exactions des milices armées et autres bandits de grand chemin. En outre, certains contingents de la Minusca sont de connivence avec les groupes armés.

Ce n’est un secret pour personne. Toutes les résolutions du Conseil de Sécurité de l’ONU votées en faveur de la RCA n’ont jamais été respectées par certains soldats onusiens déployés dans le pays de feu président fondateur Barthelemy Boganda. Les Centrafricains, les humanitaires, les serviteurs de Dieu sont massacrés sous leur barbe sans qu’ils réagissent. Ce ne sont pas les populations de Mobaye, Bria, Kaga-Bandoro, Mbrés, Bambari, pour ne citer que celles-ci qui nous démentiront. Leur immobilisme, passivité face aux groupes rebelles se poursuivent de nos jours.

La porosité des frontières

Pour la porosité des frontières de la RCA avec ses voisins, n’en parlons pas. Cette question a été soulevée par la population centrafricaine comme un facteur favorisant toutes sortes de trafics et l’occupation illégale d’une partie du territoire national par des forces étrangères. Et jusqu’à ce jour, aucune solution n’y est trouvée. Les mercenaires et soldats tchadiens et tant d’autres continuent de s’infiltrer en territoire centrafricain tout en commettant des exactions sur les civils. A quand la protection de nos frontières par nos FDS ?

La déliquescence de l’armée nationale

Ce sont les pratiques politiciennes mises en œuvre par les gouvernements successifs qui ont contribué à la tribalisation de l’armée nationale ; la promotion de la médiocrité au détriment de l’excellence, le clientélisme, l’affairiste outrancier des officiers et le choix inconséquent de privilégier les gardes prétoriennes au détriment de l’armée nationale qui demeure sous équipée. Sur ce, le chef suprême de l’armée centrafricaine, le chef de l’Etat, Professeur Faustin Archange Touadéra fait un travail titanesque pour redorer le blason de notre armée nationale.

Le trafic illicite d’armes de guerre par les milices

De nos jours, la République Centrafricaine est devenue une véritable poudrière à ciel ouvert avec le trafic illicite d’armes de guerre par les milices, en provenance des pays voisins et des régions en conflit en Afrique. Profitant de l’absence de l’autorité de l’Etat dans bon nombre de nos villes, les groupes armés se dotent en armes et munitions au vu et au su de la Minusca. Face à ce phénomène, il est du ressort du gouvernement de surveiller ses frontières, ce qui n’est pas d’actualité pour le moment.

Le cantonnement et le désarmement des Anti-Balaka et des ex-Séléka

Pour favoriser la sécurité sur toute l’étendue du territoire national, le peuple centrafricain exige du gouvernement et de la Minusca, le cantonnement suivi du désarmement des milices Anti-Balaka et ex-Séléka. Mais tout porte à croire que les Centrafricains ont prêché dans le désert de Sahara. Il n’y a ni cantonnement ni désarmement de ces hommes en armes. Viendra ou viendra pas ? Difficile de le savoir.

Au vu de ce tableau que nous avons brièvement brossé par rapport aux préoccupations communes des Centrafricains, nous pensons pour notre part qu’il y a eu des réalisations mais beaucoup restent à faire par le gouvernement pour ramener la paix et la sécurité en Centrafrique.

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

  

 

 

GAMBOULA DANS L’ŒIL DU CYCLONE : 07 PERSONNES KIDNAPPEES PAR LE MOUVEMENT REBELLE « SIRIRI » DONT 03 LIBEREES

 

Le mouvement rebelle « SIRIRI » monte en puissance dans la préfecture de la Mambéré-Kadeï. Depuis un certain temps, les combattants de ce groupe armé sèment la terreur et la désolation au sein des populations civiles. Il ne se passe pas un jour sans que des cas d’actes barbares soient enregistrés. Ces exactions de tout genre se passent le plus souvent dans la ville de Gamboula.

En effet, d’après un habitant de la ville de Gamboula qui a requis l’anonymat, « à la fin du mois d’août dernier, précisément le 28, sept (7) personnes dont cinq (5) hommes et deux (2) femmes ont été kidnappées par les rebelles de SIRIRI. Quelques jours après, les deux (2) femmes et un (1) homme ont été libérés par leurs ravisseurs. Les quatre (4) autres sont encore entre leurs mains. Jusqu’à ce jour, nous ne savons dans quelle condition se trouvent nos compatriotes qui ont été pris en otage. Leurs familles respectives s’inquiètent de leurs conditions de détention ».

Justement par rapport à ce kidnapping, le sous-préfet de Gamboula, sieur Piri exhorte le gouvernement à tout mettre en œuvre pour libérer les quatre (4) otages. « Les rebelles du mouvement SIRIRI sont dans les villages aux environs immédiats de Gamboula. Ils viennent jusque dans la sous-préfecture et même dans ma résidence. Ils sont lourdement armés. J’exhorte le gouvernement à voler au secours de la population de Gamboula qui est prise en otage par ce mouvement rebelle et à tout faire pour libérer ces quatre hommes qui sont entre leurs mains », a-t-il fait savoir.

 Un autre habitant, toujours sous couvert d’anonymat, dit ne pas connaître les motivations de ces combattants rebelles et demande au gouvernement de redéployer les Forces Armées Centrafricaines (FACA) à Gamboula. « Vraiment avec l’arrivée des combattants de SIRIRI dans notre localité en 2016, nous nous confrontons à d’énormes difficultés. Ils sèment la terreur et la désolation parmi la population qui ne peut vaquer normalement à ses occupations habituelles. Aller aux champs, à la pêche, à la chasse, est un véritable calvaire. Les éleveurs sont constamment pris pour cible par ces bandits de grand chemin, ces malfrats, ces hors-la-loi.

Jusqu’au jour d’aujourd’hui, nous ne connaissons pas leurs réelles motivations. Que cherchent et que veulent-ils ? Difficile de le savoir. Même après le rapt de ces 07 personnes dont 03 ont été libérées, ces rebelles ne se sont pas encore prononcés sur le motif de leur kidnapping et les conditions de leur libération. Veulent-ils qu’on leur verse une rançon ? Personne ne le sait. C’est pourquoi, nous demandons au gouvernement de déployer le plus rapidement possible à Gamboula nos Forces de Défense et de Sécurité pour protéger la population contre les actes barbares de ces criminels. Depuis 2016 à ce jour, nos souffrances ont débordé le vase », a-t-il martelé.

Sans nous tromper, le mouvement SIRIRI s’étend progressivement dans la préfecture de la Mambéré-Kadeï. Après Gamboula qui se trouve aujourd’hui dans l’œil du cyclone, si rien n’est fait pour arrêter sa progression, d’autres villes tomberont probablement sous leur contrôle. Si nos mémoires sont bonnes, les combattants de SIRIRI sont aussi présents dans la Nana-Mambéré, préfecture voisine de la Mambéré-Kadeï. C’est autant dire qu’ils grignotent doucement mais sûrement une bonne partie de la région de l’Ouest.

SIRIRI ne signifie pas exactions sur les civils mais plutôt la paix. Si ces rebelles étaient vraiment les combattants de la paix (SIRIRI), ils ne devaient pas s’en prendre aux populations. Malheureusement, tel ne semble pas être le cas. Au vu et au su de ce qui se passe dans la préfecture de la Mambéré-Kadeï en général et la ville de Gamboula en particulier, le gouvernement doit agir vite pour mettre hors d’état de nuire ces malfrats qui vivent sur le dos de nos compatriotes.

La récréation est terminée. Le dialogue prôné par le chef de l’Etat est tombé dans les oreilles des sourds. « Aux grands maux, de grands remèdes », dit-on.

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

 

RECRUDESCENCE DES BRAQUAGES ET DES VOLS A MAINS ARMEES A BANGUI : LE DG DE L’OCRB APPELLE LA POPULATION A LA VIGILANCE ET A L’AIDE

Dans ces derniers temps, nous constatons la recrudescence des braquages et des vols à mains armées; le ministère de l'intérieur chargé de la sécurité publique, en tant que baromètre du Gouvernement, ne peut pas en rester insensé.

C'est pourquoi, l'Office Central de Répression du Banditisme (OCRB) par la voix de son directeur, le colonel Bienvenu Zokoue, a fait un point de presse y relatif afin de rendre compte à la population, de ses actions menées à cet effet.
A l'OCRB, il est question d'une force de police au service de la Nation. D'où cette assurance à cette population de rester tranquille. Ses forces de sécurité intérieure sont à pied d'œuvre pour sa quiétude.

Face à cette situation, l'OCRB, en tant qu’unité d'é