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Toutes les infos du Lundi 19 Novembre 2018

Cm n 2841 du lun 19 nov 2018

FRONTIERE CENTRAFRICANO-CAMEROAUNAISE : DES MERCENAIRES RECRUTES DANS LE SAHEL PAR LA FRANCE POUR DESTABILISER LA RCA, SONT ARRETES

La France recrute des terroristes dans le Sahel pour venir déstabiliser la République Centrafricaine. Malheureusement, ces terroristes ont été arrêtés à la frontière centrafricano-camerounaise par les forces de sécurité du Cameroun. C’est le véritable plan machiavélique de la déstabilisation de la RCA, entamé par l’ancienne puissance colonisatrice.

le peuple centrafricain n’aura jamais la paix, à cause de la France. Ali Darassa, Nourredine Adam, Abdoulaye Hissène, Mahamat Alkhatim, Sidiki, Bahr, sont des mercenaires étrangers recrutés par la France qui les manipule à volonté. La France fait semblant de combattre les rebelles de la Séléka. Mais en réalité, c’est elle qui les entretient et les dote en armes et munitions de guerre.

L’ex-chargé d’affaires à l’ambassade des Etats-Unis, David Brown, pendant son séjour en RCA, a demandé l’arrestation d’Ali Darassa, leader de l’Union pour la Paix en Centrafrique (UPC), pour des graves exactions qui ont été commises par ses éléments sur les paisibles populations civiles de la Ouaka. Il en est de même du conseiller militaire de la Russie qui, a sommé les groupes armés de déposer les armes dans un délai de 12 mois, au cours de la rencontre de Khartoum au Soudan. Ce que la France n’a jamais fait.

La crise centrafricaine est entrain de tirer peu à peu à sa fin. La livraison d’armes russes à la RCA, suivie du déploiement des instructeurs militaires russes dans le pays, a complètement changé la donne. La montée en puissance des Forces Armées Centrafricaines (FACA) se confirme de jour en jour. Jean Yves Le Drian vient même de confirmer la prouesse des éléments des FACA qui sont déployés dans certaines villes de l’arrière-pays, pendant sa visite en RCA.

Qu’à cela ne tienne, le gouvernement est entrain de procéder petit à petit aux recrutements de nouveaux jeunes au sein des Forces de Défense et de Sécurité. La RCA retrouve doucement, mais très surement sa souveraineté, à travers une nouvelle armée républicaine qui se profile à l’horizon. C’est à ce moment précis que la France entre dans des manœuvres diaboliques et cherche par tous les moyens à remettre la RCA dans le bain de sang. D’où, le recrutement clandestin de ces terroristes dans le Sahel pour venir déstabiliser le pays.

Heureusement, Dieu écoute toujours la prière des Centrafricains. C’est pourquoi, à chaque fois, les manœuvres entamées par la France pour semer le trouble en RCA échouent toujours. Depuis les élections couplées de 2015-2016 à ce jour, la France évolue de défaite en défaite en RCA. C’est la confusion et la honte pour les français qui nous considèrent depuis toujours comme des sous hommes, des moins que rien.

Le peuple centrafricain en général rejette aujourd’hui l’amnistie. La Cour Pénale Spéciale (CPS) que les gens considèrent comme une fiction est désormais opérationnelle. La session inaugurale de la CPS a annoncé la fin de l’impunité. Les groupes armés qui prennent les armes pour le bout de leur nombril  finiront tôt ou tard par être rattrapés. Abdoulaye Hissène a été jugé par la Cour Criminelle. Et quoi qu’il fasse, il n’échappera point à la prison. Les crimes poursuivis par la CPS sont imprescriptibles. Autant dire que même pendant cent (100) ans, les auteurs, co-auteurs et complices des plus graves violations des Droits de l’Homme et du droit international humanitaire seront rattrapés par la justice.

En principe, la France doit être poursuivie devant la Cour Pénale Internationale pour complicité de crimes de guerre, crimes de génocide et crimes contre l’humanité commis par les éléments de l’ex-coalition Séléka dont elle est responsable. Hélas, la CPI semble être créée pour juger uniquement les chefs d’Etats africains. C’est horrible, vraiment horrible l’attitude de la CPI envers les dirigeants africains.

Le dossier des militaires de l’opération Sangaris qui ont abusé des mineurs centrafricains pour des morceaux de pains et de biscuits a été étouffé par la justice française. La CPI aurait dû se saisir de ce dossier pour juger ces militaires français. Mais hélas !

Une chose set sure, les mentalités des centrafricains sont entrain de changer en RCA. La prise de conscience et le patriotisme gagnent peu à peu les esprits. Le peuple centrafricain veut être libre et indépendant pour décider lui-même de son avenir. La servitude française doit prendre fin définitivement en RCA. Le monde évolue. Et les Centrafricains doivent également évoluer au même rythme que les autres.

Amedé NGUETE

 

 

 

UN AVANT-PROJET DE LOI SUR LA CHEFFERIE TRADITIONNELLE TRANSMIS AU GOUVERNEMENT

La cérémonie de la remise officielle de la proposition de la loi portant statut et fonctionnement de la Chefferie traditionnelle a eu lieu ce mercredi   14 Novembre 2018 au Ministère de l’Administration du Territoire et de l’Administration. Ceci en présence du Ministre dudit département, Henri Wanzet Linguissara, le Représentant de l’UNHCR en poste en Centrafrique, la Cheffe de mission de l’Organisation non gouvernementale l’Afrique Secours et Assistance (ASA) et les experts du ministère.

La proposition de cette loi de Chefferie traditionnelle au gouvernement centrafricain intervient dans le cadre du Projet d’appui à la Réintégration à travers la cohésion sociale, LTP et Abris mené par ASA sur l’appui technique et financier du l’UNHCR. Il convient de savoir que cet avant-projet de loi sur la Chefferie traditionnelle comporte 16 Articles dont le Chapitre 3 de l’organisation de la Chefferie traditionnelle stipule en son Article 9, la création d’une Chambre Nationale des Chefs traditionnels, regroupant l’ensemble des autorités traditionnelles. Quant à l’Article 13, il traite de la question de la prise en charge financière des Chefs traditionnels et propose aussi la mise en place d’une subvention annuelle inscrite au budget de l’Etat.

Pour le ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation, Henri Wanzet Linguissara, il pense pour sa part que ce projet de la Chefferie traditionnelle va de pair avec la vision politique du Chef de l’Etat « je voyais en ce projet la vision du Chef de l’Etat, certes, ceci va se réaliser donc monsieur le Représentant du HCR tout ce que vous avez fait pour ce pays et même si vous partez ce sont les actes qui comptent. Hier on parlait des réfugiés mais aujourd’hui nous sommes en train de parler de la Chefferie traditionnelle et vous avez énuméré dans ce projet la RCPCA, c’est même la vision du gouvernement ».

Le  Représentant de l’UNHCR, Buti Kalé, pense qu’il faut revaloriser le statut des chefs traditionnels. « Ce qui est plus important, c’est d’arriver à revaloriser le statut des Chefs traditionnels dans le pays, c’est aussi un autre échelon au plus bas de la hiérarchie administrative qui va pouvoir maintenant s’ajouter pour compléter, je dirais les efforts du gouvernement dans le sens de la décentralisation de l’institution étatique. C’est avec le caractère juridique qu’on va octroyer aux  Chefs traditionnels et cela va renforcer d’avantage leur responsabilité, leur fonction et leur autorité », a martelé le Représentant de l’UNHCR.

Les experts du ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation comptent organiser un atelier de validation de ce projet avant que le ministre puisse en débattre  au Conseil des ministres et c’est à l’issue de ce Conseil qu’une décision soit prise pour que ce projet soit mis sur la table de l’Assemblée nationale. Pour conduire ce travail jusqu’à à l’Assemblée nationale, l’ONG Afrique Secours Assistance (ASA) a fait don d’équipements bureautiques aux experts du ministère.

RJDH

 

 

 

L’Editorial de Julien BELA

 

LA JUSTICE DANS SES PLEINS POUVOIRS

 

L’intrépide « Rambo », le pistoléro de l’hémicycle de l’Assemblée Nationale, arrêté en flagrant délit, a pris un vol spécial à destination de La Haye où siège la Cour Pénale Internationale (CPI). Les Chefs d’accusation sont multiples et variés : crimes de guerre ; crimes contre l’humanité ; détention illégale d’armes de guerre ; association de malfaiteurs ; tortures ; enterrement d’une personne vivante ; rançonnement des camionneurs, des commerçants et commerçantes, terrorisme dans le Sud-ouest de Bangui, d’où son élection comme député au bout des armes, la liste est longue. Les groupes armés peuvent se rendre à l’évidence que l’impunité zéro est effective et sans faille.

Les Cours Criminelles, la Cour Pénale Spéciale, la Cour Pénale Internationale, la Justice transitionnelle, le rouleau compresseur de la juste est en marche et rien ne saurait l’arrêter.  Yékatom alias Rambo ouvre le bal judiciaire à la CPI pour les gros poissons qui tombent dans les mailles des filets de la justice. Les têtes d’affiche des massacres, des carnages, des incendies de villages et des maisons sont dans le collimateur de la justice. Comme des chenilles dans la forêt de la Lobaye, ces criminels patentés tomberont un après l’autre sous les pieds de l’oncle Gaïndé le Droit.

A l’instar de la Fédération Internationale des Droits de l’Homme (FIDH), toutes les victimes doivent contribuer à une documentation suffisante pour que leur bourreau (Rambo) réponde de ses actes devant la loi, désormais seul maître à bord. Il y a un temps pour toute chose, un temps pour dégainer en toute circonstance et un temps pour répondre de ses actes devant la justice. Ali Daras et l’UPC constituent la branche la plus cruelle de tous les groupes armés. Ali Daras est suivi en terme de cruauté et d’atrocité par Alkhatim, ensuite Abdoulaye Hissène, Nourredine Adam.

L’amnistie est désormais un sens interdit strictement par loi. Abdoulaye Hissène est multirécidiviste, déjà un premier jugement a eu lieu à la barre de la Cour Criminelle de Bangui. Les peines vont s’additionner depuis la Cour Criminelle, la CPS et enfin la CPI. Le gouvernement doit signer une convention avec la Russie, de sorte que les criminels après jugement, soient transférés en Sibérie pour subir leurs peines.

Les jours sont comptés pour tous les criminels qui hantent la RCA. François Hollande et Le Drian fermeront la marche sur le banc des accusés, de même que Sarkozy est traîné en justice dans l’assassinat du colonel Kadhafi. La France a du plain sur la planche au Sahel. Qu’elle laisse les Centrafricains chercher des solutions à leurs propres problèmes, avec les vrais amis.

 Julien BELA

 

 

  ALINDAO : AU MOINS 50 MORTS DONT 02 ABBES, BLAISEa MADA ET CELESTIN NGOUMBANGO, DANS LES AFFRONTEMENTS TRES MEURTRIERS ENTRE UPC ET ANTI-BALAKA

Les affrontements entre les combattants de l’UPC du tristement célèbre nigérien Ali Daras et les Anti-Balaka (Autodéfenses) sont récurrents dans la préfecture de la Basse-Kotto, située au Sud-est de la République centrafricaine. Il ne se passe pas un jour sans que des affrontements soient signalés entre les deux (2) belligérants (Séléka de l’UPC et Anti-Balaka) de la crise centrafricaine dans cette partie du pays.

Au mois d’octobre dernier, les combats ont opposé ces deux groupes rivaux à Mobaye centre. Le bilan officiel faisait état d’un mort et de deux (2) blessés dans le rang des Anti-Balaka. Mais à en croire d’autres sources, au moins deux (2) combattants peuhls de l’UPC ont perdu leurs vies dans ces heurts. Après ces affrontements, les rebelles d’Ali Daras qui sont basés au village Mboma ont attaqué les habitants du village Bangui-Ketté, à quelques 25 kilomètres de la ville de Mobaye sur l’axe Zangba. Ils ont tué une dame, incendié des centaines de maisons et emporté les biens (motos, habits, mousses, ustensiles de cuisine…) des paisibles citoyens.

Comme ces exactions sur les populations ne suffisent pas, ces mêmes groupes armés (UPC et Anti-Balaka) se sont rentrés dedans tôt le matin du jeudi 15 novembre 2018 dans la ville d’Alindao, l’une des sous-préfectures de la Basse-Kotto, située à 120 kilomètres de Bambari et 106 kilomètres de Mobaye. Qu’est-ce qu’a provoqué ces affrontements ? D’après certaines sources, « c’est une embuscade tendue par les Anti-Balaka aux éléments de l’UPC sur une moto qui a mis le feu aux poudres. Dans ce guet-apens, deux éléments d’Ali Daras ont trouvé la mort. Le troisième a pu se sauver. Alertés par ce rescapé, les combattants de l’UPC sont descendus sur le lieu du drame et l’ont encerclé. Ils ont commencé à tirer sur les Anti-Balaka et les populations civiles qui sont dans les alentours. Ceux qui se sont sauvés sont des gens valides. Les autres (femmes, enfants, vieillards) ont été abattus froidement par ces criminels sans foi, ni conscience. Les affrontements ont duré des heures. Paniqués, les habitants d’Alindao ont pris la fuite pour se refugier à la base de la Minusca. D’autres ont trouvé refuge dans la brousse. Il y a eu beaucoup de morts dans les deux camps, ainsi que parmi les populations civiles, vu la folie meurtrière des hommes d’Ali Daras. Nous pouvons dénombrer au moins cinquante (50) morts et des centaines de blessés. Le bilan s’alourdira au fil des heures. Car, parmi de nombreux compatriotes qui ont fui dans la brousse, d’autres sont grièvement blessés et pourront succomber suite à leurs blessures, faute de soins appropriés ».

Un autre compatriote sur le site des déplacés de l’évêché d’Alindao parle de l’assassinat des deux abbés, du pillage du diocèse d’Alindao et d’incendie des maisons de fortune par les combattants de l’UPC. «  Lors des événements douloureux qui viennent de se produire à Alindao, les hommes d’Ali Daras, dans la poursuite des Anti-Balaka, ont assassiné l’abbé Blaise Mada, vicaire général du diocèse. L’abbé Célestin Ngoumbango, curé de la paroisse de Kongbo, qui a été blessé par balle, a succombé à ses blessures. L’évêché a été pillé, saccagé par les combattants de l’UPC et le site des déplacés incendié. Un pasteur et quelques individus auraient été pris en otage par l’UPC. Le site des déplacés de l’Eglise Evangélique Elim a été assiégé par les combattants de l’UPC. Je ne sais pas ce qui pourrait arriver dans les heures à venir. La psychose générale gagne les habitants de la ville d’Alindao qui ne savent plus à quel saint se vouer pour avoir gain de cause. Ils errent d’un lieu à un autre à la recherche d’un abri sûr. La ville d’Alindao est sous contrôle de l’UPC, contrairement à ce qu’a dit le porte-parole de la Minusca. Les contingents bangladeshi et mauritanien n’ont rien fait pour protéger les populations civiles. Ces Casques Bleus se sont contentés seulement de prendre des images, alors que nous avons appris ici qu’il a parlé d’intervention de ces derniers. C’est du mensonge », a indiqué un habitant sous couvert d’anonymat.

Avec cette recrudescence de violences, nos compatriotes résidant dans cette ville ne peuvent plus se rendre aux champs, à la pêche, à la chasse. Leurs conditions de vie déjà précaires se dégraderont davantage dans les jours à venir. Les enfants ne pourront plus aller à l’école à cause de l’insécurité grandissante qui a régné et règne dans la ville.

Alors, qui est responsable des exactions commises par les combattants de l’UPC sur les populations civiles dans la Basse-Kotto en général, et la ville d’Alindao en particulier ? Qui a engendré les Autodéfenses (Anti-Balaka) dans cette préfecture ? Autant de questions qui doivent interpeller la conscience des Centrafricains. Sans nous voiler la face, la Minusca est responsable N°1 des malheurs et de tous les maux qui s’abattent sur les populations de la Basse-Kotto. Pourquoi avons-nous tenu de tels propos ?

Après la démission de Michel Djotodia, chef charismatique de la coalition Séléka, Ali Daras était basé à Bambari où se tenait le quartier général de l’UPC. En 2016, la Minusca avait demandé à Ali Daras et ses hommes de quitter la ville de Bambari. Chose dite, chose faite, Ali Daras et ses éléments avaient été délogés de la localité. A la surprise générale, les rebelles de l’UPC et leur leader avaient été installés par cette Minusca dans la ville d’Alindao. C’était à partir de cette époque que la préfecture de la Basse-Kotto avait complètement basculé dans la spirale de violences. Les populations de cette préfecture étaient considérées comme des moins que rien par l’UPC. Les peuhls avaient régné et continuent de régner. Les incendies de maisons, les tueries, les intimidations, les disparitions forcées, les viols et abus sexuels sont érigés en mode de gouvernance par ces seigneurs de guerre.

Dépassés par les événements qui s’abattaient jour et nuit sur nos compatriotes dont certains contingents de la Minusca sont responsables, les jeunes ont décidé unilatéralement de se constituer en Autodéfenses (Anti-Balaka) pour se défendre et défendre leurs frères et sœurs qui sont martyrisés par l’UPC. C’est de cette manière que le mouvement Anti-Balaka a vu le jour dans la Basse-Kotto. Aujourd’hui, Séléka et Anti-Balaka s’affrontent à cause de la partialité de certains contingents dans la crise centrafricaine. Pire encore, si Ali Daras et ses hommes n’étaient pas parachutés dans cette préfecture par la Minusca, nous n’en serions pas là. Ce sont les actes irréfléchis de la Minusca qui a mis Alindao à feu et à sang depuis plusieurs mois. C’est dire que c’est la Minusca qui est responsable des centaines de morts et des blessés à cause de la déportation de Daras et ses éléments. Et les conséquences sont ce que nous voyons aujourd’hui à Alindao, Mobaye, Mingala, Kémbé, Satéma, Zangba, les six (6) sous-préfectures qui composent la préfecture de la Basse-Kotto.

Donc, il revient à la Minusca d’éteindre le feu qui brûle entre Séléka de l’UPC et Anti-Balaka à Alindao. Point n’est besoin de tergiverser sur cet aspect précis. Et pour que la Basse-Kotto soit en paix aujourd’hui, il faut impérativement délocaliser les contingents mauritanien et bangladeshi de cette préfecture. Sinon, qui vivra, verra. Malheur à ceux qui sont censés protéger les populations mais qui ne le font pas !

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

 

 

 

LA FRANCE DOIT CEDER A TOUTES LES PRESSIONS DE LA RUSSIE AU CONSEIL DE SECURITE : L’ARMEE, LA SECURITE, LA PAIX, EXCLUSIVEMENT RUSSES

La France dégage une odeur de cadavre, de génocide, d’esclavage, de traite négrière, de traite des êtres humains. La France est pénalement responsable de la misère absolue, de la pauvreté ordurière, du chômage endémique en RCA, depuis l’indépendance, soit 58 ans. La France n’a qu’une seule stratégie, manipuler la classe politique qui regarde sans voir le danger. Depuis 1965, la RCA est en chute libre, volonté manifeste de la France. Les dirigeants centrafricains ont navigué à contre courant des intérêts de leur propre pays. Les Russes et les Chinois ont plié bagages, mais la France n’a jamais comblé ce vide, condamnant les Centrafricains à une mort lente durant 53 ans.

Les Chinois sont de retour en RCA après plusieurs trous noirs diplomatiques. Maintenant, les Russes arrivent à la faveur d’un soutien vital aux FACA et de leur dotation en armes. Depuis l’arrivée des Russes en RCA, la ligne de l’insécurité recule. La paix s’installe peu à peu, les FACA formées par les Russes sont dynamiques, intrépides, courageuses et imposent le respect aux groupes armés. La formation des FACA doit terminer sa course entre les mains des Russes. Cela n’est pas négociable, car c’est une question de survie de la RCA, de vie ou de mort. La Russie est le partenaire militaire privilégié et de premier ordre. La RCA a désormais une armée de qualité, une armée forte, disciplinée et républicaine. C’est un vœu cher aux Etats-Unis, afin de garantir l’indépendance de la RCA sur tous les plans. Les Etats-Unis doivent jouer leur propre carte et non appuyer la France vomie par les Centrafricains. La haine contre la France ne pousse pas les Centrafricains aux extrêmes.

Les Etats-Unis ont été les premiers à mettre la main à la pâte, en formant les FACA dans le domaine de la logistique et en les dotant en véhicules. Les Etats-Unis doivent poursuivre dans cette logique. L’Opération Sangaris a quitté Bangui avec tout son matériel. D’autres ont été brûlés, pour éviter que les Centrafricains s’en servent. Et pourtant, la France s’agite aujourd’hui au Conseil de Sécurité comme si la RCA était sa propriété. De vieux crocos comme Le Drian, doivent aller à la retraite anticipée, que de traîner l’archéologie de la France-Afrique et de ternir l’image de la France. Le Drian doit superviser un monastère de la traite négrière et de l’esclavage, en même temps chantre de la colonisation avec les compagnies concessionnaires. L’Union Européenne n’a pas une force miliaires unique, dotée d’une stratégie de formation, comme les Etats-Unis, la Russie, la Chine. L’Union Européenne sert de cache-sexe à la France. Le Congrès américain, les vétos russes et chinois protègeront et sauveront la RCA.

Les Etats-Unis doivent prendre leurs options en tant que partenaire de la RCA. Depuis les élections à ce jour, ils sont omniprésents au chevet de la RCA, dans divers domaines, processus électoral avec l’expertise du NDI, la chaîne pénale, les parcs nationaux, le soutien aux FACA, à la police, à la gendarmerie, à la Cour Pénale Spéciale, dans la formation des journalistes, en somme, la liste est longue. La France, c’est du verbiage, de la manipulation, du planning génocidaire, du terrorisme d’Etat, de l’entretien de la misère et de la pauvreté, de la descente aux enfers de la RCA. Les Centrafricains n’en veulent plus. Le Conseil de Sécurité des Nations Unies ne doit plus servir de cache-sexe à la France. La France a filtré tous les rouages des Nations Unies pour s’en servir comme un rempart, de même que l’Union Européenne sert de pare-choc à la France. Les Centrafricains ne sont plus des animaux dans une réserve française. Ils veulent être libres, indépendants et souverains. Ils sont majeurs pour s’exprimer, défendre leurs causes, leurs intérêts, leur pays, construire leur avenir. La France doit se soumettre par tous les moyens, aux exigences de la Russie.

Le Drian est un cancer quant à la diplomatie française. Emmanuel Macron est son petit-fils. Le Drian est de la génération des esclavagistes, des négriers, de la traite des êtres humains. Macron et Le Drian ne semblent pas être sur la même longueur d’onde politique. Le Drian navigue à contre courant des pensées maîtresses d’Emmanuel Macron, tant à Ouagadougou que sous d’autres cieux. La diplomatie française avec Le Drian, porte un masque souriant, mais les Centrafricains ne sont plus dupes comme en 1965. La France doit céder par tous les moyens aux exigences russes, porteuses de vie et d’espoir pour le peuple centrafricain. La France risque de partir de la RCA aussi. Feu président Patassé  en est arrivé là, est-ce l’apocalypse ? Que la France n’oblige pas la RCA à en arriver à ce point.

L’assassinat précoce de Boganda a pesé sur la RCA jusqu’à ce jour, d’où l’avance de la Côte d’Ivoire et du Sénégal qui ont franchi l’indépendance avec le même chef d’Etat. La RCA est toujours balancée à tout vent par la France. Les Centrafricains en ont aujourd’hui marre et ne veulent plus de l’hégémonie asphyxiante française, car trop c’est trop. La Russie, la Chine, les Etats-Unis sont des partenaires humains, humanistes et donc sensibles à la souffrance des Centrafricains. Le peuple centrafricain aspire à la paix, à la sécurité, et au développement, comme tous les peuples du monde. La jeunesse centrafricaine patriote déposera bientôt plainte contre la France et Le Drian pour crimes de génocide et abus sexuels sur des mineurs par les soldats français.

Le peuple centrafricain remercie infiniment le président Poutine, son gouvernement et le peuple russe pour leur humanisme, leur grandeur d’âme et leur solidarité envers les Etats faibles, fragilisés par la guerre imposée par la France et les Etats d’extrêmes pauvreté et précarité. Les Centrafricains ont saisi la perche et s’efforcent de sortir du gouffre.

Julien BELA

 

 

 

 

 

ALFRED YEKATOM ALIAS RAMBO, DEPUTE DE MBAÏKI 2, TRANSFERE A LA CPI : LA CLOCHE DES BOURREAUX DU PEUPLE CENTRAFRICAIN A-T-IL SONNE ?

Le peuple centrafricain a souffert et continue de souffrir sous les bottes des leaders des groupes armés, tels Nourredine Adam et Abdoulaye Hissène (FPRC), Ali Daras (UPC), Mahamat Alkhatim (MPC), Sidiki (3R), Maxime Mokom (Anti-Balaka) et tant d’autres. La crise centrafricaine, déclenchée par l’ex-coalition Séléka de Djotodia, a ouvert la voie à tous les damnés de la terre, les seigneurs de guerre, de commettre des exactions de tout genre sur les paisibles populations civiles tant à Bangui qu’à l’intérieur du pays. C’est le cas des affrontements meurtriers qui ont opposé ces derniers temps, les combattants de l’UPC aux Anti-Balaka dans les villes de Batangafo et Alindao. Le bilan est très lourd : des dizaines de morts et de blessés. Et cette situation n’émeut nullement ces leaders des groupes armés.

Dieu merci, l’un des leaders des Anti-Balaka, Alfred Yékatom alias Rambo, député de la 2ème circonscription électorale de Mbaïki, avait été arrêté le 29 octobre dernier. Qu’est-ce qui a conduit à cette arrestation ? Pour votre gouverne, 97 députés de la nation avaient signé une motion de destitution du Président de l’Assemblée Nationale (PAN), Abdou Karim Méckassoua. Le vendredi 26 octobre 2018, lors de la session parlementaire consacrée à cette destitution, quatre vingt dix huit (98) députés sur cent quarante que compte l’Assemblée Nationale ont voté OUI. Ce jour-là, Méckassoua a été destitué par ses pairs qui l’avaient porté au perchoir.

Trois (3) jours après cette destitution et conformément au Règlement Intérieur de l’Assemblée Nationale, les députés devaient se réunir pour élire un nouveau PAN. C’est ainsi que lors de cette session extraordinaire, alors que la parole était donnée au député Laurent Ngon-Baba, candidat à ce poste, Alfred Yékatom alias Rambo a dégainé son pistolet automatique et tiré en l’air. C’était la panique généralisée, le sauve- qui peut. Dans sa tentative de prendre la fuite, le député Yékatom a été rattrapé et arrêté par les Forces de Sécurité Intérieure (gendarmerie et police). Depuis le 29 octobre 2018, il a été détenu à la SRI puis au camp de Roux où se trouve l’Etat-major des armées.

C’est finalement le samedi 17 novembre, soit vingt (20) jours après son arrestation, que le tristement célèbre Rambo, chef des Anti-Balaka, qui régnait dans une partie des préfectures de l’Ombella-M’poko et de la Lobaye, a été transféré à la Cour Pénale Internationale (CPI) à La Haye, au Pays-Bas. Ce transfert est intervenu après plusieurs chefs d’accusation dont crimes contre l’humanité, enrôlement d’enfants-soldats, viols et abus sexuels, tueries, disparitions forcées, détention d’arme illégale, association des malfaiteurs, menace à main armée… Compte tenu des charges qui pèsent sur lui, la CPI a demandé son transfert car elle est compétente à juger de tels crimes. Depuis le samedi 17 novembre, Rambo est dans l’avion à destination de la CPI. A l’heure où nous mettons cet article sous presse, Rambo aurait déjà foulé le sol hollandais et se trouve dans une geôle. Et dans les mois ou années à venir, il sera jugé. C’est un ouf de soulagement pour les victimes. Car, après son arrestation, de nombreuses plaintes ont été déposées par les victimes.

Eu égard au transfert de l’ex-député de Mbaïki 2, Rambo, nous pouvons valablement affirmer que la cloche d’arrestation des leaders des groupes armés a sonné. Ceux qui ne veulent pas être écroués dans les geôles de la CPI doivent déposer les armes. C’est la seule issue qui leur reste. Ils n’ont plus droit à l’erreur sous peine de se retrouver à la CPI comme Rambo. Cet appel s’adresse exclusivement aux leaders des groupes armés cités ci-haut. Le refus d’obtempérer entrainera pour eux des conséquences dramatiques. Rambo a regretté et regrettera amèrement durant toute sa vie les actes irréfléchis qu’il a posés le lundi 29 octobre, ce qui a conduit à son arrestation et son transfert à la CPI.

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

MAROC : LE PREMIER TRAIN A GRANDE VITESSE D’AFRIQUE MIS SUR LES RAILS PAR EMMANUEL MACRON ET MOHAMMED VI

Onze ans après la signature d’un premier protocole en 2007 avec Nicolas Sarkozy, un peu plus de sept ans après le lancement des travaux et les premiers coups de pioche en 2011, le projet de train à grande vitesse du Maroc est finalement sorti de terre. Un projet pharaonique qui aura nécessité quelque 2,13 milliards d’euros et auquel la France, partenaire stratégique du Royaume, a apporté toute son expertise et la moitié du financement pour mener à bon port cette réalisation historique sur le continent africain.

Cet article, et symboliquement la venue du président Macron au Maroc, inaugure la rubrique « Maroc pluriel » que lance Opinion Internationale.

Les relations de la France avec l’Afrique ont changé et sont aujourd’hui partenariales et souvent économiques. Et donc ce nouveau partenariat, le Maroc tient une place centrale. C’est peut-être le message qu’Emmanuel Macron a voulu délivrer en faisant un aller – retour aujourd’hui entre le porte-avion Charles de Gaulle la nuit passée et le Goncourt des lycéens à Paris ce soir…

Car l’occasion était trop belle de donner corps à cette nouvelle relation. C’est parti en effet ! Le Maroc (et l’Afrique !) dispose désormais de son TGV, baptisé Ligne à Grande Vitesse (LGV). Première sur le continent africain, cette réalisation titanesque aborde, aujourd’hui, sa phase de lancement. Ce train qui relie les villes de Tanger à Rabat et à terme à Casablanca et Kenitra effectuera, ce jeudi, son premier voyage officiel, après une batterie de tests dynamiques s’étant révélés concluants.

Pour son baptême, le train aura à son bord des passagers peu communs : le roi du Maroc, Mohammed VI, et le président de la République française, Emmanuel Macron, qui a spécialement effectué ce déplacement dans le Royaume marocain pour cette inauguration, sur invitation du Palais.

Les deux chefs d’Etat auront un entretien politique dans un wagon de tête qui peut être lancé à 357 km / h, record établi en juin dernier lors d’essais techniques. Ils pourront, ainsi, constater de visu l’aboutissement de ce projet colossal – un des plus emblématiques de cette dimension économique et partenariale de la coopération entre les deux pays.

L’investissement a été de 23 milliards de DH (2,13 milliards d’euros), dont une quote-part de plus de 10 milliards de DH assurée par l’Hexagone (le Trésor et l’AFD, Agence Française de Développement). Cette somme ne doit pas occulter pourtant le fait que le coût de fabrication et de développement du kilomètre de cette LGV est de 8 millions d’euros, contre 20 millions pour la ligne Paris – Bordeaux par exemple.

L’on retiendra aussi pour le financement de l’opération les contributions de pays et d’organisations avec lesquels le Maroc entretient de très bons rapports, à l’image du Fonds saoudien pour le développement, du Fonds koweitien pour le développement économique arabe, du Fonds d’Abu Dhabi pour le développement et du Fonds arabe pour le développement économique et social.

De grandes entreprises françaises ont contribué à ce projet : citons Alstom, dont les rames de tramway sillonnent, depuis des années, les artères des capitales économique et administrative du Royaume, et qui avait aussi décroché l’appel d’offres relatif à la fourniture des rames de la LGV.

Cette nouvelle ligne a vu le jour grâce, également, à la contribution du groupe industriel français Cegelec, du consortium Colas Rail-Egis Rail.

En partenariat avec la SNCF (Société nationale des chemins de fer de France), l’assistance à maîtrise d’ouvrage a été assurée par l’Office national des chemins de fer du Maroc (ONCF). Ledit partenariat portait sur la mobilisation d’une cinquantaine d’experts français de la Grande Vitesse, durant  toute la période de réalisation du projet LGV, qui ont travaillé en étroite collaboration avec les cheminots marocains dans le cadre d’un partage d’expériences bénéfique aux deux parties. Le directeur général de l’ONCF, Mohamed Rabie Khlie, et Guillaume Pepy, le président de la SNCF, seront évidemment présents lors de l’inauguration.

Ce chantier va aussi changer la vie des Marocains et plus particulièrement des acteurs économiques du Royaume : le trajet reliant Tanger et Rabat, qui ouvrira dans quelques jours, ne nécessitera plus que 1h 20 mn au lieu de 3h45 mn jusqu’à présent.  

Une fois totalement déployée, la LGV, qui couvrira à terme une distance de quelque 350 kilomètres, joindra en 2h10 mn au lieu de 4h45 mn la région de Casablanca-Settat et celle de Tanger-Tétouan-Al Hoceima, figurant parmi les régions les plus dynamiques du Royaume. Parallèlement, la liaison Tanger-Kénitra sera effectuée en 47 mn au lieu de 3h15 mn.

Au cours de ce voyage inaugural, les nouvelles gares TGV de Tanger-Ville et Rabat-Agdal seront inaugurées. A la veille de cette inauguration, certains chantiers tournaient en H24, avec des équipes qui se relayaient dans ce qui semblait être des tr+avaux de finition, à l’image de la nouvelle gare LGV de Tanger, animée jour et nuit tout au long de la semaine dernière. 

Al Boraq

Quand on se souvient des changements structurels que le déploiement du TGV a entraînés en France, assurant le décollage économique de nouvelles régions, on comprend que le Royaume marocain ait mis ce chantier parmi les grandes priorités de sa Majesté le Roi.

Cet événement annonce à certains égards une année 2019 qui devrait consolider le développement économique du Maroc, année des vingt ans de règne du Roi Mohammed VI.

L’enjeu de la visite du président français, qui sera notamment accompagné de grands patrons, de Jean-Yves Le Drian et de Christophe Castaner qui prolongera son séjour par des entretiens bilatéraux sur les questions de sécurité, est également stratégique : l’Espagne a dépassé la France dans les échanges économiques avec le Maroc. Le message est donc clair et nous l’avons vérifié sur place avec les entrepreneurs français emmenés par la Chambre Française du Commerce et de l’Industrie et son président Philippe-Edern Klein : doubler à nouveau nos amis espagnols le plus rapidement possible. Cette LGV franco-marocaine et ses 357 km/h feront l’effet d’une propulsion pour retrouver le leadership de la relation économique entre le Maroc et la France.

Enfin, les deux chefs d’Etats dévoileront le logo de la nouvelle ligne à qui le Roi a donné comme nom Al Boraq (Pégase en français), inspirée de la mythique monture ailée du Prophète Muhammad réputée rapide, et qui évoque la gloire, le triomphe et le voyage.

L’ONCF a lancé par ailleurs un concours citoyen et créatif pour la conception du logo du TGV Al Boraq qui sera dévoilé ce midi par les deux dirigeants.

 

 Michel Taube avec Soulaymane Andaloussi

(Opinion-Internationale)

 

 

 

RCA : VERS LA DERNIERE LIGNE DROITE DU GRAND DDRR ET LA

RECRUDESCENCE DE VIOLENCES A BAMBARI, BABOUA ET ALINDAO

Une équipe de la Coordination Générale de l’Unité d’Exécution du Programme National du Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Rapatriement (UEPNDDRR), avait sillonné la préfecture de l’Ouham-Péndé, il y a de cela deux (02) semaines. Le but principal de cette mission est de sensibiliser les groupes armés (les 02 branches de la R-J, le FDPC, les 3 R et le Siriri) sur l’éventuel lancement officiel du grand DDRR, prévu à Paoua dans l’Ouham-Péndé.

C’est à cette époque précise que les ennemis de la paix en RCA et les hors-la loi ont commencé à renouer avec la spirale de violences dans certaines régions du pays. A Bambari dans la Ouaka, il y a eu des affrontements très meurtriers entre les éléments de l’UPC d’Ali Darass et les forces conventionnelles (FDS-Minusca). Du coup, compte tenu de l’insécurité qui y bat son plein, la célébration de la Journée Mondiale de l’Alimentation (JMA) a été reportée une deuxième fois, pour le 16 décembre 2018.

Aussi, la semaine passée, la ville de Baboua dans la Nana-Mambéré a été prise d’assaut par les combattants des 3R de Siriri, venus à bord des motos, pendant des heures, avant qu’ils ne se retirent. La panique et la psychose ont pris le dessus dans les rangs de la population.

A peine cinq (05) jours, c’est le tour de la ville d’Alindao dans la Basse-Kotto, d’être le théâtre des affrontements entre les criminels de l’UPC et les Anti-Balaka. Il y a eu des pertes en vies humaines, des incendies des maisons et églises, et des cas d’enlèvement de personnes. Incroyable, mais pourtant vrai. Finalement, que veulent réellement ces sanguinaires et mercenaires des factions Séléka de la RCA et de son peuple ? Et pourquoi attendre seulement l’approche de lancement officiel du grand DDRR, pour renouer avec la recrudescence de violences dans certaines régions du pays ? A y voir de près, il y a « anguille sous roche ». C’est une manière pour ces factions Séléka de faire pression sur l’Exécutif afin de céder à leurs soixante dix-sept (77) revendications non-négociables, en prélude du dialogue de l’Union Africaine (UA), pour la paix en RCA. Si tel en est le cas, nous disons que ces criminels et mercenaires de la Séléka perdent  leur temps pour rien, car leur sort est déjà scellé par les recommandations issues du Forum National de Bangui (FNB) de 2015. « La voix du peuple, c’est la voix de Dieu », dit-on. Donc, un homme averti, en vaut deux.

Le Petit YEKOA

 

 

 

LE DIALOGUE DE L’UNION AFRICAINE BLOQUE APRES LES DENONCIATIONS DES PLANS DIABOLIQUES DE LA FRANCE

Le dialogue de l’Union Africaine n'est plus une priorité pour la France et l’union européenne car toutes leurs mauvaises intentions ont été dévoilées par les panafricanistes

La dénonciation est une arme de défense du peuple Africain. Aujourd'hui, tous les coups tordus de la France ont été mis à nu à travers les réseaux sociaux et les médias. Les politiciens ont beau critiqué les réseaux sociaux, mais cela reste une arme fatale pour les populations opprimées. La France est obligée d'employer d'autres méthodes pour avoir le contrôle de la RCA. Tous les plans mis en place avec le président de la commission de l'Union africaine étant dévoilés et sachant surtout que le monde entier est très regardant sur le déroulement de la situation en RCA, l'ex- puissance colonisatrice a décidé de passer à son plan B. Il s'agit pour la France aujourd'hui, de prendre la tête de la MUNISCA et de l'UETM, pour non seulement avoir le contrôle des FACA pour décider pour elles et à leur place, alors que la France n'a jamais souhaité la reconstruction des forces Centrafricaines, mais elle veut juste contrôler la MUNISCA et permettre à ses troupes armées à elle de mieux renforcer leurs matériels pour le contrôle de la situation. L'Union Africaine qui mettait une pression pour le dialogue financé par l'Union européenne et la France, est en ce moment très silencieuse et attend de voir si le plan B de la France passera comme une lettre à la poste. En face, il y a le peuple Centrafricain et sa détermination à ne point abdiquer. Ce peuple Centrafricain doit soutenir le dialogue de Khartoum qui de notre point de vue est fiable et honnête pour une paix durable, sans hypocrisie.

Alex Guéitan,

ONG Nouvelle Afrique.

 

 

REGLEMENT INTERIEUR DE L’ASSEMBLEE NATIONALE (SUITE) : CHAPITRE V , DES AMENDEMENTS, DE LA PROCEDURE RELATIVE A LA LOI DES FINANCES, DE LA REVISION DE LA CONSTITUTION...

 

SECTION IV

DE LA SECONDE LECTURE

Art. 67 : Aux termes de l’article 40 de la Constitution du 30 mars 2016 et avant l’expiration du délai de 15 jours, le Président de la République peut demander une nouvelle délibération de la loi ou de certaines de ses dispositions. Cette demande doit être motivée et la nouvelle délibération ne peut être refusée. Elle intervient obligatoirement au cours de la même session.

La loi est envoyée devant la commission compétente avec les observations du Président de la République.

La commission fait connaitre son avis par la voix du rapporteur qu’elle a désigné.

L’adoption en l’état du texte soumis à cette nouvelle délibération ne peut alors intervenir qu’à la majorité qualifiée des deux tiers (2/3) de membres qui comp

Toutes les infos du Lundi 16 Novembre 2018

Cm n 2840 du ve 16 nov 2018

DONALD TRUMP TRAITE MACRON D’UN « ADO POLITIQUE » : LE DRIAN SERA-T-IL A WASHINGTON POUR LUI REMONTER LES BRETELLES ?

Trois jours après la célébration du centenaire de l’Armistice de la première guerre mondiale, Donald Trump, le Chef de l’Exécutif américain, de retour à la Maison Blanche aux Etats-Unis, agresse et méprise Emmanuel Macron, comme un adolescent politique. RFI, spécialiste des commentaires acerbes, donne l’information sans en dire plus. Macron lui-même évite le pire, prétextant que les Etats-Unis sont des alliés historiques. Le monde est ainsi fait et il y a puissance et puissance. Car en France même, la colère gronde un peu partout et Macron crie à la récupération, à la manipulation.

Si le Tweet venait d’un chef d’Etat africain, Le Drian et madame Parly seraient dans l’avion pour aller le destituer. Dès qu’il s’agit de la plus grande puissance au monde, les Etats-Unis, sur qui s’appuie la France et par voie de conséquence l’Europe, il faut remuer sa langue un milliard de fois avant de se prononcer. Macron n’a aucune suite logique dans ses discours en direction de l’Afrique. Le discours de Macron au Burkina Faso, tranche radicalement avec la posture de la France en RCA. Un peu plus tard, Macron déclare aussi que les « Africains doivent réussir en Afrique ». Et pourtant, la France fait une ingérence flagrante en RCA, se permettant le luxe de tamiser la coopération de la RCA avec tel ou tel pays. Alors que la RCA est libre, indépendante et souveraine, et peut pactiser avec l’enfer, avec le diable, si ses intérêts doivent passer par-là. Depuis 1965, la France a réussi sadiquement à détourner la RCA de la vraie voie du développement. La France a amené Bokassa à rompre les relations diplomatiques avec la Russie et la Chine.

Depuis le départ de la Chine d’abord, ensuite la Russie, la RCA est en perte vertigineuse de vitesse. Les industries agricoles ont disparu sans laisser de trace. La production agricole a chuté de manière drastique. Etant au premier rang en termes d’agriculture en Afrique centrale, la RCA est au fond du gouffre, dernier pays, lanterne rouge de la planète. Cependant, la France s’est développée. Comme dit un adage, tout flatteur vit aux dépens de celui qui l’écoute. Et la France profite sadiquement de la naïveté des dirigeants centrafricains pour paralyser le pays, tout en pillant systématiquement ses richesses sans scrupule. Total Centrafrique, Socatraf, Sucaf, Mocaf, rapatrient tous les bénéfices sans investir dans le pays. Le chômage endémique offre à la France un champ de prédilection pour manipuler la jeunesse centrafricaine contre leurs dirigeants et feu Bokassa en avait fait les frais. Aujourd’hui, c’est encore la Société civile et les leaders politiques que la France manipule, sur fond de terrorisme d’Etat de Jean Yves Le Drian. C’est la RCA qui est l’éternel perdant, parce que sous les coudes de la France.

En 2018, au 21ème siècle, la France croit encore que cette stratégie funeste qui navigue à contre courant des intérêts de la RCA, est encore possible. Or, la RCA de 2018, n’est pas celle de 1965. Beaucoup d’eaux ont coulé sous le pont, avec une génération d’intellectuels aguerris, éclairés et lucides. La RCA a besoin de tous les pays de la planète pour son développement et pour combler son retard chronique. L’Union Européenne politique et militaire n’existe pas encore. L’EUTM n’est qu’un agrégat déguisé des forces françaises pour reprendre de la main droite, ce que la main gauche a perdu. L’Union Européenne en RCA n’est qu’un cache-sexe de la France et non une Union au sens propre du terme. Il en est de même des Nations Unies, un vrai mouchoir à jeter de la France. En écoutant Jean Yves Le Drian, le Conseil de Sécurité de l’ONU est dans la poche de la France qui peut dicter sa volonté. Trump, par son tweet, vient de démontrer que la France n’est pas l’Alpha et l’Oméga de la planète. La RCA, pays membre à part entière des Nations Unies, doit être respectée au même titre que la France a des égards pour les Etats-Unis. Toute la France peine à se prononcer sur le tweet de Donald Trump.

La RCA est désormais ouverte à tous les pays de la planète dans un partenariat gagnant-gagnant. Il y a de la place pour tout le monde, comme l’affirme si bien le président Touadéra. Sans la Chine Populaire, la RCA,  particulièrement Bangui ne serait pas éclairée. C’est encore la Chine qui revient avec Boali 2 et 3. Si la Russie peut mettre la main à la pâte énergétique, la RCA serait un pays de lumière, puisque le potentiel est énorme et disponible. La France a poussé Bokassa à rompre les relation diplomatiques avec la Chine et la Russie, sans pour autant combler le vide durant plus de cinquante ans. Le champ solaire, c’est encore la Chine, et les Centrafricains attendent la Russie dans ce secteur-clé de développement du pays. Faute de concurrence, la Sucaf est restée naine, préférant importer du sucre.

La RCA arrache sa liberté, son indépendance et sa souveraineté. Tous les bras, d’où qu’ils viennent, sont utiles pour le relèvement de la RCA, tant européens, asiatiques, américains, russes, chinois, australiens et africains. Les Centrafricains ne sont pas les damnés de la terre. La RCA est dans le vent de la mondialisation. La France, l’Union Européenne et leurs visées esclavagistes, négrières, n’ont qu’à aller se faire voir ailleurs. 

La Russie a la lourde mission de construire une armée puissante en RCA, c’est gravé en marbre.

 

Julien BELA

 

 

Centrafrique : Au moins 29 millions de F CFA

 volatilisEs au MinistEre de l’Administration du Territoire et de la DEcentralisation

Au moins 29 millions de FCFA détournés au Ministère de l’Administration du territoire et de la Décentralisation. La révélation a été faite ce mercredi 14 novembre 2018 par le Secrétaire général du Groupement Syndical des Travailleurs de Centrafrique (GSTC), Firmin Zoh-Ponguélé lors d’une conférence de presse.

Selon nos informations, le gouvernement avait octroyé  136 millions comme subvention de chaque année aux chefs des villages et des quartiers de Bangui. Et comme à l’accoutumée, cet argent devrait être remis au ministre du département en question. Mais tel ne fut pas le cas pour qu’on en arrive à ce scandale.

Une source proche du ministre de l’Administration du Territoire par intérim, Henri Wanzet Linguissara, a confié au RJDH que « l’argent a été déposé sur la table du Chef de Service de la Collectivité qui, à son tour, devrait déposer au numéro 2 du ministère en la personne du Directeur de Cabinet. Mais hélas, ce dernier aurait seulement  donné au ministre une enveloppe de  107 millions sur 136 millions de F CFA  ».

Malheureusement pour ce dernier et ses complices, le ministre était déjà au courant de la totalité de cet argent. « Le ministre a autorisé que ces  quatre personnes soupçonnées soient auditionnées ce lundi  pour nécessité d’enquête afin que la lumière soit faite sur ce scandale de détournement de fonds publics », confie toujours cette source.

Depuis mardi 13 novembre 2018, les Directeurs de Cabinet et des Ressources Humaines, les Chefs de Service du Matériel et de la Collectivité ont été placés en  garde à vue au à la Section des Recherches et d’Investigation (SRI) de la gendarmerie nationale.

Pour le Secrétaire Général du GSTC, Firmin Zoh-Ponguélé, ces « 29 millions se sont volatilisés en un jour alors qu’un enseignant ne perçoit que 5.000 FCFA d’indemnité de craies sur son salaire. Donc vous voyez comment les gens gèrent ce pays », regrette –t-il.

Le Ministre de l’administration du territoire et de la décentralisation a promis réagir dans les jours à venir.

 

RJDH

 

 

KM 5 DANS L’AMBIGUITE TOTALE : DES DETONATIONS D’ARMES ET DES ENLEVEMENTS DE JEUNES FILLES ET GARÇONS POUR LE COMPTE DE L’UPC D’ALI DARAS

Le Km 5, dernière enclave musulmane de la capitale Bangui, est dans l’impasse, dans l’ambiguïté totale. De jour comme de nuit, l’on ne cesse d’entendre des crépitements d’armes et des détonations de grenades offensives. Si ces tintamarres assourdissants font souvent peur aux habitants des quartiers immédiats du Km 5, qu’en est-il de ceux qui sont au cœur de ces événements ? A entendre certains compatriotes vivant dans ce secteur, ils disent que c’est par la grâce de Dieu qu’ils sont en vie aujourd’hui. Les groupes d’Autodéfenses qui sévissent dans cette partie de la capitale sèment la terreur et la désolation au sein des populations civiles. Il ne se passe pas un jour sans que des exactions de tout genre y soient signalées.

A titre d’exemple, dans la journée du mercredi 14 novembre 2018, les habitants du Km 5 et ceux des environs immédiats se sont réveillés avec des crépitements d’armes lourdes et légères. D’après certains compatriotes qui ont requis l’anonymat, « Tout est parti d’un cas de braquage de moto. Mécontents, un groupe d’Autodéfenses s’en est pris à un autre. Ce qui a enclenché les affrontements qui se sont prolongés jusque dans la nuit. Pendant le jour, on a dénombré trois (3) morts et des blessés. Durant la nuit, aux environs de 20 heures en allant vers 21 heures, nous avons été surpris par une déflagration de grenade. A l’heure actuelle, nous ne pouvons nous prononcer sur cette déflagration. Certainement qu’il y a eu des pertes en vies humaines et des blessés ».

Ces compatriotes, par rapport à la situation sécuritaire qui prévaut au Km 5, envisagent de le quitter mais craignent pour leur vie. « Vraiment, nous n’avons plus envie de rester au Km 5. Les Autodéfenses ne nous laissent pas en paix. Nous vivons dans l’insécurité totale car ils règnent en maîtres absolus des lieux. Nous voulons quitter le Km 5 pour nous installer à Bimbo ou dans un quartier de Bangui mais nous craignons pour notre vie. Car, dès que nos compatriotes non musulmans apprendront que ces criminels, ces drogués ont tué l’un des leurs, ils vont s’abattre sur nous et nous faire du mal. Alors que nous ne sommes ni de près, ni de loin impliqués dans ces exactions perpétrées par ces va-t-en-guerre contre nos frères chrétiens et nous-mêmes. Parfois, quand ils sont pris dans le piège de ces malfrats, nous les protégeons tout en les faisant sortir du Km 5 sains et saufs. Nous lançons un appel à tous nos compatriotes non musulmans de nous accueillir dans les quartiers où nous désirons habiter. Nous sommes dépassés par ces événements douloureux au Km 5 », ont-ils fait savoir.

Ce qui est grave aujourd’hui, c’est le fait que les Autodéfenses du Km 5, singulièrement les peuhls d’Ali Daras qui ont le contrôle d’un secteur de cette enclave musulmane, profitant des troubles ou des affrontements, kidnappent des jeunes filles et garçons et les envoient à Ali Daras dans l’arrière-pays. « Avant, tous ceux qui étaient arrêtés au Km 5 par ces drogués étaient tués ou libérés contre rançon. Maintenant, ce n’est plus le cas. Dès que les jeunes filles et garçons sont kidnappés par ces malfrats, ils sont enfermés dans les containers. Ensuite, ils sont acheminés dans des véhicules à Ali Daras dans nos villes de l’arrière-pays. En fin de compte, ils sont enrôlés dans l’UPC », ont indiqué certains habitants du Km 5.

Face à ce phénomène de kidnapping au Km 5, nous pouvons valablement dire que la crise centrafricaine a pris une autre tournure. Tous les jeunes filles et garçons qui s’y rendent, doivent prendre des précautions nécessaires pour ne pas tomber dans le filet de ces malfrats. Car, un dicton populaire dit, « prudence égale vie ». Certains compatriotes qui sont habitués à aller régulièrement au Km 5 nous diront que ce sont des allégations, des rumeurs. A Bangui, il n’y a jamais des rumeurs. De nombreux concitoyens qui disparaissent sans laisser de traces sont certainement passés par ce chemin.

Dans un passé récent, des mercenaires se sont infiltrés au Km 5. Ils étaient emballés dans des sacs comme des marchandises et déposés dans les véhicules à destination de ce secteur. C’est par ce même schéma que nos compatriotes kidnappés au Km 5 sont envoyés à Ali Daras. La balle est désormais dans le camp des habitués du Km 5 qui pensent que c’est le bout de leur nombril. Car, pendant que certains habitants du Km 5 cherchent à le quitter, les uns et les autres préfèrent y entrer. Nous ne sommes pas contre eux car ils ont des frères et sœurs qui l’habitent. Mais ils doivent faire attention à leur ombre dès qu’ils y mettent pieds.

Le gouvernement, de son côté, doit relancer l’Opération Soukoula pour mettre fin à ces détonations quasi quotidiennes d’armes lourdes et légères qui empêchent les commerçants du Km 5 de vaquer librement et en toute quiétude à leurs activités commerciales et qui ne favorisent pas le retour de la paix et de la sécurité à Bangui. Il faut pacifier le Km 5 le plus rapidement possible. L’appellation, « couloir de la mort », a trop duré. Beaucoup de Centrafricains ont perdu leurs vies dans cette enclave musulmane. Il faut mettre fin à ces exactions et ces détonations d’armes lourdes et légères, sans oublier le kidnapping des jeunes filles et garçons pour le compte de l’UPC d’Ali Daras.

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

EXISTE-T-IL DE « VRAIS » HOMMES POLITIQUES EN RCA ?

C’est la question fondamentale que se posent bon nombre de Centrafricains et tous les observateurs patentés de la vie politique nationale. Une telle préoccupation que nous qualifions de fondée et justifiée ne peut que nous donner matière à réflexion, depuis l’avènement du multipartisme en Afrique en général, et en RCA en particulier, dans les année 1990 (Conférence de la Baule, en France).

En effet, des feus présidents Kolingba et Patassé, en passant par le déchu président Bozizé et l’actuel président Touadéra, la transhumance politique est devenue la principale caractéristique de nos hommes politiques. Incroyable, mais pourtant vrai ! Chose pire encore, même des leaders (présidents) des partis politiques légalement constitués et reconnus, sont des experts en matière de la transhumance politique. Ils changent de couleurs comme des caméléons, pour se rallier et s’adapter à chaque régime qui arrive au pouvoir en RCA. Et leur objectif premier est de réclamer des postes ministériels ou de hautes fonctions de responsabilité de l’Etat, et c’est tout. Donc ce sont leurs propres intérêts égoïstes qui priment sur l’intérêt général de la nation, voire même sur les intérêts de leurs militants et sympathisants. De ce fait, ces transhumants politiques sont des parasites qui ne vivent qu’aux dépens du régime au pouvoir. Une fois que le parti n’est pas au pouvoir, ils changent leurs costumes politiques, pour les adapter au costume politique du nouveau parti au pouvoir, et ainsi de suite. Après tout, ils n’ont pas honte de dire à qui veut bien les entendre qu’ils sont des leaders, des présidents des partis politiques, en un mot, des hommes politiques. Mais de quel homme politique se revendique et s’identifie-t-on ? Cette question posée doit faire réfléchir tous les Centrafricains sans exception, car il y va de la survie de notre patrie que nous aimons tous.

Fort de ce triste constat, nous interpellons ici le président de la République, chef de l’Etat, professeur Faustin Archange Touadéra de se méfier, et pourquoi pas de se départir de ces transhumants politiques, connus de tous, qui ont inondé, pris d’assaut le mouvement « Cœurs Unis ». Sinon …

Le Petit YEKOA

 

 

UPC D’ALI DARASS : UNE CARIE DANS LES OS A BAMBARI

Finalement, l’on sait plus quoi dire, ni comment décrire l’UPC d’Ali Darass. L’UPC, l’une des branches dissidentes de l’ex-coalition Séléka, a encore commis des bavures. L’on peut dire que les combattants  de l’UPC ont déjà plusieurs bavures à leur passif depuis leur retour à Bambari en mai 2018.

Ces derniers ont encore enlevé 4 personnes issues de la communauté islamique de Bambari. Pour quel motif, l’on ne sait. Les circonstances du kidnapping sont encore inconnues jusqu’alors. Mais il faut simplement dire que Ali Darass et sa nébuleuse cohorte vont très loin en défiant l’autorité présente à Bambari. Bambari qui a commencé à retrouver peu à peu sa quiétude se voit dérangée par l’UPC.

Cette rébellion, d’après les constats, est la plus importante qui sévit en RCA. Ce groupe rebelle dit pourtant adhérer au processus DDRR mais sa pratique est différente de la théorie. Depuis les récentes violences de fin octobre, la population de Bambari vit avec la peur au ventre. Certains, sur les réseaux sociaux, disent vivre l’enfer. Un travailleur humanitaire raconte que Bambari fait une descente aux abîmes. En effet, d’après la même source, l’éducation tourne au ralenti. Les écoles ouvrent leurs portes à dents-de-scie en fonction de la situation sécuritaire dans le pays.

Beaucoup de gens ont dû fuir la ville à cause des combats qui ont opposé les forces nationales et internationales (FDS et Casques Bleus de la Minusca) aux rebelles de l’UPC. Certains tentaient d’ailleurs de revenir chez eux. Les commerces rouvraient peu à peu. Bref, la vie reprenait son cours normal mais l’enlèvement de ces 4 personnes inquiètent. Certains disent tout bas que l’UPC accuserait la communauté musulmane de Bambari d’être de connivence avec les autorités : une manière de les assimiler à des traîtres.

Cependant, une source proche du dossier laisse entendre que 3 de ces 4 otages ont déjà été libérés. Mais l’on doit rappeler la promesse de la Minusca de faire de Bambari une ville sans arme. Certes, c’était une promesse tenue, mais aujourd’hui Bambari bascule dans le drame. Il est bien vrai que les FACA, la police, la gendarmerie, les instructeurs militaires russes et les Casques Bleus de la Minusca sont présents à Bambari mais l’idéal serait de bouter hors de la ville les rebelles de l’UPC qui sèment le désordre.

Bientôt la Journée Mondiale de l’Alimentation (JMA). En RCA, cette journée sera commémorée à Bambari. Mais l’UPC semble décidée à semer le désordre. Le risque est grand. Si déjà les rebelles de l’UPC enlèvent des citoyens centrafricains, cela explique clairement qu’ils sont capables de faire mouche sur les autorités qui seront de la partie. Certes, le dispositif sécuritaire sera renforcé, mais nul ne peut douter du risque que peut prendre l’ex-Séléka.

La ville de Bambari, vu sa situation géographique, ne devrait en aucun cas faire l’objet de désordre car cette ville relie plusieurs autres. La peur ne cesse de gagner du terrain chez les habitants de Bambari qui redoutent à chaque fois des regains de violence.

L’éducation dite de qualité n’existe que de nom à Bambari. Les groupes rebelles l’ont fait basculer dans les abîmes. Bambari, tout comme plusieurs villes du pays, essaie plus ou moins de prendre à bras le corps la situation de l’éducation afin de la relever.

Si la situation sécuritaire est précaire dans un pays, cela impacte sur tous les autres domaines.

 

Elkas PATCHANGA

 

 

RCA : LA POPULATION CENTRAFRICAINE FELICITE LES RUSSES POUR L’ACCORD DE KHARTOUM QUI, JUSQU’A CE JOUR, EST RESPECTE PAR LES GROUPES ARMES

La société civile invite les autorités centrafricaines à accorder beaucoup plus d’importance au dialogue de Khartoum, qui est présenté comme un dialogue honnête et sincère, dans l’intérêt général du peuple centrafricain.

La société civile Centrafricaine lance un appel aux autorités pour rendre effectif le dialogue de Khartoum. Les accords de Khartoum étant respectés, cela montre que la Russie peut mettre définitivement fin à la crise Centrafricaine. Le Gouvernement doit très rapidement participer au dialogue de Khartoum, car l’Union Africaine n’est pas la seule solution. La preuve, la crise libyenne est en dialogue en ce moment en Italie.

La crise Ivoirienne à été réglée par le voisin du Burkina Faso pour ne citer que ces deux exemples. Donc, le dialogue de Khartoum peut mettre définitivement fin à cette crise. « Nous invitons le Président Touadéra à se tourner vers le dialogue de Khartoum.

L’Union Africaine doit se réjouir que le Soudan voisin de la RCA s’est proposé d’organiser un dialogue libre en associant le Gouvernement et les groupes armés pour mettre définitivement fin à cette crise qui n’a que trop duré.

Comme quoi, il ne faudrait pas privilégier une seule piste de solutions. Car les propositions foisonnent et les accords et/ou dialogues également. La France et l’Union Africaine ne doivent pas avoir à elles seules, l’apanage de la négociation.

 

Ismaël Traoré,

Loccident.info

 

 

 

CENTRAFRIQUE : LA POPULATION RECONNAIT LES ACCORDS DE KHARTOUM ET ENCOURAGE LA RUSSIE A REUNIR LES DEUX PARTIES

La coalition de la société civile centrafricaine, dénommée BÊ-AFRICA ENGAGÉE, dont le but est la défense de la patrie, s’indigne du comportement de l’Union Africaine.

« Nous cautionnons et encourageons les accords de Khartoum, les autres pays n’ont pas attendu l’Union Africaine pour signer des accords qui ont été respectés. Même la Côte d’Ivoire à signé ses accords de sortie de crise, à Ouagadougou. Aujourd’hui, la Libye cherche des solutions sans passer par l’Union Africaine. Le dialogue de Khartoum doit avoir lieu, nous invitons les autorités à participer à ce dialogue initié par la Russie, qui est aujourd’hui un partenaire de défense de la RCA », tels sont les propos de certains leaders de la société civile Centrafricaine regroupés au sein de la coalition Be-Africa Engagée.

Pour ces observateurs de la vie politique en RCA, tous les Groupes Armées respectent l’accord de Khartoum. « Ce qui fait que nous avons la paix jusqu’à ce jour. La population soutient le dialogue de Khartoum. La coalition des associations compte sillonner les arrondissements de Bangui et les provinces pour expliquer aux populations l’importance du dialogue de Khartoum », ont annoncé les leaders, qui entendent jouer les premiers rôles.

 

Khalil Founguélé, Leuropeafrique.info

 

 

 

 

RUSSIE : 05 temoins de JEhovah arretes pour « extremisme »

Les forces de l’ordre russes ont annoncé aujourd’hui avoir arrêté pour «extrémisme» cinq membres des Témoins de Jéhovah, organisation religieuse interdite dans le pays depuis 2017, assurant avoir saisi chez eux deux grenades et un engin explosif.

Les armes et un «grand nombre de livres à contenu extrémiste» ont été saisis lors de perquisitions faites au domicile de ces personnes à Kirov, dans le centre de la Russie, a indiqué dans un communiqué le Comité d’enquête, organisme chargé des principales affaires criminelles dans le pays.

Les cinq témoins de Jéhovah sont accusés d’avoir organisé des réunions clandestines à Kirov entre le 16 août 2017 et le 29 septembre 2018, malgré l’interdiction de l’organisation, selon la même source.

«Ils organisaient des réunions et appelaient les autres à les rejoindre», a déclaré à l’AFP une porte-parole de l’antenne locale du Comité d’enquête, Evguenia Vorojtsova.

Tous les cinq sont en outre accusés d’avoir collecté plus de 500 000 roubles auprès des Témoins de Jéhovah à Kirov, selon les enquêteurs.

Ils ont été inculpés d’avoir mené et financé une «organisation extrémiste», ajoute-t-on dans le communiqué.

C’est la première fois que les autorités russes accusent des membres des Témoins de Jéhovah de détenir des armes, selon Iaroslav Sivoulski, membre de l’Association européenne des Témoins chrétiens de Jéhovah.

«Nous sommes sous le choc», a-t-il indiqué à l’AFP par téléphone, de Riga, la capitale lettone. «C’est à la fois ridicule et bizarre. […] Cela doit être une erreur», a-t-il ajouté.

Mouvement fondé en 1873 aux États-Unis par Charles Russel, les Témoins de Jéhovah se revendiquent du christianisme.

En 2017, les Témoins de Jéhovah ont été interdits en Russie par décision de la Cour suprême, sur demande du ministère de la Justice qui a estimé que ce mouvement millénariste présentait des «signes d’activité extrémiste». L’organisation revendiquait alors quelque 170 000 membres en Russie.

L’organisation de défense des droits de l’homme Human Rights Watch (HRW) a dénoncé cette année une «vaste campagne» de «persécution religieuse» contre les Témoins de Jéhovah en Russie, en accusant les autorités d’avoir procédé «à des dizaines de perquisitions, de raids, d’interrogatoires et d’autres actes de harcèlement et de persécution».

 

AFP (leuropeafrique.info)

 

 

 

PLUS DE 15.000 DOSSIERS ENREGISTRES POUR LE RECRUTEMENT DE 1.023 JEUNES DANS LES FACA : LE CHOMAGE A L’EXPONENTIEL EST UN FACTEUR DU SOUS DEVELOPPEMENT DE LA RCA

Selon des sources indépendantes, plus de quinze mille (15.000) dossiers ont été enregistrés lors du dépôt de candidature pour le recrutement de mille vingt trois (1.023) jeunes dans les Forces Armées Centrafricaines (FACA). Cela traduit le fort taux de chômage qui ronge la jeunesse centrafricaine depuis des années.

A Bangui et dans toutes les villes de provinces, les jeunes ont démontré leur courage de rentrer au sein des Forces Armées Centrafricaines, afin de servir leur pays. Même dans les zones sous contrôle des groupes armés, ils n’ont pas peur d’aller tenter leur chance en déposant leurs dossiers de candidature. C’est la preuve que la nouvelle armée centrafricaine qui se pointe à l’horizon n’est pas celle d’hier où le tribalisme battait son plein.

Nous profitons de cette occasion pour demander aux jeunes centrafricains qui n’ont pas eu la chance d’être retenus de garder le calme et d’éviter toutes manipulations d’où qu’elles viennent. Ce recrutement n’est que la première phase. Apres avoir fini de former ces nouveaux recrus, le gouvernement, avec le soutien des partenaires internationaux, notamment la Minusca et la mission européenne de training (EUTM), procédera à un nouveau recrutement. C’est pour dire que petit à petit, tous les jeunes qui désirent le métier d’armes finiront par être recrutés au sein de l’armée nationale.

Vu  l’impatience des jeunes pendant cette phase de recrutement, il est très indispensable d’aménager certains centres de formations ou de créer de nouveaux centres pour augmenter le quota des candidats lors des prochaines phases de recrutements. Nos partenaires russes peuvent valablement nous aider dans ce sens. Seules  les Forces Armées Centrafricaines peuvent protéger les populations civiles et rétablir définitivement la paix et la sécurité dans tout le pays. Les éléments des FACA formés par l’EUTM, entrainés au maniement d’armes par les instructeurs militaires russes et déployés dans certaines régions du pays viennent de donner le ton.

C’est la véritable armée pluriethnique et de garnison qui se profile à l’horizon. Les FACA doivent saisir l’occasion pour bannir définitivement de leur esprit le tribalisme, le régionalisme, l’ethnocentrisme, le clanisme, pour ne citer que ces quelques exemples. Ce sont ces maux qui ont ruiné l’armée nationale et plongé le pays dans la grave crise militaro-politique enclenchée en 2012 par l’ex-coalition Séléka, dont nous continuons de vivre les conséquences désastreuses sur tous les plans.

Les régimes se succèdent, mais le problème du chômage n’est pas toujours résolu. Beaucoup de jeunes qui ont terminé leurs études universitaires et qui n’ont pas trouvé un boulot préfèrent prendre les armes durant les coups d’Etat et les rebellions.  C’est le constat le plus amer que nous avons fait pendant la rébellion de l’ex-coalition Séléka et la contre-attaque des milices Anti-Balaka. Plusieurs jeunes avaient pris les armes pour, soit trouver un boulot soit braquer et piller, afin de trouver leur pain quotidien. A qui donc la faute ?

De braves jeunes qui n’ont pas de travail à faire et qui vadrouillent à longueur de journée dans les quartiers, cela constitue un facteur du sous développement dans tous les pays du monde. C’est pourquoi, ailleurs, les gouvernements donnent plus de travail aux jeunes, afin d’éviter un fort taux de chômage, un handicap pour le développement d’un pays. L’expérience a toujours  démontré que le taux élevé de chômage est la principale cause des actes d’incivisme (consommation des drogues, braquages, vols à main armée, viols…) dans un pays. Des actes qui ne peuvent qu’enfreindre les efforts du développement d’un Etat.

Certes, les autorités actuelles du pays se battent pour lutter contre le chômage endémique qui ronge les jeunes centrafricains. C’est pourquoi, le chef de l’Etat, dès sa prise de fonction, a fait de la jeunesse son cheval de bataille. L’intégration de quelques trois mille (3.000) jeunes dans la fonction publique, suivies des phases de recrutements des jeunes dans les Forces de Défense et de Sécurité (police, gendarmerie et FACA), en sont des exemples palpables. Mais beaucoup d’efforts restent à faire dans ce sens.

Ce que nous déplorons, c’est la modalité d’embauche des jeunes au sein des différentes institutions de l’Etat. Les régimes passent, mais se ressemblent très souvent dans leur gestion. Des cas de fraudes, de corruption, du tribalisme, du népotisme, du régionalisme, du clanisme, de l’ethnocentrisme…, ont été décriés dans la dernière phase d’intégration de mille sept cents (1700) jeunes dans la fonction publique. Et très récemment encore, ces mêmes cas ont été dénoncés dans la phase du recrutement de mille vingt trois (1.023) jeunes dans le rang des Forces Armées Centrafricaines.

Et pourtant, ce sont ces maux qui ont ruiné l’administration centrafricaine et plongé la République Centrafricaine dans la pire crise que nous traversons avec des conséquences regrettables aux plans sécuritaire, économique, social et culturel. Hélas, les Centrafricains et surtout nos dirigeants, n’ont pas encore tiré les leçons du passé. Ce sont ces mêmes choses que nous vivons à chaque régime. C’est notre tour, nous devrons en profité pour manger. Il faut dans ce cas copter les parents et amis qui, parfois, n’ont même pas de niveau, pour les nommer à des postes de responsabilité. Alors que certains jeunes qui ont des diplômes et qui n’ont pas un parent là-haut, moisissent dans les quartiers.

Les choses évoluent et les mentalités doivent également changer. L’ancienne génération doit céder la place à la nouvelle génération des jeunes. Le président de la république, Professeur Faustin Archange Touadéra, est pour cette future génération. C’est normal qu’il travaille avec la jeunesse. Cela ne va pas dire qu’il doit exclure les anciens dignitaires du pays qui se trouvent aujourd’hui dans son gouvernement. Au sein du gouvernement Sarandji, il y a des ministres qui ont servi plusieurs régimes, mais qui continuent de faire leurs preuves à travers leur gestion. Mais la majorité des membres du gouvernement ont montré leur limite depuis fort longtemps. Certains se permettent le luxe même de détourner des fonds publics destinés au fonctionnement des services, afin de s’enrichir illicitement sur le dos d’un peuple qui souffre. Ceux-là doivent-ils encore rester dans le gouvernement ? Et pour faire encore quoi ?

La rupture prônée par le chef de l’Etat ne doit pas être un vain mot. Cela doit se traduire dans la réalité des faits, à travers des actes d’honnêteté, de dignité, de la transparence, de la rigueur dans tous les domaines de la vie active nationale pour donner la chance à tout le monde, notamment à la jeunesse, considérée comme l’avenir d’un pays.

 

Amedé NGUETE

 

 

REGLEMENT INTERIEUR DE L’ASSEMBLEE NATIONALE (SUITE) : CHAPITRE IV ET V, DE LA PROCEDURE DES DEBATS, DE LA TENUE DES SEANCES

DE LA TENUE DES SEANCES (suite)

 

Art.57 : Lorsque le Gouvernement fait une communication à l’Assemblée, peuvent lui répondre, le Président de la Commission intéressée et tout député qui souhaiterait prendre la parole.

Art.58 : Toute attaque personnelle, toute manifestation ou interruption troublant l’ordre sont interdites.

Les interpellations de député à député sont interdites.

Si les circonstances l’exigent, le Président peut annoncer qu’il va suspendre la séance. Si le calme ne se rétablit pas, il suspend la séance. Lorsque la séance est reprise et si les circonstances l’exigent à nouveau, le Président lève la séance. Dans ce cas la salle est immédiatement évacuée.

Art.59 : Avant de suspendre la séance, le Président fait part à l’Assemblée de la  date et de l’ordre du jour de la séance suivante si elle n’est pas déjà programmée dans la semaine en cours. A défaut, la Conférence des Présidents en décidera.

Art.60 :  Lorsque la discussion d’un texte a commencé, la suite du débat est   inscrite de droit en tête de l’ordre du jour de la séance suivante, sauf demande contraire de la Commission.

 

SECTION I

 

DE LA DISCUSSION DES TEXTES LEGISLATIFS

 

Art.61 : Les projets ou propositions de loi sont en principe soumis à une seule délibération en séance publique.

Il est procédé tout d’abord à une discussion générale du rapport fait sur le projet ou la proposition de loi. Éventuellement, le rapporteur commente ou complète le rapport distribué.

Après la clôture de la discussion générale, le Président consulte l’Assemblée sur le passage à la discussion des articles. Lorsque la Commission conclut au rejet du projet ou de la proposition de loi, le Président, immédiatement après la clôture de la discussion générale, met aux voix le rejet.

Art.62 : Lorsque la Commission ne présente aucune conclusion, l’Assemblée est appelée à se prononcer sur le passage à la discussion des articles du texte initial du projet ou de la proposition de loi.

Dans le cas où l’Assemblée décide de ne pas passer à la discussion des articles, le Président constate que le projet ou la proposition de loi est rejeté.

Dans le cas contraire, la discussion continue et elle porte successivement sur chaque article et sur les amendements qui s’y rattachent à condition qu’ils aient été déposés sur le Bureau de l’Assemblée.

Toutefois, des amendements peuvent être déposés en salle.

Dans l’intérêt de la discussion, le Président peut décider le renvoi à la Commission d’un article et des amendements qui s’y rapportent. Il précise les conditions dans lesquelles la discussion sera poursuivie.

Après le vote de tous les articles, il est procédé au vote sur l’ensemble du texte.

Lorsque, avant le vote sur l’article unique d’un projet ou d’une proposition de loi, il n’a pas été présenté, d’article additionnel, ce vote équivaut à un vote sur l’ensemble du texte. Aucun article n’est recevable après ce vote.

Des explications n’excédant pas cinq (5) minutes peuvent être présentées avant ou après le vote sur l’ensemble.

 

SECTION II

 

DE L’ADOPTION DES PROJETS ET PROPOSITIONS DE LOI

Art.63 : Les textes adoptés par lʼAssemblée Nationale sont aussitôt transmis au Président du Sénat par le Président de lʼAssemblée Nationale.

Art.64 : Le Président du Sénat, retourne le texte adopté par le Sénat au Président de l’Assemblée Nationale qui le transmet au Président de la République aux fins de promulgation.

Art.65 : Les amendements proposés par le Sénat sont adoptés ou rejetés à la majorité simple des députés. Le texte adopté définitivement est transmis par le Président de lʼAssemblée Nationale au Président de la République pour promulgation.

Les textes de loi adoptés par l’Assemblée Nationale peuvent être rejetés en tout ou partie par le Sénat. Le rejet doit être approuvé à la majorité absolue des sénateurs.

Dans ce cas, le texte en cause, accompagné de lʼexposé des motifs du rejet, est retourné par le Président du Sénat à lʼAssemblée Nationale, pour un nouvel examen.

LʼAssemblée Nationale, après délibération, adopte le texte à la majorité absolue des députés. Le texte adopté définitivement par lʼAssemblée Nationale est transmis au Président de la République pour promulgation.

En cas dʼabsence de majorité absolue, le Président de la République peut provoquer la réunion d’une (1) commission mixte paritaire chargée de proposer un texte commun sur les dispositions rejetées par le Sénat.

Le texte élaboré par la commission mixte paritaire est soumis par le Président de la République pour approbation aux deux chambres. Aucun amendement n’est recevable, sauf accord du Président de la République.

Si la commission mixte paritaire ne parvient pas à lʼadoption d’un (1) texte commun, ou ce texte n’est pas adopté par l’une ou l’autre chambre, le Président de la République peut :

soit demander à lʼAssemblée Nationale de statuer définitivement ;

soit déclarer caduc le projet ou la proposition de loi.

SECTION III

 

DE LA PROMULGATION DES PROJETS ET PROPOSITIONS DE LOI

 

Art. 66 : Le Président de la République promulgue les lois adoptées par le  Parlement dans un délai de quinze (15) jours à compter de la date de leur transmission, sʼ il ne formule aucune demande de seconde lecture ou sʼ il ne saisit la Cour Constitutionnelle. Ce délai est réduit à cinq (5) jours en cas d’urgence déclarée par le Parlement.

A défaut de promulgation dans les délais requis, la loi entre automatiquement en vigueur soit après constatation par la Cour Constitutionnelle, soit sur saisine du parlement.

La publication des lois est effectuée au Journal Officiel de la République.

 

 

(Suite au prochain numéro)

 

Fait à Bangui, le

 

 

Pr. Faustin Archange TOUADERA

 

 

LA MINUSCA RAPPELLE LA CONTRIBUTION DES CIVILS DANS LA PROTECTION DES POPULATIONS

La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) a rappelé mercredi la contribution de sa composante civile à la protection des populations, soulignant que ce n’est pas seulement une affaire des militaires. 

"La protection des civils n’est pas seulement une affaire militaire. C’est d’abord la responsabilité de l’Etat mais aussi la MINUSCA et ses composantes civiles, les communautés et d’autres acteurs y contribuent. Par exemple, le pacte entre Boeing et PK5, deux quartiers de Bangui, a été le résultat du travail d’acteurs civils à différents niveaux", a indiqué le chef de la section des Affaires civiles de la Mission, Laurent Guépin. La protection ainsi que la réconciliation et la restauration de l’autorité de l’Etat sont les trois domaines d’intervention de cette section. 

Rappelant la résolution 2217 du Conseil de sécurité qui stipule que la "MINUSCA apporte son soutien au gouvernement en matière de la protection des civils en ce qui concerne la collecte et analyse d'informations sur les menaces et les attaques, y compris la prévention, la planification et liaison communautaire", ce responsable a énuméré les outils mis en place pour contribuer à la protection des civils, dont les assistants de liaison communautaire. "Ils sont l’interface de la Force de la MINUSCA avec les communautés locales. Ils transmettent et formulent des préoccupations de protection, ce qui facilite l’élaboration et la mise en œuvre des plans de protection", a-t-il précisé. Ces assistants, tous des Centrafricains déployés sur tout le territoire, sont estimés à 52 mais leur nombre passera à 78 d’ici fin 2019. A titre d’exemple, il a cité cette assistante de liaison communautaire impliquée dans la facilitation par la Mission, de la signature de l’acte d’engagement pour la cessation des hostilités entre le groupe armé 3R et les Anti-Balakas de la Nana-Mambéré, en décembre 2017. 

Le chef des Affaires civiles est également revenu sur l’accompagnement au Gouvernement en vue de la restauration et à l’extension de l’autorité de l’Etat, y compris dans leurs responsabilités de restauration de la sécurité, des services administratifs, judiciaires, pénitentiaires, mais aussi d’accès des populations aux services administratifs, économiques et sociaux de base. "La MINUSCA a facilité le redéploiement de plus de 750 fonctionnaires et agents sur l’ensemble du territoire. Le secteur de l’éducation, celui de la santé, des finances, des eaux et forêts, des affaires sociales ont été principalement concernés. La Mission, le PNUD et le système des nations Unies en général appuient les ministères pour renforcer les capacités de gestion et les compétences des 16 préfets et 71 sous-préfets », a dit Guépin, soulignant toutefois que "la mise en œuvre de restauration de la restauration de l’autorité de l’Etat a besoin de plus de force et des moyens adaptés car les besoins des populations restent encore immenses". 

De même, les projets à impact rapide, un des outils mis en place par la Mission depuis 2014 pour soutenir la restauration de l’autorité de l’Etat, la protection des civils et la cohésion sociale, ont été évoqués lors de la conférence de presse. "Parmi les réalisations, 120 bâtiments administratifs dont des sous-préfectures, des mairies et des commissariats de police, 14 ponts construits, 27 écoles et 3 bibliothèques y compris celle de l’Université de Bangui. Ces projets c’est aussi 5.000 emplois d’urgence, parmi lesquels 1.500 femmes", a ajouté ce responsable. 

Pour sa part, le porte-parole de la MINUSCA, Vladimir Monteiro, a communiqué le bilan des violations et des abus des droits de l’homme, au nombre de 25 au cours de la période entre le 7 et le 13 novembre 2018, pour au moins 55 victimes. « La MINUSCA est particulièrement préoccupée cette semaine par les abus des droits de l’homme commis par l’UPC à Bambari, notamment les enlèvements », a indiqué le porte-parole.

 

Minusca

 

 

AVENUE DES MARTYRS :

ENCORE UN ACCIDENT MORTEL !

Les accidents mortels s’amoncellent en cette fin d’année dans la capitale Bangui. Après celui du quartier Damala relayé par notre rédaction, voici encore un autre qui vient cette fois-ci fondre le cœur. L’avenue des Martyrs en a été le théâtre le mercredi 14 novembre.

Ce jour-là, le soleil était au zénith et très ardent de surcroît. Les rayons solaires envoyaient une chaleur caniculaire sur la chaussée. Alors qu’un homme âgé d’une cinquantaine d’années roulait à vitesse sur sa moto, un véhicule benne qui venait du côté du ministère des Affaires Etrangères le percute violemment. La scène s’est passée juste en face de l’Université de Bangui dans les environs de 12 heures.

La moto qui venait dans le sens contraire du véhicule rentre entre les roues de la grande remorque. Soudain, l’on entend un bruit semblable à l’éclatement d’un ballon rond : la tête du motocycliste part en éclat. Son cerveau est éparpillé sur la chaussée ardente, son sang jaillit comme un tuyau crevé et sa peau est collée à la chaussée comme une pâte. Le véhicule part ensuite dans le décor, la moto est irrécupérable. Les mains sur la tête en signe de détresse, le conducteur de la grande remorque s’avère très contrit. En un clin d’œil, la circulation routière s’arrête, les étudiants de l’université se sont massés sur l’avenue pour porter secours aux accidentés. S’approchant du drame, ils se sont rendu compte qu’ils n’y pouvaient rien. Le corps est resté cloîtré au sol pendant longtemps avant d’être évacué. Jusqu’à ce jour, les stigmates de l’accident mortel en question sont encore visibles sur la chaussée.

Les accidents de route à Bangui s’accentuent en cette fin d’année. Il faut noter par ailleurs que ceux-ci sont très souvent horribles et mortels. La route tue et blesse, d’où faille-t-il être plus prudent dans la conduite.

 

Elkas PATCHANGA

 

 

 

 

toutes les infos du Jeudu 15 Novembre 2018

Cm n 2839 du je 15 nov 2018

ABDOU KARIM MECKASSOUA DESTITUE, QU’EN EST-IL DE CERTAINS MINISTRES, ACCUSES DE DETOURNEMENT, DE MALVERSATIONS FINANCIERES  ?

Le 26 octobre dernier, Abdou Karim Méckassoua, député de la 2ème circonscription électorale du 3ème arrondissement de la ville de Bangui et Président de l’Assemblée Nationale, a été destitué par ses pairs. Cette destitution est intervenue après des révélations de détournement des deniers publics, de malversations financières, de passation de marchés publics de gré à gré, de manquement aux devoirs du PAN, faites par les élus de la nation. Une motion de destitution lancée par les députés a reçu quatre vingt quinze (95) signatures. Les procédures entamées ont été respectées du début à la fin.

C’est ainsi que, lors de la session parlementaire consacrée exclusivement à la destitution du PAN, Abdou Karim Méckassoua a été démis de ses fonctions par cent douze (112) députés sur cent quarante que compte l’Assemblée Nationale. Trois jours après, c’est-à-dire le lundi 29 octobre, un nouveau PAN a été élu. Il s’agit de Laurent Ngon-Baba, député de Baboua. Aujourd’hui, cette deuxième institution de la République Centrafricaine fonctionne normalement.

La destitution de Méckassoua n’a pas arrêté la marche du soleil. Etant élu par ses collègues députés au perchoir, il a été destitué par ses mêmes pairs qui l’ont porté à ce poste. C’était une cuisine interne. Malgré les tentatives d’ingérence de certaines puissances de ce monde pour empêcher cette destitution, les élus de la nation ont dit niet. Ils ont agi conformément au règlement intérieur de l’Assemblée Nationale et à l’article 70 de la Constitution.

Méckassoua est toujours député de la nation. Il continue et continuera toujours de siéger à l’Assemblée Nationale. Il est et demeure fils de ce pays. Même à la fin de son mandat au parlement, on pourra le nommer à des postes de responsabilité, s’il ne sera pas réélu député.

Mais ce qui se passe du côté de l’Exécutif dépasse l’entendement humain. Pendant ces derniers temps, des révélations sur les détournements de deniers publics, de malversations financières…, ont été mises au grand jour dans certains départements ministériels que nous connaissons tous. Jusqu’au moment où nous mettons cet article sous presse, aucun membre du gouvernement n’a été inquiété. Tout se passe comme si les affaires dans ces ministères sont sur de bons rails.

Au sein de l’Exécutif, c’est le silence de cimetière, un statu quo. Les détournements de deniers publics, les malversations financières dont certains ministres et hautes personnalités sont pleins dedans, sont et demeurent lettre morte. Personne n’y tousse. Toutes ces personnalités sont à leurs postes. D’autres trimballent certains medias de la place en justice, oubliant qu’ils ont trompé leurs mains dans la caisse de l’Etat et des sociétés.

A votre avis, qu’est-ce qui explique ce silence de mort à propos de ces détournements et autres ? D’après certains Centrafricains que nous avons recueillis leurs témoignages, « Si vous voyez que personne au sein de l’Exécutif ne se prononce sur ces détournements, ces malversations financières, ces corruptions, ces fraudes, cela prouve à suffisance qu’il y a anguille sous roche ». N’est-ce pas vrai ce que disent ces compatriotes ? Peut-on affirmer ou infirmer ces propos ?

A l’Assemblée Nationale, les députés ont pris leurs responsabilités devant la nation en démettant le PAN Méckassoua qu’ils ont élu pour sauver la face de cette noble institution. Si l’Exécutif est resté silencieux sur ces mêmes cas, à qui la faute ? Ces personnalités ont été nommées à ces postes par un décret. Seul un décret peut abroger un décret, c’est-à-dire mettre fin à la fonction de ces gens-là. Tel ne semble pas être le cas. Et les mêmes faits produisent les mêmes effets.

Ce qui nous amène à poser des questions suivantes : l’«Impunité Zéro » et la « Rupture » avec les vieilles pratiques du passé ne concernent-elles que les groupes armés ? Les personnalités du pays ne sont-elles pas concernées par ces deux (2) slogans ?

Etant donné que les députés ont agi conformément à leur règlement intérieur et à l’article 70 de la Constitution du 30 mars 2016, il est du devoir de l’Exécutif de prendre aussi ses responsabilités. Les personnalités accusées de détournements de deniers publics, de malversations financières et autres, doivent être limogées. C’est le souci majeur du peuple centrafricain à l’heure actuelle. L’Exécutif a l’obligation d’enlever les mauvaises graines parmi les bonnes. L’Assemblée Nationale a donné le ton, il revient à l’Exécutif de lui emboîter le pas.

Les caisses de l’Etat ne sont pas le patrimoine personnel de ces personnalités où chacune a le droit de piocher de l’argent à tout moment et comme bon lui semble. C’est l’argent des contribuables centrafricains. Tout retrait doit suivre des procédures normales. Les yeux des Centrafricains sont désormais rivés sur l’Exécutif pour les cas de malversations financières, de fraudes, de détournements de deniers publics par certaines personnalités nommées par décret.

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

 

 

QUARTIER DAMALA : 1 VEHICULE DE MARQUE CBH A HEURTE PAR DERRIERE 1 TAXI-MOTO FAISANT 1 MORT ET DEUX BLESSES GRAVES (SUITE ET FIN)

 

Le bilan de l’accident mortel du dimanche 11 novembre 2018 a été revu à la hausse. En effet, les deux autres accidentés qui avaient été transportés à l’hôpital ont finalement succombé suite à leurs blessures.

D’après un proche parent de la défunte, l’une des passagers que transportait le conducteur de la moto, il s’agirait d’un sort jeté par les gens du village. En effet, Jasmine, la femme tragiquement morte, était mariée de manière coutumière à un autre homme au village.

Mais à l’arrivée de Henri, un jeune banguissois  au village, tout a basculé en défaveur de cet homme (son mari). En rentrant à Bangui, Henri est parti en catimini avec Jasmine. Informé de la situation, l’homme a demandé à Henri de laisser rentrer sa femme, aux risques et périls de sa vie.

Voilà que le dimanche dernier, en allant rendre visite à certains parents vers Boïng, Henri et Jasmine ont connu ce triste sort qui leur aurait été jeté par les gens du village, d’après la même source. En tout cas, qu’il s’agisse de l’occultisme ou de la mort ordinaire, il faut simplement comprendre que la route tue et blesse. Alors, il faut plus d’attention dans la conduite. Certes, cet accident dépasse tout entendement humain.

 

Jean-Max DELOUGA

 

 

LA RUSSIE DE VLADIMIR POUTINE DONNE LA LEÇON DE LA « VRAIE DEMOCRATIE » A LA FRANCE D’EMMANUEL MACRON

La « vraie démocratie », ce pouvoir du peuple, par le peuple et pour le peuple, c’est ce que la Russie de Vladimir Poutine donne comme leçon de sagesse à la France d’Emmanuel Macron qui humilie et enfonce le clou au peuple centrafricain.

La vie du peuple centrafricain semble se limiter à la France. C’est la France qui a décidé, décide et devrait toujours décider de l’avenir des Centrafricains. C’est de cette manière que les Français considèrent les Centrafricains comme des sous hommes et les traitent comme des moins que rien.

La pauvreté absolue, la misère, le chômage endémique des jeunes, la dégradation très avancée des structures scolaires, sanitaires…, voilà aujourd’hui les résultats de la relation entre la RCA et la France. Et ce, après cinquante huit (58) ans d’indépendance. Incroyable, mais pourtant bien vrai pour la France, un pays qui chante partout la démocratie comme un oiseau gendarme.

Le discours de Macron à Ouagadougou ne cadre pas aujourd’hui avec les agissements de la France, via Jean Yves Le Drian pendant sa visite en RCA. Et il est très difficile de connaître réellement qui détient le pouvoir de commandement entre le président Français, le jeune Emmanuel Macron et le vieux colon esclavagiste Jean Yves Le Drian, ministre des Affaires Etrangères.

Tous les observateurs avisés de la vie politique nationale s’accordent à dire que la solution à la crise est centrafricaine. Mais comment les Centrafricains pourront trouver la solution à leurs différends, du moment où la France s’oppose à toutes les initiatives de la paix dans le pays ?

C’est la France qui s’oppose à la levée de l’embargo sur les armes à destination de la République centrafricaine. C’est toujours elle qui bloque la procédure de la 2e phase de la livraison d’armes de la Russie à la RCA. Le Drian vient de déclarer haut et fort au cours de sa visite en RCA que, si les autorités du pays refusent de se soumettre à leurs propositions, la France va s’opposer à la levée de l’embargo et à la 2e phase de livraison d’armes russes à la RCA.

Concernant les démarches de l’Union Africaine quant au prochain dialogue entre le gouvernement et les groupes armés, c’est toujours la France qui dicte tout. Toutes les organisations africaines, voire internationales, semblent être dirigées uniquement par la France qui étouffe toutes les initiatives allant dans le sens de la paix et du développement de la RCA. Dans ce cas de figure, qu’est-ce que le peuple centrafricain peut faire pour restaurer définitivement la paix dans le pays ?

La Russie ne dicte rien aux Centrafricains, mais travaille main dans la main non seulement avec les autorités du pays, et aussi avec la population. C’est cette coopération que le peuple centrafricain en général veut pour son épanouissement.

L’influence de la Russie gagne du terrain en RCA. Contrairement à la France qui envoie ses journalistes avec des missions particulières en RCA, la Russie qui vient à peine de s’installer dans le pays, a créé une nouvelle station radio dont le jeune directeur Krock Fred est un Centrafricain. C’est ça la coopération gagnant-gagnant qui peut aider les Centrafricains à décider eux-mêmes de l’avenir de leur pays. Que la France revienne à la raison et emboîte le pas à la Russie. Sinon…

Amedé NGUETE

 

 

BANGUI : TROP DE COUPURES D’EAU

La ville de Bangui souffre depuis deux semaines de pénuries d’eau potable. Du quartier Combattant en passant par les quartiers Ben-Zvi, Sica, Séidou pour chuter au Centre-ville, les plaintes se font entendre jour et nuit. Les coupures d’eau sont exagérées. Beaucoup sont ceux qui font la queue devant les fontaines pour se procurer de l’eau potable. Devant ces fontaines, on peut voir les femmes et les enfants se priver de sommeil pour attendre la première goutte qui tombera des robinets. Les bidons et d’autres récipients sont mis en file indienne.

Nadège, une habitante du quartier Galabadjia II, relate son calvaire : « Depuis deux semaines, j’ai du mal à me procurer de l’eau potable. Je me lève au beau milieu de la nuit pour espérer faire le plein, ne serait-ce que d’un seul récipient. Vraiment, je suis dépassée ». Certaines fontaines dans le même quartier sont restées fermées en attendant le rétablissement de la situation. Devant celles-ci, l’on ne cesse de se quereller pour occuper la première place dans la queue.

Un peu plus loin dans le 7ème arrondissement, il s’agit plutôt du chef de quartier Kpotoro qui est dans la ligne de mire des habitants du quartier.  En effet, dans ce quartier, l’ONG Village d’Enfants SOS a creusé un forage pour les habitants. Mais depuis un mois, le chef du quartier a interdit l’accès à ce forage. Tous ignorent la raison qui sous-tend le refus du chef de quartier et les habitants se plaignent de ce comportement. Ils sont obligés d’aller puiser de l’eau à la rivière Oubangui, aux risques d’attraper des maladies liées à l’eau souillée. Le chef du quartier, quant à lui, n’en a cure.

Les habitants de Kpotoro demandent aux autorités d’ouvrier l’œil sur cette affaire.

Selon les informations dont nous disposons, le conduit d’eau qui part de la pompe d’alimentation au château s’est brisé en deux endroits différents. Ce qui est à l’origine de ces coupures d’eau que l’on peut qualifier d’anarchiques. Les habitants de Bangui devraient prendre leur mal en patience avant le rétablissement de la situation.

La Sodéca n’a pas de concurrent pour la pousser à faire plus d’efforts si bien que de tels phénomènes ne cessent de se produire fréquemment. A voir de plus près la qualité de l’eau distribuée par la Sodéca, l’on peut sentir l’odeur des rouilles qui s’y dégage. La qualité et la quantité de l’eau distribuée par la Sodéca laissent à désirer.

Elkas PATCHANGA

 

 

LES DIFFERENTES FORMES DE LA VIOLENCE SEXUELLE ET LE

CADRE LEGISLATIF INTERNATIONAL APPLICABLE

 

La violence sexuelle est un « acte de nature sexuelle imposé par la force ou la coercition et sans le consentement de la victime ». Elle peut être répandue, souvent invisible et accompagnée d’autres violences, et aussi évitable. Le viol et les autres formes de la violence sexuelle sont totalement prohibés par le Droit International des Droits Humains (DIDH) à tout moment et le Droit International Humanitaire (DIH) à la  fois dans les conflits armés internationaux et les conflits armés non internationaux (Conventions de Genève 3 et 4, protocole Additionnel 1, Article 3 commun aux Conventions de Genève et article 42 du Protocole Additionnel 1).

La violence sexuelle entraîne des conséquences physiques, psychologiques, sociales sur sa victime. Mais que faire concrètement pour réduire la violence sexuelle particulièrement en RCA et protéger ses victimes ?

Il faut qu’il y ait des réponses médicales et psychosociales pour les victimes et c’est important. Il faut aussi sensibiliser et éduquer la population sur ce problème et ses conséquences, tout en attirant l’attention de l’opinion nationale sur cette problématique qui gagne de plus en plus du terrain en RCA, à travers des messages clés.

Pour les acteurs armés conventionnels et non conventionnels, il faut être exemplaires, respecter l’interdiction du viol, former les troupes et prendre des mesures correctives et punitives nécessaires à l’endroit des auteurs de viols et autres abus sexuels.

Quant aux victimes, il faut faire tout le possible pour accéder aux soins de santé et dans 72 heures pour le traitement VIH/SIDA, 120 heures pour le traitement contraceptif.

Pour les familles et la communauté, il ne faut pas laisser les victimes seules. Il faut aussi se référer aux services de santé dans l’urgence et lutter contre la stigmatisation.

Le Petit YEKOA

 

 

Des formations professionnalisantes pour la reduction de

la violence communautaire a Bangui

 

Plus de 835 bénéficiaires ont été formés dans différents domaines, à savoir la couture, la mécanique, l’informatique et bien d’autre corps du métier, faisant suite au programme de la réduction de la violence communautaire dans les différents arrondissements de la ville de Bangui, notamment à Boing, à Sékia et à Bimbo.

Il faut noter que ces 835 apprenants ont été les heureux bénéficiaires à profiter de cette première phase de formation qui, en elle-même, est intervenue après la phase de sensibilisation menée par la Minusca section DDR, en partenariat avec UNOPS, dans tous les arrondissements de Bangui.

Une chose est sûre, la réinsertion de ces apprenants dans la société est une priorité du gouvernement et de ses partenaires. Nous espérons qu’à la clôture de cette formation, ils arriveront à mieux s’intégrer dans la société en brisant les barrières de la méfiance et des préjugés à leurs égards.

Toutefois, les formations ont pour objectif d’inculquer des valeurs pour le vivre ensemble et la cohésion au sein des communautés avec les modules tels que le civisme, la citoyenneté et la bonne conduite. Il s’agit aussi de permettre aux bénéficiaires d’avoir des connaissances théoriques et pratiques dans les métiers qu’ils ont embrassés.

Pour garantir le succès de ces différentes activités, des structures spécialisées dans le domaine de la formation ont été mandatées pour former ces jeunes, à l’image de la Jeunesse Pionnière Nationale (JPN), CARITAS, DON BOSCO, APSUD, AFPE et COOPIADA.

Rappelons que les bénéficiaires des programmes de réduction de la violence communautaire recevront à la fin de leur formation des kits et outillages pour leurs installations et leurs intégrations dans la vie active. Et ce, sous la supervision des agents encadreurs.

 

Sinclair ARIES

 

 

REMISE DES VIVRES DE 02 ONG SOUDANAISES PAR LE MAIRE NAKOMBO

A L’IMAM DE LA MOSQUEE CENTRALE DE BANGUI

La mosquée centrale de Bangui, sise au Km 5 dans le 3ème arrondissement, a servi de cadre à une cérémonie officielle de remise des vivres, aux personnes démunies, vulnérables et affectées par la crise en RCA. C’était le mardi 13 novembre 2018, de 12 heures 33 minutes à 13 heures 03 minutes. Y ont pris part, le Président de la Délégation Spéciale de la Ville de Bangui (PDSVB), Emile Gros Raymond Nakombo, le Chargé d’Affaires et l’Attaché Militaire de l’Ambassade de la République du Soudan en RCA, respectivement Abass et Djamel, le maire du 3ème arrondissement Bala Dodo, l’Imam de la mosquée centrale de Bangui, Amadou Tidjiani sans oublier certains habitants du Km 5.

Pour le Chargé d’Affaires à l’ambassade du Soudan en RCA, « C’est une rencontre très fraternelle qui marque la forte relation de coopération entre la RCA et le Soudan. D’où la remise des vivres offerts par 02 ONG soudanaises au peuple centrafricain, sans perdre de vue aussi des dons en médicaments, en appareils biomédicaux, pour soigner et traiter gratuitement les patients de la RCA ».

Quant à l’Imam de la mosquée centrale, « C’est une grande joie pour nous de réceptionner aujourd’hui, avec un bon cœur, ces vivres entre les mains du maire, Emile Gros Raymond Nakombo. Mais nos vœux les plus pressants, sont que la paix revienne en RCA en général, et dans le 3ème arrondissement de la ville Bangui en particulier, pour nous permettre de circuler librement et de vaquer en toute quiétude à nos diverses activités quotidiennes ».

Prenant la parole à cette circonstance, le PDSVB a fait savoir, « nous sommes aujourd’hui à la mosquée centrale grâce au don en vivres de nos frères de la République du Soudan. C’est un pays frère de longue date qui appuie énormément la RCA. Et c’est la preuve que nous vivons aujourd’hui, à la Mosquée centrale, avec la remise des vivres, aux personnes les plus vulnérables et affectées par les effets collatéraux et pervers de cette crise militaro-politique. Et c’est sur initiative et instruction du président de la République, Professeur Faustin Archange, que je suis le point focal auprès de ces 02 ONG soudanaises. Ce n’est pas la première fois que nos frères du Soudan volent au chevet de leurs frères centrafricains. C’est donc un partenariat très fructueux et gagnant-gagnant entre ces deux peuples, au cours de la grave crise que connaît la RCA depuis décembre 2012 ».

La remise symbolique d’un carton d’huile par le maire Nakombo à l’Imam Amadou Tidjiane a bouclé la boucle.

Précisons que les vivres sont constitués des sacs de riz et de datte, des cartons de sucre et de pâte (Macaroni), et ont été transportés dans un véhicule à 10 roues.

 

Le Petit YEKOA

 

 

22 DECEMBRE 2018 : « GRANDE MOBILISATION DU GSTC POUR PRENDRE

DE GRANDES DECISIONS SUR LA SITUATION DES TRAVAILLEURS

DU SECTEUR PUBLIC »

 

« Le bureau exécutif du Groupement Syndical des Travailleurs de Centrafrique (GSTC) a animé une conférence de presse à la Bourse de Travail, le mercredi 14 novembre 2018, de 10 heures 30 minutes à 11 heures 20 minutes. Le but de cette conférence de presse est de rappeler le gouvernement de Simplice Mathieu Sarandji sur les sept (7) points de revendication du GSTC dont trois sont non négociables, et déposés sur la table du gouvernement, depuis fort longtemps. Il s’agit de la signature du décret de la loi de 2009 portant statut général de la Fonction Publique, au nom du principe de continuité de l’Etat ; de la suppression des abattements de salaire, au nom du principe de l’égalité de tous devant les charges publiques et ; le déblocage total des arriérés de salaires de 2002, 2001 aux ayants droit, fonctionnaires et agents de l’Etat, pour leur permettre de mieux vivre et de réaliser leurs divers projets.

Voici publiés les propos liminaires du Secrétaire Général du GSTC, Firmin ZOH PONGUELE »

Le Petit YEKOA

Mesdames et Messieurs les professionnels des Médias, je vous remercie d'avoir accepté de prendre part à cette conférence de presse que notre centrale syndicale le GSTC, syndicat d'avant-garde à l'habitude d'organiser pour informer la communauté nationale et internationale sur les problèmes sociaux.

Le but de cette conférence de ce jour c'est de vous informer sur les manœuvres que le Gouvernement du Premier Ministre SARANDJI a mises en place pour endormir les organisations syndicales, afin d'éviter de débattre avec ces organisations syndicales des vraies revendications des travailleurs.

En effet, le 17 octobre 2018, exactement 28 jours aujourd'hui que le Premier Ministre Simplice Mathieu SARANDJI a ouvert à la salle de conférence de la primature, les travaux du cadre permanent de concertation et de négociation (CPCN).

Cette ouverture diffusée pompeusement dans les médias publics a fait nourrir de l'espoir aux travailleurs de Centrafrique.

Mais que constatons-nous, après ce discours de 15 minutes du Premier Ministre, Chef du Gouvernement et la suspension des travaux par ce dernier ?

Absolument plus rien, un silence radio pendant plus de trois semaines.

Mesdames, Messieurs les journalistes, je vous prie de partager avec nous cette réflexion. Est-il normal qu'on ouvre des travaux de concertation, d'un séminaire, d'une conférence, d'un forum par un discours et il se passe plus de trois semaines sans que cette concertation ait lieu ?

Mesdames et Messieurs les journalistes, cette attitude à nos yeux est la preuve éloquente que le Gouvernement ne se préoccupe pas des questions sociales, mais plutôt la préoccupation de ces nouveaux hommes forts et riches du pouvoir se trouve ailleurs.

En tout état de cause le GSTC est déterminé à défendre ses sept (07) points de revendications, déposés sur la table du Gouvernement par tous les moyens légaux que les lois et les règlements lui confèrent.

Le GSTC tient à rappeler que sur ces sept points de revendication, il en existe trois non négociables. Il s'agit de :

La signature du décret d'application du Statut général de la Fonction Publique signé en 2009 par le Président François BOZIZE. Ce décret d'application doit être signé avant janvier 2019. Car il comporte aussi bien des avantages pour les fonctionnaires et les retraités qui croupissent sous le poids de la misère.

Les paiements des arriérés de salaire de 2002, 2001 et autres ne doivent plus être versées mensuellement mais dans leur totalité aux bénéficiaires pour leur permettre d'améliorer leur conditions d'existence.

La suspension de l'abattement de salaire institué depuis plusieurs décennies, lequel abattement ne respecte pas les principes d'égalité des citoyens devant les charges publiques. A titre d'exemple, les indemnités des députés ne subissent pas des abattements, alors qu'ils émargent sur le budget de l'Etat.

Dans une des déclarations de la Cour Constitutionnelle du 19 septembre 2018, elle a donné son avis sur cette question d'abattement, en déclarant que l'indemnité parlementaire est assujettie aux prélèvements relevant des charges publiques.

Mesdames et Messieurs les journalistes, beaucoup d'observateurs s'accordent de dire que notre pays traverse une crise sécuritaire sans précédente qui a affecté son économie et que les revendications outrancières des partenaires sociaux ne se justifient pas. Le GSTC voudrait seulement préciser que s'il y a une crise elle appelle à une solidarité nationale qui à partager solidairement les effets.

Cependant, les travailleurs sont au regret de constater qu'au lieu de partager les sacrifices, les personnalités des institutions s'octroient des indemnités et salaires faramineux, tant bien au niveau de l'exécutif qu'au niveau parlementaire, elles s'accusent mutuellement de se tailler la part du lion, alors que le salaire des fonctionnaires est resté stagnant depuis plus d'une décennie, à l'exemple de l'enseignant qui garde une indemnité de craie de 5000F octroyée par le président David DACKO.

Ajouter à ce tableau, le Gouvernement continue d'entretenir les pratiques des détournements et de corruptions, sans que les auteurs de ces pratiques ne soient inquiétés et les leaders syndicaux qui osent de dénoncer ces pratiques néfastes, sont assignés en justice.

Face à cette injustice aussi grave, le GSTC appelle à une grande mobilisation pour le samedi 22 Décembre 2018 où tous les travailleurs auront à se déterminer sur la conduite à suivre.

Le GSTC profite de cette occasion pour exiger du Gouvernement le paiement dans un bref délai des arriérés de salaires de 2003 aux anciens personnels d'appui aux personnels de l'ONPE, de la Marie et de l'Assemblée Nationale.

Le GSTC exhorte ses militants, sympathisants et l'ensemble des travailleurs à rester vigilant pour barrer la route aux marchands d'illusions.

Je vous remercie.

 

 

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LA RUSSIE, TRES ENGAGEE EN RCA, SOUTIENT LE CONCOURS

MISS-CENTRAFRIQUE

Le concours miss-Centrafrique 2018 s’est déroulé le 10 novembre dernier à l’hôtel Ledger Plaza à Bangui. Organisé avec le soutien de la Société Lobay Invest, la nouvelle radio « Lengo Songo » et l’ambassade de Russie, ce concours a vu la participation de près de 230 invités dont les représentants du gouvernement, de l’ambassade de la Russie, ainsi que des entrepreneurs.

L’événement était agrémenté par des musiciens, chanteurs et comédiens centrafricains. Et ce, en présence de la représentante de l’épouse du chef de l’Etat, Brigitte Touadéra qui, a tenu un discours pour la circonstance.

Les participantes ont défilé dans leurs tenues décontractées, ainsi qu’en costumes traditionnelles. L’animateur a, par la suite, lancé un quiz durant lequel les participantes devraient répondre à des questions. Après ces épreuves, les demoiselles ont défilé en robes de soirée.

Les vainqueurs du concours sont Mexto Julianne qui a occupé la 3ème place, Ngamoen Karta qui est venue en 2ème position et Sambo Charlène qui a occupé la 1ère place. Ces derniers temps, la Russie déploie beaucoup d’efforts dans le développement humain, culturel et sportif du pays.

Nous citerons entre autres, le concours de dessins et des poèmes pour les enfants et le séjour des gagnants pour la colonie des vacances à Artek, la coupe de l’espoir qui s’est déroulée fin août dernier, la remise des Kits sportifs aux enfants dans les arrondissements de Bangui.

Le soutien de la Russie à la République centrafricaine n’est pas seulement militaire. Cela se traduit également dans d’autres aspects de la vie quotidienne pour bâtir un esprit paisible et amical au sein du peuple centrafricain.

Les partenaires russes sont sur un bon chemin. Leur soutien à l’organisation du concours miss-Centrafrique en est une parfaite illustration.

Vive la coopération centrafricano-russe.

Bénistant MBALLA

 

 

 

1023 jeunes en instance de recrutement dans les Forces armEes centrafricaines

Le processus de recrutement de 1023 éléments des forces armée centrafricaine suit son cours ce matin sur le terrain du stade 20 000 places avec les épreuves sportives. Depuis hier dans les villes de Bangui et de Bimbo, une équipe du RJDH s’est rendue sur le terrain pour en faire le constat.

L’objectif du recrutement des éléments dans la Force armée Centrafricaines est de renforcer le secteur de l’armée.

A en croire le colonel Roch Edgard Gondy, les épreuves physiques et sportives se déroulent très bien malgré le retard enregistré «les recrutements au sein des forces armée centrafricaines se passent bien. Nous avons commencé hier avec deux arrondissements. Comme tout commencement il y’a eu un peu de retard mais aujourd’hui nous avons commencé avec le premier arrondissement, ce qui veut dire que nous sommes en train de démarrer le programme. On a rencontré quelques difficultés parce que des candidats qui ont oublié leur carte d’identité à la maison. Donc on a accusé un peu de retard à cause de ce fait », souligne le Directeur des sports de l’Armée Nationale

Il poursuit en disant que les difficultés sont inévitables dans des cas de ce type «tout le monde cherche à passer en premier, ce qui est impossible car nous avons un problème en termes du nombre des examinateurs. Il nous était impossible de faire passer les huit arrondissements le même jour ; aussi il faut noter que ces candidats sont déterminés à passer ce cap avec un esprit serein.» a ajouté le Directeur.

L’un des candidats au recrutement  livre ses impressions « nous sommes vraiment satisfaits de tout ce qui se passe car tout se passe dans la normale pour l’instant. Nous sommes là pour observer et faire  ce que l’on nous demande. On attend juste les résultats car nous voulons vraiment faire partie de l’armée centrafricaine car nous voulons aider le pays à sortir de cette crise qui ne cesse d’enfoncer le pays dans un trou dont on ne connait pas la profondeur »,  déclare-t-il

Le recrutement des éléments dans les forces armées centrafricaines qui a commencé avec le dépôt des dossiers va se poursuivre avec les épreuves écrites après les épreuves physiques et sportives qui s’achèveront demain.

 

RJDH

 

 

REGLEMENT INTERIEUR DE L’ASSEMBLEE NATIONALE (SUITE) : CHAPITRE IV ET V, DE LA PROCEDURE DES DEBATS, DE LA TENUE DES SEANCES

CHAPITRE IV

 

DE LA PROCEDURE DES DEBATS

 

Art.38 : Lors de l’ouverture de la séance, le Président donne lecture de l’ordre du jour et des temps de parole attribués à chaque orateur. Il dirige les débats, fait observer le Règlement et assure le maintien de l’ordre. Il peut, à tout moment et de sa propre autorité, suspendre ou lever la séance.

Le Rapporteur de la Commission à laquelle le projet ou la proposition a été transmis pour étude prend la parole le premier lors des débats publics et expose aux députés les conclusions de la Commission sur le projet.

 

Art.39 :  Les Groupes parlementaires et les députés qui désirent intervenir lors   d’un débat s’inscrivent auprès des Secrétaires Parlementaires une heure avant l’ouverture de la séance.

Les Groupes Parlementaires interviennent dans l’ordre d’inscription et les députés dans l’ordre inverse.

Les Présidents des Groupes disposent de quinze (15) minutes de temps de parole et les individuels de dix (10) minutes.

 

Art. 40 : Aucun membre de l’Assemblée ne peut prendre la parole sans  l’autorisation préalable du Président, conformément à l’article 15 du présent Règlement.

Un orateur ne peut être interrompu avant l’expiration de son temps de parole. Il ne peut rester à la tribune et garder la parole après l’expiration de son temps de parole qu’avec l’accord du Président. Aucune inscription de parole n’est reçue en cours de débat.

Art.41 : Les interventions nouvelles ne peuvent se faire qu’en fin des débats lors  des explications de vote. Celles-ci ne peuvent excéder cinq (5) minutes. Cependant, si au cours du débat, il devient manifeste que les temps de parole sont devenus insuffisants, l’Assemblée, sur proposition de son Président, peut décider sans débat d’augmenter pour une durée déterminée, le temps de parole.

 

Art.42 : Lorsqu’un amendement est ou a été déposé par un membre d’un groupe dont le temps de parole est épuisé, cet amendement est lu par le Président et mis aux voix.

Art. 43 :  Les Ministres, dans le cadre de leurs attributions ou d’une désignation   par le Chef du Gouvernement, sont chargés d’exposer les motifs et de soutenir les discussions en séance plénière et dans les commissions de l’Assemblée Nationale.

 

Art. 44 :  Au cours de la discussion générale d’un projet ou d’une proposition de   loi, un représentant du Conseil Economique et Social peut être entendu par l’Assemblée Nationale si elle en exprime le désire.

Art .45 : Lorsque le Président estime que l’Assemblée Nationale est suffisamment informée, il déclare la discussion close.

CHAPITRE V

DE LA TENUE DES SEANCES

Art.46 :Les séances de l’Assemblée Nationale sont publiques.

Le public ne peut manifester son approbation ou sa réprobation sous aucune forme à peine d’exclusion immédiate de l’enceinte de l’Assemblée Nationale.

Toutefois, l’Assemblée Nationale peut siéger à huis clos à la demande soit de son Président, soit de la majorité absolue des membres qui la composent, soit du Gouvernement.

 

Art.47 : Exception faite des cas de nécessité absolue  dont  le  Bureau  sera  informé, les députés peuvent se faire excuser de ne pouvoir assister à une séance terminée. A cet effet, ils adressent au Président une

demande motivée. L’autorisation d’absence est automatique. Mais en aucun cas elle ne peut dépasser dix (10) jours par session.

Art.48 :  Un Député ne peut être porteur que d’un mandat de vote. Ce mandat  n’est valable que si le Député qui a délégué son droit de vote en a informé par lettre le Président de l’Assemblée.

Les députés ne sont autorisés à déléguer leur droit de vote à un autre Député que dans les cas suivants :

- mission officielle ;

- autorisation d’absence ;

- force majeure appréciée par décision du Bureau de l’Assemblée Nationale.

En cas d’urgence, la délégation et sa notification peuvent être faite par tous moyens de communication sous réserve de confirmation immédiate dans les formes prévues ci-dessus.

Art.49 :   L’Assemblée ne peut délibérer que si la moitié plus un des membres qui   la composent sont présents.

La présence des députés aux séances de l’Assemblée est constatée par leur signature apposée au début de la séance sur une feuille de présence qui sera annexée au compte rendu ‘‘in extenso’’ de chaque séance.

 

Le Bureau constate l’existence de la majorité.

Art.50 : Au début de chaque séance, le Président soumet à l’adoption de l’Assemblée le compte rendu sommaire de la séance précédente. Ce compte rendu tient lieu de procès-verbal. Les orateurs peuvent corriger la forme de leurs discours et au besoin, demander la restitution du fond. Aucune adjonction au texte sténotypé des débats n’est admise. Le Secrétaire Général de l’Assemblée Nationale a la responsabilité du compte rendu intégral sous l’autorité du Président de l’Assemblée et des Secrétaires Parlementaires présents au Bureau. Ils décident de la suite à donner aux modifications proposées par les orateurs.

La parole est donnée pour trois (3) minutes maximum à tout député qui la demande pour une observation sur le compte rendu in extenso.

Art.51 : Si le compte rendu donne lieu à contestation, la séance est suspendue  pour permettre au Bureau d’examiner les propositions de modification du compte rendu. L’Assemblée vote ensuite sans débat le compte rendu modifié ou non par le Bureau.

Après son adoption, le compte rendu est revêtu de la signature du Président de séance et de celles d’un ou des Secrétaires Parlementaires.

Art.52 : En dehors des autorisations d’absence, les députés ont droit à un congé annuel de vingt et un (21) jours. Les demandes sont adressées au Président de l’Assemblée Nationale. En cas de leur maintien, ils ont droit à une indemnité compensatrice.

Art.53 : Avant de passer à l’ordre du jour, le Président donne connaissance à l’Assemblée Nationale des communications qui la concernent.

Art.54 : Les motions préjudicielles ou incidentes peuvent être déposées à tout moment en cours de discussions. Elles sont mises aux voix immédiatement avant la question principale et éventuellement avant les amendements. L’auteur de la motion, un orateur d’opinion contraire, le Gouvernement et le Président ou Rapporteur de la Commission saisie au fond ont seul droit à la parole.

 

Art.55 :  Le renvoi à la Commission de l’ensemble d’un projet ou d’une proposition de loi, le renvoi à la Commission ou la réserve d’un article, d’un chapitre de crédits ou d’un amendement, peuvent toujours être demandés. Ils sont de droit quand la demande émane de la Commission.

En cas de renvoi à la Commission de l’ensemble d’un projet ou d’une proposition de loi, l’Assemblée fixe la date à laquelle le projet ou la proposition de loi lui sera à nouveau soumis.

En cas de renvoi à la Commission ou de réserve d’un article, d’un chapitre de crédits ou d’ un amendement, la Commission est tenue de présenter ses conclusions avant la fin de la discussion.

 

Art.56 : Les demandes touchant à l’ordre du jour, les demandes de priorité ou de rappel au Règlement ont toujours la préférence sur la question principale. Elles peuvent se produire même si l’orateur n’a pas achevé son discours.

Les motions sont les suivantes :

- les préalables ;

- la motion d’ordre ;

- la motion de clarification ;

- la motion de procédure ;

- le rappel au Règlement.

- En tout état de cause, la motion de procédure prime sur les autres motions.

 

(Suite au prochain numéro)

 

Fait à Bangui, le

 

Pr. Faustin Archange TOUADERA

 

 

LE CERCLE DE REFLEXION POUR LA VISION POLITIQUE DE TOUADERA (CRVPT) LANCE LES TRAVAUX DE CURAGE DES CANAUX DANS LE 2E ARRONDISSEMENT

Le Cercle de Réflexion pour la Vision Politique de Touadéra (CRVPT) a lancé officiellement ce mardi 13 novembre 2018 les travaux de curage des canaux dans le 2e arrondissement de la ville de Bangui. Plusieurs autorités du pays, voire de nombreux jeunes dudit arrondissement ont pris part à la cérémonie d’ouverture du lancement desdits travaux. Madame le maire du 2e arrondissement n’a pas caché sa satisfaction. « Je félicite cette bonne initiative du curage des canaux dans le 2ème arrondissement, entamée par le CRVPT et soutenue par le chef de l’Etat », a-t-elle déclaré dans son mot de bienvenue, tout en précisant que l’heure n’est plus au discours, mais plutôt au travail.

Signalons au passage que durant cette cérémonie, la lettre de démission de Théophile Gandola, secrétaire général et porte-parole du parti FPPD a été lue devant l’assemblée. Selon lui, « l’heure n’est plus à la politique politicienne, mais plutôt au travail. C’est conformément à cette vision du chef de l’Etat que je démissionne pour adhérer au Mouvement Cœur Unis ».

Pèles, râteaux, brouettes, bottes, gants…, ont été offerts par le chef de l’Etat aux jeunes du CRVPT pour les travaux de curage des canaux du 2e arrondissement. « Votre présence très massive témoigne le sens de votre militantisme et de la maturité politique que vous accordez au CRVPT », s’est réjoui le président du CRVPT.

En date du 15 août 2018, le CRVPT a remis des Kits des travaux de jardinage à la coordination du 7e arrondissement.  « Aujourd’hui 13 novembre 2018, le CRVPT organise encore une deuxième cérémonie officielle de l’ouverture des travaux de curage des canaux dans le 2e arrondissement, suite aux préoccupations de la population dudit arrondissement qui prendront fin dans deux semaines », a poursuivi le président du CRVPT.

D’un ton ferme, le président du CRVPT a déclaré : « indignes politiques font la politique pour leurs propres poches. Par contre, le CRVPT fait des actions concrètes auprès du bas peuple, vulnérable et à la base, afin de soutenir l’idéologie du père fondateur des Cœurs Unis, Faustin Archange Taouadéra ».

La remise symbolique des matériels des travaux offerts au CRVPT, suivie de la coupure du ruban par madame le maire du 2e arrondissement a bouclé la boucle aux environs de 16 heures 45 minutes.

 

Bénistant MBALLA

 

 

Toutes les infos du mercredi 14 Novembre 2018

Cm n 2838 du mer 14 nov 2018

 

MECONTENTEMENT DES CANDIDATS A L’ENROLEMENT DANS LES FACA, GROGNE DES ENSEIGNANTS CONTRACTUELS DU FONDAMENTAL 1 : LE GOUVERNEMENT DOIT AGIR VITE

Les remous sociaux sont devenus monnaie courante en République centrafricaine. Du ministère des Transports et de l’Aviation Civile en passant par les ministères de la Défense et de l’Education Nationale, pour ne citer que ceux-là, rien ne va plus. Il ne se passe pas un jour sans que quelque chose ne soit signalée dans ces départements ministériels cités ci-haut.

Depuis quelques semaines, le syndicat du personnel du ministère des Transports et de l’Aviation Civile a lancé un mouvement de grève pour réclamer le départ du ministre Jousso qu’il accuse de malversations financières, de détournement de deniers publics... Après les révélations faites par la presse sur cette affaire, le quotidien Centrafric Matin a été traîné en justice par le ministre Théodore Jousso. Il en est de même du délégué du personnel dudit ministère. Le processus suit son cours. Malgré tout, le personnel campe toujours sur sa position et ne veut baisser les bras.

Au ministère de la Défense National, les huit cents (800) militaires retraités qui devraient être pris en charge par le gouvernement américain avaient crié leur ras-le-bol face à la lenteur du versement de leurs arriérés de solde. A plusieurs reprises, ils avaient barricadé l’avenue de l’Indépendance pour demander le paiement de leurs dus.

S’agissant de l’enrôlement des jeunes centrafricains dans le rang des Forces Armées Centrafricaines (FACA), ces derniers sont très mécontents du processus de recrutement en cours. Selon les informations qui nous sont parvenues, le dépôt de dossiers qui a démarré le lundi 05 novembre 2018 devrait en principe prendre fin le mercredi 14. A la surprise générale des candidats, les dossiers ont été clos le vendredi dernier. Le jour suivant, c’est-à-dire le samedi 10 novembre, les candidats de Bimbo et Bégoua étaient appelés à passer les épreuves physiques sans qu’ils soient informés au préalable. Beaucoup n’avaient pas répondu à l’appel. Ceux qui étaient présents ont constaté trop d’anomalies dans la liste. Parfois, les noms sont bien écrits mais les prénoms sont ceux des filles.  Heureusement pour eux, les épreuves physiques qui se sont déroulées ce jour-là,  ont été annulées. Ce n’est que le dimanche 11 novembre qu’ils ont pu concourir.

Quant aux candidats du 4ème arrondissement de la ville de Bangui, dans leurs mécontentements le lundi 12 novembre, ils ont saccagé la mairie, érigé des barricades tout en empêchant la circulation sur l’Avenue de l’Indépendance pendant quelques heures. Ils étaient plus d’une centaine. Ceux-là ont exigé la restitution de leurs dossiers car ils ont constaté qu’il y a trop de fraudes, de magouilles dans l’enrôlement en cours. Mais à notre humble connaissance, ce n’était pas la voie qu’ils devraient choisir. Ces jeunes ne doivent pas s’en prendre aux meubles et aux édifices publics. Mais à qui la faute ?

Toujours dans la journée du lundi, les enseignants contractuels du Fondamental 1 ont manifesté devant le Trésor Public pour exiger du gouvernement le paiement de leurs arriérés de salaires du troisième trimestre. Dans la foulée de cette grogne des enseignants, le ministre des Finances et du Budget, Henri-Marie Dondra a instruit le directeur du Trésor pour le paiement de ces arriérés. Une enveloppe d’un montant de soixante-quinze millions de francs (75.000.000F) CFA sera décaissée cette semaine. Ce sera une bouffée d’oxygène pour les enseignants contractuels qui broient du noir aujourd’hui. Car, selon l’un d’eux que nous avons croisé le lundi, juste avant leur grogne, « Je n’arrive pas à joindre les deux bouts. Le propriétaire de la maison a failli me mettre à la porte à cause du non paiement de loyer de trois (3) mois. C’est grâce à l’intervention des voisins et voisines que je suis resté avec ma famille. J’éprouve même des difficultés à transmettre les connaissances aux enfants, d’autant plus que mon ventre est vide. C’est vraiment difficile pour moi et les autres ».

Les mécontentements et les grognes étant devenus récurrents en Centrafrique, il s’avère indispensable que le gouvernement prenne ses responsabilités. Le gros problème se trouve dans l’enrôlement des 1.023 jeunes dans le rang des FACA. Sans nous voiler la face, ce recrutement ne tient pas la route. Les officiers supérieurs, officiers et sous-officiers en charge de cet enrôlement, ne font pas leur travail comme il se doit. Ils ont mis l’accent sur leurs parents, amis et connaissances. Les enfants des pauvres qui n’ont pas un parent porteur de tenue ou qui n’ont pas d’argent, ne figureront pas sur la liste de ces recrus. C’est une vérité à l’allure où vont actuellement les choses. Car, théoriquement après la clôture de dépôt de dossiers, la liste des candidats devraient être affichée dans les mairies où ils ont déposé les dossiers. Tel ne semble pas être le cas aujourd’hui. Il y a trop de désordres. Ce qui prouve à suffisance que les noms des candidats retenus existent déjà quelque part.

Pour ce faire, le gouvernement que dirige Mathieu Simplice Sarandji, Premier ministre, sous la très haute impulsion du président de la République, chef de l’Etat, Professeur Faustin Archange Touadéra en général, et le ministre de la Défense Nationale en particulier, doivent agir vite pour corriger les dérapages constatés dans ce processus d’enrôlement. Car, à y voir de plus près, ce sont les mêmes bêtises sous le régime du président déchu François Bozizé Yangouvonda qui se reproduisent aujourd’hui. Et tout semble que la rupture, avec les vieilles pratiques du passé, prônée par le président Touadéra, est loin de voir le jour en Centrafrique.

Pour avoir son salaire ou son solde, il faut faire la grève. Pour réclamer ses droits, il faut passer par la grève. Pour être enrôlé dans les FACA, il faut avoir un parent porteur de tenue.

C’est bien dommage pour l’avenir du pays de feu président fondateur Barthelemy Boganda dont les mentalités des gens ne changent jamais !

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

 

Touadera a Paris pour la commEmoration du

centenaire de l’Armistice, sur fond de guerre

de positionnement et agissement de la France

Arrivé à Paris le samedi 10 novembre dernier, le président de la République centrafricaine a reçu un accueil chaleureux de la part de son ambassadeur plénipotentiaire en France, Michel Gbézéra-Bria. On pouvait noter également la présence de nombreux compatriotes de la diaspora qui sont venus pour la circonstance, apporter leur soutien au président qu’il commence déjà à qualifier de « Moïse » qui libérera  le peuple centrafricain des griffes des ennemis de la paix (France, Tchad, Congo Brazza).

En effet, la commémoration très symbolique du centenaire de l’armistice qui a eu lieu le dimanche 11 novembre dernier était une occasion pour le président Touadéra d’honorer la mémoire des fils de Centrafrique (ex-Oubanguiens) qui avaient donné leur vie pour sauver une puissance coloniale, qui, 58 ans après les indépendances, ses enfants et petits-enfants continuent d’être martyrisés par la même puissance coloniale.

Du Lieutenant Koudoukou à d’autres anciens combattants, nombreux étaient les Oubanguiens qui sont tombés pour une France manipulatrice, fourbe, hypocrite et criminelle envers sa colonie, la RCA. Ce qui est certain, du haut des cieux, Barthélemy Boganda est entrain de se retourner dans sa tombe, eu égard à la nouvelle forme d’esclavagisme entretenue par l’ex-puissance coloniale, la France, qu’il pensait avoir pu dompter.

Dieu merci ! Serait-on tenté de clamer que les cieux ont bien voulu guider le choix du peuple centrafricain envers Faustin Archange Touadéra ? A cette question, les Centrafricains répondent par l’affirmatif. Car, depuis son accession à la magistrature suprême, cet illustre mathématicien n’a de cesse retroussé ses manches pour répondre aux nombreux défis que font face les Centrafricains. D’abord sur le plan sécuritaire, le locataire du Palais de la Renaissance a su rétablir les ponts de la coopération avec la Fédération de la Russie afin de résorber l’anarchie indescriptible dans le pays. Et depuis lors, les pressions de la France ne cessent de s’abattre sur le président Touadéra.

Des menaces venant de toute part, de l’Elysée, de N’Djamena et de Brazzaville pour que cesse la coopération avec la Russie. Soucieux de la situation de misère dans laquelle vit son peuple, Touadéra, droit dans ses souliers, préfère relever le défi, quitte à se sacrifier pour son peuple, quel que soit le prix.

Cependant, après moult tentatives du ministre des Affaires étrangères et de l’Europe, Jean Yves Le Drian, l’ancienne puissance tente une action de reconquête à travers un don en billets de banque et quelques pacotilles d’armes de guerre pour équiper l’armée centrafricaine (FACA). Quelle bassesse d’esprit !

Alors, l’on est en droit de se poser la question suivante : de quelle « paix » harangue Emmanuel Macron lors du Forum sur la paix, organisé en marge de la commémoration du centenaire de l’armistice ?

En effet, le locataire du palais de l’Elysée n’a pas manqué de paraphraser dans son discours lors de cette commémoration et de tweeter sur compte Twitter: « Nous tous ici, dirigeants politiques, nous devons en ce 11 novembre 2018 réaffirmer devant nos peuples notre véritable, notre immense responsabilité, celle de transmettre à nos enfants le monde dont les générations d’avant ont rêvé. » Et de poursuivre …  « les démons anciens resurgissent : des idéologies nouvelles manipulent des religions, l’Histoire menace de reprendre son cours tragique. Faisons une fois de plus ce serment des Nations de placer la paix plus haut que tout, car nous en connaissons le prix ! » Et cerise sur le gâteau, le président Macron qui prône le multilatéralisme lors du Forum sur la paix à la Villette a omis de dire que le système fonctionne à géométrie variable pour l’Afrique.

Et comme l’a si bien souligné le virulent député, Jean Luc Mélenchon dans son twitt :« Maudite soit la guerre. Maudits soient les chefs politiques qui la veulent, la préparent, la déclenchent, en profitent puis mettent en cause une prétendue folie des hommes, après avoir fusillé pour l’exemple ceux qui voulaient s’y opposer. » Ce twitt répond bien aux comportements de mercenariats des chefs d’Etat français à l’égard de leurs anciennes colonies.

Une chose est sûre, le parfum de la guerre froide entre les deux puissances (France-Russie) en Centrafrique n’est pas prêt de s’arrêter, car dans la foulée, l’arrivée prochaine des deux chefs d’Etat en Centrafrique est attendue pour cette fin d’année.

Quel accueil réserveront les Centrafricains aux deux chefs d’Etat ?

That is the question!

Sinclair ARIES

 

 

Le MLPC propose la rEadaptation de l’accord politique avec le camp TouadEra

Le 1er Vice-président du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), Jean Edouard Koyambounou, a exprimé le souhait de son parti de voir révisé l’accord avec le camp présidentiel. Il l’a fait savoir dans le discours prononcé le 08 novembre dernier à l’ouverture des travaux de l’Assemblée Générale constitutive du Mouvement Cœurs Unis.

C’est dans un discours court mais tranchant que le 1er Vice-président du MLPC a subtilement glissé la proposition de révision de l’accord avec le camp présidentiel. Jean Edouard Koyabounou estime qu’il faut réviser « ledit accord politique de février 2016 en vue de l’adapter aux contextes sociopolitiques actuels ».

En réalité, la révision de cet accord est un souhait que le MLPC de Martin Ziguélé n’a jamais caché. Plusieurs caciques de cette formation politique, l’ont fait savoir au RJDH sous couvert de l’anonymat, « il est important que l’on revienne autour de la table pour passer en revue l’accord avec le camp présidentiel, c’est une sorte de bilan à mi-parcours que nous demandons depuis », a fait savoir un proche de Martin Ziguélé.

Alors que c’est entre alliés et dans les « chapelles » que cette proposition était avancée, le MLPC a estimé nécessaire d’utiliser la tribune de l’Assemblée Générale constitutive du Mouvement  Cœur Unis pour rendre publique sa volonté de réviser ledit accord.

Des proches du président de la République interrogés par le RJDH trouvent nécessaire la révision de l’accord politique comme proposé par le MLPC, « c’est important voire déterminant pour la suite du combat. Nous devons discuter pour réorganiser l’alliance et remettre les alliés en confiance pour les prochains défis qui ne sauraient tarder », confie un proche du chef de l’Etat.

Le camp présidentiel et son allié le MLPC ne semblent pas avoir une même vision de la réadaptation de l’accord politique qui les lie. Alors que cette révision pour le MLPC devrait permettre d’identifier ce qui a été prévu et qui n’est pas réalisé, le camp Touadéra souhaite cette révision pour préparer les prochaines échéances électorales. Cette divergence d’approche sur l’accord pourrait créer la méfiance qui va fragiliser l’accord entre le MLPC et le camp présidentiel, accord qui ne tient qu’à un fil qu’est le silence du MLPC.

Depuis la signature de cet accord, ni le MLPC ni le camp présidentiel n’ont rendu public les engagements contenus dans le document. Mais selon plusieurs indiscrétions, le candidat Touadéra en échange du soutien du MLPC, avait pris de nombreux engagements relatifs à un certain degré de cogestion du pouvoir avec le MLPC qui ne semble pas satisfait par l’offre reçue jusque-là. Au gouvernement par exemple, le parti de Martin Ziguélé compte deux ministres dont celui des sports qui est décédé au début du mois d’octobre. Mais, il est établi que le président du MLPC fait partie des leaders que le président Touadéra consulte régulièrement. Cela peut-il suffire pour une formation politique aussi ambitieuse que le MLPC ?

Le président Touadéra semble avoir des problèmes pour gérer et entretenir les alliances qu’il tisse. Entre les deux tours, il avait la quasi-totalité de la classe politique avec lui mais en deux ans, au moins 80% des alliés sont partis ou sont restés mais avec une bonne dose de déception.

RJDH

 

 

 

EMILE GROS RAYMOND NAKOMBO REMET LA PENDULE A L’HEURE : LE CENTRE-VILLE DE BANGUI RETROUVE PEU A PEU SA BEAUTE

Le président de la délégation spéciale de la ville de Bangui, Emile Gros Raymond Nakombo se met résolument au travail. Le centre-ville de Bangui retrouve peu à peu sa beauté d’antan. Les mêmes travaux qui sont entrain d’être réalisés au centre-ville doivent être élargis dans tous les arrondissements afin que la capitale centrafricaine retrouve son ancienne appellation de « Bangui la coquette ».

Les artères du centre-ville sont libérés des installations anarchiques, favorisant ainsi la libre circulation des personnes et des biens. Du coup, le risque des vols à la tire sont réduits. Tout le monde reconnaît aujourd’hui les efforts qui sont entrain d’être déployés par la mairie de la ville de Bangui pour remettre l’ordre et la sécurité au centre-ville de Bangui.

Feu empereur Bokassa 1er n’a pas fait un miracle pour rendre la ville de Bangui belle, comparable à la ville de Paris. Le regretté Bokassa a osé et tenté l’impossible. Et les fruits du travail abattu par « Papa Bok » sont les monuments et les vieux immeubles qui nous servent encore de souvenirs.

L’ancien maire de la ville de Bangui, Jean-Barkes Ngombé-Ketté, a emboîté le pas à Jean-Bedel Bokassa. Le parc et le jardin du cinquantenaire faisaient la fierté du peuple centrafricain au temps de Barkes Ngombé-Ketté. Malheureusement, avec la grave crise militaro-politique, les efforts déployés par l’ancien maire de Bangui sont réduits en cendres.

C’est dans ce contexte très difficile que les institutions républicaines ont été mises en place. Il faut donc avoir le courage pour relever les grands défis auxquels fait face la population. C’est ce que l’actuel maire de Bangui est entrain de faire. Mais cela ne doit pas se limiter seulement au centre-ville de Bangui. Il faut aussi élargir ces travaux dans tous les arrondissements de Bangui.

Emile Gros Raymond Nakombo a donné l’exemple. Le Maire de chaque arrondissement doit se mettre résolument au travail. L’opération « Toumba zéndé » a été officiellement lancée par le premier ministre Simplice Mathieu Sarandji, chef du gouvernement. Ce sont les maires, les chefs de groupes ou de quartiers qui doivent l’exécuter.

Nous sommes à quelques semaines de la célébration de la fête nationale du 1er décembre. Les quartiers doivent être nettoyés; les maisons, voire les arbres devraient être embellis. C’est en faisant cela que nous pouvons contribuer au développement de notre cher et beau pays la République centrafricaine, jadis « Suisse africaine » et « havre de la paix ».

« La propreté chasse la maladie », dit un dicton populaire. Ensemble, luttons contre l’insalubrité en République centrafricaine, pays de « Zo Kwé Zo ».

 

Bénistant MBALLA

 

 

 

 

 

Discours de SM MOHAMMED VI, Roi DU MAROC à l’occasion du 43ème anniversaire de la Marche verte (texte intEgral)

Rabat, 06/11/2018 (MAP) - Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste, a adressé mardi un discours à la Nation à l’occasion 4ème anniversaire de la Marche verte.

 

Voici le texte intégral du Discours Royal:.

 

"Louange à Dieu. Prière et salut sur le Prophète, Sa famille et Ses compagnons.

Cher peuple,.

L'approche qui est Nôtre, dans la gestion des grandes affaires du pays, repose sur le travail sérieux et le sens de la responsabilité sur le plan interne, et sur les principes de clarté et d'ambition qui orientent notre politique extérieure.

Ces fondements-ont constamment sous-tendu notre action; ils ont toujours inspiré nos prises de position et nos réactions à l'égard de tous, plus particulièrement de nos frères, nos amis, nos voisins.

A cet égard. Je voudrais revenir sur l'état de division et de discorde qui sévit actuellement! au sein de l'espace maghrébin. Il s'inscrit en opposition flagrante et insensée avec ce qui uni! nos peuples : des liens de fraternité, une identité de religion, de langue et d'histoire, un destin commun.

Cet état contraste avec l'ambition de concrétiser l'idéal unitaire maghrébin, qui animait la génération de la Libération et de l'Indépendance, ambition qui s'est incarnée en 1958 par la Conférence de Tanger, dont nous célébrons le soixantième anniversaire.

Auparavant, l'appui apporté par le Royaume à la Révolution algérienne avait contribué à renforcer les relations entre le Trône marocain et la Résistance algérienne. [I avait également été un élément fondateur de la conscience et de l'action politique maghrébine commune.

De longues années durant et jusqu'au rétablissement de l'indépendance, côte à côte, nous nous sommes dressés contre le colonisateur dans un combat commun ; et nous nous connaissons bien. Par ailleurs, nombreuses sont les familles marocaines et algériennes qui partagent des liens de sang et de parenté.

Nous savons aussi que l'intérêt de nos peuples réside dans leur unité, leur complémentarité, leur intégration ; et nul besoin qu'une tierce partie joue, entre nous, les intercesseurs ou les médiateurs.

Néanmoins, nous devons faire preuve de réalisme et convenir que les relations entre nos deux pays échappent à la normalité, créant, de fait, une situation inacceptable.

Dieu m’est témoin que depuis Mon Accession au Trône, J'ai appelé avec sincérité et bonne foi à l'ouverture des frontières entre les deux pays, à la normalisation des relations maroco-algériennes.

C’est, donc, en toute clarté et en toute responsabilité que Je déclare aujourd'hui la disposition du Maroc au dialogue direct et franc avec l'Algérie sœur, afin que soient dépassés les différends conjoncturels et objectifs qui entravent le développement de nos relations.

A cet effet, Je propose à nos frères en Algérie la création d'un mécanisme politique conjoint de dialogue et de concertation. Le niveau de représentation au sein de cette structure, son format, sa nature sont à convenir d'un commun accord.

Le Maroc est ouvert à d'éventuelles propositions et initiatives émanant de l'Algérie pour désamorcer le blocage dans lequel se trouvent les relations entre les deux pays voisins frères.

En vertu de son mandat, ce mécanisme devra s'engager à examiner toutes les questions bilatérales, avec franchise, objectivité, sincérité et bonne foi, sans conditions ni exceptions, selon un agenda ouvert.

Il pourra constituer le cadre pratique d'une coopération, centrée sur les différentes questions bilatérales, notamment celle qui a trait à la valorisation des opportunités et des potentiels de développement que recèle la région du Maghreb.

Son rôle sera aussi de contribuer au renforcement de la concertation et de la coordination bilatérale pour permettre de relever efficacement les défis régionaux et internationaux, notamment ceux qui sont liés à la lutte anti-terroriste et à la problématique migratoire.

A cet égard, Nous réitérons notre engagement à œuvrer main dans la main avec nos frères en Algérie, dans un total respect des institutions nationales de leur pays.

Mus par l’affection et l’estime que nous portons à l'Algérie, à sa direction et à son peuple, nous ne ménagerons aucun effort, au Maroc, pour asseoir nos relations bilatérales sur de solides bases de confiance, de solidarité et de bon voisinage, inspirés en cela par la parole de Notre Aïeul, paix et salut sur lui : « Jibril m'a tellement recommandé d'être bienveillant envers mes voisins que j'ai failli croire qu'il allait en faire mes propres héritiers ».

Cher peuple,.

Le lancement de la Marche Verte dont nous célébrons aujourd'hui le quarante-troisième anniversaire, a marqué un tournant décisif dans la lutte continue pour le parachèvement de l'intégrité territoriale du pays.

Ce parcours militant s'est caractérisé par une parfaite symbiose entre le Trône et le peuple et par sa nature pacifique ayant conduit à la récupération progressive de nos Provinces du Sud.

De fait, en avril dernier, nous avons commémoré le soixantième anniversaire du recouvrement de Tarfaya. Dans quelques mois, nous célébrerons successivement le cinquantième anniversaire de la récupération de Sidi Ifni et le quarantième anniversaire de la réintégration de Oued Eddahab.

Ces événements historiques ont été l'occasion, pour le peuple marocain entier et pour les tribus sahraouies en particulier, de manifester unanimité sans précédent dans leur attachement à la marocanité du Sahara.

Aujourd’hui, nous tendons des passerelles entre le passé et le présent en s’attachant avec une égale opiniâtreté à défendre notre intégrité territoriale. Nous nous y engageons avec la même clarté d'esprit, la même ambition, mus par le même sens de l'engagement responsable et du travail sérieux, tant sur le plan onusien qu'au niveau interne.

Cette clarté dont nous nous prévalons est illustrée par les principes et les référentiels immuables qui constituent le fondement de la position marocaine, ceux que Nous avons définis dans le Discours que Nous avons prononcé à l'occasion du quarante-deuxième anniversaire de la Marche Verte. Ce sont ces mêmes fondamentaux qui ont constamment guidé notre action jusqu’à présent.

Cette clarté dont nous nous prévalons se manifeste aussi par la fermeté et la rigueur extrêmes dont nous faisons preuve face à tout abus, de quelque source qu'il procède, qui pourrait porter atteinte aux droits légitimes du Maroc ou dévoyer le processus de règlement, des termes de référence fixés.

Quant à l'ambition qui nous anime en la matière, elle se trouve reflétée dans la collaboration sincère du Maroc avec Monsieur le Secrétaire général des Nations Unies, ainsi que dans le soutien apporté aux efforts de son Envoyé personnel pour poser 1er jalons d'un processus politique sérieux et crédible.

Elle se manifeste également à travers les initiatives constructives du Maroc et sa bienveillante attention aux appels internationaux lancés pour trouver une solution politique qui soit durable, qui porte le sceau du réalisme, de l'esprit de compromis et qui s'inscrive dans le cadre de l'Initiative d'autonomie.

Le Maroc est fermement persuadé de la nécessité que, par leurs efforts inlassables pour asseoir solidement la nouvelle dynamique, les Nations Unies tirent parti des leçons et des expériences du passé et évitent notamment les blocages et les insuffisances qui ont entaché le «Processus de Manhasset».

Au niveau domestique, nous continuerons à œuvrer pour mettre fin à la politique d'octroi de rentes et de privilèges, pour refuser toute forme d'extorsion prenant prétexte de l'intégrité territoriale du Royaume et pour rejeter son instrumentalisation.

En outre, nous ne ménageons aucun effort pour assurer le développement de nos Provinces du Sud, dans le cadre du nouveau modèle de développement. Car nous voulons que le Sahara marocain renoue avec sa vocation séculaire : être le trait d'union précurseur entre le Maroc et sa profondeur africaine, géographique et historique.

En parallèle, la mise en œuvre opérationnelle de la régionalisation avancée contribue à faire émerger une véritable élite politique, qui assure une représentation démocratique effective des habitants du Sahara et qui, dans un climat de liberté et de stabilité, les met en capacité d'exercer leur droit à une gestion autonome de leurs affaires locales et à un développement intégré de leur région. Cher peuple,.

Dans la même optique. Notre décision a été d'inscrire le retour de notre pays à l'Union Africaine dans une logique de clarté et d’ambition.

De fait, la décision du Maroc de réintégrer sa famille institutionnelle n’avait pas uniquement pour dessein de plaider la Cause du Sahara marocain, étant donné que la plupart des Etats africains partagent d’ores et déjà la position du Maroc à ce propos.

Outre la volonté de marquer notre fierté d’appartenir à l’Afrique, cette démarche a été motivée par notre adhésion à la dynamique de développement à l’œuvre dans le Continent, par notre souci de relever les multiples défis auxquels ce dernier est confronté, sans renoncer pour autant à nos droits légitimes et à nos intérêts supérieurs.

A cet égard, Nous nous félicitons des résolutions du dernier Sommet des Chefs d'Etat et de gouvernement de l'I 'mou Africaine, qui s'est tenu à Nouakchott, car elles sont en accord avec les positions et les principes internationaux pertinents.

Cette position constructive, empreinte de sagesse et de hauteur de vue, en finit avec les trop nombreuses manœuvres qui, au sein de l'Union Africaine, faisaient perdre à l'Afrique et à ses peuples un temps précieux, celui-là même qui aurait dû être employé à bon escient pour promouvoir le développement des pays africains et favoriser leur intégration.

Dans le même état d'esprit, le Maroc s'emploiera à développer des partenariats économiques efficients, générateurs de richesse, avec différents pays et divers groupements économiques, y compris l'Union européenne. Néanmoins, nous n'en accepterons aucun qui pourrait porter atteinte à notre intégrité territoriale.

Il nous importe avant tout que ces partenariats soient expressément bénéfiques et, au premier chef, à la population du Sahara marocain, en ayant un impact positif sur leurs conditions de vie et en leur permettant de jouir, à l'intérieur de leur patrie, d'un climat de liberté et de dignité.

Cher peuple,.

La commémoration de l'anniversaire de la Marche Verte dépasse, au regard de sa portée symbolique et de sa dimension patriotique imprescriptible, la seule célébration d’un événement historique.

En effet, l'épopée de la Marche Verte illustre, de manière éloquente, l'attachement indéfectible du peuple marocain à son droit légitime de parachever l'intégrité territoriale du Royaume, ainsi que son ferme engagement à consentir les sacrifices nécessaires pour en assurer la défense.

Cette constante et inébranlable orientation prend source dans le consensus national et la mobilisation générale qui s'articulent autour de la volonté d'assurer le développement intégré du pays, de préserver son unité, sa sécurité, sa stabilité.

C’est le meilleur gage de fidélité à la mémoire immaculée de l'Artisan de la Marche Verte, Notre Vénéré Père, Sa Majesté le Roi Hassan II, que Dieu l'ait en Sa sainte miséricorde, et a tous les valeureux martyrs de la Nation.

 

Wassalamou alaikoum warahmatoullahi wabarakatouh". (MAP).

 

 

 

 

 

43EME ANNIVERSAIRE DE LA MARCHE VERTE : SA MAJESTE MOHAMMED VI, ROI DU MAROC, INVITE L’ALGERIE A UN DIALOGUE FRANC, SINCERE ET DIRECT

Le discours prononcé par Sa Majesté Mohammed VI, Roi du Maroc, à l’occasion du 43ème anniversaire de la Marche Verte, est plein de symboles, de sagesse et constitue un appel sincère d’une grande portée historique et stratégique qui met en avant, à la fois la volonté du Maroc de régler tous les problèmes qui se posent entre le Maroc et l’Algérie, et exprime sa disponibilité à contribuer au développement de notre continent africain.

L’une des idées maîtresse du discours Royal est la proposition faite pour la création d’un cadre approprié de travail, visant le règlement de « tous les différends conjoncturels » comme a dit Sa Majesté. La proposition de création d’un mécanisme politique conjoint de dialogue et de concertation est une proposition concrète et pragmatique. Cette main tendue du Maroc mérite une réponse algérienne dans la perspective de l’édification d’un avenir commun, plein de promesses pour le Maroc et l’Algérie et pour l’ensemble de notre continent.

Pour Centrafric Matin, le règlement durable et définitif des différends qui opposent le Royaume du Maroc et l’Algérie, passe par un dialogue franc, direct et sincère. Par ce discours, SM le Roi Mohammed VI, lance un message fort de fraternité maghrébine, de relation de bon voisinage, dans le sillage de la solidarité africaine, chère à son leadership sur le continent africain. Plus l’Afrique sera unie, plus elle sera forte et pèsera dans les grandes décisions de la planète. L’Union fait la force.

 

Julien BELA

 

 

 

 

L’AMBASSADE DE FRANCE A TRAVERS L’ESN, EN PARTENARIAT AVEC

LES FACA, SOUTIENT LE CENTRE D’ACCUEIL DES FILLES DE LA FONDATION VOIX DU CŒUR

 

Le jeudi 08 novembre dernier le centre d’accueil des filles de la fondation voix du cœur, se trouvant à Damala, a abrité une cérémonie de remise de dons.

L’ambassade de France à Bangui par le truchement des militaires Français de l’Elément de Soutien National (ESN) et en partenariat avec l’atelier de menuiserie de la manufacture militaire centrafricaine (MAMICA), structure appartenant au BATGEN (bataillon du génie) a fait un don de vivre, de kits scolaires, kits d’hygiène, des draps et meubles aux filles de la fondation voix du cœur. La cérémonie de remise s’est déroulée en présence du conseiller humanitaire de l’ambassade de France à Bangui, du directeur de la fondation Voix du Cœur, des officiers de l’ESN et du bataillon du Génie militaire des FACA ainsi que des autorités locales de la commune de Bégoua.

Dans son discours de bienvenue, le directeur de la Fondation, Monsieur Ange Ngassenemo a souligné que la Fondation sert à aider les enfants de la rue et préparer leur insertion familiale et sociale. Et remercie la France pour éternel soutien à leurs actions charitables.

Dans son discours de circonstance, le conseiller humanitaire de l’ambassade de France a tenu à saluer l’engagement de la Fondation auprès des enfants vulnérables en général. Il a souligné que le soutien à cette fondation fait partie du programme du développement humain de l’ambassade de France à Bangui favorisant ainsi la mise en œuvre du développement durable dans une Centrafrique post-crise.

Notons également que le bataillon du génie militaire des FACA a participé à ce projet en confectionnant les meubles pour la fondation.

Rappelons que la Fondation Voix du Cœur reste l’une des seules structures qui lutte contre le
phénomène des enfants de la rue et qui prend en charge les orphelin et les enfants en situation difficile en Centrafrique. Centre de référence pour les enfants de la rue en RCA, la Fondation Voix du Cœur œuvre malheureusement dans la peine et la difficulté sans aucune subvention de l’Etat.

A la différence de nombreux pays qui disposent de plusieurs structures d’accueil pour les enfants de la rue, la Centrafrique n’en possède que trop peu. La fondation Voix du Cœur est l’une de ces rares structures. Organisation non gouvernementale créée le 28 janvier 1994, elle est une œuvre humanitaire en faveur des enfants de la rue en Centrafrique. Elle est actuellement présidée par l’honorable Béatrice Epaye, une de ces membres fondateurs.

La fondation dispose d’un centre d’accueil pour les garçons se trouvant au quartier Sica 1, ce site, ex centre culturel français est cédé à la fondation par l’ambassade de la France. Le centre a une capacité d’hébergement de 60 enfants de la rue et d’accueil de 200 enfants. Il est constitué d’un dortoir dont la construction a été financée par l’ambassade de France, d’un dispensaire, d’une salle d’informatique et de trois salles de classe. Toujours avec l’appui de l’ambassade de France, la fondation a construit un centre d’accueil pour les filles à Damala, à proximité du lycée « Don Bosco ». Ce centre accueil les filles de la rue et les victimes d’exploitation sexuelle.

Depuis déjà plus d’un mois ce centre d’accueil pour les filles fait l’objet d’appui des militaires français de l’Elément de Soutien National (ESN) basés au camp Mpoko. Des séries de dons de vêtements et ont d’ores et déjà constitué cet appui indispensable pour le bien être des filles accueillies dans centre.

« Nous sommes très heureuses de cet énième don de la France à l’orphelinat. Au nom des filles nous leur exprimons notre gratitude… » a indiqué la sœur Berthine Saloma, responsable du centre d’accueil des filles au nom de tout le personnel.

 

ESN

 

 

 

 

Toutes les infos du Mardi 13 Novembre 2018

Cm n 2837 du mar 13 nov 2018

La France en preparation d’un genocide Bis : Paris ordonne la formation des groupes armés centrafricains (TERRORISTES) dans le sud du Tchad et veut prendre la tête de la Minusca et l’EUTM

Le président Emmanuel Macron a donné l’ordre de former les terroristes pour les mettre en mission contre le peuple centrafricain et cela se passe dans le Sud du Tchad . La France se déclare officiellement parrain des terroristes en Afrique centrale. Paris ordonne la formation des groupes armés centrafricains dans le Sud du Tchad et veut prendre la tête de la Minusca et l’EUTM

Le Monde entier est silencieux face à un génocide en préparation en RCA. Les grandes puissances restent muettes face à cette situation horrible et criminelle dont la France est l'acteur principal. Emmanuel Macron, un jeune Président qui a eu droit à l'école, au bien-être, à une éducation qui ont fait de lui ce qu'il est aujourd'hui, décide de créer une situation de génocide juste pour les intérêts français. Emmanuel Macron a-t-il oublié qu'après la vie présidentielle, il y a une autre vie et qu'il aura des comptes à rendre à tous ces enfants orphelins, toutes ces femmes qui pleurent à longueur de journée ? A travers cette formation qui a été dévoilée par des éléments des groupes armés qui reçoivent en ce moment des instructions dans le sud du Tchad, cela démontre que la France est officiellement le parrain des terroristes en Afrique centrale et plus particulièrement en République centrafricaine. "Nous soutenons le gouvernement et le peuple centrafricain. Le Président Touadéra doit prendre ses responsabilités, en  rappelant l'ambassadeur de la RCA en France et en demandant le retrait de la France des forces onusiennes", ont exigé des leaders panafricains.

 

Prince Bayala, ONG Nouvelle Afrique

 

 

QUE FONT LES SOLDATS FRANÇAIS DANS LE SUD DU TCHAD AVEC LES

MERCENAIRES TCHADIENS QUI SE SONT REPLIES DE LA CENTRAFRIQUE ?

La France veut s’occuper de la formation des FACA (Forces Armées Centrafricaines) et forme aussi les groupes terroristes centrafricains dans le Sud du Tchad. La même France veut prendre la tête de la Minusca et l’Eutm. Cette même France demande le retrait des formateurs russes. Cette attitude ressemble à un génocide en préparation.

 

Honte à la France qui aujourd'hui est à son plus bas niveau en termes d'image et de modèle. La France qui se veut un pays exemplaire en termes de liberté des droits humains et de la démocratie est en préparation d'un génocide en République centrafricaine. Et le comble, sous l'impulsion d'un Président qui appartiendrait à une nouvelle génération. Pourtant, celui-ci se laisse manipuler par un groupe de vieux renards en fin de carrière qui ont toujours eu les mains remplies de sang d'Africains. Le Président Emmanuel Macron n'est-il pas un homme de caractère et un homme honnête ? N'a-t-il pas le courage de dire non à des pratiques qu'il ne cautionne pas en son âme et conscience ? Acceptera-t-il de se voir traîner devant des tribunaux après son mandat présidentiel par tous ces milliers de familles endeuillées ? Pourquoi la France qui donne une formation aux ennemis de la République Centrafricaine, veut la tête de la Minusca ? Pourquoi la France qui forme les terroristes veut prendre la tête de l'EUTM et former les FACA? Pourquoi et pourquoi ? Nous pensons que la France veut prendre la tête des deux institutions pour ouvrir le passage aux groupes armés jusqu'à Bangui et mettre fin au pouvoir du Président Touadéra, si jamais ce dernier n'est pas empoisonné. Le peuple Centrafricain doit prendre ses responsabilités, le monde entier suit de très prêt les agissements de la France. Les autorités de Bangui doivent demeurer fermes et soudées.

Pape Diouf N'Goye

ONG Lutte contre la déstabilisation de l’Afrique

 

 

RCA : Les plans de la France pour la reconquEte du pays devoiles

La France se voit trahie par ses propres responsables. Tous leurs plans sont dévoilés par des officiers de la MINUSCA.

Le dernier voyage de Jean-Yves Le Drian à Bangui en dit beaucoup plus sur ses rumeurs qui pour nous, après plusieurs enquêtes, sont une réalité. Les autorités françaises ont décidé de passer à la vitesse supérieure dont l’objectif final est de mettre fin à la mission des forces russes.

Pour réussir leurs plans, elles ont décidé avec la complicité du Secrétaire général de l’ONU, de prendre la tête de la MINUSCA. Si ce plan réussissait, la France pourrait remplacer les forces onusiennes à l’aéroport de Bangui par une force française de la Minusca. Cette phase vise à contrôler l’aéroport et les autorités françaises exigent au secrétaire général de l’ONU, l’arrêt des provisions d’armes par la Russie.

Du côté de L’UE, la France veut prendre la tête de L’EUTM et se propose de s’occuper de la formation des FACA avec des armes françaises. Toutes ces manipulations françaises montrent que la crise centrafricaine ne prendra jamais fin si la France réussissait à prendre la tête des deux institutions onusiennes et européennes.

Le destin de la Centrafrique est entre les mains du peuple.

Leuropeafrique.info

 

 

 

GROUPES ARMES : QUAND LA MAIN TENDUE SERA RETIREE, QUE FERIEZ-VOUS ?

Il y a plus de cinq (5) ans que la crise centrafricaine perdure. Déclenchée en décembre 2012 par l’ex-coalition Séléka de Michel Djotodia, la crise a déjà fait des milliers de morts, d’orphelins. Quant aux victimes vivantes, n’en parlons pas. S’agissant des maisons des particuliers, des édifices publics et privés, des locaux des ONGs nationales et internationales incendiés, il est difficile de donner un chiffre exact, puisque les incendies se poursuivent allègrement aujourd’hui. C’est le cas de Batangafo à la fin du mois d’octobre 2018 où des milliers de maisons sont parties en fumée. C’est l’œuvre odieuse, bestiale, inhumaine des combattants Séléka.

Dès l’investiture du président de la République, chef de l’Etat, Professeur Faustin Archange Touadéra, il a tendu la main aux groupes armés dans son premier discours à la nation centrafricaine. Il prône le dialogue. Sa position n’a bougé d’un iota. Chaque fois qu’il s’adresse au peuple centrafricain en général, et aux groupes armés en particulier, Touadéra demande toujours à ces derniers de déposer les armes et de faire la paix. Il n’a jamais épousé la logique de la guerre. Pour lui, tous ceux qui ont pris les armes sont ses frères et sœurs.

Malheureusement, les groupes armés n’entendent pas raison. Ils persistent et signent dans la violence. Du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest, on ne fait qu’enregistrer des exactions de tout genre commises par les rebelles sur les populations innocentes. Certains vont même loin, en l’occurrence Nimery Matar Djamous alias Force, Nourredine Adam et consorts, pour dire que le président Touadéra est un criminel. Ont-ils remué leur langue mille (1.000) fois avant d’avancer de tels propos ? Entre ces rebelles et Touadéra, qui est criminel ? Combien de Centrafricains ont perdu leurs vies sous les bottes de ces seigneurs de guerre ? « Force » et Nourredine peuvent-ils jurer sur monts et vallées qu’ils n’ont pas du sang dans leurs mains ? Ceux qui meurent au Km 5 et dans les villes de nos provinces comme des mouches, qui sont les auteurs ? N’est-ce pas Nimery Matar, Nourredine Adam, Abdoulaye Hissène, Ali Daras, Mahamat Alkhatim, Sidiki, Maxime Mokom et tant d’autres ?

Malgré le dialogue prôné par le chef de l’Etat et l’appel de la Communauté internationale à la retenue, ces rebelles sont rigides, inflexibles dans leur position. La raison est simple, ils bénéficient des soutiens occultes de certaines puissances de ce monde dont la France et le Tchad. C’est connu de tous. Certains hommes politiques centrafricains apportent aussi leurs aides multiformes à ces tueurs patentés. Que feront-ils quand la main tendue sera retirée ? Qu’ils nous répondent.

Sans nous voiler la face et à l’allure où vont actuellement les choses, nous pensons pour notre part que cette main tendue sera retirée. C’est une question de jours. Pour ne pas que les combattants des groupes armés se retrouvent face à leur destin, nous les exhortons à enterrer définitivement la hache de guerre. Ils doivent comprendre que ceux qui les poussent à persévérer dans la violence, peuvent les abandonner à leur triste sort et devant leurs faits. Les leaders des groupes armés centrafricains, où sont les John Garang, Jonas Savimbi, Idi Amin Dada, Hissein Habré, Tombalbaye, Mobutu Sésé Séko, Mouammar Kadhafi, Samuel Doe, pour ne citer que ceux-là ? Ces personnalités citées avaient bénéficié des soutiens de ces Blancs qui vous manipulent aujourd’hui. Toutes sont mortes dans des circonstances inhumaines, odieuses. A titre d’illustration, le corps du président libérien Samuel Doe a été traîné dans la rue quand il a été renversé par Charles Taylor et assassiné par ses hommes. N’avait-il pas été soutenu par ceux qui vous soutiennent à l’heure actuelle ? Avez-vous été aussi au courant de l’assassinat de Kadhafi ? Ces exemples suffisent pour vous dire que, le jour où vous bafouerez leurs intérêts, vous serez traités comme tel.

Donc, il ne faut pas que cette main tendue par le président Touadéra aux groupes armés soit retirée. C’est un danger pour eux. Touadéra veut résoudre cette crise non pas par la force mais plutôt par le dialogue. Que les groupes armés ne pensent pas qu’il est faible et qu’il ne peut rien faire contre eux. C’est un chef d’Etat. Il ne dirige pas une entreprise mais une nation. Il a des pouvoirs qui lui sont conférés par la Constitution du 30 mars 2016. L’heure est venue d’épouser la logique du dialogue et d’adhérer au processus Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Rapatriement (DDRR) pour ne pas attirer la foudre. Que les groupes armés comprennent que chaque chose a son début et sa fin. Mieux vaut monter dans la barque de la paix que dans celle de la mort.

« Qui s’entêtera, verra », dit un sage adage populaire.

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

 

 

QUOIQUE FASSE LA FRANCE, LA RUSSIE NE QUITTERA JAMAIS LA RCA

L’inquiétude de la France devient de plus en plus grande, suite au déploiement des instructeurs militaires russes en République centrafricaine. Pression sur les autorités du pays par-ci, manipulation des groupes armés par-là, la France veut coûte que coûte le départ de la Russie du pays de feu Barthelemy Boganda, paix à son âme.

Quoique fasse la France, la Russie ne quittera jamais la République centrafricaine. Et entre la France et la Russie, le choix est désormais clair. C’est avec le président russe, Vladimir Poutine, que le peuple centrafricain veut coopérer.

« C’est dans le malheur qu’on reconnait les vrais amis », enseigne un proverbe africain. Le déploiement de l’armée russe sur le territoire centrafricain a marqué un tournant décisif dans la longue crise qui fragilise ce pays. Ce qui a suscité la haine viscérale des Français vis-à-vis des Russes. C’est la véritable guerre froide entre les grandes puissances que traverse en ce moment la RCA.

La France utilise tous les moyens possibles  pour maintenir la RCA sous sa domination.  Paris-Bangui, Bangui-Paris, les visites des autorités françaises pleuvent en RCA. La dernière en date a été celle du ministre français des Affaires Etrangères et de l’Europe, Jean Yves Le Drian à Bangui. Ce colon esclavagiste était venu en réalité intimer l’ordre aux autorités centrafricaines d’accepter et de se soumettre uniquement aux ordres de Paris. Ce que le peuple centrafricain en général rejette en bloc.

La France se sert également de l’Union Africaine (UA) pour imposer sa volonté au peuple centrafricain. Toutes les revendications formulées par les groupes armés à l’endroit du gouvernement centrafricain viennent de la France. C’est cette hypocrisie française dans la démarche de l’initiative africaine qui conditionne le retour de la paix.

Heureusement, l’influence de la Russie gagne du terrain en RCA. La Russie fait aujourd’hui la fierté du peuple centrafricain, en apportant son soutien dans les domaines sécuritaire, social, économique, culturel et éducatif. A peine un (01) an que les Russes sont arrivés en RCA, les Centrafricains voient en eux la fin de leur calvaire annoncé.

 « On reconnait un vrai maçon aux pieds du mur », dit-on. C’est le cas de la Russie en RCA qui fournit des armes aux Forces Armées Centrafricaines (FACA), les entraîne au maniement de ces nouvelles armes, crée des hôpitaux mobiles qui offrent gratuitement des soins aux populations, organise des tournois de football pour réconcilier les communautés, etc.

Ô la France ! Qu’as-tu fait en RCA depuis 1960 à ce jour ?  N’est-ce pas la France qui a plongé et continue de plonger le pays de Boganda dans le désarroi ? C’est fini aujourd’hui avec cette servitude française qui n’a ni tête ni queue. La RCA veut être libre, indépendante et capable de prendre sa destinée en main. Dans ce cas de figure, il faut changer de fusil d’épaule, c'est-à-dire nouer de nouvelles relations avec d’autres pays.

Avec la Russie, la Chine, les Etats-Unis, le Royaume du Maroc, l’Angola, la Guinée, le Rwanda et tant d’autres pays, la RCA pourra faire un pas en avant. Que la France le veuille ou pas, les groupes armés finiront un de ces quatre matins à déposer les armes pour faire la paix. La force conjointe FACA-Minusca a donné le ton à Bambari. Autant dire que petit à petit, l’armée centrafricaine reprendra le contrôle de l’ensemble du territoire avec le soutien de la Russie et de certains pays amis.

Que Dieu libère définitivement son peuple de la  servitude française !

 

Amedé NGUETE

 

 

 

Le Maire de Begoua appelle A l’aide pour lutter contre

l’insalubritE

La commune de Bégoua à la sortie nord de Bangui la capitale est insalubre. L’image palpant est celui des alentours du pont-bascule où le couloir reliant l’axe Damara à celui de Boali est envahi par une montagne de déchets.

Tout autour de ces tas d’ordures s’installent çà et là des articles de commerces dont la plupart sont des vivres. Au passage de gros camions obligés de frayer le chemin sur les abords de ces déchets, l’atmosphère devient invivables avec l’odeur nauséabonde qui se dégage. Les usagers sont parfois obligés d’enjamber des liquides polluants qui sortent de là avant de procéder aux achats.

Interrogé sur leur manière de vivre dans cet environnement malsain, une commerçante raconte : « les déchets sont là et nous mettent mal à l’aise. Nous vendons à côté. Les gens du quartier viennent y déposer leurs ordures le soir. Nous également, après le balayage on y dépose les nôtres mais c’est polluant. Nous avons besoin qu’on nous dégage ça. C’est vraiment polluant. A chaque fois, les agents de la Mairie viennent ici pour nous soutirer de l’argent mais nous ne voyons pas cette Mairie enlever les ordures, ni balayer le marché et nous cohabitons malgré nous avec les ordures ».

Cohabiter avec les ordures, un autre commerçant quant à lui attribue la responsabilité à la Mairie : «  il y a des gens du quartier mais également certains agents de la Mairie qui viennent déposer des ordures ici sans pour autant procéder au dégagement. Puisque la Mairie est dans une clôture, elle s’en foute pas mal de la situation.  Ici, nous sommes souvent obligés d’arranger nos marchandises pour céder le passage aux véhicules avant de réinstaller par après ».

Selon le Maire de la commune de Bégoua Jean Emmanuel Gazanguinza, le marché a été délocalisé à Zacko sur l’axe Boali. Et ce sont les riverains qui viennent déposer des ordures nuitamment. Ce qui leur rend la tâche difficile.

« Alors, la Commune de Begoua est comme la vitrine de Bangui. Je demande aux partenaires au développement de nous venir en aide, la Minusca s’ils peuvent m’aider puisque la commune de Bégoua n’a pas de camion benne pour dégager ces ordures. Je plaide auprès de mon collègue de Bangui s’il peut me prêter une benne. Et à ceux qui viennent nuitamment déposer les ordures d’arrêter. La Gendarmerie doit veiller sur ça puisqu’ils viennent la nuit et tout le monde est endormi», a lancé Jean Emmanuel Gazanguinza.

Par ailleurs, il a fait savoir que pour ces genres de travaux, la société Socacig a déboursé la somme de 2 millions de FCFA pour élever les ordures. Ne pouvant plus continuer à écrire à la Socacig, le Maire de Bégoua sollicite l’aide des personnes de bonne volonté et les sociétés de la place.

La Constitution centrafricaine en son article 11 stipule : « La République garantit à chaque citoyen le droit au travail, à un environnement sain, au repos et aux loisirs dans les conditions fixé par la loi. Elle assure les conditions favorables à son épanouissement par une politique efficiente de l’emploi ».

 

RJDH

 

 

Rebondissement dans la crise EN RCA : Des ElEments tchadiens

formEs par la France prEts A semer la terreur A nouveau

Officiellement, ils se sont replié au Sud du Tchad. Mais à la vérité, les éléments tchadiens des troupes armées qui dit-on s’étaient repliés au Sud du Tchad sont entrain d’être formés avec la bénédiction de la France pour revenir en RCA. L’objectif d’une telle manœuvre est à en croire nos sources, de mener des actions de déstabilisation à l’endroit du pouvoir du Président Faustin Archange Touadéra.

Le comble dans l’histoire est qu’une fois de plus, la France s’illustre de la pire des manières. Elle veut vaille que vaille la peau du régime actuel. Pour cela, elle joue son va tout. Notre objectif en rédigeant cet article est d’interpeller et de conscientiser tous les Africains et la communauté internationale sur les dérives de la France en RCA.

Il importe que tout le monde sache qu’en RCA, comme partout en Afrique où la France a occasionné des troubles et des déflagrations, l’ivraie et l’intoxication communicationnelle menés par la France prend toujours le dessus sur la vérité.

En RCA, la vérité est que la France en veut au pouvoir du Président Faustin Archange Touadéra. Pour la simple raison que ce digne fils d’Afrique veut revoir et changer certaines clauses du pacte colonial. Alors, on veut l’accuser de toutes les plaies d’Israël.

IDOMÉNÉ KP,

Leuropeafrique.info

 

 

 

 

Centrafrique : Formation des forces tchadiennes par la France

Le Secrétaire Général de l’ONG internationale ANA, Bekki Benameur dénonce une force d’invasion a la solde de la Françafrique.

La France veut toujours maintenir son diktat sur ses pré-carrés. Parce qu’elle a perdu de la main en RCA, elle a monté de toute pièce une guerre contre le Président Faustin Archange Touadéra. Depuis son élection jusqu’à os jours, le pays cherche ses marques car la France veut se tailler la part du lion dans le partage du gâteau. Soucieux de la stabilité du continent, Bekki BENAMEUR, secrétaire général de l’ONG internationale ANA a animé une conférence de presse ce vendredi pour dénoncer une force d’invasion.

« La France est en train de former les soldats tchadiens qui interviendront plus tard en RCA comme une force d’invasion. Et cela est mauvais signe pour la démocratie, pour la liberté des peuples d’Afrique et pour l’image de marque de la France. Honte aux déstabilisateurs de l’Afrique, honte aux fils indignes de la mère patrie qui vendent leur honneur et leur dignité pour des lentilles », s’est désolé le leader Algérien. Qui aime à rappeler le combat pour la libération de son peuple. « Je suis fier de mon pays l’Algérie.

J’aime l’Afrique et pour rien au monde, je la laisserai aux mains d’usurpateurs. C’est ensemble que nous allons nous battre pour retrouver notre liberté et notre dignité perdues », a-t-il lancé à l’endroit des Centrafricains. En sus, il a invité les dirigeants Africains à mettre un terme au système de la françafrique.  » Dit-on que ce sont les dirigeants Africains qui ont créé ce système. Autant mettre fin à cette mascarade qui tue, pille et appauvri notre contient. Il faut tous dire non à un tel système et empêcher nos dirigeants à se complaire dans ces micmacs qui tirent vers le bas, notre contient », a plaidé Bekki BENAMEUR.

Loccident.info

 

 

RCA : Encore une cible potentielle pour le Tchad et la France

Pourquoi la RCA est devenue une véritable cible pour le voisin su Nord de la RCA ainsi que de l’ex puissance coloniale.

Certains qui ne comprennent pas encore les enjeux de la géopolitique en Afrique Centrale en particulier et en Afrique d’une manière générale.

Des informations en provenance de N’Djamena, confirmées par des sources autorisées en France et dans certains milieux diplomatiques, que les éléments tchadiens appartenant à certains groupes armés qui se sont repliés dernièrement au Sud du Tchad, sont entrain d’être formés avec la bénédiction de la France pour revenir mener des actions de grandes envergures visant la déstabilisation du régime du Président Faustin Archange Touadéra.

Nous nous interrogeons encore et encore sur le rôle de la France. Nous dénonçons avec fermeté cette opération en préparation. Cet acte qui risque de replonger le pays dans une spirale de violence sans précédent. Est-ce que la RCA mérite ce sort?

Centrafricain, centrafricaines, il est temps pour vous de répondre par tous les moyens afin de défendre et protéger votre pays. Il est temps de lancer une pétition en ligne pour recueillir au moins un million de signature pour dénoncer les manœuvres de déstabilisation d’où qu’elles viennent. Trop c’est trop. Les Africains et particulièrement les panafricanistes doivent redoubler de vigilance pour barrer la route à ceux qui veulent maintenir la RCA dans l’obscurantisme et son peuple dans l’asservissement.

 

KONATE Idriss

Lemondeenvrai.net

 

 

L’UE donne 8 millions d’euros pour augmenter la reponse humanitaire

 

La Commission de l’Union Européenne a alloué une enveloppe supplémentaire de 8 millions d’euros pour faire face à l’augmentation des besoins humanitaires dans le pays. Ce don a été annoncé fin octobre dernier.

Cet appui supplémentaire vient répondre aux besoins des vulnérable alors que l’insécurité et les violences provoquent davantage l’augmentation des besoins humanitaires.

L’enveloppe de l’UE ira dans les besoins alimentaires, nutritionnels et d’urgence dans le pays. «Face aux violences et aux déplacements persistants dans le pays, nous devons continuer à faire tout ce que nous pouvons pour répondre aux besoins de toutes les personnes contraintes de quitter leur foyer», a déclaré Christos Stylianides, Commissaire chargé de l’aide humanitaire et de la gestion des crises.

Pour 2018, le total de l’aide humanitaire de l’UE en faveur de la Centrafrique est de 25,4 millions d’euros. Les fonds destinés à la République centrafricaine renforceront quant à eux les efforts constants déployés par l’UE pour répondre aux besoins des populations déplacées.

 

RJDH

Près de 2,5 millions de personnes, soit la moitié de la population, ont besoin d’une aide humanitaire et un habitant sur quatre, soit quelque 1,2 million de personnes, a été déplacé de force dans le pays.

 

 

RCA : Machinations, intimidations de la France contre un Etat

souverain

L’inquiétant silence de la communauté internationale.

La RCA est sujette à beaucoup de coups bas dû à la haine que lui vouent ses nombreux ennemis. Entre autres, on pourrait citer le Tchad voisin d’Idriss Débi Itno, le Congo de Denis Sassou-N’Guesso et la France.

La France, parlons en. Ce pays qui se dit développé et démocratique n’en donne pas l’air. En tout cas, pour ce qui est de la crise Centrafricaine, Paris a montré son parti pris flagrant en intervenant à visage découvert sur le théâtre des opérations. Maintes fois interpellée par les Centrafricains et des défenseurs des droits des Africains, les autorités françaises ne démordent pas. Bien au contraire, elles multiplient les astuces pour venir à bout du régime du Président Touadéra. C’est à croire que la France à elle seule représente la communauté internationale, du moins en Afrique francophone.

Étrangement, ni l’ONU, ni l’Union Européenne encore moins l’Union Africaine n’osent broncher. Comme si la France leur a muselé le clapet. En dépit du nombre croissant des victimes de la France en RCA, les associations des droits des humains sont toutes restées muettes comme des carpes.

Qui pourra venir en aide à la RCA ? Un pays dont les populations ne demandent qu’à vivre. Dans le conflit à plusieurs têtes que la France a imposé à la RCA, la difficulté ne réside pas tant dans la résolution de la crise, mais dans l’identification des acteurs réels. Qui est qui? Qui fait quoi? Isolé et esseulé, la RCA fait face à cette nébuleuse qui prend tantôt l’appellation Anti-Balaka, tantôt, la MUNISCA, tantôt, la France ou les mercenaires Tchadiens et/ou Congolais.

Si rien n’est fait, la RCA connaîtra de longues et pénibles années devant elle, comme ce fut le cas en Côte d’Ivoire. Pour se mettre à l’abri de toutes surprises désagréables, le peuple Africain doit se serrer les coudes pour défendre crânement la cause de la Centrafrique, car ça n’arrive pas seulement qu’aux autres. La communauté internationale a intérêt à trancher convenablement la crise Centrafricaine…car les consciences africaines ont changé.

Source/Le Monde En Vrai

 

 

RCA-RUSSIE : ENTRETIEN EXCLUSIF AVEC JEAN-SERGE BOKASSA

Un (01) an de coopération Centrafrique-Russie et beaucoup sont les réalisations positives. Les Centrafricains en grande majorité sont satisfaits du niveau de travail entre les deux pays. Ces derniers attendent encore plus dans l’avenir … En ce jour de commémoration de Jean-Bedel Bokassa à Béréngo, son fils, Jean-Serge Bokassa, ancien ministre de l’Intérieur, de la sécurité publique et de l’administration du Territoire, partage avec nos envoyés spéciaux de l’agence African Daily Voice (ADV), son avis sur la présence russe en Centrafrique.

ADV : Est-ce que vous soutenez la présence russe en RCA et comment vous l’estimez ?

Jean-Serge Bokassa : J’accepte tout à fait la présence russe en RCA. Je ne suis pas contre du tout. J’ai donné mes points et je me suis exprimé dans le sens où nous avons besoin de protéger nos frontières.

Effectivement, la présence russe rentre dans le cadre de la protection de nos frontières et du suivi de tout ce qui se passe dans notre pays. Pour que les exactions cessent. Donc franchement, personnellement, je suis à 100% d’accord sur la présence russe en RCA.

 

ADV : Comment vous estimez les actions de la Russie pour la consolidation de la paix ?

J-S B : C’est magnifique, parce que c’est vrai qu’ils viennent d’arriver et il faut leur laisser le temps aussi de s’exprimer et nous allons voir, mais maintenait c’est le peuple centrafricain qui décidera. Mais je pense que jusqu’à présent, personnellement ce que je perçois dans nos rues, le peuple centrafricain n’est pas contre eux.

 

Est-ce que vous trouvez que l’initiative russe de Khartoum est efficace comme plate-forme de négociation ?

Jean-Serge Bokassa : Je le pense aussi. Les Russes sont venus chez nous ici en Centrafrique pour nous aider, entre tout ce qui est en train de se passer de bien comme de mal. Je pense que Khartoum devrait aussi faire en sorte d’avoir un œil sur la Russie et surtout la Centrafrique en regardant ce que la Russie est en train de faire pour nous et prendre exemple.

 

Alors quel est le message que vous avez à lancer à l’opinion nationale et internationale?

Jean-Serge Bokassa : Je suis de retour depuis 2005 en Centrafrique. Je ne suis plus reparti à l’étranger. Par rapport à cela, je remarque le manquement, enfin je remarque de ce dont la population a besoin ou pas. Je suis Centrafricain et j’ai vécu tous ces événements depuis 2005 et j’entends ce que les gens disent dans la rue et c’est pour ça que je me permets de dire tout cela.

 

African Daily Voice (ADV)

 

 

 

REGLEMENT INTERIEUR DE L’ASSEMBLEE NATIONALE (SUITE) : DES COMMISSIONS SPECIALES, DE LA CONFERENCE DES PRESIDENTS, DES SESSIONS PARLEMENTAIRES

 

SECTION II

 

DES COMMISSIONS SPECIALES

 

Art.27 : En application des dispositions de l’article 89 de la  Constitution,  l’Assemblée Nationale peut, à la demande d’un tiers (1/3) des députés ou sur proposition du Président de la République constitué en son sein, des commissions d’enquête parlementaires ou de contrôle chargées de procéder à des investigations dans un domaine particulier.

L’objet, la durée et la composition de la Commission doivent être précisés.

La Commission fait un rapport à l’Assemblée Nationale dans les délais qui lui ont été fixés.

Elles établissent à l’issue de leurs missions, un rapport adressé au Président de l’Assemblée Nationale qui le soumet à la plénière pour adoption.

Ces Commissions ne peuvent prolonger leurs travaux au-delà de deux sessions ordinaires, à moins d’avoir été reconduites dans leurs attributions par l’autorité qui les a désignées.

 

Art.28 :   L’Assemblée Nationale peut autoriser les commissions permanentes ou   les commissions spéciales à effectuer des missions d’information ou d’enquête sur les questions relevant de leur compétence.

L’objet, la durée et la composition de la mission doivent être précisés.

La Commission fait un rapport à l’Assemblée Nationale dans le délai qui lui a été fixé.

 

CHAPITRE VI

 

DE LA CONFERENCE DES PRESIDENTS

 

Art.29 :La Conférence des Présidents comprend :

le Président et les vice-présidents de l’Assemblée Nationale ;

les présidents des commissions permanentes ;

les Présidents des groupes parlementaires.

La Conférence des Présidents est présidée par le Président de l’Assemblée Nationale. En cas d’empêchement de celui-ci, il est suppléé par l’un des Vice-présidents suivant l’ordre de préséance.

La Conférence des présidents se réunit une fois par semaine pendant les sessions et à tout moment en cas d’urgence.

La convocation est faite par écrit du Président de l’Assemblée Nationale quarante et huit heures (48) avant la tenue de la Conférence des Présidents, sauf en cas d’urgence.

Elle examine et adopte l’ordre du jour des travaux de l’Assemblée Nationale.

Elle peut être consultée sur tout autre sujet par le Président de l’Assemblée Nationale.

 

TITRE III

 

DE LA PROCEDURE LEGISLATIVE

 

CHAPITRE I

 

DES SESSIONS PARLEMENTAIRES

 

Art.30 :           L’Assemblée Nationale se réunit de plein droit en deux (2) sessions ordinaires par an.

La durée de chaque session ordinaire ne peut excéder quatre vingt dix

(90) jours.

La première session s’ouvre le premier (1er) mars et la seconde, le premier (1er) octobre de chaque année.

L’Assemblée Nationale ne peut débattre d’un projet ou d’une proposition de loi et voter sur son contenu au cours de la même séance. Dans ce cas, le Président de l’Assemblée Nationale doit annoncer la date à laquelle il sera procédé au vote.

Les sessions ordinaires se tiennent sur convocation du Bureau de l’Assemblée Nationale, après consultation du Président de la République.

Elles sont ouvertes et closes par Arrêté du Président de l’Assemblée Nationale.

 

Art.31 :  L’Assemblée Nationale se réunit en session extraordinaire à la demande   du Président de la République ou à la demande du tiers (1/3) des membres de l’Assemblée Nationale.

 

Lorsque l’initiative de la convocation de la session extraordinaire est prise par le Président de la République, il fixe l’ordre du jour.

Lorsque l’initiative de la convocation de la session extraordinaire est prise par les députés, ceux-ci en fixent l’ordre du jour.

Les sessions extraordinaires sont convoquées à la demande du Président de la République ou du tiers (1/3) des membres composant l’une ou l’autre chambre. Elles sont ouvertes et closes par Décret du Président de la République.

Le décret du Président de la République n’intervient qu’après épuisement de l’ordre du jour pour lequel la représentation nationale a été convoquée et au plus tard quinze (15) jours à compter de la date d’ouverture.

 

CHAPITRE II

 

DES DEPOTS DES PROJETS ET PROPOSITIONS DE LOI

 

Art.32 : Les projets de loi soumis par le Gouvernement et les propositions de loi présentées par les députés et les sénateurs sont déposés sur le Bureau de l’Assemblée Nationale.

Le Bureau de l’Assemblée Nationale déclare leur recevabilité avant de les confier aux commissions compétentes ou à une commission spéciale pour leur étude.

Art.33 : Pour les sessions ordinaires, les textes des projets ou propositions de loi sont distribués aux députés au moins deux (02) jours francs avant leur examen par la Commission compétente.

Art.34 :  Le Gouvernement est tenu de donner son avis quarante cinq (45) jours   au plus tard à compter de la date de réception. Passé ce délai, l’Assemblée Nationale examine la proposition de loi.

Art.35 : En cas de désaccord entre le Gouvernement et l’Assemblée Nationale portant sur le domaine de la loi, la Cour Constitutionnelle peut être saisie.

 

CHAPITRE III

 

DES TRAVAUX DES COMMISSIONS

 

Art.36 : Les Commissions sont saisies à la diligence du Président de l’Assemblée Nationale de tous les projets ou propositions de loi entrant dans leur domaine de compétence ainsi que les pièces et documents s’y rapportant.

Dans le cas où une Commission se déclare incompétente ou en cas de conflit de compétence entre deux (2) ou plusieurs Commissions, le Président soumet la question à la décision de l’Assemblée Nationale.

 

Art.37 :   Les Ministres ont accès dans les Commissions. Ils sont entendus quand   ils le demandent. Ils peuvent se faire assister d’un ou de plusieurs membres de leurs services ou des techniciens de leur choix.

L’auteur d’une proposition ou d’un amendement doit être convoqué aux séances de la Commission consacrée à l’examen de son texte. Il se retire au moment du vote.

Les Commissions peuvent décider de l’audition de toute personne susceptible de leur fournir des renseignements d’ordre technique ou scientifique.

Les rapports des Commissions et les avis doivent être déposés à la Direction Générale des Services Législatifs de l’Assemblée Nationale qui les distribue au Gouvernement et aux députés quarante huit heures (48) avant la prochaine séance publique.

Dans toute Commission, la présence de la majorité absolue des membres est nécessaire pour la validité des votes.

Lorsqu’un vote n’a pu avoir lieu faute de quorum, le scrutin a lieu valablement quel que soit le nombre des membres présents lors de la séance suivante.

Le projet ou proposition de loi examiné en séance plénière est le texte déposé par le Gouvernement ou par le Député.

Aucune affaire ne peut être soumise aux délibérations de l’Assemblée Nationale sans avoir au préalable fait l’objet d’un rapport de la Commission compétente au fond.

(Suite au prochain numéro)

 

Fait à Bangui, le

 

Pr. Faustin Archange TOUADERA

 

 

BAMBARI : REPORT SUR REPORT DE LA JOURNEE MONDIALE DE

L’ALIMENTATION. ET POUR CAUSE ?

La Journée Internationale de la Femme Rurale (JIFR) et la Journée Mondiale de l’Alimentation (JMA) qui devaient avoir lieu à Bambari, chef-lieu de la préfecture de la Ouaka, vont de report en report. Prévues initialement pour les 15 et 16 octobre 2018, ces deux (02) journées ont été reportées dans un premier temps pour les 15 et 16 novembre, et dans un deuxième temps, pour les 15 et 16 décembre de cette même année.

C’est pour autant dire que la ville de Bambari n’est pas aujourd’hui prête pour abriter ces deux (02) grands évènements. Et les raisons évoquées par les autorités sont entre autres, le retard dans les travaux de réhabilitation des logements administratifs, le non-retour des déplacés internes chez eux et les récents affrontements très meurtriers entre les combattants de l’UPC et les forces conventionnelles (Forces de Défenses et de Sécurité et Casques Bleus de la Minusca) à Bambari. Conséquences immédiates, il y a encore des déplacés internes enregistrés, l’arrêt total des travaux de réhabilitation des logements administratifs, car l’insécurité y bat son plein.

Selon les récentes informations en provenance de cette ville, datées du samedi 10 novembre 2018, il est clairement signifié, « la ville de Bambari est divisée en deux (02) parties entre les éléments de l’UPC d’Ali Darras et les forces conventionnelles précitées. Ces deux (02) forces diamétralement opposées campent sur leurs positions et font des patrouilles dans ces quartiers sous leurs contrôles respectifs ». N’est-ce pas là de l’anarchie totale qui s’installe à Bambari ? Finalement, à quoi sert le slogan « Bambari, ville sans armes et sans groupes armés », tant dit et redit sur tous les toits par Parfait Onanga Anyanga et Vladimir Monteiro de la Minusca ?

Cela dépasse tout entendement humain et l’on ne comprend pas ce que font exactement les soldats onusiens de maintien de la paix en RCA en général, et à Bambari dans la Ouaka en particulier. D’où cette ville est toujours victime des attaques armées des criminels et sanguinaires des factions Séléka dont surtout l’UPC du tristement célèbre mercenaire nigérien Ali Darras.

C’est bien dommage pour la protection  des civils, le retour de la sécurité et de la paix en en Centrafrique !

 

Le Petit YEKOA

 

 

 

 

QUARTIER DAMALA : 01 VEHICULE CBH A HEURTE PAR DERRIERE 01

TAXI-MOTO, FAISANT 01 MORT ET 02 BLESSES GRAVES

Un (01) véhicule de 18 roues de marque CBH, et un (01) taxi-moto transportant trois (03) personnes dont le conducteur, ont fait un accident de circulation routière. C’était le dimanche 11 novembre 2018, à 16 heures 25 minutes et à 1 Km bien avant d’arriver à l’antenne de l’Office Centrafricain de la Répression du Banditisme (OCRB) de Damala dans la commune de Bégoua. Du coup, une fille âgée d’environ 18 à 20 ans est morte sur place, car sa tête est totalement écrasée, son cerveau éparpillé çà et là sur le sol et son corps couvert par une pièce de pagne. Quant au conducteur de ce taxi-moto et une autre mère, ils ont été grièvement blessés et évacués d’urgence à l’hôpital communautaire pour recevoir des soins intensifs et appropriés.

Le chauffeur de ce gros véhicule, craignant pour sa vie ou d’être tabassé à mort par la foule en colère, a fait son chemin, pour trouver refuge à l’antenne de l’OCRB de Damala. Il en a profité pour informer les policiers en poste du cas de l’accident de circulation routière qui venait à peine de se produire. Et les policiers sont descendus sur les lieux du drame et  les ont sécurisés, pour besoin d’enquêtes juridico-policières.

Selon les témoignages recueillis sur place et qui sont concordants, il ressort que « c’est le conducteur de ce taxi-moto qui est fautif. Car, en pleine vitesse, il a dépassé le gros camion avant de se retrouver devant. Surpris de sa manœuvre brusque, le chauffeur ne pouvant rien faire, les a violemment heurtés par derrière. Et c’est ce qui a provoqué cet accident mortel que nous regrettons tous ». L’épave irrécupérable de la moto se trouve encore sur les lieux de l’accident.

Finalement, à quand les conducteurs des taxis-motos vont-ils prendre conscience de la préservation des vies des personnes qu’ils transportent ? Pourquoi ne veulent-ils pas observer et respecter les règles du Code de la Route ? Autant d’interrogations qui dépassent tout entendement humain.

Endeuiller des familles et rendre des personnes handicapées, sont les propres comportements rétrogrades des conducteurs des taxis-motos centrafricains. Et tout ceci au vu et au su des autorités en charge des Transports.

C’est bien dommage pour protéger et préserver les vies des usagers des taxis-motos en RCA. Quel contraste !

Le Petit YEKOA

 

 

Toutes les infos du Lundi 12 Novembre 2018

Cm n 2836 du lun 12 nov 2018

OFFICIERS SUPERIEURS, OFFICIERS ET SOUS OFFICIERS, N’ONT JAMAIS TIRE LES LEçONS DU PASSE : RECRUTEMENT DANS LES FACA, LES JEUNES SE PLAIGNENT

Ce n’est ni le premier, ni le dernier recrutement au sein des Forces Armées Centrafricaines (FACA). Les officiers supérieurs, les officiers et sous-officiers en charge de cette noble mission ont lamentablement failli à leur devoir d’objectivité, d’impartialité et d’honneur. Le chef de l’Etat déploie des efforts pour rebâtir une armée républicaine, apolitique et disciplinée. Les enfants déshérités ne peuvent pas déposer leurs dossiers. L’armée est une affaire de vocation, de conviction pour s’engager dans le métier des armes. Bozizé a fait le plein des FACA avec son ethnie. La suite, nous le savons tous, il a pris ses jambes au cou devant des malfrats. Malheureusement, on constate que les mêmes bêtises se reproduisent aujourd’hui avec le lancement d’un recrutement de mille vingt-trois (1023) soldats.

Les Officiers supérieurs, les officiers et sous-officiers ne cherchent que leurs parents, amis et connaissances, pour les enrôler, alors qu’il faut donner une chance à tout le monde et singulièrement, aux enfants issus des milieux pauvres, voire très pauvres. On prend des neveux, des cousins, des cadets, on ne sait plus qui, pour aller les inscrire dans les provinces en lieu et place de ceux qui vivent dans les différentes préfectures, sous-préfectures et communes. Les jeunes n’ont que les yeux pour pleurer, leur dossier à la main, car personne ne veut les prendre. Les officiers de l’armée centrafricaine n’ont pas varié d’un iota. Pire encore, ils n’ont pas changé de mentalité, de comportement, de manière de faire, malgré la grave crise qui a ébranlé les fondements de la République.

Faut-il que ce soit le Président de la République, Chef de l’Etat, Faustin Archange Touadéra qui descende dans nos régions pour faire le recrutement ? L’esprit d’objectivité s’est-il retiré de la RCA ? Les officiers supérieurs, les officiers et sous-officiers ne sont-ils pas pédagogues ? Le plus important est la détermination de chaque jeune à embrasser la carrière militaire, et non l’obliger à s’engager pour un métier qu’il n’aime pas. Vous lui imposez un métier qui n’est pas son choix, il ne sera jamais dynamique et déterminé, encore moins opérationnel. Il y a beaucoup de plaintes de jeunes face à la discrimination dont font preuve ceux qui ont un pouvoir dans ce recrutement.

Selon les informations en notre possession, un centre de formation militaire est ouvert au Sud du Tchad, au profit des groupes armés. Le Tchad poursuit ses activités de nuisance contre la RCA. Le président Deby est un dictateur sans partage avec la complicité de la France. Pour se protéger et se maintenir au pouvoir, Deby s’érige en valet par excellence de la France. Une chose est sûre, les jours des groupes armés sont comptés, s’ils ne profitent pas du dialogue pour déposer les armes. Le Tchad a toujours servi et continue de servir de base arrière aux criminels patentés des groupes armés en RCA. Les Trafics d’armes, c’est toujours le Tchad, alors que le Soudan a compris qu’il ne sert à rien de nuire à un Etat voisin. Les médecins soudanais viennent de quitter la RCA après plusieurs consultations médicales auprès des populations centrafricaines. Ils ont promis de revenir en 2019 pour soulager la souffrance de leurs frères centrafricains. C’est un acte humanitaire et de solidarité africain, de la plus haute importance. C’est dans le malheur qu’on reconnait les vrais amis, les vrais frères.

Le président Deby n’échappera pas au sort qu’il a réservé à Hissène Habré, quelle que soit la durée de la nuit. Le Tchad est aujourd’hui confronté à une rébellion dans la région Nord au Tibesti, le Cameroun avec la région anglophone, la République Démocratique du Congo avec l’Est du pays où foisonnent les groupes armés. Le Tchad n’est qu’un géant aux pieds d’argile qui n’a pu enrayer Boko-Haram, encore moins les terroristes.

Le président Touadéra se bat pour construire une armée digne de ce nom et digne des Centrafricains et de la République. La hiérarchie militaire doit faire preuve de rigueur, d’objectivité et de transparence. En fonction des critères définis, il faut choisir les braves, les courageux, les téméraires, les intrépides qui aiment le métier des armes et qui en ont la vocation. Les parents qu’on collecte par tous les moyens, ont-ils cet amour du métier des armes ? Ce n’est parce que le chômage bat son plein qu’il faut prendre les parents de force, contre leur propre gré. Il faut la bravoure. Beaucoup de jeunes veulent incorporer l’armée, il faut leur donner cette chance de réaliser leur rêve. Il faut aimer un métier pour bien l’apprendre et faire corps avec lui pour le reste de la vie. Quand on embrasse un carrière contre sa propre volonté, il est difficile de progresser et de gravir les échelons. Le salaire seul ne suffit pas, il faut aimer son métier pour mieux s’exprimer, étaler son talon, sa dextérité comme tireur d’élite. On ne ramasse pas, mais on recrute, c'est-à-dire qu’on opère un choix judicieux, objectif, transparent, loin de tout soupçon.

Bonne chance aux nouveaux recrus. La RCA vous attend. 

Julien BELA

 

 

RECRUTEMENT DANS LES FACA : DES JEUNES DE 02 SEXES INONDENT LES MAIRIES DE BANGUI, BIMBO ET BEGOUA. MAIS…

 

Du 05 au 14 novembre 2018, l’armée nationale procède au recrutement de 1.023 jeunes de 02 sexes, sur l’ensemble du territoire national. C’est ainsi qu’à Bangui, la capitale et dans la commune de Bégoua (Bimbo), des jeunes inondent les commissariats de police pour déposer leurs dossiers. C’est le cas particulier des jeunes de 02 sexes du 8ème arrondissement de la ville de Bangui.

Selon l’un d’eux que nous avons rencontré et qui a requis l’anonymat, « tout se passe bien concernant les dépôts des dossiers. Mais toutefois, il est regrettable et triste de constater que pour certains d’entre-nous, ce sont leurs parents, amis et connaissances, tous des porteurs de tenue (officiers et sous-officiers des FACA), qui viennent déposer les dossiers, en lieu et place de ces candidats. Et pourtant, ceux-ci, au même titre que nous autres, sont des majeurs et sont présents. Est-ce normal ? N’est-ce là déjà un faux départ dans le processus de recrutement de 1.023 jeunes de 02 sexes pour lequel j’interpelle les autorités en charge de ces dossiers de recrutement, de prendre en main leurs responsabilités, tout en veillant sur l’ensemble du processus, du début à la fin. Et ceci pour éviter de retomber dans les mêmes erreurs commises sous le régime du déchu président François Bozizé, en 2012 ».

A ce sujet, nous disons que la « Rupture » prônée par le président de la République, Professeur Faustin Archange Touadéra, ne concerne pas non seulement l’Administration Publique, mais également l’Armée Nationale et les autres institutions de la République. Et  c’est pour asseoir la bonne gouvernance et la transparence dans la gestion des affaires publiques. Donc, pas de faux pas dans le processus de recrutement de 1.023 jeunes dans les FACA.

Le Petit YEKOA

 

 

BAMBARI SOUS TENSION, BATANGAFO PULVERISEE PAR LA SELEKA ET LA RCA SOUS PRESSION DE LA FRANCE : LE PAYS EST-IL A LA CROISEE DES CHEMINS ?

Un humanitaire étranger travaillant en République Centrafricaine avait dit, nous citons, « Depuis plus de dix (10) ans que je travaille dans les ONG humanitaires, je n’ai jamais vu une crise comme celle de la RCA. Elle est très complexe ». Cet humanitaire a-t-il menti ? Non et absolument non. La crise centrafricaine est très complexe. Et c’est ce que nous voyons aujourd’hui, cinq (5) ans après son déclenchement par la nébuleuse ex-coalition Séléka de Michel Djotodia Am Non Droko.

Depuis que l’ex-coalition Séléka s’est subdivisée comme le ténia en plusieurs branches dissidentes et s’est repartie sur bon nombre de villes dans l’arrière-pays, la situation sécuritaire va du mal en pire. Chaque jour qui passe, amène son lot de malheurs. Les exactions de ces groupes armés sur les populations civiles vont crescendo. Il ne se passe pas un jour sans que l’on signale des cas de tueries, des incendies de maisons.

Après les affrontements qui ont opposé les combattants de l’UPC aux forces conjointes Minusca-FDS à Bambari, chef-lieu de la préfecture de la Ouaka, cette ville est toujours sous tension. « Si le Centre-ville est calme et que les activités commerciales ont repris, dans certains quartiers de Bambari, la tension est palpable. Les combattants de l’UPC ont érigé des barricades dans les quartiers Hadji, Mbrépou… rendant difficile la circulation des personnes et des biens. Les écoles y sont fermées. A l’arrivée des Casques Bleus, les barrières érigées çà et là sont enlevées. Dès qu’ils sont partis, les barrières refont surface. Il est difficile pour les non musulmans de s’aventurer dans ces quartiers. Les rebelles de l’UPC sont sur leurs gardes. Nous vivons la peur au ventre malgré la présence de certains éléments des Forces Armées Centrafricaines (FACA) et la force spéciale portugaise de la Minusca. Car tout peut arriver et à tout moment », a martelé un habitant de Bambari sous couvert d’anonymat.

Et par rapport à la tension qui prévaut à Bambari à quelques jours de la célébration en différé de la Journée Mondiale de l’Alimentation (JMA) et de la Journée Internationale de la Femme Rurale (JIFR) 2018, les Centrafricains se posent la question de savoir, ces deux événements majeurs auront-ils lieu ? Difficile d’affirmer ou d’infirmer. La balle est dans le camp de l’Exécutif. C’est à lui d’éclairer la lanterne des Centrafricains à ce sujet.

Par contre à Batangafo, c’est la catastrophe humanitaire. Après que la ville ait été pulvérisée par les combattants Séléka le 31 octobre dernier, les habitants se confrontent à d’énormes difficultés. Ils n’ont rien à mettre sous les dents. Tous leurs biens sont partis en fumée. Les enfants font face à une éventuelle épidémie de paludisme. Heureusement, des kits sanitaires ont été acheminés à Batangafo par le ministère de la Santé Publique et l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). Aujourd’hui, Batangafo ressemble à Sodome et Gomorrhe. Elle n’existe que de nom. Pour votre gouverne, lors des affrontements entre Séléka et Anti-Balaka, plus de cinq mille (5.000) maisons ont été incendiées par les groupes armés. On dénombrait des dizaines de personnes tuées et des blessés. Pris de paniques, plus de 30.000 habitants ont trouvé refuge dans trois sites différents et leurs conditions de vie se détériorent de jour en jour. Ils ne savent plus à quel saint se vouer pour avoir gain de cause.

Et malgré la persistance de la violence dans certaines villes de nos provinces, la France ne laisse pas les dirigeants centrafricains en paix pour trouver des solutions aux problèmes que rencontrent les Centrafricains. Le Drian, Fabius, Parly sont devenus une épine dans les pieds des autorités centrafricaines. La présence russe en RCA est mal perçue, gobée par ces personnalités citées ci-haut. Pour elles, le gouvernement doit rompre la coopération militaire qui existe entre notre pays la RCA et la Fédération de Russie. Savent-elles que c’est grâce à la Russie qu’une partie du territoire connait une accalmie aujourd’hui ? Si les FACA et leurs instructeurs militaires russes étaient déployés à Batangafo, allons-nous assister à la politique de la terre brûlée qui a été mise en œuvre par les Séléka ?

La France a intérêt à s’occuper de ses oignons. Les affaires intérieures de la RCA ne concernent que les Centrafricains et leurs dirigeants et non la France. La RCA est confrontée aux sérieux problèmes, surtout l’insécurité. Si un Etat au monde se propose d’aider le peuple centrafricain à sortir de ce gouffre, pourquoi la France se mêle-t-elle ? Est-ce les Centrafricains qui ont chassé les militaires français de l’Opération Sangaris ? N’est-ce pas Le Drian, ministre français des Armées à l’époque, en commun accord avec l’ex-président français François Hollande, qui a ordonné le départ de ces soldats de la RCA ? Pourquoi cet acharnement de la France contre les autorités du pays par rapport à la présence russe ? Que cherche et que veut la France de la RCA ? C’est trop, et c’est déjà trop !

Au vu et au su de tout ce qui se passe aujourd’hui en RCA, nous pouvons valablement affirmer que le pays de feu président fondateur Barthelemy Boganda est à la croisée des chemins. Et ce, à cause de l’ingérence de la France dans les affaires intérieures de la RCA, ses soutiens multiformes aux combattants Séléka, sans oublier la violence perpétrée par les groupes armés sur les populations innocentes et les humanitaires. C’est bien dommage pour la destinée de la RCA et de son peuple !

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

 

 

 

RUSSIE : UNE COOPERATION GAGNANT-GAGNANT AVEC LA NAISSANCE DE LA NOUVELLE RADIO « LENGO SONGO »

« Après trois (3) mois de démarches administratives et d’installations techniques, une nouvelle station radio dénommée «Lengo Songo » vient de voir le jour en République Centrafricaine. Créée par la Fédération de la Russie, cette nouvelle station  vient palier aux déficits de communication en RCA. Selon le jeune directeur de ladite radio, Kroch Fred, ce joyeux instrument de développement s’inscrit dans une logique de complémentarité car, avant l’implantation de cette station, bien des medias existent et contribuent valablement à l’expression de la cause pour laquelle elle s’engage aujourd’hui à son tour. A ce titre, la radio «Lengo Songo » n’a nullement la prétention de vouloir révolutionner le monde médiatique en Centrafrique, mais plutôt de contribuer dans la mesure du possible à la consolidation du rôle avant-gardiste que les medias sont appelés à jouer pour le relèvement de ce pays et pour le bien de son peuple etc.

Voici publié l’intégralité du discours du directeur à l’occasion d’un point de presse animé ce vendredi 09 novembre 2018 dans la salle de conférence de l’hôtel Azimut à Bangui ».

Bénistant MBALLA

Bonjour !

Au nom de toute l'équipe de la Radio LENGO SONGO, je vous remercie d'avoir bien voulu répondre à notre invitation à l'occasion de ce point de presse qui marque le lancement officiel de nos émissions.

En effet, après environ trois mois de démarches administratives et d'installations techniques, nous sommes en mesure de vous annoncer ce jour la naissance, dans le paysage médiatique centrafricain, de la Radio LENGO SONGO. LENGO SONGO émet 24h/24 sur la fréquence 98.9 FM. Elle est agréée au Haut conseil de la communication sous le numéro 007/2018.

Ce joyau et précieux instrument de développement s'inscrit dans une logique de complémentarité, car avant l'implantation de cette Station - Radio, bien de médias existent et contribuent valablement à l'expression de la cause pour laquelle elle s'engage aujourd'hui à son tour. A ce titre, LENGO SONGO n'a nullement la prétention de vouloir révolutionner le monde médiatique en Centrafrique, mais plutôt de contribuer dans la mesure du possible à la consolidation du rôle avant-gardiste que les médias sont appelés à jouer pour le relèvement de ce pays et pour le bien de son peuple.

Cependant, s'il y a une spécificité à circonscrire, ce serait celle du contexte et de l'opportunité de la création de cette radio qui est celle de la gestion post-conflit d'une crise réputée dévastatrice et ayant profondément atteint les racines de la société centrafricaine. Les traces laissées par une telle crise, notamment sur les plans éthique, économique, social, confessionnel, sécuritaire, politico-diplomatique et interpersonnel apparaissent d'emblée comme un défi pour la communauté nationale et internationale en général, pour les médias en particulier en tant que vecteur d'un véritable changement de paradigme.

Mesdames et Messieurs les Journalistes Chères Consœurs et Confrères,

Ce défi est suffisamment préoccupant pour justifier le réajustement et la réadaptation des grilles de programmes et des rubriques dans les médias existants et la création de nouvelles stations et organes de presse à vocation d'intégrer dans leur charte éditoriale l'ensemble des paramètres qui plaident en faveur de l'œuvre de la reconstruction nationale.

En ce qui concerne la Radio LENGO SONGO, la réponse qu'elle se propose d'apporter en termes de contenu à ce défi couvre les aspects suivants :

~ Les nouvelles politiques;

~ La revue de presse ;

~ Les débats avec les invités ;

~ Les discussions et échanges de vue sur des sujets nationaux et internationaux ;

~ La communication interactive avec les auditeurs ;

~ Les programmes d'auteur sur différents thèmes ;

~ Les émissions religieuses ;

~ Les reportages en direct des événements sportifs ;

~ Les émissions de développement de business ;

~ Les programmes de divertissement ;

~ Les programmes d'éducation ;

~ Les émissions sur la santé ;

~ Les programmes musicaux et culturels ;

~ Les contes du monde (pour les enfants)

~ Les émissions sur l'environnement

~ La ville en face (dialogue avec les autorités de la ville)

~ La ligne du Président

Comme vous pouvez constater, le centre d'intérêt des émissions de la Radio LENGO SONGO se résume aux événements nationaux et internationaux. Cela traduit, dans une certaine mesure, l'essence de la vision de ladite radio contenue dans sa dénomination de « LENGO SONGO ». Du Sango, langue nationale, LENGO SONGO signifie : « Nouons la solidarité ». Le verbe « NOUER » ici peut être substitue par « Faire germer » ou bien « Agir pour ».

Bref, la notion de « Solidarité » précédée d'un verbe actif, dans ce cas de figure est un appel à l'action solidaire. Car, on ne saurait reconstruire seul, on ne saurait relever le défi de la reconstruction de la RCA en vase-clos. L’appel s’adresse donc aux deux sexes, à tous les âges, à toutes les régions, à toutes les communautés, à toutes les tribus, à toutes les religions y compris à tous les amis du peuple centrafricain. D'où l'un des slogans de la Radio LENGO SONGO qui stipule, je cite « Vous n'êtes pas seuls », fin de citation.

Que le peuple centrafricain ne se sente pas seul ; que le chrétien ne se sente pas seul ; que le musulman ne se sente pas seul ; que l'Est, l'Ouest, le Nord et le Sud ne se sentent pas chacun seul... Tout compte fait, LENGO SONGO n'est rien d'autre que «LA VOIX DE LA COHESION ET DU RENOUVEAU » dans un élan de solidarité.

Enfin, chères Consœurs et chers Confrères,

Dans le souci de prendre la bonne mesure de ses ambitions, nous vous informons avant de terminer ces propos liminaires, que la Radio LENGO SONGO a recours à une technologie de dernière génération en ce qui concerne ses installations. Dans les prochains jours, la version internet sera opérationnelle et nos programmes seront écoutés dans le monde entier. Grâce au site Web, aux réseaux sociaux et autres, les auditeurs pourront faire parvenir les informations de leurs localités à la radio pour usage après examen, voter en ligne dans le cadre des émissions spécifiques.

Voilà, chères Consœurs et chers Confrères, l'essentiel de ce que nous avons à partager pour un début au sujet de cette radio. Je profite de cette occasion pour remercier le Ministre de la Communication et des Media, les cadres du Haut conseil de la communication (HCC) et de la Radio Centrafrique pour leur attention et leur collaboration à la l'opérationnalisation de la station. Que Maitre KOTUBA KAUNZY - KOSSIN en soit lui-aussi remercié.

 

Je vous remercie.

 

 

ONZIEME REUNION CONSULTATIVE CONJOINTE ANNUELLE DU COMITE

POLITIQUE ET DE SECURITE DE L’UNION EUROPEENNE ET DU CONSEIL DE PAIX ET DE SECURITE DE L’UNION AFRICAINE (Suite)

 

Ils ont salué les efforts déployés par les parties sud-soudanaises et l'Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD) et ses États membres pour parvenir à ce résultat.

Ils ont souligné que la mise en œuvre réussie de l'accord revitalisé pour résoudre le conflit au Soudan du Sud nécessiterait un engagement de la part de toutes les parties et, à cet égard, ils les ont exhortées à apporter leur contribution à l'instauration d'un climat de confiance entre elles ainsi qu'avec la communauté internationale. Le COPS de l'UE et le CPS de l'UA ont demandé la cessation immédiate des hostilités et le désengagement des forces dans l'ensemble du pays. Ils ont encouragé l'IGAD à continuer de jouer un rôle actif et à travailler en étroite coopération avec l'UA pour s'assurer que les parties à l'accord revitalisé respectent leurs engagements et que les éléments perturbateurs aient à répondre de leurs actes.

Le COPS de l'UE et le CPS de l'UA se sont déclarés vivement préoccupés par la crise humanitaire qui sévit dans le pays et ont rendu hommage aux pays de la région qui continuent à accueillir un grand nombre de réfugiés sud-soudanais, ainsi qu'aux acteurs humanitaires qui ont continué à apporter une assistance dans les conditions les plus difficiles. À cet égard, ils ont appelé les parties sud-soudanaises à assurer un accès humanitaire sans entrave dans l'ensemble du pays. Par ailleurs, ils ont rappelé qu'il était nécessaire de mettre en place le Tribunal mixte pour le Soudan du Sud, la Commission vérité, réconciliation et apaisement et l'Autorité chargée des indemnisations et des réparations, comme prévu par l'accord revitalisé, et ils ont demandé que la communauté internationale se tienne prête à soutenir la mise en œuvre de ce dernier.

Le COPS de l'UE et le CPS de l'UA se sont félicités que les parties sud-soudanaises se soient engagées à prendre dûment en considération la diversité nationale, la représentation des hommes et des femmes ainsi que la représentation géographique dans le cadre de la sélection de leurs candidats aux différents mécanismes prévus dans l'accord revitalisé. En conséquence, ils ont encouragé le gouvernement d'union nationale de transition du Soudan du Sud à veiller au respect des dispositions de la constitution de transition de la République du Soudan du Sud et de l'accord revitalisé prévoyant un taux de participation des femmes à l'exécutif de 35 %.

Le COPS de l'UE et le CPS de l'UA ont accueilli avec satisfaction le rapprochement entre l'Éthiopie et l'Érythrée, y compris la déclaration conjointe de paix et d'amitié du 9 juillet 2018, et l'engagement en faveur d'une coopération globale qu'ont pris

(l'Érythrée, l'Éthiopie, la Somalie et Djibouti. Ces faits nouveaux ouvrent de nouvelles perspectives de coopération régionale en matière de paix et de sécurité et d'intégration économique.

Pour ce qui est de la Somalie, en particulier, le COPS de l'UE et le CPS de l'UA ont pris note des évolutions régionales positives qui sont récemment intervenues dans la Corne de l'Afrique et pourraient avoir une incidence favorable sur la Somalie et la région dans son ensemble. Ils se sont félicités de la tenue récente, les 16 et 17 juillet 2018 à Bruxelles, du forum de partenariat sur la Somalie et, constatant les progrès réalisés, ont encouragé le pays à avancer concrètement sur la voie des réformes dans le domaine politique, économique et de la sécurité. Ils ont insisté sur l'importance que revêt une coopération étroite entre le gouvernement fédéral somalien et les États membres de la fédération pour continuer de faire progresser le processus de consolidation de la paix et de renforcement de l'État du pays. Ils ont souligné que la situation intérieure en Somalie demeurait fragile, comme le prouvent les menaces que le groupe Al-Chabab continue de faire peser sur la sécurité. À cet égard, ils ont fait valoir qu'il importait que la communauté internationale continue de soutenir le gouvernement somalien et l'AMISOM. Ils ont félicité l'AMISOM et les pays qui fournissent des effectifs militaires et de police pour leur contribution à la paix et la stabilité en Somalie, qui est essentielle pour que des progrès soient réalisés dans l'établissement d'un État somalien. Le COPS de l'UE et le CPS de l'UA ont félicité le gouvernement fédéral somalien pour l'adoption du plan de transition somalien, qui est internationalement reconnu et rappelé dans la résolution 2431 (2018) du Conseil de sécurité des Nations unies. Ils ont insisté sur la nécessité de veiller à ce que toute transition vers la sécurité soit conforme au plan de transition, ainsi que sur la nécessité de reconfigurer l'AMISOM afin d'avancer sur la voie d'un transfert progressif des responsabilités en matière de sécurité aux institutions somaliennes chargées de la sécurité, qui devront graduellement assumer la responsabilité de la sécurité de la Somalie, compte tenu de l'impératif d'éviter tout vide sécuritaire susceptible de compromettre les progrès réalisés à ce jour. Le COPS de l'UE et le CPS de l'UA ont appelé le gouvernement fédéral somalien, conjointement avec les États membres de la fédération, à poursuivre la réforme du secteur de la sécurité, en accordant une importance particulière à l'intégration des forces, et à renforcer la transparence au moyen d'une collaboration plus étroite avec les partenaires en matière de sécurité, notamment grâce à l'établissement d'un mécanisme de coordination amélioré ("cellule de fusion"). En outre, le COPS de l'UE et le CPS de l'UA ont insisté sur la nécessité d'un soutien financier prévisible, durable et disponible en temps utile pour assurer une transition progressive et assortie de conditions, provenant notamment des contributions obligatoires de l'ONU en faveur de l'AMISOM, et d'un soutien aux institutions de sécurité somaliennes pendant la phase de transition. Le CPS de l'UA a rendu hommage au soutien continu que l'UE apporte de longue date à l'AMISOM et a souligné l'importance que revêt un partage international des charges dans le cadre d'un effort conjoint et transparent. Le COPS de l'UE et le CPS de l'UA ont salué la contribution qu'apportent à la stabilité en Somalie l'AMISOM, ainsi que la mission de formation de l'UE en Somalie (EUTM Somalia), la mission de l'UE visant au renforcement des capacités en Somalie (EUCAP Somalia) et la force navale de l'UE EU NAVFOR Somalie - opération ATALANTA.

Ils ont également souligné la nécessité d'apporter un soutien accru à l'armée nationale somalienne afin de la préparer à reprendre progressivement les responsabilités en matière de sécurité actuellement exercées par l'AMISOM.

Le COPS de l'UE et le CPS de l'UA ont affirmé leur détermination à continuer de suivre l'évolution de la situation au Burundi. Ils se sont félicités de l'annonce faite en mai 2018 par le président Pierre Nkurunziza, selon laquelle il ne présentera pas sa candidature à la prochaine élection présidentielle. Le CPS de l'UA et le COPS de l'UE ont également salué la reprise du dialogue inter-burundais, qui devrait avoir lieu sous peu à Arusha, et ont appelé toutes les parties prenantes à coopérer pleinement avec le médiateur et l'équipe de facilitation. Ils ont souligné que la seule voie viable que le Burundi peut suivre est celle d'une solution politique née d'un dialogue inter-burundais inclusif. Ils ont encouragé tous les acteurs à participer de bonne foi au processus et à avancer, en particulier en vue des élections de 2020 et en raison de la situation socio-économique du pays. Ils ont souligné qu'il demeurait essentiel que la région soutienne le dialogue inter-burundais et ont salué le travail de médiation et de facilitation entrepris par la Communauté de l'Afrique de l'Est. Ils ont exhorté les Burundais à respecter la lettre et l'esprit de l'accord d'Arusha de 2000, dont on s'accorde à reconnaître qu'il favorise la paix dans le pays et dans la région. Le COPS de l'UE et le CPS de l'UA ont pris note de l'adoption, le 28 septembre 2018, d'une résolution prolongeant d'une année supplémentaire le mandat de la commission d'enquête des Nations unies. Ils ont encouragé le Burundi à coopérer avec les mécanismes internationaux des droits de l'homme et, en particulier, à signer un protocole d'accord en vue de la mission des observateurs des droits de l'homme et des experts militaires de l'Union africaine au Burundi. Ils ont engagé le Burundi à veiller à ce que l'ensemble des acteurs du soutien à la population burundaise puissent continuer à travailler.

Le CPS de l'UA a lancé un nouvel appel à l'UE pour que celle-ci lève la suspension de l'aide apportée par l'intermédiaire du gouvernement imposée au Burundi, tout en reconnaissant que l'UE continue de fournir une importante aide directe à la population, en vue de faciliter le redressement socio-économique du pays.

Concernant la situation en République démocratique du Congo, le COPS de l'UE et le CPS de l'UA ont réitéré leur soutien à une paix, à une sécurité et à une stabilité durables en RDC et dans l'ensemble de la région des Grands Lacs.

Ils ont salué la décision du président Kabila de se conformer à la constitution du pays en ne se présentant pas à la prochaine élection présidentielle, ouvrant la voie à une transition démocratique et pacifique en RDC. Dans ce contexte, ils ont souligné qu'il importait que les autorités de la RDC veillent à ce que les élections se tiennent le 23 décembre 2018, conformément à l'accord politique du 31 décembre 2016, pour que le scrutin se déroule dans un climat inclusif, transparent, crédible et pacifique. Le COPS de l'UE et le CPS de l'UA ont par ailleurs salué la visite du Conseil de sécurité des Nations unies intervenue en octobre 2018, et ont exprimé leur soutien au rôle des Nations unies, qui doivent faciliter la bonne organisation du processus électoral, à la demande du gouvernement de la RDC, conformément aux dispositions pertinentes de la résolution 2409 du CSNU.

Compte tenu des nouvelles menaces pour la sécurité qui pourraient exacerber les risques d'épidémie d'Ebola dans les provinces de l'est de la RDC, le COPS de l'UE et le CPS de l'UA ont appelé l'Organisation mondiale de la santé à renforcer et à intensifier ses efforts visant à prévenir une nouvelle épidémie d'Ebola et la propagation du virus. Ils ont aussi demandé que la communauté internationale au sens large apporte le soutien financier et logistique nécessaire à l'appui des efforts déployés par les autorités de la RDC, notamment pour répondre aux énormes besoins humanitaires qui demeurent largement sous-financés. Par ailleurs, ils ont appelé de leurs vœux une étroite collaboration entre la Mission de l'Organisation des Nations unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO) et les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) en vue de lutter contre les groupes armés et les forces négatives, en particulier les Forces alliées démocratiques (ADF); cette question requiert une réponse et une coordination solides à l'échelon régional, qui passent par un engagement renouvelé en faveur de l'accord-cadre pour la paix, la sécurité et la coopération pour la RDC et la région, signé à Addis-Abeba le 24 février 2013.

La partie UE a également informé les parties présentes à la réunion de la coopération avec les Balkans occidentaux.

Le COPS de l'UE et le CPS de l'UA sont convenus de se réunir à nouveau en 2019 à Addis-Abeba, et, en outre, d'étudier la possibilité d'effectuer une nouvelle visite conjointe sur le terrain.

U.E.

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CENTRAFRIQUE : SURPRISE DANS LA LISTE DES 23 FAUVES CONTRE

LE RWANDA

Le sélectionneur de l’équipe nationale de la République Centrafricaine (RCA), Raoul Savoy a dévoilé hier, 08 novembre la liste des 23 joueurs appelés pour affronter le 16 novembre le Rwanda chez lui pour le compte de la 5e journée des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2019. Pour cette rencontre, le staff technique a renforcé son attaque en convoquant Habibou et  S-F Dimokogna.

Match décisif et plein d’enjeux pour la République Centrafricaine si elle veut croire à une participation historique à la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2019, organisée par le voisin camerounais. Ainsi pour cette confrontation à Kigali, l’entraîneur Raoul Savoy a rappelé l’attaquant centrafricain de Maccabi Petha Tikva qui n’a plus évolué avec les Fauves depuis deux (2) ans, Habibou Habib. L’autre joueur qui fait son retour en sélection est le milieu, Amores Dertin (SCAF) qui a permis à son équipe de remporter le titre de champion national.

Egalement, un autre renfort en attaque est celui du meilleur buteur de la Ligue de Bangui (25 buts en 22 matches), Saint-Faure Dimokogna. Il est actuellement courtisé par de nombreux clubs de la Sous-région.

Liste des 23 fauves retenus:

Gardiens: Elvis Samolah (Fatima), Junior Samolah (SCAF) et Geoffrey Lembet (Sans club) ;

Défenseurs: Eloge Enza-Yamissi (Sans club), Nicaise Zimbori (Coton sport, Cameroun), Thibault Ban (Fatima), Keita Salif (Erbil SC- Irak), Cédric Yambere (Dijon, France), Saint-Cyr Gam-Gam (DFC8-Centrafrique), Sadock Ndobe (Fatima-Centrafrique) ;

Milieux: Foxi Kethevoama (Balikesirsport, Turquie), Franklin Anzite (PKNP FC, Malaisie), le capitaine Kondogbia Geoffrey (Valence, Espagne), Hilaire Momi (Sans club),  Amos Youga (Le Havre, France), Vivien Mabide (Tetouan, Maroc), David Manga (Levadiakos, Grèce), Amores Dertin (SCAF-Centrafrique), Gervais Kago (SCAF) ;

Attaquants: Frédéric Nimani (Neuchatel xamax, Suisse), Louis Mafouta (Chambly, France), Quentin Ngakoutou (Sans club), Habibou Habib (Maccabi Petha Tikva), Dimokogna Saint-Faure (Fatima –  Centrafrique).

Enjeu du match ?

Troisième du Groupe H, les Fauves de Bas-Oubangui (4 pts) espèrent une qualification historique à la CAN 2019 devront rapporter de Kigali les trois (3) points de la victoire et se relancer dans la course.

Cependant, les Amavubi (les Guêpes) veulent finir en beauté ces éliminatoires en gagnant les centrafricains. Mashami Vincent, le coach du Rwanda, a déjà annoncé les couleurs en déclarant : «Peu importe ce qui est arrivé à nos matches précédents, nous devons gagner ce match pour obtenir le maximum de points. Nous avons commencé cette campagne de qualification sur une mauvaise note, mais nous devons terminer sur une note positive…»

De nouveaux joueurs sont convoqués pour ce match, il s’agit de Rugirayabo Hussein, défenseur de Mukura, Rubanguka Steve (Patromaasmeshelen, Belgique), Kalisa Rashid (SC Kiyovu), Mushimiyimana Mohamed (Police FC) et Shema Tresor (FC Torhout 1992 km, Belgique). Par ailleurs, Haruna Niyonzima (SC Simba, Tanzanie), Mugiraneza Jean Baptista (APR FC) et le gardien Olivier Kwizera (Free State Stars, Afrique du Sud) seront absents à Kigali.

Dans l’autre match, les deux leaders du Groupe H, la Guinée (11 pts) croisera la Côte d’Ivoire (7 pts).

RJDH

 

 

REGLEMENT INTERIEUR DE L’ASSEMBLEE NATIONALE (SUITE) : CHAPITRE 5. DES COMMISSIONS PARLEMENTAIRES. SECTION 1 : DES COMMISSIONS PERMANENTES

 

Art.22 : Au début de chaque législature, après l’élection du bureau, l’Assemblée Nationale constitue pour l’étude des affaires dont elle doit connaître, huit (08) commissions permanentes comprenant chacune au moins dix sept (17) députés.

 

Art.23 : Chaque groupe parlementaire présente au Bureau la liste  de  ses  candidats aux différentes commissions en veillant à ce qu’elle soit proportionnelle à la représentativité du groupe au sein de l’Assemblée.

 

Les députés non inscrits présentent au Bureau leur candidature à la commission de leur choix.

Le Bureau établit la liste définitive après consultation des Présidents de groupes.

 

La liste ainsi établie est soumise à l’adoption de l’Assemblée.

 

La liste des membres des commissions est publiée au Journal Officiel.

 

L’inscription dans les commissions permanentes est obligatoire pour tous les députés.

 

Aucun député ne peut faire partie de plus d’une commission permanente. Toutefois, tout Député a le droit d’assister au débat des commissions dont il ne fait pas partie et de participer à leurs débats. Cependant, seuls les membres de la Commission ont voix délibérative.

 

Art.24 : Les domaines de compétence des commissions permanentes sont les suivants :

 

1- Commission Affaires Etrangères

Politique Extérieure, Relations Internationales, Coopération, Accords et Traités Internationaux, Francophonie, Questions des Frontières, Intégration Régionale, Centrafricains à l’étranger.

 

2- Commission Défense et Sécurité

Organisation Générale de la Défense, Plan d’Equipement des Armées, Service National, Recrutement et Formation, Politique de Coopération et d’Assistance Militaire, Industries Aéronautique, Spatiales et d’Armements, Justice Militaire, Sécurité.

 

3- Commission  Institutions, Démocratie, Judiciaire et Affaires Administratives

 

Révision Constitutionnelle, Régime Électoral, Organisation Administrative et Judiciaire, Législation Civile et Pénale, Régime Pénitentiaire, Collectivités Territoriales, Lois Organiques, Règlement Intérieur de l’Assemblée Nationale, Démocratie, Etat de Droit, Droits Civils et Politiques.

 

4- Commission Economie, Finances et Plan

 

Budget de l’Etat et des Collectivités Territoriales, Monnaie et Crédit, Activités Financières Intérieures et Extérieures, Contrôle Financier des Entreprises Nationales, des Établissements Publics et du Domaine de l’Etat.

 

5- Commission Education, Emploi, Jeunesse et Sports, Arts et culture

 

Enseignement, Recherche Scientifique, Jeunesse et Sports, Arts et Culture, Fonction Publique, Travail et Emploi, Sécurité Sociale, Aide Sociale, Pension civile et Militaire, Retraite et Pension d’Invalidité.

 

6- Commission Production, Ressources Naturelles et Environnement

 

Agriculture, Elevage, Eaux et Forêt, Pêches, Chasses et Tourisme, Commerce, Mines, Géologie, Hydraulique, Energie, Industries et Artisanat, Protection de la Nature et Développement Durable.

 

7- Commission Equipement et Communication

Aménagement du Territoire, Urbanisme, Habitat, Travaux Publics, Transports, Communications, Postes et Télécommunications et Nouvelles Technologies.

 

8- Commission Population, Genre, Santé, Affaires Sociales et Droit Humanitaire

Population, Genre, Droit de la Femme, Droit de l’Enfant, Droit des Minorités, Culture de la Paix, Droits Economiques et Sociaux, Droit Humanitaire, Pétitions, Promotion Sociale, Santé Publique et Famille, Protection de l’Enfance.

 

Lorsqu’une affaire relève de la compétence de plusieurs commissions permanentes, le Bureau peut mettre en place une Commission Mixte regroupant lesdites commissions.

 

Art.25 : Il peut être créé au sein de chaque Commission une Sous Commission.

 

Les Sous Commissions sont chargées de préparer les travaux de la Commission et de lui faire des rapports.

 

Art.26 : Les membres de chaque Commission se réunissent pour élire en leur sein un Président, un Vice-président, un Rapporteur et un Rapporteur Adjoint pour la Commission Economie, Finances et Plan. Ils sont élus à la majorité simple pour la durée de la législature.

 

L’élection a lieu sous la supervision d’un membre du Bureau de l’Assemblée Nationale dans les mêmes conditions que celle des membres du bureau de l’Assemblée Nationale.

 

En cas de vacance au sein du bureau de la Commission, il est procédé dans les mêmes conditions à l’élection de son remplaçant. Celui-ci exerce son mandat pendant le reste de la durée de la législature.

 

Les commissions peuvent constituer des sous-commissions dont elles déterminent la composition et la compétence.

 

Les sous-commissions peuvent procéder aux auditions et font rapport devant les Commissions qui les ont créées.

 

Les Présidents des commissions permanentes sont d’office membres de la Conférence des Président.

 

(Suite au prochain numéro)

 

Fait à Bangui, le

 

 

Pr. Faustin Archange TOUADERA

 

 

Abacko-PanguErE, alias Chika, vendeur de mEchoui au

marche central DE BANGUI, A CŒUR OUVERT AVEC LE quotidien

Centrafric Matin  : « la paix est une qualite spirituelle »

« Abacko-Panguéré alias Chika, est un vendeur de méchoui au Marché Central de Bangui. C’est aussi l’un des fervents et fidèles lecteurs du quotidien « Centrafric Matin ». C’est ainsi qu’il s’est exprimé à cœur ouvert avec l’un de nos rédacteurs, sur son cursus scolaire, sa vie de famille, son métier (avantages et difficultés), le jeudi 08 novembre 2018. Il en a aussi profité pour livrer ses chaudes impressions relatives à la qualité d’articles du journal « Centrafric Matin »  dont il est le fidèle lecteur depuis 04 ans et a abordé la question de paix en RCA.

Sans faire de commentaires, suivez l’intégralité de l’interview que la rédaction de « Centrafric Matin lui a accordée »

Bonjour, Monsieur !

Bonjour, monsieur le Journaliste.

 

Veuillez-vous présenter à nos lecteurs.

Je suis Monsieur Abacko-Panguéré, alias Chika, habitant le quartier Bazanga. J’ai une femme et des enfants. Je suis commençant, vendeur de méchoui au Marché Central de Bangui, et Grand lecteur du journal Centrafric matin.

 

Pouvez-vous nous parler un peu de votre cursus scolaire (si possible universitaire) ?

C’était très pénible pour moi, tout comme mes frères et sœurs cadets. Orphelin de père et mère, je suis obligé de cesser mes études en classe de 3ème au Lycée Barthélémy Boganda de Bangui pour faire face à nos difficultés quotidiennes. Mais actuellement, je me suis beaucoup documenté et mon niveau actuel est comparable à un universitaire.

 

Vous êtes aujourd’hui commerçant, vendeur de méchoui. Est-ce par vocation ? Quels sont les avantages que vous avez tirés et les difficultés rencontrées dans ce métier ?

Non, ce n’est pas par vocation. J’avais rêvé d’être un médecin. Mais, l’homme propose, Dieu dispose. Le décès prématuré de mes parents a tout bafoué.

Bon, mais, tout n’est pas noir pour moi. Avec le commerce du méchoui, j’ai réalisé beaucoup de choses que, même les fonctionnaires d’Etat n’ont pas pu. J’ai déjà bâti trois (3) maisons. Avec l’argent du méchoui, mon auguste famille est à l’aise. Mes enfants fréquentent de bons établissements scolaires. Deux de leurs sont en classe de terminale et un autre en 3ème. Par la grâce de Dieu, nous jouissons toujours d’une parfaite santé.

Dans tous métiers, il y a toujours des difficultés. Nous, les vendeurs de méchoui, sommes constamment en contact avec le feu (chaleur intense), ce qui joue énormément sur notre santé. On reçoit des multitudes des gens avec des comportements différents. Chacun a son problème à la maison ou au bureau avant de venir manger.

 

En dehors de votre métier actuel, que comptez- vous faire si l’occasion se présente ?

Tout ce que Dieu a réservé pour moi, je le prends.

 

Parlons maintenant du journal Centrafric Matin. Depuis combien de temps, vous lisez ce quotidien indépendant ? Quelle comparaison fêtes-vous avec d’autres journaux de la place ?

Je suis lecteur fidèle du quotidien Centrafric Matin depuis plus de 04 ans. Avec Centrafric Matin, on sent la réalité. Il n’y a pas d’imagination. L’analyse est bonne. Les phrases sont toujours bien construites (sujet, verbe et complément). Les journalistes méritent leur niveau.

 

En tant qu’invité spécial du Journal Centrafric Matin : Avez-vous des suggestions à faire à ce journal ?

 Aucune suggestion. Mais il faut changer le forma de votre papier comme ailleurs.

 

 Que dites-vous à ceux qui négligent la lecture une fois quittés les tables-bancs ?

Quand je parle ou j’écris, on pense que c’est un universitaire. Donc, on ne néglige jamais la lecture. Voici mon secret.

 

Parlons de la paix : Quel message avez-vous à lancer aux groupes armés et au peuple centrafricain ?

Je peux vous dire brièvement que, la paix est une qualité spirituelle. Comme dit la Bible, ne faites pas aux autres ce que vous ne voulez pas qu’on vous le fasse.

 

Nous vous remercions d’avoir répondu à nos questions

C’est à moi de vous remercier.

 

Propos recueillis par

Le Petit YEKOA

 

 

Toutes les infos du Vendredi 09 Novembre 2018

Cm n 2834 du je 08 nov 2019

LE SENTIMENT ANTI-FRANÇAIS PREND DE L’AMPLEUR : LA FRANCE DOIT RECTIFIER SES TIRS EN RCA, SINON ...

Les déclarations fracassantes et incessantes de certaines personnalités françaises, en l’occurrence Jean Yves Le Drian, Laurent Fabius et Florence Parly, commencent déjà à agacer le peuple centrafricain du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest. Aux champs, à la pêche, à la chasse, dans les marchés, dans les quartiers et villages, les Centrafricains ne font que parler de l’ingérence française dans la crise qui frappe de plein fouet le pays de feu président fondateur Barthelemy Boganda.

Ce qui irrite plus le peuple centrafricain, c’est la position française vis-à-vis de la présence russe en Centrafrique. Pour eux, c’est la France qui soutient les groupes armés de l’ex-coalition Séléka à persévérer dans la violence contre les populations civiles dans les villes de l’arrière-pays et au Km 5. Chaque fois qu’il y a des affrontements entre les branches dissidentes de l’ex-coalition Séléka et les Forces internationale et nationale, les drapeaux français sont hissés sur les toits, les lieux publics, les bâtiments administratifs sous contrôle de ces va-t-en-guerre. Ce ne sont pas les populations du Km 5, de Bambari, pour ne citer que celles-ci, qui nous démentiront.

Au mois d’avril 2018, après l’Opération Soukoula lancée conjointement par la Minusca et les Forces de Défense et de Sécurité pour démanteler les bases des Autodéfenses qui sévissent au Km 5, et si possible arrêter les leaders, ces derniers ont fait flotter les drapeaux de l’ancienne puissance colonisatrice de la RCA dans cette dernière enclave musulmane de la capitale Bangui.

Récemment à Bambari, les combattants de l’UPC du tristement célèbre nigérien Ali Daras ont agi de la même manière. Les affrontements du 31 octobre et du 02 novembre 2018 qui les ont opposés à la force portugaise et les FACA ont poussé ces cache-sexes de la France à mettre en exergue leur appartenance à cette puissance. Au quartier Hadji où sont retranchés ces peuhls nigériens, des drapeaux français étaient visibles. Point n’est besoin d’une loupe ultramoderne pour scruter les soutiens de la France aux Séléka.

Pire encore, la 2ème vague de la livraison d’armes russes à la RCA pour équiper les éléments des Forces Armées Centrafricaines (FACA) est empêchée par la France de Macron. Or, grâce à la 1ère livraison de ces armes russes qui a reçu l’aval du Conseil de Sécurité, nos vaillants soldats sont déployés à Paoua, Sibut, Bangassou, Dékoa, Bouar et récemment Bambari. Là où leur présence est signalée, il y a une accalmie, les populations vaquent librement à leurs occupations quotidiennes. Comme ils sont toujours accompagnés des instructeurs militaires russes dans leur déploiement, les autorités françaises voient la présence russe aux côtés de nos soldats d’un mauvais œil.

En outre, la rencontre de Khartoum initiée par la Russie avec les groupes armés pour chercher des voies et moyens à sortir le Centrafrique dans cette crise, est mal perçue par les autorités françaises, particulièrement Jean Yves Le Drian, Laurent Fabius et Florence Parly qui s’agitent comme des diables. Et pourtant, c’est cette présence russe en Centrafrique qui a permis le retour progressif de la paix et de la sécurité dans certaines villes de nos provinces. Pourquoi Jean Yves Le Drian, Florence Parly et Laurent Fabius s’en prennent vertement aux autorités russes dans toutes les rencontres internationales ? Quand la France de Macron et la Russie de Poutine se croisent, la question de la présence russe en RCA refait surface et devient un problème d’Etat. Même un enfant centrafricain de moins de trois ans sait aujourd’hui que le torchon brûle entre la France et la Russie à propos de notre pays. Le président centrafricain Faustin Archange Touadéra n’a-t-il pas dit qu’« il y a de la place pour tout le monde en RCA » ? Pourquoi la France s’agite ? La RCA est-elle une préfecture de la France ? N’est-elle pas souveraine et indépendante pour prendre sa destinée en main ? Quand les Centrafricains sont massacrés par les mercenaires étrangers à la solde de la France, les autorités centrafricaines doivent-elles croiser les bras ?

C’est l’ingérence de la France dans les affaires intérieures de la RCA, notamment les déclarations fracassantes de certaines personnalités de ce pays au sujet de la présence russe, le blocus de la 2ème vague de livraison d’armes et munitions par la Russie aux FACA et le soutien français aux combattants Séléka, qui irrite le peuple centrafricain.

La France doit savoir aujourd’hui que le peuple centrafricain, dans son ensemble, n’aspire qu’à la paix et à la sécurité pour vaquer à leurs occupations quotidiennes. Nos compatriotes qui meurent comme des mouches à l’intérieur du pays n’ont rien à voir avec la politique. Ce ne sont pas les politiques qui les nourrissent. C’est grâce aux produits agricoles, de la chasse, de la pêche, de la cueillette qu’ils vivent. Pourquoi la France arme les groupes rebelles contre eux ? Pour trouver quoi par la suite ?

C’est pourquoi nous demandons à la France de rectifier ses tirs, de changer de fusil d’épaule pour ne pas être rejetée totalement par le peuple centrafricain. Pour sa gouverne, un sentiment anti-français grouille dans le cœur des Centrafricains. C’est comme un volcan en éruption qui peut déverser ses larves d’un moment à l’autre. Donc, il est urgent et capital pour la France de demander à ses poulains (combattants Séléka) de déposer les armes et de faire la paix. Les jeunes sont prêts à mourir en martyrs pour les institutions démocratiques de leur pays qu’ils ont accouchées lors des élections de 2015-2016. Les Centrafricains d’aujourd’hui ne sont pas comme ceux d’hier qui sont manipulables à souhait par la France. Ils ont déjà pris conscience du danger de leur patrie et guettent tout autour d’eux pour débusquer les manipulateurs, les valets de la France.

« Nous ne sommes pas contre la France mais contre les agissements de certaines personnalités françaises qui veulent déstabiliser la RCA ou la plonger dans une autre crise. Si la France veut être en bon terme avec les Centrafricains, qu’elle se jette à l’eau pour ramener la paix et la sécurité en RCA. Car, c’est elle qui a monté de toutes pièces cette crise. Aussi, qu’elle laisse les instructeurs militaires russes former nos FACA et la Russie leur fournir des armes.  Sinon… », ont confié certains jeunes qui souffrent de cette crise depuis plus de cinq (5) ans.

La balle est désormais dans le camp de la France pour atténuer ce sentiment anti-français qui prend de l’ampleur en Centrafrique. A bon entendeur, salut !

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

ONG INTERNATIONALE ANA : « QUAND LA FRANCE NE VEUT PAS D’UN PRESIDENT, CELA VEUT DIRE QUE CE DERNIER EST BON POUR SON PAYS ET SON PEUPLE »

Le président de l’ONG Internationale ANA, Harouna Douamba au peuple centrafricain : « Quand la France ne veut pas d’un président, cela veut dire que ce dernier est bon pour son pays et son peuple. L’intérêt général avant tout, soyez tous unis derrière le président Touadéra et son gouvernement ».

 

La France a toujours traité les présidents Africains qui pensent au bien-être de leurs populations comme des dictateurs. Elle est contre le Président Obiang Nguéma de la Guinée-Equatoriale qui refuse de vendre son pays. Obiang Nguéma à 0% de dette extérieure, la France est très endettée mais elle trouve qu'il existe la corruption et la dictature en Guinée-Equatoriale.

La même France a trouvé que Kadhafi était un dictateur pour son peuple, juste pour le pétrole de la Libye. Kadhafi à été tué, aujourd'hui le peuple Libyen qui avait cru en la France pleure son Guide et se retrouve dans une misère totale. La France a démontré que Gbagbo Laurent était un dictateur et un criminel, sept ans après, la même France ne trouve pas des raisons de maintenir Gbagbo en prison et elle utilise la libération de Gbagbo pour faire du chantage au Président Alassane Ouattara. Cette France a voulu mettre Kagamé en prison en l'accusant de génocidaire. Paul Kagamé a quitté la Francophonie et aujourd'hui il fait non seulement la fierté de son peuple mais la France lui fait la cour.

La France a fait mettre Jean Pierre Bemba à la CPI, pour des raisons de crimes contre l'humanité. Aujourd'hui elle libère Bemba parce-que, Idriss Deby et Sassou-Nguesso ne peuvent plus protéger leurs intérêts. Tenu en échec par le régime de Kinshasa, Bemba risque bientôt de reprendre les hostilités, si jamais le poulain de Kabila remporte l'élection présidentielle de décembre.

Peuple Centrafricain, le Président Touadéra est un Kagamé Bis, c'est parce qu'il est bon pour son pays et son peuple qu'il est détesté par la France. Le Président Touadéra refuse de céder aux chantages et aux intimidations de la France. Votre Président a été démocratiquement élu pour être votre garant, pour mettre définitivement fin à la crise, aux pillages et à la misère. L'heure de l'unité nationale a sonné, la solidarité doit être de mise derrière le Président Touadéra et son Premier ministre qui sont sur la liste noire des personnes à abattre par la France. S'ils sont aujourd'hui des ennemis de la France, cela doit être considéré comme un acte patriotique. Chers frères et sœurs Centrafricains, je vous invite à ne plus écouter la manipulation, à dénoncer tous ceux qui sont contre la liberté du peuple Centrafricain et contre votre bien être. N'hésitez pas à crier haut et fort le nom de votre frère, sœur, cousin, cousine, papa, maman etc... qui est contre la démarche du Président Touadéra, car ce dernier est considéré comme un traître de la République. Les Français trouvent que vous êtes manipulables et qu'on vous achète avec des miettes. Mettez fin à ce système car vous méritez mieux que ça.

Centrafricains, Centrafricaines, votre pays fait partie des pays les plus riches au monde. Vous avez plus de 428 minerais jamais exploités sans compter le diamant, le Pétrole et autres qui ont un semblant d’exploitation. Vous êtes moins de cinq millions d’habitants. Vos intellectuels sont comptés parmi les plus doués du Continent. Mais pourquoi cette misère ? Pourquoi cette torture ? Pourquoi cette crise de pillage ? Pourquoi il n'y a pas d’électricité pour tous en RCA ? Pourquoi, pourquoi et pourquoi ? Les Français vous ont fait comprendre que, pour atteindre le paradis, vous devez vivre la misère et la torture ? Que votre destin chez Dieu est lié à eux ? Chers frères et sœurs binationaux Centrafricains, donc juste pour la nationalité française et les aides sociales, vous remettez en cause toutes les bonnes actions de votre pays d'origine ? Votre dignité d’homme vous amène à attendre qu’on tue vos frères pour vous permettre d’avoir une vie meilleure ? Est-ce juste pour vous retrouver à Bangui avec vos compatriotes français ? Non, cela ne se passera plus en RCA ! L’heure de la facilité est passée. Vous avez tous intérêt à soutenir les actions de la liberté du peuple centrafricain et à revenir apporter un plus au développement de votre bien commun, le Centrafrique.

Quant à moi Harouna Douamba, je m'engage avec les 247 panafricanistes qui ont signé la charte de défense de la RCA, à vous dénoncer, à vous poursuivre et à prendre pour ennemi de la RCA, tout individu qui cherchera à mettre les bâtons dans la marche vers le progrès du Président Touadéra et du Premier ministre Sarandji. Nous utiliserons tous les moyens, y compris notre réseau, pour déstabiliser l'individu en question et jusqu'à sa famille car, pour nous, il est considéré comme un traître de la République Centrafricaine.

Centrafricains, Centrafricaines, l'heure est à la mobilisation et à la solidarité. L'avenir de vos enfants, petits et arrières petits enfants est dans vos mains. Le changement de vos conditions de vie est entre vos mains. N'ayez pas peur du risque, n'ayez pas peur d'avoir de nouveaux partenaires, n'ayez pas peur de la France, n'ayez pas peur de vous dénoncer officiellement car cela contribue à la consolidation de la solidarité. Soyez tous derrière le Président Touadéra qui fera de la RCA , le Rwanda actuel et la Guinée-Equatoriale. Ces deux pays ont dit non à la France et aujourd'hui ils sont des pays modernes et développés, avec un peuple épanoui et fier.

Je vous remercie.

 

Harouna DOUAMBA

 

 

 

ECHOS D’AILLEURS : FLORA A PERDU SON FOYER A CAUSE DE SON PASSE DE PROSTITUEE

Jeune mariée de nationalité centrafricaine, Flora est une de ces filles qui ont appartenu au réseau du plus vieux métier au monde, c’est-à-dire la « Prostitution ». Ces filles sont endurcies par un célibat le plus souvent volontaire, juste pour savourer les délices de la vie libre, sans la contrainte d’un mari jaloux qui restreindrait à outrance leur champ d’action.

Pour Flora, son passage dans le milieu de la prostitution a été motivé plutôt par une situation des plus délicates liée à la pauvreté de son environnement social. Réfugiée de la première heure, pour avoir quitté la RCA avec ses parents au plus fort de la crise en 2013,  son pauvre père n’avait pas un métier stable et sa mère n’était qu’une ménagère sans aucune possibilité lucrative. A l’âge de dix-sept (17) ans, Flora ne savait à quel saint se vouer. Elle avait tenu jusqu’en classe de 5ème dans un environnement d’émulation sans commune mesure. Ses camarades d’école la narguaient sans cesse à cause de la modicité de son habillement.

Tout a commencé au mois de janvier 2018, alors qu’elle revenait de l’école, une femme d’un âge avancé à bord d’un véhicule gros cylindré, lui fait la proposition de la déposer chez elle. Fatiguée et voyant que c’est une femme, Flora accepta l’offre. Elle s’engouffra dans la voiture luxueuse et climatisée qui prit une direction autre que celle de chez elle. La bonne dame ne stoppa la voiture que dans une villa très luxueuse. Elle fait descendre Flora qui commençait à s’inquiéter. La dame la rassura qu’elle n’en avait que pour un laps de temps, le temps de prendre un verre d’eau et qu’elle la ramènerait chez elle.

Elle installa la jeune fille dans un canapé et s’engouffra dans un couloir sombre. Un instant après, elle ressortit avec un verre de jus qu’elle tendit à Flora. Cette dernière l’avala d’un trait. La dame disparut au moment où tout commençait à se brouiller autour de la jeune fille. Sa vue, son esprit et sa lucidité la quittèrent subitement. Elle sombra dans un profond sommeil. Au dire de Flora, elle avait été droguée, à travers le jus de fruit que son hôte lui avait servi. S’étant réveillée après une demi-heure de manque de lucidité, cette dernière s’est étonnée de se retrouver dans un environnement pas du tout habituel. Elle était dans un lit. A côté d’elle, une liasse de billets. Un coup d’œil hors du lit et elle découvrit un carton qui débordait d’habits. On sonna à la porte.

La bonne dame apparut, un sourire débonnaire au visage. Elle s’assit aux côtés de Flora et entreprit de lui caresser le front. La jeune femme se laissa faire. La dame compta les billets ; il y en avait 150 mille ! Elle ouvrit le carton et présenta dix robes neuves à la taille de la jeune fille. Flora prit peur en même temps qu’elle était aux anges. Elle n’était pas revenue de sa surprise qu’un homme d’un certain âge les rejoignit. En deux mots, elle comprit la situation. La dame la rassura quant à l’issue de l’opération.

Elle laissa Flora seule avec l’homme. Après avoir consommé l’acte avec le client, Flora s’empressa pour récupérer les 150.000 FCFA. Avare et naïve, comme la plupart des filles centrafricaines vivant au Congo Brazzaville, la jeune femme continua à vendre son corps accompagné de la proxénète, « Mama  Yvonne ». Flora ne rentra chez elle qu’au bout d’une semaine.

Dans son foyer, ses parents ont très vite remarqué que leur fille était toujours fatiguée, et elle se plaignait des douleurs partout. A l’inquiétude de ses parents, elle répondit avoir effectué un voyage à Pointe-Noire, où cette dernière avait une tante. N’ayant aucun moyen de le vérifier, les parents acceptèrent son explication.

Mais voilà, la vie a pris un autre tournant pour Flora à partir de ce jour. Elle se rendait régulièrement à la villa et rencontrait la dame qui lui proposait d’autres clients.

Flora quitta l’école et s’adonna à cœur joie à son nouveau métier. Pendant dix (10) mois, elle se consacra à cette activité qui lui procurait un gain facile avec lequel elle assurait les charges de ses parents. C’est ainsi que Flora a pu dénicher au courant du mois de septembre dernier, un client pas du tout ordinaire. L’homme ne coucha pas avec elle. Il lui annonça l’avoir observée pendant longtemps dans le quartier et qu’il était décidé à la prendre en mariage. Elle accepta cette proposition. Finalement, les deux tourtereaux se sont dit « oui » le 27 octobre dernier à Pointe-Noire où le mariage fut célébré en grande pompe.

La veille du mariage, un ami à son mari s’inquiéta. Il proposa à son ami de faire faire un test de VIH/ Sida à sa mariée. Il s’énerva au début, mais finit par céder aux conseils de son ami. On ne comprenait absolument rien de ce qui se passait à ce fameux mariage de Flora.

La cérémonie a bel et bien eu lieu, une des plus fastes dans le quartier « le Fond Tié-Tié ». Cependant, le jour des noces, le mari recommanda que Flora reste chez elle. Au fait, elle ne quitta plus chez elle pour son nouveau foyer qu’elle n’aura jamais ; en tout cas pas avec ce mari qui vient de découvrir que sa femme est séropositive. Et ce dernier, pour se venger de cette fille naïve qui l'a fait dépenser pour un mariage inutile, s'est mis à ventiler dans tout Pointe-Noire que les filles centrafricaines sont de véritables dévergondées.

Une fois de plus, certaines Centrafricaines vivant à l’étranger ne font rien pour honorer et sauvegarder l’identité centrafricaine.

 

Sinclair ARIES

 

 

LA RCA A PLUS BESOIN DES ONG DE DEVELOPPEMENT QUE DES ONG HUMANITAIRES

La grave crise militaro-politique sans précèdent dont est victime la RCA,  de la part de la nébuleuse coalition Séléka, de Michel Djotodia, depuis 2012, a drainé bon nombre d’ONG internationales humanitaires (d’urgence) sur le sol centrafricain. Ces ONG volent au secours des personnes vulnérables et surtout les plus affectées par les effets collatéraux de la crise : fourniture des vivres, d’eau potable ; prise en charge sanitaire gratuite ; réhabilitation des maisons détruites ou incendiées ; campagnes de sensibilisation sur la paix, la cohésion sociale, le vivre ensemble, l’hygiène et l’environnement, et nous en passons. Ce qui est tout à fait normal, car « c’est dans le malheur qu’on connait les vrais amis », dit-on, mais pas suffisant pour nous.

Plus de deux (02) ans après le retour du pays à l’ordre constitutionnel, la sécurité et la paix semblent revenir peu à peu sur l’ensemble du territoire national, avec le redéploiement progressif des Forces Armées Centrafricaines (FACA) formées par l’EUTM-RCA et surtout par les instructeurs militaires de la Russie. A ce niveau, la RCA a plus besoin des ONG de développement que des ONG humanitaires, pour aider les Centrafricains à se prendre en charge dans les secteurs productifs nationaux : agriculture, élevage, pêche, chasse, mines, arts et culture, sports, etc. Ce qui motivera et poussera le peuple centrafricain vers sa véritable émancipation et autonomisation sur tous les plans. C’est pourquoi un adage chinois dit : « Vaut mieux apprendre à quelqu’un à pêcher que de lui donner du poisson ». Et c’est bien vrai !

N’oublions pas que les ONG humanitaires sont plus visibles et à pied d’œuvre dans un pays quelconque que durant les crises et conflits armés. Allez-y donc comprendre le reste. C’est pour maintenir tout un peuple sous leur Assistance éternelle. Or, les ONG de développement préfèrent  plus la stabilité, la sécurité et la paix dans un pays, pour investir dans tous les domaines de la vie active nationale. C’est pour aider tout un peuple à s’émanciper et à se prendre en charge lui-même. Et c’est exactement le cas actuel de RCA  et de son peuple.

Le Petit YEKOA

 

 

MONSIEUR LE DRIAN, LA JEUNESSE CENTRAFRICAINE A COMPRIS

VOTRE PLAN MACHIAVELIQUE

La jeunesse centrafricaine a compris pas mal de leçon depuis le début de la crise : « On apprend de ses erreurs ». Les erreurs du passé sont entrain d’être corrigées par la jeunesse. La France a cherché et a trouvé. Certaines ONG africaines montent au créneau contre la France qui n’a aucun ami mais plutôt des intérêts.

Si l’ancien président Gabonais Omar Bongo Odimba disait, « l’Afrique sans la France, c’est comme un véhicule sans carburant », il faut se figurer qu’il s’agissait d’une hérésie. C’est plutôt la France qui ne peut rien sans l’Afrique. En RCA, il suffit qu’un président se prononce sur l’exploitation d’une ressource minière pour voir la France devenir folle de rage.

La coopération russe fâche et Paris veut reprendre du poil de la bête. Quand Jean Yves Le Drian est venu à Bangui, dans un langage diplomatique, il a dit : « J’ai toujours été là dans les bons et les mauvais moments, tout le monde ne peut en dire autant… ». Ce dernier, de par ces propos, fait indirectement allusion à la présence russe sur le sol centrafricain.

Etre là en RCA, certes, personne ne peut dire le contraire. Mais il faut savoir que cette présence a beaucoup plus été nocive. Cette présence française en RCA a juste permis les pillages des ressources centrafricaines et la protection de leurs intérêts. C’est dans cette même optique que François Hollande avait dit en mars 2013 (lorsque Bozizé demandait l’aide de France), « Si la France est présente en RCA, c’est pour protéger ses intérêts et non protéger un régime, ce temps-là est révolu ». Que cela soit clair dans la tête des Centrafricains. La France, c’est un couteau à double tranchant. Elle avait attendu 10 mois plus tard après les carnages de la Séléka pour agir. Or, on reconnaît les vrais amis dans les temps difficiles. Aujourd’hui, étant contrite du départ de la Sangaris, la France, un véritable caméléon, veut encore changer de couleur. La France veut-elle exhumer la Sangaris qui a abandonné la RCA en plein gouffre ? Le peuple a déchiré la page de la l’Opération Sangaris. La Russie présente en RCA fait du sérieux. Cette dernière se met au service de la restructuration de l’armée nationale longtemps passée aux oubliettes.

N’eut été la décision du ministre de l’intérieur, la jeunesse centrafricaine allait marcher ce jeudi 8 novembre 2018 pour dire non aux traîtres de la RCA qui sont désormais connus de tous. Leur réseau, longtemps resté obscur, est aujourd’hui démasqué par le peuple centrafricain. A coup sûr, ces traîtres essuieront l’affront.

Le président Touadéra a le soutien total de la jeunesse centrafricaine. La France veut se rattraper, mais il faut savoir qu’on ne reconnaît la valeur d’un ami que lorsqu’on l’a déjà perdu, et le regret vient après. Il faut rappeler que la France a défalqué 10 millions d’Euros pour payer deux mois de salaires aux fonctionnaires. Cela ne peut guère acheter la conscience du gouvernement, encore moins du peuple centrafricain.

La jeunesse centrafricaine est vent débout contre les manipulations, les coups bas, la fourberie de tout genre que la France et ses valets préparent pour déstabiliser la RCA et la précipiter dans l’abîme. Cette jeunesse, s’il le faudra, reviendra à la charge pour organiser une marche de protestation sans précédent afin d’interpeller l’attention de la communauté internationale sur le diktat français en Centrafrique. Rien n’arrêtera les Centrafricains dans leur quête de paix, de liberté, d’indépendance totale, de coopération gagnant-gagnant avec toutes les nations du monde imbues de la notion cardinale de souveraineté.

Le Centrafrique appartient aux Centrafricains. Ce n’est donc pas aux étrangers, d’où qu’ils soient, de décider quoi que ce soit en leur lieu et place. La République centrafricaine, à l’instar des autres Etats du continent africain, aspire aux changements dans toutes les acceptions du terme. Le néo-colonialisme n’a plus sa place en Centrafrique.

 

Jean Max DELOUGA

 

 

 

 

Le dEputE JErEmie Gokiri Ndoro 2 du RDC se rallie aux «Cœurs-Unis»

C’est dans une lettre  adressée au Président du Bureau politique national du Rassemblement Démocratique Centrafricain (RDC) que le Député de la circonscription de Zangba, Jérémie Gokiri Ndoro 2 a annoncé sa démission du groupe parlementaire RDC pour se rallier au groupe parlementaire «Cœurs-Unis».

Cette nouvelle est tombée alors que l’association politique « Cœurs Unis » du président Faustin Archange Touadéra organise du 8 au 10 novembre 2018 un congrès pour officialiser ce mouvement politique.

 Pour le député Jérémie Gokiri Ndoro 2, c’est la prise de position de son parti contre la destitution de Méckassoua qui a justifié, d’abord, son départ du RDC. A cela s’ajoute d’autres raisons qui l’ont aussi poussé  à couper le cordon ombilical avec le RDC. «Le vendredi, 26 octobre 2018, les Députés de la nation étaient réunis pour examiner la destitution ou pas de l’ancien Président de l’Assemblée Nationale, Abdou Karim Méckassoua. Les députés du RDC officiellement reconnu parti de la majorité présidentielle, devraient recevoir du Bureau politique des orientations claires sur leur participation au vote. C’est ce qui n’a pas été fait avant », a déploré le Député de Zangba.

C’est pour des raisons de bonne gouvernance et de la gestion de la chose publique qui ont motivé la destitution du PAN. Pour lui, cette mauvaise gestion à l’Assemblée Nationale ne doit pas se reproduire dans les autres institutions de la République. Il a toutefois déploré l’éviction du bureau de l’Assemblée Nationale de l’Honorable Augustin Tossah Benza, du 1er Vice-président du Bureau politique et membre du comité Directeur du RDC, acte qu’il « condamne fermement ».

L’honorable Gokiri a précisé que lorsqu’un parti politique entre dans la majorité présidentielle, il forme avec les autres partis de la majorité une certaine homogénéité parlementaire «cette homogénéité politique est gouvernée par le principe de solidarité politique ». Et c’est cette raison qui les a toujours permis de soutenir le programme politique du gouvernement à l’Assemblée Nationale.

Ce dernier a fait savoir que tous les partis de la majorité présidentielle et certains députés du parti RDC ont décidé de voter pour la destitution et que son parti qui fait partie de la majorité présidentielle s’oppose à cette destitution prouve à suffisance que « le parti RDC veut les amener dans des manœuvres dilatoires et de les conduire à observer des positions obscures et ambiguës au sein de la majorité à l’Assemblée Nationale ».

Le député de Zangba a révélé que depuis leur élection à l’Assemblée Nationale, le bureau politique du RDC ne s’est jamais réuni avec ses députés pour rédiger ensemble une déclaration du groupe parlementaire à l’Assemblée. «Les déclarations du groupe parlementaire RDC ont été  toujours rédigées par le Président du groupe et son vice-président en l’absence de nous les autres députés du parti », a-t-il expliqué.

Face à cette situation, le député prévenant toute conséquence dommageable qui pourrait résulter de cette conduite, et démissionne comme militant du RDC pour soutenir le programme politique commun à l’Assemblée Nationale via le groupe parlementaire «Cœurs-Unis» pour sa mise en œuvre.

Le départ du député Jérémie Gokiri de Zangba pour le mouvement «Cœurs-Unis» est un autre cas qui vient s’ajouter à d’autres déjà enregistrés.

 

RJDH

 

 

LES NATIONS UNIES ALERTENT SUR LE DRAME HUMANITAIRE A BATANGAFO SUITE AUX AFFRONTEMENTS ENTRE GROUPES ARMES

La Représentante spéciale adjointe du Secrétaire général, Coordonnateur résident et Coordonnateur humanitaire, Najat Rochdi, a dénoncé mercredi le drame humanitaire « inacceptable » qui sévit actuellement à Batangafo, préfecture de l’Ouham (nord-ouest de la République centrafricaine), où les 30.000 déplacés ont tout perdu suite aux violences et pillages. Des affrontements ont éclaté le 31 octobre 2018 à Batangafo entre des anti-Balakas et des ex-Séléka du FPRC/MPC suite à des incidents isolés opposant des éléments des deux camps.

 « Le niveau de désolation est inacceptable. Pourquoi faire ça ? », s’est interrogée Najat Rochdi, qui s’était rendue dans cette localité le 4 novembre, en compagnie du PAM, de l’OMS, du HCR, de l’UNICEF et d’OCHA. « J’ai été témoin de la situation d'urgence créée par ces attaques. L'incendie a détruit plus de 5.100 abris ainsi que le marché et a causé un déplacement d’approximativement 30.000 personnes vers l'hôpital, l'orphelinat de Bercail, les zones périphériques et dans la brousse », a-t-elle ajouté, lors de la conférence hebdomadaire de la MINUSCA. 

La Représentante spéciale adjointe, Coordonnateur résident et Coordonnateur humanitaire a indiqué que malgré les besoins énormes et multisectoriels, la distribution de l’aide a commencé notamment des médicaments et des aliments, tout en rendant hommage aux acteurs humanitaires qui sont restés à Batangafo « malgré les pressions ». « On ne va pas abandonner », a-t-elle renchéri. 

Concernant les violences, la Représentante spéciale adjointe a indiqué que la MINUSCA a envoyé des renforts à Batangafo, qui sont « indispensables pour la protection des populations civiles ». Dans le même temps, elle s’est interrogée sur l’accord local de paix signé entre ex-Séléka et Anti-Balaka mais qui sont impliqués dans ces violences. « Il est devenu quoi cet accord entre les groupes armés, ces mêmes groupes armés qui ont attaqué. Il faut leur demander des comptes. On ne peut pas dire, d’un côté, qu’on s’engage dans le processus de dialogue et de paix et, de l’autre côté, attaquer la population », a martelé la Représentante spéciale adjointe.

 Pour sa part, le porte-parole de la Mission, Vladimir Monteiro, a indiqué qu’en plus de Batangafo, où des soldats de la paix ont été envoyés, la MINUSCA poursuit les patrouilles à Bambari, malgré les tirs par les ex-Séléka de l’UPC. Il a rappelé que les casques bleus ne visent aucun civil ni aucune communauté en particulier contrairement aux manipulations des ex-Séléka. Le porte-parole a également fait une mise au point, soulignant qu’aucun Etat membre n’a fait pression pour le retrait de la MINUSCA, qui bénéficie du plein soutien du Conseil de sécurité.

 

Minusca

 

 

LES AFFRONTEMENTS DE BATANGAFO ET LES RETOMBEES HUMANITAIRES : OXFAM EXHORTE LES PARTIES EN CONFLIT A EVITER DE CIBLER LES CIVILS ET A FACILITER LES INTERVENTIONS HUMANITAIRES

De violents affrontements entre groupes armés ont lieu depuis le mercredi 31 octobre 2018 dans la localité de Batangafo au Nord de la République Centrafricaine suite à une agression d´un jeune homme qui faisait de la distribution de médicaments sur l’axe Kabo et dans ville. Il a été poignardé par un groupe de jeunes présumés Anti-Balaka (AB) alors qu´il se rendait dans le site des déplacés. Suite à cet incident, les Ex-Séléka (ES) se sont mobilisés pour attaquer le site des déplacés et les quartiers environnants.

A ce jour, encore plus de 10,000 personnes sont réfugiées dans les enceintes de l’hôpital soutenu par MSF, et plusieurs milliers d’autres ont pris la fuite vers la brousse pour éviter le pire. Le site de déplacés internes ainsi que de nombreuses maisons et autres infrastructures ont été incendiés. Pour le moment, on estime à au moins 28 000 le nombre total de personnes affectées par cette crise soudaine.

A l’hôpital de la ville ont été pris en charge une vingtaine de blessés, dont dix étaient dans un état grave nécessitant des interventions chirurgicales d'urgence. Parmi ces victimes, on déplore deux décès des suites de complications.

« La protection des civils doit être une priorité absolue pour l’ensemble des parties. Depuis plus de quatre ans, ils subissent les conséquences des conflits ; Ils ont besoin de l´assistance humanitaire. Je lance un appel à tous ceux qui sont impliqués dans le conflit de permettre aux acteurs humanitaires d´apporter l´assistance qu´il faut aux populations en besoin », a dit Monsieur Ferran, Directeur Pays de l´Oxfam.

La situation humanitaire en Centrafrique est déjà préoccupante, et cette nouvelle flambée de violence risque d'avoir des conséquences néfastes sur les populations affectées qui étaient déjà dans une situation d´extrême précarité.

La réponse humanitaire d’Oxfam

Comme noté ci-dessus, près de 28.000 personnes sont affectées par la crise actuelle à Batangafo, dont près de 10 000 dans l´enceinte de l’Hôpital. Dès l´annonce de la nouvelle de cette crise, Oxfam est en train de préparer la réponse en eau, assainissement et hygiène (WASH,) en sécurité alimentaire et la protection. En attendant que la situation se stabilise, des activités sont déjà en cours :

- Une évaluation rapide des besoins est en cours. Les résultats permettront d’identifier les besoins les plus saillants pour une réponse humanitaire plus ciblée

- Oxfam a pris des mesures pour acheminer près de 3000 kits d´hygiène et un nombre similaire de kits de cuisine comme mesure d´urgence pour assister les personnes affectées qui ont perdu tous leurs biens.

- Aussi une réponse est déjà en cours pour l’approvisionnement en eau potable aux déplacés internes sur le site de l´hôpital en collaboration avec DRC et des Bacs à ordures seront distribués pour la gestion des déchets.

- Oxfam salue les efforts de la Coordonnatrice Humanitaire pour les actions en cours, et rappelle le mandat de la MINUSCA sur la protection des civils dans les conflits armés et aussi leurs droits à une assistance humanitaire de qualité. De ce faire,

- Oxfam se joint aux autres acteurs pour demander à la MINUSCA de mettre en place de façon immédiate les mesures nécessaires pour un prompt retour à la normalité dans la zone permettant l’assistance aux victimes de cette crise.

- Oxfam remercie les bailleurs pour leur soutien continu en vue d´alléger les souffrances des populations victimes des crises cycliques, et aussi pour la flexibilité dont ils font preuve au niveau des projets quand de telles situations se produisent.

 

RJDH

 

 

RELATIONS UNION AFRICAINE - UNION EUROPEENNE : REUNION CONSULTATIVE CONJOINTE SUR LA PAIX ET LA SECURITE

ONZIEME REUNION CONSULTATIVE CONJOINTE ANNUELLE DU COMITE POLITIQUE ET DE SECURITE DE L’UNION EUROPEENNE ET DU CONSEIL DE PAIX ET DE SECURITE DE L’UNION AFRICAINE

BRUXELLES, BELGIQUE

Le 23 octobre 2018, le Comité politique et de sécurité de l'Union européenne (COPS de l'UE) et le Conseil de paix et de sécurité de l'Union africaine (CPS de l'UA) ont tenu leur onzième réunion consultative conjointe annuelle à Bruxelles, en Belgique, au titre du dialogue régulier qu'ils mènent dans le cadre du partenariat UA-UE. La réunion était coprésidée par Mme l'ambassadrice Sofie From-Emmesberger, présidente permanente du COPS de l'UE et par M. l'ambassadeur Lazare Makayat Safouesse (République du Congo), président du CPS de l'UA pour le mois d'octobre 2018. Elle a réuni les ambassadeurs des États membres de l'UE et du CPS de l'UA, ainsi que des hauts fonctionnaires du Service européen pour l'action extérieure, de la Commission et de la Commission de l'UA.

La réunion consultative conjointe a été précédée de la quatrième séance de réflexion conjointe du COPS de l'UE et du CPS de l'UA, qui s'est tenue le 22 octobre 2018 et qui a donné l'occasion de procéder à un échange de vues informel au sujet de la coopération renforcée sur des aspects examinés au sein des instances multilatérales et le financement durable des opérations de paix conduites par l'UA avec l'autorisation du Conseil de sécurité des Nations unies (CSNU), sur la coopération en matière de prévention des conflits et de médiation, ainsi que sur le suivi du cinquième sommet UA-UE tenu à Abidjan en novembre 2017 et sur la mise en œuvre du protocole d'accord sur la paix, la sécurité et la gouvernance entre l'UA et l'UE, signé en mai 2018.

Le COPS de l'UE et le CPS de l'UA ont souligné l'importance d'un multilatéralisme efficace et d'un ordre international fondé sur un ensemble de règles, au centre duquel se trouvent les Nations unies. Ils ont reconnu l'importance que revêt une coopération renforcée entre l'UA, l'UE et l'ONU et ont invité à poursuivre la réflexion sur la manière d'assurer le suivi de la réunion à haut niveau tenue entre les chefs de files de l'UA, de l'UE et de l'ONU en septembre, en marge de l'Assemblée générale des Nations unies.

Le COPS de l'UE et le CPS de l'UA sont convenus qu'il importait de traduire leur coopération politique dans le domaine de la prévention des conflits en initiatives concrètes, comme des visites conjointes sur le terrain, des sessions conjointes ou le développement d'une compréhension et d'une analyse communes des situations de crise, ainsi que d'explorer les possibilités de mener des actions conjointes à bref délai. Ils ont souligné le rôle important des femmes et de la jeunesse en tant qu'acteurs de la prévention des conflits et de la médiation.

Durant la réunion consultative conjointe, la discussion a mis l'accent sur les progrès réalisés dans le règlement des conflits/situations de crise et dans la lutte contre les menaces pour la paix et la stabilité au Mali/au Sahel, en République centrafricaine (RCA), en République démocratique du Congo (RDC), au Soudan du Sud, en Somalie et au Burundi.

En ce qui concerne la situation au Mali et au Sahel, le COPS de l'UE et le CPS de l'UA ont salué la tenue pacifique, les 29 juillet et 12 août 2018, de l'élection présidentielle au Mali et ont appelé toutes les parties prenantes maliennes à coopérer en vue de promouvoir une paix et un développement durables et inclusifs dans leur pays. Le COPS de l'UE et le CPS de l'UA ont pris du note de l'engagement renouvelé des parties signataires maliennes, illustré par la signature le 15 octobre 2018 d'un pacte pour la paix entre le Mali et les Nations unies, à accélérer la mise en œuvre de l'Accord pour la paix et la réconciliation au Mali, signé en 2015.

Ils se sont toutefois déclarés préoccupés par la lenteur de la mise en œuvre de l'accord, en particulier pour ce qui est des dispositions relatives aux mesures institutionnelles, aux arrangements relatifs à la sécurité et au développement de la partie nord du pays. Ils ont rappelé l'importance que revêt l'accord en vue d'aboutir à une paix et à une réconciliation durables au Mali. Ils ont, en particulier, insisté sur la nécessité de réaliser d'urgence des progrès tangibles dans les domaines du désarmement, de la démobilisation et de la réintégration (DDR) des anciens combattants afin de rétablir la sécurité dans la région nord, de faciliter le travail des autorités intérimaires et de favoriser le développement local et le retour des réfugiés et des personnes déplacées. Ils ont salué le rôle clé joué par l'Algérie, qui a pris la tête des efforts de médiation et assure la présidence du Comité de suivi (CSA), en soutien au processus de paix au Mali et ont demandé que les femmes et les organisations de la société civile soient plus étroitement associées à sa mise en œuvre. Ils ont engagé les autorités maliennes à œuvrer à l'établissement d'un large consensus politique et social en vue de mettre en place les réformes nécessaires pour s'attaquer aux principales difficultés institutionnelles, de sécurité et de développement que rencontre le Mali afin d'améliorer les conditions de vie de tous les Maliens, et ont réaffirmé leur volonté de soutenir le gouvernement malien dans ces démarches.

Le COPS de l'UE et le CPS de l'UA ont exprimé leur profonde préoccupation face à la recrudescence dans la région du Sahel de la vague d'attentats terroristes qui se répand du nord du Mali jusqu'à la partie centrale du pays et aux pays voisins, et se sont déclarés particulièrement inquiets quant à la dégradation de la situation en matière de sécurité au Burkina Faso. Ils ont fermement condamné les attaques terroristes contre les populations civiles, les forces armées et les forces de sécurité maliennes, les pays de la région ainsi que les forces internationales de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) et de l'opération Barkhane. Ils ont réaffirmé leur soutien à la MINUSMA et ont réclamé davantage de moyens et de capacités pour permettre à la Mission de remplir son mandat de façon sûre. Ils ont également salué le rôle joué par les pays fournisseurs de troupes et ils ont rendu hommage aux soldats ayant fait le sacrifice ultime ou subi des blessures pour la promotion de la paix, de la sécurité, de la stabilité et de la réconciliation au Mali. Ils ont en outre rappelé le cadre permettant à la MINUSMA de fournir un soutien logistique à la force conjointe du G5 et ont appelé au versement rapide des fonds qui y sont consacrés dans le cadre de la facilité de soutien à la paix pour l'Afrique. Ils ont également pris note de l'appel que le Secrétaire général des Nations unies a lancé en avril 2018 au sujet de l'utilisation des contributions obligatoires à l'ONU, et ils ont salué les progrès réalisés ainsi que la détermination à faire en sorte que la mise en œuvre d'un cadre de conformité aux droits de l'homme et au droit international humanitaire pour les opérations de soutien de la paix en Afrique progresse rapidement. Ils ont en outre salué les efforts que l'UA déploie actuellement pour redynamiser le processus de Nouakchott dans le contexte du processus d'examen de la stratégie de l'UA pour la région du Sahel.

Le COPS de l'UE et le CPS de l'UA ont réaffirmé leur partenariat à l'appui de la sécurité régionale et du développement au Sahel, ainsi que de la coopération sur le terrain entre le représentant spécial de l'UE pour le Sahel et le haut représentant de l'UA pour le Mali et le Sahel. Ils ont salué la contribution apportée à la stabilité de la région du Sahel par la mission de formation de l'UE (EUTM) au Mali et les missions de l'UE visant au renforcement des capacités EUCAP Sahel Mali et EUCAP Sahel Niger.

Ils se sont félicités des efforts du G5 Sahel et de la CEDEAO pour renforcer la coopération régionale et lutter contre les menaces que représentent le terrorisme et la criminalité organisée. Ils ont accueilli avec satisfaction les progrès accomplis par les pays du G5 Sahel en vue de doter d'une pleine capacité opérationnelle une force conjointe chargée de lutter contre le terrorisme, la criminalité transnationale organisée et toute forme de trafic dans la région, sous le mandat du CPS de l'UA, avec un important soutien de l'UE. Ils ont réaffirmé leur volonté d'appuyer les priorités du G5 Sahel, notamment en vue de réussir la mise en œuvre de la résolution 2391 du Conseil de sécurité des Nations unies qui se doit également d'être pérenne. À cet égard, ils ont insisté sur la nécessité de continuer de solliciter l'appui politique d'acteurs régionaux et internationaux pour veiller au suivi des engagements pris lors de la conférence à haut niveau sur le Sahel qui s'est tenue à Bruxelles le 23 février 2018. Ils ont en outre souligné l'importance de recueillir un soutien international pour que réussisse la conférence du Programme d'investissements prioritaires du G5 qui se tiendra à Nouakchott le 6 décembre 2018. À cet égard, ils ont insisté sur la nécessité de faire en sorte que cette conférence contribue à une plus grande appropriation par les pays de la région. Ils ont mis en exergue l'importance que le fonds fiduciaire mis en place par le G5 Sahel soit rendu pleinement opérationnel.

Le COPS de l'UE et le CPS de l'UA ont pris note des progrès réalisés en République centrafricaine (RCA) dans la recherche de solutions durables à la crise qui frappe le pays. Ils ont salué et appuyé une nouvelle fois les efforts soutenus déployés dans le cadre de l'initiative africaine pour la paix et la réconciliation en RCA placée sous l'égide de l'UA avec le soutien des pays de la région par l'intermédiaire de la Communauté économique des États de l'Afrique centrale (CEEAC), de la conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL), du Cameroun, du Gabon, de la République du Congo, de la RDC, du Soudan et du Tchad. Ils ont engagé toutes les parties prenantes à l'initiative à participer activement à la mise en œuvre de la feuille de route adoptée à Libreville le 17 juillet 2017. Dans ce contexte, ils ont pris note avec satisfaction du travail effectué par le panel de facilitation qui, le 31 août 2018, a remis à M. Faustin-Archange Touadéra, président de la RCA, le cahier de doléances et de revendications établi par les quatorze groupes armés de la RCA à la suite de consultations approfondies menées avec ces groupes au cours des derniers mois. Ils ont salué l'initiative africaine comme étant le seul cadre viable pour la promotion d'une paix, d'une sécurité et d'une stabilité durables en RCA. Ils ont appelé l'ensemble des acteurs concernés en RCA, ainsi que les Nations unies, notamment par l'intermédiaire de la configuration spécifique à la RCA de la Commission de la consolidation de la paix, présidée par le Royaume du Maroc, l'UE et les autres partenaires à se coordonner étroitement pour aider le pays. Ils ont rappelé l'importance d'un dialogue inclusif entre l'ensemble des institutions de la RCA et des acteurs de la société civile, notamment les groupes de femmes, pour permettre au pays de panser ses plaies et de se réconcilier de manière durable. Ils ont salué l'inauguration de la Cour pénale spéciale (CPS), qui constitue une avancée importante dans la lutte contre l'impunité et la promotion de la paix, de la justice et de la réconciliation en RCA.

Ils ont réitéré leur soutien aux efforts déployés par le président Touadéra et son gouvernement en vue d'aboutir à une solution politique globale incluant la justice et la réconciliation, qui sont autant de facteurs essentiels pour favoriser la stabilité, la paix et le développement dans le pays. Ils ont appelé les dirigeants de la RCA à ériger en priorité les travaux conjoints sur le renforcement des institutions démocratiques de l'État et de l'état de droit, la réforme du secteur de la sécurité et la justice transitionnelle, la bonne gouvernance, ainsi que la fourniture de services sociaux à la population, notamment la sécurité. Ils ont condamné la violence structurelle que les groupes armés imposent à toutes les couches de la société, y compris les femmes et les enfants, les acteurs humanitaires et les forces de sécurité. Dans ce contexte, ils ont engagé le gouvernement de la RCA à continuer d'assurer la protection, en particulier des groupes vulnérables, et à faciliter le travail des agences d'aide humanitaire.

Ils ont fermement condamné les activités déstabilisatrices des groupes armés, ainsi que les attaques ciblant les civils et les troupes de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA), et ont réitéré leur soutien à cette dernière et à son renforcement. Ils ont appelé l'ensemble des groupes armés de RCA à mettre fin aux hostilités et à s'engager résolument en faveur des programmes de DDR et du processus de pacification du pays. Ils ont félicité l'UE et l'UA pour le soutien apporté aux efforts déployés par les autorités de la RCA pour rétablir la paix et reconstruire leur pays, notamment par l'intermédiaire de la mission militaire de formation de l'UE (EUTM-RCA), et ont souligné que tous les acteurs engagés dans ce contexte devaient coordonner étroitement et en toute transparence leurs activités respectives.

Ils ont salué le soutien apporté par l'UE au gouvernement de la RCA dans le cadre des réformes du secteur de la sécurité, notamment en fournissant des conseils stratégiques aux Forces de sécurité intérieure par l'entremise de l'EUTM-RCA en réponse à la demande de la RCA visant à obtenir une assistance supplémentaire en faveur de ces dernières.

Ils ont exprimé leurs vives préoccupations face aux problèmes de sécurité et à la situation humanitaire qui règnent en RCA et ont appelé la communauté internationale à renforcer son assistance financière et les autres formes d'aide nécessaires pour améliorer la situation humanitaire, ainsi qu'à honorer les engagements pris lors de la conférence des donateurs qui s'est tenue en mai 2016 à Bruxelles. Ils ont souligné la nécessité de coordonner étroitement les efforts que déploient les membres de la communauté internationale.

En ce qui concerne le Soudan du Sud, le COPS de l'UE et le CPS de l'UA ont salué les progrès accomplis dans la recherche d'une solution durable au conflit qui sévit en République du Soudan du Sud et se sont félicités de la signature, le 12 septembre 2018 à Addis-Abeba, de l'accord revitalisé pour résoudre le conflit au Soudan du Sud, qui constitue une avancée sur la voie d'un véritable processus de paix.

(Suite au prochain numéro)

 

U.E.

 

Press office - General Secretariat of the Council

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

LES AVIS DE VACANCES

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toutes les infos du Jeudu 08 Novembre 2018

Cm n 2834 du je 08 nov 2018

LE MOUVEMENT «CŒURS UNIS » REçOIT DE NOUVEAUX ADEPTES VENUS DU PNCN, URCA, UNDP, MNS, RDC ET RPR

Certains responsables et membres des formations politiques (PNCN, URCA, UNDP, MNS, RDC et RPR) viennent de quitter leurs différents  partis pour adhérer au mouvement politique «Cœurs Unis » du chef de l’Etat, professeur Faustin Archange Touadéra qui vient de voir le jour en République Centrafricaine. C’était le mardi 06 novembre 2018, aux environs de 17 heures  dans la salle de conférence de l’hôtel Azimut à Bangui, que ces responsables et membres de ces formations politiques ont adhéré au mouvement politique «Cœurs Unis ».

Devant le 1er ministre Simplice Mathieu Sarandji et certains membres du gouvernement, ces responsables et membres des formations politiques avaient justifié de long en large les raisons de leur adhésion au mouvement politique «Cœurs Unis » du chef de l’Etat, professeur Faustin Archange Touadéra.

 Le représentant du PNCN a parlé d’une démission collective. «C’était après une Assemblée Générale qui a réuni toute la base de cette formation politique que nous avions entamé la procédure de cette démission collective », a-t-il indiqué. Selon lui, le combat avec le chef de l’Etat qu’il a qualifié de «l’homme de la situation », ne date pas d’aujourd’hui. C’est depuis  les élections couplées de 2015-2016 que le PNCN            mène cette lutte politique avec le chef de l’Etat. Et convaincu de la vision du président de la République, il est normal qu’ils puissent démissionner de leur parti pour adhérer au mouvement «Cœurs Unis ». Pour illustrer ses propos, il a remis une copie de lettre de leur démission au chef du gouvernement Simplice Mathieu Sarandji.

 Roger Denemandji, membre du parti URCA et professeur de lycée, a justifié la raison de sa démission par les actions qui sont entrain d’être menées par le chef de l’Etat dont il a suivi les échos sur les ondes des stations radios de la place. « Personne m’a contraint à démissionner de mon parti. C’est à travers les actes posés par le chef de l’Etat que je suis les échos dans les stations radios  que j’ai décidé de démissionner. C’est en toute conscience que j’adhère au mouvement politique Cœurs Unis », a-t-il déclaré.

Même son de cloche du coté du président et de la Vice-présidente de la jeunesse du parti UNDP de Michel Amine. «C’est d’un commun accord avec nos députés que nous avons décidé aujourd’hui d’adhérer au mouvement politique Cœurs Unis. C’est depuis les élections de 2015-2016 que l’UNDP soutient le chef de l’Etat. Et si aujourd’hui le président de la République mène des actions convaincantes, il est normal que nous le soutenions. C’est dans ce sens que nous, jeunesse de l’UNDP, ensemble avec nos députés, avions décidé d’adhérer au mouvement Cœurs Unis ».

Maxime Guiwigo, représentant du MNS et Franck Gbangope, 2ème vice-président de la jeunesse du RDC, ont dit donner leurs soutiens au chef de l’Etat pendant les campagnes électorales et au moment du second tour de la présidentielle de 2016. Ce qui justifie «la vieille relation entre eux et le président Touadéra » qui, selon eux, «ne cesse de leur tendre la main dans diverses activités ». D’où, ils ne peuvent l’abandonner en cours de chemin

Contrairement aux autres, les députés du parti RPR, ont justifié la raison de leur démission par l’attitude exagérée et contraignante de leur président. «Le RPR était le 1er parti à soutenir le chef de l’Etat au second tour de l’élection présidentielle. Aujourd’hui, le président de notre parti  fait pression sur nous de quitter la mouvance présidentielle pour rejoindre le camp de l’opposition. Mais nous avons refusé catégoriquement, parce que nous ne sommes pas des enfants. Nous allons rester derrière le chef de l’Etat dans sa politique de l’addition plus la multiplication au sein du mouvement Cœurs Unis », ont-ils avoué.

Mais  Simplice Mathieu Sarandji a reconnu toutefois que lui seul ne pouvait  élire professeur Faustin Archange Touadéra à la magistrature suprême de l’Etat. C’était avec le soutien de tout le monde que Touadéra a été élu. Sur ce ton, le PM a appelé tous les membres du mouvement «Cœurs Unis » de bannir l’esprit de division, du clanisme, du régionalisme, du népotisme, du sectarisme…

 

Bénistant MBALLA

 

 

CENTRAFRIQUE : LE GOUVERNEMENT DEMENT LES RUMEURS DE LA DEMANDE DU RETRAIT DE LA MINUSCA PAR LA FRANCE

Le gouvernement  Centrafricain, a porté un démenti à propos des informations qui circulent dans Bangui selon lesquelles Jean-Yves Le Drian, le ministre français des Affaires Etrangères aurait menacé la Centrafrique de faire partir la Russie sinon la France demanderait  le retrait des troupes de la Minusca de la Centrafrique en faveur du retour de la Sangaris.

Ces informations sur le retrait de la Minusca au profit des soldats français commençaient à circuler après la visite du travail du 02 au 03 Novembre dernier du Chef de la diplomatie française, Jean-Yves Le Drian.

Contacté par le RJDH, un membre du Gouvernement porte un démenti formel face à ce qu’il qualifie de rumeurs, « Plusieurs leaders de la société civile ont réagi. Le ministre français n’a en aucun cas parlé du retrait de la Minusca. C’est des allégations et des supputations sans fondements », a-t-il dit.

Interrogé sur les sujets abordés par Jean-Yves Le Drian lors de sa visite, le membre du gouvernement précise que «le ministre français s’est beaucoup plus penché sur la question du dialogue entre le gouvernement et les groupes armés où  la date n’est pas encore connue. La question du départ de la Minusca ou du retrait des russes n’a pas été au menu des discussions. C’est une fausse information » a-t-il ajouté.

Le ministre centrafricains des affaires étrangères Charles Armel Douane, contacté par le RJDH n’a pas souhaité dire plus sur ce qu’il qualifie aussi des « rumeurs non fondées ».

Cette information a suscité une vague de réactions hostiles au sein de la population. Pour cause, certaines associations de la société civile  projettent entreprendre des actions en signe de protestation contre cette supposée « prise de position  de la France ».

Une marche de protestation et d’indignation est prévue pour le Jeudi 8 Novembre en vue de dénoncer ce qu’elle cette société civile « qualifie de manipulation de la part de la France ».

Depuis que la Centrafrique est rentrée dans une crise politico-militaire, les centrafricains croient que la France n’est malheureusement pas étrangère à cette crise pour des raisons géostratégiques, géopolitiques et économiques, surtout le retrait des forces de la Sangaris qui a renforcé les positions des groupes armés.                                                                    RJDH

 

 

 

« LA RCA, BON ELEVE DU FONDS MONETAIRE INTERNATIONAL », DIXIT JOEL TOUJAS-BERNATE, CHEF DE MISSION DU FMI A BANGUI

Après dix (10) jours passés à Bangui dans le cadre de la 5ème revue de l’accord en faveur de la République centrafricaine au titre de la Facilité Elargie de Crédit (FEC) et les consultations au titre de l’article IV, le ministre des Finances et du Budget, Henri-Marie Dondra et le chef de mission du Fonds Monétaire International (FMI), Joël Toujas-Bernaté, ont animé conjointement une conférence de presse, le mardi 06 novembre 2018.

Au cours de cette conférence qui s’est déroulé au ministère des Finances, Joël Toujas-Bernaté a affirmé que la RCA est un bon élève du FMI. Cela prouve à suffisance que le gouvernement s’est engagé résolument à respecter les reformes demandées par le FMI. Et il le fait en âme et conscience. C’est ainsi que, dans le communiqué de presse rendu public, le chef de mission du FMI a indiqué que « la mise en œuvre du programme économique reste globalement en bonne voie. Les indicateurs quantitatifs pour fin juin 2018 ont été respectés. Les réformes structurelles sont en cours, même si certaines connaissent des retards.

L’équipe du FMI a salué les progrès accomplis en ce qui concerne l’intégration des taxes parafiscales dans le compte unique du Trésor et a souligné qu’il est nécessaire d’éliminer celles qui ne sont pas économiquement justifiées ». Abordant dans les perspectives de croissance, la résilience et la réduction de la pauvreté à moyen terme, l’équipe du FMI a recommandé au gouvernement des réformes visant à accroître les recettes budgétaires, à renforcer la gouvernance, à améliorer le climat des affaires et à promouvoir l’égalité des genres pour renforcer la résilience et la cohésion sociale. Il a souligné aussi le potentiel de recettes budgétaires inexploité et l’importance de la lutte contre la pauvreté.

Etant bon élève du Fonds Monétaire International (FMI), Joël Toujas-Bernaté a annoncé le décaissement de 22,84 millions de DTS (soit environ 31,7 millions de dollars) à la République centrafricaine, à la seule condition que le Conseil d’Administration du FMI qui se réunira en décembre 2018 donnera son approbation à cette cinquième revue de la FEC.

C’est une bonne nouvelle pour la République centrafricaine qui est confrontée aujourd’hui à d’énormes difficultés financières dues à l’insécurité engendrée par les groupes armés. C’est dire que les efforts du gouvernement dans le domaine économique sont en bonne voie et le FMI est disposé à l’accompagner.

Nous jetons des fleurs au gouvernement et plus particulièrement au ministre Henri-Marie Dondra des Finances et du Budget qui fait des pieds et des mains pour avancer la barque financière avec le FMI. N’oublions pas aussi que, « quand le FMI est avec la RCA, toutes les autres institutions financières internationales sont aussi avec la RCA ». Donc la voie du développement économique est grandement ouverte à la RCA qui est un bon élève du FMI. Le peuple centrafricain doit saluer à sa juste valeur les efforts déployés par le gouvernement dans le domaine économique malgré l’insécurité qui persiste dans bon nombre de nos villes de l’arrière-pays.

Quant au membre du gouvernement, il a salué les conclusions de la mission du FMI qui a séjourné à Bangui et souhaite poursuivre les reformes avec le redéploiement progressif des Forces de Défense et de Sécurité (FDS) dans l’arrière-pays.

Nous souhaitons bon retour à l’équipe du FMI et espérons que son Conseil d’Administration donnera son approbation et décaissera le montant annoncé. De même, nous saluons aussi l’implication accrue du représentant résident du FMI à Bangui, Olivier Benon, dans ces discussions avec le gouvernement qui se sont bien déroulées.

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

LE PERSONNEL DE LA BRASSERIE MOCAF EN GREVE DE 3 JOURS

Le personnel de la Brasserie Mocaf a lancé ce jour une grève de trois (3) jours. Il réclame le départ du Directeur Administratif et Financier et de celui de la maintenance. A cela s’ajoute l’absence de promotion du personnel local. La manifestation a eu lieu ce matin devant la Brasserie Mocaf à Bimbo.

Le personnel avec des sifflets devant la Brasserie Mocaf réclame depuis ce matin le départ des deux responsables de la société. Cette grève de trois (3) jours  intervient après un préavis de huit (8) jours donné aux responsables de cette entreprise afin de chercher des solutions au mauvais climat de travail issu d’une frustration permanente que vivent le personnel et l’absence de promotion du personnel local.

Un manifestant de la Brasserie Mocaf qui a requis l’anonymat se dit déçu du comportement de leurs responsables en dépits des sacrifices. « Nous avons travaillé pendant des années avec des vieilles machines et aujourd’hui les nouvelles machines sont arrivées, ils ont fait venir des expatriés pour travailler sur les machines au détriment de nous fils du pays. Nous  réclamons le départ du Directeur Administratif et Financier parce qu’il avait passé trois (3) ans auparavant ici, il a été affecté et il est encore revenu à Bangui. C’est un individu qui brille en limogeant le personnel sans raisons. Il avait à l’époque limogé plus de 30 personnes et la majorité est décédée laissant derrière eux des orphelins et veuves, il récidive encore avec cette pratique », a-t-il déploré.

Un autre point soulevé par un autre personnel est celui du traitement au niveau du groupe Castel dont le Centrafrique fait partie. Selon lui, «  le traitement n’est pas équitable avec les autres pays membres du groupe Castel comme le Cameroun, le Gabon, le Tchad, Congo-Brazza et Congo Kinshasa. Nous subissons des agressions verbales. Les conditions dans lesquelles nous travaillons sont dignes de l’époque de la traite négrière », a-t-il regretté.

Un membre de la délégation du personnel de la Brasserie Mocaf est revenu sur les points revendiqués par le personnel, « le départ du directeur administratif et financier et celui de la maintenance, la formation et la promotion du personnel local sont les points de nos revendications ». Il souhaite une discussion pour la reprise  de travail mais tout en tenant compte des revendications. Sans suite favorable, la grève sera prolongée pour huit (8) jours.

Aucune réaction n’est encore enregistrée du côté des responsables de la Brasserie qui ont refusé sèchement de recevoir les journalistes pour leurs versions des faits.

Les conditions de travail déplorées par le personnel relèvent de cas de violation du droit qui stipule que tout être humain a droit au travail, à un traitement équitable et à un salaire équitable pour un même travail accompli.

RJDH

 

 

LE CONSEIL ECONOMIQUE ET SOCIAL ACCUEILLE UN SEMINAIRE SUR : 

«LE LEADERSHIP ETHIQUE ET LE CONTROLE DE LA CORRUPTION »

Un atelier de 03 jours sur, «le leadership éthique et le contrôle de la corruption », se déroule au siège du Conseil Economique et Social à Bangui. Organisé par l’ONG Centre International pour le Développement de l’Ethique et du Leadership, cet atelier vise à sensibiliser les conseillers économiques et sociaux, les hauts commissaires et administrateurs de la Haute Autorité Chargée de la Bonne Gouvernance, sur leur rôle dans la gestion de la chose publique, à travers un caractère digne et honnête, pouvant servir au développement du pays.

«Les nombreux problèmes de la RCA résultent du caractère de l’homme. Si nous avons un bon caractère, il n’y aura pas de problèmes », a indiqué Simplice Mathieu Sarandji, 1er ministre centrafricain, d’après ces expériences tirées du terme leadership qui, selon lui, est le caractère clé de l’existence humain.

Le chef du gouvernement Simplice Mathieu Sarandji, pendant son parcours, a subi cette formation sur : «le leadership éthique et le contrôle de la corruption ». Ce qui lui a permis de tirer des leçons sur cette notion. «Il y a des gens qui sont nés pour commander. C’est inné à eux. Par contre, il y a d’autres qui doivent apprendre à commander », a-t-il déclaré aux participants.

 Le leadership  concerne plusieurs domaines entre autres, le social, le religieux, la politique etc.  Mais il faut repartir à la base car tout repose  sur l’éducation à la base qui, selon le 1er ministre, «doit commencer à la maison pour être complétée à l’école ».

Toujours d’après le 1er ministre, l’objectif de cet atelier est de sensibiliser les conseillers économiques et sociaux, les hauts commissaires et administrateurs de la Haute Autorité Chargée de la Bonne Gouvernance d’appréhender les principes universels, afin qu’ils puissent avoir une vision claire dans la gestion de la chose publique et lutter contre la corruption. C’est pourquoi, il a exhorté les participants à être assidus durant cette formation.

Signalons au passage que le Centre International pour le Développement de l’Ethique et du Leadership (CIDEL) est une ONG nationale qui a fait ses preuves dans plusieurs pays à savoir, le Congo, le Burkina-Faso, le Cameroun… A l’occasion de cette formation de 03 jours, les participants bénéficieront des connaissances des experts internationaux venus de la Suisse et de la Tanzanie, ainsi que des expériences des experts nationaux.

«Le leadership est en harmonie avec la gouvernance dans tous les secteurs à Bangui et dans les villes de provinces », a expliqué le représentant du Centre International pour le Développement de l’Ethique et du Leadership (CIDEL). Il s’agit, à travers cet atelier, «d’organiser, de partager et d’instruire sur les valeurs éthiques qui forment le caractère de l’homme », a-t-il ajouté.

« Si l’homme est corrompu, cela se traduit dans son fort intérieur et extérieur », a-t-il conclu, en appelant les participants à pérenniser les acquis de cet atelier dans le but de développer la République Centrafricaine.

 

Bénistant MBALLA

 

         

 

 

KEMBE ET SATEMA DANS LA BASSE-KOTTO : 02 VILLES DU PAYS OUBLIEES PAR LE GOUVERNEMENT ET LES HUMANITAIRES ?

La situation sécuritaire et humanitaire qui prévaut actuellement à Kémbé et Satéma, 02 sous-préfectures de  la Basse-Kotto, est très catastrophique et alarmante, depuis plus de 5 ans. Il y a quasi-absence de l’autorité de l’Etat dans lesdites villes : absence totale des Forces de Défense et de Sécurité (FDS), faible présence des fonctionnaires et agents de l’Etat. Selon des informations émanant de Kémbé et de Satéma, il est fait état de ce que, « ces deux (02) villes sont sous la coupe réglée des éléments armés, les peulhs de l’UPC, qui dictent leur loi et font le chaud et le froid, au vu et au su de tout le monde. Du coup, la population est prise en otage par ces sanguinaires et ne peuvent vaquer en toute quiétude à leurs diverses activités quotidiennes (agriculture, élevage, pêche, chasse et nous en passons). L’insécurité y bat son record et le chemin de l’école est devenu noir, pour manque d’enseignants ».

Fort de cette triste nouvelle, nous interpelons le gouvernement et les ONG humanitaires œuvrant en RCA, de prendre en main leurs responsabilités et de voler le plus vite possible au secours des populations de Kémbé et de Satéma. Il est question d’intervenir urgemment pour éviter un drame humain, vu la situation de vulnérabilité très poussée dans laquelle vivent les habitants. Les villes de Kémbé et de Satéma font partie intégrante du territoire de la RCA. A ce titre, le gouvernement a l’obligation d’assurer la sécurité de leur population et d’y restaurer son autorité, à l’instar d’autres villes du pays. « Gouverner, c’est prévoir », n’est-ce pas ?

 

Le Petit YEKOA

 

RCA / LETTRE OUVERTE DU PRESIDENT DE L’ONG INTERNATIONALE ANA,

HAROUNA DOUAMBA A MADAME FLORENCE PARLY MINISTRE DE LA DEFENSE FRANÇAISE

 

Madame la ministre j’ai l’impression que lors de votre prise de service, vous avez été mal renseignée, pour votre gouverne, la République Centrafricaine est un pays qui se trouve en Afrique avec à sa tête un président démocratiquement élu. L’ordre du jour du forum de Dakar n’est pas la RCA. Avez-vous peur des Russes ? N’est il pas hypocrite de votre part de parler indirectement de la Russie devant des dirigeants africains ?

Madame la ministre Florence Parly, vous êtes une dame et peut être une mère. Lorsque vous parlez d'une manière hypocrite des puissances opportunistes qui interviennent en RCA, de qui parler vous ? L'orque vous parlez de l'Union Africaine comme si cette institution n'était pas sous votre tutelle, n'avez vous pas honte? Madame, vous qui êtes ministre de la défense de France, pouvez vous me dire pourquoi depuis plus de 40 ans que vous pillez et que vous avez la mainmise sur les ressources Centrafricaines, ce peuple ne vit que dans une misère extrême ? Madame la ministre, avez vous un cœur ? Quand vous constatez que les enfants ne vont pas à l'école, les orphelins sont partout dans les rues, pas d'eau potable, pas d'électricité, pas d'infrastructures routières, pas des grandes écoles de formation, d'hôpitaux et tout cela est dû à une crise que vous gérez depuis Paris. Madame Florence Parly, faites parler votre sensibilité de femme. N'avez vous pas honte lorsque vous prononcez certains mots ? La France, votre pays n'est pas responsable de ces milliers de morts en RCA ? Elle n'est pas responsable de cette misère que subit le peuple Centrafricain ? Madame la ministre, dites moi pourquoi les Bouygues et autres n'ont pas investi en RCA ? Le peuple Centrafricain, n'a plus confiance en vous, vous êtes à la base de leur malheur, arrêtez donc les discours hypocrites car la Russie aujourd'hui fait du très bon travail en RCA. Madame la ministre, votre politique de diviser pour mieux régner ne marchera plus en Afrique. Vous pouvez réunir des dirigeants corrompus, qui sont prêts à sacrifier leurs propres frères pour vous faire plaisir, qui vous écoutent bouche bée et finissent par vous applaudir. Et donc vous pensez que vous faites du bon travail, que les Africains ont besoin de votre aide. Non, madame la ministre, le peuple centrafricain en particulier et le peuple Africain en général, n'ont plus besoin de vos services. Madame la ministre, accepteriez vous que votre homologue de la RCA, intervienne dans vos dossiers en prenant des décisions ? Mais une chose est sûre, sans le savoir vous faites une très bonne promo de la Russie. Le peuple Africain à tiré une leçon de vos agissements. Lorsque vous êtes contre quelque chose, cela est généralement bon pour le peuple et quand vous êtes pour, ceci n'est que dans votre intérêt. Les exemples sont légions. En tant que ministre de la défense, que faites vous du peuple Libyen que vous avez pillé, trahi, à qui vous avez menti et tué abusivement. Vous avez détruit ce beau et prospère pays, juste pour vos intérêts égoïstes et inhumains. Vous ne voulez pas de la Russie, c'est votre droit mais je vous rappelle que la Russie n'intervient pas en France mais plutôt en Centrafrique à la demande des dirigeants et du peuple. Si la Russie vient pour ses intérêts, quel est votre problème ? Êtes-vous Centrafricaine ? N'y a t'il pas un ministre de la défense en Centrafrique ? Aujourd'hui, vous risquez de perdre beaucoup de pays à cause du dossier de la RCA, le peuple centrafricain à droit à une vie meilleure madame la ministre, les enfantés Centrafricains ont besoin d’aller et avoir une chance dans la vie car c'est l'école qui vous a permis d'être là où vous êtes aujourd’hui. Madame Florence Parly, les menaces et intimidations de la France ne nous font plus peurs. Car nous avons connu et vécu le pire avec la France. Et moi, je suis prêt à mourir pour mes convictions. Je suis un panafricaniste et ma détermination à mettre fin à la crise Centrafricaine est sans hypocrisie. Mes collègues et moi avons mis un système de défense et de dénonciation en Afrique, le seul conseil que je vous donne est de dire à Emmanuel Macron de prendre courage, de revoir les contrats qui lient les pays Africains à la France car nous sommes au 21ème  siècle. Nous exigeons des partenariats gagnant-gagnant, pour empêcher que nos frères meurent dans la méditerranée et surtout pour réduire la misère en Afrique. Dites à Macron, que notre déception en ce qui le concerne est énorme, comment lui qui est de cette nouvelle génération peut être accroché à des pratiques moyenâgeuses? Madame la ministre, laissez la RCA et la Russie, il y a de la place pour tout le monde. Le peuple a les yeux ouverts, croyez moi votre pilule aura du mal à passer. Tuez nous mais vous mourez un jour car nul n'est éternel.

Je vous remercie,

 

Harouna Douamba,

président de l'ONG internationale,

Aimons Notre Afrique (ANA). 

 

 

UNE GENERATION DE JEUNES FEMMES DECOMPLEXEES A L’ASSAUT

DES MEDIAS EN AFRIQUE

Elles ont la trentaine, des carrières brillantes, souvent des convictions féministes et surtout aucun complexe : une génération de jeunes femmes partent à l’assaut des médias africains, en utilisant les réseaux sociaux comme marchepied.

« Je ne sais pas ce que non signifie", sourit avec gourmandise Peace Hyde, une des figures les plus emblématiques de cette génération, dans une interview avec l’AFP, en marge d’une conférence sur les médias africains.

Cette Britannique d’origine ghanéenne a enseigné la physique et la chimie en Grande-Bretagne, avant de s’installer en Afrique en 2014 pour tenter sa chance dans les médias.

Dans l’univers traditionnellement très masculin du groupe américain Forbes, elle s’est imposée jusqu’à devenir responsable des médias digitaux et des partenariats de la filiale Afrique.

Hyper-télégénique, elle s’est surtout bâti une image en créant et en animant à partir de 2016 le talk show "My Worst Day" ("Mon pire jour", sur CNBC Africa), dans lequel elle confesse les puissants d’Afrique sur leurs pires échecs, et ce qu’ils en ont appris.

Quelque 380.000 personnes suivent aujourd’hui son activité sur Instagram, 55.000 sur Twitter. A la récente conférence NexTVCEO Africa à Port-Louis, sa popularité se mesure au nombre de selfies qui lui sont demandés, surtout par des jeunes femmes qui paraissent voir en elle un modèle, ce que cette individualiste récuse.

"On parle beaucoup de féminisme et de femmes qui prennent la parole au nom du féminisme, mais je me suis toujours considérée avant tout comme une individualité", même si "par ricochet, on inspire d’autres personnes à suivre le même chemin".

« Les choses changent »

« Réussir dans les médias en Afrique en tant que femme, c’est beaucoup de travail. Vous devez en permanence faire vos preuves et avancer à contrecourant", constate pour sa part la Nigériane Chinenye Nnoli, animatrice du talk-show "Metrowoman" et PDG de la société de production du même nom.

"Mais si, en Afrique et ailleurs, les femmes ont longtemps été sur-sexualisées, les choses changent et il y a maintenant de nombreux programmes qui renvoient l’image de femmes puissantes, influentes, réussissant de façon éthique", se félicite-t-elle.

"Et c’est nettement plus facile aujourd’hui, parce qu’avec l’irruption des réseaux sociaux, vous n’avez plus besoin d’infrastructures, il vous suffit d’un téléphone portable pour lancer votre programme", relève Mme Nnoli.

C’est en attirant ainsi près de 68.000 abonnés sur Twitter que l’entrepreneure en technologie camerounaise Rebecca Enonchong a acquis une notoriété qui lui a valu d’être sélectionnée parmi les 50 personnalités africaines les plus influentes le mois dernier par le magazine Jeune Afrique.

Soeurs à l’état civil, les Ougandaises Seanice Lojede et Nancy Kasungira ont réussi de façon différente dans les médias ; la première maintenant dans la publicité sur internet — elle dirige la société BluFlamingo installée dans quatre pays d’Afrique de l’Est —, la seconde en présentant l’émission quotidienne "Focus on Africa" sur BBC World.

Les deux se rejoignent dans leurs convictions féministes et panafricaines, qu’elles défendent dans une vidéo intitulée "le sexisme au travail", récemment postée sur la chaîne Youtube "Black Working Mother" animée par Seanice.

Mariée à l’acteur nigérian vedette Fabian Lojede et mère de deux enfants, Seanice prépare d’ailleurs déjà la prochaine génération, comme en témoigne une de ses dernières vidéos intitulée "4 choses clé à retenir pour éduquer DES FILLES NOIRES FORTES" (en majuscule bien sûr).

Voa Afrique avec AFP (presse francophone)

 

 

 

 

LA VILLE DE BAMBARI EST-ELLE PRETE A ABRITER LES JOURNEES INTERNATIONALES DE LA FEMME RURALE ET MONDIALE DE L’ALIMENTATION 2018 ?

Après la ville de Berbérati, chef-lieu de la préfecture de la Mambéré-Kadéi, qui avait accueilli les Journées Internationales de la Femme Rurale (JIFR) et Mondiale de l’Alimentation (JMA), les 15 et 16 octobre 2017, c’est autour de la ville de Bambari dans la Ouaka, d’abriter ces deux (02) grands évènements  de portée tant nationale qu’internationale. Mais finalement, les JIFR et JMA 2018 ont été reportées pour les 15 et 16 novembre. Et pour causes ?

Deux (02) principales causes justifiaient le report desdits évènements, a indiqué le gouvernement. Il s’agit « des travaux de réhabilitation des logements publics devant servir d’habitations aux personnalités nationales et internationales et le processus de sensibilisation en cours des déplacés internes à regagner leurs domiciles et quartiers respectifs ».

Qu’à cela ne tienne, les criminels et hors-la loi de l’UPC d’Ali Darras ont encore attaqué les positions des forces conventionnelles (les Forces de Défense et Sécurité (FDS) et la force spéciale portugaise de la Minusca basées à Bambari, il y a de cela une semaine. Il y avait des pertes en vies humaines, des blessés et autres exactions de tout genre. Cette panique généralisée au sein des habitants a occasionné bon nombre de déplacés internes.

Même si aujourd’hui cette ville est sous contrôle des FDS et des Casques Bleus de la Minusca et qu’un calme précaire y règne, nous posons la question suivante : la ville de Bambari est-elle prête à abriter les JIFR et JMA, prévues pour les 15 et 16 de ce mois de novembre 2018 ?

Pour nous, nous disons que toutes les conditions sécuritaires ne sont pas réunies actuellement et que beaucoup de choses restent à faire, pour permettre à la ville de Bambari d’accueillir ces 02 grands évènements. Surtout que la population vit encore sous le choc des récents affrontements très meurtriers. Toutefois, « qui vivra, verra » !

Le Petit YEKOA

 

 

LE MARCHE CENTRAL DE BANGUI REFAIT PEAU NEUVE :

L’ŒUVRE DU COMMERCANT DAMOUSSA-KETTE TAMBO OLIVIER

 

Si certains Centrafricains ont soutenu et continuent de soutenir les groupes armés à détruire les édifices publics et privés, d’autres, par contre, se préoccupent de l’embellissement et de la propreté des lieux publics. C’est le cas de  Damoussa-Ketté Tambo Olivier, commerçant du marché central de Bangui, dit marché de la Réconciliation. En effet, à la fin du mois d’octobre dernier, ce digne fils du pays a mis la main à la poche pour mettre la propreté dans ledit marché afin de le rendre attrayant.

Selon lui, « l’image du marché central de Bangui ne le reflète pas. C’est dans ce contexte que j’ai décidé de donner confiance aux Centrafricains et à tous ceux qui y vendent. S’il y a la propreté, les gens  (étrangers et Centrafricains de différentes couches sociales) viendront acheter nos produits.

Le marché est la vitrine d’un pays. Si les étrangers débarquent dans un pays quelconque, la 1ère des choses, c’est de visiter le marché et d’acheter des articles. S’ils constatent que le marché est sale, ils n’y mettront pas pieds. Dans le cas où il est propre, en ce moment-là, la propreté drainera des étrangers. Ces derniers payeront des produits entre les mains des commerçants. L’achat des produits leur permettra de prospérer dans leur commerce. En outre, s’il y a la propreté dans le marché, elle incitera les filles et les fils du pays à s’intéresser à ce métier. Car, n’oubliez pas que, si le commerce va de l’avant, l’économie du pays prospère. Les commerçants payeront des taxes, des impôts à l’Etat centrafricain et des loyers à la mairie de Bangui. Partant de cela, la RCA se développera au même titre que les autres pays de la CEMAC ».

Damoussa-Ketté Tambo Olivier reconnait tout de même que c’est le travail de la mairie de Bangui. « C’est la mairie qui devrait faire ce travail. Comme elle n’a pas les moyens de sa politique, nous, les filles et fils de ce pays, devons lui donner un coup de main ».

Sieur Damoussa-Ketté Tambo définit les objectifs qu’il est entrain de poursuivre en ces termes : « Je voudrais montrer aux Centrafricains que c’est nous qui devons prendre l’entretien du marché central ou des lieux publics et non la mairie et le gouvernement qui n’interviennent que pour des grands travaux ». Il a profité de cette occasion pour lancer un appel à tous les Centrafricains qui vendent dans les différents marchés à prendre soin des lieux pour attirer les clients.

Candidat au poste de président des « Koli et Wali Gara du marché central de Bangui », Damoussa-Ketté Tambo a énuméré des projets qu’il tient mettre en œuvre dès qu’il sera élu par ses pairs. « J’organiserai des ateliers de formation à l’endroit des commerçants pour leur permettre de maîtriser les lois du commerce. Car, ce que je constate, après trois ans d’exercice, les commerçants centrafricains disparaissent pour toujours. Mon souci est de voir les commerçants centrafricains prospérer dans le commerce comme FOBERD, CCCG, QUIFEUROU. Après la formation, il faut leur trouver des financements pour leur permettre d’augmenter leur chiffre d’affaires.

Ensuite, je mettrai une organisation dans le marché central. Car, si nous nous organisons bien, le financement viendra de lui-même. En partant de cette organisation, les commerçants centrafricains auront de l’argent et développeront leurs activités commerciales. De ce fait, ils inscriront leurs enfants dans de meilleurs établissements scolaires. Etant bien formés, ces enfants pourront valablement nous remplacer demain. Mais si leur éducation n’est pas assurée, ce sera la descente aux enfers.

J’initierai les femmes commerçantes à quitter l’informel pour le formel. Pour ce faire, elles doivent effectuer des voyages à Douala, Cotonou, Lomé…pour voir ce que font les femmes commerçantes sous d’autres cieux. Car, en RCA, les femmes ne vendent que des légumes jusqu’à la fin de leur vie. Ce n’est pas normal. Je ferai de mon mieux pour qu’elles quittent ce secteur pour d’autre.

Enfin, je veillerai à mettre une micro-finance à notre niveau. Il n’y a que les commerçants qui seront les actionnaires. Ce n’est qu’après que nous pourrons aller vers les banques pour demander des financements. Chers commerçants du marché central de Bangui, n’oubliez pas que c’est ce que nous faisons qui motivera le gouvernement et les ONG à venir vers nous. Aujourd’hui, nous faisons ce travail avec nos moyens de bord. Nous ne demandons rien au gouvernement », a-t-il martelé.

Le digne et valeureux fils du pays, Olivier Damoussa-Ketté Tambo a saisi cette opportunité pour demander à tous les Koli et Wali Gara du marché central de Bangui de l’élire président. « Pour réaliser tous ces projets, je vous invite à m’élire président de cette association car je suis candidat à ce poste. Koli et Wali Gara du marché central, votez-moi et je mettrai en pratique l’organisation et le développement dudit marché pour ne pas que les ministres, les directeurs généraux et autres aillent acheter dans les supermarchés qui nous entourent mais viennent directement chez nous », a-t-il souhaité.

La propreté, c’est l’affaire de tous. Le commerçant Damoussa-Ketté Tambo Olivier a donné le ton en revêtant le marché central de peau neuve. Nous devons lui emboîter le pas. Quant aux Koli et Wali Gara du marché central de Bangui, nous les invitons à l’élire comme leur président pour achever l’œuvre qu’il a déjà entreprise. La balle est désormais dans votre camp si vous voulez que le marché central se développe.

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

 

 

 

 

 

 

Toutes les infos du Mardi 06 Nov. 2018

Cm n 2832 du mar 06 nov 2020

LA RUSSIE, LA CHINE ET LES COUPS-BAS, LA MANIPULATION DE LA FRANCE DEPUIS 1965 A NOS JOURS : LA REVOLUTION POSITIVE EST EN MARCHE EN RCA ET NON A LA FRANCE

La France a manipulé le colonel Jean-Bedel Bokassa en 1965 pour renverser feu président David Dacko, au motif que feu président Dacko a vendu la RCA à la Chine. Bokassa ayant pris le pouvoir, a chassé les Chinois. Et pourtant, en ce temps-là, la RCA, avec l’aide de la Chine, avait atteint son autosuffisance alimentaire. La RCA caracolait en tête des pays producteurs de coton, d’arachide, de maïs, de riz, de sésame, des légumes, et exportait le surplus. Des tissus  étaient fabriqués en RCA à travers la coopération chinoise très dynamique. Les petites unités de production d’huile de cuisine étaient répandues sur l’ensemble du pays. La RCA était le grenier agricole de l’Afrique centrale. Elle prêtait de l’argent aux Etats voisins. Depuis 1965, la France a réussi à condamner les Centrafricains à la famine et à la mort lente. La RCA est en chute libre . Les Français n’ont pu faire ce que les Chinois ont fait en cinq ans après l’indépendance.

La RCA apparaît aujourd’hui comme un pays qui n’a jamais connu de développement dans son histoire. Qu’à cela ne tienne, les Français poussent Bokassa à faire partir les Russes. Or, la coopération russe couvrait un vide énorme quant à l’enseignement des mathématiques, de la physique et de la chimie dans les lycées et collèges, jusqu’à l’Université de Bangui. Les Français ont détruit, déraciné cette coopération fructueuse avec la Russie. Seulement, les Français ne font rien pour résorber le chômage endémique, sauver le système éducatif centrafricain francophone. Les Centrafricains ont un peu d’électricité à cause de la Chine, jamais la France. Boali 1, 2, 3, la Chine est au four et au moulin pour donner le peu de lumière aux Centrafricains. Aucune trace de la France dans les secteurs d’activités en RCA. Quelques entreprises françaises, Sucaf, Total, Socatraf sont en posture de monopole absolu. Il n’y a plus de monopole depuis quelques mois.

Beaucoup d’eaux ont coulé sous le pont depuis 1965. La RCA a vu émerger des intellectuels de très haut niveau dans toutes les disciplines. La France se permet le luxe de manipuler les autorités centrafricaines contre les intérêts vitaux de leur propre pays. Elle ne vaut rien devant la Chine et la Russie, mais ce sont désormais les partenaires privilégiés de la RCA.

Sur le plan militaire, la Russie est entrain de sortir la RCA du gouffre. Les FACA sont dynamiques, intrépides et défendent les institutions de la République et l’intégrité du territoire national. Que valent les 1.400 armes de la France auprès de la Russie ? Ces armes doivent servir à la gendarmerie et à la police et non aux FACA. La Chine et la Russie réunies, peuvent multiplier les 1.400 armes de la France par des millions d’armes. Le ridicule ne tue pas la France, avec ses quinze milliards. Combien propose la Chine aux Etats africains dont la RCA ? Faut-il citer les pays que la Russie a portés au premier rang du développement en termes de produit intérieur brut (PIB) ? Tous les Etats francophones d’Afrique sont misérables, crasseux, pauvres. La France pille sans développer lesdits pays.

La population centrafricaine d’abord, ensuite la jeunesse et les intellectuels, ont déclenché la révolution positive. Le chef de l’Exécutif américain Donald Trump a dit « l’Amérique d’abord », Touadéra aussi proclame  « la RCA d’abord ». « Pas un pas sans la Russie et la Chine », tel est le slogan des Centrafricains aujourd’hui. La France peut aller se faire voir ailleurs, au Sahel. Si les Etats-Unis persistent à prendre fait et cause pour la France, un Etat génocidaire, négrier et esclavagiste, ce serait dommage pour l’un des meilleurs pays amis de la RCA. Il y a de la place pour tout le monde, notamment la France, dans une coopération gagnant-gagnant. La RCA est membre des Nations Unies. A ce titre, elle doit être libre, indépendante  et souveraine et non dominée, réduite à l’esclavage. La RCA est tellement pauvre, si pauvre qu’elle ne peut se permettre le luxe de cracher dans une main tendue pour l’aider à se relever de ses cendres. La France a soutenu la Séléka pour détruire la RCA jusqu’au fondement de la République. C’est inhumain.

La jeunesse centrafricaine, à travers sa coordination pour la défense de la patrie, monte au créneau et annonce « la Révolution Positive ». Cette Coordination a répondu à Jean Yves Le Drian, dans ses élucubrations esclavagistes et coloniales. La patrie ou la mort, les Centrafricains s’accrochent désormais mordicus à leur liberté, à leur indépendance et à leur souveraineté. S’il faut s’appuyer sur les 60 milliards de dollars de la Chine, le ratio par pays africain est au moins d’un milliard de dollars. La France n’arrive même pas à la cheville de la Chine.

La RCA n’est plus un parc zoologique de la France où les Centrafricains font partie de la faune. Elle prend son destin en main propre. Nous avons assez bu la misère, la pauvreté, la mendicité, nous voulons reconquérir notre dignité d’être humain comme dans les Etats anglophones: Angola, Afrique du Sud, Kenya, Soudan du Nord et autres.

Julien BELA

 

 

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APRES AVOIR INCENDIE LE SITE DES DEPLACES DE BATANGAFO, LA SELEKA PROJETTE DE MARCHER SUR KAGA-BANDORO

 

La fin d’intention belliqueuse de différentes branches dissidentes de l’ex-coalition Séléka de Michel Djotodia Am Non Droko n’est pas pour demain. Les Séléka persistent et signent dans la violence. Les différents accords signés ça et là ne disent absolument rien à ces va-t-en-guerre, ces hors-la-loi, ces criminels patentés. Ils les ont tous foulés aux pieds. Leur seul but est de poursuivre les hostilités puisqu’ils bénéficient des soutiens occultes de certaines puissances de ce monde.

Le mercredi 31 octobre 2018, les combattants de l’UPC d’Ali Daras ont attaqué la force spéciale portugaise de la Minusca à Bambari. Dans la nuit du vendredi 02 novembre aux environs de 23 heures, ces mêmes éléments de l’UPC ont voulu s’en prendre à la centrale de l’ENERCA récemment réhabilitée à Bambari. Pour ces deux (2) attaques, la réaction de la Minusca et des Forces de Défense et de Sécurité (FDS) a été rapide. Ces forces ont repoussé ces malfrats. Si la situation sécuritaire reste volatile dans la ville, néanmoins, la vie reprend peu à peu son cours.

Et pendant que l’UPC tentait de se mesurer aux forces nationale et internationale à Bambari, des affrontements ont éclaté entre Séléka et Anti-Balaka à Batangafo. D’après les témoignages de certains habitants de cette localité, tout est parti de l’assassinat d’un pasteur par les Séléka. Mécontents, les Anti-Balaka se sont révoltés et s’en sont pris à ces derniers. Dans leur folie meurtrière et destructrice, après avoir mis en déroute les Anti-Balaka, les Séléka ont incendié le site des déplacés de Batangafo. La Minusca est intervenue tardivement pour mettre fin à cette rage de la Séléka. Plus de dix mille (10.000) personnes ont trouvé refuge dans l’enceinte de l’hôpital de Batangafo. D’autres habitants ont fui dans la brousse. Le bilan de ces affrontements fait état d’au moins dix (10) personnes tués et une vingtaine (20) de blessés. A en croire la députée de cette circonscription, leurs conditions de vie sont déplorables. Ils manquent de tout. Leurs effets sont tous partis en fumée. Elle appelle les ONGs et les personnes de bonne foi à voler au secours de nos compatriotes à Batangafo qui sont confrontés à d’énormes difficultés pour survivre. Une accalmie précaire semble revenir dans la ville qui serait sous contrôle des combattants Séléka.

Comme cela ne suffit pas, les va-t-en-guerre de la Séléka, depuis Batangafo, projettent de marcher sur Kaga-Bandoro dans les jours à venir. Selon un compatriote joint au téléphone depuis Kaga-Bandoro, le dimanche soir, et qui a requis l’anonymat, « La psychose généralisée gagne tous les habitants de Kaga-Bandoro. D’après les informations qui nous parviennent de Batangafo, les Séléka sont entrain de se préparer pour descendre à Kaga-Bandoro. Leur objectif est de marcher sur la ville et d’incendier le site des déplacés comme ils l’ont fait à Batangafo. Une colonne de ces hommes armés, sur des motos, est stoppée par les Casques Bleus burundais et rwandais qui nous protègent. Ces soldats onusiens sont sur le qui-vive. Ils patrouillent jour et nuit. Quant aux Casques Bleus pakistanais, ils sont là dans leur tour d’ivoire.

Pour le moment, la ville est calme. Les habitants vaquent à leurs occupations habituelles sous l’œil vigilant des Casques Bleus burundais et rwandais. La peur se lit certes sur le visage des habitants. Mais nous sommes là sur le sol de nos aïeux. Qu’est-ce que nous pouvons faire » ?

Eu égard à cette menace, il serait judicieux de renforcer l’effectif des Casques bleus burundais et rwandais qui sont basés à Kaga-Bandoro pour parer à toutes éventualités. Il ne faut pas que cette localité replonge dans un regain de violence comme ce fut le cas dans les années passées. Mais qui sont les Séléka qui veulent attaquer la ville de Kaga-Bandoro ? Difficile de le savoir. Si nos mémoires sont bonnes, c’est le MPC de Mahamat Alkhatim qui contrôle cette ville. Ce dernier avait renoncé à la violence après la rencontre de Khartoum. Peut-il encore permettre à d’autres combattants Séléka issus de différentes branches de s’en prendre aux habitants de Kaga-Bandoro ? C’est toute la question qui se pose à l’heure actuelle. Si les Séléka qui se sont massés à Batangafo ces derniers temps mettent en exécution leur menace, alors, nous disons purement et simplement que ces groupes armés nous roulent dans la boue en prétextant qu’ils sont pour la paix.

Nous exhortons les contingents burundais et rwandais à redoubler de vigilance pour bien protéger les habitants de Kaga-Bandoro contre toutes attaques d’où qu’elles viennent. De l’autre, les populations doivent donner des informations claires, précises et nettes à ces soldats de la paix pour leur permettre d’assumer leur mission principale qui est la protection de la population civile. Les combattants Séléka qui projettent de marcher sur Bandoro doivent renoncer à leur projet machiavélique pour ne pas attirer la foudre sur eux. Savent-ils ce qui est arrivé aux combattants de l’UPC du tristement célèbre nigérien Ali Daras, à Bambari ? La Minusca dispose d’un mandat robuste et les éléments des Forces Armées Centrafricaines (FACA) sont basés à Dékoa. Attention Séléka, on ne réveille pas un lion qui dort !

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

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MECKASSOUA ENTERRE DEFINITIVEMENT SA CARRIERE POLITIQUE : MEETING AVEC LES DROGUES DU KM5…

 

Abdou Karim Méckassoua, ancien Président de l’Assemblée Nationale (PAN) et député de la nation, enterre définitivement sa carrière politique pour trois (3) faits graves et troublants : gestion chaotique de la seconde institution de l’Etat, manipulation des groupes armés et traitrise.

Gestion chaotique de l’Assemblée Nationale par l’ancien PAN Abdou Karim Méckassoua

 Les détournements des fonds destinés au fonctionnement de l’Assemblée Nationale, les malversations financières, l’octroi des marchés publics de gré à gré, les nominations sur fond clanique…, ont été la règle d’or de la gouvernance de l’ancien PAN, Abdou Karim Méckassoua. Qu’à cela ne tienne, l’Assemblée Nationale  a été transformée à un ring où les députés ont étalé au grand public la délinquance parlementaire avérée : casses, bagarre et injures. Le parlement centrafricain était tombé plus bas que terre et ressemblait  à un sac à crabes. Que faire ?

Ne pouvant plus supporter une telle gestion chaotique, les élus de la nation ont décidé d’entamer la procédure de destitution de Méckassoua. Et ce, conformément à l’article 70 de la constitution du 30 mars 2016 pour des manquements graves à ses fonctions. C’est ainsi que Méckassoua a été destitué par ses pairs, après une pétition qui a recueilli la signature de quatre vingt quinze (95) députés sur les cent quarante (140). En principe, Abdou Karim Méckassoua devrait être poursuivi par la justice pour détournements des fonds et mauvaise gestion de la chose publique.

Manipulation des groupes armés par Karim Méckassoua

Feu général Joseph  Zoundéko du RPRC, avait dénoncé Abdou Karim Méckassoua, ancien PAN et  député de la nation pour son soutien à Ali Darassa, leader du mouvement rebelle Union pour la Paix en Centrafrique (UPC). Joseph Zoundéko avait affirmé haut et fort qu’il avait les preuves. Méckassoua a essayé en vain de se défendre. Et pour effacer si vite ses traces, Joseph Zoundéko a été abattu froidement dans un raid aérien de la Minusca.

Mais cela n’avait pas arrêté le tsunami  puisque d’autres révélations ont suivi celle de feu Zoundéko. Il s’agissait des déclarations fracassantes de certains leaders du mouvement Front Patriotique pour la Renaissance de Centrafrique (FPRC), mettant formellement en cause Karim Méckassoua pour son soutien à l’UPC de Darassa. La preuve palpable est que le député de Bambari 1, Hamidou-Aboubacar KABIRO, a été menacé à mort par Darassa d’avoir signé la pétition de destitution de l’ancien PAN Méckassoua.

Quelques jours après sa destitution du perchoir, Karim Méckassoua a organisé un grand meeting au km 5. Mais la majorité de la population du 3ème arrondissement était restée indifférente à ce meeting. Il n’y avait que les pro-Méckassoua  et les  drogués qui sévissent dans cette dernière enclave musulmane de capitale Bangui qui ont pris part massivement à cette rencontre. Selon les propos de Méckassoua, «ça ne fait que commencer ». A l’allure où vont actuellement les choses, Méckassoua mériterait bel et bien d’être poursuivi devant la Cour Pénale Spéciale pour complice de crimes contre l’humanité.

Méckassoua, un traitre à la patrie pour le solde de la France

Quatre (4) ambassadeurs du G5-Sahel étaient partis à l’Assemblée Nationale proférer des menaces aux députés : «si vous osez destituer Méckassoua, les pays occidentaux vont, non seulement bloquer la 2ème phase de livraison d’armes de la Russie à la RCA, mais aussi s’opposer à la levée de l’embargo sur les effets militaires à destination de la RCA. Et aussi, nous allons couper l’aide financière à la RCA ». Comment expliquer cette ingérence flagrante de ces puissances étrangères dans une affaire centrafricano-centrafricaine ?

Cela n’étonne personne puisque nos dirigeants, notamment nos leaders politiques ont été toujours manipulés et téléguidés par les puissances étrangères, plus particulièrement la France. C’est ce que Le Drian, ministre français des Affaires Etrangères et de l’Europe était venu démontrer une (1) semaine après la destitution de l’ancien PAN Abdou Karim Méckassoua. C’est encore un coup d’épée dans l’eau, cette manipulation française via Le Drian et son « Doungourou », Abdou Karim Méckassoua.

Le mal centrafricain, c’est le Centrafricain lui-même. Comment comprendre que ce sont les Centrafricains, de surcroît ceux qui se disent des intellectuels qui trahissent et détruisent leur propre pays pour les intérêts des autres ? Une chose est sûre, les mentalités ont changé en RCA. Les Centrafricains suivent de prés tout ce qui se passe aujourd’hui dans le pays. Autant dire que ceux qui agissent et trahissent le pays de feu Barthelemy Boganda seront tôt au tard dénoncés et traduits devant la justice.

Ce sera le cas d’Abdou Karim Méckassoua et bien d’autres qui tirent les ficelles des groupes armés dans l’ombre pour détruire leur propre pays à cause des intérêts de la France et certaines puissances de ce monde.

Amedé NGUETE

 

 

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02 ONG SOUDANISES, spEcialistes en ophtalmologie, en chirurgie gEnErale, en gynEcologie, en pEdiatrie, eN urologie, en dentiSTERIe, en laboratoire, vont

diagnostiquer, traiter et soigner gratuitement les centrafricains

 

02 ONG soudanaises en partenariat avec la Mairie de Bangui ont fait don de 45 tonnes de vivres, de médicaments et d’appareils biomédicaux aux Centrafricains.

Il était 10 heures 50 minutes quand l’avion gros-porteur de marque « IL-76TD » avec 20 roues, s’est posé sur le tarmac du camp militaire M’Poko, le vendredi 02 novembre 2018. A son bord, deux fortes délégations des ONG soudanaises, « Albachar » et « Groupe d’Amitié Soudano-centrafricaine » ainsi que 45 tonnes de vivres, médicaments et appareils biomédicaux. Les délégations ont été accueillie par le Président de la Délégation Spéciale (PDS) de la ville de Bangui, Emile Gros Raymond Nakombo et le Chargé d’Affaires de l’Ambassade de la République du Soudan en RCA, Aboubacar Mohamed.

Pour le chef de la délégation de ces 02 ONG, docteur Ahmed Daoud Ramadane, « c’est pour renforcer l’amitié soudano-centrafricaine que nous sommes là à Bangui en RCA, plus précisément dans le domaine de la santé, pour aider le peuple centrafricain, avec l’accord du président soudanais, El-Bachir. Nous avons fait don de 45 tonnes de vivres, de médicaments et d’appareils biomédicaux dont 30 tonnes de vivres au peuple centrafricain. Nos médecins spécialistes en ophtalmologie, en chirurgie générale, en gynécologie, en pédiatrie, en urologie, en dentisterie, en laboratoire, vont diagnostiquer, traiter et soigner gratuitement toutes et tous les patients de Bangui, Bimbo et Bégoua, durant une semaine, à l’Hôpital Général de Bangui et à l’Hôpital Elisabeth Domitien à Bimbo ».

Quant au maire Nakombo, « c’est une initiative de la mairie de Bangui avec ces 02 ONG soudanaises, pour soigner et donner gratuitement des médicaments aux malades centrafricains. Car, sans la santé, on ne peut pas travailler, ni faire quelque chose. Et c’est sur instruction du président de la République, Professeur Faustin Archange Touadéra, que je suis le point focal dans ce dossier auprès des 02 ONG soudanaises.

Avec l’élection du président Touadéra, notre pays, la RCA, a renoué ses relations de coopération avec les autres pays dont la République du Soudan qui a mis à notre disposition  45 tonnes de vivres, médicaments et appareils biomédicaux, dons de deux ONG pour le peuple centrafricain. Avec 27 médecins spécialistes soudanais, c’est donc une action de grande envergure qui va durer une semaine. Aussi, il y a une forte implication du ministère de la Santé Publique et de la Population dans cette activité : fixer la date officielle de son lancement et indiquer les hôpitaux devant abriter les soins gratuitement. Je dis bien gratuitement et j’y veillerais personnellement ».

C’est une bonne initiative que nous apprécions à sa juste valeur, pour le bien-être des Centrafricains. Vive la coopération Sud-sud pour que vive la coopération soudano-centrafricaine.

Le Petit YEKOA

 

 

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« IL EST ABSURDE QUE LES FACA FORMEES N’ONT PAS D’ARMES… », DIXIT JEAN YVES LE DRIAN. MAIS…

 

Jean Yves Le Drian, ministre français des Affaires Etrangères et de l’Europe, a effectué une visite de travail de 48 heures à Bangui, capitale de la RCA. C’était le vendredi 02 novembre 2018. Au cours de sa visite de travail, il a eu à se rendre au quartier Boeing dans le 3ème arrondissement de la ville de Bangui, pour palper du doigt les travaux de réhabilitation ou de construction des maisons détruites, saccagées et incendiées des habitants dudit quartier durant la grave crise qu’a connue le pays, par l’ONG ACTED. Le Drian a aussi  eu des entretiens avec les autorités centrafricaines, précisément le  président de la République, Chef de l’Etat, Professeur Faustin Archange Touadéra, ainsi que le représentant spécial du Secrétaire Général des Nations Unies en RCA, patron de la Minusca, Parfait Onanga Anyanga.

A la fin de cette visite éclaire, le chef de la diplomatie française a annoncé publiquement « la dotation des FACA en 1.400 armes dans un bref délai, par la France. Car, il est absurde que les FACA formées n’ont pas d’armes pour assurer leurs missions régaliennes traditionnelles sur le terrain. Et cela doit se faire dans le respect strict des  normes du Conseil de Sécurité des Nations Unies et dans toute la transparence ».

Il a également annoncé le décaissement de vingt quatre millions (24.000.000) d’euros en faveur du développement et des actions humanitaires en RCA. Concernant la dotation des FACA en armes, nous posons la question suivante à Macron et Le Drian : qu’entendez-vous par, « cela doit se faire dans le respect strict des normes du Conseil de Sécurité des Nations Unies et dans toute la transparence » ?

Pour nous, nous disons sans nous tromper, qu’au même titre que la Russie de Vladimir Poutine qui avait demandé et obtenu auprès du CS des Nations Unies, l’exception sur l’embargo d’armes et minutions, et autres effets militaires à destination de la RCA, il fort probable que c’est le même schéma que la France d’Emmanuel Macron doit emprunter. Et ceci pour doter les FACA en armes. Mais où étaient les autorités françaises au plus fort de la crise et surtout après le retour de la RCA à la légalité constitutionnelle, le 30 mars 2016, pour agir à temps au profit de nos FACA ? Que dire aussi du retrait de l’Opération Sangaris, à la fin d’octobre 2016, sept (07) mois après l’investiture du président de la République Faustin Archange Touadéra ? Certainement, il y a « anguille sous roche ». Et n’eût été la dotation en armes des FACA par la Russie et leur formation au maniement de ces armes par les instructeurs militaires russes, la France n’aurait pas, un seul instant, envisagé de les (FACA) doter en armes aujourd’hui. C’est donc une volte-face géopolitique très stratégique de la part d’Emmanuel Macron, pour reconquérir la RCA du regretté président Barthélemy Boganda, paix à son âme.

Toutefois nous disons à Macron et Le Drian que le peuple centrafricain est mature et n’est pas dupe. Donc, « qui vivra, verra » !

Le Petit YEKOA

 

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RCA/ LE SG DE L’ONG INTERNATIONALE ANA AU SUJET DES AGISSEMENTS DE JEAN YVES LE DRIAN : « MEME LE MERCENAIRE BOB DENARD AVAIT UN CŒUR, LE DRIAN A UNE PIERRE A LA PLACE DE SON CŒUR »

 

Le secrétaire général de l'ONG internationale Aimons Notre Afrique (ANA), Bekki Benhameur n'est pas content. Le leader panafricain l'a fait savoir au cours d'une conférence de presse qu'il a animée à Alger. Pour le défenseur des droits des Africains qu'il est, le ministre des affaires étrangères de la France a poussé le bouchon un peu loin. "On ne peut pas occuper des fonctions de responsabilité telles que celles de ministre de la République et se comporter comme un voyou de grands chemins. Jean Yves LE DRIAN agit en RCA, comme dans un no mans land. Non content d'avoir transformée Bangui la coquette en un Far West, il veut dicter sa loi aux autorités pour qui, il n'a aucune considération. A quelle époque se croit-il ?", s'est interrogé le SG de l'ONG internationale ANA qui n'a pas hésité à comparer le ministre français à un certain mercenaire du nom de Bob Denard, dont le nom rimait avec tout ce qui est coups bas, putschs, coups d'Etats et autres déstabilisation de l'Afrique. Encore que, Bekki Benhameur croit que Bob Denard était plus humain que Le DRIAN qui, lui, a une pierre en lieu et place de son cœur. " Une telle arrogance et une telle suffisance de la part du ministre des affaires étrangères de la France est intolérable. Pour quelqu'un qui est censé être le premier responsable de la diplomatie française, il y a lieu de plaindre la France et ses valeurs. Jean Yves Le DRIAN a fait en RCA, plus de victimes qu'en a fait Bob Denard en Afrique et de toute sa carrière de mercenaire. Des deux, le premier cité est à plaindre plus car ayant les mains ensanglantées. Il veut tout de même s'ériger en donneurs de leçons", a-t-il déploré. Pour lui, ce sont les Africains eux-mêmes qui occasionnent de telles situations. "Même pendant la colonisation, nos parents se sont battus en dépit des forces disproportionnées en présence. Ils ont fini par avoir gain de cause. La liberté ne se négocie pas. L'exemple le plus patent est la guerre de libération que l'Algérie, mon pays, a livrée à la France pour acquérir son indépendance. Une guerre asymétrique, brutale, sauvage et meurtrière. Mais c'était le prix à payer pour notre libération", a-t-il insisté. Il poursuit que l'Afrique doit mener le combat de la libération totale de l'emprise de la France. " L'Afrique doit couper le cordon ombilical le reliant à la France. L'Afrique doit s'émanciper de la France, et cela passe par tous les moyens, mêmes les plus radicaux. Désormais, qu'on s'appelle Jean Yves Le DRIAN ou même la France, que cela n'ait plus aucune signification en Afrique. Que ces noms de Gaulois n'inspirent plus jamais la crainte et la terreur sur le continent africain. Si Jean Yves Le DRIAN ou je ne sais qui d'autre se comporte en Afrique comme un crabe, qu'il soit mangé avec assez de bruits", a-t-il conclu, indiquant que sa pensée est valable au figuré comme au propre.

 

Bryan Fatebi.,ONG ANA

 

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RCA : LE PRESIDENT TOUADERA TOMBERA-T-IL DANS LE PIEGE DE LA FRANCE QUI CHERCHE UN CHEMIN POUR RAVITAILLER LES GROUPES ARMES?

 

Jean Yves Le Drian s’est rendu à Bangui pour rassurer les groupes armés qu’ils seront ravitaillés depuis l’aéroport de Bangui. Voilà pourquoi il propose 1.400 armes aux FACA et 24 millions d’Euros pour faire rêver les autorités centrafricaines.

Le peuple centrafricain doit descendre dans les rues et dire non à l'offre des français, car cette offre cache beaucoup de choses. La France est à la recherche d'un chemin officiel pour ravitailler ses alliés, les groupes armés. Depuis la destitution de l'ex-président de l'Assemblée nationale, l'ami personnel du ministre des affaires étrangères françaises, Jean Yves Le Drian, Paris cherche la voie du ravitaillement de ses mercenaires. Très affaiblie par la montée en force des FACA accompagnées des Russes, la France utilise toutes les ruses pour empêcher le Président Touadéra de travailler. La dernière visite forcée de Jean Yves Le Drian à Bangui et la proposition d'offrir 1.400 armes aux FACA et plus de 24 millions  d’Euros ressemble à un coup d'Etat à venir. Pourquoi la France décide subitement d'être gentille? Pourquoi elle qui n'est pas neutre dans cette crise et dont on connaît le parti pris décide d'offrir après la destitution de l'ex-président de l'Assemblée nationale, destitution qu'elle a eu du mal à accepter, armes et argent aux FACA ? Pourquoi Méckassoua est-il devenu très silencieux ? Pourquoi Le Drian parle du DDRR ? Pourquoi Le Drian menace d'abord sur le retrait de la MUNISCA, avant de faire une offre ? Les autorités centrafricaines doivent être très vigilantes car la France prépare un sale coup. Soit la reprise des hostilités, ou un putsch à la dimension du Guide libyen, Mouhamar Kadhafi. Que Dieu nous en garde et que ses grâces et ses bénédictions accompagnent le Président Touadéra, le guide éclairé du peuple centrafricain.

 

Georges Krowell,

ONG Nouvelle Afrique

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CENTRAFRIQUE : LA FRANCE MENACE LES AUTORITES CENTRAFRICAINES : « NOUS ALLONS DEMANDER LE RETRAIT DE LA MINUSCA ». JEAN YVES LE DRIAN RENTRE DIFFICILEMENT À BANGUI, TOUT MONTRE QUE LE MINISTRE FRANÇAIS N’EST PAS LA BIENVENUE

 

Le Drian est venu obtenir la signature de plusieurs documents. Cela n’était pas possible car n’étant pas la volonté des dirigeants centrafricains. Alors, aucun document n’a été signé. Le ton est monté entre le ministre centrafricain des affaires étrangères, Charles Armel Doubane et son homologue français. Le refus des dirigeants centrafricains de céder à la volonté de la France a poussé Jean Yves Le Drian à proférer des menaces. « Nous allons solliciter les Etats-Unis et demander à l’ONU de mettre fin à la présence de la MINUSCA, en prétextant que vous refusez le DDR et le dialogue de l’Union Africaine. Vous pouvez nous croire, nous réussirons car vous n’êtes pas les premiers. Alors vous avez le choix », a menacé Le Drian. Faut-il le rappeler, la France exige le retrait des forces russes, propose le retrait des forces françaises au sein de la MIUISCA pour en faire une base militaire et se propose pour la formation des FACA, via l’Union Européenne. Une volonté qui a été rejetée en bloc par le peuple centrafricain qui s’est même permis de menacer les autorités de Bangui, car pour la population, la présence russe est une œuvre divine. Le peuple aspire à un avenir meilleur. Cette position du peuple a obligé les autorités à rejeter en bloc la volonté de Paris.

Sékou Soualé, LeMondeEnVrai.net    

 

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Centrafrique : Le Secret de Paris dans les rues de Bangui. LA JEUNESSE CENTRAFRICAINE SE MOBILISE CONTRE LA FRANCE, EMMANUEL MACRON TRAHI PAR LES SIENS.

 

La RCA est aujourd’hui l’un des pays aricains les plus médiatisés. Tous les yeux sont fixés sur les avancées de l’implantation russe dans ce pays. Le peuple africain fait de la RCA, un front du changement des méthodes de la Françafrique. Des nouvelles venant de la force française de la MUNISCA, déballent tout le plan diabolique de Paris pour reconquérir la RCA et notamment les FACA, déjà presque dans les mains des Russes en terme de défense avec des résultats concrets.

Paris décide de mettre une pression sur le Président Touadéra pour l’amener à mettre fin au contrat des Russes. Dans les informations qui circulent, Paris envisage occuper l’aéroport de Bangui par les forces françaises de la MINUSCA, retirer les forces françaises de la MINUSCA pour en faire une base française.  Paris veut aussi s’occuper de la formation des FACA via l’Union Européenne. Ces informations sont considérées comme une insulte méprisante si elles s’avéraient vraies. La société civile quant à elle se dit prête à chasser tous les Français du territoire centrafricain si jamais le Président français essayait de faire une telle chose.

Les leaders des jeunes patriotes pour la défense de la patrie, pour leur part, restent très fermes sur leurs décisions. « SI LES RUSSES S’EN VONT, ALORS TOUADERA ET SARANDJI DEVRONT PARTIR. Nous ne voulons plus des soldats français, le Président Français Emmanuel Macron n’est pas capable d’ouvrir une enquête sur les exactions des soldats français en RCA. Macron n’a aucun respect pour le Centrafricain, aucune considération pour nous. Nous sommes au 21ème siècle et nous allons montrer les valeurs de cette nouvelle génération Centrafricaine ».

 

Mopao Hundété, Leuropeafrique.info

 

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COMMUNIQUE DE PRESSE :

 LA MINUSCA DENONCE LES TENTATIVES DE MANIPULATION DES CENTRAFRICAINS SUR SON OPERATION A BAMBARI

 

La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) condamne les attaques violentes et lâches dont elle fait actuellement l’objet à Bambari, préfecture de la Ouaka (centre), par des présumés combattants de l’ex-Séléka, particulièrement de l’UPC. La Mission tient à souligner qu’elle répliquera à toute attaque contre les soldats de la paix et les patrouilles conjointes avec les Forces armées centrafricaines (FACA) qui ont commencé en début de semaine. Elle déplore que lors de ces attaques un casque bleu ait été blessé. 

La MINUSCA réaffirme son impartialité et rappelle son engagement à protéger toutes les populations centrafricaines sur l’ensemble du territoire.  Conformément aux règles d’engagement en vigueur, les soldats de la paix ont riposté à ces tirs et n’ont visé aucun individu en particulier.  

La MINUSCA dénonce fortement les tentatives de manipulation de la population centrafricaine par le FPRC et l’UPC à propos des patrouilles qu’elle mène à Bambari. Contrairement aux affirmations erronées de ces groupes armés, les mesures sécuritaires appliquées ne visent aucune communauté en particulier. La Mission estime que cette tentative d’instrumentalisation a pour but de travestir l’objectif de ces patrouilles dont le but essentiel est de protéger les populations et de consolider l’autorité de l’Etat.  

La MINUSCA dénonce également les efforts concertés de ces groupes armés visant à dénaturer le rôle de la Mission et de son leadership, et réaffirme son unité dans la mise en œuvre impartiale de son mandat, conformément aux résolutions pertinentes du Conseil de sécurité des Nations Unies. La Mission juge inacceptables ces accusations et relève avec regret que la posture belliqueuse et radicale adoptée par les groupes armés ex-Séléka à Bambari notamment, est en totale contradiction avec leur prétendu engagement pour la paix à travers l’Initiative africaine pour la paix et la réconciliation en RCA, sous l’égide de l’Union africaine et l’ensemble des pays de la sous-région. 

Par conséquent, la MINUSCA appelle le FPRC et l’UPC à la raison. Elle demande à tous les groupes armés de cesser toute violence et à œuvrer de bonne foi à la réalisation des aspirations légitimes de la population centrafricaine à une paix et une sécurité durables. En tant que membre du Panel de l’Initiative africaine, la MINUSCA demande à tous les groupes armés de s’inscrire sans ambiguïté dans le processus de dialogue en cours. La Mission rappelle qu’il ne saurait y avoir de solution militaire à la crise centrafricaine.  

 La MINUSCA demeure déterminée à mettre en œuvre son mandat de protection des civils et des institutions républicaines et à poursuivre sa mission de restauration de l’autorité de l’Etat, aux côtés du Gouvernement légitime centrafricain. Elle rappelle que son mandat l’autorise à recourir à tous les moyens mis à disposition par le Conseil de sécurité, y compris l’usage de la force, en cas d’attaques contre les populations civiles, les institutions républicaines et les casques bleus.

 Vladimir Monteiro, Porte-parole

 

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Le manque flagrant de maturitE politique de nos gouvernants laisse la porte ouverte aux oppresseurs du peuple tapis dans l’ombre

 

Lorsqu’on trahit la mémoire des pères de notre indépendance, on peut tout trahir. Lorsqu’on trahit ses propres morts par des tractations égoïstes, on ne peut reculer devant rien pour ses intérêts personnels. Ceux qui ont honte de nos ancêtres et de nos morts sont une indication de ceux sur qui nous ne pouvons baser l’espoir de la renaissance de la Centrafrique de demain.

On croyait les politiques centrafricains mûris par des années troubles que leur pays a traversées. Mais hélas, les crocodiles de Bangui ont toujours la peau dure. En moins d’une semaine, le pays a connu une honte monumentale infligée par ces hommes et femmes qu’ils avaient élus à l’Assemblée Nationale dont leurs seules missions étaient de résoudre les problèmes de la société centrafricaine, en somme, offrir un avenir meilleur à tous les fils et filles de Centrafrique.

Car il va sans dire que le peuple centrafricain est déjà meurtri par des années de crise militaro-politique, provoquée pour la plupart par ses gouvernants avides d’argent sale et qui n’hésitent pas une seconde à vendre leur pays aux plus offrants.

Retour sur le fil des évènements à l’Assemblée nationale

En prélude à la scène odieuse qui s’est produite à l’Assemblée Nationale, le couperet est tombé raide le vendredi 26 octobre dernier sur la tête du Président de l’Assemblée Nationale, Abdou Karim Méckassoua, qui venait d’être destitué par les élus de la nation, suite à une motion de destitution pour manquement grave à l’exercice de ses fonctions et le détournement d’environ 800 millions de Franc CFA ainsi que la passation des marchés publics de gré à gré.

Cela présageait déjà un changement décisif sur le climat politique du pays. Dans la foulée, les mécontents du Km 5 ont montré leurs humeurs par des rafales de Kalachnikov, poussant les Banguissois dans la psychose totale.

Le lendemain, c’est-à-dire, le samedi 27 octobre dernier, le PAN destitué a voulu se refaire une virginité en appelant au calme les populations du Km5. Un coup d’épée dans l’eau.

Et voici la goutte d’eau qui a débordé le vase : lors de la session plénière, où devrait se dégager le nouveau PAN, juste au moment où Laurent Ngon-Baba, candidat n°2 à la présidence de l’Assemblée Nationale, se présentait à la tribune du parlement, le « tout-puissant de pacotille », député Alfred Yékatomb sort son arme et tire deux coups de feu. C’était la panique généralisée, la débandade dans la salle, le sauve qui peut pour les députés.

Aujourd’hui plus que jamais, le « pays est en danger ». Certains opposants transfuges qui pataugent au gré du vent, servant d’hommes de paille à la volonté française en RCA, sont décidés à replonger la nation centrafricaine au fond du gouffre. D’un côté, il y a ceux qui ont un  comportement antipatriotique. De l’autre, certains n’ont pas vraiment coupé les ponts avec leur ancien maître ainsi que ses pratiques recusables. Dans ce contexte, ces hommes politiques et leurs partisans peuvent-ils encore représenter une alternative crédible au devenir de notre nation ?

Au stade où la société centrafricaine, transpercée de toutes parts par la récurrence des crises militaro-politiques, où seul le levier politique désinfecté permettra d’opérer des changements structurels,

il est évident que l’union sacrée de tous les Centrafricains est le seul remède capable de transformer le système politique dans le sens d’une prise en compte de l’intérêt général du peuple centrafricain.

Aujourd’hui, toute la classe politique ainsi que le peuple centrafricain sont unanimes à dire leurs ras-le-bol à la déconfiture qu’offrent des politicards et bras cassés qui pullulent les institutions du pays.

Voilà plus de 60 ans qu’une nouvelle forme d’esclavagisme continue de faire des ravages. C’est trop ! Les Centrafricains veulent réellement décider de leur avenir commun, en ayant pour représentant honnête, des hommes et femmes dignes, intègres et patriotes comme l’avait été le père de la nation, B. Boganda.

Seulement, les prostitués politiques avec des moralités douteuses veulent jeter aux orties les acquis de la démocratie durement gagnés pour faire du peuple centrafricain un marchepied.

Cependant, la démocratie est sans doute la clé de voûte de toute relation entre le peuple et son gouvernement, du jeu démocratique, ce qui requiert de régler la question des pouvoirs du chef de l’État, du rôle des parlements nationaux, des prérogatives du pouvoir judiciaire, des moyens d’expression des citoyens au-delà du vote, etc.

Cela impose une certaine exigence d’équité et des fortes vocations d’exemplarité.

Or, certaines officines parisiennes s’attellent à fabriquer un chef d’État centrafricain selon leur propre paradigme et veulent l’imposer au peuple centrafricain comme étant le seul atout pour sortir la RCA de l’abîme actuel. Ce qui est certainement injuste, mais surtout illusoire ou utopique pour prétendre rassembler un peuple divisé depuis plusieurs décennies. Ce que nous vivons aujourd’hui, c’est un remake de «L’opération Barracuda» avec Dacko, ou bien l’installation anarchique de François Bozizé par les mêmes fossoyeurs du pays.

Aujourd’hui, le peuple centrafricain est devant un dilemme qui ne peut pas  se résoudre par des fanatiques d’un côté et de l’autre par des illusionnistes politiques qui croient détenir la solution. Ce n’est plus dans les salons feutrés de luxe parisiens que l’homme d’État ou l’homme providentiel sera décrété pour venir s’installer sur un fauteuil présidentiel semé d’épines venimeuses.

Une chose est sûre, les Centrafricains ont déjà compris le plan machiavélique planté et semé par la France dont le seul but est de tirer profit de la RCA jusqu’au tarissement de ses ressources naturelles. Rappelons que c’est depuis cinquante-huit ans que la RCA sert de marche pied des puissances de ce monde, et c’est ce qui nuit à l’épanouissement des Centrafricains.

Le peuple souffre, pour la bonne et simple raison que le français est là pour le français et fait croître la crédibilité de la France dans le monde et non pour un nègre Centrafricain. Que ceux qui continuent à leur lécher les bottes, sans exiger ne fussent qu’une contrepartie, aillent au diable.

Par ailleurs, l’histoire est là pour en apporter la preuve que nos intellectuels qui, partout, dessinent l’architecture et l’invention d’un quelconque système politique, en écrivant par exemple des projets de société, des actes d’alliances, des scénarios de divisions, sont les véritables ennemis du peuple centrafricain.

Inutiles de chercher de bouc émissaire. Les intellectuels centrafricains sont de véritables obstacles à l’émergence d’une nation centrafricaine réellement libre et indépendante.

La fin de leurs illusions a sonné !

Sinclair ARIES

 

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BANGUI : PLUS DE 70 EX-COMBATTANTS DEMOBILISES ONT REÇU DES KITS ET DE L’ARGENT POUR LEUR REINSERTION SOCIALE

 

Depuis la semaine passée, plus de 70 ex-combattants (factions Séléka et Anti-Balaka) de Bangui, démobilisés dans le cadre du projet « pilote DDRR » des groupes armés, ont reçu du gouvernement et de ses partenaires au développement, impliqués dans ce processus, des Kits et de l’argent. Et ce geste d’accompagnement des ex-combattants démobilisés est de permettre leur réinsertion socio-économique dans leurs communautés respectives. C’est donc un ouf de soulagement pour ces ex-combattants.

Mais ce que nous déplorons, il a fallu que ces derniers aient manifesté leur ras le bol à la Manufacture Militaire Centrafricaine (MAMICA) où se trouve le bureau de la coordination générale de l’Unité d’Exécution du Programme National du Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Rapatriement (UEPNDDRR), pour qu’ils puisent avoir gain de cause. Est-ce vraiment normal ? Au regard de tout ce qui précède, nous disons que nos autorités ont l’obligation de respecter leur parole donnée, et surtout leurs engagements pris à tous les niveaux de la vie active nationale. Car, « gouverner, c’est prévoir », dit-on.

Dans ce cas d’espèce précis du processus DDRR, tout doit être mis en œuvre avec plus de sagesse, de crédibilité, de transparence et d’objectivité, pour éviter de retomber dans les mêmes erreurs du passé. Surtout que le DDRR est très délicat et sensible pour le retour de la paix et de la sécurité en RCA. Donc, « qui veut aller loin, ménage sa monture », dit un sage adage populaire. Alors, pas de droit à l’erreur dans la mise en œuvre effective du grand DDRR. Sinon… 

Notons que ces 70 ex-combattants démobilisés ont été formés pendants 3 mois aux différentes Activités Génératrices de Revenus (AGR). Nous leur souhaitons bon vent et pourvu qu’ils tiennent bien leurs affaires.

Le Petit YEKOA

 

 

 

 

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REGLEMENT INTERIEUR DE L’ASSEMBLEE NATIONALE (SUITE) : DES ATTRIBUTIONS DES AUTRES MEMBRES DU BUREAU ET FONCTIONNEMENT DU BUREAU

 

Le Président de l’Assemblée Nationale peut être suppléé par les Vice- présidents en cas d’empêchement temporaire dans l’exercice de ses fonctions suivant l’ordre de préséance. Dans ce cas, il peut déléguer certains de ses pouvoirs par Arrêté.

 

PARAGRAPHE 2

 

DES ATTRIBUTIONS DES AUTRES MEMBRES DU BUREAU

 

Art.16 : Sous l’autorité du Président de l’Assemblée Nationale à qui ils rendent compte, les autres membres du Bureau exercent les attributions ci- après :

 

A/ Le 1er Vice-président est chargé de :

- suivre les questions législatives ;

assurer la gestion administrative des députés ;

- veiller au bon fonctionnement des services administratifs et du personnel de l’Assemblée Nationale ;

- coordonner  les activités des  groupes d’amitié et des associations parlementaires.

 

B/ Le 2ème Vice-président est chargé de :

 

- coordonner les affaires sociales, culturelles et des nouvelles technologies ;

- organiser l’hospitalisation, l’évacuation sanitaire et la prise en charge des funérailles des députés et du personnel de l’Assemblée Nationale.

 

C/ Le 3ème Vice-président de l’Assemblée Nationale est chargé de :

 

- assurer la gestion des biens meubles et immeubles de l’Assemblée Nationale ;

- tenir trimestriellement l’inventaire de tous les biens de l’Institution ;

- émettre un avis sur l’affectation ou l’utilisation des matériels d’usage commun ;

veiller à l’aménagement et à l’entretien du jardin de l’Assemblée Nationale.

 

D/ Le 4ème Vice-président de l’Assemblée Nationale est chargé de :

 

- assurer l’élaboration du budget de l’Assemblée Nationale ainsi que son exécution ;

- veiller au bon fonctionnement des services financiers ;

- coordonner la passation des marchés de l’Assemblée Nationale. E/ Les Questeurs sont chargés de :

- la mise en œuvre des attributions définies par les dispositions du présent Règlement Intérieur relatives au règlement financier de l’Assemblée Nationale.

 

F/ Les Secrétaires Parlementaires sont chargés de :

 

- établir sous la supervision du Premier Vice-président les Procès- verbaux des réunions du Bureau en collaboration avec le Secrétaire Général ;

- superviser la mise en forme des comptes rendus des séances ;

- veiller à la publication des comptes rendus des séances ;

- inscrire les noms des députés qui demandent la parole ;

- contrôler et constater les actes nominaux ;

- mettre en forme les textes de loi votés ;

- vérifier la prise en compte des amendements dans les lois votées avant leur transmission au Président de la République pour promulgation.

 

G/ Chaque membre assiste un Vice-président suivant l’ordre de préséance.

 

SECTION III

 

DU FONCTIONNEMENT DU BUREAU

 

Art.17 : Le Bureau de l’Assemblée Nationale se réunit une fois par  semaine  pendant les sessions et une fois par mois hors session. Il peut également se réunir toutes les fois que les circonstances l’exigent, sur convocation de son président ou à la demande de la majorité de ses membres.

 

Le président convoque les membres du Bureau par courrier individuel ou, en cas d’urgence, par tous autres moyens appropriés et leur communique l’ordre du jour au plus tard vingt quatre heures avant l’ouverture de chaque réunion.

 

Le Bureau ne délibère valablement que si neuf (9) de ses quinze (15) membres au moins sont présents, dont obligatoirement le Président ou un vice-président. Si ce quorum n’est pas atteint, il est procédé à une deuxième convocation pour une réunion pouvant se tenir dans les quarante huit (48) heures. Le Bureau peut alors délibérer si le Président ou un Vice-président est présent sans condition de quorum.

 

Les décisions du Bureau sont adoptées par consensus ou à défaut, à la majorité simple des membres présents. En cas de partage égal des voix, celle du président de séance est prépondérante. Aucun membre du Bureau ne peut donner délégation à un autre membre aux fins de le représenter à une réunion du Bureau.

 

CHAPITRE 4

 

DES GROUPES PARLEMENTAIRES

 

Art.18 : Les députés peuvent s’organiser en groupes par affinités politiques. Les groupes sont constitués après remise au Bureau de l’Assemblée d’une liste de leurs membres signée par eux, indiquant les noms du Président du groupe et des membres du Bureau.

 

Nul ne peut figurer sur la liste de plusieurs groupes.

 

Un groupe ne peut être reconnu comme administrativement constitué que s’il réunit au moins cinq (5) membres.

 

Les groupes qui n’atteignent pas cet effectif ainsi que les députés qui n’appartiennent à aucun groupe peuvent s’apparenter, se rattacher administrativement à un groupe de leur choix ou restés non inscrits.

 

Le service intérieur des groupes peut être assuré par un Secrétaire administratif dont le statut, le recrutement et le mode de rétribution dépendront exclusivement du groupe.

 

Les Présidents des Groupes sont d’office membres de la conférence des Présidents.

 

Art.19 : Les modifications à la composition d’un groupe sont portées à la connaissance du Président de l’Assemblée sous la signature du Député intéressé s’il s’agit d’une démission, sous la signature du Président du groupe, s’il s’agit d’une radiation et sous la double signature du Député et du Président

Toutes les infos du Lundi 05 Novembre 2018

Cm n 2831 du lun 05 nov 2018

LA FRANCE PEUT RETIRER SA MINUSCA ET LE CONTINGENT FRANÇAIS, UNE PESTE : LES FACA SONT DEJA DEBOUT

Le génocide programmé en RCA comme au Rwanda, n’aura jamais lieu. Rappelons qu’avant de partir, l’Opération Sangaris a laissé un groupe de soldats pour évacuer les ressortissants français de la fournaise. Jean Yves Le Drian a attendu en vain l’envahissement de Bangui par la Séléka. Le Drian est un colon, un esclavagiste, un négrier, sans âme, ni conscience. Les Centrafricains sont des moins que rien, des sous hommes, des machins, corvéables et malléables à souhait. Pour ce faire, l’intérêt de la France passe avant celui du peuple centrafricain, en Centrafrique. Les Centrafricains disent non et non. Le dispositif laissé à Bangui par l’Opération Sangaris s’active pour devenir opérationnel. Alors qu’il faut se référer au Conseil de Sécurité, au lieu de faire clandestinement des actions louches.

Est-ce encore une opportunité de déstabilisation ? La France  était là et a abandonné la RCA. Jean Yves Le Drian avait concocté son plan machiavélique pour réduire à néant la RCA. Il a lamentablement écoué et doit s’en prendre à lui-même. La violence s’est accrue, les massacres, les viols massifs, les destructions et les  incendies des villages. Les Centrafricains vont déposer plainte contre Jean Yves Le Drian, le cerveau de la criminalité en RCA, le génocide programmé. La France doit quitter la RCA avec sa Minusca. La Minusca des Nations Unies va demeurer et aider les Centrafricains à sortir du gouffre. La Russie occupera les chaises vides et les FACA seront une puissance militaire. L’Union Européenne ne peut former nos soldats. L’EUTM n’est que la face masquée de la France.

Nous disons non à la France. La jeunesse centrafricaine monte au créneau pour défendre la patrie en danger. La Révolution positive est en marche, les Centrafricains rejettent l’esclavage, le traitement inhumain et dégradant, le mépris. Le terrorisme d’Etat de Jean Yves Le Drian n’engage que lui, personne n’a peur d’affronter la France, les mains nues. La patrie ou la mort, nous vaincrons.

Pour le présent, l’urgence est d’arrêter la guerre, la violence sous toutes ses formes. Les Russes sont arrivés à Bangui, alors que les Etats-Unis et la France assistent sans réagir aux massacres, aux carnages et aux incendies des villages. Pourquoi diaboliser la Russie qui a un cœur plus humain que les Etats-Unis et la France ? La Russie est et demeure, l’alliée vitale du peuple centrafricain. Grâce à la Russie, l’insécurité recule et la paix s’installe. Pourquoi les actions qui font du bien aux Centrafricains irritent la France et les Etats-Unis ? Une chose est sûre, la Russie et la RCA ne font qu’un seul. La formation des FACA, c’est la Russie et il n’y a pas de débat sur ce point.

Les Centrafricains refusent de mourir à genou. C’est la révolution positive pour notre liberté, notre indépendance et notre souveraineté. La France à travers Macron négocie avec Poutine de la Russie pour le partage du gâteau en Syrie. La même France joue la mère-poule en RCA comme si c’était une préfecture française.

Les Centrafricains en ont marre après 58 ans de misère absolue, de pauvreté au-dessous du seuil humain, des pillages systématiques, de l’exploitation sans vergogne par la France. Nous n’avons aucune leçon à recevoir de la France.

Les Etats-Unis insensibles aux viols industriels des femmes, aux massacres d’enfants, à l’effondrement du système éducatif et sanitaire, au déficit d’eau potable et d’énergie, à l’écroulement de l’économie nationale, cela dépasse l’entendement. N’est-ce pas Obama qui disait qu’ « il faut des institutions fortes et non des hommes forts » ? La RCA n’a rien à voir avec les influences géostratégiques. C’est un pays pauvre qui ne cherche qu’à manger. La position géostratégique de la RCA ne date pas d’aujourd’hui. Et ce n’est pas maintenant que la France et les Etats-Unis vont se préoccuper de cette position géostratégique.

Des officiers américains étaient à Obo, dans le Haut-Mbomou, pour traquer Joseph et ses éléments de la LRA. Pourquoi ont-ils plié bagages sans avoir capturé Joseph Kony ? Pourquoi n’ont-ils pas opté pour un soutien aux Forces Armées Centrafricaines ?

Les Centrafricains sont des sous hommes qui ne méritent aucune protection, aucun égard, aucune dignité. Des révélations troublantes mettent en exergue la contribution de la France dans le génocide rwandais. Macron utilise tous les moyens pour faire les yeux doux au président Paul Kagamé, mais les blessures restent béantes après plus de vingt ans. La France parvient toujours à se servir des Etats-Unis comme bouclier dans le monde. Mais les Centrafricains disent non à toute forme de tyrannie internationale d’où qu’elle vienne.

La RCA peut compter sur ses fidèles alliés comme la Chine, mais et surtout la Russie pour bâtir une armée digne de ce non qui fait déjà la fierté du peuple centrafricain. Un soldat des FACA interrogé par Centrafric Matin, déclare : « Avec les Russes, c’est la véritable formation militaire sur tous les plans. Pour l’EUTM, rien de nouveau que ce que nous connaissons et pratiquons d’habitude ». Peut-on être plus royaliste que le roi, plus soldat que les FACA qui apprécient la formation russe à sa juste valeur ? 

La France doit aller se faire voir au Sahel avec le G5. La RCA tient mordicus à la Russie contre vents et marées. La Russie colle à la peau des Centrafricains comme la peau sur la chaire des êtres vivants.

Nous voulons la paix pour aller au développement économique et la Russie accompagne si bien la RCA.

 

Julien BELA

 

 

 

BAMBARI DE NOUVEAU SECOUEE PAR DES DETONATIONS D’ARMES :  ALI DARAS S’EN PREND A LA MINUSCA ET A LA CENTRALE DE L’ENERCA

Pourquoi la ville de Bambari, chef-lieu de la préfecture de la Ouaka, est-elle constamment secouée par des détonations d’armes lourdes et légères ? C’est toute la question que se posent les Centrafricains à l’heure actuelle. Cette question trouvera-t-elle une réponse appropriée ?

Après la destitution du Président de l’Assemblée Nationale, l’honorable Abdou Karim Méckassoua, Bambari va du mal au pire. Il ne se passe pas un seul jour sans que des crépitements d’armes ne soient entendus dans cette ville martyre. Les habitants de la Ouaka en général, et ceux de Bambari en particulier, ne mangent, boivent et respirent que des bruits de bottes. Depuis le retour en force des combattants de l’UPC d’Ali Daras en mai dernier, après deux (2) ans d’absence, nos compatriotes vivent la peur au ventre. Les intimidations, les braquages, les tortures, les viols et abus sexuels, les disparitions forcées, bref des exactions de tout genre, sont devenus leur pain quotidien. Les humanitaires, les serviteurs de Dieu, les soldats de la paix, ne sont pas épargnés par les criminels, les malfrats, les bandits de grand chemin, les seigneurs de guerre que sont les combattants de l’UPC du tristement célèbre nigérien Ali Daras.

Le « mal nécessaire » de la Minusca, Ali Daras, le leader de l’UPC, a retourné sa veste. Il a changé de fusil d’épaule. Les Casques Bleus de la Minusca sont devenus sa cible. Le mercredi 31 octobre dernier, une patrouille de la force spéciale portugaise de la Minusca était prise à partie par les combattants de l’UPC. La réaction de la Minusca ne s’est pas fait attendre. Appuyée par les Forces de Défense et de Sécurité (FACA, gendarmerie, police), cette force conjointe a repoussé ces malfrats jusque dans le quartier Hadji. Les combats ont duré pendant plusieurs heures. C’était au début de l’après-midi qu’un calme précaire est revenu dans la ville.

Malheureusement, cette accalmie relative a volé en éclat après seulement 48 heures. Dans la nuit du vendredi 02 novembre 2018, les combattants de l’UPC ont, de nouveau, attaqué la force spéciale portugaise et les FACA qui assuraient la sécurité de la Centrale électrique de l’Enerca réhabilitée pour la Journée mondiale de l’alimentation 2018. Les affrontements entre les combattants de l’UPC et les forces nationale et internationale ont repris de plus bel. Ces forces les ont repoussés pour la seconde fois. Le samedi 03 novembre, les barricades érigées par ces hors-la-loi au niveau du quartier Hadji ont été toutes démantelées. Les combattants de l’UPC venus de Bokolobo en renfort à leurs hommes ont été neutralisés. D’après le bilan qui nous est parvenu, il y aurait plusieurs morts dans le rang de l’UPC et des dizaines de blessés admis à l’hôpital pour des soins.

Ce que nous déplorons, est que la vie tourne au ralenti dans cette ville. Toutes les activités commerciale, administrative et scolaire ne fonctionnent plus. De nombreux habitants ont dû quitter leurs maisons pour trouver refuge de l’autre côté du cours d’eau Ouaka, sur la route menant à la ville de Grimari. Mais la ville est sous contrôle de la force spéciale portugaise et les éléments des Forces Armées Centrafricaines (FACA) qui patrouillent nuit et jour.

Face aux attaques répétées des combattants de l’UPC contre les soldats de maintien de la paix, le représentant spécial du Secrétaire Général des Nations Unies en Centrafrique, patron de la Minusca, Parfait Onanga-Anyanga, est monté au créneau pour mettre en garde l’UPC. Pour lui, si les Casques Bleus de la Minusca seront attaqués, ils feront recours à l’usage de la force, conformément au mandat robuste qui leur est donné par le Conseil de Sécurité. Où était-il pour faire une telle déclaration ? La déclaration est tardive mais elle est la bienvenue. Pourvu que ces hors-la-loi de l’UPC qui s’en prennent aux soldats de la paix soient traqués jusque dans leur dernier retranchement, arrêtés et mis à la disposition de la justice. Et désormais, les autres, tels que les combattants du FPRC n’emprunteront plus cette voie.

Notre souhait aujourd’hui est de pacifier la ville de Bambari afin que la Journée Mondiale de l’Alimentation 2018, célébrée en différé, se déroule dans de bonnes conditions et sans détonations d’armes lourdes et légères. La pacification des autres villes de la RCA doit être aussi à l’ordre du jour. La Minusca et les FDS doivent prouver à ces malfaiteurs de l’UPC ce dont ils sont capables. Bambari qui avait accueilli à bras ouverts les combattants Séléka en difficulté à Bangui ne peut être transformée par ces mêmes gens à une ville martyre. Nous profitons de cet instant pour demander à nos compatriotes de Bambari de prendre leur mal en patience. Le service qu’ils ont rendu aux combattants Séléka et qui est devenu un goulot d’étranglement pour eux, se retournera un jour contre ces charcutiers humains.

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

LA POLITIQUE DOMINE LE QUOTIDIEN DES CENTRAFRICAINS ET NON

L’ECONOMIE ET LE SOCIAL

Dans les transports en commun, les administrations tant publiques que privées, les marchés, les hôpitaux, aux champs, à la pêche, à la chasse, à l’école, bref, partout, les Centrafricains ne parlent que politique. Ils ne boivent, mangent, respirent, chantent, dansent que politique. Mêmes les bébés encore dans le ventre de leur mère ne sentent que la politique. Dès qu’ils voient le jour, leurs parents ne leur enseignent que la politique. Devenus adultes, ils préfèrent faire la politique. Pour eux, la politique, c’est le chemin du salut, du bonheur, de la réussite. C’est à travers la politique qu’ils seront propulsés sur la lune. Tellement qu’ils se sont enracinés dans la politique, ils oublient tout. Ils n’ont plus de notion sur les autres activités. De jour comme de nuit, ils se comptent par dizaine ou centaine chez les soi-disant hommes politiques centrafricains. Mais savent-ils que la politique est un couteau à double tranchant ?

Avec l’avènement du multipartisme en Afrique en général, et en Centrafrique en particulier dans les années 90, les jeunes centrafricains se sont rués vers la politique. Oubliant que la politique est un couteau à double tranchant, beaucoup se sont fait casser la figure. D’autres sont passés de ce monde à un autre. Certains sont nus comme un ver de terre à cause de la politique. Malgré cet échec cuisant, de nombreux compatriotes continuent de suivre aveuglément ces caducs de la politique centrafricaine pour un bout de pain, un tee-shirt, un pagne, une pièce d’argent. Ils les manipulent à souhait. Quand ça chauffe ou ça éclate, ces vieux crocodiles les abandonnent à leur triste sort. Ils sont dans les avions pour l’Europe, l’Amérique, et que savons-nous encore. Alors, le 2ème tranchant du couteau de la politique les transgresse, et c’est fini.

C’est le cas du député de Mbaïki 2, l’honorable Alfred Yékatom alias Rambo qui terminera probablement sa course en prison en voulant faire la politique, alors qu’il avait choisi le métier des armes. En mettant de côté sa vocation et en suivant ces hommes politiques qui ont leur soutien en étranger, il s’est vite fait rattraper par la politique. Nous pensons à l’heure actuelle qu’il est entrain de regretter amèrement l’acte qu’il a posé lors de la session parlementaire consacrée au vote du nouveau président de l’assemblée nationale, s’il avait été manipulé. Et c’est ça le mauvais côté de la politique.

Nos compatriotes doivent comprendre que la politique est une science, un art. Dans les pays dits démocratiques, on enseigne les vertus, les idéaux de la politique. Les politiciens gravitent des échelons. Tel ne semble pas être le cas en République centrafricaine. Certains compatriotes se réveillent un petit matin et deviennent en une fraction de seconde des hommes politiques. Est-ce faisable sous d’autres cieux ? Les conséquences sont ce que nous vivons au quotidien.

Et pourtant, il y a l’économie et le social. Mais force est de constater que les Centrafricains font fi de l’économie. Savent-ils que c’est l’économie qui tient le politique ? Quand l’économie d’un pays est en chute libre, les politiques, c’est-à-dire les dirigeants d’un pays n’ont plus de poids devant leur peuple. Ils sont en chute libre dans les sondages concernant leur cote de popularité. Certains perdent leur pouvoir. C’est en Europe et en Amérique que ce cas est récurrent. Comme en Afrique, nous nous intéressons trop à la politique, nous ne voyons pas cet aspect. Et la parole biblique qui dit, « mon peuple périt faute de connaissance », se manifeste sans que nous le sachions.

L’heure est venue pour le peuple centrafricain de s’orienter vers l’économie. Notre pays est très riche. Nous devons mettre en valeur nos ressources minières et naturelles pour booster l’économie du pays. Les quelques rares hommes d’affaires du pays doivent investir dans les secteurs productifs, pourvoyeurs d’emplois pour résorber le chômage endémique en milieu jeune. Les jeunes de leur côté ont l’obligation de se battre en se lançant dans les Activités Génératrices de Revenus (AGR). Et petit à petit, ils deviendront des entrepreneurs, des hommes d’affaires, des industriels.

Centrafricaines, Centrafricains, savez-vous que les politiques prospèrent à cause des entrepreneurs, des hommes d’affaires, des industriels ? Ailleurs, pendant les campagnes électorales, ce sont ces gens-là qui financent les politiques. Lors des campagnes présidentielle et législative de 2015 en RCA, on appelait certains candidats « Yongoro Nguinza ». Où est-ce qu’ils ont trouvé cet argent ?  Cet argent provient de ceux qui détiennent d’énormes capitaux dans leur compte bancaire. Aujourd’hui, ces candidats continuent-ils de distribuer de l’argent à tour de bras ? Non et absolument non. Ils sont endettés jusqu’au cou et ne peuvent tenir tête à ces détenteurs de capitaux. Sans nous voiler la face, les politiques en Centrafrique ne pèsent pas un gramme devant ces entrepreneurs, ces grands commerçants, ces hommes d’affaires. Les Libanais et les Yéménites qui font du commerce en RCA ne disent-ils pas que les dirigeants centrafricains sont tous dans leurs poches ?

Laissons la politique aux politiciens après la fin de cette crise qui a frappé et continue de frapper la RCA. Intéressons-nous désormais à l’essor de notre économie pour qu’un jour notre pays soit au même diapason que certains pays qui ont accédé à l’indépendance dans les années 60 au même titre que la RCA. Que chaque centrafricain sache que ce sont les bailleurs de fonds qui dictent leur loi aux politiques. Car ne dit-on pas, « qui paie commande » ?

Regardons ce qui se passe chez nous : les gens meurent de faim, de maladies. Cette situation devrait interpeller la conscience de tout un chacun de nous. Mais hélas ! N’est-ce pas à cause de la pauvreté que nous mourrons comme des mouches ?

Occupons-nous de nos oignons et non de la politique. A bon entendeur, salut !

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

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Centrafrique : Jean Yves LeDrian comme un colon

 

L’homme lige de Macron veut faire du faux en impliquant les autorités centrafricaines

Annoncé en RCA, le ministre des affaires étrangères de la France est effectivement à Bangui. Si l’on ne se doutait point de ce que sa présence augurait de mauvais pressentiments,  Jean Yves Le Drian a bien confirmé tout le mal qu’on disait de lui.  Une fois à Bangui, l’homme lige d’Emmanuel Macron a voulu faire signer de faux documents aux autorités Centrafricaines qui s’en sont très vite rendues compte.

En dépit de son insistance, le ministre des affaires étrangères du pays hôte est resté droit dans ses bottes. Pour laver ce qu’il a pu considérer comme un affront, Jean Yves Le Drian a indiqué aux autorités centrafricaines qu’il produirait un rapport accablant à l’endroit de Bangui. Dans son soit disant rapport, il veut faire porter la responsabilité de la guerre au clan présidentiel. Pour lui, si la guerre perdure, c’est le fait du régime Touadéra, qui refuse le dialogue de l’Union africaine et le DDR. Tel un colon dans les années 40, Jean Yves Le Drian  se croyait encore dans une colonie française. Il a oublié que les indépendances sont loin derrières nous et que la jeune et nouvelle génération d’Africains n’a que faire de la colonisation.

Toute honte bue, il voudrait saisir comme à leur habitude, leur allié, les États Unis, afin que par une résolution onusienne, la MUNISCA se retire de la Centrafrique. Pis, il va plus loin pour dire qu’ils réussiront avec les États Unis, à faire partir également la Russie de ce pays. Ce qui donnerait libre cour à toutes leurs salles besognes. Fort heureusement, le peuple Centrafricain n’est pas dupe. La communauté internationale non plus. Ce scénario a eu lieu en Côte d’Ivoire et en Libye. Aujourd’hui, ni la Côte d’Ivoire, ni la Libye, ne sont en paix. Dans l’un comme dans l’autre pays, la France a voulu imposer ses hommes. Ce qu’elle a fait, point barre. Mais tout le monde entier s’est rendu compte de la supercherie. Le Drian peut bien rire, rira bien, qui rira le dernier.

Geoffroy M’Bengue,

Lafrique.info

 

 

 

NOUS ALLONS POURSUIVRE LE DRIAN POUR CRIME CONTRE L’HUMANITE

 

La RCA est en danger. Les pilleurs de l’Afrique y sont et ils ne vont pas de mains mortes. Non satisfaits d’avoir rendu ingouvernable ce pays depuis des lustres, la France et ses complices continuent d’imposer leur diktat en RCA. Sauf que cette fois ci, le pays a à sa tête un universitaire. Grand intellectuel Faustin Archange Touadéra n’a de cesse de déjouer tous leurs plans. La dernière en date est l’éhonté proposition de Jean Yves Le Drian de dicter sa loi à Bangui comme s’il en était le possesseur. Devant le revers qu’il à subi, l’ami du Président Français a proféré des menaces tout en versant dans le chantage. Au fait de cette sortie pour le moins maquée et teintée d’amateurisme, la Coalition Afrique Engagée et Bê-africa Engagée, deux structures puissantes et représentatives à l’échelle africaine ont pondu un communiqué dont nous avons reçu copie. « Le ministre des affaires étrangères de la France perd son temps. Les Russes n’iront nulle part et rien n’arrivera à la RCA.

Nous saisirons la CPI et les tribunaux internationaux pour intenter un procès contre Jean Yves Le Drian pour crime contre l’humanité. La justice ne peut pas être à double vitesse. Il répondra de ses actes devant les tribunaux compétents », ont menacé les leaders de ces Ongs. Pour eux, Jean Yves Le Drian n’est pas le bienvenue en RCA et il devra se méfier. Il pourrait lui arriver le pire s’il continue et persiste dans son entêtement à vouloir dicter sa loi à Bangui.  » La RCA a des autorités démocratiquement élus. Que Le Drian aille faire sa loi dans une province ou un territoire français. Trop c’est trop », ont dénoncé les pan-africanistes qui disent suivre avec le plus grand intérêt, cette affaire qui risque de salir tout le Gouvernement français. Qui vivra, verra.

 

Bella Grâce, Leuropeafrique.info

 

 

 

  JEAN YVES LE DRIAN A BANGUI, A MENACE LES AUTORITES

CENTRAFRICAINES. LA FRANCE DEMANDERA LE RETRAIT DE LA MINUSCA

SI VOUS NE CEDEZ PAS A NOTRE VOLONTE

Le ministre des affaires étrangères Français, séjourne en ce moment à Bangui où les choses se sont très mal déroulées entre Jean Yves Le Drian et le ministre des affaires étrangères Centrafricaines, Charles Armel Doubane, qui a rejeté catégoriquement les propositions de la France. Jean Yves Le Drian a pour sa part insisté et menacé son homologue. "Si vous n'acceptez pas nos propositions, nous allons dire que vous refusez le dialogue de l'Union Africaine et le DDR. Alors la France demandera l'appui des États-Unis et sollicitera le soutien de l'ONU pour le retrait de la MUNISCA", a fait savoir l'émissaire de Macron. Jean Yves Le Drian est venu imposer la dictature française aux autorités Centrafricaines. Sachant que leur plan diabolique à été déjoué par la destitution de l'ex-président de l'Assemblée nationale, Abdou Karim Méckassoua, la France veut passer par tous les moyens pour éliminer les autorités Centrafricaines et voir même le peuple centrafricain. La Coalition Afrique Engagée et la Bê-africa Engagée lancent un appel au peuple Centrafricain qui doit prendre ses responsabilités. " Nous demandons aux autorités Centrafricaines d'exiger et de rendre effectif le retrait des forces françaises de la MUNISCA avant qu'ils ne mettent à exécution leur satané plan.

 

Abel Dazer, Ong Nouvelle Afrique

 

 

 

RCA : UNE NOUVELLE REVOLUTION EST NEE EN AFRIQUE

Depuis l’accession du Président Touadéra au pouvoir le 30 Mars 2016, beaucoup d’observateurs ne pouvaient en aucun cas parier sur la capacité de cet homme de bouleverser en si peu de temps, la géopolitique en Afrique en général et plus particulièrement en Afrique Centrale. Longtemps resté dans les girondes de Bozizé en temps que 1er Ministre, Touadéra était le caractéristique d’un homme politique effacé, un grand Commis de l’Etat dont le seul soucis est donner à manger aux centrafricains. Les réformes entreprises à l’époque au grand dam des caciques du régime Bozizé lui ont forcé l’admiration du bas peuple. C’est ce qui justifiait à la surprise générale, son succès face aux candidats des grandes puissances. C’était la première fois que les centrafricains ont fait librement leurs choix.

Qu’est ce qui se passe aujourd’hui?

Le Président de la RCA est devenue la cible de la France qui depuis 2013, est à la base de la crise en RCA. En voulant ramener la paix dans son pays afin de répondre aux aspirations de son peuple, en voulant diversifier les sources de coopération qui privilégient les intérêts de son peuple, nous constatant que cette France, cette vieille France qui entoure Macron, devenu pardon un Macro cherche par tout les moyens, à empêcher la République Centrafricaine à renaître de ses cendres. Pourquoi exige au Président Touadéra, le départ de la Russie? Qu’est ce que cette France a fait de ce pays depuis l’indépendance? Des sources autorisées au sein de la Minusca ont révélé la stratégie mise en place par ma France pour revenir en force et empêcher notre pays, de retrouver sa pleine souveraineté. Depuis la montée en puissance de la Russie et celle des FACA, l’ancienne puissance colonisatrice a perdu le sommeil. Qui contrôle la RCA a le contrôle de l’Afrique et du reste du monde. Je demande à tous les panafricanistes de se mettre debout pour dénoncer cette manœuvre tendant à maintenir ce pays longtemps brimés. Ça suffit! Trop c’est trop.

 

Tidjani Sow,

Loccident.info

 

 

 

AFRIQUE : LE PROFESSEUR DE MATHEMATIQUE DONNE UNE LEÇON DE

DEMOCRATIE A N’DJAMENA, BRAZZAVILLE ET PARIS

Serein et imperturbable, le Président de la République Centrafricaine, le professeur Faustin Archange Touadéra est un homme de principe et de caractère qui fait de lui, le digne fils de l’Afrique. Le Président Touadéra a insisté, persisté et signé face à Emmanuel Macron, Jean Yves Le Drian, Idriss Deby Itno, Denis Sassou-Nguesso et Mahamat Moussa Fakir, que la RCA est ouverte à tout le monde. « La Russie fait du très bon travail, elle forme les FACA et nous livre des armes. Le Président Macron qui refuse d’associer son image à la déstabilisation d’un pays Africain se retrouve dans un dilemme face à Jean Yves Le  Drian et Idriss Deby, qui sont les acteurs principaux de la crise Centrafricaine », a laissé entendre le Président Touadéra. Emmanuel Macron, lors de son discours le 17 Novembre 2017 à Ouagadougou, a promis ne pas intervenir dans les prises de décision des dirigeants Africains qui pensent au bien-être de leur population. Aujourd’hui, le Président français edt face à une décision historique du Président Touadéra, qui permettrait de mettre définitivement fin à une longue série de crises en RCA. Emmanuel Macron, dans ses différentes interventions sur le dossier de la RCA, se fait passer pour un menteur vis à vis du peuple Africain. Le Président Touadéra quant à lui, dit vouloir appliquer la volonté de son peuple, qui vit dans une misère totale. Cela est une belle leçon de démocratie. Et il a le soutien de toute l’Afrique.

Salif Sow,

Leuropeafrique.info

 

 

 

 

MACRON IMPOSE LA FORMATION DES FACA PAR L’UNION EUROPEENNE,

COMME SI LA RCA EST UNE VILLE DE LA FRANCE ET IL EXIGE L’OCCUPATION DE

L’AEROPORT PAR LES FORCES FRANÇAISES DE LA MUNISCA

Emmanuel Macron cautionne les exactions des forces françaises en RCA et demande le retrait des Russes

Le peuple Centrafricain doit dans sa grande majorité dire non à la France.

Le Président Macron n'est pas différent des autres chefs d'Etats français.

La Russie fait du très bon travail, la Russie n'est pas responsable des milliers de morts qu'il y'a eu depuis l'occupation Française. Les soldats français ont commis beaucoup de crimes en RCA. Nous appelons à un soutien total du peuple Africain pour dénoncer les intentions du Président Français, qui est pour nous, une position criminelle. La France doit reconnaître tous les crimes odieux de la RCA. La France doit donner des explications au monde entier sur toutes les crises précédentes.

Depuis la présence Russe, la RCA est en paix, les russes sont un grand soutien pour la paix en RCA. Qu'est-ce que le Président français veut ? Qu'est ce que l'armée française au sein de la MUNISCA veut faire à l'aéroport.? Pourquoi Emmanuel Macron exige le départ de la Russie ? Est-il le Président de la RCA? Le peuple français à t'il voté le Président Touadéra ? Nous lançons un appel à la population Centrafricaine de prendre son destin en main. Nous devons tous dénoncer cette mauvaise volonté de la France.

Bargo Tel Do,

LemondeEnVrai.net

 

 

 

RENFORCEMENT DE LA COOPERATION ENTRE LE ROYAUME DU MAROC ET LA REPUBLIQUE DU SOUDAN DU SUD, 19/11/2018

Sur initiative du ministre marocain des Affaires Etrangères et de la Coopération Internationale, Monsieur Nihal Deng Nhial, le ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération Internationale de la République du Soudan du Sud, a effectué une visite officielle au Royaume du Maroc, à Rabat les 19 et 20 octobre 2018. Les deux ministres ont affiché leur détermination à donner une nouvelle impulsion et diversifier les domaines de coopération bilatérale pour en faire un partenariat bénéfique pour les deux pays. C’est la substance d’un communiqué de presse parvenu à notre rédaction, dont voici les principales articulations.

 

Julien BELA

A l'invitation de M. Nasser Bourita, Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération Internationale du Royaume  du Maroc, M. Nhial Deng Nhial, Ministre  des  Affaires Etrangères et de la Coopération Internationale de la République du Soudan du Sud a effectué une visite de travail au Maroc les 19 et 20 octobre 2018.

 

La rencontre officielle des deux Ministres vise à renforcer les liens d'amitié, de coopération et de solidarité entre le Royaume du Maroc et la République du Soudan du Sud. Dans cet objectif, M. Nhial Deng Nhial a exprimé la profonde et la sincère gratitude de la République du Soudan du Sud et de son peuple pour le déploiement à Juba, en 2017, d'un hôpital de compagne médico-chirurgical des Forces Armées Royales, ainsi que pour la plupart des actions entreprises lors de la visite officielle de Sa Majesté le Roi Mohammed VI au Soudan du Sud en février 2017.

 

Pendant leurs entretiens, M. Bourita et M. Nhial ont fait le point sur les relations dynamiques et fortes qui existent entre le Maroc et le Soudan du Sud, et ont réaffirmé leur ferme détermination pour leur donner une nouvelle impulsion et diversifier les domaines de coopération   bilatérale   pour   en   faire   un   partenariat   bénéfique   pour   les   eux   pays, particulièrement  par la promotion des secteurs clés et d'intérêt commun, conformément aux Hautes Directives des Deux Chefs d'Etat, Sa Majesté Mohammed VI. Roi du Maroc et son Frère, Son Excellence Salva Kiir Mayardit, Président de la République du Soudan du Sud.

 

Durant les entretiens, l'occasion a été offerte pour passer en revue les actions déjà réalisées, afin d'insuffler à la coopération entre les deux pays frères, la dynamique souhaitée dans les domaines examinés. Un accent particulier a été mis sur la coopération entre les deux pays dans le domaine de l'infrastructure, de l'Habitat, de l'agriculture et l'élevage, de l'industrie, des mines, de la formation professionnelle, le développement social et la santé.

 

Les deux parties ont passé en revue les questions régionales et internationales d'intérêt commun et se sont félicités des positions convergentes des deux pays en rapport avec les questions soulevées.

 

M. Nasser Bourita a félicité M. Nhiàl Deng Nhial pour la conclusion d'un nouvel accord de paix, signé le 12 septembre 2018, le qualifiant de" mesure audacieuse pour construire un Soudan du Sud stable et prospère. A cet égard, M. Bourita a réitéré la disponibilité du Maroc à contribuer à la consolidation de la stabilité et du processus de construction de la paix au Soudan du Sud.

 

Louant les actions réalisées par le Maroc en faveur de la stabilité et le développement de l'Afrique dans son ensemble, M. Nhial Deng Nhial a exalté la vision du Royaume du Maroc sur le renforcement de la coopération sud-sud et interafricaine.

 

Le Ministre des Affaires Etrangères de la République du Soudan du Sud, M. Nhial Deng Nhial, a saisi cette opportunité pour clarifier la position officielle de son pays selon laquelle la République du Soudan du Sud n'a jamais eu de liens diplomatiques d'aucune sorte et
n'entretient aucune relation avec la soi-disant "rasd" ou toute autre entité sahraouie.

 

M. Nhial Deng Nhial, a exprimé l'appui de son pays à l'intégrité territoriale du Maroc et a salué l'initiative du plan d'autonomie, proposé par le Royaume du Maroc afin de trouver une solution politique à ce différend régional sur la question du Sahara Marocain, tout en réitérant le soutien total de la République du Soudan du Sud au rôle joué par les Nations Unies en tant que cadre exclusif et consensuel pour la recherche d'une solution durable à ce conflit régional.

 M.   Nhial   Deng  Nhial,  a  invité  M.  Nasser  Bourita  à  effectuer  une  visite  officielle  en République du Soudan du Sud. M. Nasser Bourita a accepté avec plaisir cette invitation. Les dates pour la réalisation de cette visite seront fixées par voie diplomatique.

 

A l'issue de cette visite, M. Nhial Deng Nhial a exprimé sa sincère reconnaissance pour l'accueil chaleureux et l'hospitalité qui lui ont été accordés, ainsi qu'à sa délégation durant leur séjour au Maroc.

 

Fait à Rabat, le 19 octobre 2018,

 

Pour

Le Gouvernement du Royaume du

Maroc

Nasser BOURITA

 

Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération Internationale

 

Pour


Le Gouvernement de la République du

Soudan du Sud

Nhial Deng Nhial

 

Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération Internationale

 

 

 

LANCEMENT DU PROCESSUS DE L’ASSEMBLEE GENERALE CONSTITUVE DU « MOUVEMENT CŒURS UNIS », LORS D’UNE CONFERENCE DE PRESSE ANIMEE PAR LE COORDONNATEUR

Le Mouvement « Cœurs Unis » donne de la voix à travers son coordonnateur Simplice Mathieu Sarandji, lors d’une conférence de presse, lançant le processus de l’Assemblée Générale constitutive, prévue du 08 au 10 novembre 2018, à l’Hôtel Oubangui à 14 heures. Le Mouvements Cœurs Unis a pour cheval de bataille « La cohésion sociale, la paix et le développement ». Unissons nos cœurs pour bâtir la RCA.

Les têtes pensantes du Mouvement Cœurs Unis sont en majorité des éducateurs, d’où la nécessité absolue d’éduquer les cœurs des citoyens centrafricains. Le logo comporte : la carte de la RCA au centre de laquelle trois cœurs interconnectés et au-dessus, le soleil de l’espoir. Il est juste question de transformer les mouvements de soutien d’antan, en un mouvement politique bien agencé. Cœurs Unis va voir le jour grâce à la réflexion bien mûrie des personnalités indépendantes. Il s’agit de « construire les fonds baptismaux. Cœurs Unis se réclame centriste et démocrate en termes d’idéologie. Le processus constitutif sera effectif les 8, 9 et 10 novembre 2018, à l’OMNISPORT de Bangui.

Voici les propos introductifs du Coordonnateur Simplice Mathieu Sarandji.

Julien BELA

Je voudrais d'abord vous remercier très sincèrement d'avoir répondu présents à ce Rendez-vous et vous féliciter par la même occasion pour le rôle combien important que vous ne cessez de jouer auprès de la population.

En effet, la République Centrafricaine notre pays a connu depuis plusieurs décennies des crises militaro-politiques ayant compromis les efforts de son développement. La cohésion sociale, le vivre ensemble et l'unité nationale qui sont le socle de notre Nation ont totalement été désarticulé. Ce tableau sombre avait justifié en son temps la déclaration de candidature aux élections présidentielles du Professeur Faustin Archange TOUADERA en tant que candidat indépendant, le 04 août 2015. Pour ce faire il s'est appuyé sur la maxime selon laquelle : « le cœur de l'éducation c'est l'éducation des cœurs » c'est ainsi il a invité les centrafricains à unir leurs cœurs pour bâtir leur pays, la R.C.A ; c'est ce qui a justifié son Logo lors de ces échéances.

Après sa brillante élection au second tour des élections présidentielles, tous les centrafricains qui se sont retrouvés au-sein des comités d