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Toutes les infos du Vendredi 20 Juillet 2018

Cm n 2759 du ve 20 juillet 2018

LA MIGRATION : COMMENT L’ARRETER QUAND LA FRANCE ET LE TCHAD ALIMENTENT EN ARMES LES GROUPES ARMES ?

« Les Centrafricains souffrent atrocement, selon l’ancien Ambassadeur de France, Christian Bader. Ce ne sont pas des paroles en l’air, c’est la triste réalité. Depuis quelques jours, un bateau transportant des migrants vogue au gré des vagues de la mer entre Malte, l’Italie et la Tunisie, personne ou aucun pays ne veut les recevoir. Les médecins humanitaires vont tout de même les consulter pour s’enquérir de leur état de santé. L’Europe se barricade, érige des murs, monte des fils barbelés pour empêcher les migrants d’accoster. Qui dira mieux que Barack Obama, lors de la journée Mandéla en Afrique du Sud. Selon Barack Obama, il faut questionner l’équipe de France qui a remporté la Coupe du Monde 2018. C’est « l’Arc-en-ciel », comme la nation ARC-EN-CIEL de Nelson Mandela. Ce n’est pas la France qui nous démentira.

La Méditerranée est devenue un cimetière liquide qui engloutit les migrants au vu et au su du monde entier. Certains périssent dans le désert. D’autres encore, sont abattus par les passeurs, soit vendus comme des esclaves en Libye. C’est le triste et sinistre constat qu’offrent les migrants aux chefs d’Etats africains, indifférents au sort de leurs populations.

Si la France aussi ferme ses frontières, érige des murs, monte des fils barbelés pour éloigner les sales nègres qui envahissent et salissent l’Europe et la France, il faut au moins qu’elle arrête d’entretenir la guerre en Afrique francophone. Où doivent aller les jeunes centrafricains en proie au chômage endémique, à la misère et à la pauvreté ? Doivent-ils s’embarquer pour l’Europe et la France et mourir en route comme des chiens galeux ?

Le Tchad, un Etat autoritaire, dictatorial, totalitaire, peut-il se mettre au service de la France pour déstabiliser un Etat démocratique ? Pourquoi la présence d’autres pays, d’autres puissances en Centrafrique doit irriter la France ? La RCA doit coopérer avec tous les Etats de la planète. L’Iran est présenté par les Etats-Unis comme un Etat terroriste, alors que les entreprises françaises sont implantées en Iran. Pourquoi la RCA ne doit-elle pas coopérer avec la Russie ?

La France a pris la Coupe du Monde en Russie. Il y avait les supporters des Bleus du début, à la fin de la Coupe du Monde. Les Russes sont-ils des monstres, des cannibales, des terroristes, des démons de l’enfer ? Que la France nous le dise, car les Centrafricains veulent la paix et rien que la paix. Ils aiment leur pays. Ils veulent réussir dans leur pays et en Afrique. La migration leur vient rarement à l’esprit. Mais la France et le Tchad doivent arrêter d’alimenter les massacres, les carnages, les tueries, les destructions en RCA.

La guerre pousse les populations civiles et en particulier les jeunes sans perspectives à se lancer dans l’aventure de la migration aux conséquences néfastes. L’Afrique perd des bras valides pour sa reconstruction. Quant à la RCA, c’est une succession sans fin, un enchevêtrement de guerres, des coups d’Etat à n’en point finir à cause de la France. Les richesses du sous-sol de la RCA deviennent une malédiction pour la population qui dort sur l’or, le diamant, le pétrole, le fer, l’uranium cadenassé par la France. Les Centrafricains sont condamnés à une mort lente.

Pourquoi l’Europe poursuit Google en justice et demande qu’elle paie des amendes très fortes ? Les Etats d’Europe préservent leurs intérêts et leurs entreprises du secteur. Pourquoi doit-il en être autrement pour la RCA, depuis 60 ans d’indépendance ? 60 ans de guerre, de coups d’Etat, de pillages systématiques par la France, de terrorisme d’Etat contre les dirigeants centrafricains, de complots de tout genre. Cependant, la misère, la pauvreté, le chômage, se creusent davantage. Le pays et sa jeunesse sont sans perspectives, la faim les tenaille.

La RCA fait 623.000 Km2, le tiers de la superficie du Tchad, le quart de la superficie de la République Démocratique du Congo, pourquoi sa partition est soutenue par la France ? En 1965, le feu président Dacko avait fait appel à la Chine et à l’Etat d’Israël pour l’aider à développer son pays, la RCA. La RCA était au premier rang de toutes les productions agricoles en Afrique centrale en particulier, et en Afrique en général, avec la Jeunesse Pionnière Nationale (JPN). Les Français avaient poussé le colonel Bokassa à prendre le pouvoir par coup d’Etat. Selon la France, « Dacko a vendu le pays aux communistes chinois, c’est dangereux pour l’avenir du pays ». Depuis cette date, la RCA est en chute libre jusqu’à atteindre le fond du gouffre aujourd’hui.

Les Centrafricains doivent galérer sur leurs immenses richesses. Le cas de figure de 1965, revient en surface avec la Russie. Et pourtant, la France coopère avec la Chine, la Russie, l’Iran et tous les pays du Golfe. La RCA est le seul pays au monde qui est dans une prison française à ciel ouvert. Elle ne peut décider de son destin, ni de sa coopération, rien. On est où là ? Sommes-nous souverains et indépendants ? Ou bien des esclaves de la France ?

La Russie a juste sauvé un pays dans une extrême détresse, dans un océan de sang, dans un interminable deuil. Contrairement au feu Président Patassé qui a chassé les Français de la RCA, le président Touadéra estime qu’ « il y a de la place pour tout le monde. L’Ambassade de France est là avec un consulat et un contingent au sein de la Minusca. Les Russes, a dit le président Touadéra, « ne sont pas des clandestins en RCA ». Les Etats-Unis, représentés au Conseil de Sécurité, ont approuvé la contribution russe pour la RCA. Est-ce un crime de chercher les voix et moyens de sortir du gouffre ? Qui a demandé à l’Opération Sangaris de déguerpir de la RCA ? La RCA a besoin des Etats-Unis, de l’Union Européenne, de la Chine, de la Russie, comme de la France, Canada, de l’Australie, des pays du Golfe, des Etats africains (coopération Sud-sud), pour son développement. Elle profite des expériences, de l’expertise, des technologies de chaque pays pour améliorer les conditions de vie de sa population meurtrie par 60 ans de vie commune avec la France dans l’esclavage.

Le chômage et la misère ont atteint un seuil critique. La RCA a urgemment besoin d’oxygène pour ne pas exploser une énième fois. Les Centrafricains sont des êtres humains comme les Français et aspirent légitimement à une vie décente, à la prospérité, à la dignité humaine, à l’autodétermination. Les Centrafricains sont des esclaves, puisqu’ils n’ont aucun droit de disposer de leur destin. Un sursaut humanitaire pour humaniser les Centrafricains, c’est ce que Centrafric Matin  sollicite aux Etats-Unis, à l’Union Européenne, à la Chine, à la Russie, au Canada, toute la planète. Le président Poutine ne doit pas s’arrêter au constat « des 90 % de migrants en provenance d’Afrique francophone », mais aller plus loin pour sortir toute une population de la servitude, de l’esclavage et de la traite des êtres humains par la France.

 

Julien BELA

  

 

 

 

ENCORE ET TOUJOURS DES DETONATIONS

D’ARMES LOURDES ET LEGERES AU KM 5 : UN MORT, 03 BLESSES

Que veulent et que cherchent les criminels du Km 5 ? Pour le moment, les Banguissoises et Banguissois ne savent exactement où vont nous mener ces malfrats, ces bandits de grand chemin. L’on ne peut dormir la nuit sans les tintamarres d’armes lourdes et légères provenant de cette dernière enclave musulmane de la capitale Bangui. De jour comme de nuit, c’est encore et toujours le même son de cloche.

Dans la nuit du mercredi 18 au jeudi 19 juillet 2018, les Banguissoises et Banguissois se sont réveillés en pleine nuit par des détonations terribles d’armes lourdes et légères. Avec la peur au ventre, ils cherchaient à savoir d’où provenaient ces bruits d’armes. Ils se sont rendu compte que c’est le Km 5 qui est en ébullition. Beaucoup n’ont pu fermer les yeux pendant plusieurs heures. Ces détonations d’armes lourdes et légères ont débuté à partir de zéro heure et ont duré presque deux heures, sans interruption. Elles ont plongé la population banguissoise dans la psychose généralisée. Curieusement, au lever du jour, la vie a repris son cours normal. Les Centrafricains vaquent librement à leurs occupations quotidiennes, sans inquiétude. Les conducteurs de taxis empruntent l’Avenue Boganda qui se rend au Km 5 mais s’arrêtent au niveau du QG de la Minusca. Tout se passe comme si rien ne s’est passé la nuit.

D’après certaines sources, il y aurait un (1) mort et trois (3) blessés parmi les autodéfenses. Le bilan exact n’est pas encore disponible. Jusqu’à la mi-journée, les causes de ces détonations d’armes n’ont pas été connues. Est-ce un affrontement entre les hommes de Minery Matar, alias Force et certains groupes d’autodéfenses du Km 5 ? N’est-il pas un braquage qui a tourné au drame ? Autant de questions que les Banguissois se posent aujourd’hui. Ces questions peuvent être vraies. Depuis l’opération conjointe Gouvernement-Minusca, dénommée « Soukoula », lancée au Km 5 au début du mois de mai dernier, les criminels de cette enclave musulmane ne démordent pas, surtout Force et ses éléments. Chaque jour, des témoignages qui nous parviennent sont accablants. Ces drogués, ayant pris position dans tout le secteur, s’attaquent non seulement aux commerçants musulmans mais également à tous ceux qui s’y rendent pour faire des achats et écouler leurs produits. Ce qui fait que le marché du Km 5 qui grouillait du monde est presque désert. Le plus souvent, ce sont les femmes vendeuses des légumes qui s’y rendent parce qu’elles sont connues de tous ces malfaiteurs. Quoiqu’il arrive, elles ne sont jamais prises pour cible, pour la simple raison que ce sont elles qui leur fournissent de quoi à manger. Certains usagers y vont pour quelques minutes et repartent, de peur d’être pris en tenailles par les hommes de Force qui règnent en maîtres absolus des lieux.

En sus de cela, d’après certaines sources émanant du Km 5, les braquages sont devenus monnaie courante. Tous ceux qui ont des véhicules dans leurs concessions sont dans le collimateur de ces malfrats. Il ne se passe pas un jour sans que l’on ne signale un cas de braquage. Au Km 5, aucun individu ne peut dire qu’il a de l’argent sur lui. Même si ces drogués savent que tel ou tel individu possède de l’argent par devers lui, dans les minutes qui suivent, il est attaqué et dépouillé de tous ses biens. S’il appartient à un autre groupe d’Autodéfenses, des représailles s’en suivent. Ses compagnons d’armes attaquent le groupe en question et le conflit se généralise. Parfois entre les combattants d’un même groupe, des combats éclatent à cause du partage des butins de braquages. Certains meurent, d’autres sont blessés. Malgré tout, ils persévèrent dans cette violence inouïe.

Le lendemain matin, après les détonations, quand on pose la question suivante aux habitants de ce quartier : pourquoi y a-t-il eu détonations d’armes cette nuit ? Ils vous répondent, « il n’y a rien ». C’est comme si ces détonations d’armes ne leur disent absolument rien. Est-ce vraiment possible ? Personne ne veut communiquer sur ce qui se passe. Sont-ils pris en otage ? Difficile de le dire. A notre humble connaissance, tous ceux ou celles qui oseraient dire quelque chose de mauvais sur ces malfrats sont considérés comme des traîtres et traités d’une manière inhumaine. C’est ce qui fait qu’ils ne peuvent se prononcer sur les exactions barbares, inhumaines, indignes, bestiales de ces drogués, sans âme ni conscience. En outre, l’autorité de l’Etat étant quasi inexistante au Km 5, il est difficile de savoir avec certitude ce qui s’y déroule.

Nous demandons tout de même aux habitants du Km 5 de prendre leur mal en patience. Un jour, ils seront libérés entre les griffes de ces seigneurs de guerre, à la seule condition de ne plus s’opposer à tout ce que veulent entreprendre le Gouvernement et la Minusca dans ledit secteur. Pourquoi tant de détonations d’armes lourdes et légères au Km 5, alors que les Banguissoises et Banguissois aspirent à la paix, rien que la paix ? Est-ce leur façon de ramener la paix ? Les réponses à ces questions reviennent de droit à tous les groupes d’Autodéfenses du Km 5 qui empêchent les Centrafricains de se  reposer la nuit après leur dur labeur.

Que cessent ces bruits de bottes et ces tintamarres d’armes de tout calibre car ceux qui y perdent leurs vies sont des êtres humains et non des animaux !

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

LE CONSEIL DE SECURITE SE PREOCCUPE PLUS DE LA PROTECTION

DES CASQUES BLEUS QUE DES CENTRAFRICAINS MASSACRES PAR LES

GROUPES ARMES

Nous avons pris notre temps pour faire minutieusement et avec plus d’attention, la lecture de la déclaration faite par le président du Conseil de Sécurité (CS) des Nations Unies sur la RCA. Cette déclaration a été faite la semaine passée.

Seulement, en l’analysant minutieusement, nous nous sommes rendu compte que le CS, à  travers son président, se préoccupe plus de la protection des Casques Bleus de la Minusca que celle des Centrafricains massacrés par les groupes rebelles, principalement les factions Séléka. Pour preuve, nous mettons ici en exergue quelques paragraphes de la déclaration du président du CS qui étayent notre thèse.

« Le Conseil rend hommage à la bravoure des soldats de la paix des Nations Unies qui ont sacrifié leur vie au service de la paix et se félicite à cet égard de l’extraction par la République Démocratique du Congo (RDC) du commandant Anti-Balaka Wékanam Crépin et d’autres individus soupçonnés d’avoir participé à l’attaque qui a coûté la vie à cinq (05) soldats de la paix des Nations Unies et à des attaques contre des civils. Il se félicite des mesures prises pour améliorer la sûreté et la sécurité du personnel des Nations Unies. Il souhaite que se poursuivent les efforts déployés pour continuer d’optimiser les résultats de la Minusca et attend avec intérêts les rapports sur la performance des pays fournisseurs de contingents ou du personnel de police. Il se réjouit également des mesures actuellement prises par le Secrétaire Général pour obtenir sans tarder les forces supplémentaires autorisées afin d’accroître la flexibilité et la mobilité de la Minusca, conformément aux dispositions du paragraphe 32 de la résolution 2387 (2017).

Le Conseil prend acte des différentes mesures prises par la Minusca et les pays fournisseurs de contingents et du personnel de police pour combattre l’exploitation et les agressions sexuelles qui ont permis de réduire le nombre de cas signalés ; se déclare toutefois toujours gravement préoccupé par les nombreuses allégations de ce type à l’encontre des soldats de la paix en RCA ainsi qu’à des forces non onusiennes ; réaffirme la nécessité pour les pays qui fournissent des contingents ou du personnel de police ainsi que la Minusca, selon le cas ; d’ouvrir sans tarder des enquêtes sur ces allégations de façon crédible et transparente et de faire en sorte que les auteurs de telles infractions pénales ou de fautes répondent de leurs actes ; et souligne qu’il faut prévenir l’exploitation et les agressions sexuelles et renforcer les mesures prises pour donner suite aux allégations, conformément à la résolution 2272 (2016) ».

Ces deux (02) paragraphes tirés de la déclaration du président du CS prouve à suffisance qu’il opte pour la protection des Casques Bleus de la Minusca au mépris de la protection des Centrafricains qui sont massacrés par les groupes armés, notamment les factions Séléka, dans l’arrière-pays. Car comment comprendre qu’il n’y a que les chefs des Anti-Balaka ou Autodéfenses qui sont les plus traqués, arrêtés par les Casques Bleus et remis à nos autorités judiciaires ? Et pourquoi pas les chefs de guerre et mercenaires des factions Séléka ?

Dans ce cas de piètre figure, peut-on parler d’impartialité des soldats onusiens de maintien de la paix envers tous les groupes armés qui écument la RCA ? Protéger des personnes, sauver des vies n’est pas une mission aussi facile pour tous bon soldat au monde, car c’est aux périls et aux risques de sa vie. C’est ce qu’on qualifie dans le jargon militaire « actes de bravoure ». Mais qu’en est-il de cas des Casques Bleus de la Minusca chez nous en RCA ?

 

 Le Petit YEKOA

 

 

Le relEvement de la RCA passe inEvitablement par l’Education

de nos enfants

La préoccupation majeure de tous les parents d’élèves est de voir leurs enfants réussir leurs scolarités et trouver une place confortable dans la société.

 Tous les parents d’élèves auraient aimé pouvoir être auprès de leurs enfants tout au long de leurs cursus scolaires, afin de leur venir en aide à chaque fois que cela est nécessaire. Malheureusement, les contraintes sécuritaires et socio-économiques actuelles ne facilitent pas toujours l’implication permanente des parents dans la scolarité des enfants. Ce qui a pour conséquence immédiate de créer bon nombre d’enfants de la rue.   

Cependant, Lorsque certains parents trouvent du temps pour encadrer leurs enfants à la maison, la plupart d’entre eux, sans le savoir et sans le vouloir, commettent de graves erreurs qui peuvent aller jusqu’à contraindre l’enfant à décrocher petit à petit. Quels sont ces erreurs ? Comment les parents peuvent-ils les éviter ? Si elles ont déjà été commises, comment les parents peuvent-ils se rattraper et sauver leurs enfants ? 

La réponse à ces interrogations se trouve dans l’équilibre que tous les parents doivent créer entre les piliers essentiels à toute réussite scolaire. Ces piliers étant :

- Les croyances et la motivation personnelle de l’enfant ;

- Les méthodes de travail personnalisées qui tiennent compte des spécificités d’apprentissage de l’enfant ;

- La condition physique et l’hygiène de vie de l’enfant ;

- L’équilibre de l’environnement familial.

Comment créer et maintenir cet équilibre essentiel avec la contrainte principale du « temps disponible » ? 

La bonne nouvelle, est que cela est tout à fait possible avec une disponibilité minimale. Les parents doivent juste disposer d’informations et d’outils spécifiques qu’ils devront maitriser à la perfection.

Il ne convient plus de nos jours de rester constamment sur le dos de l’enfant pour qu’il s’engage fortement et sincèrement dans ses études. Il n’est d’ailleurs plus recommander de frapper les enfants pour qu’ils cultivent le goût des études et surtout du travail bien fait.  

En ce 21ème siècle, l’usage de nouvelles méthodes d’éducation et de formation s’imposent, si nous voulons donner à nos enfants toutes les chances de s’intégrer de façon durable dans cette société capricieuse en perpétuelle évolution.

Chers parents, nous avons le pouvoir de créer la réussite durable de nos enfants !   

 

Sinclair ARIES

 

 

 

ABDELMOUNAÏM DILAMI, ANCIEN PRESIDENT INTERNATIONAL DE L’UPF ET MERIEM OUDGHIRI, PRESIDENTE DE L’UPF-MAROC ELUS AU CNP

 

Abdelmounaïm Dilami, ancien président international de l’UPF (2010-2014) et Meriem Oudghiri, actuelle présidente de la section marocaine de l’UPF comptent parmi les quatorze membres élus au Conseil national de la presse marocaine. Abdelmounaïm Dilami, ancien président de la Fédération marocaine des éditeurs des journaux (FMEJ) a été élu à titre personnel et Meriem Oudghiri a été élue au sein de la liste professionnelle commune au syndicat national de la presse marocaine (SNPM) et la Fédération nationale du journalisme, de l’information et de la communication (FNJIC).

L’UPF présente ses félicitations aux élus en leur souhaitant bonne chance dans leur nouvelle mission.

« A la suite de l’élection d’Abdelmounaïm Dilami et de Meriem Oudghiri au Conseil National de la Presse, nous publions ci-dessous une interview de la Présidente de la section marocaine de l’UPF parue peu avant l’élection dans le quotidien économique « L’Economiste ».

Conseil national de la Presse au Maroc : « Une fenêtre historique pour notre profession »

Le 22 juin auront lieu les élections des membres du futur Conseil national de la Presse. Une instance qui aura un rôle primordial dans la mise à niveau du secteur. Meriem Oudghiri, Secrétaire Générale de la Rédaction de L’Economiste est candidate sur la liste du Syndicat national de la Presse marocaine (auquel s’est allié le syndicat de journalistes affilié à l’Union marocaine du travail), menée par notre confrère de 2M Hamid Saadani. Elle en explique les enjeux.
L’Economiste : La campagne pour l’élection des membres du Conseil national de la Presse s’achève ce soir avec le vote demain vendredi 22 juin. Quels sont vos arguments pour convaincre les journalistes en faveur de votre liste ?

Meriem Oudghiri : Parler le même langage que nos confrères, en toute transparence. Leur dire que le Conseil est notre instance à tous et que nous sommes le dépositaire de leur confiance. Voter pour notre liste c’est voter pour des compétences et des parcours divers, des profils ayant une expertise reconnue et bâti leur carrière dans le monde des médias au Maroc et à l’international. Voter pour notre liste serait de travailler ensemble pour la mise à niveau de notre secteur et l’amélioration de l’environnement dans lequel nous évoluons tous. Cela signifie le respect des pratiques déontologiques, la rigueur, l’éthique, l’indépendance. Tous ces fondamentaux vers lesquels tend notre profession. Ce sont toutes ces préoccupations et ces défis sur lesquels nous devons travailler ensemble pour restaurer le cœur du métier de journaliste et des médias en général. Ce premier Conseil est une fenêtre historique pour notre profession.

Comment se déroule la campagne électorale ? Sur les réseaux sociaux et sur des sites d’informations, la bataille fait rage…

Pour notre liste, le mot d’ordre a été de mener une campagne propre, la plus digne et la plus saine possible pour un Conseil sur lequel tous les espoirs sont portés et qui est appelé à faire preuve de crédibilité pour être à la hauteur de sa mission. Dès le démarrage de la campagne, une extraordinaire mobilisation et un engouement sans précédent ont été enregistrés au sein de notre profession.

Quels sont les dossiers urgents qui doivent être défendus, selon vous, par le Conseil national de la Presse ?

Le Conseil est un organe d’autorégulation des médias et les missions qui lui sont confiées ont pour objectif ultime de contribuer à une information de qualité et au droit des citoyens d’être informés correctement.

Le Conseil doit être une référence pour ceux qui veulent respecter et faire respecter une déontologie qui doit aussi évoluer, parce que les médias eux-mêmes changent. Les nouveaux outils technologiques, notamment, modifient profondément la manière de produire de l’information. Nous vivons une époque où l’information est instantanée, où la profession du journaliste est attaquée et en cours de route des dérives se sont installées. Il faut réapprendre la notion de l’importance de l’information indépendante et de la qualité du travail de journaliste. Aujourd’hui, avec les nouvelles technologies c’est une marche forcée dans laquelle les codes ont changé, imposent de nouveaux défis et transforment en profondeur la recherche, la production et la diffusion de l’information. Le Conseil va s’atteler à codifier les règles déontologiques, ce qui signifie rassembler ce qui existe, et combler les lacunes, loin des clivages idéologiques qui poussent parfois les uns et les autres à camper sur des positions qui freinent l’action.

Quelle est votre vision pour la mise à niveau du secteur ?

La presse marocaine a encore d’importantes perspectives de développement mais elle est arrivée à un stade où elle a besoin de commencer à penser à sa propre réorganisation, sa modernisation pour pouvoir effectivement continuer son développement. Elle fait face aux mêmes défis rencontrés par les médias dans le monde. Nous vivons de plus en plus selon un mode fondé sur la rapidité de l’information et au centre duquel se trouvent des lecteurs de plus en plus dépendants de l’information. Cette nouvelle donne ne doit en aucun cas constituer une excuse à l’altération de la qualité des médias et de la profession de journaliste.

La régulation ce n’est pas simplement élaborer des règles, c’est disposer également d’une vision structurelle sur ce que nous voulons faire en tant qu’acteur institutionnel de l’espace public.

Quel équilibre observer au sein du Conseil entre les journalistes et les éditeurs ?

Un éditeur ne peut exister sans journalistes et vice versa. Les réunir au sein d’une même structure ne fera qu’avancer le secteur. Les discussions et les débats entre les deux corps n’en seront que plus riches, à condition de ne pas considérer le Conseil comme une structure de revendications. Ce serait là une grosse erreur.

Propos recueillis par Mohamed CHAOUI

 

Une voix francophone

 

« La presse francophone a toute sa place dans le paysage médiatique marocain et donc au sein du Conseil national de la Presse », estime Meriem Oudghiri. Elle rappelle que parmi les membres de cette instance figurent des représentants du Conseil national des Langues et de la Culture marocaine qui devra être bientôt mis en place.
« Un signe de la volonté du Maroc de s’ouvrir sur les langues et les autres cultures. Cette pluralité et cette diversité des identités est une chance dans un pays où nous avons la possibilité de parler plusieurs langues », poursuit la présidente de l’Union de la presse francophone, section Maroc.

Selon elle, la francophonie n’est pas simplement une langue, « c’est un ensemble de valeurs de respect, de tolérance, d’humanisme, d’ouverture....Ces valeurs, l’UPF les traduit en actions mobilisatrices, à savoir aider au développement d’une presse francophone indispensable au développement économique, social, culturel ».

La section marocaine de l’Union de la presse francophone va dans ce sens et sa relance il y a un an et demi était arrivée à un moment important de la vie du secteur, notamment avec l’adoption du code de la presse et de la loi sur le droit d’accès à l’information.

 

Presse francophone

 

 

ALINDAO ET KEMBE : LES EXACTIONS DE TOUT GENRE QUE FONT SUBIR LES HOMMES DE L’UPC AUX HABITANTS SONT DEVENUES MONNAIE COURANTE

Alindao et Kémbé, ces deux (02) sous-préfectures faisant partie de la préfecture de la Basse-Kotto, située au Sud-est de la RCA, sont en proie à des exactions de tout genre et autres formes de violence quasi-quotidiennes. Et pour cause ?

Selon le témoignage fait par un habitant de la ville d’Alindao qui a requis l’anonymat, «  les habitants de ces deux (02) sous-préfectures citées ci-haut sont victimes quotidiennement des exactions de tout genre et autres formes de violence de la part des hommes de l’UPC. Il ne se passe pas un (01) jour sans  qu’on puisse constater des agressions physiques sur les personnes, des agressions sexuelles sur des filles et des femmes, des actes de rackets de laborieux agriculteurs et commerçants, sans oublier les cas de tuerie des civils. Tous ces actes barbares et ignobles sont à mettre au passif des criminels patentés de l’UPC du tristement célèbre mercenaire nigérien Ali Darras. Ne pouvant plus supporter de tels actes cruels et inhumains et ne sachant pas à quel saint se vouer pour se protéger, les populations de ces deux (02) villes lancent un vibrant appel au gouvernement, pour leur envoyer urgemment des éléments des FACA afin de les protéger et de sécuriser leurs localités. Et pourquoi pas aussi mettre hors d’état de nuire ces combattants de l’UPC ».

C’est depuis plus de trois (03) ans que les hors-la-loi et les va-t-en guerre de l’UPC ont envahi toute la préfecture de la Basse-Kotto. Ces damnés de la terre n’ont cessé de semer la terreur et la désolation au sein des habitants de cette préfecture. Ils règnent en maîtres absolus des lieux en dictant leur loi à qui veut les entendre, sans être inquiétés un seul instant. Et ceci, en présence effective des Casques Bleus de la Minusca.

C’est pourquoi, à l’exemple des populations de Paoua dans l’Ouham-Péndé, de Sibut dans la Kémo et de Bangassou dans le Mbomou où les éléments des FACA déployés font un remarquable travail, les habitants de la Basse-Kotto, tout de même, réclament le déploiement de leurs FACA.

C’est dire en général que le peuple centrafricain n’a plus de confiance aujourd’hui qu’à sa propre armée nationale et non à une armée régulière étrangère d’où qu’elle vienne.

 

Le Petit YEKOA

 

 

« Mandela Day » : une journEe dEdiEe A l’Education et a la santE des enfants Centrafricains

En marge du 100ème anniversaire de la naissance de Nelson Mandela, l’Ambassade de l’Afrique du Sud en RCA a mis l’accent sur l’éducation et la santé des enfants centrafricains. Pendant ce temps, à l’autre bout du continent,  dans son pays natal, l’Etat Sud-africain lui a rendu hommage en lançant une pièce d'or et plusieurs billets de banque à l'effigie de ce dernier pour célébrer sa naissance, hier mercredi 18 juillet.

En effet, célébrer dans le monde entier, le « Mandela Day » est une journée unique pour tous les Sud-africains et le continent noir, pour dire que grâce au courage et la lutte, on peut braver des montagnes. C’est pourquoi, les Sud-africains présents en RCA ont voulu célébrer cette journée à leur manière en apportant un peu de bémol aux enfants centrafricains qui manquent cruellement de cadre éducatif et sanitaire.

Une journée pleine de symbole, célébrée pour l’occasion au Centre de la Mère et de l’Enfant, est organisée par l’Ambassade de l’Afrique du Sud, en partenariat avec le Ministère de la Promotion, de la Famille et de la Protection de l’Enfant.

Pour rendre hommage au héros de la lutte contre la ségrégation raciale en Afrique du Sud, la disponibilité de la première série des billets de banque commémoratifs de la naissance du premier président noir de l'Afrique du Sud est en nombre limité dans toutes les banques du pays. Ces billets sont constitués de coupures d'une valeur de 10, 20, 50, 100 et 200 rands, la monnaie sud-africaine, selon la banque centrale du pays.

La pièce d'or a été conçue par Sindiso Nyoni qui est né au Zimbabwe, pays voisin de l'Afrique du Sud. La monnaie à l'effigie de Nelson Mandela a été mise en circulation depuis vendredi 13 juillet 2018 dans toutes les banques du pays.

Toutefois, ces pièces viennent décrire les moments clés de la vie de Mandela, notamment son éducation dans les campagnes du Cap-Oriental, en tant que fils d'un chef coutumier, son emprisonnement qui a duré 27 ans et la fin de l'apartheid.

L'émission de la monnaie comprenant l'image de Nelson Mandela entre dans le cadre d'événements organisés cette année dans le monde entier, pour rendre hommage au héros de la lutte contre la ségrégation raciale en Afrique du Sud.

La conférence de l'ancien président américain Barack Obama, hier, atteste de la grandeur de l’homme qui a su unifier toute la nation sud-africaine, et tout le continent noir.

Rappelons que l’ancien président Nelson Mandela est décédé en 2013 à l'âge de 95 ans.

Sinclair ARIES

 

 

 

LES ECOLES DE LA POLICE ET DE LA GENDARMERIE SONT OPERATIONNELLES

 

Deux écoles de police et la gendarmerie sont réhabilitées par le PNUD et la Minusca sur financement du département américain pour la consolidation de la sécurité dans le pays. La cérémonie s’est déroulée ce matin en la présence de Faustin Archange Touadéra.

1.862.960, c’est le coût de la réhabilitation de ces deux joyaux servant de centre distinct d’instruction de la police et de la gendarmerie. Ceux deux centres ont fait l’objet de pillage et de vandalisme sur les bâtiments lors des événements de 2013 que le pays à connus. C’est dans ce contexte que le gouvernement américain par le canal de la Minusca et du programme des Nations Unies pour le développement PNUD a financé sa réhabilitation.

En fondant sa priorité sur la sécurité Faustin Archange Touadéra considère la réhabilitation de ces infrastructures come un pas de plus vers la restauration de la sécurité « malgré que la capacité de cette école n’est si grande, cela nous aide déjà à former et à déployer nos agents à l’intérieur du pays », a lancé le chef de l’Etat centrafricain.

L’école de la police de Pk10 et  de la gendarmerie de Kolongo forment plusieurs cadres du pays dont certains sont encore en fonction et d’autre admis à faire valoir leur droit à la retraite.

Henry Wanzet Linguissara, ministre de l’intérieur et de la sécurité publique salue l’appui des partenaires dont les américains. «Grâce au financement américain en partenariat avec nos partenaires internationaux nous avons aujourd’hui ces écoles sur pieds.  L’objectif suivant le chef de l’état c’est d’avoir 5000 mille policiers et 5000 gendarmes pour avoir le ratio d’un policier ou gendarme pour 500 Centrafricains. Nous continuons toujours avec l’appuie de nos partenaires d’avoir d’ici l’année prochaine mille et 2022 mille autres », a-t-il projeté.

La réhabilitation de ces bâtiments intervient deux semaines après la table ronde du gouvernement qui veut mobiliser 540 milliards pour restaurer l’autorité de l’Etat au centre duquel on trouve la police et la gendarmerie.

 

RJDH

 

 

LE GOUVERNEMENT ET LA MINUSCA SOULIGNENT L’IMPORTANCE DE

L’INITIATIVE AFRICAINE POUR RESOUDRE LA CRISE EN RCA

Bangui, le 18 juillet 2018 – Les porte-parole du Gouvernement centrafricain et de la MINUSCA ont réaffirmé mercredi à Bangui, l’importance de l’initiative de l’Union Africaine (UA) pour la paix et la réconciliation en République Centrafricaine. Les deux institutions s’exprimaient à Bangui, à l’occasion de leur conférence de presse bimestrielle conjointe. 

Le ministre de la Communication et des médias et porte-parole du Gouvernement, Maxime-Ange Kazagui, a rappelé les objectifs de l'initiative de l'UA, destinée “à faciliter le désarmement pour aller au DDR et vers la sécurité dans le pays”. “Le format de cette initiative stipule que c'est un dialogue entre le Gouvernement et les groupes armés”, précisant que pour d’autres secteurs comme la société civile et les partis politiques, il s’agit de consultations.  

Pour sa part, le porte-parole de la MINUSCA, Vladimir Monteiro, a indiqué que l’initiative est soutenue par les Nations Unies et a rappelé la déclaration présidentielle du Conseil de sécurité du 13 juillet 2018, qui “réaffirme son soutien à l’initiative africaine pour la paix et la réconciliation en République centrafricaine et à sa feuille de route, qui constituent le principal cadre pour une solution politique (…) comme les autorités centrafricaines en ont convenu et sous leur direction”. 

Le porte-parole de la MINUSCA est revenu sur d’autres points de la déclaration, notamment le soutien au “Président Faustin-Archange Touadéra dans ses efforts pour la paix et la stabilité en RCA et exhorte les autorités centrafricaines à prendre, sans délai, toutes les mesures nécessaires pour faire progresser le dialogue avec les groupes armés”. Quant aux groupes armés, le Conseil les exhorte à “cesser toutes formes de violence (…) et de participer dans un esprit constructif au processus de paix”. Selon le porte-parole, “cette déclaration est une prévue supplémentaire de l’attachement et de l’attention du Conseil de sécurité des Nations Unies et de la communauté internationale à la situation sécuritaire, politique et humanitaire en RCA”.   

Les autres points abordés par les porte-parole du Gouvernement centrafricain et de la MINUSCA ont porté sur la situation sécuritaire à Bambari et Bria, l'ouverture de la session criminelle à Bangui ainsi que le récent reportage diffusé sur une chaîne internationale, axé sur la ville de Ndélé (nord) et l’un des leaders du Front Populaire pour la Renaissance de Centrafrique (FPRC). Selon le porte-parole du Gouvernement, “ce reportage est un foisonnement de preuves à charge pour ces groupes armés quant à leur réelle volonté de réellement entrer dans le processus qu'ils ont signé mais qu’ils continuent de bafouer. Nous avons eu pendant 30 minutes, les preuves concrètes avec ces groupes armés entrain d'exploiter nos richesses et de s'équiper”. Quant au porte-parole de la MINUSCA, il a qualifié d’inacceptables certaines déclarations de ce leader et a mis en garde le FPRC, soulignant que la Mission “ne tolèrera aucune tentative de déstabilisation des institutions légitimes centrafricaines ».

 

Minusca

 

 

COMPRENDRE LE DDRR EN 10 QUESTIONS (SUITE ET FIN)

Qu’est ce que le Désarmement, la Démobilisation, la Réinsertion et le Rapatriement ? C’est autour de ces quatre questions que nous allons éclairer la lanterne de la population centrafricaine sur la phase de Désarmement des groupes armés  proprement dite qui se débutera le 30 août prochain.

 

Le Désarmement

C’est la remise volontaire ou le dépôt par des ex-combattants des armes de guerre en état de fonctionnement ou non, des explosifs et munitions, des mines et l’intégralité des effets militaires en leur possession. Le combattant recevra un certificat de désarmement individuel avant d’accéder à la démobilisation. Le processus de remise des armes sera effectué par des équipes mobiles de démobilisation et se déroulera de la manière suivante : accueil, vérification de l’identité conformément à la liste présentée par le combattant des groupes armés, vérification de l’armement et matériel connexes  (munitions, effets militaires…), récupération de l’armement et matériel connexes, orientation pour la démobilisation.

 

La Démobilisation

Elle fait suite au désarmement et signifie le retrait de l’ex-combattant de la liste du groupe armé et la rupture de la chaîne de commandement. L’ex-combattant devient donc un civil à partir de ce moment. La démobilisation est couronnée  par la remise d’un  récépissé (ou carte) au démobilisé. C’est une étape de courte durée qui comprend les phases techniques suivantes : accueil, sensibilisation, vérification des critères d’éligibilité, identification et enregistrement dans une base, retrait des effets militaires et remise des tenues civiles, remise d’une carte de démobilisé, profilage qui permettra de déterminer le profil socio-économique de l’ex-combattant, afin de mieux l’accompagner dans sa transition, visite médicale et orientation.

 

La Réinsertion

Elle intervient juste après la démobilisation. Il s’agit de fournir un appui ponctuel et immédiat aux démobilisés, en vue de les aider à se prendre en charge, en attendant la mise en œuvre des programmes de réintégration à long terme et leur reconversion dans la vie civile. Chaque ex-combattant recevra : un kit civil de démobilisation, comprenant des tenues civiles et des ustensiles de cuisines, un soutien médical et psychosocial, un conseil et une orientation.

 

La Réintégration

C’est le processus par lequel les ex-combattants accèdent à des conditions de vie économique, viables et socialement durable. L’approche communautaire sera privilégiée. Ainsi,  les ex-combattants et les membres de la communauté seront rassemblés autour d’activités communes d’intérêt économique. La réintégration communautaire vise à rassembler autour d’un projet les ex-combattants et les communautés. Les activités prévues sont les suivantes : projets d’intérêt communautaire (construction et réhabilitation des infrastructures de base), activités socioculturelles et de réconciliation et les activités génératrices de revenus. Cette phase devrait durer au maximum deux ans.

L’intégration dans les corps en uniforme de l’Etat sera volontaire, individuelle, progressive et conformément à la nouvelle programmation.  Les conditions de recrutement seront conformes aux critères nationaux en vigueur dans les différents corps de l’armée.

 

Le Rapatriement

Il consiste à ramener dans leurs pays d’origine, les ex-combattants de nationalité étrangère non passibles de crimes de guerre ou de violation des Droits de l’Homme. Le gouvernement se chargera de cette opération en collaboration avec les gouvernements des pays d’origine de ces ex-combattants. Il implique une étroite collaboration sous-régionale.

Des enquêtes sur les antécédents de chaque bénéficiaire seront effectuées pour s’assurer que les personnes soupçonnées de crimes de guerre ou crimes contre l’humanité ne bénéficient pas du DDRR.

 

Bénistant MBALLA

 

 

MONDIAL 2018 : KANTE, MATUIDI, MBAPPE, POGBA, UMTITI…

LES 5 FANTASTIQUES

L’équipe de France, qui affronte la Croatie dimanche à Moscou en finale de la Coupe du monde, compte parmi ses cadres plusieurs joueurs d’origine africaine dont l’influence grandit de match en match.

Il y a d’abord le cas de Ngolo Kanté, aussi épatant que discret, et qui ne devrait pas finir très loin du titre honorifique de meilleur joueur de la Coupe du monde, surtout si les Bleus devaient s’imposer dimanche 15 juillet à Moscou. « Il me fait penser à Claude Makélélé. Il est très complet, apporte autant défensivement qu’offensivement. Il a une vraie intelligence tactique. Il relance vite et proprement et le nombre de ballons qu’il arrive à intercepter est impressionnant », s’enthousiasme Rabah Saâdane, l’ancien sélectionneur de l’Algérie aujourd’hui directeur technique national (DTN).

« Il est aussi très régulier. Je suis épaté par sa capacité de reproduire les efforts. Et malgré cette débauche d’énergie, il conserve une vraie lucidité et perd très peu de ballons. » Avec 62 km au compteur, Ngolo Kanté est ainsi l’homme qui a le plus couru sur le terrain lors de cette coupe du Monde… Mais il n’est évidemment pas le seul dont les performances ont contribué de manière cruciale à hisser la France en finale, et peut-être à l’aider à conquérir sa deuxième étoile, vingt ans après celle de 1998. Samuel Umtiti, Paul Pogba, Blaise Matuidi et Kylian Mbappé, puisqu’il s’agit d’eux, font partie de ceux sur lesquels Didier Deschamps s’appuie pour installer les Tricolores au sommet de la hiérarchie mondiale.

Varane et Umtiti forment une défense centrale très complémentaire, une des plus performantes au monde, selon Claude Le Roy

Si la France en est là, elle le doit évidemment à Samuel Umtiti (24 ans), buteur décisif face à la Belgique en demi-finale (1-0, le 9 juillet). « Avec Raphaël Varane, il forme une défense centrale très complémentaire, une des plus performantes au monde », estime Claude Le Roy, le sélectionneur français du Togo. Le défenseur du FC Barcelone a en effet profité de son transfert en Espagne pour devenir ce qu’il est aujourd’hui.

 

Une dimension supplémentaire

« Il y a d’ailleurs quelque chose que je trouve assez agaçant, poursuit le Roy. J’entends souvent dire que si Umtiti a ce niveau actuel, c’est surtout parce qu’il évolue avec Gérard Piqué au Barça. Je ne suis pas d’accord. Il a progressé parce qu’il est certes bien entouré, mais surtout grâce à ses qualités. S’il doit encore s’améliorer sur un point en particulier, c’est sur l’utilisation de son pied droit. »

Rabah Saâdane, l’ancien coach de l’Algérie aujourd’hui directeur technique national (DTN), a vu l’ex-lyonnais mûrir depuis l’Euro 2016, sa première grande compétition. « Il dégage une certaine sérénité, son placement s’améliore, son jeu aérien est précieux, et pas seulement parce qu’il a marqué de la tête face à la Belgique. »

Paul Pogba cherche moins à briller individuellement

Umtiti évolue dans un rôle classique de défenseur latéral. Paul Pogba (25 ans), lui, semble avoir pris une dimension supplémentaire lors de cette Coupe du monde. « Il cherche moins à briller individuellement, une attitude qui portait préjudice à son équipe », résume Saâdane, persuadé que le recadrage par José Mourinho à Manchester United a produit son petit effet. « En le mettant plusieurs fois sur le banc, Mourinho lui a donné une gifle salutaire. Il est plus rigoureux, et plus tourné vers le sacrifice. »

Au moment d’évoquer l’ex-turinois, Claude Le Roy évoque lui aussi la métamorphose d’un joueur « qui a su accepter de mettre le maillot de l’humilité. Il a compris qu’il n’avait pas les qualités de vitesse et de gestuelle pour devenir le numéro 10 qu’il rêvait d’être. Alors, il se sacrifie et est désormais le vrai libéro du milieu, aidé en cela par sa qualité technique et la présence de Kanté, avec qui il est complémentaire. »

 

Orienter le jeu et de se projeter rapidement

Si Umtiti et Pogba étaient considérés comme des titulaires avant le début du Mondial, le cas de Blaise Matuidi (31 ans) était sensiblement différent. « Dans mon esprit, je voyais plus Thomas Lemar que Matuidi. Mais Lemar n’a pas su saisir sa chance, malgré son talent. Et Matuidi, qui a peut-être moins de talent, en a profité. C’est un bon footballeur, très intelligent tactiquement, capable d’orienter le jeu et de se projeter rapidement vers l’avant », explique le sélectionneur du Togo. Pour Rabah Saâdane, faire du milieu de terrain de la Juventus Turin un simple besogneux consisterait à l’enfermer dans un costume beaucoup trop étroit pour lui. « Il ne faut surtout pas le voir comme un simple porteur d’eau. Offensivement, il apporte beaucoup à l’équipe de France, grâce à son jeu à une ou deux touches de balle. »

Et puis, il y a Kylian Mbappé, inconnu il y a encore deux ans et qui continue d’émerveiller tous les observateurs, bluffés par la précocité du jeune attaquant de 19 ans. « Il fait des choses ahurissante. Normalement, un attaquant arrive à maturité plus tard. Il fait preuve d’une intelligence dans le jeu assez extraordinaire », apprécie Claude Le Roy. Considéré comme un joueur « hors-norme » par Saâdane, le buteur du Paris-SG est aussi pour le technicien algérien le parfait complément d’Olivier Giroud, véritable point de fixation de l’attaque française.

Mbappé voit les choses plus vite que les autres

« Ils travaillent bien ensemble, car ils ont des profils très différents. Mbappé va très vite, et il est altruiste, il n’est pas obsédé par le but. » Le Roy, qui se demande « où ce gamin va s’arrêter », insiste également sur son intelligence dans le jeu. « Il voit les choses plus vite que les autres. La passe qu’il fait à Giroud en demi-finale, avec un geste fou, en est la preuve… »

 

Jeune Afrique

 

 

 

toutes les k

Cm n 2759 du ve 20 juillet 2018

LA MIGRATION : COMMENT L’ARRETER QUAND LA FRANCE ET LE TCHAD ALIMENTENT EN ARMES LES GROUPES ARMES ?

« Les Centrafricains souffrent atrocement, selon l’ancien Ambassadeur de France, Christian Bader. Ce ne sont pas des paroles en l’air, c’est la triste réalité. Depuis quelques jours, un bateau transportant des migrants vogue au gré des vagues de la mer entre Malte, l’Italie et la Tunisie, personne ou aucun pays ne veut les recevoir. Les médecins humanitaires vont tout de même les consulter pour s’enquérir de leur état de santé. L’Europe se barricade, érige des murs, monte des fils barbelés pour empêcher les migrants d’accoster. Qui dira mieux que Barack Obama, lors de la journée Mandéla en Afrique du Sud. Selon Barack Obama, il faut questionner l’équipe de France qui a remporté la Coupe du Monde 2018. C’est « l’Arc-en-ciel », comme la nation ARC-EN-CIEL de Nelson Mandela. Ce n’est pas la France qui nous démentira.

La Méditerranée est devenue un cimetière liquide qui engloutit les migrants au vu et au su du monde entier. Certains périssent dans le désert. D’autres encore, sont abattus par les passeurs, soit vendus comme des esclaves en Libye. C’est le triste et sinistre constat qu’offrent les migrants aux chefs d’Etats africains, indifférents au sort de leurs populations.

Si la France aussi ferme ses frontières, érige des murs, monte des fils barbelés pour éloigner les sales nègres qui envahissent et salissent l’Europe et la France, il faut au moins qu’elle arrête d’entretenir la guerre en Afrique francophone. Où doivent aller les jeunes centrafricains en proie au chômage endémique, à la misère et à la pauvreté ? Doivent-ils s’embarquer pour l’Europe et la France et mourir en route comme des chiens galeux ?

Le Tchad, un Etat autoritaire, dictatorial, totalitaire, peut-il se mettre au service de la France pour déstabiliser un Etat démocratique ? Pourquoi la présence d’autres pays, d’autres puissances en Centrafrique doit irriter la France ? La RCA doit coopérer avec tous les Etats de la planète. L’Iran est présenté par les Etats-Unis comme un Etat terroriste, alors que les entreprises françaises sont implantées en Iran. Pourquoi la RCA ne doit-elle pas coopérer avec la Russie ?

La France a pris la Coupe du Monde en Russie. Il y avait les supporters des Bleus du début, à la fin de la Coupe du Monde. Les Russes sont-ils des monstres, des cannibales, des terroristes, des démons de l’enfer ? Que la France nous le dise, car les Centrafricains veulent la paix et rien que la paix. Ils aiment leur pays. Ils veulent réussir dans leur pays et en Afrique. La migration leur vient rarement à l’esprit. Mais la France et le Tchad doivent arrêter d’alimenter les massacres, les carnages, les tueries, les destructions en RCA.

La guerre pousse les populations civiles et en particulier les jeunes sans perspectives à se lancer dans l’aventure de la migration aux conséquences néfastes. L’Afrique perd des bras valides pour sa reconstruction. Quant à la RCA, c’est une succession sans fin, un enchevêtrement de guerres, des coups d’Etat à n’en point finir à cause de la France. Les richesses du sous-sol de la RCA deviennent une malédiction pour la population qui dort sur l’or, le diamant, le pétrole, le fer, l’uranium cadenassé par la France. Les Centrafricains sont condamnés à une mort lente.

Pourquoi l’Europe poursuit Google en justice et demande qu’elle paie des amendes très fortes ? Les Etats d’Europe préservent leurs intérêts et leurs entreprises du secteur. Pourquoi doit-il en être autrement pour la RCA, depuis 60 ans d’indépendance ? 60 ans de guerre, de coups d’Etat, de pillages systématiques par la France, de terrorisme d’Etat contre les dirigeants centrafricains, de complots de tout genre. Cependant, la misère, la pauvreté, le chômage, se creusent davantage. Le pays et sa jeunesse sont sans perspectives, la faim les tenaille.

La RCA fait 623.000 Km2, le tiers de la superficie du Tchad, le quart de la superficie de la République Démocratique du Congo, pourquoi sa partition est soutenue par la France ? En 1965, le feu président Dacko avait fait appel à la Chine et à l’Etat d’Israël pour l’aider à développer son pays, la RCA. La RCA était au premier rang de toutes les productions agricoles en Afrique centrale en particulier, et en Afrique en général, avec la Jeunesse Pionnière Nationale (JPN). Les Français avaient poussé le colonel Bokassa à prendre le pouvoir par coup d’Etat. Selon la France, « Dacko a vendu le pays aux communistes chinois, c’est dangereux pour l’avenir du pays ». Depuis cette date, la RCA est en chute libre jusqu’à atteindre le fond du gouffre aujourd’hui.

Les Centrafricains doivent galérer sur leurs immenses richesses. Le cas de figure de 1965, revient en surface avec la Russie. Et pourtant, la France coopère avec la Chine, la Russie, l’Iran et tous les pays du Golfe. La RCA est le seul pays au monde qui est dans une prison française à ciel ouvert. Elle ne peut décider de son destin, ni de sa coopération, rien. On est où là ? Sommes-nous souverains et indépendants ? Ou bien des esclaves de la France ?

La Russie a juste sauvé un pays dans une extrême détresse, dans un océan de sang, dans un interminable deuil. Contrairement au feu Président Patassé qui a chassé les Français de la RCA, le président Touadéra estime qu’ « il y a de la place pour tout le monde. L’Ambassade de France est là avec un consulat et un contingent au sein de la Minusca. Les Russes, a dit le président Touadéra, « ne sont pas des clandestins en RCA ». Les Etats-Unis, représentés au Conseil de Sécurité, ont approuvé la contribution russe pour la RCA. Est-ce un crime de chercher les voix et moyens de sortir du gouffre ? Qui a demandé à l’Opération Sangaris de déguerpir de la RCA ? La RCA a besoin des Etats-Unis, de l’Union Européenne, de la Chine, de la Russie, comme de la France, Canada, de l’Australie, des pays du Golfe, des Etats africains (coopération Sud-sud), pour son développement. Elle profite des expériences, de l’expertise, des technologies de chaque pays pour améliorer les conditions de vie de sa population meurtrie par 60 ans de vie commune avec la France dans l’esclavage.

Le chômage et la misère ont atteint un seuil critique. La RCA a urgemment besoin d’oxygène pour ne pas exploser une énième fois. Les Centrafricains sont des êtres humains comme les Français et aspirent légitimement à une vie décente, à la prospérité, à la dignité humaine, à l’autodétermination. Les Centrafricains sont des esclaves, puisqu’ils n’ont aucun droit de disposer de leur destin. Un sursaut humanitaire pour humaniser les Centrafricains, c’est ce que Centrafric Matin  sollicite aux Etats-Unis, à l’Union Européenne, à la Chine, à la Russie, au Canada, toute la planète. Le président Poutine ne doit pas s’arrêter au constat « des 90 % de migrants en provenance d’Afrique francophone », mais aller plus loin pour sortir toute une population de la servitude, de l’esclavage et de la traite des êtres humains par la France.

 

Julien BELA

  

 

 

 

ENCORE ET TOUJOURS DES DETONATIONS

D’ARMES LOURDES ET LEGERES AU KM 5 : UN MORT, 03 BLESSES

Que veulent et que cherchent les criminels du Km 5 ? Pour le moment, les Banguissoises et Banguissois ne savent exactement où vont nous mener ces malfrats, ces bandits de grand chemin. L’on ne peut dormir la nuit sans les tintamarres d’armes lourdes et légères provenant de cette dernière enclave musulmane de la capitale Bangui. De jour comme de nuit, c’est encore et toujours le même son de cloche.

Dans la nuit du mercredi 18 au jeudi 19 juillet 2018, les Banguissoises et Banguissois se sont réveillés en pleine nuit par des détonations terribles d’armes lourdes et légères. Avec la peur au ventre, ils cherchaient à savoir d’où provenaient ces bruits d’armes. Ils se sont rendu compte que c’est le Km 5 qui est en ébullition. Beaucoup n’ont pu fermer les yeux pendant plusieurs heures. Ces détonations d’armes lourdes et légères ont débuté à partir de zéro heure et ont duré presque deux heures, sans interruption. Elles ont plongé la population banguissoise dans la psychose généralisée. Curieusement, au lever du jour, la vie a repris son cours normal. Les Centrafricains vaquent librement à leurs occupations quotidiennes, sans inquiétude. Les conducteurs de taxis empruntent l’Avenue Boganda qui se rend au Km 5 mais s’arrêtent au niveau du QG de la Minusca. Tout se passe comme si rien ne s’est passé la nuit.

D’après certaines sources, il y aurait un (1) mort et trois (3) blessés parmi les autodéfenses. Le bilan exact n’est pas encore disponible. Jusqu’à la mi-journée, les causes de ces détonations d’armes n’ont pas été connues. Est-ce un affrontement entre les hommes de Minery Matar, alias Force et certains groupes d’autodéfenses du Km 5 ? N’est-il pas un braquage qui a tourné au drame ? Autant de questions que les Banguissois se posent aujourd’hui. Ces questions peuvent être vraies. Depuis l’opération conjointe Gouvernement-Minusca, dénommée « Soukoula », lancée au Km 5 au début du mois de mai dernier, les criminels de cette enclave musulmane ne démordent pas, surtout Force et ses éléments. Chaque jour, des témoignages qui nous parviennent sont accablants. Ces drogués, ayant pris position dans tout le secteur, s’attaquent non seulement aux commerçants musulmans mais également à tous ceux qui s’y rendent pour faire des achats et écouler leurs produits. Ce qui fait que le marché du Km 5 qui grouillait du monde est presque désert. Le plus souvent, ce sont les femmes vendeuses des légumes qui s’y rendent parce qu’elles sont connues de tous ces malfaiteurs. Quoiqu’il arrive, elles ne sont jamais prises pour cible, pour la simple raison que ce sont elles qui leur fournissent de quoi à manger. Certains usagers y vont pour quelques minutes et repartent, de peur d’être pris en tenailles par les hommes de Force qui règnent en maîtres absolus des lieux.

En sus de cela, d’après certaines sources émanant du Km 5, les braquages sont devenus monnaie courante. Tous ceux qui ont des véhicules dans leurs concessions sont dans le collimateur de ces malfrats. Il ne se passe pas un jour sans que l’on ne signale un cas de braquage. Au Km 5, aucun individu ne peut dire qu’il a de l’argent sur lui. Même si ces drogués savent que tel ou tel individu possède de l’argent par devers lui, dans les minutes qui suivent, il est attaqué et dépouillé de tous ses biens. S’il appartient à un autre groupe d’Autodéfenses, des représailles s’en suivent. Ses compagnons d’armes attaquent le groupe en question et le conflit se généralise. Parfois entre les combattants d’un même groupe, des combats éclatent à cause du partage des butins de braquages. Certains meurent, d’autres sont blessés. Malgré tout, ils persévèrent dans cette violence inouïe.

Le lendemain matin, après les détonations, quand on pose la question suivante aux habitants de ce quartier : pourquoi y a-t-il eu détonations d’armes cette nuit ? Ils vous répondent, « il n’y a rien ». C’est comme si ces détonations d’armes ne leur disent absolument rien. Est-ce vraiment possible ? Personne ne veut communiquer sur ce qui se passe. Sont-ils pris en otage ? Difficile de le dire. A notre humble connaissance, tous ceux ou celles qui oseraient dire quelque chose de mauvais sur ces malfrats sont considérés comme des traîtres et traités d’une manière inhumaine. C’est ce qui fait qu’ils ne peuvent se prononcer sur les exactions barbares, inhumaines, indignes, bestiales de ces drogués, sans âme ni conscience. En outre, l’autorité de l’Etat étant quasi inexistante au Km 5, il est difficile de savoir avec certitude ce qui s’y déroule.

Nous demandons tout de même aux habitants du Km 5 de prendre leur mal en patience. Un jour, ils seront libérés entre les griffes de ces seigneurs de guerre, à la seule condition de ne plus s’opposer à tout ce que veulent entreprendre le Gouvernement et la Minusca dans ledit secteur. Pourquoi tant de détonations d’armes lourdes et légères au Km 5, alors que les Banguissoises et Banguissois aspirent à la paix, rien que la paix ? Est-ce leur façon de ramener la paix ? Les réponses à ces questions reviennent de droit à tous les groupes d’Autodéfenses du Km 5 qui empêchent les Centrafricains de se  reposer la nuit après leur dur labeur.

Que cessent ces bruits de bottes et ces tintamarres d’armes de tout calibre car ceux qui y perdent leurs vies sont des êtres humains et non des animaux !

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

LE CONSEIL DE SECURITE SE PREOCCUPE PLUS DE LA PROTECTION

DES CASQUES BLEUS QUE DES CENTRAFRICAINS MASSACRES PAR LES

GROUPES ARMES

Nous avons pris notre temps pour faire minutieusement et avec plus d’attention, la lecture de la déclaration faite par le président du Conseil de Sécurité (CS) des Nations Unies sur la RCA. Cette déclaration a été faite la semaine passée.

Seulement, en l’analysant minutieusement, nous nous sommes rendu compte que le CS, à  travers son président, se préoccupe plus de la protection des Casques Bleus de la Minusca que celle des Centrafricains massacrés par les groupes rebelles, principalement les factions Séléka. Pour preuve, nous mettons ici en exergue quelques paragraphes de la déclaration du président du CS qui étayent notre thèse.

« Le Conseil rend hommage à la bravoure des soldats de la paix des Nations Unies qui ont sacrifié leur vie au service de la paix et se félicite à cet égard de l’extraction par la République Démocratique du Congo (RDC) du commandant Anti-Balaka Wékanam Crépin et d’autres individus soupçonnés d’avoir participé à l’attaque qui a coûté la vie à cinq (05) soldats de la paix des Nations Unies et à des attaques contre des civils. Il se félicite des mesures prises pour améliorer la sûreté et la sécurité du personnel des Nations Unies. Il souhaite que se poursuivent les efforts déployés pour continuer d’optimiser les résultats de la Minusca et attend avec intérêts les rapports sur la performance des pays fournisseurs de contingents ou du personnel de police. Il se réjouit également des mesures actuellement prises par le Secrétaire Général pour obtenir sans tarder les forces supplémentaires autorisées afin d’accroître la flexibilité et la mobilité de la Minusca, conformément aux dispositions du paragraphe 32 de la résolution 2387 (2017).

Le Conseil prend acte des différentes mesures prises par la Minusca et les pays fournisseurs de contingents et du personnel de police pour combattre l’exploitation et les agressions sexuelles qui ont permis de réduire le nombre de cas signalés ; se déclare toutefois toujours gravement préoccupé par les nombreuses allégations de ce type à l’encontre des soldats de la paix en RCA ainsi qu’à des forces non onusiennes ; réaffirme la nécessité pour les pays qui fournissent des contingents ou du personnel de police ainsi que la Minusca, selon le cas ; d’ouvrir sans tarder des enquêtes sur ces allégations de façon crédible et transparente et de faire en sorte que les auteurs de telles infractions pénales ou de fautes répondent de leurs actes ; et souligne qu’il faut prévenir l’exploitation et les agressions sexuelles et renforcer les mesures prises pour donner suite aux allégations, conformément à la résolution 2272 (2016) ».

Ces deux (02) paragraphes tirés de la déclaration du président du CS prouve à suffisance qu’il opte pour la protection des Casques Bleus de la Minusca au mépris de la protection des Centrafricains qui sont massacrés par les groupes armés, notamment les factions Séléka, dans l’arrière-pays. Car comment comprendre qu’il n’y a que les chefs des Anti-Balaka ou Autodéfenses qui sont les plus traqués, arrêtés par les Casques Bleus et remis à nos autorités judiciaires ? Et pourquoi pas les chefs de guerre et mercenaires des factions Séléka ?

Dans ce cas de piètre figure, peut-on parler d’impartialité des soldats onusiens de maintien de la paix envers tous les groupes armés qui écument la RCA ? Protéger des personnes, sauver des vies n’est pas une mission aussi facile pour tous bon soldat au monde, car c’est aux périls et aux risques de sa vie. C’est ce qu’on qualifie dans le jargon militaire « actes de bravoure ». Mais qu’en est-il de cas des Casques Bleus de la Minusca chez nous en RCA ?

 

 Le Petit YEKOA

 

 

Le relEvement de la RCA passe inEvitablement par l’Education

de nos enfants

La préoccupation majeure de tous les parents d’élèves est de voir leurs enfants réussir leurs scolarités et trouver une place confortable dans la société.

 Tous les parents d’élèves auraient aimé pouvoir être auprès de leurs enfants tout au long de leurs cursus scolaires, afin de leur venir en aide à chaque fois que cela est nécessaire. Malheureusement, les contraintes sécuritaires et socio-économiques actuelles ne facilitent pas toujours l’implication permanente des parents dans la scolarité des enfants. Ce qui a pour conséquence immédiate de créer bon nombre d’enfants de la rue.   

Cependant, Lorsque certains parents trouvent du temps pour encadrer leurs enfants à la maison, la plupart d’entre eux, sans le savoir et sans le vouloir, commettent de graves erreurs qui peuvent aller jusqu’à contraindre l’enfant à décrocher petit à petit. Quels sont ces erreurs ? Comment les parents peuvent-ils les éviter ? Si elles ont déjà été commises, comment les parents peuvent-ils se rattraper et sauver leurs enfants ? 

La réponse à ces interrogations se trouve dans l’équilibre que tous les parents doivent créer entre les piliers essentiels à toute réussite scolaire. Ces piliers étant :

- Les croyances et la motivation personnelle de l’enfant ;

- Les méthodes de travail personnalisées qui tiennent compte des spécificités d’apprentissage de l’enfant ;

- La condition physique et l’hygiène de vie de l’enfant ;

- L’équilibre de l’environnement familial.

Comment créer et maintenir cet équilibre essentiel avec la contrainte principale du « temps disponible » ? 

La bonne nouvelle, est que cela est tout à fait possible avec une disponibilité minimale. Les parents doivent juste disposer d’informations et d’outils spécifiques qu’ils devront maitriser à la perfection.

Il ne convient plus de nos jours de rester constamment sur le dos de l’enfant pour qu’il s’engage fortement et sincèrement dans ses études. Il n’est d’ailleurs plus recommander de frapper les enfants pour qu’ils cultivent le goût des études et surtout du travail bien fait.  

En ce 21ème siècle, l’usage de nouvelles méthodes d’éducation et de formation s’imposent, si nous voulons donner à nos enfants toutes les chances de s’intégrer de façon durable dans cette société capricieuse en perpétuelle évolution.

Chers parents, nous avons le pouvoir de créer la réussite durable de nos enfants !   

 

Sinclair ARIES

 

 

 

ABDELMOUNAÏM DILAMI, ANCIEN PRESIDENT INTERNATIONAL DE L’UPF ET MERIEM OUDGHIRI, PRESIDENTE DE L’UPF-MAROC ELUS AU CNP

 

Abdelmounaïm Dilami, ancien président international de l’UPF (2010-2014) et Meriem Oudghiri, actuelle présidente de la section marocaine de l’UPF comptent parmi les quatorze membres élus au Conseil national de la presse marocaine. Abdelmounaïm Dilami, ancien président de la Fédération marocaine des éditeurs des journaux (FMEJ) a été élu à titre personnel et Meriem Oudghiri a été élue au sein de la liste professionnelle commune au syndicat national de la presse marocaine (SNPM) et la Fédération nationale du journalisme, de l’information et de la communication (FNJIC).

L’UPF présente ses félicitations aux élus en leur souhaitant bonne chance dans leur nouvelle mission.

« A la suite de l’élection d’Abdelmounaïm Dilami et de Meriem Oudghiri au Conseil National de la Presse, nous publions ci-dessous une interview de la Présidente de la section marocaine de l’UPF parue peu avant l’élection dans le quotidien économique « L’Economiste ».

Conseil national de la Presse au Maroc : « Une fenêtre historique pour notre profession »

Le 22 juin auront lieu les élections des membres du futur Conseil national de la Presse. Une instance qui aura un rôle primordial dans la mise à niveau du secteur. Meriem Oudghiri, Secrétaire Générale de la Rédaction de L’Economiste est candidate sur la liste du Syndicat national de la Presse marocaine (auquel s’est allié le syndicat de journalistes affilié à l’Union marocaine du travail), menée par notre confrère de 2M Hamid Saadani. Elle en explique les enjeux.
L’Economiste : La campagne pour l’élection des membres du Conseil national de la Presse s’achève ce soir avec le vote demain vendredi 22 juin. Quels sont vos arguments pour convaincre les journalistes en faveur de votre liste ?

Meriem Oudghiri : Parler le même langage que nos confrères, en toute transparence. Leur dire que le Conseil est notre instance à tous et que nous sommes le dépositaire de leur confiance. Voter pour notre liste c’est voter pour des compétences et des parcours divers, des profils ayant une expertise reconnue et bâti leur carrière dans le monde des médias au Maroc et à l’international. Voter pour notre liste serait de travailler ensemble pour la mise à niveau de notre secteur et l’amélioration de l’environnement dans lequel nous évoluons tous. Cela signifie le respect des pratiques déontologiques, la rigueur, l’éthique, l’indépendance. Tous ces fondamentaux vers lesquels tend notre profession. Ce sont toutes ces préoccupations et ces défis sur lesquels nous devons travailler ensemble pour restaurer le cœur du métier de journaliste et des médias en général. Ce premier Conseil est une fenêtre historique pour notre profession.

Comment se déroule la campagne électorale ? Sur les réseaux sociaux et sur des sites d’informations, la bataille fait rage…

Pour notre liste, le mot d’ordre a été de mener une campagne propre, la plus digne et la plus saine possible pour un Conseil sur lequel tous les espoirs sont portés et qui est appelé à faire preuve de crédibilité pour être à la hauteur de sa mission. Dès le démarrage de la campagne, une extraordinaire mobilisation et un engouement sans précédent ont été enregistrés au sein de notre profession.

Quels sont les dossiers urgents qui doivent être défendus, selon vous, par le Conseil national de la Presse ?

Le Conseil est un organe d’autorégulation des médias et les missions qui lui sont confiées ont pour objectif ultime de contribuer à une information de qualité et au droit des citoyens d’être informés correctement.

Le Conseil doit être une référence pour ceux qui veulent respecter et faire respecter une déontologie qui doit aussi évoluer, parce que les médias eux-mêmes changent. Les nouveaux outils technologiques, notamment, modifient profondément la manière de produire de l’information. Nous vivons une époque où l’information est instantanée, où la profession du journaliste est attaquée et en cours de route des dérives se sont installées. Il faut réapprendre la notion de l’importance de l’information indépendante et de la qualité du travail de journaliste. Aujourd’hui, avec les nouvelles technologies c’est une marche forcée dans laquelle les codes ont changé, imposent de nouveaux défis et transforment en profondeur la recherche, la production et la diffusion de l’information. Le Conseil va s’atteler à codifier les règles déontologiques, ce qui signifie rassembler ce qui existe, et combler les lacunes, loin des clivages idéologiques qui poussent parfois les uns et les autres à camper sur des positions qui freinent l’action.

Quelle est votre vision pour la mise à niveau du secteur ?

La presse marocaine a encore d’importantes perspectives de développement mais elle est arrivée à un stade où elle a besoin de commencer à penser à sa propre réorganisation, sa modernisation pour pouvoir effectivement continuer son développement. Elle fait face aux mêmes défis rencontrés par les médias dans le monde. Nous vivons de plus en plus selon un mode fondé sur la rapidité de l’information et au centre duquel se trouvent des lecteurs de plus en plus dépendants de l’information. Cette nouvelle donne ne doit en aucun cas constituer une excuse à l’altération de la qualité des médias et de la profession de journaliste.

La régulation ce n’est pas simplement élaborer des règles, c’est disposer également d’une vision structurelle sur ce que nous voulons faire en tant qu’acteur institutionnel de l’espace public.

Quel équilibre observer au sein du Conseil entre les journalistes et les éditeurs ?

Un éditeur ne peut exister sans journalistes et vice versa. Les réunir au sein d’une même structure ne fera qu’avancer le secteur. Les discussions et les débats entre les deux corps n’en seront que plus riches, à condition de ne pas considérer le Conseil comme une structure de revendications. Ce serait là une grosse erreur.

Propos recueillis par Mohamed CHAOUI

 

Une voix francophone

 

« La presse francophone a toute sa place dans le paysage médiatique marocain et donc au sein du Conseil national de la Presse », estime Meriem Oudghiri. Elle rappelle que parmi les membres de cette instance figurent des représentants du Conseil national des Langues et de la Culture marocaine qui devra être bientôt mis en place.
« Un signe de la volonté du Maroc de s’ouvrir sur les langues et les autres cultures. Cette pluralité et cette diversité des identités est une chance dans un pays où nous avons la possibilité de parler plusieurs langues », poursuit la présidente de l’Union de la presse francophone, section Maroc.

Selon elle, la francophonie n’est pas simplement une langue, « c’est un ensemble de valeurs de respect, de tolérance, d’humanisme, d’ouverture....Ces valeurs, l’UPF les traduit en actions mobilisatrices, à savoir aider au développement d’une presse francophone indispensable au développement économique, social, culturel ».

La section marocaine de l’Union de la presse francophone va dans ce sens et sa relance il y a un an et demi était arrivée à un moment important de la vie du secteur, notamment avec l’adoption du code de la presse et de la loi sur le droit d’accès à l’information.

 

Presse francophone

 

 

ALINDAO ET KEMBE : LES EXACTIONS DE TOUT GENRE QUE FONT SUBIR LES HOMMES DE L’UPC AUX HABITANTS SONT DEVENUES MONNAIE COURANTE

Alindao et Kémbé, ces deux (02) sous-préfectures faisant partie de la préfecture de la Basse-Kotto, située au Sud-est de la RCA, sont en proie à des exactions de tout genre et autres formes de violence quasi-quotidiennes. Et pour cause ?

Selon le témoignage fait par un habitant de la ville d’Alindao qui a requis l’anonymat, «  les habitants de ces deux (02) sous-préfectures citées ci-haut sont victimes quotidiennement des exactions de tout genre et autres formes de violence de la part des hommes de l’UPC. Il ne se passe pas un (01) jour sans  qu’on puisse constater des agressions physiques sur les personnes, des agressions sexuelles sur des filles et des femmes, des actes de rackets de laborieux agriculteurs et commerçants, sans oublier les cas de tuerie des civils. Tous ces actes barbares et ignobles sont à mettre au passif des criminels patentés de l’UPC du tristement célèbre mercenaire nigérien Ali Darras. Ne pouvant plus supporter de tels actes cruels et inhumains et ne sachant pas à quel saint se vouer pour se protéger, les populations de ces deux (02) villes lancent un vibrant appel au gouvernement, pour leur envoyer urgemment des éléments des FACA afin de les protéger et de sécuriser leurs localités. Et pourquoi pas aussi mettre hors d’état de nuire ces combattants de l’UPC ».

C’est depuis plus de trois (03) ans que les hors-la-loi et les va-t-en guerre de l’UPC ont envahi toute la préfecture de la Basse-Kotto. Ces damnés de la terre n’ont cessé de semer la terreur et la désolation au sein des habitants de cette préfecture. Ils règnent en maîtres absolus des lieux en dictant leur loi à qui veut les entendre, sans être inquiétés un seul instant. Et ceci, en présence effective des Casques Bleus de la Minusca.

C’est pourquoi, à l’exemple des populations de Paoua dans l’Ouham-Péndé, de Sibut dans la Kémo et de Bangassou dans le Mbomou où les éléments des FACA déployés font un remarquable travail, les habitants de la Basse-Kotto, tout de même, réclament le déploiement de leurs FACA.

C’est dire en général que le peuple centrafricain n’a plus de confiance aujourd’hui qu’à sa propre armée nationale et non à une armée régulière étrangère d’où qu’elle vienne.

 

Le Petit YEKOA

 

 

« Mandela Day » : une journEe dEdiEe A l’Education et a la santE des enfants Centrafricains

En marge du 100ème anniversaire de la naissance de Nelson Mandela, l’Ambassade de l’Afrique du Sud en RCA a mis l’accent sur l’éducation et la santé des enfants centrafricains. Pendant ce temps, à l’autre bout du continent,  dans son pays natal, l’Etat Sud-africain lui a rendu hommage en lançant une pièce d'or et plusieurs billets de banque à l'effigie de ce dernier pour célébrer sa naissance, hier mercredi 18 juillet.

En effet, célébrer dans le monde entier, le « Mandela Day » est une journée unique pour tous les Sud-africains et le continent noir, pour dire que grâce au courage et la lutte, on peut braver des montagnes. C’est pourquoi, les Sud-africains présents en RCA ont voulu célébrer cette journée à leur manière en apportant un peu de bémol aux enfants centrafricains qui manquent cruellement de cadre éducatif et sanitaire.

Une journée pleine de symbole, célébrée pour l’occasion au Centre de la Mère et de l’Enfant, est organisée par l’Ambassade de l’Afrique du Sud, en partenariat avec le Ministère de la Promotion, de la Famille et de la Protection de l’Enfant.

Pour rendre hommage au héros de la lutte contre la ségrégation raciale en Afrique du Sud, la disponibilité de la première série des billets de banque commémoratifs de la naissance du premier président noir de l'Afrique du Sud est en nombre limité dans toutes les banques du pays. Ces billets sont constitués de coupures d'une valeur de 10, 20, 50, 100 et 200 rands, la monnaie sud-africaine, selon la banque centrale du pays.

La pièce d'or a été conçue par Sindiso Nyoni qui est né au Zimbabwe, pays voisin de l'Afrique du Sud. La monnaie à l'effigie de Nelson Mandela a été mise en circulation depuis vendredi 13 juillet 2018 dans toutes les banques du pays.

Toutefois, ces pièces viennent décrire les moments clés de la vie de Mandela, notamment son éducation dans les campagnes du Cap-Oriental, en tant que fils d'un chef coutumier, son emprisonnement qui a duré 27 ans et la fin de l'apartheid.

L'émission de la monnaie comprenant l'image de Nelson Mandela entre dans le cadre d'événements organisés cette année dans le monde entier, pour rendre hommage au héros de la lutte contre la ségrégation raciale en Afrique du Sud.

La conférence de l'ancien président américain Barack Obama, hier, atteste de la grandeur de l’homme qui a su unifier toute la nation sud-africaine, et tout le continent noir.

Rappelons que l’ancien président Nelson Mandela est décédé en 2013 à l'âge de 95 ans.

Sinclair ARIES

 

 

 

LES ECOLES DE LA POLICE ET DE LA GENDARMERIE SONT OPERATIONNELLES

 

Deux écoles de police et la gendarmerie sont réhabilitées par le PNUD et la Minusca sur financement du département américain pour la consolidation de la sécurité dans le pays. La cérémonie s’est déroulée ce matin en la présence de Faustin Archange Touadéra.

1.862.960, c’est le coût de la réhabilitation de ces deux joyaux servant de centre distinct d’instruction de la police et de la gendarmerie. Ceux deux centres ont fait l’objet de pillage et de vandalisme sur les bâtiments lors des événements de 2013 que le pays à connus. C’est dans ce contexte que le gouvernement américain par le canal de la Minusca et du programme des Nations Unies pour le développement PNUD a financé sa réhabilitation.

En fondant sa priorité sur la sécurité Faustin Archange Touadéra considère la réhabilitation de ces infrastructures come un pas de plus vers la restauration de la sécurité « malgré que la capacité de cette école n’est si grande, cela nous aide déjà à former et à déployer nos agents à l’intérieur du pays », a lancé le chef de l’Etat centrafricain.

L’école de la police de Pk10 et  de la gendarmerie de Kolongo forment plusieurs cadres du pays dont certains sont encore en fonction et d’autre admis à faire valoir leur droit à la retraite.

Henry Wanzet Linguissara, ministre de l’intérieur et de la sécurité publique salue l’appui des partenaires dont les américains. «Grâce au financement américain en partenariat avec nos partenaires internationaux nous avons aujourd’hui ces écoles sur pieds.  L’objectif suivant le chef de l’état c’est d’avoir 5000 mille policiers et 5000 gendarmes pour avoir le ratio d’un policier ou gendarme pour 500 Centrafricains. Nous continuons toujours avec l’appuie de nos partenaires d’avoir d’ici l’année prochaine mille et 2022 mille autres », a-t-il projeté.

La réhabilitation de ces bâtiments intervient deux semaines après la table ronde du gouvernement qui veut mobiliser 540 milliards pour restaurer l’autorité de l’Etat au centre duquel on trouve la police et la gendarmerie.

 

RJDH

 

 

LE GOUVERNEMENT ET LA MINUSCA SOULIGNENT L’IMPORTANCE DE

L’INITIATIVE AFRICAINE POUR RESOUDRE LA CRISE EN RCA

Bangui, le 18 juillet 2018 – Les porte-parole du Gouvernement centrafricain et de la MINUSCA ont réaffirmé mercredi à Bangui, l’importance de l’initiative de l’Union Africaine (UA) pour la paix et la réconciliation en République Centrafricaine. Les deux institutions s’exprimaient à Bangui, à l’occasion de leur conférence de presse bimestrielle conjointe. 

Le ministre de la Communication et des médias et porte-parole du Gouvernement, Maxime-Ange Kazagui, a rappelé les objectifs de l'initiative de l'UA, destinée “à faciliter le désarmement pour aller au DDR et vers la sécurité dans le pays”. “Le format de cette initiative stipule que c'est un dialogue entre le Gouvernement et les groupes armés”, précisant que pour d’autres secteurs comme la société civile et les partis politiques, il s’agit de consultations.  

Pour sa part, le porte-parole de la MINUSCA, Vladimir Monteiro, a indiqué que l’initiative est soutenue par les Nations Unies et a rappelé la déclaration présidentielle du Conseil de sécurité du 13 juillet 2018, qui “réaffirme son soutien à l’initiative africaine pour la paix et la réconciliation en République centrafricaine et à sa feuille de route, qui constituent le principal cadre pour une solution politique (…) comme les autorités centrafricaines en ont convenu et sous leur direction”. 

Le porte-parole de la MINUSCA est revenu sur d’autres points de la déclaration, notamment le soutien au “Président Faustin-Archange Touadéra dans ses efforts pour la paix et la stabilité en RCA et exhorte les autorités centrafricaines à prendre, sans délai, toutes les mesures nécessaires pour faire progresser le dialogue avec les groupes armés”. Quant aux groupes armés, le Conseil les exhorte à “cesser toutes formes de violence (…) et de participer dans un esprit constructif au processus de paix”. Selon le porte-parole, “cette déclaration est une prévue supplémentaire de l’attachement et de l’attention du Conseil de sécurité des Nations Unies et de la communauté internationale à la situation sécuritaire, politique et humanitaire en RCA”.   

Les autres points abordés par les porte-parole du Gouvernement centrafricain et de la MINUSCA ont porté sur la situation sécuritaire à Bambari et Bria, l'ouverture de la session criminelle à Bangui ainsi que le récent reportage diffusé sur une chaîne internationale, axé sur la ville de Ndélé (nord) et l’un des leaders du Front Populaire pour la Renaissance de Centrafrique (FPRC). Selon le porte-parole du Gouvernement, “ce reportage est un foisonnement de preuves à charge pour ces groupes armés quant à leur réelle volonté de réellement entrer dans le processus qu'ils ont signé mais qu’ils continuent de bafouer. Nous avons eu pendant 30 minutes, les preuves concrètes avec ces groupes armés entrain d'exploiter nos richesses et de s'équiper”. Quant au porte-parole de la MINUSCA, il a qualifié d’inacceptables certaines déclarations de ce leader et a mis en garde le FPRC, soulignant que la Mission “ne tolèrera aucune tentative de déstabilisation des institutions légitimes centrafricaines ».

 

Minusca

 

 

COMPRENDRE LE DDRR EN 10 QUESTIONS (SUITE ET FIN)

Qu’est ce que le Désarmement, la Démobilisation, la Réinsertion et le Rapatriement ? C’est autour de ces quatre questions que nous allons éclairer la lanterne de la population centrafricaine sur la phase de Désarmement des groupes armés  proprement dite qui se débutera le 30 août prochain.

 

Le Désarmement

C’est la remise volontaire ou le dépôt par des ex-combattants des armes de guerre en état de fonctionnement ou non, des explosifs et munitions, des mines et l’intégralité des effets militaires en leur possession. Le combattant recevra un certificat de désarmement individuel avant d’accéder à la démobilisation. Le processus de remise des armes sera effectué par des équipes mobiles de démobilisation et se déroulera de la manière suivante : accueil, vérification de l’identité conformément à la liste présentée par le combattant des groupes armés, vérification de l’armement et matériel connexes  (munitions, effets militaires…), récupération de l’armement et matériel connexes, orientation pour la démobilisation.

 

La Démobilisation

Elle fait suite au désarmement et signifie le retrait de l’ex-combattant de la liste du groupe armé et la rupture de la chaîne de commandement. L’ex-combattant devient donc un civil à partir de ce moment. La démobilisation est couronnée  par la remise d’un  récépissé (ou carte) au démobilisé. C’est une étape de courte durée qui comprend les phases techniques suivantes : accueil, sensibilisation, vérification des critères d’éligibilité, identification et enregistrement dans une base, retrait des effets militaires et remise des tenues civiles, remise d’une carte de démobilisé, profilage qui permettra de déterminer le profil socio-économique de l’ex-combattant, afin de mieux l’accompagner dans sa transition, visite médicale et orientation.

 

La Réinsertion

Elle intervient juste après la démobilisation. Il s’agit de fournir un appui ponctuel et immédiat aux démobilisés, en vue de les aider à se prendre en charge, en attendant la mise en œuvre des programmes de réintégration à long terme et leur reconversion dans la vie civile. Chaque ex-combattant recevra : un kit civil de démobilisation, comprenant des tenues civiles et des ustensiles de cuisines, un soutien médical et psychosocial, un conseil et une orientation.

 

La Réintégration

C’est le processus par lequel les ex-combattants accèdent à des conditions de vie économique, viables et socialement durable. L’approche communautaire sera privilégiée. Ainsi,  les ex-combattants et les membres de la communauté seront rassemblés autour d’activités communes d’intérêt économique. La réintégration communautaire vise à rassembler autour d’un projet les ex-combattants et les communautés. Les activités prévues sont les suivantes : projets d’intérêt communautaire (construction et réhabilitation des infrastructures de base), activités socioculturelles et de réconciliation et les activités génératrices de revenus. Cette phase devrait durer au maximum deux ans.

L’intégration dans les corps en uniforme de l’Etat sera volontaire, individuelle, progressive et conformément à la nouvelle programmation.  Les conditions de recrutement seront conformes aux critères nationaux en vigueur dans les différents corps de l’armée.

 

Le Rapatriement

Il consiste à ramener dans leurs pays d’origine, les ex-combattants de nationalité étrangère non passibles de crimes de guerre ou de violation des Droits de l’Homme. Le gouvernement se chargera de cette opération en collaboration avec les gouvernements des pays d’origine de ces ex-combattants. Il implique une étroite collaboration sous-régionale.

Des enquêtes sur les antécédents de chaque bénéficiaire seront effectuées pour s’assurer que les personnes soupçonnées de crimes de guerre ou crimes contre l’humanité ne bénéficient pas du DDRR.

 

Bénistant MBALLA

 

 

MONDIAL 2018 : KANTE, MATUIDI, MBAPPE, POGBA, UMTITI…

LES 5 FANTASTIQUES

L’équipe de France, qui affronte la Croatie dimanche à Moscou en finale de la Coupe du monde, compte parmi ses cadres plusieurs joueurs d’origine africaine dont l’influence grandit de match en match.

Il y a d’abord le cas de Ngolo Kanté, aussi épatant que discret, et qui ne devrait pas finir très loin du titre honorifique de meilleur joueur de la Coupe du monde, surtout si les Bleus devaient s’imposer dimanche 15 juillet à Moscou. « Il me fait penser à Claude Makélélé. Il est très complet, apporte autant défensivement qu’offensivement. Il a une vraie intelligence tactique. Il relance vite et proprement et le nombre de ballons qu’il arrive à intercepter est impressionnant », s’enthousiasme Rabah Saâdane, l’ancien sélectionneur de l’Algérie aujourd’hui directeur technique national (DTN).

« Il est aussi très régulier. Je suis épaté par sa capacité de reproduire les efforts. Et malgré cette débauche d’énergie, il conserve une vraie lucidité et perd très peu de ballons. » Avec 62 km au compteur, Ngolo Kanté est ainsi l’homme qui a le plus couru sur le terrain lors de cette coupe du Monde… Mais il n’est évidemment pas le seul dont les performances ont contribué de manière cruciale à hisser la France en finale, et peut-être à l’aider à conquérir sa deuxième étoile, vingt ans après celle de 1998. Samuel Umtiti, Paul Pogba, Blaise Matuidi et Kylian Mbappé, puisqu’il s’agit d’eux, font partie de ceux sur lesquels Didier Deschamps s’appuie pour installer les Tricolores au sommet de la hiérarchie mondiale.

Varane et Umtiti forment une défense centrale très complémentaire, une des plus performantes au monde, selon Claude Le Roy

Si la France en est là, elle le doit évidemment à Samuel Umtiti (24 ans), buteur décisif face à la Belgique en demi-finale (1-0, le 9 juillet). « Avec Raphaël Varane, il forme une défense centrale très complémentaire, une des plus performantes au monde », estime Claude Le Roy, le sélectionneur français du Togo. Le défenseur du FC Barcelone a en effet profité de son transfert en Espagne pour devenir ce qu’il est aujourd’hui.

 

Une dimension supplémentaire

« Il y a d’ailleurs quelque chose que je trouve assez agaçant, poursuit le Roy. J’entends souvent dire que si Umtiti a ce niveau actuel, c’est surtout parce qu’il évolue avec Gérard Piqué au Barça. Je ne suis pas d’accord. Il a progressé parce qu’il est certes bien entouré, mais surtout grâce à ses qualités. S’il doit encore s’améliorer sur un point en particulier, c’est sur l’utilisation de son pied droit. »

Rabah Saâdane, l’ancien coach de l’Algérie aujourd’hui directeur technique national (DTN), a vu l’ex-lyonnais mûrir depuis l’Euro 2016, sa première grande compétition. « Il dégage une certaine sérénité, son placement s’améliore, son jeu aérien est précieux, et pas seulement parce qu’il a marqué de la tête face à la Belgique. »

Paul Pogba cherche moins à briller individuellement

Umtiti évolue dans un rôle classique de défenseur latéral. Paul Pogba (25 ans), lui, semble avoir pris une dimension supplémentaire lors de cette Coupe du monde. « Il cherche moins à briller individuellement, une attitude qui portait préjudice à son équipe », résume Saâdane, persuadé que le recadrage par José Mourinho à Manchester United a produit son petit effet. « En le mettant plusieurs fois sur le banc, Mourinho lui a donné une gifle salutaire. Il est plus rigoureux, et plus tourné vers le sacrifice. »

Au moment d’évoquer l’ex-turinois, Claude Le Roy évoque lui aussi la métamorphose d’un joueur « qui a su accepter de mettre le maillot de l’humilité. Il a compris qu’il n’avait pas les qualités de vitesse et de gestuelle pour devenir le numéro 10 qu’il rêvait d’être. Alors, il se sacrifie et est désormais le vrai libéro du milieu, aidé en cela par sa qualité technique et la présence de Kanté, avec qui il est complémentaire. »

 

Orienter le jeu et de se projeter rapidement

Si Umtiti et Pogba étaient considérés comme des titulaires avant le début du Mondial, le cas de Blaise Matuidi (31 ans) était sensiblement différent. « Dans mon esprit, je voyais plus Thomas Lemar que Matuidi. Mais Lemar n’a pas su saisir sa chance, malgré son talent. Et Matuidi, qui a peut-être moins de talent, en a profité. C’est un bon footballeur, très intelligent tactiquement, capable d’orienter le jeu et de se projeter rapidement vers l’avant », explique le sélectionneur du Togo. Pour Rabah Saâdane, faire du milieu de terrain de la Juventus Turin un simple besogneux consisterait à l’enfermer dans un costume beaucoup trop étroit pour lui. « Il ne faut surtout pas le voir comme un simple porteur d’eau. Offensivement, il apporte beaucoup à l’équipe de France, grâce à son jeu à une ou deux touches de balle. »

Et puis, il y a Kylian Mbappé, inconnu il y a encore deux ans et qui continue d’émerveiller tous les observateurs, bluffés par la précocité du jeune attaquant de 19 ans. « Il fait des choses ahurissante. Normalement, un attaquant arrive à maturité plus tard. Il fait preuve d’une intelligence dans le jeu assez extraordinaire », apprécie Claude Le Roy. Considéré comme un joueur « hors-norme » par Saâdane, le buteur du Paris-SG est aussi pour le technicien algérien le parfait complément d’Olivier Giroud, véritable point de fixation de l’attaque française.

Mbappé voit les choses plus vite que les autres

« Ils travaillent bien ensemble, car ils ont des profils très différents. Mbappé va très vite, et il est altruiste, il n’est pas obsédé par le but. » Le Roy, qui se demande « où ce gamin va s’arrêter », insiste également sur son intelligence dans le jeu. « Il voit les choses plus vite que les autres. La passe qu’il fait à Giroud en demi-finale, avec un geste fou, en est la preuve… »

 

Jeune Afrique

 

 

 

Toutes les infos du Jeudi 19 juillet 2018

Cm n 2758 du jeu 19 juillet 2018

 

AFFAIRE BEMBA, LA CPS ET LES ONG DE DEFENSE DES DROITS DE L’HOMME : LA DOCUMENTATION, UN DEFI MAJEUR A RELEVER

 

L’acquittement de Jean-Pierre Bémba a plongé le bureau du Procureur de la CPI, les victimes, le peuple centrafricain et le monde dans une douche froide. C’est un choc judiciaire sismique, un coup de tonnerre dans un ciel serein. Les effets du choc passés, revenons sur terre pour faire la chirurgie de ce verdict semblable à une bombe atomique sur le crâne des victimes. Selon les praticiens du droit, le dossier de Jean-Pierre Bémba Gombo, ne comportait pas des preuves accablantes, tangibles, convaincantes. C’est autant dire que l’affaire Bémba n’a pas été suffisamment documentée. Les juges statuent sur un dossier dont ils espèrent, bien préparé, bien documenté, bien ficelé. C’est au regard des preuves accablantes, indubitables, concrètes que les juges prononcent la sentence qui équivaut à la gravité des infractions commises. Dans le cas Bémba, il s’agit des crimes contre l’humanité, crimes de guerre, viols, pillages. Comment en est-on arrivé à ce coup d’épée dans l’eau ?

C’est le gouvernement centrafricain qui a saisi la Cour Pénale Internationale (CPI), mieux encore, en tant qu’Etat-Partie au statut de Rome. A notre entendement, cela engage la compétence des magistrats, des avocats, et surtout des soi-disant ONG de défense des droits humains. C’est ce beau monde, bien averti en praticiens, qui devait veiller sur la documentation des preuves pour que le dossier soit irréfutable. Les tonneaux vides font trop de bruits, c’est en substance, ce que l’on peut retenir des ONG de défense des Droits  de l’Homme. Peut-on réclamer en tout bout de champ la justice et être incapable de couler le dossier dans du béton pour convaincre les juges ? Presque toutes les ONG de défense des Droits de l’Homme sont animées par des avocats, des magistrats, que nous prenions apparemment pour compétents et praticiens de haut niveau du droit. Mais hélas, l’apparence est trompeuse, dit-on. L’affaire Bémba et son acquittement remettent en cause les qualités et les compétences des praticiens du droit en Centrafrique. Faut-il que le même scénario se répète à propos de la Cour Pénale Spéciale (CPS) ?

Depuis le début des convulsions monstres de la crise centrafricaine, ces mêmes ONG de défense des Droits de l’Homme reprennent comme un perroquet, les vœux de justice émis lors des consultations populaires à la base, ayant précédé le Forum National de Bangui (FNB). Ces mêmes ONG de défense des Droits de l’Homme ont pesé de tout leur poids, pour que la CPS soit gravée en marbre dans les recommandations hyper fortes du FNB. Un comité de suivi a été mis en place, genre surveillant général derrière le chef de l’Etat. Touadéra a exécuté les recommandations issues du Forum National de Bangui les unes après les autres. L’évangile, selon saint Forum National de Bangui, a été suivi dans l’esprit et la lettre. La CPS a vu le jour, s’est constituée, les membres en chair et en os sont là. L’Assemblée Nationale a sifflé pour le coup d’envoi du match judiciaire qui oppose le droit aux criminels de tout poil, aux pilleurs, aux violeurs, aux destructeurs des biens publics et privés, aux braqueurs.

Les cours criminelles de Bouar, de Bangui, ont servi d’ « entrée » au grand déjeuner judiciaire du siècle. Les juges s’échauffent, font de la musculation, jettent les derniers coups d’œil aux articles des différents Codes touchant la criminalité de haute facture. Il reste le chapitre des victimes, les points les plus vitaux, les plus sensibles, les fondamentaux qui puissent édifier les juges, motiver un verdict à la fois juste, crédible, incontesté et incontestable. Un verdict juste, à la dimension de l’infraction commise, est sanitaire aussi pour le moral des victimes. Les victimes de l’affaire Bémba ont été crucifiées une seconde fois par ceux qui étaient en charge de la documentation des chefs d’accusation et de la préparation judiciaire des témoins dans un tel procès. D’autres dossiers sont encore en cours de documentation à la Cour Pénale Internationale. Nous avons des inquiétudes, car la partie centrafricaine flotte et continue de flotter. Les avocats, les magistrats, les fameuses ONG de défense des Droits de l’Homme doivent se ressaisir pour sauver les autres dossiers du naufrage.

Si des journalistes qui ont l’obligation d’éclairer la lanterne des enquêteurs se rebiffent, se rétractent, des faits gravissimes qui ont fait l’objet d’un article écrit de leur propre main, qu’en sera-t-il du commun des mortels au fond du village, analphabète, n’ayant aucune notion du droit, de ses droits, de saisine de la justice ? Les enquêteurs de la CPI appellent des journalistes pour des articles qu’ils ont écrits, ils prennent leurs jambes au cou comme si la mort était à leur trousse. Les juges, que ce soit de la CPI ou de la CPS, ne supposent pas les faits, ne les inventent pas, mais observent, scrutent et examinent au peigne fin tout ce qui est versé au dossier, écoutent les vrais témoins et fondent leur jugement. Durant la précédente session de la Cour Criminelle, un faux témoin a pu profiter de la grâce exceptionnelle du Procureur, ce qui est très rare en pareille circonstance. Les victimes doivent être averties, pour se garder du faux témoignage et des élucubrations sans fondement.

Les ONG de défense des Droits de l’Homme qui réclament à tout vent la justice, doivent aller jusqu’au bout de leur logique : éduquer, informer, sensibiliser et communiquer en tout temps et en tout lieu avec toute la population, afin qu’elle perçoive l’importance d’un procès, l’importance des preuves à verser au dossier pour édifier la Cour et donner des arguments imparables à l’accusation et l’avocat défenseur. Il en est de même des notions de partie civile, des dommages et intérêts, tous les aspects. L’ignorance est pire que la mort, ne l’oublions pas, car il ne suffit pas de réclamer la JUSTICE. Les Centrafricains prennent tout à la légère, quand les enquêteurs de la CPI et les OPJ leur rendent visite, les appellent et leur posent des questions de clarification et de véracité des faits. Quand il y a acquittement des criminels patentés, c’est alors que les victimes crient au complot, à la magouille, à la corruption, alors qu’ils ont été négligents, inconscients, irresponsables pour leur propre cause. Le vin est versé, les ONG de défense des Droits de l’Homme doivent le boire.

 

Julien BELA

 

 

LA PARTICIPATION DE FRANçOIS BOZIZE AU PROCHAIN DIALOGUE INCLUSIF

APPORTERA-T-ELLE  LA PAIX ?

Le 11 juillet 2018, la délégation du panel des facilitateurs de l’Union Africaine s’est entretenue avec l’ancien président centrafricain, François Bozizé. L’ambassadeur de l’Union Africaine, monsieur Nebie, a informé François Bozizé et le secrétaire général du parti Kwa na Kwa, Bertin Béa, du chronogramme d’activités du panel, en vue de la convocation du dialogue pour bientôt, conformément à la feuille de route de l’UA.  François Bozizé  a salué cette démarche panafricaine et a dit adhérer sans réserve à la feuille de route de l’initiative africaine. D’où l’interrogation suivante : la participation de François Bozizé au prochain dialogue inclusif apportera-t-elle du nouveau dans la crise centrafricaine ?

Le pire des pires malheurs des centrafricains a débuté avec la rébellion de François Bozizé Yangouvonda en 2002. François Bozizé s’est rebellé contre le régime de feu Ange Félix Patassé. Il a pris la tangente pour se réfugier au Tchad. C’était de là qu’il avait commencé à recruter des mercenaires tchadiens dans le but de renverser le régime du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC). Chose qui a été réalisée le 15 mars 2003, date à laquelle François Bozizé, accompagné des mercenaires tchadiens, lourdement armés, ont pris le pouvoir de Bangui.

Par la suite, François Bozizé a incorporé certains de ces mercenaires dans l’armée centrafricaine. D’autres faisaient partie de la Garde Présidentielle (GP) qui  le sécurisait. En agissant de la sorte, François Bozizé avait trahi tous les secrets de l’armée centrafricaine aux mercenaires tchadiens qui, ayant connu toutes les faiblesses de nos Forces de Défense et de Sécurité, se sont organisés pour le chasser du pouvoir le 24 mars 2013. « Ne faites pas aux autres ce que vous ne voulez pas qu’on vous le fasse », dit un sage adage bien connu de  tout le monde.

Bertin Béa, secrétaire général du parti Kwa na Kwa, a affirmé haut et fort sur les ondes de la Radio France Internationale (RFI) que François Bozizé est le fondateur du mouvement des milices Anti-Balaka. C’est pour autant dire que l’auteur des mouvements rebelles Séléka et Anti-Balaka qui ont semé et continuent de semer la mort et la désolation au sein de la population centrafricaine, est l’ex- président François Bozizé.

Ce n’est pas la première fois que le panel de l’Union Africaine s’est entretenu avec les deux (2) chefs de guerre, François Bozizé et Michel Djotodia. Malheureusement, la crise centrafricaine est encore loin de voir le bout du tunnel. Nous osons croire que la rencontre entre Djotodia et Bozizé à Nairobi en 2015 allait définitivement mettre un terme à la souffrance du peuple centrafricain. Mais en fin de compte, ils ont comploté contre l’ancienne cheffe d’Etat de la Transition, Catherine Samba-Panza et le peuple centrafricain, dans le but de reprendre le pouvoir. Les événements qui se sont déroulés le 26 septembre 2015, après le refus catégorique de Samba-Panza, balayant du revers de main l’accord de Nairobi, signé entre Djotodia et Bozizé, en disaient long.

De Brazzaville à Bangui, en passant par Ndjamena, Saint’ Egidio et Libreville, les accords de cessation des hostilités,  signés entre les parties en conflits pleuvent, mais sans un résultat concret. Et la question fondamentale qui se pose est celle de savoir avec quelle baguette magique François Bozizé pourrait-il mettre un terme à la crise centrafricaine, en participant au prochain dialogue inclusif ? Est-ce pour l’amnistie que Bozizé a enfin accepté de prendre part au prochain dialogue ? Autant d’interrogations qui demandent des éclaircissements de la part du panel de facilitation de l’Union Africaine.

Une chose est sûre, le dialogue peut avoir lieu, mais cela ne va en aucun cas changer la configuration de la Cour Pénale Spéciale (CPS) en vue. Quoi que fassent François Bozizé et Michel Djotodia, ils passeront un de ces quatre matins devant la barre de la CPS pour expliquer à la population centrafricaine, pourquoi tant de morts, de viols, de pillages et d’incendies de champs et villages entiers depuis décembre 2012 à ce jour. A bon entendeur salut !

 

Amedé NGUETE

 

 

 

 

 

 

CARTE NATIONALE D’IDENTITE : UN GOULOT D’ETRANGLEMENT POUR LES CENTRAFRICAINS

La délivrance de la Carte Nationale d’Identité (CNI) en RCA est devenue un serpent de mer difficile à avaler. Après la démission du président de la transition et chef charismatique de la coalition Séléka en janvier 2014 jusqu’à nos jours, aucune CNI n’est délivrée par les autorités centrafricaines.

De jour en jour, les Centrafricains se plaignent, surtout les fonctionnaires et agents de l’Etat et autres qui doivent faire des retraits au niveau des banques. Pour tous ceux dont leur carte nationale d’identité est arrivée à expiration, ils doivent aller à la brigade criminelle pour se faire délivrer un récépissé. C’est avec ce papier qu’ils peuvent faire des opérations au niveau des banques. Malheureusement, sa durée est de trois (3) mois et son montant s’élève à deux mille francs (2.000F) CFA. Après cela, il faut repartir encore à la brigade criminelle pour une nouvelle délivrance du récépissé. Beaucoup de nos compatriotes éprouvent de sérieuses difficultés pour être en possession de ce document administratif. Dans un passé récent, le directeur en charge de la délivrance de ce document administratif était absent de Bangui pendant plusieurs jours. Les Centrafricains qui devaient faire des retraits ont dû patienter durant des jours, alors que certains membres de leur famille étaient hospitalisés. Ne pouvant effectuer des opérations dans les banques sans le récépissé, ils ont fait recours à la dette d’usure dont le taux d’intérêt est excessivement élevé.

C’est dans ce contexte que les Centrafricains demandent au gouvernement de tout mettre en œuvre pour pouvoir commencer à délivrer ces Cartes Nationales d’Identité. Car, sans cette CNI, qui peut affirmer qu’il est Centrafricain ? Personne à ce que nous sachions. C’est à travers celle-ci qu’on reconnait un Centrafricain. Aussi, à base de la CNI, tous ceux qui ont des comptes à la banque peuvent faire des dépôts et des retraits. Force est malheureusement de constater que cette CNI est devenue un goulot d’étranglement pour les Centrafricains. Et d’après certaines sources émanant de la brigade criminelle, la machine pour confectionner ledit document revient très chère au gouvernement. Mais il se battrait aujourd’hui pour en avoir. Des démarches auraient été entreprises auprès des partenaires de la RCA. « Pour combien de temps ? », s’interrogent les Centrafricains.

Nous leur disons tout simplement de prendre leur mal en patience. C’est vrai que ce document constitue un handicap à certains Centrafricains mais le gouvernement doit voir un peu plus clair avant d’engager la procédure de la délivrance. Car vous êtes sans ignorer que beaucoup d’étrangers sont en possession de la Carte Nationale d’Identité centrafricaine. Sous le régime Djotodia, ces CNI avaient été distribuées à tour de bras aux mercenaires tchadiens et soudanais qui avaient aidé la coalition Séléka à prendre le pouvoir de Bangui, le 24 mars 2013. Aujourd’hui, ils se réclament Centrafricains, alors qu’en réalité, ils ne le sont pas. Mais cela n’empêche pas le gouvernement de pouvoir délivrer les CNI car les Centrafricains se connaissent tous.

Au gouvernement, nous disons, « gouverner, c’est prévoir, n’est-ce pas » ?

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

LES GENS DU SUD ONT REMPORTE LE MONDIAL EN RUSSIE :

UN SUJET DE REFLEXION

La coupe du monde de football Russie 2018, remportée par la « France » fait débat parmi le peuple africain. En effet, il est à remarquer que l’équipe nationale de football en France est constituée à dominante du peuple noir. En 1998, la France, pays hôte de la coupe du monde, remporte la compétition en battant le Brésil sur un score sans appel de 3 buts à 0. A l’époque, l’équipe de France était constituée pour la plupart des étrangers notamment Lilian Thuram, Zinedine Zidane, dit Zizou pour ne citer que ceux-là. Depuis lors jusqu’à ce jour, seuls les Français d’origine africaine ont pu relever le défi. En 2006, les joueurs français d’origine étrangère ont pu pousser l’équipe nationale de football de France en finale face à l’Italie, une finale perdue par la France aux tirs au but.

Les Africains, toujours les Africains et encore les Africains ! En 2018, 20 ans après leur sacre, les Bleus ont remporté leur deuxième trophée mondial face à l’équipe croate 4 but à 2, une véritable crucifixion. Mbappé, Griezman, Giroud, une attaque de feu constituée des étrangers. Et si l’Afrique y pensait ?

Le Cameroun, la RDC, la Guinée Conakry, le Mali, pour ne citer que ceux-là, sont représentés dans l’équipe de France par le truchement de Mbappé, Matuidi, Umtiti, Pogba, Kanté, Mandanda, Tolisso, la liste est océanique. Tous ces joueurs ont-ils échappé au contrôle de l’Afrique ? Ou ont-ils jugé de voir mieux ailleurs ?

En Afrique, il est regrettable de voir des étoiles partir évoluer ailleurs, faute de moyens financiers au bercail. Cependant, une fois arrivés en occident ou en orient, ces joueurs brillent comme l’étoile du berger. Les sélections étrangères les convoitent et ils deviennent leur propriété, une porte pour les Africains. Et si ces joueurs d’origine africaine évoluant en France, faisaient la même chose comme Didier Drogba ? Malgré que ce dernier soit parti en France dès l’âge de 15 ans, il n’a pas refusé non plus l’appel de la sélection ivoirienne qui l’a vu briller avec l’Olympique de Marseille. Ce dernier a préféré la Côte d’Ivoire à la France, les éléphants aux Bleus. Si Yangambiwa, l’ex-défenseur français avait accepté de descendre au bercail et soutenir la défense d’airain des Fauves, il n’aurait pas regretté être mis à la porte par les Bleus. En effet, ce dernier n’a joué aucun match officiel avec la France. La RCA ne peut plus lui faire appel. Car les textes interdisent aux joueurs de jouer pour deux nations différentes, quoique possédant plusieurs nationalités.

Les fédérations de football de chaque pays africain doivent réfléchir sur le lendemain de leur équipe. Sinon, les voleurs viendront prendre tous leurs meilleurs joueurs.

En fait, l’Afrique peut mieux faire, si déjà les Français d’origine africaine parviennent à défier le monde sur la pelouse. Beaucoup restent encore à faire.

 

Félicien NZAPAYEKE MAMADOU

 

 

MAROC : A QUOI VA SERVIR LE CONSEIL NATIONAL DE LA PRESSE ?

Le vendredi 22 juin, après l’élection de 14 de ses membres journalistes et éditeurs, le Conseil national de la presse (CNP) voit pour la première fois le jour au Maroc. Quid de cette nouvelle instance.

Le Conseil national de la presse (CNP) a vu le jour le 22 juin avec l’élection de 14 de ses membres, sept journalistes et sept éditeurs élus par leurs pairs. Au terme d’une campagne marqué par la division de la profession, la liste de sept journalistes « Liberté, professionnalisme et intégrité, conduite par Hamid Saâdani, a remporté la course. Union du Syndicat national de la presse marocaine (SNPM) et de la Fédération nationale du journalisme, de l’information et de la communication (FNJIC), affiliée à l’UMT, elle a récolté 981 des 1018 voix des journalistes votants, avec un taux de participation de 43,3 %. A 24 heures du coup d’envoi, les deux listes concurrentes – « Le changement », pilotée par Ali Bouzerda et « Fidélité et responsabilité », conduite par Abdessamad Bencherif – s’étaient retirées de la course, arguant que « le résultat est connu d’avance » et remettant en cause les travaux de la commission de supervision des élections. Considérant que le mode de scrutin à liste fermée était anti-démocratique, ils avaient également appelé au boycott du scrutin.
Du côté des éditeurs, les candidatures étaient individuelles. Avec un taux de participation de 62,8 %, sept membres ont été élus du côté des éditeurs. Il s’agit de Fatima Ouarghili (Finances News), Nourredine Miftah (FMEJ), Mohtat Rekkas (Al Bayane), Mohamed Al Hajjam (L’Opinion), Mohamed Selhami (OJD), Abdelmounim Dilami (Eco Medias) et Abdelhak Bakhat (Le Journal de Tanger).

Pour que le jeune CNP soit au complet, sept autres membres seront désignés, parmi des représentants du Conseil supérieur du pouvoir judiciaire, du Conseil national des droits de l’Homme (CNDH), de l’Union des écrivains marocains, de l’Association des barreaux des avocats du Maroc, du Conseil national des langues et de la culture marocaine, ainsi qu’un ancien éditeur désigné par la Fédération marocaine des éditeurs de journaux (FMEJ) et un journaliste honoraire choisi par le syndicat de la presse.

Comme le dispose la loi instituant le CNP, les représentants élus auront pour mission d’autoréguler la profession. Ils seront amenés à faire respecter les règles déontologiques, à défendre la liberté de la presse, à contribuer à la production des textes de lois relatives au secteur, à délivrer les cartes de presse et à mener des missions d’arbitrage et de médiation entre les organismes de presse et des tiers (déposition d’une société éditrice contre une autre, réclamations contre des organismes de presse…).

 

Priorité à la déontologie

Pour les élus, journalistes et éditeurs que nous avons contactés, veiller au respect des règles déontologique est l’une des priorités du Conseil. « La problématique de la déontologie est notre véritable souci. C’est un défi. Le Conseil va jouer un rôle dans ce sens dans le but de développer la presse », assure Younes Moujahid, président du Conseil national du SNPM. Il estime que la solution réside notamment dans la « formation continue », mais aussi » par la sensibilisation des journalistes sous les directives d’experts en la matière et dans la mise en place des bonnes pratiques déjà en place à l’échelle internationale ».

Pour Abdelkader Hajjaji, élu issu du SNPM, « la problématique de la déontologie ne date pas d’aujourd’hui au syndicat. Sur la base du travail que nous avions commencé, il y a très longtemps, nous allons essayer de mettre fin aux dérapages, à la diffamation, au plagiat, etc ».

En vertu de la loi, le Conseil national de la presse doit publier dans les six mois qui suivent le début de ses travaux une charte de déontologie professionnelle au Bulletin officiel. Ce texte doit s’appliquer à l’ensemble de la profession, journalistes et organes de presse.

Comme d’autres autorités de régulation, le CNP sera doté d’un pouvoir de sanction. Le Conseil sera notamment en mesure d’imposer des amendes à un organisme de presse s’il estime que celui est en infraction du Code de la presse. Le CNP disposera aussi du droit de retrait provisoire de la carte de presse .

« Il s’agira ainsi de garantir le droit à l’accès à l’information, à veiller au respect de la liberté de presse et à l’expression plurielle des opinions, à renforcer l’indépendance des organes de presse, mais également à veiller scrupuleusement au respect des principes démocratiques », détaille Fatima Ouriaghli, élue arrivée en tête parmi les éditeurs.

 

Liberté de la presse, oui mais comment ?

Il est aussi prévu que le Conseil national de la presse rende public un rapport annuel sur la situation de la liberté de la presse au Maroc, lequel sera également publié au Bulletin officiel.

« L’actuel état de la liberté de la presse sur le plan national implique que le CNP puisse mettre en œuvre ce à quoi la loi l’autorise, afin de faire avancer la situation. Il s’agit, entre autres, de contribuer à la production des lois qui concernent le milieu », explique Mohtat Rekkas. Et d’ajouter : « Le fait que le Conseil contribue à l’élaboration des lois est une fenêtre pour l’élargissement de la liberté de la presse. Cependant, le Conseil n’a pas vocation à être une institution syndicale ».

Autre rôle du CNP : intervenir dans le cadre de litiges ou de divergences entre des organismes de presse et des tiers. Ceci tout en en respectant les dispositions du Code de la presse. « La commission qui interviendra dans ces cas-là se chargera, à la demande de l’une des parties, d’arbitrer les différends qui les opposent, dans la limite des compétences du Conseil », nous explique Fatima Ouriaghli.

 

Une instance financièrement autonome ?

Créé dans un esprit d’autorégulation, tant sur le plan décisionnel que financier, le CNP doit veiller à ce que toutes les sociétés éditrices contribuent au budget en versant 1 % de leur bénéfice au Conseil. Outre les contributions des organismes de presse, qui constituent la principale source de financement, le Conseil pourra recevoir des subventions étatiques, des établissements publics ainsi que des dons.

Un mécanisme financier « satisfaisant » selon Younes Moujahid, qui préfère que « le Conseil ne soit pas sujet au financement de l’Etat, à savoir le ministère de la Communication ». Dans ce sens, Mohat Rekkas nous déclare que cette démarche de financement quasi autonome est « une première étape. Et d’ajouter : « L’erreur est toujours possible, mais le plus important c’est que le CNP puisse maintenir sa crédibilité ».

(Suite au prochain n°)

Presse francophone

 

 

 

OCCUPATION ANARCHIQUE DU CROISEMENT BENZ-VI-MISKINE, VERITABLE CASSE-TETE CHINOIS POUR LA LIBRE CIRCULATION

Il n’est pas aisé aujourd’hui de circuler librement sur le croisement des avenues Benz-vi-Miskine, au risque et au péril de sa vie, soit de commettre un accident de circulation, soit d’être victime d’un cas d’accident de circulation routière.

Et pour quel motif ?

L’occupation anarchique de ce croisement très fréquenté par les Banguissoises et Banguissois, les conducteurs des taxis, des bus, des taxi-motos, des marchands des habits de friperie et des vendeuses des poisons et poulets grillés, ainsi que celles des chenilles, rend la circulation difficile. Une telle occupation anarchique rétrécit davantage l’espace de la libre circulation des véhicules et autres engins à deux (02) roues, sans oublier les piétons. Du coup, les accidents de circulation routière y sont légion.

Après le coup d’Etat de la nébuleuse ex-coalition Séléka de Michel Djotodia contre le régime du déchu général président François Bozizé jusqu’à nos jours, l’occupation anarchique des abords des avenues, des rues et ruelles de Bangui, Bimbo et Bégoua a pris une proportion très inquiétante.  Que dire aussi de l’émergence des marchés parallèles non reconnus par la mairie de Bangui, de Bimbo et Bégoua, ainsi que les mairies des huit (08) arrondissements ? Et ceci au vu et au su des autorités politico-administratives et des notables locaux. A vrai dire, « le mal centrafricain, c’est le centrafricain lui-même ». Comme disent d’aucuns, «  les Centrafricains n’aiment pas les conseils mais plutôt l’usage de la force », pour respecter les lois et instructions de la République. Quel type de Centrafricains pour la RCA de demain ? Cette question posée devait faire réfléchir chacun de nous, pour un réel changement positif de notre manière de se comporter, de vivre au sein d’une société centrafricaine en pleine mutation sur tous les plans de la vie active. Sinon, la RCA et son peuple resteront toujours les dindons de la farce, contrairement aux autres peuples de la planète terre.

Le Petit YEKOA

 

 

BAMBARI : LES PAROISSES SAINTS JOSEPH, JEAN, CHRISTOPH DESERTEES PAR LES PRETRES AU PROFIT DE NOTRE DAME DE VICTOIRE A CAUSE DES EXACTIONS DE L’UPC D’ALI DARAS

Le calvaire des prêtres des paroisses Saints Joseph, Jean et Christoph de Bambari se poursuit allègrement. Après l’assassinat odieux, crapuleux du vicaire général de l’évêché de Bambari, Firmin Gbagoua, l’insécurité est devenue grandissante, galopante. Les combattants de l’UPC du tristement célèbre Ali Daras qui ont investi les lieux où se trouvent ces paroisses commettent des exactions de tout genre. Ils se croient tout permis et au dessus de la loi. Depuis la mort du vicaire général, la vie des prêtres dans les différentes paroisses citées ci-haut est menacée par ces hommes en armes.

C’est ainsi qu’au courant de la semaine passée, tous les prêtres résidant dans ces paroisses les ont désertées au profit de la paroisse Notre Dame de Victoire. Notons en passant que cette église catholique se trouve de l’autre côté du cours d’eau Ouaka. En ce lieu, aucun combattant Séléka n’est présent. On y retrouve que les Anti-Balaka, communément appelés Autodéfenses. Et c’est là aussi que les non musulmans ont fui les quartiers environnants desdites paroisses pour se mettre à l’abri des actes barbares des combattants de l’UPC. Tout autour de ces églises précitées, il n’y a que les hommes de Daras qui règnent en maîtres absolus des lieux et font leur loi à qui veut les entendre.

A en croire les prêtres, c’est l’insécurité qui est à la source de leur départ. Car la Minusca à elle seule ne peut assurer leur protection. En outre, le vicaire général étant assassiné, en cas de l’absence de l’évêque, personne ne peut veiller sur eux. Ils affirment tout de même qu’ils n’ont pas abandonné leurs paroissiens à leur triste sort.

Si déjà les prêtres catholiques de Bambari commencent à déserter leurs paroisses, n’y a-t-il pas un danger qui se pointe à l’horizon ? Ne sont-ils pas dans le collimateur des combattants de l’UPC ? Il ne fait aucun doute. Car depuis que la crise a frappé de plein fouet la ville de Bambari, aucun des prêtres de cette localité n’a déserté sa paroisse. Tous les serviteurs de Dieu y sont restés, malgré l’assassinat d’un abbé dans la ville d’Ippy par ces mêmes combattants Séléka. Aujourd’hui, on assiste à leur délocalisation. C’est un mauvais signe qui ne rassure et ne rassurera pas leurs chrétiens, même les habitants de Bambari. Car si les hommes de Dieu sont menacés de mort par les combattants de l’UPC d’Ali Daras, qu’en serait-il des autres civils ? C’est toute la question qui se pose aujourd’hui avec plus d’acuité.

Le gouvernement que dirige Simplice Mathieu Sarandji, sous la très haute impulsion du chef de l’Etat, Professeur Faustin Archange Touadéra doit se prononcer ou prendre des mesures pour protéger ces prêtres qui sont constamment pris en tenailles par l’UPC. Il en est de même pour la Minusca de Parfait Onanga-Anyanga. Car, si nos mémoires sont bonnes, Hervé Ladsous, alors sous-secrétaire des Nations Unies pour le maintien de la paix, avait, en 2016, déclaré Bambari, « ville sans armes et sans groupes armés ». Où en sommes-nous aujourd’hui avec ce slogan ? A-t-il fondu comme du beurre au soleil ? Qu’est-ce qui explique le retour triomphal d’Ali Daras et ses hommes à Bambari avec toute leur armada de guerre ? Autant de questions qui nous laissent perplexes et qui demandent des explications. Cette crise qui perdure n’est pas une crise confessionnelle mais plutôt politique. Pourquoi les prêtres catholiques sont-ils visés par les groupes armés, principalement les combattants de l’UPC et ceux de Nimery Matar Djamous, alias Force ?

A la paroisse Notre Dame de Fatima à Bangui, deux (2) prêtres catholiques (Nzalé et Toungoumalé Baba) ont été froidement abattus par ces seigneurs de guerre. Dans le diocèse de Bambari, deux (2) autres prêtres (Firmin Gbagoua…) ont été, eux aussi tués par balle par ces mêmes criminels. En plus de cela, ces prêtres de Bambari sont menacés de mort et sont obligés de déserter leurs paroisses. Qu’est-ce qui explique cette situation ? Est-ce une manière pour les combattants Séléka d’instaurer la charia dans cette ville ?

Nous disons non et non. La RCA est un pays laïc. Si plusieurs combattants Séléka sont des musulmans, nous les exhortons à respecter la religion des autres, un point, un trait. Nous pensons qu’un bon musulman ne peut s’en prendre à un serviteur de Dieu, au même titre qu’un Imam. Pousser les prêtres des paroisses Saints Joseph, Jean et Christoph à se replier sur la paroisse Notre Dame de Victoire est un acte abominable, un péché mortel. Nous devons nous aimer les uns  les autres.

A Bangui, le Cardinal Nzapalainga, le Pasteur Guérékoyamé Gbangou et l’Imam Kobine Layama sont ensemble. Pourquoi les combattants de l’UPC n’épousent pas cette logique ? Groupes armés, ne vous en prenez pas aux serviteurs de Dieu. Car le jour où sa colère se déchaînera, vous subirez les conséquences de vos actes irréfléchis. « Qui vivra verra ! », dit-on.

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

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HOMMAGE : NELSON MANDELA, LE DERNIER HEROS TRANSNATIONAL

Ce 18 juillet, Nelson Mandela aurait eu 100 ans. Dans cette tribune, David Gakunzi rend hommage au "dernier héros transnational de notre époque post-héroïque".

Le nom est l’aîné du corps, dit la sagesse xhosa.

Le nouveau-né de la maison royale des Thembus, en ce 18 juillet 1918, portera le nom de Nelson Rolihlahla Mandela. Son nom le prédestine : le jeune Mandela sera celui qui tire la branche de l’arbre. Celui qui, porteur de conscience, ose la défiance.

L’époque est irrespirable, étouffante, viciée par les mises à part. L’apartheid, le fil de fer barbelé séparant les couleurs au nom de la pureté du sang, est la loi du jour. Silex et phénix, la peau en offrande pour la liberté de tous, Nelson Rolihlahla Mandela sera le bouclier levé contre le maléfice de la séparation des sangs. Et qu’il le paiera cher…

Souffrance et supplice.

Vingt-sept ans derrière les barreaux à endurer chaque jour l’enfer coagulé de la solitude. À chaque lever du jour, à Robben Island, forteresse glaciale qui porte dans ses murs le désespoir absolu, trouver la force de demeurer debout, de congédier la désespérance. « Certains matins, quand je marchais dans la cour, toute la nature – mouettes, bergeronnettes, arbustes et même les touffes d’herbe isolées – semblait sourire et briller au soleil, disait Mandela. C’est dans ces moments où je percevais la beauté du monde, même dans ce petit coin confiné, que j’ai acquis la certitude qu’un jour mon peuple et moi serions libres. »

Que devient un homme jeté et fracassé contre les rochers de la solitude durant tant d’années ?

Vainqueur du temps, Mandela devient au fil des saisons un mythe planétaire débordant les murs de Robben Island. Dans les rues du monde entier, la jeunesse sort pour exiger sa libération, essuyant ses larmes et rêvant, avec Simple Minds, du jour où le vieux prisonnier retrouverait sa liberté… : « Les enfants connaissent encore l’histoire de cet homme/Et je sais ce qui se passe partout dans votre pays ! […]/Mandela day ! »

Le Cap, 11 février 1990.

Vingt-sept ans, six mois et six jours de détention. Nelson Mandela est enfin libre. Jour fluorescent, chamarré d’émotion et de grâce. Mais que devient un homme jeté et fracassé contre les rochers de la solitude durant tant d’années ? Incarnation de la sagesse ou corps vêtu de l’animalité de l’amertume, voix rageuse, ravageuse et vengeresse ?

Il s’agit de libérer l’opprimé et l’oppresseur. Et la haine ne libère pas : elle asservit

Le souffle libre, la noblesse de l’ubuntu. Mandela victorieux écarte les chemins sombres et tortueux menant au saccage et à la revanche, son choix est sans ambiguïté. « Que jamais au grand jamais notre avenir ne soit attelé au joug de la vengeance ! Être libre, ce n’est pas seulement se débarrasser de ses chaînes : c’est vivre d’une façon qui respecte et renforce la liberté des autres ! »

Le temps du pardon.

Mais doit-on pour autant oublier les ventres étripés par la brutalité des mises à part ? Les plaques de peau noire tendues sur les barbelés de l’apartheid ? Les vies déchirées, écrasées, écorchées jusqu’au sang ? « Tous les chemins de douleur que les victimes de l’apartheid ont marché, je les remarche chaque jour, dira l’ancien prisonnier devenu président de la République d’Afrique du Sud. Non, je ne parle pas d’oubli. Je parle de rendre raison du passé pour répondre de l’avenir.

Je dis et proclame que nul ne saurait désirer son bonheur et son droit dans l’écrasement de l’autre. Il s’agit de libérer l’opprimé et l’oppresseur. Et la haine ne libère pas : elle asservit. »

Mandela s’adressait à cette part d’humanité que nous portons tous au fond de nous lorsqu’il nous arrive d’être bons les uns envers les autres

La dignité rayonnante, l’éthique du pouvoir exemplaire, l’humilité légendaire, l’humanisme en pratique.

Mandela sera consacré de son vivant comme le dernier héros transnational de notre époque post-héroïque. À sa disparition, en 2013, il sera partout salué et son nom sera gravé dans la mémoire collective globale comme figure unificatrice, incarnation universelle de la conscience humaine.

Mais pourquoi le fils de Gadla Henry Mphakanyiswa et de Nosekeni Fanny fut-il ainsi aimé bien au-delà des frontières de son Afrique du Sud natale, adulé aussi bien par les déshérités que par les possédants, par les faibles que par les puissants ? Sans doute parce que Nelson Rolihlahla Mandela s’adressait à cette part d’humanité que nous portons tous au fond de nous lorsqu’il nous arrive d’être bons les uns envers les autres sans en attendre un quelconque bénéfice, lorsqu’il nous arrive d’aspirer à l’office du sacrifice pour le bien de tous.

 

Jeune Afrique

 

 

APPEL A MANIFESTATION D’INTERÊT

 

Comment participer aux appels d’offres de la MINUSCA

 

La MINUSCA porte à l'attention de toutes les entreprises installées en République Centrafricaine (fournisseurs actuels ou potentiels) qu'elle organise un séminaire d'affaires, le 25 juillet 2018 de 9h à 12h30 dans la salle de Conférence de la MINUSCA à la Base Logistique DEJEAN située au PK4 à Bangui.

 

Par ailleurs il est demandé aux entreprises désireuses de fournir les biens et services cités ci-dessous à exprimer leur intention de participer par courrier électronique à : ouattara4@un.org ;                       minusca-procurement@un.org au plus tard le 20 juillet 2017 à 12h 30. Chaque entreprise devra préciser le nombre de participants, leur noms et adresses électroniques. Veuillez noter également que chaque                           participant devra se munir de sa carte d'identité pour faciliter son accès dans les locaux de la MINUSCA.

 

Type d’Entreprises / Biens et Services Prioritaires pour le Service des Achats des Nations Unies :

● Transport de fret maritime, aérien et terrestre

● Services d'Agence de voyage

● Transport routier

● Transitaires

● Quincaillerie en matériaux divers de construction (carreaux, ciment, peinture, fer à béton, plomberie, matériel électrique, matériel sanitaire, agrégats, bois de construction, câbles blindés et non blindés etc...)

● Imprimerie et papeterie

● Pneus, peinture et pièces de rechange de véhicules

● Split, climatiseurs et pièces de rechange (consommables de réfrigération, gaz, compresseurs, etc....)

● Produits Chimiques et Pétroliers

● Rations Alimentaires et Restauration

● Bâtiments préfabriqués, Abri et Logements

● Concessionnaires en vente de véhicules

● Technologies d'Information et Communications

● Approvisionnements médicaux et pharmaceutiques

● Sécurité et sûreté (Marchandises et services y compris gardiennage)

● Entretien (bâtiment, véhicule, climatisation)

● Travaux publics et d'Ingénierie

● Groupes Electrogène, Alimentation en énergie.

● Services d'entretien, nettoyage, maintenance de camp.

● Téléphonie mobile, internet

● Forage pour l'eau

● Asphalte, travaux de terrassement, routiers et pavage.

 

Pour plus d'informations détaillées sur les annoncés, veuillez visiter :

https://minusca.unmissions.org/achats

 

 

 

Toutes les info du Lundi 16 Juillet 2018

Cm n 2755 du lun 16 juillet 2018   

LA NANA-GRIBIZI, VERITABLE JUNGLE : MASSACRES DES POPULATIONS, INCENDIES DE MAISONS…PAR LE MPC GRACE A LA COMPLICITE DU CONTINGENT PAKISTANAIS

 

La préfecture de la Nana-Gribizi replonge dans la spirale des violences. Il ne se passe pas un jour sans qu’on ne signale des cas de massacres des populations civiles, d’incendies de maisons d’habitations, d’infrastructures scolaire, administrative, sanitaire, commerciale, et que savons-nous encore ? Ce qui se passe dans cette partie du pays dépasse l’entendement humain. Tout porte à croire que cette région est devenue une véritable jungle à ciel ouvert.

Depuis le mois de juin dernier, des affrontements très meurtriers et d’une rare cruauté opposent les combattants Séléka du MPC de Mahamat Alkhatim aux autodéfenses dans les villages à la périphérie de la ville des Mbrès, l’une des sous-préfectures de la Nana-Gribizi. Aujourd’hui, ces combats se poursuivent allègrement au vu et su de la Minusca qui assiste sans réagir aux massacres des centaines de civils pris entre le marteau et l’enclume des combattants du Mouvement Patriotique Centrafricain. D’après un compatriote de la ville des Mbrès qui a requis l’anonymat, « les combattants du MPC sèment la terreur et la désolation au sein des populations civiles dans les villages aux environs de Mbrès. Des centaines et des centaines de maisons des particuliers, des édifices scolaires, sanitaires et autres sont incendiés. Des personnes de 3ème âge sont brûlés vifs dans leurs habitations. Les corps sans vies jonchent le sol. Paniqués et pris de peur, de nombreux habitants ont dû fuir les atrocités des rebelles de la Séléka. Les uns se sont refugiés dans la brousse. Les autres ont regagné le site des déplacés. Certains sont déjà arrivés dans la ville de Kaga-Bandoro et au village Ndomété. Bon nombre se dirigent  vers les villes de Dékoa et Sibut. Les femmes enceintes accouchent dans la brousse dans des conditions inhumaines. La santé des enfants se dégrade considérablement. Trouver de quoi à mettre sous les dents devient très difficile. Nos conditions de vie sont déplorables ». Il n’a pas aussi manqué de dénoncer la complicité du contingent pakistanais dans ces événements douloureux qui s’abattent quotidiennement sur les populations des Mbrès et ses environs. « Le contingent pakistanais de la Minusca assiste sans réagir aux massacres des civils, aux incendies d’édifices publics (centres de santé, bâtiments scolaires…), de maisons et des villages entiers perpétrés par les combattants Séléka. Ces Casques Bleus pakistanais ne protègent les populations, ni empêchent les actes barbares de ces combattants du MPC. Ils sont de connivence avec eux », a-t-il indiqué.

A Bangui, le porte-parole de la Minusca, Vladimir Monteiro a balayé du revers de la main l’accusation portée contre le contingent pakistanais. Pour lui, ces soldats onusiens font bien leur travail. Ils sont neutres et impartiaux d’après les investigations menées sur le terrain. Qui a mené les enquêtes sur les bévues, l’immobilisme et la connivence des Pakistanais avec les Séléka ? Si ce sont des enquêteurs de l’ONU, pour ne pas dire de la Minusca, nous disons que ces investigations sont nulles et non avenues. Par contre, si c’est une enquête indépendante, nous y faisons foi. Ce n’est pas aujourd’hui que ce contingent est accusé de connivence avec les hommes de Mahamat Alkhatim dans la Nana-Gribizi. Ils n’interviennent même pas quand ces charcutiers humains se déchaînent, s’abattent sur leurs proies. Ayant trop consommé les boissons locales et le piment, ils ne font que dormir à longueur de journée avec leurs armes à la main. Le plus souvent, ces armes sont volées par les combattants. Une fois réveillés de leur sommeil profond, ils sont obligés de donner de l’argent à ces rebelles pour pouvoir récupérer leurs armes. Un soldat peut-il se comporter de la sorte, à plus forte raison un Casque bleu dit de maintien de la paix ?

Vladimir Monteiro n’est pas sur le terrain pour voir ce qui s’y passe. Ceux qui accusent ces Casques Bleus vivent la réalité des choses. Ils sont victimes d’exactions de ces combattants du MPC et de la connivence des Pakistanais avec ces derniers. Ce n’est pas un secret de Polichinelle. Même un bébé dans le ventre de sa mère en sait quelque chose. Plusieurs contingents de la Minusca dont les Pakistanais, les Mauritaniens et autres ne sont ni impartiaux ni neutres dans la crise centrafricaine. Pour ne pas se voiler la face, ils sont pour les Séléka, un point, un trait. A cause de leurs attitudes, leurs comportements, leurs agissements, la crise s’amplifie dans les villes où ils sont basés. Ce ne sont pas les populations de Bambari, Mobaye, Alindao, Bria qui nous démentiront. Quelle honte pour des Casques Bleus qui se disent soldats de la paix ? Peut-on prétendre être pour la paix et en même temps participer activement aux massacres, aux tueries, aux incendies ?

Il vaut mieux délocaliser le contingent pakistanais de la Nana-Gribizi et le remplacer par d’autres qui font un travail remarquable sur le terrain et accepté par tout le monde, afin de permettre aux populations civiles de cette localité de respirer un nouvel air. Dans le cas contraire, c’est un plan de déstabilisation de la RCA mis en place par la Minusca et les Séléka à partir de cette préfecture. Aujourd’hui, la Minusca doit savoir que le peuple centrafricain en a marre de la complicité et de la connivence de certains contingents avec les Séléka. Ces manœuvres dilatoires doivent cesser immédiatement. Les majorités ne sont pas des animaux pour qu’on puisse les sacrifier sur l’autel du diable. Mettre fin aux souffrances des habitants de la Nana-Gribizi, c’est le vœu de la population centrafricaine.

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

  

 

 

Un jeune homme et sa sœur échappent à un taximan-malfaiteur

Les récentes arrestations, à Bangui, par les forces de défense et de sécurité, de quelques chauffeurs de taxi, à la moralité douteuse, complices des malfaiteurs venus de Zongo, Guemena (RDC) ou du Cameroun voisin, n’ont pas découragé les autres qui continuent d’opérer de plus bel. Un jeune homme et sa sœur que nous attribuons les sobriquets de Marina et Vivien l’ont appris à leurs dépens, le vendredi 13 juillet 2018. 

En effet, à en croire nos sources, ce jour-là, aux environs de 19 h, ces jeunes gens, tous deux adolescents, s’emploient à rallier le domicile familial, après des courses au centre-ville. C’est en ces lieux qu’ils hèlent un taxi et lui indiquent comme destination le Km5, dans le 3ème arrondissement de la ville de Bangui. Le chauffeur ne se fait pas prier pour embarquer les deux clients, contrairement à d’autres chauffeurs qui hésiteraient à s’aventurer dans ce quartier considéré comme foyers d’insécurité.

Toutefois, le voyage se passe bien jusqu’au Pont de Sica-Bois, non loin du siège de la Minusca. Mais, alors qu’ils parviennent à Béa-Rex au niveau du pont Jackson, le taximan, au lieu d’emprunter la voie qui mène tout droit au Km 5, bifurque vers la gauche, sur la route menant directement vers le quartier Kpètènè St Jacques.

Ne comprenant pas la raison de ce grand détour, les deux adolescents rappellent à l’ordre le taximan. Ce dernier qui n’en a cure des plaintes de ces jeunes, lance à vive allure son véhicule. Dès lors, les jeunes passagers comprennent qu’ils n’ont pas affaire à un chauffeur de taxi ordinaire.

Prise de panique, Marina, la jeune fille, ouvre brusquement la portière du véhicule en marche et s’éjecte dans le décor. Fort heureusement, elle s’en tire avec des blessures ouvertes à la tête et aux bras. Quant à son frère Vivien, assis sur la banquette arrière, il sort de sa poche un poignard avec lequel il tente de blesser le chauffeur au cou.

Vu la détermination de Vivien, le chauffeur se ravise à immobiliser son véhicule au niveau du petit Pont séparant Béa-Rex à Kpètènè St-Jacques, afin d'éviter de perdre le contrôle du véhicule, avec des conséquences dramatiques. Le jeune Vivien profita de cet arrêt brusque pour sortir du taxi en détalant à toute vitesse. Le chauffeur de taxi se lança également à la poursuite de Vivien, en le prenant en chasse. Très sportif que lui, Vivien pénètre dans le quartier Béa-Rex, déserté de ses habitants, depuis l’assassinat du chef du quartier. Ayant disparu dans la pénombre, le chauffeur n’a plus d’autre choix que de laisser filer sa victime.

Vue la gravité de la situation, les deux jeunes n’ont pas voulu mettre la police au courant de leur mésaventure, pour la simple raison, selon Vivien, qu’ils risquent d’être arrêtés pour détention illégale d’arme blanche.

Rappelons aussi que le 3ème arrondissement ne dispose plus de commissariat depuis la dernière attaque des éléments de « Force » qui l’ont saccagé et vandalisé.

 

Sinclair ARIES

 

 

 

BAMINGUI-BANGORAN SOUS ADMINISTRATION DIRECTE DU FPRC ET ABDOULAYE HISSENE : DOUANE, GENDARMERIE ET LES ZONES MINIERES

Le sous-préfet de Ndélé n’est qu’un figurant, un singleton sans aucune autorité. Il est toléré par le FPRC de Abdoulaye Hissène qui administre directement toute la région. La justice pour régler les différends est assurée par le sultan de Ndélé. Abdoulaye Hissène est le gouverneur absolu. Tout le monde lui obéit, ce qui lui donne toute la latitude d’organiser son administration, avec les combattants du FPRC. Selon le Sultan, « l’Etat n’existe pas à Ndélé ». Le sous-préfet est seul, face au tout puissant Abdoulaye Hissène et ses combattants qui écument la région. La douane, la gendarmerie, les chantiers miniers sont gérés de main de fer par Abdoulaye Hissène.

Le local de la gendarmerie qui n’a que les murs, les fenêtres et une toiture, sert toujours de brigade de gendarmerie tenue par les combattants du FPRC en tenue de gendarme. Toutes les routes pour entrer et sortir sont gardées par les combattants du FPRC, jouant le rôle des douaniers. Les véhicules qui arrivent sont inspectés, puis ils paient les frais de douane, d’un montant de deux cent mille francs (200.000F) CFA. La gendarmerie, quant à elle, soumet les plaintes au Sultan qui les examine, convoque une audience et tranche les différentes affaires au rôle. Les émissaires de Abdoulaye Hissène, les combattants du FPRC, font des incursions régulières dans les chantiers miniers pour collecter le diamant et autres pierres précieuses. Par village minier, il y a un représentant des artisans miniers chargé de collecter les pierres précieuses et d’en rendre compte fidèlement à la « brigade minière ».

Où sont vendus ces diamants de sang ? Suivez notre regard. Comment voulez-vous que les chefs de guerre, ces criminels économiques, entendent la voix de la paix ? Une chose est sûre, mais curieuse, la population n’est pas violentée comme dans les autres régions, Mbrés, Kaga-Bandoro, Bria, Bangassou, Mobaye, Alindao, Bambari, Ngaoundaye, Bocaranga. Les marchés fonctionnent comme de rien n’était. Les confessions religieuses (chrétiens et musulmans) cohabitent en parfaite harmonie. A l’observation, seuls les artisans miniers n’ont pas bonne mine. Quand la brigade minière du FPRC arrive dans un chantier, c’est avec la peur au ventre que les artisans miniers l’observent. Certains, depuis la maison, ne mettent que la tête dehors pour un clin d’œil furtif. Seul le représentant des artisans miniers vient s’assoir avec elle, pour faire le compte rendu du temps écoulé et des activités du chantier, notamment remettre ce qu’il a pu collecter entre les mains des artisans miniers. Abdoulaye Hissène, le chef suprême appréciera.

Pourquoi deux poids, deux mesures entre Ndélé et les autres régions de la RCA ? Le Sultan aurait-il une autorité sur Abdoulaye Hissène ? Les combattants du FPRC détruisent tout sur leur passage, dans les autres régions citées ci-haut, mais préservent le Bamingui-Bangoran. Abdoulaye Hissène et Nourredine Adam résident dans le Bamingui-Bangoran. Ces derniers jours, la population de cette préfecture se plaignait d’un pont sur le cours d’eau Bamingui. Que deviennent les recettes de l’Etat, récoltées par le FPRC ? C’est pour développer la région ou pour acheter des armes ? Quelle société acceptera d’aller dans la région où les combattants du FPRC grouillent. La population a une soif grandissante de la présence de l’Etat, des autorités et de l’administration, parce qu’elle n’est pas libre de leur mouvement. Elle est sous occupation des gangsters, des criminels, des bandits de grand chemin.

C’est grâce à un reportage de France 24 à Ndélé que cet article a été rédigé. Abdoulaye Hissène, le Sultan de Ndélé, le sous-préfet se sont prêtés aux questions devant la camera de France 24.

Julien BELA

 

 

DES EFFORTS INLASSABLES DEPLOYES PAR NOS MILITAIRES DANS

 L’ARRIERE-PAYS REDONNENT CONFIANCE A LA POPULATION

 

« L’opérationnalisation et le redéploiement des FACA », c’était l’une des recommandations fortes du Forum National de Bangui (FNB), tenu du 04 au 11 mai 2015. Les participants à ce Forum étaient unanimes sur cette recommandation, à l’exception peut-être des combattants Séléka qui avaient voulu, après leur prise de pouvoir le 24 mars 2013, dissoudre l’armée nationale. Mais grâce à la vigilance de certains compatriotes, cette dissolution de l’armée n’avait pas eu lieu. Pire encore, les éléments des Forces Armées Centrafricaines (FACA) sont demeurés inactifs pendant quelques mois. Aujourd’hui, ils renaissent peu à peu de leurs cendres. Beaucoup d’entre eux ont été déjà formés par l’EUTM-RCA et entraînés au maniement des armes russes par les instructeurs militaires de la Russie.

Bon nombre de nos militaires formés sont déployés dans certaines villes de l’arrière-pays. Il s’agit notamment des localités telles Paoua, Sibut et récemment Bangassou. Dans ces villes précitées, la présence des FACA rassure et fortifie la population. A Sibut par exemple, la population est soulagée. Elle vaque librement à ses occupations quotidiennes, contrairement aux années précédentes où elle vivait la peur au ventre. La cohésion sociale et le vivre ensemble s’installent progressivement. Toutes les activités ont repris. La population de cette ville et les FACA entretiennent de bonnes relations. Aucun cas d’incident n’est signalé. Les groupes armés, en occurrence les Anti-Balaka qui ont érigé une barrière à 47 kilomètres sur le tronçon Sibut-Grimari, envisagent de la démanteler pour faciliter la libre circulation des personnes et des biens. Dans peu de jours, tout redeviendra à la normale grâce à la présence de nos soldats déployés dans cette ville. Nous osons espérer que des patrouilles seront organisées sur ce tronçon dans un bref délai. Les habitants de Sibut et de ses environs exaltent de joie.

Retardées pour quelques jours à cause des tirs que nos militaires et leurs instructeurs russes ont essuyé à Bambari de la part des hommes de l’UPC du tristement célèbre Ali Daras, les FACA étaient arrivées à Bangassou et accueillies en grande pompe par la population de ladite ville. Les femmes avaient étalé leurs pagnes à même le sol à 07 kilomètres de la ville et nos militaires ont marché dessus, exactement comme l’entrée triomphale du Fils de  Dieu, Jésus-Christ à Jérusalem. Quelques jours après leur déploiement, une réunion a été organisée par les autorités locales. Les Autodéfenses de la localité y ont pris part, ainsi que toutes les couches sociales. A l’issue de celle-ci, il a été décidé que nos compatriotes musulmans qui sont sur le site des déplacés au Petit Séminaire Saint Louis de Bangassou, regagneront leur quartier Tokoyo dans les prochains jours. C’est déjà un pas en avant dans la recherche de sortie de crise en Centrafrique.

A Paoua, l’une des sous-préfectures de l’Ouham-Péndé où sont déployées les FACA pendant les affrontements très meurtriers entre les hommes de Bahr et ceux du mouvement Révolution-Justice (RJ), la paix règne aujourd’hui dans cette ville et ses alentours. Les habitants des communes à la périphérie de Paoua qui ont fui ces affrontements commencent à regagner leurs villages respectifs. Là aussi, les activités agricole, scolaire, commerciale et administrative ont repris. Dès leur arrivée dans la ville, les combattants de R-J ont décidé de mettre fin aux affrontements. Les combattants de Bahr se sont éloignés de la ville. On assiste néanmoins à des actes isolés commis par certains bandits de grand chemin.

Donc, le déploiement de certains éléments des FACA à l’intérieur du pays porte du fruit. C’est autant dire que les Centrafricains ne se sont pas trompés pour réclamer le redéploiement de leur armée nationale sur toute l’étendue du territoire national. Le gouvernement que dirige Simplice Mathieu Sarandji, sous la très haute impulsion du président de la République, chef de l’Etat, Professeur Faustin Archange Touadéra, doit multiplier des efforts dans ce sens afin de pacifier la République centrafricaine. Si aucune bévue de la part des soldats formés n’est enregistrée à ce jour, cela prouve à suffisance que ces FACA sont mûres et ont pris conscience du danger qui guette le peuple centrafricain et le pays. D’où nécessité pour l’EUTM d’accélérer leur formation. Les pays amis de la RCA doivent aussi doter les FACA d’armes et munitions pour protéger réellement les civils et défendre l’intégrité du territoire national. Partout où sont déployées les FACA, leur présence rassure et fortifie la population.

La rédaction de Centrafric Matin souhaite bon vent à ce redéploiement progressif de nos soldats et encourage le gouvernement dans ce sens. Elle appelle aussi les pays donateurs à voler à leur secours. Ainsi soit-il !

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

 De « chinko »  au « grand chinko », ce parc unique en son genre,

renait de ses cendres, grace aux etats-unis

La parc Chinko, devenu aujourd’hui Grand Chinko, renait de ses cendres. Il est situé dans le Sud-est du pays. Selon monsieur Patrick Silvère Gbinou, responsable des ressources humaines et des relations publiques à « African Parks » en charge du parc Chinko, « Ce parc jadis riche en espèce faunique, a été envahi par les éleveurs peuhls, puis avec les affrontements meurtriers durant la crise que nous vivons, par les populations déplacées. Le projet Chinko a vu le jour en 2014, en pleine crise. Les activités ont réellement commencé en 2015. Mais les groupes armés ont envahi toute la région, paralysant toutes les activités, pillant tout le matériel de travail. Plusieurs vagues de déplacés peulhs et chrétiens ont encore envahi le parc.

« Rangers », c’est l’appellation des écogardes en charge de la protection du parc, contre les braconniers et la transhumance bovine en provenance du Soudan. «  GRAND CHINKO », est la nouvelle vision de African Parks, pour le développement harmonieux du parc. Cette nouvelle approche prend en compte les populations des villes environnantes du parc, pour une gestion participative et responsable de ce patrimoine faunique. Des campagnes d’éducation, de sensibilisation, d’information, sont menées en direction de la population, pour qu’elle comprenne la nécessité et l’importance de la protection du parc et donc de la faune. Cette implantation de African Parks en pleine période de crise, n’a pas été facile.

Néanmoins, African Parks dispose aujourd’hui d’un hélicoptère, d’un avion de liaison entre Bangui et le site de Grand Chinko. Monsieur Patrick Silvère Gbinou a affirmé que les espèces fauniques dispersées par les invasions des groupes armés et des populations déplacées commencent à revenir en grand nombre dans le parc. African Parks dispose d’une équipe de recherche pour l’inventaire et le dénombrement des espèces. Certaines espèces répertoriées portent des colliers électroniques de signalisation.

Madame Michelle Sjhra, Conseillère des Affaires publiques et culturelles à l’Ambassade des Etats-Unis, s’est dite émerveillée en visitant le parc du Grand Chinko. Le paysage était très beau, admirable. Pour madame Michelle, l’Ambassade des Etats-Unis a organisé ce « déjeuner d’échange » pour favoriser l’interconnexion entre « African Parks (Grand Chinko), les ONG nationales œuvrant dans le domaine de la protection et de la préservation de l’environnement et la presse, afin de former une grande famille qui agira pour la promotion et le développement de cette aire protégée qu’est le Grand Chinko. L’implication de la population des villes environnantes dans la gestion durable des ressources naturelles est nécessaire et obligatoire. Monsieur Patrick Silvère Gbinou a également dit que les institutions de recherches, telles l’Université de Bangui, l’ISDR et bien d’autres seront associées à ce projet d’envergure nationale. L’Elan est l’espèce la plus nombreuse.

Julien BELA

 

 

DECLARATION DU PRESIDENT DU CONSEIL DE SECURITE SUR LA RCA

 

Le Conseil de sécurité se déclare profondément préoccupé par les actes de violence qui continuent d’être perpétrés par les groupes armés, à Bangui et dans le reste du pays, contre les civils, les soldats de la paix des Nations Unies et les agents humanitaires, ainsi que par les violations du droit international humanitaire, les violations des droits de l’homme et les atteintes à ces droits, notamment celles commises contre les enfants et les violences sexuelles et sexistes en période de conflit, qui entraînent un nombre inacceptable de morts, de blessés et de déplacés. Le Conseil condamne également fermement l’augmentation des actes d’incitation à la haine et à la violence ethniques et religieuses qui menacent la paix et la stabilité en République centrafricaine, ainsi que la campagne d’hostilité menée contre la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) et d’autres acteurs internationaux.

Le Conseil exhorte les groupes armés, à Bangui et dans le reste du pays, à cesser toutes formes de violence, d’activités déstabilisatrices et de restrictions à la liberté de circulation des personnes, de déposer les armes, immédiatement et sans conditions, et de participer dans un esprit constructif au processus de paix. Il réaffirme le besoin urgent et impératif de traduire en justice les responsables de violations du droit international humanitaire, de violations des droits de l’homme et d’atteintes à ces droits. Il rappelle également que le fait de se livrer à des actes d’incitation à la violence, en particulier à motivation ethnique ou religieuse, et ainsi de perpétrer ou d’appuyer des actes qui compromettent la paix, la stabilité et la sécurité en République centrafricaine constitue un fondement pour des désignations aux fins de sanctions conformément à la résolution 2399 (2018).

Le Conseil réaffirme son soutien au Président Faustin-Archange Touadéra dans ses efforts pour pérenniser la paix et la stabilité en République centrafricaine et exhorte les autorités centrafricaines à prendre, sans délai, toutes les mesures nécessaires pour faire progresser le dialogue avec les groupes armés et promouvoir la réconciliation nationale, l’extension de l’autorité de l’État, la réforme du secteur de la sécurité et la lutte contre l’impunité, qui revêtent la plus haute priorité. Le Conseil souligne également qu’il importe d’achever l’opérationnalisation de la Cour pénale spéciale, de mettre en place la Commission Vérité, Justice, Réparation et Réconciliation et de renforcer les autres mécanismes nationaux d’établissement des responsabilités. Le Conseil demande aux autorités centrafricaines de mettre en œuvre la réforme du secteur de la sécurité afin de constituer des forces de défense nationale et de sécurité intérieure multiethniques, professionnelles, représentatives et bien équipées, de procéder au désarmement, à la démobilisation et au rapatriement des membres de groupes armés et d’accélérer la mise en œuvre du Plan national de relèvement et la consolidation de la paix.

Le Conseil réaffirme son soutien à l’Initiative africaine pour la paix et la réconciliation en République centrafricaine et à sa feuille de route adoptée à Libreville le 17 juillet 2017, qui constituent le principal cadre pour une solution politique en République centrafricaine, comme les autorités centrafricaines en ont convenu et sous leur direction. Le Conseil se félicite de la conclusion de la deuxième série de consultations du Panel de facilitateurs de l’Initiative africaine et souligne la nécessité urgente de progresser davantage dans l’ouverture d’un dialogue ambitieux et inclusif entre les autorités centrafricaines et les groupes armés, associant tous les secteurs de la société et favorisant la participation entière et effective des femmes, avec l’appui constant de la MINUSCA et d’autres partenaires, afin de parvenir sans délai à un accord politique global. Le Conseil encourage également le Président Faustin-Archange Touadéra à consolider et à renforcer l’adhésion du pays au processus de paix et préconise une meilleure coordination des efforts en soutien à l’Initiative africaine.

Le Conseil souligne l’importance du rôle et de l’engagement de haut niveau de l’Union africaine, de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale, de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs et des États voisins pour la promotion d’une paix et d’une stabilité durables en République centrafricaine, et demande à tous ces acteurs de resserrer leur coordination et d’intensifier leurs efforts pour les prochaines étapes de la mise en œuvre de la feuille de route de Libreville.

Le Conseil se félicite de la première réunion tenue à Bangui, le 11 avril 2018, du Groupe international de soutien à la République centrafricaine, coprésidée par l’Union africaine, la Communauté économique des États de l’Afrique centrale et l’Organisation des Nations Unies, qui avait pour objet de promouvoir un engagement durable et cohérent en faveur des efforts de stabilisation et de relèvement en cours en République centrafricaine. Il se félicite à cet égard de la demande faite de réactiver les commissions mixtes bilatérales entre la République centrafricaine, d’une part, et le Cameroun, le Soudan et le Tchad, d’autre part, et encourage les pays concernés à coopérer pour résoudre les problèmes transfrontaliers. Il se félicite également de la visite conjointe à Bangui, du 10 au 13 avril 2018, du Secrétaire général adjoint aux opérations de maintien de la paix, Jean-Pierre Lacroix, et du Commissaire à la paix et à la sécurité de l’Union africaine, Smaïl Chergui, et souligne l’importance de la synergie entre les deux organisations pour l’appui au processus de paix en République centrafricaine.

Le Conseil réaffirme son ferme soutien au Représentant spécial, Parfait Onanga-Anyanga, ainsi qu’à la MINUSCA dans l’exécution de son mandat à l’appui des autorités centrafricaines, en particulier à l’action menée pour la protection des civils, notamment en adoptant une posture proactive et robuste, pour appuyer le processus de paix, et pour mettre en place des conditions de sécurité favorables à l’acheminement de l’aide humanitaire, conformément aux dispositions de la résolution 2387 (2017).

Le Conseil rend hommage à la bravoure des soldats de la paix des Nations Unies qui ont sacrifié leur vie au service de la paix et se félicite à cet égard de l’extradition par la République démocratique du Congo vers la République centrafricaine du commandant anti-balaka Wekanam Crepin et d’autres individus soupçonnés d’avoir participé à l’attaque qui a coûté la vie à cinq soldats de la paix des Nations Unies et à des attaques contre des civils. Il se félicite des mesures prises pour améliorer la sûreté et la sécurité du personnel des Nations Unies. Il souhaite que se poursuivent les efforts déployés pour continuer d’optimiser les résultats de la MINUSCA et attend avec intérêt les rapports sur la performance des pays fournisseurs de contingents ou de personnel de police. Il se réjouit également des mesures actuellement prises par le Secrétariat pour obtenir sans tarder les forces supplémentaires autorisées afin d’accroître la flexibilité et la mobilité de la MINUSCA, conformément aux dispositions du paragraphe 32 de la résolution 2387 (2017).

Le Conseil prend note des différentes mesures prises par la MINUSCA et les pays fournisseurs de contingents et de personnel de police pour combattre l’exploitation et les agressions sexuelles, qui ont permis de réduire le nombre de cas signalés, se déclare toutefois toujours gravement préoccupé par les nombreuses allégations de ce type à l’encontre des soldats de la paix en République centrafricaine ainsi qu’à des forces non onusiennes, réaffirme la nécessité pour les pays qui fournissent des contingents ou du personnel de police ainsi que la MINUSCA, selon le cas, d’ouvrir sans tarder des enquêtes sur ces allégations de façon crédible et transparente et de faire en sorte que les auteurs de telles infractions pénales ou de fautes répondent de leurs actes, et souligne qu’il faut prévenir l’exploitation et les agressions sexuelles et renforcer les mesures prises pour donner suite aux allégations, conformément à la résolution 2272 (2016).

Le Conseil se félicite du travail réalisé par la mission militaire de formation PSDC de l’Union européenne en République centrafricaine (EUTM-RCA), ainsi que de l’appui des autres partenaires internationaux et régionaux à la formation des forces de défense et de sécurité nationale et au renforcement de leurs capacités, et il encourage une coordination effective avec la MINUSCA et l’EUTM-RCA à cet égard. Le Conseil se félicite de la bonne collaboration en cours entre les autorités centrafricaines et les partenaires internationaux, y compris la MINUSCA et l’EUTM-RCA, en vue du redéploiement progressif et durable des forces armées centrafricaines et des forces de sécurité intérieure formées par l’EUTM-RCA et d’autres partenaires internationaux, dans le contexte plus large de l’extension de l’autorité de l’État et de la consolidation de la sécurité, et souligne qu’il importe de prendre des mesures de renforcement des capacités à l’appui des forces de sécurité intérieure. Le Conseil exprime à cet égard son intention d’examiner les recommandations que le Secrétaire général a transmises au Conseil de sécurité, comme demandé au paragraphe 43 a) iv) de la résolution 2387 (2017).

Le Conseil se dit vivement concerné par la situation humanitaire en République centrafricaine où près de la moitié de la population a besoin d’une assistance humanitaire, y compris par la situation alarmante des réfugiés et des déplacés. Le Conseil exige de nouveau que toutes les parties autorisent et facilitent pleinement l’acheminement rapide, en toute sécurité, et sans entrave de l’aide humanitaire destinée aux personnes qui en ont besoin. Il encourage les États Membres à répondre d’urgence aux besoins humanitaires dans le pays, recensés dans le Plan de réponse humanitaire pour 2018.

Le Conseil réaffirme son ferme attachement à la souveraineté, à l’indépendance, à l’unité et à l’intégrité territoriale de la République centrafricaine et rappelle l’importance des principes de non ingérence, de bon voisinage et de coopération régionale.

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DROIT D’AUTEUR : LES GEANTS DU NUMERIQUE A L’ATTAQUE A BRUXELLES

 

Envoi de pourriel massif, alliance avec les libertaires du Web, robots, camions dans Bruxelles... A l’approche d’un vote serré au Parlement jeudi, les géants du Web tentent le tout pour le tout pour bloquer une directive qui les obligerait à payer davantage les contenus des éditeurs.

« Et dire que ce sont les mêmes acteurs de la tech qui travaillent avec les institutions européennes pour lutter contre la désinformation en ligne ! ». Grégoire Polad, de l’association des télévisions commerciales (ACT) en Europe, n’en revient pas. Envoi de pourriel massif des députés européens jusqu’à saturer leurs boîtes d’emails, robots sur les réseaux sociaux, camions circulant dans Bruxelles, alliance de circonstance avec les libertaires du Web, dont, selon les partisans de la directive, les géants du numérique financent les lobbies... Les poids lourds d’internet ont lancé un véritable offensive pour tuer la directive sur le droit d’auteur à l’ heure numérique, soumise jeudi à un vote décisif du Parlement européen.
Bruxelles n’en est pas à sa première campagne d’influence. Mais « une telle tension, c’est presque du jamais vu. On lutte contre une très grosse machine, très puissante », confie un lobbyiste du camp adverse, les pro-directive.

Vote serré

La directive droit d’auteur, initiée en 2016 par la Commission européenne, doit mettre les propriétaires de contenus en position de négocier de meilleures rémunérations avec les plateformes et les réseaux sociaux où circulent leurs œuvres. Et, le cas échéant, exiger leur retrait. Aujourd’hui, Facebook ou Youtube se retranchent derrière leur statut d’« hébergeur passif », consacré par une directive de 2002 : ils fournissent les tuyaux mais ne sont pas responsables de ce qui y circule. Pour rééquilibrer la donne, la Commission propose d’obliger les plateformes à se doter de « mesures techniques » afin d’identifier les contenus protégés mis en ligne. Elle souhaite aussi instaurer un « droit voisin » pour les médias d’informations.

Après deux ans de débats très durs en commission juridique du parlement, la version mise au vote final ce jeudi affiche la même ambition. Le Conseil, ou siègent les Etats membres, a lui aussi validé un texte du même acabit au mois de mai. Si les eurodéputés donnent leur feu vert, les planètes seront alignées et la partie quasi jouée : le texte final devra être défini cet automne en trilogue, mais ne pourrait plus bouger sur le fond.

A l’opposé, un rejet par le Parlement rouvrirait beaucoup le jeu : le débat reprendrait en septembre, avec une nouvelle bataille d’amendements où les opposants seraient alors en position de force pour atténuer le projet. Or ce scénario n’est pas du tout à exclure. « Je crois que le bon sens des parlementaires va prévaloir, mais nous sommes assez inquiets, », déclare David El Sayegh, secrétaire général de la Sacem, le principal collecteur en France de droits de la musique. « Les groupes politiques sont divisés entre eux, et en leur sein. Cela va être très serré », confient plusieurs eurodéputés et hauts fonctionnaires.

Fini les vidéos de mariage avec AC/DC en fond sonore ?

Emmenés en particulier par l’eurodéputée Julia Reda, du parti Pirate allemand, les opposants à la réforme sortent de fait l’artillerie lourde : ce ne sont pas moins que des « machines à censure » menaçant « la liberté d’expression », « la création » et « l’innovation » qui se profilent, arguent-ils. Adieu les Gifs, les Mèmes, les parodies, les partages d’hyperliens ou les vidéos personnelles sur fond musical, préviennent-ils, omettant que le texte contient pourtant différents garde-fous. Ce jeudi, les députés européens devront pas moins que « décider s’ils veulent sauver l’Internet ou le censurer », estime l’Edima, l’alliance qui regroupe à Bruxelles tous les géants du Web, dans ses communiqués de presse.

« C’est une véritable campagne de désinformation mais elle est puissante et peut faire des dégâts », se lamente un gradé de la Commission. Selon David El Sayegh, « le texte ne fait que mettre en balance des libertés fondamentales -celle de s’exprimer et celle d’être payée pour ses créations. L’article 13 de la directive prévoit que les contrats entre plateformes et ayants-droits doivent concerner également les contenus postés par les utilisateurs sur les plateformes. il n’y a donc aucun problème si la plateforme a conclu une licence avec les ayants droits ». Chez les éditeurs de presse, on note que « la liberté d’expression tant vantée par les libertaires aboutit à la mort de médias et à une information réduite aux blogs ».

Le pouvoir de négociation de YouTube

L’enjeu financier est conséquent. Mais c’est avant tout la brèche qui s’ouvrirait dans leur confortable statut d’hébergeur « passif », clef dans leur modèle économique, qui inquiète les géants du numérique. Ils refusent depuis longtemps le statut d’éditeur, à la grande colère de ceux qui le sont, comme les médias et qui sont soumis à des obligations.
Cela dit, il est difficile de savoir si une fois la directive passée, les éditeurs vont pouvoir négocier de fortes augmentations de prix de leurs licences avec les plateformes. « La direction de Warner Music a voulu retirer ses chansons de YouTube il y a quelques années mais les labels et leurs artistes se sont rebellés, car c’est un instrument de promotion très efficace, » dit un professionnel du secteur. Cela dit, la directive changerait la donne car elle instaurerait un cadre et de la transparence. « Nous voulons pouvoir identifier nos oeuvres et leur monétisation. Aujourd’hui, YouTube donne peu d’information et DailyMotion aucune », explique David El Sayegh. « L’idée n’est pas tant d’empêcher la diffusion des œuvres que de permettre aux ayant droits d’avoir de la visibilité dessus », insiste l’eurodéputée socialiste Virginie Rozière.

Presse-francophone

Source : Les Echos

 

 

 

HAUT CONSEIL DE LA COMMUNICATION (HCC), DANS UNE ZONE DE

TURBULENCE A HAUTE INTENSITE

« Le Haut Conseil de la Communication est constitué de sept (7) membres. La gestion de cette institution par la vice-présidente est entrée dans une zone de turbulence. Cinq (5) conseillers sur sept (07) réclament une Assemblée Générale d’urgence pour remettre la pendule à l’heure. Depuis lors, leur revendication est demeurée lettre morte, malgré un support par écrit à l’adresse de l’autorité compétente. Cette situation place le HCC dans une atmosphère délétère. Il y a urgence en la demeure, pour permettre aux Hauts Conseillers de travailler dans la sérénité et la quiétude. Devant un mur de silence, les Hauts Conseillers portent l’affaire sur la place publique, afin d’avoir gain de cause et remettre le HCC sur les rails. Il va sans dire que les bavures accumulées, ne peuvent que détériorer l’atmosphère de travail au sein de cette noble institution. Les linges sales se lavent en famille, dit un adage bien connu des Conseillers. Malheureusement, le vin est versé en publique et il faut le boire. Nous espérons que les Hauts Conseillers du HCC sauront prendre de la hauteur pour corriger la gouvernance et repartir sur de nouvelles bases, afin de porter haut l’étendard des médias centrafricains en cette période extrêmement difficile, où la presse tire le diable par la queue. »      

Julien BELA

                                                                                                                                                                           

Bangui, le 05 JUIL 2018

 

A

Monsieur le Président du Haut Conseil de la Communication

BANGUI

Objet : Destitution de Madame Isabelle-Edith VACKAT,

Vice-présidente du Haut Conseil de la Communication pour incompétence et moralité douteuse.

 

Monsieur le Président,

 

Nous constatons avec regret que depuis la prise de fonction des membres du Bureau du Haut Conseil de la Communication (HCC), que vous avez l'insigne honneur de diriger, Madame Edith-Isabelle VACKAT, Vice-présidente de notre institution, brille par son .incompétence er son incapacité à pouvoir vous suppléer valablement conformément aux dispositions de la Loi N'17.006 du 15 février 2017, portant composition, organisation et fonctionnement du Haut Conseil de la Communication.

En effet, la conduite des personnalités centrafricaines appelées à présider aux destinées du HCC, institution incarnant le 4eme pouvoir de la République, doit non seulement être exemplaire, mais placée au-dessus de tout soupçon. Or, nous relevons avec indignation les dérapages répétés ci-après dans les comportements de Madame Edith-Isabelle VACKAT, qui portent gravement atteinte à l'image et au bon fonctionnement de notre institution :

● Incapacité à pouvoir annoter correctement les dossiers administratifs et à organiser les réunions du Bureau conformément à vos dernières instructions ;

● Immixtion dans les affaires internes des organisations professionnelles des médias (OPM) et mécontentement de certains responsables desdites organisations ;

● Manque de respect à l'endroit de ses collègues Hauts Conseillers ;

● Dispute publique avec quelques-uns de ses collègues Hauts Conseillers au siège du HCC, en présence du personnel administratif ;

● Cupidité gravissime à privilégier ses seuls intérêts au détriment de ceux du HCC ;

● Traitement inadmissible infligé au personnel administratif du HCC comme à des sujets ;

● Non justification d'importantes sommes d'argent du HCC gérées.

En outre, les comportements de la Vice-présidente pendant les rencontres avec les partenaires extérieurs, non seulement portent gravement atteinte à l'image de notre institution mais découragent plusieurs personnalités, qui s'en plaignent. Cela dessert dangereusement les intérêts du HCC, car les appuis de ces partenaires sont indispensables à la réalisation de nos activités.

Aussi, voudrions-nous rappeler qu'en tant que Hauts Conseillers élus, nous avons tous des comptes à rendre à nos pairs respectifs qui nous ont fait confiance, en faisant de nous leurs représentants au HCC. Par conséquent, nous ne saurions tolérer ni cautionner par le silence, les agissements de Madame Edith-Isabelle VACKAT qui risquent, si rien n'est fait, de compromettre dangereusement la réalisation des projets inscrits dans notre mandature. Nous n'entendons pas, non plus, subir dans l'indifférence, durant les six (6) années restantes de notre mandature, les conséquences négatives des agissements et de l'incompétence notoire de la Vice-présidente, qui ne sont autres choses que des fautes lourdes.

Au vu de tout de ce qui précède et conformément aux dispositions, entre autres, des articles 30, 84 et 96 du Règlement Intérieur du HCC, nous vous invitons à convoquer, dans la première quinzaine du mois en cours, une session extraordinaire en vue de la destitution de Madame Edith-Isabelle VACKAT de son poste de Vice-présidente et de l'élection de son successeur,

Enfin, nous vous convions à cosigner cette lettre avec les autres Hauts Conseillers, car il importe également dans vos intérêts que notre institution ait une Vice-présidente ou un Vice-présidente compétent et irréprochable.

En vous souhaitant bonne réception, veuillez agréer, Monsieur le Président, l'expression de notre considération distinguée.

 

Copie :

- Tous les Hauts Conseillers.

 

 

 

 

 

 

Ont signé :

Haut Conseiller José Richard POUAMBI

 

Haut Conseiller Vincent NAMRONA

 

Haut Conseiller Inès Raïssa KAMAGNAWODE

 

Haut Conseiller Blandin SONGUEL

 

Haut Conseiller Lydie Euloge MBELET-KOUNDJA

 

Haut Conseiller Nellie TAPANDE

 

 

APPEL A MANIFESTATION D’INTERÊT

 

Comment participer aux appels d’offres de la MINUSCA

 

La MINUSCA porte à l'attention de toutes les entreprises installées en République Centrafricaine (fournisseurs actuels ou potentiels) qu'elle organise un séminaire d'affaires, le 25 juillet 2018 de 9h à 12h30 dans la salle de Conférence de la MINUSCA à la Base Logistique DEJEAN située au PK4 à Bangui.

 

Par ailleurs il est demandé aux entreprises désireuses de fournir les biens et services cités ci-dessous à exprimer leur intention de participer par courrier électronique à : ouattara4@un.org ;                       minusca-procurement@un.org au plus tard le 20 juillet 2017 à 12h 30. Chaque entreprise devra préciser le nombre de participants, leur noms et adresses électroniques. Veuillez noter également que chaque                           participant devra se munir de sa carte d'identité pour faciliter son accès dans les locaux de la MINUSCA.

 

Type d’Entreprises / Biens et Services Prioritaires pour le Service des Achats des Nations Unies :

● Transport de fret maritime, aérien et terrestre

● Services d'Agence de voyage

● Transport routier

● Transitaires

● Quincaillerie en matériaux divers de construction (carreaux, ciment, peinture, fer à béton, plomberie, matériel électrique, matériel sanitaire, agrégats, bois de construction, câbles blindés et non blindés etc...)

● Imprimerie et papeterie

● Pneus, peinture et pièces de rechange de véhicules

● Split, climatiseurs et pièces de rechange (consommables de réfrigération, gaz, compresseurs, etc....)

● Produits Chimiques et Pétroliers

● Rations Alimentaires et Restauration

● Bâtiments préfabriqués, Abri et Logements

● Concessionnaires en vente de véhicules

● Technologies d'Information et Communications

● Approvisionnements médicaux et pharmaceutiques

● Sécurité et sûreté (Marchandises et services y compris gardiennage)

● Entretien (bâtiment, véhicule, climatisation)

● Travaux publics et d'Ingénierie

● Groupes Electrogène, Alimentation en énergie.

● Services d'entretien, nettoyage, maintenance de camp.

● Téléphonie mobile, internet

● Forage pour l'eau

● Asphalte, travaux de terrassement, routiers et pavage.

 

Pour plus d'informations détaillées sur les annoncés, veuillez visiter :

https://minusca.unmissions.org/achats

 

 

 

 

 

 

Toutes les infos du Jeudi 12 juillet 2018

Cm n 2753 du je 12 juillet 2018

LES MEDECINS CENTRAFRICAINS ONT-ILS REELLEMENT PRETE LE SERMENT D’HIPPOCRATE ?

La mort subite de notre confrère Richard Bagouma a provoqué un électrochoc au sein de la corporation des hommes des média en Centrafrique. Aucun médecin de garde pour voler au secours de notre confrère, car c’est un dimanche. Les parents ont couru à gauche, à droite, aucun médecin, aucun service ne fonctionne. Et pourtant les pharmacies sont opérationnelles aussi bien le samedi que le dimanche, 24H/24, pour sauver des vies humaines. Les médecins centrafricains à Bangui n’en ont cure. C’est pourquoi « Centrafric Matin » pose la question au ministre de la santé et de la population : les médecins centrafricains ont-ils réellement prêté serment d’Hippocrate ?

Combien de gens sont morts ce dimanche 08 juillet 2018 dans les hôpitaux ? Les cadavres sont nombreux, car aucun médecin n’était de garde, tant pour les soins, la radio et d’autres examens d’extrême urgence. Selon un parent d’un des malades décédés, le médecin appelé a répondu : « J’ai mal aux dents. Je dors. Je ne peux pas venir ». Le patient a ensuite rendu l’âme, faute de médecins pour l’assister. Les cas sont tellement nombreux que nous nous interrogeons, pourquoi avoir choisi la profession de médecin ?

Les Médecins, les Journalistes et leurs techniciens, les Forces armées, la Gendarmeries, la Police, les Sapeurs-pompiers sont des corps de métier qui n’ont ni samedi, ni dimanche. Les équipes sont programmées pour assurer le week-end. Personne ne peut dire que la radio ou la télévision est fermée faute de journalistes et de techniciens. C’est une nécessité professionnelle absolue. Il n’y a pas de choix à faire. Les cas de maladies sont relayés par d’autres personnes, à plus forte raison les hôpitaux, les dispensaires, où il est question de vies humaines.

Une maladie n’annonce jamais son jour, son heure d’atterrissage dans le corps de X ou Y. Elle peut vous surprendre à 00 heure, une heure, deux heures du matin, le samedi ou le dimanche, voire les jours fériés, dans l’avion, le bateau, le train, dans votre maison, sur la route à moto, véhicule, bicyclette ou à pied. Il faut se rendre à l’hôpital le plus proche où il doit y avoir nécessairement un infirmier, une sage-femme et un médecin. Les mots n’existent pas pour qualifier le comportement de nos médecins. Le ministre de la santé et de la population a du pain sur la planche, car la population dont il a la charge, est abandonnée à son triste sort. C’est à la limite un crime contre l’humanité, la non assistance à personne accablée par une maladie.

Les centres de radiologie et autres services extrêmement sensibles qui facilitent le diagnostic au médecin sont tous fermés. Les pharmacies sont privées. Il n’y a aucune contrainte, aucun gendarme pour les obliger à s’assumer. Elles sont seulement conscientes que la vie d’un être humain est très précieuse. Elles sont ouvertes de nuit comme de jour, samedi comme dimanche et tous les jours fériés. Les hôpitaux et dispensaires sont des mouroirs en RCA. Les parents se débattent, entraînent le malade à l’hôpital, mais il n’y a pas de médecin. Le temps de courir d’un centre hospitalier à un autre, d’appeler au téléphone, la mort frappe cruellement à cet instant précis. Devant une telle situation, que peut-on ressentir vis-à-vis des hôpitaux et des médecins ? Il revient au ministre de la santé et de la population de répondre à cette question en lisant dans la tête des parents du malade mort entre leurs mains, malgré tous les efforts qu’ils ont déployés.

On est où là ? En Centrafrique. Est-ce qu’il y a un ministre de la santé et de la population ? On ne sait pas. Nous chercherons pour savoir s’il y a un ministre quelque part là-bas.

Pourquoi prête-t-on le serment d’Hippocrate ? On ne sait pas. La RCA est le seul pays au monde où les médecins se prélassent chez eux, pendant que la population meurt comme des cafards.

Notre confrère Richard Bagouma est décédé dans les circonstances que nous avons décrites. Nous avons la chair de poule devant ce cas de figure qui va marquer la presse. Richard, vas en paix et que la terre de tes ancêtres te soit légère !

 

Julien BELA

 

 

 

 

 

 

L’INCOMPREHENSION ENTRE LA SUCAF ET L’ADMINISTRATION FISCALE ENTRAINE LA FERMETURE TEMPORAIRE DE CETTE DERNIERE

Après une mise en demeure, l’administration fiscale a décidé de la fermeture de la sucrerie centrafricaine (Sucaf) il y a 8 jours. A la base, l’inapplication de l’homologation de 19 % comme prévoit la loi des Finances 2018 selon le gouvernement, et l’évacuation du stock de 2017 sur la base de 5 % d’homologation en vigueur de 2017 selon la Sucaf.

Les responsables de la Sucaf ont dans un point de presse exprimé leur bonne foi à respecter les dispositions de la loi et refusé l’idée de verser dans le faux. Martin Akem, directeur du site de Bangui a précisé que toutes les difficultés résident dans l’incompréhension née de la mise en demeure par l’administration fiscale « dans une réunion on nous a dit de poursuivre sur la lancée de 5 % notamment sur le stock de 2017 », a-t-il dit.

Avec l’homologation de 5 %, le prix du sac de sucre de 50kg est de 34.708Fcfa ; le sac de sucre de 50 kg a atteint 39.207 Fcfa ; si l’on ajoute l’augmentation de 14 % prévue par la loi des finances. A la société Sucaf, c’est l’inquiétude qui gagne le personnel qui voit poindre le chômage si aucun consensus n’est trouvé d’ici là. Mais l’heure n’est plus au désespoir surtout qu’un dialogue est en vue entre le gouvernement, protecteur de l’emploi, et la société Sucaf. En jeu l’avenir de 1.300 personnels directement pris en charge par cette société, y compris la charge sociale en termes de construction d’écoles, de centres de santé  à Ngakobo.

Martin Akem a salué le degré d’engagement du gouvernement et réaffirme par-dessus tout que la Sucaf reste une société citoyenne qui n’a pas la volonté de tricher et croit à la vertu  du dialogue tout en proposant une solution flexible, «nous attendons beaucoup de ces discussions et souhaitons proposer au gouvernement, s’il le faut, de maintenir le taux de 19 % sur les productions locales et 5 % sur les importations en vue de faire l’équilibre », a-t-il déclaré.

Les huit jours d’inactivité représentent un manque à gagner pour Sucaf, cela étant estimé à des milliards de francs notamment 2 milliards de Fcfa versés à l’Etat en termes d’impôts. En attendant l’issue du dialogue, seule la volonté politique pourrait rouvrir la porte de Sucaf surtout après le vote du collectif budgétaire par les élus de la nation.

 

RJDH

 

 

 

Le « grand bAtisseur » veut relever les dEfis du millEnaire, A travers un plan d’urbanisation de la ville de Bangui

Bangui, la capitale centrafricaine, jadis « Bangui la Coquette », est aujourd’hui tombée si bas que terre. Et ce, par la fourberie de ses dirigeants égoïstes capables de vendre leurs pères et mères pour un sac de farine de manioc. Lasse de ces comportements qui déshonorent tout un peuple, le chef de l’Etat, Faustin Archange Touadéra, veut faire de sa mandature une aube nouvelle pour la RCA, à travers le retour définitif de la paix sur toute l’étendue du territoire, par la redynamisation de l’économie nationale et l’entente entre les différentes communautés pour une « Cohésion Sociale ».

En effet, conscient de ses lourdes tâches, le chef de l’Etat avait élaboré une feuille de route pendant la deuxième année de son mandat. Et c’est cette feuille de route que tous les membres du gouvernement s’attèlent à suivre actuellement. Aujourd’hui, le visionnaire veut relever les défis du millénaire, à savoir faire des principales villes de Centrafrique, des villes modernes qui répondent aux normes internationales (des centres commerciaux, des hôtels de luxe et des parcs d’attractions, etc.). Eh oui ! ceci n’est pas un rêve car avec un chef d’Etat visionnaire, tout devient possible !

Une chose est sûre, les grands chantiers sont déjà en marche, car il suffit de sillonner la capitale Bangui pour se rendre à l’évidence que la bataille contre les quartiers mal lotis, les avenues et périphéries occupées anarchiquement sont entrain de changer de visage. Par exemple, l’avenue qui jouxte le siège de la CEMAC a été complètement bitumée depuis plus d’une semaine. La rue Micheline, le marché et la Mairie de Bimbo ont complètement été réaménagés. Bangui et ses environs ont eu un coup de rajeunissement. Et cela est rendu possible grâce à l’hyperactivité de son ministre de l’Urbanisme, de la Ville et de l’Habitat, Gabin Francky Leffa. Ce dernier n’a pas manqué de louer la vision du chef de l’Etat, Faustin Archange Touadéra, le « Bâtisseur », lors de la clôture de l’Atelier International sur l’Urbanisation de la Ville de Bangui au Complexe Galaxy, le lundi 9 juillet dernier. Pour sa part, le président de la délégation spéciale de la ville de Bangui, Emile Raymond Gros-Nakombo, «Touadéra est un chef éclairé, et nous allons-nous attelés à la tâche de reconstruction de notre pays ensemble, main dans la main. Mais, pour cela, je souhaite un deuxième mandat pour le « grand bâtisseur », qui, à travers sa vision de la RCA, veut la hisser au rang des nations respectées de par le monde». Et d’ajouter, « Aucune ville au monde ne s’est construite en un seul jour !» 

Rappelons que l’Atelier International sur l’Urbanisation de la ville de Bangui a pour rôle de trouver des voies et moyens pour redonner vie à cette capitale située au cœur de l’Afrique. Durant ces 10 jours de session de réflexion, des experts internationaux venus des quatre coins du globe, se sont penchés sur des problèmes de lotissement et de l’augmentation des populations, au mètre carré dans la capitale Bangui. Il faut noter que la ville de Bangui était conçue pour accueillir 200.000 habitants. Mais aujourd’hui, elle frôle 1 million d’habitants, et cela pose un problème d’espace de vie si rien n’est fait d’ici 2050.

En attendant, les populations centrafricaines encouragent les initiatives du chef de l’Etat qu’ils surnomment déjà le « Grand Bâtisseur » pour que « Bangui la Coquette » renaisse de ses cendres. 

 

Sinclair ARIES

 

        

 

 

 

LES COMBATTANTS ARMES DE L’OUEST ENGAGES DANS LA PISCICULTURE POUR REDUIRE LA VIOLENCE COMMUNAUTAIRE

 

350 personnes issues des groupes armés, reçoivent ont reçu de la direction régionale des Eaux et Forêts en collaboration avec la Minusca des kits pour la pisciculture. L’objectif est de réduire la flambée de violences perpétrées dans la préfecture de la Mambéré- Kadéï.

Le gouvernement en collaboration avec la Minusca poursuit le programme du pré-DDR dans la préfecture de la Mbaéré-Kadéï. La formation des jeunes issus des groupes armés s’organise dans plusieurs filières dont la pisciculture. C’est dans ce contexte que des kits ont été distribués pour le démarrage des activés.

Cet appui a pour but «de réduire les violences communautaires et d’aider les ex-combattants à trouver un nouvel élan dans certaines filières. La gestion équitable des kits reçus permettra aux bénéficiaires de générer de l’argent à travers les activités génératrices de revenus», a signifié Bernadette Rigondé, responsable du programme DDR à la Minsuca avant de projeter que cet appui a plusieurs orientations, «la réduction des violences communautaires, la relance économique et que le changement de paradigme».

Certains bénéficiaires ont constaté que «bien qu’il y ait certains manquements relevés dans l’intervention de la Minusca, ce geste constitue un atout remarquable pour la communauté. Nous n’avons aucune connaissance dans la pisciculture, ni des outils pour la pratique ; aujourd’hui nous sommes capables de nous prendre en charge après cette initiation», a témoigné Nestor Ngama, l’un des participants.

Les 350 ex-combattants de l’ouest engagés dans la pisciculture pour le programme pré-DDR pourraient réduire les violences communautaires.

 

RJDH

 

 

500 COMBATTANTS ETRANGERS DE DIFFERENTES NATIONALITES ECUMENT

LES REGIONS DE LA RCA

La phase pilote du Programme National de Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Rapatriement (PNDDRR) qui vient de s’achever, a vu l’enregistrement de sept mille (7.000) ex-combattants parmi lesquels cinq cents (500) combattants étrangers de différentes nationalités. C’est la preuve que le pays de feu Barthelemy Boganda est vendu au départ par l’ex-coalition Séléka aux mercenaires étrangers (Tchadiens, Soudanais et Nigériens)  qui sont devenus aujourd’hui une épine dans les pieds des autorités, en décimant les populations dans presque toutes les régions de la République centrafricaine.

Le FPRC, le MPC, l’UPC, le MNLC et les 3R sont les factions rebelles de l’ex-coalition Sélaka, rassemblant les combattants étrangers de différentes nationalités qui battent le record de la criminalité en République centrafricaine. Ce sont les leaders de ces groupes armés cités ci-haut qui sabotent tous les efforts consentis par les autorités centrafricaines et la communauté internationale pour ramener définitivement la paix, la sécurité, le vivre ensemble et la réconciliation nationale sur l’ensemble du territoire.

Si le programme DDRR avance aujourd’hui très difficilement, c’est parce que les leaders de ces groupes armés font un (1) pas en avant, dix (10) pas en arrière. Leur réticence à adhérer définitivement au processus DDRR, est la cause principale de la persistance des violences à Bangui et dans les villes de l’arrière-pays. La présence de leurs éléments toujours actifs sur le terrain est à l’origine de la naissance de certains groupes rebelles, soit dans le but de défendre leurs régions, soit  pour s’enrichir illicitement comme les autres le font, en exploitant et pillant frauduleusement les ressources naturelles du pays.

L’équation la plus difficile du DDRR repose aujourd’hui sur les trafics illicites d’armes et munitions de guerre par ces combattants étrangers. Les experts de l’ONU ont mentionné plusieurs fois dans leurs rapports les trafics d’armes et munitions de guerre, développés par ces groupes armés dans les régions du pays sous leur contrôle. Hélas, aucune mesure concrète n’a été prise pour couper les sources de financements de ces groupes armés. Comment peut-on prétendre désarmer les groupes armés qui, en même temps, continuent de se ravitailler avec des effets militaires ?

La logique aurait voulu qu’il faut d’abord trouver une solution au niveau des frontières de la République centrafricaine, totalement poreuses avec ses voisins, afin d’empêcher l’entrée des armes lourdes et de petit calibre dans le pays pour servir aux groupes armés de continuer à tuer et à piller les ressources du sous-sol. On peut bel et bien désarmer aujourd’hui, mais si les combattants étrangers continuent de se doter en armes et munitions de guerre ailleurs, rien ne pourra aller dans le bon sens voulu par les Centrafricains.

En attendant la réhabilitation et le redéploiement de toutes les Forces de Défense et de Sécurité (policiers, gendarmes et Forces Armées Centrafricaines), le gouvernement centrafricain et la communauté internationale doivent trouver un consensus sur le dernier R du programme DDRR qui vise les ex-combattants de nationalités étrangères. Ceci, pour arrêter d’une part  leurs exactions et massacres sur les populations civiles sans défense, et d’autre part couper les sources de leur financement  pour une meilleure réussite du programme DDRR.

Le rapatriement de ces ex-combattants consiste à les ramener dans leurs pays d’origines. Il s’agira des combattants qui ne seront pas passibles de crimes de guerre ou de violation des droits de l’homme. Alors que les principaux auteurs des crimes et exactions qui ont été commis et continuent d’être commis, sont des combattants de nationalités étrangères. Pourquoi alors tourner autour du pot que de les arrêter et de les mettre à la disposition de la justice pour qu’ils répondent de leurs actes barbares et criminels ?

 

Amedé NGUETE

 

 

COMPRENDRE LE DDRR EN DIX QUESTIONS

Le 10 mai 2015, le gouvernement centrafricain et les neuf (9) groupes armés ont signé l’accord sur les principes et la stratégie du Programme National de Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Rapatriement (PNDDRR), accord devant aboutir à la pacification et la stabilisation de la République centrafricaine, un pays en proie aux violences avec des conséquences dramatiques sur les populations.

En effet, nul n’ignore que la République centrafricaine a connu de nombreuses crises militaro-politiques caractérisées par des coups d’Etat et rébellions, occasionnant la fracture de tous les tissus socioéconomiques. La dernière rébellion la plus dévastatrice est celle enclenchée en 2012 par l’ex-coalition séléka, et aggravée en 2013 par l’entrée en scène des milices Anti-Balaka. Après  les Consultations Populaires à la Base qui se sont soldées par la tenue du Forum National de Bangui, les groupes armés ont décidé de signer avec le gouvernement un accord sur les principes et la stratégie du DDRR, afin de favoriser le retour de la paix, de la cohésion sociale et de la réconciliation nationale dans l’ensemble du pays.

Ainsi, le programme national du DDRR vise à améliorer l’environnement sécuritaire, assurer une meilleure protection des populations et de leurs biens, restaurer l’autorité de l’Etat sur l’ensemble du territoire, restaurer l’Etat de droit, consolider la paix et l’unité nationale. Tel est le but principal de la mise en place du programme DDRR en République centrafricaine.

Mais quels sont les critères d’éligibilité des combattants au DDRR ? Et qui sont les combattants non éligibles ? Tout membre d’un groupe armé signataire de l’accord du 10 mai 2015 ou ayant adhéré à l’accord ultérieurement, inscrit sur une liste certifiée par les commandants desdits groupes armés, et pouvant déposer au moins une arme de guerre en état de fonctionnement ou non, un explosif, des mines et l’intégralité des effets militaires en sa possession, les enfants associés aux forces et groupes armés, qu’ils soient porteurs d’armes ou non, les membres des corps en uniformes qui souhaitent quitter leurs corps de manière volontaire.

Le PNDDRR est fondé sur le principe de non-discrimination et prendra donc en compte les besoins spécifiques des femmes combattantes. Il est à préciser que chaque groupe armé doit établir une liste de ses combattants et de leurs armements éligibles au processus DDRR et la soumettre à la coordination du DDRR.

Les combattants non-éligibles, notamment ceux qui  déposeront des armes de fabrication artisanale, ainsi que les combattants non armés, seront reconduits dans leurs communautés d’origine ou de choix et inclus dans des programmes complémentaires. Les femmes des ex-combattants ne sont pas éligibles au DDRR. Elles pourraient être prises en compte dans le cadre d’un programme d’appui aux opportunités socioéconomiques communautaires afin de renforcer la cohésion sociale.

Les armes éligibles au DDRR concernent entre autres, les armes légères destinées à être utilisées par plusieurs personnes comprenant notamment les mitraillettes lourdes, les lance-grenades portatifs, amovibles ou montés, les montés canons antiaériens portatifs, les canons antichars, les fusils sans recul, les armes de petit calibre, armes individuelles, mais non exclusivement les révolvers et les pistolets automatiques, les fusils, les mitraillettes, les fusils d’assaut…; les autres catégories d’armes conventionnelles ou classiques concernent les systèmes d’artilleries de gros calibre ou armes lourdes.

Nous reviendrons en détail sur le Désarmement, la Démobilisation, la Réinsertion et le Rapatriement (DDRR) dans nos précédentes parutions.

 

Bénistant MBALLA

 

 

ATELIER « D’INFORMATION ET DE SENSIBILISATION DU SECTEUR PRIVE SUR LES OPPORTUNITES DES FINANCEMENTS DU FONDS VERT POUR LE CLIMAT »

Le ministère de l’Environnement et de Développement Durable, en partenariat avec le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), ont organisé un atelier « d’information et de sensibilisation du secteur privé sur les opportunités des financements du Fonds Vert pour le Climat (FVC). C’était le mercredi 11 juillet 2018, dans la salle de réunion du restaurant Le Carré Gourmand, en face du musée Boganda à Bangui. Y ont pris part, trente six (36) participants dont six (06) journalistes.

Cet atelier est placé sous la présidence du coordonnateur national climat, Gildas Igor Tola Kogadou, représentant personnel du ministre de l’Environnement et de Développement Durable. Il a été animé de bout à bout par Bertrand Blaise Nzanga, point focal FVC-RCA, Edith Pulchérie Assani, chargée de programme Environnement Durable au PNUD et Damas Mokpidié, consultant national, Evariste Mbayelad, consultant national au PNUD, chargé de la mobilisation du secteur privé.

Il en est ressorti que la promotion du secteur privé a été à l’origine du développement de bon nombre de pays industrialisés. Certains pays comme le Japon ont axé leur croissance sur les Petites et Moyennes Entreprises (PME), généralement à caractère familial. C’est ainsi que la plupart des pays en voie de développement veulent imiter ces pays d’économie de marché.

Alors, avec les crises militaro-politiques à répétition, le secteur privé centrafricain est caractérisé par le déficit important des infrastructures énergétiques, routières et hydrauliques à usage économique ; l’informalité généralisée des micro-entreprises ; l’insuffisance incitative du cadre juridique, judiciaire, réglementaire et institutionnel et aussi l’accès au marché des services aux entreprises qui est très faible ; la forte concentration des activités de l’ensemble du secteur privé et des PME dans le secteur tertiaire et dans la capitale, Bangui, mais également les contraintes socioculturelles et familiales, psychologiques et managériales importantes.

Aussi, face à ces défis susmentionnés, le secteur privé de la RCA doit faire face à la problématique du changement climatique qui n’est pas sans conséquence sur leurs activités. C’est pourquoi, la mobilisation dans l’atténuation et l’adaptation au changement climatique est une préoccupation du ministère en charge de l’Environnement et des partenaires au développement du pays, notamment le PND.

L’objectif global de cet atelier est d’informer et de sensibiliser les acteurs du secteur privé sur les financements du FVC et les résultats des comptes sont : les acteurs du secteur privé connaissent le mécanisme de financement du FVC, les capacités des entreprises évaluées et les obstacles à leurs participations au FVC sont connus, les priorités du secteur traduites en projets sont définies, les entreprises évaluées manifestent la volonté d’être accréditées, des idées de projets de renforcement des capacités pour leur pleine participation au mécanisme du FVC du secteur sont discutés et arrêtés, les entreprises intègrent l’adaptation au changement climatique comme une dimension supplémentaire de la gestion entrepreneuriale.

Précisons qu’un tel atelier avait été aussi organisé à l’endroit des institutions nationales, au même lieu, le mardi 10 juillet dernier.

 

Le Petit YEKOA

 

 

 

MONDIAL 2018 : QUI AFFRONTERA LES BLEUS EN FINALE ?

La coupe du monde de football en Russie tend vers sa fin. Plus que quatre jours pour connaitre la championne du monde 2018. Le mardi 10 juillet à 19 heures, la France a eu raison de la Belgique sur un score de 1 but à 0, en match comptant pour les demi-finales. La France peut compter sur son arsenal offensif notamment Griezman, Mbappé et Giroud, lesquels ont brillé dans cette rencontre qui a opposé la France à la Belgique. Un match plein de belles actions et d’occasions franches de buts, tant du côté Belge que Français, mais non concrétisées. Il a fallu un corner à la 51e minutes pour voir les Bleus être délivrés des Diables Rouges de la Belgique.

La Belgique s’est créée pas mal d’occasions non concrétisées. L’attaquant Belge  Lukaku, d’origine congolaise, sur lequel comptait la Belgique, n’a pas pu opérer le miracle face la muraille de Varane et de Paul Pogba. Lukaku a été quasi inexistant lors de cette rencontre, comparativement à sa prestation face à l’équipe du Brésil où ce dernier a prouvé ses compétences.

Dans l’autre match de demi-finale qui se joue le mercredi à 19 heures, l’Angleterre croisera le fer avec la Croatie. Les deux équipes n’ont pas atteint ce niveau de la compétition depuis plus de deux décennies. L’une ou l’autre tentera de décrocher son ticket pour la finale. Le vainqueur de ce match affrontera la France de Didier Deschamps. La France pourrait rempoter un deuxième trophée après vingt ans. Notons que la France, en 1998, avait organisé et remporté le mondial face au quintuple champion du monde le Brésil.  En 2006, elle avait atteint la finale, mais c’était une finale perdue face à la quadras zuras italienne lors des séances de tirs au but.

Rendez-vous dimanche soir pour connaitre la prochaine équipe championne du monde Russie 2018.

 

Félicien NZAPAYEKE MAMADOU

 

 

JOURNALISME VS COMMUNICATION : UNE VIELLE RELATION INCESTUEUSE ?

Peut-on être journaliste et communicant en même temps ? Y a-t-il collision ou collusion entre le journalisme et la communication ? Ces questions ont été au cœur de la première édition des journées professionnelles de la communication organisées par l’Ecole supérieure de journalisme, de la communication et des métiers d’internet de Dakar avec les professionnels des deux domaines d’activité.

Cette initiative intervient dans un contexte où on note une irruption de personnes non formées dans les métiers de la communication, en premier lieu les journalistes. D’ailleurs bien que cette rencontre soit dédiée à la communication, il était impossible de ne pas évoquer le journalisme puisque comme le dit le rédacteur en chef de Africa Check, Assane Diagne, « les journalistes sont un maillon incontournable dans les stratégies de communication des communicants ». Cela montre clairement comment les deux professions ont besoin l’une de l’autre. Aussi le journaliste a-t-il besoin du communicant pour avoir du contenu et surtout les sources primaires d’information. Toutefois, les participants ont souligné la nécessité pour chacun de se cantonner dans son domaine.

Le premier panel intitulé « Chargé de com, conseiller en com, communicant, des professions en débat » a permis aux panélistes Armelle Nyobe et Fabrice Marell (communicants) d’une part et Sahite Gaye, enseignant-chercheur au CESTI , d’autre part d’expliquer les nuances. Pour Mme Nyobe, les termes de l’intitulé du panel recouvrent plus ou moins une même réalité, mais l’on a tendance à les envelopper d’un mythe. Par contre, pour le théoricien de la communication Sahite Gaye, ce n’est qu’en action que l’on peut savoir si une personne est conseillère en communication, chargée de communication, « relationniste » ou autre parce qu’il arrive qu’une personne cumule la plupart de ces taches.

Les panélistes et les intervenants notent que dans le domaine de la communication, beaucoup s’y infiltrent sans avoir la formation requise. Ce qui constitue un problème parce que les praticiens de la communication sont des techniciens dans leur domaine. De ce fait, cela impose forcément une formation. Ce que la plupart des communicants au Sénégal et dans d’autres pays d’Afrique n’ont pas. En premier lieu de ceux qui s’improvisent chargé de communication, conseiller en communication ou autres, il y a les journalistes. Mais en vérité, cette tendance à une histoire.

L’origine du mal

Il faut d’abord se rendre compte de ce que les spécialistes de la communication sont en nombre limité en Afrique aussi bien les théoriciens que les praticiens. Ce que l’on peut comprendre, puisque la communication elle même est une science récente, y compris en Occident. D’ailleurs, la quantité de thèses encore limitée dans les sciences de l’Information et de la communication en est une preuve. D’après le politologue Amidou Bâ, on dénombre seulement 382 thèses en Afrique francophone ces 30 dernières années. Aussi, il y a très peu d’études comparées dans le domaine. Poursuivant son diagnostic, il relève que la plupart des ouvrages de référence utilisés en communication chez nous, y compris les dictionnaires sont généralement produits en France, aux Etats-Unis ou encore en Angleterre.

Cela étant, au moment où le besoin de communiquer se faisait sentir, des organisations internationales et ONG venaient avec leurs stratégies toutes faites de l’étranger pour essayer de les appliquer en Afrique. Mais très vite, elles se sont rendues compte que cela ne fonctionnait pas. Parce que la communication doit prendre en compte le contexte sociologique et culturel du milieu où elle doit être déroulée. C’est ainsi que ces organisations ont essayé de changer d’approche. Dans la foulée, elles vont tenter de se rabattre sur les journalistes.

Faute de communicants professionnels, les institutions estimant que les journalistes seraient à même d’exercer cette fonction de communicants, ont commencé à faire appel aux journalistes. C’est le point de départ de cette relation incestueuse entre journalisme et communication. Sauf que malheureusement, ça ne marche pas forcément parce que la formation en journalisme et la formation en communication sont deux domaines différents même si les deux se côtoient.

Dans les discussions, la suspicion persistante qui pèse sur les professionnels de la communication a refait surface. C’est l’idée que la communication, c’est manipulation, du mensonge. Ce qui se traduit par des expressions du genre « c’est de la com’ ». Parfois elle est même réduite à l’organisation d’événements. En tout cas, les communicants récusent ces préjugés. « L’image de la communication n’est pas très positive », relève Fabrice Marell de l’ACC.
Selon lui, le communicant est un technicien et indépendamment d’organisation des événements et des théories, il doit maîtriser le budget, savoir gérer des projets, les différentes parties prenantes. Aussi, le communicant doit être constamment à l’écoute du monde qui l’entoure, à l’écoute des tendances, se former continuellement. Il doit être curieux de tout, pouvoir répondre au stress, à la pression quotidienne. Abandonnant dans le même sens, Sahite Gaye explique que c’est un domaine transversal. Partant, il est important que le spécialiste de la communication ait des connaissances en économie, en droit, en sociologie, entre autres.

Soit journaliste, soit communicant… jamais les deux en même temps

Le journalisme et la communication peuvent ils aller ensemble ? Sur cette question les positions sont divergentes. Pour les uns, il ne faut absolument pas mélanger le journalisme et la communication. Les deux métiers doivent plutôt être dans une démarche de collaboration. En conséquence, le journaliste ne peut pas être communicant concomitamment, et vice-versa. Une fois qu’on adopte une casquette, il faut abandonner l’autre. Cette position est largement partagé par presque tous les participants et panélistes pour les autres, comme le professeur Dominique Hado Zidouemba, il ne faut pas mettre « une barrière étanche » entre les deux professions. Il récuse cette position consistant à faire une séparation nette entre les deux. Selon lui, on peut faire les deux activités parallèlement. Mais la position sur laquelle tous s’accordent ceux que l’on puisse avoir la formation dans distinctement dans les deux domaines.

Pour Sellé Seck, enseignant chargé de cours d’éthique et de déontologie au CESTI, la collision entre journalistes et communicants est de fait puisqu’il y a une circulaire sous le défunt régime libéral qui dit clairement qu’au bout d’une dizaine d’années de pratique, le journaliste peut devenir communicant sans avoir besoin de faire une formation spécifique en communication.
Cette rencontre d’échange entre les professionnels des deux secteurs qui se côtoient devait se poursuivre le jeudi 28 juin à Ejicom.

 

Presse-francophone


Source : Lerufisquoi.info

 

 

AFFAIRE KARIM WADE : LA JUSTICE MONEGASQUE REFUSE LA CONFISCATION DE 24 COMPTES BANCAIRES

Saisie par l’État du Sénégal, la justice monégasque a finalement refusé mardi la confiscation de 24 comptes bancaires, dont l'un appartient à Karim Wade et les autres au trio Karim Aboukhalil, Ibrahim Aboukhalil (dit Bibo Bourgi), et Pape Mamadou Pouye.

« À l’image de la décision prise à Paris il y a quelques mois, la justice monégasque a débouté au pénal l’État du Sénégal [ce mardi 10 juillet, ndlr], qui réclamait la confiscation de ces comptes bancaires », confirme Me Corinne Dreyfus-Schmidt, l’avocate de Bibo Bourgi.

Dans la foulée de la condamnation en mars 2015 de Karim Wade, pour « enrichissement illicite », l’État du Sénégal avait réclamé la confiscation de 24 comptes bancaires à Monaco, d’un montant total d’environ 11 millions d’euros.

Parmi ces comptes, un seul appartient à Karim Wade – il affiche un solde de quelque 2 millions d’euros. Les autres ont pour bénéficiaires Karim Aboukhalil, Bibo Bourgi et Pape Mamadou Pouye – considérés par la justice sénégalaise comme les complices de Karim Wade -, ainsi que plusieurs sociétés dont ces derniers sont actionnaires.

S’il a été débouté au pénal, l’État du Sénégal a engagé parallèlement une procédure civile devant la justice monégasque, toujours pendante, visant la saisie des sommes contenues sur ces 24 comptes, au titre des dommages et intérêts auxquels les condamnés ont été condamnés

En mars dernier, la Cour d’appel de Paris avait également débouté l’État du Sénégal, qui réclamait la saisie des biens de Karim Wade et de Bibo Bourgi se trouvant sur le sol français. Les magistrats avaient alors considéré que l’enrichissement illicite reproché à Karim Wade n’avait pas d’équivalent dans le droit français.

« Le pouvoir sénégalais vient d’être de nouveau désavoué par la justice d’un pays étranger, qui refuse une fois de plus l’exécution sur son territoire de l’arrêt rendu le 23 mars 2015 par la Cour de répression de l’enrichissement illicite (CREI) », a déclaré dans un communiqué le collectif des avocats de Karim Wade.

 

Jeune Afrique

 

 

La Minusca dresse le bilan de ses actions menEes les jours EcoulEs

 

La Minusca, par la voie de son porte-parole, VLADIMIR MONTEIRO a dressé le bilan des opérations menées la semaine passée. L’échange entre les chevaliers de la plume et la Minusca s’est tenue dans la salle de conférence de la Minusca le mercredi 11 juillet 2018 à 11 heures.

Plusieurs questions ont été abordées entre autres,  le cas du viol d’un mineur de quatorze ans dans le 7ème arrondissement et dans le 2ème arrondissement où un cas de vol à main armée d’un véhicule d’ONG a été perpétré par quatre individus, d’après le porte-parole de la police de la Minusca, le capitaine Léo Franck. « A Bambari, deux cas d’homicides et de blessures par balles ont été enregistrés. A Kanga-Bandoro, on a recensé deux cas de vol à main armée », poursuit le porte-parole de la force. La police de la Minusca a procédé à l’arrestation des individus en possession d’un crâne humain qu’ils s’apprêtaient à vendre.

Le porte parole de la Minusca, Vladimir Monteiro, est revenu sur un communiqué fait par une organisation dénommée « Ligue de Défense de l’Eglise » qui dit, « Dans un délai de deux ou trois ans, les musulmans exerceront leur foi dans le doute et la crainte permanente comme le font les chrétiens ». Ce dernier qualifie cette assertion d’incitation à la violence et la condamne tout comme le Haut Conseil de la Communication. La Minusca condamne également l’assassinat du prêtre  du diocèse de Bambari, Firmin Gbagoua, et martèle que les auteurs payeront tôt ou tard.

En Centrafrique, depuis le début de la crise, au moins quatre prêtres ont été assassinés par des groupes armés issus de la faction Séléka, ce qui témoigne de l’insécurité accrue sur toute l’étendue du territoire national, malgré la présence des contingents de la Minusca.

 

Félicien NZAPAYAKE MAMADOU

 

 

LE FMI DECAISSE 18.300.000.000 DE FCFA A LA RCA, POUR L’APUREMENT PARTIEL D’ARRIERES DE SALAIRES DES REGIMES DES FEUS PRESIDENTS KOLINGBA ET PATASSE

Selon de sources d’informations émanant des centrales syndicales, précisément du Groupe Syndical des Travailleurs de Centrafrique (GSTC), il est révélé que, « le Fonds Monétaire International (FMI) vient de décaisser dix huit milliards trois cent millions (18.300.000.000) de FCFA à la RCA, pour l’apurement partiel d’arriérés de salaires des régimes des feus présidents Kolingba et Patassé. Cela fait suite aux travaux de la quatrième (4ème) revue RCA-FMI sur la situation des finances publiques nationales qui ont connu d’améliorations significatives en matière des recettes fiscalo-douanières.

A cet effet, les partenaires sociaux de l’Etat (centrales syndicales) sont invités par le gouvernement, à échanger avec les ministères de la Fonction Publique et des Finances afin de trouver un consensus sur les modalités de paiement partiel de ces arriérés de salaires à leurs ayants-droits et bénéficiaires. La rencontre est prévue pour ce mercredi 11 juillet 2018 ».

C’est donc une bonne nouvelle pour les fonctionnaires et agents de l’Etat de l’époque, ainsi que leurs héritiers légitimes encore en vie de pouvoir joindre les deux (02) bouts pour un tant soit peu, après vingt cinq (25) ans de calvaire, de galère et de souffrance.

Pour la petite histoire, il y a trente six (36) mois d’arriérés de salaire dont vingt quatre (24) sont à mettre au passif de feu président Ange Félix Patassé de 1993 à 2003. Le montant total se chiffre à soixante dix huit milliards (78.000.000.000) de FCFA dont dix huit milliards (18.000.000.000) pour les fournisseurs de l’Etat. Mais bon nombre de fonctionnaires et agents de l’Etat s’étaient déjà fait payer en utilisant leurs affinités politique, régionaliste, familiale, parentale, ethnique, amicale, religieuse sous les deux (02) régimes précités.

Prévu pour ce mois de janvier 2018, il a fallu attendre que le Conseil d’Administration du FMI approuve les résultats du rapport de ses experts de la quatrième (4ème) revue de Facilité Elargie de Crédits (RCA-FMI) pour décaisser les dix huit milliards (18.000.000.000) de FCFA, afin d’apurer partiellement les trente six (36) mois d’arriérés de salaires.

Donc, « mieux vaut tard que jamais », dit-on. Toutefois, nous disons, qui vivra verra ! Car nous sommes en RCA, un pays de tous les paradoxes.

 

Le Petit YEKOA

 

 

MONDIAL 2018 : LA FRANCE ASPHYXIE LA BELGIQUE ET SE QUALIFIE POUR LA FINALE (1-0)

 

Très solide défensivement, la France a marqué sur un corner grâce à une tête de Samuel Umtiti. Face au bloc des Bleus, les Belges n'ont jamais été en mesure de briller offensivement.

Le football est le reflet de notre monde. Dans les années 1950, la vedette de l’équipe de France était Raymond Kopaszewski, dit « Kopa », fils de mineurs polonais venus en France chercher une nouvelle vie. Aujourd’hui, la pépite de la même équipe est Kylian Mbappé, 19 ans, l’enfant d’un père d’origine camerounaise et d’une mère aux racines algériennes. Les Bleus sont une cartographie à eux seuls des nouvelles vagues d’immigrants qui ont débarqué dans l’Hexagone ces dernières décennies.

Face à eux, dans la première demi-finale de ce Mondial 2018, la Belgique, puissance montante de la planète football, s’est aussi appuyée sur les enfants d’immigrés venus s’installer sur son sol pour accoucher d’une « génération dorée », dont Romelu Lukaku ou Marouane Fellaini sont les fers de lances, aux côtés de Eden Hazard ou Kevin de Bruyne. Au début des années 2000, un programme national a été créé pour aider les migrants à s’intégrer grâce au football, en parallèle du développement des centres de formation nationaux. Presque deux décennies plus tard, les Diables rouges récoltent les fruits de leur travail de fond chez les jeunes.

 

Paralysés par l’enjeu

 

Trente-deux ans après leur première et unique demi-finale de Coupe du monde, les hommes du Plat pays se sont invités de nouveau dans le dernier carré en éliminant le Brésil, favori de la compétition, en quarts de finale (2-1). Un exploit qui les a convaincu que la victoire finale était à leur portée.

Mais en face, la sélection française, décriée pour son manque de cohésion avant le Mondial, est aussi montée en puissance pendant la compétition, en éliminant successivement l’Argentine et l’Uruguay, grâce à une solidité défensive retrouvée et à ses talents offensifs évidents (Griezmann, Mbappé, Giroud…).

Une demi-finale de Coupe du monde où l’enjeu transforme parfois les joueurs en machine à calculer

Les premières minutes de ce choc ont vite laissé deviner que le duel serait serré. Le premier round a été celui de l’observation. Tous les deux conscients du potentiel du camp adverse, Bleus et Diables rouges se sont appliqués à ne pas être pris en défaut, surtout dans le dos de leur défense, en première mi-temps. Les occasions dangereuses ont été rares, ce qui n’est pas une surprise dans une demi-finale de Coupe du monde où l’enjeu transforme parfois les joueurs en machine à calculer.

Du côté des Belges, Eden Hazard s’est procuré la première véritable opportunité de la rencontre suite à une mauvaise relance française, mais sa frappe était trop croisée (15e). C’est surtout son tir, quatre minutes plus tard, qui a fait passer un frisson dans le camp bleu. Heureusement pour les Français, le défenseur Raphael Varane déviait la balle de la tête juste au dessus de la barre transversale de son gardien, Hugo Lloris. Ce dernier, excellent depuis le début du tournoi, sortait un arrêt de grande classe à la 21e minute sur un frappe en pivot d’Alderweireld suite à un corner. C’était le gros temps fort belge. Ensuite, les Bleus sont sortis de leur coquille. Mais la tête de Giroud passait à côté (31e) et le tir de Mbappé était arrêté par Thibaut Courtois (39e).

 

Un héros nommé Samuel Umtiti

 

Au très haut niveau, là où l’air ce fait plus rare, des personnalités se révèlent. Vingt ans après Lilian Thuram, sauveur des Bleus face à la Croatie en demi-finales déjà, c’est un autre défenseur qui est sorti. À la 51e minute, sur un corner venu de la droite, Samuel Umtiti, défenseur de talent né à Yaoundé il y a 24 ans, a sauté plus haut que tout le monde pour placer une tête croisée dans les filets belges (1-0). La France passait devant et se déridait un peu.

Dans tous les bons coups, le prodige Kylian Mbappé talonnait le ballon de façon magnifique dans la surface de réparation belge pour son compère Olivier Giroud, dont la frappe était contrée in extremis par un défenseur (56e). Face aux contre-attaques français, plus tranchantes à mesure que les espaces s’ouvraient sur le terrain, les Diables rouges étaient au bord du K.O.

 

Hugo Lloris, l’ange gardien des Bleus

 

Entravés par les lignes très resserrées du bloc équipe français, les Belges qui avaient ouvert en deux la défense brésilienne en quarts de finale, n’ont jamais réussi à lancer leur fusée, Romelu Lukaku, auteur de 4 buts dans ce Mondial, dans la profondeur. Mais au fil des minutes, les jeunes français, évidemment stressés à l’idée de perdre leur but d’avance, ont commencé à reculer sur la pelouse. Ce qui a accentué la pression sur la cage des Bleus. Sur une frappe puissante de Witsel à 20 mètres, Hugo Lloris sauvait une nouvelle fois son camp d’un arrêt décisif (81e). Pas assez pour renverser cette défense bleue, fragile depuis des mois, voire des années, et devenue comme par magie de fer en terre russe.

C’est la marque des grandes équipes : savoir se sublimer au bon moment. Champion du monde 1998, le sélectionneur français Didier Deschamps, qui avait déjà emmené son équipe en finale de l’Euro 2016, a distillé une nouvelle fois sa culture de la gagne pour offrir à la France sa troisième finale de Coupe du monde en vingt ans. Cette victoire français diffuse également l’idée que dans ce tournoi, moins une équipe a la possession de la balle, plus elle a de chances de gagner. Ce soir, la Belgique a eu le monopole du ballon contre-nature. C’était un piège décidé par Deschamps et cela a parfaitement fonctionné.

 

 Jeune Afrique

 

 

 

 

 

Quarts de finale

Date

Ville

 

Résultat

 

Heure*

06/07

Nijni-Novgorod

France

2-0

Uruguay

17:00

06/07

Kazan

Belgique

2-1

Brésil

21:00

07/07

Samara

Suède

0-2

Angleterre

18:00

07/07

Sotchi

Russie

2-2 (3-4 t.a.b.)

Croatie

21:00

 

Toutes les info du Lundi 09 Juillet 2018

Cm n 2750 du lun 09 juillet 2018

 

LA PRESENCE DES ELEMENTS  FACA A PAOUA, SIBUT ET BANGASSOU RASSURE LES POPULATIONS ET LES ACTIVITES SOCIO-ECONOMIQUES ONT REPRIS

Les éléments des Forces Armées Centrafricaines (FACA) sont entrain de renaître de leurs cendres, doucement mais sûrement après plus de cinq (05) ans d’inactivité due au Coup d’Etat de la nébuleuse ex-coalition Séléka, pilotée par Michel Djotodia, contre le régime du général président François Bozizé du parti KNK, le 24 mars 2013. Et ceci avec la complicité et la bénédiction de la France sous la présidence de François Hollande et du Tchad du dictateur président Idriss Deby Itno.

Malgré l’embargo sur l’importation des armes et munitions de guerre, ainsi que d’autres effets militaires à destination de la RCA, pris par le Comité de Sanction du Conseil de Sécurité des Nations Unies en 2014, les autorités du pays ont fait aujourd’hui de leur mieux en utilisant tous les voies et moyens politico-diplomatiques légaux, pour remettre nos FACA sur de bons rails. Le renforcement des capacités de nos FACA par l’EUTM, la levée partielle de l’embargo par le Conseil de Sécurité et la formation des FACA par les instructeurs militaires russes au maniement de leurs armes, sont révélateurs à plus d’un titre.

Pour protéger les populations civiles sur l’ensemble du territoire national, des bataillons des FACA ont été déployés à Paoua dans l’Ouham-Péndé, à Sibut dans la Kémo et à Bangassou dans le Mbomou. L’arrivée et la présence de ces éléments des FACA dans ces trois (03) villes précitées ont été saluées par les populations et les ont réconfortées. Les éléments des FACA déployées font un travail remarquable en matière de protection des civils, de la libre circulation des personnes et des biens et de restauration de l’autorité de l’Etat à Paoua, Sibut et Bangassou. Pour preuves visibles et palpables, les activités socio-économiques ont bel et bien repris leur cours normal dans ces trois (03) villes. En plus de cela, il y a retour progressif de la sécurité et de la paix. Conséquence immédiate, les déplacés internes ont commencé à regagner leurs domiciles et villages respectifs. C’est ainsi que nos compatriotes musulmans de la ville de Bangassou, refugiés depuis plusieurs mois au Petit séminaire Saint Louis vont regagner leurs domiciles dans les jours à venir. Et ceci grâce au retour des FACA dans cette localité.

C’est pour autant dire que la cohésion sociale et le vivre-ensemble se consolident de plus en plus entre les communautés musulmane et non musulmane à Paoua, Sibut et Bangssou. Le déploiement de nos éléments des FACA commence à porter du fruit dans l’arrière pays. Donc, un peuple n’a confiance qu’à sa propre armée nationale et non le contraire. A cet effet, le gouvernement a la lourde responsabilité d’exhorter ses partenaires impliqués dans le domaine de défense et de sécurité du pays, de tout mettre en œuvre pour pouvoir accélérer le rythme de formation de nos FACA, afin de les rendre effectivement opérationnelles dans l’arrière-pays.

 

Le Petit YEKOA

 

 

LES JOURNALISTES, LES OPERATEURS DE TELEPHONIE ET LES ARTISTES,

A L’ECOLE DE « SENSIBILISATION SUR LE PROCESSUS DDRR »

Environ quatre-vingts (80) participants, journalistes, opérateurs de téléphonie mobile et artistes, ont pris part du 05 au 06 avril 2018, à un  atelier sur « le processus du DDRR », qui s’est déroulé à l’hôtel Oubangui. Organisé par la coordination DDRR-RSS-RN, avec l’appui des partenaires financiers, et particulièrement la Banque Mondiale, cet atelier vise à outiller les participants sur la méthode de sensibilisation et de communication sur le processus Désarmement, Démobilisation, Réintégration et Rapatriement (DDRR), à travers des  canaux personnels, interpersonnels et médiatiques.

La cérémonie d’ouverture des travaux a été présidée par Jean Wilibiro Sako, ministre conseiller spécial en matière de DDRR à la Présidence de la République, en présence du colonel  Bienvenu Noël Selesson, coordonateur général de l’EUPNDDRR, ainsi que des représentants des organismes internationaux accrédités en RCA.

Jean Wilibiro Sako, ministre conseiller spécial en matière du DDRR, a saisi cette occasion pour  préciser que les activités du DDRR, planifiées pour trente neuf (39) mois, s’inscrivent dans un contexte d’insécurité généralisée. Selon lui, l’insuffisance de communication autour du processus DDRR occasionne des fausses informations, caractérisées par des rumeurs qui créent la tension et la violence au sein des populations. A cet effet, cet atelier vient à point nommé outiller les participants à contribuer dans la recherche de la paix, de la cohésion sociale, du vivre ensemble et la réconciliation nationale en République Centrafricaine, à travers une large sensibilisation des populations.

Le colonel Bienvenu Noël Selesson, coordonateur général  du programme EUPNDDRR, a indiqué que l’atelier vise d’une part à outiller les participants pour contribuer à une meilleure couverture des activités de ce long processus, et d’autre part, à informer les partenaires sur l’avancement des travaux. Pour conclure, celui-ci a fait savoir qu’il s’agit d’identifier les supports efficaces de communication pour sensibiliser et informer les populations sur les activités du DDRR qui se poursuivent dans l’ensemble du pays.

Pourquoi le DDRR ? Quels sont les objectifs poursuivis ? Comment la stratégie a été mise en place ? C’était autour de ces trois grandes préoccupations que la première communication, axée sur «la stratégie du programme National du DDRR », a été présentée par le colonel Noël Selesson, coordonateur dudit programme.

Depuis des décennies, la RCA fait face à des crises politiques, ponctuées de multiples insurrections, coups d’Etat militaires et épisodes de violences intercommunautaires, sans oublier les problèmes de développement chroniques. Entre 2002 et 2011, trois programmes de DDR ont été mis en place, dont aucun n’a abouti à un succès durable.

Le dernier cycle de conflit, opposant les rebelles de la Séléka et les milices Anti-Balaka entre 2013 et 2014, s’est transformé en violence sectaire. En janvier 2014, un gouvernement de transition a été mis en place pour ouvrir la voie à une résolution pacifique du conflit et guider le pays vers  les élections démocratiques. Après les Consultations Populaires à la Base, soldées par la tenue du Forum National de Bangui, l’accord sur les principes de Désarmement, Démobilisation, Réintégration et Rapatriement (DDRR) a été signé entre les neuf (9) groupes armés et le gouvernement.

La signature de cet accord entre  les parties a marqué une étape importante pour la recherche de la paix, de la sécurité, de la cohésion sociale, du vivre ensemble, de la réconciliation nationale, devant aboutir à la stabilité du pays. C’est dans ce sens qu’en juin 2015, la Minusca a lancé les activités de préparation dites « pré-DDR » et des programmes de Réduction de Violence Communautaire, conformément à l’article 4 et 7 dudit accord.

Le DDRR est un programme qui vise les sept mille (7000) ex-combattants enregistrés dont cinq cents (500) sont des combattants étrangers. La phase pilote du programme DDRR qui vient de s’achever, a vu l’installation de six (6) antennes à Bangui et dans certaines villes de provinces. Le volet Réintégration qui a duré trois (3) mois, est basé sur l’approche communautaire, à travers des formations professionnelles dans les domaines de l’agriculture, l’élevage, la menuiserie…,  offertes aux ex-combattants démobilisés. A cela, il faut noter également l’intégration dans les corps en uniforme de certains ex-combattants démobilisés dont l’âge varie de 18 à 25 ans.

Le volet Rapatriement concerne les ex-combattants étrangers qui n’ont pas commis de crimes. Selon le colonel Bienvenu Noël Selesson, la Minusca a ouvert une enquête pour connaître réellement la responsabilité des combattants étrangers qui ont commis des crimes de guerre et crimes contre l’humanité sur le territoire centrafricain.

Trente millions de francs (30.000.000F) CFA, tel est le budget disponible pour les activités du  DDRR dont la phase Désarmement proprement dit va commencer le 30 août prochain. Mais le seul défi qui bloque l’avancement des travaux est la persistance des conflits armés dans les régions du pays.

Rappelons que le DDRR vise les groupes armés. Le désarmement des populations civiles est une procédure bien différente.

 (Suite au prochain numéro)

 

Bénistant MBALLA

 

 

 

LE GOUVERNEMENT COMPTE CONSTRUIRE 04 CASERNES MILITAIRES EN RCA DANS LE CADRE DU PLAN DE « REDIMENSIONNEMENT ET DE REDEPLOIEMENT DES FDS »

La salle de conférence du siège de la CEMAC à Bangui a abrité du 04 au 05 juillet 2018, les premiers travaux de la table-ronde sur la restauration de l’autorité de l’Etat, à travers le plan de « redimensionnement et de redéploiement des Forces de Défense et de Sécurité (FDS) ». Cette table-ronde avait permis aux autorités de notre pays, à ses partenaires techniques et financiers et à la Minusca, de faire l’état des lieux de nos FDS, d’envisager les perspectives d’avenir et de faire des plaidoyers auprès des bailleurs de fonds, pour le financement dudit plan dont son coût global est estimé à quatre-vingt-dix huit milliards (98.000.000.000.) de FCFA.

Parmi les perspectives, le gouvernement s’est engagé à construire par ordre de priorité quatre (04) casernes militaires à Bouar dans la Nana-Mambéré, Ndélé dans la Bamingui-Bangoran, Bangassou dans le Mbomou et à Bangui, la capitale. Ces garnisons militaires vont abriter les soldats et leurs chefs hiérarchiques, ainsi que leurs familles. C’est pour les rapprocher davantage des populations et pour intervenir vite en cas de besoin de leur protection et de leur sécurité. En plus, le fait pour eux de vivre ensemble avec leurs familles, va leur permettre d’avoir le moral haut afin de remplir convenablement leurs missions qui sont entre autres, protéger leurs compatriotes civils et les institutions de la République, défendre l’intégrité du territoire.

Puisse ce plan de «  redimensionnement  et de redéploiement des FDS » dans le cadre de la restauration de l’autorité de l’Etat en RCA, avoir un écho favorable pour son financement par les bailleurs de fonds, partenaires techniques et financiers de l’Etat centrafricain. N’oublions surtout pas que c’est « la sécurité qui tient l’économie en état », tout de même c’est « l’économie qui tient la politique en état », dit-on.                                                                   Le Petit YEKOA

 

 

LE PRESIDENT JOÂO LOURENçO (ANGOLA) : « C’EST UNE SITUATION QUI NOUS FAIT HONTE 600 ANS APRES LA TRAITE DES ESCLAVES ... »

Alors que le président français Emmanuel Macron appelait hier «les Africains à réussir en Afrique» à l'occasion de sa visite à Lagos, le président angolais João Lourenço tenait un discours similaire devant les eurodéputés réunis à Strasbourg. Dans l'hémicycle du Parlement européen, le chef d'Etat s'est exprimé sur l'immigration, et a appelé à davantage de coopération entre l'Europe et l'Afrique. 

C’est une situation qui nous fait honte 600 ans après la traite des esclaves, les enfants de l’Afrique se rendent en Europe en tant que migrants. Certains disent qu’ils entreprennent cela de manière volontaire, mais pour être honnêtes ils fuient les conflits armés, la faim et la pauvreté qui touchent les pays. Ils fuient le chômage et l’absence de perspectives. Nous sommes tous responsables des conditions auxquelles sont confrontés un grand nombre de pays africains. Nous lançons un appel à l’Union européenne pour établir avec notre continent un modèle de coopération qui, à long terme, puisse contribuer à inverser la situation. Nous pensons que ce sera dans l’intérêt de tout le monde. L’union européenne et l’Afrique ont toutes les deux à gagner à ce que l’Afrique soit en mesure de retenir ses fils en leur proposant de meilleures conditions de vie et des perspectives d’emploi. ********

En réalité, l’esclavage n’a jamais été aboli en Afrique francophone. C’est une coopération de maître à esclave. Les mille et un coup d’Etat de la France en RCA en sont une preuve tangible. Dès qu’un Chef d’Etat penche vers l’amélioration des conditions de vie de ses compatriotes, la France bombe le torse et le propulse K.O au premier round. Dacko (1965), c’est la France ; Ex-empereur Bokassa (1979), opération Barracuda ; Kolingba (1993), sous la pression étouffante de la France ; Patassé (2003), la France et le Tchad ; Bozizé (2013), la France et la coalition Séléka ; la Transition avec Djotodia (CEEAC), pour massacres et carnages ; Catherine Samba-Panza (le chaud et le froid avec les groupes armés qui mettent le pays à feu et à sang, mais elle a pu organiser tant bien que mal, les élections. La France abandonne la RCA dans un océan de sang et retire sans ménagement l’Opération Sangaris, en dépit de la protestation des autorités démocratiquement élues.

Macron appelle «  les Africains à réussir en Afrique », à l’occasion de sa visite à Lagos au Nigéria. Le même Macron avait auparavant déclaré que «  La France n’a pas à décider du destin des Etats africains ». Et pourtant, son ministre des Affaires Etrangères et de l’Europe, Jean Yves Le Drian, néocolonialiste et néo-esclavagiste, tenait un discours menaçant à l’égard du pouvoir de Bangui. Ce qui constitue une ingérence flagrante dans les affaires intérieures de la RCA. Comment les Africains peuvent-ils réussir en Afrique ? Macron est-il sur la même longueur d’onde que son ministre des Affaires Etrangères et de l’Europe ? Macron dit n’avoir pas connu la colonisation. Comment  peut-il composer avec des ministres ancrés dans l’esclavagisme et la colonisation ? A quand « la Nouvelle France », si l’on en croit le premier Conseiller à l’Ambassade de France en RCA, un macronniste ? Pendant que Macron était à Lagos au Nigéria, le président angolais Lourenço était au Parlement européen pour décrypter la migration, un phénomène honteux dans lequel baigne la France. Les migrants ont permis de mettre en exergue les relations de domination, de pillage systématique, d’exploitation de l’homme par l’homme, entre la France et les Etats africains francophones.

Pour Emmanuel Macron, seuls les demandeurs d’asile doivent être acceptés, et non les migrants économiques. Personne au monde ne veut vivre dans la misère absolue, dans la pauvreté ordurière, dans le chômage endémique sans aucune perspective, sans aucun espoir du lendemain. Pire encore, vivre avec moins d’un dollar par jour, moins d’un Euro. Les zones d’abondance ne peuvent qu’attirer les chômeurs à la recherche d’un avenir meilleur. Souvent, ce sont ces candidats à la migration que la France manipule contre les dirigeants d’Afrique francophone. Comme disait feu président Boganda, président de l’AEF, au général De Gaule, ce qui est encore valable pour Macron, « Parlez, parlez sans équivoque et nous vous répondrons ». Pour que les « Africains réussissent en Afrique », il faut qu’ils soient libres de décider de leur destin, du contenu de leur développement économique et social, ce qui n’est pas encore le cas.

« L’Union Européenne et l’Afrique ont toutes les deux à gagner à ce que l’Afrique soit en mesure de retenir ses fils en leur proposant de meilleures conditions de vie et des perspectives d’emploi ». L’Europe englobe tous les pays esclavagistes et colonisateurs qui n’ont fait qu’affiner leur stratégie, tamiser la traite des êtres humains, déguiser la colonisation pour asservir les Africains. Le défi de l’heure est l’indépendance économique des Etats africains. La RCA est encore trop loin dans tous les domaines  que les autres pays africains. C’est la lanterne de toute la planète parce que la France l’étouffe, l’écrase, la pille, l’exproprie de tous ses biens jusqu’aux os, jusqu’à la moelle épinière. La France est responsable de la misère, de la pauvreté et du chômage en Centrafrique. Coups d’Etat sur coups d’Etat, depuis la colonisation, l’emprisonnement de Barthélémy Boganda par les colons concessionnaires, jusqu’à sa disparition et de nos jours. Jamais un dirigeant centrafricain n’a pu mener à son terme, un programme économique au profit de son peuple. Dacko a fait appel aux Chinois et aux Israéliens pour relancer l’économie nationale. La RCA avait atteint son autosuffisance alimentaire de 1960 à 1965, ce qui n’a plu aux Français qui ont poussé Bokassa à prendre le pouvoir en 1965. Selon la France, Dacko a vendu le pays aux Chinois, et pourtant la RCA est restée la RCA. Les Français veulent tout piller à eux seuls, les Centrafricains n’ont aucune valeur humaine et ne méritent tant de richesses.

« … Ils fuient les conflits armés, la faim, et la pauvreté qui touchent les pays. Ils fuient le chômage et l’absence de perspectives... », a déclaré le président angolais à la tribune du parlement européen. Le choix du parlement européen n’est pas le fait du hasard. Dans l’une de nos éditions, nous avions suggéré pourquoi des parlementaires européens neutres ne viennent pas en Centrafrique pour toucher du doigt les réalités que vivent les Centrafricains depuis 60 ans ? Jean-Yves Le Drian et la France mentent comme ils respirent, déforment, manipulent toutes les informations sur la RCA. La RCA transparaît clairement dans le tableau de l’Afrique, peint par le président angolais. Les Chefs d’Etat d’Afrique francophone n’oseront jamais, car l’épée de Damoclès de la France pèse sur leur tête. Le Maghreb, l’Afrique de l’Est et Australe peuvent se permettre de dire la vérité sur la faim, la misère, la pauvreté, le chômage endémique, l’absence de perspectives pour la jeunesse centrafricaine en particulier et africaine en général.

Comment la RCA peut tenir ses fils qui sont des bras valides pour le développement, alors que depuis la colonisation à ce jour, les Centrafricains ne vivent qu’au rythme des coups d’Etat ? Selon Emmanuel Macron, « les Africains doivent réussir en Afrique ». Il faut que les Etats soient libres de leur coopération, de leur stratégie de développement économique, politiquement indépendants et souverains, pour tout dire.

L’esclavage moderne se poursuit dans la coopération française et ses anciennes colonies. La RCA en est une parfaite illustration, puisque Le Drian pense que le pays de feu Boganda est sa propriété, sa réserve et que les Russes ne doivent pas aider les Centrafricains à se relever, à construire la paix qui fait défaut. Plus grave encore, la France offre à la RCA un cadeau empoisonné, des armes saisies entre les mains des terroristes shébab en Somalie. C’est un mépris, une insulte, une injure, encore moins une haine qui n’a pas d’égale, de l’humiliation. La Russie, non seulement tire la RCA d’une impasse, mais sauve la nation centrafricaine, en remettant sur pied l’instrument de sa souveraineté qui l’Armée Nationale. Des armes légales qui confèrent à la RCA sa dignité, son honneur et sa crédibilité.

Voilà un pays, la RCA qui peut réussir en Afrique, sans les interférences intempestives de la France. La RCA a tout pour tenir ses fils au bercail et leur assurer une vie décente.

 

Julien BELA

 

 

Le vol a main armee prend des proportions tres inquietantes dans le 3ème arrondissement de Bangui

Depuis les périodes troubles qu’ont connues les secteurs du 3ème, 5ème et une partie du 6ème arrondissement, occasionnées pour la plupart, par le tristement célèbre mercenaire Nimery Matar Djamous, alias « Force » et sa bande de criminels, les quartiers environnants sont devenus des zones à haut risque et de non droit. Il s’agit des quartiers Béa-Rex et Yakité. Des crimes, des viols et des braquages sont monnaies courantes, pour les imprudents qui osent s’y aventurer à des heures tardives.  Armando en a fait les frais le mercredi 04 juillet dernier.

En effet, le quartier Béa-Rex, depuis les derniers évènements du 1er mai dernier où « Force » et sa horde ont tué et massacré des populations civiles dans l’Eglise Notre Dame de Fatima, une vague de représailles avait tenu toute la capitale Bangui en émoi. Et dans la foulée, les premières victimes collatérales étaient les habitants des quartiers environnants, dont ceux de Béa-Rex qui ont été pris en tenaille par ces brigands. Le chef dudit quartier et ses fils y avaient succombé.

Voilà que depuis quelques mois, le quartier Béa-Rex n’a plus rien à envier à la Somalie ou au Far-West où règnent en maîtres absolus les milices du Km5. Ils s’en servent comme poste avancé afin de stopper toute progression des forces de sécurité intérieures centrafricaines.

Et c’est dans ce cafouillage qu’Armando, mécanicien de son état, a voulu traverser ce quartier la nuit tombée (19 heures 45). Selon les dires de ce dernier, il travaille depuis plus d’une semaine en freelance dans un garage situé sur l’avenue poussière, une rue qui jouxte l’ancien Bar dancing Rex. Ce dernier, après avoir fini le travail, arpente l’avenue B. Boganda pour regagner son domicile au quartier Bruxelles.

Mais voilà que le mercredi 4 juillet, Armando a terminé très tard le boulot. C’est pourquoi, il a voulu prendre un raccourci qui traverse tout le quartier Béa-Rex afin de gagner rapidement Kpètènè St-Jacques afin d’arriver chez lui. Imprudent comme il est, Armando longea le canal Kokoro. Soudainement, il s’aperçoit que deux ombres d’hommes chétifs sorties de nulle part, le poursuivent. Il essaya d’hâter les pas, lorsqu’il  entend une voix nasillant lancer en sango : « mo kpè, mbi ké tiré mo ! Mo koui ! ». Littéralement, « si tu fuis, je te tire dessus ! ». Armando est obligé de s’arrêter par peur de prendre une balle. Les deux comparses l’ont très vite rattrapé. Arrivés à son hauteur, dans la pénombre, il a pu remarquer que c’était deux sujets musulmans âgés d’une vingtaine d’année. L’un d’eux l’a d’abord frappé avec la crosse d’un AK45 qu’il tenait sous le bras. Pendant ce temps, l’autre avec un poignard à la main, le roue de coups avant de le projeter par terre, en vociférant : « Ayorö mbi na ya ti mo, mo sara zo a tamboula a fatigué na péko ti mo, ngbanga ti gnè ? » «Espèce de connard, tu nous a fait essouffler en te poursuivant, pourquoi ? ». Comme si la victime devrait faciliter la tâche à ses bourreaux, très drôle !

Armando supplia ces bourreaux de toutes ses forces de ne pas lui ôter la vie, avant qu’ils ne lui demandent de vider ses poches de tous les objets de valeurs qui se trouvent sur lui. Ce dernier s’exécuta en leur donnant son Smartphone Samsung, son médaillon en  argent et les 22 500 FCFA, qu’il avait sur lui. Les malfrats, satisfaits de leur butin, lui font remarquer : « La so mô tè mo mou na nzapa, gbanga ti so nzara ti mènè ayéké na ya ti i laso pèpè ! » « Aujourd’hui, tu dois remercier le bon Dieu, parce que nous n’avons pas besoin de sang aujourd’hui ! », avant de dire à Armando de partir. Ce dernier a déguerpi au plus vite, sans demander son reste.

Dans sa course digne d’un olympien, Armando a fini par atterrir au niveau de l’Eglise St-Jacques. Il a donné les récits de sa mésaventure. Les jeunes des alentours ont décidé de se lancer à la poursuite de ces malfrats, car selon eux, ce n’est pas la première fois que ces deux larrons terrorisent les passants.

Une chose est sûre, Armando a eu la vie sauve grâce à la bonté divine. La plupart des victimes qui ont rencontré ces assassins qui ont érigé leur base avancée à Béa-Rex, n’ont jamais eu la chance de rester en vie.

 

 Sinclair ARIES

 

 

 

 

RCA : LE CONTINGENT DU MANDAT 4  D’EUTM-RCA PLIE BAGAGES, CELUI DU MANDAT 5 ENTRE EN SCENE.

Ils étaient de différentes nationalités, les soldats d’EUTM-RCA, à avoir plié bagages le vendredi 06 novembre 2018. La cérémonie officielle de remerciement solennel des soldats européens du mandat 4 s’est tenue sur le camp Moana-Ucatex, en présence des autorités centrafricaines, d’EUTM-RCA mais aussi de la Minusca. On notait la présence de Marie Noëlle Koyara, ministre en charge de la Défense Nationale, Antoniella Isopi, ambassadrice, représentante de l’Union Européenne en République Centrafricaine, le général de brigade Hermanio Maio, commandant de la mission EUTM-RCA, sans oublier Parfait Onanga-Anyanga, patron de la Minusca.

La cérémonie s’est déroulée sous un soleil plus qu’ardent. Tout a commencé avec un léger retard, alors que les soldats européens d’EUTM-RCA étaient déjà en place. Une fois les officiels arrivés sur le lieu, la levée des couleurs de l’Union Européenne s’est effectuée. Laquelle levée des couleurs a mis tout le monde au garde-à-vous. Puis s’en est suivi le discours du général de brigade Hermanio Maio, commandant de la mission d’EUTM-RCA. Dans son discours, ce dernier a mis l’accent sur les FACA.

 « La formation du Bataillon d’Infanterie Territoriale n°2 (BIT2) s’achève bientôt. Ce 3e bataillon formé par l’EUTM et fort de 600 hommes va prochainement pouvoir concourir aux déploiements à Paoua, Obo, Sibut, Bangassou et Bouar (...) L’autonomisation croissante des FACA s’effectue aussi par les formations qualifiantes adaptées aux déploiements opérationnels, comme le séminaire tactique pour l’EMA, le stage logistique, les formations sur le système d’information et communication, les formations aux rétablissements d’itinéraires avec ponts métalliques au profit du bataillon du génie, mais aussi les modules de Droit International Humanitaire (DIH) », a indiqué Hermanio Maio.

Le général de brigade Hermanio Maio a souligné par ailleurs les questions du rajeunissement des FACA et du payement de leurs arriérés de salaire. « Enfin, le processus de rajeunissement de l’armée centrafricaine est enclenché. Le payement des salaires stipends va bientôt entrer dans sa phase de payement, grâce à l’implication commune du ministère de la Défense, d’EUTM et l’effort financier des Etats-Unis au profit des militaires centrafricains », a-t-il dit.

Quelques militaires européens du mandat 4 ont été décorés par les officiels présents à cette cérémonie.

Entre temps, deux soldats des contingents Roumain et Portugais, faute des rayons solaires qui ardaient avec un déluge de canicule, ont été frappés de vertige. Ces derniers ont été mis en quarantaine, impossible pour eux de rester dans le rassemblement.

Notons que la mission a été lancée en Juillet 2016 à la demande du gouvernement centrafricain. A ce jour, la mission a procédé à la formation de trois bataillons d’infanterie déployables, notamment le BIT1 et BIT3, le BIT2 est en phase de formation. L’EUTM appuie aussi le gouvernent centrafricain dans le cadre du DDRR.

 

Félicien NZAPAYEKE MAMADOU    

 

 

 

 

SUCAF CENTRAFRIQUE : FERMETURE DES SITES DE BANGUI ET DE NGAKOBO ET ARRET DES ACTIVITES

« Sucaf Centrafrique, fermée pour non paiement des impôts », peut-on lire sur une banderole à l’entrée de cette société. C’était dans le cadre de cette fermeture des sites de Bangui et de Ngakobo et d’arrêt de toutes les activités qu’un point de presse s’est déroulé dans l’enceinte de ladite société à Bangui, ce vendredi 06 juillet 2018, aux environs de 11 heures. Il a été co-animé par les deux (2) directeurs des sites, Martin Akem (Bangui) et Emmanuel Ouaïmon (Ngakobo), le chef de service des ressources humaines, Flavien Nzapaozo et la déléguée du personnel, Reine Sonia Bambou.

Dans ses propos liminaires, le directeur du site de Bangui, Martin Akem a brossé brièvement le contexte dans lequel les agents des impôts ont fermé les deux sites et arrêté toutes les activités au sein de la société Sucaf Centrafrique. « C’est depuis le 28 juin dernier, exactement huit (8) jours aujourd’hui que les agents des impôts ont fermé les usines de production de Ngakobo et de conditionnement de Bangui. En 2017, Sucaf bénéficiait de 5% de taux d’abattement sur le stock de ses produits. Mais pour l’année 2018, le service des impôts a exigé un taux de 19%. Pour nous, nous pensons que c’est un problème de malentendu », a-t-il signifié.

Intervenant à son tour, Emmanuel Ouaïmon, directeur du site de Ngakobo s’est appesanti sur l’impact négatif de cette fermeture qui aura des conséquences sur la société centrafricaine. D’après ce dernier, « sur le site de Bangui, le nombre de personnel s’élève à 100. Par contre à Ngakobo, il y a huit cents (800) employés permanents et trois cents (300) autres journaliers. A cela s’ajoutent les dix mille (10.000) déplacés, les enseignants et les élèves, ainsi que les infirmiers, sans oublier les forces de l’ordre (gendarmes). Tout ce beau monde est pris en charge par Sucaf qui leur fournit de l’eau et l’électricité. Sucaf débourse trois cent quatorze millions de francs (314.000.000F) CFA pour les frais de son personnel.

Les activités de Sucaf sur le site de Ngakobo démarrent en novembre et s’achèvent en juin. A l’heure actuelle, nous sommes en intersaisons. Il faut faire le désherbage et l’entretien des matériels. Si les matériels ne sont pas entretenus, alors, on risque de mettre la clé sous la porte. Et pourtant pour une année, la Sucaf paie deux milliards de francs (2.000.000.000F) CFA d’impôts à l’Etat centrafricain. Aujourd’hui, il y a quatre mille huit cents (4.800) tonnes de sucre sur le site de Ngakobo. Les groupes armés sont très actifs dans la région et même sur le site. Si on n’arrive pas à les écouler, ça peut poser problème dans la société. Il y aura aussi pénurie sur les marchés et augmentation de prix ».

Pour la déléguée du personnel, Reine Sonia Bambou, « nous souhaitons ardemment qu’une solution rapide soit trouvée par la direction générale de la Sucaf et le gouvernement. Car le ménage commence déjà à se plaindre du fait de la rareté du sucre sur les marchés. En outre, nous les employés, devons préserver notre emploi ».

Quant au chef de service des ressources humaines, Flavien Nzapaozo, « la société a pour objectif de réaliser des profits pour faire face à ses dépenses régaliennes. Il est aussi question de préserver les emplois ».

Lors des séances de questions-réponses, Martin Akem a signifié, « nous sommes dans un Etat de droit. Nul n’est au-dessus de la loi. Par rapport au taux d’abattement de 19%, je vous ai dit que c’est un malentendu. Sucaf n’a pas tenté de faire des fraudes fiscales ou engager un bras de fer avec le gouvernement. Nous avons été reçus par les ministres des Finances et du Commerce qui ont bien parlé. Nous espérons que dans les jours avenir, une solution sera trouvée. Le souci du personnel est la réouverture des sites et celui de la société est l’abattement de la TVA. Si on accorde un taux de 19%, le sac de sucre qui se vendait à trente quatre mille francs (34.000F) CFA, passerait sans doute à quarante mille francs (40.000F) CFA. Ce sera le chaos total dans la société. Que l’Etat nous accorde un taux d’abattement de 5%.

Je peux vous assurer que la Sucaf n’a pas eu tort de pratiquer le taux de 5% sur le stock de 2017. Nous n’avons pas triché. Puisque le contrôle se poursuit, on attend. Nous sommes toujours en discussion avec le gouvernement.

C’était sur ce que le point de presse s’est achevé.

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

LA MINUSCA CONDAMNE L’ASSASSINAT D’UN PRETRE ET MET EN GARDE CONTRE TOUTE TENTATIVE D’INSTRUMENTALISATION DE LA CRISE EN RCA

La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) a condamné, avec la plus grande fermeté, l’assassinat du Vicaire général du diocèse de Bambari, Firmin Gbagoua. Au cours de la conférence de presse hebdomadaire de la Mission mercredi à Bangui, la Porte-parole a.i. de la Mission, Mme Uwolowulakana Ikavi-Gbétanou a déclaré que la MINUSCA s’engage à apporter son appui aux structures nationales compétentes afin que « les criminels soient poursuivis et sévèrement punis pour ce crime lâche et honteux ». Au nom de la Mission, la Porte-parole a.i. a également mis en garde contre toutes tentatives de récupération et de manipulation des populations destinées à attiser les tensions religieuses et communautaires en Centrafrique. 

La même condamnation s’applique, selon Mme Uwolowulakana Ikavi-Gbétanou, à des accusations mensongères de certains médias contre des Casques bleus à qui attribuent des tueries de civils dans les violences en cours dans la Nana-Grebizi où des combattants de la coalition MPC / FPRC s’affrontent avec des anti-Balaka depuis plusieurs jours, occasionnant, entre autres, le déplacement de populations et la destruction de plusieurs habitations qui ont été incendiées. 

Elle précise, à cet effet, qu’en complément des actions de ripostes des casques bleus, la MINUSCA a dépêché sur les lieux des patrouilles et ainsi que des Missions d'évaluation. Selon elle, la MINUSCA et les autorités locales sont à pied d’œuvre et ont rencontré les groupes armés afin de dissiper les tensions.  « A l’Ouest du pays, la MINUSCA poursuit ses opérations militaires afin de mettre un terme aux exactions du groupe SIRIRI contre les populations civiles dans le Mambéré-Kadéï et la Nana-Mambéré », fait-elle également valoir. 

En répondant aux questions de la presse sur la persistance des violences dans le pays malgré la présence de la MINUSCA, elle a souligné que la Mission mobilise toutes les capacités mises à sa disposition par le Conseil de sécurité au profit d’actions sécuritaires pour renforcer la restauration de l’autorités de l’Etat et pour protéger des civils. Mais, précise-t-elle, comme l’a récemment souligné le Représentant spécial devant le Conseil de sécurité, les moyens de la Mission sont limités devant des défis de plus en plus grands. Elle s’est par ailleurs félicitée de l’impact positif que représente le déploiement du contingent des FACA sur le processus de paix local, notamment à Bangassou. Même satisfaction relative à l’arrestation puis l’extradition de chef de gang Pino Pino et une trentaine de ses acolytes, fruit d’une excellente collaboration entre les gouvernements de la RD Congo et de la RCA, et des Missions de l’ONU dans les deux pays.

Sur le DDR, la Porte-parole a rappelé la poursuite d’activités de sensibilisation des bénéficiaires de projet CVR, notamment Bria et à Paoua, sur la réduction de la violence armée, la promotion de la paix et de la cohésion sociale. Au chapitre des droits de l’Homme, elle a fait savoir que la Mission a surveillé, vérifié et documenté, à travers le pays, 24 incidents d’abus et de violations des droits de l’homme et du droit international humanitaire qui ont affecté au moins 24 victimes. « La Mission a noté une stabilité du nombre des violations/abus et une diminution du nombre des victimes comparativement à la semaine précédente », a-t-elle signalé.

De son côté, le Porte-parole de la Force de la MINUSCA, le Major Séraphin Embondza, a fait état d’un retour au calme progressif, en dépit d’actes isolés de banditisme observés. A Bangui, souligne-t-il, la situation est calme, malgré le climat de tension entretenu par les groupes armés à PK5 dans le 3e arrondissement et des actes isolés de banditisme. « Un calme progressif prévaut à l’Ouest, résultat de la pression militaire constante exercée par les Casques bleus sur le groupe Siriri », dit-il. Afin d’assurer la protection des populations, les Casques, en collaboration avec les Forces de défense et de sécurité centrafricaines, ont procédé à un renforcement des mesures de sécurité, en multipliant des patouilles.

Le Porte-parole de la Police, le capitaine Franck Gnapié a, pour sa part, déclaré que la Police de la MINUSCA a été fortement sollicitée cette semaine à l’intérieur du pays. « A Bambari le 28 juin, 02 barrages illégaux tenues par des membres d’un groupe armé pour racketter la population ont été démantelés. Les suspects ont pris la fuite. Dans la même ville, une patrouille mixte MINUSCA/FSI a appréhendé, le 01 juillet, 05 individus armés de kalachnikovs qui tentaient de braquer un camion d’une ONG transportant des produits pharmaceutiques, entre autres. Au nom de la police, le capitaine Franck Gnapié a, par ailleurs, souligné que le 28 juin, la police de la MINUSCA a animé une séance de sensibilisation au poste de police avancée de Kokorota de Kaga-Bandoro. Le 01 juillet, informe-t-il, une patrouille de la Police de la MINUSCA a conduit une intervention au quartier Amameu de Bria, pour libérer un homme séquestré par des membres d’un groupe armé qui ont pris la fuite à la vue de la patrouille. Un pistolet de fabrication artisanale a été saisi sur les lieux. Une enquête a été ouverte.

Minusca

 

 

 

 

Ses equipes une nouvelle fois attaquEes, MSF suspend ses activitEs A Bria

La nuit du 4 au 5 juillet 2018, la base MSF à Bria a à nouveau été pillée suite à l’intrusion d’hommes armés. Après avoir menacé et agressé plusieurs membres de l’équipe, les assaillants ont volé du matériel essentiel au bon déroulement des activités médicales.

C’est le deuxième incident grave en moins de trois mois dont MSF est victime à Bria ; la base de l’organisation ayant déjà été attaquée au mois d’avril dernier. « Ces attaques répétées contre notre organisation sont inacceptables et nous obligent à suspendre nos activités. Ainsi ciblées, nos équipes ne sont en effet plus en mesure de fournir les soins essentiels dont la population a besoin », déplore Jean-­‐Pierre Kaposo, Coordinateur MSF à Bria. « Ne serait-­ce qu’au cours de la semaine prochaine, ce seront donc 700 enfants atteints de paludisme qui ne pourront pas bénéficier de traitement », souligne le responsable du projet.

Présente à Bria depuis août 2013, l’équipe de MSF offre des soins médicaux gratuits à l’ensemble de la population. En 2017, MSF a réalisé près de 50 000 consultations externes et pris en charge plus de 350 blessés.

Médecins Sans Frontières est une organisation médicale humanitaire, neutre, impartiale et indépendante qui offre des soins gratuits aux populations de la République centrafricaine depuis 1997. L’organisation gère des projets à Bria, Bangassou, Bambari, Kabo, Batangafo, Paoua, Bossangoa, Boguila, Carnot et Bangui, et dispose d’une équipe d’urgence mobile à l’échelle du pays.

 

Msf

 

 

 

 

 

 

Nations Unies

 

 MINUSCA

Date : 4 juillet 2018          

 

Objet : Fourniture de services d’expédition de fret maritime, terrestre ou aérien et services connexes pour les envois de la MINUSCA en provenance de divers endroits à la MINUSCA à Bangui, en République Centrafricaine (RCA) / EOIMINUSCAl5282

 

1.             La  Mission  multidimensionnelle   intégrée  des Nations  Unies  pour  la  stabilisation  en           République centrafricaine (MINUSCA) sollicite une déclaration d’intérêt auprès d’entreprises qualifiées pour la fourniture de services de transport maritime, terrestre ou aérien et de services connexes pour les envois de la MINUSCA en provenance de divers endroits. MINUSCA à Bangui, République centrafricaine (RCA).

 

2.   La MINUSCA entreprendra un appel d’offres pour chaque expédition / exigence et lancera
donc une demande de devis (RFQ), une invitation à soumissionner (ITB) ou une demande de
proposition (RFP) pour chaque exigence spécifique aux entreprises qui expriment leur intérêt, et
fournir des informations pertinentes initiales (profil de l’entreprise, références, licences, etc.)
démontrant leur aptitude à remplir les exigences de la MINUSCA Freight Forwarding.

 

3. La manifestation d’intérêt peut être envoyée par courrier électronique à l’adresse suivante:
massa@un.org / attiehe@un.org ou par messagerie à l’adresse ci-dessous : Section des achats,  base de données MINUSCA, PK-4, Bangui, RCA.

 

Pour plus d’informations sur cette EOI, veuillez visiter le site Web de l’UNGM : WWW.UNGM.ORG (EOIMINUSCA15282). Les fournisseurs intéressés doivent s’inscrire sur ce site Web.

 

La date limite de soumission des EOI est le 24 juillet 2018.

 

 

Pour plus d’informations détaillées sur les annoncés, veuillez visiter :

https://minusca.unmissions.org/achats

 

 

 

 

 

 

 

Toutes les infos du Vendredi 06 Juillet 2018

 Cm n 2749 du ven 06 juillet 2018

AMADA GAZA DANS LE COLLIMATEUR DU GROUPE REBELLE « SIRIRI » : LES TUERIES, VIOLS, VOLS, RACKETS SONT MONNAIE COURANTE

L’occupation des villes les unes après les autres par les groupes armés qui poussent en Centrafrique comme les champignons dans la forêt de la Lobaye, continuent de faire son petit bonhomme de chemin. De Bambari à Ndélé en passant Bria, Kaga-Bandoro, Koui, pour ne citer que ces quelques villes, les rebelles règnent en maîtres absolus des lieux. De jour en jour, des détonations d’armes de tout calibre se font entendre. La capitale Bangui, où un calme précaire règne après l’attaque de la paroisse Notre Dame de Fatima, n’est pas aussi épargnée par ces tintamarres d’armes légères. Qu’en sera-t-il des villes de nos provinces ? Du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest, les Centrafricains ne savent plus à quel saint se vouer pour se protéger. La préfecture de la Mambéré-Kadeï vient une fois de plus d’être attaquée par le groupe rebelle dénommé SIRIRI.

En effet, depuis plusieurs jours, la ville d’Amada Gaza, située dans cette préfecture fait face à la montée en puissance des hommes de SIRIRI. D’après un habitant de ladite localité, « il ne passe pas un jour sans que des actes barbares soient commis par ces rebelles qui sont en majorité peuhle sur les populations civiles. Ils ont investi toute la localité. Ils sont un peu partout dans les recoins de la ville. Les femmes ne peuvent aller aux champs. Les chasseurs et les pêcheurs ne peuvent vaquer à leurs occupations quotidiennes. Se déplacer d’un lieu à un autre est synonyme d’attirer la foudre de ces hommes en armes. Tous ceux qui ont osé aller aux champs, à la chasse et à la pêche sont systématiquement tués sans aucune forme de procès. Et les gens qui s’opposent aux lois dictées par ces peuhls sont abattus comme des bœufs ou écrasés comme des mouches.

Quant aux viols et vols des motos ou taxis-motos, n’en parlons pas. Les conducteurs de ces engins à deux (2) roues sont tués, s’ils tentent d’échapper ou de résister aux ravisseurs. Ces peuhls arrachent de force les motos des particuliers. Ces motos leur servent de se déplacer d’un lieu à un autre. Les femmes, les jeunes filles, les mineures sont même violées en présence de leurs maris et leurs parents. Nous ne pouvons nous opposer à ces actes barbares sous peine d’être tués car ils nous pointent avec leurs armes. Nous assistons impuissants aux viols de nos femmes et nos filles. En outre, les rackets des civils ont pris une dimension inquiétante. Les commerçants, les cultivateurs, les éleveurs, bref toutes les couches sociales de la ville d’Amada Gaza souffrent sous leurs bottes ».

Un autre compatriote joint toujours au téléphone parle de nouvelles tenues militaires qu’ils portent et appelle le gouvernement à leur rescousse. « Ce qui est curieux, tous les peuhls rebelles portent des tenues militaires et des armes toutes neuves. Où les ont-ils trouvées ? Nous demandons au gouvernement de voler à notre secours. Nous sommes dépassés, exaspérés par les exactions de tout genre commises par ces rebelles sans foi ni loi », a-t-il martelé.

Les témoignages de ces deux (2) compatriotes sont alarmants et méritent une attention particulière du gouvernement. A entendre les habitants de cette sous-préfecture, ils sont vraiment à bout de souffle et abandonnés à leur triste sort. Car il semblerait que l’autorité de l’Etat n’existe que de nom à Amada Gaza. Ayant trouvé un terrain libre, les peuhls du groupe SIRIRI se livrent à cœur joie à leurs sales besognes sur les paisibles citoyens de la ville qui n’aspirent qu’à la paix, rien que la paix. Il est temps que les Forces de Défense et de Sécurité (FDS) soient déployées dans la ville pour mettre hors d’état de nuire ces malfrats, ces bandits de grand chemin, ces criminels patentés, ces hors-la-loi, ces seigneurs de guerre qui écument nos compatriotes.

Ce qui nous paraît bizarre, c’est que « SIRIRI » signifie en français « Paix ». En principe, ces peuhls devaient chercher des voies et moyens pour ramener la paix dans la région où ils se trouvent. Force est malheureusement de constater que ceux qui se disent pour la paix et qui seraient venus de la ville de Bouar sont des assassins, des tueurs patentés, des voleurs, des violeurs et des braqueurs. Peut-on vouloir la paix et en même temps commettre des crimes de guerre et crimes contre l’humanité ? Le gouvernement et la Minusca doivent tout mettre en œuvre pour neutraliser ces ennemis de la paix, de la République et du peuple. Mais si nos mémoires sont bonnes, ces malfrats avaient été mis en déroute par les forces nationale et internationale au début de cette année. Quelle mouche les a piqués pour revenir dans cette même partie du pays afin de mettre à mal la cohésion sociale qui y prévaut ? Veulent-ils se venger de leur défaite cuisante ? Que veulent et que cherchent-ils réellement dans cette zone minière ? Ont-ils envie de s’enrichir avec les diamants et ors comme Ali Daras dans les préfectures de la Ouaka et de la Basse-Kotto ? Autant de questions qui nous laissent perplexes. Mais à y voir de plus près, tous les rebelles étrangers qui sévissent en RCA veulent s’enrichir sur le dos du peuple centrafricain.

La crise centrafricaine qui perdure aujourd’hui n’est pas le fruit du hasard. C’est la conquête des ressources du sous-sol de notre pays par les Tchadiens, les Soudanais, les Nigériens et même les Camerounais. Nos voisins immédiats veulent nous détruire et détruire notre pays. D’où nécessité pour la Communauté internationale de prêter main forte aux autorités du pays afin de mettre hors d’état de nuire et de bouter ces mercenaires en quête des richesses hors du territoire national. Car le peuple centrafricain en a assez marre de ces combattants étrangers, à l’exemple des combattants de SIRIRI qui tuent les civils, les pillent, les dépouillent de leurs biens et exploitent frauduleusement nos richesses. Que cessent ces crimes. La RCA n’est pas un réservoir des combattants étrangers, encore moins des pilleurs, des violeurs, des racketteurs, des charcutiers humains. Il faut mettre un terme à la progression des hommes de SIRIRI dans la préfecture de la Mambéré-Kadéï et pourquoi pas dans d’autres régions du pays.

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

FACA : UNE ARMEE D’ELITE SUPPOSE UNE DISCIPLINE DE FER, SANS FAILLE, UN COMPORTEMENT REPUBLICAIN EXEMPLAIRE

 

Les autorités se saignent pour bâtir une armée d’élite, une armée républicaine disciplinée, ayant un comportement républicain exemplaire. La pâte de farine mise dans un fourre, se transforme en pain bon à manger. Les enfants l’adorent. De la déconfiture généralisée, les Forces Armées Centrafricaines (FACA) renaissent de leurs cendres. La communauté internationale s’est mobilisée à leur chevet, en véhicules, en formation, à la logistique, en techniques de combat, au maniement des armes et à la dotation en armes. Nous pouvons affirmer que le cycle de renaissance de l’Armée Nationale est en cours et progresse lentement mais surement. La balle est dans le camp des soldats, pour mériter cette confiance de leur Chef suprême, du peuple centrafricain qui les a réclamés haut et fort, et de la Communauté internationale. C’est triste de constater que des écarts d’indiscipline persistent au sein des FACA.

Dans la vie, il faut suivre, soit copier le bon exemple. Les contingents des armées rwandaises et burundaises offrent une parfaite illustration et un bel exemple à imiter. Les FACA ont du mal à garder leurs postes, tantôt derrière les femmes, tantôt dans les Nganda, les quartiers, alors qu’elles sont de service en tant que soldats. Nos militaires se laissent facilement surprendre, ne prêtent pas suffisamment attention à la sécurité qu’ils assument. Ils sont distraits, inconscients, irresponsables. Ils ont la bougeotte, la démangeaison, ne peuvent rester concentrés à leurs postes durant le temps de travail. La femme, la bière, ne fuiront jamais. Le travail avec tout le sérieux d’abord, une discipline de fer, un comportement exemplaire. Il faut prendre le temps d’observer les soldats centrafricains ensemble avec les contingents rwandais et burundais. Le soldat centrafricain bouge beaucoup et a toutes les peines du monde à garder un poste de sécurité.

La situation est pire et inquiétante sur les barrières tenues par les éléments des FACA. L’argent est leur seule préoccupation. La sécurité est le dernier de leur souci. Ils sont ivres comme une éponge et ne réclament que l’argent. La vie de la nation entre leurs mains n’a aucune importance. Il suffit de parcourir les routes vers Sibut, Bossembélé, Mbaïki pour s’en convaincre. Un terroriste peut librement circuler, faire ce qu’il veut, en distribuant de l’argent et le tour est joué, alors que nos soldats oublient qu’ils sont déployés sur les barrières exclusivement pour la sécurité nationale. Ils ne prennent pas le temps d’observer très attentivement les passagers, de vérifier et de dévisager les gens. Les soldats centrafricains continuent d’être un souci majeur par l’indiscipline, la consommation abusive d’alcool en temps de travail, l’abandon de leurs postes pour courir derrière les jupons. Et pourtant, il y a un relais qui permet à chaque élément d’aller se reposer, se distraire comme bon lui semble. Les FACA manquent cruellement de vigilance quant à la sécurité de leurs compatriotes. Elles mélangent tout, le travail, la femme, l’alcool, la démangeaison qui les empêche de maintenir leurs postes jusqu’à terme.

Les véhicules militaires roulent dans la ville de Bangui à une vitesse vertigineuse, alors qu’il n’y a pas feu en la demeure. Les FACA sont responsables de beaucoup d’accidents de circulation dans la ville de Bangui, constituant ainsi un danger public pour la population. Au moment où nous écrivons, on nous informe qu’un véhicule des FACA a mortellement heurté deux (02) taxis-motos vers le stade 20.000 places. La Communauté internationale fait de son mieux pour fournir la logistique, l’armée doit en faire un bon usage. Nous avons l’habitude de voir le chef de garnison du Camp Kassaï à Bangui, le Commandant Anatole Ngaya dans sa Jeep. Il roule correctement comme tout le monde. C’est un exemple à suivre par tous les soldats, au lieu de rouler tombeau-ouvert comme si l’ange de la mort était à leurs trousses. Il y a de quoi interpeller le Chef d’Etat-major des armées, l’Inspecteur général des armées et le Commandant de la garnison.

L’OCRB qui traque les bandits, les braqueurs, les délinquants de toutes espèces, a l’obligation de rapidité pour rattraper les malfrats. Mais les cas d’accidents de circulation causés par un véhicule de l’OCRB sont rares. Les conducteurs de ces véhicules, en cas d’urgence, ont le reflexe et les habitudes en pareille circonstance. C’est pour dire que les FACA doivent avoir un comportement exemplaire en tout lieu, dans la conduite des véhicules, à leurs postes de services, sur les barrières de sécurité. La vigilance de l’armée est une soupape de sureté nationale. Les FACA doivent imiter les Rwandais, les Burundais, les Portugais, afin de refléter l’armée d’élite en construction. Les femmes, l’alcool, seront toujours là jusqu’à la fin du monde. La tenue que porte un élément des Forces de Défense et de Sécurité symbolise la République qu’il ne faut jamais perdre de vue. Les FACA sont un défi à relever, celui de mériter la confiance des partenaires et de la Communauté internationale pour qu’elles puissent davantage, mettre la barre de leur contribution encore plus haute.

 

 

La discipline fait la force d’une armée. Le tribalisme, la politisation, la discrimination sont désormais du passé.  Les FACA véritablement disciplinées et exemplaires peuvent, un de ces quatre matins, faire partie d’une mission de la paix de l’ONU sous d’autres cieux. Sur tous les continents, on enregistre des zones de tension, de conflits armés. Pour retenir l’attention des Nations Unies afin de faire partie des forces de maintien de la paix un jour, les FACA doivent avoir une discipline de fer, se concentrer sur le travail bien fait et bien accompli, avec pour dénominateur commun un comportement exemplaire, irréprochable. Les FACA ont toute la place qu’elles méritent dans le cœur des Centrafricains. L’accueil qui leur est réservé par la population de Bangassou en dit long et démontre une parfaite communication entre le peuple et son armée. Ceci est valable pour la gendarmerie et la police, surtout les nouveaux recrues qui vont sortir d’un moment à l’autre. Les  soldats qui vont en tenue dans les bars dancing pour balancer leurs fesses, cela n’honore pas une armée.

Bon vent aux FACA et que la RCA renoue avec la paix, rien que la paix.

Julien BELA

 

 

BELOKO : UNE DAME DE 3ème AGE ECHAPPE DE JUSTESSE

A LA JUSTICE POPULAIRE

Les groupes armés montent en puissance, la justice populaire fait aussi un pas de géant. Où va finalement le pays de feu président fondateur Barthelemy Boganda ? Depuis que la crise a été enclenchée par l’ex-coalition Séléka en décembre 2012 dans la ville de Ndélé, au Nord de la RCA, rien ne va plus. Tout se passe comme si les démons de l’enfer sont tombés sur la tête des Centrafricains. Ou tout simplement les diables les hantent à longueur de journée. La justice est mise aux oubliettes au profit de la vindicte populaire. Il ne passe pas un seul jour sans qu’on signale des cas de justice populaire. A Bangui, la capitale et dans toutes les villes de nos provinces, ce phénomène est récurrent. Et celles qui sont les plus visées sont des personnes de 3ème âge.

Dans la préfecture de la Nana-Mambéré, précisément dans la ville de Béloko, située non loin de la frontière centrafricano-camerounaise, une dame de 3ème âge a échappé de justesse à la vindicte populaire, dans l’après-midi du mercredi 04 juillet 2018. Qu’est-ce qui est à l’origine de cette justice populaire ? Comment a-t-elle pu être extirpée ?

En effet, selon le témoignage d’un habitant de Béloko, « au début de cette semaine, un tonnerre d’une puissance exceptionnelle a foudroyé une jeune dame dans la ville. Elle est décédée à la suite de cette foudre qui s’est abattue sur elle. Après des recherches entreprises par ses parents auprès d’un marabout, ce dernier a révélé au grand jour que c’est cette vieille mère qui a orienté la foudre contre la jeune femme. En d’autres termes, c’est elle qui est à l’origine de sa mort. La réaction des jeunes de Béloko ne s’est pas fait attendre. Ils se sont saisis de la vieille dame et l’ont enfermée dans une maison. Pendant ce temps, d’autres creusaient une fosse pour l’enterrer vivante.

Malheureusement pour eux, la police a été informée. Le commissaire de la ville et deux (2) de ses collaborateurs se sont rendus sur le lieu. Grâce à leur courage, leur détermination, ils ont pu extirper la vieille maman entre les griffes de ces jeunes en colère. La tâche n’était pas facile du tout car les jeunes voulaient coûte que coûte mettre fin à la vie de cette dernière. Mais les policiers leur ont prouvé qu’ils sont forts et que la force revient à la loi et non à un groupuscule d’individus. C’est ainsi que la vieille mère a eu la vie sauve. A l’heure actuelle, elle se trouve dans les locaux du commissariat de cette ville pour nécessité d’enquête et pour sa protection ».

Nous jetons tout de même des fleurs au commissaire et ses deux (2) collaborateurs pour leurs actes de bravoure. Nous les exhortons à poursuivre dans cette voie pour sauver des vies humaines en danger. D’ailleurs, si nos mémoires sont bonnes, le commissaire de Béloko n’est pas à son premier acte de bravoure. Grâce à lui, cette ville a retrouvé sa quiétude d’antan car il avait mené des luttes acharnées contre les bandits de grand chemin qui y sévissaient et commettaient des actes barbares sur les civils. Nous profitons aussi de cette occasion pour rappeler à nos jeunes que ce n’est pas de cette façon qu’ils règleront les différends. La vindicte populaire n’est pas un moyen légal pour arriver à ses fins. Elle crée d’autres problèmes dans la société : la vengeance, les représailles, et que savons-nous encore.

D’où nécessité de saisir la justice en cas de litige ou d’accusation. C’est à la justice de dire la vérité, rien que la vérité sur ce qui s’était passé. Un individu ou un groupe d’individus ne peut en aucun cas se rendre justice. Celui qui emprunte cette voie encourt vingt (20) ans de prison ferme. Il convient aussi de rappeler aux magistrats de dire le droit, rien que le droit en tournant le dos à la corruption, au lien parental qui les unit aux accusés. Mais nous pensons pour notre part que ce qui pousse les jeunes à se lancer dans cette pratique est la preuve car il est difficile de présenter des preuves de la sorcellerie lors d’un procès. Et le plus souvent, ces personnes accusées de pratiquer la sorcellerie sont acquittées, alors que bon nombre la pratiquent. C’est ça qui frustre les jeunes.

Le gouvernement doit préparer un projet de loi à ce sujet et le soumettre à l’Assemblée Nationale pour adoption. Dans le cas contraire, nous assisterons toujours à ce phénomène de justice populaire sur toute l’étendue du territoire national.

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

LA MINUSCA COMPTE REDEFINIR SON MANDAT APRES CONSULTATIONS

AVEC LES AUTORITES ET LES COUCHES SOCIALES DE LA RCA

C’est la subsistance essentielle que nous avons tirée de la conférence de presse hebdomadaire  de la Minusca, de ce mercredi 04 juillet 2018.

A en croire la chargée da la Communication, porte-parole par intérim de cette institution onusienne, « le représentant spécial du Secrétaire Général des Nations Unies en RCA, patron de la Minusca, Parfait Onanga-Anyanga et ses plus proches collaborateurs tant civils que militaires comptent organiser dans les jours à venir une série de consultations avec les autorités et les couches sociales (hommes, femmes, jeunes de deux (02) sexes et les organisations à base communautaires) de la RCA, dans l’objectif de redéfinir le mandat de la Minusca. Il s’agit au cours de ces consultations d’échanger avec les parties concernées sur l’aspect de la sécurité et de la paix sur toute l’étendue du territoire national, tout en prenant en compte leurs préoccupations, leurs priorités y relatives. Et ceci pour bien remplir son mandat afin de protéger efficacement les civils des exactions de tout genre des groupes armés, garantir la libre circulation des personnes et des biens à l’intérieur du pays et appuyer les autorités du pays pour la restauration de l’autorité de l’Etat sur l’ensemble du territoire national. Cette série de consultations en vue va se dérouler sous l’égide d’une équipe d’experts du Conseil de Sécurité des Nations Unies ».

C’est pour nous une bonne initiative de la part de la Minusca que nous apprécions à sa juste valeur. Les Casques Bleus ont souvent été critiqués par les Centrafricains du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest, de ne pas appliquer comme il se doit leur mandat en matière de la protection des civils, et surtout d’être de mèche avec certains groupes armés, précisément les factions Séléka qui écument tout le pays.

Si la Minusca veut réellement protéger les Centrafricains, ses Casques Bleus ont l’obligation de traiter tous les groupes armés confondus sur un même pied d’égalité, tout en intervenant de façon impartiale à leur endroit sur le terrain. Sinon…

 

Le Petit YEKOA

 

 

LA VILLE DE BAMBARI DIVISEE EN 02 PARTIES ET LES VOLS A MAIN ARMEE SONT FREQUENTS

Même si aujourd’hui un calme précaire règne à Bambari, chef-lieu de la préfecture de la Ouaka, toutefois, cette ville est divisée en deux (02) parties entre les forces en présence : de part et d’autre du cours d’eau Ouaka, il y a les éléments d’Autodéfenses et les combattants de l’UPC de Ali Darras, sans oublier la présence des Forces de Sécurité Intérieure (policiers et gendarmes) et des Casques Bleus de la Minusca, à travers cette ville. De ce fait, selon un  habitant qui a requis l’anonymat, « les deux (02) protagonistes se regardent toujours en chiens de faïence, gardent jalousement leurs positions, si bien que les communautés musulmane et chrétienne ne peuvent circuler librement dans toute la ville de Bambari.

Pire encore, les vols à main armée des motos et autres biens sont fréquents ». Pour votre gouverne, Bambari avait été déclarée «  ville sans armes et sans groupes armés » par la Minusca. Et aussi « ville pilote » dans le cadre du projet du relèvement et de la Consolidation de la paix en RCA (RCPCA) par le gouvernement centrafricain et ses partenaires au développement. Malheureusement, avec les récents évènements douloureux (attaque subite des éléments des FACA en partance pour  Bangassou dans le Mbomou et l’assassinat crapuleux du vicaire du diocèse de Bambari), la ville a basculé de nouveau dans une spirale de violences intercommunautaires et autres exactions de tout genre de la part des hommes de l’UPC et des éléments d’Auto-défenses. Du coup, la situation sécuritaire et humanitaire est plus catastrophique. D’où les habitants de Bambari et ceux des villages environnants ne savent plus à quel saint se vouer pour se protéger. Faut-il faire confiance à nos Forces de Sécurité Intérieur (FSI) ou aux Casques Bleus de la Minusca ?

Fort de l’expérience du passé, nous faisons remarquer que les FSI ne sont pas nombreuses en termes d’effectif à Bambari et sont sous-équipées en armes et minutions de guerre.

Par contre, les Casques Bleus de la Minusca sont bien équipés, lourdement armés mais ne protègent pas comme il se doit la population de Bambari en particulier, et celle de la Ouaka en général. Donc, il y a une seule option que le gouvernement a l’obligation d’envisager, pour protéger les civils et sécuriser la Ouaka. C’est le redéploiement immédiat à Bambari des éléments des FACA, un point, un trait.

 

 

Le Petit YEKOA

 

 

« Ce n’est pas un dialogue, mais une concertation avec les groupes armes pour aller a un DDRR apaise », dixit Gontran Djono Ahaba

Le ministre du Développement de l’énergie et des Ressources hydrauliques, Hubert Gontran Djono Ahaba, parle d’une concertation entre le gouvernement et les groupes armés avec pour témoin la communauté internationale. Pour lui, cette concertation aura pour objectif de créer la confiance entre les deux parties afin d’aller à un DDRR apaisé. Il l’a fait savoir lors d’un entretien accordé le lundi 02 Juillet au RJDH.

RJDH : Monsieur le ministre  Hubert Gontran Djono Ahaba, bonjour !

HGDA : Bonjour Madame la journaliste

RJDH : Excellence qu’attendez-vous du dialogue en préparation entre le gouvernement et les groupes armés sous la houlette de l’Union Africaine, étant donné que vous représentez les groupes armés au gouvernement ?

HGDA : Merci ! Vous savez, le dialogue dont en parle, ce n’est pas un dialogue en tant que tel. Lorsque le président de la République avait été élu, je pense que la quasi-totalité des Centrafricains l’ont suivi pendant les élections. Le président s’est déclaré ouvert au dialogue. Il a ouvert la porte à tout le monde mais nous avons constaté que la crise persiste. C’est pourquoi le président de la République a voulu avoir une garantie en impliquant la communauté internationale pour créer la confiance afin de créer un cadre pour que nous  allions réellement au processus Désarmement Démobilisation Réinsertion et Rapatriement. Voilà ce dont il s’agit. Le DDR-pilote avait été initié et cela a été une réussite. Maintenant nous voulons aller au DDRR global. C’est pourquoi le président de la République a exhorté ses pairs et la communauté internationale de l’appuyer dans ce processus  pour ramener la confiance de manière définitive et que nous allions réellement au DDRR.

RJDH : Cela veut dire que cette rencontre n’inclut pas toutes les couches sociales ?

HGDA : Il y’a eu déjà le Forum de Brazzaville, le Forum de Bangui.  Nous avons procédé à des consultations populaires à la base. Il y’a eu le Référendum sur des projets constitutionnels et la Constitution a été adoptée par Referendum. Le chef de l’Etat après son élection a promulgué la Constitution. Il y a eu plusieurs recommandations pendant le Forum ; cela veut dire que le président ne peut qu’agir dans le cadre de la Constitution, dans le cadre des recommandations du dialogue. Mais ce qui est en vue, c’est une concertation entre le pouvoir et les groupes armés pour aller réellement au DDRR. Il ne s’agit pourtant pas d’un énième dialogue.

RJDH : Pourtant la classe politique et la société civile réclament leur participation à cette concertation

HGDA : Je n’ai pas d’objection à y faire à ce propos si la classe politique, si la société civile veulent participer, il y’a plusieurs manières d’y participer. Donc, l’essentiel est que nous puissions trouver un plan pour aller réellement au DDRR, pour convaincre ceux qui hésitent encore, pour ramener la confiance entre les Centrafricains parce qu’à un moment donné, il faut qu’on sorte de cette situation.  A un moment donné, il faut qu’il y’ait la paix ; il faut qu’il y’ait une véritable réconciliation. A un moment donné, il faut que nous commencions à cultiver la cohésion sociale d’antan pour qu’ensemble nous puissions reconstruire notre pays et nous tourner vers le développement.

RJDH : Excellence, vous gérez le ministère du Développement de l’énergie et des Ressources hydrauliques. Le pays a frôlé une crise de carburant ces derniers temps. Comment avez-vous pu gérer cela ?

HGDA : Je vous remercie pour l’opportunité que vous me donnez. Je précise d’abord que nous n’avons pas connu une pénurie de carburant. Nous avons fait un planning en ce qui concerne la campagne fleuve 2018 pour démarrer le 15 Juin et nous avons constaté une inversion du niveau du cours d’eau qui n’a pas permis de commencer cette campagne le 15 juin. Nous avons mis en place un plan de précaution.  Vous savez, avec les marqueteurs et la société SOCATRAF, il est question que 80% de ravitaillement de notre pays soit fait par voie fluviale et 20% par la route. Vu la situation, nous avons diligenté une mission au Cameroun afin de mettre l’accent sur la route. Nous avons mis la douane et le BARC à contribution pour faciliter le ravitaillement. Pendant cette période nous avons aussi des stocks de super, de gasoil, de pétrole lapant dans nos dépôts à Kolongo. La difficulté que nous avons rencontrée est que certains compatriotes commerçants ont pensé que puisque nous avons retardé la campagne fleuve, on va connaitre une pénurie de carburant. C’est ainsi qu’ils ont envahi les stations avec des bidons pour faire des réserves.  Et aussitôt depuis le 16 Juin nous avons lancé le premier convoi de barges et aujourd’hui, nous avons déjà lancé cinq convois de barges et le premier va arriver d’ici deux où trois jours.

RJDH : Ministre Hubert Gontran Djono Ahaba, je vous remercie.

HGDA : C’est à moi de vous remercier.

 

RJDH

 

 

Les vendeurs du nouveau marchE de lando mEcontents

de leur nouveau cadre

Depuis quelques semaines, le marché du Pk 12 s’est presque vidé de ses vendeurs. Ils étaient nombreux à exercer différents commerces sur ce marché. Mais ces derniers jours, la municipalité de Bangui a décidé de faire le ménage au Pk 12. L’étalage anarchique des marchandises sur la chaussée est à l’origine de ce déguerpissement.

En effet, la route qui passe par le marché Pk 12 est l’une des principales voies terrestres par laquelle passent les véhicules en provenance de l’arrière-pays, voire de l’étranger. Mais les vendeurs à l’étalage occupaient la voie laissant juste de petits espaces aux véhicules et aux piétons.

Cette situation rendait la circulation difficile aux convois qui arrivaient et qui partaient. La mairie de Bangui décide de faire déplacer les commerçants du marché Pk12 vers le marché lando un peu plus loin au Pk 13. Ce déguerpissement n’a pas rencontré l’agrément des commerçants qui dénoncent un abus de pouvoir de des autorités municipales. Oscar, est l’un des vendeurs : «  Quand je vendais au Pk 12, mon commerce marchait à merveille. Mais dommage, depuis que nous avons été déportés à lando, j’ai commencé à faire des déficits. La mairie de Bangui abuse de son pouvoir », a-t-il.

Depuis quelques semaines, le marché de lando a accueilli plusieurs commerçants venus du marché Pk 12. Cependant, d’après le constat fait par le quotidien Centrafric Matin, il ne se pose pas de problème d’espace où étaler les marchandises. Les vendeurs trouvent désormais un cadre plus adéquat où vendre. Cela permettra désormais aux véhicules de circuler facilement au Pk 12.

Les commerçants de lando devraient prendre leur mal en patience, le temps que les habitants de Bangui et de ses environs s’habituent à ce nouveau marché très isolé au Pk 13.

Sur le même tronçon, à Gobongo, le constat reste cependant alarmant. Les vendeurs à l’étalage et même les ambulants créent un embouteillage sans pareil. Il suffit d’y faire un tour pour constater la saturation sur cette voie. Certains vendeurs vont jusqu’à étaler leurs marchandises sur la chaussée. Ces étalages anarchiques provoquent des accidents de circulation comme ce fut le cas où un homme s’était fait éclater la tête par la roue d’un CBH en fin 2017.

Les autorités en charges de la sécurité publique devraient faire déguerpir ces commerçants et leur trouver un nouveau cadre. Cela permettra la circulation des véhicules et des piétons, évitant ainsi les accidents de routes et les saturations sur les voies publiques.

 

Félicien NZAPAYEKE MAMADOU

 

 

Des experts nationaux et internationaux rEflEchissent

sur le rEamEnagement de la ville de Bangui

Plusieurs experts nationaux et internationaux réfléchissent depuis lundi et ce pendant 10 jours sur un plan d’urbanisation de la ville de Bangui. Une activité du ministère de l’urbanisation en partenariat avec l’Union Européenne

Inondations, écroulement des ponts, absence des infrastructures routières, occupations anarchiques des espaces de la ville et constructions anarchiques des maisons d’habitation sont les raisons qui sont à l’origine de la nécessité du réaménagement de la capitale centrafricaine autrefois conçue pour abriter 200.000 personnes et qui se retrouve à ce jour à plus d’un million d’habitants.

A l’ouverture des travaux, des experts du ministère de l’urbanisme parlent d’un projet qui s’inscrit dans une perspective globale de reconstruction du tissu urbain et social de la ville de Bangui. Cette initiative qui est promue et accompagnée par le Projet de Réhabilitation Economique et Sociale en Milieu Urbain (PRESU) a été financée à hauteur de dix milliards quarante-huit millions de FCFA par l’Union Européenne à travers le Fonds Bêkou.

Madame Samuela ISOPI, Ambassadrice de l’Union Européenne, souligne l’objectif de ce projet. « L’objectif est de redonner vie et dignité à la vie des quartiers et à leurs populations à travers le réaménagement des espaces de la vie publique, et la restauration des services sociaux de base, pour améliorer l’accès à l’éducation et à la santé », a-t-elle souligné.

Les travaux des Ateliers Cergy permettront aux experts centrafricains et internationaux d’imaginer la « Bangui de demain ».

Depuis plusieurs décennies l’Union Européenne accompagne le plan de développement en Centrafrique grâce au pilier de relèvement du Fonds Européen de Développement (FED).

 

RJDH

 

 

MONDIAL 2018 : LES QUARTS DE FINALE S’ANNONCENT TRES EUPHORIQUES

Le calendrier des quarts de finale du mondial 2018 est connu depuis mardi dernier. Au total, 8 équipes vont se disputer les quarts de finale qui débouchent sur les  demi-finales.

Le Brésil affrontera la Belgique le vendredi 06 juillet 2018. Chacune des deux équipes tentera de décrocher son billet pour les demi-finales. Le Brésil est de retour en force au mondial, après avoir essuyé l’humiliation en 2014 à domicile face à l’Allemagne 7 à 1. Il compte sur plusieurs de ses stars comme Neymar, Coutinho, William, Cazimiro, Paulinho, Marcelo, pour ne citer que ceux là, afin de remporter son 6e trophée mondial après 16 ans de patience. Sur les ondes de la Voix d’Amérique (VOA), l’ancien attaquant brésilien Ronaldo fait confiance à cette génération et pense pour sa part que « la Seleçao, la formation brésilienne, est l’équipe la mieux préparée pour ce mondial ».

La Belgique qui ne cesse de créer la surprise figure parmi les équipes redoutables de ce mondial.

L’Uruguay, quant à lui, aura à défier les poulains de Didier Deschamps. Les Français qui ont éliminé la grande Argentine de Lionel Messi  en quart de final sur le score de 4 à 3 espèrent battre les Uruguayens, 3e du mondial 2014. Les Bleus auront à contrecarrer la machine offensive des attaquants Uruguayens, notamment Cavani (déclaré incertain) et Suarez qui parviennent toujours à s’insinuer dans la défense de leurs adversaires. Le match s’annonce déjà très euphorique.

Le samedi 07 juillet, l’Angleterre sera face à la Suède. Les deux équipes ne figurent pas parmi les favoris de ce mondial mais sont néanmoins en quart de finale. L’une ou l’autre se retrouvera en demi-finale et affrontera le vainqueur du match Russie - Croatie.

Rendez-vous vendredi soir pour le début des quarts de finale ! Bonne chance à tous !

 

Félicien NZAPAYEKE MAMADOU

 

 

Les chroniques du Mondial : L’Europe et l’AmErique du Sud raflent les quarts de finale

L’on connaît désormais les quatre affiches de la Coupe du Monde 2018. Six pays européens et deux sud-américains se livreront bataille pour être dans le dernier carré et rêver de brandir le trophée. Les équipes se reposent et les duels reprendront  vendredi.

France – Uruguay sera le premier match des quarts de final  de la Coupe du Monde 2018. Les deux équipes sont à leur neuvième confrontation.

C’est la France qui semble partir avec un petit avantage dans ce match face à l’Uruguay au regard des cotes proposés par les opérateurs spécialisés dans les pronostics. La cote pour une victoire des Bleus ressort ainsi entre 1,90 et 2 euros, tandis qu’un succès de la Celeste est coté entre 4,20 et 4,60, et le match nul à environ 3,20. Les statistiques ne disent pas tout à fait la même chose puisque, en huit confrontations contre l’Uruguay, l’équipe de France s’est inclinées trois fois, pour quatre résultats nuls et une seule victoire.

Tandis que le Brésil et la Belgique s’affronteront à 20h dans un match alléchant entre deux équipes du Top 5 du Classement Fifa.

Sur les statistiques de leurs confrontations, la Seleçao est favorite. Sur leurs six rencontres, les brésiliens ont pris le dessus cinq fois avec une défaite. En 2002 au Japon, les belges avaient chuté en huitième de finale face aux Brésiliens (00-02).

La cote pour une victoire brésilienne se situe ainsi entre 2,05 et 2,15 tandis que la cote du match nul varie entre 3,30 et 3,50, et la victoire de la Belgique entre 3,50 et 3,75. L’histoire se répétera-t-elle ?

Puis, dans l’autre partie du tableau, la Suède et l’Angleterre chercheront à arracher le ticket de la demi-finale le 7 juillet, à 16h. En ce qui concerne le pronostic Suède – Angleterre, les deux équipes se connaissent bien puisqu’elles se sont affrontées à 22 reprises dans l’histoire, pour 7 victoires anglaises et 6 victoires suédoises. Elles s’étaient notamment affrontées lors du Mondial 2006 avec un match nul (2-2) à la clé. Les cotes Suède – Angleterre sont en faveur de l’Angleterre, même s’il ne faut pas forcément s’attendre à un feu d’artifice de cette dernière.

L’hôte de la coupe du Monde, la Russie croisera la Croatie à 20h. Les croates seront logiquement les favoris, et on peut considérer que les russes ont d’ores et déjà réussi leur Mondial tandis que la Croatie a vraiment pour ambition d’atteindre la finale.

Dans ce tableau, on retrouve six équipes européennes, notamment : Angleterre, Belgique, Croatie, France, Russie et Suède. Tandis que le Brésil et l’Uruguay représentent l’Amérique du Sud.

Décidément, les équipes européennes sont redoutables lorsqu’elles évoluent sur le Vieux Continent, tel est le constat fait par  nos confrères de rfi.fr : « Les Nations européennes ne sont décidément jamais aussi fortes en Coupe du monde de football que lorsqu’elles disputent ce tournoi à domicile. Après Italie 1990, France 1998 et Allemagne 2006, Russie 2018 va également être le théâtre de quarts de finale avec six équipes ».

L’Angleterre met fin à sa malédiction des tirs-au-but :

Pour la première fois depuis des décennies, les anglais ont gagné un match dans une compétition internationale par tirs-au-but. Sept fois et depuis 30 ans, l’Angleterre a été éliminée des compétitions internationales par l’épreuve de tirs-au-but. Mais, cette fois-ci face aux colombiens, les Three Lions sons sortis vainqueurs. Une fierté pour le peuple dont le joueur, Harry Kane est le meilleur buteur de la compétition (6 buts) actuellement.

Créateur du football, les anglais courent depuis plus d’un demi-siècle derrière la Coupe du Monde dont leur dernier sacre remonte en 1966.

La saga des buts en huitième de finale 

Selon les statistiques de la Fifa, « 22 buts inscrits en huit matchs ». Ce tour de la compétition est prolifique plus que le Mondial brésilien et les stades sont remplis. Les supporters sont satisfaits du spectacle livré par les 22 artistes sur l’aire de jeu.

A noter aussi que pour toute la compétition, « 144 buts ont été inscrits en 55 matches (2,61 de moyenne par match) ».

Les joueurs du PSG au sommet de la Coupe du Monde 2018 :

Les joueurs du Paris-Saint-Germain se sont distingués. Mbappe, Neymar, Cavani et Di Maria comptabilisent ensemble 11 buts. De ces quatre artificiers, seul l’Argentin, Di Maria a quitté la compétition. L’on note que le club sera représenté en finale par l’un de ses joueurs : le Belge Thomas Meunier, l’Uruguayen Edinson Cavani, le Brésilien Neymar et les Français Mbappe, Areola et Kimpembe. Sacrée PSG.

Mexique, Suisse et Japon : La course s’arrête toujours aux huitièmes de finale :

Après le stade des quarts de finale atteint à domicile en 1986 lors du Mondial qu’il a organisé, le Mexique n’a pas passé le cap des huitièmes de finale. L’histoire s’est répété cette semaine face au Brésil.

Puis, les japonais étaient sur le point de vaincre cette malédiction car, ils menaient la Belgique (02-00). Mais le malheur est toujours à la porte et les belges ont renversé la vapeur.

Comme en 2002 et en 2010, la course des Samouraïs  s’arrête juste après le premier tour.

Enfin, la Suisse, favorite contre la Suède a raté le rendez-vous des quarts de finale. Leur dernière présence en quarts de finale d’une Coupe du Monde remonte à 1954.

Pronostics : José Mourinho rate tout 

Consultant pour la chaîne Russia Today, le technicien portugais avait  pronostiqué avant la Coupe du Monde que les demi-finales du Mondial opposeraient le Brésil au Portugal et l’Allemagne à l’Argentine. Mais à ce stade de la compétition, seul le Brésil est en lice.

Heureusement qu’il avait prévenu que «  le football est imprévisible ».

RJDH

 

 

 

Toutes les infos du Mardi 03 Juillet 2018

Cm n 2746 du mar 03 juillet 2018

 

LES EX-SELEKA RECLAMENT 03 POSTES SENSIBLES ET TRES STRATEGIQUES : LA GRENOUILLE AUSSI GROSSE QUE LE BOEUF

Trois (03) postes sensibles et très stratégiques font partie des mille et une (1.001) revendications des ex-Séléka pour le prochain Dialogue Politique Inclusif (DPI) sous l’égide de l’Union Africaine. C’est le véritable retour à la case départ en 2012, à Libreville, où l’ex-coalition Séléka, soutenue par l’Union Africaine (UA), la Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC) et la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC), a piégé François Bozizé qui a fini par être renversé le 24 mars 2013.

La CEMAC, la CEEAC et l’Union Africaine ont accouché le 24 mars 2013, un véritable monstre grandeur nature. Le régime Djotodia était un régime des sanguinaires, sans âme ni conscience. Des dizaines de morts ont été enregistrées   aux bords des artères et avenues de la capitale pendant une seule journée. Des prisons secrètes ont été créées ça et là par les éléments de l’ex-coalition qui prenaient des civils comme des animaux sauvages.

Ne pouvant supporter le degré d’atrocités des hommes de Djotodia, les chefs d’Etat de la CEEAC étaient donc obligés de le déclarer persona non grata à la tête de l’Etat centrafricain. Catherine Samba-Panza était arrivée au pouvoir dans un Etat totalement sous la coupe réglée des groupes armés. Séléka d’un côté, les Anti-Balaka de l’autre, la République centrafricaine de feu Barthélemy Boganda, était devenue un pays des vampires, des croque-morts, des démons de l’enfer qui rivalisaient dans les tueries, les massacres, les viols, les pillages, les destructions massives des édifices publics et privés, ainsi que les incendies des villages tout entier.

Durant la transition, Catherine Samba-Panza a tendu la main aux groupes armés pour qu’ils cessent avec les actes de violence. De Libreville à Nairobi, en passant par Brazzaville, Ndjamena, les dialogues pleuvaient. Le dernier dialogue, sous la transition, était le Forum National de Bangui qui a regroupé toutes les Forces Vives de la Nation (FVN) , les représentant des groupes armés, ainsi que la communauté, internationale. Ce Forum avait tout ficelé. Il y a aussi le Comité de Suivi des Recommandations du Forum National de Bangui qui veille au strict respect des engagements pris par toutes les parties prenantes. Les nouvelles autorités du pays n’ont fait que respecter à la lettre ce qui est écrit noir sur blanc à la fin des travaux du Forum.

Le programme Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Rapatriement (DDRR), mis en chantier par les autorités du pays et soutenu par la communauté internationale, est le passage obligé pour tous les groupes armés. Ce vaste programme DDRR renferme les revendications des ex-Séléka. Le premier volet concerne le désarmement et la réintégration sociale de ces ex-combattants. C’est ce qui est entrain d’être réalisé par la Minusca et les autorités en charge du programme DDRR, à travers les Travaux  à Haute Intensité de Main d’Œuvre (THIMO), la Jeunesse Pionnière Nationale (JPN) qui offre des formations gratuites aux ex-combattants démobilisés et aux jeunes désœuvrés à Bangui et dans les villes de provinces.

Dans le cadre de la réduction des violences communautaires, la Minusca et les autorités de la préfecture de la Nana-Mambéré ont offert soixante-dix (70) bovins aux jeunes de la ville de Bouar, y compris certains ex-combattants démobilisés. Ces bœufs vont leur permettre d’exercer des activités agropastorales, afin de lutter contre la misère et la pauvreté. A Birao, le MLJC, l’une des branches dissidentes de l’ex-coalition Séléka qui a adhéré au DDRR, respecte son engagement et travaille très durement pour le bien-être de sa région.

Le second volet touche à l’intégration des ex-combattants dans le rang des hommes en uniforme. Une première vague des ex-combattants (Séléka et Anti-Balaka) a été formée et a intégré le corps des Forces Armées Centrafricaines (FACA). Il y a encore d’autres qui se trouvent en formation. C’est pour autant dire que toutes les revendications des groupes armés sont déjà prises en compte.

Après la dernière rencontre avec les groupes armés sous l’égide de la Communauté Sant 'Egidio, les factions rebelles de la Séléka ont fait la pression, demandant des postes dans le gouvernement. Pour des question de paix et de sécurité, les autorités du pays étaient obligées de nommer des rebelles au gouvernement. Mais malgré tout cela, leurs éléments demeurent toujours actifs et continuent de tuer, tuer et tuer à n’en point finir. Que veulent réellement les ex-Séléka, en demandant des postes sensibles et très stratégiques ?

L’Union Africaine doit cesser d’user d’hypocrisie envers le peuple centrafricain. Les débats actuels doivent être orientés autour du DDRR, condition sine qua non au retour de la paix, de la sécurité, du vivre ensemble et de la réconciliation nationale. Nous prenons à témoin la communauté internationale de la souffrance du peuple centrafricain qui erre  d’un endroit à un autre, à la recherche d’un abri sûr pour échapper à la rage destructrice des ex-Séléka. Car après les multiples dialogues de l’Union Africaine avec les groupes armés, nous avons constaté qu’ils ont accouchés d’une souris. Vraiment, c’est trop !

 

Bénistant MBALLA

 

 

les offres de TElEcel visent A faciliter la communication

 

Les critiques formulées à l’endroit de Télécel leaders de téléphonie mobile en Centrafrique portant pour essentiel sur ses offres Libertés sont infondées et participent à la volonté de jeter du discrédit sur les efforts de rapprocher les centrafricains à travers la communication à faible coût. Position de Télécel après la tentative de récupération par une catégorie de personne ces derniers temps à Bangui.

Après plusieurs séries d’offre et de gamme de produit proposés par Télécel entre autres, Iri Mingui, Liberté, dans un souci de faire en sorte que téléphoner ne soit pas un luxe tant à Bangui que dans les villes reculées du pays. Pour ceci, Télécel Centrafrique s’évertue à rendre opérationnel son réseau partout et la dernière à Birao, Koui et autres. C’est dans ce contexte que certains abonnés ayant souscrit à l’offre Liberté proposée par Télécel, ont exprimé un désagrément relevant de l’incompréhension dans l’activation de l’offre Liberté.

Selon Marcel Mokwapi, président de l’association des consommateurs dans un communiqué de presse, Télécel Centrafrique ferait des manipulations et de l’escroquerie envers sa clientèle et projette de lancer une action de boycott contre les produits et les offres de Télécel Centrafrique.

Propos rejeté en bloc par Télécel Centrafrique qui parle d’une société citoyenne « Télécel Centrafrique n’est pas leader n°1 par hasard, c’est une société responsable et citoyenne qui respecte son cahier de charge et fait chaque jour un peu plus pour briser la fracture numérique. Le rapport avec le fisc et l’appui de Télécel pour soutenir la scolarité des enfants en Centrafrique sont si éloquent pour parler de l’escroquerie. Ces propos n’honorent pas leurs auteurs », a indiqué une source proche de service commercial de Télécel au RJDH.

Un des responsables techniques de Télécel dit comprendre les clients mais fait la précision suivante: « l’offre Liberté reste et demeure la meilleure des offres qui permet à nos abonnés d’appeler tous les autres réseaux et passer plus de temps au téléphone. Sauf que les clients n’ont pas compris qu’en activant Liberté, il est aussi important de le désactiver car si le client ne désactive pas et que lendemain il fait un transfert, l’activation Liberté est automatiquement et peut faire perdre au client le reste de son crédit d’appel et c’est cela qui pose problème » et d’ajouter que « Télécel Centrafrique n’a nullement l’intention et n’escroque pas ses abonnés », a-t-il conclu.

Télécel Centrafrique a encore dans sa gibecière des séries d’offres de service susceptibles de réduire le monde en un village par le canal de communication téléphonique mais aussi et surtout par la connexion internet haut débit à travers la 3G toujours avec la vision Biani-Biani.

RJDH

 

 

L’ABSENCE PROLONGEE DU PAN MECKASSOUA DU PAYS NOUS DONNE MATIERE A REFLEXION

trois (03) mois se sont écoulés que le Président de l’Assemblée Nationale (PAN), Abdoul Karim Méckassoua est toujours absent du pays, pour question d’ordre sanitaire. Cette absence prolongée du PAN ne peut qu’inquiéter le peuple centrafricain dans la mesure où constitutionnellement, c’est la deuxième personnalité de la RCA, après le chef de l’Exécutif, président de la République, professeur Faustin Archange Touadéra. Elu par ses collègues pour cinq (05) ans à la tête de l’Assemblée Nationale, contrairement aux autres membres du bureau dont leur mandat est renouvelable par an, le PAN devait être disponible et disposé pour diriger les travaux des sessions ordinaires et extraordinaires de l’Assemblée Nationale, parler aux noms de ses collègues et représenter cette deuxième institution de la République au niveau national et international.

Fort malheureusement, aujourd’hui, tel ne semble pas être le cas du PAN Méckassoua qui brille par des absences répétées et prolongées du pays. De facto, comme la « nature a horreur du vide », c’est le premier Vice-président de l’Assemblée Nationale, Symphorien Makpézi qui fait depuis trois (03) mois l’office du PAN Méckassoua. Incroyable, mais pourtant vrai. Or nul n’ignore que, « quand le chat est absent de la maison, les souris dansent » et qu’il « ne peut y avoir deux (02) capitaines dans un même bateau ». D’où notre Assemblée Nationale est plus minée et divisée pour des intérêts égoïstes et partisans, car  son PAN est régulièrement absent du pays, pour des questions sanitaires. C’est du jamais vu et vécu par le peuple centrafricain depuis la proclamation de la RCA, le 1er décembre 1958 par feu président Barthélemy Boganda jusqu’à la fin de la transition, le 30 mars 2016, avec le Conseil National de Transition (CNT), ce parlement transitoire sous les présidents Djotodia et Samba-Panza.

Face à cette situation inquiétante qui perdure, que faire concrètement pour qu’une telle erreur ne se reproduise pas lors des élections législatives de 2021, et surtout celles des membres du bureau de la future Assemblée Nationale ? La réponse à cette question revient à qui de droit.

Le Petit YEKOA

 

 

LA PRATIQUE DE LA FRANC-MAÇONNERIE PAR CERTAINS HOMMES POLITIQUES ET D’AFFAIRES DE LA RCA CREE PLUS DE PROBLEMES AU PAYS ET DESHUMANISE LES DROITS HUMAINS

 

La RCA, à l’instar des autres pays du monde, n’est pas épargnée par le vent de la pratique de la franc-maçonnerie. Sous d’autres cieux, une telle pratique est le plus souvent réservée à une classe des dignitaires d’un pays, celle des hommes politiques et d’hommes d’affaires, pour leur permettre d’asseoir leur pouvoir politique « magique » et leur influence économique « surnaturelle » sur le plan national, voire même mondial.

Il en est de même en RCA où bon nombre de nos hommes politiques et d’affaires sont des fervents pratiquants (fidèles) de la franc-maçonnerie, ont leurs parrains « spirituels » à l’étranger, agissent selon leur volonté et pour leur compte. La franc-maçonnerie est en quelque sorte un culte dédié par ses fidèles à des esprits « maléfiques », c’est-à-dire à Satan et ses démons et a ses propres rites qui devaient être scrupuleusement respectés.

De ce fait, les pratiquants de la  franc-maçonnerie se comportent dans leur pays comme des supra hommes, des hommes dominants qui ne se trahissent pas, prennent toujours des décisions qui sont totalement contraires à la volonté populaire, exploitent à outrance leurs employés et violent à souhait leurs droits fondamentaux, tout en manipulant leurs propres compatriotes contre les symboles et les institutions légitimes de la République. Et tout ceci pour satisfaire uniquement aux exigences de leurs parrains « spirituels » de la franc-maçonnerie au grand dam de l’intérêt national. Ce qui importe plus pour eux, est le fait de garantir et de préserver aussi longtemps la domination de leur pouvoir politique et de leur influence économique sur tous les autres, et c’est tout. D’où nous disons que la pratique de la franc-maçonnerie par des hommes politiques et d’affaires de la RCA crée plus de problèmes au pays et déshumanise les droits humains.

A ces pratiquants de la franc-maçonnerie, nous leur disons que c’est « Dieu le Créateur qui élève un homme, lui donne du pouvoir selon sa volonté et au temps voulu ». Donc il ne sert à rien de recourir à des voies et moyens sataniques, pour être puissants politiquement et économiquement. Ce n’est que la vanité des vanités. D’ailleurs, « que sert à un homme de gagner le monde entier, s’il perd sa vie », disait Jésus-Christ, le Fils de Dieu ?

 

Le Petit YEKOA

 

 

 

ACCELERER LA FORMATION DES FACA, UN IMPERATIF DE SURVIE DU PEUPLE CENTRAFRICAIN ET LA MONTEE EN PUISSANCE DE LA CPS

La Minusca avait fait mention dans son rapport de la nécessité d’accélérer la formation des FACA, pour l’aider non seulement dans la sécurisation des populations civiles, mais également dans la traque des grands criminels qui écument le pays, afin de permettre à la Cour Pénale Spéciale (CPS) de lancer le rouleau compresseur. Bambari, Mbrés, la violence aveugle continue de faire des victimes. Les barbares attaquent les centres de santé, pillent et incendient. Ils sont pires que des animaux. Les humanitaires qui les soignent quand ils sont blessés ne sont pas épargnés. Même dans une véritable guerre, les hôpitaux sont épargnés, mais les rebelles de Centrafrique détruisent tout sur leur passage, une stratégie de terre brûlée.

Doit-on dialoguer avec des brutes de pire espèce que sont les groupes armés ? Il faut accélérer la formation des FACA qui sont en sous effectif. C’est l’unique voie pour sécuriser la population civile. La CPS doit s’appuyer sur les FACA pour traquer ces damnés de la terre. Les attentes sont loin d’être satisfaites, quant à la montée en puissance des FACA. Le déploiement des FACA permet en tout état de cause de restaurer l’autorité de l’Etat sur l’ensemble du territoire national. Ne faut-il pas procéder à de nouveaux recrutements au sein de l’armée ? Les recrus iront directement à Béréngo pour suivre leur formation. Cela engage le budget de l’Etat afin d’accélérer et d’accroître l’effectif des FACA. Le recrutement est aussi valable pour la gendarmerie que pour la police nationale. Les zones chaudes font environ quarante pour cent (40%) du territoire national et non 80%. Il y a un manque d’objectivité dans ces statistiques. Le Km5, en termes d’insécurité, ne représente que 3% de la population de Bangui. La Nana-Mambéré, la Mambéré-Kadéï, la Sangha-Mbaéré, la Lobaye, l’Ombella-Mpoko, la Kémo, l’Ouham, la Vakaga, le Haut-Mbomou, sont relativement calmes. C’est une spécialité de RFI que de donner une dimension éléphantesque à une fourmi pour les besoins de la cause.

Le Sahel qui tient à cœur la France n’est pas aussi sécurisé qu’on le prétend. Les attaques spectaculaires se multiplient, tant  au Quartier Général du G-5 Sahel, que contre les forces françaises. La menace terroriste va amplifier le phénomène de la migration en Europe. La misère et la pauvreté favorisent le radicalisme qui prétend proposer une autre forme de gouvernance. La France est devant ses responsabilités. Elle veut toujours faire porter ses propres fardeaux par l’Europe. Les Américains ont raison de prendre leur   distance vis-à-vis du G-5 Sahel, notamment la grande majorité des pays européens. L’Union Européenne d’où est sorti l’EUTM dans le sillage de l’embargo, doit faire encore des efforts pour multiplier les centres d’instruction de formation des FACA.

Le gouvernement doit aussi solliciter dans le cadre bilatéral, certains pays amis tant en Afrique qu’ailleurs, pour accélérer la formation de nos militaires. Soit, ouvrir le centre de Bouar aux instructeurs centrafricains au sein des FACA pour aussi mettre les pieds sur l’accélérateur.

La Cour Pénale Spéciale a une durée de vie définie, déterminée à l’avance, et a besoin d’urgence des moyens de son action judicaire contre les malfrats. De l’autre, la crise n’a que trop duré, il est temps de l’abréger afin de soulager la souffrance du peuple centrafricain. Les Centrafricains ont droit à la vie et au bien-être. Les groupes armés connaissent leur sort. Ils n’échapperont pas à la justice, car le peuple centrafricain y tient et y veille.

Les pêcheurs en eau trouble, comme la France et ses valets au sein de l’Union Africaine, doivent se rendre à l’évidence que les Centrafricains ne sont plus des cobayes. Ils ont droit à l’autodétermination comme tous les peuples du monde. Les Centrafricains veulent vivre en paix chez eux et non mourir come des cafards en méditerranée. La France est le véritable responsable de la migration. Contre toute attente, elle ferme ses frontières aux migrants, une hypocrisie légendaire. «  Les Africains sont bêtes », a twité Donald Trump, ce qui est vrai car incapables de prendre leur destin en main. Les dirigeants méprisent leur peuple qui devient esclave en Libye et vendu comme une marchandise aux enchères publiques. Et ce, au 21ème siècle, à l’ère des droits humains, à l’ère moderne. La Libye est-elle un pays africain ou non, membre de l’Union africaine dont le colonel Kadhafi est l’un des promoteurs ? Un pays africain peut-il se comporter de la sorte ? Les pays africains francophones doivent se libérer et prendre leur destin en main. Tout se résume à une coopération gagnant-gagnant et non à celle de maître et esclave.

 

Julien BELA

 

 

 

INQUIETUDE DES EVEQUES DE CENTRAFRIQUE FACE A LA RECRUDESCENCE DE VIOLENCE DANS CERTAINES REGIONS

 

 

Réunis dans leur conférence épiscopale la semaine dernière, les évêques de Centrafrique ont exprimé leurs inquiétudes face à la situation sécuritaire qui prévaut dans certaines régions du pays. Cette inquiétude fait suite à la recrudescence de violence à Bambari, à Ndélé et aux Mbrès.

Pour votre gouverne, au mois de juin dernier, des affrontements intergroupes armés ont eu lieu dans les villes citées ci-haut. A Bambari, les combattants de l’UPC se sont affrontés violemment aux Anti-Balaka. En outre, ces mêmes hommes d’Ali Daras s’en sont pris aux éléments des Forces Armées Centrafricaines (FACA) et leurs instructeurs russes au début de ce même mois à Bambari, alors qu’ils étaient en partance pour la ville de Bangassou. Il y avait eu beaucoup de morts dans le rang des éléments de l’UPC et quelques blessés du côté des FACA. Aujourd’hui, les habitants de Bambari vivent la peur au ventre parce que les groupes armés sont très actifs dans la ville.

Dans la localité de Ndélé, c’étaient des mercenaires tchadiens, déserteurs du rang de Front Patriotique pour la Renaissance de Centrafrique (FPRC), qui ont livré une bataille farouche avec les combattants restés encore fidèles à Nourredine Adam, en occurrence les natifs de la région. Ce combat avait fait une vingtaine de morts et des blessés, à en croire des sources concordantes émanant de cette ville.

Par contre aux Mbrès, ville située dans la préfecture de la Nana-Gribizi, des affrontements se poursuivent de nos jours entre les hommes de Mahamat Alkhatim et les Anti-Balaka. Plus de cinq cents (500) maisons dans plusieurs villages aux environs immédiats de la localité des Mbrès seraient incendiées par les combattants Séléka. On dénombre des dizaines de tués et des blessés. De nombreux habitants ont fui ces affrontements pour se refugier dans la ville voisine de Kaga-Bandoro, ainsi que dans la brousse. Leurs conditions de vie se dégradent de jour en jour. Ils ne savent plus à quel saint se vouer pour avoir gain de cause. D’autres affrontements intergroupes armés se déroulent probablement dans certaines villes ou villages du pays les plus reculés, loin des caméras.

C’est dans cette atmosphère tendue, électrique que le Vice-président de la Conférence Episcopale des Evêques de Centrafrique (CECA) et évêque de Bossangoa, Nestor Désiré Nongo Aziagbia, s’est dit inquiet. L’évêque de Bossangoa ne s’est pas du tout trompé. La situation sécuritaire est très alarmante à l’approche du soi-disant Dialogue Politique Inclusif, initié par le Panel des Facilitateurs de l’Union Africaine, et qui est très contesté par la société civile, les partis politiques en particulier, et les Centrafricains en général. Les groupes armés veulent conquérir une bonne partie du territoire national pour s’imposer dans ce dialogue. Et pendant que les évêques se disent inquiets de la situation sécuritaire, le vicaire général du diocèse de Bambari,  l’Abbé Firmin Gbagoua a été tué par balles par les hommes de l’UPC, dans la nuit du vendredi 29 au samedi 30 juin, aux environs de 19 heures. Les évêques ont tout de même salué le déploiement des FACA à Bangassou. Ils ont par la suite s’opposer à tout idée d’une amnistie en faveur des rebelles qui écument le peuple centrafricain à longueur de journée.

Le gouvernement a l’obligation de se jeter à l’eau pour ramener la paix et la sécurité en RCA. L’inquiétude de ces évêques sonne comme un glas. Le gouvernement et la Minusca doivent agir vite pour sauver des vies humaines, sinon…

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

 

LA PROMULGATION DE LOI DE REGLEMENT DE LA CPS TOUJOURS ATTENDUE

 

Adoptée le 30 mai dernier par l’Assemblée nationale à une majorité écrasante, la loi portant règlement de procédure et de preuves n’est pas toujours promulguée dans le délai par le chef de l’Etat comme prévu par la Constitution du 30 Mars 2016.

L’article 40 de la Constitution du 30 Mars 2016 stipule que «le président de la République promulgue les lois dans les 15 jours qui suivent l’adoption définitive par le parlement. Ce délai est réduit à cinq jours en cas d’urgence déclaré par le parlement à défaut de promulgation dans le délai requis par la loi entre automatiquement en vigueur soit après constatation par la  Cour Constitutionnelle soit sur saisine du parlement».

Or, le délai de 15 jours prescrit par la Constitution est épuisé et le chef de l’Etat n’a pas encore promulgué cette loi. Des sources proches de la Cour Constitutionnelle ont rapporté au RJDH  avoir vérifié la conformité de cette loi avec la Constitution et que le dossier est transmis au chef de l’Etat pour promulgation.

Au niveau des organisations des défenses des droits humains des questions se posent sur la volonté de l’Exécutif de faire avancer cette loi pouvant servir la Cour Pénale Spéciale d’avancer dans la protection des témoins et des victimes et poser les fondements d’un procès équitable.

Mais au niveau de la Cour rien ne peut arrêter le fonctionnement même si la promulgation est indispensable. Dans tous les cas l’entrée automatique de la loi en vigueur semble être l’option privilégiée au regard de la date butoir prévue non tenue et de la non saisine par l’Assemblée nationale.

RJDH

 

 

LES MEDIAS EN RCA, UN VASTE CHANTIER.

La crise en République centrafricaine a provoqué de nombreuses désolations à travers tout le pays. Depuis 2013 où le pays a basculé dans le chaos, certaines régions du pays sont coupées du monde. Les populations de l’arrière pays vivent à l’état primitif. La radio nationale n’est  écoutée que sur une partie du territoire nationale. Ce qui fait ombrage à la circulation rapide de l’information à travers le pays. Plus de cinquante ans après l’indépendance, les chaines publiques en RCA n’arrivent pas à couvrir entièrement le pays. La Télévision Centrafricaine (TVCA), grâce au bouquet canalsat, peut couvrir le monde. Cependant, sans ce bouquet, cette chaine ne peut être captée qu’à seulement quelques distances de Bangui.

En province,  voire à Bangui, les gens ont tendance à appeler ces stations, « Radio Bangui » et « Télé Bangui » à cause de leur faible capacité d’émission qui ne dessert pas tout le pays. Il faut par ailleurs tenir compte de quelques facteurs très importants: les crises à répétitions. Les évènements sombres qu’a connus le pays constituent une entorse pour l’épanouissement de ces chaines. Autour de la RCA, il est regrettable de voir le Cameroun, le Congo et d’autres pays de l’Afrique émerger dans le secteur des médias  alors que notre pays avait pris son élan bien avant tous ces pays en 1958 et 1974, dates respectives de la création de la radio nationale et de la Télévision nationale.

Aussi faille-t-il ajouter un problème d’équipements adéquats pouvant permettre d’étendre l’émission des chaines nationales sans le bouquet  canalsat. Le constat est amer  lorsque l’on constate que la qualité du son et de l’image que transmet la TVCA ne cadrent pas avec l’attente des téléspectateurs. Parfois, le timing d’un programme se chevauche avec celui d’un autre. Ce qui crée parfois la frustration chez certains téléspectateurs qui se disent lassés de suivre la TVCA.

Pour ce faire, il conviendrait de faire le ménage dans ce secteur qui constitue la vitrine même de l’Etat. Grâce à une chaine de télévision, l’on peut déjà se faire une idée sur un pays. Si la chaine d’Etat ne diffuse pas des images de qualité, cela laissera penser que certains vices minent le pays. Les succursales des chaines  étrangères s’installent de plus en plus en Afrique, notamment au Sénégal où se trouve l’antenne  Afrique BBC et  au Congo où le groupe Euronews a créé la chaine Africa news.

En RCA, les médias restent encore un vaste chantier. Lequel chantier doit être exploité par l’Etat centrafricain, ceci afin de promouvoir la circulation de l’information, la promotion des valeurs nationales, le vivre ensemble.     

 

Félicien NZAPAYEKE MAMADOU

 

 

Le PAM lance un projet d’appui aux petits agriculteurs dans 11

prEfectures de la RCA

Le Programme alimentaire mondial (PAM) en Centrafrique a lancé ce 22 juin à Bangui le projet d’appui aux petits producteurs agricoles financé par l’Union Européenne à travers le Fonds Bêkou.

Ce projet est lancé pour booster l’économie locale dans un contexte de relèvement économique après la crise qui a fragilisé l’économie dans plusieurs villes du pays.

La phase pilote en 2017 a permis d’injecter plus de 800 millions de F CFA dans l’économie locale, en achetant des produits agricoles directement des producteurs. Mais pour 2018, à travers l’appui du Fonds Békou, le PAM s’attend à plus de fonds dont 46 000 seront les bénéficiaires.

Pour le représentant pays adjoint du PAM, Rocco Leonce, cela est une marque de confiance à travers l’appui du Fonds Békou à ce projet, « oui, une marque de confiance, car à travers ce financement de 2 millions d’euro soit 1,4 milliards de F CFA, c’est une reconnaissance que le programme d’achats locaux ‘’P4P’’ en appui aux petits producteurs a un rôle important à jouer pour le développement du pays », a-t-il justifié.

Le projet pilote démarré en 2015, a permis aux petits producteurs agricoles d’augmenter leurs revenus et ceux de toute leur communauté. Selon le PAM, le projet est un outil essentiel pour lutter contre la faim en milieu rural et a permis en 2017 de venir en aide à quelques 25.000 producteurs agricoles dont 55% de femmes. La nourriture achetée dans le cadre de ce projet est ensuite redistribuée à travers les différents programmes d’assistance du PAM dont le programme de repas scolaire et de l’assistance aux déplacés.

Le P4P est un soulagement pour les partenaires financiers, les acteurs de mise en œuvre mais surtout le gouvernement qui salue cette initiative qui rentre dans le cadre du pilier 3 du Plan de Relèvement et de la Consolidation de la Paix, lequel pilier consiste à procéder au relèvement économique et à la relance dans le secteur productif.

Le chargé des misions au ministère de l’agriculture et du développement rural, Rodrigue Prosper Yakende, estime que ce projet va améliorer davantage les conditions de vie des populations rurales et constitue pour le gouvernement un outil efficace pour la lutte contre la pauvreté.

Ce projet vise 11 préfectures sur les 16 que compte la République Centrafricaine et s’étale jusqu’en 2019. En 2017, 1400 tonnes de nourriture ont été achetées chez les petits producteurs. Avec ce nouveau  financement, il est prévu d’atteindre 3000 tonnes.

 

RJDH

 

 

LES DETENUS DE BOSSANGOA CROUPISSENT DANS LA VIOLATION DE LEURS DROITS ESSENTIELS

 

 

Plusieurs personnes arrêtées soit sous mandat de dépôt soit pour une détention préventive à la police et la gendarmerie n’ont pas accès à leurs droits fondamentaux. Un constat RJDH lors d’une mission dans la région.

Le premier constat est d’abord la surpopulation carcérale et à cela s’ajoute l’absence de ration alimentaire, l’accès aux soins de santé et un accompagnement psychologique des détenus. Cet état de fait est la cause d’évasion de plusieurs détenus et constitue une menace pour la consolidation de la chaine pénale dans la préfecture de l’Ouham.

Cette situation aussi préoccupante heurte les dispositions de l’article 10 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques qui stipule que, « toute personne privée de sa liberté est traitée avec humanité et avec le respect de la dignité inhérente à la personne humaine ».

Les pouvoirs publics sont conscients de la situation et tablent sur le redéploiement des gardiens de prison et le concours du pouvoir central a relevé Marcel Guela, préfet de l’Ouham. « Plusieurs détenus croupissent dans les cellules de la gendarmerie et de la police et en surnombre. La maison d’arrêt a été réhabilitée et bien équipée pour recevoir les prisonniers. Les résultats du concours des gardiens est attendu pour renforcer le personnel pénitentiaire », a relevé le préfet de l’Ouham.

Plusieurs cas d’évasion sont enregistrés au commissariat de police de Bossangoa le mois dernier, a confirmé le commandant de police, « les présumés auteurs des infractions gardés au commissariat vivent dans des conditions difficiles. Cette condition a occasionné la fuite de ces prévenus de la cellule pour plusieurs raisons : leur prise en charge alimentaire est médiocre, l’environnement n’est pas propice pour les maintenir pendant longtemps. Pour le reste des difficultés, nous nous réservons », a témoigné le commandant du corps urbain de Bossangoa, Omer-Didier Fiolem.

Selon l’article 25 de la déclaration universelle des droits de l’Homme, l’accès au bien être, à un niveau de vie et aux soins médicaux y compris les services sociaux nécessaires doit être garanti à tous y compris les détenus.

 

*****RJDH*****

 

 

SELEKA, ANTI-BALAKA ET TOUTE LA POPULATION DE MOBAYE RECLAMENT LE REDEPLOIEMENT DES FDS

La ville de Mobaye, située au Sud-est du pays, partageant les frontières fluviales avec la République Démocratique du Congo (RDC), renaît peu à peu de ses cendres. Après les affrontements intergroupes armés (UPC et Anti-Balaka) qui ont frappé de plein fouet cette localité, abandonnée par les autorités du pays au plus fort de la crise à un moment donné de l’histoire, disons-le entre guillemets, la paix et la sécurité reviennent doucement mais surement. De nombreux compatriotes qui ont fui ces affrontements meurtriers pour se réfugier en RDC sont de retour. Il n’y a que quelques uns qui hésitent à revenir. Mais ceux qui sont de retour éprouvent de sérieuses difficultés pour reconstruire leurs maisons incendiées par les combattants de l’UPC du tristement célèbre Ali Daras, soi-disant général. Ils lancent un vibrant appel aux ONG humanitaires et aux personnes de bonne foi de leur venir en aide.

Mais ce qui les préoccupe aujourd’hui est le redéploiement des Forces de Défense et de Sécurité (FDS) dans la ville de Mobaye, chef-lieu de la préfecture de la Basse-Kotto. D’après un compatriote que nous avons joint ce vendredi 29 juin 2018 au téléphone et qui a requis l’anonymat, affirme, « toutes les barrières érigées à quelques kilomètres de la ville de Mobaye par les Séléka et les Anti-Balaka (Autodéfenses) ont été levées. Les gens circulent librement. Les combattants des groupes armés ne se promènent plus avec leurs armes par devers eux. Les activités agricoles et commerciales ont repris de plus bel. Malheureusement, les cultivateurs se confrontent à un problème de semences puisqu’elles avaient été toutes incendiées dans les greniers par les hommes de l’UPC. Mais ce que les Séléka, les Anti-Balaka et toute la population de Mobaye réclament à cor et à cri, est le redéploiement des gendarmes, des policiers et des éléments des Forces Armées Centrafricaines. Tous souhaitent ardemment que ces forces de l’ordre reviennent pour assurer la sécurité des habitants et favoriser le vivre ensemble, la cohésion sociale et la véritable  réconciliation  ».

En outre, cette population de Mobaye demande le retour de tous les fonctionnaires et agents de l’Etat affectés dans cette localité. « Aujourd’hui, le préfet de la Basse-Kotto est à Mobaye, le sous-préfet également. Les enseignants, les infirmiers, les agents des Eaux et Forêts sont à leur poste. Dans les autres services déconcentrés de l’Etat, aucun fonctionnaire ne s’est présenté. Et pourtant, nous observons une paix à Mobaye. Toute la population vaque librement à ses diverses occupations quotidiennes et en toute quiétude. Ce n’est que sur le tronçon Langandji-Kongbo que les exactions se poursuivent. Dès que les FDS seront redéployées, ces actes barbares disparaîtront. C’est pourquoi, nous, population de Mobaye, demandons au gouvernement de tout mettre en œuvre afin que les fonctionnaires et agents de l’Etat affectés dans cette sous-préfecture regagnent leur poste respectif », ont martelé certains habitants de Mobaye.

En outre, le vivre ensemble et la cohésion sociale se mettent progressivement mais surement en place. « Le dimanche 1er juillet 2018, toutes les couches sociales (musulmans, chrétiens catholiques et protestants, peuhls) de la ville de Mobaye ont participé à la première messe eucharistique, célébrée par le prêtre Prince Basséngué qui avait été ordonné à la fin du mois de juin dernier à la Cathédrale Immaculée Conception de Bangui. Cette célébration a eu lieu à la paroisse Saint Joseph de Mobaye en présence des autorités administratives, locales, confessionnelles et de nombreux croyants venus des différents villages périphériques. C’était dans l’allégresse, la joie immense que toutes les couches sociales se sont serrées la main en signe de réconciliation », a indiqué Robert, un habitant de Mobaye qui nous a appelé au téléphone, ce lundi 02 juillet.

Au regard de ce qui se passe dans la ville de Mobaye, la balle est désormais dans le camp de l’Exécutif. Il doit saisir cette occasion pour ramener définitivement la paix et la sécurité dans cette partie du pays. Cette fois-ci, ce n’est pas le gouvernement qui a tendu la perche aux groupes armés (Séléka de l’UPC et Autodéfenses de la région). Ils ont demandé eux-mêmes la restauration de l’autorité de l’Etat à Mobaye, à travers le déploiement des FDS  pour faciliter le retour rapide des fonctionnaires et agents de l’Etat. C’est une occasion en or que le gouvernement Sarandji, principalement les ministères de la Défense Nationale et de la Sécurité Publique doivent saisir pour une paix définitive à Mobaye. Et l’initiative entreprise par les groupes armés dans cette localité servira de leçon aux autres. Car il y a un temps pour faire la guerre et un temps pour faire la paix. Le temps de la paix est arrivé à Mobaye. Le gouvernement n’a pas droit à l’erreur.

Dans un passé récent, les combattants de l’UPC qui sont basés à Mobaye avaient demandé aux Autodéfenses de les laisser partir. Ces derniers avaient refusé. Nous avions demandé au gouvernement de tout mettre en œuvre pour les désarmer, et pourquoi pas les former afin qu’ils rentrent dans la vie civile. Malheureusement, nous avions prêché dans le désert du Sahara. Personne n’a prêté oreille à notre article. Voilà qu’aujourd’hui ceux qui s’opposaient hier au redéploiement des FDS, réclament leur retour dans cette ville. Nous pensons que ces groupes armés ont pris conscience de la déconfiture avancée de la ville de Mobaye, et pourquoi pas de la République centrafricaine toute entière.  Nous attendons de voir le gouvernement à l’œuvre car «on reconnait un maçon au pied du mur », dit-on. La balle est désormais dans son camp car les populations de cette localité veulent vivre en parfaite harmonie et en symbiose comme dans les temps passés.

 

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

MOHAMMED VI, LOURENÇO, SISSI… LES GRANDS ABSENTS DU SOMMET

DE L’UNION AFRICAINE

Les dirigeants du continent se réunissent ce dimanche à Nouakchott pour un sommet consacré à la lutte contre la corruption.

Alors que s’ouvrira officiellement le 1er juillet le 31e sommet de l’Union africaine (UA) à Nouakchott, les autorités mauritaniennes confient attendre une trentaine de chefs d’État. Le sommet de la Ligue arabe, organisé dans cette même capitale en juillet 2016, n’avait attiré que six présidents sur les vingt-deux attendus…

Plusieurs d’entre eux ne feront pas le déplacement jusqu’au Palais des congrès Al Mourabitoune, flambant neuf, dont les couloirs semblent encore un peu endormis. Parmi les grands absents, Mohammed VI, qui avait pourtant donné son accord de principe. Présent au sommet de janvier 2016, qui marquait le retour du Maroc au sein de l’UA, le roi s’était fait représenter en janvier à Addis-Abeba par le chef du gouvernement, Saâdeddine El Othmani.

Cette fois, la délégation marocaine sera conduite par le ministre des Affaires étrangères, Nasser Bourita, dont la réaction sera très attendue après la remise du rapport du président de la Commission de l’UA, Moussa Faki Mahamat, sur le Sahara occidental. Cette délégation ne croisera donc pas Cyril Ramaphosa, à la tête de l’Afrique du Sud depuis février, qui a rencontré le 6 juin le président de la République arabe sahraouie démocratique (Rasd). Arrivé dans la matinée du 30 juin, il assistera à son tout premier sommet.

João Lourenço au Parlement européen

Nouveau venu parmi les chefs d’État africains, João Lourenço n’assistera pas non plus au sommet. L’Angolais, qui doit se rendre au Parlement européen, à Strasbourg, le 3 juillet, a missionné son ministre des Affaires étrangères, Manuel Domingos Augusto. Tout comme son homologue ivoirien Alassane Dramane Ouattara, qui dépêchera son vice-président Daniel Kablan Duncan, et le Béninois Patrice Talon, qui devrait être représenté par son ministre des Affaires étrangères, Aurélien Agbénonci.

Enfin, le maréchal Abdel Fattah al-Sissi, qui s’était exprimé lors de la réunion extraordinaire du Conseil paix et sécurité, en janvier, sera également absent. L’Egyptien devrait pourtant prendre, en janvier, la présidence tournante de l’organisation panafricaine.

Reste que plusieurs de leurs homologues sont déjà arrivés à Nouakchott, où le calme habituel de la fin de semaine commence à être troublé par les sirènes. Arrivé dès le 29 juin, le président en exercice de l’UA, le Rwandais Paul Kagame, a été accueilli à l’aéroport par son hôte mauritanien, Mohamed Ould Abdelaziz.

Denis Sassou Nguesso et Muhammadu Buhari attendus

Le Sénégalais Macky Sall a rejoint Nouakchott le 29 juin, précédant son homologie nigérien Mahamadou Issoufou. Ce dernier est arrivé en Mauritanie dans la matinée du 30 juin, obligeant son ministre des Affaires étrangères, Kalla Ankouraou, en fonction depuis avril, à quitter une réunion sur le Sahel en marge du sommet afin d’aller l’accueillir. Issoufou doit être rejoint par ses pairs membres du G5 Sahel, Ibrahim Boubacar Keïta (Mali), Idriss Déby Itno (Tchad) et Roch Marc Christian Kaboré (Burkina), puisqu’ils se réuniront avec Emmanuel Macron le 2 juillet, deux jours après l’attaque du QG de cette force conjointe à Sévaré.

Sont par ailleurs attendus le Congolais Denis Sassou Nguesso, qui présentera un rapport sur la Libye dimanche, le Nigérian Muhammadu Buhari, en charge du suivi de la lutte contre la corruption – le thème du sommet cette année -, ainsi que le Togolais Faure Gnassingbé, actuellement à Abidjan. Tous seront reçus par Mohamed Ould Abdelaziz à l’occasion d’un dîner organisé ce samedi au Palais présidentiel.

 

Jeune Afrique

 

 

LA BANQUE ALLEMANDE DE DEVELOPPEMENT ALLOUE 11 MILLIONS D’EURO POUR LE RENFORCEMENT DU SYSTEME SANITAIRE

 

11 millions d’euros soit 7 milliards de Cfa, c’est le montant de l’appui de la Banque allemande pour le développement pour le renforcement du système sanitaire dans l’Ombella M’poko et la Lobaye au sud du pays. La signature de la convention a eu lieu hier entre le gouvernement, la banque et la FICR ce 27 juin à Bangui.

Il s’agit de redynamiser les formations sanitaires (FOSA) dans les préfectures de la Lobaye et l’Ombelle M’poko grâce au plaidoyer de la Fédération Internationale de la Croix Rouge et du Croissant Rouge (FICR). La Croix Rouge centrafricaine auxiliaire des pouvoirs publics se chargera d’exécuter le projet dont la convention a été signée. Cette convention intervient alors que la crise que le pays a connue a fragilisé le système de santé publique qui bénéficie jusque-là de l’appui des partenaires internationaux.

Selon Dr Sarah Nohr, Chargée de Projet santé, éducation et protection sociale à la KFW Banque de Développement pour l’Afrique de l’Ouest, « ce projet dont la Convention est signée vient appuyer le gouvernement à travers la réhabilitation des infrastructures sanitaires et améliorer les conditions de fonctionnement des FOSA et la réhabilitation de la Facultés des Sciences de la Santé».

La Croix Rouge Centrafricaine, actrice de la mise en œuvre de ce projet, cible  au moins 20 FOSA dans la Lobaye et l’Ombella M’Poko, « ces FOSA seront dotées des forages et des panneaux solaires. D’autres appuis seront orientés pour la réhabilitation de la faculté des Sciences de la santé et de l’Institut universitaire de la formation para médicale de la CRCA », a souligné pour sa part Hadja Katara, vice-présidente de la CRCA.

L’appui de la Coopération allemande à travers le fonds de la Banque Allemande de Développement est perçu par le ministre de la santé Pierre Somsé comme le retour et la redynamisation de la coopération Centrafricano-allemande dans le domaine de la santé, « cette grande amitié a fait ses preuves dans plusieurs domaines notamment les soins de santé primaire. La Coopération allemande, à travers le GIZ a été l’instigatrice des soins de santé primaire en République Centrafricaine et nous bénéficions qu’aujourd’hui de cette initiative que nous espérons que ce nouveau projet va marquer la reprise de cette coopération », a lancé le membre du gouvernement.

Partenaire traditionnel de la RCA, l’Allemagne appui le secteur de santé au moment où le pays continue de mobiliser les ressources pour son relèvement.

****RJDH*****

 

Toutes les info du Lundi 02 Juillet 2018

Cm n 2745 du lun 30 juin 2019

NETTOYAGE A SEC DES ENVIRONS DE LA VILLE DES MBRES PAR LES SELEKA : DES TUERIES, DES INCENDIES DE MAISONS ET DESTRUCTION SYSTEMATIQUE DES BIENS Depuis le 20 juin 2018 jusqu’à la date d’aujourd’hui, la ville des Mbrès, située dans la préfecture de la Nana-Gribizi, n’est que l’ombre d’elle-même. Les affrontements intergroupes armés (Séléka et Autodéfenses de la région) font rage. Ayant pris le dessus, les hommes de Mahamat Alkhatim ou de Nourredine Adam sèment la terreur et la désolation au sein des populations civiles. Il ne se passe pas un jour sans que des têtes tombent, des maisons incendiées, des champs, greniers brûlés et des biens de valeur emportés par ces va-t-en-guerre, ces hors-la-loi, ces criminels mercenaires tchadiens, bref ces damnés de la terre. Débutés le mois de juin dernier, ces affrontements très meurtriers se poursuivent allègrement aujourd’hui au vu de la Minusca et au su du gouvernement Sarandji. Du 20 au 26 juin, plus de quatre cent soixante (460) maisons dans les villages environnants de la localité des Mbrès étaient parties en fumée. Et ce par les combattants Séléka qui règnent en maîtres absolus des lieux. Les tueries, pour ne pas dire les massacres, montent en puissance et deviennent monnaie courante. De nombreux compatriotes fuient ces affrontements d’une rare cruauté car l’être humain n’est qu’un objet sans valeur devant ces croque-morts, ces charcutiers humains. Beaucoup se sont déplacés dans la ville voisine de Kaga-Bandoro. D’autres ont trouvé refuge dans la brousse et sont aujourd’hui à la merci des reptiles, des bêtes sauvages et des piqûres des moustiques sans que cela n’émeuve les rebelles. Le jeudi 28 juin, ces mêmes Séléka ont incendié encore cinq (05) maisons dans un autre village non loin de la ville des Mbrès. Selon des sources qui nous parviennent des Mbrès, les Séléka ont juré sur monts, vallées et océans et même sur la tombe de leurs ancêtres qu’ils vont nettoyer les périphéries de la localité des Mbrès où sévissent les Anti-Balaka qui les empêchent de dormir et de circuler librement. C’est dans ce contexte que nous avons parlé de nettoyage à sec des environs immédiats de cette ville par les Séléka. Et ce n’est pas un mythe mais plutôt une réalité. A l’heure actuelle, les civils tués se comptent par centaines. D’autres ont été calcinés dans l’incendie de leurs maisons, surtout les vieillards, les enfants et les personnes malades. Le bilan de ces affrontements n’est pas encore connu car ni le nombre de tués, ni de blessés, encore moins des déplacés n’est disponible. Le gouvernement et la Minusca ne se sont pas encore prononcés sur ce nettoyage à sec des périphéries des Mbrès qui est enclenché par les combattants de Mahamat Alkhatim ou de Nourredine Adam, parce que c’est le MPC et le FPRC qui contrôlent cette région du pays. Que dit ce silence absolu ? Et pourtant, les Casques bleus pakistanais étaient aussi pointés du doigt accusateur par les Anti-Balaka dans la mort d’une dizaine de personnes sur une barrière tenue par ces derniers. Ces soldats onusiens étaient accusés d’avoir tiré sur les Autodéfenses à quelques kilomètres de la ville des Mbrès. Le silence du porte-parole de la Minusca ne confirme-t-il pas la culpabilité des Casques Bleus pakistanais ? Vraiment ce qui se passe aujourd’hui aux Mbrès dépasse notre entendement. C’est autant dire que les Casques bleus pakistanais ne sont pas déployés en Centrafrique pour protéger les populations civiles. Et que dire du silence absolu du gouvernement à cet effet ? Dieu seul le sait. Et malgré les exactions à grande échelle commises par les Séléka que nous qualifions des crimes de guerre et crimes contre l’humanité, les combattants du MPC, nommément cités dans cette violence, se permettent le luxe de dire qu’ils ne sont impliqués ni de près ni de loin dans ces affrontements. Ils affirment dans la foulée que ce sont les Autodéfenses qui s’affrontent entre eux. De quelles Autodéfenses parlent-ils ? Ces criminels du MPC prennent-ils les Centrafricains pour des imbéciles, des tonneaux vides ? Ceux qui sont massacrés par eux sont-ils des aveugles pour ne pas les reconnaître ? Les Séléka tuent, violent, incendient, ravagent tout sur leur passage. A la fin de leurs actes barbares, ils annoncent tambour battant qu’ils n’ont rien fait. Dieu les punira un de ces quatre matins pour les mensonges qu’ils tiennent régulièrement. Car, chaque chose a un début et une fin. Leur fin est proche. Ce n’est qu’une question de quelques mois. Et nous disons à nos compatriotes de la ville des Mbrès de prendre leur mal en patience. Les Séléka qui se croient aujourd’hui tout-puissants et au dessus de la loi ne pourront exterminer tous les habitants des villages non loin des Mbrès. Quelle que soit la valeur de X, il y aura toujours des survivants. Et ce sont ces survivants qui mettront fin au règne des Séléka. Hitler de son vivant avait juré d’exterminer tous les juifs sur la planète terre. Malheureusement, il n’est pas parvenu à ses objectifs. Il a été tué ou s’est suicidé alors que des Juifs étaient encore vivants. Ils sont encore aujourd’hui dans beaucoup de pays et en Israël. Le rêve de Nourredine Adam et Mahamat Alkhatim de nettoyer tous les environs des Mbrès prendra fin dans un avenir proche. Nous profitons aussi de ce moment pour demander au gouvernement d’intervenir aux Mbrès pour sauver des vies humaines en danger. Cet appel va également à l’endroit de la Minusca qui fait la politique de l’autruche dans cette partie du pays. Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA AMBASSADE DES ETATS UNIS : ENTRETIEN A BATON ROMPU DU CHARGE D’AFFAIRES AVEC LA PRESSE Se focalisant sur le discours qu’il a prononcé lors de la fête nationale anticipée des Etats-Unis la semaine dernière, le Chargé d’Affaires de l’Ambassade des Etats Unis a eu un long entretien avec la presse, le jeudi 28 juin 2018 à 13 heures au Centre Martin Luther King. Selon le diplomate américain, les Etats-Unis ont aussi traversé des périodes troubles dans leur histoire. Il s’est appesanti sur l’impérieuse nécessité d’un rassemblement des Centrafricains face au péril. La guerre a duré aux Etats-Unis, mais, à un certain moment, tout le monde s’est mis d’accord pour arrêter. Tout le monde a dit non à la guerre. « Jamais en cette période très difficile, les Centrafricains doivent travailler ensemble, la main dans la main, même si leurs opinions divergent pour sauver la nation en danger », a martelé le Chargé d’Affaires. La crise doit rassembler tous les fils et filles de Centrafrique et non les diviser. Les Centrafricains doivent prendre la décision de travailler ensemble pour restaurer la paix. Le processus suit son cours et chaque jour, il faut l’améliorer. Il faut profiter de la crise pour avancer. Chaque centrafricain s’accroche à son ONG, s’il y en a cent (100), c’est difficile d’être efficace. Si les ONG se mettent ensemble, elles seront fortes et dynamiques. Il faut se battre pour un véritable cadre d’intégration gouvernement-groupes armés pour que le processus puisse réussir pour le bien de toute la nation. La Communauté internationale est ici. Nous sommes avec la RCA. « Il faut imaginer quel pays nous voulons pour nos enfants de demain ». Ensemble et Uni, le processus de paix sera efficace, transparent au profit de la RCA. Les Etats-Unis ont dit non, assez à la guerre, parce que tout le monde est uni, solidaire. La population doit être unie. Les principes, les valeurs communes, forment la fondation, des expositions sur la réconciliation. Chaque centrafricain doit décider en âme et conscience de dire non à la guerre. C’est dans cet élan qu’on peut transcender le traumatisme pour pardonner. « On peut être en désaccord ou non, mais ne jamais être contre X ou Y. Je peux t’aimer ou non, mais jamais contre toi ... ». Chaque individu a le droit d’avoir un avis contraire, mais jamais contre quelqu’un. Il faut améliorer la situation du pays et progresser. Il n’y a pas de clé magique. Les Centrafricains doivent faire des efforts sur eux-mêmes, se surpasser, pour restaurer la paix. Il faut la paix pour amorcer le développement économique et social. La paix n’appartient à personne, c’est un bien commun très précieux pour tous. Il faut se rassembler, il faut l’unité pour arrêter la guerre. Au sujet des véhicules à remettre aux FACA, le Chargé d’Affaires reconnait qu’il y a beaucoup de difficultés au port de Douala. Le port de Douala est un obstacle monumental au développement de la région centre. « La RCA est comme une étoile. Elle peut se tourner vers le port de Pointe Noire, vers le port de Matadi en RDC et vers le port du Soudan » (NDLR). La première tranche était constituée de deux (02) véhicules, deux (2) échantillons remis symboliquement au gouvernement, précisément au ministère de la Défense. La seconde tranche est constituée de 11 véhicules qui arrivent à Bangui ce jeudi 28 juin 2018. A propos de la livraison des armes chinoises, le diplomate américain affirme que les Etats-Unis ne s’y opposent pas. Les Etats-Unis demandent le retrait du lot des armes, les armes ANTI-AERIENNES, car non seulement les groupes armés n’ont pas d’avion, mais ces armes sont extrêmement dangereuses dans le contexte actuel de la RCA. Il y a beaucoup de « fous ». C’est pourquoi les Etats-Unis ont demandé à la Chine de retirer seulement les armes Anti - Aériennes, mais le reste va venir en Centrafrique. Les Etats-Unis ont contribué pour 12 millions de dollars pour les FACA dont 400 uniformes ; 20 millions de dollars dans le secteur de la justice ; 45 millions de dollars pour les urgences humanitaires. Il faut communiquer, donner l’information et être transparent. Les grands moyens pour les FACA concernent la logistique. Quelques experts militaires vont venir pour former les FACA à la logistique. Ce n’est donc pas un refus des Etats-Unis, mais seulement une demande de retrait des armes ANTI-AERIENNES, des lots d’armes octroyées par la Chine. En écoutant le Chargé d’Affaires de l’Ambassade des Etats-Unis, la clé du mystère est entre les mains des Centrafricains. Ils doivent dépasser les clivages, les partis, les organisations non gouvernementales, les religions, pour faire bloc derrière la paix, car l’Union fait la force. Et Boganda d’ajouter, « Malheur à l’homme seul ». Les exemples des Etats-Unis, de l’Italie, doivent nous servir de tremplin. C’est le rassemblement des Américains qui a mis un terme à la guerre aux Etats-Unis : non à la guerre. Centrafric Matin remercie très sincèrement le gouvernement, le peuple et l’Ambassade des Etats-Unis en Centrafrique pour les efforts inlassables qu’ils déploient depuis les élections, l’humanitaire, la justice, les FACA, en véhicules et formation à la logistique, enfin la presse par la participation de certains journalistes centrafricains à l’atelier sur le « Journalisme en temps de crise », à Kinshasa en République Démocratique du Congo. Merci aux Etats-Unis ! Julien BELA ATELIER DE VALIDATION DES RAPPORTS NATIONAUX EN MATIERE D’ADAPTATION ET D’ATTENUATION DANS LE CADRE DE L’ELABORATION DU PROGRAMME PAYS DE LA RCA La salle de conférence du ministère des Eaux, Forêts, Chasse et Pêche a abrité les travaux de l’atelier de validations des rapports nationaux en matière d’adaptation et d’atténuation dans le cadre de l’élaboration du programme pays de la RCA. C’était le vendredi 29 juin 2018, à 09 heures 45 minutes. Y ont pris part les députés, membres de la commission parlementaire environnement et développement durable, les cadres des départements ministériels et les responsables de la société civile. A cet effet, deux (02) discours ont été prononcés par les officiels. Pour Ediht Pulchérie Assani Damian, chargée de l’environnement durable au PNUD, « c’est un réel plaisir pour moi de prendre la parole lors de cet atelier de validations des rapports nationaux en matière d’adaptation et d’atténuation du programme pays de la RCA. Le PNUD n’a cessé d’appuyer le gouvernement de la RCA pour la réalisation de cette activité et pour lui permettre l’atteinte de ses objectifs fixés en matière de changement climatique. Bien avant cela, il y avait eu la réalisation d’études de faisabilité par des experts du PNUD dans quatre (04) préfectures du pays. Leur validation effective aura lieu le 04 juillet 2018. C’est à vous, de faire un bon travail lors de cet atelier, pour soumettre ses résultats aux consultants. Pleins succès à vos travaux » Quant au directeur de cabinet par intérim du ministère de l’Environnement et du Développement Durable, Rubens Nombaï, « la problématique de la gestion durable de nos ressources et de la protection de notre environnement est l’un des enjeux planétaires que la RCA ne peut s’en dérober. Les questions du changement climatique font partie des défis que toutes les sociétés qu’elles soient riches ou pauvres se doivent de relever. Ces questions qui s’invitent au niveau de l’agenda international sont également une préoccupation pour notre pays. Vous êtes ici invités à examiner le travail fourni par les consultants nationaux en matière d’adaptation et d’atténuation. Initialement prévu pour durer deux (02) jours, cet atelier va, pour un certain nombre de contraintes, n’occuper que la journée d’aujourd’hui. Je compte sur vos expertises et vos capacités d’analyses dans vos domaines respectifs pour apporter des critiques objectives en vue de l’amélioration des différents rapports dans le temps imparti. Je m’en voudrais de ne pas remercier le PNUD qui a accepté d’accompagner notre pays comme agence d’exécution du Fonds Vert Climat (FVC) dans le cadre de la mise en œuvre de ce projet. Tout en vous souhaitant pleins succès dans vos travaux, je déclare ouvert l’atelier de validation des rapports nationaux en matière d’adaptation et d’atténuation dans le cadre de l’élaboration du programme pays de la RCA, pour l’accès aux financements du FVC ». Après le retrait des officiels, un bureau devant diriger les travaux dudit atelier a été mis en place par les participants. Le Petit YEKOA L’UPC PORTE UN COUP DUR A L’EGLISE CATHOLIQUE : FIRMIN GBAGOUA, VICAIRE DE LA PAROISSE DE BAMBARI, TUE PAR BALLE Le nombre de prêtres catholiques tués par les groupes armés, à travers le pays, s’accroit à un rythme exponentiel. Des hommes armés, non encore identifiés à ce jour et qui seraient les combattants de l’UPC d’Ali Daras, très actifs à Bambari ces dernières semaines, ont encore porté un coup dur au clergé catholique à Bambari, chef-lieu de la préfecture de la Ouaka. En effet, l’abbé Firmin Gbagoua, vicaire général de la paroisse Saint Joseph de Bambari a été froidement abattu par balles, dans la nuit du vendredi 29 au samedi 30 juin par des hommes armés. Le drame s’est produit dans sa résidence au sein de l’église même, aux environs de 19 heures. D’après un témoin qui a suivi cet assassinat odieux, « L’abbé Firmin Gbagoua était au salon. Des hommes armés y ont fait irruption. Ils lui ont demandé de leur donner de l’argent tout en le pointant avec leurs kalachnikovs. Il leur a dit, « comme vous voulez de l’argent, attendez un peu, je vais en donner ». Il est rentré dans sa chambre. Automatiquement, ces hommes armés l’ont suivi. Une discussion s’est engagée entre lui et les criminels. Ils voulaient qu’il leur donne beaucoup d’argent. Entretemps, certains ont commencé à prendre des biens qui se trouvaient dans la chambre. C’était comme s’ils étaient venus pour tout emporter. Après leur avoir remis de l’argent, ils ne sont pas du tout contents du montant. Et l’abbé de leur dire, « je ne suis pas un commerçant mais plutôt un serviteur de Dieu. Où dois-je trouver beaucoup d’argent » ? Après ces mots, nous avons entendu des coups de fusil et les hommes armés sont sortis et se sont fondus dans la nature. Quand nous sommes arrivés, nous avons constaté qu’il a reçu des balles dans le ventre. Dès cet instant, il a été conduit à l’hôpital de Bambari dans le bloc opératoire. Ce n’est que quelques temps après qu’il a succombé de ses blessures. Vraiment nous regrettons notre cher abbé Firmin Gbagoua. Nous condamnons cet acte crapuleux, odieux ». Dans la journée du samedi 30 juin 2018, l’évêque de Bossangoa et Vice-président de la Conférence Episcopale des Evêques de Centrafrique (CEECA), Nestor Nongo Aziagbia est monté au créneau pour condamner l’assassinat du vicaire général de la paroisse Saint Joseph de Bambari. Il a par ailleurs demandé au gouvernement et à la Minusca de prendre leurs responsabilités, c’est-à-dire de protéger les civils contre les actes barbares des groupes armés. La CEECA a profité de cette situation pour dire non à l’amnistie des groupes armés. Justement, pas plus tard que la semaine dernière, les évêques de la République centrafricaine se sont dits indignés, attristés de la situation sécuritaire alarmante qui prévaut dans les villes de Bambari, Bria, Mbrès et Ndélé où les affrontements intergroupes armés ont repris de plus bel, faisant de nombreuses victimes et des centaines de maisons incendiées. Quelques jours après qu’ils se sont prononcés sur les tensions dans ces régions, l’abbé Firmin a été abattu par des hommes armés. Quel crime abominable ! Pour votre gouverne, depuis le début de la crise centrafricaine, au moins cinq (5) prêtres centrafricains ont été abattus par balles. Il s’agit notamment des abbés Nzalé, Toungoumalé Baba dans l’enceinte de la paroisse Notre Dame de Fatima à Bangui, Bagouwa et un autre abbé tué à Ippy dans l’évêché de Bambari… . Les groupes armés ont-ils un problème particulier avec l’église catholique de Centrafrique ? Si non, qu’est-ce qui explique l’assassinat à répétition des prêtres catholiques ? Telles sont les questions que les fidèles catholiques se posent à l’heure actuelle. Les groupes armés ont intérêt à se prononcer sur ces vagues de tueries au sein du clergé catholique. Trop, c’est trop ! Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA « STRICT RESPECT DE L’AUTORITE DE L’ETAT ET ARDEUR AU TRAVAIL SONT LES CARACTERES DU PEUPLE CHINOIS », DIXIT NAKOMBO, MAIRE DE LA VILLE BANGUI Après avoir pris part à un séminaire de renforcement de leurs capacités à mieux administrer et gérer leurs communes, durant trois (03) semaines à Pékin, en République de la Chine Populaire (RCP), Emile-Gros Raymond Nakombo, maire de la ville de Bangui, s’est confié aux journalistes de la place. C’était le jeudi 28 juin 2018 à l’aéroport international Bangui-M’Poko, à 17 heures 55 minutes, après sa descente de l’avion « Air Skay » qui s’était posé sur le tarmac de cet aéroport à 17 heures 40 minutes. Selon le maire Nakombo, « j’ai conduit une délégation composée de vingt cinq personnes (maires d’arrondissements de Bangui et de quelques provinces, ainsi que des cadres de la mairie de Bangui en RPC, sur l’invitation de son gouvernement. C’est pour participer à un séminaire de renforcement de nos capacités à mieux administrer et gérer nos communes pour le bonheurs de nos concitoyens. A titre de rappel, pour le sommet sino-Afrique de 2011, la Chine avait déboursé cent soixante millions (160.000.000) de FCFA. Et aujourd’hui, il y a une augmentation de cette enveloppe financière. La RPC est une véritable puissance économique qui s’impose dans le concert des nations. Cela est dû au strict respect de l’autorité de l’Etat, à l’ardeur au travail et l’amour de la patrie dont fait montre le peuple Chinois (hommes, femmes, jeunes des deux sexes et personnes de troisième âge). C’est la principale leçon que j’avais apprise des chinois durant notre séjour à Pékin et dans certaines villes de la Chine. Bien qu’étant un pays communiste, je vous assure que le système politique chinois fonctionne très bien. C’est un pays démocratique. La Chine a une superficie de 9.625.000 km2 et donc très vaste. Ses villes poussent comme des champignons, sont bien urbanisées et organisées, et nous avions beaucoup appris des choses lors de ce séminaire. Fort de cette expérience positive chinoise, il est de notre devoir de capitaliser ses acquis et ses avantages au profit de nos communes, ainsi que de notre pays, la RCA. Et ceci en mettant un accent particulier sur le strict respect de l’autorité de l’Etat et l’ardeur au travail ». Le Petit YEKOA PROCHAIN DIALOGUE INCLUSIF : POTION MAGIQUE POUR LA PAIX EN RCA ? Centrafrique, un pays longtemps terni par les crises à répétition, se retrouve entourée des ennemis de la nation. Alors qu’un Dialogue Politique Inclusif se pointe à l’horizon sous la houlette du panel des facilitateurs de l’Union Africaine (UA), les Centrafricains se demandent une fois de plus ce que ce prochain Dialogue Politique Inclusif pourrait amener comme solution concrète à la crise. Avec plus de 70 revendications faites par les groupes armés, le centrafricain se demande si ces revendications ne visent-elles pas à faire pression sur le pouvoir de Bangui ? La versatilité des groupes rebelles témoigne que l’adhésion au processus Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Rapatriement dont ils parlent toujours n’est que de la poudre aux yeux, une simple manière de faire rêver en couleur le Centrafricain. Tantôt ils disent adhérer au DDRR, tantôt ils menacent de s’en retirer, où est le sérieux ! Si le pouvoir légitime accepte volontiers de dialoguer avec les groupes armés qui ont toujours fait ombrage à la bonne marche de l’Etat, cela ne signifie pas qu’ils sont supérieurs à l’Etat. Cependant, ce dialogue vise à unir le gouvernement et les rebelles pour discuter encore et trouver des palliatifs à la crise. Les groupes armés revendiquent, entre autres, le poste de Premier ministre, leur incorporation dans l’armée nationale, quelques portes feuilles au gouvernement. La langue du bois Le centrafricain est exaspéré de voir à chaque fois le pouvoir et les rebelles se réunir, discuter et signer des accords qui sont par la suite empiétés par les éternels rebelles. De Libreville en passant par Nairobi des accords sur accords sont signés sans résultats probants. Cette fois-ci, le peuple veux voir du concret. Les groupes font croire au peuple qu’ils sont pour la paix alors qu’ils tiennent cette langue du bois pour tromper la vigilance des Centrafricains. Comment peut-on vouloir une chose et en même temps son contraire ? C’est un véritable pied de nez donné au peuple. A l’allure où vont les choses, les groupes rebelles ne sont pas prêts à adhérer réellement au DDRR, vue qu’ils revendiquent la construction des routes et des hôpitaux dans les régions sous leur contrôle, ce qui revient à dire qu’ils entendent garder le contrôle d’une partie du territoire. 80% du territoire national est sous leur contrôle. Dans ces parties du territoire, la désolation, les pleurs, les jérémiades sont le quotidien de la population. Si les groupes rebelles n’arrivent pas à faire régner la paix dans ces parties qu’ils occupent illégalement, comment pourront-ils gérer le gouvernement qui a mille et un dossiers cruciaux ? En tout, le gouvernement centrafricain devrait réfléchir avant de signer un tel accord qui, à l’avance, n’est pas reconnu de certains centrafricains car nombreux sont les partis politiques et la société civile qui disent ne pas se reconnaitre dans ce prochain dialogue. Tout a déjà été dit lors des consultations populaires à la base et dans les recommandations du forum national de Bangui. Alors, pourquoi ne pas se contenter de ces recommandations ? Les groupes rebelles ne trouvent rien à faire que de s’entêter au pouvoir légitime ? Ces gens ont du sang sur la main. Pendant 10 mois, qu’est-ce que la Séléka avait réalisé de concret au pouvoir si ce n’est que tuer, piller, massacrer. D’ailleurs, la Séléka au pouvoir avait une bande de bandits, notamment ses éléments armés qui donnaient du fil à retordre au président de la transition Michel Djotodia, leur propre chef. A chaque fois, le mot qualificatif revenait à savoir « combattants incontrôlés ». La Séléka constitue un véritable casse-tête chinois pour l’Etat. Les trois principaux groupes armés en RCA à savoir l’UPC, le MPC et le FPRC veulent à chaque fois faire entendre leur voix. A l’arrivée des FACA à Paoua, le RJ a tremblé, Armel Sayo avait demandé à ses hommes de cesser toute hostilité. Et si l’on ne se tenait qu’au Forum National de Bangui ? Jean-Max Delouga JOURNEE DE REFLEXION DE SORTIE DE CRISE DANS LA OUAKA ET SES ENVIRONS Une journée de réflexion de sortie de crise dans la Ouaka et ses environs, s’est déroulée le samedi 30 juin 2018 dans l’hémicycle du ministère des Affaires Etrangères à Bangui. Organisée par l’association Action pour la Solidarité et le Développement de la Ouaka (ASD-Ouaka), cette journée de réflexion a regroupé les honorables députés et ressortissants de ladite région, les représentants des partis politiques et de la société civile. La cérémonie d’ouverture des travaux a été présidée par Rachel Ngakola, présidente de l’ASD-Ouaka, en présence de Chancel Sekode De Gbayi, ministre délégué auprès du ministre des Affaires Etrangères. D’entrée de jeu, l’hymne national de la République Centrafricaine a été entonné par l’assemblée réunie pour la circonstance. Ce qui a ouvert la voie à l’allocution de Rachel Ngakola, présidente de l’ASD-Ouaka. « En effet, faut-il le rappeler que, depuis plusieurs années, la préfecture de la Ouaka en général, et la ville de Bambari en particulier, sont devenues l’épicentre d’un conflit armé qui perdure dans cette région du Centre-est de notre pays et qui a entraîné de nombreuses pertes en vies humaines, des destructions massives des biens publics et privés et le pillage organisé de nos ressources naturelles. Cette crise, s’il en est besoin de la souligner, a plongé les paisibles populations de notre localité dans le désarroi dont les conséquences au plan humanitaire sont dramatiques », a déploré Rachel Ngakola, après avoir demandé à toute l’assistance d’observer une minute de silence en mémoire de toutes les victimes de la Ouaka. Rachel Ngakola n’était pas passée par quatre chemins pour dire, « .. les élections générales ont eu lieu dans notre pays, avaient suscité, non seulement à nos populations durement affectées, mais également en nous, ressortissants de cette région, tant à Bangui qu’ailleurs, l’espoir de retour à la paix et la sécurité. Malheureusement, voilà plus de deux (2) ans, la situation ne s’est pas améliorée dans la Ouaka. Bien au contraire, elle s’est aggravée ». Malgré les efforts déployés par les autorités du pays, la Minusca, ainsi que les nombreuses visites à Bambari des représentants des institutions internationales, ponctuées de promesses fortes de relèvement de la région, déclarée ville pilote et sans armes, la présidente de l’ASD-Ouaka croyait que « tout cela n’a pas donné de résultat escompté ». Car selon elle, les groupes armés continuent de perpétrer les violences sur les populations civiles, mais aussi sur les forces armées nationales et internationales dont la dernière en date sont les attaques contre les FACA en détachement à Bangassou et le contingent portugais de la Minusca, basé à Bambari. Face à cette situation de détresse, l’ASD-Ouaka, ne peut rester les bras croisés. Elle se mobilise pour informer et sensibiliser l’opinion nationale et internationale sur ce qui se passe sur le terrain, afin que la crise qui y sévit ne soit pas oubliée. D’où, l’organisation de cette journée de réflexion et de dialogue sincère, regroupant toutes les compétences et forces de propositions disponibles pour se pencher sur la situation particulière de la crise dans la Ouaka. Signalons au passage que l’exercice auquel les personnalités ont été conviées, consistait à poser un diagnostic sans complaisance des causes profondes de ce qui est appelée « crise » qui ronge la préfecture de la Ouaka et au-delà d’une part, et d’autre part, à proposer la thérapie la plus appropriée pour guérir cette maladie qui perdure, tout en réfléchissant sur quatre thématiques à savoir, politique et sécurité, économie et environnement, affaires sociales, humanitaire et jeunesse, ainsi que la gouvernance et justice. Tout en souhaitant plein succès aux participants, la présidente de l’ASD-Ouaka, Rachel Ngakola a déclaré ouverte la journée de réflexion et de sortie de crise dans la Ouaka et ses environs. Les recommandations des travaux seront publiées dans nos prochaines parutions. Bénistant MBALLA LA COUR PENALE SPECIALE VA-T-ELLE VISER AUSSI LES MULTINATIONALES QUI AURAIENT PRIS PART A LA DESTABILISATION DE LA RCA ? Banques, industriels du pétrole ou du gaz, sociétés militaires privées…, nombreuses sont les grandes entreprises qui alimentent des guerres civiles meurtrières dans le monde. Face à l’impunité de ces multinationales, la question fondamentale de leur responsabilité en droit international se pose. Avec l’opérationnalisation de la CPS, la question de justice pour tous se pose, notamment pour ces multinationales pourvoyeuses de la guerre sur la planète en général et en Centrafrique en particulier. Car le seul objectif de ces fossoyeurs de la paix est de générer des profits, quitte à massacrer des millions de populations pour obtenir telle ou telle concession pétrolière ou minière à l’exemple de Chiquita, une multinationale américaine connue pour avoir financé guérillas et paramilitaires colombiens, ou des black power pour leurs bavures en Irak etc…. Une piste de recommandations pour prévenir les conflits et éviter ces cas de bavure En effet, pour prévenir l’ingérence de multinationales dans les guerres civiles, il faudrait construire le régime de responsabilité internationale pénale de ces firmes, afin de les dissuader de s’impliquer de près ou de loin et, donc, permettre de prévenir les conflits. Toutefois, si la participation de multinationales aux violations des droits humains a été reconnue dès le procès de Nuremberg, le dossier n’a été officiellement ouvert qu’en 1972 aux Nations-Unies, quand le Chili a porté plainte contre la multinationale américaine ITT2. Depuis dix ans, il fait souvent les gros titres. Par ailleurs, beaucoup de progrès ont été faits en ce qui concerne les éléments de jurisprudence des multinationales. L’exemple évocateur est celui de la toute puissante banque française BNP Paribas qui a même plaidé coupable en 2014 devant un tribunal new-yorkais pour ses transactions financières avec trois pays sous embargo américain (Cuba, Iran, Soudan). Résultat, la banque française a été condamnée à une amende de 8,9 milliards de dollars. L’impossible procès international Pour autant, la traduction d’une multinationale devant une juridiction internationale n’a toujours pas eu lieu. En effet, la personnalité juridique de l’entreprise n’est pas reconnue par le droit international; idem pour celle de la multinationale. Mais il existe bien, selon les experts en droit international, un chemin pour construire cette responsabilité des multinationales. Un petit cours de droit s’impose entre le droit international humanitaire (qui reconnaît l’existence d’acteurs non étatiques en conflit armé) et le droit international pénal (qui sanctionne les violations les plus graves). Si le droit international pénal ne reconnaît pas la responsabilité des multinationales, il peut néanmoins poursuivre les dirigeants des entreprises pour violations du droit international humanitaire », rappelle un Avocat de droit international auprès de la CPS. Elargir la compétence de la CPS Une chose est sûre, tous les regards sont désormais braqués sur la CPS, car cette Cour spéciale est une première en Centrafrique. Donc elle devra convaincre en établissant leurs culpabilités et leurs implications dans la crise Centrafricaine. Pour cela, il faudrait une volonté politique partagée afin d’éviter que les victimes centrafricaines ne soient encore et toujours lésées comme ce fut le cas de Jean-Pierre Bemba. Il devient plus qu’évident pour les Etats africains, que la CPI est le bras justicier d’un Occident colonial. Sinclair ARIES COMMUNIQUE DU G5 : LE G5 CONDAMNE LES RECENTES VIOLENCES ET EXHORTE LES GROUPES ARMES AU DIALOGUE DANS LE CADRE DE L’INITIATIVE AFRICAINE Les membres du G5, groupe rassemblant les représentants des Nations Unies, de l’Union africaine, de l’Union européenne, de la Banque mondiale, de la Communauté des États de l’Afrique centrale, de la France et des États-Unis, condamnent avec la plus grande fermeté les violences survenues ces derniers jours autour de Bambari, Bria, Kaga-Bandoro et à Ndele, ainsi que les pertes en vies humaines qu’elles ont occasionnées, notamment parmi les populations locales qui sont souvent les premières victimes de ces combats. L’ensemble des pays et organisations du G5 expriment leurs sincères condoléances aux familles des victimes et souhaite un prompt rétablissement aux blessés. Les attaques contre les Forces armées centrafricaines (FACA) et contre la MINUSCA, les combats entre groupes armés, ainsi que les actes criminels qui perdurent dans certaines localités mettent à mal les efforts du Gouvernement centrafricain pour restaurer la paix et la sécurité, promouvoir la réconciliation nationale et le développement dans l’ensemble du pays. Le G5 réitère sa condamnation sans réserve de toute tentative et de tout acte qui viseraient à replonger la Centrafrique dans le chaos et l’instabilité. Il exprime son plein soutien au Gouvernement centrafricain et à la MINUSCA dans leurs efforts continus de restauration de l’autorité de l’État, de lutte contre l’impunité, de promotion de la cohésion nationale et en faveur d’une prospérité partagée pour tous les Centrafricains. A cet effet, le G5 salue l’accueil positif qui a été faite par les populations aux FACA déployés récemment à Bangassou et encourage la poursuite des efforts en ce sens, dans le respect de l’État de droit. Le G5 exhorte tous les groupes armés à cesser immédiatement tout acte de violence et à poursuivre, de toute urgence, la voie exclusive du dialogue dans le cadre de l’Initiative africaine pour la réconciliation et la paix en République centrafricaine comme ils s’y sont engagés à plusieurs reprises depuis le début de ce processus. Le G5 rappelle enfin que la voie du dialogue demeure la seule voie pour parvenir à une paix et un développement durable tant attendus par les Centrafricains qui n’ont que trop souffert. Minusca ONU, UE, UA, CEEAC : HALTE-LA ! SOMMATION Oreille du chat, oreille de l'Artiste Engagé qui capte et lui rapporte des faits marquants à exploitation universelle de manière artistique, littéraire et autres. A titre d'exemple, le cas récent des rumeurs diffusées en circulation véhiculante faisant échos accentués d'épaulation consistante conjuguée par la Communauté Internationale des groupes armés, lesquels s'emploient inlassables et impitoyables à assujettir et à asservir les peuple et nation centrafricains. Cette épaulation du Monde Extérieur vise et s'attèle aux préparatifs, à la finesse d'une fameuse rencontre dite « Conférence » interrogative et exclamative devant regrouper prochainement, autour d'une même table, le pouvoir public national (Exécutif et Législatif) et ces tueurs à Infinité de Bê-Afrika. Et les mains fortes apportées y relatives proviennent de l’Organisation des Nations Unies (ONU), de l’Union Européenne (UE), de l’Union Africaine (UA) et de la Communauté Economique des Etats de l'Afrique Centrale (CEMAC). A cette Nouvelle inappréciable et mélancolique portée à notre humble connaissance, les Communautés sous-régionale, continentale et internationale citées ci-haut semblent ignorer avec sourdine et myopie que la souveraineté d'une Nation donnée est égale à la souveraineté manifeste des divinités suprêmes et dieux des ancêtres, donc non-conforme à la volonté de l’homme ou groupe d'hommes quelconques vouée à l’éphémérité. De ce fait, la souveraineté de la République Centrafricaine issue des sueurs frontales, des sacrifices physique et moral de Barthélémy Boganda, Père-Fondateur de notre Mère-Patrie en émanation de l'engouffrement d'hier de l'Oubangui-Chari par les mains mises effroyables du colonialisme dominateur, est et demeurera inviolable à plus d’un titre. Longtemps enviée, lorgnée, guettée, ciblée sitôt après l'acquisition interrogative de son Indépendance, dite de nos jours « moribonde », la RCA, cette terre des « Zo Kwé Zo, Zo Ayèkè Zo, So Zo La », aura à souffrir inévitablement et incessamment de l'amertume généralisée de près ou de loin, au bon gré des fils et filles du pays eux-mêmes, des pays frères et amis, des Organisations nationales, sous-régionales, continentales et internationales les plus et mieux connues de noms, pratiques et finesse à rallonges. Les motifs et mobiles y relatifs proviennent, entre autres, de la haine visant l’entêtement jadis de Barthélémy Boganda, l’ambitieux unificateur des Etats de l'Afrique Noire et Héros sous-régional du continent africain ; les cas de jalousie à outrance liés à l'immensité des ressources naturelles intérieures et de potentialités culturelles extrêmes ; le tout légué à perpétuité et à éternité par le destin suprême, l’arrivée récente et effrayante de la Russie accotant l’ancien Berceau des Bantous. Tout en nous appesantissant avec acuité sur les négociations interrogatives et exclamatives avec les groupes rebelles par le régime Touadéra qu'impose avec complicité la Communauté Internationale jouant à la volte-face. Nous ne saurions que poser deux questions pertinentes à chacune de ces grandes Organisations figurant au titre du présent texte d'écrits. Celles de savoir d'une part les noms des pays d'Europe, d'Amérique, d'Asie et du Moyen-Orient qui ont eu à user des voies et voix de négociations avec des hors-la-loi qui sont et demeurent les groupes armés ou troupes non conventionnelles. Qu’il nous soit rappelé, la citation plausible des lieux, dates, heures de telles négociations ou démarches entreprises, programmées et tenues, vues et appréciées de l’opinion nationale et internationale, nous en serions persuadé. Auquel cas, comment et pourquoi cette imposture à la Finesse tentée et attentée de l'Afrique, de l'Europe, de l'Amérique, tendant à freiner jalousement et haineusement l'allure accélérée de la marche à la Renaissance sous la maîtrise de conduite par le Touadératisme engagé et triomphal pour le Renouveau équitable de Bê-Afrika. Or, ces fameuses assises vécues successivement sous les régimes défunts à la queue-leu-leu n'avaient-elles produit que des fruits et légumes amers que consomme indésirablement jusqu'à ce jour les ZO KWE ZO. Pire que ça, ces quatre Organisations de haut se permettent le luxe aujourd’hui de fouler notoirement aux pieds les recommandations fortes et capitales du Forum National de Bangui, considérées comme étant le grand Miroir et Guide éclairé de Centrafrique, au profit d’une quelconque ossature émergeante de manière artificielle et non naturelle à l'insu du Peuple souverain que sont les Centrafricains. Fort de ce qui précède, nous lançons un vibrant appel aux différentes composantes centrafricaines, c’est-à-dire Pouvoir Public, Classe Politique, Société Civile et toutes les couches sociales, pour leur signifier qu’ils sont tous sans ignorer que l'Homme (le Masculin et le Féminin) naît et meurt une fois pour toutes sans arrières pensées, sans aucun esprit de lâcheté. Et, face au danger, vu à l'œil nu à l'horizon qui nous guette, qui s'avance à pas de loup en notre direction, ayons toutes et tous Foi et Espérance que nous le vaincrons assurément sur la Terre de nos aïeux et dieux. Ensemble dans l'humanité et la solidarité, nous devons déclamer haut et fort ce Slogan-ci : « Non ! Non ! Non à l'imposture étrangère qui tente de nous sombrer dans l'abîme ! Oui ! Oui ! Oui aux Atouts et Vertus de la Souveraineté Nationale non négligeables par qui que soit ». En nous tournant vers ces grandes Organisations-sangsues à la citation répétitive, cause fatale des souffrances du Peuple et de la Nation centrafricains, nous leur disons qu’elles sont tenues de savoir, de comprendre et de méditer que tout combat déclenché tenace par divinité suprême et les dieux des ancêtres se trouve au-dessus de celui organisé et engagé par tâtonnement en émanation de la personne physique et/ou morale. Et que les Illusions et entêtements qui flattent par divers sourdine et Myopie ne peuvent et ne savent que conduire incessamment leurs auteurs vers la déroute, la dérive, l'incroyable, le regret amer. A cet égard, la mise en garde sous forme de Leçon de Morale, d'Analyse, de Méditation à individualité et collectivité qui tient lieu de nos présentes préoccupations demeure : « ONU, UE, UA, CEEAC : HALTE-LA !!! SOMMATION... » Grégoire GRENGBALE MBINDO « ŒIL NU » DE CHARLES MALINAS A CHRISTIAN BADER, LA FRANCE EST TOMBEE PLUS BAS QUE TERRE : ECHEC A LA MANIPULATION DU PROCESSUS ELECTORAL ET DE LA PARTITION DE LA RCA VIA LES GROUPES ARMES L’ex ambassadeur français en République Centrafricaine, Charles Malinas, a été rappelé par son pays d’avoir lamentablement échoué à sa mission, celle de manipuler le processus électoral, afin de propulser le valet de la France à la magistrature suprême de l’Etat centrafricain. Le remplaçant de Charles Malinas, l’actuel diplomate, Christian Bader est sur le point de quitter la RCA, parce qu’il a aussi échoué dans sa mission de la partition du pays à travers la manipulation des groupes armés, suite au déploiement de l’armée russe sur le territoire centrafricain. Deux échecs retentissants qui restent graver dans l’histoire politique de la République Centrafricaine. Acte 1, manipulation du processus électoral Pour bien réussir à sa mission, la France a obligé les Centrafricains d’aller aux urnes dans une situation sécuritaire très inquiétante. Charles Malinas était le pion de l’ancien président français, François Hollande pour manipuler le processus électoral, afin de propulser le valet de la France à la tête de l’Etat centrafricain. Heureusement, les centrafricains n’étaient pas dupes et ont compris dès le début du processus électoral les petits calculs machiavéliques de la France. Les élections, une affaire propre à un pays, a vu l’ingérence de l’ex-ambassadeur français, Charles Malinas, durant tout le processus. A titre d’illustration, le lancement des opérations de recensement des électeurs, a été conduit par l’ancien ambassadeur français Charles Malinas. Alors que ce diplomate n’était ni un ministre, ni un maire, ni un chef de groupe ou de quartier. Et en plus de cela, le lancement des opérations de recensement des électeurs, ne révélait nullement la nature d’un événement diplomatique qui devrait être conduit par un ambassadeur. C’était le tout premier acte de la manipulation du processus électoral par la France, à travers son ex-ambassadeur Charles Malinas.. Mais la population du 3ème arrondissement de la ville de Bangui, ayant très vite compris le jeu de la France, a balayé d’un revers de main cette manipulation qui a été mise en exécution par Charles Malinas. «Traitre », c’était l’expression qu’elle a utilisée, avant de déclarer Charles Malinas et ses metteurs en scène, persona non grata, dans le 3ème arrondissement, au cours du lancement des opérations de recensement des électeurs. Pourquoi la population de cet arrondissement a préféré utiliser l’expression « traitre » pour qualifier l’ancien ambassadeur Charles Malinas ? Il y a anguille sous roche car, « il n’y a pas de fumée sans feu ». Qu’à cela ne tienne, Charles Malinas faisait des incursions dans les bureaux de vote. N’est-ce pas là aussi une manière de chercher à manipuler les résultats de l’élection ? Il ne fait aucune ombre de doute. Car, vous êtes sans oublier qu’il y a une institution, l’Autorité Nationale des Elections (ANE) qui était chargée de contrôler et vérifier les résultats du scrutin. En outre, il y a également la Cour Constitutionnelle (CC) chargée de proclamer les résultats définitifs des élections présidentielle et législatives et de trancher les recours des candidats qui se sentaient lésés. Dans ce cas bien précis, que cherchait l’ambassadeur Charles Malinas, en faisant des incursions dans les bureaux de vote ? Dieu merci, les Centrafricains sont parvenus à un résultat véritablement libre, crédible, transparent et démocratique, grâce aux yeux braqués de certains partenaires de la RCA, à l’exemple des Etats-Unis, des Nations Unis, de l’Union Européenne etc., qui se sont investis à fond, non seulement dans le financement des élections, mais également dans le contrôle et la vérification des résultats. Charles Malinas a échoué, parce que le président Toaudéra qui a remporté la victoire pendant le second tour de l’élection présidentielle n’est pas le valet de la France. Pour manifester son mécontentement face à l’échec de la France dans le processus électoral en RCA, François Hollande a décidé de retirer ses soldats de l’opération Sangaris, en abandonnant les centrafricains dans la gueule du lion. Acte 2, manipulation des groupes armés pour la partition du pays L’opération Sangaris ayant fini par plier bagages, Charles Malinas était rentré dans son pays. Le pays de feu Barthelemy Boganda est abandonné à la merci des seigneurs de guerre qui déciment le peuple centrafricain comme bon leur semble. Nous avons cru que la manipulation de la France a pris fin par le retrait des soldats de l’opération Sangaris. Mais en fin de compte, l’ombre de la France est toujours derrière les massacres et les incendies des maisons par les groupes armés à Bangui et à l’intérieur du pays. Les derniers événements survenus dans le 3ème arrondissement de la ville de Bangui, suite au lancement de l’opération « soukoula », ont mis à découvert la main noire de la France pour son soutien à Minery Matar Dyamous alias Force. Le drapeau français implanté sur le toit du criminel « Force » en est une parfaite illustration. Le drapeau est le symbole fort d’un Etat. L’ambassadeur français, Christian Bader est bien vivant quand les malfrats s’amusent avec le drapeau de la France. Mais il n’a jamais toussé un mot sur cela. Et il est certes bien vrai que « le silence vaut consentement ». C’est le même son de cloche lors des derniers événements survenus dans la ville de Bambari où les éléments d’Ali Darassa ont marché avec le drapeau français pour protester contre le déploiement des éléments des Forces Armées Centrafricaines dans cette ville du pays. Les journalistes de RFI et de France 24 attisent partout la flamme de la haine et de la violence à travers des micros tendus à certains chefs des groupes armés qui lancent des messages d’insultes et de terreur à l’encontre des autorités du pays et du peuple. C’est le véritable plan B de la France qui manipule les groupes armés pour la partition du pays. Les agissements de « Force », Ali Darassa, Abdoulaye Hissène, Mahamat Alkhatim, Nourredine Adam, Sidiki et Bahr, ne sont pas le fruit du hasard. Ils ont le soutien de la France et certaines puissances étrangères. Fort malheureusement, le déploiement de l’armée russe en RCA et la montée en puissance des Forces Armées Centrafricaines (FACA) ont totalement changé la donne. C’est ce qui devrait être certainement à l’origine du départ prématuré de l’actuel ambassadeur Français, Christian Bader de la République Centrafricaine. Selon le diplomate Christian Bader, « je vais partir, mais la politique de la France en RCA ne va pas changer ». Nous lui répondons en disant que le peuple centrafricain d’aujourd’hui est différent de celui de 1960, manipulable à souhait par les présidents qui se succèdent à la tête de la France. Et à l’allure où vont actuellement les choses, la France risquerait bel et bien de tout perdre en Afrique Centrale, particulièrement en RCA, toujours victime de la barbarie Française depuis plus de cinquante (50) ans. La France, les Centrafricains sont des êtres aspirants à une vie descente, au même titre que les Français qui nous pillent et nous laissent dans le chômage et la misère ordurière. Amedé NGUETE

Toutes les infos du Vendredi 29 Juin 2018

Cm n 2744 du ve 29 juin 2018

LES REPUBLICAINS : « MACRON EST AMBIGU, HYPOCRITE ET MANQUE DE CLARTE DANS LES CRISES D’AQUARIUS ET LIFE-LINE »

La crise des migrants en Europe fait perdre à Emmanuel Macron son Latin. L’ « hypocrisie suit Macron et la France comme leurs ombres ». Les ONG, l’Italie et le parti français, les Républicains n’y vont pas sur le dos par le dos de la cuillère. Les bateaux sauveurs des migrants en mer, Aquarius et Life-Line, ont mis l’Europe en ébullition. C’est une convulsion monstrueuse qui colle à la peau de l’Europe. 85.000 migrants ont été refoulés à la frontière de la France en 2017. Mais la France n’a pas le courage de reconnaître l’impact négatif de sa politique en Afrique francophone. Comme l’a dit le président russe Poutine, « la main de fer et le pillage systématique des richesses d’Afrique francophone portent ces fruits après 60 ans d’indépendance».

Selon les Républicains, il faut renvoyer les Africains chez eux, dans leurs pays d’origine. La nouvelle France de Macron a du plomb dans l’aile. La France, l’Europe et l’Afrique n’ont pas encore percé l’abcès. La question de la migration est inscrite à l’agenda du prochain sommet de l’Union Africaine en Mauritanie. Les Chefs d’Etats africains débattront du fond de la question, afin d’arrêter l’hémorragie. L’Afrique perd ses bras valides en mer devenue une tombe. Certains sont vendus en Libye comme esclaves en ce 21ème siècle. Le chômage des jeunes dans tous les pays d’Afrique francophone a atteint des proportions inquiétantes, une véritable bombe à retardement. Quant à la misère, point n’est besoin de commentaire, quant à la RCA, pays de record des coups d’Etat de la France. Et pourtant, il y a très peu de Centrafricains dans les vagues de migrants qui inondent l’Europe. Or, les entreprises françaises monopolisent tout sans investir dans le pays. Ces entreprises-Etats dans un Etat font la pluie et le beau temps. Les Etats d’Afrique francophone ne sont pas libres de décider de leur destin. Les dirigeants sont terrorisés, tétanisés, menacés, alors que les populations souffrent atrocement. La France joue la mère-poule aux yeux rouges, alors qu’il y a des grèves en France pour réclamer de meilleures conditions de vie et de travail, à plus forte raison les Centrafricains ruinés par la France ?

Le Pape François n’a pas invité Macron par hasard au Vatican. Il fallait un lavage de cerveau afin de l’humaniser. La France est l’alpha et l’oméga du phénomène de la migration en Europe. Le premier Conseiller à l’Ambassade de France peut-il nous dire où est la nouvelle France de Macron ? Le Chef de l’Exécutif américain, Donald Trump, a dit que les Africains sont bêtes, et c’est bien vrai. Combien d’Africains meurent en Méditerranée dans la tentative de gagner l’Europe ? La réaction des Chefs d’Etats africains démontre à suffisance un mépris ahurissant pour leurs peuples. Des milliers de morts en Méditerranée mais personne n’ose frapper du poing sur la table. Si les animaux ont des droits et des protecteurs, qu’en est-il d’un être humain ? L’Afrique est véritablement mal partie. La RCA et le Botswana sont deux pays qui disposent des mêmes potentialités, l’un, le Botswana a fait bond de géant, l’autre, la RCA fait un bond d’escargot. Le Botswana a plus de 800 dollars, alors que la RCA vit avec moins d’un dollar par jour et par habitant. Tous les Chefs d’Etat centrafricain sont victimes de coups d’Etat, dès qu’ils s’avisent que la politique de la France ruine le pays par un pillage systématique des richesses.

Le feu président Patassé avait fini par chasser les Français de la RCA. Il a été renversé par un coup d’Etat derrière lequel il y a la France. Au moins, il a posé un acte courageux dans l’histoire politique de la RCA. Bozizé a pris son courage à deux mains pour donner le pétrole à la Chine, faire venir Tradex pour la concurrence avec Total, céder la cimenterie aux Indiens. Bozizé est parti suite à un coup d’Etat derrière lequel il y a encore la France. Aujourd’hui, c’est le tour de Touadéra pour avoir tendu la main aux Russes afin d’aider les Centrafricains à sortir du bourbier.

Depuis la crise en 2012 jusqu’à ce jour, ce sont les Etats-Unis qui était en première ligne, y compris le processus électoral, l’Union Européenne et la Chine. La Russie vient de prendre le train en marche et fait un travail merveilleux et fantastique avec les Forces Armées Centrafricaines (FACA). La France n’agite que l’épouvantail d’un coup d’Etat, la terreur, les menaces. N’est-ce pas un trop ? Les Centrafricains veulent vivre en paix chez eux, sur la terre de leurs ancêtres.

Toute la jeunesse centrafricaine est au chômage, sans aucune lueur d’espoir à l’horizon. Cependant, la courbe du chômage est suivie à la loupe en France. Tous les efforts sont déployés dans l’hexagone pour réduire le taux de chômage. Les Centrafricains ont-ils réellement  une valeur humaine aux yeux de la France ? La RCA est-elle indépendante ? La France trompe l’Union Européenne, mène une campagne mensongère pour noircir, ternir et isoler la RCA. Le Centrafrique n’est pas la propriété de la France, encore moins une réserve zoologique. Les Centrafricains en ont assez de la France de les maintenir dans la misère absolue. La RCA n’a pas de routes, d’écoles, d’hôpitaux, d’eau potable, d’aéroport, de chemin de fer, des usines, des centres de formation professionnelle. Grâce à la Chine, il y a Boali 1, 2 et 3. Où est la France ? Nulle part depuis 60 ans. La France est riche en coups d’Etat, mais pauvre en matière de développement en RCA.

La crise migratoire met à nu la politique française en Afrique francophone, la plus pauvre des régions du monde. L’Europe des 27 doit placer la France devant ses responsabilités au lieu de tourner autour du pot.

Julien BELA

 

 

 

 

TABLE RONDE : CONSACREE A LA RESTAURATION DE L’AUTORITE DE L’ETAT PAR LE REDIMENSIONNEMENT ET LE DEPLOIEMENT DES FORCES DE DEFENSE ET DE SECURITE

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

Une Table Ronde consacrée à la restauration de l’autorité de l’État par le redimensionnement et le déploiement des Forces de Défense et de Sécurité est organisée les 4 et 5 juillet 2018 dans la salle de conférence de la CEMAC. Cette Table Ronde constitue une étape nécessaire pour mettre en œuvre le Plan National de Défense et le Plan Global de Redimensionnement et de Redéploiement des Forces de sécurité intérieure qui sont indispensables  au rétablissement de la sécurité sur l’ensemble du territoire et à la mise en place d’outils de défense et de sécurité intérieure républicains et inclusifs.

La réforme du secteur de la sécurité, de l’institution judiciaire, de la lutte contre l’impunité, et la réconciliation nationale sont au centre du Plan national de Relèvement et de Consolidation de la Paix (RCPCA) approuvé par le Gouvernement centrafricain pour la période 2017 – 2021.  Malgré les efforts consentis par l’État avec l’appui de la communauté internationale, force est de constater les déficits en financements permettant d’adresser cette urgence nationale.

C’est pourquoi, la Table Ronde permettra aux autorités centrafricaines de  présenter à la Communauté Internationale les progrès réalisés dans les secteurs de la sécurité, de dresser un bilan des actions menées jusqu’à présent, de susciter la participation et le soutien des Partenaires Techniques et Financiers, et de déterminer les ressources financières nécessaires en appui à l’action de l’État.

L’évènement est organisé conjointement par le Ministère de la Défense Nationale et de la Reconstruction de l’Armée et le Ministère de l’Intérieur chargé de la Sécurité Publique et regroupera quelques 200  représentants des Partenaires Techniques et Financiers et des autorités nationales. Il devra aboutir sur un engagement ferme du Gouvernement et des partenaires techniques et financiers  pour la mise en œuvre des Plans de déploiement des FACA, de redimensionnement et de redéploiement des FSI.

 

Alain George NGATOUA

 

 

ALEXIS GUENENGAFO, DG DU BUDGET DRESSE LES PRIORITES DU PROJET DE LOI DE FINANCES 2019

Le ministre des Finances et du Budget, Henri Marie Dondra a procédé officiellement au lancement des travaux d’élaboration du Projet de Loi de Finances (PLF) 2019, ce mardi 26 juin, dans la salle de conférence dudit ministère à Bangui. A cet effet, deux discours avaient été prononcés, l’un par le Directeur Général (DG) du Budget et l’autre par le ministre lui-même. Dans notre parution du mercredi 27 juin 2018, nous avions publié l’intégralité du discours du ministre. Aujourd’hui, nous avons jugé bon de revenir sur celui du DG du Budget, principalement sur les priorités de ce PLF 2019 qu’il a passé au peigne fin.

Selon Alexis Guenengafo, « les priorités du PLF 2019 visent à : maintenir la stabilité macroéconomique, stimuler la croissance et l’emploi et réduire la pauvreté. L’atteinte de ces objectifs passera par la mobilisation accrue de recettes pour élargir les marges de manœuvre budgétaire ; le renforcement de l’efficience des dépenses publiques en priorisant les investissements sociaux et les infrastructures, sans compromettre la soutenabilité des finances publiques ; la promotion de la transparence et le renforcement de la gouvernance ; et l’amélioration de l’environnement des affaires pour permettre le développement du secteur privé et renforcer la compétitivité extérieure.

Ces priorités s’articulent autour de quatre (4) domaines principaux que sont le secteur de la gouvernance, avec un accent particulier sur le renforcement de la défense du territoire et de la sécurité intérieure, le renforcement des capacités de la justice, ainsi que des corps de contrôle ; les secteurs dits sociaux notamment la santé, l’éducation, les affaires sociales; le secteur de production avec, à la clé, l’agriculture et l’élevage; le secteur de soutien à la production avec comme éléments les infrastructures de transport et les télécommunications, l’eau et l’énergie, la promotion des PME/PMI et le développement des activités à haute intensité de main d’œuvre.

Pour les secteurs prioritaires retenus, les interventions devront s’orienter vers des investissements structurants ayant des effets d’entraînements importants pour impacter le reste de l’économie. Le contexte dans lequel s’élabore le projet de loi de finances 2018 est marqué au plan international par une croissance du PIB mondial qui atteindra 3,9% en 2019.

 Au plan national, de manière globale, la situation macroéconomique en 2019 serait marquée par une légère hausse de 0,7 point de pourcentage pour atteindre un taux de croissance de 5,0%. Le taux d’inflation passerait de 4,0% en 2018 à 3,4% en 2019, ce qui demeure encore supérieur à la norme communautaire de 3%. Un taux de pression fiscale qui tournerait autour de 9,5% du PIB.

C’est dans ce contexte que le processus de préparation du PLF 2019 qui a commencé depuis le mois de février 2018 aboutit aujourd’hui à cette ultime rencontre consacrée à l’ouverture officielle des travaux des conférences budgétaires qui constituent la première étape au niveau des Institutions de la République et des Départements ministériels. Il faut également reconnaître que conformément aux dispositifs du décret fixant le cadre de préparation du projet de loi de finances en République Centrafricaine, nous démarrons ce travail avec un léger retard, mais cela peut s’expliquer aisément, dès lors où le pays est en programme avec le FMI, il était apparu nécessaire de s’accorder sur les agrégats macro-économiques et macro-budgétaires au préalable.

J’invite respectueusement les Directeurs de Cabinet ou leurs représentants ici présents à nous aider à respecter le calendrier budgétaire ; car, sur votre instruction Monsieur le ministre des Finances et du Budget, la Direction Générale du Budget (DGB) est disposée à mettre à la disposition des Institutions de la République et des Départements ministériels toute l’expertise nécessaire pour les accompagner à élaborer leurs avant-projets de budget pour l’exercice 2019 ».

Nous osons espérer que les priorités du Projet de Loi de Finances sont bien définies par le Directeur Général du Budget, conformément à la Lettre Circulaire du Premier ministre, Chef du gouvernement, Simplice Mathieu Sarandji, en date du 19 juin 2018, adressée à tous les chefs des Institutions de la République et des Départements ministériels, fixant le cadrage budgétaire et le calendrier de préparation du budget 2019. La balle est désormais dans le camp des Institutions de la République et des Départements ministériels pour ficeler le budget 2019 dans un délai raisonnable. Le Budget étant l’instrument par excellence de la politique économique d’un Etat, il est important de bien le préparer pour mieux l’exécuter. Toutefois, la DGB au ministère des Finances est disposée à mettre son expertise au service des Institutions de la République et des Départements ministériels pour la bonne préparation des avant-projets de budget pour l’année 2019.

Bon vent aux travaux d’élaboration du Projet de Loi de Finances 2019.

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

CENTRAFRIQUE : DIFFICILE EXECUTION DES MANDATS D’ARRET DELIVRES PAR LES AUTORITES JUDICIAIRES

Un mandat d’arrêt contenant dix (10) chefs d’accusations, a été émis pour la première fois par la justice centrafricaine, après le retour du pays  à l’ordre constitutionnel depuis la date du 30 mars 2016. Ce mandat d’arrêt vise Minéry Matar Djamous, alias  Force, un chef du groupe d’autodéfenses du Pk5, soupçonné d’avoir commis de nombreux crimes sur des personnes civiles dans le 3ème arrondissement de la capitale Bangui.

Après presqu’un (1) mois écoulé, rien ne va dans le bon sens pour traquer Minéry Matar  Djamous alias Force, visé par un mandat d’arrêt, délivré par le procureur général près la Cour d’Appel de Bangui. Pourtant, ce présumé auteur des crimes et exactions commis dans le 3ème arrondissement de la ville de Bangui et ses environs est toujours visible dans son fief. 

Même schéma à l’époque de la longue période  de transition dirigée par Catherine Samba-Panza ?

Plusieurs mandats d’arrêt ont été émis pendant la longue période de transition dirigée par l’ex-cheffe d’Etat centrafricain, Catherine Samba-Panza. Il y avait quelques tentatives d’arrestation çà et là mais les présumés auteurs des crimes ont été libérés de force par leurs éléments aux lieux de leur détention. Ils ont résisté parfois aux Forces de Défense et de Sécurité, ainsi qu’aux forces internationales. C’est le cas d’Abdoulaye Hissène, l’un des principaux leaders des groupes armés qui sévissaient dans le quartier Pk 5 de Bangui et qui a été libéré de force par ses éléments à la Section de Recherches et d’Investigations (SRI). Cette situation s’expliquait par le faible système de sécurité au niveau de l’administration pénitentiaire, occasionnant parfois l’évasion massive des détenus.

L’autre aspect était basé sur l’effectif très restreint des gendarmes et policiers qui ne pouvaient nullement tenir devant les chefs rebelles et leurs éléments armés jusqu’aux dents.  Même les Casques Bleus n’ont pu faire mieux pour arrêter ces chefs rebelles recherchés par les autorités judiciaires de la transition. Abdoulaye Hissène et Aroun Gaye, visés par un mandat d’arrêt délivré par la justice centrafricaine, au temps de la transition, avaient mis en déroute les forces de la Minusca qui tentaient de les traquer dans le 3ème arrondissement. L’échec des forces de la Minusca était cuisant puisqu’il y avait eu de pertes en vies humaines, ainsi que des dégâts matériels considérables dans le rang des soldats onusiens.

Sur fond d’impunité, la transition a pris fin en République Centrafricaine avec la victoire de Faustin Archange Toudéra à la magistrature suprême de l’Etat au second tour de l’élection présidentielle, face à son challenger Anicet Georges Dologuélé. Entretemps, la justice transitionnelle (CPS), l’une des recommandations fortes de la population centrafricaine, exprimée lors des Consultations Populaires à la Base et concrétisée durant le Forum National de Bangui, a été créée par une loi organique en 2015. Cette juridiction spéciale est chargée de lutter contre l’impunité sous toutes ses formes et jeter la base d’un Etat de droit et de justice en RCA.

C’est la plus grande bataille des autorités légitimes du pays qui ne pourraient déroger à cette règle, puisque le Comité de Suivi des recommandations du Forum de Bangui évalue de près les choses. Nécessité oblige donc les autorités actuelles du pays de tout faire pour arrêter, juger et condamner tous les présumés  auteurs des crimes et leurs complices. Que faire concrètement pour arriver à cette demande du peuple centrafricain, dans un pays où l’armée nationale est encore en pleine phase de sa reconstruction et que la Minusca se dit «débordée» par les menaces des groupes armés ?

Les difficultés de la justice centrafricaine pour lutter contre l’impunité en RCA ne font que s’accroître.

Pour tenter de répondre aux plaintes des populations du 3ème arrondissement et ses environs, victimes de nombreuses exactions des groupes autoproclamés « autodéfenses », le gouvernement et la Minusca ont lancé le 08 avril dernier l’opération « soukoula », visant à désarmer par la force ces groupes d’autodéfenses. Malheureusement, les principaux leaders de ces groupes armés sont toujours visibles dans le 3ème arrondissement et continuent de commettre les exactions sur les populations civiles.

C’est le cas de Minéry Matar Djamous alias Force et ses éléments qui, quelques semaines après le lancement de l’opération « soukoula », ont attaqué la paroisse Notre Dame de Fatima le 1er mai dernier, occasionnant la mort de plusieurs personnes civiles dont l’abbé Toungoumalé Baba. Vu la gravité des actes ignobles perpétrés sur des populations civiles, la justice centrafricaine a décidé de délivrer un  mandat d’arrêt afin que « Force » soit traqué. Mais depuis lors, c’est le véritable statu quo que nous observons.

Alors que l’armée centrafricaine est encore en pleine phase de sa reconstruction, la Minusca qui dispose de tous les moyens pour aider les autorités centrafricaines à remettre l’ordre dans le pays se dit « débordée » par les menaces des groupes armés à Bangui et à l’intérieur du pays.

Est-ce dire que Minéry Matar, Abdoulaye Hissène, Mahamat Alkhatim, Nourredine Adam, Ali Darassa, Bahr, Sidiki et bien d’autres criminels qui sévissent sur le territoire centrafricain ne seraient jamais arrêtés comme au temps de la transition  et vont continuer de tuer et de défier l’autorité de l’Etat à Bangui et dans les villes de provinces?

 

Bénistant MBALLA

 

 

 

 

LES ANCIENNES COLONIES FRANCAISES, DERNIERES DANS  LE CLASSEMENT EN MATIERE DE DEVELOPPEMENT EN AFRIQUE.  ET POUR CAUSE ?

Savoir pourquoi l’Afrique anglophone se porte mieux que l’Afrique francophone soulèverait des débats passionnants.

Les pays anglophones, majoritairement membres de la COMESA (Marché commun de l’Afrique Orientale et Australe), se voient plus dynamiques que les pays francophones, pays de la zone franc membres de la CEMAC ( Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale) et de l’UEMOA (Union économique et monétaire ouest-africaine) en terme de croissance économique.

Selon le Fonds monétaire international (FMI), les pays de la Comesa ont enregistré une croissance régulièrement supérieure à 6%, entre 2004 et 2015. En 2010 et 2011, leur taux de croissance a même atteint en moyenne 7,5% hors produits pétroliers, souligne le FMI. Rappelons que sur 18 membres de la Comesa, seuls trois sont francophones, à savoir la République Démocratique du Congo, les Comores et Madagascar. Sur la même période, les pays de la zone franc ont enregistré une croissance plus faible : 3,4% en 2009 jusqu’à 6,1% en 2012.

Selon le classement de PNUD en matière de progression sociale, le Gabon est meilleur avec un IDH (Indice de Développement Humain) de 0.68, surpassé par les Seychelles, le Botswana et l’île Maurice.

Coup d’œil du passage du français à l’anglais dans le pays des mille collines : le Rwanda.

C‘est en octobre 2008, en pleine rupture des relations diplomatiques avec la France, que l’ancienne colonie belge (et donc francophone) a annoncé le passage à l’anglais dans l’enseignement public comme dans l’administration. Le président Paul Kagamé a décrété ce changement pour, selon lui, « donner la priorité à la langue qui rendra nos enfants plus compétents ».

Rien qu’en cette année, la croissance est passée de 7,7% en 2007 à 11,2% en 2008 selon la Banque Mondiale.

Qu’est ce qui retarde alors les pays francophones ?

 

1.Primo, la politique monétaire

 

Le débat reste passionnant et les raisons ne sont pas unanimes selon les analystes économiques et politiques. En effet, nombreux sont ceux qui confirment depuis le récent débat du franc CFA au sein du marché de la zone franc : « Les pays anglophones ont été libérés de leur colon sur tous les plans. La France a toujours les regards dans les affaires des colonisés sans oublier la dictée qu’elle fait à ces pays. Quand tu veux voir celui que tu prétends aider évoluer, tu lui donnes les conseils tout en lui laissant le choix de sa politique ».Hélas, la France ne connaît pas ce langage-là !

Le Franc CFA, un réel problème ?

Soixante-dix ans après la création du franc CFA, quinze pays repartis dans deux zones utilisent encore cette monnaie, la CEMAC et l’UEMOA formant ensemble la zone franc. Deux banques sont censées régir et garantir la stabilité monétaire au sein de ces deux zones mais un autre acteur pèse sur les décisions: la banque de France ayant un droit de véto, fixe le prix du FCFA sur l’euro et garantit sa convertibilité.

La France est-elle prête à décider pour les intérêts de ses anciennes colonies ? Selon les économistes, le FCFA freinerait le développement de la zone franc car ces quinze pays ne peuvent pas créer la monnaie selon leurs besoins, car la monnaie est frappée en France, en Auvergne, à Chamelière plus précisément. Par contre, les pays anglophones quant à eux, ont chacun leur monnaie et un contrôle total sur leur politique monétaire.

 

2. Secundo, entrepreneuriat

Selon cette liste, il est intéressant d’entreprendre dans les pays anglophones. Ces pays font la promotion de l’entrepreneuriat et profitent de la notoriété de l’anglais pour acquérir le plus d’information autour du sujet d’entreprise. L’entrepreneuriat est créateur de richesse et d’emploi. Contrairement aux pays francophones, la documentation autour du sujet de l’entreprise n’est pas fréquente dans les écoles dès le jeune âge. Les pays anglophones favorisent le business local. C’est ainsi que l’Ouganda est en tête du classement avec le plus fort taux de création d’entreprise par habitant (28,1%). Il jongle avec plus d’un quart de sa population considéré comme entrepreneurs. C’est certainement pour des raisons culturelles.

Pour Anthony Bouthelier, président délégué du Conseil Français des Investisseurs en Afrique (CIAN),sur les ondes de la BBC, si les entreprises se précipitent vers les pays anglophones, c’est parce que « la régionalisation des marchés fonctionne plutôt mieux que dans l’ouest du continent». «Le Kenya, l’Ouganda, le Rwanda, le Mozambique donnent l’impression de vouloir travailler ensemble», ajoute-t-il. Mais pour lui, la psychologie collective compte aussi: « Les pays de culture anglo-saxonne sont plus orientés vers les affaires et l’esprit d’entreprise; leurs habitants ont moins envie de devenir fonctionnaires que les Africains de culture française. »

 

3. tertio, les conflits politiques

 

Des crises en côte d’Ivoire entre 2010 et 2011, au Mali en 2012 et la crise de 2013 en cours toujours dans notre chère République Centrafricaine est la résultante de la déstabilisation de ce pays par la France. Ce qui a provoqué la chute et la disparition de l’économie d’un état souverain, faisant partie de la zone franc  ensemble.

Les conflits au sein de la politique francophone sont souvent des conflits violents, armés qui opposent des groupes militaires formés à des groupes non officiels (guérillas, opposants, …) menant souvent à des guerres civiles dont le but principal est de prendre le pouvoir du pays pour mieux contrôler les revenus. Quand certains cherchent à contrôler les revenus, les autres cherchent à en créer dans des politiques favorisant les échanges et la circulation des biens et des personnes, mais aussi en résolvant de près ou de loin les questions de corruption dans des institutions publiques comme privées.

 

4. quarto, conflit des générations

Les leaders des pays anglophones ont compris le changement des mentalités de la jeunesse entière en Afrique et s’y sont adaptés pour mieux gérer leurs pays. Quant aux pays francophones, il y a une rupture entre la nouvelle génération (la jeunesse) et les anciens. Il suffit de voir quand des conflits, comme la question du franc CFA éclate, la jeunesse a voulu et veut toujours rompre avec cette monnaie alors que certains dirigeants expliqueraient que cette dernière ne pose pas problème. Quand les dirigeants et les dirigés ne sont pas d’accords sur certains points, alors, des soulèvements populaires peuvent ressurgir  et bloquer l’économie du pays.

 

5. quinto, infrastructures

Entre le Nigéria qui inaugure son premier TGV et le Rwanda qui se rêve de Singapour africain, les pays anglophones veulent faciliter les échanges intra régionaux. En même temps dans les pays francophones, nous remarquons la dégradation des infrastructures, souvent non entretenues ou laissées à la ruine.

Les pays africains doivent s’unir via l’Union Africaine et discuter des perspectives économiques et politiques qui profiteront à l’Afrique dans son ensemble. Aujourd’hui, face aux défis de la mondialisation, l’Afrique a besoin d’une monnaie qui joue en sa faveur, une monnaie qui faciliterait les échanges entre pays africains d’abord, une monnaie gérée par une banque indépendante des Etats si les zones monétaires sont maintenues ou mises en fusion, garantissant une faible inflation ainsi que la convertibilité de la monnaie.

Les pays francophones doivent apprendre de leurs frères anglophones pour aussi avancer au même niveau qu’eux. L’Afrique est le continent d’avenir. Il serait dommage que son peuple passe à côté de cette opportunité.

Au finish, comme cerise sur le gâteau, la France a pillée et détruit la RCA. La situation de chaos sécuritaire est là pour attester les  agissements de la toute puissante France du Général De Gaulle.

                                                                                     Sinclair ARIES

 

 

RCA : ILS VIENNENT TOUJOURS DE CE COTE POUR Y REPARTIR INDEMNES, ET…

En République Centrafricaine, plusieurs villes ont été le théâtre la semaine dernière d’affrontements entre groupes armés. A Ndélé où des hommes armés venus du Tchad ont fait irruption déclenchant de violents affrontements, la ville reste sur le qui-vive. La ville était calme lorsqu’une bande armée venue du Tchad a fait irruption, de violents combats s’en sont suivis entre cette bande et les hommes de Nourrredine Adam et  Abdoulaye Issen. Au total, une dizaine de personnes ont perdu la vie et près de cinq autres blessées. Ces combats dans la Bamingui-Bangaron, préfecture située au  Nord de la République Centrafricaine, témoignent de la porosité des frontières nationales avec les Etats voisins. En effet, la Bamingui-Bangoron est à moitié perdue de contrôle par l’Etat Centrafricain. Cette préfecture est sous le contrôle de Nourredine Adam et sa cohorte.

Le FPRC contrôle la Bamingui-Bangoro et dicte sa loi.  Mais dommage, le FPRC n’est pas la force légitime qui devrait contrôler cette préfecture. La porosité des frontières centrafricaines est bien palpable. La plupart des rebellions qui ont été fomentées contre un régime légitime en République Centrafricaine viennent du Nord, notamment du Tchad. Les Zakawa sont venus du Nord pour renverser le régime de Patassé. La coalition Séléka s’est formée dans le Nord pour mettre  fin au régime Bozizé.

Pourquoi le Nord et toujours le Nord ? Plusieurs régimes se sont succédé au pouvoir sans contrôler parfaitement les frontières, donnant ainsi l’occasion aux Centrafricains d’être une proie entre les griffes du lion.  Or, l’existence d’un Etat repose sur trois facteurs, notamment un territoire, une nation et sa puissance de prérogative publique, c’est-à-dire sa force. Mais si l’Etat ne contrôle pas totalement son territoire, cela revient à dire que sa souveraineté interne, voire externe est empiétée par certains.

 80% du territoire national est contrôlé aujourd’hui par des groupes armés qui ont profité de la crise pour s’insinuer en République Centrafricaine et commettre des pillages, viols, tueries, bref des crimes de guerre et crimes contre l’humanité. 20% du territoire national est sous le contrôle du pouvoir légitime. Ces rebelles s’acharnent entre eux, voire contre les paisibles populations centrafricaines. Or, ces derniers  savent qu’un territoire est le patrimoine national. Nul ne peut se prévaloir d’une autorité parallèle à celle du pouvoir légitime qui est et demeure le seul garant de l’intégralité du territoire national. Cependant dans ces conflits, il est regrettable de voir des civils, des innocents, des gens qui n’ont jamais pris part aux combats et qui sont tombés sous les balles des groupes belligérants. Les civils, préoccupation numéro 1 de l’Etat et de ses partenaires, sont malheureusement les plus vulnérables dans les conflits armés en RCA. Quand des mercenaires étrangers font incursion sur le territoire national, il est regrettable de les voir s’en prendre à tout ce qui bouge.

Pour préserver et conserver la souveraineté d’un Etat, plusieurs pistes s’imposent: il faut une armée forte capable de défendre l’intégralité du territoire afin de faire ombrage à tous ceux qui veulent troubler la paix des centrafri